Dossier de presse 2009 Des cafés de terroirs Contact presse : Agence Résonance Médiatique Sylvie Poillevé / s.poilleve@reso-media.com au 06 69 46 59 24 Contact Cafés Lobodis : Valérie Tendron 02 96 71 36 24 vtendron@lobodis.com www.lobodis.com
Sommaire Actualités Le nouvel habillage des cafés Lobodis : portraits de producteurs à la Une Lancement des cafés sélections des Hauts plateaux et Alcima Proximité Des cafés et des hommes Tour du monde Des cafés de terroir, des cafés de caractère, des cafés 100 % Arabica Production Itinéraire d un café de qualité Philosophie L essence de l équitable Consommation La dégustation du café Focus entreprise Lobodis : faits et chiffres clés Focus marché et annexe p4 p4 p7 p8 p12 p15 p19 p20 p21 2
Éditorial Chez Lobodis, équitable rime avec qualité Seule marque française de café dont 100% de ses origines sont issues du commerce équitable, Lobodis, fut la première entreprise à s être engagée dans le commerce équitable sur le marché français en 1993 aux côté de Max Havelaar. Chez Lobodis, le commerce équitable n est ni une stratégie marketing ni une démarche humanitaire. C est une conviction. Son engagement est total et vise un très haut niveau de qualité. Pour garantir un café haut de gamme, la PME bretonne, importateur et torréfacteur de café, noue des relations étroites avec des petits producteurs en Asie, en Amérique latine ou en Afrique de l Est. Ces relations sont assises sur un principe réaliste «gagnant-gagnant» : vivre dignement de la production de café d un côté ; commercialiser équitablement un café haut de gamme de l autre. Hin Lao, Kalinda, Villa Oriente, Chamaya, Langani, Tingo Maria, Chantico, Tzul Tacca, Lobodis propose un tour du monde du café 100 % Arabica en dix origines, cultivées sur des terroirs d exception. En 2009, pour contrer la concurrence des marques distributeurs, Lobodis engage une stratégie offensive avec un nouvel habillage, le lancement d un café d Asie nommé Hin Lao, le lancement d une boîte métal «Sélection des Hauts-Plateaux». Commercialisée depuis 20 ans en GMS, la marque occupe la 2 e place sur l Hexagone avec 16,2 % de parts de marché des cafés moulus équitables. Elle ambitionne de devenir le numéro 1. 3
Actualités Une première sur le marché du café : «Alcima», 250g de café en grains bio et équitable Pour accompagner la tendance des moulins à café intégrés qui relance la mode du café en grain, Cafés Lobodis crée Alcima, le premier assemblage de café en grains bio et équitable très haut de gamme. Les amateurs de café étant de plus en plus nombreux à être équipés de machines avec moulin intégré, il était important pour Lobodis de leur offrir un café très haut de gamme à moudre pour une qualité optimale en matière de saveurs et d arômes. Alcima est également une alternative très qualitative pour les consommateurs traditionnels, encore nombreux à utiliser du café en grains pour sa meilleure conservation (une fois le paquet ouvert). Comme son nom l indique, «Alcima» est réalisé à partir de cafés récoltés en Amérique Latine à une altitude optimale (entre 1 000 et 1 500 mètres) et au top de la qualité. Bolivie, Guatémala, Honduras, Mexique telles sont les 4 origines de ce café puissant, fin et subtil. Une torréfaction travaillée à l italienne, tout en évitant l âcreté, a permis l obtention d un café bien équilibré, rond, pleinement aromatique avec une belle crème. Une qualité haut de gamme issue d une alchimie très particulière Sachet 250 g. Prix : 3. Lancement d une boîte métal baptisée «Sélection des Hauts Plateaux» Le lancement d une boîte métal élégante et réutilisable est l opportunité pour Lobodis de proposer à sa clientèle d amateurs un nouvel assemblage haut en saveurs et en arômes labellisé Max Havelaar. 4
Pour mettre au point «Sélection des Hauts Plateaux», Lobodis a sélectionné quatre origines provenant de petites plantations situées à plus de 1 000 m d altitude, parmi ses neuf variétés d Arabicas. La Colombie pour ses notes suaves et sucrées, le Guatemala pour son côté chocolaté, le Rwanda pour ses notes acidulées et le Pérou pour sa légère amertume. De la rencontre de ces cafés issus de différents continents résulte une belle alchimie, équilibrée, ronde, riche en arômes et en saveur, qui ne laisse pas indifférent. «L idée était de faire un lien entre ce qu il y avait de meilleur pour faire un grand café», explique Franck Delalande, directeur général de Lobodis. Pour que l utilisation de ce café puisse être universelle, rien n est laissé au hasard : le travail de la mouture ainsi que celui de la couleur de la torréfaction, jusqu à l obtention d une belle crème. Sobre et simple, au design épuré, cette boîte en métal réutilisable et recyclable, met en valeur une frise de photos de producteurs avec lesquels Lobodis collabore. Boîte 250 g. Prix : 2,85. Le nouvel habillage des cafés Lobodis : portraits de producteurs à la Une Cafés Lobodis relooke son packaging dans un style chic et sobre, adopte un nouveau ton plus conforme à ses valeurs d origine. C est sur le terrain de l esthétique épurée et élégante que Cafés Lobodis a revu son packaging. Privilégiant la photo traitée en bichromie, Lobodis affiche le portrait du producteur de l origine concernée comme une invitation au voyage. Gage de qualité, cette démarche inédite dans l équitable illustre l implication de la marque au cœur même des exploitations. L ensemble visuel de l emballage se veut didactique avec des informations sur l origine des cafés, la démarche équitable et la présence d un curseur visuel de goût pour guider le consommateur dans son choix. Et le design général joue la carte de la sobriété plus conforme au positionnement premium souhaité. 5
