PIGOULIN. à Neuilly! Quel bonheur! c'est justement. Sr.. b ; ge. s! EPflTS : an an, 12 francs! S:! L qu! 0

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2 PIGOULIN I. Quand on s'occupe d'aviation comme Pigoulin, iï faut se documenter sur des tas de questions difficiles. Tenez, par exemple : le vol des oiseaux! Un futur aviateur a beaucoup de choses à apprendre par l'observation du vol des oiseaux! Pigoulîn se livre à cette passionnante étude en faisant échapper le perroquet de la concierge par la fenêtre... La brave M me Ducordon en reste suffoquée Pour s'habituer aux montées et aux descentes rapides, Pigoulîn pénètre dans un bel immeuble et prend place dans l'ascenseur. A une allure vertigineuse, la cage bondit vers le sixième étage pour redescendre aussitôt à la vitesse d'un bolide, remonter encore et retomber de nouveau... Crrrr! Vian! Zzzzz! Clic! Boum! Zzz! Pan! Les locataires, affolés, voient passer et repasser l'ascenseur en délire!... Plus vite! toujours plus vite! Pigoulîn, ravi, presse des boutons électriques.* montée, descente, montée,, descente Mais voici les pompiers qu'on est allé chercher... «Subséquemment qu'il n'y a qu'à couper le courant!» dit l'un d'eux. L'ascenseur s'arrête au dernier étage. Pigoulîn sort de sa cage et entend les vociférations monter jusqu'à lui. «Diable! se dit-il, je vais me faire écharper! Vite, fuyons! mais fuyons en aviateur, par la voie des airs!» La vue d'un parapluie oublié sur le palier lui donne une idée géniale Pigoulîn se retrouve assis parmi les bidons de fer blanc, tandis que le cheval effrayé part au galop... Dans la voiture affreusement cahotée, le tintamarre est assourdissant, mais Pigoulin a le sourire : «Ça m'habitue au bruit du moteur!» songe-t-il. Lé laitier parvient, non sans peine, à arrêter son cheval. P goulin est prié, en termes énergiques, de descendre de la voiture... Décidément, ce laitier est un rustre qui ne comprend pas les beautés de l'aviation. S. Quand un aviateur est en danger, il descend en parachute, Pigoulîn, ayant gagné le toit par une lucarne, s'élance dans le vide, suspendu au providentiel parapluie Pigoulin obéit... Tiens! mais il est à Neuilly! Quel bonheur! c'est justement le moment de la foire. Voici la baraque d'un photographe qui fait des portraits pour vingt sous: dans une auto de bois ou un avion de carton... Quelle aubaine! Bien entendu, Pigoulin choisit l'avion! «Souriez, comme Pelletier Doisy, jeune homme,» dit le photographe. Pigoulin, très ûatté, prend une expression très «homme de l'air EPflTS : an an, 12 francs! S:! L qu! 0 Sr.. b ; ge. s! 22 fr 25 fr 6. Mais voici venir, dsns la rue, au petit trot, la voiture du la 'rier, brinquehullant des bidons vides avec un bruit assourdissant de ferraille,.. Ciel! Pigoulîn va toznber dessus! Cela va faire un sfjreux accident! Le cheval va s'emballer! Pigoulîn va se blesser!:..... M is non, cela a seulement fait un grand bruit Oh! oh!... Ah! ah!... Eh! eh!... Un manège d'avions! A nous les émotions du décollage, les joies de la vitesse entre ciel et terre, la vision des ailes étendues où rutilent des cocardes, la griserie des virages penchés qui font qu'on voit la terre tout de travers... les sensations de Paris-New-York... Pigoulin entre dans la baraque résolument, (A suivre.) Su sse (fiaocs suisses) i. Autres pays Ofr! ésnmé des chapitres précédents. line étonrderic de leur part ayant été la cause indirecte d'un accident mortel arrivé à un pauvre chemineau, Rr.né, Etienne, Marc, Maxime et Pierre Farrège assistent le malheureux- dans ses derniers moments et recueillent sa confession. Celui-ci a,'"en effet, contribué à l'enlèvement d'un, entant et, pris de remords, le recherche pour-le rendre à sa mère. Les jeunes gens lui jurent de remplir sa mission. Ayant obtenu de,eur tuteur la permission de faire un petit voyage, les cinq frères gagnent le Morbihan où doivent commencer leurs recherches, Caboche étant mort sans avoir pu leur donner d'explications précises. Obligés d'aller très économiquement, ils s'arrêtent pour faire un frugal dîner. Empressé, 'l'aubergiste leur offre des chambres. CHAPITRE VII (Suite.) Non, non, s'empressa de répondre René. Nous sommes attendus, contia-t-il, afin de couper court tout de suite à l'insistance qu'il pressentait. L'aubergiste prit un air vexé et leur tourna le dos après avoir parcimonieusement mesuré la soupe, le pain et le fromage Il ne me plaît pas, ce bonhomme, s'écria Etienne, aussitôt qu'il eut disparu. A moi non plus, dit René, et c'est pourquoi je n'ai pas voulu lépondre aux offres qu'il nous faisait. Tu as bien fait, dit Marc; seulement je ne vois pas trop où nous allons pouvoir coucher.. Moi non plus! Terminons notre repas, ensuite nous aviserons... Le prix qu'on leur demanda ne fut pas exhorbitant, ainsi qu'ils l'avaient redouté. Malgré tout, en quittant l'auberge ils se sentirent libérés... Cet homme qui tournait autour d'eux, curieux et désappointé, les avait tous agacés.. Si nous nous dirigions plutôt du côté de la campagne? proposa Marc à ses frères. La serrure grinçait, l'homme pestait.. Il est bien tard, objecta René. Raison de plus pour nous décider, dit Marc ; ce, n'est pas en ville, à mon sens, que nous trouverons un gîte. du moins un gîte à bon marché... A la campagne, peut-être aurons-nous quelque occasion, un hangar, une tonnelir, à tout le moins un fossé, et puis, nous aurons, pour sûr, un peu plus de tranquillité. Nous sommes de l'avis de Marc! s'écrièrent Etienne et Maxime. ' René se rendit et tous cinq se dirigèrent vers les faubourgs Le jour, décidément, s'éclipsait... Les réverbères étaient allumés et les petits boutiquiers plaçaient leurs volets de bois... Cabaretiers et restaurateurs demeuraient ouverts encore, et puis la soirée était douce et bon nombre de bonnes gens s'attardaient à bavarder, pendant que les enfants tapageurs se poursuivaient en criant... Sans même s'en rendre compte, les cinq garçons s'étaient rangés par rang de taille, et les habitants regardaient curieusement cette troupe qui marchait d'un même pas et d'une même allure dégagée. Eux observaient à droite, à gauche, mais ils n'osaient pas s'arrêtei, encore moins demander un gîte. Ils avaient dépassé l'octroi, les maisons se faisaient plus rares... Sans se le dire, ils se demandaient, tout bas, si le fossé, dont Marc leur avait parlé, ne serait pas leur seule ressource... A présent, ils étaient en pleine campagne... Tentés de revenir sur leurs pas, ils cotitinuaient pourtant leur route, espérant, à chaque tournant, découvrir enfin un village... Sous le ciel dégagé, la route, heureusement, comme un ruban de couleur claire, se déroulait entre les haies. Soudain Maxime, dont la vue était perçante, annonça deux, trois, quatre maisons, tout un village, dit-il ensuite. Ils n'allèrent même pas si loin... A proximité d'une de meure d'assez élégante apparence, une sorte de hangar vide, N US

