Plus fort que Sherlock Holmès

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Plus fort que Sherlock Holmès"

Transcription

1 Mark Twain Plus fort que Sherlock Holmès BeQ

2 Mark Twain Plus fort que Sherlock Holmès nouvelles traduit de l anglais par François de Gail La Bibliothèque électronique du Québec Collection À tous les vents Volume 451 : version

3 Plus fort que Sherlock Holmès (Paris, Société du Mercure de France, 1907.) 3

4 Plus fort que Sherlock Holmès 4

5 Première partie I La première scène se passe à la campagne dans la province de Virginie, en l année Un élégant jeune homme de vingt-six ans, de fortune médiocre, vient d épouser une jeune fille très riche. Mariage d amour à première vue, précipitamment conclu, mais auquel le père de la jeune personne, un veuf, s est opposé de toutes ses forces. Le marié appartient à une famille ancienne mais peu estimée, qui avait été contrainte à émigrer de Sedgemoor, pour le plus grand bien du roi Jacques. C était, du moins, l opinion générale ; les uns le disaient avec une pointe de malice, les autres en étaient intimement persuadés. La jeune femme a dix-neuf ans et est remarquablement belle. Grande, bien tournée, sentimentale, extrêmement fière de son origine et très éprise de son jeune mari, elle a bravé pour l épouser la colère de son père, supporté de durs reproches, repoussé 5

6 avec une inébranlable fermeté ses avertissements et ses prédictions ; elle a même quitté la maison paternelle sans sa bénédiction, pour mieux affirmer aux yeux du monde la sincérité de ses sentiments pour ce jeune homme. Une cruelle déception l attendait le lendemain de son mariage. Son mari, peu sensible aux caresses que lui prodiguait sa jeune épouse, lui tint ce langage étrange : «Asseyez-vous, j ai à vous parler. Je vous aimais avant de demander votre main à votre père, son refus ne m a nullement blessé ; j en ai fait, d ailleurs, peu de cas. Mais il n en est pas de même de ce qu il vous a dit sur mon compte. Ne cherchez pas à me cacher ses propos à mon égard ; je les connais par le menu, et les tiens de source authentique. «Il vous a dit, entre autres choses aimables, que mon caractère est peint sur mon visage ; que j étais un individu faux, dissimulé, fourbe, lâche, en un mot une parfaite brute sans le moindre cœur, un vrai «type de Sedgemoor», a-t-il même ajouté. «Tout autre que moi aurait été le trouver et l aurait tué chez lui comme un chien. Je voulais le faire, j en avais bien envie, mais il m est venu une idée que j estime meilleure. Je veux l humilier, le couvrir de honte, le tuer à petites doses : c est là mon plan. Pour le 6

7 réaliser, je vous martyriserai, vous, son idole! C est pour cela que je vous ai épousée, et puis... Patience! vous verrez bientôt si je m y entends.» Pendant trois mois à partir de ce jour, la jeune femme subit toutes les humiliations, les vilenies, les affronts que l esprit diabolique de son mari put imaginer ; il ne la maltraitait pas physiquement ; au milieu de cette épreuve, sa grande fierté lui vint en aide et l empêcha de trahir le secret de son chagrin. De temps à autre son mari lui demandait : «Mais pourquoi donc n allez-vous pas trouver votre père et lui raconter ce que vous endurez?...» Puis il inventait de nouvelles méchancetés, plus cruelles que les précédentes et renouvelait sa même question. Elle répondait invariablement : «Jamais mon père n apprendra rien de ma bouche.» Elle en profitait pour le railler sur son origine, et lui rappeler qu elle était, de par la loi, l esclave d un fils d esclaves, qu elle obéirait, mais qu il n obtiendrait d elle rien de plus. Il pouvait la tuer s il voulait, mais non la dompter ; son sang et l éducation qui avait formé son caractère l empêcheraient de faiblir. Au bout de trois mois, il lui dit d un air courroucé et sombre : «J ai essayé de tout, sauf d un moyen pour vous dompter» ; puis il attendit la réponse. Essayez de ce dernier, répliqua-t-elle en le toisant 7

8 d un regard plein de dédain. Cette nuit-là, il se leva vers minuit, s habilla, et lui commanda : «Levez-vous et apprêtez-vous à sortir.» Comme toujours, elle obéit sans un mot. Il la conduisit à un mille environ de la maison, et se mit à la battre non loin de la grande route. Cette fois elle cria et chercha à se défendre. Il la bâillonna, lui cravacha la figure, et excita contre elle ses chiens, qui lui déchirèrent ses vêtements ; elle se trouva nue. Il rappela ses chiens et lui dit : «Les gens qui passeront dans trois ou quatre heures vous trouveront dans cet état et répandront la nouvelle de votre aventure. M entendez-vous? Adieu. Vous ne me reverrez plus.» Il partit. Pleurant sous le poids de sa honte, elle pensa en elle-même : «J aurai bientôt un enfant de mon misérable mari, Dieu veuille que ce soit un fils.» Les fermiers, témoins de son horrible situation, lui portèrent secours, et s empressèrent naturellement de répandre la nouvelle. Indignés d une telle sauvagerie, ils soulevèrent le pays et jurèrent de venger la pauvre jeune femme ; mais le coupable était envolé. La jeune 8

9 femme se réfugia chez son père ; celui-ci, anéanti par son chagrin, ne voulut plus voir âme qui vive ; frappé dans sa plus vive affection, le cœur brisé, il déclina de jour en jour, et sa fille elle-même accueillit comme une délivrance la mort qui vint mettre fin à sa douleur. Elle vendit alors le domaine et quitta le pays. II En 1886, une jeune femme vivait retirée et seule dans une petite maison d un village de New England : sa seule compagnie était un enfant d environ cinq ans. Elle n avait pas de domestiques, fuyait les relations et semblait sans amis. Le boucher, le boulanger et les autres fournisseurs disaient avec raison aux villageois qu ils ne savaient rien d elle ; on ne connaissait, en effet, que son nom «Stillmann» et celui de son fils qu elle appelait Archy. Chacun ignorait d où elle venait, mais à son arrivée on avait déclaré que son accent était celui d une Sudiste. L enfant n avait ni compagnons d études ni camarades de jeux ; sa mère était son seul professeur. Ses leçons étaient claires, bien comprises : ce résultat la satisfaisait pleinement ; elle en était même très fière. Un jour, Archy lui demanda : 9

10 Maman, suis-je différent des autres enfants? Mais non, mon petit, pourquoi? Une petite fille qui passait par ici m a demandé si le facteur était venu, et je lui ai répondu que oui ; elle m a demandé alors depuis combien de temps je l avais vu passer ; je lui ai dit que je ne l avais pas vu du tout. Elle en a été étonnée, et m a demandé comment je pouvais le savoir puisque je n avais pas vu le facteur ; je lui ai répondu que j avais flairé ses pas sur la route. Elle m a traité de fou et s est moquée de moi. Pourquoi donc? La jeune femme pâlit et pensa : «Voilà bien la preuve certaine de ce que je supposais : mon fils a la puissance olfactive d un limier.» Elle saisit brusquement l enfant et le serra passionnément dans ses bras, disant à haute voix : «Dieu me montre le chemin.» Ses yeux brillaient d un éclat extraordinaire, sa poitrine était haletante, sa respiration entrecoupée. «Le mystère est éclairci maintenant, pensa-t-elle ; combien de fois me suis-je demandé avec stupéfaction comment mon fils pouvait faire des choses impossibles dans l obscurité. Je comprends tout maintenant.» Elle l installa dans sa petite chaise et lui dit : Attends-moi un instant, mon chéri, et nous 10

11 causerons ensemble. Elle monta dans sa chambre et prit sur sa table de toilette différents objets qu elle cacha ; elle mit une lime à ongles par terre sous son lit, des ciseaux sous son bureau, un petit coupe-papier d ivoire sous son armoire à glace. Puis elle retourna vers l enfant et lui dit : Tiens! j ai laissé en haut différents objets que j aurais dû descendre ; monte donc les chercher et tu me les apporteras, ajouta-t-elle, après les lui avoir énumérés. Archy se hâta et revint quelques instants après portant les objets demandés. As-tu éprouvé une difficulté quelconque, mon enfant, à trouver ces objets? Aucune, maman, je me suis simplement dirigé dans la chambre en suivant votre trace. Pendant son absence, elle avait pris sur une étagère plusieurs livres qu elle avait ouverts ; puis elle effleura de la main plusieurs pages dont elle se rappela les numéros, les referma et les remit en place. Je viens de faire une chose en ton absence, Archy, lui dit-elle. Crois-tu que tu pourrais la deviner? L enfant alla droit à l étagère, prit les livres, et les ouvrit aux pages touchées par sa mère. 11

