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Transcription:

Le magazine de la filière électriquemagazine N 12 - JUILLET - AOUT 2007 ISSN 1779-9899 Profession installateur/ prescripteur Spie développe ses compétences d ensemblier Profession fabricant Soulé-Hélita, le spécialiste de la protection contre la foudre Profession négociant Radiospares se positionne comme le leader de la VPC «B to B» en France Technologie Éclairage des locaux d enseignement : efficacité énergétique et qualité de lumière Produits et nouveautés Gewiss veut doubler son chiffre d affaires d ici 3 ans en France

sommaire n 12 JUILLET - AOUT 2007 Editorial 5 p. 10 Gilles Brazey directeur d activités «électricité tertiaire» au sein de la filiale Ile-de-France Nord Ouest de Spie. p. 14 Christian Mennesson directeur du pôle foudre Soulé-Hélita d ABB France p. 15 Jean-Noël Duval directeur commercial «éclairage général» d Osram. Les actualités de la filière 6 Changement climatique : des conséquences sur la conception des bâtiments 6 Recylum fait le bilan de ses activités 6 mois après son lancement 7 Le GIMES fête ses 30 ans d existence 8 Brèves 8 Profession installateur/prescripteur 10 Spie développe ses compétences d ensemblier 10 Une évolution intéressante 12 Brèves 13 Profession fabricant 14 Soulé-Hélita, le spécialiste de la protection contre la foudre 14 Osram : l innovation comme accélérateur de croissance 15 Sarlam, spécialiste de l éclairage du cheminement et du balisage 16 Brèves 17 Profession négociant 18 Radiospares se positionne comme le leader de la VPC «B to B» en France 18 Partelec réunit ses partenaires fabricants 20 Le distributeur Approvisionnement électrique fête ses 50 ans 20 Réglementation 22 Quelles conséquences pour la directive européenne RoHS? 22 p. 16 Gaëtan Guiller directeur de Sarlam (groupe Legrand). p. 18 Didier Goguelin PDG de Radiospares France Formation 23 Ferraz Shawmut accompagne ses clients distributeurs 23 Ce qu il faut savoir sur la sécurité des portes et portails automatiques 24 Technologie 26 Éclairage des locaux d enseignement : efficacité énergétique et qualité de lumière 26 Technologie «Push In» : une révolution dans le câblage 30 Chantier 32 Des panneaux solaires pour le chauffage... et la climatisation 32 Publi-reportage : Vortice 34 Visite d usine 36 Wago multiplie les produits innovants 36 p. 22 Linda Lescuyer directeur général de la société Codde. Produits et nouveautés 38 Gewiss veut doubler son chiffre d affaires d ici 3 ans en France 38 Publi-reportage : Wieland 39 Vu à Lumiville 40 Produits et nouveautés 42 Agenda 44 p. 38 Daniel François directeur commercial de Gewiss France. Service-lecteurs 45 Abonnement 45 Ce numéro contient un encart jeté représentant la carte des grossistes de la filière électrique électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007 3

édito D.R. L objectif du Syndicat SVDI est de fédérer tous les intervenants de la filière sur des métiers transversaux Le Syndicat français des professionnels de la sécurité-voix-données-images (SVDI) fédère les professionnels impliqués dans l installation, l intégration et la maintenance des systèmes de réseaux de communication : sécurité incendie, détection d intrusion/contrôle d accès, les réseaux VDI, la GTB supervision. Il propose aux entreprises spécialisées, à leurs clients et aux partenaires impliqués, d agir ensemble pour la reconnaissance des compétences et des services. Quels sont les objectifs de ce syndicat transverse? Il s agit de fédérer tous les intervenants de la filière de ces métiers, pour avoir un espace : - de dialogue et de concertation, - de formation, - de reconnaissance du savoir-faire et des compétences - d attribution d un agrément à la suite de formations validées par un test de sortie SVDI par activité, - de veille technologique, normative et réglementaire. En ce qui concerne les moyens mis en œuvre, le Syndicat a mis en place une communication offensive pour promouvoir les entreprises membres qui passe par la publication des Flash Infos, la participation à des salons ou tout type de manifestation. Par ailleurs, une commission technique par métier se réunit régulièrement et travaille notamment à l élaboration d un référentiel en vue d une certification de haut niveau d installations en VDI. De plus, un Club SVDI réunit les responsables techniques des entreprises afin de leur assurer une formation continue. Les priorités du Syndicat peuvent être classées selon trois axes : - assurer un renouvellement du personnel par la formation, - clarifier les missions et les spécialisations des différents acteurs de cette filière, - mettre en place un contrat d assurance permettant de garantir la meilleure couverture possible des entreprises. Nous sommes engagés dans différents partenariats afin d atteindre ces objectifs avec plusieurs organisations. C est pourquoi le Syndicat SVDI apporte un prolongement naturel à plusieurs métiers transversaux qui sont ceux de l électricité, des télécommunications, de l électronique voire de l informatique qu il est nécessaire aujourd hui de fédérer pour assurer le développement du marché, en garantissant une qualité de services aux clients. Bernard Laurent est président du Syndicat français des professionnels de la sécurité-voix-données-images (SVDI). électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007 5

ACTUALITÉS DE LA FILIÈRE Changement climatique : des conséquences sur la conception des bâtiments Il n y a pas de jour qui se passe sans que nous entendions parler du changement climatique. Mais quelles en seront les conséquences dans le domaine de la conception et de la réalisation des bâtiments? D ores et déjà, des pistes de réflexion peuvent être dégagées. Les scientifiques du Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat (GIEC) annoncent que le changement climatique dont les gaz à effet de serre sont en grande partie responsables, est inéluctable. Or, les derniers relevés tendraient à prouver que l évolution serait conforme au scénario le plus défavorable. Selon ces hypothèses, une évolution de seulement 3 à 4 degrés signifierait pour la France, que le climat de Lille deviendrait grosso modo celui qui prévaut actuellement à Marseille. Sauf si, comme certains experts l affirment, le Gulf Stream se déplaçait concomitamment, entraînant plutôt une chute des températures, en France. Alors qu elles peuvent être les conséquences sur la conception des bâtiments sachant que des réglementations plus contraignantes se mettent en place notamment dans le domaine de la construction (voir en encadré)? L exemple du Sud de l Europe Tout d abord, il suffit de regarder comment sont conçus les bâtiments dans le Sud de l Europe pour essayer de tirer quelques enseignements : des chauffages ponctuels, de faible puissance, des murs à forte inertie pour garantir une certaine fraîcheur tout au long de la journée, des occultations omniprésentes et pas ou peu de surfaces vitrées au Sud ni à l Ouest mais plutôt au Nord ou à l Est. La réponse constructive doit donc s orienter des matériaux à inertie de type «Monomur» terre cuite et béton cellulaire ou une isolation placée à l extérieur, contrairement à ce qui se pratique aujourd hui en France. D une façon générale, l isolation serait renforcée limitant considérablement les déperditions thermiques. Des exemples existent déjà comme avec le label «Passivhaus», en Allemagne, le label «Minergie» en Suisse et, plus récemment, le label «Effinergie» en France. En ce qui concerne le chauffage, on s orienterait vers des radiateurs électriques pour des besoins ponctuels type «sèche-serviettes ou mieux encore, des systèmes basés sur des pompes à chaleur air/eau ou air/air (planchers chauffants à eau chaude, ventilo-convecteurs, systèmes «gainables»). On peut même imaginer que l on aille plus loin en rendant les bâtiment producteurs d énergie : c est le concept du bâtiment à «énergie positive» développé par le CSTB. On pourrait non seulement utiliser des panneaux solaires pour la production d eau chaude sanitaire et/ou le chauffage (voire la climatisation comme le montre notre chantier présenté en page 32-33 de ce numéro), des capteurs photovoltaïques pour la production d électricité (réinjectée sur le réseau), une pile à combustible, la micro-cogénération,...on peut se reporter à notre maison à «énergie renouvelable» présentée dans «électro magazine» N 10 p 28. Doc. CSTB/Daniel Quenard ÉNERGIE Dans les bâtiments passifs, les économies d énergie vont de pair avec une meilleure qualité d habitat et des économies financières. Ils consomment 80 à 90% de moins en énergie de chauffage que les bâtiments «conventionnels» et offrent à leurs occupants le confort de températures toujours agréables été comme hiver - dans des ambiances lumineuses. la réglementation thermique 2010 va t elle interdire le chauffage électrique par effet Joule? Lors des dernières «rencontres techniques» organisées par la CSEEE au mois de juin, Solène Crepel du cabinet Cardonnel Ingénierie a rappelé le contexte général qui est de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre, d ici 2050. Selon elle, les Pouvoirs publics vont mettre en place une réglementation thermique dans les bâtiments existants et renforcer la réglementation thermique dans le neuf avec de nouvelles exigences tous les 5 ans avec comme objectif global de ne pas consommer plus de 50 kwh d énergie primaire/m 2, soit moins de 10 kg de gaz à effet de serre (CO 2 )/m 2». Or, comme le chauffage électrique par effet Joule est pénalisé par un coefficient de 2,58 (rapport entre l énergie finale consommée et l énergie primaire produite en tenant compte des pertes par génération et des pertes par transport), on peut se demander s il sera encore possible d y recourir avec la future réglementation thermique 2010 en cours de gestation. D autant que les Pouvoirs publics laissent entendre que la référence pour le chauffage électrique serait en 2010 la pompe à chaleur. Et Solène Crepel d ajouter «que le plancher chauffant électrique ne permettrait de gagner en performance que 3 % environ par rapport au panneau rayonnant, actuel référence de la RT 2005 pour le chauffage électrique». La solution passera sans doute par des bâtiments «surisolés» par rapport à la référence réglementaire, l adjonction d un chauffe-solaire... ou le choix de la PAC. Mais il faut bien se rendre compte que pour une maison de 100 m 2 neuve, la consommation finale d un chauffage électrique est de l ordre de 8 000 kwh et bien moins encore pour un logement. Résultat : une facture comprise entre 500 et 1 000 euros/an. Dans ces conditions, gagner des kwh reviendra cher sans compter les coûts d investissement que devront supporter les maîtres d ouvrage. Doc. : Patrick Lambouroud 6 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

LES ACTUALITÉS DE LA FILIÈRE Récylum fait le bilan de ses activités 6 mois après son lancement L éco organisme se montre satisfait des premiers résultats et vise pour 2007, un taux de collecte de 38 % des lampes à économie d énergie arrivées en fin de vie. Michel Touzeau, président du conseil d administration de l éco-organisme agréé Récylum vient de présenter après 6 mois de fonctionnement de la filière d enlèvement et de recyclage des lampes usagées, les premiers chiffres qui laissent apparaître des débuts encourageants, (voir encadré sur les premiers chiffres). En effet, depuis novembre 2006, le décret 2005-829 «DEEE» (voir Electro magazine N 5 p 27) indique que les lampes à économie d énergie telles que les tubes fluorescents ou les lampes fluo-compactes contenant des substances dangereuses, doivent être recyclés en fin de vie. A contrario, les lampes classiques doivent être jetées à la poubelle avec les déchets ménagers et surtout pas dans les conteneurs de verre ou les conteneurs pour lampes à économie d énergie car, le recyclage deviendrait alors impossible (voir encadré). Aussi, Récylum qui est né de la volonté de quatre fabricants de lampes (General Electric, Osram, Philips et Sylvania) a comme objectif d assurer pour ses producteurs adhérents, l enlèvement et le recyclage des lampes collectées sur le territoire national. Contrôlé par les Pouvoirs publics et soumis à un agrément renouvelable, cet écoorganisme est une société anonyme (SAS), mais sans but lucratif. Des objectifs ambitieux L objectif de Récylum comme l ont annoncé Michel Touzeau et le directeur général Hervé Grimaud, est «d ici la fin 2007 de comptabiliser 5 000 points de collecte, 100 t hebdomadaires enlevées, un taux de collecte de 38 % voire plus, par la suite. Pour ce faire, en 2007, Recylum engage plus de 3 millions d euros dans les opérations de communication, notamment auprès des collectivités locales et des installateurs électriciens, en partenariat avec les distributeurs professionnels et grand public». Car la directive DEEE impose de porter le taux de collecte à 4 kg/an/habitant, soit environ 30 % du gisement, (il était de 20 % en France, en 2006). Pour mémoire, 92 millions de lampes ont été mises sur le marché en 2006 et 80 millions de lampes devraient arriver en fin de vie en 2007. Il s agit essentiellement de détenteurs professionnels (artisans, PME, collectivités locales...) puisque les particuliers n en auraient que 15 %. En ce qui concerne le financement, l éco-contribution fixée à 0,25 euros ht par lampe est intégralement versée par les producteurs aux éco organismes puis répercutée jusqu à l utilisateur. Elle permet de financer la fourniture de conteneurs, l enlèvement, le transport et le recyclage des lampes ainsi que la communication et les moyens humains et techniques nécessaires au bon fonctionnement de la filière. Son montant sera révisé régulièrement en fonction de l évolution des coûts de fonctionnement de la filière d élimination des lampes. Les conteneurs ont été spécialement étudiés pour la collecte des lampes à économie d énergie. (doc. Recylum) LES PREMIERS CHIFFRES - 378 producteurs soit 92 millions de lampes mises sur le marché en 2006 sont déjà adhérents. - 3 605 points de collecte dont 807 déchetteries on déjà rejoint la filière. Plus de 8 000 conteneurs ont été livrés pour les équiper. - 4 millions de lampes ont été collectées soit plus de 600 t. Le taux de valorisation atteint 93 %, dépassant le taux de 80 % fixé par la directive. RECYCLAGE Les lampes recyclées et celles qui ne le sont pas Le symbole «poubelle barrée» qui figure sur la lampe signifie qu elle ne doit pas être jetée avec les ordures ménagères, parce qu elle contient des substances dangereuses qu il faut éliminer. C est le cas des tubes fluorescents dits «néons» (65 % du gisement), les lampes fluocompactes (35 % du gisement), les lampes sodium haute et basse pression, les lampes à vapeur de mercure, les lampes aux iodures métalliques (dites «halogénures métalliques»), les lampes techniques (génération d UV, de vidéo-projection...), les (doc. Recylum) lampes LED. En revanche, les ampoules classiques à incandescence et les lampes halogènes doivent être jetées à la poubelle avec les déchets ménagers et surtout pas dans les conteneurs pour le verre (car elles contiennent des métaux lourds qui empêchent le recyclage lors de la phase de fusion du verre). De même, ces lampes classiques ne doivent pas être jetées avec des lampes à économie d énergie car elles empêcheraient leur recyclage. électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007 7

LES ACTUALITÉS DE LA FILIÈRE ACTUALITÉS Le GIMES fête ses 30 ans d existence Fort de ses 33 adhérents, le Syndicat professionnel qui réunit les fabricants de matériels électroniques de sécurité contribue à créer un environnement favorable au développement de la filière. Membre de la FIEEC (Fédération des industries électriques, électroniques et de communication), le GIMES couvre à la fois les activités des systèmes de détection d intrusion, de contrôle d accès, de sécurisation des fonds, de télésurveillance et de vidéo surveillance. Le pôle «systèmes de vidéosurveillance», créé en avril 2007, permet de répondre spécifiquement aux besoins des huit sociétés adhérentes spécialisées dans ce domaine et de les impliquer dans une action commune afin de garantir aux utilisateurs une qualité des produits conforme aux nécessités de leur sécurité. Le marché est en effet en forte croissance (+5 % par an) et bénéficie aujourd hui des avancées des technologies développées ces dernières années. Ces nouvelles fonctionnalités (transmission par voie IP, gestion numérique des images, détection automatique d événement, tracking, grande capacité de stockage des images, facilité d exploitation), permettent désormais l intégration de plus en plus fréquente de la vidéosurveillance dans les systèmes de sécurité. Le marché du contrôle d accès, concentré essentiellement sur l équipement des petits collectifs privés, a connu une croissance de près de 10 % en 2006 et les premiers mois 2007 laissent clairement une progression analogue. De même, le marché des portiers audio/vidéo électroniques et interphonie, s est caractérisé par une croissance de 3 % en ce qui concerne les portiers vidéo et 1 % pour l audio. Outre les vecteurs d informations édités récemment comme le «Guide des solutions de mise en sécurité électronique des bâtiments» paru en 2006, le GIMES est présent au salon Expoprotection sous la bannière fédératrice «Avenue du GIMES», qui représente une campagne d information sur la certification des produits. Il ne faut oublier non plus les actions dans le domaine de la formation. Le bac professionnel «Systèmes électroniques numériques», lancé en 2005, en partenariat avec l Education nationale, comptera 150 lycéens à la session de juin 2007. BRÈVES Doc. : Joel Fresnod Déduction d emprunt : une bouffée d oxygène pour le marché de l immobilier 15 millions de Français sont aujourd hui propriétaires (ou en voie d accession) de leur résidence principale, soit un taux de 56,7 % qui situe la France à l avant-dernier rang européen, juste devant l Allemagne (42%). A l inverse, le pourcentage de propriétaires atteint 84 % en Espagne, 78 % en Belgique et 71 % en Grande- Bretagne. Par ailleurs, la moitié seulement (54 %) des propriétaires de leur logement possède une maison individuelle, alors même que «cette acquisition représente un rêve pour de nombreux Français, notamment ceux aux revenus modestes». Les mesures prises par le gouvernement de déduction fiscale des intérêts d emprunt, dont le détail devrait être connu dans les prochaines semaines, devraient avoir un impact positif. Chez les professionnels l heure est à l optimisme. Ainsi, la Fédération française des constructeurs de maisons individuelles (FFC) estime «que les mesures de déduction fiscale des intérêts d emprunt vont dans le bon sens». Son président, Maurice Penaruiz, indique même que «les mesures vont permettre de «resolvabiliser» les ménages et sont très favorables aux «primo-accédants» car elles bénéficieront même aux moins aisés, les foyers non imposables étant remboursés». L installation d équipements pour les ENR donnera droit à un dépassement du COS Introduite dans la Loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique du 13 juillet 2005, la bonification du coefficient d occupation des sols (COS) va permettre aux communes, par simple décision du conseil municipal, d autoriser un dépassement de ce COS dans la limite de 20 %. En clair, il s agit d autoriser à construire 20 % de surface supplémentaire que ce que prévoit le Plan local d urbanisme (PLU). L arrêté du 3 mai 2007 précise que pourront être éligibles à la bonification du COS les constructions à très haute performance énergétique ou comportant des équipements de production d énergies renouvelables : biomasse, solaire thermique ou photovoltaïques, pompes à chaleur. Cet arrêté concerne les construction neuves, quel qu en soit l usage mais également, les rénovations dans l habitat. Par exemple, une famille limitée par le COS et désireuse d agrandir son habitation, pourra tout de même le faire en isolant les combles de sa maison et en installant 3 m 2 de panneaux solaires thermiques ou une surface de capteurs photovoltaïques égale à 10 % de la surface hors œuvre net (shon) de la maison. 8 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

