Histoire de la Re-certification du personnel infirmier anesthésiste aux États-Unis Susan Caulk (auteur de l'article) a été engagée en 1976 par l'american Association of Nurse Anesthetists (AANA) en tant que directrice pour le développement professionnel continu et la recertification. Elle a développé un programme de re-certification et les applications informatiques nécessaires. Susan a terminé ce travail en 2006. Elle est une pionnière dans ce domaine. Les critères de re-certification en cours de validité et décrits en détail ainsi que les renseignements connexes peuvent être téléchargés depuis les sites Web suivants: www.nbcrna.com ou www.aana.com Notes sur la traduction Des concepts tels que la certification, la re-certification, l'enregistrement et l'octroi de licences ne sont pas connus en Suisse dans le même sens que dans le présent article. C'est pourquoi un glossaire explicatif * a été ajouté à la fin. La traduction de l'article sur l'histoire de la re-certification du personnel infirmier anesthésiste aux États-Unis ne correspond pas exactement à l'original. Il est raccourci, puisque l'article original et sa traduction en français seraient bien trop grands pour notre revue. Vous pouvez lire l'article original sur le site de la SIGA / FSIA. À la fin du texte original en anglais, vous trouverez une liste des publications de Susan Caulk. Traduction anglais-allemand: Marianne Riesen, enseignante pratique en anesthésie, hôpital Limmattal marianne.riesen @ Spital-limmattal.ch Le début Dans les années 1960, l'association américaine des infirmières anesthésistes (AANA), d'autres organisations professionnelles de soins ainsi que la médecine relevaient une attention grandissante du public face à l'industrie de la santé. Plus important encore, le public a commencé à réaliser à quel point les prestations des soignants anesthésistes étaient délicates. Cela a conduit l' AANA à commencer à étudier les relations entre la formation continue, la re-certification et la compétence professionnelle *. Il s'ensuivit la prise de conscience que les bases scientifiques et technologiques des infirmières anesthésistes requièrent un niveau élevé de connaissances, de capacité de décision et de compétences. Le comité de formation de l'aana a été chargé d'élaborer la possibilité de plans de re-certification pour les membres. Il en a résulté un plan appelé "certification * d'excellence professionnelle." Ce fut le début du premier programme de formation continue volontaire de l'aana. Les membres avaient la possibilité de se procurer un certificat d'excellence professionnelle à intervalles réguliers de cinq ans. Les certificats se basaient sur un système de points qui permettait d'acquérir 100 points dans trois catégories. Dans la catégorie1, on pouvait acquérir des points pour l'expérience clinique actuelle. Dans la catégorie 2, des points étaient attribués lors de la participation à des congrès nationaux, à de la formation interne à l'hôpital et à la publication d'articles dans des revues scientifiques. Les points de la catégorie 3 pouvaient être acquis en accomplissant un service dans une institution nationale ou d'état (par exemple service militaire). Un grand nombre de membres ont profité de ce programme. Il s'est terminé en 1978 avec la mise en place du processus de recertification. Il a été estimé que chaque membre devrait développer sans cesse ses connaissances et ses compétences et que ceci devrait être prouvé. Le comité de formation d'alors était d'avis que le terme "re-certification" avait été mal compris par de nombreux membres à ce moment et a décidé de l'éliminer de la discussion sur la formation continue et du système de points. Le président de l'époque de la AANA, a déclaré: «De tous nos objectifs, celui de la formation continue est le plus urgent. Nous prévoyons un programme de formation continue basé sur une participation volontaire et nous espérons que les membres accepteront le défi de leur propre perfectionnement." Déjà à ce moment là, il était question de rendre le programme de formation continue obligatoire. Après une analyse détaillée de la situation, on y renonça, bien que le résultat final soit en faveur d'une obligation. D'autres groupes de la santé demandèrent des renseignements à l' AANA et commencèrent à créer des programmes similaires. L'AANA était fière de son rôle de pionnier. Dans les années 1970, deux évènements ont amené l' AANA à un changement dans la structure organisationnelle. Trois autorités (councils) furent formées. La re-certification et le processus de formation continue deviennent obligatoires. L'aspect juridique fut le premier défi. Les organisations
