L économie Mobile De l Afrique Subsaharienne 2013
A propos de la GSMA La GSMA représente les intérêts des opérateurs de téléphonie mobile à travers le monde. Présente dans plus de 220 pays, la GSMA réunit près de 800 opérateurs avec 250 compagnies au sein de l éco-système incluant fabriquants, développeurs de logiciels, fournisseurs d équipements, compagnies Internet ainsi que des organisations des secteurs des services financiers, de la santé, des médias, des transports et des services publiques. La GSMA organise également des évènements tels que le Congrès Mondial de la Téléphonie Mobile et l Exposition de la Telephonie Mobile en Asie. Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site de la GSMA sur www.gsma.com Suivez la GSMA sur Twitter: @GSMA ou MOBILE WORLD LIVE, le portail internet du secteur des communications mobile sur www.mobileworldlive.com GSMA Intelligence est l auteur de ce rapport. GSMA Intelligence est la source incontournable de données globales, d analyses et de prévisions sur les opérateurs de téléphonie mobiles, publiant des études et rapports qui font autorité dans le secteur. Nos données couvrent l ensemble des opérateurs, réseaux et exploitants de réseaux mobiles virtuels de tous les pays du monde de l Afghanistan au Zimbabwe. Elles forment l ensemble statistique le plus exact et le plus complet qui existe sur le secteur, comprenant des dizaines de millions de points de données individuels mis à jour quotidiennement. Les opérateurs, les vendeurs d appareils et fournisseurs d équipements, les autorités réglementaires, les institutions financières et les autres intervenants du secteur s appuient sur GSMA Intelligence pour leurs décisions stratégiques et la planification des investissements à long terme. Les données de GSMA Intelligence constituent une référence sur le secteur et sont fréquemment citées par les médias et les acteurs du secteur eux-mêmes. Notre équipe d analystes et d experts produit des rapports d étude réguliers qui sont sources de réflexion sur tout un éventail de sujets concernant le secteur. Pour plus de renseignements, www.gsmaintelligence.com Contact info@gsmaintelligence.com GSMA Mobile for Development rassemble nos opérateurs mobiles membres, le secteur de mobilité dans son ensemble et la communauté du développement pour favoriser le développement de services mobiles commerciaux à l intention des populations mal desservies dans les marchés émergents. Nous identifions les opportunités d impact social, économique et environnemental et stimulons le développement de services mobiles évolutifs qui améliorent la vie de leurs utilisateurs. Le Boston Consulting Group (BCG) est un cabinet international de conseil en gestion et le leader mondial du conseil en stratégie d entreprise. Le BCG travaille en partenariat avec des clients des secteurs privés, publics et à but non lucratif partout dans le monde pour identifier les opportunités à plus forte valeur, les aider à affronter leurs défis et faire évoluer leurs activités. Notre approche personnalisée combine une vision de la dynamique des entreprises et des marchés associée à une collaboration étroite à tous les niveaux de leur organisation. Nous leur garantissons ainsi un avantage concurrentiel durable, des organisations plus performantes et des résultats pérennes. Créée en 1963, BCG est une entreprise privée, présente dans 43 pays avec 78 bureaux.
