Note de Conjoncture n La situation économique au Luxembourg Évolution récente et perspectives
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- Adèle Julien
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1 Mise à jour statistique: 8 juin 200 Note de Conjoncture n -200 La situation économique au Luxembourg Évolution récente et perspectives Le texte intégral de la Note de Conjoncture est disponible sur Internet à l'adresse SERVICE CENTRAL DE LA STATISTIQUE ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
2 Responsable de la publication: Serge ALLEGREZZA Coordination, Rédaction: Rédaction: Bastien LARUE Ferdy ADAM Laurent BLEY Chantal HAAS Johann NEUMAYR Guy SCHULLER David SOPPELSA Nico WEYER Prix de ce numéro: 5.00 EUR + frais de port La reproduction totale ou partielle de la présente note est autorisée à condition d en citer la source. ISSN STATEC Service central de la statistique et des études économiques Centre Administratif Pierre Werner 3, rue Erasme L-468 Luxembourg-Kirchberg Tél.: Fax: [email protected] Internet: 2
3 Sommaire Sommaire Préface 5 Résumé et faits principaux 7. Conjoncture internationale 9 2. Conjoncture luxembourgeoise Evolution récente du PIB 3 3. Activité par branches 7 3. Industrie 3.2 Construction Commerce Hôtels et restaurants Transports et communications Immobilier, location et services aux entreprises Secteur financier Inflation et salaires Prix à la consommation Salaires Relations économiques extérieures Emploi et chômage Emploi Chômage Finances Publiques Politique budgétaire et fiscale La situation d'ensemble des comptes publics Prévisions macro-économiques Résumé Conjoncture internationale Principales mesures en matière de politique budgétaire et fiscale Le PIB dans une perspective de moyen terme et croissance potentielle Le PIB sous l'optique dépenses Le PIB sous l'optique production 8.7 Marché du travail Prix et salaires Finances publiques 25 Index des tableaux et graphiques 35 Note de conjoncture n -0 3
4 Sommaire Liste des encadrés Analyse statistique des révisions du PIB trimestriel du Luxembourg 4 Évolution des parts de marché à l'exportation du Luxembourg entre 2002 et Les entreprises actives dans le domaine informatique et celui de l'information guère touchées par la crise 6 Crise financière et interventions gouvernementales 90 Risques et incertitudes 98 Impact de la rétention importante de main d'œuvre sur les perspectives à court terme du marché du travail 5 Prise en compte du modèle d'indicateurs précurseurs du STATEC pour l'établissement de la prévision du PIB 30 4 Note de conjoncture n -0
5 Préface Préface Des prévisions meilleures dans un environnement plus incertain Les dernières semaines de rédaction de cette Note de conjoncture ont été particulièrement délicates car les turbulences dans la zone euro ont laissé planer un sérieux doute sur la reprise qui semblait suivre un schéma classique de reprise sans encombres. Les plans de la relance concertée de la conjoncture, les opérations de sauvetage d instituts financiers, la crise de l économie réelle ont fini par transformer les dettes privées en dettes publiques qui pèsent lourdement sur certains Etats du Sud. Les déficiences du cadre institutionnel communautaire, qui n a pas été équipé pour remédier aux crises financières systémique ont remis en question la solidité de la zone euro à seize membres. De plus, les plans de consolidation budgétaire décidés dans la précipitation, sans autre forme de coordination, risquent de peser sur la reprise encore fragile s ils sont exécutés simultanément dans tous les pays. Ces trois éléments pèsent sur la reprise en Europe qui mise surtout sur la reprise de la croissance mondiale dans les pays émergents. Le STATEC a donc ajouté un scénario de risque à son chapitre de prévision envisageant la possibilité d une dégradation de la conjoncture de la zone euro ou une baisse des cours des bourses très sensibles dans la conjoncture luxembourgeoise. C est dans ce contexte qu il faut apprécier la prévision de 3% de croissance du PIB en volume pour 200 et 20. Le déficit de l Etat sous la barre fatidique des 3% Les comptes publics ont été revus par l arrivée de nouvelles données statistiques, révisant le déficit à 0.7% pour Une pause dans le rythme des dépenses publiques en 200 et la reprise molle réduisent le déficit public significativement par rapport aux dernières prévisions. Compte tenu des mesures discutées lors de la tripartite, et annoncées dans le discours sur l état de la Nation, le déficit des finances publiques devrait se situer en -dessous de la barre fatidique des 3% du Traité de Maastricht, prévisions qui ont d ailleurs motivé la Commission européenne pour arrêter la procédure pour déficit excessif contre le Luxembourg. En termes structurels, la situation des comptes du secteur public corrigée de la conjoncture, est proche de l équilibre. L objectif affiché d un solde proche de l équilibre, voire au-dessus, amène à envisager de nouvelles mesures de consolidations. La compétitivité au sens strict Au sens restreint, la compétitivité est souvent entendue comme coût salarial unitaire (le ratio du coût salarial sur la productivité du travail). Comparé à ceux des pays voisins, il révèle une dégradation de la compétitivité luxembourgeoise pendant la récession. Le recul de la productivité et le ralentissement du coût salarial n étant pas du même ordre de grandeur, le coût salarial unitaire (nominal) a tendance à augmenter. La compétitivité a une composante conjoncturelle qu il faut prendre en compte. La rétention de main-d œuvre Le marché du travail a évolué singulièrement dans la plupart des pays de l OCDE. Les entreprises ont procédé plus fréquemment à des ajustements des heures de travail plutôt qu à des licenciements secs de personnes. Ceci s explique par plusieurs facteurs comme les règles strictes de protection du travail, le recours au chômage partiel, les aménagements du temps de travail et des salaires dans le cadre des négociations collectives. A ces facteurs vient s ajouter, dans le cas du Luxembourg, le manque chronique de main-d œuvre qualifiée auquel sont confrontées les entreprises luxembourgeoises. La conséquence en est une moindre hausse du chômage que celle à laquelle on aurait pu s attendre en période de récession. Les comptes trimestriels, revisités Le STATEC produit des comptes trimestriels depuis quelques années. Dans un petit pays qui a des taux de croissance élevés, la volatilité est intrinsèquement plus élevée, ce qui conduit plus souvent à des révisions plus ou moins fortes. Une analyse des révisions des comptes montre que les révisions sont certes importantes mais elles ne sont pas plus fortes que celles enregistrées pour le Danemark, la Suisse ou la Finlande. C est un constat plutôt rassurant même s il ne dédouane pas les utilisateurs des comptes trimestriels du STATEC de la prudence d usage en la matière. De plus, les comptes trimestriels sont publiés 3 mois plus tard que le mois de référence (les comptes du er trimestre 200 seront publiés début juillet) conformément à la réglementation communautaire. Certains grands pays, disposant de structure plus stables et d un appareil statistique plus puissant, publient déjà en T+2 mois. Le STATEC n est pas en mesure de suivre ce calendrier en raison des livraisons tardives et partielles des administrations publiques qui collectent les données Note de conjoncture n -0 5
6 ainsi que des enquêtes que les entreprises doivent remplir. Cependant pour pallier cette lacune, le STATEC avait confié à un institut de recherche la construction d un modèle d indicateurs précurseurs susceptible de prédire les trimestres suivants sur base des informations statistiques disponibles. Cet outil économétrique était en phase de test pendant plusieurs années et est divulgué dans la présente note de conjoncture et publié en détail dans un numéro d Economie et statistique. La présente Note de Conjoncture contient plusieurs encadrés qui donnent un coup de projecteur sur certaines problématiques. Dr S. Allegrezza Directeur du STATEC Dr Serge ALLEGREZZA Directeur
7 Résumé et faits principaux Résumé et faits principaux Amélioration franche de l'environnement international, mais timide en Europe La croissance mondiale s'est révélée plus forte qu'escomptée sur la deuxième partie de 2009 et le début de 200. Ce constat s'applique cependant surtout aux économies américaines et asiatiques, où le rebond de l'activité a été particulièrement prononcé. Les chiffres de croissance pour la zone euro, dont dépend étroitement l'activité économique du Luxembourg, ne témoignent malheureusement pas de la même amélioration. Cette moindre dynamique de la zone euro se voit confirmée par les évènements récents liés aux spéculations concernant le financement de la dette de plusieurs Etats européens. Reprise modérée de l'activité Pour l'ensemble des branches marchandes de l'économie luxembourgeoise, le profil de l'activité est plus ou moins similaire: une chute très rapide à partir du 4 ème trimestre 2008, un point bas atteint au début 2009, puis une reprise progressive à l'approche de l'été 2009 qui se confirme sur le début 200. Dans ce contexte de crise avec une progression nulle du PIB en 2008 suivie d'un recul de 3.4% en 2009 le secteur financier, qui avait été le premier à fléchir en termes de valeur ajoutée est également le premier à bénéficier du redémarrage conjoncturel. Avec le secteur financier, l'industrie est l'autre branche à avoir payé le plus lourd tribut dans cette crise. L'activité s'est pourtant redressée graduellement à partir du 3 ème trimestre, mais les volumes de production restent encore, au début de 200, bien inférieurs à ceux d'avant-crise. Le secteur des transports aussi a été nettement impacté à partir de la fin de La crise économique s'est en effet matérialisée par une chute des échanges de marchandises au niveau international ainsi que des déplacements de personnes. Le secteur des communications, sans doute plus porté par une croissance de type structurel, semble avoir bien mieux résisté. Les exportations de services ont largement progressé au fur et à mesure de l'avancée dans 2009, sous l'effet principalement des exportations de services financiers qui ont bénéficié d'un solide mouvement de reprise de la part des fonds d'investissement. Pressions faibles sur les prix et les salaires Les fluctuations du prix du pétrole expliquent très largement celles de l'inflation sur les deux dernières années. Après un taux d'inflation faible sur l'ensemble de 2009 (0.4%), la remontée des prix pétroliers depuis un an aboutit à un taux d'inflation plus élevé sur le début de 200, supérieur à 2%. Néanmoins, si l'on considère l'évolution des prix à la consommation hors produits pétroliers, la tendance est clairement orientée à la désinflation, une configuration qui témoigne d'une moindre pression sur les prix en lien direct avec la position dans le cycle conjoncturel (européen et luxembourgeois): le niveau élevé du chômage pèse sur la demande des ménages en termes de consommation, mais renforce également la concurrence sur le marché de l'emploi, ce qui limite les pressions à la hausse du côté des salaires. Une progression de l'emploi encore trop faible Sur l'ensemble de 2009, et contrairement à la plupart des pays européens, l'emploi a continué de progresser au Luxembourg, mais sur un rythme largement inférieur à celui des années précédentes et en tous cas insuffisant pour contenir la hausse du chômage. Le taux de chômage luxembourgeois a fortement progressé entre la fin de 2008 et l'été 2009, même si ce mouvement de hausse a été freiné par la suite. A la base de ce freinage se trouve une meilleure dynamique de l'emploi, qui ne relève pas seulement de facteurs conjoncturels tels que la reprise de l'activité: elle s'explique aussi en partie par un renforcement des politiques publiques en matière d'emploi, notamment via les aides accordées en termes de chômage partiel et le développement des mesures d'aide à l'emploi. Des prévisions moins défavorables Selon les prévisions établies par le STATEC, le PIB luxembourgeois devrait croître d'environ 3% en 200 et 20, un rythme en deçà des performances du passé. Ainsi, aucune des composantes du PIB ne renouerait avec un taux d'expansion proche de ce qui avait été observé sur les périodes précédentes de reprise. La demande intérieure resterait atone, pour de multiples raisons: faiblesse des revenus disponibles, hausse du chômage, sous-utilisation des capacités de production (déprimant l'investissement), modération des dépenses publiques, etc. Le moteur conjoncturel serait principalement alimenté par la demande extérieure, mais cette dernière resterait peu dynamique car trop dépendante des pays de la zone euro. Eu égard à l'évolution du PIB en 2008 et en 2009, le marché du travail a fait preuve jusqu'ici d'une surprenante résistance, avec une trajectoire plus favorable que celle esquissée dans les précédentes prévisions. Les prévisions améliorées en matière d'activité laissent entrevoir une légère hausse de l'emploi intérieur, de l'ordre de 0.6% en 200 (+.% en 20). Le chômage a fortement augmenté en 2009 et devrait encore progresser en 200, mais la progression serait bien moins forte que celle envisagée dans la précédente prévision, Note de conjoncture n -0 7
8 Résumé et faits principaux avec un taux de chômage à 6.0% en 200 (au lieu de 6.7%) et à 6.3% en 20, un nouveau record. La modération actuelle de l'inflation, qui révèle peu de tensions, devrait se prolonger sur l'horizon de prévision: le taux d'inflation prévu est de 2.% pour 200 et de.6% pour 20 et la partie sous-jacente (i.e. hors produits pétroliers et produits à prix volatils) devrait s'ancrer à.5% environ sur ces deux années. La relative faiblesse de l'inflation devrait contenir les hausses de salaires, qui seraient également limitées par le niveau de chômage historiquement élevé. Les finances publiques peuvent être rangées du côté des indicateurs pour lesquels la dégradation a été moindre que prévu, à commencer avec l'année 2009, pour laquelle le déficit, résultant des statistiques budgétaires établies par le STATEC, passe de.% à 0.7% du PIB. Pour 200, il est prévu à ce stade un déficit de quelque 2%, ce qui constitue une nette amélioration par rapport à la prévision établie dans la précédente Note de Conjoncture (déficit de 4.8%, prévision établie en novembre 2009). A la base de cette amélioration se trouvent à la fois une moindre expansion des dépenses et des recettes orientées plus favorablement. Pour 20, le STATEC s'attend à une nouvelle, mais légère, amélioration, le déficit descendant alors sous les 2%. Dans le cadre de ces prévisions, le STATEC postule un freinage assez marqué des dépenses publiques du Luxembourg. La politique budgétaire devrait pourtant rester expansive en 200 (effets décalés du plan de conjoncture de 2009) mais cesser de l'être à partir de 20 (démarrage des effets de freinage liés aux annonces récentes de politiques économique, fiscale et budgétaire). Depuis l'établissement de ce scénario central de prévision, l'environnement financier international s'est sensiblement dégradé sous l'effet des inquiétudes liées à la soutenabilité de la dette publique de plusieurs Etats membres de la zone euro. Ces évènements n'ont pas été pris en compte dans les prévisions de printemps effectuées par les organisations internationales (Commission européenne, OCDE, FMI), qui constituent une part importante du panel d'hypothèses à la base des prévisions effectuées par le STATEC. Afin d'évaluer les risques correspondants aux développements les plus récents, le STATEC a simulé l'impact sur l'économie luxembourgeoise d'une dégradation bien plus prononcée des marchés boursiers et celui lié à la dépréciation de l'euro. D'après les résultats obtenus, la dépréciation de l'euro, entraînant une hausse des exportations et de l'activité pour l'ensemble de la zone, pourrait contrebalancer une évolution plus défavorable des marchés boursiers. Il va sans dire qu'une dégradation encore plus marquée des marchés, voire un nouvel épisode de krach financier du type de celui de l'automne 2008, remettrait en cause ces résultats, mais de telles éventualités n'ont pas lieu d'être a priori privilégiées dans le contexte actuel et dans le cadre d'un exercice de prévision macro-économique. 8 Note de conjoncture n -0
9 . Conjoncture internationale. Conjoncture internationale Tableau : Conjoncture internationale, observations récentes Etats-Unis Japon EU27 Zone euro Allemagne France Variations annuelles en %, sauf taux de chômage (en % de la population active) et indicateurs précurseurs (par rapport aux trois mois précédents) Croissance du PIB en volume T 0 T 0 T 0 T 0 T 0 T 0 dernier trimestre publié moyenne sur les 4 derniers trimestres Taux de chômage standardisé avr-0 mars-0 avr-0 avr-0 avr-0 avr-0 dernier mois publié un an avant Taux d'inflation (prix à la consommation) avr-0 févr-0 avr-0 avr-0 avr-0 avr-0 dernier mois publié un an avant Taux d'intérêt à court terme avr-0 avr-0 avr-0 avr-0 dernier mois publié un an avant Taux d'intérêt à long terme (Maastricht) avr-0 avr-0 mars-0 avr-0 avr-0 avr-0 dernier mois publié un an avant Cours de change (par EUR) mai-0 mai-0 dernier mois publié un an avant Sources: Eurostat, OCDE (Indicateurs précurseurs USA et Japon), FMI (inflation USA et Japon) Données au Etats-Unis: un rebond solide de l'activité profitable à l'emploi Le PIB des Etats-Unis est resté bien orienté au er trimestre 2009, malgré un ralentissement par rapport à la très forte progression du 4 ème trimestre Le moindre dynamisme résulte avant tout d'une contribution bien plus faible des stocks, alors que les autres composantes de la demande intérieure se sont renforcées: la consommation des ménages a été plus ferme " (+3.8% en rythme annualisé) et l'investissement non-résidentiel s'est accru pour le 2 ème trimestre consécutif. La composante extérieure a cependant pesé négativement car, avec la reprise de la consommation, les importations ont été largement stimulées. Alors que la production industrielle est repartie déjà depuis l'été 2009, les secteurs de la construction et de l'immobilier commencent seulement à enregistrer de meilleurs résultats au printemps 200 3, après un hiver particulièrement rigoureux sur le plan climatique qui a handicapé l'activité dans certaines régions. La reprise commence également à impacter positivement le marché du travail. L'emploi a cessé de se dégrader à la fin de 2009 et mai 200 marque le cinquième mois consécutif de création nette d'emplois 4, avec nouveaux emplois, un record depuis la reprise. Les marchés ont pourtant accueilli fraîchement ce résultat car les analystes attendaient un niveau plus proche de du fait des embauches exceptionnelles effectuées par le Gouvernement dans le cadre du recensement décennal de la population. Malgré la hausse du prix des matières premières (cf. partie Industrie, p. 20), les tensions inflationnistes sont faibles. Il faut dire que les conditions du marché du travail restent difficiles pour les salariés et pèsent sur l'évolution des rémunérations, laissant plus de marge aux entreprises pour amortir la hausse du prix des inputs. Avec la remontée de la productivité du travail, les coûts salariaux unitaires se voient nettement tirés vers le bas 5. Après un repli de 2.4% en 2009, le PIB devrait enregistrer une croissance proche de 3% en % en T, contre +.4% en T4 (variations trimestrielles données désaisonnalisées). 2 3 Les ventes au détail progressent d'ailleurs pour le 7 ème mois consécutif en avril 200. Hausses des ventes dans le neuf et l'ancien en mars, augmentation des mises en chantier en mars et avril. 4 Après une période de 22 mois consécutifs de baisse de l'emploi, de décembre 2007 à octobre Ils baissent pour le 3 ème trimestre consécutif en 200 T (-3.7% sur un an). Note de conjoncture N -0 9
10 . Conjoncture internationale Graphique : PIB Variations trimestrielles désaisonnalisées en % T 2008 T T T T 2009 T T T4 200 T Source: EUROSTAT EU5 Etats-Unis Japon Graphique 2: Formation brute de capital Variations trimestrielles désaisonnalisées en % T 2008 T T T T 2009 T T T4 Source: EUROSTAT EU5 Etats-Unis Japon 200 T Graphique 3: Consommation finale des ménages Graphique 4: Consommation publique Variations trimestrielles désaisonnalisées en % T 2008 T T T T 2009 T T T4 Source: EUROSTAT EU5 Etats-Unis Japon 200 T Variations trimestrielles désaisonnalisées en % T 2008 T T T T 2009 T T T4 200 T Source: EUROSTAT EU5 Etats-Unis Japon Graphique 5: Exportations de biens et services Graphique 6: Importations de biens et services Variations trimestrielles désaisonnalisées en % T 2008 T T T T 2009 T T T4 200 T Variations trimestrielles désaisonnalisées en % T 2008 T T T T 2009 T T T4 200 T Source: EUROSTAT EU5 Etats-Unis Japon Source: EUROSTAT EU5 Etats-Unis Japon 0 Note de conjoncture -0
11 . Conjoncture internationale Asie: une crise vite oubliée pour les économies émergentes La crise n'a pas épargné la Chine et l'inde, mais les deux économies phares de l'asie dite "en développement" n'ont subi qu'un ralentissement somme toute modéré de leur croissance, à respectivement 8.7% et 5.7% en D'autres pays ont quant à eux vu, avec la chute d'activité de leurs industries exportatrices, leur croissance largement se replier l'année passée (Japon, Taiwan, Singapour, la Thaïlande, la Corée du Sud, les Philippines ou encore la Malaisie). Néanmoins, pour ces pays, le rebond qui s'est mis en place à partir du 2 ème trimestre 2009 a été inversement proportionnel à la baisse intervenue au tournant de 2008 et Dans la plupart de ces pays, l'activité a pu retrouver les niveaux d'avant crise dès le 4 ème trimestre 2009, ou à partir du er trimestre 200, une configuration qui contraste singulièrement avec celle des économies européennes. Pour la Chine, la question essentielle n'est pas de savoir si la croissance est au rendez-vous, mais plutôt si l'économie encourt un risque de surchauffe, avec une inflation qui deviendrait difficile à contrôler. L'investissement dans l'immobilier est ultra-dynamique dans certaines régions et la consommation privée, restée longtemps le parent pauvre de la croissance chinoise, contribue de plus en plus à l'expansion économique 2. Dans ses prévisions de printemps 3, le FMI table sur une croissance de 5.4% pour les 5 principales économies de l'asean 4, de 0% pour la Chine et de presque 9% pour l'inde. Le Japon avait quant à lui subi une récession très sévère en 2009, avec une baisse du PIB de plus de 5%. Il profite néanmoins, comme les autres économies avancées du Pacifique (Australie et Nouvelle-Zélande), de la forte progression des importations chinoises: la croissance attendue dans l'archipel nippon devrait être proche de 2% en 200. consommation des ménages contribue quant à elle négativement à la croissance (-0. point de %). Cette dynamique transparaît au niveau des branches, avec une forte contribution de l'industrie (+0.4 point de %) qui s'est donc faite via le restockage. A l'approche de l'été, beaucoup d'interrogations entourent l'environnement européen quant à la soutenabilité/solvabilité de la dette de certains Etats membres: Grèce, Irlande, Espagne, Portugal et Hongrie. La baisse de l'euro, la rechute des marchés d'actions et la hausse des taux d'intérêts sur les titres de dette publique 6 des Etats en difficulté apparaissent comme les principaux symptômes de cette crise. L'Union européenne a adopté en mai 200 un dispositif ambitieux de soutien (à hauteur de 500 Mia EUR) destiné aux pays en proie aux difficultés de financement, complété par une enveloppe du FMI de 250 Mia EUR. La contrepartie plus ou moins explicite de ce soutien passe par des plans d'assainissement budgétaire, que certains Etats ont déjà engagé en coupant dans leurs dépenses (de fonctionnement et d'investissement). Si ces mesures de réduction des dépenses publiques sont destinées à restaurer la confiance des marchés, ce qui aurait un effet positif sur la croissance économique (les investisseurs préférant un environnement financier stable), elles sont également susceptibles de peser sur des composantes essentielles de la demande intérieure (consommation des ménages, investissement public) ce qui jouerait en défaveur de la croissance économique. Il est encore difficile, dans le contexte de cette crise, de faire la balance entre les risques positifs et négatifs correspondants 7. L'emploi de la zone euro a baissé de 0.3% au 4 ème trimestre 2009, enregistrant un recul pour le 6 ème trimestre consécutif. Les seules données disponibles au niveau de la zone pour le er trimestre 200 concernent l'allemagne et l'espagne et montrent une stabilisation. Le taux de chômage devrait se situer à un peu plus de 0% en 200, contre 9.4% en 2009 et 7.6% en Zone euro: une reprise sans dynamisme Après une quasi-stabilisation au 4 ème trimestre 2009 (+0.% 5 ), le PIB de la zone euro a gagné 0.2% au er trimestre 200. La hausse des stocks contribue fortement à cette progression (+0.8 point de %) tandis que la contribution du solde extérieur (-0.5 point de %) est pénalisée par une forte hausse des importations. La La part de la consommation dans le PIB reste cependant encore largement inférieure à la moyenne asiatique. Si le repli de l'euro (cf. partie secteur financier) va influer à la hausse sur les prix des matières premières importées 8 notamment sur ceux de l'énergie la faiblesse de la demande intérieure attendue pour 200 devrait limiter considérablement les pressions inflationnistes sousjacentes. 2 L'investissement immobilier dans les villes progresse de 26% sur un an au cours de 4 premiers mois de 200 et les ventes au détail sont en hausse de 8.5% sur un an en avril. Pour plus de détails: Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, et Thaïlande. 5 Variation trimestrielle, données désaisonnalisées. 6 Ces taux s'apparentent au coût de financement, via la dette, des Etats. 7 Les prévisions de printemps des organisations internationales (Commission européenne, OCDE, FMI) n'avaient pas encore intégré ces éléments (cf. partie Prévisions, pp ). 8 Il va en parallèle rendre les exportations européennes plus compétitives. Note de conjoncture N -0
12 . Conjoncture internationale Graphique 7: Croissance du PIB dans la zone euro Variation trimestrielle en % T T T T T T T T T T3 Source: EUROSTAT 200 T Graphique 8: Indices PMI (Purchasing Managers' Index) pour la zone euro janv-05 mai-05 sept-05 janv-06 mai-06 sept-06 janv-07 mai-07 sept-07 janv-08 mai-08 sept-08 janv-09 mai-09 sept-09 janv-0 mai-0 Source: Markit Economics PMI secteur manufacturier (indice synthétique) PMI secteur services (indice d'activité) PMI Composite (Activité) Graphique 9: Indices du climat économique janv-05 mai-05 sept-05 janv-06 mai-06 sept-06 janv-07 mai-07 sept-07 janv-08 mai-08 sept-08 janv-09 mai-09 sept-09 janv-0 Confiance industrie Climat économique* (éch. dr.) Confiance services Source: Commission européenne * Calculé à partir des indices de confiance dans les secteurs de l'industrie, de la construction, du commerce de détail et des services ainsi que de la confiance des ménages. Tableau 2: Évolution macro-économique PIB à prix constants Prix implicites à la consommation privée Nombre de chômeurs Solde de la balance des paiements courants Belgique Allemagne Irlande Grèce Espagne France Italie Luxembourg Pays-Bas Autriche Portugal Finlande Danemark Suède Royaume-Uni UE Zone euro E.-U. d'amérique Japon Les prévisions de la Commission européenne pour le Luxembourg peuvent diverger de celles du STATEC. Variation en % En % de la pop. active En % du PIB Source: Commission européenne, mai Note de conjoncture -0
13 2. Evolution récente du PIB 2. Evolution récente du PIB Recul du PIB de 3.4% en 2009 Après avoir fortement rebondi au cours du 3 ème trimestre 2009, le produit intérieur brut luxembourgeois s'est plus ou moins stabilisé au cours du 4ème trimestre. Corrigé des variations saisonnières, il a en fait légèrement reculé de 0.2% mais ce reflux est statistiquement parlant plus proche d'une stagnation que d'une véritable rechute de la dynamique économique luxembourgeoise. Il faut également noter que le PIB a renoué avec un chiffre positif en variation annuelle au 4 ème trimestre 2009 (+.4%, cf. graphique), alors que tous les autres pays de la zone euro restent encore en territoire négatif. Les données du 4 ème trimestre viennent s'ajouter à celles des trimestres précédents pour constituer la première estimation annuelle du PIB. Ainsi, le PIB luxembourgeois affiche un recul de 3.4% sur l'ensemble de l'année de La baisse s'avère certes un peu moins marquée que prévue, mais cela n'altère en rien le constat d'une récession de très forte ampleur pour l'année passée, en attendant des données plus détaillées et consolidées (qui seront publiées en octobre 200). Même si la plupart des activités marchandes ont été touchées par un recul de l'activité, cette récession s'est matérialisée essentiellement au travers de deux branches: l'industrie et le secteur financier. L'industrie a été la plus durement touchée: elle a contribué pour moitié environ à la baisse de la valeur ajoutée en En termes d'emplois, c'est également dans cette branche que l'impact de la récession a été le plus marqué, avec une baisse des effectifs de 2.5% sur l'ensemble de l'année (cf. rubrique "Marché du travail" dans ce numéro). Le recul de l'emploi industriel aurait pu être bien plus important si les entreprises n'avaient pas massivement recouru au dispositif du chômage partiel car, dans le même temps, la valeur ajoutée de la branche a subi un recul de près de 8%. Ce moindre ajustement de l'emploi par rapport à l'affaissement de l'activité a de fait entraîné un recul très marqué de la productivité (du travail) dans l'industrie en Le secteur financier contribue quant à lui à hauteur d'un tiers au recul du PIB sur l'année écoulée. Les activités financières, en termes de valeur ajoutée, se sont cependant redressées à partir du 3 ème trimestre 2009 (+2.6%) et le 4ème trimestre est venu confirmer ce mouvement (+0.9%). On observe la même dynamique du côté des services aux entreprises, dont l'activité est en partie liée à celle du secteur financier, avec une progression pour le 2 ème trimestre consécutif (+0.7% en T3 et +.2% en T4). Les perspectives pour le er trimestre 200 sont plutôt encourageantes. L'environnement international s'est considérablement amélioré sur les premiers mois de 200, y compris au niveau financier où les marchés n'ont pas subi de mouvements baissiers majeurs. La production industrielle, en lien avec le net redressement des enquêtes de conjoncture observé sur les derniers mois, montre une progression notable sur le début de l'année. Enfin, les premières données disponibles en termes de chiffres d'affaires, sur les 2 premiers mois de l'année, confirment la poursuite de l'orientation plus favorable prise par les activités de services sur la fin de Le 2 ème trimestre 200 pourrait en revanche laisser apparaître un nouveau ralentissement de l'activité, sous l'effet de facteurs conjoncturels comme la baisse des marchés dans le sillage de la crise liée aux dettes publiques en Europe ou encore le plafonnement voire la légère baisse de certains indicateurs avancés dans la zone euro (surtout pour l'industrie). Graphique 0: PIB et emploi Variation annuelle en % T 998 T 999 T 2000 T 200 T 2002 T 2003 T 2004 T 2005 T 2006 T 2007 T 2008 T 2009 T La dernière prévision du STATEC, élaborée en décembre 2009, tablait sur une baisse de 3.9%. PIB à prix constants (éch. g.) Emploi intérieur (éch. dr.) Graphique : Comparaison internationale Evolution en % par rapport au trimestre précédent T 2005 T T 2006 T3 Sources: STATEC, Eurostat 2007 T 2007 T T 2008 T T 2009 T PIB Luxembourg PIB zone euro PIB Etats-Unis Variation annuelle en % 200 T Note de conjoncture n -0 3
14 2. Evolution récente du PIB Tableau 3: PIB et composantes de la demande 2009 T 2009 T T T T 2009 T T T4 Variation sur un trimestre en % Variation sur un an en % Dépense de consommation finale des ménages et ISBLSM Dépense de consommation finale des administrations publiques Formation brute de capital Exportations de biens et de services Importations de biens et de services (caf) PIB (données en volume, corrigées des variations saisonnières) Tableau 4: Valeur ajoutée par branche 2009 T 2009 T T T T 2009 T T T4 Variation sur un trimestre en % Variation sur un an en % Agriculture, chasse et pêche Industrie, y compris énergie Construction Commerce, Horeca, transports et communications Activités financières et services aux entreprises Autres activités de services Valeur ajoutée totale (données en volume, corrigées des variations saisonnières) Analyse statistique des révisions du PIB trimestriel du Luxembourg Les données des comptes nationaux trimestriels ont été publiées pour la première fois par le STATEC en avril 2005 et remontent jusqu'en 995. Elles sont complétées et éventuellement révisées tous les trois mois (au début des mois de janvier, avril, juillet et octobre) lorsqu'un nouveau trimestre est ajouté. Une étude publiée récemment par le STATEC vise à analyser les révisions du PIB effectuées depuis le lancement des comptes trimestriels en Cet encart en reprend les éléments essentiels. Par révision (R), on entend la différence arithmétique entre deux taux de croissance trimestriels du PIB désaisonnalisé, par exemple celui de la première estimation (P) et celui en vigueur plus tard (L). R t = L t P t Le tableau A reprend un extrait historique des données de croissance trimestrielle du PIB en volume. Il permet donc d identifier les révisions en question: Tableau A: Historique de taux de croissance trimestriel désaisonnalisé du PIB luxembourgeois Date de publication Trimestre de référence, reference en %, par rapport au trimestre précédent 2007 T 2007 T T T T 2008 T T T T oct janv avr juil oct janv avr juil oct Cf. Working paper N 39/200 de la série "Economie et statistiques" du STATEC ( 4 Note de conjoncture n -0
15 2. Evolution récente du PIB La méthodologie appliquée est basée sur une approche multi-nationale standardisée mise à disposition par l'ocde. Les données examinées sont celles du PIB trimestriel désaisonnalisé, en taux de croissance par rapport au trimestre précédent. Pour tous les pays et pour un trimestre donné, les variations trimestrielles suivantes sont examinées: la première estimation, les chiffres en vigueur 5 mois, un an, deux ans et trois ans plus tard ainsi que la dernière estimation. Sur base de ces observations, différents indicateurs statistiques de dispersion sont calculés: la révision moyenne, la révision moyenne en valeur absolue et la révision moyenne en valeur absolue divisée par le taux de croissance historique moyen. n n La révision moyenne: R = ( L t Pt ) = n t= permet de vérifier s'il existe un biais directionnel sur les estimations successives de la croissance trimestrielle du PIB, c'est-à-dire si la croissance est systématiquement sur- ou sous-évaluée lors des premières publications. La principale conclusion est qu'il n'y a pas de biais systématique à la baisse ou à la hausse sur la croissance trimestrielle du PIB en volume depuis 995. Mais l'indicateur statistique "révision moyenne" comporte un défaut à savoir que des révisions négatives (c'est-à-dire sur-estimation initiale) peuvent être compensées par des révisions ultérieures allant en sens inverse. Le prochain indicateur statistique permet de parer à cet inconvénient. La révision moyenne prise en valeur absolue: MAR = n n t= L t P t = n n t= exprime chaque révision, qu'elle soit à la hausse ou à la baisse, par un chiffre positif. Sur cette série de chiffres R t R t positifs est prise une moyenne qui donne une idée sur l'ampleur des révisions, indépendamment du fait qu'elles soient à la hausse ou à la baisse. Les résultats en question sont assez défavorables pour le Luxembourg dans la mesure où les révisions absolues sont importantes, en comparaison internationale, et augmentent au fil du temps: la moyenne des révisions absolues 3 ans après la première estimation est supérieure à la révision effectuée 5 mois ou deux ans après la première estimation. Tous les pays ne présentent pas ce caractère croissant des révisions. Cet indicateur est toutefois biaisé par la propriété statistique bien connue qu'une série présentant une moyenne plus élevée peut également disposer d'indicateurs de dispersion statistique plus importants, ce qui se remarque effectivement au niveau de la comparaison internationale effectuée. Le dernier indicateur pris en compte corrige ce défaut: il s'agit de la révision moyenne prise en valeur absolue divisée par le taux de croissance historique moyen: RMAR = n t t= n L P t= L t t = n t= n t= R L t t Cet indicateur corrige le principal défaut du précédent en normant la révision moyenne absolue. En procédant de la sorte, le Luxembourg se situe toujours parmi les pays où la croissance est la plus révisée, mais il n'est pas le seul dans ce cas de figure (voir Graphique A). D'autres pays présentant des performances similaires sont la Suisse, le Danemark et la Finlande. Le groupe des pays avec des révisions comparativement faibles sur toutes les périodes comprend le Portugal, le Canada, la Corée et les Etats- Unis. Graphique A : Révision moyenne relative en valeur absolue en % AUT BEL CAN CH CZ DEN F FIN GER IRE IT JP KOR LUX NO NZ PT SP UK USA révision après cinq moins révision après un an révision après deux ans révision aprés trois ans dernière révision D'autres pays qui présentent une révision absolue moyenne élevée sont le Danemark, la Finlande, l'irlande, la Norvège et la Nouvelle- Zélande, soit des petites économies ouvertes présentant généralement des taux de croissance du élevés. Note de conjoncture n -0 5
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17 3. Activité par branches 3. Activité par branches 3. Industrie Graphique 2: Activité récente dans l industrie Variation trimestrielle en % Solde des réponses positives et négatives Production désaisonnalisée (échelle de gauche) Nouvelles commandes, série désaisonnalisée (échelle de gauche) Opinions sur l'activité récente (échelle de droite) T 0 T3 02 T 02 T3 03 T 03 T3 04 T 04 T3 05 T (données désaisonnalisées) 05 T3 06 T 06 T3 07 T 07 T3 08 T 08 T3 09 T 09 T3 0 T -80 Opinions sur le carnet de commandes (échelle de droite) Une production au plus bas sur le début de 2009 La production industrielle luxembourgeoise s'est repliée de 6% en 2009, après une baisse de 5% déjà en C'est en fait à partir du 4 ème trimestre 2008 que la production a entamé une chute très rapide et le point bas a été atteint sur les premiers mois de Il s'agit, historiquement, d'un des replis les plus marqués jamais enregistrés par l'industrie luxembourgeoise. Les branches produisant des biens d équipement (-30%) et des biens intermédiaires (-7%) ont été les plus touchées (cf. Graphique 7). Parmi celles-ci, notons l industrie des produits du caoutchouc (-48% par rapport à 2008), la fabrication de machines et d équipements (-29%), la fabrication de produits électroniques (-28%), la fabrication de produits métalliques (-2%) ou encore le matériel de transport et autres industries manufacturières (-2%). Les seules branches ayant accru leur production en 2009 sont celles de l alimentation (+.5%) et des boissons et tabacs (+.4%), en fait celles qui sont le moins dépendantes de la situation conjoncturelle générale. suivie d'un redressement à partir du 3 ème trimestre Un rebond s'est opéré à l'approche de l'été, principalement sous l'impulsion d'une reprise dans la sidérurgie. Ce revirement de tendance est toujours perceptible sur les dernières données disponibles (mars 200) et devrait se prolonger sur le 2ème trimestre 200 si l'on en croit les résultats des enquêtes de conjoncture. Graphique 3: Enquête de conjoncture, production et carnets de commandes, industrie Soldes d'opinions janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 Tendance récente Emploi avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 Carnets de commandes En effet, l'enquête de conjoncture du mois d'avril 200 vient confirmer cette tendance à l'amélioration (cf. Graphique 3). Le mouvement est nettement perceptible sur le jugement des industriels vis-à-vis de la tendance récente et, dans une moindre mesure, sur celui relatif aux carnets de commandes. Il est également réjouissant de constater que cette dynamique se transmet aux perspectives d'emploi, un résultat cohérent avec la baisse du nombre de demandes de chômage partiel émanant des entreprises de l'industrie (58 en avril, contre 70 en janvier). Le degré d'utilisation des capacités de production confirme le rebond (cf. Graphique 4), mais il indique également que l'activité n'a pas encore renoué oct-09 janv-0 avr-0 Note de conjoncture n -0 7
18 3. Activité par branches Graphique 4: Degré d'utilisation de la capacité de production En % T 93 T 94 T 95 T 96 T 97 T 98 T 99T 00 T 0 T 02 T 03 T 04 T 05 T 06 T 07 T 08 T 09 T 0 T Les perspectives pour le 2 ème trimestre 200 sont relativement bonnes au niveau européen. Les chiffres de production d'acier (cf. graph. 8), déjà disponibles pour avril 200, affichent un niveau élevé tant pour l'europe que pour le Luxembourg. Les indicateurs avancés de l'industrie européenne (cf. Graphique 6) restent également bien orientés sur le début du 2 ème trimestre 200. L'indice PMI (enquête d'opinion effectuée auprès des directeurs d'achat) pour le secteur manufacturier de la zone euro enregistre certes un repli en mai, à 55.8 points, mais reste largement dans ce que l'on appelle "la zone d'expansion" 3. Graphique 5: Evolution de la production industrielle dans la zone euro depuis le début de 2008 avec les niveaux d'avant crise, en cohérence avec les données de production. Signalons enfin que dans l'enquête sur les investissements de l'industrie luxembourgeoise effectuée en mars/avril 200, les entrepreneurs interrogés prévoient une croissance d'environ 5% de leurs dépenses d'investissements pour 200. Il faut certes rester prudent quant à ce résultat, basé sur des perspectives formulées en début d'année, mais le signal envoyé est tout de même positif. Un affaissement plus marqué qu'en Europe, mais un rebond plus ferme La forte baisse de la production au croisement de 2008 et 2009 n'est pas spécifique au Luxembourg, il s'agit d'un mouvement généralisé en Europe. Il constitue d'ailleurs une des raisons fondamentales de la baisse enregistrée au Luxembourg, qui exporte une grande partie de ses produits vers d'autres industries européennes. Au niveau européen, la crise s'est matérialisée en particulier dans deux domaines, très importants en termes de débouchés pour l'industrie luxembourgeoise: l'automobile et les matériaux destinés à la construction. Le profil de la production luxembourgeoise, comparé à celui enregistré en moyenne par l'ensemble des pays de la zone euro (cf. Graphique 5), révèle une décrue bien plus marquée et plus précoce. Cependant, en contrecoup, la reprise s'avère plus ferme à partir de l'été Sur le er trimestre 200, la production luxembourgeoise enregistre ainsi une hausse de pratiquement 5% sur un an 2, soit le meilleur résultat de la zone euro (juste après la Slovénie) qui elle se contente d'une progression de seulement 4% sur la même période. Indice janvier 2008 = janv-08 avr-08 Source: Eurostat juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 Zone euro Belgique Allemagne France Luxembourg Graphique 6: Indicateurs avancés pour l'industrie de la zone euro En points janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 Sources: Commission européenne, Markit Economics juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Industrial confidence indicator (échelle de gauche) PMI - Manufacturing (échelle de droite) Cf Note de Conjoncture n 2-09, p En variation trimestrielle (i.e. par rapport au 4ème trimestre 2009), calculée sur la base des données désaisonnalisées, la progression est de l'ordre de 6% (contre 3.4% dans la zone euro). Les données du mois de mars 200 sont encore provisoires au moment de la rédaction. 3 Techniquement, il s'agit d'un indice dit "de diffusion". Toute valeur au-dessus du seuil de 50 points indique une expansion de l'activité et toute valeur inférieure à ce seuil indique une contraction. avr-0 janv En points 8 Note de conjoncture n -0
19 3. Activité par branches Graphique 7: Production du mois par branche Moyennes mobiles non centrées de 2 mois des indices en base décembre 2005= janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 janv-0 Ensemble de l'industrie Industrie totale hors sidérurgie Sidérurgie Moyennes mobiles non centrées de 2 mois des indices en base décembre 2005= janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 Produits métalliques (exc.machines et équipements) Fabrication de machines et d'équipements juil-09 Fabrication de produits informatiques, électroniques, optiques et d'équipements électriques janv-0 Moyennes mobiles non centrées de 2 mois des indices en base décembre 2005= janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 Production et distribution d'électricité et de gaz janv-09 juil-09 Première transformation de l'acier, production de métaux non ferreux, fonderie janv-0 Moyennes mobiles non centrées de 2 mois des indices en base décembre 2005= janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 Industries alimentaires Fabrication de boissons et de tabac Industrie textile et d'articles d'habillement Matériel de transport et autres industries manufacturières janv-0 Moyennes mobiles non centrées de 2 mois des indices en base décembre 2005= janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 Industrie chimique et pharmaceutique janv-09 Fabrication de verre, de produits réfractaires et de céramiques Matériaux de construction juil-09 janv-0 Moyennes mobiles non centrées de 2 mois des indices en base décembre 2005= janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 Industrie du papier et carton, imprimerie Fabrication de produits en caoutchouc Fabrication de produits en plastique juil-09 janv-0 Note de conjoncture n -0 9
20 3. Activité par branches Graphique 8: Production d'acier brut Graphique 9: Prix des produits industriels Indice janvier 2007 = Indices 2000= janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 avr-0 janv-00 janv-0 janv-02 janv-03 janv-04 janv-05 janv-06 janv-07 janv-08 janv-09 janv-0 Monde UE 27 Luxembourg Source: World Steel Association Industrie totale Industrie hors sidérurgie Net recul des prix industriels en 2009 Les prix à la production de l'industrie luxembourgeoise affichent un recul de plus de 8% en Cette baisse, plus importante que celle constatée au niveau européen (-5% en 2009), est essentiellement liée à l'évolution des prix des produits sidérurgiques, qui ont reculé de plus de 25% sur la même période. Hors sidérurgie, les prix industriels diminuent tout de même de plus de 2% en 2009, ce qui ne s'était pas produit depuis 999. Cette baisse des prix est largement liée à la dépression qui a touché l'ensemble des matières premières à partir de la fin Alors que les prix des matières premières se redressent depuis la mi-2009 (cf. Graphique 20), ce n'est qu'à partir de la toute fin de l'année (novembre) que les prix à la production de l'industrie semblent repartir à la hausse, en particulier du côté des produits alimentaires, des produits minéraux non-métalliques (verre, céramique, etc.) et des biens d'équipement. Graphique 20: Evolution des prix des matières premières Indices 2005= janv-05 avr-05 juil-05 oct-05 janv-06 avr-06 juil-06 oct-06 janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Ensemble des matières premières Ensemble des matières premières hors énergie Energie Matières Premières Agricoles Source: IMF - Primary Commodity Prices (données basées sur les prix exprimés en dollars US) 20 Note de conjoncture n -0
21 3.2 Construction Tableau 5: Activité récente dans la construction: production par jour ouvrable 3. Activité par branches T T2 T3 T4 T Variations annuelles en % Variations trimestrielles désaisonnalisées en % Construction Bâtiment et génie civil Travaux spécialisés mois Année Faible hausse de la production en 2009 L'année 2009 se solde par une hausse modérée de la production (+%) pour le secteur de la construction luxembourgeois, d'après les données des enquêtes mensuelles d'activité. Après une année 2008 décevante, surtout pour les entreprises de bâtiment et de génie civil, l'activité est restée peu dynamique sur la première moitié de 2009, malgré des conditions météorologiques hivernales relativement favorables. A partir de l'été 2009 cependant, les résultats se sont redressés, avec notamment un mois de juillet apparemment chargé en termes d'activité. Les données du début 200 sont marquées par un recul par rapport à l'année précédente, mais il est probable que cela tient plus à la rigueur de cet hiver qu'à des raisons purement conjoncturelles. C'est du moins ce que sembleraient indiquer les résultats des enquêtes de conjoncture (voir ci-après), qui montrent une évolution plus favorable de l'activité au début 200. C'est également un constat d'amélioration qui se dégage des données de l'emploi dans le secteur (cf. Graphique 22), avec une reprise à partir du 3 ème trimestre Des perspectives plus favorables sur le début 200 A l'instar de ce que l'on observe dans l'industrie, les opinions des professionnels de la construction se révèlent globalement plus optimistes depuis la fin de Que ce soit sur l'activité récente, les carnets de commandes, la perception de la demande ou la durée d'activité assurée, le jugement des entrepreneurs se redresse indéniablement au cours des derniers mois (dernières données disponibles: avril 200), même si l'on est encore loin des niveaux du début Même les perspectives vis-à-vis de l'emploi, qui ne montraient aucune amorce de reprise jusqu'en décembre 2009, se sont redressées au début de 200. Derrière cette amélioration se cachent cependant des situations très hétérogènes selon les entreprises et les domaines d'activité, si bien qu'il est encore difficile de parler d'amélioration généralisée. Graphique 2: Production par jour ouvrable dans la construction 2005 = janv-05 avr-05 juil-05 oct-05 janv-06 avr-06 juil-06 oct-06 janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Données désaisonnalisées Tendance (enquête d'activité dans la construction) Graphique 22: Emploi dans la construction Nombre T 2007 T T T T (Comptes nationaux - données désaisonnalisées - emploi total: salariés + indépendants) 2008 T T T T 2009 T T T4 La plupart des indicateurs représentés dans les graphiques de ce chapitre consacré à la construction sont exprimés en données désaisonnalisées, ceci afin de capter les tendances de court terme. Il importe cependant de réaliser que le plus gros de l'activité dans le secteur de la construction se fait sur les 2 ème et 3 ème trimestres de l'année. En d'autres mots, même en données désaisonnalisées, un bon résultat en juillet pèse au final bien plus sur le bilan annuel qu'un bon résultat en janvier. Note de conjoncture n
22 3. Activité par branches Graphique 23: Enquête de conjoncture, production et carnets de commandes 0 0 Graphique 25: Autorisations de bâtir Solde des opinions +/ m janv-05 avr-05 juil-05 oct-05 janv-06 avr-06 juil-06 oct-06 janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Activité (données désaisonnalisées) Carnets Résidentiel Non-résidentiel 2009 Graphique 24: Demandes jugées insuffisantes, durée d'activité assurée En % T 03 T3 04 T 04 T3 05 T 05 T3 06 T 06 T3 07 T 07 T3 08 T 08 T3 09 T 09 T3 0 T Demande jugée insuffisante (éch. de gauche) Durée d'activité assurée (éch. de droite) Nouvelle baisse des projets résidentiels en En mois Par rapport à la tendance relevée dans la zone euro, largement négative depuis 2007, les données luxembourgeoises montrent une évolution somme toute rassurante (cf. Graphique 26). Il ne faut cependant pas oublier que la tendance européenne est lourdement handicapée par le quasi-effondrement des chantiers de construction en Espagne et en Irlande. En fait, la baisse affichée par le Luxembourg en termes de surface à bâtir (-0% en 2009) est comparable à celles de pays comme l'allemagne (-0%) ou la Belgique (-8%), loin du recul de plus de 40% constaté en Espagne et en Irlande. Graphique 26: Superficie relative aux autorisations de bâtir Le volume relatif aux autorisations de bâtir a baissé de presque 2% en Dans le domaine non-résidentiel (bâtiments administratifs ou industriels, entrepôts, etc.), la baisse est de l'ordre de 4% mais celle-ci reflète en partie le retour à un volume que l'on pourrait qualifier de "normal" (3.2 Mio de m 3 en 2009, contre 3.3 Mio en moyenne sur les 0 années précédentes), après une année 2008 relativement exceptionnelle = T 2006 T T T T 2007 T T T T 2008 T T T T 2009 T T T4 Dans le domaine résidentiel (logements), la baisse n'est que de 9% en 2009, mais elle fait suite à un recul particulièrement marqué en 2008 (-23%). Historiquement, on observe une relation plus étroite entre le cycle économique et les autorisations de logements qu'avec les autorisations pour des constructions non résidentielles. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les deux années écoulées n'ont pas brillé par leur dynamisme économique. 22 Zone euro Luxembourg Source: Eurostat (données désaisonnalisées - en m2 de surface utile/habitable) Sur cet indicateur, il n'existe malheureusement pas de données pour la France, l'italie ou encore les Pays-Bas, ce qui limite les possibilités de comparaison. Note de conjoncture n -0
23 3. Activité par branches Graphique 27: Prix à la construction Variation annuelle en % T 0 T 02 T 03 T 04 T Prix à la construction Gros-oeuvre, bâtiment 05 T 06 T 07 T Installations techniques, parachèvement Les prix à la construction stagnent La tendance est à la modération pour les prix à la construction, qui font état d'une hausse de seulement 0.5% sur un an au 4 ème trimestre C'est surtout pour les prestations liées au gros-œuvre et bâtiment que les prix ont été les plus sages (ils ont même accusé une légère baisse au cours du 2ème semestre). Les évolutions les plus marquées à la baisse concernent les travaux de terrassement et les ouvrages en béton, tandis que les prix des travaux de couverture et des menuiseries extérieures en métal se sont un peu redressés. Pour la partie installations techniques et parachèvement, c'est surtout le domaine des installations, qu'elles soient sanitaires, de chauffage ou électriques, qui voit les prix progresser. Peu de mouvements de prix sont à noter dans les travaux de parachèvement, si ce n'est pour les revêtements de sol (hausse sur le marbre et la moquette) et les prestations de plâtrerie (baisse de 3% sur l'ensemble de 2009). 08 T 09 T Immobilier professionnel: bonne résistance du Luxembourg dans un contexte européen déprimé L effondrement de la demande en immobilier de bureaux sur la plupart des marchés européens a reflété la forte détérioration du climat économique international et contrasté avec les records établis en 2007 et la résistance observée en Les marchés touchés plus précocement et fortement par la crise, comme l Irlande, l Espagne et le Royaume-Uni, continuent d afficher d importants reculs en D après les données des grandes sociétés immobilières actives sur le marché de l'immobilier professionnel luxembourgeois, la superficie de prise en occupation (take up) a vu une nette reprise au cours du 2ème semestre 2009, après que les chiffres décevants du début d'année aient mis un terme à la tendance haussière observée depuis La demande a regagné en dynamisme grâce à la contribution du secteur financier, qui a participé à hauteur de moitié au résultat de Viennent ensuite les autres services marchands (20%) et le secteur public (2%), ce dernier accusant un fort repli par rapport aux résultats relativement exceptionnels de Après avoir baissé continuellement de 2006 à 2008, le taux de vacance est fortement remonté en 2009, à 5.5% (contre seulement 2% l'année précédente). Ceci s'explique en partie par une hausse de l'offre 2 (livraison de nouvelles constructions) mais aussi par des éléments qui peuvent être directement reliés au contexte économique défavorable: moins de demande et d'avantage de sous-location. Le taux de vacance au Luxembourg reste cependant encore bien inférieur à la moyenne des autres villes européennes (proche de 0% en 2009). Les premières tendances pour 200 ( er trimestre) montrent une nouvelle hausse du taux de vacance, à quelque 6.5%. L'ajustement de l'offre à la demande est notamment passé par les loyers: même si les loyers faciaux sont restés relativement stables par rapport à 2008, les professionnels du secteur mentionnent une pression à la baisse sur les loyers réels 3 (ou économiques). Jones Lang LaSalle ; CB Richard Ellis ; BNP Paribas Real Estate 2 Surtout dans les zones périphériques, le taux de vacance pour Luxembourg-ville n'ayant que peu progressé. 3 Les loyers faciaux sont exprimés hors franchises ou participation aux travaux, sur lesquels les propriétaires peuvent accorder des avantages commerciaux quand la demande est faible. Les loyers réels, i.e. effectivement payés, gardent en pratique un caractère confidentiel. Note de conjoncture n