professionnelles ne sont plus autorisées à certifier et re-certifier leurs propres membres en raison de conflits d'intérêt. Cet état de fait concerne de nombreuses organisations et a conduit à la formation d'autorités alternatives de certification et de re-certification. Elles ont été séparées de leurs organisations professionnelles respectives. Le deuxième développement concerne le statut d'accréditation AANA. Pendant plus de vingt ans, l'aana a été l'organisme officiel d'accréditation des programmes de formation. Le Health Education and Welfare Department (HEW) des États-Unis a élaboré de nouveaux critères pour les autorités d'accréditation. Ces critères proviennent des tendances sociales, des lois et autres règlements du gouvernement. Pour les nouvelles tendances sociales il s'agit de l'autonomie, de la responsabilité envers le public, de l'absence de discrimination, de la protection des clients, des pratiques équitables et éthiques, de l'auto-évaluation et d'éviter les potentiels conflits d'intérêt. L'AANA a reçu une lettre de l'office américain de l'éducation (OE) avec la question de savoir comment elle entendait répondre aux nouveaux critères en tant qu'organisme d'accréditation. Il l'invitait à expliquer les éventuels conflits d'intérêts en tant qu'organisation professionnelle, à la fois pour l'accréditation des programmes de formation et pour mener à bien la re-certification. L'AANA aurait pu assumer ces fonctions pour avantager financièrement ses membres plutôt que dans le sens de l'intérêt public. Afin de satisfaire aux nouveaux critères pour les organismes d'accréditation, l'aana a formé un groupe de travail. Celui-ci dirigea le changement dans la structure organisationnelle et développa la base de ce qui devait séparer l'évaluation des compétences professionnelles des activités de l'aana. La planification dura plusieurs années. Les membres acceptèrent la restructuration proposée de l'aana et la création d'une autorité d'accréditation, de certification et de recertification. En 1975, l'aana se séparait des fonctions d'accréditation et de certification afin de se consacrer entièrement à sa responsabilité envers le public. Peu de temps après, les membres acceptaient une formation continue obligatoire et un programme de re-certification. A cette fin, il fallait une autorité pour exploiter l'administration du nouveau programme obligatoire. C'est ainsi que fut fondé le Council of Recertification of Nurse Anesthetists, en français le conseil de re-certification des infirmiers(ères) anesthésistes. La structure était la même que pour les autres autorités aux États-Unis. Le conseil de re-certification était autonome tant dans le domaine financier que dans ses prises de décisions. En 1978, l'aana soumit une nouvelle proposition de statuts, qui visait à une restructuration. Les membres l'acceptèrent. Ce changement séparait officiellement l'affiliation à l'aana du processus de re-certification. La re-certification devenait ainsi possible également pour les non-membres de AANA. L'intervalle pour la re-certification est fixé à deux ans. L'application de l'égalité des chances a donné à l'autorité nouvellement créée la garantie que les nouveaux critères étaient justes par rapport à toutes les infirmiers(ères) anesthésistes, qu'ils (elles) soient ou non membres de l'association. Les critères et les coûts étaient les mêmes pour tous. Afin d'assurer la conformité avec l'intérêt public, il était essentiel que les compétences de tous les soignants en anesthésie soient été évaluées. Les critères initiaux requéraient uniquement une taxe de re-certification, une preuve de la pratique clinique continue et la documentation de 40 points de crédit. Parce que la pratique clinique changeait, que de nouvelles lois d'état et fédérales voyaient le jour et que la pression du public à montrer la responsabilité augmentait, il a fallu quelques années avant que les critères soient standardisés. Les critères actuels Ci après, les catégories de re-certification actuelles sont brièvement décrites. Elles sont suivies
