Les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux
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- Anne-Laure Audy
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1 Les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du Document Général d Orientations Guide Méthodologique Mars 2003
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3 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO Introduction 2 L étude d enjeux et le choix des enjeux Guide Méthodologique 5 A. Présentation de l étude d enjeux 6 1. Définitions 7 2. Les données 7 3. Les outils 8 B. Le bilan accidentologique de la situation existante 9 C. L analyse du bilan 11 D. Le choix des enjeux 14 Les Fiches Outils 17 Fiche Outil 1 : Comment gérer la commande? Out 1 Fiche Outil 2 : le fichier accidents pour l étude d enjeux Out 2 Fiche Outil 3 : Quelques pistes pour faire un bilan Out 3 Fiche Outil 4 : Le sectionnement Out 4 Fiche Outil 5 : Les références Out 5 1. Pourquoi comparer? Out 5-A 2. Les références possibles Out 5-A 3. Choix de la référence Out 5-A 4. Sources d information Out 5-B 5. Les références de taux et densités (calculés sur ) Out 5-B Fiche Outil 6 : les Indicateurs Out 6 1. Les indicateurs Bruts Out 6-A 2. I.A.L. (indicateurs d accidentologie locale) Out 6-A 3. Les indicateurs de Gavité Out 6-B 4. Les indicateurs de Risque (taux, densité et ZAAC) Out 6-C 5. Les indicateurs Typologiques Out 6-E 6. Les indicateurs Economiques Out 6-E Fiche Outil 7 : Les analyses statistiques Out 7 1. Analyse thématique Out 7-B 2. Analyse du niveau de risque spatial Out 7-B 3. Analyse chronologique Out 7-C Fiche Outil 8 : L analyse multicritère pour le choix des enjeux Out 8 Fiche Outil 9 : La cartographie Out 9 Bibliographie Sigles et Définitions 1
4 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO Introduction LE CONTEXTE Le Président de la République en faisant de la lutte contre l insécurité routière l un des trois grands chantiers de son quinquennat, a engagé une mobilisation nationale et souhaité un programme d actions permettant une véritable rupture dans la lutte contre ce fléau inacceptable pour notre société. Le Comité Interministériel de Sécurité Routière réuni sous la présidence du Premier ministre le 18 décembre 2002 a marqué le point de départ d un programme pluriannuel de lutte contre l insécurité routière et fixé les grandes orientations de l action publique parmi lesquelles la MOBILISATION DES PARTENAIRES ET UNE MEILLEURE ASSOCIATION DES COLLECTIVITES TERRITORIALES. Dans ce contexte, les Ministres de l Intérieur et de l Equipement dans leur circulaire conjointe du 30 janvier 2003 et son annexe, ont demandé aux Préfets de mobiliser autour d eux les administrations de l Etat et l ensemble des acteurs locaux pour la mise en œuvre de la politique locale de sécurité routière et l'élaboration de son Document Général d'orientations pour les années 2004 à LES OBJECTIFS DU DGO Le Document Général d'orientations doit permettre à l'etat, au Conseil Général, aux principales communes et groupements de communes, dans le cadre d'une démarche partenariale, de définir et d'afficher les axes prioritaires de la politique qu'ils mettront en œuvre, ensemble ou de façon individuelle au cours des cinq prochaines années, pour faire reculer l'insécurité routière. Si les principaux protagonistes en sont les responsables des administrations de l'etat et les élus des collectivités territoriales les plus importantes, le DGO doit également permettre de fédérer, autour des axes prioritaires proposés, l'ensemble des acteurs potentiels concernés. Ils seront associés au choix définitif des enjeux, à la définition des orientations d'actions et à leur mise en œuvre, dans le cadre annuel des Plans Départementaux d'actions de Sécurité Routière. LE DOCUMENT GENERAL D'ORIENTATIONS constitue donc l'outil politique de programmation mais également l'outil de mobilisation locale pour la lutte contre l'insécurité routière. LA DEMARCHE D'ELABORATION Après une phase préalable indispensable d'information et de sollicitation des principaux acteurs de la démarche par le Préfet ou le chef de projet sécurité routière, l'élaboration du DGO est marquée par deux phases décisionnelles essentielles que sont "le choix des enjeux" (objet de ce guide méthodologique) et "la définition des orientations d' actions". Conformément à la note de cadrage des directions d'administration centrale du Ministère de l Equipement sur la sécurité routière du 29 octobre 2002, l'implication des DDE dans cette démarche comme acteur de la politique interministérielle auprès des Préfets, notamment dans ces deux phases décisionnelles, est essentielle. En effet, leur contribution à la connaissance des lieux, facteurs et mécanismes d'accidents et à l'élaboration de la politique locale, constitue l'une des deux orientations autour desquelles doivent se décliner les axes stratégiques du Ministère Introduction 2
5 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO LE CHOIX DES ENJEUX Le choix des enjeux retenus par l'etat et par chacune des collectivités territoriales impliquées permet dans le cadre de la concertation mise en œuvre, d'identifier les enjeux pouvant déboucher sur une politique partenariale et ceux propres à chacun des protagonistes. Le choix se fera à partir d'un argumentaire technique mais aussi en tenant compte des orientations prioritaires de l'etat et des collectivités, des spécificités du département et des champs de compétences de chacun. Le choix des enjeux sera rendu définitif après présentation et discussion avec l'ensemble des partenaires en Conseil départemental de prévention. L'étude d'enjeux précède le choix des enjeux. Elle est réalisée par la DDE pour l'etat et par les services techniques des collectivités territoriales, à partir principalement de l'analyse des données d'accidents. Elle fournit aux responsables départementaux l'argumentaire technique indispensable au choix des enjeux. LA DEFINITION DES ORIENTATIONS D'ACTIONS La définition des orientations d'actions concerne chacun des enjeux retenus et doit être déclinée dans les différents domaines d'actions. L'objectif est de préciser les axes prioritaires d'un programme pluriannuel de lutte contre l'insécurité routière du département, impliquant l'ensemble des acteurs. Leur déclinaison annuelle se fera dans le cadre des PDASR. L'approfondissement de la connaissance et la comprehension des enjeux retenus sont essentiels pour définir des orientations d'actions adaptées aux problèmes posés. Quelque soit l'enjeu retenu, les orientations d'actions devront obligatoirement être recherchées dans les différents domaines suivants: l'infrastructure, l'éducation, la formation, l'information, le contrôle et la sanction. Outre les services techniques impliqués dans l'étude d'enjeux, d'autres partenaires disposant notamment de données spécifiques seront associés à cette réflexion. Le Document Général d'orientations Le Document Général d'orientations cosigné par l'etat et les collectivités territoriales impliquées dans la démarche, sera le document de référence pour la politique locale de sécurité routière des cinq prochaines années. Il devra présenter les caractéristiques de l'insécurité routière du département, expliquer les enjeux retenus, ceux partagés par les signataires et ceux propres à chacun d'entre eux, ainsi que les orientations d'actions correspondantes. Chaque année, le Plan départemental d'actions de sécurité routière devra être élaboré en cohérence avec le DGO. 3 Introduction
6 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO Ce guide propose une méthodologie pour mener une étude d enjeux dans le cadre du DGO. La première partie traite uniquement de la méthodologie de l étude d enjeux et du choix des enjeux. Présentée de manière succinte, elle renvoie fréquemment à des fiches outils proposant les aspects techniques et pratiques. Une bibliographie sommaire rappelle quelques ouvrages de référence. Enfin, les définitions et les sigles sont regroupés en dernière partie. 4
7 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO L étude d enjeux et le choix des enjeux Guide Méthodologique 5
8 Démarche générale d une étude d enjeux les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO L épidémiologie descriptive (1) est une des premières étapes des recherches médicales. Parallèlement, dans le domaine de la sécurité routière, avant de comprendre les dysfonctionnements accidentogènes lors de l approfondissement des enjeux (2 ème étape du DGO), la première étape est celle de la connaissance. Quels sont les usagers particulièrement impliqués dans les accidents? Y-a-t-il des particularités locales? Telle route est-elle particulièrement accidentogène? Autant de questions auxquelles il est difficile de répondre aisément. Il n y a en général pas de réponse unique. Le fichier accidents est une source d informations riche qui peut aider à y répondre. Des indicateurs, des méthodes et des tests statistiques existent pour mettre en place une démarche pragmatique. Ils sont présentés dans ce guide. A. Présentation de l étude d enjeux partie B Démarche générale d une étude d enjeux Bilan accidentologique de la situation existante partie C Analyse du bilan partie D Choix des enjeux Bilan Étude d enjeux Comme le montre ce schéma, une étude d enjeux ne se cantonne pas à un simple bilan accidentologique sans analyse. Les analyses spatiales, les analyses thématiques et les analyses chronologiques apportent des informations essentielles : comparaison à des références, analyse statistique... Le bilan est une première phase, nécessaire mais non suffisante. (1) Etudes des phénomènes morbides et de leur évolution dans le temps et dans l espace - Source : Encyclopédie Universelle. MÉTHODOLOGIE 6