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L économie mobile de l Afrique subsaharienne L ÉCONOMIE 2013 MOBILE DE L AFRIQUE SUBSAHARIENNE Abonnés uniques 253millions d abonnés mobiles uniques en juin 2013 502millions de connexions en juin 2013 Croissance du nombre d abonnés uniques 2007-12 18% TCAC Croissance Le potentiel de croissance est énorme sachant que le taux de pénétration moyen en nombre d abonnés mobiles est de 31 % pour l ensemble des 40 pays de l Afrique subsaharienne (ASS) ABONNES UNIQUES 8% TCAC 2012-17 L ASS DEVRAIT RESTER LA RÉGION À PLUS FORTE CROISSANCE 2
Impact socio-économique L économie mobile de l Afrique subsaharienne 2013 Des niveaux élevés d accès mobile par rapport à d autres services de base Les retombées sociales et économiques de la téléphonie mobile dans la région sont déjà très importantes Il reste possible d en faire beaucoup plus à l avenir avec un environnement politique et réglementaire favorable La contribution de l écosystème de la mobilité au PIB de l ASS 2012 60 Milliards USD 8% 2020 119 Milliards USD DU PIB D ICI 2020 2012 2020 60 milliards de dollars US du PIB en 2012, devrait atteindre 119 milliards de dollars US en 2020, soit 8 % du PIB total de la région Finances publiques Emploi 21MrdUSD 42MrdUSD 3,3M Emplois directs dans l écosystème 6,6 millions d'emplois d'ici 2020 2012 2020 Contribution de 21 milliards de dollars US aux finances publiques par les ORM en 2012, droits de licence compris, en croissance pour atteindre 42 milliards de dollars US d ici 2020. 6,6M 3
Synthèse Malgré l avancée spectaculaire du secteur de la téléphonie mobile en Afrique subsaharienne au cours de ces dernières années, l impact le plus important reste à venir. Environ deux tiers de la population n a pas encore accès aux téléphones portables, ce qui laisse une marge importante de croissance au moment où la région est sur le point de connaître une explosion du traffic de données avec le développement des réseaux 3G, 4G et des smartphones. Le secteur de la téléphonie mobile représente déjà plus de 6 % du PIB de l Afrique subsaharienne, un pourcentage plus élevé que dans toute autre région comparable du monde, et devrait représenter 8 % du PIB de la région d ici 2020. Toutefois, la volonté de certains gouvernements de maximiser les recettes fiscales risque d entraver la capacité du secteur à contribuer au développement économique et social de la région. Le secteur mobile a déjà eu un effet transformateur sur le développement social et économique de l Afrique subsaharienne, sur fond d une période prolongée de forte croissance. Mi-2013, on comptait 253 millions d abonnés uniques (et 502 millions de de connexions SIM actives) dans la région, dont 95 % sur des tarifs prépayés. La base d abonnés uniques a connu une croissance de 18 % par an sur les cinq dernières années, faisant de l Afrique subsaharienne la région du monde enregistrant de loin la plus forte croissance. 4
CONTRIBUTION DU SECTEUR De la TÉLÉPHONIE mobile D ICI 2020 (en milliards de dollars US) PART DANS LE PIB 74 81 88 95 60 67 119 111 103 6,3% 6,7% 7,1% 7,3% 7,5% 7,7% 7,9% 8,0% 8,2% 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Source: GSMA Intelligence; Ovum; EIU; analyses du BCG En dépit de cette forte croissance, les recherches de GSMA Intelligence révèlent que les taux de pénétration en nombre d abonnés uniques dans l Afrique subsaharienne restent inférieurs à ceux des autres régions du monde (les taux de pénétration en nombre d abonnés uniques sont inférieurs à ceux basés sur le nombre de cartes SIM, car la plupart des utilisateurs de téléphones portables possèdent plusieurs cartes SIM). Moins d une personne sur trois est abonnée à des services mobiles en Afrique subsaharienne, contre une moyenne mondiale proche de une sur deux, et alors que ce chiffre atteint désormais quatre personnes sur cinq dans les régions plus développées comme l Union européenne. Cela montre qu il existe encore un potentiel important de croissance, avec le défi pour les acteurs du secteur et les décideurs politiques d arriver à le concrétiser. Le secteur se heurte à un certain nombre de difficultés pour faire progresser ces taux de pénétration et combler le fossé avec d autres marchés. La croissance supplémentaire du nombre d abonnés proviendra presque exclusivement des populations rurales et à faibles revenus, renforçant la nécessité de rendre les prix des services mobiles encore plus accessibles et d améliorer la couverture des réseaux. Les utilisateurs de l Afrique subsaharienne dépensent en moyenne une plus grande partie de leurs revenus sur les services mobiles que ceux des autres régions: 15 % de leurs revenus en moyenne, contre 3 à 5 % observés sur d autres marchés en développement ou moins de 1 % en moyenne en Europe ou aux États-Unis. 5
