Comité National des Coproduits. «Fiches Sanitaires Coproduits»



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Comité National des Coproduits L. Bouton - J. Caudrillier (enseignants-chercheurs à La Salle Beauvais) «Fiches Sanitaires Coproduits» OCHRATOXINE A (OTA) Octobre 2011 1 - Nature du danger sanitaire : Chimique d origine biologique L ochratoxine A est un métabolite secondaire élaboré par diverses moisissures dont la production est liée aux conditions de température et d humidité. Elle est produite sous les climats tempérés et froids par Penicilium verrucosum et Aspergillus carbonarius tandis qu en régions tropicales et chaudes elle est produite par Aspergillus ochraceus. Connue pour sa néphrotoxicité, elle est responsable de nombreux effets délétères chez les animaux et serait à l origine de la «néphropathie endémique des Balkans» chez l homme. Elle est en partie dégradée par la cuisson [2]. 2 - Origines et risques de contamination des coproduits par l ochratoxine A Collecteur Industrie Ferme COPRODUITS Champ Stockage Nettoyage/ prénettoyage Trituration Passage humide Broyage Solubilisation Séchage Stockage ferme Issues de céréales + + + + Tourteau de soja et de colza + + + + + Tourteau de tournesol 0 0 0 0 0 Drèches de maïs/son/ Remoulage/ + + + + + + Farine basse Corn gluten feed/gluten feed de + + + + + + + blé Drèches de blé + + + + + + + +++ : risque élevé ++ : risque modéré + : risque faible 0 : pas de risque avéré Remarque : Le 0 (pas de risque avéré) démontre que la mycotoxine n est pas quantifiable dans le coproduit considéré. Cela ne signifie en aucun cas que la mycotoxine est absente de ce coproduit. 1

La synthèse de l'ochratoxine A se fait surtout lors du stockage. Mais, les contaminations fongiques peuvent avoir lieu avant et après récolte. 3 Risques pour les animaux d élevage 3.1. Exposition des animaux à l ochratoxine A Tous les animaux d élevage sont susceptibles d être exposés à l ochratoxine A. La toxine se développe essentiellement sur les céréales, les produits secs et le raisin lors de mauvaises conditions de stockage. Il est donc possible de la retrouver dans les coproduits issus de ces denrées et qui peuvent être destinés à l alimentation animale. Le niveau de contamination des matières premières et des coproduits destinés à l alimentation animale constaté est tel que les niveaux d exposition des animaux (porc et volaille) sont largement inférieurs aux recommandations de la réglementation. Pour les ruminants, le niveau d exposition n a pas été calculé en raison d un manque de données de contamination des matières premières utilisées dans la ration de ceux-ci [2]. 3.2. Les porcins Le porc est l espèce animale la plus sensible à l ochratoxine A. La dose minimale avec effet nocif observé (LOAEL) de toxicité rénale est de 8 μg/kg de poids corporel par jour. Chez le porc, l ochratoxicose est à l origine d une pathologie appelée MPN (mycotoxic porcine nephropathy), principalement caractérisée par des lésions rénales [2]. 2

Tableau 1 : Tableau de synthèse : Signes cliniques et effets zootechniques de l ochratoxine A sur les porcins en fonction de la dose (mg d ochratoxine A/kg d aliment) et de la durée du traitement Dose (mg d OTA/kg Durée d exposition Signes cliniques Effets zootechniques d aliment) 0.2 Pas d impact Pas d impact 0.2 à 1 3 mois Intoxication chronique à l OTA. Développement d une néphropathie progressive avec polyuropolydypsie [4] Dose d apparition de conséquences économiques : Sol humide, consommation d eau excessive, augmentation de la fréquence des mictions [1] 1 Baisse de croissance et de l efficacité alimentaire [4] 1.4 Diminution de la consommation et par conséquent du gain de poids [6] 2 à 5 Ochratoxicose chronique avec des signes cliniques plus marqués [4] 5 à 10 Intoxication aiguë : Atteinte digestive exprimée par une anorexie totale, diarrhée, déshydratation, l hématémèse, nausées, ténesme, dépressions et d abattement [10 ;1] Mort en 5 jours à 3 semaines [3] 20 à 50 Mort en 1 à 3 jours [10] De nombreux signes cliniques suggèrent une diminution des capacités de défense et des effets immunosuppresseurs de l ochratoxine A [9]. On note également, une augmentation des chutes des animaux, des pathologies cutanées et du temps de nettoyage des locaux [1]. 3