9 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO 1. Définitions Un enjeu peut être défini comme suit : morbidité, absolue ou relative, d une cible (lieu, type d usagers ). L enjeu est donc un nombre d accidents ou de victimes (décliné suivant la gravité) qui est associé à une cible. Une cible est un sous-ensemble d accidents relatifs à un thème (typologie d accidents, infrastructures, type d usagers, période...) ou une zone spatiale (commune, itinéraire, section, carrefour...). Ce nombre d accidents ou de victimes sera à considérer en absolu (nombre d accidents impliquant un deux-roues par exemple), et/ou en relatif (écart par rapport à une référence ou nombre ramené à une exposition comme la répartition par âge de la population). Il est nécessaire d évaluer le poids des accidents de la cible identifiée dans le bilan global. L étude d enjeux est l analyse du bilan accidentologique qui aboutit à la détermination et au choix des enjeux. Cette étape permet d identifier les cibles, qui pourront, dans un second temps, être étudiées lors de l approfondissement. L étude d enjeux est l analyse du bilan accidentologique qui aboutit à la détermination et àu choix des enjeux. L étude d enjeux n a pas pour but de comprendre les causes des dysfonctionnements ; elle doit simplement les identifier. La base accidents sur laquelle elle s appuie est le fichier accidents type BAAC le plus fiable possible. Voir la Fiche Outil 2 2. Les données a) les données accidents Différents fichiers accidents existent. La Fiche Outil 2 présente les différences, limites et précautions des différentes sources. Pour l étude d enjeux, la source des données accidents est le fichier accidents complet, avec toutes les limites que cela impose. Il est très fortement conseillé d avoir un fichier vérifié, et corrigé si nécessaire. Un retour systématique au procès verbal (PV) pour la correction est certes une tâche lourde, mais meilleure sera la fiabilité des données, meilleure sera l étude d enjeux. La vérification et correction le cas échéant du fichier accidents est une phase amont de préparation des données (se reporter au guide d aide à la correction du fichier accidents). La période d étude préconisée est de 5 ans : c est à la fois suffisamment long pour être statistiquement représentatif et suffisamment court pour agréger les 5 années. Dans certains cas où le nombre d accidents est particulièrement important, 3 années peuvent suffire. Dans le BAAC, un accident est décrit à travers : Usagers et véhicules Lieu Moment Conditions Type d usagers, Carrefour, Jour/nuit, Eclairage, Age, Sexe, Virage, Mois, Etat de la chaussée, Manœuvre,... Obstacle,... Heure,... Météo,... En effet, un accident implique des usagers (avec leur véhicules) caractérisés par leur âge, leur nombre en un lieu caractérisé par le type de route, la commune... à un instant caractérisé par l heure, le jour, le mois..., définissant des conditions d éclairage, de temps, d état de la chaussée... 7 MÉTHODOLOGIE
10 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO L étude d enjeux explore ces différentes dimensions des accidents. Sans aller jusqu à des méthodes statistiques d analyse de données, des croisements des données, notamment grâce à des outils informatiques de gestion de base de données (et les Systèmes d Information Géographique), permettent déjà d obtenir des résultats concluants. Penser à la correction du BAAC en amont. La période d étude est en général de 5 ans. L étude d enjeux explore les différentes informations caractérisant un accident : les usagers, les véhicules, le lieu, le moment et les conditions, séparément et à travers des croisements. b) les données exogènes Suivant les études, d autres types de données seront croisées avec les données accidents : données de trafic, démographiques (population par classe d âge, par commune ) et des informations liées au réseau (type de routes ). Ces croisements sont très limités au niveau de l étude d enjeux ; ils seront beaucoup plus pertinents lors de l approfondissement. Les informations de la gamme Visage peuvent être intégrées grâce à un SIG. 3. Les outils Pour exploiter ces données, le recours à un gestionnaire de la base accidents est nécessaire. Le logiciel Concerto a été conçu dans cette optique. Il permet non seulement de corriger la base accidents (ce qui n est pas l objet de ce guide), mais aussi de faire différentes exploitations et analyses : tableaux à une ou deux entrées, analyse statistique, représentation cartographique et analyse géographique grâce au SIG dont il est équipé. En l absence de Concerto, d autres gestionnaires de base de données peuvent être envisagés. Le Système d Information Routier (SIR) propose un ensemble d outils et de données liées à la gestion et l exploitation du réseau routier. En particulier, le SIR permet de mettre à disposition la description du réseau routier et du bornage grâce au Modèle d Échange du Référentiel InterUrbain (MERIU). Un référentiel routier conforme au MERIU (un RIU) propose une représentation géographique du réseau routier, basée en général sur la BDCarto distribuée par l IGN et les informations nécessaires à la localisation de données routières par PR Abscisses. Il est nécessaire d apporter une attention particulière aux modes de visualisation de toute cette analyse qui le plus souvent revêt un caractère pédagogique important si l on veut faire partager et valider cette phase : penser aux cartes. MÉTHODOLOGIE 8
11 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO B. Le bilan accidentologique de la situation existante Finalités présenter les données utilisées sous forme d exploitations cartographiques, graphiques et chiffrées. répondre aux questions : - combien sont impliqués? - qui est impliqué? - où sont les impliqués? - quand sont-ils impliqués? Contenu Compilation de résultats d exploitations issues des données du BAAC sous forme de tableaux, de cartes (localisation), de graphes et courbes. Mise en œuvre Il s'agit de dénombrements thématiques d'accidents, de leur répartition spatiale, de leur évolution chronologique Les logiciels comme Concerto proposent des exploitations automatiques comme les fiches de synthèse, tableaux de bord. Des cartes et tableaux à la demande complètent le bilan. Concernant les ZAAC, taux, densités et gravités, ces données pourront nécessiter des recueils et croisements complémentaires avec les données exogènes (calcul des taux). Voir la fiche outil 3 : Quelques pistes pour faire un bilan. Précautions La période d'étude est de 5 ans si possible. Pour les calculs de taux et densités, faire attention au sectionnement! Voir la fiche outil 4. Données d Entrée - BAAC - fonds cartographiques - données démographiques, trafics Exploitation des Données - tableaux Production - cartes où? qui? combien? - courbes quand? évolutions 9 MÉTHODOLOGIE
12 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO Exemples : Quelques Éléments constitutifs d un Bilan Extrait d une Fiche de Synthèse Le Bilan est la phase d exploitation des données accidents : - alphanumérique (tableaux et graphes), - localisation (cartes), - temporelle (courbes d évolution). Répartition Géographique IAL IAL = 1,2 IAL RN = 1,3 IAL RD = 1,05 Extrait d un Tableau de Bord Source (tableaux, cartes, graphes,...) : CONCERTO MÉTHODOLOGIE 10
13 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO C. L analyse du bilan Cette phase est essentielle. A ce stade, il faut rester au niveau de la connaissance (répartition spatiale, temporelle et thématique) sans tenter de comprendre le déroulement des accidents (ce sera l objet de l approfondissement). Finalités déterminer le poids des enjeux associés à chaque cible (sous-ensemble d'accidents), avoir une comparaison avec des références. Contenu comparaison des résultats du bilan à des références, croisement avec d'autres caractéristiques : temporelles, thématiques, spatiales Mise en œuvre Chaque cible sera analysée. Une cible est un sous-ensemble d'accidents, relatif à un thème (d'infrastructures, de types d'usagers, de type d'accidents ) ou à une zone spatiale (itinéraires, sections, carrefours, communes ). L'analyse se fait en plusieurs étapes : Etape 1 : en relevant dans le bilan le nombre d'accidents (suivant la gravité), le nombre de victimes (suivant la gravité), la gravité ( fiche outil 6 ). Ces nombres pourront être ramenés si besoin à des mesures d'exposition : -> pour des sections de route ou des itinéraires : le linéaire ou le parcours, cela nécessite d'utiliser un sectionnement ; -> pour la répartition par catégorie d'âge : la répartition dans la population ; Etape 2 : en définissant une (ou des) référence(s) ( fiche outil 5 ) ; Etape 3 : en comparant les nombres issus du bilan aux références avec un test statistique de significativité ( fiche outil 7 ) : comparaison de pourcentages (analyse thématique), de taux et densités (analyse spatiale du risque), d'évolution (analyse chronologique). Etape 4 : en effectuant des analyses thématiques, chronologiques et spatiales croisées : -> en observant et commentant la carte de répartition spatiale (y-a-t-il des lieux où les accidents du thème étudié sont particulièrement concentrés?) ; -> en analysant l'évolution temporelle du thème (quelle est la tendance d'évolution?) ; -> en analysant la répartition des rubriques du thème (répartition par catégorie d'âge). Précautions Le choix de la référence est essentiel car il influe sur les résultats et les conclusions, Voir la fiche outil 5. Les tests statistiques sont indispensables pour les comparaisons, Voir la fiche outil 7. Pour les calculs de taux et densités, faire attention au sectionnement! Voir la fiche outil MÉTHODOLOGIE
14 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO Trois types d analyses statistiques sont utilisées dans l analyse des chiffres ( fiche outil 7 ) : L analyse thématique : - met en évidence les grands thèmes (parts prédominantes) ; - recherche quelques particularités locales par rapport à des valeurs de référence en réalisant des tests statistiques. Exemples de questions auxquelles repond l Analyse Thématique : - le % d accidents de nuit sur l itinéraire étudié est-il significativement plus important que sur le département? - le % d accidents de nuit est-il significativement plus important en agglomération qu en rase campagne? L analyse chronologique permet : - d appréhender la tendance structurelle et faire varier les périodes d étude pour voir comment évolue la tendance ; - d appréhender la tendance conjoncturelle pour mettre en évidence les inversions de tendance et la tendance «récente» ; - de comparer des séries chronologiques de thèmes différents ; Exemples de questions auxquelles repond l Analyse Chronologique : - Que dire de l évolution des accidents sur le site étudié par rapport à une référence? - Le nombre d accidents est-il plutôt à la baisse ou plutôt à la hausse? L analyse spatiale permet : - de détecter les zones, les axes ou les points dangereux ; - d analyser la répartition de certains thèmes. Exemples de questions auxquelles repond l Analyse Spatiale du Risque : - le site étudié est-il plus dangereux que la normale? - où sont les zones d accumulations d accidents? Le guide Apport des statistiques en sécurité routière au niveau local De la bonne utilisation de l assistant statistique de Concerto explique de manière simple ces trois types d analyses thématiques, chronologiques et spatiales ( fiche outil 7 ). Attention à la manipulation des petits chiffres : il faut faire des analyses statistiques avec des tests de significativité ( fiche outil 7 ). Attention au choix de la référence ( fiche outil 5 ). MÉTHODOLOGIE 12
