P R O G R A M M E PÉDAGOGIQUE. Promotion 2013
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- Bertrand Grégoire
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1 P R O G R A M M E PÉDAGOGIQUE Promotion 2013 Version août 2013
2 Table des matières I. LA COMPOSITION DE LA PROMOTION A. LES AUDITEURS DE JUSTICE ) Les auditeurs de justice recrutés sur concours ) Les auditeurs de justice recrutés sur titres... 1 B. LES AUTRES PUBLICS FORMÉS ) Les élèves avocats ) Les auditeurs étrangers... 2 II. LE PROFIL DE LA PROMOTION ) Origine du recrutement ) Répartition des candidatures aux concours ) Évolution du nombre d inscrits aux concours de l ENM depuis ) Taux de sélectivité des concours ) Répartition hommes/femmes ) Les âges ) Origines socioprofessionnelles des parents ) Lieu de naissance des auditeurs de justice ) Diplômes ) Expérience professionnelle préalable ) Dernier emploi occupé des auditeurs issus du 2 ème concours et du recrutement sur titre ) Chargés de famille ) Préparation aux concours III. L OBJECTIF DE LA FORMATION IV. LE SERMENT DES AUDITEURS DE JUSTICE V. LES CAPACITÉS FONDAMENTALES À ACQUÉRIR VI. LES PÔLES DE FORMATION VII. L ORGANISATION PÉDAGOGIQUE DE LA FORMATION INITIALE A. LE DIRECTEUR DE L ÉCOLE B. LE DIRECTEUR ADJOINT CHARGE DU RECRUTEMENT, DE LA FORMATION INITIALE ET DE LA RECHERCHE C. LA SOUS-DIRECTION DES RECRUTEMENTS ET DE LA VALIDATION DES COMPÉTENCES D. LA SOUS-DIRECTION DES ÉTUDES E. LA SOUS-DIRECTION DES STAGES F. LE DEPARTEMENT DE LA RECHERCHE ET DE LA DOCUMENTATION VIII. LES SÉQUENCES ET LE CALENDRIER DE LA FORMATION IX. LES OBJECTIFS DES SÉQUENCES DE FORMATION X. LE CONTENU DES SÉQUENCES DE FORMATION XI. LES MÉTHODES PÉDAGOGIQUES XII. L AFFECTATION EN STAGE A. LE CHOIX DES LIEUX ) Principes généraux (extraits du règlement intérieur) ) Le stage juridictionnel ) Le stage avocat B. LES EMPÊCHEMENTS À AFFECTATION ) Le stage juridictionnel Les empêchements absolus Les empêchements relatifs ) Le stage «avocat» Les empêchements absolus... 52
3 Les empêchements relatifs Les recommandations déontologiques XIII. LE LIVRET PÉDAGOGIQUE DE L AUDITEUR XIV. LA VALIDATION DE L ACQUISITION DES COMPÉTENCES ET LE CLASSEMENT DES AUDITEURS A. DURANT LA SCOLARITÉ GÉNÉRALISTE : LE LIVRET DE L ÉVALUATION B. AU TERME DE LA FORMATION GÉNÉRALISTE : L EXAMEN D APTITUDE ET DE CLASSEMENT ) Le jury a) Les épreuves b) La décision du jury XV. LE CHOIX DES POSTES À LA SORTIE D ÉCOLE XVI. LE SERMENT DU MAGISTRAT... 61
4 I. LA COMPOSITION DE LA PROMOTION 2013 A. LES AUDITEURS DE JUSTICE La promotion 2013 est composée de 252 auditeurs de justice : 203 auditeurs de justice recrutés à la suite de la session 2012 des trois concours d accès o 181 par le 1 er concours o 22 par le 2 ème concours o 0 par le 3 ème concours 49 auditeurs de justice recrutés sur titres en application des dispositions de l article 18-1 de l ordonnance du 22 décembre ) Les auditeurs de justice recrutés sur concours Le premier concours est ouvert aux candidats étudiants, âgés au plus de 31 ans, titulaires d un diplôme sanctionnant une formation d une durée au moins égale à quatre années après le baccalauréat, ou d un diplôme délivré par un institut d études politiques, ou aux étudiants ayant obtenu le certificat attestant de la qualité d ancien élève de l école normale supérieure. Le deuxième concours est ouvert aux fonctionnaires de l État, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics, âgés au plus de 48 ans, et justifiant d une durée de quatre années au moins de services effectifs en ces qualités. Le troisième concours est ouvert aux candidats justifiant de huit années d exercice professionnel dans le secteur privé ou d exercice d un mandat d élu local, ou de l exercice de fonctions de juge non professionnel, âgé au plus de 40 ans. 2) Les auditeurs de justice recrutés sur titres Le recrutement sur titres est ouvert aux personnes âgées de 31 ans au moins et 40 ans au plus au 1 er janvier de l'année au cours de laquelle le dossier est examiné par la commission d'avancement. Peuvent postuler : Les personnes titulaires d'une maîtrise en droit et justifiant de quatre années d activité dans le domaine juridique, économique ou social les qualifiant pour l'exercice des fonctions judiciaires Les docteurs en droit qui possèdent outre le diplôme requis pour le doctorat, un autre diplôme d études supérieures Les personnes ayant exercé des fonctions d enseignement ou de recherche en droit dans un établissement public d enseignement supérieur pendant trois ans après l obtention de la maîtrise en droit et possédant un diplôme d études supérieures dans une discipline juridique. 1
5 B. LES AUTRES PUBLICS FORMÉS 1) Les élèves avocats Depuis 2006, l École nationale de la magistrature accueille des élèves avocats durant six mois dans le cadre du projet pédagogique individuel prévu dans le cursus de formation des futurs avocats. Ils sont intégrés dans les groupes de directions d études des auditeurs de justice et suivent le même enseignement qu eux. L objectif poursuivi est de permettre à des élèves avocats et à des auditeurs de justice d intégrer mutuellement au cours de leur formation la logique professionnelle de l autre par une meilleure connaissance réciproque des mécanismes intellectuels et la culture institutionnelle de chaque profession. Leur sélection est opérée par les centres régionaux de formation professionnelle des avocats. L avocat, coordonnateur des enseignements «avocat» de l École, assure leur suivi et les relations avec leurs centres d origine. En 2013, 14 élèves avocats (un par groupe de directions d études) seront ainsi accueillis du 26 août 2013 au 2 ou 16 février Liste nominative : Ines BEN REHOUMA Basma EL MAHJOUB Cédric BRIEND Johann FOUBERT Pauline COLLETTE Delphine GIORGI Charlotte DE BASTOS VALENTE Jean-Charles GOLDSTEIN Elodie DIEUDONNE Badreddine HAMZA Corentin DOLIVET Jérémy NANAI Amandine DUPLEIX Alexia TARDIEU 2) Les auditeurs étrangers Historiquement, l École nationale de la magistrature a toujours accueilli en formation initiale des juristes étrangers devant devenir magistrats dans leur pays d origine. Ce type d assistance technique a été très développé durant de nombreuses années et a permis ces dernières années d accueillir des promotions d auditeurs haïtiens et congolais aux côtés des promotions 2010 et L importance quantitative des promotions 2012 et 2013 ne permet pas d accueillir des promotions d auditeurs étrangers aussi importantes que les années précédentes. L École souhaite toutefois maintenir le principe de cet accueil qui participe de l enrichissement culturel des auditeurs de justice et favorise les études de droit ou de pratiques comparées. Les élèves ainsi accueillis suivent l intégralité de la période d études et effectuent ensuite un stage juridictionnel dont la durée est fixée avec les autorités judiciaires du pays d origine. Un diplôme de fin d études vient sanctionner cette formation. En 2013, 5 auditeurs étrangers rejoindront la promotion le 26 août. M. Yves-Stéphane DOUDOU Côte d Ivoire M. Bassem CHAWKY Egypte M. Mostafa Hicham EL BASTAWISSY Egypte M. Bellay-Debussy JASMIN Haiti M. Cheikh OUlD ALOUEIMINE Mauritanie. 2
6 II. LE PROFIL DE LA PROMOTION 2013 La majorité des auditeurs de justice (ADJ) de la promotion 2013 est issue du 1 er concours étudiants. (181 ADJ) 71,54%, (ces auditeurs représentaient 71,83 % de la promotion en 2012). Parmi eux, 16 sont issus des classes préparatoires ENM et représente 6,32 % de la promotion 2013 et 8,84 % des auditeurs de justice du premier concours. Les auditeurs issus du deuxième concours réservé aux fonctionnaires (22 ADJ), représentent 8,70 % de l effectif total (8,45 % pour la promotion 2012). Le nombre de candidats ayant réussi le troisième concours réservé aux personnes ayant 8 années d activité dans le domaine privé est de 3. Cependant, deux d entre eux également admis au concours complémentaire ont démissionné au profit de ce concours ; le troisième auditeur renonce et n intègrera pas l ENM. Les auditeurs recrutés sur titres (Art. 18-1), c est-à-dire ceux qui ont une expérience de 4 années dans le domaine juridique ou économique ou social et qui ont une maîtrise en droit, 27 ans au moins et 40 ans au plus, (49 ADJ) représentent 19,44 % de l effectif (17,84 % en 2012). 1) Origine du recrutement Total promo er concours* 2 ème concours 3 ème concours Recrutement sur titres * 71,83 % 22 8,73% ,44 % *15 auditeurs sur 181 du 1 er concours (8,29 %) sont issus de la classe préparatoire ENM 2011/2012 ; 1 auditeur de la classe préparatoire ENM 2010/2011 soit un total de 16 auditeurs (8,84 %). 3
7 2) Répartition des candidatures aux concours Répartition des candidats au 1 er concours session 2012 Hommes Femmes Nombre % Nombre % Total Inscrits ,56% ,44% Renoncements 1 7,69% 12 92,31% 13 Rejets 3 37,50% 5 62,50% 8 Admis à conc ,57% ,43% Absents tt. ép ,89% ,11% 699 Présents ,27% ,73% Admissibles 59 17,15% ,85% 344 Abandons or. 3 42,86% 4 57,14% 7 Admis 43 23, ,24% 181 Répartition des candidats au 2 ème concours session 2012 Hommes Femmes Nombre % Nombre % Total Inscrits 85 30,47% ,53% 279 Renoncements 0 0,00% 2 100,00% 2 Rejets 2 22,22% 7 77,78% 9 Admis à conc ,97% ,03% 268 Absents tt. ép ,84% 96 63,16% 152 Présents 27 23,28% 89 76,72% 116 Admissibles 10 23,26% 33 76,74% 43 Abandons or. 0 0,00% 0 0,00% 0 Admis 7 31,82% 15 68,18% 22 Répartition des candidats au 3 ème concours session 2012 Hommes Femmes Nombre % Nombre % Total Inscrits 26 38,81% 41 61,19% 67 Renoncements 0 0,00% 1 100,00% 1 Rejets 2 28,57% 5 71,43% 7 Admis à conc ,68% 35 59,32% 59 Absents tt ép ,00% 26 65,00% 40 Présents 10 52,63% 9 47,37% 19 Admissibles 2 25,00% 6 75,00% 8 Abandons or. 0 0,00% 0 0,00% 0 Admis 0 0,00% 3* 100,00% 3* * 2 ADJ renoncent au profit du concours complémentaire 1 ADJ démissionne 4
8 3) Évolution du nombre d inscrits aux concours de l ENM depuis 1987 Évolution du nombre d inscrits au 1 er concours d accès à l ENM depuis 1987 Évolution du nombre d inscrits au 2 ème concours d accès à l ENM depuis 1987 Évolution du nombre d inscrits au 3 ème concours d accès à l ENM depuis
9 4) Taux de sélectivité des concours (mode de calcul : Nbre d admis/nbre de présents) Premier concours depuis 1959 Deuxième concours depuis 1972 Troisième concours depuis
10 5) Répartition hommes/femmes La proportion des femmes (182) (72,22 %) de la promotion 2013 est en diminution par rapport à la promotion 2012 (80,28 %.). Celles issues du premier concours (138) représentent 76,24 %. (86,93 % pour la promotion 2012). PROMOTION er concours 2 ème concours 3 ème concours* 18-1 FEMMES ,22 % ,24 % 15 68,18 % ,18 % HOMMES 70 27,78 % 43 23,76 % 7 31,82 % ,82 % TOTAL (*pour rappel : 3 reçus mais : 2 reports et 1 démission) Proportion de femmes depuis 1984 aux trois concours 6) Les âges L âge moyen de l ensemble de la promotion 2013 est de 27,5 ans. AGE 1 er concours 2 ème concours 3 ème concours Recrutés sur titres Minimum 21 ans 28 ans 31 ans Maximum 37 ans 39 ans 43 ans Age moyen 25 ans 33 ans 35 ans 7
11 7) Origines socioprofessionnelles des parents Auditeurs de justice promotion 2013 issus du 1 er concours - origine socioprofessionnelle du père Auditeurs de justice promotion 2013 issus du 1 er concours origine socioprofessionnelle de la mère Auditeurs de justice promotion 2013 issus du 2 ème concours - origine socioprofessionnelle du père 8
12 Auditeurs de justice promotion 2013 issus du 2 ème concours origine socioprofessionnelle de la mère Auditeurs de justice promotion 2013 recrutés sur titres (18-1) - origine socioprofessionnelle du père Auditeurs de justice promotion 2013 recrutés sur titres (18-1) - origine socioprofessionnelle de la mère 9
13 8) Lieu de naissance des auditeurs de justice Promotion 2013 Promotion 2013 Régions de naissance % Régions de naissance % 252 Auditeurs 252 Auditeurs Ile de France 74 29,25% Pays de la Loire 7 2,77% Rhône-Alpes 19 7,51% Languedoc-Roussillon 6 2,37% PACA 18 7,11% Bourgogne 5 1,98% Bretagne 15 5,93% Auvergne 4 1,58% Midi-Pyrénées 14 5,53% Champagne-Ardenne 4 1,58% Nord-Pas-de-Calais 14 5,53% Franche-Comté 4 1,58% Etranger 13 5,14% Picardie 4 1,58% Centre 10 3,95% Poitou-Charentes 4 1,58% Aquitaine 9 3,56% Haute-Normandie 3 1,19% Alsace 7 2,77% Corse 2 0,79% Basse-Normandie 7 2,77% Limousin 2 0,79% Lorraine 7 2,77% Outre-mer 1 0,40% 9) Diplômes Les auditeurs de la promotion 2013 ont obtenu leur baccalauréat dans les séries suivantes : Séries Nombre % Economique et social 97 38,49 Scientifique 87 34,52 Littéraire 50 19,84 Sciences et technologies tertiaires 1 0,40 NR 17 6,75 TOTAL ,00 % DIPLOMES Diplômes d études supérieures 1 er concours 2 ème concours 18.1 Ensemble promotion Le + élevé % De droit le + élevé % Le + élevé % De droit le + élevé % BAC+8 1 0,55% 0,00% 0,00% 8 16,33% 0,00% 9 3,57% 0,00% BAC+7 4 2,21% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 4 1,59% 0,00% BAC+6 5 2,76% 0,00% 0,00% 1 2,04% 0,00% 6 2,38% 0,00% MASTER ,98% ,40% 14 63,64% 14 63,64% 32 65,31% 36 73,47% ,38% ,33% MASTER 1 6 3,31% 8 4,42% 7 31,82% 7 31,82% 8 16,33% 11 22,45% 22 8,73% 26 10,32% NR 13 7,18% 13 7,18% 1 4,55% 1 4,55% 0,00% 2 4,08% 16 6,35% 16 6,35% Le + élevé % De droit le + élevé % Le + élevé % De droit le + élevé % 10
