Affaiblissements Mortalités de colonies d abeilles

Documents pareils
DOSSIER DE PRESSE. Organisateur. Contact. Carolina Cardoso life.eu Chargée de communication + 32 (0)

Les abeilles ont le bourdon :

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve

1 cadre. 3 c 5 c. 7c 9 c. Actu Api n 19

Compte-rendu d activité

Journal du «Rucher de Félix», Jean. Sébastien. Gros (Mons 83) Rucher «Terre Sauvage» depuis novembre Le mot de L apiculteur : La météo Varoise

Rucher Ecole Domaine de Blonay

Quel sirop choisir pour le nourrissement d hiver.

Applicable à partir de l année d assurance 2014 Assurance récolte Apiculture Section 13,2 - Admissibilité

46 ans d apiculture. 1) Présentation :

GL BIOCONTROL Le Mas Bas CIDEX ASPERES GSM : +33 (0) Fax : +33 (0) contact@gl-biocontrol.

Titre du projet : Contribution à la réhabilitation et à la sauvegarde de

CAMPUS SENGHOR du SENEGAL ENDA-MADESAHEL. Mbour, Sénégal. Master Santé Environnementale

Les abeilles à Bruxelles Défis et opportunités

Référentiel Officine

Méthodes de désinfection utilisables en apiculture par Florentine GIRAUD et Jean-Marie BARBANÇON

Inventaire Symptomatique de la Dépression et du Trouble Affectif Saisonnier Auto-évaluation (IDTAS-AE)

PLAC E DE L AN ALYS E TOXIC OLOG IQUE EN URGE NCE HOSP ITALI ERE

AUDIT ÉCONOMIQUE DE LA FILIÈRE APICOLE FRANÇAISE

ÉVALUATION DU RISQUE SANITAIRE LIE A LA PRÉSENCE D OCHRATOXINE A DANS DES FARINES ALIMENTAIRES ET LES VINS COMMERCIALISÉES AU BÉNIN

Analyse du risque posé en santé animale par la présence de l hydroxyméthylfurfural dans les sirops de nourrissement des abeilles domestiques

Docteur José LABARERE

L équilibre offre-demande d électricité en France pour l été 2015

Y a t il une demande de sécurité sanitaire des consommateurs européens?

La prévention des intoxications dans les silos à fourrage

Résultats du monitoring de la grippe aviaire au cours de l année 2013

Charte de la Banque ADN et de Cellules de Généthon

Déclarations européennes de la pharmacie hospitalière

ENSEIGNEMENT DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE A L ECOLE PRIMAIRE : QUELLE DEMARCHE?

Association lymphome malin-traitement par Interféron-α- sarcoïdose

AVIS. de l'agence nationale de sécurité sanitaire de l alimentation, de l environnement et du travail

Efficacité des Modules Maintenance dans les ERP.

Chapitre 7 Les solutions colorées

Article BTA Région Languedoc Roussillon

REPOBLIKAN I MADAGASIKARA Tanindrazana Fahafahana Fandrosoana PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Appel à candidature. Portage d une plateforme mobilité sur le territoire de la Communauté d agglomération d Angers

Fiche de renseignements accompagnant la demande de permis de construire en zone agricole dans le Haut-Rhin

de l air pour nos enfants!

CE QU IL FAUT SAVOIR PARTICIPATION À UN ESSAI CLINIQUE SUR UN MÉDICAMENT

BOULANGERIE : NIVEAU DE MAITRISE

Perspectives en sciences sociales et santé publique. Bernard Taverne (CRCF/IRD)

TRANSFORMATION ET CONSERVATION DES PRODUITS Fabrication de confiture et de pâte de fruit. Objectifs. Itinéraire pédagogique.

