RAPPORT DE LA MISSION DE CO-OPERATION ECONOMIQUE DE LA CEA EN AFRIQUE DU CENTRE
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- Luc Guérin
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1 ) COMMISSION ECONOMIQUE POUlt L"AFRI Q UE RAPPORT DE LA MISSION DE CO-OPERATION ECONOMIQUE DE LA CEA EN AFRIQUE DU CENTRE NATIONS UMES
2 COMM1!>!>IO N ECONOMIQUE POUR l 'AfRlQUE RAPPORT DE LA MISSION DE CO-OPERATION ECONOMIQUE DE LA CEA EN AFRIQUE DU CENTRE NATIOSS VNIES New,'on., 1966
3 NOTE Les cotes des documents de l'organisation des Nations Unies se composent de Iettres majuscule et de chiffres. La simple mention d'une cote dans un texte indique qu'il s'agit d'un document de l'organisation. I EfCN. 14fL. 320fRev. 1 I PUBLICATION DES NATIONS UNIES I No. d. vente: 66. II. K. 11 Prix. S E.U (au J'equivalem en monnaie du pays)
4 TABLE DES MATTERES Liste des tableaux, des figures et des cartes.. Note preliminaire Introduction PREMIERE PARTIE: STRUCTURE ECONOMIQUE DE LA SOUS-REGION Chapitre 1: Structure economique generale et cadre de l'expansion Chapitre 2: Education.. Chapitre J: Les ressources naturelles.. (A) Les ressources agricoles (B) Les ressources minerales Chapitre 4: Transports PARTIE II: LES SECTEURS-CLES ET LES POSSIBILITES D'HARMONSIATION Chapitre 5: Energie Chapitre 6: Agriculture Chapitre 7: Industrie (a) Structure actuelle et tendances de I'industrie (b) Les industries alimentaires.. (e) Les industries forestieres (d) Les mineraux non rnetalliques (e) Les metaux ordinaires (f) Anicles manufactures en metal (g) Textiles et industries connexes (h) L'industrie chimique.. (i) Schema provisoire de developpement industriel coordonne pour l'afrique du Ul centre Cadre propre ala mise en oeuvre du developpement industriel PARTIE III: L'AVENIR Chapitre 8: Possibilites d'harmonisation dans les seeteurs-cles et mesures recommandees Annexe I Liste des personnes rencontrees Annexe II Sources Annexe III Assistancetechnique et aide etrangere en Afrique du centre Annexe IV Nouvelles liaisons de transport en Afrique du centre Annexe V Guinee equatoriale Pages i,ii,iii,iv v vi,vii
5 LISTE DES TABLEAux, DES FIGURES ET DES CARTES CHAPITREI Tableau I Superficie, population, densite 1965 Tableau 2 Population urbaine 1965 Tableau 3 Structure des ages estimee 1965 Tableau 4 Agregats de base aux environs de \960 Tableau 5 Repartition de la production inrerleure brute aux prix du marche aux environs de 1960 Tableau 6 Part des entreprises et de l'administration dans les investissements Tableau 7 Structure des exportations par produits principaux en 1963 Tableau 8 Origine des exportations et des importations, \ Tableau 9 Croissance du commerce exterieur Tableau 10 Echanges entre la Republique democratique du Congo et les pays de L'UDEAC, Tableau II Echanges par produits entre la Republique democratique du Congo et les pays de l'udeac, TabLeau 12 Balanee commerciale 1963 Tableau 13 Republique democratique du Congo-Quelques objectifs du plan Tableau 14 Republique du Congo: Objectifs du plan pour Tableau i5 Republique du Congo: Repartition de la formation de capital planifiee selon les sources de financement Tableau 16 Cameroun: Quelques objectifs du plan Tableau 17 Cameroun: Repartition de la formation de capital prevue par sources de financement.. Tableau 18 Cameroun: Repartition par secteurs des investissements.. Tableau 19 Cameroun: Tableau comparalif de croissance /1963 TabLeau 20 Republique eentrafricaine: Previsions d'investissements, Tableau 21 Republique centrafricaine: Programme biennal Sehema de finaneement Tableau 22 Taux de croissance de 1a production par secteurs jusqu'en Tableau 23 Schema de croissance prevue.. Tableau 24 Modifications structurales de la production CHAPITRE2 Tableau 25 Evaluation de la scolarite au niveau primaire Tableau 26 Republique centrafricaine: Evaluation des effectifs scolaires primaires Tableau 27 Evaluation de la scolarite au niveau secondaire generale Tableau 28 Scolarisation en Republique democratique du Congo Tableau 29 Seolarisation par degres en CHAPITRE5 Tableau 30 Evolution de la consonunation de l'energie electrique au Cameroun Tableau 31 Energie electrique installee Tableau 32 Evolution de la production et de La consommation d'energie electrique Tableau 33 Consommation de I'energie electrique dans les usines de fonte et d'acier proposeea pour la Republique democratique du Congo Tableau 34 Ressources energetiques de la sons-region Tableau 35 Capacites electriques Installees Tableau 36 Production et censommation d'electrlclte CHAPITRE6 Tableau 37 Structure agricole generate en Mrique du centre Tableau 38 Aliments principaux Tableau 39 Afrique du centre: Alimentation. auto-consommation et commercialisation Tableau 40 Tendance generate de la production agricole Tableau 41 Froment et riz: Importation et production Tableau 42 Viande et betail: Production et commerce, annees Tableau 43 Peche: Production et commerce CHAPITRE 7 Tableau 44 Estimations du marche actuel des produits industriels en Afrique du centre Tableau 45 Importations industrielles projetees.. Tableau 46 Demande prcietee de produits industriels en Afrique du centre.. Tableau 47 Importation et production des produits industriels au Tchad TabLeau 48 Importations et production des produits industrieis en Republique centrafricaine Tableau 49 Importations et production des produits industriels au Gabon.. Tableau 50 Importations et production des produits industriels en Republiqe du Congo Tableau 51 Importations et production des produits industriels au Cameroun ii II IS
6 Tableau 52 Tableau 53 Tableau 54 Tableau 55 Tableau 56 Tableau 57 Tableau 58 Tableau 59 Tableau 60 Tableau 61 Tableau 62 Tableau 63 Tableau 64 Tableau 65 Tableau 66 Tableau 67 Tableau 68 Tableau 69 Tableau 70 Tableau 71 Tableau 72 Tableau 73 Tableau 74 Tableau 75 Tableau 76 Tableau 77 Tableau 78 Tableau 79 Tableau 80 Tableau 81 Tableau 82 Tableau 83 Tableau 84 Tableau 85 Tableau 86 Tableau 87 Tableau 88 Tableau 89 Tableau 90 Tableau 91 Tableau 92 Tableau 93 Tableau 94 Importations et production des produits industriels en Republique democratique du Congo Repartition des industries deja installees en Afrique du Centre Conunerce sons-regional de l'huile de palme Huileries de palme Exportation d'huilcs de noix et de tourteaux Huileries de graines et production en Afrique du centre Conunerce et consommation de viande dans la sons-region Commerce et productionde poisson en Afrique du centre Commerce et production du sucreen Afrique du centre Manufactures de cigarettes Brasseries Repartition de la foret equatoriale Principales essences en pourcentage du volume exploite par pays Utilisation du bois industriej provenant des forets d'afrique du centre Production et echanges de produits forestiers en Afrique du centre en 1962 et 1963 par pays Consonunation de produits forestiers en Afrique du centre (moyennes de ) par pays Exportations de produhs forestiers de I'Afrique du centre en pourcentage des exportations rotates de I'Afrique et du monde, Productionde sciages en Afrique du centre(1961), y compris les traverses de chemin de fer Investissements consacres aja construction en Afrique du centre, reels pour 1961 et projetes pour 1970 Consommation d'acler projetee en Afrique du centre, 1970, 1975 et 1980 Consommation moyenne annuelle de produits des industries rnecaniques et electriques en Afrique du centre, en Previsions de la consommation des produits des industies mecaniques et electriques par categories.. Production de certaines industries manufacturieres du metal en Yougoslavie, Repartition du marche par types de fibre Importations des textiles et produits de textiles en Rapport entre la consornrnation, le revenu par habitant et Ie taux d'urbanisatlon Perspectives des marches textiles en 1975 Part des fibres dans le total des ventes Tendanceseventuelles du marche des textiles Repartition proposee de la capacite supplementaire de production de textiles Importations de produits chimiques et assimiles, 1963 Importations de produits chirniques et assirniles, Variations des importations de produits chimiques en quantites.. Variations des importations de produits chimiques en valeur Consonunation d'engrais manufactures Production mondiale d'engrais et variationsen pourcentage (exprimee en milliers de tonnes d'elements fertilisants) Consommation d'engrais et variations en pourcentage (exprlmee en rnilliera de tonnes d'elements fertilisants) Estimations de la capacite de production, des investissements, de I'emploi, du chiffre d'affaires et de la valeur ajout6e-tchad ( ).. Estimations de la capacite de production, des investissements, de l'emploi, du chiffre d'affaires et de la valeur ajoutee-e-republique centrafricaine ( ) Estimations de la capacite de production, des investissernents, de l'emploi, du chiffred'affaires et de la valeur ajoutce-gabon ( ).. Estimations de la capacite de production, des investissements, de I'emploi, du chiffre d'affaires et de la valeur ajoutee-e-republique du Congo ( ) Estimationsde la capacite de production, des investissements, de l'ernploi du chiffre d'affaires et de la valeur ajoutee-carneroun ( ). Estimations de la capacite de production, des investissements, de l'emploi, du chiffre d'affaires et de la valeur ajoutee-s-republique democratique du Congo ( ) Page iii
7 LISTE DES FIGURES Figure 1: Figure 2: Figure 3: Cout de l'energie produiteainga Cout de l'energie aboma pour une puissance installee de 300 MW Prix de l'amrnoniac en fonction de la capacite de production et du prix de l'energie elecmque Figure 4: Figure 5: Evolution de Ia consommation de froment Evolution de l'indice de production de cigarettes (1958=100) au Cameroun et en Republique democratique du Congo LISTE DES CARTES Carte A: Carte B: Carte C: Carte D: Zones de Vegetation de l'afrique tropicale Certains aspects de l'agriculture de la sons-region Ressources minerales reconnues Nouvelles Liaisons de Transport en Afrique du Centre iv
8 NOTE PRELIMINAIRE A la sixieme session de la Commission economique pour I'Afrique, les pays de la sons-region de I'Afrique du centre, creee depuis peu, ant demande l'envoi d'une mission analogue acelles qui s'etaient rendues en Afrique du nord, de l'ouest et de l'est. Par la suite, les gouvemements des pays de I'Afrique du centre ont fait appel aux conseils et a I'aide du Secretaire executif concernant divers aspectsde Ia cooperationeconcmique. Cettedernande a etc precisee lars de la visite du Secretaire executif adjoint en janvier 1965 et, plus tard, aux cours des reunions que les pays de La SQllSregion ont tenues en fevrier 1965,al'occasion de la septieme session de la Commission. Le Secretaire executif a designe pour faire partie de la mission: A. F. Ewing Conseiller special du Secretaire executif, Chef de mission. F. Clairmonte Chef de la Section de planification de la Division de la recherche. Commission economique pour I'Afrique. J. Dalton Chef par interim de 1a Division mixte CEAjFAO de l'agriculture, Commission economique pour I'Afrique, P. Sevette Directeur de 1a Division de I'energie, Commission econcmique pour l'europe. J. Leclercq Ingenieur agronome (detache au titre du programme de cooperation technique par Ie Gouvemement beige). J. Depardieu Ingenieur chimiste (detache au titre du programme de cooperation technique par Ie Gouvemement francais). R. Manly Ingenieur, consultant pour les questions industrielles (detache au titre du programme de l'aid par Ie Gouvemement des Etats-Unis). Entre Ie 23 avril et Ie 24 mai 1965, la mission s'est rendue dans les pays suivants: Republique du Congo, Gabon, Tchad, Cameroun, Republique oentrafricaine et Republique democratique du Congo. I Trois des membres n'ont rejoint la mission que plus tard. La mission s'est ensuite scindee pour visiter quelques pays de la SQllSregion. Tous les membres se sont retrouves aaddis-abeba, pour preparer une version provisoire du present rapport, qui a ere terminee au debut de juillet et distribuee aux gouvemements des pays de la sons-region, pour observations. Le chef de mission s'est de nouveau rendu dans les six pays de l' Afrique du centre en janvier 1966.Le Secretaire executif adjoint a pu participer a certaines des discussions en Republique du Congo, en Republique dernocratique du Congo et au Cameroun. Le chefde mission etait accornpagne par Ie Professeur R. Dumont (agronome) en Republique du Congo, en Republique democratique du Congo et en Republique oentrafricaine; par M. R. Robson (Conseiller regional de la CEA en matiere d'industrie) en Republique du Congo; et, pendant toute 1a duree de son voyage, par M. Zang-Atangana (Directeur du bureau sons-regional de la CEA pour I'Afrique du oentre). Le rapport a ensuite etc revise et a servi de base de discussion a La premiere reunion des Gouvernements de l'afrique du centre, convoque. par la CEA a Brazzaville au 18 au 23 avril Le texte definitif ne differe que peu du celui qui avait ete presente ala reunion de Brazzaville. Les donnees erronees sur lesquelles les Gouvemements ont appele l'attention du secretariat ant ete rectifiees et les observations presentees ont ete prises en consideration. Uncertain nombre de modifications detaillees ont ete apportees. Suivant l'usage habituel, Ie rapport est publie sous la seule responsabilite du secretariat. La-sous:region comprend egalernent l'angola et la Guinee equatoriale. La mission n'a pas pu etudier ce deux territoires encore dependants. On touvera cependant a l'annexe V une note relative a ta Guinee equatoriale. v
9 INTRODUCIlON A sa premiere session, en decembre 1962, Ie Comite permanent de l'industrie des transports et des ressources naturelles de la Commission economique pour l' Afrique, a etudie la version provisoire d'nne etude intitulee.. Developpement industriel en Afrique".2 Cette etude decrivait les possibilites d'industrialisationen Afrique en mettant I'accent sur la necessite d'une cooperation sous-regionale pour la creation de nouvelles industries, en particulier des grandes industries de biensd'equipement, en raisonde l'exiguite de la plupart des marches africains ct de I'importance it donnerauxeconomiesde dimension. Le Comite a dernande au Secretaire executif d'envoyer en Afrique de l'ouest, du nord et de rest des missions chargees de rediger des rapports preliminaires sur les possibilites d'un developpement industriel coordonneai'echelon sons-regional. Ces missions se sont rendues dans les trois sons-regions au cours du deuxieme semestre de 1963 et au debut de Elles ant ete suivies par des etudes plus detaillees d'industries particulieres, dont certaines, relatives II I'Afrique de I'ouest, ant ete examineesit Ja Conference sur la coordination industrielle en Afrique de I'ouest, qui s'est tenue a. Bamako en octobre Une conference analogue a eu lieu it Lusaka en octobre 1965 pour l'afrique de l'est.s Elle a recommande, entreautres, lacreationd'un mecanisme institutionnel de cooperation economique dans cettesousregion. En Afrique du nord, les pays du Maghreb ont mis en place un appareil de cooperation economique et ont demands au secretariat de la Conunission d'entreprendre une serie d'etudes detaillees qui devraint etre soumises it l'examen du Comite eonsultatif et du Conseil des ministres des pays du Maghreb. Malgre l'etendue de son mandat (beaucoup plus large que celui des missions precedentes) la mission n'a pu etudier tous les aspects de la cooperation economique. Ses principaux objectifs etaient l'examen des possibilites de cooperation pour Ie developpement dans Ie domaine de I'energie, de l'agriculture et de l'industrie. Elle s'est attachee aussi it l'etude des problemes de la main-d'oeuvre, de l'enseignement et de la fonnation---et des perspectives de cooperation dans ces domaines, Elle n'a pas approfondi la question du developpement des transports qui sera etudiee par une autre mission, qui a commence ses travaux en novembre, dans le cadre d'une serie d'enquetes sur les z Version remaniee publiee sous la cote E{CN.14/INR/1/Rev. t (No. de vente: 63.II.K.3). s Pour Ierapport de cesmissions, voir: Rapportde fa mission de coordination industrielle en Afrique eli! l'ouest (E/CN.14/246), Rapportde famission de coordination industrielle en Afrique de Pest et du centre (EjCN.14/247) (cette partie de l'afrique forme maintenant la eons-region de l'afrique de rest) et Rapport de fa mission de coordination industrielle de la CEA en A/gerle,Libye, Marocel Tunisle (EjCN.l4/24&). EjCN.14j324. EjCN.14j346-E/CN.14jLUjECOP/12 Ropporl de /0 reunion sous-regionale sur la cooperation economtque en Afrique de rest. possibilitees de creer de nouvelles liaisons entre les pays situes au sud du Sahara. La mission de I'Afrique du centre n'a pas essaye non plus d'etudier en detail les questions tarifaires, fiscales et rnonetaires car cinq pays de la sonsregion examinent aetuellement afond ces problemes dans Ie cadre de la cooperation instauree par Ie traite de I'UOEAC.. Le present rapport est done divise en trois parties. Dans la premiere partie, les auteurs ont surtout decrit le contexte economique de la sons-region, les structures economiques generales et le cadre de l'expansion. Us donnent, en outre, des renseignements de base sur les ressources naturelles, decrivent la structure de l'enseignement et exposent les pnncipales caracteristiquesdu reseau des transports et du developpement envisage-sans toutefois se prononcer, notamment, sur la viabilite economique des projets, Dans la deuxieme partie, qui est la principale, Ies auteurs etudient les perspectives d'harmonisation du developpement dans les trois secteurs ole etudies: energie, agriculture et industrie. Entin, dans la troisieme partie, consacree al'avenir, its presentent des suggestionssur les autresmesures aprendre. La mission s'est appuyee sur les plans ou programmes de developpement des pays de la sons-region. Elle a ete guidce par deux considerations principales, qui, dans la pratique, ne sont pas faciles aconcilier. D'abord, les pays de la sons-region, qui se sont fixe pour objectif essentiel des taux cleves de croissance, cnerchent a s'industrialiser rapidement, Or, etant donne l'exiguite des marches nationaux et I'influence des economies de dimension, en particulier pour les industries de biens d'equipement, en raison aussi des avantages connus des economies extemes et de leurseffets directs ou indirects, le developpement sera probablement optimal si les investissernents sont concentres en un nombre limite de poles de croissance. En revanche,it est certain que Ia creationd'unmarchecommun presente le danger bien connu d'une stagnation des zones les moins favorisees, au tout au moins, d'un developpement beaucoup moins rapide que celui des zones cle de developpement. Meme dans Ie cadre de I'UOEAC, un marchc commun non regjemente tendrait a favoriser Ja concentration de la plupart des industries a Douala (ou it proximite) et peut-etre, dans nne moindre mesure a Pointe-Noire, Dans un marche commun de l'afrique du centre les pays de I'UOEAC seraient inondes par les produits industriels de la Republique democratique du Congo. L'experience de nombreux pays a aussi montre que sans un developpement de l'agriculture, la croissance de l'industrie est bientot arretee, surtout dans une zone ou les industries agrieolesdoivent[ouer un role de premier plan. La mission s'est tout specialement attachee II l'etude des mesures de compensation pour Ies pays les moins favorises de la sons-region. Ces mesures se repartissent en trois grandes categories. Premierement, celles qui visent al'amelioration de l'infrastructure, notamment sur Ie plan vi
10 tion de vastes marches et que I'Afrique du centre pourrait entretenir des relations economiques fructueuses avec les pays riverains du Golfe du Benin. Le sejour de la mission dans les six pays etait trap court pour qu'elle puisse penserit presenter uneetude economique complete. Elle a cherche surtout a signaler les possibilites d'accroitre la cooperation economique dans divers secteurs cle. Mais Ie travail de la mission doit etre prolonge par des activitites entreprises au titre des programmes d'assistance technique de la famille des Nations Unies, du Fonds special, de 13 Banque intemationale pour la reconstruction et Ie developpement et dans Ie cadre de I'aide bilaterale, ainsi que--et ce n'est pas le moins important-par la Commission economique pour I' Afrique elle-meme, et, specialement, son bureau sons-regional en Afrique du centre. L'un des principaux objects de ce rapport a ete d'indiquer d'une maniere precise les prochaines mesures it prendre et la facon de proceder. A 1'annexe I du rapport, 1amission donne une Iiste des personnnes consultees au cours de son voyage. Bien d'autres ant apporte leur concours, en particulier au sein du secretariat de Ia CEA et dans certaines pays, notamment en Belgique et en France. La mission desire exprimer ses sinceres reruerciements it. taus ceux qui ont facilite sa tache. Elle a ete tres sensible a l'accueil arnical qu'elle a recu dans chacun des pays OU eue s'est rendue. Il serait malvenu de citer des noms. La mission tient cependant a remercier tout specialement, d'une part, les representants residents du Bureau de I'assistance technique et leurs collegues qui, dans les differents pays visites, ont tout fait pour aider et conseiller la mission, et, d'autre part, les membres des Divisions de la statistique et de l'industrie du secretariat, qui ont ete, dans Ia detail, a I'elaboratlon de certainesparties techniques de 1aversionrevisee du rapport. de l'enseignement, de la formation et des transports dans les zones de I'Interieur; deuxiemement, celles qui ont trait au developpement de certaines productions agricoles pour le marche scus-regional; trolsiemement, celles qui concernent la concentration, dans les pays moins favorlses, des industries sur lesquelles les economies de dimensions ont Ie moins d'influence, non seu1ement pour l'approvisionnement des marches nationaux mais aussi pour I'exportatton vers d'autres pays de la sons-region, dans le cas ou ces industries auraient besoin d'une protection speciale. C'est pourquoi, Ia rnission-laissant de cote Ies industries dont les produits sont principajement destines it. l'exportation outre-mer-e-a reparti toutes les industries en trois categories: premierement, les industries qui sont rentables memesi elles sont de petite taille et qui logiquement, devraient etre creeesdans la plupart des pays; deuxiemernent, les industries qui pour etre viables exigent l'acces it tout Ie marche sons-regional au mains; troisiernement, une categorie intermediaire importante, celle des industries qui, en principe, peuvent etre implantees dans n'importe quel pays mais qui tireraient grand profit d'une specialisation internationale, et par consequent, d'unc harmonisation. La mission avait pour tache d'etudier la cooperation economique entre les six pays d'afrique du centre. 11 ne faut pas oublier toutefois qu'aucunc sous-region de I'Afrique, et en particulier, la sons-region qui nous occupe, ne forme un tout. Par consequent, il ne faut pas negliger les possibilites de developper la cooperation economique ct les echanges entre Ies pays de I'Afrique du centre et leurs voisins, notanunent les echanges du Cameroun et du Tchad, avec la Nigeria; du Tchad avec le Soudan; des provinces orientale et meridionale de la Republique democratique du Congo avec I'Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda, Ie Burundi et la Zambie. A noter en partfcuiter que la region des grands lacs est propice a une concentrayii
11 PREMIERE PARTIE STRUCTURE ECONOMIQUE DE LA SOU5-REGlON Chapitre 1 STRUCTURE ECONOMIQUE GENERALE ET CADRE DE L'EXPANSION La sous-region de l'afrique du centre comprend six pays et couvre plus de cinq millions de kilometres carres, soit environ un cinquieme de 1a superficie totale du continent, mais avec un dixierne seulement de sa population. Sur ces six pays, 1a Republique centrafricaine et le Tchad n'ont pas de littoral. La Republique democratique du Congo touche la Republique du Congo et la Republique centrafricaine sur plus d'un tiers de ses frontierea; elle comprend environ la rnoitie du territoire de la sons-region et plus de 60 pour 100 de sa population. La densite generale de peuplement de la sons-region est de cinq habitants au kilometre carre, soit environ la moitie du chiffre moyen pour I' Afrique. Mais cette densite varie ausein de la sons-region, d'environ deuxhabitants au kilometre carre au Gabon a environ neuf au Cameroun. nexiste egalement des variations sensibjes ai'interieur d'un meme pays. C'est ainsi que dans Ie departement de wouri, au Cameroun occidental, la densite depasse 100 habitants au kilometre carre tandis qu'elle est de 0,6 dans Ie depart.. ment de Boumba Ngoro, au Cameroun oriental. Parmi les pays de!'udeac (Cameroun, Republique du Congo, Gabon, Republique centrafricainc er Tchad), Ie plus ctendu est Ic Tchad qui represente environ 43 pour 100 de la superlicie totale, mais ne compte que 29 pour 100de la population, alors que Ie Cameroun, avec 16 pour 100 de la superficie, compte 44 pour 100 de la population. Ainsi les cinq pays de l'udeac ne representent-ils pas plus de 3 pour 100 de la population du continent et environ 10 pour 100 de sa superficie, La densite moyenne est d'environ cinq habitants au kilometre carre pour Les six pays de la sousregion et de trois pour les pays de l'udeac. contre dix pour l'ensemble du continent. A l'exception du Cameroun occidental, les six pays sont francophones et du point de vue linguistique-c-qui est important-ia sous-region de I'Afrique du centre est done plus homogene que les trois autres. Quatre de ces pays (la Republique du Congo, Ie Gabon, la Republique centrafricaine et Ie Tchad) forrnaient autrefois I'Afrique equatoriale Irancalse et ont plus tard constltue l'union dcuaniere equatoriale (UDE). La region orientale du cameroun a ete rattachee II 1a France en 1958 a la suite d'un referendum, mais avec un statut special. Les six pays ont accede a l'independance en Le Cameroun du sud, qui etatt sous mandat britannique, a ete rattache it. la Repuhlique en Le traite portant creation de I'Unioa douaniere et economique de l'afrique du centre (UDEAC) a etc signe par les chefs d'etat Ie 8 decernbre 1964 a Brazzaville. Le traite avait ete precede par les accords conclus a Bangui entre les Etats de l'union douaniere equatoriale et le Cameroun.fe 23 juin 1%1. L'idee qui a donne naissance a I'UDEAC etait la conviction que l'extension des marches nationaux, grace ala suppressiondes entraves aux echanges Intra-regionaux et a la mise au point d'un programme coordonne de developpement industriel, contribueraient it I'amelioration du niveau de vie de l'ensemble de la population de Ja sons-region, sans porter atteinte ai'existence des Etats membres. L'Union, qui constitute un marche common sousregionalafricain, est ouverte it tout Etat africain, sous reserve de l'approbation de taus Ies membres. Les responsabilites de I'Union sont reparties entre les organes suivants: Le Conseil des chefs d'etat, Le Cornite de direction de I'UDEAC, Le secretariat general. Le Coneeil est constitue par les chefs d'etat ou leurs representants, qui peuvent etre conseilles par des ministres ou des experts. C'est au Conseil qu'appartient Ie pouvoir de decision supreme et c'est lui Qui veille a la mise en oeuvre des objectlfs de I'Union. AinsL Il coordonne les politiques economiques et douanieres des divers Btats membres, II supervise Ie Comite de direction, Il etablit Ie reglement international de l'orgaaisation, II fixe le siege de I'Union, Il designe Ic secrctaire general de I'Union, II etabllt Ie budget de I'Union et determine la contribution des Etats membres sur l'avis du Comite de direction. Il conclut Ies negociations tarifaires avec les pays tiers et fixe les tarifs generaux, II regie en dernier recours les problemas qui n'ont pas puetreresolusai'unanimite parlecomite de direction. II arbitre les differends qui peuvent surgir entre pays membres Ii proposdu traite, En ce qui concerne les taux douaniers et tarifaires, ses -I
12 TABLEAU 1 Superflcie, population, densite, 1965 Superficie Popula- Densite Pays et sons-regions Date de l'in- (en mil- I'~ tion (en % par dependance Hers de milliers)«krnz kmz} Congo (Rep. du) 15 aout , ,3 2,5 Gabon 17 aout , ,8 1,7 Republiquc ccntrafricaine 13 aout , ,0 2,1 Tchad 11 aont , ,1 2,6 Cameroun 1 janvier , ,9 9,1 Total pour les pays de l'udeac (2.985) (56,0) (11.100) (40,2) (3,4) Congo (Rep. dem.) 30 juin , ,8 6,5 100,0 100,0 Afrique du centre , ,3 4,7 Afrique du nord b , ,6 9,2 Afrique de l'ouest c , ,6 15,8 Afrique de I'est d , ,7 13,1 Afrique du sud e , ,5 7,5 Divers f , ,3 4,4 Total general , ,0 10,2 Sources: Donnees de la Commission economique pour I'Arrlquc et sources nationales. a Estimations "movennes". b Comprend: la RAU, Ie Soudan. Ie Maroc, l'algede, la Tunisie, la Libye. c Comprend: la Nigerie, Ie Ghana, la Haute-Volta, le Mali, Ia Cote-d'Ivoire, Ie Senegal, la Guinee, Ie Niger, Ie Sierra Leone, le Dahomey. Ie Togo, Ie Liberia, la Mauritanie, la Gambie. d Comprend: l'ethiopie, Ia Republique Ume de Tanzanie,le Kenya.j'Ongama, Ie Mozambique, Madagascar,la Rhodesie.Je Malawi, Ia Zambie, Ie Rwanda, le Burundi,Ia Somalie, l'ile Maurice. e Comprend: I'Afrique du Sud, le Bassoutoland, Ie Sud-Ouest afrcain, Ie Betchouanaland et Ie Swaziland. f Compreod: les territcires espanols de I'Afrique du nord (Afrique du nord espagnole, Sahara espagnol, Ifni, la Guinee espagnole les lies du Cap Vert, Ste Helene,y compna les dependances, 1aGuinee equatoriale, Sao Tome et Principe, la Reunion, les Cornores, la Cote francaise des Somalis, les Seychelles et l'angola. decisions se presentent sous forme de textes legislatifs rediges par Ies institutions comperentes des pays rnembres. Les pouvoirs juridiques de i'union s'etendent aux domaines de l'union douaniere, de l'harmonisation des regimes fiscaux nationaux et des codes d'investissements. L'Union douaniere des cinq englobe tout l'eventail du commerce des produits et necessite l'adoption d'un tarif douanier uniforme it l'egard des tiers et la suppression de taus droits a l'importation et it I'exportation entre pays membres. Les produits et marchandises originaires des pays membres sont exemptes de droits, sauf dans certaines conditions. Les benefices resultant des droits d'importation dans les pays membres sont allouesaux budgets nationaux. Cependant, pour egaliser les avantages dont beneficient certains pays (notamment les pays cetiers) grace au commerce de transit, une part des droits d'importation imposes par les bureaux douaniers des cinq est deposee dans un fonds commun, le Fonds commun de sclidarlte. Le traite prevoit des dispositions legislatives pour la protection des industries naissantes et tout pays membre peut avoir recours it. des restrictions quantitatives vis it. vis de pays tiers, pourvu qu'il en informe IeComite de direction. Les clauses de protection sont precises en meme temps que souples. Si des fluctuations ou des bouleversements economiques pouvant entralner des repercussions graves dans la region interviennent dans un ou plusieurs secteurs de l'econornie.ie Cornite de direction peut prendre certaines dispositions (ou autoriser les Etats membres a en prendre) pour compenser les desequiltbres. Le Comite de direction a egalement recu POUVOlr d'harrnoniser, dans I'interet des cinq, Ies regimes de fiscalite directe et indirecte. Les codes d'investissement nationaux ont ere modifies et uniformises. A noter que les codes d'investissement nationaux soumis au Comite de direction et harmonises selon ses directives ne peuvent plus etre modifies unilateralement. Ce marche commun sons-regional se caracterise encore par Ie desir des Etats membres de coordonner leurs plans de developpement industriel et autres, d'cncourager Ia diversification de l'economie de la sons-region et de stimuler les echanges au sein de la sons-region. Afin d'assurer une harmonisation plus poussee des plans et des projets de developpement, ceux-ci sont soumis au secretariat general de l'union. Leur etude est portee al'ordre du jour du Comite de direction qui, apres examen, transmet ses avis au Conseil, Dans le domaine de la cooperation industrielle, on distingue les entreprises privees, publiques et mlxtes, qui se repartissent comrne suit: -2-
13 (a) Les industries sons-regionales principalement orientees vers les exportation (c'est-a-dire n'entrant pas dans le cadre de l'union); (b) Les industries produisant pour les marches d'un seul Etat membre et pour lesquelles aucun avantage economique, douanier ou fiscal n'a ete sollicite d'autres Etats de l'union ; (c) Les projets industriels n'interessant qu'un seul Etat mais qui sont deja en cours dans au autre ou dont la realisation est prevue dans Ies plans de developpernent; (d) Les projets industriels dont les dimensions justifieraient la cooperation de deux Etats qui devraient alors adopter une politique d'harmonisation; (e) Les projets industriels dont les dimensions exigent un marche sour-regional, Les industries correspondanr aux rubriques (a) et (b) peuvent etre etablies dans chacun des Btats membres sans que ceux-ci aientaconsulter I'Union; les marches utilises par les industries de la categoric (b) doivent rester limites a l'etat dans lequel ces industries ont ete implantees et ne peuvent pas s'etendre it d'autres Etats membres. Dans Ie cas oil un Etat mcmbre n'aurait pas harmonise sea projets industriels avec ceux des autres mernbres, portant ainsi prejudice aux marches de run ou de plusieurs de ceux-ci, les Etats leses se rescrvent un droit de represaille: ils pourront ou bien proscrire totalement Ies produits en cause ou bien leur appliquer une taxe compensatoire dont le taux correspondra aux charges imposees ades produits similaires importes de pays tiers, deduction faite toutefois des droits compris dans le tarif exterieur commun. Une taxe unique est appliquee a toute production industrielle dont Ie marche a tendance a s'etendre sur Ie territoire de plusieurs Etats membres. La taxe unique est pereue dans I'Etat oil I'usine est implantee et est portee au credit du budget de I'Etat ou Ies produits sont consommes. La taxe unique exclut toutes redevances et tous drcits applicables aux marchandises et produlta d'importation et de toutes taxes interieures sur les matieres premieres et les produits essentiels utilises dans les usines. Le taux de la taxe unique est fixe par Ie eomite de direction et est susceptible de revision. 11 cst oalcum en fanction des elements suivants: Exemption de droits et de laxes sur les produits importes ou d'origine nationale; Disparites eventuelles dans les conditions de production d'articles analogues. La liberte des mouvements de personnes entre pays membresreleve de la convention signee Ie 8 septembre 1961 par les membres de l'uam. Les mouvements de capitaux it. l'interieur de l'union ne peuvent etre soumis a d'autres restrictions que celles prevues par Ie sysreme de controle des echanges aetuel1ement en vigueur. Les devoirs et obligations decoulant des accords prec6demment signes entre un ou plusieurs Etats membres ne sont pas modifies par les dispositions du traite actuel. Les pays de I'UDEAC ont une banque centrale commune, la Banque centrale des Etats de l'afrique equatoriale et du Cameroun. Ils sont tous membres de Ia zone france et membres associes du Murche commun. Des systemes cornmuns d'education et de comptabilite nationale constituent entre les pays de l'udeac un lien supplernentaire, Par contre, certains facteurs s'opposent a la cohesion sous-regionale, dont Ies moins importants ne sont pas les distances considerables et l'insuffisance des transports. C'est ainsi que Ie Tcnad est separe des ports de la Nigeria, du Cameroun et de la Republique du Congo par des distances variant entre et Ian. C'est Iii. un obstacle aux echanges, mais les bas niveaux de la production et du revenu par habitant justifient difficilement du point de vue eccnorniquc des ameliorations importantes.r La Republique democrarique du Congo, bien que geographiquernent contigue et de meme langue, a naturellement une histoire differente, En outre, st elle partage avec e L'Economist du 5 [uin 1965 a dairement resume Ies relations de la France avec les membres de la Zone franc: "Leurs relations avec [afrance sont regi05 par trois banques officielles: la Banque centrale des Etats de l'afrique de l'ouest, la Banque centrale des Etats de "Afrique equatcrtale er du Cameroun et la Banque de Madagascar et des Comores... Le Gouvernement francais possede une part des sieges au Conseil d'administration de chacune de ces banques centrales. Chacune de ces banques garde toutes ses reserves en francs metropolitains dans un "compte actit" ouvert au Tresor francais a Paris, a I'exception d'une petite somme destinee a couvrir 105 transactions courantes, et convertit toutes les devises etrangeres qu'elle acquiert en francs metropclitains a Paris. Les avoirs de ce compte garantlssent la monnaie nationale emise par les banques. Si Ie compte preseote un decouvert, les tranches de credit successives sent soumises a un interet de plus en plus eteve, mats, la limite superieure etant fixee a 2,5 pour 100, ce n'est pas la un preventif tres puissant. La Banque centrale inter-etats fixe un plafond au nombre d'effets que Ies autorites de chaque Etat membre peuvent reescompter aupres d'elle et supervise le fonction Dement de sa zone mcnetaire... Le syeteme de la Zone franc a entrafne pour la France, dans la plupart des annees d'apres-guerre.une perte neue de devtsesetrengeres. L'avantage du systeme etait que les exportateurs Francais disposalent a J'origine d'un marche largement tributaire gmce au con tingentement des importations, Les territoires africains y gagnaient, outre Ie support de la balailce des paiements, les prix cxtr$mement favorables que la France payait pour leurs expoitations de produits de base. MaisIe Marche commun a change tout cela. Les contingentements ont ete abotis et Jes prix: speciaux sont supprimes dans Ie cadre des accords entre les pays africains associes et I'ensemble du Marche commun. Aux termes de ces accords, les prix des produits sont alignes sur ceux des marches mondiaux.le droitdes pays africains d'imposer des tarifs et des restrictions a l'importation a la France comme a d'autres pays a egalement etc reconnu,.. Pour etre membre de plein droit de la Zone franc, camme les pays d'afrique noire, II suffit a un pays d'etre pret a suivre une politique financiere moderee et conservative. Les statuts des trois B.anques centrales d'mrique noire imposedt une discipline financiere tres stricte... Par contre, Je systeme permet aux membres de ne pas avoir a se preoccuper de leur balance des paiements, et la possibilite d'accroitre a volonte les importations en provenance de la France est un puissant frein a. ('inflation." Voir chapitrc 4. -3
14 1.. pays. de YUDEAC de eombreuses caracteristiques econorniques, son developpement industriel est plus diversifte et plusavanee. C'est la evidemrnent un obstacleau developpement de la cooperation econornique au sein de la sow-region. II sera etudie en detail dans une autre section du present rapport et ii peut etre surmonte, dans l'lnteret commun de toute la sons-region. Dand I'ensemble, l'afrique du centre possede un grand nombre de caracteristiques generalesen communavec le reste de I'Afrique au sud du Sahara, entre aurres: faible revenupar habitant; penurie critique de cadresadministratit's, scientifiques et techniques-i-d'ou recours excessif it du personnel non africain dans les positions ele des secteurs p\lblic et prive ; predominance d'un secteur de subsistance traditionnel a faible productivite; existence dans le secteur modeme de grandes.entrepriaes appartenantades expatries, orlentees vers I'exportation, dent l'influence sur le secteur traditionnel est fumtte et qui jusqu'ici n'ont guere employe que de la main-d'oeuvre africaine non qualiffee; rarete des industries produisant des biens d'equipement, sous-emploi rural et chemage urbain; insuffisance de I'infrastructure; volume excessif des depenses administratives; exiguite des marches Interieurs resultant a1a fois de leur petit nombre et de la faiblesse des revenus; existence d'importantes ressources naturelles encore inexploitees. Ressoarces HumaiDes L'un des caracteres marquants de la sons-region est la faible densite demographique. L'ensernble de la sous-region couvre une superficie dixfoixsuperieure acelle de ta France er, meme en 1980, sa population n'atteindre que les trois quarts de celle de la France en Un seul pays de la sous-region, la Republique democratique du Congo a une population de plus de 10 millions et deux pays ant mainsd'un million d'habitants. Le taux de croissance demographique n'a pas depasse 2,1 pour 100 au cours de Ia periode 196~5 et dans un pays, Ie Gabon, it n'a pas atteint I pour loo~ L'accroissement de la population de la sous-region est plw lent qne dans Ie. autres sousn!gions et que dans I'ensemble de rmrique. 11 Tes80rt des projections que la Rtpublique democratique du Congo, qui a d~ja. ta population la plus nombreuses d'afrique centrale, pourrait atteindre un taux d'environ 3 pour 100entre 1975 et Ainsi l'ecart deja important entre Ia Republique democratique du Congo et le reste de la sons-region s'accentura-t-il. Les taux de croissance dernographique prevus pour les autres pays approcheront de 2 pour loo; on prevoit que le Tchad depassera ce chiffre entre 1975 et II est probable que grace a1a politique energique du Gouvernement gabonais.ie taux depassera 1pour 100dans ce pays. Le Gabon, dont Ie taux de croissance demographique est l'un des plus bas, non seulement parmi les regions en voie de developpernent maisdans Ie mondeentier, est peut-etre le seul pays Ii avoir pris des mesures pour augmenter sa population: les allocations familiales ont ete gcneralisees et un service de santepu blique efficace a etc- mis en place, qui s'attaque aux obstacles bien connus apaccroissement de la population, notamment par nne hrtte contre les maladies veneriennes. Etant donne le taux relativement bas de Ia croissance demographique prevue, on pents'attendre que certains pays ccnnaitront nne grave penurie de main-d.'oeuvre si Ie taux d'expansion economique reste constant. Bien que Ie chemage ne soit pas aussi grave au Gabon que dans nombre d'autres pays africains il y a beaucoup de chcmeurs parmi les nouveaux. venus sur le marche du travail. Pourtant il existe une forte penurie de personnel technique qualifie, Etantdonne l'artificialite des frontieres imposees par la colonisation, les mouvements migratoires etaient frequents avant I'independance, comme le montrait la mobilitt!.rotate de la main-d'oeuvre entre les territoires de I'ancienne AEF ainsi que les mouvements non contrcles des membres de la Iribu Bakongo dans les deux Congo. Mais les changements rapides intervenus dans lcs courants ideologiques, tes troubles et I'agitation politiques qui om suivi I'accession a I'irrdependance, ont contribue is freiner ces migrationsentre pays, bien que les accords de I'UDEAC prevoient explicitement nne mobilite inconditionnelle de Ia main-d'oeuvre dans les pays membres. TABLEAU 2 Population urbaine 1965 <en milliers) Population Pourcentage Pays de la populaurbaine totale tion urbaine Congo (Rep. du) Republique centrafricaine 151 I.28Q 12 Gabon Cameroun 8LO 5.15() 16 Tchad Tolal pour Ies pay. de I'UDEAC Congo (Rep. dem. du) Sourees: Cl:liffres calcuj.es d'apres les donnees nationales (estimations moyennes). Nations Unies, Annua;re demograph;q~ I963 et information:':! plus reccntes fournjes par Ie Gouvemement camerounais. -4-
15 Le gros de la population de 1a sons-region vit dans 1es zones rura1es. Depuis 1960, 1a population urbaine a augmente en Afrique au rythme de plus de 5 pour 100 par an. Ce chiffre est parmi les plus eleves enregtstres dans te monde, bien que I'Afrique demeure encore run des continents 1es moins urbanises. Dans les pays de I'UDEAC, on estime que II pour 100 environ de la population resident dans 1es villes, mais on constate des variations sensibles d'un pays ai'autre. C'est la Republique du Congo qui possede le plus haut pourcentage de population urbaine, et le Tchad Ie plus bas. L'exode rural s'est poursuivi sans desemparer depuis l'independance, notamment en Republique democratique du Congo oil la population de Leopoldville, qui etait estimee a avant l'independance, depasserait actuehement un million. Nul n'ignore que la configuration urbaine de ce pays a subi une transformation radicale depuis l'independance, mais aueun indice quantitatif rigoureux ne permet d'cn apprecier I'arnpleur. Avant l'independance, la Republique democratique du Congo comptait quatre villes dont la population depassait habitants; i1 n'y en a que trois de cette arnpleur dans taus les pays de l'udeac. Le pourcentage de non Africains est plus bas que dans la sons-region de I'Afrique de l'est. Dans deux pays seulement (Republique du Congo et Ie Gabon) il depasserait legerement 1 pour 100. En outre, il n'existe pas de colons agricu1teurs europeens comme au Kenya et en Rhodesic. La plupart des expatries europeens se consacrent aux professions liberales, aux emplois publics (en general atitre de conseiller) et aux affaires. Comme toutes les regions en voie de developpement, j'afrique centrale possede une population jeune (40 pour 100 de moins de 15 ans), ainsi qu'il ressort du tableau 3. Outre Ie grand nombre de personnes A charge qu'elle represente, cette structure des ages defavorable impose un fardeau enorme al'infrastructure fmproductive. Pays Congo (Rep. du) Gabon Republique centrafricaine Tchad Cameroun Congo (Rep. demo du) a France (1962) Japon (1962) TABLEAU 3 Structure des ages estimee, 1965 Moins de 15 ans De 15 il 59 ans 41,1 54,1 35,9 57,4 41,0 55,0 45,4 51,0 39,7 54,5 39,4 55,0 24,8 57,1 28,7 62,0 60 ans et plus 4,8 6,7 4,0 3,6 5,8 5,6 18,1 9,3 a En 1957 (estimations). Sources: Perspectives de population dans les pays africains et malgache d'expression francaise. Paris, Pour Ia France et Ie Japon, Nations Unies, Annuaire demographique, Agr<gats de base vers 1960 Le tableau 4 indique les agregats de base du produit interieur brut, de la consommation privee et publique, de Ia formation de capital fixe et des importations et exportations en Afrique du centre. Dans Ies pays de l'udeac Ie produit intetieur brut, Ie formation de capital et les exportations et importations representent entre 3,3 et 4,1 pour 100du totalpour I'Afrique. A noter que Ja Republique democratique du Congo, a elle seule, contribue pour pres de 60 pour 100 au produit national brut de Ia sons-region. Structure du produit interieur brut Le produit interieur brut est generalement decompose en trois secteurs: primaire (agriculture, peches, sylviculture et elevage); secondaire (energie, mines, industrie, construction et travaux publics); tertiaire (services, banque, commerce et administration). Le tableau 5 reproduit la ventilation du PIB dans les six pays vers Dans les pays de I'UDEAC, Ie secteur primaire represente 52 pour 100, Ie secteur tertiaire 34 pour 100 et Ie secteur secondaire 14 pour 100 seulement. C'est en Republique democratique du Congo que le secteur secondaire est le pins developpe (35 pour 1(0); it represente 33 pour 100 au Gabon et 21 pour 100 en Republique du Congo. Ces deux derniers chiffres sont neanmoins Iourdement influences par Ies extractions minieres en vue de l'exportation. En dehors de la Republique dernocratique du Congo, Ie secteur secondaire-c-dans les pays de I'UDEAC oil i1 est relativement important-s-eat essentiellement oriente vers l'exportation et it n'y a pratiquement pas d'effet de liaison avec Ie reste de I'economie. La structure du PIB est syrnptomatique du faible degre de developpement de cinq des six pays de I'UDEAC. On constate des variations sensibles d'un pays it l'autre entre la consommation de subsistance et la production commercialisee. Le Gabon se situe al'un des extremes, 10 pour 100 de sa production etant de subsistance et Ie Tchad it l'autre, avec 44 pour 100. Toutefois, ces chiffres ne signifient pas que le paysan gabonais a ete entraine plus loin que son homologue tchadien dans I'engrenage d'une -5-
16 TABLEAU 4 Agregats de base aux environs de 1960 (en millions de dollars EU) Congo Congo Gabon RCA Tchad Cameroun Total (Rep. Total Agregats (Rep. du) UDEAC demo du) (1)-(6) (1958) (1960) ( 1956) (1958) (1959) (A) (1959) (8) (1) (2) (3) (4) (5) (6) Produit interieur brut Consonunation privee Consommation publique Formation brute de capital fixea Importations Exportations PIB par habitant (en $) Total (A) Total (B) Afrtqueb par par rapport it. rapport a l'afrique l'afrique (%) co ,1 10, ,3 3,7 9,5 12,8 Sources: Calcule d'apres Planijication en Afrique, vel, 4, Ministere de la cooperation, Paris, 1963, pour les pays de l'udeac. pour la Republique democratique du Congo: Noles et documents-analyse econotnique de /a situation et etude du commerce exterteur du Congo ( ). CEA, Bulletin statistique pour [,A/rique, No.1, i965. a Les investissements traditionnels exclus. b Etats independents seulement, ai'exclusion de la Republique Sud-africaine.
17 TABLEAU 5 Repartition de la production tnterleure brute aux prix du marche aux environs de 1960 (en millions de dollars ED) Consornma- Production Secteur Secteur Secteur Secteur Secteur rion de sub- commercia- moderne traditionnel primaire secondaire tertiaire Pay' sistance lisee Cameroun 126 (35 ~;) 236 (65%) 126 (35%) 236 (65 %) 200 (55%) 35 (10%) 127 (35 %) Congo (Rep. du) 19(25%) 57 (75 %) 46 (61 %) 29 (39;;) 28 (37%) 16 (21 %) 31 (41%) Gabon 12 (10%) 104 (90%) 86 (74%) 30 (26%) 33 (29%) 38 (33 %) 44 (38%) Rep. centrafricaine 32 (40%) 49 (60%) 35 (44%) 45 (56%) 39 (49%) 10 (12 ~;) 31 (39%) Tchad 65 (44%) 82 (56%) 37 (25%) 110 (75%) 102 (70%) 14 (10%) 30 (20%) UDEAC 254 (33%) 528 (67%) 330 (42%) 450 (58 %) 402 (52%) 113(14%) 263 (34%) Congo (Rep. demo du) 416 (32%) 455 (35 %) 429 (33%) UDEAC + Congo (Rep. demo du) 818 (39%) 568 (28 %) 692 (33%) Source: Calcule d'apres Planification en Afrique. vel. 4, Ministere de la cooperation, 1963, P' 75; pour la Republique democratique du Congo Donnees generales pour tepremier Plan quinqllennal economic mcnetaire; Us indiquent plut6t I'extension prise au Gabon par le secteur rnodeme, qui est entre les mains des etrangers et oriente vers l'exportation. 11 apparait que dans les pays de ]'UDEAC. la consommation de subsistanee represente un tiers de la production totale, le reste etant constitue par 1a production commercialisee. Cependant, cette distinction ne correspond pas necessairernent it celie qui oppose Ie secteurmoderne et Iesecteur traditionnel. Ce demier, quiest cntierement africanise, a une production dont 1a fraction commercialisee est des plus importantes. C'est ainsi qu'au Tchad, le secteur modcrne represcntc 25 pour 100 de la production totale, bien que 56 pour 100 en soient commercialisee. Formation de capital Aux environs de 1960,Ie taux de la formation brule de capital etait pour les cinq pays de I'UDEAC de l'ordre le 17 pour 100 du PIB repartis comme suit: 10 pour 100 pour le Cameroun, 25 pour 100 pour la Republique du Congo, 39 pour 100 pour le Gabon, 16 pour 100 pour la Republique centrafricaine et 10 pour 100 pout le Tchad. Pour la Republique democratique du Congo, il etait d'environ 17 pour 100. Dans les premieres annees de la decennie , ces taux etaienr eleves dans deux pays qui avaient besoin d'equipernent pour l'extraction minlere et la prospection. C'cst ainsi qu'en 1956, Ie taux de Ia formation brute de capital etait de I'ordre de 15 pour 100 en Republique du Congo et de 25 pour 100 au Gabon. Dans ce demier pays, sur Ies 10,6 milliards de francs CPA investis par les entrepnses, 7,1 etaient consacres au secteur minier, sur lesquels 3,4 concemaient la recherche. Ainsi qu'il ressort du tableau 61es entreprises (pour la plupart privees ai'exception de: quelques entreprises d'etat au mixtes) ont investi davantage que l'adrninistration, excepte au Tchadoil Iapartde celle-ci etait plus importante. On trou... e une autre indication dans la formation de capital fixe brute par habitant qui etait la suivante aux environs de 1960 (exprimee en dollars des Etats-Unis): Gabon 111, Republique du Congo 27, Republique democratiquc du Congo 16, Rcpubllquc cenrrafricaine 12, Cameroun 11, Tchad 6, la rnoyenne pour l'afrique etant de 25 environ. Que ce soit en pourcentage du taux d'investissement OU en chiffre par habitant (en partie it cause d'un PIB par habitant beaucoup plus eleve), le Gabon presente un cas TABLEAU 6 Part des entreprises et de I'administradon dans les invesdssements ten milliard. de francs CFA) Pays Annee Entreprises Administration Cameroun ,8 4,5 Congo (Republique du) ,0 1,9 Gabon ,6 1,5 Republique centrafricaine ,4 1,0 Tchad ,1 3,2 Source: LA P/anification en Afrique, op. cit., vol
18 special pour les raisons deja indiquees pour les autres pays. A I'exception peut-etre de la Republique du Congo, les investissements y sont faibles que ce soit en valeur absolue (ce qui n'est guere surprenant lorsque Ie PIB est extremement bas, comme au Tchad) ou en pourcentage, n semble qu'il serait possible d'intensifier la formation interieure de capital question qui sera etudiee plus it fond ulterieuremcnt. Repartition du revenu C'est un fait reconnu que les statistiques du produit interieur brut dans les pays en vole de developpement doivent etre interpretees avec prudence. Elles sent en general soumises a des marges d'erreur considerables. Les chiffres relatifs ne refletent pas necessairement Ie degre de bien-eire des populations d'un pays. Tel est egalement le cas en Afrique. Les statistiques de la repartition du revenu y sont insuffisantes. Outre l'ecart entre les revenus des expatries et des autres, it y a egalement des variations sensibles entre les revenu des Mricains; entre les pays cotiers, et les pays sans littoral; entre les menages ruraux et urbains; et entre les ditferents groupes urbains. Les Africains qui produisent un surplus economique pour Ie marche sont toujours plus a Paise que ceux du secteur de subsistance. Les salaries des villes constituent en fait une minorite privilegiee, Au Cameroun, Ie revenu annuel des planteurs de cacao du sud est estime a 177dollars, celui des planteurs de coton du nord it 108 dollars et celui des habitants des regions montagneuses it 24 dollars.s Le Gabon offre peut-etre un exemple extreme de dualisme economique. En 1960, Ie produit Interieur brut y etait estime it millions de francs CFA, auk prix courants du marcbe. A francs CFA par tete, son PIB parhabitant etait ainsi le plus haut d' Afrique, exception faite de I'Afrique du Sud, le chitfre moyen en Afrique francophone etant de 20J:XlO francs en Ce revenu par habitant relativement eleve est, comme on l'a deja vu, presque exclusivement attribuable au secteur moderne domine par les expatries. Un peu plus de 1 pour 100 de la population absorbe un tiers des biens de consommation et Ie rapport entre Ies depenses de la consommation des deux communautes est de 1 it 41. Structure de la consommation' Depenses totales Depenses Population % (million fro % par Rapport CFA) habitant Gabonais , , Europeens , , ,9 Total , ,0 Ces ecarts economiques considerables sont symptomatiques d'une certaine situation. L'accession it l'independance politique a souleve les espoirs des masses, en particulier des groupes qui avaient etc, jusqu'alors frustres de 1a plus grande partie des fruits de leur travail. Si l'augrnentation de la production totale ne doit faire qu'une tres faible difference dans le niveau de vie de ces groupes, il sera malaise d'obtenlr leur cooperation enthousiaste, indispensablepourmener it bienunerevolutionsociale et economique profonde. Ne serait-ce que pour cette raison, it importe, en particulier dansie contexte afro-asien et latino-americain, de poursuivre une politique dynamique de developpement dont run des principaux elements sera la reduction des inegalites actuelles dans ia repartition du revenu et la concentraion du pouvoir economique, Toutefois, Ie r61e veritable d'une politique de redistribution des revenus va bien au-dela de la justice et de l'equite sociales: en reglementant la consommation de produits de luxe, une telle politique ferait diminuer les charges qui pesent sur les comptes exterieurs et Interieurs et permettrait de canaliser la plus grande part des futurs accroisscments des revenus et de s'en servir A des fins de developpement, Des ecarts tres larges dans Ies revenue ant des repercussions non seulement sur Ie blen-etre de la population mais aussi sur le developpement economique. Mis a part les excedcnts economiques qui sont transferes en masse a I'etranger, Ie volume notable de la consorrnnation compromet les possibilites d'epargne et parconsequent d'investissement, M. Preblsch a demonstre que 5 pour 100 de 1a population de l'amerique latine absorbaient 30 pour 100 des biens de consommation et que la consommation moyenne par menage dans ce premier groupe etait 15 fois plus elevee que dans les categories les plus basses qui representaient 50 pour 100 de la population totale. n estime qu'une reduction de 11 it 1 permettrait d'augmenter Q Ii On peut Iaire une comparaison interessante avec Ie Kenya qui dispose de chiffres detailles tires des statistiques de J'imper sur Ie revenu (Development Plan in , p.34): 91,4pour 100des Africainset 86,0pour 100des Arabes et des Somalis ont un revenu inferieur A 120 livres; 92,2 pour 100 des Buropeens et 68,4 des Asiens se situent dans Ia categoric superieure a400 livres. II y a aussi des differences regionales importantes qui se rnanifestent dans Ie produit monetaire par habitant, lequeivane de 253 livresa Nairobi a31ivresdans Ia region du nord. En fait, [e produit rnonetaire total par habitant pour I'ensembledu pays est de 9 livres si I'on exclut Nairobi et Mombassa. Calcule d'apres Comptes economioues, annee 1960, Ministere de la cooperation. Republique OU Gabon, decernbre
19 Ie taux general de croissance de 1 a 3 pour 100. Doe reduction de 9 a 1 (c'est-a-dire le niveau des Etats-Unis et de l'europe occidentale) permettrait une augmentation de 1 a 4 pour On ne dlspose pas de cbiffrcs comparables pour I'Afrique. mais les indications fournies ne laissent pas d'etre troublantes. Commerce exterieur La structure des exportations de la sons-region se caracterise essentiellernent par le petit nombre des produits traditionnels de base et la part relativement grande du PIB qu'ils representeru. La mono-production est une caracteristique non seulement de l'afrique centrale mais aussi d'autres sons-regions de l'afrique, qui est typique de l'etat de sous-developpernent, Dans Ie cas du Gabon, quatre produits representent a eux seuls environ 96 pour 100 des exportations. Au Cameroun, en Repubiique centrafricaine et au Tchad, trois produits constituent plus de 70 pour 100 des exportations totales, La part du bois et de 50S sousproduits serait sensiblement plus Importante dans la Republique du Congo st les diamants n'etalent pas compris dans ses exportations. Les exportations des six sont essentiellement dirigees sur La Communaute econcmique suropeenne qui en absorbe environ Ia moitie. avec toutefois des ecarts irnportants d'un pays it l'autre: 32 pour 100 pour la Republique dernocratique du Congo et 84 pour 100 pour le Cameroun, Environ 50 pour 100 des exportations des pays de l'udeac, sans la Republique du Congo, sont absorbes par 1a France et fa Belgique, et le Luxembourg achete 25 pour 100 de celles de la Republique democratique du Congo. Les chiffres enregistres pout les exportations de la sons-region ne donnent qu'une idee incomplete de la situation car ils ne tiennent pas compte des echanges illicites qui s'effectuent entre certains pays, comme Ies exportations TABLEAU 7 Structure des expertatiens par produits principaux en 1963 (en pourcentages) Pays Gabon Total des exportations en %du PlB 39,0 Total des exportations 100,0 Produits Bois et sous-produits Uranium Minerai de manganese Petrole brut Congo (Rep. du) 42,0 100,0 Bois et sous-produits Diamants Cameroun 28,0 100,0 Aluminium Cafe en grain Cacao et sous-produits Congo (Rep. demo du) 23,5 100,0 Cuivre Diamanta Huile de palme iuilliblique centrafricaine 21,6 100,0 Diamants Coton Cafe Tchad 15,2 100,0 Coton Betail Source: Calcule d'apres, Office statistique des communautes europeennes, Commerce exterieur, Bruxelles, janvier-decembre NationUnies, Towards a dynamic development policy oflatin America, No de vente ,
20 de betail du Tchad en Nigeria.r r Les chiffres d'exportations enregistres pour la Republique du Congo, qui ne produit pas de diarnants, indiquent que les diamants representent 40 pour 100 du total des exportations. Les exportations de la sons-region vers d'autres pays africains sont negligeables, sauf dans Ie cas de Ja Republique dernocratique du Congo dont environ la moitie des exportations sont dirigees vers 1J La frontiere de la Nigeria n'est pas gardee et le volume des exportations et importationsqui echappe chaque annee au controle des postes de douane, sous forme de poisson fume et de viande sur pied qui vont nourrir les populations de la Nigeria du sud avides de proteines est considerable. Au taux actuel du change, cecommerceserait pratiquement impossible. Alnsi, lee enueprises de refrigeration de t'ort-lamy ant a plusieurs reprises cherche des debouches sur Ie rnarche nigerienpour des carcasses rcrrigcrces. Elles se sont rendues compte que leurs prix (compte tenu des frais de transport considerables auxquels elles devaicnt faire face) ne pouvaient soutenir la concurrence avec ceux de la viande en bolte importee d' Amerique latine. De meme, Ie prix du poisson fume du Tchad aenugu est determine en fonction de celui des produits importes de Norvege, Ie poisson d'eau douce entrainant un supplement de prix a cause de son gout plus apprecie. En fait, on estime en general que Ie franc CFA, occupe unc position defavorable du point de vue du pouvoir d'achat par rapport a la livre nigerienne. Toutes chases egales d'ailleurs, l'attraction naturelle du marche nigerien serait neutralisee par la faible valeur monetaire des benefices recueillis. Le commercant tchadien qui vend en Nigeria tourne cette difficulte en se remboursant non en especes mais en produits qu'il importe au Tchad et revend a leur valeur CF A, Les douanes du Tchad ne beneficient ni dans un sens ni dans I'autre de ces echenges qui, au contraire, Iimitent les importations de marchandises imposables et reduisent le revenu de l'etat, etant donne la large part que Ie regime fiscalfait a Ia taxation indirecte. Ainsi, bien que la population s'enrlchisse grace a. ces mouvements Illicites de merchandises (qui sont bien dans la tradition africaine), l'etat n'en beneficie pas et un pourcentage exagere du prix de vente revient a I'intermediairenigerien. les territoires portugais du Mozambique et de l'angola.u Un cinquieme des exportations enregistrees du Tchad vont ades pays africains, notammentala Nigeria qui en absorbe un peu plus des deux tiers. La composition des importations de l'afrique centrale correspond a peu pres a cello des exportations du Marche commun europeen qui fournit 55 pour 100 des produits achetes par la sons-region, 1a France et la Belgique participant pour 29 et 16 pour 100 respectivernent. A noter Ie role des Etats-Unis qui absorbent 6 pour 100 des exportations de la sons-region mais fournissent 20 pour 100 de ses importations. En fait, les Etats-Unis occupent maintenant une position dominante dans los importations de la Republique democratique du Congo dont ils foumissent le tiers. depassant ainsi la part des anciennes puissances coloniales. Mais c'est la un cas particulier qui est en grande partie la consequence des phenomenes politiques qui ont suivi I'independance. Dans les pays de I'UDEAC, les importations en provenance des Etats-Unis varient entre 5 pour 100 au Cameroun et 8 pour 100 environ au Tchad. Depuisl'independance.lescourantscommerciaux derneurent dans l'ensemble ce qu'ils etaient dans les annees 1950, sauf en cc qui concerne I'Importance recemment prise par les Etats-Unis. Le tableau 9 indique la croissance des exportations et des importations entre 1959 et Dans I'ensemble, Ice importations ont augmente plus vite que Ies exportations. La Republique democratique du Congo represente plus de la moitiedu total des echanges de lasous-region. Au cours de cette periode, c'est la Republique du Congo qui a enregistre, de loin, le taux de croisssance le plus bas pour les importations mais peut-etre I'un des plus hauts du monde pour Ies exportations, eet accroiseement etant pour une large part du au commerce illicite des diamants. 1~ Ce chiffre tree eleve s'expliquc peut-etre par les exportations en transit. -10-
21 CEE: dont: France Belgique-Luxembourg AELE: donr : Royaume-Uni Economies planifiees: Afrique: dont: Afrique du Sud Territoires portugais Divers: Regions developpees, dont: Etats-Unis Japon Canada Autres Total: Total: Pays africains Total: Pays non afrlcains TABLEAU 8 Origine des exportations et des importations, 1963 (Pourcentages) UDEAC Congo (Rep. demo du) Total Afrique du centre Exportations Importations Exportations Importations Exportations Importations 74,6 70,6 31,0 41,9 50,1 55,1 48,1 58,2 1,8 3,6 21, ,0 1,9 20,7 27,7 14,5 15,7 ~ 4fi ~ 6fl ~ ~ 4,6 2,4 9,6 3,5 7,5 3,0 0,6 0,7 0,1 0,3 0,4 6,6 10,0 51,5 15,0 33,0 11,6 0,4 0,3 I, I 4,2 0,8 2,4 0,1 0,3 48,2 2,8 27,7 1,6 11,6 13,9 5,6 37,0 8,6 16,3 7,2 6,8 4,6 31,2 5,7 20,0 0,6 1,6 1,0 0,3 1,3 0,3 0,1 0,2 3,9 5,4 0,9 4,8 2, ,0 100,0 100,0 100,0 100fl 100,0 6,6 10,0 52,5 15,0 33,0 12,6 93,4 90,0 47,5 85,0 67,0 87,4 Source: Office statistique des Communautes europeennes, Commerce exterteur, Bruxelles, TABLEAU 9 Crotssenee du commerce exterieur (en millions de dollars EU) En % des Taux de Importations importations croissance Pays rotates en 1963 annuel (en %) Cameroun l8,3 7,1 Rep. centrafricaine a ,4 11,2 Tchad a ,9 3,8 Congo (Rep. du) a ,6 Gabon Q ,1 14,4 Total ,3 7,0 Congo (Rep. demo du) b 308 b ,7 0,7 Total general ,0 3,3 En %des Taux de Exportations exportations croissance Pays totales en 1963 annuel (en %) Cameroun ,8 2,2 Rep. centrafricaine ,3 10,0 Tchadu ,5 7,9 Congo (Rep. du) a ,3 32,0 Gabon a ,0 12,8 Tolal ,9 8,7 Congo (Rep. dem, du) 489 b ,1 Total general ,0 Sources: Nation.. Unies, Annuaire uattsuque, L~64. Pourla Republique democratique du Congo, CEA, Statistiques africaines du commerce exterieur, No.6. a A I'exclusion du commerce entre les pays formant rude. b Y compris les donnees relatives ai'ancien Ruanda-Urundi. -11-
22 Couran's commerciaux a I'Interieur de la sons-region Les donnees relatives aux courants commerciaux a l'interieur de la sons-region sont extrernement Iimitees etant donne Ies relations commerciales institutionnelles avec rudeac. Compte tenu egalernent de I'irnportance du trafic elandestin. il est tres difficile de se faire une idee exacte de ces courants commerciaux. Bien que les echanges entre territoires soient irnportants, ils sont jusqu'a present negligeables en volume. Toutefois, ils pourraient augmenter considerablement. L'accroissement Ie plus marque concerne le savon dont les importations au Tched en provenance de la Republique du Congo ont quadruple entre 1961 et Le sucre a egalement accuse une augmentation. On estime qu'au Tchad les importations illicites en provenance de I'UDEAC se sont elevees a500 millions de francs CFA en En 1963, les echanges commerciaux entre la Republique dernocratique du Congo et le reste de l'afrique centrale representent environ 0,5 pour 100 de ses echanges totaux et 5 pour 100 de ses echanges avec l'ensemble de l'afrique, On trouvera au tableau 10 les chiffres des echanges (importations et exportations) entre la Republlque democratique du Congo et les pays de I'UDEAC. en TABLEAU 10 Ecbanges entre Ia Republlqae democratlque du Congo et Ies pays de I'UDEAC, (en milliers de francs congolais) Exportations Indice 1963) (1961 ~ 100) Congo (Rep. du) Gabon Republique centrafricaine Tchad Cameroun Total UDEAC Importations Congo (Rep. du) Gabon Republique centrafricaine Tchad Cameroun Total UDEAC Source: Ministere du commerce exterieur: Aide-memoire, mal Le leger redressement de 1963 a ete principalement du auk exportations de ciments qui representaient les trois cinquiemes environ des exportations totales, Les autorites congolaises considerent que la taxe portuaire de 850 francs CFA par tonne imposee recemment sur tous Ies produits en provenance de la Republique democratique du Congo est une mesure discriminatoire. Le tableau 11 indique Les ptincipaux echanges par produits (importations et exportations) entre la Republique dernocratique du Congo el les pays de I'UDEAC entre 1959 et Balance commerciale Dans les dernieres annees la balance commerciale des pays de I'UDEAC. it l'exception du Cameroun et du Gabon. a ete defavorable. Celie de la Republique democratique du Congo a ete nettement deficitaire depuis I'independance et elle ne s'est redesssee en 1963 que parce que son deficit a He couvert graceal'aide des Btats-Unis. PJanification du deve]oppement La preparation de plans de developpement remonte a la demiere decennie de I'ere coloniale, mais les plans elabores a cette epoque etaient surtout des inventaires de projets publics finances en grande partie par des fonds publics de 1a metropole. Quand ils ont accede it I'independance, les gouvernements africains ont commence a preparer des plans de developpement interimaires ou a plus long terme. QueUesque soient leurs tendances ideologiques generales, rares sont aujourd'hui les pays africains qui ne possedent pas des plans de developpement interimaires au a plus long terme, et taus ceux qui ne l'ont pas deja fait sent en train d'elaborer des plans d'ensemble de longue duree. Les objectifs precis varient, mais ils sont dictes par un meme motif: l'intention de completer l'independance politique par I'independance economique et d'augmenter les taux de croissance. Actuellement, il y a de grandes differences dans l'ampleur des plans deja elabores, En Afrique de I'ouest, on 12 -
23 TABLEAU 11 Echanges par preduits entre la Republique denllx:ratique du Congo et Ies pay. de!'udeac, {pourcentages expnmes en valeur) 1964 Produits exportes ler tnmestre Cafe, the Huile de palme ~ Palrnistes Tissue 18 Chaussures 7 Ciment Sacs de jute 3 Bouteilles 3,5 1,5 0,5 10 Hits 14 Embarcation Divers 24,5 15,5 5, Prodults importes ler trimestre Viande Poissons sales-fumes 15 2 Boissons Caoutchouc et sous-produits 13 Coton 5 6 Bois et sous-produits Veblcules terrestres 2 11 Divers Source: Aide-memoire, op. cit. TABLEAU J2 Balance commerciale 1963 (en millions de do liars Ell) Pay, Exportations Importations Balance Cameroun Gabon a Congo (Rep. du) Tchad <:I Republique centrafricaine a UDEAC Congo (Rep. demo du) Total Source: Chiffres bases sur les importations et les exportations enregistres. a Non compris Ie commerce entre les pays formant rude. trouve des plans d'ensemble d'une duree de trois asept ans, par exemple en Guinee, au Mali, en Nigeria, au Senegal et au Ghana. En Afrique de I'est, il s'aglr presque partout de plans quinquennaux; en Afrique du nord, Je Soudan, 1a Tuniaie et la RAU ont des plans d'ensemble a long terme. Certes, la plupart des pays africains rencontrent des obstacles a la planification. Les plans sont generalcment elabores par un petit groupe d'experts qui s'appuient souvent de maniere excessive surdesconseilsde l'exrerieur. La masse ne participe pas itcette preparation, ou tres peu
