AAI Comité Afrique UNE MONOGRAPHIE DE L AFRIQUE 28 Mai Tallinn, Estonie
L Afrique un continent multiforme : Arabe Français anglais portugais
Divisé, en trois, zones 1 - Le Maghreb ou l Afrique du Nord Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie. La langue officielle est l Arabe et la religion officielle est l Islam. Dans certains pays il y a des minorités juives, chrétiennes et coptes. PS: Ethiopie est majoritairement chrétien (grec-orthodoxe) et le Soudan est séparé en deux :le nord islamiste (avec application du charia) et le sud chrétien
2 - L Afrique de l ouest, centrale et indienne Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap-Vert, République de Centrafrique, Congo Brazzaville, Côte-d'Ivoire, Gabon, Gambie, Guinée Bissau, Ghana, Guinée Equatoriale, Libéria, Madagascar, Mali, Niger, Nigeria, Sao Tomé et Principe, Sénégal,, Sierra Leone, Togo, République Démocratique du Congo PS : la langue officielle de Cap-Vert, Sao Tomé et Principe est le Portugais : en Guinée Equatoriale : l Espagnol ; leur culture en découle ; Gambie, Ghana, Libéria, Sierra Léone et Nigéria sont anglophones.
3 Afrique Australe et Est, Afrique du Sud, Angola, Botswana, Burundi, Djibouti, Ethiopie, Érythrée, Kenya, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Ouganda, Rwanda, Somalie, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe. Les langues officielles en Burundi et Rwanda sont encore le Français. En Somalie, Djibouti et Érythrée, c est l Arabe. En Mozambique et Tanzanie, le Portugais en Ethiopie, c est l Amharique. Les législations et les cultures sont majoritairement inspirées par leur ancien colonisateur. Les courants majeurs sont donc français et anglais. La charia gère la vie sociétale dans le Nord du Soudan, certaines régions de la Nigéria, l Erythrée. Nous continuons notre exposé en nous limitant aux pays historiquement francophones (mais le français n est pas nécessairement la langue officielle dans certains de ces pays) et anglophones (Certains pays arabophones ont l anglais ou le français en deuxième langue)
Où les frontières officielles ne correspondent pas nécessairement aux frontières ethniques, aux frontières culturelles ou aux frontières linguistiques. Des pays économiquement différents : L Afrique représente 2% du PIB mondial et 1% dans le chiffre d affaires du secteur d assurances. Les cinq grandes économies, Afrique du Sud, Algérie, Nigéria, Maroc et Egypte, représentent 66% du continent. Le Maroc est le premier pays arabe et le second en Afrique avec un taux avoisinant les 3%). Une dizaine de pays vont bien sur le plan économique : ils représentent un taux de croissance robuste, ont maîtrisé l inflation en 2008 et arrivent non seulement à nourrir leur population mais à réaliser de nouveaux investissements sans trop de peine : l Afrique du Sud, la Tunisie, le Maroc, le Botswana, le Mozambique, le Ghana, la Namibie, l Ouganda et le Kenya.
Le Botswana, le Ghana, le Kenya, le Mozambique, le Nigeria, la Tanzanie, l Ouganda et la Zambie pourront bientôt entrer dans le club des pays émergents en raison de leur croissance rapide et régulière. (Bien qu une définition universelle de pays «émergent» n existe pas, il est généralement admis que les structures économiques d un tel pays convergent vers celles des pays développés, que l économie est plus insérée dans celle du monde que celle des pays pauvres, et que le revenu par habitant s accroît également.
En ce qui concerne l Afrique subsaharienne, la Côte d Ivoire se positionne à la 16 ième place et reste, malgré les problèmes politiques, le moteur de la zone UEMOA (Union économique et monétaire de l Afrique de l ouest). Le Cameroun en Afrique Centrale se place avant la Côte d Ivoire. L Afrique attire des investissements étrangers dont les destinations principales sont l Afrique du Sud, le Nigéria et les pays producteurs de pétrole (Angola, Guinée Equatoriale). Il y a de nouveaux acteurs parmi les investisseurs étrangers : Chine, Inde, Iran, la Russie et les fonds du Golfe Persique.
Des pays politiquement sensibles : Sur le plan politique, 2009 est une année électorale dans une dizaine de pays. 2010 s annonce de même (le Bénin, le Niger, le Sénégal). Les dangers sur le plan politique se situent en Afrique centrale (RDC, le Cameroun, RCA), la Corne de l Afrique, le Maghreb, en Afrique de l Ouest (la Côte d Ivoire, le Togo, le Niger, la Burkina, le Mali, la Guinée) et en Afrique indien (Madagascar). Sept pays connaissent des insurrections armées pouvant débouchées sur des guerres civiles, localisées ou pas. Il s agit de Nigéria (Delta) - Cameroun -Guinée Equatoriale -Mali et Niger (les Touaregs) -La Côte d Ivoire : quid du lendemain des élections présidentielles? -Le Togo : les frères Gnassingbé (mi avril) -Congo RDC -La Corne de l Afrique Puis il y a des pays à la montée islamiste (Mauritanie, Egypte, Tunisie, Algérie, Somalie, Nord du Mali, Nigéria).