15 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO Exemple : Etude suivant la Catégorie d Usager Période d étude : Référence choisie : niveau national Au total, sur la zone d étude : accidents Proposition d exemple : répartition suivant les modes de transports : Observés sur le Département Référence National Test Statistique Accidents impliquant au moins un VL PL piéton 2R m 2R non m Ensemble Nombre d accidents Gravité (100 x acc graves/acc) , % d acc du thème , Coût du thème (en keuros) % thématique % gravité sur % thématique TS- TS+ TS+ NS NS sur % gravité NS NS S+ TS- TSsur l évolution TS- S+ NS NS S- Le % d accidents piétons et le % d accidents PL sont très significativement plus élevés que la moyenne nationale. Les accidents PL tout en étant beaucoup plus graves que les autres types d accidents ont une gravité similaire à la gravité nationale des accidents PL. Les accidents piétons sont quand à eux beaucoup plus graves que la moyenne nationale. Les accidents 2 roues sont moins représentés que la moyenne nationale. Cela étant, on note que près du tiers des accidents corporels implique au moins un deux roues motorisé. Répartition des accidents VL - 2 roues - piétons Evolution du nombre d accidents piétons sur les 5 dernières années la tendance d évolution est non significative : NS 13 MÉTHODOLOGIE
16 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO D. Le choix des enjeux Cette phase est la dernière étape. Elle nécessite une analyse multicritère technique. Le choix final sera le résultat des discussions entre les parties concernées. Voir la fiche outil 8. Finalités faire une synthèse de l'analyse précédente établir un choix des enjeux et objectifs associés à partir d'une analyse multicritères technique et d'arguments politiques, sociaux... Contenu la synthèse technique (analyse multicritères avec des indicateurs). concertation et partage débouchant sur un choix des enjeux validé par le commanditaire. détermination par le décideur d objectifs de sécurité. Mise en œuvre Enjeu X Enjeu Y Enjeu Z Techniciens Analyse multicritère des enjeux une pour l État et une pour chaque collectivité impliquée Décideurs Mise en commun des enjeux État / collectivités territoriales puis, choix définitif des enjeux avec les autres partenaires Enjeu retenu et Enjeu retenu et objectifs associés objectifs associés Précautions Le choix des indicateurs doit être appuyé par des arguments, arguments purement techniques ou arguments intégrant des orientations précises du décideur. Les tableaux chiffrés, ne sont pas toujours un support adapté au partage. Les cartes, graphiques et courbes en revanche, constituent généralement un vecteur de communication performant Voir la fiche outil 9. MÉTHODOLOGIE 14
17 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO Les contraintes des décideurs s étendent souvent hors des champs stricto sensu de la sécurité. D autres facteurs seront donc à considérer : opportunité dans le cadre d autres opérations, acceptabilité par les usagers, financement L analyse multicritère est une synthèse des étapes précédentes. Les critères pris en compte sont souvent multiples : - indicateurs d accidentologie - écart à la référence - politique nationale, politique locale - opportunité financière - acceptabilité sociale - pression de la société civile Le technicien devra, avec le commanditaire de l étude, fixer les critères pour l analyse. Pour les indicateurs d accidentologie, il apportera les éléments techniques. Pour les autres critères, il devra les évaluer en collaboration avec les spécialistes des domaines concernés. Exemples d Objectifs de Sécurité : - se ramener à une référence : ramener la gravité des accidents PL à la gravité moyenne des accidents PL de la région ; - diviser par 2 le nombre de tués piétons ; - baisser de 30 % le nombre d accidents contre obstacle ; - ramener le taux d un itinéraire au taux moyen du département, supprimer une ZAAC. 15 MÉTHODOLOGIE
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19 les Fiches Outils Les Fiches Outils 17
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21 Fiche Outil 1 Comment Gérer la Commande? Identifier l origine de la commande : le commanditaire est le Préfet, et éventuellement les collectivités territoriales. Exposer les objectifs de la commande : ils doivent être précisés clairement, en accord avec le commanditaire, pour éviter toute ambiguïté et proposer une démarche adaptée. Cadrer la commande, gérer les contraintes : limites géographiques, thématiques, disponibilité, accessibilité et qualité des données, adéquation démarche / moyens (humains, matériels, compétences, données, ), vérification de la mise en concordance avec les objectifs de la commande. Reformuler la commande : en fonction des contraintes et des objectifs initiaux, réexprimer la demande de la façon la plus précise possible dans les termes techniques appropriés, validation du commanditaire. Identifier les acteurs : Il s agit de lister dès ce stade et de la façon la plus exhaustive possible les acteurs concernés par l étude (la Préfecture, ainsi qu éventuellement les élus pour les collectivités territoriales) et les étapes où ils devront être sollicités. Etablir un planning prévisionnel : phasage des points d arrêt et association des acteurs. Out 1 - A
22 Out 1 - B
23 Fiche Outil 2 Le Fichier Accidents pour l Étude d Enjeux Dans le cadre de l étude d enjeux, le fichier accidents à utiliser est le fichier type BAAC (bulletin d analyse d accidents corporels de la circulation). Deux formats de fichier BAAC Deux formats sont rencontrés : le format complet (ou encore appelé 102 caractères) et le fichier simplifié (ou encore appelé 370 caractères). Il faut absolument privilégier le fichier complet : il comporte effectivement plus d informations et ne présente pas d inconvénients pour toutes les exploitations sous Concerto. L utilisation du fichier simplifié a, quant à elle, des impacts lors de certaines exploitations : il manquera des lieux, des usagers, des véhicules. La correction du fichier accidents Le fichier BAAC informatique provient de la saisie informatique du procès verbal rempli par les forces de l ordre lors de chaque accident corporel. La chaîne de production de ce document est assez complexe et le fichier final obtenu comporte des erreurs. Il est donc nécessaire, pour la plupart des applications, de vérifier ce fichier et modifier les erreurs. Notamment, la localisation des accidents est souvent mal renseignée. Pour de nombreuses exploitations, elle est nécessaire. C est pourquoi, les rubriques du numéro de route, catégorie de route et PR doivent faire l objet d une vérification et correction le cas échéant. Si les forces de l ordre n ont pas rempli la rubrique PR, cette dernière est automatiquement renseignée par zéro. Cette correction du localisant est indispensable pour toute exploitation type taux, densité, ou simplement restitution cartographique des accidents. La seule exception concerne les répartitions par commune qui se base sur la commune d appartenance. Un guide a été édité par le SETRA pour aider les services dans la correction du fichier accidents. Le contenu d une fiche BAAC Que ce soit sous sa forme papier ou sous sa forme de fichier informatisé, le BAAC comporte quatre chapitres distincts rattachés entre-eux par un identificateur commun. L identificateur qui est unique pour chaque accident recensé se compose de 5champs : l organisme émetteur (Gendarmerie, Préfecture de Police de Paris, CRS, Police de l Air et des Frontières, Sécurité Publique) ; le Code d Unité de cet émetteur; le numéro d ordre de la procédure pénale (PV) ; la date ; l heure de l accident. Out 2 - A
24 Fiche Outil 2 Le Fichier Accidents pour l Étude d Enjeux Le chapitre CARACTERISTIQUE se compose de 7 champs généraux : le numéro INSEE du département le numéro INSEE de la commune la localisation générale de l accident (Hors ou en agglomération, taille de l agglomération) le code intersection (Hors ou en intersection et type d intersection) l éclairement au moment de l accident le type de collision (frontal, par l arrière,...) les conditions météorologiques Le chapitre LIEUX se compose de 21 champs permettant une description exhaustive des lieux de l accidents (en carrefours, deux lieux au moins sont décrits) : la catégorie de voie (autoroute, route nationale, départementale, communale,...) le numéro de voie en milieu urbain le régime de circulation (sens unique, doubles sens,...) le nombre total de voies de circulation l existence de marquage l existence de voie spéciale (piste cyclable, couloir-bus,...) le profil en long ; le point kilométrique ou point repère le tracé en plan la largeur de chaussée la largeur de terre-plein l état de la route l état de surface le type d aménagement d infrastructure la situation de l accident (sur chaussée, trottoir, accotement,...) la signalisation l environnement Le chapitre VEHICULES se compose de 19 champs où l on retrouve, pour chaque véhicule impliqué des informations sur la catégorie administrative (V.L., V.U, PL, Moto,...) le sens de circulation (en rapport avec les P.R.) l immatriculation la date de première mise en circulation la date du dernier contrôle technique l appartenance du véhicule le type précis de véhicule (type carte grise) les facteurs d accidents éventuellement liés au véhicule lui-même la validité de l assurance les obstacles fixes ou mobiles heurtés le point de choc initial la manœuvre principale avant l accident pour un Transport en commun, le nombre de personnes transportées Le chapitre USAGERS se compose de 24 rubriques permettant notamment de connaître, pour chaque usager impliqué : la responsabilité éventuelle de l usager l infraction éventuelle la place occupée dans le véhicule sa fonction dans le véhicule (conducteur ou passager) la gravité des blessures l incapacité de travail occasionnée la catégorie socio-professionnelle le sexe la nationalité la date de naissance le département de résidence les facteurs d accidents liés à l état de l usager l alcoolémie et le taux d alcoolémie le type de permis de conduire et la date d obtention Out 2 - B
