EVALUATION DU TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA CATARACTE DE L ADULTE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "EVALUATION DU TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA CATARACTE DE L ADULTE"

Transcription

1 EVALUATION DU TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA CATARACTE DE L ADULTE Février 2000 Service évaluation des technologies

2 Dans la même collection : Radiologie conventionnelle numérique et développement des réseaux d image - Janvier 1997 La chirurgie ambulatoire - Mai 1997 Les défibrillateurs cardiaques implantables - Juillet 1997 Opportunité d un dépistage systématique du cancer de la prostate par le dosage de l antigène spécifique de la prostate Mai 1998 Évaluation clinique et économique de la chirurgie dans le traitement du syndrome des apnées obstructives du sommeil Juin 1999 Evaluation clinique et économique des prothèses endoaortiques - Juin 1999 Évaluation clinique et économique du dépistage néonatal de la surdité permanente par les otoémissions acoustiques - Juin 1999 Évaluation clinique et économique de l intérêt du dépistage de l hémochromatose génétique en France Juin 1999 Évaluation clinique et état du marché des appareils d IRM à bas champ pagnétique (< 0,5 tesla) Novembre 1999 Pour recevoir la liste des publications de l ANAES, il vous suffit d envoyer vos coordonnées à l adresse ci-dessous ou consulter notre site : Tous droits de traduction, d'adaptation et de reproduction par tous procédés, réservés pour tous pays. Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit du présent ouvrage, faite sans l'autorisation de l'anaes est illicite et constitue une contrefaçon. Conformément aux dispositions du Code de la propriété intellectuelle, seules sont autorisées, d'une part, les reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d'autre part, les courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d'information de l'œuvre dans laquelle elles sont incorporées. Ce document a été réalisé en juin Il peut être acheté (frais de port compris) auprès de : Agence Nationale d'accréditation et d'évaluation en Santé (ANAES) Service Communication et Diffusion 159, rue Nationale PARIS Cedex 13 - Tél. : Fax : Agence Nationale d'accréditation et d'évaluation en Santé (ANAES) I.S.B.N. : Prix net : 100,00 F 15,25

3 AVANT-PROPOS La médecine connaît un développement accéléré de nouvelles technologies, à visée préventive, diagnostique et thérapeutique, qui conduisent les décideurs de santé et les praticiens à faire des choix et à établir des stratégies, en fonction de critères de sécurité, d'efficacité et d'utilité. L'Agence nationale d accréditation et d évaluation en santé (ANAES) est un établissement public administratif créé par le décret n du 7 avril 1997 dans le cadre de la réforme du système de soins français (ordonnances du 24 avril 1996). Cette nouvelle agence poursuit et renforce les missions de l Agence nationale pour le développement de l évaluation médicale (ANDEM) et s enrichit de nouvelles activités telle la mise en place de la procédure d accréditation dans les établissements de santé ou l évaluation d actions de santé publique. Parmi les missions qui lui incombent, l ANAES évalue ces différentes stratégies, réalise une synthèse des informations disponibles et diffuse ses conclusions à l'ensemble des partenaires de santé. Son rôle consiste à apporter une aide à la décision, qu'elle soit individuelle ou collective, pour : éclairer les pouvoirs publics sur l'état des connaissances scientifiques, leur implication médicale, organisationnelle ou économique et leur incidence en matière de santé publique ; aider les établissements de soins à répondre au mieux aux besoins des patients dans le but d'améliorer la qualité des soins ; aider les professionnels de santé à élaborer et à mettre en pratique les meilleures stratégies diagnostiques et thérapeutiques selon les critères requis. Ce document répond à cette mission. Les informations qui y sont contenues ont été élaborées dans un souci de rigueur, en toute indépendance, et sont issues tant de la revue de la littérature internationale que de la consultation d'experts. Professeur Yves MATILLON Directeur général -3-

4 GROUPE DE TRAVAIL D r Gilles CHAINE, ophtalmologiste, BOBIGNY ; D r Philippe CROZAFON, ophtalmologiste, NICE ; P r Jacques FLAMENT, ophtalmologiste, STRASBOURG ; D r Alain JEAN, gérontologue, PARIS ; D r Gérard KARSENTI, ophtalmologiste, PERPIGNAN ; P r Peter LEUENBERGER, ophtalmologiste, GENEVE ; D r Etienne RIBAUTE, ophtalmologiste, QUIMPER ; P r Isabelle RISS, ophtalmologiste, BORDEAUX ; D r Annie SALVANET, ophtalmologiste, MAISONS-ALFORT ; D r Philippe SOURDILLE, ophtalmologiste, NANTES ; D r Martine ULLERN, ophtalmologiste, PARIS L analyse de la littérature clinique et sa rédaction ont été réalisées par le D r Jean Doubovetzky sous la direction du D r Agnès Lepoutre, chef de projet. Ce travail a été supervisé par le D r Bertrand Xerri, responsable du service de l évaluation technologique. La recherche documentaire a été effectuée par M me Hélène Cordier, responsable du service de documentation, avec l aide de M me Laurence Frigère. Le secrétariat a été assuré par M lle Laurence Touati. -4-

5 SOMMAIRE SOMMAIRE... 5 STRATÉGIE DE LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE... 8 ARGUMENTAIRE I. INTRODUCTION I.1. I.2. I.3. I.4. I.5. Définitions...11 Objectifs et méthode de la présente étude...11 Données épidémiologiques...12 Histoire naturelle...13 Facteurs de risque de la cataracte de l adulte non secondaire et perspectives de prévention...13 I.5.1. Radiations ultraviolettes B...13 I.5.2. Diabète...13 I.5.3. Tabac...13 I.5.4. Alcool...13 I.5.5. Médicaments...14 I.5.6. Autres facteurs de risque...14 I.5.7. Prévention de la cataracte...14 I.6. Conséquences de la cataracte, attentes des patients et objectifs de traitement...14 I.7. Indications opératoires...15 I.7.1. Propositions de l AHCPR...15 I.7.2. Propositions de l ANDEM...16 I.7.3. Nouveaux outils d évaluation de la gêne due à la cataracte...16 I.7.4. Autres indications possibles...16 I.8. I.9. Indications des examens ophtalmologiques préopératoires...16 État des pratiques actuelles...17 II. ÉVALUATION DE L EFFICACITÉ DES INTERVENTIONS SUR LA CATARACTE II.1. Évaluation de l'efficacité des interventions sur le premier œil...18 II.1.1. Évaluation sur l'acuité visuelle...18 II.1.2. Évaluation sur des critères de capacités fonctionnelles et de qualité de vie...19 II.1.3. Facteurs prédictifs de l'échec d'une intervention...20 II.2. Évaluation de l'efficacité des interventions sur le second œil...21 II.3. Évaluation des interventions pour cataracte chez les patients atteints d'une autre pathologie ophtalmologique...22 II.3.1. Contre-indications chirurgicales dues à une pathologie oculaire

6 II.3.2. Pathologies oculaires susceptibles de modifier la conduite de l'opération ou des soins...23 II.3.3. Pathologies oculaires susceptibles de modifier les résultats de l intervention...23 II.4. Évaluation des interventions pour cataracte chez les patients atteints d'une pathologie non ophtalmologique...24 III. ÉVALUATION DES EFFETS INDÉSIRABLES DE LA CHIRURGIE DE LA CATARACTE III.1. Fréquence respective des complications...25 III.2. Quelques aspects cliniques des complications possibles...28 III.2.1.Opacification de la capsule postérieure...28 III.2.2.Endophtalmies...29 III.2.3.Autres complications...32 III.3. Complications et courbe d apprentissage des chirurgiens...33 III.4. Conclusion...34 IV. ÉVALUATION COMPARATIVE DES DIFFÉRENTES TECHNIQUES CHIRURGICALES D'EXTRACTION EXTRACAPSULAIRE DU CRISTALLIN IV.1. Extraction intracapsulaire ou extracapsulaire...34 IV.2. Phacoémulsification versus extraction extracapsulaire manuelle classique...35 IV.2.1.Acuité visuelle...35 IV.2.2.Délai de récupération...35 IV.2.3.Astigmatisme...36 IV.2.4.Complications...38 IV.2.5.Qualité de vie, impact fonctionnel, satisfaction des patients...39 IV.2.6.Conclusion...39 IV.3. Phacofragmentation ou technique du mini-noyau versus phacoémulsification...39 IV.4. Capsulorhexis et capsulotomie...40 IV.5. Évaluation comparative des différents types d'implants...40 IV.5.1.Les différents types d'implants...40 IV.5.2.Données disponibles...42 IV.6. Évaluation des différents types de matériel à utiliser en cours d'intervention (phacoémulsificateurs ; phacolasers)...43 V. CHIRURGIE AMBULATOIRE OU HOSPITALISATION VI. SYNTHÈSE ET PERSPECTIVES VI.1. Épidémiologie...44 VI.2. Évaluation de l efficacité de la chirurgie de la cataracte...44 VI.3. Complications...45 VI.4 Avantages et inconvénients des différents types d implants...46 VI.5. Évaluation des matériels (phacoémulsificateurs, phacolasers, instruments chirurgicaux) utilisés en cours d'intervention

7 VII. PERSPECTIVES ANNEXE. GLOSSAIRE RÉFÉRENCES

8 STRATEGIE DE LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE La stratégie de recherche documentaire a porté sur : L identification des recommandations de pratique clinique, conférences de consensus, analyses de décision médicale et méta-analyses sur la période Les descripteurs initiaux ont été : Cataract extraction OU Cataract /Surgery OU Extracapsular cataract extraction. L évaluation des résultats de la chirurgie de la cataracte Les descripteurs initiaux ont été croisés à : Treatment outcome OU Evaluation studies OU Outcome* (dans le titre) OU Effectiv* (dans le titre) OU Reoperation OU Outcomes research OU Outcome assessment (health care) OU Outcome and process assessment (health care). 251 références ont été obtenues sur MEDLINE, 9 sur HealthSTAR et 140 sur EMBASE. Les tests visuels Les descripteurs initiaux ont été croisés à : Evoked visual response OU Visual acuity OU Disability evaluation OU Vision tests OU Visual perception OU Visual (dans le titre). 40 références ont été obtenues sur MEDLINE, 1 sur HealthSTAR et 25 sur EMBASE. Les études randomisées, contrôlées ou comparatives Les descripeurs initiaux ont été croisés à : Randomized controlled trial* (en descripteur ou en type de document) OU Double-blind method OU Double blind procedure OU Random allocation OU Comparative study OU Randomization OU Comparison OU Random* (en texte libre) OU Compar* (dans le titre) OU Versus (dans le titre). 194 références ont été obtenues sur MEDLINE, 4 sur HealthSTAR et 146 sur EMBASE. La littérature française a été spécifiquement recherchée sur la banque de données PASCAL. 202 références ont été obtenues à partir de Cataracte et tabagisme -8-

9 Le descripteur : Cataract a été croisé à : Smoking (en descripteur ou dans le titre). 20 références ont été obtenues sur MEDLINE, 17 sur EMBASE et 2 sur PASCAL. Les risques d endophtalmie postopératoire Les mots clés initiaux ont été croisés à : Endophtalmitis et à : Adverse effect(s) OU Complication(s) OU Postoperative infection(s) OU Postoperative complication(s). 67 références ont été obtenues sur MEDLINE, 2 sur HealthSTAR et 31 sur EMBASE. La prévention des risques en chirurgie ophtalmologique Les mots clés utilisés ont été : Eye disease(s) (toutes pathologies confondues) OU Opthalmology associés à : Infection control ET (Operating room(s) OU Surgery OU Extraction) OU à Postoperative infection(s) /Prevention and control OU Postoperative complication(s) /Prevention and control OU (Antibiotic prophylaxis ET (Operating room(s) OU Surgery OU Extraction)). 44 références ont été obtenues sur MEDLINE et 4 sur EMBASE. La banque de données française NOSOBASE a également été interrogée. Le mot clé : Chirurgie ophtalmologique a été employé. 32 références supplémentaires ont été obtenues. Le Center of Disease Control a été consulté. Chirurgie de la cataracte chez les sujets atteints de démence Les descripteurs initiaux ont été croisés à : Dementia. 2 références ont été obtenues sur MEDLINE, 1 sur HealthSTAR et 2 sur EMBASE. Chirurgie de la cataracte chez les sujets atteints de dégénérescence maculaire Les descripteurs initiaux ont été croisés à : Macular degeneration OU Retina macula age degeneration. 10 références ont été obtenues sur MEDLINE et 4 sur EMBASE. Chirurgie du second œil -9-

10 Les descripteurs initiaux ont été croisés à : Second* eye* (en texte libre) et à : Depth perception OU Vision, binocular OU Contrast sensitivity OU Treatment outcome OU Visual acuity OU Perception OU Binocular vision. 22 références ont été obtenues sur MEDLINE, 1 sur HealthSTAR et 8 sur EMBASE. Phacoemulsification versus extracapsular extraction Les mots clés suivants ont été utilisés : Phacoemulsification ET ((Cataract /Surgery OU Cataract extraction OU Extracapsular cataract extraction) ET Extracaps* (en texte libre)). 23 références ont été obtenues sur MEDLINE et 81 sur EMBASE. L expérience du chirurgien Les descripteurs initiaux ont été croisés à : Surgical training OU Clinical competence OU Education, medical OU Education, medical, graduate OU Education, medical, continuing OU Surgeon* experience* (en texte libre) OU Curve training (en texte libre). 23 références ont été obtenues sur MEDLINE, 1 sur HealthSTAR et 8 sur EMBASE. Traitement des opacifications Les descripteurs initiaux ont été croisés à : Opacifi* (en texte libre) ET (Management OU Treatment)(en texte libre). 4 références ont été obtenues sur MEDLINE, sur HealthSTAR et 1 sur EMBASE. Cataracte et qualité de vie Les descripteurs initiaux ont été croisés à : Quality of life. 20 références ont été obtenues sur MEDLINE, 3 sur HealthSTAR et 8 sur EMBASE. -10-

11 ARGUMENTAIRE I. INTRODUCTION I.1. Définitions La cataracte peut être définie comme une opacification du cristallin (lentille intra-oculaire normalement transparente), qui entraîne une dégradation progressive de la vision (1). Dans la littérature, les auteurs utilisent cependant diverses définitions, en fonction de leurs objectifs : toute opacité du cristallin (observée au biomicroscope, après dilatation pupillaire, par exemple), ou seulement les opacités du cristallin accompagnées d'une gêne visuelle, ou entraînant une gêne visuelle, ou seulement les opacités du cristallin entraînant une diminution des activités du patient, etc. (2,3). Nous utiliserons ici la définition retenue par un précédent groupe de travail de l'andem : la présence d'opacités cristalliniennes responsables d'une diminution de vision significative, entraînant une réduction de l'activité fonctionnelle (3). I.2. Objectifs et méthode de la présente étude Cette étude a été réalisée à la demande de la CNAM et de la Direction générale de la santé. La CNAM souhaitait savoir quelle était l'efficacité du traitement chirurgical de la cataracte compte tenu du fait qu'il s'agit d'une intervention fréquente. La Direction générale de la santé demandait une évaluation des risques, notamment infectieux, liés à la chirurgie de la cataracte. Par ailleurs, une demande de la CANAM a également été faite à l'anaes fin 1999 sur l'intérêt de la chirurgie de la cataracte, les avantages et les inconvénients respectifs des différentes techniques et matériels utilisé. L objectif de ce rapport est de répondre aux questions des demandeurs sur les bénéfices et les risques des techniques actuelles de chirurgie de la cataracte, et de réaliser une synthèse des connaissances actuelles sur ces techniques et leur évaluation pour les cliniciens intéressés par cette chirurgie. Les aspects qui sont abordés dans ce document portent donc sur : - l évaluation de l efficacité des interventions sur la cataracte, du premier et du second œil. L évaluation de l efficacité de l intervention de la cataracte en fonction des différentes pathologies associées (chapitre II) ; - l évaluation des risques liés à la chirurgie de la cataracte (chapitre III) ; - l évaluation des avantages et inconvénients des différentes techniques et matériels utilisés (chapitre IV) ; - l évaluation comparée de la chirurgie ambulatoire et de la chirurgie réalisée en hospitalisation (chapitre V). Une synthèse de ce rapport est présentée dans le chapitre VI. Les questions suivantes n ont pas été considérées : - traitements médicaux ; -11-

12 - cataracte de l'enfant ; - cataractes dites pathologiques (notamment traumatiques, hypocalcémie, secondaires à une maladie de Steinert, etc.) ; - choix et sécurité d'emploi des gels visco-élastiques ; - anesthésie au cours des interventions pour cataracte (en particulier : bilan préopératoire à visée anesthésique, anesthésie locale versus anesthésie générale, type d'anesthésie locale) ; - soins préopératoires ; - soins postopératoires ; - prescriptions médicamenteuses (y compris prescription de collyres) en pré- et en postopératoire ; - traitement des complications à court et à long terme (notamment de l'opacification capsulaire postérieure, et notamment par laser YAG) ; - pose secondaire d'implant ; - réinterventions après chirurgie de la cataracte ; - extraction d un cristallin clair à visée réfractive (dans les myopies fortes). Du point de vue méthodologique, une synthèse de la littérature d'excellente qualité, produite par l'agency for Health Care Policy and Research américaine (AHCPR) en 1993 (2), a été utilisée comme base de ce travail en la mettant à jour. Cette synthèse de la littérature s est fondée sur une recherche bibliographique explicite dans les bases de données MEDLINE, CATLINE, CINAHL, Dissertation Abstracts, Health, Psycholological Abstracts et Science Citation Index (SCISearch) de leur origine (1960 à 1987, suivant les cas) jusqu à août ou septembre 1990 (sauf MEDLINE jusqu en août 1992). Le tri des articles a été effectué en utilisant des grilles d évaluation, après une triple lecture. Plusieurs versions préliminaires de chaque chapitre ont été relues et critiquées par des groupes de travail ad hoc. En l absence de littérature permettant de conclure, un processus formel de recherche de consensus a été utilisé par les groupes de travail. L ensemble a été relu et critiqué par des relecteurs extérieurs au groupe de l AHCPR (2). I.3. Données épidémiologiques La cataracte est la première cause de cécité au monde, particulièrement dans les pays en voie de développement, où moins de 20 % des sujets atteints seraient opérés (2). Selon diverses études épidémiologiques (menées aux Etats-Unis d'amérique ou dans les pays nordiques), la prévalence des opacités du cristallin est de 27 % à 42 % entre les âges de 55 et 64 ans, de 57 % à 74 % entre les âges de 65 et 74 ans, de 91 à 95 % entre les âges de 75 et 84 ans, et de 100 % à 85 ans et plus. La prévalence de la cataracte est inférieure à 10 % avant l'âge de 64 ans, elle est de 18 % à 29 % entre les âges de 65 et 74 ans, elle est de 37 % à 59 % entre les âges de 75 et 84 ans, et elle est de 60 % à 67 % à 85 ans et plus (1-4). On décrit diverses localisations des opacités cristalliniennes (corticales, centrales, etc.) qui peuvent avoir une incidence différente sur la vision. Certains facteurs accroissent les risques d être atteint de certaines opacités du cristallin plus que d autres (notamment le diabète) (2). Il est donc possible qu elles correspondent à des entités pathologiques différentes, mais cette hypothèse demeure actuellement sans conséquence clinique importante. -12-

13 I.4. Histoire naturelle D après une revue systématique de la littérature publiée entre 1980 et 1990 (5) effectuée par la RAND Corporation, plusieurs études longitudinales permettent d affirmer qu en l absence de correction chirurgicale, la vision se détériore chez 60 % à 70 % des patients atteints de cataracte, au bout de 2 ans de suivi. Au bout de 3 ans, cette diminution est de l ordre de 1,5 à 2 lignes sur l échelle de Snellen, alors qu elle n est que d une ligne en 13 ans chez les patients de plus de 50 ans ayant été opérés de la cataracte. La détérioration semble plus rapide chez les patients ayant une cataracte sous-capsulaire postérieure plutôt que des opacités nucléaires ou corticales, et chez les diabétiques insulinodépendants(5). I.5. I.5.1. Facteurs de risque de la cataracte de l adulte non secondaire et perspectives de prévention Radiations ultraviolettes B Plusieurs études ont montré une prévalence élevée d'opacifications cristalliniennes et de cataracte dans des populations fortement exposées aux UV-B. Les données suggèrent que les UV-B sont un facteur causal, et qu'une prévention pourrait être possible par le port de chapeaux et de lunettes de soleil (2, 3). Mais le risque attribuable aux UV-B n'est actuellement pas quantifié et nous n'avons trouvé aucune étude portant sur l'efficacité des mesures de protection proposées. I.5.2. Diabète Le diabète est un facteur de risque et probablement un facteur causal de cataracte (3). Nous n'avons pas trouvé d'étude sur l'efficacité du contrôle de la glycémie par la diététique ou par l administration d'insuline ou d'antidiabétiques oraux en prévention du développement de la cataracte chez les diabétiques. I.5.3. Tabac L'augmentation du risque de cataracte chez les fumeurs est bien documentée, même si toutes les études ne concordent pas (2, 6-12). De plus, le risque de développer une cataracte est corrélé à la consommation quotidienne et à la durée de l intoxication tabagique (12), et il semble inférieur chez les anciens fumeurs que chez les fumeurs actuels (2). L évolution de la cataracte semble plus rapide chez les fumeuses que chez les fumeurs (9). I.5.4. Alcool Plusieurs études ont montré une association entre consommation élevée d'alcool et augmentation du risque de cataracte (2). Selon certaines études, cette association ne serait observée que chez les fumeurs (11). A l inverse, une faible consommation d alcool a parfois été liée à une diminution du risque par comparaison avec la population générale (10). -13-

14 I.5.5. Médicaments Une association entre corticothérapie au long cours et cataracte sous-capsulaire postérieure est bien démontrée (2). Les diurétiques thiazidiques et certains neuroleptiques majeurs de la famille des phénothiazines (comme la chlorpromazine) ont été mis en cause (2, 13), de même que l amiodarone, divers agents cytostatiques (anticancéreux), etc. (13). I.5.6. Autres facteurs de risque D'autres facteurs de risque associés à la survenue d'une cataracte ont été suggérés, notamment des épisodes répétés de diarrhée grave (dans des pays tropicaux), la carence en certaines vitamines ou minéraux, la résidence dans des quartiers pauvres des grandes villes, ou en zone rurale, sous des climats chauds, ainsi que la prise de poids, la taille, l index de masse corporelle, l exposition à des rayonnements infrarouges (1, 2, 14-18). Ces données demandent à être confirmées. Quelques études épidémiologiques ont tenté d'évaluer l'efficacité de la prise alimentaire de certains nutriments pour prévenir la cataracte, sans donner de résultats concluants (1). I.5.7. Prévention de la cataracte Le développement d'un programme de prévention de la cataracte par la lutte contre les facteurs de risque potentiellement évitables pourrait avoir un intérêt de santé publique. Certains auteurs ont calculé (à partir de données américaines) que si des mesures préventives pouvaient permettre de retarder de 10 ans en moyenne la survenue de la cataracte, le nombre d'interventions chirurgicales pourrait être diminué de 45 % (2). Dans la population générale ou dans celle des fumeurs, un essai de prévention par une supplémentation en alpha-tocophérol (vitamine E), en bêta-carotène (vitamine A) ou en l association des deux s est montré inefficace (19, 20), de même que l administration de simvastatine (21). En milieu professionnel, en cas d exposition à des rayonnements infrarouges, le port de masques ou de lunettes adaptées a été proposé (15). L ANAES recommande une meilleure quantification des facteurs de risque de survenue de la cataracte dans le contexte français, ainsi que des études portant sur l'efficacité des mesures préventives proposées. I.6. Conséquences de la cataracte, attentes des patients et objectifs de traitement L'opacification progressive du cristallin peut entraîner, non seulement une diminution de l'acuité visuelle mais aussi des phénomènes d'éblouissement, une diminution de la sensibilité aux contrastes, des difficultés à percevoir le relief et les couleurs (1, 2, 22). L'importance respective de ces phénomènes et leur retentissement sur les activités sont variables selon les individus. Dans une étude suédoise (23) sur 139 patients avant et après intervention chirurgicale, l'acuité visuelle mesurée a été statistiquement corrélée à des difficultés dans les activités quotidiennes (reconnaître des visages, lire, marcher sur sol inégal, regarder la télévision, etc.). Mais pour un même niveau d'acuité visuelle mesurée, le handicap quotidien a été très variable. -14-

