La prise en charge de votre épilepsie



Documents pareils
La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs

La prise en charge de votre maladie, l accident vasculaire cérébral

La prise en charge de votre insuffisance cardiaque

La prise en charge d un trouble bipolaire

La prise en charge de votre cardiopathie valvulaire

La prise en charge de votre maladie de Parkinson

La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde

La prise en charge de votre spondylarthrite

G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge de votre mélanome cutané

Epilepsies : Parents, enseignants, comment accompagner l enfant pour éviter l échec scolaire?

La prise en charge de votre affection de longue durée

L agénésie isolée du corps calleux

MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC

Livret des nouveaux anticoagulants oraux. Ce qu il faut savoir pour bien gérer leur utilisation

Définition, finalités et organisation

La prise en charge. de votre affection de longue durée


G U I D E P A T I E N T - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge du cancer du foie

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

La migraine : quelle prise de tête!

> Présentation du programme > Peps Eurêka - Mémoire : Pour donner du Peps à ses neurones et à sa vie... 4

Le cavernome cérébral

DOSSIER MEDICAL (à faire remplir obligatoirement par le Médecin et à retourner accompagné du Dossier administratif au Centre Addictologie d Arzeliers)

Classifier le handicap épileptique avec ou sans autres déficiences associées. Réponses médico-sociales.

La prise en charge de votre affection de longue durée. Comment cela se passe-t-il? Quels sont les bénéfices pour vous? À quoi vous engagez-vous?

7- Les Antiépileptiques

GUIDE PATIENT - AFFECTION DE LONGUE DURÉE. La prise en charge du cancer du rein

Délivrance de l information à la personne sur son état de santé

Le guide du bon usage des médicaments

Infection par le VIH/sida et travail

Projet d Accueil. Entre Parent(s) et Assistant Maternel

Mieux vivre avec votre asthme

LE GRAND LIVRE Du. Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel. Prévenir les complications. et surveiller la maladie

L assurance maladie qui simplifie votre séjour en Suisse!

Tableau des garanties Contrats collectifs

le Service d Accompagnement à la Vie Sociale Fondation Maison des Champs

Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent

Qu est-ce que la maladie de Huntington?

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées

Info. Ligue contre l Epilepsie. Epilepsie. Qu est-ce que c est une crise épileptique ou une épilepsie?

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR. Flunarizine

PREAMBULE INSCRIPTION AUX SERVICES RESPONSABILITÉ - ASSURANCE HYGIENE ET SANTE

Migraine et Abus de Médicaments

ASSURANCE POUR TOUS PARTOUT DANS LE MONDE

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

Diabète Type 2. Épidémiologie Aspects physiques Aspects physiologiques

sur la valve mitrale À propos de l insuffisance mitrale et du traitement par implantation de clip

REGLEMENT INTERIEUR ESPACE JEUNES DIVONNE-LES-BAINS

La drépanocytose. Sikkelcelziekte (Frans)

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

Projet de grossesse : informations, messages de prévention, examens à proposer

Qu est-ce que la fibrillation auriculaire? (FA)

C est votre santé Impliquez-vous

Demande de règlement invalidité Demande initiale

GUIDE PATIENT - AFFECTION DE LONGUE DURÉE. La prise en charge des leucémies aiguës de l adulte

LA MÉTHAMPHÉTAMINE LE CRYSTAL C EST QUOI

o Anxiété o Dépression o Trouble de stress post-traumatique (TSPT) o Autre

L APS ET LE DIABETE. Le diabète se caractérise par un taux de glucose ( sucre ) trop élevé dans le sang : c est l hyperglycémie.

Assurance invalidité de courte durée. Guide du salarié

ANAMNÈSE Création : Dre Josée Douaire, psychologue

admission aux urgences

Education Thérapeutique (ETP)

Conseils pour le traitement des douleurs persistantes

ACCUEIL EN CENTRE DE LOISIRS ENFANT PORTEUR DE HANDICAP

Certaines situations de trafic peuvent-elles provoquer un risque accru d hypoglycémie?

L arthrose, ses maux si on en parlait!

