PARTAGER NOTRE PASSION Livret de présentation de la vaccination et de nos vaccins
PARTAGER NOTRE PASSION LIVRET DE PRÉSENTATION DE LA VACCINATION ET DE NOS VACCINS Ces hommes qui ont fait l histoire de la vaccination 8 La valeur de la vaccination 14 Qu est-ce que la vaccination? 20 Le cycle de développement d un vaccin 28 Nos vaccins : un siècle d innovation 36 Fiches sur 20 maladies infectieuses évitables grâce à nos vaccins 42 Les vaccins de demain 90 Sources d information & glossaire 96
Nos vaccins protègent la vie
NOTRE ENGAGEMENT : CONTRIBUER À SAUVER DES MILLIONS DE VIES
NOS DÉCOUVERTES SONT FONDAMENTALES CRÉER DES VACCINS, c est une des vocations de Sanofi Pasteur. L histoire de notre entreprise est jalonnée de découvertes qui ont fait évoluer la médecine préventive et permis d épargner des millions de vies. CRÉER DES VACCINS, C EST PROTÉGER LA VIE NOTRE AMBITION Un monde où personne n ait à souffrir ou à mourir d une maladie qui puisse être évitée par la vaccination. NOTRE MISSION Au sein du Groupe Sanofi, protéger et améliorer la santé humaine dans le monde, en proposant des vaccins innovants, répondant aux plus hauts standards de qualité, pour la prévention et le traitement des maladies et jouer un rôle actif auprès des acteurs de santé publique pour promouvoir la vaccination. NOTRE ENGAGEMENT : CONTRIBUER À SAUVER DES MILLIONS DE VIES 6-7
Louis Pasteur Inventeur Français 1822-1895 CES HOMMES QUI ONT FAIT L HISTOIRE DE LA VACCINATION
SANOFI PASTEUR EST UNE ENTREPRISE MONDIALE, FONDÉE SUR L INNOVATION, LA RIGUEUR SCIENTIFIQUE ET LES SYNERGIES INTERNATIONALES. NOUS SOMMES FIERS DE NOTRE HÉRITAGE ET DE NOUS INSPIRER DE CEUX QUI ONT ŒUVRÉ AUX FONDEMENTS DE NOTRE ENTREPRISE.
LOUIS PASTEUR Les travaux de Louis Pasteur ont révolutionné la médecine moderne. En 1857, mettant en évidence que les infections sont liées à des micro-organismes, Louis Pasteur a marqué la science et la médecine de l une des avancées les plus importantes de l histoire de la médecine. Ses découvertes ont permis le développement des premiers vaccins, notamment celui contre la rage. Louis Pasteur a également contribué à l amélioration des pratiques hospitalières pour un meilleur contrôle des maladies infectieuses. UN SCIENTIFIQUE ET UN VISIONNAIRE Il a aussi permis une avancée fondamentale de l hygiène alimentaire avec la pasteurisation, procédé qui consiste à détruire les germes pathogènes des aliments périssables. Pasteur consacra les dernières années de sa vie à la fondation de l Institut Pasteur, organisation à but non lucratif dont la mission est de contribuer à la prévention et au traitement des maladies. Sanofi Pasteur entretient toujours des relations privilégiées avec l Institut Pasteur. CES HOMMES QUI ONT FAIT L HISTOIRE DE LA VACCINATION 10-11
RICHARD SLEE UN PRÉCURSEUR DANS LA SANOFI PRODUCTION PASTEUR EST UNE ENTREPRISE DES VACCINS MONDIALE, FONDÉE En 1897, Richard SUR L INNOVATION, Slee fonde les laboratoires biologiques Pocono LA RIGUEUR SCIENTIFIQUE de Swiftwater en Pennsylvanie, ET LES Etats-Unis, SYNERGIES pour produire des vaccins contre la variole avec INTERNATIONALES. une technique alors novatrice. Le docteur Slee avait étudié cette toute nouvelle méthode de NOUS SOMMES FIERS DE production auprès de NOTRE HÉRITAGE Louis ET DE Pasteur. NOUS INSPIRER DE CEUX QUI ONT ŒUVRÉ AUX FONDEMENTS DE NOTRE ENTREPRISE. JOHN FITZGERALD UN PIONNIER DANS L HISTOIRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE CANADIENNE Le travail de Richard Slee a permis d améliorer de façon considérable la protection contre la variole aux Etats-Unis. Plus d un siècle plus tard, son héritage reste intact. La variole est déclarée officiellement éradiquée dans le monde en 1980 par l Organisation mondiale de la Santé. Aujourd hui, le site Sanofi Pasteur de Swiftwater est implanté sur les lieux mêmes qui ont abrité les premiers laboratoires du Dr Richard Slee.
LA FAMILLE MÉRIEUX TROIS GÉNÉRATIONS D INNOVATEURS Marcel Mérieux, son fils Charles, puis son petit-fils Alain, ont consacré leur vie à protéger la population mondiale contre les maladies infectieuses. À travers l Institut Mérieux, la production de vaccins est passée à l échelle industrielle. Les vaccins alors fabriqués ont favorisé la vaccination du plus grand nombre, dans les meilleurs délais. En 1974, des techniques de production mises au point par l Institut Mérieux permettent d enrayer une épidémie de méningite à méningocoques au Brésil ; 90 millions de personnes ont été vaccinées en neuf mois. John FitzGerald portait une vision, celle de produire des médicaments à des prix accessibles à tous. Fondés par John FitzGerald en 1914, les laboratoires Connaught se font rapidement connaître par la production de vaccins et de sérums contre la diphtérie et le tétanos, puis la variole et la méningite. Ils contribuent à la bataille contre la poliomyélite. Après avoir mis au point le premier vaccin injectable contre la poliomyélite, le Dr Jonas Salk utilisa des techniques développées par les équipes des laboratoires Connaught pour produire son vaccin à grande échelle, mettant fin aux épidémies de polio qui ravageaient périodiquement l Amérique du Nord dans les années 50. CES HOMMES QUI ONT FAIT L HISTOIRE DE LA VACCINATION 12-13
LA VALEUR DE LA VACCINATION
DES VACCINS POUR ÉPARGNER DES VIES L ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ ESTIME QUE LA VACCINATION SAUVE CHAQUE ANNÉE ENTRE DEUX ET TROIS MILLIONS DE VIES À TRAVERS LE MONDE
LA VACCINATION SAUVE DES VIES A l exception de l assainissement de l eau à large échelle, aucune action humaine n a eu un impact comparable à celui de la vaccination dans la lutte contre les maladies infectieuses et la réduction des taux de mortalité. VOICI UN SIÈCLE, les maladies infectieuses étaient la principale cause de décès à travers le monde, même dans les pays les plus développés. AUJOURD HUI, la vaccination permet de prévenir de nombreuses maladies infectieuses, et bientôt de nouveaux vaccins élargiront encore le champ de prévention. Les programmes de vaccination à large échelle ont démontré leur efficacité dans la lutte contre les maladies, et même leur éradication. Avant qu une campagne de vaccination permette d éradiquer la variole en 1980, la maladie menaçait 60% de la population mondiale et entraînait la mort d un malade sur quatre. Entre 2000 et 2011, le nombre de décès par rougeole a reculé de près de 71% dans le monde ; la lutte continue pour éradiquer la maladie. L éradication de la poliomyélite est à portée de main. Depuis le lancement par l OMS et ses partenaires de l Initiative mondiale pour l éradication de la poliomyélite en 1988, le nombre des cas a chuté de 99% et on estime que 10 millions de personnes ont échappé à la paralysie, conséquence de cette maladie. LA VALEUR DE LA VACCINATION 16-17
LA VACCINATION UN INTÉRÊT ÉCONOMIQUE UN DES INVESTISSEMENTS LES PLUS RENTABLES EN MATIÈRE DE SANTÉ PUBLIQUE La vaccination est un moyen de prévenir des décès et des souffrances. Elle présente également un intérêt économique. La vaccination est un des investissements les plus rentables en matière de santé publique. Aux Etats-Unis, l analyse coût-bénéfice fait apparaître que chaque dollar investi dans une dose de vaccin réduit les dépenses de santé de 2 à 27 dollars. Selon une étude réalisée en 2002, une activité de vaccination supplémentaire contre la rougeole sur une semaine au Kenya induirait une économie nette sur les coûts de santé de 12 millions de dollars US sur les dix années suivantes. Dans ce laps de temps, elle préviendrait 3 850 000 cas de rougeole et 125 000 décès.
LA VACCINATION UN DÉFI PERMANENT UNE VIGILANCE CONSTANTE ESSENTIELLE L histoire montre qu une baisse de la couverture vaccinale conduit à la réapparition des maladies dans des populations auparavant protégées. Le retour de la diphtérie dans certains pays d Europe de l Est dans les années 1990 avec plus de 125 000 cas et 4 000 morts enregistrés montre qu une vigilance constante est essentielle pour contrôler certaines maladies infectieuses. LA VALEUR DE LA VACCINATION 18-19
QU EST-CE QUE LA VACCINATION?