PROFESSION INSTALLATEUR/PRESCRIPTEUR doc. SPIE Gilles Brazey est directeur d activités «électricité tertiaire» au sein de la filiale Ile-de-France Nord Ouest de Spie. Spie développe ses compétences d ensemblier Capable de prendre des affaires de A à Z depuis la conception jusqu à la maintenance en passant par la réalisation, l entreprise revendique un devoir de conseil vis-à-vis de ses clients sur un large éventail de techniques. électro magazine - Quels types d affaires traitez-vous dans le cadre de l activité «électricité tertiaire»? Gilles Brazey - L activité «électricité tertiaire» constitue un marché dynamique avec des affaires dont la taille peut atteindre 10 millions d euros, pour de grands projets immobiliers en région parisienne, et descendre à quelques centaines de milliers d euros, par exemple dans le cas de rénovations. En fait, les phénomènes des fusions acquisitions et, également, de réduction des frais généraux, amènent les entreprises à déménager plus souvent. Il peut s agir de bâtiments neufs ou de bâtiments anciens qu il faut remettre à niveau. Car, aujourd hui, des locaux qui ne disposent pas de nouvelles technologies ne valent pas grand-chose. Nous intervenons donc sur les courants faibles, la sûreté, la VDI, le précâblage, la détection incendie puisque nous sommes certifiés APSAD et, d une façon générale, sur la mise aux normes. Nous sommes capables en tant qu ensemblier de prendre des affaires de A à Z, depuis la conception jusqu à la maintenance en passant par la réalisation. Comment décidez-vous s il vaut mieux rénover que construire un nouveau bâtiment? Gilles Brazey - C est au cas par cas. Il faut en effet effectuer un calcul qui est du ressort de nos clients qui sont de plus en plus sensibles à la réduction des coûts énergétiques, à la haute qualité environnementale, à la réglementation thermique et, plus généralement, à la réduction des coûts d exploitation. D ailleurs, nous sommes de plus en plus sollicités par nos clients sur ces thématiques. Nous avons un devoir de conseil pour apporter à nos clients la meilleure solution au meilleur coût. Répartition des activités de l entreprise LES CHIFFRES CLÉS - Structure : Entreprise détenue essentiellement par le fonds d investissement PAI - Métier : Offre «multitechnique» allant des installations électriques générales aux activités nucléaires en passant par le process industriel et les automatismes - Organisation : 9 filiales (5 pour la France, 1 pour le Bénélux, 3 de spécialité) - Chiffres d affaires : 2,7 milliards d euros, en 2006 - Effectifs : 23 000 personnes - Chiffre d affaires Spie Ile de France Nord Ouest : 400 millions d euros dont 70 millions pour l activité «électricité tertiaire» - Effectifs : 350 personnes - Implantation : Saint-Denis (93) doc. SPIE 10 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

INTERVIEW Quelles technologies attendent vos clients? Gilles Brazey - Nos clients attendent que nous installions des systèmes intelligents afin de pouvoir s adapter aux évolutions futures des entreprises. Il veulent que les installations soient «adressables», c est-à-dire que l on puisse reconfigurer les équipements sans pour autant tout casser. Que pensez-vous de l évolution des nouvelles technologies? Gilles Brazey - C est vrai que les nouvelles technologies bougent beaucoup mais ce n est pas la principale difficulté que nous rencontrons. Je dirai qu en tant que spécialiste, nous maîtrisons la situation! Non, la vraie difficulté tient aux délais de décision qui sont de plus en plus courts. Résultat : il faut effectuer des cotations très rapides. Ainsi, nous faisons des propositions que l on croit enterrées puis, un jour, elle ressortent et là, il faut tout de suite réagir ; on est presque en retard avant d avoir même commencé! Pourquoi les délais sont-ils à ce point raccourcis? Gilles Brazey - Il faut que l argent tourne. Or, construire un bâtiment coûte de l argent. Il faut donc qu il soit terminé le plus rapidement possible pour limiter son immobilisation. Le fait d avoir une croissante forte, par exemple dans le domaine de la maintenance, entraîne des problèmes de recrutement. Comment vous démarquez-vous de la concurrence? Gilles Brazey - Une de nos principales forces c est de pouvoir réaliser des «macro lots». Sur certaines opérations, alors même que nous travaillons avec des entreprises générales, les lots techniques peuvent représenter jusqu à 60 % du montant total des travaux. En fait, nous misons sur notre cœur de métier : la conception, un bureau d études techniques musclé, une cellule chiffrage et exécution réactive, un bon encadrement de chantier. Cela nous permet de traiter le cœur des installations avec le génie climatique, la régulation, la gestion technique du bâtiment, la haute tension, les courants faibles. En revanche, nous externalisons les petits travaux de génie civil, la métallerie, le tirage de câbles et la pose de chemins de câbles, la manutention des gros éléments tels que les postes et TGBT. Ces opérations ne présentent pas une valeur ajoutée suffisante pour nous et peuvent présenter des risques en terme de sécurité. Gilles Brazey - Nous avons signé des contrats cadres avec les fabricants de matériels mais nous passons près de 50 % de nos commandes par la distribution, notamment à travers les deux acteurs majeurs que sont Rexel et Sonepar. En fait, c est un jeu à trois entre le distributeur, le fabricant et l installateur. Nous stockons le moins possible de pièces ce qui veut dire que lorsque nous passons commande le matin chez le distributeur nous voulons avoir les produits dans la journée. A Saint-Denis, nous disposons tout de même d un petit stock pour l activité maintenance mais qui représente moins de 100 000 euros! Rencontrez-vous des problèmes de recrutement? Gilles Brazey - Le fait d avoir une croissante forte, par exemple dans le domaine de la maintenance, entraîne des problèmes de recrutement. Car, souvent, les jeunes préfèrent participer à l acte de construire plutôt que d accomplir des taches qu ils considèrent moins nobles. C est pourquoi nous formons les jeunes en alternance afin de les fidéliser, du CAP à l ingénieur en passant par le BAC PRO. Ils représentent aujourd hui environ 7 % de nos effectifs. Quels sont vos principaux critères d embauche? Gilles Brazey - Nous essayons de comprendre quelle est la motivation de ces jeunes ce qui nous amène parfois à rencontrer leurs parents. Pour les BAC+2 et les ingénieurs, nous avons moins de problèmes pour le recrutement car Spie constitue une entreprise attractive où l on peut faire carrière. La difficulté que nous rencontrons cependant concerne la fonction bureau d études. Les jeunes pensent que la voie royale pour progresser passe par une fonction commerciale avec comme objectif de devenir chargé d affaires puis de faire du management. Il y a donc une dévalorisation de la fonction bureau d études. Nous essayons de changer les choses en douceur en donnant plus de responsabilités, par exemple à un projeteur, et en revalorisant les salaires. Nous nous sommes ainsi aperçus que dans les bureaux d études il y avait beaucoup de tâches subalternes à accomplir et qu il avait un écart important entre ce que nous pensions que les gens faisaient et la réalité. doc. SPIE Une de nos principales forces c est de pouvoir réaliser des «macro lots». Propos recueillis par François Sagot Répartition des marchés de l entreprise Comment effectuez-vous vos achats de matériels? électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007 11

PROFESSION INSTALLATEUR ACTUALITÉS Doc. DR Patrick Besombes PDG de la société Celec Prefa. Une évolution intéressante Patrick Besombes a cinquante-trois ans, il a trente années de métier, trois décennies consacrées à la profession d électricien. Les évolutions normales que tous les jeunes connaissent l ont fait passer de l arpette au débutant puis du compagnon au responsable de chantier. Et, comme de nombreux jeunes avant de devenir quadra, c est-à-dire après environ quinze à vingt années de travail sous le contrôle d un patron, Patrick Besombes pris la décision de devenir - lui-même - patron! Artisan seul, artisan aidé d un compagnon puis de deux, de trois, Patrick Besombes a pris la décision d être chef d entreprise. Son entreprise, une EURL, a été créée en 2000. Et, actuellement, huit personnes travaillent avec lui. électro magazine - Il s agit d évolutions que l on peut qualifier de logiques, mais n y a-t-il rien d autre? Patrick Besombes - Tout est logique, il suffit de se mettre à jour, de trouver des réponses aux difficultés rencontrées et de les gérer! Dans nos petits locaux de la rue des Rigoles (Paris 20 ème ) nous étions serrés. Il était indispensable de trouver - hors Paris pour des raisons financières - un local complémentaire. Notre activité principale était, tout simplement, l installation électrique des locaux neufs, ou éventuellement, à rénover. Soyons précis cela est toujours vrai, en installation nous travaillons à plus de 60 % dans le neuf. Notre zone de chalandise couvre l Ile de France, c est parfois gênant. Nous sommes parfois loin de nos bases logistiques : Paris et Montry (77). En ce moment, nos chantiers les plus éloignés l un de l autre vont de Meaux à Poissy. Nous orientons nos compagnons vers les chantiers les plus proches de leur domicile. Nous organisons la préparations des tâches qui est une source importante de gain de temps, car notre principe d organisation est simple : préparons nos travaux avec sérieux! Vous auriez donc pris des locaux - éloignés de Paris - pour un simple stockage? Patrick Besombes - Absolument pas! Une gestion sérieuse s impose. Certes nous avions besoin de place, mais nous avions un autre problème. Seuls deux ou trois fabricants de pieuvres sont sur l Ile de France capables de nous fournir à des prix raisonnables et des délais respectés les commandes que nous leur confions. Nous avons souffert de non respect des délais et, trop souvent, d erreurs de câblage. Nous avons créé avec ma fille Valérie et de mon gendre Philippe dans des locaux plus vastes que ceux de Paris, deux activités différentes qui profitent de cet espace : un magasin de stockage et un atelier de fabrication de pieuvres. Nous maîtrisons ainsi la qualité et les coûts de nos produits. Quelle est votre arrière pensée en ce domaine? Patrick Besombes - Elle n est pas cachée! Nous souhaitons développer cette dernière activité. L entreprise originelle s appelle Celec... ne cherchez pas la signification, élec est suffisant. Nous avons créé Celec Prefa, son but est simple : nous fournir des ensembles de qualité, contrôlables techniquement et strictement conformes aux normes, bien évidemment à des prix sérieux. Qui plus est, nous souhaitons fournir aux marchés intéressés les pieuvres indis- Valerie, la fille, secrétaire et responsable du suivi d Autocad pensables aux installations électriques dans le neuf ou dans la rénovation lourde. Nous avons l espace, nous avons les équipements primordiaux, les appareils de contrôle ; nous avons le personnel, tant pour les fabrications que pour les études, il ne nous manque, je l avoue, qu une personne. Un responsable devrait développer cette évolution de l entreprise. Nous travaillons sur ce sujet, avec un réel optimiste. www.celecprefa.com Pjhillippe, le gendre, l'homme qui conçoit les pieuvres Propos recueillis par Jean Leprince Celec Prefa, est une équipe de professionnels qui réalise l étude et la faisabilité d une installation. Elle met au service de l installateur, quel qu il soit, le savoir-faire professionnel et propose à l intéressé, en partant des plans sa maison et de ses exigences particulières, en un seul kit, prêt à poser, la pieuvre demandée. Les projets sont réalisés pour répondre aux normes en vigueur tout en prenant en compte l ensemble des besoins : positionnement des interrupteurs, des prises, des radiateurs, des prises de téléphone et de télévision L ensemble des plans de l installation est réalisé avec le logiciel AUTOCAD afin de fournir une installation électrique préfabriquée correspondant exactement aux besoins. 12 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

ACTUALITÉS PROFESSION INSTALLATEUR BRÈVES Certification HQE pour un immeuble ancien C est la première fois, en France, que la rénovation d un ensemble immobilier en pierre de taille datant du 19 ème siècle est certifiée «haute qualité environnementale». Cette certification HQE a été décernée à l opération de restructuration du 103, rue de Grenelle, dans le VII ème arrondissement de Paris, pour les phases programmation et conception. Le projet prévoit le développement d un centre d affaire moderne de très haut standing sur 17 500 m 2, incluant un parking de 96 places, au coeur du quartier administratif de la rive Gauche. La livraison de cet ensemble immobilier est prévue pour fin 2008. L obtention de cette certification rentre dans le cadre d une politique environnementale exigeante, mise en œuvre par la Société Foncière Lyonnaise depuis plusieurs années sur la totalité de son patrimoine. Un traité pratique de sécurité incendie Le Centre national de prévention et de protection (CNPP) vient d éditer la 9e édition de son «traité pratique de sécurité incendie». Les objectifs de cet ouvrage sont multiples : optimiser l organisation de la sécurité, intégrer les dispositions constructives, maîtriser les techniques, retrouver la réglementation applicable et les recommandations des assureurs. Cet ouvrage comprend 940 pages et 290 fiches de synthèses regroupées en 6 parties. Existe en livre ou en CD-ROM. 143 euros TTC Renseignements : CNPP, tél. : 02 32 53 64 34, www.cnpp.com Un cahier pratique «installations thermodynamiques» Promotelec vient d éditer des «cahiers pratiques» sur les installations thermodynamiques dont le but est d expliquer les règles techniques à respecter pour la conception et la mise en œuvre des installations de pompes à chaleur. L ouvrage se compose de trois parties : les règles techniques générales comme le principe de fonctionnement, les règles techniques spécifiques suivant le type de PAC (air/air, air/eau...), les points essentiels de contrôle présentés sous la forme de fiches d autocontrôle. Cet ouvrage est le premier volume de la nouvelle collection de Promotelec qui traitera du développement durable et de l électricité. Ces cahiers comptent 64 pages au prix de 19 euros TTC hors frais de port. Renseignements : tél. : 01 41 97 42 22 ; www.promotelec.com