d'une courte discussion au sujet des divers ajouts, modifications et clarifications qui ont été faits pour prendre en compte la pratique clinique en constante évolution. Catégories de re-certification: afin de répondre aux différentes situations des candidats, on distingue deux catégories : complètes et intérimaires. La re-certification complète est accordée à ceux qui répondent à tous les critères de re-certification. La re-certification intérimaire a deux catégories, une provisoire et une conditionnelle. Cette catégorie sera attribuée à ceux qui, pour certaines raisons et pour une période de temps limitée, ne peuvent pas remplir les critères d'une re-certification complète. Re-certification conditionnelle: cette catégorie permet à l'autorité de re-certification d'appliquer les mêmes conditions que la chambre d'état des soins infirmiers. Ainsi l'autorité de re-certification n'est pas obligée procéder à une évaluation indépendante des compétences pour les soignants diplômés n'ayant qu'une certification conditionnelle. Les autorités manquent de ressources pour effectuer des évaluations de compétence indépendantes. Une licence conditionnelle en soins conduit à une re-certification conditionnelle en anesthésie. Re-certification provisoire: Au fil des ans, cinq types de re-certification provisoire se sont constitués. Habituellement, la re-certification provisoire est limitée à un an. Qu'elle soit prolongée dépend des circonstances. Les cinq catégories peut être lues in extenso dans la version anglaise (note du traducteur). 1. Re-certification provisoire - l'appréciation de la demande est toujours en suspens 2. Re-certification provisoire- l'accomplissement des normes pratique est toujours en suspens 3. Re-certification provisoire - un programme de réadaptation ou de traitement court encore 4. Re-certification provisoire- une période d'essai n'est toujours pas terminée. 5. Re-certification provisoire- des enquêtes disciplinaires et / ou juridiques sont en cours. Il peut être question aussi bien de re-certification conditionnelle que provisoire pour les infirmiers(ères) anesthésistes. Les deux formes seraient appropriées si un soignant en anesthésie ne remplit pas les exigences pratiques et a une licence limitée. 1. Abrogation de la re-certification. Les critères pour le retrait étaient: 1) incapacité à garder la licence en tant que spécialiste en soins infirmiers, 2) affection physique permanente qui entrave la pratique de l'anesthésie ou l'empêche, 3) incompétence, 4) abus d'alcool et de drogues, 5) condamnation à cause d'un méfait. Le retrait était automatique quand une personne perdait la licence de soins infirmiers. La certification initiale est délivrée par l'autorité de certification pour les soignants en anesthésie. Tous les candidats à la re-certification doivent déjà posséder une certification initiale. Les infirmiers(ères) anesthésistes nouvellement formés qui demandent la re-certification doivent satisfaire à toutes les exigences décrites dans les critères. Le personnel infirmier étranger qui souhaite travailler aux États-Unis ne peut pas demander de re-certification sans certification initiale. L'octroi d'une licence. Les demandeurs doivent documenter qu'ils possèdent une licence valide en tant que soignant diplômé ainsi qu'un permis pour tous les états dans lesquels ils travaillent comme infirmier(ère) anesthésiste. Pour ceux qui sont employés par le gouvernement, comme p.ex. l'armée, la licence peut être émise par n'importe quel état des États-Unis. Tant la licence en tant que soignant que celle d'advanced Practice Nurse (p.ex. Spécialiste en
