SARDINES A L HUILE SAUCE CHOCOLAT

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1 SARDINES A L HUILE SAUCE CHOCOLAT

2 DU MEME AUTEUR : La Merguez apprivoisée, Publibook 2001 Terra, Publibook 2001, sous le nom de Jacques MORIZE Non publiés : Steak barbare Fume! C est du Chiite! La Pieuvre en chemise brune Entre l arbre et les Corses La châtreuse de charme

3 3 LUC CASTILLON SARDINE A L HUILE SAUCE CHOCOLAT

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5 Avant-propos Luc Castillon est Chef de Groupe de la Brigade Antiterroriste (BAT). Le noyau de son équipe est constitué de Stacchi (dit Stac ou Mister Monstre), un copain de fac, de Samir M Zizi, Franco-Tunisien fils de restaurateur et de Driou, l ascète de cette bande de jouisseurs. L auteur tient à préciser que le récit qui suit est une œuvre purement imaginaire, de même que les personnages. Toutes ressemblances avec des personnes existantes, défuntes ou à venir seraient le fruit d un malencontreux hasard.

6 6 Il monte sur la Seine et se fait descendre. La voiture roulait lentement, rasant au plus près le trottoir. Prudent, le conducteur avait allumé ses feux de détresse, bien que la circulation fût nulle en cette fin de nuit. Penché en avant, il essayait d apercevoir la Seine au travers des trombes d'eau qui tombaient sans discontinuer depuis la veille. Soudain, il vit la passerelle. Il chercha un endroit pour se garer. Mais la bordure du trottoir était trop haute. Aussi abandonna-t-il sa voiture sur la chaussée, tous feux allumés. Lorsqu'il en débarqua, il fut happé par l'ouragan qui déferlait sur Paris. Il releva le col de son imperméable vert, en serra la ceinture. Puis il s'avança vers la passerelle. Parvenu au milieu de celle-ci, il eut peur d'être emporté tant les bourrasques étaient violentes. Il s'accrocha nerveusement au garde-corps et jeta un bref coup d œil au fleuve convulsé. De courtes vagues désordonnées s'entrechoquaient en soulevant des panaches d'écume grisâtre. Un instant, il subit l'attraction morbide de l'eau sombre et du vide. Sauter pour en finir avec cette histoire démente... La mort, ce devait être ça, un tourbillon d'eau livide et glacée. Il se ressaisit et reprit la traversée. Il aperçut la masse sombre de la voiture. Alors

7 7 qu'il s'engageait dans l'escalier, il vit la vitre du conducteur descendre lentement. Il eut ensuite le temps de distinguer le canon d'une arme d'où jaillit une flammèche. En même temps qu'il entendit la détonation, une horrible douleur lui déchira la poitrine. Deux autres projectiles l'atteignirent, l'un au torse, l'autre à l'abdomen. Les impacts le projetèrent en arrière. Chancelant, il se rattrapa à la rambarde, un goût de sang dans la bouche, submergé par la souffrance. Il entendit un moteur rugir, un long crissement de pneus martyrisés. Son agresseur fuyait. L'instinct de survie le poussa à rejoindre sa voiture. En s'accrochant au garde corps, il entreprit de retraverser la passerelle. La douleur était atroce, et il sentait ses forces le quitter peu à peu. Il parvint néanmoins à se traîner jusqu'à l'autre bout. Mais alors qu'il s'apprêtait à descendre la première marche, il fut secoué d'un spasme. Un jet de sang jaillit de sa bouche, un voile noir passa devant ses yeux, et il roula en bas des marches.

8 8 Chapitre premier La nuit achevait de s'étirer. Je somnolais dans mon fauteuil, les pieds calés sur mon burlingue. Dans la pièce voisine, mes trois compagnons d'infortune terminaient mollement une partie de tarot. Je ne percevais plus que de vagues murmures, parfois le choc d'une canette de bière reposée sur la table par une main harassée. Depuis quelques semaines, des informations faisaient craindre la reprise des attentats. De ce fait, la Brigade devait avoir une équipe prête à intervenir 24 heures sur 24 et les groupes se relayaient. C'était ma nuit de permanence. J''envisageais de me coucher par terre pour dormir plus confortablement lorsque le téléphone sonna. Je mis quelques instants à réagir, croyant à une hallucination auditive. D'une main mal assurée, je décrochai et bredouillai un "allô!" pâteux. - Commissaire Glandur, commissariat du XVI ème arrondissement. Z'êtes le responsable de permanence de la BAT.? - Inspecteur Castillon, oui, articulé-je avec difficultés. Mais respect, Monsieur le Commissaire. - Je vous appelle à la demande du Substitut Laire. On a une tentative d'homicide sur les bras et il pense que ça relève de votre domaine. Un diplomate allemand s'est pris deux balles dans la poitrine. Il est dans le coma. On a retrouvé sur lui un tract émanant d'une organisation kurde... - Ca s est passé où?

