linguistique au Japon Depuis toute petite, les cultures authentiques de pays extérieurs au mien m ont toujours fascinée. Que ce soit l Egypte des pharaons ou la Chine au temps de la Cité Interdite, je ne me lassai jamais d entendre des récits de batailles passées et de lire des livres expliquant le mode de vie de populations différentes. Puis, un jour, j ai lu mon tout premier manga dans lequel certains aspects comportementaux m ont intrigués. Alors, j en ai lu d autre pour essayer de comprendre avant de découvrir le pays d origine de cette littérature : le Japon. Je me suis donc intéressée aux films nippons, aux dramas etc, pour enfin me découvrir une véritable curiosité pour ce pays qui s est transformée en passion. De moi-même, j ai commencé à apprendre seule la langue nipponne avant d avoir un professeur de japonais particulier puis d intégrer un lycée avec une option de LV3 japonais. Pendant 1 mois, je suis allée à l été 2014 étudier le japonais à Tokyo et ce séjour n a fait que confirmé mon intérêt. Cependant, le programme proposé par Colibri m a apporté bien plus encore.
Sommaire D un point de vu général La vie à Ôtsuma Nakano La vie chez l habitant Conclusion et remerciements
D un point de vu général Le jour du départ, je partais avec les impressions que j avais eues lors de mon premier voyage au Japon. Et alors que la première fois, je souhaitais principalement visiter le pays, cette fois-ci je voulais véritablement créer des liens avec des personnes de mon âge et découvrir par moi-même la vie lycéenne du Japon que je m imaginais proche de l image donnée dans les mangas et dramas. Cependant, j ai apprécié bien plus encore. Le premier point positif que je peux avancer est que durant l été j avais eu l occasion de rencontrer ma correspondante pour la première fois. Grâce à cela, j avais déjà beaucoup moins d inquiétude sur le fait de m entendre ou non avec elle, bien que la barrière de la langue fut bien plus contraignant que ce que je pensai à ce moment ; peut-être était-ce parce que j étais encore trop dépendante de l anglais à cette époque. Le séjour de Colibri m a alors permis de me rendre compte à quel point je suis loin de pouvoir lire des textes en japonais sans furigana mais, d un autre côté, j ai pu constater les progrès que j avais fait à l oral résultant de mon premier séjour au Japon et ai appris à savoir m adapter à ne pas traduire au mot à mot mais à déterminer le sens générale de ce que l on me disait. Peu avant la fin du séjour mis en place par Colibri, j ai aussi pu remarquer à quel point j ai réussi à développer ma fluidité à parler en japonais et cela m a permis de me rendre compte que les voyages linguistiques sont les moyens les plus efficaces pour améliorer son niveau de langue, et bien plus encore dans le cas d une immersion totale. D un point de vu général, le séjour a été bien mieux que dans mes expectations, cependant il a été très fatiguant. En effet, entre le décalage horaire et le mode de vie très «actif» de ma famille d accueil, j avais parfois du mal à les suivre. Malgré cela, l échange culturel était permanent et ma famille d accueil s emparait de la moindre occasion pour me faire découvrir un nouvel aspect de leur culture et je leur en suis très reconnaissante. De plus, je pense avoir mûri grâce à ce séjour principalement grâce à l ouverture d esprit que j ai pu développer et l éloignement de la France m a aussi permis de me rendre plus indépendante de mes parents et de ma famille. J ai notamment développé mon autonomie dans des situations quotidiennes, que ce soit de l organisation ou de savoir quoi faire en cas de maladie sans avoir à dépendre des autres.