REPUBLIQUE FRANÇAISE. REGLEMENT DES SERVICES PERISCOLAIRES 2013/2014 (RESTAURANT SCOLAIRE et GARDERIE et CENTRE D ANIMATION)

CE QU IL FAUT SAVOIR PARTICIPATION À UN ESSAI CLINIQUE SUR UN MÉDICAMENT

Les troubles non moteurs de la maladie de Parkinson. Comprendre la maladie de Parkinson

déclarations d assurabilité en cas d accident (invalidité ou soins hospitaliers)

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

PARTICIPATION À UN ESSAI CLINIQUE SUR UN MÉDICAMENT CE QU IL FAUT SAVOIR

Règlement Intérieur des Services de Restauration Scolaire et d Accueil Périscolaire de la Ville de Jarvillela-Malgrange

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences

Dossier d inscription

admission directe du patient en UNV ou en USINV

Unité d Ergonomie Faculté de Médecine Pitié-Salpêtrière 91, bd de l Hôpital Paris cedex 13

PREUVE D ASSURABILITÉ DESCRIPTION DE LA PROTECTION

eduscol Santé et social Enseignement d'exploration

Médicaments contre la douleur Ce que vous devez savoir au sujet des analgésiques opiacés

Comment la proposer et la réaliser?

Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés

La prévention : caractéristique du positionnement de la Mutualité Française sur l ensemble de son offre

LES ENVELOPPES NE DOIVENT PAS ÊTRE AFFRANCHIES

Règlement de Fonctionnement

VOUS et VOTRE NOUVEAU TRAITEMENT anticoagulant Eliquis, Pradaxa, Xarelto

REGLEMENT INTERIEUR. Article 1 : ENTREE EN VIGUEUR DU PRESENT REGLEMENT

PACK SANTE TOUS PAYS 3 NIVEAUX DE GARANTIES AU CHOIX

Brochure d information destinée aux parents. Bienvenue à Clairival. Informations utiles sur la prise en soins de votre enfant

Le tremblement orthostatique primaire TOP

Règlement intérieur de l établissement année 15-16

Pourtant, la preuve est faite, de manière scientifique, que le tabagisme passif comporte des risques réels pour la santé.

Le test de dépistage qui a été pratiqué à la

QU EST-CE QUE LA PROPHYLAXIE?

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

RÉFÉRENCES ET RECOMMANDATIONS MEDICALES

Transcription:

G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre épilepsie Vivre avec une épilepsie sévère Novembre 2007

Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous a remis ce guide «La prise en charge de votre épilepsie» pour vous informer sur votre maladie, son suivi et son traitement. Il complète le guide de l Assurance maladie «La prise en charge de votre affection de longue durée», que vous a adressé votre organisme d assurance maladie. Il vous aide à dialoguer avec votre médecin et vous donne plusieurs sources d information. À l occasion de la demande d affection de longue durée (ALD), votre médecin traitant a rempli un protocole de soins* vous assurant la prise en charge à 100 % de l ensemble des soins et des traitements de l épilepsie sévère et de ses complications dans la limite des tarifs de la sécurité sociale. Ces soins sont définis par la «Liste des actes et prestations» 1 à partir de laquelle votre médecin adapte votre traitement : le plus souvent, votre maladie ne nécessite pas tous les soins ni l appel à tous les professionnels de santé cités dans ce guide. votre médecin peut éventuellement ajouter à votre traitement des actes et prestations qui ne figurent pas sur cette liste, et qu il estime nécessaires, avec l accord du médecin-conseil de votre caisse d assurance maladie. Qui est l auteur de ce document? Ce guide a été rédigé par la Haute Autorité de Santé, autorité publique indépendante à caractère scientifique, créée en 2004. La Haute Autorité de Santé a pour mission de contribuer au renforcement de la qualité des soins au bénéfice des patients et au maintien d un système de santé solidaire. Elle assure notamment la promotion des bonnes pratiques et du bon usage des soins auprès des professionnels, des patients et du grand public. C est à ce titre qu elle réalise ce guide en coopération avec les professionnels de la santé et les associations de patients directement concernées. * Glossaire en page 7. 1. Celle-ci est disponible sur simple demande auprès de votre organisme d assurance maladie ou de la Haute Autorité de Santé ou encore sur les sites internet de la Haute Autorité de Santé (www.has-sante.fr) ou de l Assurance maladie (www.ameli.fr). Cette liste est actualisée au minimum une fois par an. 2