LA VACCINATION CONSISTE À INTRODUIRE DANS L ORGANISME UN AGENT (VIRUS, BACTÉRIE, MOLÉCULE) DÉPOURVU DE PROPRIÉTÉS PATHOGÈNES MAIS CAPABLE D INDUIRE UNE RÉPONSE IMMUNITAIRE. LORS D UN CONTACT ULTÉRIEUR AVEC L AGENT PATHOGÈNE, LE SYSTÈME IMMUNITAIRE SERA CAPABLE DE SE DÉFENDRE, PROTÉGEANT AINSI LA PERSONNE VACCINÉE.
À PROPOS......DES MALADIES INFECTIEUSES Les maladies infectieuses représentent une cause importante de mortalité, en particulier chez les enfants et les jeunes adultes. Les maladies infectieuses sont causées par des micro-organismes pathogènes tels que les virus, les bactéries, les parasites ou les champignons. Présents partout, les micro-organismes peuvent survivre dans de nombreux endroits (le sol, l eau, les aliments) ou hôtes (les humains, les animaux)....de L IMMUNITÉ L homme est protégé des micro-organismes qui l entourent par un système de défense extrêmement efficace : le système immunitaire. C est une véritable «armée» intérieure, composée de milliards de cellules et de molécules. Une des propriétés les plus remarquables du système immunitaire est qu il est capable de faire la distinction entre les éléments (cellules, molécules) du corps qu il défend et tout élément «étranger». Lorsqu un organisme est envahi par un agent infectieux, son système immunitaire apprend à le reconnaître et produit des cellules et des molécules de défense, à durée de vie parfois très longue, spécifiquement dirigées contre l agent étranger. La première ligne de défense de notre organisme est la réponse immunitaire non-spécifique. La seconde ligne de défense est quant à elle spécifique : elle passe par la reconnaissance de l agent à attaquer et la mise en mémoire de cet événement. QU EST-CE QUE LA VACCINATION? 22-23
Notre système immunitaire garde en mémoire les bactéries et virus particuliers qu il a déjà rencontrés, rendant la réponse à une éventuelle seconde rencontre beaucoup plus efficace et rapide. Ceci explique, par exemple, que l on n attrape pas deux fois la rougeole. L effet de la vaccination est d induire la mémoire d une première rencontre avec un agent pathogène. Un antigène est une substance étrangère à l organisme capable de déclencher une réaction du système immunitaire destinée à l éliminer. Il s agit généralement de protéines, de polysaccharides et de leurs dérivés lipidiques, correspondant par exemple à l enveloppe ou à la paroi d un virus ou d une bactérie. La réponse immunitaire est assurée, en particulier par les globules blancs du sang, les lymphocytes T, et par les anticorps, molécules produites par d autres globules blancs, les lymphocytes B. Les anticorps circulent dans l organisme et sont capables de neutraliser des substances biologiquement actives, des toxines par exemple, de se fixer sur des micro-organismes et de permettre leur élimination par les cellules du système immunitaire. LE SYSTÈME IMMUNITAIRE amygdales thymus sang rate ganglions lymphatiques plaques de Peyer système lymphatique moelle osseuse peau
LES VACCINS STIMULENT LE SYSTÈME IMMUNITAIRE Par la vaccination, on cherche à prévenir la maladie et permettre une mise en place plus rapide de moyens de défense spécifiques (anticorps spécifiques, réactions cellulaires adaptées) afin d empêcher le développement de l infection et ainsi de protéger l individu. Un vaccin est un produit biologique, contenant un ou plusieurs antigènes, fabriqué à partir de bactéries ou de virus complets, de leurs constituants (polysaccharides, protéines) ou de leurs produits de sécrétion (toxines) dont on enlève par différents procédés la capacité de déclencher la maladie tout en conservant celle d induire une réponse immunitaire. QU EST-CE QUE LA VACCINATION? 24-25
LES PRINCIPAUX TYPES DE VACCINS VACCINS VIVANTS ATTÉNUÉS L atténuation du pouvoir pathogène est obtenue par passages du micro-organisme sur des cultures cellulaires successives. Exemples : oreillons, rougeole, rubéole, polio (oral), fièvre jaune, BCG. VACCINS INACTIVÉS (OU INERTES) Ils sont obtenus par exposition de l agent pathogène à un agent physique ou chimique qui entraîne une perte de la virulence sans dénaturer le pouvoir immunogène. Les vaccins inactivés peuvent être produits à partir de tout ou partie d un micro-organisme : les vaccins à germes entiers, constitués de la totalité du micro-organisme. les vaccins faits de protéines (vaccin acellulaire/ sous-unitaire), toxines ou polysaccharides (conjugués ou non) extraits du micro-organisme. Exemples : diphtérie, tétanos, coqueluche, Hib, méningocoque, typhoïde, pneumocoque, grippe, rage, polio (injectable), hépatite A.
VACCINS RECOMBINANTS Ces vaccins sont produits par génie génétique. Ils utilisent une cellule animale ou une levure pour la synthèse de l antigène vaccinal. Exemple : hépatite B. QU EST-CE QUE LA VACCINATION? 26-27
LE CYCLE DE DÉVELOPPEMENT D UN VACCIN
DURÉE MOYENNE DE DÉVELOPPEMENT D UN VACCIN : 12 ANS INVESTISSEMEN MOYEN GLOBAL POUR L DÉVELOPPEMENT D U VACC RECHERCHE & D PHASES DE DÉVELOPPEMENT CLINIQUE 3 Phase exploratoire Phase préclinique Phase I Phase II Phase III 1 2 ENTRE 9 ET 14 ANS OPÉRATIONS I Étude de faisabilité opérationnelle Mise au point du procédé de fabrication Développement du procédé de fabrication industrielle Production des 1 er lots 4 Enregistrement 5 Lancement de produit Mise en culture des germes Récolte OPÉRATIONS C Evaluation des besoins et études du marché Profil-cible du produit : vaccin Qualité : 1 Phase exploratoire : 2 Phase préclinique : 2 à 4 ans entre 1 et 2 ans Identification des Évaluation des antigènes antigènes pour sur l animal et sélection la sélection de du meilleur candidat candidats vaccins vaccin. qui poursuivront le processus. 3 Phases de développement clinique : de 6 à 8 ans Tests du candidat vaccin chez l homme. Phase I : test d innocuité sur 10 à 100 sujets. Phase II : réponse immunitaire sur 100 à 3 000 sujets. Phase III : étude d efficacité, de tolérance à grande échelle et de consistance sur 3 000 à 40 000 sujets. 4 Les premiers lots sont des lots cliniques et lots industriels de conformité.
T E N IN PLUS D 1/2 MILLIARD D 70 % DU TEMPS DE PRODUCTION D UN VACCIN CONSACRÉ AU CONTRÔLE QUALITÉ ÉVELOPPEMENT NDUSTRIELLES PRODUCTION VRAC Purification Inactivation Assemblage des valences Formulation Répartition Lyophilisation Conditionnement Libération des lots Distribution DE 6 À 22 MOIS 6 OMMERCIALES Commercialisation des lots : contrôle qualité, assurance qualité Pharmacovigilance 5 Enregistrement : phase de synthèse de 12 à 18 mois Toutes les données collectées au cours des étapes précédentes sont regroupées dans un dossier et soumises aux autorités de santé afin d obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché. 6 Les germes infectieux sont cultivés, récoltés puis purifiés. À l issue de la formulation, de la lyophilisation (qui stabilise les vaccins les plus fragiles) et de la répartition principalement en flacons et en seringues, les vaccins sont conditionnés. Au terme du processus de fabrication, la chaîne du froid doit rester maintenue tout au long des étapes, de l expédition jusqu à l administration du vaccin aux patients. LE CYCLE DE DÉVELOPPEMENT D UN VACCIN
LA MISE AU POINT D UN VACCIN EST UN PROCESSUS LONG, COMPLEXE ET COÛTEUX, QUI NÉCESSITE DE FRANCHIR PLUSIEURS ÉTAPES DE LA COMPRÉHENSION DE LA MALADIE ET DE SES DONNÉES ÉPIDÉMIOLOGIQUES À LA MISE À DISPOSITION D UN NOUVEAU VACCIN SUR LE MARCHÉ.