PROFESSION FABRICANT doc. FS Christian Mennesson est directeur du pôle foudre Soulé-Hélita d ABB France Soulé-Hélita, le spécialiste de la protection contre la foudre Département du groupe ABB France, le pôle foudre Soulé- Hélita joue sur la synergie des activités et sur l effort de R&D. Coté commercial, la société se positionne comme un spécialiste reconnu en tant que tel par la distribution. doc. ABB Electro magazine - Quelle est l origine de la société? Christian Mennesson - La création de la société Soulé par François Soulé remonte à 1862. Basée à Bagnères-de-Bigorre dans les Pyrénées, elle avait comme activité d origine la menuiserie ébénisterie. En 1920, cette entreprise familiale s est tournée vers les installations électriques et le matériel ferroviaire. En 1988, Soulé a racheté Hélita qui est spécialisée dans les paratonnerres. En 2000, c est au tour de Soulé d être rachetée par Entrelec qui peu de temps après, est elle-même rachetée par le groupe ABB. Nous sommes aujourd hui un département d ABB France qui constitue le pôle foudre Soulé-Hélita. Quelle est votre organisation commerciale? Christian Mennesson - Notre équipe commerciale compte 25 personnes auxquelles il faut ajouter 12 agents commerciaux. Notre cœur de cible est l installateur électricien c est pourquoi nos produits sont distribués pratiquement à 100 % par la distribution. La GSB constitue une activité marginale pour des produits de type ultra-terminal, destinés au grand public. Notre stratégie est donc de vendre des produits comme spécialiste reconnu en tant que tel par la distribution. Cette démarche suppose une bonne prescription en amont, notamment auprès des bureaux d études, mais aussi un accompagnement en matière de formation auprès des distributeurs et des installateurs, par le biais de séminaires. QUI FAIT QUOI Soulé est le spécialiste de la protection contre les effets indirects de la foudre. En termes de produits, il s agit de parafoudres qui assurent la protection des appareils et des installations électriques contre les surtensions liées à la foudre. De son côté, Hélita est spécialisée dans la protection des bâtiments contre les effets directs de la foudre grâce aux paratonnerres qui sont le plus souvent installés sur les toits. LES CHIFFRES CLÉS - Organisation : le pôle foudre Soulé-Hélita est un département du groupe ABB France - Chiffre d affaires : 23 millions d euros, en 2006 - Effectifs : 100 personnes - Siège : Bagnères-de-Bigorre (65) Quels sont vos marchés? Christian Mennesson - Nous visons essentiellement les marchés du tertiaire et du résidentiel, le marché de l industrie que nous développons actuellement, représentant environ 25 % de notre activité. A l export, nous sommes présents dans plus d une cinquantaine de pays à travers le monde. Il reste peu de spécialistes dans le monde de la protection contre la foudre. Comment vous positionnez-vous par rapport à vos concurrents? Soulé-Hélita expérimente et développe au Pic du Midi (2 877 m d altitude) ses nouveaux produits issus de ses laboratoires de R&D, dans le cadre d un partenariat avec la société exploitante ; (voir le reportage détaillé de l opération dans «électro magazine» N 8 p 30). Christian Mennesson - C est vrai qu il reste peu de spécialistes même si tous les généralistes de l électricité possèdent à leurs catalogues des produits de protection contre la foudre. J estime que l une des façons de rester au «top niveau» est de posséder un laboratoire de test. C est notre cas, puisque nous disposons à Bagnères-de-Bigorre du LESPS, laboratoire unique en son genre en Europe puisqu il permet de simuler l impact direct de la foudre en le superposant à une alimentation classique 230 V/50 Hz. L objectif est de recréer les conditions réelles d utilisation. En outre, nous investissons chaque année 8 % de notre chiffre d affaires dans la R&D. Je signale qu une partie de notre équipe de 10 chercheurs travaille uniquement sur l innovation, sans lien direct avec ceux qui participent au développement des produits. Enfin, nous disposons d appuis d une part, grâce à ABB avec l un de ses centres de recherche basé en Suisse et, d autre part, grâce au CNRS. Bien sûr, nous sommes présents dans les comités normatifs qui traitent des phénomènes de la protection contre la foudre et les surtensions atmosphériques. Quels sont les derniers produits que vous avez lancés? Christian Mennesson - Nous venons de lancer une nouvelle gamme de parafoudres courants faibles baptisés «PLTD», destinés à protéger les données (NDLR voir en rubrique «produits nouveaux page 43). Débrochables, ces produits sont destinés aux installateurs électriciens qui peuvent raccorder des câbles électriques, avec des prises de type RJ 11 ou RJ 45. Ils concernent les marchés du résidentiel et du tertiaire et se caractérisent par un très faible encombrement. Propos recueillis par François Sagot 14 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

INTERVIEWS doc. Osram Jean-Noël Duval est directeur commercial «éclairage général». Les leds permettent de réaliser des éclairages décoratifs et architecturaux en créant des effets lumineux qui mêlent variation et changement de couleurs. (Doc. Osram) Osram : l innovation comme accélérateur de croissance La société qui figure parmi les leaders de l éclairage, met l accent sur la recherche et le développement pour apporter des solutions globales, incluant des produits innovants à haute efficacité énergétique. Electro magazine - Quelle est aujourd hui la stratégie commerciale d Osram vis-à-vis des produits et systèmes innovants? Jean-Noël Duval - Dans toutes nos activités, notre but est d agir en conformité avec les principes de protection de l environnement et de rechercher un impact environnemental minimum. Cela passe par la conception, la fabrication et la recherche de solutions écologiques et à haute efficacité énergétique. Pour cette raison, Osram continue de miser sur les sources et des systèmes d éclairage de demain : plus de 7 % de son chiffre d affaires ont été consacrés à la recherche et au développement soit 239 millions dont les axes prioritaires sont : une utilisation plus rationnelle de l énergie, un confort lumineux amélioré, une durée de vie supérieure et une esthétique nouvelle de la lumière. L innovation est donc un passage obligé? Jean-Noël Duval - Non seulement c est un passage obligé, mais c est aussi un véritable accélérateur de croissance. Les chiffres parlent d eux-mêmes : actuellement, 40 % de notre chiffre d affaires est réalisé avec des produits innovants qui ont moins de 5 ans, qu il s agisse de lampes ou de luminaires. Prenons l exemple de la «Decostar IRC», première lampe halogène TBT à réflecteur dichroïque au monde qui économise jusqu à 30 % d énergie par rapport aux «Decostar Titan» ou, encore, les lampes fluocompactes «Dulux EL» qui inaugurent une nouvelle esthétique. Nous pouvons citer aussi le nouveau brûleur céramique sphérique de la «Powerball HCI» qui a été conçu pour de meilleures performances en termes de flux lumineux, de rendu des couleurs, de stabilité de teinte et de résistance aux chocs. UN PRODUIT INNOVANT La flexibilité des leds Ce module linéaire flexible est équipé de LEDs blanches avec 3 températures de couleur différentes (4 700 K, 5 400 K et 6 200 K) placées bout à bout tous les 14 mm. «Linearlight Flex» est disponible en deux types d éclairement, sur la tranche et vertical. Cet appareil peut atteindre un rayon de courbure minimum de 2 cm. Le module est disponible en doc. Osram rouge, jaune, vert, bleu et blanc et fonctionne avec un système d alimentation spécifique qui permet la variation. Il est particulièrement destiné aux enseignes lumineuses, au marquage, balisage, et ameublement. Enfin, les leds arrivent aujourd hui en force sur le marché, même s il est encore trop tôt pour parler d éclairage général, car leur efficacité lumineuse, si elle ne cesse d augmenter, n est pas encore suffisante. Les leds sont donc pour demain. Finalement l engouement actuel pour ces diodes n est-il pas un peu prématuré? Jean-Noël Duval - Non, car elles occupent bel et bien une place de plus en plus importante. En fait, elles apparaissent dans des domaines où, auparavant, il n y avait pas d éclairage car cela posait trop de problèmes, soit de dégagement de chaleur, de place ou, encore, de maintenance. Il est des secteurs où elles ont complètement changé l environnement lumineux. Ce sont des nouvelles applications de «Moodlighting» et d ambiances architecturales qui créent de nouveaux marchés. Quels sont les outils pédagogiques que Osram met en place pour communiquer sur ces innovations? Jean-Noël Duval - Tout d abord, que ce soit lors de visites au «forum lumière» à Molsheim ou sur le terrain, dans leur région, nous avons toujours eu une politique de formation pour accompagner nos distributeurs qui constituent la colonne vertébrale de nos produits en France. En ce qui concerne les installateurs, nous avons lancé le programme «ESL» qui signifie «réseau experts solutions lumière» ; il rassemble plus de 1 000 installateurs. Il s agit d un programme basé sur le volontariat et qui offre des formations sur les produits innovants et permet aux installateurs de rester au courant des nouvelles technologies. Tous ces efforts ont contribué depuis 10 ans à augmenter la part de marché d Osram en France, en particulier dans la distribution. Le programme «ESL» a pour objectif de créer la demande au niveau des grossistes et, aujourd hui, nous amplifions notre action sur les prescripteurs afin de toujours mieux communiquer sur les technologies innovantes. LES CHIFFRES CLÉS Propos recueillis par Isabelle Arnaud - Osram : Groupe entièrement dédié à l éclairage avec 8 divisions - Chiffre d affaires mondial 2006 : 4,6 milliards (7 % dédiés à la R&D) - Siège social : Munich - Effectif mondial : 40 000 personnes - 49 usines dans 18 pays. - 4 centres de recherche (2 aux USA, 2 en Europe) électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007 15

PROFESSION FABRICANT ACTUALITÉS doc. Sarlam Gaëtan Guiller est directeur de Sarlam (groupe Legrand). Sarlam, spécialiste de l éclairage du cheminement et du balisage La société s est affirmée comme le leader français de l éclairage de cheminement et de balisage, tant pour les applications intérieures qu extérieures. Aujourd hui, l heure est au développement durable grâce à l électronique. Electro magazine - Dans quels domaines les produits Sarlam sont-ils utilisés? Gaëtan Guiller - Les produits de cheminement et de balisage sont aussi utiles à l intérieur qu à l extérieur, principalement pour l habitat collectif, les établissements de santé ou d enseignement, les administrations, les hôtels et, bien entendu, pour les parkings ainsi que les parcs et jardins. L utilisation de l électronique ne pose-t-elle pas des problèmes dans les hublots? Gaëtan Guiller - Plus maintenant car plus de la moitié de notre volume de production en fluorescence utilise des ballasts électroniques. Nos équipes de recherche ont su mener à bien des études qui permettent aujourd hui de proposer des appareils fiables équipés de détecteurs de présence. Sarlam s est donc fortement engagée dans la lutte pour le développement durable avec, à la clef, une communication pédagogique auprès de nos interlocuteurs qu ils soient prescripteurs, distributeurs, installateurs. En 2006, nous avons même édité un document entièrement dédié à l électronique. Pourquoi disposer de 160 références équipées de détecteurs de présence hyper fréquence à votre catalogue? Gaëtan Guiller - Le hublot est un appareil essentiellement destiné à assurer le guidage visuel du visiteur. Dans ce contexte, le luminaire doit pouvoir s allumer automatiquement dès que la présence d une personne est détectée, dans un couloir, un escalier, une allée, pour assurer à la fois la sécurité de l utilisateur et son confort. Ces appareils réalisent en outre, des économies d énergie considérables car ils s éteignent automatiquement après le passage de la personne, ce qui évite de les laisser inutilement allumés dans un espace inoccupé. Ces systèmes ne nécessitent pas de câblage supplémentaire, leur installation en est donc simplifiée. LES CHIFFRES CLÉS - Organisation : Sarlam créée en 1949 a été rachetée par le groupe Legrand en 1977 - Chiffre d affaires 2006 : 20,8 millions d euros dont 1,8 millions d euros à l export - Siège social : Belhomert près de Chartres (28) - Effectif France : 105 personnes - Secteurs d activité : éclairage de cheminement et de balisage pour applications intérieures et extérieures. Cette technologie représente-t-elle une avancée importante? Gaëtan Guiller - Oui, mais il était extrêmement difficile de l intégrer de façon invisible dans un hublot. Il est vrai que chacun des composants répond aux exigences de la directive CEM, mais l assemblage de tous les composants engendrait encore des interférences. Il a fallu 18 mois d essais dans les laboratoires de Legrand pour mettre au point un système qui ne pose plus aucun problème une fois tous les composants mis en place. Cette réussite constitue une grande avancée comme notre système de bi-alimentation qui consiste à équiper les hublots de deux circuits à alimentation séparée pouvant être commandés individuellement. Quelle est la stratégie commerciale de Sarlam aujourd hui? Gaëtan Guiller - Nous nous adaptons à la demande de nos clients jusqu au sur-mesure grâce, d une part, à de larges gammes à l esthétique recherchée tant en ce qui concerne les couleurs que les matériaux et grâce, d autre part, aux caractéristiques techniques de nos produits qui répondent désormais aux préoccupations en matière d économie d énergie des prescripteurs. Comment est composée l équipe commerciale? Gaëtan Guiller - Nous comptons 23 commerciaux dont 4 pour l export. Depuis 2 ans, notre catalogue est traduit en 5 langues : le portugais, l allemand, l anglais, le flamand et le hongrois. Et si notre équipe commerciale est passée de 8 à 23 en 8 ans c est que nous souhaitons être davantage présents sur tout le territoire afin de pouvoir mieux répondre à la distribution et d être capables de proposer des solutions adaptées à l ensemble des prescripteurs, bureaux d études, architectes et maîtres d ouvrage. PRODUIT INNOVANT Propos recueillis par Isabelle Arnaud Encastré mural à leds L encastré mural et de plafond «Kalank Mini Led» est utilisable aussi bien à l intérieur qu à l extérieur grâce à un indice de protection IP66, pour l éclairage direct ou indirect. «Mini Led» est constitué d une jupe en zamak peinte couleur gris aluminium et d un diffuseur en polycarbonate. Pour un effet décoratif et ou de finition, des bagues rondes ou carrées sont disponibles, avec 5 couleurs différentes de leds de 0,6 ou 1W. 16 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

ACTUALITÉS PROFESSION FABRICANT BRÈVES LVI propose désormais des radiateurs sèche-serviettes mixtes Le fabricant suédois de radiateurs souhaite répondre à toutes les demandes en matière d équipement des salles de bains. Pour cela, il aborde le marché du chauffage central en proposant des versions mixtes : électricité + eau chaude. Il se positionne donc en acteur incontournable avec une offre globale à quelques semaines de l ouverture totale du marché de l énergie aux particuliers. Schneider Electric se lance sur le marché des systèmes photovoltaïques Compte tenu des nouvelles mesures prises par les Pouvoirs publics en matière de rachat de l électricité d origine photovoltaïque (voir à ce sujet «électro magazine N 9 p 6), le groupe propose désormais une offre dans ce domaine. Baptisé «Sunezy», ce système est destiné plus particulièrement aux installateurs électriciens. Il comprend une boîte de jonction, un onduleur et un coffret de protection. Toutefois, Schneider Electric ne propose pas les capteurs. Thierry Bonte est nommé président de Factory systemes Directeur général de la société depuis 2001, Thierry Bonte succède à Daniel Lelièvre, qui était président depuis 2000. Avant tout homme de terrain, fort de 15 années d expérience dans les secteurs de l informatique industrielle, Thierry Bonte s est fixé pour objectif d accélérer la croissance de l entreprise par un élargissement de son offre au travers de nouveaux partenariats et du renforcement des liens avec ses fournisseurs existants. Par ailleurs, il n exclut pas, à court ou moyen terme, de procéder à des acquisitions externes pour étendre son offre vers de nouveaux secteurs d activités ou renforcer sa position sur certains secteurs stratégiques. Avec plus de 5 000 sites utilisateurs, la société est leader en France des logiciels de supervision et d amélioration des performances, des systèmes de communication, d acquisition de données et des PC industriels. En 2006, Factory systemes a réalisé un chiffre d affaires consolidé de 21,5 M, avec un effectif de 95 personnes.

PROFESSION NÉGOCIANT doc. Radiospares Didier Goguelin est PDG de Radiospares France depuis avril 2005. Ingénieur de formation et titulaire d un MBA, il a tout d abord travaillé chez Radiospares en tant que directeur administratif et financier, avant de créer la filiale pour les Pays-Bas et la Belgique en 1998. Radiospares se positionne comme le leader de la VPC «B to B» en France La filiale française du groupe anglo-saxon Electrocomponents poursuit sa progression en développant le «E-commerce» qui représente aujourd hui 35 % de son chiffre d affaires. Parallèlement, elle renforce ses équipes de vente et d appui technique. électro magazine - Comment définiriez-vous votre activité? Didier Goguelin - Nous avons lancé un nouveau concept de distribution industrielle basé sur la vente par correspondance, l idée étant d offrir aux clients un taux de service élevé tout en réduisant sensiblement le coût d acquisition des produits. Radiospares est parti de rien en France, puisqu il n y avait lors de sa création, en 1986, que 3 personnes. Aujourd hui, nous employons 600 personnes pour un chiffre d affaires, en 2006, de 156 millions d euros. Il s agit de la 3 ème filiale du groupe Electrocomponents si on raisonne en termes de chiffre d affaires et la 2 ème filiale si on raisonne en termes de profitabilité. Quels secteurs d activité couvrez-vous? Didier Goguelin - Nous venons du monde de l électronique qui constitue notre activité principale. Par extension, nous avons des activités complémentaires dans le process et le contrôle, l électricité, l éclairage, la variation de vitesse... Notre catalogue compte plus de 120 000 références de produits réparties en 15 segments. A cette offre catalogue il convient d ajouter 150 000 références proposées par les autres filiales du groupe mais, également, 150 000 autres références supplémentaires mises à disposition grâce à nos fabricants-partenaires. L offre complète est donc de 420 000 produits disponibles sur Internet. Je rappelle que nous sommes présents aux Etats-Unis, en Chine, au Japon... en fait, dans le monde entier. Aujourd hui, 35 % du chiffre d affaires est réalisé via le «E-commerce». Quels sont vos clients? Didier Goguelin - Nous avons 70 000 sociétés clientes. Il y a bien sûr de grandes entreprises comme Thalès, EDF, mais aussi des entreprises de toutes tailles, y compris des artisans, bien que ces derniers aient plutôt tendance à venir s approvisionner à un comptoir de vente. Quelle est la disponibilité des produits? Didier Goguelin - Comme je l ai déjà indiqué, nous sommes des «Vépécistes» ce qui veut dire que nous attachons une grande importante à la disponibilité des produits. Aussi, nous mettons à la disposition des clients les produits en stock en moins de 24 h ce qui représente un laps de temps inférieur à ce que propose la distribution classique. Pour les produits qui ne sont pas au catalogue - offre complémentaire disponible via notre site Internet- nous sommes sur des délais de 2 à 5 jours. Quels sont vos projets de développement? Didier Goguelin - Nous faisons évoluer le moteur de recherche de notre site de commerce en ligne pour le rendre toujours plus efficace. Nous allons même plus loin puisque nous mettons à la disposition de nos clients l outil «purchasing manager» qui peut être paramétré avec, par exemple, différents niveaux de passation de commande. Je m explique : l ingénieur de projet peut ainsi commander directement tant que les montants et les produits concernés restent dans le cadre des critères d achats définis et validés en amont. Les services achats de nos clients ont donc toujours le contrôle total de ce qui va être commandé chez eux. L objectif de cette démarche est de fluidifier la passation de commande sur des achats non-stratégiques avec des outils de «E-procurement» en offrant un accès total ou partiel à notre catalogue de produits, suivant les demandes. C est une offre qui se développe aujourd hui. LES CHIFFRES CLÉS - Organisation : Radiospares est une filiale du groupe Electrocomponents (marque RS Components en UK), côté à la bourse de Londres ; création : 1937 - Chiffre d affaires du groupe : 1,2 milliard d euros, en 2006 - Implantations : 24 filiales et présence dans 160 pays dans le monde - Chiffre d affaires France : 156 millions d euros, en 2006 - Effectifs : 600 personnes - Siège : Beauvais (Oise) 18 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

