Conception : Éric Loddé. Imprimé en France (IOC/BRO/2010/5) UNESCO/COI 2010 (3027_10)

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Conception : Éric Loddé. Imprimé en France (IOC/BRO/2010/5) UNESCO/COI 2010 (3027_10)"

Transcription

1

2 Les appellations employées dans cette publication et la présentation des données qui y gurent n impliquent de la part du Secrétariat de l UNESCO aucune prise de position quant au statut juridique des pays ou territoires, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. À des ns bibliographiques, le présent document doit être cité comme suit : Élévation et variabilité du niveau de la mer - Résumé à l intention des décideurs, UNESCO/COI 2010 Ce résumé, publié sous la direction de T. Aarup, J.A. Church, W.S. Wilson et P.L. Woodworth, est fondé (outre les références qu'il contient) sur le document suivant : Church, J.A., Aarup T., Woodworth P.L., Wilson W.S., Nicholls R.J., Rayner R., Lambeck K., Mitchum G.T., Steffen K., Cazenave A., Blewitt G., Mitrovica J.X. et Lowe J.A. (2010) Sea Level Rise and Variability Synthesis and Outlook for the Future. (Chapter 13 in Understanding Sea Level Rise and Variability dir. publ. Church J.A., Woodworth P.L., Aarup T. et Wilson W.S. Wiley-Blackwell) Cette brochure émane d'un atelier sur l'élévation et la variabilité du niveau de la mer, tenu sous les auspices du Programme mondial de recherches sur le climat à la Commission océanographique intergouvernementale de l'unesco à Paris, en L'atelier avait pour but de rassembler toute l'expertise scienti que pertinente pour identi er les incertitudes liées à cette élévation et à cette variabilité, passées et futures, ainsi que les recherches et les programmes d'observations nécessaires pour les réduire. L'atelier a réuni 163 scienti ques de 29 pays, représentant une large gamme d'expertise, et a été soutenu par 34 organisations. On trouvera davantage d'informations à son sujet et des recommandations sur les besoins en observations sur le site : Conception : Éric Loddé Imprimé en France (IOC/BRO/2010/5) UNESCO/COI 2010 (3027_10)

3 ÉLÉVATION ET VARIABILITÉ DU NIVEAU DE LA MER Résumé à l intention des décideurs Les zones côtières ont considérablement évolué au cours du XX e siècle : peuplement, économie et urbanisation ont connu la croissance. De nos jours, les zones côtières basses (moins de 10 m d altitude) regroupent à peu près 10 % de la population mondiale (McGranahan et al., 2007). Les 136 villes portuaires de plus d un million d habitants regroupent 400 millions de personnes, dont quelque 10 % sont exposées à une inondation centennale (Nicholls et al., 2008). Le quatrième rapport d évaluation du Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat (GIEC, 2007) mentionne, pour la période qui va de à , une élévation du niveau de la mer de 18 à 79 cm, comprenant une possible contribution dynamique rapide des nappes glaciaires (ou inlandsis). L évaluation souligne également que cette dernière, qui provient de changements dans la dynamique des glaces, est tout à fait incertaine et qu on ne peut exclure une plus forte élévation. Le développement côtier constant et rapide rend la société de plus en plus vulnérable face à l élévation et à la variabilité du niveau de la mer, comme l ouragan Katrina l a bien montré à la Nouvelle-Orléans en D autres aspects du changement climatique et les affaissements de terrain aggravent beaucoup ce phénomène, encore que leurs contributions relatives varient selon le lieu (Nicholls et Cazenave, 2010). Il faut mieux comprendre l élévation et la variabilité du niveau de la mer pour en faire des projections plus fiables, et par là même contribuer à améliorer la planification, la gestion et l adaptation face aux nombreuses pressions subies par les régions côtières. LE PROBLÈME LE NIVEAU DE LA MER A VARIÉ DE PLUS DE 100 m DURANT LES CYCLES GLACIAIRES Au cours des cycles glaciaires du dernier million d années, le niveau de la mer a oscillé de plus d une centaine de mètres, au rythme de la croissance et de la décroissance des nappes glaciaires, tout spécialement celles du nord de l Europe et de l Amérique (fig. 1). Ces variations et celles, concomitantes, de la température moyenne du globe étaient provoquées par des changements du rayonnement solaire sur la surface terrestre (résultant de variations de l orbite et de l orientation de l axe de la terre) et amplifiées par des réactions liées aux modifications de l albédo terrestre et de la concentration des gaz à effet de serre. 20 Fig. 1. Niveau de la mer au cours des derniers ans, comparé à la situation présente. Cette estimation de Rohling et al. (2009) est fondée sur des mesures du 18O des carbonates dans le centre de la mer Rouge, qui offrent une série temporelle plus continue que les paléoinférences directes. Niveau moyen de la mer (m) Temps (milliers d'années avant le présent) 1

4 ÉLÉVATION ET VARIABILITÉ DU NIVEAU DE LA MER Résumé à l intention des décideurs La planète a connu des températures semblables à celles qu'on attend pour la fin du XXI e siècle lors de la dernière période interglaciaire, il y a quelque 125 mille ans. Les paléo-données pour cette époque indiquent des taux d'élévation de 6 à 9 m par millénaire, un niveau de la mer plus élevé de 6 à 9 m que le nôtre, et des températures polaires supérieures de 3 à 5 C. Ces conditions thermiques peuvent constituer une analogie utile pour le XXI e siècle et au-delà. Pendant les 100 mille ans suivants, la mer est descendue à quelque 130 m en dessous des valeurs actuelles, lors de la formation des nappes glaciaires européenne et américaine. De moins 20 à moins 7 mille ans, les nappes ont fondu, et la mer est montée rapidement, en moyenne de 1 m par siècle, pendant des millénaires, avec, pendant la déglaciation, des pics qui pouvaient atteindre plusieurs mètres. Il y a 6 à 2 mille ans environ, le mouvement se ralentit. Au cours des deux derniers millénaires, jusqu'au XVIII e siècle, les données indiquent peu de changement. LA MER MONTE PLUS VITE Les carottes de sédiments côtiers et autres paléo données, les quelques enregistrements marégraphiques de longue durée (avant 1900), les reconstitutions du XX e siècle et les données des altimètres satellitaires, tout indique que le taux d'élévation du niveau de la mer s'est accru d'un ordre de grandeur - d'un maximum de quelques dixièmes de millimètres par an durant les millénaires précédents à quelque 1,7 mm au XX e siècle. Depuis 1993, le taux a dépassé 3 mm, supérieur à ce qu'avait connu n'importe quelle période de durée semblable au cours du siècle (fig. 2). Fig. 2. Niveau moyen de la mer de 1870 à 2008 avec une estimation mise à jour de l'écart type d'après Church et White (2006 ; en rouge), d'après Jevrejeva et al. (2006 ; en vert) et de 1950 à 2000 d'après Holgate et Woodworth (2004 ; en bleu). Les données de TOPEX/Poseidon/Jason-1 et -2 (avec un traitement standard comme dans Church et White, 2006), de 1993 à 2008, sont en noir. Les séries ont été calées à une valeur commune au début des enregistrements altimétriques en Niveau moyen de la mer (mm) 50 0 CSIRO (mise à jour de Church et White) Jevrejeva et al. (lissée) Holgate et Woodworth Séries temporelles harmonisées en Année 2

