Thermodynamique. Cours 7. V. Entropie et deuxième principe de la thermodynamique
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- Flavien Lavallée
- il y a 9 ans
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1 hermodynamique Cours 7 V. Entropie et deuxième principe de la thermodynamique Necessité d'une nouvelle variable et d'un nouveau principe. Entropie, S: définition. S: examen microscopique. Deuxième principe de la thermodynamique. S dans des transformations reversibles d'un gaz parfait. S lors d'une transformation irréversible : détente de Joules- Gay Lussac. Potentiels thermodynamiques.
2 Constat : assymétrie entre travail et chaleur ravail : forme d'énergie issue d'un mouvement ordonnée. Chaleur : forme d'énergie issue d'un mouvement desordonnée. NON Le travail du poids permet générer de la chaleur. L'apport de chaleur ne permet pas de générer du travail. Conclusion : le premier principe ne suffit pas à expliquer les évolutions naturelles. Besoin d'un variable thermodynamique pour exprimer le «desordre» : l'entropie Besoin d'un principe thermodynamique pour exprimer cette assymétrie : le deuxième principe
3 Entropie : définition thermodynamique Un système à température reçoit une quantité de chaleur δq au cours d'une transformation infinitésimale. La variation d'entropie est donnée par : d S= Q Note 1: ds peut être vu comme l'apport de desordre au système. Note 2 : en réalité δs (précisions plus tard). 1 er principe : d U = Q W du =ds PdV 1 Mathématiquement : U= U(S,V) : d U = U S V ds U dv V S 2 Si on compare (1) et (2) : = U S V et P= U V S
4 Entropie : examen microscopique ransfert de chaleur entre 2 systèmes I et II Modèle simplifié : II Particule de vitesse v Particule de vitesse 0 10 I 30 I est «chaud» et II est «froid» particules initiellement en I sont susceptibles de transférer une énergie e= 1 2 m v2 900 particules initiellement en II sont susceptibles de recevoir cette énergie Les particules restent dans leur système : seule «e», l'énergie, est tranferée.
5 Entropie : examen microscopique Mise en contacte thermique des 2 systèmes. II Ω Ι, Ω ΙΙ : Nombre de manières de distribuer les I particules en I ou en II en restant dans le même état. I =1 ln I =0 II =1 ln II =0 10 Une particule de I donne son énergie à II II I =100 I 30 II = ln I =4,6 ln II =6,8
6 Entropie : examen microscopique 10 Une deuxième particule de I donne son énergie à II II =C Nn = N! I n! N n! I = 100! 99 =100 =4950 2! 98! 2 II = 900! = = ! 898! 2 ln I =8,5 ln II =12,6 Et la suite est à imaginer...
7 ln Entropie : examen microscopique I+II II I Energie transférée (e) (n II ) Intuitivement, l'équilibre sera attaint quand la densité d'atomes ayant l'énergie e est la même dans les 2 systèmes : n I V I = n II V II {ni nii=100 n I 100 = n II 900 Ces valeurs correspondent au sommet de la courbe I+II avec n I n II=100 et V I =100 et V II =900 } n I =10 et n II=90 L'équilibre thermique se produit pour le maximum de la somme : ln I ln II
8 Entropie : examen microscopique ln Ω total rend compte du sens des évolutions naturelles des systèmes. Les transferts d'énergie se font du système chaud vers le système froid. Le transfert s'arrete lors que la densité d'énergie est la même dans les 2 système L'équilibre est attaint pour le maximum de ln Ω total On définit microscopiquement l'enropie par : S=k B ln L'entropie a les unités de la constante de Boltzmann (J K -1 ). k= 1, J K-1 compatible du point de vue des unités avec la définition thermodynamique
9 Entropie : examen microscopique ENROPIE : S=k B ln S est une variable d'état car le nombre de configurations équivalentes (Ω) ne dépend que de l'état du système. Est-ce une grandeur intensive ou extensive? Ω I pour le système I Ω ΙI pour le système II Quel est le nombre de configurations pour le système I+II? A chaque configuration de I on peut faire correspondre Ω ΙI de II. donc = I II S=k B ln I II =k B ln I k B ln II =S I S II S est une variable extensive (variable intensive associé : ) S est une mesure du «desordre»
10 Entropie : examen microscopique Evolution naturelle : augmentation du desordre.
11 Deuxième principe de la thermodynamique Définition 1. Les transformations spontanées d un système isolé sont accompagnées d une augmentation de son entropie. Définition 2 Un système isolé mis hors équilibre évolue spontanément jusqu à ce que son entropie atteigne une valeur maximale compatible avec les contraintes imposées par l extérieur. Corolaire : l'entropie de l'univers augmente.
12 Entropie de création : il est possible d'augmenter l'entropie sans échange de chaleur Exemple : effusion d'un gaz dans une enceinte adiabatique V 0 V 0 n moles i P i n moles f P f S c, entropie de création : entropie créée à l'intérieur du système Nous avons vu que dans les évolutions naturelles, l'entropie ne peux pas diminuer : S c 0
13 Entropie d'un système non isolé L évolution entre les instants t et t+dt donne lieu à un changement d entropie : d S= S e S c avec S e entropie d'échange : entropie échangée avec le milieu S c entropie de création : entropie créée à l'intérieur du système S e = Q et S c 0
14 Entropie d'un système non isolé Pour une évolution entre 2 états d'équilibre caractérisés par les températures initiales i et finale f : S= S e S c 1 avec f S e = i Q et S c 0 2 Avec (2) dans (1): S f i Q Si S c = 0 alors le processus est réversible Si S c > 0 alors le processus est irréversible
15 Gaz parfait subissant une transformation réversible. Calcul de l'entropie Soit une transformation élémentaire réversible entre 2 états d'équilibre : a) ransformation adiabatique : (p,v,) (p+dp,v+dv,+d). d S= Q Q=0 ds=0 S=0 b) ransformation isochore : Q=nc v d ds=nc v d =n R 1 d S=S f S i =n R 1 ln f i
16 Gaz parfait subissant une transformation réversible. Calcul de l'entropie c) ransformation isobare : Q=nc p d ds=nc p d =nr 1 d S=S f S i =nr 1 ln f i c)ransformation isotherme : Q= W = p ext dv = p dv = p V dv V =nr dv V ds=nr dv V S=S f S i =nr ln V f V i =nr ln P i P f
17 Fin
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