9 9 - Sur les quais rive droite, entre les ponts de l'alma et d'iéna, au niveau de la passerelle Debilly. - Je vois, on arrive. * * * Les nuits blanches rendent frileux. Les mains dans les poches de mon blouson, le col relevé, je grelotte sous les bourrasques. Mon royaume pour un café brûlant. Glandur nous pilote sur les lieux du crime. C'est un flic grisâtre, qu'on dirait extrait d'un film noir et blanc. La cinquantaine passée, il trimbale une bedaine proéminente sous un vieil imper avachi. Moustache et mégot de Gitane maïs, faudra le naturaliser et l'exposer au musée de la police quand il aura calanché. - Sa bagnole, marmonne-t-il, laconique, en s'arrêtant devant une grosse Opel. L'en est tout de suite descendu après l'avoir garée... S'est dirigé sans hésiter vers la passerelle. - Il y avait des témoins? Lui demandé-je, étonné par ce luxe de détails. - Oui. Deux amoureux qui se lutinaient dans une voiture. - Ils sont toujours là? - Ben non. Z étaient tout jeunes. La fille habite juste à côté. J'ai pris leur déposition et je les ai laissés rentrer chez eux. - Du moment que vous avez leur adresse, maugréé-je... Alors ensuite, que s'estil passé? - Il a traversé la passerelle. Comme il arrivait de l'autre côté, trois coups de feu.

10 10 L'a réussi à revenir en arrière... N'a pas pu descendre les marches... S'est écroulé et a roulé jusqu'en bas. C'est là qu'on l'a récupéré. Je mate l'environnement. La voie rapide, un passage piéton souterrain, la passerelle et sa grande arche métallique. En aval, un bateau qui fait restaurant. Sur l autre rive, la Tour Eiffel se balance. Il devait avoir rendez-vous. - Vous dites qu'il a retraversé avant de s'effondrer. Son agresseur n'a pas cherché à l'achever? - Ben non, voyez... - Le gars est toujours vivant? - Ah ça... J'sais pas. L'était dans le coma quand il a été évacué. Pas pu lui causer. Pensez, deux balles dans la poitrine et une dans le bide... Je fouine dans l'opel. Sans conviction. Les autres sont passés avant moi. Les papiers de la bagnole sont posés sur le siège passager. Le coffre est vide. De toute façon, les spécialistes la désosseront... - On passe de l'autre côté? Glandur acquiesce en silence. Un bout de trottoir, des marches de pierre usées. La passerelle est constituée de traverses de bois fixées sur des poutrelles métalliques. Je descends sur le quai opposé. Malgré la faiblesse de l'éclairage, je distingue parfaitement deux traces noires bien parallèles. Le tireur était embusqué dans une bagnole qui a décarré en catastrophe. Les traces se poursuivent sur une dizaine de mètres. - Z'avez trouvé quelque chose? Je redresse la tête. Il est resté là-haut, ce feignant. Je le rejoins.

