Préambule le GP et la décompression, ses obligations de connaissances (modèles et algorithmes) Explication succincte d un modèle Un peu d histoire Les modèles haldanien dit par perfusion (tables mn90, Mvalues, buhlmann) Les modèles non haldanien dit par diffusion (noyaux gazeux et micro bulles, RGBM et VPM, statistique) En résumé conseil sur le choix d un ordinateur Procédures hétérogènes dans une palanquée Les 4 règles du GP
Le plongeur GP est un plongeur autonome jusqu à 60m ( décompression importante) Le plongeur GP est responsable de la décompression de toute sa palanquée.
Maitrise de son algorithme de décompression Connaissance des modèles de sa palanquée Beaucoup d algorithmes et de supports différents Algorithme : suite finie, d opérations élémentaires constituant un schéma de calcul ou de résolution de problèmes
Formules mathématiques équations la décompression en plongée Phénomène complexe observation, description du phénomène Énoncé d hypothèses modèles Expérimentation validation Présentation des résultats sous forme de valeurs pré calculées Algorithme programmation sous forme de logiciels
1670 sir robert Boyle : ADD 1 er tests médicaux scientifiques sur animaux 1847 Pol et Watelle : premier mémoire médicale sur les ADD 1861 Eugene Bucquoy : mise en évidence des bulles gazeuses 1870 Paul Bert : problèmes du à l azote, prévention par une décompression ralentie 1900 Hill et Greenwood : remontée lente de 50m 1908 John Scott Haldane : première tables destinées à la prévention des maladies de la décompression
Def : un modèle est la représentation d un phénomène réel non étudiable tel que, car trop complexe Le modèle haldanien: modèle par perfusion Est une approche plus physique (loi de henry) que physiologique Le corps est perçu comme un ensemble de compartiments théoriques absorbant ou éliminant l azote suivant la loi de henry La diffusion des gaz dans un tissu est supposée instantanée ( 5 compartiments)
les tables MN90 : modèle haldanien Considère: Modèle haldanien 1) représentation du corps humain en compartiments (12) 2) quantité maximale d azote dissous par compartiments = gradient (G) 3) temps d absorption = période 4) absorption et élimination sont exponentiels ( au bout des six périodes Ts est de 100%)
Modèle haldanien Robert workman (1965) : modèle haldanien Les M values ( valeurs maximales) = tension d azote maximale acceptée par chaque compartiment à différentes profondeurs Le SC dépend du compartiment considéré mais aussi de la profondeur ( un Sc pour chaque compartiment) Transformation des rapports de pressions haldanien en une valeur de pression partielle
Modèle haldanien Albert A Buhlmann (1983) : modèle haldanien Prend en compte la Patm et la composition de l air Il ouvre les voies aux premières tables conçues pour l altitude Algorithme ZH-L12 et ZH-L16 (Zurich limits, 12 ou 16 compartiments ) Algorithme ZH-L8ADT (adaptatif comme le froid, effort, ) Vitesse de remontée 10m/mn et algorithme donné au grand public Succès foudroyant et mondial Implantation dans la plus part des ordis immergeables
Modèle haldanien Merrill Spencer (1971-1974) : modèle haldanien Détection des bulles silencieuses par effet doppler Tables US NAVY doppler Il en découle: Tables RDP padi (1987) En France, La COMEX : modèle haldanien Tables éditées en 1974 et 1992 (MT92)
Modèle dit par diffusion: Ces modèles tente de prendre en compte la manière dont les gaz se diffusent dans l organisme, par opposition au modèle haldanien, dit par perfusion Hempleman (1952): prise en compte des résistances mécaniques des tissus lors des phases d absorption et d élimination d azote et des cas de bulles non pathogènes En a découlé en 1988 les tables (BS-AC) (british sub aqua club)
D.J Kidd et R.A Stubbs (1962): Représentation des compartiments en série plutôt qu en parallèle pour prendre en compte des échanges de gaz entre compartiments En découle de nouvelles tables DCIEM en 1983 ( défense and civil Institute of environnement)