3 e 0 4 Qoooooooooooooo»ao*M«eceeM«oooaoooooooooeooooooooooóooeooooosoooooeooooooooood60ooooooooooooocooODOoooooooofroooQ PIERROT 00 on du moins à peu près vide, ouvrait toutes grandes ses portes. Entrons là, souffla Maxime. Ils s'arrêtèrent. Cet abri semblait fait pour eux... Une petite barrière, facile à escalader, le séparait de la route... Ils la passèrent en un clin d'œil. Derrière la demeure qu'ils ambitionnaient, s'étendait un champ montueux dont les confins échappaient à leurs regards. Nous serons rudement bien ici! affirma Etienne. Marc inspectait en silence... Quelques fûts, derrière lesquels ils pouvaient, à la rigueur, passer inaperçus, étaient rangés tout au fend. Je crois que nous pouvons rester, dit-il; toutefois je pense qu'il serait prudent de veiller à la fermeture. Comment! tu veux fermer les portes? Au contraire, je veux être certain qu'on ne nous fera pas prisonniers. C'est une bonne précaution, approuva René... Et comme Etienne ne paraissait pas comprendre : Marc pense, comme moi, expliqua-t-il, que ce hangar sert de remise à quelque propriétaire de voiture ou plutôt d'auto... Nous allons attendre le retour de ce monsieur derrière la construction... et, si la porte reste ouverte, nous nous faufilerons dans la place et... nous passerons une bonne nuit. Je tombe de sommeil, dit Pierre. Ecoute : s'il nous fait trop attendre, nous nous étendrons dans un coin. L'un de nous montera la garde... Pendant que René s'entretenait avec ses frères, Marc ne perdait pas son temps.., A la lueur d'une allumette, il inspectait la serrure et y plaçait délicatement un petit bout de métal destiné à l'empêcher de fonctionner. Ce soir, ils ne trouveront pas la cause, dit-il, et fort probablement renonceront à fermer à clé ; demain, avant de partir, je remettrai tout en état. Le jeune garçon avait été bien inspiré d'agir avec diligence... A peine avait-il terminé que le ronflement d'un moteur se fit entendre sur la route. Ils n'eurent que le temps de se dissimuler derrière le hangar. Agenouillés dans les hautes herbes qui croissaient le long du mur, guère d'être vus. Pourvu qu'ils ne viennent pas par là! chuchota cependant Pierre. Un geste énergique le fit taire. L'auto était arrêtée ; un homme en descendit qui ouvrit le cadenas qui enchaînait la barrière ; il vint ensuite poser l'un de ses phares à terre afin d'éclairer l'entrée. Celle-ci était d'ailleurs spacieuse et, malgré l'éclairage médiocre, il n'eut aucun'; difficulté à rentrer en marche arrière. Une fois l'auto garée, le conducteur se mit en devoir de fermer... Quand il fallut tourner la clé, les Farrège l'entendirent qui maugréait... Qu'est-ce qu'elle a, cette serrure?... On jurerait qu'un obstacle coince la clé. La serrure grinçait, l'homme pestait, finalement il y renonça. Il retira la clé pour simuler la fermeture et s'éloigna à grands pas.. Les jeunes gens prêtaient l'oreille. Les ras s'arrêtèrent devant l'espèce de villa qu'ils avaient précédemment remarquée. Une grille s'ouvrit, de nouveau les pas résonnèrent. Lorsqu'ils n'entendirent plus rien, un à un, avec précaution, ils sortirent de leur cachette... Mince de voiture! s'exclama René en entrant. Le hangar abritait, en effet, une auto d'un modèle récent. Le moteur était puissant, à en juger par la longueur du capot. Maxime et Marc entrèrent tout de suite en discussion sur la marque de la voiture... Pierre jeta un regard admiratif sur la conduite intérieure garnie de coussins rebondis; René avait appelé Etienne venait de découvrir dans un coin quelques vieilles toiles qu'ils étendaient derrière les fûts. Comment, vous avez la prétention de placer dans ce bovau notre chambre à coucher! protestèrent Maxime et Marc quand ils virent leur manège. Aimes-tu mieux, répliqua René, que, demain, nous soyons délogés impromptu de notre demeure? D'abord rien n<* nous fait supposer que cet homme, qui est rentré tard, sortira demain dès l'aube! et puis, quand même, je préfère coucher l'air libre, même avec la perspective de ce réveil désagréable... J'aurai lit* 1ÍS ils Ils vite fait de lui prouver que nous ne faisons rien de mal. A ton aise, répondit René ; moi, je préfère l'abri des fûts. Que chacun fasse ce qui lui plaît. Quelques minutes après, Soit derrière, soit devant lés fûts, les cinq Farrège, accotés les uns aux autres, ronflaient à qui mieux mieux. Le sommeil, impérieux à cet âge, avait eu raison, sans peine, de leur situation, cependant bien inconfortable. Au milieu de la nuit, Maxime fut réveillé en sursaut... C'était Pierre qui se plaignait. Il fait froid! grommelait-il... Fais comme moi : mets ton second chandail! conseilla Maxime. Chacun d'eux portait son petit baluchon : du linge de rechange, très peu, un second chandail, une bonne pèlerine... Pierre se leva. Etienne pensa qu'il se vêtissait davantage... I! se rendormit... pas pour longtemps... car le jour pointait à peine que le bruit d'une cle dans la serrure le fit bondir... Près de lui, Marc ne s'était pas réveillé. Il le pinça fortement. Marc avait le sommeil dur et il s'agissait d'aller vite... René et Etienne s'étaient couchés derrière les fûts. Sans doute Pierre était allé les rejoindre car il ne l'aperçut pas. Marc s'étirait, incompréhensif et grognon. Vite, mon vieux, c'est le proprio, lui souffla Maxime à l'oreille. L'étrangeté de la situation secoua l'inertie de Marc... Il se leva avec Maxime et n'eut que le temps de disparaître avec lui dans le fond de la remise... L'homme entrait. J'oubliais cette maudite clé, pensa-t-il à haute voix, j'aurais pu tourner longtemps. Ce n'est pas à cette heure-ci que je vais y regarder! Chienne de vie! On est rentré tard hier soir et il faut déjà courir... Il mit le moteur en marche... Peu après l'auto s'éloignait... Les jeunes garçons, tout à fait réveillés, se félicitèrent l'appelèrent au dehors, rien ne leur répondit... d'en être quittes pour la peur. Mais où est Pierre? s'exclama Maxime tout à coup... Je ne l'ai pas vu tout à l'heure quand je me sais réveillé. J'ai cru qu'il était avec vous. Est-ce qu'il dormirait encore? s'exclama René. Mais ils eurent beau inspecter la remise dans tous ses coins, le jeune garçon n'y était évidemment pas Il est peut-être sorti, suggéra Marc, que l'inquiétude gagnait... Ils l'appelèrent au dehors, mais rien ne leur répondit... L'imbécile! apostropha Marc, soudain. A qui én as-tti? dit Maxime. - A Pierre, parbleu! Je parie que ce crétin est allé dormir dans l'auto... Tu crois qu'il aurait fait cela? demanda René. Où pourrait-il être autrement? A l'appui de cette supposition, Etienne se rappela, tout à coup, qu'à la suite de leur bout de conversation, il avait entendu Pierre faire tout un remue-ménage... S'il a fait ça, gronda René... Nous l'en ferons souvenir longtemps! dit Maxime... Quel bateau je vais lui monter! s'écria Marc... Oui, niais en attendant le bateau je voudrais bien la voiture, soupira René... Malgré l'ennui de la situation, les Farrège se regardèrent en riant. Us voyaient malgré eux la chose par son côté drôlatiaue. Il doit e-n faire, une tête! dit Marc. Qu'il ne vienne plus faire le malin! Et s'il ne se réveille qu'en route, où va-t-il se croire, grand Dieu? Quant à ça, c'est bien fait pour lui! Les remarques, les appréciations, les moqueries se croisaient et s'entrecroisaient... Après quelque temps cependant, ce feu roulant se calma, puis s'éteignit tout à fait... La réalité, au fond, n'était pas si drôle que ça! Comment retrouver ce benêt et qu'allait-il lui arriver? Ecoute, dit René, ce qu'il a de mieux à faire, c'est de s'expliquer nettement... Cette voiture, après tout, doit revenir au garage... (A suivre.) ocoo PIERROT 0 0,,cloooooo!loooo»»o<«, <'o»«i'<>»»o'>oooooooooooiicooomooooooi>o8osoooossooo»ci)6»9íeooooooooooooeoíseíosîíoosoeooooaoooq S Oû'» UN FAMEUX COUP t)e FUSIb ii$r 3. En peu de temps, Alcide a campe sur la toile 4. Mais voici qu'un chasseur, M. Lemyope, aperçoit de loin le lièvre une magnifique silhouette de lièvre d'un réalisme sur- du tableau qu'il prend pour un lièvre véritable... «C'est le moment de prenant. Son travail terminé, il replie bagage et pose le tuer, se dit-il : il ne bouge pas!» sa toile près de lui. contre un arbre...