LE CYCLE DE DEVELOPPEMENT D UN VACCIN L ÉLABORATION D UN VACCIN L élaboration de vaccins est très différente de celle des médicaments. C est une production biologique à partir de micro-organismes vivants. Selon le vaccin, il faut de 6 à 22 mois pour produire un lot. Ce cycle de production est beaucoup plus long que celui d un médicament ; ceci s explique principalement par la nécessité de contrôles longs et exigeants qui garantissent la qualité et l efficacité du produit final. LE CYCLE DE DÉVELOPPEMENT D UN VACCIN 34-35
NOS VACCINS : UN SIÈCLE D INNOVATION
SANOFI PASTEUR OFFRE LA PLUS LARGE GAMME DE VACCINS, PROTÉGEANT CONTRE 20 MALADIES VIRALES ET BACTÉRIENNES. LES COMBINAISONS VACCINALES (PLUSIEURS ANTIGÈNES EN UNE SEULE INJECTION) SONT UNE DES FORCES DE SANOFI PASTEUR. ELLES OFFRENT L AVANTAGE DE DIMINUER LE NOMBRE D INJECTIONS, DE SIMPLIFIER LES CALENDRIERS VACCINAUX ET DE RÉDUIRE LES COÛTS LIÉS À L ADMINISTRATION DES VACCINS. * ou des sociétés qui l ont précédée dans son statut juridique actuel. [1] Institut Biologique Mérieux [2] Institut Mérieux [3] Par les laboratoires Connaught, rachetés par l Institut Mérieux en 1989
NOS PRINCIPAUX VACCINS Depuis le début du XX ème siècle, le secteur de la vaccination a bénéficié d un grand nombre de découvertes. Les innovations sont essentielles. ÉTAPES IMPORTANTES Dates d obtention de la première autorisation pour les principaux produits de Sanofi Pasteur*. Après 1966, les dates correspondent à la première obtention de l autorisation de mise sur le marché. 1907 1922 1939 1946 1953 1955 Production de sérums[1] Premier vaccin contre le tétanos [2] Nouvelle application de la percuti-réaction Premier recours à la tuberculine Mérieux Sérum anti-coqueluche Vaccin contre la fièvre jaune Premier vaccin (injectable) [3] contre la poliomyélite de Salk (inactivé) 1960 1962 1963 1968 Vaccin (injectable) contre la poliomyélite de Lépine (inactivé) Premier vaccin (oral) contre la poliomyélite de Sabin (atténué) Bague multipuncture tuberculinique Vaccin contre la rougeole Vaccin contre la grippe NOS VACCINS : UN SIÈCLE D INNOVATION 38-39
1970 Vaccin contre la rubéole 1974 1975 1977 Premier vaccin contre la méningite à méningocoques du groupe A Premier vaccin contre la méningite à méningocoques des groupes A+C Vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la polio (injectable) Premier vaccin contre la rage (sur cellule diploïde d origine humaine) 1981 1982 1985 1986 1987 Premier vaccin plasmatique contre l hépatite B Premier vaccin contre la poliomyélite injectable de Salk (sur cellules VERO) Premier vaccin contre la rage [4] (sur cellules VERO) Vaccin ROR (rougeole / oreillons / rubéole) Vaccin contre l hépatite B (fondé sur le génie génétique) Premier vaccin conjugué contre Haemophilus influenzae type b 1988 Premier vaccin contre la poliomyélite oral de Sabin (sur cellules VERO) Premier vaccin contre la typhoïde (polysaccharides) [4] Fusion des entités Institut Mérieux & Institut Pasteur Production datant de 1973 Fondation de Pasteur Vaccins [5] Par Pasteur Mérieux Sérums &Vaccins, créée en 1990 [6] Pasteur Mérieux Connaught
1992 1993 1996 1997 1998 1999 Vaccin DT coqueluche[5] acellulaire, destiné aux adultes Vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche (germes entiers) et Haemophilus influenzae type b Premier vaccin pentavalent contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche (germes entiers), poliomyélite et Haemophilus influenzae type b (distingué par le Prix Galien en 1994) Vaccin contre l hépatite A [6] Premier vaccin pentavalent acellulaire contre la coqueluche Vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche (acellulaire) et la poliomyélite Vaccin de rappel pour adultes contre le tétanos, la diphtérie et la poliomyélite [7] Par Aventis Pasteur, nouveau nom de Pasteur Mérieux Connaught à l issue de la fusion des activités Sciences de la Vie de Rhône-Poulenc et Hoechst en 1999, pour former une seule et même société, Aventis. 2004 2005 2007 2008 2009 2012 2013 Premier vaccin conjugué quadrivalent [7] contre les infections à méningocoques Vaccin conjugué contre la méningite à méningocoque de groupes A+C+W+Y Vaccin oral monovalent contre la polio de type 1 Vaccin contre la grippe pandémique H5N1 (produite pour faire face à une éventuelle pandémie) Vaccin contre la variole (en réponse aux menaces terroristes) Premier vaccin intradermique contre la grippe Vaccin monovalent contre la grippe A(H1N1) Vaccin nouvelle génération contre l encéphalite japonaise Vaccin hexavalent contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, Haemophilus influenzae type b, la poliomyélite et l hépatite B Vaccin quadrivalent contre la grippe (2 virus de type A et 2 virus de type B) NOS VACCINS : UN SIÈCLE D INNOVATION 40-41
Vibrio cholerae Bactérie à l origine du Choléra FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS
MALADIES BACTÉRIENNES Choléra 46 Coqueluche 48 Diphtérie 50 Fièvre typhoïde 56 Infections à Haemophilus Influenzae type b 66 Infections à méningocoques 68 Infections à pneumocoques 70 Tétanos 82 Tuberculose 84 Les illustrations présentent le siège habituel des symptômes et des complications des maladies expliquées.
MALADIES VIRALES E ncéphalite japonaise 52 Fièvre jaune 54 Grippe 58 Grippe A(H1N1) 60 Hépatite A 62 Hépatite B 64 Oreillons 72 Poliomyélite 74 Rage 76 Rougeole 78 Rubéole 80 Variole (maladie éradiquée) 86
LE CHOLÉRA EST DÛ À UNE BACTÉRIE, VIBRIO CHOLERAE, QUI AGIT SUR L INTESTIN PAR L INTERMÉDIAIRE D UNE TOXINE. ELLE A ÉTÉ À L ORIGINE D ÉPIDÉMIES DÉVASTATRICES QUI ONT SÉVI PARTOUT DANS LE MONDE TOUT AU LONG DE L HISTOIRE. SELON LES ESTIMATIONS DE L ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ (OMS), IL Y A CHAQUE ANNÉE 3 À 5 MILLIONS DE CAS DE CHOLÉRA, AVEC 100 000 À 120 000 DÉCÈS.
CHOLÉRA SYMPTÔMES Après une période d incubation de quelques heures à quatre jours, le choléra se caractérise par une diarrhée aqueuse aiguë accompagnée de vomissements. La gravité est liée au risque de déshydratation qui peut rapidement entraîner la mort. Le traitement repose donc sur une réhydratation adaptée à l état du malade. choc vomissements déshydratation diarrhée ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION Le choléra est une maladie strictement humaine qui se propage par contamination fécale de l eau et des aliments ; elle touche essentiellement les pays en développement en Asie, en Amérique du Sud et en Afrique. E n 2011, plus de 580 000 cas ont été recensés dont plus de 7 000 mortels, dans 58 pays. L hygiène et l assainissement sont les piliers de la lutte contre le choléra. D e nouveaux vaccins donnés par voie orale permettent aujourd hui une bonne protection contre le choléra. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 46-47
LA COQUELUCHE EST UNE MALADIE BACTÉRIENNE TRÈS CONTAGIEUSE DES VOIES RESPIRATOIRES INFÉRIEURES DUE À BORDETELLA PERTUSSIS. ELLE SE CARACTÉRISE PAR UNE ÉVOLUTION LONGUE (PLUSIEURS SEMAINES). ELLE PRÉSENTE UNE GRAVITÉ atteinte neurologique PARTICULIÈRE CHEZ LE JEUNE NOURRISSON. infection pulmonaire
SYMPTÔMES La coqueluche typique se caractérise par une toux persistante (plus de trois semaines) sans fièvre dans la majorité des cas, avec des quintes associées à une reprise inspiratoire difficile, ou des apnées ou des accès de cyanose, ou encore des vomissements survenant après les quintes. Chez le nourrisson, la coqueluche peut être très grave, voire mortelle. Les adolescents et les adultes présentent souvent des formes atypiques avec une toux persistante. COQUELUCHE ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION La coqueluche est une maladie strictement humaine. La transmission s effectue facilement lors d un contact rapproché, principalement par la toux. D après l OMS, en 2008, il y aurait eu près de 16 millions de cas de coqueluche dans le monde, dont 95% dans les pays en développement et près de 195 000 enfants seraient morts à cause de cette maladie. La coqueluche reste une maladie d actualité en raison de l augmentation de la proportion de cas chez les nourrissons trop jeunes pour avoir été vaccinés et chez les adolescents et les adultes jeunes car la protection conférée par la maladie ou la vaccination est limitée à quelques années. Ces derniers peuvent être à l origine de la contamination des jeunes nourrissons. La vaccination coquelucheuse fait partie de la vaccination de routine des nourrissons dès l âge de deux mois. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 48-49
LA DIPHTÉRIE EST UNE TOXIINFECTION BACTÉRIENNE DUE À CORYNEBACTERIUM DIPHTERIAE QUI AVANT L INTRODUCTION DE LA VACCINATION REPRÉSENTAIT UNE DES PRINCIPALES CAUSES DE MORTALITÉ INFANTILE.
