Vers la Compétence face au VIH/Sida en RDC!

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Transcription:

Vers la Compétence en RDC! CE N T R AL AF R ICAN R E P UB L IC HA KASAI Bena Mweka Bulungu Kenge BANDUNDU Kananga Kabinda s Kahemba N I A T N Mpala Moba Kabamba M TA N ZA N I A Lu vua Moliro Pweto yi ka KATANGA Kapanga Rukwa Sumbawanga Kamina U Saurimo CONGO Dilolo Kasenga M Likasi Lubumbashi Solwezi Kipushi Sakania Ndola ZA M BI A Lake Bangweulu I MAL AW Z Kolwezi L a k e M a l a wi Luena ze be am Lake Mweru T Katanga Plateau I a AN GO L A DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE Mbeya L ul u Luanda Lobito Manono an ng Mwene-Ditu UNITED RE PU BL I C OF Ta L ual aba Ka ai go an Kw N'zeto Tabora kuga Kalemie Lu Kabalo BURUNDI Kigoma Kongolo Mbuji-Mayi Bujumbura Uvira Makobola Kasongo Mamba Lubao Tshikapa ATLANTIC OCEAN KIVU MANIEMA Lusambo OCCIDENTAL Kikwit Kilembwe Kibombo U S an O ORIENTAL Butare L a ke MbanzaNgungu SA Lodja Kole Ilebo Bukavu Manuel de l Equipe de Facilitation RWANDA Kigali Lake Kivu SUD- Jinja Lake Victoria Goma U Punia Kindu Lake Edward K IV U Lubutu Kasese S Lake Kyoga Kampala M KASAI u kur i lu Kw Kinshasa Lo A M Lac Mai-Ndombe Bandundu L ukeni e K as ai K I NS Boma Matadi Oubangu i Kutu N O RD Peneluta di lin ( C ong o ) Bolobo 200 mi BAS-CONGO ak a Butembo Ekoli Ubundu T sh ua p a Lo me l a Ikela UGANDA Lake Albert Beni Kisangani Yangambi Boende Inongo Brazzaville Pointe-Noire Cabinda (ANGOLA) Banalia Bafwasende EQUATEUR Bolomba Gulu Ituri Bunia Ar uwimi Basoko ga Basankusu lon Lu Mbandaka Liranga 300 km 100 or i L op K ib al i Mungbere PROVINCE ORIENTALE ba 200 CO N GO Bumba Lisala Watsa Isiro mi ma 100 Ouesso Aketi al a ong o ng Co Buta ala Lu National capital Distr ict capital City, town Major air port International boundar y Distr ict boundar y Main road Secondar y road Railroad 0 Imese Impfondo Faradje U el e Businga Gemena il Lu 0 Bondo Gbadolite Libenge SU D A N Juba B Zongo CONGO Libreville Bangassou U bang i Bangui DEMOCRATIC Yaound é REPUBLIC OF THE Vers la Compétence face au VIH/Sida en RDC! Avec l appui du Manuel de l équipe de facilitation April 2010 RDCCompétence/ La Constellation PNMLS Avec l appui du Programme National Multisectoriel de Lutte Contre le VIH/ SIDA PNMLS Programme National Multisectoriel de Lutte Contre le VIH/ SIDA RDCCompétence La Constellation

Table des matières Section 1 - Le processus de la Compétence face au SIDA...5 Le chemin vers la Compétence...6 SALT...7 SALT les principes... 8 SALT Notre expérience... 12 Etape 1 : Le rêve... 16 Les principes... 16 Notre expérience... 17 Etape 2 : L auto-évaluation et le plan d action... 17 Les principes... 17 Notre expérience... 23 Etape 3 : La mesure du progrès... 29 Les principes... 29 Notre expérience... 31 Etape 4 : Suivi et accompagnement... 37 Les principes... 37 Notre expérience... 37 Etape 5 : Apprendre, partager et capter les bonnes pratiques/ Perles du savoir... 40 Les principes... 40 Notre expérience... 44 Information de base sur le VIH notre expérience... 45 Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation... 49 Equipe SALT interagir avec des communautes... 51 Equipe de Soutien soutenir l equipe de faciliation... 55 Les fonctions de l Equipe de Soutien Apprentissage, Partage et Transfert... 55 Apprentissage... 56 Partage... 60 Transfert... 61

Introduction Nous envisageons un monde où la Compétence face au SIDA se propage plus vite que le VIH. La Compétence face au SIDA signifie que nous agissons à partir de nos forces pour reconnaître la réalité du VIH et du SIDA, pour identifier nos vulnérabilités et risques, pour réduire son impact, pour apprendre et partager avec d autres, pour mesurer les changements nécessaires et pour nous y adapter. Reconnaissant que la mobilisation de l information, de la technologie et de l argent est nécessaire mais pas suffisante, la Constellation et RDCCompétence proposent une stratégie qui consiste à stimuler et connecter les réponses locales au VIH pour libérer le potentiel des communautés. Chaque communauté a la force intérieure de définir la vision de son avenir ; elle a le potentiel d agir et de s adapter. C est notre conviction de base, et le fruit de notre expérience. De Kinshasa à Goma et de l Equateur à Kisangani, nous redécouvrons depuis plusieurs années les forces des communautés: la capacité humaine à se préoccuper des autres et à évoluer, à être solidaire de sa communauté, à y prendre initiatives et responsabilités, à partager qui nous sommes et ce que nous savons. La capacité à réagir face au sida. Notre énergie pour le changement vient de notre expérience d immersion dans les communautés. En posant des questions appréciatives, nous découvrons et révélons des forces dont les communautés elles-mêmes pourraient ne pas avoir conscience. Cela nous incite à transférer dans nos propres contextes l expérience acquise: au travail, dans notre vie sociale et familiale. Nous appelons SALT notre mode d interaction avec les communautés: Stimuler, Apprécier, Apprendre, et Transférer. SALT est l ADN de la Constellation. Aujourd hui, la RD-Congo est le premier pays qui a l opportunité de passer à l échelle avec l approche de la Compétence face au

SIDA. Nous communautés, facilitateurs, ONGs et secteur publicdevons joindre nos forces afin de révéler l immense potentiel des communautés en RD-Congo. Ce manuel est destiné aux équipes de facilitation provinciales et locales afin de les aider à s approprier l approche et à bien accompagner les communautés dans le développement de leurs compétences face au sida. L équipe de facilitation n enseigne pas ; elle écoute. Elle n évalue pas ; elle apprécie. Elle ne juge pas ; elle cherche à comprendre. Elle n amène ni argent, ni enseignement, ni présents ; elle apprécie avant tout les ressources locales et lie les communautés avec d autres ressources. Ce développement des compétences va bien plus loin que la seule acquisition de notions théoriques, car les communautés progressent en agissant elles-mêmes de façon continue. Ce manuel comprend toute une série d outils d accompagnement à l approche SALT : les étapes à suivre sur le terrain, les attitudes que doivent avoir les facilitateurs et la façon de garder la philosophie de l approche. En outre, il donne des orientations sur le fonctionnement et la gestion des équipes de facilitation sur le plan administratif et logistique. L équipe de facilitation est composée de personnes motivées non seulement par l approche mais aussi par le potentiel de leurs propres progrès face au sida. Cette équipe n est pas une nouvelle structure, mais une manière d œuvrer ensemble au développement de la compétence. Ce manuel propose aux équipes de facilitation des supports de collecte d expériences qui leur serviront à bien documenter, partager l information, tirer l enseignement des expériences et suivre les progrès réalisés dans les communautés. En dernier lieu, le manuel propose aux membres de l équipe de facilitation des informations de base sur le VIH/SIDA, nécessaires au renforcement de leurs compétences et qui leurs permettront de répondre à certaines préoccupations des communautés. Ce manuel est un guide et non pas une loi gravée dans le marbre : c est sa philosophie qu il faut comprendre. Ensemble, vers la Compétence!

Section 1 Le processus de la Compétence face au SIDA Le chemin vers la Compétence SALT Etape 1 - Le rêve Etape 2 - L auto-évaluation & plan d action Etape 3 - Mesure du progrès Etape 4 - Suivi et accompagnement Etape 5 - Partager et capter des bonnes pratiques Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 5

Section 1 - Le processus de la Compétence face au SIDA Le chemin vers la Compétence Mode de pensée Rechercher les forces et capacités La communauté s approprie son problè et doit le résoudre par elle-même Les gens et la communauté possèdent les capacités et le potentiel qui attendent d être stimulés Rêve de la communauté Nous sommes des être humains avec nos préoccupations et nos espoirs. Nous pouvons apprendre, changer croître Nous sommes 4. Action! «Suivi et accompagnement» Méthode de travail Apprentissage par l action et l expérience Transfert d une communauté à une autre Le changement au sein des organisations La politique de développement influencée par la réponse locale La facilitation par équipe 3. Comment mesurer le progrès? «Mesure du progrès» 2. Ou en sommes-nous? «Auto évaluation», Ccomment y arriver? «Plan d action» Visites SALT 5. Comment partager les expériences? Les bonnes pratiques Foire d échanges 1. Où voulons-nous arriver? «Le rêve» Communauté confrontée au problème du VIH/SIDA Communauté capable, avec ses forces, ses espoirs et ses ressources 6 Manuel de I Equipe de facilitation

SALT Les concepts de base de l approche SALT S : soutenir et stimuler A : apprécier, analyser et apprendre L : lier et écouter T : se transformer et transférer Il y a cinq concepts clés de l approche SALT 1 er concept Toute communauté possède des capacités, des forces et une grande partie des ressources nécessaires à l action contre le VIH/SIDA. Dans cette approche, le terme «communauté» désigne tout groupe d individus (professionnel, religieux, scolaire, de voisinage, groupes de jeunes, femmes, etc) qui partagent une même réalité, une même vision et un même espace géographique. L équipe SALT constitue elle-même une communauté. 2 ème concept La communauté s approprie le problème et trouve ellemême sa solution. Le facilitateur amène la communauté à penser et à agir non pas à partir de ses faiblesses mais de ses forces. Il l aide à développer tout son potentiel, à mettre en œuvre ses propres forces et ses capacités. Il encourage la communauté à suivre régulièrement ses progrès. Le facilitateur encourage le partage et les échanges basés sur les leçons tirées des expériences acquises. 3 ème concept La façon la plus efficace de travailler, est de le faire en équipe de facilitation où il n y a pas de chef mais un soutien mutuel entre pairs, toute partie prenante de l animation de l équipe. Enrichis par la pratique de la facilitation, les membres de l équipe de facilitation partagent cette expérience avec leurs propres communautés et avec leurs organisations respectives. L équipe SALT transfère ses expériences à d autres communautés et lie les expériences des communautés entre elles. 4 ème concept Pour mettre en œuvre l approche, il existe des outils de référence pour la facilitation et la gestion des connaissances. Parmi ces outils, il y a : la «grille d'autoévaluation» des compétences communautaires pour déterminer les niveaux de compétence, les pratiques prioritaires et la planification des petites actions faisables ; le «diagramme en rivière» pour montrer le profil des performances des communautés ; le «diagramme en escalier» pour faciliter l interaction et l inter-échange entre des communautés ou des organisations Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 7

communautaires qui cherchent à apprendre et à partager leurs expériences, les «foires d échanges» pour partager et documenter les expériences sous la forme d une conférence interactive les bonnes pratiques (les perles du savoir) pour donner de la valeur aux actions novatrices, aux effets produits et surtout pour faire ressortir des principes communs à plusieurs expériences, les illustrer et en indiquer des références les revues après l'action pour tirer des leçons après chaque activité et impliquer la communauté dans le processus d apprentissage. 5 ème concept : La communauté compétente est la communauté qui répond efficacement au problème du VIH/SIDA. Le rêve est la vision que la communauté se fait de l idéal à atteindre. Il constitue une source d énergie et de motivation pouvant conduire la communauté vers sa compétence. SALT les principes Par visite, on entend généralement l action de se rendre auprès d une personne et de rester un certain temps en sa compagnie (par affection, par amitié, par obligation, par politesse, ). Les approches communautaires utilisées dans la plupart des pays du monde sont souvent interventionnistes c est-à-dire que les décideurs et les prestataires de services réfléchissent aux problèmes des communautés et leurs disent ce qu elles doivent faire pour y répondre. Celles-ci sont donc tenues, la plupart du temps, de suivre les directives conçues en dehors d elles (figure 1). L approche SALT, quant à elle, elle tient compte des aspirations des communautés, elle stimule les communautés, elle les aide à identifier leurs forces, leurs ressources (figure 2) et à décider de leur propre plan d action. 8 Manuel de I Equipe de facilitation