4 Parce qu'il n'était pas grand, Petit- Pierre était très fier le lui quand, d'aventure, on le chargeait de faire une commission. C'était alors pour lui une satisfaction d'amour-propre analogue à celle qu'il avait éprouvée la première fois qu'on l'avait conduit à l'école, la première fois qu'il avait porté culotte, ou la première fois qu'à table on lui avait permis de se servir d'un couteau. Aller aux commissions, n'était-ce pas se comporter comme un homme et montrer à tout le monde que, lui, Petit-Pierre, si petit fut-il encore, n'était plus un marmot? Il fallait le voir partir tout seul avec son panier et se présenter, la route faite, chez le boulanger ou l'épicier dont les comptoirs, bien certainement, étaient plus hauts que lui. Regardez, disaient les ménagères, regardez ce petit homme, comme il vous a l'air sérieux et résolu. Sérieux, résolu, conscient de l'importance de sa mission, Petit-Pierre l'était effectivement. En quoi il différait du tout au tout de son aîné, Cyprien, qui, en sa qualité d'apprenti et donc de grand garçon, croyait avoir beaucoup mieux à faire que d'aller aux emplettes, même quand il en avait le loisir. Un après-midi, s'étant aperçue tardivement qu'elle manquait de farine, ce fut donc Petit-Pierre que sa maman chargea de courir en chercher deux livres à la boulangerie. L'enfant venait de rentrer de l'école et la journée tirait à sa fin. Déjà les ombres du soir s'amassaient au dehors et peut-être aurait-il mieux valu attendre le retour de l'apprenti pour qu'il pût accompagner son frère. Mais Cyprien n'aurait pas manqué d'alléguer toutes sortes de bonnes raisons afin de se soustraire à cette corvée, et la brave femme se dit que Petit-Pierre, qui n'avait pas froid aux yeux, se tirerait bien d'affaire tout seul, même si la nuit le surprenait chemin faisant. La famille habitait assez loin du centre. Néanmoins Petit-Pierre n'hésita pas à se mettre en route sous l'obscurité naissante, par des espaces à peu près déserts. C'était bien un peu impressionnant de Voir les ténèbres s'épaissir si rapidement et de ne rencontrer âme qui vive jusqu'à l'octroi, passé lequel les maisons se touchaient, formant rue, une rue pas très bien éclairée peut-être et pas très animée vers la périphérie, mais enfin une rue tout de ïnême, et où l'on croisait toujours quelque No VIS passant. Tandis qu'avant l'oetroi, si ce n'était pas la pleine campagne, ce n'était pas non plus la ville, mais une zone intermédiaire, aux constructions espacées, sans lumière et sans animation. Heureusement, nous l'avons dit, Petit- Pierre avait du cran. Il se dépêcha de traverser cette zone désagréable et le reste, alla tout seul. Une fois dans la rue proprement dite, il respira. La boulangerie n'était plus bien loin. Il l'atteignit, se fit servir ses deux livres de farine, en se haussant sur la pointe des pieds pour jeter un coup d'œil sur la balance et s'assurer qu'elle ne penchait pas du mauvais côté. Tiens, mon petit, lui dit la boulangère, en lui tendant le sac. C'est trente-deux sous. Petit-Pierre lui remit une pièce de deux francs, compta les huit sous qui lui revenaient, remercia poliment la commerçante et s'en fut avec sa farine et sa monnaie. Il avait mis les huit sous dans la poche de sa blouse. Quant au sac, il faisait bien attention de ne pas le lâcher, ni de le crever en le pressant contre lui. Il ne lui restait plus qu'à revenir sur ses pas. Il ne s'attarda pas en ville et ce fut à nouveau l'octroi, avec son réverbère, le dernier de la rue. Ce réverbère était déjà allumé, mais audelà la nuit n'en paraissait que plus "noire, comme lorsqu'on sort d'un endroit éclairé pour passer dans un autre qui ne l'est pas. Et Petit-Pierre aurait bien voulu être arrivé à, la maison. Il n'avait plus que cinq cents mètres à faire pour l'atteindre, mais ces cinq cents mètres-là, il les lui fallait faire solitairement, sans y voir goutte ou à peu près. A peu près, car, en vérité, on n'a pas idée de toutes les choses qu'un petit garçon, même brave de sa nature, entrevoit ou croit distinguer dans la nuit, quand il s'y engage seul à l'aveuglette. L'ombre est alors pleine de rumeurs et de mystère, peuplée d'on ne sait quelles formes mouvantes et redoutables qui évoquent des monstres en rupture de ban et tout un monde fantastique. Ce ne sont, bien entendu, que des arbres, des clôtures ou des buissons; ici un talus, là une borne hectométrique. Mais ça n'en a pas l'air, ça prend l'aspect de géants ou de bêtes féroces, et si le vent s'en mêle, pleure et gémit, voilà que le cœur vous bat à se rompre, que l'on se prend à frissonner comme les feuilles et que, pour, k PAS rai un peu, perdant la tête avec le sens de la réalité, on se mettrait à crier dè frayeur. Mais Petit-Pierre ne voulait pas céder à ses transes et il continua son che 'n vaillamment, en se répétant tout bas que chaque pas qu'il faisait le rapprochait de chez lui et qu'une fois à bon port il ne regretterait pas d'avoir prouvé que, dans son cas, la valeur n'attendait pas le nombre des années. Et qui serait bien attrapé, ce serait Cyprien, lequel tendait à faire l'important, précisément parce que chaque soir il traversait cette zone impressionnante tout comme son père..,_ Ce n'est pas toi qui oserais, disait-il même à Petit-Pierre. Oui, j'oserais, répondait le petit. Mais Cyprien haussait les épaules et ne le croyait pas. Eh bien, maintenant, il serait bien obligé de le croire, et cette pensée ne contribuait pas peu à remonter le moral, parfois légèrement défaillant, du jeune commissionnaire. Tant et si bien qu'il approchait du but, quand tout à coup le sang ne lui fit qu'un tour et toute s& chair se hérissa. Là, devant- lui, sur l'accotement de la route, dans la nuit pas assez noire pour ne rien voir du tout, mais pas assez claire pour être très sûr de soi, quelqu'un venait de surgir de derrière le tronc d'un arbrp, quelqu'un dont Petit-Pierre n'eût su dire s'il était de ce monde ou de l'au-delà, et dont la brusque apparition tenait de la fantasmagorie la plus saisissante. Cette manière de revenant portait, enroulé autour de lui, une sorte de suaire et poussait des gémissements effroyables. Et par le fait, s'il avait l'intention d'effrayer Petit-Pierre, il parvint à ses fins, car Petit- Pierre eut réellement peur, comme^ s'il avait été assailli par un ogre ou un ioupgarou. Il eut peur, très peur, Petit-Pierre, mais il y a peur et peur. Il y a la peur des femmelettes que la vue d'une souris fait tomber en syncope. Il y a la peur du couard qui se laisserait égorger sans se défendre, tant elle le paralyse. Et il y a 1» peur du brave eh oui, du brave dont la carcasse tremble, mais qui réagit virilement contre ses faiblesses et ses émotions. La peur de Petit-Pierre, si intense futelle, ne le priva pas entièrement de ses moyens. Il ne fut pas intrépide à la façon de ces héros qui Joncent tête basse sur l'ennemi, avec l'idée de se sacrifier au salut de leurs jfroches. Il ne se rua pas sur 1«fantôme, ne lui sauta pas à la gorge, n'engagea pas avec lui une de ces luttes désespérées dont sa vie aurait été le prix. Non, il ne fit rien de tout cela, Petit- Pierre, mais il ne s'affola pas trop.non plus, et si son désarroi fut réel, il ne 16 priva pas entièrement de présence d'esprit- La preuve en est qu'il fit la seule chose qu'il était en son pouvoir de faire.sagement et qu'au moment où son mystérieux agresseur allait sans doute le colleter en ululant hou! hou! comme une vieille ^ chouette en colère, v'ian, son bras se détendit et lui colla son sac de farine dans le milieu de la figure... Il y eut un autre cri, qui manifesta» autant de souffrance et de surprise <p& **oo PIERROT O ílo3wïc * #í,oooccoos9 * oo í i = d'irritation et le fantôme, aveuglé par la farine dont il était tout