anesthésie) doit être valide et d'indiquer la date d'expiration. Si les praticiens ont travaillé dans plus d'un État durant les deux années de re-certification, ils doivent présenter les documents de l'octroi de licence approprié dans chaque État. La formation continue. Il faut acquérir 40 points de crédit durant les deux ans du cycle de recertification. Si pour une raison quelconque, le temps de re-certification est plus court que deux ans, le demandeur doit quand même être en mesure de justifier 40 points de crédit. Tant le comité pour la formation continue que l'autorité de re-certification ont toujours été conscients de la relation entre l'offre de formation continue et la mise en évidence d'une compétence continue des infirmières et infirmiers en anesthésie. L'accomplissement de ces possibilités de formation mène à la re-certification. Les fournisseurs de formation doivent veiller à ce que le contenu de leurs programmes soit approprié à la re-certification. Au fil des ans, l'acceptation d'offres de formation spécifiques a été souvent discuté. Pour certains soignants en anesthésie, seules quelques offres bien définies devraient être obligatoires pour les crédits, par exemple les congrès nationaux. Pour d'autres il faudrait envisager des crédits également lors de cours avec enrichissement personnel (Tai Chi, yoga, utilisation de l'ordinateur). L'autorité de re-certification statua sur les demandes et décida de continuer à développer les connaissances, compétences et aptitudes en tant que soignant en anesthésie. Pratique. A l'origine l'autorité de re-certification demandait que la documentation de la pratique clinique soit autentifiée par la signature de l'employeur. On entendait par employeurs tous ceux qui employaient du personnel infirmier en anesthésie. Dans le cas des travailleurs indépendants il pouvait s'agir d'hôpitaux, cliniques ou autres lieux où les soignants accomplissaient leurs services en anesthésie. Ces indépendants pouvaient faire valider leur pratique avec la signature des administrateurs ou des chirurgiens avec lesquels ils avaient travaillé. En outre, l'autorité de re-certification devait créer des directives pour prendre en compte un chômage temporaire, par exemple lors de changements de travail ou lors de la reprise d'une formation. La preuve d'une activité clinique continue est considérée comme essentielle, parce que d'aucuns pensent qu'une longue absence de la pratique pourrait sensiblement affecter de manière négative la compétence pratique des infirmiers(ères) anesthésistes. Le fait qu'un soignant anesthésiste reste dans une relation de travail stable est considéré comme un indicateur supplémentaire qu'une tierce personne évalue l'expérience, la formation et les compétences et juge de manière adéquate. Au début le terme «continu» a été utilisé pour exclure les personnes qui ne travaillent éventuellement que deux week-ends par an. Cela était considéré comme insuffisant pour maintenir une expérience clinique et des compétences adéquates. Au fil du temps, le terme emploi a été remplacé par celui de pratique afin de tenir compte du fait que certains infirmiers(ères) anesthésistes travaillent de façon indépendante. Une fois de plus, c'est à cause de la confusion de nombreux praticiens sur le terme d'engagement «continu», que le critère a été modifié. Le nouveau critère oblige désormais les soignants à effectuer une pratique «substantielle» en anesthésie. Substantielle signifiant donner de la crédibilité à la pratique et éviter que des individus prétendent que deux ou trois jours par année seraient suffisants pour satisfaire aux exigences de re-certification. L'autorité de re-certification était d'avis que le terme "substantiel" est préférable à un nombre fixe d'heures de pratique, parce qu'ainsi la situation individuelle d'emploi de chaque infirmier(ère) anesthésiste est prise en compte. Un autre changement a été l'exigence que la pratique soit documentée de sorte que l'autorité de recertification ait à disposition les informations nécessaires sur l'accomplissement des exigences pratiques d'un candidat. La signature de l'employeur a été éliminée avec ce changement parce que les autorités recevaient maintenant toutes les informations nécessaires. Le dernier changement dans les objectifs de la pratique a abouti à la recommandation