24 Les organes charges de l'cxecutlon des plans ont des pouvoirs Iimltes, ce qui est presque normal etant donne la nature meme de la situation. Ainsi, s'il est possible de prendre des mesures pour executer les decisions qui concernent Ie secteur public, it est beauboup plus difficile d'agir quand ijfaut aussi compter largernent avec le secteur prive et convaincre ce dernier de mettre en oeuvre les projets inclus dans Ie plan. De plus, it est rare que des etudes critiques soient faites sur la mesure dans laquelle le plan a ete execute. A noter une recente et remarquable exception, une vehernente autocritique des planiflcateurs camerounais: "Il faut bien reconnattre que I'adoption du Plan n'a pas e16 sui vie d'une action de propagande et de vulgarisation dans tout Ie pays. Une fois leur travail d'elaboration terrnine, les commissions nationales de planification ont cesse toute activite.les fonctionnaires Atous lesechelons, Iescadrestraditionnels ou modernes, n'ont pas ete "catechlses" dans Ia mystique du Plan et n'ont done pas pu la diffuser dans la masse. Les populations sont restees largement etrangeres Al'idee d'un objectif commun du developpement et des efforts necessaires pour l'atteindre. On a ainsi neglige trop longtemps le ferment de dynamisme national que peut receler Ie Plen.vra Mais en depit de ces Inevitables faiblesses, l'apparition de la planification en Afrique, accompagnee d'une constante recherche de perfectionnement, ne peut que constituer un facteur important du developpernent economique. En Afrique du centre, c'est en Republique du Congo que les planificateurs se sont Ie plus rapproches d'un plan d'ensemble.re Au Cameroun, un plan interimaire de developpement de cinq ans est en cours d'executlonu, rnais il ne s'agit guere plus que d'une declaration d'intention et d'une rassemblement de projets, Le pays, qui dispose maintenant d'une cornpatabilite nationale, prepare activement Je prochain plan quinquennal qui doit etre lance en Le Gabon a un plan de developpernent Interimaire de deux ans qui n'est en fait pas beaucoup plus qu'un expose d'objectifs imrnediats.rr il existe une cornptabilite nationale (terminee ou sur Ie point de I'etre) pour les annees 1956 A 1963 et l'on prevoit que Ie premier plan quinquennal, actuellement en preparation, sera lance en Le Tchad a egalement un programme interunalre.rs sa comptabilite nationale des annees est 13 Ministere des Finances et du Plan Rapport general sur Pexecution du premier plan quinquennal (jusqu'au 30 juin 1963), p.g. 14 Plan lnterimaire de developpmew economique et social IS Plan de developpement economique et social Pour se rendre compte de la facon minutieuse et complete dont le nouveau plan est prepare, voir "L'elaboration du zeme plan quinquennal", Bulletin trimestriel d'in[ormation, No.5, mars 1965, Ministere des finances et du Plan. 17 Voir "Le programme interimaire de developpernent du Gabon" Cameroun, Afrique equatoriale, Banque centrale, Etudes et Statistiques, Bulletin mensuel90, mai Programme interimaire de developpement economique et social deja faite ainsi qu'un plan quinquennal qui devra etre lance en La Republique centrafricaine a aussi un plan interimaire du meme genre.is sa comptabilite nationale est en preparation et le plan quinquennal sera probabjement lance en La Republique democratique du Congo n'a pas de plan de developpement. On cornprend que la preoccupation immediate de ce pays soit la reprise economique, En outre, il n'y a pas de systeme de comptabilite nationalc.zo On ne pense pas qu'un plan quinquennal d'ensernble puisse etre mis en oeuvre avant 1967ou Les paragraphes suivants donnent, pour chaque pays de l'afrique centrale, un bref apercu des objectifs adoptes ou envisages ainsi que d'autres renseignements utiles. Republique demeeratique du Congo Vers la lin de 1963, Ie Ministre de la planilication d'alors avait demande a. la CEA d'etudier la possibilite de mettre en oeuvre un plan congolais. On se rappellera que la demarrage industriel du Congo a dejil eu lieu. Au cours des decennies (l92() et 1945 ]957), le taux d'accroissement de son PIB etait d'environ 7 pour too. Entre 1950 et 1955, ce taux d'accroissement a depasse 11 pour 100, chiffre sans precedent dans les pays africains. Par consequent, Ie pays avait deja connu des taux d'accroissement considerables par Ie passe. Toutefois, depuis l'independance, l'economie a subi Ie contrecoup des nombreuses epreuves d'ordre politique. Les structures administratives heritees de l'ere coloniale se sont ecroulees, mais maintenant que l'horizon politique s'eclaircit, il faut esperer que Ie pays sera en mesure, dans lc cadre de I'independance politique, d'atteindre it nouveau des taux d'accroissement equivalents a ceux du passe. Le plan de la CEA est instructif il eet egard, La CEA n'a fourni qu'un projet; ij ne s'agissait aucunement d'ud plan d'ensernble etant donne 1'absence des conditions necessaires a Ia mise en oeuvre d'un tel plan. La CEA proposait Ie lancement d'un plan quinquennal qui serait suivi par d'autres plans. Les principaux elements strategiques de ce premier plan de develcppement etaient les suivants: (a) Accroissement annuel de 7 a9 pour 100 du produit national brut; (b) Augmentation de 100 pour 100 de la production industrielle, obtenue en developpant les industries qui approvisionnent, sur un marche interieur en expansion, les consommateurs et l'industrie des produits intermediaires, en faisant de Stanleyville 19 Plan imertmaire On se rappellera qu'un Groupe d'etudes s'est reuni Ie 3 avril 1965 a Leopoldville pour voir queues sont les possibilites de retablir Ia comptabilite nationalc du Congo. Le Groupe a propose de rassembler Ies principaux elements descomptes nationaux de 1964et de Ies comparer avec ceux de 1958.Les participants ont reconnu qu'il serait difficile d'utiliser les methodes employees entre 1950 et II a ete suggere d'utiliser Ie systeme de comptabilite nationale intermmiaire mis au point par Ia CEA
25 le centre d'un autre complexe Industriel et en posant le fondement, dans un plan ulterieur, d'une industrie mecanique et d'une industrie de biens d'equipement nationaux; (c) Augmentation de la production agricole d'au moins un tiers; (d) Accroissement de la production miniere en insistant sur la transformation au Congo msme des produits miniers; (e) En commencant avec Ie projet d'inga, continuation du developpernent de la region Leopoldville, Matadi, et Inga en tant que complexe industriel avance ai'lntention du marche interieur ; (f) Extension rapide des rnoyens d'enseignement et de formation, en particulier au niveau technique secondaire et au niveau universitaire; (g) Reduction des inegalites de revenu. Les elements quantitatifs proposes dans cet apercu sont resumes au tableau l3. 1I faudrait egalement mentionner Ie Rapport de la mission de la Communaute economioue europeenne public en juin ]963. Ce document est essentiellement un diagnostic des maux de la nation et prescrit certains rernedes. 1Is'agit d'une etude economique generale et, d'apres les auteurs, HIe caractere general de l'enquete devait condulreaexaminer non seulement les differents secteurs economiques et sociaux:comrnunications et transports, agriculture, energie, mines, industries, sante et enseignement, rnais encore Ies principaux problernes que pose la situation economique et nnancierev.at TABLEAU 13 Republique democratique du Congo; Quelques objectlfs du plan I. Par secteur d'origine 1. Total agriculture 2. Transformation de produits agricoles 3. Industries extractives et metallurgic 4. Industries (y compris construction) En milliards de francs aux prix de 1958 Previsions ,5 2,9 10,3 8, Objectifs Taux annuel de croissance en pourcentage Total de I a4 6. Autres secteurs de l'econornie 7. Produit interieur brut 37,6 22,0 59, {} II. Par depenses 1. Total consommation 2. Formation brute de capital fixe 3. Divers 49,4 14,3 4,1 (10) III. Commerce exrerteur I. Exportations 2. Importations Biens de consommation Produits primaires et semi-fabriques Biens d'equipement Source: CEA, Projet de plan ( ), p ,7 18,0 5,5 5,6 6, Republlqae du Congo Le plan quinquennal( ) a ete elabore par Ie Professeur Bye de l'universite de Paris. Ce plan a pour objectif principal l'independance economique. Deux grande projets ont ete ajoutes a ce plan, Ie premier concernant la creation d'un complexe agroindnstriel (sucre, papier, alcool, viande, etc.) dont la mise en oeuvre commencera en Le deuxieme projet 21 Exposesgeneraux, Vol. I, p.i. 22 Voir chapitre 7. auquel se refere le plan est celui du barrage hvdroelectrique de Louilou et du cornplexe industriel de Pointe-Noire. Le projet de Kouilou depend de negociations ayant trait a l'aide exterieure et il semble peu probable qu'il voie Ie jour au COUTS du plan actuel.zs On a estime que le barrage du Kouilou et Ie complexe agro-industriel couteraient en tout quelque cent cinquante milliards de francs CFA, soit trois fois Je total des fonds investis dans Ie plan quinquennal, 23 Voir chapitre
26 Le plan quinquennal contient nne analyse selon aquelle it existe sept obstacles majeurs au developpement: Une agriculture refractaire; L'exigtlite des marches; Le desequilibre demographique regional; Les desequilibre du commerce exrerieur; Le deficit budgetaire chronique; L'inflation des prix et des sajaires; La non-participation des masses. Le plan indique trois mcyens pour faire face aux problemes du developpernent: Concentrer I'effort et donner une direction unique ala croissance ; Assurer une bonne mise en valeur de l'agriculture en prenant comme critere principal la notion de rentabilite; Etudier les perspectives d'une industrialisation rationnehe et obtenir une croissance par effets d'entrainement. Le tableau 14 montre les objectifs du plan pour {j8. Le tableau 15indique la repartition de la formation de capital planifiee, selon les sources de financement. TABLEAU 14 Republlque du Congo: Objectifs du plan pour (evaluations) 1968 Agriculture a 7,0 8,0 8,7 Subsistance 4,1 5,0 5,0 Commercialisation 2,9 3,0 3,7 Industrie 3,9 ( 11,7 17,5 30,0 Services 7,8 Production nationale brute 18,7 25,5 38,7 Salaires et revenus verses par les administrations 5,1 i 6,3 i 8,1 2,4b 1,7 Produit interieur brut 23,8 34,2 48,5 Amortissements et transferts al'exterieur 3,2 4,0 8,8 Produit national net 20,6 30, Source: Republique du Congo. Plan intenmaire de developpement economloue et social, I 4-I968, mars 1964, p a Non ccmpris Iesecteur agricole industrialise. b Depenses du personnel de la Republique francaise au Congo. TABLEAU 15 Republique dll Congo: Repartition de Ia fonnation de capital planifiee selon Ies sourcesde financement (en milliards de francs CFA et en pourcentages) Taux de croissance anouel en pourcentage 1,7 4,3 11,4 8,7 5,2 7,2 17,1 5,6 Budget d'investlssement FAO. FEDb Autre aide intemationale CCCEc BNDCd Prets Total des fonds publics et semi-publics Valeur ,4 7,8 2,5 0,6 4,0 30,S Pourcentage Total des capitaux prives 19,8 39 Total delaformation de capital 50,3 100 Source: Republlque du Congo, PIon interimaire de developpement economioue et social, I , mars a Fonds d'aide et de cooperation (francais). b Fonds europeen de developpement tmarche common). c Caisse centrale de cooperation economique (francaise) d Banque nationale de developpemcnt camerounaise
27 Gabon L'objectif principal du plan quinquennal Intermediaire ( ) est une integration econormque GU pays plus etrcite. Les renseignernents disponibles sont de nature purernent qualitative. Les planificateurs se rendent compte que les deux plus grandes faiblesses de l'economle gabcnaise sour: Le desequilibre entre le secteur traditionnel et le seceeur moderne.x II n'y a pas d'etfets d'entratnement entre Ie sectcur moderne et Ie secteur traditionnel (agriculture et artisanat), Le secteur modeme importe tout son equipement et exporte ses produits sans les transfonner; it transfere a I'ecranger une grande partie de ses revenus et ptofits. De fait, Ie secteur moderne prive exerce dans I'ensemble peu d'influence sur l'economle gabonaise, si ce n'cst par lea recettcs qu'il procure au budget de l'etat; La faible densite demographique. Le plan poursuit quatre objectifs majeurs: Ouvrir les zones peripheriques, les relier entre elles et construire de nouvelles routes; Intensiffer les programmes de protection sociale dont profiteront les habitants du pays; ces programmes comprendront l'amelioration des institutions sanitaires et d'bygiene en vue d'augmenter Je raux de croissance de la population;" Integrer res zones rurales de facon a empecher que ne s'elargisse la disproportion entre les revenus urbains et ruraux; Entreprendre des etudes sur les possibilites de realisation Qui Iavoriseront le developpement de l'industrie nationale. Un budget pour I'urilisation des capitaux publics a ete prepare pour les annecs 1963a1965. En ce moment, Ie Gabon elabore un plan quinquennal pour les annees CamerdUO En 1959, Ie Gouvcrnemcut a COmmence a preparer un plan quinquennal pour la periode Ce plan quinquennal fera partie d'un plan d'ensemble s'echelonnant sur vingt ans ( ), qui aura pour but de doubler Ie revenu moyen par habitant. Pour atteindre ce but global, on a concu douze operations cles. Faire du plan un instrument d'unlte nationale dans un Etat federal; Affermir et renforcer au sein du Gouvernement les institutions necessaires au fonctionnement du plan; Creer une structure communale dans Ies zones rurales orientee vers le developpement cooperatif; Mobiliser les energies nationales, notamrnent Ies ch6meurs urbains et mobiliser les masses rurales pour des travaux d'infrastructure et des activites productives ilia campagne; 2.4 Au total, Ie salariat ne represente que 20 pour loo de Ia population active. :, A Doterque roms a partictpe aetivement a I'elaboration du plan gabonais de developpement. l. Cameroun oriental uniquement. Former 1a main d'oeuvre necessaire pour I'execution du plan de developpement et etendre les moyens d'enseignernent; Relier le nord et le sud par un rcseau routier; Faciliter IIItransition d'une economic de subsistance a nne economie de marche; Augmenter la capacite de production du cafe, du cacao, de I'huile de palme, du caoutchouc, du r-iz et du betail ; Etendre le processus d'industrialisation; Entreprendre J'exploilation de regions morns Iavorisees; MobiJiser l'epargne en faveur du developpement; Harmoniser les plans econorniques avec ceux des pays voisins. Le tableau 16 indique, en quantite, les principaux objeetifs du premier plan quinquennal. TABLEAU 16 Cameroun; Quelques obje.tif. du Plan, (taux d'accroissement annuels composes) Population P.N.B. P.N.B. par habitant Production: Cultures vivrieres Cacao Cafe Colon Arachides Palrnistes Pourcentage 1,5-2 5,5 3,5 4,6 8,6 11,2 4, ,9 Source: Calcule o'epres Planificatton en Afrique, op. cit., Vol. I, p. 4 VII erp. 22 VII. Le tableau 17 indique la repartition de la formation de capital prevue par sources de financement. TABLEAU 17 Cameroun: RejlW1ition de Is formation de capital prevue par sources de financement (pourcentages) Previsions pour Comparaison avec la periode Sources interieures Publiques Privees Investissement humain 32 Sources exterieures Total Source: Plan de developpement economlque et social, Rapport tk sytuhese, p
28 La repartition par secteurs des investissements prevus au plan est la suivante: TABLEAU 18 Cameroun: Repartition par sectews des investissements Etudes Production Agriculture, elevage,peche, forets Industrie Milliards de Frs. CFA 2,4 16,2 12,6 3,6 Pourcentage 4,5 30,5 23,7 6,8 Infrastructure Routes Chemin de fer Ports et voies navigables Aeronautique Postes et Telecommunications Tourisrne 25,5 11,8 9,4 3,1 0,6 0,4 0,2 47,9 22,2 17,7 5,8 1,1 0,8 0,3 Activites sociales Sante Enseignement Jeunesse et sports Urbanisme et habitat 9,1 3,5 1,5 2,0 2,1 17,1 6,6 2,8 3,8 3,9 53,2 Source: Planification en Afrique, op. cu., Vol. 1, p. 17, VII. 100,0 TABLEAU 19 Cameroun: Tableau comparatif de croissance /1963 Population (en milliers) Produit interieur brut PIB par habitant (Frs.) Partie commercialisee de la production Production interieure brute Valeur ajoutee par secteur: Primaire secondaire Tertiaire Consommation Investissement Excedent de la balance comrnerciale Salaires Revenu brutdes entrepreneurs individuels Fiscalite Taux d'investissement Taux de pression fiacale , ,5 45,8 9,3 31,4 83,6 10,3 3 23,1 54,8 10,7 10,7 % 11,1 % , ,8 110,2 49,8 14,5 45,9 108,3 13,1 1, , ,6 % 14,6 % Source: Rapportgeneral sur Pexecutton du premier plan quinquennal, p. 64. Note: Sauf indication contraire, les sommes sont exprimees en milliards de francs CFA. Indice 1959 ~ ,4 128,1 119,2 136,5 127,4 108,7 155,9 146,2 129,5 127,2 56,6 129,8 113,8 168,2 Taux de croissance annuel moyen en pourcentage 2,1 7,4 5,2 9,3 7,2 2,4 13,5 11,5 7,7 7,1 7,7 3,8 16,0 Comme on l'a deja note, le Cameroun est un pays qui a recemment fait l'evaluation critique de l'execution de son plan. Les faits essentiels sont indiques au tableau suivant: II faut evidemment tenir compte du fait que le premier plan quinquennal a ete lance dans des circonstances difficiles et ii n'est done pas suprenant que les resultats obtenus soient en deca des previsions. Les planificateurs camerou
29 nais ant eux-memes recapitule les faiblesses de I'execuuon.zr Lea investissernents se sont cleves a 32 milliards de francs CFA entre 1959 et lis etaient de 13,1 milliards en , soit 10,3 pour 100 du PIB, contre 17 pour 100 en De 1960 a 1962, les depenses effectivement consacrces par l'etat al'equipement ne representaient qu'un tiers des credits alloues pendant cette periode. Un second point faible a etc reeonnu dans la structure administrative et les mecanismes d'execution du plan. Un troisieme etait la stagnation du secteur rural. Le bas niveau et l'instebilite des prix de certains produits agricoles essentiels ont naturellement poseun probleme, de meme que les insuffisances du systerne cooperatif, notamment le non remboursement des dettes. La penurie de cadres techniques a entrave la recherche agronomique et l'expansion des methodes de vulgarisation. Une autre grave lacune a souligner est Ie fait que les previsions d'investissements dans Ie domaine social n'ont pas etc respectees. Pour fa periode du plan. 3 millions de francs CFA etaient prevus pour l'education et la sante, dont 1,8 millionpour les trois premieres annees, Cependant, 3,6 milliards de frs CFA de credits ant ete alloues pendant cette periode. Paradoxalement, la difficulte est nee en partie, de la generosite de pays etrangers donateurs qui ont apporte une aide considerable Ii I'Etat mais l'ont Jaisse aux prises avec des depenses renouvelables auquel it ne pouvait faire face faute de moyens financiers et de personnel suffisamment qualifie. II faut reconnaitre par contre certains aspects positifs. Le taux de croissance moyen dans le secteur secondaire a ete Ie 14 pour 100, centre 7,5 pour 100 au cours de la precedente decennie. Le developpement de I'infrastructure se poursuit de Iacon sattsfaisante. La part du budget de l'etat consacree aux depenses d'equipernent est passee de 3,3 pour 100 en 1959 a 7,4 pour 100 en En regle generale, on estime que les lecons resultant de cette premiere experience ont ete retenues, notamment la necessite de developper Ie secteur rural, d'accroitre Ie taux des investissements et d'utiliser plus completement les ressources humaines de toutes sortes, RepubUque centrafricaine Un plan interimaire (au plutot un programme) de deux ans ( ) estactue11ement en vigueur. An cours de la periode du plan. certaines etudes de base seront effectuees: parmi les plus importantes, citons les suivantes: Mise ajour des statistiques agricoles par Ie Ministere du developpemenr; Recensement industriel, qui doit etre effectue par le Ministere de l'economie nationale en 1965; Elaboration de programmes de developpement regienaux par la Commission du Plan, les organisrnes regionaux et les services statistiques des Ministeres du developpernent et de l'economie nationale; Recensement general de la population, qui sera termine en 1966; Comptes nationaux: Ies derniers ont et6 effectues en 1963 pour l'annee 1961 et en 1966 on en effectuera de nouveaux pour l'annee 1964; Etudes de la structure de 1a consommation et du revenu; Etudes des courants commerciaux Interieurs, destinees amettre en evidence la nature, la portee et le volume des mouvements de produits, les operations de transport et Ia repartition territoriale des principaux courants commereiaux; Etudes de la structure fiscale et financiere en vue de son adaptation aux exigences du developpement et de la formulation de politiques nationales dans le domaine des investissernents, de l'epargne et du credit. Le programme des investissements relatif it. la phase actuelle du plan est indique au tableau 20. TABLEAU 20 Republique centrafricaine: Previsions d'in...tissemenls, Pastes Develpopement rural Commerce et industrie Infrastructure des liaisons Developpement social Urbanisme et habitat Planification et statistiques Total Source: Plan interima,re, pp Credits Nouvelles deja acquis depenses Total (en millions de francs CFA) Pourcentage 42,9 10,7 23,2 11,7 10,9 0,6 100,0 II ressort du tableau que la priorite a eto donne. au secteur rural qui cornprend 90 pour J00 de 1a population active. Ce secteur beneficiera de 43 pour 100 des investissements prevus; le commerce et l'industrie de 11 pour 100; ;- Voir Rapport general sur Texeauion du premier plan quinquennal, op.cit. I'infrastructureet les'telecommunicationsd'environ23 pour 100; et 1edeveloppement social et l'amenagement d'environ 22 pour 100. Maintenant Que la Republlque centrafricaine a admis le principe d'une economie planifiee, on peut compter qu'une fois execute le plan aetuel de deux ans, un plan plus rigoureux suivra, qui prendra en consideration le developpe- 19 -
30 ment industriel. Le plan aetuel comporte de nombreuses faiblesses qui refletent les lacunes et les insuffisances d'une structure de planification encore ases debuts. Le plan interlmaire presente cette caracteristique frappante qu'il est presque entierement finance par des ressources exterieures, Ie Gouvemement central et les couectivites locales ne fournissant que 5 pour 100 du total des investissements. A eet egard, le plan presente une grande ressernblance avec celui de la Republique somalie. Ainsi le mode de financement adopte par ces deux pays represente-tit un cas particulier en Afrique. En outre, de meme que dans le plan somalien, it est prevu que le secteur public absorbera 90 pour 100 des investissernents totaux. Les investissements prevus au plan pour la periode de deux ans sont axes a un total de 27,7 milliards de francs CFA, chiffre de quatre fois superieur au budget de l'etat pour Selon Ie plan, plus de 6 milliards de francs CFA sont deja acquis, dont 2,2 milliards seront fournis par la France et 3,7 milliards par la Communaure europeenne. La part de la Republique centrafricaine et des collectivites locales ne represente que 1,3 milliard de francs CFA. En d'autres termes, 26,4 milliards. soit environ 95 pour 100 de I'investissement global prevu pour la periode de deux ans, devront provenir de l'exterieur sous forme de dons ou de prets, et du petit secteur prive. Les sources de financement du plan sont indiquees au tableau 21. TABLEAU 21 Republique centrafricaine: Programme biennal schema de financement (en millions de francs CFA) Sources Deja acquis Prevus 1965 Prevus 1966 Total Pourcentages Etat Collectivites locales France (FAC) CEE (FED) Allemagne (Rep. fed. d') Chine (Rep. pop. de) Etats-Unis Nations Unies (Fonds special) Nations Unies (autres institutions) AID Aide exterieure (de sources diverses) Secteur prive Total , ,6 1,1 13,7 24,7 1,9 3,6 1,3 1,8 1,8 0,3 41,6 4,6 100,0 Source: Plan ituerimaire, p Tchad II existe un programme de developpement interirnaire portant sur 1964 et Lea planificatenrs tchadiens etudlent actuellement un programme quinquennal plus complet qui sera sans doute au point en Soulignant la necessite d'une economie planifiee et exposant ses conceptions economiques, Ie President Tombalbaye a declare al'ouverture de la session budgetaire de l' Assemblee nationale qu'une "economic planifiee serait a I'ordre du jour". II a annonce que pour mettre fin a l'exploitation des Tchadiens et assurer des recettes a l'etat, Ies produits de base suivants seraient desormais soumis au controle de celui-ci: riz, arachides, millet, soude, gomme arabique, peaux et karite. II a egalement ere decide que les ressortissants tchadiens seraient autorises it. exploiter les ressources naturelles du pays. it l'exclusion des etrangers de quelque nationalite que ce SOit.28 En 1961, Ie chef de l'etat a eclare que Ie principal objectif du Gouvemement etait de doubler Ie PIB en trente Agence tchadienne de presse, 29 octobre citee dans Africa Economic, Financial and Technical, 1-10 novembre 1964, p.186. ans. En a etc signe avec Ie Cameroun un accord relatif au prolongement jusqu'au Tchad du chemin de fer camerounais. En 1963, un second accord a ~te signe avec Ie Cameroun en vue de I'harmonisation du developpement des industries des textiles et du ciment. D'autres decisions ont ete prises visant a augmenter la productivite des planteurs de coton et d'arachides. II a ete decide de regrouper ces diverses mesures en un programme interimaire de deux ans ( ), qui laissait au Gouvemement un repit pour preparer son premier plan national a long terme. Le plan interimaire est en fait un inventaire des projets it petite et moyenne echelle interessant Ies secteurs industriel et agricole et celui de l'infrastrueture. Aucun indicateur quantitatifglobal n'est fourni, Le plan est reparti en huit chapitres qui ont e16 publics separement. A noter que l'absence d'indlcateurs globaux serait due aux facteurs suivants: Les resultats complets de l'enquete demographique ne seront pas disponibles avant 1965; Les conclusions de I'etude de developpement regional de Ouaddi ne seront pas connues avant la fin de 1965; -20 -
31 De meme, Ie plan de reseau routierdc sera vraisemblablement pas mis en vigueur avantla fin de 1965: Les comptea nationaux dispombles POUT 1958 ont etc remanies pour Ies annees 1961, 1962 et Schema de croissance de l'a!rique cedtrale Les tableaux ci-apres presentent des statistiques qui indiquent Ie developpement possible de I. sons-region, II s'agit d'ordresde grandeur et Donde previsions. Le tableau 23, a partir de ces taux de croissance indique Ies projections en valeur ainsi que les taux de croissance annuels de la production interieure brute supposee. Pour Ie debut de la periode, les taux de croissance sont tires des plans officiels et autres documents disponibles, POW' Ia suite, Us sont determines d'apres les indications recueillies par la mission, et projetees en fonetion des possibilites apparentes des pays interesses. En general, les taux de croissance de la production Interfeure brute sont conformes aia fois aux. posslbilites de cnaque economic et aux objectifs de la Decennie des Nations Unies pour Ie developpemeat leis qu'ils ont ete revises par l'organisation de I'unite africaine lars de la seconde Conference des chefs d'etat qui s'est tenue au Caire en TABLEAU 22 Taox d. c:roisslulce d. Ia production par soctours jusqu'on 1975 (pourcentages) Secteur secondaire Total du Secteur secteur Transprimaire Mines Energie Construction Industrie tertiaire port Congo(Rep. demo du) ( ) 1,9, 2,4, 196Q.-.{;5 5,5 4,0 6,0 4,0 5,5 5, ,0 5,5 10,0 6,0 7,0 5,5 7,0 197~75 5,0 5,5 15,0 6,0 9,0 5,5 10,5 Cameroun ( ) 2,4 4,7 7,4 18,6 11,5 26,4 196Q.-.{;5 2,5 3,6 5,7 14,5 8,8 26, ,8 3,6 5,7 14,5 8,8 26,4 197~75 3,8 3,6 5,7 14,5 8,8 26,4 Congo (Rip. du)( ) 1,7 11Ac 196Q.-.{;5 1,4 6,7 6,7 6,7 6,7 8, ,2 8,3 8,3 8,3 6,7 15,0 197~75 4,2 10,0 10,0 10,0 6,7 18,0 Gub01l ( ) 3,4 2,0 4,8 8,8 1,7 4,3 1,1 196Q.-.{;5 3,4 2,0 4,8 8,8 1,7 4,3 I,I ,0 12,0 10,0 10,0 11, ,6 197~75 6,0 15,0 15,0 12,9 13,6 13,8 13,5 Tchad 196Q.-.{;5 3,0 5,0 5,0 3,0 5,0 5, ,0 8,0 6,0 9, ,0 197~75 6,0 8,0 6,0 12,0 6,5 15,0 Republique centrafricaitll' 196Q.-.{;5 2,0 2,0 5,0 5,0 3,0 5,0 5, ,0 2,0 8,0 6,0 9,0 6,0 10,0 197~75 6,0 4,0 8,0 8,0 12,0 7,0 15,0 l.e9 taux de croissance pour ces secteun ont ett omis, la production ayant baisse pendant cette periode. b Inelus dans "lndustrie". c Y compris Ies services. Note: Tous lea taux ont etc estimee arexception de ceux des payt suivanta: Republique democratique du Congo ( ), Cameroun ( /63) et Republique du Congo ( ). -21-
32 TABLEAU 23 Schema de croissance pr~vue (en millions de dollars ED) Secteursecondaire Secteur tertiaire Taux de croissance Pays Secteur Production annuel du PIB (en primaire Mines Energie Construction Industrie Tolal Transports TOlal totale pourcentages) Congo (Rep. demo du) l ,0 206,0 62,0 226,0 494,0 120,0 504, , ,8 299,6 a 93,2 297,4 690,2 174,5 733, ,1 1 4, ,8 391,5 (' 124,7 417,2 933,4 244,8 958, ,3 r ,4 511,6 J 166,9 641, ,4 403, , ,9 ) Cameroun 1962/63 201,7-4,1 18,2 36,5 58,8 23,9 185,9 446, ,5-4,4 20,9 51,3 76,6 42,9 229,7 520,8 7, ,4-5,3 27,6 101,0 133,9 60,7 350,2 742, ,3-6,4 38,5 198,8 243,7 85,9 533, ,9 J Congo (Rep. du) Gabon Tchad» ,0 2,5 7,1 l3,5 23,1 7,5 40,7 70,8 } ,7 3,9 11,2 21,2 36,3 12,9 64,1 108,1 7, , ,7 31,6 54,1 25,9 88,6 152, ,7 9,3 26,9 50,9 87,1 59,2 122,5 221, ,8 20,2 1,2 10,2 7,9 39,5 5,9 42,0 116, ,1 22,3 1,5 15,5 8,6 47, ,8 140,8 7, ,5 39,3 2,4 25,0 15,5 82,2 9,8 69,8 204, ,2 79,0 4,8 45,9 25,8 155,5 18,5 133,1 358,8 J ,9-0,8 7,2 24,3 32,3 6,2 48,7 206, ,8-1,1 10,1 30,0 41,2 8,7 68,5 264,5 5, ,6-1,6 13,5 46,2 61,3 14,0 91,7 350, ,4-2,4 18,1 81,4 101,9 28,2 125,6 491,9 ) Republioue centrofrtcatne ,6 5,4-5,9 18,8 30,1 4,4 56,5 147,2 } ,6 5,8 7,2 21,2 34,2 5,5 68,7 168,5 5, ,7 6,4-9,6 32,6 48,6 8,9 91,9 224, ,0 7,8-14,1 57,4 79,3 17,9 128,9 320,2 UDEAC ,7 32,0 7,0 64,9 132,3 236,2 76,2 482, , ,7 51,5 9,3 92,4 226,9 380,1 119,3 692, , ,6 96,1 13,6 143,5 414,3 667,5 209, ,0 2,481,1 UDEAC + Congo } 7,5 (Rep. demo du) ,5 331,6 7,0 158,1 429,7 926,4 250, , , ,5 443,0 9,3 217,0 644, ,5 364, , ,3 >- 6, ,0 607,7 13,6 310, , ,9 613, , ,0 Source: Voir tableau2.2. a Indus dans"industrie". b La valeur de 1aproduction par secteur est celie de la production apparente: elje comprend done la consomrnation intermedialre. ~ ~
33 Les changements structuraux qui pourront se produire dans l'economie de I'Afrique centrale d'ici 1975 sent Indlquea au tableau et TABLEAU 24 Modifications structurales de ]a production Secteur par pays Co'!!'o (Rep. demo du) Secteur primaire 15,3 14,8 14,0 Secteursecondaire 41,1 42,0 44,1 dont: Industrie 17,I 18,8 21,5 Secteur tertiaire 43,6 43,2 41,9 Total 100,0 100,0 100,0 Cameroun Secteur primaire 41,2 34,8 28,6 Secteur secondaire 14,7 18,0 22,4 dont: Industrle 9,9 13,6 18,3 Secteur tertiaire 44,0 47,2 49,0 Total 100,0 100,0 100,0 Congo (Rep. du) Secteur primaire 7,1 6,2 5,3 Secteur secondaire 33,6 35,6 39,3 dont: Industrie 19,6 20,8 23,0 Secteur tertiaire 59,3 58,2 55,4 Total 100,0 100,0 100,0 Gabon Secteur prirnaire 29,2 25,7 19,6 Secteur secondaire 34,0 40,2 43,3 dont: Industrie 6,1 7,6 7,2 Secteur tertiaire 36,8 34,1 37,1 Total 100,0 100,0 100,0 Tchad Secteur primaire 58,5 56,4 53,8 Secteur secondaire 15,6 17,5 20,7 dont:industrie 11,3 13,2 16,5 Secteur tertiaire 25,9 26,1 25,5 Total 100,0 100,0 100,0 Republioue centrafricaine Secteur primaire 38,9 37,3 35,0 Secteur secondaire 20,3 21,7 24,8 dont: Industrie 12,6 14,5 17,9 Secteur tertiaire 40,8 41,0 40,2 Total 100,0 100,0 100,0 UDEAC Secteur primaire 40,2 35,9 31,0 Secteur secondaire 19,7 22,7 26,9 dont Industrie 11,0 13,6 16,7 Secteur tertiaire 40,1 41,4 42,1 Total 100,0 100,0 100,0 UDEAC + Congo (Rep. dern. du) Secteur prirnaire 25,7 23,9 21,7 Secteur secondaire 32,1 33,7 36,3 dont: Industrie 14,9 16,5 19,3 Secteur tertiaire 42,2 42,4 42,0 Total 100,0 100,0 100,0 Source: Chiffres calcules d'apres Ietableau
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35 Chapitre 2 ENSElGNEMENT Depuis 1960, la sons-region a fait des progres marquants dans le domaine de l'enseignement, alors que celui-ci en genera1et Iesetudes superieures techniques en particulier avaient jusque Iii ete regrettablement negliges. Malgre les importants progres realises, Je systeme presence encore de graves lacuncs. Du moins les cfuigeants et les educateurs de \a sons-region sont-ils conscients de cette situation, ainsi qu'en temoignent les efforts energiques qu'ils deploient non seulement pour accelerer le processus mais pour repenser entierement la structure du systeme d'enseignernent en fonction des besoins de la nation.zs Les recenres reformes effectuees au Cameroun, et qui brisent radicalement avec la tradition classique, ouvrent Ja vole dans ce sens. Pour ce qui est de la reforme de l'enseignement primaire, c'est le Cameroun qui est Ie pionnier de Ja sous-region. Le principal objectif de cette reforme est de donner aux eleves de I'enseignement primaire une orientation rurale, que ce soit dans leurs etudes ou dans leurs activites pratiques, Ceci est d'autant plus remarquable que dans la plupart des eccles primaires des pays en voie de developpement, I'agriculture, dans ses aspetcs theoriques aussi bien que pratiques, est passee SOllS silence ou ravalee a un role mineur dans les programmes d'etudes. Au Cameroun occidental, les instituteurs ont recu une formation speciale qui leur perrnet de mettre ces changements en oeuvre, et {a scolarite dans l'enseignement primaire a ere ramenee de huit a six ans. Au Cameroun oriental, des sections rurales ont etc creees dans toutes les eccles orincipales, de Iacon que les cleves qui ne poursuivent pas leurs etudes au niveau secondaire puissent recevoir pendant u Faisant echo au sentiment exprirne par plusd'udpaysafricain, lea auteurs du rapport preliminaire au plan du cameroun notaient: "U y a lieu de reconsiderer dans leur totalite les pohtiques et les programmes de l'enseignement. Celui-ci devrait etre revise et coordonne de maniereamieux s'adapter aux besoms speeifiques et aux rnoyens du Cameroun ainsi qu'aux conditions prevalent dans ses differentes regions et s'attacher Ii contribuer plus efficacement l\ I'avancemenr economique du pays. L'enseignement classique qui tend a transformer des paysans en citadins voues au chomage faute de d~bou~hes suffisants pour les tavailleurs intellectuel~, doit ceder Ie pas a une instruction formant davantage a la vie et awr; activitescuraies; c:eci est primordial dans un pays a pr~dominance agricole et Ies rendements pourraient etre considerablement acerus, si les methodes de culture etaient amelior6es." R.apport generalsur l'execution du premierplan quinqwnnal de la RJpublique!ederaJe dji Cameroun, p. 14. deux ans un enseignement general et nne formation technique ami-ternps.so Les observations suivantes ne visem pas it fournir une image complete, statistlque cu dynamique, mais plutot a mettre en evidence les tendances et Iescaracteres principaux du systeme d'enseignernent, ainsi qu'a souligner ses faiblesses, II ne faut pas perdre de vue que les statlstiques disponibles pour la sous-region sont loin d'etre completes et Que les comparaisons qu'on pourrait Caire entre Ies pays sur la base de ces donnees reduites risqueraient d'ctre sans valeur, H n'en demeure pas moms que, si fragmentalres que soient les elements dont on dispose, il s'en degage certaines tendances. Si les differents pays africains ont ii faire face ii des problemes qui Jeur sent propres, its rencontrent tous tes memes difficultes graves. Ce sent: Le manque de fonds pour Ies constructions scolaires ; La penune de professeurs africains au niveau prlmaire et surtout au niveau secondaire; Le nombre limite des inscrits au second et au troisierne degres; Les abandons nornbreux dam Ies classes du premier et du second degres: L'insuffisance des services d'inspection scolaire; Le manque de laboratoires et de bibliotheques: L'utilisation de materiel pedagogiqueet de programmes scolaires non adaptes aux besoins de I'Afrique: Le nombre insuffisant des filles frequenrant I'ecole primatre et secondaire; La proliferation des eccles privees, provoquee par l'accroissement de la demande; Le coat eleve de la construction i La necessite permanente de faire appel a des professeurs exjratries, notamment dans l'enseignernem secondaire. Telles sont Ies insuffisances les plus graves qui, joinres a une faible productivite, se combinent et se renforcent les unes Iesautres, Eiles se retrouvent a des degres divers dans presque tous les pays, rnais les variations d'un pays al'autre de I'Afrique sont frappantes. ;; A Doter aussi 1areforme de reoseignement secondaire imposee par la loi du 19juin La duree des etudes dans certains ttablissements sera de cinq ans, Ie programme de la cioquieme anoee etant oriente vecs l'agriculture. Cette reforme devrait permettre llux eleves,notamment cem des zonesrurajcs, non seulemen( d'acquerir des oonnaissances generales, mais aussi de recevoir un enseignement partieuement specialisequi leur ouvre de nouveaux: horizons sur l'agriculture
36 ScoIarisation au niveau primaire Ainsi qu'il ressort du tableau 25, la scolarisation dans I'ensemble de la sons-region a augmente de 29 pour 100 au niveau primaire entre 1959 et 1963, le Tcbad.H ella Republique centrafricaine enregistrant les progres les plus marques. Mais si importants que soient leurs progres, ces pays sont encore tres en retard par rapport au reste de la sons-region. En Republique democratique du Congo, 65 a 70 pour 100 des enfants d'age scolaire entrent it l'ecole primaire. Au Gabon, ce taux s'eleve a 80 pour 100, Cependant, si 1'0n considere 1a scolarisation absolue, eet important pourcentage perd de sa signification car Ie taux d'abandon dans chaque classe de I'ecole primaire est anorrnalemcnt eleve. Dans Ie cas de fa Republique democratique du Congo, plus de 75 pour 100 des effectifs sont elimines au premier niveau de l'enseignement primaire, et mains de 10 pour 100 des eleves inscrits terminent leurs etudes prirnaires. IJ en va de memeen Republique centrafricaine, comme Ie montre le tableau 26, et cette tendance est caracteristique nod seulement de la sons-region, mais de l'ensemble de I'Afrique. La deperdition cumulee s'eleve de 50 a 80 pour 100 entre Ia seconde et la sixieme annee, le taux etant invariablement plus eleve chez les fillesque chez les garcons. TABLEAU 2S Evaluation de Is scojarite au NUBU primaire, %3 Cameroun Republique Congo Congo Annees oriental centrafricaine Tcbad (Rep. du) (Rep. demo du) Gabon Total Inscrits 1959/ , / / a 133, ,800 Indice / / Par 100,000 habitants , , , Source: Donnees naticnales. a Estimations. Une caracteristique de l'enseignement prirnaire commune a route la sous-regfcn est l'insuffisance de la formation de "ensemble des instituteurs. Dans la Republique democratique du Congo, la quasi totalire des instituteurs (98 pour 1(0) sent congolais, rnais un cinquieme seulernent d'entre eux possedentun diplorne d'enseignernent valable. En fait, dans les quatre dernleres annees, les qualifications '1 Bien queie plusen retard despaysafricains du pointde vue de la structure de l'enseignement, Ie Tchad compte obtenir une scojertsatton primaire complete en Pour atteindre eel objectif, il devra ouvrir classes nouvelles en 16 ans. On prevoit aussi d'orienter un grand nombre des ~leves du second degre vers desdisciplines techniques. IIest urgent que le Tchad developpe rapidement J'enseignement technique et remanie la structure de ['enseignement en general. Lesplanificateurs tchadiens se rendent bien compte que, pour Ie moment, Ie pays manque decadres moyens et superieurs dont 18 formation soit suffisante pour leur permcttre de diligcr des entreprises publiques ou privees ou des services publics specialises. (Plan tmertmaire, , p. 101). professionnelles des instituteurs congolais n'ont pas varie, comme l'indiquent les chiffres suivants: Qualifications Categorie I. Categoric Ils Categorie III. TOTAL (en pourcentage) Source Mtnistere de I'education natlonale, Statistiques scolaires, I9 6]-I964' a 4 l\ 6 annees d'erudes secondaires. b Diplome d'ecole d'apprentissage pedagogique ou d'ecole menagere pedagogique, c Sans formation pedagogique. Le manque de renseignements relatifs ad'autres pays rend toute comparaison impossible; tout au plus peut-on suppcser que 1a meme situation s'y repete it. des degree divers. Une caracteristique particuliere a la Republique demoeratique du Congo est I'irregularite avec laquelle les traitements des instituteurs sent payes
37 TABLEAU 26 Republique centrafricaine: Evaluation des effectifs scolaires primaires Promotion Effectifs % de perte annuelle % de perte curnulee do Effectifs %de perte annuelle % de perte cumulee do Effectifs %de perte annueue %de perte cumulee do Effectifs % de perte annuelle %de perte cumulee do Classe I G F , II III IV V VI G F G F G F G F G F , ,4 66, , , ,7 8,4 13,6 54,4 66,3 68,5 76,7 73, ,3 84,9 79,2 &7 56,1 69,7 74,7 78, ,9 57,7 20,9 3M, 23, , ,3 43,1 49,9 57,7 60,4 70,5 69,6 75,8 74,1 76,4 74,7 86,5 51, I 61,9 70,5 74,4 76, & ,4 55,4 19,1 19,1 18, ,2 31,5 7,7 15,2 43,4 55,4 54,2 63,9 62, ,4 82,2 70, ,6 56,0 64,8 70,9 73, l ,7 51,3 17,1 27,8 21,5 22,8 16,8 23,6 7,1 17,5 43,7 51,3 53,3 64,8 63,3 72,8 69,5 19,2 71,7 82,9 45,0 55,3 65,0 71,2 73, Effectifs %de perte annuelle %de perte cumulee do Source: UNESCO, RCA: P/anification de Penseignement, septembre 1')64. p. 14. Note: G = gan;;orts: F = filles. On peut observer Ia progression suivante: l l l ,7 50,1 19, ,1 23,6 14,8 16,9 2,4 2,4 42,7 50,1 53,9 61,1 61,8 70,3 67,4 75,3 68,2 74,7 44,1 55,2 63,4 68,9 69,4 Enfants en Source: UNESCO, ibid, p. 15. Promotion Promotion Promotion Promotion Promotion Classe I Classe V[
38 Un des aspects 1es plus positifs de I'enseignement primaire est l'accroissernent de 1a sco1arisation des filles depuis l'independance. Tandis que la sco1arisation totale a augmente de pres de deux fois et demie au Gabon entre 1954 et 1964, la scolarisation feminine a quadruple et, il la fin de la decennie, elle representait 42 pour 100 de la scolarisation totale. Au Cameroun, elle est de 37 pour 100, de 31 pour 100 en Republique democratique du Congo, de 22 pour 100 en Republique centrafricaine et au Tchad, elle est passee de 6 pour 100en il16 pour 100 en L'expansion de Ia scolarisation des filles dans Ia souspegion (phenornene cornmun a toute l'afrique) revele une prise de conscience qui, dans les annees a venir, exercera une profonde influence sur 1a vie africaine. C'est cette nouvelle orientation qui, malgre les 1acunes evidcntes du systeme educatif, permet 1es plus grands espoirs pour I'ernancipation de la femme, entendue au sens le plus vaste du terme. Scolarisation secondaire Comme dans le cas de l'enseignement primaire, on constate des variations considerables d'un pays a l'autre, ainsi qu'il ressort du tableau 27. Le tableau ne comprend pas la totalite des effectifs de l'enseignement secondaire, mais seulement ceux des classes menant directement aux universites ou aux etablissements techniques superieurs, TABLEAU 27 Evaluation de la seclartte au niveau secondaire generale, 1959 M1963 (chiffres arrondis) Cameroun Republique Congo Congo oriental centrafricaine Tchad (Rep. du) (Rep. demo du) Q Gabon Total Eleves sea/arises 1959/ / b / Indice 1959 ~ / / Par habitants Source: Chiffres tires de sourcesnationales. a Reforme scolaire de b Sans IeKatanga du sud. TABLEAU 28 Scolarisation en Repubfique demccratique du Congo (en chiffres absolus et indices) lndice Types d'enseignement {; M ( ~ 1(0) Ensembledes branches Q A. Prirnaire B. Post-primaire d d C. Secondaire general b , D. Superieure c Source: Ministere de I'education nationale, op. cit. Estimations. a Y compris l'enseignement technique et professlonnel. b La reforme de l'enseignement secondaire, a debute avec I'annee scolaire c Y compris etudiants etrangers. d Sans Ie Katanga. e Sans IeKatanga du sud
39 En fait le taux de croissance annuel global a ete plus eleve dans l'enseignernent secondaire que dans l'enseignement primaire. Les donnees relatives a 1a Republique democratique du Congo (voir tableau 28) sont caracteristiques de l'ensernble de la sons-region. La plupart des problernes qui se posent pour l'enseignement prirnaire se retrouvent au niveau de l'enseignement secondaire et, dans certains cas, avec plus d'acuite. C'est ainsi qu'it est toujours necessaire de faire largement appel a. des professeurs expatries. Meme en Republique democratique du Congo, un cinquieme seulement des professeurs d'enseignement secondaire sont congolais; au Gabon plus de 90 pour 100 des professeurs sont des expatries. Ce phenomene a jusqu'ici ete considcre comme eraditionnet, mais les exigences croissantes de la modemisation interieure et de l'industrialisation interdisent qu'il se perpetue, L'importance de la demande dans Ie domaine de I'enseignement secondaire entraine une augmentation de la demande de professeurs d'enseignementsecondairequalifies, a laquelle it n'est pas possible actuellement de repondre. La France a traditionnellement fourni ces professeurs pour l'ensemble des pays. II est peu probable cependant que cette tradition se prolonge car les professeurs francais font l'objet d'unedemandeeroissantenon seulementen France mais, du fait de la diffusion de la langue et de la culture francaises, dans tous les continents. Aussi convient-il de mettre plus fermement l'accent sur la formation des enseignants. Bien que Ie nombre total des filies inscrites dans les eccles secondaires ait augmente, le pourcentage est sensiblement plus bas que dans l'enseignement primaire. 11 n'y a qu'au Gabon qu'il atteint 23 pour 100 dans les lycees et les colleges d'enseignement general. C'est ce qui explique le teespetit nombre de celles qui passent leur baccalaureat et accedent ainsi a l'enseignement superieur. Le nombre d'eleves qui obtiennent chaque annee leur baecalaureat est extrernement insuffisant dans tous les pays de la sons-region. Dans la Republique centrafricaine, Ie nombre de bacheliers africains est passe de 8 a 10 entre 1961 et 1963, landis qu'au Tchad il est tombe de 6 a 2. remontant A5 en et a17 en De rnerne au Gabon, on comptait 23 bacheliers en 1959, 17 en 1962 landis qu'en 1963onrevenait au chiffre de Euseignelll<llt superieur De meme que pour l'enseignement primaire et I'enseignernent secondaire, les progres de I'enseignernent superieur sent notables. La plupart des pays de la sousregion possedent maintenant des etablissements d'enseignement superieur, encore que ceux-ci ne fonctionnent pas tous a pleine capacite. En outre, le nornbre des etudiants qui choisissent la rnedecine, l'agronomie, les carrieres d'ingenieur et les sciences, est insuffisant. L'attraction des facultes non scientifiques, notamment le droit et les sciences politiques, est encore considerable.n II n'y a ta. rien de surprenant: cestendances ne font que reveler la faiblesse de l'enseignement des sciences aux niveaux primaire et secondaire et la persistance de certaines influences sur l'enseignement exercees avant l'independance par les puissances coloniales. Lorsque l'enseignement des sciences et des mathematiques aura ete renforce au niveau secondaire.i'enseignement superieur ne manquera pas d'accueillir un plus grand nombre d'etudiants qui auront opte pour les carrieres scientifiques. II est evident que le nornbre de bacheliers ne correspond pas a celui des etudtents poursuivant des etudes universitaires dans leur pays ou al'etranger, d'ou it ressort que les qualifications pre-universitaires que possedent les candidats a I'enseignernent superieur sont insufflsantes. Cet etat de chose a ete aggrave par l'attribution desordonnee de bourses: dans bien des cas, celles-ci sont accordees sans discemement par certains organismes internationaux et autres. Aussi le pourcentage d'echecs parmi les jeunes gens qui font leurs etudes a l'etranger est-it re1ativement eleve, encore que des donnees precises manquent pour certains pays. En outre, du fait de l'insuffisance de leur formation pre-universitaire, un grand nombre d'etudiants doivent redoubler, ce qui represente un enorme gaspillage. On a fait remarquer dans un pays que les etudiants qui ant echoue une 00 deux foix aux examens dans une faculte, passent Irequemment dans une autre. Les statistiques d'enseignemeot disponibles ne permettent pas de determiner la portee de ces mouvements. mais tout donne a penser qu'ils entrainent une perte considerable de ressources. II est possible de prendre des mesures en vue de s'assurer que les ctudiants desireux de Caire des etudes a I'etranger possedent les qualifications voulues. En outre, les <Changes d'etudiants entre pays africains offrent de vastes possibilites; c'est Iii un domaine qui reste aexploiter dansl'ensemble de La sousregion. On trouvera ci-dessous Ie nombre d'etudiants du troisleme degre en Congo Cameroun Republique (Rep. demo du) centrafricaine Source: Donnees nationales. a Non compris les etudiants At'etracger. b NOD compris 606etudiants AI'ttranger. c Etudiants al'ttranger. d Estimation. Tchad 29. Gabon 210. Congo (Rep. du) 700d -29 -!'2 On trouvera des details statistiques sur ce point dans UNESCO, L'education dans Ie monde, Vol. IV L'enseigne~ mou superieur, Paris 1966.
40 Pour la Republique democratique du Congo, etudiants etaient congolais et Ie reste europeens et autres. Ces chiffres manifestent un progres sensible depuis l'independance. Le nombre d'etudiants camerounais Ii l'etranger est passe de 490 en 1962 il 606 en Les travaux de terrassements ant commence Ii Yaounde pour la construction de la nouvelle universite federale. On prevoit Ja creation dans Ies cinq prochaines annees, d'autres etablissements d'enseignement superieur. Cependant, il ressort du tableau 29 que Je nombre d'etudiants du troisieme degre demeure notoirement insufflsant. TABLEAU 29 Scolarisation par degres en (en pourcentages) Pays Congo (Rep. demo du) Congo (Rep. du) Gabon Cameroun oriental Republique centrafricaine Tchad Source: Voir tableaux 27 et 28. 1er degre 94,99 94,00 97,37 96,15 96,94 97,29 zeme degre (general seulement) 4,90 5,56 2,28 3,59 2,99 2,68 3eme degre 0,11 0,44 0,35 0, ,Q3 Total 100,00 100,00 100,00 100,00 \00, II convient de souligner que I'enseignement superieur est destine a jouer en role d'une importance extreme. IJ doit non seulement repondre aux exigencesde la modernisation d'une structure sociale et economique de plus en plus complexe, mais aussi former nne elite dans tous les domaines, tant en qualite qu'en quantite, afin de preparer la revolution sociale et econcmique. Au rnieux, le recours a des enseignants, charges de cours et chercheurs etrangers n'est qu'une mesure "de depannage" et it est evident, qu'a un certain stade, Jes Africains eux-memes devront se charger de cette tache. Cet objectif est difficile aatteindre mats les pays pourront y parvenir en adoptanr, a I'avance, nne politique concrete en matiere d'enseignement, II est certain que d'ici dix ans, it faudra augmenter de beaucoup Je nombre des specialnes universitaires, non seulement en Afrique du centre mais dans tout Ie continent. Les progres foudroyants de Ja science et ses exigences toujoursplus nombreuses, montrent que les moyens (personnel et capitaux) dont dlsposent Ies universites nationales sont trop Iimites, IJest done imperatif que ehaque sous-region cree des facultes ou etablissernents d'enseignementspecialises (parexempie, eccles d'ingenieurs, d'electronique, etc.) et plus tard, des instituts derecherches qui seront la pierre angulaire de la civilisation industrielle. Faute de creer des etablissements a l'echclon sousregional, on aura une proliferation de facultes qui feront double ernploi, ce qui eonduira inevitablement aune sousutilisation des capacites, L'Afrique n'a pas les moyens d'adcpter cette politique, Melheureusement, certains indices montrent, en Afrique de Pest par exernple, que la fragmentation universitaire est deja une realite, Une telle politique ne peut qu'aboutir a un chevauchement des etablissernents d'enseignemem classiques et a une perte et une dispersion considerable des ressourcee, ee qu'eviterait au contraire une politique homogene et integree, Cette demlere permettrait d'obtenir 1a specialisation d'un personnel hautement qualifie, corollaire obligatoire du progres economique et resultat auquel de ne peut pretendre aucune des universites africaines natlonales. II conviendrait de tirer la lecon de fa specialisation Qui s'est manifestee en Europe occidentale, aux Etats-Unis et en Union sovietique. A eet egard, la cooperation econornique sous-regionale doit necessairement englober la cooperation au niveau de l'enseignement superieur, Jaquelle pourrait, it son tour, etre integree dans un pjan plus large concernant les categories superieures de Ja main-d'oeuvre. Jusqu'ici, rares sont les rnesures qui ont etc prises en cesens.aa IIs'agitd'undomaine d'action encore vierge et les resultats d'une telle cooperation depasseront toute esperance. Possibilite d'une collaboration scientifique au plan sous-reglonal La Conference de Brazzaville a exprirne le voeu de voir s'eteodre au plan sons-regional la cooperation dans Ie domaine des sciences et de l'enseignement.sa Un grand nombre d'etablissements scientifiques ant deja mis cette possibilite en pratique. II reste cependant a mettre au point les formes institutionnelles et scientifiques d'une cooperation de eet ordre, de meme que les domaines de recherche souhaites. Des negociations devront etre entreprises sans tarder a eet egard. La Republique du Congo a attire I'attention sur deux organlsmes subsidiaires de l'orstom (Office de la 31 A Doter toutefois, les initiatives audacieuses du Fonds special des Nations Unles qui <1 recornmande, entre autres, la creation d'une Ecole ucrmale a Brazzaville. u Ce point de we a etctres Iortement soutenu it 1a Conference. II convient d'ajouter que Ie present chapitre est consacre aux problemes visant I'enseignement et Ie dornaine scientifique en general. On se reportera egalement au chapitre 6 qui traite, entre autres, de la recherche agricole et des posslbilitea de cooperation au plan sons-regional, ainsi qu'a la ~ction j) du chapitre 7 qui a trait aux possibili1esde developpement de la recherche industrielle au plan national et sous-regional. -30-
41 recherche scientifique et technique d'outre-mer), qui sont en mesure de cooperer, dans le domaine scientifique, avec d'autres pays de 1a sons-region. Le premier est situe a Brazzaville et est consacre it Ja pedologic, it l'bydrologie, it Ia geomoprhologie, it Ia phytopathologic, it Ia botanique, a la biologic animale, a la parasitologie et aux sciences humaines; it comprend 30 techniciens et chercheurs expatries, ainsi qu'un centaine de collaborateurs congolais. Le second service, situe it Pointe-Noire, est consacre a l'oceanographie. II serait tres possible d'utiliser ces deux etablissernents, en particulier Ie second, comme centres de recherche de base pour I'ensemble de la sons-region. II existe it Brazzaville un autre etablissement important, I'Institut de recherche des huiles et oleagineux ([RHO), qui effectue aetuellement des recherches de vaste envergure sur la selection des plantes et les maladies animales. La SOllSregion tout entlere pourrait done tirer un enorme profit de la sorrune de connaissances ainsi accumulee. Mais 1ft encore se pose l'important probleme de la diffusion de ces connaissances parmi ceux qui pourraient les utiliser. Dansun contexte plus large, une autreinstitutiona etc creee, qui englobe les sciences physiques, naturelles et sociales. 11 s'agit de la Fondation de l'enseignement superieur en Afrique centrale, organe universitaire qui couvre la Republique centrafricaine, la Republique du Congo, le Gabon et Ie Tchad. La Republique democratique du Congo presente egalernent des possibilites d'elargissement de la cooperation au plan sons-regional, grace a plusieurs de ses etablissements d'enseignement superieur. Citons parmi ceux-ci: Trois universitas, qui enseignent plusieurs disciplines; L'Ecole nationale de droit et d'aministration; L'Institut national du batiment et des travaux publics; L'Institut national des mines; L'Institut pedagogique national; L'Institut de l'aviation civile; Le Centre professionnel des cadres superieurs pour I'industrie et Ie commerce. Parmi les centres de recherche que la Republique democratique du Congo est prete a mettre it. la disposition de la sons-region, mentionnons egalement les etablissements suivants: L'Institut de recherches sociales en Afrique centrale (IRSAC); L'institut de recherches economiques et sociales (IRES); Le Centre de recherches industrielles en Afrique centrale (CRIAC); Le Centre de la recherche economique, legale et administrative (CRELA). Dans le cas du Cameroun, la nouvelle universite nationale offre la possibilite de former un certain nombre de scientifiques de haut niveau au plan sons-regional. 11 est done possible et extremement souhaitable que les institutions scientifiques de base existantes soient coordonnees de facon plus effective. Cette coordination et cette cooperation universitaires et scientifiques pourront ainsi devenir le point de depart d'une politique sous-regionale coherente de la main-d'oeuvre et permettront de mettre en mouvement les mecanismes necessaires pour assureralong terme une plus grande mobilite a la main-d'oeuvre de haut niveau dans l'ensemble de la sons-region. Ce principe de mobilite de la main-d'oeuvre, bien qu'eminemment souhaitable du point de vue de la diffusion de la culture et des contacts scientifiques et des pclitiques visant la main-d'oeuvre, ne pourra etre mis en pratique que lorsqu'aura ete tentee nne cooperation sous-regionale dans Ie domaine de l'enseignement et des sciences et que Son efficacite aura etc eprouvee. -31-
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43 Chapitre 3 LES RESSOURCES NATURELLES A. Les ressources agricoles La subdivision du continent africain en sons-regions est due en grande partie ades raisons historiques, politiques et de convenance administrative. On ne saurait pretendre que Ia scus-region de l'afrique du centre, telle qu'elle a ete recemment delimitee, est histor'iquement un ensemble economique naturel caracterise par des courants netternent determines d'echanges interieurs. Les zones extremes ont des liens economiques naturels-pour ne mentionner que les plus apparents-avec la Nigeria, Ie Soudan, la region des grands Jacs de I' Afrique de I'est, Ja Zambie et meme Jes regions situees plus au sud. La sons-region comprend au nord Ie desert du Tchad et descend jusqu'au plateau de la zone du cuivre au sud-est, et elle s'etend du golfe de Gurnee presque jusqu'au lac Victoria. En depit de sa diversite, cet innnense territoire n'offre qu'une cornplementarite Iimitcc et il est desavantage par l'absence de liaisons de transport, particulierement du nord au sud. Si nous partons du golfe de Guinee, pris comme centre vers I'interieur, on peut distinguer dans Ie continent des zones Iimitees par des arcs de cercle ccncentriques (voir carte A). Des regions de foret dense, on passe a une zone de transition, la savane boisee, puis a des savanes de plus en plus arides jusqu'a ce qu'a l'extremite-de I'eventail, on parvienne ii la steppe subdesertique, puis au veritable desert et enfin, aux extremites nord et sud du continent. aux climate et ala vegetation medherraneens.ss La sous-region de I'Afrique du centre se trouve au coeur de cette succession de zones et on y trouve pratiquernent toutes les caracteristiques principalea de la vegetation et du climat de l'ensemble du continent. Ces caracteristiques fondamentales, determinees essentiellement par Ia latitude, sont parfois modifees par I'altitude, C'est le cas, a l'extrernite orientale de la sousregion, dans la Repubhque democratique du Congo, des hauts plateaux de l'afrique de rest. II existe egalement de vastes regions montagneuses au Cameroun, a la frontiere nord-ouest de la sons-region. La plus grande partie des J5 A partir de la cote, leszones climatiqueset de vegetationsont lessuivantes: foret equatorlale, savaneguineenne,soudanaise, sahelienne (ou steppe) et desert. A l'est de la Republique democratique du Congo, les hauts plateaux: du Kivu font exception. Au sud de la zone congolaisede foret equatoriale, une zone de savane analogue a celie de la Guinee s'etend jusqu'ala cote. epaisses forets equatoriales du continent sont comprises dans la sons-region et couvrent presque tout le territoire du Gabon, nne grande partie du Cameroun, de la Republique du Congo et de la Republique democratique du Congo et une petite region, potentiellement importante, dans Ie sudouest de la Republique centrafricaine. A I'interieur, une grande partie du Cameroun, tout Ie Tchad it I'exception des vastcs deserts du nord, pratiquement tout Ie territoire de 1a Republique centrafricaine, de tres grandes etendues de la Republique du Congo, quelques regions du Gabon et la presque totalite de 1a Repubhque democrauque du Congo. sauf la cuvette centrale, sont converts par divers types de savane. D'une importante zone de transition de savane bolsee situee en bordure de la foret equatoriale on passe progressivement en savane herbeuse de plus en plus rase. aux arbrca plus rares et aux precipitations plus faibles, au Sahel subdesertique du centre du Tchad et au desert du Sahara central. A l'extremite sud de la sons-region se trouvent Ie haut-plateau du Katanga, une savane arborec essentiellement seche et one epaisse savane arbustive (association Brachystegia). Le bassin du Congo est la particularite Ia plus mar Quante de la sons-region. On peut dire que la partie meridionale du fleuve constitue Ie bassin hydrographique du Congo. Ses affluents, au nord, sont mains importants, bien que Ie bassin de l'ogooue couvre pratiquement tout Ie territoirc du Gabon, Les fleuves du Cameroun ne joucnt qu'un role economique mineur, mais au nord-est, Ie bassin interieur du lac Tchad est alimente par un reseau cornplexe de rivieres coulant sur on sol relativement plat. Ce sont Je Logone et le Chari et leurs affiuents qui viennent du nord de la Republique centrafricaine et de l'extremite nord-est du Cameroun. A I'extremite orientale de la sous-region commencent les hauts plateaux de l'afrique de I'est. Du nord su sud, s'etendent Ies Montagnes bleues, it l'cxtremite nord-est de la Republique dernocraitque du Congo, ainsi q'une longue chaine qui traverse le nord-est du Kivu parallelement it la grande chaine centrale des lacs africains, rejoignant la zone du cuivre par Ie Katanga. Tout le nordouest du Cameroun est essentiellement constitue par une chaine de montagnes qui s'etend du sud-ouest du lac Tchad au Mont Cameroun, ii la pointe du golfe de Guinee. On retrouve done dans la sous-region de l'afrique du centre, a uneechelle reduite, toutes Ies caracteristiques des diffcrentes zones du continenus, a l'exception de celles de la zone mediterraneenne. Cette particularite lui confere, aux yeux 11& Voir carte A. 33
44 du geographe, un interet tout special. Pour I'economiste, par contre, elie presente certaines difficultes dans la recherche d'uneformule viable de coordination economique. Specialisation agricole et echanges Conune dans d'autres parties de J'Afrique, it existe evidemment dans la sous-region une certaine complementarite fondamentale des zones de forets voislnes de la cote et des zones de savane de moins en mains humides. Les cereales sont plus difficiles sinon irnpossibles, it cultiver, dans lcs zones de foret, Les aliments de base des habitants de cette region sont les volumineux tubercules et racines amylaces, le riz et Ie mais constituant un apport important. La zone de foret et la savane qui la borde correspondent en gros avec la region infestee par la mouche tse-tse. C'est ce qui explique I'echange systematique de cereales et de produits de I'elevage en provenance de I'interieur contre Ies produits des forets cotieres. Cependant, Ies populations de ces forets et celles des regions de l'interieur ont adopte au cours des siecles des modes de vie, et notamrnent des habitudes alimentaires, si differents que Ia complementarite des echanges de produits alimentaires est tres reduite, Les produits animaux font exception. En effet, non seulement la savane se prete mieux it I'elevage mais, jusqu'a I'application recente de techniques nouvelles, la trypanosomiase rendait pratiquement impossible I'elevage du betail dans Ies regions forestieres. Un regime ajimentaire it base de cereales secondaires (sorgho et millet), et de diverses Jegurnineuses (haricots et pols) est solidement ancre dans Jes savanes de l'interieur. II n'y a guere de raison sur Ie plan economique, pour que cet etat de chose change etant donne que ces plantes sont celies qui convicnnent le mieux aux regimes des precipitations. Quant aux populations du sud, elies ont adopte un regimeabase de racines et de tubercules amy laces (manioc, igname, taro au umocabos") et de bananes plantains, et on ne peut guere compter sur des echanges d'hydrocarbones entre les deux zones. Le mais et le riz sont consommes dans les deux zones mats les avantages relatifs que pourrait presenter la savane ne sont pas suffisants actuellement pour compenser les frais de transport. IJ ressort de ce qui precede que les ressources agricoles de la sons-region ne sont pas suffisamment differentes, A quelques exceptions pres, pour susciter une specialisation au des echanges. Dans les cas au elles sont differentes, la structure de Ia consommation dans les zones principales n'est pas particulierement favorable a une complernentarite plus grande de la production agricole. Toutcfois, it est certain qu'a longue echeance, les regions de l'interieur pourront Sf specialiser dans la production du mais, de lait, de viande et de legumineuses. Comme on peut prevoir une augmentation de la demande en provenance des zones cotieres et une amelioration des transports, II y aurait lieu de favoriser au moins la concentration de ces produits dans la savane. Conune on I'a note plus haut, 1'61evage fait nettement exception. La sous-region presente egalement des dif ferences marquees dans Ie dornaine de Ia peche. Les lacs Tanganyika, Albert, Edouard et Moero dans la Republique democratique du Congo, et les biefs inferieurs du Chari et du Logone sont particulierement poissonneux (voir carte B). La partie sud de la cote atlantique de la sons-region est nettement plus favorable A la peche que la partie nord touchant au golfe de Guinee. Utilisation des terres Dans la description des ressources agricoles, on cite en general les donnees du tableau J de I'Annuaire de la production de In FAD relatifal'utilisation des terres. II n'en sera pas ainsi ici, car on a juge que Ies rubriques de ce tableau (vterres arables et cultivables permanentes", "prairies et paturages permanents", "terrains boises" et plus particulierement "terres susceptibles d'utilisation") n'ont pas de sens dans Ie cas de l'afrique tropicale. Etant donne I'imprecision, l'impossiblllte d'appliquer les definitions et de controler la qualite des donnees cornrnuniquees par les autorites nationales, notamment en vue des comparaisons entre pays, les renseignernents contenus dans le tableau precite donnent pour presque toute I'Afrique une image si deforrnee et si trompeuse qu'ils n'ont, pour ainsi dire, aucune valeur. Les notes du tableau fournissent des explications utiles maia rendent les chiffres encore mains comparables. Pour I'Afrique tropicale, il serait utile d'adopter une classification qui distinguerait entre les terres cultivables qui en pratique ne sont pas soumises it de longues periodes de jachere et ceues qui le sont. On indiquerait la proportion estimee des terres en jachere par rapport aux terres cultivees,on pourrait egalement avoir one estimation des terres servant exclusrvement au pdturage classees, en gros, selon leur capacite, En ce qui conceme les terres couvertesde forees, on distinguerait nettement entre la foret equatoriale dense productive et lcs diverses formations boisees et arbusttves de la savane, dont le rendement potentiel est tellement inferieur a celui de la veritable foret que Ie moins qu'on puisse dire c'est qu'il est sans objet de les classer sous la meme rubrique.rr En fait, dans Ie systeme de la culture itinerante, Ie long cycle de jachere exige de tree vastes etendues de terre. Les terres en jachere ne sauraient erre considerees comme "susceptibles d'utilisation" tant Que de nouveaux systemes de culture ininterrompue ne sont pas adoptes car, avec Ie long cycle de jachere, il est impossible sur ces terres d'etendre les cultures. Quand de nouveaux systemes seront appliques, elles Ie deviendront mais elles seront dans une grande mesure inutiles tant que J'accroissement demographique n'exigera pas leur exploitation. En ce qui conceme toute la zone tropicale forestiere, les termes de "terrains boises", de "terres cultivabies" et de "terres susceptibles d'utilisation" pretent egaiement Aconfusion et se recouvrent les uns les autres. La majeure partie de cette zone est couverte de fon~ts secondaires, ce qui signifie que des c1airieres ont ete autrefois degagees et cultivees pour retourner ensuite A la foret. II n'est pas douteux qu'elle sera encore bien des fois defrichee pour retoumer a Ia foret. Des indications de eet ordre sont totaiement absentes dans Ie systeme de classification de Ja FAO. ~1 Cela n'est pas incompatible avec Ja creation eventuelle de plantations artificielles de certaines essences dans les zones de savane. -34-
45 VEGETATION ZONES OF TROPICAL AFRICA ZONES DE VEGETATION DE L'AFRIQUE TROPICALE to' '0' O'... '0'.., 40' "-', I I I I i J \ \ 1 -, ""'"... \ -: --~ -., ~-_. -,._./".-. -, <, /' \ \ <, "- \ I <,./ ", <, (i) " <, I ~ "... r:' ( (i) I I -I-... "", \. r :/../" -"-' \ -r',- _(_."'" ~ -, / ) ")--"\ \- /'T'-'../ 'ly / --..j" '-( ". ) / /.' ~ -~. ' t«.....-'""". "...",~ '<,./' 0" (i) ~ s Ii> ~ II!) Sohotan Sub-SaMran SOh,li,,, Sudanlan Guinean Guinean Equatorial Eo.tun EQt.lofCIriol ct..., and 'ub-clemrt East.rn [qlloldrlol 1I0...II'UI0 Loke Vic10ria E01ltlr" _ono C."trol Plateau Eost.m African HiQ"Jands o Sotla.itnnl Sub-sonorieflnt Saltin,"n, Soudoni,nnt Guln'tnne G..I"'. equotoriql1 Delel'tique,I t41b-d'..rttqll8 orilntale iquqtoriol. Sovan, oriental. equatoriale Lee Victoria Plotlou (I.ienlal It central HoUR ploteoull 4'Afriqul Clfientol, 1100 Kllllllletm - '600.. CART-66-A-S7 IOo!. I!! \ I) \ I (,... 1\0",a' no..."._..tj<_' =-I_......, tn<ktncmeni Of.--.- by I'" Ullitod Ntu-. 10" to" l.m ~ iadiqum... edw <:ant 1t"llItjlliqulllll,..... Ctu......",.,.,._ lliflcleue... 1"OIpllisWoll dai Nation UIl_.