Noyaux gazeux et microbulles: Rappel: haldane ne considère que le gaz dissous, un seul SC et qu aucune bulle n apparait La réalité nous a démontré le contraire Malgré le respect des procédures = bulles lors de la décompression (yoyo, plongées successives)
Noyaux gazeux = bulles microscopiques Le modèle VPM stipule que tout plongeur commence sa plongée avec un certain nombre de noyaux gazeux dont le nombre et la taille sont déterminés au départ
Au cours de son immersion, le plongeur va subir les effets des variations de pression et les micro-noyaux vont évoluer (grossir ou rétrécir) en fonction des valeurs de tension des gaz dissous et de la pression ambiante (effet Boyle/Mariotte + diffusion gazeuse). Ils servent d amorce à la formation de bulles plus importantes lors de la décompression Le VPM(varying permeability model) et le RGBM(reduced gradient bubble model) sur la base de travaux sont aujourd'hui implantés dans des logiciels et ordinateurs de la marque suunto réduction si : (Remontée lente et paliers plus profond)
Les travaux de BUHLMANN ont été actualisé pour prendre en compte ce phénomène: le modèle ZH-L8ADT MB intègre les dernières générations d ordinateurs (smart d Uwatec)
Taux de risque accepté : approche statistique L approche probabiliste de la décompression consiste à élaborer différentes tables, selon le taux de risque accepté par le plongeur Ex: le temps sans palier à 30m est de 25mn en 1957, contre 8mn pour un risque de 1 pour 10000 Table MN90 fixe une limite à 10mn
Dans cette dernière logique, les nouvelles générations d ordinateurs proposent différents réglages, au choix du plongeur Afin de réduire le temps de plongée pour en réduire les temps de plongée sans paliers Donc a choisir la part de risque
Le choix d un ordinateur de plongée: Indépendamment des critères financiers, techniques, ergonomiques et de maintenance, le choix d un ordinateur se fait en fonction de son utilisation les résultats concernant les décompressions, différentes d un modèle à un autre, ne donneront que peu d écarts en finalité Actuellement, plusieurs ordinateurs intègrent les modèles de base de Bühlmann et y rajoutent un soupçon de RGBM qui permet de durcir le modèle de base, surtout lors de la plongée «Yoyo». C est le cas des derniers Uwatec de la famille «Smart» ou des Suunto. Choisissez un ordinateur récent, certainement pas d occasion ( vieux algorithme, dépassé de nos jours)
Fonctions élémentaires de base d un ordinateur pour un GP: Paramètres intégrant un choix sur le ou les gaz respirés (multigaz) (air /nitrox, voir trimix) plongée à l air, passage de la déco à l O2 Timer Profondimètre Vitesse de remontée
Diversité des procédures ( tables, ordinateurs) Diversité des modèles (BUHLMANN, RGBM, ) Diversité des réglages personnalisés implique et définit quatre règles, sur les différents protocoles de décompression, au sein d une même palanquée
Protocole à définir d un commun accord avant la plongée en tenant compte de: Des moyens de décompression de chacun Des plongées réalisées en amont Du niveau de compétences des plongeurs Le GP doit planifier sa plongée ( temps, profondeur, plongée avec ou sans paliers) Si les protocoles sont trop différents (modification des palanquées)
Rester solidaires: La palanquée reste groupée Des la mise à l eau jusqu au retour au bateau Rappel de la définition d une palanquée ( groupe de plongeurs effectuant ensemble une plongée présentant les mêmes caractéristiques de durée, de profondeur, et de trajet) Le GP doit y veiller
Une seule vitesse de remontée: Si plusieurs vitesses de remontée = la plus lente s impose à tous Une vitesse de l ordre de 10 à 12m/mn convient le plus souvent
La décompression la plus limitative s impose: Vitesse la plus lente, et paliers les plus long Aucun éclatement de la palanquée lors de la décompression ( notion de palanquée)
DOIT RETENIR PRINCIPALEMENT: LES 4 REGLES DU GP