Principes généraux de la biochimie



Documents pareils
1.2 Coordinence. Notion de liaison de coordinence : Cas de NH 3. et NH 4+ , 3 liaisons covalentes + 1 liaison de coordinence.

CHAPITRE 2 : Structure électronique des molécules

Marine PEUCHMAUR. Chapitre 4 : Isomérie. Chimie Chimie Organique

Molécules et Liaison chimique

THEME 2. LE SPORT CHAP 1. MESURER LA MATIERE: LA MOLE

STÉRÉOISOMÉRIE CONFIGURATIONNELLE STÉRÉOISOMÉRIE OPTIQUE COMPOSÉS OPTIQUEMENT ACTIFS À UN SEUL CARBONE ASYMÉTRIQUE

CHAPITRE VI : HYBRIDATION GEOMETRIE DES MOLECULES

Effets électroniques-acidité/basicité

Plan du chapitre «Milieux diélectriques»

BTS BAT 1 Notions élémentaires de chimie 1

Résonance Magnétique Nucléaire : RMN

ACIDES BASES. Chap.5 SPIESS

Partie Observer : Ondes et matière CHAP 04-ACT/DOC Analyse spectrale : Spectroscopies IR et RMN

1 ère partie : tous CAP sauf hôtellerie et alimentation CHIMIE ETRE CAPABLE DE. PROGRAMME - Atomes : structure, étude de quelques exemples.

K W = [H 3 O + ] [OH - ] = = K a K b à 25 C. [H 3 O + ] = [OH - ] = 10-7 M Solution neutre. [H 3 O + ] > [OH - ] Solution acide

ANALYSE SPECTRALE. monochromateur

Enseignement secondaire

LES SUBSTITUTIONS NUCLÉOPHILES EN SÉRIE ALIPHATIQUE S N 1 ET S N 2

Chapitre 4 - Spectroscopie rotationnelle

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR QUALITÉ DANS LES INDUSTRIES ALIMENTAIRES ET LES BIO-INDUSTRIES

Atelier : L énergie nucléaire en Astrophysique

Contenu pédagogique des unités d enseignement Semestre 1(1 ère année) Domaine : Sciences et techniques et Sciences de la matière

EXERCICE II. SYNTHÈSE D UN ANESTHÉSIQUE : LA BENZOCAÏNE (9 points)

Cours d électricité. Introduction. Mathieu Bardoux. 1 re année. IUT Saint-Omer / Dunkerque Département Génie Thermique et Énergie

Chapitre 02. La lumière des étoiles. Exercices :

SPECTROSCOPIE D ABSORPTION DANS L UV- VISIBLE

Fiche professeur. L analyse spectrale : spectroscopies IR et RMN

Chapitre 6. Réactions nucléaires. 6.1 Généralités Définitions Lois de conservation

PROGRAMME DE PHYSIQUE - CHIMIE EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE

Chapitre 11: Réactions nucléaires, radioactivité et fission

Lycée Galilée Gennevilliers. chap. 6. JALLU Laurent. I. Introduction... 2 La source d énergie nucléaire... 2

3 Charges électriques

Interactions des rayonnements avec la matière

Partie 1. Addition nucléophile suivie d élimination (A N + E) 1.1. Réactivité électrophile des acides carboxyliques et groupes dérivés

Application à l astrophysique ACTIVITE

Chapitre I- Le champ électrostatique. I.1.1- Phénomènes électrostatiques : notion de charge électrique

Chapitre 5 : Noyaux, masse et énergie

PHYSIQUE CHIMIE. Notions de première indispensables. Table des matières. pour la Terminale S 1 LE PHOTON 2 LES SOLUTIONS COLORÉES

TS1 TS2 02/02/2010 Enseignement obligatoire. DST N 4 - Durée 3h30 - Calculatrice autorisée

A retenir : A Z m n. m noyau MASSE ET ÉNERGIE RÉACTIONS NUCLÉAIRES I) EQUIVALENCE MASSE-ÉNERGIE

Séquence 9. Étudiez le chapitre 11 de physique des «Notions fondamentales» : Physique : Dispersion de la lumière