SYMPTÔMES Après une période d incubation de un à cinq jours, la diphtérie est caractérisée dans sa forme typique par une angine à fausses membranes qui peut s étendre, obstruer les voies aériennes supérieures et être à l origine d une asphyxie mortelle. La diphtérie peut être compliquée par des troubles cardiaques et neurologiques qui peuvent également conduire au décès. Le taux de mortalité est élevé (> 10%), même lors des flambées récentes. La diphtérie doit être traitée en urgence pour réduire le risque de complications et de mortalité. atteinte neurologique angine / asphyxie atteinte respiratoire complications cardiaques DIPHTÉRIE L élément principal du traitement est l administration intramusculaire ou intraveineuse de sérum antidiphtérique. Les antibiotiques limiteront la croissance bactérienne mais n ont pas d effet sur les lésions toxiniques. ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION L homme est le seul hôte naturel de C. diphteriae. La transmission s opère par des gouttelettes respiratoires et un contact physique proche. Avant que la vaccination contre la diphtérie devienne facilement accessible dans les années 1980, on estimait chaque année à près de 1 million les cas de diphtérie dans les pays en développement. La diphtérie persiste dans de nombreux pays et des épidémies sont survenues au cours des années 1990 en Europe de l Est notamment. Le vaccin diphtérique est fabriqué à partir d anatoxine diphtérique. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 50-51
L ENCÉPHALITE JAPONAISE EST UNE INFECTION VIRALE CONNUE AU JAPON DEPUIS 1870. ELLE EST DUE À UN ARBOVIRUS TRANSMIS PAR UN MOUSTIQUE. AVEC 50 000 CAS DÉCLARÉS ET PLUS DE 10 000 DÉCÈS PAR AN, C EST LA PLUS FRÉQUENTE ET LA PLUS SÉVÈRE DES ENCÉPHALITES VIRALES ET LA PREMIÈRE CAUSE D INFECTION VIRALE NEUROLOGIQUE CHEZ L ENFANT EN ASIE.
SYMPTÔMES La maladie se traduit dans sa forme majeure par une encéphalite, mais des expressions cliniques moins sévères à type de méningite aseptique ou d un simple syndrome fébrile accompagné de céphalées sont fréquentes. Après une période d incubation silencieuse de cinq à quinze jours, le début est marqué par l apparition brutale d une fièvre élevée accompagnée de céphalées, d un changement du comportement, de troubles de l élocution et de troubles moteurs (paralysies). atteinte neurologique ENCÉPHALITE JAPONAISE L évolution est marquée par l installation progressive de troubles de la conscience pouvant aller jusqu au coma. La mortalité est élevée et les séquelles très fréquentes, notamment chez l enfant (50%). Il n existe pas de traitement spécifique. ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION La maladie s observe surtout en milieu rural (où les hommes voisinent avec les porcs et les oiseaux, réservoirs du virus) et plus particulièrement dans les rizières, favorables au développement des moustiques. L infection se manifeste généralement entre avril et décembre avec une recrudescence en période de mousson. Sa prévention est possible grâce à des vaccins atténués ou inactivés. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 52-53
LA FIÈVRE JAUNE EST UNE FIÈVRE HÉMORRAGIQUE VIRALE TRANSMISE PAR DES MOUSTIQUES. 200 000 CAS DE FIÈVRE JAUNE SURVIENNENT CHAQUE ANNÉE, 30 000 SONT MORTELS. ELLE REPRÉSENTE UN RISQUE POUR PLUS DE 3 MILLIONS DE VOYAGEURS QUI SE RENDENT DANS LES ZONES TOUCHÉES.
SYMPTÔMES Après une incubation d une semaine, la maladie débute typiquement avec fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête. Elle évoque alors une grippe, une dengue ou un paludisme. Dans les formes graves, au bout de trois jours, une rémission passagère précède l apparition d un syndrome hémorragique avec vomissement de sang noirâtre, d un ictère (jaunisse) qui donne son nom à la maladie et de troubles rénaux. La mort survient alors dans 20 à 50% des cas. Toutes les formes curables laissent après elles une immunité à vie. Il n existe aucun traitement spécifique contre la fièvre jaune. insuffisance hépatique insuffisance rénale FIÈVRE JAUNE ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION L OMS estime que 200 000 cas de fièvre jaune surviennent chaque année, dont 30 000 sont mortels. Plus de 90% des cas touchent l Afrique. La fièvre jaune constitue également un risque important pour plus de 3 millions de voyageurs qui se rendent chaque année dans les zones touchées. L efficacité des campagnes de vaccination amarile a été démontrée depuis une soixantaine d année mais la fièvre jaune reste une préoccupation majeure à la fois dans les zones tropicales d Afrique et d Amérique du Sud. Dans les pays à risque de fièvre jaune, le vaccin est recommandé pour prévenir et combattre les épidémies. Il est également recommandé pour les voyageurs se rendant en zones à risque. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 54-55
LA FIÈVRE TYPHOÏDE EST UNE INFECTION BACTÉRIENNE QUI EST DEVENUE RARE DANS LES PAYS INDUSTRIALISÉS, MAIS QUI RESTE FRÉQUENTE DANS LES PAYS À FAIBLE NIVEAU D HYGIÈNE OÙ ELLE EST À L ORIGINE DE 600 000 DÉCÈS PAR AN.
SYMPTÔMES Après une phase d incubation de sept à quatorze jours, apparaissent progressivement des douleurs diffuses, une fièvre pouvant être élevée, une anorexie, et très souvent de la diarrhée. FIÈVRE TYPHOÏDE Une somnolence diurne et une insomnie nocturne sont caractéristiques. D es complications sont possibles : hémorragie digestive, perforation intestinale, insuffisance cardiaque, encéphalite. encéphalite insuffisance cardiaque diarrhée hémorragie digestive septicémie Il existe des antibiotiques efficaces et le pronostic sous traitement est le plus souvent favorable ; cependant, la guérison peut être suivie d un portage chronique pendant plusieurs mois. De plus, l émergence de résistance aux antibiotiques complique le traitement. ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION Le réservoir de germes est strictement humain. La transmission est le plus souvent oro-fécale par ingestion d eau ou d aliments contaminés. La prévention repose sur les mesures d hygiène et sur la vaccination. Il existe plusieurs vaccins contre la fièvre typhoïde. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 56-57
LA GRIPPE EST UNE INFECTION RESPIRATOIRE VIRALE AIGUË TRÈS CONTAGIEUSE. LES VIRUS GRIPPAUX SONT CARACTÉRISÉS PAR UNE VARIABILITÉ IMPORTANTE EN FONCTION DE L IMPORTANCE DES MUTATIONS GÉNÉTIQUES PAR RAPPORT AUX ANNÉES PRÉCÉDENTES, LE DEGRÉ DE PROTECTION DE LA POPULATION VARIE ET L ON ASSISTE À DES ÉPIDÉMIES D INTENSITÉ VARIABLE. UNE PANDÉMIE PEUT SURVENIR LORS DE L INTRODUCTION DANS L ESPÈCE HUMAINE, LE PLUS SOUVENT À PARTIR D UN RÉSERVOIR ANIMAL, D UN VIRUS GRIPPAL COMPLÈTEMENT NOUVEAU VIS-À-VIS DUQUEL LA POPULATION N EST PAS ENCORE IMMUNISÉE.
SYMPTÔMES Après une période d incubation qui varie de un à quatre jours, la maladie débute par une fièvre élevée de survenue brutale avec sensation de malaise, céphalées, douleurs musculaires, mal de gorge et toux sèche. L infection dure en général une semaine. Les complications les plus fréquentes sont les pneumonies ; elles surviennent principalement chez les jeunes enfants, les sujets âgés et les patients souffrant de maladies chroniques. Les complications de la grippe peuvent conduire au décès, en particulier des patients les plus fragiles. Il existe des médicaments anti-viraux qui peuvent diminuer la durée et l intensité des symptômes s ils sont administrés très rapidement dès le début de la maladie. atteinte respiratoire pneumopathie GRIPPE UNE MALADIE HAUTEMENT CONTAGIEUSE Un jour avant l apparition des symptômes et cinq jours après. Les enfants peuvent être infectieux pendant plus de 10 jours. D ans un avion de ligne, un seul passager présentant les symptômes a répandu la maladie à 72% des personnes à bord. ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION Les virus grippaux sont transmis par inhalation ou par contact avec les sécrétions respiratoires. Chaque année l OMS estime que le nombre de décès dus à la grippe varie entre 250 000 et 500 000. Il existe plusieurs types de vaccins grippaux. La composition des vaccins grippaux est modifiée chaque année en fonction des souches circulantes. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 58-59
LA GRIPPE A(H1N1), IDENTIFIÉE POUR LA PREMIÈRE FOIS EN MARS 2009 (INITIALEMENT APPELÉE GRIPPE PORCINE), EST UNE GRIPPE CAUSÉE PAR UN NOUVEAU VIRUS A(H1N1) 2009 QUI N AVAIT JAMAIS CIRCULÉ AUPARAVANT CHEZ L HOMME. IL RÉSULTE DE PHÉNOMÈNES DE RECOMBINAISONS À PARTIR DE VIRUS DE PORC, HUMAIN ET AVIAIRE. CE «NOUVEAU» VIRUS SE TRANSMET D HOMME À HOMME.