Decideurs SALT est une approche, une manière de faire et de penser. Les principes fondamentaux du SALT sont : Facilitateurs Communautees S : stimuler et soutenir A : apprécier, analyser, apprendre et écouter L : lier T : se transformer et transférer Ancienne approche Decideurs Facilitateurs Communautees Nouvelle approche La visite SALT comporte au préalable une invitation ou une opportunité de visite en équipe de deux à cinq personnes, incluant une personne, la «personne focale» membre de la communauté ou familière avec les lieux et personnes à visiter. La visite SALT comprend trois principales étapes : 1. Une préparation de la visite. Elle consiste à s informer sur la communauté et à adapter l approche au contexte. 2. Une visite : lors de laquelle l équipe se présente comme des individus qui viennent pour apprendre et où chaque membre se présente comme une personne et non en annonçant son titre ou sa fonction 3. Une réflexion en équipe après la visite (revue après l action) : les leçons apprises, les prochaines étapes et les possibilités d amélioration de la pratique du SALT. L approche SALT devrait en principe comprendre une série de visites et non pas une seule. Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 9

10 Manuel de I Equipe de facilitation

SALT SALT STIMULER et SOUTENIR Bien souvent, les membres d une communauté ne sont pas conscients de leurs propres forces. L équipe SALT apprécie et révèle ces forces. Elle encourage et stimule la communauté., Le soutien consiste non pas à apporter du matériel ou des techniques mais à encourager la communauté. Des thèmes spécifiques émergent à travers les préoccupations de la communauté. L équipe SALT doit être capable de stimuler la réflexion des membres de la communauté sur la connexion entre leurs soucis individuels et les préoccupations majeures qui affectent la communauté. Plutôt que de s établir en expert, l équipe SALT écoute et encourage les membres de la communauté à se poser des questions et à faire l analyse de leur situation. Les réponses et les analyses proviennent de la communauté. Les membres de l équipe SALT constituent eux aussi une communauté. Ils s entraident et se soutiennent, ils prennent conscience de leurs propres forces, individuelles et collectives. APPRECIER La première attitude consiste à apprécier ce que la communauté est en train de faire et de vivre. Ainsi, lorsque l équipe SALT visite une communauté, ce n est pas d abord pour rechercher ses problèmes et ses faiblesses mais en priorité pour apprécier ses forces. A travers un diagnostic participatif elle amène la communauté à la découverte de ce qui marche bien, du potentiel qui existe. Elle l aide ensuite à identifier les problèmes réels qui affectent sa vie quotidienne et les insuffisances (faiblesses) dans leur résolution.. APPRENDRE ECOUTER - ANALYSER L équipe SALT va dans la communauté pour écouter, apprendre, comprendre et apprécier les forces que celle-ci met en œuvre. L équipe doit continuellement analyser et stimuler les analyses au fur et à mesure que la communauté s ouvre à la discussion sur des sujets très importants et en reconnaît les racines profondes, par exemple pour le VIH. Ainsi, il deviendra naturel de réfléchir sur ce que la communauté elle-même peut donner comme réponse. Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 11

SALT SALT Notre expérience LIER L équipe SALT aide à lier les différents groupes dans la communauté et les différentes communautés entre elles. L équipe SALT facilite l analyse des ressources disponibles ou potentielles (information, services,...) au sein de la communauté et ailleurs. SALT SE TRANSFORMER TRANSFERER Chaque personne ou communauté impliquée dans l approche l applique d abord à elle-même pour développer ses compétences à partir des actions. Le développement de compétence aboutit à une transformation personnelle et communautaire. Les membres d une communauté y compris celle constituée par l équipe SALT- transfèrent les compétences aux autres membres et dans l organisation à laquelle ils appartiennent. Le transfert s applique également entre plusieurs communautés en influençant le changement dans d autres endroits. Conseils pratiques pour des visites SALT Chaque membre de l équipe : fait confiance aux personnes et croit en leurs capacités; sait comment créer un environnement de confiance, de confidentialité et de respect; est patient, écoute attentivement et respecte les opinions des autres; est tolérant et pas autoritaire; est conscient de ses limites et est toujours prêt à apprendre de la communauté; a confiance en lui-même sans être arrogant; est créatif; est flexible, prêt à adapter ses méthodes au contexte, il n'est pas rigide; est sensible à l'état d'esprit des participants et à leurs sensibilités; n'impose jamais ses opinions. Il ne méprise pas les participants et ne se moque jamais d'eux; a des compétences pour rédiger et/ou dessiner; a une bonne capacité pour faire des synthèses; est naturel; sait gérer le temps; sait stimuler la participation; sait apprécier et encourager ce que fait la communauté; 12 Manuel de I Equipe de facilitation

n'hésite pas à transférer aux autres ses compétences; maintient l'énergie dans le groupe; facilite et ne s'impose pas; sait amener la communauté à comprendre les exigences du SALT; sait s'adapter aux réalités; sait mobiliser et utiliser les capacités et ressources existant dans la communauté; sait connecter les différentes communautés afin que chacune profite des expériences des autres; donne le temps à la communauté de s'exprimer ; se fait toujours accompagner d au moins un autre facilitateur lors des visites SALT. a des notions positives sur le genre, donne autant de considération aux hommes qu aux femmes et sait les impliquer au même titre stimule et Encourage les initiatives locales donne de la considération aux valeurs, coutumes et traditions locales des communautés, et les intègre à sa démarche. Rapportage Pourquoi documenter? Afin que chaque équipe et communauté puisse se référer à ses préoccupations, espoirs, et forces, mesurer ses progrès et en tirer des enseignements. Afin que les progrès réalisés par les communautés puissent être partagés avec d autres communautés et que l approche se répande Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 13

Canevas de rapport d une visite SALT Résumé de quelques réflexions clés de participants pendant la visite: Date : Durée : Lieu : Nom de la communauté : PREOCCUPATIONS (Quelles préoccupations les gens ont-ils nommé?) ESPOIRS (Quels espoirs ont été exprimés?) FORCES (Quelles forces les gens ont identifié comme réponse?) Façons de travailler (Quelle était votre approche/ comportement comme équipe SALT?) Objet de la visite : Nombre total de participants : F M Personne contact 1. Que devait-il se passer? 2. Que s est-il réellement passé? 3. Y a-t-il une différence? Pourquoi? 4. Que pouvons-nous apprendre de ceci? 14 Manuel de I Equipe de facilitation

Illustration, photo de la visite, histoires de changements qui ont eu lieu dans la communauté Facilitateurs : Nom du rapporteur : Date: Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 15

Etape 1 : Le rêve Le rêve - Les principes De quel rêve parlons-nous? Le rêve est la vision que la communauté se fait de l idéal à atteindre. Il constitue une source d énergie et de motivation pouvant conduire la communauté vers sa compétence. Pourquoi construire un rêve? Pour que la communauté puisse définir une vision commune afin de mieux progresser. 1) Le rêve individuel : Quel est le rêve de chaque participant? Chacun réfléchit sur son idéal personnel. Quel est votre rêve sur l avenir de la communauté? Chacun réfléchit sur son idéal communautaire. Quel est le rêve de chaque participant concernant le VIH/SIDA? Si la communauté est disposée à le faire, chacun dessine une image de cette communauté idéale (même ceux qui ne sont pas fort en dessin, car c est le rêve qui est important). 2) Le rêve en petit groupe : En fonction du nombre de participants, le groupe se divise pour former des petits groupes de 8 à 12 personnes Le cas échéant, chacun amène son dessin au petit groupe Tour à tour, chaque participant explique son rêve de communauté idéale aux autres membres du groupe [si c est la méthode choisie, il le fait via son dessin] Une mise en commun est faite dans chaque petit groupe à une présentation [ou un dessin] unique 3) Le rêve communautaire : Chaque petit groupe sélectionne un membre pour présenter le rêve [dessin] du groupe à toute l assemblée. Tous les participants écoutent et apprécient Après avoir suivi la description de la vision de chaque groupe, l assemblée discute des points de ressemblance et de différence des rêves. Puis, ensemble, ses membres construisent le rêve communautaire représentant les rêves de tous les membres de chaque groupe Le facilitateur cherche à savoir si les membres sont satisfaits du résultat ou s ils ont des choses à ajouter pour améliorer le rêve communautaire. Plusieurs idées peuvent être ajoutés à la demande des participants pour améliorer le rêve [ou dessin] Féliciter et louer les efforts de chaque groupe pour avoir rêvé l idéal pour la communauté. 16 Manuel de I Equipe de facilitation

Le rêve - Notre expérience Conseils pratiques pour faciliter le rêve La parole est accordée à une seule personne à la fois. Pendant qu elle parle, les autres écoutent et apprécient. Les questions peuvent être posées par les participants et les facilitateurs pour clarifier les points obscurs. Le facilitateur doit rappeler aux participants que chacun est important et que chaque rêve est valable. Chacun a le droit de rêver : Il n existe pas de rêve irréaliste. Donc, pas de commentaire, pas de moquerie, pas discussion sur le bien fondé d un rêve. Ne rejeter aucun rêve même si celui-ci est différent des autres, il faut l inclure. Chaque rêve doit figurer dans la représentation globale pour que chacun s approprie d abord le rêve du petit groupe et ensuite le rêve communautaire. De cette manière, il s impliquera pour que le rêve devienne réalité. Rapportage Pourquoi documenter le rêve? Afin que l équipe puisse référer au rêve pendant chaque étape du processus. Afin que la communauté puisse partager le rêve et inspirer d autres communautés. Etape 2 : L autoévaluation et le plan d action L auto-évaluation - Les principes 1) Qu est-ce que l auto-évaluation? C est l évaluation par la communauté de ses compétences face au VIH/SIDA, grâce à une discussion autour d une grille de 10 pratiques et 5 niveaux. Suite à cette auto-évaluation, la communauté définit ses pratiques prioritaires et planifie des Petites Actions Faisables (PAF) dans un temps raisonnable en se basant sur ses ressources propres disponibles.. 2) Pourquoi l auto évaluation Pour que la communauté définisse son niveau actuel, en prenne conscience, et qu elle puisse déterminer les pratiques prioritaires pour évoluer vers son rêve. 3) Quels sont les préalables à l autoévaluation? La communauté a invité l équipe SALT pour une séance d autoévaluation Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 17

La communauté est disponible (individus et organisations) Les autorités locales et les leaders communautaires adhèrent à la démarche Au cours d une première visite SALT, la communauté a défini son rêve : ce que sera sa vie lorsqu elle aura gagné la lutte contre le VIH/SIDA 4) Comment procéder à l autoévaluation? La communauté discute autour des 10 pratiques et dégage ses niveaux actuels de compétence. Le niveau 1 correspondant au niveau le plus basique et le niveau 5 le plus élevé, autrement dit le niveau du rêve. Parmi les 10 pratiques, la communauté dégage 3 priorités et détermine pour celles-ci le niveau visé ou objectif spécifique à atteindre. Stimuler une discussion pour identifier pour chaque pratique prioritaire, les indicateurs de l impact et les sources de vérification (le niveau 5). Exemples d indicateurs sont : - Nombre de personnes de la communauté dépistées au CDV, - nombre de personnes à traiter qui reçoivent un traitement antirétroviral ou - nombre de PVV qui divulguent leur statut Stimuler la communauté de développer un système pour récolter régulièrement les informations sur les indicateurs de l impact, par exemple les données épidémiologiques et l utilisation des services de santé. A la demande de la communauté, l équipe soutient à récolter l information. Bien expliquer et bien décrire les 10 pratiques et les 5 niveaux Demander aux participants de donner leur estimation du niveau atteint par la communauté pour chaque pratique Demander de justifier chaque niveau par des faits concrets Aider à réconcilier sur la base des faits en se rapportant à la définition des niveaux Procéder à une discussion d ensemble, et non à une discussion par niveau. N utiliser les cases de la grille d autoévaluation que pour vérifier et confirmer le consensus atteint par la communauté.. 18 Manuel de I Equipe de facilitation

N Les pratiques Niveau actuel Priorités Niveau visé 1 Reconnaissance et acceptation 2 Inclusion 3 Lien entre soins et prévention 4 Accès au traitement 5 Identifier et s attaquer aux vulnérabilités 6 Genre 7 Apprendre et transférer 8 Mesurer le changement et adapter notre réponse 9 Méthodes de travail 10 Mobiliser les ressources Les 5 niveaux : Nous avons des connaissances 1 superficielles et une conscience vague de la nécessité d agir Nous avons les connaissances nécessaires pour agir 2 Nous agissons de manière sporadique 3 Nous agissons de manière systématique et volontaire 4 Notre action est devenue naturelle 5 Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 19