14 10) Expérience professionnelle préalable Auditeurs de justice issus du 1 er concours Expériences dans un emploi public 33 18,33 % Expériences dans un emploi privé 25 13,81 % Expériences dans des emplois du public et du privé 9 4,97 % Expériences lors de stages en juridiction 64 35,36 % Expériences lors de stages hors juridiction (dont 16 en cabinet d avocat) 57 31,49 % Expérience en qualité d assistant de justice 46 25,41 % Sans expérience 63 34,81 % Sur les 181 auditeurs reçus au 1 er concours, 118, soit 65,19 %, ont eu une expérience professionnelle ou effectué des stages en juridiction avant leur arrivée à l ENM. (71,24 % pour la promotion 2012). Sur l ensemble des auditeurs issus des deux concours et du recrutement latéral (185) 73,41 % ont une expérience professionnelle ou de stages en ou hors juridiction (66,86 % pour la promotion 2012). 11) Dernier emploi occupé des auditeurs issus du 2 ème concours et du recrutement sur titre Deuxième concours Greffier 4 Greffier en chef 4 Conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation 2 Inspecteur du travail 2 Adjoint au chef de bureau de l'organisation du service - DAP 1 Attaché d'administration centrale 1 Chargé d'études contentieuses 1 Directeur de service à la PJJ, conseiller technique 1 Educateur PJJ 1 Inspecteur des douanes 1 Inspecteur des impôts 1 Inspecteur des finances publiques 1 Officier des armées 1 NR 1 Recrutement sur titre Avocat 8 Délégué à la tutelle et responsable qualité 1 Enseignant 4 Directeur de cabinet du Recteur de l'académie de Paris 1 Chargé de mission 2 Directeur de service à la PJJ 1 Chargé d affaires juridiques 2 Directeur hors classe de la PJJ 1 Greffier en chef 2 Expert du Ministère albanais de la Justice auprès de l U.E 1 Adjoint au chef de cabinet du directeur des 1 Fonction publique services judiciaires 1 Assistant spécialisé (inspecteur des finances publiques) 1 Greffier 1 Assistant de justice 1 Inspecteur du logement social 1 Attaché chef SGO police 1 Inspecteur du recouvrement 1 Attaché de Direction Juridique 1 Juge de proximité 1 Attaché principal d'administration hospitalière 1 Juriste d'entreprise 1 Chargé d'enseignement 1 Lieutenant 1 Chef du service des affaires juridiques à la CNIL 1 Mandataire judiciaire à la protection des majeurs 1 Co-directrice 1 Moniteur - ATER 1 Conseiller Juridique Organisation des Nations Unies 1 Responsable Juridique 1 Consultant en stratégie 1 NR 5 Coordonnateur de projet 1 TOTAL 49 11
15 12) Chargés de famille La promotion 2013 compte 31 auditeurs de justice chargés de famille soit 12,30 % (en 2012 : 34 ADJ, soit 15,96 %). 1 auditeur : 4 enfants, 4 auditeurs : 3 enfants 14 auditeurs : 2 enfants 12 auditeurs : 1 enfant 13) Préparation aux concours Premier concours 125 auditeurs de justice (69,06%) ont suivi une préparation dans un institut d études judiciaires (IEJ) (77,78 % pour la promotion 2012), voir même, plusieurs préparations : 13 ont suivi une préparation dans un institut supérieur de préparation aux grandes écoles, 7 sont issus d un IEP. 16 auditeurs ont bénéficié des enseignements de la classe préparatoire ENM (8,84%). IEJ Auditeurs IEJ Auditeurs PARIS II 58 AIX-MARSEILLE III 2 BORDEAUX IV 20 GRENOBLE 2 PARIS I 11 CLERMONT-FERRAND 2 LYON III 7 ANGERS 1 MONTPELLIER I 6 PARIS XI Sus 1 RENNES I 5 STRASBOURG 1 PARIS X la Défense 4 NICE 1 TOULOUSE 3 NANTES 1 Deuxième concours Sur 22 admis, 6 auditeurs (27,27 %) ont suivi une préparation dans un institut d études judiciaires (IEJ) et 9 autres (40,91 %) dans un institut supérieur de préparation aux grandes écoles (ISP). 12
16 III. L OBJECTIF DE LA FORMATION L École nationale de la magistrature est une école d application. Après un cursus de formation supérieure ou l acquisition d une expérience professionnelle initiale, elle a pour vocation de préparer au métier de magistrat de l ordre judiciaire. L objectif de formation dévolu à l ENM dans sa dimension de formation initiale est défini comme suit : «Former des auditeurs de justice au métier de magistrat dans ses différentes fonctions par l acquisition des compétences fondamentales permettant une prise de décision conforme à la loi et adaptée à son contexte, respectueuse de l individu et des règles éthiques et déontologiques, s inscrivant dans son environnement institutionnel national et international». Les huit fonctions de base auxquelles l École doit préparer en formation initiale Juge de grande instance Juge d instance Juge d instruction Juge des enfants Juge d application des peines Juge placé auprès du premier président Substitut du procureur de la République Substitut placé auprès du procureur général Il convient de noter que la fonction de substitut placé ne présentant pas de spécificités fortes, la préparation des auditeurs devant occuper ces fonctions sera faite avec celle de substitut du procureur de la République. La formation initiale des auditeurs de justice est une formation probatoire d une durée de trente et un mois. 13
17 IV. LE SERMENT DES AUDITEURS DE JUSTICE Les auditeurs de justice sont nommés par arrêté du garde des Sceaux, ministre de la Justice. Ils sont membres du corps judiciaire et prêtent le serment qui leur permet de participer aux travaux juridictionnels des juridictions. Ils sont tenus au secret professionnel. Le serment d auditeur est prêté individuellement devant la Cour d appel compétente au lieu du stage de découverte. Le serment des auditeurs de justice "Je jure de garder religieusement le secret professionnel et de me conduire en tout comme un digne et loyal auditeur" 14
18 V. LES CAPACITÉS FONDAMENTALES À ACQUÉRIR Les compétences fondamentales du magistrat qui devront être déclinées dans les huit fonctions de base pouvant être choisies par l auditeur de justice à la sortie de l École, résulteront de la maîtrise de treize capacités fondamentales. Les treize capacités fondamentales du magistrat à acquérir Capacité à identifier, s approprier et mettre en œuvre les règles déontologiques Capacité à analyser et synthétiser une situation ou un dossier Capacité à identifier, respecter et garantir un cadre procédural Capacité d adaptation Capacité à adopter une position d autorité ou d humilité adaptée aux circonstances Capacité à la relation, à l écoute et à l échange Capacité à préparer et conduire une audience ou un entretien judiciaire dans le respect du contradictoire Capacité à susciter un accord et à concilier Capacité à prendre une décision, fondée en droit et en fait, inscrite dans son contexte, empreinte de bon sens, et exécutable Capacité à motiver, formaliser et expliquer une décision Capacité à prendre en compte l environnement institutionnel national et international Capacité à travailler en équipe Capacité à organiser, gérer et innover 15
19 VI. LES PÔLES DE FORMATION L activité pédagogique de l École nationale de la magistrature est structurée, tant en formation initiale qu en formation continue, en pôles de formation (article 40-1 du décret n du 4 mai 1972). Les huit pôles de formation Humanités judiciaires Processus de décision et de formalisation de la justice civile Processus de décision et de formalisation de la justice pénale Communication judiciaire Administration de la justice Dimension internationale de la justice Environnement judiciaire Vie économique 16
20 VII. L ORGANISATION PÉDAGOGIQUE DE LA FORMATION INITIALE A. LE DIRECTEUR DE L ÉCOLE M. Xavier Ronsin Magistrat issu de la promotion 1980 A, il est d abord nommé juge d instruction à Lorient (1982 à 1988), puis premier juge d instruction à Chartres (1989 à 1990), procureur de la République à Roanne (1991 à 1994), substitut général à Angers (1994 à 2002). De 2002 à 2004, il exerce successivement les fonctions de chef de service et d adjoint au directeur de l administration pénitentiaire. En 2004, il devient avocat général à Rennes en charge notamment de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) en matière de criminalité organisée et de délinquance économique et financière. En 2008, il rejoint le TGI de Nantes en tant que procureur de la République. Il est nommé directeur de l ENM en février En matière de formation initiale, il a notamment en charge : La mise en œuvre de la mission pédagogique de l École La présidence du conseil pédagogique La définition des orientations et objectifs pédagogiques du programme pédagogique (qui sont validés par le conseil d administration de l École) La détermination, en fin de scolarité, de l avis de l École auprès du jury de l examen d aptitude et de classement B. LE DIRECTEUR ADJOINT CHARGE DU RECRUTEMENT, DE LA FORMATION INITIALE ET DE LA RECHERCHE M. Jean-David Cavaillé Magistrat issu de la promotion Il a été successivement juge d instruction à Dunkerque, substitut placé auprès du procureur général de Bordeaux puis substitut à Bordeaux où il a occupé les fonctions de secrétaire général du parquet. En 2003, il est détaché au ministère de l Intérieur en qualité d adjoint au chef du bureau pour les questions pénales. Il est nommé en 2005 vice-procureur de la République à Bergerac puis procureur de la République à Rochefort. Détaché au ministère de la Justice en 2007, il est nommé conseiller pour les questions pénales et les droits des victimes au cabinet du garde des Sceaux. Il était procureur de la République à Dax avant de rejoindre l École en août
21 En matière de formation initiale, il a notamment en charge : La rédaction du programme pédagogique des auditeurs de justice L évaluation de la pédagogie dispensée en formation initiale (en lien avec le conseil pédagogique) La coordination des sous-directions des recrutements et de la validation des compétences, des études, des stages et du département de la recherche et de la documentation L élaboration du recueil statistique annuel de la direction Les relations avec les délégués de promotion C. LA SOUS-DIRECTION DES RECRUTEMENTS ET DE LA VALIDATION DES COMPÉTENCES Mme Cécile Gensac, sous-directrice des recrutements et de la validation des compétences Magistrate issue de la promotion 1995, elle a été successivement substitut à Evreux puis à Chartres avant d être nommée vice-présidente chargée de l instruction à Evry et enfin vice-procureure au parquet de Melun. Elle rejoint l École nationale de la magistrature en qualité de sous-directrice du recrutement et de la validation des compétences en février M. Pierre Richefort, greffier en chef, chef du service Cette sous-direction a en charge, dans le cadre de la formation initiale : Le jury de l examen de classement : composition / formation / gestion administrative La formation des évaluateurs La représentation de l ENM devant la commission d avancement et le jury de l examen d aptitude et de classement L évaluation des stages probatoires (recrutés latéraux, concours complémentaires) L élaboration des grilles d évaluation (en lien avec les sous-directions des études et des stages) L élaboration des statistiques de la sous-direction Cette sous-direction s appuie sur les coordonnateurs régionaux de formation qui sont magistrats détachés à l École pour une durée déterminée (trois années renouvelables une fois). Ils sont délocalisés dans neuf régions judiciaires comprenant plusieurs cours d appels et localisés dans l une d elles. Ils participent à l évaluation de la période du stage juridictionnel des auditeurs de justice. Les coordonnateurs régionaux de formation sont secondés par des magistrats évaluateurs adjoints à raison d une des 3 évaluations sur site. 18
22 D. LA SOUS-DIRECTION DES ÉTUDES M. Philippe Vigier, sous-directeur des études Magistrat issu de la promotion 1981, il a été successivement juge à Fort-de-France, substitut puis juge à Bordeaux chargé de l application des peines, maître de conférences à l École nationale de la magistrature, conseiller à la cour d appel de Poitiers avant d être nommé sous-directeur des études à l ENM en février Mme Sylvie Deglane, greffier en chef, chef du service Cette sous-direction a en charge : La gestion de la vie scolaire L élaboration et la gestion des plannings des activités pédagogiques La gestion des groupes La gestion centralisée des salles de l ENM Bordeaux La gestion des vacations et des frais d enseignement La coordination des moyens en lien avec les services du secrétariat général L information des publics formés (auditeurs de justice, recrutés latéraux, magistrats en reconversion) Le suivi de l accueil des élèves avocats La conception et mise en œuvre des séquences de formation initiale (auditeurs de justice, concours complémentaires, recrutés latéraux, reconversions aux sept fonctions de base) La gestion de l arborescence informatique des pôles de formation La formation de formateurs (interne : coordonnateurs de formation, enseignants associés - externe : au bénéfice du département international) L élaboration des fascicules pédagogiques L élaboration ou la recherche de supports pédagogiques La coordination pédagogique des pôles de formation La recherche d intervenants / la tenue du fichier des intervenants L accueil des intervenants Le suivi du livret pédagogique des auditeurs Le suivi et l accompagnement des auditeurs durant la période d études L élaboration des statistiques de la sous-direction Les relations avec les délégués de groupes 19
23 La sous-direction des études s appuie sur un corps enseignant en formation initiale qui est composé : DE COORDONNATEURS DE FORMATION : ils sont détachés à l École ou sous contrat pour une durée déterminée (trois années renouvelables une fois). Ils constituent le cadre enseignant permanent de l École. Ils sont affectés à l un des huit pôles de formation : Humanités judiciaires M. Jérôme Hars (animateur du pôle) Magistrat issu de la promotion Il a été substitut à Lons-le-Saunier puis à Angers. Il devient ensuite juge à Angers chargé du tribunal d instance de Segré puis vice-président chargé de l application des peines au Mans. Il a également été détaché auprès de la direction des services judiciaires de Monaco en qualité de substitut du procureur général avant de rejoindre l École en juin Processus de décision et de formalisation de la Justice civile Mme Audrey Boitaud Magistrate issue de la promotion 2001 elle a successivement occupé les fonctions de juge chargé du tribunal d instance d Altkirch puis de juge au tribunal de grande instance de Bordeaux avant de rejoindre l Ecole en août Mme Véronique Cadoret (animatrice du pôle) Magistrate issue de la promotion 1992, elle a été successivement juge à Saumur, puis chargée du tribunal d instance de Saintes ; vice-présidente à Saumur chargée du tribunal d instance puis vice-présidente à Versailles chargée du tribunal d instance de Rambouillet, avant de rejoindre l École en février M. Édouard Durand Magistrat issu de la promotion 2002 il fut respectivement, juge placé auprès du premier président d Aix-en-Provence, puis en septembre 2007 juge des enfants à Marseille. Il a rejoint l École le 1 er janvier