Qu est-ce que l épilepsie sévère? L épilepsie est une maladie neurologique qui se traduit par des crises. On diagnostique la maladie lorsque les crises épileptiques* se répètent dans le temps. Celles-ci sont très variables, certaines pouvant passer inaperçues (crises à type d absences par exemple), alors que d autres sont plus spectaculaires (convulsions, perte de connaissance). Malgré leurs formes différentes, elles traduisent toujours une perturbation temporaire du cerveau. L épilepsie peut apparaître à tout âge, même si elle survient le plus souvent dans l enfance. Selon les personnes, la maladie évolue différemment : certaines formes d épilepsie disparaissent avec l âge, d autres persistent toute la vie. En France, sous ses différentes formes, les épilepsies concernent aujourd hui environ 500 000 personnes. Les épilepsies sont dites sévères lorsqu elles : résistent aux traitements, ce qui concerne environ un tiers des patients, et/ou ; entraînent un handicap qui peut être lié à la fréquence, au type ou à l intensité des crises ou à leurs manifestations brutales (chutes), et/ou ; sont la conséquence d une atteinte du cerveau, soit de naissance (encéphalopathies*), soit après un accident (ex. : traumatismes crâniens, accidents vasculaires cérébraux, etc.). Adaptation du mode de vie L adaptation du mode de vie commence par la connaissance de sa maladie, par le suivi d un mode de vie régulier et du traitement prescrit. L épilepsie sévère a des répercussions sur l éducation et la vie sociale ; elle nécessite ainsi des adaptations et entraîne certaines restrictions : la scolarité (possibilité de classe adaptée) ; certains loisirs et sports sont déconseillés ou nécessitent un encadrement particulier (piscine, gymnastique, etc.) ; l accès au permis de conduire ou sa conservation nécessite le passage devant la commission médicale départementale 2 qui accorde ou non une autorisation d aptitude, généralement temporaire ; l orientation professionnelle pourra conduire à l aménagement du poste de travail. Cependant, les métiers qui peuvent perturber le sommeil ou qui requièrent une attention continue ou qui présentent des dangers en cas de crise pour le malade lui-même ou pour les autres personnes sont déconseillés et parfois interdits par la loi : le travail à la chaîne, en hauteur, sur machines dangereuses, les emplois nécessitant un permis de conduire professionnel, les secteurs d activité à l accès réglementé : transport ferroviaire, aviation civile, plongeurs professionnels et travaux en caisson, police nationale, etc. * Glossaire en page 7. 2. Vous devez déposer une demande de convocation auprès de la commission départementale du permis de conduire de la préfecture ou de la sous-préfecture de votre domicile. 3

La prise en charge de l épilepsie sévère À quoi sert le bilan de santé initial? À évaluer le degré de sévérité de votre maladie. Il consiste en une ou plusieurs consultations médicales, des prises de sang, et des examens complémentaires (EEG*, IRM*, etc.) pour : rechercher l origine de votre épilepsie ; rechercher des complications éventuelles ; rechercher d autres maladies, et tenir compte de leurs traitements qui peuvent compliquer votre prise en charge ; planifier le suivi au long cours de votre maladie. Afin de ne pas augmenter le risque de crises, votre médecin vous conseille sur votre mode de vie : ces recommandations portent sur les horaires de sommeil, l alimentation, les boissons alcoolisées, le sport, et pour certains types d épilepsie la télévision et les jeux vidéo. Quels sont les professionnels de santé impliqués? Ce bilan, coordonné par le médecin traitant, implique l intervention de différents médecins spécialistes, le plus souvent en plusieurs consultations : le neurologue ou le neuropédiatre qui vous examine et demande les examens neurologiques (EEG*, IRM*, etc.) pour évaluer la sévérité de la maladie et définir le diagnostic ; un centre spécialisé qui peut préciser le diagnostic et ajuster le traitement, ainsi que rechercher une possibilité de guérison par une opération chirurgicale. Selon votre état de santé, les avis d autres spécialistes (notamment psychiatre, médecin scolaire, médecin du travail, etc.) ou des examens complémentaires peuvent être demandés (bilans psychologiques ou neuropsychologiques). Intervenants médico-sociaux et associations de patients Vous pouvez solliciter : la Maison départementale des personnes handicapées qui vous informe sur vos droits et vous oriente ; d autres professionnels médico-sociaux : assistants sociaux, psychologues, etc. Les associations de patients peuvent vous aider par l écoute, l échange d expériences et d informations avec d autres personnes atteintes d épilepsie (contacts page 8). * Glossaire en page 7. Bien s informer pour être mieux traité Poser toutes vos questions à votre médecin. Pensez à les noter entre les consultations. Prenez contact avec la Maison départementale des personnes handicapées et les associations de patients. 4