12 La jeune femme assit son fils sur ses genoux et lui dit : Maintenant, je puis répondre à ta question de tout à l heure, mon chéri ; je viens de découvrir en effet que sous certains rapports tu n es pas comme tout le monde. Tu peux voir dans l obscurité, flairer ce que d autres ne sentent pas ; tu as toutes les qualités d un limier. C est un don précieux, inestimable que tu possèdes, mais gardes-en le secret, sois muet comme une tombe à ce sujet. S il était découvert, on te signalerait comme un enfant bizarre, un petit phénomène, et les autres se moqueraient de toi ou te donneraient des sobriquets.» Dans ce monde, vois-tu, il faut être comme le commun des mortels, si l on ne veut provoquer ni moqueries, ni envie, ni jalousie. La particularité que tu as reçue en partage est rare et enviable, j en suis heureuse et fière, mais pour l amour de ta mère, tu ne dévoileras jamais ce secret à personne, n est-ce pas? L enfant promit, mais sans comprendre. Pendant tout le cours de la journée, le cerveau de la jeune femme fut en ébullition ; elle formait les projets les plus fantastiques, forgeait des plans, des intrigues, tous plus dangereux les uns que les autres et très effrayants par leurs conséquences. Cette perspective de vengeance donnait à son visage une expression de joie féroce et de je ne sais quoi de diabolique. La fièvre de l inquiétude 12

13 la gagnait, elle ne pouvait ni rester en place, ni lire, ni travailler. Le mouvement seul était un dérivatif pour elle. Elle fondait sur le don particulier de son fils les plus vives espérances et se répétait sans cesse en faisant allusion au passé : Mon mari a fait mourir mon père de chagrin, et voilà des années que, nuit et jour, je cherche en vain le moyen de me venger, de le faire souffrir à son tour. Je l ai trouvé maintenant. Je l ai trouvé, ce moyen. Lorsque vint la nuit, son agitation ne fit que croître. Elle continua ses expériences ; une bougie à la main elle se mit à parcourir sa maison de la cave au grenier, cachant des aiguilles, des épingles, des bobines de fil, des ciseaux sous les oreillers, sous les tapis, dans les fentes des murs, dans le coffre à charbon, puis elle envoya le petit Archy les chercher dans l obscurité ; il trouva tout, et semblait ravi des encouragements que lui prodiguait sa mère en le couvrant de caresses. À partir de ce moment, la vie lui apparut sous un angle nouveau ; l avenir lui semblait assuré ; elle n avait plus qu à attendre le jour de la vengeance et jouir de cette perspective. Tout ce qui avait perdu de l intérêt à ses yeux se prit à renaître. Elle s adonna de nouveau à la musique, aux langues, au dessin, à la peinture, et aux plaisirs de sa jeunesse si longtemps délaissés. De nouveau elle se sentait heureuse, et 13

14 retrouvait un semblant de charme à l existence. À mesure que son fils grandissait, elle surveillait ses progrès avec une joie indescriptible et un bonheur parfait. Le cœur de cet enfant était plus ouvert à la douceur qu à la dureté. C était même à ses yeux son seul défaut. Mais elle sentait bien que son amour et son adoration pour elle auraient raison de cette prédisposition. Pourvu qu il sache haïr! C était le principal ; restait à savoir s il serait aussi tenace et aussi ancré dans son ressentiment que dans son affection. Ceci était moins sûr. Les années passaient. Archy était devenu un jeune homme élégant, bien campé, très fort à tous les exercices du corps ; poli, bien élevé, de manières agréables il portait un peu plus de seize ans. Un soir, sa mère lui déclara qu elle voulait aborder avec lui un sujet important, ajoutant qu il était assez grand et raisonnable pour mener à bien un projet difficile qu elle avait conçu et mûri pendant de longues années. Puis elle lui raconta sa lamentable histoire dans tous ses détails. Le jeune homme semblait terrorisé ; mais, au bout d un moment, il dit à sa mère : Je comprends maintenant ; nous sommes des Sudistes ; le caractère de son odieux crime ne comporte qu une seule expiation possible. Je le chercherai, je le 14

15 tuerai. Le tuer? Non. La mort est un repos, une délivrance ; c est un bienfait du ciel! il ne le mérite pas. Il ne faut pas toucher à un cheveu de sa tête! Le jeune homme réfléchit un instant, puis reprit : Vous êtes tout pour moi, mère ; votre volonté doit être la mienne ; vos désirs sont impératifs pour moi. Dites-moi ce que je dois faire, je le ferai. Les yeux de M me Stillmann étincelaient de joie. Tu partiras à sa recherche, dit-elle. Depuis onze ans je connais le lieu de sa retraite ; il m a fallu cinq ans et plus pour le découvrir, sans compter l argent que j ai dû dépenser. Il est dans une situation aisée et exploite une mine au Colorado. Il habite Denver et s appelle Jacob Fuller. Voilà. C est la première fois que j en parle depuis cette nuit inoubliable. Songe donc! ce nom aurait pu être le tien, si je ne t avais épargné cette honte en t en donnant un plus respectable. Tu l arracheras à sa retraite, tu le traqueras, tu le poursuivras, et cela toujours sans relâche, ni trêve ; tu empoisonneras son existence en lui causant des terreurs folles, des cauchemars angoissants, si bien qu il préférera la mort et aura le courage de se suicider. Tu feras de lui un nouveau Juif errant ; il faut qu il ne connaisse plus un instant de repos et que, même en songe, son esprit soit 15

16 persécuté par le remords. Sois donc son ombre, suis-le pas à pas, martyrise-le en te souvenant qu il a été le bourreau de ta mère et de mon père. Mère, j obéirai. J ai confiance, mon fils. Tout est prêt, j ai tout prévu pour ta mission. Voici une lettre de crédit, dépense largement ; l argent ne doit pas être compté. Tu auras besoin de déguisements sans doute et de beaucoup d autres choses auxquelles j ai pensé. Elle tira du tiroir de sa table plusieurs carrés de papier portant les mots suivants écrits à la machine : DOLLARS DE PRIME «On croit qu un certain individu qui séjourne ici est vivement recherché dans un État de l Est. «En 1880, pendant une nuit, il aurait attaché sa jeune femme à un arbre, près de la grand-route, et l aurait cravachée avec une lanière de cuir ; on assure qu il a fait déchirer ses vêtements par ses chiens et l a laissée toute nue au bord de la route. Il s est ensuite enfui du pays. Un cousin de la malheureuse jeune femme a recherché le criminel pendant dix-sept ans (adresse... Poste restante). La prime de dix mille dollars sera payée comptant à la personne qui, dans un entretien particulier, indiquera au cousin de la victime 16

17 la retraite du coupable.» Quand tu l auras découvert et que tu seras sûr de bien tenir sa piste, tu iras au milieu de la nuit placarder une de ces affiches sur le bâtiment qu il occupe ; tu en poseras une autre sur un établissement important de la localité. Cette histoire deviendra la fable du pays. Tout d abord, il faudra par un moyen quelconque, que tu le forces à vendre une partie de ce qui lui appartient : nous y arriverons peu à peu, nous l appauvrirons graduellement, car si nous le ruinions d un seul coup, il pourrait, dans un accès de désespoir, chercher à se tuer. Elle prit dans le tiroir quelques spécimens d affiches différentes, toutes écrites à la machine, et en lut une : «À Jacob Fuller... Vous avez... jours pour régler vos affaires. Vous ne serez ni tourmenté ni dérangé pendant ce temps qui expirera à... heures du matin le À ce moment précis il vous faudra déménager. Si vous êtes encore ici à l heure que je vous fixe comme dernière limite, j afficherai votre histoire sur tous les murs de cette localité, je ferai connaître votre crime dans tous ses détails, en précisant les dates et tous les noms, à commencer par le vôtre. Ne craignez plus aucune vengeance physique ; dans aucun cas, vous n aurez à 17

18 redouter une agression. Vous avez été infâme pour un vieillard, vous lui avez torturé le cœur. Ce qu il a souffert, vous le souffrirez à votre tour.» Tu n ajouteras aucune signature. Il faut qu il reçoive ce message à son réveil, de bonne heure, avant qu il connaisse la prime promise, sans cela, il pourrait perdre la tête et fuir sans emporter un sou. Je n oublierai rien. Tu n auras sans doute besoin d employer ces affiches qu au début ; peut-être même une seule suffira. Ensuite, lorsqu il sera sur le point de quitter un endroit, arrange-toi pour qu il reçoive un extrait du message commençant par ces mots : «Il faut déménager, vous avez... jours.» Il obéira, c est certain. III EXTRAITS DE LETTRES À SÀ MÈRE Denver, 3 avril Je viens d habiter le même local que Jacob Fuller pendant plusieurs jours. Je tiens sa trace maintenant ; je 18