Appât à fourmis MaxForce Quantum

Smart Grids, réseaux électriques intelligents

Thème sélection génétique des plantes hybridation et génie génétique

Résultats du monitoring de la grippe aviaire au cours de l année 2014

Séminaire de présentation du Programme d'appui à la Diversification de l'économie en Algérie

Protocoles pour le suivi des pontes de tortues marines dans le cadre de Protomac. Professeur Marc Girondot

ASSOCIATION MEDICALE MONDIALE DECLARATION D HELSINKI Principes éthiques applicables à la recherche médicale impliquant des êtres humains

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences

Domaine : Sciences, Technologies et Santé Mention : Nutrition, Sciences des aliments, Agroalimentaire

OFFRE NATIONALE EN MATIERE D ASSURANCE AGRICOLE. MR Abderrahmane BOURAD Directeur général CAISSE NATIONALE DES MUTUALITES AGRICOLES

Laboratoire Eau de Paris. Analyses et Recherche

Nouveau. TRIMAXX, le raccourcisseur qui en fait un MAXX.

COLLOQUE NATIONAL de la PERFORMANCE INDUSTRIELLE

MYCOTOXINES : changements règlementaires et analytiques

Introduction aux Statistiques et à l utilisation du logiciel R

COMPLEMENT D AVIS de l Agence nationale de sécurité sanitaire de l alimentation, de l environnement et du travail

Hygiène alimentaire en restauration collective

«Les antibiotiques c est pas automatique», 12 ans après, quels sont les changements laissés par ce slogan percutant?

Tâche complexe produite par l académie de Clermont-Ferrand. Mai 2012 LE TIR A L ARC. (d après une idée du collège des Portes du Midi de Maurs)

27 ème JOURNEE SPORT ET MEDECINE Dr Roukos ABI KHALIL Digne Les Bains 23 novembre 2013

Objet : Radiofréquences émises par les compteurs intelligents : position des directeurs régionaux de santé publique du Québec

Assurance Responsabilité Civile liée aux Yachts

BREVES DU GDS 85. ont plutôt tendance

Informatique. epims : un LIMS pour la gestion des données de spectrométrie de masse TECHNOLOGIE APPLIQUÉE

les télésoins à domicile

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

Syndicat des Producteurs de Miel de France. STATUTS MODIFIES ( édition de janvier 2015) TITRE I (Fondation)

LES SYSTEMES ELECTRIQUES INTELLIGENTS AU SERVICE DE LA VILLE NUMERIQUE ET DURABLE

Termes de référence du groupe de travail «Risques professionnels et sanitaires»

Il est bien établi que le réseau d eau hospitalier peut

Présentation Générale

PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON

N composante 6 N action 6.2 Carte de Contrôle Qualite Agroalimentaire du Miel

Evaluation de cépages résistants ou tolérants aux principales maladies cryptogamiques de la vigne

Evaluation des coûts de dépistage d Entérocoques Résistants aux Glycopeptides : Résultats préliminaires

Guide pratique sur l'encadrement de la recherche biomédicale. La protection des droits de la personne

TILT-IMPORT. Régate Croisière bleue Antibes-Calvi-Antibes du 16 au 20 mai 2012

Enjeux et Perspectives de la composante «Environnement Santé» du Plan d Action de l Initiative Environnement du NEPAD

1st International Workshop on Harmonization of GMO Detection and Analysis in the Middle East and North Africa (MENA) Region

La Recherche du Point Optimum de Fonctionnement d un Générateur Photovoltaïque en Utilisant les Réseaux NEURO-FLOUS

La maladie de Huntington, une maladie du cerveau

AVIS DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA SANTE N 9176

Les chercheurs volent au secours des abeilles

Programme de certification sans gluten. Jim McCarthy Directeur général Association canadienne de la maladie cœliaque

CAP CAMION A ASSISTANCE PNEUMATIQUE

IBM WebSphere Application Server 5.0 : Administration avancée

Mobilitics : Saison 1 : résultats iphone. Conférence de presse du 9 avril 2013

CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIERES

Brest (29) Lessay (50), Mars 2012

MASTER PROFESSIONNEL (2 ème année)