Les traitements de l épilepsie sévère Qui vous prescrit votre traitement? Le médecin spécialiste choisit le traitement antiépileptique qui vous est le mieux adapté. Il rédige votre première ordonnance. Pour les ordonnances suivantes, vous pourrez vous adresser à votre médecin traitant. À quoi servent les traitements antiépileptiques? À faire disparaître les crises ou au moins à les diminuer en fréquence, en durée et/ou en intensité. À participer à l amélioration de votre qualité de vie. Le traitement consiste habituellement à prendre un ou plusieurs médicaments (comprimés ou gélules) par jour. D autres traitements antiépileptiques sont-ils possibles? Pour certains patients chez lesquels les médicaments ne sont pas efficaces : un bilan approfondi en centre spécialisé permet de savoir si une opération chirurgicale* est possible ; dans de rares cas, surtout chez les enfants, peut être prescrit un régime alimentaire particulier, dit régime cétogène* qui peut contribuer à atténuer la fréquence des crises. D autres traitements sont-ils nécessaires? La personne épileptique peut présenter des troubles associés à son épilepsie qui nécessitent une prise en charge : rééducative (ergothérapie, psychomotricité, orthophonie, orthoptiste) ; psychologique ou psychiatrique (troubles du comportement, anxiété, dépression). Les traitements antiépileptiques peuvent provoquer des interactions* avec d autres traitements (contraception orale, antibiotiques, etc.) : si vous prenez d autres médicaments, n oubliez pas de le signaler aux médecins ; ne prenez pas de nouveau médicament sans en avoir parlé au préalable avec votre médecin traitant ; signalez le désir de grossesse au médecin afin qu il vous informe, et si nécessaire adapte votre traitement. * Glossaire en page 7. Bien comprendre les enjeux du traitement Votre traitement vous procure une meilleure qualité de vie. En revanche, sa prise irrégulière favorise l apparition ou l augmentation de la fréquence des crises. Ne jamais arrêter un traitement antiépileptique brutalement. En cas de besoin, parlez-en à votre médecin. Certains traitements antiépileptiques peuvent provoquer des effets indésirables : parlez-en à votre médecin. En cas de besoin, d écoute ou d échange d expérience, prenez contact avec une association de patients. 5

Le suivi de l épilepsie sévère En quoi consiste le suivi? À adapter, avec votre médecin, votre traitement antiépileptique selon la persistance ou la réapparition de crises. À vérifier l efficacité et la tolérance des médicaments, ce qui peut nécessiter des bilans sanguins et/ou des consultations auprès de spécialistes. À éliminer autant que possible les facteurs favorisant la survenue de crises : prise irrégulière du traitement antiépileptique, consommation d alcool ou de drogue, prise d autres médicaments, survenue d autres maladies, etc. À surveiller régulièrement les gencives et les dents, notamment si le traitement associe plusieurs médicaments antiépileptiques. À planifier certains événements de vie : grossesse, anesthésie, etc. Quand consulter? Le médecin traitant assure le suivi de votre traitement et en renouvelle l ordonnance. La consultation chez le neurologue est recommandée une fois par an. Elle peut être plus fréquente en cas d aggravation de votre maladie ou sur avis de votre médecin traitant. Éducation thérapeutique pour s informer et se former Dès le diagnostic, l éducation thérapeutique est essentielle pour bien vous informer : sur la meilleure façon de faire face aux crises ; sur la maladie, son évolution et ses conséquences, ses traitements ; sur l hygiène de vie la plus adaptée ; sur l organisation de la vie quotidienne. Elle améliore votre qualité de vie, par : une meilleure prise de conscience des bénéfices de votre traitement et de l importance d en respecter la fréquence et les horaires de prise ; une plus grande sécurité en vous apprenant à reconnaître : d éventuels facteurs déclenchants de crises ou d incidents, et ainsi les atténuer ou les éviter, d éventuels effets secondaires des traitements, et ainsi les prévenir, Pour un suivi de qualité, une surveillance est indispensable Respectez le rythme des consultations convenu avec votre médecin traitant et/ou votre spécialiste, comme avec les autres professionnels de santé. De nombreux médicaments peuvent déséquilibrer votre traitement antiépileptique : demander systématiquement conseil à votre médecin avant la prise de tout nouveau médicament. L éducation thérapeutique vous apprend à mieux vivre avec votre épilepsie : parlez-en avec votre médecin. 6