25 Fiche Outil 2 Le Fichier Accidents pour l Étude d Enjeux le type de trajet effectué l existence et l utilisation des équipements de sécurité pour un accident de piéton la localisation précise du point de choc (proximité d un passage-piéton, signalisation du passage-piéton, sur un trottoir,...) l action en cours (sens de cheminement, traversant,...) le nombre de piétons impliqués (seul,accompagné, en groupe) Autres données accidents D autres sources de données d accidents existent : les ATB, les PV, les enquêtes REAGIR, ou encore des données d autres partenaires (Ministère de la Santé, CRAM ). Méthodes D o n n é e s Outils Tableau Etude d Enjeux Diagnostic ATB BAAC PV REAGIR Communication rapide CONCERTO COPRA REAGIR Hommes, Finalité Les ATB Les ATB (accidents, tués, blessés) constituent un système de remontées rapides, limité aux chiffres des accidents corporels, tués et blessés. Ce système qui a été mis en place au cours de l année 2000 permet, en attendant les données consolidées, de disposer d un état de la situation, quelques jours seulement après la fin de la période considérée. Ces données qui sont aujourd hui généralisées et disponibles au niveau des préfectures et au niveau national permettent la publication d un baromètre mensuel d accidentologie. Out 2 - C
26 Fiche Outil 2 Le Fichier Accidents pour l Étude d Enjeux Les procès verbaux Le PV (le procès verbal) est beaucoup plus complet et détient notamment des informations sur les circonstances de l accident, les facteurs au travers des déclarations des impliqués et des témoins, ainsi que le schéma de l accident. Ce sont des données indispensables pour la compréhension. Au stade de l étude d enjeux, il n est pas question d analyser les PV. Leur utilité est limitée, pour l étude d enjeux, à l aide à la correction du BAAC. Les enquêtes REAGIR Les enquêtes REAGIR (Réagir par des Enquêtes sur les Accidents Graves par des Initiatives pour y Remédier) pourront compléter l information des PV car elles sont beaucoup plus complètes. Menée sur ordre de la Préfecture par une équipe pluridisciplinaire d IDSR (Inspecteurs Départementaux Sécurité Routière), l enquête REAGIR a pour but de rechercher les causes de l accident (répertoriées dans un questionnaire et dans un rapport). Les IDSR sont des enquêteurs nommés par la Préfecture qui ont reçu une formation spécifique. REAGIR a été crée en réaction à l hécatombe routière en 1983 pour pallier aux insuffisances du BAAC en matière de facteurs à l origine de l accident. Une Banque de données regroupe l ensemble des enquêtes REAGIR réalisées (en refonte actuellement). Elles sont peu utilisées dans le cadre des études d enjeux. Lien et cohérence entre les données et les outils Un certain nombre d outils et approches méthodologiques sont développés et dévolus à ces différences données. Pour assurer un lien entre ces données, les couches de données communiquent entre elles par l identifiant de l accident. Ainsi si on veut retrouver les Procédures (PV) correspondantes à une sélection issue de CONCERTO, ce dernier peut exporter la liste des identifiants qui servira de requête dans COPRA pour retrouver les Procédures correspondantes ou inversement. Ceci sera également valable à terme pour le logiciel REAGIR. Par conséquent, l identifiant de l accident est un élément très important pour la communication entre les données. Out 2 - D
27 Fiche Outil 3 Quelques Pistes pour Faire un Bilan Questions à se poser pour éviter les pièges Quelle confiance puis-je accorder à mes données? Quelles sont les rubriques que je sais, a priori, peu fiables? La localisation (PR) a-t-elle été vérifiée? Eléments de réponse : -> Ne pas oublier d exclure les accidents au PR0 dans les représentations cartographiques (en linéaire). -> Corriger les N de route et les PR nuls. La période sur laquelle je travaille est-elle correcte? Eléments de réponse : Prendre 5 ans si possible, repérer les grandes modifications sur cette période (aménagements de l infrastructure, ouverture de nouvelle voie ). Dans certains cas, une période de 3 ans peut suffire (cas de régions où le nombre d accidents est très élevé). Peut-on se repérer facilement dans le bilan que je propose? Eléments de réponse : Eviter les listings de tableaux à n en plus finir ; penser aux cartes et à rassembler les éléments par grands thèmes; bien mentionner sur quel ensemble d accidents l exploitation porte (période temporelle, section de route, type d accidents). Le sectionnement est-il correct? Eléments de réponse : Il faut éviter les sections trop courtes (d autant plus si la localisation des accidents est peu fiable). Voir la fiche outil 4 le Sectionnement. Avec Concerto : Certaines sorties sont automatiques. C est le cas notamment des fiches de synthèse et du tableau de bord technicien. Même s ils ne couvrent pas l ensemble des thèmes, ils assurent d en aborder la majorité. L utilisateur Concerto pourra ensuite faire autant de tableaux à la demande que nécessaire. De manière générale, la liste suivante peut être dressée. Non exhaustive, elle permet dans un premier temps de couvrir un ensemble de caractéristiques des accidents : une carte de localisation des accidents (suivant la gravité par exemple) et éventuellement des cartes thématiques (accidents piétons, accidents contre obstacle, accidents avec alcool ), les fiches de synthèse de Concerto (générales sur toute l aire d étude ou spécifique à certains lieux ou thèmes), les tableaux de bord de Concerto (décideur et technicien), la liste des ZAAC avec leur représentation sur une carte, les taux, densités et gravités des différentes sections avec cartes. Out 3 - A... /...
28 Fiche Outil 3 Quelques Pistes pour Faire un Bilan le nombre d accidents par commune (avec la représentation spatiale) ; les nombres d accidents sur certains carrefours ; l IAL (indicateur d accidentologie locale) par réseau. La fiche outil 6 rappelle les définitions des différents indicateurs. Toutefois, la commande initiale orientera le bilan, en le restreignant, ou en l étendant à d autres éléments. Sans Concerto? : En l absence de Concerto, la base de données accidents peut être traitée par un gestionnaire de base de données (Access, Oracle ). La maintenance des anciens logiciels (DIASE, Aurore, IZAAR ) et leur compatibilité avec les formats actuels du fichier accidents ne sont pas systématiquement assurées. Pour la partie cartographique, le recours à un SIG s avère souvent nécessaire et nécessite une localisation des accidents, tâche fastidieuse si non régulière. Pour les graphiques et courbes d évolution, Excel propose des représentations (et analyses) faciles d emploi. Out 3 - B
29 Fiche Outil 4 Le Sectionnement Dans le cadre du DGO, la charge de travail sur le sectionnement doit être limitée, dans un premier temps tout du moins. Il ne serait pas envisageable d entreprendre systématiquement un sectionnement fin de tout le réseau. La priorité du DGO n est pas celle du sectionnement du réseau routier. Pourquoi un sectionnement? Le sectionnement intervient pour le calcul de taux, densités et gravité sur des sections de route Voir la fiche outil 6. Il est indispensable pour : avoir des sections homogènes : ne pas agréger une section à 2 voies avec une 2x2 voies (calculs de taux, densité, gravité mais aussi pour les analyses thématiques) faire ensuite des comparaisons à des références. Comment sectionner? Les critères à prendre en compte sont les suivants : trafic, milieu urbain/ rase campagne, profil en travers. Sur le réseau national, les bases Visage et Histo contiennent ces données. Généralement, ces données suffisent à établir le sectionnement mais parfois d autres critères peuvent être envisagés (limitation de vitesse, environnement paysager, ) Le repérage se fait en PR et abscisse. En général, les sections mesurent au moins 10 kilomètres. Il est souhaitable d avoir au moins 10 accidents par section et d éviter de descendre en dessous de 3 ou 4 km. En cas de travaux qui modifient le sectionnement, on retiendra la période post-travaux. Deux méthodes sont possibles : utiliser le fichier HIT du trafic (avec l utilitaire Adonhis de Concerto) refaire complètement son sectionnement à partir d une carte en repérant les changements de largeur de voies et les agglomérations importantes (les petites agglomérations peuvent être inclues dans les sections et l on pourra calculer comme indicateur le % d accidents en agglomération). La carte des PR est alors nécessaire pour déterminer les extrémités des sections. Pour le DGO : - Seul le réseau structurant sera sectionné. - La longueur moyenne des sections est supérieure à 10 km ; chaque section doit comporter plus de 10 accidents. - Exclure simplement les agglomérations importantes. - Le trafic moyen sur 5 ans est suffisant. Avec Concerto : Pourquoi le sectionnement histo pose-t-il problème? Le sectionnement change parfois d une année à l autre. Cela n est pas géré facilement dans la version de Concerto. L utilitaire Adonhis aide à résoudre ce problème. Il découpe les sections de base en sous-sections pour toutes les années. Il s agit d une simple macro sous Excel. De plus Concerto impose que toutes les années de trafics soient connues. Out 4 - A
30 Out 4 - B
31 Fiche Outil 5 Les Références 1. Pourquoi comparer? L étude d enjeux a pour objectif d identifier les anormalités de l accidentologie sur le réseau routier étudié à partir des données du fichier BAAC. Les anormalités sont définies comme étant les types d accidents anormalement fréquents sur le réseau étudié. Ils sont déclarés comme tels comparativement à une référence. Cette anormalité est évaluée de façon statistique. Ainsi, l analyse des données va consister à comparer les types d accidents du fichier étudié avec ceux de la référence. Cette référence est choisie par l auteur de l étude. Toute la difficulté réside dans le choix de celle-ci. Or, ce choix est primordial puisque de lui dépendra la pertinence de l analyse de l accidentologie. Les références peuvent concerner des typologies d accidents ou des indicateurs (taux, densité, gravité). 2. Les références possibles Il existe différentes natures de référence : référence administrative : un département, une région, la France entière, référence géographique : un secteur constitué par plusieurs départements, référence selon le milieu : agglomération, rase campagne référence selon le réseau routier : - par type de route (2 voies, 2 x 2 voies, 3 voies) - par catégorie (RN, RD) Ces références peuvent se cumuler (les RN en rase campagne en région Rhône-Alpes par exemple). Pour les références selon le milieu ou selon le réseau, la comparaison doit porter sur des ensembles identiques (les routes à 2 voies du fichier étudié comparées avec les routes à 2 voies de la France par exemple ou bien les RN du fichier étudié avec les RN de la région...). 3. Choix de la référence Pour effectuer une comparaison le choix des références est large. Il convient de choisir la référence la plus pertinente; c est à dire celle qui permettra de caractériser au mieux l accidentologie sur le réseau routier étudié. La disponibilité des données est un élément déterminant dans le choix de la référence (cf. 5). Quoi qu il en soit, la référence doit être de nature identique à celle de l échantillon étudié. Exemple : Afin de caractériser les accidents sur chaussée mouillée du réseau routier étudié (routes nationales situées en rase campagne) : la nature de la référence est fixée d office : les accidents sur chaussée mouillée - en rase campagne - sur les routes nationales, l échelle de la référence est laissée au choix : - département, - région, - France. Out 5 - A