24 Mme Valérie Grenier-Massoue Magistrate issue de la promotion 1992, elle fut successivement juge des enfants à Auxerre, magistrat à l administration centrale du ministère de la justice, juge des enfants à Bergerac puis vice-procureur de la République à Pau avant de rejoindre l École en juillet Mme Emmanuelle Leboucher-Cabelguenne Magistrate issue de la promotion1995, elle a été successivement juge des enfants au tribunal de grande instance de Chaumont puis de Chalon-sur-Saône. Elle a été nommée vice-présidente en charge du tribunal d instance de Pointe-à-Pitre, puis viceprésidente à Rouen avant de rejoindre l École en septembre M. Xavier Martinen Magistrat issu de la promotion 2002, il fut juge des enfants à Lille avant de rejoindre l école en mars Mme Corinne Miot Magistrate issue de la promotion 2003 du concours complémentaire, elle a été nommée juge d instruction au tribunal de grande instance de Béthune, puis juge d instance à Périgueux avant de rejoindre l Ecole nationale de la magistrature en août Mme Anne Mure-de Leiris Magistrate issue de la promotion 1999, elle fut successivement juge à Moulins, chargée du tribunal d instance, juge à Nanterre chargée du tribunal d instance de Clichy, juge à Paris, puis vice-présidente à Bobigny avant d être détachée auprès de l'école en août Mme Sophie Vignaud-Izard Magistrate issue de la promotion 2000, elle a été successivement juge des enfants au tribunal de grande instance de Laon puis d Angoulême et juge à Bordeaux. Elle a rejoint l École en septembre
25 Processus de décision et de formalisation de la Justice pénale Mme Marie-Elisabeth Boulnois Magistrate issue de la promotion 1996, elle a été successivement juge de l application des peines à Lille, juge d instruction à Douai, puis juge d instruction à Bordeaux avant de rejoindre l École en février Mme Sarah Dupont Magistrate issue de la promotion 1998, elle a été successivement substitut à Metz puis à Strasbourg avant d être nommée vice-procureur de la République dans cette ville. Elle rejoint l École en août M. Edouard Durand (CV voir plus haut) M. Laurent Gevrey Magistrat issu de la promotion 1997, il a été nommé substitut au parquet de Rodez, puis de Dax, avant d occuper les fonctions de vice-procureur près le tribunal de grande instance de Dax. Il a rejoint l Ecole en avril Mme Valérie Grenier-Massoue (CV voir plus haut) M. Jérôme Hars (CV voir plus haut) 22
26 M. Djamil Kheireddine (animateur du pôle) Magistrat issu de la promotion Il a été successivement juge à Arras chargé du tribunal d instance de Saint-Pol-sur- Ternoise, juge à Grasse chargé du tribunal d instance de Cagnes-sur-Mer, juge d instruction à Nice, puis vice-président chargé de l instruction à Mont-de-Marsan avant de rejoindre l École en mai M. Xavier Martinen (CV voir plus haut) Mme Bérangère Mauny ép. Raffy Magistrate issue de la promotion 1999, elle a été successivement substitut placé auprès du procureur général à Poitiers, puis substitut à Libourne avant de rejoindre l École en Mme Emilie Philippe Auditrice de justice de la promotion 2002, elle fut d abord juge placé à Douai, avant d occuper des fonctions de juge d instruction à Lille puis de rejoindre l École en août M. Pierre Rouviere Magistrat issu de la promotion 2002, il a occupé des fonctions de juge de l application des peines au tribunal de grande instance de Chalons en Champagne, puis de juge à Amiens et de juge de l application des peines à Bordeaux avant de rejoindre l Ecole en août
27 Communication judiciaire Mme Hélène Bazex (animatrice du pôle) Après l obtention du titre de psychologue en 2000 et à l issue de sa soutenance de thèse en 2002, elle a été successivement attachée temporaire d enseignements et de recherches à l université de Toulouse, psychologue investigateur au C.H.U. de Toulouse, psychologue clinicienne et de recherche à l INSERM, psychologue clinicienne au C.H.I Haut-Lévêque de Pessac, chargée de mission psychologue au C.H.R.U. de Rangueil, puis enseignant chercheur à l École nationale de l administration pénitentiaire avant de rejoindre l ENM en juillet Administration de la justice Mme Sylvie Lausi (animatrice du pôle) Greffière en chef issue de la promotion 1994, elle a été successivement en poste à l administration centrale du ministère de la justice, directrice de greffe au tribunal d instance du XVI ème arrondissement de Paris, directrice de greffe au conseil de prud hommes de Niort, puis directrice de greffe du tribunal de grande instance de Niort avant de rejoindre l École en juin Elle est la première greffière en chef à rejoindre le corps enseignant permanent de l ENM. Dimension internationale de la justice Monsieur Sami Ben Hadj Yahia (animateur du pôle) Magistrat issu de la promotion 1997, il a occupé des fonctions de juge placé auprès du premier président de Douai, puis de substitut à Ajaccio avant d effectuer un détachement au ministère de la Défense. Il a ensuite été nommé vice-procureur au parquet de Saint Pierre de la Réunion avant de rejoindre l Ecole en janvier Mme Amanda Gedge Wallace Licenciée ès-lettres, diplôme de traduction en 1991, agréée membre de l institut de linguistes de Londres en 1994, elle a été successivement professeur d anglais à Cetradel (Gironde), professeur d anglais à l institut Bernom à Bordeaux, puis au Centre d étude des langues à Bordeaux, à l université Michel de Montaigne à Bordeaux, avant de rejoindre l École en Environnement judiciaire Mme Valérie Grenier-Massoue (animatrice du pôle) (CV voir plus haut) 24
28 Vie économique M. Sami Ben Hadj Yahia (animateur du pôle) (CV voir plus haut) La sous-direction des études se compose également : D ENSEIGNANTS ASSOCIÉS : ils interviennent régulièrement à l École tout en conservant leur activité principale. Ils sont recrutés pour une année renouvelable et sont affectés à l un des huit pôles de formation. D INTERVENANTS OCCASIONNELS : professionnels reconnus dans leur domaine de compétence, ils interviennent ponctuellement à l École pour animer des conférences ou des ateliers. Chaque pôle de formation est organisé de la façon suivante : UN DOYEN DES ENSEIGNEMENTS, commun à la formation initiale et à la formation continue, ayant le statut d enseignant associé : il définit, après avis des enseignants du pôle, les orientations et les modalités de la mise en œuvre des objectifs pédagogiques qui ont été définis par le directeur après avis conforme du conseil d administration. Il contribue aux enseignements et à l élaboration des activités pédagogiques (article 40-1 du décret n du 4 mai 1972). Les doyens des enseignements Humanités judiciaires Mme Nicole Maestracci. Magistrate, membre du Conseil constitutionnel Processus de décision et de formalisation de la Justice civile M. Christian Charruault Président de chambre à la Cour de cassation Processus de décision et de formalisation de la Justice pénale M. Jean Olivier Viout Procureur général près la Cour d appel de Lyon Communication judiciaire Mme Michèle Cotta Journaliste Administration de la justice M. Renaud Denoix de Saint Marc Membre du conseil constitutionnel Vice-président honoraire du Conseil d Etat Dimension internationale de la justice M. Serge Brammertz Procureur du tribunal pénal international pour l ex-yougoslavie Environnement judiciaire M. Boris Cyrulnick Neuropsychiatre Vie économique Mme Dominique de la Garanderie Avocate au Barreau de Paris 25
29 UN ANIMATEUR DU PÔLE en formation initiale ayant le statut de coordonnateur de formation : il anime l activité (organisation des réunions, rédaction des fiches pédagogiques et des fiches action, lien avec le sous-directeur des études et le doyen des enseignements ) et assure la cohérence pédagogique du pôle. Il contribue aux enseignements. Les animateurs des huit pôles en formation initiale Humanités judiciaires : M. Jérôme Hars Processus de décision et de formalisation de la Justice civile : Mme Véronique Cadoret Processus de décision et de formalisation de la Justice pénale : M. Djamil Kheireddine Communication judiciaire : Mme Hélène Bazex Administration de la justice : Mme Sylvie Lausi Dimension internationale de la justice : M. Sami Ben Hadj Yahia Environnement judiciaire : Mme Valérie Grenier Vie économique : M. Sami Ben Hadj Yahia DES ASSISTANTS DE JUSTICE (pour les pôles justice civile et justice pénale) qui exercent des missions d assistants pédagogiques : recherche de jurisprudence, rédaction de projets de fascicules pédagogiques et de publications thématiques. Les membres du corps enseignant de l École sont affectés dans les différents pôles par le directeur de l École. Ils peuvent exercer leur activité au sein d un ou de plusieurs pôles de formation. E. LA SOUS-DIRECTION DES STAGES Mme Géraldine Berhault, sous-directrice des stages Magistrate issue de la promotion 1994, elle fut successivement juge placée auprès du premier président de la cour d appel de Rennes, puis juge à Rennes, vice-procureur aux parquets d Angers puis de Nantes. Elle a rejoint l Ecole en août Mme Agnès Boyer, greffier en chef, chef du service Cette sous-direction a en charge : L élaboration des orientations pédagogiques des stages L élaboration des fiches pédagogiques concernant les stages La recherche des lieux de stages (en France et à l étranger) L affectation des stagiaires L évaluation des lieux de stage La formation des formateurs (magistrats maîtres de stage, directeurs de centre de stage, magistrats délégués à la formation) 26
30 La gestion administrative et l animation du réseau des coordonnateurs régionaux de formation, des magistrats évaluateurs adjoints et des directeurs de centres de stages Les relations avec les juridictions Les relations avec les délégués de régions Le suivi du livret pédagogique des auditeurs (durant les périodes de stage) Le suivi et l accompagnement des auditeurs de justice et des recrutés latéraux durant leurs périodes de stages L élaboration des statistiques de la sous-direction Elle s appuie sur le réseau des correspondants de l École que sont les coordonnateurs régionaux de formation (magistrats détachés à l ENM) et les directeurs de centre de stage (magistrats qui, tout en conservant leur activité principale, organisent les stages en juridiction des auditeurs de justice et des publics adressés par l ENM). LES COORDONNATEURS REGIONAUX DE FORMATION Mme Chantal Baron ép. Malatrasi Magistrate issue de la promotion 1978, elle a été successivement juge d instruction à Nevers, juge à Grasse chargée du tribunal d instance de Cannes puis à Nice, chargée du tribunal d instance de Nice. Juge, 1 er juge et vice-présidente à Draguignan puis conseillère à Aix-en-Provence puis premier vice-présidente à Grasse. Elle a rejoint l École le 1 er février Mme Agnès Clair ép. Le Monnyer Magistrate issue de la promotion 1999, elle a successivement été juge des enfants au tribunal de grande instance d Avesnes-sur-Helpe, puis juge de l application des peines à Bergerac, juge d instance au tribunal d instance de Nérac. vice-présidente à Toulouse, elle a rejoint l École en septembre Mme Sabine Corvaisier Mme Catherine Grosjean Magistrate issue de la promotion 1999, elle fut successivement substitut à Arras, juge d instruction à Béthune, vice-président chargé de l instruction à Lille puis détachée auprès de l'école Nationale de la Magistrature en avril Magistrate issue de la promotion 1987, elle fut successivement juge à Nancy, chargée du tribunal d instance, juge des enfants à Melun, vice-président à Créteil chargée du tribunal d instance de Boissy-Saint-Léger, viceprésident du tribunal d instance de Lyon chargée du tribunal d instance de Villeurbanne Elle a rejoint l École en octobre
31 Mme Frédérique Jovet Mme. Véronique Lanneau Magistrate issue de la promotion 1980, elle fut successivement juge d instruction à Montbéliard puis à Mulhouse, premier juge à Mulhouse, vice-président chargé de l instruction à Strasbourg, conseiller à Colmar. Elle a rejoint l École en octobre M. Jean-Luc Martin Magistrate issue de la promotion 1991, elle fut successivement juge d instruction à Troyes, juge placé auprès du premier président de la cour d appel de Lyon, juge d instruction à Lyon, juge à Caen, vice-président chargé de l instruction à Caen. Elle a rejoint l École en octobre Magistrat issu de la promotion 1976, il fut successivement juge puis juge chargé des fonctions de juge de l application des peines à Saintes, juge d instruction et juge à Bordeaux puis conseiller et chargé des fonctions de délégué de protecteur des enfants à Basse-Terre, conseiller à Toulouse. Il a rejoint l École le 1 er juillet 2009 Mme Anne-Marie Vigor ép. Morice Magistrate issue de la promotion 1985, elle fut successivement juge à Coutances chargée du tribunal d instance de Saint-Lô, juge à Caen chargée des fonctions de juge de l application des peines, vice-présidente chargée de l administration des peines à Evreux et enfin vice-présidente chargée des enfants à Caen. Elle a rejoint l École le 26 janvier Mme Gabrielle Vonfelt ép. Jomier Magistrate issue de la promotion 1976, elle fut successivement juge à Sarreguemines chargée du tribunal d instance, puis juge à Dunkerque puis à Metz où elle fut chargée du tribunal d instance. Nommée juge à Strasbourg où elle fut chargée du tribunal d instance d Haguenau, elle est ensuite vice-présidente à Colmar, Strasbourg, Metz, puis premier substitut à l administration centrale du Ministère de la justice puis conseillère à Paris. Elle a rejoint l École le 26 janvier Pour faire face à l augmentation d effectif des promotions 2013 et suivantes, les coordonnateurs régionaux de formation sont assistés d un ou deux magistrats évaluateurs adjoints chargé de procéder à l une des trois évaluations sur site. 28