SYMPTÔMES GRIPPE A(H1N1) Cette nouvelle souche de virus grippal provoque les mêmes symptômes que ceux observés lors de la grippe saisonnière. Les premiers signes de la grippe A(H1N1) sont de type «syndrome grippal typique» : fièvre, toux, maux de tête, douleurs musculaires et articulaires, maux de gorge et écoulements nasaux, parfois accompagnés de vomissements ou de diarrhée. La nouvelle grippe A(H1N1) semble aussi contagieuse que la grippe saisonnière et le virus se propage rapidement, notamment chez les jeunes (de 10 à 45 ans). Comme pour la grippe saisonnière, les manifestations de la maladie peuvent aller de symptômes très bénins jusqu à des affections graves pouvant entraîner la mort. atteinte respiratoire pneumopathie ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION Le nouveau virus A(H1N1) 2009 se transmet d homme à homme aussi facilement que celui de la grippe saisonnière normale, lorsque des personnes infectées toussent ou éternuent et que les gouttelettes infectées sont inhalées ou contaminent les mains ou des surfaces. Pour prévenir la propagation de la maladie, les personnes malades doivent se couvrir le nez et la bouche lorsqu elles toussent ou éternuent, rester chez elles si elles ne se sentent pas bien, se laver les mains régulièrement et se tenir autant que possible à l écart des personnes bien portantes. La vaccination constitue l un des moyens les plus efficaces pour protéger les êtres humains pendant les épidémies et les pandémies de grippe. Parmi les autres mesures applicables, figurent l utilisation de médicaments antiviraux, le maintien d une distanciation sociale et le respect des règles d hygiène individuelle. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 60-61
L HÉPATITE A EST UNE INFLAMMATION AIGUË DU FOIE. C EST LA PLUS COMMUNE DES HÉPATITES VIRALES. ELLE EST TRÈS FRÉQUENTE DANS LES ZONES GÉOGRAPHIQUES LES PLUS DÉFAVORISÉES. LES PROGRÈS DANS L HYGIÈNE ET L ASSAINISSEMENT INDUISENT LA RÉDUCTION DE LA CIRCULATION DU VIRUS DE L HÉPATITE A DANS LA POPULATION, SANS TOUTEFOIS ATTEINDRE SA DISPARITION.
SYMPTÔMES Souvent asymptomatique chez l enfant, elle est plus sévère chez l adulte. Après une incubation de quinze à cinquante jours, elle débute par un malaise généralisé : fièvre, maux de tête, courbatures, fatigue et troubles gastro-intestinaux. Elle s accompagne souvent d un ictère (jaunisse), notamment chez l adulte. HÉPATITE A L affection peut être longue avec une phase aiguë d un mois environ et une convalescence pouvant aller jusqu à six mois. Il n existe pas de traitement spécifique. atteinte hépatique ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION C est une maladie strictement humaine. La transmission du virus se fait par voie oro-fécale, soit d homme à homme, soit le plus souvent par l intermédiaire d aliments ou d eau infectés. E nviron 1,4 million de cas sont rapportés chaque année. L hépatite A est cosmopolite mais les taux d atteinte sont différents en fonction des zones géographiques et des niveaux socio-économiques. Un vaccin contre l hépatite A est disponible. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 62-63
L HÉPATITE B EST UNE INFLAMMATION DU FOIE D ORIGINE VIRALE (VIRUS DE L HÉPATITE B, VHB) DONT LA GRAVITÉ POURRA ÊTRE LIÉE À L INFECTION AIGUË, MAIS SURTOUT AUX COMPLICATIONS DE L INFECTION CHRONIQUE (CIRRHOSE ET CANCER DU FOIE).
SYMPTÔMES Après une période d incubation de 90 jours en moyenne, l hépatite B aiguë s accompagne pendant plusieurs semaines de perte d appétit, faiblesse, nausées, douleurs abdominales, ictère (jaunisse), éruptions cutanées et douleurs articulaires. 1 à 2% des sujets développeront une hépatite fulminante (nécrose aiguë totale du foie) dont la mortalité est très élevée. HÉPATITE B Après une infection par le VHB, 10% des personnes présenteront une hépatite chronique (persistance du VHB dans l organisme) avec le risque de cirrhose et de cancer du foie. Le risque de passage à la chronicité est particulièrement fréquent chez les sujets immuno-déprimés et chez les nouveau-nés. cirrhose, cancer du foie hépatite fulminante ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION Le VHB se transmet par le sang et à un moindre degré par les autres liquides biologiques. L OMS estime à environ 2 milliards le nombre de personnes infectées par le VHB. Près de 600 000 personnes décèdent chaque année d une maladie aiguë ou chronique associée. Un vaccin sûr et efficace existe pour prévenir l hépatite B. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 64-65
LES INFECTIONS DUES À LA BACTÉRIE HAEMOPHILUS INFLUENZAE DE TYPE B (HIB), SONT RÉPANDUES PARTOUT DANS LE MONDE. ELLES PRENNENT DIFFÉRENTES FORMES DONT LES MÉNINGITES SONT LES PLUS FRÉQUENTES. ELLES SURVIENNENT AVANT L ÂGE DE CINQ ANS ET MAJORITAIREMENT AU COURS DE LA PREMIÈRE ANNÉE DE VIE.
INFECTIONS À HAEMOPHILUS INFLUENZAE DE TYPE B (HIB) SYMPTÔMES Après colonisation du pharynx, la bactérie peut diffuser dans la circulation sanguine, accéder aux différents organes cibles et être à l origine de différentes formes cliniques : méningite, pneumopathie, épiglottite, arthrite, cellulite, ostéomyélite. Les méningites conduisent fréquemment au décès (de 5 à 40% en fonction des pays) et peuvent être à l origine de séquelles (surdité, déficit moteur, retard mental ). méningite épiglottite pneumopathie septicémie Le traitement repose sur les mesures de réanimation et une antibiothérapie adaptée. ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION C est une maladie strictement humaine. Les enfants se contaminent entre eux par l intermédiaire de gouttelettes de salive ou par des jouets souillés. À l échelle mondiale, les infections à Hib représentent 3 millions de cas de maladie grave, environ 400 000 décès annuels, avec un pic de fréquence entre l âge de quatre et dix-huit mois. Il existe un vaccin administré le plus souvent avec les autres vaccins du calendrier vaccinal de l enfant. Ce vaccin a permis un déclin très rapide des cas dans les pays industrialisés, mais son utilisation n est pas généralisée dans les pays en développement. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 66-67
LES MÉNINGOCOQUES SONT UNE DES CAUSES MAJEURES DE MÉNINGITE BACTÉRIENNE ET DE SEPTICÉMIE. IL EXISTE PLUSIEURS SÉROGROUPES DE MÉNINGOCOQUES MAIS LES SÉROGROUPES A, B, C, Y ET W135 SONT À L ORIGINE DES ÉPIDÉMIES.
INFECTIONS À MÉNINGOCOQUES SYMPTÔMES La méningite à méningocoques survient généralement dans la petite enfance et chez l adulte jeune. Elle associe un syndrome infectieux (fièvre, maux de tête violents, vomissements) et un syndrome méningé (raideur de la nuque, léthargie, troubles de la conscience, voire coma). Le Purpura fulminans (septicémie à meningocoques) s observe chez 10 à 20% des malades. Il associe un choc infectieux et un purpura important souvent ecchymotique. La mortalité est élevée et les séquelles dramatiques. méningite septicémie ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION Les infections invasives à méningocoques apparaissent le plus souvent sous forme de cas sporadiques ou de petites épidémies, mais des épidémies imprévisibles et dévastatrices surviennent dans certaines zones géographiques («ceinture africaine de la méningite»). La contamination par le méningocoque se fait par voie aérienne à partir de gouttelettes respiratoires provenant de porteurs sains ou de malades. Plusieurs types de vaccins méningococciques existent. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 68-69
LES INFECTIONS À PNEUMOCOQUES COMPRENNENT L ENSEMBLE DES INFECTIONS INVASIVES (MÉNINGITE, PNEUMOPATHIE BACTÉRIÉMIQUE ET BACTÉRIÉMIE) ET NON INVASIVES (PNEUMOPATHIE, OTITE, SINUSITE ET BRONCHITE) LIÉES À LA BACTÉRIE STREPTOCOCCUS PNEUMONIAE DONT IL EXISTE PLUSIEURS SÉROTYPES.