32 Fiche Outil 5 Les Références 4. Sources d information Les références peuvent être extraites de documents divers, notamment : de bilans annuels issus de l Observatoire National Interministériel de Sécurité Routière (la documentation française) des tableaux de bord périodiques des Observatoires Régionaux de la Sécurité Routière des statistiques accidents sur les routes nationales et les autoroutes interurbaines de 1970 à 2000 (SETRA). Ces documents sont parfois difficilement utilisables car ils ne contiennent qu une partie des références nécessaires à la comparaison. Pour pouvoir disposer de la totalité des références, il s avère indispensable de construire celles-ci et les calculer à la demande, à partir des données du fichier BAAC : exemple : à partir d un ensemble d accidents dit de référence (routes nationales de la région Rhône-Alpes, hors agglomération de habitants), les références sont construites selon l exemple : % d accidents graves, % d accidents sur chaussée mouillée, etc Les références de taux et densités (calculés sur ) Les références ci-dessous ont été calculées au niveau national sur routes nationales (RN) et en rase campagne (rc) exclusivement. Les taux d accidents sont exprimés en nombre d accidents pour 100 millions de km parcourus. La densité est exprimée en nombre d accidents par km et par an. Ces références ont été calculées à partir des fichiers accidents corrigées par les DDE et des données de comptage issues du recensement de la circulation sur le réseau national. Il s agit des références SETRA. Dans les tableaux ci-dessous, les accidents graves sont les accidents avec au moins 1 tué ou 1 blessé grave. RN en Rase Campagne Taux Densité Pourcentage Pourcentage Chaussée Unique d accidents d accidents d accidents mortels d accidents graves 2 voies 7 mètres 12,0 0,35 17,6 % 51,5 % 3 voies 10,5 mètres 9,7 0,43 19,1 % 53,1 % RN en Rase Campagne Taux Densité Pourcentage Pourcentage Chaussée Unique d accidents d accidents d accidents mortels d accidents graves Hors Intersection 2 voies 7 mètres 9,1 0,27 19,8 % 54,5 % 3 voies 10,5 mètres 7,3 0,33 21,7 % 55,6 % RN en Rase Campagne Taux Densité Pourcentage Pourcentage Chaussées Séparées d accidents d accidents d accidents mortels d accidents graves 2 x 2 voies 14 mètres 5,5 0,43 13,3 % 39,1 % RN en Rase Campagne Taux Densité Pourcentage Pourcentage Chaussées Séparées d accidents d accidents d accidents mortels d accidents graves Hors Intersection 2 x 2 voies 14 mètres 4,7 0,37 13,5 % 39,6 % Out 5 - B
33 Fiche Outil 6 Les Indicateurs Pour les analyses statistiques, il est nécessaire de travailler en nombre d accidents (le nombre de victimes dépend de l occupation des véhicules et les lois statistiques utilisées sont plus complexes). Cela étant, en terme de communication, les chiffres sont souvent donnés en nombre de victimes. Un indicateur seul a peu de pertinence. 1. Les indicateurs BRUTS A quoi servent-ils? Les indicateurs bruts servent à quantifier les enjeux en valeur absolue. Retenir un enjeu dont le % thématique est en hausse, significativement supérieur à la moyenne mais qui ne concerne que très peu d accidents est du point quantitatif peu pertinent (mais un décideur politique peut le retenir pour d autres raisons). le nombre d accidents CORPORELS : - accidents corporels de la circulation (voir définition dans le glossaire). le nombre d accidents LÉGERS : - accidents corporels ayant fait au moins un blessé léger mais ni blessé grave ni tué. le nombre d accidents GRAVES : - accidents corporels ayant fait au moins un blessé grave ou un tué. OU - accidents corporels ayant fait au moins un blessé grave mais pas de tué. le nombre d accidents MORTELS : - accidents corporels ayant fait au moins un tué. Attention : parfois est considéré comme accident grave un accident ayant fait au moins un blessé grave OU un tué. C est pourquoi, il est nécessaire de rappeler les définitions utilisées au début de chaque étude et de vérifier que ce sont les mêmes que celles des références utilisées. 2. I.A.L. (Indicateurs d Accidentologie Locale) A quoi servent-ils? Les IAL servent à situer un département par rapport à la moyenne française en prenant en compte les différences de réseau. Ils permettent de plus de comparer globalement l accidentologie du département suivant les types de réseau. L indicateur d accidentologie locale compare les résultats d un département à ce qu ils seraient si ce département avait eu les mêmes taux de risque que la France entière sur ces différents réseaux. Cinq réseaux sont distingués : le milieu urbain, les autoroutes, les routes nationales, les routes départementales et les autres réseaux. On définit l IAL pour chaque département par la formule suivante : IAL Nombre de tués = Nbr. de tués que le département aurait, s il avait les mêmes taux de risque que la moyenne nationale, en gardant l exposition locale Out 6 - A
34 Fiche Outil 6 Les Indicateurs L exemple suivant simplifié permet de mieux comprendre : Routes Autoroutes Nationales Routes Départementales TOTAL Nombre de Tués dans le département = Parcours dans le département en 100 millions de véh. km Taux de Risque pour le département 0,52 (= 29 / 56) 3,29 (= 158 / 48) 3,21 (= 363 / 113) Taux France Entière pour 100 millions de véh. km 0,50 2,08 2,10 Tués du département si Taux France Entière 28 (= 0,50 x 56) 100 (= 2,08 x 48) 237 (= 2,10 x 113) 365 = = Risque Relatif du département 1,04 (= 0,52 / 0,50) 1,58 (= 3,29 / 2,08) 1,53 (= 3,21 / 2,10) Risque du Département Risque France Entière IAL = 550 / 365 = 1.51 Les modalités exactes de recueil et de calcul de cet indicateur figurent dans le document. Les Indicateurs d Accidentologie Locale publié par l ONISR en juin Des indicateurs par réseau sont aussi calculés. Par exemple, pour les autoroutes, la formule est la suivante : nombre de tués sur les autoroutes dans le département IAL autoroutes = nombre de tués, que le département aurait sur les autoroutes s il avait le même taux que sur France entière, en gardant l exposition locale. Les IAL sont donc des indicateurs (sans test statistique) où la référence choisie est le niveau national et l indicateur brut est le nombre de tués par type de réseau. 3. Les indicateurs de GRAVITÉ A quoi servent-ils? Les indicateurs de gravité servent à estimer la gravité d un ensemble d accidents et comparer avec une référence. La gravité est l indicateur qui permet d évaluer la sécurité secondaire et tertiaire d une infrastructure, c est-à-dire les conséquences des accidents qui s y produisent. Il existe plusieurs définitions de la gravité suivant que l on travaille sur les accidents ou sur les victimes. Il n y a pas de définition plus juste qu une autre. Rappelons simplement que pour les tests statistiques, il est nécessaire de travailler avec des nombres d accidents (donc G1 et G2), même si les décideurs s intéressent plus aux données en nombre de victimes. En outre, travailler uniquement sur des accidents mortels (ou des tués) s appuie sur une donnée relativement fiable mais fait manier des petits chiffres. Travailler sur des accidents graves (ou tués et blessés graves) s appuie sur une donnée moins fiable mais les chiffres sont plus importants et donc l aléa statistique moindre. Out 6 - B
35 Fiche Outil 6 Les Indicateurs Modalités de calcul : Gravité d un ensemble d accidents : nombre d accidents graves ou nombre de victimes pour 100 accidents. Cet indicateur est exprimé en %. Par rapport aux accidents G1 = 100 x nombre d accidents graves / nombre d accidents corporels Avec comme définition de l accident grave un accident ayant fait au moins un blessé grave ou un tué. G2 = 100 x nombre d accidents mortels / nombre d accidents corporels Par rapport aux victimes G3 = 100 x nombre de (tués + blessés graves) / nombre d accidents corporels G4 = 100 x nombre de tués / nombre d accidents corporels G5 = 100 x nombre de (tués + blessés graves) / nombre de victimes G6 = 100 x nombre de tués / nombre de victimes 4. Les indicateurs de RISQUE (taux, densité et ZAAC) A quoi servent-ils? Les indicateurs de risque servent à déterminer des lieux anormalement accidentogènes. Ils doivent être combinés pour aider le décideur à déterminer sur quels lieux il commande un approfondissement. Ils sont comparés à des références par des tests statistiques. a. La densité d accidents La densité d accidents corporels (ou d accidents graves ou d accidents mortels) permet d évaluer le risque pour la collectivité que représentent les accidents sur la section étudiée. La densité est liée au volume de trafic (plus le trafic est élevé, plus la densité risque d être élevée). La connaissance des densités moyennes permet de se situer par rapport à la moyenne nationale ou régionale ou départementale dans le cas de routes dont les trafics sont du même ordre Modalités de calcul : D = N / (L x n) Densité d accidents (accidents corporels ou accidents graves ou accidents mortels) : nombre d accidents (corporels ou graves ou mortels) par km et par an. N = nombre d accidents observés en n années n= nombre d années de la période considérée L = longueur de la section en km b. Le taux d accidents Le taux d accidents corporels (ou d accidents graves ou d accidents mortels) permet d évaluer la sécurité primaire d une section, c est-à-dire le risque pour l individu d avoir un accident. En effet, il représente le fonctionnement (du point de vue de la sécurité) d une voie ou d un réseau et il peut être comparé à la valeur de référence du type de route identique. Si la valeur observée est significativement supérieure à la valeur de référence, on peut alors considérer que la section étudiée peut voir sa sécurité améliorée par des actions (sur l infrastructure, mais pas uniquement). Modalités de calcul : Taux d accidents corporels : nombre d accidents corporels pour 100 millions de km parcourus soit : T = N x 108 / ( TMJA x L x 365 x n ) N = nombre d accidents corporels en n années L = longueur de la section en km TMJA = débit moyen journalier annuel (en véh jour 2 sens si chaussée unique) n = nombre d années de la période considérée Attention : lors de comparaisons à des références, faire attention aux unités de la référence. Out 6 - C