5) Quels sont les résultats d une autoévaluation? Pour chaque pratique prioritaire, les indicateurs de l impact et les sources de verification qui lui indiqueront qu elle a atteint chaque niveau visé. La communauté s accorde sur : 1. Les pratiques prioritaires sur lesquelles elle veut se concentrer (2 ou 3 à la fois). 2. Les actions qu elle veut entreprendre pour atteindre les niveaux visés (2 ou 3 à la fois suivant chaque pratique prioritaire retenue). 3. Un calendrier d échéances pour mettre chaque pratique au niveau visé (a cout et moyen terme de 3 à 6 mois maximum). 6) Comment planifier? Pour chaque priorité choisie, indiquer dans le plan d actions cidessous : Les 3 pratiques prioritaires dégagées lors de l autoévaluation l'action ou les activités que la communauté propose de mettre en place (quoi?), la stratégie que la communauté utilisera (comment?) Le responsable de l activité (qui?), Les personnes concernées (avec qui?) Le lieu de l activité (où?) La périodicité ou échéances de l activité (quand?) Pratiques prioritaires Quoi? Activités Comment? Stratégies Qui? Responsables Avec qui? Personnes concernées Où? Lieux Quand? Périodicité Echéances Les sources de vérification, telles que : rapports, registres, diverses listes, enquêtes, témoignages... Plan d action 20 Manuel de I Equipe de facilitation

Grille d autoévaluation communautaire Pratiques/ Niveaux 1 Nous sommes conscients de la nécessité d agir 2 Nous avons les connaissances nécessaires pour agir 3 Nous agissons de manière sporadique 4 Nous agissons de manière systématique et volontaire 5 Notre action est devenue naturelle 1 Reconnaissance et acceptation Nous savons que le VIH et le SIDA existent Nous sommes suffisamment informés sur le VIH/SIDA pour agir Nous reconnaissons publiquement que le VIH/ SIDA touche nos familles et nos communautés Nous discutons régulièrement du SIDA et avons un programme d action pour y faire face Notre réponse au SIDA fait partie de la vie de tous les jours. Nous connaissons notre statut et agissons à partir de nos forces. 2 Inclusion Nous savons que certaines de nos familles sont particulièrement infectées et affectées Nous comprenons la nécessité d inclure dans notre action les personnes et les familles particulièrement affectées Nous incluons occasionnellement des personnes affectées dans notre action. Ces dernières s organisent pour un support mutuel Les personnes affectées sont systématiquement impliquées dans tous les stades de notre action Les familles affectées participent activement à tous les aspects de la vie de la société 3 Lier soins et prévention Nous avons les connaissances de base pour la prévention et les soins. Nous comprenons le lien entre soin et prévention. Certaines de nos actions lient soin et prévention Nous faisons systématiquement le lien entre les activités de soin et prévention. Les soins renforcent nos relations et nous aident à changer notre comportement. 4 Accès au traitement Nous connaissons les éléments essentiels du traitement du VIH/SIDA Nous savons où et comment avoir accès aux ARV Les ARV sont disponibles pour tous ceux qui en ont besoin. Certains d entre nous acceptent de se faire soigner par les ARV Tous ceux qui ont besoin des ARV se font soigner de manière régulière et continue 5 Identifier et s attaquer aux vulnérabilités Nous comprenons le concept et sommes conscients des facteurs de vulnérabilité Nous avons identifié ce qui nous rend vulnérables au VIH Notre programme d action inclut des actions spécifiques pour nous rendre moins vulnérables au VIH Nous nous attaquons de manière systématique à nos propres facteurs de vulnérabilité au VIH Nos actions pour réduire notre vulnérabilité au VIH nous renforcent face aux autres défis Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 21

Pratiques/ Niveaux 1 Nous sommes conscients de la nécessité d agir 2 Nous avons les connaissances nécessaires pour agir 3 Nous agissons de manière sporadique 4 Nous agissons de manière systématique et volontaire 5 Notre action est devenue naturelle 6. Genre Nous sommes conscients des problèmes liés au genre et le lien avec le VIH/SIDA Nous remarquons les problèmes de genre dans notre travail sur le VIH/ SIDA et nous réagissons face à ceux-ci Nous avons commencé parfois à intégrer les questions de genre dans notre travail sur le VIH/ SIDA Nous considérons régulièrement le genre dans notre travail de prévention, soins et soutien face au VIH/SIDA Le thème du genre est présent dans tout notre travail sur le SIDA 7 Apprendre et transférer Nous apprécions la nécessité d apprendre Nous adoptons les bonnes pratiques venant de l extérieur Il nous arrive d échanger nos points de vue sur nos réalisations afin d en tirer les leçons Nous cherchons ceux dont l expérience peut nous aider à progresser Nous apprenons systématiquement à partir de nos actions, partageons les expériences systématiquement avec d autres 8 Mesurer le changement et adapter notre réponse Nous sommes conscients de l importance de la mesure du changement et d adapter notre réponse Nous commençons à mesurer le changement mais nous n adaptons pas le résultat afin de nous améliorer Nous adaptons notre réponse et mesurons notre progrès occasionnellement Nous nous adaptons systématiquement et pouvons montrer des progrès mesurables. Nous mesurons régulièrement nos progrès et nous adaptons continuellement nos réponses aux résultats obtenus. 9 Méthodes de travail Le sida ne remet pas en cause notre façon de travailler Nous cherchons à mobiliser nos propres forces Nous travaillons en équipe pour mobiliser nos propres forces, et résoudre nos problèmes Nous trouvons nos propres solutions et mobilisons les leçons apprises d autres personnes. Nous cherchons continuellement à améliorer nos méthodes de travail et partageons notre expérience avec d autres. 10 Mobiliser les ressources Nous attendons que d autres mettent à notre disposition les ressources pour réaliser les actions qu ils définissent. Nous réalisons l importance de nos propres ressources dans la lutte Nous prenons des initiatives en comptant sur nos propres ressources. Nous identifions les possibles sources d appui pour venir en complément de notre propre potentiel, Nous utilisons continuellement nos propres ressources et accédons d autres ressources afin de réaliser plus et avoir des plans pour le futur. 22 Manuel de I Equipe de facilitation

L auto-évaluation - Notre expérience Conseils pratiques 1) Lors de la discussion sur le niveau de compétence Assurez-vous que chacun a la même compréhension de la communauté (notre village, le personnel de l hôpital et sa famille, notre ONG ) Organisez des sous-groupes en cas de besoin (jeunes gens, jeunes filles, femmes, hommes) Dans ce cas prévoyez le temps nécessaire à la discussion d ensemble Commencez la facilitation par la représentation du niveau 5 Invitez les participants à donnez leur point de vue sur le niveau de la communauté dans son ensemble Veillez à ce que chacun puisse s exprimer Ne pas distribuer la grille d autoévaluation Il y aura des désaccords: pas de panique, c est normal Pour réconcilier les points de vue, demandez les faits à la base de chaque point de vue Attention, pas de votes! Aidez à construire le consensus sur la base des faits évoqués Etre rigoureux sur le choix du niveau pour chaque pratique: si nécessaire, revenir à la définition dans le tableau d autoévaluation 2) Lors de la sélection des priorités Prévoyez suffisamment de temps, car la discussion permettra une meilleure compréhension du concept de la compétence. Chaque pratique a un impact sur les autres pratiques : encouragez la communauté à sélectionner celles qui auront le plus grand impact sur la compétence 3) Lors de la planification Lors de leur première auto-évaluation, les communautés tendent à établir des niveaux visés irréalistes. Confrontez-les aux faits. Passez plus de temps à la planification du progrès qu à l évaluation du niveau actuel Ne cherchez pas à répondre aux besoins par vous-même, reliez la communauté avec des ressources qui existent dans son environnement (C est le «L» de SALT!) Insistez sur les échéances et les «petites actions faisables» 4) Lors de la discussion sur l auto-mesure du changement Laisser la communauté identifier ses propres indicateurs même s ils ne sont pas aussi scientifiques que vous le souhaitez Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 23

5) Divers Ne dépassez pas la durée prévue (une demi-journée) Veillez à ce que la composition des participants représente bien les différentes perspectives Rapportage Pourquoi documenter l auto-évaluation? - Pour que chaque équipe et les communautés puissent mesurer les progrès lors de la prochaine auto-évaluation et apprendre des progrès réalisés - Pour que la communauté puisse se comparer avec d autres communautés et puisse échanger des expériences par rapport à des pratiques spécifiques. 24 Manuel de I Equipe de facilitation

Canevas de rapport d auto-évaluation Date : Durée : Lieu : En annexe : les résultats de l auto évaluation, le plan d action - Nom de la communauté : Objet de la visite : Nombre total de participants : F M Personne contact 1. Que devait-il se passer? 2. Que s est-il réellement passé? 3. Pourquoi y a-t-il une différence? 4. Que pouvons-nous apprendre de ceci? Date de la prochaine rencontre : Facilitateurs : Nom du rapporteur : Date: Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 25

Annexe canevas rapport résultats autoévaluation N Pratiques Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4 Niveau 5 1 Reconnaissance et acceptation 2 Inclusion 3 Lien entre soins et prévention 4 Accès au traitement 5 Identifier et s attaquer aux vulnérabilités 6 Genre 7 Apprendre et transférer 8 Mesurer le changement et adapter notre réponse 9 Méthodes de travail 10 Mobilisation des ressources Niveau actuel : x Priorités : X Niveau visé : V 26 Manuel de I Equipe de facilitation

Indicateurs de l impact par pratique prioritaire: Pratique prioritaire Indicateur qui montre que nous avons atteint le niveau visé Sources de vérification Avant les actions de la communauté Après les actions de la communauté Exemple : Reconnaissance et acception Nombre des dépistages en 6 mois Récolte trimestriel des jetons aux centres de sante X et Y 27/ mois 68/ mois Exemple : Inclusion Nombre de PVV qui divulguent leur statut Discussion en groupe 3 14 Exemple : Access au traitement Nombre de personnes à traiter qui reçoivent un traitement antirétroviral Récolte trimestriel de l information aux centres de sante X et Y 1 8 Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 27

28 Manuel de I Equipe de facilitation

Etape 3 : La mesure du progrès La mesure du progrès - Les principes Qu est ce qu un indicateur de progrès? C est un élément vérifiable qui permet de suivre la réalisation du plan d action. L indicateur peut être qualitatif ou quantitatif. A quoi sert un indicateur? L indicateur permet à la communauté de mesurer les progrès réalisés et à un observateur extérieur de vérifier cette évolution. La communauté choisit pour chaque activité menée l indicateur qui lui permettra de se situer par rapport au niveau visé dans son plan d action. Qu est-ce qu un bon indicateur? Un bon indicateur est : Pertinent : il mesure réellement la progression de l activité vers le niveau visé Clair : il doit être défini en langue locale et compréhensible par tous Vérifiable par la communauté : il doit être vérifiable à moindre frais Le facilitateur peut aider la communauté si elle ne trouve pas d indicateur approprié et, peut éventuellement s inspirer du tableau d indicateurs de référence en annexe. Où transcrire l indicateur? Après avoir déterminé l objectif à atteindre c est-à-dire le niveau visé, la communauté élabore son plan d action, l indicateur et la source de vérification constituent les 2 dernières colonnes. Quelle est la valeur d un indicateur? L indicateur peut être mesurable quantitativement ou qualitativement. Il est préférable que la communauté choisisse un mélange d indicateurs quantitatifs et qualitatifs pour mesurer son changement. La valeur d un indicateur quantitatif est calculée par un numérateur et un dénominateur. Le facilitateur aidera la communauté à déterminer le numérateur et le dénominateur. La valeur d un indicateur qualitatif est soit «oui» soit «non» soit «un peu». Quelques exemples : Pour la pratique «Accès au traitement» Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 29

l indicateur = le nombre de personnes qui connaissent le centre de traitement le numérateur = 5 personnes qui déclarent connaître le centre de traitement le dénominateur = 20 personnes dans la communauté la valeur de l indicateur = 5/20 ou 25% Pour la pratique «Mesure du changement» l indicateur = La communauté mesure ses indicateurs le numérateur = 10 indicateurs effectivement mesurés le dénominateur = 25 indicateurs planifiés la valeur de l indicateur = 10/25 ou 40% L équipe de facilitation Stimule une discussion autour des indicateurs de l impact des actions de la communauté et partage trois exemples d indicateurs quantitatifs clés : 1. Nombre de personnes de la communauté dépistées au CDV 2. Nombre de personnes à traiter qui reçoivent un traitement antirétroviral 3. Nombre de PVV qui divulguent leur statut» Pour la pratique «Apprentissage et Transfert» l indicateur = Transfert des expériences le numérateur = 5 communautés qui ont adopté et appliqué l approche le dénominateur = 10 communautés avec lesquelles on a partagé l expérience la valeur de l indicateur = 5/10 ou 50% Pour la pratique «Inclusion» un indicateur qualitatif = L ambiance dans la communauté entre personnes affectées et le reste de la communauté s améliore valeur d indicateur = «oui» «non» «un peu» 30 Manuel de I Equipe de facilitation

