Le Musée industriel de La Corderie Vallois

Documents pareils
INTERVENIR SUR LE BATI ANCIEN

COMMUNE DE HAZEBROUCK Résidence Jean FERRAT - Rue Verlyck. Une opération qui conjugue mixité sociale, Services de proximité et environnement.

CONNAISSANCE DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL ET URBAIN RAPPORT DE PRÉSENTATION

Usine de décolletage Anthoine Emile et ses fils actuellement Sté M.B.A. décolletage

Qu est-ce que l Inventaire?

Présentation renouveau école Georges Pamart

Contenu : Pose d escalier préfabriqué monobloc en béton Rédaction : Hediger Damien / Etudiant ETC 3 ème année Date : 1 er octobre 2008

Villes et pays d art et d histoire. Raconte-moi. le Centre. autour de la place du Théâtre. Livret-découverte

COMMUNE D HAUTERIVE CONSEIL GENERAL

ensemble d'édifices à cour commune

Immeuble, Le Square Duvernay

2ème OPERATION Travaux d'urgence de l'eglise paroissiale et intégration architecturale de la porte des morts

Immobilier : le point sur la stratégie de rénovation des bâtiments à Genève

Ci-après, la liste des masters proposés par les universités françaises pour se former, en 2 ans après la licence, à l un des métiers de la culture.

Fonds photographique de l'inventaire du patrimoine en Alsace : page 2 Inventaires topographiques en Alsace : page 4

Usine frigorifique de la Société des Entrepôts Frigorifiques Lyonnais, actuellement société Socora

Bureau D Accueil des Artistes et Professionnels Etrangers (BAAPE)

Villa dite Saint-Cloud

Restructuration des façades d un immeuble de bureau avenue Parmentier à Paris

Ordre du jour provisoire

Conclusion : Voir Annexe p.33

Les Éditions du patrimoine présentent La tenture de l Apocalypse d Angers Collection «Sensitinéraires»

Master recherche Histoire des mondes moderne et contemporain

ASSURE 1- NATURE DE L ENTREPRISE : EURL SARL SA ETS ENTREPRISE MR AUTRE NOM DE L ENTREPRISE : NOM ET PRENOM DU GERANT :

Communauté de Communes du Pays de Livarot

Contact presse : Émilie LEDUC Attachée de presse du Conseil général d Indre-et-Loire Tél. : / eleduc@cg37.

prefabri.com/export prefabri.com Skype: international.europa prefabri

Le financement du projet

RAPPORT/PREAVIS N 32/2007 AU CONSEIL COMMUNAL

LES METIERS DES ARCHIVES

MASTER 2 URBANISME ET AMENAGEMENT SPÉCIALITÉ PAYSAGE ET AMENAGEMENT Année universitaire

POLITIQUE IMMOBILIERE DE LA REGION CHAMPAGNE-ARDENNE PLAN PATRIMOINE ENERGIE ACCESSIBILITE PPEA

2.1 - Améliorer l offre de soins sur le Pays

Hôtel de voyageurs, Hôtel de la Galerie, puis Grand Hôtel de la Galerie, puis Métropole Hôtel, actuellement Hôtel Métropole

Aide à l interrogation pour les catalogues bibliographiques de la documentation générale et du patrimoine culturel

PREPARER SA VISITE AUX «COULISSES DU BATIMENT» Livret destiné aux collégiens et lycéens visitant les chantiers et ateliers

Animations pédagogiques TANINGES. - Ecoles primaires - Cycles 2 et 3. Arcade MAISON du PATRIMOINE

VILLE DE BAYONNE RESTAURATION DES IMMEUBLES EN CENTRE ANCIEN Secteur Sauvegardé, Zone patrimoniale de St Esprit

MESSAGE DU CONSEIL MUNICIPAL AU CONSEIL GÉNÉRAL

Quel système d équations traduit cette situation? x : la hauteur du rectangle. y : l aire du rectangle. C) y = 4x + 25.

Département : 77 Référence : IA

Les 9, 10 et 11 octobre 2014

Le Château de Kerjean est classé monument historique

Couplage d une base de données documentaire à une visualisation interactive 3D sur l Internet

Ferme dite la Vieille Cour, actuellement maison

Fiche de recommandations. Panneaux solaires et préservation des sites bâtis

prêt copropriétés creditfoncier.fr FONCIER Copro 100 Le financement de travaux sur les parties communes de votre copropriété

Aménagements de l avant-gare de Paris Montparnasse

Le château de Versailles Architecture et décors extérieurs

La simulation visuelle des projets à Gerpinnes

ORDRE DU JOUR. La gouvernance, la refonte des statuts et du règlement. Questions/Réponses. Les travaux de canalisation et leur financement

ALEXIS DEMANCHE Architecte DPLG, spécialisé en rénovation énergétique et éco-matériaux