46 La notion de "prairies et paturages permanents" De s'applique absolument pas a l'afrique tropicale lorsqu'il s'agit d'indiquer les possibilites d'elevage. Pour l'afrique tropicale on ne possede aucune don nee de base, memoapproximative, correspondant aux rubriques indiquees, Mais des estimations tres approximarives pour des rubriques convenablement definies seraient certainement plus utiles que celles que l'on porte actuellernent dans des rubriques mal libellees. Le rapport homme/terre ronde sur Ia classification actuelle ne donne en lui-meme aucune information utile a I'echelon regional ou sons-regional. Dansle cas de la sous-region de I'Afrique du centre, il suffira de dire que les terres sont abondantes, et en general moins fertiles que dans les zones ternperees; que la facon dont les terres doivent etre amenagees et utilisees est encore mal connue; que la population est rare et inegalement repartie et que certaines regions nettement delimitees sont surpeuplees. On pent donner de la notion de surpeuplement la definition pratique suivante: peuplement dont la densite est telle que le manque de terre ne permet pas une peri ode de jachere suffisamment longue pour rendre au sol sa fertilite. C'est le cas des hauts plateaux des Barnileke et des Kirdi du Cameroun, du haut Hurl et de l'est du Kivu en Republique democratique du Congo. La zone du coton du sud-ouest du Tchad n'a pas encore atteint ce point mais on ne saurait plus guere y etendre la culture du coton, actuellement pratiquee de facon intensive. Quelques caracterlsdques du milieu tropical On ne peut facilement definir et cataloguer les ressources agricoles (par opposition aux resscerces industrielles, c'est-a-dire essentiellement aux ressources minieres et energetiques). Fondamentalement, ce sont Ie sol, l'eau et I'energie solaire qui font la richesse agricole. L'Afrique' tropicale ne manque ni d'eau ni de soleil, encore que le degre de radiation solaire dans la region forestiere soit fortement reduit par la presence frequente de nuages et que le regime des eaux, memo dans la zone equaroriale, ne permette pas une production energetique equilibree, Or, pour la production agricole, c'est moins la quantite que la qualite de ces elements qui compte et aussi Ja forme particuliere sous Iaquelle its se presentent. En premier lieu, le regime des precipitations, en dehors des zones voisines de I'equateur, est irregulier et les pluies sont souvent mal reparties dans Ie temps. La chaleur intense,la concentration des precipitations et les caracteristiques de la plupart des sols contribuent a rendre plus difficile dans les: zones tropicales que dans les zones temperees une agriculture productive. II y a parfois des exceptions et, naturellement, pour certaines cultures proprement tropicales, la sousregion a sur d'autres de nets avantages, Mais abstraction faite de ces cultures (cafe, cacao, caoutchouc, huile de palme), les denrees alirnentaires et les fibres essentielles sont en general produites en zones tropicales humides dans des conditions desavantageuses, et, du point de vue economique, a des couts plus eleves. Le rendement des cultures des zones tropicales humides est trios inferieur a celui des cultures cornparables des zones temperees et on ne saurait attribuer entierement l'ecart a Ja superiorite des systemes de production agricole. En effet, I'Mriquetropicale se trouve dans une position defavorable meme par rapport a d'autres regions troplcales. Elle possede peu de terres volcaniques naturellement ferules. II n'y a que deux exceptions dans la sons-region, et encore s'agit-il de zones tres limitees: les hauts plateaux du nord-ouest du Cameroun et les hauts plateaux de I'Ituri et du Kivu dans la Republique democratique du Congo. Cultiver signifiegeneralementexposer davantage les terres a la chaleur et a I'humidite, ce qui stimule conslderablernent I'action microbiologique et chimique. Mais la fertilite est alors reduite par le lessivage, I. sterilisation chimique et la rapide destruction de matieres organiques, notamment de J'humus. II n'en est evidemment pas ainsi des sols qui restent proteges par la foret ou une herbe drue. Mais une fois enleve ce couvert vegetal.ia degradation dont il est question ci-dessus se produit. On peut la combattre en creant, grace a des plantations d'arbres et d'arbustes vivaces, uue protection apeu pres analogueacelle des conditions naturelles. Dans les savanes, Ie processus de degradation du sol peut etre accelere par Ie debroussage et Ie Iabourage excessif. II y a egalement Ie grave danger des erosions de tous types. notamrnent l'erosion eolienne, meme en terrain relativement plat. Ce danger est dtl a une insuffisance surprenante de matieres organiques dans la plupart des sols. Faute d'un couvert vegetal suffisant, le sol est constamment menace d'erosicn en nappes au en ravins. L'erosion pluviale peut provoquer une modification de la structure du sol et une deperdition d'elernents nutritifs. Cependant, asupposer qu'une augmentation suffisante de la demande justifie l'investissement necessaire, et une fois les methodes mises au point, les zones de savane de la sons-region pourraient devenir de tres importants producteurs de viande, La foret tropicale elle-meme est alimentee par une couche relativement mince d'elements nutritifs qu'elle reconstitue constamment par formation d'humus, Aussi, lorsque Iesol est deboise.ia quantite d'bumus deja etonnamment faible si I'on considere Ja masse de matieres organiques que represente la foret, diminue rapidement ou disparait. Ainsi, ce qui semble etre une reserve de rlchesses naturelles peut etre vite epuise, Le phenornene est aussi, dans une certaine mesure, caracteristique des savanes, Les savanes tropicales conviennent en general beaucoup moins bien a Ia culture extensive des cereales, ou meme au pacage itinerant, que les prairies des zones ternperees semi-andes. De toute maniere, les modes de culture autres que les plus rudimentaires risquent de declencher un processus de transformation du sol pouvant aboutir a un tassage ou a un lessivage des terres, qui perdent alors route valeur pour l'agriculture. En outre, les feux annuels, s'ils sont souvent inevitables etant donne les connaissances actuelles des populations sur I'utilisation economique des terres, provoquent a la longue, a moins que Ie moment D'en soit bien choisi et I'intensith soigneusement contr6lee, nne degradation du sol et de la vegetation. Le principede ces reux annuels a ete souvent discute. On peut distinguer deux cas. Tout d'abord, les incendies de savanes allomes en fin de salson sl:che prolongent la periode de paturage grace a une poussee rapide d'heroo au -35 -
47 moment des premieres p'uies. Mais les effets en sont particulierernent desastreux partout au l'erosion est favonsee par l'inclinaison du sol. En second lieu, le feu est utilise avant la remise en culture des terres en jachere. Dans Ie premier cas, les mesures indiquees sont I'amelioration des piturages, l'usage de paturages collectifs et enfin la culture de plantes fourrageres. Dans le second cas, la meilleure solution est l'application de precedes mecaniques de defrichage et de culture. Nous ne voulons pas dire que les zones tropicales scient, d'une certaine maniere, sl profondement differentes des autres qu'on ne saurait leur appliquer les memes lois scientifiques et technologiques pour determiner leurs possibilites ou les methodes de cultures qui leur conviennent. Mais, jusqu'a recemment. aucune etude dans ce sens n'avait ere faite sur les zones tropicales. Ce n'est guere que la derniere generation qui a entrepris serieusement de chercher systernatiquement a comprendre les processus qui agissent sur Ia formation du sol tropical et sur sa fcrtilite. On commence a appliquer les resultats de ces recherches a une echelle importante, Les Jacunes qui existent encore dans les connaissances scientifiques doivent etre comblees aussi rapidement que possible. Etant donne la penurie de personnel qualifle et de ressources financieres, le manque d'organisation et de structure administrative, toutes choses necessaires a la recherche dans Ie domaine de l'agriculture tropicale, if y a la un vaste champ d'action offert a la coordination et a la cooperation internationales et, plus particulierement, sous-regionales. On reviendra sur ce sujet aux chapitres 6 et 8. IJ ressort de ce qui precede que la notion de ressources agricoles doit etre comprise comme un ensemble complexe sol-eau-temperature convenant it tel ou tel mode d'exploitation. Si les connaissances scientifiques et techniques sur ce sujet sont incompletes, l'etude des consequences economiques rest encore plus. On considere comme evident depuis des decennies que certaines regions tropicales doivent etre consacrees a la production des denrees tropicales qui interessent particulierement les economies les plus developpees d'autres regions. Ce rut pendant longtemps la base de la recherche en agriculture troplcale. Certaines zones etaient jugees mieux converur a certaines cultures rnais, en fait, pendant toute la periode coloniale et jusqu'a ces demieres decennies, on n'a guere vrairnent modifie Ies economies basees sur la production de denrees alimentaires de premiere necessite, ni fait systematiquement des essais d amelioration. Zone forestiere On distingue nne zone de foret tropicale dense caracterisee par des arbres afeuilles larges(voir carte A). A part quelques peuplements, par endroit, d'essences particulierement recherchees (Ie limba dans Ja forh du Mayombe a proxirnite de la cote des deux Congos et l'okoume au Gabon)38, Ja foret tropicale se caracterise en general par une extreme vari6te d'essences. II en est resulte un mode d'exploitation forestiere qui consiste a choisir un petit 19 Et, mofnsfrequemment, au Congo (Brazzaville), en Guinee equatoriale et, eventueuernent dans ]'avenir. dans. les regions voisines du Cameroun. nombre de bois de qualite et a negliger un grand nombre d'essences qui pourraient servir ade multiples usages. Cette exploitation selective conduit a une elevation des coats et affaiblit la position concurrentielle des bois tropicaux, Une etude poussee des ressources en bois de la sons-region meriterait une priorite elevee, A long terme les perspectives des bois tropicaux sent bonnes. L'augmeruation des. coats qui se produira inevitablernent lorsque la lone d'exploitation s'elcignera de la cote et des rescaux de transport, pourrait etre cornpensee par I'application de methodes plus. rationnelles prevoyant l'unlisation d'un plus grand pourcentage de bois dans une meme zone. Mais'ceci suppose une utilisation du bois beaucoup plus forte "qu'actuellement, notamment dans Ia construction (voir section c du chapi Ire T). Les reserves forestieres, notamment dans la cuvette centrale du Congo et dans Ies regions interieures du Carneroun,du Gabon et de la Republique du Congo sent tellement vastes que leur conservation ne pose guere pour l'instant de probleme grave. Par contre, dans les zones cotieres et A proxirnite des centres d'activite economique, ou les frats d'exploitation sont moins eleves, il arrive que la pression demographique, liee au systeme de defrichage annuel et de culture itinerante, menace l'existence de certains des meilleurs peupjements. C'est notamment Ie cas des zones cotieres des deux Congos et du sud-ouest du Cameroun. Cependant, le danger de destruction des ressources forestieres par les progres de la culture est loin d'etre aussi grave en Afrique du centre que dans Ia plupart des zones produetrices de bois et l'afrique de l'ouest (Ghana et Nigeria). Les conditions qui creent la foret tropicale peuvent etre mises it profit pour reconstituer de bons peuplements des essences les plus necessaires, Des programmes d'enrichissement et d'amenagement des forets sont en cours, notamment au Gabon et, dans une moindre mesure, dans Ie Bas-Congo et Ie sud-ouest du Cameroun. Le problerne scientifique des effets A long terme de la methode qui conslste a produire des futaies d'une meme essence au detriment de la varlete de Ia foret tropicale, est pour I'lnsrant sans reponse et demande Aeire etudie plus longuemerit en mernc temps que I'ecologle de la Foret tropicale. II est normalement plus facile de Conserver sa fertilite au sol tropical dans des conditions qui sont celles de Ia foret, c'est-a-dire Iorsqu'il existe un couvert vegetal. C'est la un argument contre un defrichage couteux de vastes zones forestieres, notarnment pour la culture de plantes annuelles. Dans de tels cas, la mecanisation se jutifie difficilement, sauf dans des conditions tres favorables, pour Ie premier defrichage et, eventuellement, pour la culture du cafe Robusta. Du point de vue technique, ii n'est pas douteux que la vocation' economique des zones forestieres salt la production continue de boif, d'une part, et celle de cultures tropicales d'exportation, d'autre part. Cependant des consid~rations economiques s'opposent a ce que ces cultures trouvent desormais leur place dans les programmes de developpement. La demande de la plupart de ces cultures, dont la production augmente~ manque d'elasticite et on peut penser qutil en sera de meme dans l'avenir. Les pays ne peuvent raisonnablement esperer augmenter beaucoup leurs recettes en devises etrangeres en developpant -36-
48 ,. '" '" ae-.,. ". ZO' '" Ra,l.. ay Ch,min tie F" Fo,u' "'fig Ion. II' FQ"t '00,,;> LEGENO- L1fGENDE.. ".n~lklnql 8oll/lclo".. frontle... Inr"notional.. CENTRAL KllolJI,l'n '" AFRICA SUB-REGION SDUS-REGION DE L'AFRIQUE,'-. \- CENTRALE /./... -i <, <, i I / i I i SOME AGRICULTURAL FEATURES OF THE SUB-REGION CERTAINS ASPECTS DE tagriculture DE LA SOUS-REGlON,' , r~----' ae- '" 'D,. D' so S' ~ o " \ ro' I 'D 'S' L..(""I; ~. n. '"".d,'illl~-'an Ibl' _ 0 "01,'.,.. ".,n_,'",""."~ ","or _dl.,i,. ""0 "of hnp" ou'.io'...,101 or 'tr,:clp\fl u Unllool N,I'onl S' '0' <S.... r Ndolo \..,j ( t: -~. ". LUSAKA... Do.. ",rio CO',1K lron!i".. Indio... til, 10,'.MnIe co,t _., fti".'it nl fro 1JI '-II Qu"lIM tonll.dl,d. III l"l"i'" 0'" UI I'Qo1oIllM. til NCllion,Unl f.coii.au OU Ie, Ill""" orlltl,ii..","" SO' ". C.lRT-A-C-Se lith. UNECA
49 la culture du cafe et du cacao, meme si la qualite en est meilleure. Les perspectives sont plus encourageantes en ce qui concerne l'huile de palme et Ie caoutchouc. II ne s'agit pas de renoncer a ces cultures, mais Ies possibilites economiques qu'elles otfrent ne permettront probablement pas aux pays exportateurs d'accumuler les devises etrangeres necessaires aux Investissements. On pourrait avancer que l'application de methodes de production plus efficaces libererait des ressources qui pourraient etre utilisees a d'autres activites. Cette possibilite n'est guere encourageante car (abstraction faite du probleme que poserait le reclassement d'un certain nombre de cuitivateurs de cacao, de cafe ou de palmier a hulle, si la production devait etre concentree dans les zones ou elle pourrait avoir le meiileur rendement) il faudrait resoudre la question de l'utitlisation de la terre ainsi liberee. L'un des traits marquants des economies tropicales est Ia quantite de terre et de maind'oeuvre qui reste inemployee ou insuffisamment utilisee. Dans ces conditions, nne amelioration de la production, de cafe et de cacao notanunent, gonflerait le nombre deja considerable et toujours croissant de chomeurs dans les villes, ou etendraitle secteur de l'agriculture de subsistance. Ce qu'il faut, c'est un developpement rapide des secteurs autres que l'agriculture. La demande de denrees alimentaires et de matieres premieres agricoles s'en trouvera automatiquement stimulee, ce qui creera des conditions favorables a l'augmentation de la production et l'aiguil Ionnera. Les agriculteurs seront ainsi encourages a appliquer de nouvelles techniques et de nouveaux modes de culture pennettant d'augmenter la productivite par personne employee dans l'agriculture. L'augmentation de la demande est une condition necessaire mais non suffisante de l'accroissement de Ia production commercialisee. 11 se peut en effet que la demande augmente de facon sensible et continue mais que le relevement des prix ne constitue pas un stimulant suffisant pour les producteurs (voir chapitre 6). 11 ressort de ce qui precede que l'expansion de la culture du cafe et du cacao n'est pas recomrnandee, a moins qu'elle puisse se faire dans des conditions exceptionnellement economtques. 11 se pourrait que des conditions de cet ordre soient realiseea en Republique du Congo mais tout projet devra faire l'objet d'une etude poussee, Les contingents d'exportation de cafe prevus par I'Accord international sur Ie cafe ne peuvent etre releves sensiblement que dans Ie cas des pays qui ne produisent que de petites quantites it l'echelon mondial. La Republique du Congo pourrait beneficier de ces dispositions. En ce qui concerne le cacao, Ies prix mondiaux sont si bas que ce produit n'est plus une bonne source de devises etrangores ou de recettes pour I'Etat. Cependant,pourvu que Ie sol convienne, Ia culture du cacao est relativement plus simple et plus economique que celle de la plupart des denrees tropicales d'exportation. Aussi peut-elle, malgre la faiblesse des cours mondiaux, presenter un interet pour de petits produeteurs. L'huile de palme et, peut-etre, Ie caoutchouc naturel offrent plus de possibilites en ce qui concerne l'expansion des exportations. Mais la demande mondiale semble indiquer qu'il y aurait lieu, a long terme, d'envisager le developpement de Ia production en vue de l'utilisation de ces produits comme matiere premiere pour une industrie locale ou sous-regionale (voir section b) du chapitre 7). La culture de I'hevea et, tres vraisemblablernent, du palmier a huile, pourrait ainsi etre developpee dans l'avenir, II semble peu probable, etant donne Ie climat et l'emplacement des marches, que Ies zones tropicales puissent jamais devenir un centre mondial important de fabrication de chocolat et de produits connexes. De rneme, 1a repartition geographique de la consommation de cafe ne favorisera sans doute pas Ie choix de ces zones comme centre de traitement du cafe. La production de fibres (kenaf et urena) pour la fabrication de sacs destines au transport des produits tropicaux, est certainement indiquee. Cependant, meme pour ses propres besoins, la region soutiendra difficilement Ia concurrence avec le jute de l'inde et du Pakistan et it n'est done pas vraisemblable qu'elle puisse exporter. Ce sont finalement les industries du bois qui offrent, a long terme, Ies perspectives Ies plus favorables a la sons-region (voir section c) du chapitre 7). Les principales zones de savane Apres la foret, on trouve la savane. Elle couvre Ie centre et le nord du Cameroun, a l'exception des hauts plateaux, et Ies zones de transition de savane arboree qui s'etendent it l'est du Cameroun et sur presque tout Ie territoire de la Republique centrafricaine. Elle comprend egalement la savane a coton de la Republique democratique du Congo au nord et au sud de la cuvette boisee, et la savane sableuse relativement pauvre de la region de Kwango au sud-est de Leopoldville. Malgre les efforts deployes pour obtenir d'autres cultures, le coton reste la seule culture marchande de quejque importance qui convienneacette region. L'arachide serait cultivable, mais jusqu'a present sa culture n'a pas ete developpee, Le mats est souvent une culture de savane importante, mais Ie marche n'a pas justifie une expansion sensible de Ia production excepte au Kasai, dans Ia partie sud du centre de la Republique democratique du Congo. Jusqu'a ces dernieres annees, 1a zone industrielle et miniere du Katanga etait approvisionnee en mats du Kasai, cultive le long de la ligne de chemin de fer au nord du Katanga. Cependant, depuis 1960, la zone du cuivre recoit du mais de Zambie, de Rhodesie et meme de la Republique sud-africaine, La predominance du coton dans la plupart des zones de savane est due en grande partie a I'abaence de choix, bien plus qu'a une qualite du sol particuliere. Dans Ia derniere decennie, le Cameroun a remporte des succes importants, it l'echelle de l'afrique tropicale, dans la region nord du pays. Des rendements de plus de 600 kilos a l'hectare de coton-graine sont devenus normaux. Ce chiffre est exceptionnellement eleve en Afrique tropicale, sauf sur des terres irriguees et enrichies d'engrais mineraux. Le coton a etc introduit dans ces regions presque comme un pis-aller, tant eues etaient pauvres et impropres aux cultures tropicales d'exportation plus typiques. Jusqu'aux dernieres annees de la decennie , au Congo et plus recemment au Cameroun, les resultats n'ont pas ete probants, les planteurs n'obtenant qu'un revenu de l'orclre de 100 dollars par an. II y a aussi danger a faire du coton -37 -
50 I une quasi monoculture, car la plante est partlcullerernent menacee dans ces regions par un grand nombre de parasites et de maladies. Mais les cultivateurs qui appiiquent les meilleurs modes de culture, de protection des plantes et de fertilisation,obtiennent 15 a20 quintaux de coton-graine a l'bectare. Pour arriver ageneraliser ces resultats, it faudrait que Jes services de vujgarisation etc., soient mieux organises et que les prix scient plus favorable" EJevage 11 n'est pour ainsi dire possible aune echelle de quelque importance que dans les zones de savanes, et encore toutes DeS'y pretent-elles pas.as La mouche tse-tse est en grande partie responsable de eet etat de chases. Mais, pour diverses raisons, I'elevage est pratiquement impossible presque partout dans la zone forestiere, merne lorsque le probleme de la mouche tse-tse peut etre elimine. Tout d'abord, les peuples de la forst n'ontjamaiseleve d'anirnaux. 11 faudrait de nombreuses annees d'efforts avant qu'on puisse compter les amener Ii faire de l'elevage a grande echelle et avec succes, L'exploitation des prairies et I'implantation de cultures fourrageres en sont encore a leur debut dans les deux zones, meme au stade experimental. A noter, cependant, que peu avant l'accession a l'independance de la Republique democratique du Congo, en 1960, I'Institut national pour l'etude agronomique du Congo belge (INEAC) etait sur Ie point d'imposer dan, le cycle de rotation prevu pour la zone forestiere, quelques annees de jachere paturee. Ces paturages temporaires auraient ete utilises sous un regime de paturage collectif. lis auraient probablement ete retournss avant Ie commencement du nouveau cycle de vraies cultures. Cette exploitation mixte (il faudrait elever le petit betail d'mrique de l'ouest que la trypanosomiase n'atteint pas) permettrait une utilisation beaucoup plus intensive du sol, tout en accroissant sa fertilite, pendant la longue peri ode de jachere, autrefois prevue dans le cycle de rotation. Cependant, pour apporter des ameliorations de ce type dans la culture des zones forestieres, il faudrait disposer d'irnmenses ressources en personnel qualifie et d'une organisation comparable en effectifs et en cornplexite a cel1edes paysannats de l'ancien Congo belge. Ceux-ci, it quelques rares exceptions ont disparu apres I'independance, en grande partie du fait Que le personnel congolais avait ete insuffisamment forme. Dans le reste de la sons-region, la recherche n'a pas ete jusqu'ici orientee vers 1a transformation des techniques agricoles, sauf, recemment en Republique centrafricaine.ao Le progres de l'elevage des bovins a elo l'une de, preoccupations majeures de la politique de 1a recherche et du develappement dan, Ja,au,.region. II faut peut-hre Ie 51 Cependant la Republique centrafricaine, situee presque entierement dans la zone de la mouche tse tsl:, a des plans interessants-mais difficiles a realiser~pour Ie developpement de l'elevage des petits bovides d' Afrique de l'ouest (N'Dama et Baoul(:), trypanotou:rants et d'un bon rapport a condition d'etre bien nourtis (Ie Professeur Rene Dumont soulignece point). 10 SignaJons Ie tres interessant rapport de R. Morel et de P. Quantin dans Agro1Wmie tropicale, fevrier 1964 (voir chapitre 6 ci-dessous). regretter etant donne que la production de proteines a partir des bovins est relativement difficile en Afrique tropicale. Dans des conditions comparables, les proteines de bovins seront toujours plus cooteuses que les autres proteines animales. Les moutons et les chevres, les pores, la volaille et Ie poisson offrent tous, bien que de maniere differente, des sources de proteines animales plus abondantes et plus economiques. Cependant, la production et 'a consommation de viande de boeuf peuvent etre comrarees dans une certaine rnesure a une industrie lourde, car elies sont un symbole de progres et de situation enviable. Malheureusement, dans la plupart des pays d'afrique, l'elevage a toujours ete une specialisation ethnique tres marquee. notamment dans Ie nord de la sons-region. Diverses peuplades ont une vocation pastorale et possedent de vastes troupeaux soumis it Ia transhumance ou a d'autres regimes migratcires ou semi-migratoires. Pendant les periodes oil eiles sont relativement fixees, elies pratiquent parfois des cultures tres rudirnentaires. Par ailleurs, la plupart des cultivateurs reellement sedentaires ne possedent pas de betail, si ce n'est en tres petit nombre et, dans ce cas, la culture et I'elevage sont rarernent integres.s: Dans ces conditions, meme l'experimentation dans le domaine de l'exploitation mixte devient tres difficile. Or, SL la culture permanente, lorsqu'elle se justine economiquement, est appelee it remplacer graduellement le systerne des longues periodes de jachere, it faudra chercherit associer etroiternent l'elevage et la culture. La culture permanente des memes champs, en particulier en Afrique, ne consiste pas seulement aremplacer par des engrais chimiques les elements nutritifs tires du sol au cours de la croissance. I1 s'agit de conserver les qualites du sol, notamment sa teneur en matieres organiques. Pour cela il faut qu'au moins pendant certaines phases du cycle, le sol soit seme de grarninees. 11 faut egalement rendre au sol l'engrais animal, non seulernent a cause de ses proprietes chirniques fertilisantes mais aussi en raison de son action favorable sur la composition du sol. L'integration de l'elevage et de la culture est egalement importante pour le rendement de la main-d'oeuvre. Dans l'etat actuel des choses, qui n'a pas change depuis des siecles, les familles de cultivateurs ne peuvent guere esperer, meme dans les conditions. relativement favorable! propres aux zones de savane, defricher, planter.cultiver et recolter que sur des parcelles de deux ou trois hectares au maximum avec les ressources en main-d'oeuvre qu'offre la famille, amoins d'un apport rnecanique. Ce n'est que dans la derniere decennie qu'on a commence a utiliser en Afrique les animaux de trait; cette pratique est encore Iimitee et dans Ja plupart des regions it ne s'agit que d'un essai. Pour les populations qui sont toujours restees traditionnellcment en marge de I'elevage, les problemes qui se posent depassent de loin la competence technique specialisee des agronomes. Les tribus pastorales (pour des raisons sans doute valables dans Ie passe) se sont toujours essentiellement preoccupees de posseder des troupeaux nombreux, attachant peu d'importance au revenu qu'elles pourraient tirer "I Des changementsprometteurs se rnanifestent aeet egard dans le sud du Tchad
51 d'un elevage rationnel. Quelque forme ou quelque ampleur qu'etle prenne, cette attitude, ainsi que les institutions qui lui sont associees, a ete designee sous le vocable de "cornplexe du betail", particulie rementen Afrique de rest. On la retrouve, sous une forme attenuee, dans toute la zone soudanienne et sahelienne de I'Afrique centrale et de l'afrique de l'ouest, mais elle est certaincment en vole de disparition dans Les regions ou Ie marche est organise et ou les prix d'achat sont raisonnables. II sera probablernent vain de chercher a persuader les eleveurs de modifier leur point de vue et de se mettreaclever de plus petits troupeaux de meilleure qualite qui produiraient chaque annes davantage de viande, de lait et de peaux, si on ne prevoit pas en meme temps des mesures de protection supplementaire contre Ia maladie et Ia secheresse. Outre la trypanosorniase, un grand nombre d'autres maladies menacent les troupeaux. A cause des longues saisons seches et chaudes propres aux savanes de I'Afrique du centre, il est probable que Ie betail du type zebu rustique adapteace milieu continueraapredominer dans toutes les zones ou la mouche tse-tse est a peu pres inexistante. Dans lcs autres zones. tous les pays interesses ont cherche ;\ developperaune petite echelle un elevage de races N'Dama et Baoule en provenance de la cote ouest de I'Afrique. Ce sont des animaux de petite taille qui ont une resistance ou une tolerance plus ou mains grande a la trypancsorniase. Cependant, leur taille, leur faible production Jaiuere et l'usage limite qu'od peut en faire pour le trait Iimitem Ies possibilites d'elevage extensif. Il faudra plusieurs annees d'efforts achames pour arriver a faire accepter cc betail mais Ia tentative est certainement ~ recommander pour l'amelioration et Ia transformation des systemes traditionnels de culture. Dans certaines limites, I'elevage de ce type de bcteil assure une certaine diversification, est une source d'animaux de trait et offre un moyen de conserver au sol sa fenilite dans l'un ou l'autre des nouveaux modes de culture qui doivent, a plus ou moins longue echeance, remplacer celui de la longue jachere. Lcs services veterlnaires de la Republique centrafricaine ont lance a cet egard une campagne qui pourrait donner de bans resultats. On eleve les volaiues, les moutons et les chevres presque partout dans la sous-region. Cependant, eet elevage n'est presque jamais pratique systematiquement, et Ies animaux ne sont ni nourris ni tues regulierement. La negligence de ces importantes sources potentieljes de proteines n'a pas ete combattlle par les services veterinaires et agricoles coloniaux ou nationaux. Recemment encore, on s'jnteressait davantage it l'elevage des bovins qu';:\ l'elevage rationnel des moutons, des chevres et de la volaiue. Cependant. une rationalisation des petits eievages serait peut-etre Ie meilleur moyen de remedier a Ia penurie de proteines si aigue dans la quasi totalite de la sousregion. L'elevage rationnel des chevres dans les z.ones forestieres est particulierement recommandable. Ces animaux sont egalement menaces par certaines maladies, mais its sont moins sensibles que les bovins a la mouche tse tse et il n'existe aucune zone importante oil it soit impossible de les clever. D'autre part, ils ont un bien meiljeur rendement que les bovins, par rapport aux aliments qu'ils absorbent. Les organismes de recherche aussi bien que les services agricoles devraient encourager le developpernent de ces elevages et orienter leurs activites de vulgarisation dans ce sens. A noter a cet egard que, selon une tradition repandue dans toute l'afrique tropicale, on ne se soucie guere de nourrir les animaux. L'origme de cette attitude remonte sans doute a un passe ou il etait deja assez difficile pour les etres humains de se nourrir ou bien, au contraire, ou ij etait, paradoxalement, si facile de se procurer le minimum de nourriture necessaire que Ie probleme ne se posait pas. Quoi qu'il en soit, la plus grande difficulte des agents de vulgarisation en Afrique a ete de persuader les Iamilles de paysans que l'effort deploye pour alimenter le betai) n'etait pas vain. Peche et pisciculture Des campagnes ont ete Iancees dans presque tous les pays de Ia sons-region au debut de la decennte pour repandre la pisciculture. Dans I'ensemble de I'Afrique tropicale, les conditions naturelles sont favorables a cette forme d'elevage, exception faite des eaux acides des zones foresueres. II est possible de fatre prosperer du plancton dans des bassins artificiels grace atoutes sortes de methodes Qui. aux yeux du profane, paraissent relativement simples. Au eours des annees on a cherche dans toute I'Afrique du centre a gagner les families paysannes a I'elevage en petits bassins. On enseignait aux paysans a creuser les bassins, ales vider et a les entretenir de facon simple, Les bassins ~ta,ent ensuite peuples surtout d'especes du type tilapia, et tea centres de recherche ont effectue des experiences intereasantes sur les especes et les varietes Ies rnieux adaptees airui que sur les methodes d'alimentation et de recolte. Ces activites ant conduit a la creation de rnilliers de petits bassins d'un au deux ares disperses dans les regions les plus humides. et plus particulierement les zones forestieres, de tous les pays de fa sous-region, a I'exceprlon du Tchad. II y en avait plus de dans la Republique centrafricaine et environ dans la Republique democratique du Congo. Ces activites exigeaient un personnel tres nombreux sur le terrain. Apparemment, elies n'ont pas ete couronnees de sucres. Quand les campzgncs ont pris fin, ce qui a coincide dans la plupart des pays avec l'approche de J'independance et la reduction du personnel agricolc Ct des creditsconsacres ai'agriculture, Ies bassins n'ont pas ete entretenus et L'c!levage n'a ete poursuivi que tres rarement. On prevoit maintenant de relancer Ja pisciculture aune vaste echelle. roais I'experience des demieres annee semble reveler qu'u existe une lacune importante. II n'est pas douteux qu'une famille de paysans peut sans grande difficultt entretenir un petit bassin carre de 10 metres de c6te. ou Jegerement plu~ grand, par e;\cmpie, ce qui donne une reeolte de poisson de 25 ;\ 30 kilos a l'are, soit un taux de rendement de kilos de poisson frais-denree de qualite. Des rendements de eet ordre sont rafes pour les cereales, Ie coton et toutes les autres cultures de l'mrique centrale a l'exception des racmes et tubercules amylaces et des bananes. Cependant, 25 ou 30 kilos par an de poisson frais ne representent qu'un tres faible apport eu egard aux besoins en proteines des familles. 11 equivaut a 7 a 9 grammes de protein.. par 39 -
52 jour.ez Pour une famille de quatre au cinq personnes la proportion est tres faible par rapport aux "besoins" qui. selon diverses sources autorisees, varient de 15 a30 grammes de proteines animales par personne et par jour. II est tres probable que les families paysannes ont considere que l'effort afaire, si faible qu'il puisse paraitre a premiere vue, n'est pas justme. D'ailleurs, il faut nourrir Ies poissons des bassins et, sur ce point, les programmes de propagande en faveur de la pisciculture ont echoue. Les plans prevus pour relancer la pisciculture amenent a se poser la question de savoir si Ie tres important encadrement qu'ils exigent est justifie, Or, dans toutes les discussions portant sur I'amelioration de I'agriculture en Afrique, un fait ne saurait etre perdu de vue: les possibilites des ministeres et services competents a qui incombe Ia charge d'apporter ou de favoriser des innovations dans Ie domaine de l'agriculture, sont les seules ressources, extrernement Iimitees, dont disposent les pays d'afrique pour Ie developpement de leur agriculture. Les moyens en personnel, specialistes et techniciens de taus niveaux, sont presque inevitablement tres disperses. Les affecter a la pisciculture ne serait sans doute pas raisonnable pour l'instant. Cependant, presque taus les cours d'eau du bassin du Congo, en particulier Ie Congo lui-meme, ainsi que Ie Chari et Ie Logone qui alimentent le lac Tchad, ant un potentiel de peche extremcment eleve. Bien que ces ressources soient exploitees il une grande echelle, notamment au Tchad, Ie chiffre actuej de production pourrait sans doute etre augrnente de plusieurs folsa3 11 y aurait certainernent interet a pousser la recherche sur les possibilites existantes et les meilleures methodes d'exploitation. Ce devrait etre Iil matiere a un projet cooperatif a l'echelon sons-regional. Avec les quelque 24 millions d'habitants qu'elle compte actuellement, qui passeront sans doute a 30 millions en 1975, on peut estimer Que les ressources de la sons-region en proteines animales devront atteindre 1,5 a2 millions de tonnes (et plus) de poisson au de viande frais.44la peche en eau douce ne procure probablernent pas plus de 12 a 20 pour 100 de cette quantile (voir capitre 6). Une partie irnportarue de Ia production, tonnes environ, est exportee en Nigeria par Ie Tchad et le Cameroun. 11 semble done, I'elevage en bassin ne pouvant guere fournir que tonnes au grand maximum. que la recherche et le developpement devraient porter essentiellement sur les zones de peche en eau douce Ies plus prometteuses et plus particulierement sur la peche maritime. A noter que la pecbe en mer au large des cotes du sud-ouest de l'afrique procureal'angola des centaines de milliers de tormes de poisson et de produitsabase de poisson. Malheureusement, Ie courant de Benguela qui passe au nord de L'Angola.. 2. Voir les tableaux de la FAO relatifs a la composition des aliments, Production annuelle estimee: Tchad, tonnes de poisson frais; Cameroun, ; Republique democratique du Congo, plus de (1959). Voir chapitre Voir chapitre 6 ci-dessous. Chiffre calcule sur la base de 15 grammes de proreines par jour et par personne et d'un rapport poisson frais/proteines de 9 A 15 pour 100 (tableaux de la FAO sur la composition des aliments). s'eloigne legerement de la c6te au large du Gabon et du Camerounet ne presentepas les memesavantages, dans cette partie nord de son parcours, que ceux dont beneficient les pecheries d'afrique du Sud et du Portugal. Cependant, La Republique du Congo et, dans nne certaine mesure, le Gabon ne sauraient manquer de beneftcier considerablement d'un developpement de la peche au large de leurs cotes. it. condition que ceue-ci suit precedee de recherches poussees sur les deplacements des banes. II faut aussi noter que la tres importante production de la Republique sudafricaine et de I' Angola est en majeure partie exportee vers l'europe ou ellc est utili see comme aliment pour Ie betail, alors Que la population des pays voisins de l'afrique souffre d'une grave penurie de proteines. Le developpement de la peche hauturiere, relativement loin des cotes. n'interessera peut-etre pas la sons-region dans la prochaiue decennie en raison de difficultes serieuses il obtenir des services d'experts dans ce domaine. Des capitaux et une assistance technique tres particuliere seraient necessaires. Cependant, l'exploitation des eaux du plateau continental et des eaux qui en sont proches dans le sud de la sous-reglon pourrait certainement etre plus poussee qu'elle ne l'est actuellement. Autres earaeteristiques naturelles de la sons-region Pour en revenir aux grandes regions naturelles de ]'Afrique du centre, nous mentionnerons les hauts plateaux de la frontlere nord-ouest du Cameroun, notamment ceux qui sont situes aproximite de la cote, et la zone situee ala Irontiere orientale de la Republique dernocratique du Congo. Dans ces regions, prosperent Ies cultures d'altitude: cafe Arabica, the, quinchona et pyrethre, A cause du climat relativement sain des hauts plateaux la population y est dense, ce qui pose de graves problernes de lutte contre l'erosion, notamment dans Ies zones d'elevage. Parmi lea puissances coloniales, la Belgique en particulier s'etait souciee de mettre en route de vastes programmes de lutte centre l'erosion et avait pris certaines autres rnesures de conservation dans J'est du Kivu, mais aucun resultat satisfaisant n'avait ete obtenu au moment de l'independance et les nouveaux gouvernements n'ont pas jusqu'ici ete en mesure de re1ancer les travaux. II est fort a craindre que s'ils ne sent pas repris dans les quelques annees avenit. de nouveues etendues de terre seront perdues. La fertilite relative des regions de hauts plateau" et leur productivite potentielle, ainsi que la densite de leur population militent en faveur de la mise au point et de l'application de modes de culture et d'elevage visant a la conservation du sol. Dans un cas de ce genre, la planification de J'utilisation des terres cst probablement sans utilite, 5i les gouvernements ne disposent pas de pouvoirs etendus et si les etudes et les plans ne sont pas tres d6tailles. Mais sans eue, c'est l'appauvrissement continuo Dne emigration massive s'impose. Heureusement, des principes fondamentaux de conservation et de planification a appliquer aux hauts plateaux du Kivu ant et6 elabores par la Mission antierosive dans les annees 1950 et par I'INEAC. 45..s G. Tondeur, La lutte anti-erosive au Congo beige, Ministerc des colonies, Bruxelles, 1955, -40-
53 Au Cameroun, les Barnilekes ont mis au point des methodes d'agriculture tres evoluees dans les hauts plateaux de I'ouest, mais une forte emigration est encore necessaire dont ou pourrait d'ailleurs se servir pour mettre en valeur quelques-unes des vastes zones sous-peuplees du Cameroun. Par certains traits Ia Republique du Tchad differe fondamentalement des autres pays. Seule 1a partie sud-est ressemble au reste de la sons-region. Cette zone est actuellement presque entierement consacree a Ia production de coton et it paralt douteux que la superficie plantee puisse eire etenduc sensiblement etant donne la repartition actuelle de la population et l'absence de mecanisaticn. Le nord du pays appartient aia zone sahelienne relativement aride qui s'etend du lac Tchad a la region de Djebel-Marra au Soudan. L'elevage est pratiquement conccntre dans cette zone, dont c'est certainement la vocation naturelle. Avee 250 a 300 mm. de pluie par an seulement, Ie betail semble prosperer meme pendant la salson seche, a condition que les puits foumissent suffisanunent d'eau. Cependant, il n'est possible d'entreprendre un programme de forage destine a multiplier les points d'eau pour permettre une augmentation du cheptel, que s'il s'accornpagne de mesures soigneusement etudiees et rigoureusement appliquees qui visent aeviter Ie surpaturageaux abords des points d'eau. Pour qu'un programme de ce type puisse stre mis en oeuvre, it est indispensable que les habitants interesses y soient favorables 011 du moins n'y soient pas hostiles. Au Tchad, des differends aigus opposent eleveurs et cultivateurs. Il existe egalement de vastes troupeaux de bovins dans le nord du Cameroun et sur Ieplateau central de l'adamaoua au Cameroun, ainsi qu'a l'extrernite nord-ouest de la Republique centrafricaine. 11 n'y a pratiquement pas de bovins au Gabon, a l'exception de troupeaux peu nombreux de petites races d' Afrique de l'ouest, dont la principale qualite est qu'elles offrent une certaine resistance ala trypanosomiase. Mais cet elevage n'a guere depasse Je stade experimental. Cependant, Ia region de la vallee du Niari de la Republique du Congo, oil on connalt bien maintenant les conditions requises pour l'elevage, presenterait des possibilites interessantes, Outre la Republique centrafricaine dont le programme a tte mentiorme cidessus, la Republique democratique du Congo envisage d'elever ces races a une grande cchellc dans diverses regions: Bas-Congo, sud du Kasai et cuvette centrale. Les terres de culture relativement pauvres du Katanga (excepte celles du nord-est oil la culture du coton est importante) pourraient etre utilisees pour l'elevage extensif. Dans l'ensemble de la suus-region, il semble evident que les investissements consacres al'elevage doivent Hre concentres ~ur la region sahelienne du Tchad deja mentionnee, Ie nord du Cameroun, y compris Ie plateau central de l' Adamaoua, Ie Katanga et Ie sud du Kasai, et dans Ia vallee du Niari qui s'est deja rel6vee productive. Dans Ie reste de Ia sous-n~gion, Ie betail peut etre utilise principalement pour la culture atteu:e et pour alimenter en viande Ie marche local. Certaines zones font exception et n'ont pas la fertilite et la richesse potentielle de l'ensemble de la solls-region. Le rivage est et sud du lac Tchad, Incnde a intervalles irreguliers, pourrait etre transforme en polders pour la culture du ble. 11 y a plus de dix adsque des essais sont en cours et que des recoltes sont moissonnees (2.000 a ha avec un rendement de 15 quintaux environ). Les premiers resultats permettent de prevoir que Ie Tehad pourrait produire a tormes, ce qui suffirait a une grande partie de ses propres bescins et de ceux de Ia Republique centrafricaine. On a egalement signale que la rive camerounaise du lac Tchad ainsi que la zone du delta, se preteraient egalement it la production de ble ( tonnes environ). II n'a pas et6 possible de la verifier. Des experiences de ce type, qui presentent surtout un interet pour l'avenir si on consicere la contribution effective it l'economle des pays interesses, offrent des possibilites lnteressantes de developpement de ressources naturelles actuellement inexploitees. Au nord de la foret du Cameroun oriental, on trouve de vastes etenducs de terres de transition foret-savane. Ces terres ne sont pas beaucoup plus fertiles au plus avantageuses que la plupart des autres de la sons-region, mais eiles sont peu peuplees et, une fois resolus les delicats problemes politiques et fanciers du Cameroun. elles seraient tout indiquees pour accueilhr des colons en provenance des zones surpeuplees du Cameroun, notamment les Bamilekes des hauts plateaux. Ces terres ont maintenant une production importante de tabac. Eiles seront d'autre part desservies par Ie chemin de fer transcamerounais Yaounde-Ngaoundere actuellement en construction. Une region it signaler tout specialement est fa vallee du Niari ii I'extreme sud de la Republique du Congo. Elle possede des sols de qualite partlculierement bonne et des rcssources hydrauliques et elle est situee a proximite du chemin de fer Brazzavilla-Pointe-Noire. Un complexe qui aura une production agricole et industrielle diverslftee est en construction (production intensive et rafflnage d'arachides, cultures fourrageres, elevage, plantation de canne a sucre et raffinage de sucre, fabrication de pate it papier). La mise en valeur de cette valkc fait depuis plus de dix ans, l'objet de recherches et d'une attention particuheres de la part d'organismes prives et publics et on peut compter que sous peu les efforts deployes porteront leurs fruits. Dans une perspective plus lointaine, on peut encore signaler la vallee de la Lufira, a 150 au 200 kilometres au nord et legerement it Pest de Jadotville, au Katanga. C'est une zone pratiquement inhabitee, periodiquement inondee, oil la mise en oeuvre d'un progranune d'irrigation et d'assechement permettrait de recuperer les terres "gilgai" extremement riches, typiques de 1a region.ee Cependant, Ie developpement de la vailee de la Lufira, qui a ete projete dans les annees 1950et qui a fait recemment l'objet d'6tudes speciaies non encore achevees, exigerait d'importants investissements et ne pourrait sans doute etre realise que dans Ie cadre d'uneexploitation unique de grande envergure. Le sol est extremement riche pour I'Afrique mais difficile a exploiter et il se pose de tres graves problemes d'amenage- 46 J. Collet,"Vne experience de mise en valeur: la vallee de la, Lufira," dans. L'industrie katangaise, Universite de I'Etat, Elisabethville,
54 ment hydraulique, II serait sans doute possible de cultiver Ie ble et l'orge. Les services agricoles belges et les grandes socieres minieres avaient envisage d'en faire une grande zone productrice de denrees alimentaires pour le ravitaillement de la nombreuse population de la zone du cuivre. Son developpernent pose des problernes trop vastes et trop complexes pour qu'on puisse compter sur une realisation dans les dix prochaines annees, mais les recherches meritent d'etre poursuivies car si cette region de I'Afrique est industrialisee, I'exploitation de la vallee sera opportune smon necessaire. Peu de regions d'afrique presentent autant de possibilites interessantes pour line production agricole intensive, et il n'y a pas de raison de penser qu'elle restera indefiniment dans son isolement actuel. Vne operation de eet ordre exigerait presque certatnement d'importants capitaux car la region est peu peuplee et ne presente pas d'attrait particulier comme zone de colonisation. Cependant, plusieurs centaines de rnilliers d'hectares pourraient etre exploites, si bien que Ie projet ne saurait etre categonquement rejete. Mentionnons enfin une bande de savane humide qui s'etend de Grimari it. Alindao au nord de I'Oubangui, en Republique centrafricaine. Les experiences effectuees dans les dix dernieres annees, decrites par R. Morel et P. Quantin dansles jachereset 10regeneration du solen climat soudanogutneen d'afrique centrale,47font ressortir que les possibilites de developpement de certaines de ces anciennes forets devenues savane ont cte sous-estimees, Soumises a de courtes periodes de jachere pendant lesquel1es elles sont couvertes d'herbe guineenne et d'herbe a elephant, les terres peuvent etre continuellement utilisees de facon productive. Cependant, la mise a profit de cet avantage exigera une organisation et une planification rigoureuses visant a introduire l'exploitation mixte et A appliquer des mesures anri-erosives. Le Professeur Dumont considere a juste titre qu'il peut y avoir 1.3. une indication de la mesure dans laquelle nous devrons reviser nos conceptions sur I'Afrique tropicale en fonction du resultat de nouvelles recherches. B. Ressources minerales On a reuni dans cette partie du chapitre, les renseignements actueljement disponibles sur les principaux gisements reconnus et exploites dans les six pays de Ja sousregion. La carte indique leur emplacement approximatif. EUe est tiree d'un document public par l'unesco en 1962, et a ete completee a I'aide des renseignements recueillis pendant la mission.ea Les principales voies de communication (routes principales, chemins de fer, cours d'eau et lacs) actuellement en service sont egalement mentionnees de maniere afaire ressortir les grands axes de communication. Pour chaque matiere premiere, on a decrit somrnairement les principaux gisements en donnant 47 Agronomic trapicale, fevrier L'Organisation des Nations Unies prepare actuellement une etude sur les ressourcesmineralesde la Republlque democratique du Congo. quelques indications sur I'importance des reserves.je mode d'exploitation et les perspectives d'avenir.as On a Inslsresur les nouveaux projets qui ontdes chances d'etre realises dans un proche avenir et sur ceux qui sont deja en cours. On a laisse de c5te les produits petroliers, lesquels sont etudies au chapitre 5. Aluminium Le Cameroun est producteur d'aluminium metal depuis L'aluminium est fabrique a l'usine ALUCAM abdea.sc mais l'aluminedolt etrc importee de Fria (Guinee) car les ressources locales ne sont pas encore exploitees. On connait cependant de nombreux gisements de bauxite qui sont actuellement etudies par Ie Bureau de recherches geologiques et minieres (BRGM). On peut citer en particulier: A Mlnim-Martrap, au sud-ouest de Ngaoundere, des reserves evaluecs a un milliard de tonnes et contenant 43 pour 100 d'alumine et 3,7 pour 100 de silice. A Ngaoudal, assez proche du precedent, des reserves evaluees a90 millions de tonnes et contenant 41,7 pour 100 d'alumine et 1,4 pour 100 de silice. A Fongo-Tongo, dans la region des Bamilekes, des reserves evaluees it. 40 millions de tonnes et contenant 45 pour 100 d'alumine et 2 pour 100 de silice. One nouvelle convention entre ALUCAM et l'etat camerounais prevoit I'exploitationen priorite des ressources locales lorsqu'il existera des moyens de transport. De plus, on connait actuellement deux gisements de disthene (silicate d'alumine appele couramment talc bleu), evalues chacun a tonnes, pres d'edea. Des etudes sont en cours pour l'exportation eventuelle de tonnes par an. L'exploitation pourrait occuper 100a200 ouvriers, Le chitfre d'affaires annuel serait de I'ordre de dollars. Dans Ia Repubttque du Congo des indices de bauxite ont em observes dans la region du Kouilou, dans le nord du pays et dans la vallee du Niari. Des etudes sont egalement en cours concernant l'utilisation eventuelle de minerais a haute teneur en silice. Un autre gisement situe a 60 km au nord-ouest de Messendjo et a 30 Ion du chemin de fer de M'Binda a Pointe Noire est actuellement prospecte. L'exploitation evenruelle serait Iiee ala realisation du barrage du Kouilou, On signale d'autre part un gisement de coridon (variete d'alurnine) exploite vers 1945 au nord de Mayoko, pres de la frontiere du Gabon. Dans la Republique democrasique du Congo un gisement estime a 60 millions de tonnes de bauxite pauvre (38 pour 100 d'alumine et 10 pour 100 de silice) existe dans la region 48 Sauf indication contraire, tcutes les mesures sont celles du systeme metrique. Les valeurs sont exprimees en dollars des Etats-Unis aux taux suivants: 1 dollar=250 francs CFA=150 francs congolais(actuels=65 francs congolais d'avant novembre 1963=50 francs congolais d'avant novembre " Productions t en tonnes
55 10' ao- so- ". \ --,--./ " '. <, I LOCATION OF KNOWN MINERAL <, DEPOSITS, I rr- : RESSoURCES MINERALES ''1 l I RECONNUES ao- 0., G~ld 0, 5011,.," Bo~.il. BauIllI PhOtollol.. '" ~holphaltl c COlli (;hcl,ooa "-,od "lomb,.. '" Columbium Columo,uIIl RullI, RuHl. " c, " s CObalt Cobalt Sulphur Sauf c Ch'O""um ell,a"," s Tin Erer",,. Copp", Culvr. re Ton/alum TOft'all 0 Olornoo" DlolIIO"l ~,. NlIlur~1 Got Gal Nolurel Full. C""'~lfCl'", ~'o.iu", Pola..,um rt lllll.alum Tilon' I'on,,, u Urelllym UranIum w z:,; Tun,eton Zln~ " K10 0 1, Ollthin, MaindlPctit, Tun,s,In. Z'~e ", Iol"oo"o... Monlon'" Pri"C~1 9;"'''''"" la'.mollo"ol &6<1,«1" F,o"tl~r. )I>I""olJOnol, Allllny Ch''''I~ dl '"' COble ca, ~l-"'i-l- T.I'Il~'rlou. Moln,lvlr =-- PrlnClool.. 'Ivli,.. '00." " '" 1l.1I0"'0l'" ". CENTRAL A".ICAN SUB-REGION SOUl-REGION DE L'A'RIQU~ CENTRALE I I ":..--. ~"lft9iioi'oi'..--" /:"...r... CART- 6&-A-ee ". 00 ac- n. ".,,,,,lmj.-."" "!hit "'...',lu_ IO_. fl IJ_I...,~... ",,"IICIl..,_, ~r off_i"...-.i br 1111 U.i". 1> "', <Cl ".l'.."."'.'.d,,.., "" '1 "'. "'fi.ii' fl.'u, f.i' _ I (~"II. _ IO".-r.d... do. N.tl, UtoI... ' lt.o I.. 'PP"W 111',011_.1.
56 de Tschela. dans te Bas-Congo. II semble malheureusernent que les reserves soient trap fatbies et la teneur en silice trop (levee pour une exploitation rentable. Au Tchad des indices de bauxite ant ete observes dans la region de Koro. Argent La Republique democratioue du Congo est le seul producteur de la sons-region. La recuperation par voie thermique au cours du traitement des mlnerais de cuivre s'effectue ~ Kipushi au Katanga. Production moyenne Tonnes Beryllium (ou glucinium) La Republiouedemocratique du Congo exporte regulierement du beryl, silicate double d'aluminium et de beryllium apparente II l'erneraude. Production moyenne Tonnes Cadmium Dans la Republiouedemocratlque du Congo, la recuperation de ce metal dans les poussieres residuelles provenant de la concentration des minerais de cuivre du Katanga necessite un traitement special (cementation). Production moyenne Tonnes Calcaire Au Cameroun, on connait deux gisements dans Ie nord du pays, run it Figuil (calcaire gris), l'autre a Bitzar (marbe blanc). Us on ete juges suffisants pour alimenter la cimenterie d'une capacite prevue de tonnes par an. On connait deux gisements dans le sud a Lobadjek et it Kempina et des indices ont ete reconnus a 40 km de Douala. II s'agit d'affieurements assez pauvres contenant de la magnesie et des marnes, dont l'exploitation parait peu economique actuellement. Dans la Repubtique du Congo les gisements reconnus dans la region de Loutete, evalues a 700 millions de tonnes, ont decide de l'implantation de la cimenterie. Le minerai a la composition approximative suivante: cso Si02 A1 2 0, Fe20, MgO % 50,5 5,0 1,2 0,7 1,0 so, 1,6 Matieres volatiles 40,0 Le relief serait particulierement favorable al'extraction. Dans la RepubUque democranque du Congo de nombreux gites sont signales dans plusieurs provinces. Certains sont exploites et alimentent quatre cimenteries dont trois fonctionnent actueuement: A Lukala, pres de Thysville au Bas-Congo (ClCO); A Kabinda, pres d'a1bertville au Katanga (ClMEN. TAL); A Lubudi, au Katanga (C1MENKAT); A Bukavu, au Kivu (ClMENKI) actuellement arretee. A signaler egalement l'exploitation des carrieres de Kakontwe utilisees autrefois pout la fabrication de chaux. La production globale est de l'ordre de tonnes par an. Au Gabon les importants depots de I'Ile Conniquet permettront d'alimenter la eimenterie d'owendo qui aura une capacite de tonnes par an. On pros pecte actuellement d'autres carrieres situees dans la region autour de Libreville pour augmenter les reserves. En Republique centrofricaine des etudes sont en cours concernant l'utilisation eventuelle du gisement de Mobassa, dont les reserves sont esrimees a tonnes environ; mais elles ne paraissent pas satisfaisantes pour justifier une cimenterie. On precede a des prospections pour veri tier l'hypothese d'une extension du gisement vera I'ouest. Au Tchad on a fait une etude des gisements du Mayo Kobbi pour la fabrication eventuelle de chauxsi mais les reserves en sont trap faibles, trap dispersees ou trap heterogenes pour une exploitation importante, Charbon La Repubiiquedemocratiouedu Congo est Ie seul pays de la suus-region qui semble posseder quelques reserves de charbon. On peut citer: Le bassin de Luena entre Lubudi et Pulzama au Katanga, qui a vu son activite reduite par la construction de centrales hydro-electriques et l'electrification de Ja ligne locale de chemin de fer. Production en milliers B de tonnes B En recul depuis 19M, I'activite a reprrs Ii Ia fin de 1962 pour alimenter C1MENKAT au rythme de tonnes par mois. Chrome Le bassin de Lukuga a Greinerville qui alirnente ClMENTAL en charbon d'une teneur de 40 a45 pour 100 de carbone, de 30 a 35 pour 100 de matieres volatiles et de J5 a 50 pour [00 de cendres. L'ernploi sous forme de coke pulverulent est peu interessant. Un projet a ete envisage pour la fabrication d'arnmoniac et d'engrais azotes.sz En Repubiioue centrafricaine des indices ant ete reconnus par le BRGM dans La zone de Bossoanga. Cobalt Dans la Republique democratlque du Congo la flottation des minerais de cuivre contenant L,2 pour 100 de cobalt permet de les concenrrera t,5 pour 100lorsqu'Ils sont oxydes au sulfures et it 2 pour 100 s'lls sont d'origine dolomitique. Par un traiternenr a l'acide sulfurique et une solubilisation on peut eliminer successivement, en neutralisant peu a peu par la chaux, le fer, le cuivre, Ie nickel et le zinc. Le " Ph. Wacronier, Les roches calcaires du Mayo-Kobbi, IEROM. avril Voir le ehapitre
57 cobalt est ensuite recupere et concentre sur place. Il peut etrc raffine soit dans la fonderie du Panda au Katanga soit a Olen en Belgique. La production de cobalt representait autrefois 70 pour 100 et en 1962 plus de 60 pour 100 de la production mondiale, Production moyenne Tonnes Columbium (au niobium) voir tantale. Cuivre Au Cameroun des indices ont etc decouverts dans la region de Tiffel-Goutchoumi au nord-ouest de Garoua. A cause de la faible teneur en cuivre on ne s'y interesse pas Dans Ia Republique du Congo Ie cuivre a etc exploite dans la region de Mindouli de 1910a La production rotate pendant cette pertode a etc d'environ tonnes. Dne etude est en cours pour la valorisation des terres noires qui representent tonnes de metal dans un minerai a5,6 pour 100. Les mines de cuivre de Boko-Songho comportent tonnes a2,9 pour 100 de metal a Reneville, ou un important tonnage titrant 5,78 pour 100 de metal n'a pu etre evalue exactement. Des recherches entreprises en ant permis d'extraire des milliers de tonnes de chalcosine (sulfure de cuivre) a48 pour 100 dans la meme region. Ces quantites sont jugees insuffisantes. La mine de M'Pasa renfenne un minerai cuprifere OU le plomb et le zinc sont souvent dominants. EIle pennet d'extraire a tonnes par an d'un minerai d'une teneur de 35 a 40 pour 100. L'exploitation est arretee depuis Production: Concentres en tonnes: Equivalent cuivre en tonnes: Dans la Repubiioue democratioue du Congo les gisements de cuivre du Haul Katanga placent ce pays au sixieme rang des producteurs rnondiaux, avec 7 pour 100 de la production en On distingue deux groupes de minerais qui donnent lieu a des traitements differents: Le premier groupe (sans cobalt) est compose de melanges de sulfures plus ou mains associes: chalcopyrite, bornite, blende. renierite, etc., dans lesquels on trouve du fer, du zinc et d'autres metaux. Apres une premiere concentration a Kipushi on obtient par exemple Ia composition suivante: Metaux Gu Zn Pb S Fe Cd precieux Ge % 24, ,5 27,0 16,0 0,07 0,03 0,Q3 La capacite de traitement etait de un million de tonnes en Apres agglomeration et grillage pour elimination du soufre, on fond les concentres pour obtenir une matte a65 pout 100. Celle-ci peut etre convertie en metal brut (Blister il 98,5-99 pour 100 de Cu). La capacite de production est de tonnes par an mats Ie gisement est en voie d'epuisement ce qui doit provoquer l'arret de l'usine de Lubumbashi. Le second groupe (avec cobalt) contient des melanges de sulfures, d'hydroxydes et de carbonates metalliques: chalcosine, bornite, carroltite, malachite, heterogenite, etc. lis sont enrichis par ftottation a I'huile de palme au aux xanthates. Les principales installations de concentration sont les suivantes (les capacites ant ete indiquees en 1960): Kolwezi: plus de 3 millions de tonnes de minerais oxydes siliceux et plus de tonnes de minerais rnixtes ; Kambowe: plus de un million de tonnes de rninerais siliceux ou plus de tonnes de minerais mixtes: Laverie de Ruwe: 1,6 million de tonnes ; Laverie de Ruastn: tonnes. Le minerai titrant 5 pour 100 de cuivre est enrichi a 45 pour 100 (sulfures), a26 pour 100 (oxydes) ou a 20 pour 100 (origine dolornitique). On Ie grille ensuite pour eliminer Iesoufre, ce qui pourrait donner lieu ala fabrication d'acide sulfurique comme sous-produit. Cet ecide est en effet necessaire pour separer Ie cobalt (lixiviation). L'evolution de la production a ete la suivante: Production moyenneen rnilliers detonnes Pour I'ensemble des produits exportes par I'Union miniere du Haut Katanga (Ie cuivre etant Ieplus important) la repartition est actuellement la suivante: 45 pour 100 par Port-Franqui, Leopoldville et Matadi; 25 pour 100 par Dilolo et Lobito en Angola; 25 pour 100 par Beira atravers la Zambie, la Rhodesie et le Mozambique; 5 pour 100 par Albertville et Dar es-salaam en Tanzanie. 11 convient de signaler que vers Berra le trafic est equilibre sur la base de tonnes par an dans chaque sens par des importations de charbon et de coke de Rhodesie. A noter egalement que certaines expeditions destinees a la France sont passees par Brazzaville et Pointe-Noire. Entin, l'union miniere du Haut Katanga a conclu un accord de transit avec la Zambie. Diamant Au Cameroun, des indices ont ete signales en 1959dans les rlvieres N'Bere et Vine, mais la prospection n'a pas donne de resultat positif. Dans 1a Republtque du Congo, quelques milliers de carats sont exportes chaque annee, rnais Ils sont produits dans la Republique democratique du Congo. Des recherches ee poursuivent dans la region de Fort Rousset (cuvette congolaise) et sur les plateaux de Bateke, Des indices ant etc reconnus dans la region de Lali-Bouenza et une prospection est en cours aproxiruite d'ouesso-souakane. Dans la Republiouedemocrartque du Congo, l'extraction du diamant est une source de preoccupations pour les autorites en raison de la fraude qui represcnterait, selon certaines estimations, une valeur equivalente a Ia production controlee. Deux mines importantes sont exploitees au Kasal, Tshikapa (FORMIN1ERE) produisant surtout des gemmes pour la joaillerie. Touchee par les evenemcnts -44-
58 politiques (materiel et magasins pilles en 1962), la societe a commence a reprendre son activite en 1964 en rouvrant deux chantiers. La production de gemmes est estimee a carats, compte tenu des sortie clandestines probables. Bakwanga (MIBA), compagnie miniere qui exploite un domaine de 14km2 foirnissant du diamant industriel (50 pour 100 du marche mondial). La production serait actuellement Iimitee par les ressources en energie electrique. Production en milliers de carats La mission de la Communaute economique europeenne apropose dans son rapport la creation de bureaux d'achats officiels pour limiter la contrebande. En Repabtique centrafricaine I'exportation de diamants represente pres de 43 pour 100 de Ia valeur totale du commerce exterieur, depassant le cafe (28 pour 100) et le coton (19 pour ]00) depuis ]963. La creation de bureaux d'achats a perrnis de collecter la production artisanale ce qui explique en partie l'augmentation spectaculaire de la production enregistree, Production en milliers de carats Le monopole de la commercialisation est detenu par la Societe nationale de recherche et d'exploitation minlere (SONAREX) creee en D'autre part, la taille des gemmes ( carats en 1961, en 1962) pourrait s'effecteur sur place. Etain Au Cameroun, l'extraction de la cassiterite (oxyde d'etain) a Mayo-Darle, pres de Banyo, a permis d'exporter, en 1960, 105 tonnes de conccntres a 66 pour ]0053 et 90 tonnes en 1961 (valeur dollars). La production ayant Ole arretee en 1962, une nouvelle societe (SOF1MEC) a repris l'exploitation et aurait produit 80 tonnes de cassiterite en ' Dans la Republique du Congo un gite alluvionnaire a ete decouvert en 1956 au nord de Louilou-Nyanga, pres de la frontiere du Gabon; it permettrait une exploitation de 100 tonnes par an pendant 15 ans, Le minerai contient 62 pour 100 de cassiterite, 20 pour 100 de columbotantalite et 9 pour 100 de tungstene. Production en tonnes d'etain De nouvelles prospections sont en cours dans le massif du Chaillu. Dans [a Republioue democratlque du Congo, la production est timitee par des accords internationaux destines a stabiliser les cours. Le quota du Congo, qui est variable, etait d'environ 8,72 pour ]00 de la production mondiale en Elle n'a atteint que 5 pour 100 en 1962 en partie a cause des cvenements politiques. Production en tonnes de cassiterite en tonnes d'etain (9 mois) Certaines installations de traitement ont cesse de produire en 1946 (Busanga, Fundo-Biado) alors que I'exploitation s'etait forternent developpee au cours de la guerre mondiale. D'autres installations ant pati de l'insuffisance de devises, n'ont pas renouvele leur materiel, manquent de pieces de rechange ou n'ont pu reparer les dommages (notamment Kivu-Maniema). Suivant son origine la cassiterite contient 70 a72 pour 100 d'etain (pegmatites) etjusqu'a 75a 76 pour ]00 dans les filons quartzeux. Les reserves etaient estimees en 1949 a tonnes et moine de tonnes etaient reconnues ce qui represente 30 a 50 ans d'activite au rythme actuel. 11 faut extraire jusqu'a tonnes de tout-venant pour obtenir une tonne de metal, ce qui laisse de faibles marges beneficiaires. Le rendement de lavage atteint 92 pour 100 (geomine) et le metal apres fusion titre 99,93 pour 100. Une partie est raffinee en Belgique. La fonderie locale ne travaille qu'a 30 pour 100 de sa capacite (8.000 tonnes par an). Parmi les mineraux associes aretain on recupere 4 a 5 pour 100 de co1umbo-tantalite et 0,02 a0,03 pour 100 d'or. On trouve egalernent du lithium (spodumene) dont l'extraction pourrait abaisser le prix de revient, des arseniures et sulfures de fer (loe1lingite,mispickel, pyrite) des oxydes de fer, de manganese et de titane (ilmenite), du beryl, de 1a tourmaline etc., produits qui ne sont pas recuperes actueljement. On etudie un programme de developperrtent de ce secteur pour passer des exploitations al1uvionnaires aux gisements primaires et prospecter de nouveaux depots. En Republique centrafricaine, des indices ont ete signales par le BRG M dans les regions de Bambari et de Yaloke-Bossoanga, Au Tchad, des indices de cassiterite ont ete signales dans la region de Yedri (Tibesti), mais ils ne paraissent pas tres interessante. Fer Au Cameroun, un gisement de ]50 millions de tonnes de minerals siliceux (teneur moyenne de 35 a 40 pour 100) a etc localise au sud de Kribi. Malgre la proximite de la mer (20 km) et les possibilites d'enrichissementaenviron 65 pour 100, l'utilisation de ces minerals parait peu probable dans la conjoncture actuelle a cause de la concurrence internationale. Dans la Republique du Congo, certains minerals contenant du manganese ant ete autrefois exploites par les autochtones. Deux importants gisements de minerai de fer a 5' Valeur dollars. 54 Valeur dollars
59 haute teneur ont maintenant ete decouverts et les reserves, qui n' ont pas encore ete cornpletement evaluees, sont considerables, Un des gites se trouve it Zanaga et le minerai pourrait ctre evacue par une voie ferree raccordee au Congo-Ocean. L'autre, qui est encore plus vaste, (plusieurs milliers de tonnes it 69 pour 100 de Fe), est strue dans la region de Sangha, au nord, it proximite de la frontiere gabonaise, et le minerai pourraitetre evacue.sous reserve de l'accord du Gouvernement gabonais, grace au prolongement, sur une distance relativement courte, du chemin de fer Owendo-Balinga actuellement envisage. Dans la Repubtique democranque du Congo, le fer est assode au cuivre dans de nombreux minerais, On le trouve dans les scories, mais sa recuperation ne semble pas rentable. Deux gisements de minerals a haute teneur (jusqu'a 65 pour 100) ont 616 reperes, Les reserves du premier, situe it Kibali-Ituri, sont estimees it 5 milliards de tonnes. Le second est situe a Kasai-Lualaba et consistc en partie en maenetite. On a propose un traitement dans des hauts fourneaux alimentes par du charbon de bois du Kasai de facon a approvisionner la province et quelques pays limitrophes (Soudan, Republique centrafricaine, Ouganda, Kenya). Deux petits gisements sont aetuellement exploites; l'un en permanence pres de Jadotville (Kissanga), l'autre periodiquement a Kassumbalessa. lis sont destines a fournir Ie fondant necessaire aux besoins de l'umhk. Au Gabon Ies gisements de la region de Mekambo (SOMIFER) contiennent du minerai a 64 pour 100, facilement exploitable, avec seulement 11 pour 100 de roches dures et to pour 100 de mort-terrain de recouvrement. Les reserves sont estimees a 860 millions de tonnes reparties entre Belinga (560), Batouala (loo) et Boka Boka (200). Une analyse type du minerai de Belinga est indiquee comme suit: Fe sro, AlzO, P S perte au feu humidite % 64,2 2,2 2,5 0,1 n 2,8 4 Ii 6 L'exploitation est prevue au rythme de 7 millions de tonnes par an, l'evacuation s'effectuant par chemin de fer, a la charge du Gouvernement. Un port mineralier serait amenage dans l'estuaire du Gabon a Owendo OU aboutirait Ie chemin de fer (570 km) qui servirait egalement a evacuer les bois de cette riche region forestiere. Le gisement de Tchibanga, pres de la riviere Nyanga, Ii 40 km de la mer, est etudie depuis Mais les reserves ne sont pas suffisantes (80 millions de tonnes a 40 pour 100 et 30 millions de tonnes it teneur plus faible) pour pennettre une exploitation rentable. Le massif du Megala (au nord) renfermerait plusieurs dizaines de millions de tonnes d'un mineraia60pourl00 pres de Mitzio ; des prospections sont en cours dans cette region. En Republique centrafrtcatne, un gisement a haute teneur (69 pour 100) forme d'oxydes de fer plus ou moins hydrates (hematite, magnetite) se trouve dans la region de Damara au site du Begoin. Le traitement a ete propose par du charbon de bois du Lobaye, mais les reserves ne sont pas encore reconnues. Germanium La Republique democratioue du Congo represente aelle seule 70 pour 100 de la production mondiale. Ce metal assez rare est recupere dans les poussieres de concentration de Kolwezi et raffine a Panda au Katanga ou it Hoboken en Belgique. Production en kilogrammes de metal Magnesium Dans la Republique du Congo, un important gisement a ete decouvert a Mont-Belo a proximite du chemin de fer, a40 km de Dolisie (20 pour 100 de Mgo). Les reserves sont importantes et, une fois realise Ie barrage du Kouilou, une production considerable de magnesium serait assuree, Manganese Dans la Republique democrutioue du Congo, Ia chute des COUTS mondiaux depuis 1958 a fait ralentir l'exploitation de Ia mine de Kisenge pres de la frontiere de I'Angola. Celle-ci dipose cependant d'un minerai riche (40 Ii 60 pour 100 de Mn) sous forme d'oxydes (psilomelane et pyrolysite), de carbonate (rhodochrocite) et de silicate (rhodonitej); il est particulierement Interessant par l'absencc de certaines impuretes (Pb, Zn, Cu. P, As) ce qui facilite Ie traitement. La societe BECEKA MANGANESE situee pres de la ligne Tenke Dilolo exporte par le port angolien de Lobito. Production moyenne Concentres + 48%(1.000 tonnes) Metal contenu (l.000tonnes) II faut extraire 2 rns de tout-venant par tonne de minerai et I'exploitation a un potentie1 de 1,2 million de ms par an. Le minerai Ie plus pauvre peut etre traite sur place dans les hauts fourneaux (fonte et spiegel) et Ie minerai plus riehe est raffine au four electrique pour la fabrication de ferro-manganese et de silico-manganese (desoxydant pour Ie traitement de l'acier). Une societe (FERMANCO) avait prevu de s'installer a Kolwezi ou Kisenge pour fabriquer 15 a tonnes par an, mais le projet a ete abandonne en raison de la concurrence intemationale. La composition chimique du minerai riche est Jasuivante: Mn Fe sio, + AlzO, P Cu+Pb+Zn % 48 a50 2 a3 inferieur inferieur inferieur al2 ao,15 a 0,10 Au Gabon, la Compagnie miniere de I'Ogooue (COMILOG) exploite depuis 1962 un gisement situe a Moanda, pres de Franceville, et qui s'etend sur une surface superieure a hectares. La reserve totale est estlmee a 200 millions de tonnes contenant 48 a 50 pour 100 de metal Le produit marchand, apres lavage, contient 2 a3 pour 100 d'oxyde de fer, 2 a 3,5 pour 100 de silice, 6 a 7 pour 100 d'alumine pour un titre de 50 a 52 pour 100 de manganese. La production, actuelle ou prevue, est la suivante: Production tonnes En 19631es ventes se repartissaient comme suit: Etats-Unis (62 pour 100), France (18 pour 100), Allemagne (14 pour 100). II est prevu de realiser sur place une pro- -46-
60 duction de concentre II 85 pour 100 de Mn02, soit 56 pour 100 de metal pour usages chimiques (leis que piles electriques): une petite production de 4 it tonnes par an ameliorerait Ie bilan d'exploitation. Le probleme du transport a ete resolu avec audace grace aun telepherique de 76 km de' long, enjambant un terrain accidente jusqu'a M'Binda; un chemin de fer traverse ensuite le Congo jusqu'a Mont-Belo (295 km) oil il se raccorde au Congo Ocean. Un gisement de tonnes de minerai pauvre (25 II 30 pour 100 de Mn) a d'autre part ete signale dans La montagne Bimbele. Or Cinq pays, sur l'ensemble des six pays, etant producteurs, it nous a paru plus commode de grouper dans le tableau suivant l'evolution de la production (en kg) depuis dix ans: Au Cameroun, les depots alluvionnaires de Betare-Oya sont exploitee par la compagnie miniere du Cameroun. Dans la Republique du Congo, plus de neuf tonnes ont ete extraites depuis 25 ans dans la region du Mayombe. Le record de production a ete de 800 kg en La cadence actuelle se stabilise aux alentours de 100 tonnes par an. Pays % Cameroun 85 62,5 32,5 12,9 16, ,3 26,9 Congo (Rep. du) Congo (Rep. demo du) Gabon Republique centrafricaine ,4 8,9 2,5 3,1 2,3 2,3 La seule entreprise importante se trouve it Kelle (50 kg par an). Le Gouvernement etudie des mesures pour aider les artisans orpailleurs a lutter contre Ia contrebande et pour developper la prospection. Dans la Republique democratique du Congo, Ie traitement du cuivre et du cobalt pennettait de recuperer une certaine quantite d'or par an, mais les deux socletes exploitantes (it Albertville et abaudouinville) ont ferrne leurs partes car ce precede n'etait pas rentable. L'extraction de l'or associe a l'etain subit les memes vicissitudes que ce metal: contingentement, manque de materiel et de devises, etc., et la production reste limitee. Dans Ie Kibali-Ituri. Ia mine de Kilo-Mota, d'une capacite de 6 tonnes par an, est actuellement arretee, la remise en etat de ses galeries inondees demandera de longs delais et des frais importants. La principale mine encore en activite (Corumba) produit 3 tonnes par an. Ses reserves seraient de 45 tonnes reconnues plus 15 tonnes probables; mais elie manque a la fois de personnel qualifie, de pieces de rechange, d'outillage et de vehicules. Certaines mesures prises par le Gouvernement devraient ameliorer la situation. Au Gabon, les diverses concessions d'orgabon Milounzou a Etoke et de la Compagnie miniere du Gabon II Makokou ont ete incorporees en fevrier 1963 ala Societe gabonaise de recherche et d'explcitation miniere (SOGA REM) qui a le monopole de la commercialisation. Au total, plus de 15 tonnes d'or auraient ere extraites depuis La production prevue pour 1964 est de a kg dont les deux tiers proviendraient du nouveau gisement de Lastourville. Les autres regions exploitees sont Bteke, Nbigou, Fougamou, Koula-Moutou, Be1inga, Booue, N'Djele, Kango et Mitzio. La seule reserve prouvee est de 3 tonnes aeteke. En Repubtique centrafricaine, plusieurs depots dont certains alluvionnaires ant cte exploites par la Compagnie equatoriale des mines (CEM) apouloubou et a Reanj et par la Compagnie miniere de I'Oubangui oriental (CMOO) a Sosso, Polipo et Bouar-Baboua. Plus de 10 tonnes ont ete extraites au total mais les gisements sont en voie d'epuisement. Le Tchad est le seul pays de la sons-region qui ne produise pas d'or. Des indices ont ete reconnus par l'institut equatorial de recherches geologiques et minieres (IERGM) dans les regions de Pala et Lere mais l'exploitation ne serait pas rentable. Phosphore La Republtque du Congo est Ie seul pays au un gisement de phosphate de quelque importance ait ete signale. D'apres les indications de la Direction de la production industrielle et des mines, il existe dans la region basse de Tchivoula, au sud de Holle un gisement de phosphate de calcium de: tonnes a26 pour 100 de P20, tonnes II 23 pour 100 de P20, Certaines renseignements recueillis aupres du BRGM signalent la presence d'oxyde de fer et d'alumine avec un fort pourcentage de silice. La separation de ces impuretes par liqueur dense au flottation, realisee en laboratoire, permettrait d'obtenir un phosphate tricalcique a 75 pour 100 (43,5 pour 100 de PzOs);'mais I'exploitation a grande echelle serait probablement trap couteuse.ss Une autre utilisation possible d'un minerai riche en silice serait la transformation au four electrique pour obtenir du phosphore. La quantite d'energie necessaire ( kwh par tonne) et I'insuffisance des reserves connues rendent a priori ce projet aleatoire, mais il pourrait eventuellement etre integre dans le complexe industriel lie au barrage du Kouilou. On envisagerait une production de tonnes de phosphore par an. Plomb Dans la Republique du Congo, un gisement situe a cinq kilometres de M'Fouati, au site de Hopilo, a ete exploite de 1957 II contient tonnes de zinc (12 II 23 pour 55 II faut rappeler que Ie phosphate concentre du Togo depasse facilement 80 pour 100 de rrlcalcique