barbouillé, se mit à danser une sorte de pilou-pilou, en se frottant les yeux comme on se les frotte quand ils sont pleins de poussière. Mais Petit-Pierre ne s'attarda pas à contempler l'étrange spectacle de cette danse inyqlontaire. Et si son premier geste avait été d'enfariner le gaillard qui jouait les révenants, son second mouvement fut de tirer au large de toute la vitesse dont il était capable.. Or, il courait fort bien. De plus, la peur lui donnait des ailes. Je n'irai pas jusqu'à prétendre qu'il battit le reeord de la distance, mais j'affirme qu'il mit fort peu de temps pour enlever les deux ou trois cents mètres qui le séparaient encore de chez lui. Par exemple, quand il se trouva enfin en lieu sûr, c'est-à-dire à huis clos et dans les bras de sa mère où il s'était jeté d'instinct, une réaction se produisit et, tout pantois de son aventure, le brave enfant ne put retenir ses larmes en racontant l'agression absolument inqualifiable dont il avait failli être victime. Là! là! ce n'est rien, lui dit sa maman. Une farce qu'un imbécile t'aura faite. Petit- Pierre s'essuya les yeux. Tu crois? dit-il. " Dame, mon petit, il n'y a pas d'autre explication, et tu verras que papa sera de mon avis. Ce qui ne l'empêchera pas de donner une bonne leçon au mauvais plaisant si jamais il vient à \ le démasquer. Oh! pour ça, j'ai pris les devants, dit Petit-Pierre: Ça m'ennuie bien pour la farine, mais je lui en ai fait tellement manger qu'il est capable d'en avoir une indigestion. I! en a eu plein les yeux, piein la bouche ' S V* - et plein le nez. Bien fait, répondit la maman en riant malgré elle. Bien qu'il m'en coûte trente-deux sous, ce n'est pas trop cher et je te félicité de t'en être tiré à ce prix, mon chéri. Mais, à propos, tu n'as pas rencontré Cyprien? g Non, maman, pourquoi? Parce qu'il est rentré en ton absence et que, tout à l'heure, un peu avant ton rétour, ayant besoin de lui, je ne l'ai pas trouvé dans sa chambre où je le croyais ed train de se changer. Il doit donc être res sorti et je pensais qu'il avait pu se porter à ta rencontre. - Non, maman, répéta PetifoPierre, je ne l'ai pas vu. Où donc est-il passé?... Toujours le même! Quand on veut lui demander quelque chose, on ne le trouve jamais. J'entends du bruit dans le jardin. C'est sans doute lui Cyprien? appela la mère. C'est toi? Oui, maman, répondit l'apprenti, sans se montrer.. Que fais-tu dehors et où étais-tu il y a un moment? Achetez tous 00003« OOOOOCOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO Moi?... Je... J'étais dans ma chambre. Dans ta chambre?... J'y suis allée. Qu'est-ce que tu nous chantes là? J'ai été aussi dans le jardin, maman, mais je n'étais pas loin et tu vois bien que je sors de ma chambre, puisque je viens de m'y débarbouiller. Ce disant, l'apprenti poussait la porte de la cuisine, où Petit-Pierre se trouvait avec sa mère, mais à peine y eut-il mis les pieds que les siens, stupéfaits, échangèrent un regard inexprimable en laissant échapper des interjections à n'en plus finir. Oh!... Ah!., ah!... ah!... Quoi?... Qu'est-ce qui vous prend? fit Cyprien, ahuri lui-même de l'accueil qu'on lui faisait et inquiet aussi sans aucun doute d'être l'objet d'une telle curiosité. Pourquoi me regardez-vous comme cela?... Et poussait des gémissements effroyables Pourquoi? s'écria sa mère. Tu le demandes, polisson? Va te regarder toi-même dans la glace et nous en recauserons après. Cyprien blêmit. Façon de parler, car il lui aurait été difficile d'être plus blanc de figure qu'il ne l'était déjà sous la couche tenace de farine qui le poudrait et dont il avait vainement essayé de se débarrasser en se plongeant le nez dans sa cuvette... Car le mauvais plaisant qui avait imaginé de s'embusquer derrière un arbre sur la route et de jouer ie fantôme pour effrayer son cadet n'était autre que lui et c'était donc également lui que Petit-Pierre avait barbouillé de farine. Cette diablesse de farine, la maudissait-il assez depuis le piteux échec de sa gaminerie! Le sac s'étant crevé sous le choc, son contenu l'avait blanchi de la tête aux pieds et il avait eu beau se secouer, s'épousseter, d'abord en plein air, comme un chien qui s'ébroue au sortir de l'eau, puis dans sa chambre, où il avait employé la brosse et le numéro du 1" Mars de $ î$ej En vente partout : 1 franc le num oooooooooo OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOÎQ 7 OOoo l'éponge, impossible, il s'en rendait compte maintenant, de faire disparaître complètemenf la farine accusatrice. Alors, c'est toi? dit Petit-Pierre, a demi navré, à demi indigné de sa découverte... C'est toi, Cyprien, qui m'as attaqué sur la route? Toute dénégation étant inutile, l'apprenti rétorqux simplement d'un ton piteux : Oh ' attaqué... Mai.- oui, attaqué, mi dit sa mère, et. si tu n'étais pa> arrangé encore comme tin plâtrier, tu devrais rougir de toi. Je n'ai pas fait grand mal. Vraiment?... Tu risquais de. tourner le sang de ton frère et, grâce à tu-, j'en suis pour trente-deux sous, ni plus 'i' moins, et tu trouves cela sans conséquen ' Je regrette, balbutia l'apprenti, de plus en plus penaud. Parce que tu es pris. Si tu avais pu dissimuler ta faute, tu trouverais cela très bien. C'est si intelligent, si malin, hein, de se poster derrière un arbre pour faire peur à son petit frère. Mais il est moins sot que toi et il te l'a prouvé en te coiffant avec son sac. Reste à savoir ce que ton père en pensera et comment il prendra la chose. Maman, dit Petit-Pierre, si on ne lui disail rien? Si on pi> lui dit rien, ton frère recommencer! Oh non, ma.nan, dit l'apprenti Ça non, j. ne recommencerai pas. Je n'aurais pas dû. J'ai été bête... Bête et méchant. Bête et méchant. Alors, ce n'est pas la chose de le dire ou non à papa qui y changera rien, mais si tu lui dis, il m'en voudra. Tu ne l'auras pas volé. Mais il sera malheureux. Et moi aussi maman, fit Petit-Pierre, d'un ton câlin Tous deux se pressaient contre elle et l'embrassaient. Elle finit par se laisser fléchir. Soit, gardons cela pour nous, dit-elle. Mais tu ne risques rien de recommencer ta toilette, Cyprien. Tu as une figure, mon pauvre ami. Un vrai masque, constata Petit-Pierre en riant. Oui, de carême-prenant, dit-elle, et si ton père te voil dans cet ^tat-là, il n'y aura pas de conspiration qui tienne, il faudra bien tout lui dire Lave-tei donc bien, surtout les yeux et les oreilles, et puis, comme tout est arrivé par ta faute e* non par la mienne, tu prélèveras un franc soixante sur ton prêt et tu me rembourseras mes deux livres de farine. Volontiers, maman, car tu l'as dit, c'était une farce à ne pas faire. PHILIDOR. GUIGNOL êro de 52 pages illustrées, noir et couleurs ^ ^ JEUX D'ESPRIT CHARADE L'oiseau monte et l'homme s'abaisse Par mon premier Lorsqu'on avance avec vitesse Dan? nion dernier. On n'wrt plus comme dans la jeunesse, Trop mon entier (Voir la solution dans le prochain numéro.) IÍEVTXETTES Quel est le comble de la gsiti pour un caissier? Arriver, par sa gaîté communicathre, à distrairo l'argent de sa caisse. Quelle différence y a-t-il entre un aéroplane et un cigare? L'aéroplane fait monter, et le cigare fait descendre (des cendres;. N US