19 pourrais le dépister et le suivre à travers dix divisions d infanterie. Je l ai souvent approché et l ai entendu parler. Il possède un bon terrain et tire un parti avantageux de sa mine ; mais, malgré cela, il n est pas très riche. Il a appris le travail de mineur en suivant la meilleure des méthodes, celle qui consiste à travailler comme un ouvrier à gages. Il paraît assez gai de caractère, porte gaillardement ses quarante-quatre ans ; il semble plus jeune qu il n est, et on lui donnerait à peine trente-six ou trente-sept ans. Il ne s est jamais remarié et passe ici pour veuf. Il est bien posé, considéré, s est rendu populaire et a beaucoup d amis. Moi-même j éprouve une certaine sympathie pour lui ; c est évidemment la voix du sang qui crie en moi! Combien aveugles, insensées et arbitraires sont certaines lois de la nature, la plupart d entre elles au fond! Ma tâche est devenue bien pénible maintenant. Vous le saisissez, n est-ce pas? et vous me pardonnerez ce sentiment? Ma soif de vengeance du début s est un peu apaisée, plus même que je n ose en convenir devant vous ; mais je vous promets de mener à bien la mission que vous m avez confiée. J éprouverai peut-être moins de satisfaction, mais mon devoir reste impérieux : je l accomplirai jusqu au bout, soyez-en sûre. Je ressens pourtant un profond sentiment d indignation lorsque je constate que l auteur de ce crime odieux est le seul qui n en ait pas souffert. Son action infâme a tourné 19

20 entièrement à son avantage, et au bout du compte il est heureux. Lui, criminel, s est vu épargner toutes les souffrances ; vous, l innocente victime, vous les supportez avec une résignation admirable. Mais rassurez-vous, il récoltera sa part d amertumes, je m en charge. * Silver Gulch, 19 mai... J ai placardé l affiche n 1 le 3 avril à minuit ; une heure plus tard, j ai glissé sous la porte de sa chambre l affiche n 2, lui signifiant de quitter Denver la nuit du 14 avant 11 h. 50. Quelque vieux roublard de reporter m a volé une affiche ; en furetant dans toute la ville, il a découvert ma seconde qu il a également subtilisée. Ainsi, il a fait ce qu on appelle en terme professionnel «un bon scoop», c est-à-dire qu il a su se procurer un document précieux, en s arrangeant pour qu aucun autre journal que le sien n ait le même «tuyau». Ce scoop a permis à son journal, le principal de l endroit, d imprimer la nouvelle en gros caractères en tête de son article de fond du lendemain matin ; venait ensuite un long dithyrambe sur notre malheur accompagné de violents 20

21 commentaires sur le coupable ; en même temps, le journal ouvrait une souscription de 1000 dollars pour renforcer la prime déjà promise. Les feuilles publiques de ce pays s entendent merveilleusement à soutenir une noble cause... surtout lorsqu elles entrevoient une bonne affaire. J étais assis à table comme de coutume, à une place choisie pour me permettre d observer et de dévisager Jacob Fuller ; je pouvais en même temps écouter ce qui se disait à sa table. Les quatre-vingts ou cent personnes de la salle commentaient l article du journal en souhaitant la découverte de cette canaille qui infectait la ville de sa présence. Pour s en débarrasser, tous les moyens étaient bons ; on avait le choix du procédé : une balle, une canne plombée, etc. Lorsque Fuller entra, il avait dans une main l affiche (pliée), dans l autre le journal. Cette vue me stupéfia et me donna des battements de cœur. Il avait l air sombre et semblait plus vieux de dix ans, en même temps que très préoccupé ; son teint était devenu terreux. Et songez un peu, ma chère maman, à tous les propos qu il dut entendre! Ses propres amis, qui ne le soupçonnaient pas, lui appliquaient les épithètes et les qualificatifs les plus infâmes, en se servant du vocabulaire très risqué des dictionnaires dont la vente est permise ici. Et, qui plus est, il dut prendre part à la 21

22 discussion et partager les appréciations véhémentes de ses amis. Cette circonstance le mettait mal à l aise, et il ne parvint pas à me le dissimuler ; je remarquai facilement qu il avait perdu l appétit et qu il grignotait pour se donner contenance. À la fin, un des convives déclara : Il est probable que le vengeur de ce forfait est parmi nous dans cette salle et qu il partage notre indignation générale contre cet inqualifiable scélérat. Je l espère, du moins. Ah! ma mère! Si vous aviez vu la manière dont Fuller grimaçait et regardait effaré autour de lui. C était vraiment pitoyable! N y pouvant plus tenir, il se leva et sortit. Pendant quelques jours, il donna à entendre qu il avait acheté une mine à Mexico et voulait liquider sa situation à Denver pour aller au plus tôt s occuper de sa nouvelle propriété et la gérer lui-même. Il joua bien son rôle, annonça qu il emporterait avec lui quarante mille dollars, un quart en argent, le reste en billets ; mais comme il avait grandement besoin d argent pour régler sa récente acquisition, il était décidé à vendre à bas prix pour réaliser en espèces. Il vendit donc son bien pour trente mille dollars. Puis, devinez ce qu il fit. 22

23 Il exigea le paiement en monnaie d argent, prétextant que l homme avec lequel il venait de faire affaire à Mexico était un natif de New-England, un maniaque plein de lubies qui préférait l argent à l or ou aux traites. Le motif parut étrange, étant donné qu une traite sur New-York pouvait se payer en argent sans la moindre difficulté. On jasa de cette originalité pendant un jour ou deux, puis ce fut tout, les sujets de discussion ne durent d ailleurs jamais plus longtemps dans ce beau pays de Denver. Je surveillais mon homme sans interruption ; dès que le marché fut conclu et qu il eut l argent en poche, ce qui arriva le 11, je m attachai à ses pas, sans perdre de vue le moindre de ses mouvements. Cette nuit-là, ou plutôt le 12 (car il était un peu plus de minuit), je le filai jusqu à sa chambre qui donnait sur le même corridor que la mienne, puis, je rentrai chez moi ; j endossai mon déguisement sordide de laboureur, me maquillai la figure en conséquence, et m assis dans ma chambre obscure, gardant à portée de ma main un sac plein de vêtements de rechange. Je laissai ma porte entrebâillée, me doutant bien que l oiseau ne tarderait pas à s envoler. Au bout d une demi-heure, une vieille femme passa ; elle portait un sac. Un coup d œil rapide me suffit pour reconnaître Fuller sous ce déguisement ; je pris mon baluchon et le suivis. 23

24 Il quitta l hôtel par une porte de côté ; et, tournant au coin de l établissement, il prit une rue déserte qu il remonta pendant quelques instants, sans se préoccuper de l obscurité et de la pluie. Il entra dans une cour et monta dans une voiture à deux chevaux qu il avait commandée à l avance ; sans permission, je grimpe derrière, sur le coffre à bagages, et nous partîmes à grande allure. Après avoir parcouru une dizaine de milles, la voiture s arrêta à une petite gare. Fuller en descendit et s assit sur un chariot remisé sous la véranda, à une distance calculée de la lumière ; j entrai pour surveiller le guichet des billets. Fuller n en prenant pas, je l imitai. Le train arriva : Fuller se fit ouvrir un compartiment ; je montai dans le même wagon à l autre extrémité, et suivant tranquillement le couloir, je m installai derrière lui. Lorsqu il paya sa place au conducteur, il fallut bien indiquer sa gare de destination ; je me glissai alors un peu plus près de lui pendant que l employé lui rendait sa monnaie. Quand vint mon tour de payer, je pris un billet pour la même station que Fuller, située à environ cent milles vers l Ouest. À partir de ce moment-là, et pendant une semaine, j ai dû mener une existence impossible. Il poussait toujours plus loin dans la région Ouest. Mais, au bout de vingt-quatre heures, il avait cessé d être une femme. Devenu un bon laboureur comme moi, il portait de grands favoris roux. Son équipement était parfait, et 24

25 il pouvait jouer son personnage mieux que tout autre, puisqu il avait été réellement un ouvrier à gages. Son meilleur ami ne l aurait pas reconnu. À la fin, il s établit ici, dans un camp perdu sur une petite montagne de Montana ; il habite une maison primitive et va prospecter tous les jours ; du matin au soir, il évite toute relation avec ses semblables. J ai pris pension à une guinguette de mineurs. Vous ne pouvez vous figurer le peu de confortable que j y trouve. Rien n y manque : les punaises, la saleté, la nourriture infecte. Voilà quatre semaines que nous sommes ici, et pendant tout ce temps, je ne l ai aperçu qu une fois ; mais, chaque nuit, je suis à la trace ses allées et venues de la journée et me mets en embuscade pour l observer. Dès qu il a eu loué une hutte ici, je me suis rendu à cinquante mille d ici pour télégraphier à l hôtel de Denver de garder mes bagages jusqu à nouvel ordre. Ici je n ai besoin que de quelques chemises de rechange que j ai eu soin d apporter avec moi. * Silver Gulch, 12 juin. Je crois que l épisode de Denver n a pas eu son écho 25