La mesure du progrès - Notre expérience Indicateurs de référence pour le suivi des progrès Pratique Indicateur Définition Numérateur Dénominateur Connaissance des modes de transmission du VIH/ sida Pourcentage de personnes qui citent les modes de transmission corrects du VIH/sida Nombre de personnes qui citent les modes de transmission corrects du VIH/ sida Nombre total de personnes Connaissance des 3 modes de prévention du VIH/ sida Pourcentage de personnes qui citent les 3 modes de prévention du VIH/ sida Nombre de personnes qui citent les 3 modes de prévention du VIH/sida Nombre total de personnes Avoir déjà entendu parler du VIH/sida Pourcentage de personnes qui déclarent avoir déjà entendu parler du VIH/sida Nombre de personnes qui déclarent avoir déjà entendu parler du VIH/sida Nombre total de personnes Pratique 1 - Reconnaissance et acceptation Utilisation du préservatif Connaissance de son statut sérologique Evolution du nombre de préservatifs distribués Pourcentage de personnes qui déclarent connaître leur statut sérologique Nombre de préservatifs distribués au temps X+1 Nombre de personnes qui déclarent connaître leur statut sérologique Nombre de préservatifs distribués au temps X Nombre total de personnes Communication à propos du sida Evolution du nombre de réunions organisées par la communauté au sujet du sida Nombre de réunions sida organisées au sujet de sida au temps X+1 Nombre de réunions sida organisées au sujet de sida au temps X Participation de la communauté aux réunions sur le sida Pourcentage de personnes ciblées de la communauté qui participent aux réunions sur le sida Nombre de participants aux réunions Nombre de personnes ciblées dans la communauté Fréquentation du centre de dépistage Evolution du nombre de tests de dépistage effectués au Centre de dépistage volontaire (CDV) de la communauté Nombre de tests de dépistage effectués au temps X+1 Nombre de tests de dépistage effectués au temps X Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 31

Pratique Indicateur Définition Numérateur Dénominateur Les PVV divulguent leur statut Evolution du nombre de personnes vivant avec le virus (PVV) qui osent se dévoiler Pourcentage de personnes qui déclarent ne pas vouloir garder secret le résultat du test positif d un membre de famille Nombre de PVV qui se sont dévoilés au temps X+1 Nombre de PVV qui se sont dévoilés au temps X Etre en mesure de divulguer le statut sérologique positif d un membre de sa famille Accepter de prendre soin au foyer d un membre de sa famille atteint du sida Accepter d acheter de la nourriture vendue par une personne connue comme vivant avec le sida Les PVV s impliquent dans la lutte Nombre de personnes qui déclarent ne pas vouloir garder secret le résultat du test positif d un membre de famille Nombre total de personnes qui déclarent avoir déjà entendu parler du VIH/sida Pratique 2 - Inclusion Pourcentage de personnes qui déclarent être en mesure de prendre soin au foyer d un membre de sa famille atteint du sida Pourcentage de personnes qui déclarent accepter d acheter de la nourriture vendue par une personne connue comme vivant avec le sida Nombre de personnes qui déclarent être en mesure de prendre soin au foyer d un membre de sa famille atteint du sida Nombre total de personnes qui déclarent avoir déjà entendu parler du VIH/sida Nombre de personnes qui déclarent accepter d acheter de la nourriture vendue par une personne connue comme vivant avec le sida Nombre total de participants qui déclarent avoir déjà entendu parler du VIH/sida Evolution du nombre de PVV qui sont impliqués dans des actions de lutte Nombre de PVV impliqués dans des actions de lutte au temps X+1 Nombre de PVV impliqués dans des actions de lutte au temps X 32 Manuel de I Equipe de facilitation

Pratique Indicateur Définition Numérateur Dénominateur Avoir eu des rapports sexuels à risque au cours des 12 derniers mois Pourcentage de personnes qui déclarent avoir eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec une personne qui n était pas son conjoint Pourcentage de personnes qui déclarent avoir utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel avec un partenaire occasionnel/ commercial Nombre de personnes qui déclarent avoir eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec une personne qui n était pas son conjoint Nombre total de personnes Pratique 3 - Lien entre prise en charge et prévention Utilisation du préservatif lors du dernier rapport sexuel avec un partenaire occasionnel/ commercial Fréquentation de plus d 1 partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois Utilisation du préservatif par les professionnelles du sexe Nombre de personnes qui déclarent avoir utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel avec un partenaire occasionnel/commercial Nombre total de personnes qui déclarent avoir eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec une personne qui n était pas son conjoint Pourcentage de personnes qui déclarent avoir eu plus d un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois Pourcentage de professionnelles du sexe qui déclarent avoir utilisé un préservatif avec leur plus récent client Nombre de personnes qui déclarent avoir eu plus d un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois Nombre total de personnes Nombre de professionnelles du sexe qui déclarent avoir utilisé un préservatif avec leur plus récent client Nombre de professionnelles du sexe consultées Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 33

Pratique Indicateur Définition Numérateur Dénominateur Existence de centres de traitement des IO et ARV Existence de centres de traitement des IO et ARV Un centre de traitement des IO existe et des ARV sont disponibles / Information de la communauté Pourcentage de personnes qui connaissent l existence du centre de traitement Nombre de personnes qui déclarent connaître l existence du centre de traitement Nombre total de personnes Pratique 4 -Accès au traitement Fréquentation des services Qualité du traitement Evolution du nombre de PVV ayant une infection avancée qui sont sous ARV Pourcentage de PVV qui suivent leur traitement sans interruption Nombre de PVV sous traitement au temps X+1 Nombre de PVV qui n ont pas connu d interruption de leur traitement au temps X+1 Nombre de PVV sous traitement au temps X Nombre de PVV qui n ont pas connu d interruption de leur traitement au temps X Accompagnement des PVV Evolution du nombre de volontaires actifs dans l accompagnement des PVV en traitement Nombre de volontaires actifs dans l accompagnement des PVV en traitement au temps X+1 Nombre de volontaires actifs dans l accompagnement des PVV en traitement au temps X Connaissance des vulnérabilités Les vulnérabilités ont été identifiées de manière participative Vulnérabilités identifiées de manière participative Pratique 5 -Identification et réduction des vulnérabilités Réduction des vulnérabilités Réduction des vulnérabilités Des actions de sensibilisation sont entreprises pour réduire les vulnérabilités Des actions concrètes sont entreprises pour réduire les vulnérabilités Nombre d actions de sensibilisations entreprises pour réduire les vulnérabilités Nombre d actions concrètes entreprises pour réduire les vulnérabilités Nombre d actions de sensibilisations prévues pour réduire les vulnérabilités Nombre d actions concrètes prévues pour réduire les vulnérabilités 34 Manuel de I Equipe de facilitation

Pratique Indicateur Définition Numérateur Dénominateur Pratique 6 - Apprentissage et transfert Communication à propos du sida Transfert des expériences Evolution du nombre de réunions organisées par la communauté au sujet du sida Evolution du nombre de réunions organisées par la communauté au sujet du sida envers une autre communauté Nombre de réunions sida organisées au sujet de sida au temps X+1 Nombre de réunions sida organisées au sujet de sida envers une autre communauté au temps X+1 Nombre de réunions sida organisées au sujet de sida au temps X Nombre de réunions sida organisées au sujet de sida envers une autre communauté au temps X La communauté se donne des objectifs Existence d un consensus oral ou écrit définissant les objectifs que s est donné la communauté Existence d un consensus oral ou écrit définissant les objectifs que s est donné la communauté / Pratique 7- Mesure du changement La communauté se donne des indicateurs de suivi La communauté mesure ses indicateurs Existence d un document définissant les indicateurs que s est donné la communauté Existence d un document qui retrace régulièrement l évolution des indicateurs Existence d un document définissant les indicateurs que s est donné la communauté Existence d un document qui retrace régulièrement l évolution des indicateurs / / La communauté partage ses résultats Des actions concrètes de partage des résultats sont faites Nombre d actions concrètes de partage des résultats faites / La communauté cherche à adapter sa réponse Des actions sont menées pour chercher des informations sur la manière d adapter la réponse Nombre d actions menées pour chercher des informations sur la manière d adapter la réponse / Pratique 8-Adaptation de la réponse La communauté adapte ses réponses La communauté a modifié sa méthode de travail Des exemples d adaptation de la réponse sont cités par la communauté Des exemples concrets sont donnés par la communauté témoignant de l adaptation des méthodes de travail face au sida Nombres d exemples d adaptation de la réponse cités par la communauté Nombre d exemples concrets donnés par la communauté témoignant de l adaptation des méthodes de travail face au sida / / Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 35

Pratique Indicateur Définition Numérateur Dénominateur Pratique 9 - Méthodes de travail La communauté mobilise des ressources internes Des exemples concrets sont donnés par la communauté témoignant de la mobilisation de ressources internes dans la lutte contre le sida Nombre d exemples concrets donnés par la communauté témoignant de la mobilisation de ressources internes dans la lutte contre le sida / Pratique 10 - Mobilisation des ressources La communauté quantifie les ressources qu elle mobilise en interne La communauté mobilise des ressources externes L estimation des coûts financiers des ressources mobilisées en interne est présente Actions entamées pour mobiliser des ressources externes Coût financier des ressources internes mobilisées au temps X+1 Nombres d actions entamées pour mobiliser des ressources externes Coût financier des ressources internes mobilisées au temps X / La communauté mobilise des ressources externes La communauté demande à ses autorités de les aider à mobiliser des ressources extérieurs Existence de contacts concrets avec les autorités en vue de mobiliser des ressources extérieures / La communauté mobilise des ressources externes Les autorités s impliquent dans la mobilisation des ressources extérieures Existence d actions concrètes des autorités visant la mobilisation de ressources extérieures / La communauté mobilise des ressources externes L estimation des coûts financiers des ressources mobilisées à l extérieur est présente Coût financier des ressources externes mobilisées au temps X+1 Coût financier des ressources externes mobilisées au temps X 36 Manuel de I Equipe de facilitation

Etape 4: Action! et suivi et accompagnement Après la visite d autoévaluation, le facilitateur accompagne régulièrement les communautés dans le processus de développement des compétences. L équipe et la communauté décident d une date pour la visite de suivi qui aura lieu à mi-parcours (après environ 3 mois). Il est important que l équipe accompagne la communauté tout au long de la réalisation de son plan d action, par exemple, en liant l équipe à des ressources existantes, en les contactant régulièrement, etc. Suivi et accompagnement - Notre expérience Accompagnement des communautés L expérience des concertations de Yolo et Kimbanseke : Selon ces concertations plusieurs éléments sont essentiels pour le suivi et l accompagnement des communautés : Il faut demeurer très proche des communautés, et ce de manière constante. Ne pas attendre la date de suivi après le plan d action pour reprendre contact. A Yolo et Kimbanseke, les facilitateurs partagent leur numéro de portable avec la communauté. En général, les personnes en charge des actions dans le plan d action les contactent si nécessaire. L équipe de facilitation invite des membres de la communauté à rejoindre l équipe. De cette manière, les nouveaux facilitateurs pourront faire le suivi dans leur communauté et l équipe de facilitation s agrandit. L équipe invite la communauté à rejoindre la concertation. Celle-ci se réunit tous les mois. Toutes les associations, ONG et communautés qui travaillent sur le VIH partagent alors ce qu elles ont appris. Les communautés partagent leur plan d action et demandent de l aide aux autres si nécessaire. Il faut mettre en relation les communautés avec les ressources existantes A chaque fois qu on croise quelqu un de la communauté, on leur rappelle la facilitation et la progression vers le rêve. Rapportage Pourquoi documenter les visites d accompagnement? Afin que la communauté puisse partager ses progrès en interne et inspirer d autres communautés. Afin que l équipe puisse montrer les progrès de la communauté aux autres organisations et communautés. Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 37

Le canevas de rapport de visite d accompagnement Date : Durée : Lieu : Nom de la communauté : Objet de la visite : Nombre total de participants : F M Personne contact Le rêve de la communauté En général :...... Par rapport au VIH /SIDA :...... 38 Manuel de I Equipe de facilitation

Tableau du niveau d exécution du Plan d Action établi par la communauté : Pratique prioritaire Quoi? Activités Qui? Responsable Degré d exécution Réalisé En cours Problème Mesures prises en cas de problème Leçons apprises par l équipe SALT :......... Facilitateurs Nom du rapporteur : Date: Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 39

Etape 5 : Partager et capter les bonnes pratiques/ Perles de savoir et Foires d échange La gestion du savoir- pourquoi? RDCCompétence et La Constellation utilisent une gamme d outils de gestion de la connaissance pour s assurer que les personnes, les communautés et les organisations apprennent de leurs expériences, et que ce qui est appris est partagé aussi largement que possible. Les multiples expériences individuelles concernant, par exemple, les 10 pratiques de l autoévaluation, qui conduisent à la Compétence face au SIDA, représentent un énorme capital de connaissances. Mais aucun de nous n a le temps de prendre connaissance de toutes ces expériences pour repérer celles qui pourraient être utiles à sa situation particulière. Mais imaginez la possibilité de consulter les 10 choses les plus importantes que vous devriez savoir sur chaque pratique. Et pour chacune de ces choses importantes trouver aussi des détails, des histoires et les coordonnées des gens qui vous pourriez contacter pour en savoir plus? C est cela, une Perle du Savoir. Chaque Perle du Savoir est un moyen de distiller une expérience sous une forme qui permet d en tirer profit dans votre contexte particulier. 40 Manuel de I Equipe de facilitation Perles de savoir- Les principes Comme on le verra plus loin, une Perle de Savoir se compose d un ensemble de principes éclairés par des expériences particulières. L énoncé de chacune de ces expériences est complété par des documents de référence (articles, clips audio ou clips vidéo) et par les coordonnées de gens qui peuvent donner plus de détails. Les communautés peuvent échanger des expériences et les documenter dans des Perles de Savoir lors d une Foire d échange. Il est également possible d organiser des Assistance par les pairs entre communautés. Vous pouvez mettre en relation différentes communautés si les forces des unes peuvent renforcer les faiblesses des autres. Par exemple, une communauté est très forte dans la pratique 2 Inclusion. Cette communauté peut partager son expérience avec une autre communauté qui est encore niveau 1. Il y a alors une grande opportunité d apprendre. Une foire d échange est un rassemblement qui peut générer des Perles de Savoir. Les participants peuvent être des organisations, communautés, personnel des zones de sante etc. Ce qui suit est la méthodologie utilisée pour l organisation d une Foire d échange. NB. Le plus important pendant une Foire d échange est de partager des expériences pas des opinions.