15 Les attentes des patients dépendent des possibilités techniques perçues, mais aussi de l'évolution des besoins sociaux. Par exemple, les recommandations de l'agency for Health Care Policy and Research concernant la cataracte se sont appuyées sur la réglementation des Etats américains concernant l'aptitude à la conduite automobile (2). En France, l'arrêté du 7 mai 1997 fixant la liste des incapacités physiques incompatibles avec l'obtention ou le maintien du permis de conduire pour les véhicules légers mentionne : «Incompatibilité si la somme de l'acuité visuelle est inférieure à 5/10 à l'épreuve d'acuité binoculaire en utilisant les deux yeux ensemble. Si un des deux yeux a une acuité visuelle nulle ou inférieure à 1/10, il y a incompatibilité si l'autre œil a une acuité visuelle inférieure à 6/10» (24). La proportion croissante de personnes âgées conduisant un véhicule automobile pourrait correspondre à une augmentation de la demande d'une vision performante. Il ne s'agit là que d'un exemple. Les objectifs du traitement devraient être de permettre le maintien ou la reprise par le patient de ses activités habituelles ou souhaitées. I.7. I.7.1. Indications opératoires Propositions de l AHCPR En 1993, après une recherche documentaire particulièrement approfondie et une synthèse extensive de la littérature, l AHCPR avait proposé quelques critères d intervention concernant les cataractes séniles exclusivement (2). Ces propositions se fondaient en partie sur la limite d acuité visuelle généralement considérée comme nécessaire à la conduite automobile dans les textes officiels des Etats membres des États-Unis d Amérique, à savoir 5/10. Pour une acuité visuelle égale ou inférieure à 5/10 L AHCPR a considéré qu une intervention pour cataracte était justifiée lorsque trois conditions étaient remplies. Condition subjective : la capacité du patient à mener ses activités habituelles, nécessaires ou souhaitées, est altérée (il peut s agir de conduite automobile, de lecture, de télévision, d activités professionnelles ou de loisir), avec sensation de handicap retentissant sur le mode de vie. Condition objective : basé sur une acuité visuelle égale ou inférieure à 5/10, en raison d une cataracte, et sur un état physique et mental du patient permettant une chirurgie ophtalmologique sans risque anormalement élevé. Condition d information : le patient doit avoir été informé des avantages et inconvénients de l intervention, ainsi que de ses principaux risques, et des autres possibilités de traitement. C est en effet à lui de décider de l opportunité de l intervention. Pour une acuité visuelle supérieure à 5/10 L AHCPR a estimé que tous les critères suivant devaient être remplis. Condition subjective : la capacité du patient à mener ses activités habituelles, nécessaires ou souhaitées, est altérée (il peut s agir de conduite automobile, de lecture, de télévision, d activités professionnelles ou de loisir), avec sensation de handicap retentissant sur le mode de vie. Le patient doit avoir la sensation d un handicap dû à sa cataracte et à son retentissement sur son mode de vie. -15-

16 Les plaintes du patient doivent avoir pu être vérifiées objectivement. Par exemple, si le patient se plaint d éblouissement, alors que son acuité visuelle dans la pénombre est normale, il doit être possible d observer une nette diminution d acuité visuelle sous un fort éclairage. Pour l AHCPR, plus l acuité visuelle mesurée est proche de la normale, et plus il est important de vérifier la réalité de l influence de la cataracte sur la vision, de crainte d une intervention aux résultats décevants pour le patient. Les autres conditions sont les mêmes qu en cas d acuité visuelle faible. I.7.2. I.7.3. I.7.4. I.8. Propositions de l ANDEM En 1995, l ANDEM (3) a proposé de suivre les recommandations de l AHCPR, avec quelques modifications, comme l appréciation du retentissement de l incapacité due à la cataracte par rapport aux activités de la vie courante : toilette, habillage, repas, aller aux toilettes, marcher, préparer les repas, faire le ménage ou la lessive, faire les courses, prendre les médicaments, se promener, conduire sa voiture ou utiliser d autres moyens de transport, payer et rendre la monnaie, téléphoner. Nouveaux outils d évaluation de la gêne due à la cataracte Depuis lors, de nouveaux outils d évaluation de la gêne due à la cataracte ont été développés. Il s agit essentiellement de questionnaires brefs visant à objectiver la gêne des patients dans la vie courante et à fonder la décision opératoire sur un document et des critères relativement précis. Il s agit du VF-14 et de sa version simplifiée le VF-12, du score symptomatique de la cataracte, du profil d incapacité dû à la vision (VR-SIP), et de l échelle d évaluation des activités diurnes liées à la vision (ADVS), du questionnaire Catquest, etc. (25-29). De ces nouveaux outils, le mieux développé et le plus utilisé dans les pays anglo-saxons semble le VF-14 (30-32). Ce questionnaire rapide (14 questions, avec possibilité d utiliser une version simplifiée comportant seulement 12 questions) permet d objectiver la gêne fonctionnelle due à la cataracte. Son concurrent direct le plus important en Europe semble le questionnaire Catquest. Il semble actuellement que l utilisation d un tel questionnaire devienne quasiment indispensable pour publier des résultats thérapeutiques concernant la cataracte à un niveau international. Autres indications possibles L intervention peut être justifiée en cas de glaucome grave induit par la cataracte, ou encore s il est nécessaire de visualiser la rétine d un œil, notamment en cas de diabète avec suspicion de rétinopathie (2). Indications des examens ophtalmologiques préopératoires Leur évaluation a peu évolué depuis les synthèses de la littérature de l AHCPR et de l ANDEM (2, 3). Les propositions de l'ahcpr (2) concernant les examens préopératoires sont : -16-

17 l'indication opératoire est prise en appréciant l'impact de la cataracte sur la qualité de la fonction visuelle et générale du patient, ses besoins en termes de fonction visuelle et en considérant les risques associés à l'intervention ; l'orientation thérapeutique devrait être basée essentiellement sur l'examen clinique comprenant l'examen oculaire et l'interrogatoire du patient ; les examens suivants ne sont pas utiles en routine : les tests de sensibilité aux contrastes ; les tests d'éblouissement (qui peuvent cependant être utiles pour objectiver une plainte fonctionnelle chez un patient dont l'acuité visuelle est bonne) ; les tests de mesure de l'acuité visuelle potentielle ; la microscopie spéculaire. Les indications de l'andem (3) sont : l'évaluation de la cataracte repose sur la mesure de l'acuité visuelle et l'appréciation de la gêne fonctionnelle ; les tests de sensibilité au contraste, les tests d'éblouissement et les tests de mesure de l'acuité visuelle potentielle ne sont pas standardisés mais peuvent être pris en compte dans l'évaluation de la gêne fonctionnelle liée à la cataracte ; lorsque l'examen clinique laisse supposer l'existence d'une pathologie intercurrente, la microscopie spéculaire pour l'évaluation d'un risque d'œdème cornéen, l'échographie en mode B, pour dépister certaines pathologies du segment postérieur lorsque la cataracte ne permet pas de le visualiser et une radiographie de l'orbite quand un corps étranger intra-oculaire est suspecté peuvent être indiquées ; la biométrie fait partie du bilan préopératoire de la cataracte. Les examens complémentaires visant à étudier l éblouissement ou les difficultés à voir les contrastes demeurent mal validés. Des appareillages parfois onéreux sont disponibles sur le marché, sans qu on sache quelle est véritablement leur utilité pour les patients et pour la prise de décision des médecins. Cela explique probablement les relativement importantes variations dans les pratiques, constatées par plusieurs études dans divers contextes nationaux (33-38). En l absence de véritable validation des nombreuses techniques d examen, notamment pour ce qui concerne les tests d éblouissement et de sensibilité au contraste, il est recommandé, d une part, de ne jamais leur accorder trop d importance dans la décision, et d autre part, de rechercher une corrélation entre les résultats aux tests pratiqués et les plaintes concrètes des patients. I.9. Etat des pratiques actuelles Il n'existe actuellement aucun traitement préventif ni curatif de la cataracte, en dehors de l'extraction chirurgicale du cristallin et de son remplacement (2, 39). Au Danemark, le nombre annuel d'extractions chirurgicales de la cataracte est passé de en 1980 à en 1991 (+ 350 %). La principale raison de cette évolution semble avoir été une modification des indications chirurgicales, près de 70 % des patients opérés ayant une acuité visuelle inférieure à 1/10 en 1980 contre moins de 30 % en 1991 (40). Dans la province canadienne du Saskatchewan, le nombre d'interventions chirurgicales pour cataracte chez des patients âgés de 50 ans et plus est passé de en à en (+ 263 %). Cette augmentation a été en grande partie attribuée à l'augmentation des interventions sur le second œil (41). -17-

18 En Inde, le nombre annuel d'interventions chirurgicales pour cataracte est passé de 0,5 million en à 2,2 millions en Mais cette augmentation n'a pas compensé l'évolution démographique ; le nombre de sujets ayant une acuité visuelle inférieure à 0,5/10 du fait d'une cataracte a augmenté, et certains auteurs estiment que le nombre d'interventions à prévoir devrait être d'au moins 2,5 millions par an (42). En France, dans une enquête prospective nationale sur l'activité chirurgicale pendant la période , la chirurgie de la cataracte apparaissait au 17 e rang des interventions chirurgicales, avec un chiffre de par an (43). Dans une enquête analogue, la chirurgie de la cataracte, de l'iris et du corps ciliaire a représenté environ interventions pour l'année 1992, ce qui la place au 2 e rang des interventions chirurgicales (après les adénoïdectomies-amygdalectomies) (44, 45). La comparaison directe de ces deux chiffres n est pas possible, mais il ne fait aucun doute que la grande majorité des interventions de 1992 soit représentée par des interventions pour cataracte. Comme la cataracte est liée au vieillissement, que l'espérance de vie de la population ne cesse de s'accroître, et que ses attentes en termes de capacités visuelles ont plutôt tendance à augmenter, un maintien ou un accroissement des besoins en interventions chirurgicales pour cataracte est logique. Dans quelle mesure l'augmentation de fréquence de la chirurgie de la cataracte en France correspond-elle au vieillissement de la population, à un rattrapage de besoins auparavant négligés, à une modification de la demande? En l'absence de données épidémiologiques françaises, il est impossible d être affirmatif. Selon une enquête par questionnaire postal réalisée en 1995 auprès des ophtalmologues français, leur principal critère pour poser l'indication opératoire de la cataracte serait une acuité visuelle inférieure à 4/10 e (correspondant à 82 % des réponses) (46). Cette donnée parcellaire ne permet pas de répondre à la question que suscite l'augmentation des interventions en France. On doit cependant remarquer que nous n avons trouvé aucune publication faisant état d une diminution du nombre d interventions pour cataracte dans un pays ou une région donnée. II. EVALUATION DE L EFFICACITE DES INTERVENTIONS SUR LA CATARACTE II.1. Evaluation de l'efficacité des interventions sur le premier œil II.1.1. Evaluation sur l'acuité visuelle Une synthèse a été effectuée par l'ahcpr à partir d'une recherche bibliographique systématique sur les années 1975 à 1990 inclus (2). Elle a trouvé 57 articles donnant des informations sur l'acuité visuelle après chirurgie de la cataracte par extraction extracapsulaire manuelle ou par phacoémulsification, dont 33 portant sur des yeux sans autre pathologie qu'une cataracte. Dans toutes ces études, 80 % des patients ou plus ont atteint une acuité visuelle égale ou supérieure à 5/10 après l'intervention. Depuis lors, une importante méta-analyse a été réalisée après recherche systématique de tous les essais réalisés de 1979 à 1991 et portant sur l'efficacité ou les risques de l'extraction extracapsulaire du cristallin suivie de pose d'un implant postérieur (47). Quatre-vingt-dix études pertinentes ont été trouvées, de qualité méthodologique jugée le plus souvent médiocre, les essais comparatifs étant particulièrement peu nombreux (48). Globalement, environ 90 % des yeux opérés avaient une acuité visuelle supérieure ou égale à 5/10 après -18-

19 l'intervention (95 % des yeux opérés s'ils n'étaient atteints que de cataracte). Les données alors recueillies n'ont pas permis d'observer de différence d'efficacité entre les techniques de phacoémulsification et les techniques d'extraction manuelle. Les auteurs de l'ahcpr comme ceux de cette méta-analyse ont souligné l'absence d'essai comparant directement les deux techniques, et la médiocre qualité générale des études disponibles, en particulier l'absence fréquente de données sur l'acuité visuelle des patients avant intervention, ainsi que sur l'éventuelle présence d'autres pathologies oculaires ou non. Ces caractéristiques interdisaient toute conclusion définitive sur l'efficacité comparée des deux techniques. Plusieurs études plus récentes ont comparé la vision avant et quelques mois après intervention pour cataracte. Aucune de ces études ne remet en question l'efficacité des interventions pratiquées sur l'acuité visuelle mesurée (23, 49-53). Nous avons trouvé une seule étude d'efficacité à long terme. Il s'agit d'une étude américaine ayant étudié l'acuité visuelle des habitants d'une ville âgés de 43 à 84 ans, à 5 ans d'intervalle (54). Cette étude a trouvé une amélioration statistiquement très significative de l'acuité visuelle chez les sujets ayant une cataracte lors du premier examen et ayant été opérés (p < 0,0001), et une légère dégradation chez les sujets n'ayant pas été opérés. Cette donnée suggère le maintien d'une efficacité à long terme (5 ans) de l'intervention. II.1.2. Evaluation sur des critères de capacités fonctionnelles et de qualité de vie L'utilisation isolée de l'acuité visuelle comme seul critère d'efficacité des interventions pour cataracte a été critiquée (1, 2, 47, 50, 55, 56). Il a en effet été établi que l'acuité visuelle est une mesure peu fiable de la gêne fonctionnelle visuelle et de la satisfaction des patients. Certains patients, dont l'acuité visuelle a été bien améliorée par une intervention, ne sont cependant pas satisfaits du résultat, tandis que d'autres sont très satisfaits, en dépit d'une acuité visuelle relativement peu améliorée (2, 55, 56). Ces constatations ont conduit à l'élaboration de divers index de mesure par questionnaire du fonctionnement visuel (VF-14, VF-12) (56) et de la qualité de vie liée à la vision (ADVS, VR-SIP). Dans un essai sur 552 patients opérés de la cataracte sur leur premier œil, 4 mois après l'intervention, le score VF-14 a été amélioré chez 89 % des patients, est resté inchangé chez 5 % et s'est aggravé chez 7 % (50). Dans une étude analogue menée à Barcelone sur 218 patients, une amélioration statistiquement significative a été observée 4 mois après l'intervention sur l'acuité visuelle chez 87 % des patients, sur le score symptomatique de la cataracte chez 72 % des patients, et sur le VF-14 chez 62 % des patients (toutes différences statistiquement significatives p < 0,001) (52). Des auteurs américains ont administré des questionnaires de qualité de vie liée à la vision (ADVS) et de qualité de vie liée à la santé en général (SF-36) à 464 patients, avant et après intervention pour cataracte (49). Douze mois après la chirurgie, 95 % des patients avaient une acuité visuelle améliorée et 80 % avaient un score de qualité de vie liée à la vision améliorée, mais seulement 36 % avaient une amélioration de la qualité de vie liée à la santé en général. Des auteurs suédois ont interrogé 150 patients sur les difficultés liées à leur vision avant une intervention pour cataracte et 6 mois après (23). Les patients ont le plus souvent mentionné des difficultés à reconnaître les visages, à lire et à marcher sur sol inégal (environ 60 % à 70 % des patients contre environ 25 % des patients après - amélioration statistiquement -19-

20 significative p < 0,001 pour l'ensemble des items). L'acuité visuelle binoculaire (supérieure à 5/10 chez 68 % des patients avant l'intervention contre 94 % après) a été statistiquement corrélée aux problèmes quotidiens énoncés. L'efficacité sur la conduite automobile des interventions chirurgicales pour cataracte avec pose d'un implant postérieur a été évaluée en Suède au cours d'une étude descriptive longitudinale sur 208 patients consécutifs ayant un permis de conduire, après exclusion des cataractes traumatiques, juvéniles et congénitales, et des patients opérés conjointement de la cornée ou pour glaucome (57). Avant l'intervention, 82 % des patients ont signalé avoir des problèmes visuels en conduisant, 37 % ont déclaré avoir des difficultés à estimer les distances sur la route, et 23 % avaient une acuité visuelle inférieure au seuil officiellement requis pour l'aptitude à la conduite automobile (qui est identique en Suède et en France). Six mois environ après l'intervention, ces pourcentages étaient respectivement de 5 %, 6 % et 4 % (toutes différences avant/après statistiquement significatives). Sur les 208 patients, 92 avaient renoncé à la conduite automobile avant l'intervention. Parmi eux, 23 (25 %) ont recommencé à conduire, 65 (70 %) n'ont pas recommencé pour des raisons autres que visuelles (en raison de leur âge ou en raison de pathologies non oculaires), et 4 (5 %) n'ont pas recommencé à conduire en raison d'une vision à leur avis insuffisante. Une étude descriptive longitudinale a été menée sur tous les patients opérés pour cataracte dans trois hôpitaux de la banlieue de Londres entre mai 1993 et août 1994 (58). Sur les 337 patients inclus, 77 (23 %) avaient une acuité visuelle égale ou supérieure à 5/10. Une amélioration statistiquement significative d'un index de fonctionnement visuel (VF-14), d'un index de qualité de vie (SIP) et d'un index de qualité de vie liée à la vision (VR-SIP) a été observée à 4 mois et s'est maintenue 1 an après l'intervention. Cette étude confirme que les interventions pour cataracte améliorent la qualité de vie mesurée par des index, mais elle ne donne pas d'information sur l'évolution du sous-groupe ayant une acuité visuelle égale ou supérieure à 5/10. Certains auteurs ont suggéré que l amélioration de la vision due à l intervention pouvait diminuer le risque de chute chez les personnes âgées. Une mauvaise vision est en effet un facteur de risque connu pour les chutes (5). Mais nous n avons trouvé aucun essai prospectif permettant d affirmer l efficacité de la chirurgie de la cataracte dans la prévention des chutes des personnes âgées. On peut conclure que les interventions d'extraction manuelle du cristallin ou de phacoémulsification du cristallin suivies de pose d'un implant dans la chambre postérieure sont capables, non seulement d'améliorer l'acuité visuelle mesurée, mais aussi d'améliorer la qualité de vie des patients et leurs capacités à la conduite automobile. II.1.3. Facteurs prédictifs de l'échec d'une intervention Les données sur l'efficacité des interventions chirurgicales pour cataracte amènent à conclure à une amélioration de l'acuité visuelle, des capacités fonctionnelles et de la qualité de vie des patients dans environ 90 % des cas. Peut-on déceler les 10 % de cas dans lesquels l'intervention va être un échec? Dans une étude menée aux Etats-Unis d'amérique, 75 ophtalmologistes ont chacun inclus 14 patients consécutifs devant être opérés de leur premier œ il pour une cataracte (59). 552 patients ont ainsi été évalués avant l'intervention et 4 mois après, par une mesure de leur acuité visuelle, de l'index VF-14 et d'un score symptomatique de la cataracte. 91 patients (16,5 %) n'ont pas eu d'amélioration sur l'un au moins de ces critères, et 2 patients (0,4 %) sur les trois critères à la fois. Le risque d'échec de -20-

21 l'intervention a été statistiquement (et indépendamment) lié à un âge égal ou supérieur à 75 ans (OR 3,57), un score symptomatique de la cataracte égal ou inférieur à 3 (OR 3,29), la présence d'une autre pathologie oculaire (glaucome, rétinopatie diabétique, dégénérescence maculaire liée à l'âge)(or 2,16), un index VF-14 égal ou supérieur à 90/100 (OR 2,10). A l'inverse, l'acuité visuelle préopératoire n'a pas été liée au risque d'échec de l'intervention. II.2. Evaluation de l'efficacité des interventions sur le second œil La vision binoculaire est indispensable pour l appréciation des reliefs. La présence d une cataracte unilatérale (notamment après intervention sur le premier œil) peut provoquer une réduction du champ visuel, une anisométropie (différence de réfraction entre les deux yeux), voire une aniséiconie (images rétiniennes de dimensions différentes dans les deux yeux), indépendamment de la diminution d acuité visuelle (60). La synthèse méthodique effectuée par l AHCPR avait conclu qu il existait peu de données sur cette question (2). Il s agissait surtout d études d observation, et non d essais comparatifs. Nous avons trouvé peu d études spécifiques à cette question et publiées depuis lors. Dans un essai sur 15 patients opérés du second œil comparés à 10 témoins, une amélioration a été observée sur l'acuité visuelle binoculaire (51) et sur quelques tests, mais pas tous. Il est difficile d'en tirer des conclusions, en raison de l'absence de calcul préalable de puissance et du faible nombre de sujets inclus. Dans un essai randomisé, 208 patients ont été opérés dans les 6 semaines, ou au bout de 7 à 12 mois (61). Les deux groupes ont été comparés au début de l étude et au bout de 6 mois. Il n y a pas eu de différence statistiquement significative entre les deux groupes pour l acuité visuelle monoculaire ou binoculaire. Des différences statistiquement significatives ont été observées dans les réponses à un questionnaire visant à évaluer la qualité de vie liée à la vision. Malheureusement, ce questionnaire a été élaboré spéficiquement pour l essai en question, et n est pas validé. Ces résultats demandent à être confirmés. Dans une étude longitudinale anglaise, 86 patients ont été opérés du second œil entre le 4 e et le 12 e mois après la première intervention (58). Dans ce sous-groupe, une amélioration statistiquement significative a été observée après la seconde intervention sur chacun des trois index de qualité de vie ou de qualité de vie liée à la vision étudiés. Dans une étude longitudinale finlandaise, 219 patients consécutifs ont été opérés par une technique comportant une incision de 4,0 mm, élargie à 5,2 ou à 6,2 mm dans trois cas (32). Sur ces patients, 51 étaient opérés de leur second œil. Dans ce groupe, l acuité visuelle maximale après correction s est améliorée chez 96 % des patients, le VF-14 chez 70,6 %, les difficultés de vision chez 60,8 %, la satisfaction avec la vision chez 68,6 % et le questionnaire symptomatique de la cataracte chez 62,8 %. Seule l amélioration du VF-14 a été statistiquement inférieure à l amélioration observée dans le groupe des patients opérés de leur premier œil. Des auteurs catalans ont effectué une étude comparant les résultats de l intervention sur la cataracte du second œil à ceux de l intervention sur le premier œil sur 403 patients. Ils ont trouvé une amélioration statistiquement significative de l acuité visuelle, de la fonction visuelle, et de la dimension psychosociale du questionnaire SIP après intervention sur le second œil. Les améliorations sont de moins grande amplitude que lors des interventions sur le premier œil, ce que les auteurs expliquent par une meilleure vision initiale chez les patients déjà opérés (62). -21-

22 Une étude a été menée sur 772 patients, dont 669 ont pu être suivis et interrogés 12 mois après une intervention pour cataracte. La fonction visuelle (notamment évaluée par le questionnaire VF-14), la gêne avec la vision et la satisfaction des patients avec leur vision ont toutes trois été améliorées de manière statistiquement et cliniquement significative (63). Pour certains auteurs, après interventions sur le second œ il, la vision binoculaire est souvent meilleure que la vision du meilleur des deux yeux (64). En fait, toutes les revues de la littérature et recommandations que nous avons eues entre les mains, y compris celle de l AHCPR (2), de la RAND Corporation (5) et du Royal College of Ophtalmologists du Royaume-Uni (64) estiment qu il n y a aucune différence entre les indications de la chirurgie de la cataracte sur le premier et sur le second œil. Au point même de ne pas faire la distinction lors des revues systématiques de la littérature ou des méta-analyses. Cette opinion unanime explique pourquoi en Suède, par exemple, un tiers des interventions pour cataracte concernent le second œil (65). Ces données permettent de conclure que lorsque l indication est bien posée, les populations qui sont opérées de la cataracte sur leur second œil en tirent un réel bénéfice visuel et personnel. Cependant, si le premier œil n a pas de vision améliorable, l ophtalmologiste devrait avertir son patient du risque de cécité complète en cas de complication grave de l intervention (64). II.3. Evaluation des interventions pour cataracte chez les patients atteints d'une autre pathologie ophtalmologique La présence d'une autre pathologie oculaire que la cataracte peut poser trois ordres de problèmes. Certaines pathologies oculaires réduisent les capacités visuelles d'une manière qui remet en cause l'intérêt d'une intervention sur la cataracte ; il s'agit alors de contreindications relatives ou absolues à la chirurgie. D'autres pathologies oculaires peuvent être traitées chirurgicalement en même temps que la cataracte, enfin certaines pathologies oculaires sont susceptibles d influencer le résultat de l intervention. Ce thème n'a pas été abordé par la synthèse méthodique de l'ahcpr qui a servi de base au présent travail, et qui traitait spécifiquement de la chirurgie de la cataracte sur des yeux par ailleurs sains (2). Il n'a pas non plus été traité dans les autres revues de la littérature que nous avons trouvées (1, 55, 56), ou n'a été abordé que rapidement et sans l'appui d'une recherche documentaire extensive (3). II.3.1. Contre-indications chirurgicales dues à une pathologie oculaire Pour le groupe de travail de l'andem chargé de répondre à la question «Quand envisager de remplacer un cristallin?», «l'implantation intra-oculaire est contre-indiquée quand, à l'évidence, l'examen ophtalmologique clinique ou paraclinique préopératoire montre l'impossibilité d'une récupération fonctionnelle postopératoire, en dehors d'exceptionnelles indications à visée esthétique.» (3). Etablir une liste des situations dans lesquelles une telle récupération fonctionnelle semble impossible reviendrait à envisager la totalité des pathologies oculaires mettant en jeu la vision. Or les évaluations globales des interventions pour cataracte ont régulièrement observé que 90 à 95 % des patients opérés avaient une acuité visuelle égale ou supérieure à 5/10 (2, 23, 47, 49-53). Dans les pays où ces études ont été menées, on peut donc estimer -22-

