1 - Principes de base :

Documents pareils
LA QUESTION DE LA PRISE DE POIDS CHEZ LE FUMEUR EN SEVRAGE TABAGIQUE

Mesure de la dépense énergétique

Diabète de type 1 et haute montagne. Revue de la littérature

L équilibre alimentaire.

Utilisation des substrats énergétiques

L eau dans le corps. Fig. 6 L eau dans le corps. Cerveau 85 % Dents 10 % Cœur 77 % Poumons 80 % Foie 73 % Reins 80 % Peau 71 % Muscles 73 %

C3. Produire de l électricité

Tableau récapitulatif : composition nutritionnelle de la spiruline

d importantes quantités de CO,. Summary. Influence of diet on respiratory quotients and fat deposition in growing pigs.

Chapitre II La régulation de la glycémie

Comment bien s hydrater pendant l été?

AIDE-MÉMOIRE LA THERMOCHIMIE TABLE DES MATIERES

BASES DE L ENTRAINEMENT PHYSIQUE EN PLONGEE

Quelques chiffres clés de l énergie et de l environnement

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation.

FICHE DE DONNEES DE SECURITE

Activité 38 : Découvrir comment certains déchets issus de fonctionnement des organes sont éliminés de l organisme

STI2D : Enseignements Technologiques Transversaux

I. Introduction: L énergie consommée par les appareils de nos foyers est sous forme d énergie électrique, facilement transportable.

Sport et alpha ANNEXES

Energie et conversions d énergie

L APS ET LE DIABETE. Le diabète se caractérise par un taux de glucose ( sucre ) trop élevé dans le sang : c est l hyperglycémie.

Boughanmi Hajer. JAOUA Noureddine. Membre du bureau exécutif de l OTEF

Chapitre 11 Bilans thermiques

LA A RESPIRATION CELLULAIRE

Compétence 3-1 S EXPRIMER A L ECRIT Fiche professeur

GRENADE / GARONNE 30 janvier Centrale de Restauration MARTEL Maryse LAFFONT, Diététicienne

document proposé sur le site «Sciences Physiques en BTS» : BTS AVA 2015

GUIDE DE BONNES PRATIQUES POUR LA COLLECTE DE PILES ET ACCUMULATEURS AU LUXEMBOURG

FONC N T C IONN N E N L E S

LE CHAUFFAGE. Peu d entretien. Entretien. fréquent. Peu d entretien. Pas d entretien. Pas d entretien. Entretien. fréquent. Peu d entretien.

Quoi manger et boire avant, pendant et après l activité physique

Saisie des chauffe-eau thermodynamiques à compression électrique

Contenu de la formation PSE1et PSE2 (Horaires à titre indicatif)

La physique nucléaire et ses applications

Eau chaude Eau glacée

Description du système. Pompe 1 : Pompe de régulation du retour sur le poêle.

Atelier : L énergie nucléaire en Astrophysique

Mairie de SAINT DIDIER SOUS RIVERIE Téléphone : Télécopie : MARCHE PUBLIC DE FOURNITURES COURANTES ET SERVICES

TECHNIQUE DU FROID ET DU CONDITIONNEMENT DE L AIR. confort = équilibre entre l'homme et l'ambiance

ÉCOCONCEPTION ET ÉTIQUETAGE ÉNERGÉTIQUE

NOTIONS FONDAMENTALES SUR LES ENERGIES

CLINIMIX AVIS DE LA COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

lire les Étiquettes et trouver les sucres cachés


Domosol : Système solaire combiné (SSC) de production d eau chaude et chauffage

TP N 3 La composition chimique du vivant

1,2,3 SOLEIL EN AVANT PREMIERE

MODÉLISATION NUMÉRIQUE DANS LE BÂTIMENT

L énergie sous toutes ses formes : définitions

Sciences et Technologies de l Industrie et du Développement Durable ENERGIE THERMIQUE ENERGIE THERMIQUE

SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES D AVENIR

L ÉNERGIE C EST QUOI?

Energie solaire

Indications pédagogiques B2 / 32

PHYSIQUE Discipline fondamentale

CHAÎNES ÉNERGÉTIQUES I CHAÎNES ÉNERGÉTIQUES. II PUISSANCE ET ÉNERGIE

2.0. Ballon de stockage : Marque : Modèle : Capacité : L. Lien vers la documentation technique :

THEME 2 : CORPS HUMAIN ET SANTE : L EXERCICE PHYSIQUE

Diabète Type 2. Épidémiologie Aspects physiques Aspects physiologiques

L ÉLECTROCUTION Intensité Durée Perception des effets 0,5 à 1 ma. Seuil de perception suivant l'état de la peau 8 ma

LA QUALITE DE LA PRODUCTION

Chapitre 5 : Noyaux, masse et énergie

Informations produits. Massepain

DE RENOVATION? GUIDE DES AIDES FINANCIÈRES 2015 VOUS AVEZ UN PROJET. Confort amélioré Economies d'énergie Patrimoine valorisé

Thermodynamique (Échange thermique)

«Boire est un besoin, mais c est aussi un plaisir, un acte social lors d évènements ou de bons moments»

Titre : «CYCLISME ET DIABETE DE TYPE 1» Auteur(s) : Docteur Karim BELAID. Catégorie : Médecine du Sport - Diaporama, 20 vues.