PÉNÉTRATION, PIB ET POPULATION Pour une sélection de pays, 2012 8070 5148 346M Nombre d abonnés uniques dans la région d ici 2017 1570 65.7% 34.5% 49.8% AFRIQUE DU SUD POP 51M 1452 ANGOLA POP 20,8M GHANA POP 26,3M 1195 1119 29.5% 45% NIGÉRIA POP 172M CÔTE D IVOIRE POP 21,2M 47.6% SÉNÉGAL POP 13,5M 808 KENYA POP 44,2M 529 31% 30% TANZANIE POP 49,5M 374 NIGER POP 17,4M 20% PIB par habitant (USD) Taux de pénétration en nombre d abonnés uniques 6
L industrie a déjà fait d énormes progrès pour rendre les services mobiles plus abordables en Afrique subsaharienne, transformant le mode de vie des populations de la région. Toutefois, il reste beaucoup à faire pour résoudre les problèmes liés à l inégalité sociale et fournir des services mobiles aux segments à faibles revenus de la société, souvent plus marginalisés. Les décideurs politiques doivent avoir conscience des effets négatifs d une imposition sur les téléphones portables et l utilisation de ces services, dans une région où la taxation rapportée au coût de possession se situe déjà au-dessus de la moyenne mondiale. L amélioration de la couverture des réseaux représente un défi supplémentaire pour le secteur, compte-tenu de l ampleur des zones rurales de la région, et de la portée limitée des réseaux d électricité et autres infrastructures de soutien. Les opérateurs recourent déjà à tout un éventail de solutions innovantes pour répondre à ces défis, dont de plus en plus souvent des solutions «vertes» qui utilisent l énergie solaire, le vent, l eau, la biomasse ou les piles à combustible. On observe également une tendance croissante au partage de réseaux, dans le cadre duquel des opérateurs mobiles louent des sites auprès de sociétés spécialisées («tower companies»), ce qui permet également de réduire les coûts de mise en place des réseaux et d éliminer des barrières à l élargissement de la couverture en milieu rural. La concrétisation du potentiel de croissance du secteur de la téléphonie mobile, que ce soit en termes de connexion de nouveaux abonnés ou de mise en place d un accès élargi aux services à haut débit, dépendra de la poursuite d investissements substantiels par les opérateurs. Sur la base des données disponibles, on estime que les opérateurs mobiles de la région ont investi plus de 44 milliards de dollars US au cours des six dernières années (hors fibre et câbles internationaux). Il est probable que ces investissements seront encore plus élevés à l avenir, compte-tenu du coût de l élargissement de la couverture pour inclure des zones à moindre densité de population et de la mise en place d une couverture 3G élargie ainsi que de réseaux 4G plus rapides. Les investissements des opérateurs dépendent également de la stabilité des marchés nationaux. Un certain nombre de marchés comptent huit opérateurs ou plus, ce qui les place bien au-dessus des niveaux mondiaux. Les opérateurs doivent avoir la certitude de pouvoir générer des retours sur investissements à long terme pour maintenir leurs niveaux d investissement actuels. Les autorités réglementaires doivent adopter une approche pragmatique et flexible de consolidation, et trouver un équilibre entre les tendances tarifaires à court terme et le maintien de niveaux d investissement suffisants à plus long terme. Il existe non seulement un potentiel de croissance pour les services vocaux de base, mais l Afrique subsaharienne est également sur le point de voir une explosion de l adoption des services mobiles à haut débit et du développement des données mobiles. De plus en plus abordables, les appareils mobiles avec accès internet permettent aux gens d accéder pour la première fois à internet. Les appareils portables qui utilisent les réseaux 3G, voire même 2.5G EDGE, constituent déjà la principale plateforme d accès à internet en Afrique subsaharienne, permettant aux utilisateurs de contourner la portée limitée du réseau à bande passante fixe. Le secteur de la téléphonie mobile contribue déjà de manière significative à la croissance économique et à la création d emplois en Afrique subsaharienne, où il représente une fraction du PIB plus élevée que partout ailleurs dans le monde. En 2012, l écosystème élargi de la téléphonie mobile représentait plus de 6 % du PIB de l Afrique subsaharienne, et devrait selon les prévisions atteindre 8 % d ici 2020. Ces chiffres se situent bien au-dessus de leurs équivalents dans d autres parties du monde, qui sont par exemple de 1,4 % en Asie-Pacifique ou de 4 % en Amérique latine. De plus, le secteur compte déjà plus de 3,3 millions d emplois dans toute l Afrique subsaharienne, tout en ayant contribué 21 milliards de dollars US aux finances publiques en 2012 par le biais de la taxation. 7