23 qu'il n'y avait pas de dérive des indications opératoires conduisant les chirurgiens à opérer des patients n'ayant pas d'espoir de récupération fonctionnelle. II.3.2. Pathologies oculaires susceptibles de modifier la conduite de l'opération ou des soins Dans un audit réalisé en Grande-Bretagne, dans le comté d'east Anglia, de juin à octobre 1993, sur 539 yeux opérés, 62 % ne présentaient aucune autre pathologie oculaire que la cataracte (66). Les pathologies associées les plus fréquentes ont été les remaniements de l'épithélium pigmentaire de la rétine dans 8 % des cas, un glaucome (7 %) et une dégénérescence maculaire (7 %). Une rétinopathie diabétique était présente dans 4 % des cas, des troubles liés à une myopie dans 3 % des cas, un décollement de rétine dans 1 % des cas, et l'ensemble des autres pathologies oculaires représentait 8 % des cas en tout. La présence de certaines de ces pathologies comme le glaucome ou un stade avancé de détérioration de l endothélium cornéen nécessitent une adaptation de la chirurgie de la cataracte. L évaluation des interventions en cas de pathologies associées n a pas fait l objet d une évaluation spécifique dans le cadre de ce travail. II.3.3. Pathologies oculaires susceptibles de modifier les résultats de l intervention Pour ce qui concerne les autres pathologies, nous n'avons trouvé que quelques articles isolés sur l'extraction de la cataracte chez des patients atteints d'uvéite (67, 68), chez des patients atteints de forte myopie (69-72), et chez des patients atteints de dégénérescence maculaire (73). Par ailleurs, la correction d un astigmatisme préexistant peut être recherchée en modifiant la localisation et la longueur de l incision (74). Selon une revue systématique de la littérature portant sur les années 1980 à 1990, aucun essai n avait spécifiquement porté sur les résultats de l opération de la cataracte sur des yeux atteints de dégénérescence maculaire, mais ayant une vision potentielle après intervention estimée à 5/10 e ou plus (5). La dégénérescence maculaire liée à l âge survient fréquemment chez des sujets déjà opérés de la cataracte. Dans une étude de suivi sur 33 patients (75), près d un quart des patients atteints de dégénérescence maculaire débutante ont progressé vers une dégénérescence plus grave dans un délai d un an après intervention pour cataracte. Une étude de suivi sur 32 patients diabétiques (76) a trouvé que les dégénérescences maculaires déjà bien nettes au moment de l intervention avaient tendance à s aggraver, tandis que les dégénérescences survenant peu après la chirurgie ont tendance à régresser spontanément. Dans une étude rétrospective (77) sur personnes âgées de 56 ans à 86 ans, une intervention pour cataracte est apparue comme un facteur de risque non négligeable pour le développement de la dégénérescence maculaire (OR 2,90, intervalle de confiance à 95 % : 1,03 à 7,63), même après contrôle pour toute une série de facteurs confondants. Nous n avons pas trouvé de recommandations cliniques fondées sur des données expérimentales, ou sur un consensus professionnel indiscutable. Au total, les éléments préopératoires permettant de prédire objectivement le bénéfice visuel probable d une intervention sur la cataracte et la satisfaction des patients atteints de dégénérescence maculaire restent peu connus. -23-

24 II.4. Evaluation des interventions pour cataracte chez les patients atteints d'une pathologie non ophtalmologique Cette question n'a pas été abordée par la synthèse systématique de la littérature de l'ahcpr (2), ni par les autres revues de la littérature que nous avons consultées (1, 3, 55, 56). Elle pose essentiellement deux problèmes. L'un est la discussion des indications opératoires en fonction des pathologies non ophtalmologiques : cette question sort du champ du présent travail. L'autre est l'existence de pathologies générales retentissant sur l'œ il, et en particulier sur le cristallin et sur la rétine : il s'agit essentiellement du diabète. Selon une étude anglaise (66), environ 4 % des patients opérés de la cataracte étaient porteurs d'une rétinopathie diabétique. Selon une revue systématique des études publiées entre 1980 et 1990 (5), les résultats de la chirurgie de la cataracte sont analogues chez les diabétiques et chez les non-diabétiques, en l absence de rétinopathie. Mais ils sont moins bons en cas de rétinopathie (5, 78, 79). Nous avons trouvé une méta-analyse portant sur l'efficacité des interventions pour cataracte sur l'acuité visuelle des patients atteints de diabète (80). Mais cet article ne s'est pas appuyé sur une recherche bibliographique informatisée systématique, comme nous l'a confirmé son auteur principal (lettre de Dowler datée du 14 mai 1999). A partir des données de 10 études totalisant 546 yeux opérés, cette méta-analyse rapporte des données très cohérentes, et conclut que le résultat post-opératoire sur l'acuité visuelle est étroitement lié à la présence et à la sévérité d'une rétinopathie préopératoire. Chez les patients porteurs d'une maculopathie, le risque de ne pas obtenir une acuité visuelle supérieure ou égale à 5/10 serait multiplié par 6. Chez les patients atteints de rétinopathie proliférative, les chances d'obtenir une acuité visuelle égale ou supérieure à 5/10 seraient nulles (voir tableau 1). Tableau 1. Acuité visuelle après intervention en fonction de la rétinopathie diabétique pré-opératoire (d'après Dowler, 1995 (80)). Rétinopathie diabétique Absente 87 Non proliférative sans maculopathie 80 Quiescente sans maculopathie 57 Non proliférative avec maculopathie 41 Quiescente avec maculopathie 11 Active proliférante 0 % d'acuité visuelle 5/10 Nous avons trouvé quelques études plus récentes, de type rétrospectif (81) ou de type suivi de cohorte (82-84), sur de relativement petites populations. Elles ne remettent pas en cause les conclusions de la méta-analyse citée ci-dessus. Ces données sont utiles pour expliquer aux patients à quels résultats ils peuvent s'attendre concernant leur acuité visuelle en postopératoire, et pour les aider à prendre une décision. Mais elles ne permettent pas de décider précisément chez quels patients une maculopathie devrait être considérée comme une contre-indication à l'intervention, en raison notamment des limites du critère isolé d'acuité visuelle. La chirurgie de la cataracte chez les patients déments ou aux facultés mentales altérées pose à la fois des problèmes d évaluation de l utilité potentielle de l intervention et des problèmes d éthique. Nous avons trouvé peu d essais cherchant à préciser l efficacité de l intervention pour cataracte chez des patients aux facultés mentales altérées. Selon l un d entre eux, -24-

25 l intervention pour cataracte a été liée à une faible amélioration du statut mental et des activités quotidiennes, y compris les rencontres de voisinage, chez des personnes âgées par ailleurs porteuses de maladie d Alzheimer (85). Le problème éthique est celui de prendre une décision pour un patient qui ne peut pas toujours s exprimer de manière sensée, et dont on ne peut être certain qu il a vraiment compris les informations qui lui ont été transmises (86). Dans les cas de démence peu avancée, on garde toujours l espoir que plus de stimuli visuels fassent sortir le ou la patiente de sa léthargie et améliorent son adaptation au milieu. Ce qui peut éventuellement conduire à des décisions prises de manière «paternaliste», en l absence de dialogue avec la personne concernée. En fait, il semble que des progrès soient surtout possibles chez les personnes âgées dont la démence est juste débutante. Dans ce cas, une meilleure vision peut permettre de lire (rarement), ou de recommencer à regarder la télévision (plus souvent) ou à parler avec des voisins. En revanche, dans les stades avancés, en particulier lorsque toute amélioration de la démence semble difficile à envisager, une intervention peut aggraver rapidement le patient (86). III. EVALUATION DES EFFETS INDESIRABLES DE LA CHIRURGIE DE LA CATARACTE Nous sommes partis de trois données principales : la classification des effets indésirables de la chirurgie de la cataracte réalisée par l AHCPR en se fondant sur sa revue de la littérature et sur l'avis d'experts (2) ; la revue de la littérature de Powe et collaborateurs (47) et la synthèse des données accumulées par les administrations d assurance américaines qui gèrent les services de Medicare, et qui portent sur plusieurs dizaines de milliers de cas pour la phacoémulsification et sur près de cas pour l extraction extracapsulaire manuelle classique (87). A noter qu aucune de ces études ne conclut à la supériorité de l une ou l autre technique opératoire pour la fréquence des effets indésirables. Le cas échéant, nous avons complété ces données par celles issues d articles trouvés par notre recherche documentaire. La question de l astigmatisme cornéen induit par l opération, fortement liée à la technique chirurgicale, n est pas envisagée ici, mais dans le chapitre IV.2.3. III.1. Fréquence respective des complications L'AHCPR a classé les complications de la chirurgie de la cataracte en fonction de leur fréquence. Cette évaluation de la fréquence des complications ne peut être considérée que comme une évaluation relativement vague, voire sujette à caution. En effet, comme l'expliquent les auteurs, les études décrivant les complications de la chirurgie de la cataracte diffèrent dans leur recrutement, leur définition des complications, leur durée de surveillance après la chirurgie et leur précision. Dans de nombreux cas, lorsqu'un article ne mentionne pas la présence d'une complication, il est impossible de savoir si c'est parce que cette complication n'a pas été recherchée ou étudiée, ou parce que aucun cas n'a été observé. Nous avons croisé les données de l'ahcpr avec celles de Powe et de Medicare pour obtenir le tableau 2 ci-dessous. Par ailleurs, notre recherche documentaire a permis l identification de divers articles traitant des effets indésirables de la chirurgie de la cataracte. Lorsque ces articles apportaient un élément susceptible de confirmer ou de modifier une donnée, nous les avons utilisés dans le tableau 2 suivant. En réalité, les modifications ont été minimes, et ont seulement consisté en un petit élargissement de quelques fourchettes de chiffres, ne -25-

26 remettant nullement en cause l ordre de grandeur des chiffres fournis par les synthèses de l AHCPR et de Powe. Cependant, un certain nombre d articles n ont pas apporté d information nouvelle ou pertinente, ou de qualité suffisante : nous ne les avons pas utilisés dans le tableau(66, 75, 88-95). Les définitions de ces différentes complications sont présentées dans le glossaire, sauf précision elles sont tirées du texte de l AHCPR (2). -26-

27 Tableau 2. Fréquence des complications après chirurgie de la cataracte. Sources Complications Fréquence après phacoémulsification (a) AHCPR, 1993 (2) Powe, 1994 (47) Schaumberg, 1998 (96) Très fréquentes Opacification de la capsule postérieure > 25 % (0,67 % à 38,5 %) (7 études) Fréquence après extraction extracapsulaire manuelle classique (a) > 25 % (0,75 % à 47,6 %) (27 études) Fréquentes : 5 % AHCPR, 1993 (2) Rupture de la capsule < 3 % (0,46 % à 4,0 %) < 3 % (0,0 % à 8,0 %) Powe, 1994 (47) postérieure ou de la (4 études) (29 études) zonule Glaucomes AHCPR, 1993 (2) à angle ouvert < 2 % (0,00 % à 8,13 %) < 2 % (0,0 % à 19,7 %) Powe, 1994 (47) (8 études) (25 études) AHCPR, 1993 (2) à angle fermé 1,0 % (0,7 % à 1,6 %) 0,1 % (0,0 % à 0,6 %) Powe, 1994 (47) (3 études) (6 études) Hémorragies de l œil AHCPR, 1993 (2) chambre antérieure 0,4 % (0,1 % à 1,5 %) 0,9 % (0,0 % à 4,0 %) Powe, 1994 (47) (4 études) (14 études) Powe, 1994 (47) vitré Pas de données 1,5 % (0 % à 8 %) (3 études) AHCPR, 1993 (2) Œdème maculaire 2,3 % (0,6 % à 6 %) 1,5 % (0,0 % à 8,6 %) Powe, 1994 (47) cystoïde clinique (5 études) (34 études) AHCPR, 1993 (2) Uvéite chronique 3 % (0,41 % à 5,2 %) 1,7 % (0,0 % à 13,3 %) Powe, 1994 (47) (8 études) (21 études) AHCPR, 1993 (2) Autres : problèmes d éblouissement, effets indésirables des médicaments, augmentation de l exposition aux UV, nécessité d une nouvelle intervention chirurgicale AHCPR, 1993 (2) Powe, 1994 (47) Coleman, 1997 (87) Powell, 1995 (97) Norregaard, 1996 (98) AHCPR, 1993 (2) Powe, 1994 (47) Coleman, 1997 (87) Norregaard, 1997 (99) AHCPR, 1993 (2) Powe, 1994 (47) Coleman, 1997 (87) AHCPR, 1993 (2) Powe, 1994 (47) AHCPR, 1993 (2) Powe, 1994 (47) Halpern, 1995 (100) AHCPR, 1993 (2) Powe, 1994 (47) AHCPR, 1993 (2) Powe, 1994 (47) Peu fréquentes : 1% Décollement de rétine < 1 % (0,0 % à 1,8 %) (7 études) Medicare : 1,17 % (b) Endophtalmie 0,74 % (1 étude) Medicare : 0,12 % (b) Déplacement ou luxation de l'implant < 1 % (0,4 % à 4,9 %) (9 études) Kératite bulleuse < 1% (0,0 % à 3,0 %) (7 études) Traumatisme de l'iris < 5 % (0,5 % à 7,8 %) (3 études) Perte de vitré 0,2 % (0,0 % à 0,5 %) (4 études) Béance de suture ou < 1 % (0,0 % à 1,6 %) prolapsus de l'iris (5 études) < 1 % (0,0 % à 2,0 %) (30 études) Medicare : 0,90 % (c) 0,13 % (0,00% à 1,89 %) (13 études) Medicare : 0,12 % (c) < 1 % (0,0 % à 7,7 %) (29 études) < 1 % (0,0 % à 6,0 %) (22 études) < 1 % (0,0 % à 9,1 %) (7 études) 1,1 % (0,0 % à 4,0 %) (22 études) < 1 % (0,0 % à 3,0 %) (14 études) Arango, 1998 (101) AHCPR, 1993 (2) Hypopion 2,0 % < 1 % (0,0 % à 1,8 %) -27-

28 Powe, 1994 (47) (1 étude) (7 études) Rares : < 0,1% AHCPR, 1993 (2) Dépression, perte de la vision, diplopie Très rares : < 0,01% AHCPR, 1993 (2) Perte d un œil, douleur chronique, psychose, hémorragie expulsive, maladie générale due à la chirurgie Rarissimes : < 0,001% AHCPR, 1993 (2) Décès, suicide a- Le premier chiffre indique la fréquence (ou son ordre de grandeur) estimée à partir de l ensemble des études, ou à défaut, la fréquence calculée à partir de l étude la plus puissante (Medicare). Les chiffres entre parenthèses indiquent les plus grandes et plus petites fréquences dans les études publiées. Ligne en dessous : nombre d études compilées. Ligne en dessous, le cas échéant, données Medicare. b- Sur plus de interventions c- Sur plus de interventions III.2. Quelques aspects cliniques des complications possibles Sauf précision, les appréciations ci-dessous sont tirées du texte de l AHCPR (2). III.2.1. Opacification de la capsule postérieure L opacification de la capsule postérieure après chirurgie de la cataracte est si fréquente que l AHCPR tend à la considérer comme un événement normal de l histoire naturelle des cataractes opérées plutôt que comme une complication (2). Cette opacification provoque une gêne visuelle cliniquement significative chez environ la moitié des patients au bout de 2 à 5 ans et doit souvent être traitée (39). Ce traitement consiste à découper la partie centrale de la capsule postérieure à l aide d un laser YAG ; il a lui-même été associé à diverses complications telles que lésion des implants intra-oculaires, augmentation de la pression intra-oculaire, œdème maculaire cystoïde, lésion de la face antérieure du vitré, lésions rétiniennes diverses, notamment décollement de rétine, tout particulièrement chez les myopes (5, 39, 96). Selon une synthèse systématique de la littérature (96) reposant sur une recherche bibliographique limitée à la base MEDLINE sur les années , l incidence de l opacification de la capsule postérieure serait de 11,8 % (intervalle de confiance à 95 % : 9,3 % - 14,3 %) au bout d 1 an, de 20,7 % (16,6 % - 24,9 %) au bout de 3 ans, et de 28,4 % (18,4 % - 38,4 %) au bout de 5 ans. Ces données doivent cependant être considérées avec précaution, du fait de l hétérogénéité de l incidence et de la définition de l opacification de la capsule postérieure dans les études incluses. Une étude rétrospective (102) récente présentant les mêmes limites a par exemple trouvé un taux d opacification de la capsule postérieure de 43 % à 5 ans, dont 9 % n avaient pas été traités, soit environ un patient atteint de cette complication sur cinq. Il existe très peu de données provenant d essais comparatifs et permettant d estimer quels techniques chirurgicales ou types d implants sont éventuellement susceptibles d entraîner moins souvent une opacification de la capsule postérieure. Selon les quelques rares résultats de ce type disponibles, il est possible qu un implant ayant une surface postérieure convexe provoque moins d opacifications de la capsule postérieure qu un implant ayant -28-

29 une surface postérieure plane. Mais cette donnée repose sur seulement quatre essais de faible qualité méthodologique (un seul essai randomisé, très important taux de perdus de vue, etc.)(96). Dans la méta-analyse déjà citée (96), les comparaisons entre phacoémulsification et extraction extracapsulaire manuelle classique du cristallin, et entre implants à base de silicone plutôt que de PMMA n ont pas montré de différences statistiquement significatives d incidence de l opacification de la capsule postérieure. Une étude (103) prospective plus récente, sur patients opérés, n a pas plus trouvé de facteurs de risque évitables d opacification de la capsule postérieure. Selon une autre étude rétrospective sur seulement 107 patients, le risque d opacification de la capsule postérieure serait moindre en cas de capsulorhexis de dimension un peu inférieure aux dimensions de l implant, par comparaison avec un capsulorhexis plus large (104). Etant donné la conception de cette étude, le faible nombre de patients inclus et l importance des enjeux commerciaux, il est préférable d attendre d autres données avant de conclure sur ce point précis. Dans une étude portant sur yeux avec implant cristallinien, examinés post mortem entre 1984 et 1998, le matériau des implants a été statistiquement lié à la fréquence des opacifications de la périphérie de la capsule postérieure, mais pas à l opacification de la partie centrale (qui a seule une véritable importance clinique). Le positionnement de l implant a joué un rôle important, l opacification capsulaire postérieure centrale étant significativement moins fréquente lorsque les deux haptiques étaient bien en place dans le sac postérieur (105). Certains auteurs ont proposé de pratiquer à titre préventif un capsulorhexis postérieur, de dimensions inférieures au diamètre de l optique de l implant, au moment de la pose (106). Là encore, on ne dispose que de résultats préliminaires. III.2.2. Endophtalmies Il s agit d infections intra-oculaires dues à la chirurgie. Elles sont peu fréquentes, survenant après 0,13 % (0,00 % à 1,89 %) des interventions (2, 47, 87, 99, 107, 108). Mais elles sont graves : selon la synthèse méthodique de la littérature effecutée par la RAND Corporation (109), après traitement antibiotique correct, seulement 15 % à 40 % des yeux atteints retrouveraient une acuité visuelle de 5/10 e ou plus. D autres auteurs sont parvenus à des estimations analogues Les endophtalmies postopératoires surviennent le plus souvent sous forme d infections isolées (cas sporadiques) ou exceptionnellement de petites épidémies de trois à quinze cas ( ). Les endophtalmies postopératoires sporadiques Dans les infections sporadiques, les germes en cause proviennent dans 70 % à 80 % des cas du cul-de-sac conjonctival, de la surface cutanée, des cils ou du nez du patient luimême : il s agit en général de staphylocoques coagulase négative ou rarement de streptocoques, au pronostic beaucoup plus grave (107, ). Des germes aéroportés ou d autre provenance sont plus exceptionnellement en cause (113, 116, ). Certains auteurs ont fait une liste des techniques de prévention des endophtalmies : recherche préopératoire d un état augmentant les risques, administration orale, injectable ou topique d antibiotiques avant l intervention, utilisation de polyvidone-iodine à 5 % sur la conjonctive, techniques chirurgicales rigoureuses dites «sans contact», réduction au -29-

30 minimum nécessaire des manœuvres chirurgicales et de la durée de l intervention, adjonction d antibiotiques aux solutions d irrigation oculaire et injection intracamérulaire ou sous-conjonctivale d antibiotiques ( ). Nous n avons pas mené de recherche bibliographique exhaustive sur ces thèmes. L évaluation de ces propositions semble cependant insuffisante pour qu il soit envisageable de rédiger des recommandations reposant sur un niveau de preuve élevé. La prévention des endophtalmies par la rigueur de l hygiène au bloc opératoire et de la préparation des patients peut sans doute être renforcée (131, 132). Une bonne méthode est d encourager la démarche qualité. Il serait intéressant d effectuer des études épidémiologiques pour connaître les variations d incidence des endophtalmies. La prévention des endophtalmies par administration systématique d antibiotiques locaux ou systémique est débattue, et son efficacité ne semble pas rigoureusement démontrée (129, 130, ). Il existe des arguments bactériologiques et pharmacologiques pour éviter l utilisation systématique préventive de vancomycine (en raison notamment du risque de favoriser l émergence de souches d entérocoques résistants à la vancomycine), et de préférer la gentamicine ou la tobramycine par voie intra-oculaire, ou d autres antibiotiques par voie générale (133, ). Les études concernant l efficacité de l administration d antibiotiques sous forme de collyres pour prévenir les endophtalmies ont donné des résultats contradictoires ( ). Une enquête de pratique a été réalisée en France en 1997 par voie postale (145). Sur questionnaires, réponses ont été obtenues (18 %). 53 % des chirurgiens ophtalmologistes répondeurs ont déclaré instiller un collyre antibiotique ou antiseptique en fin d intervention, 26 % effectuent une injection sous-conjonctivale, 34 % une injection intra-oculaire, et 43 % utilisent une antibiothérapie par voie générale. Les collyres les plus utilisés sont des antiseptiques (47 %) - surtout le Vitabact (39 %) - puis des quinolones (30 %) et des aminosides (12 %). Les antibiotiques les plus utilisés en injection sousconjonctivale sont la gentamicine (75 %), la céfazoline (8 %) et le chloramphénicol (4 %). L antibiotique le plus utilisé par voie intra-oculaire est la vancomycine (72 %), et par voie générale, ce sont les quinolones IV (57 %) et par voie orale (32 %). Des résultats tout aussi variables ont été observés lors d une enquête de pratique australienne (146). Certains auteurs ont proposé de n administrer d antibiotique qu en cas de culture positive sur des prélèvements effectués en fin d intervention, accompagnée de signes d endophtalmie (142, 147). Seul, le nettoyage des culs-de-sac conjonctivaux à la polyvidone-iodine est adopté par la quasi-totalité des praticiens : 98,6 % des répondeurs (145). Les résultats des essais de type bactériologique sont nettement en faveur de l efficacité de la polyvidone-iodine pour réduire le taux de cultures positives après prélèvement conjonctival en fin d opération. Certaines études ont montré une diminution significative du risque d endophtalmie après nettoyage des culs-de-sac conjonctivaux à la poyvidone-iodine, mais pas toutes (129, 148). Cependant la qualité méthodologique de certaines de ces études est discutable, en raison notamment de l absence de calcul de puissance permettant de juger de la signification d une absence de différence statistique entre les groupes, mais aussi de comparaisons historiques ou de l utilisation de protocoles d antisepsie des paupières et des cils différents selon les groupes (117) (148). En définitive, le nettoyage des culs-de-sac conjonctivaux à la polyvidone-iodine semble faire l unanimité des différents auteurs de synthèses (129, 130, 149). -30-