SUIVI CINETIQUE PAR SPECTROPHOTOMETRIE (CORRECTION)

Équivalence masse-énergie

Chapitre n 6 MASSE ET ÉNERGIE DES NOYAUX

pka D UN INDICATEUR COLORE

Structure quantique cohérente et incohérente de l eau liquide

Les isomères des molécules organiques

Exercices sur le thème II : Les savons

EXERCICE 2 : SUIVI CINETIQUE D UNE TRANSFORMATION PAR SPECTROPHOTOMETRIE (6 points)

Mise en pratique : Etude de spectres

Section «Maturité fédérale» EXAMENS D'ADMISSION Session de février 2014 RÉCAPITULATIFS DES MATIÈRES EXAMINÉES. Formation visée

Transformations nucléaires

Meine Flüssigkeit ist gefärbt*, comme disaient August Beer ( ) et Johann Heinrich Lambert ( )

DM 10 : La fusion nucléaire, l énergie de l avenir? CORRECTION

PHYSIQUE Discipline fondamentale

(aq) sont colorées et donnent à la solution cette teinte violette, assimilable au magenta.»

TD 9 Problème à deux corps

Chapitre 6 : les groupements d'étoiles et l'espace interstellaire

LABORATOIRES DE CHIMIE Techniques de dosage

1 ère Partie : Concepts de Base

Niveau 2 nde THEME : L UNIVERS. Programme : BO spécial n 4 du 29/04/10 L UNIVERS

Site : mail : mennier@isnab.fr SUJET ES - session 2003 Page 1 68-(7(6VHVVLRQ

TECHNIQUES: Principes de la chromatographie

Un spectromètre à fibre plus précis, plus résistant, plus pratique Concept et logiciel innovants

4 ème PHYSIQUE-CHIMIE TRIMESTRE 1. Sylvie LAMY Agrégée de Mathématiques Diplômée de l École Polytechnique. PROGRAMME 2008 (v2.4)

Comprendre l Univers grâce aux messages de la lumière

PHYSIQUE-CHIMIE. Partie I - Spectrophotomètre à réseau

Chapitre 10 : Radioactivité et réactions nucléaires (chapitre 11 du livre)

INTRODUCTION À L'ENZYMOLOGIE

Unités, mesures et précision

LA PHYSIQUE DES MATERIAUX. Chapitre 1 LES RESEAUX DIRECT ET RECIPROQUE

Energie Nucléaire. Principes, Applications & Enjeux. 6 ème /2015

SECTEUR 4 - Métiers de la santé et de l hygiène

Des molécules hydrophobes dans l eau

Principe de fonctionnement des batteries au lithium

Compétence 3-1 S EXPRIMER A L ECRIT Fiche professeur

Méthodes de Caractérisation des Matériaux. Cours, annales

DIFFRACTion des ondes

A. Énergie nucléaire 1. Fission nucléaire 2. Fusion nucléaire 3. La centrale nucléaire

FICHE 1 Fiche à destination des enseignants

Nouveau programme de première S (2011) : l essentiel du cours.

EXERCİCE N 1 : «Synthèse de l éthanamide» (7 pts)

PHYSIQUE-CHIMIE. Partie I - Propriétés de l atome

Perrothon Sandrine UV Visible. Spectrophotométrie d'absorption moléculaire Étude et dosage de la vitamine B 6

La physique nucléaire et ses applications

Généralités. Chapitre 1

Chapitre II PHÉNOMÈNES RADIATIFS: PROPRIÉTÉS D EMISSION. f AB = mc 2 e 2. β 1 k(υ)dυ N

a. Fusion et énergie de liaison des noyaux b. La barrière Coulombienne c. Effet tunnel & pic de Gamov

BACCALAURÉAT GÉNÉRAL PHYSIQUE-CHIMIE

C4: Réactions nucléaires, radioactivité et fission

LES ELEMENTS CHIMIQUES

A chaque couleur dans l'air correspond une longueur d'onde.