11 11 - Je suppose que vous avez fait relever les traces de pneu? Pas que je crois trop à ce genre d'indice mais enfin... Il en paume son mégot. - Ah bon, parce que... Il est soudainement marri, le Glanmou. Il n'était même pas descendu voir... Je retraverse le fleuve en suivant des yeux les tâches brunes qui ont imprégné le bois. Plus on avance, plus elles sont nombreuses, jusqu'à l'endroit où le gars s'est écroulé avant de rouler jusqu'en bas. - Il doit être salement esquinté, murmuré-je. Vous avez le tract? - Oui, dans le fourgon. Venez. Les objets trouvés sur le diplomate et dans sa voiture ont été regroupés. Glandur me montre un étui plastifié dans lequel est glissée une enveloppe brune, vierge de toute inscription. - Mettez des gants, marmonne-t-il. C'est ce truc. - Cette enveloppe, où l avez-vous trouvée? - Ben... sur lui! - Je m'en doute, mais où exactement... - Dans la poche intérieure de son veston. - Il avait un pardessus, n'est-ce pas? Et vu le temps, il devait être entièrement fermé, ceinture serrée, non? Glandur hoche la tête affirmativement, dépassé par mes questions. J'extrais un feuillet dactylographié de l'enveloppe. C'est en Allemand. Il me reste de vagues notions de cette langue au son étrange venu d'ailleurs. Le papier émane

12 12 du Parti Révolutionnaire pour le Kurdistan Indépendant... C'est vasouillard et ça parle de l'oppression turque et des massacres irakiens. Je renifle un coup l'air humide. Je sens que je ne pêcherai plus rien ici. Autant rentrer au bercail et boire un grand café chaud. * * * Le dossier a été confié au juge antiterroriste Larosse. C'est une quinquagénaire sèche, cassante, méprisante et réac. Une vraie purge. Vers neuf heures, je me retrouve dans son burlingue, accompagné de Lacluze, le patron de la Brigade. Larosse nous salue à peine et me jette un coup d œil dégoutté. Probablement n'apprécie-t-elle pas ma tenue froissée et mon visage inrasé. - Faites votre rapport, Inspecteur, lâche-t-elle dès que nous sommes assis. Je fronce le nez, indisposé par l'odeur de son parfum. Ca sent vaguement l'antiseptique. Néanmoins, je lui résume succinctement ce que je sais de l'affaire avant de lui asséner ma conclusion. - Je pense que nous faisons fausse route avec ce tract kurde. Cette histoire n'a rien à voir avec eux. C'est un crime crapuleux et pour moi, ça relève de la Crime. - Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer cela? Grince Larosse. - Simple. Le tract n est pas un message de revendications. Il se trouvait déjà sur Holtzberger quand celui-ci est arrivé sur les lieux. L agression elle-même n'est pas le fait de tueurs chevronnés. Le tireur n'est pas descendu de la

13 13 voiture, il a tiré de loin et il ne s'est même pas assuré de la mort de sa victime. Celle-ci vivait toujours à son arrivée à l'hôpital... Que je sache, les activistes kurdes sont des "professionnels" bien entraînés et impitoyables. - Ils auront été dérangés, grogne Larosse. Ce que vous affirmez là ne repose sur rien. Je suis saisie du dossier et je vous charge de l'enquête. Nous allons en examiner les modalités pratiques, mais rappelez-vous une chose : J'exige d'être informée très régulièrement et par écrit de son évolution et j'attends de vous un strict respect de la procédure.

14 14 Chapitre deux Je suis reçu par un attaché d'ambassade qui ne fait pas teuton pour un sou tant il est brun et boulot. Il paraît sincèrement affecté par la mort de son collègue. - Je ne comprends vraiment pas. C'était un garçon sans histoire, ouvert, sympathique... Il parle le Français sans une once d'accent mais son débit est un peu lent. - Et puis je ne vois vraiment pas pourquoi des kurdes l'auraient abattu, poursuit-il, le front plissé par l'incompréhension. - Kurdes ou pas, il est mort dans ce que l'on peut appeler une embuscade, non? - Certes Je me suis tuyauté avant de venir : Wilfried Holtzberger était l'attaché culturel de l'ambassade et il n'aurait jamais eu de rapports avec les Services Secrets allemands. - Je sais qu'il était marié, reprends-je. Des enfants, peut-être? Hans Machin (je n'ai pas retenu son nom à rallonge) secoue négativement sa grosse tronche à binocles. - Pas d'enfant, non. Il avait épousé une Thaïe il y a deux ans à peine, alors qu'il était en poste là-bas. - Pas d'ennui d'argent, pas de maîtresse, il n'était pas homosexuel, ne se droguait pas? - Tout de même, Monsieur l'inspecteur! S indigne-t-il. C'était un garçon sérieux, comme tous nos diplomates. Non, je ne vois pas... Une erreur, peut-