24 3. Activité par branches Habitat: remontée des prix de vente et ralentissement des loyers Selon l'indice calculé par le STATEC, le prix moyen des appartements vendus au Luxembourg, a repris une direction haussière. La baisse des prix constatée à partir du er trimestre 2009 semble avoir été de courte durée. Au er trimestre 200, l indice des prix des appartements est en hausse de 3.2% par rapport au 4e trimestre Cette hausse est constatée aussi bien pour les prix des appartements anciens, qui augmentent de 2.2%, que pour les prix des appartements neufs qui font un bond de 5.2% par rapport au trimestre précédent. Le nombre de transactions enregistrées a diminué de 0% en Cette baisse s'explique essentiellement par les moindres transactions sur les appartements neufs. Les transactions sur l'ancien rebondissent très fortement aux 3 ème et 4 ème trimestres de 2009, avant de retomber au début 200. Il n'est pas impossible que ce mouvement soit en partie lié à l'obligation de présenter un certificat de performance énergétique 2 à partir du er janvier 200. Au niveau des prix annoncés, dont les indices sont établis par l'observatoire de l'habitat (cf. Graphique 30), la tendance relevée pour les appartements est sensiblement similaire et semble également affecter les prix des maisons. Graphique 28: Evolution des loyers (IPCN) Variation annuelle en % janv-96 janv-97 janv-98 janv-99 janv-00 janv-0 janv-02 janv-03 janv-04 janv-05 janv-06 janv-07 janv-08 janv-09 janv-0 Loyers réels d'habitation Inflation "sous-jacente" hors soldes Le terme "réels" ne s'apparente pas à une évolution en volume; il signifie qu'il s'agit des loyers, hors charges, effectivement payés par les locataires (les loyers imputés par les propriétaires sont donc exclus). Du côté des loyers (cf. Graphique 28), les prix relevés dans le cadre de l'indice des prix à la consommation montrent depuis le début de 2009 une certaine modération. Les données de prix collectées par l'observatoire de l'habitat pour les biens mis sur le marché de la location confirment la perte de dynamique sur les loyers au début de 200. Graphique 29: Prix de vente effectifs et nombre de transactions sur les appartements 5 3 Prix Transactions T = Nombre de transactions T 07 T2 07 T3 07 T4 08 T 08 T2 08 T3 08 T4 09 T 09 T2 09 T3 09 T4 0 T 07 T 07 T2 07 T3 07 T4 08 T 08 T2 08 T3 08 T4 09 T 09 T2 09 T3 09 T4 0 T Ventes totales Appartements neufs Appartements anciens Sources: Administration de l'enregistrement et des Domaines, STATEC Ventes totales Appartements neufs Appartements anciens Cet indice a été publié pour la première fois en mars 200. Il s'agit d'un indice de prix hédonique, c'est-à-dire à qualité constante. Les prix sont ainsi ajustés en fonction des caractéristiques du bien considéré: surface utile, distance par rapport au centre ville, ancienneté, présence de parking ou de cave, etc. Pour plus de détails sur cet indice: 2 En cas de changement de propriétaire, de locataire et dans le cas d une transformation ou modification substantielle des installations techniques pour les bâtiments d habitation existants. Pour plus d'informations: 24 Note de conjoncture n -0
25 3. Activité par branches Graphique 30: Prix annoncés de vente et de location Indice 2005 T = T 05 T3 06 T 06 T3 07 T 07 T3 08 T 08 T3 09 T 09 T3 0 T 05 T 05 T3 06 T 06 T3 07 T 07 T3 Indice 2005 T = T 08 T3 09 T 09 T3 0 T Vente Maisons Vente appartements Location maisons Location appartements Source: Observatoire de l'habitat Note de conjoncture n
26 3. Activité par branches 3.3 Commerce Tableau 6: Évolution récente dans le commerce; chiffre d'affaires en volume Poids Année 2009 Nace T T2 T3 T4 en % Variation en% Commerce Automobile De gros Détail Détail, hors vente par correspondance 52 hors Sources: Administration de l'enregistrement et des Domaines, STATEC (données mensuelles issues des déclarations de chiffre d'affaires) Les données relatives à la branche du commerce respectent dans l'ensemble la trajectoire dominante des indicateurs conjoncturels: une baisse très prononcée à partir de la fin de 2008 suivie d'une remontée à partir de la mi Les 3 composantes du commerce (automobile, gros, détail) affichent chacune en 2009 une performance bien en deçà des résultats de 2008, handicapées par la faiblesse de l'activité au cours du er semestre. Les données de chiffre d'affaires pour 200 sont disponibles sur seulement 2 mois et sont de nature encore largement provisoire. Elles n'ont pas été indiquées ici pour ne pas fausser le message conjoncturel, car elles montrent une très forte volatilité qui ne permet pas encore une interprétation économique pertinente. Seules les données pour le commerce de détail (hors ventes par correspondance ) sont mentionnées dans le Graphique 3. Les ventes de voitures se redressent au début de 200 Les immatriculations de voitures neuves progressent de % sur un an au er trimestre 200. Elles avaient accusé un net repli en 2009, de l'ordre de 0%, après une année 2008 il est vrai assez exceptionnelle. Ce bon résultat au er trimestre, complété par un nombre d'immatriculations en avril quasiment identique à celui de l'année passée (+%), fixe d'une certaine manière le cap pour le reste de l'année. Les immatriculations de voiture neuves sont en effet très saisonnières, concentrées sur le début d'année (festival automobile en février). Dans l'ensemble de la zone euro, les immatriculations du er trimestre 200 progressent d'environ 8% sur un an, mais cette dynamique devrait s'essouffler à court terme. Les effets liés aux systèmes de primes à la casse vont en effet nettement se résorber à partir du 2ème trimestre, l'allemagne est d'ailleurs déjà dans cette configuration au er trimestre (-20% sur un an, cf. Graphique 33). Graphique 3: Évolution du volume des ventes au détail Indice base 2000= janv-03 juil-03 janv-04 juil-04 janv-05 juil-05 janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 janv-0 26 Chiffre d'affaires en vol., hors vente par correspondance (désais.) Idem, en tendance Les sociétés de vente par correspondance, d'après la classification standard européenne (appliquée par le Luxembourg), sont classées dans le commerce de détail. Or, au Luxembourg, plusieurs grandes sociétés prestataires de services par voie électronique (cf. encadré p. 6 dans la partie Relations extérieures) relèvent de la vente par correspondance et leur influence sur l'ensemble de la rubrique du commerce de détail est majeure en termes de chiffres d'affaires. Leur exclusion se révèle nécessaire dans une approche conjoncturelle, qui doit se concentrer sur les enseignes exerçant leur activité sur le marché intérieur. Note de conjoncture n -0
27 3. Activité par branches Graphique 32: Nouvelles immatriculations de voitures particulières et commerciales au Luxembourg Nombre Nombre T T2 T3 T4 Graphique 33: Evolution des immatriculations de voitures dans la zone euro Indice 2006 = Zone euro Indice 2006 = Allemagne janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 Indice 2006 = 00 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv France Indice 2006 = Espagne janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 Indice 2006 = 00 janv-0 janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 Italie juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Indice 2006 = janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 Luxembourg avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Source: Eurostat (données désaisonnalisées) Note de conjoncture n
28 3. Activité par branches Graphique 34: Indicateur de confiance des consommateurs Graphique 35: Composantes de l'indicateur de confiance au Luxembourg En points Solde janv-02 janv-03 janv-04 janv-05 janv-06 janv-07 janv-08 janv-09 Luxembourg Zone euro Sources: BCL, Eurostat (données désaisonnalisées) janv-0-60 janv-02 juil-02 janv-03 juil-03 janv-04 juil-04 janv-05 juil-05 janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 janv-0 Situation financière des ménages Situation économique générale Evolution du chômage Capacité à épargner Source: BCL (données désaisonnalisées) Des consommateurs plus confiants, mais toujours inquiets L'indicateur de confiance des consommateurs du Luxembourg, après le très net repli de 2008, a pris une direction bien plus favorable à partir de la mi-2009, en ligne avec la tendance observée dans les autres pays de la zone euro. Cette amélioration doit beaucoup aux meilleures anticipations concernant la situation économique générale et l'évolution du chômage. Le rebond s'est cependant largement atténué sur les premiers mois de 200, sous l'effet d'une appréciation plus pessimiste de l'environnement économique. La dernière enquête, effectuée au début mai, confirme ces inquiétudes, mais le fait le plus marquant relevé sur ce mois auprès des consommateurs a trait à la forte détérioration des anticipations concernant leur propre situation financière. Le jugement sur l'évolution des conditions du marché du travail reste cependant bien orienté. 28 Note de conjoncture n -0
29 3. Activité par branches 3.4 Hôtels et restaurants Tableau 7: Évolution récente dans l'horeca: chiffre d'affaires en valeur Poids Année 2009 Branche Nace T T2 T3 T4 En % Variation annuelle en % Hôtels et restaurants Hôtels Autres hébergements Restaurants Cafés Cantines et traiteurs Sources: Administration de l'enregistrement et de Domaines, STATEC 2 mois Une année difficile pour l'horeca Les entreprises de la branche HORECA (Hôtellerie, restaurants et cafés) ont vu leur chiffre d'affaires baisser de 2.3% en La baisse en volume est de l'ordre de 5%, si l'on tient compte des hausses de prix relevés dans le cadre de l'indice des prix à la consommation pour ces services (+2.7% en 2009, contre +4.4% en 2008). La baisse la plus forte est à noter du côté des hôtels: -6.7% (en valeur). Un résultat peu étonnant vu la baisse spectaculaire des nuitées relevée sur les 9 premiers mois de l'année (de presque 0% sur un an, cf. Tableau 8). Il faut dire que la forte tendance à la baisse des séjours touristiques au niveau européen combinée à un recul des séjours d'affaires (en lien direct avec le moindre dynamisme de l'économie) constituent des circonstances atténuantes pour justifier cette mauvaise performance. Les données de la fin 2009-début 200 semblent indiquer un léger redressement (cf. Graphique 36), qui reste cependant à confirmer. Selon le baromètre OMT du tourisme mondial, la croissance du tourisme international a repris au cours du dernier trimestre de 2009, de sorte que les résultats pour l ensemble de l année sont meilleurs que prévu au départ. Les arrivées de touristes internationaux ont ainsi baissé de 4 % en Ce recul est bien évidemment lié au contexte de crise économique internationale, auquel s est ajoutée l incertitude liée à la pandémie de grippe A(HN). Les perspectives pour 200 sont plus favorables, les experts de l'omt tablant sur une croissance mondiale des arrivées de touristes internationaux de 3 à 4 % cette année. La baisse des échanges touristiques s'est répercutée sur les prix des hébergements, comme en témoigne l'indice HPI 3 (cf. Graphique 37) avec un recul de l'ordre de 5% pour les chambres d'hôtels au niveau mondial en 2009 (- 3% en Europe) Tableau 8: Arrivées et nuitées: Hôtels, auberges, pensions Nuitées janvier à septembre * 2009/0 (en %) Ensemble du pays dont Ville de Luxembourg * chiffres provisoires 2 Cf. communiqué de presse du 8 janvier 200: La zone Europe est la plus touchée (-6%), mais surtout à cause de la baisse enregistrée dans les destinations d'europe orientale, centrale et du nord. 3 Note de conjoncture n
30 3. Activité par branches Graphique 36: Chiffre d'affaires de la branche Horeca Graphique 37: Indice mondial du prix des chambres d'hôtels Indice 995 = T = janv-06 avr-06 juil-06 oct-06 janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 Données désaisonnalisées juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 Tendance juil-09 oct-09 janv T 2005 T 2006 T Source: Hotel.com (Indice HPI) 2007 T 2008 T 2009 T 30 Note de conjoncture n -0
31 3. Activité par branches 3.5 Transports et communications Tableau 9: Transports et communications: chiffre d'affaires en valeur Branche Nace T T2 T3 T4 En % Variation annuelle en % Transports et communications Transports Transports terrestres Transports par eau Transports aériens Auxilliaires du transport Communications Sources: Administration de l'enregistrement et des Domaines, STATEC 2 mois Poids Année 2009 Tableau 0: Transports et communications: emploi salarié Branche Nace T T2 T3 T4 En % Variation annuelle en % Transports et communications Transports Transports terrestres Transports par eau Transports aériens Auxilliaires du transport Communications Source: IGSS Poids Année 2009 Le secteur des transports a fortement souffert en 2009 Graphique 38: Evolution et perspectives du commerce mondial La crise économique s'est traduite par une baisse des échanges de marchandises et donc par moins d'activité pour les entreprises chargées de les acheminer. Le transport de personnes, que ce soit pour des raisons professionnelles ou personnelles, a lui aussi été impacté par les effets de la crise. Le mouvement de repli du commerce mondial (cf. Graphique 38) ne s'est résorbé que progressivement et plus lentement en Europe que dans les autres régions du monde, pénalisant les entreprises de transport de fret (routier, ferroviaire ou aérien). Au Luxembourg, tous les principaux domaines du transport ont été impactés fortement en début d'année, mais tous n'ont pas suivi exactement le même sentier sur l'ensemble de l'année (cf. Graphique 40) en termes de chiffre d'affaires. La reprise perceptible dans les secteurs aérien et terrestre ne semble pas encore s'être propagée jusqu'aux entreprises auxiliaires du transport (logistique, gestion du fret, entreposage, manutention, etc.). Indice de volume, base 2000= janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 Source: Centraal Planbureau ( juil-09 oct-09 janv-0 avr-0 Prévisions Cf. partie Horeca p. 29 au sujet de la baisse des indicateurs liés au tourisme. Note de conjoncture n
32 3. Activité par branches Graphique 39: Indicateurs de transport aérien En milliers de passagers janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 Luxair - passagers Sources: AEA, STATEC (données désaisonnalisées) janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Cargolux - volume de fret Les compagnies aériennes nationales (cf. Graphique 39) ont clairement repris un sentier de croissance à la mi Concernant le transport de passagers, la période estivale avait été relativement satisfaisante en termes de fréquentation (apparemment en raison de prix attractifs), mais le mouvement n'avait été que de courte durée. C'est En Mio de tonnes-kilomètres réellement à partir de novembre 2009 que l'amélioration se fait ressentir, avec un mouvement plus appuyé pour les passagers que pour le fret, en ligne avec les statistiques émanant d'autres compagnies aériennes européennes. Malheureusement, le rebond conjoncturel perceptible jusqu'en mars 200 va être mis à mal en avril par les conséquences de l'éruption volcanique survenue en Islande, qui a largement perturbé le trafic aérien européen sur la 2 ème quinzaine d'avril. Selon les premières données de l'aea, l'ensemble des compagnies membres subirait une baisse de l'ordre 5% en termes de passagers par rapport à avril 2009 (-23% annoncés pour Luxair). Néanmoins, pour les mois suivants, sauf nouveau caprice de la nature, la tendance positive devrait de nouveau s'imposer. Le transport de fret semblerait bien moins affecté par cet épisode, avec une hausse générale de 3% sur un an (+0% pour Cargolux). Les perspectives en termes d'échanges mondiaux de marchandises font état d'une certaine stabilisation à partir d'avril en termes de volumes (cf. Graphique 38) La branche des communications ne semble en revanche pas spécialement avoir subi la conjoncture difficile de L'expansion ininterrompue du secteur des télécommunications luxembourgeois sur l'année écoulée, tant pour le chiffre d'affaires que pour l'emploi, contraste largement avec la tendance générale relevée au niveau de l'ensemble des services marchands. Graphique 40: Evolution du chiffre d'affaires dans les principaux secteurs des transports et communication Indice 995 = janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 Transports terrestres janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Indice 995 = janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 Transports aériens janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Données désaisonnalisées Tendance Données désaisonnalisées Tendance 500 Services auxiliaires des Transports 650 Télécommunications Indice 995 = Indice 995 = janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Données désaisonnalisées Tendance Données désaisonnalisées Tendance Sources: Administration de l'enregistrement, calculs STATEC Association of European Airlines, 32 Note de conjoncture n -0
33 3. Activité par branches 3.6 Immobilier, location et services aux entreprises Tableau : Services marchands divers: tableau de synthèse Poids Année 2009 Branche Nace T T2 T3 T4 En % Variation annuelle en % Immobilier, location, informatique, recherche et développement Activités Immobilières Location sans opérateur Activités informatiques R & D Services fournis principalement aux entreprises Activités juridiques, comptables et conseil de gestion Activités d'architecture et d'ingéniérie Activités de contrôle et analyses techniques Publicité Sélection et fourniture de personnel Enquêtes et Sécurité Activités de nettoyage Services divers fournis principalement aux entreprises Sources: Administration de l'enregistrement et des Domaines, STATEC 2 mois Des évolutions contrastées Les entreprises de ces branches représentent une part importante du tissu économique luxembourgeois (20% du total en termes de valeur ajoutée). Les données de chiffres d'affaires telles que mentionnées dans le Tableau montrent des évolutions surprenantes lorsque l'on observe les différentes composantes, certaines étant très volatiles, et il n'est pas toujours facile de distinguer les tendances de fond. Les données de 200, pour lesquelles seuls les 2 premiers mois sont disponibles, sont difficiles à interpréter en tant que telles. Par exemple, la baisse importante relevée au niveau des activités informatiques ou encore la très forte progression de la rubrique "services divers fournis aux entreprises" (qui influe beaucoup sur le total de la branche) sont des mouvements qui relèvent plus de facteurs structurels changements de classification de l'activité principale de certaines entreprises, intégration de nouvelles entreprises, etc. que de facteurs qui relèveraient de l'évolution conjoncturelle (économique). Néanmoins, pour certaines activités, on arrive à relever des tendances lourdes (cf. Graphique 4). C'est notamment le cas pour les entreprises de la rubrique "activités juridiques, comptables et conseils de gestion". Que ce soit pour les activités comptables ou pour celles de conseil qui travaillent souvent en lien avec le monde de la finance le début de 2009 est marqué par un affaissement tendanciel du chiffre d'affaires, puis par une reprise qui se renforce au début de l'année en cours. Les activités juridiques semblent quant à elles plus déconnectées du cycle conjoncturel et ont apparemment traversé 2009 sans trop d'encombres: il faut dire que les périodes de crise économique, sources de litiges, sont susceptibles de générer un surplus d'activité pour certaines professions de ce domaine (avocats, huissiers, notaires). D'autre part, certains développements structurels peuvent bénéficier à des métiers spécialisés: la hausse ininterrompue du nombre de fonds d'investissements par exemple (cf. partie Secteur financier) appelle une activité accrue pour les avocats d'affaires. Il est également intéressant de noter l'évolution plus favorable à partir de la fin 2009 des entreprises de sélection et fourniture de personnel on trouve notamment dans cette rubrique les sociétés de travail intérimaire et les cabinets de recrutement ce qui va dans le sens de l'inflexion positive remarquée au niveau des indicateurs de l'emploi (cf. partie Marché du travail). Note de conjoncture n
34 3. Activité par branches Graphique 4: Evolution du chiffre d'affaires principales tendances Indice 995 = 00 Indice 995 = 00 Activités juridiques janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 janv-07 Données désaisonnalisées Tendance Conseil pour les affaires et la gestion Sources: Administration de l'enregistrement, calculs STATEC Indice 995 = janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 janv-07 Données désaisonnalisées Tendance Indice 995 = Activités comptables avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Données désaisonnalisées Tendance Sélection et fourniture de personnel avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Données désaisonnalisées Tendance 34 Note de conjoncture n -0
35 3. Activité par branches 3.7 Secteur financier Graphique 42: Indices boursiers Graphique 43: Indice VIX (Volatilité sur les marchés d'actions américains) dernière donnée: 28 mai 200 Index janvier 999 = janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 avr-0 Source: Eurostat Etats-Unis Union européenne Japon En points /0/2007 0/0/2008 0/0/2009 Source: Chicago board options exchange 0/0/200 Un environnement financier de nouveau en proie à l'incertitude La reprise des marchés d'actions freinée au début de 200 Après avoir subi un véritable effondrement sur la fin de 2008, les marchés d'actions s'étaient réorientés à la hausse à partir de mars Si l'on considère l'indice Eurostoxx 50 par exemple mais le même mouvement est perceptible sur la plupart des indices phares des grandes places financières il a connu quasiment 0 mois de croissance consécutive à partir de ce point bas (soit une hausse de presque 50%). Il s'est ensuite plus ou moins stabilisé, malgré une rechute passagère en février, jusqu'à la fin avril 200. A partir de ce moment-là, il est reparti sur une tendance baissière, abandonnant environ 5% en l'espace d'un mois. Un contexte monétaire pour le moins chahuté Que ce soient aux Etats-Unis ou dans la zone euro, les taux d'intérêts directeurs restent ancrés sur des minima historiques depuis le début 2009 (cf. Graphique 46). La fragilité de la reprise économique dans les deux sphères économiques ne plaide pas pour un resserrement monétaire (i.e. une hausse des taux directeurs) à courtterme. Un changement de cap vers des politiques plus restrictives, alors que des mesures d'économies budgétaires d'ampleur sont déjà annoncées, risquerait de faire avorter la reprise qui peine à se mettre en place. Cette dernière rechute se situe dans le contexte de la crise de la dette publique grecque 2, qui n'a pas seulement perturbé les marchés obligataires. Il est difficile d'estimer pour le moment quelles seront les conséquences macroéconomiques et financières de cette crise, mais elle a d'ores et déjà ravivé la nervosité des marchés d'actions, qui s'était largement estompée après la tempête financière de la fin début Cette nervosité, qui ne touche pas uniquement les places européennes, se perçoit notamment au niveau des indicateurs de volatilité (cf. Graphique 43). La tendance baissière était déjà amorcée à la fin Cf. partie Conjoncture internationale p. et partie Prévisions, p. 00. Note de conjoncture n
36 3. Activité par branches Graphique 44: Ecart entre taux longs et courts Graphique 45: Taux de change de l'euro face au dollar américain et au yen valeur Courbe des taux janv-99 janv-00 Source: Eurostat Différence entre les taux longs selon la définition du Traité de Maastricht et les taux monétaires à 3 mois janv-0 janv-02 zone euro janv-03 janv-04 janv-05 janv-06 janv-07 janv-08 Etats-Unis Dans la zone euro, le seul réel changement sur le premier trimestre 200 a été l'abandon progressif par la BCE des mesures dites "non conventionnelles" de prêts. A partir de la fin avril, la crise grecque a cependant mis de nouveau la BCE à l'épreuve. Le 0 mai soit 8 jours après que 0 milliards d'euros de crédits aient été accordés à la Grèce par l'europe et le Fonds monétaire international en échange d'un programme d'austérité les 6 banques centrales de la zone euro ont commencé à acheter des emprunts d'etat grecs (sur le marché secondaire ) pour soutenir les marchés financiers, une initiative sans précédent. janv-09 janv janv-06 Source: Eurostat Augmentation = appréciation de l'euro (face aux devises du numérateur) janv-07 Augmentation = appréciation de l'euro face à la devise étrangère janv-08 janv-09 janv-0 USD/EUR (échelle de gauche) JPY/EUR (échelle de droite) Si les taux d'intérêts grecs ont largement augmenté au cours des derniers mois (à environ 8% à la fin mai sur les obligations à 0 ans), les autres pays de la zone euro ont été relativement moins impactés, en fonction cependant du degré d'inquiétude entourant l'état de leurs finances publiques. L'effet sur l'euro a en tous cas été très net: celui-ci avait déjà commencé à se déprécier par rapport au dollar US depuis décembre 2009 (il atteignait alors.50 USD), mais la baisse s'est accentuée dans le sillage de la crise grecque et l'euro est passé de.30 à.20 USD (fin mai) en l'espace d'à peine un mois. Cette baisse de l'euro pourra certes constituer un soutien aux exportations de la zone euro beaucoup d'acteurs économiques se plaignaient d'un euro surévalué en 2009 mais il est difficile aujourd'hui d'estimer tous les risques ("risques" au sens du prévisionniste, c'est-à-dire positifs et négatifs, cf. encadré pp ) qui entourent ce mouvement de dépréciation Graphique 46: Taux d'intérêt dans la zone euro et aux Etats-Unis janv-99 juil-99 janv-00 juil-00 janv-0 juil-0 janv-02 juil-02 janv-03 juil-03 janv-04 juil-04 janv-05 juil-05 En % janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 janv-0 Taux longs zone euro Taux courts zone euro Taux longs Etats-Unis Taux courts Etats-Unis Source: Eurostat Taux courts = taux interbancaires à 3 mois Taux longs = rendements obligataires, selon le critère de Maastricht 3 Le traité de Lisbonne interdit l'achat d'instruments de dette d'etats sur le marché primaire, c'est-à-dire directement auprès des émetteurs. 36 Note de conjoncture n -0
37 3. Activité par branches Tableau 2: Principaux chiffres relatifs aux différents postes de l'actif du bilan des banques Mars Variation mars mars 200 en Mio EUR en % Créances interbancaires Créances sur la clientèle non-bancaire Portefeuille titres Autres actifs Total de l'actif Source: Banque centrale du Luxembourg Les banques dans la tourmente Un actif bilantaire en forte baisse Le total des actifs bancaires a baissé de % en 2009, après 5 années de croissance consécutives. Les trois quarts de cette baisse proviennent de la diminution des créances interbancaires, c'est-à-dire des crédits octroyés à d'autres établissements bancaires. La baisse des crédits accordés à la clientèle privée (hors banques et hors administrations) participe quant à elle à hauteur de 0% au repli. Le mouvement de baisse des crédits interbancaires a débuté en octobre 2008, au paroxysme de la tempête financière, et s'est poursuivi de manière presque ininterrompue pendant un an. Ce moindre volume des crédits a évidemment joué sur les revenus d'intérêts (voir ci-après). La situation semble tout de même se stabiliser quelque peu depuis le dernier trimestre En avril 200, la somme des bilans connaît même une évolution nettement positive (+.8% selon les données provisoires). Dans cette crise, le Luxembourg a été bien plus impacté en termes de somme des bilans que la moyenne relevée au niveau de l'ensemble de la zone euro. Une analyse détaillée de la BCL montre que sur la période allant de juin 2008 à juin 2009, la somme des bilans bancaires luxembourgeoise a diminué d'environ 0%, contre une croissance de plus de 3% comptabilisée dans les établissements de la zone euro. Cette évolution défavorable relèverait avant tout de l'importance des activités interbancaires dans les bilans luxembourgeois (à l'actif et au passif), qui ont particulièrement souffert dans le contexte de défiance généralisée lié à la crise financière. cependant accompagné en contrepartie d'une moindre rémunération sur les dépôts de cette clientèle. Les critères d'octroi de crédit 2 n'ont pas subi de durcissement particulier en 2009 pour ce qui concerne les prêts à destination des ménages du Luxembourg. L'enquête du 4 ème trimestre montre même un léger assouplissement tant pour le secteur habitat que pour le secteur consommation. Pour ce qui concerne les entreprises en revanche, on constate comme en 2008 une tendance vers des conditions plus strictes en matière de crédits. En parallèle, la demande de crédits émanant des entreprises s'est affaissée tandis que pour les ménages, elle semble s'être fortement reprise sur la 2 ème moitié de 2009 (pour l'habitat en particulier). Les données de flux de crédit calculées par la BCL 3 montrent d'ailleurs une accélération tant sur les crédits à l'habitat que sur les crédits à la consommation à la fin de Elles confirment, du côté des entreprises, la forte tendance au ralentissement déjà perceptible au er semestre de l'année passée. Graphique 47: Evolution de la somme des bilans bancaires En % janv-05 juil-05 janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 janv En % Du côté des prêts à destination des ménages et des entreprises (non-financières), les emprunteurs ont pu bénéficier d'un net mouvement de baisse de la part des taux d'intérêts (cf. Graphique 48) en Ce phénomène, lié à l'évolution des taux directeurs, s'est Source: BCL Variation annuelle Variation mensuelle (éch. droite) 2 Bulletin BCL , encadré pp Selon les résultats de l'enquête effectuée par la BCL. 3 Bulletin BCL , encadré pp Note de conjoncture n
38 3. Activité par branches Graphique 48: Taux d'intérêt appliqués sur les nouveaux crédits Taux en % janv-03 juil-03 janv-04 juil-04 janv-05 juil-05 janv-06 Source: BCL (Taux d'intérêt appliqués par les établissements de crédit luxembourgeois aux crédits en euros des résidents de la zone euro - nouveaux contrats) juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 Crédits à la consommation (<5ans) - ménages Crédits à la consommation (>5ans) - ménages Crédits immobiliers - ménages Sociétés non-financières - crédits < Mio EUR Sociétés non-financières - crédits > Mio EUR Graphique 49: Evolution de la marge d'intérêts En Mio EUR T 05 T2 05 T3 05 T4 06 T 06 T2 06 T3 06 T4 07 T 07 T2 07 T3 07 T4 08 T 08 T2 08 T3 08 T4 09 T 09 T2 09 T3 09 T4 0 T Source: BCL, STATEC (données décumulées et désaisonnalisées) janv-09 juil-09 janv-0 Les résultats bancaires pénalisés par une moindre marge d'intérêts Le résultat avant provisions des banques luxembourgeoises s'est soldé pour l'ensemble de l'année 2009 par une légère hausse de.4%. Ce chiffre contraste largement avec la progression de presque 30% sur un an encore enregistrée à la fin du 3 ème trimestre La différence résulte essentiellement de la marge d'intérêt, dont le niveau est, sur les trois derniers mois de 2009, quasiment réduit de moitié par rapport à celui du 4 ème trimestre Il faut en effet se rappeler que sur la fin de 2008, ainsi que sur le er trimestre 2009, le niveau de la marge d'intérêt était encore relativement élevé (cf. Graphique 49), en lien principalement avec les mouvements de taux d'intérêt. En pleine débâcle financière, la BCE avait ramené son principal taux directeur de 4.25% en septembre 2008 à 2.50% en décembre, pour descendre progressivement jusqu'à % au mois de mai 2009, ce qui avait permis aux banques de bénéficier largement d'opérations de transformations d'échéances. La CSSF a également mentionné le rôle important joué par la baisse des produits de dividendes (inclus dans la marge d'intérêts) par rapport à D'après les données provisoires publiées par la CSSF, le produit bancaire du er trimestre 200 affiche une baisse de.2% sur un an. A l'origine de ce repli se situe celui de la marge sur intérêts (-27%). Celle-ci est pénalisée notamment par la diminution du volume des crédits (le montant des créances inscrites aux bilans est en baisse d'environ 5% par rapport au début de 2009) et par la stagnation des taux directeurs depuis mai 2009 (ce qui limite la rentabilité des opérations de transformations d'échéances). La moindre marge sur intérêts est quasiment compensée par les revenus de commissions (+0% sur un an) et les revenus dits "non récurrents", ces deux canaux bénéficiant de l'amélioration de l'environnement boursier sur l'année La hausse des frais de personnel, de 7.8% sur un an, s'avère étonnement forte alors que l'emploi bancaire a diminué de 2.2% sur la même période (estimation BCL): ce mouvement atypique serait apparemment dû, selon le texte du communiqué de presse de la CSSF, aux "dépenses sociales occasionnées par la réduction des effectifs" (indemnités de licenciements, etc.). Cette évolution à caractère exceptionnel est susceptible d'impacter fortement, et à la hausse, l'évolution du coût salarial moyen au er trimestre 200. Il faudra tenir compte de cet effet, de nature temporaire, dans l'établissement du diagnostic conjoncturel relatif à l'évolution des salaires au début de Note de conjoncture n -0
39 3. Activité par branches Graphique 50: Comptes de profits et pertes des banques en fin d'année Mio EUR Marge sur intérêt Commissions Autres revenus Frais de personnel Frais d'exploitation Autres charges Résultat avant provisions Source: Banque centrale du Luxembourg La concentration du secteur bancaire se poursuit en 2009 L année 2009 a vu la constitution de quatre nouvelles entités bancaires, trois fusions 2 et quatre retraits 3 de statut bancaire. Le nombre des établissements de crédit présents sur la place bancaire luxembourgeoise s élève à 49 en décembre 2009, soit une diminution de trois unités par rapport à la fin de l année Le processus de concentration des activités dans le secteur bancaire, débuté au milieu des années 90, s'est donc poursuivi en Cependant, sur les cinq premiers mois de l'année 200, le secteur a enregistré la constitution de deux nouvelles entités bancaires (RBS Global Banking S.A. et AndBanc Luxembourg S.A.) et un retrait (Dresdner Bank Luxembourg S.A.) En ce qui concerne la répartition géographique des banques, on notera qu avec 44 unités présentes à la mimai 200, les banques allemandes dominent toujours. Par ailleurs, on dénombre 5 banques françaises, 5 banques luxembourgeoises et belges, banques suisses et aussi banques italiennes, ces dernières constituant, avec les banques allemandes, les 2/3 des établissements présents au total au Luxembourg. Recul de l'emploi bancaire: un mouvement arrivé à terme? A la fin de 2009, les effectifs employés dans les établissements de crédits du Luxembourg comptent environ 800 personnes de moins qu'un an auparavant (-3%). Le recul de l'emploi bancaire avait en fait débuté dès le 4 ème trimestre 2008, en lien avec le ralentissement perceptible au niveau de la valeur ajoutée (cf. Graphique 73 dans la partie Emploi p. 7). Le nombre de personnes recensées dans les banques semble cependant cesser de se dégrader au début de 200 (cf. Graphique 5). Il est vrai qu'en termes de valeur ajoutée, le secteur a renoué avec une dynamique plus favorable depuis le 2 ème trimestre 2009, mais cette stabilisation est tout de même surprenante, surtout lorsque l'on se réfère à la période de baisse précédente ( ), où la crise économique avait a priori été moins prononcée. A cette époque, l'emploi bancaire avait reculé durant 0 trimestres consécutifs. Si les chiffres du 2 ème trimestre 200 venaient à confirmer le mouvement de stabilisation actuel (ou même s'ils indiquaient une amorce de reprise), la crise récente n'aurait au final débouché que sur un recul somme toute relativement limité, tant en termes de postes de travail qu'en terme de durée. Devant cette évolution plutôt favorable, il faut donc rester encore prudent dans l'attente des chiffres du 2 ème trimestre. Fortis Prime Fund Solutions Bank (Ireland) Ltd.; Bank Mellon S.A. Flash NV Luxembourg Branch; State Street Bank GmbH, Zweigniederlassung Luxemburg; RBS Global Banking (Luxembourg) S.A 2 Entre BSI Niederlassung Luxemburg et BSI Luxembourg S.A. en avril; entre Dresdner Bank Aktiengesellschaft, succursale de Luxembourg et Commerzbank AG, Zweigniederlassung Luxemburg en mai; entre Unibanco - União de Bancos Brasileiros (Luxembourg) S.A. et Banco Itaú Europe Luxembourg S.A. en aout. 3 Evli Bank Plc, Helsinki (Finland), succursale de Luxembourg; Glitnir Bank Luxembourg S.A.; Banco Santander Totta S.A.,succursale de Luxembourg; BNY Mellon Asset Servicing B.V.,Luxembourg Branch (Retrait et reprise le par la Bank Mellon S.A. Flash NV Luxembourg Branch) Note de conjoncture n
40 3. Activité par branches Graphique 5: Evolution de l'emploi bancaire Nombre de salariés Source: BCL T 00 T3 0 T 0 T3 02 T 02 T3 03 T 03 T3 04 T 04 T3 05 T 05 T3 06 T 06 T3 07 T 07T3 08 T 08 T3 09 T 09 T3 0 T Un rebond remarquable des fonds d'investissements Après le véritable annus horribilis de 2008, le millésime 2009 aura été satisfaisant pour l industrie luxembourgeoise des fonds d investissement. Les actifs nets gérés par les organismes de placement collectif (OPC) au Luxembourg atteignent le montant de 84 Mia EUR au 3 décembre Sur l'ensemble de l'année, la croissance du volume des actifs nets est en augmentation de presque 20%, après le plongeon de 2008 (-30%) La forte reprise des marchés financiers en 2009, qui a commencé en mars, a eu une influence déterminante sur l évolution du patrimoine. La hausse expliquée par les variations des marchés financiers est de l'ordre de 200 Mia EUR sur cette période, c'est-à-dire plus des deux tiers de la hausse totale, tandis que le tiers restant (84 Mia EUR) provient de la part de capitaux frais (émissions moins rachats). Les données les plus récentes, celles de mars 200, vont dans le sens d une augmentation de l appétence pour le risque des investisseurs comme en témoigne le volume des émissions nettes positives (cf. Graphique 53), alors que 2009 avait surtout été marquée par les effets de valorisation positifs liés au rétablissement des marchés d'actions. Les indicateurs de référence pour analyser la performance du secteur sont les actifs nets et le nombre de fonds. En 2007 et 2008 ces deux indicateurs ont évolué à des vitesses différentes. Tandis que le nombre d'opc s'est accru de plus de 50%, les actifs sous gestion n ont pas suivi un sentier de croissance aussi dynamique, entraînant une diminution importante de l'actif net par OPC (cf. Graphique 52) avec de fortes implications sur le rendement opérationnel. C est notamment pour cela Variation entre début et fin d année 2 UCITS et non UCITS (Source: EFAMA) que les acteurs du secteur plaident pour une adoption rapide de la législation UCITS IV qui, entre autres, facilitera les clôtures et les fusions de fonds. Ceci devrait réduire sensiblement les coûts et permettre à l industrie luxembourgeoise des fonds d investissement de défendre sa position de leader sur le marché européen. Les fonds domiciliés à Luxembourg représentaient en effet quelque 26% de l'ensemble européen 2 en 2009, contre quelque 20% huit ans plus tôt (cf. graphique 54). Parmi les plus importants lieux de domiciliation de fonds d investissement en Europe, seule l Irlande a fait aussi bien que le Luxembourg en augmentant sa part de marché de 6.3% à 0.6% sur la même période. En termes de parts de marché, il faut noter que la période de fortes turbulences sur les marchés financiers (fin 2008-début 2009) a plutôt joué en faveur de la France et de l'allemagne (cf. graphique 54), mais de manière apparemment temporaire. Graphique 52: Nombre d'opc et actif net moyen par OPC Nombre Source: CSSF janv-05 avr-05 juil-05 oct-05 janv-06 avr-06 juil-06 oct-06 janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Nombre d'opc Actif moyen par OPC (éch. droite) Graphique 53: Organismes de placement collectif Mia EUR janv-06 Source: CSSF avr-06 juil-06 oct-06 janv-07 avr-07 juil-07 oct-07 janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 avr-0 Emissions- rachats nets Variations dues aux marchés financiers En Mio EUR Note de conjoncture n -0
41 3. Activité par branches Graphique 54: Parts de marché des principaux acteurs européens dans les OPC en termes d'actifs nets En % du total T 2003 T Source: EFAMA 2004 T 2005 T 2006 T 2007 T 2008 T Luxembourg France Allemagne Irlande Royaume-Uni L'assurance vie redynamisée D'après les données compilées par le Commissariat aux assurances, le secteur des assurances luxembourgeois a connu une très bonne année 2009 en termes d'encaissement de primes, avec une croissance de plus de 50%. Contrairement à l'évolution relevée en 2008, l'essentiel de cette progression s'est faite dans le domaine de l'assurance vie. Elle se remarque tant pour les produits en unités de compte 2, qui ont nettement regagné en vigueur à partir du printemps lorsque les marchés 2009 T financiers se sont repris, que pour l'assurance-vie classique (à rendements garantis). Les mêmes tendances semblent se poursuivre au début 200, avec une hausse des primes de presque 00% sur un an c'est-à-dire des primes deux fois plus élevées que celles du début 2009 et toujours dans le domaine de l'assurance vie. Le er trimestre jouit évidemment d'un effet de base particulièrement favorable lié aux valorisations des marchés financiers, qui étaient sur des minima au début de Cet effet de base favorable en comparaison annuelle est amené à s'estomper au fur et à mesure de l'avancée dans 200 et il faudra s'habituer à des progressions de moins en moins spectaculaires au cours des prochains trimestres. Graphique 55: Primes encaissées par les sociétés d'assurance luxembourgeoises Mia EUR Vie Source: Commissariat aux Assurances Non-vie Tableau 3: Aperçu synoptique du secteur financier luxembourgeois Dénomination Nombre de salariés Taux de variation en % Emploi du secteur financier Intermédiation financière (Nace 65) Assurance (Nace 66) Auxiliaires financiers et d'assurance (Nace 67) Autres indicateurs sur les entités soumises au contrôle prudentiel Nombre absolu Variation absolue Nombre de banques Nombre d'organismes de placement collectif (OPC) Nombre d'autres Professionnels du secteur financier (PSF) Nombre de sociétés d'assurance Mio EUR Taux de variation en % Somme des bilans des banques Résultat net des banques avant provisions Actifs nets des Organismes de placement collectif Primes vie et non-vie émises par les assurances Sources: IGSS, STATEC, BCL, CAA et CSSF Pour l'assurance non vie, les primes ont reculé de 3.5% (contre +56% en 2008). 2 Une police en unités de compte peut être décrite comme un contrat d'assurance dans lequel l'épargne acquise par le titulaire est directement liée non pas à une devise, comme l'euro par exemple, mais à la valeur de parts de fonds communs de placement ou d'un fonds interne à la société elle-même dans lequel le risque d'investissement est supporté par le titulaire. Note de conjoncture n
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43 4. Inflation et salaires 4. Inflation et salaires 4. Prix à la consommation Graphique 56: Inflation et prix pétroliers Graphique 57: Inflation en Europe et au Luxembourg Variation annuelle en % Variation annuelle en % Taux d'inflation en % janv-05 juil-05 janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 janv-0 - Taux d'inflation - IPCN (échelle de gauche) Prix pétroliers (échelle de droite) Taux d'inflation sous-jacent (échelle de gauche) janv-00 janv-0 janv-02 janv-03 janv-04 Luxembourg - IPCN Sources: STATEC, EUROSTAT janv-05 janv-06 janv-07 janv-08 janv-09 Zone euro janv-0 Après avoir nettement ralenti en 2009, l'inflation revient sur un rythme annuel proche de 2% au début de 200. Le rebond du prix du pétrole explique en grande partie ce regain d'inflation, tandis que les autres prix ne progressent que modestement du fait d'une conjoncture qui pèse sur les fondamentaux de la consommation des ménages. Net ralentissement de l'inflation européenne et domestique en 2009 La crise économique internationale a eu un double effet sur les prix à la consommation en D'une part, les prix des matières premières ont dans l'ensemble largement fléchi par rapport à 2008, qu'il s'agisse des biens énergétiques, agricoles ou des métaux. D'autre part, et cela a également joué en partie sur le point précédent, la dégradation de l'économie a pesé sur les fondamentaux de la consommation. La hausse du chômage, le choc négatif sur les revenus, la baisse de la confiance, etc. ont logiquement freiné la demande en biens et services des ménages, avec un effet désinflationniste sur les prix. Tendances générales dans la zone euro Les pays de la zone euro ont connu en 2009 une inflation faible (+0.3%) et en net retrait par rapport au chiffre de 2008 (+3.3%). Cette faiblesse de l'inflation en 2009 s'est matérialisée sur deux composantes principales: - un contrecoup à la baisse sur les prix des produits pétroliers du fait des hauts niveaux atteints par le prix du pétrole en Les prix des produits liés à l'énergie se sont ainsi repliés de 8% sur l'ensemble de l'année; - une inflation relativement faible pour l'ensemble des autres biens et services: +.2% hors énergie, contre +2.5% encore en Plusieurs phénomènes communs ont marqué l'évolution des prix de la majorité des Etats membres de la zone euro: - une progression nulle de l'ensemble des prix de l'alimentation en ligne avec le repli des prix des matières premières agricoles avec notamment une baisse marquée sur les produits laitiers (ceuxci avaient subi de fortes hausses en 2008); - une hausse relativement forte sur l'alcool (+3%) et le tabac (+5%); - une faible augmentation des prix de l'habillement (+0.3%); - une hausse des loyers d'habitation proche de 2%, supérieure à l'inflation sous-jacente; - une progression relativement forte de certains prix administrés, comme par exemple la fourniture d'eau et la collecte des ordures; - une baisse modérée du prix des voitures (-0.7%); - une hausse de 2% des services de transports. Deux tendances opposées ressortent pour la plupart des pays: une hausse relativement forte pour les prix des transports par route et par rail (+4% chacun en moyenne), mais une baisse de l'ordre de 2% pour les transports aériens; - malgré la baisse du prix des billets d'avions, et malgré des statistiques maussades dans le domaine touristique (cf. partie Horeca, p. 29), le prix des vacances à forfait a progressé en moyenne de 3%; - une stagnation des prix de l'hébergement (locations saisonnières, hôtels, pensions, etc.). Note de conjoncture n -0 43
44 4. Inflation et salaires Tableau 4: Comparaison européenne des douze divisions de l'ipch (avril 200) Indicateur Luxembourg UE27 Zone euro Belgique Allemagne France Pays-Bas Variation annuelle en % IPCH, (IPCN pour le Luxembourg) Produits alimentaires et boissons non alcoolisées Boissons alcoolisées, tabac et narcotiques Articles d'habillement et articles chaussants Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles Ameublement, équipement de ménage et entretien Santé Transports Communications Loisirs et culture Enseignement Hôtels, cafés et restaurants Autres biens et services IPCH hors énergie, alimentation, alcool et tabac Sources: EUROSTAT, STATEC Trois pays ont connu une baisse des prix en 2009: l'irlande (-.7%), le Portugal (-0.9%) et l'espagne (-0.2%). Pour l'irlande, on peut réellement parler de dynamique de déflation. Le gouvernement irlandais, sous l'emballement rapide du déficit (prévu à quelque % pour 20) généré par une récession très marquée, a imposé une cure d'austérité budgétaire. Celle-ci s'est matérialisée par une baisse générale des allocations sociales et une réduction de 5 à 5% des salaires des fonctionnaires. Les prix à la consommation s'en sont largement ressentis: -4% sur l'alimentation, -2% sur l'habillement, -4% sur les loyers d'habitation, -5% sur les voitures. Tableau 5: Taux d'inflation Luxembourg, pays voisins et zone euro IPCN Luxembourg Etant donné les mesures budgétaires annoncées en mai par M. Zapatero, il semblerait que l'on s'achemine vers le même scénario pour l'espagne en 200. Rappelons que l'irlande comme l'espagne ont tous deux été victimes dès 2008 d'une crise immobilière, dont les effets se sont ajoutés à la crise économique générale européenne. Parmi ceux qui ont connu une inflation plus forte que la moyenne figurent la Finlande (+.6%), Malte (+.5%), la Grèce (+.3%), et les Pays-Bas (+.0%). Concernant la Grèce, étant donné la situation économique actuelle, il est probable que l'inflation connaîtra une configuration différente en 200. IPCH Luxembourg Allemagne France Belgique Pays-Bas Moyenne des 4 partenaires commerciaux EU5 / EU25/EU27 2 Année Unité: % J F M A M J J A S O N D J F M A Sur base des pondérations des différents pays dans l'indice des prix à la consommation harmonisé dans l'union monétaire (IPCUM). 2 UE5 jusqu'à avril 2004 inclus, UE25 à partir de mai 2004, UE27 à partir de janvier 2007 Sources: STATEC / Eurostat Baisse du PIB de plus de 7% en 2009, après une baisse de 3% en Note de conjoncture n -0
45 4. Inflation et salaires Les spécificités luxembourgeoises L'inflation luxembourgeoise, telle que mesurée par l'indice des Prix à la Consommation National, s'est élevée à 0.4% en 2009, en ligne avec la moyenne européenne. Le Luxembourg partage la plupart des grandes tendances énoncées précédemment pour la zone euro. Les prix de l'alimentation n'ont pas stagné, mais ont quand même subi un freinage important: +.4% en 2009, contre une hausse de plus de 5% en Le prix des voitures neuves n'a pas diminué, les prix relevés ont même progressé d'avantage qu'en 2008 (+.5%, contre +.0%). Sur ce point, il faut cependant relever deux éléments importants: - il s'agit des prix affichés et non des prix effectivement payés par les consommateurs, ils ne tiennent donc pas compte de la remise éventuelle négociée entre l'acheteur et le vendeur; - certains pays ont intégré dans les prix enregistrés les déductions liées aux systèmes de primes à la casse tandis que d'autres, comme le Luxembourg, ne l'ont pas fait. Ceci rend la comparaison internationale difficile. Les prix de l'électricité ont progressé de quasiment 0% au Luxembourg, une hausse deux fois plus forte que la moyenne européenne. Par contre, la baisse du prix du gaz a aussi été de l'ordre de 0%, contre seulement -3.3% dans la zone euro. Le prix des crèches a fortement diminué (-%) du fait de l'introduction des chèques-services en mars Enfin, le prix des voyages dits "à forfait" a progressé de quelque 5% au Luxembourg. Ce mouvement est dû à un changement dans la méthode de collecte depuis janvier 2009: ces prix n'étaient auparavant relevés que deux fois par an, ils le sont maintenant mensuellement. Les prix plus élevés des périodes hautes (été, vacances scolaires, etc.) sont ainsi mieux pris en compte, mais il y a un effet statistique à la hausse sur l'inflation en 2009, effet qui disparaît bien entendu en 200. Le poids de ces voyages à forfait dans le budget des consommateurs étant relativement important, l'influence sur le taux d'inflation général est loin d'être négligeable. S'il n'y avait pas eu de changement méthodologique dans ce domaine, et en supposant que les prix des voyages à forfait aient progressé autant que la moyenne européenne (+3% environ en 2009), le taux d'inflation du Luxembourg n'aurait pas été de 0.4% en 2009, mais de 0.2% (soit légèrement inférieur à celui de la zone euro). Les plus fortes contributions sur le taux d'inflation, à la hausse ou à la baisse, qui dépendent des poids respectifs des postes de dépenses dans le budget moyen du consommateur, sont quant à elles mentionnées dans le Tableau 7. Tableau 6: Les variations de prix les plus importantes en 2009 Variation Hausses de prix les plus fortes (>5%) en 2009 Voyages à forfait par avion 6.5% Voyages à forfait par autocar 5.7% Autres huiles alimentaires 4.2% Voyages à forfait par voiture 2.4% Voyages à forfait par chemin de fer.8% Fruits surgelés, conserves et produits à base de fruits 0.7% Electricité 9.9% Presse et quotidiens 8.6% Aliments et autres articles pour animaux de compagnie 7.9% Services divers liés à l'habitation 7.8% Fruits séchés, noix 7.5% Bijouterie 7.3% Miel 6.7% Motocycles 6.4% Autres articles personnels 5.8% Transport de personnes par air 5.6% Riz 5.6% Entretien, réparation et location de vêtements etc. 5.3% Cigarettes 5.3% Lait en conserve ou en poudre 5.3% Lapin, gibier et autres viandes 5.3% Légumes en conserve ou transformés 5.2% Farines et autres produits à base de céréales 5.2% Services médicaux 5.% Outils de jardin 5.% Baisses de prix les plus fortes (>5%) en 2009 Combustibles liquides -35.7% Gas-oil -23.7% Essence -3.2% Appareils et matériel thérapeutiques -3.% Equipement photographique, cinématographique, etc. -2.7% Crèches, foyers de jour pour enfants, etc. -.4% Gaz liquéfié -.% Gaz de ville et gaz naturel -8.9% Appareils de télévision, magnétoscopes etc. -7.8% Equipement de téléphonie, télécopie, etc. -6.7% Fruits de mer frais, congelés ou surgelés -5.4% 2009 Les plus fortes variations de prix relevées en 2009, au niveau le plus détaillé des critères de diffusion, sont mentionnées dans le Tableau 6. Note de conjoncture n -0 45
46 4. Inflation et salaires Tableau 7: Les contributions les plus importantes sur les taux d'inflation en 2009 Contributions à la hausse - les 0 postes de dépenses les plus influents 2009 Contribution en points de % Voyages à forfait par avion 0.28% Electricité 0.9% Loyers pour appartement 0.% Maisons de retraite et de soins, etc. 0.0% Automobiles diesel, cylindrée <= 2000 cm3 0.09% Repas au restaurant 0.09% Entretien et réparations 0.08% Cigarettes 0.07% Emploi de personnel domestique, etc. 0.06% Voyages à forfait par autocar 0.04% Contributions à la baisse - les 0 postes de dépenses les plus influents Gas-oil -0.48% Combustibles liquides -0.40% Essence -0.33% Crèches, foyers de jour pour enfants, etc. -0.6% Gaz de ville et gaz naturel -0.3% Appareils et matériel thérapeutiques -0.05% Appareils de télévision, magnétoscopes etc % Equipement photographique, cinématographique, etc % Equipement informatique -0.02% Légumes frais -0.0% L'inflation au-dessus de 2% au début de 200 au Luxembourg Après le ralentissement de 2009, les prix à la consommation regagnent en vigueur sur les premiers mois de 200. Le taux d'inflation remonte à un peu plus de 2% (2.3% en mars et en avril 200), mais ce rebond n'est pas à mettre sur le compte d'une amélioration des fondamentaux économiques intérieurs, comme par exemple une demande plus forte de la part des consommateurs qui stimulerait les hausses de prix. Le regain d'inflation actuel est en effet principalement dû à la progression des prix du pétrole, plus liée au dynamisme économique des grands pays émergents relativement peu éprouvés par la crise qu'à celui des économies européennes. Remontée du prix de l'or noir Le prix du pétrole est en fait orienté à la hausse depuis le début de 2009 (cf. graphique ci-contre). Ceci s'est bien entendu répercuté sur les prix des carburants (et autres dérivés directs du pétrole) qui ont augmenté de plus de 0% entre janvier et décembre 2009, mais le taux d'inflation exprimé en variation annuelle a au contraire été tiré vers le bas en réaction aux prix particulièrement élevés du pétrole en Cet effet de base a été maximal à la mi-2009, faisant passer momentanément le taux d'inflation dans le négatif, et il a cessé de jouer à partir du 4 ème trimestre 2009, d'où le retournement à la hausse du taux d'inflation au cours des derniers mois. Il faut ajouter à cela l'effet de la dépréciation de l'euro par rapport au dollar US depuis la fin 2009 renforcée ces dernières semaines par les inquiétudes liées à la dette souveraine de plusieurs Etats de la zone euro qui renchérit le prix du pétrole (libellé en dollar sur les marchés internationaux). Il faut savoir qu'à prix du baril inchangé, une dépréciation de 0% de l'euro par rapport au dollar US entraînera mécaniquement une hausse d'environ 3% des prix des produits pétroliers au Luxembourg et, au final, une hausse de 0.2% de l'indice des prix à la consommation. L'effet de change avait été négatif sur le prix du pétrole en 2008 (donc à l'avantage des consommateurs de la zone euro), il s'est révélé quasiment nul en 2009 et les tendances récentes indiquent qu'il devrait être positif en 200 (i.e. renchérissant le coût des importations de produits pétroliers). mais faibles hausses pour les autres postes de dépenses On observe par ailleurs que l'inflation sous-jacente, qui exclut les prix des produits pétroliers, ne révèle pas de tensions inflationnistes particulières. Elle a nettement diminué depuis la mi-2008 et s'ancre autour de % sur le début de 200, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis la fin des années 90. Cette faiblesse de l'inflation sous-jacente, perceptible également au niveau européen, traduit bien mieux que l'inflation générale la nature désinflationniste du contexte conjoncturel lié à la crise économique. Graphique 58: Prix du baril de pétrole (brent) en euros et en dollars US Prix du baril de pétrole janv-00 janv-0 janv-02 janv-03 Baril de pétrole en USD janv-04 janv-05 (moyennes mensuelles) janv-06 janv-07 janv-08 Idem, en EUR janv-09 janv-0 Le taux de change est passé de.50 USD pour euro en novembre 2009 à presque.20 à la mi-mai. 46 Note de conjoncture n -0