Les services mobiles bénéficient déjà d une diffusion plus large auprès de la population que de nombreux autres services de base, dont notamment l électricité, l assainissement ou les services financiers. Les taux d accès aux services mobiles sont même encore plus élevés si l on se place au niveau des ménages au sein desquels un seul téléphone est susceptible de servir d appareil commun. Les services mobiles peuvent donc avoir un rôle unique à jouer pour répondre aux préoccupations sociales, économiques et environnementales, notamment pour les populations qui se trouvent à la base de la pyramide économique (BoP). Ainsi, au Nigéria, 56 millions d habitants sont privés d accès à l électricité, et 38 millions à l eau potable, mais presque tous pourrait avoir accès aux services mobiles. L Afrique subsaharienne se heurte à des problèmes sociaux spécifiques, avec une population relativement rurale vivant dans des zones souvent éloignées et difficiles d accès. Les taux d urbanisation restent relativement faibles, bien que la croissance urbaine se soit traduite par une augmentation rapide de la population vivant dans des installations de fortune, ainsi qu une augmentation de la pauvreté et des inégalités. De nombreuses villes d Afrique subsaharienne se caractérisent par des infrastructures limitées, notamment dans les zones à faibles revenus. Le programme Mobile Enabled Community Services (MECS) de la GSMA exploite la technologie et les infrastructures mobiles pour améliorer l accès aux services de base d approvisionnement en eau et en électricité. Les opérateurs, les gouvernements, les acteurs du secteur privé et les organisations non gouvernementales ont suscité ensemble une explosion de produits et services utilisant la mobilité dans toute l Afrique subsaharienne qui pourraient aider à résoudre ces problèmes. Le nombre de lancements de nouveaux services n a cessé d augmenter au cours de ces dernières années, notamment dans les domaines de la santé («mhealth») et de l argent mobile. Les services d argent mobile sont une réussite évidente, avec l Afrique subsaharienne se plaçant en tête des autres régions en ce qui concerne le nombre de services disponibles. Ce succès met les services financiers à la portée de populations précédemment non bancarisées, favorisant ainsi la croissance économique et l inclusion financière. Au moment de la rédaction de ce document, la région comptait plus de 110 initiatives actives en 2013 1, avec un certain nombre de pays comptant plus d un fournisseur. Avec 56,9 millions d utilisateurs de l argent mobile enregistrés en Afrique subsaharienne en juin 2012, on comptait deux fois plus d utilisateurs de l argent mobile que d utilisateurs de Facebook dans la région 2. De la même manière, d autres solutions mobiles commencent à répondre à différents problèmes sociaux et économique de la région, notamment dans les domaines de la santé, de l éducation et de l agriculture. Les solutions mhealth peuvent s avérer un outil efficace pour aider les pays à améliorer l accès aux services de santé pour les populations locales, et il existe aujourd hui presque 250 services mhealth en activité à travers toute l Afrique subsaharienne. L initiative panafricaine mhealth de la GSMA se veut un catalyseur de services commercialement viables à l échelle nationale et apportant une contribution significative aux objectifs sanitaires nationaux en matière d alimentation ainsi que de santé maternelle et infantile dans dix pays d Afrique d ici mi-2016. Les solutions mobiles peuvent jouer un rôle important dans l amélioration de la productivité agricole dans l ensemble des pays d Afrique subsaharienne, dans un secteur qui génère près d un tiers du PIB de la région et emploie presque deux tiers de sa main d œuvre. Combler le fossé des services mobiles entre les sexes, notamment parmi les populations à faibles revenus, devrait être une préoccupation importante pour les opérateurs et les décideurs politiques qui souhaitent concrétiser la contribution potentielle de ces services. Les données les plus récentes sur le fossé entre les sexes en matière de possession d un téléphone mobile