L INFLUENZA AVIAIRE. La maladie :

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Transcription:

L INFLUENZA AVIAIRE La maladie : L'influenza aviaire est une maladie infectieuse, très contagieuse (le H5N8 n est pas contagieux pour l homme), causée chez les oiseaux par des virus de la famille des Orthomyxoviridae, genre influenza, de type A et appartenant à des sous-types variés (H1 à H16), mais dont les plus importants sont les sous-types H5 et H7. Ces virus sont définis par plusieurs molécules reconnues comme étrangère à l organisme, les antigènes. Certains types d antigène déterminent le type viral : A, B ou C. D autres antigènes donnent les sous-types : les H et N. Il existe 16 antigènes H (H1 à H16) et 9 antigènes (N1 à N9). Les antigènes H et N peuvent se modifier lors de la transmission du virus. Pour le virus aviaire, il y a plus de 80 combinaisons H et N recensées. L influenza aviaire est une maladie animale infectieuse, virale. Selon la souche, elle peut être faiblement ou hautement pathogène. Les virus hautement pathogènes peuvent survivre longtemps dans l environnement, surtout en présence de températures basses. Le virus de l Influenza aviaire affecte les oiseaux domestiques ou sauvages chez lesquels il peut provoquer, dans sa forme hautement pathogène, une maladie pouvant aboutir rapidement à la mort. Les virus de l influenza aviaire peuvent se propager par contact direct avec les sécrétions respiratoires et les fientes d oiseaux infectés, ou par l intermédiaire de la nourriture, de l eau, d équipements ou de vêtements contaminés. Très contagieux chez les volailles, la propagation d un élevage à l autre peut être rapide avec les mouvements d oiseaux domestiques vivants, des hommes (chaussures, vêtements etc.), par les véhicules, divers équipements, la nourriture ou les cages contaminés. L influenza aviaire touche principalement les animaux mais peut, selon le virus, contaminer l homme. Par exemple, le virus H5N1 a provoqué des cas humains. Les H5N1 circulent parmi les animaux et, selon les animaux, peuvent devenir des virus contagieux pour l homme, notamment lorsqu une souche aviaire et une souche humaine se rencontrent chez le porc. Le virus H5N8 ne se transmet pas à l homme et la consommation de volailles et de produits issus de volailles ne présente aucun danger. Plusieurs pays européens sont déjà touchés. 1/7

Le H5N8 en France métropolitaine : Les premiers cas ont été détectés sur le territoire métropolitain français le 26 novembre 2016 sur de la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et le 1 er décembre dans un élevage de canards du Tarn. Le virus touche les oiseaux sauvages et captifs. C est pourquoi, des mesures de biosécurité renforcées ont été mises en place dès le 16 novembre 2016 avec pour objectif d éviter la propagation de ce nouveau virus de la faune sauvage vers les élevages et la contamination des élevages entre eux. Depuis le 6 décembre 2016, le ministère de l Agriculture, de l Agroalimentaire et de la Forêt a placé l ensemble du territoire métropolitain en risque élevé. Les mesures de protection renforcées concernent : les détenteurs de volailles commerciaux et non commerciaux, les détenteurs de gibiers à plumes et toutes les personnes susceptibles d être en contact avec des volailles (transporteurs, ramasseurs, vétérinaires etc.) Au 7 janvier 2017, ce sont 90 cas dans les élevages qui ont été recensés depuis le 26 novembre 2016 sur le territoire métropolitain. Consulter la carte et les chiffres actualisés des foyers sur le site du ministère de l agriculture : http://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-le-suivi-des-foyers-en-france Les mesures en cas de suspicion ou de cas avéré : Dans la phase de suspicion, un périmètre de 10 km est établi autour du foyer : c est une zone de contrôle temporaire. Si le cas est avéré, le périmètre de 10 km devient une zone de surveillance et un second périmètre autour du foyer de 3 km est institué, c est la zone de protection. Les mesures prises sur le périmètre de 10 km autour des foyers où un cas serait détecté sont : - l interdiction d entrée et de sortie de volaille (des dérogations peuvent être accordées par la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations - DDCSPP) ; - l interdiction d entrée et de sortie d œufs et de produits issus de volailles ; - l enfermement ou la mise sous filet des volailles ; - pour les volailles sous filet, la protection de l alimentation et de l abreuvement visvis des déjections des oiseaux sauvages ; - la limitation des mouvements des personnes et des animaux domestiques ; - l interdiction aux véhicules extérieurs aux exploitations ou aux basses-cours de pénétrer sur les exploitations ou propriétés ; - la désinfection des véhicules autorisés à l entrée et à la sortie des exploitations ou propriétés. - les rassemblements d oiseaux tels que les foires, marchés et les expositions sont interdits ; 2/7