Méthodologie d une Foire d Echange 1. Apprendre à raconter son histoire Il est important d apprendre à partager notre expérience en citant des exemples concrets : en racontant des histoires qui Illustrent tel ou tel changement, individuel ou collectif, constaté dans les communautés. Si nous pouvons raconter notre histoire, d autres pourront apprendre de nous et cela enrichira nos échanges. Pour apprendre à mieux raconter son histoire plusieurs exercices sont possibles : 2. Constituer les groupes Les facilitateurs proposent un ensemble de thèmes (pratiques de l autoévaluation, étapes du processus ou autre) qui intéresseront les participants. Ils affichent les thèmes sur le mur et les participants s inscrivent dans les groupes où ils ont quelque chose à échanger. Les facilitateurs retiendront les thèmes les plus demandés. La répartition des groupes peut se faire sur base des autoévaluations, le diagramme en rivière et les diagrammes en escalier (mais pas nécessairement). carrousel d histoires : Les participants se mettent en groupes de 3-4. Chacun raconte une histoire de changement en 3 min. Le facilitateur signale quand les 3 min sont écoulées. Une fois que chaque personne a raconté son histoire, les participants changent de groupe et se mettent dans un nouveau groupe de 3-4 personnes. Chacun raconte la même histoire en 2 min. Répétez cela une troisième fois. Les participants auront raconté leur histoire 3 fois, en 3 min puis 2 min et 2 min. Rassembler les participants et réfléchissez ensemble à ce qui fait une bonne histoire. histoires en équipe : Les participants se mettent en petits groupes et chacun raconte une histoire de changement. Les membres de l équipe aident la personne à améliorer son histoire en demandant plus de détails sur certaines parties de l histoire, des clarifications, etc. Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 41

Les groupes seront constitués d environ 8 personnes. Avant de se séparer en sous-groupes, les facilitateurs donnent un exemple de perle de savoir pour montrer quel est le résultat recherché. 3. Définir une vision commune pour la pratique ou le thème La première étape est de définir un rêve commun pour la pratique ou le thème choisi. Ceci est important pour assurer que nous parlons du même sujet et que les expériences que nous partageons permettent de progresser vers le rêve. Le facilitateur pourra faire référence au rêve pendant la suite de la discussion. Les participants échangent brièvement sur la situation idéale, le rêve ou le niveau 5 pour le thème choisi. Le facilitateur note les idées clés. Après environ 30 minutes, le facilitateur propose une formulation du rêve en 1-3 phrases qui captent les idées du groupe. Le groupe ajoute ou modifie jusqu à obtenir un consensus. 4. Discussion entre pairs : partager son expérience Chaque personne dans le groupe partage son expérience. Le partage est basé sur l expérience et non pas sur la base d opinions. Le facilitateur veille à ce qu il y ait un lien entre l expérience et le thème choisit. Il peut utiliser le rêve pour orienter la discussion l expérience doit montrer comment on peut s approcher du rêve. Demandez aux participants d être attentifs aux principes communs et non pas aux différences. Le facilitateur pose des questions pour identifier la leçon principale que nous pouvons tirer de cette expérience. Si l expérience partagée est trop conceptuelle, le facilitateur demande à la personne de donner un exemple concret. Les expériences intéressantes sont souvent celles qui parlent de changement. Essayez de comprendre ensemble ce qui provoque ce changement. Le facilitateur note des mots clés par rapport à l expérience. Il note également la leçon principale de l histoire. La leçon apprise est formulée sous forme de «si alors». 5. Identifier les principes communs Une fois que tout le monde à partagé son expérience, le groupe identifie les principes communs. Formulez les principes communs sous le format «si alors». En principe, chaque histoire fait émerger un principe. Relisez les principes comme si vous étiez quelqu un d extérieur à la discussion et voyez s ils sont compréhensibles. 42 Manuel de I Equipe de facilitation

6. Construire la Perle du Savoir (des bonnes pratiques) Thème/pratique: Rêve commun: Principes Illustrations Référence Vidéos 7. Capter les histoires individuelles Une fois les principes communs identifiés et les histoires liées aux principes, les participants capteront leur expérience sur papier ou vidéo (en fonction des caméras disponibles). Chaque histoire doit comporter un titre attrayant et être d une longueur d environ 200 mots. Une vidéo dure environ 2 min, 3 min maximum. Si la personne prend plus de temps, recommencer afin qu il/elle concentre son message. Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 43

Perles de savoir - Notre expérience Thème/pratique: Reconnaissance acceptation et Rêve commun: Ex: Le VIH est considéré comme une maladie normale et tout le monde utilise ses forces pour répondre. Les personnes positives montrent l exemple. Les gens peuvent vivre ensemble comme des êtres humains. Tout le monde connait son statut et peut le partage avec les autres. Tout le monde se sent concerné et mobilise des ressources pour la prévention et les soins (nous agissons ensemble). Principes Illustrations Référence Vidéos Dégager les principes (commun) à plusieurs expériences Décrire les expériences dont le principe est dérivé Donner une référence par expérience : personne ressource, document, adresse web Lien vers la vidéo Exemple : Si vous impliquez les leaders religieux, alors les programmes de VIH/ SIDA auront plus de chance à réussir Exemple: «Des leaders musulmans se soucient du VIH à Merauke» Il y a quelques années les communautés musulmanes de Merauke, Indonésie, refusaient la réalité du VIH. Les morts ne recevaient pas de cérémonie traditionnelle de lavage à cause de la peur. Maintenant que les leaders musulmans sont impliqués dans la réponse, les morts du VIH ont droit à être lavés et à une cérémonie comme les autres. Henny Astuti Suparm hennyp_mrk@yahoo.co.id Le processus est cyclique. Il ne s arrête pas! * Les principes communs mènent au rêve ** Les illustrations ou expériences mènent aux principes NB. Voir section 2 fonction de Transfert pour un agenda et des conseils spécifiques pour organiser une foire d échange. Apres les étapes ou une partie des étapes- du processus, la communauté peut recommencer le processus : reformuler son rêve, refaire son autoévaluation, son plan d action, etc. C est à la communauté de décider, mais l équipe SALT peut la stimuler à faire son auto-évaluation tous les 6 mois et à mesurer son propre changement. 44 Manuel de I Equipe de facilitation

Information de base sur le VIH notre expérience Quelques questions sur le VIH et le sida L objectif principal d une équipe SALT n est pas de donner des informations sur le VIH, mais de révéler les forces dans une communauté. Si une communauté veut en savoir plus sur le VIH (parce qu ils ont vu que pour la pratique 1, ils sont encore très faible), l équipe SALT peut lier la communauté aux organisations spécialisées à donner des informations. Cependant, il y a souvent des moments où des membres d une communauté ont des questions urgentes. La liste ci-dessous est destinée à répondre à ces questions urgentes. 1. Qu est-ce que le VIH? Le Virus de l Immunodéficience Humaine (VIH) est un microbe infiniment petit (plus petit que la pointe de l aiguille) qui attaque et affaiblit le système naturel de défense du corps. 2. Qu est-ce que le Sida? Le SIDA est le Syndrome de l Immunodéficience Acquise. Le Système de défense du corps étant affaibli par le VIH, d autres microbes en profitent pour s installer et causer des infections opportunistes (c est-à-dire qui profitent de l occasion). 3. Comment se transmet le VIH? On peut attraper le VIH par les trois voies suivantes : 1. Voie sexuelle : rapport sexuel sans préservatif entre un homme et une femme lorsque l un d eux est infecté, mais aussi entre personnes de même sexe (surtout par l anus). La transmission par la voie sexuelle est le principal mode de contamination surtout dans le milieu des jeunes. 2. Voie sanguine : transfusion de sang non testé et utilisation commune des objets tranchants ou piquants souillés par du sang (lame de rasoir, lime, brosse à dents, cure dent, seringue, aiguille, épingles, coupe ongles, poire de lavement, tondeuse, etc.). Certaines pratiques telles que la fellation peuvent favoriser la transmission du Virus. Dans ce cas précis, on parle de la combinaison voie sexuelle- voie sanguine. 3. Voie périnatale : de la mère infectée à son bébé, pendant la grossesse (en cas de détérioration de la paroi utérine par une infection sexuellement transmissible (IST,...), lors de l accouchement (par le sang), ou pendant l allaitement (par le lait). 4. Quels sont les comportements qui ne transmettent pas le VIH? Serrer la main d'une personne infectée, Se donner une accolade, Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 45

Se donner un baiser (s il n y a pas de plaies chez les deux personnes), Manger dans un même plat, Dormir dans un même lit, Se promener et jouer ensemble avec une personne infectée, S asseoir sur un même banc à l école, à l église, utiliser les mêmes installations hygiéniques propres (WC, lavabo, baignoire, douche, ). 5. Comment se prévenir du VIH/SIDA? Selon les circonstances spécifiques à chaque personne, à la tranche d âge à laquelle on appartient (adolescent, adulte marié ou pas, etc.) et à la philosophie de vie qu on adopte (religion, humanisme etc.), on a un choix à effectuer pour éviter le Sida. Ces choix se résument en 4 lettres A, B, C et D qui veulent dire : Abstinence totale de rapports sexuels : souvent recommandée avant le mariage, notamment par les diverses religions pratiquées en RDC (celles-ci l exigent des consacrés); Bonne fidélité: un homme pour une femme et une femme pour un homme. Il faudra donc éviter les rapports sexuels avec un ou plusieurs partenaires occasionnels. La continence est un moyen sûr de se protéger pour les personnes mariées, en cas de maladie ou de déplacement d un des partenaires. Condom : l utilisation correcte et systématique du préservatif, surtout si on n est pas à 100% sûr du statut sérologique de son partenaire ; Dépistage volontaire : Il permet de connaître son statut sérologique, d adopter un comportement responsable et, le cas échéant, de décider de suivre un traitement.. Son résultat est confidentiel. 6. Qu entendons-nous par PVV? Une PVV est une Personne Vivant avec le VIH c est-à-dire toute personne dont l état sérologique à VIH/SIDA est positif et confirmé par au moins trois test de dépistage sérologique. Elle peut être séropositive sans présenter les signes de la maladie. 7. Comment se comporter vis-à-vis d une PVV? Ne pas s éloigner d elle, ni l abandonner ; Lui témoigner de l amour ; La soutenir moralement, financièrement et/ou matériellement dans la mesure du possible ; Lutter ensemble avec elle contre la stigmatisation et le rejet dont elle peut être victime ; L accompagner dans son traitement (lui rappeler les heures de prise des médicaments, le conseil médical, comportemental, ). 46 Manuel de I Equipe de facilitation