suggèrent que les femmes ont 23 % de chances en moins de posséder un téléphone mobile en Afrique. Les femmes ont un rôle décisif à jouer pour matérialiser les retombées 1.. MMU Mobile Money Deployment Tracker (Outil de suivi des services d argent mobile du programme MMU), disponible sur http://www.gsma.com/mobilefordevelopment/programmes/mobile-money-for-the-unbanked/ tracker 2. «Le point sur le secteur: Résultats de l Étude Mondiale 2012 sur l Adoption des Services d Argent Mobile», programme MMU, GSMA, http://www.gsma.com/mobilefordevelopment/wp-content/uploads/2013/04/mmu_ State-of-the-Industry_French.pdf GSMA et la Fondation Cherie Blair pour les femmes : Women and Mobile: A Global Opportunity 8
socio-économiques potentielles dans les domaines de la santé, de l éducation et de l agriculture, et ont le plus à gagner en termes d inclusion financière par le biais des services financiers mobiles. Toutefois, la capacité du secteur de la téléphonie mobile à apporter ces avantages socio-économiques nécessite un environnement réglementaire favorable. Les principales questions réglementaires régionales tournent autour de la taxation et de la gestion du spectre. Les opérateurs et les investisseurs ont besoin de stabilité et de visibilité pour pouvoir financer les énormes investissements qui seront nécessaires dans les années à venir pour améliorer la couverture des zones plus excentrées et répondre à la demande croissante de connexions plus rapides. Une réglementation excessive risque de freiner l innovation, d accroître les coûts d exploitation, de limiter la concurrence, et au final, d être contraire aux intérêts des consommateurs. Bien que certains gouvernements et autorités réglementaires reconnaissent l importance d une harmonisation du spectre au sein de la région, il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine. Dans de nombreux pays d Afrique subsaharienne, les engagements concrets à l égard d une allocation harmonisée des fréquences en-dessous de 1GHz, et notamment des bandes 700 MHz et 800 MHz (dividende numérique), ne se sont pas encore matérialisés. La coordination et l accélération du passage de la télévision analogue à la télévision numérique et la libération des fréquences du dividende numérique pour le haut-débit mobile devraient donner une impulsion majeure à la croissance économique dans la région. Les analyses de la section 2.2.1 du présent rapport suggèrent qu une allocation de ces fréquences du dividende numérique aux services mobiles à haut débit générerait une augmentation de 49 milliards de dollars US du PIB de la région entre 2015 et 2020 (soit 5,9% du PIB de 2012), avec une contribution supplémentaire de 15 milliards de dollars de recettes fiscales sur cette période. Une gestion efficace du spectre est indispensable pour soutenir les investissements. Le spectre doit être alloué aux organisations capables de déployer et d investir dans les infrastructures. L attribution de licenses ne devrait pas faire de discrimination parmi les opérateurs ni à l égard des nouveaux entrants, mais doit au contraire fournir des règles du jeu équitables et une certitude réglementaire. Avec un certain nombre de licenses arrivant à échéance dans toute l Afrique subsaharienne, la mise en place d un processus transparent, consultatif et prévisible pour l attribution et le renouvellement des licenses et droits d utilisation des fréquences permettra aux opérateurs de planifier leurs investissements. Le prix de renouvellement des droits d utilisation du spectre devrait se baser sur la récupération des frais administratifs plutôt que sur la maximisation des revenus à court terme pour l État concerné. L imposition exprimée en tant que pourcentage du coût total de possession d un appareil mobile est déjà supérieure à la moyenne mondiale dans de nombreux pays d Afrique subsaharienne, ce qui surenchérit le coût des services mobiles. Vingt pays imposent également des droits de douane sur les appareils portables importés, tandis que les opérateurs font eux-mêmes l objet d un certain nombre de taxes propres au secteur. L abaissement du niveau de taxation applicable au secteur de la téléphonie mobile pourrait bénéficier aux consommateurs comme aux entreprises et aux États en favorisant l adoption et l utilisation de nouveaux services mobiles, en améliorant la productivité et en augmentant le PIB et les recettes fiscales sur le long terme. 9
Pour la version complète de l Economie Mobile: Afrique Sub Saharienne 2013, visitez le site de la GSMA www.gsma.com/mobileeconomyssa