47 Tableau 8: Indice des prix à la consommation par catégorie de biens et services variations annuelles 4. Inflation et salaires Variations par rapport à l'année précédente Variation en % Indice général Inflation sous-jacente Produits pétroliers Autres biens et services Biens non durables Biens semi-durables Biens durables Services Indices par groupe de produits - produits alimentaires et boissons non alcoolisées boissons alcoolisées et tabac articles d'habillement et chaussures logement, eau, électricité et combustibles ameublement, équipement de ménage et entretien santé transport communications loisirs, spectacles et culture enseignement hôtels, cafés, restaurants biens et services divers Au début de 200, l'inflation sous-jacente, au Luxembourg comme dans le reste de la zone euro, se voit ralentie essentiellement du fait de la stabilité des prix des produits alimentaires et de l'habillement. Sur les 4 premiers mois de l'année, le taux d'inflation général est de 2.%. Dix postes de dépenses expliquent à eux seuls 80% de cette hausse. Sans surprise, les carburants (essence et diesel) ainsi que le mazout de chauffage contribuent déjà à hauteur de presque 60%. Les 20% restants sont partagés par les 7 postes suivants, dans l'ordre décroissant: maisons de retraite et de soins, loyers pour appartements, automobiles diesel de petite cylindrée, entretien et réparation de véhicules, emploi de personnel domestique, cigarettes et repas au restaurant. Prix administrés: une hausse relativement forte au er trimestre 200 Les prix administrés, c'est-à-dire les prix qui dépendent significativement des pouvoirs publics (Etat, communes), n'avaient progressé que de.4% en 2009, après une hausse de 3.2% en Ce ralentissement s'expliquait principalement par celui de plusieurs tarifs communaux: l'alimentation en eau, la collecte des ordures et la reprise des eaux usées ont subi des hausses bien plus modérées que sur les années précédentes (cf. Tableau 9). De plus, les augmentations de tarifs n'ont pas toutes été concentrées sur le début d'année. Au début 200, c'est un peu le phénomène inverse qui se produit (cf. Graphique 59), avec une contribution à la hausse importante des prestations liées à l'eau dans le cadre de l'usage domestique (alimentation en eau et reprise des eaux usées) ainsi que des prix des théâtres, concerts, musées, bibliothèques, etc. Les tarifs publics autres que communaux ne subissent pour leur part qu'une très légère hausse. Sur l'ensemble des 4 premiers mois de 200, les prix administrés montrent au total un accroissement de plus de 3% sur un an, un rythme bien supérieur à celui de l'inflation sous-jacente et supérieur également à celui de l'inflation générale. Graphique 59: Evolution des prix administrés Indice 2005 = janv-05 juil-05 janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 janv-0 Tarifs publics Tarifs communaux Autres tarifs Note de conjoncture n -0 47
48 4. Inflation et salaires Tableau 9: Prix des produits administrés mois Pondération (en %) en 2005 Variation annuelle en % Tarifs publics Tarifs communaux Alimentation en eau Collecte des ordures ménagères Reprise des eaux usées Frais de stationnement, etc Théâtres, concerts, musées, bibliothèques, etc Autres tarifs Contrôle technique automobile Transport de personnes par chemin de fer Transport de personnes par autobus Transport combiné de personnes par rail et route Services postaux Ensemble des biens et services Prévisions d'inflation: +2.% en 200 La hausse relativement soutenue des prix des produits pétroliers sur les derniers mois a entraîné une révision à la hausse des prévisions d'inflation pour 200 et Hypothèses Les prévisions d'inflation à court et moyen terme se basent principalement sur deux hypothèses: l'une concerne le rythme de l'inflation sous-jacente, l'autre le prix du pétrole. L'hypothèse pour l'inflation sous-jacente repose à la fois sur les tendances récentes observées et sur la situation économique (i.e. la position dans le cycle). Ces deux points permettent de fixer le rythme de progression mensuel sur l'horizon de prévision. Ce rythme s'élève à +0.2% pour 200 et à +0.% pour 20 (contre +0.8% observés en moyenne sur les 0 dernières années). Concernant le prix du pétrole, étant donné les fluctuations pour le moins erratiques observées sur les dernières années, le STATEC a adopté un positionnement neutre. Concrètement, l'hypothèse de travail retient ainsi un prix du baril de pétrole fixe sur l'horizon de prévision, basé sur la moyenne mensuelle des cours observés pour le baril de Brent sur le mois qui précède la date de prévision. Comme il paraît utile d'estimer l'impact d'un niveau de prix du pétrole plus fort ou plus faible, étant donné l'influence importante de cette variable sur les prix à la consommation, le STATEC publie conjointement un scénario "bas" (baisse des prix pétroliers) et un scénario "haut" (hausse des prix pétroliers) qui permettent d'établir une fourchette pour l'inflation. Ainsi, pour le scénario "central", le prix du baril de pétrole et le taux de change retenus sont ceux observés en avril 200 (84.50 USD pour le Brent et.34 USD/EUR). Pour les scénarii "bas" et "haut", l'hypothèse du taux de change reste la même. Pour le scénario "bas", l'hypothèse est un prix du baril inférieur de 20 USD à celui du scénario central (donc à USD le baril) sur tout Données disponibles sur 48 l'horizon de prévision. Le scénario "haut" mise sur une hausse symétrique de 20 USD (donc à USD le baril) sur la même période. - Résultats D'après le scénario central, le taux d'inflation atteindrait 2.% en 200 et.6% en 20. L'inflation sous-jacente se situerait à.% puis à.6%. Selon les deux scénarii alternatifs, la fourchette pour le taux d'inflation irait de.7% à 2.5% pour 200 et de.3% à 2.0% pour 20. (cf. tableau 20). La prévision établie l'année passée dans la Note de Conjoncture de printemps tablait sur un taux d'inflation de 0.4% pour 2009, un chiffre identique à celui qui a été effectivement observé. On retiendra néanmoins que l'inflation sous-jacente a été légèrement plus basse qu'escomptée (+2.% observés en 2009, contre +2.4% dans la prévision du printemps 2009) et les prix des produits pétroliers en moyenne un peu plus élevés que prévus (-20.4% observés en 2009, contre -24.0% dans la prévision). - Échelle mobile des salaires La dernière cote d'échéance a été dépassée en juin 2008 entraînant, suivant l'application de la loi du 27 juin 2006, adaptant certaines modalités d'application de l'échelle mobile des salaires, une hausse des salaires et traitements de 2.5% au er mars D'après la prévision du scénario central évoquée ci-avant, la prochaine cote d'échéance devrait avoir été dépassée en juin 200, avec donc une indexation des salaires et traitements en juillet 200. L'indexation suivante n'interviendrait, selon le scénario central, pas avant février 202. Les scénarios alternatifs montrent bien l'incertitude que génère le prix du pétrole dans la prévision des tranches indiciaires à moyen terme: l'indexation pourrait intervenir dès juillet 20 si le scénario haut se réalisait, mais seulement en août 202 si les prix évoluaient selon le scénario bas. Note de conjoncture n -0
49 4. Inflation et salaires Graphique 60: Inflation observée et prévisions (Luxembourg) observations prévisions 3.5 Variations annuelles en % janv-05 juil-05 janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 janv-0 juil-0 janv- juil- (prévisions du 3 mai 200) IPCN Inflation sous-jacente Tableau 20: Prévisions sur l'inflation au Luxembourg Observations Prévisions Variations annuelles en %, sauf mention contraire Inflation (IPCN) Inflation sous-jacente Produits pétroliers Cote d'application Cote d'application (Indice 00 au..948) Indexation des salaires (trimestre de paiement) décembre mars juillet août juillet T3 Prix du Brent (USD/baril) Taux de change USD/EUR (prévisions du 3 mai 200) Scénario central Scénario bas Scénario haut Note de conjoncture n -0 49
50 4. Inflation et salaires 4.2 Salaires Une progression des salaires limitée par les effets de la crise économique Avec une hausse limitée à.6%, le coût salarial moyen au Luxembourg n'a que peu progressé en Ce mouvement amplifie la tendance déjà relevée en 2008 et s'inscrit dans le contexte conjoncturel de crise peu propice à l'expansion de la masse salariale qui caractérise ces deux années. La progression de l'année écoulée est la plus faible enregistrée depuis 2003, une année également marquée par une conjoncture très défavorable sur le marché de l'emploi. Comme évoqué dans la partie Marché du travail 2, l'emploi a surtout été impacté dans les branches marchandes de l'économie. C'est donc logiquement dans ces branches, que l'on peut identifier au secteur concurrentiel, que la dynamique des salaires a été la plus perturbée. Dans le secteur non-concurrentiel (ou protégé), moins soumis aux aléas de la conjoncture, la progression est restée proche de celle des années précédentes (cf. Graphique 62). Les employés du secteur financier voient leur rémunération moyenne diminuer pour la 2 ème année consécutive. Ils avaient en effet été parmi les premiers à enregistrer un retournement de tendance sur les salaires, phénomène accentué par un net recul des primes et gratifications sur le dernier trimestre 2008 L'autre branche particulièrement touchée en termes de salaires est l'industrie, ce qui n'est guère surprenant étant donné le recul extrêmement marqué de la production. Dans ces deux branches et, étant donné leur poids respectif, dans l'ensemble de l'économie le coût salarial a été fortement impacté au cours du 4 ème trimestre 2008 (cf. Graphique 6). Il a cependant repris une trajectoire plus habituelle à partir du 2 ème trimestre 2009, mais sur un niveau toujours marqué par le décrochage de la fin Ceci explique notamment l'accélération perceptible sur les données exprimées en variation annuelle au fur et à mesure de l'avancée dans 2009 (cf. Graphique 63) et l'effet de base important concernant le 4 ème trimestre en particulier. Tableau 2: Coût salarial moyen par branches Graphique 6: Coût salarial moyen en niveau En EUR T 2006 T Données brutes 2007 T 2008 T 2009 T Données désaisonnalisées Graphique 62: Coût salarial moyen selon le secteur d'activité Evolution en % Secteur concurrentiel Secteur non-concurrentiel* * Le secteur non-concurrentiel regroupe les branches suivantes: Administration publique, Éducation, Santé et action sociale, Services collectifs, sociaux et personnels, Services domestiques 2009 NACE T T2 T3 T en EUR par personne par an Evolution en % (par rapport à la même période de l'année précédente) Agriculture, chasse et sylviculture; pêche et aquaculture AB Industrie, y compris énergie CDE Construction F Commerce, Transports et communications GHI Activités financières et services aux entreprises J Immobilier, location et services aux entreprises K Autres activités de services LMNOP Total TT (Comptabilité nationale) Masse salariale divisée par le nombre de salariés. 2 Cf. p Note de conjoncture n -0
51 4. Inflation et salaires Graphique 63: Évolution du coût salarial nominal moyen (par mois et par salarié) au Luxembourg Variation annuelle en % , comptes nationaux trimestriels Dates d'échéance d'une indexation sur l'inflation Coût salarial moyen (série lissée) La progression du salaire moyen en termes réels c'està-dire corrigée des prix à la consommation est quasiment identique à la progression nominale: ceci s'explique bien entendu par la faiblesse de l'inflation en 2009 (+0.4%). Cette inflation particulièrement basse joue évidemment en faveur du pouvoir d'achat des ménages. Elle est cependant en même temps l'un des symptômes de la crise économique internationale, qui constitue un contexte peu susceptible de stimuler la propension à consommer des ménages. Etant donné que les salaires sont automatiquement indexés au Luxembourg, on peut déterminer l'influence 2009 de l'indexation sur l'évolution du coût salarial moyen. Il ressort des calculs effectués que sans indexation et toutes choses égales par ailleurs le CSM aurait diminué de 0.9% (en nominal) sur l'ensemble de l'année (cf. Tableau 22). Il faut remonter jusqu'à l'année 2003 pour retrouver un tel mouvement de baisse. Il faut également considérer que la baisse du coût salarial moyen est liée à celle de la durée de travail, cette dernière jouant sur la masse salariale 2. D'après l'estimation du STATEC (cf. partie Prévisions, p. 8), la durée de travail aurait diminué de.7% sur l'ensemble de Le salaire social minimum (SSM) a fait l'objet de deux augmentations consécutives sur le début de Premièrement, le SSM a été revalorisé de 2.0% à partir du er janvier 2009, en vertu du retard accumulé sur l'évolution générale des salaires entre 2006 et Ensuite, le SSM, comme tous les autres salaires, traitements et pensions, a été augmenté de 2.5% au er mars 2009 en raison de l'application de la loi du 27 juin 2006, adaptant certaines modalités d'application de l'échelle mobile des salaires 4. Depuis le er mars 2009, le SSM mensuel de base (c.-à-d. pour les travailleurs non qualifiés, âgés de 8 ans et plus) se situe à EUR. Pour les travailleurs non qualifiés âgés de 7 à 8 ans, le SSM s'élève à EUR, pour ceux âgés de 5 à 6 ans à EUR, soit 80% resp. 75% du SSM de base. Pour les travailleurs qualifiés, le SSM applicable au er mars 2009 est de EUR (20% du SSM de base). Tableau 22: Coût salarial moyen et échelle mobile des salaires Emploi salarié Coût salarial nominal moyen, par mois et par salarié Total Total Indexation Autres Variation annuelle en % Contribution à la croissance annuelle en points de pourcentage T T T T (Comptabilité nationale) Cf. partie Prévisions p Via par exemple un moindre volume d'heures supplémentaires ou le basculement de contrats à plein-temps en contrats à temps partiel. 3 Loi du 9 décembre 2008 modifiant l article L du Code du Travail en vue d adapter le salaire social minimum: 4 Loi du 27 juin 2006, adaptant certaines modalités d'application de l'échelle mobile des salaires: Note de conjoncture n -0 5
52 4. Inflation et salaires Le coût salarial unitaire entraîné à la hausse Le CSM n'est pas un indicateur standard pour effectuer des comparaisons internationales en matière de coût de main-d'œuvre parce qu'il ne prend pas en compte le volume produit avec cette main-d'œuvre. Dans ce contexte, le coût salarial unitaire (CSU), qui se base sur les données de comptabilité nationale harmonisées selon la méthodologie SEC95, lui est préférable et ce d'autant plus qu'il constitue un indicateur de référence pour des approches en termes de compétitivité. Le CSU correspond au coût salarial total (i.e. la masse salariale ) divisé par les quantités produites. Il existe deux types de coût salarial unitaire: - le CSU nominal, qui est l'indicateur le plus couramment utilisé pour mesurer la compétitivité coût; - le CSU réel, déflaté par le prix de la valeur ajoutée, équivalent à la part salariale (part des salaires dans la valeur ajoutée 2 ). Dans sa forme inversée (rapport entre les prix de valeur ajoutée et le CSU nominal), il constitue un indicateur de marge sur coût salarial unitaire 3. Le CSU fait également appel à la notion de productivité, car il peut s'exprimer comme le rapport du coût de la main-d'œuvre à la productivité du travail. L'évolution des CSU nominal et réel est reprise dans les Graphique 64 et Graphique 65 et comparée à celle de la Belgique, de l'allemagne, de la France et de la moyenne européenne (agrégat EU-5). l'affaissement de la productivité apparente du travail (cf. partie Prévisions, p. 20), se remarque particulièrement au niveau de deux branches dans le cas du Luxembourg (cf. Graphique 64): celle de l'industrie ainsi que celle des activités financières, immobilier et services aux entreprises. Dans une optique de compétitivité-coûts, l'allemagne montre sans conteste le profil le plus favorable sur les dernières années. Elle n'a cependant pas échappé à une remontée du CSU nominal depuis 2008, réduisant l'écart avec la moyenne européenne. Le CSU réel luxembourgeois (i.e. la part des salaires dans la valeur ajoutée, cf. Graphique 65), en diminution quasiconstante depuis 2003, a nettement rebondi depuis la fin de Il reste cependant inférieur à celui des pays voisins et à la moyenne européenne, essentiellement pour trois raisons: - une part salariale relativement faible dans la branche Commerce, Horeca, Transports et communications; - un poids bien plus important au Luxembourg de la branche Activités financières, immobilier et services aux entreprises alors que cette branche est celle pour laquelle au Luxembourg comme dans les autres pays considérés la part salariale est la plus faible (entre 30 et 40%); - un poids des contributions sociales versées par les employeurs plus faible au Luxembourg. Dans l'ensemble des pays, la crise économique a eu pour effet d'entraîner à la hausse le CSU nominal. La hausse perceptible depuis le début 2008, en lien avec Du point de vue de la comptabilité nationale, on parlera de "Rémunération des salariés". Celle-ci se définit comme la rémunération totale, en espèces ou en nature, payable par un employeur à un employé en retour du travail accompli sur la période de référence. La rémunération des salariés comprend les salaires, traitements et les contributions sociales versées par les employeurs. 2 Cf. Cahier économique n 89, STATEC, Système d'indicateurs de compétitivité pour l'industrie luxembourgeoise, Carine Krecké et Patrice Pieretti. 3 Il s'agit d'un indicateur de rentabilité par unité de valeur produite. En d'autres termes, la marge sur coûts salariaux unitaires indique ce qui reste à la branche d'activité du prix de la valeur ajoutée après avoir rémunéré le facteur travail. Pour plus de détails, cf. Cahier économique n 98, STATEC, Compétitivité de l'économie luxembourgeoise. 52 Note de conjoncture n -0
53 4. Inflation et salaires Graphique 64: Coût salarial unitaire nominal Industrie Construction Q0 200Q0 2002Q0 2003Q0 2004Q0 2005Q0 2006Q0 2007Q0 2008Q0 2009Q0 2000Q0 200Q0 2002Q0 2003Q0 2004Q0 2005Q0 2006Q0 2007Q0 2008Q0 2009Q0 EU-5 BE DE FR LU Commerce, Horeca, transports et communications EU-5 BE DE FR LU Activités financières, immobilier, services aux entreprises Q0 200Q0 2002Q0 2003Q0 2004Q0 2005Q0 2006Q0 2007Q0 2008Q0 EU-5 BE DE FR LU 2009Q Administration publique, santé, action sociale Ensemble des branches Q0 200Q0 2002Q0 2003Q0 2004Q0 2005Q0 2006Q0 2007Q0 2008Q0 2009Q0 2000Q0 200Q0 2002Q0 2003Q0 2004Q0 2005Q0 2006Q0 2007Q0 2008Q0 2000Q0 200Q0 2002Q0 2009Q0 2003Q0 2004Q0 2005Q0 2006Q0 2007Q0 2008Q0 EU-5 BE DE FR LU 2009Q0 EU-5 BE DE FR LU EU-5 BE DE FR LU Source: Eurostat (base 2000 = 00) Note de conjoncture n -0 53
54 4. Inflation et salaires Graphique 65: Part salariale (coût salarial unitaire réel) 80 Industrie 75 Construction Q0 200Q0 2002Q0 2003Q0 2004Q0 2005Q0 2006Q0 2007Q0 2008Q0 2009Q0 2000Q0 200Q0 2002Q0 2003Q0 2004Q0 2005Q0 2006Q0 2007Q0 2008Q0 2009Q0 EU-5 BE DE FR LU EU-5 BE DE FR LU Commerce, HORECA, transports et communications Activités financières, immobilier, services aux entreprises Q0 200Q0 2002Q0 2003Q0 2004Q0 2005Q0 2006Q0 2007Q0 2008Q0 2009Q0 2000Q0 200Q0 2002Q0 2003Q0 2004Q0 2005Q0 2006Q0 2007Q0 2008Q0 2009Q0 EU-5 BE DE FR LU EU-5 BE DE FR LU Administration publique, santé et action sociale Ensemble des branches Q0 200Q0 2002Q0 2003Q0 2004Q0 2005Q0 2006Q0 2007Q0 2008Q0 EU-5 BE DE FR LU 2009Q0 2000Q0 200Q0 2002Q0 2003Q0 2004Q0 2005Q0 2006Q0 2007Q0 2008Q0 EU-5 BE DE FR LU 2009Q0 Source: Eurostat (Unité: en % de la valeur ajoutée brute) 54 Note de conjoncture n -0
55 5. Relations économiques extérieures 5. Relations économiques extérieures Recul brutal des échanges de biens en 2009 Les échanges de biens avec l étranger subissent la crise économique et affichent en 2009 un recul spectaculaire, tant pour les exportations (23%) que pour les importations (25%). Toutefois, loin d être un phénomène propre au Luxembourg, cette chute du commerce extérieur s observe également chez les principaux partenaires commerciaux. Ainsi, les échanges de marchandises de la zone euro avec le reste du monde ont connu une baisse de 8% pour les exportations et de 22% pour les importations. Comme la balance commerciale du Luxembourg affiche un solde négatif récurrent (avec un taux de couverture rapportant les exportations aux importations - nettement inférieur à l unité), le recul similaire en termes relatifs des expéditions et des arrivées a comme corollaire une résorption du déficit qui passe de 4.3 milliards d euros en 2008 à 3 milliards en En faisant abstraction des opérations sur or non-monétaire et de l avitaillement, la diminution du déficit au niveau des biens se chiffre en 2009 à quelque 900 millions d euros. Les termes de l échange 2 n ont guère évolué en 2009, alors que le recul tant des exportations que des importations est imputable à la fois à un effet volume et à un effet prix. Les opérations sur biens hors produits minéraux et énergétiques (et en faisant abstraction de l avitaillement et des opérations sur or non-monétaire) chutent en valeur de 23.5% et de 20.5% respectivement pour les exportations et les importations. Plus de deux tiers de la baisse des exportations et 45% de celle des importations proviennent de l effondrement des échanges de "métaux communs et ouvrages en ces matières" (-42.5% pour les exportations et -43.6% pour les importations) sous un effet conjugué d un recul des prix et des volumes dû à la chute fulgurante de la demande d acier au niveau mondial. Alors qu en 2008, l évolution des prix pétroliers expliquait en grande partie la hausse en valeur des arrivées en produits énergétiques, la baisse en valeur constatée en 2009 est liée également à un rétrécissement des volumes, dû à l'affaissement de l activité industrielle. Graphique 66: Echanges de biens En Mio EUR Source: BCL, STATEC Solde Importations Exportations Par ailleurs, en 2009, les importations de matériel de transport diminuent de quelque 27%, ce qui génère environ un quart de la baisse totale des importations de biens (hors produits énergétiques). Cette chute s explique par des effets de déstockage (dus à la crise économique), mais aussi par des importations à caractère exceptionnel qui n ont pas eu lieu en 2009, comme l achat de satellite(s) ou d avion(s) de ligne. Les récents résultats mensuels du commerce extérieur (toujours hors avitaillement et opérations sur or nonmonétaire) semblent indiquer une certaine reprise (cf. Graphique 67). Après avoir accusé un fort repli dès la fin 2008 et diminué au cours des trois premiers trimestres de 2009, les exportations de biens retrouvent une certaine santé, tout en restant loin des niveaux en valeur connus lors de la période d avant crise. S'il est vrai qu au niveau de la ventilation géographique, les échanges de marchandises (toujours hors avitaillement et or non-monétaire) sont largement concentrés sur l Union Européenne (83.7% du total en 2009), et plus particulièrement sur les trois pays limitrophes, il n est pas moins vrai qu en 2009, les exportations vers l Afrique, l Asie et l Amérique ont connu des taux de progression positifs. D une façon générale, les exportations vers des pays partenaires situés en dehors de l Union européenne ont plutôt bien résisté Vente sur le terrain national de carburant à des camionneurs non résidents; achats à l'étranger de carburant et de provisions de bord par les compagnies aériennes résidentes. 2 Rapport entre les prix à l'exportation et les prix à l'importation. Note de conjoncture n -0 55
56 5. Relations économiques extérieures Graphique 67: Résultats mensuels des exportations et importations de biens (hors avitaillement et or nonmonétaire) Graphique 68: Exportations de biens par zones en 2009 (hors avitaillement et or non-monétaire) En Mio EUR Variation en % Jan-08 Apr-08 Jul-08 Oct-08 Exportations Jan-09 Apr-09 Jul-09 Importations Oct-09 Jan-0-30 Afrique Asie Amerique Extra EU-27 Extra-euro-zone Monde Euro-zone OCDE Europe Intra EU-27 Source: BCL, STATEC Source: BCL, STATEC Évolution des parts de marché à l'exportation du Luxembourg entre 2002 et 2009 La structure des échanges du Luxembourg diffère fondamentalement de celle de la majorité des autres pays. Au plan mondial, les échanges extérieurs de biens atteignent plus de 80% du total des exportations de biens et de services. Ceci est aussi vérifié pour la plupart des pays de l UE. En revanche, au Luxembourg les services représentent 80%, les seules services financiers couvrant plus de 50%. La part relative des biens se chiffre à peine à 20% et est même dépassée par celle des services autres que financiers (cf. graphique A). Rappelons que d'après l'organisation Mondiale du Commerce (OMC) le Luxembourg figure parmi les 20 premiers pays du monde en termes absolus pour les exportations de services. Entre 2002 et 2009, il est même passé de la position 22 à la position 7. Dans un contexte mondial de crise et de concurrence accrue des pays émergents (notamment dans le domaine des échanges de marchandises), la question se pose comment les exportateurs du Luxembourg arrivent à se positionner sur les différents marchés. Comme il ressort du tableau A, la part de marché des exportations de biens et de services du Luxembourg a légèrement progressé au cours des dernières années. Cette évolution a été largement influencée par une croissance très forte des exportations de services financiers dont la part de marché mondiale est proportionnellement très élevée (près de 5%). Cependant, les exportations de services autres que financiers ont également connu une Graphique A: Structure des exportations en 2007 Monde EU (Intra+extra) Luxembourg En % du total 0% 20% 40% 60% 80% 00% Sources: OMC, Statec, calculs des auteurs Biens autres qu'acier Services autres que financiers Acier Services financiers Sources: OMC, STATEC, calculs des auteurs évolution positive tant au niveau mondial qu au plan européen. En termes nominaux, les exportations de biens ont connu un recul de leur part de marché de 0.5 % en 2002 à 0.2% en Ce mouvement a été entamé en 2004 avec un recul lent mais continu jusqu en 2009, sans subir un effet particulier avec l arrivée de la crise. Cet encadré reprend quelques résultats d'une analyse plus détaillée de Peter Höck et Guy Schuller "The Evolution of Luxembourg's Market Share on exports of Goods and Services between 999 and 2009" à paraître prochainement dans la série "Economie et satistiques" du STATEC. 56 Note de conjoncture n -0
57 5. Relations économiques extérieures Une analyse plus approfondie a mis en exergue que la perte des parts de marché au niveau des biens s explique en grande partie par des effets de prix et de taux de change. Les prix implicites au plan mondial ont en effet connu une hausse nettement plus forte que les prix à l exportation de biens du Luxembourg. A prix constants, la part de marché des exportations de biens dégage une évolution positive. Précisons encore que l analyse des parts de marché fournit une information relative. L émergence fulgurante de certains pays-continents du Sud (notamment la Chine, l Inde et le Brésil) au niveau des échanges de biens entraîne inévitablement un recul relatif de tous les pays dits "industrialisés" (Etats-Unis, UE, Japon). Ceci ne signifie pas qu ils ont connu une évolution négative de leurs exportations. Graphique B: Part de marché des exportations de biens du Luxembourg En % des exportations mondiales Sources: OMC, Statec, calculs des auteurs Sources: OMC, STATEC, calculs des auteurs 2006 Parts de marché à prix courant Parts de marché à prix constants Tableau A: Part de marché des exportations de biens et services du Luxembourg (en termes nominaux par rapport au commerce mondial) Variation en points de % entre 2002 et 2009 (ou 2007) Parts de marché des exportations du Luxembourg à prix courants Biens et services Services Services financiers n.a. n.a Services autres que financiers n.a. n.a. 0.5 Biens Sources: OMC (pour données mondiales); BCL et Statec ( pour LU données balance des paiements) et calculs des auteurs n.a. = not available La part de marché à l exportation du Luxembourg est définie comme étant le rapport entre la valeur des exportations du Luxembourg et celle des exportations mondiales (qui sont en principe identiques aux importations mondiales). Les sources des données utilisées sont indiquées dans les tableaux et graphiques respectifs. Forte baisse des échanges de services financiers Au Luxembourg, l évolution des échanges internationaux de services financiers suit de très près celle des actifs détenus par les fonds d investissement y domiciliés. Cette forte corrélation est liée au fait que les commissions (de gestion, de conseil, de distribution, etc.) payées par les organismes de placement collectifs (OPC) luxembourgeois sont imputées aux investisseurs (détenteurs de parts d OPC) non-résidents et enregistrées au niveau des exportations de services financiers. La plupart des commissions qui incombent aux OPC sont calculées sur base de la valeur des encours qu ils gèrent. Par ailleurs, le secteur des fonds d investissement au Luxembourg est principalement tourné vers l étranger et son évolution (positive ou négative) a des répercussions directes et immédiates sur celle des échanges internationaux de services financiers. Suite à l'éclatement de la crise en automne 2008, la tendance à la baisse des échanges internationaux de services financiers se poursuit en 2009 avec un recul de plus de 3.5 milliards d euros sur une année pour les seules exportations. Les importations, quant à elles, diminuent de près de 2 milliards d euros en 2009 et - en termes de pourcentage - évoluent de manière similaire aux exportations. En ce qui concerne le solde généré par les services financiers, il se contracte et ce pour la deuxième année consécutive - d un peu plus de.8 milliard d euros en 2009, contre 0.8 milliard en Néanmoins, l évolution des échanges de services financiers sur une base trimestrielle permet une analyse plus nuancée. Alors que le solde dégagé par les services financiers reste assez stable au cours du premier semestre de 2008, il amorce sa chute en milieu d année pour s effondrer au cours du dernier trimestre de 2008 et du premier trimestre de 2009 (avec des baisses Note de conjoncture n -0 57
58 5. Relations économiques extérieures Graphique 69: Évolution trimestrielle des échanges internationaux de services financiers Variation en % par rapport au trimestre de l'année précédente Unité : mio EUR 02 T 02 T2 02 T3 02 T4 03 T 03 T2 03 T3 03 T4 04 T 04 T2 04 T3 04 T4 05 T 05 T2 05 T3 05 T4 06 T 06 T2 06 T3 06 T4 07 T 07 T2 07 T3 07 T4 08 T 08 T2 08 T3 08 T4 09 T 09 T2 09 T3 09 T4 0 T Solde (échelle de droite) Exportations de services financiers (échelle de gauche) Actifs nets moyens détenus par les OPC résidents (échelle de gauche) Source : BCL, STATEC, CSSF ; calculs de l'auteur respectives de 5% et 6%). Les exportations suivent un rythme similaire: au premier trimestre 2009, elles se situent en-dessous de leur niveau de 2006 et ont perdu plus de 22% par rapport à la même période de l année précédente, ce qui correspond à près de.8 milliard d euros. Avec la reprise sur les marchés boursiers dès le mois d avril 2009, les échanges internationaux de services financiers se stabilisent et renouent avec des taux de croissance positifs. Bien qu au deuxième trimestre de 2009, les exportations se trouvent toujours à un niveau fortement inférieur à celui d il y a une année (-9% par rapport à T2 2008), elles affichent une hausse de plus de 3% par rapport au premier trimestre Au fil de l année 2009, le rythme de croissance des exportations de services financiers ne cesse de se renforcer pour atteindre les 7% au dernier trimestre. L évolution au cours du premier trimestre 200 semble confirmer cette tendance. Les exportations de services financiers y ont progressé de près de 22% par rapport au premier trimestre de 2009 (niveau en valeur le plus bas depuis 2006) et de 4.5% par rapport au dernier trimestre de Cependant, il ne faut pas oublier que la reprise reste fragile, notamment en raison d évènements récents qui impactent les marchés boursiers (surendettement de certains Etats européens, pressions sur la monnaie commune). Repli des services non financiers dès lors, leur par relative dans le total des exportations de services passe de 37.6% en 2008 à 39.3% en Alors que le secteur des grandes entreprises actives dans le domaine informatique et de l information n est guère touché par la crise (cf. encart), il en va autrement pour d'autres services. En effet, la chute du commerce international des biens a des conséquences négatives pour le transport international de marchandises et le négoce international dont les surplus structurels ont connu des reculs importants. Ainsi, les exportations de services de transport ont baissé de quelque 0.6 milliard en 2009 par rapport à 2008, ce qui est imputable presqu'exclusivement au transport aérien de marchandises. Le principal opérateur résident (Cargolux) parle dans son rapport annuel 2009 d une "année catastrophe" avec un recul du chiffre d affaires de presque 34%. En 2009, le surplus dégagé par les transactions de négoce international est en repli de 3% par rapport à l année précédente. Comme certains transitaires opèrent dans le négoce international de produits de fer et d acier, la baisse de la demande mondiale en acier et le recul des prix ont eu des répercussions négatives sur le chiffre d affaires et les marges. Par contre, le ralentissement économique n a guère affecté le commerce électronique, alors que les exportations de services d assurance ont même connu en 2009 une augmentation globale de 60 millions d euros imputable à une croissance impressionnante dans le domaine de l assurance-vie. En 2009, les exportations des services autres que financiers n ont régressé que de 5.3% par rapport à 2008; 58 Note de conjoncture n -0
59 5. Relations économiques extérieures Tableau 23: Opérations sur biens et services Libellé T T2 T3 T4 T T2 T3 T4 Unité: Mio EUR Exportations Biens et services Biens Marchandises générales Autres opérations sur biens Services Transports Voyages Communication Construction Services d'assurance Services financiers Informatique et information Redevances et droits de licence Autres services aux entreprises Services personnels, culturels Services des adm. publiques nca Importations Biens et services Biens Marchandises générales Autres opérations sur biens Services Transports Voyages Communication Construction Services d'assurance Services financiers Informatique et information Redevances et droits de licence Autres services aux entreprises Services personnels, culturels Services des adm. publiques nca Net Biens et services Biens Marchandises générales Autres opérations sur biens Services Transports Voyages Communication Construction Services d'assurance Services financiers Informatique et information Redevances et droits de licence Autres services aux entreprises Services personnels, culturels Services des adm. publiques nca Source: BCL, STATEC chiffres provisoires Année Note de conjoncture n -0 59
60 5. Relations économiques extérieures Amélioration du solde des opérations de répartition En 2009, les trois composantes des opérations de répartition (rémunérations, revenus des investissements, transferts courants) connaissent une résorption de leurs soldes négatifs respectifs, résorption qui se monte au total à. milliard d euros, faisant revenir le déficit des 4 milliards notés en 2008 à 2.9 milliards d euros en La dégradation du déficit récurrent dégagé par la rémunération des salariés (qui passe de 6. milliards d euros en 2008 à 6.3 milliards en 2009) a été freinée par rapport aux évolutions des années précédentes, notamment en raison de la quasi-stagnation de l emploi salarié frontalier. Sous l influence des taux d intérêt historiquement bas, les flux bruts des revenus des investissements diminuent fortement en Par ailleurs, un changement méthodologique intervenu dans la compilation des revenus des investissements de portefeuille a également affecté le solde du revenu des investissements qui connaît en 2009 une réduction totale de son déficit de quelque 0.4 milliard d euros par rapport à Enfin, la résorption en 2009 du déficit des transferts courants de plus de 800 millions d euros, revenant de.8 milliard d euros en 2008 à milliard en 2009 provient de la baisse des transferts nets effectués par la BCL à la Banque centrale européenne au titre de réallocation du revenu monétaire, faisant plus qu'effacer les indemnisations versées à des investisseurs non-résidents par l Association pour la garantie des dépôts Luxembourg (AGDL) dans le cadre de l insolvabilité de différents établissements de crédit luxembourgeois. Solde courant stable par rapport à 2008 En dépit des évolutions contrastées au niveau des différents soldes partiels, le solde courant de la balance des paiements en 2009 reste similaire à celui de 2008, laissant un excédent de 2.3 milliards d euros, contre 2.0 milliards en Le solde des opérations sur produits avec le reste du monde (exportations nettes de biens et services) luimême dégagé exclusivement par l excédent des échanges internationaux de services - fait plus que compenser le déficit occasionné par les opérations de répartition avec l étranger (regroupant la rémunération des facteurs de production travail et capital de même que les transferts courants), de sorte que la balance courante continue à dégager un excédent (de l'ordre de 5.5% du PIB). Graphique 70: Soldes partiels de la balance courante Mio EUR Solde courant Opérations sur produits Opérations de répartition, BCL 60 Note de conjoncture n -0
61 5. Relations économiques extérieures Tableau 24: Balance courante du Luxembourg Année 2009() () 2008() 2009() T T2 T3 T4 Unité: Mio EUR Biens (net) Exportations Importations Services (net) Exportations Importations Services financiers (net) Exportations Importations Autres services (net) Exportations Importations Rémunération des salariés (net) Crédit Débit Revenu des investissements (net) Crédit Débit Transferts courants (net) Crédit Débit Transactions courantes (net) Crédit Débit Source: BCL, Statec () chiffres provisoires Les entreprises actives dans le domaine informatique et celui de l'information peu touchées par la crise Evolution des grandes entreprises actives dans le domaine informatique et de l'information En combinant les avantages de deux directives européennes (2002/38/CE et 77/388/CEE) à partir du er juillet 2003, des sociétés prestataires de services par voie électronique ont pu appliquer un taux de TVA de 5% tel qu il est en vigueur au Luxembourg, et non pas des taux de TVA plus élevés applicables dans d autres pays de l Union Européenne. AOL Europe Services Sàrl a été la première société active dans le domaine à s être implantée au Luxembourg en AOL a ainsi joué le rôle de locomotive pour tout le secteur. Toutefois, suite à une nouvelle restructuration du marché européen de la société-mère américaine en janvier 200, l activité - déjà fortement réduite depuis va être totalement abandonnée au Luxembourg. Dans la foulée, d autres sociétés plus ou moins importantes se sont implantées au Grand-Duché. Parmi celles-ci, on retrouve Amazon, ebay, itunes, Microsoft, Napster, Sky Broadband SA, Skype, Vodafone, etc. 2 Il est à noter également que les sociétés-mère de TPH Services Sàrl et de Sky Broadband SA ont décidé de quitter le Luxembourg, respectivement au 3 décembre 2009 et au 3 mars 200. Dans un souci de confidentialité et de protection des données individuelles, les analyses qui suivent sont présentées pour l ensemble de ces seize sociétés, et non pas séparément pour chacune d entre elles (sauf si des données individuelles sont publiquement disponibles et peuvent donner des éclairages supplémentaires). Vu que la quasi-totalité de l activité est ciblée sur l étranger, surtout sur le marché européen, les analyses sont essentiellement basées sur les données de la balance de paiements du Luxembourg. Pour de plus amples informations sur le contexte réglementaire, cf. Bulletin du Statec n Depuis juillet 2007, PayPal (Europe) Sàrl & Cie, Sca, faisant partie du groupe ebay, est inscrite sur la liste officielle des banques agréées au Luxembourg et soumise à la surveillance de la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF). Vu le caractère unique de son activité comparée à celle des sociétés mentionnées ci-dessus, PayPal n a pas été incluse dans les analyses, car les données seraient trop facilement identifiables, ce qui pose de nouveau un problème de confidentialité. Note de conjoncture n -0 6
62 5. Relations économiques extérieures Graphique A: La crise économique n a guère influencé en 2009 l activité des grandes entreprises du domaine informatique et de l'information Graphique B: Importance croissante des acteurs informatiques dans les services autres que financiers % 25% mio EUR Mi Part relative 20% 5% 0% 30 5% 80 juil-03 janv-04 juil-04 janv-05 juil-05 janv-06 Exportations de services juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 Importations de services janv-0 0% Exportations de services Importations de services Pour la plupart des sociétés implantées au Luxembourg, il s agit d une délocalisation d activités existantes (et non pas du développement de nouvelles activités) et le taux de croissance suit un rythme saisonnier et très régulier. D ailleurs, pour toutes les entreprises sous revue, le niveau des services importés est presque équivalent à celui des services exportés (forte corrélation entre les courbes d exportations et d importations de services), ce qui traduit une modeste valeur ajoutée laissée au Luxembourg. On constate que la cessation de l activité principale de AOL Europe Services Sàrl fin 2006 a été compensée par l arrivée de nouvelles sociétés. D'autre part, l activité est la plus soutenue au mois de décembre de chaque année, pour connaître une nette baisse en janvier. En janvier 200, par contre, cette baisse est accentuée par l arrêt de l activité principale de TPH Services Sàrl. D ailleurs, le secteur, pris dans son ensemble, n est guère touché par la crise économique de A ce sujet, il est révélateur que seules les recettes provenant de l activité de ventes par enchères sont atteintes par la récession économique mondiale, et non pas celles provenant des autres activités (p. ex. système de paiement et téléphonie par Internet) qui continuent à connaître une croissance légère. Par rapport à 2008, les recettes totales ont connu une hausse de 5% contre 9% du côté des dépenses. En considérant les entreprises individuellement, seules deux parmi les 6 sociétés voient leurs recettes diminuer d une année à l autre: TPH Services Sàrl et ebay Europe Sàrl. La première a vu ses recettes et dépenses diminuer en période de fin d activité au Luxembourg; la seconde a seulement retrouvé son niveau de 2008 au 2 ème semestre 2009 après avoir connu un recul du chiffre d affaires consolidé au niveau mondial. Par rapport au total des exportations et importations de services autres que financiers, la part relative attribuable au commerce électronique n a cessé d augmenter depuis 2003, pour passer de moins de 0% à plus de 20% en Deux raisons majeures expliquent ce phénomène: le nombre croissant de nouvelles sociétés et le fait que ce secteur n est guère affecté par la récession économique mondiale. Les échanges de services sont fortement concentrés sur le marché européen. Les plus importantes destinations sont le Royaume-Uni, l Allemagne, la Suisse et la France. Les Etats-Unis, pays d origine des sociétés-mère dont dépendent certaines filiales implantées au Luxembourg, arrivent en 4ème (exportations) respectivement 3ème position (importations) et ne représentent que 3% du total des recettes ainsi qu un peu plus de 6% du total des dépenses enregistrées pour ces 6 sociétés. Répercussion sur l économie luxembourgeoise et efforts de diversification de la politique nationale Les répercussions pour l économie luxembourgeoise sont considérables: l Etat luxembourgeois a encaissé pour l année 2006 quelque 225 millions d euros de TVA des filiales des sociétés américaines implantées au Luxembourg suite à la directive européenne de En 2007, les recettes fiscales s élèvent à 235 millions d euros, en 2008 elles se chiffrent à 267 millions d euros pour atteindre en 2009 quelque 285 millions d euros. En termes de création d emplois, le nombre de salariés n a cessé d augmenter, pour passer d environ 20 emplois au er janvier 2004 à près de 450 emplois au er novembre b455630d-4bb9-4ba5-adb-40dcf29e82ce/ebay_q409earnings Release.pdf. 62 Note de conjoncture n -0
63 5. Relations économiques extérieures De plus, le secteur reste en évolution permanente. Deux raisons essentielles en sont le développement de l activité de sociétés présentes et/ou en cours d implantation au Luxembourg, ainsi que les efforts entrepris par le gouvernement luxembourgeois dans un souci de diversification de l économie. Toutefois, des changements auront lieu suite au consensus sur la réforme de la TVA à laquelle les ministres européens des Finances ont accordé leur soutien en date du 4 décembre Le lieu du régime fiscal applicable ne sera plus celui du lieu d établissement du fournisseur vers celui du consommateur, afin que les consommateurs d un pays soient imposés selon le même taux de TVA (en vigueur), sans tenir compte du pays d établissement du prestataire de service. Les modifications seront progressivement introduites à compter de 205. A partir de cette année, l accord permettra aux pays abritant des entreprises de services électroniques et de télécommunication de conserver 30% des recettes de TVA collectées, le reste étant rétrocédé au pays de résidence du consommateur. Cette part sera réduite à 5 % après 207, puis à zéro après 209. Note de conjoncture n -0 63
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65 6. Emploi et chômage 6. Emploi et chômage Graphique 7: Emploi et chômage 9 8 Frontaliers entrants (variation annuelle) 7 En % Emploi salarié intérieur (variation annuelle) Emploi national (variation annuelle) Taux de chômage au sens strict (série cvs*) - janv-03 juil-03 janv-04 juil-04 janv-05 juil-05 janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 janv-0 Taux de chômage élargi (y.c. mesures pour l'emploi, série cvs*) Sources: STATEC, ADEM, IGSS * cvs: corrigé des variations saisonnières La crise a lourdement impacté l'emploi en Europe en Au Luxembourg, il a continué à progresser en 2009, mais sur un rythme bien inférieur à celui des années précédentes, et en tous cas insuffisant pour contenir la hausse du chômage. Le taux de chômage luxembourgeois a fortement progressé entre la fin de 2008 et l'été 2009, mais le mouvement de hausse a été très nettement freiné par la suite. A la base de ce freinage se trouve une légère reprise de l'emploi, mais celle-ci ne relève pas seulement de facteurs conjoncturels: elle s'explique aussi par des politiques proactives en matière d'emploi, notamment via les aides accordées en termes de chômage partiel et le développement des mesures d'aide à l'emploi. 6.. Emploi Forte dégradation de l'emploi européen sur les deux dernières années L'emploi dans la zone euro avait progressé de seulement 0.8% en 2008, un rythme inférieur de moitié à la moyenne enregistrée sur les 0 années précédentes. Cette inflexion a fait bien pire que de simplement se prolonger en 2009, car le marché du travail est entré dans une configuration de destruction soutenue, avec une baisse d'environ 2% des effectifs. Dans l'ensemble des pays de la zone euro, ce sont quelque 3. millions d'emplois qui ont disparu entre la fin de 2007 et la fin de 2009, dont.8 million pour la seule branche de l'industrie. La construction est aussi Celles-ci ont principalement eu lieu pendant l'année largement affectée (-.2 million d'emplois), mais essentiellement sous l'influence de l'espagne, et dans une moindre mesure par l'irlande et le Portugal. L'évolution nette de l'emploi (créations moins suppressions) n'a pas été négative pour tous les pays de la zone sur cette période. L'Allemagne, l'autriche, la Belgique, Chypre, Malte et le Luxembourg recensent plus d'emplois à la fin de 2009 que deux ans auparavant. L'évolution allemande, avec créations nettes en 2 ans, est atypique et particulièrement intéressante. L'Allemagne a perdu emplois dans l'industrie sur cette période, un chiffre comparable à celui de la France ( ). La plupart des autres branches marchandes ont connu une évolution positive mais relativement faible de l'emploi. En fait, l'essentiel des nouveaux emplois allemands (à hauteur de unités) vient de la branche "Administration publique; éducation; santé et action sociale; services collectifs, sociaux et personnels; services domestiques", que l'on peut grosso modo assimiler au secteur protégé du point de vue économique, en ce sens qu'elle est la plus déconnectée du cycle conjoncturel. Pour comparaison, la France n'a créé que emplois dans cette branche sur la même période. Des données harmonisées de l'emploi européen ne sont pas encore disponibles pour l'année en cours. Les dernières informations concernent le 4 ème trimestre 2009 et montrent une baisse de 0.2% sur un trimestre 2 (données désaisonnalisées), un résultat qui laisse espérer une prochaine stabilisation des effectifs. 2 A comparer avec -0.8% en T et -0.5% pour T2 et pour T3. Note de conjoncture n -0 65
66 6. Emploi et chômage Tableau 25: Evolution de l'emploi salarié par branches 2008 T 2008 T T T T 2009 T T T4 Nombre de personnes Agriculture Industrie Construction Commerce, hôtels, cafés, restaurants, transports et communications Services aux entreprises Services financiers Autres services, services non-marchands Economie entière Évolution en % par rapport au même trimestre de l'année précédente Agriculture Industrie Construction Commerce, hôtels, cafés, restaurants, transports et communications Services aux entreprises Services financiers Autres services, services non-marchands Economie entière , Comptes nationaux trimestriels Le cap des habitants franchi au Luxembourg Malgré une année en berne sur le plan économique, la population a continué à croître de manière relativement dynamique. Au er janvier 200, personnes vivent au Grand- Duché de Luxembourg. Au cours de l'année 2009, la population résidante a augmenté de habitants. Cette hausse, de.7% est légèrement moins prononcée que celle de 2008 (+2.0%). La raison principale de ce ralentissement se trouve dans la baisse du solde migratoire (arrivées moins départs): bien qu'il y ait eu moins de départs (900 personnes de moins qu'en 2008), il y a surtout eu beaucoup moins d'arrivées ( environ par rapport à l'année précédente, soit un recul de plus de 0%). Il faut remonter à l'année 2000 pour retrouver une baisse aussi importante au niveau des arrivées. Le moindre dynamisme de l'économie luxembourgeoise croissance nulle en 2008 et récession en 2009 n'est sans doute pas étranger à ce phénomène. Le solde migratoire avec personnes reste cependant largement positif en 2009 et représente les trois quarts de l'augmentation de la population au cours de l'année. Le phénomène démographique qui est certainement le plus marquant en 2009 a trait à l'évolution de la population par nationalités. Pour la première fois depuis de nombreuses années, la population de nationalité luxembourgeoise connaît une augmentation réelle et ce malgré des soldes naturel et migratoire largement négatifs. Ce sont les effets de la loi du 23 octobre 2008 sur la nationalité luxembourgeoise qui ont conduit à une véritable "explosion" du nombre de naturalisations / options. Cette loi permet aux étrangers voulant acquérir la nationalité luxembourgeoise de conserver leur nationalité d'origine. Tableau 26: Mouvement de la population Année Population au er janvier / Accroisssement total / Naissances Décès Solde naturel Arrivées Départs Solde migratoire / Chiffres arrondis Sources: STATEC - Centre Informatique de l'etat (Répertoire Général des Personnes Physiques) Mouvement naturel Mouvement migratoire Actuellement, il est impossible de dire combien de personnes ont fait usage de leur droit de conserver leur(s) nationalité(s) antérieure(s). La loi sur la nationalité luxembourgeoise dit dans son Art. 28. "Sous réserve des conventions internationales et des lois en vigueur au Grand-Duché de Luxembourg, toute personne possédant, outre la nationalité luxembourgeoise, une ou plusieurs autres nationalités, est considérée par les autorités du Grand-Duché de Luxembourg comme exclusivement Luxembourgeoise". Le recensement de la population - qui aura lieu en 20 - permettra au STATEC de répondre à cette interrogation et d'analyser en détail la question de la multiple nationalité. 66 Note de conjoncture n -0
67 6. Emploi et chômage Tableau 27: Mouvement de la population Année Taux d'accoissement total Taux de natalité Taux de mortalité Taux d'accroissement naturel Taux Taux de migration d'immigration Taux d'émigration net Part de l'immigration nette dans l'accroissement total Moyennes quinquenales (en promille) % Taux annuels (en promille) % Sources: STATEC - Centre des technologies de l'information de l'etat (Répertoire Général des Personnes Physiques) Tableau 28: Répartition par grands groupes d âges et indices de dépendance Groupe d'âges Nombre de personnes Moins de 20 ans à 64 ans ans et plus Tous âges en % du total Moins de 20 ans à 64 ans ans et plus Tous âges (-9)+(65+) Tableau 29: Taux de remplacement Groupe d'âges Nombre de personnes 20 à 24 ans à 64 ans en % Taux de remplacement Le taux de remplacement est obtenu par le rapport effectifs 20 à 24 ans qui entrent dans le marché / effectifs 60 à 64 ans qui partent à la retraite. En 2009, personnes âgées de 8 ans et plus ont acquis la nationalité luxembourgeoise, contre un peu plus de 000 par an en moyenne au cours des 4 années précédentes. S'ajoutent encore 335 enfants mineurs automatiquement naturalisés avec leurs géniteurs. A ces personnes, il faut ajouter celles bénéficiant du double droit du sol: personnes sont devenues luxembourgeoises, du fait qu'elles sont nées au Luxembourg entre le er janvier 99 et le 3 décembre 2008 de parents non-luxembourgeois dont un au moins est également né au Luxembourg. Finalement, en 2009, ce sont personnes qui ont accédé à la nationalité luxembourgeoise. En soustrayant à ce nombre les soldes naturel et migratoire négatifs de respectivement -30 et -732 on arrive à une augmentation de nombre des nationaux de personnes. Ce phénomène, de par son ampleur, n'est pas sans répercussions sur certains indicateurs statistiques faisant référence à la nationalité. La baisse de la part des étrangers dans la population totale en 2009 pour la première fois depuis la deuxième guerre mondiale en est un exemple. Pour rester dans le domaine de l'emploi, on notera que toutes nationalités confondues, la population âgée de 20 à 64 ans que l'on peut assimiler à la population en âge de travailler voit sa part progresser très légèrement (à 62.3%, cf. tableau 28). Note de conjoncture n -0 67