31 Les patients à haut risque d endophtalmie postopératoire Dans une étude cas-témoin menée en Suède, les facteurs de risque d endophtalmie observés ont été un traitement immunosuppresseur, une anomalie de fermeture de l incision, et la mise en place d implants sans traitement de surface par héparine (150). Ce dernier point mériterait d être confirmé par une étude indépendante. Dans une étude rétrospective américaine sur 162 cas d endophtalmie postopératoire observés en 5 ans, la proportion des patients diabétiques a été très importante : 21 %. En France, l incidence des endophtalmies serait de 0,3 % (107). A noter que la présence d haptiques en polypropylène sur certains implants a été liée à un risque plus élevé d endophtalmie et à une augmentation de l adhérence de staphylocoques (151, 152). Ce matériau a été abandonné. En l absence d études épidémiologiques (notamment d études cas-témoin) menées dans notre pays, il est difficile de savoir s il existe ou non des installations ou des pratiques à haut risque d endophtalmie, et d émettre des recommandations à visée de santé publique. Etant donné l excès de risque d endophtalmie liée au diabète sucré (facteur de risque particulièrement répandu), les auteurs sont unanimes à estimer qu il est nécessaire de renforcer les mesures de précaution en cas d intervention chez ce type de patient. Cependant, l absence de données probantes ne permet pas de faire de recommandations précises, et les avis des experts divergent. La nécessité d informer les patients Quels que soient les efforts de prévention, la disparition totale des endophtalmies postopératoires est très improbable. En effet, même après que le maximum de précautions ont été prises, y compris l administration topique et systémique d antibiotique associée à l utilisation de polyvidone-iodine, un pourcentage non négligeable de prélèvements bactériologiques demeure positif (de 3 % à environ 20 %, selon les études) (140, 141, 153, 154). Certains auteurs ont observé que la plupart des symptômes d endophtalmie postopératoire survenaient au 4 e ou au 5 e jour après l intervention, et que les patients attendaient en général deux jours avant de consulter (155). D autres auteurs ont souligné que chez les patients ayant reçu à titre préventif des antibiotiques par voie sous-conjonctivale, les symptômes d endophtalmie apparaissaient souvent au bout de 2 à 3 semaines après l intervention (137). Ces données suggèrent qu il pourrait être utile d informer systématiquement les patients des symptômes qui devraient les amener à consulter rapidement. Les micro-épidémies d endophtalmies postopératoires Une petite minorité d endophtalmies postopératoires se développe sous forme de microépidémie. Ces micro-épidémies sont le plus souvent liées à des germes de type pyocyanique. Leur pronostic oculaire est particulièrement réservé. De manière générale, ces petites épidémies sont liées à des erreurs de protocoles ou à la contamination de certains matériels utilisés en cours d intervention, comme des tampons d ouate imprégnés de solution saline (111), des solutions d irrigation oculaire ou des fluides de perfusion intra-oculaire utilisés en cours d intervention (113, 156, 157), certains types de phacoémulsificateurs (110, 112, 114, 115, 118, 158). Une petite épidémie -31-

32 d endophtalmies à Aspergillus et liées à la construction d un bâtiment hospitalier a même été décrite (116). Pour ce qui concerne les phacoémulsificateurs (et d autres appareils comme ceux utilisés pour des vitrectomies), certains modèles empêchent le reflux accidentel de matériaux contaminés par les tubulures, et ces modèles devraient seuls être utilisés(110, 115, 118, ). En raison de l existence de micro-épidémies liées à la contamination de certains matériels, il serait logique d encourager la mise au point de protocoles à mettre en œuvre dès la constatation d un premier cas d endophtalmie. Ces protocoles pourraient simultanément viser à rechercher la contamination de matériels et à entreprendre des mesures d hygiène préventive, à éviter la contamination de nouveaux patients, et à réexaminer les patients opérés dans les jours encadrant le cas index pour effectuer le diagnostic d endophtalmie le plus rapidement possible chez eux. III.2.3. Autres complications Rupture de la capsule postérieure ou de la zonule, issue de vitré Il s agit de la capsule postérieure du cristallin, qui doit normalement demeurer intacte. En soi, une rupture de la capsule postérieure n a pas de conséquence directe sur la vision, mais elle augmente le risque d œdème cystoïde maculaire et de décollement de rétine. En cas de rupture de la capsule postérieure, du vitré peut faire issue par la déchirure. Œdème maculaire cystoïde clinique Sa fréquence varie de 0 % à 8,6 % selon les études, en l absence de comorbidité, mais elle peut atteindre 25 % en cas d association au diabète (2, 5, 47). Selon une revue de la littérature (161) et une méta-analyse (162), il semble qu une prévention médicale des œdèmes maculaires cystoïdes soit possible par l administration d anti-inflammatoires. Les auteurs de la synthèse et ceux de la méta-analyse eux-mêmes estiment cependant leur conclusion fragile, et appellent à l organisation d essais comparatifs randomisés de bonne qualité. Déplacement ou luxation de l'implant Les déplacements ou luxations de l'implant comprennent les malpositions, les déplacements et luxations secondaires, les décentrations et les luxations des haptiques. Les déplacements de l implant semblent être la première cause de réintervention pour explantation d implant, et représentaient 42 % des cas dans une étude rétrospective (163). Leur gravité peut cependant être très variable, certains déplacements mineurs ne provoquant quasiment aucune gêne visuelle. Les variations d'une étude à l'autre pourraient donc être en partie dues à des différences de définition. Décollement de rétine La gravité d un décollement de rétine varie énormément en fonction de sa localisation et de son extension : les lésions périphériques, une fois traitées, sont parfois sans aucune conséquence clinique, mais leur extension au centre de la rétine peut entraîner une perte de vision importante.dans la mesure où les études ne distinguent pas nécessairement le type de décollement de rétine, la signification des fréquences observées en terme de risque doit être nuancée. -32-

33 Kératite bulleuse Cette complication est due à une lésion de l'endothélium interne de la cornée au cours de l'intervention. Elle provoque un œdème cornéen souvent irréversible, et qui peut imposer une greffe de cornée (2, 164). Uvéite chronique Virtuellement tous les patients opérés de la cataracte ont une uvéite plus ou moins importante. La plupart des études compilées par l AHCPR et Powe ne précisaient pas clairement les critères de gravité ou de persistance inclus dans leur définition d une uvéite chronique pathologique. Hypertonie occulaire, glaucomes Beaucoup d articles définissent de manière imprécise leurs critères d inclusion et d exclusion pour le glaucome à angle ouvert ou à angle fermé attribuable à une chirurgie pour cataracte, ce qui ne permet pas d interpréter de façon très pertinente les fréquences observées dans les différentes études. Complications oculaires diverses Elles peuvent être nombreuses. Par exemple, la mise en contact d huile de silicone (servant de produit de tamponnement intra-oculaire en cours d intervention) avec certains implants hydrophobes (notamment en silicone) peut se compliquer d adhérences irréversibles sur l implant (165). A noter aussi le risque de réaction inflammatoire, qui a été la seconde cause d explantation d implant cristallinien, avec 28 occurrences, dans une étude rétrospective sur 100 cas d explantation (163). III.3. Complications et courbe d apprentissage des chirurgiens De manière générale, quelle que soit la chirurgie, les résultats des chirurgiens effectuant une intervention dont ils n ont pas l habitude sont moins bons que ceux des chirurgiens entraînés à cette intervention. Cette observation générale s applique notamment à la phacoémulsification (39). Plusieurs études ont étudié les incidents et les complications peropératoires des 50 à 150 premières phacoémulsifications. Il a été observé une augmentation du taux de certains incidents opératoires, comme l issue de vitré hors de l œil ( ). Des résultats analogues ont été obtenus dans une étude rétrospective comparant les résultats d interventions réalisées par des résidents en 1 re, 2 e et 3 e année de chirurgie ophtalmologique (169). Une étude menée par un chirurgien expérimenté (170) a trouvé un cumul de 19 incidents peropératoires lors des 10 premières phacoémulsifications (réalisées en deux jours) contre 26 incidents lors des 41 phacoémulsifications suivantes. Une étude analogue (171) a trouvé un taux d incidents peropératoires global de 9,3 % au cours des 150 premières phacoémulsifications effectuées par un chirurgien expérimenté, contre 0,9 % au cours des 850 suivantes, soit un risque relatif de 9,9 (intervalle de confiance à 95 % : 4,2 à 23,0). Les auteurs en déduisent que lors de l apprentissage de la phacoémulsification, une supervision est indispensable, même pour un chirurgien expérimenté. -33-

34 Des auteurs ont émis des recommandations concernant l enseignement théorique et l entraînement préalable des jeunes chirurgiens, ainsi que sur la sélection des patients sur qui peuvent être effectuées les premières phacoémulsifications (172). III.4. Conclusion Deux complications posent un problème particulier : les opacifications postérieures du cristallin, par leur fréquence et le risque de complications qu entraîne leur traitement, et les endophtalmies du fait de leur gravité. Trois autres complications, l œdème maculaire cystoïde, la kératite bulleuse et le décollement de rétine (notamment après traitement par laser Yag d une opacification postérieure du cristallin) devraient faire l objet de recherches visant à mieux les prévenir ou les traiter. IV. EVALUATION COMPARATIVE DES DIFFERENTES TECHNIQUES CHIRURGICALES D'EXTRACTION EXTRACAPSULAIRE DU CRISTALLIN IV.1. Extraction intracapsulaire ou extracapsulaire Au début des années 1980, la technique de référence était l'extraction intracapsulaire du cristallin. La méthode prédominante a ensuite été l'extraction extracapsulaire manuelle, laissant en place la paroi postérieure de la capsule. Les chirurgiens ophtalmologistes semblent avoir estimé que cette technique permettait de mettre plus facilement en place un implant dans la chambre postérieure (c'est-à-dire en arrière de l'iris), avec de moindres risques de décollement de rétine, d'œdème maculaire cystoïde et de perte de vitré. Ces notions ont été admises en l'absence d'études comparatives permettant d'en confirmer la validité (1, 2). Des arguments historiques suggèrent que la mise en place d implants cristalliniens en chambre antérieure a été responsable de l apparition de pathologies de l endothélium cornéen à type de kératopathie bulleuse, qui représentent actuellement la première indication des greffes de cornée (entre 15 % et 22 % des cas selon les études) (173). L implantation en chambre postérieure rendue possible par la technique d extraction extracapsulaire semble avoir entraîné une très importante diminution de cette pathologie (173) Récemment, un essai randomisé (174) sur patients avec évaluation en ouvert a comparé l'efficacité sur la vision et les complications de l'extraction intracapsulaire (ICCE) avec port de lunettes pour aphakes et de l'extraction extracapsulaire manuelle (ECCE) avec pose d'un implant postérieur «standard» avec un recul de 12 mois. Les réponses à des questionnaires portant sur le fonctionnement visuel, la présence de perturbations visuelles, la qualité de vie et la satisfaction des patients ont montré de nettes différences en faveur du groupe ECCE (toutes différences statistiquement significatives ; p < 0,00001). Cet essai a clairement confirmé l opinion générale déjà ancienne des ophtalmologistes que l'extraction extracapsulaire avec mise en place d'un implant postérieur est préférable à l'extraction intracapsulaire avec port de lunettes pour aphake, sous réserve de la possibilité ultérieure de traiter les opacifications postérieures de la capsule (c'est-à-dire, en pratique, de -34-

35 l'accessibilité de lasers YAG, ce qui est le cas en France, mais pas nécessairement dans les pays en voie de développement). IV.2. Phacoémulsification versus extraction extracapsulaire manuelle classique L'extraction extracapsulaire du cristallin est de plus en plus réalisée par phacoémulsification. Cette méthode est devenue prédominante aux Etats-Unis (35, 47), au Canada (35) et au Japon (175). Elle se répand notamment au Danemark (53), en Suède (57) et en France (46) où dans une enquête, plus de 7 chirurgiens ophtalmologistes sur 10 ont répondu utiliser habituellement la phacoémulsification (176). Cette technique semble beaucoup moins utilisée en Catalogne (35). La phacoémulsification consiste à fragmenter le cristallin avant extraction, à l'aide d'ultrasons. Cette technique permet de pratiquer l'intervention au travers d'incisions courtes réalisées sur la cornée ou sur la sclérotique ; la mise en place d'implants pliables peut ensuite se faire sans agrandir les incisions (177). Pour l'ahcpr en 1993, cette technique «est porteuse de l'espoir de moins d'effets indésirables et d'une récupération postopératoire plus rapide en raison de la réduction des incisions nécessaires à l'intervention». Il existe cependant d'autres techniques visant à éviter l'extraction du cristallin en un seul bloc, afin de réduire les dimensions des incisions à réaliser, notamment la technique du mini-noyau (178) et la technique de la phacofragmentation manuelle (179) ; elles restent anecdotiques actuellement. Par ailleurs, il existe des appareils permettant la phacoémulsification, non pas à l'aide d'ultrasons, mais d'un rayon laser (180), cette technique serait en développement. IV.2.1.Acuité visuelle L'AHCPR n'a trouvé aucune étude comparative randomisée extraction extracapsulaire manuelle versus phacoémulsification permettant de comparer leur efficacité sur des critères d'acuité visuelle après correction d'éventuelles erreurs réfractives (2). La synthèse effectuée par Powe et collaborateurs, fondée sur la méta-analyse de données tirées d'études de suivi (avec toutes les limites d'une telle méthode), n'a pas trouvé de différence significative d'acuité visuelle dans les résultats des études portant sur l'extraction manuelle du cristallin ou la phacoémulsification (47). Nous n'avons pas non plus trouvé d'essai prospectif randomisé comparant la phacoémulsification et l'extraction extracapsulaire manuelle classique du cristallin. IV.2.2.Délai de récupération L'AHCPR a trouvé une seule étude comparative, qui suggérait que la récupération postopératoire était plus rapide de 8 jours avec la technique de phacoémulsification, mais ne permettait pas de conclusion ferme (2). Cette question n'a pas été abordée par la métaanalyse de Powe et collaborateurs (47). Une étude rétrospective (181) sur dossiers a comparé l'évolution de l'acuité visuelle sur 144 yeux opérés par extraction extracapsulaire manuelle classique et sur des yeux opérés par phacoémulsification après trois sortes d'incision : un tunnel scléral supérieur de 6 mm (93 yeux), un tunnel scléral supérieur de 3 mm (120 yeux) et un tunnel scléral temporal de 3 mm (65 yeux). Avec un recul de 12 mois à 18 mois selon les techniques, l'auteur observe que l'acuité visuelle définitive est obtenue au bout de 4 à 6 semaines après incision large et -35-

36 extraction extracapsulaire manuelle classique, au bout de 1 à 2 semaines après incision supérieure de 6 mm, et au cours de la première semaine après incision supérieure ou temporale de 3 mm. Ces résultats doivent être considérés avec précaution, pour de multiples raisons : il s'agit d'une étude rétrospective ; la comparabilité des yeux opérés selon les diverses techniques n'a pas été vérifiée ; le recul a été différent selon les techniques (36 mois pour l'extraction manuelle, 30 mois pour l'incision de 6 mm, 18 mois pour l'incision de 3 mm supérieure, 12 mois pour l'incision de 3 mm temporale) et les différences de recul suggèrent que la technique de choix du chirurgien dont les données ont été utilisées a changé dans le temps, en sorte qu'il s'agirait d'une comparaison historique ; enfin il n'y a pas eu de comparaison statistique entre les groupes, mais seulement à l'intérieur de chaque groupe. Une autre étude rétrospective (182) sur deux groupes de patients, de conception particulièrement complexe, a comparé l'évolution de l'acuité visuelle des patients en fonction de la technique opératoire. Ses auteurs concluent que la vitesse de consolidation postopératoire dépend moins du type d'extraction du cristallin que du type d'incision, et qu'elle est plus rapide avec une incision tunnellisée de 3,2 mm de largeur qu'avec des incisions de 11 mm ou de 6 mm, ou des incisions tunnellisées de 5,1 mm. La complexité de la conception de cette étude et le manque de précision dans sa description fragilisent ces conclusions. En définitive, la récupération postopératoire de l'acuité visuelle semble plus rapide (1 à 4 semaines) lorsque les incisions sont plus courtes, mais la médiocre qualité des études comparatives disponibles ne permet pas d'être très précis. IV.2.3. Astigmatisme L'astigmatisme postopératoire est l'erreur visuelle due au fait que la cornée n'est plus tout à fait sphérique, et que ses courbures horizontale et verticale (ou oblique) n'ont plus le même rayon. Sur le plan théorique, il est évidemment souhaitable que l'astigmatisme postopératoire (autrement dit, pour simplifier, la déformation de la cornée) soit le plus faible possible. Cependant, tout astigmatisme n'a pas nécessairement des conséquences cliniques. L'AHCPR a noté que de nombreuses études prenaient pour critère le pourcentage de patients ayant un astigmatisme inférieur ou égal à 2 dioptries en postopératoire (2). Pour l'ahcpr beaucoup d'études étaient de conception peu pertinente : ne donnant pas les chiffres d'astigmatisme préopératoire, ou ne donnant que des chiffres globaux ne permettant pas de comparaison avant/après pour des patients donnés. La comparaison de l'astigmatisme moyen des groupes traités est de peu d'intérêt : ce qui compte est le pourcentage de patients chez qui un astigmatisme cliniquement gênant a été induit par l'intervention. On pourrait en effet imaginer une technique chirurgicale induisant chez tous les patients un astigmatisme relativement faible, sans conséquence clinique, et une autre technique induisant inconstamment un astigmatisme vraiment gênant pour les patients : l'astigmatisme moyen pourrait être plus faible dans le second cas, alors que les effets indésirables seraient plus fréquents. Sur 4 études comparatives, 3 suggéraient que l'astigmatisme postopératoire était moindre avec la technique de phacoémulsification qu'avec la technique manuelle classique d'extraction extracapsulaire du cristallin. Mais l'ahcpr ne disposait pas d'éléments suffisants pour évaluer les conséquences cliniques réelles de cette donnée (2). Cette question n'a pas été abordée par la méta-analyse de Powe et collaborateurs (47). -36-

37 Nous avons trouvé une étude comparative extraction extracapsulaire manuelle versus phacoémusification avec incision de 6 à 7 mm (183). Il s'agit d'une comparaison rétrospective, non randomisée, et les patients des deux groupes étaient en outre statistiquement différents pour l'âge et l'état du cristallin. Seul l'astigmatisme moyen de chaque groupe a été étudié. Il a été de 0,51 ± 0,98 D dans le groupe extraction manuelle, et de 0,051 ± 0,67 D dans le groupe phacoémulsification. Le traitement statistique de cette étude pose également problème : en dépit du recouvrement des intervalles de confiance, les auteurs concluent à une différence statistiquement significative entre ces deux chiffres. En définitive, aucune conclusion ne peut en être tirée. Dans une étude rétrospective suédoise, les phacoémulsifications (n = 144) ont entraîné statistiquement moins d astigmatisme que les extractions extracapsulaires manuelles (n = 2696) (p < 0,0001) (184). Astigmatisme induit et techniques d'incision oculaire Nous avons trouvé de relativement nombreuses études comparant différentes techniques d'incision oculaire. Longueur de l'incision Plusieurs essais prospectifs randomisés ont comparé des incisions en fonction de leur longueur : 3,2 mm ou 6,0 mm vs 12 mm (182) ; 3,5 mm vs 5,1 mm, sur 80 yeux (185) ; 3,5 mm vs 4,0 mm vs 5,0 mm, sur 60 yeux (186) ; 5,0 mm vs 12 mm, sur 103 yeux (187) ; 3,2 mm vs 5,5 mm, sur 111 yeux (188). Dans certains de ces essais, les auteurs mentionnent une différence statistiquement significative, alors que les intervalles de confiance des résultats se recouvrent assez largement, et ne discutent pas cette anomalie, ce qui laisse planer un doute sur la pertinence des tests statistiques utilisés (186, 188). Mais globalement, ces essais amènent à conclure qu une incision courte entraîne moins d astigmatisme moyen que les incisions longues. Localisation de l'incision L'AHCPR n'a pas abordé cette question, ni la synthèse de Powe (2, 47). Une étude prospective randomisée a comparé une incision de 3,0 mm en cornée temporale et un tunnel scléral supérieur (avec des incisions sans suture) sur 80 yeux porteurs d'un astigmatisme non conforme à la règle (189). Aucune différence statistiquement significative n'a été observée entre les deux techniques, notamment pour la vitesse de récupération postopératoire et pour l'astigmatisme induit à 3 mois. Deux études prospectives randomisées (190, 191), une étude prospective non randomisée (192) et deux études rétrospectives (193, 194) ont comparé l'astigmatisme induit par des incisions cornéennes supérieures ou temporales. Toutes cinq ont conclu qu'à long terme, les incisions temporales induisaient un astigmatisme conforme à la règle, tandis que les incisions supérieures induisaient un astigmatisme inverse. Certains auteurs ont tenté d'utiliser différents types d'incision et de suture pour corriger un astigmatisme préexistant en même temps qu'ils créaient une voie d'abord pour extraire le cristallin (195, 196). Autres comparaisons -37-

38 D'autres comparaisons ont concerné, par exemple, des incisions nécessitant ou non des sutures, et n'ont pas trouvé de différence importante (197). Une étude a comparé 140 yeux opérés par phacoémulsification et incision sclérale tunnellisée, puis suture par surjet, par un seul point tangentiel ou par un point tangentiel et un point radiaire. La portée des résultats est limitée par l absence de comparaison statistique (198). Une étude prospective non randomisée a comparé deux types d'incision temporale non suturées de 3,0 mm, de forme dite «en biseau» et «à volet», et n'a trouvé que des différences minimes, sans conséquence clinique, dans l'astigmatisme induit par ces deux techniques, avec un recul d'une année (199). Une étude rétrospective à long terme (5 ans) a trouvé comme facteurs influençant l astigmatisme postopératoire : le siège de l incision, le nombre de sutures cornéennes et leur section (200). En conclusion Il semble que plus les incisions sur la cornée ou la sclérotique sont petites, et moins elles induisent d'astigmatisme moyen, surtout si elles sont de localisation temporale. Cette constatation est en faveur de la phacoémulsification. Mais le pourcentage de patients dont l astigmatisme induit entraîne une diminution de la fonction visuelle n est pas connu avec précision, alors qu'il s'agit probablement d un critère décisionnel plus important que l'astigmatisme moyen. La question se pose d'autant plus que dans au moins une étude prospective (sur 219 patients consécutifs), l'induction d'un astigmatisme de une dioptrie ou plus par l'intervention n'a pas été statistiquement liée à une aggravation des symptômes visuels, de la fonction visuelle (évaluée par le VF-14) ou de la satisfaction des patients (32). Il est important de noter que l astigmatisme induit par l intervention varie dans le temps, et ne se stabilise qu au bout de quelques semaines à quelques mois. Il est donc indispensable d attendre cette stabilisation pour évaluer l éventuelle nécessité d une correction optique (201). IV.2.4. Complications L'AHCPR a trouvé 83 articles apportant des informations sur le taux de complications postopératoires (2). Les 5 complications les plus fréquentes à relativement court terme étaient l'œdème cystoïde maculaire (c'est-à-dire l'œdème postopératoire de la région centrale de la rétine, survenant chez moins de 3 % des opérés), la malposition ou la luxation de l'implant et le décollement de rétine (survenant chacun chez moins de 1 % des opérés), la kératopathie bulleuse et l'endophtalmie (survenant chacun chez moins de 0,3 % des opérés). Ces données provenant d'études de suivi non comparatives, l'ahcpr n'a pas comparé les chiffres en fonction des techniques chirurgicales. La méta-analyse de Powe et collaborateurs a trouvé quelques différences statistiquement significatives entre les complications observées dans les études de suivi après extraction extracapsulaire manuelle ou après phacoémulsification (47). Mais ces différences étant issues d'une compilation d'études non comparatives, chez des sujets d'âge moyen différent, il est impossible d'en tirer des conclusions valides. Des comparaison historiques donnent l impression que la fréquence de certaines complications graves mais rares, comme les endophtalmies, a diminué avec l adoption de la phacoémulsification (129, 137). La phacoémulsification peut être réalisée plus rapidement et -38-

39 par une incision plus petite et peut éventuellement être fermée sans point de suture, ce qui minimise le risque de contamination. IV.2.5.Qualité de vie, impact fonctionnel, satisfaction des patients L'AHCPR n'a trouvé aucun article permettant de comparer les conséquences des différents modes opératoires sur la qualité de vie, la fonction visuelle globale ou la satisfaction des patients (2). Cette question n'a pas été abordée par la méta-analyse de Powe et collaborateurs (47). Notre recherche documentaire n'a trouvé aucun article sur ce thème. IV.2.6. Conclusion Globalement, l ensemble de la littérature semble indiquer que la phacoémulsification (permettant d intervenir plus rapidement au travers d incisions plus courtes) donne de meilleurs résultats que l extraction extracapsulaire classique, en induisant moins d astigmatisme postopératoire, en permettant une récupération visuelle postopératoire plus rapide, et peut-être en diminuant les risques d endophtalmie. Le niveau de preuve de chacune de ces appréciations est relativement faible, mais toutes les données convergent en faveur de la phacoémulsification. IV.3. Phacofragmentation ou technique du mini-noyau versus phacoémulsification L'AHCPR n'a pas mentionné ces techniques, auxquelles la synthèse de la littérature de Powe et collaborateurs ne fait pas non plus allusion (2, 47). Nous avons trouvé une étude prospective randomisée comparant la phacofragmentation manuelle à la phacoémulsification sur 60 cas de cataracte sénile (202). La phacofragmentation a entraîné une durée d'intervention plus longue, et a dû être convertie en extraction extracapsulaire classique dans 4 cas sur 30. Ces complications peropératoires n'ont pas eu d'incidence sur les résultats globaux : au bout de 3 mois, il n'a pas été observé de différence statistiquement significative entre les groupes pour l'acuité visuelle ou l'astigmatisme. Néanmoins, l'article ne mentionne pas de calcul préalable de puissance, et un seul essai sur relativement peu de cas est insuffisant pour conclure à l'équivalence entre les deux techniques. Nous avons aussi trouvé un article comparant rétrospectivement les complications peropératoires de 123 phacofragmentions manuelles à 444 cas d'extraction extracapsulaire manuelle classique (203). Globalement, des complications peropératoires ont été observées dans 23 % des cas de phacofragmentation et dans 28 % des cas d'extraction extracapsulaire classique (différence statistiquement non significative). Les complications observées ont été un peu différentes dans les deux groupes, le myosis et le prolapsus de l'iris étant plus fréquents au cours des phacofragmentations. Les essais comparatifs publiés ne permettent donc pas d'évaluer correctement les bénéfices et les risques comparés de la phacofragmentation manuelle et des autres techniques courantes. La phacofragmentation manuelle doit être considérée comme une technique non évaluée, n ayant probablement d intérêt potentiel que dans les pays en voie de développement. -39-