5 POURQUOI LA MER MONTE-T-ELLE Nombre de processus physiques contribuent à l'évolution du niveau de la mer, et aucun d'entre eux ne s'avère spatialement uniforme (fig. 3). À l'échelle de la décennie, les principaux apports viennent de la fonte des glaciers et des calottes glaciaires (qui a augmenté dans les années 1990) et de la dilatation thermique des couches supérieures de l'océan. La dilatation des couches profondes et les nappes glaciaires y contribuent à un moindre degré mais sensiblement. Le niveau est également influencé par les retenues des barrages et l'extraction de l'eau des aquifères. Domingues et al. (2008) ont fourni, pour la période , une explication approximative de l'élévation observée (fig. 4, tableau 1), en combinant des estimations révisées de la dilatation thermique des couches supérieures de l'océan et de l'influence des glaciers et calottes glaciaires, à des estimations raisonnables encore que moins certaines de l'apport de l'océan profond, par dilatation thermique, et des inlandsis groenlandais et antarctique. Depuis 2003, les techniques de pointe qui nous permettent de mieux comprendre le bilan du niveau de la mer sont l'altimétrie et la gravimétrie satellitaires, pour mesurer les variations du volume et de la masse de l'océan et des glaces, et les flotteurs-profileurs Argo, pour les températures des couches supérieures de l'océan et leur dilatation thermique. Ces observations, avec d'autres, montrent une contribution croissante des glaciers de montagne et des calottes, comme des inlandsis du Groenland et de l'antarctique, dont la glace tombe dans l'océan. L'amincissement dynamique rapide de leurs bordures est particulièrement inquiétant. Toutefois, les séries de données sont encore courtes, quelques divergences demeurent et les estimations quantitatives physiquement fondées pour le XXI e siècle sont incomplètes. Il est important de mieux comprendre tout ce qui contribue à l'élévation du niveau de la mer : cela permettra vraisemblablement de mieux définir les observations dont auront besoin les modèles climatiques utilisés pour les projections de cette élévation dans le cinquième rapport d'évaluation que le GIEC doit rendre en Emmagasinage terrestre de l'eau, extraction de l'eau souterraine, construction de retenues, variations du ruissellement et percolation dans les aquifères Qu'est-ce qui fait varier le niveau de la mer? Variations dans la circulation superficielle et profonde de l'océan, et ondes de tempête Mouvements verticaux de la terre, y compris les ajustements isostatiques glaciaires, les mouvements tectoniques et la subsidence dans les deltas Le réchauffement de l'océan provoque une dilatation de l eau Échange d'eau accumulée sur terre sous forme de glaciers et de calottes avec l'océan Fig. 3. Les processus qui contribuent à l'évolution du niveau de la mer. Adapté de "Causes of sea level rise from climate change (2002)". Dans les cartes de "GRID-Arendal" et la bibliothèque de graphiciels du PNUE. graphic/causes-of-sea-levelrise-from-climate-change 3

6 ÉLÉVATION ET VARIABILITÉ DU NIVEAU DE LA MER Résumé à l intention des décideurs Fig. 4. L'élévation totale observée du niveau de la mer et ses composantes. (a) Ces dernières sont la dilatation thermique dans les premiers 700 m (en rouge), dans l'océan profond (orange), les inlandsis antarctique et groenlandais (en cyan), les glaciers et calottes (en gris) et le stockage terrestre (en vert). (b) La somme des contributions fi gure en bleu. Sur celle-ci, l'estimation de l'écart type pour la dilatation thermique des couches supérieures de l océan est indiquée par des traits bleus fins. Les niveaux de la mer estimés par Domingues et al. (2008) sont en noir, par Jevrejeva et al. (2006) en pointillés jaunes, et en pointillés rouges fi gurent les observations des altimètres satellitaires. L'estimation de l'écart type est représentée en grisé. Toutes les séries temporelles ont été lissées selon une moyenne glissante sur 3 ans et se réfèrent à 1961 (d'après Domingues et al. 2008). Niveau de la mer (mm) a b Niveau de la mer (mm) Niveau thermostérique de la mer profonde Nappes glaciaires de l'antarctique et du Groenland Glaciers et petites calottes glaciaires Somme des composantes ci-dessus Niveau de la mer Niveau de la mer Niveau de la mer (altimétrie satellitaire) Tableau 1. Contributions à l'élévation du niveau de la mer pour la période 1961 à 2003, d'après Domingues et al Contribution Élévation Dilatation thermique dans les 700 m supérieurs 0.5 ± 0.1 mm/an Dilatation thermique en dessous de 700 m 0.2 ± 0.1 mm/an Glaciers et calottes glaciaires 0.5 ± 0.2 mm/an Nappe glaciaire groenlandaise 0.1 ± 0.1 mm/an Nappe glaciaire antarctique 0.2 ± 0.4 mm/an Total des contributions 1.5 ± 0.4 mm/an Élévation observée 1.6 ± 0.2 mm/an 4 RÉGIONALISATION DE L'ÉLÉVATION DU NIVEAU DE LA MER L'élévation du niveau de la mer doit être régionalisée car c'est régionalement ou localement qu'associée aux mouvements de la terre, elle affecte le plus directement la société et l'environnement. Les données d'altimétrie satellitaire montrent d'importantes variations régionales (fig. 5), certains endroits ayant connu quelque cinq fois le taux moyen depuis Toutefois, ces écarts dans une série altimétrique relativement courte sont essentiellement dus à la variabilité du climat, particulièrement dans l'océan Pacifique équatorial. Ils dépendent de la circulation océanique induite par divers schémas de vents associés à des phénomènes climatiques comme El Niño et l'oscillation australe et se reflètent dans les formes régionales de la dilatation thermique de l océan. Au cours du XXI e siècle, le climat continuera de changer. Les communautés côtières seront affectées par la combinaison de l'élévation du niveau de la mer à long terme, de sa variabilité naturelle et, bien sûr, d'aléas extrêmes provoqués par les tempêtes et les vagues.

7 ÉQ N 1993 à 2009 Fig. 5. Distribution spatiale du taux d'élévation du niveau de la mer, pointé relativement au taux mondial moyen pour la période janvier 1993 à décembre 2009, d'après les mesures des altimètres satellitaires (disponibles à sealevel/). 60 S 90 E O mm/an Les variations de masse des nappes glaciaires (comme des glaciers et calottes) jouent aussi sur la distribution régionale de l'élévation du niveau de la mer, par le biais de changements du champ gravitationnel terrestre et des mouvements élastiques de la croûte. En conséquence, la contribution des inlandsis a pour effet un niveau relatif de la mer plus faible à proximité de leurs zones d'évanescence, et une élévation supérieure à la moyenne mondiale (d environ 20 %) à grande distance. Ils peuvent donc affecter de façon disproportionnée des régions éloignées et potentiellement vulnérables. LES PROJECTIONS DU GIEC QUANT À L'ÉLÉVATION DU NIVEAU DE LA MER SONT SEMBLABLES DANS LE TROISIÈME ET LE QUATRIÈME RAPPORT D'ÉVALUATION Le troisième rapport d'évaluation du GIEC (GIEC, 2001 ; TAR) présentait les projections moyennes des modèles en 2100, comparées à 1990, pour tous les scénarios possibles concernant les gaz à effet de serre ; cela représentait de 30 à 50 cm (en grisé sombre sur la fig. 6). La gamme complète des modèles pour tous les scénarios possibles donne environ 20 à 70 cm (grisé clair). Toutes les projections réunies, y compris celles qui autorisent des estimations d'incertitude pour les apports des glaces de terre, donnent une élévation de 9 à 88 cm (lignes noires extérieures). Dans le quatrième rapport d'évaluation (GIEC, 2007 ; AR4), les projections des modèles sont en deux parties. La première est une estimation de l'élévation (avec un coefficient de confiance de 90 %) due à la dilatation thermique de l'océan, aux glaciers et calottes, et aux inlandsis (modélisée) ; elle représente une élévation de 18 à 59 cm en 2095 (la barre magenta). Ce résultat est semblable à celui du TAR (la zone en grisé clair), quoique légèrement plus faible. La seconde partie tient compte d'une possible réponse dynamique rapide des inlandsis du Groenland et de l'antarctique ouest, qui pourrait accélérer l'élévation. Dans ce cas de figure, une estimation ad hoc permet d'ajouter une marge supplémentaire de 10 à 20 cm (la barre rouge). Toutefois, comme on ne comprend pas suffisamment cette réponse dynamique, cet ajout ne figure pas dans le quatrième rapport d évaluation, les modèles nécessaires à des estimations quantitatives n'étant pas disponibles. Le GIEC (2007) a aussi déclaré clairement qu'une valeur plus forte n'était pas exclue. Quand on les compare de cette façon, les projections des troisième et quatrième rapports d évaluation pour le XXI e siècle se ressemblent, particulièrement à l'extrémité supérieure de la gamme. 5