3.3. Les volailles Tableau 2 : Tableau de synthèse : Signes cliniques et effets zootechniques de l ochratoxine A sur les volailles en fonction de la dose (mg d ochratoxine A/kg d aliment) et de la durée du traitement. Dose (mg d OTA/kg d aliment) Durée d exposition Signes cliniques Effets zootechniques 0.5 à 2 Plusieurs semaines 4 à 8 Plusieurs semaines 10 à 20 Intoxication chronique : anémie et une diminution des fonctions immunitaires [3] Ochratoxicose chronique Ochratoxicose aiguë : Atteinte de l état général, animaux prostrés, ataxiques, tremblants et moins réactifs [3] Chute de la production d œufs [3] Effets plus marqués : Perte de poids, baisse du GMQ et sensibilité aux infections accrue [3] La mortalité peut atteindre 55% [3] 3.4. Les ruminants L ochratoxine A est métabolisée dans le rumen, ce qui rend les ruminants relativement résistants aux intoxications aiguës par l'ochratoxine A. Les risques d ochratoxicose chez les ruminants sont donc presque nuls [2]. Contamination du lait Il semble que le transfert de l ochratoxine A dans le lait des ruminants soit très limité et ne conduise pas à un risque de contamination significatif dans le lait [2]. 3.5. Détermination et traitement La détection de l ochratoxicose passe par la réalisation d analyses de la teneur en ochratoxine A des aliments pour animaux, des animaux présentant des symptômes ou encore des produits qui en sont issus. Si l ochratoxicose est décelée, il convient d éliminer tous les aliments et produits contaminés. 4 Conséquences sur la santé humaine La contamination se fait en majorité par voie digestive lors de la consommation d aliments contaminés. La contamination peut être directe, par l ingestion de céréales ou produits secs contaminés, ou indirectement par les résidus dans les produits transformés ou les aliments carnés Les principales sources d ochratoxine A dans l alimentation sont les céréales et les produits céréaliers (à hauteur de 70 %). Les autres vecteurs principalement les boissons à base de raisin contribuent à des niveaux inférieurs à 5 % dans l exposition de l homme. Les produits animaux arrivent loin derrière La dose journalière tolérable chez l homme est estimée de 1.5 à 5.7 ηg/kg de poids corporel [9]. 4

5 - Moyens de prévention et de maîtrise 5.1. La règlementation La règlementation fixe des teneurs maximales autorisées en ochratoxine A qui varient de 5 à 50 μg/kg en fonction des pays et de leur législation spécifique. Concernant l alimentation humaine, le règlement 1881/2006/CE fixe des teneurs maximales en ochratoxine A pour certains contaminants dans les denrées alimentaires [7]. En alimentation animale, la Commission européenne propose des recommandations en teneurs maximales en ochratoxine A dans les matières premières et aliments destinés à l'alimentation animale (cf. tableau 3) [2 ; 8]. Tableau 3 : Teneurs maximales recommandées en ochratoxine A pour les produits destinés à l alimentation animale, selon la recommandation 2006/576/CE [8] Matrice Teneur maximale en μg/kg (teneur en humidité de 12%) Matières premières entrant dans la composition des aliments pour animaux : céréales, produits et sous produits de céréales et fourrages 250 Aliments complémentaires et complets pour : - les porcs - les volailles 50 100 5.2. Moyens de lutte contre les moisissures L humidité et la température sont les principaux facteurs à prendre en compte pour lutter contre le développement des moisissures ochratoxinogènes. Une teneur en eau et une humidité ambiante relativement élevées sont nécessaires à la germination des spores et la prolifération des Aspergillus et des Penicillium. Une attention particulière au moment du stockage est donc indispensable. Différents facteurs sont à contrôler : le moment de la récolte, le nettoyage et le séchage du produit [9]. 5.3. Moyens de lutte contre l ochratoxine A La meilleure stratégie de lutte reste la prévention. Une contamination par les mycotoxines n est cependant pas à exclure. Les moyens de lutte et de décontamination après la récolte sont une barrière importante pour prévenir l'exposition des consommateurs. Les objectifs des stratégies de décontamination consistent à inactiver, détruire ou éliminer la toxine sans produire ou laisser de résidus toxiques dans les produits destinés à l alimentation humaine ou animale tout en respectant la valeur nutritive et l acceptabilité du produit par l homme ou les animaux et sans altérer les propriétés technologiques du produit [9]. Les moyens physiques L addition d une procédure de nettoyage par battage (retrait des enveloppes externes du péricarpe) permet l élimination de 50% de l ochratoxine du blé [5]. La désactivation thermique Pour être efficace, la désactivation thermique nécessite une faible teneur en eau des produits. Elle varie en fonction de la concentration en ochratoxine A, de l hétérogénéité de la contamination et de la performance de la méthode. 5