5 1. ta réunion était brillsnte, le soir du 17 novembre 1938, au olub de «l'autt ic, Humaine»; tout ce que Paris comptait de célébrités dans tous les mondes Û heurtait, se saluiit, s'interpellait courtoisement dans les grands salons Hlumiil traversés par d'adroits valets en grande tenue. C'était cependant une soirée d'hommes, l'inauguration vraiment mondaine avsiu. lieu fin septembre, et le but réel de la réunion était de célébrer le retour du briiij, tviiteur de B..., qui venait de faire le tour du monde sans escale I A quoi n'arrive-t-on pas, disait dans un groupe le doyen de la Comédie-F^. Paris-Sa Lune 2. C'est a ce moment qu'un grand et distingué vlehiard s'avança en disant: Monsieur Paul Monter, je crois? Mon commandntl fit ce dernier. Voulez-vous me permettre de vous présenter mon fils, qui n'était encore qu'un enfant lors de la grande guerre? et le commandant Lepage fit avancer un jaune homme paraissant vingt-six ans. Louis Leaage, mon fils, explorateur; Monsieur l'ingénieur Paul Mchter, fit-il. C'était un nom qui lit effet dans le groupe, les magnifiques travaux de Paul Mchter étaient connus. Après les échanges de politesses, Louis Lepage rèprit en souriant: Je suis heureux de connaître Monsieur, l'auteur de si grands travaux; mais excusez-moi, vous parliez tout à l'heure de la lune... ce n'est peutêtre qu'une plaisanterie? Pas le m inj du monde, cher monsieur, et si l'aventure vous Intéresse, comme il se fait tard et que Je dois rentrer, ayant encore à travailler, nous pourrons faire rouie ensemble et Je vous développerai mon idée a eei égard. Après quelques poignées de main de départ, les pardessus furent vite mis et les deux hommes sortirent du Olub. déjà en courtoises relations. Vous savez, monsieur Lepage, fit Richter entrant tout de suite dans le vif du sujet, que notre satellite n'est qu'à kilomètres de la terre. «Les progrès de la science ont appris l'irréalisable de tout ce qu'on a pu concevoir sur notre cas, tel un canon, pure fantaisie, dont la déflagration en effroyable secousse serait mortelle du coup aux voyageurs. «Il faut un départ lent, augmentant peu à peu de vitesse jusqu'à atteindre les kilomètres en question et, depuis longtemps, j'ai songé au «moteur à réaction» qui est le moteur de l'avenir. «Si nous supposons, par exemple, un moteur à réaction, réglé de telle sorte qu'il communique au sidéroo'ane (sorte de long obus en o/iwj une vitesse croissant d'un mètre seulement pu seconde, la vitesse se doublant, puis se triplntl mesure, de secondes en secondes, obtient oïenhi une rapidité fantastique sans aucune secousse. «Le moteur à réaction consiste en une c/iamte d'explosion cylindrique en carton épais renferma»! des poudres fusantes, comme les fusées de /eu iifieo ; une seule ouverture existe, et l'éclatemt^ chasse les gaz par cette seule ouverture, refoaim en arrière par <r réaction» la chambre d'explosif Le véhicule est par conséquent lancé <( en avin toujours comme dans les fusées de feux d'art» «Mais nous voici arrivés à ma porte; si lè ristfl ne vous effraye pas, faites-mol le plaisir de venirin voir ces prochains jours, nous en causerons. Cher monsieur, répondit Lepage, J'ai dèjtim, mes voyages sur terre et dans l'air, car je suisw aviateur, risqué plusieurs fols ma vie ; j'apo/» la confiance que vous voulez bien me (émois* et que je résume en quatre mots : «Je < a votre homme.» Paul Mchter et Lepage se Wreni sou vent, et?'îj de ces entrevues réitérées que sortit la *?*ï de s'entendre avec un constructeur pour l' m : du sidéroplane.. Les mois avalent passé, et ce Paris, ou twj, qui est hardi passionne les feules, ne parlait <W plus oua de la tentative audacieuse des deux teurs, èar il avait été vite décidé que l' a rwí devait contenir deux sièges à l'avant, i"occticei' départ par la nécessité du lancement, le jrayj' plane dévint glisser le long de quatre branelm s'élever ainsi lentement, jusqu'à sa libération : tout appui, à dix mètres de hauteur, et son w à l'air libre. L'intérieur de l'obus devait contenir quelque* v vicions et des vètemen s chauds. Un petit c3non s. l'avant dès la mise en route garantissait cw., y imprévu, car II ne faut pas oublier que n0»> connaissons qu'un côté de la lune. Quelles swpjn peut révéler l'inconnu? Il fallut aussi penser- 7. Un coup de canon, et les deux voyageur) amlt montent quelques marches qui mènent vers leur sidéroplane. Paul Richter est d'un calme absolu; Paul Lepage, plus jeune, ne peut comprimer quelques mouvements nerveux. Un second coup de canon et une légère fumée s'élève de la base de l'appareil : la force radioactive du radium entre en action ; les voyageurs ont, disparu, on entrevoit un instant leur visage derrière les hublots de l'obus fermés par de rigides barreaux ; puis, trois jets de fumée s'élançant du moteur, l'appareil monte lentement le long des supports ; la Marsèillaise éclate à nouveau ; quelques instants encore l'obus est visible, puis il diminue graduellement de volume : le voyage vers la lune est commencé. (A suivre.)

6 as DE AI\T A. A. *. Aadantino " 1 ' La brigantme Qui va tourner Roule et «'incline Pour m entraîner, O Vierge Marie, Pour moi priez Dieui Adieu, patrie! Provence, adieu I (Bis.) V», SPORTS D EQUIPES A PRATIQUER PAR LES JEUflES GARÇONS LE BASKET-BALL Et voici quelques conseils du Vieux Sportif qui feront de vous ^excellents joueurs pour former dé brillantes équipes! «pousser» de la mê.ne façon. Si vous approchez d'un adversaire, arrêtez votre dribble et «passez» le ballon. La passe courte se fait d'une main, placée à hauteur de la poitrine et sur le côté, bien ouverte pour bien tenir le ballon. Le bras est étendu rapidement dans la direction du partenaire pour lui envoyer le ballon horizontalement. Le contrôle. Ce partenaire doit le recevoir dans les deux mains bien ouvertes, doigts écartés, les bras très légèrement fléchis. Quand il le saisit, il fléchit ses bras pour amortir le choc et assurer sa prise sans le «bloquer» contre le corps (interdit par les règles). Le " dén-arqaer ". Mais pour recevoir cette «passe», le joueur aura dû «se démarquer», c est-à-dire s'éloigner de son adversaire direct et créer en même temps le vide entre lui et le possesseur du ballon, sans quoi, la «passe» serait impossible. Quand aucun adversaire ne vous gêne, progressez vers le palier en «dribblant Dribbler, c'est pousser le ballon devant soi, sans ralentir sa ourse. A cet effet, il faut poser sa main, non à la partie su- >érieure, mais légèrement sur le côté du ballon, pour le «pousser».bliquement vers le sol en l'accompagnant le plus loin possible, il relewlit nblicmement. ce oui vous oblige à courir pour le En conséquence, il faut appliquer cette loi : quand un joueur possède le ballon, ses 4 coéquipiers se «démarquent» pour recevoir sa «passe La pas^e longue. Un arrière peut avoir à passer le ballon à un avant très éloigné. Il le portera d'abord en arrière, puis il le lancera en ramenant vivement sa main en avant et en haut et en portant le pied arrière devant le pied avant, pour accompagner le ballon plus loin. Marquer. Pour empêcher un joueur de «dribbler» ou de «passer», il faut le «marquer» de très près, en écartant bras et jambes, mais sans le pousser. En conséquence, il faut appliquer cette loi : quand le ballon est dans les mains d'un joueur d'une équipe, chacun des 5 joueurs de l'équipe adverse «marque» son adversaire direct en le suivant dans toutes ses évolutions. Nous continuerons cette étude il III Mon pauvre père Ma sœur se lève Verra souvent Et dit déjà : Pâlir ma mère Au bruit du vent. «J ai fait un rêve, II reviendra i» O Vierge Marie, O Vierge- Marie,' Pour moi priez Dieul Pour moi priez Dièu! A. Adieu, patrie! Adieu, patrie! Mon père, adieu! (Bis.) Ma sœur, adieu I (Bis.) Kl &Y,> i'%y'k>yii-k>k''k'k>ktë IV La vieille Hélène Se confiera Dans sa neuvaine Et dormira. O Vierge Marie, Pour moi priez Dieu! Adieu, patrie! Hélène, adieu! (Bit.) Brise ennemie. Pourquoi souffler?, Quand mon amie Veut me parler O Vierge Marie, Pour moi priez Dieu 1 Adieu, patrie! Bonheur, adieu! (Bis.) ' COMMENT J'ENTRETIENS MES MUSCLES Cinq minutes de travail, avant et après le sommeil. Tenue légère. Fenêtre ouverte. Chaque mouvement exécuté dix foi- Cadence : un mouvement par deux secondes. N II. Lancer d s bras parallèles. /V" 26 à 29. Sautillement* pariés 'sttr la pointe des pieds. N 44. Grands cercles du tronc.,.' h" 6y. Suspendu à une table : flexion des bras. Si ma table al légère, je place un poids lourd sur une cxiré.r.ité, et je me pl.ee à l'autre. /* Je salais le bord de la table avec les deux mains et je place mes pieds en dessous, mu jambes, mon tronc et ma tête dans te mêw prolongement, mes bras tendus. 2 J* fléchis mes bras, pour regarder au-des m de Im table- 3 Je rtoient lentement à la première poslttoir N 85. Elever un bras verticalement, l'mutre en avant (en marchant). respire profondément. Je passe ma serviette tnroîde sur mon corps ou je «rends mtm "rob". Je «l'babilk«b j» mtcooci BONSOIR! LE VIEUX SPORTIF