40 Il en est de même de la technique du mini-noyau, à propos de laquelle nous n'avons trouvé aucun essai comparatif pertinent. IV.4. Capsulorhexis et capsulotomie Il s'agit des modalités différentes d'ouverture de la paroi antérieure de la capsule contenant le cristallin (204, 205). L'AHCPR et la synthèse de Powe n'ont pas mentionné ces techniques, ni leurs éventuels avantages et inconvénients (2, 47). Nous avons trouvé quelques essais comparant diverses techniques ( ). Ce thème n a pas été approfondi dans le cadre de ce travail car il ne semble pas que ces techniques représentent un enjeu important en termes de santé publique. IV.5. Evaluation comparative des différents types d'implants Ce thème n'a pas été traité par la synthèse de la littérature de l'ahcpr, ni par celle de Powe et collaborateurs (2, 47). Une étude comparative systématique de tous les implants commercialisés en Catalogne en a été réalisée par l'agence catalane d'évaluation des technologies médicales (209). Cette comparaison s'est appuyée sur une recherche bibliographique explicite dans les bases de données MEDLINE (1985-nov 1995), Inspec ( ) et de l'american Chemical Society ( ). La majorité des études comparatives entre différents implants ainsi trouvés étant en langue allemande, les auteurs catalans ont utilisé leurs résumés en langue anglaise. Ce problème de méthode (et le délai de 4 ans écoulé depuis lors) limite fortement l'intérêt de cette synthèse de la littérature. Une synthèse méthodique de la littérature a été publiée en 1999 par la Alberta Heritage Foundation for Medical Research, à la demande de l association des consommateurs et du ministère canadien de la santé (39). Elle s est fondée sur une recherche approfondie de la littérature, utilisant les bases de données MEDLINE, EMBASE, HealthSTAR, DARE, HTA (York), ECRI IHTA, Science citation index, ainsi que les Current contents, Bioengineering abstracts, Cochrane controled trials, et Advanced polymers Abstracts. Son objectif prioritaire était la comparaison de la sécurité d emploi et de l efficacité de trois types d implants intra-oculaires : en PMMA, en silicone et en acrylique pliable (mais pas des implants multifocaux). IV.5.1.Les différents types d'implants Ne sont envisagés ici que les implants destinés à la mise en place en chambre postérieure. Les implants sont constitués de deux parties : l'optique et les haptiques. Les implants disponibles peuvent différer par de nombreux caractères (209, 210) (39, 211, 212). Matériaux des optiques Matériaux rigides Les implants les plus répandus sont des implants à optique rigide en polyméthylméthacrylate (PMMA), un polymère thermoplastique solide à température ambiante, rigide, non poreux, hydrophobe, de bonne biocompatibilité, stable dans le temps, ayant d'excellentes propriétés optiques (indice de réfraction 1,49). Ce seraient actuellement les -40-

41 implants les plus utilisés au Canada selon les auteurs d une synthèse canadienne publiée en 1999 (39). Divers traitements de surface (par adjonction de fluorocarbone, passivation de surface, liaison covalente avec des molécules d'héparine) visent à améliorer sa biocompatibilité. Des implants en polycarbonate sont en cours d'expérimentation. Matériaux souples Les implants souples sont destinés à être pliés pour être introduits dans l'œil à travers une petite incision. Ils ont été introduits en clinique dans les années Silicones. Les silicones sont employés pour la fabrication d'implants souples. Hydrophobes, leur indice de réfraction à température corporelle a augmenté dans le temps (de 1,41 à 1,46), permettant de diminuer l'épaisseur des implants. Acryliques. Ce sont des matériaux proches du PMMA, flexibles, hydrophiles, de contenance hydrique et de perméabilité variable aux liquides et aux gaz dissous, possédant un indice de réfraction très élevé (entre 1,49 et 1,56). Certains hydrogels acryliques récents sont thermoplastiques : pliés par chauffage avant implantation, ils peuvent se déplier progressivement après mise en place et redevenir rigides à température corporelle. Hydrogels. Ces matériaux sont des polymères très hydrophiles, flexibles et biocompatibles. Certains travaux expérimentaux visent à la mise au point de tels implants déshydratés. Autres caractéristiques des optiques Les implants les plus utilisés sont pourvus d'optiques monofocales (donnant une image parfaitement nette pour une seule distance de l'objet vu à l'œil). Des optiques dites multifocales ont été développées dans le but de permettre la mise au point successive sur des objets en vision de loin et de près. Divers modèles existent (optiques dites «en œil de taureau», diffractives, asphériques, etc.). Des optiques spéciales ont aussi été proposées pour des patients présentant une dégénérescence maculaire liée à l'âge (optiques télédioptriques) ou un astigmatisme cornéen préopératoire régulier important (optiques toriques). Les surfaces optiques peuvent en outre être de profil biconvexe (les plus fréquentes), planconvexe, ménisqué convexe-concave, asphérique-plan, torique, etc. Elles peuvent aussi varier par leurs dimensions totales et les dimensions de leur zone optique. Haptiques Il existe de nombreuses formes d'haptiques : en C et en C modifié (les plus utilisées, semblet-il), en J, à 4 points, asymétriques, en S, elliptique, en L, avec ou sans perforations destinées à permettre la fixation par suture, etc. Différents matériaux ont été utilisés (polypropylène, PMMA, polyamides), et aussi différents diamètres et différentes angulations par rapport à l'équateur de l'optique. -41-

42 Cas particuliers Certains auteurs estiment que la nécessité de visualiser le fond d œil après l intervention pourrait justifier le choix de certains types d implants ayant une optique de large diamètre (8mm) (213). Par ailleurs, dans une étude prospective canadienne (214), des erreurs correspondant à une «surcorrection» de plus de une dioptrie par rapport à la réfraction souhaitée en postopératoire ont été statistiquement liées à la pose d implants provenant d un même fabricant, et entraînant une erreur réfractive dans plus d un cas sur deux. Les auteurs estiment que les données concernant les sur- ou sous-corrections éventuelles dues aux modèles d implants devraient être systématiquement recherchées et fournies aux chirurgiens ophtalmologistes. IV.5.2.Données disponibles Un avis français d'expert portant sur le choix de la forme du diamètre et du traitement de surface d'une lentille intra-oculaire, datant de 1995, s'est appuyé sur 42 références (210). La synthèse de la littérature effectuée par l'agence catalane sur le thème du choix d'un implant cristallinien a surtout cherché à déterminer les caractéristiques théoriques des meilleurs implants possibles (en fonction de leurs dimensions, de leur forme, etc.) (209). Elle s'est appuyée sur une recherche bibliographique s'arrêtant fin 1995 et repose sur 98 références. Ces références comportent un certain nombre d'études ou d'essais comparatifs, et une partie de la littérature citée est publiée en langue allemande. L agence catalane n a pris en compte que les résumés en anglais de ces articles, ce qui limite la portée de son travail. Une synthèse méthodique de la littérature effectuée au Canada et publiée en 1999 s est appuyée sur 84 références (39). Elle a analysé 19 études comparant divers implants entre eux, mais n a pris en compte que les articles en langue anglaise. Les études trouvées sont de qualité méthodologique moyenne. Sept essais seulement étaient randomisés, mais ils n ont porté que sur 10 à 70 patients par groupe, l étude la plus importante comportant 225 patients répartis en trois groupes. Aucune étude ne comportait d évaluation strictement en aveugle. La présentation des résultats laissait souvent à désirer, les perdus de vue n étant pas pris en compte, les résultats par groupe n étant pas toujours précisés, la durée de suivi étant très variable, et les résultats parfois donnés par nombre de patients, et parfois par nombre d yeux opérés. Les auteurs de cette synthèse estiment que la comparaison des résultats de ces études est difficile, pour diverses raisons. Les techniques chirurgicales employées ne sont pas exactement les mêmes et pourraient jouer un rôle. Les différences pouvaient porter sur la localisation, la forme, la longueur et la profondeur des incisions, ou les méthodes de pliage et d insertion des implants. Les implants utilisés dans les essais étaient très divers dans leurs matériaux et leurs conformations. Les méthodes d évaluation ou de mesure des résultats n étaient pas standardisées, et lorsque des différences statistiquement significatives étaient décrites, il n était pas toujours évident qu elles recouvrent des différences cliniquement pertinentes. La synthèse conclut «il semble y avoir trop peu de données de bonne qualité pour guider les ophtalmologistes, les consommateurs et les financeurs de soins dans leur choix du type d implant le plus approprié» (39). Etant donné la médiocre qualité méthodologique globale et le faible nombre des essais retrouvés en langue anglaise lors de notre recherche documentaire, il y a peu de chances qu une synthèse de la littérature mondiale, toutes langues prises en compte, puisse véritablement apporter des informations supplémentaires décisives, qu il s agisse de choisir -42-

43 le matériau des implants, leur forme, leurs dimensions, ou leur caractère mono ou multifocal. Par ailleurs, le marché des implants évolue rapidement. Une fois les conditions réunies pour une synthèse des données, il serait sans doute utile d'effectuer régulièrement des mises à jour de cette synthèse. Le choix d'un implant pour chirurgie de la cataracte pourrait être un thème intéressant pour la réalisation d une méta-analyse évolutive dans le temps. IV.6. Evaluation des différents types de matériel à utiliser en cours d'intervention (phacoémulsificateurs ; phacolasers) Notre recherche documentaire n'a permis de trouver aucun essai comparant des matériels équivalents, ni même aucune étude (prospective, rétrospective, cas-témoin ou autre) tentant d'évaluer l'efficacité ou les effets indésirables liés à l'utilisation de ce type de matériel. Il existe cependant indéniablement des risques pouvant être liés au matériel utilisé en cours d'intervention. Par exemple, une lettre-circulaire du Bureau des dispositifs médicaux de la Direction des hôpitaux, datant de mars 1997, soulignait les risques potentiels de contamination de l'œil par certains phacoémulsificateurs lors d'opérations de la cataracte (215). Par ailleurs, une société savante américaine spécialisée (the American Society of Cataract and Refractive Surgery) s'est intéressée à la qualité technique des instruments chirurgicaux manuels utilisés lors des interventions pour cataracte (216). Se fondant sur des agrandissements photographiques de ces instruments, cette société a montré que la qualité de ces instruments étaient très inégale. En particulier, le fil de certaines lames et les arrêtes de certains instruments était porteurs d'ébarbures, d'érosions, d'irrégularités de surface ou de défauts de finitions susceptibles d'entraîner des incisions irrégulières ou des blessures involontaires des tissus. Cette société a alors émis des recommandations relativement précises, à destination des fabricants d'instruments chirurgicaux, concernant la calibration et la précision de certaines lames ou instruments spécialisés. Ce travail n'est pas référencé, et ses auteurs n'ont pas indiqué quelle méthode a été employée pour parvenir à ces recommandations. Il montre cependant qu'il peut exister des risques spécifiquement liés au matériel utilisé en cours d'intervention. Cette question des normes de qualité du matériel et des éventuels effets indésirables liés à l'utilisation d'un matériel inadéquat ou de mauvaise finition mériterait probablement plus d'attention de la part des professionnels et des programmes de recherche. V. CHIRURGIE AMBULATOIRE OU HOSPITALISATION Après une recherche extensive de la littérature sur les bases de données MEDLINE, EMBASE et PASCAL ( ), l ANAES a trouvé 8 études dont 3 sont prospectives dont 2 randomisées, les 5 autres étant rétrospectives (217). Les études comparatives montrent que les complications observées sont les mêmes, et pas plus nombreuses en ambulatoire qu en chirurgie traditionnelle. Il n y a pas de différence d acuité visuelle entre les deux groupes, au bout d un délai de 6 mois. La satisfaction des patients est comparable dans les deux groupes. Les auteurs concluent à l absence de différence entre prise en charge ambulatoire et traditionnelle. Quelques années auparavant, une autre synthèse systématique de la littérature était parvenue à une conclusion analogue (5). -43-

44 Notre recherche documentaire n a trouvé aucun essai comparatif randomisé nouveau. Nous avons trouvé une synthèse de la littérature un peu plus ancienne que celle de l ANAES, et qui n apporte aucun élément nouveau ou différent (218). Et nous avons trouvé une étude australienne de satisfaction comparée des patients ayant subi une intervention de la cataracte en hospitalisation de jour ou en hospitalisation classique. La méthodologie de cette étude est succinctement décrite, et les résultats rapportés n indiquent pas de différence de satisfaction ni de fréquence des effets indésirables. En résumé, nous n avons trouvé aucun élément de nature à remettre en cause les conclusions de l ANAES de VI. SYNTHESE ET PERSPECTIVES VI.1. Epidémiologie La cataracte peut être définie comme la présence d'opacités cristalliniennes responsables d'une diminution de vision significative, entraînant une réduction de l'activité fonctionnelle. Elle touche plus de 20 % de la population à partir de l âge de 65 ans, plus de 35 % à partir de l âge de 75 ans, et plus de 60 % à partir de l âge de 85 ans. De nombreux facteurs de risque ont été décrits : exposition aux radiations ultraviolettes B, diabète, intoxication tabagique, consommation élevée d'alcool, absorption de certains médicaments, etc. Aucune mesure préventive n a actuellement d efficacité démontrée sur des critères cliniques. Il n'existe actuellement aucun traitement médical préventif ni curatif de la cataracte. VI.2. Evaluation de l efficacité de la chirurgie de la cataracte Il est actuellement bien démontré que les interventions chirurgicales d'extraction manuelle ou de phacoémulsification du cristallin suivies de la pose d'un implant dans la chambre postérieure sont capables d améliorer, non seulement l'acuité visuelle mesurée, mais aussi la qualité de vie des patients et leurs capacités à la conduite automobile. L introduction de l extraction extracapsulaire puis de la phacoémulsification a permis d améliorer les résultats sur le plan visuel et de diminuer le risque de complications. Les populations qui sont opérées de la cataracte sur leur second œil en tirent un réel bénéfice visuel et personnel. Il existe un consensus international pour estimer qu il n y a aucune différence entre les indications de la chirurgie de la cataracte sur le premier et sur le second œil. Des questionnaires ont été développés afin de mieux objectiver le retentissement de la cataracte sur les activités quotidiennes des patients et fonder la décision opératoire sur un document et des critères relativement précis. Plusieurs ont été développés dans le monde ces dernières années, notamment le questionnaire VF-14 et sa version simplifiée le VF-12, le score symptomatique de la cataracte, le profil d incapacité dû à la vision (VR-SIP), l échelle d évaluation des activités diurnes liées à la vision (ADVS) et le questionnaire Catquest. Aucun de ces questionnaires d évaluation n a cependant été validé en langue française. -44-

45 L amélioration du rapport bénéfices/risques des interventions chirurgicales pour cataracte et une plus grande exigence sociale en faveur d une vision performante expliquent en grande partie, ou peut-être en totalité, l augmentation du nombre d interventions et la diminution de l âge moyen des patients opérés observées dans l ensemble du monde développé. L intervention est contre-indiquée lorsque l'examen ophtalmologique clinique ou paraclinique préopératoire montre l'impossibilité d'une récupération fonctionnelle postopératoire. Dans les pays où cela a été étudié, il n'y avait pas de dérive des indications opératoires conduisant les chirurgiens à opérer des patients n'ayant pas d'espoir de récupération fonctionnelle. Il pourrait éventuellement être intéressant d'effectuer des études du même type en France. Efficacité en cas de pathologies intriquées Certaines pathologies oculaires sont susceptibles de modifier la conduite de l'opération ou des soins, c est le cas notamment des pathologies de la rétine, un glaucome, une dégénérescence maculaire. Ces aspects n ont pas fait l objet d une recherche approfondie dans le cadre de ce travail. La chirurgie de la cataracte chez les patients déments ou aux facultés mentales altérées pose à la fois des problèmes d évaluation de l utilité potentielle de l intervention et des problèmes d éthique, qui ont fait l objet de peu d essais. VI.3. Complications Deux complications sont importantes : les opacifications postérieures du cristallin par leur fréquence et le risque de complications qu entraîne leur traitement, et les endophtalmies du fait de leur gravité. L opacification de la capsule postérieure après chirurgie de la cataracte est extrêmement fréquente : elle provoque une gêne visuelle cliniquement significative chez environ la moitié des patients au bout de deux à cinq ans et doit souvent être traitée. Il existe très peu de données permettant d estimer quelles techniques chirurgicales ou quels types d implants pourraient diminuer le risque d opacification de la capsule postérieure. Les endophtalmies sont des infections intra-oculaires. Les endophtalmies postopératoires surviennent sous forme d infections isolées ou parfois de petites épidémies. Ce sont des complications rares mais graves, conduisant souvent à une diminution importante ou à la perte de la vision de l œil atteint. Les techniques de prévention des endophtalmies sont nombreuses et diverses, allant de protocoles d hygiène au bloc opératoire à l administration locale d antibiotiques à titre préventif. Leur évaluation semble insuffisante pour permettre de rédiger des recommandations reposant sur un niveau de preuve élevé. Etant donné la rareté des événements et la difficulté d établir l efficacité d une technique préventive, et plus encore, la supériorité d une technique sur une autre, il semble peu probable que des études décisives soient publiées dans un avenir prochain. Trois autres complications, l œdème maculaire cystoïde, la kératite bulleuse et le décollement de rétine (notamment après traitement par laser Yag d une opacification postérieure du cristallin) ont également une gravité potentielle. -45-

46 VI.4 Avantages et inconvénients des différents types d implants Il existe des données théoriques et des essais comparatifs en nombre non négligeable, dont certains en langue allemande. Cependant, étant donné la médiocre qualité méthodologique globale et le faible nombre des essais retrouvés en langue anglaise, il n est pas possible d en tirer des indications sur la supériorité de certains types d implants. Par ailleurs, le marché des implants évolue rapidement. A supposer que des études de qualité suffisantes permettent de réaliser une synthèse des informations disponibles, il serait indispensable d'effectuer régulièrement des mises à jour de cette synthèse. Le choix d'un implant pour chirurgie de la cataracte pourrait être un thème intéressant pour la réalisation d une méta-analyse évolutive dans le temps. VI.5. Evaluation des matériels (phacoémulsificateurs, phacolasers, instruments chirurgicaux) utilisés en cours d'intervention Aucun essai comparant des matériels équivalents, ni même aucune étude (prospective, rétrospective, cas-témoin ou autre) tentant d'évaluer l'efficacité ou les effets indésirables liés à l'utilisation de tel ou tel type de matériel n a été identifié. Seule exception : certains types de phacoémulsificateurs ont été responsables de microépidémies d endophtalmies, en raison d une mauvaise conception. VII. PERSPECTIVES Le groupe de travail recommande de considérer comme prioritaires, notamment sur le plan financier, les recherches et actions visant à prévenir ou à mieux traiter les complications de la chirurgie de la cataracte suivantes : - mise en place d une surveillance épidémiologique à long terme des endophtalmies afin d apprécier le risque d endophtalmie et d identifier précocemment les cas groupés d endophtalmies ; - élaboration et mise à jour régulière de recommandations minimales et d un document informatif concernant la prévention des endophtalmies postopératoires (notamment les règles d asepsie des blocs opératoires d ophtalmologie), le traitement des endophtalmies, la conduite à tenir en cas de suspicion d une micro-épidémie et l information systématique à délivrer aux patients sur les symptômes qui devraient les amener à consulter rapidement afin de permettre un traitement précoce ; - recherches sur les facteurs de risque et sur les méthodes de prévention de l opacification postérieure du cristallin après intervention pour cataracte. Etant donné l importance de l enjeu en termes de santé publique comme en termes de dépenses, les recherches sur ce thème devraient être considérées comme prioritaires sur le plan financier ; - recherches concernant les facteurs de risque et la prévention de l œdème maculaire cystoïde, du décollement de rétine et de la kératite bulleuse. -46-

47 Le groupe de travail recommande également de développer les recherches sur : - l élaboration et la validation en langue française d un questionnaire d évaluation de la gêne due à la cataracte dans la vie quotidienne des patients, dans un but de recherche clinique ; l élaboration de ce type de questionnaire a été réalisé dans plusieurs pays européens et leur utilisation est nécessaire pour publier des résultats thérapeutiques concernant la chirurgie de la cataracte au niveau international ; - une meilleure quantification des facteurs de risque de survenue de la cataracte dans le contexte français, ainsi que des études portant sur l'efficacité des mesures préventives proposées ; - l étude des éléments préopératoires permettant de prédire objectivement le bénéfice visuel probable d une intervention sur la cataracte et la satisfaction des patients atteints de dégénérescence maculaire ; - la définition de critères de qualité des essais cliniques concernant les traitements chirurgicaux de la cataracte, ainsi que des protocoles de recherche standardisés rendant possible la comparaison ultérieure des essais ou leur méta-analyse. -47-

48 ANNEXE. GLOSSAIRE Acuité visuelle : capacité de discrimination de l œil, mesurée par des tests formés de rangées de lettres, de chiffres ou d images de tailles croissantes. Aphakie : absence de cristallin (d origine traumatique ou opératoire). La personne sans cristallin est dite aphaque. Astigmatisme : erreur visuelle due au fait que la cornée n'est plus tout à fait sphérique, et que ses courbures horizontale et verticale (ou oblique) n'ont plus le même rayon. On parle d astigmatisme conforme à la règle lorsque la cornée a une courbure plus forte dans le plan vertical que dans le plan horizontal (comme une mandarine posée sur une table). Dans le cas contraire, on parle d astigmatisme inverse. Béance de suture ou prolapsus de l'iris : si une suture chirurgicale n est pas étanche, l iris migre parfois pour aller obturer la béance. Les béances de suture sont aussi associées à divers degrés d astigmatisme. Hypopion : c est une collection de pus en forme de croissant, dans la partie déclive de la chambre antérieure de l œil. Il est souvent (mais pas toujours) dû à une infection intra-oculaire. Capsulorhexis : ouverture continue et curviligne par déchirement de la paroi antérieure de la capsule contenant le cristallin. Capsulotomie : ouverture par section chirurgicale de la paroi antérieure de la capsule contenant le cristallin Cataracte : présence d'opacités dans le cristallin de l œil, responsables d'une diminution de vision significative, entraînant une réduction de l'activité fonctionnelle. Chirurgie ambulatoire : chirurgie effectuée sans hospitalisation, ou lors d une hospitalisation de jour, le patient arrivant le matin et repartant le soir même. Choroïde : membrane située au fond de l œil, près de la rétine. Elle contient des vaisseaux sanguins et des cellules pigmentaires. Cristallin de l œil : lentille ronde, biconvexe, normalement transparente, située au centre de l œ il, entre la «chambre antérieure» et la «chambre postérieure». Le cristallin est contenu dans une capsule, et fixé à la périphérie par la zonule. Dégénérescence maculaire liée à l âge (ou DMLA) : dégénérescence du centre de la rétine (appelé macula), zone essentielle pour la vision. Elle se développe surtout chez les personnes âgées. Dioptrie : unité de mesure de la réfraction, notamment utilisée pour exprimer les erreurs de réfraction des yeux. Endophtalmie : infection intra-oculaire. Les endophtalmies postopératoires surviennent sous forme d infections isolées ou parfois de petites épidémies. Etude prospective randomisée : étude dans laquelle on compare des groupes établis à l avance, la répartition des sujets dans les groupes se faisant par tirage au sort. Etude rétrospective : étude du passé d un groupe de patients. Extraction extracapsulaire manuelle classique : technique d extraction du cristallin laissant en place la paroi postérieure de la capsule. Fonction visuelle : rôle joué par la vision dans la vie quotidienne. Elle s évalue par des questionnaires ou par l observation d activités (lire, écrire, marcher, regarder la télévision, etc.) Glaucome : ensemble d affections liées à une augmentation de la pression interne de l œil (pression intra-oculaire). Haptiques des implants : branches latérales d un implant oculaire, permettant sa fixation dans la capsule du cristallin. -48-