26 jusqu ici. Je connais presque tous les habitants du Camp et ils n y ont pas encore fait la moindre allusion, du moins, devant moi. Sans aucun doute, Fuller se trouve très heureux ; il a loué à deux milles d ici, dans un coin retiré de la montagne, une concession qui promet un bon rendement et dont il s occupe très sérieusement. Mais, malgré cela, il est métamorphosé d aspect! Jamais plus il ne sourit, il se concentre en luimême et vit comme un ours, lui qui était si sociable et si gai, il y a à peine deux mois! Je l ai vu passer plusieurs fois ces derniers jours, abattu, triste, et l air déprimé. Il fait peine à voir. Il s appelle maintenant David Wilson. Je m imagine qu il restera ici, jusqu à ce que nous le délogions de nouveau. Puisque vous le voulez, je continuerai à le persécuter, mais je ne vois pas en quoi il peut être plus malheureux qu à présent. Je retournerai à Denver, m accorder une saison de repos et d agrément ; je m offrirai une nourriture meilleure, un lit plus confortable et des vêtements plus propres ; puis je prendrai mes bagages et ferai déménager le malheureux Wilson. * 26

27 Denver, 19 juin. Tout le monde le regrette ici. On espère qu il fait fortune à Mexico ; les vœux qu on forme pour lui sont très sincères, et viennent du cœur. Je m en rends parfaitement compte : je m attarde à plaisir ici, je l avoue ; mais si vous étiez à ma place vous auriez pitié de moi. Je sens bien ce que vous allez penser de moi ; vous avez cent fois raison au fond. Si j étais à votre place, et si je portais dans mon cœur une cicatrice aussi profonde!!!... C est décidé. Je prendrai demain le train de nuit. * Denver 20 juin. Dieu me pardonne, mère! nous sommes sur une fausse piste ; nous pourchassons un innocent! Je n en ai pas dormi de la nuit ; le jour commence à poindre et j attends impatiemment le train du matin!... Mais que les minutes me semblent longues, longues... Ce Jacob Fuller est un cousin du coupable! Comment n avons-nous pas supposé plus tôt que le criminel ne porterait plus jamais son vrai nom après son méfait? Le Fuller de Denver a quatre ans de moins que l autre ; il est venu ici à vingt et un ans, en 1879, et était 27

28 veuf un an avant votre mariage ; les preuves à l appui de ce que j avance sont innombrables. Hier soir, j ai longuement parlé de lui à des amis qui le connaissaient depuis le jour de son arrivée. Je n ai pas bronché, mais mon opinion est bien arrêtée : dans quelques jours, je le rapatrierai en ayant soin de l indemniser de la perte qu il a subie en vendant sa mine ; en son honneur je donnerai un banquet, une retraite aux flambeaux et une illumination dont les frais retomberont sur moi seul ; on me traitera peut-être «d esbrouffeur», mais cela m est égal. Je suis très jeune, vous le savez bien, et c est là mon excuse. Dans quelque temps on ne pourra plus me traiter en enfant. * Silver Gulch, 2 juillet. Mère! Il est parti! Parti sans laisser aucun indice. Sa trace était refroidie à mon arrivée ; je n ai pu la retrouver. Je me lève aujourd hui pour la première fois depuis cet événement. Mon Dieu! comme je voudrais avoir quelques années de plus pour mieux supporter les émotions. Tout le monde croit qu il est parti pour l Ouest ; aussi vais-je me mettre en route ce soir ; je gagnerai en voiture la gare la plus voisine à deux ou 28

29 trois heures d ici ; je ne sais pas bien où je vais, mais je ne puis plus tenir en place ; l inaction en ce moment me met à la torture. Bien entendu, il se cache sous un faux nom et un nouveau déguisement. Ceci me fait supposer que j aurai peut-être à parcourir le monde entier pour le trouver! C est du moins ce que je crois. Voyez-vous, mère! le Juif errant, en ce moment : c est moi. Quelle ironie! Et dire que nous avions réservé «ce rôle à un autre»! Toutes ces difficultés seraient aplanies si je pouvais placarder une nouvelle affiche. Mais je me sens incapable de trouver dans mon cerveau un procédé qui n effraye pas le pauvre fugitif. Ma tête est prête à éclater. J avais songé à cette affiche : «Si le monsieur qui a dernièrement acheté une mine à Mexico et en a vendu une à Denver veut bien donner son adresse» (mais à qui la donner?) «il lui sera expliqué comment il y a eu méprise à son sujet ; on lui fera des excuses et on réparera le tort qui lui a été causé en l indemnisant aussi largement que possible.» Mais comprenez-vous la difficulté? Il croira à un piège ; c est tout naturel, d ailleurs! Je pourrais encore écrire : «Il est maintenant avéré que la personne recherchée n est pas celle qu on a trouvée ; il existait une similitude de nom ; mais il y a eu échange pour des raisons spéciales.» Cela pourrait-il aller? Je crains que 29

contes licencieux des provinces de france

contes licencieux des provinces de france Jean Quatorze-Coups Tout près d ici, vivait il y a déjà longtemps une veuve dont le fils était chasse-marée, autrement dit, domestique dans un moulin. Jean c était le nom du jeune homme avait vingt-quatre

Plus en détail

Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare.

Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare. Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare. Je venais d arriver à Hanovre par le train de onze heures. À Düsseldorf j avais passé plus de trois semaines chez un homme de quarante

Plus en détail

Le Cauchemar révélateur

Le Cauchemar révélateur Le Cauchemar révélateur Hier c était le départ de ma mère. On l emmena à l aéroport. Elle devait partir pour son travail. Quand l avion dans lequel elle était décolla, il passa au-dessus de nos têtes.

Plus en détail

LA MAISON DE POUPEE DE PETRONELLA DUNOIS

LA MAISON DE POUPEE DE PETRONELLA DUNOIS LA MAISON DE POUPEE DE PETRONELLA DUNOIS Je suis une poupée dans une maison de poupée. Un jour j ai quitté mari et enfants, pourquoi? je ne sais plus très bien. À peine le portail s était-il refermé derrière

Plus en détail

Quelqu un qui t attend

Quelqu un qui t attend Quelqu un qui t attend (Hervé Paul Kent Cokenstock / Hervé Paul Jacques Bastello) Seul au monde Au milieu De la foule Si tu veux Délaissé Incompris Aujourd hui tout te rends malheureux Si tu l dis Pourtant

Plus en détail

Sauvée De mon mari, ma chère, sauvée! Délivrée! libre! libre! libre! Comment libre? En quoi? En quoi! Le divorce! Oui, le divorce!

Sauvée De mon mari, ma chère, sauvée! Délivrée! libre! libre! libre! Comment libre? En quoi? En quoi! Le divorce! Oui, le divorce! SAUVÉE I Elle entra comme une balle qui crève une vitre, la petite marquise de Rennedon, et elle se mit à rire avant de parler, à rire aux larmes comme elle avait fait un mois plus tôt, en annonçant à

Plus en détail

Octave MIRBEAU LA BAGUE

Octave MIRBEAU LA BAGUE Octave MIRBEAU LA BAGUE LA BAGUE Un matin, le vieux baron vint chez moi. Et, sans préambule, il me demanda : Est-ce vrai, docteur, qu il y a du fer dans le sang? C est vrai Ah! je ne voulais pas le croire

Plus en détail

Mademoiselle J affabule et les chasseurs de rêves Ou l aventure intergalactique d un train de banlieue à l heure de pointe

Mademoiselle J affabule et les chasseurs de rêves Ou l aventure intergalactique d un train de banlieue à l heure de pointe Mademoiselle J affabule et les chasseurs de rêves Ou l aventure intergalactique d un train de banlieue à l heure de pointe de Luc Tartar * extraits * Les sardines (on n est pas des bêtes) - Qu est-ce qu

Plus en détail

C ÉTAIT IL Y A TRÈS LONGTEMPS QUAND LE COCHON D INDE N AVAIT PAS ENCORE SES POILS.

C ÉTAIT IL Y A TRÈS LONGTEMPS QUAND LE COCHON D INDE N AVAIT PAS ENCORE SES POILS. C ÉTAIT IL Y A TRÈS LONGTEMPS QUAND LE COCHON D INDE N AVAIT PAS ENCORE SES POILS. MAIS UN JOUR IL PARTIT PLUS AU NORD POUR DÉCOUVRIR LE MONDE. IL MARCHAIT, MARCHAIT, MARCHAIT SANS S ARRÊTER.IL COMMENÇA

Plus en détail

Du même auteur. Le Combat contre mes dépendances, éditions Publibook, 2013

Du même auteur. Le Combat contre mes dépendances, éditions Publibook, 2013 Jalousie Du même auteur Le Combat contre mes dépendances, éditions Publibook, 2013 Dominique R. Michaud Jalousie Publibook Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com

Plus en détail

Lorsqu une personne chère vit avec la SLA. Guide à l intention des enfants

Lorsqu une personne chère vit avec la SLA. Guide à l intention des enfants Lorsqu une personne chère vit avec la SLA Guide à l intention des enfants 2 SLA Société canadienne de la SLA 3000, avenue Steeles Est, bureau 200, Markham, Ontario L3R 4T9 Sans frais : 1-800-267-4257 Téléphone

Plus en détail

Le loup et les sept chevreaux. Il était une fois une chèvre qui avait sept chevreaux, qu'elle aimait très fort. Un jour,

Le loup et les sept chevreaux. Il était une fois une chèvre qui avait sept chevreaux, qu'elle aimait très fort. Un jour, Le loup et les sept chevreaux Il était une fois une chèvre qui avait sept chevreaux, qu'elle aimait très fort. Un jour, comme elle voulait aller chercher de quoi manger dans la forêt, elle les appela tous

Plus en détail

French Continuers (Section I Listening and Responding) Transcript

French Continuers (Section I Listening and Responding) Transcript 2013 H I G H E R S C H O O L C E R T I F I C A T E E X A M I N A T I O N French Continuers (Section I Listening and Responding) Transcript Familiarisation Text FEMALE: MALE: FEMALE: MALE: FEMALE: Salut,

Plus en détail

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est L enfant sensible Qu est-ce que la sensibilité? Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est de le surprotéger car il se

Plus en détail

AVERTISSEMENT. Ce texte a été téléchargé depuis le site. http://www.leproscenium.com. Ce texte est protégé par les droits d auteur.