61 100 de metal) assccie a <CO.CCO tonnes de plcmb (7 a 13 pour ICO de metal). Depuis cette epoque, Les installations ant ete remises au Gcuvernernent congolais. D'autre part le gisement de M'Passa, dont Les reserves etnieru estimees a 55.0eo tonnes (21 pour leo de plomb et 35 pour 100 de zinc) a tte explo-re en mime temps que Ie cuivre, ce qui a perrnis d'exporter en J961 5.COO tonnes de minerai a 5~55 peur 100 (contenant 1{3 de plomb et 2{3 de zinc). Affltce en 1963, La mine a ete rouverte par une nouvelle societe en 1964 (Rene Aumas et Co.) qui extrait maintenant tonnes par mois. Compte tenu de ces modifications, La production nationale s'etabhrait comme suit (estimations): Production rnoyennel \ Tonnes de minerals n Dans la Repubiique democratioue du Congo, Ie plomb est obtenu par recuperation dans la fonderie de Panda. Une entrepnse locale (SOGEAC)!'utilise pour la fabrication d'accumulareurs. Production Tonnes 283 J.J85 Au Gabon, de nombreux indices ont ere signales dans Ie sud de Lambarene. 11 s'agirait de sulfures (galene) souvent associes a du zinc (blende). La prospection continue avec l'aide du BRGM. Potassium Dans la Republiouedu Congo, il existe dans la region de Holle un gisement de potasse d'environ 30 millions de tonnes. Les reserves sont certainement superieures a ce chiffre.mais elles ne sont pas encore deterrninees exactement. Le gisement est d'importance mondlale. 11 y a trois couches sylvinitiques interessantes: Puissance moyenne Tencur moyenne en K 20 Teneur mcyenne en insoluble Teneur rnoyenne en carnallite Couche 1 1,90m 17,8 % 0,5 % \ K,O Caliche 2 3,oom 30 % 0,3 % t K,O Coucne 3 2,25 m. 21,70 % 3,2 % I t K,O Le gisement rcpresenterait une epaisseur de 5 a 600 metres dont Ie toit se trouverait situe it une profondeur moyenne de 4CO metres environ. Dix-sept sondages preparatoires. totalisant une longueur de ]2.900 metres, ant ere effectues, Les premiers travaux de preparation du chantin et les premiers forages avec injection de ciment ont ete realises en 196t. La profondeur des puits varierait de 350 a400 metres. Le domaine minier, situe a 50 Ian de Pointe-Noire, s'etend sur une surface de kmz. Les reserves de sylvinite, plus faciles a exploiter, permettraient de demai rer la proouction dans Ies meilleures conditions de rentabilite pendant plusieurs annees, On passerait ensuite progressivernent au traitement de La carnallite, d'une technique plus compliquee, mais dont les reserves sont beauccup plus importantes. Il s'agit la de l'operation majeure du plan interimaire 1964-t968. Le montant des investissemc nrs est evalue a 48 millions de dollars (12 millions de francs (FA) et Je capital de JO million" de dollars est rcparf entre le Gouvernement congolais ([5 pour 100) la MrPA (36,]5 pour 1001 BRGM (36,15 pour JeO) et SPAFE (12,7 pour 100).56 Ce capital serait porte par la suite a ]6 millions de dollars avec la participation de I'Arnerican Potash. On prevoit que la production atteindra tonnes par an d'equivalent K 2 0 (pres de 600.0CO uan de potasse a 60 pour ]00) pour une valeur f'.o.b.evaluce a12 millions de dc.llars avec 50 pour }(O de valeur ajcutee. II faudrait installer une centrale licchte ue peur la fcurniture progressive de 50 millicrs de,\lh en 1968, fa millions en 1970 et ho millions ahc les extensions futures. La centrale pr urrait utiliser particlk rner.t Ie gaz nature] de Pointe- ~6 MDPA: Mines domaniales des pola!\:!\:e!l: d'alsacc-brgm: Bureau de recherches geolo~iques et minieres-spafe: Societe des petroles de r Afrique equatoriale, lndienne et alimenter la ville de Pointe-Noire.57 Dans ce demler pore. l'amenagement d'un quai specialise s'avere necessaire et \a voie ferree du Congo-Ocean doh etre renforcee. Le nombre d'ernplois prevu en regime d'exploitation est de 100 cadres expatries, 100 employes et cadres africains et 600 ouvriers et manoeuvres. La production sera it presque totalement exportee, notamment vers les Etats-Unis. Silicone Dans la Republique du Congo, au nord de Kakamoek, il existe un gisement de quartz d'un kilometre delong. II yen un autre, evalue a 2 millions de tonnes, aguene, et un troisieme d'importance analogue entre Ie Loeme et Ie Loukene. Cette matiere premiere se prete parfaitement a la fabrication de ferro-silicone, dont la production sera cnvtsagee Iorsque Ie barrage du Kouilou aura fte construit. Sodium Au Cameroun, I'exploitation de carbonate de soude hydrate (natron) contenu dans les eaux du lac Tchad, pourrait s'effectuer en accord avec la Repubiique du Tchad. Dans la Republique democranque du Congo, de nombreuses sources thermo-rnineralcs existent au Katanga, surtout a l'est de Lualaba, Seulcs les salines de N'Guma (33 grammes de chlorure de sodium par litre) sent actuellement exploitees et fournissent 600 tonnes de sel par an (10 pour 100 de la consomrnation de la province). Au Tchad, le natron est la seule ressource rninerale exportee. Il est constitue par les sets apportes par le Chari et Ie Logone, coneentres dans le lac par evaporation de l'eau. et deposes dans des cuvettes en bordure du littoral nord et oriental La quantite produite est difficile a evaluer 1J Voir le chapitre
62 car le produit n'est pas pese mais estime d'apres le volume et Ia densite, Production moyenneen tonnes En plus de Ia consomrnatlcn intericure (30 pour 100 environ de 1961 a 1963,20 pour 100 en 1964), I'exportation s'effectue vers Ia Nigeria (Ie plus gros client), la Republique centrafricaine, le Cameroun et Ie Soudan. Tantale Dans la Republique du Congo, on effectue des prospectiona dans la region de Mayeke pres de la frontiere du Gabon afin de reconnaitre des indices de cojurnbotantalite. En Republique democratique du Congo, la columbotantalite est generalement associee a l'etain ; elle peut etre exportee SOllS forme de concentre a 10 pour ]00 ou traitee sur place pendant le raffinage du metal. Production entonnes Au Gabon, les depots alluvionnaires sont etudies par Ie BRGM dans 1a vallee de l'ikey au nord d'eteke. La concentration moyenne est de 100 grammes par rna et peut atteindre 300 a 500 grammes acertains endroits. Titane Au Cameroun, quelques exploitations artisanales d'oxyde de titane (rutile) produisaient une moyenne de 70 tonnes par an entre 1953 e Le lonnage exporte en 1960 n'etait plus que de 28 tonnes (valeur dollars), d'ou arret de ces entreprises. Dans la Ripublioue du Congo, des indices sont signales dans Ia region d'ouesso pres de la frontiere du Gabon. Dans la Republioue democratique du Congo, des indices existent au Katanga, rnais la prospection necessiterait des rnoyens modemes et plus puissants, Tungsten. (Wolfram) Dans la Republioue du Congo, le tungstene est exporte sous forme de sel cornplexe de fer et de manganese (wolframite) contenant au minimum 60 pour 100 de W0 3 (75 pour 100 maximum a l'etat pur). On Ie recupere sous forme de concentre dans Ie traitement de I'etain au Katanga. Production moyenne en tonnes Uranium Au Cameroun, des indices ont ete trouves en 1961 dans Ia region de Poll, au nord de I'Adamaoua, mais I'Importance en est trop faible pour justifier une exploitation. Dans la Republtque democratique du Congo, la production est actuellement arretee, faute de debouches. Production en tonnes de U,O Au Gabon, Ie gisement de Mounana, exploite par la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (COMUF) comprend deux sortes de minerais: Zinc Des vanadates de plomb, de baryum et d'uranium de couleur jaune orange (francevillite) situes a moins de 40 m de profondeur.hs conliennent 0,8 a 1,2 pour 100 d'uranium et 0,3 pour 100 de vanadium. Des oxydes noirs d'uranium et de vanadium situes entre 40 et 150 m de profondeur. Ils contiennent 0,7 a 0,9 pour 100 d'uranium el 0,2 pour 100 de vanadium. Les rescrves sont estimees it un million de tonnesd'une teneur moyenne de 0,4 pour 100 de metal, la moitie etant exploitable aciel ouvert (13 a tonnes par mois). Une installation annexe d'acide sulfurique (capacite 12 tonnes par jour) permel de concentrer Ie produit, II est expedie par M'Binda et le chemin de fer COMILOG. Production en tonnes L'exploitation souterraine doit commencer en Des indices ont ete slgnales dans la region de Kaya Kaya mais l'exploitation ne paralt pas rentable. De nouveaux indices sont explores pres du plateau de Bangcmbe. En Repuhttque du Congo. la Compagnie miniere du Congo avait prospecte en 1930ungisementsituea M'Fouati, La production entre 1938 et 1963 represente tonnes de minerai a40 pour 100 de zinc. Le gisement de M'Passa, exploite normalement pour Ie cuivre et le plomb (voir ces metaux), contient egalement des reserves appreciables de zinc: tonnes de minerals d'une teneur estimee a 21 pour 100, tonnes de minerais contenant un tiers de plomb et deux tiers de zinc exportees en Dans Ia Repubtique democratique du Congo, il suffit de rappeler que Ia majeure partie de ce metal est obtenue par des traitements speciaux, apres dissolution dans I'acide sulfurique des minerais de cuivre cobaltiferes [lixiviation). Le zinc, concentre it 60 pour 100 akolwezi, est soit exporte tel que1, soit grille dans une usine speciale (SOGEGHIM) qui fabrique de l'acide sulfurique comme sous-produit a Jadotville. Par des purifications suceessives a I'acide sulfurique, la societe METALKAT obtient un metal tres pur contenant moins de 0,01 pour 100 d'irnpuretes ( tonnes en 1960). Production moyenne en concentres (1.000 tonnes) Zinc (1.000 tonnes) Des reserves de ce metal se sont d'autre part accumulees dans les terrils it scories de I'usine de Lubumbashi et pourraient eire recuperees grace aun traiternent approprie, Production totale de zinc (metal conlenu) tonnes
63 Materlaux de construction On uta pu Iaire l'inventaire complet des materiaux de construction qui ne presentent d'ailleurs qu'un interet local et souvent ternporaire (construction de barrages, routes, chemins de fer, grands travaux, etc.), Des carrieres de pierres, sable. graviers existent un pen partout, ainsi que de I'argile. Quelques gisements de gypse ont ete exploites dans la Republique democratique du Congo, dans la region de Kansenia, Kapiri et Mangui. Mais en raison de leur qualite mediocre, on prefereen general utiliser le gypse artificiel (obtenu par soutirage des bains d'electrolyse, apres neutralisation ala chaux) dans la rnetallurgie du cuivre ou du zinc. Pour le kaolin utilisable dans fa fabrication des ceramiques et des refractaires, un depot est signale pre' de Bangui. Pour les produits bitumineux, en dehors des zones prospectees pour la recherche du petrole on peut signaler: Dans la Republique du Congo, plusieurs indices de bitumes soit tonnes pres de Fourastier (teneur 4 it 15 pour 100); de tonne. it Tsitsini Mouila, pres de Guena. formes parfois de gres assez durs (teneur 5 it 15 pour 100) et parfois de sable tendre (teneur 10 it 22 pour 100). Le dragage du partde Pointe-Noire auraitd'autre part ramene a 'a surface des impregnations contenant jusqu'a 14 pour 100 de biturnes. Dans la R~publique democratique du Congo, de. depots de schistes bitumineux sont signales pres de Stanleyville et de Ponthierville
64 Chapitre 4 TRANSPORTS Le present chapitre a pour objet, dans Ie cadre des posaibilites discutees dans ta deuxieme partie, de faire un inventaire strictement descriptif des moyens de transport (routes, chemins de fer et voies navigables, ai'exclusion des transports aeriens} dont dispose la sons-region de l' Afrique du centre. L'accent est mis essentiellement sur les liaisons ou l'absence de liaisons entre pays. Ce chapitre ne constitue nullement une etude des reseaux de transport. Les auteurs n'ont pas cherche non plus, en soulevant la question de liaisons possibles, a evaluer ou a demontrer l'opportunite de certains raccordements en fonction du trafic actuel au eventuel. Ce probleme est examine par une mission distinete dans le cadre d'une serie d'etudes sur les nouvelles liaisons possibles dans les pays africains au sud du Sahara. Ce chapitre contient une breve description des principales caracteristiques de la situation actuelle et des developpements prevus dans chaque pays. On abordera ensuite Ie probleme des raccordements entre les pays de La sons-region et entre la peripherie de la sous-region et d'autres pays.sa La Republique du Congo est desservie par la "voie transequatoriale". A partir de Pointe-Noire, Le chemin de fer Congo-Ocean rejoint BrazzaviUe (510 km). De Ia, Ie trajet se poursuit par les fleuves Congo et Oubangui jusqu'a Bangui (1.300 krn de Brazzaville). Ces fleuves sont navigables toute l'annee.ss La voie transequatoriale est la liaison de transport Ia plus importante du territoire de l'udeac. Elle comprend Pointe-Noire qui, avec une capacite de 3 millions de tonnes susceptible d'erre triplee, est Ie port principal de la sons-region; le chemin de fer Congo-Ocean, pour lequel on envisage une double vote et qui pourrait assurer un trafic beaueoup plus important; le port de Brazzaville, dont la capacite pourrait egalement erre considerablernent augmentee: et l'artere fluviale Congo Oubangui sur laquelle les tarifs pourraient etre reduits et Ie trafic largernent accru moyennant des investissements relativement limites. La construction d'un pont sur le n Les renseignements fournis sent tires en partie d'une note preparee specialement par la section des transports de la CEA et en partie des informations recueillies par la mission. Les references prectses sont indiquees en notes de bas de page. u On considere eo general un fleuve comme "navigable" [usqu'a un tirant d'eau d'un metre environ, ce qui, en fait, n'est pas suffisant pour lea grands navires. C'est a partir d'envircn trois metres qu'on peut vraiment parler de navigabilite. Cette navigabilite limitee contribue evidemment a t'elevation du prixdes transports. Congo, raccorde a la route et a la voie ferree, permettrait de faire d'une partie de ce reseau, et notanunent du port de Pointe-Noire. une vole natureue d'acees pour la region occidentale de la Republique democratique du Congo. II s'agit d'une voie de transport primordiale, non seulement pour la Republique du Congo mais aussi pour les pays situes au nord. Une antenne du Congo-Ocean, le chemin de fer de la COMILOG, rehe Mont-Bele, Ii 200 km de Pointe Noire et M'Binda (54] krn). C'est I. voie d'evacuation, par l'intermediaire d'un telepherique, du manganese de Moanda (Gabon). Vne autre antenne est envisagee entre un point situe a 21 km de Loudirna et Zanaga (167 km) pour l'evacuation du minerai de fer, au cas oil l'exploitation en serait decidee. Mais ce projet n'est pas encore en COUTS de realisation. La Republique du Congo envisage un vaste programme d'amelioration et d'expansion du reseau routier dont I'objectif principal est de faciliter les liaisons nord-sud et de doter l'artere principale de raccordements en direction estouest. Les principaux elements de ce programme sont les suivantsiso Six ponts dans La cuvette congolaise, representant une depense de JSO millions de francs CFA qui pourraient etre fournis par Ie FED; lmpfondo-epena, representant une depense de 600 millions de francs CFA t:t faisant actuellement I'objet d'une etude du Fonds rouner du Congo; Kinkala-Boko. Les eludes ont ele faites, La depense 6Q serait de 600 millions de francs CFA et le dossier a ete communique au FED. La realisation de ce projet facilieeratt l'expansion agricole de la region. MdsUndjd-DivJ"M. LAencore, la depense serait de 600 millions de francs CFA et le dossier est lransmis au FED (la principale ju<lilication du projct est Ie developpement de la sylviculture). EtsouaJi-N'Go-N'SalJ.. Fait partie de La route nord-sud et n'a pas encore ete etudie. N'Sah-Ukana. Le FED a tie prie de faire 105 etudes necessaires; le coat des travaux est estime a 374 millions de francs CFA. OIombo-Obonya. Fait partie de la route nord...ud. Le FED a ele prie de faire Jes eludes necessaires; Ie coot des travaux est estime a420 millions de francs CFA. Okoyo-Ewo-Etoumbi. Fait egalement partie de 1a Voir la note donnee par Ie Ministere des travaux publics. - 51
65 route nord-sud. Le FED a etc prle de faire les etudes necessaires. Ouesso-Ketto-Como. Pennettrait l'ecoulement de produits agricoles, notamment du cacao. Le FAC a etc prie de faire les etudes. Le coat des travaux est estime a 225 millions de francs CFA qu'on espere obtenir du FAC. Poinle-Noire-Hol/e-N'Guena. Lie au developpernent de la potasse. Les etudes sont en cours. Le cout des travaux sera de 750 millions de francs CPA qu'on cherche it obtenir de la BIRD, Brazzaville-Mayama-Loukouo. La justification de ce projet serait Ie developpement de I'agriculture. Les etudes n'ont pas encore etc entreprises. Jacob-Slbtti. Ce projet et les deux suivants trouvent leur justification dans le transport du cafe et de l'huile de palme. Des etudes sont en cours. Le cout des travaux est estime a 700 millions de francs CFA qui seront fournis par le FED. Sibiti-Komono. Des etudes sont en cours. Le cout des travaux sera de 200 millions de francs CPA qu'on espere obtenir du FAC. Komono-Zanaga. Les etudes sont terminees, Le cout des travaux sera de 600 millions de francs CFA qui ont ele demandes it la BIRD. Au Gabon, le Fonds special des Nations Unies a terrnine une etude detaillee sur la possibilite de construire une voie Jerree entre Owendo et Belinga (570 km), qui passerait par N'Djole, Alembe, Oyern, Boue et Mokokou. Le cout en est estime a 135 millions de dollars des Etats Urtis, La SEDES a etudie la rentabilite du chemin de fer. EUe a fonde son etude sur deux hypotheses; l'une selon laquelle Ie chemin de fer serait construit et l'autre selon laquelle il ne le serait pas. La difference, calculee en fonction du produit interieur brut sur une periode de cinq ans, a ete estimee it plus de 50 milliards de francs CFA. Les etudes de realisation sont presque terminees et les appels d'ottres seront lances en Un consortium, a la tete duquel se trouve la Banque internationale, s'est pratiquement engage a assurer le financement. L'objectifprincipal du chemin de fer serait I'evacuation du riche minerai de fer (65 pour 100 de Fe) extrait du gisement de Mekambo dont les reserves s'elevent it. un milliard de tonnes, On envisage une production annuelle initiale de 5 millions de tonnes, qui pourrait ulterieurement etre portee it. 10 millions de tonnes, Un port sera construit a Owendo. On prevoit que le chemin de fer sera termine en 1973, date it laquelle la mine entrera en production. Le chemin de fer transportera egalement le bois en provenance de la seconde zone forestiere qui conunence actuellement a etre exploitee et sera egalement ouvert au trafic normal, y compris celui des voyageurs. L'ecartement prevu est de 1,44 metre mais si la voie est effectivement construite selon ces normes, on peut prevoir des difficultes lorsqu'il s'agira ulterieurement de la raccorder au nord ala voie qui pourrait etre construite pour relier Bangui au transcamerounais. Un prolongement sur 100 km de la voie ferree de Mekambo pourrait etre etudie, pour Ie transport du bois, La region occidentale du Gabon est bien desservie par des fleuves qui constituent un moyen de transport important pour amener Ie bois a 1a cote. Toutefois, en ce qui concerne la navigation normale, les seuls fieuves qui soient ouverts en permanence au trafic des peniches sont l'ogooue, entre Ie sud-ouest de N'Djole et Port-Gentil, et le N'Gounie entre le sud de Sindara et son confluent avec l'ogooue au nord de Lambarene. On etudie la possibilite d'ameliorer 10 navigabilite de l'ogooue. Une route principale orientee sud-est relie Librevillea Dolisie par Lambarene, Mouila et Ndende, traversant la frontiere de la Republique du Congo. C'est une route de terre interrompue par plusieurs passages a bac, qui est en cours d'amelioration mais qui est ouverte toute l'annee. Il existe egalement une route principale entre Ndende et Chibanga. Le reste du reseau routier est soumis a des interruptions saisonnieres et un vaste programme de developpement et d'amelioration est en cours d'execution ou d'etude. Les principaux problemes sont poses par les liaisons avec le nord et Woleu-Ntern, avec le sud et avec Ie sud-ouest. Au nombre des projets importants on compte la construction d'une route d'environ 150 km entre Mikongo et Lastourville. L'objectifprincipal est de permettre I'evacuation du bois, mats en outre, il deviendrait possible d'approvisionner rest du Gabon par route plutot que par air. Les princlpaux objectifs vises dans le cadre du programme de developpement routier sont l'exploitation de la seconde zone forestiere; l'expansion agricole a I'Interieur, notamment en vue du ravitaillement des ouvriers forestiers; la liaison entre Franceville et Ie reste du pays; et enfin I'amelioration des liaisons avec les pays voisins, en particulier le Cameroun. Les depenses prevues pour les routes sent de l'ordre de 3 milliards de francs CFA par an, Le FED, Ie FAC, la BIRD et des organisrnes bilateraux effectuent des etudes relatives aux divers projets du programme. n semble possible d'obtenir les fonds necessaires pour les travaux et on compteque le programmeactuel sera entierement execute d'ici Le programme , couvrant Ies etudes et les realisations. deja en cours ou envisagees, comporte des etudes portant sur les routes Lalara-Mitzic-Sam. Lalara-. Koulameyong-Ovan et Mouila-Bilengui, financees par la Banque. Une demande a egalement ete adressee it la Banque pour Ie financement de ces travaux et on espere qu'its seront termines avant D'autre part, des etudes ainsi que le financement des travaux ont ete demandes au FED pour la construction de la route Basse-Obiga-Lastourville et on espere que celle-ci sera egalement terminee avant D'autres etudes devront encore etre consacrees a un millier de kilometres de routes associees au chemin de fer. Le programme couvre I'execution des routes associees au developpement de la sylviculture, soit Ian representant un coat de 20 milliards de francs CFA, ainsi que l'etude et l'execution du projet de LastourviIle-Okondja (150 Ian representant un coat de 2 milliards de francs CFA) et de 300 Ian de routes supplernentaires. Au Cameroun, it existe une voie ferree entre Douala et Nkongsamba (160 Ian) avec un embranchement it Nbanga actuellement en cours de construction, qui se prolongera jusqu'a Kumba et desservira l'ouest du pays, - 52
66 La voie principale relie Douala It Yaounde (306 km), avec une antenne d'otele a M'Balmayo. Un prolongement du chemin de fer transcamerounais est en construction entre Yaounde et Ngaoundere (268 km). Les etudes ont etc effectuees et le financement est assure pour nne grande partie de la ligne. La construction d'un autre troncon est envisagee jusqu'a Fort-Archambault au Tchad (653 km) via Moundou. Les etudes de rentabilite et les etudes techniques ont ~te confiees au FED pour le troncon Ngaoundere-Moundou. On envisage un nouveau prolongement de la voie feme, avec liaison eventuelle entre Bangui et le chemin de fer transcamerounais. Le projet principal, dont l'execution paratt probable, serait le raccordement du chernin de fer de M'Balmayo a Bangui par Nola et aurait pour objectif essentiel de permettre l'exploitation du bois a I'est du Cameroun et au sud-ouest de la Republique centrafricaine. Un autre raccordement pourrait etre effectue entre Belabo et Bangui par Berberati. On a egalernent envisage la possibilite d'une liaison Bangui-Goyoum ou N'Gaoundere, Le Fonds special des Nations Unies a accepte d'etudier les possibilites d'ameliorer les liaisons entre le Cameroun et la Republique centrafricaine, des raccordements routiers pouvant eventuellement se substituer au chemin de fer et les transports par voies navigables pouvant etrc arneliores. L'etude prendra sans doute trois ans et coutera plus de trois millions de dollars, dont Ie Fonds special fournira un peu mains de Ia moitie. EIle sera effectuee en deux eta pes : Ia premiereconsisteraen etudesde rentabiliteet la deuxieme en etudes techniques relatives, par exemple, it. une liaison par vole ferree si celle-ci apparait economiquement justifiable. Les Gouvernements camerounais et centrafricain ant demande au FED de les aider a se procurer Ie complement de fonds necessaire. II a etc entendu que s'ils n'obtenaient pas satisfaction, les Gouvernements des deux pays parviendraient, etant donne I'importance qu'lls attachent it. cette etude, it. tirer de leurs propres ressources la somme necessaire.si Si les deux Gouvemements sent si desireux de voir s'etablir une liaison ferroviaire, c'est essentiellement qu'un inventaire des ressources forestieres de la Republique centrafricaine a revele de vastes possibilites de production en vue de I'exportation. Il est probable que I'Inventaire que le Gouvernernent du Cameroun a l'intention de faire faire dans la region situee au sud de Nyong et de Kadei revelera l'existence de ressources comparables dans cette zone. Les etudes entreprises ne porteront pas seulement sur les possibilites de faciliter les exportations de bois de valeur, mats on s'attachera sans doute egalement a I'examen minuneux des avantages economiques indirects dent beneficierair la region traversee parla voie, notamment dans Ie domaine du developpement agricole; eet element devra egalernent etre pris en consideration lorsqu'i! s'agira de determiner I'irnplantation de la ligne. Un autre facteur d'importance, dans le cadre plus vaste de la sons-region, est la repercussion possible de la construction du chemin de fer sur le volume du trafic fluvial qui s'effectue dans les deux sens sur le Congo et I'Oubangui. n y aura probablement de grandes possibilites d'exploiter Ies ressources fcresrieres de la Republique du Congo, dans les regions de Sangha et de Likarala. lei encore, il faudrait faire I'inventaire des ressources er etudier afond le probleme des moyens de transport. Si l'on decide de construire la liaison sud jusqu'a Bangui, on pcurruit etablir une connexion. Une autre possibilite serait de prolonger Ie chemin de fer de Mekambo. Le Cameroun oriental a entrepris dans les huit dernieres annees un programme dont l'importance ne cesse de croitre, consacre al'amelioration des routes, y cornpris les ponts. En ]964, ce programme portait sur deux milliards de francs CFA, dont la moitie environ etait foumie par le FED, pres d'un cinquieme par Ie PAC, Ie reste provenant des propres ressources du Camcroun.ez II existe km de routes classees dans la categoric des routes principales, dont 870 km asphaltes, km en terre et km de pistes. Le programme envisage peut se resumer comme suit :63 Cout estime (en millions de francs CFA) (a) Travaux deja entrepris ou sur le point de Fetre: Finances par le FED Pont sur le fleuve Sanaga aedea 400 Pont sur le fleuve Benoue agaroua 400 Route Maroua-Mora 300 Route Baigam-Bamendjin "Terres noires" (piste) 80 Piste Tignere-Kontoah 170 Route N'Gaoundere-Garoua (ameliorations diverses) 700 Finances par le FAC Route Kaele-Kalfou (premier troncon) 240 Pants sur la route Tchollire-Toubouro 75 Route Belabo-Bertoua 500 Finances par le Fonds a'tnvesttssement routier du Cameroun Pont sur la Benoue a Boukma (travaux en regie) 70 (b) Travaux pour lesquels des demandes de financement ant ele soumises a des organismes d'aide exterieure : Route du cacao du Haut-Nyong 600 Route Kribi-Arnbam 800 Route Tibati-N'Gaoundere 700 Route Yaounde-Obala-Kikot 150 &I Le Fonds special des Nations Unies envisagerait de preter son concours aux Gouvernementa du Cameroun et de la Republique cenlrafricaine pour les etudes preliminaires qui devront eire effectuees en matiere de cartographic et d'hydrologie ainsi que pour l'inventaire des ressources forestieres. E2 Voir Travaux publics du Cameroun oriental: realisations , Direction des travaux publics, Cameroun oriental, p.54. ~~ lbtd., p. 60 ee
67 (c) Operations do Fetude, pour lesquelles des demandes de financomcnt seront soumises ades organismes d'aide exterieure : Route Bertoua-Batouri-fronnere de la Republique centrafrlcaine (ameliorations diverses} Route Bafoussan-Mbouda-Bamenda (ameliorations diverses, goudronnage) Route Douala-Ticko (nouvelle route, construction et ameliorations diverses, dont un pont pour le chemin de fer sur Ie Mungo, goudronnage) Route Maroua-Waza-Fort-Foureau (transformation de la route saisonniere en route permanente) Route Bonepoupa-Yabassi-Koudjok-Bafang (arne Iiorarions diverses} (d) Travaux qui se poursutvront dans les annees a venir, Route N'Gaoundere-Garoua (goudronnage sur 290 km) Route Figuil-Maroua (goudronnage sur 75 km) Route Yaounde-Edea (goudronnage sur 170 km) Route pont du Noun-Foumban (goudronnage sur 50 km) Route Mbalmayo-Ebolowa (goudronnage sur 120 km) Route Yaounde-Kokot-Ndikimeki-Bafollssam (ameliorations diverses) Route Kaele-Kalfou-Yagoua (ameliorations et goudronnage) Route Edea-Kr'ibi (ameliorations) Route Bagodo-Meidanga: pont du Ngou (route rejoignant le chemin de fer transcamerounais) Route Kribi-Bagogo (construction d'une nouvelle route) Route Sangmelima- Djoum-Lornie- Yokadouma (construction d'une nouvelle route, ameliorations diverses). Des deux fieuves princlpaux du Cameroun du sud, run, Ie Sanaga, est navigable toute l'annee jusqu'a Edea et pendant plusieurs rnols au-dele, de I'ouest d'eboka a I'ouest de Goyoum. Le Nyong est navigable toute I'annee a proximite de son embouchure et pendant plusieurs rnois jusqu'a AbongjMbang.64 Le Tchad ne possede pas acruellement de chemin de fer. Ainsi qu'il a ere indique ci-dessus, on peut esperer que le chemin de fer transcamerounals tinira par etre prolonge jusqu'a Moundou et Fort-Archambault. Toutefois cette extension n'est pas aenvisager avant la decennie et les etudes ne sont pas encore commencees. Le Tchad est mal desservi par son reseau routier actuel. Une faible partie seulement en est asphaltee et la circulation est interrornpue pendant plusieurs mois de l'annee. II existe un plan along terme pour le developpement routier, base sur la construction de routes ouvertes toute l'annce a la circulation et qui dessineraient un quadrilatere de Fort Lamy a Massaquet au nord, Mangalme it I'est (avec un embranchemenl nord-esl jusqu'a Abeche el El Geneina), Fort-Archambault au sud par Abou Deia et Fort-Lamy, remontant au nord-ouest Ie long du Chari par Bousso. La u Vne mission d'assistance technique des Nations Voies a prepare un rapport sur Ia navigabilite du Nyong et scs possibilites du point de vue hydro-eiectrique (mai 1964). realisation de ce plan a deja commence en C'est hi un projet d'envergure et il est prevu de consacrer au developpement routier environ la moitie des investissements bruts du pays au cours des cinq au sept annees it venir. Le troncon Fort-Archambault-Hellibongo, finance par Ie FAC (247,5 millions de francs CFA) va etre execute, La Banque et le FED ant ete sollicites, respectivement, pour le financement des troncons Hellibongo-Mangalme et Mangalme-Abeche. Une etude du goudronnage du troncon Fort-Lamy-Guelendeng a ele demandee au FED. Le financement du troncon Guelendeng-Guere sera prevu au budget national et celui du troncon Guere-Fort Archambault sera assure par le FED. Des etudes sur le goudronnage du troncon Fort-Lamy-Massaguet ont ete demandees au FED, ainsi que des etudes preliminaires sur Ie troncon Mangalme-Mongo-Ati (31 millions de francs CFA). Des travaux finances par le FED (l,5 milliard de francs CFA au total) sont en cours sur l'axe Fort-Archambault-Guere-Koumra-Doba-Moundou-Kelo--Pala-frontiere du Cameroun. Le FAC finance (75,5 millions de francs CFA) I'arnelioration de 1a digue de Doro et de la digue de Tikem (160 millions de: francs CPA) ainsi que la construction du pont de Zarnagouin entre Pala et Fianga. n financera egalement la route Fort-Lamy-Lima (120 millions de francs CFA). Le Tchad possede deux fteuves principaux. L'un est le Chari, qui coule en direction nord-ouest par Fort-Archarnbault et Fort-Larny et se deverse dans Ie Lac Tchad. II est navigable entre juillet et decembre, L'autre est Ie Logone, forme par le Logone occidental, qui passe par Moundou, et Ie Logone oriental (Pende) qui arrose Doba. Apres Ie confluent, situe a la pointe d'un triangle au nord de ces deux villes, Ie Logone coule vers le nord et rejoint le Charia Fort-Lamy. II n'est navigable qu'en aout et septembre. En periode de crue, il arrive souvent que les eaux debordent de la vallee du fleuve entre Ere ct Bongor et se deversent dans le Mayo-Kebbi qui fait partie du systeme de la Benoue. Entre Bongor et Fort-Lamy, Ie Logon. traverse une vaste zone marecageuse qui est inondee tous Ies ans, Les routes principalea qui traversent cette region sont impraticables pendant cinq ou six mois de I'annee. Le Cameroun et le Tchad ont recemment demande I'aide du Fonds special des Nations Unies en vue de determiner les meilleurs moyens de developper les ressources economiques de cette zone marecageuse, a partir de diverses hypotheses sur la possibilite de detourner en tout ou en partie les eaux de crue du Logone sur la Benoue. Le prcjet envisage porte sur la region au nord d'ere et comprend: I'etude des donnees existantes, l'estimation des travaux hydrauliques necessaires au detournement des eaux, l'etude du reseau de transport actuel et des possibilites de l'ameliorer, Ia determination des elements a prendre en consideration dans le cadre d'un projet hydro-electrique sur Ie Mayo Kebbi a Ia Chute de Gauthiot, I'examen des repercussions d'une transition de l'agriculture et de 1'6Ievage traditionnels tels qu'jls sont pratiques actuellement ades methodes modernes, et enfin l'integration de ces etudes dans un programme global de developpem.ent regional. Il serait peut-etre possible de construire des barrages et des - 54-
68 reservoirs sur Ie COllIS superieur du Logone. Mais la mise en oeuvre de projets de ce genre pourrait effecter le trace et l'ampleur des crues du Logone et entralncr routes sortes de repercussions. 11 apparait done indispensable d'eaaminer ces possibilites dans Ie cadre de l'etude envisagee. Pour l'lnstant, la Rrpublique centrofrtcotne ne possede pas non plus de chemin de fer, rnais. ainsi qu'il. a deja ete indique dans le present chapitre. on envisage de relier Bangui au transcamerounais. Le reseau routier de Ja Republique centrafricaine, s'il estmeilleur que celui du Tchad, necesslte aussi des ameliorations considerables. us routes sont pratiquement toutes en laterite et se sent gravement deterlorees dans les dernieres annees. La circulation est possible toute l'annee entre Bangui et: Mbaikl au sud-ouest; Bouar a l'ouest et jusqu'au Cameroun; Moundou au nord-ouest, par gossangoa: Fort-Archambault au nord; Fort-Sibut au nord-est et, de hi, Bambari a l'est et au-demo Dans tout fest du pays, la circulation est soumise a des interruptions. Lc programme de developpement rouneres vise a garantir Ia possibilite de circuler toute I'annee sur les voles suivantes: km de chemins ruraux destines au ramassage des produits agricoles et utilises par des vehicules de faible et de moyen tonnage; kid de routes regionales reliant entre elles Ies prefectures er les sons-prefectures et uulisees par des camions de tonnage assez important; km de routes nationales ouvertes it tous Ies vehicules, 432 km de Ja route nationale entre Bangui et le Tchad par Bouca (il la charge de L'ATEC). Prognuume en ceues Remise en etat du reseau rouuer en Estimation: millions, Bitumage de la route Bangul-Damara Travaux finances par le FED jusqu'a concurrence de 400 millions; les travaux aoivent commencer avant la fin de AmeJioratioD de "axe Berberatl-Salo Amenagernent indispensable etant donne I'irnportance de eet axe pour le ravitaillement de la region du sud-ouest et I'evacuation des produits de la Haute-Sangha : 350 millions. On cherche oj obtenir Jes fonds du FED. Bozoum-Baoro VOle d'evacuation de 1a pruecture de l'ouham ven. Bangui. d'une part, et vers Ie chemin de fer transcamerounais, d'au\re part. Estimation: J50 millions, y compris les 'ludes. ~~ Programme interimaire de d~veloppemenl en R6publique centrafricaine. Berberatt-Cernor Liaison routiere indispensable entre Ies deux projets ci-dessus. Estimation: 200 millions, etudes comprises. Le FED etudic Ie projet et a ete sollicne pour Ie financement Bambari-Jppy-Bria Premiere tranche de I'amelioration de Ia route vers Ie nord-est jusqu'a Birac et vers le Soudan: 300 millions, etudes comprises. Mongbo-Moooye Cetre route doit avoir un trace definitifet etre accessible en permanence aux camions de 15 tonnes. La mission Europrede a esume le coat de l'operation a 224 millions, etudes comprises, et le FED assurera le financement. Gambo-Ouangc Unique vole d'evacuation de Ia sous-prefecturc d'ouango. DOlt etre amelioree grace au rcrnplacement de structures en bois par des ouvrages semi-definitlfs. CoOt: 10 millions, Damara-Sibut Le FED a consacre une somrne de 288 millions a l'amelioration de eet axe. Pistes de la Lobaye Le FED etudie ce prcjet, qui representeralt 350 millions. La premiere tranche, qui seule pourra etre executee apres les etudes en 1965-J~66, s'eleve a 100 millions. Amelioration de l'axe Sibut-Bambari La mission Buroprede a evalue a 165 millions (etudes comprises) ce projet qui pourrait etre entrepris dans le cadre du plan biennal, jusqu'a concurrence de 56 millions. Le FED a accepte d'assurer Ie financement. AmelioratioD de la RN I-c-Bangui-Bossangoa-Tchad Lc montant des travaux necessaires est evalue par la mission Europrede a.309 millions dont 83 peuvent etre realises en (etudes comprises). Le FED a accepte d'assurer le financement. Am~lionttion de la RN 3--B05sembe)e~Bou.ar-Cameruun Le montant des travaux necessaires est evaluc par Ja mission Europrede a48 millions. Des travaux d'une valeur de 14 millions peuvent etre realises en %6 (etudes comprises). Le FED a accepte d'assurer Ie financement. AmeUorntion de Ia RN 6--M'Baiki-Camot Le mantant des. travaux necessaires est cvaiue par La mission Europrede i\ lo7 millions, d<mt une tranche de 44 millions peut eire reali.." en (etudes comprises). Le FED a accepte d'as5urer Ie financement. Bitumage Bangui-Pont de la M'Poko Section de 7 Km. Les travaux necessaires sont estim~s a 30 mlilions. Le FED a accepte d'assurer Ie financemenl. - 55
69 Amelioration Boumbori-Bombassou Projet finance par Ie FED. Programme d'etudes Ce programme est destine d'une part a permettre la recherche de capitaux pour Ie financement des travaux et, d'autre part, la realisation dans la phase suivante a partir de Recherche d'une voie de deblocage de l'est du pays (sons-prefecture de Birao et de Zande) destinee a permettre l'evacuation ulterieure soit par Ie Soudan, soit par Ie Nil, vers la Mediterranee. Le cout de l'etude preliminaire est estirne a40 millions. Bangui-M'Baud Les etudes financees par le FED (31 millions) sont en cours en vue du bitumage eventuel. Bangui-Boali Etude de l'arnelioration de Ia route, de [a deviation de la cote de Boali et du bitumage; 20 millions. Bouar-Baibokoum-Tcbad Etude de l'axe nord-sud necessaire au developpement des prefectures de Bouar-Baboua ct de l'ouharn-pende: 50 millions. Bangassou-Obo-Soudan Voie de penetration vers l'est du pays et pouvant servir ulterieurement de vole d'evacuation vers Ia Mediterranee. En marge des projets enumeres ci-dessus, on envisage de demander a la Banque internationale pour 1areconstruction et Ie developpement un pret de 200 millions de francs CFA pour le bitumage et l'arnelioration du reseau rouuer. En regle generale, Ia priorite est accordee, dans lc programme, a l'amelioration des liaisons avec Ie Tchad et le Cameroun (nord et sud) et des voies de penetration vers I'est du pays. Les projets dont Ie financement est assure par Ie FED (voir ci-dessus) peuvent eire acheves en trois ans. Les operations pour lesquelles on cherche a obtenir des fonds de La Banque, exigeront trois ans apartir du debut des travaux. En ce qui conceme Ics fleuves, l'oubangui, qui coule vers le sud it partir de Bangui pour se jeter dans Ie Congo, constitue I'artere vitale du pays. Vers le sud, it est navigable toute l'annee. A I'esr, il est navigable pendant une partie de I'annee presque jusqu'a Bangassou. Un probleme qui reste a resoudre est celui de l'amenagement du confluent de Ia Lobaye afin que l'evacuation du bois soit possible toute l'annee. Dans le cadre du present rapport, consacre essentiellement ala sons-region de I'Afrique centrale, il n'y a pas lieu de decrire en detail les problemea de transport de 1a RepubIique democratique du Congo.66Le Gouvemement doit as Pour un compte rendu detaille de la situation des transports, des probl~mes actuels el des besoins immediats, VOll' Mission eee Congo (Rapport Torre): Transports et voles de communication, telecommunications, fascicule IV, juin Voir aussi Rapport sur les problemes de transport par route all Congo et Principaux problemes des transports au Congo, rapports prepares par [e Conseiller principal en matiere de communications et de transports (Bureau de I'Assistance technique des Nations Unies), affecteau Ministere des transporn de la Republique democratique du Congo. actuellement faire face a trois problemes principaux. Le premier consiste a trouver des pieces de rechange et du materiel de remplacement pour Ies moyens de transport de tous ordres: le second est lie a l'entretien et a la remise en etat du reseau de transport existant (pants, voles ferrees, routes et voies navigables) et le trolsieme est de redonner confiance a tous les usagers des transports. S'Il est vrai, comme on pent s.'y attendre, qu'il y a dimportants problemes a resoudre d'urgence en premiere priorite, Ia Republique democratique du Congo est cependant dotee d'un reseau de transport fondamentalement bon. Elle possede k.m de voies navigables, Ion de voies ferrees, Ion de routes (dont 36,733 krn de routes principales, km de routes secondaires et km de routes privees). Le point de depart du reseau est Ie chemin de fer Matadi-Uopoldville (366 km). Au-dela, Ie pays est dess.ervi par un systeme mixte fer-eau dans trois directions principales, A I'est, on pent atteindre Bamba par Ie Congo au confluent de I'Itimbiri (1.330 km de Leopoldville). L'Itirnbiri n'esr navigable qu'une partie de l'annee. Cependant, on envisage Ia construction d'un chemin de fer entre Bamba et Aketi, tete de Iigne du chemin de fer desservant Mungbere (2.580 km de Matadi). Deux extensions sont en projet: Mungbere-Moto, vers le nord-est et Mungbere-Kilo, vers l'est, a. proximite du Lac Albert. Le Conge peut etre rernonte de Bamba Stanleyville (2.100 km de Matadi). Le bief Stanleyville-Ponthierville (125 km) coupe par les chutes de Stanley, est double d'une voie ferree. A partir de Poruhierville, 13 navigation est de nouveau possible jusqu" Kindu (2.535 Ion de Matadi). Au-dela de Klndu, la voie ferree se poursuit jusqu'a Kabalo (2.976 Ion de Matadi), d'ou un embranchement rejoint Albertville (3.249 km de Matadi). La voie principale continue jusqu'a Kamina (3.423 km de Matadi), ou elle rejoint la "voie nationale" interconnectee avec le chemin de fer de Banguela, les Rhodesian Railways ct, au-dela, les chemins de fer du Mozambique et d'afrique du Sud. Vers le sud,la "voie nationale", au depart de Leopoldville est constituee d'abord par les fleuves. Congo et Kasai qu'on peut remonter jusqu'a Port-Francqui (l.l64 km de Matadi) d'ou part la voie ferree qui dessert le sud du pays par Luluabourg, Kamina, Tenke, etc. Un projet de chemin de fer Port-Franqui-Uopoldville est depuis longtemps etabli, mais on considerait jusqu'ici que son execution ne sera pas economiquement justifiable avant des annees. Cependant l'evolution de la situation politique dans le sud de l'afrique pourrait justifier la revision de ce point de vue. II existe un vaste programme d'amelioration routiere, qui prevoit egalement la construction de nornbreux ponts.68 II etait indispensable de decrire brievement Jes caraeteristiques principales des reseaux de transport des six pays et leurs plans d'amelioration et d'extension. les inter- " Toutefois, km seulement sont praticables par tous les temps. &. Pour plus de details, voir Ie Rapport Torre, fascicule IV, op. cit
70 connexions etant dependantes des systernes nationaux, En outre, il y a tant a. faire pour developper les reseaux nationaux, ce qui entraine de lourdes charges pour les programmes d'investisaement, qu'on devra chercher surtout a l'exterieur des sources de financement pour les interconnexions. Les interconnexioos de 1a sous-reglce La fin de ce chapitre est consacreeaune breve reeapitu Iation des problemes qui restentaresoudre dans le domaine des connexions entre les pays de la sons-region et leurs voisins. A partir de l'est du Congo, Ie reseaude chemin de fer est-africain relie la Republique dernocratique du Congo a Monbassa, Tanga et Dar es-salaam, Kigerna, au bord du Lac Tanganyika.' est a km de Dar es-salaam, et Albertville, Uvira el Bujumbura sont accessibles par Ie lac. Au nord, le chemin de fer de Mombassa se divise en deux a Torore. Le rameau nord atteint Pakwah sur Ie Nil, A km de Mombassa et une extension est envisagee jusqu'a Okello, a 80 km de la frontiere de la Republique democratique du Congo. Le rarneau sud se termine a Kasese, a proximhe de la frontiere. La liaison du systerne estafricain avec celui de la Republique democratique du Congo presente de toute evidence un grand interet. Les liaisons entre la Republique demoeratique du Congo et Ie sud et le sud-ouest, c'est-a-dire la Zambie et l'angola sont assurees par fer, ainsi qu'on l'a deja indique, On pourrait envisager, a long terme, la connexion entre le reseau ferre congolais et Ie chemin de fer transcamerounais au nord, quand celui-ci atteindra Bangui. La question des liaisons transversales a.l'interieur de la Republique du Congo a deja ele examinee et on a signale la possibilite d'une ligne de chemin de fer Port-Francqui Lecpoldville. En ce qui conceme la liaison entre la Republique democratlque du Congo et la Republique du Congo, Ie probleme cle qui se pose a premiere vue est celui d'un pont qui presenterait evidemment d'importantes possibilites pour I'augmentation du trafic assure par le chemin de fer Congo-Ocean et ferait de Pointe-Noire un debouche et un point d'acces supplernentaires dont beneficierait J'economie de la Republique democratique du Congo. II en resulterait un accroissement general des echanges entre lea deux pays, au profit de chacun d'eux.zo On a deja mentionne les ameliorations envisagees dans le reseau routier nord-sud de la Republique du Congo. II n'y a pas de liaison routiere entre ce pays et le Cameroun, et cette question mente d'etre etudiee. II y a evidemment Ie systeme transequatorial, c'est-a-dire le reseau fluvial Congo-Oubangui, mais il ne s'agit la. que d'une voie indirecte pour ce qui est des relations economiques entre la Republique du Congo et Ie Cameroun. It Un probleme qui exigeune solution d'urgence est celui de Ja reduction des variations brutales du niveau des caux du lac Tanganyika. 70 II scmblerait souhaitable que les Gouvemements des deux Republiques du Congo entreprennent des que possible une etude des possibilites de realisation de ce pont. Mis a part Ie chemin de fer de Ja COMILOG, la seule liaison qui existe entre la Republique du Congo et Ie Gabon est constituee par la route Dolisie-Libreville qui est praticable toutei'annee, marsdemanderait Aetre arnelioree, La seule liaison actuelle entre Ie Gabon et le Cameroun est 1aroute et Ie systeme exigemanifestement des ameliorations qui sont actuellement a I'etude. Lorsque le chemin de fer Owendo-Belinga sera termlne et si I'extension du chemin de fer transcamerounais est construite, on pourra peut-etre envisager de raccorder lee deux lignes. Cependant, ainsi qu'on l'a deja. indique, un probleme se posera si c'est I'ecartement de 1,44 m qui est choisi pour la voie Owendo Belinga. Les developpements prevus ou envisages pour le reseau ferre transcamerounais permettraient d'ameliorer considerablernent les connexions entre Ie Cameroun et la Republique cenlrafricaine et entre Ie Cameroun et le Tchad. On pourrait aussi, ulterieurement, prevcir un embranchement vers Ia Republique du Congo. La mise en oeuvre des programmes de developpement routier du Cameroun et de la Republique centrafricaine permetlra egalement d'ameliorer Ies connexions entre ces deux pays. On a deja. signal': qu'il existe deux connexions routieres entre la Republique centrafricaine et Ie Tchad. Des ameliorations considerables sont necessaires, EUes sont actuellement envisagees. La construction d'une voie ferree entre Ibadan et Calabar 1aissera un hiatus de 150 km enlre les chemins de fer nigeriens et Ie terminus de Ia Iigne M'Banga-Kumba actuellement en construction au Cameroun occidental. Ce projet ne semble pas suseiter pour I'instant un grand interet, mais il mente cependant d'etre etudie de pres. L'amelioration de Ia navigabilite de la Benoue faciliterait egalement les liaisons entre Ie Cameroun et la Nigeria. Le barrage de Lagdo et Yola et Ie detournement des eaux du Mayo-Kebi, qui sont envisages, contribueraient a cette amelioration. 11 faut signaler toutefois que, bien que des eludes aienlemeffectuees,aucune suite ne leura ele donnee et Ie potentiel hydro-electrique est faible du point de vue economique. Les liaisons entre Ie Tchad et la Nigeria ontele sensiblement ameliorees depuis que Ie reseau ferre nigerien a ete prolonge jusqu'a Maidiguri, a 250 km de Fort-Larny. Une route relie Maidiguri a Fort-Lamy a travers Ie Cameroun du nord. La solution la plus simple serait d'ameliorer cette route. Un projet plus ambitieux consisterait a pro longer la voie ferree jusqu'a Fort-Lamy mais Ie volume du trafic ne justifiera sans doute pas cette extension avant un certain temps. Encore plus ambitieux, Ie raccordement des voies ferrees nigeriennes et soudanaises (la derniere devant etre prochainement prolongee jusqu'a.el-geneina au Soudan) a ete envisage. Mais ce projet semble encore plus difficile a justifier que Ie precedenl <!tant donne Ie faible volume du trafic qu'on prevoit dans les prochaines annees, et Ie Tchad ne s'y interesse que de loin, d'autres priorites plus urgentes retenant son attention. En outre, i'amelioration de la route a('esl de Fort-Lamy et son prolongemenl jusqu'a Ab<!che, deja mentionnes, devraient permettre un developpement sensible des echanges enlre Ie Soudan el Ie Tchad ou meme entre Ie Soudan ella Nigeria. - '7-
71 En depit des efforts accomplis ou prevus-e-et ii est encourageant de voir l'importance accordee aux transport dans. Ies plans. de: developpement nauonaux-c-ies pays de Ia sous-region sont encore mal desservis par leurs reseaux des transport. La Republique demccratique du Congo peut etre conslderee ccmrne une exception, a condition que le programme de relancernent de l'econornie soit energiquement poursuivi et que le reseau des transports qui existait avant J'indcpcndance soit renus en etat. Des problemes interieurs tres graves se posent au sein de tous les pays de l'udeac et pour que Ie reseau interne soit raisonnablement satisfaisant ii sera necessaire de consacrer aux transports pendant cinq au sept ans des investissements considerables, dont une grande partie devra verur de l'exterieur, notamment par l'interrnediaire du FED et du FAG Le Tchad represente un cas extreme: Ie pays se trouve actuellement sans reseau de transport pendant plusieura mois de l'annee. Aussi prevolt-il de consacrer la rnoitie de ses investissements brutsal'amelioration de son systeme Interleur au cours des cinq ou sept prochaines annccs. C'cst Ia une priorite urgente non seulernent pour etablir des connexions pennanentes mais aussi pour reduire les coots de transport. La plupart des routes de la sous-region sont en laterite, ce qui rcpresente de grands frais d'entretien, tant pour Ies routes que pour les vehicules qui y circulent. En ce qui conceme les oonncxions entre pays, deux problernes fondamentaux se posent. Le premier est celui, bien connu, des entraves que representent l'insuffisance et Ie COlJt eleve des transports pour Ie dcveloppcment economique et l'expansion des echanges qui en decoule. Pourtant, it est diffieile de projeter un volume de trafie qui justifierait l'tnvestlssement de sonunes importantes dans de nouvelles connexions. Le second problerne est Ie suivanr: si, comme on eherche a le prouver dans Ie present rapport, la sousregion offre des possibihtes de developpement intcgrf:, it est egalement justifie de la considcrer comme une zone de transit entre deux regions d'expanslou a forte densite de peuplement, celie du Golfe du Benin et ceue des Grands Lacs. On ne peut resoudre Ie premier probl~me qu'en faisant confiance a I'avenir. Aucune etude de rentabilir.e n'a precede au XIXeme siecles }'extension vers l'ouest du chemin de fer americain. Les chemins de fer ont la particularhe de favoriser Ie developpemen1 en encourageant une economic monetaire Je long de leur pareours. Le second probleme est plus apparent que reel. L'Afrique centrale a toutes ies caracteri~tiques d'une sous-region economique qui presente des perspectives reelles de developpement integre. Mais, moins que toute autre sous-region derafrique eue ne peut se permeure de vivre en cercle ferme et ij est de 1a plus haute impvrtance qu'une etude serieuse SOil consacree ala liaison des systemes de: transport du Cameroun et du Tchad avec la Nigeria el de rest du Congo avec I'Afrique de I'est. Dans Ie cadre gentral, il convient de reflechir de plus pres tt ta nature exacte de certaines des liaisons envisagees au sein de ia s(')us-region. On a souvent et, dans l'ensemble, A juue titre, critiqu6 Ie fait que dans toute i'afrique les trans;pons aient e:te deve!oppes en fonction du monde exterieur: itsconstituaient un moyen de diriger sur l'etranger les produits agricojes et les rninerais Avendre et de recevoir principalement d'europe des produits industriels, notamment des biens de consommation, 11 convient d'etudier les nouvelles liaisons envisagees en Ionction de I'avenir, de fa~on as'assurer qu'elles ne preterontaaucune des critiques formulees dans Ie passe. Les investissements considerables necessaires a la construction du chemin de fer Oweodo Belinga sont justifies par les possibilites d'exportation du minerai de fer et, dans une moindre rnesure, du bois. Et il faut bien qu'il en soit ainsi puisque I'on envisage actuellement d'utiliser I'ecartement de 1,44 m au lieu de celui de 1,06 m adopte dans le reste de la sons-region. 11 semble que Ie projet de liaison par chemin de fer entre Bangui et le transcamerounais actuellement al'ctude est essentieliement oriente vers l'exportation du bois. Ce sont 1.3 deux exemples. L'enquetc sur les liaisons de transport qui fera suite au present rapport de...ra avant tout permettre de determiner dans quelle mesure les transports peuvent contribuer au developpement agricole et industriel des pays de la sousregion et de leurs voistns.u Dans Ie cadre de I'amelicration des liaisons de transport au sein de la sons-region, la priorite devrait etre donnee audeveloppementde la voie de chemin de fer Congo Ocean/reseau fluvial Congo-Ougangui et a. la construction d'un pont sur Ie Congo; a l'amelioration des liaisons routieres entre Ie Cameroun et la Republique centrafricaine et entre la Republique centrafricaine et le Tchad; et, en premiere urgence peut-etre, ai'amelioration des liaisons entre Ie Tchad et le nord du Cameroun. Mais on devra effectuer un complement d'etudes detaillees avant d'arriver aune conclusion definitive et le rapport de la mission belge de transports est, a cet egard, attendu avec irrteret.va 11 Commc alueurs en Afriqut, Ie dcvelopptmcnt intcnsif du reseau des transports dans la sous-region fera considerablement augmenter les risquc:s des maladies transmis.~ib[es et, au moment de la rlanification delaillee. i! convief\t de consulter longuement les autorites sanitai.res. 72 La Conference de Brazzaville s esl mise d'accord sur le.s nouvelles liaisons de transport aetabjir en priorit6 au scin de la sous-region ainsi que sur les connexions vers l'oues! et I'est. Ce plan est reproduit a l'annexe lv mais it n'cntre pas dans Ie cadre du present rapport d en proposer une 6tude critique;
72 PARTIE II LES SECTEURS CLE ET LES POSSIBILITES D'HARMONISATION Chapitre 5 ENERGIE Dans la premiere partiede ce chapitreon exarninera la situation actuelle des pays consideres separement, et Ies perspectives d'avenir pour une periode allant en principe jusqu'en 1975, eela pour les differences formes d'energie dont I'Importance relative est d'ailleurs tres variable, a savoir l'energie electrique, le petrole et Ie gaz naturel, et les autres formes d'energie primaire, telles que le charbon, les materiaux nucleaires, I'energie geothermique, etc. On s'attachera au passageadecrire de facon plus detaillee les projets dont la realisation depassera pour longtemps les possibilites d'absorption des marches nationaux et qui ont done une vocation internationale. Dans une seconde partie, ron s'efforcera de donnerun tableau d'ensemble de la situation de la sons-region, de proceder a une comparaison des avantages eccnorniques respectifs des projets internationaux et de proposercertaines mesures tendant arenforcer la cooperation entre les pays imeresses. Le present chapitre a surtout pour objet de faire Ie point et d'attirer I'attcntion sur certains problemes dont la solution rneriterait des etudes ulterieures plus detaillees de Ia partsoit des gouvernements (separementou en cornmun), soit des organisations intemationales appropriees. Il convient toutefois, en premiere etape, d'examincr 13 situation et les perspectives de I'energie par pays. Energie etectnque Cameroun La puissanceinstallee cornprend: La centrale hydro electrique d'edea 160 MW Des centrales Diesel 10,6 MW - La centrale hydro electrique de Dshang 0,5 MW Exprimee en millions de KW, la production en 1963 a ete de: Edea Autres centrales et la consommation de: Vsine ALUCAM d'edea Autres consommateurs Parmices derniers ant consomme: La ville de Douala avec un branchement pour 15 habitants La ville de Yaounde avec un branchement pour 17 habitants Ces quelques chiffres illustrenti'imoortancc de la consommation pour I'industrie d'aluminlurn et Ie contraste existant entrei'electrification des differentes partiesdu pays. Celui-ci apparatt plus clairement dans Ie tableau 37 qui donne le detail de la consommation pour les principales agglomerations En milliers de kwh Douala Yaounde Nkongsamba Maroua Garoua Edea Ville Dshang Kribi Mbalmayo TOTAL y compris petites agglomerations non mentionnees ci-dessus Source.' Statistiques nationales. TABLEAU 30 Evolution de la consommation de I'energle electrique au Cameroun , , I II
73 Dans cinq centres seulement, la consommation a depasse le million de kwh. Un seul s'est developpe normalement, celui de Douala, car a partir de 1953 il disposait d'une capacite suffisante pour appliquer une politlque convenableet des tarifs bas. Pour la periode de 1953 " 1962 alors que I'indice des prix a la consommation familiale augmentait de 51 pour 100. les tarifs "eclairage' et "force motrice BT" n'ont pas varie et le prix moyen de l'energie a baisse de 39 pour 100. En 1963 le coat du kwh" Yaounde etait de 34 francs CFA alors qu'il n'etait que de 27 " Douala. Le potentiel hydro-eletrique theoriquement exploitable calcule au debit Q95 estestime a MW representant une productibilite d'environ 38 milliardsde KWh. Si ron etudie lee perspectives d'avenir, on considerera separement trois regions distinctes; Le Cameroun occidental; - Ngaoundere et les plateaux Sabal Halleo; La region nord avec Garoua et Maroua. Le Camerounorientalest la region la plus developpee. La consonunation de Douala augmentera vralsernblablement " la cadence de 12 pour 100 par an jusqu'en L'energie provient de la centrale d'edea par une ligne de 69 km dont la capacite est de 20 MW, correspondant d'aiueurs ala puissance d'edea qui lui est reservee. Celle-ci sera atteinte vers Par la suite, il restera encore une tranche de 30 MW qui est disponible pour de nouveaux consommateurs mais 15 MW seulement sont garantis. ENELCAM etudie la possibilite de construire un barrage en amont d'edea pow' regulariser Ie debit du fleuve. Dans ce cas, la totalite de Ia puissance peurrait etre unllsee toute l'annee et I'alimentation de Douala serait assuree. II existe d'ailleura un certain nambre de sites dont Ie developpernent est egalernent envisage: a A 4S kmen amont d'edea, il seraitpossible d'amenager 150 MW (chute d'herbert) avec une production annuelle de I milliard de KWh et de 80 MW II Machtigall, II60 km de Yaounde. a D'autres centrales plus petite's peuvent etre egalement construites Mouakang pres de Bafang (0,2 MW), Metje pres de Bafoussam (0,5 MW), Lobe pres de Kribi (I MW). - On mentionnera en outre le projet de la centrale d'ekom sur Ie N'Kam, affluent du wuri. Une etude effectuce en 1962 etait plut6t orientee vers l'utilisation de cette usine en vue de satisfaire les besoins de la region de Mkongsamba qui s'clcveraient en 1976 a 16,4 millions de kwh sous une puissance de pointe de 4,7 MW et en 1980II 23 millions de kwh, Ia puissance etant de 6,5 MW. La centraleenvisagee a ce stade aurait une puissance installee de 6,9 MW, une productibijite de 55 millions de KWh et ntcessiterait 700 millions de francs CFA (2,8 millions de dollars) pour sa construction. Le prix du kwh installe serait de 400 dollars et Ie prix du kwh de l'ordre de dollars. L'inttret du projet est que la production :peut eue portee II50 MW et qu'il pourrait alors alimenter ulterieurement une partie de Douala. En ce qui concerne Yaounde. on peut admettreiememe taux d'accroissementannuel qu'a Douala soit 12 pour too. Trois possibilites s'otfrent pour I'alirnenter : Installerd'autres groupes Diesel en temps voulu pour assurer la demande; Ccnstruire la centralehydro-electrique de Nachtigall, a 6Okm; Relier Yaounde II Douala par une ligne de 200 krn, une teue interconnexiondevant se justifier dans l'avenir par suite de I'accrolssement des besoins. Les deux premieres solutions presenteraient l'avantage de rendre Ia region de Yaounde plus independante. On effectue actuellement une etude pour preciser les ressources hydro-electriques du Cameroun et le marche possible de l'energie. L'amenagement du potentie1 dorn cette seule partie du Cameroun dispose permetson alimentation pendant plus de 20 ans. compte tenu des projets existants et probables d'implantationd'industries. L'avenir de la seconde region est lie, du point de vue industriel et compte tenu des connaissances actuelles, au gisement de bauxitequ'elle contient et qui est situea10 km au sud-ouest de Ngaoundere. Mais la distance qui le separc de Ia cote pose un probleme de transport delicat. IIexiste des possibilites hydro-electriques et un projet de centrale" Bakaou (10 MW) sur Ie Djerern II 100 km au sud des mines. Mais il faudrait savoir si Ieprix du courant serait assez bon marche ou si au contraire ron n'aurait pas interet II importer de I'energie electrique de Nachtigall situe II 400 krn. La troisierne region, voisine du Tchad, est relativernent petite. HIe ne possede pas de ressources hydrauliques et Ia distance qui Ia separe de la cote, soit km, a pour consequence d'augmenter Ie prix du fuel utilise dans les Diesel. Le prix du kwh est d'envircn 39 francs CFA pour Ies usages domestiques, Les consommattons sont trop faibles pour qu'on puisse envisager une interconnexion avec le sud. La Republique du Congo Seule la partie sud du pays est electrifiee, Brazzaville est alimentee par: La centrale hydro-electrique du Djoue 15 MW Une centrale Diesel de secours 3,5 MW (I x 1.050,2 x 1.000, I x 1.500)kva Une interconnexion avec Uopoldville en cas de secours, La consornmation a evolue comme suit au cours des demleres annees (en millions de kwh): UNELCO Exportations Centres Brazzaville vers emetteurs LeopoIdvilie ,9 12,8 25, ,1 2,6 15, ,3 15,1 30, ,9 16, ,3 0,4 0,3 19, ,7 0,1 1,8 21, ,4 1,9 24, ,9 27,0 Production du Djoue En fait ce sont les ventes d'unelco (Union clectrique d'outre-mer) compagnie de distribution qui sont aretenir, la production de Djoue, geree par la societe equatoriale d'clectricite s'adaptant it cette demande. au" exportations ve", Leopoldville et II celie de quelques clients propres -60-
74 (I million de kwh environ). La puissance appelee a Ia pointe en 1964 etant de l'ordre de 4,5 MW. On constate que Brazzaville compte actuellement abonnes environ dont Africains. Le quartier de Poto Poto ne recoit un eclairage public que dans ses grandes arteres. L'electrification totale necessiterait environ branchements ( habitants) et entrainerait des depenses de l'ordre de 3 milliards de francs CFA. 11 est probable que la consomrnation n'augrnentera que lentement etant donne que les employes africains de!'unelco ne consomment merne pas la quantite d'electricite qui leur est octroyee gratuitement, Sur la base de 15 kwh par mois la consommation totale supplemcntaire serait de 3,6 millions de kwh. Le prochain plan pourrait prevoir un poste special pour permettre au Gouvernement de subventionner en partie cette electrification. Les besoins de Pointe-Noire sont passes de 10,5 millions de kwh en 1961 a pres de IS millions en L'energle electrique est fcumie par des groupes Diesel. La ville de Delisle, ahmentee egalement par Diesel, consomme 0,6 million de kwh. Le pays dispose en theorie d'un gros potentiel brut hydro-electrique estime a MW sur la base du debit Q95. le potentiel econorniquement exploitable etant luimeme mal eonnu. On a vu que la consommation d'electricite a Brazzaville s'etait developpee if. un taux annuel rapide, scit de 9 pour 100 entre 1956et 1958, de 10 pour 100 jusqu'en 1960 et de 11 pour 100 depuis. Si l'on adoptait pour l'avenir Ie taux de 13 pour 100 qui est indique dans Ie plan , on arriverait en 1970 a 50 millions et en 1975 it pres de 100 millions de kwh. La puissance de pointe atteindrait des 1968 Ia puissance garantie de 7,5 MW et s'eleverait en 1975 a 17 MW. 11 semble toutefois-i-et cette remarque est valable pour Jes autres pays tels que 1a Republique democratique du Congo-que cette notion de puissance garantie soit trop restrictive puisqu'elle est basee sur J'indisponibilite du groupe le plus puissant ce qui, dans Ie cas de Djoue, revient a elirniner la moitie de Ia puissance installee. H semble necessaire de prevoir des moyens de production ccrnplementaires, L'un d'eux consiste en une extension de la centrale de Djoue par I'adjoncrion d'un groupe de 7,5 MW. Malheureusement cela conduirait it des depenses importantes de l'ordre de 2 milliards de francs CFA (8 millions de dollars) etant donne qu'outre l'equipernent hydraulique et electrique, des travaux de genie civil seraient egalement necessaires. L'autre consiste a amenager Ie site de la Bouenza (centrale de Moukou-Koulouj.ta Son equipernent a deux groupes, soit 10,8 MW couterait 2,2 milliards de francs CFA (8,8 millions de dollars), lignes de transmission comprises vers Loutete, Jacob, Dohsie et Brazzaville. L'interet est que cette installation pourrait etre construite, sans ouvrages supplernentaires d'amenagement de chute, par tranches suceessives jusqu'a une puissance totale de 32,4 MW disponible au depart de I'usine (6 groupes de 5,5 MW). La productibilite serait de 86 millions de kwh pour 1apremiere etape et de 216 pour I'equipement camplet (en tenant compte d'un groupe en reserve). 7S Le Gouvernement fraol;ais a annonce qu'ij etait dispose a apporter une contribution irnportante au financement du projet de la Bouenza. L'interet de la Bouenza ne reside pas seulement dans l'alimentation de Brazzaville mais dans celle de La vallee du Niari dont eue est proche. Pour s'en tenir aux clients les plus importants, on citera: la cimenterie en construction it Loutete, dont la capacite annuelle de production de tonnes au premier stade serait portee a tonnes (6 millions de kwh par stade sous une puissance de 4 MW); le traitement de l'arachide, minoterie, raffinerie de sucre it Jacob par la SIAN (3 millions de kwh sous une puissance de 1 MW); I'alimentation de Dolisie, compte tenu de la desserte au passage de Loudiaoa (3 millions de kwh sous une puissance de I MW). On peut done prevoir pour 1965 une utilisation de la puissance de la Bouenza de 6 MW pour Ia region du Niarisa et de 10 MW pour la region de Brazzaville. En outre, vers 1973, l'irnplantation de l'industrie de cellulose dans la region de Loudiana demanderait une puissance supplementaire de 10 MW, ce qui conduirait il un total de 26 MW. On peut alors se demander si la Bouenza est susceptible d'alimenter egalement la region de Pointe-Noire pour faire face al'augmentation de la consommation locale et surtout l'exploitation des potasses de Holle. Cette derniere it. eue seule necessiterait, au cours d'une premiere etape,50millions de kwh (sous une puissance de 10 MW) et, au cours d'une deuxieme etape, 80 millions de kwh (sous une puissance de 16 MW). II semble qu'une autre solution puisse etre trouvee dans I'utilisation des reserves de gaz de Pointe Indienne qui permettraient d'alimenter les potasses de Holle pendant 25 ans, Cela entrainerait la construction d'une centrale it trois groupes de 6 MW (les ouvrages de genie civil etant concus au depart pour la mise en place de deux groupes supplementaires}, qui pourraient fonctionner alternativement au simultanement au gaz ou au fuel importe. Cette solution assurerait aux potasses une securite plus grande dans leur alimentation. D'ailleurs, le transport de I'energie electrique produite a Ja Bouenza dont les quantites sont finalement lirnitees par la demande du Niari et de Brazzaville, se heurterait a des difficultes techniques presque insurmontables il cause de la traversee du massif du Mayombe. n semble en tout etat de cause que Ie probleme du rnarche futur de la Bouenza, de meme que celui du prix: de revient exact de I'amenagement, doivent faire I'objet d'une etude approfondie qui pourrait etre demandee au Fonds special des Nations Unies, car les chiffres cites semblent un peu eleves. Parmi les differentes sites au pourrait etrc amenage le potentiel hydro-electrique du pays, it faut mentionner specialement celui de Sounda ou le fleuve Kouilou entaille un chainon du Mayorube sur 300 m,,... -Il-ressoft des etudes effectuees par la mission du Fonds special des Nations Unies sur les ressources hydrauuques de Ia vallee du Niari qu'il semble a premiere vue possible d'etablir un barrage sur le fieuve Loudima. Ce projet presenterait un interet en ce qu'il permettrait une irrigation economique et, en outre, assurerait la production des importantes quantites d'energie neeessaires au developpement de la vallee du NiarL 11 sera evidemment necessaire de proceder a des etudes sur lespossibilltesde realisation, tant economiques que techniques, et Je projet devra egalement ~tre evalue compte tenu de ceux de La Bouenza et de JaSounda
75 de profondeur dans un defile de m. de longueur, constituant nne gorge spectaculaire. Sans revenir sur Ie detail des installations. on retiendra qu'il serait possible d'implanter nne usine au pied du barrage, comprenant six groupes autonomes d'une puissance moycill1c de 183 MW. soit au total MW. Des etudes ont fait apparaltre que l'on pouvait ainsi assurer nne puissance pennanente de 800 MW aux bornes HT du peste de repartition a Pointe Noire. L'energie productible annuelje serait done de x ~ 7 milliards de kwh. Elle serait transportee il Pointe-Noire par une ligne de 93 km a225 kw. Bien que Ie prix de revient ne puisse etre fixe avec certitude sans que l'on connaisse le mode de financement et le regime fiscal applique a la production,les dernieres estimations de 1961 conduisent aune depense globale de 45 milliards de francs CFA (180 millions de dollars). Le prix de revient du kw installe est de 160 dollars et celui du kw disponible de 220 dollars. Le prix du kwh annuel serait de 0,56 franc CFA soit 0,224 cent, On remarquera tout d'abord qu'il s'agit d'evaluations datant de 1961 et que ccs chiffres risquent d'etre inferieurs auk prix actuels. Mais le plus important est que I'on est oblige de construire des Ie debut le barrage et la centrale, quitte it y installer les groupes au fur et a mesure des besoins. Les differents schemas d'amenagement reduit (groupes provlsoires fonctionnant SOllS la charge du batardeau, au une usine pied de barrage equipee de trois groupes et usine dans Ie Grand Cirque comportant egalement trois groupes) ant dcj. etre abandonnes car ils conduisaient aun supplement d'investissement (prohibitif dans le premier cas et de 15 pour 100 dans le second). Or, les depenses necessaires pour qu'un seul groupe puisse fonctionner sont de l'ordre de 33 milliards de francs CFA. Un equipement progressif ne pourrait done se concevoir que si 1'00 etait certain que la demande doive s'accrojtre tres rapidement ce qui suppose un accord prealable pour I'implantation d'un complexe d'industries grosses consommatrices d'energie, Les industries prevues initialement devaient conduire a la production de: Aluminium FerroEnanganese Ferrosilicium.. Carbure de silicium Silica manganese Magnesium Phosphore tonnes 100 a " " Le montant des investissements serait de 88 milliards de francs CFA (350 millions de dollars) pour les industries et 17 milliards (68 millions de dollars) pour I'infrastructure. Republique democratique du Congo - Les puissances installees par province sont les suivantes: TABLEAU 31 Energie electrique installee Region Ancienne province de Leopoldville Ancienne province de l'equateur Ancienneprovince orientale Ancienne province du Kivu Ancienne province du Kasal Nord Katanga Sud Katanga Total Source: Informations fournies par Ie Gouvemement. (en MW) Hydro-electrique installee disponible 53,0 36,0 25,4 14,6 30,0 22,7 9,7 7,3 61,2 40,7 470,0 288,0 649,3 409,3 installee 23,7 2,9 5,2 5,2 5,8 12,5 23,9 79,2 Therrnique disponible 10,8 1,7 2,9 3,1 3,9 5,2 reserve 27,6 Le tableau suivant donne pour les trois annees de reference 1957, 1959 et 1962 la production en energie electrique. CeUe-ci est egale a1aconsommation puisque les provinces fie sont pas interconnectees. Dans Ie cas du Sud Katanga, il y a lieu cependant de deduire Ies exportations de la centrale Le Marinel vers la Zambie qui s'effectuent par une Iigne a 220 kw, selon un contrat conelu en 1955 pour une periode de 10 ans entre la Rhodesia Congo Border Power Corporation et I'Union miniere du Katanga. Ce contrat prevoit en effet une exportation annuelle de 500 millions de kwh sous une puissance de 50 a70 MWalaquelle peuvent s'ajouter 10 MW en cas d'urgence.rs 7-;-i'importance de ces exportations et le fait qu'elles aient varie selon Ies annees ne semblent pas avoir etc suffisamment pris en consideration dans Ie rapport de Ia mission CEE a la page 157 du fascicule111. Si en effet la production totale du Sud Katanga a diminuj de 6,8 pour 100 entre 1959et 1961, les exportations ont dirninue parallelement de 744 A 463 miuions de kwh. La production du Sud Katanga pour ses besoins propres a done augmeme de 1435 a 1567 millions de kwh soit de 9,5 pour
76 TABLE 32 Evolution de la production et de la consummation d 'energie electrique Region Ancienne province de Leopoldville Ancienne province du Bas Congo Ancienne province de I'equateur Ancienne province orientale Ancienne province du Kivu Ancienne province du Kasal Production et consomrnarion en millions de kwh 19S7 121,5 50,7 4,9 60,8 63,0 34, ,7 65,7 6,8 70,6 73,8 44, ,1 60,7 5,7 50,5 58,6 36,0 Nord Katanga Total partiel Sud Katanga Total production Exportations Consommation Sud Katanga Total consomrnation. Source; Informations Ioumies par Ie Gouvernernent 139,0 474, , ,8 576, ,3 823,8 124,6 525, , ,9 744, , ,9 79,4 457, , ,4 470, , ,4 Ces chiffres montrent la distorsion qui existe entre les consommations en energie tlectrique des djiferentes regions, celle du Sud Katanga representant 79 pour 100 du total, celle de la province de Leopoldville 1,6 pour 100. les autres provinces se repartissant les 13,4 pour 100 restants. En 1962, la repartition des consommations entre secteurs industriel et domestique etait 1a suivante: Industries Domestique 106 kwh % du lotal 106 kwh %du total Leopoldville Sud Katanga ,6 42 2,4 Autres regions Total Quant aux ressources hydro-electriquee dont lc pays dispose, elles sent particulierement importantes. Bien que l'inventaire n'en ait pas etc! completement dresse, les estimations les plus recentes conduisent a un chiffre de MW correspondant a 500 milliards de kwh dont plus de go pour 100 se trouvent localises dans la region dite des cataractes entre Leopoldville et Matadi. L'autre partie importante de ce potentiel est situee dans le Katanga, principalerrrent sur la Lutira et la Lualaba, Etant donne ce qui precede, on voit qu'il serait illustorede generaliser pour I'ensemble du pays. Par ailleurs, entrer dans le detail de Ia situation de toutcs les provinces aurait necessite un examen approfondi sur place, exaruen auquel s'est deja livre la mission CEE. On constatera tout d'abord que l'alimentation du Sud Katanga ne pose pas de problemes, merne a long terme. La capacite de production des installations existantes est Ie double de celie qu'exige la consommation actuelle et les ressources hydro-electriques de la region permettront de doubler cette capacite quand ce sera necessaire. 11 existe d'ailleurs un projet en aval dont la seule puissance Installee serait de 350 MW. Qu'il s'agisse du reseau d'albertville, ou du reseau it. creer de Bakwanga, ou it renforcer de Luluabourg et de Stanleyville, pour ne prendre que quelques exernples, it existe des disponibilites hydro-electriques, Dans les centresa plus faible consomrnation, l'emploi de groupes Diesel peut egalernent se repandre sans dlfffcultes. Par contre La region de Leopoldville se trouve dans une situation precaire et son alimentation future pose des options dont le contexte mente d'etre examine plus avant. La demande de pointe ala lin de 1965 est estimee a52 MW dont 5,2 MW destinee a La cirnenterie de Lukala, chiffre qui correspond it sa pleine capacite de marche. En considerant une augmentation de 7 pour 100 sur les 48,8 MW restants et en supposant qu'aucunc industric nouvelle, grosse - 63-