8 ÉLÉVATION ET VARIABILITÉ DU NIVEAU DE LA MER Résumé à l intention des décideurs Fig. 6. Projections de l'élévation du niveau de la mer au XXI e siècle. Les lignes et les grisés montrent l'élévation mondiale moyenne pour la période , d'après le rapport d'évaluation du GIEC (2001) (le grisé sombre est la fourchette de la moyenne des modèles pour la gamme de scénarios des gaz à effet de serre considérée, le grisé clair inclut tous les modèles et tous les scénarios et les lignes extérieures comprennent une incertitude supplémentaire pour la glace de terre). Les projections du quatrième rapport d évaluation de 2007 (coeffi cient de confi ance 90 %) sont représentées par les barres de 2095, la barre magenta étant la gamme des projections et la rouge une gamme étendue tenant compte de l'effet additionnel, possible mais mal quantifié, d'une réponse dynamique des inlandsis du Groenland et de l'antarctique au réchauffement climatique. La flèche rouge indique que «des valeurs supérieures ne sont pas exclues, mais que la connaissance des phénomènes n'est pas suffisante pour évaluer leur vraisemblance ou donner la meilleure estimation ou la limite supérieure de l'élévation» ; d'après Church et al. (2008). Niveau moyen de la mer à l échelle mondiale (m) 1,0 0,8 0,6 0,4 0,2 Des valeurs supérieures ne sont pas exclues Contributions supplémentaires de possibles processus dynamiques des nappes glaciaires Projections des modèles Année LE NIVEAU DE LA MER SUIT ACTUELLEMENT LA PARTIE HAUTE DES PROJECTIONS De récentes observations d'altimètres satellitaires, de 1993 à 2006 (fig. 7), et des mesures côtières de 1990 à 2001 (Rahmstorf et al., 2007) montrent que le niveau de la mer suit de près la limite supérieure des projections de 2001 du troisième rapport d évaluation. Comme montré ci-dessus, c'est aussi équivalent à celle de 2007 de l'ar4, après inclusion des incertitudes liées aux glaces de terre. Des mesures altimétriques récentes indiquent que la mer continue de monter, depuis 1993, à un rythme proche de cette limite supérieure. Cela ne veut pas dire qu'elle continuera ainsi : l'élévation peut diverger au-dessus ou en dessous de ces valeurs, en fonction du changement climatique naturel ou anthropique. Reconnaissant que la mer s'élève actuellement à un rythme proche de la limite supérieure des projections du GIEC, quelques auteurs (Rahmstorf, 2007 ; Grinsted et al., 2009) ont mis au point des modèles paramétriques relativement simples de l'élévation, fondés sur la relation entre les données historiques mondiales observées du niveau de la mer et les températures de l'atmosphère à la surface du globe. Ces modèles semi-empiriques donnent en général des projections supérieures à celles du quatrième rapport d évaluation du GIEC. Ils tentent de contourner notre limitation dans la compréhension des contributions possibles Fig. 7. Élévation du niveau de la mer observée par des marégraphes et des altimètres satellitaires, comparée aux projections du troisième rapport d évaluation. Les données viennent principalement de marégraphes (annuelles, en rouge) et d'altimètres satellitaires (trimestrielles, en bleu, jusqu'à la mi- 2006). D'après une fi gure de Rahmstorf et al et material/observations_vs_ projections.ppt Variation du niveau de la mer (cm) Données marégraphiques (reconstituées) Altimétrie satellitaire GIEC Avec les incertitudes supplémentaires liées aux glaces de terre Projections des modèles Année 6

9 des inlandsis ; mais les processus responsables de l'élévation ne sont pas explicitement pris en compte, ils sont remplacés par quelques paramètres statistiques. La validité de ces modèles est contestée ; il faut d'urgence évaluer leur usage et leur domaine d'application. LA MER VA CONTINUER DE MONTER PENDANT DES SIÈCLES En dehors de la région polaire, les glaciers et calottes représentent une faible quantité de glace (moins de 40 cm d'équivalent élévation du niveau de la mer, si tous devaient fondre), ce qui limite leur contribution à l'élévation. Toutefois, la dilatation thermique de l'océan se poursuivra pendant des siècles, même après que la concentration dans l'atmosphère des gaz à effet de serre aura été stabilisée, à cause de la lenteur du transfert de chaleur de la surface aux profondeurs de l'océan. L'élévation finale dépendra de cette concentration et de la température de l'atmosphère ; les simulations des modèles climatiques suggèrent quelque chose de l'ordre de 0,5 m par degré Celsius de réchauffement mondial. À plus long terme, l'inquiétude majeure réside dans les inlandsis antarctique et groenlandais. La surface et la masse qui fondent au Groenland s'accroissent (il y a là assez d'eau pour faire monter le niveau de la mer d environ 7 m). Les simulations des modèles indiquent que la fonte en surface ne sera pas compensée par la neige, ce qui conduira à une température de stabilisation formant un seuil au-dessus duquel l'inlandsis déclinera durablement pour des millénaires. Ce seuil devrait être atteint lorsque la température moyenne de la planète aura augmenté juste de 3,1 ± 0,8 C (un écart type) par rapport aux temps préindustriels. Sans diminution des émissions de gaz à effet de serre, ce seuil sera vraisemblablement franchi au cours du XXI e siècle ; la planète connaîtra alors une élévation du niveau de la mer de plusieurs mètres, ce qui prendrait des siècles ou des millénaires, avec la seule fonte de surface. Le débit des glaciers et le flux de glace des nappes groenlandaises et antarctiques semblent indiquer une réaction dynamique, qui pourrait conduire à un taux d'élévation plus rapide que si leur surface seule fondait. À partir de contraintes cinématiques, Pfeffer et al. (2008) estiment physiquement indéfendable une élévation dépassant les 2 m en 2100 ; 80 cm semblent plus plausibles, et concorderaient avec les estimations hautes du GIEC comme avec le taux actuel. Une telle valeur implique toutefois une accélération significative de la contribution des nappes. Pour mieux estimer le rythme et le calendrier de cette montée, au XX e siècle et au-delà, il faut d'urgence mieux comprendre les processus responsables des changements dans les inlandsis. ÉVOLUTION DES PHÉNOMÈNES EXTRÊMES Ce sont les événements extrêmes (périodes où le niveau dépasse la moyenne) qui font ressentir le plus durement l'élévation du niveau de la mer. Entre autres, les nombreuses ondes de tempête associées aux forts cyclones qui ont provoqué bien des pertes en vies humaines dans les pays de faible altitude, tels que le Bangladesh, et celles qui ont frappé le nord-ouest de l'europe en 1953 et Les exemples les plus récents en sont l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans et le cyclone Nargis au Myanmar. L'analyse de ces événements au XX e siècle indique que les inondations côtières d'une hauteur donnée sont plus courantes aujourd'hui qu'au début du siècle. Il faut avant tout l imputer aux variations du niveau moyen de la mer, plutôt qu à une évolution de la fréquence ou de l'intensité des tempêtes. D'après les analyses effectuées en nombre d'endroits, il est vraisemblable qu'en 2100 les actuelles inondations centennales pourraient advenir plus d'une fois par an. De même, dans les cas les plus graves, le niveau sera plus élevé et les conséquences plus importantes. On ne sait guère si le réchauffement mondial va multiplier ou aggraver les tempêtes. Les changements devraient dépendre des régions. Si les pôles se réchauffent davantage que les tropiques, cette moindre différence de températures pourrait se traduire par une réduction en nombre et intensité des tempêtes aux latitudes moyennes, et leur augmentation aux latitudes hautes. Le quatrième rapport d évaluation du GIEC conclut que, dans leur majorité, les modèles montrent un déplacement vers les pôles des trajectoires des tempêtes si le climat se réchauffe. 7