AVERTISSEMENT. Ce texte a été téléchargé depuis le site. http://www.leproscenium.com. Ce texte est protégé par les droits d auteur. AVERTISSEMENT Ce texte a été téléchargé depuis le site http://www.leproscenium.com Ce texte est protégé par les droits d auteur. En conséquence avant son exploitation vous devez obtenir l autorisation

Plus en détail

Poèmes. Même si tu perds, persévère. Par Maude-Lanui Baillargeon 2 e secondaire. Même si tu perds Tu n es pas un perdant pour autant Persévère

Poèmes. Même si tu perds, persévère. Par Maude-Lanui Baillargeon 2 e secondaire. Même si tu perds Tu n es pas un perdant pour autant Persévère Poèmes École : Polyvalente de Normandin Commission scolaire : Du Pays des Bleuets Même si tu perds, persévère Par Maude-Lanui Baillargeon Même si tu perds Tu n es pas un perdant pour autant Persévère Ne

Plus en détail

Examen de français Université de Technologie chimique et de Métallurgie TEST DE GRAMMAIRE ET DE LEXIQUE

Examen de français Université de Technologie chimique et de Métallurgie TEST DE GRAMMAIRE ET DE LEXIQUE Examen de français Université de Technologie chimique et de Métallurgie TEST DE GRAMMAIRE ET DE LEXIQUE PARTIE 1 Complétez les pointillés par une des réponses ci-dessus de manière que les phrases obtenues

Plus en détail

Les enfants et la sécurité alentour des. Parlons de sécurité quand tu joues alentour des chiens.

Les enfants et la sécurité alentour des. Parlons de sécurité quand tu joues alentour des chiens. Les enfants et la sécurité alentour des Parlons de sécurité quand tu joues alentour des chiens. Parlons de sécurité quand tu joues alentour des chiens. Qu est-ce que ton chien aime faire avec toi? Qui

Plus en détail

SOYETTE, LE PETIT VER A SOIE

SOYETTE, LE PETIT VER A SOIE SOYETTE, LE PETIT VER A SOIE Le tout petit œuf. La toute petite chenille Le tout petit œuf vu à la loupe Il était une fois un tout petit œuf, pondu là. Un tout petit œuf, petit comme un grain de poussière.

Plus en détail

Le loup et les 7 chevreaux

Le loup et les 7 chevreaux Episode 1 Il était une fois une chèvre qui avait sept jolis petits chevreaux. Un matin, elle voulut aller chercher de la nourriture pour elle et ses petits dans la pairie. Elle les rassembla tous les sept

Plus en détail

DOCTEUR SÉMOI. de Patrick Mermaz

DOCTEUR SÉMOI. de Patrick Mermaz 1 Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l'autorisation de la SACD : www.sacd.fr de Patrick Mermaz Présentation

Plus en détail

D où viennent nos émotions

D où viennent nos émotions D où viennent nos émotions Il y a des émotions qui sont vraiment désagréables : l anxiété, la culpabilité, la colère, les grosses rages qui nous réveillent la nuit, la dépression, la tristesse, la peur,

Plus en détail

La petite poule qui voulait voir la mer

La petite poule qui voulait voir la mer Découverte Complète la carte d identité du livre. Titre du livre Nom de l auteur Nom de l illustrateur Editeur Que voit- on sur la 1 ère page de couverture? C est l histoire q d un poisson q d une souris

Plus en détail

Auxiliaire avoir au présent + participe passé

Auxiliaire avoir au présent + participe passé LE PASSÉ COMPOSÉ 1 1. FORMATION DU PASSÉ COMPOSÉ Formation : Auxiliaire avoir au présent + participe passé PARLER MANGER REGARDER J ai parlé Tu as parlé Il/elle/on a parlé Nous avons parlé Vous avez parlé

Plus en détail

Le carnaval des oiseaux

Le carnaval des oiseaux Le carnaval des oiseaux Marie-Jane Pinettes et Jacques Laban Juillet 2001 1 Le carnaval des oiseaux A Camille, Margot et Théo 2 LE CARNAVAL DES OISEAUX Il y a longtemps, mais très, très longtemps, tous

Plus en détail

L Intégrale de l Humour ***

L Intégrale de l Humour *** Un enfant va dans une épicerie pour acheter des bonbons. Comme l épicier n en vend généralement pas beaucoup, il les range tout en haut d une étagère très haute. Le garçon demande : 1 euro de bonbons s

Plus en détail

Vers toi Tim Project 2007

Vers toi Tim Project 2007 Vers toi Tu me sondes et me connaît, Tu sais tout de moi, non rien ne t est caché Chaque jour tu éclaires ma vie Tu gardes mes pas, tu me conduis Je veux te louer C est vers toi que je me tourne, Tu m

Plus en détail

Un autre signe est de blâmer «une colère ouverte qui débute par le mot TU».

Un autre signe est de blâmer «une colère ouverte qui débute par le mot TU». Le besoin de contrôler Le comportement compulsif de tout vouloir contrôler n est pas mauvais ou honteux, c est souvent un besoin d avoir plus de pouvoir. Il s agit aussi d un signe de détresse; les choses

Plus en détail

Mercredi soir, boulevard aux Oiseaux

Mercredi soir, boulevard aux Oiseaux Mercredi soir, boulevard aux Oiseaux Ça se passe chez nous, boulevard aux Oiseaux. Après l école, pour me rendre utile, j ai ciré l escalier jusqu à ce que ça reluise à mort. «Ça fera plaisir à papa»,

Plus en détail

Que chaque instant de cette journée contribue à faire régner la joie dans ton coeur

Que chaque instant de cette journée contribue à faire régner la joie dans ton coeur Que chaque instant de cette journée contribue à faire régner la joie dans ton coeur Des souhaits pour une vie des plus prospères et tous les voeux nécessaires pour des saisons extraordinaires! Meilleurs

Plus en détail

HIGHER SCHOOL CERTIFICATE EXAMINATION. French Continuers. (Section I Listening and Responding) Transcript

HIGHER SCHOOL CERTIFICATE EXAMINATION. French Continuers. (Section I Listening and Responding) Transcript 2014 HIGHER SCHOOL CERTIFICATE EXAMINATION French Continuers (Section I Listening and Responding) Transcript Familiarisation Text M: Bonjour Yasmine. Ça va? F: Ah bonjour! Oui, ça va bien. Écoute, ce weekend

Plus en détail

Ne vas pas en enfer!

Ne vas pas en enfer! Ne vas pas en enfer! Une artiste de Corée du Sud emmenée en enfer www.divinerevelations.info/pit En 2009, une jeune artiste de Corée du Sud qui participait à une nuit de prière a été visitée par JésusChrist.

Plus en détail

«J aime la musique de la pluie qui goutte sur mon parapluie rouge.

«J aime la musique de la pluie qui goutte sur mon parapluie rouge. J aime, je n aime pas Extrait de "J'aime", Minne/Natali Fortier (Albin Michel) «J aime la musique de la pluie qui goutte sur mon parapluie rouge. Quand je traverse la route au passage piéton, j aime marcher

Plus en détail

Lola. Texte de Sylvie Lavoie et d Éric Lemoine İllustrations de Sonia Hivert Mise en page réalisée par Cloé Perrotin. www.majuscrit.