15 15 être? Tu parles... - Pardonnez-moi, je cherche simplement une explication à ce drame. Auriezvous la possibilité de me communiquer l'emploi du temps de Monsieur Holtzberger pour la journée d'hier? Le voyant se cabrer à nouveau, je m'empresse de poursuivre. - Comprenez-moi bien. Je cherche un détail qui me permettra de démarrer l'enquête. C'est peut-être dans les dernières vingt quatre heures de sa vie que je trouverai le déclic. Il se détend. - Vous avez raison. Venez, je vais vous présenter Frau Gertrud, sa secrétaire. Nous grimpons un étage pour rejoindre les bureaux du défunt conseiller culturel. Gertrud... Un prénom pareil, j imagine déjà la gravosse blondasse. Comme quoi les préjugés peuvent coûter cher. Parce que Frau Gertrud n'est pas un cageot, c'est plutôt un sacré canon! Blonde, ça oui. Mais grande, avec des jambes immenses et des seins comme des ogives. Elle est en mini-jupe très mini, avec des bottes qui lui remontent jusqu'aux genoux. En haut, un body jaune paille moulant souligne la magnificence de sa poitrine. Des yeux bleus en amande, tirant sur le violet, une bouche charnue, très rouge... La commotion! Machin fait les présentations, mais je suis déconnecté, les yeux aspirés par les siens, fasciné comme la souris par le serpent, chaviré par le désir comme la chaloupe par la mer en furie, tout ce que tu veux.

16 16 - Eh bien, je vais vous laisser, marmonne Herr Machin d'un air pincé. Inspecteur, si vous avez encore besoin de moi, n'hésitez pas, mon bureau vous est ouvert. Il sort, me laissant seul face à elle. - Allons nous installer dans le bureau de ce pauvre Monsieur Holtzberger, murmure-t-elle. Nous serons plus à l'aise. Je la suis machinalement, les yeux fixés sur sa chute de rein ondulante. Je m'assieds dans le fauteuil qu'elle me désigne et elle se pose en face de moi, croisant élégamment les jambes. Vision fugace de la culotte arachnéenne. Elle attrape un agenda relié cuir noir sur le bureau de son défunt patron et entreprend de m'énumérer ses rendez-vous de la veille qu elle me commente au fur et à mesure. Mais je n'arrive pas à me concentrer sur ses propos. Mes yeux sont comme scotchés sur ses jambes et Mister Pafowsky trépigne dans mon calcif. Quand je suis comme ça, je me demande si je ne suis pas malade. Ca finit par l'agacer et elle a une réaction époustouflante. Elle écarte ses cuisses fabuleuses. - C'est ça que vous voulez voir? Me dit-elle d'une voix méprisante. La culotte est mignonne, mais je ne suis pas comblé. Elle le réalise. Alors elle tire sur le timbre-poste qui recouvre sa cressonnière. Miam! Exactement comme je l imaginais, blond pâle, impeccablement entretenu, des lèvres roses ourlées. - Satisfait? On va pouvoir travailler sérieusement, à présent? Elle garde la pose, attendant ma réponse. Je disjoncte. Un élan irrépressible me pousse à m agenouiller entre ses cuisses ouvertes. D un geste fulgurant, je tire sur

17 17 la culotte qui déclare forfait. Dans le même temps, ma langue entre en action. Je me goinfre, bestial. Le repas du fauve, l'appétit d'un faune, la soif d'aujourd'hui, et que ça pétille. Ce qui me sauve, c'est l'effet de surprise. Le temps qu'elle réalise, elle est déjà à moitié pâmée. Trop tard pour réagir, l'affaire est trop engagée, elle veut connaître la suite, ouvre tout grand ses compas, me dope de la voix, me conseille, m'ordonne, trémousse du fion, gémit, halète, crie, tremble, vibre, décolle et s'effondre par terre. Fou de désir, je m'apprête à l'assaillir à même le sol lorsque la porte s'ouvre à la volée. - Gertud! Crie une voix de femme. Que se passe-t-il? (En allemand dans le texte). Je me tourne vers l'arrivante. Une petite brunette à lunette, moche comme un singe. Je m'avance vers elle, un sourire carnassier aux lèvres. - La douleur, murmuré-je. Manifestement, elle adorait son patron. Elle a piqué une crise de nerf, mais je crois que c'est terminé. Laissez-nous, je dois encore lui parler. Je dois avoir l'air très sauvage, car elle recule, affolée. Dès qu'elle est sortie, je ferme la porte et je retourne vers Gertrud. Malheureusement, le charme est rompu. Elle s'est rassise et regrette déjà de s'être laissée aller. Inutile d'insister. J'entreprends donc de l'interroger sur son patron. Bonhomme insignifiant, semblet-il, consciencieux et bosseur. Pas très heureux en amour, ayant épousé une femme volage, mais prenant la chose avec résignation.

