Du contrôle des naissances à la PMA
1) Histoire de la contraception 1843 : préservatif en caoutchouc lavable et réutilisable 1956 : Invention de la pilule contraceptive 1967 : Légalisation de la pilule contraceptive (loi Neuwirth) 1975 : Dépénalisation de l avortement (Simone Veil) 1982 : Naissance du premier «bébé éprouvette» français Aujourd hui : l avancé des techniques amène à réfléchir sur le cadre éthique (lois de bioéthiques)
Bilan La science fait des découvertes qui font progresser nos connaissances. Cela permet par la suite d'en tirer des techniques, c'est à dire des applications comme par exemple des médicaments (la pilule contraceptive, ) Ces nouvelles techniques peuvent ensuite être interdites, autorisées, ou rendues obligatoires selon les décisions politiques. En démocratie, ce sont les électeurs [c'est à dire nous] qui prennent ces décisions politiques : soit directement par référendum, soit par l'intermédiaire des parlementaires élus
2) La contraception hormonale Les pilules contiennent des hormones de synthèse, dérivée des hormones ovariennes: - pilule oestroprogestative et la pilule mini dosée -La pilule micro dosée ne contient que de la progestérone. -http://www.filsantejeunes.com/les-differentes-pilules-contraceptives-5124
Comment ça agit? La prise quotidienne de la pilule freine les secrétions des gonadostimulines, FSH et LH par rétrocontrôle négatif. L ovaire est alors mis au repos et l ovulation est impossible. En revanche la muqueuse utérine se développe sous l action des hormone des synthèse. L efficacité de la pilule est quasiment de 100% si elle est prise correctement. Pilule et tabac ne font pas bon ménage!!!
3) La contraception d urgence Les conditions de délivrance: -La pilule du lendemain est délivré gratuitement aux mineures dans les pharmacie, CHU et à l infirmerie du lycée. -- la pilule du surlendemain nécessite une ordonnance médicale.
Comment ça agit? Progestatif à forte dose qui perturbe l ovulation (si celle-ci n a pas encore eu lieu), agit sur l endomètre et la glaire cervicale pour rendre la nidation impossible. N a plus d effet si la nidation a déjà eu lieu: ce n est pas une méthode d interruption de grossesse.
4) IVG médicamenteux Utilisée jusqu à 5 semaines de grossesse, le RU 486 interrompt la grossesse en provoquant le retour des règles. Le RU 486 se fixe sur les mêmes récepteurs que la progestérone, empêchant celle-ci de se fixer; la muqueuse qui ne reçoit plus de progestérone ne peut se maintenir, les règles reviennent.
5) Le cadre légal. Article L2212-1 En savoir plus sur cet article... Modifié par Loi n 2001-588 du 4 juillet 2001 - art. 1 JORF 7 juillet 2001 La femme enceinte que son état place dans une situation de détresse peut demander à un médecin l'interruption de sa grossesse. Cette interruption ne peut être pratiquée qu'avant la fin de la douzième semaine de grossesse. Article L2212-2 En savoir plus sur cet article... Modifié par LOI n 2007-1786 du 19 décembre 2007 - art. 71 L'interruption volontaire d'une grossesse ne peut être pratiquée que par un médecin. Elle ne peut avoir lieu que dans un établissement de santé, public ou privé, ou dans le cadre d'une convention conclue entre le praticien ou un centre de planification ou d'éducation familiale ou un centre de santé et un tel établissement, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'etat. Article L2212-3 En savoir plus sur cet article... Modifié par Ordonnance n 2010-177 du 23 février 2010 - art. 7 Le médecin sollicité par une femme en vue de l'interruption de sa grossesse doit, dès la première visite, informer celle-ci des méthodes médicales et chirurgicales d'interruption de grossesse et des risques et des effets secondaires potentiels.
Article L2212-7 En savoir plus sur cet article... Modifié par Loi n 2001-588 du 4 juillet 2001 - art. 7 Si la femme est mineure non émancipée, le consentement de l'un des titulaires de l'autorité parentale ou, le cas échéant, du représentant légal est recueilli. Ce consentement est joint à la demande qu'elle présente au médecin en dehors de la présence de toute autre personne. Si la femme mineure non émancipée désire garder le secret, le médecin doit s'efforcer, dans l'intérêt de celle-ci, d'obtenir son consentement pour que le ou les titulaires de l'autorité parentale ou, le cas échéant, le représentant légal soient consultés ou doit vérifier que cette démarche a été faite lors de l'entretien mentionné à l'article L. 2212-4. Si la mineure ne veut pas effectuer cette démarche ou si le consentement n'est pas obtenu, l'interruption volontaire de grossesse ainsi que les actes médicaux et les soins qui lui sont liés peuvent être pratiqués à la demande de l'intéressée, présentée dans les conditions prévues au premier alinéa. Dans ce cas, la mineure se fait accompagner dans sa démarche par la personne majeure de son choix. Après l'intervention, une deuxième consultation, ayant notamment pour but une nouvelle information sur la contraception, est obligatoirement proposée aux mineures.