Lola. Texte de Sylvie Lavoie et d Éric Lemoine İllustrations de Sonia Hivert Mise en page réalisée par Cloé Perrotin. www.majuscrit. Lola Texte de Sylvie Lavoie et d Éric Lemoine İllustrations de Sonia Hivert Mise en page réalisée par Cloé Perrotin www.majuscrit.fr www.majuscrit.fr Marcus Papa Texte de Sylvie Lavoie et d Éric Lemoine

Plus en détail

Histoire de Manuel Arenas

Histoire de Manuel Arenas Histoire de Manuel Arenas Dieu est le seul Dieu vivant nous pouvons Lui faire entièrement confiance! Source : Hugh Steven, «Manuel» ( 1970 Wycliffe Bible Translators) En français : «Manuel le Totonac»

Plus en détail

L ECOLE DE L ARNAQUE

L ECOLE DE L ARNAQUE L ECOLE DE L ARNAQUE Vous avez tous eu des projets de rénovation ou des projets d améliorations de votre habitation! Voici toutes les techniques de vente, les secrets des commerciaux, les pièges à éviter

Plus en détail

Activités autour du roman

Activités autour du roman Activité pédagogique autour du roman Un chien différent, de Laura Cousineau ISBN 978-2-922976-13-7 ( 2009, Joey Cornu Éditeur) Téléchargeable dans la rubrique Coin des profs sur 1 Activités

Plus en détail

COMMENT DÉCOUVRIR SA VOCATION

COMMENT DÉCOUVRIR SA VOCATION Stephen Wang COMMENT DÉCOUVRIR SA VOCATION Mariage, sacerdoce, vie consacrée, diaconat permanent, célibat «Petits Traités Spirituels» Série III «Bonheur chrétien» éditions des Béatitudes Ava n t-p r o

Plus en détail

Kerberos mis en scène

Kerberos mis en scène Sébastien Gambs Autour de l authentification : cours 5 1 Kerberos mis en scène Sébastien Gambs (d après un cours de Frédéric Tronel) sgambs@irisa.fr 12 janvier 2015 Sébastien Gambs Autour de l authentification

Plus en détail

Acte 1. Entrée de Victor et Rebecca. Victor porte un gros sac qu il jette au milieu de la pièce

Acte 1. Entrée de Victor et Rebecca. Victor porte un gros sac qu il jette au milieu de la pièce Acte 1 Acte 1 Scène 1 : Rebecca, Victor Entrée de Victor et Rebecca. Victor porte un gros sac qu il jette au milieu de la pièce Victor (se laissant tomber dans un fauteuil): Ouf! Il se relève et fait un

Plus en détail

6Des lunettes pour ceux qui en ont besoin

6Des lunettes pour ceux qui en ont besoin 6Des lunettes pour ceux qui en ont besoin Des lunettes pour ceux qui en ont besoin De nombreuses personnes dans le monde sont atteintes d erreurs de réfraction. Cela signifie que leurs yeux ne voient pas

Plus en détail

La fleur du soleil : Activité : 1O e. 2O e. 3O e. 4O e. 6O e. 5O e

La fleur du soleil : Activité : 1O e. 2O e. 3O e. 4O e. 6O e. 5O e 1O e 2O e 3O e La fleur du soleil : 4O e 5O e 6O e Originaire du Pérou et introduite en Europe à la fin du 17e siècle, le tournesol est une plante qui porte merveilleusement son nom puisqu elle se tourne

Plus en détail

Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie)

Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie) Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie) Commentaire du film d introduction de l intervention de Garth Larcen et son fils Max, entrepreneur aux U.S.A. Garth Larcen

Plus en détail

V3 - LE PASSE COMPOSE

V3 - LE PASSE COMPOSE CM1 V.3 LE PASSE COMPOSE DE L INDICATIF Il s agit de mettre en évidence la conjugaison des verbes en «er», en «ir-iss» des verbes être, avoir, faire, prendre, aller, pouvoir. On mettra en évidence le fait

Plus en détail

Macmine et ses bons compagnons. CCéélleessttiinn

Macmine et ses bons compagnons. CCéélleessttiinn Macmine et ses bons compagnons CCéélleessttiinn Il était une fois une petite ambulance très intelligente. Elle vivait dans une petite maison en paille. Elle s amusait drôlement avec les autres voitures,

Plus en détail

JE CHLOÉ COLÈRE. PAS_GRAVE_INT4.indd 7 27/11/13 12:22

JE CHLOÉ COLÈRE. PAS_GRAVE_INT4.indd 7 27/11/13 12:22 JE CHLOÉ COLÈRE PAS_GRAVE_INT4.indd 7 27/11/13 12:22 Non, je ne l ouvrirai pas, cette porte! Je m en fiche de rater le bus. Je m en fiche du collège, des cours, de ma moyenne, des contrôles, de mon avenir!

Plus en détail

Conseil Diocésain de Solidarité et de la Diaconie. 27 juin 2015. «Partager l essentiel» Le partage est un élément vital.

Conseil Diocésain de Solidarité et de la Diaconie. 27 juin 2015. «Partager l essentiel» Le partage est un élément vital. 27 juin 2015 Le partage est un élément vital. Notre démarche Notre chemin Dans un premier temps, nous sommes partis de mots qui expriment ce qui est essentiel pour nous, indispensable pour bien vivre.

Plus en détail

Episode 9 Longueur 7 17

Episode 9 Longueur 7 17 Episode 9 Longueur 7 17 Allo, oui? Infirmière : Je suis bien chez mademoiselle Chloé Argens? Oui, c est moi. Infirmière : Ici l hôpital Saint-Louis. Je vous passe monsieur Antoine Vincent. C est lui, monsieur

Plus en détail

Rappels. Prenons par exemple cet extrait : Récit / roman

Rappels. Prenons par exemple cet extrait : Récit / roman Les genres littéraires d un texte (1) Rappels Les genres littéraires sont une classifi cation qui permet de distinguer les textes en fonction de certaines caractéristiques d écriture. Voici les principaux

Plus en détail

Nom : Prénom : Date :

Nom : Prénom : Date : J observe le livre dans son ensemble, je le feuillette et je réponds aux 1) Je complète la carte d identité du livre. Titre du livre Nom de l auteur Nom de l illustrateur Editeur Collection Genre 2) Qui

Plus en détail

MEILLEURS AMIS... PEUT-ÊTRE? Producent Gabriella Thinsz Sändningsdatum: 23/11 2004

MEILLEURS AMIS... PEUT-ÊTRE? Producent Gabriella Thinsz Sändningsdatum: 23/11 2004 MEILLEURS AMIS... PEUT-ÊTRE? Producent Gabriella Thinsz Sändningsdatum: 23/11 2004 Salut! Est-ce que tu as un bon copain? Un meilleur ami? Est-ce que tu peux parler avec lui ou avec elle de tout? Est-ce

Plus en détail

7. Est-ce que vous êtes (tu es) paresseux (paresseuse) ou travailleur (travailleuse)?

7. Est-ce que vous êtes (tu es) paresseux (paresseuse) ou travailleur (travailleuse)? Leçon 1 1. Comment ça va? 2. Vous êtes (Tu es) d'où?' 3. Vous aimez (Tu aimes) l'automne? 4. Vous aimez (Tu aimes) les chats? 5. Comment vous appelez-vous (t'appelles-tu)? 6. Quelle est la date aujourd'hui?

Plus en détail

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS?

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? Pourquoi vivons-nous des émotions? Voilà une excellente question! Avez-vous pensé: «Les émotions nous rendent humains» ou : «Elles nous permettent de sentir ce qui

Plus en détail

COMMUNIQUÉ LE PETIT LIVRET. pour dire STOP. aux idées fausses sur. la pauvreté

COMMUNIQUÉ LE PETIT LIVRET. pour dire STOP. aux idées fausses sur. la pauvreté LE PETIT LIVRET pour dire COMMUNIQUÉ STOP aux idées fausses sur la pauvreté LE PETIT LIVRET pour dire COMMUNIQUÉ As-tu déjà entendu dire : «On est chômeur parce qu on ne veut pas travailler»? C est une

Plus en détail

TOUS MALADES! (Texte de M.-A. Ard) - Le Médecin : -----------------------------------------------------------------------------

TOUS MALADES! (Texte de M.-A. Ard) - Le Médecin : ----------------------------------------------------------------------------- L ATELIER du COQUELICOT 1 «Spectacle marionnettes», juillet 2015 TOUS MALADES! (Texte de M.-A. Ard) Personnages : - Le Médecin : -----------------------------------------------------------------------------

Plus en détail

Je les ai entendus frapper. C était l aube. Les deux gendarmes se tenaient derrière la porte. J ai ouvert et je leur ai proposé d entrer.

Je les ai entendus frapper. C était l aube. Les deux gendarmes se tenaient derrière la porte. J ai ouvert et je leur ai proposé d entrer. Je les ai entendus frapper. C était l aube. Les deux gendarmes se tenaient derrière la porte. J ai ouvert et je leur ai proposé d entrer. Mais je me suis repris : En fait, je préférais les recevoir dans

Plus en détail

❶ Écris le nom des auteurs de cette histoire. ❷ Écris le nom de l illustratrice. ❸ Comment se prénomme le personnage principal de cette histoire?

❶ Écris le nom des auteurs de cette histoire. ❷ Écris le nom de l illustratrice. ❸ Comment se prénomme le personnage principal de cette histoire? Léo adore sa maitresse. Surtout quand elle lui frotte la tête en disant : Bravo Léo, tu as encore bien travaillé. Il adore. Pour demain, elle a demandé à chacun de ses élèves de rapporter un objet ancien.