INFECTIONS À PNEUMOCOQUES SYMPTÔMES La pneumopathie à pneumocoque est la plus fréquente des pneumopathies. Elle se présente sous la forme de fièvre élevée, frissons et toux productive avec des douleurs pulmonaires et une difficulté respiratoire. Une bactériémie (présence de bactéries dans le sang) est fréquemment associée. La mortalité sera d autant plus élevée que des facteurs de risque existent (maladie sousjacente, malnutrition, âge ). La méningite à pneumocoque comprend les signes communs aux méningites bactériennes (fièvre, maux de tête, vomissements, raideur de la nuque) et est associée à une mortalité élevée en particulier chez le nourrisson et la personne âgée. méningite pneumopathie septicémie ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION Le pneumocoque se transmet par contact direct avec les sécrétions respiratoires des malades et des porteurs sains. Les infections à pneumocoques concernent toutes les classes d âge, mais la gravité des infections est plus élevée aux extrêmes de la vie. En 2008, l OMS estimait que sur les 8,8 millions de décès chez les enfants de moins de cinq ans dans le monde, 476 000 étaient dus aux infections à pneumocoques. Le poids des infections à pneumocoques est considérable, que ce soit dans les pays en développement ou dans les pays industrialisés. Plusieurs types de vaccins existent. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 70-71
LES OREILLONS SONT DUS À UN VIRUS À TROPISME GLANDULAIRE ET NEUROLOGIQUE. CONSIDÉRÉS COMME BÉNINS, ILS PEUVENT CEPENDANT ÊTRE À L ORIGINE DE COMPLICATIONS. méningite atteinte des parotides atteinte des testicules
SYMPTÔMES Après une période d incubation en moyenne de 15 jours, les oreillons débutent par un malaise général avec de la fièvre, suivi de la tuméfaction des parotides (glandes salivaires). La guérison survient en une semaine environ. OREILLONS D es complications peuvent survenir notamment chez l adulte : méningites aseptiques, surdité, orchite, pancréatite. Il n existe pas de traitement spécifique. ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION Il s agit d une maladie strictement humaine, très contagieuse. La transmission a lieu par contact direct ou par les gouttelettes respiratoires infectées. Les personnes sont contagieuses à partir du sixième jour avant et jusqu à six à neuf jours après l apparition de la tuméfaction des glandes salivaires. D ans la plupart des régions du monde, on estime entre 100 et 1 000 cas par an pour 100 000 habitants, avec des pics épidémiques tous les deux à cinq ans. Le vaccin ourlien (contre les oreillons) est administré généralement en combinaison avec les vaccins contre la rougeole et la rubéole (vaccin ROR). FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 72-73
LA POLIOMYÉLITE EST UNE MALADIE ÉPIDÉMIQUE ET CONTAGIEUSE DUE À TROIS SÉROTYPES DIFFÉRENTS DE VIRUS (POLIO 1, 2 ET 3), À L ORIGINE DE PARALYSIES INVALIDANTES ET DE DÉCÈS. atteinte des neuronnes moteurs paralysie
SYMPTÔMES D ans la grande majorité des cas, le sujet infecté restera asymptomatique ou présentera un syndrome pseudo grippal commun à de nombreuses infections virales bénignes. POLIOMYÉLITE M ais dans moins de 1% des cas, après une incubation de six à vingt jours, des paralysies plus ou moins graves surviennent, à l origine de séquelles invalidantes ou de décès. Il n y a pas de traitement spécifique. ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION La transmission est strictement interhumaine, principalement oro-fécale. Symptomatique ou non, un sujet infecté pourra transmettre le virus à l entourage. E n 2013, seuls trois pays (Afghanistan, Nigeria et Pakistan) restent endémiques sur plus de 125 en 1988. D eux types de vaccin sont utilisés dans la lutte contre la poliomyélite : - le vaccin poliomyélitique injectable composé de virus inactivés, - le vaccin poliomyélitique oral constitué de virus vivants atténués. Après la variole, la poliomyélite devrait être la deuxième infection éradiquée. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 74-75
LA RAGE EST UNE MALADIE D ORIGINE VIRALE QUE L ON TROUVE CHEZ LES ANIMAUX DOMESTIQUES ET SAUVAGES. PROBLÈME MAJEUR DE SANTÉ PUBLIQUE DANS LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT, NOTAMMENT DU FAIT DE CHIENS ERRANTS MALADES, LA RAGE PROVOQUE ENCORE LE DÉCÈS DE PLUS DE 55 000 PERSONNES CHAQUE ANNÉE, PRINCIPALEMENT EN ASIE ET EN AFRIQUE.
SYMPTÔMES Après contamination, le virus se multiplie dans les cellules musculaires proches de la blessure, gagne le système nerveux central puis diffuse à l ensemble de l organisme. La période d incubation est en moyenne de deux à trois mois, mais peut varier de quelques jours à plusieurs années. RAGE La maladie débute par une douleur ou une sensation anormale au niveau de la blessure, puis se manifeste par divers symptômes : fièvre, anorexie, nausées, vomissements, céphalées, malaise et léthargie. Au stade aigu, on observe un tableau d encéphalite. Il existe deux formes distinctes : la rage paralytique et la rage furieuse. Dans les deux formes, l évolution aboutit au coma puis à la mort en quelques jours. atteinte neurologique fatale ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION La rage se transmet habituellement par la salive d animaux infectés, par morsure, griffure, léchage de la peau lésée ou de la muqueuse. La vaccination constitue à ce jour l unique traitement efficace contre la rage et permet de neutraliser le virus avant que celui-ci n ait atteint le système nerveux central, car une fois cette étape franchie, l issue de la maladie est toujours fatale. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 76-77
LA ROUGEOLE EST UNE MALADIE VIRALE AIGUË ÉRUPTIVE EXTRÊMEMENT CONTAGIEUSE QUI, AVANT L INTRODUCTION DE LA VACCINATION, AFFECTAIT PRATIQUEMENT TOUS LES ENFANTS. ACTUELLEMENT, DANS DE NOMBREUX PAYS INDUSTRIALISÉS, LA ROUGEOLE EST BIEN CONTRÔLÉE VOIRE ÉLIMINÉE MAIS ELLE RESTE À UN NIVEAU D ENDÉMIE ÉLEVÉ DANS DE NOMBREUX PAYS.
SYMPTÔMES La période d incubation est d une dizaine de jours. La maladie est caractérisée par une fièvre prodromique, une conjonctivite, un coryza, une toux et des tâches de Koplik sur la muqueuse buccale. ROUGEOLE Une éruption érythémateuse apparaît entre le troisième et le septième jour ; elle commence par le visage, puis se généralise et dure quatre à sept jours. La transmissibilité persiste quatre ou cinq jours après le début de l éruption. La rougeole peut entraîner des complications sévères : otite moyenne, pneumopathie, encéphalite post-infectieuse et panencéphalite subaiguë sclérosante. Il n existe pas de traitement spécifique. atteinte neurologique pneumopathie éruption cutanée ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION C est une maladie strictement humaine, responsable en 2011 de 158 000 décès dans le monde, dont une majorité chez les enfants de moins de cinq ans. Plus de 95% des décès surviennent dans des pays à faible revenu dont l infrastructure sanitaire est fragile. O n dispose d un vaccin contre la rougeole qui peut être administré en combinaison avec les vaccins contre les oreillons et la rubéole (vaccin ROR). L objectif d éradication est théoriquement possible car le réservoir du virus est strictement humain. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 78-79
LA RUBÉOLE EST UNE MALADIE VIRALE AIGUË ÉRUPTIVE QUI N EST PAS TOUJOURS SYMPTOMATIQUE ET PEUT PASSER INAPERÇUE (UN CAS SUR DEUX). ELLE EST D AUTANT PLUS GRAVE LORSQUE LA CONTAMINATION SURVIENT EN DÉBUT DE GROSSESSE, SUR LA TRANSMISSION DU VIRUS AU FŒTUS AVEC LE SYNDROME DE RUBÉOLE CONGÉNITALE (SRC).
SYMPTÔMES La rubéole dans sa forme typique se présente après une période d incubation de 14 jours en moyenne, sous la forme d une éruption transitoire érythémateuse discrètement fébrile, accompagnée d une conjonctivite, d un coryza, et d adénopathies sous-occipitales (augmentation de volume des ganglions lymphatiques dans le cou). Le syndrome de rubéole congénitale associe des malformations ophtalmiques, auditives, cardiaques et cranio-faciales qui sont d autant plus importantes que la contamination a eu lieu tôt en début de la grossesse. RUBÉOLE ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION Le virus de la rubéole se transmet de personne à personne par l intermédiaire des gouttelettes respiratoires de sujets infectés. Le réservoir du virus rubéoleux est strictement humain et l éradication par la vaccination est théoriquement possible. atteinte cardiaque et cérébrale surdité, cécité éruption cutanée Un vaccin contre la rubéole existe. Il est souvent combiné au vaccin contre la rougeole et les oreillons (vaccin ROR). Ces dernières années, la vaccination a considérablement réduit, voire éliminé, les cas de rubéole et de syndrome de rubéole congénitale dans nombre de pays développés et quelques pays en développement. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 80-81
LE TÉTANOS EST UNE MALADIE INFECTIEUSE SOUVENT MORTELLE PROVOQUÉE PAR LES SOUCHES TOXINOGÈNES DU BACILLE TÉTANIQUE. IL FAIT DES RAVAGES DANS LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT ET N A PAS ENCORE TOTALEMENT DISPARU DES PAYS INDUSTRIALISÉS.
SYMPTÔMES La bactérie pénètre dans l organisme à la faveur de lésions (plaies souillées, fractures ouvertes, ulcères chroniques ) ou d actes réalisés avec une asepsie insuffisante. Après une période d incubation de 4 à 21 jours, la maladie se présente le plus souvent sous une forme spastique généralisée. Les spasmes précoces des muscles de la face (trismus ou «spasme cynique») sont caractéristiques, suivis de spasmes des muscles du dos (opisthotonos) et de convulsions toniques soudaines généralisées. E n l absence de traitement le tétanos est presque toujours fatal, en particulier aux extrêmes de la vie. M ême avec un traitement optimal, la mortalité due au tétanos reste élevée. atteinte neurologique tétanos néonatal TÉTANOS ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION Le bacille est présent dans le sol sous forme de spores très résistantes. Le réservoir de la maladie ne peut pas être supprimé mais la vaccination est très efficace pour prévenir la maladie. E n 2002, on estimait encore à plus de 200 000 le nombre total de décès provoqués par le tétanos dans le monde, dont 180 000 environ étaient dus au tétanos néonatal. Les vaccins tétaniques sont fabriqués avec l anatoxine tétanique, et sont associés à d autres valences (diphtérique, coquelucheuse, polio, Hib ). FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 82-83
LA TUBERCULOSE EST UNE MALADIE BACTÉRIENNE CONTAGIEUSE DUE AU BACILLE MYCOBACTERIUM TUBERCULOSIS. C EST LA DEUXIÈME CAUSE DE DÉCÈS PAR MALADIE INFECTIEUSE DANS LE MONDE APRÈS L INFECTION PAR LE VIH. EN 2011, 8,7 MILLIONS DE PERSONNES ONT DÉVELOPPÉ LA MALADIE ET 1,4 MILLIONS EN SONT MORTES.