- les lâchers de gibier à plumes sont interdits ; - le transport et l'utilisation des appelants pour la chasse au gibier d eau sont interdits ; - le transport et l épandage du fumier et du lisier provenant de volailles ou gibier à plume est interdit. La chasse au gibier à plumes est interdite dans le périmètre des 3 km autour du foyer. Les mesures qui s appliquent à tous, en dehors des zones de surveillance et de contrôle : * Pour les détenteurs de volaille dans un élevage commercial - renforcement des mesures de biosécurité, avec un confinement de vos animaux ou une mise sous filet. Des dérogations sont possibles pour des raisons de bien-être animal ou de technique d élevage. Cette dérogation peut être accordée par la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) ; - réduction des parcours extérieurs afin d éviter la proximité des points d eau naturels, des cours d eau, des mares ; - tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés, sont possibles sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages et entre les volailles issues de différents élevages. * Pour les détenteurs d oiseaux à titre privé, à des fins non commerciales - confinement de vos volailles - déclaration de votre basse-cour sur http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr/demarches/particulier/effectuer-une-declaration- 55/article/lutter-contre-l-influenza-aviaire-498 Lorsque vous êtes dans une zone de protection, vous devez vous déclarer auprès de votre mairie ou par internet. * Pour les détenteurs de gibiers à titre privé ou commercial Les lâchers de palmipèdes sont interdits Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions par le DDCSPP, sous couvert du respect des mesures de biosécurité de l arrêté du 1 er aout 2016, d une visite vétérinaire et de l engagement à favoriser les facteurs permettant un taux de chasse élevé. Le déplacement des appelants est interdit 3/7

* Pour les détenteurs de pigeons à titre privé ou commercial Les lâchers de pigeons sont interdits. * Pour les responsables d un parc zoologique - définir un plan de biosécurité adapté aux particularités des espèces vivantes hébergées et au fonctionnement de l établissement. - vacciner les oiseaux ne pouvant être confinés De manière générale, tout doit être mis en œuvre pour éviter la propagation du virus H5N8. Cela passe bien évidemment par le strict respect des mesures de biosécurité mais aussi par le signalement à la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) de toute mortalité suspecte d oiseaux. 4/7

Le rôle du maire : Acteur de premier plan, il joue un rôle central pour l information et la communication envers la population. À ce titre, le maire reçoit notification des arrêtés préfectoraux qu il affiche pour informer les habitants. Par ailleurs, les communes ont affiché pour la connaissance des particuliers les mesures de biosécurité qui concernent les basses-cours. Pour les services de l Etat, il est un interlocuteur privilégié par sa connaissance du territoire et de ses habitants. Il aide la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) au recensement des basses-cours sur sa commune. Pour les communes en zones de protection et de surveillance, le maire sensibilise les détenteurs de basses-cours de leur commune sur les mesures de biosécurité ou de confinement à appliquer et leur rappelle l obligation de se déclarer en mairie ou sur le site mesdemarches.agriculture.gouv.fr. Il rappelle l obligation de se déclarer auprès de la DDCSPP à tout éleveur mettant ses produits sur le marché (vente à la ferme ou sur les marchés). Les produits peuvent être consommés et ne contamineront pas l homme. Le transport d œufs ou de volailles non plumées peuvent être vecteur de propagation du virus et est donc interdit pour les volailles non plumées et soumis à la délivrance de laissez-passer par la DDCSPP pour les œufs. Enfin, il informe tous les éleveurs que des prélèvements peuvent être réalisés sur les oiseaux et que des contrôles inopinés peuvent avoir lieu jusqu à la levée des zones réglementées. Le rôle de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) : La maîtrise de la contagion passe par des mesures de prévention et de surveillance. Les éleveurs sont tenus de surveiller et de déclarer à leur vétérinaire sanitaire les signes d alerte suivants : Une mortalité de 4 % en un jour (ou de 2 % chez les palmipèdes). Une diminution des consommations d eau ou d aliment de 50 % en un jour ou de 25% par jour pendant trois jours consécutifs Une chute de ponte de 15 % en un jour ou de 5 % par jour pendant trois jours consécutifs. Les vétérinaires sanitaires se rendent sur place et suite aux examens cliniques se mettent en relation avec la DDCSPP, ils réalisent alors des prélèvements et les transmettent au laboratoire agréé de proximité le laboratoire d analyses Sèvre-Atlantique (LASAT) pour analyse et mise en évidence du H. Pour déterminer le N, l Agence nationale de sécurité sanitaire de l alimentation, de l environnement et du travail (Anses) fait appel à des laboratoires de référence nationaux (LNR). Pour ce cas, c est le laboratoire de Ploufragan-Plouzané (22), spécialisé dans la santé des volailles, du lapin, des porcs et des poissons d élevage qui est LNR et qui a mis en évidence le N8. 5/7