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33 LISTE DES COORDONNATEURS RÉGIONAUX DE FORMATION ET DES DIRECTEURS DE CENTRES DE STAGE Mise à jour le 30 juillet 2013 Mm e BARON épouse MALATRASI CHANTAL Coordonnateur Régional de Formation des Cours d appel d Aix en Provence et Bastia COUR D APPEL D AIX EN PROVENCE Téléphone Mme BRUE BEATRICE Vice-Président AIX EN PROVENCE Mme FUSINA MURIEL Procureur de la République adjoint GRASSE Mme LEGER SEVERINE Juge d'application des Peines TARASCON Mme LEPERCHEY GERALDINE Juge d'instruction TOULON Mme TALLONE VALERIE Vice-Président instruction NICE Mme WACONGNE EMMANUELLE Vice-Président DIGNE M. ARPAIA PIERRE Procureur de la République adjoint DRAGUIGNAN M. AZEMA THIERRY Vice-Président instruction MARSEILLE COUR D APPEL DE BASTIA Mme DAVID ANNE Vice-Président BASTIA Mme TAVERNIER VALERIE Vice-Procureur AJACCIO Mm e LANNEAU VERONIQUE Coordonnateur Régional de Formation des Cours d appel de Rennes, Angers, Caen Téléphone COUR D APPEL D ANGERS Mme DUDIT CARINE Juge LAVAL M. GENET MARTIN Vice-Procureur ANGERS M. VIOLEAU OLIVIER Juge d'instruction LE MANS COUR D APPEL DE CAEN Mme DE CROUZET-ZEBEL VIRGINIE Vice-Président CAEN Mme ETIENNE CAROLE Procureur de la République ALENCON Mme REGNAULT-LUGBULL MARIE-PAULE Présidente ARGENTAN M. DIEUDONNE BRUNO Procureur de la République LISIEUX M. LE BECACHEL BRUNO Vice-Président Enfants CHERBOURG M. ROTARU JEAN-MICHEL Vice-Procureur COUTANCES COUR D APPEL DE RENNES Mme DAVOST JULIE Juge VANNES Mme GOSSELIN EMMANUELLE Vice-Président Enfants RENNES Mme MAIGNE CELINE Vice-Procureur SAINT BRIEUC SAINT NAZAIRE Mme PARIS CHRISTINE Vice-Président Mme QUILLOUX CARINE Vice-Procureur LORIENT M. LAINE SAMUEL Premier Vice-Président QUIMPER M. LE BRIS YANN Substitut SAINT MALO M. LEGNAME GERARD Vice-Président BREST M. REVERSEAU JEAN-PHILIPPE Vice-Procureur NANTES M. MARTIN Jean-Luc Coordonnateur Régional de Formation des Cours d appel de Bordeaux, Limoges, Pau et Poitiers Téléphone COUR D APPEL DE BORDEAUX Mme GUEDES SYLVIE Substitut BORDEAUX Mme RECEVEUR DOMINIQUE Vice-Président BORDEAUX Mme VOLLETTE ANNE-MARIE Vice-Président BORDEAUX M. CHAROLLOIS CHARLES Vice-Procureur BERGERAC M. DE FONTANES LOUIS Vice-Président ANGOULEME M. MESNARD PIERRE Juge d'application des Peines LIBOURNE M. RIVET DAVID Vice-Président PERIGUEUX COUR D APPEL DE LIMOGES Mme SAGNE VALERIE Substitut LIMOGES M. ALBERT BERNARD Vice-Président BRIVE LA GAILLARDE Fax Fax Fax 30
34 COUR D APPEL DE PAU Mme CHAUVIN CAROLINE Juge d'instance DAX Mme GARDRAT ISABELLE Vice-Président TARBES Mme MOUSTROU JULIE Juge des Enfants MONT DE MARSAN M. ELLUL SEBASTIEN Vice-Procureur PAU M. JANSON OLIVIER Vice-Procureur BAYONNE COUR D APPEL DE POITIERS Mme DESCOUT JACQUELINE Vice-Président JAP SAINTES Mme LAFOND ESTELLE Juge POITIERS Mme SOUCHET CECILE Vice-Président JAP NIORT M. LE GOATER YANNICK Juge d'instruction SABLES D' OLONNE (LES) M. PAUTRAT NICOLAS Juge d'instruction ROCHE SUR YON (LA) M. ROUBEIX PAUL Vice-Président ROCHELLE (LA) Mm e GROSJEAN Catherine Coordonnateur Régional de Formation des Cours d appel de Chambéry, Grenoble, Lyon et Riom COUR D APPEL DE CHAMBERY Mme BISSONNIER ESTHER Vice-Président Juge des Enfants THONON LES BAINS Téléphone Mme COVILI ELISE Substitut CHAMBERY Mme THIRARD MARIANNE Vice-Président BONNEVILLE M. GUYAT CYRIL Vice-Président ALBERTVILLE M. JOMIER YANN Substitut ANNECY COUR D APPEL DE GRENOBLE Mme GIRARDON PASCALE Vice-Procureur GRENOBLE Mme MAGNAN JOSIANE Vice-Président JAP GAP Mme MURACCIOLE SOPHIE Vice-Président Juge des Enfants GRENOBLE Mme PERRET CATHERINE Vice-Procureur BOURGOIN JALLIEU Mme VAREILLES AGNES Vice-Président VALENCE M. FERRAND JULIEN Vice-Président JAP VIENNE COUR D APPEL DE LYON Mme COUPAT LUDIVINE Juge d'application des Peines ROANNE Mme DROIN NATHALIE Juge d'instance VILLEFRANCHE SUR SAONE Mme ROGNARD YOLANDE Vice-Président LYON M. BLANC FRANCOIS Procureur de la République BOURG EN adjoint BRESSE M. CHASSAIGNE PHILIPPE Procureur de la République SAINT adjoint ETIENNE COUR D APPEL DE RIOM Mme CARPENTIER ALEXA Vice-Président Instruction CUSSET Mme LEHUGEUR LAURE Procureur de la République CLERMONT adjoint FERRAND Mme MORIN ANNE Juge des Enfants MOULINS Mme TEISSEDRE NATHALIE Juge des Enfants PUY EN VELAY (LE) Fax Mm e CORVAISIER Sabine Coordonnateur Régional de Formation des Cours d appel d Amiens, Douai et Rouen Téléphone COUR D APPEL D AMIENS Mme BIDEAULT FABIENNE Vice-Président AMIENS Mme BLANCHER CHRISTINE Premier Vice-Président BEAUVAIS Mme LAURENT MARTINE Vice-Président LAON Mme PIERA PASCALE Vice-Président Instruction SENLIS Mme WEISS LOVISA-ULRIKA Procureur de la République COMPIEGNE M. DE VALROGER ERIC Vice-Procureur SOISSONS M. SAVARZEIX DAMIEN Procureur de la République ST-QUENTIN Fax 31
35 COUR D APPEL DE DOUAI Mme BANY NATHALIE Procureur de la République adjoint BOULOGNE SUR MER Mme BREFORT CECILE Vice-Président Tribunal d'instance BETHUNE Mme CABANETTES CATHERINE Vice-Procureur LILLE Mme CREON GENEVIEVE Vice-Président DUNKERQUE Mme FALLENOT AGNES Vice-Président ARRAS Mme GROS ELISABETH Vice-Président Tribunal d'instance CAMBRAI Mme PERRAUDIN NATHALIE Juge d'instance DOUAI AVESNES SUR M. CZECH CLAUDE Présidente HELPE VALENCIEN- NES M. MARICHAL JEAN-PAUL Vice-Président JAP M. SALOMON GUILLAUME Présidente SAINT OMER COUR D APPEL DE ROUEN Mme BORDAGI GERALDINE Vice-Président DIEPPE Mme FOUQUET-LAPAR CLAIRE Vice-Président ROUEN Mme POULLAIN SOPHIE Juge HAVRE (LE) M. BRUN JEAN-DENIS Vice-Président Tribunal d'instance EVREUX Mm e LE MONNYER Agnès Coordonnateur Régional de Formation des Cours d appel de Toulouse, Agen, Montpellier et Nîmes Téléphone COUR D APPEL DE TOULOUSE Mme LAMBERT GENEVIEVE Vice-Président Juge des Enfants MONTAUBAN Mme ROUSSEL FRANCOISE Vice-Président TOULOUSE M. ANIERE VINCENT Vice-Président Tribunal d'instance FOIX M. FOUQUET ALAIN Vice-Président Juge des Enfants CASTRES M. SUHARD PASCAL Vice-Procureur ALBI COUR D APPEL D AGEN Mme EMIN NELLY Vice-Président Tribunal d'instance CAHORS M. BATAILLE OLIVIER Substitut AUCH M. DESALBRES ALAIN Vice-Président JAP AGEN COUR D APPEL DE MONTPELLIER Mme BRONNEC SONIA Juge BEZIERS Mme FARGETAS SANDRA Juge NARBONNE M. ANSELMI JEAN-MARC Vice-Président Tribunal d'instance RODEZ M. JOUVE THIERRY Vice-Président PERPIGNAN M. LAMBERT OLIVIER Juge des Enfants M. POINOT HERVE CARCASSON NE Procureur de la République adjoint MONTPELLIER COUR D APPEL DE NIMES Mme DELPY CELINE Juge d'instance PRIVAS Mme MONTEIL EMMANUELLE Juge d'instruction AVIGNON Mme PODEVIN DOMINIQUE Vice-Président NIMES Mme RICHARD CHRISTINE Vice-Président ALES M. CHAPART PASCAL Vice-Président JAP CARPENTRAS Fax Mm e VONFELT Gabrielle Coordonnateur Régional de Formation des Cours d appel de Besançon, Colmar, Metz et Reims, Nancy Téléphone COUR D APPEL DE BESANÇON Mme BRESSAND JULIE Vice-Procureur VESOUL Mme ROUZIER FRANCE Juge d'instruction BELFORT M. BAISLE XAVIER Juge BESANCON M. MOLIN OLIVIER Vice-Président LONS LE SAUNIER MONTBE- LIARD M. TROILO ALAIN Vice-Président COUR D APPEL DE COLMAR BLONDEAU- Mme PATISSIER HELENE Vice-Président Tribunal d'instance MULHOUSE Mme SERAFINI STEPHANIE Juge des Enfants STRASBOURG Fax 32
36 Mme WEISS MARIE-CLAUDE Vice-Procureur COLMAR M. WALGENWITZ FRANCK Vice-Président Tribunal d'instance SAVERNE COUR D APPEL DE METZ ANNE- YVONNE Vice-Président Juge des Enfants METZ Mme FLORES M. BERGER JULIEN Vice-Procureur THIONVILLE M. GLADY OLIVIER Vice-Procureur SARREGUEMINES COUR D APPEL DE REIMS Mme CAPRON MARTINE Premier Vice-Président REIMS Mme PICOURY JENNYFER Juge CHARLEVILLE MEZIERES CHALONS EN CHAMPAGNE Mme RAT CHARLINE Juge Mme SAUTRON M.-LISETTE Vice-Président TROYES COUR D APPEL DE NANCY Mme DUPONT MIREILLE Vice-Président EPINAL M. BRIDEY PASCAL Premier Vice-Président NANCY M. KORSEC HERVE Vice-Président BRIEY Mm VIGOR épouse Coordonnateur Régional de Formation Téléphone Fax Anne-Marie e MORICE de la Cour d appel de Paris COUR D APPEL DE PARIS Mme BERNARD MARIE-LUCE Premier Vice-Président CRETEIL Mme CUSEY ANNE-CLAIRE Juge des Enfants AUXERRE Mme LAGARDE CHRISTINE Vice-Président EVRY Mme PETEREAU VERONIQUE Juge MEAUX Mme REY SOPHIE Vice-Président BOBIGNY Mme RYCK (DE) NATHALIE Vice-Président PARIS Mme SCHMELCK ISABELLE Premier Vice-Président MELUN Mme SONNOIS CARINE Vice-Président Instruction FONTAINEBLE AU M. ALLARD DIDIER Vice-Procureur BOBIGNY M. COQUENTIN JEAN-MARC Procureur de la République adjoint PARIS M. HEITZ NICOLAS Vice-Procureur CRETEIL M. TREMOLIERE ALEXANDRE Juge SENS Mm e JOVET Frédérique Coordonnateur Régional de Formation des Cours d appel de Versailles, Dijon, Bourges et Orléans Téléphone COUR D APPEL DE VERSAILLES Mme CHASSAIN CAROLINE Vice-Procureur NANTERRE Mme DE FRANCESCHI CONSTANCE Juge d'instruction CHARTRES Mme DUFOUR PATRICIA Vice-Président PONTOISE M. BOURRAGUE MARC Premier Vice-Procureur VERSAILLES M. VIGNEAU VINCENT Premier Vice-Président NANTERRE COUR D APPEL DE DIJON M. DESCHANELS THIERRY Vice-Président Tribunal d'instance Fax CHALON SUR SAONE M. DEVALLOIR JEAN- FRANCOIS Premier Vice-Président DIJON M. JACQUES FREDERIC Vice-Procureur MACON M. MATHIEU PHILIPPE Vice-Président CHAUMONT COUR D APPEL DE BOURGES Mme BARUCCO SYLVIE Vice-Président BOURGES Mme BREGAND ANNE- FRANCOISE Juge CHATEAU- ROUX Mme FREDON EMMANUELLE Vice-Procureur NEVERS COUR D APPEL D ORLEANS Mme ROUSSEAU VALERIE Vice-Président JAP TOURS Mme VIOCHE CAROLE Vice-Président Tribunal d'instance BLOIS M. PESME ANTOINE Substitut ORLEANS M. VIGNON PHILIPPE Vice-Président MONTARGIS
37 F. LE DEPARTEMENT DE LA RECHERCHE ET DE LA DOCUMENTATION NN, chef du département Mme Nicole Violle, greffier en chef, chef de service Ce département a en charge : Gestions des bibliothèques et du fonds documentaire Élaboration du budget et suivi budgétaire du département Préparation des marchés publics du département Élaboration des statistiques du département Élaboration des produits documentaires (veille juridique, panorama de presse, bibliographies) Recueil de la mémoire pédagogique de l École : recueil des conférences et des documents pédagogiques développés dans le cadre de la formation initiale et de la formation continue Développement d une politique de diffusion sur tous supports de la documentation destinée aux auditeurs de justice, aux magistrats de juridiction et aux professionnels du droit Recueil des bonnes pratiques et des dossiers judiciaires pouvant présenter un intérêt pédagogique ou historique Étude de dossiers ayant abouti à un engagement de la responsabilité de l'etat pour fonctionnement défectueux du service de la justice ou à une indemnisation prononcée sur la base de l'article du code de procédure pénale. Les études, qui ne peuvent avoir qu'une finalité pédagogique, ne peuvent porter que sur des dossiers ne faisant l'objet d'aucune procédure en cours quelle qu'en soit la nature Etudes ou recherches sur : - l'histoire de la justice, des personnels de justice et des pratiques judiciaires - les pratiques judiciaires nationales, étrangères ou comparées - l'application de la règle de droit Secrétariat du conseil scientifique Gestion du Grand Prix de l ENM et du Prix de la Recherche de l ENM Participation au comité de rédaction et gestion administrative et budgétaire de la revue «Les Cahiers de la justice» Représentation au GIP Justice 34
38 VIII. LES SÉQUENCES ET LE CALENDRIER DE LA FORMATION La formation à l École nationale de la magistrature fait alterner les périodes de formation pratique en stage de découverte ou de professionnalisation et les périodes de formation théorique à Bordeaux. Séquences Stage d immersion dans un TGI Stage avocat Études Stage services d enquêtes (police/gendarmerie/douane judiciaire) Stage pénitentiaire (milieu fermé) Durée 1 semaine 21 semaines 27 semaines (dont 2 semaines d accueil) 2 semaines (dont 1 en période de stage extérieur) 2 semaines 38 semaines Greffe : 1 semaine Justice civile: 5 semaines instance 8 semaines grande instance (dont 2 semaines affaires familiales) Stage juridictionnel Justice pénale : 7 semaines parquet 4 semaines instruction 3 semaines siège pénal majeur 4 semaines application des peines 1 semaine stage pénitentiaire milieu ouvert Justice des mineurs (civile et pénale) : 4 semaines juge des enfants 1 semaine stage services d accueil des mineurs en danger et délinquants Stages extérieurs Choix du poste Préparation (théorie) aux premières fonctions Stage cour d appel Stage de préparation aux premières fonctions Congés et autorisations d absence Total Séquences d évaluations 7 semaines avec possibilité d effectuer 3 semaines à l étranger sur projet personnel dans la limite des places offertes 1 semaine 5 semaines 1 semaine 10 semaines dont 1 semaine de préparation à la prise de fonction 17 semaines 133 semaines Périodes Evaluations de fin d études Premier trimestre 2013 Evaluations de fin de stage juridictionnel Janvier 2014 Examen d aptitude et de classement Janvier et février