49 Hydrogels : matériaux polymères très hydrophiles, flexibles et biocompatibles servant notamment à fabriquer des implants cristalliniens. Kératite bulleuse (ou œdème de la cornée) : elle est définie comme une perte de la transparence cornéenne due à l'intervention. Luxations de l'implant : déplacement de l implant. Il peut s agir d une malposition, d un déplacement secondaire ou d une décentration des haptiques. Multifocales : voir optiques multifocales. Œdème maculaire cystoïde clinique : il s agit d un œdème de la partie centrale de la rétine. Le terme de «clinique» sert à distinguer les œdèmes ayant une conséquence sur la vision (bien que la définition varie d une étude à l autre) et les œdèmes purement angiographiques. Opacification capsulaire postérieure : complication de la chirurgie de la cataracte. La partie postérieure de la capsule du cristallin, restée en place, s opacifie par régénération de cellules épithéliales du cristallin restées en place. Optique des implants : partie centrale, transparente, de l implant cristallinien. C est elle qui concentre les rayons lumineux sur la rétine. Elle est maintenue en place par les haptiques. Optiques multifocales (implants à) : ils donnent des images nettes pour des objets vus à différentes distances de l œ il (de la même manière que des verres multifocaux permettant de lire ou de regarder au loin). Optiques monofocales (implants à) : ils donnent une image parfaitement nette pour une seule distance de l'objet vu à l œil. Phacoémulsification : fragmentation du cristallin avant extraction, à l'aide d'ultrasons, grâce à un appareil appelé phacoémulsificateur. Cette technique permet d intervenir en faisant des incisions plus courtes à la surface de l œil. Phacofragmention manuelle : fragmentation manuelle du cristallin avant extraction. Polyméthyl-méthacrylate (PMMA) : polymère thermoplastique utilisé dans la fabrication de certains implants cristalliniens rigides. Rétinopathie diabétique : affection de la rétine compliquant le diabète sucré. Elle se traduit par des occlusions et des dilatations des vaisseaux sanguins puis de petites hémorragies de la rétine, et à un stade plus avancé, un développement anormal de vaisseaux sanguins sur la rétine. Elle peut entraîner une importante diminution de l acuité visuelle et peut être traitée préventivement par coagulation au laser Argon du territoire ischémique. Silicones : matériaux notamment employés pour la fabrication d'implants cristalliniens souples. Uvéite : inflammation de l iris, du corps ciliaire et/ou de la choroïde. Vision binoculaire : vision des deux yeux à la fois, permettant en particulier la perception du relief. Zonule : fibres entrecroisées qui fixent le cristallin à sa périphérie. -49-

50 REFERENCES 1. NHS Centre for Reviews and Dissemination. Management of cataract. Effective Health Care 1996;2: Agency for Health Care Policy and Research. Cataract in adults: management of functional impairment. Rockville (MD): AHCPR; Agence Nationale pour le Développement de l'evaluation Médicale. Implants oculaires. Quand envisager de remplacer un cristallin? Recommandations et références médicales Tome 1. Paris: ANDEM; p Hirvelä H, Luukinen H, Laatikainen L. Prevalence and risk factors of lens opacities in the elderly in Finland: A population-based study. Ophthalmology 1995;102: Lee PP, Kamberg GJ, Hilborne LH, Massanari RM, Kahan JP, Park RE, et al. Cataract surgery. A litterature review and ratings of appropriateness and cruciality. Santa Monica (SA): RAND; Christen WG, Manson JE, Seddon JM, Glynn RJ, Buring JE, Rosner B, et al. A prospective study of cigarette smoking and risk of cataract in men. JAMA 1992;268: Hankinson SE, Willett WC, Colditz GA, Seddon JM, Rosner B, Speizer FE, et al. A prospective study of cigarette smoking and risk of cataract surgery in women. JAMA 1992;268: Klein BEK, Klein R, Linton KL, Franke T. Cigarette smoking and lens opacities: the Beaver Dam Eye Study. Am J Prev Med 1993;9: West S, Munoz B, Schein OD, Vitale S, Maguire M, Taylor HR, et al. Cigarette smoking and risk for progression of nuclear opacities. Arch Ophthalmol 1995;113: Phillips CI, Clayton RM, Cuthbert J, Qian W, Donnelly CA, Prescott RJ. Human cataract risk factors: significance of abstention from, and high consumption of, ethanol (U-curve) and non-significance of smoking. Ophthalmic Res 1996;28: Cumming RG, Mitchell P. Alcohol, smoking, and cataracts: the Blue Mountains Eye Study. Arch Ophthalmol 1997;115: Hiller R, Sperduto RD, Podgor MJ, Wilson PWF, Ferris FL, Colton T, et al. Cigarette smoking and the risk of development of lens opacities. The Framingham studies. Arch Ophthalmol 1997;115: van den Brûle J, Degueldre F, Galand A. Les cataractes d'origine médicamenteuse. Rev Méd Liège 1998;53: Mares-Perlman JA, Klein BEK, Klein R, Ritter LL. Relation between lens opacities and vitamin and mineral supplement use. Ophthalmology 1994;101: Barlier A, Salsi S. Rayonnement infrarouge et cataractes : évaluation des risques à proximité d'un four à induction. Cah Notes Doc 1995;161: Tavani A, Negri E, La Vecchia C. Selected diseases and risk of cataract in women. A case-control study from northern Italy. Ann Epidemiol 1995;5: Hiller R, Podgor MJ, Sperduto RD, Nowroozi L, Wilson PW, D'Agostino RB, et al. A longitudinal study of body mass index and lens opacities. The Framingham Studies. Ophthalmology 1998;105: Johnson GJ. Limitations of epidemiology in understanding pathogenesis of cataracts. Lancet 1998;351: Teikari JM, Virtamo J, Rautalahti M, Palmgren J, Liesto K, Heinonen OP. Long-term supplementation with alpha-tocopherol and beta-carotene and agerelated cataract. Acta Ophthalmol Scand 1997;75: Teikari JM, Rautalahti M, Haukka J, Järvinen P, Hartman AM, Virtamo J, et al. Incidence of cataract operations in Finnish male smokers unaffected by alpha tocopherol or beta carotene supplements. J Epidemiol Community Health 1998;52: Harris ML, Bron AJ, Brown NAP, Keech AC, Wallendszus KR, Armitage JM, et al. Absence of effect of simvastatin on the progression of lens opacities in a randomised placebo controlled study. The Oxford Cholesterol Study Group. Br J Ophthalmol 1995;79: Société Française d'ophtalmologie. Conférence de consensus sur l'opération de la cataracte de l'adulte, 4 mai Paris: SFO;

51 23. Lundström M, Fregell G, Sjoblom A. Vision related daily life problems in patients waiting for a cataract extraction. Br J Ophthalmol 1994;78: Ministère de l'equipement, du Logement, des Transports et du Tourisme. Arrêté du 7 mai fixant la liste des incapacités physiques incompatibles avec l'obtention ou le maintien du permis de conduire ainsi que des affections suceptibles de donner lieu à la délivrance de permis de conduire de durée de validité limitée. Journal Officiel, 29 mai 1997; Mangione CM, Phillips RS, Seddon JM, Lawrence MG, Cook EF, Dailey R, et al. Development of the activities of daily vision scale. A mesure of visual functional status. Med Care 1992;30: Mangione CM, Orav EJ, Lawrence MG, Phillips RS, Seddon JM, Goldman L. Prediction of visual function after cataract surgery. A prospectively validated model. Arch Ophthalmol 1995;113: Lundström M, Roos P, Jensen S, Fregell G. Catquest questionnaire for use in cataract surgery care: description, validity, and reliability. J Cataract Refract Surg 1997;23: Friedman DS, Schein OD. Assessing disability in the patient with cataract. Curr Opin Ophthalmol 1998;9: Lundström M, Stenevi U, Thorburn W, Roos P. Catquest questionnaire for use in cataract surgery care: assessment of surgical outcomes. J Cataract Refract Surg 1998;24: Steinberg EP. The VF-14: an index of functional impairment in patients with cataract. Arch Ophthalmol 1994;112: Alonso J, Espallargues M, Andersen TF, Cassard SD, Dunn E, Bernth-Petersen P, et al. International applicability of the VF-14. An index of visual function in patients with cataracts. Ophthalmology 1997;104: Uusitalo RJ, Tarkkanen A. Outcomes of small incision cataract surgery. J Cataract Refract Surg 1998;24: Steinberg EP, Bass EB, Luthra R, Schein OD, Sharkey P, Javitt J, et al. Variation in ophthalmic testing before cataract surgery. Results of a national survey of ophthalmologists. Arch Ophthalmol 1994;112: Lee PP, Hilborne L, McDonald L, Tobacman JK, Kolder H, Johnson T, et al. Documentation patterns before cataract surgery at ten academic centers. Ophthalmology 1996;103: Norregaard JC, Schein OD, Anderson GF, Alonso J, Dunn E, Black C, et al. International variation in ophthalmologic management of patients with cataracts. Results from the International Cataract Surgery Outcomes Study. Arch Ophthalmol 1997;115: Bellan L, Dunn E, Black C. Practices associated with cataract surgery in Canada. Results of a national survey. Can J Ophthalmol 1997;32: Espallargues M, Alonso J, Castilla M, Anto JM, Castells FX, Castano J, et al. Preoperative testing practice in healthy cataract surgery patients. Results of a survey of ophthalmologists in Barcelona, Spain. Barcelona I-PORT Investigators. Int Ophthalmol 1996;20: Superstein R, Boyaner D, Overbury O, Collin C. Glare disability and contrast sensitivity before and after cataract surgery. J Cataract Refract Surg 1997;23: Harstall C, Schneider WL. Intraocular lenses for uncomplicated senile cataract. Alberta: Alberta Heritage Foundation for Medical Research ; Health Technology Assessment; Norregaard JC, Bernth-Petersen P, Andersen TF. Changing threshold for cataract surgery in Denmark between 1980 and Results from the Danish Cataract Surgery Outcomes Study. II. Acta Ophthalmol Scand 1996;74: Health Services Utilization and Research Commission. Cataract surgery in Saskatchewan. Summary Report n 5, october ; Avaible from rt.htm. 42. Limburg H, Kumar R, Bachami D. Monitoring and evaluating cataract intervention in India. Br J Ophthalmol 1996;80: Tiret L, Hatton F, Maujol L. Les interventions pratiques. L'activité chirurgicale en France. Une enquête prospective national ( ). Le Vésinet: Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale; p Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés. La nature des interventions. L'activité chirurgicale dans les établissements de santé. -51-

52 Enquête Résultats médicaux nationaux. Paris: CNAMTS; p Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés. L'activité chirurgicale dans les établissements de santé. Enquête 1992 Résultat médicaux nationaux. Tableaux et cartes annexes et glossaire. Paris: CNAMTS; Massin P, Chaine D, Lebuisson D. Résultats de l'enquête sur la pratique de la chirurgie de la cataracte de l'adulte en France In: Société Française d'ophtalmologie, éditeur. Conférence de consensus sur l'opération de la cataracte de l'adulte. Paris: SFO; p Powe NR, Schein OD, Gieser SC, Tielsch JM, Luthra R, Javitt J, et al. Synthesis of the literature on visual acuity and complications following cataract extraction with intraocular lens implantation. Arch Ophthalmol 1994;112: Powe NR, Tielsch JM, Schein OD, Luthra R, Steinberg EP. Rigor of research methods in studies of the effectiveness and safety of cataract extraction with intraocular lens implantation. The Cataract Patient Outcome Research Team. Arch Ophthalmol 1994;112: Mangione CM, Phillips RS, Lawrence MG, Seddon JM, Orav EJ, Goldman L. Improved visual function and attenuation of declines in health-related quality of life after cataract extraction. Arch Ophthalmol 1994;112: Steinberg EP, Tielsch JM, Schein OD, Javitt JC, Sharkey P, Cassard SD, et al. National study of cataract surgery outcomes. Variation in 4-month postoperative outcomes as reflected in multiple outcome measures. Ophthalmology 1994;101: Elliott DB, Patla A, Bullimore MA. Improvements in clinical and functional vision and perceived visual disability after first and second eye cataract surgery. Br J Ophthalmol 1997;81: Espallargues M, Alonso J. Effectiveness of cataract surgery in Barcelona, Spain site results of an international study. Barcelona I-PORT Investigators International Patient Outcome Research Team. J Clin Epidemiol 1998;51: Wegener M, Alsbirk PH, Hojgaard-Olsen K. Outcome of 1000 consecutive clinic- and hospitalbased cataract surgeries in a Danish county. J Cataract Refract Surg 1998;24: Klein BE, Klein R, Moss SE. Change in visual acuity associated with cataract surgery. The Beaver Dam Eye Study. Ophthalmology 1996;103: American Academy of Ophthalmology, American Society of Cataract. White paper on cataract surgery. Ophthalmology 1996;103: Steinberg EP. Variations in cataract management: patient and economic outcomes. Final Report of the patient outcomes research team (Port). Rockville (MD) : AHCPR; Mönestam E, Wachtmeister L. Impact of cataract surgery on car driving: a population based study in Sweden. Br J Ophthalmol 1997;81: Desai P, Reidy A, Minassian DC, Vafidis G, Bolger J. Gains from cataract surgery: visual function and quality of life. Br J Ophthalmol 1996;80: Schein OD, Steinberg EP, Cassard SD, Tielsch JM, Javitt JC, Sommer A. Predictors of outcome in patients who underwent cataract surgery. Ophthalmology 1995;102: Sourdille P. L'indication opératoire de la cataracte. In: Laroche L, Lebuisson DA, Montard M, editors. Chirurgie de la cataracte. Paris: Masson; p Laidlaw DAH, Harrard RA, Hopper CD, Donavan JL, Brookes ST, Marsh GW, et al. Randomised trial of effectiveness of second eye cataract surgery. Lancet 1998;352: Castells X, Alonso J, Ribo C, Casado A, Buil JA, Badia M, et al. Comparison of the results of first and second cataract eye surgery. Ophthalmology 1999;106: Javitt JC, Steinberg EP, Sharkey P, Schein OD, Tielsch JM, West MD, et al. Cataract surgery in one eye or both. A billion dollar per year issue. Ophthalmology 1995;102: Royal College of Ophthalmologists. Guidelines for cataract surgery. London: RCO; Stenevi U, Lundström M, Thorburn W. A national Cataract Register. I. Description and epidemiology. Acta Ophthalmol Scand 1995;73: Sarkies N, Everson J, Davies S. Indicator-based audit of cataract surgery in four neighbouring hospitals in East Anglia. Eye 1995;9: Hooper PL, Rao NA, Smith RE. Cataract extraction -52-

53 in uveitis patients. Surv Ophthalmol 1990;35: Dana MR, Chatzistefanou K, Schaumberg DA, Foster CS. Posterior capsule opacification after cataract surgery in patients with uveitis. Ophtalmology 1997;104: Douenne JL. La phaco-éxèrese chez le fort myope. Ophtalmologie 1995;9: Badr IA, Hussain HM, Jabak M, Wagoner MD. Extracapsular cataract extraction with or without posterior chamber intraocular lenses in eyes with cataract and high myopia. Ophthalmology 1995;102: Flament J, Nasica X, Meyer L, Kennel N. Phacoexérèse et myopie forte. Analyse rétrospective de 149 interventions. Ophtalmologie 1995;9: Ounnas N, Ruellan YM, Dordain Y, Morel X, Seba M. Traitement de la cataracte chez le fort myope par phacoémulsification et implant de chambre postérieure de faible puissance. Ophtalmologie 1995;9: Shuttleworth GN, Luhishi EA, Harrad RA. Do patients with age related maculopathy and cataract benefit from cataract surgery? Br J Ophthalmol 1998;82: Kershner RM. Clear corneal cataract surgery and the correction of myopia, hyperopia, and astigmatism. Ophthalmology 1998;104: Pollack A, Bukelman A, Zalish M, Leiba H, Oliver M. The course of age-related macular degeneration following bilateral cataract surgery. Ophthalmic Surg Lasers 1998;29: Dowler JGF, Sehmi KS, Hykin PG, Hamilton AMP. The natural history of macular edema after cataract surgery in diabetes. Ophtalmology 1999;106: Klein R, Klein BE, Jensen SC, Cruickshanks KJ. The relationship of ocular factors to the incidence and progression of age-related maculopathy. Arch Ophthalmol 1998;116: Comhaire-Poutchinian Y. Répercussions de l'intervention de la cataracte sur l'évolution de la rétinopathie diabétique. Bull Soc Belge Ophtalmol 1995;256: Sadiq SA, Sleep T, Amoaku WMK. The visual results and changes in retinopathy in diabetic patients following cataract surgery. Eur J Ophthalmol 1999;9: Dowler JGF, Hykin PG, Lightman SL, Hamilton AM. Visual acuity following extracapsular cataract extraction in diabetes: a meta-analysis. Eye 1995;9: Antcliff RJ, Poulson A, Flanagan DW. Phacoemulsification in diabetics. Eye 1996;10: Tsopelas N, Kokolakis N, Droutsas D, Theodossiadis G. Extracapsular cataract extraction in diabetic eyes. The role of YAG laser capsulotomy. Doc Ophthalmol 1995;91: Pollack A, Katz H, Oliver M, Zalish M. The course after cataract extraction, intraocular lens implantation, and trabeculectomy for patients with diabetes. Ophthalmic Surg Lasers 1996;27: Chiu DW, Meusemann RA, Kaufman DV, Hall AJ, Daniell MD. Visual outcome and progression of retinopathy after cataract surgery in diabetic patients. Aust N Z J Ophthalmol 1998;26: Marx MS, Werner P, Billig N, Watson VJ, Cohen- Mansfield J, Feldman R. Outcomes of cataract surgery in nursing home residents. Psychosomatics 1995;36: Piazza D. Cataract surgery in the patient with dementia: justified paternalism? Insight 1996;21: Coleman AL, Morgenstern H. Use of insurance claims databases to evaluate the outcomes of ophthalmic surgery. Surv Ophthalmol 1997;42: Bovet J, Baumgartner JM. Qu'apporte la chirurgie ambulatoire à l'opération de la cataracte. Klin Monatsbl Augenheilkd 1994;204: Moes I, Bonnet S, Vandenbrule J. Capsule postérieure et décollement de rétine. Bull Soc Belge Ophtalmol 1995;255: Schein OD, Steinberg EP, Javitt JC, Cassard SD, Tielsch JM, Steinwachs DM, et al. Variation in cataract surgery practice and clinical outcomes. Ophthalmology 1994; Drolsum L, Haaskjold E. Causes of decreased visual acuity after cataract extraction. J Cataract Refract Surg 1995;21: Berrod JP, Sautiere B, Rozot P, Raspiller A. Retinal detachment after cataract surgery. Int Ophthalmol 1997;20:

54 93. McCarty C. Endophthalmitis following cataract extraction: the need for a systematic review of the literature. Br J Ophthalmol 1997;81: Albanis CV, Dwyer MA, Ernest JT. Outcomes of extracapsular cataract extraction and phacoemulsification performed in a university training program. Ophthalmic Surg Lasers 1998;29: Hsieh WC. Review of the medical management of postoperative cataract complications. J Am Optom Assoc 1998;69: Schaumberg DA, Dana MR, Christen WG, Glynn RJ. A systematic overview of the incidence of posterior capsule opacification. Ophthalmology 1998;105: Powell SK, Olson RJ. Incidence of retinal detachment after cataract surgery and neodymium: YAG laser capsulotomy. J Cataract Refract Surg 1995;21: Norregaard JC, Thoning H, Andersen TF, Bernth- Petersen P, Javitt JC, Anderson GF. Risk of retinal detachment following cataract extraction: results from the International Cataract Surgery Outcomes Study. Br J Ophthalmol 1996;80: Norregaard JC, Thoning H, Bernth-Petersen P, Andersen TF, Javitt JC, Anderson GF. Risk of endophthalmitis after cataract extraction. Results from the International Cataract Surgery Outcomes Study. Br J Ophthalmol 1997;81: Halpern BL, Pavilack MA, Gallagher SP. The incidence of atonic pupil following cataract surgery. Arch Ophthalmol 1995;113: Arango JL, Margo CE. Wound complications following cataract surgery. A case-control study. Arch Ophthalmol 1998;116: Sundelin K, Sjöstrand J. Posterior capsule opacification 5 years after extracapsular cataract extraction. J Cataract Refract Surg 1999;25: Ninn-Pedersen K, Bauer B. Cataract patients in a defined Swedish population VI. YAG laser capsulotomies in relation to preoperative and surgical conditions. Acta Ophthalmol Scand 1997;75: Ravalico G, Tognetto D, Palomba M, Busatto P, Baccara F. Capsulorhexis size and posterior capsule opacification. J Cataract Refractive Surg 1996;22: Ram J, Apple DJ, Peng Q, Visessook N, Auffarth GU, Schoderbek RJ, et al. Update on fixation of rigid and foldable posterior chamber intraocular lenses. Part II. Choosing the correct haptic fixation and intraocular lens design to help eradicate posterior capsule opacification. Ophtalmology 1999;106: Galand A, Van Cauwenberge F, Moosavi J. Posterior capsulorhexis in adult eyes with intact and clear capsules. J Cataract Refract Surg 1996;22: Salvanet-Bouccara A, Forestier F, Coscas G, Adenis JP, Denis F. Endophtalmies bactériennes. Résultats ophtalmologiques d'une enquête prospective multicentrique nationale. J Fr Ophtalmol 1992;15: Bron A. Endophtalmies. Première partie: le diagnostic. J Fr Ophtalmol 1996;19: Results of the endophthalmitis virectomy study. A randomized trial of immediate virectomy and intravenous antibiotics for the treatment of postoperative bacterial endophtalmitis. Arch Ophthalmol 1995;113: Cruciani M, Malena M, Amalfitano G, Monti P, Bonomi L. Molecular epidemiology in a cluster of cases of postoperative pseudomonas aeruginosa endophtalmitis. CID 1998;26: Mirza GE, Karaküçük S, Doganay M, Caglayangil A. Postoperative endophthalmitis caused by an enterobacter species. J Hosp Infect 1994;26: Rogers NK, Fox PD, Noble BA, Kerr K, Inglis T. Aggressive management of an epidemic of chronic pseudophakic endophthalmitis: results and literature survey. Br J Ophthalmol 1994;78: Arsan AK, Adisen A, Duman S, Aslan B, Koçak I. Acute endophthalmitis outbreak after cataract surgery. J Cataract Refract Surg 1996;22: Roy M, Chen JC, Miller M, Boyaner D, Kasner O, Edelstein E. Epidemic Bacillus endophthalmitis after cataract surgery I. Acute presentation and outcome. Ophthalmology 1997;104: Zaluski S, Karsenti G. Endophtalmies à bacille pyocyanique et chirurgie de la cataracte : enquête à la suite d'un mode de contamination particulier. Coup d'œil 1997;13: Tabbara KF, Al Jabarti A. Hospital construction associated outbreak of ocular aspergillosis after cataract surgery. Ophtalmology 1998;105:

55 117. Bohigian GM. A study of the incidence of culturepositive endophthalmitis after cataract surgery in an ambulatory care center. Ophthalmic Surg Lasers 1999;30: Zaluski S, Clayman HM, Karsenti G, Bourzeix S, Tournemire A, Faliu B. Pseudomonas aeruginosa endophthalmitis caused by contamination of the internal fluid pathways of a phacoemulsifier. J Cataract Refractive Surg 1999;25: Locatcher-Khoraizo D, Sullivan H, Gutierrez E. Staphylococcus aureus isolated from normal and infected eyes: phages types and sensibility to antibacterial agents. Arch Ophthalmol 1967;77: Speaker MG, Milch FA, Shah MK, Eisner W, Kreiswirth BN. Role of external bacterial flora in the pathogenesis of acute postoperative endophthalmitis. Ophthalmology 1991;98: Ariyasu RG, Nakamura T, Trousdale MD, Smith RE. Intraoperative bacterial contamination of the aqueous humor. Ophthalmic Surg 1993;24: Han DP, Wisniewski SR, Wilson LA, Barza M, Vine AK, Doft BH, et al. Spectrum and susceptibilities of microbiologic isolates in the endophtalmitis vitrectomy study. Am J Ophthalmol 1996;122: Bannerman TL, Rhoden DL, McAllister SK, Miller JM, Wilson LA. The source of coagulasenegative staphylococci in the Endophtalmitis Vitrectomy Study. A comparison of eyelid and intraocular isolates using pulsed-field gel electrophoresis. Arch Ophthalmol 1997;115: Phillips WB, Tasman WS. Postoperative endophthalmitis in association diabetes mellitus. Ophthalmology 1994;101: Milazzo S, Turut P, Caradec X, Krzykala B. Résultats du traitement des endophtalmies aiguës après chirurgie de la cataracte. J Fr Ophtalmol 1994;17: Parkkari M, Päivärinta H, Salminen L. The treatment of endophthalmitis after cataract surgery: review of 26 cases. J Occular Pharmacol 1995;11: Valenton M. Wound infection after cataract surgery. Jpn J Ophthalmol 1996;40: Bron A. Endophtalmies. Deuxième partie: le traitement. J Fr Ophtalmol 1996;19: Staudenmaier C. Current views on the prevention of postoperative infectious endophthalmitis. Can J Ophthalmol 1997;32: Kresloff MS, Castellarin AA, Zarbin MA. Endophthalmitis. Surv Ophthalmol 1998;43: Maréchal G. Prévention des infections oculaires en salle d'opération à l'hôpital. Bull Soc Belge Ophtalmol 1996;260: Lebuisson DA, Bovet J. Principes d'hygiène au bloc opératoire ophtalmologique. In: Laroche L, Lebuisson A, Montard M, editors. Chirurgie de la cataracte. Paris: Masson; p Société Française d'ophtalmologie. Antimicrobial prophylaxis in surgery. Medical Letter 1997;39: Starr MB, Lally JM. Antimicrobial prophylaxis for ophthalmic surgery. Surv Ophthalmol 1995;39: Kitzis M, Chiche L. Antibioprophylaxie en chirurgie propre. Hygiènes 1997;5: Liesegang TJ. Prophylactic antibiotics in cataract operations. Mayo Clin Proc 1997;72: McMillan JJ, Mead MD. Prophylactic Subconjunctival antibiotics after cataract extraction evaluation of their desirability and efficacy. Int Ophthalmol Clin 1994;34: Ribaute E, Corlay JP, Dary J. Incidence de l'endophtalmie postopératoire après utilisation de vancocine intracamérulaire. Etude rétrospective sur cataractes consécutives. Ophtalmologie 1994;8: Gyssens IC. Preventing postoperative infections. Currents treatment recommendations. Drugs 1999;57: Isemberg SJ, Apt L, Yoshimori R, Khwarg S. Chemical preparation of the eye in opthalmic surgery. Comparison of providone-lodine on the conjunctiva with a prophylactic antibiotic. Arch Ophthalmol 1985; Haut J, Liotet S, Quesnot S. Rôle de l'antisepsie dans le traitement chimio-antibiotique prophylactique de l'endophtalmie postopératoire. J Fr Ophtalmol 1993;16: Saint-Blancat P, Burucoa C, Boissonnot M, -55-