Premiers cas en Deux-Sèvres : Dès la suspicion d influenza aviaire, pour les Deux-Sèvres, lorsque le H5 a été diagnostiqué, la DDCSPP a prévenu la direction générale de l alimentation. Les animaux de l élevage ont été enfermés puis abattus à Fors pour contenir la propagation du virus. Les animaux de La Chapelle-Bâton ont tous été tués par l Influenza aviaire H5N8. Dans un premier temps, il s agit d avoir le plus d information possible : la localisation précise, les espèces concernées, leur nombre, le mode d élevage, la zone et la densité autour de l exploitation suspecte, la provenance des animaux etc. Une zone de contrôle temporaire est définie pour la mise en place des premières mesures de précaution. Celle-ci a été de 10km autour de Fors et de la Chapelle-Bâton. Dans cette zone de contrôle temporaire, toutes les exploitations de volaille commerciales ou non commerciales sont recensées. La DDCSPP procède à une enquête épidémiologique dans l exploitation où la suspicion a été détectée, elle étudie notamment les liens directs ou indirects avec d autres exploitations. L exploitant où le cas est suspecté doit interdire toute entrée ou sortie de son exploitation, sauf pour les déplacements absolument nécessaires qui nécessite une complète désinfection avant l entrée et après la sortie. Il nettoie son site et fait appel à une entreprise spécialisée en désinfection pour la décontamination de son exploitation. Il protège également l accès à l alimentation et à l abreuvement pour qu aucun oiseau sauvage ne puisse à son tour propager le virus. Lorsque le N8 a été déterminé en Deux-Sèvres, la zone de contrôle temporaire a été annulée et remplacée par une zone de protection autour du foyer, Fors pour le premier cas et la Chapelle-Bâton, Augé, Saint-Christophe-sur-Roc pour le second, et par une zone de surveillance sur un périmètre de 10 km autour des foyers (soit 18 et 23 communes). Des prélèvements sont en cours de réalisation dans les élevages de la zone de protection. (dans les basse-cours à Fors car il n y a pas d élevages commerciaux sur cette commune et dans les élevages commerciaux de la zone de protection de la Chapelle-Bâton). Par ailleurs, elle procède à des contrôles inopinés pour s assurer du respect des mesures de biosécurité, au-delà des visites vétérinaires réalisées de manière systématique et pour exclure toute suspicion d infection par l influenza aviaire. La zone de protection sera levée lorsque les opérations d assainissement du foyer seront totalement achevées, que toutes les mesures de recensement et de surveillance des exploitations de volailles commerciales ou non commerciales seront terminées, et au plus tôt 21 jours après la fin des opérations initiales de nettoyage et de désinfection. Les communes de la zone de protection (Fors, la Chapelle-Bâton, Augé et Saint-Christophe-sur- 6/7

Roc) passeront alors en zone de surveillance. Les communes qui se trouvaient en zone de protection et qui passent en zone de surveillance font l objet de visites vétérinaires. La zone de surveillance sera levée, au plus tôt 30 jours la fin des opérations préliminaires de nettoyage et de désinfection, et lorsque les opérations de nettoyage et de désinfection du foyer sont terminées et que les visites vétérinaires donnent des résultats favorables qui permettent de conclure à une absence de suspicion ou de cas d influenza aviaire dans la zone. 7/7