supplémentaire que le temps de pratique minimum doit être d'au moins 850 heures / 2 ans. Il a également été exigé que les activités devaient être directement liées à la pratique de l'anesthésie ou avaient à faire avec l'amélioration de la pratique de l'anesthésie. Avant cette recommandation, les requérants devaient prouver qu'ils avaient été impliqués de manière substantielle dans la pratique de l'anesthésie au cours des deux dernières années avant la re-certification. Le terme «substantiel» n'étant pas été quantifié. Sans un objectif chiffré, il était toujours un peu subjectif de décider si un requérant avait été suffisamment impliqué dans la pratique. Au cours des dernières années, l'autorité de re-certification a reçu de nombreuses demandes de requérants et d'au moins une autorité de régulation concernant le terme «substantiel». Le chiffre du nombre d'heures minimales fut d'un grand intérêt. Avec le choix de quantifier les heures, l'autorité de re-certification a conclu que 1) les normes pratiques devraient avoir des critères objectifs et réalistes avec lesquels les autorités pourraient déterminer si un requérant a suffisamment de pratique pour garder un niveau de compétence adéquat ; 2) que les postulants à la re-certification avaient le droit d'être informés sur les directives générales au sujet du temps de pratique ; et que 3) les lignes directrices de pratique étaient suffisamment souples pour tenir compte de la pratique de chaque soignant. Cette variabilité de la pratique individuelle a abouti à une recommandation et non une obligation d'un minimum de 850 heures de pratique. La documentation de la pratique doit contenir le nom et l'adresse du lieu de travail, les périodes de temps durant lesquelles il a été travaillé à un certain endroit, les renseignements sur le plein temps ou le temps partiel, le nom de la personne de contact à la place de travail, la position du soignant en anesthésie, le numéro de téléphone et la ou les discipline(s) d'anesthésie. Certaines unités spéciales seront également mentionnées le cas échéant (8 heures par semaine ou plus en antalgie, en obstétrique, en chirurgie cardiaque ou en neurochirurgie par exemple). Certification des requérants: Aujourd'hui, les requérants doivent témoigner qu'au moment de la re-certification, ils ne souffrent d'aucune maladie mentale ou physique qui pourrait influer sur leur pratique de soignant anesthésiste. Ils doivent aussi attester qu'ils ne consomment ni drogues ni alcool, n'ont jamais été accusés d'un crime ou sont en cours de mise en accusation, et que leur licence de soins et leur certification en anesthésie n'ont jamais été limitées, rejetées ou retirées dans aucun État. Il ne doit pas y avoir de procédure en suspens ni aucune enquête en cours concernant la licence professionnelle. Il doit être attesté que les dossiers sont exacts et que le soignant a essentiellement travaillé en anesthésie durant les deux ans avant la re-certification. Il doit être attesté que les déclarations sont exactes et complètes au plus près de ses connaissances et de sa conscience. Une surveillance effective était difficile et a conduit l'autorité de re-certification à la conclusion que la seule approche réaliste était de permettre aux requérants de prouver qu'aucun trouble pouvant faire obstacle à la bonne pratique n'était présent. Le terme «abus» se réfère à l'influence de substance sur les compétences professionnelles pour effectuer une anesthésie adéquate. L'utilisation de ces substances dans le contexte social n'est pas définie comme abus. En ce qui concerne les ressources disponibles la seule solution pratique était la déclaration du requérant. La signature du demandeur confirmant la véracité des informations a été considérée comme une condition pour la re-certification. Une absence de signature conduisait au rejet de la re-certification. Les alcooliques et les toxicomanes sevrés étaient autorisés à signer s'ils étaient en suffisamment bonne santé pour permettre la pratique des anesthésies de la manière la plus sûre possible. Ces informations sur des handicaps mentaux ou physiques, ou des problèmes judiciaires sont nécessaires pour permettre à l'autorité d'évaluer s'il pourrait exister une restriction de la capacité de travail. Procédure administrative
