Sommaire Introduction 7 Bibliographie 8 Saint-Malo 9 Paramé-Rochebonne 51 Rothéneuf 63 Cancale 69 Cherrueix, Le Vivier-sur-Mer, Hirel et Vildé-la-Marine 89 Saint-Servan 95 Dol-de-Bretagne 107 Combourg 113 Dinard 115 Saint-Lunaire, Saint-Briac-sur-Mer et La Richardais 125
Introduction Saint-Malo, véritable vaisseau de pierre, est une des villes phares de Bretagne. La construction des remparts de la cité a débuté en 1144. Au XVI e siècle, les armateurs de la ville ont fait fortune avec la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve. De 1708 à 1742, c est l architecte Siméon Garengeau qui réalisa, suivant les plans de Vauban, l agrandissement des remparts de Saint-Malo. Cette transformation de l enceinte fortifiée devait avoir pour but d assurer une meilleure protection du port. Au XVIII e siècle, le prestige de Saint-Malo est confirmé par les exploits des corsaires Duguay-Trouin et Surcouf dont l étendard flottait au-dessus du drapeau du royaume de France. Aujourd hui, les remparts sont accessibles à pied et il est possible d en faire le tour pour admirer la mer et les divers îlots fortifiés qui protégeaient la cité. Du haut de l enceinte, on peut découvrir les maisons de la ville qui ont gardé le charme d autrefois alors que la quasi-totalité a été reconstruite après les bombardements par les Alliés en 1944. Toute la région de Saint-Malo et de Cancale ainsi que les arrière-pays des deux villes vivaient au rythme des campagnes de pêche à Terre-Neuve. Les armateurs qui avaient pris le risque de se lancer dans l aventure morutière devinrent riches et puissants, ils généraient du travail pour les équipages mais aussi pour les chantiers navals établis sur la plage de la Houle à Cancale, à Saint-Malo mais également à Saint-Servan ou à La Richardais. D autres activités maritimes existaient à Saint-Malo et à Cancale ; vous découvrirez notamment en feuilletant le livre combien la pêche aux huîtres a été importante dans la baie de Cancale et le demeure d ailleurs encore aujourd hui. Le deuxième secteur d activité de la Côte d Émeraude fut le développement du tourisme. La mode des bains de mer et la vente de terrains en bord de côte appartenant à de très riches propriétaires transformèrent totalement le littoral. Les chantiers de construction se multiplièrent à la fin du XIX e et au début du XX e siècle. Que ce soit à Paramé, à Dinard ou à Saint-Lunaire, les promoteurs et investisseurs créèrent des hôtels, des restaurants, des casinos, des centres de balnéothérapie. Les riches bourgeois, commerçants et industriels bâtirent de somptueuses villas qui changèrent totalement l aspect du rivage. La plupart d entre elles sont encore en état actuellement et elles participent toujours à l image et à la renommée de la région. Je souhaite qu à l avenir, en vous promenant sur les lieux évoqués dans ce livre, vous ayez envie de vous remémorer les clichés que j ai choisis dans ma collection pour faire la comparaison entre hier et aujourd hui. Il faut avoir présent à l esprit qu hier date seulement d une centaine d années, que de changements en si peu de temps! Point de nostalgie pour autant, une région doit toujours évoluer mais en essayant autant que possible de conserver ce qui mérite de l être comme témoignage du passé. 7
Bibliographie Collectif, Alain de Dieuleveult, Jean Edom, Pierre-Yves Bourneuf, Henri Firmin, Guy Mindeau, Petits Trains d Ille-et-Vilaine : le siècle des petits trains, Éditions Cénomane, Le Mans, 1986. Collectif, Henri Fermin, René Baur (collab.), Claude Leforestier (collab.) et Club ferroviaire dinardais (collab.), Il était une fois le tramway Dinard - Saint-Lunaire - Saint-Briac, Dinard, Éditions Danclau, 1987. Dinard, ville d art et d histoire, site officiel de la ville. Hartmann Gérard, Les Aéroplanes et moteurs R.E.P. Hulot René, «Les tramways bretons», dans Chemins de fer régionaux et urbains, n o 110, 1972, p. 2 à 37. Lauzac h Alain, Ports de Bretagne Nord, Histoire d un patrimoine maritime, De Cancale au Conquet, Éditions Coop Breizh, Spézet, 2006. Lemonnier Gaëlle, Inventaire général du patrimoine culturel, Belvédère dit La Tour du Bonheur, Paramé pointe de la Varde, 1995. Lemonnier Gaëlle, Inventaire général du patrimoine culturel, Casino dit deuxième casino de Saint-Malo, dit Casino Municipal de Saint-Malo, 1995. Marteville, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, réédition, De Ogée, 1845. Orain Véronique, Inventaire général du patrimoine culturel, Ancienne église paroissiale Saint-Malo, 1994. Orain Véronique, Inventaire général du patrimoine culturel, Embarcadère dit le Haut Quay, puis cale de l anse du Bec de la Vallée, 1997. Orain Véronique, Inventaire général du patrimoine culturel, Front de mer : jetée de la Fenêtre, 1999. Orain Véronique, Pichot Malo, Inventaire général du patrimoine culturel, Le quartier de la Houle, 1999. 8
Saint-Malo La ville close La porte Saint-Vincent a été construite en 1708. La cité était reliée par un banc de sable dit Le Sillon. À marée haute la cité était une île et une presqu île à marée basse. La chaussée de granit a été réalisée en 1733. Deux écussons ornent la façade de la porte. Celui de gauche symbolise les armoiries de la ville (herse surmontée de l hermine des ducs de Bretagne), celui de droite symbolise le duché de Bretagne. 9