SP. 3. Concentration molaire exercices. Savoir son cours. Concentrations : Classement. Concentration encore. Dilution :

Objectifs pédagogiques : spectrophotomètre Décrire les procédures d entretien d un spectrophotomètre Savoir changer l ampoule d un

TP n 1: Initiation au laboratoire

Exemples d utilisation de G2D à l oral de Centrale

Comment réaliser physiquement un ordinateur quantique. Yves LEROYER

À propos d ITER. 1- Principe de la fusion thermonucléaire

G.P. DNS02 Septembre Réfraction...1 I.Préliminaires...1 II.Première partie...1 III.Deuxième partie...3. Réfraction

U-31 CHIMIE-PHYSIQUE INDUSTRIELLES

Transcription:

Principes généraux de la biochimie «La biochimie a pour but de décrire, expliquer et exploiter les structures et le comportement des molécules biologiques en se servant de la chimie, de la physique et d outils mathématiques ou informatiques.» I_ Échelles de temps et d espace de la biochimie A. Échelle spatiale Le biochimiste travaille avec des valeurs spatiales comprises entre 10-10 m ( ou un Å, taille d un atome ) et 10-7 m ( taille d un virus ). B. Échelle temporelle Le biochimiste travaille avec des valeurs temporelles comprises entre 10-15 s ( temps d absorption de la lumière ) et 1 s ( temps de la synthèse d une protéine ). II_ Éléments chimiques des systèmes vivants A. Atomes et particules élémentaires Atome = élément de base en chimie, constitué de trois particules élémentaires : Type Masse Électrostaticité proton m p Y m n - e neutron m n Y m p 0 électron m e Y 0 e L atome est essentiellement constitué de vide. Ils sont rangés dans la classification périodique des éléments de Mendeleïev. B. Configuration électronique des éléments chimiques Un atome neutre a autant d électrons que de protons. États énergétiques de l électron : La répartition spatiale des électrons autour du noyau se fait en fonction : _ des couches électroniques _ des sous-couches électroniques situées dans les couches _ des cases électroniques présentes dans les sous-couches électroniques Chaque case électronique est au plus occupée par deux électrons de spins opposés.

Orbitales atomiques : Une orbitale atomique est associée à chaque case électronique. Une orbitale atomique est une portion d espace autour du noyau dont la probabilité de trouver les électrons dans cette portion est de 99%. Le nuage électronique est l ensemble des orbitales autour du noyau. Représentation en trois dimensions des orbitales : 3.Répartition des éléments chimiques dans la matière vivante 99% de la matière vivante est formée de : _ C, H, O, N, P, S _ Cl -, Na +, K +, Ca 2+, Mg 2+ + des oligo-éléments III_ Liaisons chimiques covalentes, fonctions chimiques et molécules des systèmes vivants

A. Liaisons covalentes Une liaison chimique est en fait une interaction électromagnétique. _ Les liaisons ioniques : ( Ex : Cl - et Na + ) Interaction attractive de pôles électriques de charges opposées provenant du transfert d électrons au niveau des couches de valence. Cette interaction n est pas localisée. _ Les liaisons métalliques : ( Ex : Na ) Délocalisation des électrons périphériques de chaque atome sur la totalité de l échantillon de matière. Interaction non-localisée. _ Les liaisons covalentes : ( Ex : H 2 ) Transformation d orbitales atomiques périphériques en orbitales moléculaires rassemblant par paire d électrons initialement célibataires dans les atomes localisés. B. Orbitales moléculaires _ Les orbitales liantes : de basse énergie, ce sont celles qui participent à la formation des liaisons covalentes. _ Les orbitales non-liantes ( n ) : elles contiennent les doublets d électrons appartenant spécifiquement à un atome. _ Les orbitales antiliantes ( * ) : de haute énergie, elles ne contiennent pas d électrons, en général. Ł Il y a deux type d orbitales liantes :

_ Les orbitales axiales ( ) : à l état isolé, une orbitale correspond à la formation d une liaison simple. La forme de l orbitale moléculaire correspond à l axe des deux atomes. _ Les orbitales latérales ( ) : associée à une orbitale, elle permet la formation d une liaison double. Deux orbitales, associées à une orbitale permettent la formation, d une liaison triple. C. Orientation des liaisons covalentes autour des atomes Attention : Ceci n est valable que pour les atomes des systèmes vivants! _ La présence de liaisons simples et éventuellement d orbitales non-liantes confère à la molécule une géométrie tétraédrique ( hybridation sp 3 ). _ La présence d une liaison double confère à la molécule une géométrie plane ( hybridation sp2 ). _ La présence d une liaison triple confère à la molécule un géométrie axiale ( hybridation sp ). Ex : CH 4 Ex : NH 3