68 6. Emploi et chômage Une progression historiquement faible de l'emploi en 2009 au Luxembourg L'emploi intérieur au Luxembourg a progressé d'environ % en Ce résultat pourrait sembler flatteur de prime abord, car le Luxembourg est le seul pays de l'union européenne, avec la Pologne, à avoir connu une croissance de l'emploi l'année passée. Pour l'ensemble des autres pays européens, 2009 s'est révélée destructrice en matière d'emploi, avec une contraction moyenne de 2% des effectifs dans la zone euro et dans l'union européenne (27 pays). Néanmoins, la performance luxembourgeoise apparaît bien moins réjouissante lorsqu'elle est resituée dans son contexte historique. Il faut en effet remonter jusqu'en 985 pour retrouver un taux de croissance aussi faible. Sur les dix années précédentes de 998 à 2008 la croissance de l'emploi au Luxembourg a été de presque 4% par an en moyenne (contre.4% pour la zone euro). L'emploi n'a en fait jamais freiné aussi rapidement que lors de cette année Malgré un résultat positif sur l'emploi, il n'y a donc pas lieu de conclure que le marché du travail luxembourgeois aurait été épargné par la crise de La forte progression du chômage (cf. partie Chômage, pp ) est d'ailleurs là pour le rappeler. Graphique 72: Part des frontaliers dans la création d'emploi intérieur En % Source: IGSS, STATEC L'Allemagne a quant à elle enregistré une stagnation (+0.0%) en De fortes inégalités dans la dynamique de l'emploi L'évolution de l'emploi en 2009 montre que toutes les catégories de travailleurs n'ont pas été impactées de la même manière par la crise économique. La première différence concerne l'évolution de l'emploi en fonction des branches d'activité. Deux branches ont connu un recul de l'emploi en 2009 (en moyenne annuelle): l'industrie et les services aux entreprises 2. C'est dans l'industrie que l'impact de la récession a été le plus marqué, avec une baisse des effectifs de 2.5% (soit 950 personnes) sur l'ensemble de Le recul de l'emploi industriel aurait pu cependant être bien plus important si les entreprises n'avaient pas massivement recouru au dispositif du chômage partiel (cf. Tableau 32) car, dans le même temps, la valeur ajoutée de la branche a subi un recul de près de 8%. Ce moindre ajustement de l'emploi par rapport à l'affaissement de l'activité a de fait entraîné un recul très marqué de la productivité (du travail) dans l'industrie en Les emplois des services aux entreprises accusent sur la même période un repli de 0.7% (soit 450 personnes). Ce résultat marque une très nette rupture avec la forte expansion des contingents dans cette branche sur les 3 années précédentes, proche de 0% par an. Les entreprises du secteur financier voient quant à elles leurs effectifs progresser légèrement: +0.6% en 2009, loin du rythme de plus de 7% par an qui prévalait en 2007 et Etant donné le caractère fondamentalement financier de cette crise, l'impact aurait cependant pu, là encore, être bien plus prononcé. La baisse des effectifs dans les établissements bancaires, par exemple, apparaît encore relativement limitée par rapport à celle qui avait été enregistrée lors de la crise précédente (de 200 à 2003). Il est cependant possible qu'une partie du choc sur l'emploi relatif aux activités financières ait été encaissée par la branche des services aux entreprises: ces sociétés travaillent beaucoup pour le secteur financier sans en faire directement partie et l'on constate que pour elles, le choc sur l'emploi semble plus fort que lors de la crise précédente 4. Dans la construction, l'affaissement de l'activité, mis notamment en avant par les enquêtes de conjoncture, a débouché sur une stagnation des effectifs en Il s'agit d'une première depuis de nombreuses années au Luxembourg, où la croissance relativement forte de la population 5 et le dynamisme de l'économie constituent traditionnellement un soutien important aussi bien du côté des ménages que des entreprises L'intitulé exact de cette branche est "immobilier, location et services aux entreprises". Soit un peu moins de 000 emplois nets (créations-radiations). Il faudrait étudier dans quelle mesure ce phénomène pourrait s'expliquer par les stratégies d'externalisation (outsourcing) du secteur financier. 5 La population a progressé en moyenne de.4% par an au cours des 5 dernières années, à comparer avec un chiffre de seulement 0.4% au niveau de la zone euro. 68 Note de conjoncture n -0
69 6. Emploi et chômage Le seul domaine dans lequel on constate une accélération des créations d'emploi, à l'instar de l'évolution allemande mentionnée ci-avant, regroupe plusieurs types d'activités que l'on pourrait qualifier de plus ou moins "protégées": administration publique; éducation; santé et action sociale; services collectifs, sociaux et personnels et services domestiques. Pour ces activités, l'emploi a progressé de 4.2% en 2009, correspondant à une hausse de personnes. Lorsque l'on compare ce dernier chiffre à la création nette d'emploi pour l'économie dans son ensemble, à savoir emplois sur la même période, on comprend que les entreprises du secteur concurrentiel n'ont au final pas créé d'emploi en net l'année passée. Un autre phénomène, qui découle en partie des tendances observées au niveau des branches, est celui de l'impact bien plus marqué de la crise sur l'emploi frontalier que sur l'emploi des résidants. Les effectifs des deux catégories respectives ont progressé sensiblement au même rythme en 2009 (+.3% pour l'emploi national, +.% pour l'emploi frontalier), alors que l'emploi frontalier était largement plus dynamique au cours des années précédentes. Ceci se remarque très bien par exemple sur la part des frontaliers dans les nouveaux emplois créés: elle atteint un tiers en 2009 alors qu'elle était beaucoup plus proche des deux tiers sur les années précédentes (cf. Graphique 72). Cette évolution relativement plus défavorable du côté des frontaliers (cf. Graphique 7), qui s'est amplifiée tout au long de 2009, s'explique par le fait qu'ils travaillent en majorité dans les branches du secteur concurrentiel et qu'ils sont donc plus exposés aux aléas de la conjoncture. Ils sont également surreprésentés dans des catégories particulièrement flexibles de l'emploi, en premier lieu dans les effectifs du travail intérimaire composé à 80% environ de travailleurs frontaliers 2. Enfin les travailleurs frontaliers sont en moyenne plus jeunes/avec moins d'ancienneté que les travailleurs résidants 3, ce qui ne les met pas forcément en position de force lorsque les entreprises sont amenées à couper dans les effectifs. Corollaire de cet ajustement plus marqué de l'emploi frontalier face à la crise, la reprise de l'emploi attendue devrait logiquement s'y avérer plus dynamique. Une reprise de l'emploi plus forte du côté des travailleurs frontaliers implique également un effet baissier plus faible sur le taux de chômage, celui-ci se calculant sur la population résidante. L'évolution de l'emploi dans le contexte de crise recèle encore d'autres éléments de divergences en fonction de l'âge, du sexe, du niveau de formation, etc. qui seront abordés dans la partie consacrée aux statistiques du chômage. Travail intérimaire: rebond en cours Après une année de repli, l'emploi intérimaire se stabilise dans le dernier trimestre, loin des sommets d'avant-crise. En effet, en un an, l'intérim efface cinq années de hausse pour retrouver un niveau comparable à celui de l'année Sur l ensemble de l année 2009, l évolution de l emploi intérimaire est donc fortement négative, avec 984 postes (en moyenne par mois) de moins (-25 %) que l année d avant. Sachant que la majorité des travailleurs intérimaires n habitent pas au Luxembourg, cette baisse accentuée a d une certaine manière évité que le taux de chômage ne prenne des allures trop dramatiques: en effet, seulement 24% des travailleurs intérimaires résident au Luxembourg, contre 65% en France, 8% en Belgique et 3% en Allemagne. Les travailleurs intérimaires frontaliers qui perdent leur emploi ne sont pas considérés dans le calcul du taux de chômage luxembourgeois, qui ne concerne que les résidants. La part de l emploi intérimaire dans l emploi salarié est tombée de 2.4% en 2008 à.8% en 2009 ce qui montre que les employeurs ont, pour une large part, absorbé le repli de leur activité en diminuant le travail intérimaire plutôt qu'en licenciant du personnel. C est le secteur de l industrie qui connaît la plus forte baisse de travailleurs intérimaires en Après l'hémorragie des premiers trois trimestres (T: -52%; T2: -60%; T3: -5% sur un an) la contraction est moins accentué lors du dernier trimestre (-20%), mais encore loin d un rebond. Le ralentissement dans des autres secteurs est moins prononcé (construction: -24%; commerce: -22%) mais toujours est-il que cette forme flexible de recours à la main-d œuvre est en retrait dans les principales branches. D'après un recoupement avec les données plus détaillées de l'igss, la moitié de cet effectif environ serait localisée dans l'administration et l'enseignement public et un quart dans la santé et l'action sociale. 2 Source: "Le travail intérimaire luxembourgeois à la lumière de la crise", Les cahiers transfrontaliers d EURES, Luxembourg n /200, disponible à l'adresse: 3 Voir l'encadré "Les profils des travailleurs frontaliers et résidants" dans la Note de conjoncture n -09, pp. 2-3: Note de conjoncture n -0 69
70 6. Emploi et chômage Tableau 30: Travail intérimaire Année T T2 T3 T4 Moyenne mensuelle Nombre d'intérimaires Heures travaillées (milliers) Nombre de contrats Entreprises utilisatrices Variation annuelle en % Nombre d'intérimaires Heures travaillées Nombre de contrats Entreprises utilisatrices Sources: IGSS, Ministère du Travail Tableau 3: Taux des postes vacants Année * T T2 T3 T4 T T2 T3 En % du total des postes (vacants et occupés) UE Zone euro Luxembourg Ensemble de l'économie Industrie Construction Commerce, horeca, réparations, transports et communications Intermédiation financière, immobilier, location, services aux entreprises Autres services Sources: Eurostat, ADEM, IGSS, STATEC Le taux des postes vacants représente la proportion des postes vacants (poste nouvellement créé, inoccupé ou devenant vacant dans un proche avenir, pour lequel l employeur a entrepris récemment des démarches actives, afin de trouver un collaborateur externe à l entreprise, pour lequel il est disposé à entreprendre des démarches supplémentaires, et que l employeur a l intention d occuper immédiatement ou dans un proche avenir) dans l ensemble des postes (occupés et vacants). * 2009 = 9 mois La construction, avec près de 30% de l'emploi intérimaire, et l'industrie, avec environ 20% constituent les principaux utilisateurs du travail intérimaire. Viennent ensuite le commerce (6.8%), l'intermédiation financière et les assurances (3.9%), l'horeca (3%), les transports et communications (2.7%) et l'immobilier, location et services aux entreprises (.6%). L'activité intérimaire en général et son segment "ouvriers" en particulier est souvent considérée comme un bon indicateur précurseur pour l'ensemble de l'emploi. Un des premiers indicateurs d'emploi à baisser lorsque l'activité ralentit, il est aussi généralement l un des premiers à remonter lorsque s'annonce une reprise. Au Luxembourg, l'emploi intérimaire est toujours marqué par un repli en variation annuelle (cf. graphique 75) jusqu'en janvier 200 (dernières données disponibles), et cela pour le 6 ème trimestre consécutif. Le mouvement de reprise, en termes de croissance économique, entamé au 3 ème trimestre 2009 n a ainsi permis que d infléchir la dégradation de l emploi intérimaire. Cependant, selon des estimations effectuées par l'uledi (Union Luxembourgeoise des Entreprises de Travail Intérimaire), basées sur un échantillon représentatif d'entreprises membres, les heures prestées dans les sociétés de travail intérimaire montreraient une progression de l'ordre de 5% sur un an en mars. 70 Note de conjoncture n -0
71 6. Emploi et chômage Graphique 73: Evolution de l'emploi et de l'activité dans le secteur financier Variation annuelle en % T 04 T 05 T Emploi bancaire Sources: BCL, STATEC 06 T 07 T 08 T 09 T 0 T VAB Secteur financier (éch. droite) Graphique 74: Perspectives de l'évolution de l'emploi dans l'industrie et la construction Solde des réponses positives et négatives T 96 T 97 T 98 T 99T 00 T 0 T 02 T 03 T 04 T 05 T 06 T 07 T 08 T 09 T 0 T Industrie Construction Industrie (moyenne de long terme) Construction (moyenne de long terme) (Enquêtes de conjoncture) Reprise récente de l'emploi Les données les plus récentes concernant l'emploi, qui vont jusqu'à janvier 200, confirment un revirement de tendance perceptible depuis le dernier trimestre Les données désaisonnalisées (cf. Graphique 76) montrent que l'emploi salarié a cessé de se dégrader à la mi-2009 et regagne en vigueur au tournant de 2009 et 200. Les taux de progression sont cependant encore largement inférieurs à ceux qui prévalaient au début Cette légère reprise de l'emploi coïncide en tous cas avec d'autres signaux positifs émanant des indicateurs récents du marché du travail, comme l'évolution plus favorable du travail intérimaire, la hausse du nombre d'offres d'emploi recensées à l'adem (cf. Graphique 77) ou bien le ralentissement du chômage (voir-ci après). Graphique 76: Evolution récente de l'emploi salarié Variation mensuelle en % janv-08 févr-08 mars-08 avr-08 mai-08 juin-08 juil-08 août-08 sept-08 oct-08 nov-08 déc-08 janv-09 févr-09 mars-09 avr-09 mai-09 juin-09 juil-09 août-09 sept-09 oct-09 nov-09 déc-09 janv-0 Sources: IGSS, STATEC (données corrigées des variations saisonnières) Graphique 75: Evolution de l'emploi intérimaire Variation annuelle en % Source: IGSS janv-08 avr-08 juil-08 oct-08 janv-09 avr-09 juil-09 oct-09 janv-0 Heures ouvrées Nombre de travailleurs (fin du mois) Graphique 77: Offres d'emplois non-satisfaites Variation annuelle en % janv-0 janv-02 janv-03 janv-04 janv-05 janv-06 janv-07 janv-08 janv-09 Source: ADEM janv-0 Note de conjoncture n -0 7
72 6. Emploi et chômage 6.2 Chômage Graphique 78: Evolution du chômage au Luxembourg janv-0 juil-0 janv-02 Variation annuelle en % juil-02 janv-03 juil-03 janv-04 juil-04 janv-05 juil-05 janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 janv-0 Source: ADEM Personnes en mesure pour l'emploi Total des demandeurs d'emploi (y.c. personnes en mesure) Chômage complet indemnisé Demandes d'emploi non-satisfaites Le taux de chômage à 0% dans la zone euro au début de 200 Le taux de chômage dans la zone euro atteint 0% au er trimestre 200. Sous l'effet de la crise économique internationale, il a progressé de 2.6 points en l'espace de seulement deux ans, ce qui constitue l'accélération la plus rapide jamais enregistrée et qui le ramène au niveau qu'il atteignait au milieu des années 90. Sur les deux dernières années (le taux de chômage était à un minimum au début de 2008), ce sont ainsi quelque 4.5 millions de personnes supplémentaires qui sont venues grossir les rangs du chômage dans la zone euro. Cette hausse du taux de chômage est loin d'être partagée de la même manière par les différents pays de la zone euro. L'Espagne à elle seule représente la moitié de cet accroissement, principalement du fait des destructions d'emploi dans les secteurs de la construction (presque million) en lien direct avec une crise immobilière sans précédent et de l'industrie ( ). La France et l'italie complètent la liste des principaux responsables de la hausse du nombre de chômeurs, avec respectivement et personnes concernées. Taux de chômage record au Luxembourg en 2009 Ancré à 4.4% de 2006 à 2008, le taux de chômage enregistré au Luxembourg s'est vu propulsé à 5.7% en 2009, ce qui constitue le niveau le plus élevé jamais enregistré et témoigne d'une large dégradation des conditions du marché du travail au cours de l'année écoulée. L'observation des données désaisonnalisées montre que cette dégradation a de fait débuté au 2 ème trimestre 2008, en lien décalé avec le ralentissement de la croissance économique qui s'était matérialisé dès Graphique 79: Taux de chômage harmonisé en Europe 20 Taux de chômage M M04 0 Espagne Slovaquie Irlande Portugal Zone euro France UE 27 Grèce* Italie Finlande Belgique Allemagne Malte Chypre Slovénie Luxembourg Autriche Pays-Bas Source: Eurostat * Données de décembre 2008 et 2009 Moyenne annuelle. 72 Note de conjoncture n -0
73 6. Emploi et chômage La hausse du taux de chômage s'est faite de manière relativement modérée dans un premier temps, puis s'est brusquement accélérée à partir de décembre Il faut dire que le dernier trimestre 2008 a constitué le point culminant de la crise économique: effondrement des marchés d'actions, des cours de matières premières, chute brutale de l'activité dans l'industrie, etc. Les premiers signes de reprise de l'activité ne sont apparus qu'au début du 2 ème trimestre 2009 (cf. Evolution récente du PIB, p. 3). Pourtant, dès le 3 ème trimestre 2009, la progression du chômage au sens strict a été quasiment stoppée au Luxembourg. Le délai de transmission entre la reprise de l'activité et la stabilisation du chômage a donc été extrêmement rapide, bien plus rapide en tous cas que ce que laissaient espérer les délais d'ajustement historiques. Ce phénomène est dû notamment à deux éléments qui ne sont pas directement reliés aux mécanismes économiques conjoncturels, mais dont la survenance a été forcée par la situation conjoncturelle: la très forte progression du chômage partiel et l'augmentation des personnes inscrites dans des mesures pour l'emploi. Explosion du chômage partiel A partir de la fin 2008, où la baisse de l'activité a frappé de plein fouet les entreprises, celles-ci se sont tournées vers le dispositif de chômage partiel. L'afflux de demandes émanant des entreprises a rapidement augmenté, atteignant un sommet à la mi-2009 (54 demandes). La législation sur le chômage partiel a été modifiée à deux reprises durant l'année, afin de renforcer le dispositif. Puis, avec la reprise partielle de l'activité, une lente décrue s'est amorcée à partir du 3 ème trimestre Il reste qu'au début du 2 ème trimestre 200, il subsiste une centaine de demandes à traiter (03 en avril), dont la majorité émane d'entreprises de l'industrie et d'entreprises sous-traitantes. Pour donner un ordre de comparaison, sur l'ensemble de la période , le nombre moyen de demandes répertoriées chaque mois s'élevait à 5. Tableau 32: Synthèse de l'évolution du chômage partiel Mois de référence * Nombre de demandes Nombre de salariés touchés Dépense Prévisionnellement Introduites Acceptées Indemnisées Effectivement Prévisionnelle Effective Dépense prév. / effect. Nombre d'entreprises Nombre de personnes EUR % janv févr mars-08 0 avr mai juin juil août sept oct nov déc janv févr mars avr mai juin juil août sept oct nov déc janv févr mars avr * Donnée définitives non encore disponibles pour les mois de février à avril 200 Source: ADEM Pour plus de détails sur l'évolution du chômage partiel pendant la crise, voir l'encadré "Recours massif au chômage partiel en 2009" dans la Note de conjoncture n 2-09 (pp. 64-7). Note de conjoncture n -0 73
74 6. Emploi et chômage Pour calculer l'impact du chômage partiel sur le chômage, il faut tenir compte du fait que seuls les travailleurs résidents sont concernés par le chômage partiel. En effet, les données de chômage partiel reprennent les travailleurs résidents aussi bien que les travailleurs frontaliers, alors que ces derniers ne sont pas repris dans le calcul du taux de chômage en cas de perte d'emploi (le chômage est un concept statistique national). Ainsi, en considérant que la part des résidents dans les branches considérées est en moyenne de 43% (proportion constatée en 2008 et 2009), ce sont quelques 500 personnes résidentes supplémentaires, en équivalent chômage complet, qui auraient été au chômage en S'ils avaient dû s'inscrire comme chômeurs, le taux de chômage moyen pour 2009 aurait été d'environ 6.2%, au lieu des 5.7% effectivement constatés. Un effort soutenu sur les mesures pour l'emploi Le nombre de personnes inscrites dans des mesures pour l'emploi avait fortement baissé en 2007 et Comme expliqué dans de précédentes Notes de Conjoncture, cette baisse réside principalement dans le fait que la mise en place de nouveaux types de mesures à partir de 2007 n'a pas pris directement le relais en termes d'effectifs des anciens types de mesures dès lors abandonnés 2. Les dispositifs de mesures pour l'emploi sont ainsi arrivés à un niveau minimum au début de 2009 (cf. Graphique 80), alors même que le taux de chômage était déjà reparti à la hausse depuis plusieurs mois. Au fur et à mesure de l'avancée dans l'année, les personnes bénéficiaires de mesures ont été de plus en plus nombreuses. Il va sans dire que ce type de dispositif était le bienvenu dans le contexte de très forte dégradation du marché de l'emploi. Cet effort sur la mise en place de mesures pour l'emploi a de fait permis de limiter la progression du taux de chômage, du moins du taux de chômage au sens strict. Ce taux de chômage, dit "au sens strict", qui est le taux de chômage officiel, rapporte les demandeurs d'emploi non-satisfaits (DENS) recensés en fin de mois par l'adem à la population active (nombre d'emplois + DENS). Il faut savoir que lorsqu'une personne comptabilisée dans les DENS bénéficie d'une mesure pour l'emploi, elle sort de cette catégorie: en d'autres mots, elle n'est plus comptée comme un chômeur au sens strict, du fait bien entendu qu'elle travaille (même si ce travail est effectué dans le cadre d'une mesure pour l'emploi). Elle est par contre recensée par le STATEC dans la catégorie des chômeurs dits "au sens large" (DENS + personnes en mesure). En tenant compte des demandes ayant effectivement été tirées par les entreprises Graphique 80: Evolution du nombre de personnes inscrites dans une mesure pour l'emploi janv-08 mars-08 Source: ADEM mai-08 juil-08 sept-08 nov-08 Graphique 8: Mesures Nombre de personnes CAT PU CAT PR janv-09 mars-09 mai-09 juil-09 sept-09 Personnes (éch. gauche) Variation annuelle en % (éch. droite) SIE SRP FORMA CAT PU Contrat d'auxiliaire temporaire du PA Pool des assistants CAT PR secteur public-pu et du secteur privé-pr MS Mesures Spéciales SIE Stage d'insertion en entreprise MT Mises au travail SRP Stage de réinsertion professionnelle FORMA Mesures de formation ATI Affectation temporaire indemnisée CAE Contrat d'appui emploi CIE Contrat d'initiation à l'emploi Source: ADEM PA MS MT nov-09 ATI janv-0 mars-0 CAE (4 mois) En résumé, une hausse du nombre de bénéficiaires de mesures pour l'emploi entraîne mécaniquement une baisse du taux de chômage au sens strict. Si au lieu d'augmenter le nombre de personnes en mesures était resté équivalent à celui de janvier 2009 le taux de chômage officiel aurait été de 5.8% en 2009, donc relativement proche du véritable chiffre (5.7%, soit un écart de 0.%). Par contre, du fait de la hausse progressive des mesures, l'écart constaté est plus important à la fin de 2009 (+0.2% en décembre) et encore d'avantage au début 200: le taux de chômage officiel ne serait pas de 6.0% en mars 200, mais de 6.4% 3. A ce propos, voir notamment l'encadré "Effet des mesures pour l'emploi sur le taux de chômage", Note de Conjoncture n 2-09, pp : 3 Il y a en mars 200 environ 640 personnes supplémentaires inscrites dans une mesure pour l'emploi par rapport à mars 2009, soit une hausse de plus de 20% Note de conjoncture n -0 0 CIE
75 6. Emploi et chômage Ainsi, la hausse du nombre de mesures a permis au taux de chômage officiel de plus ou moins se stabiliser dès le mois d'août 2009, ce qui n'est pas le cas pour le taux calculé au sens large (cf. Graphique 83), qui reste sur une tendance légèrement ascendante au début 200. L'augmentation des personnes en mesure s'est concentrée essentiellement sur 2 catégories en 2009: les affectations temporaires indemnisées et les mesures spéciales (cf. Graphique 8). Depuis décembre 2009, on note également un nouvel élan des contrats d'initiation à l'emploi (CIE), liée à la mise en place du dispositif temporaire dénommé CIE-EP. L'impact de la crise sur la structure du chômage Quels ont été les catégories de la population les plus touchées par le chômage pendant cette crise? Pour répondre à cette question, les données de mars 200 avec un taux de chômage au plus haut, à 6.0% ont été comparées à celle de mars 2008, lorsque le taux de chômage atteignait un plus bas à 4.%. En résumé, le profil-type des chômeurs victimes de cette crise est le suivant: un homme, peu qualifié, âgé de 30 à 50 ans. De mars 2008 à mars 200, le nombre de chômeurs enregistrés à l'adem a augmenté de 5 53 personnes. Les hommes représentent les deux tiers de cette hausse. Le fait que les hommes aient été d'avantage touchés proviendrait avant tout du fait que certaines branches très masculines, comme l'industrie ou les transports, ont été particulièrement exposées au revirement de conjoncture 2. Les femmes, plus représentées dans l'administration, les services de santé, les services sociaux, en bref dans des domaines moins réactifs aux soubresauts de l'économie, ont donc été moins exposées au chômage, même si elles n'ont pas pour autant été épargnées: le nombre de femmes inscrites au chômage a augmenté de 757 unités en 2 ans (soit une hausse de 39%, contre +68% pour les hommes). relativement plus souffert du chômage: leur nombre a quasiment doublé en 2 ans (+96%), alors que celui des effectifs de niveau inférieur n'a augmenté que de 43%. Ceci a pour conséquence d'accroître la part des chômeurs diplômés dans le total. Cependant, le nombre de chômeurs possédant un niveau supérieur n'a progressé que de 069 unités sur cette période, contre une hausse de presque personnes pour ceux de niveau inférieur. Le nombre de jeunes chômeurs a pour sa part augmenté de 53% de mars 2008 à mars 2009, une hausse comparable à celle du total des demandeurs d'emploi (54%). La part des jeunes dans le chômage n'a donc pas été modifiée par cette crise. Les moins de 25 ans ne contribuent qu'à hauteur de 7% à la hausse du chômage enregistrée depuis 2008, bien moins que les trentenaires et les quadragénaires (à 27% chacun). Il faut cependant garder à l'esprit que la hausse du nombre de mesures d'aide à l'emploi, dont certaines comme le contrat d'initiation à l'emploi et le contrat d'appui-emploi sont destinées spécifiquement aux jeunes. Signalons enfin que la part des chômeurs de longue durée i.e dont la durée d'inscription dépasse 2 mois n'a pas augmenté sur la période considérée 3. Graphique 82: Evolution du nombre de demandes de formulaires E 30 Nombre de demandes Variation annuelle en % Les demandeurs d'emploi possédant un niveau de formation inférieur contribuent majoritairement (à hauteur de 43%) à la hausse du chômage sur la même période. La contribution des autres catégories va en diminuant avec le niveau de formation: 33% pour ceux qui possèdent un niveau moyen et 2% pour ceux du niveau supérieur. Il importe ici de bien distinguer les effets absolus des effets relatifs. Les personnes de formation supérieure ont janv-03 juil-03 janv-04 juil-04 janv-05 juil-05 janv-06 juil-06 janv-07 juil-07 janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 janv-0 Source: ADEM Nombre de demandes (éch. gauche) Variation annuelle en % (moyenne mobile 3 mois, éch. droite) Le contrat CIE-EP (Contrat d'initiation à l'emploi Expérience Pratique) a pour objectif d offrir une expérience de travail pratique dans le but d un accès facilité au marché de l emploi. Il est destiné aux jeunes demandeurs d emploi diplômés de moins de 30 ans et résidant au Luxembourg. La durée du contrat CIE-EP est de 6 mois au minimum et de 24 mois au maximum, un éventuel renouvellement compris. Cette mesure est seulement valable jusqu au Pour plus d'informations, voir la NDC 2-09, pp et sur 2 Cf. Regards sur les profils de demandeurs d'emploi et la crise économique, Jean Ries, STATEC: 3 Il en va de même pour ceux dont la durée d'inscription est comprise entre 9 et 2 mois. Note de conjoncture n -0 75
76 6. Emploi et chômage Tableau 33: Chômage principaux indicateurs Personnes Variation annuelle Chômage inscrit Mesures pour l'emploi Total des demandeurs d'emplois Taux de chômage au sens strict (cvs)* Personnes Variation annuelle Personnes Variation annuelle Taux de chômage au sens large (cvs)* Chômage complet indemnisé Personnes Variation annuelle ** Janvier Février Mars Avril Situation en fin de mois * cvs - corrigé des variations saisonnières ** 4 mois Sources: Administration de l'emploi (ADEM), STATEC Le chômage augmente faiblement depuis la mi-2009 Sur base des données désaisonnalisées, le taux de chômage montre une quasi-stabilité depuis la mi-2009, oscillant entre 5.9 et 6.0% (cf. Graphique 83). Cette stabilisation doit beaucoup aux emplois aidés (cf. Graphique 80): le taux de chômage au sens large, qui englobe également les personnes inscrites dans des mesures pour l'emploi, reste lui sur une tendance ascendante (qui tend tout de même à se modérer) au début 200. L'amélioration des conditions du marché du travail se perçoit également du côté des frontaliers. Ceux-ci ne sont pas inscrits au chômage au Luxembourg lorsqu'ils perdent leur emploi, mais dans leur propre pays de résidence: on ne dispose donc pas à proprement parler d'indicateur de "chômage frontalier". Ils doivent cependant demander aux administrations luxembourgeoises le formulaire E30, qui leur sert à justifier leur perte d'emploi au Grand-Duché, pour pouvoir bénéficier des prestations de chômage dans leur pays de résidence. Si ces demandes de formulaires E30 restent encore relativement nombreuses au début de 200, elles ont clairement pris une direction baissière (cf. Graphique 82). Graphique 83: Evolution du taux de chômage (désaisonnalisé) En % janv-08 mars-08 mai-08 juil-08 sept-08 nov-08 Taux de chômage au sens strict Sources: ADEM, IGSS, STATEC janv-09 Taux de chômage au sens large (y.c. personnes en mesures pour l'emploi) mars-09 mai-09 juil-09 sept-09 nov-09 janv-0 mars-0 76 Note de conjoncture n -0
77 7. Finances publiques 7. Finances Publiques Déficit des finances publiques selon le Système Européen des Comptes (SEC95) de 0.7 % du PIB en Dette publique selon le Système Européen des Comptes (SEC95) à 4.5 % du PIB L'année budgétaire 2009 se caractérise par une croissance prononcée des dépenses (+9.4%) et une légère baisse des recettes (-0.3%). 7. Politique budgétaire et fiscale 7.. Les recettes publiques 7... Mesures législatives et réglementaires concernant les impôts En matière de mesures législatives et réglementaires concernant la fiscalité en 2009, relevons la suppression progressive des droits d'enregistrement. Ces droits d'enregistrement sont pour une partie constitués des recettes encaissées au titre des droits d'apport. Or, les droits d'apport sont considérés comme un obstacle à la croissance des entreprises et pour cette raison le Gouvernement proposait déjà à l'article 0 du projet de loi concernant le Budget de l Etat pour 2008 de les supprimer progressivement. Ceci entrainait une limitation à 0.5% du taux du droit d'apport à partir de 2008 et une suppression progressive à l'horizon de 200, de manière à répondre aux impératifs de la stratégie de Lisbonne. Une proposition de directive de l'union européenne prévoit de toute façon d'abolir les droits d'apport à partir de Structure des recettes En 2009, les recettes des administrations publiques connaissent une légère baisse de 0.3%. Les ressources fiscales, représentant environ 62% des recettes publiques totales, sont évidemment à la base de cette baisse, en y contribuant avec une diminution de.6%, ce qui correspond à 55 Mio EUR. Les impôts sur la production et les importations représentent environ un tiers des recettes publiques totales et, avec une baisse de 3.%, ils sont à eux seules responsables pour 42 Mio EUR de moins-values de recettes fiscales par rapport à Dans cette catégorie, on retrouve notamment l impôt le plus important pour le Luxembourg, la TVA (24% des recettes fiscales), qui à son tour affiche bien une légère hausse de 68 Mio EUR en 2009, cette hausse étant cependant complètement annulée par la baisse simultanée des droits d accises. Peu surprenant suite à la crise financière, la taxe d'abonnement sur les titres de sociétés, avec un recul de 62 Mio EUR, ainsi que les droits d enregistrement, avec un recul de 85 Mio EUR, sont à la base du faible résultat des impôts sur la production et les importations. La baisse des droits d enregistrement est à attribuer à la décision du Gouvernement de supprimer progressivement cet impôt (limitation à 0.5% du taux du droit d'apport à partir de 2008 et suppression progressive avant 200). Les impôts sur le revenu et le patrimoine présentent en 2009 une légère baisse de 0.2%, engendrée surtout par la baisse de 29 Mio EUR pour le compte de l impôt retenu sur les traitements et salaires, mais en partie compensée par la hausse de l impôt sur le revenu des personnes physiques fixé par voie d'assiette (72 Mio EUR), ainsi que par la hausse de l impôt sur la fortune (42 Mio EUR). Les trois impôts introduits en 2007, à savoir la contribution climatique spéciale Kyoto, la surtaxe sur les boissons confectionnées, ainsi que la taxe de consommation sur le gaz naturel, apportent des recettes supplémentaires pour une valeur de 65 Mio EUR en A côté des impôts, les recettes publiques totales sont pour 29% constituées de cotisations sociales, qui affichent une croissance de 6.6% en 2009 et confirment ainsi la croissance moyenne sur la période qui a été de 7.0%. Note de conjoncture n -0 77
78 7. Finances publiques Tableau 34: Structure des recettes de l'ensemble des administrations publiques mio EUR Impôts sur la production et les importations Impôts sur les produits Taxes du type TVA Impôts et droits sur les importations, à l'exclusion de la TVA Impôts sur les produits (hors TVA et impôts à l'import.) Autres impôts sur la production Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc Impôts sur le revenu dont: Impôts sur le revenu des personnes physiques ou des ménages Impôts sur le revenu ou les bénéfices des sociétés Autres impôts courants Impôts en capital Recettes fiscales totales Cotisations sociales effectives dont: Cotisations sociales effectives à la charge des employeurs Cotisations à la charge des salariés Total recettes fiscales et contributions sociales en % du total Impôts sur la production et les importations Impôts sur les produits Taxes du type TVA Impôts et droits sur les importations, à l'exclusion de la TVA Impôts sur les produits (hors TVA et impôts à l'import.) Autres impôts sur la production Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc Impôts sur le revenu dont: Impôts sur le revenu des personnes physiques ou des ménages Impôts sur le revenu ou les bénéfices des sociétés Autres impôts courants Impôts en capital Recettes fiscales totales Cotisations sociales effectives dont: Cotisations sociales effectives à la charge des employeurs Cotisations à la charge des salariés Sources: STATEC, IGF Graphique 84: Répartition de la charge fiscale Graphique 85: Taux de prélèvements obligatoires En % du total En % du PIB 40% 39% 38% 37% % Imposition du facteur travail (impôts, cotisations sociales) Impôts sur la production et les importations Impôts sur le revenu ou les bénéfices des sociétés 35% Prélèvements obligatoires / PIB Note de conjoncture n -0
79 7. Finances publiques Graphique 86: Prélèvements obligatoires (comparaison européenne en 2009) 50.0 En % du PIB Prélèvements obligatoires / PIB Danemark Suède Belgique Italie Finlande Autriche France Allemagne Hongrie UE 5 UE 27 Slovénie Pays-Bas Luxembourg Estonie Royaume-Uni Chypre Tchèquie Portugal Malte Pologne Espagne Bulgarie Grèce Lituanie Slovaquie Roumanie Irlande Lettonie, Eurostat Charge fiscale Le taux de prélèvement obligatoire est souvent avancé comme indicateur bien qu imparfait et contestable - du degré d'intervention de l'etat dans l économie. Il est souvent utilisé pour effectuer des comparaisons internationales, notamment pour mesurer les différences apparentes entre les pays, et plus particulièrement en matière de pression fiscale. Cette notion de prélèvements obligatoires a été à l origine définie par l OCDE comme recouvrant l ensemble des "versements effectifs opérés par tous les agents économiques au secteur des administrations publiques, tel qu il est défini en comptabilité nationale. Ces versements doivent résulter, non d une décision de l agent économique qui les acquitte, mais d un processus collectif de décisions relatives aux modalités et au montant des débours à effectuer, et que ces versements sont sans contrepartie directe". En pratique, les prélèvements obligatoires ne recouvrent donc pas l'intégralité des prélèvements opérés par les administrations publiques. Ils ne concernent que les impôts (directs et indirects) et les cotisations sociales effectives. Les graphiques 2 et 3 reprennent cette pression fiscale qui s'évalue communément en rapportant le total des prélèvements obligatoires au PIB. En se référant au graphique 2 et à l'indicateur "prélèvements obligatoires/pib", la pression fiscale affiche une légère tendance à la baisse entre 200 et 2006, en passant de 39.4% à 37.2%. Au début du millénaire, la baisse de la pression fiscale est à mettre en relation avec les réductions des taux d'imposition directs en faveur des ménages et des entreprises. Après 2005, la pression fiscale continue de diminuer, ce qui est surtout attribuable à une plus faible croissance du PIB. Suite à une croissance quasiment synchronisée du PIB et des recettes fiscales et des contributions sociales sur la période , la pression fiscale reste constante aux alentours de 35.4% sur cette même période, pour faire ensuite un saut de.8 point de % en 2009, en conséquence surtout de la baisse du PIB de 3.4%. La pression fiscale se situe ainsi à 37.2% en Les dépenses publiques Regroupement des dépenses par fonction La classification COFOG Classification of Functions of Government peut être définie comme un regroupement fonctionnel consistant à répartir les dépenses des administrations publiques selon les fonctions qu elles accomplissent et permet en quelque sorte d identifier les objectifs et orientations des administrations publiques. Cette ventilation en 0 catégories de dépenses publiques fait partie du programme de transmission d Eurostat et applique les règles et concepts du Système européen des comptes SEC95. En 2009, 42.7% des dépenses publiques étaient consacrées à la protection sociale, occupant ainsi la première place. Bien que, par rapport à 2008, la défense connaisse une croissance considérable de 23.0%, avec 0.9% du total des dépenses publiques, équivalant à seulement 2.3 Mio EUR, les dépenses consacrées à la défense (Armée luxembourgeoise, Police Grand-Ducale, etc ) occupent comme chaque année la dernière place. La rémunération des salariés représente chaque année environ 9% des dépenses publiques totales, ce qui peut être considéré au niveau européen comme étant un taux assez faible, 24 des 27 pays membres affichant des taux supérieurs à 9% et la moyenne des 27 pays membres se situant à 22% pour La ventilation par fonction montre que 39.3% du total des salaires payés par l Etat Note de conjoncture n -0 79
80 7. Finances publiques sont consacrés à l éducation (cf. tableau 35a), les salaires versés dans le domaine de l enseignement représentant ainsi 7.4% des dépenses publiques totales. La formation brute de capital fixe (investissement) effectuée par les administrations publiques (cf. tableau 35b) compte pour seulement 8.4% des dépenses totales en Par rapport aux années précédentes, on constate une diminution de la part de l investissement dans les dépenses totales (0.6% en 2005). On peut à ce sujet mentionner les investissements les plus significatifs, opérés au sein du Fonds du Rail, majoritairement pour l entretien constructif et la mise à double voie de la ligne Pétange Luxembourg, ainsi que pour le compte du Fonds des Routes, entre autres pour la grande voirie du Nord. Afin de produire une vue synoptique de l'évolution de la structure des dépenses publiques, un regroupement a été effectué (cf. tableau 36). Celui-ci met en parallèle les dépenses liées au fonctionnement (salaires, consommation intermédiaire), celles destinées à accroître ou remplacer les infrastructures publiques, les transferts sociaux (en faveur des ménages) et les subventions et autres transferts. Cette structure n'a cependant pas vraiment évolué depuis 2000, mis à part un minime glissement de.4% sur les deux dernières années des frais de fonctionnement et de la formation de capital vers les prestations sociales et subventions. En général, les dépenses totales des administrations publiques affichent une croissance très prononcée en Alors que sur la période , la croissance annuelle se situait en moyenne aux alentours de 5.2%, elle est passée à 9.4% en Une des raisons mais pas la plus importante - de cette croissance est à localiser dans l augmentation de la charge d intérêts à laquelle le Gouvernement doit faire face suite aux emprunts contractés lors des opérations de sauvetage dans le contexte de la crise financière (soit 00 Mio EUR, cf. encart à la fin de ce chapitre). Exprimées par rapport au PIB, les dépenses publiques se montent en 2009 à environ 42.4% du PIB. Tableau 35a: Regroupement de la rémunération des salariés par fonction en 2009 Rémunération des salariés En % du total des salaires Total dépenses publiques Salaires en % du total des dépenses Unité: Mio EUR En % Unité: Mio EUR En % Services généraux Défense Ordre et sécurité publics Affaires et services économiques Protection de l'environnement Logement et développement collectif Santé Loisirs, culture et cultes Enseignement Protection sociale Total Tableau 35b: Regroupement de la formation brute de capital fixe par fonction en 2009 FBCF En % du total de la FBCF Total dépenses publiques FBCF en % du total des dépenses Unité: Mio EUR En % Unité: Mio EUR En % Services généraux Défense Ordre et sécurité publics Affaires et services économiques Protection de l'environnement Logement et développement collectif Santé Loisirs, culture et cultes Enseignement Protection sociale Total Note de conjoncture n -0
81 7. Finances publiques Tableau 36: Regroupement des dépenses publiques consolidées En % du total des dépenses Fonctionnement Formation de capital Prestations sociales Subventions et autres transferts En % du PIB Total des dépenses Fonctionnement Investissement Prestations sociales Subventions et autres transferts , IGF. Consommation intermédiaire, salaires Comparaison européenne de l'importance des dépenses publiques par rapport au PIB Une comparaison européenne permet de situer les dépenses publiques du Luxembourg par rapport aux autres Etats membres de l UE. Celle-ci montre (graphiques 4 et 5) que la part des dépenses totales dans le PIB au Luxembourg est de loin inférieure à la moyenne européenne. D'après les données d'eurostat, la formation brute de capital fixe (FBCF) du secteur public atteindrait cependant 3.6% du PIB au Luxembourg pour l année 2009, ce qui est supérieur à la moyenne européenne et présente également à l égard des autres pays membres une bonne prestation. Les dépenses des administrations publiques luxembourgeoises représentent 42.4% du PIB en 2009, positionnant le Luxembourg ainsi dans le dernier tiers du classement européen. Les pays scandinaves occupent, d ailleurs comme chaque année, les premières positions, le Danemark affichant un ratio dépenses publiques/pib de 58.6%. Graphique 87: Part des dépenses publiques dans le PIB (comparaison européenne 2009) Part des dépenses publiques totales dans le PIB 50 En % du PIB Danemark Suède France Finlande Belgique Italie Autriche Royaume-Uni Pays-Bas Portugal UE 27 Grèce Slovénie Hongrie Irlande Allemagne Chypre Tchèquie Espagne Estonie Pologne Malte Lituanie Lettonie Luxembourg Slovaquie Bulgarie Roumanie, Eurostat Note de conjoncture n -0 8
82 7. Finances publiques Graphique 88: Part de la FBCF dans les dépenses publiques et le PIB (comparaison européenne 2009) En % Part dépenses FBCF dans le PIB Part dépenses FBCF dans le total des dépenses Tchèquie Roumanie Pologne Estonie Slovénie Bulgarie Irlande Espagne Chypre Pays-Bas Lettonie Lituanie Luxembourg Suède France UE 27 Grèce Finlande Hongrie Royaume-Uni Italie Portugal Slovaquie Malte Danemark Belgique Allemagne Autriche, Eurostat Tableau 37: Formation de capital fixe du secteur public Form. brute de cap. fixe (FBCF) secteur public (mio EUR) Taux de variation (en %) par rapport à la FBCF de l'économie totale (en %) par rapport au PIB (en %) La situation d'ensemble des comptes publics Les comptes des recettes et dépenses des trois soussecteurs des administrations publiques, ainsi que les comptes des administrations publiques consolidées (tableaux 5 à 8), permettent de dégager la situation financière des sous-secteurs respectifs en s appuyant sur le solde des recettes et dépenses, à savoir la capacité ou le besoin de financement. Après le déficit enregistré en 2004, les finances publiques se sont cependant bien remises, aussi grâce aux directives du Comité de coordination tripartite de 2006, et sur les années suivantes, les administrations publiques ont enchainé les surplus. L'exercice 2008 ne fait pas exception et présente une capacité de financement remarquable de 34 Mio EUR, soit 2.9% du PIB. Quant à l exercice 2009, en se basant sur les dernières données disponibles de fin mars 200, bien qu encore non-définitives, on peut observer un déficit de 0.7% du PIB, alors que lors de la première notification du budget 2009 en avril 2009, les données indiquaient encore un déficit de 636 Mio EUR, soit.7% du PIB. Tandis que les dépenses et recettes constituent un flux, la richesse (nette) de l'etat résulte de l'accumulation d'excédents au fil du temps. La position financière nette de l'etat luxembourgeois se dégage des comptes 82 financiers. Ces derniers sont également élaborés par le STATEC (cf. partie 7.2.4) Capacité/besoin de financement par sous-secteur D après les règles et concepts du SEC95, les administrations publiques au Luxembourg se composent de l administration centrale, des administrations locales et des administrations de sécurité sociale. L administration centrale englobe la monarchie, le pouvoir législatif, le Gouvernement et les Ministères, ainsi que 34 Fonds spéciaux. En plus, l administration centrale comprend des unités extra-budgétaires comme p. ex. les établissements publics non-marchands avec autonomie financière, tels que la Coque ou bien les centres de recherche publique, ainsi que les services de l Etat à gestion séparée (majoritairement les Lycées). Le fait que les recettes ne progressent que de 4.7%, tandis que les dépenses notent une croissance remarquable de 9.% (bien qu à partir de l année 2006 on note pour chaque année un recul des dépenses d investissement) a certainement contribué au déficit de l administration centrale de 85 Mio EUR pour 2008, Note de conjoncture n -0
83 7. Finances publiques confirmant ainsi les prévisions pour ce sous-secteur établies lors de la notification des déficits excessifs d avril En ce qui concerne l exercice 2009, en automne de cette même année, on estimait encore un déficit de 492 Mio EUR pour l administration centrale. Les chiffres actuels, datant du er avril 200, montrent que ce déficit a pu être substantiellement réduit et se monte à 022 Mio EUR, ce qui représente 2.7% du PIB. Cette amélioration du déficit de l Etat central est majoritairement due à une révision à la baisse de 7% des investissements prévus (surtout du Fonds des routes et du Fonds du rail), ainsi qu à une meilleure performance que prévue des ressources fiscales, et, plus précisément, de la TVA et de la taxe d'abonnement sur les titres de sociétés. Les administrations locales sont composées des 6 communes ainsi que des syndicats intercommunaux. Les comptes définitifs des administrations locales montrent que pour l année 2008, le léger déficit de 5 Mio EUR, annoncé encore en octobre 2009, s est transformé en un surplus de 58 Mio EUR. La capacité de financement des communes en 2008 se chiffre donc désormais à 0.4% du PIB. Cette révision s explique simplement par le fait que la notification des déficits excessifs d avril 200 reprend, comme déjà mentionné auparavant, les comptes définitifs pour 2008 des 6 communes, alors que les données de la notification d octobre 2009 se basaient encore sur les budgets rectifiés. L amélioration du solde des administrations locales provient surtout du fait que les dépenses d investissement avaient été surestimées de 23 Mio EUR. Pour l exercice 2009, la situation financière du secteur communal se présente en équilibre, sous réserve des données futures définitives. Cet équilibre se caractérise par une hausse des dépenses de 9.4%, alors que les recettes connaissent une croissance quasi nulle de 0.4%, portant le solde à un léger surplus de 5 Mio EUR. Cette hausse quasi-nulle des recettes des administrations locales est surtout attribuable à l impôt commercial communal, qui, contrairement aux années précédentes, ne connaît qu une hausse de 9 Mio EUR, par rapport à encore 38 Mio EUR en Du côté des dépenses, on peut signaler que l investissement, représentant environ un tiers des dépenses totales des administrations locales, enregistre une croissance assez prononcée de 6.5%. Or, suite à des révisions considérables de l ordre d environ 00 Mio EUR pour les deux derniers exercices à l occasion de la disponibilité des comptes définitifs des 6 communes, on peut partir de l hypothèse que l investissement pour l année 2009 sera également sujet à une révision vers le bas. Traditionnellement, les administrations de sécurité sociale comprenaient 9 organismes de protection sociale, organisées selon les statuts socioprofessionnels. L'introduction du statut unique par la loi du 3 mai 2008 a rendu impossible l'affiliation à des organismes de sécurité sociale distincts suivant le statut socioprofessionnel. A partir du ont donc été opérés des regroupements dans l'organisation administrative de la sécurité sociale, autour de quatre caisses nationales: - la Caisse nationale de santé (CNS), créée grâce au regroupement de l'union des caisses de maladie, des caisses de maladie des salariés du secteur privé et des caisses de maladie des non salariés. La Caisse nationale de santé a des compétences pour l'assurance maladie-maternité et l'assurance dépendance. La Caisse de maladie des fonctionnaires et employés publics (CMFEP), ainsi que la Caisse de maladie des fonctionnaires et employés communaux (CMFEC) sont maintenues avec leurs compétences respectives; - la Caisse nationale d'assurance pension (CNAP), créée sur base des quatre caisses de pension du régime général; - la Caisse nationale des prestations familiales; - l Association d'assurance contre les accidents. Pour la première fois depuis la baisse de 2004, l'excédent des comptes des administrations de la sécurité sociale connaît une décélération en 2009, passant de 06 Mio EUR en 2008 à 740 Mio EUR en Sur la période , le solde des administrations de sécurité sociale, calculé selon les critères du SEC95 en matière de déficits publics excessifs, se situe en moyenne à 2.2% du PIB. En 2009, cette capacité de financement descend à 2.0% du PIB. A noter cependant que ce surplus provient uniquement du fait que 42.7% des recettes des administrations de sécurité sociale sont dues à des transferts de fonds de l administration centrale. Mais on ne peut cependant pas prétendre que ces transferts sont responsables de la faible prestation de l administration centrale. Bien d autres facteurs (fonds spéciaux, établissements publics, etc. ) entrent en jeu lors de l établissement des comptes publics selon le SEC95. Note de conjoncture n -0 83
84 7. Finances publiques Tableau 38: Recettes et dépenses de l administration centrale Unité: Mio EUR Dépenses P.2 Consommation intermédiaire P.5 Formation de capital D. Rémunération des salariés D.29 Autres impôts sur la production D.3 Subventions D.4 Revenus de la propriété D.5 Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc D.62 Prestations sociales autres que transferts sociaux en nature D.63p Prestations sociales en nature etc D.7 Autres transferts courants D.9 Transferts en capital à payer K.2 Acquisitions moins cessions d actifs non financiers non produits Recettes P. Production marchande P.2 Production pour usage final propre P.3 Paiements pour autre production non marchande D.2 Impôts sur la production et les importations D.39 Autres subventions sur la production D.4 Revenus de la propriété D.5 Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc D.6 Cotisations sociales D.7 Autres transferts courants D.9 Transferts en capital à recevoir B.9 Capacité/besoin de financement en % du PIB N.B.: aux erreurs d'arrondis près., IGF Tableau 39: Recettes et dépenses des administrations locales Unité: Mio EUR Dépenses P.2 Consommation intermédiaire P.5 Formation de capital D. Rémunération des salariés D.29 Autres impôts sur la production D.3 Subventions D.4 Revenus de la propriété D.5 Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc D.62 Prestations sociales autres que transferts sociaux en nature D.63p Prestations sociales en nature etc D.7 Autres transferts courants D.9 Transferts en capital à payer K.2 Acquisitions moins cessions d actifs non financiers non produits Recettes P. Production marchande P.2 Production pour usage final propre P.3 Paiements pour autre production non marchande D.2 Impôts sur la production et les importations D.39 Autres subventions sur la production D.4 Revenus de la propriété D.5 Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc D.6 Cotisations sociales D.7 Autres transferts courants D.9 Transferts en capital à recevoir B.9 Capacité/besoin de financement en % du PIB N.B.: aux erreurs d'arrondis près., IGF 84 Note de conjoncture n -0
85 7. Finances publiques Tableau 40: Recettes et dépenses des administrations de sécurité sociale Unité: Mio EUR Dépenses P.2 Consommation intermédiaire P.5 Formation de capital D. Rémunération des salariés D.29 Autres impôts sur la production D.3 Subventions D.4 Revenus de la propriété D.5 Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc D.62 Prestations sociales autres que transferts sociaux en nature D.63p Prestations sociales en nature etc D.7 Autres transferts courants D.9 Transferts en capital à payer K.2 Acquisitions moins cessions d actifs non financiers non produits Recettes P. Production marchande P.2 Production pour usage final propre P.3 Paiements pour autre production non marchande D.2 Impôts sur la production et les importations D.39 Autres subventions sur la production D.4 Revenus de la propriété D.5 Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc D.6 Cotisations sociales D.7 Autres transferts courants D.9 Transferts en capital à recevoir B.9 Capacité/besoin de financement en % du PIB N.B.: aux erreurs d'arrondis près., IGF Tableau 4: Recettes et dépenses de l'ensemble des administrations publiques Unité: Mio EUR Dépenses P.2 Consommation intermédiaire P.5 Formation de capital D. Rémunération des salariés D.29 Autres impôts sur la production D.3 Subventions D.4 Revenus de la propriété D.5 Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc D.62 Prestations sociales autres que transferts sociaux en nature D.63p Prestations sociales en nature etc D.7 Autres transferts courants D.9 Transferts en capital à payer K.2 Acquisitions moins cessions d actifs non financiers non produits Recettes P. Production marchande P.2 Production pour usage final propre P.3 Paiements pour autre production non marchande D.2 Impôts sur la production et les importations D.39 Autres subventions sur la production D.4 Revenus de la propriété D.5 Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc D.6 Cotisations sociales D.7 Autres transferts courants D.9 Transferts en capital à recevoir B.9 Capacité/besoin de financement en % du PIB N.B.: aux erreurs d'arrondis près., IGF Note de conjoncture n -0 85
86 7. Finances publiques Capacité/besoin de financement des administrations publiques Le STATEC est en charge de la compilation des comptes des administrations publiques sur base des données budgétaires, en veillant à ce que les comptes des administrations publiques soient conformes aux règles et concepts du Système européen de comptes (SEC95). Ceci permet d assurer la comparabilité des statistiques des finances publiques publiées par les États membres. Les comptes des administrations publiques revêtent une importance particulière dans le sens où le solde du compte de capital (capacité/besoin de financement) est utilisé par l Union européenne comme définition légale du déficit/excédent public dans le cadre de la procédure de notification de déficits excessifs. Les modalités pratiques de la procédure de notification sont définies par le Règlement (CE) n 3605/93 du Conseil, tel que modifié par les règlements du Conseil n 475/2000 et n 203/2005 et le règlement de la Commission n 35/2002. Les États membres communiquent leurs statistiques budgétaires selon le Système européen des comptes (SEC95) à la Commission sous forme de tableaux de transmission, deux fois par an. Ces tableaux portent sur l année en cours (données prévisionnelles) et sur les quatre années précédentes (données effectives). Le déficit public en % du PIB de 2009 du tableau cicontre, tel qu il fut notifié à la Commission européenne en avril 200, doit cependant non seulement faire l objet de comparaisons avec les années précédentes, mais doit également être comparé avec les chiffres de l année 2009 communiqués à la Commission européenne en octobre 2009 dans le cadre de la procédure des déficits excessifs. Sur cette période de 6 mois, on note une amélioration du déficit des administrations publiques pour l exercice 2009, passant de -2.2% à -0.7% du PIB, majoritairement due à l amélioration considérable de la situation de l administration centrale. Intercalée entre les deux notifications des déficits excessifs d octobre et d avril, la ème actualisation du programme de stabilité et de croissance 2 annonçait en janvier 200 un déficit de.% du PIB, cette divergence inhabituelle entre les chiffres de la notification d octobre et ceux de l actualisation du programme de stabilité étant due au déplacement de la publication du programme de stabilité de novembre 2009 vers janvier 200 (disponibilité de chiffres plus actuels). Tableau 42: Déficit public selon le Système européen de comptes (SEC95) Libellé Code SEC Unité: Mio EUR Capacité (+) / besoin (-) de financement EDP B.9 Administrations publiques S En % du Produit intérieur brut S Administration centrale S Administrations locales S Administrations de sécurité sociale S Produit intérieur brut (prix coura B.*g N.B.: aux erreurs d'arrondis près. Graphique 89: Variation des recettes et dépenses des administrations publiques en % En % 6% 4% 2% 0% 8% 6% 4% 2% 0% -2% Dépenses Recettes Graphique 90: Evolution de la capacité (+)/besoin (-) de financement Mio EUR Capacité (+)/besoin (-) de financement en Mio. EUR Capacité (+)/besoin (-) de financement en % du PIB 7.0% 6.0% 5.0% 4.0% 3.0% 2.0%.0% 0.0% -.0% -2.0% En % du PIB Cf. Economie et statistiques N 0/ Procédure concernant les déficits excessifs ( Note de conjoncture n -0
