RECHERCHES GENEALOGIQUES par l ADN Présentée par Mr AMIRAULT 1
I / Comment suis-je arrivé à l A.D.N.? l ancêtre connu en France portant le patronyme une charte de mars 1224 un serf affranchi par l abbé de St. Mesmin de Micy près d Orléans mon premier désir de regrouper tous les porteurs du nom, en France et à l étranger mes recherches sur les grandes lignées de France, à partir XIII ème siècle, et les différents «foyers généalogiques» localisés mon étude sur le vrai statut des serfs en France (Ordre de St. Benoît, abbaye de Bourgueil) mes «cousins» canadiens, acadiens de la Nouvelle Ecosse, et une branche en Louisiane ce «cousin» canadien, voulant savoir si l origine arabe du patronyme serait en rapport avec notre ADN, d où le départ de cette étude, devenue possible par l ampleur de mes propres recherches les tests ADN sur les AMIRAULT canadiens qui sont eux, tous issus du même ancêtre dit «Tourangeau», et les tests effectués sur les différentes branches et lignées de France 2
II / LE GENOME HUMAIN A / L ADN humain est composé globalement de trois milliards de «paires» de nucléotides présents dans la double spirale qui forme les 23 chromosomes des cellules germinales. Il faut 2 cellules germinales pour faire un individu. L ADN est une séquence d un très grand nombre de nucléotides (appelés A, C, G ou T). La double hélice de l ADN se compose de deux spirales d ADN qui sont exactement complémentaires (voir tableau) Il y a 4 nucléotides dans chacune des positions (tableau). L ADN se présente en très longs filaments et forme les fameux chromosomes qui sont des segments d ADN présents à l intérieur du noyau. Ces chromosomes sont identiques dans toutes les cellules. Les unités qui composent les chromosomes sont en nombre très élevé, mais ne peuvent être que de quatre types : A, G, C, et T ( lettres correspondant aux 4 composés chimique simples et bien connus : adénine, guanine, cytosine et thymine. - A et G sont des «purines» (comme par ex : la caféine et l acide urique) ; - C et T sont des «pyrimidines» (comme la vitamine B1 qui est un dérivé. On peut séparer l ADN en sections qui sont appelées des «nucléotides» La séquence des nucléotides est responsable de toute la biologie de l individu. C est de l ordre des nucléotides dans la cellule que dépendent les caractéristiques de l individu. 3
B / La Mitochondrie est un petit organe cellulaire présent dans toutes les cellules des organismes supérieurs, qui utilise l oxygène amené par la respiration pour produire de l énergie ; se trouve à l extérieur du noyau ; il peut y en avoir des milliers ou des dizaines de milliers d exemplaires dans chaque cellule, mais il y en a, de toutes façons, au moins un (une bactérie qui vit en symbiose avec la cellule) ; porteuse de l hérédité (par les femmes). C / Le chromosome Mitochondrial (chez la femme) L ADN qui le constitue forme une double hélice ; chaque hélice est un filament fait de nucléotides placés à une distance constante l un par rapport à l autre. D / ADN Y (traduction en français : ref p. #1040 Le chromosome Y est transmis de père en fils. Les scientifiques ont identifié une petite partie qui se transmet sans changement. Le test de cette partie du chromosome Y fournit des informations sur la lignée directe mâle qui est celle du père, de son père et ainsi des suite dans le temps. Les locations testées sur le chromosome Y sont appelées «Marqueurs». Occasionnellement une mutation peut survenir à l un des marqueurs dans le chromosome Y. Une mutation est un simple petit changement. Cette mutation occasionnelle qui est estimée pouvoir survenir une fois toutes les 500 générations par Marqueur, peut quelquefois être valable pour les généalogistes afin d identifier une branche de l arbre généalogique. Chaque Marqueur a reçu un nom, tel que DY # 391, 439, etc. Les scientifiques classent ces Marqueurs comme «Marqueurs à double courte répétition». Les protéines à ces locations de Marqueurs sont des répétitions courtes. Le résultat concernant un Marqueur est le compte du nombre des répétitions à chaque location. 4
E / Les marqueurs Génétiques Ce sont tous ces gènes utiles pour l étude de l évolution, parce qu ils montrent des différences entre les individus et servent à marquer les populations à travers leur matériel héréditaire. Ces dernières années il est devenu possible de travailler au niveau «moléculaire» directement sur l ADN. 110 gènes ont été étudiés sur un groupe de 42 populations aborigènes du monde entier. Ce sont des gènes de type classique comme ceux que l on examinait il y a quelques années, comprenant les groupes sanguins, les protéines du sang, les enzymes et autres caractères héréditaires (voir grand tableau). Cet arbre montre que la différence la plus grande est celle qui sépare les Africains des non-africains, ce qui renforce l hypothèse avancée par de nombreux paléoanthropologues que l homme moderne a eu son origine en Afrique et de là s est répandu dans le reste du monde. Il reste encore à affiner les recherches concernant certaines populations du Pacifique et de l Océanie, ou même d Europe Centrale à cause des nombreuses migrations plus ou moins massives qui se sont succédées au cours de âges lointains ou récents. C est par l ADN mitochondrial que l on a pu remonter jusqu à moins 100 000 ans. Les gènes qui différencient la couleur de la peau n ont pas encore été étudiés ; il y aurait au moins 3 à 4 gènes différents à retrouver. 5