8. Si j ai le SIDA, je vais certainement mourir? NON Aujourd hui, il y a de l espoir avec la présence des ARV (Anti rétroviraux). Le pays le distribue gratuitement Ces médicaments remettent les malades du SIDA en bonne forme, ce qui leur permet de reprendre le travail et de produire pour le bien de leurs familles et leurs communautés. Les ARV même s ils ne guérissent pas le SIDA prolongent et améliorent la qualité de vie des malade. Ça ne sert donc à rien de céder au désespoir ou d enfermer nos frères et sœurs malades du SIDA dans les maisons pour les condamner inutilement à la mort. 9. Que faut-il savoir d autre sur le VIH et le Sida? Le SIDA ne résulte pas de la sorcellerie, ni d un mauvais sort, mais de l infection par un virus appelé VIH ; Il se transmet par la voie sexuelle, par la voie sanguine ou par la voie périnatale. Le préservatif ne contient pas le virus, pour exterminer la race noire! Il est un des moyens de prévention du VIH ; N importe qui peut attraper le VIH, le sida ou une autre infection sexuellement transmissible (IST) mais tout le monde peut les éviter en adoptant un comportement responsable ; Il n existe à ce jour aucun médicament pour guérir le sida, ni un vaccin pour le prévenir, néanmoins si on est PVV on peut prolonger sa vie avec les ARV ; Des personnes ayant des IST les PVV ne peuvent plus avoir des rapports sexuels sans utilisation correct et systématique d un condom. Sauf en cas de permission du médecin. Les autres IST, du fait qu elles provoquent les plaies et/ou fragilisent l organisme, favorisent l infection à VIH (on dit que les IST sont les boulevards du VIH). L hygiène corporelle contribue à la réduction de la propagation des IST autres que le sida. Elle contribue donc en deuxième instance au combat contre la diffusion rapide dans une communauté de cette maladie (=épidémie) ravageuse que reste le sida L information (la connaissance) et son partage par le dialogue est le point de départ d un monde meilleur c est-à-dire sans IST et VIH/SIDA. Section 1: Le processus de la Compétence face au SIDA 47

48 Manuel de I Equipe de facilitation

Section 2 Organisation de notre équipe de facilitation Les principes et notre expérience Equipes SALT Interagissent avec des communautés Definition des équipes Qu est ce qu une équipe SALT? Composition d une équipe SALT Garder le dynamisme dans l équipe Organisation des visites SALT Equipe de soutien soutient les équipes de facilitation La fonction de Gestion des Membres La fonction d Apprentissage La fonction de Partage La fonction de Transfert Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 49

Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation Définitions des Equipes de facilitation, Equipe SALT et Equipe de Soutien : Fonction de Partage Equipe de facilitation : tous les facilitateurs de l équipe. Donc, au sein d une équipe de facilitation, il y a une équipe de soutien et une ou plusieurs équipes SALT. Equipe SALT : l équipe qui interagit avec une communauté. Elle est composée de membres de l équipe de facilitation et peut-être d autres personnes intéressées : membres d autres équipes de facilitation, par exemple provenant d une zone de santé voisine, personnes intéressées, La composition de l équipe peut varier à chaque visite, autour d une ou plusieurs personnes stables. Fonction de gestion de membres nombreuses equipes SALT faciliter l approche dans des communautees Fonction de Transfert Equipe de Soutien : l équipe des personnes qui s engagent à soutenir l équipe de facilitation. L équipe de soutien permet une propagation de qualité de l approche. Fonction de d Apprentis sage Diagramme - Les fonctions d une équipe de facilitation = Equipe de soutien permet une propagation de qualité de l approche 50 Manuel de I Equipe de facilitation

Equipe SALT interagir avec des communautés Qu est ce qu une équipe SALT? Une équipe SALT est un groupe de personnes qui travaillent ensemble dans l appropriation communautaire de la lutte contre les principaux problèmes de la vie notamment celui de VIH/ SIDA grâce à une approche communautaire appelée SALT. Le sigle SALT en résume la philosophie : Ses membres se Soutiennent en vue d Apprécier les forces des communautés, d Apprendre à partir de leurs expériences, de Lier ces communautés avec d autres ressources nécessaires pour progresser dans leur action, de Transférer leur expérience dans leur propre organisation suite à la Transformation qui s opère en eux grâce au regard positif qu ils portent sur les autres. L équipe SALT est composée de personnes motivées non seulement par l approche mais aussi par le potentiel de progrès face au SIDA qu elles représentent pour elles-mêmes, pour les autres et pour leurs propres organisations. Cette équipe n est pas une nouvelle structure, mais une manière d œuvrer ensemble au développement de la compétence. Une organisation locale sert d hôte au processus. L équipe SALT n enseigne pas ; elle écoute. Elle n évalue pas ; elle apprécie. Elle ne juge pas ; elle cherche à comprendre. Elle n amène ni argent ni enseignement ni présents ; elle apprécie avant tout les ressources locales et lie les communautés avec d autres ressources. La tache primordiale de l équipe SALT est de réaliser des visites communautaires ayant pour but de : 1. Présenter clairement la philosophie de l approche 2. Accompagner la communauté lors de différentes étapes de l appropriation 3. Soutenir la communauté à suivre leurs progrès 4. Récolter les expériences et les partager. La visite SALT est le moment d interaction entre l équipe SALT et la communauté. Elle est l occasion d établir une relation de confiance avec la communauté, de stimuler sa réponse et de l accompagner dans les diverses étapes menant à la compétence. NB. La section I donne des plus amples explications sur les visites SALT. Composition de l équipe SALT Une équipe SALT peut être composée d environ 5-10 personnes représentatives des principales couches communautaires (association, agriculteur,..). Ceci a l avantage de : Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 51

faciliter le contact des membres de l équipe avec des populations diverses. Exemple: une équipe de facilitation qui comporte en son sein des jeunes et des adultes pourra facilement s intégrer dans une communauté mixte. Permettre une meilleure compréhension des problèmes des communautés et de faciliter la recherche des solutions par eux-mêmes grâce à la diversité des connaissances et expériences parmi les membres de l équipe. Favoriser la diversité des compétences dans l équipe SALT. Exemple : rapportage, organisation, communication. Exemple de la composition d une équipe SALT. L équipe SALT de la zone de sante de Kisantu est composée de : Le médecin chef de zone (MCZ) ; Un infirmier de l hôpital Un infirmier superviseur ; 1 représentant de comité de sante (COSA) ; 2 représentants des ONGs communautaires 1 représentant des confessions religieuses 2 relais communautaires N.B. Un facilitateur est une personne membre de l équipe SALT, invitée par la communauté et qui est en mesure d aller à la rencontre de celle-ci pour apprendre, apprécier les forces et encourager les membres de la communauté à s exprimer et à travailler même sans financement extérieur. Garder le dynamisme dans l équipe Il y a des centaines d équipes SALT dans plus de 20 pays. Chaque équipe a ses forces et ses défis à relever. L expérience acquise pendant des longues années de travail dans diverses communautés nous permet de dire qu il n est pas facile pour un équipe SALT de garder son dynamisme du début. Quelques conseils pour garder le dynamisme : 1. Avoir la même vision de l approche 2. Organiser des rencontres mensuelles de l équipe de facilitation 3. Appliquer le SALT au sein de l équipe (apprécier les forces) 4. Choisir parmi les membres de l équipe un responsable qui stimulera la communication entre facilitateurs 5. Organiser régulièrement les autoévaluations de l équipe. 6. Etablir une interaction régulière avec les communautés 7. Capter et partager des expériences inspirantes dans l équipe 8. Faire des visites toujours en équipe d au moins 2 personnes 9. Travailler avec les plus motivés 10. Etre disposé à apprendre de nouvelles leçons 52 Manuel de I Equipe de facilitation

L équipe SALT devra organiser des rencontres régulières (mensuelles, bimensuelles) pour adapter son plan d action et consolider son apprentissage. Organiser des visites SALT Afin de faciliter le processus de la Compétence face au SIDA dans les communautés, l équipe doit être organisée pour stimuler les invitations, y répondre et suivre les communautés dans le temps. Notre expérience Des dizaines d équipes SALT en RDC et dans le monde ont extrait quelques étapes et des aspects qui peuvent être pertinents pour stimuler et répondre aux invitations. Voici une liste de choses auxquelles l équipe peut penser. Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 53

Etapes Actions à entreprendre Aspects qui peuvent être pertinents 1 Stimuler des invitations 54 Manuel de I Equipe de facilitation Présenter l approche dans les communautés où les membres sont déjà actifs et dans de nouvelles communautés 2 Invitation reçue Obtenir plus d info sur la communauté 3 4 Mobiliser des ressources pour la visite Réunion préparatoire de la visite Contacter les facilitateurs, préparer le matériel Préparer la rencontre 5 Effectuer la visite Pratiquer le SALT 6 Rapportage 7 Organiser l accompagnement Capter et partager nos expériences et nos leçons apprises Communiquer régulièrement avec la communauté Contact avec le responsable de la communauté Introduction pendant une réunion communautaire Date/ lieu/ heure Raison de l invitation Personne de contact Nombre de personnes dans la communauté Au moins 2 facilitateurs disponibles (si possible un habitant de la communauté) Matériel si nécessaire (outils, canevas de rapport, tableau papier, marqueurs, scotch) Facilitateur dans l équipe qui maitrise bien l approche Transport pour les facilitateurs organisé si nécessaire Agenda préparé Division des taches L équipe informe la communauté Les Outils sont prêts La visite est confirmée Arriver a temps Expliquer le contexte de la visite (rêve, auto-évaluation etc) Ecouter la communauté Faire ressortir les forces Planifier la prochaine visite Faire une Revue Apres Action (RAA) Canevas de la visite rempli SMS envoyé a l équipe de soutien Rapport partagé avec l équipe Apprécier leurs réalisations Encourager à faire plus Confirmer la visite prochaine

Equipe de Soutien - soutient l équipe de facilitation Les fonctions de l Equipe de Soutien Apprentissage, Partage et Transfert En plus de la facilitation du processus de la Compétence, l Equipe de Soutien propage l approche de la Compétence face au SIDA dans de nouvelles communautés et organisations, et garanti la qualité du processus et de la facilitation. Pour réaliser cet objectif spécifique, une Equipe de Soutien peut s organiser d une façon spécifique. TRANSFERT Organiser le transfert du processus pour (i) répondre aux invitations des communautés et organisations, (ii) faciliter des formations et (iii) des foires d échange. Chaque fonction ne doit pas être tenue exclusivement par une personne. Pour garder la continuité de l équipe, il faudrait que plusieurs personnes soient capables de remplir une fonction au cas où la personne responsable est absente. Notre expérience Notre expérience montre qu une équipe de facilitation peut s organiser efficacement à la fin d un atelier. L équipe s auto-évalue, planifie ses activités et propose une organisation interne. Les principales fonctions de membres de l équipe sont les suivantes : GESTION DES MEMBRES Impliquer toutes les membres dans les activités et inviter de nouveaux membres. APPRENTISSAGE Mettre à jour le processus d apprentissage. Intégrer dans la manière habituelle de faciliter les leçons apprises du terrain et dans ce manuel. PARTAGE Communiquer notre inspiration, enthousiasme et expériences au sein et en dehors de notre équipe. Transfert Partage Gestion des membres Apprentissage Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 55

La fonction d Apprentissage Pourquoi l Apprentissage? Chaque équipe SALT apprend continuellement à partir de l action. C est pourquoi elle adapte le processus de facilitation au contexte locale, elle améliore la façon de travailler et approfondit sa compréhension du VIH et des réponses locales. Il est primordial que l équipe remplisse cette fonction d apprentissage. Il y a plusieurs manières de mettre à jour notre manière de travailler. L équipe de facilitation apprend après chaque visite et consolide son apprentissage lors de la revue après action. (voir les canevas de rapport dans la section I sur la revue après action) Lors des réunions de l équipe, les membres doivent régulièrement partager ce qu ils ont appris de point de vue de la facilitation. L équipe adapte donc constamment sa manière de faciliter le processus. Afin que chacun puisse mesurer ses propres progrès en termes de facilitation, la Constellation a développé une autoévaluation du facilitateur. Les membres de l équipe font leur autoévaluation au moins une fois tous les 6 mois. Ils font d abord leur autoévaluation de manière personnelle et partagent ensuite les résultats avec les membres de l équipe. Ces derniers peuvent ensuite dire s ils sont d accord avec le niveau ou non en expliquant leur point de vue. 56 Manuel de I Equipe de facilitation

Canevas rapport Plan d actions Pratiques Je sais quelque chose de ce sujet J en ai une bonne compréhension Je pratique cela de temps en temps, ou j en ai quelque expérience. Je travaille régulièrement comme cela Je réfléchis constamment à cela et je le mets en pratique 1 2 3 4 5 1 2 3 4 5 Je crois en la force des gens à pouvoir répondre aux défis de leur vie, j apprécie et apprends des actions locales Je travaille sur base d une invitation et non en imposant ma présence J utilise de façon créative les méthodes et outils permettant de faciliter les discussions entre personnes et groupes: à partir de questions stratégiques, d écoute et de réflexion Je pense ouvertement et je suis flexible aux situations locales et à la dynamique de groupe Je crée un environnement favorable comprenant une bonne communication, une résolution des conflits, une prise de décision et la célébration de la croissance/des progrès 6 Je veille à l application et au suivi Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 57