87 7. Finances publiques En comparant la capacité (+)/besoin (-) de financement en % du PIB des 27 pays membres (graphique 8), le Luxembourg se retrouve toujours dans le groupe de tête, à savoir en 2ième position parmi les 27 pays de l UE, uniquement précédé par la Suède. Cependant, ce qui peut donner lieu à une certaine préoccupation est sûrement l évolution des déficits publics des pays membres sur les 3 dernières années (tableau 0). Alors qu en 2007, seule la Grèce et la Hongrie se trouvaient dans une situation de dépassement du critère des 3% du PIB, l année 2008 est déjà marquée par l infraction de ce critère par non moins de pays membres. Mais la situation s aggrave d avantage en 2009 où l on s aperçoit que seulement 5 pays, dont le Luxembourg, ont réussi à éviter le dépassement du critère de 3% du PIB. En d autres termes, 22 pays membres ne sont pas en ligne avec le critère sur le déficit public annuel de la procédure concernant les déficits excessifs. En plus, le graphique ci-dessous met en évidence qu en 2009, aucun pays membre de l UE n affiche un surplus, et cela pour la première fois depuis que la procédure concernant les déficits excessifs est entrée en vigueur en janvier 994. Comme mentionné auparavant, la procédure concernant les déficits excessifs entre en vigueur en janvier 994, suite à l adoption du règlement (CE) n 3605/93 du Conseil relatif à l application du protocole sur la procédure concernant les déficits excessifs. Ce règlement n 3605/93 a été amendé sous la Présidence luxembourgeoise du Conseil de l UE en 2005 notamment pour tenir compte des aspects se référant à l évolution de la qualité des données statistiques notifiées par les États membres. Dans la pratique, la Commission, lors de l'élaboration de sa recommandation annuelle au Conseil des ministres des finances, examine si la discipline budgétaire a été respectée en se basant sur deux valeurs de référence appliquées aux données établies et notifiées par les États membres: a) le déficit public annuel: le rapport entre le déficit public annuel et le produit intérieur brut (PIB) ne doit pas dépasser 3 % à la fin du précédent exercice budgétaire; b) la dette publique: le rapport entre la dette publique et le PIB ne doit pas dépasser 60 % à la fin du précédent exercice budgétaire. Le graphique ci-dessous reprend les 27 pays membres de l UE en représentant à la fois leur déficit public et la dette publique. Alors qu en 2008 seulement quatre pays, notamment la France, la Grèce, la Hongrie et Malte, ne respectaient pas les deux valeurs de référence, l année 2009 est caractérisée par l infraction des deux critères par bel et bien 3 pays membres. Uniquement 5 pays sur 27 respectent les deux valeurs de référence, à savoir la Suède, le Danemark, la Finlande, l Estonie et le Luxembourg. Graphique 9: Déficits publics en Europe en % du PIB pour 2009 Capacité (+)/Besoin (-) de financement au sens des critères de Maastricht en En % du PIB Suède Luxembourg Estonie Finlande Danemark Allemagne Autriche Malte Bulgarie Hongrie Pays-Bas Italie Slovénie Tchèquie Belgique Chypre Slovaquie UE27 Pologne France Roumanie Lituanie Lettonie Portugal Espagne Royaume-Uni Grèce Irlande, Eurostat Tableau 43: Déficits publics en Europe en % du PIB sur la période Allemagne Autriche Belgique Bulgarie Chypre Danemark Espagne Estonie Finlande France Grèce Hongrie Irlande Italie Lettonie Lituanie Luxembourg Malte Pays-Bas Pologne Portugal Roumanie Royaume-Uni Slovaquie Slovénie Suède Tchèquie N.B.: aux erreurs d'arrondis près. dépassement du critère des 3% du PIB besoin (-) de financement, Eurostat Commission européenne: Note de conjoncture n -0 87
88 7. Finances publiques Graphique 92: Déficits publics et dette publique (comparaison européenne pour 2009) 40% 20% Grèce Italie Dette publique 00% 80% 60% 40% 20% 0% Irlande, Eurostat Royaume-Uni Espagne Lettonie Portugal Lituanie France UE27 Pologne Roumanie Slovaquie Chypre Belgique Pays-Bas Tchèquie Slovénie Bulgarie Malte Hongrie Allemagne Autriche Finlande Danemark Estonie Suède Luxembourg -5% -4% -3% -2% -% -0% -9% -8% -7% -6% -5% -4% -3% -2% -% 0% Déficit public critères de Maastricht Dette publique et avoirs financiers de l'etat Les comptes des recettes et dépenses des administrations publiques renseignent sur les flux, tandis que les comptes financiers présentent une vue "stocks" des dettes et avoirs financiers des administrations publiques, ainsi que des trois sous-secteurs. L élaboration des comptes financiers repose sur des données émanant principalement de la Trésorerie de l'etat, mais également du Ministère de l'intérieur, de l'inspection Générale de la Sécurité Sociale et de l'inspection Générale des Finances. Ces comptes financiers sont élaborés par le STATEC, mais ils ne sont cependant pas encore publiés officiellement en tant que tels, mais pour l instant uniquement notifiés à Eurostat et communiqués à la Banque Centrale Européenne. A noter qu il existe une différence méthodologique entre les actifs et passifs figurant dans les comptes financiers et la dette publique, telle que notifiée dans le cadre de la procédure des déficits excessifs. Partie intégrante du programme de transmission d Eurostat, les comptes financiers sont présentés "à la valeur du marché", c.-à-d. au prix auquel ils pourraient, le cas échéant, être cédés publiquement. La dette publique est quant à elle prise en compte en valeur nominale. La dette publique au sens des critères de Maastricht, telle que décrite dans le "Manuel SEC95 pour le déficit public et la dette publique", comprend les numéraires et dépôts (AF.2), les titres autres qu'actions, à l'exclusion des produits financiers dérivés à court et à long terme (AF.33), ainsi que les crédits à court et à long terme (AF.4). Elle correspond donc au total des dettes brutes, évaluées à leur valeur nominale (faciale), en cours à la fin de l année et consolidées entre les 3 sous-secteurs à l intérieur des administrations publiques. Tableau 44: Dette publique par instrument financier Libellé Code SEC Unité: Mio EUR Niveau en valeur nominale en fin d'année S En % du Produit intérieur brut S Par catégorie: Numéraire et dépôts AF Titres autres qu'actions AF Court terme AF Long terme AF Crédits AF Court terme AF Long terme AF Produit intérieur brut (prix courants) B.*g N.B.: aux erreurs d'arrondis près. En respectant la méthodologie définie dans le cadre des critères de Maastricht, la dette publique totale consolidée des administrations publiques se monte alors à 4.5% du PIB pour Le critère de la dette publique, fixé à 60% du PIB, est ainsi respecté. A noter que ce ratio a néanmoins doublé en 2008, suite aux opérations de sauvetage dans le contexte de la crise financière (cf. encart ci-après), et plus précisément, en raison de l emprunt obligataire de 2 Mia EUR. Au niveau européen, seule l Estonie présente un ratio plus faible que le Luxembourg. Plus préoccupant cependant, 2 pays membres de l UE27, donc presque la moitié, ne sont pas conformes à ce critère et affichent des ratios bien supérieurs à 60% du PIB, avec l Italie et la Grèce affichant même des ratios supérieurs à 5% du PIB. La dette publique du Luxembourg pour l année 2009, telle que notifiée au er avril 200 dans le cadre de la procédure des déficits excessifs se trouve très légèrement à la hausse par rapport à 2008, année dans laquelle le ratio dette publique/pib se montait à 3.7%. 88 Note de conjoncture n -0
89 7. Finances publiques Cette légère hausse s explique par une augmentation des consignations déposées auprès de la Trésorerie de l'etat. Dans une moindre mesure, elle peut être attribuée à des données actualisées en relation avec le "Fonds pour la loi de garantie", gérant les différents partenariats privéspublics, et plus précisément, en relation avec le projet de la 4 ème extension du Palais de la Cour de justice des Communautés européennes. Avant l apparition de la crise financière en 2008, la dette publique correspondait en moyenne à environ 6% du PIB. En comparant les 3 sous-secteurs des administrations publiques, on observe que depuis 2008, environ 90% de la dette publique sont à attribuer au secteur de l administration centrale, tandis qu environ 0% reviennent aux communes. La dette des administrations de sécurité sociale est à considérer comme marginale. Tableau 45: Dette publique consolidée des administrations publiques Total dont Adm. centrales Dette (consolidée, par secteur) dont Adm. locales Total en % du PIB En mio EUR En % N.B.: aux erreurs d'arrondis près. Chiffres en fin de période (4e trimestre). Les chiffres pour les deux sous-secteurs ne sont pas consolidés, le total l'étant bien. Alors qu en 2007, les crédits représentaient encore environ 94% du total de la dette publique, le fait que la crise financière a rendu nécessaire un emprunt obligataire de 2 Mia EUR en 2008, ces crédits représentent en 2009 seulement 60% du total de la dette publique. Plus précisément, les crédits à long terme, comprenant entre autres la dette issue des partenariats privés-publics, s élèvent à 53% de la dette publique totale. Quant aux opérations de sauvetage dans le contexte de la crise financière, elles contribuent avec 46% au total de la dette publique pour Dans ce contexte, on doit d ailleurs ajouter que, bien que les opérations de sauvetage dans le contexte de la crise financière soient plus que visibles du côté de la dette publique, l effet sur le solde financier est presque nul, en raison de la prise de participation de l Etat dans la BGL S.A. (ex-fortis Luxembourg ). Les conséquences de toutes ces opérations sur les comptes des administrations publiques, tant au niveau financier qu au niveau nonfinancier, sont d ailleurs élucidées dans un encart séparé, comprenant également des comparaisons au niveau européen. Tableau 46: Avoirs financiers des administrations publiques Numéraire et dépôts Titres autres qu'actions Avoirs financiers (par type d'actif) Crédits Actions et autres participations Mio EUR N.B.: aux erreurs d'arrondis près. Chiffres en fin de période (4e trimestre) Les avoirs financiers des administrations publiques sont constitués des dépôts transférables et autres dépôts, des titres autres qu'actions, à l'exclusion des produits financiers dérivés, des crédits, ainsi que des actions et autres participations. Les actions et participations représentent le capital public dans les entreprises privées ou publiques. Note de conjoncture n -0 89
90 7. Finances publiques Crise financière et interventions gouvernementales en faveur des institutions financières Suite aux opérations gouvernementales visant à soutenir les marchés financiers, Eurostat avait travaillé conjointement avec les partenaires statistiques européens afin de développer des recommandations méthodologiques pour une prise en compte harmonisée des interventions. Ainsi, en juillet 2009, Eurostat a publié sa décision méthodologique relative à l enregistrement des interventions publiques destinées à soutenir les institutions et les marchés financiers durant la crise financière. La décision d'eurostat repose évidemment sur les principes statistiques établis dans le contexte du Système des Comptes Européens (SEC 95). Afin d'assurer une transparence complète, Eurostat a élaboré des tableaux relatifs aux activités visant à soutenir les institutions financières (portant entre autres sur les garanties d Etat, les interventions des entités à vocation spéciale, les injections temporaires de liquidité) pour la période Les données sont présentées dans deux tableaux différents: - gain/coût net pour les administrations publiques (impact sur la capacité (+)/besoin (-) de financement selon le SEC95); - encours des actifs et des passifs effectifs des administrations publiques. A noter que ces tableaux montrent seulement les interventions publiques qui concernent directement le soutien aux institutions financières. Les mesures de soutien aux institutions non financières ainsi qu'à l'économie en général ne sont pas incluses dans les tableaux. Les tableaux sur les pays membres ayant bénéficié des interventions gouvernementales (Belgique, Allemagne, Grèce, France, Chypre, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Slovénie, Royaume-Uni, Danemark, Suède, Finlande, Autriche, Irlande, Espagne, Italie, Lettonie et Hongrie) sont publiés sur le site internet d Eurostat 2. La situation au Luxembourg Rappelons qu en automne 2008, le Gouvernement du Luxembourg s est engagé à investir 2.5 Mia EUR dans Fortis Banque Luxembourg S.A. via un emprunt sous forme d'obligations convertibles. Suite aux accords du 30 septembre 2008, les gouvernements belge et luxembourgeois ont de plus pris des mesures complémentaires afin d assurer la solvabilité de Fortis Banque. Ces mesures ont eu pour conséquence que BNP Paribas assurera à Fortis Banque les conditions nécessaires pour garantir un bon développement, et cela aux côtés des États belge et luxembourgeois qui deviendront par la suite des actionnaires de BNP Paribas. Le 5 décembre 2008, les actionnaires de Fortis Banque Luxembourg procèdent à une augmentation de capital de la banque, permettant à l Etat luxembourgeois de devenir actionnaire à hauteur de 49.9% par la conversion d un dépôt de 2.4 Mia EUR en participation dans la nouvelle BGL, les autres 50.% étant détenus par l Etat belge à travers Fortis Banque en Belgique. Le 3 mai 2009, le Conseil d administration de la BGL a procédé à l augmentation de capital par la conversion en actions BGL des 00 Mio EUR résiduels du prêt subordonné consenti le 30 septembre 2008 par l Etat luxembourgeois à la banque et portant sur 2.5 Mia EUR. Suite aux différentes opérations en France, en Belgique et au Luxembourg, le groupe BNP Paribas devient alors actionnaire majoritaire de la BGL. Il contrôle désormais 66% du capital de la banque. L Etat luxembourgeois, bien que sa participation dans BGL se réduise, reste un actionnaire significatif avec 34% du capital. Fortis Banque Luxembourg est ainsi transformée en BGL-BNP Paribas et l engagement de l Etat se traduira par une prise de participation de l Etat de 33% dans la nouvelle BGL et de % dans BNP Paribas. Quant au groupe DEXIA, via une convention datant du 9 décembre 2008, une garantie étatique a été accordée pour un montant global maximal de 50 Mia EUR, dont la Belgique assumera 60.5%, la France 36.5% et le Luxembourg 3% (soit 4.5 Mia EUR). Cette convention a été modifiée en octobre 2009 de sorte à ce que le dispositif de garantie soit prolongé pour une durée d un an, expirant le 3 octobre 200. Cette prolongation est accompagnée d une réduction du plafond des encours garantis de 50 Mia EUR à 00 Mia EUR, donc le plafond est ramené à 3 Mia EUR pour le Luxembourg. Le tableau A reprend les données sur les stocks d'actifs et de passifs résultant de ces interventions de sauvetage au Luxembourg. On distingue alors les activités mentionnées auparavant pour le montant de 2.5 Mia EUR, enregistrées aux passifs des administrations publiques, et incluses dans la dette publique, ainsi que les activités qui pourraient contribuer aux passifs des administrations publiques dans le futur, mais qui sont pour le moment encore contingentes et non incluses dans la dette publique, notamment la garantie Dexia turmoil 90 Note de conjoncture n -0
91 7. Finances publiques A l actif de ce tableau A, on retrouve la prise de participation dans BGL S.A., la prise de participation dans BNP-Paribas (échange de 5.9% de la participation de l'etat dans BGL S.A. contre une participation de 0.97% dans BNP-Paribas), l augmentation de capital BNP- Paribas, ainsi que les prises de participation dans Luxair S.A., Bourse de Luxembourg S.A. et Paul Wurth S.A. (participations cédées par Fortis Luxembourg à l Etat). Or les opérations financières en soutien des institutions bancaires en crise décrites au paragraphe précédent ont une contrepartie non financière d après les principes statistiques établis dans le Système des Comptes Européens (SEC 95). Les emprunts contractés génèrent des intérêts à payer pour l Etat, les participations font apparaître des dividendes à recevoir et des rémunérations sont reçues sur garanties. Le tableau B ci-dessous présente donc les données enregistrées dans les comptes non-financiers des administrations publiques ayant un impact direct sur la capacité (+)/besoin (-) de financement des administrations publiques. Du côté des recettes, on peut noter évidemment la rémunération sur la garantie Dexia qui pour l exercice 2009 a généré 3 Mio EUR, à peu près le même montant est attendu pour 200. Des intérêts ont été reçus sur le dépôt Fortis et les diverses participations ont généré des dividendes de 4 Mio EUR en En total, les administrations publiques ont encaissé 6 Mio EUR en 2008 et 3 Mio EUR en Tableau A: Encours des actifs et des passifs effectifs et des passifs contingents des administrations publiques suite aux opérations de sauvetage du Luxembourg Administrations publiques Hors Admin. publiques Actifs Passifs Passifs contingents Unité: Mio EUR Patrimoine de clôture Crédits 0 0 Titres autres qu'actions 00 0 Actions Patrimoine de clôture (Enregistré dans la dette publique selon le SEC95) Crédits Titres autres qu'actions Patrimoine de clôture (Non enregistré dans la dette publique selon le SEC95) Passifs et actifs sous garantie des administrations publiques Titres émis dans le cadre d'un dispositif de soutien à la liquidité 0 0 Entités dédiées au soutien des banques - SPEs 0 0 Tableau B: Gain/coût net pour les administrations publiques enregistré dans le déficit public selon le SEC95, suite aux opérations de sauvetage du Luxembourg Unité: Mio EUR Recettes 6 3 Rémunération des garanties à recevoir 3 Intérêts à recevoir 6 5 Dividendes reçus - 4 Autres - - Dépenses Intérêts à payer 2 00 Apports de capitaux augmentant le déficit (transferts en capital) - - Appels en garantie - - Autres 25 - Gain/coût net pour les administrations publiques Mis à part le paiement exceptionnel d une commission bancaire sur emprunt obligataire en 2008, les dépenses se composent exclusivement des intérêts à payer, tant sur emprunt obligataire que sur emprunt bancaire. Vu que ces emprunts ont été contractés seulement vers la fin de l année 2008, il est clair que les intérêts à payer en 2009 sont beaucoup plus élevés et se situent déjà à 00 Mio EUR. Donc, en rapprochant les recettes et les dépenses, on peut déduire que les opérations de sauvetage dans le contexte de la crise financière contribuent au déficit des administrations publiques avec 20 Mio EUR en 2008 (0.05% du PIB) et avec 69 Mio EUR en 2009 (0.8% du PIB). La situation en Europe Alors que le Luxembourg enregistre un déficit sur ses opérations de sauvetage, certains pays membres de l UE ont réussi à se créer un léger surplus suite à leurs opérations de sauvetage respectives. Ce sont évidemment des surplus négligeables, on parle, pour la tête d affiche, la Lettonie, d un surplus de 0.% du PIB, surtout dû aux intérêts reçus, se chiffrant à 0.3% du PIB. Cette comparaison permet alors de distinguer quels sont les pays pour lesquels la crise financière a eu un impact significatif sur la capacité (+)/besoin (-) de financement selon le SEC95, et surtout pour quel montant. En termes d'excédent/déficit public des interventions publiques directes dans la crise financière au niveau de l UE27, il en sort que les données ont augmenté depuis l année 2008 et que les interventions ont accru en 2009 le déficit public de l UE27 de 5.6 Mia EUR, soit 0.5% du PIB. L'impact sur la dette publique a été en 2009 de 359 Mia EUR dans l'ue27, soit 3.0% du PIB. Note de conjoncture n -0 9
92 7. Finances publiques Le graphique A montre que le Royaume-Uni et surtout l Irlande subissent les conséquences les plus lourdes de la crise. L Irlande enregistre un déficit de 2.3% du PIB, surtout dû à un "apport de capitaux augmentant le déficit" de 4 Mia EUR. Seuls l Irlande, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l Allemagne ont eu recours à cette méthode de financement. On s aperçoit ainsi que ces 4 pays sont parmi ceux qui subissent le coût le plus élevé en % du PIB, le Luxembourg s intercalant entre l Allemagne et les Pays-Bas. Graphique A: Comparaison européenne du gain/coût net en 2009 en % du PIB En % du PIB Lettonie Suède France Espagne Danemark Autriche Slovénie Chypre Portugal Hongrie Italie Belgique Allemagne Luxembourg Pays-Bas Royaume-Uni Irlande Gain/coût net pour les administrations publiques en 2009 en % du PIB Source: Eurostat, STATEC Tableau C: Comparaison européenne du gain/coût net pour les administrations publiques en 2009, suite aux opérations de sauvetage Belgique Danemark Allemagne Irlande Espagne Unité: Mio EUR Recettes Rémunération des garanties à recevoir Intérêts à recevoir Dividendes reçus Autres Dépenses Intérêts à payer Apports de capitaux augmentant le déficit Appels en garantie Autres Gain/coût net pour les administrations publiques en % du PIB France Italie Chypre Lettonie Luxembourg Hongrie Pays-Bas Autriche Portugal Slovénie Suède Royaume-Uni Source: Eurostat, STATEC 92 Note de conjoncture n -0
93 8. Prévisions économiques Prévisions macro-économiques Tableau 47: Evolution macro-économique Évolution en % (sauf si spécifié différemment) Révisions (points de %) 4 PIB (en vol.) Emploi total intérieur Taux de chômage Indice des prix à la consommation (IPCN) Coût salarial nominal moyen Capacité/besoin de financement (adm. publ., % du PIB) ( : comptes nationaux observés; : prévisions juin 200) Basé sur les inscriptions auprès de l'adem 2 Concept comptes nationaux 3 Prévisions du STATEC pour les années , moyenne au lieu de Par rapport à la NDC 2-09, publiée le 6 novembre Résumé La conjoncture mondiale s est rétablie plus vite que prévu mais ceci vaut surtout pour le monde hors Europe (Asie, USA). En ce qui concerne la zone euro, les prévisions du PIB tournent autour de.0% pour 200 et.5% pour 20, chiffres peu changés par rapport aux prévisions de l automne Ce serait en grande partie grâce aux débouchés extérieurs que la conjoncture de la zone euro devrait continuer à se renforcer au cours des 8 prochains mois, tendance également de mise pour le Luxembourg. Pour ce dernier, les perspectives d'exportation se sont considérablement améliorées, sur base de l'indicateur de demande extérieure adressée, qui, pour les seuls biens, devrait augmenter de 6.6% en 200 et de 5.2% en 20. Les perspectives en matière de services sont révisées à la hausse, mais dans une moindre mesure. Les prévisions du STATEC ont été établies avec des hypothèses clôturées au 20 avril. Depuis, l'environnement financier mondial s'est sensiblement dégradé, mouvement qui affecte les valeurs des titres cotés en bourse (aussi bien obligations d'états qu'actions), le cours de l'euro, le taux de refinancement intra-bancaire et même les prix pétroliers qui ont lâché du lest (le baril est à quelques 75 USD sur le début juin). ainsi rester expansive en 200 (effets décalés du plan de conjoncture de 2009) mais cesser de l'être à partir de 20 (démarrage des effets de freinage prévus dans la déclaration sur l'état de la Nation). Pour le Luxembourg, la reprise économique sera marquée en 200 et 20 à tous les niveaux par la crise et ses conséquences. Aucune des composantes du PIB ne renouerait avec un taux d'expansion proche de ce qui avait été observé sur les périodes précédentes de reprise. Nonobstant, la situation s'est améliorée plus vite que prévu et nombre d'indicateurs, liés à la demande extérieure ou au marché du travail, se sont moins dégradés que prévu. Ainsi, le PIB en vol. devrait croître d'environ 3% en 200 et 20, résultat qui s'annonce en retrait par rapport aux performances du passé, mais qui dépasserait la nouvelle estimation de la croissance tendancielle ou potentielle du Luxembourg, tournant autour de 2-2.5%. Le moteur conjoncturel serait alors principalement alimenté par la demande extérieure mais cette dernière resterait elle-même molle car émanant principalement des pays de la zone euro. Pour l'année 200 dans son ensemble, le STATEC prévoit une hausse des exportations au total de quelque 4%, ce qui ne suffit pas à combler la perte de 2009 (-7.6%), et qui s'explique en partie par la faiblesse des exportations de services. Afin d'évaluer les risques liés à l'environnement financier mondial dégradé, le STATEC a effectué des simulations visant notamment à évaluer l'impact de la dégradation des marchés boursiers et celui lié à la dépréciation de l'euro. Il va sans dire qu'une dégradation prolongée et surtout aggravée, s'apparentant à ce qui s'était passé en automne 2008, est impossible à prévoir et, a fortiori, à simuler. Pour 200 et 20, le STATEC note un freinage assez marqué des dépenses publiques au Luxembourg, en accord avec le Budget 200 voté, les mesures annoncées dans la déclaration sur l'état de la Nation et d'autres informations annexes. La politique budgétaire devrait La demande intérieure resterait atone, pour de multiples raisons: - la faiblesse des revenus disponibles et la hausse du chômage qui pèseraient sur la consommation privée; - l'actuelle sous-utilisation des capacités et le climat général d'incertitude qui freinent les investissements (même si les entreprises industrielles prévoient d'accroître leurs capacités); - la volonté affichée du Gouvernement de maîtriser les dépenses et de rétablir l'équilibre budgétaire, ce qui tempère les dépenses publiques. Note de conjoncture n -0 93
94 8. Prévisions économiques Au total, la demande intérieure devrait augmenter de 3% en 200 et de 2% en 20, à comparer avec la hausse moyenne depuis 985 de 4% par an. Le marché du travail a fait preuve jusqu'ici d'une bonne résistance. Alors qu'en automne 2009, le STATEC s'attendait à une baisse de l'emploi intérieur en 200, les données mensuelles (observées jusqu'en janvier 200) et les prévisions en matière d'activité laissent entrevoir une légère hausse, de l'ordre de 0.6% (+.% en 20). Le chômage a ainsi augmenté moins que prévu, même si la hausse reste substantielle: +.3 point pour le taux au sens strict en 2009, +0.3 point supplémentaires en 200 et 20. Ce dernier devrait alors atteindre 6.3% en 20, un record historique pour le Luxembourg. Le taux au sens large avoisinerait quant à lui les 8% en 20. Cette moindre hausse du chômage (au sens strict) s'explique en partie par l'afflux accru de demandeurs vers les mesures d'aide à l'emploi, qui développent ainsi pleinement leur effet bouclier mais également par la moindre dégradation de l'activité. D'autre part, les baisses d'effectifs ont souvent eu lieu dans des branches où les frontaliers sont plus présents, comme les services financiers ou aux entreprises - dont l'intérim - ou encore, mais à moindre degré, l'industrie. Peu à pas de baisses d'emplois ont été observées jusqu'à présent dans les secteurs protégés. Les tensions inflationnistes sont actuellement faibles, à l'image de l'inflation sous-jacente qui tourne autour de %. Ces tendances devraient se prolonger sur l'horizon de prévision, l'inflation générale restant contenue, en deçà de 2%, alors que la sous-jacente devrait remonter à.5% environ, sur 200 et 20. Cette relative faiblesse de l'inflation devrait contenir les hausses de salaires, limitées également par un chômage qui restera élevé. Les finances publiques peuvent également être rangées du côté des indicateurs pour lesquels la dégradation a été moindre que prévu, à commencer par les données pour 2009, le déficit a été révisé de -.% à -0.7% (sur base de la notification pour déficit excessif d'avril dernier). Pour 200, le STATEC prévoit à ce stade un déficit de quelque 2% ce qui constitue une nette amélioration à l'origine de laquelle se trouvant, à côté de l'effet de base favorable relatif à 2009, une moindre expansion des dépenses tout comme des recettes orientées plus favorablement. Pour 20, le STATEC s'attend à une nouvelle, mais légère, amélioration, le déficit descendant alors sous les 2%. 94 Note de conjoncture n -0
95 8. Prévisions économiques Conjoncture internationale La conjoncture mondiale s est rétablie plus vite que prévu mais ceci vaut surtout pour le monde hors Europe. Bien que la situation se soit également améliorée dans l Union européenne, c est surtout l Asie et dans une moindre mesure les USA qui font actuellement office de locomotives de la conjoncture mondiale. Pour le monde dans son ensemble, la prévision de croissance du PIB en vol. a été relevée de 3.% à 4.0% pour 200 et de 3.5% à 4.0% pour 20 (source: Commission européenne). L OCDE quant à elle, est encore un brin plus optimiste en prévoyant une hausse de 4.5% du PIB mondial en 200 et 20. En ce qui concerne la zone euro, les prévisions du PIB en vol. tournent autour de.0% pour 200 et de.5% pour 20, chiffres peu changés par rapport aux prévisions de l automne Plus que dans les autres régions, la reprise y est tributaire de facteurs temporaires: du cycle de restockage, qui devrait toucher à sa fin; de la politique monétaire, très expansionniste depuis l automne 2008; de la politique budgétaire, marquée par les plans de sauvetage et de stimuli de la demande intérieure. Si la dynamique conjoncturelle s y est tout de même renforcée sur les derniers mois (cf. Conjoncture internationale pp. 9-2), c est surtout grâce à la demande extérieure: ainsi, les exportations sont prévues en hausse de 5% en 200 et 20 (source: Commission européenne) voire même plus encore, de l ordre de 6-8%, si on se réfère aux prévisions de l OCDE. Il n en reste pas moins que les conditions d une reprise durable ne semblent pas encore réunies dans la zone euro. La situation sur le marché du travail est toutefois meilleure qu anticipé encore en automne 2009, mais l'amélioration ne s'étend pas aux chiffres de croissance. Cependant, la situation sur le marché du travail est loin d être au beau-fixe, car le taux de chômage reste élevé et ne devrait pas baisser, en moyenne annuelle, avant 202 (prévision de 0.4% en 20). L emploi, après avoir baissé de % en 200, devrait tout au plus croître très légèrement en 20. Ce serait donc en grande partie grâce aux débouchés extérieurs que la conjoncture de la zone euro devrait continuer à se renforcer au cours des 8 prochains mois, tendance également de mise pour le Luxembourg. Pour ce dernier, les perspectives d'exportation se sont considérablement améliorées, sur base de l'indicateur de demande extérieure adressée, qui est établie à partir des importations des principaux pays clients. La demande adressée de biens devrait ainsi augmenter de 6.6% en 200 et de 5.2% en 20. Les perspectives en matière de services sont toutefois moins réjouissantes. Pour la demande de biens, en revanche, le niveau de la demande étrangère aurait à nouveau dépassé celui d'avant crise, et ne serait plus que marginalement inférieur au maximum atteint en 2008 (cf. Graphique 95). L'industrie des services financiers luxembourgeois a passablement bien traversé la crise économique et financière, mais, à l'image des événements de début mai, liés au sauvetage de la Grèce et la mise en place de mesures de protection en faveur de la zone monétaire, il est fortement probable que la crise ne soit pas encore terminée, les incertitudes et les attaques spéculatives s'étant reportées sur les marchés des titres souverains. Ainsi, les indices boursiers, après avoir augmenté quasi continuellement depuis mars 2009, se sont mis à plafonner en avril 200, ce qui joue en principe directement sur l'activité de la place financière luxembourgeoise. Ainsi, le STATEC admet une hausse de l'indice boursier européen de 8.8% en 200, évolution qui prend déjà en compte en partie les turbulences récentes et leur impact sur l'évolution du principal indice européen, l'eurostoxx50. Pour 20, le STATEC admet une hausse de 6.9%, qui n'est autre que la croissance tendancielle moyenne observée de 995 à 2008 (il s'agit donc d'une hypothèse technique). Si la poursuite de la reprise en Europe est donc tributaire d'une bonne dynamique conjoncturelle dans le reste du monde, il faudrait également que les stimuli monétaire et budgétaire ne soient retirés que graduellement et que les conditions financières et le cadre institutionnel de la zone euro ne se dégradent pas davantage. L'aspect graduel de la disparition des stimuli budgétaire et monétaire revêt une importance primordiale. Les organisations internationales s'attendent à ce que les taux d intérêt directeurs dans la zone euro soient relevés à partir du dernier trimestre 200. L OCDE prévoit en conséquence un taux d intérêt de court terme de.9% en 20 (après 0.7% en 200). Pour ce qui concerne la normalisation des politiques budgétaires, la situation est plus compliquée. En effet, les organisations internationales n intègrent généralement dans leurs hypothèses que les mesures de politique économique clairement annoncées. Or peu de gouvernements européens avaient annoncé les mesures traduisant la voie de sortie des situations déficitaires lors des clôtures des prévisions de la Commission européenne ou de l'ocde (c.-à-d. vers le 20 avril). Les prévisions internationales sur lesquelles se base le STATEC pour établir son scénario exogène ont été clôturées le 20 avril, même si les dates de publication y sont postérieures (5 mai pour la Commission européenne, 26 mai pour l'ocde). En raison des événements postérieurs au 20 avril, liés à la crise de la dette souveraine en Europe, le STATEC a effectué une analyse des risques, reprise dans un encart (pp ). Note de conjoncture n -0 95
96 8. Prévisions économiques Cette dernière prévoit ainsi que le solde structurel dans la zone euro passerait de -4.2% en 200 à -3.9% en 20, ce qui traduit certes un resserrement de la politique budgétaire, mais de très faible ampleur. Le risque existe donc qu à l annonce (et à la mise en pratique) de mesures de réduction des déficits publics plus concrètes, la conjoncture européenne connaisse un passage à vide (cf. encadré sur les risques et incertitudes, pp ). Il existe actuellement une quasi-absence de tensions inflationnistes dans la zone euro: l'inflation sous-jacente tourne autour de % et si l inflation générale est plus élevée, c est exclusivement en raison de la hausse des prix des matières premières, du pétrole en premier lieu. Cette situation est appelée à durer mais les organisations internationales admettent généralement des prix pétroliers inchangés sur l horizon de projection (hypothèse technique), ce qui est potentiellement contradictoire avec la bonne dynamique conjoncturelle actuellement observée dans les pays émergents. Toujours est-il que le STATEC fait généralement siennes ces prévisions de prix pétroliers inchangés: 82.4 USD en 200 (en moyenne annuelle, après 6.6 USD en 2009) et 84.5 USD en 20. Tableau 48: Principales hypothèses exogènes Évolution en % (ou spécifié différemment) Révisions (points de %) 3 Environnement international PIB zone euro Demande mondiale, biens (vol.) Demande mondiale, services (vol.) Indice boursier européen EuroStoxx Prix pétroliers (USD/baril) Taux de change (USD/EUR) Taux de change effectif nominal (augm. = dépréc.) Taux de chômage Grande Région (% de la pop. active) Taux d'intérêt court terme EUR Taux d'intérêt long terme EUR Taux d'intérêt hypothécaires (Luxembourg) Secteur public Consommation intermédiaire Masse salariale dont: emploi total coût salarial moyen FBCF (nominale) Prestations sociales Autres variables Solde naturel (000 pers.) Durée de travail moyenne Taux d'activité féminin (% pop. âge de travailler) ( : comptes nationaux observés; : prévisions juin 200) Moyenne au lieu de Moyenne au lieu de Par rapport à la NDC 2-09, publiée le 6 novembre Note de conjoncture n -0
97 8. Prévisions économiques Graphique 93: PIB Luxembourg et conjoncture dans la zone euro Graphique 95: Indicateurs de demande étrangère adressée au Luxembourg (longue période) Evolution en % (PIB) PIB vol. Luxembourg PIB vol. zone euro Evolution en % (indice boursier) Evolution en % Demande mond. services non-fin. Demande mond. biens Ind. boursier europ Graphique 94: Révisions de l'indicateur de demande mondiale de biens adressée au Luxembourg printemps Indices printemps 2009 automne Sources: STATEC, Commission européenne (AMECO) Note de conjoncture n -0 97
98 8. Prévisions économiques Risques et incertitudes Dans leurs prévisions de printemps 200, la Commission européenne, le FMI et l'ocde mettent généralement en avant que les risques sont équilibrés, une situation clairement différente du constat qui avait prévalu il y a six mois et surtout il y a un an où la durée de vie des prévisions était sensiblement réduite, et le plancher difficile à entrevoir. Aujourd'hui les révisions vont à la hausse et la situation est même redevenue excellente dans nombre de pays émergents. Il n'y a pour le moment que la zone euro qui reste à la traîne. Or les prévisions de l'ocde et de la Commission européenne, que le STATEC a coutume à considérer prioritairement, ont été clôturées vers le 20 avril, soit à un moment où la crise de la dette souveraine en Europe ne s'était pas encore aggravée autant et où la plupart des indicateurs précurseurs était clairement orientée à la hausse. Fin mai, soit au moment de l'élaboration de la présente NDC, les plus grands pays de la zone euro, à savoir l'italie, l'allemagne, la France et le Royaume-Uni ont présenté - plus vite que prévu - des plans d'économie tout comme déjà auparavant la Grèce, l'espagne et le Portugal. L'impact de ces plans d'économies ne se situera vraisemblablement que sur 20 mais le point crucial est que ces plans n'avaient pas été intégrés dans les prévisions de la Commission européenne et de l'ocde - il s'agit donc d'un risque "négatif" qui devrait se matérialiser 2. D'autres risques négatifs ont trait aux perturbations qui affectent à nouveau les marchés financiers et qui se manifestent sous différentes formes. L'objet de cet encart est dès lors de quantifier ces risques, dans la mesure du possible, et d'indiquer une direction et un ordre de grandeur potentiel quant à leur impact éventuel sur l'économie domestique. Il va sans dire que ces risques ne concernent que les "dangers" visibles, réels 3. Les perturbations liées aux marché financiers Les perturbations, liées aux marchés financiers, se manifestent, depuis le début du mois de mai, sous différentes formes: - une hausse des taux de refinancement des pays connaissant les situations les plus difficiles en matière de finances publiques, parmi lesquels en premier lieu la Grèce; - une baisse des valeurs des titres de la dette publique concernés, ce qui constitue un risque pour les Pour établir son scénario de demande étrangère. détenteurs de ces titres, aux premiers rangs desquels les banques, allemandes et françaises; - une baisse des marchés boursiers mondiaux; - une dépréciation de l'euro contre les autres principales devises. Le premier de ces risques est a priori sans objet pour le Luxembourg, car ce dernier aurait pu continuer à se financer à des taux avantageux, comme d'ailleurs la plupart des autres pays européens l'ont fait. Concernant le deuxième risque, dans la mesure où, aux dires du FMI, les banques luxembourgeoises possèderaient en tout pour 3% de leur actif total des titres de dette publique menacés 4, un certain problème de valorisation pourrait se manifester, d'autant plus que les titres menacés équivaudraient à 50% de leurs fonds propres ("regulatory capital"). Ces deux premiers risques sont plutôt à voir dans un contexte plus général, de menace d'effondrement du système financier mondial comme suite à la faillite de la banque d'affaires Lehmann en automne A ce jour, il semblerait que les instances européennes aient pris toutes les mesures nécessaires pour éviter un tel scénario (cf. partie services financiers). A priori, la réalisation de ces risques est donc peu probable. Qui plus est, l'impact de leur réalisation est difficile, sinon impossible, à obtenir via simulations, ce qui est beaucoup moins le cas pour les deux autres risques, respectivement à la baisse des marchés boursiers ou la dépréciation de l'euro. Ils peuvent très bien se matérialiser et sont d'ailleurs déjà en train de le faire: les bourses mondiales sont en train de baisser tendanciellement depuis avril tandis que la dépréciation de l'euro a commencé déjà en Ils peuvent donc être quantifiés et dès lors simulés avec le modèle Modux du STATEC. Aussi a-t-on admis, en ce qui concerne l'indice boursier européen Euro-Stoxx50, un scénario alternatif comportant une baisse de l'indice à partir du dernier sommet (atteint en janvier 200) au même rythme que lors du Krach de l'automne 2008 (soit de 3.5% en glissement mensuel) jusqu'à atteindre le niveau du dernier plancher (mars 2009). Ensuite, il y aurait à nouveau une hausse, de l'ordre de +3.5% par mois, soit toujours le même rythme que lors de la phase de reprise entamée en avril Le résultat en serait une baisse de l'indice boursier européen en moyenne annuelle de 0.3% en 200 (hypothèse du scénario de base: +8.8%) et une baisse de 4.3% en 20 (scénario central: +6.9%). 2 Commission européenne (Economie européenne no ): "For 200, budgets adopted or presented to national parliaments and all other measures known in sufficient detail are taken into consideration. For 20, the 'no-policy-change' assumption used in the forecasts implies the extrapolation of revenue and expenditure trends and the inclusion of measures that are known in sufficient detail". OCDE (Economic outlook no. 87, juin 200): "The present projections for 20 include only concrete, known consolidation measures and, in many cases, seem to involve an insufficient degree of tightening, with consolidation needing to be accelerated to avoid destabilising debt dynamics." 3 Des menaces comme une sévère crise de liquidités pouvant mener à la quasi-fonte du système financier mondial comme à la suite de la faillite de la Banque Lehmann Brothers ne sont tout simplement ni prévisibles et ni quantifiables. 4 Cf. Lien d'internet: htm. 98 Note de conjoncture n -0
99 8. Prévisions économiques Ce choc est donc simulé sur 200 et 20 (cf. tableau A). Le résultat est que le PIB s'en trouverait diminué de.5% en 20, soit une baisse du taux de croissance chaque année de 0.75 point. En 20 (par rapport au scénario de base): - l'emploi baisserait de 0.4%; - le chômage augmenterait de 0. point; - le solde public se détériorerait de 0.8 point; - le niveau des prix à la consommation baisserait marginalement, de 0. point; - tandis que le coût salarial moyen baisserait en niveau de 0.3% par rapport au scénario de base (cf. tableau A). Graphique A: Scénario alternatif pour l'indice boursier européen Indice 200= Eurostoxx 50 Hypothèse Le STATEC s'est ainsi résigné à se référer aux résultats en terme d'impact sur le PIB de la zone Euro, suite à une dépréciation, obtenue avec d'autres modèles. Une référence récente en la matière est la publication "The OECD's new global model" qui décrit le modèle actuel dont se sert notamment l'ocde pour effectuer des simulations et des prévisions. L'OCDE y rapporte qu'une dépréciation de l'eur de 0% sur deux ans (avec une réaction endogène de la politique monétaire 2 ) augmenterait le PIB en volume de la zone euro de.3% (après deux ans). Quel pourrait alors être l'impact de la récente dépréciation de l'eur sur l'économie européenne? Il faudrait partir du scénario de base (de l'ocde, de la Commission européenne donc aussi du STATEC) qui prévoit un EUR à.36 USD en 200 et à.35 USD en 20 (cf. tableau A). Les récents mouvements de taux de change plaideraient pour un cours alternatif à.24 USD (au 26 mai) ce qui amènerait une dépréciation moyenne (par rapport au scénario de base) de 5% en 200 et de 8% en 20. D'après la publication de l'ocde, l'impact positif sur le PIB (en niveau) de la zone euro serait de 0.35% en 200 et de.0% en 20, soit environ 0.3 et 0.7 point de % de croissance en plus 20 0 Jan-07 Jul-07 Jan-08 Jul-08 Jan-09 Si l'impact du choc semble donc considérable (surtout sur le PIB et les finances publiques), il faut garder à l'esprit qu'il s'agit d'un scénario fictif pour lequel il n'y a pour le moment aucune indication quant à sa réalisation effective. Modux n'est pas approprié pour simuler l'impact des variations de taux de change, car il s'agit d'un modèle "mono-pays". Modux comprend les taux de change comme variables exogènes et permet d'en simuler l'impact sur les prix à l'importation, ce qui peut donner une idée des répercussions sur les prix domestiques. Mais Modux ne permet pas de simuler aisément les impacts sur la demande étrangère qui est supposée être exogène dans Modux mais qui, en réalité, dépend des taux de change (la dépréciation de l'eur devrait amener une hausse de la demande étrangère pour le Luxembourg). Il faudrait donc pouvoir quantifier l'impact sur la demande étrangère telle qu'elle figure dans Modux. Ceci est réalisable, moyennant hypothèses appropriées, mais reste quelque peu aléatoire. L'utilisation d'un modèle multipays serait préférable. Jul-09 Jan-0 Jul-0 Jan- Jul- Si la simulation complète d'un choc sur les taux de change est donc difficile dans Modux, il est néanmoins possible de simuler l'impact d'une baisse générale de la demande étrangère. Le STATEC rapporte, au tableau A, l'impact d'un choc standard de + point de % de croissance par an, sur deux ans, dans la zone euro. Sans réaction (favorable) des marchés boursiers 3, l'impact sur le PIB du Luxembourg est à peu près similaire au choc initial sur le PIB européen: point de croissance du PIB de la zone euro correspond à environ point de croissance du PIB du Luxembourg. Avec un impact favorable sur les marchés boursiers - on peut aisément imaginer que l'amélioration de la conjoncture dans la zone euro s'accompagne d'une hausse générale des indices boursiers - l'effet double pratiquement (cf. tableau A). Avec ces multiplicateurs en tête, il est donc possible d'évaluer l'impact sur l'économie luxembourgeoise d'une hausse de la demande étrangère, suite à la dépréciation récente de l'eur, si le cours de ce dernier se stabiliserait à.24 (pour un EUR) pour la suite de 200 et en 20. D'après le modèle multi-pays de l'ocde, l'impact favorable sur le PIB réel en niveau de la zone EURO serait de % après deux ans. Sans impact sur les marchés boursiers, l'impact favorable sur l'économie luxembourgeoise serait de même ampleur, c.-à-d. d'environ % (en niveau). Document de travail de l'ocde no. 768, mai L'OCDE suppose que suite à la hausse des prix à l'importation, la BCE mène une politique monétaire appropriée, en augmentant les taux d'intérêt. 3 On peut présumer que si l'activité réelle s'améliore dans la zone euro, les marchés financiers et surtout boursiers peuvent en bénéficier également. Il ne faut pas perdre de vue que la valeur d'un titre boursier reflète, du moins à long terme, la somme des profits actualisés des entreprises/secteurs concernés. Note de conjoncture n -0 99
100 8. Prévisions économiques Ces réflexions font abstraction de l'impact que pourrait avoir la dépréciation de l'euro sur les flux de capitaux, notamment en relation avec la place financière. Une forte dépréciation pourrait diminuer l'attrait général de détenir des avoirs dans la zone euro et/ou dans la monnaie commune, ce qui pourrait être préjudiciable pour l'investissement en portefeuille des étrangers au Luxembourg. Mais, comme bien d'autres, ce canal est extrêmement difficile à quantifier. La dépréciation de l'eur pourrait donc, de façon grossière, compenser la perte - hypothétique - suite à la baisse des marchés boursiers induite par la perte de confiance liée à la crise des dettes souveraines, telle que le STATEC l'a admise ci-avant dans son scénarion de risque. Une consolidation budgétaire accélérée en Europe Comme indiqué dans l'introduction, les prévisions de printemps de la Commission européenne et de l'ocde n'intègrent que très imparfaitement les mesures récentes de consolidation budgétaire annoncées un peu partout. Seuls les plans de la Grèce, de l'espagne et du Portugal devraient y figurer, car remontant à plus loin. Or si des mesures sont annoncées et prises rapidement - tout en se rapportant à 20 - il risque d'y avoir un impact de freinage sur la conjoncture européenne. Ce risque est explicitement mis en avant par la Commission européenne: "The ending of stimulus measures in the course of 200 and 20 and the start of the fiscal consolidation phase (and more generally exit strategies, including on the monetary side), could weigh more on domestic demand than anticipated at present". D'autre part, l'ocde relève que des mesures d'économie plus strictes ne devraient pas nécessairement déprimer significativement la croissance, car les agents, lors de la phase d'expansion des dépenses, n'étaient pas "dupes" et avaient augmenté leurs taux d'épargne en prévision (de la hausse future anticipée des impôts). La baisse des dépenses publiques pourrait donc être accompagnée par une baisse du taux d'épargne des ménages, hypothèse que l'ocde voit confirmée partiellement par l'expérience du passé 2 : "Traditionally, fiscal consolidation is considered to have a negative impact on economic activity as reducing government spending or raising taxes, and associated multiplier effects, weigh on aggregate demand. However, the private sector s response to government action might be such that it offsets, at least partially, the contractionary impact. [ ] Consolidation may lead to lower interest rates as it reduces the burdening of capital markets with government securities and might Cette remarque date d'avant l'aggravation de la crise. 2 Perspectives économiques no. 87, juin 200. stabilise or reduce inflationary expectations. In this context, if private agents anticipate that a tax increase or public spending cuts will take place in the future, they may already have adjusted their spending behaviour before the implementation of the tax increases and spending cuts, as their permanent income has been cut. In such cases, the implementation of the fiscal measures would have no effect on aggregate demand." Ceci étant dit, les plans d'économies annoncés jusqu'à fin mai sont pour l'essentiel prévus d'être mis en oeuvre en 20 et au-delà. A court terme, l'impact sur l'économie réelle de la zone euro devrait rester limité. Au sujet de cette dernière, il importe de relever que l'ocde, dans ses prévisions récentes, est légèrement plus favorable que la Commission européenne (+.2% en 200 contre +.0%; +.8% en 20 contre.5%) alors que le STATEC base ses prévisions traditionnellement sur celles de la Commission européenne. Si les prévisions de l'ocde s'avéraient plus correctes, une surprise à la hausse pourrait se confirmer (un demi-pourcent de croissace ne serait pas négligeable dans la configuration conjoncturelle actuelle). Tout ceci pour dire que les risques baissiers des plans d'économie des différents pays européens (connus à ce jour) sont réels mais probablement de faible ampleur et peu susceptibles d'avorter, du moins à court terme, la reprise enclenchée (aussi faible qu'elle soit) 3. Tableau A: Simulation des scénarii de risque Baisse de l'indice boursier européen ** +% de croissance dans la ze, sans impact sur les marchés financiers *** +% de croissance dans la ze, avec impact sur les marchés financiers *** Ecart relatif en % en 20 (par Impact sur* rapport au scénario de base) PIB vol Emploi intérieur Taux de chômage (% de la pop. active) Prix à la consommation (niveau) Coût salarial moyen Solde des finances publiques (% du PIB * Ecart en niveau, en 20, en % (ou en point de %) par rapport au scénario de base ** Baisse de l'indice boursier européen de 8% en 20 par rapport au scénario de base *** Il s'agit d'un choc (illustratif) entretenu sur le taux de croissance du PIB vol. de la zone euro; la croissance ne serait donc pas de.0% en 200 mais de 2% et de 2.5% en 20, au lieu de.5%. Le scénario n'est pas censé représenter un risque réel précis mais uniquement donner des ordres de grandeur illustratifs. 3 A l'heure actuelle, qui plus est, peu d'informations sur les plans annoncés dans les différents pays sont disponibles et potentiellement utilisables dans le cadre de la prévision. 00 Note de conjoncture n -0
101 8.3 Principales mesures en matière de politique budgétaire et fiscale 8. Prévisions économiques Il y a un an, le STATEC avait intégré dans son scénario macro-économique les mesures figurant dans le plan de relance conjoncturel décidé par le Gouvernement fin février 2009 (cf. NDC -09, pp. 6-8 et 34-42). Pour rappel, le Gouvernement avait proposé à l époque un paquet de mesures discrétionnaires dont le volet quantifiable (uniquement les mesures additionnelles décidées au printemps 2009, lors de l aggravation de la crise) se montait à 244 mio EUR ou 0.7% du PIB. En mai 200, lors de la déclaration sur l état de la Nation, M. le Premier Ministre a annoncé un ensemble de mesures destinées à rétablir l équilibre des finances publiques à l horizon 204. Rappelons que le Programme de Stabilité et de croissance, adopté par le Gouvernement en janvier 200, prévoit un déficit public de quelque 4% en 200 et de 5% en 20 (scénario "à politique inchangée"). Les mesures quantifiables figurant dans la déclaration sur l état de la Nation se chiffrent ex ante (c'est-à-dire avant prise en compte des effets multiplicateurs) à environ 400 mio EUR en 20 et 202 (ou % du PIB, cf. Tableau 49). Mais ce montant ne comprend pas toutes les mesures annoncées, car certaines ne sont pas quantifiables tandis que pour d autres, des informations plus précises font encore défaut. De façon générale, tous ces chiffres ont été publiés sans beaucoup de détails et sans indication des sources et méthodes appliquées, ce qui rend difficile toute vérification. Aussi le STATEC a-t-il pris le parti d'intégrer toutes les mesures quantifiables, annoncées lors de la déclaration sur l état de la Nation et ajouté d autres hypothèses où cela s'est révélé nécessaire, conformément à la pratique usuelle des prévisionnistes. (investissement) soit basées sur d autres informations ou hypothèses (cf. ci-après). pour 200 et 20, les recettes sont estimées avec le modèle économétrique Modux du STATEC; Plus précisément, en ce qui concerne les principales catégories de dépenses publiques pour 200 et 20: la consommation intermédiaire devrait augmenter de 6.7% en 200 et de 6.0% en 20, ce qui est inférieur à la tendance de long terme ( , +8.4% p. a.) et ce qui prend en compte les mesures d épargne annoncées en la matière (cf. Tableau 49); la masse salariale est censée augmenter de 4.3% en 200 et de 4.3% en 20, ce qui prend en compte les hypothèses de gel du point indiciaire, de faible progression de l échelle mobile (.7% en 200 et.2% en 20) et la volonté annoncée du Gouvernement de renoncer à des hausses d effectifs (à partir de 20); l investissement est censé plafonner au niveau de 2009, soit quelque 350 Mio EUR; bien que la volonté affichée par M. le Premier Ministre ne se rapporte qu à l investissement de l Etat central (qui compte pour environ 60% de l investissement public total), le STATEC admet que l investissement des communes va également plafonner; les prestations sociales vont être freinées en raison des mesures annoncées (pour environ 85 Mio EUR) et poursuivre sur une tendance inférieure à celle du passé (à quelque 3-4% par an); Les grandes lignes des hypothèses en matière de recettes et de dépenses publiques s'articulent alors ainsi: pour 2009, les recettes et dépenses publiques intégrées dans les prévisions du STATEC sont celles figurant dans la récente Notification pour déficits excessifs (d'avril 2009); pour 200, les dépenses sont celles notifiées à la Commission européenne en avril 200, avec deux exceptions (masse salariale et investissement, cf. ci-après); pour 20, les dépenses sont soit déterminées de façon endogène par le modèle (consommation intermédiaire, masse salariale pour le volet coût salarial moyen), soit fixées en cohérence avec le contenu de la déclaration sur l état de la Nation Au total, les dépenses publiques augmenteraient ainsi de 5.2% en 200 et de 3.7% en 20, ce qui constitue un freinage important par rapport à 2009 (+9.4%) et, de façon générale, une hausse faible (moyenne : +7.6% par an). Du côté des recettes, le STATEC a surtout pris en compte la hausse annoncée de la fiscalité des ménages, celle des entreprises pour ce qui concerne les mesures clairement annoncées et chiffrables, cf. Tableau 49 étant négligeable. Ainsi, du fait des mesures annoncées, les impôts prélevés sur les ménages, devraient augmenter de quelque 20 mio EUR, ce qui constitue une hausse de.6 point du taux d imposition moyen. Le Programme de stabilité et de croissance (PSC) arrêté en janvier 200 se base sur un déficit estimé de.% en 2009 alors que la Notification pour déficits excessifs d'avril 2009 constate un déficit de 0.7%. Qui plus est, le PSC admettait une baisse du PIB en vol. de 3.9% en 2009 (révisée entretemps à - 3.4%) et une hausse de 2.5% en 200 (révisée à 3.0%). L'évolution des recettes publiques est commentée in extenso dans la partie 7 de cette NDC (pp ). Note de conjoncture n -0 0