Bureau : 238 Tel : dominique.muller@upmf-grenoble.fr

L entretien hivernal des routes : concilier protection de l environnement et sécurité routière

RESOLUTION OIV-VITI GUIDE D APPLICATION DU SYSTÈME HACCP (HAZARD ANALYSIS AND CRITICAL CONTROL POINTS) A LA VITICULTURE DE L OIV

Les solutions. Chapitre 2 - Modèle. 1 Définitions sur les solutions. 2 Concentration massique d une solution. 3 Dilution d une solution

formations professionnelles fin 2014 / début 2015 hygiène alimentaire en restauration collective audit, conseil et formation professionnelle

Synthèse du rapport d activité 2007 du CCAS

Transcription:

Affaiblissements Mortalités de colonies d abeilles 1987-2007 1987-1988 : Les affaiblissements de cheptel : enquête écopathologique C. Fléché-Seban, J.-P. Faucon, C. Flamini, G. Polvéroni. Présentation au congrès Apimondia Rio de Janeiro octobre 1989. Publication : Abeille de France (N 731) 1988. Conclusions : 17 ruchers situés dans 10 départements, - 1/3 des ruchers enquêtés ont accusé une perte de Suivis durant une année complète, 20 à 70 % des colonies, Enregistrement de paramètres apicoles, - Période critique pour la colonie d abeilles!: l automne Recherche avec des développement maladies et des des maladies, résidus toxiques. - Importance des carences en pollen, - Contact permanent de la colonie avec des résidus. 2

1999-2000 : Etude des causes des mortalités hivernales d abeilles (Apis mellifera) en France en 1999 et 2000. J.-P. Faucon, L. Mathieu, M. Ribière, A.-C. Martel, P. Drajnudel, S. Zeggane, C. Aurières, M. Aubert. Publications : Bee World 83 (1) : 14-23 (2002) ; Bull.Tech. Apic. (2002), 29 (2), 63-72. - Les maladies du couvain participent aussi à divers Conclusions titres aux mortalités : hivernales ou aux affaiblissements, 41 élevages apicoles situés dans 19 départements - La ont varroase sollicité est notre la pathologie aide, dominante. Elle est - Seuls fortement des résidus en relation de fluvalinate avec des ont traitements été retrouvés dans les abeilles (5/25) et dans la cire (19/24), Ces ruchers ont fait l objet d une enquête acaricides insuffisamment efficaces, sanitaire et toxicologique. --75 La nosémose % des ruchers est un autre affectés facteur par d affaiblissement, des mortalités hivernales souffraient de pathologies graves et mal - La paralysie chronique (CBPV) est plus fréquente et maîtrisées. se rencontre dès la fin février, 3 2000 : Mise au point du diagnostic de la paralysie chronique de l abeille et des autres virus. M. Ribière, J.-P. Faucon, M. Pépin. Publication : (2000). Detection of chronic bee paralysis virus infection: application to a field survey. M. Ribière,, J.-P. Faucon, M. Pépin ; Apidologie, 31, pp 567-577 (2000). Des symptômes de la paralysie chronique ont été constatés de plus en plus fréquemment dans les ruchers et en dehors des périodes où cette maladie apparaît normalement, Ces symptômes sont similaires à ceux d une intoxication, ce qui a conduit à confondre les 2 affections. 4

Conclusions : - Le diagnostic par IDG a été mis au point au laboratoire afin de caractériser la maladie déclarée sur le terrain, - Détection de l ensemble des virus de l abeille par PCR. 5 2000-2001 : Etude expérimentale de la toxicité de l imidaclopride par nourrisement au sirop contaminé de colonies d abeilles (Apis mellifera) J.-P. Faucon, C. Aurières, P. Drajnudel, L. Mathieu, M. Ribière, A.-C. Martel,, S. Zeggane, M.P. Chauzat, M. Aubert. Présentation au congrès IUPP Vérone (Italie) 2002. Publications : Pest Manag Sci 61 : 111-125 (2005). L expérimentation a porté sur 4 groupes de 8 colonies : non nourries, nourries au sirop, nourries avec du sirop supplémenté à l imidaclopride, Doses de 0,5 et 5!g/l de sirop, 13 nourrissements, Suivis de juin 2000 à mars 2001, Etude des paramètres apicoles, maladies, résidus toxiques. 6

