Relativité Galiléenne

Documents pareils
Chap 8 - TEMPS & RELATIVITE RESTREINTE

Le second nuage : questions autour de la lumière

Cours de. Relativité Restreinte

III. Transformation des vitesses

THEORIE DE LA RELATIVITE RESTREINTE : NOTION DE TEMPS PROPRE, DE TEMPS IMPROPRE ET DE SIMULTANEITE

Q6 : Comment calcule t-on l intensité sonore à partir du niveau d intensité?

Introduction à la relativité générale

La notion de temps. par Jean Kovalevsky, membre de l'institut *

La gravitation universelle

SSNV143 - Traction biaxiale avec la loi de comportement BETON_DOUBLE_DP

Caractéristiques des ondes

C est un mouvement plan dont la trajectoire est un cercle ou une portion de cercle. Le module du vecteur position OM est constant et il est égal au

Introduction à la relativité restreinte David Augier

Notes sur le temps en physique (classique)

PROBLÈMES DE RELATIVITÉ RESTREINTE (L2-L3) Christian Carimalo

La physique quantique couvre plus de 60 ordres de grandeur!

MATIE RE DU COURS DE PHYSIQUE

NOTICE DOUBLE DIPLÔME

SEANCE 4 : MECANIQUE THEOREMES FONDAMENTAUX

TS Physique Satellite à la recherche de sa planète Exercice résolu

Quelleestlavaleurdel intensitéiaupointm?

LA TERRE TOURNE-T-ELLE VRAIMENT? Ernst Mach, le pendule de Foucault et l origine des forces d inertie

PHYSIQUE 2 - Épreuve écrite

La Relativité générale aujourd hui

Chapitre 02. La lumière des étoiles. Exercices :

La Relativité Générale et ses Applications

Chapitre 7 - Relativité du mouvement

5. Les conducteurs électriques

La physique aujourd hui : objet, énigmes et défis

Interaction milieux dilués rayonnement Travaux dirigés n 2. Résonance magnétique : approche classique

Chapitre 6 La lumière des étoiles Physique

Chafa Azzedine - Faculté de Physique U.S.T.H.B 1

POLY-PREPAS Centre de Préparation aux Concours Paramédicaux. - Section Orthoptiste / stage i-prépa intensif -

Chapitre 1 Cinématique du point matériel

Chapitre 2 Les ondes progressives périodiques

DIFFRACTion des ondes

Exo-planètes, étoiles et galaxies : progrès de l'observation

PHYSIQUE Discipline fondamentale

Modélisation d une section de poutre fissurée en flexion

Relativité et électromagnétisme. Alain Comtet - alain.comtet@u-psud.fr, Notes de Florian Bolgar

SYSTEME DE PALPAGE A TRANSMISSION RADIO ETUDE DU RECEPTEUR (MI16) DOSSIER DE PRESENTATION. Contenu du dossier :

Comprendre l Univers grâce aux messages de la lumière

Jeunes en Apprentissage pour la réalisation de Nanosatellites au sein des Universités et des écoles de l enseignement Supérieur

Programmes des classes préparatoires aux Grandes Ecoles

L histoire de la Physique, d Aristote à nos jours: Evolution, Révolutions

EXERCİCE N 1 : «Synthèse de l éthanamide» (7 pts)

Interférences et applications

Présentation du programme. de physique-chimie. de Terminale S. applicable en septembre 2012

Chapitre 11 Bilans thermiques

Les interférences lumineuses

Chapitre 2 : Caractéristiques du mouvement d un solide

Lycée Galilée Gennevilliers. chap. 6. JALLU Laurent. I. Introduction... 2 La source d énergie nucléaire... 2

THEME 2. LE SPORT CHAP 1. MESURER LA MATIERE: LA MOLE

Etrangeté et paradoxe du monde quantique

Inconvénient les micro paiements (très faibles montants) ne sont pas toujours possibles.