102 8. Prévisions économiques Au total, d après les calculs du STATEC (cf. partie 8.9), l impulsion budgétaire devrait rester expansive en 200 (.4 point de pour-cent) et devenir neutre à partir de 20 (0.0 point). Ce caractère neutre de la politique budgétaire à partir de 20 peut surprendre mais il se comprend mieux en considérant les parts des principales catégories de dépenses et de recettes dans le PIB. En effet, la seule catégorie de dépense publique dont la part dans le PIB revient en-dessous de la tendance de long terme est l'investissement (ou formation brute de capital fixe - FBCF, cf. Graphique 96). En 200 et 20, la part dans le PIB de la FBCF de l'etat dans son ensemble devrait se situer à environ 3.5%, ce qui constitue un ratio bien inférieur à la moyenne de long terme (quelque 4% depuis 990). Les autres catégories de dépenses affichent certes un freinage, mais plutôt léger, avec des ratios "dépenses / PIB" toujours élevés (cf. Graphique 97 à Graphique 99). Pour les dépenses au total, la part dans le PIB passerait, d'après les projections du STATEC en accord avec les orientations de politique budgétaire du Gouvernement, de 42.4% en 2009 (chiffre observé et quasi-définitif) à 42.3% en 20. Autrement dit, sur l'horizon de projection, les dépenses dans leur ensemble progresseraient peu ou prou au même rythme que le PIB nominal. Pour l'année 200 et par rapport aux prévisions ayant figuré dans la NDC 2-09, l'orientation des dépenses publiques est devenue tout de même plus restrictive, avec une révision à la baisse des dépenses totales prévues en 200 de quelque 400 mio EUR (cf. Graphique 00 à Graphique 03). L'agrégat qui est largement à la base de cette orientation plus restrictive est la FBCF: 677 mio d'eur prévus en automne 200 (en accord avec le Plan de conjoncture et le Budget de l'etat voté) contre 353 mio d'eur prévus en ce printemps (conformément à la déclaration sur l état de la Nation), soit une moins-value de quelque 300 mio d'eur 2. Mais les autres catégories (consommation intermédiaire, masse salariale) se voient également révisées à la baisse, chacune d'environ 80 mio d'eur alors que les prestations sociales sont relevées, mais de très peu (environ 20 mio EUR). Tableau 49: Récapitulatif des mesures annoncées lors de la déclaration de l'état de la Nation Montants respectifs (si connus) Total de l'agrégat en question Aggrégat des recettes/dépenses publiques Descriptif des mesures concerné Mesures concernant les dépenses mio EUR Baisser frais experts, études Consommation intermédiaire Baisser frais de bureau et de voyage id. Limiter nombre d'embauchages Masse salariale Pas de hausse du point indiciaire Pas d'info. id Limiter les investissements de l'état central Maintenir niveau 2009 Investissement public Différer l'ajustement des rentes et pensions Transferts sociaux en espèces Baisser les allocations de famille id Postposer obtention forfait d'éduc. (60 --> 65 ans) id. Baisser subventions en capital aux entreprises Transferts en capital -4-4 Mesures concernant les recettes Non-adaptation des barèmes fiscaux des ménages Pas d'info. Impôts directs payés par les ménages Nouvelle tranche maximale 38 -> 39% id. Hausse de l'impôt de solidarité, ménages id. Retenue de crise sur tous les revenus (salaires, loyers, dividendes, etc.) id. Réduction de l'abattement pour frais de déplacement id. Améliorer la bonif. d'impôts pour investissements Pas d'info. Impôts directs payés par les entreprises Disp. fiscales pour une util. plus rationelle de l'énergie Pas d'info. id. Hausse impôt de solidarité, entreprises id. Limiter déductibilité fiscale "golden handshakes" Pas d'info. id. Imposition SOPARFI Pas d'info. id Abolir bonification d'intérêts (logement, ménages) Transferts aux ménages 7 74 Frais d'acte notarié première acquisition Impôts indirects Abol. taxe d'abo. sur "exchange traded funds" Pas d'info. id. Taux de cot. unique assurance accidents Pas d'info. Cotisations sociales Total des mesures (recettes - dépenses) Source: Déclaration sur l'état de la Nation ( Ce caractère peu restrictif de la politique budgétaire est également dû à l'évolution des recettes publiques qui reste, du moins pour 200, en deçà de la progression du PIB nominal, ce qui traduit donc une politique fiscale assez accommodante. Rappelons que seuls les impôts en faveur des ménages se voient augmentés de quelque 200 mio EUR, et ce à partir de 20. Pour un commentaire exhaustif quant à l'évolution des recettes publiques, cf. chapitre 7, pp Dans une interview accordée au LW en date du 8 mai 200, M. le Ministre du Développement durable et des Infrastructures avait énuméré quelques grands projets publics qui ne seraient pas réalisés, du moins pas prioritairement: le Tram de la ville de Luxembourg, les gares périphériques de Cessange et Hollerich (du moins pas dans leur envergure initialement prévue), la liaison ferroviaire Gare-Kirchberg, l'extension à 2x3 voies du tronçon d'autoroute Dudelange-Steinfort, la liaison ferroviaire Esch-Luxembourg. Il semble toutefois évident que ces projets ne se rapportent pas ou que très peu à l'année budgétaire 200. Les coupes dans l'investissement public sont donc également dues à d'autres projets. 02 Note de conjoncture n -0
103 8. Prévisions économiques Graphique 96: Investissement public en % du PIB réel 6 5 Graphique 97: Masse salariale publique en % du PIB En % du PIB en valeur Investissement public en % du PIB Tendance En % du PIB en valeur Tendance Masse salariale en % du PIB Graphique 98: Prestations sociales en % du PIB Graphique 99: Consommation intermédiaire publique en % du PIB En % du PIB 6 4 Prestations sociales en % du PIB Tendance En % du PIB Tendance Consommation intermédiaire en % du PIB Graphique 00: Dépenses publiques totales 8.0 Graphique 0: Consommation intermédiaire Mia EUR 6.5 Mia EUR Automne 2009 Printemps Automne 2009 Printemps 200 Note de conjoncture n -0 03
104 8. Prévisions économiques Graphique 02: Investissement public Graphique 04: Prestations sociales Mia EUR Mia EUR Automne 2009 Printemps 200 Automne 2009 Printemps 200 Graphique 03: Masse salariale Mia EUR Automne 2009 Printemps Le PIB dans une perspective de moyen terme et croissance potentielle La crise financière a impacté la croissance potentielle dans tous les pays de la zone OCDE donc également au Luxembourg. Dans la NDC précédente, le STATEC avait mis en avant le moment de rupture qui se situe en automne 2008: jusqu'à ce moment, l'estimation de la croissance potentielle du Luxembourg tournait autour de 4%, même si un léger ralentissement se faisait remarquer depuis le début des années Suite à l'éclatement de la crise financière et économique, le STATEC estime la croissance potentielle de l'économie luxembourgeoise à environ 2-2.5%. Les estimations figurant dans cette NDC sont légèrement plus optimistes que celles de la NDC précédente, essentiellement en raison de la révision à la hausse de la croissance observée 04 du PIB pour 2009 et 200 (0.5% chaque année, cf. Tableau 50). La révision à la baisse du PIB potentiel du Luxembourg (exprimé en niveau) peut être chiffrée en comparant celui en vigueur avant la crise (référence: NDC 2-08) et celui en vigueur maintenant: l'écart (négatif) est d'environ 9% en 200. Cette baisse est nettement plus élevée que celles qui sont observées pour les pays voisins du Luxembourg mais elle se rapproche des décotes observées pour l'irlande ou les pays de l'europe de l'est (les révisions y sont de l'ordre de 6% à parfois plus de 0%, cf. Graphique 07). Pour la zone euro dans son ensemble, la révision à la baisse du PIB potentiel est de 3%. Note de conjoncture n -0
105 8. Prévisions économiques A noter que la Commission européenne établit le PIB potentiel selon une méthodologie différente de celle du STATEC. La baisse obtenue par la Commission européenne (-5%) est plus faible que celle obtenue par le STATEC (-9%) mais il convient de relever le degré d'incertitude élevé relatif à l'établissement du PIB potentiel qui est, précisons-le, une variable inobservée. Dans un document récent, l'ocde précise que les crises financières ont baissé par le passé le PIB potentiel en moyenne de.5% à 2.4%, les crises sévères pouvant même amener une baisse de près de 4%. Ce sont ces ordres de grandeur qui sont effectivement observés pour la zone euro ou pour l'union européenne pour l'année 200 (cf. Graphique 07). L'OCDE relève les facteurs suivants à la base de la révision à la baisse de la croissance potentielle, suite à l'éclatement d'une crise financière: financial crises lower incentives to invest in capital by decreasing demand for products and raising uncertainty on investment returns and risk premia; financial crises can lead to an increase in the structural unemployment rate, through hysteresis effects; this is particularly the case for economies with rigid labour market institutions; the effect on labour force participation is in theory ambiguous, as two competiting effects are at play: "additional worker effect" [raising the participation rate] and "discouraged worker effect" [lowering it]; the effect on total factor productivity is a priori uncertain. Analyser dans le détail la pertinence de chacun de ces facteurs pour le Luxembourg nous conduirait trop loin. Relevons seulement que le taux d'activité ("participation rate") semble bien devoir baisser en 200 pour accommoder la stabilisation du chômage (cf. partie 8.7). Mais l'ocde n'évoque pas les facteurs spécifiques qui peuvent affecter des petites économies ouvertes comme le Luxembourg (ou l'irlande, à titre d'exemple), qui dépendent pour beaucoup de facteurs de production extérieurs pour assurer la croissance. Ainsi, un recul des migrations ou une moindre disposition des frontaliers pour venir travailler au Luxembourg diminueraient également la croissance potentielle. Il semble par ailleurs que la baisse de la croissance potentielle soit inversement proportionnelle à la taille des économies: les petites économies (mesure: PIB) semblent plus touchées (cf. Graphique 08). A cet égard, le Luxembourg, vu sa taille, semble relativement épargné, car il se situe à la droite de la ligne de régression: pour un niveau de PIB donné, il a relativement moins de perte de croissance potentielle. Mais cette évaluation serait différente si on prenait la perte de croissance potentielle du Luxembourg calculée suivant la méthode du STATEC, qui le rapprocherait de la droite de régression. Graphique 05: PIB et PIB potentiel dans une perspective de long terme Evolution en % PIB potentiel PIB en volume (moyenne mobile sur trois ans) Graphique 06: Impact de la crise sur le PIB potentiel du Luxembourg Mia EUR Ecart (en %) PIB potentiel NDC 2-08 PIB potentiel NDC En % "The effect of financial crises on potential output. New empirical evidence form OECD countires"; Economics Department working papers no. 699, by Davide FURCERI and Annabelle MOUROUGANE (22-May-2009). Note de conjoncture n -0 05
106 8. Prévisions économiques Graphique 07: Révision en niveau du PIB potentiel entre l'automne 2008 et le printemps 200, pour l'année 200 France Autriche Royaume-Uni Pays-Bas Pologne Allemagne Belgique Portugal Zone euro Union européenne Espagne Malte Suède Danemark Italie Luxembourg* Chypre Finlande Hongrie Irlande Grèce République tchèque Roumanie Lithouanie Bulgarie Slovénie Slovaquie Estonie Lettonie En % * La croissance potentielle du Luxembourg établie par la Commission européenne diffère de celle du STATEC, donc la révision de cette dernière également Source: Commission européenne Graphique 08: Baisse du PIB potentiel et taille de l'économie Graphique 09: Output gap ou écart de production Ecart de production (PIB observé en % du PIB pot.) log(pib) y = 0.352x En % Luxembourg Baisse PIB potentiel Source: OCDE Tableau 50: Historique des révisions de la croissance du PIB en vol. Taux de croissance du PIB en volume En % Publication Parution NDC -05 mai pmaj..... NDC -06 mai NDC -07 mai NDC -08 juin pmaj. NDC -09 mai NDC 2-09 novembre NDC -0 juin (juin 200) pmaj = pas mis à jour;. = pas disponible car horizon trop lointain; NDC = Note de conjoncture NB: les chiffres sur fond gris sont issus des calculs des comptes nationaux et ne sont pas des prévisions ou des estimations conjoncturelles. 06 Note de conjoncture n -0
107 8. Prévisions économiques Le PIB sous l'optique dépenses La reprise sera marquée en 200 et 20 à tous les niveaux par la crise et ses conséquences. Aucune des composantes du PIB ne renouerait avec un taux d'expansion proche de ce qui avait été observé sur les périodes précédentes de forte expansion ( ou , cf. Graphique ). Il est donc d'une certaine façon abusif de parler de reprise, car cette dernière désignerait plutôt un mouvement de fond, aboutissant in fine à une dynamique s'auto-renforçant, engendrant une croissance proche, voir supérieure au rythme tendanciel et une baisse durable du chômage. Le moteur conjoncturel serait en revanche principalement alimenté par la demande extérieure mais cette dernière resterait elle-même molle car émanant principalement des pays de la zone euro, elle-même en retard par rapport au cycle conjoncturel mondial et en proie aux conséquences éventuelles de la crise de la dette souveraine (cf. analyse des risques et incertitudes, pp ). Tout au plus pourrait-on avancer que la reprise se situe encore dans un stade très précoce et que la zone euro mettra encore au moins deux années pour renouer avec des taux d'expansion du PIB en vol. supérieurs à 2%. Au Luxembourg, la consommation privée devrait rester très en deçà des hausses observées par le passé, même par rapport à celles des périodes de bas de cycle. Le STATEC prévoit ainsi une croissance de 0.8% en 200 et 20 (après une baisse de 0.6% en 2009, cf. Tableau 5). Sur les dernières années, l'analyse du couple {revenu disponible, consommation privée} est rendue difficile par la volatilité des prix pétroliers et les signes changeants des impacts de la fiscalité des ménages. Nonobstant, il semble possible de dégager les grandes lignes suivantes: le ralentissement tendanciel de la progression de la consommation privée au Luxembourg s'explique par ses deux déterminants principaux c'est-à-dire le revenu disponible, dont la progression ralentit depuis 2007 (même si l'évolution n'est pas linéaire en raison de ladite volatilité des prix pétroliers) et la hausse du chômage; la hausse ralentie du revenu disponible s'explique en grande partie par la modération des salaires nominaux par tête dont la progression, depuis 2008, peine à dépasser celle induite par l'échelle mobile (cf. Tableau 5, deux dernières lignes); il convient d'examiner les années 2008/09 ensemble: o en 2008, le pouvoir d'achat baissait, suite surtout à la hausse des prix pétroliers, tandis qu'en o 2009 la situation inverse se présentait: hausse du pouvoir d'achat mais baisse de la consommation privée par tête; o les consommateurs auraient donc lissé leur consommation en ajustant le taux d'épargne; en 200, mis à part l'évolution du revenu disponible, les autres déterminants de la consommation privée devraient s'orienter de manière moins défavorable que par le passé récent, à commencer par le chômage, pour lequel le STATEC ne prévoit plus qu'une petite hausse; les taux d'intérêt réels, bien que ne constituant qu'un faible déterminant de la consommation privée, pourraient également apporter un peu de dynamisme, car ils devraient être au plus bas en 200; en 20, le principal facteur à la base de la nouvelle baisse de la consommation privée serait la hausse de la fiscalité en défaveur des ménages, qui se monte à quelque 20 mio EUR (d'après la déclaration sur l'état de la Nation de M. le PM), ce qui correspond à une hausse de.6 point du taux d imposition moyen. Le taux d'investissement (investissement en vol. rapporté au PIB en vol.) avait brutalement chuté en 2009, suite à la crise (cf. Graphique 5). Il était globalement resté audessus de sa moyenne de long terme (2.2%, ) entre 2003 et 2008 pour tomber à 20.7% en 2009, en raison surtout de la baisse de la FBCF en machines et équipements. Mais les quatre composantes de la formation de capital, figurant dans le modèle macroéconométrique utilisé par le STATEC pour établir les prévisions, avaient baissé en 2009: investissement effectué par les banques: -29% (cf. crise financière: désinvestissement de certaines filiales ou succursales de banques étrangères); investissement résidentiel: -2.6% (ralentissement de la croissance démographique et comportement d'aversion au risque de la part des promoteurs et des ménages dans un contexte de crise); investissement public: -3.6% (trajectoire respectant les prémisses de la politique budgétaire, cf. déclaration sur l'état de la Nation, Notification pour déficits excessifs). Ces tendances devraient se prolonger sur l'horizon 200/: seule la FBCF de capital fixe en machines et équipements pourrait augmenter, projection corroborée par les résultats positifs de l'enquête d'investissement semestrielle effectuée dans l'industrie 2. Exprimé en volume. 2 Suivant les résultats de cette dernière, la FBCF effectuée par les entreprises industrielles devrait augmenter de quelque 6% en 200. Toutefois, l'investissement en machines et équipements effectué par les entreprises industrielles ne compte que pour 25% environ de l'investissement total en machines et équipements de l'économie entière et les résultats de cette enquête doivent donc être interprétés avec une certaine prudence (cf. partie Industrie, p.8). Note de conjoncture n -0 07
108 8. Prévisions économiques Toutes les autres composantes de la FBCF devraient quant à elles baisser. Nonobstant, le taux d'investissement resterait relativement élevé, en comparaison à la moyenne , essentiellement du fait que le niveau pré-crise était très supérieur à cette moyenne. Les exportations de biens et de services suivent grosso modo les tendances de la demande étrangère, avec quelques nuances toutefois: - les exportations de biens, qui sont les mieux corrélées avec la demande étrangère, devraient épouser de près le rebond de 200 et revenir à des rythmes d'expansion un peu plus modérés à partir de 20; en 200 et 20, la hausse supérieure à la demande étrangère traduirait un certain rattrapage; Tableau 5: Résultats détaillés et PIB optique dépenses - les exportations de services non-financiers augmentent tendanciellement plus vite que la demande étrangère; aussi, sur l'horizon de projection, le STATEC fait-il valoir une certaine prudence, dans la mesure où, à titre d'exemple, certaines entreprises du commerce électronique 2 ont réduit voire arrêté leur activité au Luxembourg, ce qui est susceptible de peser sur le rythme d'expansion futur; - les exportations de services financiers, qui dépendent (dans les équations estimées du STATEC) respectivement de l'activité réelle dans la zone euro et de l'indice boursier européen, ne devraient progresser que modérément, pour autant que la situation économique dans la zone euro resterait en retrait par rapport au reste du monde Décomposition du PIB en vol. (opt. dépenses) Évolution en % (ou spécifié différemment) Révisions (points de %) 6 Consommation finale nationale Consommation publique Formation brute de capital fixe (hors var. stocks) Variation stocks (% du PIB) Demande nationale Exportations de biens et services dont biens dont services dont consommation des non-résidents Importations de biens et services dont biens dont services dont résidents à l'étranger Produit intérieur brut Prix et salaires Indice des prix à la consommation (IPCN) Coût salarial moyen nominal Revenu disponible des ménages (réel) Déflateur implicite du PIB Productivité apparente du travail Coût salarial unitaire Termes de l'échange 4 (biens et services) dont biens Divers Taux de croissance du PIB potentiel Ecart de production (% du PIB potentiel) PIB nominal (niveau en milliards d'eur) Idem, évolution en % RNB (nominal, niveau en milliards d'eur) Idem, évolution en % Echelle mobile des salaires (EMS) Coût salarial moyen hors EMS Coût salarial moyen hors inflation (IPCN) ( : comptes nationaux observés ou estimés; : prévisions juin 200) Source: Comptes nationaux 2 Moyenne au lieu de VAB en vol. sur l'emploi total 4 Rapport entre prix à l'exportation et prix à l'importation 5 Moyenne au lieu de Par rapport à la NDC 2-09, publiée le 6 novembre 2009 Pour les biens et les services non financiers, la demande étrangère représente la moyenne pondérée des importations des principaux pays clients du Luxembourg, à prix et à taux de change constants. Pour les services financiers, la demande étrangère est une moyenne implicite du PIB en volume de la zone euro et de l'indice boursier européen, tous les deux pouvant être considérés comme proxys respectifs pour les deux composantes d'exportations de services financiers, à savoir la marge d'intermédiation et les commissions. Les relations entre les agrégats respectifs ont été établies 2 L'émergence du commerce électronique à partir de 2003 est un des facteurs, mais pas le seul, à la base de la hausse structurelle des exportations de services non financiers du Luxembourg. 08 Note de conjoncture n -0
109 8. Prévisions économiques Au total, les exportations de biens et services devraient augmenter de légèrement plus de 4% en 200 et 20, contre quelque 7% en moyenne annuelle de 985 à Pour mémoire, durant les hauts de cycles précédents, les exportations prises au total augmentaient en moyenne de quelque -2%, ce qui illustre la faiblesse de la reprise (cf. Graphique ). Graphique 0: Contributions à la croissance du PIB sous l'optique dépense En points de % de croissance du PIB en vol Graphique 2: Consommation par tête et pouvoir d'achat Evolution en % Pouvoir d'achat Conso. privée par tête, vol Graphique 3: Décomposition de la croissance du revenu disponible nominal Demande nationale Importations totales Exportations totales PIB vol Graphique : Comparaison de l'expansion des principaux agrégats, périodes fastes vs. reprise actuelle Evolution en % Consommation privée FBCF Cons. publique Exportations au total hausse moyenne et hausse moyenne 0- Importations au total En points de % Impôts Cot. soc. Autres Prest. soc. Salaires Revenu disp. nom. Graphique 4: Passage revenu disponible nominal > pouvoir d'achat Evolution en % Prix à la cons. Rev. disp. réel Rev. disp. nom. Pouvoir d'achat Note de conjoncture n -0 09
110 8. Prévisions économiques Graphique 5: Taux d'investissement Graphique 7: Demande étrangère et exportations de services non financiers en vol Exportations de services non financiers En % du PIB Moyenne Taux d'investissement Evolution en % Demande étangère services Graphique 6: Demande mondiale et exportations de biens en vol. Graphique 8: Demande étrangère et exportations de services financiers (en volume) Exportations de biens Exportations de services financiers (vol.) Evolution en % Demande étangère biens Evolution en % PIB de la zone euro (vol.) Indice boursier européen Note de conjoncture n -0
111 8. Prévisions économiques Le PIB sous l'optique production La répartition de la dynamique conjoncturelle par branches est assez équilibrée: la baisse de 2009 ne fut pas plus prononcée auprès du secteur financier qu'auprès des autres branches (de l'ordre de 4.5%) et la reprise devrait revêtir la même caractéristique, avec un très léger plus en faveur du privé non financier (cf. Tableau 52 et Tableau 53). Le fait que les deux principaux regroupements aient connu à peu près la même baisse en 2009 traduit deux phénomènes distincts: la crise financière s'est répercutée de façon moins dramatique que prévu par d'aucuns sur le secteur financier domestique, du fait que ce dernier est spécialisé dans la banque privée et l'industrie des fonds ; l'impact, au niveau mondial, de la crise financière sur l'économie réelle a été très rapide, de sorte à ce que le secteur "hors financier" au Luxembourg ait également connu une baisse rapide de l'activité, non forcément induite par la baisse concomitante des activités du secteur financier domestique, mais plutôt en raison de l'écroulement subséquent de la conjoncture mondiale. La situation meilleure que prévu du marché du travail dans son ensemble résulterait davantage du non financier, dont l'emploi ne devrait finalement pas baisser autant (minimum à +0.6% en 200, +.4% en 20). Pour le secteur financier, le STATEC s'attend maintenant à une baisse cumulée sur 200 et 20 de.8% (soit 0.7 point de moins que prévu encore il y a six mois), après +0.6% en La représentation lissée des cycles d'activité respectifs dans le financier et le non financier montre bien que la reprise n'en est qu'à ses débuts (Graphique 9). Aussi cette représentation révèle-t-elle le ralentissement tendanciel de la croissance du Luxembourg au niveau des branches: ce dernier affecte aussi bien le secteur financier que le reste de l'économie privée (qui dépend étroitement du premier). La productivité apparente du travail, qui divise la valeur ajoutée brute en volume par l'emploi (exprimé ici en nombre de personnes), marque une baisse importante sur les années récentes et sur la période de prévision (cf. Graphique 20). En fait, si la baisse n'est pas inhabituelle pour le secteur financier, elle l'est bien pour les autres branches. Tandis que la productivité du travail dans le secteur financier montre habituellement des fluctuations importantes, avec des passages fréquents en territoire négatif, il en va autrement pour le reste de l'économie marchande. L'impact de la crise sur la productivité apparente du travail est analysée en détail dans un encart figurant aux pages Tableau 52: Secteur financier Évolution en % (ou spécifié différemment) Révisions (points de %) * Valeur ajoutée brute (VAB), vol Emploi Exportations de services fin. (vol.) Importations de services fin. (vol.) Prix implicites VAB Parts relatives En % VAB (vol.) dans le PIB Emploi dans le total ( : comptes nationaux observés; : prévisions juin 200) * Par rapport à la NDC 2-09, publiée le 6 novembre 2009 Tableau 53: Autres branches privées Évolution en % (ou spécifié différemment) Révisions (points de %) * Valeur ajoutée brute (VAB), vol Emploi Exportations de biens et de serv. non-fin. (vol.) Importations de biens et de serv. non-fin. (vol.) Prix implicites VAB Parts relatives VAB (vol.) dans le PIB Emploi dans le total ( : comptes nationaux observés; : prévisions juin 200) * Par rapport à la NDC 2-09, publiée le 6 novembre 2009 L'ampleur de la baisse de l'activité dans le secteur financier avait été prévue plus ou moins correctement par le STATEC dès le printemps 2009 dans la mesure où le STATEC y avait déjà avancé un recul de quelque 4% (cf. NDC -09 p. 24). Note de conjoncture n -0
112 8. Prévisions économiques Graphique 9: VAB vol. par branches Evolution en % VAB vol. autres sect. privés VAB vol sect. fin Séries lissées (moyenne mobiles centrées 3 ans) Graphique 20: Productivité apparente du travail par branches Evolution en % Produtivité apparente du travail, autres branches privées Produtivité apparente du travail, sect. fin Séries lissées (moyennes mobiles centrées 3 ans) Marché du travail La crise économique et financière aurait pu mener à une baisse substantielle du solde migratoire mais les données collectées par le STATEC, portant sur l'ensemble de l'année 2009, montrent certes un ralentissement, mais moins fort que prévu. Après un solde migratoire record en 2008 (7 700 personnes ou.6% de la population totale), les flux entrants n'ont diminué que légèrement en 2009, tout comme les flux sortants. On aurait en effet pu s'attendre à une hausse des flux sortants, comme en 200 et 2002, mais il n'en a rien été Ainsi, le taux de croissance de la population totale n'a que légèrement ralenti, passant de 2.0% en 2008 à.8% en 2009, mais ce mouvement devrait se poursuivre tout au long de l'horizon de prévision: d'ici 20, le solde migratoire, sous l'effet de la crise, devrait tomber à personnes, chiffre encore légèrement supérieur à la moyenne observée depuis 980 (3 500 personnes par an), et le taux de croissance de la population totale n'afficherait plus qu'une hausse de.2% (.3% en moyenne de 985 à 2009). Malgré la crise, le taux d'activité a continué à progresser en 2009 mais le STATEC prévoit qu'en 200, ce dernier devrait finir par baisser 2 (cf. Graphique 24). Cette baisse serait une façon d'accommoder la stagnation du chômage qui se manifeste depuis la mi-2009 et qui devrait perdurer en 200, malgré la faiblesse de la reprise 3. En 20, le STATEC prévoit une stabilisation du taux d'activité, à un niveau proche de la moyenne observée depuis le début de la décennie, soit quelque 66%, ce qui permettrait au chômage de n'augmenter plus que légèrement, malgré la persistance de la mauvaise situation sur le marché du travail. Les frontaliers ont accusé le coup plus précocement et plus durement que les travailleurs résidents (cf. Graphique 26). Il se confirme ainsi que le nombre de frontaliers connait de plus amples fluctuations, ce qui traduit d'une certaine manière le fait qu'ils peuvent satisfaire la demande additionnelle de main d'œuvre en temps de forte dynamique conjoncturelle. Le corollaire en est que lors des phases descendantes du cycle, leurs spécificités structurelles les rendent plus en proie à des licenciements. Ils sont en effet plus présents dans les secteurs non protégés, sont plus jeunes et ont une ancienneté plus faible à leurs postes respectifs (cf. NDC -09, pp. 2-3). Ils dominent surtout l'intérimaire, branche faisant par excellence office de régulateur du marché du travail. Ainsi, sur l'année 2009, le nombre de frontaliers baisse en glissement annuel depuis août et le dernier chiffre observé, se rapportant à décembre, fait état d'une diminution de 0.3%. Mais, aussi faible qu'elle soit, une certaine reprise semble en marche, et le STATEC s'attend à une hausse, en moyenne annuelle, du nombre de frontaliers de 0.9% en 200 et de.5% en 20. Taux d'activité = population active / population en âge de travailler; population active = emploi + chômage résidents. 2 Théoriquement, une baisse de l'activité économique peut engendrer deux effets distincts sur le taux d'activité: une hausse du taux de participation ("effet de revenu": souvent, retour sur le marché émanant de femmes restées au foyer pour compenser la perte d'un revenu dans une communauté domestique) ou une baisse ("effet de découragement" c'est-à-dire une renonciation volontaire à participer au marché du travail en raison de la hausse du chômage et des chances amoindries d'obtenir un emploi). 3 En effet, même si les créations d'emploi ont repris, le dynamisme du marché du travail est tellement faible qu'un impact bénéfique sur le chômage - une stabilisation voire une réduction - semble hors cause pour le moment, vus les rapports historiques entre évolution du chômage et créations d'emplois. Rappelons dans ce contexte qu'empiriquement, il faut au moins 4% de hausse de l'emploi intérieur pour faire baisser le chômage. 2 Note de conjoncture n -0
113 8. Prévisions économiques En comparant les prévisions de la NDC 2-09 avec cellesci, il ressort que l'écart de prévision peut-être le plus surprenant se situe au niveau de l'emploi. Il y a six mois, le STATEC partait encore sur une baisse de l'emploi en moyenne annuelle en 200 de 0.6%. Le marché du travail s'étant stabilisé et les perspectives de production rétablies, le consensus porte maintenant sur une hausse de l'emploi de l'ordre de 0.8% 2. Pour 20, une accélération supplémentaire serait alors possible. Il va sans dire que ces taux restent de loin inférieurs aux moyennes historiques (2.4% p.a. depuis 970, 3.2% depuis 985), sans parler des taux atteints lors des sommets conjoncturels. La durée de travail fait fonction de mécanisme de "flexibilité interne" au sein des entreprises. Elle peut être réglée via les heures supplémentaires, le chômage partiel, le congé sans solde ou, à plus longue échéance, la modulation de la durée inscrite dans les contrats 3. La durée de travail est assez difficile à mesurer mais sur l'année 2009, des difficultés additionnelles sont apparues (cf. note de base de page no. p. 8). Ainsi, le STATEC admet aujourd'hui que sur base des chiffres de l'igss, la durée de travail aurait baissé de.7% en Cette baisse est toutefois substantielle et largement supérieure à la tendance de long terme observée de 970 à 2008 qui est de l'ordre de -0.2% par an. En 2009, la baisse a été induite en partie par le chômage partiel: environ 2.5 mio. d'heures de travail ont été perdues en 2009 en raison du régime du chômage partiel (cf. Tableau C page 20) ce qui entraîne une baisse de la durée moyenne d'environ 0.5 ppt. La partie restante est imputable aux heures supplémentaires, aux congés sans solde ou à la modulation de la durée figurant dans les contrats de travail 5. En considérant le volume total de travail, c'est-à-dire le nombre de travailleurs que multiplie la durée de travail moyenne, l'ajustement de l'emploi sur l'activité devient plus marqué: le volume total de travail aurait ainsi baissé de 0.6% en 2009 (nombre de personnes: +.%). Aussi, le volume de travail total n'accélérerait-il pratiquement pas en 20, au contraire du nombre de personnes, car, la durée de travail moyenne continuerait à baisser (cf. graphiques xy et xy). La réduction de la durée de travail - et son impact sur le volume de travail effectivement utilisé au cours du processus de production - est un élément important pour expliquer la rétention de main d'œuvre actuellement présente dans l'économie luxembourgeoise. Le phénomène à partir duquel cette rétention de main-d'œuvre (ou "labour hoarding") se fait le plus remarquer est la baisse sans précédent de la productivité apparente du travail: ces sujets sont traités dans un encart figurant aux pages La crise ne pouvait qu'aboutir à une hausse importante du chômage: si ce constat se confirme depuis l'automne 2008, on observe néanmoins une certaine accalmie depuis la mi Ainsi, si le taux de chômage (ADEM) a progressé de.3 point en 2009, soit un record absolu depuis 970, il ne devrait augmenter plus que de 0.2 à 0.4 point en 200/ 6. Le marché du travail restant dans une dynamique faible, les raisons pour la progression ralentie du chômage ne sont pas forcément que de nature conjoncturelle: d'un côté l'impact bénéfique du chômage partiel évoqué ci-dessus et de l'autre un recul (en 200) respectivement une stabilisation (en 20) du taux d'activité. En 200, suite à la baisse du taux d'activité, environ travailleurs "renonceraient" à participer au marché du travail (c'est-à-dire à chercher un travail ou à s'inscrire au chômage), allégeant d'autant les pressions sur le marché. De par le passé, seule l'année 2005 avait vu un impact aussi négatif, avec un retrait estimé à quelque personnes. Le taux de chômage (ADEM, au sens strict) atteindrait ainsi 6.4% en 20, ce qui constitue un record absolu pour le Luxembourg mais la prévision est de 0.8 point inférieure à celle datant d'automne 20. Le taux au sens large devrait quant à lui avoisiner les 8% en 20 (7.2% en 2009), ce qui traduit l'afflux croissant de demandeurs vers les mesures, qui déploient ainsi pleinement leur effet bouclier. La première estimation des comptes nationaux porte la croissance du PIB en volume à -3.4% en 2009, à comparer avec la prévision du STATEC de -4%. Pour 200, le STATEC est également plus optimiste, révisant la prévision de 2.% (novembre 2009) à 3%. 2 Le STATEC n'a pas été seul à se tromper sur l'évolution prévisionnelle de l'emploi au Luxembourg en 200. La Commission européenne avait même prévu une baisse de.3% tandis que l'ocde admettait une baisse de 0.9%. En ce printemps 200, les deux organisations ont également révisé leurs chiffres à la hausse: + 0.7% pour la Commission européenne et +0.4% pour l'ocde. 3 Par opposition, on entend par "flexibilité externe" la modulation du facteur de production travail via des licenciements ou des modifications des effectifs d'intérimaires ou de sous-traitants (cf. "L'ajustement de l'emploi dans la crise: la flexibilité sans la mobilité?"; La note de veille no. 56, Novembre 2009, Centre d'analyse stratégique ( 4 Cette variable "durée de travail" provenant de l'igss ne représente que la durée contractuelle; les données de l'igss ne sont pas à même de mesurer la durée effectivement prestée. 5 6 Le fait de remplacer des contrats de plein temps par des contrats à mi-temps ou à trois quarts de temps réduit mécaniquement la durée de travail. Le STATEC admet donc également que le taux mensuel désaisonnalisé, qui fait preuve d'une remarquable stabilité depuis la mi-2009, se remettrait à augmenter légèrement au cours des prochains mois. Note de conjoncture n -0 3
114 8. Prévisions économiques Tableau 54: Marché du travail Nombre de personnes Évolution en % (ou spécifié différemment) Révisions (points de %)4 Population totale Population en âge de travailler Population active Taux d'activité (% de la pop. en âge de trav.) dont femmes Emploi total intérieur dont: frontaliers entrants économie marchande hors sect. financier secteur financier Durée de travail moyenne Emploi national Nombre de chômeurs (ADEM) Taux de chômage (% de la pop. act.) ( : comptes nationaux observés; : prévisions juin 200) Au 3 décembre 2 Évolution en points de % 3 Source: Comptes nationaux 4 Par rapport à la NDC 2-09, publiée le 6 novembre 2009 Graphique 2: PIB et emploi (personnes et heures travaillées) 7 Graphique 23: Population, migrations et mouvement naturel Evolution en % Emploi total (personnes) Emploi effectif (nombre d'heures) En % / 000 personnes Solde migratoire (000 pers.) Solde naturel (000 pers.) Taux de croissance de la population totale Graphique 22: Frontaliers 20 Graphique 24: Taux d'activité En % En % de la population en âge de travailler Taux d'activité (ensemble de la population) Taux d'activité féminin Part des frontaliers dans les nouveaux emplois créés (flux) Part des frontaliers dans l'emploi total intérieur (stock) Note de conjoncture n -0
115 8. Prévisions économiques Graphique 25: Taux de chômage BIT et ADEM Graphique 26: Evolution mensuelle de l'emploi En % de la population active Taux de chômage au sens du BIT (Bureau international du Travail Taux de chômage au sens strict (ADEM) Evolution en % Nombre de frontaliers (t/t-2) Nombre de résidents (t/t-2) janv-08 mars-08 mai-08 juil-08 sept-08 nov-08 janv-09 mars-09 mai-09 juil-09 sept-09 nov-09 janv-0 mars-0 Sources: STATEC, ADEM Impact de la rétention importante de main d'œuvre sur les perspectives à court terme du marché du travail. Le constat Quelques définitions au préalable On parle de "rétention de main d'œuvre" ("labour hoarding") lorsque, en cas de baisse de l'activité, les entreprises retiennent davantage de travailleurs qu il ne paraît à première vue nécessaire, vu le niveau de l activité. Il en résulte en principe une baisse inhabituellement élevée de la productivité apparente du travail (VAB vol. / emploi). Le BIT définit le "labour hoarding" de la façon suivante : "The retention of labour by an employer during an economic recession when the cost of firing and hiring would exceed current labour costs; likewise, the retention of highly specialized labour or of workers in whom important training investments have been made." Les raisons du labour hoarding sont évoquées plus loin dans cet encart. D'autre part, même en l'absence de rétention explicite de main d'œuvre, les entreprises ajustent l'emploi avec retard à l'activité, ceci pour différentes raisons (organisationnelles, réglementaires, économiques, etc. ). D'après l OFCE (2009), "le cycle de productivité est le résultat du délai d'ajustement de l'emploi à l'activité. Il reflète les délais de licenciement, mais aussi le comportement des entreprises qui anticipent mal l'ampleur du ralentissement de l'activité [ ]. L'évolution du cycle de productivité s'explique en grande partie par les caractéristiques structurelles du marché du travail [ ]. [Ainsi,] une faible réactivité du marché du travail conduira à un creusement du cycle de productivité plus important en raison du retard de l'ajustement de l'emploi sur l'activité." Il est donc important de souligner qu'une baisse de la productivité dans la phase descendante du cycle économique n est pas inhabituelle car l'emploi présente un cycle retardé par rapport à celui de l'activité. Ce qui fait penser au fait qu'on est actuellement, dans la zone euro, en présence de "labour hoarding" est la baisse appuyée de la productivité en 2008 et Quelques chiffres illustratifs (cumuls sur 2008 et 2009): la productivité apparente du travail aura baissé de 5.2% en Finlande, de 5% en Allemagne, au Luxembourg et en Slovénie, de 3.6% en Italie, de 3.4% en Finlande et de 2% dans la zone euro dans son ensemble. L'analyse statistique L'analyse statistique qui suit prend comme point de départ le quatrième trimestre : le PIB, l'emploi et le coût salarial moyen y sont normés à 00 et leur évolution est décrite et commentée jusqu'à la fin 2009 (cf. graphiques Bà B6). 2 La crise économique débuta aux USA au premier trimestre 2008 avec un léger recul du PIB en vol. (-0.2%). Note de conjoncture n -0 5
116 8. Prévisions économiques La très forte baisse initiale de l'activité au Luxembourg a été suivie par un 3e trimestre 2009 qui a marqué un rebond très important (+4.8% en variation trimestrielle désaisonnalisée), suivi par une confirmation en T4 (-0.2%). Ceci remet le Luxembourg - en terme de perte d'activité - à pied d'égalité avec la Belgique, la France et les USA, soit les pays (considérés ici) qui se sont tirés le mieux d'affaire. L'Allemagne, les Pays-Bas et la zone euro dans son ensemble ont connu, sur cet intervalle de temps, des baisses d'activité légèrement plus marquées. Si la chute de l'activité n'est donc pas si différente au Luxembourg, ce dernier se démarque en terme d'évolution de l'emploi. Celui-ci, exprimé en nombre de personnes, a en effet augmenté sur l'ensemble de la période, en prenant comme point de référence le 4e trimestre 2007 (cf. graphique B2). Cette forte et en même temps surprenante résistance de l'emploi luxembourgeois est le sujet principal de cette analyse car, associée à la baisse "normale" de l'activité, elle entraîne une forte baisse de la productivité apparente du travail, égalée seulement par l'allemagne (cf. graphique B3). Il y a donc une forte présomption que les entreprises luxembourgeoises (tout comme celles d'autres pays européens) pratiquent une rétention de main d œuvre assez prononcée. Par la suite, nous allons essayer de voir si c est effectivement le cas, quelles en sont les raisons et quelles peuvent en être les conséquences éventuelles pour l évolution du marché du travail à court terme au Luxembourg. Tableau A: Evolution des marchés de travail depuis la crise PIB en % Emploi total en % Emploi effectif en % Emploi total en milliers de personnes Idem, industrie & constr.** Idem, services non-march. & personnels ** Autres **, * Population active (000 pers.) Chômage (000 pers.) Taux de chômage (point de %) Evolution 2008Q-2009Q4 (ou spécifié différemment) Zone euro *** Belgique Allemagne France Luxembourg Pays-Bas USA Sources: Eurostat, OCDE, BLS, STATEC * Commerce, Horeca, Tramsports, services aux entreprises, services financiers et assurances ** Période prise en considération: 2008Q-2009Q3 *** Pop. active, chômage: dernière donnée = 2009Q3 Graphique A: Evolution comparative de la productivité apparente du travail: début 2008 fin 2009 Evolution en % productivité apparente (personnes) productivité apparente (heures) Zone euro Belgique Allemagne France Luxembourg Pays-Bas USA 6 Note de conjoncture n -0
117 8. Prévisions économiques Graphiques B B6: Activité, emploi et productivité sur la période de crise, comparaison internationale 04 B: PIB vol. Euro area 06 B2: Emploi intérieur Euro area Belgium Germany France Belgium Germany France Luxembourg Netherlands 00 Luxembourg Netherlands 94 United States 98 United States Q Q0 2008Q Q Q Q0 2009Q Q Q Q Q0 2008Q Q Q Q0 2009Q Q Q B3: Productivité (personnes) Euro area Belgium Germany France Luxembourg Netherlands United States B4: Durée de travail moyenne Euro area Belgium Germany France Luxembourg Netherlands Q Q0 2008Q Q Q Q0 2009Q Q Q Q Q0 2008Q Q Q Q0 2009Q Q Q B5: Emploi intérieur effectif Euro area Belgium Germany France Luxembourg Netherlands B6: Productivité (heures) Euro area Belgium Germany France Luxembourg 96 United States 92.5 Netherlands United States Q Q0 2008Q Q Q Q0 2009Q Q Q Q Q0 2008Q Q Q Q0 2009Q Q Q04, Eurostat, OCDE, BLS (Indices 2007 Q4=00) Note de conjoncture n -0 7
118 8. Prévisions économiques Les pistes explicatives 2. La réduction de la durée de travail La première piste pour expliquer et rationnaliser la rétention importante de main d'œuvre est celle de savoir si le temps de travail de l'emploi resté en place n'a pas été ajusté (à la baisse) de façon à amortir le choc négatif sur l'activité. En effet, une entreprise n'a a priori pas besoin de licencier pour réduire l'input travail. Il existe plusieurs autres façons pour ajuster l'emploi aux fluctuations de l'activité (on parle de mécanismes de "flexibilité interne"): la réduction des heures supplémentaires, le recours au chômage partiel, le congé sans solde ou la modification de la durée de travail (conversion pleintemps! mi-temps, par ex.). Ces moyens de réduction du volume de l'input travail devraient tous se répercuter par une baisse de la durée moyenne de travail pour la mesure de laquelle il existe deux sources statistiques au Luxembourg: les Enquêtes sur les Forces de Travail (EFT), qui s'adressent aux résidents uniquement (sur base d'un échantillon représentatif) et qui renseignent à la fois la durée habituelle (contractuelle) et la durée effective; les fichiers administratifs de l'igss (Inspection Générale de la Sécurité Sociale), qui renseignent sur la durée contractuelle et les heures supplémentaires déclarées de tous les travailleurs occupés sur le territoire, y compris les frontaliers. Pour différentes raisons, les deux sources ne permettent pas d'évaluer avec précision la durée de travail sur l'année Toujours est-il que les données corrigées de l'igss, qui sont probablement la meilleure source, indiquent une baisse de la durée de travail sur l'ensemble de 2009 (-.7% 2 ). La durée avait atteint un point bas au 2e trimestre 2009, c'est-à-dire au plus fort de la crise (cf. graphique B4) mais elle s'est stabilisée ensuite. Afin de dégager l'emploi effectivement utilisé dans le cadre du processus de production et de nuancer éventuellement le jugement sur la baisse de la productivité, les données sur le nombre de travailleurs ont été multipliées par la durée moyenne de travail: Emploi effectif = nombre de travailleurs * durée de travail moyenne Cette correction rend l'évolution de l'emploi plus cohérente avec celle des pays voisins dans la mesure où il en résulte une baisse de l'emploi effectif, entre le 4e trimestre 2008 et le deuxième trimestre Il n'en reste pas moins que depuis le début de la crise, l'évolution de l'emploi effectif est la plus favorable au Luxembourg alors que la baisse de l'activité est similaire à celle des autres pays! 2.2 Un ajustement après tout "normal"? Il se pourrait que la très forte baisse de la productivité apparente du travail au Luxembourg ne soit que le fruit des circonstances exceptionnelles (forte chute de l'activité) associées aux caractéristiques institutionnelles et spécificités économiques du marché du travail domestique. Plusieurs arguments peuvent être avancés à cet égard. Il est un fait que le marché du travail luxembourgeois présente des rigidités plus élevées que ceux des pays voisins mais surtout en comparaison avec les pays anglosaxons. Ainsi, l'ocde publie un Indice de Protection de l'emploi: ce dernier est évalué à 3.3 pour le Luxembourg (cf. tableau D). Les pays voisins ont un indice moyen légèrement plus faible (de l'ordre de 2.4) tandis que celui des USA (0.2) et du Royaume-Uni (.) sont nettement inférieurs. Cet indice plus élevé au Luxembourg est expliqué de la façon suivante par l'ocde: "Employment protection legislation is one of the strictest among the OECD countries. In particular, the regulation of collective dismissals ( )" 3. Au-delà des aspects purement institutionnels, la part relativement faible de l'emploi temporaire (CDD, intérim, cf. tableau D) contribue à renforcer la thèse des rigidités plus élevées sur le marché du travail domestique. Au Luxembourg, seulement 6-7% des salariés sont concernés par un contrat à durée déterminée, contre quelque 5% dans la zone euro (ou, à titre d'exemple, quelque 30% en Espagne). Les EFT sont limitées aux seuls résidents mais sont a priori capables de renseigner sur la durée effective de travail (qui est en fait explicitement enquêtée), car souvent, les salariés prestent des heures supplémentaires au-delà des heures rémunérées et déclarées (figurant dans les fichiers IGSS); d'autre part, l'eft luxembourgeoise est marquée par une rupture de série méthodologique récente due au changement du sous-traitant, ce qui explique probablement la hausse observée (mais très peu vraisemblable) de la durée de travail en Les fichiers administratifs de l'igss sont forcément exhaustifs, donc comprennent les frontaliers mais ne sont pas à même de renseigner sur la durée effective (car ne comportant que la durée contractuelle) d'autre part, les fichiers de l'igss sont également empreints d'une rupture de série en raison de l'introduction du statut unique au..2009; néanmoins, les fichiers ont été corrigés et, sous certaines réserves, permettent de dégager une idée quantifiée sur l'évolution de la durée de travail au Luxembourg en Cette baisse est nettement supérieure à la baisse tendancielle moyenne (environ -0.2% par an). Dans sa prévision d'automne 2009, le STATEC avait admis une baisse plus élevée de la durée moyenne de travail, à savoir de l'ordre de 2.5%. Ce chiffre se justifiait par l'impact potentiel du chômage partiel qui était évalué à environ.5% sur l'ensemble de 2009, sur base des données connues jusqu'à la mi A ce jour, les données définitives sur le chômage partiel font apparaître que l'utilisation qui en a été faite a été beaucoup moins élevée que prévu (nombre de demandes effectivement tirées inférieur au nombre de demandes introduites et acceptées, cf. tableau C). 3 Source: Going for Growth, OCDE, Note de conjoncture n -0
119 8. Prévisions économiques L'absence de main d'œuvre qualifiée, qui est partiellement à la base de la forte immigration de travailleurs étrangers (migrants, frontaliers) est un autre argument qui va dans la même direction. Les entreprises devraient être réticentes à licencier des travailleurs qualifiés, faisant partie de l'emploi stable, dans la mesure où la probabilité serait élevée que les firmes ne pourraient plus embaucher le même type de travailleur à brève échéance en cas de reprise (inattendue). A propos de la reprise, il se pourrait également que les entreprises aient une vue différente du moment et de la vigueur de cette dernière que ce qui ressort implicitement des prévisions du STATEC. Auquel cas, l'activité (telle que mesurée par la valeur ajoutée ou le PIB) serait mal évaluée (c'est-à-dire sous-estimée). Les entreprises anticiperaient donc éventuellement une reprise plus forte en 200 et 20 que celle prévue actuellement par le STATEC. Forcément, la rétention de main d'œuvre serait alors moins grave et moins prononcée, car, in fine, après prise en compte correcte de l'activité dans les comptes nationaux définitifs, la baisse de la productivité serait moins importante. Il faut pourtant nuancer cet argument. En effet, suivant une enquête représentative menée auprès de dirigeants d'entreprises luxembourgeoises 2, 50% des répondants indiquent qu'ils ont déjà récupéré le niveau d'activité d'avant-crise ou l'atteindront endéans 2 mois (donc au plus tard au premier trimestre 20). Mais un tiers environ déclare le récupérer seulement endéans 24 mois et 5% encore plus tard, soit au plus tôt en 202. Les chiffres prévisionnels de croissance du STATEC figurant dans cette NDC entraînent implicitement un rattrapage du niveau d'activité pré-crise courant 20. L'ensemble de ces arguments - relatifs à l'ajustement retardé de l'emploi sur l'activité - peut se résumer en un indicateur appelé "délai moyen d'ajustement" (DMA) qui traduit la réaction de l'emploi à l'activité et aux autres variables explicatives et qui tient donc implicitement compte des caractéristiques institutionnelles. Ce DMA peut être déduit d'une équation économétrique expliquant l'évolution de l'emploi en fonction des variables "activité", "salaires réels" et "productivité tendancielle". Sans entrer dans les détails et d'après les calculs du STATEC présentés dans la prochaine partie, le DMA du marché du travail luxembourgeois se situerait entre 6 et 7 trimestres et serait plus élevé que celui de la France, de l'allemagne, de l'espagne, du Royaume-Uni et des USA. Seuls l'italie et le Japon présenteraient des résultats similaires (cf. tableau G). Tableau B: Récapitulatif de l'évolution du marché du travail et heures chômées déclarées Emploi salarié intérieur Heures travaillées Heures chômées Heures déclarées % heures chômées Durée de travail Coût salarial moyen Moyenne annuelle Total annuel Moyenne annuelle Moyenne mensuelle Total annuel 000 personnes mio heures 000 heures mio heures En % du total heures EUR/an (a) (b) (c) (d)=(b)+(c) (e)=(c)/(d) (f)=(b)/(a) (g) Evolution en % En point de % Evolution en % Sources: IGSS, STATEC Les premières estimations de la croissance en volume du PIB pour 2009, sur base des comptes trimestriels, aboutissent à une baisse de 3.4%, ce qui constitue une amélioration par rapport à la prévision en vigueur jusque-là, qui faisait état d'une baisse d'environ 4%. Des données plus exhaustives sur les comptes nationaux de 2009 deviendront disponibles en automne 200 puis en 20. Les comptes nationaux peuvent en effet être révisés jusqu'à quatre années en arrière, ce qui s'explique par l'amélioration progressive de la base statistique. Sur les révisions affectant le PIB trimestriel: "Revisions to GDP estimates in Luxembourg", Economie et statistiques du STATEC no "Luxembourg Business Compass" (vague d'avril 200), KPMG et Luxemburger Wort. Note de conjoncture n -0 9
120 8. Prévisions économiques Tableau C: Chômage partiel Demandes introduites Demandes avisées favorablement Demandes ayant donné lieu à indemnisation Quelques ratios Nombre d'entreprises Effectif en chômage partiel Equivalent temps-complet Nombre d'entreprises Effectif en chômage partiel Equivalent temps-complet Dépenses prévues (mio EUR) Nombre d'entreprises Effectif en chômage partiel Equivalent temps-complet Dépenses réalisées (mio EUR) Heures chômées*** (000 heures) % travailleurs en chôm. partiel / emploi salarié intérieur Idem, équivalent temps complet Dépenses effectives / dépenses sollicitées moyene mensuelle Total annuel moyene mensuelle Total annuel En % * ** Source: Comité de Conjoncture (calculs STATEC) * chiffres provisoires ** trois permiers mois *** Calcul basé sur une durée de travail mensuelle de 73 heures Tableau D: Indicateurs de flexibilité des marchés du travail Emploi à temps partiel (% de l'emploi total) Temps partiel subi (% du total) Emploi temporaire 2 Chômage partiel (% de l'emploi total, 2008) Chômage partiel (% de l'emploi total, 2009) Ancienneté moyenne (années) <= mois d'ancienneté (% du total) <= 6 mois d'ancienneté (% du total) Part de l'emploi industriel (en % du total) Part de l'emploi des services financiers dans le total (% du total) Indice de protection de l'emploi (OCDE) Indice de protection de l'emploi temporaire (OCDE) Indice de protection de l'emploi en cas de licenciements collectifs (OCDE) Zone euro* na na na na na na na Belgique Allemagne France Luxembourg** Pays-Bas na USA*** na 5. na na Sources: Eurostat, OCDE, BLS, STATEC Période de référence: 2008 sauf si indiqué différemment *UE5 pour temps partiel ** Emploi temporaire, temps partiel subi, ancienneté: résidents uniquement; chômage partiel: données nationales *** Emploi temporaire: 2005 **** Part de l'emploi financier: h/sem ou moins 2 CDD + interim 20 Note de conjoncture n -0