La vie à Ôtsuma Nakano Je tiens à préciser que durant mon séjour linguistique j ai été accueillie dans un lycée privé et de filles, relié à son collège. Ce fut un grand changement pour moi qui n avait toujours été que dans des établissements publiques et mixtes. En plus de cela, c était la première fois que je revêtais un uniforme et que je suivais de telles règles de vie dans une école, comme changer de chaussures pour porter celles dédiées à l intérieur du lycée. Malgré ce nouveau mode de vie qui me fut un peu étrange au début, je me suis rapidement habituée et je regrette de ne plus avoir à le faire aujourd hui. Au début, je ne savais pas à quoi m attendre car je n avais pas eu de réelles explications sur ce que j allais vivre et j étais inquiète sur la question de mon accueil et intégration dans la classe. Cependant, les filles de ma classe ont été très ouvertes d esprit avec moi et très patientes lorsque je cherchais à m exprimer ; bien que la barrière de la langue se faisait réellement ressentir, nous arrivions à communiquer et nous amuser toutes ensembles. De plus, la professeur de français était venue voir les françaises présentes dans l école pour nous demander, dans notre langue maternelle, si nous allions bien et si nous avions réussi à dormir malgré le décalage horaire. De plus, j étais assez stressée par rapport au discours que j allais devoir faire devant tout le lycée. Mais finalement, après l avoir fait devant les collégiennes, les lycéennes puis encore une fois devant chaque classe du collège, je me suis rapidement accoutumée à le faire et j en plaisantais même avec les deux autres françaises et nos correspondantes. Durant la première semaine, j ai passé mes journées à la bibliothèque du lycée avec les deux autres françaises, ce qui nous a permis d approfondir notre amitié que nous avions entamé à l arrivée à l aéroport d Haneda. Une fois les examens du jour terminé, nos correspondantes venaient nous chercher puis nous rentrions chacune chez nous. Cependant, les deux premiers jours et les deux semaines suivant les examens, je suivais le même emploi du temps que celui de ma classe. Celui-ci était régulier : les cours commençaient à 8h30 pour finir à 15h00, en comptant 10 minutes de pause entre chaque cours et 1h pour le déjeuner où je mangeai bentô (ou panierrepas) cuisiné par la mère le matin même, puis de 15h30 jusqu à 18h30 il y avait les activités de club. Cela m a permis de découvrir des cours qui m étaient inconnus comme ce que je traduis les «travaux ménagers» où j ai notamment eu l occasion de cuisiner un gratin le premier jour et le cours d «hygiène et maladies» qui a traité (entre autres) des drogues. J ai aussi été étonnée de l échauffement pratiqué lors du cours de sport qui était constitué d une suite de mouvements et étirements en rythme avec une chanson que les élèves fredonnaient en même temps. Cependant, mon niveau de japonais ne me permettait pas de comprendre les cours auxquels j assistai, il m arrivait seulement de comprendre des brides grâce notamment aux
notations internationales en mathématiques et en chimie. Lorsque venait le temps des clubs, je n étais jamais avec ma correspondante. Alors qu elle chantait dans son club, j ai eu l occasion d essayer les clubs de kendo, de koto, de couture, de cuisine, de musique (rock) où je suis allée plusieurs fois pour certains. Enfin, certains professeurs nous proposaient parfois d assister à leur cours car ils allaient y réaliser une activité inédite. J ai par exemple assisté à un cours de cérémonie du thé, à un autre où j ai fabriqué une baguette en verre emprisonnant des perles à l intérieur, à une sortie au planétarium avec des collégiennes et à un cours particulier d anglais avec des enfants de primaire. Parmi les faits étonnants, à la demande des élèves, la professeur d anglais a même réservé son cours afin de s amuser pour célébrer Halloween. Lors de celui-ci, plusieurs élèves se sont déguisées en revêtant leur uniforme de collégienne tandis que les autres portaient des chapeaux et lunettes affriolants et que la professeur d anglais se baladait avec un masque de Bouddha doré. Nous avons alors joué à de multiples jeux, comme la chaise musicale ou fruit basket, la professeur d anglais et le professeur principal participaient aussi. De plus, pour célébrer notre départ, la professeur de français a fait de même pour célébrer notre départ. En effet, après la remise de diplôme et le discours de la proviseurs, avec la classe de français et la professeur, nous avons une nouvelle fois joué à de nombreux jeux, dont 1 2 3 Soleil. Une fois les examens ou les activités de club terminés, je rentrai avec ma correspondante. Nous passions près de 3h dans les transports chaque jour alors nous arrivions à la maison pile pour le dîner. Une fois le repas terminé, j étais tellement fatiguée que j allais directement me coucher.
La vie chez l habitant Au début, je m attendais à partager la chambre de ma correspondante durant les 3 semaines mais ma famille d accueil a vraiment été très gentille en s organisant de telle sorte à ce que j ai ma propre chambre dont ils avaient presque entièrement vidé les rangements pour que ceux-ci soient à ma disposition. De plus, en dehors des repas qui étaient à heures fixes, je pouvais me servir librement de la salle de bain et même utiliser leur ordinateur si je le souhaitais. Si je voulais me coucher tard, je le pouvais aussi à condition de ne pas faire trop de bruit et je pouvais aussi aller me recoucher après le petit-déjeuner. Malgré cette liberté, j ai eu beaucoup de mal à tenir leur rythme de vie. En effet, en semaine, le petit-déjeuner se déroulait à 5h30 et le dîner à 20h00, soit environ 10min après être rentrées du lycée, et le week-end le petit-déjeuner était alors à 7h00 et le déjeuner à 12h30. Seul le fait d aller