Lancement du premier café d Asie Lobodis : le Hin Lao Après le Pérou, le Guatemala, le Mexique, la Bolivie, Haïti, Saint- Domingue et l Ethiopie, Lobodis nous invite à découvrir les saveurs des cafés d Asie. Avec des notes cacaotées et légè rement citronnées, Hin Lao marrie force et douceur épicée. Ce café équilibré et plaisant est un assemblage de trois origines : l île de Sumatra en Indonésie, le plateau des Bolovens au Laos, et la vallée d Araku en Inde. L originalité de ce mélange s appuie sur le terroir de Linton - gni huta, sur l île de Sumatra, très réputée pour la force aromatique qu il transmet au café. Ce café à la personnalité très marquée est cultivé dans une région de petites montagnes dont l altitude s échelonne de 1 000 à 1 400 m. Les cafés du Laos et d Inde, plus doux en saveur, sont ajoutés pour assagir le caractère du Lintongnihuta. Ce café est proposé moulu en paquet (250 g) et sachet de 18 do settes (125 g). Prix conseillé : 2,80 pour 250 g. Lancement des dosettes Chantico, café bio du Mexique Ce café biologique équitable du Mexique est le fruit de la symbiose entre un terroir vierge de toute pollution chimique et des communautés de petits paysans historiquement et culturellement ancrées dans la forêt de Lacandona, au Nord-Est de l État du Chiapas. Région d exubérance végétale et animale (environ 40 000 espèces), ce territoire est l une des plus grandes «réserves» biologiques de l Amérique. C est la terre d élection des groupes indigènes Lacandón (Nahá), Tzeltal et Chol (Metzabok). Les Lacandón ont longtemps résisté aux cultures espagnoles ou métisses. Ils cultivent une relation très étroite avec leur environnement naturel qui se situe au cœur de leurs croyances et vision spirituelle. Fortement marginalisées et en proie à une grande pauvreté, ces communautés vivent principalement du café (60 %), du maïs (5 %), du haricot rouge (5 %) et de l élevage (30 %). La surface caféière présente une moyenne d 1 ha par exploitation, et s étend au total sur un espace d environ 400 ha. Cette culture n a qu un demi-siècle d existence. Elle bénéficie d un environnement en altitude préservé. Ce café biologique du Mexique est très équilibré avec un corps très marqué et une délicieuse acidité. Ce café est proposé moulu en paquet (250 g). Prix conseillé : 2,85 Paquet de 18 dosettes. Prix conseillé : 2,05 6
Proximité Des cafés et des hommes Derrière chaque café Lobodis, il y a une histoire, celle d un homme, d une femme, d un village, d une communauté de producteurs dont le destin est ancré dans un terroir d exception en Bolivie, au Pérou, à Haïti, en Ethiopie, en Inde, à Saint-Domingue, au Guatemala, au Laos Tout commence par une rencontre entre des amoureux du café, entre des hommes et des femmes qui partagent l ambition de construire une filière de qualité durable : vivre dignement de la production de café d un côté ; commercialiser équitablement un café haut de gamme de l autre. Chez Lobodis, un café «équitable» est d abord un café de qualité. Il s élabore dès le semis de la graine dans la plantation jusqu à la préparation chez le consommateur en passant par la torréfaction. C est pourquoi, la société Lobodis s implique durablement à chaque étape de la filière de qualité, à commencer par la production. Après avoir prospecté un terroir, elle tisse des liens forts de proximité avec des petits producteurs motivés et encouragés par la qualité finale du café. La relation est directe, sans aucun intermédiaire. Par exemple, au Pérou, la collaboration a débuté en 1999. Aujourd hui, 75 associations de producteurs et 1 947 familles prospèrent avec à la production et à la vente deux cafés d origine, le Chamaya et le Tingo Maria bio, très appréciés par le consommateur français. En Bolivie, où la culture du café est historique, Lobodis a tissé des liens étroits avec cinq petites coopératives (de 50 à 200 producteurs): Villa Oriente, Antofagasta, Illampu, Mejillones et ProAgro. À force de travail et de pugnacité, bien qu étant assez isolées dans le pays, elles ont su hisser les couleurs de leur terroir sur le marché des cafés biologiques de grande qualité. «Grâce à cette proximité, nous contrôlons et traçons notre matière première», insiste Damien François, ingénieur agronome chez Lobodis, qui sillonne la planète pour aller à la rencontre de ces très nombreux petits producteurs. 7
Tour du monde Des cafés de terroir, des cafés de caractère, des cafés 100 % Arabica Le nez exercé penché sur une tasse de café fumante et crémeuse devine tantôt des parfums d abricot, tantôt des notes cacaotées, tantôt des odeurs de jasmin Comme le vin, le café se caractérise par une diversité d arômes et de saveurs dont la richesse et la complexité reflètent l origine. C est ce principe qui gouverne le choix des cafés chez Lobodis : sélectionner des terroirs à fort potentiel aromatique et gustatif que la culture de la plantation, la transformation du café et la torréfaction sauront sublimer. Tous les cafés Lobodis sont 100 % Arabica : grands crus, cafés traditionnels, cafés biologiques et cafés en dosettes. Hin Lao, Kalinda, Villa Oriente, Chamaya, Langani, Tingo Maria, Chantico, Tzul Taca, Lobodis nous invite à un tour du monde du café en dix origines, dix étapes, dix moments clé d émotions. Le voyage débute en Ethiopie. Il se déroule jusqu au Guatemala, en passant par l Inde, le Laos, l Indonésie, Haïti, Saint- Domingue, le Pérou, la Bolivie et le Mexique. Le Langani : moka Sidamo d Ethiopie Berceau historique du café l Arabica est originaire de ce pays d Afrique de l Est - l Éthiopie est le pays des «Mokas». Ce nom dérive de la ville de Moha, port du Yémen où, pendant longtemps, étaient embarqués les sacs de café éthiopien. Le Langani est cultivé sur le terroir d altitude du Sidama, l un des meilleurs crus éthiopiens, par les producteurs des coopératives Shilcho et Telamo. Il s épanouit à l ombre des enset (une variété de bananier) dans des jardins familiaux. C est un arabica lavé par les eaux pures de la rivière Mirgo. Ce café équilibré, doux et aromatique, s illustre par des notes chocolatées et fleuries, évoquant le jasmin. En bouche, il est très long avec une attaque «franche», fortement acide sans être «piquante». Les papilles aiguisées sont flattées par une saveur d abricot. 8