56 Gobert F, Risse JF. Recherche d'une contamination bactérienne du liquide intra-oculaire au cours de la chirurgie de la cataracte avec et sans antibioprophylaxie locale. J Fr Ophtalmol 1995;18: Lehmann OJ, Roberts CJ, Ikram K, Campbell MJ, McGill JI. Association between nonadministration of subconjunctival cefuroxime and postoperative endophthalmitis. J Cataract Refract Surg 1997;23: Adenis JP, Franco JL. La prévention de l'infection post-opératoire. In: Laroche L, Lebuisson A, Montard M, editors. Chirurgie de la cataracte. Paris: Masson; p Mary JC, Salvanet-Bouccara A, Forestier F, Brasseur G. Résultats d'une enquête nationale concernant l'antibioprophylaxie et l'antisepsie dans la chirurgie de la cataracte. J Fr Ophtalmol 1998;21: Morlet N, Gatus B, Coroneo M. Patterns of perioperative prophylaxis for cataract surgery: a survey of Australian ophthalmologists. Aust N Z J Ophthalmol 1998;26: Feys J, Emond JP, Salvanet-Bouccara A, Dublanchet A. Etude bactériologique du liquide intraoculaire en fin d'intervention de cataracte. J Fr Ophtalmol 1993;16: Chaudhary U, Nagpal RC, Malik AK, Kumar A. Comparative evaluation of antimicrobial activity of polyvinylpyrrolidone (PVP)-iodine versus topical antibiotics in cataract surgery. J Indian Med Assoc 1998;96: Kramer A, Behrens-Baumann W. Prophylactic use of topical anti-infectives in ophthalmology. Ophthalmologica 1997;211: Montan PG, Koranyi G, Setterquist HE, Stridh A, Philipson BT, Wiklund K. Endophthalmitis after cataract surgery: risk factors relating to technique and events of the operation and patient history: a retrospective case-control study. Ophthalmology 1998;105: Menikoff JA, Speaker MG, Marmor M, Raskin EM. A case-control study of risk factors for postoperative endophthalmitis. Ophtalmology 1991;98: Raskin EM, Speaker MG, McCormick A, Wong D, Menikoff JA, Pelton-Henrion K. Influence of haptic materials on the adherence of Staphylococci to intraocular lenses. Arch Ophthalmol 1993;111: Dickey JB, Thompson KD, Jay WM. Anterior chamber aspirante culture after uncomplicated cataract surgery. Am J Ophthalmol 1991;112: Egger SF, Huber-Spitzy V, Scholda C, Schneider B, Grabner G. Bacterial contamination during extracapsular cataract extraction. Prospective study on 200 consecutive patients. Ophthalmologica 1994;208: Lam SR, Tuli R, Menezes A, Devenyi RG. Bacterial endophthalmitis following extracapsular cataract extraction: recommendations for early detection. Can J Ophthalmol 1997;32: Sherwood DR, Rich WJ, Jacobs JS, Hart RJ, Fairdild YL. Bacterial contamination of intraocular and extraocular fluids during extracapsular cataract extractions. Eye 1989;3: Egger SF, Huber-Spitzy V, Skorpik C, Weghaupt H, Scholda C, Arocker-Mettinger E, et al. Different techniques of extracapsular cataract extraction: bacterial contamination during surgery. Graefes Arch Clin Exp Ophtalmol 1994;232: Food and Drugs Administration. Incidents relevés sur les appareils: "Pacotron Gold" et répertoriés par la FDA aux USA, depuis Rockville (MD) : FDA Janknecht P, Kappstein I. Bacterial contamination of the pressure receiver of a vitrectomy machine. Ophthalmic Surg Lasers 1998;29: Zaluski S, Bourzeix S, Karsenti G, Bove G. Bacteriological contamination of the inner circuits of various phacoemulsifiers equipped with peristaltic pumps. Ophtalmic Practice 1999;17: Miyake K. Nonsteroidal anti-inflammatory agents in cataract intraocular lens surgery. Curr Opin Ophthalmol 1995;6: Rossetti L, Chaudhuri J, Dickersin K. Medical prophylaxis and treatment of cystoid macular edema after cataract surgery. The results of a meta-analysis. Ophthalmology 1998;105: Auffarth GU, Wilcox M, McCabe JCR, Wesendahl TA, Apple DJ. Analysis of 100 explanted one-piece and three-piece silicone intraocular lenses. Ophthalmology 1995;102:

57 164. Green WT, Muir MGK. Corneal complications of cataract surgery. Curr Opin Ophthalmol 1994;5: Direction des Hôpitaux, Division des Equipements des Matériels Médicaux et des Innovations Technologiques. Risques potentiels liés à l'interaction de produits de tamponnement intraoculaire avec les lentilles intraoculaires Tabandeh H, Smeets B, Teimory M, Seward H. Learning phacoemulsification: the surgeon-in-training. Eye 1994;8: Yang YC, Kirwan JF, Foster PJ, Pereira AM. Cataract surgery by junior ophthalmologists. Eye 1995;9: Prasad S. Phacoemulsification learning curve: Experience of two junior trainee ophthalmologists. J Cataract Refract Surg 1998;24: Smith JH, Seiff SR. Outcomes of cataract surgery by residents at a public county hospital. Am J Ophthalmol 1997;123: Thomas R, Braganza A, Raju R, Lawrence, Spitzer KH. Phacoemulsification. A senior surgeon's learning curve. Ophthalmic Surg 1994;25: Ng DT, Rowe NA, Francis IC, Kappagoda MB, Haylen MJ, Schumacher RS, et al. Intraoperative complications of 1000 phacoemulsification procedures: A prospective study. J Cataract Refract Surg 1998;24: Snyder RW, Donnenfeld ED. Teaching phacoemulsification to residents and physicians in transition. Int Ophthalmol Clin 1994;34: Agence Nationale pour le Développement de l'evaluation Médicale. Les greffes de cornée. Paris: ANDEM; Natchiar GN, Thulasiraj RD, Negrel AD, Bangdiwala S, Rahmathallah R, Prajna NV, et al. The Madurai Intraocular Lens Study. I. A randomized clinical trial comparing complications and vision outcomes of intracapsular cataract extraction and extracapsular cataract extraction with posterior chamber intraocular lens. Am J Ophthalmol 1998;125: Oshika T, Araie M, Masuda K, Majima Y, Leaming DV. Current trends in cataract and refractive surgery in Japan: 1996 survey. Jpn J Ophthalmol 1998;42: Lalanne B, Dupont M, Arnoux M, Filippi JM, Nizzoli JM, Girard de Langlade P. Anesthésie pour chirurgie de la cataracte. Résultat d'une enquête nationale. Presse Méd 1996;25: Montard M, Crozafon P, Laroche L. Les techniques de phacoémulsification. In: Laroche L, Lebuisson DA, Montard M, éditeurs. Chirurgie de la cataracte. Paris: Masson; p Blumenthal M. Technique du mini-noyau lors d'une extraction extracapsulaire manuelle après petite incision. In: Laroche L, Lebuisson DA, Montard M, éditeurs. Chirurgie de la cataracte. Paris: Masson; p Sourdille P. La phacofragmentation, technique alternative. In: Laroche L, Lebuisson DA, Montard M, éditeurs. Chirurgie de la cataracte. Paris: Masson; p Dodick JM, Laurence TD, Sperber MD. Perspectives d'avenir des phaco-lasers. In: Laroche L, Lebuisson DA, Montard M, editors. Chirurgie de la cataracte. Paris: Masson; p Zheng L, Merriam JC, Zaider M. Astigmatism and visual recovery after 'large incision' extracapsular cataract surgery and 'small' incisions for phacoemulsification. Trans Am Ophthalmol Soc 1997;95: Baumgartner JM, Bovet J, Baumgartner A. Comparaison de l'astigmatisme induit dans la chirurgie ambulatoire de la cataracte selon 3 techniques différentes. Klin Monatsbl Augenheilkd 1994;204: Dam-Johansen M, Olsen T. Refractive results after phacoemulsification and ECCE. A comparative study. Acta Ophthalmol 1993;71: Ninn-Pedersen K. Cataract patients in a defined Swedish population VIII. Postoperative astigmatism, intraocular pressure and visual acuity. Acta Ophthalmol Scand 1997;75: Levy JH, Pisacano AM, Chadwick K. Astigmatic changes after cataract surgery with 5.1 mm and 3.5 mm sutureless incisions. J Cataract Refract Surg 1994;20: Kohnen T, Dick B, Jacobi KW. Comparison of the induced astigmatism after temporal clear corneal tunnel incisions of different sizes. J Cataract Refract Surg 1995;21:

58 187. Müller-Jensen K, Barlinn B, Zimmerman H. Astigmatism reduction: no-stitch 4.0 mm versus sutured 12.0 mm clear corneal incisions. J Cataract Refract Surg 1996;22: Olson RJ, Crandall AS. Prospective randomized comparison of phacoemulsification cataract surgery with a 3.2-mm vs a 5.5-mm sutureless incision. Am J Ophthalmol 1998;125: Oshima Y, Tsujikawa K, Oh A, Harino S. Comparative study of intraocular lens implantation through 3.0 mm temporal clear corneal and superior scleral tunnel self-sealing incisions. J Cataract Refract Surg 1997;23: Wong HC, Davis G, Della N. Corneal astigmatism induced by superior versus temporal corneal incisions for extracapsular cataract extraction. Aust N Z J Ophthalmol 1994;22: Anders N, Pham DT, Antoni HJ, Wollensak J. Postoperative astigmatism and relative strength of tunnel incisions: a prospective clinical trial. J Cataract Refract Surg 1997;23: Roman S, Ullern M. Astigmatisme induit par les incisions cornéennes supérieures et temporales dans la chirurgie de la cataracte. J Fr Ophtalmol 1997;20: Müller-Jensen K, Barlinn B. Long-term astigmatic changes after clear corneal cataract surgery. J Cataract Refract Surg 1997;23: Goes FM, Goes FJ. Astigmatic changes after sutureless small-incision cataract-surgery using a superior or temporal corneal incision. Bull Soc Belge Ophtalmol 1998;268: Gimbel HV, Sun R, DeBrof BM. Prophylactic intracameral antibiotics during cataract surgery. The incidence of endophthalmitis and corneal endothelial cell loss. Eur J Implant Refract Surg 1994;6: Wirbelauer C, Anders N, Duy TP, Wollensak J. Effect of incision location on preoperative oblique astigmatism after scleral tunnel incision. J Cataract Refract Surg 1997;23: Vass C, Menapace R, Rainer G. Corneal topographic changes after frown and straight sclerocorneal incisions. J Cataract Refract Surg 1997;23: Scard D, Milazzo P, Turut P, Artin B, Caradec X. Résultats de l'astigmatisme après phacoémulsification par incision sclérale. Ophtalmologie (Paris) 1995;9: Vass C, Menapace R, Rainer G, Findl O, Steineck I. Comparative study of corneal topographic changes after 3.0 mm beveled and hinged clear corneal incisions. J Cataract Refract Surg 1998;24: Oubraham H, Glacet-Bernard A, Coscas G, Brahim R, Chahbi M. Evolution au long cours de l'astigmatisme postopératoire et de la fonction visuelle après chirurgie de la cataracte. Ophtalmologie 1995;9: Oshika T, Tsuboi S. Astigmatic and refractive stabilization after cataract surgery. Ophthalmic Surg 1995;26: Vajpayee RB, Sabarwal S, Sharma N, Angra SK. Phacofracture versus phacoemulsification in eyes with age-related cataract. J Cataract Refract Surg 1998;24: Mestres FD, Matheu A, Torres F, Lillo J, Castilla M. Intraoperative complications of planned extracapsular cataract extraction versus manual nucleofragmentation. J Cataract Refract Surg 1996;22: Neuhann T. Le capsulorhexis. In: Laroche L, Lebuisson DA, Montard M, éditeurs. Chirurgie de la cataracte. Paris: Masson; p Montard M, Laroche L. Les autres capsulectomies (rhexis excepté). In: Laroche L, Lebuisson DA, Montard M, editors. Chirurgie de la cataracte. Paris: Masson; p Pollock WST, Casswell AG. Decentration of the posterior chamber lens implant: a comparison of capsulorhexis with endocapsular surgery. Eye 1994;8: Haigh PM, Habib NE, King AJW, David DB, Clark DI. Modified capsulorhexis vs envelope capsulotomy in extracapsular cataract surgery. Eur J Implant Refract Surg 1995;7: Kruger A, Amon M, Nepp J. Intraoperative and postoperative complications of high-frequency capsulotomy and continuous curvilinear capsulorhexis. J Cataract Refract Surg 1997;23: Agència d'avaluació de Tecnologia Mèdica. Comparación de productos sanitarios: lentes intraoculares. Barcelona: AATM;

59 210. Heitz R. Quelle forme, quel diamètre, quel traitement de surface d'une lentille intra-oculaire permettent le meilleur résultat optique d'une part, la meilleur gestion des éventuelles complication postopératoires (rétiniennes) d'autre part? In: Conférence de consensus sur l'opération de la cataracte de l'adulte. Paris: Syndicat National des Ophtalmologistes de France; p Aron-Rosa D. Nouveaux biomatériaux et chirurgie de la cataracte. Discussion. Bull Acad Natl Med 1995;179: Laroche L, Weisser M, Montard M. Le choix d'un implant. In: Laroche L, Lebuisson DA, Montard M, éditeurs. Chirurgie de la cataracte. Paris: Masson; p Ullern M, Verove C, Menuet C, Nicol JL, Boureau C. Chirurgie de la cataracte et périphérie rétinienne : comment optimiser la visualisation ultérieure du fond d'œil? Ophtalmologie (Paris) 1995;9: Courtright P, Paton K, McCarthy JM, Sibley LM, Holland SP. An epidemiologic investigation of unexpected refractive errors following cataract surgery. Can J Ophthalmol 1998; Direction des Hôpitaux, Division des Equipements des Matériels Médicaux et des Innovations Technologiques. Lettre-circulaire DH/EM 1 n du 1 er mars 1997 relative à la sécurité d'utilisation des dispositifs médicaux. Risques potentiels de contamination de l'œil par certains phacoémulsificateurs lors d'opérations de la cataracte. Bulletin Officiel 1997; American Society of Cataract, American Society of Cataract and Refractive Surgery. Report of the American Society of Cataract and Refractive Surgery international committee on standards and quality control for ophthalmic instruments and devices. J Cataract Refract Surg 1991;17: Agence Nationale d'accréditation et d'evaluation en Santé. La chirurgie ambulatoire. Paris: ANAES; Cooper JM. Development of day case cataract surgery: a literature review. Br J Nurs 1996;5:

Les défibrillateurs cardiaques implantables

Les défibrillateurs cardiaques implantables Les défibrillateurs cardiaques implantables Etudes d'évaluation économique Etudes d'évaluation technologique Avant-propos Cette étude a été réalisée, à la demande de la Caisse Nationale de l'assurance

Plus en détail

LA CHIRURGIE DE LA CATARACTE. Comment se déroule la chirurgie de la cataracte?

LA CHIRURGIE DE LA CATARACTE. Comment se déroule la chirurgie de la cataracte? LA CHIRURGIE DE LA CATARACTE Comment se déroule la chirurgie de la cataracte? Une intervention de routine En France, plus de 500 000 chirurgies de la cataracte sont réalisées chaque année. L intervention

Plus en détail

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Différentes

Plus en détail

L opération de la cataracte. Des réponses à vos questions

L opération de la cataracte. Des réponses à vos questions L opération de la cataracte Des réponses à vos questions Qu est-ce que la cataracte? Quel objectif? Cette brochure vous donne toutes les informations utiles concernant l opération de la cataracte. Définition

Plus en détail

Vous allez être opéré(e) de Membrane Epimaculaire

Vous allez être opéré(e) de Membrane Epimaculaire Vous allez être opéré(e) de Membrane Epimaculaire HÔPITAL LARIBOISIERE Service d'ophtalmologie 2 rue Ambroise Paré 75475 Paris cedex 10 tel : 33 (0)1 49 95 64 88 La rétine est constituée de cellules visuelles

Plus en détail

LEURS SERVICES ET LEUR CADRE DE PRATIQUE LES OPTOMÉTRISTES : LEUR FORMATION, LEURS SERVICES ET LEUR CADRE DE PRATIQUE

LEURS SERVICES ET LEUR CADRE DE PRATIQUE LES OPTOMÉTRISTES : LEUR FORMATION, LEURS SERVICES ET LEUR CADRE DE PRATIQUE ordre des optométristes du québec LES OPTOMÉTRISTES : LEUR FORMATION, LEURS SERVICES ET LEUR CADRE DE PRATIQUE LES OPTOMÉTRISTES : LEUR FORMATION, LEURS SERVICES ET LEUR CADRE DE PRATIQUE VOIR QUI AU

Plus en détail

METHODOLOGIE GENERALE DE LA RECHERCHE EPIDEMIOLOGIQUE : LES ENQUETES EPIDEMIOLOGIQUES

METHODOLOGIE GENERALE DE LA RECHERCHE EPIDEMIOLOGIQUE : LES ENQUETES EPIDEMIOLOGIQUES Enseignement du Deuxième Cycle des Etudes Médicales Faculté de Médecine de Toulouse Purpan et Toulouse Rangueil Module I «Apprentissage de l exercice médical» Coordonnateurs Pr Alain Grand Pr Daniel Rougé

Plus en détail

Utilisation des médicaments au niveau des soins primaires dans les pays en développement et en transition

Utilisation des médicaments au niveau des soins primaires dans les pays en développement et en transition 09-0749 1 WHO/EMP/MAR/2009.3 Utilisation des médicaments au niveau des soins primaires dans les pays en développement et en transition Synthèse des résultats des études publiées entre 1990 et 2006 Organisation

Plus en détail

7. Exemples de tests pour détecter les différents troubles de la vision.

7. Exemples de tests pour détecter les différents troubles de la vision. 7. Exemples de tests pour détecter les différents troubles de la vision. 7.1 Pour la myopie (mauvaise vue de loin) : Test de vision de loin Sur le mur d un pièce, fixez l illustration ci-dessous que vous

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE 1- Définition : Le diabète sucré se définit par une élévation anormale et chronique de la glycémie. Cette anomalie est commune à tous les types de diabète sucré, mais

Plus en détail

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines Juillet 2010 Mise à jour Septembre 2010 1 Le rapport complet

Plus en détail

admission directe du patient en UNV ou en USINV

admission directe du patient en UNV ou en USINV Société française de neurologie RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN NEUROLOGIE Prise en charge hospitalière initiale des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral (AVC) : admission

Plus en détail

INDICATIONS DE L AMYGDALECTOMIE CHEZ L ENFANT

INDICATIONS DE L AMYGDALECTOMIE CHEZ L ENFANT INDICATIONS DE L AMYGDALECTOMIE CHEZ L ENFANT I. PROMOTEUR Agence nationale d accréditation et d évaluation en santé. II. SOURCE Recommandations de pratique clinique de 1997 sur les «Indications de l adénoïdectomie

Plus en détail

Evidence-based medicine en français

Evidence-based medicine en français Evidence-based medicine en français MÉDECINE FACTUELLE (Office de la langue française) Médecine fondée sur des faits démontrés Médecine fondée sur des preuves Médecine fondée sur des données probantes

Plus en détail

admission aux urgences

admission aux urgences Société française de neurologie RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN NEUROLOGIE Prise en charge hospitalière initiale des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral (AVC) : admission

Plus en détail

Bien voir pour bien conduire

Bien voir pour bien conduire Bien voir pour bien conduire Bien voir pour sa sécurité Que signifie avoir une bonne vue? Voir bien donne plus d assurance sur la route. Diverses études récentes prouvent qu une bonne vue et une perception

Plus en détail

ANNEXE N 1 AU REGLEMENT MUTUALISTE DE LA MUTUELLE FAMILIALE DES CHEMINOTS DE FRANCE N 784 394 413

ANNEXE N 1 AU REGLEMENT MUTUALISTE DE LA MUTUELLE FAMILIALE DES CHEMINOTS DE FRANCE N 784 394 413 ANNEXE N 1 AU REGLEMENT MUTUALISTE page 1 Sécurité Sociale I - HONORAIRES MEDICAUX Consultations et visites de généralistes et spécialistes Actes de chirurgie en cabinet Actes techniques médicaux (endoscopie,

Plus en détail

Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent

Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent GUIDE - AFFECTION DE LONGUE DURÉE Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent Juillet 2007 Juillet 2007 1 Ce document est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication

Plus en détail

PLAQUETTE D INFORMATION

PLAQUETTE D INFORMATION Mutuelle du personnel du groupe Société Générale PLAQUETTE D INFORMATION Registre National des Mutuelles N 784 410 805 Juillet 2010 Comment calculer un taux de remboursement de Mutuelle? Les remboursements

Plus en détail

Méthodologie Actuelle des Recommandations Formalisées d Experts SFAR/SRLF

Méthodologie Actuelle des Recommandations Formalisées d Experts SFAR/SRLF Méthodologie Actuelle des Recommandations Formalisées d Experts SFAR/SRLF Parmi les référentiels servant de base aux recommandations de pratiques professionnelles, la Société Francaise d Anesthésie-Réanimation

Plus en détail

La malvoyance d un instant n est pas celle d une vie

La malvoyance d un instant n est pas celle d une vie La malvoyance d un instant n est pas celle d une vie La malvoyance, un handicap grave Une personne malvoyante est une personne dont la vue est déficiente malgré le port de lunettes ou de lentilles, ou

Plus en détail

LE GRAND LIVRE Du. Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel. Prévenir les complications. et surveiller la maladie

LE GRAND LIVRE Du. Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel. Prévenir les complications. et surveiller la maladie Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel LE GRAND LIVRE Du diabète Vivre avec le diabète à tout âge Traiter et surveiller la maladie Prévenir les complications, 2012 ISBN : 978-2-212-55509-7

Plus en détail

ÉTAT DES LIEUX. Niveau de preuve et gradation des recommandations de bonne pratique

ÉTAT DES LIEUX. Niveau de preuve et gradation des recommandations de bonne pratique ÉTAT DES LIEUX Niveau de preuve et gradation des recommandations de bonne pratique Avril 2013 Les recommandations et leur synthèse sont téléchargeables sur www.has-sante.fr Haute Autorité de Santé Service

Plus en détail

Recherche documentaire et autoformation. Lecture critique d un article médical. Recommandations pour la pratique. Les maladies orphelines

Recherche documentaire et autoformation. Lecture critique d un article médical. Recommandations pour la pratique. Les maladies orphelines 18. Recherche documentaire et autoformation. Lecture critique d un article médical. Recommandations pour la pratique. Les maladies orphelines KARILA LAURENT - APPRENTISSAGE DE L EXERCICE MÉDICAL + Objectifs

Plus en détail

Service évaluation des actes professionnels

Service évaluation des actes professionnels TRAITEMENT DES AGÉNÉSIES DENTAIRES MULTIPLES LIÉES AUX DYSPLASIES ECTODERMIQUES OU À D'AUTRES MALADIES RARES, CHEZ L ENFANT ATTEINT D OLIGODONTIE, AVEC POSE DE 2 IMPLANTS (VOIRE 4 MAXIMUM) UNIQUEMENT DANS

Plus en détail

SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5

SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5 SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5 2.1. ETUDES REALISEES PAR LES SERVICES DES CAISSES D ASSURANCE MALADIE 5 2.2. ANALYSE DE LA LITTERATURE 5 2.3. ANALYSE DES VENTES 6 2.4. COMPARAISONS

Plus en détail

Faites l expérience d une meilleure vision

Faites l expérience d une meilleure vision Faites l expérience d une meilleure vision IRIS est le plus grand réseau d optométristes, d opticiens et d ophtalmologistes au Canada répartis dans 160 boutiques et cliniques. Chaque professionnel IRIS

Plus en détail

Recommandations pour la chirurgie de la CATARACTE en ambulatoire

Recommandations pour la chirurgie de la CATARACTE en ambulatoire Recommandations pour la chirurgie de la CATARACTE en ambulatoire AVANT L INTERVENTION : 1) Un rendez-vous en consultation d anesthésie au moins 8 jours avant l intervention vous a été donné. Venez ce jour-là

Plus en détail

Nouveau plan greffe : Axes stratégiques pour l avenir

Nouveau plan greffe : Axes stratégiques pour l avenir Extrait Communiqué de presse Saint-Denis, le 12 avril 2012 Nouveau plan greffe : Axes stratégiques pour l avenir La dynamique du plan greffe 2000-2003 a généré un essor sans précédent de près de 50 % de

Plus en détail

RÉFÉRENCES ET RECOMMANDATIONS MEDICALES

RÉFÉRENCES ET RECOMMANDATIONS MEDICALES CHAPITRE VI RÉFÉRENCES ET RECOMMANDATIONS MEDICALES I - Situation juridique La notion de références médicales opposables (RMO) est apparue dans la convention nationale des médecins de 1993. La réforme

Plus en détail

Format de l avis d efficience

Format de l avis d efficience AVIS D EFFICIENCE Format de l avis d efficience Juillet 2013 Commission évaluation économique et de santé publique Ce document est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service documentation

Plus en détail

Dégénérescence maculaire liée à l âge

Dégénérescence maculaire liée à l âge Dégénérescence maculaire liée à l âge LUC-09-02/10-6087 - 1 - Dégénérescence maculaire liée à l âge Sommaire 1. Introduction 2. Qu est-ce que la dégénérescence maculaire liée à l âge? 3. Forme sèche et

Plus en détail

L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES

L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES CONTEXTE 1. Pourquoi avoir élaboré un guide sur l éducation thérapeutique du En réponse à la demande croissante des professionnels de santé

Plus en détail

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA.