PRODUIRE DES SIGNAUX 1 : LES ONDES ELECTROMAGNETIQUES, SUPPORT DE CHOIX POUR TRANSMETTRE DES INFORMATIONS

DTS MOBATime's Distributed Time System

Michel Henry Nicolas Delorme

M6 MOMENT CINÉTIQUE D UN POINT MATÉRIEL

Mécanique Quantique EL OUARDI EL MOKHTAR LABORATOIRE MÉCANIQUE & ÉNERGÉTIQUE SPÉCIALITÉ : PROCÈDES & ÉNERGÉTIQUE. dataelouardi@yahoo.

TD 9 Problème à deux corps

Mécanique : Cinématique du point. Chapitre 1 : Position. Vitesse. Accélération

TSTI 2D CH X : Exemples de lois à densité 1

1 Définition. 2 Systèmes matériels et solides. 3 Les actions mécaniques. Le système matériel : Il peut être un ensemble.un sous-ensemble..

1 ère partie : tous CAP sauf hôtellerie et alimentation CHIMIE ETRE CAPABLE DE. PROGRAMME - Atomes : structure, étude de quelques exemples.

DOSSIER MERCREDI 8 JUIN 2005

Chapitre 9 : Applications des lois de Newton et Kepler à l'étude du mouvement des planètes et des satellites

DYNAMIQUE DE FORMATION DES ÉTOILES

LISACode. Un simulateur opérationnel pour LISA. Antoine PETITEAU LISAFrance - le 16 mai 2006

Plateforme «Inscription en ligne»

L Évolution de la théorie d élasticité au XIX e siècle

LE PROCESSUS ( la machine) la fonction f. ( On lit : «fonction f qui à x associe f (x)» )

PHYSIQUE QUANTIQUE ET STATISTIQUE PHYS-H-200

Le travail collaboratif et l'intelligence collective

POLY-PREPAS Centre de Préparation aux Concours Paramédicaux. - Section Audioprothésiste / stage i-prépa intensif -

Équivalence masse-énergie

Mes citations. Guide Google Scholar

SOMMAIRE MONTAGE DU COMPTEUR ET CAPTEURS...3 LE MOT DU CHEF DE PRODUIT...5 L ORGANISATION DE L ECRAN...5 LES PICTOGRAMMES UTILISES...5 LES BOUTONS...

Guide d usage pour Word 2007

Chapitre 10 : Radioactivité et réactions nucléaires (chapitre 11 du livre)

Introduction à l informatique temps réel Pierre-Yves Duval (cppm)

document proposé sur le site «Sciences Physiques en BTS» : BTS AVA 2015

Document d accompagnement pour le référentiel national du C2i niveau 2 Métiers de l environnement et de l aménagement durables

Tirer le meilleur parti de votre système solaire

I - Quelques propriétés des étoiles à neutrons

BeSpoon et l homme Connecté

Dérivées et intégrales non entières

Résonance Magnétique Nucléaire : RMN

Michel Le Bellac. HAL Id: cel

Source de photons uniques et interférences à un seul photon.de l expérience des fentes d Young au choix

Ecole Centrale d Electronique VA «Réseaux haut débit et multimédia» Novembre 2009

Manuel d utilisation. Notes. Page 9-10

Document d Appui n 3.3. : Repérage ou positionnement par Global Positionning System G.P.S (extrait et adapté de CAMELEO 2001)

LES LOIS PHYSIQUES APPLIQUÉES AUX DEUX-ROUES : 1. LA FORCE DE GUIDAGE

P.L.U. Plan Local d'urbanisme PRESCRIPTION D'ISOLEMENT ACOUSTIQUE AU VOISINAGE DES INFRASTRUCTURES TERRESTRES DOCUMENT OPPOSABLE

Le compte épargne temps

TRAVAUX PRATIQUES SCIENTIFIQUES SUR SYSTÈME

Panorama de l astronomie. 7. Spectroscopie et applications astrophysiques

Transcription:

Relativité Galiléenne relativité = invariance par changement e référentiel, onc observateur Principes e relativité e Galilée, utilisés comme postulats e base e toute la mécanique Newtonienne: 1. Les lois e la mécanique sont les mêmes ans tous les référentiels inertie 2. Le temps et l espace sont es absolus c est-à-ire qu elles ne changent pas e forme lorsqu on passe un référentiel inertie à un autre (qui sont en mouvement rectiligne uniforme l un par rapport à l autre) les lois e Newton (par ex. F=ma) sont valables telles quelles ans tous les référentiels inertie! c est-à-ire que les intervalles e temps et espace (=istance) séparant eux événements sont les mêmes pour tous les observateurs en particulier, eux événements simultanés (t=0) pour un observateur, le sont aussi pour tous les observateurs OS, 04 mai 2006 292

Transformation e Galilée Référentiel inertie R: repère Oxyz avec une horloge placée on O mesurant le temps t Référentiel inertie R en «saut e vitesse stanar v» par rapport à un référentiel inertie R repère O x y z avec une horloge placée on O mesurant le temps t à t=0, les eux repères et les eux horloges coïncient (onc t =0) vu u référentiel R, le point O a une vitesse u constante irigée selon Ox Même événement E vu ans les eux référentiels: position x, y, z et temps t mesurés ans R position x, y, z et temps t mesurés ans R Même particule P vue ans les eux référentiels: r '= r ut r r ' = (r ut) r = r t' t t u r v r ' = (r v u r ) = r v t' t t y v r '= v r u r a r '= a r t'= t x'= x ut y'= y z'= z transformation e Galilée loi e composition es vitesses (e Galilée) OS, 04 mai 2006 293 O z z v E(t,x,y,z) P E(t',x',y',z') u O x y t t x v

Le éfi e l électromagnétisme à la mécanique Maxwell unifie l électricité et le magnétisme: les équations e Maxwell pour les champs E et B préisent que la vitesse une one électromagnétique (onc e la lumière) vaut c 3 10 8 m/s mais par rapport à quel référentiel? Les équations Maxwell n obéissent manifestement pas à la relativité Galiléenne! James C Maxwell 1831 1879 on pense alors que c est la vitesse e la lumière par rapport à un référentiel privilégié éfini par «l étherluminifère», qui serait le milieu ans lequel les ones électromagnétiques se propagent notion e «référentiel absolu», contraire au principe e relativité Analogie: la vitesse u son ans l air (~330 m/s) est éfinie ans le référentiel où l air est au repos; cette vitesse n est pas la même ans tous les référentiels inertie (effet Doppler). Sans air ou autre milieu, il n y peut pas exister one sonore! émo: cuve à ones OS, 04 mai 2006 294

Expérience e Michelson et Morley (1881,1887) S = source e lumière monochromatique e fréquence A = lame semi-argentée M 1, M 2 = miroirs E = écran c u c M 1 u OS, 04 mai 2006 295 M 2 A S (vue e essus) c = vitesse e la lumière par rapport à l éther 3 10 8 m/s u = vitesse e l observateur par rapport à l éther 30 km/s 10 4 c c = vitesse e la lumière entre A et M 2 par rapport à l observateur t 1 =t AM 1 +t M 1 A = c+u + t 2 =t AM2 +t M2 A = c' c u = 2 c + = 2 c' c E 1 1 u 2 /c 2 1 1 u 2 /c < t 2 1 observation es franges interférence ues au éphasage = (t 1 t 2 ) entre les eux rayons But: mise en évience e la vitesse e la Terre par rapport à l éther (référentiel absolu) u Albert A Michelson (1852 1931) éphasage > 0, qui evrait evenir si l'expérience est tournée e 90 expérience répétée après rotation e 90 : pas e moification es franges! émo: interféromètre t 1 = t 2

Défi relevé: la relativité restreinte Après les travaux e Voigt, Lorentz, Fitzgeral, Poincaré, Einstein réussit à éliminer éfinitivement et clairement toute contraiction, en formulant la théorie e la relativité restreinte; la mécanique et électromagnétisme sont réconciliés par: l abanon e la notion e référentiel absolu (l éther) l abanon e la notion e temps et espace absolus Principe e relativité restreinte (Einstein, 1905): Les lois e la physique sont les mêmes ans tous les référentiels inertie En appliquant ce postulat aux équations e Maxwell, où la vitesse c apparaît: La vitesse e la lumière ans le vie, c, est inépenante u référentiel (observateur) et u mouvement e la source Albert Einstein 1879 1955 et onc pas seulement celles e la mécanique (comme énoncé par Galilée), mais aussi celles e l électromagnétisme, il n y a onc pas e référentiel privilégié parmi les référentiels inertie c = constante qui ne épen e rien! OS, 04 mai 2006 296