Annonces internes SONATRACH RECHERCHE POUR SON ACTIVITE COMMERCIALISATION :

L essentiel de la réforme des autorisations d urbanisme

Construire & Vivre. Appels d offres à venir Planning prévisionnel. habitat 76, premier bailleur social de Seine Maritime

Présentation du projet Descriptif et plans Fiche technique

«Source» - Elena PAROUCHEVA, installation monumentale, Amnéville-les-Thermes, Concours Européen Supélec Sciences et Technologies dans l'art Européen

Direction des Services Techniques. Phase I : DIAGNOSTIC. de type «R, X, L» : Ile Fanac

Une autre façon de vivre à Lyon BBC. Bâtiment Basse Consommation

MUSEE DEPARTEMENTAL DES ANTIQUITES MUSEUM MUNICIPAL D HISTOIRE NATURELLE

Questionnaire d étude assurances RC Promoteur

Tours - les îlots. Généralités. Historique. Maître d'ouvrage Ville de Tours, puis les copropriétés concernées

usine de serrurerie Rhône-Isère dite Ronis SA

GUIDE PRATIQUE déplacements professionnels temporaires en France et à l étranger

Ossature - Poteaux-poutres

LE MARCHÉ DE L IMMOBILIER D ENTREPRISE

Questionnaire d Etude Assurances RC Promoteur

AIDE A LA TRANSMISSION DES SAVOIR- FAIRE

un lieu d exception pour goûter l art de vivre en bretagne

CENTRE DES ARCHIVES DU MONDE DU TRAVAIL. FONDS ROBERT SERRURIER, Militant du Mouvement de libération ouvrière, puis Culture et Liberté

Questionnaire auto-entrepreneur Assuré

Questionnaire. Date d effet souhaitée : Nom de l entreprise à assurer : Nom et prénom du gérant : Adresse de l entreprise : Tél.

Musées et paysages culturels

Dans quels cas doit-on préparer un dossier accessibilité pour la SCDA?

MINISTÈRE DE LA DÉFENSE DOSSIER DE PRESSE. Vendredi 17 janvier 2014

PROJET DE RESTAURATION DE L ANCIEN COUVENT DE LA VISITATION. Monument Historique. Place de la République LE MANS

DOSSIER DE PRESSE "Les Papeteries, pôle de l image et des industries créatives"

EXPERTS NATIONAUX. Tél Département des antiquités grecques, étrusques et romaines : M. Alain PASQUIER

ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC (ERP) INSTALLATIONS OUVERTES AU PUBLIC (IOP) NOTICE D ACCESSIBILITÉ AUX PERSONNES HANDICAPÉES

D i s p o s i t i f d i n t e r v e n t i o n EN MATIÈRE SPORTIVE. e n m a t i è r e s p o r t i v e. Les équipements sportifs

: fours-cellules : à dégourdi : 3 machines à convertir : fours-cellules à dégourdi

LOI ALUR Copropriétés dégradées prévention et traitement

École doctorale 124. «Histoire de l art et Archéologie» (ED VI) Formation doctorale obligatoire

église paroissiale ; cimetière Saint-Pierre de Poulainville, devenus cimetière communal (détruit)

PRIX EUROPÉEN D INTERVENTION SUR LE PATRIMOINE

La Villa Arnaga lauréat du Prix de euros de la Fondation du Patrimoine. Communiqué de synthèse

ALLONNES. 18 logements locatifs individuels et intermédiaires Rue de la Bujerie. Architecte : SELARL Laze & Petolat

Réforme des autorisations d Urbanisme

Le Centre Georges Pompidou, Paris.

Dossier de presse. 18 février 2014 Beauvais

Hôtel de Caumont. Centre d Art - Aix-en-Provence DOSSIER DE MÉCENAT

DOSSIER DE PRESSE Inauguration de l opération de réhabilitation et résidentialisation des 287 logements de la Grand Mare à Rouen (76000)

DOSSIER DE PRESSE. L ETABLISSEMENT PUBLIC FONCIER D ILE-DE-FRANCE à ATHIS-MONS. La qualité sociale et environnementale

Charte de Qualité. Les Plus Beaux Villages de Wallonie. Association sans but lucratif

Liste des marchés conclus en 2010 (article 133 du CMP 2006)

Anne Barrès «Poussées et équilibres»

MESDAMES ET MESSIEURS LES DIRECTEURS ET CHEFS DE SERVICE

Nouvel immeuble de bureaux pour la C.U.B - Groupe FAYAT

Transcription:

Le Musée industriel de La Corderie Vallois A- adresse du site : Musée industriel de la Corderie Vallois 185, route de Dieppe 76960 Notre-Dame-de-Bondeville (Seine Maritime) France B- contact : Mylène Beaufils Chargée des collections et des expositions Musée Industriel de la Corderie Vallois Notre-Dame-de-Bondeville. +33 (0)2 35 74 35 35 http://www.corderievallois.fr C- brève description (à l origine) : A l origine, il s agit d une petite entreprise familiale, Les Etablissements Jules Vallois, fabricant de cordes câblées, de cordes tressées et cordelettes de coton, surtout utilisées dans l industrie textile. Installée dans cette commune depuis trois générations, l usine travaillait avec un équipement technique inchangé depuis la fin du XIXe siècle. L originalité de cette entreprise est qu elle occupait les deux premiers niveaux d une ancienne filature hydraulique de coton construite en pans de bois en 1821/1822 par Madame Fouquet-Cuit, édifiée sur l emplacement d un ancien moulin à papier. En outre, pour alimenter la dynamo qui lui procurait de l électricité, elle maintenait en activité sa roue Poncelet, roue à aubes de 7,30 m de diamètre et de 3,88 m de largeur. D- localisation : La corderie Vallois est située à une douzaine de kilomètres du centre de Rouen, au bord de la rivière du Cailly, affluent de la Seine. Cette rivière sur une trentaine de kilomètres a eu, jusqu au XXe siècle, une grande importance économique pour la région rouennaise. L industrie cotonnière s y était installée dès le XVIIIe siècle car la demande de cotonnades était devenue si intense que les marchands et fabricants rouennais avaient organisé la production en zone rurale, grâce à la présence d une main d'œuvre nombreuse. Le nombre de travailleurs ruraux vivant du filage, de l'ourdissage et du tissage des cotonnades représentait plusieurs dizaines de milliers d ouvriers à la fin du siècle. Cette industrie y bénéficiait de la présence des deux ports de Rouen et du Havre, véritables plates-formes commerciales pour les professionnels du textile. E- datations et architectes : - 1821/1822 : construction de la filature hydraulique de coton - 1836 : M.Rondeaux, indienneur de Bolbec, rachète l usine et la loue au filateur Pierre Petit. - 1856 : installation d une machine à vapeur en complément de la roue hydraulique 1

- 1880 : filature louée à Jules Vallois et transformée en corderie - 1897 : Jules Vallois devient propriétaire de la corderie - 1975 : inscription à l Inventaire supplémentaire des Monuments historiques - 1978 : dépôt de bilan de l entreprise - 1990 : l architecte nantais Jean-Marie Lépinay devient le maître d œuvre du projet de rénovation - 1994 : inauguration et ouverture au public F- analyse typologique du site : Il s agit d une corderie c est-à-dire d un entreprise fabricant des cordes câblées, des cordes tressées et cordelettes de coton surtout utilisées dans l industrie textile pour le fonctionnement des métiers, notamment pour les métiers à tapisserie d Aubusson. G- étendue du site : 0,56 hectare H- composition du site : (voir plan annexé) Il comprend : Le bâtiment principal, qui abrite le musée sur quatre niveaux, une construction neuve (accueil, bureaux administratifs, salle d animation, et sanitaires), la maison du gardien. En annexe : l ancienne chaufferie. I- promoteurs et motivations : La fermeture progressive des débouchés au début des années 1970 laisse planer le risque de fermeture définitive de l entreprise qui n emploie plus à l époque que quelques ouvriers. Le terrain autour de l usine est promis en 1974 à un syndicat intercommunal en vue de la construction d une piscine, ce qui menace gravement la survie de l usine. Le Conservateur régional des Monuments historiques, alerté par la menace de disparition du site, en cas de faillite de l entreprise, obtient en 1975 son inscription à l Inventaire supplémentaire des Monuments historiques permettant ainsi la protection du bâtiment. Trois ans plus tard l entreprise dépose son bilan. A l initiative du CILAC (Comité d information et de liaison pour l archéologie, l étude et la mise en valeur du patrimoine industriel), représenté dans la région par Serge Chassagne, directeur à l époque du nouveau musée national de l Education de Rouen, une réunion se tient à la chambre de Commerce et d Industrie pour tenter de sensibiliser les responsables consulaires à l intérêt de conserver et de valoriser ce site exceptionnel. Parallèlement est créée une association qui prend le nom d Association pour le Musée de l Homme et de l Industrie en Haute-Normandie. Une transaction à l amiable avec le syndic de la faillite permet de conserver l ensemble du terrain et de sauver la presque totalité des machines et du matériel pour une somme de 125 000 francs. Ils sont alors cédés, avant la vente publique, à l association. Les pouvoirs publics, qui s étaient montrés plutôt indifférents, finissent par bouger. La Région accepte en 1983 de subventionner la mise hors d eau des bâtiments. Il faudra encore de longues années avant de voir la fin des travaux de réhabilitation et l aboutissement d un projet de musée. 2