F / Les Mutations La mutation est le changement d un des Nucléotides (A, C, G ou T) dans sa disposition génétique. Au fil du temps, les mutations s accumulent. Nous pouvons mesurer la différence génétique aussi bien entre les individus qu entre les espèces. Si nous prenons 2 individus au hasard dans une même espèce, nous trouvons peu de différence, en moyenne, environ une tous les 1 000 nucléotides, ce qui donne, sur trois milliards de nucléotides, 3 millions de différences. D où des individus qui deviennent porteurs génétiques d une mutation héréditaire. Les Marqueurs génétiques peuvent subir des mutations occasionnelles, une fois toutes les 500 générations. Mais ces mutations sont très rares. Dans une cellule au cours d une division, sur 3 milliards de nucléotides, on en retrouvera une douzaine qui aura changé : il y a donc une erreur infime de l ordre, grosso modo, d une erreur sur 200 milliards de nucléotides à chaque copie, grâce à un système de contrôle naturel qui s opère. Il y a des mutations dites «nocives» qui rendent impossible le développement normal de l individu, ou même des mutations dites «grossières» qui sont généralement mortelles avant que la naissance ait lieu. Il y a aussi des mutations «avantageuses» qui permettent une meilleure adaptation à un milieu particulier (zones froides, ou tropicales, etc.) Il y a beaucoup à développer sur ce sujet des mutations évolutives ou non, les scientifiques s y emploient. 6
III / RESULTAT DES TESTS A.D.N. PRATIQUÉS 1 / Les 7 tests pratiqués sur les descendants de François AMIRAULT dit Tourangeau, parti s établir au Canada où il épousa vers 1684 à Port-Royal Marie PITRE sont tous identiques. 2 / Les 10 tests pratiqués sur des lignées différentes AMIRAULT / LAMIRAULT se sont révélés totalement sans aucun lien génétique avec les Canadiens, et même sans réelle parenté entre-elles. Ce sont : A / Branche de Bourgueil (Touraine, Anjou) 4 tests sur des cousins issus d un ancêtre commun qui serait né vers 1510/1515 à la 14 ème génération, dont 2 individus portant déjà des marqueurs diversifiés : 1 pour l un sur 10 générations, et 2 pour l autre sur 13 générations. B / Branche de Bléré (Touraine) 1 test qui n a que 2 marqueurs différents des tests Canadiens, et dont l ancêtre n est pas encore connu au XVIIème siècle. C / Branche d Eure-et-Loir Test n 7943 Michel LAMIRAULT 1 test dont l ancêtre serait né vers 1709 dans la région de Maintenon (28130) ; généalogie incomplète. Test n 7942 Marc LAMIRAULT 1 test dont l ancêtre serait né vers 1870 ; généalogie incomplète. Mais ces 2 tests sont totalement différents l un de l autre 7
D / Branche de la Marne Test n 7940 Marcel LAMIRAUX 1 test dont l ancêtre est de la région de Vienne-la Ville (51800) ; généalogie incomplète jusqu au XVII ème siècle. Encore une lignée dont les marqueurs sont totalement différents des autres lignées. E / Branche de Braslou (Touraine) 2 tests (n 1045 et 7941) absolument identiques de cousins de cette lignée, concernant Joël et Louis AMIRAULT, dont l ancêtre connu serait né vers 1580. Ces deux personnages sont cousins à la 10 ème génération. 8
IV / CONCLUSIONS PERSONNELLES Je ne suis pas mécontent d avoir pu confronter la masse importante de mes recherches généalogiques traditionnelles effectuées pendant ces soixante années de ma vie, basées sur un patronyme unique en France, les AMIRAULT / LAMIRAULT (et variantes), avec cette nouvelle science basée sur l ADN Y, que nous a légué nos aïeux. Sur 2 lignées généalogiques j ai pu constater que sur 14 et 12 générations, des descendants actuels avaient exactement les mêmes résultats génétiques de leur test ADN parce que aucune mutation n était intervenue sur, respectivement, 350 ou 500 ans. Mais il en a été autrement pour d autres lignées dont la vie de certains membres et descendants fut quelque peu aventureuse. Selon les explications émises par le labo qui a exécuté nos tests (Family Tree DNA, USA) il n existe aucun lien génétique entre les individus testés, si le résultat ne correspond pas exactement à 12 sur 12 des marqueurs. Pour que je sois apparenté aux Canadiens, même de loin, au moins 10 des 12 marqueurs devraient correspondre ; or, je n en ai que 4. Et le labo dit : «cela voudrait dire que nous n avons pas eu d ancêtre commun depuis bien au-delà de 2 500 ans!!!» Ou alors, que dans une des deux lignées, il y aurait eu infidélité, adoption, ou viol, ou même usurpation de patronyme! Tout cela laisse rêveur quant à l origine ethnique de nos ancêtres, ainsi dévoilée par ces tests ADN Y. Jacques AMIRAULT Mars 2009 9
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