121 Tableau E: Résultats de l'estimation trimestrielle d'une équation agrégée, sans la durée de travail Dependent Variable: dlog(l) Variable Coefficient Std. Error t-statistic Prob. dlog(l(-)) dlog(l(-2)) dlog(q) dlog(q(-)) log(l(-))-log(q(-))+0.09*log(w(- )/P) *t constante R-squared 0.69 Mean dependent var Adjusted R-squared 0.66 S.D. dependent var S.E. of regression Akaike info criterion -8.9 Sum squared resid Schwarz criterion log likelihood Hannan-Quinn criter F-statistic Durbin-Watson stat.82 Prob(F-statistic) 0.00 Sample (adjusted): 995Q4 2009Q4 Tableau F: Résultats de l'estimation trimestrielle d'une équation d'emploi agrégée, avec la durée de travail Dependent Variable: dlog(l*h) Sample (adjusted): 995Q4 2009Q4 Variable Coefficient Std. Error t-statistic Prob. dlog(l(-)) dlog(h(-)) dlog(q) dlog(w(-)/h(-)/p(-)) log(l(-)*h(-))-log(q(-))+0.09*log(w(- )/h(-)/p(-)) *t constante AR(2) R-squared 0.59 Mean dependent var Adjusted R-squared 0.54 S.D. dependent var S.E. of regression Akaike info criterion Sum squared resid Schwarz criterion log likelihood 22.9 Hannan-Quinn criter F-statistic.9 Durbin-Watson stat 2. Prob(F-statistic) 0.00 Tableau G: Délais moyens d'ajustement de l'emploi Luxembourg trimestres Délai moyen d'ajustement (de l'emploi aux fluctuations de l'activité) Sources: OFCE (2009), STATEC France Allemagne 3. Les perspectives à court terme Les données sur l'activité, l'emploi, la durée de travail et les salaires ont été utilisées pour estimer une équation de demande de travail trimestrielle. Le but de cette estimation est 2 Italie Espagne Royaume-Uni USA Japon 8. Prévisions économiques de vérifier la qualité de l'ajustement économétrique entre l'emploi, l'activité et les autres variables explicatives; de dériver le délai moyen d'ajustement, afin de comparer la réactivité du marché du travail luxembourgeois à celle des pays voisins; d'essayer de prévoir, sur le court terme, l'emploi. 3. Les équations estimées sur données trimestrielles Une spécification standard pour une équation de demande de travail, issue d'une fonction de production CES ("constant elasticity of substitution"), est la suivante: log(l) = log(q) + α*log(w/p) + β*t () avec En d'autres mots, pour réaliser un niveau de production donné Q, il faut de moins en moins d'input emploi. L = emploi (mesuré en personnes); Q = valeur ajoutée brute mesurée en termes réels (volumes); W = salaires nominaux; P = prix implicites de la valeur ajoutée; t = tendance, mesurant la croissance tendancielle de la productivité apparente du travail. Le paramètre α représente l'élasticité de l'emploi par rapport à son coût réel et doit être négatif. Le signe de β est également négatif: au fil du temps, la productivité apparente du travail augmente, toutes choses étant égales par ailleurs, en raison de gains d'efficience et du progrès technique (productivité globale des facteurs) et/ou de l'accroissement de l'intensité capitalistique. t est généralement représenté par une tendance linéaire simple et le paramètre β (exprimé en valeur absolue) s'interprète alors comme la hausse tendancielle (en %) de la productivité apparente du travail. La relation () peut être estimée de différentes façons. Nous avons opté pour une estimation agrégée avec une spécification du type ECM: dlog(l) = γ*dlog(q) + θ*dlog(w/p) + δ[log(l)-log(q)- α*log(w/p)-β*t] + ε (2) où L, Q, W et P représentent les valeurs respectives pour l'économie entière. Lorsque la variable dépendante devient le volume de travail total, L est remplacé par L*h où h représente la durée de travail moyenne. (2) a été estimée en une étape, en fixant les paramètres de long terme sur le coût réel du travail α et la productivité tendancielle β avec les valeurs annuelles de Modux 2 (α=- 0.09, β= ). L'élasticité sur l'activité dans le long terme est fixée par défaut à (contrainte théorique). Pour plus de détail sur la procédure économétrique et l'analyse de la qualité de l'ajustement de l'équation, se référer au document "Mise en perspective de la rétention importante de main d'œuvre ('labour hoarding') au Luxembourg", Economie et Statistiques du STATEC, à paraître. Note de conjoncture n -0 2
122 8. Prévisions économiques Les membres du court terme tout comme la partie en niveaux retardée sont pour la plupart significatifs. Le coût salarial réel n'est pas significatif (à court terme) mais il a été laissé dans l'équation incluant la durée de travail, avec un signe positif. Ceci n'est pas forcément contradictoire: une forte hausse de la demande de travail peut aller, à court terme, de pair avec des pressions à la hausse sur les salaires. A long terme, la hausse du coût du travail doit toutefois peser sur la demande de travail (donc la variable coût du travail y doit prendre un signe négatif). La durée de travail a été dissociée de l'emploi dans la partie court terme de l'équation respective: une hausse de la durée de travail (en t-) engendre une baisse de l'emploi (nombre de personnes) en t. Il apparaît surtout que l'ajustement de l'emploi aux fluctuations de l'activité est très lent avec une élasticité cumulée sur l'activité inférieure à 0.08 dans le court terme dans les deux cas: une hausse de l'activité réelle de % entraîne à court terme moins de 0.% de hausse de la demande de travail! L'effet correction d'erreur est également très faible, avec seulement 7% de l'erreur commise en t corrigée en t+ pour l'équation sans la durée et 2% pour celle comprenant la durée. Finalement, l'emploi est très inerte, ce qui est illustré par la valeur comparativement élevée de l'élasticité estimée sur l'emploi retardé: 0.25 pour t- et 0.7 pour t-2 dans l'équation sans la durée et 0.42 (pour t-) dans l'équation comprenant la durée moyenne: une hausse de l'emploi de % en t entraîne, ceteris paribus, une hausse de l'emploi d'au moins 0.25% en t+ dans les deux cas. De ces paramètres estimés, on peut déduire le délai moyen d'ajustement (de l'emploi à l'activité), DMA. Le DMA illustre les instants auxquels ont lieu, en moyenne, les ajustements de l emploi à l activité, pondérés par l importance relative de l ajustement. En suivant la formule proposée par l OFCE (2009), on aboutit à un DMA de 7. trimestres pour l'équation sans la durée et de 3.4 trimestres pour l'équation comprenant la durée de travail. Le DMA de l'équation comprenant la durée de travail est plus faible dans la mesure où la durée de travail constitue déjà une variable d'ajustement, dont est tenu compte dans l'établissement des paramètres via l'estimation économétrique. Les DMA pour les autres pays figurant dans le tableau G ont tous été estimés sans la variable "durée moyenne de travail", voilà pourquoi il convient de se référer, pour la comparaison internationale, au DMA de 7. pour le Luxembourg. La conclusion est que le DMA du Luxembourg est relativement élevé au niveau international, seuls le Japon (8 trimestres) et l'italie (6 trimestres) présentant des valeurs similaires. L'ajustement est particulièrement rapide en Espagne (.) et aux USA (.5). Cf. "Chômage à durée indéterminée", Revue de l'ofce no., octobre L'établissement d'une prévision La prochaine étape consiste à prévoir l'évolution future de l'emploi à l'aide des équations estimées sur données trimestrielles. D'habitude, le lien entre l'activité, l'emploi et les salaires est effectué dans le cadre de Modux sur base d'équations estimées sur données annuelles. En temps normaux, ce modèle annuel suffit pleinement pour remplir sa tâche d'outil de prévision. Au stade conjoncturel actuel, il peut toutefois être intéressant d'utiliser les équations trimestrielles afin de tester la pertinence infra-annuelle des prévisions établies avec le modèle annuel et de mieux prendre en compte les dernières évolutions mensuelles et trimestrielles observées. D'autre part, les équations trimestrielles sont, plus que les équations annuelles de Modux, tributaires des révisions souvent importantes subies par les données des comptes nationaux et du PIB en volume (désaisonnalisé) en particulier: les résultats afférents sont donc à considérer avec prudence. Les valeurs trimestrielles pour 200 et 20 des variables explicatives des équations trimestrielles PIB en vol., coût salarial réel et durée de travail ont été calibrées en accord avec la dernière prévision macro-économique annuelle figurant dans cette NDC (cf. tableau H). Ensuite, les deux équations estimées ont été simulées sur l horizon de prévision: l équation sans la durée aboutit plutôt à une stabilisation de l emploi, sans hausse ni baisse marquée jusqu au dernier trimestre 20 où l emploi se mettrait à augmenter à nouveau légèrement; l équation comprenant la durée montre d abord une baisse sur 200 mais fait ensuite état d une hausse plus forte en 20. Il convient de signaler que pour la prévision figurant dans cette NDC, le STATEC a certes pris en compte les résultats des équations trimestrielles ainsi que ceux des équations annuelles figurant dans Modux mais il s est surtout inspiré des observations des derniers mois qui font preuve d une stabilisation certaine sur le marché du travail, l amenant à retenir une hausse de l emploi total intérieur de 0.6% en 200, soit un chiffre supérieur à celui indiqué par les équations trimestrielles. Pour 20, le STATEC admet une hausse de l emploi intérieur de.%. Une façon de concilier cette évolution plus pessimiste des équations trimestrielles avec l évidence économique et statistique (plus optimiste) des derniers mois serait d admettre une croissance de la productivité tendancielle plus faible que par le passé. En d autres mots, la croissance de l activité serait plus riche en emplois Seul le futur pourra dire si cette hypothèse, qui est de facto intégrée dans les prévisions annuelles (mais pas dans celles établies avec les équations trimestrielles), s est avérée juste. Note de conjoncture n -0
123 8. Prévisions économiques Graphiques C-C4: Ajustement historique et prévisions établies avec les équations trimestrielles Nombre de ersonnes (000) Q 995Q4 996Q3 C: Simulation des équations sur le passé 997Q2 998Q 998Q4 999Q3 2000Q2 200Q 200Q4 2002Q3 2003Q2 2004Q 2004Q4 2005Q3 2006Q2 2007Q 2007Q4 2008Q3 2009Q2 Ecart en % par rapport à l'emploi observé Q 996Q C2: Sur- ou sous-ajustement historique de l'emploi 997Q Emploi observé < emploi prévu 998Q 999Q 2000Q 200Q 2002Q 2003Q 2004Q 2005Q Emploi observé > Emploi prévu 2006Q 2007Q 2008Q 2009Q Emploi observé Equation comprenant la durée Equation sans durée Equation sans la durée de travail Equation avec la durée de travail 365 C3: Prévision "out of sample" C4: Prévisions personnes personnes Q4 2008Q 2008Q2 2008Q3 Equation sans durée de travail Emploi observé 2008Q4 2009Q 2009Q2 2009Q3 2009Q4 Equation avec durée de travail Q3 2007Q4 2008Q 2008Q2 2008Q3 2008Q4 2009Q 2009Q2 Emploi observé Prévision avec durée 2009Q3 2009Q4 200Q 200Q2 200Q3 200Q4 20Q 20Q2 Prévision sans durée 20Q3 20Q4 Tableau H: Valeurs de variables exogènes retenues pour la prévision PIB vol. Coût salarial réel Durée de travail Taux de croissance trimestriels (%) 2009 Q Q Q Q Q Q Q Q Q Moyennes annuelles (%) Note de conjoncture n -0 23
124 8. Prévisions économiques Prix et salaires La faiblesse actuelle de l'inflation sous-jacente ne fait pas de doute: cette dernière tourne autour de % ce qui s'explique par deux facteurs essentiellement: une inflation importée contenue, sans pourtant être négligeable: le STATEC prévoit ainsi une hausse des prix à l'importation de biens de quelque 3% en 200 et 20; y contribue notamment un prix du pétrole orienté à nouveau à la hausse (84.5 USD/baril en 200 contre 6.6 USD en 2009) ; un output-gap (écart entre le PIB observé et le PIB tendanciel ou potentiel) largement négatif (cf. Graphique 09 p. 06); en effet, même si dans une petite économie ouverte comme le Luxembourg, les tendances inflationnistes sont souvent importées, le cycle domestique semble tout de même jouer un rôle 2. Alors que l'inflation sous-jacente est donc faible, l'indice général a connu une petite poussée sur les derniers mois, en raison surtout de la hausse des prix pétroliers. Sur l'horizon de projection, les prix pétroliers sont supposés invariants, par rapport aux derniers niveaux observés, à quelque USD. Une approche similaire est adoptée pour les taux de change (cf. partie prévisions d'inflation, pp ). Comme les tendances sur les principaux déterminants des prix à la consommation sont censées se prolonger (output-gap négatif), et sous réserve d'une modification des autres hypothèses (cf. partie "Risques et incertitudes"), l'inflation devrait rester globalement contenue, en deçà de 2%. Cette relative faiblesse de l'inflation des prix à la consommation engendre mécaniquement (en raison du système d'indexation) des hausses salariales contenues. Sur les trois années prises ensemble ( ), les hausses salariales induites par le mécanisme d'indexation sont de.7% en moyenne par an, à comparer à une hausse annuelle moyenne de 2% depuis 990. D'autres facteurs déterminent l'évolution des salaires, comme la productivité ou le chômage. Force est de constater que les deux jouent dans la même direction: peu de pressions à la hausse sur les salaires: vue la hausse exceptionnellement forte du chômage (+.5 point entre 2008 et 200). Ainsi, le STATEC prévoit une inflation salariale moyenne d'environ 2.5% en 200 et 20. Ces hausses sont plus élevées que celles induites directement par l'échelle mobile - de l'ordre de 0.7 point par an - mais le différentiel est nettement plus faible que par le passé. Graphique 27: Coût salarial nominal et réel Evolution en % Coût salarial réel Coût salarial nominal Prix cons. Graphique 28: Inflation et écart de production Evolution en % Déflateur PIB Prix consom Ecart de production (PIB observé / PIB potentiel) 2008 Moyennes mobiles centrées, 3 ans (sauf écart de prod.) en raison de la fulgurante baisse de la productivité du travail (presque -0% en cumul sur 2008 et 2009); On peut évaluer qu'à court terme, une hausse de 0% du prix du pétrole, exprimé en USD, entraîne une hausse des prix à l'importation de biens de légèrement plus de % et une hausse du taux d'inflation domestique (prix à la consommation) de 0.2%. Mais ces effets ne correspondent qu'à l'impact direct des prix pétroliers sur les prix domestiques; l'impact indirect via les hausses des prix étrangers n'y est pas pris en compte (idée de choc symétrique). 2 On peut estimer qu'un point d'écart de production (positif) entraîne, à court terme, un surplus d'inflation (au niveau des prix à la consommation) d'environ 0.2 ppt. Avec un écart de production négatif tournant autour de 2.5-3% en 200/, on peut avancer que la position cyclique et la sousutilisation des capacités y associée - marquée par un output gap négatif - génère un impact négatif sur l'inflation d'environ 0.6 ppt. 24 Note de conjoncture n -0
125 8. Prévisions économiques Ainsi, entre 990 et 2009, les salaires nominaux augmentaient en moyenne de 3.4% par an tandis que la progression moyenne de l'échelle mobile (ou de l'ipcn) était de 2%. La hausse des salaires réels qui en résultait était donc d'environ.4 ppt par an. Sur l'horizon de prévision, le chiffre comparatif est nettement plus faible, de l'ordre de 0.7% par an. Mais ce mouvement de ralentissement des salaires réels avait été entamé bien avant la crise (cf. Graphique 30 ). Cette modération salariale se poursuivrait donc sur l'horizon de prévision, sous réserve d'une modification des hypothèses sousjacentes (trajectoire modifiée de l'écart de production, prix pétroliers, taux de change). Graphique 29: Prix à la consommation et prix à l'importation de biens Graphique 30: Salaires réels par branche (déflateur: prix à la consommation), tendances Evolution en % Salaires réels, secteur privé non financier Moyennes mobiles centrées, 5 ans Salaires réels, secteur financier Prix à l'import. de biens Prix à la consommation Evolution en % 8.9 Finances publiques Les principales hypothèses concernant l'évolution des dépenses publiques sont décrites dans la partie 8.3. Les hypothèses sur les dépenses se basent essentiellement sur le Budget voté 200. Accessoirement, le Programme de stabilité et la récente déclaration sur l'état de la Nation sont pris en compte. Rappelons que le STATEC admet un ralentissement assez fort des dépenses publiques en 200 et 20, en ligne avec les sources mentionnées.toutefois, les prévisions du STATEC en matière de dépenses publiques divergent du Budget 200 sur deux grandeurs, à savoir l'investissement et la masse salariale, qui sont prévus de freiner davantage, ce qui a un impact non négligeable sur le solde. Les simulations du STATEC aboutissent effectivement à un solde public bien plus favorable en 200 qu'admis encore dans le Programme de stabilité et de croissance (-2.% contre -3.9%). Les différents éléments qui expliquent cette différence sont repris en détail plus loin, parmi lesquels il convient de citer les moindres dépenses (investissement, salaires) mais aussi l'impact de la conjoncture plus favorable sur les recettes. Entre janvier et juin 200, la croissance économique a été relevée de point environ en cumul pour les années 2009 et 200. Par ailleurs, les marchés financiers et boursiers ont été orientés très favorablement jusqu'à l'intensification de la crise grecque fin avril. Si par contre le Budget 200 était exécuté comme prévu au niveau des dépenses donc si le freinage plus fort des dépenses d'investissement et de masse salariale n'avait pas lieu le déficit public se situerait plutôt dans une fourchette allant de -2.5% à -3.0%. La Commission européenne prévoit quant à elle, dans ses dernières prévisions de printemps, un déficit public de 3.5% du PIB en 200 et de 3.9% en 20. Il convient de ne pas confondre les salaires réels déflatés par les prix à la consommation par ceux déflatés par les prix de valeur ajoutée, approche qui est à préconiser dans une optique d'analyse de la compétitivité. Déflater les salaires nominaux par les prix à la consommation revient à se demander, quelle hausse les salariés (représentés éventuellement par les syndicats) arrivent-ils à obtenir en sus de la dégradation de leur pouvoir d'achat, mesurée par l'inflation des prix à la consommation. Note de conjoncture n -0 25
126 8. Prévisions économiques Mais la Commission possède un scénario macroéconomique pour le Luxembourg plus pessimiste que le STATEC avec une croissance du PIB en vol. de 2.0% en 200 et de 2.4% en 20. Dans cet ordre d'idées, les deux scénarii, c.-à-d. celui du STATEC et celui de la Commission, ne sont pas contradictoires, car pour la Commission européenne, une croissance plus élevée, proche de celle retenue par le STATEC, entraînerait également un déficit proche de celui figurant dans le scénario central du STATEC. Le contexte conjoncturel plus favorable explique donc en grande partie l'orientation plus positive des recettes publiques en 200 pour lesquelles le STATEC admet maintenant qu'elles devraient pouvoir augmenter de.9% après avoir baissé de 0.3% en Pour l'établissement du PSC, le Gouvernement était encore parti sur des baisses de 0.9% en 2009 et de.0% en 200. Au total, la plus-value de recettes pour l'année 200 (cette prévision par rapport au PSC) se monte à quelque 500 mio EUR. Pour 20, la poursuite d'une reprise modérée - hypothèse qui constitue la clef de voûte de la prévision macro-économique du STATEC - devrait engendrer une évolution plus favorable encore des recettes, sous l'impulsion notamment des hausses prévues des barèmes sur les revenus des ménages. Comment se présente l'évolution des différentes catégories de recettes dans le détail? Les impôts indirects (TVA, accises, taxe d'abonnement, etc. ) devraient encore légèrement baisser en 200 (-0.7%), ceci principalement sous l'impulsion d'une baisse des accises (environ -5%). D'après les données mensuelles des recettes publiques, la TVA (et surtout la taxe d'abonnement) sont orientées (très) favorablement ce qui suffira largement à compenser la baisse des accises. Pour ce qui concerne la taxe d'abonnement, le STATEC reste toutefois prudent, avec une hausse prévue d'environ 8%, tandis que sur les 4 premiers mois, cet impôt progresse déjà de plus de 20%. Il faut noter que le STATEC a retenu une hypothèse sur l'indice boursier européen assez conservatrice (+9% environ), hypothèse qui intègre en partie les conséquences de l'intensification de la crise grecque. En 20, les impôts indirects devraient pouvoir augmenter plus fortement, de l'ordre de 3.5%, bénéficiant entre autres d'une reprise des accises. D'après les données mensuelles sur les recettes publiques, les impôts collectés auprès des sociétés progressent très fortement. Une des causes de cette augmentation serait un effet de rattrapage dans la collecte (accélération de la perception d'impôts dus pour les années antérieures): cette initiative n'aurait donc qu'un impact passager. D'autre part, les projections du STATEC admettent une certaine recrudescence de l'excédent d'exploitation des entreprises: +7% environ en 200 et 20 contre -0% en Ainsi, en partant d'une élasticité proche de l'unité, la hausse escomptée des impôts prélevés auprès des sociétés de 2.5% en moyenne par an en 200 et 20 ne paraît pas excessivement optimiste. Les impôts directs perçus auprès des ménages ne devraient pas augmenter fortement en 200, vue la faible hausse de la masse salariale: le taux prévu par le STATEC est de.6%. Pour 20 par contre, il faudra s'attendre à une accélération certaine de cette catégorie d'impôts, sous le double effet de la (légère) accélération de la masse salariale et de la hausse de la fiscalité. D'après la déclaration sur l'état de la Nation, la plus value-fiscale annoncée ex ante se situerait aux alentours de 200 mio EUR. En tout, les impôts perçus auprès des ménages devraient pouvoir augmenter de quelque 300 mio entre 200 et 20 ou de 0%. Les cotisations sociales sont très fortement corrélées à l'évolution de la masse salariale. En l'absence de modifications majeures des taux de cotisation, cette catégorie de recettes publiques, qui compte pour environ 30% du total, devrait progresser modérément en 200 (+2.5%) et 20 (+3%), loin des hausses moyennes observées par le passé (environ 7.5% p. a. depuis 990). Au total, les recettes publiques devraient donc progresser de.9% en 200 et de 4.6% en 20. Associée à une progression des dépenses publiques de 5.2% en 200, il en résulterait un solde public de -2.% du PIB, soit une nette détérioration par rapport à 2009 (-0.7%). L'ampleur de la dégradation n'a toutefois rien d'exceptionnel: entre 200 et 2002, le solde public s'était dégradé davantage (passant d'un excédent de 6.% à un excédent de 2.% du PIB). Pour 20, le STATEC anticipe une légère amélioration, le solde devant passer à -.7%. La différence de ces projections avec celles figurant dans le PSC peut surprendre. Pour rappel, dans le PSC figure une projection de solde public de -3.9% pour 200 et de -5% pour 20. Quels sont les facteurs qui peuvent expliquer ces différences? Le premier élément à prendre en compte est une dégradation moins prononcée du déficit constaté pour 2009: dans le PSC figure encore un déficit de.% tandis que la Notification de printemps comporte un déficit de 0.7%. Il en résulte une réduction mécanique du déficit de 200 de 0.4 ppt, par un simple effet de base. 2 La projection pour 200 a été établie en prenant en compte l'évolution observée des recettes publiques sur les premiers 4 mois de l'année 200. La progression annuelle moyenne de cet agrégat est de 6% depuis Note de conjoncture n -0
127 8. Prévisions économiques En principe, et cela compte à la fois pour la prévision du STATEC que pour le PSC, les dépenses publiques prévues pour 200 sont celles figurant dans le Budget voté. Toutefois, conformément aux déclarations ultérieures du Gouvernement (et en accord avec ce qui s'est passé lors des exercices précédents), le STATEC a révisé à la baisse la FBCF, à savoir de l'ordre de 200 mio EUR. Le STATEC part également d'une évolution moins dynamique de la masse salariale, partiellement en raison d'une hypothèse moins élevée sur l'échelle mobile, ce qui fait gagner encore 00 mio EUR par rapport aux dépenses figurant dans le PSC. L'impact des modifications sur la FBCF et la masse salariale se chiffre à environ 0.75 ppt du PIB. Finalement, comme indiqué déjà plus haut, la situation conjoncturelle améliorée, avec une projection plus optimiste du PIB pour 200 et une première estimation pour 2009 moins négative, peut être invoquée pour expliquer encore quelque 0.4 ppt de la réduction du déficit public de Au total, l'addition des éléments invoqués ci-avant se traduit par une réduction du déficit public entre le PSC et cette prévision du STATEC de =.55 ppt. Ces éléments factuels expliquent donc quasi entièrement la différence qui est de -2. -(-3.9) =.8 ppt. Reste à préciser que la projection du STATEC comporte comme hypothèse cruciale un réel ralentissement des dépenses publiques, et cela déjà à partir de 200. L'établissement du solde structurel permet de déterminer l'impact de la politique budgétaire et fiscale, hormis l'influence des fluctuations conjoncturelles. Le solde structurel (cf. NDC -04, p. 48) est obtenu en "purgeant" le solde nominal des effets de la conjoncture sur les finances publiques. Ces effets sont appréhendés au moyen de l'écart de production ou "output-gap". D'après les calculs du STATEC, le solde structurel deviendrait négatif en 200, à -0.7% du PIB, après un chiffre positif en 2009 (+0.8%, cf. Tableau 56). Il en résulterait une impulsion budgétaire (c'est-à-dire un apport "net" de la politique budgétaire et fiscale, hors influence de la conjoncture) positive de.4 point 3, après +0.6 point en En 20, la politique budgétaire serait à peu près neutre, avec une impulsion budgétaire nulle, mais l'expérience du passé montre que les soldes structurels sont fortement révisés. Il faut donc être très prudent dans l'interprétation de ces chiffres. 2 Budget de l'etat: +.9% pour 200; prévision actuelle: +.7%. La révision totale sur le PIB nominal d'un point de %, associée à une élasticité unitaire entre les recettes et le PIB nominal, devrait engendrer une plusvalue de recettes d'environ 60 mio EUR, soit 0.4 ppt. 3 Le chiffre de.4 s'obtient en faisant la différence entre les soldes structurels de 200 et 2009: = -.5 (la différence entre.4 et.5 est due à un problème d'arrondi). Par convention, l'impulsion budgétaire est représentée par un chiffre positif si elle est expansive, c'est-à-dire supportant la conjoncture, le contraire étant une politique restrictive. Note de conjoncture n -0 27
128 8. Prévisions économiques Tableau 55: Compte simplifié des recettes et dépenses de l'etat Recettes et dépenses publiques Mio EUR Total des dépenses Consommation intermédiaire Formation de capital Rémunération des salariés Prestations sociales Autres dépenses Total des recettes Impôts sur la production et les importations Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc Cotisations sociales Autres recettes Capacité/besoin de financement Évolution en % Total des dépenses Consommation intermédiaire Formation de capital Rémunération des salariés Prestations sociales Autres dépenses Total des recettes Impôts sur la production et les importations Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc Cotisations sociales Autres recettes En % du PIB Total des dépenses Consommation intermédiaire Formation de capital Rémunération des salariés Prestations sociales Autres dépenses Total des recettes Impôts sur la production et les importations Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc Cotisations sociales Autres recettes Capacité/besoin de financement ( : données observées; : prévisions STATEC, juin 200) Tableau 56: Besoin/capacité de financement; solde structurel PIB et PIB potentiel Mio EUR (sauf indication contraire) PIB val idem, évol. en % PIB vol idem, évol. en % PIB potentiel vol idem, évol. en % Output-gap (% du PIB potentiel) Finances publiques Dépenses totales idem, évol. en % Recettes totales idem, évol. en % Solde nominal idem, en % du PIB Solde structurel (en % du PIB val.) Impulsion budgétaire (points de % du PIB) (prévisions juin 200) 28 Note de conjoncture n -0
129 8. Prévisions économiques Graphique 3: Recettes et PIB en valeur 20 Graphique 32: Part des recettes et dépenses publiques dans le PIB Evolution en % Recettes nominales PIB valeur en % Total des recettes par rapport au PIB nominal Total des dépenses par rapport au PIB nominal Graphique 33: Impulsion budgétaire Politique budgétaire expansive En points de PIB Politique budgétaire restrictive Note de conjoncture n -0 29
130 8. Prévisions économiques Prise en compte du modèle d'indicateurs précurseurs du STATEC pour l'établissement de la prévision du PIB. Introduction Le STATEC avait engagé en 2007 un projet de recherche visant à établir des projections à très court terme sur le PIB trimestriel. L'ensemble du projet est décrit dans le no. 4 de la série "Economie et statistiques" du STATEC. Cet encart se concentre sur les principaux aspects méthodologiques ainsi que sur la partie prévisionnelle. Le but principal du projet est l'amélioration de la prévision économique relative au Luxembourg. Le STATEC établit ses prévisions économiques à l'aide d'un modèle macro-économétrique annuel, appelé Modux. Ce dernier est généralement alimenté avec les dernières données des comptes annuels ainsi qu'avec les hypothèses des principales organisations internationales en ce qui concerne la trajectoire des variables exogènes d'intérêt pour le Luxembourg et figurant dans Modux (demande étrangère, prix pétroliers, taux d'intérêt, etc. ). L'intérêt de ce projet-ci est le prolongement du PIB trimestriel sur l'année courante afin de mieux calibrer la prévision annuelle du PIB sur la première année simulée. 2. Aspects méthodologiques Les indicateurs précurseurs présentés ici s inscrivent dans le prolongement des travaux entrepris depuis quelques années à l'ofce 2 et dans d autres institutions qui visent à élaborer des outils de prévision de la croissance du PIB à deux trimestres 3. Ces indicateurs utilisent principalement l information contenue dans les enquêtes de conjoncture. La plupart étant à fréquence mensuelle, l'indicateur peut être calculé chaque mois pour actualiser les prévisions antérieures avec les nouvelles informations conjoncturelles parues. L horizon de prévision est de deux trimestres supplémentaires par rapport aux derniers comptes nationaux connus. - peu d'études économétriques ont été publiées sur les données trimestrielles des comptes nationaux luxembourgeois; - peu de travaux ont été publiés sur des indicateurs apparentés ou précurseurs du PIB du Luxembourg 4 ; - au niveau international, la plupart des études s'efforcent de prévoir le PIB tandis que les spécificités de l'économie luxembourgeoise, avec la prédominance du secteur financier, plaident en faveur d'une approche désagrégée. Ainsi, deux équations séparées ont été estimées: une pour la VAB du secteur financier et une autre pour la VAB de toutes les autres branches, marchandes ou nonmarchandes, agrégées en une seule. A priori, la modélisation des séries trimestrielles des comptes nationaux (CNT) du Luxembourg constitue un défi important. En effet, l'analyse et l'observation naïve des données des comptes trimestriels luxembourgeois font ressortir une forte volatilité et un degré de révision élevé: ces faits ont été maintes fois mis en avant dans les bulletins conjoncturels de la BCL et du STATEC. La méthodologie consiste à sélectionner des variables, d abord pour la rationalité économique du lien avec le taux de croissance de la valeur ajoutée sectorielle, et ensuite pour leurs propriétés économétriques. En outre, les séries choisies doivent être rapidement disponibles et peu révisées. Les enquêtes mensuelles de conjoncture remplissent ces critères et contiennent, par ailleurs, une information conjoncturelle non exploitée directement par le modèle Modux. Par ailleurs, d'autres séries statistiques typiquement utilisées dans ce genre de travaux sont les taux d'intérêt, les prix pétroliers, les indices boursiers etc. Des efforts particuliers ont été entrepris pour tenir compte, au niveau du choix des variables, des spécificités économiques nationales. Les travaux entrepris pour le Luxembourg présentent un caractère novateur, ceci de plusieurs points de vue: Les variables dépendantes des équations sont constituées par les données trimestrielles désaisonnalisées de la VAB du secteur financier et du reste de l'économie, exprimées en taux de croissance trimestriels. Pour expliquer l'évolution du non-financier, les variables suivantes apparaissent généralement de façon significative 5 : Pour une description plus approfondie, cf. Economie et statistiques du STATEC no. 4: "Indicateurs avancés de croissance pour les secteurs financier et non-financier au Luxembourg". 2 Organisme Français des Conjonctures Economiques, cf.: 3 Heyer E. et Péléreaux H. (2004), "L'indicateur de croissance infra-annuelle pour l'économie française", Revue de l'ofce, n 88, janvier La seule référence semblable est Nguiffo-Boyom M. (2008), "A monthly indicator of economic activity for Luxembourg", Cahier d'etudes de la Banque Centrale du Luxembourg no. 3, mars Un des problèmes majeurs apparu au cours des travaux est l'instabilité des équations, surtout en ce qui concerne le non-financier. Ainsi, la meilleure spécification retenue, au regard des tests statistiques usuels, peut varier d'un trimestre à l'autre. Cet état des choses découle du fait que l'approche choisie est une approche économétrique: le choix des variables doit être guidé par leur significativité statistique. Alors que certaines variables restent immuablement significatives, d'autres apparaissent puis disparaissent à nouveau. Ces changements sont également à voir dans le contexte des révisions assez fréquentes et importantes, et portant sur des données assez lointaines dans le passé, des comptes trimestriels (cf. Economie et statistiques no. 39 du STATEC : "Revisions to GDP estimates in Luxembourg, performing revisions analysis by using an OECD toolset"). Ces questions sont commentées de façon approfondie dans le numéro 39 de la série Economie et statistiques du STATEC. 30 Note de conjoncture n -0
131 8. Prévisions économiques l'enquête de conjoncture dans l'industrie ; - la confiance des ménages 2 ; - un indicateur de confiance synthétique pour la zone euro 3 ; - un taux de change euro/dollar, un taux d'intérêt réel ainsi que les prix pétroliers; - un indice boursier, alternativement celui des USA ou celui de la zone euro; Ce qui peut étonner à la lecture de cette liste est la prédominance des variables internationales, car les enquêtes de conjoncture nationales, qui constituent pourtant la base de ces équations dans la littérature, semblent sous-représentées, à l'image de celle effectuée dans la construction qui ne ressort jamais de façon significative 4. D'autre part, il convient de ne pas perdre de vue que l'économie luxembourgeoise est extrêmement ouverte, plus que les pays pour lesquels ces indicateurs ont été établis à l'origine, et il ne faut alors peut-être pas s'étonner si l'indicateur précurseur pour la zone euro "domine" les enquêtes nationales. En tout état de cause, les séries retenues permettent de représenter convenablement sur le passé l'évolution de la VAB des branches non-financières. La qualité de cet ajustement est examinée dans la partie 3. Pour ce qui concerne le secteur financier, les trois variables suivantes suffisent pour expliquer la croissance historique: - l'évolution des OPC, nette des évolutions boursières, c'est-à-dire les apports de capitaux frais dans les OPC domiciliés au Luxembourg; - un indicateur de mesure du risque qui est constitué par l'inverse du Price-earnings ratio (PER) diminué d'un taux d'intérêt réel à long terme 5 ; - l'indice boursier des USA. Ces variables apparaissent de façon récurrente, mis à part l'indice boursier des USA, qui n'est significatif que depuis 6 trimestres, venant remplacer l'indice européen présent auparavant. Le détail des équations et l'historique des variables significatives peut être consulté au no. 4 de la série "Economie et statistiques". 3. Performance du modèle sur le passé La validation du modèle ou des équations sur base de la performance prédictive historique constitue une étape cruciale, sans la réalisation de laquelle aucun jugement ne peut être émis quant à la pertinence des prévisions établies avec les équations. Force est de constater que la période sur laquelle les équations peuvent être évaluées est bien trop courte, car limitée à deux ans 6. Qui plus est, l'année 2008 se prête très mal à une analyse de ce point de vue, car la performance prédictive des équations d'indicateurs précurseurs, basées sur les enquêtes de conjoncture, semble avoir été fortement perturbée (cf. Péléreaux 2009: "Indicateurs avancés: les boussoles s affolent" 7 ). N'empêche, la comparaison est nécessaire et a priori utile. Mais elle sera limitée ici à celle de la deuxième prévision pour un trimestre donné ou à un trimestre d'écart. Les équations performent en effet nettement moins bien lorsqu'on essaie de projeter le PIB deux trimestres en avance. Synthétisée par une analyse en composantes principales sur les questions les plus pertinentes relatives à l'activité, les carnets de commande, etc. 2 La confiance des ménages n'apparaît de façon significative que dans la toute dernière version de l'indicateur pour le non-financier, d'ailleurs au moment où l'enquête de conjoncture industrie disparaît. 3 Il s'agit de l'indicateur avancé pour la zone euro élaboré par l'ofce: cf.: 4 Les données de l'enquête dans les services ne remontent que jusqu'en 2005 et ne peuvent donc pas être utilisées. L'enquête auprès des consommateurs est effectuée depuis Pour pouvoir être utilisée, elle a été rétropolée jusqu'en 995 à l'aide de l'enquête européenne qui présente une forte corrélation avec l'enquête nationale. 5 La signification de l'écart entre l'inverse du "price-earnings ratio" et le taux d intérêt réel à long terme pour la zone euro est la suivante: si le PER est élevé, les titres en bourse sont relativement chers, donc si /PER est élevé, les titres en bourse sont relativement bon marché. Si l'investissement en bourse constitue un investissement risqué, l'alternative en est un placement à terme, dont le rendement peut être évalué par le taux d'intérêt réel à long terme. L'écart entre /PER et le taux d'intérêt réel mesure donc l'intérêt d'un placement risqué: le coefficient attendu est positif car, plus le client a un comportement risqué, plus grande est la rémunération attendue pour les banques (via les commissions). 6 Il semble incongru de vouloir analyser la capacité prédictive des équations sur 2009 alors que les données des CNT devraient y éprouver encore maints changements. Cette question est élucidée davantage dans le corps du texte. 7 Note de conjoncture n -0 3
132 8. Prévisions économiques Le graphique A montre qu'on peut distinguer 3 souspériodes : - l'année 2007 et le premier trimestre 2008, sur lesquels le modèle semble avoir bien "prévu 2 " l'évolution future du PIB; - la période marquée par le début et l'apogée de la crise, c'est-à-dire le deuxième semestre 2008 sur lequel le modèle rate complètement; - l'année 2009 pour laquelle il est bien trop tôt pour émettre un jugement définitif. Graphique A: Prévisions à un trimestre d'écart du PIB en volume et réalisations Croissance trimestrielle du PIB vol. SA Q Q Q Q 2008 Q Q Q Q Deuxième prévision du PIB vol. désaisonnalisé Dernier chiffre CNT 2009 Q Q Q4 Quelques remarques additionnelles: - Sur l'ensemble de la période, les équations surestiment la croissance réalisée ex post; il y a en effet, sur base de la deuxième prévision, un écart d'un point de % de croissance trimestrielle prévue en trop par les équations, ce qui doit être considéré comme énorme, mais si la crise est passée par là; - en se bornant aux trimestres "à succès" 2007 Q Q, le biais devient quasiment nul (-0. ppt en moyenne par trimestre); - sur 2009, les équations ratent complètement le profil tel qu'actuellement disponible, mais les chiffres de comptes nationaux vont encore évoluer; aussi, en se focalisant sur la moyenne relative à cette période, il apparaît que les équations ont visé juste, avec des deux côtés (deuxièmes prévisions et réalisations effectives à ce jour) une évolution moyenne de +0.3% par trimestre; - l'analyse présentée dans l'"economie et statistiques" no. 4 révèle que les bonnes performances réalisées sur le début de la période examinée résultent en partie d'effets compensatoires: sur 2007 Q4 et 2008 Q, une sousestimation prévisionnelle d'un secteur compense une prévision trop optimiste dans l'autre (ou vice-versa); mais, comme l'utilisation primaire des équations se situe au niveau macro, nous jugeons légitime l'approche agrégée retenue ici pour l'analyse des performances historiques. Tableau A: Prévisions et réalisations du PIB en volume désaisonnalisé Prévisions indicateurs Données comptes nationaux trimestriels Ecarts: dernier chiffre moins Trimestre prévu ere prévision 2e prévision ere estimation 2e estimation Dernier chiffre...ere prév....2e prév Q2* na Q Q Q Q2 * na na Q3 * na Q Q Q Q3** nd 2009 Q4** nd nd Moyennes des écarts 200 Q** nd nd nd Q2** 0.5 na nd nd nd ( : les données figurant dans ce tableau peuvent diverger légèrement des comptes nationaux publiés, ceci pour des raisons techniques) * Pas de prévisions sur certains trimestres (na) ** nd = comptes nationaux non encore disponibles 2 Aucune prévision n'avait été établie pour le deuxième trimestre A proprement parler, il ne s'agit plus d'une prévision car le chiffre de croissance, à un trimestre d'écart, est établi lorsque le trimestre en question est déjà révolu. Ainsi, la deuxième prévision pour le premier trimestre 200 a été établie début avril Note de conjoncture n -0
133 8. Prévisions économiques Prévisions Les équations présentées ci-dessus ont donc été utilisées pour affiner la prévision annuelle établie avec Modux et commentée dans cette NDC. En pratique, seule la prévision à un trimestre d'écart est utilisée, car celle à deux trimestres d'écart (encore appelée première prévision pour un trimestre donné) se révèle bien plus médiocre. Ainsi, la combinaison des deux prévisions sectorielles aboutirait à une hausse du PIB désaisonnalisé de légèrement plus de % en 200 Q (graphique B). Ce résultat découle d'une hausse projetée de 3% de la VAB dans le secteur financier et de 0.6% dans les autres branches. Mis à part le premier trimestre 2009, auquel on peut aisément imputer un effet de rattrapage (car faisant suite à trois trimestres de recul ou de stagnation de l'activité), cette performance serait la meilleure depuis le deuxième semestre 2007, performance pourtant en ligne avec la bonne dynamique de la conjoncture mondiale (et des marchés financiers sur cette période) mais un peu moins avec la médiocrité de la reprise dans la zone euro (PIB vol. +0.2% en 200 Q). Au niveau des autres branches, ce qui contribuerait le plus en 200 Q, serait l'indicateur précurseur de la zone euro (contribution: +0.6 ppt). Celui-ci est en effet orienté assez favorablement et plaide pour une situation d'ensemble nettement améliorée dans la zone euro sur la première moitié de 200. L'indice boursier US, qui entre avec un retard de 2 trimestres dans l'équation, constitue également un support (contribution: +0.4 ppt), reflétant encore la forte hausse des indices boursiers sur la deuxième moitié de L'Euro/Dollar, le pétrole et la confiance des ménages sont tous orientés négativement, avec la contribution la plus défavorable provenant du prix de l'or noir. Rappelons que le prix du baril de pétrole est orienté à la hausse depuis des mois déjà, mouvement amplifié par la dépréciation de la monnaie commune. Au niveau du secteur financier, l'impulsion maximale proviendrait de l'évolution de l'indice boursier (+0.7 ppt), lequel entre avec un retard de trimestre dans l'équation (traduisant donc la hausse des marchés boursiers en 2009 Q4). Mais les autres facteurs (prime de risque et OPC nets) ne trainent pas loin derrière, chacun contribuant avec 0.5 ppt. Il s'agit par ailleurs de la deuxième fois seulement depuis le début 2008 que les trois facteurs sont orientés positivement de façon simultanée. Corrélativement, le modèle donne les meilleurs prévisions pour le secteur financier depuis le début 2008, et cela à compter du 3 e trimestre Ces bonnes prévisions sont dans l'ensemble confirmées par les chiffres observés des comptes trimestriels. Comment cette prévision peut-elle maintenant servir au niveau de la projection macro? A l'issue du 4 e trimestre 2009, on observe un recul du PIB en vol. de 3.4% pour La question principale est de savoir comment l'économie va récupérer au cours de 200 cette baisse d'activité inégalée depuis près de 30 ans. Les comptes trimestriels connus jusqu'à la fin de 2009 donnent déjà une réponse partielle car ils signalent la fin de la récession au 3 e trimestre 2009 (hausse du PIB en vol. désaisonnalisé de 4.8%). Mais ces comptes trimestriels peuvent également aider à affiner la prévision sur 200 dans la mesure où ils dégagent ce qu'on appelle un "acquis de croissance". Ce dernier représente, pour 200, la croissance moyenne annuelle étant donnés les comptes trimestriels observés et connus (donc jusqu'à fin 2009) et sous l'hypothèse d'une croissance nulle sur tous les trimestres restants, donc Q-Q A l'issue du 4 e trimestre 2009, l'acquis de croissance pour 200 s'élève ainsi à.8%. En prenant en compte la prévision issue des équations commentées plus haut, de.2% pour le premier trimestre 200, on arrive à un acquis de 3% environ pour 200. Rappelons que le STATEC avait relevé en janvier 200 sa prévision pour l'établissement du cadre macro-économique pour le Programme de stabilité et de croissance de 2.% (NDC 2-09, décembre 2009) à 2.5%. Les prévisions établies avec les équations trimestrielles plaideraient donc pour un relèvement supplémentaire. En incluant des hypothèses prudentes pour les trimestres Q2-Q4 (soit +0.35% en glissement trimestriel, à comparer avec une hausse trimestrielle moyenne depuis 2000 de +0.7%) on aboutirait à une croissance annuelle moyenne en 200 de 3.5%. Or le STATEC retient pour le moment une prévision de 3% vues les menaces pesant encore sur la reprise conjoncturelle dans la zone euro, surtout pour ce qui concerne le 2 e semestre. Ne perdons pas de vue qu'un acquis de croissance admet comme hypothèse minimale une croissance zéro sur les trimestres restants. Une rechute du PIB trimestriel de l'ordre de.5% en Q2 ou Q3 ramènerait l'acquis de croissance à une fourchette comprise entre -2%. Graphique B: Prévisions du PIB en volume désaisonnalisé pour le er semestre 200 Evolution en % Q Q Q Q Chiffres observés 2008 Q Q Q Q 2009 Q Q Q4 Prévisions 200 Q 200 Q2 VAB totale en vol. désaisonnalisée Note de conjoncture n -0 33
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135 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Sommaire Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau a: PIB optique dépenses (prix courants) 37 Tableau a - suite: PIB optique dépenses (prix constants) 38 Tableau b: Formation brute de capital fixe (prix courants) 39 Tableau b - suite: Formation brute de capital fixe (prix constants) 40 Tableau c: Exportations et Importations (prix courants) 4 Tableau c suite: Exportations et Importations (prix constants) 42 Tableau 2a: Indice des prix à la consommation, désagrégation de l'indice luxembourgeois (IPCN) 43 Tableau 2b: Indice des prix à la consommation harmonisé, comparaison internationale 44 Tableau 2c: Prix à la production, industrie et construction 45 Tableau 2c - suite: Prix à la production, industrie et construction 46 Tableau 2d: Taux de change et termes de l'échange (liés aux exportations de biens) 47 Tableau 2e: Coût salarial. Luxembourg 48 Tableau 2f: Coût salarial, comparaison par pays 49 Tableau 2f - suite: Coût salarial moyen. comparaison par pays, industrie 50 Tableau 2g: Rémunération moyenne des salariés 50 Tableau 3a - : Enquête d'activité dans l'industrie - Production du mois en volume 52 Tableau 3a - 2: Enquête d'activité dans l'industrie - Production par jour ouvrable en volume 53 Tableau 3a - 3: Enquête d'activité dans l'industrie - Commandes nouvelles totales en valeur 54 Tableau 3a - 4: Enquête d'activité dans l'industrie - Nombre de salariés 55 Tableau 3a - 5: Enquête d'activité dans l'industrie - Heures travaillées 56 Tableau 3b: Activité dans la construction 57 Tableau 3c: Activité dans le commerce 58 Tableau 3d: Activité dans les services financiers 59 Tableau 4a: Enquête de conjoncture. Industrie 60 Tableau 4b: Enquête de conjoncture. Construction 60 Tableau 5a: Marché du travail () 6 Tableau 5b: Marché du travail (2) 62 Tableau 5c-: Taux de chômage harmonisé, total et jeunes. comparaison internationale 63 Tableau 5c-2: Taux de chômage harmonisé, par sexe. comparaison internationale 64 Tableau 5d-: Emploi salarié par secteur d'activité, nationalité et pays de résidence 65 Tableau 5d-2: Emploi salarié par résidence et par nationalité 66 Tableau 6a: Statistiques du commerce extérieur 67 Tableau 6b: Balance des paiements: compte des transactions courantes 68 Tableau 6c: Balance des paiements: compte des opérations financières 69 page Note de conjoncture n -0 35
136 Annexe I: Statistiques conjoncturelles De brèves notes explicatives font suite à certains tableaux. Des explications plus détaillées (commentaires méthodologiques et historiques) peuvent être trouvées aux pages correspondantes de l annuaire statistique du STATEC ou sur le site Internet A noter que la mention "taux de variation" fait référence à des taux de variation interannuels. c'est-à-dire par rapport à la période correspondante de l'année précédente. Notes méthodologiques: - Résultat rigoureusement nul.. Il ne saurait être question d'inscrire un nombre en raison de la nature des choses. blanc Le renseignement n'est pas disponible ou bien ne peut être communiqué pour cause de secret statistique. Résultat non publié La reproduction totale ou partielle de la présente annexe est autorisée à condition d en citer la source. Renseignements: STATEC Centre Administratif Pierre Werner 3, rue Erasme L-468 Luxembourg-Kirchberg Tél: /84339 Fax: [email protected] Pour en savoir plus: Pascale Armstrong Tél: [email protected] Bastien Larue Tél: [email protected] 36 Note de conjoncture n -0
137 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau a: PIB optique dépenses (prix courants) Produit Intérieur Brut (PIB) Consommation finale nationale des ménages (yc les ménages collectifs) Consommation publique Formation brute de capital fixe Exportations Importations Prix courants, Mio EUR T T T T Taux de variation en % (glissement annuel) T T T T Formation brut de capital fixe, plus variations de stocks et acquisitions moins cessations d'objets de valeurs (comptes nationaux SEC 95) L'ensemble de la documentation (méthodologie, tableaux) relative aux comptes nationaux selon le système européen harmonisé de comptes nationaux (SEC 95) est disponible sur le site Internet du Portail des Statistiques à l'adresse suivante: rubrique "Comptes nationaux". Y sont fournis notamment des explications quant au passage du SEC 79 au SEC 95, ainsi que tous les détails statistiques (principaux agrégats selon les optiques production, dépenses et revenus à prix courants et à prix constants ainsi que les tableaux détaillés par branches d activité à prix courants et à prix constants). Note de conjoncture n -0 37
138 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau a - suite: PIB optique dépenses (prix constants) Produit Intérieur Brut (PIB) Consommation finale nationale des ménages (yc les ménages collectifs) Consommation publique Formation brute de capital fixe 2 Exportations Importations Prix constants, année de référence 2000, Mio EUR T T T T Taux de variation en % (glissement annuel) T T T T En raison du calcul des agrégats à prix constants "par rapport à l'année de référence 2000" figurant ci-dessus par chaînage sur base de données calculées "aux prix de l'année précédente", il existe une erreur statistique que nous n'avons pas relevé dans ce tableau. 2 Formation brut de capital fixe, plus variations de stocks et acquisitions moins cessations d'objets de valeurs cf. tableau a, prix courants (comptes nationaux SEC 95) 38 Note de conjoncture n -0
139 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau b: Formation brute de capital fixe (prix courants) Construction Produits métalliques et machines Matériel de transport Logement Autres constructions Autres Total Prix courants, Mio EUR Taux de variation en % (comptes nationaux SEC 95) Note de conjoncture n -0 39
140 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau b - suite: Formation brute de capital fixe (prix constants) Construction Produits métalliques et machines Matériel de transport Logement Autres constructions Autres Total Prix constants, année de référence 2000, Mio EUR Taux de variation en % (comptes nationaux SEC 95) 40 Note de conjoncture n -0
141 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau c: Exportations et Importations (prix courants) Biens Services Exportations Consommation des nonrésidents sur le territoire Biens Services Importations Consommation des luxembourgeois à l'étranger Prix courants, Mio EUR T T T T Taux de variation en % (glissement annuel) T T T T (comptes nationaux SEC 95) Note de conjoncture n -0 4
142 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau c suite: Exportations et Importations (prix constants) Biens Services Exportations Consommation des nonrésidents sur le territoire Biens Services Importations Consommation des luxembourgeois à l'étranger Prix constants, année de référence 2000, Mio EUR T T T T T T T T Aux erreurs d'arrondi près (comptes nationaux SEC 95) 42 Note de conjoncture n -0
143 Tableau 2a: Indice des prix à la consommation, désagrégation de l'indice luxembourgeois (IPCN) Annexe I: Statistiques conjoncturelles Décomposition de l'indice général par catégories de produits Indice général Indice général hors produits pétroliers Indice des produits pétroliers Inflation "sousjacente" Produits alimentaires et boissons non alcoolisées Habillement et chaussures Logement, eau, électricité et combustibles Ameublement, équipement de ménage, entretien Santé Trans- Communiports cations Loisirs, spectacles, culture Hôtels, cafés, restaurants Biens et services divers 2005= T T T T févr mars avr Taux de variation annuels en % T T T T févr mars avr L indice des prix à la consommation est établi mensuellement par le STATEC. Du point de vue technique. la méthode de pondération est du type "Laspeyres" jusqu en décembre 998. A partir de..999 un "indice chaîne" a été mis en place. Jusqu'en 999. le Luxembourg établissait uniquement un indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) conforme aux réglementations en vigueur au niveau communautaire. A partir du le Luxembourg établit également un indice national (IPCN). différent de l'indice harmonisé européen. Tandis que la pondération de l'ipch se base sur la consommation privée sur le territoire. celle de l'ipcn prend comme référence la structure de la consommation des habitants (résidants). L'IPCN est utilisé pour l indexation automatique des salaires au Luxembourg. Pondérations dans l'ipcn en % Produits pétroliers Santé Inflation "sous-jacente" Transports Produits alimentaires et boissons non alcoolisées Communications Boissons alcoolisées, tabacs Loisirs, spectacles, culture Habillement et chaussures Enseignement Logement, eau, électricité et combustibles Hôtels, cafés, restaurants Ameublement, équipement de ménage, entretien Biens et services divers Note de conjoncture n -0 43