Ex : C 2 H 4 D. Liaisons covalentes polaires Les liaisons purement covalentes lient deux atomes identiques ( H 2 ;Cl 2 ; etc ). Entre deux atomes différents, les électrons de valence dans les orbitales liantes sont inégalement attirés par les noyaux. L aptitude d un atome à attirer les électrons est caractérisée par la valeur de son électronégativité. On définit ainsi le moment dipolaire positif, de charges ponctuelles - et + : = * l s exprime en D ( Debye ). 1 D = 3,34 * 10-30 C.m s exprime en C. l s exprime en m. C est la distance séparant les deux pôles., qui va du pôle négatif vers le pôle E. Propriétés des liaisons covalentes On les classe en fonction de quatre propriétés : _ ordre : le nombre de liaisons _ dimension : distance des deux atomes ( H-H Y 1 Å sinon 1,5 Å ou 1,3 Å ou 1,2 Å pour les liaisons double ou triple ) _ Énergie de dissociation : énergie requise pour casser la liaison _ Polarité : moment dipolaire F. Mesures expérimentales de quantité de molécules Une mole de matière vaut le nombre de molécules contenues dans 12 g de 12 6C. La masse molaire est la masse en g.mol-1 d une mole de matière. La masse moléculaire en Da est la masse d une molécule prise individuellement. La spectrophotométrie :

Loi de Beer-Lambert : L absorbance : A = log (I 0 /I) = * C * l IV_ Propriétés tridimensionnelles des molécules biologiques A. Isoméries de constitution La formule brute exprime la composition en éléments chimiques d une substance. Les isomères sont des molécules différentes décrites par la même formule brute. Le graphique bidimensionnel décrivant les connexions covalentes liant les atomes d une molécule est appelé la formule développée. Les isomères de constitution sont des molécules ayant la même formule brute mais des formules développées différentes. B. Isoméries cis/trans L isomérie cis/trans résulte de l absence partielle ou totale de libre rotation à température ambiante autour d une liaison partiellement double ( hybride ou par résonance ) ou totalement double. C. Isoméries optiques

Les isoméries optiques résultent essentiellement de la présence d un ou de plusieurs carbones tétraédriques ( hybridés sp 3 ) dont les quatre substituants sont différents, encore appelés carbones asymétriques. l Molécules possédant un carbone asymétrique On appelle configurations inverses les deux façons non-équivalentes de disposer dans l espace les quatre substituants d un carbone asymétrique ( = changement de place de deux atomes ). La chiralité est la relation liant les deux configurations inverses d un carbone asymétrique. On appelle énantiomères le couple formé par deux isomères de configurations inverses. La configuration absolue d un énantiomère est la disposition spécifique des quatre constituants du carbone asymétrique définie selon le système R/S. Ex : Le R-glycéraldéhyde Méthode : _ Regarder de manière à cacher la plus petite substance ( souvent H ) _ Compter par ordre de priorité les substances associées u D abord les atomes avec le plus grand Z u Les liaisons multiples l emportent sur les liaisons simples _ Donner un sens à la rotation, R ou S Configuration rectus R ( à droite, dans le sens des aiguilles d une montre ) ou configuration sinister S ( à gauche, sens inverse ). On appelle un mélange racémique un mélange équimolaire de deux énantiomères.