Le Chamaya, goût du Pérou Ce café vif s épanouit à l extrême Nord du Pérou, à proximité de Tabaconas Namballe, un sanctuaire protégé de verdure et d eau pure. Le Chamaya porte le nom d une rivière qui se jette dans l Amazone, un nom choisi comme symbole d espoir par les petits producteurs de Centrocafé, la coopérative locale. Ce café est cultivé dans la «forêt des brouillards» à l ombre d une végétation luxuriante où cohabite une immense variété d arbres fruitiers (avocatiers, bananiers ) Le Chamaya est un café vif et équilibré. Son attaque en bouche légèrement acide s atténue rapidement pour laisser exprimer une longue et belle amertume. Tingo Maria, café bio du Pérou Récolté par la même coopérative que Chamaya, Tingo Maria est un pur arabica cultivé selon les règles de l agriculture biologique sur les hauts plateaux du Nord-Est péruvien. Dans des plantations où les caféiers sont alignés au cordeau comme un jardin à la française, les petits producteurs cultivent un café à fort potentiel gustatif. Le Tingo Maria est tout en rondeur. Il embrasse la bouche avec générosité et délivre des notes complexes fruitées où les agru mes le disputent à la pomme verte. C est le café le plus équilibré de la collection Lobodis. Le Kalinda, alliance corsée d Haïti et de la République Dominicaine Cultivé depuis environ 270 ans, le Kalinda est un café aussi historique pour Lobodis. Il s agit du premier café labélisé équitable «Max Havelaar», commercialisé en France. Ce café de caractère est le fruit du travail de plusieurs centaines de petits producteurs disséminés sur le terroir d Haïti et de la République Dominicaine. En dépit d une adversité très nourrie (catastrophes climatiques, instabilité politique, enclavement ), ces associations de producteurs se battent pour installer une filière de qualité durable. 9
Le nom de leur café est plus que symbolique de leur témérité. Kalinda n est-il pas le nom d une ancienne danse haïtienne interprétée par les esclaves contre leurs maîtres? Le Kalinda est un café très puissant, corsé. Il réveille les papilles avec une attaque très épicée et légèrement piquante. Ce café déploie une forte personnalité. C est pourquoi Lobodis l a sélectionné pour son offre décaféinée. Villa Oriente, café bio de Bolivie Ce café s inspire d une sage tradition inca qui dit «qu on ne doit pas prendre à la terre plus qu on ne peut lui donner». Villa Oriente est un café biologique, un pur arabica produit par les indiens Aymaras aux confins des Andes boliviennes, dans la région des Yungas. Cette province très enclavée elle est nichée à 160 km de La Paz mais à douze heures de voiture! a su préserver un environnement naturel propice à la culture biologique. Villa Oriente est une jeune variété de café. Il a moins de trente ans. Il est cultivé à l ombre de mandariniers. Villa Oriente exhale des notes discrètes de céréales grillées et de fruits secs. Café d une noble finesse, il flatte longuement les papilles par sa très légère amertume. Tzul Tacca, café traditionnel du Guatemala C est à proximité des grondements et des éruptions d El Fuego (le volcan de feu), qui émaillent le quotidien des petits producteurs de cette région du Guatemala, que Tzul Tacca se fortifie sur un terroir volcanique. Les caféiers sont cultivés sur les hauteurs, entre 1 000 à 1 400 mètres à l ombre d une végétation arboricole luxuriante. Café onctueux et complet, le Tzul Tacca est naturellement sucré. Il faut guetter cette légère touche de miel qui caresse les papilles derrière des arômes de chocolat dominants. 10
Chantico, café bio du Mexique Symbiose entre un terroir vierge de toute pollution chimique et des communautés de petits paysans indigènes, le Chantico est produit dans la forêt de Lacandona, au Nord-Est de l État du Chiapas. Ce territoire est l une des plus grandes «réserves» biologiques de l Amérique. C est une terre d exhubérance végé - tale et animale (environ 40 000 espèces) sur laquelle se sont installés les groupes indigènes Lacandón (Nahá), Tzeltal et Chol (Metzabok). Ces hommes cultivent une relation très étroite avec leur environnement naturel qui se situe au cœur de leurs croyances et vision spirituelle. la culture du café n a qu un demi-siècle d existence. Elle bénéficie d un environnement en altitude préservé. Café charpenté et concentré en arômes, Le Chantico affirme sa présence en bouche. C est un café consistant et persistant. Hin Lao, café d Asie 100 % arabica, 100 % équitable, Hin-Lao est le premier assemblage de la gamme Lobodis. C est un mélange de trois origines : l île de Sumatra en Indonésie, le plateau des Bolovens au Laos, et Vallée d Araku dans l État d Andrha Pradesh au Sud de l Inde. L originalité de cet assemblage s appuie sur le terroir de Linton - gnihuta, sur l île de Sumatra, très réputée pour la force aromatique qu il transmet au café. Ce café à la personnalité très marquée est cultivé dans une région de petites montagnes dont l altitude s échelonne de 1 000 à 1 400 m. Les cafés du Laos et d Inde, plus doux en saveur, sont ajoutés pour assagir le caractère du Lintongnihuta. Le nez est cacaoté, et légèrement citronné. Hin Lao marrie force et douceur épicée. C est un café équilibré et plaisant. 11