Plus en détail

AVERTISSEMENT. Ce texte a été téléchargé depuis le site http://www.leproscenium.com

AVERTISSEMENT. Ce texte a été téléchargé depuis le site http://www.leproscenium.com AVERTISSEMENT Ce texte a été téléchargé depuis le site http://www.leproscenium.com Ce texte est protégé par les droits d auteur. En conséquence avant son exploitation vous devez obtenir l autorisation

Plus en détail

De l idée au livre Expérience d un auteur, conseils d un éditeur

De l idée au livre Expérience d un auteur, conseils d un éditeur La Master Class de Grégoire Solotareff, auteur-illustrateur et responsable de la collection Salon du livre - mars 2015 De l idée au livre Expérience d un auteur, conseils d un éditeur Mon expérience d

Plus en détail

Les chaises. - Les enfants, elle nous a dit, dans la nuit, une canalisation d'eau a gele et a creve, ce qui

Les chaises. - Les enfants, elle nous a dit, dans la nuit, une canalisation d'eau a gele et a creve, ce qui Les chaises.' Ca a ete terrible, a l'ecole, aujourd'hui! Nous sommes arrives ce matin, comme d'habitude, et quand Ie Bouillon (c'est notre surveillant) a sonne la cloche, nous sommes alles nous mettre

Plus en détail

PAR VOTRE MEDECIN! «FUN», LES CIGARETTES RECOMMANDÉES NOUVELLE PERCÉE MÉDICALE!

PAR VOTRE MEDECIN! «FUN», LES CIGARETTES RECOMMANDÉES NOUVELLE PERCÉE MÉDICALE! «FUN», LES CIGARETTES RECOMMANDÉES PAR VOTRE MEDECIN! OUAH, DOC! JE ME SENS DÉJÀ MIEUX! C EST parce QUE FUN utilise le MEILleur DES TAbacs!! NOUVELLE PERCÉE MÉDICALE! VÉRIDIQUE! On a découvert que les

Plus en détail

Questionnaire pour les enseignant(e)s

Questionnaire pour les enseignant(e)s info@educatout123.fr www.educatout123.fr +31 614303399 L enfant qui bouge beaucoup! C est un fait, un enfant bouge beaucoup, il a besoin de se dépenser. Il arrive même parfois qu on n arrive plus à tenir

Plus en détail

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE!

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! rétablissement et psychose / Fiche 1 JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! JJérôme s énerve : «Je ne suis pas psychotique! Vous ne dites que des conneries! Je suis moi, Jérôme, et je ne vois pas le monde comme vous,

Plus en détail

GROUPE DE SPECIALISTES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS (CJ-S-CH) QUESTIONNAIRE POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS

GROUPE DE SPECIALISTES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS (CJ-S-CH) QUESTIONNAIRE POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS Strasbourg, 17 février 2010 [cdcj/cdcj et comités subordonnés/ documents de travail/cj-s-ch (2010) 4F final] CJ-S-CH (2010) 4F FINAL GROUPE DE SPECIALISTES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS (CJ-S-CH)

Plus en détail

Rencontre avec Mylène, le 10.03.15

Rencontre avec Mylène, le 10.03.15 Rencontre avec Mylène, le 10.03.15 Mylène : Bonjour, j ai 24 ans. Je suis Asperger. Je l ai découvert il y a deux ans ; le cours «acquisition et dysfonctionnement» m a aidée à en savoir plus. J ai rencontré

Plus en détail

CAP TERTIAIRE/INDUSTRIEL

CAP TERTIAIRE/INDUSTRIEL Session : 2005 Code : Page : 1/4 CAP TERTIAIRE/INDUSTRIEL Epreuve de Français SESSION 2005 SUJET Ce sujet comporte 4 pages : de la page 1/4 à la page 4/4. Assurez-vous que cet exemplaire est complet. Si

Plus en détail

Maison Intercommunale de la Petite Enfance Inauguration le 2 février 2011

Maison Intercommunale de la Petite Enfance Inauguration le 2 février 2011 Maison Intercommunale de la Petite Enfance Inauguration le 2 février 2011 J ai pas envie d y aller, à la crèche! Déjà, on a changé de ville et de maison, et je n ai plus ma Nounou, et je suis tout perdu.

Plus en détail

Celui qui me guérit Copyright 1995, Geneviève Lauzon-Falleur (My Healer) Ps. 30. Car Tu es Celui qui me guérit

Celui qui me guérit Copyright 1995, Geneviève Lauzon-Falleur (My Healer) Ps. 30. Car Tu es Celui qui me guérit elui qui me guérit opyright 1995, Geneviève Lauzon-alleur (My Healer) Ps. 30 B Seigneur mon ieu # B J ai crié à Toi B Seigneur mon ieu # B J ai crié à Toi B/# t Tu m as guérie # #/G G#m #/ Par la puissance

Plus en détail

Le petit bonhomme en pain d épices

Le petit bonhomme en pain d épices Le petit bonhomme en pain d épices Robert Gaston Herbert Le petit bonhomme en pain d épices Conte anglais Adaptation réalisée par Marie-Laure Besson pour «Le Cartable Fantastique» Robert Gaston Herbert

Plus en détail

Les jours de la semaine

Les jours de la semaine Les jours de la semaine Les jours de la semaine S enfilent un à un Comme les billes d un grand collier Dans un ordre, ils se suivent Chaque jour se ressemble Chaque jour est différent Mais on ne peut les

Plus en détail

Français Authentique Pack 2

Français Authentique Pack 2 Acheter un billet de train Contexte : Audrey a passé une semaine à Paris dans sa famille. Avant de rentrer chez elle en Allemagne, elle décide d aller rendre visite à une amie à Metz. Elle se rend à la

Plus en détail

Paroisses réformées de la Prévôté - Tramelan. Album de baptême

Paroisses réformées de la Prévôté - Tramelan. Album de baptême Paroisses réformées de la Prévôté - Tramelan Album de baptême L'album de mon baptême Cet album est celui de:... Né(e) le:... à:... 1 Quoi de neuf? Il est tout petit, mais... il a déjà sa personnalité,

Plus en détail

QUELQUES MOTS SUR L AUTEURE DANIELLE MALENFANT

QUELQUES MOTS SUR L AUTEURE DANIELLE MALENFANT Activité pédagogique autour du roman, de Danielle Malenfant ISBN 978-2-922976-38-0 ( 2013, Joey Cornu Éditeur) Téléchargeable dans la rubrique Coin des profs sur 1 Activités autour du roman RÉSUMÉ DU

Plus en détail

AMÉLIE NOTHOMB. Tuer le père ROMAN ALBIN MICHEL

AMÉLIE NOTHOMB. Tuer le père ROMAN ALBIN MICHEL AMÉLIE NOTHOMB Tuer le père ROMAN ALBIN MICHEL Éditions Albin Michel, 2011. ISBN : 978-2-253-17415-8 1 re publication LGF. «L obstination est contraire à la nature, contraire à la vie. Les seules personnes

Plus en détail

Oficina d Accés a la Universitat Pàgina 1 de 6 PAU 2015 Criteris de correcció ALERTE AUX «BIG MOTHERS»

Oficina d Accés a la Universitat Pàgina 1 de 6 PAU 2015 Criteris de correcció ALERTE AUX «BIG MOTHERS» Oficina d Accés a la Universitat Pàgina 1 de 6 SÈRIE 2 Comprensió escrita ALERTE AUX «BIG MOTHERS» 1. Oui, leur utilisation augmente progressivement. 2. Pour savoir si sa fille est rentrée à l heure prévue.

Plus en détail

STEPHEN KING. Dôme. Tome 1 ROMAN TRADUIT DE L ANGLAIS (ÉTATS-UNIS) PAR WILLIAM OLIVIER DESMOND ALBIN MICHEL

STEPHEN KING. Dôme. Tome 1 ROMAN TRADUIT DE L ANGLAIS (ÉTATS-UNIS) PAR WILLIAM OLIVIER DESMOND ALBIN MICHEL STEPHEN KING Dôme Tome 1 ROMAN TRADUIT DE L ANGLAIS (ÉTATS-UNIS) PAR WILLIAM OLIVIER DESMOND ALBIN MICHEL L AVION ET LA MARMOTTE 1 À deux mille pieds d altitude, Claudette Sanders prenait une leçon de

Plus en détail

Paye Bah. Ibrahim Touré

Paye Bah. Ibrahim Touré Mon pays est immense comme un continent A cause de la guerre, les gens sont mécontents. La guerre a tout détruit au nord Personne n ose sortir dehors Même les ampoules la nuit ne s allument plus Le jour

Plus en détail

Parent avant tout Parent malgré tout. Comment aider votre enfant si vous avez un problème d alcool dans votre famille.