10 ÉLÉVATION ET VARIABILITÉ DU NIVEAU DE LA MER Résumé à l intention des décideurs 8 Prévoir l'évolution des tempêtes tropicales comporte beaucoup d'incertitudes : leur faible échelle horizontale nécessite l'usage de modèles à haute résolution. Lorsqu'on augmente la concentration des gaz à effet de serre, les modèles couplés de la circulation générale océanatmosphère prévoient un accroissement de la température de surface de la mer et de l'humidité de l'air dans les zones tropicales. Des résultats récents font état de cyclones tropicaux plus rares mais plus violents. NIVEAU DE LA MER ET SOCIÉTÉ - DE LA NÉCESSITÉ D'ATTÉNUER LES EFFETS Il sera indispensable d'atténuer les effets du changement climatique pour éviter à la planète les conséquences les plus désastreuses de l'élévation du niveau de la mer, comme celles susceptibles d advenir si l'océan poursuit sa dilatation thermique ou si les inlandsis du Groenland ou de l'antarctique s'effondrent en partie. Dans le scénario des plus fortes émissions de gaz à effet de serre du quatrième rapport d évaluation du GIEC (GIEC, 2007), les projections pour 2100 sont à peu près 50 % plus élevées que dans celui des plus faibles. À plus long terme, la dilatation thermique de l'océan est en gros proportionnelle au réchauffement climatique, et l'inlandsis du Groenland devrait largement disparaître sous l'effet du changement climatique anthropique si l'on ne réduit pas substantiellement les émissions. NIVEAU DE LA MER ET SOCIÉTÉ - DE LA NÉCESSITÉ DE S'ADAPTER Même si l'atténuation réussit, il sera indispensable de s'adapter à la montée de la mer. Au cours du XXI e siècle, le niveau dépassera nettement les limites actuelles. Cet effet sera exacerbé là où les côtes s'affaissent, pour des raisons naturelles ou du fait de l'homme, comme dans nombre de deltas densément peuplés et leurs villes. L'élévation du niveau de la mer aura de multiples conséquences, notamment : (1) des inondations côtières plus fréquentes, (2) des changements dans les écosystèmes, comme la perte de marais salants et de mangroves, (3) l érosion accrue des plages et des falaises meubles, et (4) la salinisation de l'eau de surface et des nappes phréatiques. Des estimations indicatives suggèrent que, de nos jours, environ 200 millions de personnes et un billion de dollars d infrastructures sont menacées par des inondations côtières. Ce danger croît rapidement, essentiellement à cause de tendances socioéconomiques, et, en l'absence d'adaptation, les risques augmentent quand la mer monte. Une adaptation adéquate peut réduire considérablement les effets de l'élévation du niveau de la mer. On peut planifier soit de se retirer des zones vulnérables préalablement définies, soit de s'en accommoder en modifiant les infrastructures côtières et en construisant des installations telles que des centres de protection contre les cyclones, soit de s'en protéger lorsque la région en vaut la peine. Une telle planification est plus rentable et moins perturbante qu'une adaptation forcée par des événements extrêmes, et doit être entreprise en fonction de toutes les pressions résultant d'un développement côtier rapide. MIEUX COMPRENDRE POUR RÉDUIRE LES COÛTS On comprend beaucoup mieux l'élévation et la variabilité du niveau de la mer grâce à l'amélioration considérable, au cours de la dernière décennie, des systèmes d'observation (in situ et satellitaire) et des modèles du climat. Toutefois, on ne comprend pas suffisamment bien les facteurs qui contrôlent le niveau mondial moyen et sa répartition régionale, d'où la large gamme des projections actuelles pour le XXI e siècle. Les décisions concernant le niveau d'atténuation requis des gaz à effet de serre et la planification de l'adaptation doivent reposer sur des bases solides ; il faut donc améliorer l'observation et la modélisation des océans, des glaciers et calottes, des inlandsis groenlandais et antarctique ; il faut détecter les signes avant-coureurs de tout accroissement dans la contribution de ces derniers : que sera-t-elle au cours du XXI e siècle et après? C'est, pour l'instant, l'incertitude dominante. Dans certaines régions, une part importante de la gestion de la zone côtière consiste à planifier des interventions en cas d'événement extrême et à donner rapidement l'alerte ; pour ce faire, il faut améliorer la modélisation des ondes de tempête et ses applications opérationnelles. Afin que les États puissent accéder aux informations qui leur sont nécessaires pour planifier leur adaptation, il faut constamment poursuivre la mise en œuvre des systèmes d'observation et améliorer les modèles climatiques et les outils locaux d'aide à la décision.

11 RÉFÉRENCES Church J.A. et White N.J. (2006) A 20th century acceleration in global sea-level rise. Geophysical Research Letters 33, L Church J.A., White N.J., Aarup T., Wilson W.S., Woodworth P.L., Domingues C.A. et al. (2008) Understanding global sea levels: past, present and future. Sustainability Science 3, Domingues C.M., Church J.A., White N.J., Gleckler P.J., Wijffels S.E., Barker P.M. et Dunn J.R. (2008) Improved estimates of upper-ocean warming and multidecadal sea-level rise. Nature 453, Grinsted A., Moore J.C. et Jevrejeva S. (2010) Reconstructing sea level from paleo and projected temperatures 200 to Climate Dynamics 34, Holgate S.J. et Woodworth P.L. (2004) Evidence for enhanced coastal sea level rise during the 1990s. Geophysical Research Letters 31, L Jevrejeva S., Grinsted A., Moore J.C. et Holgate S. (2006) Nonlinear trends and multiyear cycles in sea level records. Journal of Geophysical Research 111, C McGranahan G., Balk D. et B. Anderson (2007) The rising tide: assessing the risks of climate change and human settlements in low elevation coastal zones. Environment and Urbanization, 19, Nicholls, R.J. et al. (2008) Ranking port cities with high exposure and vulnerability to climate extremes: Exposure estimates, OECD Environment Working papers, No. 1, Editions de l OCDE, doi: / Nicholls, R.J. et A. Cazenave (2010) Sea-level rise and its impact on coastal zones, Science, 328, Pfeffer W.T., Harper J.T. et O Neel S. (2008) Kinematic constraints on glacier contributions to 21st-century sea-level rise. Science 321, Rahmstorf S. (2007) A semi-empirical approach to future sea-level rise. Science 315, Rahmstorf S., Cazenave A., Church J.A., Hansen J.E., Keeling R.F., Parker D.E. et Somerville R.C.J. (2007) Recent climate observations compared to projections. Science 316, 709. Rohling E.J., Grant K., Bolshaw M., Roberts A.P., Siddall M., Hemleben C.H. et Kucera M. (2009) Antarctic temperature and global sea level closely coupled over the past five glacial cycles. Nature Geoscience 2,

12 Commission océanographique intergouvernementale (COI) Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture 1, rue Miollis Paris Cedex 15, France Tél. : Télécopie : Site Web :

Synthèse SYNTHESE - 1 - DIRECTION GENERALE DE L ENERGIE ET DU CLIMAT. Service du climat et de l efficacité énergétique

Synthèse SYNTHESE - 1 - DIRECTION GENERALE DE L ENERGIE ET DU CLIMAT. Service du climat et de l efficacité énergétique DIRECTION GENERALE DE L ENERGIE ET DU CLIMAT Service du climat et de l efficacité énergétique Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique Synthèse SYNTHESE Prise en compte de l'élévation

Plus en détail

Évolution du climat et désertification

Évolution du climat et désertification Évolution du climat et désertification FACTEURS HUMAINS ET NATURELS DE L ÉVOLUTION DU CLIMAT Les activités humaines essentiellement l exploitation de combustibles fossiles et la modification de la couverture

Plus en détail

Le réchauffement climatique, c'est quoi?

Le réchauffement climatique, c'est quoi? LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE Le réchauffement climatique, c'est quoi? Le réchauffement climatique est l augmentation de la température moyenne à la surface de la planète. Il est dû aux g az à effet de serre

Plus en détail

La fonte des glaces fait-elle monter le niveau de la mer?

La fonte des glaces fait-elle monter le niveau de la mer? La fonte des glaces fait-elle monter le niveau de la mer? L effet de la fonte des glaces sur la variation du niveau de la mer est parfois source d erreur et de confusion. Certains prétendent qu elle est

Plus en détail

CONCOURS EXTERNE DE RECRUTEMENT DE PROFESSEURS CERTIFIÉS ET CONCOURS D ACCÈS À DES LISTES D APTITUDE (CAFEP)

CONCOURS EXTERNE DE RECRUTEMENT DE PROFESSEURS CERTIFIÉS ET CONCOURS D ACCÈS À DES LISTES D APTITUDE (CAFEP) Repère à reporter sur la copie SESSION DE 28 CONCOURS EXTERNE DE RECRUTEMENT DE PROFESSEURS CERTIFIÉS ET CONCOURS D ACCÈS À DES LISTES D APTITUDE (CAFEP) Section : SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE COMPOSITION

Plus en détail

PROJET ACCLIMATE ETUDE SIM-CLIM THEME 3 Etude bilan des possibilités d une simulation climatique régionale

PROJET ACCLIMATE ETUDE SIM-CLIM THEME 3 Etude bilan des possibilités d une simulation climatique régionale Commission de l Océan Indien Projet ACCLIMATE 1 PROJET ACCLIMATE ETUDE SIM-CLIM THEME 3 Etude bilan des possibilités d une simulation climatique régionale Résumé Commission de l Océan Indien Projet ACCLIMATE

Plus en détail

La diversité des climats

La diversité des climats Les interactions entre l océan et l atmosphère Chaque jour, la météorologie occupe une place importante (voire le devant de la scène), lorsque surviennent tempêtes, vagues de chaleur ou de froid, ou inondations.