INTERVIEW docs. D.R Les locaux sont uniquement situés à Beauvais, dans l Oise. Figurent sur ce site, le siège et les locaux dédiés aux équipes commerciales (7 000 m2) et le centre logistique (15 000 m2). 6 500 colis sont livrés chaque jour avec un taux de disponibilité compris entre 98 et 99%. Et en matière commerciale, quelles sont les évolutions? Didier Goguelin - Nous avons fortement investi dans nos forces de vente et dans notre service technique. Il y a encore deux ans, les 40 personnes de l équipe commerciale avaient comme mission d expliquer notre concept de fonctionnement. Aujourd hui, il s agit d une véritable force de vente qui comprend 80 personnes. Nous disposons également de 25 techniciens en appui. L objectif est d être le plus proche possible du client avec, à la clef, s il y a des difficultés techniques, un accompagnement de la part du fabricant. En fait, il s agit d une approche différente du métier de distributeur. nous mettons à la disposition des clients les produits en stock en moins de 24 h Pensez-vous que l on assiste à une globalisation des achats de la part des clients? Didier Goguelin - La globalisation des achats à laquelle répondent les outils de «E-procurement» est vraie pour les grands groupes qui ont une logique de rationalisation de tous les coûts indirects. Pour les autres sociétés, cela n est pas vrai et l on constate au contraire, que chaque marché conserve ses spécificités avec des acteurs historiques. Souhaitez-vous aller sur le marché du bâtiment? Didier Goguelin - Nous sommes déjà sur le marché du bâtiment! Toutefois, nous constatons sur le marché de l électricité une concentration très forte allant du gros distributeur jusqu au petit distributeur indépendant. Je crois que nous avons déjà beaucoup à faire sur nos marchés pour que nous nous lancions sur celui du bâtiment même s il faut constater qu il évolue. Il ne s agit pas de rentrer n importe comment sur un marché et de provoquer une guerre des prix. Nous voulons avant tout vendre de la valeur ajoutée afin de maintenir une marge acceptable. C est une condition nécessaire pour développer des services à destination de nos clients. Comment voyez-vous évoluer le marché de la distribution? Didier Goguelin - Je pense que l «E-commerce» va se généraliser ne serait-ce que parce qu il y une nouvelle génération de clients. Pour s en convaincre, il suffit de regarder la croissance exponentielle de l ADSL en France. Pour autant, le catalogue papier ne va pas disparaître car il est pratique. En revanche, pour des questions de facilité, la passation de commande s effectuera par internet. Aujourd hui, 35 % du chiffre d affaires est réalisé via le «E-commerce». Je crois que l erreur à ne pas commettre serait de supprimer toutes les personnes qui accompagnent la vente. Au contraire, il faut investir dans des équipes commerciales et de soutien technique. Car je crois au développement de niches pour le marché français. Or, il est clair que les distributeurs classiques, compte tenu de leurs charges, ne pourront pas résister sur ces marchés étroits car ils n auront pas suffisamment de volume. Propos recueillis par François Sagot Radiospares fait évoluer le modèle de la distribution classique en offrant une multitude de services : pas de minimum de commande, réception et traitement des commandes jusqu à 19 h 00, livraison sous 24 h 00 sur l ensemble de l offre catalogue, service cotations et SAV... électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007 19

PROFESSION NÉGOCIANT ACTUALITÉS Partelec réunit ses partenaires fabricants. A l occasion d une manifestation où étaient présents les 8 distributeurs indépendants Lucien Nollet, président du groupement, a rappelé que 2006 avait été une excellente année pour la profession et pour Partelec en particulier. Comme chaque année, le groupement de distributeurs indépendants Partelec organisait au Bois de Boulogne, à Paris, une manifestation où étaient présents les 8 membres ainsi que les partenaires fabricants. Lucien Nollet, président du groupement depuis 9 ans et PDG de Nollet, a rappelé à cette occasion que 2006 avait été «une excellente année pour la profession et encore meilleure pour le groupement Partelec». Selon lui, «la progression équilibrée sur les différentes familles de produits tient à une très bonne tenue du marché du bâtiment hormis les câbles affectés par de fortes hausses de matières premières». Le groupement Partelec représente aujourd hui 78 points de vente répartis dans toute la France, 1 450 collaborateurs et 410 millions d euros de chiffre d affaires. Par ailleurs, il est l un des membres du groupement européen IDEE, qui est présent dans 11 pays soit 540 agences avec 9 000 employés pour un chiffre d affaires de 3 milliards d euros. C est Xavier Joly, membre du bureau, qui représente Partelec au sein d IDEE. Parmi les activités, Lucien Nollet a cité le catalogue tiré à 80 000 exemplaires, qui se veut un outil de travail pratique et complet, avec les prix des produits. Il a remercié les fabricants pour leur participation et souligné le travail accompli par le secrétaire général du groupement Roger Daniel. doc. D.R Comme chaque année, se retrouvaient au Bois de Boulogne les partenaires fabricants ainsi que les 8 membres du groupement qui étaient presque au complet pour la photo de famille: SCT (Pierre et Luc Royer, Bernard Moulas), Willy Leissner (Pierre Schmittheisler, Robert Lustig), Eltech (Jean-Marc Mistler), Balitrand (Jean-Marc Corporandy et Luc Masllard), Yonnelec (Alain Macheret et Alain Janvier), Age Dussauze (Danielle Joly et Xavier Joly), Dielco (Philippe Hemain), Nollet (Gabriel et Lucien Nollet). Le distributeur Approvisionnement électrique fête ses 50 ans Fort de ses 12 points de vente en région PACA, cette société qui fait partie du groupe Sonepar Sud-Est a réalisé, en 2006, un chiffre d affaires de 43 millions d euros. Société régionale dont le siège social est basé à Toulon (Var), «Approvisionnement électrique» a été créée en 1956. Elle a profité du salon professionnel «Electrissimo», organisé au mois de mars dernier, pour fêter ses 50 ans d existence. Ce distributeur qui a su tisser son réseau dans la région PACA a pris un tournant important en intégrant le groupe Sonepar en 1984 puis, en 1987, en intégrant le groupe Sonepar Sud-Est. Depuis 1987, la direction générale est confiée à Patrice Blin qui est par ailleurs, président du syndicat des grossistes en matériels électriques et électroniques de la région Provence. Aujourd hui, «l Appro» comme les clients l appellent, compte douze points de vente : Marseille, Avignon, NRA, Six-fours, Toulon, Draguignan, Fréjus, Nice, Hyères, Aix-en-Provence, Brignoles, La Garde. Elle emploie 130 personnes pour un chiffre d affaires de 43 millions d euros, en 2006. Parmi les développements, figure l engagement de la société vers une démarche qualité de type ISO 9001-version 2000. Il faut noter également, la volonté du distributeur de répondre à une demande de plus en plus technique de la part de ses clients par la mise en place de structures spécialisées, sur certains des sites : par exemple, l éclairage décoratif et le design (NRA), le chauffage, la ventilation, la climatisation (Climatic) ou, encore, les courants faibles, la domotique, la sécurité (Domosic). LES DIFFÉRENTES FAMILLES de produits distribués -Les fils et câbles -Les canalisations et conduits -Le petit appareillage -L appareillage industriel -L éclairage -Le chauffage, la ventilation, la climatisation, la régulation, le traitement de l air -les courants faibles 20 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

RÉGLEMENTATION Doc. D.R. Quelles conséquences pour la directive européenne RoHS? Linda Lescuyer est directeur général de la société Codde. La directive RoHS (Restriction of the use of certain hazardous substances in electrical and electronic equipment) est en application depuis le 1 er juillet 2006. Elle vise à bannir l utilisation de six substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques. Electro magazine - En quoi consiste la directive RoHS? Linda Lescuyer - Depuis le 1 er juillet 2006, les équipements électriques et électroniques visés par la directive européenne 2002/95/CE doivent être mis sur le marché européen en limitant l utilisation de substances dangereuses : plomb, mercure, cadmium, chrome hexavalent, et deux substances bromées intervenant comme retardateurs de flammes dans les pièces en plastique qui sont le PBB et le PBDE c est-à-dire le polybromobiphenyl et le polybromodiphenyl ether. Sont impactés par cette directive, les fabricants et distributeurs d équipements électriques et électroniques visés par la réglementation : appareils ménagers, équipements informatiques et de télécommunications, matériel grand public, matériel d éclairage, outils électriques et électroniques, jouets, équipements de loisir et de sport, distributeurs automatiques. Les fournisseurs de composants électriques et électroniques sont également concernés. Cette directive affecte fortement le secteur. Pour s en convaincre, il suffit de se souvenir que le plomb était autrefois considéré comme l élément d alliage incontournable au soudage de cartes électroniques! Il a donc fallu changer le processus de fixation des composants sur les cartes et s assurer d un approvisionnement de tous les composants électroniques conformes à la directive RoHS. Les pièces détachées sont-elle également concernées? Linda Lescuyer - La directive RoHS autorise la vente de composants ou de sous-ensembles non exempts des substances visées par la RoHS afin de permettre le maintien en service ou de réparer des équipements mis sur le marché avant le 1 er juillet 2006. De ce fait, il est possible que les industriels aient à gérer deux éléments de maintenance différents et plusieurs références de composants électroniques. C est un casse tête pour les systèmes de gestion de l information! Existe-t-il d autres exemptions? Linda Lescuyer - Oui. Les équipements relevant des dispositifs médicaux et les instruments de contrôle et de surveillance sont concernés. Par ailleurs, la réutilisation d équipements initialement mis sur le marché avant le 1 er juillet 2006, donc non-conformes à la directive RoHS, est autorisée. De même les piles et accumulateurs ne sont pas concernés par la RoHS. Comment peut-on alors prouver qu un équipement respecte la réglementation en vigueur? Linda Lescuyer - L auto-déclaration du fabricant fait foi mais il doit être en mesure de prouver la conformité en cas de contrôle des douanes. Pour certains marchés ou grands donneurs d ordre, un certificat tierce partie peut être exigé. Des laboratoires sont en mesure de réaliser ces analyses directement sur l équipement, afin de déterminer les concentrations des différentes substances. Est-ce que cette réglementation est appelée à évoluer? Linda Lescuyer - Elle est déjà entrée dans une phase de révision! La Commission européenne a lancé en avril 2007 une consultation des parties intéressées dont les industriels en particulier. L analyse en cours porte d une part, sur la possibilité d élargissement du champ d application de la réglementation et notamment son application aux deux catégories d équipements jusqu alors exemptées et, d autre part, sur la liste des substances dangereuses à bannir qui pourrait être allongée. Propos recueillis par Jean-Claude Festinger MISSION CODDE Quelle est la mission de la société Codde? Société de conseil créée en 2003 à l initiative de la FIEEC et du GIMELEC pour répondre aux exigences réglementaires et aux attentes du marché, Codde (qui signifie conception, développement durable, environnement), a pour vocation d accompagner les industriels dans les nouveaux enjeux environnementaux que représente la mise en œuvre des directives RoHS, WEEE (waste of electrical and electronic equipment) ou DEEE en français et EuP (energy using product) qui établit un cadre pour la fixation d exigences en matière d éco-conception des produits consommateurs d énergie (voir «électro magazine» N 10 p 8). Renseignements : www.codde.fr/fr/ecoconception/reglementation.htm 22 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

FORMATION Ferraz Shawmut accompagne ses clients distributeurs Grâce notamment à des séminaires de formation et à un extranet mis en place depuis 6 mois, les agences ont accès à des informations à forte valeur ajoutée adaptées à leurs besoins. Pensez-vous faire évoluer votre extranet, à terme? doc. Ferraz Shawmut A gauche, sur la photo, Hervé Le Penven responsable communication et pilote du projet extranet et, à droite, Gabriel Ledru directeur commercial France et responsable de la zone Moyen-Orient. électro magazine - Quelle est votre activité? Gabriel Ledru et Hervé Le Penven - Ferraz Shawmut est spécialisée dans la protection électrique avec les fusibles et les porte fusibles. Il s agit de produits très techniques qui supposent une spécialisation de nos commerciaux. De même, les distributeurs qui représentent un tiers de notre activité, doivent être accompagnés. Ce canal nous permet d atteindre un nombre important de clients dans des domaines tels que la chimie, le textile, l aluminium et, d une façon générale, tous les sites industriels, les PME... Comment avez-vous déployé vos équipes commerciales? Gabriel Ledru et Hervé Le Penven - Nous menons une politique volontariste avec les forces de vente qui, sur le terrain, sont en contact permanent avec les distributeurs. Il s agit pour nous de faire connaître notre offre à l occasion, par exemple, de journées de formation. Nous organisons également des visites chez les industriels ensemble avec le distributeur. Gabriel Ledru et Hervé Le Penven - Après l été, nous aurons une bonne vision du fonctionnement de l extranet. Nous allons donc faire des statistiques et mener des enquêtes auprès des utilisateurs pour voir comment on peut encore améliorer les choses. Actuellement, nous avons chaque mois, en moyenne, 700 consultations sur notre extranet. L objectif est, je le rappelle, de donner de l information à forte valeur ajoutée. Avez-vous d autres outils d accompagnement? Gabriel Ledru et Hervé Le Penven - Nous disposons également d une «hot line» pour des informations très pointues comme, par exemple, connaître l équivalence entre nos produits et ceux de la concurrence. C est vrai qu il y a un premier niveau de réponse qui porte sur l offre existante et un second niveau sur la définition de l offre comme peut nous le demander un bureau d études. Nous organisons de plus, des visites d usines pour nos clients distributeurs, de la formation aux outils de communication et au fonctionnement de la société Ferraz Shawmut. Propos recueillis par François Sagot Un extranet avec des accès préférentiels a été mis en place pour les distributeurs. Au menu : des informations sur la disponibilité des produits et des modules de formation adaptés aux différents niveaux de connaissance des interlocuteurs. Ces modules sont téléchargeables directement par le distributeur. (doc. Ferraz Shawmut) Pourquoi avoir mis en place un extranet? Gabriel Ledru et Hervé Le Penven - Depuis maintenant 6 mois, nous avons mis en place un extranet à destination des distributeurs avec différents niveaux d accès suivant les agences : «Gold», «Silver» et «partenaires standards». Grâce à ces accès préférentiels, les distributeurs peuvent connaître la disponibilité de nos produits, des informations sur des lancements de nouveaux produits ou sur ceux en fin de vie. Mais cet extranet va encore plus loin. Il permet d accéder à des modules de formation qui ont été élaborés par nos meilleurs experts, en fonction du niveau de connaissance des interlocuteurs. De la sorte, on est capable d aborder des questions simples jusqu à des sujets très pointus, pour des applications à travers le monde. Ces modules sont téléchargeables directement par le distributeur par exemple à l occasion d un séminaire de formation, ce qui sert de support à l intervention des commerciaux. LES CHIFFRES - Organisation : Ferraz Shawmut est la division «protection électrique» du groupe Carbone Lorraine - Chiffre d affaires consolidé : 640 millions d euros, en 2006 - Effectifs : 6 000 personnes - Chiffre d affaires consolidé Ferraz Shawmut : 204 millions d euros - Effectifs mondiaux : 1 600 personnes - Activité : Protection électrique : fusibles et porte fusibles électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007 23