D autres méthodes de contraception Stérilet au cuivre ou DIU (Dispositif Intra Utérin) Rôles: bloquer ovulation, épaissir glaire cervicale, rendre endomètre impropre à la nidation Rôle: provoque l inflammation de l endomètre qui empêche toute nidation. mais ces méthodes ne protègent pas des IST
Éviter les IST Transmises par des contacts sexuels, génitaux, oro-génitaux ou ano-génitaux, les IST sont des maladies contagieuses dues à des microorganismes tels que les virus, les bactéries ou des champignons. - Se protéger lors des rapports sexuels - Se faire dépister - Se faire vacciner contre certains agents infectieux -Sont des actions de préventions permettant de limiter la propagations des IST.
6) Soigner l infertilité. a) Les causes des infertilités Chez l homme, le pouvoir fécondant du sperme peutêtre insuffisant ( quantité trop faible de spz, gamètes anormaux
Chez la femme, il existe de multiples causes les plus fréquentes sont : obstruction des la trompe ( dues à des IST) ou absence d ovulation.
Madame A souffre d une absence d ovulation car on peut voir sur les dosages hormonaux réalisés que les concentrations en hormones de manières générales sont trop faibles. Le pic de LH est trop faible par rapport à une femme non stérile. Nous savons que c est ce pic de LH qui déclenche l ovulation. Chez madame A, celle-ci n aura donc pas lieu à cause de cette insuffisance hormonale. (dysfonctionnement du complexe hypothalamo-hypophysaire ) Traitement administré à Mme A
b) Les réponses médicales à l infertilité
Bilan Ces techniques de PMA sont basées sur la connaissance des modalités biologiques de la reproduction. Des molécules de synthèses sont utilisées, elles permettent ou facilitent la fécondation et / ou gestation dans les cas d infertilité ou stérilité. Les techniques de PMA sont encadrées par des lois dites «lois de bioéthique». Diagnostic pré-implantatoire pour couples à risques (porteurs de maladies génétiques) Attention aux dérives ex: eugénisme.
Rôle du cerveau dans le plaisir
Des expériences menées chez le rat vers le milieu du XX siècle ont permis de découvrir l existence d un circuit de la récompense. Celui-ci se déroule dans le cerveau. Le comportement chez les mammifères est sous le contrôle du système de récompense cérébral. Ce circuit comprend différentes zones cérébrales (aire tegmentale ventrale, noyau accumbens) et fait intervenir un neuromédiateur, la dopamine. Une activation du circuit de la récompense procure du plaisir. Il entre en jeu dans le comportement sexuel chez les mammifères. -Mise en évidence d une molécule: la dopamine ( messager chimique ou neurotransmetteur elle assure les connexions cérébrales.) Malgré leur diversité, les drogues partagent toutes une caractéristique commune : elles jouent sur le circuit de la récompense et stimulent la libération de dopamine.
Bilan Le comportement sexuel regroupe les actions associées à l'accouplement. Chez les Mammifères, il est contrôlé principalement par deux facteurs: les hormones sexuelles et le système de récompense. Ce dernier est stimulé lors d'une activité agréable comme le coït et motive le renouvellement de cette activité. L'importance relative de ces deux facteurs change selon les espèces. Chez les non-primates, l'activité sexuelle n'a lieu en général qu'à la saison propice à la reproduction, alors que chez les Primates hominidés, elle perdure toute l'année et tout au long du cycle féminin, montrant ainsi la baisse de l'influence hormonale. La diversité des activités sexuelles des Primates hominidés indique que c'est la recherche du plaisir via le système de récompense qui motive le plus le comportement sexuel
La sexualité humaine ne se réduit pas à ces seuls facteurs biologiques. Les capacités cognitives importantes de l'homme permettent le développement de cultures aux mœurs et traditions variables d'une époque et d'une région à l'autre. Le contexte socioculturel influence de manière importante le comportement sexuel individuel, tant au niveau des pratiques que des préférences affectives et sexuelles. Chez l'homme, il existe deux aspects complémentaires de la sexualité : l'identité sexuelle, qui correspond au genre (masculin ou féminin) et relève de l'espace social, et l'orientation sexuelle qui relève de l'intimité de la personne.