7 POUR INSTALLER UN PORTE-BKOSSES Voilà, un petit accessoire commode, facile à installer, soit dans un vestibule, une antichambre, un couloir ou, même, dans votre chambre. 11 est toujours agréable d'avoir sous les yeux, ce qui veut dire sous la main : brosse à habit, brosse a chapeau, brosse dure en chiendent, qu'on égare trop souvent. Polissez soigneusei\ajt-l' 5 dans en dehors, de petits trous serrés, au moyen d'un clou et d'un marteau, pour former une partie très rugueuse qui sert de frottoir. On peut peindre intérieurement et txtérieurement cet objet au ripolin, sauf la partie extérieure D. CURIEUSE CEINTURE DE NATATION Voulez-vous soulager votre professeur de natation, sans lequel, bien entendu, vous ne prenez jamais vos leçons du début? Munissez-vous d'une ceinture de natation. Réunissez d'abord autant de vieux bouchons que vous en pourrez trouver. C'est ce qui vous soutiendra sur l'eau et garnira votre ceinture. Cette dernière sera composée de deux doubles de bonne toile cousus ensemble par votre maman, comme si c'était )k < /-/ > ment une planchette abcd (fig. 4), que vous cirez ou vernissez. Vissez en arrière deux plaques de suspension, (fig. 1), destinées à soutenir la planchette sur les deux crochets (fig. 4). Trois autres crochets seront placés sur la planchette, en SSS, pour supporter les brosses, comme fig. 4. Pour cela, on aura fixé des pitons à tête ronde (fig. 3) sur le milieu, de la tête de chaque brosse (fig. 5). Il sera facile de suspendre les brosses en passant les boucles des pitons dans les crochets SSS. BOITE D'ALLUMETTES 11 s'agit d'ouvrir une boîte métallique en laissant la partie AB, adhérente au fond. On coude le couvercle, on l'échancre, comme COC, on le redresse et on ménage deux ouvertures pour suspendre la boîte aux crochets CC. La face antérieure P se perce, de de- N" 115 une cartouchière (fig. 1) à compartimente très hauts. Dans chacun de ces compartiments, pourront s'empiler 6 bouchons ordinaires, ce qui donnera une largeur totale de 26 centimètres, une fois les compartiments fermés (fig. 2). Pour le diamètre à donner à chaque compartiment, vous tiendrez compte de la grosseur d'un fort bouchon L. Le nombre de ces compartiments dépendra de votre grosseur. De chaque côté, il y aura en haut et èn bas des cordons CC, pour attacher la ceinture autour du corps, comme fig. 3. On pourra même ajouter des bretelles R pour empêcher l'appareil de glisser. Maître JACQUES. 1 * LISETTE «pour vos Soeurs Paraît CHAQUE MERCREDI O fr. 25 le Numéro C'était un rude chasseur que l'auroch, et le Chacal avait foi en lui. Cependant, lorsqu'ils eurent quitté leur tribu à la faveur de la nuit pour gagner la Grande Forêt, le Chacal ne put se retenir de frissonner. N'était-ce pas une expédition follement téméraire qu'ils entreprenaient? L'Auroch l'avait converti à ses idées par ara ardeur. Il voulait commander aux bêtes, apprendre leur langage et s'en faire obéir! C'était là un rêve magnifique, mais pôurrait-il le réaliser? Tant qu'il s'était trouvé dans le voisinage des tentes, le Chacal n'avait pas tremblé, mais, maintenant, malgré sa bravoure, il avait peur. Le temps des rhinocéros et des ours géants était passé, mais les fauves n'avaient pas encore disparu! Souvent, lorsque tombait la nuit, ils s'approchaient du campement, et il fallait, pour les éloigner, que la tribu allumât de grands feux. Le Chacal savait cela et se demandait, avec anxiété, comment l'auroch et lui sortiraient de l'aventure, s'il prenait fantaisie au tigre ou au lion de les attaquer. Il faisait pourtant bonne contenance, sachant que l'auroch le regardait. Tous deux s'étaient liés pat le pacte du sang, ils se devaient aide et, assistance, il n'y»vait plus à reculer! Lorsqu'ils eurent atteint la forêt, l Auroch avisa un gros chêne et monta jusqu'aux premières branches. Le Chacal, l'ayant observé, grimpa a son tour le long du tronc rugueux et disparut sous la feuillée. Les jours qui suivirent furent remplis d'embûches. Il fallut toute la ruse du Chacal et toute l'habileté de l'auroch pour échapper *1S dangers qui les menaçaient. L'homme était alors une proie facile, Pour les bêtes malfaisantes. Dès qu'il «'aventurait hors de sa tribu, parmi les ' te PPes herbeuses ou les profondes forêts,» yeux cruels guettaient, des mâchoires Voraces s'apprêtaient à le déchirer. C'était de la part de l'auroch une folle entreprise que de s'éloigner des siens pour s'enfoncer dans l'inconnu. C'était une entreprise plus folle encore de vouloir faire alliance avec les bêtes! Avait-on jamais vu un cheval obéir à l'homme? Il s'enfuyait à son approche, et le chien était aussi cruel que les loups. C'est à ces choses que songeait le Chacal, tandis que son compagnon, soucieux, marchait obstinément vers l'est. A quoi pense l'auroch? demanda-t-il enfin. Celui que l'on interrogeait tourna lentement la'tête et répondit : Aux chiens! Un nouveau silence suivit ces paroles; puis, de nouveau, le Chaca.1 demanda : 11 se jeta à ses Comment l'auroch fera-t-il alliance tains avec les chiens? ' En attaquant leurs ennemis les loups! - Les loups sont nombreux et forts; ils entoureront les hommes et les dévoreront... te L'Auroch et le Chacal seront plus forts que les loups! Devant, l'assurance de son compagnon, le jeune guerrier n'insista pas. L'Auroch devait avoir un plan, mais il n'était pas bavard et jugeait inutile de le dével&pper. Cette idée s'implanta dans l'esprit du Chacal, qui se contenta d'agiter la tête en signe d'approbation. Un matin, les deux hommes s'arrêtèrent dans une clairière où l'auroch, ayant flairé le vent, prépara ses armes. Depuis la veille, il suivait 4 la piste une troupe de chiens sauvages lancés à là poursuite d'un élaphe. - C'est ici,, dit l'auroch, que nous attendrons les chiens!... L'élaphe est en avance sur eux... maïs les loups viennent et lui barreront la route. * S'il y a des loups et des chiens, remarqua le Chacal, Comment leur échapperons-nous? Que le Chacal prépare ses sagaie»!, répondit l'auroeh, et qu'il me suive ; nous serons les plus forts! En disant ces mots, le rude guerrier se hissa sur un arbre dont les premières branches se trouvaient à une faible distance du sol. Que veut faire l'auroch? questionna le Chacal, lorsqu'il fut installé à côté de lui. L'Auroch tuera l'élaphe pour que le «chien-chef» puisse le manger avec son troupeau... H empêchera les loups d'en avoir leur part et il y aura bataille. Il y aura bataille! répéta le Chacal. Oui! Les loups voitdont manger et se jetteront sur les chiens. Gomment l'auroch déf endrat-il les chiens? Avec ses sagaies et avec une lanière de son invention. Le Chacal aidera l'auroch! Silence! Les voici! Des aboiements furieux retentis-. vient, coupés de hurlements loin- L'Auroch ne s'était pas trompé : les chiens et les loups étaient lancés sur la même proie. Deux sagaies partirent en même temps, au moment précis où un magnifique élaphe, débouchant dans la clairière, cherchait à échapper à ses poursuivants. N»»16