39 Calendrier de la formation Accueil : du 4 au 17 février 2013 (2 semaines) Stage d immersion dans un TGI : du 18 au 24 février 2013 (1 semaine) Stage avocat : du 25 février au 28 juillet 2013 (22 semaines dont 1 semaine de congés) Congés d été : du 29 juillet au 25 août 2013 (4 semaines) Études : du 26 août au 08 septembre 2013 (2 semaines) Stage services d enquête (police/gendarmerie) : du 09 au 15 septembre 2013 (1 semaine) Études : du 16 septembre au 22 décembre 2013 (14 semaines) Congés : du 23 décembre 2013 au 2 janvier 2014 (1 semaine1/2) Études : du 2 janvier au 2 février 2014 (4 semaines) Stage pénitentiaire : du 3 février au 16 février 2014 (2 semaines) Études : du 17 février au 23 mars 2013 (5 semaines, dont une semaine de révision du 17 au 21 mars 2013) Epreuves de fin d études : 24 au 27 mars 2014 (1 semaine) Conges : 28 mars 2014 Stage juridictionnel : du 31 mars au 27 juillet 2014 (17 semaines) Congés d été : du 28 juillet au 24 août 2014 (4 semaines) Stage juridictionnel : du 25 août au 23 décembre 2014 à 12 heures (17 semaines 1/2) Congés : du 23 décembre 2014 à 12h00 au 2 janvier 2015 (1 semaine 1/2) Stage juridictionnel : du 2 janvier 2014 au 19 janvier 2015 (2 semaines 1/2) Épreuves écrites de l examen de classement et d aptitude: 20 au 24 janvier 2015 (épreuves orales du 19 janvier au 17 mars 2015) Stage extérieur, y compris stage enquête et stage étranger sur projet personnel : du 26 janvier au 19 mars 2015 (7 semaines) Choix du poste : du 20 au 25 mars 2015 Congés : du 26 mars au 1 er avril 2015 (1 semaine) Préparation (théorie) aux premières fonctions : du 2 avril au 3 mai 2015 (5 semaines) Stage de préparation aux premières fonctions et stage cour d appel : du 4 mai au 2 août 2015 (13 semaines) Congés d été : du 3 au 30 août 2015 (4 semaines) Prestation de serment de magistrat : 31 août 2015 (sous réserve de la circulaire de la DSJ) Installation : 1 er septembre 2015 Le terme congés recouvre les congés annuels et les autorisations d absence à raison de 25 jours par an au titre des congés annuels et au-delà au titre des autorisations d absence.. 36
40 IX. LES OBJECTIFS DES SÉQUENCES DE FORMATION La période d accueil (à l ENM Bordeaux) sera orientée vers : Des éléments de culture judiciaire. Des réflexions sur le rôle et la place du magistrat et sur le besoin de justice. Une identification du rôle de chaque acteur de la chaîne pénale et du procès civil, le cheminement d un dossier. La préparation au stage avocat. Le stage d immersion dans un tribunal de grande instance sera orienté vers : Une première immersion dans la vie juridictionnelle. Une appréhension concrète du rôle de chaque acteur de la chaîne pénale et du procès civil, le cheminement d un dossier. Le stage avocat sera orienté vers : La connaissance du métier d avocat. La pratique des droits de la défense devant l ensemble des juridictions. L appréhension de la demande de justice et sa mise en forme par l avocat. L appréhension de la relation au justiciable à tous les stades de la procédure. La période d études (à l ENM Bordeaux) sera orientée vers l acquisition : Des compétences fondamentales du métier de magistrat autres que techniques. Des éléments d environnement dont la connaissance est nécessaire à l exercice de la plupart des fonctions. Des techniques professionnelles fondamentales communes aux différentes fonctions (prise de décision, écrit judiciaire, oralité judiciaire). Des techniques professionnelles spécifiques relevant des «cœurs de métier» de chaque fonction. Le stage service d enquête (dans un commissariat de police important, un service régional de police judiciaire de la police nationale, une direction centrale de police judiciaire, une communauté de brigades importante, une brigade de recherche, une section recherche de la gendarmerie nationale, la douane judiciaire) sera orienté vers : La connaissance de l organisation et du fonctionnement du service. La connaissance des différentes étapes et techniques d une enquête pénale (le dépôt de plainte, l accueil du public, l audition auteur, l audition victime, l audition mineur, la rédaction des procèsverbaux, les fichiers, la surveillance, la perquisition, la garde à vue, le compte-rendu, la police technique et scientifique ). Le stage pénitentiaire en milieu fermé (en qualité de surveillant dans une maison d arrêt) sera orienté vers : La connaissance du quotidien carcéral La connaissance de l organisation et du fonctionnement d une maison d arrêt et du rôle des différents acteurs Le stage juridictionnel (dans un tribunal de grande instance et un tribunal d instance) sera orienté vers : La connaissance de l organisation et du fonctionnement de la juridiction La mise en pratique des techniques professionnelles communes et des «cœurs de métier» de chaque fonction La connaissance du rôle et du travail du greffe La connaissance des partenaires du magistrat 37
41 Le stage pénitentiaire en milieu ouvert en cours du stage juridictionnel (dans un service pénitentiaire d insertion et de probation) sera orienté vers : La connaissance de l organisation et du fonctionnement du service La connaissance du travail du conseiller d insertion et de probation Le suivi des mesures Le stage prise en charge des mineurs en danger et délinquants en cours du stage juridictionnel (dans un service de la protection judiciaire de la jeunesse, dans un service habilité, dans un service du conseil général, dans un foyer d accueil des mineurs en danger, dans un foyer d accueil de mineurs délinquants, dans un centre éducatif renforcé, dans un centre éducatif fermé ou dans un établissement pour mineurs) sera orienté vers : La connaissance de l organisation et du fonctionnement du service La connaissance des modalités de prise en charge des mineurs Le stage extérieur (dans une administration déconcentrée de l Etat, une préfecture, une administration centrale, une collectivité territoriale, un établissement public, une autorité administrative indépendante, une association ou une entreprise) sera orienté vers : la connaissance du rôle et du fonctionnement d un partenaire de l institution judiciaire ou d un acteur de la vie sociale et économique Le stage extérieur dimension internationale de la justice (à l étranger dans une juridiction étrangère, en France ou à l étranger dans une juridiction communautaire ou internationale, un organisme de coopération judiciaire internationale, une institution internationale, une ambassade ou auprès d un magistrat de liaison) sera orienté vers : La découverte de la mise en œuvre de la fonction choisie dans un système judiciaire étranger L appréhension de la dimension internationale de l action judiciaire La période de préparation théorique aux premières fonctions (à l ENM Bordeaux) sera orientée vers : La connaissance approfondie des techniques professionnelles et du champ de compétence de la fonction choisie La connaissance des éléments d environnement propres à l exercice de la fonction choisie L acquisition de la capacité à la gestion d un cabinet La période du stage de préparation aux premières fonctions (dans un tribunal de grande instance ou d instance) sera orientée vers : la mise en œuvre pratique de l ensemble des techniques professionnelles et du champ de compétence de la fonction Le stage cour d appel sera orienté vers : La déclinaison au deuxième degré de juridiction de la fonction choisie La connaissance du rôle des chefs de cours La connaissance du rôle du service administratif régional Le stage de préparation à la prise de fonctions (dans la juridiction d affectation) sera orienté vers : La découverte de la juridiction d affectation La préparation de la transmission des dossiers L assistance à l assemblée générale La présentation aux principaux partenaires de la fonction 38
42 X. LE CONTENU DES SÉQUENCES DE FORMATION PÔLE DE FORMATION «HUMANITES JUDICIAIRES» Formation initiale théorique de niveau 1 «Études» (commune à tous les auditeurs) Capacités fondamentales travaillées Capacité à identifier, s approprier et mettre en œuvre les règles déontologiques Capacité à prendre en compte l environnement institutionnel national Le statut de la magistrature : indépendance, impartialité Contenu de la formation Culture judiciaire : - Histoire de la justice et de la magistrature - Le rituel - Les us et coutumes, l étiquette, les règles relatives à la correspondance, le protocole - Les grands textes sur la justice - L architecture judiciaire - Les avocats : histoire de la profession, organisation, rémunération Les attentes des justiciables, la demande de justice L acte de juger La déontologie des magistrats : - Le serment - La responsabilité - Le recueil des règles déontologiques - La jurisprudence L éthique publique, indépendance, impartialité Le temps judiciaire La déontologie des avocats, les règles de la profession Les professions judiciaires et juridiques réglementées Volume de formation 15 demi-journées (conférences + ateliers déontologie éthique) Stage avocat Stage juridictionnel Stage extérieur Formation initiale pratique de niveau 1 (commune à tous les auditeurs) Formation initiale théorique de niveau 2 «Préparation aux premières fonctions» (en lien avec une fonction choisie) Capacités fondamentales travaillées Capacité à identifier, s approprier et mettre en œuvre les règles déontologiques Capacité à prendre en compte l environnement institutionnel national Culture judiciaire : - histoire de la fonction choisie Contenu de la formation La carrière du magistrat : - Les organes et procédures de gestion du corps et de la carrière - Le traitement - Les procédures disciplinaires Le dialogue institutionnel dans le cadre de la fonction 39
43 PÔLE DE FORMATION «PROCESSUS DE DÉCISION ET DE FORMALISATION DE LA JUSTICE CIVILE» Formation initiale théorique de niveau 1 «Études» (commune à tous les auditeurs) Capacités fondamentales travaillées Capacité à analyser et synthétiser une situation ou un dossier Capacité à identifier, respecter et garantir un cadre procédural Capacité à préparer et conduire une audience ou un entretien judiciaire dans le respect du contradictoire Capacité à prendre une décision, fondée en droit et en fait, empreinte de bon sens, et exécutable Capacité à motiver, formaliser une décision Contenu de la formation La méthodologie de la décision et de la formalisation judiciaire du premier degré : - Analyse d un dossier et identification du cadre procédural d une situation - Principes directeurs (loyauté, contradictoire, impartialité), procès équitable - L office du juge - Les droits de la défense - Les régimes probatoires (modes de preuve, valeur probante) - Les formations de jugement - Les principes de rédaction Le processus commun de la décision du juge civil (fonctions juge de grande instance, juge d instance, juge des enfants) - Les principes directeurs du procès civil - La saisine des juridictions civiles - L analyse du dossier et prise de décision - Les preuves et mesures d instruction - La méthodologie de la formalisation - L office du juge - L exécution de la décision - Les spécificités fonctionnelles : grande instance instance enfants Volume de formation 51 demi-journées de formation dont 31 directions d études de 3 heures Stage avocat Formation initiale pratique de niveau 1 (commune à tous les auditeurs) Stage juridictionnel : - Juge grande instance - Juge d instance - Juge des enfants Formation initiale théorique de niveau 2 «Préparation aux premières fonctions» (en lien avec une fonction choisie) Capacités fondamentales travaillées Capacité à analyser et synthétiser une situation ou un dossier Capacité à identifier, respecter et garantir un cadre procédural Capacité à préparer et conduire une audience ou un entretien judiciaire dans le respect du contradictoire Capacité à prendre une décision, fondée en droit et en fait, empreinte de bon sens, et exécutable Capacité à motiver, formaliser une décision Contenu de la formation Approfondissement des contentieux et procédures spécifiques aux futures fonctions exercées (substitut et substitut placé, juge grande instance, juge instance, juge des enfants, juge placé) Approfondissement et actualisation des connaissances Dialogue inter-fonctionnel 40
44 Formation initiale pratique de niveau 2 (en lien avec une fonction choisie) Stage de préparation aux premières fonctions : - Juge grande instance - Juge d instance - Juge des enfants - Juge placé Stage cour d appel PÔLE DE FORMATION «PROCESSUS DE DECISION ET DE FORMALISATION DE LA JUSTICE PÉNALE» Formation initiale théorique de niveau 1 «Études» (commune à tous les auditeurs) Capacités fondamentales travaillées Capacité à analyser et synthétiser une situation ou un dossier Capacité à identifier, respecter et garantir un cadre procédural Capacité à préparer et conduire une audience ou un entretien judiciaire dans le respect du contradictoire Capacité à prendre une décision, fondée en droit et en fait, empreinte de bon sens, et exécutable Capacité à motiver, formaliser une décision Contenu de la formation Le processus de décision pénale (fonctions parquet, juge d instruction, siège pénal mineurs et majeurs, juge d application des peines) : le traitement du dossier pénal, la chaîne pénale La recherche de la vérité par l enquête : - Les acteurs de la procédure - La compétence, les cadres et pouvoirs d enquête - Le rôle du magistrat dans la direction et la conduite d enquête, le choix des circuits - Les outils au service de la recherche de la vérité - La validité des procédures et les garanties des libertés - Les éléments verbaux dans l enquête - Les nullités de l enquête - Les spécificités de l enquête pénale concernant les mineurs Analyse d une situation et orientation de la procédure : - La qualification des infractions - Le choix de la réponse pénale - La formalisation de la décision et sa motivation - Les mesures provisoires - Les spécificités relatives aux mineurs L audience de jugement : - Saisine et office du juge - L audience correctionnelle : préparation et débats - La décision : délibéré, choix de la peine, formalisation, motivation - Les spécificités du tribunal pour enfants L exécution de la décision : - La mise à exécution des décisions - Les peines restrictives de liberté - Les peines privatives de liberté - Les aménagements de peine - Les mesures de sureté - Le juge des enfants et l application des peines Volume de formation 65 demi-journées de formation dont 47 directions d études de 3 heures Formation initiale pratique de niveau 1 (commune à tous les auditeurs) Stage avocat Stage service d enquête Stage pénitentiaire Stage juridictionnel : - Parquet - Juge d instruction - Juge des libertés et de la détention - Siège pénal majeur - Siège pénal mineur - Juge d application des peines 41