LA PROFESSION D ACTUAIRE EN AFRIQUE Un développement actuariel faible : Membres titulaires de l AAI: Afrique du sud, Maroc, Côte d Ivoire, Egypte. Membres associés de l AAI: Bénin, Cameroun, Ghana, Kenya, Nigeria, Zimbabwe. le Cameroun. La profession est inconnue dans certains pays et il n y a pas de cadre juridique ou de reconnaissance de celle-ci. Peu d actuaires par pays : Maroc, plus de 250 aujourd hui Afrique du sud : une quarantaine Cote d Ivoire : une dizaine Togo : 1 Cameroun : 5 Burkina : 2
Des échanges assez stériles entre Afrique et autres continents : Les cadres locaux formés à l étranger bénéficient peu à leur propre pays, des cadres extérieurs remplissent des postes qui pourraient être détenus par les précédents. La raison est financière et d origine culturelle. Un actuaire régional gagne moins que son homologue européen dans les mêmes postes. Un actuaire régional sera obligé de respecter les «coutumes» locales et donc ne pourrait pas exercer son métier selon la déontologie de notre métier.
L ENVIRONNEMENT DE L ACTUAIRE EN AFRIQUE Des intervenants institutionnels: -La Fédération des Sociétés d Assurances De Droit National Africaines : Afrique du Sud, Algérie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo Brazzaville, Côte d Ivoire, Gabon, Ghana, Guinée, Kenya, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Nigéria, Niger, République Démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo, Tunisie
L union Africaine (siège Addis-Abeba), la Commission Économique de l Afrique (siège Addis-Abeba), la FANAF (siège Dakar) Conférence Interafricaine des Marchés d'assurances (siège Libreville) Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d'ivoire, Gabon, Guinée Bissau, Guinée Equatoriale, Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Togo, la Banque Africaine de Développement (Tunis), la Banque de Développement des États de l Afrique centrale (Brazzaville), la Banque de Développement des États de l Afrique de l Ouest (Lomé), la Banque Islamique de Développement (Dakar), la société africaine de réassurance Africa-Ré, la Banque Mondiale, le FMI, le Programme des Nations Unies pour le Développement,.
Des intervenants non institutionnels : L Association Internationale des Contrôleursd Assurance, Les commissaires contrôleurs de divers pays «aidant», Des universités ou universitaires d origine diverses (France, Allemagne, Belgique, Canada, UK, USA, ), L AAI, avec ses comités, l Association pour le Développement International de l Actuariat Français, Science Actuarielle pour l Afrique etc,
Deux grands types de réglementation : Celle d inspiration «continentale», essentiellement dans la partie francophone de l Afrique, Celle d inspiration anglo-saxonne, en Afrique nord-est (l Egypte), australe (Kenya, Ouganda, Ethiopie) et sud (Afrique du Sud, Namibie, Botswana, Zimbabwe).
UNE JOLIE TOUR DE BABEL!
Objectifs généraux possibles : -favoriser le développement du métier dans des pays pauvres -maintenir ou apporter les compétences acquises au profit des pays, -permettre le développement professionnel localement, -Promouvoir la profession auprès des autorités de supervision (par exemple CIMA)
Axes de développement : Ceux-ci sont complémentaires et doivent être considérés comme un ensemble : 1 - Développement d un enseignement initial de niveau correspondant à celui du Core Syllabus de l AAI, 2 - Développement du professionnalisme des actuaires, 3 - Développement de l aide, de l assistance et du conseil.
Raisonnement : Ne pas se disperser et ne pas faire chacun dans son coin, rassembler ses forces, Ne pas être d une ambition démesurée, progresser pas à pas, Ne pas se focaliser sur un seul point et négliger les autres, Agir dans un cercle le moins hétérogène possible (culture, langue, )
Organisation et moyens : Pour commencer : -Une seule instance de formation dans une zone où sa pérennité peut être assurée, -Une seule instance professionnelle régionale ou internationale (issue des comités de l AAI ou du sous-comité Afrique) capable de valider la formation (initiale et continue), -Toutes deux devant peser et être crédibles sur le plan international, -Une récolte des fonds nécessaires dans une instance contrôlable et contrôlée
Où? Dans une zone où le besoin s en fait le plus sentir, Dans une zone homogène sur le plan de la langue, des cultures et du droit. Dans un pays politiquement stable de cette zone.
Propositions : Mustapha Lebbar Renata Deleers Thierry Poincelin 23