La décontamination par friture des produits animaux dépend du type de tissu concerné. Le stockage du fromage permet en revanche de diminuer significativement la concentration d ochratoxine A [11]. Les adsorbants Le charbon activé administré à de fortes doses (5 à 10 % de l aliment) possède un net effet protecteur mais entraîne une baisse des concentrations plasmatiques en vitamine E. Les résines type colestyramine à hauteur de 1 ppm dans l alimentation diminuent les concentrations plasmatiques en ochratoxine A [9]. La décontamination chimique En laboratoire, une décontamination de l ochratoxine A peut être réalisée par ajout d hypochlorite de sodium ou de permanganate de potassium [9]. Le méthyl parabène, le propionate sodium et le sorbate de potassium (additifs alimentaires antimicrobiens) peuvent aussi stopper la croissance et la production d ochratoxine A par certains champignons [9]. Ces modes de décontamination en sont toutefois pas utilisables dans l alimentation animale, ni humaine. Il faut bien noter que le principal moyen de maîtrise de l ochratoxine A reste la prévention depuis la récolte de la matière première jusqu à l utilisation en alimentation animale. Pour en savoir plus Comité National des Coproduits Institut de l Elevage Benoît Rouillé benoit.rouille@idele.fr Ademe Julien Thual julien.thual@ademe.fr 6

Références bibliographiques [1] COOK, W.O., OSWEILER, G.D., ANDERSON, T.D., RICHARD, J.L., 1986. Ochratoxicosis in Iowa swine. Journal of the american veterinary medical association. Vol 188, N 12, 1399-1402. [2] FRÉMY, J.M., GALTIER, P., LE BIZEC, B., LEBLANC, J.C., OSWALD, I., BUREL, C., ETIENNE, M., GROSJEAN, F., JOUANY, J.P., PARAGON, B.M., DRAGACCI, S., GUERRE, P., HOSSEN, V., JANIN, F., PARENT MASSIN, D., THOUVENOT, D., GALLOTTI, S., TARD, A., Mars 2009. Évaluation des risques liés à la présence de mycotoxines dans les chaînes alimentaires humaine et animale. Rapport final AFSSA. 339p. [3] HOLLINGER, EKPERIGIN, H.E., 1999. Mycotoxicosis in food producing animals. Food animal practice, vol. 15, N 1. [4] KROGH, P., AXELSEN, N. H., ELLING, F., GYRD-HANSEN, N., HALD, B., HYLDEGAARD-HENSEN, J., LARSEN, A.E., MADSEN, A., MORTENSEN, H.P., MÖLLER, T., PETERSEN, O.K., RAVINSKOV, U., ROSTGAARD, M., AALUND, O., 1974. Experimental porcine nephropathy changes of renal function and structure induced by Ochratoxin A-contamined feed. Acta Pathol. and Microbiol. Scand., Section A, Suppl., 246, 1-21. [5] LOPEZ-GARCIA, R., PARK, D.L. & GUTIERREZ DE ZUBIOURE, 1999. Procédés pour réduire la présence de mycotoxines dans les denrées alimentaires. In: Mycotoxines : Evaluation et gestion du risque. Chapitre 15, Lavoisier, Tec & Doc, Paris, 394-403. [6] MADSEN, A., HALD, B., LILLEHOJ, E., MORTENSEN, H.P., 1982. Feeding experiments with ochratoxin A contamined barley for bacon pigs. II. Naturally contamined barley given for 6 weeks from 20 kg compared with normal barley supplemented with crystalline ochratoxin A and/or citrinin. Acta.Agric. Scand., 32, 369-372. [7] RÈGLEMENT (CE) No 1881/2006 DE LA COMMISSION du 19 décembre 2006 portant fixation de teneurs maximales pour certains contaminants dans les denrées alimentaires. Journal officiel de l Union européenne L 364/15-L364/18. Disponible sur :< http://eur-lex.europa.eu/> [8] RÈGLEMENT (CE) No 2006/576 DE LA COMMISSION du 17 août 2006 concernant la présence de déoxynivalénol, de zéaralénone, d ochratoxine A, des toxines T-2 et HT-2 et de fumonisines dans les produits destinés à l alimentation animale. Journal officiel de l Union européenne L 229/7-L229/9. Disponible sur :< http://eur-lex.europa.eu/> [9] ROUVIER, M., 2002. L ochratoxine A : Nature, origine et toxicité. THESE : 2002 TOU 3 4204. Disponible sur : <http://oatao.univtoulouse.fr/1054/1/celdran_1054.pdf> 7

[10] SZCZECH, G.M., CARLTON, W.W. & TUITE, J., 1973. Ochratoxicosis in Domestic Swine. Toxicology and Applied Pharmacology, 25 : 3, 456-457. [11] WEIDENBURNER, M., 2001. ENCYCLOPEDIA OF FOOD MYCOTOXINS. - Ochratoxicosis 181, -Ochratoxin A 181-186, -Ochratoxin B 186, -Ochratoxin C 186, - Ochratoxins 187, -Aspergillus 26-31, -Penicillium 203-207, edit : Springer-Berlin (DEU), 296p. 8