FORMATION ACTUALITÉS Ce qu il faut savoir sur la sécurité des portes et portails automatiques Les portes, portails et barrières concernées peuvent être de type coulissant, accordéon, basculant, pivotant, à enroulement, à levée verticale et autres, chaque type offrant de nombreuses variantes. doc. Came doc. Came «Au total, 16 textes réglementaires régissent les portes, les automatismes, l installation, la vérification...» (voir encadré), indique Fernando Carvalho responsable des formations chez Came France. Elles couvrent les situations dangereuses susceptibles de se présenter lorsqu une porte est utilisée normalement, ainsi que celles susceptibles d apparaître du fait d une mauvaise utilisation prévisible. Fernando Carvalho est responsable des formations chez Came France. «Quoi qu il en soit, ajoute Fernando Carvalho, la porte motorisée est considérée comme un tout, bien qu elle puisse être le résultat de l installation d un moteur sur une porte manuelle neuve ou existante. Une fois les réglages d usage effectués par l installateur, la normalisation est applicable au résultat final de cette installation. Il revient à l installateur de procéder aux essais réglementaires et d en consigner les résultats dans un rapport dont le contenu est spécifié par l EN 12445». Dans ce cas l installateur devient fabricant. Les risques engendrés par le mouvement d une porte «Le mouvement d une porte peut créer des situations dangereuses, poursuit Fernando Carvalho : écrasement d une partie du corps entre un bord d une porte battante et le bord opposé, cisaillement par des tabliers se chevauchant, accrochage, entraînement, soulèvement d un enfant ou d un adulte par une porte de garage, choc entre une porte en mouvement et une personne, emprisonnement de celle-ci dans l espace compris entre deux portes motorisées, entre une porte motorisée et un mur ou tout autre obstacle fixe...» Avant de motoriser la porte, il convient de faire une analyse des risques et d apporter la solution technique qui élimine ou réduit le risque. Came a mis au point un nouveau dynamomètre pour la mesure des forces dynamiques. Cet outil, à l aide de ses multiples accessoires, permet à l installateur de vérifier la conformité de ses installations, selon les normes d impact en vigueur. Les points dangereux doivent faire l objet d une protection en créant des distances de sécurité ou en installant des protecteurs... ou mieux, être supprimés au moyen de l automatisme chargé de limiter au plus tôt la force agissant sur l obstacle humain ou matériel. À cet égard, la norme définit, lorsque les espaces de passage sont inférieurs à 500 mm, une zone de vigilance dans laquelle l automatisme doit intervenir pour assurer la sécurité des biens et des personnes s y trouvant. Elle prévoit une période dynamique Td, laps de temps (0,75 s au maximum) durant lequel la force mesurée sur un corps d épreuve (simulant le corps humain ou tout autre obstacle) ne doit pas être supérieure à 400 N. Au-delà de ce temps Td, aucune force statique supérieure à 150 N n est admise. De plus, cette force doit retomber au-dessous de 25 N après un temps total de 5 secondes. «Par conséquent, la meilleure des sécurités c est d inverser le mouvement de l automatisme et donc d annuler la force». Selon Fernando Carvalho, «avec les nouveaux produits marqués EN tested, Came va beaucoup plus loin que la norme : la force d impact moyenne est voisine de 200 N, avec un Td moyen de 0,35 s. En fin de fermeture, lorsque la porte pénètre dans la zone dangereuse des derniers 50 cm, le sens de rotation du moteur électrique s inverse en un laps de temps très court : la vitesse de réaction du système Came de commande des portes automatisées est deux fois supérieure à celle exigée par la norme». LES NORMES à respecter La porte motorisée est considérée comme un tout, bien qu elle puisse être le résultat de l installation d un moteur sur une porte manuelle neuve ou existante. Il revient à l installateur de procéder aux essais réglementaires et d en consigner les résultats. Dans ce cas l installateur devient fabricant. La norme européenne EN 12453 spécifie les exigences de performance relatives à la sécurité d utilisation de tous les types de portes, portails et barrières motorisés destinés à être installés dans des zones accessibles aux personnes, et dont l utilisation principale prévue est de permettre l accès des marchandises et des véhicules accompagnés ou conduits par des personnes, en toute sécurité, dans des locaux industriels, commerciaux ou résidentiels. Elle est complétée par la norme EN 12445 spécifiant les modes opératoires d essai à appliquer à une porte motorisée afin de démontrer sa conformité aux exigences de l EN 12453. Toutes deux font partie d une série de normes européennes traitant des portes équipant les locaux industriels et commerciaux et les garages, identifiées dans la norme EN 13241-1. 24 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

TECHNOLOGIE Éclairage des locaux d enseignement : efficacité énergétique et qualité de lumière Dans les locaux d enseignement, 70 % de l information passent par la vision. La qualité de l éclairage doit donc retenir l attention de tous : enseignants, gestionnaires, architectes et bureaux d études. luminaires plus efficaces et plus intelligents grâce à des automatismes simples, des systèmes de contrôle électronique qui permettent aujourd hui de bénéficier d installations plus flexibles. L investissement est sans doute plus important que le choix de luminaires banalisés avec des tubes standard, mais il permet de réduire considérablement les consommations et les opérations de maintenance, donc le coût global de l installation. Ces équipements d éclairage s imposent au maître d ouvrage qui souhaite se conformer aux principes de développement durable, qui envisage de s engager dans une démarche HQE ou, encore, dans un label HPE. Plus généralement, il s agit d une base de prescription minimale dans Dans les locaux d enseignement, les niveaux d éclairement à maintenir prescrits par la norme EN 12264 sont de 500 lux sur le plan de travail. (Doc. Thorn - Alain-Marc Oberlé) Si l on considère les valeurs des niveaux d éclairement exigées par la norme d éclairage intérieur EN 12264, on devrait pouvoir trouver, sur toutes les tables de la crèche à l université, de 300 à 500 lux. Or, selon Dominique Ouvrard, adjoint au délégué général du syndicat de l éclairage, «les valeurs que l on trouve le plus souvent dans les écoles, hors installations neuves, se situent plutôt autour de 200 lux». Manque d intérêt, d informations, de concertation, de financement? Sans doute. Pourtant les solutions sont à portée de main : les exigences de la norme européenne (voir tableau II) donnent des niveaux d éclairement à maintenir qui permettent d obtenir un bon confort visuel pour une meilleure efficacité dans l exécution des tâches, et les produits sont disponibles. Moins encombrants, plus efficaces, plus économes en énergie, ils se renouvellent sans cesse, offrant toujours davantage de possibilités : des lampes à longue durée de vie avec des efficacités lumineuses élevées, des QUELQUES DÉFINITIONS Efficacité lumineuse : rapport du flux lumineux produit et de la puissance électrique consommée par la lampe. Température de couleur : elle permet de qualifier l ambiance lumineuse, des teintes dites «chaudes» (2 700 K), à dominante jaune, jusqu aux teintes dites «froides» d aspect blanc bleuté (5 500 K). Rendu des couleurs (IRC) : capacité d une lampe à restituer les «vraies» couleurs, le maximum est 100. POURQUOI CHOISIR l électronique à l école? Même si on n en est pas encore à créer des ambiances différentes dans une salle de classe (en fonction de la matière enseignée, pourquoi pas!), l électronique permet d utiliser certains automatismes qui améliorent la gestion de l éclairage et permettent de réduire les consommations. Les détecteurs de présence, par exemple, peuvent être installés dans les circulations ou les sanitaires afin d éviter des consommations inutiles lorsque les locaux sont inoccupés. Ils commandent l allumage et l extinction de l éclairage par détection infrarouge. Le capteur détecte la présence d une personne par l émission de chaleur qu elle dégage. Le signal est envoyé aux luminaires qui s allument aussitôt. Le détecteur assure l extinction automatique des locaux dès qu il n y a plus personne. Certains systèmes prévoient un abaissement progressif du niveau d éclairement, par palier, jusqu à un niveau de veilleuse. Pour éviter que les lampes ne claquent précocement, cause des allumages répétés, les ballasts électroniques doivent être du type «démarrage à chaud» ou «à cathode chaude». La variation permet d adapter le niveau d éclairement aux besoins, elle offre éventuellement la possibilité de conserver en permanence un même niveau d éclairement : une cellule photoélectrique mesure l apport de lumière naturelle et module l éclairage artificiel en conséquence. Cette solution est particulièrement appréciée dans les locaux d enseignement dotés de larges baies vitrées : elle évite ainsi à l enseignant de se déplacer lors de projection par exemple, et garantit un confort visuel constant. La norme recommande d installer un système de contrôle de l éclairage dans les salles de classe et de conférence. Comme les consommations des tubes décroissent lorsque le niveau d éclairement s abaisse, la variation génère automatiquement des économies d énergie. 26 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

DOSSIER tout cahier des charges de marché public. Ils figurent d ailleurs dans le PNAAPD, Programme national d action pour des achats publics durables, publié par le ministère chargé de l écologie. Les exigences de la norme EN 12264 Qu il s agisse des besoins des gestionnaires ou de l utilisateur final, les réponses vont dans le même sens : des lampes et luminaires performants, robustes, peu énergivores et simples d utilisation. Le gestionnaire souhaite limiter les consommations électriques, les coûts de maintenance et simplifier les opérations d entretien, et ce, dans le respect des textes réglementaires en vigueur. Pour l élève, il s agit de bien distinguer ce qui est écrit au tableau, de pouvoir lire et écrire sans effort ni gêne, et pour l enseignant de pouvoir adapter l éclairage à ses besoins sans perturber son cours. Le niveau d éclairement moyen à maintenir prescrit par la norme est celui qui doit obligatoirement pouvoir être atteint quel que soit l âge de l installation. C est la valeur en dessous de laquelle l éclairement moyen possible et disponible de la surface considérée ne peut pas descendre (si c est le cas, une opération de maintenance doit être déclenchée). Ce niveau est donné pour la surface de référence de la zone de travail qui peut être horizontale, verticale ou inclinée. Un autre paramètre est indiqué dans les tableaux de la norme, l éblouissement qui traduit la sensation d inconfort produite par des surfaces brillantes dans le champ visuel. L éblouissement d inconfort Dans les auditoriums, il est recommandé d associer un éclairage de balisage à l éclairage général pour un meilleur guidage visuel (Doc. Sarlam) peut provenir directement ou par réflexion de luminaires brillants ou des fenêtres. L évaluation de l éblouissement d inconfort doit être déterminée en utilisant la méthode tabulaire d évaluation du taux d éblouissement unifié (UGR) de la Commission internationale de l éclairage. Ce calcul est fourni par les fabricants ou les bureaux d études spécialisés. Il doit être de 19 dans la plupart des locaux d enseignement. Quant à l indice de rendu des couleurs, il doit être au moins égal à 80 dans tous les locaux. Fluorescence : les critères de choix Dans les locaux scolaires, ce sont les lampes fluorescentes, tubes ou fluocompactes qui sont recommandées, mais attention, au sein d une même famille, toutes les lampes n offrent pas les mêmes caractéristiques. Plusieurs paramètres déterminent le choix de la lampe : l efficacité lumineuse (en lumens par watt), la durée de vie économique (en heures), l indice de rendu des couleurs (IRC), la température

TECHNOLOGIE ACTUALITÉS Dénomination de l opération standardisée Luminaire pour tube fluorescent T5 Horloge sur un dispositif d éclairage Détecteur de présence sur un dispositif d éclairage Luminaire avec ballast électronique et système de gradation sur un dispositif d éclairage Tube fluorescent haut rendement T8 sur un dispositif d éclairage Luminaire avec ballast électronique sur un dispositif d éclairage Luminaire pour lampe fluorescente compacte à ballast électronique séparé de couleur (en kelvins, K) et, bien sûr, la puissance (en watts, W). Les lampes fluorescentes présentent des efficacités lumineuses différentes : 45 à 87 lm/w pour les fluocompactes, 50 à 104 lm/w pour les tubes. Leur durée de vie varie de 5 000 heures à 18 000 heures, et leur IRC de 50 à 98. Elles offrent un large choix de températures de couleur, de 2 700 K à 6 500 K. Autre avantage de ces lampes : elles peuvent être équipées de ballasts électroniques. Le tube fluorescent à efficacité énergétique élevée fait école : tube T8 (diamètre 26 mm) haut rendement ou tube T5 (diamètre 16 mm), avec une efficacité lumineuse d au moins 65 lm/w. Une température de couleur intermédiaire, entre 3 000 K et 4 000 K est conseillée pour une ambiance confortable. Il est essentiel, lors du changement des tubes de s assurer de choisir la même température de couleur : l indication d un nombre à 3 chiffres est inscrite à l extrémité du tube, par exemple avec «830», 8 indique que l IRC est d au moins 80, et 30 correspond à 3 000 K. Les durées de vie de ces tubes varient en moyenne de 12 000 à 18 000 heures. Ballasts : les exigences du décret de 2001 Pour fonctionner, les lampes fluorescentes ont besoin d un ballast intégré à l appareil, de préférence électronique, marqué A1 ou A2 : le décret 2001-1131 du 28 novembre 2001 relatif au rendement énergétique des ballasts destinés à l éclairage fluorescent (transposition de la directive 2000/55/CE) a banni les ballasts C ou D, ferromagnétiques donc plus énergivores, mais la classe B subsiste. Avec un ballast ferromagnétique, un tube de 36 W consomme en fait 41 W, mais seulement 36 ou 38 W avec un ballast électronique. Les ballasts électroniques prolongent de 50 % Niveaux d éclairement et UGR prescrits par la norme EN 12264 Écoles maternelles, garderies Type d'intérieur, tâche ou activité Salles de jeux Crèches Salles de travail manuel Em 300 300 300 Bâtiments scolaires UGRL 19 19 19 Remarques Type d'intérieur, tâche ou activité Salles de classe en primaire et secondaire Salles de classe pour les cours du soir et enseignement aux adultes Salles de conférence Tableau noir Table de démonstration Salles d'art Salles d'art dans les écoles des Beaux-Arts Salles de dessin industriel Salles de travaux pratiques et laboratoires Salles de travail manuel Ateliers d'enseignement Salles de pratique musicale Salles de pratique informatique Laboratoires de langues Ateliers et salles de préparation Halls d'entrée Zones de circulation, couloirs Escaliers Salles communes pour les étudiants et salles de réunion Salles de professeurs Bibliothèque: rayons de livres Bibliothèque: zones de lecture Réserves pour le matériel des professeurs Halls de sports, gymnases, piscines Cantines scolaires Cuisines Em 300 500 500 500 500 500 750 750 500 500 500 300 300 300 500 200 100 150 200 300 200 500 100 300 200 500 UGRL 19 19 19 19 19 19 19 16 19 19 19µ 19 19 19 22 22 25 25 22 19 19 19 25 22 22 22 Remarques Il est recommandé un contrôle de l'éclairage Il est recommandé un contrôle de l'éclairage Il est recommandé un contrôle de l'éclairage Eviter les réflexions spéculaires Pour les salles de conférence 750 lx TCP 5000 K Pour le travail sur écran, voir 4.11 (de la norme) Voir EN 12193 28 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

ACTUALITÉS DOSSIER la durée de vie des lampes. Les versions à allumages multiples et à gradation permettent en outre de mieux gérer l installation d éclairage en mettant en œuvre des automatismes comme les détecteurs de présence, la variation, la gestion centralisée, qui ne fonctionnent qu avec un ballast électronique impérativement marqué A2, mais de préférence A1 (gradable). Luminaires : un rendement minimum de 55 % Les luminaires doivent être conformes à la norme EN 60 598. Ils sont caractérisés par leur classe électrique, leurs qualités photométriques, leur rendement (quantité de lumière produite par la lampe et reçue par la zone de travail) et par leur indice de protection contre la pénétration des poussières et de l eau, noté IP suivi de 2 chiffres. Les luminaires marqués ENEC offrent une garantie de sécurité certifiée. Dans les écoles, l éclairage général est assuré par des luminaires encastrés ou suspendus fluorescents équipés d optiques spécifiques pour éviter l éblouissement, essentiellement des encastrés ou plafonniers qui présentent un rendement au moins égal à 0,55 (désigne un luminaire ayant un rendement de 55 %). Ils doivent comporter des optiques performantes qui réduisent les risques d éblouissement. Le tableau doit bénéficier d un éclairage spécifique avec un allumage indépendant. En choisissant des luminaires à bonne efficacité énergétique, du type retenu dans les opérations standardisées (voir tableau I) dans le cadre des certificats d économie d énergie, le maître d ouvrage L ARRÊTÉ DU 3 MAI 2007 Cet arrêté règlemente les travaux de rénovation dans l existant à partir de 100 m 2 en application de la directive performance énergétique des bâtiments. Ces dispositions seront applicables à partir du 1 er novembre 2007. «Art. 40. - Lors du remplacement ou de la réalisation de l installation d éclairage d un local, la nouvelle installation doit satisfaire aux prescriptions suivantes : - la puissance installée pour l éclairage général du local est inférieure ou égale à 2,8 watts par mètre carré de surface utile et par tranche de niveaux d éclairement moyen à maintenir de 100 lux sur la zone de travail ; - ou bien la nouvelle installation d éclairage général est composée de luminaires de type direct ou direct/indirect de rendement normalisé supérieur à 55 %, équipés de ballasts électroniques et qui utilisent des lampes présentant une efficacité lumineuse supérieure ou égale à 65 lumens par watt. [...]» a l assurance qu il choisit les meilleures technologies disponibles, validées à la fois par les fabricants, les installateurs, l Ademe, les pouvoirs publics, les fournisseurs d énergie... S il parvient à négocier les preuves de cet investissement auprès d un fournisseur d énergie, le maître d ouvrage a la possibilité de retirer quelques subsides qui l aidera à compenser le surinvestissement.