45 Formation initiale théorique de niveau 2 «Préparation aux premières fonctions» (en lien avec une fonction choisie) Capacités fondamentales travaillées Capacité à analyser et synthétiser une situation ou un dossier Capacité à identifier, respecter et garantir un cadre procédural Capacité à préparer et conduire une audience ou un entretien judiciaire dans le respect du contradictoire Capacité à prendre une décision, fondée en droit et en fait, empreinte de bon sens, et exécutable Capacité à motiver, formaliser une décision Contenu de la formation Approfondissement des contentieux et des procédures spécifiques aux futures fonctions exercées (substitut et substitut placé, juge d instruction, juge de grande instance, juge d instance, juge des enfants, juge d application des peines, juge placé) Approfondissement et actualisation des connaissances Dialogue inter-fonctionnel Formation initiale pratique de niveau 2 (en lien avec une fonction choisie) Stage de préparation aux premières fonctions : - Substitut - Substitut placé - Juge d instruction - Juge grande instance - Juge d instance - Juge des enfants - Juge d application des peines - Juge placé Stage cour d appel 42
46 PÔLE DE FORMATION «COMMUNICATION JUDICIAIRE» Formation initiale théorique de niveau 1 «Études» (commune à tous les auditeurs) Capacités fondamentales travaillées Capacité d adaptation Capacité à adopter une position d autorité ou d humilité adaptée aux circonstances Capacité à la relation, à l écoute et à l échange Capacité à susciter un accord et à concilier Capacité à expliquer une décision Capacité à travailler en équipe Contenu de la formation La situation de communication et ses différentes composantes Méthodologie pour l élaboration d une grille d entretien et sa conduite : - Les différents types d entretiens - Les différentes interventions - La préparation et la définition des objectifs de l entretien - La prise de parole en public L entretien judiciaire et l audience publique : - Le positionnement du magistrat - L écoute, l adaptation - La conduite d entretien - L entretien avec les personnes vulnérables : enfants, personnes âgées, malades mentaux - La question de la crédibilité des témoignages, les fausses confessions - La gestion de la collégialité - L énoncé et l explication de la décision La communication par l écrit La communication publique institutionnelle La communication médiatique La communication par l image Lectures pluridisciplinaires des situations sociales judiciaires (analyse systémique, sociologie des organisations) Volume de formation 30 demi-journées dont 13 séquences de simulation civiles ou pénales Formation initiale pratique de niveau 1 (commune à tous les auditeurs) Stage juridictionnel Formation initiale théorique de niveau 2 «Préparation aux premières fonctions» (en lien avec une fonction choisie) Capacités fondamentales travaillées Capacité d adaptation Capacité à adopter une position d autorité ou d humilité adaptée aux circonstances Capacité à la relation, à l écoute et à l échange Capacité à susciter un accord et à concilier Capacité à expliquer une décision Capacité à travailler en équipe 43
47 Contenu de la formation L entretien judiciaire : - La gestion des entretiens difficiles et conflictuels - L écoute active - La reformulation - La recherche de l adhésion - Les techniques de conciliation - L approfondissement des entretiens avec les personnes vulnérables : enfants, personnes âgées, malades mentaux - L audition hors du palais - La médiation L audience publique : - Les réquisitions devant la cour d assises - La présidence d audience pénale complexe (TC/TPE criminel) La communication avec les médias (pratique) La conduite de réunion 44
48 PÔLE DE FORMATION «ADMINISTRATION DE LA JUSTICE» Formation initiale théorique de niveau 1 «Études» (commune à tous les auditeurs) Capacités fondamentales travaillées Capacité à organiser, gérer et innover Capacité d adaptation Capacité à prendre en compte l environnement institutionnel national Capacité à travailler en équipe Capacité à analyser et synthétiser une situation ou un dossier Contenu de la formation L administration de l État et les collectivités locales : L organisation de l administration de la justice : - La place de la justice dans l État - L organisation et missions du ministère de la Justice - L organisation et le fonctionnement des services déconcentrés : services administratifs régionaux juridictions plates-formes interrégionales : cartographie judiciaire - Les relations avec le greffe et les partenaires Les moyens de la justice : - Les moyens humains : les catégories, le management, le dialogue social et la formation - Les moyens techniques : l informatique et les nouvelles technologies - Les moyens immobiliers Économie de la Justice : - Les frais de justice en matière pénale - L aide juridictionnelle - Cadre et gestion budgétaire Volume de formation 10 demi-journées de formation (conférences, ateliers) Stage juridictionnel : - semaine greffe Formation initiale pratique de niveau 1 (commune à tous les auditeurs) 45
49 Formation initiale théorique de niveau 2 «Préparation aux premières fonctions» (en lien avec une fonction choisie) Capacités fondamentales travaillées Capacité à organiser, gérer et innover Capacité d adaptation Capacité à prendre en compte l environnement institutionnel national Capacité à travailler en équipe Contenu de la formation La qualité de la justice : - La performance : les critères et les outils - Les bonnes pratiques professionnelles L administration au quotidien : - La sécurité, la sûreté dans les juridictions - L organisation et la gestion du cabinet - La maitrise des frais de justice - L accès au droit, l aide aux victimes - Les relations avec le greffe et les partenaires Les moyens techniques : - L environnement informatique du magistrat - Les applications métier Économie de la Justice : - La maitrise des frais de justice (par fonction) - Le circuit de la dépense - La gestion du temps et des flux 46
50 PÔLE DE FORMATION «DIMENSION INTERNATIONALE DE LA JUSTICE» Formation initiale théorique de niveau 1 «Études» (commune à tous les auditeurs) Capacités fondamentales travaillées Capacité à prendre en compte l environnement institutionnel international Contenu de la formation Techniques et pratiques de la coopération judiciaire internationale : - La connaissance des institutions - La maîtrise des outils et des pratiques L espace judiciaire européen : - Le droit européen - La connaissance des institutions - La connaissance des outils et des pratiques Le droit et les pratiques judiciaires comparées Les langues et civilisations - Langue obligatoire : anglais - Langues facultatives : allemand, espagnol, italien, arabe 24 demi-journées de formation Volume de formation Formation initiale théorique de niveau 2 «Préparation aux premières fonctions» (en lien avec une fonction choisie) Capacités fondamentales travaillées Capacité à prendre en compte l environnement institutionnel international Contenu de la formation La coopération civile internationale L entraide judiciaire pénale européenne et internationale Formation initiale pratique de niveau 2 (en lien avec une fonction choisie) Stage extérieur à l étranger sur projet personnel 47
51 PÔLE DE FORMATION «ENVIRONNEMENT JUDICIAIRE» Formation initiale théorique de niveau 1 «Études» (commune à tous les auditeurs) Capacités fondamentales travaillées Capacité à prendre une décision inscrite dans son contexte - Contenu de la formation - La délinquance et le délinquant : panorama criminologique et psychologique de l auteur, dans la continuité de séquences du pôle de justice pénale. - La dangerosité et la sanction, en écho avec les séquences du pôle justice pénale et pour préparer le stage pénitentiaire et à l issue en analyser les enjeux. - La victime et son préjudice, en accompagnement des séquences du pôle de justice civile sur la réparation du préjudice corporel. - La famille et ses mutations, avec une approche interculturelle. - L expertise judiciaire. Volume de formation 30 demi-journées de formation (conférences-ateliers) Stage extérieur Formation initiale pratique de niveau 1 (commune à tous les auditeurs) PÔLE DE FORMATION «VIE ÉCONOMIQUE» Formation initiale théorique de niveau 1 «Études» (commune à tous les auditeurs) Capacités fondamentales travaillées Capacité à prendre une décision fondée en droit et en fait, inscrite dans son contexte empreinte de bon sens et exécutable. Capacité à prendre en compte l environnement international et national. Capacité à analyser, à synthétiser une situation et un dossier, à motiver, formaliser et expliquer une décision. Capacité à organiser, gérer et innover. Capacité d adaptation Contenu de la formation Sensibilisation au contexte socio-économique. Découverte de l entreprise et en particulier : - son environnement (mondialisation) - le financement - les fonctions essentielles - Les collaborateurs (management, dialogue social, risques psycho-sociaux) Initiation à quelques outils : - la comptabilité - l analyse financière Pédagogie alternant : - conférences de chefs d entreprise, de représentants d écoles de commerce, de syndicats de salariés et d employeurs, de petites et grandes entreprises - d ateliers et tables rondes - de visites d entreprises. Volume de formation 10 demi-journées (conférences et ateliers) Formation initiale pratique de niveau 2 (en lien avec la fonction choisie) Approfondissement des contentieux et procédures spécifiques aux futures fonctions exercées au pénal (délinquance économique, financière et technique) et civil (surendettement, crédit à la consommation, prestations compensatoires et contributions alimentaires, tutelles et gestion du patrimoine ) 48
52 XI. LES MÉTHODES PÉDAGOGIQUES Plusieurs méthodes et formats pédagogiques seront utilisés pendant les périodes de formations communes à Bordeaux : Les directions d études : Les auditeurs de justice sont répartis en petits groupes de travail de moins de quinze dont la composition est fixe durant toute la période d études. Préparée par la lecture préalable d un dossier documentaire ou d un fascicule pédagogique, la direction d études s articule autour de l étude de cas concrets ou de dossiers réels. Cette approche pratique, ainsi que la taille restreinte du groupe, favorise une interaction importante entre le formateur et les auditeurs. Les directions d études sont animées par un ou plusieurs membres du corps enseignant de l École. Les simulations : Des exercices de simulations, organisés durant la période d études dans le cadre des pôles de formation «Processus judiciaire de décision et de formalisation de la justice civile», «Processus judiciaire de décision et de formalisation de la justice pénale» et «Communication judiciaire» permettent aux auditeurs de vérifier leur capacité à mettre en œuvre les techniques professionnelles acquises. Ces exercices sont réalisés à partir de dossiers réels et font l objet d une analyse critique sur la base d un support vidéo. Pour en accentuer la vraisemblance, des élèves greffiers, des élèves avocats, des avocats en exercice y sont régulièrement associés. Le travail en atelier : Réunion de plusieurs groupes de directions d études, l atelier permet une transmission des savoirs dans un cadre permettant un dialogue interactif entre des praticiens de terrain et les auditeurs. Les conférences : Destinée à actualiser les connaissances juridiques ou à transmettre une expérience professionnelle particulière, la conférence s adresse à l ensemble de la promotion. Les débats et tables rondes : Axés sur une question d actualité ou un aspect du programme pédagogique, le débat permet aux auditeurs de confronter leurs analyses avec l aide des membres du corps enseignant de l École. Il favorise l émergence d une culture de l écoute et du dialogue. Durant la période d études, les activités pédagogiques des pôles de formation sont organisées autour de semaines thématiques. Durant les périodes de stages, notamment en juridiction, la formation de l auditeur se construit sur la base d un accompagnement de l auditeur par un professionnel expérimenté. Plusieurs formats pédagogiques sont alors mis en œuvre : Les travaux écrits : Adaptés dans leur difficulté à la progression de l auditeur, ils permettent à celui-ci de mettre en œuvre les techniques professionnelles acquises à l École durant la période d études sous le contrôle d un magistrat expérimenté. Les audiences : Elles permettent de la même façon à l auditeur de mettre en œuvre les techniques spécifiques acquises à l École afin de lui permettre progressivement d en assurer la tenue sous le contrôle d un magistrat expérimenté. 49
53 XII. L AFFECTATION EN STAGE A. LE CHOIX DES LIEUX 1) Principes généraux (extraits du règlement intérieur) Article 80 : En vue de l affectation des auditeurs de justice dans les centres et lieux de stage, la liste des postes offerts, notamment dans les différentes juridictions et lieux d exercice du stage auprès d un barreau ou comme collaborateur d un avocat inscrit au barreau leur est communiquée. Afin d assurer le bon déroulement des stages, des incompatibilités absolues ou relatives peuvent être instituées par le directeur de l École. Elles sont mentionnées dans le programme pédagogique. Les incompatibilités relatives peuvent être levées par le directeur ou son représentant, après avis des deux délégués de promotion, au regard des situations particulières motivées des auditeurs concernés. Les auditeurs font connaître leurs desiderata d affectation dans le délai fixé par le directeur de l École. Sauf si le stage concerné est programmé en début de scolarité, une répartition amiable des lieux de stage entre les auditeurs est privilégiée. L affectation des auditeurs de justice dans les centres et lieux de stage est prononcée par décision du directeur de l École en tenant compte, dans la mesure du possible, des situations familiales. Le directeur de l École peut au cours du stage modifier l affectation d un auditeur, soit à sa demande, soit d office dans un intérêt pédagogique après audition de l intéressé, ou en cas de manquement aux conditions d affectation. 2) Le stage juridictionnel La liste des lieux de stages juridictionnels est dressée à partir des propositions faites par les correspondants de l'école dans les juridictions (coordonnateurs régionaux de formation et directeurs de centres de stage). 3) Le stage avocat La liste des lieux de stage «avocat» a été établie sur la base des propositions conjointes des directeurs de centre de stage et des bâtonniers locaux. Il ne doit y avoir qu un seul auditeur de justice par cabinet, sauf exception justifiée par la taille du cabinet (plus de vingt avocats associés ou salariés par exemple). B. LES EMPÊCHEMENTS À AFFECTATION Le régime des incompatibilités a notamment pour objectifs : de permettre aux auditeurs de justice d effectuer leur stage dans les meilleures conditions pédagogiques possibles, d assurer une évaluation impartiale. En application des dispositions de l'article 85 du règlement intérieur de l'école, le directeur ou son délégué se prononce sur les requêtes présentées par les auditeurs de justice et tendant à lever les incompatibilités relatives figurant ci-après. La liste qui suit revêt un caractère indicatif. Les auditeurs de justice sont en conséquence invités à saisir le directeur de toute situation non expressément prévue mais qui leur paraîtrait de nature à susciter des difficultés. 50