Physique, chapitre 8 : La tension alternative

Dalle Activ Kerkstoel Activation du noyau de béton

DIABETE ET SPORT. Dominique HUET Hopital Saint Joseph PARIS

Chapitre n 6 MASSE ET ÉNERGIE DES NOYAUX

Energie Nucléaire. Principes, Applications & Enjeux. 6 ème /2015

CAHIER SPÉCIAL Nathalie Ferron

THEME 2. LE SPORT CHAP 1. MESURER LA MATIERE: LA MOLE

Madame, Monsieur, André GILLES, Député permanent chargé de l Enseignement et de la Formation.

La gestion du diabète lors des sports : apports des nouvelles technologies

Tâche : Comparer l étiquette de produits alimentaires afin de connaître leur valeur nutritive.

SOLAIRE BALLERUP LA VILLE CONTEXTE. (Danemark) Ballerup

LA PERTE DE CONSCIENCE

DOSSIER D'INSCRIPTION

de faible capacité (inférieure ou égale à 75 litres) doivent être certifiés et porter la marque NF électricité performance.

Décrets, arrêtés, circulaires

Fiche de données de sécurité

Application à l astrophysique ACTIVITE

AQUACIAT2 HYBRID LA SOLUTION BI-ÉNERGIES COMPACTE PAC & CHAUDIÈRE GAZ. Puissances frigorifiques et calorifiques de 45 à 80 kw

Présentation générale des principales sources d énergies fossiles.

A retenir : A Z m n. m noyau MASSE ET ÉNERGIE RÉACTIONS NUCLÉAIRES I) EQUIVALENCE MASSE-ÉNERGIE

REGLEMENT INTERIEUR DU RESTAURANT SCOLAIRE

1. GENERALITES OBJET DU MARCHE DUREE DU MARCHE REGLEMENTATION SECURITE ASTREINTE ET GESTION DES

Le triac en commutation : Commande des relais statiques : Princ ipe électronique

ACTUALITES THERAPEUTIQUES DANS LE DIABETE DE TYPE 2. Docteur R.POTIER

kst ag Module thermoactif klima system technologie klima system technologie

Profitez au mieux de votre logement économe en énergie. Bâtiment basse consommation. Ce qu il faut savoir et comment vous adapter

Diabète de type 1: Informations destinées aux enseignants

La filtration glomérulaire et sa régulation

Transformations nucléaires

Acides et bases. Acides et bases Page 1 sur 6

Information Technique Derating en température du Sunny Boy et du Sunny Tripower

ASSEMBLAGE DE NOEUDS SOCIO-ÉNERGÉTIQUES : CHAINES DE DÉCISIONS ET APPROCHES EXTRA- ELECTRIQUES

Transcription:

Bioénergétique

1 - Principes de base : Définition : études des échanges et des transformations d NRJ chez l Homme. Echanges notamment d NRJ chimique, thermique et mécanique. Loi de la thermodynamique : Be = Ee Se Be = stocks d NRJ Ee = entrées d NRJ Se = sorties d NRJ

Le stockage de l NRJ dans l organisme se fait majoritairement sous forme de lipides, donc sous forme de matière il y a donc un lien entre l NRJ et la matière, lien que l on retrouve dans l NRJ chimique. C est la seule NRJ que peut utiliser l Homme pour couvrir ses besoins d NRJ. On peut en déduire que tte variation de la masse corporelle = variation du bilan d NRJ.

Entrées = Apports d NRJ = Les aliments = NRJ chimique Sorties (= une partie des dépenses d NRJ ) = NRJ mécanique et NRJ thermique Digestion, absorption Stockage Ingestion digestion absorption transport stockage utilisation A chaque étape ( aliments nutriments ATP NRJ mécanique ou NRJ thermique ) : petite perte d NRJ sous forme de chaleur/d NRJ thermique.

Concernant l NRJ thermique : Toutes les transformations d NRJ aboutissent à la production de chaleur. Ne peut pas être transformée en une autre forme d NRJ par l organisme. Ne peut pas être stockée.

2 - Mesures en bioénergétique :

Libération d'nrj thermique et de CO2 Calorimétrie directe Consommation d NRJ et d O2 Calorimétrie indirecte Stocks d NRJ ( lipides ++ )

Calorimétrie directe : Mesure de la chaleur dégagée par le sujet ( = la bougie ), qui est égale à la production d NRJ.