Pratiques Je sais quelque chose de ce sujet J en ai une bonne compréhension Je pratique cela de temps en temps, ou j en ai quelque expérience. Je travaille régulièrement comme cela Je réfléchis constamment à cela et je le mets en pratique 1 2 3 4 5 7 8 9 10 J inclus les autres dans l équipe et partage avec eux les compétences Je peux illustrer le concept SALT et mettre en place une expérience d apprentissage utilisant les principes SALT Je sais comment faciliter l ACP (autoévaluation, planification, partage) Je sais comment développer une bonne pratique et organiser une foire d échange 58 Manuel de I Equipe de facilitation

Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 59

La fonction de Partage Pourquoi le Partage? Afin que la compétence face au SIDA se répande, il faut que nous partagions notre inspiration et ce que nous apprenons avec le plus de gens possible. Le partage peut se faire de différentes manières : par la radio, par les journaux, par des brochures ou fascicules, par Internet, en face à face avec des amis, des collègues, des voisins, etc. La Compétence face au SIDA se répand le mieux de bouche à oreille, donc de manière virale. Chaque équipe peut avoir une stratégie différente pour partager avec les autres. Pour pouvoir partager, il faut avoir quelque chose à partager! C est pourquoi la documentation est tellement importante. Documentation les principes Qu est-ce que nous allons documenter? Nous documenterons des informations quantitatives (des chiffres qui indiquent que nous sommes sur la bonne voie) et qualitatives (des histoires de changements). La documentation peut se faire par écrit, son et vidéo. Notre expérience montre que nous partageons de manière efficace lorsque nous racontons des histoires de changements. La communauté peut se poser cette question: «Quel a été le changement le plus important dans notre communauté depuis l autoévaluation/plan d action/les derniers mois?». Elle raconte des histoires qui montrent un changement significatif et décide ensemble quelle était le changement le plus significative, aussi étant donnée les indicateurs définîtes. L équipe SALT peut capter sur vidéo ce changement par une interview d un membre.» Documenter les changements les plus significatifs La communauté peut se poser cette question: «Quel a été le changement le plus important dans notre communauté depuis l autoévaluation/plan d action/les derniers mois?». Elle raconte des histoires qui montrent un changement significatif et décide ensemble quelle était le changement le plus significative, aussi étant donnée les indicateurs définîtes. L équipe SALT peut capter sur vidéo ce changement par une interview d un membre.» Pourquoi documenter? Afin que les progrès réalisés par les communautés puissent être partagés avec d autres communautés et que l approche se répande 60 Manuel de I Equipe de facilitation

Afin que chaque équipe, l équipe de soutien et les communautés puissent mesurer les progrès réalisés La fonction de Transfert Pourquoi le Transfert? Afin que la compétence face au SIDA se répande, il faut que nous transférions au plus grand nombre de communautés l approche, notre expérience, les techniques de facilitation, la façon de penser et la façon de travailler. Pour nous, une communauté peut être une communauté géographique (village, district), une communauté de travail (des organisations non-gouvernementales, ONU, gouvernementales), ou une famille. L équipe de Transfert facilite ce transfert de l approche, y compris ces éléments : (1) les concepts et (2) la pratique de la Compétence face au SIDA. Le transfert peut se faire de différentes manières : faire des visites SALT ensemble, organiser une formation, organiser des visites de soutien et accompagnement, et faciliter une foire d échange. La manière de transférer est importante car elle doit refléter l approche. Ca veut dire qu un atelier n est pas un atelier traditionnel dans une grande salle de conférence avec des présentations Power Points et des enseignements directifs. C est plutôt un apprentissage expérientiel avec beaucoup de réflexions et appréciation des efforts déjà fournis par les participants. Dans cette section, nous allons partager les manières de transférer avec lesquelles nous avons le plus d expérience. Manière de Transfert 1 - Faire des visites SALT ensemble Manière de Transfert 2 - Organiser une formation Manière de Transfert 3 Accompagnement de nouvelles équipes Manière de Transfert 4 - Organiser une foire d échange Nous sommes sûrs que vous allez trouver d autres manières de transférer et espérons que vous pouvez les partager avec nous. Manière de Transfert 1 - Faire des visites SALT ensemble Les principes Une équipe SALT doit rester inspirée et continuer à apprendre des communautés. Stimuler les communautés à nous inviter et répondre à ces invitations est une activité principale pour une équipe SALT.On ne fait pas des visites SALT seulement pour stimuler la communauté, mais aussi pour stimuler notre inspiration, notre apprentissage et pour pratiquer nos compétences de facilitation (SALT). En même temps, faire des visites SALT ensemble peut être une excellente façon d introduire l approche à des nouvelles personnes. Par exemple, la Constellation organise chaque année une semaine des visites SALT en Thaïlande du Nord pour tout le monde qui est intéressée. Chaque année, les réactions sont incroyables et les participants repartent avec une bonne compréhension des résultats de l approche. Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 61

Manière de Transfert 2 - Organiser une formation Les principes Pour que la compétence face au SIDA se répande, une équipe peut organiser une formation pour transférer les concepts de base de l approche et pratiquer ensemble sur le terrain. Cette formation ne consiste pas seulement à enseigner à un groupe toutes les théories de l approche. Le but de la semaine est plutôt d apprendre ensemble, de transférer les étapes du processus (section 1 de ce manuel) et de pratiquer ensemble les outils dans des communautés. Pendant tout l atelier (ainsi que la préparation et le suivi) l esprit SALT est présent : dans les séances nous avons une attitude appréciative des forces des participants, nous les écoutons et les stimulons. Nous nous rencontrons comme des êtres humains et explorons notre humanité commune. Les participants apprennent à se connaître en tant que personne, sans faire référence à leur titre et position. Ils se présentent de manière personnelle. Notre expérience Veuillez trouver ci-dessous des (i) principes clés pour l organisation d un atelier, (ii) une check-list, (iii) un canevas et exemple d agenda pédagogique et (iv) une évaluation de l atelier. Ces expériences peuvent être adaptées selon le contexte et le profile des participants. Check liste pour l organisation d un atelier Avant la réunion / atelier 1. S assurer du volet technique et administratif : Les objectifs, résultats attendus, l ordre du jour et les présentations ont-ils été finalisés et approuvés? L ordre du jour/ agenda est-il précis et raisonnable par rapport au temps impartis? Où en sont les préparatifs didactiques : multiplication des modules/ agenda/ formulaire d évaluation, Les invitations aux participants, invités et facilitateurs ontelles été envoyées et reçues? Faut-il une série de coups de téléphone ou des déplacements pour confirmation? 2. S assurer du protocole : Y a-t-il des officiels pour la cérémonie d'ouverture et de clôture? 3. S assurer de la logistique : Où en sont les préparatifs et les finances : location de salle, pause-café et déjeuner, frais de voyage, per diem, Le transport et logement des participants venant des provinces et/ou de l étranger est-il organisé? Le matériel de présentation est-il prêt, installé et essayé? Ordinateur, rétro ou vidéo projecteur, écran, télé et lecteur, multiprise et rallonge + éventuellement micro et sono Le matériel de facilitation est-il prêt et installé? Tableau et cartes VIPP, tableau et ses grandes feuilles de papier, feutres, 62 Manuel de I Equipe de facilitation

rame de papier, papier collant, punaises, Kit des participants (stylo, crayon, cahier, classeur, mallette + éventuellement T-shirt, auto-collant, pins ) Pendant l atelier Les listes de présence journalières ou biquotidiennes sontelles distribuées et remplies? L agenda est-il respecté et revu en fonction des évaluations quotidiennes par les participants (évaluation par questionnaire, sur tableau ou oralement)? L es rapports journaliers sont-ils élaborés et consolidés chaque jour? Une réunion avec le responsable de la logistique et de l administration est-elle faite chaque jour? La revue après l action avec les facilitateurs est-elle faite tous les soirs? La couverture médiatique est-elle utile / faut-il inviter des journalistes? Après la réunion / atelier Les justificatifs financiers sont-ils complets? billet d avion ou de car, facture restauration, émargement pour les per diem, Le rapport d atelier est-il complet et concret -avec recommandations/actions et dates limites de réalisation-? L envoi aux participants est-il assuré? (via e-mail, courrier, ) Canevas d agenda pédagogique Membres de l Equipe : - - - Date : le Du au Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 63

Réunion des Formateurs Quoi? Pourquoi? Qui? Comment? Heure Durée Révision des Objectifs et du Développer une vision commune Tous Revue des attentes et relecture des rôle de l Equipe de Formateurs du but à atteindre et répartir les rôles objectifs pédagogiques-clés 8 H45 4H Partage des tâches et finalisation de l organisation Activités quotidiennes des facilitateurs Assurer un bon déroulement de l atelier en particulier les visites Tous Revue de chaque élément du Guide 14H30 60 Quoi? Pourquoi? Qui? Comment? Heure Durée Etre présents en avance dans la salle Créer un environnement favorable à l échange Tous Vérifier l état de la salle et des équipements 8 H 30 Accueillir les participants Réunion quotidienne Revue Après l Action Apprendre systématiquement en cours d action + Voir si les objectifs pédagogiques sont atteints Tous Qu avons-nous fait aujourd hui; comment faire mieux la prochaine fois? 17 H00 45 Date : le A la fin de cette journée I : être capable de.. Activités Objectifs Resp. Méthode Heure Durée Accueil / ouverture Ouvrir l atelier Plénière Présentations des personnes présentes Donner le ton Faire connaissance 64 Manuel de I Equipe de facilitation

Présentation de l agenda et des objectifs de l atelier Permettre à tous de mieux participer à l atelier Explication & distribution des documents Pause café Pause Déjeuner Le A la fin de cette journée II : être capable de Activités Objectifs Resp. Méthode Heure Durée Où en sommes-nous? Lecture du rapport Détendre l auditoire, s assurer que les objectifs de la veille sont atteints et améliorer la suite Approuver le rapport du jour 1 Rapporteur Lecture, discussion et approbation Pause café Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 65

Exemple d agenda pédagogique Kisantu 20 au 27 novembre Membres de l Equipe : Facilitateurs de RDCCompétence et du PNLS : Constellation : Farellia, Mimi, Jean Legastelois, Jean Louis lamboray Les responsables des listes de présence : Mireille et Gisèle Les responsables des commissions : Administration &finance : Eric Restauration : Gisèle Documents : Judith Salle : participants Matériels didactiques : Delphine & Mike Présentation : Farellia & Serge Animation : Mireille Rédaction rapport : Mimi, Serge et Judith 66 Manuel de I Equipe de facilitation

Date : le 21/11//2007 Réunion des Formateurs PNLS, RDC compétence et Constellation Quoi? Pourquoi? Qui? Comment? Heure Durée Révision des Objectifs et du Développer une vision commune du Tous Revue des attentes et relecture 8 H45 4H rôle de l Equipe de Formateurs but à atteindre et répartir les rôles des objectifs pédagogiques-clés Partage des tâches et finalisation de l organisation Activité quotidienne des facilitateurs Assurer un bon déroulement de l atelier en particulier les visites Tous Revue de chaque élément du Guide 14H30 60 Quoi? Pourquoi? Qui? Comment? Heure Durée Etre présents en avance dans la salle Créer un environnement favorable à l échange Tous Vérifier l état de la salle et des équipements Accueillir les participants 8 H 30 Réunion quotidienne Revue Après l Action Apprendre systématiquement en cours d action + Voir si les objectifs pédagogiques sont atteints Tous Qu avons-nous fait aujourd hui; comment faire mieux la prochaine fois? 17 H00 45 Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 67

Date : le 22/11/07 A la fin de cette journée : Evaluer le processus à travers les partages d expériences Activités Objectifs Resp. Méthode Heure Durée Accueil / ouverture Ouvrir l atelier Mireille, Serge Plénière 8 H30 15 et MCZS/ KISANTU Présentations des personnes présentes Donner le ton Faire connaissance Judith Chacun se présente sans mentionner son poste; et explique en quelques mots ce qu il/elle appris depuis la session d août 8H 45 40 Présentation de l agenda et des objectifs de l atelier Evaluation du plan d action (indicateurs) Permettre à tous de se préparer l atelier & de Orienter les travaux de groupes Delphine & Mike Mimi et Mike Explication & distribution des documents Plénière 3 Groupes 9H25 30 9H55 65 Pause coca 11H00 15 Evaluation du plan d action (indicateurs) Consolider les rapports, identifier des points forts et points faibles, dégager les bonnes pratiques Tous 3 Groupes 11H15 60 Evaluer le fonctionnement de l équipe Salt Préparer la descente sur terrain Dégager un modèle standard (profil et qualité) d une équipe Salt dans les zones de santé (facilitateurs) ERIC Plénière 12h15 45 SERGE Plénière 13h 30 68 Manuel de I Equipe de facilitation