Production Itinéraire d un café de qualité La chaîne de la qualité du café est un long parcours pavé d embûches. Chaque étape compte, certaines plus que d autres : choix d un terroir en altitude, sélection d une variété Arabica, conduite extensive de la culture du caféier, récolte à la bonne maturité, transformation du fruit contrôlée sur la plantation et une torréfaction exécutée dans les règles de l art. L élection d un terroir d altitude Tous les cafés Lobodis sont cultivés à des altitudes élevées, au-dessus de 1 000 mètres. C est un choix qualitatif. Dans les hauteurs, le caféier s épanouit idéalement. Cet arbre capricieux, de 5 à 12 mètres de haut, d une espérance de vie de 25 à 50 ans selon les variétés, préfère la fraîcheur à l ensoleillement. Il s exprime avec plénitude sur des terroirs volcaniques. Il aime prendre son temps pour fleurir et fructifier. C est le gage d un futur café très aromatique. Le choix d un Arabica Il existe deux grandes familles de café : les Arabicas et les Robustas. Comme les cépages pour le vin, le choix de l une de ces deux variétés imprime un caractère, un profil aromatique et gustatif dans la tasse. Les Robustas sont cultivés dans les plaines. Ils délivrent des cafés très corsés sans relief aromatique. Ils sont puissants en caféine. Les Arabicas ne poussent qu en altitude. Ils se caractérisent par leur finesse et leur complexité aromatique. Tous les cafés Lobodis sont des 100 % Arabica. De l ombre à la lumière Un café digne de ce nom exige une conduite culturale extensive des arbres. C est à l ombre d un bananier, d un avocatier, d un mandarinier ou toute autre espèce assurant un couvert végétal protecteur suffisant que le caféier prendra le temps nécessaire pour fleurir et fructifier. Cette culture de l ombre est essentielle 12
à bien des égards. Elle répond «davantage au souci de durabilité écologique, sociale et économique que les plantations café - ières en monoculture», insistent les experts du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Cette cohabitation harmonieuse entre le caféier et les arbres fruitiers (ou non) permet «d éviter l érosion des sols qui devient préoccupante lorsque les plantations sont en plein découvert. Les revenus que procurent ces essences forestières et fruitières sont d importance pour les exploitations, surtout celles familiales de petite taille». Le recours aux engrais et aux pesticides tout en alourdissant les charges culturales sont tout aussi préjudiciables à l environnement et à la qualité du café. Lobodis s y refuse et encourage une labellisation biologique des plantations. C est une autre condition nécessaire de la durabilité. Le temps des cerises Les fruits du caféier ressemblent à s y méprendre à des petites cerises. La saison de la récolte débute entre six et huit mois après la floraison. Les fruits verts rougissent lentement. Lors - qu ils sont rouges vifs, il faut les cueillir. Seulement voilà, sur un même arbre, la maturité des cerises n est pas simultanée. Les producteurs doivent passer dans les plantations plusieurs fois selon la méthode traditionnelle, dite du «picking». La récolte est manuelle, longue et fastidieuse, mais elle garantit des cerises mûres et homogènes, un point capital dans la chaîne de la qualité. Il suffit de quelques grains malheureux dans un sac pour ruiner tous les efforts précédents. L heure du café vert Après la récolte des cerises rouges débute un long travail de transformation qui aboutira au café vert prêt à être ensaché et expédié vers la torréfaction Lobodis en France. Ce parcours exige une rigueur dans le tri des cerises, leur traitement et des contrôles qualitatifs à tous les stades. Toutes les origines Lobodis sont des «café lavés». C est-à-dire qu ils sont traités par la méthode de la voie humide (par opposition à la voie sèche, pour les détails, se reporter à l annexe 1). Ce procédé exige d investir dans un matériel adapté et une grande maîtrise technique. La qualité gustative des cafés en dépend. C est aussi pourquoi 13
Lobodis s investit aussi loin dans la production en aidant les petits producteurs à s équiper et à se former à ces techniques de transformation des cerises en café vert. Avant d être expédié vers la France, des échantillons sont dégustés pour contrôler la qualité. Un atelier de torréfaction géré par un CAT L art de torréfier Le café vert a voyagé dans des sacs de jute depuis la plantation. C est bientôt l heure de la torréfaction. Chez Lobodis, elle est traditionnelle. Le café est cuit à une température oscillant autour de 230 C pendant une dizaine de minutes. Le temps et la température de torréfaction sont ajustés en fonction de l origine, de la variété, du terroir Du plus clair au plus foncé, on parle de torréfaction blonde, ambre, robe de moine, à l européenne, à la française et à l italienne. Elle détermine le profil aromatique et gustatif du café. Plus de huit cents molécules entrent en jeu! Cette ultime étape dans la fabrication du café est cruciale. Plus la torréfaction est pous sée, plus le café gagne en puissance mais perd en finesse aromatique. Trop cuit, un café développe une amertume qui écrase toutes les autres saveurs. Pas assez torréfié, il n exprime pas tout son potentiel gustatif. Chez Lobodis, les torréfacteurs partagent avec les horlogers, l art de la précision. Valérie, Annick, Sandrine, François, Yves, Ronan, Laurence, Bertrand, Lydia, Soizic, Ludovic sous chaque prénom, est accrochée une tasse à café. Ce sont celles des employés handicapés d un Centre d Aide par le Travail qui accueil le l atelier de torréfaction de Lobodis. Il est situé à Bain-de-Bretagne, près de Rennes. 14