Exploitation. Quelques années après la formation de l'autorité de re-certification, il fut suggéré que l'aana et les différentes autorités devraient envisager un accord formel écrit concernant le personnel administratif et ses services, les locaux de bureaux, l'équipement et l'entretien. L'infrastructure a été partiellement divisée pour éviter les doubles emplois et réduire les coûts. Un contrat de service entre l'aana et les autorités a été développé et sera révisé et ajusté chaque année. Procédures appropriées. Les critères devraient assurer les individus et les responsables de programmes de formation que leurs applications sont objectivement valables et ont été appliquées de manière cohérente. L'autorité a introduit un processus d'audience et d'appel donnant aux infirmiers(ères) anesthésistes le droit de contester les décisions et de demander un réexamen de la décision. L'intention de l'autorité était de donner à chaque soignant en anesthésie la possibilité de présenter de nouveaux faits ou arguments qui pourraient conduire à une décision différente. Cela donnait l'assurance que l'autorité avait fondé sa décision sur des procédures équitables. L'autorité de re-certification a élaboré les documents suivants: "Internal Guidelines for Responding to Complaints" (lignes directrices internes pour le traitement des plaintes) et "Guidelines in Determining the Procedure to Use when Considering Revocation of Recertification" (lignes directrices pour la détermination de la procédure à utiliser en cas de considération de révocation de la re-certification). Ces règlements entrent en jeu quand il s'agit de la compétence professionnelle. Par exemple lorsqu'un employeur ou une source externe informe qu'il existe des problèmes de compétences. Grâce aux directives, l'autorité peut enquêter sur la plainte de manière ciblée. Publications et recherches. La politique de l'autorité est de rendre publique le statut et la date de recertification. Par contre toutes les informations reçues pendant le processus de re-certification sont gardées confidentielles. L'autorité a également élaboré la politique qui l'autorise à étudier, évaluer et vérifier tous les faits qui soulèvent des questions au sujet de la re-certification. Procédure de révision des critères de re-certification. Cette partie a été ajoutée pour permettre un examen accéléré des critères nécessaire suite à l'évolution du droit fédéral, étatique ou local. Sinon toutes les modifications ou révisions des critères de re-certification doivent être publiées avant l'adoption et commentées par le demandeur. Modalités de travail et de confidentialité. Ces documents ont été créés pour les membres actuels et futurs de l'autorité de re-certification. En 1997, il a été décidé que tous les travaux qui ont été fait pour l'autorité de re-certification, même ceux des bénévoles, appartenaient à l'autorité. Ainsi tout le travail fait par les membres de l'autorité sur l'ordre des autorités appartient à l'autorité. Révisions des critères. Bien que les critères soient régulièrement modifiés et adaptés, rien n'avait été préparé pour les modifications prévues en 1994. L'autorité de re-certification proposa un changement des critères, qui établit une classification entre les actifs cliniques, les formateurs et les administrateurs. En même temps un nombre minimum d'heures de pratique fut introduit. Cela conduisit à plus de commentaires négatifs du personnel soignant anesthésiste que toutes les autres modifications avant. La séparation entre l'activité clinique et de formation n'était tout simplement pas faisable parce que beaucoup de personnel d'anesthésie naviguait entre les deux en alternance. Après un examen approfondi de tous les commentaires l'autorité a retiré les modifications proposées. Les normes professionnelles furent-elles soutenues et comment est-ce arrivé?