Pause Déjeuner 13H30 60 Visite de suivi de évaluer l impact de Eric et Mireille Différentes communautés 14h30 16h00 l exécution des Plan d action (Descente de terrain) l approche. Préparer la visite de samedi (6 communautés) La revue après l action de la visite Salt La revue se fera sur place Tous Discussion Le 23/11/2007 A la fin de cette journée : Comment étendre le processus dans d autres zones de santé? Activités Objectifs Resp. Méthode Heure Durée Où en sommes-nous? Détendre l auditoire, s assurer que les Gisèle & Animation en 8H30 30 objectifs de la veille sont atteints et améliorer la suite Delphine cercle Lecture du rapport Approuver le rapport du jour 1 Rapporteur Lecture, discussion et approbation 9H00 10 La présentation des RAA de 6 groupes Mesurer l impact de l approche sur les communautés facilitées Mireille et Eric Plénière 9H10 60 Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 69

Activités Objectifs Resp. Méthode Heure Durée Les perspectives d avenir : Groupe 1 : la multiplication des équipes, des facilitateurs et formateurs : type les profils des équipes, des facilitateurs et formateurs Groupe 2 : capter, documenter et diffuser les bonnes pratiques (les outils, les échanges) Groupe 3 : méthodologie de suivi et évaluation (réfléchir sur comment faire le suivi au niveau de la communauté, comment les autres peuvent suivre leurs activités, avoir un canevas de suivi) Groupe3 : les réalités liées à l environnement zone de santé extension thématique Groupe 4 : Les coûts de fonctionnement par communauté/par équipe (en terme de temps, de transport, logistique,) Groupe 5 : Les coûts de fonctionnement par communauté/par équipe (en terme de temps, de transport, logistique,) Farellia & Serge plénière & Groupes 10H10 50 70 Manuel de I Equipe de facilitation

Activités Objectifs Resp. Méthode Heure Durée Pause coca 11H00 15 Les perspectives d avenir : Suite de groupe 11H15 30 Les perspectives d avenir : Plénière de mise 11H45 105 en commun Repas 13H30 60 Préparation de la journée de Présentation de l approche (nous) MIKE & Plénière & sous 14H30 120 samedi Visite : la constitution des équipes Facilitation de la visite Présentation des résultats des zones santé Présentation des différents points sur l extension Préparation logistique (nous) Accueil des invités Mireille groupes Repas 19H30 Film sur l approche et le SIDA 20H30 Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 71

Date : 24/11/07 A la fin de la journée, Motiver les partenaires à appuyer l extension de l approche dans les zones de santé en partageant les résultats de l expérience pilote dans les 3 zones de santé (Ngidinga, Kisantu et Sona Bata). Activités Objectifs Resp. Méthode Heure Durée Départ au jardin 8HOO Mise en place 8H30 30 Passer en revue des 9H00 60 différentes présentations Mot de bienvenue MID 10H00 10 Présentation de l approche & JL 10H10 20 de la visite Descente sur terrain 10H30 150 Recueil d impression des Partenaires Repas 13H00 60 Plénière présentation des résultats des zones de santé présentation des différents points sur l extension débat exercice VIP mot de clôture Antoine DN/PNLS 14H00 14H15 14H30 Retour à l hôtel 16H00 60 Retour des participants 18H00 de Kisantu 15 15 90 72 Manuel de I Equipe de facilitation

Evaluation du séminaire d échange et de partage d expériences pour la réponse 1. Qu avez-vous pensé de la formation? Elle a été : Mauvaise Moyenne Bonne Excellente Commentaires :... 2. Qu avez-vous pensé des sessions de partage d expérience sur le SALT? Elles ont été : Inutiles Assez utiles Très intéressantes Commentaires :... 3. Qu avez vous pensé des sessions sur l autoévaluation? Elles ont été : Inutiles Assez utiles Très intéressantes Commentaires :... Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 73

4. Qu avez-vous pensé des sessions sur les outils de documentation et d échange d expérience, c-à-d, le rapport de visite communautaire, les perles du savoir Elles ont été : Inutiles Assez utiles Très intéressantes Commentaires :... 5. Qu avez-vous pensé des sessions sur la mesure du changement et les indicateurs Elles ont été : Inutiles Assez utiles Très intéressantes Commentaires :... 6. Qu avez-vous pensé de la session sur la foire d échange? Elle a été : Inutile Assez utile Très intéressante Commentaires :... 74 Manuel de I Equipe de facilitation

7. Qu avez-vous pensé des formateurs? Ils ont été : Moyen Bon Excellent Commentaires :... 8. Qu est-ce qui vous a le plus plu lors de ce séminaire?... 9. Selon vous, qu est-ce qu il manquait à ce séminaire?... 10. Qu avez-vous pensé de l organisation / la logistique? Elle a été : Mauvaise Moyenne Bonne Excellente Commentaires :... Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 75

11. Qu avez-vous pensé de l ambiance dans notre communauté? Elle a été : Mauvaise Moyenne Bonne Excellente Commentaires :... 12. De retour chez moi, je vais dire aux amis... 76 Manuel de I Equipe de facilitation

Manière de Transfert 3 Accompagnement de nouvelles équipes SALT Les principes Des nouveaux facilitateurs ont besoin de soutien sur le terrain pour deux raisons. 1. L approche est novatrice et l application demande des compétences qu on ne peut pas maitriser après seulement une formation. L accompagnement pendant des visites de soutien est essentiel pour améliorer les compétences de facilitation. 2. Les facilitateurs ont besoin d encouragement. L approche est tellement différente de la méthode traditionnelle qu il faut avoir du courage pour l appliquer. La meilleure façon de soutenir une nouvelle équipe SALT est de l accompagner sur le terrain et de pratiquer l approche avec elle. Notre expérience Une visite de soutien peut se composer de trois étapes : 1. Réflexion avec les membres de l équipe de facilitation sur leurs expériences depuis la dernière rencontre. L esprit SALT est essentiel et les visiteurs apprécient les forces et les bonnes intentions de l équipe. Qu est ce qui est difficile? Quels résultats l équipe a-elle observé? Comment avance le transfert dans l organisation et les communautés? 2. Pratiquer ensemble sur le terrain. Pendant la visite de soutien, on peut choisir une étape qui parait encore difficile pour l équipe (ex : faciliter l auto-évaluation). Ensemble avec les facilitateurs qui visitent, l équipe va pratiquer cette étape. Une bonne préparation et réflexion Revue Apres Actionsont importantes. 3. Réflexion de la visite et prochaines étapes. Ensemble l équipe réfléchit sur l apprentissage de la semaine et sur la façon de s améliorer. 4. La bonne gestion de l équipe au niveau de la réponse aux invitations, comptabilité, rapportage, gestion des membres, etc. Voir ci-dessous un canevas qu on peut utiliser pour suivre les progrès des équipes SALT. Le canevas reprend toutes les visites SALT faites par l équipe ainsi que les éléments clés pour chaque visite. Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 77

Expérience de Yolo et Kimbanseke : Les concertations de Yolo et Kimbanseke invitent systématiquement RDCCompétence (leur équipe de soutien) lorsqu ils font des visites communautaires. Ils apprennent constamment ensemble. Notre inspiration c est RDCCompétence. L ambiance est géniale et chaleureuse dans l équipe. Nous sommes tous égaux. Il n y a pas de nouveaux venus, pas d experts. Nous travaillons ensemble en équipe. Dr. Fidèle Benda, un des facilitateurs de l équipe partageait: Les éléments clés pour bien travailler en équipe sont l amour, la volonté du travail, la transparence et le flux d informations. L ennemi de toute équipe est l égoïsme. Fréquence Une nouvelle équipe doit être bien accompagnée surtout au début de son apprentissage, afin de se sentir confiante pour faciliter le processus et se gérer. Lors du premier atelier les équipes doivent avoir eu un aperçu de la facilitation et si possible avoir pratiqué la facilitation des étapes clés elles-mêmes. Après le premier évènement, l équipe de soutien doit accompagner l équipe sur le terrain endéans les deux prochains mois, c est-àdire les accompagner pour des visites SALT et les soutenir dans la facilitation. Accompagnement de la facilitation L équipe de soutien accompagne l équipe SALT dans les communautés lors des séances de facilitation. Ils apprennent ensemble! Après chaque visite ils font une revue-après-action, apprécient les forces de l équipe et réfléchissent ensemble aux leçons apprises pour améliorer la facilitation. L équipe de soutien peut transférer les bonnes pratiques d une équipe à l autre. Accompagnement dans la gestion de l équipe L équipe de soutien peut faciliter l autoévaluation de l équipe SALT. Les pratiques proposées sont : 1. Nous travaillons en équipe SALT 2. Notre équipe est composée de manière représentative 3. Nous coordonnons et planifions nos activités (gestion des invitations) 78 Manuel de I Equipe de facilitation

4. Nous documentons et partageons nos expériences (rapport des visites) 5. Nous communiquons efficacement entre nous et avec les autres 6. Nous gérons le matériel 7. Nous gérons nos finances 8. Nous apprenons à partir de l action et adaptons notre méthode de travail 9. Nous incluons toujours plus de personnes et organisations dans l approche L équipe évalue son propre niveau et décide des actions pour les améliorer. L équipe de soutien partage son expérience par rapport à la gestion. Pour plus d information et des expériences sur le suivi et accompagnement, voir Section 1 Etape 4. Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 79

Canevas pour le suivi des équipes SALT Date Suivi des équipes SALT Nom de la communauté Localité activités nbr de participants date de la prochaine visite rapport reçu (oui/non) annexes (à préciser) Manière de Transfert 4 - Organiser une foire d échange 80 Manuel de I Equipe de facilitation

Les principes Dans la section 1 Etape 5, vous avez déjà appris ce que sont les Perles de Savoir et comment une foire d échange peut en générer. Lors de son auto-évaluation, la communauté définit les pratiques où elle est forte et les pratiques où elle veut s améliorer. La communauté fait son plan d action et identifie ses priorités, autrement dit, les pratiques pour lesquelles elle veut progresser. Thème 1 Plénière introductive Thème 2 Thème 3 Plénière de restitution Thème 4 1. Explication aux participants de l organisation de la foire et du processus de partage d expérience 2. Répartition des participants en fonction de ce qu ils veulent apprendre et partager 3. Chaque sous-groupe échange sur les expériences qui leur permettent de progresser 4. Chaque table définit et discute les principes communs 5. Un rapporteur recueille les principes communs et les synthétise en bonne pratique ou perle du savoir 6. L auditoire discute et valide les bonnes pratiques ou perles du savoir pour chaque pratique Lors de la foire d échange, qui est une sorte de conférence interactive, chaque communauté vient partager et apprendre quelque chose en fonction de ses compétences et de ses besoins. La foire peut avoir lieu au niveau local, provincial, national, régional, international. Les points communs des expériences, la description de l expérience, les personnes de références citées lors de la foire font faire l objet des bonnes pratiques, appelées aussi «perle du savoir». NB - Voir Section I, Etape 5 sur Partager, apprendre et capter les bonnes pratiques pour plus d informations. Notre expérience Objectifs Les participants s entraînent à mieux raconter leur expérience Les participants partagent leur expérience et apprennent les uns des autres Les participants construisent des Perles du Savoir (de bonnes pratiques) Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 81

Jour 1 Raconter notre histoire DEBUT FIN ACTIVITE PROCESSUS 09:00 10:00 Introduction - Présentation des participants 10:00 11:00 Comment raconter notre histoire? Carrousel d histoires/améliorer son histoire en équipe Réflexion sur ce qui fait une bonne histoire 11:00 11:15 Pause 11:15 11:30 Organisation des groupes Participants s inscrivent dans le groupe où ils ont quelque chose à partager et/ou ils veulent apprendre Montrer un exemple d une Perle du Savoir 11:30 12:30 Discussions en groupes Définition du rêve commun par rapport au thème du groupe (niveau 5) 12:30 14:00 Pause midi 14:00 17:00 Discussions en groupes Chaque participant partage son expérience Les participants identifient les principes communs Ils construisent la perle du savoir qui relie les principes communs et les expériences 82 Manuel de I Equipe de facilitation

Jour 2 Construire les Perles du Savoir DEBUT FIN ACTIVITE PROCESSUS 09:00 10:30 Discussions en groupes (continuation) 10:30 12:00 Capter les expériences individuelles Chaque participant partage son expérience Les participants identifient les principes communs Ils construisent la perle du savoir (de bonnes pratiques) qui relie les principes communs et les expériences Sur papier ou vidéo 12:00 13:30 Pause midi 13:30 14:30 Présentation des Perles du Savoir (de bonnes pratiques) 14:30 17:00 Les prochaines étapes Comment transférer ce que nous avons appris dans notre contexte? Section 2 - Organisation de notre équipe de facilitation 83