77 consomrnatrice d'energie, ne soit irnplantee d'ici-la, la demande de la region atteindra done environ 103 MW en Or, les moyens de production dont dispose la region sont: La centrale hydro-electrique de Sanga La centrale hydro-electrique de Zongo I (3 groupes de 13 MW dont un de reserve) soit au total IOMW 25MW 35MW II faut cependant souligner la possibilite pour la region d'importer jusqu'a 8,5 MW de la Republique du Congo, et d'utiliser la centrale tbermique de Leopoldville, dont la puissance totale est de 2 MW. Fin 1965, ont ete en outre mis en service deux nouveaux groupesazongo qui pourront foumir au total avec Sanga 60 MW garantis it Ia pointe. La construction des centrales envisagees devant durer au mains cinq ans, il faut prevoir tout d'abord des mesures transitoires. D'autre part, In region aura besoin en 1975 d'une puissance supplemeetaire garantie de 43 MW et l'on doit etudier plusieurs possibilites. En ce qui concerne les mesures transitoires, il semble qu'une au plusieurs unites thermiques devraient etre envisagees, Celles-ci devraient repondre aux deux caracteristiques suivantes: leur utilisation devant etre faible (si l'on compare la puissance supplementaire de pointe necessaire avec Ie volume d'energie a foumir) et it y aurait lieu de choisir des solutions OU Ie kw installe est le meilleur marche possible. Quand une puissance hydro-electrique supplementaire sera en service, ces unites n'auront plusa etre utilisees et eiles devraient alors pouvoir etre deplacees facilement, et sans grands frais, pour etre employees dans d'autres regions du pays.ts Une autre mesure consisterait a interconnecter les centrales de Zongo I et de Sanga afin de oouvoir, en cas d'interruptiond'une des lignes ZongoI-Leo ou Sanga-Leo, utiliser au maximum la capacite de transport de I'autre et assurer ainsi nne meilleure securite dans l'approvisionnemerit. II existe d'autre part un prcjeten vue de la construction d'un barrage de regularisation du debit du flenve Insiki pour valoriser la puissance installee a Zongo I pendant I'etiage de septembre et octobre. Le cout d'un tel barrage dont les etudes restent it faire, et qui ne pourrait etre construit que dans quatre ans, serait d'environ 22 millions de dollars. L'installation d'un deuxieme groupe de 10 MW a Sanga necessiterait une modernisation des installations existantes. Cette solution, barrage et deuxieme groupe, risquerait de n'erre pas realisee a temps pour la periode transltcire et, corrune elle est tres onereuse, it semble bien que l'utilisation de groupes electrogenes soit it recommander. 7~ L'emplol de groupes electrogenes deplacables, comme en Ethiopie par exemple, permettrait de rescudre ces problemes. Sur I'avfs du Fonds special des Nations Unies, Ie Gouveme ment vient de decider de prendre des mesures dans Ie sens indiqueci dessus.la puissancese trouvera ainsi augment6e de 15 MW. En outre, 5 MW supplementaires seront foumis par Zango. Considerons maintenant Ie probleme essentiel de I'alimentation a long terme de Ia region. apres cette periode transitoire. Deux projets sont en presence, dont les caracteristiques sont differentes et qui doivent etre consideres egalement en fonction du developpernent industriel de [a region. Il s'agit de Zongo Il et d'inga. La centrale de Zongo II serait situee sur Ie fleuve Insiki entre Zongo I et le fleuve Congo. Bien que quelques etudes aient cte effcctuees des 1959, eues sont bien loin d'etre completes, ce qui explique les difficultes rencontrees pour obtenir des renseignernenrs precis. D'apres les chiffres donnes par le Haut Commissaire d'inga, it s'agirait de 5 X 25 MW, Ie coot de la realisation etant de 50 millions de dollars y compris celui du barrage de regularisation dont il a ete question precedemment. Le prix unitaire par kw serait done de 400 do1lars. On trouve d'autres renseignements, sujets toutefois a reserves, dans Ie rapport de la mission CEE qui fait etat d'un avant-projet de 85 MW chiffre en millions de francs, au taux de change d'alors, il s'agirait d'un rnontant de 24 millions de dollars soit 280 dollars par kw. Mais comme Ie montre une etude dont it sera question ulterieurement, le rajustement pour 1964 des devis etablis en 1959 conduit multiplier ees demiers par 1,27 ce qui donnerait aloes 360 dollars par kw. Zongo II permettrait de couvrir I'accroissement normal des besoins jusqu'en 1980 avec une puissancede 85 MW qui pourraitatteindre 125MW en 1992, 11existe dans les cataractes une concentration spectaculaire de potentielhydrauliquetechniquementet economiquement exploitable situe sur un espace relativement restreint au site d'inga et qui s'eleve it environ MW. L'importance exceptionnelle de ce site et les projets ambitieux auxquels il a donne lieu depuis de nombreusesarmees ont fait perdre quelque pen de vue la possibilite qui s'offrait de l'equiper progressivement. Avant l'independance, les etudes entreprises liaient toujours la production d'energie electrique acelie de l'aluminium, en vue de l'exportation, ce qui limitait beaucoup Jes possibilites. Dans les objectifs de la politique economique du Gouvernement congolais, cette richesse naturelle doit etre equipee tout d'abord pour creer des poles nationaux de croissance, ce qui conduit a limiter la premiere etape aux besoins de la region, En realite, Ie schema d'ensemble comprend trois. etapes. Phase A: Amenagement de la vallee parallele Van Deuren jusqu'a concurrence de MW. Phase B: Extension de J'amenagernent precedent jusqu' epuisement, soit jusqu'a MW. Phase C: Barrage du tleuveet amenagement de la vallee de la Bundi pour l'installation d'une puissance totale de MW. Pour Ie moment, il n'est besoin de considerer qu'une partie de la phase A, qui peut se decomposer comme suit: Centrale exterieure au pied du barrage--4 a 6 groupes de50mw; Centrale souterraine equipee de 4 groupes de 100 MW; Extension de la centrale souterraine par l'adjonction de 4 groupes de 100 MW. -64-
78 C'est done d'une centrale de 300 MW77 qu'il s'agit maintenantc les groupes pouvent d'aiheurs etre installes au fur et a mesure des besoms. Pour les prix 1'0n dispose de deux estimations. Le Haut Commissaire d'inga a indique Ie chiffre de 75 millions de dollars, ce qui conduirait it un prix de 250 dollars par kw installe. Par ailleurs, les estimations qui avaient etc effectuees par des societes belges en ont ete reajusteespour tenir compte de l'evolution des salaires, des prix des materiaux et du materiel d'equipernent tant dans le pays qu'en dehors (notanunent dans la region de Uopoldville) ainsi que du taux de change du franc congolais. C'est ainsi que l'on est arrive par exemple a un coefficient de majoration globale de 3,7578 it appliquer aux seuls travaux de genie civil du devis II a etc egalement tenu compte d'une repartition sensibilement dffferente entre les travaux quipourraient etre effectues parie personnel congolais et le personnel europeen ainsi qu 'entre les foumitures locales et celles qui devraient etre importees contre devises etrangeres, Finalement, alors que Ie devis d'inga s'etablissait A 3,5 milliards, il devient en 1964 de 13,4 milliards de francs congolais, ce qui represente une augmentation de 380 pour 100 exprimee en francs congolais,79 au de 380/300 ~27 pour 100 exprimee en francs belges au taux de change actuel. Sur la base de uu dollar EU ~ 150 francs congolals (puisque les calculs ont ete faits dans ce cas sur la base de 1 franc belge ees francs congolais) le montant des investissements serait de 89 millions de dollars,so conduisant a un prix du kw installe d'environ 300 dollars, chiffre legerement superieur au precedent. On signalera it ce sujet que le rapport de la mission CEE peut donner lieu A meprise. II y est dit que Ie prix 1959 de 3,5 milliards de francs est celui de la centrale de 200 MW (fascicule III, par.z-e, pp ); or, eonune on I'a vu precedemment, il s'agit de la centrale de 300 MW et les conclusions qu'un Iecteur non averti pourrait tirer de cette information seraient erronees. Pour comparer Zanga II et Inga, rappelons d'abord les caracteristiques de chaque ouvrage: Zongo II Jnga premiere etape Puissance Installee (MW) Montant des investissements (106 dollars EU) Prix du kw installe pour I'installation complete (dollars EU) Il semble qu'il faille compter 4 a 5 ans pour construire chacun des deux ouvrages, bien qu'il n'existe encore qu'un avant-prcjet pour Zongo II, et qu'ilfaudrait faire des etudes 11 Ou meme moins (voir ci-dessous). 71 Le coefficient est peut-ezre trap eleve, etant donne I'incertitude des taux de change. Done Ie montant d'investissementa de 89 millions de dollars EU est certainement Ie maximum. 1t Dans ce montant reajuste. it faudrait compter environ 75 pour 100de devisesetrangeres. 10 Voir note 78 ci dessus. techniques completes. Le projet d'inga en revanche pourrait faire rapidement I'obiet d'appel d'offres. Par ailleurs, la puissance installee AZongo II constitue un maximum, alors que celle d'inga ne represente que Ie centieme de l'installation totale qu'il est possible d'envisager. Si done, pour l'avenir, le prix du kwh produit par Zongo II doit rester le meme, celui d'inga decroitra au fur et a mesure que l'arnenagement sera complete (voir figure I). Cette figure montre par contre que les prix avances pour la premiere partie d'inga seraient plus Cleves si l' on installait seulement 200 MW au lieu de 300. Cela tient Ace que les frais de genie civil qui representent la rnoitie des frats totaux seraient Jes memes dans les deux cas. On peut done dire que Ie prix du kw installe A Inga, compte tenu de cette repartition, serait approximativement, en dollars, de: 500 pour 100 MW 370 pour 150 MW 300 pour 200 MW 250 pour 300 MW Des comparaisons theoriques ant ete faites, qui sont en contradiction avec ce qu'affirme le Gouvernernent de la Republique democratique du Congo. En effet, on a suppose qu'aucune industrie nouvelle ne serait implantee dans le Bas-Congo, que ce soit dans un avenir immediat ou a plus long tenne. Les seuls besoins d'energie electrique a satisfaire seraient alors ceux qui resultent de l'augmentation classique de 7 pour 100 par an et ron a vu que cela conduirait en 1975, en tenant compte des installations existantes de production, a un montant de 43 MW, chiffre qui serait porte A 150 MW en Dans ce cas extreme qui ne debouche sur aucune perspective d'avenir nouvelle, Zongo II et Inga constituent rune et I'autre des solutions valables et equivalentes. Le rapport de la mission CE.E affirme it ce sujet qu'en reportant la realisation du projet d'inga dans 12 ans, on ferait une economic de plus de 2,5 milliards a 5 pour 100 d'interets composes. Bien que ne connaissant pas 1a base de ce ealcul, il ne peut reposer que sur Ia difference d'investissements necessites par Inga equipee it 300 MW et Zongo II. Or, it ressort des chiffres precedents que Inga, a puissance egale acelie de Zongo II, necessiterait Ies memes investissements. Inga peut en effet, et it n'est pas inutile de Ie rappeler, erre amenage progressivement par adjonction successive de groupes unitaires de 50 MW. Des que 1'0n envisage I'implanration d'une industrie nouvelle, plus ou moins grande consommatrice d'energie, il semble evident que la solution Zongo IT ne peut etre retenue en raison de la limitation de sa puissance et surtout de son prix plus eleve. De teiles industries ne peuvent en effet se concevoir que dans la mesure au ellcs ont a leur disposition une energie A bas prix dont Ia quantite est susceptible d'augmenter en fonction de leur expansion ulterieure, Inga, dont Ie pctentiel est pratiquernent illimite et dont le prix par unite d'energie electrique ne cessera de decroitre, se trouve a cet egard dans une position privi Iegiee. Lospossibilites de developpement industrielfondees sur I'utilisation de la puissance d'inga, font I'objet d'une etude plus detaillee au chapitre 7. Dans Ie present chapitre, - 65-
79 il semble utile d'exposer, sur un plan plus general, Ies quelques observations touchant l'industrialisation du Bas Congo au de Ia region avoisinante, en s'attachant tout parriculierement a Ja consommation d'energie electrique. La production d'aiuminium par electrolyse, au rythme de lonnes par an, necessiie kwh par tonne de metal, soit une consommation d'energie electrique de 160 MW. L'alumine pourrait etre importee, par exemple de l'usme de Fria a Conakry ou d'autres sources plus Iointaines, puisque Je transport maritime est d'usage courant pour ce produit. On pourrait aussi envisager la mise en exploitation des gisements de bauxite de Ja region de Sumbi, it quelque 80 km d'inga, Toutefois, etant donne la faible teneur en metal de ces bauxites, il faudrait situer sur le gisement merne, l'usine de fabrication d'alumine, et par consequent creer des moyens de transport pour relier l'usine au port le plus accessible, c'est-a-dire Barna. Mais si 1'0n s'en tient ala fabrication Ii partirde I'alumine importee, l'emplacement le plus indique serait Barna ou il existe deja une agglomeration et un port en eaux profondes. En supposant que Ic prix de l'alumine soit de 72 dollars c.a.f it Boma et Ie prix de l'energie electrique de 3 mills Ie kwh (voir plus haut), le prix de revient du metal Iingot f.o.b. Boma serait de 19 cents EU par livre au de 42 cents EU Ie kilo alors que le prix francais f.o.b. actuel est de 53 cents ED.8! Le cout de I'energie electrique adrnis pour cecalcul esl d'ailkurs oleve et ne serait probablement que de 2,8 mills seulement(voir figure 2). La production d'ammoniac et d'engrais azotes, au rythme de no.ooo tonnes par an, necessiterait une consornmation d'environ kwh par tonne. Toutefois, on admet generalement que la production d'arrunoniac par electrolyse est un precede que I'on abandonne de plus plus au profit de la production it grande echelle it partir du gaz naturel. Comme I'indique la figure 3, et en supposant un prix de 2,5 mills le kwh, prix qui pourrait etre obtenu une fois que la capacite d'inga atteindrait 300 MW (voir figure I). Ie cont de la tonne d'ammoniac serait de 51 dollars Lo.b. el de 53 dollars c.a.f., y compris Ie prix du transporl (18 dollars), calcule sur la base du transport it partir de Ia Trinlte.az La production siderurgiqueapartir d'energie elecrrique est aussi envisagee dans le cadre du projet d'inga. Avec Ie precede Tysland pour 1a fabrication de la fonte, et en supposant une capacite de tonnes, la consonunation d'energie electrique s'eleveraita32 MW et se decomposerait ainsi: TABLEAU 33 Consommatioo de I'energte electrique dans les usines de footc et d'aeler proposees pour la R~publique democratique du Congo Consommation Utilisation Puissance en kwh/an h/an pointe kw I. Manutention de matieres premieres Preparation de charges - broyage, criblage prereduction Fabrication fonte - pour kva consommation generale Acierie fabrication et compression d'oxygene consomrnation generale Laminair toles fines ( t/an) petits fers ( I/an) Port I rails, ateliers Autres et pertes Source: Experience scandinave (SOil2357 kwh/i) La productiondes ferro-alliages necessne egalement de grandes quantites d'energie (voir ci-dessous). On a envisage d'implanter des usines en Republique democratique du Congo el, plus particulierement, en Republique du Congo. n faudrait importer certaines des matieres premieres-par exemple, manganese du Gabon, Ghana, Haute-Volta et Maroc, Ilmenite d'angola, Cote-d'Ivoire et Senegal, vanadium du Sud-Ouest Africain et chrome de Rhodesie, 81 Usine nouvelle, 6 mal Z Si l'on considere que Ie prix de l'energte a Boma sera de 2,8 mills, Ie cout de la tonne d'arnmoniac atteindra 55 dollar's. Pour plus de details, voir chapitre
80 Ces importations ne devraient pas donner lieu ade grandes difficultes. Alliages kwh/tonne (y compris la force motrice) Ferro-silicium a45/50% Si Ferro-siliciurn a 75 % Si % Si % Si Silico-Alurninium a40% Si et 56% Al Fe--Si-Al a 50% Si, 10% Al Siliciure de carbone (carborundum) Si (20%). Mn (25%), Al (20%) Silico calcium 20 % Ca Silica Manganese 70% Mn Ferro Manganese 80 %Mn Ferro Chrome 70 % Cr Silico Titane 60% Ti Ferro tantale niobium Phosphore electrothermique Un certain nombre de petites et moyennes industries peuvent etre envisagees ala fois dans Ie Bas-Congo et dans la region de Pointe-Noire. Certaines d'entre elles, fabrication de bouteilles par exemple, sont d'assez fortes consommatrices d'energie electrique. L'electrification de la ligne de chernin de fer Matadi Leopoldville ne semble pas, jusqu'ici, avoir retenu l'attention des autorites de la Republique democratique du Congo. en tout cas dans Ie cadre du rnarche de I'energie produite par Inga. Il y aurait lieu eependant d'examiner ce probleme en fonction du developpement Industriel du Bas-Congo. Le trace de la ligne Inga-Lukula pourrait etre concu de maniere apasser plus pres des points d'alimentation, qui peu it peu deviendront cux-memes des centres de developpernent industriel On pourrait egalernent ctudier les possibilites d'irriguer toutes les regions avoisinantes au moyen de canaux alimentes par des groupes elcctriques. L'eiectrification de cette lfgne de chemin de fer pennettrait vraisernblablement de reduire considerableruent les frais d'exploitation. EUe permettrait aussi d'accroitre la rapidite, et, par consequent, la densite du trafic. La puissance necessaire serait de l'ordre de 15 MW. Gabon-La production d'electricite dans ce pays est surtout localisee a Libreville et port-genal. A Libreville il existe une centrale comprenant 7 groupes Diesel dont la puissance instaltee totale est de 3,2 MW et qui brille du fuel impcrte. Le developpement de la consommation s'etabllt comme suit, en milliers de kwh: Au cours des demleres annees, Ja consomrnation a augmente ires rapidement, ce qui a entraine l'installation de Diesel supplementaires de plus grande capacite. Port-Gentil est alimente par une centrale avapeur qui, initialement, utilisait des dechets de bois provenant de l'usine de centre-plaque a laquelle elle etait etrcitement associee. Les chaudieres ont ete depuis transformees et adaptees au chauffage au mazout et au gaz. La centrale est actuellement equipee de 4 groupes dont la capacite totale est de 7,6 MW. La consommation a evolue comme suit en milliers de kwh: Elle a done double pendant les cinq dernieres annees et il est prevu un accrolssement de 14 pour 100 pour la consonunation publique et 9 pour 100 pour la demande globule, y compris l'usine de centre-plaque. La centrale actuelle pourra faire face a cet accroissement jusqu'en 1968et une nouvelle tranche de puissance est it l'etud e. A part les deux centres principaux, certaines agglomerations sont egalement electrifiees. CMUF it Mouana a installe quatre diesels d'une puissance totale de 2 MW. La mine de manganese a Moanda dispose d'une puissance de 2,4 MW. Le potentiel hydro-electrique du Gabon n'a pas fait jusqu'a present l'objet d'etudes systematiques. 11 est estirne a6.000 MW calcule au debit Q95 et correspondant ~ une productibilite de 48 milliards de kwh. Comme on I'a vu il n'existe cependant aucune centrale hydro-electrique pour le moment. Cette situation changera lorsque la centrale de Kinguele sera construtte. Situee a 100 km de Libreville sur la riviere M'Bei. elie aura une puissance Installee de 16 MW correspondant a une productibilite annuelie de 125 millions de kwh. 11 serait d'ailleurs possible de porter cette puissance it 30 MW, ce qui serait plus economique. Le kwh pourrait etre fourni a l'industrie a un prix d'environ 8 mills EU. Kinguele sera done capable de satisfaire la consommation de la region de Libreville pendant plus de vingt ans, meme en tenant compte des projets mdustriels qui dependent d'allleurs dans une grande mesure de la creation du nouveau port d'owendo, celui-ci ason tour lie al'exploitation des mines de fer de Mekambo. Dans cette derniere region, on mentionnera que I'amenagement des chutes d'ivindo permettrait de fournir de Fenergie electrique en abondance et a des prix peu eleves. D'une facon generale, ron constate done qu'a ne considerer que ses ressources, le Gabon pent faire face a tous ses besoins en energie electrique pendant une tres longue periode. Les differentes regions devront cependant etre alimentees separement, au moyen de leurs propres ressources. Une interconnexion entre ejies souleverait de grandes difficultes dues a l'entretien des lignes de transmission dansles zones marecageuses et la foret tropicale, Republique centrafricaine-i-jusqu'en 1955,la production d'energie electrique etait assuree par une centrale Diesel qui a ete maintenue a titre de secours eventuel et dont la puissance installee est de 1,8 MW. Depuis lors a ete construite la centrale hydro-electrique de Bouall a87 km de Bangui, equipee de 4 groupes de 1,8 MW chacun. Le -67 -
81 cours de la M'Bali, sous-affluenr de l'oubangui, sur IequeI s'est amenagee cette centrale aurait ete de nature apermcttre l'installation de 30 MW. L'evolurion de la consommation decoule du tableau suivant qui comprend l'agglomeration de Bangui et l'usine de textile ICOT. En millions de kwh Bangui ICOT ,2 0, ,5 0, ,1 0, ,9 1, ,8 1, ,7 1, ,7 1, ,8 1, ,4 1, ,4 1,7 On mentionnera la centrale Diesel equipee a 0,7 MW qui assure la consommation du camp militaire et de I'aerodrome de I'agglomeration de Bouar (consommation annueue 1,2 million de kwh). Dans lea provinces, il existe un certain nornbre de groupes electrogenes individuels dont on ne pent chiffrer la puissance totale. De meme certaines usines utilisent des chaudieres a bois ou consomment les graines de coton. Les previsions d'aceroissement de consommation pour les trois ans avenir s'elevem pour la region de Bangui it 2,5 MW, aussi est-it prevu d'installer un cinquieme groupe de 1,8 MW a Bouali. II serait egalement possible dans le meme delai d'ajouter a la centrale tberrnique un groupe de 3,3 MW. Le potentie1 hydro-electrique du pays etant estime a 3,500 MW au debit 095 et correspondant a une productibilite de 28 milliards de kwh, pourra, au fur et amcsure de son arnenagement, Iaire face al'augmentation des besolns quels que scient les projets industriels qui pourront etre realises. Tchad-Toutes Ies centrales electriques existant au Tchad sont des centrales Diesel, a I'exception de groupes de fa COTONFRAN entrainea par des machines avapeur dont le combustible est la graine de coton. Troiscentres sont actuellement alimentes: Fort-Lamy Puissance installee 8,2 MW Puissance garantie 4,8 MW Puissance de pointe en ,5 MW Production (en millions de kwh): , , , , , ,0 L'accroissement annuel de la production est d'environ 20 pour 100. Le remplacement d'un groupe de 0,6 MW par un groupe de 3,4 MW portera en 1966 la puissance installee a 11 MW et la puissance garantie a 7,6 MW. Abeche Puissance installee Puissance garantie Puissance de pointe en 1964 O,I60MW 0,080MW 0,106MW Production en kwh Production prevue en kwh" La mise en place en 1965 de deux groupes de 0,150 MW portera la puissance Installee it 0,460 MW et [a puissance gurantie a 0,310 MW. Moundou Puissance installee 0,9 MW Puissance garantie 0,6 MW Puissance de pointe en ,250 MW Production en kwh Production prevue en 1965 I million de kwh Projets: Fort Archambault <en 1965) Puissance installee 3,6 MW Le plan quinquennal en preparation prevoira I'elcctrification des villes dont la population est de l'ordre de habitants. Le potentiel brut hydro-electrique du Tchad qui est traverse par plusieura rivieres peut etre approximativement estlme a MW correspondant a une productibilite de 13 miliards de kwh. Seul I'amenagement des chutes Gauthiot a 6te etudie jusqu'a present. vers le milieu de son cours le Mayo Kebbi traverse une zone encaissee au sa pente atteint 1/300 sur une vingtaine de kilometres et ou existent des rapides et une chute naturelle d'une vingtaine de metres. Cette zone se trouve en outre ala sortie des trois lacs Toubouris qui totalisent une surface de 180 kmz, La productibilite de I'amenagement sans modification des apports du Logone serait de l'ordre de 50 millions de kwh sous une puissance de 13 MW, le total des investissements necessaires s'elevant aenviron 5 milliards de francs CFA (20 millions de dollars). Plusieurs etapes peuvent etre envisagees, mais pour passer d'une productibilite de 15 millions de kwh a une prcductibilite triple les investissements ne sont majores que de 47 pnur 100. II restc adeterminer le marche pour cette energie dont Ie prix de revient peut etre estime aux bomes de la centrale it. 8 francs CFA par kwh en supposant l'amenagement integral qui est le seul arepresenter un avantage sur un courant qui serait produit au meme point par une centrale thermique moderne (to francs CFA 1 en tenant compte d'un minimum de 290 grammea de fuel au kwh utile et le prix du fuel etant evalue a 24 francs Ie kilo). Le plus gros point de consommaticn du Tchad est actuellernent Fort Lamy qui atteindra en millions de kwh. Mais le transport de l'energie depuis la centrale devrait se faire sur 330 km et dans nne region ou les inondations periodtques rendent l'exploitation de la ligne difficile. II semble done plus ratinnnel de reserver ce courant au developpement regional. Bien qu'etant en effet situe dans une petite zone inhabitee en raison de son insalubrite, cet amenagernent se trouve en fait au centre d'un groupement humain tres important. Les besoins, en millions de kwh et en 1970, peuvent stre ainsi evalues: 83 En raison du departde I'armee francaise. -68-
82 Au Cameroun (gracea un reseau HT de 145 km) Le centre cotonnier de Kaele t,5 La ville de Maroua 3 La cimenterie de Bidzar 5 Villages traverses 0,5 Total Au Tchad dans la region de Fianga (gracea un reseau HT de 75 krn) Complexe cotonnier 1,5 Usine de tissage 15,5 Usine de couvertures 1 Total Lea etudes preliminaires ne tiennent pas compte d'une modification des apports dans Ie Mayo Kehbi resultant d'un ecretement des cimes du Logone qui recouvrent la region Ia mcitie de I'annee, probleme qui fait actucllement I'objet d'une demande d'examen par Ie Fonds special. Sur Ie plan de l'energie electrique, cela conduirait Ii augmenter Ie volume d'eau en reserve.et done Ia productlbillte, mals la question est complexe, carliee aux autresusages de l'eau, et meriterait done d'etre approfondie. Petrole et gaz Naturel Dans la Repubiique democratique du Congo, la seule partie du territoire ou I' on pourrait trouver du petrole est situee pres de la cote al'embouchure du fleuve, Des recherches ant ete entrepriscs rnnis eucun puits n'a encore ete fore. Dans la Republique du Congo, une explorationsystematique utilisant lestechniques modernes debute apres la guerre et un gisement a et6 decouvert a Pointe Indienne. La production annuelle est de I'ordre de tonnes et les reserves sont evaluees a environ 1,6 million de tonnes. C'est egalernent sur la region conere que se trouve un bassin sedimentaire divise en deux. parties par le massifvolcanique du Mont Cameroun contenant des gisements petroliferes. Dans la region de Douala un certain nombre de puits ont ete fores, mais les quantites de petrole vraisemblablcrnent siruees dans des lentilles dues it une explosion volcanique sont trap faibies pour etre exploitees, Une partie importante du territoire du Tchad repose sur des roches sedlmentaires d'origine marine, favorables a l'aceumulation d'hydrocarbures. En fait, it s'agit sans doute du prolongement du bassin Iibyen et des prospections sont en COUfS. Le seul pays de la sons-region au Ies ressources en petrole sont vraiment exploitables commercialement est le Gabon. La production est actue11ement Iocalisee dans la region de Port-Gentil au dix puits sont en exploitation qui debitent environ un million de tonnes par an. Mais Ies reserves sont limitees car il s'aglt de lentilles separees dans une formation geologique en "dome de sel", et peuvent etre evaluees a IS millions de tonnes. Des prospecticns recentes, en zone off-shore, effectuees par la SPAFE-BRP permettent de prevoir une production equivalente sous une reserve de 15 A20 millions de tonnes. 11 en serait de m8me dans la region d'anguille oil des recherches sont en cours. Enfin, nne quatrieme possibilite se trouve dans 1a region de Gamba qui pourrait egalement debiter un million de tonnes par an. Quant au gaz naturel, it faut mentionner les ressources du lac Kivu en Republique democratique du Congo, qui tirent leur origine de la decomposition anaerobic du plancton mais qui, en fait. representent une forme evolutive relevant des trois regnes: vegetal, animal et mineral. Ce gaz est tres riche en methane et peut se reconstituer in situ trouve en effet, malgre la faible solubilite du methane composant, maintenu en dissolution dans les eaux Iacustres sous I'effet de la pression hydrostatique elevee regnant a grande profondeur. Los reserves representent un stock disponible estirne a plus de 57 milliards de metres cubes, 00 qui correspond a 36 millions de tonnes de gas-oil. Il est compose de 22 Ii 24 pour 100 de CH. et de 73 Ii 75 pour 100 de CO 2, II peut etre utilise pour la production de force rnotrice, pour le chauffage dcmestique, apres concentration du methane, et pour les usages thermiques de caractere industriel, dans les cimenteries, II peut etre egalement valorise par synthese chimique. Une etude plus approfondie des coats d'extraction et des possibilites d'urilisaticn serait neccssairc. On pourrait la demander au Fonds special qui l'entreprendrait en cornmun avec le Rwanda et Ie Burundi, lesquels constituent, avec Ie Kivu oriental, un marche possible. Dans la Republique du Congo, du gaz naturel a ete decouvert en meme temps que Ie petrole dans Ia zone cotiere mais it n'est pas exploite pour l'instant. On a vu precedemment dans ce chapitre que ce gaz pourrait etre utilise par les potasses de Holle. Au Cameroun, un petit champ de gaz a ete decouvert alogbada it 10 km au sud-est de Douala dont les reserves sont estimees A400 millions de metres cubes. Ce gaz pourrait etre utilise par les industries chimiques, Enfin, Ie Gabon possede des reserves estirnees actuellement it millions de metres cubes qu'il s'agisse de gaz associe ou de gaz sec. Compte tenu du programme d'exploitation etabli par la SPAFE pour une extraction rationnelje du petrole gabonais, on peut cousiderer comme dispcnible pour l'utilisation industrielle uniquement Ie gaz dit "fatal", extrait en meme temps que I'huile du gisement. Les previsions de production et de consommation (par la centrale electnque de Port-Gentil et les chaudieres de la SPAFE dans I'installation de dessalage du brut ala station terminale du Cap Lopez) sent les suivantes: (en mtlllers de m3jour) Production Consammation Celie production ne tient pas compte des reserves de Gamba qui se trouvent a300 kin de Port~Gentil et, en ce qui conoome Ie champ sous-marin d' Angui11e, seule une fraction du gaz fatal sera disponible Ii terre
83 L'utilisation possible de ce gaz meriterait egalement une elude approfondie dans Je cadre de I'industrialisation de la sons-region car il a etc jusqu'ici considere comme produit secondaire, I'activite principale de la SPAFE etant l'extraction du petrole, OJarbon A part quelques traces de lignite au Gabon et au Cameroun, Ies seules ressources en charbon dont Ia SOllSregion dispose se trouventen Republlque democratique du Congo, dans I. region du Katanga. Dans Ie bassin de Luena, ii s'agit d'un charbon it kcaljkg, qui pourrait ~tre cokefie et dontles reserves sont evalueesit 100 millions de tonnes, Dansle bassin de Lukaga, Iepouvoir calorifique esi de koal/kg. Les reserves prouvees sont de 30 millions de tonnes et Ies reserves probablea de 750 millions. La production a ete la suivante (en milliers de tonnes): Autres formes d'energie On mernionnera sous cette rubrique que des schistes bitwneux existent pres de la cote ou Gabon (les quantites ne sont pas deterrninees de tacon precise, ni leur contenu en petrole) et en Republique democratique du Congo it Ponthierville et " Mavuma. Des possibilites d'energte geothermique existent au Katanga ainsi qu'au Cameroun. Quant it I'uranium, il en cxiste quelques traces au Cameroun. Les mines de la Republique democratique du Congo ont deja ete largement exploitees, A Mouana, au Gabon, it existe des reserves prouvees jusqu'a 140 m., equivalent a5.000 tonnes d'uranium metal. La production actuelle a une profondeur de 80 m. est d'environ tonnes de mineraiparan, equivalent a400 tonnes d'uranium metal. Situation d'ensemble et projets communs Lee chiffres suivants recapitulent Ia situation de I'energie dans les pays de 1a sons-region. TABLEAU 34 Resscurces euergetiques de la sons-region Energie hydro-electrique Cameroun Congo (Rep. du) Congo (Rep. demo du) Gabon Rep. centrafricaine Tchad Source: Voir texte. Potentiel Productibilite Pourcentage Charbon Gaz Petrole it Q 95 9 it un potentiel (MW) (10 kwh) arnenage (l06lonnes) (106 mi) (l06lonnes) ,3 traces , , ,65 130prouvees probables (kivu) traces , J3 possible TABLEAU 3S Puissances electrlques insta11.es (en MW) Cameroun Congo (Republique du) Congo (Rep. demo du) Gabon RCA Tchad Diesel 10, ,2 3 IJ Hydro 160, De l'examen de la situation par pays auquel on a precede dans Ia partie preeedente, il resulte que I'ensemble de la sous-region dispose d'un potentiel hydro-electrique considerable et reparti dans tous les pays. Quelles que soient 7 l"augmentation de la demande et l'tmplantatlon d'industries nouvelles alimentantie marche local, i1est done theoriquement possible d'y faire face. Il n'existe d'lnterconnexionentre les regionsd'un meme pays. que dans des cas particuliers et il est vraisemblable que Iongtemps encore ces regions seront alirnentees par des sources locales. diesels ou micro-centralea hydrauliques d'abord, puis amenagement hydro-electrique plus puissant lorsquela consommation se sera suffisamment developpee A fortiori ii n'y a de perspectivesimmediates de liaison electrique ittravers les frontieres de deux au plusieurs pays sauf',comrne on l'a vu, entre Ie Tchad et Ie Cameroun par suite de I'amenagement des chutes Gauthiot. L'exportation vers d'autres pays que ceux de la sousregion est un reve irrealisable. Bien que des ouvrages aient ete consacres it l'etude de cette possibilite, il sufira de rappeler que le transport de l'energie electrique ne pent -70-
84 TABLEAU 36 Production et consommation d'fhectricite (en millions de kwh) Cameroun (1963) Congo (Rep. du) (1963) Congo (Rep. demo du) (1962) Gabon (1962) Rep. centrafricaine (1964) Tchad (1964) Production Consonunation Hydro Diesel Industries Sees. publics Total (exportation 470) 30 1, , s'etfectuer que sur une distance de km SOllS La tension actuelle de 380 kv et qu'il s'accompagne de I pour 100 de pertes par 1()() Jan. Le transport SOllS forme de courant continu permettrait de parcourir des distances plus grandes de l'ordre de km, rnais pour etre rentable il devrait porter sur de grandes quantites. Or it n'existe pas de marche suffisant en Afrique pour Ie justifier, ni mcme en Europe, etant donne les decouvertes recentes de gaz naturel et la competitivite des groupes nuclealres de 500MW. C'est La raison pour laquelle I'on avait songe en fait a transporter cette energie eleccrique SOllS une forme camouflee en l'utilisant sur place et en exportant les produits finis tels que I'alumtnium. La conception de projets comme ceux d'inga et du Kouilou precede. du moins a I'origine, de ce principe, Or la creation de tela complexes entralne des investissements considerables et si les besoins en aluminium continuent a augmenter, la production se deplace actuellement en Australie ou meme pres des ressources de gaz naturel. La production d'energie nucleaire a des coats pouvant concurrencer ceux des grands projets hydroelectriques sera possible avant Iongtemps. La production d'aluminlum a grande echelle en Afrique doit done faire I'objet d'etudes approfondies et etre envisagee a long terme. I.e probleme qui se pose a l'heure actuelle est que produire de l'aluminium revient a exporter de l'energie electrique SOllS une Iorme camouflee; et il en va de meme en ce qui concerne les ferro-alliages. C'est pour cette raison que Je Gouvemement de la Republique democratique du Congo a reconsidere son attitude originale it l'egard de l'exploitation de l'energie d'inga et a decide que la premiere phase jusqu'a 300 MW serait rcservee (outre l'alimentation de la region de Leopoldville dent Ies besoins en energie ne cessent de croitre) it la creation d'industries cle destinees essentieuement it desservir Ies marches interieurs et a favoriser Ie developpernent economique du pays. En consequence, la production d'aluminiurn ne sera pas envisagee avant longtemps. D'autre part, etant donne I'augmentation rapide de Ia demande mondiale d'aluminium, il serait raisonnable que l'afrique, Iorsqu'elle dispose de sources d'energie bon marche, contribue al'approvisionnement. C'est ce principe qui est a l'origine du projet d'exploitation du Kouilou base sur La construction d'un grand barrage dans la gorge de Sounda. JJ en va de meme en ce qui concerne la production envisagee de ferro-alliages, dont la demande mondiale est egalement en augmentation. Cependant, il ne serait indique que pour un petit nombre de pays africains de chercher a produire en meme temps, sur nne echelle impcrtante, de l'a1uminium et des ferro-alliages pour les marches mondiaux. Aussi des accords internationaux seraient-ils necessaires, au moins a I'echelon panafricain, Le Cameroun, Ie Ghana et la RAU (en grande partie pour satisfaire les besoins nationaux) produisent deja de I'aluminium au envisagent de Ie faire et il n'est pas question de leur demander d'interrompre les operations en COUfs. En ce qui concerne Iereste de I'Afrique et etant donne-c-comme on l'a deja indique-s-que \a Republique dernocratique du Congo a renonce a la production d'aluminium et de ferroalliages, il est evident que la Republique du Congo, grace au barrage de Sounda, se trouve dans la situation la plus favorable. La figure I traduit nne comparaison des prix respectifs de l'energie produiteainga et au Kouilou. Cependant, etant donne que les deux Repsbliques du Congo prevoient differents types de developpement, dont chacun presente des avantages evidents, et que, maigre 1a tentation de choisir en theorie l'un au I'autrese, ces deux sites exceptionnels sont appeles a etre tot ou tard exploitesas ij semble souhaitable d'encourager la realisation des deux projets: Inga jusqu'a 300 MW et Sounda, necessairement, a pleine capacite, 84 Au sujet des possibilites d'un developpement combine Inga Pointe Noire, voir Jacques Gouverneur, Theone et poluiques des poles de croissance, leur application a un ensemble international en Afrique centrale: lnga Pointe Noire, Universite catholique de Louvain, ~ Des travaux considerables, au stade de l'execution, ont ete executes a Sounda et quelque 12 millions de dollars des Etats-Unis ont deja ete depenses (voir Travaux et instaltalions preltminaires de T'amenagement hydro-electrique Ju Koui/ou, Republique du Congo, man 1965). - 71
85 Bien qu'h n'existe pas de projets communs, en dehors de l'amenagement des chutes de Gauthiot, il convient d'insister sur I'importance considerable que presente l'exploitation aussi rapide que possible des enormcs ressources energetiques potentieljes du Tchad et de 1a Republique centrafricaine dont te developpement, sons quelque forme que ce soit, est actuellement entrave par Ie coot tres eleve des carburants d'importation. En ce qui concerne le raffinage du petrole, la Conference des chefs d'etat du II fevrier 1964 a decide que la raffinerie de petrole desservant Ie rnarche des cinq E1315 de rude-cameroun, serait construite sur la Pointe Clairette pres de Port-Gentil. EUe sera mise en service en 1966 et sa capacite sera de to nnes, Elle utilisera du brut du Gabon et partiellement du brut saharien pour faire face a 1a consommation relativement importante d'essence pour avions. La production se limitera aux sept produits suivants: En milliers de tonnes Gaz de petrole liquefie (Butane) 3 Essence automobile 117 Petrole Iampant et carbureacteur 81 Gaz oil 173 Fuel oil "1500" marche interieur 60 Fuel oil "3.500" soutes de navires 70 Resides lourds Ii exporter 180 La capacite de la raffinerie ne sera pas augmentee dans le futuro Par contre, une deuxieme installation est prevuedans un des territoires de l'udeac mais son emplacement n'a pas encore ete decide. La Republique democratique du Congo construit actuellement a Moanda une raffinerie de tonnes, qui doit entrer en production au debut de est probable qu'elle disposera au depart d'une capacite excedentatre et de nornbreux arguments militent en faveur de la planification Ii long terme du progranune d'irnplantation de raffineries de I'ensemble de la sous-region de I'Afrique du centre. -72-
86 -I I PRIX DE RE VIENT OU ~..h (cenl de,) I FIGURE I 0,40 -\'... \ KOUILOU (alimenlal,an Po,nte Noire) ~/ -l' + ++ COUT DE [ENERGIE PRODUITE A INGA 10,30 0\- o + o -\' 00 0\- 00 0\- o + o INGA 0 + o 0 3r I Centrale 0 ~ o <, <,..:-\ I 00 0 o o ~ lnga (a~liientqtioft Poi"te Noi,,) 0,20 II r INGA Developpement 8ARRAGE Von Deuren FL UVE CONGO INGA-Oeveloppemenl Cornplet OJO 1 ~0 4 - ~---,-~~ MW, 30 PUISSANCE (NSTAllEE
87 Pour determiner re coot de I'energle a Boma pour mullipller Ie cout oblenu au graphique ci-dessous PUISS INSTALLEE en MW ,.c ~ c ~ ~... ~ M - ~ ~. ~-.s _ u~ e ~ 0 'D _ 0 <~ al o u..o 20 IS C/kwh COUT DE L'ENERGIE A SOMA POUR UNE PUISSANCE INSTALLEE DE 300 MW les Qutres.topes d'omenag@ment comme suit: MULTIPLICATEUR 1,42 1,16 0,925 0,77 0,74 0,685 0,66 d'inoo FIGURE = --- U ~ 8160". - ~~:g9; 11.: 10"'." ~ :: "" A,:B COf. ;,) ,8"'" I mills/!kwh s ' t u : Utilisation annuel/,, de l'en,r9ie =8760h A:; Cl1afQu annuelles 9-10% a AUQmentation des investissemen1s pm rapport au devls '0% 20% 21% 50% 40% o
88 <:(..j ~ l<j l<j " Q l't) Q ~ < <: l>( u... 0 Q:: i: a: ~ ::> It " t!l U ::> w G:: <: D ::> e... Q <:... Q: ci I- l<j <: o Q ~ I- -.J ~ g l<j 0 Q l<j ~ 0 :e ct: ~ ~ Q l<j <: -.J l<j a ~ -.J l<j l<j Q... et l>( u.. ct: <:( Q (J on D..~ "'Q '00. 0" I... I... :z: z t- <, I D -e *., I z ii:... " 0 \D.. I I I I.. U c 0 n., 0 o on on '"..., D on.. 0 c
89 Chapitre 6 AGRICULTURE Specialisation au sein de Ia soos-region On n'a pas cherche dans ce chapitre a analyser en detail 1a situation de I'agriculture, les structures, le fonctionnement, les problemes et les plans des six pays. On s'est seulement auache a I'etude de la nature et des conditions d'un developpement coordonne de l'agriculture, et de son role dans Ie developpement de la sous-region, Un developpement coordonne necessite des echanges accrus entre les pays de la sons-region et l'elaboration de politiques d'investissement non concurrentielles en vue d'une expansion de la production agricole destinee aux marches interieurs et al'exportation. Quand certains avantages Ies justifient, l'agriculture pent prgter it des echanges econorniques et a une specialisation des activites. Dans Ia sons-region, ces avantages varient selon les produits agricoles. Malheureusement, ceux qui seraient en meilleure position font en general I'objet d'une demande restreinte a l'interieur de la sousregion. 11 y a des exceptions notables, comme Ie poisson et 1a viande, qui seront etudiees plus loin. Meme lorsqu'il existe des avantages particuliers, ceux-ci ne sont pas suffisanunent marquants pour cornpenser les frais de transportcleves. Ce qui precedes'applique essentiellement aux produits concurrentiels, c'est-a-dire aux cultures d'exportation et aux denrees alimentaires de premiere necessite communes a. plusieurs pays. Mais meme pour les produits complementaires (par exemple, les produits animaux du Tchad), le cout des transports limite enormernent, au niveau actuel de la productivite, la possibilite d'expedier la production vers les zones de consonnnation situees sur la cote et dans le sud. Les repereussjons des habitudes alimentaires Cependant, la principale raison qui s'oppose a la specialisation est tout simplement tc bas niveau de la produetivite dans l'agriculture. Si celle-ci etait plus elevee, il extsterait des possibilites d'echange, merne en I'absence de nets avantages initlaux, it. condition que Ies frais de transport soient suffisamment bas. C'est un fait reconnu que certaines zones peuvent se specialiser dans certaines cultures meme sans que des conditions naturelles les y incitent partieulierement au depart. Les avantages relatifs peuvent se degager en vertu meme de la specialisation. On peut approximativement distinguer comme suit les habitudes alimentaires essentielles des populations de la sousregion. De 1a cote vers l'interieur, les denrees de premiere necessite passent progressivement des racines et tubercules farineux (manioc, igname, taros) au mais, au sorgho et au millet des regions de savane du nord et de I'est, Dans les zones d'urbanisation-c-et ce phenomene est attribuable en partie a I'eloignement de la cote-c-le pain de froment et Ie riz sont preferes. La viande est en general rare et chere dans les zones de foret proches de la cote en raison des ditflcultes que pose I'clevage des troupeaux dans les conditions propresaia foret tropicale oil pullule la mouche tse-tse. Le poisson, seche ou fume, devient de plus en plus couteux au fur et a. mesere qu'od s'elclgne des ceees au des regions productrices (lac Tchad, Chari et Logone au Tchad et lacs de la Republique democratique du Congo). Il serait illusoire de crclre que lea preferences dietetiquea des populations d'une zone doone. pourraient etre artificiellement transformees en fonction, par exemple, de conditions favorahles ala production de denrees feculentes essentielles qui seraient rares et couteuses dans d'autres zones. C'est ainsi que les cereales (millet et sorgho) qui constituent 1a base de I'alimentation des populations du Tchad et du Cameroun du nord sont beaucoup plus riches en proteines que les raeines et tubercules farineux des zones cotieres. Cependant, il ne serait pas raisonnable de prevoir au de conseiller nne production specialisee dans ces zonesen VUe de fournir aux regions cotieres des denrees riches en calories. 11 ne serait pas davantage indique que Ie manioc ou d'autres produits de la cete fassent I'objet d'une production cxcedcntaire en vue de la vente aux regions de l'interteur. En premier lieu, les preferences des consommateurs rendraient pratiquement impossible ce commerce, mente en cas de disetterss, Deuxiemement, le transport de ces produits est trop cooteux pour qu'on puisse encourager nne specialisation de cet ordre. Troisiemement, meme si les coats de transport etaient sensiblement reduita, la difference de prix par calorie serait vraisemblablement trap foible pour justifier les echanges de produits, Le riz et Ie mais pourraient faire exception. On y reviendra plus tard. Une autre exception, probablernent racheuse~ est la preference qui se dessine de plus en plus dans les centres urbains en faveur du pain de froment. La production de ble est pratiquement imposible en Afrique tropicale. II existe au nord du Cameroun, a proximite du lac Tchad et notamment sur les rives nord appartenant ala Republique du Tchad, des possibilites de production d'un ble typique de la region (Ie Tchad en produit tonnes environ, u Toutefois, on commence acultiver Iemanioc, aux depens des cereales, dans je nord de larepubiique centrafricaine et dans lesparties voisines du Tchad. 73
90 soit environ la moitie de sa consommation actuelle, mais cette culture n'en est encore qu'au stade experimental). On fie saurait cornpter que la production de cette zone pourrait sufflre asatisfaire la demande croissante de farine de fromcnt du resre de Ia sons-region. Le pain de froment est devenu un aliment de prestige dans Ies secteurs modernes de ces societes. Les gouvernements auront bient6t a faire face un choix suivant: a) Consacrer a l'importation de blc une part toujours plus. importante des devises etrangeres necessaires a l'acnat de biens d'equipement; b) Reduire artificiellement fa demande croissante de pain de froment en imposant des restrictions severes; c) Produire une farine de rernplacement de qualite it peu pres egale it celle de la farine de ble mais dans laquelle la proportion de ble serait reduite; d) Avoir recours aux excedents de bie americain fournis a des conditions favorables, en vertu d'accords de caractere non commercial. Pour favoriser le developpement, it faudrait combiner les solutions b) et c). On pourrait parallelement encourager systematiquement la production du riz, qui est aussi considere comme un aliment de prestige. Ce aeruit la Ia meilleure rnaniere de satisfaire la demande croissante de denrees alimentaires de base de mei1leure qualite; si la production nationale n'y suffisait pas, Ie complement pourrait etre obtenu dans la sons-region ou en Afrique de l'ouest et it Madagascar. II est egalernent possible d'importer une eertaine quantite de ble ou de farine de blc de pays africains exterieurs it la sons-region. II est probable que I' Afrique du nord derrteurera deficitaire pendant Iongtemps et les frais de transport aifectant Ie ble d'ethiopie et du Kenya seront sans doute trop elevee. 11 serait toutefois possible d'exporter du ble du Soudan. ExigUlte des marches L'agriculture de subsistanee caracteristique de la sousregion est egalement un grave obstacle a I'Integratlon agricole. M~me lorsque les produits agriccles font l'objet d'echanges, ceux-ci ont un caractere strictement local. Les marches urbains ne representent actuellement qu'une trop petite part de la demande de produits alimentaires, ce qui decourage les producteurs de se specialiser pour Ie marche au moyen de methodes plus productives. C'est essentielle ment en vue de la production pour l'exportation qu'it existe une production pour Ie marche, avec toutefois certaines exceptions, notamment de la region de Leopold.. ville, du Katanga et de la region de Brazzaville. Signalons cependant que rexpansion spectaculaire de Uopoldville depuis 1960 a provoque une production considerable de deurees alimentaires aw< alentours87. II semble bien que lorsque la demande urbaine croit tees rapidement it proximitt! d"une zone qui ne presente pas d"obstacles physiques al'augmentation de la production, rinfluenee du.., Manuscrit inmit de E. Ndongala. Institut de recherches h;;onoilliques et sodaie'.!, Lavanium, Republiquedemocratique du Congo, marche peut suffire aprovoquer un accroissement sensible de l'offre. M. Ndongala signale egalement I'affaiblissement de l'autorite traditionnelle dans Ie cas de l'orientation vers la production de marcbess. La question de I'expansion du marche des produits industriels est d'une importance primordiale dans le cadre de l'industrialisation de la sons-region. Mais, pour que la production industriel1e atteigne et conserve un certain degre de rentabilite, il faudrait entre autres que l'industrialisation soit precedee, ou tout au moins accompagnee, d'une augmentation des. revenue de la population agricole. Or, l'augmentation des revenus des agriculteurs depend du marche des produita agricoles, que ce soit Ies marches locaux des centres urbains ou industriels en expansion, ou les marches d'exportation. En ce qui concerne 1esproduits agricoles de base, l'indnstrialisation et I'urbanisation n'ont pas, jusqu'ici, exerce une influence tres marquante sur tes productions destinees au marche, Sauf au Katanga et It Leopoldville, oil eue a atteint des proportions considerables, l'urbanisation est en general trop Iirnitee pour entrainer nne production importante, Les demandes supple. mentaires de denrees de base ont generalernent ete satisfaues par les zones proches des villes. Dans Ie cas du Katanga, la production de mais, qui etait bien organisee au Kasal, a ete interrompue, et le Katanga a eterecemment approvisiounc en grande partie par du mais d'afrique du Sud. D'autre part, ii n'y a guerc de possibilil.6 de voir les revenus s'accrottre grace a la production des produits tropicaux traditionnellement destines a l'exportation. La demande de ces produits manque par trap d'elasticite par rapport aux niveaux des prix et des revenus. La production en plantation est un palliatif peu satisfaisant car la concurrence des plantations ne peut pratiquernent s'exercer qu'a condition que les salalres scient maintenus a un faible niveau. Pour echapper it cet etat de fait, il faudrait que la prcducuvite agricole par personne augmente considerablement, ce qui suppose nne modernisation poussee des methodes de culture et une generalisation de lao culture continue. Ce resultat est difficile It obtenir pour plusieurs raisons, dont fa moindre n'est pas qu'on vienc seulernent, dans les dernieres decennies, d'entreprendre des recherches sur les possibilites d'abolir Ie systeme de la jachere de longue duree, la question etant loin d'etre totalentent resolue. Mais meme lorsqu'il est possible de moderniser )es methodes. les gouvemements ont a faire face a une lourde charge sous forme de personnel qualifie de tous niveaux. La tache la plus importante revient sans daute aux services de l'agrieulture qui sont charges de l'elaboration et de l'execution des plans de modernisation. Neeessite de recherches plus [loussoes n ressort de ce qui precede que l'accroissement de la productivite agricole dans la sous-region grace ala speeiali. sation geographique de la production et au developpernent des echanges de produils agricoles, est lie au progres de la 88 Contrairement ace qui s'est passeauopoldville. fa demande croissante de Jaregion de Bangui(Republique centrafricaine) n'a pas susc1te d'au:roissement notable de la production. -74-
91 science et de la technique agronomiques au sens le plus fondamental. C'est hi une perspective a long terme mais il existe actuellement des possibilites de specialisation dont on pourrait tirer des avantages immediats, rnalgre Ie caractere largernent concurrentiel de l'agriculture des divers pays de la sons-region, malgre Ie lent progres d'une economic monetaire solidement articulee dans la plupart des secteurs de la production agricole et malgre Ie collt eleve des transports qui entrave Ie developpement des echanges de produits agricoles. La production de ble, de riz, de viande, de poisson, de coton, de fibres et de sucre, notamment, pourrait faire l'objet d'une specialisation plus poussee et d'echanges plus actifs si les pays interesses orientaient leurs politiques dans ce sens, 11 faudrait a eet egard que ces pays renoncent a chercher a tout prix a satisfaire leurs propres besoins en viande, en poisson et en riz, pour laisser aux zones de la sons-region qui s'y preterit Ie mieux, la possibilite de developper plus intensi vement la production de ces denrees, Une coordination des politiques nationales serait evidernment indispensable a cet effet. L'accord ne pourrait se faire que sur la base d'analyses des collts de production detaillees pour chaque produit. Ces etudes pourraient etre entreprises des maintenant dans Ie cadre d'un projet cornmun aux pays de I'UDEAC. Ce serait Ia une application directe des objectifs declares du Traite de I'UDEAC visant a l'harmonisation des investissements. Les etudes devraient porter en premier lieu sur Ie riz, Ie ble, la viande, le poisson et Ies fibres fines. Un autre facteur qui entrave la specialisation est le role limite que jouent les economies d'echelle en agriculture, comparativement ala plupart des industries de base. Dans l'etat actuel des connaissances en agriculture tropicale, les avantages d'une production A tres grande 6chelle ne sont pas prouves, sauf en ce qui concerne quelques produits de plantation dont la culture est tres specialisee, Des experiences trap hatives dans la productionagrande echelle de cultures de base, notamment les arachides, se sont soldees par un echec total. Conditions favorables a un developpement rapide de I'agriculture Les echanges agricoles entre pays de la sous-region ne sont pas une fin en soi (non plus que les echanges intraafricains en general). Dans Ie cadre de I'industrialisation d'une sous-region, la coordination sous-regionale est necessaire, surtout a cause des possibilites d'elargissement des marches qu'elle represente, L'elargissement des marches est esscntiel pour la phrpart des industries; ill'est moms pour les produits agricoles. La production agricole est en general orientee soit vers des marches locaux tres reduits soit vera Ie marche mondial. Les arguments ci-apres sont les hypotheses utilisees dans ce chapitre. La coordination sous-regionale dans Ie domaine de l'agriculture est importante pour un ensemble complexe de raisons qui sont lites entre eues et se recouvrent dans une certaine rnesure: a) Une industrialisation rapide est pratiquement indispensable pour stimuler suffisamment Ia demande de denrees alimentaires et de matieres premieres. Cette stimulation est necessaire jusqu';\ un certain III point pour encourager la modernisation de la production agricole et pour fournir le stimulant materiel qu'on ne peut guere attend.re d'une autre source. Ce stimulant-demande croissante d'aliments-peut ne pas etre suffisant pour favoriser la modernisation de l'agricujture; it n'en est pas moins indispensable. La modernisation de la production agricole est it son tour indispensable pour augmenter la productivite et pour creer les conditions favorables a 1a specialisation et au developpement des echanges de produits agricoles. b) En outre, si l'industrialisation rapide est indispensable pour accroitre la demande de produits agriccles, l'expansion industrielle risque de se trouver limitee (c'est-a-dire difficile a maintenir une fois amoreee) a moins que l'agriculture se modernise effectivement et soit en mesure de fournir lee denrees alimentaires, les matieres premieres, la main-d'oeuvre et le marche necessaires aux nouvelles industries. c) La coordination sous-regionale, tendant a une integration totale, est sans aucun doute necessaire a l'industrialisation; il s'ensuit que I'expansion de I'Industrie provoquera a I'echelon sous-regional l'accroissement de la production agricole et l'elargissement des marches, dont eile sera en meme temps tributaire. Bt dans le processus de modernisation de l'agriculture, l'elargissement des marches devient de plus en plus important pour elle-meme aussi bien que pour l'industrie. d) Le marche de nombreaux produits tropicaux d'exportation traditionnels etant limitess, ii y aurait interet a orienter l'agriculture vera la fourniture de nouveaux marches. Etant donne que Ia plupart des industries exigent au mains des marches sous-regionaux, Ie commerce sousregional doit necessairement comprendre les echanges de produits agricoles, en raison des accords de paiement. Les accords de paiement au sein d'un marche commun, des qu'ils cessent de ne s'appliquer qu'a un tres petit nombre de produits, necessitent un equillbre au moins approximatif de Ia balance cornmerciale. Cet equilibre est plus facilement realise a partir d'un plus large eventail de produits. e) La difficulte d'aecroltre sensiblement les gains en devises etrangeres (ou meme de lesmaintenir aun niveau constant) grace aux exportations de produits tropicaux, entralne1anecessite de recourir au remplacementdes importationspourles produits agricolesegalement. En effet lesproduits d'exportation traditionnels n'offrent que peu au pas de possibilites appreciables d'augmentation de Ia production. Le march" des produits de remplacement sera evidemment plus large s'il s'inscrit dans Ie marche sous-regional, "Limite", c'est-a-dire en ce qui concerne les perspectives d'augmenter,"onsiderablement Ies recettes en devises etrangeres en developpant les exportations. -7~ -
92 En dcpit de ee qui precede, it faut eeccnnanre que la coordination agricole It l'echelon sons-regional presente des diflicultes fondarnenlales dans le cas de l'afrique centrale, du fait du faible niveau actuel de Ia prcductivlte dans l'agriculture, de I'insufflsance des moyens de transport et du degre lacheusement reduit de complernemarite qu'offre la structure de la production et de la consommation agricoles. Pour assurer Ie succes de La coordination agricole, il est indispensable d'exercer des efforts coneertes et serieux en vue d'accelerer l'industrialisarion. De nouvelles possjbihtes s'ouvnrom alors au d~vcloppement d'une specialisation agricole et a I'accroissernent des echanges, qui sont actuellement wuffisanls. Malgre cea obstacles ala coordination, il est indispensable de s'attaquer au problerne et il existe au rnoins quelques possibilites d'action dans les domaines suivanta: a) Specialisation de la production et ~changes portant au moins sur un petit nombre de produits; b) Coordination eventueue des politiques nationajes relatives A I'expansion des. exportations traditionnelles et aux importations de produits agriccles dans les pays de la sons-region: c) Cooperation dans Ie domaine de la recherche et de la formation en vue de la reduction des cents et des obstacles lies cette specialisatlon et cette coordination. 1I ressort de tout ce qui precede non seujement que I'industrtalisation et La modernisation de l'agriculture sont interdependantes, maia que I'industrialiaarion et Ie progres agncole, d'une part, et l'integration It I't!cbelon sousregional, d'autre part, sent egalernent interdependants dans une certaine mesure. Conditions techniques et ecooomiques d'un dwlgement En depit de la divemite geographique, les systemes tcadwonnels de culture itinerante assurent une certaine unite It la plus grande partie de l'agrieulture de la sousregion. Que ce soit en zone de forti ou en savane, 1a methode de base consistc it d6brousscr chaque annee de petites paccelles (rarement plus d'un hectare), faire deux ou trois it cinq rceoltes dans un tres petit nombre d'annees (deux a quatre), glneralement en rotation, deux ou plusieurs produits associes ~tant. dans Ia plupart des cas, simultanement eultiv~s dans La meme parcelle. Apres une p<!riode de culture tres courte, ne depassant pratiquement jamais trois ou quatre ans, le rendcment diminue sensiblernent et Ja terre est laiute en jachere pour des peri odes auant jusqu'. ]5 ou 20 ans et meme plus, saw; que la duree semble en ~tre fixee rtguli~rement. Dans certaines regions, en partieulier I.. regions d'a1titude, )a forte densite de peuplement ne pennet pas un usage aussi e.tensif de la terre et la periode de jachere est necessairement plus coune. II est rare dans )a sous-region, et meme dans Ie reste de l'afrique tropicale, que les wehniqucs agricoles aienl "te amelioro!es au point que la fertilite (meme au faible niveau de production qui caracterise ce systeme) soil maintenue sans ['application d'un rapport jacmre{culture d'au moins trois a un. Ce rapport devrait meme tres sou vent ~tre de cinq ou six aun. La densite de la population dans certaines de ces zones a impose certaines ameliorations du systerne d'utijisation des terres, notamment chez Ies Bamilekes, l'usage d'engrais (dont I'achat est subventionne 50 pour 100). Mais en general, Ia reduction de la periode de jachere ne fait que hater l'epuiserrent du sol. Heureusement, i1 n'y a guere d'exernples de deterloration avancee dans la sousregion, la denslte de peuplernent n'ayant pas augmente dans. des proportions suffisantes. A Doter toutefois le SUTpeuplement des haute, regions du Kivu. Tous les ans, Ie systeme de jachere exige le debroussage de nouvelles eerres, Certe operation neeessite une maind'oeuvre importante. meme en savane, mais surtout en foret, Lorsque la dernande de produits agricoles augrnentera suffisarnment, il est possible que les besoins accrus de main-d'oeuvre provoquent la mecanlsation du debroussage, mats jusqu'ici cette solution ne s'est guere revelee rentable. Caracteristiques konomiques des pratlques traditiolldelles n convient de presenter quelques observations sur tes caracteristiques econorniques du systeme de culture itinerante. (La oil il y a culture itinerante, Ies villages ou rneme les familles ne se deplacent pas necessairement, ou en tout cas ne s'eloignent pas sensiblement au cours d'une generation ou parfois plus. Plus generalement, les parcelles cultivees sont choisies al'interieurd'une zone uthisee par le groupe local.) Le systeme ne don pas etre stmplement considere comme "primitif"; autrefois, et encore maintenant dans une certaine mesure, it assurait une rtpartition rationnelle des ressources. La terre etant abondante par rapport a Ia main-d'oeuvre et l'equipement rudimentaire, H n'y avait guere de raisons d'economiser la terre et d'en intensifier l'utilisation. A trcs peu d'exceptions presso, La conservation de la fertilite exige Que les ~lements nutritifs retires a la terre par la culture lui soient restitues d'une fac;on ou d'une autre ct, marne a raison d'un faible rendement par he<:tare, on ne peut pas continuer indefinimenl les memes cultures sur la rneme parcelle. La longue ja<:he:re est un moyen de pennettre au sol de se reconstitucr natureuement. Du moment que la terre e~;ste en suffisanoc (et a condition qu'eue soit debrousste), les procedes compliqu& necessaires au remplacement des el~ments nutritifs des. ptantes~ cxigeant des rotations de cultures ttudiees, l'emploi d"engrais chimiques. d'engrais verts ou autres engrais organiques entrainent trop de depenses en main d'oeuvre et en capital pour etre justifies a moins que les reeohes soient de grande valeur. En fait, it faut reconnaitre qu'on n'a pas. reussi a mettre au point~ dans Ie cadre des conditions propres l'agrieulture africaine, des. mtthodes economiques-par Qpposition a techniques-susceptibles de remplacer les systemes de culture itinerante caract~ristiques de rafrique tropicale. L'itat de La demandc de produits agricoles entraine des prix qui ne pourraient pas absorber Ie cout des moyens to La culture du [iz en rizieres inondees fait en partie exetption ila rtgle, mais elle ne se pratique guere que dans les zones' forte densite de peuplerneot; de grandes quantiles d'engrais organiqu~ ~nt souvent n~ces!aires. ce qui exige d'importantes re550urccs de maind'ocuvre
93 techniques modemes susceptibles d'etre substitues au systeme de jachere de longue duree. Pendant des siec'es, tant que la densite de peuplement etait faible et que les communautes agricoles n'avaient guere d'autres besoms que de se nourrir, Ie systeme de la culture itinerante a e16 plus ou moins satisfaisant, assurant un equihbre approximatif. Mais avec l'augmentation de Ia population, Ie desir d'un niveau de vie plus eleve et meme un debut d'industrialisation, la culture itinerante constitue desorrnais une base insuffisante pour l'agriculture, car elle ne fournit qu'un faible rendement par hectare et par agriculteur, Les conditions techniques necessaires a une utilisation a peu pres continue de 1a terre sont, dans l'ensemble, maintenant remplies, mais il ne faut pas oublier qu'il y a encore beaucoup de progres et meme de decouvertes Afaire da118 cedomaine. La recherche agricole appliquee aux.systemes de culture africains ne remonte pas a plus d'une generation. Par centre, les conditions economiques propre:s Ii inciter les agriculteurs a intensifier lu culture n'ont pas encore ele realisees, pour de nornbreeses raisons: absence d'orientation du marche de la part du producteur (on attache peut-etre trop d'importance it ce point dans la plupart des ouvrages traitant de la question); manque de connaissances techniques relatives aux nouvelles pratiques de la part du produeteur; et, sans doute la plus importante, position economique vulnerable des cultivateurs, Mise it. part la question des possibilites de credit, les investissements consacres a la modernisation de l'agriculture presentent des risques considerables, Le rnarche des produits alimentaires s'est dans I'ensemble developpe lentement et irregulierement. Sur ce dernier point, Ia situation serait certes beaucoup plus facheuse si tous les investissements industriels et autres prevus par les pays neufs etaient realises a bref delai. La demande accrue de produits alimentaires de base devrait alors etre satisfaite par des cultivateurs ayant conserve les systemes traditionnels de culture, qui ne permettent pas facilement une augmentation rapide de la production. n y a peu de cas ou un effort supplernentaire suffirait, it. lui seul, aaugmenter sensiblement la production commercialisee. A moins d'une transformation radicale des pratiques, i1 sera difficile d'obtenir un accroissement notable du rendement et de la production. Dans la longue periode, il sera essentiel d'accorder une attention particu Here aux caracteristiquea des sols tropicaux. Le regime des eaux, la temperature et la nature du sol rendent difficile la conservation de la fertiliu\. On a signale les probl~mes que posent Ie maintien de la structure du sol et des reserves d'elements nutritifs des plantes, ainsi que la lutte anti-tro~ sive. Il existe naturellement des moyens de resoudre ces problemes. Mais les solutions sont coo.teuses en ressources diverses et jusqu'a ce jour, Ia plupart des methodes tech~ niques ne se sont pas reveltes rentables. Pour que la modernisation soit rentable, i1 faut done au bien que les nouvelles depenses ptoductives soient reduites ou que la valeur de la production augmente, ou Ie' deux a la foi,. A defaut, Ie cultivateur n'aura pas interst a adopter des methodes nettement plus couteuses, en admettant qu'it dispose des credits necessaires. On repete facilernent que l'agriculture doit avancer au merne rythme que l'industrie, mais jusqu'a present l'industrialisation a ete trop limitee pour pouvoir provoquer une transformation acceteree des techniques agrlcoles. Outre les. conditions economlques ct techniques, it faut considerer, dans le contexte historique actuel, les conditions politiquea et administratives propres it. un changement dont l'importance est essentielle. Merne si nne modification des prix favorisait les innovations et rneme si Ies problernes techniques etaient resolus, la structure actuelle de I'administrarion publique, a tous les niveaux, est si defectueuse, faute de personnel qualifie, qu'ii ne seraitpas possible de mettre ces avantagesaprofit. L'apport de nouveaux facteurs de production ex.ige souvent ta creation d'organismes speciaux: cooperatives, services publics distributeurs, comites de planification, etc. II est tres difficile de former les cadres necessatres a ces organismes. 11 est encore plus difficile de les etablir rapidement car ce sont des institutions importantes qu'on ne peut s'attendre a voir naltre du jour au lendemain. En outre, des innovations o'envergure peuvent souvent entrainer la neceseite de regrouper ou de redistribuer les terres, Des phenomenes de eet ordre creent en general des perturbations, meme dans les circonstanccs les plus favorables. Qui plus est, ils exigent l'accord des cultivateurs. Une direction politique ferme est indispensable acet egard, Cependant 80 pour 100 de la population vivent de I'agriculture et meme dans l'hypothese d'un taux d'industrialisation tres rapide, Il s'ecoulera beaucoup de temps avant que la moitic de la population se degage du seeteur agricole. Si l'economie rurale doit constituer un marche pour I'industrie, B faudra creer et animer de nouvelles formes d'organisations rurales (naysannats, organisations villageoises, etc.). Ce qui precede peut se resumer corome suit: A priori,les conditions ne sont pas tres favorables dans la sons-region it l'integration econornique dans Ie domaine de I'agriculture. Cette integration est cependant necessaire pour le progres de l'industrialisation. Le progres technique est indispensable bien que les conditions d'application scient difficiles. D'une maniere generale, La situation economique n'a pas faeilite Ie progres technique. Les conditions politiques et sociales ne se preterit pas encore aune adoption rapide de nouvelle$ techniques. 11 est clair que la cooperation economique et la coordination des investissements a l'khelon sous-regional pourraient considerablement favoriscr I'industrlalisation. A moins d'un developpement marque et soutenu des secteurs non agricoles. I'agriculture ne recevra pas nne impulsion suffisnnte. Le developpement des secteurs non agricoles et du secleur industriel doit etre sensible; it encouragera alors, en m~me temps qu'it exigera, Ie progres agricole. Bien Que1es: obstacles techniques et financiers qui s'opposent au developpement des ceo secteurs soient considerables, plus graves encore sont 1es entraves constitutes par la nurie de personnel et les faiblesses de l'organisation. du fait notamment qu'it appartient aux -77
94 gouvemements de designer et de former Je personnel et de rnettre en oeuvre Ies programmes agricoles, Structure de I'agriculture Ontrouveraau tableau37, pourlesprincipaux produits agricoles, Ies tonnages multiplies par Ies coefficients de ponderation, chiffres utilises par les services de recherche economique du ministere de l'agriculture des Etats-Unis (United States Department of Agriculture Economic Research Services). On ne pretend pas que ces chiffres sont necessairement valables cornme base d'analyse. lis ne sont presentes que pour indiquer l'ordre de grandeur relative de la production des divers produits dans divers pays ainsi que la structure generate de Ia production agricole de chaque pays. Les tonnages sont des moyennes approximatives de 1a production estimee des deux ou trois dernieres annees, On a cherche adonner une indication des productions caracteristiques de cette periode p1ut6t qu'a estimer en particulier Ia production au cours d'une annee donnee. Les chiffres relatifs a la Republique democratique du Congo se rapportent ala campagne , la dermere sur laquelle on possede des donnees avant l'independance et les bouleversements qui ont suivi dans la production et Ies echansee. On a inclus ces chiffres dans Ie total sons-regional, de facon a donner une idee des volumes que 10 Republique democratique du Congo pourrait produire si elle retrouvait son ancienne capacite, A la fin du tableau 37, on trouvera, pour ehaque pays, en plus de sa part en poureentage dans la production totale, Ia somme des agregats (tonnages multiplies par coefficient de ponderetion) dlvisee par Ie chiffre estime de la population, ce qui donne nne indication de la production totale par habitant. Les chiffres absolus n'ont guere de significationsr, mais Us indiquent les differences d'un pays a l'autre, A noter toutefois que les donnees fournies pour chaque pays ont un degre de precision variable. Le chiffre par habitant relatif au Gabon est probabiement jnferieuraia realite car Iesestimations de production sont extremement defectueuses en ce qui concerne ce pays. En tout etat de cause, il reflete bien la stagnation quasi totale qu'a connue I'agriculture gabonaise jusqu'a nne epoque tres recente. Par centre, Ie chiffre relatif au Tchad est probablernent excessif, ce qu'on peut attribuer aux coefficients de ponderation eleves de sa production de viande et de poisson. M~e compte tenu de ce gonffement, Ie chifl're du Tchad revele de fa",n evidente Ies conts ~Ievesresultant de sa position al'int<!rieur du continent. Les frais d. transports subis dans Ies deux sens neutralisent pratiquement les avantages que le pays retire de sa productivitt relativernent forte. Le PIB par habitant (voir chapitre 1) Yestcomparativement bas en raison de I'absence presque totale d'industrie. Par rapport a 10 production agricole totale, les echanges entre pays sont pratiquement inexistants. Le Tchad vend de Ia viande a 10 plupart des aulres pays y compris 10 Republique democratique du Congo et envoie II lis representent des unites de valeur equivalentes a un kilo gramme d. blo. du Mtail sur pied et un peu de poisson en Republique centrafricaine et au Cameroun. Mais I'essentiel de ces echanges Intra-africains portent sur Ie poisson seche et Ie betail sur pied dont une bonne partie passe clandestinement en Nigeria. La Republique du Congo fabrique des cigarettes,surtoutpour IeGabon et la Republique centrafricainc et produit actuellernent la presque totalite du sucre des pays de I'UDEAC. Sauf dans Ie cas du sucre, Ies sornmes correspondantes sont minirnes relativement aia production des pays exportateurs et Ii Ia consommation des pays importateurs, Anomalies presentees par l'actidte sous-regionale A cette echelle reduite, les echanges au ~in d'ud meme pays nc favorisent guere I'Integration, La savane aride saheliennc du nord du Cameroun, qui traverse le Tchad, connait souvent Ia disetle et parfois la famine en periode de soudure, alan que lc manioc ct autrea produits lourds restent accumules dans les zones humides du sud et de l'ouest comme reserves en cas de disette eventuellesz, La nombreuae population de la partie sud du Tchad est periodiquement a court de proteines en depit de 10 part considerable du poisson et de Ja viande dans 10 production totale du pays (voir tableaux 37 et 38). Lc poisson sech6 est transporte du TchadparGaroua (au nord du Cameroun) jusqu'en Nigeria, passant par 1a zone montagneuse de Kirdi qui a probablement le rcvenu moyen Ie plus bas de Ia sons-region et qui est une des rares zones de I'Afrique tropicale qui connaissent chroniquementla Iaim, Les fruits poussent pratiquement a I'etat sauvage tout Ie long de l'annee dans Ia plupart des zones forestieres et pourtant on constatedes deflciences saisonnieres en vitamines A et C dans la plupart des zones de savane plus eloignees. On devrait pouvoir apporter dans ces regions de l'huile de palme de 10 cote qui a une grande valeur nutritive. Le bois d'oeuvre part pour I'Burope tandis que Ie ciment Imports, Ies panneaux de particule, 10 brique afour et lea structures rnetalliques le croisent en chemin pour approvisionner tous les pays en materiaux de construction, y compris les pays producteurs de bois. Meme entre pays de l'ancienne AEF, ii D'Y avait jusqu'a une epoque recente que des echanges derisoires, portant sur la biere et le tabaca quai pourraients'ajouter, dans. le cadre des tghanges sousregionaux prevus, les textiles. Ie poisson et 1a viande. Le Cameroun du nord et du sud ont des regimes alimentaires totalement dilferents; jusqu'a present seuls du betail et de petites quantites de riz etaient ""pedies vers Ie sud. Cependant, les mouvements de ~tai1 sont dirig~ it peu pres exclusivement sur Douala et Yaounde. n y a eu dans Ie passe d'importants echanges de denrees alimentaires entre Ies deux Congos, mais dans l'ensemble, les pays de l'udeac et 10 Republique democratique du Congo possedent a peu pres Ies memes caract<!ristiques tt 11 est vrai que Ie manioc est tees encombrant et a une faible valeur si bien qu'i1 n'est pas transporte sur de grandes distancc1. Mai3 la mise cn place d'un feseau commercial et industriel mieux articulepermettrait la transformation d'une partie des exoodents en farine qui pourrait permettre de remmier aux di.settes locale!