Philosophie L essence de l équitable Chez Lobodis, le commerce équitable n est ni une stratégie marketing ni une démarche humanitaire. C est une conviction, celle qu il ne peut y avoir de café de qualité durable sans un partage équitable de la valeur ajoutée, depuis la plantation jusqu au consommateur. Il ne s agit nullement d une entreprise de charité et de bons sentiments. C est une démarche professionnelle, assise sur la rencontre entre des petits producteurs et un fabricant qui partagent l ambition de développer et pérenniser une filière de café de qualité. Échanger des savoir-faire, confronter des connaissances, se remettre en cause, perfectionner les métiers c est un travail exigeant, rigoureux et quotidien pour que des petits producteurs vivent dignement et durablement du fruit de leur plantation et, in fine, des consommateurs prennent le plus grand plaisir à déguster ces cafés de terroir. «Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au sud de la planète», explique Damien François de Lobodis. Lobodis, pionnier du commerce équitable En France, Lobodis est le premier importateur et torréfacteur de café à avoir promu le commerce équitable. Nous sommes en 1993 quand Monsieur Olivier Bernardas, le fondateur de l entreprise, s engage aux côtés de Max Havelaar pour commercialiser des cafés haut de gamme labélisés «commerce équitable». Comme tous les défricheurs, l entrepreneur est observé avec une aimable curiosité dans le Landerneau du café. Mais il ouvre la voie. Quinze ans plus tard, les faits saluent son audace : le café équitable s est durablement installé dans les linéaires de 15
Les standards du commerce équitable Fairtrade Labelling Organizations (FLO) International réunit 19 associations à but non lucratif à l image de Max Havelaar France. En accord avec les organisations de produc - teurs, FLO définit les standards internationaux du commerce équitable. Ils encadrent les conditions dans lesquelles les producteurs cultivent, s organisent et vendent leur récolte (voir annexe 1). Parmi les exigences minimales de ces standards, il y a le prix minimum garanti et le versement de la prime de développement pour l achat de terre, la création d école, de centre de santé Les organisations de producteurs et les importateurs, dont Lobodis, font l objet de contrôles à la fois administratif (trimestriel) et physique : flux des marchandises et financiers, vérification des quantités physiques de café vert, torréfié et emballé, contrôle des volumes de vente, examen de l information donnée sur les emballages. La certification est organisée par FLO-Cert, organisme indépendant suivant la norme ISO 65 des certificateurs. C est le contrôle du respect des standards internationaux qui atteste de la conformité de l usage du logo de l une des dix-neuf associations de FLO. la grande distribution. Ses ventes progressent annuellement de 5 %. Un signe de succès qui ne trompe pas : les mar - ques distributeurs du commerce équitable ont bondi de 50 % sur l année 2008. (Source Panel IRI) 100 % commerce équitable, la raison d être de Lobodis Pas un seul grain de café importé et torréfié par Lobodis qui ne peut prétendre au qualificatif «équitable». Il ne saurait y avoir deux poids, deux mesures éthi ques. La société Lobodis s engage à vendre la totalité de ses cafés selon les règles du commerce équitable. C est la preuve de la sincérité de ses convictions et de son implication totale dans la promotion du modèle de développement «gagnant-gagnant» avec les petits producteurs de café. Lobodis, le commerce équitable durablement Chez Lobodis, le commerce équitable ne se résume pas à apposer le label officiel sur un paquet de café après avoir scrupuleusement respecté le cahier des charges obligatoire et souscrit à tous les engagements recommandés. Il se fonde sur un partenariat actif et responsable avec les organisations de petits producteurs de café. Cet échange basé sur le principe «gagnant-gagnant» nourrit le développement d une économie locale solide et d une filière internationale de café de qualité dont l impératif commun est la «pérennité». Il en va de l intérêt à long terme des petits producteurs et de la garantie d offrir durablement aux consommateurs un café digne ce nom. Un partenariat responsable, sans angélisme : c est la clé de voûte des relations entre les petits producteurs et la société Lobodis. Le partenariat se construit dans le «cadre réaliste» des règles du marché et de la compétitivité, et sur la base d une compréhension mutuelle des enjeux se nouant d un bout à l autre de la filière. Les pe- 16
tits producteurs s engagent à livrer durablement un café de qualité à la société Lobodis qui, en retour, leur garantit une rémunération plus avantageuse que les conditions usuelles du marché. Les maîtres mots de ce partenariat sont efficacité économique, qualité des produits, stabilité des volumes et traçabilité. Des échanges «gagnant-gagnant» : cette proximité avec les petits producteurs est l une des conditions du développement d une filière durable de café de qualité. Dans les pays d origine, les bonnes intentions sont légion. Mais elles ne suffisent pas à bâtir un projet solide et viable. Les organisations de producteurs manquent de moyens financiers, n ont pas ou peu accès aux informations sur les marchés En revanche, elles sont riches d une connaissance du terroir et d un savoir faire cultural. C est donc sur la base d un échange d informations, d expériences et de moyens que se construit la filière café équitable Lobodis. Cet échange «gagnant-gagnant» est le fil conducteur de la relation entre les petits producteurs et les consommateurs de café. Il permet à la société Lobodis: - De sélectionner les cafés répondant à la demande des consommateurs, tout en informant les producteurs des exigences et contraintes du marché ; - De mieux intégrer les contraintes et les aléas auxquels sont soumis chaque année les producteurs ; - De choisir la torréfaction la mieux adaptée aux caractéristiques du café livré ; - De contrôler et suivre l évolution des caractéristiques gustatives des produits fournis par les producteurs, et de les informer en retour, pour corriger si besoin est ; - De garantir une traçabilité rigoureuse de la production ; - D informer les consommateurs en toute transparence sur l impact de leurs achats sur le développement socio-économique de zone de production concernée. 17