54 1) Le stage juridictionnel Les empêchements absolus L'auditeur de justice dont le père, la mère, le frère, la sœur, le conjoint, le concubin ou le partenaire uni par un pacte civil de solidarité est magistrat à la cour d appel ne peut être affecté dans un quelconque des tribunaux de grande instance du ressort de la cour. L'auditeur de justice dont le père, la mère, le frère, la sœur, le conjoint, le concubin ou le partenaire uni par un pacte civil de solidarité est magistrat dans un tribunal de grande instance ne peut être affecté ni dans le ressort ce tribunal, ni dans le ressort de l un des tribunaux de grande instance limitrophes de la cour d appel concernée (pas de frontières communes). L auditeur de justice ayant exercé, dans les cinq années précédant le stage, des fonctions juridictionnelles dans un tribunal de grande instance (juge de proximité, assesseur au tribunal pour enfants, juge consulaire, conseiller prud homal ) ou des fonctions de délégué du procureur de la République ne peut être affecté ni dans le ressort ce tribunal, ni dans le ressort de l un des tribunaux de grande instance limitrophes de la cour d appel concernée. L auditeur de justice ayant exercé en qualité d assistant de justice dans un tribunal de grande instance dans les cinq années précédant le stage ne peut y être affecté. Le silence gardé sur ces empêchements entraîne a minima à titre de sanction, l'annulation de la décision d'affectation. Les empêchements relatifs L auditeur de justice dont le père, la mère, le frère, la sœur, le conjoint, le concubin ou le partenaire uni par un pacte civil de solidarité, a été magistrat à la cour d appel dans les cinq années précédant le stage, ne peut être affecté dans un quelconque des tribunaux de grande instance du ressort de la cour que s il a été autorisé par le directeur de l École. L auditeur de justice dont le père, la mère, le frère, la sœur, le conjoint, le concubin ou le partenaire uni par un pacte civil de solidarité, a été magistrat dans un tribunal de grande instance dans les cinq années précédant le stage, ne peut être affecté dans le ressort ce tribunal et dans le ressort de l un des tribunaux de grande instance limitrophes de la cour d appel concernée que s il a été autorisé par le directeur de l École. L'auditeur de justice dont le beau-père, la belle-mère, le beau-frère, la belle-sœur, l'oncle ou la tante est magistrat dans une cour d'appel ne peut être affecté dans un quelconque des tribunaux de grande instance du ressort de la cour que s'il a été autorisé par le directeur de l École. L'auditeur de justice dont le beau-père, la belle-mère, le beau-frère, la belle-sœur, l'oncle ou la tante est magistrat dans un tribunal de grande instance ne peut être affecté dans le ressort ce tribunal et dans le ressort de l un des tribunaux de grande instance limitrophes de la cour d appel concernée que s'il a été autorisé par le directeur de l École. L'auditeur de justice dont le père, la mère, le frère, la sœur, le conjoint, le concubin ou le partenaire uni par un pacte civil de solidarité, le beau-père, la belle-mère, le beau-frère, la belle-sœur, l'oncle ou la tante est fonctionnaire de police, militaire de la gendarmerie, auxiliaire de justice, membre de l administration pénitentiaire, membre de la protection judiciaire de la jeunesse ou expert judiciaire auprès d un tribunal de grande instance ou dans une cour d appel, ne peut être affecté dans un quelconque des tribunaux de grande instance du ressort de la cour que s il a été autorisé par le directeur de l École. L'auditeur de justice dont le père, la mère, le frère, la sœur, le conjoint, le concubin ou le partenaire uni par un pacte civil de solidarité, le beau-père, la belle-mère, le beau-frère, la belle-sœur, l'oncle ou la tante est fonctionnaire dans une cour d'appel ne peut être affecté dans un quelconque des tribunaux de grande instance du ressort de la cour que s'il a été autorisé par le directeur de l École. L'auditeur de justice dont le père, la mère, le frère, la sœur, le conjoint, le concubin ou le partenaire uni par un pacte civil de solidarité, le beau-père, la belle-mère, le beau-frère, la belle-sœur, l'oncle ou la tante est fonctionnaire dans un tribunal de grande instance ne peut être affecté dans le ressort ce tribunal et dans le ressort de l un des tribunaux de grande instance limitrophes de la cour d appel concernée que s'il a été autorisé par le directeur de l École. L'auditeur de justice dont le père, la mère, le frère, la sœur, le conjoint, le concubin ou le partenaire uni par un pacte civil de solidarité est avocat inscrit au barreau d'un tribunal ou est délégué du procureur ne peut être affecté dans le ressort du tribunal de grande instance que s'il a été autorisé par le directeur de l École. L auditeur de justice ayant exercé en qualité d auxiliaire de justice (avocat, notaire, huissier), greffier, fonctionnaire de police ou gendarme, auprès d un tribunal de grande instance ou dans une cour d appel ne peut être affecté dans un quelconque des tribunaux de grande instance du ressort de la cour concernée que s il a été autorisé par le directeur de l École. 51
55 L auditeur de justice qui a exercé, avant d'accéder à l'école, un métier de la fonction publique en rapport avec le monde judiciaire (ex : sous-directeur de l administration pénitentiaire, conseiller d insertion et de probation, éducateur de la PJJ ) ne peut être affecté dans un quelconque des tribunaux de grande instance du ressort de la cour concernée que s il a été autorisé par le directeur de l École. L auditeur de justice ayant travaillé soit dans une maison de «Justice et du Droit» soit dans un centre départemental d accès au droit soit dans une association d aides aux victimes ou un organisme tutélaire situé dans le ressort d un tribunal de grande instance ne peut être affecté dans cette juridiction que s il a été autorisé par le directeur de l École. L auditeur de justice ayant exercé en qualité d assistant de justice auprès d une cour d appel ne peut être affecté dans un quelconque des tribunaux de grande instance du ressort de la cour concernée que s il a été autorisé par le directeur de l École. L auditeur de justice ayant effectué un stage pendant plus de deux mois à l occasion des trois dernières années avant le début du stage à quelque titre que ce soit, auprès d une cour d appel ou d un tribunal de grande instance, ne peut être affecté selon le cas dans un quelconque des tribunaux de grande instance du ressort concerné que s il a été autorisé par le directeur de l École. 2) Le stage «avocat» Les empêchements absolus L auditeur de justice dont le père, la mère, le frère, la sœur, le conjoint, le concubin ou le partenaire uni par un pacte civil de solidarité est avocat ou travaille dans un cabinet d avocat ne pourra y effectuer son stage. Les empêchements relatifs L auditeur de justice dont le père, la mère, le frère, la sœur, le conjoint, le concubin ou le partenaire uni par un pacte civil de solidarité est magistrat dans un tribunal ne peut effectuer son stage avocat dans le ressort de ce tribunal de grande instance que s il a été autorisé par le directeur de l École. L auditeur de justice ayant exercé en qualité d auxiliaire de justice (avocat, notaire, huissier), greffier, fonctionnaire de police ou gendarme, auprès d un tribunal de grande instance ne peut être affecté dans le ressort du tribunal de grande instance concerné que s il a été autorisé par le directeur de l École. Les recommandations déontologiques Il est recommandé à l auditeur de justice de se déporter au cas où il devrait intervenir ès qualité d avocat stagiaire dans une instance à laquelle participerait un magistrat ou un avocat membre de sa famille. Tableau récapitulatif des empêchements à affectation en stage juridictionnel et stage avocat Situation personnelle Stage juridictionnel Stage avocat Fils ou fille, frère ou sœur, conjoint, concubin ou partenaire uni par un pacte civil de solidarité d un magistrat affecté à la cour d'appel. Fils ou fille, frère ou sœur, conjoint, concubin ou partenaire uni par un pacte civil de solidarité d un magistrat d un T.G.I de la cour. Auditeur ayant occupé des fonctions juridictionnelles (juge de proximité, assesseur au tribunal pour enfants, juge consulaire, conseiller prud homal ) dans le ressort d un tribunal de grande instance dans les cinq années précédant le stage. Auditeur ayant exercé en qualité d assistant de justice dans un tribunal de grande instance dans les cinq années précédant le stage. Fils, fille, frère, sœur, conjoint, concubin ou le partenaire uni par un pacte civil de solidarité d un magistrat qui a été en poste dans une cour d appel dans les cinq années précédant le stage. Empêchement absolu sur le ressort de la cour d appel. Empêchement absolu sur le ressort du T.G.I. concerné et des T.G.I.limitrophes de la cour d appel concernée. Empêchement absolu sur le ressort du T.G.I. concerné et des T.G.I. limitrophes de la cour d appel concernée. Empêchement absolu sur le ressort du T.G.I. Empêchement relatif sur le ressort de la cour. Possibilité de dérogation par le directeur. Recommandations déontologiques Recommandations déontologiques Sans conséquence Sans conséquence Sans conséquence 52
56 Fils, fille, frère, sœur, conjoint, concubin ou le partenaire uni par un pacte civil de solidarité d un magistrat qui a été en poste dans un tribunal de grande instance dans les cinq années précédant le stage. Gendre, belle-fille, beau-frère, belle-sœur, neveu ou nièce d un magistrat dans une cour d'appel. Gendre, belle-fille, beau-frère, belle-sœur, neveu ou nièce d un magistrat dans un tribunal de grande instance. Fils, fille, frère, sœur, conjoint, concubin ou partenaire uni par un pacte civil de solidarité, gendre, belle-fille, beau-frère, belle-sœur, neveu ou nièce d un fonctionnaire de police, militaire de la gendarmerie, auxiliaire de justice, membre de l administration pénitentiaire, membre de la protection judiciaire de la jeunesse ou expert judiciaire. Fils, fille, frère, sœur, conjoint, concubin ou partenaire uni par un pacte civil de solidarité, gendre, belle-fille, beau-frère, belle-sœur, neveu ou nièce d un fonctionnaire affecté à la cour d'appel. Fils, fille, frère, sœur, conjoint, concubin ou partenaire uni par un pacte civil de solidarité, gendre, belle-fille, beau-frère, belle-sœur, neveu ou nièce d un fonctionnaire affecté dans un T.G.I. Empêchement relatif sur le ressort du T.G.I concerné et des T.G.I limitrophes de la cour d appel concernée. Possibilité de dérogation par le directeur. Empêchement relatif sur le ressort de la cour. Possibilité de dérogation par le directeur. Empêchement relatif sur le ressort du T.G.I. concerné et des T.G.I limitrophes de la cour d appel concernée. Possibilité de dérogation par le directeur. Empêchement relatif sur le ressort de la cour. Possibilité de dérogation par le directeur. Empêchement relatif sur le ressort de la cour. Possibilité de dérogation par le directeur. Empêchement relatif sur le ressort du T.G.I concerné et des T.G.I limitrophes de la cour d appel concernée. Possibilité de dérogation par le directeur. Sans conséquence Recommandations déontologiques Recommandations déontologiques Sans conséquence Sans conséquence Sans conséquence 53
57 Situation personnelle Stage juridictionnel Stage avocat Fils ou fille, frère ou sœur, conjoint, concubin ou partenaire uni par un pacte civil de solidarité d un avocat. Fils ou fille, frère ou sœur, conjoint, concubin ou partenaire uni par un pacte civil de solidarité d un délégué du procureur. Auxiliaire de justice (avocat, notaire, huissier), greffier, fonctionnaire de police ou gendarme, auprès d un T.G.I ou d une cour d appel. Ancien fonctionnaire ayant été en relation avec l autorité judiciaire dans l exercice de ses fonctions (ex : sous-directeur de l administration pénitentiaire, conseiller d insertion et de probation, éducateur de la P.J.J ). Ancien assistant de justice auprès de la cour d appel. Ancien stagiaire (pendant plus de deux mois dans les trois dernières années avant le début du stage) au sein de la cour d appel ou d un des T.G.I. du ressort Ancien stagiaire (pendant plus de deux mois dans les trois dernières années avant le début du stage) au sein d un T.G.I.. Ancien employé d une maison de «Justice et du Droit», d un centre départemental d accès au droit ou d un organisme tutélaire situé dans le ressort d un tribunal de grande instance. Empêchement relatif sur le ressort du T.G.I. Possibilité de dérogation par le directeur. Empêchement relatif sur le ressort du T.G.I. Possibilité de dérogation par le directeur. Empêchement relatif sur le ressort de la cour. Possibilité de dérogation par le directeur Empêchement relatif sur le ressort de la cour. Possibilité de dérogation par le directeur. Empêchement relatif sur le ressort de la cour. Possibilité de dérogation par le directeur. Empêchement relatif sur le ressort de la cour. Possibilité de dérogation par le directeur. Empêchement relatif au sein de ce T.G.I.. Possibilité de dérogation par le directeur. Empêchement relatif sur le T.G.I.. Possibilité de dérogation par le directeur. Empêchement absolu dans le cabinet d avocat concerné Egalement si l auditeur est fils ou fille, frère ou sœur, conjoint, concubin ou partenaire uni par un pacte civil de solidarité ou d une personne employée dans un cabinet d avocat Sans conséquence Empêchement relatif sur le ressort de la Cour. Possibilité de dérogation par la commission des stages Sans conséquence Sans conséquence Sans conséquence Sans conséquence Sans conséquence 54