8 jçq PIERROT O 500 oo r *' o ' ' = " """9^ eeoo 14 OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOÎOOOOOOMCHWOOO.OOOO PIERMOî OOo, En entendant ces mots, le Chacal frjj. sonna; il sentit ses cheveux se dresser Sllt sa tête, et cependant il descendit. N'était, La bête tomba, et les chiens qui étaient les plus proches se jetèrent sur elle. Ils commençaient à la dépecer quand, du côté opposé, arrivèrent les loups. Eux aussi se précipitèrent à la curée et la bataille s'engagea. C'était le moment qu'attendait l'auroch. Vise les loups! dit-il au Chacal. Tous les coups doivent toucher le but. Le Chacal visera! répondit le jeune guerrier, et une sagaie siffla dans l'air. Un énorme loup, qui attaquait le chef, tomba, la gorge percée, et deux chiens l'achevèrent. Des hurlements s'élevèrent. Deux nouvelles sagaies partirent et deux autres loups tombèrent. Cette fois, un fléchissement se produisit chez les carnassiers. Les chiens, plus intelligents peut-être, levèrent la, tête vers l'arbre d'où leur venait un secours inattendu. Ils poussaient d'étranges aboiements, comme s'ils cherchaient à comprendre pourquoi les hommes 'iusqu'ici leurs ennemis)' les défendaient.. L'Auroch leur lança un morceau de viande qu'il avait conservée et la surprise des chiens augmenta. Ce fut bien autre chose encore lorsque l'auroch, à l'aide d'une courroie habilement préparée, saisit un loup par le cou, le tira à lui et le suspendit à une basse branche. L'animal se débattit, puis resta.imrno-, bile. Les chiens choyèrent furieusement, tandis que les loups, ne comprenant rien à ce qui leur arrivait, commençaient à battre en retraite. Ce fut le moment que choisit l'auroch pour descendre de son arbre. Le Cha il, inquiet, le regardait. En ces temps lointains, le- chiens vivaient à l'état sauvage et étaient presque aussi cruels que les loups ; s'avancer vers eux était d'une audace folle. Peut-être était-ce l'idée de l'auroch, car il détacha la courroie qui tenait suspendu le loup et le laissa tomber. Il jeta ensuite le cadavre aux chiens qui l'entouraient en grognant et le Chacal prépara une sagaie. L'Auroch le vit et lui fit signe de ne pas la lancer. Le jeune guerrier obéit. Il croyait en la puissance de l'auroch, mais il ferma les yeux pot" pas le voir dévorer. Quand - * rouvrit, un spectacle étrange s'offrit à, ; Le «chien-chef», les pattes de devant posées sur le cadavre du loup, levait la tête vers l'auroch qui, immobile, serrant sa massue, le regardait. Ce fut le chien qui baissa les yeux. Quelques instants plus tard, les crocs aigus broyaient lés os des victimes et le cœur du Chacal battait moins fort. De sourds aboiements montaient! Le «chien-chef pourtant, ne donnait pas le signal du combat, et son trouj eau n'osait attaquer l'homme. Quelque chose de grand allait se passer. Le Chacal, penché hors du feuillage, entendit l'auroch qui disait : Le «chien-chef» n'a pas, compris ce 'que veut" l'aurôch. niais il sait que l'auroch n'est pas son ennemi!.le Chacal,va descendre de l'arbre, et ses chiens ne le mordront pas!... il pas lié à l'auroch par le pacte d tt sang? La massue dans la main droite, une sa. gaie dans la gauche, prêt à vendre chère, ment sa vie, il se dirigea vers sou compa. gnon et se tint immobile à côté de lui. Il y eut chez les chiens un mouvement inquiétant. On put croire qu'ils allaient M jeter sur les audacieux et les dévorer, rnajj leur «guide» lança un aboiement bref, g: ils reculèrent. Le «chien-chef» a fait alliance avec le Chacal! dit l'auroch, et les loups sont partis loin d'eux... Que les% chiens s'en aillent et se souviennent! l'auroch l eut donnera un autre élaphe et ils serojt amis! Des grognements continuaient à mont» de loin en loin, mais il n'y eut pas d'attaque. Le Chacal ne pouvait espérer miens. Quand les cadavres dos loups furent dé- \ orés, le «chien-chef» se remit à la têts,, de sa troupe'et s'éloigna.. L'Auroch, impassible, le regarda disp raître. C'était une victoire (bien. a incomplète, sans doute), mais cependant pleine d e promesses. Le Chacal regarda l'auroch qui lui sera, bla grandi; ils étaient maintenant seub dans la clairière...- Il se jeta à ses pieds, dans une muettj vénération. Léon LAM3ET. m A QUELQUES CURIEUX t)e SCOUTIS1 ì5 QOOS lien souvent je reçois des lettres où il est question de scoutisme. Les uns m'annoncent qu'ils sont déjà «scouts», ou «louyi%», et me parlent de leur patrouille ou de leur troupe, des camps de vacances où ils ont été, des badyes qu'ils espèrent wmèrir- Tout ceci est déjà bien mystérieux pour les -profanes, nous en reparlerons un jour. w neutres m'écrivent : «Je voudrais être scout, comment faut-il faire?» A ceux-là répondons d'abord qu'on n peut pas donner conseil sur une question si brève. Imaginez qu'un inconnu vous écrive : «Faut-il que je sois bijoutier?» et oublie de vous. qu'il a de bons yeux (ce qui est indispensable poui un bijoutier), qu'allez-vous lui répondre? Quand vous m'écrivez que vous voulez être scout, n'oubliez pas de me donner beaucoup de détails sur vous-même : votre âge, vos fis, vos occupations, celles de vos parents auss., c'est impartant, car voyez-vous que, précisément, vos parents aient besoin de vous à aison justement tous les jeudis et tous les dimanches, ou qu'ils ntt «veuillent pas que vous soyez «scout»? Il faudrait bien [tl y, leur obéir. Ce serait pour vous bien difficile de suivre cotre patrouille! Dites-moi aussi «pourquoi» vous voulez être scout. Si c'est seulement pour avoir un beau costume et un'foulard,, ce n'est pas 0 : le scoutisme n'est pas un déguisement. H est permis d'aimer le costume, c'est même une chose toute naturelle, mais qui, à elle fc, M suffit pas. Si c'est pour «courir des aventures là encore ce n'est pas assez : le scout n'est pas un aventurier, il aime yrand air, la nature, mais il ne méprise pas ses occupations, de tous les jours, il ne néglige pas son travail ordinaire, il cherche, contraire, a le faire «très bien», en s'y donnant de. tout son cœur. pàtts voyez comme c'est important, pour vous conseiller^ d'avoir beaucoup de détails sur vous-même et sur ce que vous pensez! lin mot important pour terminer : Sans bonne action quotidienne, pas de vrai scout. La. «on.-»e et on», que las scout» apoellent la B. A., qu'est-ce que c'est? écrivez-mot une réponse à cette question et je publierai dans Pierrot la meilleure des réponses qui me seront envoyées. LE COURRIER DE L'AMI PIEEROT -E NOUVELLE ORGANISATION DU COURRIER E«- V Toute lettre demandant une réponte doit foujo rs être mecompagiit d'un timbre pour cette réponse, et porter le nom et l'adresse de celai oui i'a envoyéeet un pseudonymepour réponse dans le journal. 2 Toutes les lettres doivent être adressées à M. le Directeur de Pierrot, l,rue Cazan, Paris (XIV J, et porter dans an coin de l'en- Belopps : Pour I'SCTÎ Pierrot ". S II est répondu aux lettres, par courrier personnel, dans un délai de quinze jours au maximum. 