Parent avant tout Parent malgré tout. Comment aider votre enfant si vous avez un problème d alcool dans votre famille. Parent avant tout Parent malgré tout Comment aider votre enfant si vous avez un problème d alcool dans votre famille. Edition: Addiction Suisse, Lausanne 2012 Que vous soyez directement concerné-e ou que

Plus en détail

Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose

Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose Le «blues du post-partum» est FRÉQUENT chez les nouvelles mères. Quatre mères sur cinq auront le blues du post-partum. LE «BLUES DU POST-PARTUM» La

Plus en détail

La responsabilitié civile... vous connaissez?

La responsabilitié civile... vous connaissez? Fiche d activité FA La responsabilitié civile... vous connaissez? Lorsqu on parle d assurance habitation, le feu et le vol sont les deux sortes de sinistres qui viennent d abord à l esprit. Mais il y en

Plus en détail

CLUB 2/3 Division jeunesse d Oxfam-Québec 1259, rue Berri, bureau 510 Montréal (Québec) H2L 4C7

CLUB 2/3 Division jeunesse d Oxfam-Québec 1259, rue Berri, bureau 510 Montréal (Québec) H2L 4C7 CLUB 2/3 Division jeunesse d Oxfam-Québec 1259, rue Berri, bureau 510 Montréal (Québec) H2L 4C7 Téléphone : 514 382.7922 Télécopieur : 514 382.3474 Site Internet : www.2tiers.org Courriel : club@2tiers.org

Plus en détail

RECONNAÎTRE UN NOM. Tu vas apprendre à reconnaître un nom!!!!!!

RECONNAÎTRE UN NOM. Tu vas apprendre à reconnaître un nom!!!!!! NOM : Prénom : Classe : Date : Ecrire se faire comprendre RECONNAÎTRE UN NOM Dans ce dossier: Tu vas apprendre à reconnaître un nom!!!!!! Tu vas apprendre à différencier les noms propres des noms sales

Plus en détail

1. La famille d accueil de Nadja est composée de combien de personnes? 2. Un membre de la famille de Mme Millet n est pas Français. Qui est-ce?

1. La famille d accueil de Nadja est composée de combien de personnes? 2. Un membre de la famille de Mme Millet n est pas Français. Qui est-ce? 1 LA FAMILLE 1.1 Lecture premier texte Nadja va passer quatre mois de la prochaine année scolaire en France. Aujourd hui, elle a reçu cette lettre de sa famille d accueil. Chère Nadja, Je m appelle Martine

Plus en détail

Les p'tites femmes de Paris

Les p'tites femmes de Paris Les p'tites femmes de Paris De Géraldine Feuillien D'après une idée de Stéphanie Bouquerel Episode 2: Ménage à trois 1 APPARTEMENT DE - BUREAU- INT - JOUR 1 Mais enfin Julien! Qu est ce qui t as pris de

Plus en détail

Manuscrit et Vocabulaire

Manuscrit et Vocabulaire Manuscrit et Vocabulaire Histoires fantastiques : En voiture! «Bienvenue dans votre voiture. Je vais accompagner pendant votre voyage. Laissez-moi vous guider!» On entend une voix mélodieuse quand Papa

Plus en détail

Avertissement. Lisez ces livres, si ce n est déjà fait, et alors vous comprendrez mieux ce qu ils ont voulu exprimer. Dominique

Avertissement. Lisez ces livres, si ce n est déjà fait, et alors vous comprendrez mieux ce qu ils ont voulu exprimer. Dominique Editions Trembley 1 Avertissement Voilà, vous allez lire une drôle d histoire, née de l imagination de seize enfants de 9 à 10 ans. Ils ont décidé de vous faire partager la vie des héros de livres qu ils

Plus en détail

Tu as envie de bronzer? Tu as envie de marcher? Tu n as pas peur du noir? Tu as envie de faire du ski? Tu as envie de pêcher?

Tu as envie de bronzer? Tu as envie de marcher? Tu n as pas peur du noir? Tu as envie de faire du ski? Tu as envie de pêcher? Unité 3 LEÇON 1 A Répète puis écoute et montre la bonne image! 21-22 10 Envie de bronzer? Nous avons des plages! Envie d explorer? Nous avons des grottes! Envie de pêcher? Nous avons des rivières! Envie

Plus en détail

une autruche la banquise un pompier une vague un poisson la fumée un savon une voiture un tiroir la gare un car un anorak une mandoline

une autruche la banquise un pompier une vague un poisson la fumée un savon une voiture un tiroir la gare un car un anorak une mandoline Fiche 1 Lecture orale 1 Je lis les lettres. c d q t g k s f v z b u è é e h c n k l m u b v S Z Q V T N C D O L P R 2 Je lis des mots outils. dessus dessous devant derrière qui que nous vous mon son pourquoi

Plus en détail

Origines possibles et solutions

Origines possibles et solutions Ne plus avoir peur de vieillir «Prends soin de ton corps comme si tu allais vivre éternellement, Prends soin de ton âme comme si tu allais mourir demain.» Introduction Ce petit document est la résultante

Plus en détail

Au pays du non voyant

Au pays du non voyant Olivier Guiryanan Au pays du non voyant Publibook Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les

Plus en détail

Le Plan d Action sur 90 Jours 90 jours pour tout changer

Le Plan d Action sur 90 Jours 90 jours pour tout changer Le Plan d Action sur 90 Jours 90 jours pour tout changer Inspiré de «The 90 Day Game Plan» d Eric Worre www.leblogdumlmpro.com - Tous droits réservés - Le Plan d Action sur 90 Jours 90 jours pour tout

Plus en détail

La poule qui se promenait dans la forêt

La poule qui se promenait dans la forêt Téa la poule et la montre à remonter le temps Il était une fois une poule qui s'appelait Téa. Quand Téa voulait dormir c'était que le matin! Il n'était que 9 heures, Téa cria tous les jours, Je veux dormir

Plus en détail

DEC accéléré en Soins infirmiers

DEC accéléré en Soins infirmiers P O R T R A I T S D É T U D I A N T E S I M M I G R A N T E S P A R C O U R S I N S P I R A N T S Nous vous présentons des personnes immigrantes dont le parcours de vie, professionnel et scolaire est à

Plus en détail

E V A SCORE AOFAS AVANT-PIED

E V A SCORE AOFAS AVANT-PIED Bilan pré-opératoire Questionnaire à remplir par le patient Dr. Aloïs ESPIÉ Nom : Prénom : Date de naissance : / / 19 Date de l examen : / / 201 A propos de votre pied : droit gauche Opéré le : / / 201

Plus en détail

Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant. Texte de la comédie musicale. Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques

Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant. Texte de la comédie musicale. Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant Texte de la comédie musicale Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques Les Serruriers Magiques 2013 2 Sommaire Intentions, adaptations, Droits

Plus en détail

LEARNING BY EAR. Sécurité routière EPISODE 4 : «Permis de conduire»

LEARNING BY EAR. Sécurité routière EPISODE 4 : «Permis de conduire» LEARNING BY EAR Sécurité routière EPISODE 4 : «Permis de conduire» Auteur : Victoria Averill Editeurs : Johannes Beck, Katrin Ogunsade Correction : Martin Vogl Traduction : Aude Gensbittel Personnages

Plus en détail

Blessure : LA TRAHISON - Masque : de contrôlant Structure de caractère : Psychopathe

Blessure : LA TRAHISON - Masque : de contrôlant Structure de caractère : Psychopathe Po/Gi Blessure : LA TRAHISON - Masque : de contrôlant Structure de caractère : Psychopathe 1. Trahison Cesser d être fidèle à quelqu un ou à une cause ; livrer quelqu un. 2. Réveil de la blessure Entre

Plus en détail

NOM:.. PRENOM:... CLASSE:.. STAGE EN ENTREPRISE. des élèves de...ème Du../../.. au./../.. Collège...

NOM:.. PRENOM:... CLASSE:.. STAGE EN ENTREPRISE. des élèves de...ème Du../../.. au./../.. Collège... NOM:.. PRENOM:... CLASSE:.. STAGE EN ENTREPRISE des élèves de...ème Du../../.. au./../.. Collège......... SOMMAIRE Avant le stage Le cahier de stage. 2 Conseil au stagiaire. 3 Fiche d identité de l élève

Plus en détail

Bien convaincre son ami + Bien s exprimer = Bon voyage assuré.

Bien convaincre son ami + Bien s exprimer = Bon voyage assuré. Bien convaincre son ami + Bien s exprimer = Bon voyage assuré. Il faudrait que tu fasses ce voyage. Tout d'abord, tu ne travailleras pas et tu verras tes copains à longueur de journée. Puis, tu n'auras

Plus en détail

Le passé composé. J ai trouvé 100 F dans la rue. Il est parti à 5 h 00.

Le passé composé. J ai trouvé 100 F dans la rue. Il est parti à 5 h 00. Le passé composé J ai trouvé 100 F dans la rue. Il est parti à 5 h 00. Le passé composé présente des actions passées, ponctuelles, et d une durée délimitée dans le passé. Formation : avoir ou être (au

Plus en détail