36 Fiche Outil 6 Les Indicateurs c. Quel indicateur de risque retenir? Il est conseillé de retenir à la fois le taux et la densité (ainsi que la gravité). Ces trois indicateurs ont chacun un sens et une légitimité, Voir la fiche outil 7. La fiche outil 8 propose des méthodes pour l analyse multicritères. d. Les ZAAC Les ZAAC sont définies dans la circulaire PRAS. Il existe plusieurs niveaux de ZAAC et deux méthodes pour déterminer les ZAAC. Ces deux méthodes sont automatiques sous Concerto. La méthode DSCR La méthode dite DSCR définit les trois niveaux de ZAAC de la manière suivante : - ZAAC de niveau 3 : au moins 10 accidents corporels et au moins 10 victimes graves (tué ou blessé grave) en 5 ans sur 850 mètres, - ZAAC de niveau 2 : au moins 7 accidents corporels et au moins 7 victimes graves (tué ou blessé grave) en 5 ans sur 850 mètres, - ZAAC de niveau 1 : au moins 4 accidents corporels et au moins 4 victimes graves (tué ou blessé grave) en 5 ans sur 850 mètres. La méthode Statistique La méthode dite statistique utilise des tests statistiques automatiquement. Elle recherche des zones où la densité d accidents est significativement plus élevée que sur la référence. La référence de densité peut être celle soit de la section de trafic, soit de la route, soit du réseau, soit une référence définie par l utilisateur. Le processus détermine toutes les zones (avec un seuil minimum d accidents) où la densité sur cette section est significativement plus élevée que sur la référence. Cette méthode a comme avantage de faire des tests statistiques. De plus, en prenant comme référence, la section, on travaille à trafic constant et donc le calcul de densité revient au même que celui du taux. Cependant, prendre comme référence la section a des inconvénients. Prenons le cas d une route à faible trafic où la densité et le taux sont nettement plus faibles que la moyenne nationale. La méthode statistique risque de déterminer des sous-sections où la densité est plus élevée que sur la section entière mais toujours plus faible que la moyenne nationale. C est pourquoi, il est judicieux de prendre comme référence la densité d accidents sur des sections où le trafic est similaire (itinéraire entier si continuité de trafic, construction avec d autres sections de trafic similaire ) Quelle méthode retenir? Chacune des deux méthodes a ses avantages et inconvénients : Méthode DSCR Méthode Statistique Simplicité d explication + 0 Prise en compte du TRAFIC à - (dépend de la référence choisie) Rigueur STATISTIQUE -- + Prise en compte de la GRAVITÉ + - Prise en compte des ACCIDENTS et non DES VICTIMES 0 + Il est conseillé de procéder aux deux méthodes et de comparer les résultats. Pour chaque ZAAC repérée, on vérifiera s il s agit ou non d un carrefour, s il s agit ou non d une traversée d agglomération. D autres méthodes sont actuellement en cours de développement ; elles prennent notamment en compte le trafic et la gravité. Out 6 - D
37 Fiche Outil 6 Les Indicateurs 5. Les indicateurs TYPOLOGIQUES A quoi servent-ils? Les indicateurs typologiques permettent d évaluer le poids du thème dans le bilan global. Ils sont comparés à des références par des tests statistiques. Un indicateur typologique permet d apprécier la fréquence d un type d accident et de le comparer avec une fréquence de référence. Modalités de calcul : Par exemple : % accidents en collision frontale = Calcul d un indicateur typologique : nombre d accidents d un type par rapport au nombre d accidents total exprimé en %. Nombre d accidents en collision frontale X 100 Nombre d accidents corporels Exemples de typologies : Déroulement des accidents : véhicule seul, à 2 véhicules, manœuvre de tourne-à-gauche Type d impliqués : tranche d âge des impliqués, sexe, moyens de transport (piéton, 2 roues, VL ), origine (locaux ou non) Infrastructure : intersection, virage, chaussée mouillée, obstacles Localisation : type de route, la taille des agglomérations Répartition temporelle : le jour, la nuit, la jour de la semaine, le mois, l heure 6. Les indicateurs ÉCONOMIQUES A quoi servent-ils? Les indicateurs économiques peuvent servir à combiner les indicateurs bruts et la gravité. Ils peuvent aussi être utilisés dans des calculs de rentabilité économique. Ils permettent d agréger la gravité et le nombre d accidents. Ils sont à prendre avec précaution et différentes sources fournissent des chiffres. Il faut toujours indiquer quels sont les coûts pris en compte, notamment l année de ces chiffres. Les coûts ci-dessous sont ceux proposé par un groupe de travail du Commissariat général du Plan (source : bilan annuel ONISR 2001 page 163). Nous pouvons citer : Le coût global des accidents corporels (utilisé dans la fiche de synthèse CONCERTO.) qui est déterminé à partir des coûts matériels et humains suivants : En valeur 1999 (en valeur 2001, ces coûts sont : ) Tué = euros Blessé grave = euros Blessé léger = euros Dégâts matériels = euros Tué = euros Blessé grave = euros Blessé léger = euros Dégâts matériels = euros Out 6 - E
38 Fiche Outil 6 Les Indicateurs Par exemple : un accident ayant occasionné deux tués et un blessé grave a pour coût (valeur 1999) : 2 x x = euros. Le coût total des accidents pour la collectivité peut être décliné en coût moyen par accident corporel ou en coût moyen par habitant. Pour une étude sur plusieurs années, il est possible de prendre uniquement comme valeur du coût celle de l année médiane de l étude. Le coût moyen pondéré des accidents corporels (utilisé dans les P.R.A.S.) sur une section est l indicateur du coût de l insécurité. Il vise à prendre en compte tous les accidents (notion d enjeu) mais en accordant un poids plus important aux accidents les plus graves puisque leur coût économique est plus élevé (notion de gravité). L intérêt de cette pondération est également de gommer partiellement les effets de hasard comme les accidents avec un nombre surabondant de victimes. Modalités de calcul : Coût pondéré au km des accidents sur une section Cp Cm Cg Cl = (Cl x N acl + Cg x acg + Cm x N acm) / L = Coût moyen d un accident mortel (valeur donnée au niveau national) = Coût moyen d un accident grave (blessés graves mais pas de tués) (valeur donnée au niveau national) = Coût moyen d un accident léger (blessés mais pas de blessés graves ni de tués) (valeur donnée au niveau national) N acm = Nombre d accidents mortels sur la section N acg = Nombre d accidents graves (et non mortel) sur la section N acl = Nombre d accidents légers sur la section Quel coût utiliser? Dans le cadre de démarches nationales, le coût à utiliser peut être fixé (cas des PRAS). Dans les autres cas, le chargé d études pourra faire valider son choix par le commanditaire. Out 6 - F
39 Fiche Outil 7 Les Analyses Statistiques Dans une étude d enjeux, on ne peut se contenter de donner un bilan de. chiffres bruts ; il est important de les interpréter et de les commenter. La statistique est une aide à l analyse de ces chiffres pour déterminer les priorités des actions et les hiérarchiser. Un guide méthodologique Apport des statistiques en sécurité routière au niveau local édité par le SETRA en 2001 permet l utilisation optimale de l assistant statistique de CONCERTO. Il a le mérite d être compréhensible pour un non-statisticien et d être opérationnel pour l utilisation des modèles d analyse (chronologiques, thématique, zone à risque, étude avant après) afin de commenter la donnée ( le résultat est il significatif ou non? ). Il est vivement recommandé que chaque chargé d étude s en serve pour les études. Cette fiche outil ne remplace en aucun cas ce guide. L accident est un phénomène complexe ; le nombre d accidents sur un site est une variable aléatoire. Les évidences issues des constats sont parfois trompeuses. La statistique n est pas un produit miracle mais permet d aider dans l analyse des chiffres. Différentes lois de probabilité régissent l occurrence des accidents de la route. Suivant que l on travaille sur le pourcentage d accidents d un thème particulier (par exemple le nombre d accidents impliquant une personne de moins de 25 ans), sur l évolution temporelle (la tendance d évolution) ou sur la localisation (nombre d accidents sur une section, taux d accidents), les lois diffèrent. C est pourquoi, trois types d analyse sont distinguées : l analyse thématique, l analyse chronologique et l analyse spatiale du risque. Ces analyses sont complémentaires. Quelques préalables sont à signaler Tout d abord la validité d une étude dépend de la validité des données. En sécurité routière, l événement statistique est l accident. Il est soit mortel soit grave soit léger. Il peut être ensuite décliné suivant la cible (type d usager, de lieu, de temps...). L assistant statistique de CONCERTO permet des analyses sur les nombres d accidents. Les nombres de victimes, ne suivant pas les mêmes lois de probabilités que les nombres d accidents, ne pourront être utilisés que pour les séries chronologiques. Pour comparer, il faut aussi définir une référence. La notion de référence peut être la moyenne nationale, régionale, ou tout autre résultat susceptible d être utilisé comme référence. Il est important que le résultat de référence soit obtenu à partir d un nombre d accidents beaucoup plus important. La référence constitue l objectif de sécurité normal pour un site de même type et elle permet de se comparer et de détecter les enjeux. Pour permettre des comparaisons fiables il faut apporter toutes les informations nécessaires (définition des variables, des indicateurs, la méthodologie appliquée, la validité des données) pour éviter des ambiguïtés. Voir la fiche outil 5 sur les références. Out 7 - A