18 18 - Je pense à une chose, s'exclame soudain la Faramineuse. Monsieur Holtzberger devait voir quelqu'un hier soir. Un homme qui l'a appelé plusieurs fois sans succès et qui, en désespoir de cause, m'a demandé de lui rappeler leur rendez-vous pour le soir même, à vingt deux heures. Je la mate, vaguement indécis. - Il vous avait précisé l'endroit? - Non, mais lorsque j'en ai parlé à Monsieur Holtzberger, il a murmuré : "Ah oui, au pub Elyséen". - Aucune idée concernant la personne avec qui il avait ce rendez-vous? - Hélas non. Je suis certaine de ne jamais avoir entendu cette voix auparavant. Est-ce une piste? En tout cas, c'est le seul os que j'aie à ronger pour le moment. Je me lève, un rien nostalgique. - Eh bien mademoiselle, il me reste à vous remercier pour votre... chaleureux accueil. J'espère que nous pourrons nous revoir pour terminer ce que nous avons commencé? Elle s'est levée elle aussi. Elle me regarde droit dans les yeux, provocante en diable. - J'y tiens autant que vous, Inspecteur. Je finis à 18 heures, si vous pouvez passer me chercher, vous connaissez mon numéro de téléphone ici? * * * Holtzberger habitait à Suresnes, dans un immeuble moderne bâti en front de

19 19 Seine, avec vue imprenable sur le bois de Boulogne. J'ai appelé sa jeune veuve pour lui demander de me recevoir. Mais j'ai peu de temps, car je dois aller à Roissy chercher deux collègues allemands qu'on me balance dans les pattes. L'accès à l'immeuble est contrôlé par un interphone. Je sonne chez Holtzberger, une fois, deux fois, trois fois sans succès. Problème. S'est-elle carapatée? J'essaye d'autres touches. Enfin, quelqu'un répond. Voix féminine. - Police, Madame. Inspecteur Castillon. Je dois voir l'une de vos voisines, qui ne répond pas. Pourriez-vous m'ouvrir? Il me faut parlementer un long moment pour qu'enfin, elle accepte de venir s'assurer de ma qualité de poulet. C est une quadragénaire brune un peu replète, elle est encore en robe de chambre. Je colle ma carte contre le vitrage de la porte. Rassurée, elle ouvre. - Merci, Madame. Holtzberger, c'est quel étage? - Troisième gauche. Mais que se passe-t-il? Sans lui répondre, je m'engouffre dans l'ascenseur. - Vous remontez? Dépassée, elle me rejoint. J'appuie sur le trois. Pendant que nous grimpons, j'entends une porte claquer puis une cavalcade dans l escalier. Soudain, j'ai comme un pressentiment. Arrêt au troisième. - La porte de droite, murmure la brune, qui sent ma tension. Je sonne, un long coup, trois coups courts. Pas de réponse. Je mate la serrure. Si les verrous de sécurité ne sont pas fermés, aucun problème. Je sors l'ustensile

20 20 nécessaire de ma fouille et je farfouille. Trois secondes plus tard, je pénètre dans l'appartement du diplomate. Saccagé. Il a été dévasté par un typhon. Meubles renversés, leur contenu répandu sur le sol, canapés et fauteuils éventrés. Je parcours les pièces au pas de charge. Dans la salle de bain, je bute sur une femme nue, la gorge tranchée. La baignoire est pleine de sang. Je touche une de ses mains. Encore chaude. L'assassin m'a glissé entre les pattes... Soudain, j'entends un glissement derrière moi. Je volte. Ce n'est que la brune qui, poussée par la curiosité, tente une incursion dans l'appartement. Inutile de la traumatiser. - Soyez gentille, madame. Rentrez chez vous. Il faut que j'appelle mes collègues. - Mais... que s'est-il passé? Un cambriolage? - Ca m'en a tout l'air. A quel étage êtes-vous? J'aurai quelques questions à vous poser. - Quatrième droite, balbutie-t-elle, dépassée par les événements. D'un coup de talon, je referme la porte derrière elle. J'enfile des gants pour attraper le téléphone et j'appelle la boîte.