Le maintien de la compétence* des infirmiers(ères) anesthésistes a toujours été important pour l'autorité de re-certification. La philosophie derrière le processus de re-certification a été de donner une réponse à l'attente du public que les connaissances et les compétences des soignants en anesthésie soient bien maintenues et développées pendant toute la période d'activité professionnelle. Le processus de re-certification, avec son volet éducatif fort, a élevé le niveau professionnel. Le programme de formation a été approuvé par les conseils de surveillance des soins de l'état. Le programme a également été reconnu par le Centre d'accréditation des infirmières américaines (American Nurses Credentialing Center- ANCC). Une preuve supplémentaire de la réussite de la re-certification est qu'elle est une condition pour les infirmiers(ères) anesthésistes qui veulent être rémunérés pour leurs services par le programme Medicare du gouvernement. Les modalités de re-certification, basées sur les critères de l'autorité, est reconnue comme une règle dans la plupart des États. La plupart des employeurs exigent la documentation de la certification et de la re-certification à l'embauche. Les nouveaux soignants qualifiés en anesthésie ne peuvent pas pratiquer sans que l'employeur ait vu la documentation de la certification initiale. Le processus d'accréditation pour les hôpitaux par la Joint Commission on Accreditation of Healthcare Organizations (JACHO) (ou commission mixte sur l'accréditation des établissements de santé) exige que la documentation de la certification et de la re-certification des infirmières anesthésistes soit présente dans les dossiers des départements respectifs. Les soins d'anesthésie n'auraient pas survécu plus d'un siècle malgré les énormes défis si leurs compétences n'avaient pas été uniques. Il ne faisait aucun doute pour l'autorité de re-certification que les talents cliniques ne seraient pas suffisants pour l'avenir. L'autorité s'est assurée que la connaissance du système de santé publique, des actions politiques de santé au niveau de l'état et au niveau fédéral ainsi que l'implication au niveau local et institutionnel fasse partie du processus de re-certification. Ces facteurs furent considérés comme stratégiquement essentiels pour les infirmiers(ères) anesthésistes pour la survie et le développement de la profession. À ce jour, le signe le plus important de la réussite de la re-certification est qu'il n'y a aucune preuve que le processus de re-certification actuelle ne répond pas aux besoins des infirmiers(ères) anesthésistes, des organismes de règlementation et de financement et au public. Glossaire Accréditation
Dans l'enseignement supérieur surtout, mais aussi dans les formations professionnelles, l'accréditation a pour but de: 1. Assurer la qualité de l'enseignement et de l'apprentissage afin de contribuer au développement de facultés; 2. Accroitre la mobilité des étudiants; 3. Améliorer la comparabilité internationale des diplômes (nota bene: l'accréditation en elle même ne garantit pas encore la reconnaissance internationale); 4. Faciliter l'orientation des étudiants, des employeurs et des hautes écoles au sujet des cursus Bachelor et Master nouvellement introduits; 5. Accroitre la transparence des cours (Wikipedia.com). Inscription L'inscription est un processus par lequel le nom d'un soignant formé ayant répondu à toutes les exigences et règlements est inscrit au registre et dans la classe de pratique. Par cette inscription, le soignant est habilité à exercer la profession. En Suisse, on obtient cette autorisation avec l'achèvement de la formation d'infirmier(ère). Il existe un numéro d'enregistrement du diplôme. Dans tous les pays anglo-saxons, l'enregistrement doit être répété régulièrement. Il n'est habituellement valable que3 ans environ. Licence Dans de nombreux pays anglo-saxons, il faut passer un nouvel examen après l'achèvement de la formation en soins infirmiers. Il peut être comparé à un examen d'état. C'est par exemple le cas en Australie et en Nouvelle-Zélande ainsi qu'aux États-Unis. Le soignant n'a le droit d'exercer sa profession qu'après avoir réussi cet examen. La licence doit être renouvelée régulièrement. Elle est payante et nécessite le plus souvent un certain nombre de crédits et une preuve d'un certain nombre d'heures de pratique. Avec la licence d'état, un pays assure à ses citoyens que la santé et la sécurité publiques sont correctement protégées. Certification Formation professionnelle : preuve d'un certain niveau de connaissances sur un produit ou un service qui doit généralement être certifié par un examen (Wikipedia.com). Après l'achèvement de la formation en anesthésie il faut réussir un examen de certification. C'est seulement à ce moment là que le soignant en anesthésie peut porter le titre de CRNA (Certified Registered Nurse Anesthetist). Une licence de soins infirmiers valide est toujours requise. Re-certification Preuve que le niveau de connaissance a été développé et que l'évolution au sein de la profession a été prise en compte. Compétence professionnelle En Suisse, on parle de développement professionnel continu (kontinuierlicher professioneller Weiterentwicklung-KPWE) pour les soins infirmiers en anesthésie.