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA. COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 29 mai 2013 XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA DCI Code ATC (2012) Motif de l examen Liste

Plus en détail

SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE DES TMS EN ENTREPRISES : LES RESULTATS DU SUIVI A TROIS ANS DE LA COHORTE COSALI

SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE DES TMS EN ENTREPRISES : LES RESULTATS DU SUIVI A TROIS ANS DE LA COHORTE COSALI SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE DES TMS EN ENTREPRISES : LES RESULTATS DU SUIVI A TROIS ANS DE LA COHORTE COSALI Elise CHIRON 1, Yves ROQUELAURE 1, Catherine HA 2, Annie TOURANCHET 3, Annette LECLERC 4, Marcel

Plus en détail

PROPRIÉTÉS D'UN LASER

PROPRIÉTÉS D'UN LASER PROPRIÉTÉS D'UN LASER Compétences mises en jeu durant l'activité : Compétences générales : S'impliquer, être autonome. Elaborer et réaliser un protocole expérimental en toute sécurité. Compétence(s) spécifique(s)

Plus en détail

Figure 1 Différents éléments influençant les mesures de seuil réalisées en champ visuel

Figure 1 Différents éléments influençant les mesures de seuil réalisées en champ visuel LE CHAMP VISUEL DU SUJET NORMAL INFLUENCE DES METHODES D'EVALUATION Jacques CHARLIER U279 INSERM, LILLE INTRODUCTION La connaissance du champ visuel du sujet normal, de ses variations intra et interindividuelles

Plus en détail

Psoriasis et travail dans le BTP. Pr E. Delaporte

Psoriasis et travail dans le BTP. Pr E. Delaporte Psoriasis et travail dans le BTP Pr E. Delaporte 30 Mai 2013 Janvier 2013 : File active de 335 malades traités (293) ou ayant été traités (42) par immunosupp./ modulateurs (MTX CyA biomédicaments) 214

Plus en détail

Conclusions du Conseil sur l'innovation dans l'intérêt des patients

Conclusions du Conseil sur l'innovation dans l'intérêt des patients Conseil de l'union Européenne PRESSE FR CONCLUSIONS DU CONSEIL Bruxelles, le 1 décembre 2014 Conclusions du Conseil sur l'innovation dans l'intérêt des patients Session du Conseil Emploi, politique sociale,

Plus en détail

Plan de travail du Bureau de l audit et de la surveillance du FIDA pour 2011

Plan de travail du Bureau de l audit et de la surveillance du FIDA pour 2011 Cote du document: EB 2010/101/R.41 Point de l'ordre du jour: 17 b) Date: 9 novembre 2010 Distribution: Publique Original: Anglais F Plan de travail du Bureau de l audit et de la surveillance du FIDA pour

Plus en détail

AJO/ BJO/ Retina Oct 2014 Par Wilfried Minvielle

AJO/ BJO/ Retina Oct 2014 Par Wilfried Minvielle AJO/ BJO/ Retina Oct 2014 Par Service du Professeur E. Souied Ophtalmologie Centre Hospitalier Intercommunal de Creteil Objectif Déterminer l inocuité du laser diode micropulse transfovéolaire dans l'œdème

Plus en détail

PROTÉGER LA SANTÉ DE VOS SALARIÉS AVANTAGES RÉSERVÉS À L ENTREPRISE ET AUX SALARIÉS

PROTÉGER LA SANTÉ DE VOS SALARIÉS AVANTAGES RÉSERVÉS À L ENTREPRISE ET AUX SALARIÉS PROTÉGER LA SANTÉ DE VOS SALARIÉS AVANTAGES RÉSERVÉS À L ENTREPRISE ET AUX SALARIÉS COMPLÉMENTAIRE SANTÉ COLLECTIVE ASSURER LE REMBOURSEMENT DE VOS DÉPENSES PRÉVOIR LE REMBOURSEMENT DE SES DÉPENSES DE

Plus en détail

Projet de grossesse : informations, messages de prévention, examens à proposer

Projet de grossesse : informations, messages de prévention, examens à proposer DOCUMENT D INFORMATION POUR LES PROFESSIONNELS Projet de grossesse : informations, messages de prévention, examens à proposer Septembre 2009 DÉFINITION ET OBJECTIF Dès lors qu ils expriment un projet de

Plus en détail

prise en charge médicale dans une unité de soins

prise en charge médicale dans une unité de soins Société française de neurologie RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN NEUROLOGIE Prise en charge hospitalière initiale des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral (AVC) : prise en

Plus en détail

TDAH ET LA CONDUITE AUTOMOBILE

TDAH ET LA CONDUITE AUTOMOBILE DOCUMENT SUPPLÉMENTAIRE 6C TDAH ET LA CONDUITE AUTOMOBILE Points clés pour les médecins à réviser avec les adolescents et adultes atteints de TDAH: Données concernant les risques: a) Des études cliniques

Plus en détail

Principe d un test statistique

Principe d un test statistique Biostatistiques Principe d un test statistique Professeur Jean-Luc BOSSON PCEM2 - Année universitaire 2012/2013 Faculté de Médecine de Grenoble (UJF) - Tous droits réservés. Objectifs pédagogiques Comprendre

Plus en détail

Études épidémiologiques analytiques et biais

Études épidémiologiques analytiques et biais Master 1 «Conception, évaluation et gestion des essais thérapeutiques» Études épidémiologiques analytiques et biais Roxane Schaub Médecin de santé publique Octobre 2013 1 Objectifs pédagogiques Connaitre

Plus en détail

La gestion des risques en hygiène hospitalière

La gestion des risques en hygiène hospitalière La gestion des risques en hygiène hospitalière Rappels des fondamentaux Dr J-L. Quenon Comité de Coordination de l Évaluation Clinique et de la Qualité en Aquitaine Séminaire de la SF2H, 19 novembre 2013,

Plus en détail

1 Les principales définitions

1 Les principales définitions Dispositions Générales Complémentaire Santé 1 Les principales définitions Vous Désigne le souscripteur, l'adhérent ou l'assuré. Nous Désigne la société d'assurance mentionnées aux dispositions personnelles.

Plus en détail

Les usagers de drogues âgés de 40 ans et plus pris en charge dans les structures de soins pour leurs problèmes d addiction

Les usagers de drogues âgés de 40 ans et plus pris en charge dans les structures de soins pour leurs problèmes d addiction Les usagers de drogues âgés de 40 ans et plus pris en charge dans les structures de soins pour leurs problèmes d addiction OFDT Note n 2010-12 Saint-Denis, le 09/08/2010 Introduction Les premières structures

Plus en détail

L'ORDINATEUR ET LA VUE

L'ORDINATEUR ET LA VUE 45 L'ORDINATEUR ET LA VUE On parle beaucoup des troubles liés au travail devant écran d'ordinateur. Qu'en est-il des recherches dans ce domaine? On peut dire que les problèmes de la vision sur écran en

Plus en détail

Publicité Une nouvelle vision de la complémentaire santé

Publicité Une nouvelle vision de la complémentaire santé Publicité Une nouvelle vision de la complémentaire santé Swiss santé, Ma formule Édito Swiss santé, Ma formule Créez votre complémentaire santé personnalisée Rester en bonne santé est ce qu il y a de plus

Plus en détail

Contrôle difficile non prévu des voies aériennes: photographie des pratiques

Contrôle difficile non prévu des voies aériennes: photographie des pratiques Contrôle difficile non prévu des voies aériennes: photographie des pratiques B. Dureuil, PG. Yavordios, A. Steib Collège Français des Anesthésistes Réanimateurs (Absence de conflits d intérêts sur le sujet)

Plus en détail

Activité scientifique et recherche :

Activité scientifique et recherche : L INSTITUT DE L ŒIL Notre Mission: L Institut de l Œil de Montréal a pour mission d offrir à chaque patient, une évaluation individuelle de l état de santé de ses yeux, qui tient compte de l ensemble de

Plus en détail

SANTE Avec France Loisirs Assurances, l assurance SANTE devient plus simple. France Loisirs Assurances c est votre Assureur à domicile!

SANTE Avec France Loisirs Assurances, l assurance SANTE devient plus simple. France Loisirs Assurances c est votre Assureur à domicile! Fiche Produit SANTE Avec France Loisirs Assurances, l assurance SANTE devient plus simple. Notre rôle est de vous proposer un contrat avec toutes les garanties dont vous avez besoin pour assurer votre

Plus en détail

FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION

FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION Madame, Monsieur, Si votre état de santé nécessite une transfusion sanguine, ce document est destiné à vous informer sur les avantages et les risques de la transfusion,

Plus en détail

ÉVALUATION ET AMÉLIORATION DES PRATIQUES. Développement professionnel continu. Simulation en santé. Fiche technique méthode

ÉVALUATION ET AMÉLIORATION DES PRATIQUES. Développement professionnel continu. Simulation en santé. Fiche technique méthode ÉVALUATION ET AMÉLIORATION DES PRATIQUES Développement professionnel continu Simulation en santé Fiche technique méthode Cette fiche technique décrit la participation des professionnels à une session de

Plus en détail

SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014. Psoriasis. Rapport du Secrétariat

SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014. Psoriasis. Rapport du Secrétariat SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014 Psoriasis Rapport du Secrétariat 1. Le Conseil exécutif, à sa cent trente-troisième session,

Plus en détail

Pour l'instant, les connaissances actuelles ne permettent pas d'empêcher un cancer du sein de survenir.

Pour l'instant, les connaissances actuelles ne permettent pas d'empêcher un cancer du sein de survenir. Dépistage Pour l'instant, les connaissances actuelles ne permettent pas d'empêcher un cancer du sein de survenir. Par contre, nous pouvons tenter de le dépister plus tôt afin d'avoir plus de chances de

Plus en détail

Surveillance des troubles musculo-squelettiques dans les Bouches-du-Rhône

Surveillance des troubles musculo-squelettiques dans les Bouches-du-Rhône Santé travail Maladies chroniques et traumatismes Surveillance des troubles musculo-squelettiques dans les Bouches-du-Rhône Étude du syndrome du canal carpien opéré 2008-2009 Septembre 2011 F. Sillam 1,

Plus en détail

Fiche conseil n 16 Audit

Fiche conseil n 16 Audit AUDIT 1. Ce qu exigent les référentiels Environnement ISO 14001 4.5.5 : Audit interne EMAS Article 3 : Participation à l'emas, 2.b Annexe I.-A.5.4 : Audit du système de management environnemental SST OHSAS

Plus en détail

CONTRAINTES PSYCHOLOGIQUES ET ORGANISATIONNELLES AU TRAVAIL ET SANTE CHEZ LE PERSONNEL SOIGNANT DES CENTRES HOSPITALIERS:

CONTRAINTES PSYCHOLOGIQUES ET ORGANISATIONNELLES AU TRAVAIL ET SANTE CHEZ LE PERSONNEL SOIGNANT DES CENTRES HOSPITALIERS: CONTRAINTES PSYCHOLOGIQUES ET ORGANISATIONNELLES AU TRAVAIL ET SANTE CHEZ LE PERSONNEL SOIGNANT DES CENTRES HOSPITALIERS: Infirmier(e)s et aides soignant(e)s ETUDE ORSOSA État de santé, conditions de travail

Plus en détail

La prise en charge de votre insuffisance cardiaque

La prise en charge de votre insuffisance cardiaque G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre insuffisance cardiaque Vivre avec une insuffisance cardiaque Décembre 2007 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant

Plus en détail

Les ateliers de pratique réflexive lieu d intégration des données probantes, moteur de changement de la pratique

Les ateliers de pratique réflexive lieu d intégration des données probantes, moteur de changement de la pratique Les ateliers de pratique réflexive lieu d intégration des données probantes, moteur de changement de la pratique Préparé par: Rose-Anne Buteau, Inf. Ph D. (c) Sylvie Garand-Rochette, M.Sc.. Monique Thibault,

Plus en détail

Synthèse accompagnée d une évaluation critique Processus

Synthèse accompagnée d une évaluation critique Processus Synthèse accompagnée d une évaluation critique Processus Mise à jour : avril, 2015 Version 1.0 HISTORIQUE DES RÉVISIONS Le présent document sera régulièrement révisé dans le cadre des activités d amélioration

Plus en détail

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23.1. Critères de jugement binaires Plusieurs mesures (indices) sont utilisables pour quantifier l effet traitement lors de l utilisation d

Plus en détail

Délivrance de l information à la personne sur son état de santé

Délivrance de l information à la personne sur son état de santé Délivrance de l information à la personne sur son état de santé Mai 2012 Préambule Le contenu et les qualités de l information Les modalités de la délivrance de l information L information du mineur, du

Plus en détail

Lecture critique et pratique de la médecine

Lecture critique et pratique de la médecine 1-00.qxp 24/04/2006 11:23 Page 13 Lecture critique appliquée à la médecine vasculaireecture critique et pratique de la médecine Lecture critique et pratique de la médecine Introduction Si la médecine ne

Plus en détail

Nouveaux rôles infirmiers : une nécessité pour la santé publique et la sécurité des soins, un avenir pour la profession

Nouveaux rôles infirmiers : une nécessité pour la santé publique et la sécurité des soins, un avenir pour la profession Position adoptée par Conseil national de l Ordre des infirmiers le 14 septembre 2010 Nouveaux rôles infirmiers : une nécessité pour la santé publique et la sécurité des soins, un avenir pour la profession

Plus en détail

Valeur ajoutée relative basée sur les comparaisons indirectes Giens 2008, TR 5

Valeur ajoutée relative basée sur les comparaisons indirectes Giens 2008, TR 5 Valeur ajoutée relative basée sur les comparaisons indirectes Giens 2008, TR 5 Claire Le Jeunne Bertrand Xerri Cécile Rey-Coquais Jean-Michel Joubert Jean Delonca Martine Pigeon Michel Lièvre Patricia

Plus en détail

les télésoins à domicile

les télésoins à domicile Hiver 2013 Innovation en matière de prestation des soins de santé : les télésoins à domicile Innovation en matière de prestation des soins de santé : les télésoins à domicile Au Canada comme ailleurs dans

Plus en détail

LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION DU HANDICAP : Les personnes handicapées motrices à domicile (enquête HID 1999)

LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION DU HANDICAP : Les personnes handicapées motrices à domicile (enquête HID 1999) Délégation ANCREAI Ile-de-France CEDIAS - 5 rue Las-Cases 75007 PARIS Tél : 01 45 51 66 10 Fax : 01 44 18 01 81 E-mail : [email protected] Contact : Carole PEINTRE LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION

Plus en détail

RISQUES SOLAIRES CE QU IL FAUT SAVOIR POUR QUE LE SOLEIL RESTE UN PLAISIR

RISQUES SOLAIRES CE QU IL FAUT SAVOIR POUR QUE LE SOLEIL RESTE UN PLAISIR RISQUES SOLAIRES CE QU IL FAUT SAVOIR POUR QUE LE SOLEIL RESTE UN PLAISIR PROFITEZ DU SOLEIL EN TOUTE SÉCURITÉ Nous profitons tous du soleil et en connaissons ses bienfaits : il dope le moral et favorise

Plus en détail

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Annexe II Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet,

Plus en détail

LE PLAN D'AMÉLIORATION DE LA FONCTION MARKETING

LE PLAN D'AMÉLIORATION DE LA FONCTION MARKETING LE PLAN D'AMÉLIORATION DE LA FONCTION MARKETING Direction du développement des entreprises et des affaires Préparé par Michel Coutu, F. Adm.A., CMC Conseiller en gestion Publié par la Direction des communications

Plus en détail

Un métier en évolution pour répondre aux nouvelles. Face à ces évolutions, un nouveau métier

Un métier en évolution pour répondre aux nouvelles. Face à ces évolutions, un nouveau métier Les métiers de la pharmacovigilance Des métiers en évolution dans une industrie de haute technologie et d'innovation Une mission d'évaluation et de gestion des risques liés à l'utilisation des médicaments

Plus en détail

prise en charge paramédicale dans une unité de soins

prise en charge paramédicale dans une unité de soins Société française de neurologie RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN NEUROLOGIE Prise en charge hospitalière initiale des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral (AVC) : prise en

Plus en détail

Votre santé visuelle :

Votre santé visuelle : Votre santé visuelle : on peut faire plus! Votre santé visuelle : on peut faire plus! Votre santé visuelle : on peut faire plus! Droit d auteur 2007, INCA ISBN 978-0-921122-27-6 Titre : Votre santé visuelle

Plus en détail

données à caractère personnel (ci-après la "LVP"), en particulier l'article 29 ;

données à caractère personnel (ci-après la LVP), en particulier l'article 29 ; 1/9 Avis n 22/2014 du 19 mars 2014 Objet : demande d'avis concernant un projet d'arrêté royal réglementant les traitements par les médicaments de substitution (CO-A-2014-006) La Commission de la protection

Plus en détail

Les mesures à l'inclinomètre

Les mesures à l'inclinomètre NOTES TECHNIQUES Les mesures à l'inclinomètre Gérard BIGOT Secrétaire de la commission de Normalisation sols : reconnaissance et essais (CNSRE) Laboratoire régional des Ponts et Chaussées de l'est parisien

Plus en détail

Document à destination. des personnels de l enseignement supérieur.

Document à destination. des personnels de l enseignement supérieur. Document à destination des personnels de l enseignement supérieur. Vous trouverez dans ce document différentes informations vous permettant de mieux appréhender l arrivée d un(e) étudiant(e) en situation

Plus en détail

RAPPORT SYNTHÈSE. En santé après 50 ans. Évaluation des effets du programme Les médicaments :

RAPPORT SYNTHÈSE. En santé après 50 ans. Évaluation des effets du programme Les médicaments : S A N T É P U B L I Q U E RAPPORT SYNTHÈSE Évaluation des effets du programme Les médicaments : Oui Non Mais! En santé après 50 ans Depuis janvier 1997, la Direction de santé publique s est associée à

Plus en détail

Plan. Introduction. Les Nouveaux Anticoagulants Oraux et le sujet âgé. Audit de prescription au Centre Hospitalier Geriatrique du Mont d Or

Plan. Introduction. Les Nouveaux Anticoagulants Oraux et le sujet âgé. Audit de prescription au Centre Hospitalier Geriatrique du Mont d Or Plan Introduction Les Nouveaux Anticoagulants Oraux et le sujet âgé Audit de prescription au Centre Hospitalier Geriatrique du Mont d Or Introduction NACO: une actualité brûlante! AVK: Plus forte incidence

Plus en détail

Fiche descriptive de l indicateur : Tenue du dossier anesthésique (DAN)

Fiche descriptive de l indicateur : Tenue du dossier anesthésique (DAN) Définition Score individuel Score global Echantillon Critère d inclusion Fiche descriptive de l indicateur : Tenue du dossier anesthésique (DAN) Cet indicateur évalue la tenue du dossier anesthésique.

Plus en détail

médicale canadienne, l Institut canadien d information sur la santé, Santé Canada et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.

médicale canadienne, l Institut canadien d information sur la santé, Santé Canada et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) interroge ses membres sur plusieurs aspects touchant leur pratique professionnelle à l aide de sondages, de groupes de

Plus en détail

QUALITE DES SOINS : REVUE A TRAVERS LA LITTERATURE DES OUTILS ET DES CRITERES UTILISES EN MEDECINE AMBULATOIRE

QUALITE DES SOINS : REVUE A TRAVERS LA LITTERATURE DES OUTILS ET DES CRITERES UTILISES EN MEDECINE AMBULATOIRE QUALITE DES SOINS : REVUE A TRAVERS LA LITTERATURE DES OUTILS ET DES CRITERES UTILISES EN MEDECINE AMBULATOIRE NOVEMBRE 1999 Service évaluation en secteur libéral Dans la même collection : L évaluation

Plus en détail

Chapitre 1 : Introduction à la rééducation périnéale

Chapitre 1 : Introduction à la rééducation périnéale Chapitre 1 : Introduction à la rééducation périnéale 1. Historique. Kegel (1949). Bourcier (1970). 1985 : reconnaissance officielle d acte de MK. Développement de la MK périnéale : facteur éco/p sociale

Plus en détail

Insuffisance cardiaque

Insuffisance cardiaque Insuffisance cardiaque Connaître son évolution pour mieux la vivre Guide d accompagnement destiné au patient et ses proches Table des matières L évolution habituelle de l insuffisance cardiaque 5 Quelles

Plus en détail

PRINCIPES D ÉVALUATION DES RÉSEAUX DE SANTÉ

PRINCIPES D ÉVALUATION DES RÉSEAUX DE SANTÉ PRINCIPES D ÉVALUATION DES RÉSEAUX DE SANTÉ AOÛT 1999 Service évaluation économique Service évaluation en secteur libéral Service évaluation en établissements de santé Dans la même collection : Évaluation

Plus en détail

TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES

TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES Classement NABM : non inscrit code : non codé DÉCEMBRE 2006 Service évaluation des actes professionnels

Plus en détail

Le dépistage du cancer de la prostate. une décision qui VOUS appartient!

Le dépistage du cancer de la prostate. une décision qui VOUS appartient! Le dépistage du cancer de la prostate une décision qui VOUS appartient! Il existe un test de dépistage du cancer de la prostate depuis plusieurs années. Ce test, appelé dosage de l antigène prostatique

Plus en détail

LES PROFESSIONNELS DE LA SANTE

LES PROFESSIONNELS DE LA SANTE AD'PROSANTE : DES FORMATIONS POUR LES PROFESSIONNELS DE LA SANTE AD'PROSANTE - GROUPE SOFT FORMATION 84, Boulevard de la Corderie 13007 Marseille Tél : 04.91.15.71.03 Fax : 04.91.81.52.62 1 NOTRE OFFRE

Plus en détail

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE PRISE EN CHARGE SYSTÉMATISÉE DES PERSONNES ATTEINTES D HYPERTENSION ARTÉRIELLE SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE 23 ÉVALUATION DE

Plus en détail

Information au patient

Information au patient Information au patient Hôpital de jour médico-chirurgical Je vais subir une intervention chirurgicale en hôpital de jour, cela signifie que l intervention et le retour à domicile s effectueront le même

Plus en détail

7. Recherche des essais

7. Recherche des essais 7. Recherche des essais Le chapitre précédent a insisté sur la nécessité de réaliser une recherche des essais aussi exhaustive que possible. Seule la conjonction de tous les moyens disponibles peut laisser

Plus en détail

Docteur José LABARERE

Docteur José LABARERE UE7 - Santé Société Humanité Risques sanitaires Chapitre 3 : Epidémiologie étiologique Docteur José LABARERE Année universitaire 2010/2011 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits réservés.

Plus en détail

Article 1 er. Code de la santé publique Texte précédent. Nouveau texte. 28/11/2012 Evelyne Pierron Consultants. Article R5121-25

Article 1 er. Code de la santé publique Texte précédent. Nouveau texte. 28/11/2012 Evelyne Pierron Consultants. Article R5121-25 Tableau comparatif Décret n 2012-1244 du 8 novembre 2012 relatif au renforcement des dispositions en matière de sécurité des médicaments à usage humain soumis à autorisation de mise sur le marché et à

Plus en détail

da Vinci Pontage gastrique

da Vinci Pontage gastrique da Vinci Pontage gastrique Une nouvelle approche de la chirurgie bariatrique Êtes-vous intéressé par la dernière option de traitement de l'obésité? Votre docteur peut vous proposer une nouvelle procédure

Plus en détail

POLITIQUE SUR LA SÉCURITÉ LASER

POLITIQUE SUR LA SÉCURITÉ LASER Date d entrée en vigueur: 30 aout 2011 Remplace/amende: VRS-51/s/o Origine: Vice-rectorat aux services Numéro de référence: VPS-51 Les utilisateurs de lasers devront suivre les directives, la politique

Plus en détail