40 Fiche Outil 7 Les Analyses Statistiques 1. Analyse thématique L étude consiste à choisir des thèmes et à analyser la répartition des accidents suivant les thèmes. Il s agit à la fois des thématiques concernant les usagers (sexe, âge ), les caractéristiques d infrastructures (virages, pentes, obstacles ), les conditions (météo, éclairage ). Le pourcentage d accidents du thème étudié ( = nombre d accidents du thème x 100 / nombre total d accidents) est comparé par un test statistique à une référence. Pour chaque caractéristique de l accident, la question est la même : le pourcentage d accident du thème est-il significativement différent de tel autre? Cet autre est une référence ( fiche outil 5). On entend par un résultat significatif quand on a plus de 95 chances sur 100 d avoir raison en affirmant qu il y a une spécificité entre le résultat au niveau local et la référence. L analyse permet de comparer des nombres d accidents et non des nombres de victimes ; pour prendre en compte la gravité, on travaillera sur les accidents graves ou mortels. En utilisant l analyse thématique avec des petits chiffres, les résultats sont souvent peu significatifs. Il est alors conseillé de regrouper des variables ; par exemple : les classes d âge ou les types d usagers. 2. Analyse du niveau de risque spatial Dans Concerto, cette analyse est appelée analyse du risque. Il s agit de la répartition spatiale des accidents, soit de tous les accidents, soit de certaines typologies d accidents. Il convient d utiliser des indicateurs comme les taux ou les densités Voir la fiche outil 6. Plus la localisation sera fiable, meilleure l analyse en sera. S il n est généralement pas possible au stade de l étude d enjeux d avoir un positionnement aussi précis que pour la phase diagnostic, il est cependant indispensable de connaître les limites du fichier utilisé (voir annexe sur les données). Les zones d accumulation au PR zéro sont une erreur classique bien connue du fichier brut. Pour faciliter des calculs plus rapides de taux sur un itinéraire ou des sections, il est nécessaire d utiliser le fichier corrigé des DDE et le fichier trafic du réseau (HIT modifié sous adhonis). Une attention particulière sera accordée au sectionnement pour éviter des sections à risque élevé (petites sections < 0,5 km en particulier à agréger pour éviter de considérer zones accidentogènes et zones d accumulations d accidents). L assistant statistique de Concerto et Metods effectuent les calculs d intervalles de confiance et de significativité. Out 7 - B
41 Fiche Outil 7 Les Analyses Statistiques Comme l illustre le tableau ci-après, l analyse des taux et densités sont complémentaires. Taux Observé Supérieur au taux de référence Densité Observée Supérieure à la densité de référence Inférieure à la densité de référence Observations Une action adéquate devrait être efficace et rentable. Intérêt fort à étudier la section de route. Exemple : certaines routes principales de rase campagne. Une action adéquate devrait diminuer le risque mais le nombre d accidents en jeu étant faible, il risque de ne pas être très rentable. Intérêt discutable à étudier cette route, sauf cas particulier. Exemple : certaines routes secondaires de rase campagne accidentées et à faible trafic. Inférieur au taux de référence Supérieure à la densité de référence Inférieure à la densité de référence Une action sur cette route risque d être rentable, mais n y modifiera pas beaucoup le risque. Intérêt discutable à étudier cette route sauf cas particulier. Exemple : autoroutes La section de route n est pas à étudier en priorité car les enjeux ne sont pas importants. Une action sur cette route risque de ne pas être rentable. Intérêt faible à étudier cette route. Exemple : certaines des routes secondaires de rase campagne. Tableau extrait du guide Apport des Statistiques en Sécurité Routière au Niveau Local de la bonne utilisation de l assistant statistique de CONCERTO. 3. Analyse chronologique On peut comparer des données de l année N par rapport à l année N-1 ou aux 5 dernières années ; mais elles doivent être considérées comme un simple calcul d évolution. Pour une étude d enjeux, il est conseillé de travailler sur une période d au moins 5 ans. Des évolutions brutes ne sont pas suffisantes, seule l analyse chronologique peut permettre l interprétation de l évolution de l accidentologie. Celle ci d abord dissocie les 3 composantes : la tendance générale, les variations saisonnières et les variations ponctuelles. L analyse chronologique permet de dégager soit une tendance structurelle (au niveau annuel) soit une tendance conjoncturelle (au niveau mensuel). Pour connaître la courbe de tendance, il suffit par l assistant statistique de CONCERTO d utiliser les régressions ou moyennes mobiles. La régression recherche la tendance structurelle et trace une droite tandis que la moyenne mobile recherche la tendance conjoncturelle et doit couvrir une année entière. L assistant statistique de CONCERTO permet de connaître si l augmentation ou la baisse de la tendance est significative. Pour le calcul de la courbe de tendance, il est proposer deux approches, prendre en générale la meilleure des deux. Out 7 - C
42 Fiche Outil 7 Les Analyses Statistiques Question Type Au regard de l évolution de mon nombre d accidents, suis-je plutôt à la baisse ou à la hausse? J ai plus 10% d accidents ce mois-ci que le mois précédent, quelles précautions dois-je prendre pour annoncer ce résultat? Comment se situe l évolution des accidents sur le site étudié par rapport à la référence? J ai plus d accidents de ce type (de nuit par exemple) sur la route nationale X, à 2 voies, que j étudie, que sur l ensemble des routes nationales à 2 voies de mon département. - Ai-je le droit d affirmer que cette route est dangereuse pour ce type d usage (circulation de nuit)? Que dois-je faire quand j analyse le risque sur un site (1) pour une typologie d accidents (accidents de 2 roues par exemple)? A quoi dois-je le comparer (choix de la référence)? De quoi dois-je tenir compte dans mon analyse? Le site que j étudie est-il plus dangereux qu un autre? - Est-il plus dangereux que la normale (choix de la référence)? Comment puis-je comparer les accidents survenus dans une région au mois de juin à ceux du mois de mai? - à ceux du mois de décembre? - à ceux de l année entière? Analyse Analyse Chronologique Analyse Thématique Analyse Thématique Analyse du Risque (spatiale) Analyse Chronologique Tableau extrait du guide Apport des Statistiques en Sécurité Routière au Niveau Local de la bonne utilisation de l assistant statistique de CONCERTO. (1) Un site peut-être une région, un département, une portion de route, un carrefour, un quartier,... Out 7 - D
43 Fiche Outil 8 L Analyse Multicritère pour le Choix des Enjeux Il faut distinguer la hiérarchisation technique des enjeux faite par les techniciens à l issue de l analyse des accidents, de la hiérarchisation politique des enjeux faite par les décideurs. la première précède la seconde dans le temps. Il s agit de trouver un moyen de hiérarchiser les enjeux à partir de critères quantitatifs ou qualitatifs. Pour les critères quantitatifs, différents indicateurs ont pu être calculés. Chaque indicateur peut être décliné suivant : sa valeur brute : en nombre d accidents, en pourcentage, en taux la significativité de l écart par rapport à la référence : - non significatif - significatif - très significatif - Les indicateurs sont plus ou moins pertinents et il est clair que suivant les indicateurs utilisés, le classement diffèrera. A priori, il n y a pas de raison de ne conserver qu un seul indicateur, notamment si on travaille par section de routes où une sélection exclusivement par le taux ou par la densité ou par la gravité peut être critiquée. Le décideur pourra avoir un avis sur ce point. Le tableau de la fiche outil 7 sur les taux et densités peut aider à l analyse multicritères. Le coût peut être calculé pour chaque thème : Thème % du coût global des accidents Accidents en virages 42,3 Infrastructures Accidents contre obstacle 29 Accidents en intersection 16,3 Comportement Accidents avec alcool 9,2 Usagers Jeunes conducteurs 39 acc impliquant au moins un Piétons âgés 4 Conditions Par temps de pluie Cela revient à pondérer les accidents par la gravité. Voir la fiche outil 6 sur le calcul des coûts). Des critères non chiffrés sont parfois nécessaires. Par exemple, peuvent entrer en ligne de compte : l acceptabilité sociale ; les financements ; les études en cours ; les préférences des décideurs; Le tableau à la fin de la proposition de cadre type peut faire ressortir à l aide d un code couleur certains thèmes. Les cartes constituent un support essentiel et particulièrement adapté pour les analyses multicritères à condition de porter une attention particulière à la sémantique utilisée. Out 8 - A
44 Out 8 - B
45 Fiche Outil 9 La Cartographie Une carte réussie doit permettre une lecture globale immédiate et facile. Il faut donc opérer des choix stratégiques dans le mode de visualisation des résultats de manière à ce que les signes utilisés soient efficaces et adaptés à ce que l auteur de la carte veut montrer. Une carte permet de localiser (données de bases, réseau itinéraire), d analyser (analyse des données localisées : corrélations, comparaisons, évolutions) ; d aider à la gestion et à la décision (dans les SIG), de communiquer. La carte est une image qui fait appel au langage visuel et à ses règles, c est-à-dire à la sémiologie graphique. La réalisation d une carte prend du temps et demande souvent plusieurs essais. Il faut toujours penser que le choix des signes pour visualiser des données d une carte ne se fait pas n importe comment. L esthétique reste un paramètre essentiel en communication visuelle, le message passe mieux si la carte est agréable à regarder (choix réussi des signes et des couleurs). Le tableau, ci-après, liste les éléments essentiels pour réaliser une carte de qualité. Thème Exigences Commentaires Lecture globale de la carte Immédiate et facile Information Convaincante Titre Rigoureux et clair En lettres capitales dans un cartouche à fond blanc Légendes Bien rédigée, Tous les éléments constituant la carte sont clairement structurée et complète explicités (dans un cartouche à fond blanc) Dessin Equilibré Localisation Précise Couleurs Peu nombreuses, choisies avec discernement Signes Facilement repérables, mémorisables, expressifs, Nomenclatures Suffisante mais sans excès Contrastes territoriaux Bien mis en valeur Echelle Présente En bas de la carte. Nécessaire en cas de réduction ou d agrandissement de la carte. Source et Dates des données Spécifiées Près de la légende Signature, Copyright Précisés En bas de la carte Le format d édition Il faut penser, dès le début, au format d édition (affichage à l écran, format d impression, couleur, photocopie en noir et blanc, ) car les éléments qui suivent en dépendent.. Le thème Afin que la carte soit la plus claire possible, l auteur doit choisir un seul thème par carte. Il est préférable de faire plusieurs cartes (avec le même fond de plan) qu une seule carte avec plusieurs thèmes. Mais il est tout de même possible de représenter deux thèmes un pour les données ponctuelles et un autre pour des données continues ou zonales. Out 9 - A