TECHNOLOGIE ACTUALITÉS Technologie «Push In» : une révolution dans le câblage Weidmüller, l un des leaders mondiaux des systèmes de raccordement électrique, a conçu une technologie de raccordement révolutionnaire baptisée «Push In». Le raccordement à insertion directe est rapide, simple, fiable... et sans outil. La société dispose aujourd hui d une gamme complète de produits à raccordement basés sur cette technologie. doc. Weidmüller Le raccordement à insertion directe : rapide, simple, fiable et sans outil. Annoncée en 2004 par Weidmüller, la technologie «Push In» est une technologie de raccordement innovante simplifiant le câblage pour les utilisateurs. Elle s applique aux blocs de jonction, aux bornes pour circuits imprimés, aux interfaces électroniques, aux relais et connecteurs étanches... Le principe du «Push In» : «insérez, c est câblé!». Les fils rigides dénudés ou les fils souples équipés d embout s insèrent directement dans le point de raccordement. Le ressort situé dans le point de raccordement, en acier inoxydable, fournit une force de contact constante sur les fils et sur la barre conductrice. Connecteurs industriels RockStar doc. Weidmüller Après le raccordement à vis, à ressort, auto-dénudant, le raccordement direct «Push In» constitue une petite révolution en matière de câblage : - l insertion directe permet de réduire jusqu à 80% le coût du câblage par rapport à un raccordement vissé ; - le raccordement se fait sans outil ; et permet d insérer au choix des fils rigides ou souples munis d embout ; - la connexion est fiable à 100%. Une barrette en cuivre assure la qualité et la résistance de la connexion. Un ressort en acier garantit la force et la longévité du contact ; - l installation dans les armoires électriques est rapide et ne nécessite que peu d espace ; les interventions sont aisées et les risques de mauvais serrage inexistants. doc. Weidmüller Une large gamme de produits avec tous les accesoires associés Une gamme complète de produits «Push In», pour toutes les applications Weidmüller a intégré cette technologie dans de nombreux composants de son offre. Les blocs de jonction pour circuits imprimés «LSF-SMT», les blocs de jonction «Série P», les connecteurs industriels «RockStar», les bornes «Série D» et «D-Lux» (pour la connexion rapide de boîtiers de dérivation), les modules porterelais «Série Rider» en sont équipés. Cette nouvelle génération de produits offrant un raccordement «Push In» s adresse aux constructeurs de machines comme aux installateurs. Tous les matériaux utilisés sont conformes à la directive RoHS et vérifiés selon les directives les plus récentes concernant l environnement. 30 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

CHANTIER Des panneaux solaires pour le chauffage... et la climatisation doc. JCF Les panneaux solaires sont installés à l entrée du musée dans des cadres en bois intégrés au sein de structures en acier protégeant du soleil la longue file d attente des visiteurs. S il est possible aujourd hui de produire avec le soleil de l eau chaude ou de l électricité en revanche, il existe peu de système industrialisé capable de produire du froid. Le musée du bonbon Haribo utilise cette nouvelle technologie pour chauffer et refroidir ses locaux. L engouement du public pour la visite du musée du bonbon Haribo situé dans la ville d Uzès dans le Gard, a incité les responsables de la société à agrandir les bâtiments existants afin d accroître la surface d exposition et de développer l espace de vente. C est à l occasion de l extension de ce musée qu a été déployé le projet de climatisation solaire. Ce projet a été mené par Haribo avec l agence allemande de l énergie DENA (Deutsche Energie- Agentur), qui est financée par l état et par des fonds privés au travers de partenariats avec les entreprises exportatrices du secteur de l énergie solaire, et Phönix SonnenWärme AG fabricant d installations solaires. Bâtie sur deux niveaux, cette extension offre désormais une surface supplémentaire de 1 113 m 2, dont 829 m 2 sont chauffés et rafraîchis par l énergie solaire, soit un volume traité de 2 486 m 3. Pas ou peu d émission de gaz à effet de serre «Chauffer en même temps l eau sanitaire et un bâtiment grâce à l énergie solaire est une opération relativement courante. Mais utiliser l énergie solaire pour la climatisation sans émission de gaz à effet de serre constitue une véritable innovation», souligne Nils Lunkenheimer, responsable commercial en France de Phœnix Solaire, filiale française de Phönix SonnenWärme, ajoutant que «l installation a démarré le 5 juin. Elle comporte 50,4 m 2 de capteurs plans, soit 18 capteurs Phönix HRK2 répartis en 3 champs. Ils alimentent des ballons de stockage de 3 000 l, avec en aval, des équipements de chauffage du bâtiment et la machine de climatisation par absorption monoétagée de la chaleur solaire». Les panneaux solaires sont installés à l entrée du musée dans des cadres en bois intégrés au sein de structures en acier protégeant la longue file d attente des visiteurs du soleil. La chaleur qu ils génèrent est véhiculée par le fluide caloporteur et utilisée d abord pour le chauffage du musée : l hiver, une température minimale de 20 C est garantie dans les locaux. «L installation de refroidissement du musée du bonbon se déclenche dès que la température ambiante franchit la barre des 23 C et maintient le bâtiment à une température constante maximale de 27 C lorsque la température extérieure dépasse 32 C», 32 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

CHANTIER détaille Philipp Spitzmüller, responsable technique de Phœnix Solaire Cette machine est elle-même refroidie par puisage d eau froide (14 C toute l année) dans la nappe phréatique. Le coût de l installation Phönix est estimé entre 50 000 et 75 000 (y compris les capteurs et le système de distribution du froid), la machine à absorption comptant à elle seule pour 25 000 environ. Ce projet a bénéficié d un financement à hauteur de 50 % de la DENA. Selon Jean-Philippe André, PDG d Haribo France, «une telle opération s amortit en 10 à 15 ans au plus. C est une bonne opération à mes yeux de dirigeant d entreprise... D autant plus qu on n a pas assez souvent l occasion de s engager sur ce type d initiative citoyenne». Principe de fonctionnement de la machine de climatisation solaire en boucle fermée doc. JCF Cette machine de marque Suninverse est alimentée au régime nominal (10 kw) par de l eau chauffée à 75 C. Elle peut néanmoins démarrer dès 55 C et produire 5 à 6 kw. Si la source chaude est à 95 C, la puissance atteint 15 kw. Quant à son rendement, il est quasiment constant et de l ordre de 80 %, quelle que soit la température de l eau solaire. Milieu régfrigérant (eau) Solution de bromure de lithium appauvrie en eau Vapeur d eau Saumure de brimure de lithuim enrichie en eau DÉVELOPPEMENT Une implantation en France pour Phönix Depuis 2001, Phönix a développé un système de climatisation solaire qui, grâce à des capteurs plans traditionnels, produit du froid pour les locaux ou les entrepôts frigorifiques. La firme commercialise une vingtaine de machines de climatisation par an - donc une quantité encore faible -, destinées tant à la maison individuelle, qu aux immeubles collectifs et aux bureaux. Son développement à l international s est traduit en 2003 par la création en France de Phœnix Solaire dont le siège est à Nantes et l ouverture prochaine d une antenne à Montpellier. L entreprise bénéficie d un réseau de 200 partenaires, constitué pour 75 % d installateurs agréés Qualisol, et pour 25 % de distributeurs. doc. DR La machine de production de froid par absorption exploite un cycle de condensation et d évaporation d un mélange constitué d eau distillée (fluide réfrigérant) et d un sel : le bromure de lithium. www.sonnenwaerme-ag.de/ La chaleur motrice générée par les panneaux solaires sert à l évaporation de l eau distillée dans le bouilleur (ou générateur) situé à l étage supérieur de la machine. Sous forme de vapeur, l eau s échappe vers le condenseur, où elle se condense en cédant sa chaleur. De son côté, la solution de bromure de lithium appauvrie en eau se dirige vers l étage inférieur. L eau liquide du condenseur, initialement maintenue à la pression de 100 mbar, s écoule vers l étage inférieur où règne une basse pression (10 mbar) : son expansion provoque un refroidissement de 30 C environ, mis à profit pour la production de froid. La vapeur d eau est ensuite aspirée par l absorbeur, contribuant à la dilution de la solution de bromure de lithium, enfin parvenue à l étage inférieur : en absorbant la vapeur d eau froide, elle cède sa chaleur. Ainsi enrichie en eau, elle est pompée et renvoyée dans le bouilleur. Le cycle peut alors recommencer. électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007 33

PUBLI-REPORTAGE CHAUFFAGE Du mobile au Tri Split Inverter Vortice mobilise l artisan sur un marché d avenir : l aérothermie chauffage et climatisation Par ce que dans Aérothermie il y a aéro VORTICE spécialiste de l aération domestique propose logiquement à sa clientèle une gamme complète de climatiseurs réversibles. Grâce à sa politique commerciale exclusivement réservée à la distribution professionnelle VORTICE apporte à l artisan le soutien nécessaire à leur prise de marché face aux grands noms de la spécialité en vente directe. Le reportage photographique d une installation en pavillon illustre parfaitement la démarche de l assistance que porte VORTICE à l installateur pour lui faciliter la prise en main de ce marché complémentaire du chauffage en énergie renouvelable. En effet : Formation et initiation au catalogue En partenariat avec un distributeur local notre représentant organise pour une dizaine d installateurs une session de formation. Principes et pratiques de l usage de la climatisation, définition et sélection des appareils, film d installation constituent le programme. www.vortice-france.com Soutien technique et commercial L appui local ou à distance par notre service technique permet ensuite à l installateur de renforcer sa maîtrise du sujet sur des cas concrets. Notre site internet lui offrant aussi la possibilité d effectuer le bilan thermique. Assistance à la mise en service Pour permettre à l installateur de se familiariser sans risques avec cette nouvelle technique nous lui conseillons dans un premier temps sans investissement de procéder à l installation mécanique et électrique des unités et de sous-traiter les raccordements frigorifiques et la mise en gaz. Pour cela un réseau de 200 stations services agréées ayant signé des accords avec VORTICE a été mis en place et disponible sur internet. Avec l expérience de plusieurs installations puis un stage chez nous dans un centre de formation agréé l installateur maîtrise alors l ensemble des opérations et peut s équiper. Conseil et service après vente Nos services après vente locaux et la disponibilité en banlieue parisienne de notre stock central en matériels et composants complètent l ensemble de notre dispositif de soutien aux installateurs partenaires Catalogue et produits de dernière génération Le catalogue interactif accessible depuis le site internet Notre réputation de qualité sur l ensemble des produits de notre catalogue nous fait obligation d offrir une gamme de climatiseurs de très haute qualité avec des performances certifiées Eurovent et labellisées Promotelec ce qui pour les réseaux nationaux d installateurs reste une valeur sûre. 34 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

CLIMATISATION PUBLI-REPORTAGE Une installation en 8 photos intérieure 3 1 Installation de l unité intérieure Préparation mécanique (photos 1 et 2) - Fixation de la plaque support - Perçage de la cloison pour passage des câbles et conduits - Présentation des conduits Montage de l unité intérieure (photo 3) - Arrimage sur la plaque support - Raccordement électrique - Positionnement des branchements frigorifiques 2 INTERVENANT A.C.C.S 5 rue de l Echelle - 77 650 SAVINS Tel Fax : 01 60 58 38 96 Port : 06 10 65 32 86 E-mail : sarl.accs@wanadoo.fr extérieure 4 Installation de l unité extérieure Montage (photos 4 et 5) - Montage de l unité extérieure sur les fixations murales - Présentation des câbles et conduits - Raccordement frigorifique 5 finition mise en service 6 7 Mise en service - Tirage au vide et complément en gaz R410 (photo 6) - Finition intérieure et extérieure, essais contrôles (photos 7 et 8) 8 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007 35

VISITE D USINE Wago multiplie les produits innovants Inventeur il y a plus de 50 ans maintenant de la connexion à ressort, le groupe allemand entend pousser l avantage sur ses concurrents en multipliant les innovations et en proposant des produits 100 % fiables. Il mise pour cela sur ses équipes de R&D et sur un outil de production qu il maîtrise de A à Z. Ce souci de la perfection se traduit par un contrôle systématique de toutes les matières premières nécessaires à la fabrication des produits comme, à l autre bout de la chaîne, de toutes les bornes : vérification au moins visuelle, le plus souvent grâce à des systèmes automatiques de reconnaissance des formes. Quant aux usines elles-mêmes, implantées à travers le monde sur 9 sites de production, elles reprennent toujours la même disposition : les bâtiments sont pour ainsi dire «accrochés» à une épine dorsale qui distribue l ensemble des fluides. Ainsi, toute extension est facilitée. doc. Wago Minden, en Westphalie de l Est, accueille le site principal du groupe. Il regroupe le siège de l entreprise, les services administratifs et commerciaux, le centre de recherche et de développement où travaillent 120 personnes. Il accueille depuis peu un nouveau centre de logistique des pièces détachées ultramoderne d une surface de 7 500 m2 capable de stocker 120 000 conteneurs contre 20 000 auparavant. Résultat : 1 350 commandes sont traitées chaque jour pour un grand nombre de pays, dont la France. Parmi les autres activités présentes à Minden, figure la fabrication des produits d automatismes et les entrées/sorties déportées. La plupart d entre-elles sont certifiées ISO 14001:2004 (gestion de l environnement) et ISO 9001:2000 (gestion de la qualité). C est le cas des sites de Sondershausen et de Minden en Allemagne (voir légendes des photos) mais aussi de Roissy en France (mais uniquement pour la partie qualité). Une attention particulière est accordée à l environnement avec, par exemple, la non utilisation de substances toxiques pour la fabrication des pièces (conformément à la directive RoHS), ou la réutilisation des chutes de matières plastiques. Afin d accompagner ses clients ou les OEM (les intégrateurs), Wago dispose dans ses usines d ateliers d assemblage de borniers et de câblage à façon, réalisés à partir des cahiers des charges fournis par les clients. C est le cas en France, puisque le site C est en 1977, il y a donc 30 ans, que le fabricant allemand Wago inventait le système de la cage à ressort («Cage Clamp» en anglais), qui a révolutionné le mode de raccordement des fils sur borniers : fini les mauvaises connexions parce que le fil n est pas assez serré ou qu il est trop serré, les risques de desserrement à la suite de vibrations ou tout simplement en raison du vieillissement des composants. Désormais, grâce à cette technologie, la liaison est sûre à 100 %. Or, quand on sait quelles peuvent être les conséquences d un mauvais contact sur le fonctionnement d ensemble d une installation, on comprend pourquoi le système de connexion rapide s est développé aussi rapidement. A ce jour, Wago estime que plus de 12 milliards de systèmes de type «Cage Clamp» ont été commercialisés à travers le monde. L ensemble des compétences en interne L une des originalités du groupe est de compter sur ses propres forces pour développer les produits. Ainsi, avant leur lancement en production, ces derniers font l objet de préséries sur un parc de machines dédiées. Tous les outillages sont également développés en interne. Les produits sont testés dans les laboratoires de Wago comme, par exemple, pour l évaluation de la compatibilité électromagnétique (CEM), avant certification par tierce partie. Le site de Sondershausen en Thuringe du Nord, dont le démarrage de l activité remonte à 1991, est spécialisé dans le développement et la production des systèmes de connexions électriques. Il couvre une superficie de 37 000 m2. Sondershausen possède donc un savoirfaire en matière d injection plastique des pièces avec utilisation du polyamide mais aussi du polycarbonate. Le polycarbonate qui résiste au test du fil incandescent 960 C, présente la particularité d être transparent. Or, cette transparence est parfois appréciée comme en France, où les installateurs la trouvent rassurante. Au total, le site compte 140 presses à injecter essentiellement hydrauliques, les dernières machines installées étant électriques. Un département emboutissage est également présent sur le site ainsi qu une unité de fabrication de câbles moulés. doc. Wago 36 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

VISITE D USINE de Roissy (95) dispose d un atelier associé à un bureau d études où travaillent une quarantaine de personnes sur des projets d assemblage et de câble spécifiques. INTERVIEW La maîtrise de la fabrication des produits ne serait pas complète sans les hommes et les femmes qui interviennent à chaque stade du processus. Wago l a très bien compris puisque l entreprise forme elle-même une grande partie de ses apprentis grâce à une école intégrée. LES CHIFFRES CLÉS Wago en chiffres - Structure : Organisation familiale (3 e génération), créée en 1951 - Siège social : Minden, en Allemagne - Chiffre d affaires : 386 millions d euros en 2006, en progression de 19 % par rapport à 2005 - Effectifs : 4 300 employés dans le monde - Implantation mondiale : 28 sociétés, 9 sites de production et 31 représentations - Wago France : création de la filiale en 1971 - Chiffres d affaires : 28 millions d euros en 2006 (environ 7 % du chiffre d affaires monde) - Implantation : Roissy (95) pour le siège et l unité de production - Effectifs : 110 personnes doc. Wago Sven Hohorst, PDG du groupe Wago «Le management et le capital doivent aller de pair» Wago est une entreprise familiale créée en 1951 dont je suis le représentant de la 3 e génération. Je remarque à ce propos que la relève est déjà prête avec la 4 e génération! L esprit de l entreprise consiste à faire en sorte que le management et le capital aillent de pair. C est ce qui explique pourquoi nous investissons une grande partie de notre chiffre d affaires pour développer le groupe avec un effort particulier en matière de recherche et développement. Résultat : Wago dépose un grand nombre de brevets ce qui lui permet d être en avance par rapport à ses concurrents. Car il faut être compétitif tant en termes de qualité que de prix, y compris sur des marchés tels que la Chine. Notre seule arme est donc l innovation. En ce qui concerne notre activité globale, elle porte pour la majeure partie sur l industrie et le reste sur le bâtiment en évolution constante. A noter que notre chiffre d affaires concernant les automatismes est en progession régulière. Bien sûr, il y a des différences d un pays à l autre en matière de répartition de l activité. C est pourquoi nous considérons que chaque activité commerciale doit être organisée localement. C est le cas de la France où le bâtiment et le tertiaire sont porteurs. Par contre, nous avons des services qui sont centralisés comme, par exemple, le développement des produits ou l achat de composants. doc. Wago doc. Wago La gamme des produits de raccordement La solution Wago de concept global d automatisme du bâtiment KNX électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007 37