95 TABLEAU 37 Structure agricole generale en Afrique du centre (Agrcgats Q en milliers de tonnes multiplies par les coefficients de ponderation) b Coefficients Rep. Congo (Rep. Total Pcurcentage approximanf de Cameroun centrafri- Tchad Congo Gabon Total demo du) Afrique de la totalite des agr~gats ponderation caine (Rep. du) UDEAC (1958/59) du Centre de lit production 100 Froment Mars I Sorgho et mil U J6% 90 Riz (paddy) I Pois et haricots Manioc s Patates et ignames U 28% 15 Macobos Plantain et bananes SOl Sucre. brut Graines de coton n 100 Arachides en coques Palrnisres % 280 Graines de sesame II Huile de palme 90 6 _. 22 J COlon. fibre Urena, fibre Tabac I 650 Caoutchouc Quinine ccources ~ l8% 775 Pyrethre I Cafe, vert Cacao. [eves The Dattes n ~50 Viande fraiche , Lait \ % 350 Poissons frais
96 TABLEAU 37 (suite) Total des agregats ponderes (production totale) loo~.'.: ~.~ de la production de I'UDEAC 44% J I ~{ 35% 8 ' / '0 2 0 ; loo~~ " ~~ de la production de l'afrfque du centre Total des agregats par habitant 20% 559 5% 464' 16~:> 704 4" " '0 5C6 I ~~, (46 ~~) 190 (567) (54 ';~) '1: ( Sowces: Chiffres tires des publications ofhcrellcs des p:lys de la sons-region er de I" FAD. <I Les agregats, de merne que les coefficients de ponderauon. sent caklllcs sui vant IJ. methode de I' United 5«'('1 Department of Ag,.i(;l/{tllr<>. Economic Rewan:h Sn...icc'. "Inder Nllmhf" h c ~f Agricultural Production in z8 African Conntrtee". Washington, cecembre , Pour les annees , en moyenne. sauf pour la Repubhquc dcmocratiquc uu Congo. 19~x-19S9, Y compris "equivalent viande fratche du betad exportc sur pied TABLEAU.18 \limcntll. principau, \llliuicrs de tonncs ci milliards de eateries) Fromenl c Riz (paddy) Mais Mil et sorgho Manioc Palates er ignamcs Macabos Plantain et bananes Sucre (brut) Viandc (fr.3.1<:hc:.} Poisson (frais) Cameroun Rep. centrafncnme Tchad Congo (Rep. du) Gabon a ~ ~ ~ c c "c g.- ~ :;, - u ~ - ~ c ~ ~.:G II'." ~ '".9.S: Ul.2 "" ~ -. ~ c "2 o.~ V - -;;; s ;: "c " ~.~ B' 2 ~ :.:: c ", " -;; ~ -; ~ ;:: ti ~ t: ti '0 ", ~ ~ '~ E ~.~ ;:: -v.ij " ~~ ~ ~ ~ -e ~ "C o o ~ "5 c c :E v 8." :E ~D " - ~ :":t=: u 5.~ ~ e 8.~ ~3 E :E " 0.. ~ d: ~ ", -e o ol: - 22,5 22, , \ C I Z6,5 0, ,4 3,0 59, , ,05 5,4 4,7 0,1 0,1 4, ,05 10,1 0, , II II 40. ~ ~OO , IJ 37 s 12 4,4 0, ,' _ ~ , , \ ,9 0, ,8 0,9 11,5 13,5 5,9 1,8 I, _ U." ~ O.R 1,7 25 ~ ' ~" \ Congo (Rep, dim. du)f. g "8 c': ~ c.g!'j t:: " ti ~ o e c, E " ~ ~ "0 ~ ~' ~fj ,7 14YI , Y 355, ~-.3.< <~ , , ' Sources: Chiffres extraits des publications officielles diverses des pays et de la FAO ()...196l sauf flour la Rcpubhque dernocratiquc dn CaRgo (l958-l9591. a Les donnees du Gabon sent particullerement defectueuses. h Congo (Rep. demo du), c En equivalent de froment.
97 agricoles. Lea importations considerables de produits alirnentaires effectuees par Ie Congo dans les quatre demieres annees venaient en grande partie de pays exterieurs a Ia sons-region, merne lorsqu'elles etaient destinees aux zones situees le long des Immenses Irontieres de la Republique centrafricalne et de la Republique du Congo. Ce phenomene rappelle que tout ce qui precede est une consequence du regime colonial suivant lequel Les echanges etaient Irreslstlblement orientes vers les metropoles et l'autarcie encouragee sur la base d'une faible demande de La plupartdes produits qui ne faisaient pas partie de I't'ecc nomic de traite". Par voie de consequence, le systeme de transport n'etait pas Qrgan.iX <::n rcseeu, ce qui contribue encore a perpetuer l'otientaticn des echanges. Ainsi, le caractere striceement local de [a consommation tend a s'accuser encore davantage, Chaque petite zone de culture est exploitee en vue de la satisfaction de besoins necessairement reduits; c'est la une economic de subsistence au sens strict du tenne, etant donne les ressources lirnitees et l'eventall etrott des produits locaux et des produits d'echange venant des ex-puissances coloniales. Ces divers phenomenes. s'enchalnent pour former un ensemble complexe: systeme colonial d'echanges et de transport; isolernent historique: milieu nature! hostile; caracteres ethniques extrememcnt marques.sa Cet ensemble offre un cadre tres peu favorable a un developpement sons-regional coordonne. Cependant, pour Ies raisons exposees plus haut, des forces sont actueuement en action dans d'autres secteurs et ouvrent la vole, peut-etre meme donnent naissance, aune specialisation Interieure differernment orientee. La dernlere colonne du tableau 37 dorme une idee du role preponderant desracines et tubercules farineux (28 pour 100 environ de Ja valeur totale de la production), de ltimportance relative des principales formes de proteines animates (18 pour 100) ct d'un groupe des principaux produits agricoles d'exportation (20 pour 100). Malgre I'importance de ces derniers, et mcme en cornptant les produits du palmier et de I'arachide, l'essentiel de 1a production est utilise pour 1a consommation tnterieure. Les politiques de developpernent agricole devraient tenure it augmenter cette portion, en partie en vue de la consom~ mation directe, mais surtout en vue de Ia lransfonnation industrielle. Mais l'accroissernent de Ja production pour Ie marche local ne ~ justifiera economiquement que si Ie secteur nonagricole offre un marche etendueten expansion. La structure traditionnelle de la production et de la consommation, localisee et a. petite echelle, apparait clairement au tableau 39. CeUe structure preseote etonnarrunent peu de differences d'un pays a l'autre. Le secteur de subsistance est tres large, notamment en ce qui concerne les produits alimentaires. II semble egalement presenter une certaine stabilite. On ne dispose pas d'estimations plus recentes, mais, dans l'ensemble, la structure indiquee ne s'est pas modifiee sensiblement. Les changements les plus marquants sont intervenus dans l'economie de subsistance: u lis se manifestent tout particulierement dans 1a rivalite qui oppose, parfois dans une m!me zone, eleveurs et agriculteurs. celle-ci a subi des prelevements qui ont servi davantage it renforcer les enclaves qu'a rapprocher et relier des spheres d'activites plus nombreuses et plus vastes. II n'a pas ete possible d'inclure la Republique democratique du Congo dans le tableau 39 rnais, selon Van der wallese, 13 seulement sur plus de 130 territoires que comportait l'ancien Congo belge etaient classes en 1958 comme conunercialisant la moine au moins de leur prow duetion totale. Parmi ces territoires, 76 comrnercialisaient morns d'un tiers de leur production,les secteurs de l'alimenrationetde Iasubsistance representaient une plus faiblepart de l'economie, merne avant l'independance, que dans les autres pays. La subsistance constitualr une large proportion de la production ajimentaire totale (80 pour 100 en volume et probablement pres des deux tiers en valcurjss. Cornme on 1'a indique au chapitre 3 a), une telle predominance des activites non comrnerciales traduit et explique a la fois la faiblesse de la productivite des echanges, Tendances receates de la production dans Ia sous~rcgion On a cherche dans Ie tableau 40 Ii decrire Ia tendance de La production agricole totale de la sous-region, Les donnees de base ne sont guere plus que des approximations et eues se contredisent souventse, On a utilise comme base la moyenne de. annees et , pour tous les pays. sauf le Cameroun et la Republique democratique du Congo pour lesquels on a utilise la moyenne des trois annees Il , indices adoptes par le rninistere de J'agriculture des Etats-Unis pour ces deux pays; Ies coefficients de ponderation proviennent de la meme source. Les resultats sont assez variables mais, saw dans Ie cas du Cameroun et peut-etre de la Republique du Congo pour Iequel ils sont encore moms sere, ils confirment J'irnpression que depuis pea de progres ont ete enregistres par rapport au milieu d. la decennie H R. Van der Walle, Essai d'une planificauon de l'ecanamte agricofe congolaise, INEAC, Serle technique No. 61, Bruxel Ics. 1960, p I~ Voir Programme agricole, Mlnistere de ('agriculture, LeopoldvWe, 1964, et Congo belge, publication du Service d'informa~ cion de l'ancien gouvernement colonial, Bru:{elles, u US D(!partment of Agriculture, Economic Re.rearch Sera ices, Indices of Agricultural Productlon in 28 African Countries, document polycopie, WaShington, deccmb~ On trouve dans ce document des estimations pour Ie Cameroun et la Republique d6mocratiquc du Congo mais. non pour (es Etats de l'ude. L'Annuairede fa production de la FAO fait davantage appel aux sources nationales mais presente des lacunes. Taus les chiffres. y compris ceux qui proviennent de sources officielles, presentent des lacunes et des contradictions, el aw:une tentative n'est faite en vue d'expliquer Jes estimations. Malheureusement, ee sont les seuls chiffres dont on dispose et ils ne sont presenres id qu'<\ titre d'indicalion generale et pour donner une idee des ordres de grandeur. Voir Helen farnsworth, Defects, Uses and Abu.sesin National Consumption Data. Food Research Imtitute Studies. vol. II. No.3, Stanford University, Etats-Unis; on y trouvera une critique acerbe de ces sources et d'autres encore. 81 -
98 Tchad Congo (Rep. du) Rep. centrafricaine Gabon Cameroun TABLEAU 39 Afrique du centre: alimentation, auto..consommation et commercialisation Pourcentage de la consom- Pourcentage de la consommationtotale represente par mariontotalerepresente par I'alimentation les denrtes altrnentaires Auto- Commerciali- Auto- Commercialiconsommation sation consommation sation (l9~8) 76 (47) (29) 24 (I) (23) (19~6) 64 (27) (37) 36 (10) (26) (1956) 64 (36) (28) 36 (12) (24) (1956) 53 (21) (32) 47 (16) (31) (1956) 56 (30) (26) 44 (14) (30) Pourcentage de denrees alimentaires Pourcentage des importa auto-consornmees tions dans la consonuna.. par rapportala conscmmation tion totale totale de denrees ali- mentaires Pourcentage de la cansom.. mation totale represente par t'auto-consommanon Part des Africains (en peercentage) dans la consommarion rotale Tchad Congo (Rep. du) Rep. centrafricaine Gabon Cameroun 54 Source: Chiffres extraits de The States ofequolorial Africa, rapport prepare pour fa Commission economique pour ['Afrique par l'econo mjstlnteljigenu Unit, Londres, Teodance gen~rale Pays Periode de bas ~ 100 TABLEAU 40 de la productioo agricole. Indice approxirnatif 1960/ /63 Taux moyen annuel approximatif de croissance on de reduction (en pourcentage) Rep. centrafricaine 95 0,8 (en six ans) Tchad 1954/ / ,0 Congo (Rep. du) 130 4,3 Gabon 90 1,6., Cameroun l 1952/ / ,4 (en huit ans) Congo (Rep. demo du) r 9()" 1.2 Source: Ces indices ont etc calcules par Ie secretariat de Ja CEA a partir de diverses sources nationales et mternatlcnalee et ne sont prescntbl que comme lea indicateurs Ies pius proches de l'ordee de grandeur des modifications interveaaes dans tes demieres annees. us indices relatifs au Cameroun et ;\ Ja Republique democratique du Congo sent extraits de Indices ofagricultural a Production, US Department ofagriculture Pow la periode de deux aos qui a preced~ l'independance. I'indice de l", Republique democranque du Congo serait d'envrroa J2O, soit un taux de croissance de 3.3 pour 100 par an Malgre leurs faiblesses, ces compilations font ressortir Ie fait qu'eucune transformation marquante n'est encore en cours dans Ie domaine de fa technique ou de I'organisation. Cornme on l'a indique ci-dessus,les changements necessaires ne pourronts'opererque graceaux efforts conjugues des gouvemements et des populations, et aussi 'J Des donnees plus recentes semblent confirmer Ie progres du Cameroun et indiquer que Ie taux de croissance du Tchad est en voie d'amelioration. Le declinqui apparait dans Ie cas de la Republique centrafricaine, est probablemenl exagere. grace ades investissements considerables et ades augrnentations des budgets ordinaires, Les ressources en capital et en personnel sont pour I'instant manifestement insuffisantes, Mesures a prendre au plan sons-regional Si les dispositions prises actuellement par les pays de l'udeac amenent une acceleration des investissements dans I'industrie et les transports et si une aide intemationale et bilaterale accrue est consacree aux programmes agricoles, il sera possible de prendre des mesures radicales dans Ie sens d'une transformation de I'agriculture, - 82-
99 Comme oni'a deja signale dans le present chapitre, les possibilites d'investissements dans l'agriculture, ce qu'on pourrait appeler le rendement marginal de I'investissement dans l'agriculture, est en grande partie fonction du taux d'investisscment dans d'autres secteurs. en partjculier I'industrie. Des. pclitiques energiques d'integration SOUS4 regionale98 peuvent encourager, dans les secteurs non agricoles, des investissements suffisants pour stirnuler I'agriculture. Aussi sera-t-il necessaire d'augmenter simultanement les investissements agricoles. Les pays devront done, individueuement et en cornrnun, mettre au point et elaborer (dans Ie cadre d'accords, le cas echeant) de nouveaux programmes qui s'mscrironr dans les activites de I'UDEAC et qui auront egalement pour but de stimuler d'autres fractions du secteur agricole. Les entreprisee communes les plus indiquees ou les projets sous-regionaux les plus importants sont deja realises au en cours. La Republique du Congo produit plus de 4O.OCMJ tonnes de sucre pour Ies pays de l'udeac99 et les importations ont pratiquement cesse, saufau Gabon qui importe environ tonnes. L'entreprise de Sosuniari a elle seule prevoit qu'elle atteindra d'ici deux ou trois ans une production de tonnes. Toutefois, les importations du Cameroun s'elevent encore a tonnes. Cette question sera traitee dans Ie chapitre suivant. Les textiles ant egalement donne lieu aun debut de Coordination et de repartition entre le Cameroun, Ie 'Tchad et la Republique ceutrafricaine (voir chapitre 7 g) ciapres). On examiners ici deux problemes qui se posent dans Ie dornaine des denrees alimentaires car ils meritent de retenir l'attention al'echelon sons-regional ou du moins au plan de I'UDEAC. Il s'agit du ravitaillement en produits de premiere necessite des centres de peuplement en expansion et de l'augrnentation de I'apport de proteines animales, Schema de Is repartition des produits alimenlaires Le tableau 38 indique la production de certains produits alimenealres et leur teneur en calories. On n'y trouvera que les cereales, les racines et tubercujes feculents, la viande et le poisson, etant donne Ies difficultes d'estimation de Ja eonsommation locale des huiles et des legumineusesloo. Les tableauk 42 et 43 ci-apres fournissent des donnees plus detaillees sur Ie poisson et la viande. Les proteines animales de ce type manquent partout de fac;on aigue. Les besoins. en J>JOteines animales font I'objet de nombreuses controverses. Les estimations varient entre A supposer egalement une amelioration sensible des systemes de transport, faure de quai les echanges ne sauraient se developper de fal;on notable. u A noter cependant que Ie sucre de la RepubJique du Congo (Vallee de Niari) parait trap cher. Les produits de remplacement des importations devraient essayer d'e.tre maintenus au niveau des COUTS mondiaux (voir chapitre 7 g). Ies plans des pays de l'udeac coneemaut Ie sucre.) 100 Au cours de l'ete 1966, Ja FAD dans Ie cadre de son Plan iodicatif mondial pour Ie developpement agricole aura etabli des estimations satisfaisantes des bilans ajimentaires pour la sous-region et ameliore leaestimations de la production et des echanges. et 30 grammes de proteines animales par jour sur un total de 50 a 60 gramrnes de proteines de tous types, Les etudes nutrtticnnelles effecruees dans 1a region ne permettent pas jusqu'ici de generalisations. On pent cependant dire que les besoins vitaux en calories sont satisfaits dans les regions forestieres et, en general, en savane, excepte en periode de soudure a1a fin de la saison seche. Le tableau 38 fait ressortlr la forte consommation de manioc et autres plantes feculentes dans Ies zones de foret. Ces aliments sont tres pauvres en proteines, Par centre, pour des cereales. Ie millet et le sorgho sont relativement riches. 11 ressort des etudes dietetiques effectuees au Gabon, notamment dans les districts des WoJeu-Ntem et de N'gourue, que Ie gibier et les insectes divers fournissent a fux seuis d'importantes quantizes de proteines pures, pouvant aller jusqu'a l S.20 gramme, parjour. Cependant, au fur et a mesure que la sous-region se developpera, Ie gibier se rarefiera et certaines carences en proteines pourrant s'accentuer. Deja le gihier n'est plus un element important de l'alimentation en Republique centrafricaine et dans une grande partie de la sons-region. Le schema general de Ja repartition des aliments ne revele pas de penurie grave. Il convient surtout de se concentrer sur un certain nombre de problemes portant cssentiellcment sur la qualite: a) Dans les centres de peuplement, notamment dans les villes, le poisson est generalernent rare et cher, Le poisson est une bonne source de proteines animales, U est apprecie et admis. Une production a petite echelle de volaille et d'oeufs serait egalement un appoint utile. Aucun problerne technique serieux ne s'oppose au developpement de l'elevage de Ia volallle; mais I'organisation et lc personnel necessaires pour propager les methodes et repartir le materiel sont insuffisants, et le prix des aliments est trcp eleve. b) Dans les zones rurales en particulier, l'elevage de la volaille, des ovins et des caprins peut etre developpe et une large proportion des besoins en proteines animales pourrait ainsi eire satisfaite it I'echelon local e) 11 semblequeles cafences saisonnieresen vitamines A et C et en riboflavine soient generales dans les zones de savanc. 11 y aurait lit matiere a education. Les vegetaux, notamment les agrumes, pros~rent sufflsamment pour permettre de repondre a tous Ies besoins, moyennant un minimum d'attention consacre ades programmes aincidences financieres limitees COncernant leur production. d) La penurie et l"augmentation des prik des produits alimentaires dans Ies villes sont dues egalement it. l'evolution des goots. Le pain est mieux adapte aux conditions urbaines. Questions devbnt Caire.'objet d'une poutique 5Ous-regionale En premier lieu. sont aconsiderer l~ problemes poses par la croissance des villes et les modifications des goots et de 1ademande de pain de {roment blanc qui devient une deruee alirnentaire de base. Ce phenomene est tres marque (voir tableau 41) meme au faible degre d',ndustrialisation et 83
100 d'urbanisarion atteint jusqu'ici. Le pain commence egalement a faire I'objet d'une demande croissarne dans les petites villes et non plus seulement dans les grands centres. Ce n'est pas la une evolution unique dans I'histoire. Le remplacement du manioc ou d'autrea raclnes feculentes par la farine de hie representerait une amelioration du point de vue nutrhlonnel etant donne que Ia plupart de ces farines ont une forte teneur en proteines vegetalestcr. Cependant, ces importations representent une perte de plus en plus importante: de: devises etrangeresioz. Appelees sans doute a se developper a longue echeance, ces importations ne sont pas reversibles. 11 est q peu pres certain que les quantites de ble irnportees en Afrique dans les dernieres annees ne pourraient etre remplacees par une production locale. L'Afrique du nord restera tres probablement dcttcitaire et l'afrique de I'est ne saurait foumir I'Afrique de l'ouest en raison des frais de transport. La necessite de reduire les importations de biens de consornmauon persistera certainernent pendant plusieurs dizaines d'annees. Si I'augmentanon de la consommation n'est pas au moin.s, energiquement limitee, il deviendra b ier; tu impossible poiitiquernent, de redresser la situation. Trois solutions sont a envisagcrroa: a) La mise au point d'une farine de boulangerie acceptable, fabriquee en partie avec des prnduits africa ins, devrait etre encouragee au maximum. b) La production de ble dans Ia sons-region devrait srre dcvcloppce dans Ies rares zones ou eue est praticable. c) La production et la consomrnauon de riz devraient etrc fortement encouragces pour concurrencer la demande de farine de Irornent, TABLEAU 41 Fromenl el riz: jmportation et production (en milliers de tonnes) Moyenne Moyenne Moyenne \ A. Importations: froment et far ine de frornent (en equivalent de froment) Congo (Rep. dern. du) 3,2 j,j 36,4 49,\ 53,7 Cameroun 1,3 9,7 18,6 21,8 23,3 UDE 1,3 7,8 12,2 17,2 J9,6 B. Total S,8 22, ,1 96,6 UDE: Republique centrafricaine 3,2 Tchad 3,4 Congo (Rep, du) 10,0 Gabon 3,0 Importations: riz usine Congo (Rep. demo du) Cameroun UDE Total -{),6 --3,1 -{),9 2,3 3,0 3,1 3,4 2,2 1,8 5,1 2,1 4,0 UDE: Republique centrafrrcaine Tchad Congo (Rep. du) Gabon C. Production du riz (paddy)" (en milliers de tonnes) vers Congo (Rep, demo du) 184,0 190,0. Cameroun 8,0 10,0 Rep. centrafricaine 1,0 3,S Tchad 30,0 23,0 Congo (Rep. du) 4,0 4,0 Gabon 1,0 1,0-1,2 4,0 2,9 5,7 2,2 6,9 2,5 n,e 0,0 0,3 1,0 1,2 19~0 40,3 19,5 18,7 78,5 3,9 2,6 9,1 3, I 2,5 7,4 2,4 12, ,7 0,4 t.3 Total 228,0 231,5 Sources: FAD, Annuaire du commerce: Annuaire de la production. Publications officielles des pays. a Les chiffres pour la Republique demccratique du Congo concement ill Une tonne de paddy est egale a0,65 tonne de riz usine ~,8 73,0 104,8 23,8 22,5 21,0 24,9 27,7 31,3 95,5 123,2 157,1 4,6 4,R 5,5 5,6 2,9 3,1 5,3 12,1 14,3 15,~ 14,2 5,3 5,3 4,~ 5, ,0 38,9 8,2 10,2 3,5 2,3 3,3 3,9 25,8 31,5 46,3 0,0 0,0 0,1 0,7 0,0 0,2 0,6 1,3 2,1 1,0 2,0 1,5 ~cependan-t, ellee ne presentent a cet egard aucune supericrite parrapport au milieu local. rca On cbjectera qu'il pourrait etre Fait appel a ['aide bilaterale. Mais il serait plus profitable d'utiliser cette aide a des pro jea d'investlssements. En outre, il n'est P'" souhaitablc d'avoir! dependre d'une aide alimentaire bilaterale ;~;]I;a dcsoi que te blt dam l'tmpcrtancn sera jugee necessaire devra etre transfcrrne en Afrique
101 Mise au point de nouvellesfarines de boulangerie 11 ressort ce l'experlence du Bresil et de I'Indonesieque des fannes contenant jusqu'a 16 pour 100 de farine de manioc sont panifiables et acccptables. Jl ne parait pas douteux que des recherches intensives devraient perrnettre de mettre au point une farine de remplacement d'une valeur nutritive egale a celle de la farine de ble, qui pourrait etre produite aun cout raisonnable apartir de farine de manioc additicnnee de proteines vegetales sous forme de farine d'aruchide au de graine de coton.l04 Ce prix pourrait meme etre legerement plus cleve que le prix mondial de Ja farine de ble. II ne faut pas seulement se placer du point de vue des economies de devises etrangeres. En effet, si le remplacement des importations permet d'utiliser des ressources qui resteraient autrement inexploitees et d'encourager indirectement nne augmentation de la production, il garantit une protection commerciale corresoondanteros. Du point de vue nutritionnel, nne opposition se manifeste, notamrnem dans les milieux de la FAO ct de roms, Iorsqu'i! est question d'encourager la consommation de manloctos. A coup sur, la farine de manioc est beaucoup moins riche en proteines que la farine de ble. Cependant, si on peut y ajouter econorniquement des proteines a bon marche (ou, naturellement, si ces proteines bon marche sont foumies par d'autres aliments), argument perd de son poids. Rien n'egale Ie manioc en tant que source economioue de calories. Qu'i! soit cultive selon Ies methodes traditionnelles au industrieues, celles-ci sont plus economiques par calorie, plus simples et plus sfires que pour n'importe quel autre produit agricole. Jl est possible que dans l'avenir, Ies revenus atteignent un niveau suffisant pour que les glucides l'emportent completement sur le manioc pour des raisons de goftt. En attendant, un produit aussi avantageux et aussi facilement disponible devrait etre exploiteior. La coincidence des regimes abase de manioc avec Jesmaladies dues ades carences proteiniques doit etre attribuee a la pauvrete en proteines de "alimentation et non a J'abondance d'hydrates de carbone. De toute facon, la farine de ble n'est pas la seule autre source de proteines, La ccrealc lacrima jobi pourrait permettre la fabrication d'une farine a pain economique et de valeur nutritionnelle superieurc. L'introduction de la farine de manioc dans une "farine panafricaine" mise au point dans le cadre du programme de recherche recornmandc, ne serait irnportante que dans la mcsure ou il 104 Voir L'airiculture camerounaise et quelques considerations generales sur l'economie agricole des pays de roamce, par J. B. Yonke, Directeur de I'agriculture, Cameroun. 105 Une aide alimentaire pourrait etre indiqueedans certains cas pour des periodeslimitees au quand it n'y a pas d'alterantive. Maisit ne faut pas perdrede vueit::s moti "ationscommercialcs along terme qui inspirent les pays donateurs. los II conviendrait de chercher aameliorer la culture du manioc et d'cncouragcr la consommation des feuilles de cette plante fiche en proteines, vitamines et mineraux. Voir W.O. Jones, A!.anioc in Africa, Stanford Food Research Institute, Etats-Ums 1959; on y trollvera une defense bien argumentee du manioc. 107 Associe aux proteines fournies par les tourteaux oleagineux d'arachideset de graines de coton, Iemoindre peut constituer un aliment bon marche pour les porcins. eet s'avererait economique de proposer une alimentation abase de prcduits locaux, qui serait acceptable ala fois du point de vue nutrttionnel et du point de vue du gout. Les farines de poisson, d'arachide et meme de graine de coton pourraient fort bien se reveler avantageuses comme supplements bon marche, Le millet, Ie sorgho ou Je manioc, avec addition de glutines pour la panification, pourraient egalcment etre utilisables. La mise au point d'un pain dans La fabrication duquel interviendrait une forte proportion d'elements africains est en tout cas un probleme qui merttc d'etrc etudie d'urgcnce pour toute l'afrique tropicale. Le manioc ne devrait certainement pas etre exclu a priori, etant donne l'enormc capacite de production de l'afrique du centretos, La production de ble en Afrique du centre Les possibilites de culture du ble sont tres strictement limitees, geographiquement, en Afrique tropicale. Cependant, putsque, tres probablernent, cette region ne pourra pas se passer completement de ble, la production devrait en Nrc vigoureusement encouragee dans les quelques zones au elle est, au pourrait etre, praticable (meme si une certaine protection commerciale etait necessaire), On a mentionne plus haut la rive nord du lac Tchad dans Ia Republique du Tchad. Une production de tonnes est prevue pour Le potentiel est sans doute de quatre a cinq fois plus eleve. Le developpement de cette culture devrait falre l'obiet d'une aide fmanclere et technique soutenue. Les zones voisines du Cameroun du nord sembleraient egalement propres a la culture du ble, et, scion certaines informations non verifiees, la production pourrait atteindre tonnes. Un complement d'etude serait necessaire, au rnoins pour determiner avec precision les possibitttesios. Dans 1. vallee centrale de I. Lufira au Katanga, ii semble a peu pres sur que lc ble pourrait ~tre produit economiquement it condition que les Intis de developpemcnt considerables representes par Ie projet complexe d'amenagement de la zone,soient justifies sur Ie plan economique. Les hautes regions du KiVlJ, en Republiquedemocratlquedu Congo, produisent egalement tonnes environ. Les pays de I'UDEAC importent environ tonnes de Carine en equivalent de ble (voir tableau 38). La situation particum~re de 1a RepubHque dernocratique du Congo a entraine d'importantes augmentations de ses importations de ble, qui s'erevent it plus de tonnes. On peut prevoir qu'en 1975, par exemple, Ie developpement de la production de hie dans la sous region pourrait se chitfrer comme suit: Tchad Cameroun tonnes lob II faudrait que la CEA et la FAO prennent des mesures systematiques pour integrer les resultats des recherches de pjusieurs instituts, teis que Ia Nutrition Research Institute de Mysore (lode), en vue de l'addition, dans des conditions rentables, de proteines aux aliments traditionnels. 109 Ce qui precede vaut egalement pour certaines parties de la Nigeria. du Niger, et naturellement, du Mali. 85
102 Kivu Lufira 20,000 Total tonnes lointe it la fabrication eventuelle des nouvelles farines mentionnees plus haut, cette production accrue pourrait permettre d'echapper k La menaced'irnportations excessives. Il faut en tout cas essayer, et, en premiere etape, it y aurait lieu d'aceelerer les programmes de recherche economique et technique. ij<!yeloppement de fa culture du riz Le riz, dont on pourrait croire qu'il a profne de l'evolution de la demande urbaine en faveur d'aliments "superieurs", n'a au contraire marque aucun progreso Ce n'est pas un produit de grande culture dans la sons-region, mais merne dans les woes cotieres de I'Afrique de I'ouest oil il est depuis longtemps un aliment tres important et recherche, les importations en provenance de l'etranger n'om pas cesse d'augrnenter. Le tableau 41 indique les ten dances recentes des importations et de la production. Les systernes traditionnels permettent difficijcment un accroissernent de 1aproduction et les pratiques modemes de production intensi...e sont relativement complexes et couteuses. Etant donne 1esposstbilites de production intensive de riz inonde que presentent certaines parties de la sousregion, des etudes de rentabilite detaillees devraient faire l'obiet d'un programme de cooperation sous-regionafe. On pourraitchercher aconcemrer Iaproduction dans la region de Mayo Kebbi au Tchad et au Cameroun, et dans les zones cotieres inferieures du Gabon et de la Republique du Congo, par exernple. La production des pays de l'udeac est actuellement de tonnes de paddy environ. La Republique democratiquedu Congo produisaitenviron tonnes avant Les importations s'elevent it plus de tonneano; elles sont pour plus de 80 pour 100 destinees ala Republique democratique du Congo. En 1975 on peut etre assure d'ecouler au mains J50.ooolonnes de paddy supplernentaire en utilisant les methodes intensives, on pourrait obtenir un rendement d'au mdin... 3 tonnes it J'hectare. Merne sans depasser ce rendement modeste, jj suffirait de SO.O<X> hectares (repartis entre quetre ou cinq zones de production choisies au Gabon, en Republique du Congo et dans la region de Mayo Kebbi au Tchad et au Cameroun) pour ajouter ronnes aux disponibilites actuelles. Une etude poussee de ceite questjon est extremement souhaltablei 11. TABLEAU 42 Viande et WtaiJ: Production et commerce, annecs (eo rnilliers de tonnes equivalent carcasse) Mouton Produc- Plus Moins Consom- Kg/hab! Proteinej Boeuf el Pore tion impor- execr- marion an hab/jour chevre totale tations tations apparente (en grammes) Cameroun 13,7 3,4 9,4 26,S 1,5 1,0 26,9 8 3,1 Rep. centrafricaine 3,7 1,2 0,5 5,4 4,7 a 10,1 8 2,8 Tchad b 46,7 12,0 0,5 59,2 0,2 30,5 28,9 10 4,0 Congo [Rep. du) 0,3 0,2 0,3 0,8 2,2 3,0 3,5 1,4 Gabon 0,1 0,1 0,6 0,8 0,9 1,7 3,8 1,6 Tolal UDEAC 64,5 'i6,9 11,3 92,7 66,1 6,6 it Congo (Rep. demo du) (1959) 8,4 7,9 13,3 29,6 7,3 36,9 3,0 1,2 Total ,6 122,3 103,0 4,7 1,8 SOU'r:~5: FAO, Lf)l~5rock aruj Mrar Murblirrc iff Africa, 1961; tableaux sur fa composition des aliments; Annuaire de Ia production: Annuaire d" commerce, E:rfJrk3 SII" Ie Cameroun die Tchad Congo belge, Office de l'irformation pour le Congo be(fr, Bruxelies, L~ estimations ne portent pas sur Ies exportations et importations de viande sechee, salee et fumee ni de preparations de viam~:'e'. Celles-ci sent peu importantes par rapport a la consommation totale. Voir p. 282 un expose relatif au... conserves de viaade, qui ccntiect des donnees statistlques surces categories de produits. a Pour Ja plupart, sur pied du Tchad. b Y compos Ie betail esporte sur pied. surtout en Nigeria. pour lequelles chiffres sonr Ies suivants: Mouton et Production Moins Abauage local Bocuf chevre totale exportatior's 21,S io.s 32,5 3,8 Exportations sur pied. 2~,2 1,5 26,7 26,7 ProWnes aninul1es Les tableaux 42 el 43 donnent les chiffres relatifs a la production de viande et de poisson et aux echanges. II en ressort que la sous-region dispose de quantites c:ertainernent insuffisantes de proteines animales bien que les normes "0 En equivalent paddy;ierapport paddy/riz usineest consldere ici comme ctant de Ia0,65. I I I Cette etude devrait cependant eire monee en coordination avec une etude des marches et 003 capacrtea de production dans les pays limitrophes de "Afrique de l'ouest. -86-
103 TABLEAU 43 Piche: production et couunerce (en miuiers de tonnes, equivalent de poisson frais) Proteines de Production Maritime En eau douce Production Importations Exportations Provision Kg/hab/an poisson/hab/ prevue ou totale totale jour (en potentieile grammes) en 1975 Cameroun (1963) 6,4 50,0 56,4 10,5 7,5 59,4 14 4,7 100 Republique centrafricaine (1964) - 0,1 0,1 0,1-0,2 0,16 0,05 1 Tchad (1964) - 100,0 100,0-40,0 60,0 25 8,3 150 Congo (Rep, du) (1963) 8,5 3,0 11,5 13,5-25,0 29 9,7 22 Gabon (1961) 1,2 0,5 1,7 3,8-5,5 11,5 3, Total UDEAC 16,1 153,6 169,7 150,1 16 5,3 278 Congo (Rep, demo du) (1959) 5,9 147,5 153,4. 80,0-233,4b 17 5,7b Total 22,0 301,1 323,1> 383,5 b 16,6 S,5b 528. Sources: FAO, Yearbook offisherystatistics 1963; Etudes sur Ie Camerounet le Tchad; Van de Walle, Essai sur uneplanification 1960, Plan interimairedu Congo (Brazzaville); Gabon, Conomie et plan de developpement: Republique centrafrtcaine, Bconomleet plan de developpement; Tchad, Programme interimoire; Direction de l'elevage, Rapport annue11963; Republique democratique du Congo, Programme agricole, 1964; et Congo beige, Vats. I et II, 1960, Office de l'informationpour Ie Congo belge. a Equivalenta. environ 3,5 grammes de prcteines pures parjour et par personneen supposant que les proteines de poisson represeutent 12,5 pour 100 du poids du poisson frais et dans b I'hypothese d'une population de 30 millions en Pour la Republlque democratlque du Congo, les chiffres concernent I'annee On aura une image plus realiste de la situation, en comptant un declin de la production estime a plus de tonnes. Les chiffres globeux de la productionet de I'offre pour la Republique democratique du Congo et pour l'cnsemble de Ia sons-region doivent done etre diminues d'environ tonnes, ce qui rehete davantage la situation presente et celle des dernieres annees. De meme, la quantite de grammesde proteines de poisson devrait etre ramenee en-dessous de 3.
104 soient difficiles a definir. La viande et Ie poisson representent actueljement deux des rares possibilites de specialisation agricole a I'interieur de la region. La encore, la meilieure maniere de determiner avec precision les carences de proteines animales serait d'effectuer des etudes detaillees, en faisant appel au moins ala cooperation de I'UDEAC, pour la mise au point des programmes particuliers qui seraient recommandes au terme de ces etudes. On peut distinguer trois points distincts dans Ie probleme des proteines animales: a) L'apport de proteines bon rnarche aux centres urbains en expansion. La meilleure solution A cet egard sera it sans doute le developpement du traitement du poisson. Le poisson seche, fume et sale est tres recherche dans dfverses zones et represente probablement la solution la plus praticable du point de vue econornique, 1a tarine de poisson et (dans une moindre mesure en raison du coat et des methodes plus elaborees de production) les sardines en boite et autres conserves. rneritent egalernent de retenir l'attention. Quand les centres urbains sent situes aproxirnite des ports de peche, Ie poisson frais sera evidemment nne ressource importante. b) Pour I'apport de proteines animales bon marche aux zones rurales relativement eloignees des regions de production, le developpement de Pelevage de volaille a petite echelle et l'amelioration des methodes d'elevage des bovins et des caprins seraient sans doute recomrnandes apres des recherches poussees, c) Dam: le reste de la sous-region, it y aurait probable. ment deux possibilites, Tout d'abord, au centre du Tchad, au nord du Cameroun (notanunent dans le plateau d'adamaoua, vaste et peu peuple), dans certaines parties de la Republique democratique du Congo (Katanga et Kasal} et dans la vallee du Niari en Republique du Congo: on salt que les conditions sont favorables a l'elevage des hovins. La production de boeuf notamment Ja production sur une grande echelle, devrait done y etre concentree. 11 a eto prouve qu'on peut elever du betail meme dans les regions forestieres et autres infestees par 1amouehe ts6-tse, en particujier dans la savane riche qui borde la forel. en Republique centrafricaine. Mais it en resulte des fmis cleves, notamment en personnel, et les investissements et les efforts de developpement seraient plus rentables s'ils ctaient consacres aux zones les plus favori Sfes112. En second lieu, Ie Chari et Ie Logone, Ie lac Tchad lui-meme et les lacs Albert, Edouard, Tanganyika et Moero de la Republique democratique du Congo ont un potentiel de peche eleve et des efforts et des investissements du meme ordre devraient y etre consacr6s. liz Cette concentration n'ernpeehc d'ailleurs pas Je developpement continu des exploitations rnoctes en Republique centrafricaine, avec l'elevage de races de petit betail trypano resistantes. II y aurait lieu d'etudier de pres la possibilite de mettre au point nne methode qui permettrait de profiter, pour l'elevage du bctail, de la diversite des conditions locales. On pourrait, au Tchad, clever des veaux jusqu'a un an, les envoyer ensuite, jusqu'a I'age de trois ans dans Ies paturages rclativemcnt plus riches de la savane hurnide de la Republique centrafricaine et engraisser certains d'entre eux dans la vallee du Niari dans Ia Repubiique du Congo. pour alimenter lea marches de Brazzaville et de la region de Leopoldville, Le Professeur Dumont a fortement recommande que ces possibilites scient etudiees dans la SOllS region et dans d'autres parties de l'afriquet u. On pourrait ainsi tirer profit des conditions naturelles et economfques favorables qui se presentent Iorsqu'on envisage la sousregion comme une unite. Restent deux points supplernentaires. Tout d'abord la productionde volaille, de poreser, probablement, de caprins et d'ovlns est fondarnentalement mains cornpliquee et plus productive que l'elevage de bovins dans la plupart des regions d'afrique tropicale. L'elevage des caprins en Republique centrufricaine, meritc une place de choix dans Ie programme d'apport de proteines. Neanrnoins, on tend a preter nne attention disproportionnee Ii l'elevage des bovins. 11 conviendrait de recrlenter radicalement cette politique. Certes, les bovins, meme dans les zones infestees par la mouche tse-tse ou il est possible d'introduire les petites races, peuvent encore jouer un role tres important dans Iecadre de systemesagricoles evolues. Pour augmenter localement I'apport de proteines, pour utiliser la traction animate en vue d'etendre la superficie cultivable par ferme, et pour ameliorer la structure et la fertilite du sol, diverses formes d'exploitaticn rnixte sont Ii recommander fortement. Mats il ne faut pas en deduire que les grandes quantites supplementaires de proteines necessaires doivent obligatoirernenr venir de cette source. En deuxieme lieu, la pisciculture est trop conteuse en personnel pour justifier Ies efforts qu'elle necessite, sauf en tant qu'appoint dans des zones Iimitees ou it est difficile de pratiquer I'elevage de la volaille, des ovins et des caprins. Les rnesures a prendre en execution des recornmandationa qui precedent seront commandoes par les resultats d'enquctcs plus pqussees. Ce sunt ccs etudes qui devront recevoir Ja priortie dans Ie cadre d'une action commune des pays de J'UDEAC ou meme dans un cadre plus large. On pourrait viser a mettre au point une politique sousregionale en matiere de proteines. Vne autre recommandation d'un caractere plus specifique pourrait porter sur 1apossibilit6 de production de tait en poudre (ou eventuellement en boite) dans la zone la plus favorable a la production laitiere, Ie plateau d' Adamaaua au nord du Cameroun, ou a proximite de cette zone. Ce projet, d'apres Ie Prof. Rene Dumont, est parmi les plus prometteurs. Dne etude de rentabilite serait extremement souhaitable, notammcnt en raison du fait que Jes sous regions de Pouest et du centre offrent peu d'emplacements favorables ala production laitiere. ;13 Voir son rapport a 1aCommissioneconomiquepour l'afrique. Developpement agricole africain. E/CN.14/342, Tiers~Monde, Paris, novembrc
105 Autres posslbillus de specialisation Les exemples de specialisation sous-regionale qui ont etl:: jusqu'ici exposes dans ce chapitredevrontfairel'objet d'un schema. Le Tchad et le nord du Cameroun seraient les plus indiques pour la production de boeut, de poisson, de froment et de riz. Les zones cetfcres du Gabon et de Ia Republique du Congo joueraient un role important en matiere de peche et de culture du riz. Si ron integre ces zones dansla structure actuelle ou prevuede 1a production de produits agricolesd'exportation et de produits forestiers, il se peut que le nouveau schema ne soit pas adapte aux besoins d'un grandnombrede zones dansie reste de la sousregion. Certaines mesures particulieres devraient certainement faire I'objet d'etudes, Des recherches pratiques seraient egalement necessaires dans I'immediat pour verifier si Ies hypotheses et lea theories avancees sont valables. La production et la conservation des fruits pourraient stre concentrees dans l'ouest du Gabon et du Cameroun, sans qu'il faille perdre de vue les activites deja en cours ou prevues dans Ie sud de Ja Republique democratique du Congo et surtout dans la vallee du Niari en Republique du Congo. Dans les zones de savanes plus eloignees, il y a des saisons critiques oil les fruits et les vegetaux sent extrernement rares, La concurrence des producteurs mediterraneens, antillais et arnericains deja ctablis est decourageante pour le developpement de la production d'agrumes et d'autres fruits. Quant au marche interieur, la simple cueillette de fruits pousses quasi spontanement ou les produits d'une horticulture familiale suffisent a l'approvislonnernent. Mais les zones indiquees semblent partlcullerement favorables ala culture commerciale des fruits pour les marches qui pourraient exister et, it condition que les transports soient sensiblement ameliores, les savanes interieures pourraicnt constituer un marche, notamment pour les jus d'agrurnes frais et en botte, Le developpement d'un marche de ce type necessiterait toutefois un programme d'education nutritionnelle. Jl semble qu'il y ait de bonnes perspectives pour "expansion de 13 culturedu palmierahuile, en plantation, surtoutle long des voies navigables de la Republique du Congo voir chapitre 7 b) necesite d'une pojitique commune pour Ie developpement de la production des huiles. Les hauts plateaux du cameroun semblent presenter pour la production de cultures d'altitude, outre Ie cafe arabica, des possibilites qui n'ont pas ete [usqu'ici exploitees. La sous-region imporle du the; Ie quinquina et Ie pyrethre sont produits dans les regions d'altitude du Kivu et les conditions naturellesdes hauts plateauxdu Cameroun sont tout aussi favorablcs. En ce qui conceme la Rcpublique centrafricaine, des etudes devraient porter sur les possibilites de diversifier sa production grace auk. cultures de gros rapport: tabac et sesame. Enfin, si la Republique democratique du Congo est bien placee pour foumir les fibres (urbullobatu et punca) destinees it Ia fabrication de sacs pour la plus grande partie de la sous region. Ie nord et l'est pourraient fort bien atee alimentes grace it une utilisation plus large de la fibre des hibiscus (Kenaf et roselle). Les recherches devraient porler en premierlieu sur Ie centre-sud de la Republiquccentrafri- caine et sud du Tchad, oil les ressources en main-d'oeuvre sont suffisantes. Formation et recherebe Dans la derniere section de ce chapitreon traitera des formes de coordination sous-regionale possibles en dehors de Ia specialisation de la production et des echanges de produits, On a deja indique certaines possibilites qui devraient faire I'objet d'etudes immediates, Ces etudes pourraient etre prises en charge par les pays de Ia sousregion, notamrnent atitre d'action conjointe des membres de I"UDEAC dans lc domaine agricole. Mais it convient d'insister sur deux points essentiels. Tout d'abord, la recherche agronomiqueest couteuse, desesperement lente et complexe. Pour ce qui est de la sousregion, pendant des decencies, jusqu'aux environs de 1930, elle a 6te coneecree dans une beaucoup trop large mesure aux cultures tropicales destinees it l'exportation, C'est seulement dansles demieres decennies qu'on a commence a s'interesser, dans les zones tropicales, aux cultures vivrleres de baseet, ce qui est plusimportant,aux systemes de culture appropries auk conditions. Dans la plupart des cas, la recherche avalt un caractere trop technique et negligeait l'aspect economique des prix de revient et des benefices. Entin, en general la recherche et la formation de personnel d'execution n'ont pas ete etroitement coordonnees. Avec la creation, par la LEA, de la sons-region de I'Afrique du centre on a maintenant l'cccasion de combler une grande partie de ces Iacunes. La creation d'une commission speciale d'experts sur la coordination de la recherche agricole est a recommander en priorite. Cette commission speciale pourrait etre principalernent chargee, entre autres, de l'etude des possibilites et des moyens de constituer W1 organismc general ou une direction coordinatrice. Les mesures a prendre pour l'exeeution des proiets qui pourraient faire suite aux recommandations contenues dans le present rapportus seraient la responsabilite immediate d'une commission de ce type. Mais sa tache essentielle consisterait a indiquer les meilleurs moyens d'integrer fonetionnellement j'ineac dans un programme systematique de coordination de la recherche necessaire a1a SOllS region. 11 existe de:ja divers organismes de recherche independants dans les pays de I'UDE (l'orstom dont Ie siege local est it Brazzaville pour I'UDE) et au Cameroun. rineac a cesse depuis quelques armees d'exercer Ies fonctions qui etaient Ies sicnnea avant l'independance de la Republique democratique du Congo. La plus grande partie du personnel s'est naturellement dispersee, mais l'essentiei des installations materieljes est encore en place ainsi que les archives. L'annee passee a marque un regain d activites. L'Institut pourrait facilement devenir un organe de co. ordination pour l'ensemble de la sous-region. Les territoires couverts par ses 16 sous-stations r"parties dans la RepubJique democratique du Congo presentent it pen pres 1'4 Et sans aucun donte ad'autres propositions qui serontprobablement presentees aufur et amesure quel'organisation de I'UDEAC commenccra afonctionner et que la coo~ratjon sous-regionale se rea.lisera. 89
106 toutes les caracteristiques geographiques de 1a sons-region. Si les divers organismes existant en Afrique du centreus y etaient integres, i1 pourrait en resulter des economies d'echelle, une concentration des efforts et une division fructueuse du travail. II serait inutile (et d'ailleure impossible) d'avolr pour I'INEAC un personnel et des capitaux aussi importants qu'avant Un personnel plus reduit suffirait, qui circuterait dans l'ensemble de Ia sons-region, Fessenrlel du programme de travail etant eonsacre au" projets de developpement agricole des divers pays. Une liaison etroite devrait etre rnaintenue avec l' Inter.. American Institute for Tropical Agricultural Research de Turrialba (Costa Rica), En fait, celui-ci pourrait contribuer rt fournir au debut le personnel supplementaire nccessaire ai'ineac. Le detachement de personnel pourrait devenir une pratique habituelle dans Ie cadre de cette liaison. 11 faudrait qu'au moins de, representants de Ia FAD, de Turrialba, du Fonds special des Nations Unies et de la Fondation Ford, fassent partie de Ia commission pour l'integration de Ia recherche dans Ia sons-region d'afrique du centre. L'une des preoccupations essentiellesde la commission speciale et des organismes de recherches agricoles qu'elle pourrait creer, SOllS une Conne ou une autre, serait de chercher les meilleurs moyens d'assurer la formation de personnel du niveau de I'execution jusqu'aux echelons superieurs, elle etablirait egalement des relations de travail avec la faculte agronornique de l'universite du Camerounne et les autres etablissements de formation de l'afrique du centre. Bnfln, on peut esperer qu'une attention plus particuliere serait accordee ala recherche et ala formation economiques appliquees au" nouvelles cultures, eux especes, aux methodes de culture et aux systemes agricoles. Quel que soit Ie conseil au l'organisme coordinateur charge des activites de recherche, ij devra prendrepart aux travaux de planification, de coordination de la planifieation et de controle de l'execution des plans ai'echelon de la sons-region ou des pays de I'UDEAC. n serait ainsi possible d'adapter Ia recherche aux besoms du developpement. Les engrais et autres faeteurs modemes de production La possibilite d'utiliser des engrais dans. la sousregion est brievement etudieeaia section h) du chapitre 7. NallS nten parlerons ici qu'en fonction de 1a coordination de la recherche. Une des mesures les plus importantes dans Ie cadre du programme propose de recherches agricoles cocoordonnees, est de commencer Wle ~tude systematiquedes politiques suivies en matiere d'engrais et d'etablir un pro~ grammed'essais coordonne. CeUe action pourraitrejoindre ~;Ycompris les branches specialism del'orstom augabon (forets) au Tchad (elevage) et ed Republique cedtrafricaine (agriculture en gen~ral). Pour que les moycns de formation communs soient utiles, il conviendrait d'ameiiorer beaucoup la selectiondes etudiants. et I'administration de cette deroiere branche, ll~ II semble certainement souhaitable de concenlrer dans eel etabjissement tous Ies moyens de formation uniyersitaires, au moin, pour les pays de I'UDEAC. Ie programme d'essais des engrals entrepris par la FAD au titre de sa campagne mondiale contre la faim avec peutetre quelquesmodificationsque determineraitla commission speciale d'experts proposee pour la coordination des recherches agricoles. Actuellement, la tendance de la consommation d'engrais (voir chapitre 7 h)) ne semble pas justi1ier une production locale mais la demande future doit etre consideree non en fonction de I'utilisation recente mais de la possibilite d'une reorientationde la politique de developpement agricole, II est certain que, pour Iemoment, il n'existe aucune base sur laquelle fonder une future politique des engrais, mais Ies etudes et les programmes d'essais proposes pourraient y remedier, La commission speciale devrait egalement mettre au point one politiquecoordonnee visantles besoins en matiere de protection des plantes, d'outillage et de mecanisation agricoies. Les travaux de preparation du sol constituent un important probleme dans tous les pays de la sons-region et il y aurait done lieu d'envisager une introduction prudente de 1a mecanisation de l'agriculture, 11 est egalement indispensable d'intensifier I'usage des insecticides dans les plantations, Ies insectes pouvant provoquerdes. penes allant jusqu'a 20 pour 100 de Ia production totale. Formation Ce chapitre a ete volontairement limite aun certain nombre de developpements qui pourraient resulter des etudes speciales apprcfondies qui ont ele suggerees. Cependant, tout programme elabore ne saurait rnanquer d'imposer une lourde charge aux ministeres de I'agriculture existents. Le manque de personnel et Ie niveau insuffisant de celui qui est en place sont Ie principal obstacle ala mise en oeuvre des plans de developpement agricole de I'Mrique tropicale. On ne saurait proposer iei des changements revolutionnaires, Tous les gouvemements interesses possedent des programmes de formation arnbitieux. Mais meme s'ils lea executent avee sucres, les ressources seront encore insullisantes par rapport a l'ampleur des taches qu'implique one revolution agricole, On peut attendre des avantages sensibles de la cooperation sous-regionale. 11 devrait etre possible de dresser un inventaire sons-regional des besoins en main-d'oeuvre de tous niveaux, en fonction du rythmeet de I'arnpleur prevus du developpement. La coordination des plans de devejoppe. ment et Je fait que s'y ajoutent des projets sous-regionaux, peuvent rendre plus n6cessaire la formation de maind'oeuvre, mais plus Ia division du travail sera poussce a I'echelon sous-regional et plus grand sera Ie nombre des installations partagb:spar plusieurs pays, plus Ie persolu1el disponible pourra etre utilise avantageusement. Un ccntact constant devrait etre maintenu, notamrnent au sem de l'udeac, dans Ie domaine de Ia formation, ce qui permettrait de realiser d'imporlantes economies dans les activites de ce type. En outre, ii devrait etre possible de oonstituer une sorte de reserve de main-d'oeuvre agricole qualifiee a tous les niveaux, sauf aux echelons les plus bas et acertains de, echelons les plus eleves, de fa90n a eviter ou a reduire rapidement 100 goulets d'etranglement. L'in- 90 -
107 ventaire de Ia main-d'oeuvre propose et des consultations constantes sur les besoins et les problemes de formation seraient les principaux avantages qui resulteraient de la constitution de!'udeacet du resserrement des liens sousregionaux, Boon, deux points d'ordre general sent a noter, encore qu'ils aient deja tte a maintes reprises, exposes ailleurs. Tout d'abord, bien que les pays de la sons-region scient essentiellernent a vocation agricole, l'agriculture n'y jouit pas d'un prestige ni d'un respect particuliers. Au niveau du recrutement, il en resulte qu'il est difficile d'attirer a la foisle nombre et la qualite. D'autre part, Icegouvernements n'apportent pas toujours au personnel d'execution sur le terrain l'appui total dont il aurait besoin. Les difficultes eprouvees dans le recrutement du personnel des services agricoles pourraient etre dues au fait que ces services beneficient d'un traitement moins favorable que certains autres. En deuxieme, lieu plus peut-etre que dans d'autres secteurs.ieprogres dans I'agriculture est influence dans un sens positif au negatif par I'attitude des agriculteurs et I. mesure dans laquelle ils sont prets it accepter les changements et les taches proposes. Si les gouvernements negligent d'assurer une liaison pcliti que etroite avec les zones rurales, lcs populations interessees pourraient fort bien refuser leur accord ct leur cooperation. 91
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109 Chapitre 7 INDUSTRIE Section A: Slructure actuede et tendanees de J'industrie On peut deduire des statistiques de Ia valeur des importations et de la production industrielle actuelle une estimation approximative du marche des produits industriels de la sons-region. De ces agregats on peut tirer la valeur des exportations de produks industriels, rnais on arrive aun total insignifiant. On trouvera au tableau 44 des estimations de Ja valeur des importations industrielles et de la valeur ajoutee par industrie. TABLEAU 44 Estimations du marche aetuel des produits industriels en Afrique du centre Pays et region Congo (Rep. demo du) Cameroun Congo (Rep. du) Gabon Tchad Republique centrafricaine Total UDEAC Total Afrique centrale (en millions de dollars EU) Valeur des importations ,8 76,5 48,6 39,6 19,9 20,4 205,0 448,8 Valeur adjoutee par indusrrie 226,0 36,5 21,2 8,6 30,0 21,2 117,5 343,5 Total 469,8 113,0 69,8 48,2 49,9 41,6 321,5 792,3 Sources.. Valeur des importations: statistiques nationales. etc. Valeur ajoutee par industrie: sources uationales (voir chapitre 1). Note' valeur ajoutee: pour la Republique democratique du Congo, on a pris Ies chiffres de 1958 qui ne sont probablement pas tres inferieurs aceux du marche ecruel: pour Le Cameroun, on a pris les chiflres de ; pour Ja Republique du Congo, le Gabon, le Tchad et la Republique centrefrfcaine, il s'egtt des chfffres de Le tableau 44 permet egalement de deduire la part de la demandesatisfaiteapartirde sources nauonaies. us pourcentages sent les sulvants: Cameroun 32,3 Republique du Congo 30,4 Gabon t7,8 Tchad 60,1 Republiqae centrafricaine 51,0 Total UDEAC 36,4 Republique demoeratique du Congo 48,t Total Afrique du centre 43,4 On ne peut estimer qu'approximativernent l'accroissernent de La demand. de produits industriels, Les exportations de produits industriels au sein de la sons-region augmenteront sans doute sensiblement et on peut prevoir egalement une certaine augmentation des exportations vers d'autres pay3 africains et vers I'etranger.iCependant.Ja part des exportations restera vraisemblablement faible et ne depassera pas Ia marge d'erreur des estimations globales. Aussi est-il possible de dedufre approximativement l'accroissement de la demande projetee Ii partirde Ja somme de deux agregats: I'accroissement projete des importations et l'accroissement projete de la production industrielle. On trouvera au tableau23 (voir chapitre I) t'accrcissement projete de ta production industrieue globale. Le taux annuel compose d'accroissement suppose pour la Republique democratique du Congo est de 4 pour 100 pour %5, de 7 pour 100 pour er de 9 pour 100 pour , Dans Ie cas du Cameroun, on a suppose un taux annuel compose de 14,5 pour 100 pour route la periode, Pour la Republique du Congo, Ie taux annuel compose d'accroissernent au cours des trois periodes quinquennales est de 7, 8 et 10 pour 100, respectivement. Pour Ie Gabon, ces taux sont de 1,7; 12,5 et II pour 100; pour le -93 -
110 Tchad et pour la Republique centrafricaine de 3,9 et 12 pour 100. A rioter que ces taux de croissance sont deduits en premier lieu de l'experience du passe recent et des plans intenmalres de developpement, Qui ont ete projetes dans J'avenir. II convient d'insister encore sur Ie fait qu'ils doivent etre consideres comme des hypotheses illustratives plutot que comme des projections. lis devront evidemment ~tre revises lorsque les plans quinquennaux de developpemeut que Ia plupart des pays de la sons-region elaborent pour 1966 seront disponibles, Les taux d'accroissement global des importations industrielles projetees sont Ies suivantsm: Republique democratique du Congo: 4,7 pour 100; Cameroun: 3,5 pour 100; Republique du Congo: 1,8 pour 100; Gabou: 9,4 pour 100; Tchad: 3,4 pour 100; Republique centrafricaine: 7,0 pour 100. On trouvera au tableau 45 les importations projelee~ ;\ partir de ces taux, pur sectcurs industriela, r...a encore.ies chiffres sont donnes a titre indicatif et ne constituent pas de veritablcs projections. Le plus qu'on puisse dire, tant qu'on ne dispose pas de donnees precises sur les plans, est qu'ils sont apeu pres plausibles dans Ie contexte des hypotheses posees pour Ie developpement de \a sousregion et de l'experience passee d'autres pays II un stade de developpement comparable. 111 A Doter que scion lea projections. aussi bien fa production industrielle que les importations augmenteronr considerablement. On verra dans la suite du ehapitre qu'etant donne 'e$; vastes posslbilites existantes, certains produits d'importation ne manqueront pas d'etre remplaces par des produits Iocaux. Cependant. ce phencmene est ccrnpense par Ie faux d'accroissement general suppose, si bien que malgre Ia substitution de produits locaux aux produits d'impcrtations dans plusieurs zones, Ie taux global d~ importations continuera a augrnenter plus repidernent encore. Les possibilites de remplacement des produits d'importation sent importantes dans Ie choix de nouvellesinduatnes, particulierement pour l'afrique qui a un retard beauccup plus considerable a rattraper que J'Amc!rique Latine ou node par exemple. Neanmoins, Ie remplacement des produi15 d'importation est un expedient statique et ne foumit qu'uue orientation al~atoirc dans la planification du de~eloppemedi industriel (voir Le concept d'imporl-subslilulicm dans fa theorie du developpemenl economtque, par J. L. Lacroix. A paraitre dam,les Cahie,s economiques et sociaux. Universite de Lovanium. Uopoldville, Vol. III, cahier No 2, juin 1965), Dans une economie en CXpaD5iOfi. ou dont on peut prevoil qu'cllese developpera, )a demande offre des polsibilites latentes qui pcuvent fort bien d!passersensiblement ceues que present.e Je remplacement des produits d'impoctation. Aussi la croissance projetee des importatioq3 eft m~me temps que la production industrieue est-eue plus paradoxaleen apparence qu'en realite. Mais it ne r.ut pas oublier pour autant l'importance du remplacemem des importations, plus particulierernent danl les pays les mains developpes de la sous-region. Il rcste encore des Imccs d'un parti-pcls profond~ment implante CQntre scs (annes m!me Ies pius elementaires. La vie dans les magnifique! htltels qu'on trouve dans tout (e tcrritoire de!'uoeac n'est evidemment pas caract6ristique de ccs pays. Pourtant, on peut sl1remcnt codsiderer commc symptomatique Ie fait que la mission a toujours do r6clamer de la bi~re de fabricalion locale, ~neralement sans succcs, et que les membrcs qui utiliaaient du sucre D'ont pu normalement tiouver que I.. ~J.gantspetitspaquets marques "St. Louis, Marseille". Le tableau 46 presente la demande projetee de produits industriels en Afrlque du centre, deduite de la croissance prevue des Importations et de la production industrielle, Ces chiffres, aprendre avec reserves. ne sont que des ordres de grandeurindiquant les possibilites, et non des previsions. De toute evidence. la demande inlerieure de produits industriels depend de Ja croissance des revenus ioterieurs, done essentieuement du nlveau des salalres et, dans un.e certaine mesure, d'une plus equitable repartition des revenus. Le chapitre 1 contient quelques indications sur la repartition du revenu mais Ies chiffres disponiblee n'ont qu'une valeur lirnitee. 1l ressort, par exemple, des statistiques officielles que les revenus des consommateurs sont faibles au Tchad mais Ie pouvcir d'achat potentiel que representent dans Ie pays les vastes troupeaux, dont Ie volume croit sans cesse, n'est pas pris en consideration. Une panic de ces troupeaux pourrait etre monnayee, ce qui perrnettrait aux eleveurs de disposer de revenus probablement plus importants que ceux des agriculteurs qui ne s'occupcnt pas d'elevage, II faut cependant tenir compte d'un facteur encore plus important. On a vu que lee economies des pays de l'afrique du centre sont nettement orientees vers l'exportation a i'etranger de produits agricoles et miniers. Les responsables de ces entreprises ont tout int~ret it. maintenir lcs salaires a. un niveau ausst bas que possible afin de conserver leur position concurrentielle sur Les marches mondiaux. D'autre part, bien que Ies exigences de ta concurrence se fassent sentir egalement dans Ie cas des entrepreneurs qui produisent pour Ie marche interieur, deux autres facteurs entrent en Iigne de compte. Le premier est Que, du point de vue de l'ensemble de I'l!conomie, l'augmentation des salaires elargit le marche des produits locaux. L'autre est que le developpement industriel entraine nne revalcrisation des qualifications professionnelles qui. a son tour. conduit i\ une augmentation des salaires, L'experience passee confinne ce paradoxe apparent que l'augrnentation des salaires tend a favoriser l'industrialisa~ tionlls. Un reel confiit d'jnteret oppose l'enlrepnmeur qui produit pour lc marche mondial et celui qui est oriente vers les marcll~s interleurs. l'afrique du centre gagneraita ce que cette rivalite sc rcgle au profit du dernier. Le present chapitre consiste en une serie dtetudes preiiminaires des possibilites dtexpansion presentees par certains secteurs industriels en Afrique du centre. Les secteurs ont ete repartis, selon la Classification internationa Je type par industrie de toutes les branches d'activites economiques. Les diverses categories de cette classification ont etls regroupees (voir ci-apres) dans un ordre commode pour les responsables des politiques de developpement industriel. On n egalement cherche a partir des biens de consommation pour aboutir aux biens d'6quipement en passant par les biens intermediaires. Cetteclassification n'est evidemment pas toujours applicable. C'est ainsi que la categorie des ouvrages en metal, bien que comprenant III Les Etats-Unis en offrent un exemple qui, au caues de rcur hisloire. oul d1i presque conslamment faire face (peut-&tre a leur avantagc) a uoc ~nuric de main-d'oeuvre. L'ACrique du cent~, cue aussi, Jorsqu'eUc commencera ri:euement se developper. se trouvera acourt de main-d'oeuvre. 94-
111 TABLEAU 45 Importations iddujlriejjes projet"" Total Total Pays Cameroun Congo (R) Gabon Tchad RCA UDEAC Congo (RD) Afrique Groupes Produles alimentaires et boissons 16,4 19,5 23,1 12,8 13,8 14,9 10,5 16,4 25,7 5,0 5,9 7,0 4,9 7,1 10,4 49,6 62,7 81,1 96,1123,3158,1 J45,7 186,0239,2 2. Industriesdu textile, du caoutchouc, du cuir (y cornpris vetements et chaussures) 21,8 22,6 19,9 9,3 8,9 8,8 7,4 6,7 6,1 5,4 5,0 4,9 7,5 6,3 6,3 51,4 49,5 46,0 34,0 37,8 33,8 85,4 87,3 79,8 3, Industries du bois et du liege, du papier et carton et fabrication des meubles J,I 3,7 4,4 2,0 2,2 2,3 1,6 2,6 4,0 0,8 0,9 1,0 0,6 0,9 1,3 8,1 10,3 13,0 9,612,3 15,8 17,7 22,6 28,8 4. Industries des mineraux non metalliques 3,1 3,2 2,7 1,8 1,7 1,7 1,5 1,3 1,2 0,9 0,8 0,8 0,8 0,8 0,7 8,1 7,8 7,1 4,3 4,8 3,0 12,4 12,6 10,1 5. Fer et aeier, metaux non ferreux 6,3 6,6 5,6 2,7 2,6 2,6 2,5 2,6 2,1 1,2 1,1 1,1 0,8 0,6 0,6 13,5 13,5 12,0 19,4 21,5 17,9 32,9 35,0 29,9 6. Autres ouvrages metalliques 4,9 6,4 9,3 2,8 3,4 3,9 3,7 6,8 12,0 1,3 1,7 2,4 1,0 1,6 2,9 13,7 19,9 30,5 14,2 20,0 29,0 27,9 39,9 59,S 7. Machines autres qu'electriques 8,5 11,1 16,1 5,8 6,9 8,0 7,0 13,0 23,0 2,0 2,7 3,8 2,2 3,7 6,7 25,5 37,4 57,6 37,8 53,2 77,1 63,3 90,6134,7 8, Machines electriques 4,8 6,3 9,2 3,7 4,5 5,2 3,0 5,5 9,6 1,6 2,1 3,0 1,7 2,9 5,2 14,8 21,3 32,2 14,9 21,0 30,4 29,7 42,3 62,6 9, Materiel de transport 13,1 17,2 24,9 9,2 10,9 12,7 10,1 18,7 33,0 3,1 4,1 5,9 4,3 7,2 12,8 39,8 58,1 89,3 39,0 54,9 79,5 78,8113,0168,8 Total 82,0 96,6 115,2 50,1 54,9 60,1 47,3 73,6116,7 21,3 24,3 29,9 23,8 31,1 46,9224,5280,5368,8269,334&,8444,6493,8629,3 8l3,4 Sources: Statistiques nationales du commerce exterreur et pjojulionl (voir teste).