46 Fiche Outil 9 La Cartographie Le fond de carte L auteur doit choisir le fond de carte le plus pertinent en fonction du sujet traité ou de l échelle de la carte. Il doit opérer une sélection rigoureuse des éléments du fond de carte et enlever tous les détails superflus qui pourraient nuire à la lisibilité du document. Par exemple, le Scan 25 est trop détaillé pour une carte à petite échelle. Penser à indiquer le nom des routes avec les PR et quelques noms de lieux permettant de localiser les données. Les trois modes de représentation - Mode ponctuel quand la donnée s applique à un point (accidents impliquant des piétons), - Mode linéaire quand la donnée s applique à une section (Trafic, ZAAC), - Mode zonal quand la donnée s applique à une surface (répartitions des accidents par commune). L analyse thématique ponctuelle Une information de nature quantitative (nombre d accidents, population, nombre d équipements ) est généralement représentée par un symbole proportionnel et non par une surface. Les types de signes suivants sont conseillés car bien contrastés : Ces signes ont des poids visuels différents, la lecture sélective des signes est possible. Les types de signes suivants sont à éviter car pas assez contrastés : Ces deux groupes de signes ont le même poids visuel ; il est impossible de faire une lecture sélective des signes : image confuse, donc peu lisible, inefficace. L analyse thématique linéaire Il est conseillé de contraster au maximum les types de lignes. Par exemple, Les trafics sont représentés grâce à la variable taille en implantation linéaire. Par ailleurs, l épaisseur des traits ne permet pas toujours une bonne quantification. Il semble alors judicieux d indiquer les chiffres correspondant aux flèches les plus notables. L analyse thématique zonale La superposition de zonages oblige à l utilisation de différentes techniques de représentation. En règle générale, un zonage est représenté par des implantations surfaciques et linéaires (contours). Dans ce type d exercice, une attention particulière doit être portée à la lisibilité de la carte. L analyse thématique par classe Pour que la carte soit lisible, une analyse thématique par classe (symbole ou traits) en variation de couleur ou de taille doit être limitée à 4-5 classes. Le choix des couleurs La couleur est une variable visuelle délicate à appliquer, à éviter si possible, qui s appuie sur quelques règles d utilisation. Les couleurs utilisées doivent : - être peu nombreuses et contrastées, - exprimer la hiérarchie des données (dégradés de couleurs limités à 4 nuances), - appliquer l opposition entre les couleurs chaudes (phénomènes positifs, croissance ) et les couleurs froides (phénomènes négatifs, baisse ). Les cartes qui seront photocopiées ultérieurement en noir et blanc doivent être réalisées, dans la mesure du possible, en noir et blanc. Les cartes chronologiques Sur des cartes qui permettent de comparer un même phénomène entre deux dates, il peut être intéressant d inclure un graphique pour visualiser rapidement l évolution. L harmonisation entre les cartes Afin de pouvoir comparer des cartes traitant d un même sujet ou d un même territoire, il est judicieux d harmoniser les différentes cartes entre elles, notamment par : - des règles précises de mise en page (police, taille des caractères, taille du cadre ), - la préservation de la même échelle, - la préservation des couleurs, des symboles (il faut enregistrer son modèle personnalisé d analyse thématique), -... Out 9 - B
47 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO Bibliographie Guide Aide à la correction du fichier des accidents de la circulation routière SETRA sept Apport des statistiques en sécurité routière au niveau local - de la bonne utilisation de l assistant statistique de CONCERTO SETRA janvier 2001 Représentation cartographique Guide méthodologique Coédition CERTU GIP ATEN Juin 2001 Guide de cartographie à l usage des services La cartographie sur internet Joëlle Désiré, guide réalisé pour le SGAR Picardie 1 er trimestre 2002 Les indicateurs d accidentologie locale présentation de la méthodologie Juin 2000 DSCR Bilans annuels de l ONISR Bilans annuels de l ONISR document de travail Circulaire PRAS de la DR du 11 août 1998 (accidents ) Bilans annuels et quadrimestriels des ORSR Bibliographie
48 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO SIGLES Agglo APS ATB BAAC BG BL DDE CDES CETE CERTU CSPR DGO DRE DSCR IAL IDSR INRETS INSEE MERIU ONISR ORSR PDASR PL PR PRAS PV REAGIR RIU RD RN S SETRA SIG SIR SURE TS VL ZAAC Agglomération (voir définition du milieu urbain) Avant Projet Sommaire Accidents, Tués, Blessés Bulletin d Analyse des Accidents Corporels de la circulation routière Blessé Grave Blessé Léger Direction Départementale de l Equipement Cellule Départementale d Exploitaiton et de Sécurité Centre d Etudes Techniques de l Equipement Centre d Etudes sur les Réseaux, les Transports, l Urbanisme et les constructions publiques. Contrôle de Sécurité des Projets Routiers Document Général d Orientation Direction Régionale de l Equipement Direction de la Sécurité et la Circulation Routières Indicateurs d Accidentologie Locale Inspecteur Départemental de Sécurité Routière Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécurité Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques Modèle d Echange de Référentiel routier InterUrbain Observatoire National Interministériel de Sécurité Routière Observatoire Régional de Sécurité Routière Plan Départemental d Actions de Sécurité Routière Poids Lourds Point Repère Plan Régional d Aménagements de Sécurité sur le réseau national Procès Verbal Réagir par des Enquêtes sur les Accidents Graves et par des Initiatives pour y Remédier Référentiel routier InterUrbain Routes Départementales Routes Nationales Significatif Service d Etudes Techniques des Routes et Autoroutes Système d Information Géographique Système d Information Routier Sécurité des Usagers des Routes Existantes Très Significatif Véhicule Léger Zone d Accumulation d Accidents Corporels Sigles
49 les Etudes d Enjeux et le Choix des Enjeux dans le cadre du DGO DÉFINITIONS Accident corporel de la circulation routière Un accident corporel de la circulation routière : -survient sur une voie ouverte à la circulation publique, - implique au moins un véhicule, - provoque au moins une victime. Un accident corporel implique un certain nombre d usagers. Parmi les impliqués, on distingue : - les indemnes : impliqués non décédés dans un accident corporel et dont l état ne nécessité aucun soin médical - les victimes : impliqués dans un accident corporel de la circulation non indemnes. Parmi les victimes, on distingue : - les tués : victimes décédées sur le coup ou dans les 6 jours qui suivent l accident ; - les blessés : victimes non tuées. Parmi les blessés, on distingue : - les blessés graves : blessés dont l état nécessite plus de 6 jours d hospitalisation ; - les blessés légers : blessés dont l état nécessite entre 0et6 jours d hospitalisation ou un soin médical. Parmi les accidents corporels on distingue : - les accidents mortels : accident ayant fait au moins 1 tué - les accidents graves : - 1 ère définition : accident ayant fait au moins 1 blessé grave ou 1 tué - 2 ème définition : accident ayant fait au moins 1 blessé grave, mais non mortel - les accidents légers : accident n ayant fait aucun tué, ni aucun blessé grave. Gravité d un ensemble d accidents Nombre d accidents graves ou mortels ou nombre de victimes pour 100 accidents. Cet indicateur est exprimé en %. par rapport aux accidents G1 = 100 x nombre d accidents graves nombre d accidents corporels Avec comme définition de l accident grave un accident ayant fait au moins un blessé grave ou un tué. G2 = 100 x nombre d accidents mortels nombre d accidents corporels par rapport aux victimes G3 = 100 x nombre de (tués + blessés graves) nombre d accidents corporels Cet indicateur est préférable au suivant dans la mesure où le nombre de victimes est supérieur au nombre de tués. En revanche, la qualification du blessé en grave ou bien en léger est parfois erronée. G4 = G5 = G6 = 100 x nombre de tués nombre d accidents corporels. 100 x nombre de (tués + blessés graves) nombre de victimes 100 x nombre de tués nombre de victimes Milieu urbain (ou agglomération) Milieu situé entre les panneaux d entrée (EB10) et de sortie d agglomération (EB20), au sens du code de la route. Morbidité Nombre (absolu ou relatif) des malades dans un groupe donné et pendant un temps déterminé (définition du Petit Robert) Densité d accidents (accidents corporels ou accidents graves ou accidents mortels) Nombre d accidents (corporels ou graves ou mortels) par km et par an avec : D = N / (L x n) N = nombre d accidents observés en n années L = longueur de la section en km n= nombre d années de la période considérée Rase campagne Milieu situé hors agglomération, au sens du code de la route. Taux d accidents (accidents corporels ou accidents graves ou accidents mortels) Nombre d accidents par véhicule kilomètre. En général, les taux sont exprimés en nombre d accidents pour 10 8 véhicules kilomètres. La formule est alors la suivante : Enjeu Morbidité, absolue ou relative associée à une cible (lieu, type d usagers, ) avec : T = N x 108 ( TMJA x L x 365 x n ) N = nombre d accidents corporels en années (n) L= longueur de la section en km TMJA = trafic moyen journalier annuel, exprimé en nombre de véhicules par jour n= nombre d années observées Définitions
50 La réalisation de ce document est le résultat d une collaboration entre : la DSCR - Bureau des Programmes Interministériels un groupe de travail animé par le CERTU - Département Sécurité, Voirie, Espaces Publics, Groupe Sécurité des Déplacements et Usagers un groupe de travail animé par le SETRA - CSTR - Direction d Etudes Sécurité Routière un groupe de travail CMSR - DGO Conception et réalisation de la maquette : Antoine JARDOT - DACT - CETE Normandie Centre
51 direction de la Sécurité et de la Circulation Routières DSCR Arche de la Défense Sud La Défense Cedex téléphone : télécopie : mél : [email protected] Réseau Scientifique et Technique de l Equipement
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