58 XIII. LE LIVRET PÉDAGOGIQUE DE L AUDITEUR Les appréciations portées par les formateurs sur la qualité du travail de l auditeur de justice ont pour objectif de lui permettre de se situer par rapport aux attentes des formateurs, de connaître le degré d acquisition des compétences fondamentales, des compétences techniques, de connaître les insuffisances repérées et les moyens pour y remédier. Ces appréciations essentielles pour permettre la progression et le suivi pédagogique de l auditeur durant les différentes phases de la scolarité, sont transcrites dans un «livret pédagogique de formation» (élaboré dès le début de la scolarité) dans lequel pourront figurer : les tests de niveau éventuels (informatique, langues.), le profil de compétence élaboré à l entrée à l École, les évaluations formatives des magistrats enseignants et des maîtres de stage, les préconisations des formateurs. Ce livret sera un document partagé entre l auditeur de justice et les formateurs. Il est tenu par la sous-direction des études durant la scolarité bordelaise puis transmis au directeur de centre de stage lors de l arrivée en stage juridictionnel. Une réunion de bilan pédagogique à la fin de la période d études permet, par la confrontation des observations et analyses de l ensemble des formateurs ayant suivi l auditeur de justice, d arrêter des préconisations de formation et des recommandations éventuelles d adaptation du stage juridictionnel qui sont consignées dans le livret. Cette réunion se déroule en présence du sous-directeur des études et du sous-directeur des stages. L existence du livret pédagogique doit s accompagner d échanges réguliers (entretiens pédagogiques) entre l auditeur de justice et ses formateurs : une fois au milieu de la période d études une fois à la fin de la période d études une fois au milieu du stage juridictionnel Ce livret n a pas vocation à servir d élément pour l évaluation qui se concentre pour sa part sur la vérification de l acquisition des compétences dans la perspective d une déclaration d aptitude et de l élaboration du classement des auditeurs de justice. 55
59 XIV. LA VALIDATION DE L ACQUISITION DES COMPÉTENCES ET LE CLASSEMENT DES AUDITEURS L évaluation a pour objectifs de : Mesurer le degré d acquisition des capacités fondamentales du magistrat et de maîtrise des techniques propres à chaque fonction. En cela elle constitue l un des éléments pris en compte par le jury de l examen d aptitude et de classement pour asseoir sa décision d aptitude. Fournir des éléments chiffrés dont la somme permettra de déterminer le rang de classement des auditeurs de justice. Ce classement a pour seul objectif de déterminer l ordre dans lequel les auditeurs de justice choisiront leur premier poste d affectation. A. DURANT LA SCOLARITÉ GÉNÉRALISTE : LE LIVRET DE L ÉVALUATION En fin de période d études, trois épreuves écrites, corrigées anonymement (sur la base d une grille d évaluation) par les membres du corps enseignant de l École permettent d évaluer les acquisitions propres à cette période de formation : Épreuve écrite portant sur les techniques professionnelles des fonctions civiles 1 Épreuve écrite portant sur les techniques professionnelles des fonctions pénales 2 Épreuve écrite portant sur les enseignements thématiques transversaux 3 Cette évaluation porte sur les compétences suivantes : Capacité à identifier, s approprier et mettre en œuvre les règles déontologiques Capacité à analyser et synthétiser une situation ou un dossier Capacité à identifier, respecter et garantir un cadre procédural Capacité à prendre une décision, fondée en droit et en fait, inscrite dans son contexte, empreinte de bon sens, et exécutable Capacité à motiver, formaliser et expliquer une décision Capacité à prendre en compte l environnement institutionnel national et international Durant la période du stage juridictionnel l auditeur est évalué dans le cadre de trois épreuves en situation réelle sur le lieu du stage. Ces évaluations sont faites par le coordonnateur régional de formation sur la base d une grille d évaluation élaborée par l École : Á l occasion de la présidence d une audience correctionnelle Á l occasion des réquisitions orales devant le tribunal correctionnel Á l occasion de la tenue d une audience civile de cabinet 1 Portant sur les enseignements dispensés dans le cadre du pôle «Prise de décision et formalisation de la justice civile» 2 Portant sur les enseignements dispensés dans le cadre du pôle «Prise de décision et formalisation de la justice pénale» 3 Portant sur les enseignements dispensés dans le cadre des six autres pôles 56
60 Avant de fixer la note, le coordonnateur régional de formation recueille l avis du magistrat maître de stage sous l autorité duquel l auditeur est placé durant l audience. Cette évaluation porte sur les capacités suivantes : - Capacité à identifier, s approprier et mettre en œuvre les règles déontologiques - Capacité d adaptation - Capacité à analyser et synthétiser une situation ou un dossier - Capacité à identifier, respecter et garantir un cadre procédural - Capacité à adopter une position d autorité ou d humilité adaptée aux circonstances - Capacité à la relation, à l écoute et à l échange - Capacité à préparer et conduire une audience ou un entretien judiciaire dans le respect du contradictoire - Capacité à susciter un accord et à concilier - Capacité à prendre une décision, fondée en droit et en fait, inscrite dans son contexte, empreinte de bon sens, et exécutable Au terme du stage juridictionnel, le directeur de centre de stage rédige un premier rapport faisant le bilan du stage. Une réunion de l ensemble des magistrats maîtres de stage ayant suivi l auditeur et du directeur de centre de stage permet un échange sur l aptitude de l auditeur à occuper les fonctions proposées à la sortie de l École. Présent à cette réunion, le coordonnateur régional de formation en fait une synthèse sous la forme d un second rapport. Il mentionne en outre son avis sur l aptitude de l auditeur. Après cette réunion (et avant la rédaction de son rapport), il peut s entretenir avec l auditeur de justice, notamment dans le cas où des réserves auraient été émises quant à son aptitude. Les deux rapports sont notifiés à l auditeur de justice qui peut faire des observations qui sont alors transmises au jury. * * * Les six notes (de 0 à 20) ainsi obtenues lors des épreuves de fin d études et de fin de stage juridictionnel concourent chacune avec un coefficient 1 au rang de classement final. Elles constituent avec les rapports précédemment évoqués le «livret d évaluation de l auditeur de justice» qui sera transmis au jury. L auditeur de justice peut, s il le souhaite, faire avant sa transmission au jury, toutes observations sur le contenu de ce livret. Il peut communiquer, s il le souhaite, son livret pédagogique à l appui de ses observations 4. B. AU TERME DE LA FORMATION GÉNÉRALISTE : L EXAMEN D APTITUDE ET DE CLASSEMENT La formation à l École nationale de la magistrature est une formation probatoire. 1) Le jury Le jury de l examen d aptitude et de classement est composé de neuf membres nommés par arrêté du garde des Sceaux, ministre de la Justice, sur proposition du conseil d administration de l École 4 Seule une communication intégrale du livret est autorisée 57
61 Composition du jury de l examen d aptitude et de classement Un magistrat hors hiérarchie à la Cour de cassation, président Un directeur, chef de service ou sous-directeur au ministère de la Justice ou un membre de l inspection générale des services judiciaires, vice-président Un maître des requêtes au Conseil d Etat ou un conseiller référendaire à la Cour des comptes Trois magistrats de l ordre judiciaire Deux professeurs des universités chargés d un enseignement de droit Un avocat ou un avocat honoraire Des examinateurs spécialisés peuvent être adjoints au jury par arrêté du garde des Sceaux, ministre de la Justice. Ils ne participent pas aux délibérations finales du jury. a) Les épreuves L examen d aptitude et de classement de décompose en quatre séquences : L entretien avec le jury 5 (40 minutes) : L auditeur de justice développe, à partir d un dossier dont il a eu à connaître à l occasion de sa formation, pendant quinze minutes, une question relative au rôle de l institution judiciaire, à son fonctionnement, au statut et au positionnement du magistrat ou à la place du justiciable (le développement d une question purement juridique est proscrit, les capacités de l auditeur de justice en ce domaine étant évaluées par ailleurs). L auditeur de justice expose ensuite, pendant dix minutes, l analyse qu il fait d un cas pratique, tiré au sort, portant sur une question de déontologie (il bénéficie de trente minutes de préparation à cet effet avant l épreuve). La conversation avec le jury qui s ensuit prend appui sur les éléments exposés par l auditeur de justice ou sur l expérience acquise au cours de sa scolarité (stage avocat et stage juridictionnel notamment). Une épreuve de rédaction d un jugement civil (6 heures) Une épreuve de rédaction d un réquisitoire définitif (6 heures) Un test en langue anglaise 6 Les trois notes (de 0 à 20) ainsi obtenues, ainsi que le résultat du test 7, concourent pour le rang de classement final (entretien coefficient 3, épreuves de rédaction coefficient 1,5 chacune). b) La décision du jury Au terme des épreuves de l examen d aptitude et de classement, le jury prend connaissance des notes des épreuves de fin d études et de stage juridictionnel. 5 Alors composé du président et du vice-président du jury, de deux magistrats de l ordre judiciaire (siège et parquet) et d un avocat 6 Validation d une formation qualifiante 7 Sous forme de bonification de points 58
62 Séquences de formation Études Stage juridictionnel Examen d aptitude et de classement Nature des épreuves Durées des épreuves Contenu des épreuves Coefficients Épreuve écrite 6 heures Techniques professionnelles des fonctions civiles 1 Épreuve écrite 6 heures Techniques professionnelles des fonctions pénales 1 Épreuve écrite 6 heures Enseignements thématiques transversaux 1 Épreuve orale une audience Présidence de l audience correctionnelle 1 Épreuve orale une audience Réquisitions devant le tribunal correctionnel 1 Épreuve orale une audience Tenue d une audience civile de cabinet 1 Épreuve orale 40 minutes Entretien avec le jury 3 Épreuve écrite 6 heures Jugement civil 1,5 Épreuve écrite 6 heures Réquisitoire définitif 1,5 Test Langue anglaise Bonification de points 8 Il se prononce en premier lieu sur l aptitude de chaque auditeur à exercer, à la sortie de l École, les fonctions judiciaires, après avis motivé du directeur de l École 9 et au vu des rapports du directeur de centre de stage et du coordonnateur régional de formation. Le jury peut prononcer : Une déclaration d aptitude générale Des recommandations fonctionnelles Des réserves Le renouvellement d une année d études 10 Une déclaration d inaptitude Le jury détermine ensuite le total des points obtenus par chaque auditeur déclaré apte (avec ou sans recommandations fonctionnelles) et arrête par ordre de mérite d après le total des points obtenus par chacun, la liste de classement. Il n existe pas de recours contre la décision du jury, à l exception du recours devant la juridiction administrative. 8 Article 112 du règlement intérieur: Le test de langue anglaise prévu au 4 de l'article 47 du décret n du 4 mai 1972 permet aux auditeurs d'obtenir des points supplémentaires. Chaque degré de progression dans le cadre commun de référence européen entre le test effectué en début de scolarité et le test effectué dans le cadre de l'examen d'aptitude et de classement permet l'attribution d'une bonification de un point dans la limite de cinq points. 9 Cet avis est notifié à l auditeur de justice lorsque celui-ci conclut à une déclaration d inaptitude, à des recommandations, à des réserves ou à un renouvellement d une année d étude 10 Cette décision se traduit par le redoublement du stage juridictionnel 59
63 XV. LE CHOIX DES POSTES À LA SORTIE D ÉCOLE Les auditeurs de justice classés par le jury choisissent leur poste d affectation à la sortie de l École dans une liste élaborée par le ministère de la justice. La répartition s opère suivant l ordre du classement. Ils ont au préalable signé un engagement de servir l État pendant une durée de dix années. 60
64 XVI. LE SERMENT DU MAGISTRAT Au terme de leur formation, les auditeurs de justice prêtent le serment du magistrat devant les magistrats de la cour d appel d affectation à l occasion d une audience solennelle. Le serment des magistrats "Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de garder religieusement le secret des délibérations et de me conduire en tout comme un digne et loyal magistrat" 61
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