Plus en détail

Les calottes polaires Isostasie Champ de température

Les calottes polaires Isostasie Champ de température 1 M2R STUE / Cours «Neige et Glace» Les calottes polaires Isostasie Champ de température F. Parrenin Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'environnement Grenoble 2 L'isostasie sous-glaciaire Rigidité

Plus en détail

Climat : vers le point de rupture?

Climat : vers le point de rupture? Climat : vers le point de rupture? Nouvelles données scientifiques sur la crise climatique BRIEFING Avril 2009 Climat : vers le point de rupture? Nouvelles données scientifiques sur la crise climatique

Plus en détail

Science et technologie : Le truc de Newton

Science et technologie : Le truc de Newton Science et technologie : Le truc de Newton Une caractéristique fondamentale de la science c est le lien étroit qui l unit à la technologie. La science cherche les règles du monde matériel et la technologie

Plus en détail

La gestion à long terme des déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie. Options

La gestion à long terme des déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie. Options La gestion à des déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie Options Options possibles pour la gestion à 2 Option zéro ou statu quo : maintien de la situation actuelle Mise en forages profonds

Plus en détail

L ENERGIE CORRECTION

L ENERGIE CORRECTION Technologie Lis attentivement le document ressource mis à ta disposition et recopie les questions posées sur une feuille de cours (réponds au crayon) : 1. Quelles sont les deux catégories d énergie que

Plus en détail

La modélisation, un outil pour reconstituer (et prédire) climat et végétation

La modélisation, un outil pour reconstituer (et prédire) climat et végétation La modélisation, un outil pour reconstituer (et prédire) climat et végétation Quels rôles jouent les surfaces continentales dans le système climatique? Nathalie de Noblet-Ducoudré [email protected]

Plus en détail

Capture et stockage du CO2 (CCS)

Capture et stockage du CO2 (CCS) European Technology Platform for Zero Emission Fossil Fuel Power Plants (ZEP) Capture et stockage du CO2 (CCS) Une solution majeure pour combattre le changement climatique 50% de réduction des émissions

Plus en détail

Le Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat (GIEC) Pourquoi le GIEC a été créé. Introduction

Le Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat (GIEC) Pourquoi le GIEC a été créé. Introduction OMM GROUPE D EXPERTS INTERGOUVERNEMENTAL SUR L ÉVOLUTION DU CLIMAT PNUE Introduction Le Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat (GIEC) Pourquoi le GIEC a été créé Les activités humaines

Plus en détail

CHAPITRE 6 : LE RENFORCEMENT DU MODELE PAR SON EFFICACITE PREDICTIVE

CHAPITRE 6 : LE RENFORCEMENT DU MODELE PAR SON EFFICACITE PREDICTIVE 1 CHAPITRE 6 : LE RENFORCEMENT DU MODELE PAR SON EFFICACITE PREDICTIVE Quels sont les arguments qui permettent de renforcer le modèle? 2 3 I. UNE CONFIRMATION DE L EXPANSION DU PLANCHER OCÉANIQUE A.LES

Plus en détail

La vie des étoiles. La vie des étoiles. Mardi 7 août

La vie des étoiles. La vie des étoiles. Mardi 7 août La vie des étoiles La vie des étoiles Mardi 7 août A l échelle d une ou plusieurs vies humaines, les étoiles, que l on retrouve toujours à la même place dans le ciel, au fil des saisons ; nous paraissent

Plus en détail

ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L ÉDUCATION, LA SCIENCE ET LA CULTURE

ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L ÉDUCATION, LA SCIENCE ET LA CULTURE Distribution limitée IFAP-2008/COUNCIL.V/3 4 février 2008 Original anglais ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L ÉDUCATION, LA SCIENCE ET LA CULTURE Conseil intergouvernemental du Programme Information

Plus en détail

L IMPACT DE LA MUTUALISATION SUR LES RESSOURCES HUMAINES

L IMPACT DE LA MUTUALISATION SUR LES RESSOURCES HUMAINES ANNEXES L ISTE DES ANNEXES ANNEXE I : ANNEXE II : ANNEXE III : ANNEXE IV : ÉVOLUTION DES DEPENSES DES COMMUNES ET DES EPCI DE 2006 A 2013 OUTILS JURIDIQUES DE MUTUALISATION A DISPOSITION DES ACTEURS LOCAUX

Plus en détail

Enquête publique sur les changements climatiques -------- Compléments aux graphiques

Enquête publique sur les changements climatiques -------- Compléments aux graphiques Enquête publique sur les changements climatiques -------- Compléments aux graphiques Les résultats de l enquête sont analysés d après le nombre de variables explicatives pouvant influencer le comportement,

Plus en détail

Ressources en eau. Résumé du deuxième Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau

Ressources en eau. Résumé du deuxième Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau Ressources en eau Résumé du deuxième Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau Un résumé réalisé par L'EAU est essentielle à la survie et au bien-être de l homme et

Plus en détail

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT The New Climate Economy Report EXECUTIVE SUMMARY La Commission Mondiale sur l Économie et le Climat a été établie pour déterminer s il est possible de parvenir

Plus en détail

4. Résultats et discussion

4. Résultats et discussion 17 4. Résultats et discussion La signification statistique des gains et des pertes bruts annualisés pondérés de superficie forestière et du changement net de superficie forestière a été testée pour les

Plus en détail

3 - Description et orbite d'un satellite d'observation

3 - Description et orbite d'un satellite d'observation Introduction à la télédétection 3 - Description et orbite d'un satellite d'observation OLIVIER DE JOINVILLE Table des matières I - Description d'un satellite d'observation 5 A. Schéma d'un satellite...5

Plus en détail

Quel Sont les 7 couleurs de l arc en ciel?

Quel Sont les 7 couleurs de l arc en ciel? Quel Sont les 7 couleurs de l arc en ciel? Rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet Pourquoi a on défini 7 couleurs pour l arc an ciel A cause de l'analogie entre la lumière et le son, la gamme

Plus en détail

Traité de Copenhague nécessaire

Traité de Copenhague nécessaire Traité de Copenhague nécessaire version 1.0 Une proposition des ONG pour un protocole de Copenhague Résumé A4-TraiteResume.indd 1 6/07/09 17:58:38 Une proposition des ONG pour un protocole de Copenhague

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

Prospective: Champ de gravité, méthodes spatiales

Prospective: Champ de gravité, méthodes spatiales Prospective: Champ de gravité, méthodes spatiales Richard Biancale Conseil Scientifique du GRGS Observatoire de Paris, 10 avril 2008 L état de l art des modèles CHAMP: modèles 50 fois moins précis que

Plus en détail

SPECIALITE «ITEC» DU BAC STI2D : «INNOVATION TECHNOLOGIQUE - ECO CONCEPTION»

SPECIALITE «ITEC» DU BAC STI2D : «INNOVATION TECHNOLOGIQUE - ECO CONCEPTION» SPECIALITE «ITEC» DU BAC STI2D : «INNOVATION TECHNOLOGIQUE - ECO CONCEPTION» Avant «d'eco»-concevoir, Concevoir un produit et innover, c'est : Étudier ou établir un Cahier des charges Envisager différentes

Plus en détail

Savoir lire une carte, se situer et s orienter en randonnée

Savoir lire une carte, se situer et s orienter en randonnée Savoir lire une carte, se situer et s orienter en randonnée Le b.a.-ba du randonneur Fiche 2 Lire une carte topographique Mais c est où le nord? Quel Nord Le magnétisme terrestre attire systématiquement

Plus en détail

La gestion du risque chez AXA

La gestion du risque chez AXA Séminaire International de la Presse Suduiraut 21 & 22 juin 2006 La gestion du risque chez AXA François Robinet Chief Risk officer Groupe AXA Sommaire I. La Gestion du Risque : Définition D II. III. La

Plus en détail

Note d orientation : La simulation de crise Établissements de catégorie 2. Novembre 2013. This document is also available in English.