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22 22 Chapitre trois La brunette m'accueille, des points d'interrogation plein les yeux. Elle est toujours en robe de chambre. Son appartement est identique à celui du dessous. L'ameublement est classique, bon genre un peu lourd pour mon goût. - Asseyez-vous, me propose-t-elle en m'indiquant un fauteuil en cuir. Puis-je vous offrir quelque chose? - Volontiers. Un café, si vous en avez. Je n'ai pas dormi de la nuit... - Quel métier vous faites... Asseyez-vous au salon, je vais vous en préparer. Elle disparaît dans sa cuisine. Pressé de l'interroger, je la suis. - Alors, demande-t-elle, morte de curiosité. C'est un cambriolage? - Hélas, pire que cela. Monsieur Holtzberger a été assassiné cette nuit à Paris et sa femme ce matin, juste avant que j'arrive. J'espérais un choc, je suis servi. Elle devient blême et manque tomber dans les pommes. Je n'ai que le temps de l'asseoir sur un tabouret. - C'est... c'est horrible, gémit-elle. Mais qui? - Je n'en sais pas plus pour l'instant, Madame. C'est précisément pourquoi je dois vous parler. Il s agissait de vos voisins... Vous savez peut-être quelque chose qui m'aidera à trouver le coupable? - Oh vous savez, je les connaissais à peine... Lui, je le croisais parfois dans l'escalier, bonjour bonsoir, jamais davantage. - Et sa femme?

23 23 - Oh, celle là! Fait-elle en hochant la tête. Je pose une fesse sur le coin de la table, ce qui me permet d'avoir une vue plongeante sur ses ballons d'alsace. Encore bien roulée, la mère. Elle ne s'est pas rendu compte que sa robe de chambre découvre les trois quarts de ses cuisses. Le spectacle émoustille Mister Pafowsky. - Celle-là? L encouragé-je. - Une garce, Monsieur, une vraie garce. - Comment cela? - Si je vous racontais... - Précisément... - Quand même... - Ecoutez, Madame. C'est une affaire très grave, deux meurtres! Rendez-vous compte! Il faut tout me dire pour que je conserve une chance de coincer le meurtrier et l'empêcher de recommencer. Elle hésite encore un peu, mais l'idée que le tueur pourrait revenir l'incite à laisser sa pudeur de côté. - Elle reçoit souvent des hommes, murmure-t-elle en baissant la tête. L'aprèsmidi, pendant que son mari est au travail, et même parfois la nuit, quand il est en voyage. Elle est racoleuse, toujours vêtue comme une... enfin très court, si vous voyez ce que je veux dire. En plus une jaune! Vous pensez, ça excite les hommes! On ne se rend pas compte de prime abord, mais Madame doit se taper un bon 95 de tour de poitrine. En plus, ça à l'air ferme. Hum! Contrôle-toi, Castillon.

24 24 - Vous dites qu'elle reçoit des hommes. Pensez-vous que ce sont des amants? - Ah ça, aucun doute là-dessus! Vous aurez remarqué qu'ils occupent l'appartement situé directement sous le nôtre. Et les bruits montent. Certaines fois, c'est insoutenable. Ce sont des cris, des râles Mon Dieu! Lorsque mes enfants sont là, je suis gênée! - Ah bon? Et vous-même? Vous ne criez pas lorsque vous faites l'amour? Elle s en décroche la mâchoire. - Répondez-moi, insisté-je. C est important pour mon enquête! - Ah ça! Oh! Je ne crois pas... Non, vraiment pas. - Peut-être parce que l'on n'a pas su vous révéler? - Oh, Inspecteur! - Pardonnez-moi, Madame. C'est de vous voir si proche de moi, si belle, si désirable, de sentir votre parfum... Je crois bien que vous me faites perdre la tête! - Voyons, ce doit être la fatigue! Le café vous fera du bien... - J ai peur que ça ne fasse qu aggraver mon état Elle me regarde d'un air à la fois troublé et mal assuré. - C'est... C'est vrai que vous me trouvez belle? Pourtant, je suis plus âgée que vous. - Qu'importe votre âge, madame. Vous enflammez mes sens. Ah! Je vois que vous doutez. Confiez-moi donc votre main, elle saura vous dire mon émoi. L'innocente me laisse poser sa menotte sur le haut de ma cuisse, là où s'est développé un baobab nain. Incrédule, elle palpe puis retire sa main comme si elle