J-état de la reconversion : Quelques jalons : - 1988 : reprise du dossier par la Région Haute-Normandie qui confie à la jeune architecte Isabelle Roulier le soin de dresser le «Programme architectural de transformation de l ancienne Corderie Vallois en musée industriel» ; - 1989 : concours d architectes. Trois lauréats sont retenus. Le projet choisi respecte l intégralité du bâtiment. L architecte nantais Jean- Marie Lépinay devient le maître d œuvre de ce projet, affiné durant toute l année 1990. Le syndicat intercommunal renonce alors à la propriété du site et l association à son droit de bail, en faveur de la région, afin de permettre une totale maîtrise d ouvrage du chantier. Le choix muséographique consiste à consacrer les deux premiers niveaux de ce «lieu de mémoire» à un musée de site, évocateur du travail de la dernière période d activité de l usine. Le second étage évoquera la présentation des activités et des transformations successives du paysage de la vallée du Cailly, de la Renaissance à la période de désindustrialisation contemporaine. On privilégiera l évolution des techniques hydrauliques utilisées depuis le XVe siècle dans cette vallée pour y produire successivement du papier, durant trois siècles, des filés de coton pendant une quarantaine d années et des cordelettes de coton pendant presque un siècle, de 1880 à 1978. - 1991 : dossier de consultation des entreprises et recrutement d une vacataire payée par la Région pour faire l inventaire de tous les objets entreposés dans la Corderie avant leur transfert vers un local provisoire pendant la durée des travaux, à l exclusion des plus grosses machines conservées au rez-de-chaussée ; - 1992 : pose officielle de la première pierre du chantier par Antoine Ruffenacht, vice-président du Conseil régional alors que les travaux sont déjà bien avancés ; - 1992-1994 : travaux, aménagements et préparation de l exposition inaugurale ; - 1994 (11 février) : inauguration et ouverture au public. J- mémoire du monde du travail : Archives comptables de l entreprise, photographies, dossier concernant Jules Vallois, etc. 3

K- réussites La conservation et la rénovation de ce site est une belle réussite. Il s agit d une des rares usines à avoir été conservée dans son intégralité, dans l état où elle était lors de sa fermeture et qui fonctionnait avec des machines en majorité d origine anglaise datant de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. Quelques points forts du site : L ajout discret de bâtiments contemporains est en harmonie avec le lieu ; Les machines, actionnées par une roue hydraulique, fonctionnent devant le public et fabriquent des cordelettes de coton lors des démonstrations ; Le parc de machines représente 90 unités techniques de production ; Le musée est un lieu vivant qui propose de nombreuses activités et expositions temporaires ; Les visites de groupes peuvent être préparées et exploitées grâce à des dossiers pédagogiques de qualité ; Le musée accueille occasionnellement des expositions artistiques; Le Musée reçoit environ 10 000 visiteurs par an. M- coûts et investissements : 125 000 francs pour le rachat par l association Musée de l Homme et de l Industrie en Haute-Normandie de l ensemble des machines et des outils (environ 45 000 aujourd hui). Les coûts de réhabilitation et de transformation en musée ont été évalués à 20 millions de francs (environ 4 066 000 aujourd hui). N- bibliographie : Sources : Chassagne, Serge, Perrin-Laouette, Xavière, Un Musée à visiter : La Corderie Vallois à Notre-Dame-de-Bondeville, in L Archéologie industrielle en France n 26, Juillet 1995. Notre-Dame de Bondeville : la corderie Vallois / Direction régionale des affaires culturelles de Haute-Normandie. Service régional de l'inventaire ; réd. Emmanuelle Leroy-Réal, Xavière Perrin-Lalouette ; photogr. Denis Couchaux, Yvon Miossec. - Rouen : Connaissance du Patrimoine de Haute- Normandie, 1996. - 16 p. : ill. en coul. ; 23 cm.- (Itinéraires du Patrimoine, ISSN 1159-1722 ; 18). - ISBN : 2-910316-12-2. Belhoste, Jean-François, Smith, Paul : Architectures et paysages industriels: l'invention d'un patrimoine, La Martinière, 2012, 271 p. (chapitre sur la corderie Vallois). O-Auteur et date d élaboration de la fiche : Geneviève DUFRESNE Maître de Conférences d Histoire Vice-présidente du CILAC (Comité d information et de liaison pour l archéologie, l étude et la mise en valeur du patrimoine industriel) Mars 2013 4

Triangle de survie : Corderie Vallois photographe : Yohann Deslandes 5

Photo 1 : façade Photo 2 : vue d ensemble sur l atelier des tresseuses au premier étage. 6

Photo 3 : cantre Photo 4 : retordeuse à ailettes 7

Photo 5 : roue hydraulique Photo 6 : visite du musée menée par une conférencière devant un public d enfants 8

Photo 7 :vue axonométrique Photo 8 : Plan 9