Le préfinancement, un outil majeur pour les petits producteurs Des actions au-delà du «commerce équitable» : les échanges équitables sont une condition nécessaire mais non suffisante. Pour consolider la pérennité de ses relations avec les petits producteurs, Lobodis multiplie les actions de proximité : aides juridiques, techniques, commerciales, logistiques programmes de formation, veille et prospection économique En Bolivie une antenne permanente de Lobodis soutient des projets d appui aux coopératives partenaires sur les thèmes suivant : parcelles expérimentales et diffusion techniques, administration des organisations, aides aux groupes de femmes. Au Pérou, Lobodis participe à la constitution d un fonds commun par le biais d un complément de prix payé sur chaque sac de café acheté. Pour chaque dollar apporté par Lobodis au fonds, nos partenaires apportent également 1 dollar. Autres actions : financement d étu - des sur la qualité des cafés; contribution au travail d étude réalisé par une association d étudiants de l École Centrale de Paris (Objectif Développement Durable 2006) sur le thème du microcrédit ; cofinancement d un projet de formation de jeunes promoteurs villageois (encadrement des organisations villageoises, gestion de projets, etc.) ; soutien au projet de production et commercialisation de café torréfié sur le marché péruvien : donation d un torréfacteur C est hautement recommandé par FLO (Fairtrade Labelling Organizations), mais rarement suivi par les entreprises impliquées dans le commerce équitable. Lobodis s engage à préfinancer les récoltes car c est un outil majeur pour la gestion de la trésorerie des organisations de producteurs de café. Cet argent sert à financer la mise en place de la culture, sa gestion et la transformation du café après la récolte. Tandis que les banques locales pratiquent des taux de crédit prohibitifs de 20 à 35 %, les banques «équitables», 12 à 13 %, Lobodis consent ces prêts à un taux plus bas. 18
Consommation Bon à savoir : Pour rester éveiller, commandez-le allongé Contrairement à l idée répandue, c est quand le café est allongé et non serré qu il contient le plus de caféine. Plus l eau passe dans la mouture, plus elle draine de caféine. Tout et son contraire a été écrit sur les vertus du café. Une chose est sûre : la caféine est un stimulateur du cerveau. C est prouvé : boire du café évite la somnolence et réveille nos neurones. À condition de ne pas dépasser la dose! C est-à-dire entre 200 et 300 mg de caféine par jour. Comment l évaluer? Pas facile car tout dépend du café et de la manière de le préparer. Sachez qu une tasse de café filtre de 150 ml contient environ 85 mg de caféine. La dégustation du café Il ne suffit pas d acheter un bon café, encore faut-il savoir le préparer. La chaîne de la qualité initiée dès la plantation se termine chez l amateur. Comment le conserver et le préparer sans compromettre tous les efforts accomplis par les petits producteurs et le torréfacteur? Voici quelques conseils : Le respect de la fraîcheur : Un café ne se bonifie pas en vieillissant. L oxygène est son pire ennemi. La cire et les graisses contenues dans le grain vieillissent lentement mais sûrement et finissent par rancir. Au contact de l air, les grains s oxydent, captent les odeurs environnantes. Cette oxydation altère un café en grain en 20 jours, un café moulu en 5 jours. C est pourquoi, il faut acheter le café par petite quantité et le conserver dans une boite hermétique, et de préférence au réfrigérateur. Privilégier une eau pure, fraîche, sans odeur ni calcaire. Si l eau du robinet est trop chlorée ou calcaire, filtrez-la au préalable. Détartrer la machine à café régulièrement. Choisir un filtre non traité, dont la taille est bien adaptée à la cafetière. Replier les bords hachurés du filtre pour qu il adhère parfaitement aux parois du support filtre. Le bon dosage du café : il dépend de la machine utilisée. Pour les cafetières à filtres en papier, le dosage recommandé est de 10 grammes par tasse, c est-à-dire une cuillère à soupe bien pleine. Pour les «machines à expresso», il est de 7 grammes par tasse. Il doit être respecté aussi précisément que possible pour une extraction optimale des arômes. Avec un sous dosage, le café passe trop vite, avec un sur dosage, trop lentement. Le déguster sitôt sa préparation. Sa fraîcheur est un gage de qualité pour apprécier toutes ses composantes aromatiques. Qu on lui épargne l épreuve du réchauffage à la casserole ou au four à micro-ondes! 19
Focus entreprise Lobodis : faits et chiffres clés Lobodis est une PME bretonne. Elle a été portée sur les fonts baptismaux en 1988 par Olivier Bernadas, ancien cadre de la grande distribution. D emblée, cette entreprise d importation et de torréfaction de café se positionne sur le segment haut de gamme. En 1993, elle lance le premier café labellisé Max Havelaar. En 2008, Lobodis entre dans le giron de la Maison Richard, importateur et torréfacteur de café. Pour un chiffre d affaires d un montant de 15,7 millions d euros en 2008, Lobodis importe et torréfie 1 200 millions de tonnes de café vert. Elle emploie 32 salariés. 100 % des origines sont issues du commerce équitable et labellisées par Max Havelaar. 50 % des tonnages sont issus de l agriculture biologique et labellisés par Ecocert. Commercialisée depuis 20 ans en GMS, la marque occupe la 2 e place sur l Hexagone avec 16,2 % de parts de marché des cafés moulus équitables. (Source : Panel IRI année 2008) 20
Focus marché Annexe 1 Le café en chiffres 1,4 milliard de tasses dans le monde. C est la première ou la deuxième (selon les années) production mondiale devant (ou derrière) le pétrole. 900 000 tonnes de café produites au début du XX e siècle, plus de 6 millions de tonnes aujourd hui. 100 millions d habitants vivent du café. Marché français : 2007 2006 2005 Valeur 2 200 1 900 1670 millions millions millions Volume 349 600 331 400 302 900 tonnes tonnes tonnes Sources Syndicat français du café d après enquête et Douanes françaises Répartitions des arabicas et des robustas à l importation en France 2007 Arabica 51,48% Robusta 30,18% Autres non spécifiés 18,34% 21