25 25 s'était brûlée. - Inspecteur, bafouille-t-elle, je crois que vous feriez mieux de partir. Je suis une honnête femme et... - Je suis confus, Madame. Un élan irraisonné, croyez-le bien. Je vais vous laisser. Mais je voudrais vous demander une faveur, une simple faveur. - Et quoi donc? Fait-elle, curieuse. - Souvent, les femmes, tu remarqueras. La curiosité les perd. - Laissez-moi juste me reposer quelques minutes, blotti contre vous. Je suis si fatigué, si désemparé... Toute cette violence, ce sang, ce malheur Elle hésite un peu, mais je lui fais mes yeux de cocker. D un coup, elle craque et me tend ses bras. Je cale ma tronche entre ses nichons chauds et odorants. Trente secondes plus tard, j'y fais des bisous, puis des léchouilles. Une main lui caresse le dos, l'autre les cuisses. Et ainsi de suite. Je la quitte une bonne heure plus tard après lui avoir démontré qu'elle criait aussi dans certaines circonstances. Avec tout ça, je n'ai plus le temps d'aller récupérer mes confrères teutons à Roissy. Ils sont en train d'atterrir. En catastrophe, j'organise leur réception avec un pote de la Police de l'air qui les fera convoyer jusqu'à la taule. Revenu à mon bureau, je me tape un casse-dalle sur le pouce tout en épluchant les premiers rapports concernant Holtzberger. Les balles ont été tirées de bas en haut, d'une distance d'environ dix mètres. Ca confirme ce que je pensais. Le tireur n'est pas descendu de sa bagnole.

26 26 Les Teutons arrivent alors que je suis en train de siroter un café épais comme du goudron. Indispensable pour me remettre de cette nuit blanche et des péripéties sexuelles de la journée. Je me lève pour les accueillir. Dans leur genre, ils sont parfaits. Des armoires aux yeux gris, tu dirais deux frères. Autant d'humanité dans leur regard que dans celui d'un requin venant de happer la jambe de bois d'un cul-de-jatte... Ils me serrent la main du bout des doigts, l'air d'avoir peur de se salir, et se présentent mutuellement. Bien sûr, je ne retiens pas leur nom. Pour plus de facilité, je les appellerai Zébullon et Zéphyrin. Je trouve ça plus aisé. Zébullon, c'est celui qui a la mèche grise, Zéphyrin, lui, est un peu rouquin. Banco? Je leur fais un point rapide de l'affaire. Lorsqu'ils apprennent l'assassinat de la femme d'holtzberger, ils se déchaînent. Zébullon, qui paraît être le chef (c'est aussi le plus âgé), hoche la tête, réprobateur. - Vous auriez dû tout de suite protéger Frau Holtzberger, qu'il me dit. Tout de suite, c'est élémentaire! - Il m'a fallu attendre le matin pour connaître l'adresse de votre diplomate, dont le passeport était domicilié à l'ambassade, plaidé-je. Zébullon hoche à nouveau la tête d'un air douloureux. - Nous possédons un fichier électronique où est recensé ce genre de renseignements... - OK, cher collègue. La perfection germanique! Que voulez-vous, nous ne sommes que de pauvres Français! Voulez-vous que je vous fasse conduire à votre hôtel?