Note d orientation : La simulation de crise Établissements de catégorie 2. Novembre 2013. This document is also available in English. Note d orientation : La simulation de crise Établissements de catégorie 2 This document is also available in English. La présente Note d orientation s adresse à toutes les caisses populaires de catégorie

Plus en détail

MESURE DE LA TEMPERATURE

MESURE DE LA TEMPERATURE 145 T2 MESURE DE LA TEMPERATURE I. INTRODUCTION Dans la majorité des phénomènes physiques, la température joue un rôle prépondérant. Pour la mesurer, les moyens les plus couramment utilisés sont : les

Plus en détail

CENTRALES HYDRAULIQUES

CENTRALES HYDRAULIQUES CENTRALES HYDRAULIQUES FONCTIONNEMENT Les différentes centrales hydrauliques Les centrales hydrauliques utilisent la force de l eau en mouvement, autrement dit l énergie hydraulique des courants ou des

Plus en détail

Chapitre 1: Facteurs d'échelle

Chapitre 1: Facteurs d'échelle Chapitre 1: Facteurs d'échelle Des considérations générales sur la taille des objets ou des êtres vivants et leur influence sur différents paramètres, permettent d'établir simplement quelques lois ou tendances,

Plus en détail

LSCE Laboratoire des sciences du climat et de l environnement

LSCE Laboratoire des sciences du climat et de l environnement LSCE Laboratoire des sciences du climat et de l environnement octobre 2011 CONTACTS PRESSE : Service de presse de CEA - Tél : 01 64 50 16 49 presse@ceafr Service de presse du CNRS - Tél : 01 44 96 51 51

Plus en détail

DOSSIER SOLUTION Amélioration de la planification de la capacité à l aide de la gestion des performances applicatives

DOSSIER SOLUTION Amélioration de la planification de la capacité à l aide de la gestion des performances applicatives DOSSIER SOLUTION Amélioration de la planification de la capacité à l aide de la gestion des performances applicatives Comment assurer une expérience utilisateur exceptionnelle pour les applications métier

Plus en détail

CHANGEMENTS CLIMATIQUES 2013

CHANGEMENTS CLIMATIQUES 2013 CHANGEMENTS CLIMATIQUES 2013 Les éléments scientifiques Résumé à l intention des décideurs GT I CONTRIBUTION DU GROUPE DE TRAVAIL I AU CINQUIÈME RAPPORT D ÉVALUATION DU GROUPE D EXPERTS INTERGOUVERNEMENTAL

Plus en détail

Piegeage et stockage du CO 2

Piegeage et stockage du CO 2 Piegeage et stockage du CO 2 Résumé du rapport spécial du GIEC, le Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat Un résumé réalisé par: LE PIÉGEAGE ET STOCKAGE DU DIOXYDE DE CARBONE (PSC)

Plus en détail

Cartes de l étendue des eaux libres liés aux inondations Guide des produits

Cartes de l étendue des eaux libres liés aux inondations Guide des produits Cartes de l étendue des eaux libres liés aux inondations Guide des produits Contexte Les crues ont parfois des effets dévastateurs sur la vie humaine, les infrastructures, l économie, les espèces sauvages

Plus en détail

La gravitation universelle

La gravitation universelle La gravitation universelle Pourquoi les planètes du système solaire restent-elles en orbite autour du Soleil? 1) Qu'est-ce que la gravitation universelle? activité : Attraction universelle La cohésion

Plus en détail

GÉODÉSIE, COORDONNÉES ET GPS

GÉODÉSIE, COORDONNÉES ET GPS GÉODÉSIE, COORDONNÉES ET GPS LES PROJECTIONS La représentation du globe terrestre sur un plan en deux dimensions exige une opération nommée projection. Une projection s appuie sur un géoïde, qui est une

Plus en détail

Comment dit-on qu'une étoile est plus vieille qu'une autre ou plus jeune qu'une autre?

Comment dit-on qu'une étoile est plus vieille qu'une autre ou plus jeune qu'une autre? Comment dit-on qu'une étoile est plus vieille qu'une autre ou plus jeune qu'une autre? Comment peut-on donner un âge à l'univers? Dans l'univers, il y a beaucoup de choses : des étoiles, comme le Soleil...

Plus en détail

Questions fréquentes. Citations des présentes questions : Lors de la citation d un groupe de questions, donner la référence suivante :

Questions fréquentes. Citations des présentes questions : Lors de la citation d un groupe de questions, donner la référence suivante : Extraits du Rapport accepté par le Groupe de travail I du Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat mais non approuvé dans les détails Questions fréquentes Citations des présentes

Plus en détail

FONDS D INVESTISSEMENT CLIMATIQUES

FONDS D INVESTISSEMENT CLIMATIQUES FONDS D INVESTISSEMENT CLIMATIQUES CRITÈRES DE SÉLECTION DES PROGRAMMES PILOTES NATIONAUX ET RÉGIONAUX AU TITRE DU PROGRAMME D INVESTISSEMENT FORESTIER I. CADRE GÉNÉRAL 1. On s accorde de plus en plus

Plus en détail

METEOROLOGIE CAEA 1990

METEOROLOGIE CAEA 1990 METEOROLOGIE CAEA 1990 1) Les météorologistes mesurent et prévoient le vent en attitude à des niveaux exprimés en pressions atmosphériques. Entre le niveau de la mer et 6000 m d'altitude, quels sont les

Plus en détail

Assemblée générale. Nations Unies A/AC.105/C.1/L.320

Assemblée générale. Nations Unies A/AC.105/C.1/L.320 Nations Unies A/AC.105/C.1/L.320 Assemblée générale Distr. limitée 30 octobre 2012 Français Original: anglais et russe Comité des utilisations pacifiques de l espace extra-atmosphérique Sous-Comité scientifique

Plus en détail

Activité 1 : Rayonnements et absorption par l'atmosphère - Correction

Activité 1 : Rayonnements et absorption par l'atmosphère - Correction Activité 1 : Rayonnements et absorption par l'atmosphère - Correction Objectifs : Extraire et exploiter des informations sur l'absorption des rayonnements par l'atmosphère terrestre. Connaitre des sources

Plus en détail

«Résoudre les problèmes de l'énergie, une clé pour la survie de l'humanité»

«Résoudre les problèmes de l'énergie, une clé pour la survie de l'humanité» Fédération mondiale des travailleurs scientifiques World Federation of scientifique Workers 85ème session du Conseil exécutif Symposium «Résoudre les problèmes de l'énergie, une clé pour la survie de l'humanité»

Plus en détail

Stockage ou pas stockage?

Stockage ou pas stockage? Stockage ou pas stockage? Table des matières 1- Stockage chimique?...1 2- Stockage thermique?...3 3- Stockage thermique et chimique!...4 4- Conclusion...5 La question du surplus dans les installations

Plus en détail

SDLV120 - Absorption d'une onde de compression dans un barreau élastique

SDLV120 - Absorption d'une onde de compression dans un barreau élastique Titre : SDLV120 - Absorption d'une onde de compression dan[...] Date : 09/11/2011 Page : 1/9 SDLV120 - Absorption d'une onde de compression dans un barreau élastique Résumé On teste les éléments paraxiaux

Plus en détail

agility made possible

agility made possible DOSSIER SOLUTION Amélioration de la planification de la capacité à l aide de la gestion des performances applicatives Comment assurer une expérience utilisateur exceptionnelle pour les applications métier

Plus en détail

Changements Climatiques 2007

Changements Climatiques 2007 Changements Climatiques 2007 R apport de sy nthèse OMM Un rapport du Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat PNUE Bilan 2007 des changements climatiques : Rapport de synthèse Publié

Plus en détail

PHYSIQUE Discipline fondamentale

PHYSIQUE Discipline fondamentale Examen suisse de maturité Directives 2003-2006 DS.11 Physique DF PHYSIQUE Discipline fondamentale Par l'étude de la physique en discipline fondamentale, le candidat comprend des phénomènes naturels et

Plus en détail

LA STERN REVIEW : l économie du changement climatique

LA STERN REVIEW : l économie du changement climatique Précis Les preuves scientifiques sont désormais écrasantes : le changement climatique présente des risques très sérieux à l échelle de la planète et exige une réponse mondiale de toute urgence. Ce rapport

Plus en détail

DIFFRACTion des ondes

DIFFRACTion des ondes DIFFRACTion des ondes I DIFFRACTION DES ONDES PAR LA CUVE À ONDES Lorsqu'une onde plane traverse un trou, elle se transforme en onde circulaire. On dit que l'onde plane est diffractée par le trou. Ce phénomène

Plus en détail

COMMENTAIRE LES CANADIENS SONT-ILS PRÉPARÉS À UNE HAUSSE DES TAUX D INTÉRÊT? Services économiques TD

COMMENTAIRE LES CANADIENS SONT-ILS PRÉPARÉS À UNE HAUSSE DES TAUX D INTÉRÊT? Services économiques TD COMMENTAIRE Services économiques TD mai LES CANADIENS SONT-ILS PRÉPARÉS À UNE HAUSSE DES TAUX D INTÉRÊT? Faits saillants Le fait que la Banque du Canada ait récemment indiqué que les taux d intérêt pourraient