112 essentiellemcnt des biens d'equipement, comprend egalement des biens intermediaires et des biens de consommation durables, Les categories utllisees sont Ies suivantes: I. Industries elimentaires: 2. Industries textiles et industries connexes: 3. Industries forestleres, 4. Mineraux non metalliques (principalement materiaux de construction); 5. Metaux de base; 6. Produits chirniques et engrais.. 7. Articles manufactures en metal: a) Ouvrages en metal; b) Machines; c) Materiel electrique: d) Materiel de transport. Avant d'etudier l'evolution du developpernent industriel de Iasons-region, dansle passe, Ie present et l'avenir, on recapitulera lea pcssibiltes de demende par secteur, les commentaires detailles etant presentes plus loin. On n'a pas tenu compte, dans le cadre de ce rapport, de la demande prevue ou possible de prcduits mdustricls destines aux marches exterieurs il I' Afrique. On compte dans cette categorie les huiles comestibles, Ie sucre, le caoutchouc, les sciages, placages et centre-plaques, I'aluminfumus, le cuivreuo et la potasse, La demande proietee de produits alirnentaires est deduite de celle de plusieurs facteurs (voir section b du present chapitre). On pnvoit que la demande de textiles augmentera d'environ 45 pour 100 dans la prochaine decennie. Selon les estimations, la demande de ciment dans Ia soua-regicn depassera t{)o.ooo tonnes en Suivant les projections, la dernande d'acier fini augmentera de 9 pour 100 par an. et la demande de produits chimiques de tous types augmentera de 12 pour 100 par an, en quantite, et de 10 pour 100 par an, en valeur. Des projections, meme approximatives de Ja dernande de preduits manufactures de routes categories sont rtscuees. Nous avons cependant essaye de les faire dans Ie present chapitre. L'eJuticit6 du point de vue du revenu de la demande de bien" de consomrnation durabies (radios, larnpes electriques, ruriger.teurs. machmes A laver, etc.) sera vraisemblablement importante. Cependant, ce secteur industriel comprend principalement des biens intermediaires et des biens d'tquipement. Dans les projections industrielles g1obales, on a suppose des tauk de croissance eleves Qui seront atteints dans la mesure ou s'installera et augmentera la production de biens de capital, notammf-nt d~ machines, de materiel eleetrique et de materiel de transport. lit l...a Jemande mondialc d 'aluminium a augmente de 8 pour loo par an entre 1952 et 1962 ct a marque rev:mment un acaoissement encore plus rapide (voir G. A. Baudart, "Les (aclturs economiques du developpement de la consommation d'aluminium", Revuede J'aluminium, No ). 120 La lcndance persistante a1a hau.sse de la consornmatiod de cuivre est estimeea3,5 a4,5 pour 100pac an (voir «onomic Surv~y Mission on the Economic Development of Zambia, ECA/FAO, t964). Apres avoir determine approximativement les perspectives de la dcmande globale et de la demande par secteurs et lndique les possibtlites generales de croissance industrielle en agregat, it convient, afin d'etudier plus en detail chaque secteur industriel, d'examiner Ja structure actuelle de Pindustrie dans chaque pays. Cette etude est presentee par pays, un tableau indiquant dans chaque cas les importations de produits industriels et Ia production recente. Ces tableaux se passentapeu pres de commcntaires. Aussi l'analyse sera-t-elle breve. On appellera I'attention sur Jes principales caracteristiques de la situation actueue, sur l'evolution recente et sur les plans d'avenir. En general, ces plans portent sur les quelques prcchaines annees dont le nombre varie, selon la nature du prcjet. Toutefois, ce rapport ne neglige pas les perspectives a plus longue echeance, 1970 et Aussi Ies observations presentees pour chaque secteur ne s'arretent-elles pas ace Que les pays prevoient dans l'avenir immediat; elles portent aussi sur les possibilites plus Jcintaines evaluees en fonction d'uae analyse de Ia demande future et des avantages relatifs presentes par chaque pays. Conformernenr aux objectifs du rapport, j'accem est mis constamment sur les projets d'interet sous-regional. Tcbad On trouvera au tableau 47 les cblfrres relarifs a 141 consornmation de produits industriels et a la production industrielle actuelle et prevue du Tchad. Le Tchad est Ie moins favorise des pays de la sousregion en ce qui conccme ]a production industrielle, en partie du fait qu'il n'a pas d'acces a la mer et n'en aura vraisembjablement pas avant le debut des annees 1970, et en partie parce que, plus peut-etre que Ies autres pays d'afrtque, it ignore ses ressources minerales qui ont fait I'objet d'etudes insuffisantes. Comme on l'a dejil vu, ce pays est essentieuernent avocation agricole et Ia production de coton et de viande offre des possibiiites de developpement notables. II pourrait par hi. devenir un producteur important de textiles et de produits derives du betail. II pourrait egalement devenir un important producteur de poisson. Cependant, Ie manque de ressources minerales et sa position ejoignee resteront sans doute,longtemps encore, un obstacle au developpement industriel. n possede un certain nombre d'industries alirnentaires et la fabrication de produits destines a rcmplaccr les unportations pourrait ~tre encore developpee. On a deja signale ses possibilites dans ie domaine des textiles et i1 devrait ega]ement pouvoir augmenter rapidement sa production de souliers et autres chaussures et d'artides en curr, en vue d'alimenter Ie marche sous-regional. Par contre, ses possibiljtes ed ibnt Que producteur d'artic1es en metal manufactures sont limit"s. Toutefois, en depit de ces difficultes, on peut prevoir dans les dix prochaines annees un developpement de I'industrie des articles en metal manufactures plus rapide que celui qu'on avait d'abard envisage. Il semble qu'it devrait egalement etre possible d'exploiter plus comph~tement son unique ressource naturelle conoue, Je natren. - 96
113 TABLEAU 46 Demande projet'e de prolluits industrlels en Afrique du centre, 1%5, 1970, 1975 (en millions de dollars ED) Croissance Croissance projetee des projetee de In Total importations production industrielle Congo (Republique democratique du) ,3 297,4 566, ,8 417,2 766, ,6 641, Cameroun ,0 51,3 133, ,6 101,0 197, ,2 198,8 314,0 Congo (Republique du) ,1 21,2 71, ,9 31,6 86, ,1 50,9 111,0 Gabon ,3 8,6 55, , , ,7 2],2 137,9 Tchnd ,3 30,0 51, ,3 46,2 70,S ,9 81,4 111,3 Republique centrafricaine ,8 21,2 45, ,1 32,6 63, ,9 57,4 107,3 Total UDEAC 1%5 224,5 132,3 356, , ,8 409,7 778,5 Total Afrique centrale , , ,3 641, , , , ,0 Source: Statistiques nationales du commerce; projections corurne Indique dans Ie texte
114 TABLEAU 47 Importation et production de produits industriejs au Tchad Importations Millions de francs Production Millions de francs Tonnes CPA Tonnes CFA 2(}-21 Industries alimentaires Viande ccngelee Abattoirs Produits laitiers ,3 18 Beurre ,1 18 Fromage , ,3 10 Yaourt Riz traite , , Farine ,5 -b ,2 Sucre , , , Huile de coton d Huile d'arachides Bi~re , ,3 Limonades / 1963 U58 23-Industries textiles Egrenage de coton Industries du bois Menuiseries Industries chimiques et mineraux non metalliques Parfumerie , litres , litres Briqueteries Machines et equipement de transport Constructions metalliques , ,4 Charpente metallique Mobilier metallique , ,0 Rt!cepteurs radio ? 1963? Montage bicyclettes , unites , unites a Millier d'unites, d MOOers de Iitres., b Debut avril e Usinefonetionnant depuis janvier c En f Milliers de bouteilles
115 TABLEAU 48 Importations et production de produits indusbiels, Republique ceotrafricaine 21 lndnstries lliimeotaires Lait 1% Beurre 1% Fromage Huile de table Cafe soluble Biere Eau gazeuses Sodas Industries du textile et du mir Files Tissus Confection Industries du bois et du papier Sciages Industries chemiques Huile de coton Huile de palme Savon Importations Millions Frs Quantites CFA 583 T 512 T 61 T S4T 104 T 103 T 366T 194 T hi hi hi. 9T 30 T 79 T 938 T 88 T 93 T 430 T 481 T Production Millions Frs Quantites CFA litres/jour 16T 17 T hi. 100T hi hi hi W W W.?? 4,5 T 45 5,1 T pes 1, rna litres 240,000 litres 917 T 937 T Republique ceotrafricaine Le tableau 48 indique la consomrnation de produits industriels et Ia production industrielle actuelle et prevue de la Republique centrafricaine. La Republique centrafricaine est egalement defavorisee par sa position geographique et la rarete de ses ressources naturelles connues. Parcontre, ij faut signalerdes elements potentiellernent positifs. Des enquetes plus poussees pourraient reveler la presence de ressources mineralesexploitabies comme le fer. l'etain et le cuivre, En outre, Ie developpement des transports en cours pourrait faire de Bangui d'ic! une dizaine d'annees un important carrefour et un pole de croissance. L'amelioration des liaisons de transport avec le Cameroun et le Tcbad ainsi qu'une utilisation plus intense de la voie fluviale Oubangui-Congo pourraient considerablement modifier la situation dans les dix prochaines annees, La Republique centrafricaine offre egalement des possibilites considerables du point de vue agricole grace a son coton, par exernple, et, Iorsque des races resistantes ala mouche tse-tse auront ete acclimatees, il son betail. L'industrie des derives du bois est deja bien developpee et presente des possibilites d'expansion. L'eventail des industries -99 -
116 alimentaires pourrait etre considerablernent elargi. La Republique centrafricaine est deja un centre textile et son importance aeet egard ne fera que croitre. II existe egalement un embryon d'industries manutacturieres du metal. Les plans de developpement industriels actuels sont provisoires et it court terme. Bien que la production interieure de meraux de base soit appelee it rester encore quelques annees inexistante, it semble qu'il y aurait de serieuses possfbilites, amoyen et it. long terme, de developper Ja production d'articles manufactures ell metal et rneme de biens d'equipement, Gabon Le tableau 49 indique la consommatlon de produits industriels et la production industrielle actuelle et prevue du Gabon. Lc Gabon est un pays relativement riche possedant une abondance de bois et de ressources naturelles. Jusqu'a present I'accent a ete mis sur les industries produisant des biens d'exportation. Les possibilites agricoles ne depassent pas les besoms interieurs, En outre, le marche interieur est tres exigu. Cependant les industries aliment aires presentent des possibilites de remplacement des importations. Le TABLEAU 49 Importations et production des produits industriels au Gabon Importations Production Millions Frs. Quantites CFA Quantites 2~21 mdus~esallinm~ Huile de table T 280T T 425 T 1963 Biere T hi. 332, hi. 312,7 Boissons gazeuses hi hi hi hi mdus~es du bois el du papier Sciages ms ms mi Placages mi 1% ma ms Contre plaques rna ms rna ml Meubles 1958? pes Industrie chimique et m.ineraux Huile de palme T T T Savon T T 57,6 220 T T 65,5 Acide sulphurique T OT 1%3 Peintures T T 53,4 200T T 56,5-100-
117 TABLEAU 50 Consommation er production de produits iddustriels... RepubUque du Cougo Importations Production Millions de Millions de Quantites Frs. CFA Quantites Frs.CFA Industries alimentaires Conserves de poisson 1960 I.l00T c T 228, T 1964 Sucre de canne T 14$, T T 6, T 1964 Biere hi. 307, T hi. 347, T 1964 Cigarettes T T 1964 Huile d'arachide T T b Industrie texwe Tissus de ccton T $61, M T 8162 b M Industrie du bois Sciages T Deroulage-placages ms ms e Industrle cbimique Haile de palme T T T Huile de palmiste $T T 1964 Tourteaux T T b 1964 Savon , T ,0 1,386 T 1964 Conserves de pilcharts et conserves de thon. b c Y compris les conserves de viande
118 Gabon n'envisage pas d'entreprendre des acuvites Industrielles dans le dornaine textile, sauf au stade de la transformation (vetements, couvertures, etc.), et i1 n'y aurait pas d'interet dans l'avenir immediat. II en est de merne pour l'industrie du cuir, II ne semble pas douteux que Ie Gabon ait une vocation industrielle au sein de la sow-region, a moyen et a long terme. II est probable que les derives du petrole et Ie gaz nature! constitueront en premiere erape, au fur et a mesure que Ie marche sous-regional s'elargira, le point de depart d'une industne chimique importante. A plus longue «heancc, le Gabon devralt aussi pouvoir exploiter ses abondantes ressources de fer et de manganese pour le rnarche sons-regional. ce qui ouvrirait la voie aux industries manufacturieres du metal. En troisierne lieu, il reste beaucoup AIaire dans I'exploitation des richesses forestieres du Gabon, non seulement pour l'exportation mais aussi pour le marche sons-regional sous forme d'elements de construction, de materiaux pour la fabrication de meubles et, eventuellement, de pate apapier. Republique du Congo Le tableau 50 indique la consommation de produits industriels et la production actuelle et prevue de la Republique du Congo. Par rapport au Tchad, A la Republique centrafricaine et au Gabon, 1a Republique du Congo a marque nne certaine avance dans la voie de l'industrialisation. Le pays est favorise du point de vue de sa position geographique, du developpement de l'infrastructure et des ressources naturelles, Par contre.ie marche Interieur est reduit et Ie pays a beaucoup a gagner a une cooperation economique etrcite avec ses voisins. Comme les trois autres pays passes en revue, il pourrait produire en vue du rernplacernent des produits d'importation, notamrnent dans le dcmatne des industries alimentaires et des biens de consommation. IJ a beaucoup de possibilites dans Ie domaine des industries forestieres, A plus longue echeance, Ie pays pourrait egalement devenir un important producteur de produits chimiques apartir de ses abondantes ressources de potasse. La vallee du Niari, actuellement en cours de developpement, n'est pas seulement une riche zone de culture: ellc pourrait etre Ie point de depart d'industries agricoles d'interet sous~ regional. II existe de nombreux arguments en faveur d'une planification commune along tenne de Ia partie ml!:ridionale de la Republique democratique du Congo jusqu'a Pointe Noire, qui constitue un pole de croissance naturel et important, l'amenagement d'lnga et de la Sounda pennet.. tant la production d'une quantite illimitee d'energie tlectrique a bon marche. Des discussions antericures ant fait ressortir l'importance d'un developpement des exportations hors d'afrique d'aluminium et de ferro-alliages et. comme on 1'a deja VU, Ia politique de Pointe~Noire est a"ee sur ~es possibilitesl21. D'autre part, on a egalement vu que la RtpubIique democratique du Congo s'oriente actuelle~ ment yers Ie developpement industriel si bien que les conceptions des deux pays sont complementaires. Pointe- 111 Voirchapitre 5. Noire n'est pas seulement Ie principal port de I'Afrique du centre, presentant d'immenses possibilites de developpement; c'est aussi un centre naturel d'industrles lourdes: aluminium, fcrro-alliages et, plus tard peut-etre, siderurgie, II existe aproximite des ressources de potasse considerables, Si on suit la vallee du Niari, on trouve un centre agricole prospere, qui devient egalernent le siege de nombreuses industries agricoles. Brazzaville et Leopoldville sont I'un et I'autre les centres naturels d'un complexe en pleine expansion pour la transformation des industries du metal. Cameroun Le tableau 51 indique Ia consommation de produits industriels et la production induslrltj]e actuelle et prevue du Cameroun. Le Cameroun est plus avance dans la voie du developpement industriel que ses voisins de rudeac. IJ possede deja un large eventail d'industrfes alimentaires et une expansion considerable est prevue. Le cameroun est, avec la Republique centrafricaine et Ie Tchad, l'un des trois pays de l'udeac dont on prevoit qu'ils subviendront en 1970 A une grande partie des besoins en textile, de toute la zone de I'UDEAC. II existe de vastes possibilites de developpement des industries foresrieres. 11 existe egalement des possibilites dans Ie domaine des industries manufactuneres du metal, notamment de l'alurninium. Le Cameroun semble bien placepour alimenter en biens d'equipement-souvrages en metal, machines, materiel electrique et materiel de trunaport-r-le marche de fa sous-region. Republique democratique du Congo Le tableau 52 indique la consornmation de produits industriels et la production industrielle actuelle et prevue de 1a Rcpublique dcmocratique du Congo. La Republique democratique du Congo est le pays Ie plus developpe de la sons-region du point de vue industriel. Avec comme base \'indice de la production industrielle etait de 615 en Avec 1950 ~ 100, il etait de 235 en Avec 1958 ~ 100, il etait de 142 en 1962t22. La periode de croissance maxima Ie (14,3 pour 100 par an) a ete est interessant de noter que si ce taux fie s'est pas maintenu ulterieurement, la pioduction industrielle a continue depuis l'independance amarquer un progres contino. notamment en ce qui conceme )el biens de consommation, en depit des difficultes que Ie pays a connues. La Republique democratique du Congo possme un large eventaii d'industries alimentaires et suffit a peu pres a ses propres besolns de produits essentiels. C'est aussi Ie cas pour les textiles et les chaussures. Les industries forestiere, sont bien developpees. La plupart des besoins en materiaux de construction seront couverts pendant quel. ques annees. Le pays est naturcuement run des principaux producteurs de metaux non ferreu'k d'afrique, mais sa 12: Voir J. L Lacroix:, "Les pdles de developpement industriej dans IeCongo" dan!! Calliers economiques ef sociaux, Univcrsite de Lovanium, vol 2, Cahiers No.2, octobre Cct article contient un compte rendu analytique detailie du developpement de la production industrielle dans la R~pu~ blique democratique du Congo
119 TABLEAU 51 Importations et production des produits iudusbiels au Camerouu Importations Production Millions Frs. Millions Frs. Quantites CFA Quantites CFA 2~21 Industries alimeutalres Riz decortique T T Pain-c-Patisserie T T T Pates alirnentaires T 14 lot T T 1964 Saucissons T T Abattoirs frigorifique T T Lait W T T 138 Hulle d'arachide T T T Huile de palme T T T Huile de palmiste T 2 l.700t T Huile de coton et autres huiles T 45 vegetales Biere hi T hi Boissons gazeuses W T T hl. Cafe decortique T T loot Beurre de cacao T ,1 T 0, Cacao en bloc T T 1964 Chocolat T T
120 TABLEAU 51 (suite) ImporbllioDS et proddelion dos procluils idddstriels 8U Cam... 'I'ourteeux T T T 16 Cigarettes T T Farine de manioc T lddustrios Textiles et euir Egrenage du coton T T T 2 Filature. tissage 1959 Blanchiment T T T Confection T T 1964 S42T 845 BAches, stores T 5 t962 90T 1964 Chaussures plastiques (paires) Chaussures caoutchouc (paires) lDdustrie du bois Scieries ml Deroulage ms 1963 Menuiserie T 2, T Maisons prefabriqueea Meubles 19S9 IS T T 1963 SHT 143 3(}-31 Industrie chimique Traitement de late T (1.242 T) (298) T Acetylen...oxygene ma ms ms Polyethyl~ne T Savonnerie T T
121 TABLEAU 51 (suite) Importations et production dos produits Indnstriels au Cameroun Huilesvegetaleset industrielles T T T Insecticides et diluants L L L Peintures T T T Gaz de petrole T Eau de Javel L L L 34-Indusbies des produits mlneraux nod metalliques Transformation de verre T T Briques T 0, Ciment T T Chaux T Produits metalliques Aluminium T T \ T T T Articles en aluminium T Tb T T T Toles ondulees en aluminium T T T T Constructions metalliques Chaudronnerie , Clous, pointes, grillage T T T T T Malles en metal d pes b T 1964 Articles les T Ourillages agricoles T T Ferronnerie
122 TABLEAU 51 (suite) Importations et production des produits industriels au Cameroun Fonderie Meubles en aeier Atelier de rectification Machines et materiel de Pieces detachees pour tracteurs agricoles Bicyclettes Remorques et brouettes Construction navale e transport T T T I2T pes pes unites 51 67T 25 II.774 unites unites 544T T T Tf 150 a b c d e r Oxyde d'aluminium Chiffre d'affaires d'une seule usine. Chiffre de production pour nne seule usine, Y comprls la chaudronnerie. Quantite de fer mis en oeuvre
123 TABLEAU 52 Importations et production des prodnits industriels en Republique democratiqne du Congo T = Tonnes metriques M = Millions de Frs CFA Produits Importations Production Ouanrites Millions Frs. CPA Industries alimentlires et boissens Biscuits T T 57 "" T} Chocolat T T 82 T T 127 T Confiserie T 341 T { T 214 T Sucre T T T T 293 Huile de table 866T T T 132 Margarine 608 T T { T T T 78 Graisses vegetales T 400T T T 9 Biere W { T hi T hl Boissons non-alcooliques T hi hi hi. 159 Tabac T T T T T T Cigarettes M Industries textiles Produitstextiles M 1, M 2 Files { T r Tissus de coton rna (milliers de metres) T rna dont rna Tissus Imprimes T rna (milliers de metres) m> T mz Ttssus industriels m> " or Tissus delaine et synthetiques T ~r T Confection (chemises) ~(' (milliers)
124 TABLEAU 52 (suite) Produits Bonneterie (milliers dz) Couvertures (milliers) Toiles et cordages Linge de maison ct ameublement Chaussures cuir (paires) Chaussures en toile et caoutchouc (paires) Chaussures en plastique (paires) Total chaussures (paires) Importations % Industries du bois-27 papler-26 meubles Grumes 1962 Bois scies Bois deroules Placeges Con Ire-plaques Papier.., et cartons imprimes % ie da caootcboilc, Ii air. (Pieces) '''OP Quantites J.B Production Millions de Frs. CFA ll B ms ma T rna T rna T m' m' m' rna T T T T T T rna II T T 199 lo7.000 T T T T 31 '''. ~(valeur 356 M)....
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126
127 TABI.EAU 52 (suite) Produus Plomb Total industrie non-ferreux Fonte Produits non-ferreux Industries de premiere trausformation Moulages en aluminium [ Tubes Buses de drainage Ouvrages enmeraux Boulonnerie visserie Bouchons-Couronnes (milliers) Chaudronnerie et charpentes Emballages Futs Outils en meraux communs Couteaene Grillage Huisserie MaUes (milliers) Importations T T T T 766T 439 T T T 631 T 434 T 259T 88 T Ouantites Production 283 T 1.045T T T 688 T T T l.i44t 50T l70r 2713 r 319 T 255 T Millions de Frs. CFA ,3 2,0 1,3 4,
128 Produits Menuiseric rnetalliquee 19' Quincaillerie Rechauds (pi~.) 19' Refrigerareurs (pieces) Mobilier metallique Galvano plastique Articles galvanises (milliers) Articles les (miluers) CODstrurtioD de moteriel de ROSport Bicyclettes Construction navale Reparation navale TABLEAU 51 (suite) Importations Quantile Production Millions Frs. CFA T ' ma 815 mz T T I.S" 16 SS M M a Une autre entre-prise a produit: )958: me; 1962; 1.~80 m.; 19~: J.;2Q nn
129 production est en majeure partie exportee a l'etranger. Il produit de la fonte mais non pas encore du fer et de racier. Un certain nombre de produits chimiques de base sont fabriques, de meme qu'un large eventail d'ouvrages en metal et un peu de materiel de transport. Jusqu'a present, la production de machines et de materiel electrique est faible. Des 1957, on avait commenceaexploiter les posaibilites traditionnelles de remplacernentdes importations et, en fait, ce qu'on a appele Ie "stade facile" etait deja depasseus, Jusqu'Ici on n'a guere enregistre de progres dans la voie de l'industrialisation, qui represente le second stade, II s'agit maintenant de s'attaquer serieusement a ce problema. Cela revient en pratique adevelopper Ia fabrication de produits chimiques, de machines, de materiel electrique et de materiel de transport a l'echelon sousregional. La question est etudiee dans une autre partie de ce chapitre. La nouvelle orientation de la politique du Gouvernement de Ia Republique democratique du Congo relative a la premiere phase de l'exploitation de l'energie d'inga marque un progres sensible, en premier lieu pour Ie Congo lui-meme mais aussi, si possible, pour l'ensemble de la soua-region d'afrique du centre car il est fermement fonde sur Ie developpement industriel interieur. II en resulterait un renforcement du pole de croissance represents par Leopoldville, qui pourrait ulterieurement s'etendre a Brazzaville et apointe-noire. Le second pole de croissance de la Republique democratique du Congo est naturellement Ie Katanga. n est egalement necessaire de concentrer les efforts sur le troisieme point, Stanleyville, qui representera ;23 On a fait observer que "I'economie congolaise poursuivra quelques armees encore un processus de croissance purement quantitatif sans aucun developpement qualitatif. La structure des importations et de la production localeest restee pratique. ment lnchangee jusqu'a l'annonce de I'Independance' (J. L. Lacroix, Le concept d'tmport-substitution dans la tmorie du devetoppemem economique, op. cit., p. 36). C'est a ce phenomene que doit actuellcmcnt Caire face l'amerique latine. Dans ces pays, ii n'y a plus guere de possibihtes de remplacer lea importations de biens de conscmmation. Les importations representent actueuement une part relativement faible (12 pour 100) du revenu global de l'amerique Iatine. Si ron veut pousser plus loin Ie processus de remplacernent, il faut l'etendre aux biens inrermediaires et DUX biens d'equipement qui, non seulement sont plus difficiles a. Iabrlquer, mais exigent des marches plus vastes que ceux des divers pays d"amerique Iatine. Entin, alors qu'il y avait autrefois un grand nombre d'importations dont on pouvait se passer ou qui pouvaient etre remises aplus terd de telle sorte que Ie developpement de certaines importations pouvait etre steppe au reduit pendant que Ie processus de remplacement s'operait pour d'autres produits, jl n'y a plui actueljement de possibilite de eet ordre etant donne que Ie volume de la production diminue tandis que la demande de produits d'importation continue a augmenter. Un autre facteur pro~ pre a l'experience de I'Arnerique latine est que les produits destines a remplacer les importations ont pour la plupart beneficic de la protection de barrieres douanieres tees eievees, ce qui a eu tendance a favoriser le developpement d'une industrie non competitive. (Voir Towards a dynamic develop. ment policy for Latin America, Nations Unies, New York, 1963,No de venle 64. II. G.E, p ). la derniere etape de l'integration economique du pays et qui, d'autre part, etablit 1a liaison avec les grands lacs et l'afrique de l'est, On trouvera recapitule au tableau 53 l'etat actuel du developpernent industriel en Afrique du centre; Ies principales industries deja installees y sont representees par Ies symboles suivants: x = approvisionnement d'un tiers au plus du marche y = approvisionnernent d'un ;\ deux tiers du marche z = approvisionnement de plus de deux tiers du marche e = exportations importantes. Section b: Les industries alimentalres Dans cette section sont examinees non seulement les industries des denrees alimentaires telles qu'elles sont definies dans la "Classification intemationale type par industrie" 'CITI) rnais egalement l'industrie des corps gras -c-generalement classee dans les industries chimiques--et le fabrication des boissons et des cigarettes. Les industries alimentaires installees dans la sousregion de I'Afrique du centre ou pour lesquelles existent des projets d'installation sont les suivantes: I. Corps gras d'origine vegetale; 2. Abattage du betail et preparation de la viandera; 3. Peche et conservation du poisson; 4. Fabrique et raffinerie de sucre; 5. Minoterie; 6. Tabac et fabrique de cigarettes; 7. Brasserie et malterie; 8. Biscuiterie, confiserie, chocolaterie; 9. Preparation du cafe, du the, du cacao; 10. Industrie des eaux gazeuses et des boissons hygieniques, Les trois derniers groupes d'activites n'ont pas ete examines dans ce rapport soit parce que la valeur ajoutee industrielle est tres faible, soit par suite du peu d'interet qu'ils presentent dans I'ensemble de la sons-region. 1. Corps gras d'origine vegetale Les industries des corps gras d'origine vegetale peuvent etre reparties sous trois rubriques, it savoir: L'extraction de l'huile de palme; L'extraction des huiles brutes et production des tourteaux, par pression de graines oleagineuses (palmiste, coton, arachide): La savonnerie. HuiJerie de palme L'huilerie de palme se distingue des huileries de graines, de par sa nature et son equipement. La preparation des huiles de table et de La margarine n'est pas abordee dans ce rapport. L'huilerie de palme n'a pas d'autonomie propre. ElIe est Iiee ala production agricole. Son traitement ne porte que sur 1amatiere premiere produite dansun rayon limite. Les regimes et fruits de palmiers sont en elfet des marchandises rissables. Elles doivent etre.traitees assez rapidement. On en retire deux produits I'huile de palme brute et les amandes de palmiste. La valeur.joutlle par Ie traitement ne represente que 27 pour 100 de la valeur totale de l'huile brute obtenue Y compris les produits secondaires de la tannerie que ron etudiera plus loin dans Je present chapitre. 113
130 TABLEAU S3 (suite) R~partition des indnstries deja lnstallees ell Afrique du centre Rep. cen- Rep. du Rep. demo Tchad Cameroun trafricaine Gabon Congo du Congo Industries allmeataires Minoterie x x y Sucre x e z Huile de palme e e z e e Huile de palmiste e e e Huile de coton z z e Huile d'arachide z )' z e Traitement du poisson e e e e Viande traitee e e z Lait traite et produits laitiers y y y y Biere z z z z z Boissons gazeuses z z z z z z Tabac et cigarettes z e z Tourteaux z z Chocolat x x x Biscuits z Indnstries forestteres Sciages e e e e e Placages et centre-plaques e e e Menuiserie et meubles y y z y z Industries textiles Filature x x x z Tissage de coton x x x z Tissage de rayonne x Laine et synthetiques x Fabrication de sacs y V8tements x x z Bottes et souliers z x z Ficelle et coree x x z Teinture et finissage y Bonneterie x z Couvertures z Industries non metalliqaes Briques z z z z z z Ciment e Amiante e Bouteilles en verre z z z z z z Gypse z Industries m~talliques Cuivre e Cobalt e Zinc e Etain e Plomb e Aluminium e Ouvrages en metaux Armatures metalliques legeres x y x x x z Reservoirs, cuves, chaudieres, cylindres a gaz z Articles en til y z Treillis et grillages y z Outillage a main pour l'agriculture z Coutellerie y Laminage x y Y z Autres emballages x x x x v Ustensiles menagers x x x z Mobilier metallique x x x y - 114
131 Tubes Appareils electrlques Petits moteurs electriques Fours et foumeaux electriques Refrigerateurs Accumulateurs Materiel de transport Montage de petite navires Montage de bicyclettes Produits cbimiques Acide sulfurique Oxygene Acetylene Bioxyde de carbone Peintures et vernis Parfums et cosmetiques Savon Explosifs Cartouches Insecticides, desinfectants, herbicides. detachants, etc. Articles en plastique Articles en caoutchouc Piles seches Disques de gramophone Source: Voir texte. Les statistiques de Ia FAO, completees par des ren- seignements obtenus sur place, ant pennis de dresser Ie activite dans le developpement d'un pays: source de tableau 54. Lea consommations sont obtenues en soustrayant revenus pour la population, apport d'huile dans l'alimenta- les exportations des sommes productions + importations. TABLEAU S4 Commerce sous-reglonal de [,hulle de palme Production Importation Exportation Consommation Source: Voir texte. L'huile de palme est surtoutdestinee al'exportation. Toutefois la population des regions de palrniers consomme d'importantes quantites d'huile extraite dans des installations artisanales ou plus simplement domestiques. On peut resumer conune suit le role important que joue cette TABLEAU S~ (suite) Rep. cen Tchad Cameroun trafricaine Gabon z x y z z z z z z z z y x z y z z y Rep. du Congo x y Rep. demo du Congo x y y z y z z z z y z z z z t. z z x z z Z x z z z e x y Z z y x z z tion; industrialisation {huilerie et derives); apport de devises par "exportation. Les exportations proviennent pour 95 pour 100 de la Republique democratique du Congo, et la chute enregistree est directernent lice aux evenements que ce pays a connus ces dernieres annees. Quant aux importations, elles sont surtout Ie fait du Cameroun qui, par ailleurs, exporte sensiblement les memes quantites. Le commerce intraregional se limite aces echanges, EOOn, la Republique du Congo intervient pour nne faible part dans la production et le commerce de I'huile de palme. Le tableau 54 montre une augmentation apparente de la consomrnation en Sans ecarter l'hypothese d'exportations frauduleuses, nous pensons surtout que les estimations de production de Ja Republique democratique du Congo sont trop elevees. L'augmentation reelle de consommation pour ce pays est, 115 suivant des estimations plus precises, de tonnes Cette situation est la consequence d'une augmentation de la production de savons, plus que d'une hausse de la consommation domestique, Cette demiere est d'autre part tres difficile a estimer, etant donne que Ie regime est dans les palrneraies naturelles, un produit de cueillette done difficile a contr6ler. Les valeurs reprises sur Ie tableau S4nous permettent de donner un chiffre de consommation connalee de 4,46 kg. par habitant pour 1960, y compris les besoins pour la savonnerie, II est assez difficile de prevoir la consommation pour les annees a venir, Toutefois, etanr donne la preference alimentaire des Africains pour cette huile et son prix mains eleve par rapport aux huiles d'arachide et de soja, on pent estimer que l'evolution suivra le sens de la
132 TABLEAU SS Huileries de palme Cameroun Congo (Republique du) Gabon Congo (Republique democratique du) Afrique du centre Source: Rapports annuels et articles de vulgarisation. Nombre d'unites Production (tonne) consommation mondiale de Ja matiere grasse dont Jes previsions d'augrnentaricn sont d'au moins 30 pour 100 pour les dix prochaines annees. NOllS reprenons ce chiffre sous toute reserve, pour la raison citee plus haul. Les productions indiquees au tableau 55 sont pour 90 pour 100 obtenues dans les huileries installees en Republique democratique du Congo. Le nombre total d'installations recensees en Afrique du centre est actueljement de 40 unites. On comprend par unite soit des usines suffisamment importantes soit des societes groupant deux ou plusieurs huileries. Ces installations se repartissent comme suit: La difference entre les deux tableaux correspond it la production de petites installations artisanales et domestiques, qui ee chlffre en moyenne a50.lx)() tonnes. NOllS resumons ci-dessous Ies perspectives d'avenir par pays; Cameroun: La reprise et I'extension d'anciennes huileries pennettront de porter la production totale tonnes environ pour Republique du Congo; L'augrnentation de la superficie des plantations aetueuement en cours permettra d'atteindre tonnes en 1970 et tonnes en A signaler egalement la mise sur pled d'une raffinerie. Gabon; Un projet mixte plantation-industrie est etudie. La production prevue pour 1970 est de tonnes. Republique centrafricaine: Un complexe huilcriesavonnerie est actuellement a l'etude, La capacite de production ne nous est pas connue, Republique democratique du Congo: Suite aux difficultes survenues en 1964, Ia production de certaines regions, principalement l'ancienne province de I'Equateur, a fortement baisse, Les societes s'emploient activement a remettre en activite exploitations et usines. Les besoins en devises pour Ie reequipement des huileries avaient deja ete estimes en dollars des Etats-Unis. Le coot des extensions prevues cette epoque s'elevait dollars. Ces chiffres constituent it l'heure actuelle un minimum. L'exportation pour 1964, peut stre estimee entre 100 et tonnes. II est done assez dificile de prevoir les productions des prochaines annees, Compte tenu des projets et des extensions on peut situer Ie chiffre de production, pour 197() environ tonnes. Sur la base des previsions de consommation d'huile dans le monde, la FAO a determine pour les prochaines annees Ies productions suivantes pour I'Afrique: 1970; tonnes 1975; tonnes Ce total est arepartir principalement entre Ies deux grands producteurs d'huile de palme africains a savoir: Nigeria et Congo. Pour Ies annees 1956 a les deux pays se partageaient Ie marche araison de: tonnes en provenance de Ia Nigeria tonnes en provenance de la Republique democratique du Congo. Le reste du marcne mondial etait couvert par les productions de I'Indonesie et de la Malaisie ( tonnes). Le programme general de la sous-region semble done en deca des possibilites qui lui sont offertes. L' Afrique du centre doit prendre conscience de la place importante qu'elle occupe en matiere d'huile de palme et adopter en consequence une politique commune de production. Cette action doit etre menee principalernent sur les zones de culture reconnues les plus favorables, par une etude commune. La coordination doit egalement jouer pour Ie traitement et I'utilisation de la noix palmiste. Les pays de la sons-region pourraient conclure un accord pour Ie traiternent de ces produits, comme on Ie verra plus tardus, Huilerie de graines Les huiles vegetales que l'on produit dans Ia sousregion, a I'exclusion de l'huile de palme, sont les huiles de palmiste, d'arachide et de coton. Elles sont groupees sous Ie terme general d'huiles de graines, qui englobe les tourteaux. EIles sont soit concretes (palmiste), sort liquides (coton, arachide). L'huile de coton extraitc des graines, sous-produit des usines d'egrenage, est d'un prix de revient Inferieur it celui de I'huile d'arachide. Le tableau 56 ccntient des donnees relatives aux exportations. L'exportation totale d'huiles de graines portait en 1961, pour la sous-region, sur tonnes representant dollars des Etats-Unis, soit 29 pour 100 de la m Signalons egalement l'interct d'examiner 1a possibilit~ de fabrication locale de certaines pieces de rechange. On salt en effet que j'usure de ces pieces est assez rapide. Sans entrer dans Jes details soulignons que le montant annuel neeessaire Ii l'approvisionnement de pieces de rechange et de matieres annexes est estime a 20 dollars des Etats-Unis par an par tonne d'huile extraite. Cela represente pour la sous-region une depense ennuelle de de dollars
133 valeur d'exportation des huiles vegetales, En 1959, la sousregionexportait tonnespourune valeur de dollars. Cette diminution est la consequence de la baisse de production de la Republique democratique du Congo qui intervient pour 95 pour 100 dansles exportationsdes huiles de graines. On enregistre par aiheurs une Jegere augmentation des exportations du Cameroun. En dehors de ees deux pays et de la Republique du Congo pour l'huile d'arachide et, dans une mains grandemesure, pourl'huile de palmiste, les autres pays interviennent peu dans Ie commerce exterieur de ces produits. Les exportations de tourteaux et de noix palmistes presentent les memes caracterfsttques. Elles correspondent en valeur it 17,3 pour 100 (pour 1961) des huiles de graines exportees. TABLEAU 56 Exportation d'huiles de noix et de tourteaux (en tonnes) Noix palrnistes (30.000) Huile de pajrniste Huile de coton Huite d'arachides (500) Tourteaux (60.000) Total 24l Source: FAO, Annuaire du commerce. Noix HuHe de Huile Huile Graines palmistes palmiste d'arachide de coton de coton Tourteaux Cameroun x x x x x x Republique centrafricaine x + x Congo (Republique du) x x x +- x Tchad x x x x Congo (Republlque democratique du) x x x x x x Le schema ci-dessus indique tes actlvttes commcrciales des six pays dans ce secteur. Lee syrnboles utilises sont les suivants: x prcducteur, + importateur, - exportateur. Le commerce intra-regional est limite a la vente par Cameroun Congo (Republique du) Tchad Congo (Republique democratique du) Afrique du centre Source: Rapports nationaux annuels. TABLEAU 57 Hullerles de gnunes et production en Afrique du centre (en unites et en tcnnes) Ie Tchad a Ia Republique centrafricaine d'un melange d'huile de coton et d'huile d'arachide. Le nombre total d'huilertes de graines recensees en Afrique centrale est actuellement de 17 unites qui se repartissent la production comme suit: Nombre d'unites Palmiste Arachidc 4 1 (+5) La quanthe d'huile de graines consommee dans la sons-region etait de 8.o<X> tonnes environ en 1962, ce qui reprcsente 15,5 pour 100 de la production. Nous resumons ci-apres et par produit, les projets envisages par tes six pays: Huile dtarachide Le Cameroun et la Republique du Congo ont chacun un projet d'extension d'une huilerie d'arachide. Ces installations permettraient de porter 1a production totalea Coton Total tonnes en Le but du Cameroun est de couvrir sa consommation interieure. Quant au projet de la Republique du Congo, il est base sur l'exportation. Les arachides seront obtenues en culture intensive. Cette activite a'integre dans un vaste programme de mise en valeurde la valleedu Niari situee a 200 km de Pointe-Noire et desservie par le chemin de fer Congo-Ocean. L'etude de la rentabilite de l'operation depasse Ie cadre de ce rapport. Nous pensons toutefois que si l'arachide est foumie it l'usine aun prix normal, la situation est favorable a i'installation d'une huilerie.
134 Huile de coton A l'image de la RepubHque democratique du Congo, Ie Tchad se propose d'entreprendre I'extraction de l'huile de coton. Trois usines de tonnes chacune seraient prevues pour les prochaines annees. 11 semble bien que sur Ie marche mondial it n'y ait pas de difficultes d'ecoulernent, et l'extraction de l'huile de coton peut etre encouragee dans toute la sons-region ou te coton est cultive. Pour une production de tonnes de graines de coton disponibles-ededuction faite des seraences et des pertes-s J'Afrique du centre pcurrait produire: tonnes d'buile neutre; tonnes de pate de neutralisation (utiliscc en savonnerie); tonnes de tourteaux; tonnes de linters (pour Ia fabrication de COllvertures). Le developpement du commerce intra-regional de l'huile d'arachide est freine par le prix de revient eleve du produi1. Tout supplement de frais occasionne par le transport Ie rend tres vite prohibitif. C'est la raison pour laquelle le commerce du Tchad avec les pays voisins, principalement la Republique centrafrieaine, est limite. A part Ia reduction des tarifs de transport, on peut diminuer le prix de revient de l'huile en augmentant le taux d'extraction a l'usine-dans certains cas des tourteaux possedent actuejiement encore 8 pour 100 d'huile-c-et en valorisant Ie sous-produit. Une solution originale est tentee par Ie Tchad et merite d'etre retenue. Blle consiste it. melanger l'huile de coton, mains chere, A l'huile d'arachidc. Les resultats des tests entrepris devraient etrc diffuses dans toute la sousregion. La valorisation des tourteaux-i-coron au arachideest un probleme surtout important pour les regions eloignees de Ja mer. Etant donne la faible valeur du produit, Ie cout du transport a une forte incidence. Pout etre vendu a l'exportation, le tourteau est achete a tres bas prix a la sortie de l'usine. II importe done de valoriserle plus possible Ies tourteaux sur place, ce qui suppose leurutilisation pour l'embouche, II est par ailleurs illogique d'exporter des tour teaux qui sont par la suite rclmportes sous forme de viande ou de lait. Cc probleme, lie a celui de I'utllisation pour Ie betail d'autres sous-produits tels que Ies issues de minoterie et les dreches de brasserie, doit attirer l'attention des gouvemements. Par un rapide calcul on trouve que la production actuelle de tourteaux, permettrait de donner un supplement journalier de 3 kg pendant trois a quatre mois aux betes abattues chaque annee. En ce qui conceme les noix palmistes, l'exportation ne poserait pas de difficultes. 11 serait loutefois plus logique d'exporter l'huile de palmiste. Certaines installations de la Repuhlique democratique du Congo sont equipees a eet effet et pourraient traiter la production des autres pays de la sons-region. 2. Abatrage du betail et preparation d. la viand. Nous ctudierons rnaintenant I'abattage du retail et Ia fabrication, la preparation et les conserves de viande ainsi que le trattement des peaux, Le tableau 58, etabli a l'aide TABLEAU 58 Commerce et consommation de viande dans Is sous region (en tonnes) Importance du cheptel des six pays (nombre de bates) bovins porcins ovins caprins Viande fraiche, refrigeree au congelee (1.000 tonnes) nombre de betes abattues poids de viande estime 46,60 importation 2,28 exportation 2,74 consommaticn 46,20 Viande de bovins fraiche ou congelee (1.000 tonnes) nombre de betes abattues poids de viande calcule 45,00 importation 1,16 exportation 0,52 consommation 45,60 Importations du Congo (Republique dernocratique du) viande Iratche, refrigeree ou congelee 4,00 viande de bovins fralche, refrlgeree au congelee 3,09 Source: FAO, Annuaire de la production; Annuaire du commerce, rapports annue1s ,00 2,08 4,71 57, ,65 1,34 57,30 6,82 5, ,70 2,02 2,07 52, ,00 0,51 0,39 51,10 (5,22) (4,21) - 1l8-
135 des rcnseignements statistiques incomplete dont on disposait, indique la production et le commerce de la viande et des produits a base de viande dans la sons-region. Ces renseignements concernent les pays de l'udeac, sauf mention contraire, Le nombre d'anirnaux abattus est celui des animaux traites par les abattoirs controles. Les pays possedant les plus importants cheptels sont la Republique democratique du Congo, le Cameroun et prtnctpalement le Tcbad qui, a lui seul, compte 4 millionsde bovins et 2 millions d'ovlns. Dans les pays de l'udeac,la consommo.tion par habitant pour 1960 peut etre estimee a 5 kg, dont 99 pour 100de viande de boeuf Dans une etude". fa FAG suggere que Ie chiffre moyen de 4 kg est raisonnable pour le Cameroun,la Republique du Congo,le Gabon et la Republique centrafricaine, et donne les details suivants: Congo (Republique du} Gabon Republique ccntrafricaine Cameroun J kg 2 kg 5 kg 8 kg D'autre part, la consommation de la Republique democratique du Congo peut etre estimee a3 kg. NOllS adoptons Ie chiffre de 4,2 kg comme moyenne actuelle de cousommarion de viande comrslee, en Afrique centraleut. Les abattages non controles sont probablement tees irnportants, mais ne peuvent etre esumes, meme approximativement, Nous supposerons que Ja consommation de viandc non controlee ira en dirninuant au fur et a mesure de l'intensification de l'elevage et de l'action des services veterinaires, et que la quantite de viande de chasse consommee diminuefa egalement, paratlelement ala mise au travail actif de 1a population. En consequence, l'augmentation de la consommarion portera sur la viande controlee. La projection de la consommarion de viande suppose une etude complete qu'il n'est pas possible de faire dans ce rapport. Nous pouvons a defaut nous baser sur les renseignements fournis par une enquere rnenee par la tao. L'estirnation de la consommarion pcur la Guinee, Ie Liberia et le Sierra Leone, sur 1.1 base de 3,7 kg en 1960, est de 6,8 kg pour 1975, Faute d'autres indications. nous pouvons provisoirement retenir unc consommation de 7 kg en 1975 pour la sous-region de l'afrique du centre. Le commerce intra-regional porte surtout sur Ies animaux suivants. Les chiffres les plus importants sont les exportations du Tchad. Pour] 962, les estimations etaient les suivantes, commerce non cantrcle cornpris: Cameroun Republique centrafricaine Nigeria, Niger, Soudan, Libye Total Bovins 8,260 33, Ovins et caprins ,246,~~'FAi5-:c;,';tmercialisaliolldu be/ail el de /a ~iande en Afri'ftle, t961. T27 Les differences entre I'estimation de la consommation par habitant presenteedans cettc section et les chiffres donnes du tableau 39 (chapitre 6) proviennent du fait quion a tenu compte id de I'ahattage noncontrole. Nous donnons ces chiffres sous toute reserve.testimation des exportations non controlees etant tres ditficile; on admet qu'elles representent approximativement 60 pour 100 du total pour les bovins et 75 pour 100 pour les ovins et caprins. Dans l'ensemble, on note depuis 1956 une diminution des exportations. des bovina et une augmentation correspondante d'ovins et caprins, presque exclusivement par Ie commerce de fraude. Quant a l'exportation de viande fraiche, eile est surtout reservee au Tchad. qui en retire des ressources importantes, La quantite moyenne annuelle (1959 il 1962), exportee par le Tchad vers les autres pays de I'Afrique centrale est de tonnes, representant une valeur globale de dollars. Notons egalernent que Ie Cameroun presente cette particularite d'etre a la fois importateur et expcrtateur de bctcs et de viande fralche. Dans les conditions d'elevage et d'exploitation actuelles, on ne peut esperer satisfaire Ie besoin de 7 kg de viande par habitant et par an, que si le cheptel bovin atteint 11 millions de tetcs soit une augmentation de plus de 50 pour 100 en 12 ans, Cette estimation est fondee sur un taux d'abattage de 10 pour 100. L'augrrentation de cc taux, ainsi que I'intensiftcation de l'elevage donnent lieu comme dans d'autres pays, it des problemes qui doivent elie resolus par les services veterinaires et les zootechniclens. Par ailleurs, la multiplication des races trypanoresistantes dans la region a tse-tse de meme que l'utilisation de La traction bovine contribueront certainement dans un avenir plus ou moins eioigne it augmenter 1e ncmbre de bovins dans la sons-region. Mats toutes ces operations sont it action lente et progressive. NOllS pensons qu'un programme d'embouche, aux approches des abattoirs, a partir des tourteaux et autres dechets, ainsi que DOUS l'avons deja signale precedemment, pourrait apporter plus rapidement une solution du moins partielle, Quoi qu'il en soit, l'action doit porter sur ies trois regions favcrables indcmncs de tse-tse,a savoir le nord-ouest du Cameroun, le Tchad et nne partie du Katanga-Kasaj (Rcpublique democratique du Congo). Les donnees stalistiques sur la viandc sechee, sah~e ou fumee et sur les preparations de viande sont reprises ci dessous; Ie! quantit~~ sont exprim<lesen tonne: Importation Exportation Consommation ' Les exportatjons proviennent du Tchad et du Cameroun. La consommation moyerme par habitant est de 0,146 kg. Ce chiffre n'a qu'une valeur apparente, les produits etant consommes par une partie seulcment de la population. La consommation globale represeote uoe dcpense de dollars. La Quantile de conserves coilsommee peut eire estimee, tonnes (1.070 tonnes pollr j'udeac), soit 8 millions de boites de 250 gr. de viande. Deux projets de conserverie de viande sonl actuellement it I'etude dans Ia sous-region. L'un au Tchad porterait sur boites de 300 il 350 grammes, raurre au Cameroun sur boltes de 250 grammes. Ces - -=-"119 -
136 conserveries c!tant annexees aux abattoirs et utilisant les deuxieme et trouieme categories de viande pennettraient des prix competirifs aux produits d'importarion. lis seraient de l'ordre de 280 francs CFA Ie kg, prix dans lequel la bolte rnetallique et le cartonnage d'emballage interviennent pour 50 francs CFA. Ces projets ne peuvent l\ notre avis que porter sur la consommation it. I'interieur de la sons-region. leur reusslte dependra surtout du succes que recevra Ie produir dans Ie public. A eet egard, les indications fournies par Ies tests d'agrement, lances au Cameroun, a partir d'un atelier pilote de conserve, sont tres precieuses, et doivent pcrmettre de determiner Ie goqt du consommateur et Ie prix du produit. Sur ce plan, une collaboration Tchad-Cameroun est recommandable de maniere que ces enquetes soient etendues atoute l'afrique du centre et que les productions (type et quantite) des deux usines soient planifiees apartir des resultats. II existe a Fort-Lamy un centre de commercialisation du betail et de la viande en Afrique, qui peut jouer un role important dans ce secteur, II convient de faire une reserve au sujet de la viande en conserve pour laquelle Ie marche ne peut actuellement etre que relativement reduit, L'accent devra etre mis davantage sur la production et Ia conunercialisation au plan sons-regional de 1a vlande refrigeree et congelee et, par consequent, sur la creation d'une chaine de centres de refrigeration et d'entrepets. La question qu'on doit ensuite se poser est de savoir si l'addition d'une tannerle complete au complexe abattoirconserverie est arecornmander, Pour y repondre examinons quelques chiffres des exportations des principaux produeteurs de la sons-region, Tehad-Cameroun et Republique democratlque du Congo qui sont exprtmes ci-dessous en tonnes. Peaux de bovins Peaux d'ovins et decaprins Total , , , ,75 Les exportations de peaux sont faibles par rapport aux effectifs de tcoupeaux bovins et surtout ovins et caprins, Cette situation est due a une consonunation tres elevee, pour les besoins courants (notamment au Tchad) du fait que les precedes artisanaux de tannage et les produits employes sont insufflsants, L'ameuorauon de ces deux facteurs aurait eomme resultat de degager des surplus pour l'exportation, Les statistiques montrent entre 1960 et 1961 une brusque diminution d'exportation des peaux d'ovins et de caprins. A la meme epoque on assiste par centre a une augmentation dans Ie secteur de peaux de bovfns, Les importations de cuir se ramenent adeux groupea d'articles importants, d'une part les chaussures, d'autre part lea articles divers en cuir (vetements, sacs, articles de toilette, de voyage). Elles correspondent en moyenne pour les annees 1961, 1962,1963 aune valeur globale de 5,6 millions de dollars des Etats-Unis, L'exportetion de cuir SOllS forme de peau brute et sa reimportation en chaussures et articles divers peuvent etre considerees comme une TABLEAU 59 Commerce ee production de poisson en Afrique du centre (en milliers de tonnes) mauvaise affaire commerciale. Cependant, deux facteurs font obstacle it l'hnplantaticn d'one tannerie: Ie recrurement du personnel qualifie et I'approvisionnement en produits tannants bon marche. La decision dans ce domaine dcit etre orientee parune etude technico-commerciale prealable, menee en commun par Ie Tchad et Ie Cameroun. 3, Pkhe ef cooservatloo du poissod Nous traiterons de la pecbe en tant qu'industrie alimentaire ainsi que de la preparation du poisson et de Ia fabrication des conserves de poisson. Rappelons brievement les activites de la sons-region dans ce secteur, La P&:heen eau douce [rivieres, etangs) Tradltionnclle: Ie produit est consomme frais au Ie plus souvent mis a secher au soleil ou fume a chaud de faconsommaire: IndustrieUe du lac Tebad. La peche maritime TraditionneUe: Ie produit est consomme frais ou secne(pour un tiers); cette pecheest pratique. en %3 (a) Poisson frats, refrigere ou congele Production Importation Exportation Consommation ,0 0,1 283,7 282,3 21,0 303,3 296,9 28,5 325,4 298,1 20,4 318,5 (b) Poisson seche, sale ou fume Importation Exportation a Consommation 32,3 2,0 30,3 32,3 1,0 31,3 30,2 2,4 27,8 30,1 2,8 27,3 (c) Produits de poisson et preparations en recipients henne.tiques ou non -,=_...,,:;lm:;portation et consommation 8, ,8 7,3 Source: FAO, Annuaires stattstiques despeches-rapports annuejs. a Non compris lea exportations non enregisrrees, principalement en provenance du Tchad et de Ia Nigeria. Voir ci-dessus, tableau43, chapitre
137 bordure des cotes et sur les hauts fonds irnpropres au chalutage. lndustrielle, ou peche au chalut, pour la consommation en frais ou congele et la mise en conserve. Les principales ressources de peche sont, d'une part, le bassin du lac Tchad-Logone-Chari, qui produit annuellemenr tonnes, une des regions Ies plus poissonneuses du monde, d'autre part Ies cotes camerounalses, gabonaises et congolaises jusqu'au large de l'angola et les lacs Edouard et Tanganyika en Republique democratique du Congo. Les populations de I'Afrique du centre consomment le poisson SOllS divers aspects: Ie poisson frais de rivierc ou de mer (Ie second serait moins apprecie mais il semble que ce soit une question de commercialisation, cas du Cameroun); le poisson seche ou fume de riviere: Ie poisson sale seche au fume tmpcrte (stockfish ou morue sechee a- Fair}; le poisson de mer en conserves (sardine. maquereau, than). Lc tableau 59 reprend les principales donnees du commerce et de la production des diverses categories consornmees. Les chiffres de la Republique democratique du Congo pour les annees 1962 et 1963 ant ete estimes en fonction des tendances des annees precedentes. Nous sommes toutefois restes tres modestes dans ces estimations, etant donne Ies evenements que ce pays a connu it l'epoque. De facon generale, se dessine une augmentation de la production et de 13 consommation en frais au detriment des produits seches, sales, fumes ou prepares (voir ci-apres la liste des acnvltes commerciales par pays: producteur x, importateur -j-, exportateur -). a Cameroun x x x ++ Republique centrafricaine + Congo (Republique du) x + Gabon + Tchad x x + Congo (Republique democrauque du) x x ++ N. B: Symbole simple ou repete suivant l'importance de I'activite. b e Le commerce intra-regional se borne presque exclusivement a l'exportation par le Tchad de poisson seche au Cameroun et de poisson Fume (6.000 tonnes} en Nigeria et en Republique centrafricaine.us Les consommations moyennes annuelles des quatre demieres annees pour Ia scus-region sont de: 0,55 a 1,17 kg par habitant. de poisson frais refrigere ou congele, importe; 11,60 a 12,16 kg par habitant, de poisson peche, consomme frais ou seche: 1,09 a 1,29 kg par habitant, de poisson seche, sale ou fume, importc: 0,29 a 0,34 kg par habitant, de preparation de poisson en recipients. Dans une etude sur la demandc en divers aliments en Afrique, la FAD evalue egalement la consommation de poisson frais entre 12 et 13 kg. Elle estime que la consommation en 1975 sera de 20 kg par habitant. Quant aux conserves de poisson it est hasardeux de conclure a une diminution generale et constante de la consornmation, corrune c'cst lc cas au Cameroun et en Republique du Congo. II semble au contraire que la tendance soit a I'augmentation au Gabon et en Republique democratique du Congo. Toutefois, pour ce pays, les perturbations subies par Ie commerce au cours des demleres annees, empechent detirer des conclusions. Quoiqu'il en soit, la consommation actuelle de 300 grammes par habitant correspond, au niveau de la sous-region, a une production de tonnes de 128 Les exportations non enregistrcee a destination de Ia Nigeria depasseraient tonnes par an (en equivalent de poisson Irais). Voir tableau 43, chapitre 6. conserves. Il y a done place. sur le marche interleur pour une conserverie. Mais il convient d'examiner plus en detail tes types de conserves importes, Les statistiques se rapportant au Cameroun montreat Que Ia premiere place est occupee par les sardines, viennent ensuite le maquereau et enfin le thon. Le maquereau ne pouvant se pecher au large des cotes de Ia sons-region, est a- ecarter. 11 n'existe pas dans ces eaux de veritables sardines, mais on rencontre en grandes quantites, pendant quelques mois de l'annee, un poisson qui lui ressemble, la sardinelle. En outre, certaines etudes ont montre la presence reguliere, et en quantites importantes, de thon non loin des cotes. Les besoins sont approximativement de tonnes de sardines et de tonnes de maquereau et thon. On ne peut fixer a priori Ie seuil de rentabilite d'une conserverie, il est lie au type d'affaires envisage et au but poursuivi (consommation locale ou exportation). Une conserverle de sardinelle peut eire justifiee pour la consommation locale et pour autant que Ies essais d'agrement prealables aient donne des resultats positifs. La Republique du Congo etudie actuellement un projet d'usine d'une capacite de 250 tonnes et qui pourrait traiter tonnes de sardinelles. La production pourrait ensuite sire portee a- 750 tonnes de conserves. Pour Ie than, on ne peut concevoir que I'Industrie d'exportation, On sait que Ies reserves locales sont encore mal connues, Sl les ressources se revelaient importantes, il serait tout d'abord necessaire de developper l'infrastructure portuaire. L'ensemble de l'installation reclamerait un gros investissernent, pour qu'on puisse lutter contre les conserveries du type de celle construite a Dakar sur laquelle elle presenterait l'avantage, non negligeable de consommer t'huue de coton locale. La possfbllite n'est done pas aecarter mais des etudes plus detaillees doivent - 121
138 etre entreprises en cornmun par les trois pays interesses (Cameroun, Republique du Congo, Gabon). En ce qui concerne le poisson fraie, seche au fume, le problemc est d'ordre commercial. La consommanon it. partir des centres de production est liee au prix e, it la qualite des transports (chaine Irigorifique), et a I'approvisionnement en glace. Le marche dolt etre organise au plan sons-regional et reparti entre les deux principaux centresla cote d'une part, et Ie bassin du Tchad d'autre part. Pour ce qui est du lac, particulierernent poissonneux et non encore exploite, son exploitation, etant donne I'importance des ressources et l'absence de pecheurs coutumiers organises de facon moderne, devrait etre dutype industriel et reclamerait l'implantation d'entreprises relativement puissantes Les pays riverains viennent d'entreprendre des etudes sur le potentiel du lac et l'incidence de son exploitation sur les productions du Chari, du Logone et du Salamat. Us mettent au point une politique commune d'exploitation de ces reserves dans Ie cadre de la Commission du Bassin du Tchad, 4. Fabrique et raffioerie de sucre Lessucreries installees en Afrique du centre traitent les cannes de leurs propres plantations industrielles, ainsi que celles produites par des groupements de planteurs installes pres de I'usine au dans les villages envtronnants. Les rendements obtenus variem assez fortemem selon Ies soins culturaux (irrigation. entretien). La situation du conunerce exterieur et de la production de sucre est resumee dans le tableau ci-dessous. TABLEAU 60 Commerce et production do sucre en Afrique du centre (en tonnes) Production Importation Exportation ,-,-=--""-,c;:----;-,..".,,::------=-o-=--- Consommation Source: FAO, Annuaire du commerce; renseignements recueillis par Ia mission. En 1960, la consorrunation annuelle moyenne de la sons-region etait un peu inferieure a2 kg par habitant. Elle passait a 3,3 kg en Si pour cette meme anne. on etablit Ie calcul uniquement pour la Republique democratique du Congo, on arrive a nne consommation de 3,25 kg. Des estimations ont ete faites pour les prochaines annees, Biles aboutissent, pour ce pays, a une consommation de 4,4 kg en D'autre part, il ressort des etudes faites par la FAD que pour 1975 la consomrnatlon en Nigeria de l'ouest sera de 4,7 kg contre 3,8 kg en NOllSpouvons admettre comme raisonnable pour l'afrtque du centre une consomrnation moyenne annuelle de 3,8 a4 kg en 1970et de 4,5 kg en Sur cette base et en adoptant un raux de croissance de la population de 2,2, les besoins futurs sent respectivement de llo.000 tonnes et de tonnes. La production de SUcre ue la sous-region est obtenue dans trois unites, reparties conune suit: Sucreries Etat Nornbre d'unites Production (tormes) 1964 Republique du Congo Republique democratique du Congo Afrique du centre 3 68,000 Source: Rapports annuela et articles de vulgarisation. La capacite annueuc totale de ces trois installations ( tonnes) est actuellernent presque atteinte. La Republique dernocratique du Congo foumit 108 quantites de sucre neeessaires a son propre marche. Par contre la Republique du Congo alimente les marches des autres pays de I'UOEAC. Los deux projets en cours au Tchad et au Cameroun font partie d'un merne programme du a l'initiative d'une finne installee en Republique du Congo. Le premier stade consisteainstaller deux raffineries, une de tonnes it. Fort-Lamy et nne de tonnes pres de Yaounde, destinees atraiter le sucre brut fourni par I'uslne mere de Jacob. Le second stade porte sur des essais de culture de canne au Tchad et au Cameroun. Les resultats de ces essais conditionneront la realisation du demter stade, I'installation de sucreries. Chacune de ces sucreries produirait Ies quantites necessaires aux besoms interieurs du pays. Ces projets sont adoptes et les installations commencees au en cours de preparation. Les autres projets portent sur l'extension de la production des complexes existants : la capacne des sucreries de la Republique..