Calorimétrie indirecte : Plusieurs méthodes : méthodes des ingestas, méthodes des égéstas, calorimétrie respiratoire indirecte. Principe : Mesure de la consommation d O2 pour en déduire la production d NRJ. En effet, pour oxyder les nutriments lors de la respiration cellulaire, on a besoin d oxygène. L oxydation des nutriments libère de l NRJ. On en déduit ainsi l équivalent énergétique de l oxygène ( càd la relation entre la conso d 02 et la production d NRJ ) pour l oxydation des nutriments. Exemple : Glucose + 6 02 6 CO2 + 6 H20 + 2871 kcal 6 moles d O2 2871 kcal (or 1 mole d O2 = 22,4 L d O2 ) 1 L d O2 21 kj pour le glucose Ainsi, l équivalent énergétique de l oxygène pour l oxydation du glucose vaut 21 kj/l d O2.

Valeur à retenir : ( ++ ) équivalent énergétique moyen de l O2 = 20 kj/l d O2 = 4,85 kcal/l d O2

3 Apports d NRJ :

But : -Couvrir les besoins en NRJ -Couvrir les besoins de matière ( AA essentiels, AG essentiels, vitamines non synthétisable par l organisme..) Besoins en NRJ d un homme adulte : 11 300 kj = 2700 kcal Besoins en NRJ d une femme adulte : 8000 kj = 2000 kcal Variations des besoins : 3 situations avec dépenses d NRJ supplémentaires : croissance, grossesse, allaitement Grossesse : + 150 kcal/j au 1 er trimestre, et + 350 kcal/j au 2 ème et 3 ème trimestre. ( +80 000 kcal en + pour toute la grossesse ) Allaitement : + 600 kcal/j.

4 Dépenses : Dépense NRJétique quotidienne = dépense de fond ( structurelle ) + = thermogénèse post prandiale + = thermogénèse de réchauffement + = dépense liée au W musculaire Post prandial = après le repas

Dépense de fond = dépense minimale pour permettre la vie normale des cellules de l organisme. Meilleure manière d estimer le métabolisme de base : on rapporte la dépense énergétique de fond à la surface corporelle. ( on s affranchit de la taille/masse du sujet en question ) Métabolisme basal = Dépense de fond surface corporelle Métabolisme basal = 45 W/m² pour l homme. = 40 W/m² pour la femme.

Ce métabolisme basal est mesuré dans des conditions bien particulières : sujet au repos depuis 30 min, à jeun depuis plus de 6h ( ainsi pas de thermogénèse post prandiale ), milieu thermiquement neutre ( 26 pour sujet nu, 21 sujet habillé ), sujet confortablement installé, au calme émotionnel. Thermogénèse post prandiale : = quantité de chaleur dégagée en plus de la dépense de repos dans les heures après le repas. Dépense liée à la digestion, l absorption, le transport des nutriments, le stockage de l énergie contenue dans les nutriments et les autres conséquences de leur arrivée.

Thermogénèse de réchauffement : = dépenses liés à l augmentation de la température corporelle quand celle-ci est trop basse. Il s agit uniquement ( chez l Homme adulte ) du frisson. Frisson = succession de contraction musculaire inefficace sur le plan mécanique mais à l origine d une production de chaleur. L homme est un homéotherme ( il est capable de maintenir sa température corporelle constante ), et possède donc des mécanismes de régulation pour maintenir sa température constante.

Dépense liée au travail musculaire : La dépense libérée pendant le travail musculaire ne correspond pas au travail lui-même càd : W = Dépense d NRJ liée au travail + dépense NRJétique de fond Calcul du rendement ( = efficacité du travail musculaire ) : Travail Rendement (en pourcentage) = ( dépense d NRJ totale dépense NRj étique de fond )

Donc dépense d NRJ quotidienne = Métabolisme basal + thermogénèse post prandiale + thermogénèse de réchauffement + dépense liée au travail musculaire

équivalent énergétique moyen de l O2 20 kj/l d O2 4,85 kcal/l d O2 Conversion NRJ joules kcal = 4,18 kj Conversion kcal/h puissance 1kcal / h = 1,163 W ( J/s ) Besoins énergétiques : En kj En kcal Homme adulte 11 300 kj 2700 kcal Femme adulte 8300 kj 2000 kcal Grossesse + 150 kcal /jour ( 1 er trimestre ) et + 350 kcal /jour ( 2 ème et 3 ème trimestre ) Allaitement + 600 kcal / jour Quotient respiratoire Quotient respi = CO2 produit O2 consomé Quotient respi moyen = 0,83 Quotient respi pour les glucides = 1 Quotient respi pour les lipides = 0,70 Quotient respi pour les protides = 0,85 NRJ pour 1g de : En kj En kcal Glucides 17 kj / g 4 kcal / g Protides 17 kj / g 4 kcal / g Lipides 38 kj / g 9 kcal / g