Plus en détail

L'interface utilisateur guide le compilateur à travers les procédures de saisie des données et de calculs impliqués dans le processus d'inventaire

L'interface utilisateur guide le compilateur à travers les procédures de saisie des données et de calculs impliqués dans le processus d'inventaire Logiciel ALU Stephen M. Ogle, Ph.D. Chercheur et professeur agrégé Université de l'état du Colorado Laboratoire d'écologie des ressources naturelles Fort Collins, Colorado, USA Portée et conception du

Plus en détail

Lignes directrices relatives à la réduction des débris spatiaux du Comité des utilisations pacifiques de l espace extra-atmosphérique

Lignes directrices relatives à la réduction des débris spatiaux du Comité des utilisations pacifiques de l espace extra-atmosphérique Lignes directrices relatives à la réduction des débris spatiaux du Comité des utilisations pacifiques de l espace extra-atmosphérique A. Historique 1. Depuis que le Comité des utilisations pacifiques de

Plus en détail

La persistance de l'information

La persistance de l'information La persistance de l'information Table des matières 1. Introduction...2 2. Quel support numérique durable?...4 3. Le coût...4 4. Les limites du numérique...5 4.1. Pas de fiabilité à 100%...5 4.2. Aucune

Plus en détail

L inégale répartition de l énergie solaire est à l origine des courants atmosphériques

L inégale répartition de l énergie solaire est à l origine des courants atmosphériques L inégale répartition de l énergie solaire est à l origine des courants atmosphériques I/ Objectif : Dans la partie 2 du programme de seconde «enjeux planétaires contemporains : énergie et sol», sous partie

Plus en détail

2x 9 =5 c) 4 2 x 5 1= x 1 x = 1 9

2x 9 =5 c) 4 2 x 5 1= x 1 x = 1 9 Partie #1 : La jonglerie algébrique... 1. Résous les (in)équations suivantes a) 3 2x 8 =x b) Examen maison fonctions SN5 NOM : 2x 9 =5 c) 4 2 x 5 1= x 1 x d) 2 x 1 3 1 e) x 2 5 = 1 9 f) 2 x 6 7 3 2 2.

Plus en détail

Monitoring des classes de neige des calottes polaires par Envisat

Monitoring des classes de neige des calottes polaires par Envisat Monitoring des classes de neige des calottes polaires par Envisat (Résultats de WOOPI) N. Tran, A. Vernier (CLS) F. Rémy R (LEGOS) P. Féménias F (ESA) Calottes glaciaires & classification de la neige/glace

Plus en détail

Quelle place pour l'adaptation et le financement dans l'accord post 2020? Alpha Oumar Kaloga Chargé de Mission CC &Development 14.04.

Quelle place pour l'adaptation et le financement dans l'accord post 2020? Alpha Oumar Kaloga Chargé de Mission CC &Development 14.04. Quelle place pour l'adaptation et le financement dans l'accord post 2020? Position du Groupe Africain Alpha Oumar Kaloga Chargé de Mission CC &Development 14.04.2015 Contexte... Emission actuelle nous

Plus en détail

S e r v i r l e s clients actuels de maniè r e e f f ic a ce grâce a u «Co n s u m er Insight»

S e r v i r l e s clients actuels de maniè r e e f f ic a ce grâce a u «Co n s u m er Insight» Siège mondial : 5 Speen Street Framingham, MA 01701 États-Unis P.508.935.4400 F.508.988.7881 www.idc-ri.com S e r v i r l e s clients actuels de maniè r e e f f ic a ce grâce a u «Co n s u m er Insight»

Plus en détail

Tests de sensibilité des projections aux hypothèses démographiques et économiques : variantes de chômage et de solde migratoire

Tests de sensibilité des projections aux hypothèses démographiques et économiques : variantes de chômage et de solde migratoire CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 16 décembre 2014 à 14 h 30 «Actualisation des projections» Document N 5 Document de travail, n engage pas le Conseil Tests de sensibilité des projections

Plus en détail

Chapitre 02. La lumière des étoiles. Exercices :

Chapitre 02. La lumière des étoiles. Exercices : Chapitre 02 La lumière des étoiles. I- Lumière monochromatique et lumière polychromatique. )- Expérience de Newton (642 727). 2)- Expérience avec la lumière émise par un Laser. 3)- Radiation et longueur

Plus en détail

Qu est-ce que l adaptation au changement climatique?

Qu est-ce que l adaptation au changement climatique? Note de position de CARE sur le changement climatique Qu est-ce que l adaptation au changement climatique? Le changement climatique représente une menace sans précédent pour les populations des pays en

Plus en détail

Grille de planification Expédition météo. Spécialiste de la cartographie Graffiti de ce que l équipe sait de la météorologie (10 minutes).

Grille de planification Expédition météo. Spécialiste de la cartographie Graffiti de ce que l équipe sait de la météorologie (10 minutes). Grille de planification Expédition météo Spécialiste de l atmosphère Spécialiste des vents Spécialiste des nuages Spécialiste de la cartographie Graffiti de ce que l équipe sait de la météorologie (10

Plus en détail

REDD-plus. Champ d application et des options pour le rôle des forêts dans les stratégies d atténuation des changements climatiques.

REDD-plus. Champ d application et des options pour le rôle des forêts dans les stratégies d atténuation des changements climatiques. REDD-plus Champ d application et des options pour le rôle des forêts dans les stratégies d atténuation des changements climatiques novembre 2009 Programme de Conservation des Forêts Le mécanisme REDD-plus

Plus en détail

Herrebout-Vermander N.V. S.A.

Herrebout-Vermander N.V. S.A. Pag. 1/5 Herrebout-Vermander N.V. S.A. Kuurne, mai 2002 rev. Janvier 2005 Le parquetteur est parti, et qu'est-ce qu'on fait maintenant Félicitations avec votre nouveau Le parquet est un revêtement de sol

Plus en détail

Régime de retraite patronal-syndical (Québec) de l'association internationale des machinistes (A.I.M.)

Régime de retraite patronal-syndical (Québec) de l'association internationale des machinistes (A.I.M.) Régime de retraite patronal-syndical (Québec) de l'association internationale des machinistes (A.I.M.) 2002 Pourquoi la planification de la retraite est-elle importante? Peu importe vos projets pour la

Plus en détail

RESERVOIR MONITORING A PARTIR D IMAGES SATELLITES APPLICATIONS POUR LES ACTIVITÉS AMONT DE SONATRACH EN ALGÉRIE

RESERVOIR MONITORING A PARTIR D IMAGES SATELLITES APPLICATIONS POUR LES ACTIVITÉS AMONT DE SONATRACH EN ALGÉRIE RESERVOIR MONITORING A PARTIR D IMAGES SATELLITES APPLICATIONS POUR LES ACTIVITÉS AMONT DE SONATRACH EN ALGÉRIE Johanna GRANDA (1), Alain ARNAUD (1) et Azzédine BOUDIAF (2) (1) ALTAMIRA INFORMATION S.L.,

Plus en détail

Tableau 7: Emissions polluantes scénario «futur avec projet 2014»

Tableau 7: Emissions polluantes scénario «futur avec projet 2014» Projet d ensemble commercial Ametzondo Tableau 7: Emissions polluantes scénario «futur avec projet 2014» Remarques : Aucune émission ne sera prise en compte sur le parking pour un fonctionnement dominical.

Plus en détail

Application à l astrophysique ACTIVITE

Application à l astrophysique ACTIVITE Application à l astrophysique Seconde ACTIVITE I ) But : Le but de l activité est de donner quelques exemples d'utilisations pratiques de l analyse spectrale permettant de connaître un peu mieux les étoiles.

Plus en détail

Comment le réchauffement de la planète va-t-il modifier notre milieu? Guide simplifié de Changements Climatiques 2001 : impacts, adaptation et

Comment le réchauffement de la planète va-t-il modifier notre milieu? Guide simplifié de Changements Climatiques 2001 : impacts, adaptation et Comment le réchauffement de la planète va-t-il modifier notre milieu? Guide simplifié de Changements Climatiques 2001 : impacts, adaptation et vulnérabilité du GIEC Publié par le Programme des Nations

Plus en détail

Brock. Rapport supérieur

Brock. Rapport supérieur Simplification du processus de demande d aide financière dans les établissementss : Étude de cas à l Université Brock Rapport préparé par Higher Education Strategy Associates et Canadian Education Project

Plus en détail

POLY-PREPAS Centre de Préparation aux Concours Paramédicaux. - Section Audioprothésiste / stage i-prépa intensif -

POLY-PREPAS Centre de Préparation aux Concours Paramédicaux. - Section Audioprothésiste / stage i-prépa intensif - POLY-PREPAS Centre de Préparation aux Concours Paramédicaux - Section Audioprothésiste / stage i-prépa intensif - 70 Chapitre 8 : Champ de gravitation - Satellites I. Loi de gravitation universelle : (

Plus en détail

Que sont les sources d énergie renouvelable?