SYMPTÔMES Après contamination le plus souvent aérienne, la bactérie croît dans les alvéoles pulmonaires et dans les macrophages. Quand la réponse immune ne peut plus contenir la réplication de la bactérie (5 à 10% des sujets), survient alors la maladie active. TUBERCULOSE La plus commune des formes cliniques de la tuberculose active est l atteinte pulmonaire. Toux chronique, fièvre modérée, sueurs nocturnes, fatigue, diminution de l appétit et perte de poids sont les symptômes classiques. Les miliaires (atteinte diffuse des poumons, de la rate, du foie et de la moelle osseuse) et les méningites tuberculeuses représentent les formes les plus graves de la maladie. Le traitement repose sur l administration d antituberculeux pendant plusieurs mois. méningite atteinte pulmonaire ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION E nviron un tiers de la population de la planète est infectée de façon latente et 10% risque de développer la maladie. Le vaccin est administré par voie intradermique, à la naissance, pendant la petite enfance ou avant l entrée à l école. Le vaccin BCG n empêche pas la réactivation des formes latentes et n a pas d impact sur la transmission de la tuberculose, mais il présente un grand intérêt dans la prévention des atteintes les plus graves (méningite tuberculeuse de l enfant). FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 84-85
LA VARIOLE EST UNE MALADIE TRÈS CONTAGIEUSE DUE AU VIRUS DE LA VARIOLE, DE LA FAMILLE DES ORTHOPOXVIRUS. SANS DOUTE APPARUE IL Y A PLUS DE 3000 ANS EN INDE OU EN ÉGYPTE, ELLE EST L UNE DES MALADIES LES PLUS MEURTRIÈRES QU AIT CONNUE L HUMANITÉ.
SYMPTÔMES Le délai d incubation du virus de la variole est d environ 12 à 14 jours. Pendant cette période, le virus est silencieux. O n constate ensuite l apparition soudaine de symptômes grippaux, tels que fièvre, malaises, maux de tête, état de prostration, violentes douleurs dorsales et, moins souvent, douleurs abdominales et vomissements. Deux à trois jours plus tard, la température baisse et le patient se sent un peu mieux. C est à ce moment qu apparaît l éruption caractéristique de la maladie, d abord sur le visage, les mains et les avant-bras puis, quelques jours après, sur le torse. Les vésicules remplies d un liquide clair se transforment en pustules remplies de pus qui, ellesmêmes, se transforment en croûtes qui sèchent et finissent par se détacher. L éruption sur une zone donnée a lieu en une seule poussée. Les séquelles sont des cicatrices et la cécité. D ans 30% des cas, la variole était mortelle. VARIOLE ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION La variole ne touche que les êtres humains. Le patient devient contagieux lorsque la fièvre apparaît. La maladie se transmet pendant la première semaine de l éruption, par contact avec les sécrétions respiratoires ou avec les vêtements ou les draps contaminés. Il existe un vaccin contre la variole. C est en grande partie grâce à ce vaccin que la maladie a pu être éradiquée. Le vaccin contre la variole ne contient pas la souche du virus de la variole, mais celle d un virus de la même famille, la vaccine. Suite à un processus long et minutieux, consistant à identifier tous les cas et leurs contacts afin de vérifier que toutes les personnes menacées étaient bien vaccinées, la variole a été totalement éradiquée. Elle n existe donc plus à l état naturel. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 86-87
PENDANT DES SIÈCLES, DES ÉPIDÉMIES SE SONT PROPAGÉES SUR TOUS LES CONTINENTS, DÉCIMANT LES POPULATIONS ET MODIFIANT LE COURS DE L HISTOIRE. SUITE À LA MISE EN PLACE D UN PROGRAMME MONDIAL DE VACCINATION PAR L ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ, LA MALADIE A ÉTÉ ÉRADIQUÉE. LE DERNIER CAS DE VARIOLE NATURELLE A ÉTÉ SIGNALÉ EN SOMALIE EN 1977. cécité éruption cutanée
VARIOLE SUITE / ÉPIDÉMIOLOGIE ET VACCINATION L éradication totale de la maladie, rendue possible grâce au vaccin, a été certifiée par une commission d éminents scientifiques en décembre 1979 puis confirmée par l Assemblée mondiale de la Santé en 1980. Avant cette date, la variole avait tué des millions de personnes VACCINS Après les attentats du 11 septembre 2001, Sanofi Pasteur a pris l initiative, en tant que producteur du vaccin, de mettre les stocks de vaccin contre la variole encore disponibles à la disposition des autorités médicales de plusieurs pays, dont la France et les États-Unis. Afin d anticiper une éventuelle attaque bioterroriste, Sanofi Pasteur a également développé un vaccin de deuxième génération. En 2008, Sanofi Pasteur a racheté la société Acambis qui produit aussi un vaccin contre la variole. FICHES SUR 20 MALADIES INFECTIEUSES ÉVITABLES GRÂCE À NOS VACCINS 88-89
Infection par le virus de la Dengue LES VACCINS DE DEMAIN
L INNOVATION EST UN AXE ESSENTIEL DE LA STRATÉGIE DE SANOFI PASTEUR POUR CONTRIBUER À L AMÉLIORATION DE LA SANTÉ PUBLIQUE MONDIALE. NOS EFFORTS DE R&D PORTENT SUR LA MISE AU POINT DE NOUVEAUX VACCINS CAPABLES D ENRAYER DES MALADIES POUR LESQUELLES IL N EXISTE PAS DE VACCIN, VOIRE PAS DE TRAITEMENT EFFICACE, ET L AMÉLIORATION DE NOS VACCINS EXISTANTS.
ACTEUR HISTORIQUE DE LA VACCINATION, nous nous appuyons sur une expérience reconnue en matière de prévention de la grippe et de lutte contre les maladies infantiles, notamment les efforts accomplis pour l éradication de la polio. NOTRE OBJECTIF Apporter des réponses aux besoins spécifiques des populations : faire reculer la dengue dans les régions tropicales, s attaquer aux maladies nosocomiales dont l incidence est croissante dans les pays occidentaux, enrayer la recrudescence de la tuberculose, lutter contre la rage qui constitue toujours un enjeu de santé publique majeur dans de nombreux pays en voie de développement... LA DENGUE Cette maladie virale qui frappe essentiellement l Asie du Sud-Est et l Amérique Latine s étend chaque année dans de nouvelles régions du globe. Transmise par piqûres de moustique, elle provoque fièvre et douleurs intenses voire dans certains cas une fièvre hémorragique mortelle. A l heure actuelle, il n existe pas de traitement spécifique contre cette maladie. Dans le cadre de son programme de recherche sur le vaccin contre la dengue, Sanofi Pasteur mène plusieurs essais cliniques dans les zones endémiques afin de faire progresser le plus rapidement possible le développement d un vaccin sûr et efficace. LES VACCINS DE DEMAIN 92-93
LES MALADIES NOSOCOMIALES Le taux global d infections acquises en milieu hospitalier s élève en moyenne à 5% dans les pays industrialisés. Les plus fréquentes de ces infections sont celles à Clostridium difficile, dont l incidence a augmenté de façon alarmante depuis 2003 avec l émergence d une souche plus virulente. L infection provoque des diarrhées infectieuses chez les sujets sous antibiothérapie fréquente ou prolongée. Sanofi Pasteur développe un vaccin contre ces infections à C. difficile et plusieurs essais cliniques sont en cours. D autres cibles sont à l étude : les infections à staphylocoque doré et à Pseudomonas aeruginosa. DES VACCINS POUR CHAQUE ÉTAPE DE LA VIE En ce qui concerne les jeunes enfants, Sanofi Pasteur continue à porter ses efforts sur l éradication de la poliomyélite et la prévention des maladies respiratoires et des méningites. Nous développons de nouvelles combinaisons pédiatriques qui permettent de vacciner simultanément contre plusieurs maladies infantiles (jusqu à six), ce qui permet de réduire le nombre d injections et d augmenter la couverture vaccinale. Pour les adolescents, nos chercheurs progressent dans trois directions : la lutte contre les infections sexuellement transmissibles, la protection contre la méningite à méningocoques et le développement des vaccins de rappel contre la coqueluche et la polio. Pour les adultes et les personnes âgées, nous développons des vaccins contre les infections des voies respiratoires, comme la grippe et la pneumonie.