PRODUITS ET NOUVEAUTÉS INTERVIEW Doc. Gewiss Doc. Gewiss Daniel François est directeur commercial de Gewiss France. Gewiss France aux Ulis Gewiss veut doubler son chiffre d affaires d ici 3 ans en France Le fabricant italien de matériels électriques compte se développer sur de nouveaux marchés comme le résidentiel ou le bâtiment et n exclut pas de procéder à des acquisitions comme cela a été le cas, il y a quelques années, avec Mavil. Electro magazine - Quelle est l origine du groupe? Daniel François - Le groupe Gewiss a été créé en 1970 sur une idée révolutionnaire en son temps, de fabrication de boîtes de dérivation et de coffrets à partir de matières plastiques. Le groupe devenu leader sur le marché italien, s est ensuite développé au niveau européen à partir des années 90. Des filiales ont été créées, comme en France avec le rachat en l an 2000 de la société Mavil spécialisée dans les chemins de câbles. Gewiss est ensuite passé à la vitesse supérieure en internationalisant son développement. Aujourd hui, le groupe compte plus de 90 représentations à travers le monde. Qu est-ce qui a changé avec le rachat de Mavil? Daniel François - Le rachat de Mavil avait deux objectifs : d une part, doter le groupe d un nouveau métier et, d autre part, aider Gewiss à pénétrer le marché hexagonal grâce à une marque connue, notamment dans le domaine de la distribution de matériel électrique. Quel est l objectif qui vous a été fixé par la maison mère? Daniel François - l objectif qui nous a été fixé est de doubler le chiffre d affaires dans les 3 années qui viennent, bien sûr par une progression de nos ventes mais aussi, pourquoi pas, par une croissance externe. Pour la petite histoire, le groupe investit environ 16 millions d euros dans la reconstruction de l usine Mavil qui a été partiellement détruite à la suite d intempéries. Cet exemple montre l intérêt du groupe pour la France. peut citer également la domotique avec le lancement au prochain salon Batimat d une nouvelle offre. Comment vous démarquez-vous de la concurrence? Daniel François - Nous ne sommes pas dans une logique de concurrence frontale avec d autres acteurs du marché qui sont fortement implantés en France. Pourtant, nous pourrions mettre en avant les 15 000 références de notre catalogue. Nous préférons nous positionner avec une offre alternative crédible, complémentaire, avec un rapport qualité-prix imbattable, une réelle politique d innovation. En fait, nous sommes un «multi-spécialiste». Quelle est votre politique en matière de développement de produits? Daniel François - Le groupe est très attaché à sa politique industrielle et investit 4 % de son chiffre d affaires dans la recherche & le développement. Résultat : nous déposons beaucoup de brevets et proposons de nombreuses innovations dans les gammes des coffrets équipés, de l éclairage routier avec «Avenue», de la protection modulaire avec une gamme de disjoncteurs compacts et «ReStart», un dispositif de réarmement contrôlé et sécurisé de protection différentielle, autre exemple : le nouveau système de «supportage» «C40 Pluriel» de Mavil (voir en rubrique «produits nouveaux»). Propos recueillis par François Sagot Quelle est aujourd hui votre politique commerciale? Daniel François - Nos produits sont commercialisés en France à plus de 90 % par le canal de la distribution professionnelle, à travers 600 points de vente partenaires, le reste étant intégré par des OEM ou géré en direct pour de grands chantiers. Nous ne sommes pas présents dans la GSB. Récemment, nous avons réorganisé à 360 notre équipe commerciale, qui compte 70 personnes dont une cinquantaine sur le terrain dans toute la France : en amont, nous accompagnons les prescripteurs tels que les bureaux d études et les architectes et, en aval, nous faisons de la promotion des ventes à destination des installateurs. Notre cœur d activité se situe dans le tertiaire et le petit industriel mais nous souhaitons nous développer également dans le petit résidentiel et le bâtiment. Par exemple, nous regardons le marché de l éclairage architectural qui n est pas suffisamment développé en France comme il peut l être dans d autres pays européens. On LES CHIFFRES CLÉS - Structure : Gewiss est une société d origine italienne fondée en 1970, détenue essentiellement par la famille Bosatelli et cotée à la bourse de Milan - Implantations : Filiales en France, Espagne, Royaume-Uni, Allemagne, Portugal, Chine, Inde, Turquie, Russie - Chiffre d affaires du groupe : 350 millions d euros, en 2006 - Effectifs : 1 600 personnes - Activité : Matériels électriques et éclairage - Chiffre d affaires France : 35 millions d euros - Effectifs : 160 personnes - Implantations : les Ulis (91) pour les services commerciaux et Liernais (21) pour le siège social, les services administratifs, l usine Mavil, la logistique 38 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

PUBLI-REPORTAGE INTERVIEW La révolution Wieland électro magazine - Avec le lancement de votre Kit de raccordement rapide étanche IP 68, vous parlez de la révolution Wieland. En quoi ce concept est-il révolutionnaire? Emmanuel François - C est simple. Hier pour faire un raccordement électrique étanche, vous aviez besoin d une boîte étanche, de résine, de dominos... Aujourd hui avec notre Kit, il se limite à un connecteur mâle, un connecteur femelle et éventuellement un répartiteur. Si c est plus simple, c est sans doute beaucoup plus cher. Emmanuel François - Tout au contraire. Je n ai pas dit rare mais simple. Le kit est au moins 30% plus économique qu une solution traditionnelle. Pouvez-vous nous exposer rapidement ce concept? Emmanuel François - En fait, Wieland a repris un concept généralisé pour les systèmes d arrosage et l a adapté au raccordement électrique. Il suffit d un tour et d un clic pour garantir le raccordement. Bref, Wieland c est le «Gardena» de l installation électrique. Emmanuel François - Vous l avez dit. C est là la révolution Wieland. Mais quelle est votre cible de clientèle? Emmanuel François - Les domaines d application sont très étendus. En fait partout où il y a besoin de raccordement étanche, par exemple : l éclairage extérieur, les piscines, les serres, les illuminations festives, les installations foraines, le solaire, le nautique et bien sûr l industrie. Quelles sont vos attentes avec le lancement des Kits? Emmanuel François - Avec les Kits, nous souhaitons démocratiser la connectique rapide. Pouvez vous nous citer quelques références particulières? Emmanuel François - Bien entendu. Par exemple, le parking de Roissy T1, les luminaires encastrés de sol Ludec, le tunnel de l A86, les lampadaires de la gare TGV de Strasbourg, L éclairage des ponts de Zürich en partenariat avec Philips,... En fait, à vous écouter, ce système est en train de devenir un standard pour l éclairage extérieur et les illuminations festives. Emmanuel François - Vous avez entièrement raison. Et d ailleurs, au salon Lumiville nous avons été fortement impressionnés par le nombre de sociétés qui intégraient déjà notre connectique. Quelles sont vos ambitions en terme de chiffre d affaires? Emmanuel François - C est encore difficile de répondre à une telle question en phase de démarrage. Cependant, nous espérons réaliser 500 k cette année et au moins le double en 2008. Avez-vous de la concurrence? Emmanuel François - Il existe certes d autres produits sur le marché mais pas de systèmes et sans vouloir être prétentieux, aucun n est aussi complet, fiable et accessible. Ce qui en explique d ailleurs le succès.

PRODUITS ET NOUVEAUTÉS VU À LUMIVILLE Doc. CDO Le salon profite notamment de l'engouement des collectivités locales pour la mise en lumière de leur patrimoine. Du 12 au 14 juin derniers, à Lyon Eurexpo, s est tenue la 6 e édition de ce salon qui accueillait les professionnels de l éclairage, de l installation électrique, de l énergie, de la maintenance mais aussi de la distribution professionnelle, des études et des services, de la prescription.. Dédié à l équipement des villes, le salon «Lumiville» constitue un espace entièrement consacré à la lumière. Il est notamment favorisé par les «SDAL» (schémas directeurs d aménagement lumière) qui se multiplient et, d une façon générale, par la mise en lumière des villes devenue un enjeu majeur des élus et des collectivités. Qu il s agisse d embellir un quartier, de mettre en valeur des bâtiments, de sécuriser des rues, de créer des points de repères, l éclairage joue un rôle prépondérant en extérieur, aussi bien en milieu rural qu urbain. Outre les deux espaces réservés à l extérieur, «Villes Lumières» où les villes exposaient leurs projets, et «Lumi Technologies» qui offrait une nouvelle dimension aux composants et accessoires, «Lumiville» ouvrait cette année l exposition aux matériels d éclairage d intérieur dans le cadre d «In Light Expo». Tendances fortes du salon : les leds qui étaient omniprésentes pour animer les façades, baliser les chemins. Elles étaient parfois associées à des lampes dédiées à l éclairage public comme les «Cosmopolis», dernières nées des lampes à décharge de Philips. Réglette à leds Doc. Thorn Sur son stand, Thorn présentait une sculpture de lumière réalisée par Patrick Rimoux représentant 4 façades de bâtiments suggérant les styles architecturaux de Frank Gehry, Jean Nouvel, Zahra Hadid et Daniel Libeskind. L ensemble, piloté par le système «DMX 512», a été réalisé par des luminaires «E/Fact Led», «Milo» et des réglettes «Band». Ce luminaire, doté d un profil rectiligne étroit, se décline avec un faisceau intensif ou extensif, offrant un large éventail de couleurs. Le corps est en fonte d aluminium, la vitre en verre trempé, et il présente un indice de protection IP67. THORN SERVICE LECTEURS > N 1 Abat-jour d éclairage public Créé par Michel Tortel, l «Abahjur» constitue un outil ludique au service de la création d ambiance dans la ville. Le concepteur de projets d aménagements urbains dispose, avec l «Abahjur», d un objet familier de décoration intérieure qu il peut utiliser dans sa mise en scène du paysage de la ville. En blanc ou en couleur, de jour comme de nuit, l «Abahjur» est un mobilier lumière parfaitement adapté à l éclairage des places publiques, des squares, des esplanades, ou tout autre site où l on souhaite donner la priorité à la mise en place d une ambiance conviviale. Selon l environnement, selon le choix du concepteur ou en fonction d aspects événementiels, l «Abahjur» blanc se teintera de la couleur du protecteur interne (bleu, vert, rouge ou blanc) de façon à colorer de nuit la vasque. Le luminaire est équipé de lampes aux iodures métalliques à brûleur céramique de 150 W. L accès à la lampe s effectue par le dessus du luminaire. Trois vis permettent de dégager le couvercle donnant accès à la lampe. Les auxiliaires électriques 40 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

VU À LUMIVILLE Doc. Philips sont localisés en pied de mât. Indice de protection IP65. COMATELEC SERVICE LECTEURS > N 2 Projecteur à leds extérieur «LEDflood K2» est un projecteur extérieur original pour illuminer et souligner les structures architecturales. Il est équipé de 9 leds haute puissance «LUXEON K2» qui offrent 52 % de flux lumineux en plus que les générations précédentes. Des optiques à grande efficacité équipent chaque led, offrant une distribution lumineuse précise et un éclairement uniforme. En association avec le système «Zoompost» (d utilisation conviviale), le faisceau peut être ajusté à tout moment de 2 x 3 à 3 x 15, dans un même projecteur. Les combinaisons de couleurs WH/AM (blanc et ambre), BL/WH (bleu et blanc) et ABB (ambre, blanc et bleu) offrent une palette complète de blancs naturels, révélant ainsi la beauté des architectures et des matériaux. La combinaison RVB présente une large gamme de couleurs, allant des saturés aux pastels et permet des changements dynamiques de couleurs. En mars 2006, «LEDflood K2» a reçu le prix «IF design». PHILIPS SERVICE LECTEURS > N 3 Lampadaire autonome à leds «Autonoma», signé du designer Mauricio Clavero, est un luminaire d éclairage public autonome fonctionnant à partir de l énergie solaire, destiné à l éclairage des abris bus, zones piétonnes et zones résidentielles. L énergie solaire est captée par un panneau à cellules photovoltaïques, transformée en Doc. Comatelec électricité et stockée dans un bloc batterie. L appareil fonctionne en veille permanente à 30 % de son potentiel lumineux et sa cellule de détection de présence déclenche un plein feux à l approche d un usager. La version rurale est constituée d un tripode comportant 3 branches lanternes qui se fondent dans l environnement végétal des zones rurales : une lanterne principale équipée de 12 leds «Luxeon» 1 W et 2 lanternes arborescentes équipées de 3 leds «Luxeon». La version urbaine comprend une lanterne de 18 leds «Luxeon» 1 W. «Autonoma» a une durée d éclairement de 8 heures par jour et une réserve d autonomie de 4 jours. AMBIANCE LUMIERE SERVICE LECTEURS > N 4 Collection pour projets urbains et résidentiels «Siléo», créé par l agence Wilmotte et Industries, offre un ensemble cohérent mât, crosse et lanterne, nés d un seul trait dynamique et ample. Le design de la sous-face associe diodes électroluminescentes et diffuseur opale pour mieux matérialiser les tracés urbains tandis que l optique haut rendement les éclaire. La gamme simple feu, double feu et applique se décline en hauteurs de feu de 6 à 12 m, l envergure est modulable de 1»700 mm à 2»400 mm. «Siléo» peut être équipé de lampes sodium haute pression iodures métalliques «Cosmopolis» tandis que la sous-face reçoit des leds blanches ou de couleurs (différentes couleurs sont possibles). Luminaire IP65. ECLATEC SERVICE LECTEURS > N 5 Luminaire linéaire à leds La gamme «LED ECO» est née du projet du concepteur lumière Roger Narboni de créer une ligne lumineuse de 265 m de Doc. Ambiance Lumière Doc. Eclatec long, disposée au fond du lit de la Garonne à Toulouse, pour joindre les deux rives de la rivière. Les luminaires ont été conçus afin de pouvoir être immergés et consommer le moins d électricité possible. Les luminaires sont équipés de leds 1 W dont la longue durée de vie permet une installation de type développement durable. La gamme se décline désormais en appliques murales, «downlights», plafonniers, pour des montages horizontal et vertical. EXTERIEUR VERT SERVICE LECTEURS > N 6 Armature flottante pour l intérieur «Pokkid» amorce une nouvelle manière de penser en éclairage ponctuel. Bien que les sources lumineuses ponctuelles soient souvent utilisées comme éclairage d ambiance, leur design est la plupart du temps plus technique que décoratif. Ce luminaire bouleverse ces traditions. Il offre une armature décorative, dessinée comme un organisme lumineux qui se déplace dans l espace. Il est équipé de deux sources lumineuses qui fonctionnent simultanément : une lampe réfléchissante pour l éclairage ponctuel (disponible en plusieurs largeurs de faisceau) de 50 W, et une lampe halogène encastrable de 10 W destinée à illuminer l enveloppe synthétique. La lampe halogène peut être remplacée par un éclairage LED coloré. Le réglage LED permet de modifier la couleur et de créer ainsi l atmosphère souhaitée. Doc. Wever & Ducre WEVER & DUCRE SERVICE LECTEURS > N 7 Doc. Extérieur Vert électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007 41

PRODUITS ET NOUVEAUTÉS magazine Produits, nouveautés, catalogues... L actualité Appareillage Électrique N 8 à 10 Courants faibles N 11 à 12 Éclairage - Électroménager - Génie climatique - Mesure/Outillage N 13 à 14 Logiciels - Catalogues / Brochures - Profitez du service-lecteurs gratuit! électro magazine présente dans chaque numéro l actualité des produits et des nouveautés lancés sur le marché. APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE SERVICE LECTEURS > N 8 Un dispositif de protection différentielle intelligent «Restart Autotest» constitue une gamme de dispositifs de réarmement contrôlé et d autotest pour l interrupteur différentiel. Cette disposition assure la continuité de service de l installation puisque l appareil est capable de contrôler le circuit déclenché avant de réarmer la protection, tout en garantissant la protection des personnes, du circuit et des biens. Il évite donc de mauvaises surprises dans des installations sensibles ou stratégiques mais aussi dans des locaux non surveillés ou isolés, pendant des périodes d absence prolongée. Ce dispositif s adresse aussi bien au secteur tertiaire qu au secteur industriel. La gamme comprend des interrupteurs différentiels instantanés avec réarmement sécurisé et autotest série «RDA» et avec réarmement sécurisé seul série «RD». GEWISS Doc.Gewiss APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE SERVICE LECTEURS > N 9 Refroidisseur pour électronique de puissance Le Direct Cooling Package (DCP) sert à refroidir efficacement l appareillage de puissance à l intérieur de l armoire électrique, en utilisant le principe du prélèvement à la source. Il est constitué d une plaque de montage partielle refroidie par un circuit d eau froide (20 C) alimenté par une centrale de refroidissement. Les composants sont montés sur la plaque, qui capte ainsi directement la chaleur dissipée et l évacue par le circuit d eau froide. En neutralisant les sources de chaleur in situ, on évite d installer des climatiseurs puissants sur l armoire. L avantage est triple, puisqu à la consommation d énergie moindre s ajoutent un faible coût de maintenance et un grand silence de fonctionnement de l installation. La solution est particulièrement préconisée pour les convertisseurs de fréquences, variateurs et pour tout appareillage dissipant de fortes quantités de chaleur. Doc. Rittal RITTAL APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE SERVICE LECTEURS > N 10 Parafoudre bipolaire 10kA avec disjoncteur associé. La norme NF C15-100 rend obligatoire, dans certaines régions, l installation d un parafoudre. Ce produit répond à cette demande dans toutes les applications résidentielles (à l exception de celles équipées d un paratonnerre). Ce produit offre l avantage d associer le parafoudre à son disjoncteur de protection. L appareil est pré-câblé (liaison disjoncteur parafoudre) afin de réduire les temps et les coûts de câblage de l installateur. Le parafoudre de type II offre un courant maximal de décharge (onde 8/20) de 10 ka. Il est destiné de ce fait à des applications de type résidentiel sous une tension de 230 V 50-60Hz. La taille réduite de l appareil complet (3 modules) permet de gagner une place significative dans le tableau. La réserve de sécurité permet, au moyen d un indicateur en face avant, d indiquer l état du parafoudre (ex : fonctionnement correct, prévoir de changer le parafoudre, parafoudre hors d usage). Doc. ABB System pro M compact ABB 42 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