Que sont les sources d énergie renouvelable? Que sont les sources d énergie renouvelable? Comme leur nom l indique, il s agit de sources qui se renouvellent et ne s épuiseront donc jamais à l échelle du temps humain! Les sources non renouvelables

Plus en détail

Changement Climatique (1/2) : Qu est-ce que c est?

Changement Climatique (1/2) : Qu est-ce que c est? Dossier pédagogique 3 Langues, géographie, sciences, histoire Changement Climatique (1/2) : Qu est-ce que c est? plus de 100 ans de recherches scientifiques Changement climatique, Effet de serre, gaz à

Plus en détail

Elfenland Règles du jeu

Elfenland Règles du jeu Home > Elfenland > Règles de base Choisir un jeu Elfenland Règles du jeu Idée du jeu Dans le Pays des Elfes, les jeunes elfes doivent passer une épreuve très particulière avant de pouvoir pénétrer dans

Plus en détail

1 RÉPUBLIQUE FRANÇAISE MINISTÈRE DE L EMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE ET DU LOGEMENT ARRÊTÉ

1 RÉPUBLIQUE FRANÇAISE MINISTÈRE DE L EMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE ET DU LOGEMENT ARRÊTÉ 1 RÉPUBLIQUE FRANÇAISE MINISTÈRE DE L EMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE ET DU LOGEMENT NOR : SOCU 00611881A ARRÊTÉ relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants proposés à

Plus en détail

Analyse des bruits de clavier d ordinateur

Analyse des bruits de clavier d ordinateur Analyse des bruits de clavier d ordinateur Introduction 1 Enregistrement des bruits de clavier 2 Analyse des bruits de clavier 3 Analyse du niveau de pression acoustique vs. temps 4 Sonie vs. temps 4 Acuité

Plus en détail

Observer TP Ondes CELERITE DES ONDES SONORES

Observer TP Ondes CELERITE DES ONDES SONORES OBJECTIFS CELERITE DES ONDES SONORES Mesurer la célérité des ondes sonores dans l'air, à température ambiante. Utilisation d un oscilloscope en mode numérique Exploitation de l acquisition par régressif.

Plus en détail

La polarisation des transistors

La polarisation des transistors La polarisation des transistors Droite de charge en continu, en courant continu, statique ou en régime statique (voir : le transistor) On peut tracer la droite de charge sur les caractéristiques de collecteur

Plus en détail

CO 2 (GtC/yr) Résumé à l'intention des décideurs

CO 2 (GtC/yr) Résumé à l'intention des décideurs CO 2 (GtC/yr) Résumé à l'intention des décideurs Résumé à l intention des décideurs Scénarios d émissions Rapport spécial du Groupe de travail III du GIEC Publié pour le Groupe d experts intergouvernemental

Plus en détail

La combinaison. naturelle DAIKIN ALTHERMA HYDRIDE POMPE À CHALEUR CHAUFFAGE ET EAU CHAUDE SANITAIRE. Informations préliminaires

La combinaison. naturelle DAIKIN ALTHERMA HYDRIDE POMPE À CHALEUR CHAUFFAGE ET EAU CHAUDE SANITAIRE. Informations préliminaires La combinaison naturelle DAIKIN ALTHERMA HYDRIDE POMPE À CHALEUR CHAUFFAGE ET EAU CHAUDE SANITAIRE Informations préliminaires 2 Le futur c'est maintenant 3 et le futur est plus respectueux de l'environnement,

Plus en détail

Le nouvel indice de taux de change effectif du dollar canadien

Le nouvel indice de taux de change effectif du dollar canadien Le nouvel indice de taux de change effectif du dollar canadien Janone Ong, département des Marchés financiers La Banque du Canada a créé un nouvel indice de taux de change effectif du dollar canadien,

Plus en détail

Personne-ressource : Geoff Smith Directeur des Relations gouvernementales Tél. : 613-688-2064 Téléc. : 613-852-9696 smith@electricity.

Personne-ressource : Geoff Smith Directeur des Relations gouvernementales Tél. : 613-688-2064 Téléc. : 613-852-9696 smith@electricity. Proposition prébudgétaire 2015 de l Association canadienne de l électricité (ACÉ) présentée au Comité permanent des finances de la Chambre des communes Personne-ressource : Geoff Smith Directeur des Relations

Plus en détail

Oléagineux, Corps Gras, Lipides. Volume 9, Numéro 5, 296-8, Septembre - Octobre 2002, La filière

Oléagineux, Corps Gras, Lipides. Volume 9, Numéro 5, 296-8, Septembre - Octobre 2002, La filière L'impact des biocarburants sur l'effet de serre Oléagineux, Corps Gras, Lipides. Volume 9, Numéro 5, 296-8, Septembre - Octobre 2002, La filière Auteur(s) : Etienne POITRAT, ADEME (Agence de l'environnement

Plus en détail

Mesure de Salinité Réalisation d'un conductimètre

Mesure de Salinité Réalisation d'un conductimètre Kourou Novembre 2010. MANGOTECHNO Mesure de Salinité Réalisation d'un conductimètre Frédéric BOUCHAR (TENUM Toulouse) Version 1.0 Table des matières 1.Introduction...3 2.Qu'est-ce que la salinité?...3

Plus en détail

Coup d œil sur l assurance prêt hypothécaire de la SCHL

Coup d œil sur l assurance prêt hypothécaire de la SCHL Coup d œil sur l assurance prêt hypothécaire de la SCHL Au Canada, en vertu de la loi, les prêteurs assujettis à la réglementation fédérale et la plupart des institutions financières assujetties à une

Plus en détail

Projet Pédagogique Conférence interactive HUBERT REEVES Vendredi 13 mars 2015-14 H

Projet Pédagogique Conférence interactive HUBERT REEVES Vendredi 13 mars 2015-14 H Projet Pédagogique Conférence interactive HUBERT REEVES Vendredi 13 mars 2015-14 H Page 1 DES CONFERENCES QUI ENRICHISSENT LES PROGRAMMES SCOLAIRES : Objectifs principaux : Acquérir et approfondir des

Plus en détail

Le projet DRIAS : premières études et documents

Le projet DRIAS : premières études et documents Le projet DRIAS : premières études et documents Julien Lémond CNRM / GAME, Météo-France, CNRS Direction de la Climatologie Réunion Comité Utilisateurs, le 29 juin 2010 Plan de la présentation 1 ) Les services

Plus en détail

Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées

Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées Ligne directrice Objet : Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées Date : Introduction La simulation de crise

Plus en détail

Régionalisation des régimes de perturbations et implications pour l aménagement dans un contexte de changement climatique

Régionalisation des régimes de perturbations et implications pour l aménagement dans un contexte de changement climatique Régionalisation des régimes de perturbations et implications pour l aménagement dans un contexte de changement climatique Sylvie Gauthier, Chercheuse scientifique, successions forestières RNCan-SCF-CFL

Plus en détail

Avancées et reculs des mangroves guyanaises: bilan par analyse spatiale sur plusieurs décennies

Avancées et reculs des mangroves guyanaises: bilan par analyse spatiale sur plusieurs décennies Oral Master 2, Fonctionnement des Ecosystèmes Naturels et cultivés, 10 juin 2009 Avancées et reculs des mangroves guyanaises: bilan par analyse spatiale sur plusieurs décennies Elodie Blanchard Encadrant:

Plus en détail

Stockage de chaleur solaire par sorption : Analyse et contrôle du système à partir de sa simulation dynamique

Stockage de chaleur solaire par sorption : Analyse et contrôle du système à partir de sa simulation dynamique Stockage de chaleur solaire par sorption : Analyse et contrôle du système à partir de sa simulation dynamique Kokouvi Edem N TSOUKPOE 1, Nolwenn LE PIERRÈS 1*, Lingai LUO 1 1 LOCIE, CNRS FRE3220-Université

Plus en détail