LA GRIPPE SAISONNIÈRE ET PANDÉMIQUE Leader mondial du vaccin contre la grippe, Sanofi Pasteur travaille sur plusieurs axes d innovation ou d amélioration des vaccins (grippe saisonnière et pandémique). Dernières avancées : le premier vaccin intradermique contre la grippe saisonnière, administré grâce à un système de micro-injection, sûr et facile d emploi, permettant d améliorer le confort et l acceptabilité des patients et le vaccin quadrivalent comprenant une formulation de quatre souches (2 types A et 2 types B) qui permet d augmenter le spectre de protection du vaccin contre la grippe. LE SIDA Vingt ans après les premiers travaux exploratoires, les études cliniques menées en Thaïlande - dont les résultats ont été communiqués en 2009 - apportent les premières données encourageantes de protection permettant d envisager la possibilité qu un vaccin s avère efficace contre le VIH. Une avancée majeure pour Sanofi Pasteur face à une maladie qui continue sa progression dans le monde entier. INNOVATION & PARTENARIATS L innovation en matière de technologie est également un axe de recherche majeur pour Sanofi Pasteur. Les nouvelles technologies ouvrent de nouveaux horizons aux chercheurs que ce soit pour accélérer le développement des vaccins ou pour optimiser les processus de fabrication. Dans ce domaine, nos équipes s allient avec les meilleurs experts, en développant des partenariats avec des universités, des sociétés de biotechnologie, des instituts de recherche et des agences gouvernementales. Plusieurs projets de recherches sont menés conjointement avec des partenaires détenteurs de procédés novateurs. LES VACCINS DE DEMAIN 94-95
SOURCES D INFORMATION & GLOSSAIRE
SOURCES D INFORMATION Organisation mondiale de la Santé (OMS) www.who.int Pan American Health Organization (PAHO) www.paho.org Calendriers nationaux de vaccination France - Ministère de la santé www.sante-sports.gouv.fr/informations-sur-les-vaccins.html Etats-Unis - Programme National de Vaccination http://www.cdc.gov/vaccines/ Canada http://www.immunize.cpha.ca/en/default.aspx
GLOSSAIRE ADJUVANT Dans un vaccin, substance ajoutée pour augmenter la réponse immunitaire. ANATOXINE Toxine qui a perdu son activité toxique par suite d un traitement physique ou chimique mais qui a conservé son pouvoir antigénique. ANTICORPS Molécule de la famille des protéines produite dans l organisme par les lymphocytes B en réponse au contact avec une substance étrangère nommée antigène. Les anticorps neutralisent les antigènes et représentent un élément important de la réponse immunitaire contre l infection. On les appelle également immunoglobulines. ANTIGÈNE Substance étrangère à l organisme, identifiée comme telle par le système immunitaire qui produit des anticorps dirigés spécifiquement contre elle. Les antigènes sont généralement des protéines contenues dans des cellules ou des corps étrangers (globules rouges transfusés, organes greffés, bactéries, virus...), ou présentes dans l environnement (pollen, déjections d acariens, poils de chat...). ARBOVIRUS Le mot arbovirus provient de arbor qui est l abréviation de l anglais arthropodborne : transporté par les arthropodes ou insectes piqueurs. ATTÉNUÉ Affaibli ; dans le domaine de la vaccination, il s agit de l affaiblissement d un virus ou d une bactérie afin de neutraliser sa capacité à provoquer la maladie, tout en induisant une réponse immunitaire. SOURCES D INFORMATION & GLOSSAIRE 98-99
BACTÉRIE Micro-organisme unicellulaire sans noyau (procaryote) dont le génome est constitué d ADN (1 seul chromosome). BACTÉRIÉMIE Présence éphémère de bactéries dans le sang circulant de l organisme. CAPSULE Structure anatomique entourant le corps d une bactérie. CELLULE MÉMOIRE Lymphocytes T et B qui contrôlent la capacité du système immunitaire à se souvenir d un envahisseur spécifique et à l empêcher de provoquer l infection à l avenir. ECCHYMOTIQUE Relatif à l ecchymose, tache brunâtre ou bleuâtre sous-cutanée résultant d un épanchement sanguin consécutif à un coup. ENCÉPHALITE Inflammation d une partie plus ou moins étendue de l encéphale (constitué par le cerveau, le tronc cérébral et le cervelet). EPIGLOTTITE Inflammation de l épiglotte. ERYTHÈME Rougeur de la peau. FDA Abréviation de Food and Drug Administration (administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments), l instance gouvernementale américaine chargée d examiner l efficacité et la sécurité des médicaments et des vaccins. FIÈVRE PRODROMIQUE Fièvre marquant le début de la maladie.
GANGLION LYMPHATIQUE Petit renflement de tissu lymphatique dont la fonction est de filtrer, attaquer, et détruire les microbes nuisibles. Élément d un réseau de ganglions dispersés dans l organisme pour combattre l infection. IMMUNITÉ HUMORALE Immunité se rapportant aux éléments dissous dans le sang ou le sérum corporels, tels que les anticorps dans le sang, par opposition aux cellules (immunité cellulaire). INJECTION DE RAPPEL Administration à distance d un vaccin chez un sujet préalablement primovacciné (par une ou plusieurs doses de vaccins). Le rappel a pour but de renforcer l immunité préalablement acquise lors des administrations antérieures. LYMPHOCYTE Cellules B ou T aidant le système immunitaire à combattre une infection et induisant une immunité humorale (lymphocyte B) ou cellulaire (lymphocyte T). MACROPHAGE Globule blanc de grande taille qui détruit les microbes envahisseurs et présente les antigènes de ces cellules aux lymphocytes T auxiliaires, de manière à leur permettre d identifier et d éliminer l infection. MEMBRANE Fine couche de tissu recouvrant la surface ou divisant un espace dans un organisme. MUTER Changer de forme, de qualité ou de toute autre caractéristique. ORCHITE Inflammation du testicule généralement due à une infection. SOURCES D INFORMATION & GLOSSAIRE 100-101
OSTÉOMYÉLITE Infection d un os par un staphylocoque venu par voie sanguine. D autres bactéries sont parfois responsables (streptocoque, salmonelles...). PANCRÉATITE Inflammation du pancréas. POLYSACCHARIDE Molécule d hydrate de carbone, ou sucre, que l on trouve dans les capsules des bactéries. PROTECTION IMMUNITAIRE Décrit un niveau d immunité suffisant pour protéger un individu contre une infection. La protection immunitaire se met en place grâce à la vaccination ou consécutivement à une maladie spécifique. PURPURA Ensemble de petites taches rouge vif ou bleuâtres au niveau de la peau correspondant au passage de sang hors de la paroi des vaisseaux sanguins. SEPTICÉMIE Infection grave de l organisme se caractérisant par la présence dans le sang de germes pathogènes (susceptibles de provoquer une maladie). STABILISANT Additif chimique qui contribue à maintenir la puissance d un vaccin durant son transport et sa conservation. STÉRILE Exempt d organismes vivants ou de contaminants. SYSTÈME IMMUNITAIRE NON-SPÉCIFIQUE Ensemble des moyens de défense non spécifique à un germe donné (la peau, les macrophages,...) c est-àdire qui existe en l absence de contact préalable avec le germe.
SYSTÈME IMMUNITAIRE SPÉCIFIQUE Ensemble des moyens de défense spécifique à un agent (germe) donné. En l absence de contact antérieur, la réponse sera différée de quelques jours. Comprend l immunité cellulaire (par l intermédiaire des lymphocytes T) et l immunité humorale (par l intermédiaire des lymphocytes B). TACHES DE KOPLIK Semis de petites taches blanchâtres à la face interne des joues. TOXINE Substance toxique sécrétée par une bactérie à laquelle elle confère son pouvoir pathogène. VIRUS Micro-organisme très petit (100nm) à ARN ou ADN qui doit obligatoirement utiliser les constituants d une cellule hôte pour se multiplier. SOURCES D INFORMATION & GLOSSAIRE 102-103
Document réalisé par la Direction de la Communication Sanofi Pasteur Décembre 2013 - CIRC 13/10/COM/718
LA VOCATION DE CE LIVRET EST DE VOUS DONNER UNE VISION SYNTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIQUE DE L UNIVERS DES VACCINS ET DE LA MISSION DE SANOFI PASTEUR : CONTRIBUER À SAUVER DES MILLIONS DE VIES. Partager notre passion pour la vaccination, c est comprendre son histoire, ses enjeux de santé publique, son action et le cycle de développement d un vaccin ; c est pleinement mesurer le rôle de précurseur de Sanofi Pasteur dans ce domaine, connaître les maladies contre lesquelles nos vaccins protègent, nos axes majeurs de recherche. SANOFI PASTEUR. Société anonyme au capital de 271 817 440. RCS Lyon B 349 505 370. Crédits photos : Sanofi Pasteur (Sanofii Pasteur Photo Archive, Connaught Photo Archive, Alexis Chezière, Pascal Dolémieux, Julien Dubois, Jean Fotso, Alain Grillet, Vincent Moncorgé, Mona Lisa Production) - Sanofi (Cedric Arnold / Capa Pictures) - Gettyimages (Inti St. Clair) - istockphoto (Mark Bowden, ilexx, SilviaJansen) - Fotolia (Yuri Arcurs, Distinctive Images, Eric Isselée, paylessimages, ER Production Ltd / Blend Images) - Institut Pasteur - CDC / PHIL (C. S. Goldsmith et A. Balish, James Gathany, Janice Carr). SANOFI PASTEUR. Siège mondial : 2, avenue Pont Pasteur. 69367 Lyon cedex 07 - FRANCE www.sanofipasteur.com