Mnémotechnique : Mon 4x4 neuf roule au GPL ( 4 kcal pour glucides, 4 kcal pour protides et 9 pour lipides )

ANC ( apports nutritionnels conseillées ) : Chez la femme 40 W / m² En protides 12 % de la ration alimentaire En lipides 30-35 % de la ration alimentaire En glucides 50-60 % de la ration alimentaire ¾ de sucres lents, ¼ de sucres rapides Portions réellement nécessaires à la survie de l individu : En protides 5-6 % des apports En lipides 13 14 % des apports En glucides 30 35 % des apports Métabolisme basal : Chez l homme 45 W / m²

Thermorégulation

1 - Intro L homme est un homéotherme : il est capable de maintenir sa température ( t ) corporelle constante, malgré les variations de t du milieu extérieur. Il doit donc posséder des mécanismes de régulation pour maintenir sa t centrale constante : c est ce qu on appelle la thermorégulation. De plus, le maintien de cette t nécessite un équilibre entre la production de chaleur ( = thermogénèse ) et la perte de chaleur ( =thermolyse ).

Causes de la production de chaleur : Métabolisme basal ( production minimale de chaleur ) Auquel s ajoute : La thermogénèse post prandiale La thermogénèse de réchauffement L exercice musculaire

Transport noyau écorce : convection forcée par le sang Le sang se réchauffe dans les organes et réchauffe la peau. Echanges peau milieu extérieur : Radiation ( ou rayonnement ) Convection Conduction Evaporation de l eau Echange de chaleur entre 2 surfaces de t différentes. Echange de chaleur entre 2 milieux de t différentes, avec un milieu se déplace par rapport à l autre. Echange de chaleur entre 2 milieu de t différentes sans déplacements des milieux. C est le passage de l eau de l état liquide à l état gazeux qui absorbe de la chaleur. ( échanges proportionnels au débit sanguin cutannée et à la différence artério-veineuse de t au niveau cutannée )

2 Réactions de thermorégulations But : maintien de l équilibre suivant Avec M = thermogénèse R = perte par radiation C= perte par convection K= perte par conduction E = évaporation de la sueur Production de chaleur = perte de chaleur M = R + C + K + E

Régulation au chaud Régulation dans la zone de neutralité thermique Régulation au froid > 30 C 20 30 C 20 C > Efficace Efficace Peu efficace Sudation + évaporation de la sueur ( c est l évaporation qui permet réellement la thermolyse ) Attention : sécrétion de sueur se fait par le sympathique, mais les glandes sont stimulées par l acétylcholine!! Régulation via la vasomotricité : (on va chercher à limiter la différence de t entre la peau et le milieu extérieur car plus cette différence est grande plus les échanges de chaleur sont importants ) - Si t extérieure augmente : vasodilatation cutanée ( entraine apport de sang à la peau et donc la réchauffe ) Soit on augmente la thermogénèse : c est le frisson musculaire Soit on limite la thermolyse : principalement par vasoconstriction. - Si t extérieure diminue : vasoconstriction cutanée.

Questions d exam : C est l hypothalamus antérieur qui contrôle la thermorégulation au chaud. C est l hypothalamus postérieur qui s occupe de la thermorégulation au froid. La fièvre est un dérèglement de la valeur consigne de la t corporelle. Les régulation comportementales sont plus efficaces que les régulations inconscientes.

Exercice : Un individu court pendant 10 minutes. Pendant cet exercice, il effectue un travail de 82 kj (valeur qui ne correspond que au travail et ne compte pas le métabolisme de base). On considère que le rendement musculaire de cette personne est de 20 %. Quelle est la quantité d O2 consommée ( en litres ) par cet individu pour réaliser cet exercice?

Correction : Qu est ce qu on cherche? Quantité d O2 conso Quelles valeurs sont données? Rendement : 20 % Travail : 82 kj Temps de l effort ( sert à rien pour résoudre l exo ) Rendement (en pourcentage) = Travail ( dépense d NRJ totale dépense NRj étique de fond )

Ici la valeur d NRJ correspond à l NRJ liée uniquement au travail musculaire, donc on a : Rendement (en pourcentage) = Travail ( dépense d NRJ liée au travail) Dépense d NRJ liée au travail = Travail rendement Dépense d NRJ liée au travail = 82 20 100 = 410 kj

Qu est ce qui relie NRJ et quantité d oxygène? L équivalent énergétique de l O2! 20 kj / L d O2 Après c est juste un produit en croix : 2O kj 1 L d O2 410 kj? 410 20 = 20, 5 L d O2