l Molécules possédant plusieurs carbones asymétriques Une molécules possédant n carbones asymétriques est l un des 2 n isomères optiques définis par une même formule chimique développée. Les 2 n isomères optiques se classent en 2 n-1 paires d énantiomères. Parmi les 2 n, deux isomères nonénantiomères forment une paire de diastéréoisomères. Application au cas de carbones asymétriques : On a : _ quatre configurations absolues RR, SS, RS,SR _ deux paires d énantiomères (RR,SS) et (RS,SR) _ quatre paires de diastéréoisomères (RR,RS) ; (RR,SR) ; (SS,RS) ; (SS,SR) _ Si les quatre substituants des deux carbones asymétriques sont identiques, un plan de symétrie se forme qui rend identique les deux configuration RS et SR, d où trois configurations absolues RR, SS, forme méso(rs SR) On appelle l activité optique la capacité d une substance à dévier le plan d une lumière polarisée qui la traverse. La substance est dextrogyre (d) lorsque le plan tourne vers la droite ( sens des aiguilles d une montre ) et lévogyre (l) lorsque le plan tourne vers la gauche. Pouvoir rotatoire spécifique [ ] D 20 C : Angle selon lequel tourne le plan de la lumière polarisée de la raie D du sodium quand elle traverse à 20 C, 10 cm d une solution de la substance optiquement active de concentration 1 g.ml -1. Deux énantiomères sont des antipodes optiques s ils possèdent des activités optiques opposées. Un mélange racémique est optiquement inactif. Loi de Biot : = [ ] D 20 C * l * C l en dm, C en G.mL -1 et [ ] D 20 C en C.mol.g -1.dm -1 D. Conformations moléculaires Des conformères sont l ensemble des dispositions spatiales accessibles à une molécule du fait de la présence de libre rotation intramoléculaire au niveau de ses liaisons simples. La projection de Newman est la représentation de l état rotationnel d une liaison covalente, lorsque l observateur se positionne sur l axe de la liaison. L angle de torsion est l angle séparant les deux liaisons prises respectivement comme références de part et d autre de la rotation libre.

Représentation de la projection de Newman : V_ Interactions non-covalentes dans les systèmes vivants A. Propriétés générales des liaisons non-covalentes Nature physique : Manifestations intra ou extramoléculaires de nature électromagnétique. Origine : Résultant de l existence de forces attractives ou répulsives entre particules électriquement chargées, inégalement réparties dans l espace de façon instantanée ou permanente. Énergie de dissociation : En fonction de leurs natures, les liaisons non-covalentes possèdent des énergies de dissociation comprises entre 1 et 30 kj.mol -1. À température ambiante, les liaisons,non-covalentes se font et se défont en permanence ( en moyenne toutes le 10-12 s ) Distances de contact non-covalent : Situées dans un domaine compris entre 0,17 nm et 0,4 nm selon la nature des atomes impliqués. B. Interaction de van der Waals Origine : Résultant de la capacité de déformation instantanée d un nuage électronique dans l espace ( polarisabilité ).

Conséquence : Rapprochement non-covalent des deux atomes par induction réciproque, stabilisation réciproque et synchronisation dynamique des deux dipôles fluctuants associés respectivement à chaque atome : force de dispersion ou de London. Comportement énergétique : C. Interaction électrostatique Origine : résultant de la présence de charges ponctuelles sur les atomes d un ion ou d une molécule contenant des liaisons covalentes polaires. Conséquence : Rapprochement ou éloignement, et réorientation mutuelle de deux molécules en fonction de leurs distributions respectives de charges ponctuelles. Comportement énergétique : Les énergies d interaction électrostatique entre monopôles électriques sont régies par la loi de Coulomb : E élec = [d / (4 * E 0 )] * [(q 1 * q 2 ) / ( * r)] E élec est en J. [d / (4 * E 0 )] est la permittivité du vide, c est une constante. q 1 et q 2 sont en C. est la constante diélectrique du milieu. r est en m.

Remarque : _ E élec varie entre 4 et 30 kj.mol -1 _ En cas d interaction attractive forte, la distance est plus petite que la somme des rayons de van der Waals. D. Liaisons hydrogènes Description : Cas particulier d interaction électromagnétique où une liaison covalente polaire entre un atome et H interagit de façon non-covalente avec un autre atome porteur d une charge ponctuelle négative. _ Nature de X : O, N, S, rarement C _ Nature de Y : O, N, S, F, Cl, Br _ Géométrie : L angle de la liaison hydrogène est généralement compris entre 120 et 180 ( stabilité maximale ). Les liaisons hydrogènes fortes ont une longueur qui correspond environ à 70 % de la somme des rayons de van der Waals.