une meilleure façon de décrire à votre médecin une évolution de la maladie, comme en cas d aggravation des symptômes ; la prise de conscience ou l information sur une éventuelle adaptation de votre lieu d'habitation ou de votre poste de travail. Elle concerne tout autant vos proches qui sauront ainsi mieux vous accompagner. Glossaire Crises épileptiques Les crises épileptiques ou comitiales peuvent se traduire par de nombreuses manifestations : mouvements convulsifs, pertes de connaissance, chutes, absences, relâchement des sphincters, automatismes gestuels, etc. EEG L électroencéphalogramme (EEG) est l enregistrement de l activité électrique du cerveau. Indolore, il consiste en l application d électrodes sur le cuir chevelu. Encéphalopathies Atteintes du cerveau qui peuvent parfois provoquer une épilepsie. Les épilepsies graves survenant dans l enfance ont le plus souvent comme origine une encéphalopathie (syndrome des spasmes infantiles, syndrome de Lennox-Gastaut, etc.). Interactions médicamenteuses Modification des effets d un médicament par un autre médicament ou par une substance absorbée (comme l alcool par exemple). IRM L imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technique d imagerie médicale. Dans certaines épilepsies, l IRM est utilisée pour préciser le diagnostic ou celui de certaines complications ainsi qu en préparation d une chirurgie. Protocole de soins Demande de prise en charge à 100 % concernant les soins et traitements liés à votre maladie. Il est établi par votre médecin traitant, puis signé par le médecin conseil de l Assurance maladie et vous est remis. Cf. le guide de l Assurance maladie «La prise en charge de votre affection de longue durée». Régime cétogène Le régime cétogène est d indication exceptionnelle chez certains patients essentiellement des enfants lorsque le traitement ne diminue pas la sévérité des crises. Composé essentiellement de graisses, pauvre en protéines et glucides, il nécessite une hospitalisation en général d une semaine, puis un suivi très strict qui consiste notamment en l analyse régulière des urines. Opération/traitement chirurgical Selon l origine de l épilepsie, certains patients peuvent être traités par chirurgie. La décision de l opération dépend d un bilan très spécialisé (enregistrements de l activité électrique, imagerie du cerveau, évaluation neuropsychologique, etc.). 7

Pour en savoir plus Auprès de la Haute Autorité de Santé Haute Autorité de Santé 2, avenue du Stade de France 93218 Saint-Denis La Plaine CEDEX Site internet : www.has-sante.fr Auprès de l Assurance maladie Site internet : www.ameli.fr Votre caisse d assurance maladie Auprès de l INPES Institut national de prévention et d'éducation pour la santé 42, bd de la Libération 93203 Saint-Denis Cedex Site internet : www.inpes.sante.fr Auprès des associations de patients Épilepsie France 133, rue Falguière 75015 Paris Tél. : 01 53 80 66 64 E-mail : info@epilepsie-france.fr Site internet : www.epilepsie-france.fr Agir, Informer, Sensibiliser le Public pour Améliorer la Connaissance des Épilepsies/Association Française pour les Épilepsies (AISPACE/AFE) Maison des Associations 72-74 rue Royale 59000 Lille Tél. : 03 20 57 19 41 E-mail : lille.aispace@orange.fr Site internet : http://www.epilepsiesepileptiques.com Auprès d autres associations Fondation Française pour la Recherche sur l'épilepsie (FFRE) 9, avenue Percier 75008 Paris Tél. : 01 47 83 65 36 Site internet : www.fondation-epilepsie.fr Ligue Française Contre l'épilepsie (LFCE) Hôpital Pontchaillou, Service Neurologie 1, rue Henri-Le-Guilloux 35000 Rennes Site internet : www.lfce.fr Numéros utiles Maladies rares info services Plate-forme Maladies rares 102, rue Didot 75014 Paris Tél. : 0 810 63 19 20, prix d un appel local Site internet : www.maladiesraresinfo.org Droits des Malades Info Tél. : 0 810 51 51 51 (appel anonyme et confidentiel, prix d'une communication locale quel que soit le lieu d'appel, de 14 h à 20 h du lundi au vendredi) Santé Info Droits Appel anonyme et confidentiel de 14 h à 18 h les lundi, mercredi et vendredi ; de 14 h à 20 h le mardi et jeudi. Numéro d appel : 0 810 004 333 (prix d'une communication locale quel que soit le lieu d'appel) ou 01 53 62 40 30 (à partir d'un portable). Site internet : www.leciss.org/sante-infodroits.html Écoute alcool Tél. : 0 811 91 30 30 (7 j/7, prix d'une communication locale quel que soit le lieu d'appel) ALD-EPILEP-GP3 - Imprimé par Mozzon S.R.L - Florence, Italie 8