Conclusions : - Aucune différence significative sur l ensemble des paramètres observés, - Présence démontrée d imidaclopride dans les abeilles et le miel de réserve. 7 2002-2005 : Enquête prospective multifactorielle (EMP) Auteurs : ensemble des personnes de l Unité Pathologie de l Abeille. Collaborations : AFSSA DiVE ; AFSSA LERAPP Rapports FEOGA : 2004, 2005, 2006, 2007. Publications : - A survey of pesticide residues in pollen loads collected by honey bees in France ; Chauzat M.- P., Faucon J.- P., Martel A.C., Lachaize J., Cougoule N., Aubert M. (2006) Journal of Economic Entomology 99, 253-262. - Pesticide residues in beeswax samples collected from honey-bee colonies (Apis mellifera) in France ; Chauzat Marie-Pierre and Faucon Jean-Paul ; Pest Management Science (acceptée parution en juin 2007). 8

2004-2006 : Etude des possibilités de contamination du pain d abeille. Ali Kadar, M.-C. Clément, Jean-Paul Faucon. Rapports internes (2005, 2006) Publications : Determination of traces of fipronil and its metabolites in pollen by liquid chromatography with electrospray ionization-tandem mass spectrometry ;.A: Kadar., J.-P Faucon. (2006) J Agric. Food Chem. 54, 9741-9746. Hypothèse : les abeilles lors des miellées de fin de saison stockeraient des pollens contaminés (pollens de cultures) et leur consommation différée (après stockage dans les alvéoles et fermentation en pain d abeille) en hiver serait à l origine des pertes de colonies. 9 Conclusions : - Mise au point et validation de méthodes de recherche de l imidaclopride, du fipronil et de leurs métabolites dans le pain d abeille, - Application à l ensemble des prélèvements, - Analyses polliniques du pain d abeille. Les mortalités hivernales ne peuvent être mise en relation avec du pain d abeille contaminé. 10

2005-2006 : Enquête mortalités hivernales 2005-2006 : étude de l origine des causes de mortalité. J.-P. Faucon, P. Drajnudel, M.-C. Clément, S. Zeggane, M. Ribière. Cette enquête a été développée suite aux nombreuses interpellations des éleveurs confrontés à des mortalités anormales. Rapport interne (2006) Présentation : XVI e Congrès National de l Apiculture Française. Octobre 2006. Bourgen-Bresse (J.-P. Faucon) Publication soumise, version française mise en ligne sur le site AFSSA Etude «cas-témoin», 11 Conclusions : En ce qui concerne le «!cas-témoin!», la seule différence entre les ruchers morts et les ruchers vivants est l absence de traitement de la varroase. 12

Etude des 18 cas originaires de 14 départements 13 14

Abeilles (multirésidus) : négatif (2 positifs : coumaphos, fluvalinate) Cire : coumaphos (max : 6 mg/kg), fluvalinate. Miel : coumaphos Pain d abeille : aucun résidu 15 2004-2007 : Etude de l affaiblissement et des mortalités de colonies d un rucher non traité contre Varroa destructor en comparaison avec un rucher traité à l Apivar ND J.-P. Faucon, P. Drajnudel. Publication en préparation Groupe de 8 colonies non traitées et groupe de 8 colonies traitées avec le médicament ApivarND suivant la posologie préconisée, Etablir l adéquation entre les symptômes rencontrés et Varroa destructor. Conclusions : Les symptômes rencontrés sont caractéristiques et identiques à ceux présents dans les échantillons envoyés au laboratoire suite à des mortalités hivernales. 16

17 18

19 20

21