Consommation En kg de café torréfié/par an/par habitant Finlande 9,80 kg Norvège 9,50 kg Suède 9,35 kg Danemark 9,19 kg Autriche 8,00 kg Pays-Bas 6,90 kg Allemagne 6,20 kg France 5,26 kg Italie 4,67 kg Grèce 4,62 kg Portugal 4,24 kg Belgique 4,19 kg Espagne 4,00 kg Irlande 2,88 kg Royaume Uni 2,41 kg 16% du café équivalent vert consommé en France en 2007 l a été sous forme soluble. Les Français plébiscitent la préparation sous forme d expresso dont il se sert 2,3 milliards d unités par année. Dans le café torréfié, plus de 80% des ventes se font en GMS. On estime à 8% la consommation de café décaféiné. On estime à 2,5% la part de café se revendiquant du commerce équitable et développement durable. (Source : Syndicat du Café) 22
Annexe 2 De la cerise au café vert La méthode humide La flottaison : le jour de la cueillette, les cerises sont plongées dans des bassins d eau pour éliminer les impuretés et les fruits flottants (grains sans consistance et sans intérêt gustatif). Le dépulpage : dans une dépulpeuse mécanique, la cerise est débarrassée de sa pulpe qui, éliminée par un courant d eau, est récupérée pour être utilisée ensuite comme engrais dans les plantations. La fermentation : après le dépulpage, les grains sont placés dans des bacs où on les laisse fermenter à sec (c est-à-dire sans utiliser d eau) afin de les libérer du mucilage et de toute autre substance résiduelle. Cette opération peut durer de 12 à 24 heures en fonction du climat, de l altitude et du résultat recherché. Le lavage évite la prolifération de micro-organismes et améliore les qualités gustatives du café. Il est réalisé à l eau claire, dans des bacs ou des canaux de lavage. L opération est répétée jusqu à ce que les grains aient un aspect uniformément propre et lisse. À ce stade, on parle de café «parche» (fine pellicule qui enveloppe le grain) humide. Cette opération permet aussi de faire un tri car les grains sains, plus denses, circulent moins vite dans les canaux. Le séchage : sur des dalles de bétons ou sur des tables, cette opération peut prendre de 4 à 15 jours en fonction du climat et de l ensoleillement. Tri du café parche sec pour éliminer toute fève défectueuse présentant une couleur ou une forme suspecte. Déparchage : cette opération réalisée mécaniquement consiste à enlever la pellicule (parche) qui entoure le grain. Les parches sont généralement récupérées et valorisées comme combustible. À l issue de cette étape, le café parche est appelé «café vert». La méthode sèche Cette technique, plus simple et plus rapide, permet d éliminer en une seule fois toutes les enveloppes du grain de café. Au préalable, les cerises doivent être complètement sèches. Après la récolte, on les étale sur des aires de séchage pour être exposées au soleil pendant un mois. Quand la partie charnue du fruit est desséchée, on obtient ce qu on appelle le café en coque. Il est décortiqué mécaniquement. Les grains de café obtenus par ce procédé sont appelés «cafés verts non lavés, ou natures». 23
Annexe 3 Les standards internationaux du commerce équitable Développement social Les membres sont des petits producteurs. Le terme «petits producteurs» fait référence à ceux qui ne sont pas structurellement dépendants d une main d œuvre salariée permanente et qui gèrent leur exploitation en y travaillant de leurs propres mains et avec l aide de main d œuvre familiale. Démocratie, participation et transparence. L organisation doit être un instrument de développement social et économique des membres, et en particulier, les bénéfices liés au commerce équitable doivent revenir aux membres. L organisation doit donc être structurée démocratiquement et administrée de manière transparente. Cela permet ainsi aux membres et au Conseil d administration d exercer un contrôle effectif sur la gestion de l organisation, y compris en ce qui concerne les décisions sur le partage des bénéfices. De plus, aucune forme de discrimination ne doit être pratiquée, aussi bien en ce qui concerne l admission de nouveaux membres que la participation. Non-discrimination. FLO se conforme à la Convention 111 de l OIT (Organisation Internationale du travail) qui met fin à la discrimination des travailleurs. La Convention rejette «toute distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la religion, l opinion politique, l ascendance nationale ou l origine sociale, qui a pour effet de détruire ou d altérer l égalité de chances ou de traitement en matière d emploi ou de profession» (art. 1). Dans la mesure du possible, FLO étend ces principes aux membres des organisations. 24
Développement économique Prix minimum. Un prix minimum est défini par FLO pour chacun des produits travaillés et exportés par les organisations de producteurs. Ces prix sont définis en fonction des coûts de production et du coût des besoins quotidiens des foyers. Ils sont sensés générer des revenus permettant aux producteurs de couvrir leurs coûts et de subvenir aux besoins minimum de leur foyer. Par ailleurs, la stabilité des termes de l échange constitue un élément fondamental, instaurant une dynamique de rentabilité économique durable au niveau de l exploitation. Prime du commerce équitable. L organisation a la capacité et s engage à administrer la prime du Commerce Équitable de manière transparente pour les bénéficiaires et pour FLO. Les décisions sur l utilisation de la prime sont prises de façon démocratique par les membres. Capacité à exporter. Les producteurs doivent avoir accès à des moyens logistiques, administratifs et techniques afin d apporter un produit de qualité sur le marché. Pour ces opérations, ils peuvent avoir recours à une prestation de service. Développement environnemental L organisation de producteurs s assure que ses membres protègent l environnement naturel et que la protection de l environ - nement fasse partie de la gestion de la ferme. L organisation doit faciliter le développement, la mise en œuvre et le suivi des plans d activité des producteurs. Cette disposition a pour but de créer un équilibre entre la protection de l environnement et les résultats économiques par le biais d un ensemble de mesures incluant la rotation des cultures, les techniques culturales, la sélection des cultures, l usage judicieux des intrants comme les engrais et les pesticides et, au besoin, la culture sous ombrage. L organisation veille à ce que ses membres réduisent l utilisation d engrais et de pesticides synthétiques et non naturels afin de les remplacer partiellement et progressivement par des engrais naturels et fabriqués sur le site de production et par des méthodes biologiques de contrôle des phytopatho- 25