27 27 - Nein, non! Nous avons l'accord de vos chefs pour suivre votre enquête. A présent, que comptez-vous faire? Te virer par la fenêtre, connard, pensé-je. - Enquêter au pub Elyséen, dis-je tout haut. - Ah oui, ce bar où Monsieur Holtzberger avait un tardif rendez-vous... * * * Nathan travaillait dans son atelier lorsque la sonnette retentit. Il n'attendait personne. Peut-être était-ce Maïh? Parfois, la jeune femme débarquait ainsi sans prévenir. C'était toujours merveilleux. Le désir les enflammait et ils se jetaient l'un sur l'autre avec avidité. Ils faisaient l'amour n'importe où, à même le sol, sur un coin de table et parfois même dans un lit, avec une sorte de frénésie qui confinait au désespoir. Emoustillé par avance, il alla ouvrir. Il se trouva nez à nez avec un homme brun aux cheveux très courts, grand et costaud, dont les yeux étaient masqués par des lunettes noires. Nathan eut le temps de remarquer les mains gantées. Sans mot dire, l'homme le repoussa à l'intérieur de l'appartement et claqua la porte avec le talon. - Mais enfin! Qui êtes-vous? Bredouilla le jeune homme tandis que l'inconnu tournait soigneusement le verrou. Toujours muet, l'homme brun refoula Nathan jusqu'au living. Il déboucla son

28 28 imperméable et en sortit un revolver auquel il adapta un gros cylindre noir. Nathan comprit qu'il s'agissait d'un silencieux et sentit la sueur ruisseler dans son dos. - Assieds-toi! Lui intima l'intrus, tout en prenant place sur une chaise. Effaré, le jeune homme ouvrit la bouche. Mais le canon de l'arme, brusquement braqué sur lui, l'incita à obtempérer. Satisfait, l'homme aux lunettes noires posa le flingue sur ses genoux et fixa le jeune styliste. Malgré les verres fumés, celui-ci sentit pour ainsi dire physiquement le regard dardé sur lui. Il frissonna. - Que me voulez-vous? Parvint-il à articuler malgré tout. - L'objet que t'a confié Madame Holtzberger. Nathan exprima une surprise non feinte. - Un objet? Quel objet? L'homme brun fut désarçonné par cette réponse. Il connaissait suffisamment l âme humaine pour sentir que ce jeune trou du cul avait trop peur pour lui mentir. Néanmoins, il insista. - Ecoute, petit. Je suis persuadé que tu n'as rien à voir dans cette histoire. Mais ta copine thaïlandaise m'a dit qu'elle t'avait confié un objet pour que tu le planques chez toi. Tu vas me le donner gentiment et je repartirai sans qu'il ne te soit rien arrivé de fâcheux. Une dernière chose : N'aie aucun scrupule, elle ne te le réclamera plus jamais. Elle est morte. Terrorisé, Nathan fut pris d'un violent tremblement. - Je vous assure que je ne sais pas de quoi vous parlez! Vous vous trompez,

29 29 Maïh n'a pas pu vous dire cela! Elle ne m a jamais confié quoi que ce soit. L'homme se leva en soupirant. Il allait certainement perdre son temps. Mais il devait être certain que le jeune homme disait vrai.

30 30 Chapitre quatre Le Pub Elyséen est un lieu cossu et feutré. Nous y débarquons peu avant quatorze heures et c'est encore plein de monde. Essentiellement des cadres sup' ou des dirigeants qui déjeunent avec des relations d'affaires ou avec leur maîtresse. Le patron trône derrière son rade. C'est un sexagénaire pansu et rougeaud, à la couperose très nouveau riche. Je lui montre discrètement ma plaque. Il la regarde exactement comme s'il s'agissait d'un étron déposé sur le cuivre lustré de son bar. - Qu'est-ce vous me voulez, maugrée-t-il. - Vous poser quelques questions. - Pas le temps. Je travaille, moi. Repassez dans l'après-midi. Je me sens devenir d'un rouge intéressant, d'autant plus que je capte le sourire ironique de Zéphyrin. Je m'efforce au calme. - Vous avez bien lu ma carte, hein? Vous ne me prenez pas pour un quêteur de l'armée du Salut? Le pansu se penche sur mon oreille droite. - J'en n'ai rien à foutre. J'ai rien à me reprocher, tout est en règle. Y'a deux ministres et un sénateur qui bouffent ici en ce moment même, j'ai qu'un mot à dire pour que tu te retrouves muté dans un coin pourri, alors tout flic que tu sois, fais preuve d'intelligence et tire-toi avec tes frères siamois. Putain, je me sens au bord de la bavure. Je parviens néanmoins à conserver mon sang froid. Retenant le pain qui me démange le poing, je lui fais un très beau

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