144 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 2b: Indice des prix à la consommation harmonisé, comparaison internationale Luxembourg Allemagne France Belgique Pays-Bas Moyenne pondérée des quatre pays Zone euro UE = T T T 2009 T 200 févr mars avr Taux de variation annuels en % T T T 2009 T 200 févr mars avr Sources: STATEC, EUROSTAT Les indices de prix relatifs aux quatre pays voisins du Luxembourg sont établis sur base de la méthodologie communautaire harmonisée. La moyenne pondérée est calculée à l aide des pondérations suivantes (pour l année 200): Allemagne 47.4%, France 37.5 %, Pays-Bas 9.2%, et Belgique 5.9%. Celle-ci se base sur les pondérations des différents pays dans l'indice des prix à la consommation harmonisé dans l'union monétaire (IPCUM). 44 Note de conjoncture n -0
145 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 2c: Prix à la production, industrie et construction Industrie totale Industrie hors sidérurgie Prix industriels Produits sidérurgiques et ferro-alliages, tubes Biens intermédiaires Prix industriels, par catégories de biens Biens d'équipement Prix industriels, par destination Biens de consommation Marché intérieur UE5 Hors UE5 2005= T T T T janv févr mars Taux de variation annuels en % T T T T janv févr mars L indice des prix à la production dans l industrie (Nace 4 à 37) est basé sur une enquête mensuelle auprès des entreprises, qui sont questionnées sur les prix de vente de leurs produits à la première commercialisation. La moyenne des prix à la production de l industrie est calculée à l aide des pondérations suivantes: (pour les principaux groupes de production) biens intermédiaires 67.5%, biens d équipement.57%, biens de consommation 2.27%, prix sur le marché intérieur 9.73%, (par destination) prix sur le marché UE5 64.7%, prix à l exportation (hors UE5) 5.56%. Note de conjoncture n -0 45
146 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 2c - suite: Prix à la production, industrie et construction Prix à la construction Prix à la construction (indice agrégé) Gros œuvre, bâtiment Installations techniques, parachèvement 970=00 990= T T T T Taux de variation annuels en % T T T T Les prix de la construction (NACE 450) sont relevés de façon semestrielle. Les valeurs trimestrielles sont obtenues par interpolation quadratique. Pondérations: Gros œuvre, bâtiment 59%; installations techniques, parachèvement 4%. 46 Note de conjoncture n -0
147 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 2d: Taux de change et termes de l'échange (liés aux exportations de biens) Exportations Importations Termes de l'échange Exportations Importations Exportations Importations 2005= T T T T Taux de variation annuels en % T T T T Indice de valeurs unitaires = Indice de Paasche; Indice de volume = Indice de Laspeyres Indices des valeurs unitaires Indices des valeurs Indices de volume Les taux de change effectifs et les indices des valeurs unitaires sont établis grâce aux statistiques du commerce extérieur de biens (Intrastat et Extrastat). Les taux de change effectifs sont obtenus en pondérant les taux de change nominaux par la part respective du pays concerné dans le commerce extérieur (exportations ou importations) du Luxembourg. Une diminution du taux de change correspond à une appréciation de la monnaie nationale. Les indices des valeurs unitaires. qui sont en fait une sorte de prix. sont obtenues en divisant les valeurs (à prix courants) des exportations et importations par des indices de quantités y relatifs. En raison des problèmes liés au contrôle de la qualité d une marchandise donnée. beaucoup de prudence doit être appliquée lors de l interprétation de ces chiffres. particulièrement à l égard des valeurs unitaires à l importation. Les termes de l échange sont censés donner une image de la position compétitive d un pays par la comparaison des "prix" à l exportation et à l importation. Note de conjoncture n -0 47
148 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 2e: Coût salarial, Luxembourg Coût salarial moyen par mois et par personne, emploi salarié total Coût salarial par personne dans l'industrie Economie totale Industrie totale Sidérurgie Industrie hors sidérurgie EUR par mois 2005= T T T T nov déc janv Taux de variation annuels en % T T T T nov déc janv Sources: IGSS, STATEC Le coût salarial dans l industrie est issu des enquêtes d activité dans l industrie (voir aussi le tableau 3a-6). Les fichiers de la Sécurité sociale, provenant de l IGSS (Inspection Générale de la Sécurité Sociale) permettent de suivre l évolution des salaires (coût salarial) à brève échéance pour l ensemble de l économie. Le niveau du coût salarial figurant ci-dessus (salaire brut + gratifications + cotisations) doit être interprété en sachant qu il existe des minima et des maxima de cotisation. 48 Note de conjoncture n -0
149 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 2f: Coût salarial, comparaison par pays Belgique Allemagne France Zone euro UE27 Luxembourg 2008= = = = = = T T T T Taux de variation annuels en % T T T T Sources: EUROSTAT, STATEC (pour le Luxembourg) Les indices du coût total horaire de la main-d œuvre sont établis par Eurostat pour l'union européenne (UE5). l Union monétaire et les différents pays membres. Ils couvrent l ensemble de l économie (à l exception de l agriculture, de la pêche, de l exploitation forestière, de l éducation, des activités diverses, de l information et des services personnels). Le coût de la main-d œuvre comprend les salaires et traitements bruts (y compris toutes les primes), les cotisations auprès de la Sécurité sociale et les taxes de l employeur, déduction faite des subventions liées à l emploi. Note de conjoncture n -0 49
150 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 2f - suite: Coût salarial moyen, comparaison par pays, industrie Belgique Allemagne France Zone euro UE27 Luxembourg 2008= T T T T Taux de variation annuels en % T T T T Sources: EUROSTAT, STATEC (pour le Luxembourg) 2008 = Note de conjoncture n -0
151 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 2g: Rémunération moyenne des salariés Dénomination NACE Unité: 000 EUR par an Agriculture, chasse et sylviculture; pêche et aquaculture A+B Industrie, y compris énergie C_E Produits d'extraction C Produits manufacturés D Électricité, gaz et eau E Construction F Commerce; réparations automobiles et d'articles domestiques; hôtels et restaurants, transports et communications G_I Ventes; réparations automobiles et d'articles domestiques G Services d'hotellerie et de restauration H Transports et communications I Activités financières; immobilier, location et services aux entreprises J+K Services financiers J Services immobiliers, de location et aux entreprises K Autres activités de services L_P Services d'administration publique L Éducation M Services de santé et d'action sociale N Services collectifs, sociaux et personnels O Services domestiques P TOTAL Variation annuelle en % Agriculture, chasse et sylviculture; pêche et aquaculture A+B Industrie, y compris énergie C_E Produits d'extraction C Produits manufacturés D Électricité, gaz et eau E Construction F Commerce; réparations automobiles et d'articles domestiques; hôtels et restaurants, transports et communications G_I Ventes; réparations automobiles et d'articles domestiques G Services d'hotellerie et de restauration H Transports et communications I Activités financières; immobilier, location et services aux entreprises J+K Services financiers J Services immobiliers, de location et aux entreprises K Autres activités de services L_P Services d'administration publique L Éducation M Services de santé et d'action sociale N Services collectifs, sociaux et personnels O Services domestiques P TOTAL , Comptes Nationaux La rémunération moyenne des salariés issue du système européen des comptes nationaux (SEC95) comprend l ensemble des rémunérations en espèces et en nature que versent les employeurs à leurs salariés en paiement du travail accompli par ces derniers au cours de la période de référence. Elle inclut les salaires et traitements bruts en espèces et en nature ainsi que les cotisations sociales effectives et imputées. Les données intégrées dans les comptes nationaux annuels sont issues de sources multiples (enquêtes auprès des entreprises, répertoire des entreprises, fichiers administratifs de la sécurité sociale...). Note de conjoncture n -0 5
152 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 3a - : Enquête d'activité dans l'industrie - Production du mois en volume Industrie totale Industrie hors sidérurgie Sidérurgie Energie Biens intermédiaires Biens d'équipement Biens de consommation 2005= T T T T janv févr mars Taux de variation annuels en % T T T T janv févr mars L activité dans l industrie est suivie grâce aux enquêtes mensuelles. qui relèvent un ensemble de variables. dont la production. l emploi salarié. le coût salarial et les nouvelles commandes. Il s agit d enquêtes harmonisées au niveau communautaire. Au niveau des agrégations. les biens de consommation durables et non-durables sont regroupés en une seule branche d'activité. Pondérations dans l'industrie en % Production Commandes nouvelles Nombre de salariés Heures travaillées unité: en % Industrie totale Industrie hors Sidérurgie Sidérurgie Energie.2 n.d Biens intermédiaires Biens d'équipement Biens de consommation Note de conjoncture n -0
153 Tableau 3a - 2: Enquête d'activité dans l'industrie - Production par jour ouvrable en volume Annexe I: Statistiques conjoncturelles Industrie totale Industrie hors sidérurgie Sidérurgie Energie Biens intermédiaires Biens d'équipement Biens de consommation 2005= T T T T janv févr mars Taux de variation annuels en % T T T T janv févr mars Note de conjoncture n -0 53
154 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 3a - 3: Enquête d'activité dans l'industrie - Commandes nouvelles totales en valeur Industrie totale Industrie hors sidérurgie Sidérurgie Biens intermédiaires Biens d'équipement Biens de consommation 2005= T T T T janv févr mars Taux de variation annuels en % T T T T janv févr mars Note de conjoncture n -0
155 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 3a - 4: Enquête d'activité dans l'industrie - Nombre de salariés Industrie totale Industrie hors sidérurgie Sidérurgie Énergie Biens intermédiaires Biens d'équipement Biens de consommation 2005= T T T T janv févr mars Taux de variation annuels en % T T T T janv févr mars Note de conjoncture n -0 55
156 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 3a - 5: Enquête d'activité dans l'industrie - Heures travaillées Industrie totale Industrie hors sidérurgie Sidérurgie Énergie Biens intermédiaires Biens d'équipement Biens de consommation 2005= T T T T janv févr mars Taux de variation annuels en % T T T T janv févr mars Note de conjoncture n -0
157 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 3b: Activité dans la construction Total Production par jour ouvrable (en volume) Bâtiment et Génie civil Travaux spécialisés Total Nombre d'heures Indice du chiffre d'affaires (en valeur) payées Bâtiment et Génie civil Travaux spécialisés Construction au total 2005= = heures T T T T janv févr mars Taux de variation annuels en % T T T T janv févr mars Sources: STATEC, IGSS L activité dans la construction peut être suivie grâce à différentes sources statistiques. La production par jour ouvrable () est tirée des enquêtes d activité mensuelles du STATEC. Les pondérations utilisées sont: Bâtiment et génie civil: 50.8% et travaux de construction spécialisés: 49.8%. Les séries statistiques y relatives sont publiées sur l'indicateur Rapide B2. Le chiffre d affaires nominal (2) est tiré des fichiers de déclaration de la TVA auprès de l Administration de l Enregistrement et couvre quasiment l ensemble de la construction. Enfin, les fichiers de la Sécurité sociale, qui sont habituellement utilisés pour suivre l emploi et les salaires, contiennent aussi le nombre d heures payées, qui constitue un indicateur de l évolution de l activité dans la construction. Note de conjoncture n -0 57
158 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 3c: Activité dans le commerce Total Indice du chiffre d'affaires (en valeur) Commerce et réparation automobile Commerce de gros Commerce de détail Total Indice du chiffre d'affaires (en volume) Commerce et réparation automobile Commerce de gros Commerce de détail 995= T T T T déc janv févr Taux de variation annuels en % T T T T déc janv févr Sources: Administration de l'enregistrement, STATEC L activité dans le commerce est suivie grâce aux fichiers de TVA. Des indices "volume" sont calculés par le STATEC en déflatant les indices "valeurs" par des indicateurs de prix y correspondants. Pondérations 2002: Commerce et réparation automobile 5.7%, commerce de gros 67.4%, commerce de détail 6.8% 58 Note de conjoncture n -0
159 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 3d: Activité dans les services financiers Banques Comptes de pertes et profits des banques OPC Nombre de banques Somme de bilans Marge d'intérêt Résultat brut Résultat avant provisions Nombre d'opc Actifs nets Unités En Mia EUR En Mio EUR Unités En Mia EUR T T T T Taux de variation annuels en % T T T T Source: Banque centrale du Luxembourg Note de conjoncture n -0 59
160 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 4a: Enquête de conjoncture, Industrie Appréciation du carnet des commandes Estimation de la tendance de la production au cours des prochains mois Durée d'activité assurée et capacité de production Solde des réponses positives et négatives Situation qualifiée de stable Solde des réponses positives et négatives Situation qualifiée de stable Durée de production assurée Degré d'utilisation de la capacité de production En % du total des réponses Nombre de mois En % du total T T T T févr mars avr Tableau 4b: Enquête de conjoncture, Construction Solde des réponses positives et négatives Appréciation du carnet des commandes Situation qualifiée de stable En % du total des réponses Durée d'activité assurée Mois T T T T févr mars avr Les enquêtes de conjoncture sont des enquêtes mensuelles qualitatives, harmonisées au niveau communautaire. En principe, les entreprises sondées ne doivent répondre aux questions que par une des trois réponses suivantes: stabilité, augmentation ou diminution. Les réponses agrégées sont exprimées à l aide des pourcentages respectifs de personnes ayant répondu par l une de ces trois options. Les enquêtes sont censées donner une représentation rapide de la situation conjoncturelle. Le périmètre de l enquête est équivalent à celui des enquêtes d activités quantitatives (tableaux 3a et 3b). 60 Note de conjoncture n -0
161 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 5a: Marché du travail () Demandes d'emploi non Emploi salarié satisfaites intérieur ()* (2) Emploi indépendant intérieur (3) Emploi intérieur (4)=(2+3) Frontaliers étrangers travaillant au Luxembourg (5) Frontaliers luxembourgeois travaillant à l'étranger (6) Fonctionnaires internationaux (7) Frontaliers nets (8)= (5-6-7) Emploi national (9)=(4-8) Population active (0)=(9+) Taux de chômage ()=(/0) 000 personnes En % de la population T T T T févr mars avr Taux de variation annuels en % T T T T févr mars avr Les chiffres en italique sont provisoires dans la mesure où l'emploi salarié est estimé (et donc aussi la population active). * La série publiée est corrigée des ruptures de série en 997 et en 2000, c.-à-d. que la nouvelle série a été recalculée sur base de l'évolution des anciennes séries. Ruptures: Jusqu à la fin de 997, une partie des personnes en mesures ont été incluses dans les DENS, ce qui a conduit à une surévaluation du chômage. Depuis le début de 998, l Administration de l Emploi (ADEM) publie séparément les chiffres concernant le chômage (série révisée) et ceux se rapportant aux personnes en mesures. Pour 997, un calcul rétroactif a été effectué, où les personnes, en mesures en 997, ont été éliminées de la série de DENS. Sources: ADEM (Administration de l'emploi), IGSS, STATEC Le tableau 5a reprend l ensemble des variables du marché du travail luxembourgeois qui sont pertinentes pour le calcul du taux de chômage. Celui-ci étant un concept "résident" (ou national. même si la nationalité ne joue pas). les frontaliers sont éliminés de l emploi salarié. En tenant compte des fonctionnaires internationaux travaillant (et résident) au Luxembourg et des quelques frontaliers luxembourgeois travaillant à l étranger. on passe de l emploi intérieur (colonne 4) à l emploi national (colonne 9) et puis à la population active et au chômage. A noter que toutes les séries ont une fréquence mensuelle. mise à part celles des frontaliers luxembourgeois sortants et des fonctionnaires internationaux. Par ailleurs. l emploi salarié est disponible avec un retard de 3 mois sur les statistiques du chômage. Note de conjoncture n -0 6
162 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 5b: Marché du travail (2) Travail intérimaire Autres indicateurs Taux de chômage CVS Nombre d'heures prestées Travailleurs intérimaires (fin de mois) Chômage complet Offres d'emplois non indemnisé satisfaites Bénéficiaires de mesures pour l'emploi Total des demandeurs d'emplois résidents inscrits à l'adem Taux de chômage désaisonnalisé au sens strict* Taux de chômage désaisonnalisé au sens large* 000 heures Nombre de personnes Nombre de personnes En % de la population active T T T T févr mars avr Taux de variation annuels en % Variation en point de % T T T T févr mars avr Les chiffres en italique sont provisoires dans la mesure où l'emploi salarié est estimé (et donc aussi la population active). * La série publiée est corrigée des ruptures de série en 997 et en 2000, c-à-d. que la nouvelle série a été recalculée sur base de l'évolution des anciennes séries. (cf. explications sous tableau 5a: Marché du travail). Sources: ADEM (Administration de l'emploi), IGSS, STATEC Le taux de chômage désaisonnalisé est calculé par le STATEC et les chiffres sont censés donner une indication sur l évolution "fondamentale" du chômage. en faisant abstraction du phénomène saisonnier. Le chômage complet indemnisé reprend les personnes touchant une indemnité de chômage. Les offres d emploi non satisfaites correspondent aux places déclarées vacantes auprès de l Administration de l emploi à la fin du mois de référence. Les mises au travail et mesures de formation reprennent l ensemble des personnes qui sont dans une des mesures chapeautées par l Administration de l Emploi. Touchant des indemnités pécuniaires. ces personnes ne peuvent être considérées comme chômeurs (demandeurs d emplois non satisfaits). Le total des demandeurs d emplois additionne les personnes "en mesure" ainsi que les chômeurs. 62 Note de conjoncture n -0
163 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 5c-: Taux de chômage harmonisé, total et jeunes, comparaison internationale? Belgique France Allemagne Luxembourg* Zone euro UE27 Total T T T T févr mars avr Jeunes (moins de 25 ans) T T T T févr mars avr Source: EUROSTAT *Les taux de chômage pour le Luxembourg publiés par Eurostat peuvent diverger de ceux publiés par le STATEC. En % de la population Le taux de chômage harmonisé d'eurostat est calculé sur base des résultats des enquêtes sur les forces de travail EFT (enquête trimestrielle pour le cas du Luxembourg) et des données mensuelles administratives sur le chômage enregistré (demandes d'emploi inscrites à l'adem pour le cas du Luxembourg). Ainsi. ce taux de chômage tient. à côté des personnes inscrites à l'administration de l'emploi. également compte des personnes non-inscrites à la recherche d'un emploi. Comme les données EFT sont utilisées. ces taux de chômage sont basés sur les définitions recommandées par l'organisation internationale du travail (OIT). Suivant la définition d'eurostat. les chômeurs sont les personnes âgées de 5 à 74 ans. sans travail. disponibles pour commencer à travailler dans les deux semaines et qui ont activement recherché un emploi pendant les quatre semaines précédentes. Note de conjoncture n -0 63
164 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 5c-2: Taux de chômage harmonisé, par sexe, comparaison internationale Belgique France Allemagne Luxembourg* Zone euro UE27 Femmes T T T T févr mars avr Hommes T T T T févr mars avr Source: EUROSTAT *Les taux de chômage pour le Luxembourg publiés par Eurostat peuvent divergede ceux publiés par le STATEC. En % de la population 64 Note de conjoncture n -0
165 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 5d-: Emploi salarié par secteur d'activité, nationalité et pays de résidence (situation au 3 mars 2009) Secteur d'activité Nationaux Etrangers résidents Frontaliers Allemagne Frontaliers Belgique Frontaliers France Total Personnes Agriculture, viticulture et sylviculture, pêche et aquaculture Industrie Energie et Eau Construction Commerce, restauration, et hébergement, réparations Transports et communications Intermédiation financière Immobilier, location, services aux entreprises Administration publique Education, santé et action sociale, serv. collect. sociaux et personnels Services domestiques, activités extra-territoriales et non déterminés Total Variation annuelle en % Agriculture, viticulture et sylviculture, pêche et aquaculture Industrie Energie et Eau Construction Commerce, restauration, et hébergement, réparations Transports et communications Intermédiation financière Immobilier, location, services aux entreprises Administration publique Education, santé et action sociale, serv. collect. sociaux et personnels Services domestiques, activités extra-territoriales et non déterminés Total En % du total par branche Agriculture, viticulture et sylviculture, pêche et aquaculture Industrie Energie et Eau Construction Commerce, restauration, et hébergement, réparations Transports et communications Intermédiation financière Immobilier, location, services aux entreprises Administration publique Education, santé et action sociale, serv. collect. sociaux et personnels Services domestiques, activités extra-territoriales et non déterminés Total En % du total par nationalité et pays de résidence Agriculture, viticulture et sylviculture, pêche et aquaculture Industrie Energie et Eau Construction Commerce, restauration, et hébergement, réparations Transports et communications Intermédiation financière Immobilier, location, services aux entreprises Administration publique Education, santé et action sociale, serv. collect. sociaux et personnels Services domestiques, activités extra-territoriales et non déterminés Total Source: IGSS Note de conjoncture n -0 65
166 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 5d-2: Emploi salarié par résidence et par nationalité (situation au 3 mars de chaque année) Spécification Nombre de personnes Résidents au Luxembourg dont Luxembourgeois Communautaires UE Nouveaux Etats membres depuis le Non-communautaires Frontaliers Allemagne France Belgique Total En % du total Résidents au Luxembourg dont Luxembourgeois Communautaires UE Nouveaux Etats membres depuis le Non-communautaires Frontaliers Allemagne France Belgique Total Résidents au Luxembourg dont Luxembourgeois Communautaires UE Nouveaux Etats membres depuis le Non-communautaires Frontaliers Allemagne France Belgique Total En moyenne par an 2 Inclus dans non-communautaires Source: IGSS Variations en % 66 Note de conjoncture n -0
167 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 6a: Statistiques du commerce extérieur Exportations en valeur Importations en valeur Solde commercial Indices en volume Total dont UE hors UE Total dont UE hors UE Total à l'intérieur de l'ue à l'extérieur de l'ue Exportations Importations Mio EUR 2005= T T T T janv févr mars Taux de variation annuels en % T T T T janv févr mars Note de conjoncture n -0 67
168 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 6b: Balance des paiements: compte des transactions courantes Marchandises Services Revenus Crédit Débit Solde Crédit Débit Solde dont: solde services financiers et d'assurance Crédit Débit Solde dont: solde rémunérations dont: solde revenus des investissements Mio EUR T T T T Taux de variation annuels en % T T T T Transferts courants Balance des transactions courantes Crédit Débit Solde Crédit Débit Solde Mio EUR T T T T Taux de variation annuels en % T T T T Sources: STATEC, BCL La balance courante reprend les transactions effectuées avec l'étranger et portant sur les biens. services. revenus ou résultant de transferts courants. Elle est établie conjointement par le STATEC et la BCL sur base de diverses sources statistiques. suivant une méthodologie internationale. L écart entre le solde des échanges de biens. respectivement dans la statistique du commerce extérieur (tableau 6a) et dans la balance courante (ci-dessus). s explique surtout par la prise en considération dans la balance des paiements de la vente de produits pétroliers aux transporteurs professionnels non-résidents. La différence au niveau des montants des exportations et des importations est due à des divergences méthodologiques (e.a. concept de changement de propriété "balance des paiements" versus mouvement physique "commerce extérieur"). 68 Note de conjoncture n -0
169 Annexe I: Statistiques conjoncturelles Tableau 6c: Balance des paiements: compte des opérations financières Période Solde Investissements directs Investissements de portefeuille Produits Autres investissements Avoirs de A l'étranger Au Luxembourg Avoirs Engagements fin. dérivés Avoirs Engagements réserve Mio EUR T T T T Sources: BCL, STATEC Le compte des opérations financières englobe les contreparties financières des transactions de l économie réelle ainsi que les opérations sur actifs financiers. Un montant positif indique une entrée. Un montant négatif une sortie. Pour les avoirs de réserve, un montant négatif indique une augmentation, un montant positif une diminution. Note de conjoncture n -0 69
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171 Annexe II: Index des tableaux et graphiques Annexe II: Index des tableaux et graphiques Tableaux Tableau : Conjoncture internationale, observations récentes 9 Tableau 2: Évolution macro-économique Tableau 3: PIB et composantes de la demande 4 Tableau 4: Valeur ajoutée par branche 4 Tableau 5: Activité récente dans la construction: production par jour ouvrable 2 Tableau 6: Évolution récente dans le commerce; chiffre d'affaires en volume 26 Tableau 7: Évolution récente dans l'horeca: chiffre d'affaires en valeur 29 Tableau 8: Arrivées et nuitées: Hôtels, auberges, pensions 29 Tableau 9: Transports et communications: chiffre d'affaires en valeur 3 Tableau 0: Transports et communications: emploi salarié 3 Tableau : Services marchands divers: tableau de synthèse 33 Tableau 2: Principaux chiffres relatifs aux différents postes de l'actif du bilan des banques 37 Tableau 3: Aperçu synoptique du secteur financier luxembourgeois 4 Tableau 4: Comparaison européenne des douze divisions de l'ipch (avril 200) 44 Tableau 5: Taux d'inflation Luxembourg, pays voisins et zone euro 44 Tableau 6: Les variations de prix les plus importantes en Tableau 7: Les contributions les plus importantes sur les taux d'inflation en Tableau 8: Indice des prix à la consommation par catégorie de biens et services variations annuelles 47 Tableau 9: Prix des produits administrés 48 Tableau 20: Prévisions sur l'inflation au Luxembourg 49 Tableau 2: Coût salarial moyen par branches 50 Tableau 22: Coût salarial moyen et échelle mobile des salaires 5 Tableau 23: Opérations sur biens et services 59 Tableau 24: Balance courante du Luxembourg Tableau 25: Evolution de l'emploi salarié par branches 66 Tableau 26: Mouvement de la population (chiffres absolus) 66 Tableau 27: Mouvement de la population 67 Tableau 28: Répartition par grand groupe d âges et indices de dépendance 67 Tableau 29: Taux de remplacement 67 Tableau 30: Travail intérimaire 70 Tableau 3: Taux des postes vacants 70 Tableau 32: Synthèse de l'évolution du chômage partiel 73 Tableau 33: Chômage principaux indicateurs 76 Tableau 34: Structure des recettes de l'ensemble des administrations publiques 78 Tableau 35a: Regroupement de la rémunération des salariés par fonction en Tableau 35b: Regroupement de la formation brute de capital fixe par fonction en Tableau 36: Regroupement des dépenses publiques consolidées 8 Tableau 37: Formation de capital fixe du secteur public 82 Tableau 38: Recettes et dépenses de l administration centrale 84 Tableau 39: Recettes et dépenses des administrations locales 84 Tableau 40: Recettes et dépenses des administrations de sécurité sociale 85 Tableau 4: Recettes et dépenses de l'ensemble des administrations publiques 85 Tableau 42: Déficit public selon le Système européen de comptes (SEC95) 86 Tableau 43: Déficits publics en Europe en % du PIB sur la période Tableau 44: Dette publique par instrument financier 88 Tableau 45: Dette publique consolidée des administrations publiques 89 Tableau 46: Avoirs financiers des administrations publiques 89 Tableau 47: Evolution macro-économique Note de conjoncture n -0 7
172 Annexe II: Index des tableaux et graphiques Tableau 48: Principales hypothèses exogènes 96 Tableau 49: Récapitulatif des mesures annoncées lors de la déclaration de l'état de la Nation 02 Tableau 50: Historique des révisions de la croissance du PIB en vol. 06 Tableau 5: Résultats détaillés et PIB optique dépenses 08 Tableau 52: Secteur financier Tableau 53: Autres branches privées Tableau 54: Marché du travail 4 Tableau 55: Compte simplifié des recettes et dépenses de l'etat 28 Tableau 56: Besoin/capacité de financement; solde structurel 28 Graphiques Graphique : PIB 0 Graphique 2: Formation brute de capital 0 Graphique 3: Consommation finale des ménages 0 Graphique 4: Consommation publique 0 Graphique 5: Exportations de biens et services 0 Graphique 6: Importations de biens et services 0 Graphique 7: Croissance du PIB dans la zone euro 2 Graphique 8: Indices PMI (Purchasing Managers' Index) pour la zone euro 2 Graphique 9: Indices du climat économique 2 Graphique 0: PIB et emploi 3 Graphique : Comparaison internationale 3 Graphique 2: Activité récente dans l industrie 7 Graphique 3: Enquête de conjoncture, production et carnets de commandes, industrie 7 Graphique 4: Degré d'utilisation de la capacité de production 8 Graphique 5: Evolution de la production industrielle dans la zone euro depuis le début de Graphique 6: Indicateurs avancés pour l'industrie de la zone euro 8 Graphique 7: Production du mois par branche 9 Graphique 8: Production d'acier brut 20 Graphique 9: Prix des produits industriels 20 Graphique 20: Evolution des prix des matières premières 20 Graphique 2: Production par jour ouvrable dans la construction 2 Graphique 22: Emploi dans la branche de la construction 2 Graphique 23: Enquête de conjoncture, production et carnets de commandes 22 Graphique 24: Demandes jugées insuffisantes, durée d'activité assurée 22 Graphique 25: Autorisations de bâtir 22 Graphique 26: Superficie relative aux autorisations de bâtir 22 Graphique 27: Prix à la construction 23 Graphique 28: Evolution des loyers (IPCN) 24 Graphique 29: Prix de vente effectifs et nombre de transactions sur les appartements 24 Graphique 30: Prix annoncés de vente et de location 25 Graphique 3: Évolution du volume des ventes au détail 26 Graphique 32: Nouvelles immatriculations de voitures particulières et commerciales au Luxembourg 27 Graphique 33: Evolution des immatriculations de voitures dans la zone euro 27 Graphique 34: Indicateur de confiance des consommateurs 28 Graphique 35: Composantes de l'indicateur de confiance au Luxembourg 28 Graphique 36: Chiffre d'affaires de la branche Horeca 30 Graphique 37: Indice mondial du prix des chambres d'hôtels 30 Graphique 38: Evolution et perspectives du commerce mondial 3 Graphique 39: Indicateurs de transport aérien 32 Graphique 40: Evolution du chiffre d'affaires dans les principaux secteurs des transports et communication Note de conjoncture n -0
173 Annexe II: Index des tableaux et graphiques Graphique 4: Evolution du chiffre d'affaires principales tendances 34 Graphique 42: Indices boursiers 35 Graphique 43: Indice VIX (Volatilité sur les marchés d'actions américains) dernière donnée: 28 mai Graphique 44: Ecart entre taux longs et courts 36 Graphique 45: Taux de change de l'euro face au dollar américain et au yen valeur 36 Graphique 46: Taux d'intérêt dans la zone euro et aux Etats-Unis 36 Graphique 47: Evolution de la somme des bilans bancaires 37 Graphique 48: Taux d'intérêt appliqués sur les nouveaux crédits 38 Graphique 49: Evolution de la marge d'intérêts 38 Graphique 50: Comptes de profits et pertes des banques en fin d'année 39 Graphique 5: Evolution de l'emploi bancaire 40 Graphique 52: Nombre d'opc et actif net moyen par OPC 40 Graphique 53: Organismes de placement collectif 40 Graphique 54: Parts de marché des principaux acteurs européens dans les OPC en termes d'actifs nets 4 Graphique 55: Primes encaissées par les sociétés d'assurance luxembourgeoises 4 Graphique 56: Inflation et prix pétroliers 43 Graphique 57: Inflation en Europe et au Luxembourg 43 Graphique 58: Prix du baril de pétrole (brent) en euros et en dollars US 46 Graphique 59: Evolution des prix administrés 47 Graphique 60: Inflation observée et prévisions (Luxembourg) 49 Graphique 6: Coût salarial moyen en niveau 50 Graphique 62: Coût salarial moyen selon le secteur d'activité 50 Graphique 63: Évolution du coût salarial nominal moyen (par mois et par salarié) au Luxembourg 5 Graphique 64: Coût salarial unitaire nominal 53 Graphique 65: Part salariale (coût salarial unitaire réel) 54 Graphique 66: Echanges de biens Graphique 67: Résultats mensuels des exportations et importations de biens (hors avitaillement et or non-monétaire) 56 Graphique 68: Exportations de biens par zones en 2009 (hors avitaillement et or non-monétaire) 56 Graphique 69: Évolution trimestrielle des échanges internationaux de services financiers 58 Graphique 70: Soldes partiels de la balance courante Graphique 7: Emploi et chômage 65 Graphique 72: Part des frontaliers dans la création d'emploi intérieur 68 Graphique 73: Evolution de l'emploi et de l'activité dans le secteur financier 7 Graphique 74: Perspectives de l'évolution de l'emploi dans l'industrie et la construction 7 Graphique 75: Evolution de l'emploi intérimaire 7 Graphique 76: Evolution récente de l'emploi salarié 7 Graphique 77: Offres d'emplois non-satisfaites 7 Graphique 78: Evolution du chômage au Luxembourg 72 Graphique 79: Taux de chômage harmonisé en Europe 72 Graphique 80: Evolution du nombre de personnes inscrites dans une mesure pour l'emploi 74 Graphique 8: Mesures 74 Graphique 82: Evolution du nombre de demandes de formulaires E Graphique 83: Evolution du taux de chômage (désaisonnalisé) 76 Graphique 84: Répartition de la charge fiscale 78 Graphique 85: Taux de prélèvements obligatoires 78 Graphique 86: Prélèvements obligatoires (comparaison européenne en 2009) 79 Graphique 87: Part des dépenses publiques dans le PIB (comparaison européenne 2009) 8 Graphique 88: Part de la FBCF dans les dépenses publiques et le PIB (comparaison européenne 2009) 82 Graphique 89: Variation des recettes et dépenses des administrations publiques en % 86 Graphique 90: Evolution de la capacité (+)/besoin (-) de financement 86 Graphique 9: Déficits publics en Europe en % du PIB pour Graphique 92: Déficits publics et dette publique (comparaison européenne pour 2009) 88 Graphique 93: PIB Luxembourg et conjoncture dans la zone euro 97 Note de conjoncture n -0 73
174 Annexe II: Index des tableaux et graphiques Graphique 94: Révisions de l'indicateur de demande mondiale de biens adressée au Luxembourg 97 Graphique 95: Indicateurs de demande étrangère adressée au Luxembourg (longue période) 97 Graphique 96: Investissement public en % du PIB réel 03 Graphique 97: Masse salariale publique en % du PIB 03 Graphique 98: Prestations sociales en % du PIB 03 Graphique 99: Consommation intermédiaire publique en % du PIB 03 Graphique 00: Dépenses publiques totales 03 Graphique 0: Consommation intermédiaire 03 Graphique 02: Investissement public 04 Graphique 03: Masse salariale 04 Graphique 04: Prestations sociales 04 Graphique 05: PIB et PIB potentiel dans une perspective de long terme 05 Graphique 06: Impact de la crise sur le PIB potentiel du Luxembourg 05 Graphique 07: Révision en niveau du PIB potentiel entre l'automne 2008 et le printemps 200, pour l'année Graphique 08: Baisse du PIB potentiel et taille de l'économie 06 Graphique 09: Output gap ou écart de production 06 Graphique 0: Contributions à la croissance du PIB sous l'optique dépense 09 Graphique : Comparaison de l'expansion des principaux agrégats, périodes fastes vs. reprise 09 Graphique 2: Consommation par tête et pouvoir d'achat 09 Graphique 3: Décomposition de la croissance du revenu disponible nominal 09 Graphique 4: Passage revenu disponible nominal > pouvoir d'achat 09 Graphique 5: Taux d'investissement 0 Graphique 6: Demande mondiale et exportations de biens en vol. 0 Graphique 7: Demande étrangère et exportations de services non financiers en vol. 0 Graphique 8: Demande étrangère et exportations de services financiers (en volume) 0 Graphique 9: VAB vol. par branches 2 Graphique 20: Productivité apparente du travail par branches 2 Graphique 2: PIB et emploi (personnes et heures travaillées) 4 Graphique 22: Frontaliers 4 Graphique 23: Population, migrations et mouvement naturel 4 Graphique 24: Taux d'activité 4 Graphique 25: Taux de chômage BIT et ADEM 5 Graphique 26: Evolution mensuelle de l'emploi 5 Graphique 27: Coût salarial nominal et réel 24 Graphique 28: Inflation et écart de production 24 Graphique 29: Prix à la consommation et prix à l'importation de biens 25 Graphique 30: Salaires réels par branche (déflateur: prix à la consommation), tendances 25 Graphique 3: Recettes et PIB en valeur 29 Graphique 32: Part des recettes et dépenses publiques dans le PIB 29 Graphique 33: Impulsion budgétaire Note de conjoncture n -0
175 Annexe III: Encarts publiés dans les dernières Notes de conjoncture Annexe III: Encarts publiés dans les dernières Notes de conjoncture NDC Pages Intitulé Date de la mise à jour statistique NDC Analyse statistique des révisions du PIB trimestriel du Luxembourg Évolution des parts de marché à l'exportation du Luxembourg entre 2002 et Les entreprises actives dans le domaine informatique et celui de l'information guère touchées par la crise 90 Crise financière et interventions gouvernementales 98 Risques et incertitudes 5 Impact de la rétention importante de main d'œuvre sur les perspectives à court terme du marché du travail 30 Prise en compte du modèle d'indicateurs précurseurs du STATEC pour l'établissement de la prévision du PIB NDC Relation entre les enquêtes conjoncturelles et les enquêtes d'activité: une application sur la production industrielle Recours massif au chômage partiel en Effet des mesures pour l'emploi sur le taux de chômage 82 Risques et incertitudes liés aux prévisions macro-économiques 87 Projet de loi no concernant certaines mesures visant à atténuer les effets de la crise économique sur l emploi des jeunes NDC Indicateurs avancés: que suggèrent-ils pour l'évolution du PIB à court terme Ampleur des révisions des hypothèses exogènes (à la base des prévisions macro-économiques) 8 Révision des hypothèses en matière de politique budgétaire et fiscale (à la base des prévisions macro-économiques) 27 Du coût salarial au pouvoir d'achat 69 Évolution récente de l'activité de crédit 2 Les profils des travailleurs frontaliers et résidants 6 Différentes définitions du chômage 2 Le régime du chômage partiel NDC L ampleur de la crise économique actuelle comparée à la période de ralentissement Les prix des matières premières en recul 56 L'impact mécanique de l'indexation automatique sur l'évolution des salaires 74 Opérations de sauvetage dans le secteur financier 86 Conséquences macro-économiques suite à l'introduction du "statut unique" 02 Quelques généralités sur les modèles d'équilibre général calculables NDC La faible diversification de l'économie luxembourgeoise est-elle un facteur de risque? Comparaison européenne de l'inflation sur les dix dernières années 25 Écarts entre prévisions et réalisations effectives des soldes publics pour les années NDC Évolution récente du pouvoir d'achat au Luxembourg Modifications des principales hypothèses (par rapport aux prévisions publiées dans la NDC -07) 6 Principales mesures de politique économique et sociale prises en compte pour l établissement des projections 68 Un scénario alternatif plus défavorable 70 L'impact du secteur financier sur le reste de l'économie NDC Le ralentissement s'annonce dans la zone euro La hausse des taux se répercute sur le coût des crédits immobiliers 35 Productivité du travail dans les branches: comparaison entre le Luxembourg et la zone euro 47 Influence de la structure de consommation sur l'inflation 58 Amélioration des termes de l échange NDC Moins de faillites au Luxembourg en Le carry trade 62 Dynamique du cycle des affaires au travers des branches: l'influence du secteur financier 72 Implications de la réémergence de la Chine sur l'économie mondiale et sur celle du Luxembourg 84 Modulation du système de l'échelle mobile des salaires 97 Révision des données de la population 08 D'une analyse des stocks de salariés vers une analyse des flux de main-d'œuvre 34 Le passage du budget institutionnel au déficit/surplus de l'administration centrale NDC Volatilité et croissance: une approche comparative par pays Évolution de la durée de travail au Luxembourg NDC La correction des variations saisonnières 20 Prise en compte des grandes orientations de politique économique et budgétaire pour l établissement des prévisions : Retour sur 5 années d'inflation 50 Évolution du coût salarial des travailleurs résidents et frontaliers 50 Distribution des salaires 59 Les travailleurs détachés 63 Les mesures pour l'emploi définitions 68 Enregistrement dans les comptes économiques des opérations d échange d actions Arcelor-Mittal NDC Révision des comptes nationaux luxembourgeois Comment le FMI décrit l évolution économique mondiale depuis l année Impact des mesures annoncées par le Gouvernement 3 Impact sur l'économie luxembourgeoise d'un choc sur les prix pétroliers 93 Pétrole cher et biocarburants 5 Repondération et extrapolation des résultats des enquêtes sur les forces de travail (EFT) des années 2002, 2003 et Différentes définitions du chômage 2 Révision statistique du chômage de source ADEM 22 Hausse du chômage: effets structurels 29 Statistiques des postes vacants 45 Changements méthodologiques relatifs à l'établissement des comptes publics Note de conjoncture n -0 75
176 Annexe III: Encarts publiés dans les dernières Notes de conjoncture NDC Pages Intitulé Date de la mise à jour statistique NDC Forte remontée de l'indicateur de confiance des consommateurs en janvier Nouvelle pondération de l'indice des prix à la consommation (IPC) en Les hausses de tarifs publics 47 Quelques précisions méthodologiques (quant aux différents concepts d'emploi et de chômage) 50 La problématique des emplois "fictifs" 57 Le chômage dans la Grande Région 64 L'énigme des faibles taux d'intérêt de long terme NDC Perception du chômage et confiance des consommateurs Mécanisme de l'indexation des salaires 37 Prévisions d'inflation: quelles hypothèses retenir? 39 Inflation au Luxembourg: comparaison détaillée avec la zone euro 42 Inflation et cycle économique: comparaison Luxembourg/zone euro 56 Le travail à temps partiel au Luxembourg 58 Travail intérimaire, comparaison européenne NDC Pourquoi des comptes nationaux trimestriels? Quelques précisions méthodologiques Divergences entre le PIB et la somme des valeurs ajoutées 35 La libéralisation des services en Europe 60 Confiance des consommateurs et chômage: une tendance opposée 00 Libéralisation des prix 28 Fonctionnaires et agents des organismes internationaux 34 Taux d'emploi 38 Le chômage au sens du BIT 53 Changements méthodologiques relatifs à l'établissement des comptes publics NDC Prix du pétrole et prix des carburants Inflation: comparaison entre le Luxembourg et la zone euro 58 Évolution contrastée des principales composantes de l'indicateur synthétique de compétitivité 62 La problématique des reclassements 67 Estimation des heures travaillées en 2003 NDC Les nouveaux Etats membres De l'utilité d'un modèle économétrique complet pour effectuer des prévisions Croissance et chômage: que dit la loi d'okun pour le Luxembourg? Les ventes de cigarettes au Luxembourg Indices boursiers et croissance économique 56 Libéralisation des prix 62 Les grands pays émergents défis et opportunités à moyen terme 68 Résidence et nationalité des travailleurs intérimaires et des entreprises utilisatrices 70-7 Influence de la saisonnalité du travail intérimaire sur l'emploi et le chômage NDC Remarque méthodologique: Production bancaire et marge d intérêts Quelques définitions et explications (Indice des prix à la consommation) 0 Différences entre le coût salarial dans l'optique IGSS et dans l'optique des Comptes Nationaux 04 Mécanisme de l'indexation des salaires 07 Taux de prélèvement sur les bas salaires 39 Le rôle du STATEC (finances publiques) 4 Mesurer la pression fiscale 48 Output gap 48 Établissement du solde structurel NDC Enquête de conjoncture dans l'industrie: tendance de la production et carnets de commandes Indicateur de confiance: Relation entre chômage et situation économique 29 Enquêtes "baromètre" dans le secteur financier NDC Utilité des indicateurs conjoncturels internationaux pour la prévision économique au Luxembourg Définitions concernant le marché du travail 56 Seuils de création d'emplois et taux de chômage NDC Les risques potentiels de déflation On distingue huit sortes de mesures pour l'emploi 52 Le secteur financier dans Modux NDC Est-ce que la baisse récente des exportations de la zone euro est à mettre en relation avec l'appréciation du cours de change de l'euro par rapport au USD? 98 Production bancaire et marge d'intérêts (remarque méthodologique) 05 Le secteur financier et sa décomposition par branches (remarque méthodologique) 06 Les produits luxembourgeois concernés par la future directive sur les revenus de l'épargne 28 Qui peut prétendre au salaire social minimum pour travailleurs qualifiés? 32 Développements méthodologiques récents de l'indice des prix à la consommation NDC Le Luxembourg en récession? L'apport des enquêtes d'opinion à l'analyse de l'évolution de l'activité dans l'industrie 22 Lien entre évolutions en valeur et en volume 44 Taux de chômage et emploi frontalier 48 La construction d'une série statistique homogène relative au salaire social minimum 76 Note de conjoncture n -0
177 Annexe III: Encarts publiés dans les dernières Notes de conjoncture NDC Pages Intitulé Date de la mise à jour statistique NDC Risques pesant sur la croissance en Les soldes d'hiver et d'été NDC Perspectives économiques 2002/2003 pour l'économie luxembourgeoise NDC Des indicateurs d'activité mensuels pour l'intégralité du secteur de la construction NDC Évolution de l'emploi par branches Un NAIRU pour le Luxembourg? NDC Le PIB potentiel du Luxembourg Solde de la balance courante et balances partielles 56 En marche vers le premier groupe sidérurgique mondial 25 Développements méthodologiques récents de l'indice des prix à la consommation 38 Introduction de l'assurance-dépendance au..999 NDC Les raisons du fort ralentissment de la croissance américaine 6 Quels faits ont déclenché cet "atterrissage"? Points de retournement de la conjoncture 20 Implication de la revalorisation des barèmes dans la fonction publique sur la base statistique servant à l'analyse conjoncturelle des salaires 25 Évolution atypique (de l'emploi salarié) en octobre 2000 Note de conjoncture n -0 77
178
179 Annexe IV: Abréviations et Notations Annexe IV: Abréviations et Notations ABBL ADEM AED AES AFES AMECO ARIMA ASSEP BPM BCE BCL BDP BIT BNB BNL CAF CAF/FAB CAPI CAPW CAT CCSS CDIS CEREFIGE CNC CdB CE CEPS/Instead CER CES CI CIE CIS CISS CITP CMO CMS CN CNT CNUCED CNSAE COFOG COICOP CPA CPE CREA CRP-HT CSSF CTIE CVTS DCF DDG DG ECFIN Association des Banques et Banquiers, Luxembourg Administration de l'emploi (Luxembourg) Administration de l enregistrement et des domaines Adult Education Survey Association des Fonctionnaires et Employés du STATEC Annual Macroeconomic Database AutoRegressive Integrated Moving Average Association d'épargne-pension Balance of payments manual Banque Centrale Européenne Banque Centrale du Luxembourg Balance des Payements Bureau International du Travail Banque Nationale de Belgique Bibliothèque Nationale de Luxembourg Common Assessment Framework (Cadre d'auto-évaluation des Fonctions Publiques) Coût, Assurances et Fret / Franco à Bord Computer Assisted Personal Interviews Centre Administratif Pierre Werner Contrat d'auxiliaire Temporaire (mesure pour l'emploi de l'adem pour les jeunes) Centre commun de la sécurité sociale Coordinated Direct Investment Survey Centre Européen de Recherche en Economie Financière et Gestion des Entreprises Commission des normes comptables Centrale des Bilans Commission Européenne Centre d'études de Populations, de Pauvreté et de Politiques Commission d'economies et de Rationalisation Conseil Economique et Social Consommation Intermédiaire Centre Informatique de l'etat Community Innovation Survey Centre Informatique de la Sécurité Sociale Classification Internationale Type des Professions Coût de la Main d'œuvre Content Management System Comptes Nationaux / Comptabilité Nationale Comptes Nationaux Trimestriels Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement Comité National pour la Simplification Administrative Classification des fonctions des administrations publiques Nomenclature des fonctions de la consommation individuelle Nations Unies; OCDE Classification des Produits associés aux Activités Comité de Politique Economique Centre de Recherche en Économie Appliquée (Université de Luxembourg) Centre de Recherche Publique Henri Tudor Commission de Surveillance du Secteur Financier Centre des technologies de l'information de l'etat Continuing Vocational Training Survey Dépense de Consommation Finale Déclaration Directe Générale Directorate General for Economic and Financial Affairs Note de conjoncture n -0 79
180 Annexe IV: Abréviations et Notations DIRD DRP EBM ECCBSO ECHP EcoMod Edamis EDP EFC EFT EGR EHS EMCO ENT EPC EPR ESKORT ESS ETI ETL EUKLEMS ETTS EUROFARM Eurostat EU-SILC Eviews FATS FBCF FDI FEDER FMI FNR FOBS GAAP Gb GESMES GOD GRIPS GT GTBS GUI HECKIT HMS IAM ICB ICM ICT IDB IDD IDE IDEP IDH IFD IFRS IGF Dépense Intérieure brute de Recherche et Développement expérimental Disaster Recovery Plan Enquête permanente sur les Budgets des Ménages European Central Committee of balance Sheet Data Offices European Community Household Panel Global Economic Modeling Network Electronic data files Administration and Management Information System Excessive Deficit Procedure Economic and Financial Committee Enquête sur les forces de travail Registre européen des principaux groupes multinationaux d entreprises European Household Surveys Comité de l'emploi européen Division Statistiques d'entreprises Economic Policy Committee Division études, prévisions et recherche Logiciel utilisé par l'aed dans le cadre des déclarations TVA Enquête sur la Structure des Salaires Europäisches Tourismus Institut Extraction/Transformation/Loading Productivity in the European Union: Capital, Labour, Energy, Materials and Services European Household Surveys Enquête communautaire sur la structure des exploitations agricoles Office statistique des Communautés européennes (OSCE) European Survey on Income and Living Conditions Logiciel d économétrie utilisé pour les prévisions macro-économique et les simulations. Foreign Affiliate Trade Statistics Formation Brute de Capital Fixe Foreign Direct Investment Fonds européen de développement régional Fonds Monétaire International Fond National de la Recherche Factors of Business Success Generally Accepted Accounting Principles Giga-bytes Generic Statistical Message Graph of Dataflow Groupe de recherche sur l'innovation et la productivité dans les services Groupe de Travail Groupe de travail BCL-Statec interface graphique Heckman's two-step estimator Horaire Mobile STATEC Identity and Access Management Indice construction et bâtiments Indice du coût de la main d'œuvre Indice trimestriel du Coût du Travail Investissements Directs Banques Indicateur de Développement Durable Investissements Directs Etrangers Intrastat data entry Package Indice de Développement Humain Inventaire des flux de données International Financial Reporting Standards Inspection Générale des Finances IGSS 80 Inspection Générale de la Sécurité Sociale Note de conjoncture n -0
181 Annexe IV: Abréviations et Notations IISI Institut International du fer et de l'acier ILR Institut Luxembourgeois de Régulation ILRES Institut Luxembourgeois de Recherches Sociales et d Etudes de Marché IMD International Institute for Management and Development INAP Institut National d'administration Publique (Institut de formation de la Fonction Publique) INS Institut National de la Statistique INSEE Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques en France IPC Indice des Prix à la Consommation IPCH Indice des Prix à la Consommation Harmonisés IPCN Indice des Prix à la Consommation National IPI Indice de Production Industrielle IPPI Indice des Prix à la Production des Produits Industriels ISCI Internet Small Computer System Interface IUIL Institut Universitaire International du Luxembourg IVU Indice des Valeurs Unitaires IWF Intrastat Web Forms JVS Job Vacancy Statistics KM Knowledge Management LIS Luxembourg Income Study Luxgem Modèle d'équilibre général calculable pour le Luxembourg LUXKLEMS Productivity in Luxembourg: Capital, Labour, Energy, Materials and Services LSM Luxembourg Structural Model MAC Division macroéconomique MacSim Maquette de simulation multi-pays MEGC Modèle d'equilibre Général Calculable MFPRA Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative MODUX Modèle économétrique du STATEC NACE Nomenclature générale des Activités économiques dans les Communautés Européennes NACELUX Nomenclature générale des Activités économiques pour le Luxembourg NDC Note De Conjoncture NESTY Working party on National Experts on Science and Technology Indicators NTIC Nouvelles Technologies de l'information et de la Communication OCDE Organisation de Coopération et de Développement Economiques OCRA Office Commercial du Ravitaillement OFCE Observatoire Français des Conjonctures Economiques OMS Organisation Mondiale de la Santé ONT Office national du tourisme OOH Owner Occupied Housing OPC Organismes de Placement Collectif PC Personal Computer PCN Plan Comptable national PCMN Plan Comptable Minimum Normalisé PEG Position Extérieure Globale PLDA Paperless douanes and Accises PME Petites et moyennes entreprises PPA Parités de pouvoir d achat PPP Public Private Partnership PROBIT Binary response model PSELL Panel socio-économique "Liewen zu Lëtzebuerg" PSF Professionnels du Secteur Financier PTF Productivité des facteurs QPF Quality of Public Finances R&D Recherche et Développement RCSL Registre de Commerce et des Sociétés de Luxembourg REM Réseau européen des migrations RENO Référentiel de Normalisation pour les sites web du Gouvernement luxembourgeois RGD Règlement Grand-Ducal Note de conjoncture n -0 8
182 Annexe IV: Abréviations et Notations RGPP RNB RP SAN SAS SBS SCN SDDS SDMX SEC95 SEE SEPCAV SG SIFIM SIGEP SIP SIPPI SLA SNAS SOC SPE SQL SSE STATEC SVG TES TIC TUS TVA UAE UE UEBL UEM ULB UNECE WG WP WPIIS XBRL Répertoire Général des Personnes Physiques Revenu National Brut Recensement de la Population Storage Area Network Statistical Analysis System Structural Business Statistics Système de comptabilité nationale Special Data Dissemination Standard Special Data and Metadata Exchange Système européen harmonisé de comptes nationaux Statistiques économiques extérieures Société d'épargne-pension à capital variable Division services généraux Services d'intermédiation Financière Indirectement Mesurés Système Intégré de Gestion du Personnel Service Information et Presse Indice des prix des services Service level agreement / contrats de services Service National d'action Sociale Division statistiques sociales Special Purpose Entities Structured Query Language Statistiques Structurelles d'entreprises Service central de la statistique et des études économiques (Luxembourg) Scalable Vector Graphics Tableaux Entrées-Sorties systématiques Technologies de l'information et de la Communication Time Use Survey Taxe sur la valeur ajoutée Unité d'activité Economique Union européenne Union Economique Belgo-Luxembourgeoise Union Economique et Monétaire Université libre de Bruxelles United Nations Economic Commission for Europe Working Group Working Paper Working party on Indicators for the Information Society Extensible Business Reporting Language (standard servant à communiquer des données financières) 82 Note de conjoncture n -0
183
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