4 De plus, aux letties les plus intéressantes, l'ami Pierrot répond, dans un délai plue ou moins long, dans le journal, à cette place. LA DIRECTION. Le ÎO mars courez le No S de la ^ $^4^$^^ chez votre libraire ou chez votre marchand de journaux et demandez-lui : Collection PRINTEMP Le ÎO mars CŒXÂV X de TU^RC par <PW CERVIÈRES o h. so ^3 ^MUSETTES C'EST FACILE Dans un buffet de petite gare. Garçon! nous n'avons que vingt minutes pour déjeuner. Avez-vous quelque chose de tout prêt? Oui, Monsieur, nous avons des pieds de porc Ce ne sera par trop long? Oh! non, Monsieur, je n'ai qu'à mettre les pieds dans Je plat. EN CLASSE Le professeur. Certains mots en ail font leur pluriel en aux. Ainsi vantail fait vantaux; travail, travaux. Quel est celui qui pourrait me citer un exemple? Moi, M'sieu! Eh bien, dites! Marmaille, marmots! UN CHEF-D'ŒUVRE Le sculpteur Carpeaux n'aimait guère les amateurs qui voulaient lui imposer un sujet. L'un d'eux, lui commandant un groupe, lui dicta ainsi.ee qu il voulait : «Polyphème écrasant Acis sous un bloc de rocher.» Carpeaux, qu'un pareil sujet laissait froid, resta longtemps sans s'occuper de la commande. Agacé par les insistances de l'amateur, il finit par le conduire dans son atelier. Dans un coin gisait, encore informe, un énorme bloc de marbre. Le voilà, votre groupe, dit le scuplteur,. avec un geste négligent de la main. Ça! mon groupe! Parfaitement! Vous voyez : ça, c'est le rocher. Oui... mais où est donc Acis? Tiens! mais il est sous le rocher. Il est écrasé, on ne peut le voir. Ah! Et Polyphème? Polyphème? Vous pensez bien qu'il n'est pas resté là, après avoir fait le coup! V-'»»* X * iv, J. - E X ) * croix indiquent la même lettre. Il en est de même des P in ÍL. des traits. Les lettres finales sont indiquées. Les trois P re. j semblables sont deux consonnes et une voyelle. Les trois sur» J sont donc à trouver. Quand vous aurez découvert un m w autres viendront vite. (Solution au prochain nuvtéro.) Popv. Les timbres i-ous aident à fondre la géographie, dites-vous, c'est En vrai. Quana on classe à leur place, lus l'album, ces petites figurines qui vous Rappellent d'où elles viennent/ les mosquées lies palmiers du Maroc, les nègres de la firtinique, on s'aperçoit que, peu à peu, pays deviennent plus familiers. Mais il faut pas faire comme cet ami qui «aime lut sa collection» qu'il y passe le plus if de son temps, même celui qu'il devrait sacrer à apprendre sa géographie. Celui- sa collection ne doit pas l'aider beau- t que* c''e^1o?avoir m 5e^nnes a ïlac^ I MOTS A < OMPLETEp [.géographie qui est utile, si l'on veut s'in Presser intelligemment à une collection de Proposition. Dans le carré que nous vous présentons, il J MKs. Qu'en pensez-vous? a des cases pour sept mots de sept lettres, lus. horizontalement. 'jeììcii de- Furets. Eh bien, il va falllr que vous fassiez vraiment attention Tous ont leurs trois premières lettres absolument semblables lefc Sa votre pseudonyme, à ne pas le conidre avec celui d'un autre ami, qui en a m. presque semblable : «Le petit Roi de la X «9 têt Le petit Roi de la Forêt, a* comme S M un père forestier. Ce serait curieux il y ait d'autres lecteurs de Pierrot dans _ ~ j tre cas, dont les parents soient forestiers, «ai aiment, comme vous deux, les grands X % Peut-être m'écriront-ils! Í Friniiet, Vous me dites que vous allez M une école de commerce, mils sans me re laquelle, ni avec qnel diplôme vous en «ires. Voilà pourtant un renseignement X R > m aurait intéressé, moi et tous les lec- Ws de Pierrot qui, comme vous, veulent?'re du commerce. S lecteur Icharne. Plus un numéro X > "année 1926 dans nos réserves ; je le dis jpour que tous le sachent bien. Attention, J ««aces du Vieux Sportif sont gradués. «mt de plus en plus difficiles. Il faut t bien suivre l'ordre indiqué, et fie pas aeneer. par les derniers, mais par les X :»tl,\ s \9 ne de chos es dans votre lettre, 6ml tntéress antes, le Courrier va en être lin} et ce Pen<lant, je ne peux pas vous wif? 118 von<j dire lue- s» 'a profession fit»,, teur ' 1 ue vous aveîl choisie, est dif- C5 «le est aussi très belle quand on la de jeunes garçons à se former l'esprit et le cœur. Un jeune Pêcheur haut-marnais. 1* C'est volontiers que nous parlerions de photographie, mais ce n'est pas comme la T. S. F. : il y a, en effet, une telle variété d'appareils, de plaques, pellicules, papiers et produits pour le développement et le tirage, qu'il serait très difficile de donner des recettes pouvant convenir à tout le monde. Le mieux est de vous procurer, chez un marchand, la notice convenant à votre appareil. 2«Il est difficile également de vous apprendre à définir et à classer les timbres : il y a tant de timbres différents, et les timbres faux sont quelquefois si bien imités! Ebéniste en Herbe Faire son apprentissage dans son village, sans aller en ville, en restant ehez ses parents, avec les amis qu'on s'est fait à l'école, e'est sûrement la meilleure solution si elle est possible. N'y a-t-il pas quelqu'un chez qui VQUS puissiez entrer ainsi comme apprenti, quelqu'un que vous aiderie» d'abord, et que vous pourriez remplacer ensuite, quand il prendre sa retraité : le maréchal-ferrant, le cha- ron, le serrurier, par exemple? Si vous tenjz absolument à être menuisier, il faudra peut-être que vous alliez à la ville. Vous pourrez d'ailleurs y continuer vos études, le soir, à la veillée, soit par correspondance, soit en suivant des cours du soir. Parlez de tout cela à vos parents, qui pourront vous conseiller et vous guider. Aviateur Fantôme. Comment se corriger du mensonge? Il me semble qu'il faudrait d'abord bien vous rendre compte combien c'est laid de mentir; vous m'en parlez comme vous me parlez de la paresse, mais c'est un défaut bien plus grave encore. Quand un mensonge vous échappe, ayez le courage de rectifier ce que vous venez de dire. Vous verrez quel soulagement ce sera pour vous. Vous avez cassé un objet, comme l'autre jour ; vous avez dit une première fols que ce n'était pas vous, eh bien, prenez votre courage à deux mains, revenez trouver votre mère, dites-lui : «C'est moi.» Un Mart iniquais aimant Pierrot. Quelle bonne idée de m'avoir envoyé une carte postale. Je les aime beaucoup. C'est tellement Un Vraí régal!! SJ La barre de 170 grammes environ, * nos salons, S fr. 4-0 (dont 70 en bons). minimum 2 barres v U \\y contre S 5 fr. fl SO en bons et Pin, Délicieux, Parfumé 8 fr. OS en mandat-po'fe. * Nougat CÉSAR m?. utile, quand on correspond, de savoir quelque chose du pays où vit celui qui vous a écrit. John l'intrépide. Le dessin des ruines gallo-romaines découvertes par votre oncle m'a beaucoup intéressé. Tenez-moi au courant et indiquez-moi quels sont les journaux qui ont publié des photographies de ces ruines. Cela paraît important, d'après votre description. Un Varsovien. Impossible de vous donner les adresses de mes correspondants, en effet cela m'est défendu. Perruque! Uleu. Quels sont les renseignements qui m'intéresseraient? Mais tous ceux que vous pourrez me donner qui puissent m'aider à vous connaître : comment est le pays, y fait-il chaud, y pleut-il beaucoup? Avez-vous des amis de votre âge, européens ou malgaches? Quelles études faites-vous? Avez-vous des frères et des sœurs? etc., etc. «1 e Gabier du Cormoran. Je suis ennuyé pour vous de savoir que vous n'êtes pas en bonne santé. La première des choses, avant de décider de votre situation, est en effet d'être solide. La navigation n'est possible que dans ces conditions. I e Petit Trappeur. J'ai beaucoup d'amis qui, comme vous, sent immobilisés à la maison. Ce n'est pas très gai, bien sûr, mais, cependant, bien des distractions vous sont possibles : la lecture, le dessin, la peinture. Et puis, vous le savez bien, si vous faites tout ce que vous pouvez pour prendre votre mal en patience ; si vous êtes gentil avec ceux qui vous entourent, peu à peu vous découvrirez que vous êtes souvent plus gai que si vous pouviez courir au soleil. Les Pseudonymes suivants, auxquels il a été répondu directement, sont définitivement acceptés : Un Cycliste enragé, Neptune, Fervent Collectionneur, Vaillant Gymnaste, Le Boy-Scout zélé, Amicus Franciae, Colonial futur, L'Admirateur passionné des Hcouts. L'AMI PIERROT. Les manuscrits ne sont pas rendus, qu'ils aient été acceptés ou refusés.»th315at!ïmîï3[3ef I Ar.C:r*è er 19'it e! "si 0 -oui Pi.m «n >i'^m»nl d'unpt^fe òi p» x de? prime p«t Bons. ems'* i>abiefi. N» l.-. * Msrs <928

9 aqq 16 QoeeMooooooooooooooooocooooooooooooQMooo^^ PIERROT OOi, ËÊËÊk j l PASSE LA Í36VUE... Le Gérant : JKAN LUGARO. Imprimerie de Montsouris, 7, rue Lemaignan, PARIS (XIV). R. C. S.ine»879.-8» ^1*

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