ACTUALITÉS PRODUITS ET NOUVEAUTÉS COURANTS FAIBLES SERVICE LECTEURS > N 11 Parafoudres courants faibles modulaires Les parafoudres Soulé pour lignes de transmission sont destinés à la protection contre les surtensions transitoires des équipements très basse tension tels que les lignes téléphoniques, les liaisons informatiques ou les boucles de courant. Cette nouvelle gamme «débrochable» PLT facilite la maintenance en remplaçant la cartouche dès que le parafoudre est défectueux. Ces dispositifs conviennent à la protection des lignes ADSL et ADSL 2+, sans aucune perte de débit. Ils peuvent être également utilisés pour des liaisons d automatismes, de contrôle et de mesure telles que les liaisons 4-20 ma, les lignes spécialisées et les réseaux RS 422, RS 485 et RS 232. Leur encombrement est réduit (12,5 mm de large). Trois modèles d embases sont disponibles : à vis, RJ 45, RJ 11. Le raccordement de la terre s effectue par le rail DIN ce qui simplifie l installation. Doc. Soulé SOULE COURANTS FAIBLES SERVICE LECTEURS > N 12 Centrale pour habitat neuf Obligatoire pour les constructions neuves, l application de la réglementation thermique vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre et contribue à économiser l énergie et par là-même à réduire les dépenses des utilisateurs. Ces économies passent notamment par la régulation et la programmation. Dans l habitat neuf, la «Tydom 800» combine 3 fonctions en un seul appareil : la programmation sur 2 zones fil pilote du chauffage électrique avec délestage sur 3 voies ; la sécurité anti-intrusion et technique avec une centrale d alarme 2 zones et la transmission téléphonique : alerte intrusion et commande à distance pour alarme, chauffage et automatismes, par l application téléphonique «Ma Maison». En option, «Tywatt 500», indicateur de consommation en euro ou KWh, pour affichage et transmission des consommations électriques : chauffage, ECS et autres usages avec lecture centralisée sur boîtier d ambiance. DELTA DORE TALCO Doc. Delta Dore Talco

PRODUITS ET NOUVEAUTÉS ACTUALITÉS MESURE / OUTILLAGE SERVICE LECTEURS > N 13 Multimètre ATEX 50 000 points TRMS Destiné aux professionnels intervenant en environnement difficile, le multimètre MX 57Ex est voué au travail en toute sécurité. Son boîtier robuste bénéficie d une étanchéité IP67. Certifié ATEX, il est conçu pour une utilisation en milieu dangereux ou explosible, gaz ou poussières, dans le respect des normes EN 50014, 50020 et 50281-1-1. Il est en outre homologué LCIE 02 ATEX 6005 X et EEx ib IIc T6/EEx ib I. Il autorise toutes les mesures TRMS AC ou AC+DC. Une fonction de surveillance des valeurs mini, maxi et moyenne est disponible, ainsi que les mesures rapides de crête (1 ms). Son barographe dispose d un zoom (x5), comme du zéro central. Résistance et continuité, test diode, mesures fréquentielles, le MX 57Ex réalise aussi les mesures de capacité, température, puissance réactive, fonction db, rapport cyclique, largeur d impulsion et comptage d événements. Doc. Chauvin Arnoux CHAUVIN ARNOUX MESURE / OUTILLAGE SERVICE LECTEURS > N 14 Système de «supportage» sans vis ni boulons pour chemins de câbles Doc. Mavil «C40 Pluriel» est un système de «supportage» pour chemins de câbles tôle et fils 100 % «encliquetable», donc sans vis ni boulons. Il suffit pour le monter de disposer d'un tournevis plat. Il s'adapte à toutes les configurations possibles, que ce soit pour les chemins de câbles «Mavifil» ou «Mavitôle». En outre, il peut être monté dans toutes les directions sur le rail «C40». Afin de faciliter le travail de l'installateur sur chantier, il est possible de régler l'altitude après la mise en place des chemins de câbles. Les éléments sont assemblés sans soudure pour assurer une protection optimale contre la corrosion. MAVIL AGENDA JTelec 2007 Du 2 au 4 octobre prochains, au Parc des expositions de Strasbourg Wacken, se déroulera le salon JTelec qui est devenu au fil des ans le salon moteur de la filière électricité du Grand Est de la France. C est aujourd hui le rendez-vous incontournable des professionnels et des acteurs du secteur de l énergie : une surface d exposition de 6 000 m 2, près de 600 fabricants et prestataires représentés et un potentiel de plus de 20 000 visiteurs cette année grâce à la présence conjointe du salon Fistexpo, dédié à la sous-traitance et aux services de l industrie. Les secteurs d activités représentés seront les suivants : éclairage, automatismes industriels et process, génie climatique, infrastructures et installations, voix/données/images, énergies renouvelables. Des colloques seront organisés en parallèle du salon. Renseignements : jtelec@jtelec.com EasyFairs Building Performance À Toulouse, au Parc des expositions, les 17 et 18 octobre 2007, de tiendra le salon EasyFairs Building Performance, avec comme objectif de proposer un événement incontournable pour les professionnels du secteur du bâtiment qui souhaitent construire et rénover autrement, dans une démarche de performance énergétique et de développement durable. Renseignements : www.easyfairs.com Batimat 2007 Du 5 au 11 novembre, se déroulera le salon international de la construction Batimat, à Paris-Expo Porte de Versailles. Pour cette 26 e édition, le thème sera le développement durable. Tous les corps d état seront représentés : gros œuvre, menuiseries et fermetures, finition et décoration, matériel et outillage, les systèmes intégrés, l informatique, les services. 400 000 visiteurs sont attendus. Renseignements : www.batimat.com SPS/IPC Drives/ Automatisation électriques systèmes et composants Du 27 au 29 novembre 2007, se tiendra SPS/IPC/Drives 2007 à Nuremberg, en Allemagne, qui se positionne comme le salon leader de l automatisation électrique en Europe. En 2006, il avait enregistré plus de 43 000 visiteurs professionnels pour découvrir l offre de 1 200 exposants, dont 17 % venaient hors d Allemagne. C est pourquoi Nuremberg s impose un peu plus chaque année comme la plate-forme de présentation des nouveautés et des faits marquants dans le domaine de l automatisation électrique. Pour 2007, plus de 1 200 exposants sont attendus. Renseignements : www.messefrankfurt.com ou www.mesago.de/en/sps/main.htm 44 électro magazine - n 12 - Juillet - août 2007

Spie développe ses compétences d ensemblier Soulé-Hélita, le spécialiste de la protection contre la foudre Radiospares se positionne comme le leader de la VPC «B to B» en France Éclairage des locaux Gewiss veut doubler d enseignement : efficacité son chiffre d affaires d ici énergétique et qualité 3 ans en France de lumière magazine SERVICE-LECTEURS SERVICE-LECTEURS électro magazine n 12 Remplissez, cochez, envoyez... A renvoyer par courrier ou par fax : 01 43 68 06 67 Affranchir au tarif en vigueur. Merci RAPIDE, SIMPLE ET GRATUIT... Le service-lecteurs électro magazine rien de plus simple : remplissez, cochez, envoyez*. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 magazine Service-lecteurs 62, quai des Carrières 94220 - Charenton-le-Pont Les produits ou les services présentés dans électro magazine vous intéressent? Cochez vite leurs numéros sur le service-lecteurs ci-contre et retournez-le à l adresse indiquée ou par fax. Votre demande sera traitée dans les plus brefs délais et vous recevrez ces informations à votre domicile rapidement et gratuitement. * par courrier ou par fax : +33 (0)1 43 68 06 67 INDEX DES ANNONCEURS électro magazine n 12 - Juillet - août 2007 Came............... 1 ere de couv ABB................ 2 ème de couv Sarlam............. 3 ème de couv Récylum............ 4 ème de couv Aiphone..................... 39 Came....................... 21 Courant...................... 9 Gewiss...................... 29 LVI......................... 25 Partex...................... 43 Prisma..................... 27 SIB......................... 31 Theben..................... 17 Vortice....................... 4 Wieland..................... 13 abonnement 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 magazine N oubliez pas d indiquer votre adresse au verso de cette carte. Service-Lecteurs Nom :................................ Prénom :............................. Société :............................. Adresse :............................................................................................................................................ Code Postal : LLLLLI Ville :................................ Téléphone :........................... Fax :................................ e-mail :.............................. Code NAF / APE LLLLI adresse : professionnelle privée N oubliez pas d indiquer votre adresse au verso de cette carte. Je règle par : Chèque bancaire à l ordre d AD.Com électro magazine COCHEZ UNE SEULE CASE PAR RUBRIQUE, MERCI ACTIVITÉ PRINCIPALE DE L ENTREPRISE Fabricants, importateurs A1 Matériel électrique A2 Automatisme A3 Tableautier Utilisateurs B1 Industrie B2 Tertiaire B3 Transport B4 Administration, Collect. locales B5 Autre :................. Installation / Maintenance C1 Industrie C2 Tertiaire C3 Électricité habitat C4 Artisan électricien Prescripteurs D1 B.E, ingénierie, conseil D2 Bureau contrôle technique D3 Architecte D4 Production, distribution d électricité D5 Distribution matériel électrique D6 Enseignement, formation D7 Recherche D8 Autre :................. OUI, je m abonne à électro magazine n 12 - SL VOTRE SERVICE E1 Direction générale E2 Études, R&D E3 Commercial, marketing E4 Production E5 Maintenance E6 Automatisme E7 Travaux neufs E8 Achats E9 Documentation E10 Enseignement, formation E11 Autre :................. VOTRE FONCTION F1 PDG, DG, Gérant, Dir. établiss. F2 Directeur, Chef de service F3 Ingénieur, Cadre F4 Technicien, employé F5 Enseignant, formateur EFFECTIF SALARIÉ DE L ENTREPRISE G1 1 à 10 G2 11 à 50 G3 51 à 300 G4 301 à 1000 G5 1001 à 5000 G6 plus de 5000 Afin de suivre toute l actualité de la filière électrique... Le magazine de la filière électriquemagazine N 12 - JUILLET - AOUT 2007 ISSN 1779-9899 Profession installateur/ prescripteur Profession fabricant Profession négociant Technologie Produits et nouveautés Facture à réception du règlement électro magazine Le magazine de la filière électrique L abonnement annuel comprend 9 parutions. France : 1 an, 65 TTC - (dont T.V.A 19,6 %) Étranger : 1 an, 85 HT, franco A retourner sous enveloppe affranchie à : électro magazine 62, quai des Carrières - 94220 - Charenton-le-Pont Virement à l ordre d AD.Com CIC Paris Nation Entreprises Compte N 30066 10914 00010208501 10

magazine Service-Lecteurs Nom :................................ Prénom :............................. Société :............................. Adresse :............................................................................................................................................ Code Postal : LLLLLI Ville :................................ Téléphone :........................... Fax :................................ e-mail :.............................. Code NAF / APE LLLLI magazine adresse : professionnelle privée Nom :................................ Prénom :............................. Société :............................. Adresse :............................................................................................................................................ Code Postal : LLLLLI Ville :................................ Téléphone :........................... Fax :................................ e-mail :.............................. Code NAF / APE LLLLI adresse : professionnelle privée SERVICE-LECTEURS électro magazine n 12 Remplissez, cochez, envoyez... A renvoyer par courrier ou par fax : 01 43 68 06 67 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 électro magazine COCHEZ UNE SEULE CASE PAR RUBRIQUE, MERCI ACTIVITÉ PRINCIPALE DE L ENTREPRISE Fabricants, importateurs A1 Matériel électrique A2 Automatisme A3 Tableautier Utilisateurs B1 Industrie B2 Tertiaire B3 Transport B4 Administ., Collect. locales B5 Autres utilisateurs Installation / Maintenance C1 Industrie C2 Tertiaire C3 Électricité habitat C4 Artisan électricien Prescripteurs D1 B.E, ingénierie, conseil D2 Bureau contrôle technique D3 Architecte D4 Production, distribution électricité D5 Distribution matériel électrique D6 Enseignement, formation D7 Recherche D8 Autre :................. N oubliez pas d indiquer votre adresse au verso de cette carte. Abonnement - électro magazine électro magazine n 12 - SL VOTRE SERVICE E1 Direction générale E2 Études, R&D E3 Commercial, marketing E4 Production E5 Maintenance E6 Automatisme E7 Travaux neufs E8 Achats E9 Documentation E10 Enseignement, formation E11 Autre :................. VOTRE FONCTION F1 Pdg, Dg, gérant, dir.etabliss. F2 Directeur /Chef de service F3 Ingénieur, Cadre F4 Technicien, employé F5 Enseignant, formateur EFFECTIF SALARIÉ DE L ENTREPRISE G1 1 à 10 G2 11 à 50 G3 51 à 300 G4 301 à 1000 G5 1001 à 5000 G6 plus de 5000 COCHEZ UNE SEULE CASE PAR RUBRIQUE, MERCI ACTIVITÉ PRINCIPALE DE L ENTREPRISE Fabricants, importateurs A1 Matériel électrique A2 Automatisme A3 Tableautier Utilisateurs B1 Industrie B2 Tertiaire B3 Transport B4 Administ., Collect. locales B5 Autres utilisateurs Installation / Maintenance C1 Industrie C2 Tertiaire C3 Électricité habitat C4 Artisan électricien Prescripteurs D1 B.E, ingénierie, conseil D2 Bureau contrôle technique D3 Architecte D4 Production, distribution électricité D5 Distribution matériel électrique D6 Enseignement, formation D7 Recherche D8 Autre :................. magazine Affranchir au tarif en vigueur. Merci Service-lecteurs 62, quai des Carrières 94220 - Charenton-le-Pont électro magazine n 12 - Abt. VOTRE SERVICE E1 Direction générale E2 Études, R&D E3 Commercial, marketing E4 Production E5 Maintenance E6 Automatisme E7 Travaux neufs E8 Achats E9 Documentation E10 Enseignement, formation E11 Autre :................. VOTRE FONCTION F1 Pdg, Dg, gérant, dir.etabliss. F2 Directeur /Chef de service F3 Ingénieur, Cadre F4 Technicien, employé F5 Enseignant, formateur EFFECTIF SALARIÉ DE L ENTREPRISE G1 1 à 10 G2 11 à 50 G3 51 à 300 G4 301 à 1000 G5 1001 à 5000 G6 plus de 5000 magazine Le magazine de la filière électrique n 12 - Juillet - août 2007 électro magazine - AD.Com Siège social : 4, avenue Claude Vellefaux 75010 - Paris Edition : 62, quai des Carrières 94220 - Charenton-le-Pont Directeur de la publication et directeur de la rédaction : Alain Maugens Tél. : +33 (0)1 43 68 03 43 Fax : +33 (0)1 43 68 06 67 e-mail : adcom.alain@wanadoo.fr RÉDACTION Rédacteur en chef : François Sagot Journalistes : - Eléonora Hurillon-Ajzenman - Jean-Claude Festinger - Isabelle Arnaud - Jean Leprince PUBLICITÉ Secrétariat de publicité : Géraldine Dumortier Tél. : +33 (0)1 43 68 03 43 Fax : +33 (0)1 43 68 06 67 e-mail : adcom.geraldine@wanadoo.fr ABONNEMENTS AD.Com 62, quai des Carrières 94220 Charenton-le-Pont Tél. : +33 (0)1 43 68 03 43 Fax : +33 (0)1 43 68 06 67 e-mail : ad-com2@wanadoo.fr REALISATION Conception graphique / mise en pages AD.Com 94220 Charenton-le-Pont - France Dépôt légal : Juillet 2007 IMPRESSION : Techniques et Impressions 8, rue de Lisbonne 93561 - Rosny-sous-Bois Cedex électro magazine est un périodique inscrit à la commission paritaire des publications et agences de presse sous le N : 0108T88649 La reproduction et l utilisation, même partielle, de tout article (communications techniques, documentations) extrait de la revue électro magazine est rigoureusement interdite, ainsi que tout procédé de reproduction mécanique, graphique, chimique, optique, photographique, cinématographique ou électronique, photostat-tirage, photographie, microfilm, Toute demande d autorisation pour reproduction, quel que soit le procédé, doit être adressée à la publication. Service abonnement Pour vous abonner L abonnement annuel comprend 9 parutions. France : 1 an, 65 TTC, (dont T.V.A 19,6 %) Étranger : 1 an, 85 HT, franco Renseignements : AD.Com électro magazine 62, quai des Carrières 94220 Charenton-le-Pont Tél. : +33 (0)1 43 68 03 43 Fax : +33 (0)1 43 68 06 67