dormir dans ma chambre dès que je le pouvais m a permis de tenir le rythme pendant ces 3 semaines. Par rapport à la cuisine, le petit-déjeuner m était toujours occidentalisé : pain grillé, lait, jus de fruits et confiture. Je l avais demandé à ma mère d accueil car lors de mon dernier séjour je n arrivai pas à digérer le riz si je l avais mangé le matin. Par contre, tous les autres repas étaient typiquement japonais. Bien qu un très grand nombre de plats qu ils me firent goûté m était inconnu à la fois de nom et aussi des ingrédients, j ai toujours aimé les plats. Dans ceux dont je me souvenais le nom, il y avait le udon, le ramen, le sashimi, le sushi et la soupe miso par exemple. Ma famille d accueil en a aussi profité pour m emmener plusieurs fois au restaurant. Nous sommes d abord allé à Pizza Hut où je pensai retrouver des pizza que l on retrouve aussi en France alors qu en fait elles étaient totalement différentes et que, en service libre, on pouvait se servir du riz, du curry, de la soupe miso, des légumes et des boissons chaudes ou froides. Ma famille d accueil m a aussi invité au kaiten sushi, un restaurant de sushi et sashimi avec un tapis roulant qui fait circuler des assiettes dans toute la salle. Ce soir-là, le père m a fait goûté tout un tas de sushi différents, comme des sushi de thon haut de gamme et des sushi d un poisson fraîchement pêché dans l aquarium et respirant encore alors qu il était dépecé. Le père s amusait beaucoup à me faire goûter toutes sortes de plats car j ai aimé beaucoup d entre eux alors que presque tous les étrangers ne les aiment pas. Je me souviens surtout à quel point ma famille d accueil avait été étonnée lorsque je lui avais annoncé que mes plats préférés japonais sont les sashimi et les ramen. Nous sommes aussi allés à un restaurant d udon et nous avons aussi profité du froid pour manger dans un restaurant d okonomiyaki. Enfin, lors d une sortie, avec ma correspondante et d autres amies du lycée, nous sommes allées dans un petit restaurant de ramen très conviviale. Au niveau des activités, pendant la semaine, il n y en avait pas vraiment en dehors du lycée. En effet, après 1h30 de transports en commun pour rentrer, il restait le temps avant de se coucher pour faire des activités mais j étais trop fatiguée alors j allais tout de suite dormir après le repas. Cependant, lorsque nous n allions pas au club, notamment lors de la période
des examens, une fois à la maison ma correspondante et moi nous regardions 2 épisodes de dramas en mangeant des gâteaux puis nous jouions un peu ensemble avant qu elle n aille travailler, et moi faire mes devoirs de vacances ou dormir de mon côté. Mais, de temps en temps, lorsqu elle ne comprenait pas quelque chose lorsqu elle étudiait, elle venait me demander de lui expliquer, principalement pour les mathématiques ou la physique car je suis en Terminale S et que les notations sont universelles. Quand au week-end et au lundi férié, ma correspondante et moi nous rejoignions des amies du lycée pour sortir nous amuser tout en visitant. Grâce à cela, j ai pu retourner à Akihabara, Shibuya, Harajuku, Asakusa et à d autres endroits où je m étais déjà rendue lors de mon précédent séjour ainsi qu à de nouveaux lieux, principalement à Saitama et Ikebukuro. Un samedi après-midi, pour fêter la fin des examens, *avec les deux autres françaises et nos correspondantes respectives, nous sommes allées visiter Shibuya et Harajuku et nous sommes beaucoup amusées. Cette occasion a été pour nous l occasion de réellement créer et nouer nos * amitiés et je pense que c est le meilleur souvenir que je séjour. En plus de tout cela, j ai aussi eu l occasion d aller festival le soir de mon arrivée au Japon et aussi au concert du grand frère de ma correspondante. Mais la meilleure surprise que j ai eue c est d avoir été au musée Ghibli, une visite que j espérai faire un jour mais dont je ne pensais pas avoir l occasion lors de ce séjour. J ai aussi pu retrouver mon ancienne famille d accueil, et j ai été ravie par les retrouvailles chaleureuses qu elle m a offertes. Enfin, ce qui a été le plus étonnant pour moi-même a été d avoir assisté à ma première messe au Japon alors que la France est un pays au passé profondément lié avec le christianisme. Retrouvailles avec mon ancienne famille d accueil
Conclusion et remerciements J ai véritablement adoré mon séjour au Japon et j ai eu l impression que les 3 semaines sont passées très vite. Je pense que ce voyage m a permis de mûrir et de développer mon indépendance vis-à-vis de ma famille. Enfin, ce voyage a aussi été pour moi l occasion d affirmer ma très forts (et j ai hâte que nous nous retrouvions toutes le 6 en France). curiosité et mon intérêt pour ce pays. Pour m avoir permis de continuer dans ma découverte de la culture japonaise, je remercie très vivement Colibri et mon professeur de japonais, monsieur Bieux, pour m avoir permise de partir. Je tiens aussi à remercier la proviseur de mon lycée d accueil Ôtsuma Nakano pour m avoir reçue et aussi les employés du lycée pour leur gentillesse et pour m avoir proposé de faire tout un tas d activités hors de ma classe. Je souhaite aussi remercier tous les élèves du lycée et du collège pour m avoir considérée comme une élève à part entière de leur classe et de ne jamais m avoir laissée à part malgré la barrière de la langue. Mon plus grand merci revient à la famille Shimano pour m avoir fait découvrir des aspects de leur culture que je ne connaissais pas et pour m avoir accueillie et considérée comme un membre de leur famille. Enfin, mes derniers remerciements reviennent à Garance et Lucie, les deux autres françaises qui ont participé au séjour dans le lycée Ôtsuma Nakano, et nos correspondantes respectives, Mami, Rina et Risa, avec lesquelles j ai noué des liens d amitié très forts.