logies. FLO encourage les petits producteurs à opter pour des pratiques biologiques lorsque ce choix est pratique sur le plan social et économique. Les producteurs sont par ailleurs encouragés à minimiser leur utilisation d énergie, particulièrement celle provenant de sources non renouvelables. L organisation doit avoir un système de gestion compatible à sa taille afin de garantir le contrôle organisationnel des zones dont elle est responsable et de procéder à un suivi de la production par ses membres à travers l utilisation de méthodologies d inspection et de vérification reconnues. Déchets. Les producteurs doivent réduire, réutiliser, recycler et composter les déchets d une façon adaptée aux matières concernées. Sol et eau. Les producteurs doivent conserver et renforcer la fertilité et la structure du sol. Les ressources en eau sont gérées selon des objectifs de conservation et de non contamination. Feu. Il est attendu des producteurs qu ils évitent d utiliser le feu d une manière qui pourrait affecter négativement les systèmes naturels. Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Les producteurs n utilisent pas les OGM, ni dans la production ni dans la transformation des produits. Standards sur les conditions de travail FLO considère que les Conventions de l OIT (Organisation Internationale du Travail) font autorité en matière de conditions de travail, et attend des producteurs certifiés qu ils respectent, dans la mesure du possible, ces exigences. Quand un nombre significatif de travailleurs est employé par une organisation de petits producteurs, certains standards spécifiques sont à respecter. Lorsqu un plus petit nombre de travailleurs est employé et lorsque les travailleurs sont embauchés occasionnellement par les producteurs eux-mêmes, les organisations doivent prendre les mesures nécessaires afin d améliorer les conditions de travail et de s assurer que ces travailleurs profitent des avan- 26
tages liés au Commerce Équitable. Ceci doit faire partie du plan de développement et être reporté à FLO. Le terme «travailleurs» fait référence à tous ceux qui sont employés, comprenant les travailleurs occasionnels, saisonniers et permanents. Dans le cas où une plantation ou usine est membre d une organisation de producteurs certifiée par FLO, ce sont les standards génériques pour la main d œuvre salariée qui sont d application et la plantation ou usine doit passer par un processus d inspection séparé. Travail forcé et travail des enfants. FLO se conforme aux Conventions 29, 105, 138 et 182 de l OIT concernant le travail des enfants et le travail forcé. Il ne doit y avoir aucune forme de travail forcé ou obligatoire. Le travail forcé peut résulter de certaines formes d endettement des travailleurs envers la compagnie ou les intermédiaires. Les enfants peuvent travailler seulement si cette activité ne porte pas préjudice à leur éducation. Si des enfants travaillent, ils ne doivent pas effectuer de tâches qui soient particulièrement dangereuses pour eux en raison de leur âge. Liberté syndicale et de négociation collective. FLO se confor - me aux Conventions 87 et 98 de l OIT concernant la liberté d association et les négociations collectives. Les travailleurs et les employeurs ont le droit de s affilier à l organisation de leur choix, ainsi que de constituer ce type d organisation, d établir et d élaborer leurs statuts et règlements administratifs, d élire leurs représentants et de formuler leur programme d action. Les travailleurs doivent bénéficier d une protection adéquate contre tous les actes de discrimination tendant à porter atteinte à la liberté syndicale. Santé et sécurité sur le lieu de travail. FLO se conforme à la Convention 155 de l OIT ayant pour objectif «de prévenir les accidents et les atteintes à la santé qui résultent du travail, sont liés au travail ou surviennent au cours du travail, en réduisant au minimum les causes des risques inhérents au milieu de travail dans la mesure où cela est raisonnable et pratiquement réalisable.» 27
Traçabilité Tous les lots de cafés doivent être identifiables à n importe quel stade de la chaîne de commercialisation. Séparation physique. Les opérateurs certifiés doivent prendre les mesures nécessaires pour garantir la séparation physique du café lors de chacune des étapes de production, traitement et stockage. Documentation. Les producteurs et exportateurs doivent mettre en place des procédures écrites vérifiables pouvant garantir la séparation des produits certifiés au cours des étapes suivantes : réception des matières brutes, pesage, achat, stockage, transformation, vente. Une personne doit être désignée au sein de l organisation pour assurer le suivi et l enregistrement de ces procédures. Les importateurs doivent, quant à eux, être capables de démontrer l origine et la destination des produits certifiés achetés. Le commerce équitable selon la définition commune de FLO (Fairtrade Labelling Organizations), IFAT (The International Fairtrade Association), NEWS (Network of European World Shops) et EFTA (European Fair Trade Association). 28