GÉOGRAPHIE - THEME : HABITER UNE MÉTROPOLE DOSSIER DOCUMENTAIRE GROUPE n FICHE 4.B : HABITER UNE MÉTROPOLE RUSSE : 6 ème MOSCOU 1. PAYSAGE À ANALYSER - HABITER Moscou Moscou est la ville la plus peuplée d'europe avec 10,22 millions d'habitants intra muros en 2008 et 14,74 millions d'habitants dans l'aire urbaine, soit 9% de la population du pays. Elle est le centre économique (25% de la richesse de la Russie), politique (unique lieu de pouvoir en Russie) et universitaire de la Russie. La chute du communisme (entre 1989 et 1992) a provoqué une crise économique et financière. Les écarts de condition de vie sont devenus considérables : une part de la population s'est très fortement enrichie tandis que l'augmentation du coût de la vie a aggravé les conditions de vie des plus modestes. 2. La métropole moscovite vue la nuit Les tracés des réseaux de transports (périphériques) et les rues révèlent la forme de Moscou : en AURÉOLES CONCENTRIQUES autour du centre-ville.
3. La Moskva-City: le centre-des affaires moscovite (en 2015) Moskva-City est le diminutif pour «Centre d'affaires international de Moscou». Ce quartier d'affaires imaginé en 1992, est toujours en construction. Le but du «Moskva- City» est de créer une zone combinant affaires, divertissements et espaces résidentiels : une véritable «ville à l intérieur de la ville». Il s'agit du premier C.B.D*. De Russie, mais aussi d'europe de l'est. Sa SITUATION est idéale : à quelques minutes du centre-ville et à proximité du Troisième Périphérique de la ville. source : Wikipédia *C.B.D. (Central Business District) : quartier d affaires, c'est-à-dire un lieu où se concentrent les bureaux, les banques, les sièges sociaux* des entreprises, des commerces de luxe et des grands hôtels. 4. LA PLACE ROUGE : le centre ville historique de Moscou Le noyau historique de la ville se situe sur la colline qui domine la rive gauche de la rivière la Moskova, à qui la ville doit son nom. A cet endroit se trouvent aujourd'hui le Kremlin et la place Rouge.
5. La BANLIEUE de Moscou UNE PÉRIPHÉRIE AÉRÉE. À l'époque communiste, la construction d'ensembles résidentiels collectifs est massive à la périphérie de la ville, comme partout ailleurs en Europe de l Est. Ces périphéries sont aérées (nombreux espaces verts). La seule propriété privée autorisée durant les 7 décennies de communisme furent les DATCHAS, jardins ouvriers agricoles. Ces jardins sont de nos jours encore cultivés et représentent une part non négligeable de l'alimentation des Russes. Ils permirent notamment durant la crise des années 1990 d'éviter la faim à des millions d'entre eux. DES PAYSAGES VERTICAUX. Les GRATTE-CIEL, construit sous Staline, se voulait être un miroir de «l 'urbanisme* russe triomphant». D après Radvanyi, La Nouvelle Russie, Armand Colin, 2010 6. Datcha d'un citadin moscovite. Souvent assez simple, sans chauffage ni eau courante, elle sert surtout à la belle saison et permet aux urbains qui les possèdent (les datchniki) de quitter leur appartement, souvent très exigu, pour le grand air. La datcha sert également souvent à cultiver un lopin de terre dont la production joue parfois un rôle non négligeable dans leur alimentation source wikipédia
7. L organisation de la métropole moscovite Une densité moyenne de 8 400 habitants au km2 Schématiquement, Moscou se dépeuple en son centre (il n'y a que 230 000 habitants à l'intérieur de l'anneau "des jardins", dans une superficie d'environ 20 km2 équivalant aux dix premiers arrondissements de Paris) au profit de la fonction administrative (avant la perestroïka), puis des bureaux d affaires. Bien que de façon inégale, on observe un gradient positif des densités humaines jusqu'à la périphérie de la municipalité. Ce sont donc les ensembles immobiliers les plus récemment construits qui sont les plus densément peuplés. La densité moyenne est d'environ 8 400 habitants au kilomètre carré, pour une superficie de quelque 1060 km2 presqu'entièrement contenue dans un rayon de 15 à 20 kilomètres à partir du Kremlin. Ce cercle sensiblement oblong est matérialisé par un anneau autoroutier, qui vient d'être entièrement refait. Jusqu'en 1986, le territoire municipal épousait cette forme parfaite. Quelques excroissances (par annexion de quelques communes) lui donnent aujourd'hui la forme d'une pomme de terre germée. Malgré un tissu urbain radicalement différent de celui de l'agglomération parisienne, la densité moscovite n'est finalement pas très différente de celle de Paris élargi aux départements de la petite couronne (près de 9 000 hab/km2, sur une superficie de 760 km2). Au-delà de l'anneau autoroutier commence ce qu'on appelait la zone des loisirs ou zone verte, où le couvert forestier (forêt mixte feuillus/résineux) surclasse les terres arables. C'est ici et au-delà que se développe aujourd'hui, autour des villes et bourgs satellites (dont quelques-uns seulement ont été incorporés à la municipalité de Moscou), et parmi les datchas, sanatoriums et camps de jeunesse (camps de "pionniers") traditionnels, une importante activité foncière et immobilière entièrement adonnée à des formules d'habitat individuel. Mais on ne sait encore quel poids démographique il faudra attribuer à cette urbanisation en gestation. Prédominance de l'habitat collectif vertical Moscou intra-muros se caractérise par une domination absolue de l'habitat collectif. Ce n'est pas le cas des autres villes russes anciennes ( ). La plupart des quartiers du grand Moscou sont construits dans la forêt. Les espaces sont immenses. Les moscovites parlent de leur cour, élément capital de leur socialité, mais cette cour, ouverte ou fermée, est toujours à l'échelle d'un parc ou d'un morceau de forêt. Les avenues elles-mêmes sont très arborées. On rappellera qu'en dépit d'un tissu si lâche, les densités sont globalement comparables à celles de l'agglomération parisienne. source : Philippe Haeringer, Moscou, dossier thématique de l IRD (Métropoles en mouvement), http://www.suds-en-ligne.ird.fr/metropoles/moscou/moscou06.html
8. Plans : Réseau routier et centre-ville