Mesure e la vitesse e la lumière miroir fixe Démo: laser miroir tournant, (eux faces) on mesure la éviation sur la réglette et la fréquence au compteur: 2 =2t =2( L 1 2 2 ) 2L 2 =4 L 2 c = 4 L L 1 2 c c Remarques: réglette L 2 = 15m OS, 04 mai 2006 297 L 1 = 5m ~2 compteur fréquence Depuis 1983, le mètre est éfini comme la istance parcourue par la lumière ans le vie en 1/299792458 secone c = 299 792 458 m/s exactement Il n est onc plus «possible» (ni nécessaire) emesurer c! On peut très bien choisir un système unités ans lequel c=1 (couramment utilisé en physique es particules) en assimilant l air au vie (approximation)

Conséquences e «c = constante» La transformation e Galilée, onc la loi aition es vitesses, n est plus valable! Dans un référentiel R lié au sol: v locomotive >0 v lumière =c Dans un référentiel R lié à la locomotive: v' locomotive =0 v' lumière =c v lumière v locomotive!! c = limite supérieure à toute vitesse lumière lumière émo (contre-exemple): cuve à ones L espace et le temps ne sont plus es absolus les longueurs et les intervalle e temps épenent u référentiel! ces «éformations» e l espace et u temps sont corrélées e sorte que c=constante en toute circonstance mélange entre l espace et le temps notion espace-temps émos:les 4 cooronnées e l espace-temps synchronisation es horloges ans un même référentiel + simultanéité OS, 04 mai 2006 298

La simultanéité est relative! Deux éclairs sont émis simultanément à l avant et à l arrière un train en mouvement, laissant es marques sur le train et sur les rails: Un observateur O se tenant sur le sol, à mi-istance entre les marques sur les rails, reçoit les éclairs au même moment: l observateur O conclut que les éclairs ont été émis simultanément Un observateur O se tenant sur le train, à mi-istance entre les marques sur le train, reçoit abor l éclair émis à l avant u train, puis celui émis à l arrière: l observateur O conclut que les éclairs n ont pas été émis simultanément! O O O O O O OS, 04 mai 2006 299

Horloges lumineuses La mesure u temps consiste toujours à compter le nombre e périoes un processus physique pris comme référence: exemples: mouvement es planètes et satellites mouvement e la Terre sur elle-même périoe oscillations un(e) penule, un quartz périoe oscillation u rayonnement émis par un atome, «Horloge lumineuse»: eux miroirs parallèles séparés par une istance (u vie) se renvoient perpétuellement un rayon e lumière périoe propre e l horloge: intervalle e temps t entre eux «tics» mesuré ans le référentiel e l horloge Expérience e pensée: eux horloges ientiques, A et B: même périoe propre Horloge A reste sur Terre (référentiel R) Horloge B est placée ans une navette spatiale t = 2 c (référentiel R ) e vitesse constante u par rapport à la Terre miroir OS, 04 mai 2006 300 tic tac vie miroir t A = t' B = 2 c

Horloges en mouvement tac B B B tic c t B /2 u t B /2 u t B /2 c t B /2 tic A t B = périoe e l horloge B se éplaçant à la vitesse u: ( ct B /2) 2 = ( ut B /2) 2 + 2 t B = t A = périoe e l horloge A au repos: Conclusion un observateur ans le référentiel R (terre) Conclusion un observateur ans le référentiel R (navette) t A = 2 c 2 c 2 u = 2 2 c 1 1 u 2 /c 2 t B = t A 1 u 2 /c > t 2 A B retare par rapport à A t' A = t' B 1 u 2 /c > t' 2 B A retare par rapport à B = 1 = facteur e ilatation u temps 1 u 2 2 /c OS, 04 mai 2006 301