139 dernocratique du Congo sera portee a tonnes et celle de Ia Republique du Congo ~ ] tonnes pour Signalons egalement un programme de mise sur pied de deux petites sucreries artisanales en Republique centrafricaine, d'une capacite totale de 100 tonnes. La sons-region de I'Afrique du centre pourra done produire, en plus de tonnes, ce qui deoasseses besoins. Le programme de culture de canoe et de fabrication de tonnes de sucrebrut pour l'exportation ai'etude en Republique du Congo fait partie d'une vaste entreprise d'exploitation de la vallee du Niari. Le succes conunercial de ce programme depend des assurances donnees sur I'ecoulernent du produit al'exportation soit en Europe soit dans d'autres sous-regions d'afrique, Les staristlques commerciales montrent que pour 1962, l'afrique a importe tonnes de sucre contre exportees. La balance conunerciale est done deficitaire de tonnes, representant une valeur de dollars. En ce qui concerne l'approvisicnnement interieur, il serait plus rationnel, pour autant que les resultats culturaux soient favorables, de renforcet le programme sucrier du Tchad et de prevoir, des Jedepart, une sucrerie complete en lui reservant une partie du marche de la Republique centrafricaine et du Cameroun. Ncanmoins, ijconviendrait d'examiner de plus pres la possibilite de fabriquer du sucre sur une petite echelle dans Ies zones les plus retirees de 1asons-region. Les depenses en capital necessaires pour la fabrication artisanale n'atteignent qu'un dixleme de celles qu'exigent les methodes de raffinage industrielles. La Nigeria de l'est pourrait constituer un rnarche d'expcrtaticn pour le sucre raffme industriellement. Comme on le verra plus loin. on envisage de produire, II partir de rnelasse, de l'alcool industriel dans la vallee du Niari dans Ie cadre du projet SIAN. II est egalement important que les mclesses soient convenablement utilisees dans routes les installations sucrieres pour la fabrication de produits de distillerie, levures et acide citrique. 5, Minoterie La consonunation de farine de froment dans les six pays de 1a sous-region augmente regulierement. EIle etait pour 1962 de 5 kg par habitant. Ces besoins sont en grande partie couvcrts par les importations; un faible pourcentage est assure par la production locale du Tchad principalement (2.000 tonnes depuis 1960). qui atteindrait tonnes en 1966, et de l'ancienne province du Kivu en Republique d6mocratique du Congo. Les chiffres de consommation de 1950 II 1962 sont repris a la figure 4. Us expriment des milliers de tonnes metriques de froment. Par extrapolation de ces donnees on aboutitades besoins globaux de tonnes et tonnes (1970 et 1975) pour la sous-region et a. une consornrnation individuelle moyenne de 6,2 kg de froment en 1970 et de 7 kg en Celle consonunation est encore tres faible par rapportad'autres pays de l'afrique de J'ouest. La Nigeria, par exemple, a consqnune 16,7 kg dans Ie,ud et 42,S kg dans i'ouest, et 186,7 kg dans Ie nord. La Cbte d'lvoire consomme 10 kg par personneet par an. Le seuil technique de rentabilite pour une minoterie se situe entre et tonnes de froment par an, reclamant un investissernent de 132 doll~ la tonne, En 1975, l' Afrique du centre pourrait contenir au maximum dix minoteries pour Ie traiternent du froment. La production de farine de Iroment necessaire aux pays de l'udeac est obtenue actuellement dans deux minoterics de tonnes et tonnes de capacite, situees en Republique du Congo et au Tchad. Leurs productions sont actuellement insuffisantes pour couvrir les besoins. n existe egalement des installations en Republique democratique du Congo mais nous ignorons leurs capacites actuelles et futures. Los projets de, pays de I'UDEAC ont pour but de couvrir les besoms locaux. Le potenttel des deux minoteries actuelles sera porte a tonnes et une nouvelle installation de tonnes, pouvant etre portee II tonnes, est prevue II Douala. Elle est destinee it. satisfaire Ie rnarche du Cameroun et de 1a Republique centrafricaine. La production prevue pour 1970 serait ainsi portee it tonnes, ce qui est insuffisant pour lout Ie marche de I'UDEAC. L'utilisation des sous-produits de la farinc de froment peut constituer pour les minoteries un avantage supplementaire, non negligeable. Sur la base de 230 kg d'issues par tonne de bie, les pays de l'udeac produisent actuellement tonnes d'issues, et l'afrique du centre produira approximativement tonnes dans la periode Le produit peut etre utilise, ainsi que nous I'avons slgnale precedernment, en melange avec des tourteaux et des decbets de poisson pour l'embouche du betail. Un programme d'action commune dans ce domaine devrait etre mis au point par 1e Cameroun et le Tchad. Le probleme qui se pose it. l'afrique du centre dans Ie secteur de la farine est plus un probleme agricole qu'industriel. La production locale de froment permettrait a l'ensemble des six pays une economic de devises importante. De grands espoirs reposent, ace sujet, sur les polders du lac Tchad. Des etudes ont deja ete realisees, d'autres sont en COUTS, mats les realisations sont Ientes, et Iiees aux conditions de vie et aux habitudes de la population. Les previsions des services Interesses restent tres prudentes, Etant donne l'irnportance du probleme, il parait indique de consacrer une aide particuliere au Gouvernement du Tchad pour l'exploitatlcn industriellc des polders. De plus, I'achat de froment II d'autres pays d'afrique est commercialement possible. Les principaux producteurs sont I'Algerie, l'bthiopie, Ie Maroc, la Tunisie, Ie Soudan et la Republique arabe unie. Mais I'Afrique est elle-meme Iargement deficitaire dans ce,ecteur. La planification d'autres cereales que Ie froment, et l'etude du marche africain des farines est un probleme general al'afrique et qui doit etre etudie au plan regional. 129 La biscuiterie est consideree comme une industrie connexeala minoterie. Les besoins en biscuits de I'UDEAC etaicnt en 1961 et 1%2 repartis comme suit: (en tonnes) Cameroun Republique centrafricaine Congo (Republique du) lit Voir chapitre 6 sur fa n6cessite de limiter les depenses en devises ~tranget'cs pour l'achat de Croment et de Carine
140 Gabon Tchad UDEAC 6~ 6U La consommation augmente progressivement et on pense generalement que cette industrie ne parait pas lirnitee par les debouches, du moins actuellement. La consommation individuelle moyenne est de 0,07 kg par an. Sur cette base, la consommation globale de I'Afrique du centre peut etre estimee i tonnes. La production totale des deux biscuiteries, confiseries, chocolateries de la Republique democratique du Congo etait de tonnes pour Nous ignorons la quantile representee par les biscuits dans cette production mais nous pouvons supposer qu'elle est de l'ordre de tonnes. Les besoins theoriques actuels en biscuits de I'Afrique du centre semblent done couverts. Le seuil de rentabilitc d'une biscuiterie se situant entre2.500 et tonnes.ies nouvelles fabriques devraient etre prevues au plan multinational. 6. Tabac et fabrique de cigarettes L'industrie du tabac en Afrique du centre fabrique essentiellement des cigarettes destinees au marche interieur, a partir d'un melange de tabacs importee et de tabacs Iocaux. II existe sept manufactures dont deux de structure artisanale en Repu blique democratique du Congo. En t962, elles se repartissaient comme suit: TABLEAU 61 Manufactures de cigarettes Etat Nombre d'unites Production (tonne) Capacite Cameroun I Congo (Republique du) Congo (Republique democratiquedu) Total '-----' ,:; ,=::----== Source: Rapports annuels. La capacite de la Republique democratique du Congo pourrait etre portee a tonnes a condition que les manufactures travaillent 20 heures par jour. Actuellement Ie Cameroun et la Republique democratique du Congo alimentent leurs propres marches. La Republique du Congo fournit les autres pays de l'ude, en cigarettes. Les quantites produites en 1962 etaient les suivantes (par pays de destination): 160 tonnes au Gabon; 200 tonnes en Republique centrafricaine; 180 tonnes au Tchad; 220 tonnes pour Ie marche interieur. La consommation individuelle se situe aux environs de 250 cigarettes par an. Les manufactures Installees dans la sons-region peuvent non seulement couvrir Ia demande mais egalement faire face it. une augmentation de consommation de 20 pour 100et plus en cas de besoin. Le probleme n'est done pas un probleme industriel. Les fabricants de cigarettes utilisent deux sortes de tabac; d'une part les tabacs du pays et d'autre part les tabacs importes, d'origines diverses. Les proportions employees dans Ies melanges varient d'une tirme a I'autre et suivant les possibilites du pays. Le nombre de varietes de tabac utilisees peut etre tres important. Les chitfres des importations, exportations et productions de tabac brut en 1962 ont permis de determiner pour Ie Cameroun et la Republique du Congo une utilisation, dans Ies melanges, de 42 pour 100 de tabacs locaux. Pour la Republique dernocratique du Congo la proportion est beaucoup mains elevee: 18 pour 100 seulement pour 1959, derniere annee pour laquelle on possede des donnees completes. Parmi les six, ce pays est le plus grand consornmateur de tabac lmporte. Des plans sont a l'ctude pour I'expansion de la culturedu tabac dans les regions de Kaniarna et d'aru. Les statistiques commerciales de 1961 montrent que le deficit des exportations sur les importations en Afrique du centre s'eleve a485 tonnes de tabac, soit en valeur dollars, la difference entre Ie prix de la tonne a l'importation et celui de la tonne al'exportation ctant de 240 dollars. Par contre, la balance commerciale du tabac brut pour toute l'afrique est nettement excedentaire en exportations. La differenceest de tonnes soit, en valeur, dollars. Les principaux producteurss sont 1a Rhodesie, le Malawi, l'algerie, Ie Cameroun et Madagascar. En consequence, il convicnt d'ctablir un programme sons-regional qui prevoltla repartition des varietes cultivees; la rationalisation du commerce interieur du tabac brut principalement entre la Republique democratique du Congo, Ie Cameroun, la Republique centrafricaine et Ie Tchad; l'exarnen des possibilites d'incorporation dans les melanges d'un plus grand pcurcentage de tabacs africains. Plus que dans le secteur industriel, c'esten agriculture qu'un effort doit etre fait pour augmenter les ressources en tabac. La figure 5 ci-apres, indique l'augmentation de fa production au Cameroun et en Republique dernocratique du Congo. 7. Brasserie et malterie L'industrie des boissons en Afrique du centre est principalement orientee vers le marche interieur, Elle presente trois activites ; la brasserie et Ia malterie; la limonaderie; Ie melange de spiritucux
141 zz c( II!!..J:l ; x e \0< 0 j ri..... ~.... J:l..!.. 0 II> J:l ,... II> -e J:l 0... :3... ~.... ~ x II x N.J 'NOllYWWOSNO:l
142 Figure 5
143 Viendra s'ajouteracette liste, dans un avenir plus ou moins proche, une distillerie d'alcool integree dans nne sucrerie. Nous n'ctudierons ici que Pindustr-ie de la biere, La consommation de biere augmente regulierernent. En 1962 elle se repartissait comme suit: Cameroun Republique centrafricaine Congo (Republique du) Gabon Tchad Congo (Republique democratique du) Total hi hi. -'--===;0-.,--;- cratique du Congo: 14 litres par habitant par an. En extrapolant les donnees de production des deux plus gros producteurs, le Cameroun et la Republinue democratique du Congo, on aboutit pour la periode a unc consommation voisine de 20 litres, ce qui represents un besoin global de 5 millions d'hectclitres de biere locale. En Republique democratique du Congo, l'accroissement de la production de biere n'a pas ete affecte par les evenements survenus depuis 1960, l'expansion actuelle continue il suivre 1a tendance de En 1961, ce pays devenait Ie plus gros productcur de biere du continent africain. Cependant. l'accrcissement de la consomrnation marque une tendance au ralentissement du mains en Republique democratique du Congo, et Ie chiffre ci-dessus pourrait done etre plus bas, La repartition de la production pour 1962 entre les 16 brasseries Installees dans la sons-region est indiquee ci-dessous: TABLEAU 62 Brasserfes Un pour 100 environ seulement du total est importe, qui represente une certaine quantite de bieres speciales etrangeres variant tres peu d'une annee a I'autre. La consommation individuelle rnoyenne est de to,5 Iitres par an. Le maximum est enregistre en Republique demo- Etat Nornbre d'unites Product;on ~(h,:-i,:.')_...:..;;;;..:~,.,:..,,.,;,._ Capacite (hi.) Cameroun I Tchad I Republique centrafricaine I Congo (Republique du) I Congo (Republique democratique du) Total,,-.c.:.'---~1~6----====---""::'::':":':;':':" Source: Rapports annuels. Le Cameroun er la Repuolique democratique du Congo alimentent presque excluslvement leurs propres marches, La Republique du Congo fournit 13 pour JOO de sa production au Gabon. La Republique centrafricaine livre 10 pour 100 de Ia sienne au Tchad. Les quelques donnees ci-dessus montrent la necessite d'installer de nouvelles unites. Des projets sont en cours. Dans Ies cinq prochaines annees chaque pays aura au mains une brasserie. On peut resumer le programme comme suit: un projet au Gabon dont la capaclte n'est pas encore precisee: une seconde brasserie en Republique du Congo, d'une capacite de hectolitres; l'expansion des brasseries existantes en Republique democratique du Congo (300.(}(x) hectolitres environ). La production totale pourrait ainsi stre portee vers a environ 3 millions d'hectolitrcs qui suffiront tout juste asatisfaire la demande. On peut conclure que Ies debouches sont assures pour les productions envisagees. La capacite moyenne par brasserie est largement au-dessus de la moyenne des brasseries europeennes. Notons qu'il convient de ne pas descendre en desscus de hectolitres. Si la fabrication de biere constituc pour les gcuvernements une source de revenus, eile entraine par contre une perte de devises, necessaires a l'approvisionnement en matieres premieres (malt et houbjon). La quantitc de malt incorporee a la fabrication de hectolitres de biere est approximativement de tonnes. ce Qui represente une valeur d'impottation de 3,3 millions de dollars, La production de malt au depart d'orge importe constitue une amelioration mais les petites brassenes ont interet a se grouper pour creer une malterie commune. Quant au probleme de production d'orge locale, jj est lie it celui de la culture du froment au lac Tchad et dans les hauts plateaux du Kivu, au Rwanda et au Burundi. Dans le cadre du remplacement effectif des irnportations dans ceue zone, et etent donne que la biere actuellement fabriquee est essentiellemcnt du type europeen et couteuse, il conviendrait d'etudier la possibilite de produire une biere bon marche it partir de produits locaux, en s'inspirant peut-etre du projet "Pambe" qui a connu un grand succes en Zambie, Section c: Les industries forestieres 130 La sons-region de l'afrique du centre possede des richesses forestieres considerables: environ 160 millions d'hectares, soit pres de la moite de sa surface totale, sont couverts de foret dense. Le tableau ci-dessous donne une estimation de Ja superficie de la foret equatoriale par pays. 130 La mission a recu pour J'elaboration de ce chapitre une aide considerable de la Division des forets de la FAO
144 Etat Cameroun (1953) Republique centrafricaine (1960) Congo (Republiquc du) (1960) Gabon (1958) Congo (Republique democratique du) Total: TABLEAU 63 R,partition de la Coret equatoriale Superficie totale 42,7 61,7 399,1 Source: FAOjCEA, Tendanees et perspectives du marche africain du bois. Superficie (millions hal Foret Foret - -- Ha. forel equatoriale superficie totale par habitant (pourcentage) 22, ,1 3,0 4,9 2,5 20, ,4 20,0 76,9 45,5 U9,O 65,0 9,0 194,9 48,8 8,0 (moyenne) Lesforets humides contiennent des centaines d'essences differentes, souvent reunies en grand nombre sur une superficie de quelques hectares. Cependant, dans un lieu donne, les futaies sont en grande majorite composees d'un nombre limite d'essences. Le volume de bois caracteristique d'une foret ancienne est de l'ordre de 250 a 300 rna par hectare. La production commerciale de grumes de ces zones atteint rarement une moyenne de 40 ma par hectare, exccptc dans Ies forers peu etendues mais productives de la Repubiique centrafricaine, oil on trouve des rendements de 60 et meme 100 rna par hectare. Le volume moyen enleve s'etablit en general entre 3 et 20 rns par hectare. Les grumes d'un diarnetre inferieur a 50 em ne sont generalement pas incluses dans les operations d'abattage commerciales. A part Ie Tchad couvert de steppes bofsees et de bois de savanes, a densite faible, une partie importance des superficies forestieres totales consiste en forets denses du type humide de basse et moyenne altitude. Cet ensemble situe entre Ie seme parallele nord et le 5eme parallele sud constitue ce qui est appele le bioc equatorial principal. Cette foret est bcrdee au nord er au sud d'une mosatque foret-savane qui penetre assez profondement dans Ie bloc, dans la frange sud du moyen Congo. Cettc mosajque comprcnd des taches de foret humide. non Itmleees aux bords des cours d'eau, et entourees d'une savane de hautes herbes. La flore de ces taches est relativernent riche et plus ou moins la memc que dans la zone de foret dense humide avoisinante. Les principales essences exploitees sont donnees par pays au tableau 64. TABLEAU 64 PriDcipales essences en pourcentage du.olume."ploit' par pays RCA Doussie 0,4 Azobe liomba Acejou 0,2 Sapelli 4,7 Okoume Limba 0,1 Tota Ayons 47,8 Sijo 2,9 Source: Rapports anuuets. Cameroun 27,95 20,2 15,0 9,0 5,4 Congo (Rep. du) 20,0 65 Gabon 88 Congo (Rep. dem. du) +50 Plus au nord, s'etendent par baadea est-ouest, a. travers Ie nord du Carneroun.Ia Republique centrafricaine et Ie Tchad, tous les types de vegetation qui forment la transition entre la foret dense et le desert a savoir, du sud au nord: La foret claire et la savane boisee au herbcuse, dont 126 -
145 un type relativement humide non differencie, a herbes hautes en couche tres dense; un type septentrional avec abondance d'isober Iinia ; un type relativemenr sec non differencie, cornprenant un faible pourcentage de steppes boisees; La steppe boisee avec abondance d'acacia et comniphora; Le steppe subdesertique de type tropical. A part peut-etre Ies types relativernent hurnides, ces formations vegetales ne possedent pratiquement pas d'arbres susceptibles de produire des grumes de sciage. On estime qu'au Tchad le volume moyen de bois par ha, y compris les branches et les cimes n'atteint probablement pas 15 mi. Plantations de bois: Les plantations de bois ne sont guere importantes dans l'ensemble de la sons-region. En outre, la plupart n'ont ete implantees que dans les dix dernieres annees et les arbres n'ont pas encore atteint une taille suffisante pouretre exploites, Les zones de plantations les plus etendues se trouvent dans la Republique democratique du Congo ( ha), suivie par Ie Gabon (9.000 hal, la Republique du Congo (8.000 hal, Ie Cameroun (3.000 hal, la Republique centrafricaine (2.000 hal et Ie Tchad (1.000 hal. Ces plantations de la zone de foret dense sont essenttellement destineea a fournir des peuplernents d'un rendement superieur et des matieres premieres homogenes dans des emplacements accessibles aux centres industriels et conunerciaux. Dans les zones de savane de la sousregion, les plantations sont les seules sources de grumes pour Ia production locale de sciages. EUes sont souvent egalement la seule source de bois pour la production de pieux, de poteaux et d'autres bois d'oeuvre utilises principalernent pour la construction de maison ainsi que comrne combustible a usage domestique. Transport: La plus grande partie des grumes utilisees dans l'industrie et le commerce du bois provient d'une bande cotiere de foret qui ne depasse qu'exceptionnellernent 300a 400 km de large. I.es methodes de transport pratiquees dans les divers pays presentent de grandes variations selon les reseaux de communication locaux. Au Gabon, l'existence d'un vaste reseau fluvial a favorise le transport par flottage des grumes jusqu'a Ia cote ou sont situees les industries de transformation. Ce n'est que recemment, lorsqu'il a etc decide d'exploiter les regions forestieres de la seconde zone, qu'il a fallu envisager la construction de routes et de voles ferrees pour completer Ie reseau de transport fluvial. Dans la RepubUque du Congo, la chaine du Mayombe constitue un obstacle aux transports routiers et ftuviaux vers la cote. Le chemin de fer de 1a CFCO est le seul moyen de communication entre les zones forestieres principales et Ja cote. La seule route de raccordeenent a la CFCOest I. route du Gabon. I.es possibilites de developpement forestier ont ete considerablement elargies grace ala construction recente d'une ligne de chemin de fer qui rejoint la CFCO a 200 km environ de la cote. Dans la region du Bas Congo en Repubttque democratioue du Congo, I'existence d'un reseau routier public et de deux lignes de TABLEAU 65 UtiJisa.tion du bois industriel proveoant des forets d'afrique du centre Unitt en Moyenne Moyenne milliers I. Quantites de bois industriel enlevees rna (r) Grumes (pour sciages, placages et traverses) ma (r) Autres bois industriels ma (r) d 2. Utilisation des grumes pour sciages et placages rna(r) / Exportations rna (r) Industries forestieres locales e ms (r) Production de produits [orestiers primaires rna (s) Sclages rna(s) Traverses ms (s) Centre-plaque et bois de sciage b ms (s) 8 12\ Exportations de produits forestiers primaires ms (3) Sciages rna(s) Traverses rna (s) Centre-plaques rna (s) Placages ms (s) 56< Source: Division des forets et des produits forestiers de la FAO, a Mcyenne des trois annees. b Production de centre-plaque plus exportations de placages. Pour 1961 seulement. d Estimation. e Consommation apparente, compeenant egalement les pertes de grumes qui se produiscnten cours de transport, etc. - \27-
146 Production Tchad Cameroun Rep. centrafricaine Gabon Congo (Rep. du) Congo(R~p.dem.duj Exportations Tchad Cameroun Rep. centrafricaine Gabon Congo (Rep. du) Congo (Rep. demo du) Importations Tchad Cameroun Rep. centrafricaine Gahan Congo (Rep. du) Congo (Rep. demo du) TABLEAU 66 Production et ~chang.. de produits forestiers en Afrique du centre en 1962 et 1963 par pays Pour la production de placages. voir les chiffres relatifs aux exportations. Grurnes Sciage, Centre-plaque Placages a ma (r) ma (s) rna (s) rna (s) , ,7 3, !.I57 II 6, II ,2 19 7,1 0,1 19 7,1 7,2 0, ,2 59,4 15,3 19,9 8,6 9,1 5,6 6,6 30,3 26, ,8 1,8 0,2 TABLEAU 67 Consommatioo de produits forestiers en Afrique du centre (moyeones de par pays) Consommation annuelle Ouvrages Centre-plaque Fibres et Papier Combustible en Sciages et panneaux en bois ronda placages particules carton ms rna rna (s) ms (s) tonnes 1.000tonnes Tchad ,7 0,3 Cameroun ,6 0,7 2,4 Rep. centrafricaine ,5 0,1 0,7 Gabon ,4 0,1 0,5 Congo (Rep. du) ,4 0,3 2, ,0 1,9 Congo (Rep. demo d:..:u:..:) ----,~=--- ;_';;_;_;;_--- ;;=----_;;'7'"""--- ;;;'_;_--- ;;~:_- 8, ,1 14,4 Consommation par habitant rna par milliers m3 par miuiers Tonnes par ms par hab. rna par hab, d'hab, d'hab.b milliers d'hab. Tchad Cameroun Rep. centrafricainc Gabon Congo (Rep. du) Congo (Rep. demo du) Afrique du centre a Pieux, poteaux, etc. b Bois et ouvragee en plaques. 0,56 0,98 1,24 2,20 1,03 0,71 0,81 0,06 0,09 0,10 0,20 0,10 0,Q7 0, ,8 0,26 13,4 0,41 12,4 0,58 36,4 3,41 26,0 1,90 14,1 0,42 11,8 0,59 0,11 0,56 0,57 0,95 2,16 0,57 0,81
147 chemin de fer permet une liaison aisee avec les ports de mer et les centres praches de cansomrnation. Le transport du bois sur Ie Congo et ses affiuents pose des problemes particuliers: longueur des distances, obstacle au trafic constltue par les rapides entre Leopoldville et Matadi, fluctuations saisonniercs des niveaux et courants relativement rapides du fleuve. Comrne Ie transport des grumes en peniche s'est revele [usqu'ici impraticable du point de vue economique sur de longues distances, it s'etfectue en general par flottage. En depit des difficultes mentionnees ci-dessus, des quantites importantes de grumes sent achemin6es par flottage sur Ie Congo et alirnentent en matieres premieres plusieurs scieries et deux usines de centre-plaque et de bois de placage situees Ii Brazzaville et a Leopoldville au Aproximite. En resume, il ressort que les produits forestiers sonten majorite transportes vers 1a cote sous forme de grumes. Le transport des sciages destines ala consommation locale est en general limite aux zones proches des scieries. Le seal cas oil Ie transport de sciages s'effectue sur unc grande echelle dans Ia sons-region est celui du trafic entre la Republique centrafricaine et Ie Tchad et la Republique du Congo. Production, commerce et consommation de prodults forestiers primaires Les tendances passees et actuelles de I'utilisation industrielle du bois presentees au tableau 65 montrent I'importance des exportations de grumes, qui ont augrnente prngressivernent depuis La production de contreplaque et de bois de placage, qui se situait aux environs de zero en 1950, atteignait en 1960 pres du tiers du niveau de la production de sciages et on peut prevoir une nouvelle augmentation. Pendant la memc perlode, le production de sciages n'a augmente que de 50 pour 100 et a subi une chute marquee apres Les tableaux 66 et 67 presentent des renseignements detailles sur la production, les echanges et la consommation par pays. Le Gabon est de loin le producteur et l'exportateur le plus important de grumes et de centre-plaque. Ce n'est que dans le secteur des bois de placage que Ia Republique democratique du Congo a depasse Ie Gabon. Le tableau 68 met en evidence I'Importancc relative des exportations de produits forestiers de la sons-region par rapport a l'afrique et au monde. TABLEAU 68 Exportations de produits forestiers de I'Afrique du centre en pourcentage des exportations totales de I'Afrique et du monde, 1962 Grumes (bois feuillus) Sciages (bois feuillus) Contre-plaque Bois de placage Afrique % Monde % Les exportations de produits forestiers jouent un role important dans l'economie nationale des pays riches en forets. C'est ainsi qu'en 1961,1a valeur des exportations de produits forestiers du Gabon et de 1. Republique du Congo representait 70 et 58 pour 100 respectivement de la valeur totale des exportations. Comme l'indique Ie tableau 67, la consornrnation de produits forestiers par habitant dans la sons-region est eu-dessus de la moyenne de celle de tous les pays de l'afrique de I'ouest et du centre. Ceci est particulierement evident dans Ie cas des sciages, des ouvrages en bois rond et du bois a bnller. C'est au Gabon et dans la Republique du Congo que la consommation par habitant de produits forestiers est, de loin, la plus importante. Grumes: En Afrique du centre, I'abattage est en grande partie effectue par des entreprises prlvees soit en vue de l'exportation des grumes, soit Ies besoins des industries locales; les operations sont en general integrees. Il existe 335 entreprises dans 1a sous-regicn, reparties comme suit: Cameroun 50 Republique centrafricaine 7 Republique du Congo 123 Gabon 105 Republique democratique du Congo 50 Plus des deux tiers de la production totale de grumes proviennent d'un nombre relativement reduit (20 pour 100) de grandes entreprises. L'importance de la production de grumes pour I'exportation vade d'un pays it l'autre. Elle est secondaire en Republique democratlque du Congo et represente 85 pour 100 du volume de la production forestiere au Gabon. La commercialisation des grumes d'exportation s'effectue de diverses rnanieres. En ce qui eoncerne les grumes d'okoume et, depuis peu, d'ozigo, elle est contrclee au Gabon et dans la Republique du Congo par I'Office des bois de I'Afrique equatoriale (OBAE). 11 s'agit d'un organisme d'etat representant les gouvernements et les producteurs des deux pays. Les methodes de commercialisation appliquees aux autres essences peuvent aller des exportations directes de grumes a l'expedition par I'intermediaire d'acheteurs ou d'agents locaux, ou une integration verticale complete des echanges entre les pays exportateurs et importateurs. Les exportations de grumes d'afrique du centre sont principalement dirigees sur les pays d'europe occidentale. En 1961, cinq pays-c-ia France, la Republique federale d'allemagne, les Pays-Bas,la Belgique et le Luxembourgrecevaient environ 8S pour 100 des exportations totales de grumes dont la majeure partie est utilisee pour Ia fabrication de placage et de centre-plaque. Sciages: En 1961, il existait dans In sous-region 104 scieries. La production moyenne par scierie etait d'environ 4.(X)() rna de sciagea et de traverses. Le nombre de scieries est approximatif. Dam les zones rurales eloignees, il existe un certain nombre de scieries dont la production n'a qu'une importance limitee et qui ne sont pas comprises dans Ie tableau 69. La plupart des scieries sont depetites entreprises et ne produisent en general que pour la consommation locale. Si les plus importantes sont dans la majorite des cas bien equipees, Ies plus petites utilisent souvent un materiel 129
148 TABLEAU 69 Production de sclages en Afrique du centre (1961)~ y compris les traverses de chemin de fer Nombre d'unites Cameroun 28 Rep. centrafricaine 7 Gabon 16 Congo (Rep. du) 13 Congo (Rep. demo du) Production totale (en milliers) de rna) Production moyenne parseierie (en milliers de ms) 2,8 5,4 2,0 1,7 6,3 4,0 reduit et demode. II existe quelques fours de sechage, principalernent pour le sechage des sciages de Iirnba. L'une des principales raisons pour lesquelles un certain nombre de scieries travaillent au-dessous de leur capacite minimale est qu'elles sont mal situees, si bien qu'elles sont insuffisamment approvisionnees en grumes de sciage. Des scieries situees aproxirnite de la foret peuvent realiser des economies importantes de transport et permettent souvent une meilleureutilisation desressources forestieres, notanunent l'empjoi d'un plus grand nombre d'essences. La repartition geographique de la capacite des scieries d'un pays devrait, en pnncipe, etrc etroitement liee au schema general des ressources forestleres, aux moyens de transport et aux courants conunerciaux. II ressort d'etudes recemment effectuees par la FAO que les besoins de I' Afrique du centre en sciages doubleront approximativernent entre 1960 et On peut done s'attendre que la demande passe de ms (voir aussi te tableau 67) il environ ma en Theoriquement, la capacite annuelle des scieries de Ia region dcvrait etre suffisante pour l'augrnentation des besoins,acondition que certaines scieries soient deplacees et que I'efficacite des operations soit amelioree. Cependant, il faudra prevoir des installations productives et bien situees si on veut augmenter sensiblement les exportations de sciages, Etant donne que les exportations de sciages en 1960 et en 1962 ne representaient que 20 pour 100 de la production totale, elles peuvent encore etre developpees, notamment par les scieries qui ant des normes de production elevees et de boones relations avec les marches non africains. En 1961 et en 1962, la consommation moyenne de sciage etait de 10,4 et de 8,7 ms respectivement par millier d'habitants. Le tableau 67 indique des variations marquees d'un pays ill'autre, de 3,8 m3 au Tchad il 36 ms au Gabon, ou one serieuse tentative a ete faite en vue d'un developpement il grande echelle de l'usage du bois. La construction est, de loin, Ie principal debouche: 80 pour 100 en moyenne de la consonunation totale, Le reste est consomme en grande partie par les industries du meuble et de I'ernballage, Placage et contre-plaque: Il existe des fabriques au Gabon (2), dans la Republique du Congo (2) et dans la Republique democratique du Congo (5). La fabrique de centre-plaque 1a plus importante est situee a Port-Gentil (Gabon). Dans les dernieres annees, elle a produit environ mi de centre-plaque et se range ainsi parmi les principales entreprises de ce type. Bile utilise exclusivement comme matieres premieres des grumes d'okoume qu'elle recoit par trains de flottage de la region de l'ogooue, A part Ie Gabon, Ie seul producteur de centre-plaque est la Republique democratique du Congo (voir tableaux 65 et 66). Une fabrique creee dans la Republique du Congo au debut des annees 50 produisait it l'origine du centre-plaque, mais, dans les anneea suivantes, e1ie s'est consacree exclusivernent ala fabrication de placages, La production de placages de la suus-region a subi recemment one nouvelle impulsion grace a Ia creation de nouvelles installations dans la Republique du Congo. L'implantation dans la sous-region d'au molns trois autres fabriques est actueliement serieusement envisagee. Des 1962~ les fabrlques de centre-plaque et de placages de la sous-region avaient found 95 pour 100desexportations de placages de l'afrique et 14 pour 100 de celles du monde. Pour le centre-plaque, les cniffres correspondants etaient de 62 et Z pour 100. Etant donne que I'Jndustrie du contreplaque et des placages est presque exclusivemem orientee vers l'exportation, l'augrnentation de Ia consommanon locale n'aura pas de repercussion sensible sur les plans de developpernent futurs. II est evident que la capacite actuelle sera theoriquement suffisante pour ]'augmentation des besoins prevue d'ici ] 975. D'autre part. de nouvelles fabriques au Cameroun et en Republique centrafricaine permettraient a ces pays de suffire aleurs propres besoins et, en outre, d'accroitrc leurs recettes en devises. Panneaux defibres et de particules: Suivant Ie tableau 67 la consommation de ces produits dans l'ensemble de Ia sons-region s'elevait en 1960 a tonnes. Depuis, la consommation a considerablement augments et Ie volume aetuel des importations de la sons-region peut etre estime a tonnes. L'utilisation des panneaux de particules est encore recente mais on peut prevoir que la consommation crottra plus rapidement que celie des panneaux de fibres qui a plus que double dans les dix dernieres annees. SeIon des estimations recentes de la FAD, la consommation sous-regionale de taus les produits en plaques (y compris Ie centre-plaque) aura a peu triple entre 1960 et D'apres les chiffres indiques au tableau 67, la consommation de taus les produits en plaques devra atteindre tonnes en La raison pour laquelle on a fait des estimations globales pour taus les produits est que les 130 -
149 applications et les usages des produits en plaques sont dans une grande mesure interchangeables. II faudra tenir dument compte de ce point dans la planification des capacires de production de panneaux a base de bois. nest particulierernent important dans Ie cas de la fabrication de panneaux en particules et en fibres, pour Iaquelle la dimension economique minimale des usines et les problemes de commercialisation hors d' Afrique jouent un role essentiel, d'etudierafond les economies de production et Ies marches pour chaque produit avant de decider la creation d'une usine. Une usine de traitement du bois dans le Mayornbe (Republique democratique du Congo) a I'intention de realiser un projet de fabrication de panneaux de particules. La production envisagee est de rna (environ tonnes), correspondant a une unite de dimension economique. Celie-ci pourrait couvrir les besoins de la Republique dernocratique du Congo, qui est un consommateur important, et peut-etre d'autres centres de la sons-region. Le Gabon semble le mieux place pour develcpper ses activites dans ce domaine. Papier et carton: On prevoit que Ja demande de papier et de carton triplcra entre 1960 et 1975, c'est-a-dire qu'elle passera de tonnes en 1960 (tableau 67) a environ tonnes en II n'existe encore aucune usine de papier et de pate it. papier dans fa sons-region. Cependant, dans quatre des six pays qui la constituent c'est-a-dire au Cameroun, au Gabon et dans les deux Congo, un certain nombre de projets de construction d'usines de pate it. papier ont etc envisages a un moment au a I'autre dans les dix dernieres annees sans qu'aucun d'eux n'aboutisse. Le projet Ie plus recent a pris corps au Gabon ou le Gouvernement, en collaboration avec des institutions specialisees, effectue des etudes de rentabilire pour une usine de pate a papier d'une capacite annuelle de plus de tonnes, qui serait principalement alimentee par Jes plantations d'okoume. Etant donne Ia faible consommation locale de papier et de carton et la capacite de production relativement forte d'une uaine de pate de dimension rentable, la future production de pate devrait etre largement orientee vers l'exportation. Comme les besoins grandissants de l'europe en produits a base de pate vont progressivement depasser I'offrede ce dont elie pent disposer facilement, il semble que l'on peut esperer, a long terme, d'importantes exportations de pate. Bien que Ja dimension minimum d'une usine de papier soit generalement plus faible que celle d'une usine de pate, it ne faut pas oublier que, pour des raisons techniques, une usine de papier ne peut fabriquer qu'un nombre limite de la gamme complete de toutes Ies qualites de papier et de carton necessaires dans un pays. De plus, les bois durs tropicaux varies dont on se sert foumissent une matiere premiere qui ne comporte que des fibres relativement courtes et il faut, dans certains cas, les melanger avec de la pate a fibres longues en COUTS de fabrication du papier. Ouvrages en bois Ce chapitre a surtout pour but de mettre en evidence a la lumiere des importations les possibilites d'utilisation du bois dans la sons-region. Le sujet ne sera qu'esquisse en raison du peu de precision des donnees que nous possedons, Les importations de meubles et de materiel en bois et en metal etaient les suivantes en Bois Metal Tonne iooouss Tonne IOOOUS$ Chaises 198,5 224,3 31,8 77,0 Meubles 1099,S 940,1 523,7 440,5 Lits 499,3 290,6 Classeurs 41,0 52,4 Ouvrages divers 691,4 490,8 Emballage 1075,6 420,1 Materiel de construetion 4412,1 1899,3 Total 3695,0 2075,3 5507,9 2759,8 Les importationstotaless'eleventa9.202,9 tonnes pour dollars. Les importations de taus ces articles varient dans la mesure au ils pcuvent stre remplaces par des produits locaux, Nous examinerons successivement les secteurs suivants: menuiserie et ebenisterie: - construction, - caisserie. Menaiserie et ebenisterie On peut schematiser comme suit l'activite de ce secteur dans la sons-region: ~ petits artisans. On Ies rencontre en assez grand nombre aussi bien en brousse que dans les faubourgs. Ils approvisionnent la population rurale et les ouvriers en tabourets, chaises, tablettcs, etc. qu'ils realisent piece par piece. _ ateliers artisanaux. lis sont plus ou moins equipes et leurs productions s'adressent surtout a one clientele de standing moyen ainsi qu'a I'administration locale. _ entreprises professionnelles. Beaucoup mains nombreuses, elles sont capables, par leurs installations et leurs personnels, de foumir du travail de grande qualite, Leur clientele est localisee dans les couches sociales de moyen et grand standing ainsi que les administrations publiques et privees. La production de ces ateliers ne COU\'Te pas les besoms de la sons-region. Les importations de sieges, Hts, classeurs et meubles divers se chiffraient en 1963 it ,2 tonnes pour un montant de dollars. On peut estimer a 20 pour 100 la part du commerce interieur dans ces importations et a 30 pour 100 celle des articles particuliers qui ne peuvent etre produits dans la sons-region. Sur ces bases, le supplement possible de production locale peut HIe cstime a tonnes et a une valeur d'environ J.OOO.OOO de dollars. On suppose qu'en moyenne, pour un meme poids, Ice articles importes ont une valeur 1,5 fois superieure a celie des produits fabriques sur place. Seule une etude plus approfondie peut determiner la part de chaque article dans Ie tonnage total. Cela permettrait de repartir la fabrication entre differentes fumes specialisees l!i Statistiques UDE, Republique democratique du Congo Communautes europeennes. -13\
150 Certaines entreprises sont deja equipees pour la Iabrication en demi-serie au en serie, D'autres envisagent d'organiser un roulernent de travail par deux equipes. Ces sysremes De sont viables que s'ils sont appeles a couvrir les besoins de plusieurs pays de Ia sons-region. Les perspectives dans ce domaine ne sont vraiment interessantes que sl Ies gouvemements d'une part et les societes privees d'autre part adoptent nne pclitique d'achat prefcrentiel pour les articles Iabriques par des firmes locales. Dans Ie potentiel de production nous n'avons pas envisage Ie remplacement des Iits metalliques importes, par des Iits en bois. Ceux-ci etant susceptibles d'etre infestes par des insectes sont en effet mains hygieniques, Nous pensons toutefois que, excepte les lits d'hopiraux, le choix judicieux de la matiere premiere et l'application de traiternents appropries perrnettraient de mettre sur Ie marche un article de qualite. Construction Les importations de matenel de construction metallique (hangars, partes, etc.) se chiffrent pout 1963 a tonnes pout un montant de 1,9 million de dollars. La fabrication locale pourrait, en premiere approximation, couvrlr 50 pour 100 de ces importations, ce qui permettrait, a priori, a quelques scieries de fabriquer a un rythme interessant des madriers, des chevrons, des planches de charpente, etc. Nons avons precedemrnent soulignc Pinfluence sur Ja rentabilite des. scieeies, de l'utilisation, pour la construction locale, des bois cornmuns inexportables. Il faut cependant ec garder dans ce domaine de conclusions generales basees uniquement sur des donnees statistiques, Le coat du transport joue ici un role partlcullerernem important. Les solutions a apporter ne peuvent etre que sous-regionales. Elles seront par ailleurs facilitees par la mise au point de programmes de construction gouvemementaux bases sur I'emploi de materiaux ligneux. Meme au coeur de la foret du Mayornbe de la Republique du Congo, les habitations sont construites avec des blocs de ciment. En savane, il est certainement tres possible et necessaire de creer, a des fins de conservation et de rapport, des plantations communales pour la production de bois de chauffage et de poteaux. En ce qui concerne l'habitnt rural il y a pen d'espoir de voir augmenter de fa~on importante la part du bois dans les materiaux de base. I.e perfectionnement d'une technique artisanale d'utijisation de l'argile, rnateriau traditionnel dans beaucoup de regions, offre de plus grandes possibilites. Le domaine d'application des element~ prtfabriques reste, pour sa part, limite a des constructions d'interet public (ecoles, bureaux, etc.) ou des habitations urba\nes a prmtimite du lieu de fabrication. Caisserie Les importations de caisses, caissettes, cageols, se chiffrent en 1963 a dollars pour 1705,6 tonnes, soit environ unites. Certaines scieries s'etant annexe une section de caisserie, C<:i quantites diminueront progressivement dans les prochaines annees. nsemble toutefois que les articles de fabrkation locale ne soient pas toujours de bonne qualite ni de belle presentation. D'autrc part, les caisses en bois sont beaucoup plus cooteuses que les articles en carton tout en n'offrant pas une solidice tres superieure, Etles sent cgalement plus lourdes et leur stockage n'est pas aussi alse. La caisserie n'est assuree d'un avenir favorable en Afrique centrale que si elle fournit des emballages Zegers, capables de concurrencer le carton. Develcppement des Jndustrles Iorestteres Les produits forestiers ont joue dans le passe un role important dans lc developpement cconomique et social de l'afrique du centre. Les ressources en bois de la sous-reglcn -exploitees et en puissance-sont suffisantes pour satisfaire a la fois Ies besoins intcrieurs futurs et une partie de la dernande mondiale, qui croit rapidement. Les exportations de produits forestiers de Ja sousregion, en particulicr de grumes pour le sciage et Ie deroulage de centre-plaque et de placages, representent une part import ante des exportations totales des pays africa ins. Pour plusieurs pays de la sous-region, elles constituent une source capitate de devises. Cependant, a I'heure actuelle, la majeure partie du bois est exportee sous forme de grumes et la valeur ajoutee par Ie traitement est done en grande partie perdue pour res pays de Ia region. Dans les dernieres annees, de nouvelles installations ont ete creees sur place pour la transformation (notamment sciage et deroulage) et certains pays envisagent d'augrnenter a breve echeance leur capacite de production de sciages ct de placages. Deux autres projets irnportants relatifs al'industrie forestiere ont tte etudies au sent A I'etude au Cameroun et au Gabon. lis portent l'un et J'autre Sur Ja production de pate a papier a partir de bois feuiuus tropicaux. On n'a encore q'une connaissance Iimitee du potentiel eccnomique des Iorets de la sons-region. Il s'avere cepe» dant que le volume des principales essences qui font l'obiet d'une demande ccnstante diminue rapidement dans les emplacements les plus acceseibles. D'autre part, la superficie des forets denses qui n'ont pas encore e1e touchees est de plusieurs fois plus vaste que celje des zones deja exploitees. Etant donne l'etendue des zones foresticres visees, ij est evident qu'il y aura beaucoup afaue pour les inventorier et les explorer avant qu'on puisse parvenir a une connaissance suffisante de leur potentiel Cconomique. Si, faute de fonds et de personnel, on ne pent proceder immediatement aux enquetes necessaires, des estimations provisoires pourraient fournir une idee generaje du potentiel de la faret. Vne estimation de ce type a ete recemment effectuee au Gabon et les frais on ete partiellement couverts par des fonds des Nations Unies. Les donnees recueiuies ont fourni, entre autres, des elements interessants pour Ie programme national de construction routiere. L'extension du reseau de communications public jouera egalement ai'avenir un role important en permettant d'alimenter rindustrie et Ie commerce en matieres premi~res. Dans la Republique du Congo,laconstruction d'une route principaje est en projet et des fonds ont ete demandes it fa Banque intemationale pour la reconstruction et Ie developpernent. Jusqu'ici,Ies tenta.tives de regeneration ant ete limitees a de petites superficies et la majeure partie des approvisionnements devra donc a I'avenir provenir de ressources jusqu'ici inexploitees jusqu'a ce qu'au teerne d'wle certaine periode de rotation, on puisse compter sur un nouveau rendement des fon~ts reservees. Les gouveme
151 ments sont de plus en plus conscients de la necesstte d'appliquer certains principes de sylviculture pour ameliorer le rendement et reduire la diversite des essences. Quelques pays on commence avec succes a planter des forets et envisagent de devetopper ces plantations dans des regions facikmen1 accessibles, Au Gabon par exernple, it est prevu de planter 3.(x)() hectares d'okoume par an. Dans JI;S zones de sa vane, Ies plantations constituent souvent une source tres importante, sinon la seule, de sciages, de combustible, de pieux, de poteaux et aurres bois d'oeuvre. Partout OU les conditions ecologiques le perrnettent, l'extension ou Ia creation de plantations econornlquement accessiblesa pallir des centres de peuplement, devra etre poussee pour que les besoms locaux puisscnt eire converts. Des programmes de recherche et de formation coordonnes en matiere de sylviculture et de produits forestiers sont unc condition sinequa non d'un developpernent satisfaisant des forets et des industries forestieres. Les acuvttes relatives a ce dornaine s'elargissent sensiblement, Le Gouvemement du Gahon a presente au Fonds special des Nations Unies une demande d'assistance pour la creation d'un institut national des Iorets acap Esteries. L'ohjectif principal du projet serait la formation, au niveau interrnediaire, de Gabonals et autres Africains francophones dans Ie domaine de la svlvicukure er des produits Iorestiers. Le Gouvernement de la Republiquc democratique du Congo a decide de donner un certain renouveau a la recherche Iorestiere dans le cadre de I'Institut national pour l'etode agronornique du Congo et it envisage de consacrer ulterieurement un projet de grande envergure ala recherche foresriere. La region a egalement beneficie d'une aide bilaterale importante. Par I'intermediaire du Centre technique Iorestier tropical (CTFr), Ie Ministere de la cooperation collabore avee les gouvernements dans Ie dornalne de la sylviculture, de la planification des industries forestieres, de [a gestion et de l'inventaire des forets et de la commercialisation. Le CfFf possede des stations de recherche en Republique centrafricaine, au Cameroun, au Gabon et dans la Republique du Congo. Le Gouvernement allemand, au titre de l'assistance bilateraie, est en train de creer un Bureau du bois en RepubIique centrafricaine, en complement du piojet du FondS special des Nations Unies re1atif a l'utilisation du bois, qui vient d'entrer en vigueur. L'accent est mis en particlllier sur [e sciage et Ie travail du bois et l'objectif vise est d'elargir Ie champ d'application du bois, de developper I'utilisation d'essences peu connues et d'introduire des techniques forestieres ameliorees, Un projet analogue est actuellement a l'etude dans la Republique du Congo. Un projet du Fonds special sur Ie dtveloppement des for~ts e[ des industries forestieres, de portee plus vaste, est envisage par Ie Gouvemement du Cameroun pour la preparation d'un plan national pour Ie developpement des forets et pour l'organis3tion d'un Bureau du bois. En conclusion, il apparait n&essaire de coordonner 1es divcrses indications contenues dans la pre~ente section afin de mettre au point une politique squs-regionale commune en matiere de sylviculture et d'industries forestieres, couvrant la production, la commercialisa.tion, la formation et la recherche. En fait, it ne suffit pas de s'arreter dans ce domaine it la sons-region de l'afrique du centre et il conviendrait d'aller plus loin et de chercher it elaborer une polirique commune avec la sons-region de l'afrique de l'oucst. Section dr Les mineraux non metalliques 132, 131 On trouvera dans la presente section une description de la production actuelle, des projets et des possibilites du seeteur industriel, qui comprend les materiaux de construction de base, c'est-a-dire bnques, tulles, ciment, produits en beton, amiante et chaux. It est evident que la demande, pour les produits des industries qui font l'obiet de la prescrue section, est Ii&: au volume des invesrissements consacres a 1a construction. On trcuvcra au tableau 70 le chitfre des semmes investies dans la construction en 1961 ainsi qu'une estimation approximative: du niveau de J970. A noter qu'en 1963, Ie rapport entre La formation brule de capital fixe dans la construceion et La formation brute totale de capital fixe bait de 63 pour 100. On suppose que Ie rapport formation brute de: capital fixe sur produit intetieur brut passera en 1970 a 25 pour 100, de 375 millions de dollars il millions (sou un taux de croissance annuel de 12 pour too). On suppose egalement que la part de 1a construction demcurera constante, ainsi que la part de chaque pays dans Ia formation brute totale de capital fixe. Au Cameroun. il n'y a pas de production locale de briques, une fabrlque autrefois situee a Yaounde ayant ferrne ses pones it y a quelques annees. Une nouvelle fabrique est actuellement en projet: egalement situee a Yaounde, elle utiliseralt l'argile de bonne qualite dent it existe des reserves dans Ia region et Ie financement en est d'ores et deja assure. On fait un grand usage dans [a construction de bricues de terre traditionnelles, Il existe une fabrique de chaux a Fiquil, dans Ie nord; de La chaux. hydraulique est fabriquee adouala. Le premier plan de developpernent prevoyair deux cimenteries. L'une sera etablie a Fiquil et alirneruera te marche du Cameroun du nord et du Tchad. On estime que la consommation de ces marches attcindra tonnes en II existe des reserves de pierre a chaux de qualite satisfaisante. Le cout des transports constitue une pro~ tection naturelle rigoureuse contre Ie ciment importe et on estime que Ie prix du ciment pourrait baisser de IS pour 100 a Fort-Lamy, de 20 pour 100 a Maroua et de 14 pour 100 agaroua. Des etudes poussees ont ele effectuees et Ie financement semble acquis. On a envisage a l'origine une capacite de tonnes. mais il apparait maintenant justifie de la porter it On prevoit des possibilites d'expansion ulterieures.l34 On pourrait en fait trouver des 132 La verrerie. les ceramiques et [a peinture sont examinees a1a section h) du present ch<'lpitre. 133 Pour la redaclion de Ja presente section, on s'est en partie inspire d'un rapport d'une mission CEA-BAT qui s'est rendue en Afrique du centre en aout-seplembre J964. La mission actuelle a fourni un complement d'infonnation. lu Voir Cimenterie du Nord Cameroun, projet pjrsente: par Cimencam
152 TABLEAU 70 Investissements eonsaeres a la construction en Afrique centrale, reels pour 1961 et projetes pour 1970 (en millions de dollars) Pays PIB FBCR FBCF/PIB FBCF Construction Taux de J croissance (en %) Cameroun 450 5, Congo (Rep. du) 87 7,3 J Congo (Rep. demo du) 1.#7 7, J6 388 Gabon 140 9, Rep. centrafricaine 96 3, Tchad 160 4, Total Mcyenne 6, Source: J~'habilat en AfriqilP. E/CN.14/HOUf7, annexe T, tableau 2. arguments en faveur d'une installation plus importante des Ie depart: une capacite de tonnes est a peine rentable, meme avec une protection naturelle solide. En outre, la demande de cirnent continuera de eroitre dans cette zone. Un projet de l'ordre de tonnes est envisage pour le Cameroun du sud, mais l'existence de reserves de pierre it chaux suffisantes n'est pas prouvee et les etudes restent a faire, Il semble actuellement probable que le marche du Cameroun du sud sera alimente par une nouvelle fabrtque dont fa construction est prevue a Owendo au Gabon (voir ci-apres). Ce serait sans doute Ia une solution plus economique. A l'heure actuelle, les ouvrages en beton sont fabriques par les entreprises de construction elles-memes, notamment a Yaounde. 11 existait autrefois it. Douala une fabrique d'ouvrages en beton qu'i! serait bon de ranimer et de developper, Une nouvelle installation serait justifiee it. Yaounde, avec une capacite de 20 it tcnnes. Des entreprises de plus petite dimension seraient certainement rentables it. N'Gaoundere et dans des villes du nord. Le Tchad possede deux briqueteries afort-lamy, d'une capacite de tonnes chacune. En 1964, elles travaillaient a la moitie apeine de leur capacite. Les briques et les tuiles sont fabriquees sur Ie plan artisanal. Ni Ie marchc ni les reserves proevees de pierre it. chaux ne justifient pour l'instant la creation d'une cirnenterie au Tchad et le Gouvemement a done l'intention, ainsi qu'on l'a deja signale, de cooperer avec Ie Cameroun. La Republique centrafricaine dispose d'importantes reserves d'argile de bonne qualite mais jusqu'ici les briques ne sont fabriquees qu'a I'echelon artisanal. Une briqueterie est en cours d'implantationa Bangui. Sa capacite Initiate de tonnes de briques et de tuiles par an pourrait etre ulterieurement portee a La chaux pourrait etre fabriquee sur place, ce qui permettrait de supprimer les importations, II existe des gisements de kaolin dans la region de Bangui qui pourraient etre utilises pour une industrie de vaisselle de ceramique.ras On ne peut guere prevoir pour les annees a venir la entation d'un marche de queique importance pour les apparcils sanitaires. On a etudie les possibilites de production pour le ciment, mais le marche eventuel ( tonnes en J970) ne justifie pas une production locale, malgre l'entrave a l'importation constituee par le cout eleve des transports. En outre, il semble bien que les reserves de pierre it. chaux seraient insuffisantes, meme pour une production aussi Iimitee. Une solution plus prometteuse, qui est tres serieusement envisagee, consisterait it importer du clinker de Ia nouvelle usine en cours d'installation en Republlque du Congo et de le brayer sur place. La production d'un certain nombre d'ouvrages en beton serait sans doute rentable etant donne l'usage de plus en plus general qui en est fait; on pourrait envisager I'implantation it. proximite de Bangui d'une usine d'unc capacite de 10 a tonnes. En Republique du Congo, on fabrique des briques creuses de basse qualiteaune cinquantaine de kilometres de Brazzaville. La production en 1963 etait de unites. L'usine, de meme que l'industrie, presente des possibilites d'expansion en depit d'une preference generale pour les blocs de beton. La chaux est importee mais pourrait eire produite sur place. Une fabrique de ciment est en construction aloutete (a proximite de la Iigne de chemin de fer Brazzaville Pointe-Noire) qui sera alimentee par d'importantes carrieres de pierre it. chaux de qualite moyenne, situees dans la region de Loutete, dans la vallee du Niari. Lefinancement est acquis, La capacite prevue est de tonnes; euea ete determinee en fonction de la demande interieure estimee pour On prevoit une reduction par rapport au prix actuel du ciment importe, de 10 pour 100 pour Brazzaville r~5 Voir la section h) du present chapitre
153 et de 25 pour 100 il Pointe-Noire. Comme on l'a deja indique, il y aurait sans doute interet aprevoir les besoins de ta Republique centrafricaine ( tonnes), soit en ciment soit en clinker a brayer, qui justifieront t6t ou tard une augmentation de la capacite envisagee, Le sud du Gabon pourrait egalement etre approvisionne economiquement en ciment. Deux installations seraient egalernent possibles, I'une abrazzaville et I'autre apointe-noire pour la fabrication d'ouvrages en beton: blocs, tuyaux, tulles et elements prefabriques, Chacune pourraitavoirune capacite annuelle d'environ tonnes. II n'y a pas d'industrie de la brlque au Gabon et les importations de produits d'argile sont, en fait, tres faibles. La demande de ciment est estimee a tonnes en Le Gouvemement a decide de construire une cimenterie d'une capacite de tonnes. Les plans ont ete soigneusement etudies et Ie financement semble acquisrae, EUe sera situee aowendo. II existe d'irnportantes reserves de pierre a chaux d'exceilente qualue. Le prix de vente estime est de francs CFA la tonne a Libreville, soit 600 francs CFA de moins que le prix actuel du produit importe, On prevoit que dans un avenir proche, tonnes environ pourraient etrc vendues au Gabon et tonnes exportees au prix de francs CFA. Le marche d'exportation Ie plus important serait Ie Cameroun mais le prix seraitegalernent competitifsurles marches voisins de l'afrique de J'ouest, Il y aurait peut-etre lieu d'envisagcr ulterieurement I'augmentation de Ia capacite, compte tenu des besoins du marche du Cameroun du sud, soit en ciment soit en clinker. Des produits en beton pourraient etre fabrlques au Gabon. La Republtque democratioue du Congo possede deja un vaste eventail d'industries d'exploitation des mineraux non rnetalliques et de fabrication de materiaux de construction, notamment produits en argile, chaux, gypse, produits en beton, amiante, peinture et vernis. L'Industrie, de la brique demanderait a etre modernisee ; en fait, Ia comme pour l'ensemble de l'economic congolaise, il se pose des problemes d'entretien et de renouvellement de l'equipement du fait du manque de devises etrangeres, Quatre cimenteries sont actuellement en activite: nne a Lukala. dans la region de UopoldviJJe, dont la capacite annuelle est de tonnes; une a Loubudi au sud du Katanga, avec une capacite de tonnes; une it Albertville, d'une capacite de tonn~s et une a Jadotville, d'une capacite de tonnes. La capacite totale est donc de tonnes mais aucune de ces usines ne travaille en fait it plein rendement. D 1autres cimenteries existent A Stanleyville ( tonnes) et dans Ie Kivu ( toimes), ce qui porte la co-po-cite totale a tonnes. En J'jndustrie ne produisait qu'a un tiers de sa capacite; Ie rendement s'est queique peu amelioce depuis. Le ciment occupait autrefois une place importantedans les echanges exterieurs du Congo, En 1963, les exportations s'elevaient a tonnes, reparties comme suit: Tanganyika: 1.450; Republique du Congo: 3.867; Republique Ut Voir Note sur Ie proje, de cimenterie Ii Libreville, Ministere de l'economie nationale, dlj plan et des mines, Republique gabonaise. centrafricaine: 9.277; Tchad: 3.600; Burundi: ; divers: L'annee record pour la consommation de ciment au Congo a tte en 1956, avec tonnes. Selon nne estimation moderee, cette consommation devrait etre en 1970de tonnes. Ce chiffre est sans doute en dessous de la realite, asupposer un relanccment effectif de l'economie congolaise. D'autre part, it ne semble pas necessaire de crecr de nouvelles installations mais seulement d'entretenir, de reequiper et de developper celles qui existent. Etant donne les projets d'expansion des pays de l'udeac,il serait illusoire de compter trouver dans cell pays pius que des marches: d'appoint apres 1970 de meme, sans doute, qu'en Afrique de l'est, a l'excejnion peut-etre du Rwanda et du Burundi. Toutefois, il ne semble pas y avoir de raison pour que l'usine de Lukala ne puisse exporter son ciment en quantites importantes dans Ies trois ou quatre annees Ii venir, au cours desquelles la capacite de production augmentera progressivernent dans Ia zone de J'UDEAC. Les obstacles d'ordre commercial qui pourraient s'opposer a des arrangements de ce genre sont evoques au chapitre 8. La capacite de production de I'usine d'amiante du Congo, ou sont fabriques toute nne gamme de produits, entre autres des plaques et des tuyaux, est de 2,7 millions de metres carres et pourra etre portee a3,5 millions grace aux ameliorations en cours. Elle atteindra vraisembjabjement 6 millions de metres canes dans les deux anncca a venir, a la suite de nouveaux investissements. Environ la moitle de celte quantite pourrait eire exportee a la fin de L'ensemble de la region de I'UDEAC constitue un marche porentiel pour les produits en amiante mais n'offre que peu d'irueret et guere de posaibilites economiques pour la production locale, a I'exception peut-etre du Cameroun. 11 paraitrait done raisonnable de concevcir une installation unique qui pourrait desservir I'ensernble de la sons-region et d'etudier la possibilite d'un accord entre les pays de l'udeac et la Rcpublique democratique du Congo en vue de l'importation de produits en amiante. A noter a cet egard que la production d'amiante permet des economies d'echelle importantes. On estime A dollars Ie cent unitaire pour une capacite de a tonnes, tandis que pour une capacite de a 45.<X>O tonnes, il tombe A dollars la tonne. On ne connait pas de gisements de gypse en Afrique equatoriale. sauf en Republique democratique du Congo ou on en trouve des traces a Kansenya, Kapin et Nangy. Mais ce ne sont pas des qualites pures et Jes reserves sont limitees. L'Union miniere et la cimenterie de Jadotville fabriquent du gypse artificiel comme sous-produit electro w lytique. 11 semble done que dans un avenir relativement proche, l'ensernble de l'afrique du centre devra importer du gypse, en plus des quantites fournies par les cimenteries du Katanga. Possibilites de coordinalion Les industries utilisant les mineraux non metalliques sont en voje d'expansion et pourraient sans doute CcouJer leur productionsur les marches interieurs de la sous-region, a J'exception de cedes du ciment, de l'amiante, du verre et 135
154 peut-etre de la vaissehe en ceramique, qui exigent des debouches plus larges. En ce qui concerne Ie ciment, un plan de coordination semble se dessiner, fonde sur la production de la Republique du Congo, qui serviralt it. alimenter egalement en ciment au en clinker le marche de la Republlque centrafrfcaine et du sud du Gabon; du Gabon pour Ie marche du Cameroun du sud (clinker et ciment); et du Cameroun du nord pour le rnarche du Tchad. La Republique democratique du Congo pourrait suffire a ses propres besoins tandis que dans lcs quelques annees a venir, les pays de l'udeac offriront encore atitre ternporaire des possibilites d'exportation. La Republique democratique du Congo possede une importante industrie de l'amiante Qui devrait etre orientee vers Ies marches de l'ensemble de J'Afrique du centre. Section e: Les metaux ordinaires Le cbiffre de la population et le degre de developpernent de la sons-region permettent d'ores et deja d'envisager une production sidenagioue. On ne dispose pas encore d'estimarion delaillee de la consommation de produits finis en acier ni de previsions de la consommation future, mais les etudes disponibles donnent une idee de ce qui pourrait etrc accompli. L'augmentation de Ia production locale d'acier sera vraisemblablement de toute premiere importance pour le developpement de Ja sous-region. On trouve dans une etude de la Commission economique pour l'afrique1j7 les estimations suivames de la production totale moyenne d'acier au cours de la periode : Milliers de tonnes Cameroun 15,0 Congo (Rep. du) 23,2 Congo (Rep. demo du) 60,0 Gabon 6,0 Republique centrafricaine 2,8 Tchad 3,7 Selon une autre estimation.tas la consornmation d'acier des cinq pays de l'udeac serail de tonnes, les principaux articles etant les rands it. beton et autres barres ( tonnes), les petits profiles de mains de &0 rom (2.900 tonnes), les profiles de mains de 140 mm (1.600 tonnes) et la tole galvanisee (l1.000 tonnes). Cette etude reposait sur l'hypothese qu'au sein de l'udeac, une industrie siderurgique locale pourrait manufacturer des ronds a beton ct des barres ainsi que des profiles legers jusqu'a 140mm. En projetant les chiffres ci-dessus sur dix ans, on concluait qu'une industrie siderurgique locale pourrait disposer d'un marche de a tonnes, Ja hmite superieure dependant de la production de profiles legers de moins de 140 mm et de produits destines a Templacer certaines importations qui constituent actuelleroent une consonunation d'acier indirecte. '" E/CN.14/INRj Contribution d l'etude des condi,ions d'insrallation d'une siderurgie en Afriqueequatoriale, SFDES. ijout ]962. Dans une etude portant sur l'lmplantation eventuelle d'une usine siderurgique au Bas-Congo,139 on estimait qu'en 1953 et 1960 Ia consommation totale d'acier de la Republique dernocratique du Congo avait vade (en annee pleine) de a tonnes. Ceschiffres se rapportent evidemment ;\ tous lcs produits en acier. En appliquant les taux de croissance utilises en d'autres points de I'Afrique pour 1a consomrnation d'acier totale, qui sont conformes aux taux atteints dans d'autres economies a un degre de developpement comparable.reo on peut projetcr la consommation d'acier jusqu'en L'annee de base est 1960, et les chiffres sont Ies chiffres reels de consomrnation. Ainsi qu'on l'a deja Indique, Ie taux annuel moyen de croissance de Ia consornmation d'acier a ete fixe a9 pour 100 (rails exceptes) et double tous les huit ans. Cependant en ce qui concerne la Republique demccratique du Congo, on s'est base sur Ie chiffre de 1956 ( tonnes environ), ce1ui de 1960 etant anorrnalement bas. Le tableau 71 donne Ies projections pour 1970, 1975 et 1980 par produits finis. TABLEAU 71 Ccnseeunerion d'acier 'projetee en Mrique centrale, 1970, 1975 et 1980 (en miuiers de tonnes) Rands et barres Fl machine Fil trefile 4 6 9& Feuillards 6 \ 1 2\ Profiles Toles fortes ' Fer blanc TOle mince brute Tole galvaniscc Z Tubes Rails Total Source: Projections basees sur Ies chiffres reelsde consommation des annees passees, comme it est indique dans Ie texte. a Ces cstimaricns sercnt :i.his dome trop fatbles mais Ie til trefile et les produits derives sont souvent classes ailleurs dans les tableaux stattstiques. 1-;;-Dontlesoonclusions ont ete communiquees a la mission. Une etude Iaite par la SICAI pour Ie compte du Gouvernement congolais suit les memes lignes (sauf qu'elle Iaisse le choix entre l'utilisation de minerai Impcrte au de minerai local: dans ce dernier cas, en prdvenance du Congo de rest, a proximite de Paulis). Ccttc ttude estinu:: que la fonte pourrait etre prodllite au prix de 42 dollars la tonne, sortie mine, d Iefer a beton, livre Leopoldville. 110 dollars Ia tonne; et que Ie minerai de Fer congolais pourrait etre meilieur march6 que le minerai imporre, a condition que l'usine siderurgique soit situee pres de Leopoldville. plutot que sur la cote. Cependant. il convient de noter que l'importance des reserves de minerai de fer n'a pas encore ete prouvee et que rhude de 1aSICA] l~o sembleavoir sous-estime Iecout de transport du minerai. Voir E/CN. 14/INR/11. Voir aussi Tendances el probjemes d long terml? de la sitlerurgie europeenne, CEE. Gene-ve
155 L'eventail des produits qui pourraient etre fabriques depend evidemment du volume de la production envisagee pour l'usine. Des articles tels que rails, profiles lourds et roles fortes ont etc natureuernent exclus. L'ctude de In SEDES ne mentionne que tes fers a beton er les profiles legers, Si l'accord se faisait sur la creation d'une industrie siderurgique sous-regionale, Ia premiere mesurc a prendre serait evidemment d'effectuer une estimation detalllee de la consommation d'acier par prodults pour 1970, 1975 et 1980, qui serait suivie d'une etude poussee des avantages presentes par divers emplacements possibles. tenant compte, entre autres, des frais de livraison aux pays de la sons-region. A partir de , Ie Gabon produira pour l'exportation d'lmportantes quantltes de minerai de fer de haute teneur. La Republique dernocratique du Congo possede des reserves de minerai de haute tencur au Katanga et dans rest. II existe aussi des reserves de minerai de haute teneur en Republique du Congo. Le gisement de Sangha a 240 kilometres de Mekambo presente un interet particulier. Le charbon n'existe qu'au Katanga et ce n'est pas du charbon acoke. Ausst, excepte en Repubhque du Congo et au Gabon et, eventuellcment, en Republique democratique du Congo, la fonte et l'acier devraient-ils etre produits it partir de minerai et de coke importes.tat Cependant, plusieurs pays de l'afrique de l'ouest disposent de vastes quantites de minerai de fer de haute teneur qui pourrait etre transporte a peu de frais jusqu'a la cote de l'afrique du centre. Etant donne la part importante de l'energie dans le corn de production de racier (20 pour 100 environ). il y aurait tout interet a prendre en consideration Ie bas prix de I'energie produitc it Inga.142On pourrait se procurer en Mauritanie, er ulterieurement au Gabon, du minerai de fer de haute tencur (64 a 6S pour 100). Il faudrait importer de I'anthracite pour les electrodes, mais ce n'est pas Ia un element important du prix de revient total. On trouve de la pierre achaux aproximite de Lukala. La region d'inga est riche en ailicc. Lcs gisements de Beceka pourraient fournir Je manganese. Cctte solution implique evidemment l'eteblissement d'one usine cotiere, probablementabanana. D'autre part, i1.scrait egalement possible d'implanter I'usine a Kimpoko, pres de UopoldvilJe, en utilisant Ie minerai de fer de la 1.1 On trouve des indices de minerai de fer tres riche en Republique centrafricaine et notamment a une centaine de kilometres au nord de Bangui, mais l'importance des reserves reste aprouver. On envisage d'effectuer une etude detailli:e de ces r~rves et des possibilites d'implanter une industrie siderurgique dans Ie pays. Cette eventualite parait souhaitable dans 13longueperiode mais, dans I'immediat, d'autres parties de ja sous-region sont mieux placees et il serait sans doute sage de se contenter d'envisager au depart l'etablissementd'une fonderie. Entre temps, si une usinesiderurgique etait construite dans Ie Bas-Congo, eue serait bien placee, grace au reseau Congo-Oubangui, pour couvrir 1es besoins de 1a region de Bangui et stimuler ainsi l'industrie manufacturiere des metaux en ex.pansion dans 1a RepubLique centrafricaine. ru Voir chapitre S. Republique dernocranque du Congo. Cette solution presenterait deux avantages. L'un serait que, du moins au stade initial, la production relativement basse due a l'absence d'economics d'echetle, seratt plus ou moins compensee par l'economle reallsee sur le transport jusqu'a la region de Uopoldville, de l'acier importe, Le second point est encore plus important: la proxirnite de Leopoldville permettrait de distribuer l'acier dans des conditions econornlques vera Ie nord, c'est-a-dire la partie septentrionale de la Renublique du Congo, la Republique centrafricaine et te Tchad, ce qui aurait des incidences non neghgeables sue le developpement et l'integration de la sons-region de l'afrique du centre. Reste done a savoir si Ie minerai de fer de Luebo, dans le Kasai, ou du Montina, pres de Paulis, pent ctre extrait et transporte sur Leopoldville dans des conditions avantageuses. II semblerait done que la seconde solution serait la plus interessante, etant donne la modicite des frais de transport demandes par l'otraco et Ia Vici-Congo, Societe. d'etat. Le Fonds special des Nations Unies doit prochainement consacrer une etude aces problemes. On pourrait done envisager: une acierie d'une capacite Initiale de loo.(x)() tonnes d'acier brut, utilisant Je precede Tysland-Hole, pour la production de fonte electrique; nne acierie de type LD (deux convertisseurs de 30 tonnes); une fonderie a coulee continue et un laminoir produisant tonnes par an de profiles legers et i\ tonnes de toles minces.to A noter que la capacite de production d'acier brut serait excedentaire au debut. D'autre part, la capacite de production de Fonteet d'acler et celie du laminoir pourraient etre doublees moyennant un investissement supplementaire tres reduit, A premiere vue, une installation de ce type serait justlfee pour l'approvisionnement de la Republique democratique du Congo seule, mais il serait evidernment plus economique de la concevoir des le depart a l'echelon sons-regional. La possibilite d'implanter en rneme temps de petites installations de relaminage, par exemple, pour ]3 production de fers a beton en d'autres points de la sousregion, eventuellernent au Gabon ou en Republique du Congo n'est pas aexclure. On en arrive ainsi ala seconde etape du developpement sidcrurgique de la solls-region, dans la perspective des demieres annees de La decennie Dans ses etudes sur Ie developpement de la sidtrurgie en Afrique do l'ouest, le secretariat de la Conunission economique pour l' Afrique a envisage la p05sibilitt u'implanter une usine d'une capa~ite de tonnes d'acier brut au Gabon (bien que ce pays ne fasse pas partie de la sous-region de l'afrique de rouest mais soit situe a la frontiere). On a demontrel+t qu'owendo serait un emplacement satisfaisant, presentant des caracteristiques aceeptables du point de vue du so]. situe it proxirnitc:. d'un bon port, ce qui est important dans Iecadre des plans de developpement portuaire. ;:;-Oublen,cette usine pourrait se consacrera Ja production de fers, de barres et de profiles, la fabrication des tbles etant laissee a une autre, situee en un autre point de la sousregion.... Voir EjCN. 14jINR/
156 et susceptible o'etre bien relte au reste de la sons-region dans Ie cadre des plans de developpement des transports. Jl est probable que Belinga commencera a fournir du minerai de fer apartir de Les reserves sont tres irnportarues. La teneur en Fe est de 64 pour 100. La teneur en phosphoreest faible. On peut evidemrnent se procurer du manganese dans la region de Franceville. La raffinerie de Port-Gentil pourrait facilement Ioumtr du mazout OU encore on pourrait utiliser le gaz naturel. La pierre a chaux est abondante dans tes environs. Comme dans Ie reste de l'afrique de I'ouest ou de l'afrique du centre. il faudrait importer Ie coke merallurgique. Ainai, dans cette perspective a long terme, il serait possible d'envisager la creation d'une usine siderurgique integree d'une capacite initiate de tonnes d'acier brut, avec hauts fourneaux traditionnels, acierie LD, fonderie a coulee continue et laminoir. A noter que, selon I'etude de la Commission economique pour l' Afrique, les coilts de production estimes ne seraient guere plus cleves pour le Gabon que pour Ie Liberia (6 a7 pour 100), oil sera vraisem1>labjement implantee Ia premiere usine slderurgique Integree de l'afrique de l'ouest, II semble ressortir des projections presentees au tableau 69 que la sous-regicn offrirait les marches necessaires non seulement acette usine mais ala premiere ustne d'lnga. Compte tenu du temps requis pour la construction d'un chemin de fer et la mise en exploitation de la mine, on ne peut guere compter sur une production Ii plein rendement avant cette date. Il serait egalernent possible d'etablir a Pointe-Noire dans les annees 1970 line usine siderurgique qui uriliserait soit le minerai de Zanaga, arnene par chemin de fer, soit le minerai de Sangha transporte par Ie chemin de fer Owenda Balinga qui devrait etre prolonge en consequence. et ensurte par mer [usqu'a Pointe-Noire. La encore, une usine electrique serait indiquee, utilisant l'energie de Sounda, Entre-temps, une usine de relaminage pourrait etre en.. visageeapointe-noire au it Gwenda ou eventuellement nux deux endroits. Le developpement de La production siderurgique en AfriQue du centre exige la mise au point d'un pian a long terme,,eparti en etapes. De<.tudes detaillees ont deja ttt effectuecs dans la Rtpublique democratique du Congo et on dispose, comme nous ravons indiqut, de certaines informations en ce qui concerne Gwenda. Jl conviendrait d'examiner plus a fond Ies possibilites qu'offre Pointe Noire et, comme nous ravons vu, on etudie Ie potentiel a tongue echeance de Bangui. Dans I'immediat, jj semblerait indique d'effectuer une evaluation comparative des possi~ bilites. en se fondant autant que possible, sur les etudes realisees (comme dans )e cas de l'afrique de \'c:st et de l'afrique de l'ouesl) et en envi~ageant une perspective de 15 an,. Le seul producteur d'alumidium, metal de l'afrique du centre, est actuellernent JeCamer'JWI, qui a produit tonnes en 1963 et dont la capacite: envlsagee est de tonnes. II utilise J'energie bon marche d'edeal45 et de l'alumine importee. Plus tard, on espere que Ie Cameroun pourra fournir lui-m~me de la bauxite, et pur consequent de l'alumine. Doeusine de laminage entrera en service en 1967; d'une capacite de tonnes, elle pourra couvrir pour un certain temps les besoins du marche de l'afrique du centre en produits manufactures. 11 serait certainement possible de stimuler considerablement Ja consommation d'articles manufactures en aluminium.rae Neanrnoins, ce sont surtout Ies pays non africains qui, pendant longtemps encore, offriront a l'aluminiwn metal Ics debouches les plus importams. L'ernplacement des manufactures d'aluminium sera determine essentiellernent en fonction de la disponibilite d'energic electrique A bas prix et, comme on l'a deja montre.io Pointe-Noire parait particulierement bien olacee, non seulernent en Afrique du centre rnais meme dans l'ensernble du continent. Seclion [: Articles manufactures en mctal 148 Les articles manufactures en metal, y cornpris Ies machines et Ie materiel de transport, sene Ia categoric d'importations la plus importante dans les pays afrtcains et, dans Ie cas de l'afrique du centre, its representent un quart a un tiers des importations totales. De plus, au fur et a mesure du developpement industriel, cette proportion augmentera probablernent a mains que des mesures energiques ne scient prises pour encourager l'implantation d'industries mecaniques et electr'iques. La demande courante totale des produits de ces industries a ete estimee au tableau 72 d'apres les statistiques des importations ct de la production interieure qui figurent aux tableau, 4& il S2du present rapport. La periode de base pour ces estimations est , saufen ce qui concerne 13 Republique democratique du Congo pour Iaquelle on 3 choiai lee importations des armees precedentes, en fait depuis 1957, ayant ete serieusement reduites par Ies troubles survenus dans ce pays. Au tableau 73 on trouvera des previsions de la demande en 1970 et 1975, etablies d'apres I'estimation precedente et les taux d'augmentation projetes qui figurent au tableau 46, car on a suppose que la demande de produits des industries meca~ niques et electriques augmenterait au meme rythme que cene des produits industricls en general, ce qui est certainement une estimation moderle. On n~a pas encore mis au point des methodes satisfaisantes pour I'estimation de 131 demande future de produlls manufactur~ en metal dans ies pays en voie de developpement pour lesquels, par definition, on ne dispose que de peu de donnees sur Ie pass. La methode adoptee ici est necessairement rudjrnentaire et approximative; eue est base.e sur une correlation sommaire entre Ie PIB et la demande de produits manufactures en metal par habitant. EUe donne sans doute, pour Ies biells de consommation durables, des resultats aceeptables, mais en ce qui concerne d'autres articles ceux-ci sont certainement moins bons. Cependant, queue que soit 1a marge d'erreur, it est important de donner une idee generale des immenses possi~ 146 Voir l'afrique el l';ndustde de J'aluminium, document rcdige par M. Samuel Froment; pour La Commission economiqoe pout)'afrique (E/eN. 14/ASfII/2/j.) lu Voir chapitre 5 In Les travaux de la Section de J'industrie de la CEA ont etc largement utilises pour I'~laboration de la presente section
157 bilites de developpement que presente la sous-region dans Ie domaine des produits manufactures en metal, en vue de couvrir, tout au mains en partie, une demande qui peut certainement exister et qui, faute de fabrication locale, provoquera dans I'avenir une hemcrragle de devises. La demande totale des produits des industries mecaniques et electriques en 1975, est eatimee a tonnes, dont la Republique democratique du Congo absorberait tonnes. Ces chiffres semblent indiquer que la demande de la Republique democratique du Congo est quelque peu sous-estimee si l'on prend 1963 cornrne annee de reference, car on arrive it un pourcentage a peine superieura 40 pour 100, alors qu'en se fondant sur la population, on se rapprocherait plutllt de 60 pour 100. Environ un tiers de la demande serait le fait de la province de Uopoldville et des regions voisines de la Republique du Congo et de la Republique centrafricaine. La province du Katanga aura probablement des relations commerciales etroites avec la Zambie et la province du Kivu avec le Rwanda et I'Ouganda, Les estimations detaillees de la demande par categorie de produits des industries rnecaniqueset electriques en 1975 ont ete Iaites d'apres Ia CTCT. La repartition d'usines de dimension rentable entre les divers pays a ete faite d'apres cette classification. On a choisi I'annee 1975 it dessein, car, en mcyenne, il faut un an pour faire Ie projet d'une usine, deux ans pour la construire et une annee supplernentaire pour la formation et Ie lancernent, si bien que les installations proposees ci-apres ne pourront guere commencer a produire avant Ces chiffres sont en fait optimaux et pour plusieurs branches, its sont en-deca de ta realite, IIfaut ajouter que de nombreuses usines debutent par des travaux de montage et n'entreprennent qu'ulterieurement des operations de fabrication importantes. Or les usines proposees dans cette section sont plutot des fabrlques proprement dites que des ateliers de montage. Les usines seront presque toujours implantees dans les grands centres de population. II existe 13 grandes agglomerations urbaines dans la sons-region, comptant chacune au minimum habitants. Six d'entre elies sont situees en Republique democratique du Congo et sept en dehorsus: ces dernieres sont : Douaia Yaounde Garoua Brazzaville Pointe-Noire Bangui Fort-Lamy i (1964) (1962) (estimations) (1961) (estimation) (1964) (1963) loti Tontes ces estimations sont certainement inferieures a la realite. La population de Libreville etait estimee a en En Republique democratique du Congo, les principaux centres sont Leopoldville, Elizabethville, Stanleyville, Jadotville, Luluabourg et Matadi. On ne dispose pas de chiffrcs recents sur la population de ces centres, mais on sait qu'ils depassent tous habitants et que Leopoldville compte probablernent plus d'un million. Ces centres ne sont pas taus absolument isoles et, avec lc temps, ils auront tendance ase grouper, du moins certains d'entre eux, creant ainsi de veritables poles de croissance. 11 existe deja nne liaison ferroviaire entre Elizabethv lie et Jadctville, entre Leopoldville et Matadi et entre Douala et Yaounde. Dans un avenir plus lointain, il semble qu'il puisse se creer une zone de croissance beaucoup plus vaste comprenant Pointe-Noire, Brazzaville, Leopoldville et Matadi, De rnsme, a longue echeance, Port-Gentil-Owendo pourrait former un pole de croissance d'abord pour l'industrie du petrole, du gaz naturel et des produits chirniques, puis plus tard, pour la siderurgie et la fabrication des articles en metal. Du point de vue du developpernent industriel final de la sous-region, I'emplacernent precis des uslnes a I'interieur de ces zones de croissance n'a que peu d'importance sur Ie plan economique. Par exernple, et dans I'hypothese d'une suppression des barrieres douanieres, un grand nombre d'usines de produits mecaniques et electriques peuvent etre installces en ce qui concerne l'acces aux marches aussi bien it. Brazzaville qu'a Leopoldville. Les emplacements suggeres ne sont mentionnes qu'a titre d'exemple, encore qu'ils soient tous acceptabies. II en existe un vaste choix et il serait egalement possible de regrouper diverses branches de cette categoric d'industrie, c'est-a-dire d'etablir une ou plusieurs usines produisant une plus vaste gamme de produits que ceux qui sont indiques iei. Les possibilites industrielles se presenteraient ainsi sous un jour plus favorable pour Ies investisseurs en puissance. Le premier groupe des articles manufactures en metal (69i) comprend ies elements de construction finis et Ies constructions. La consommation pour ce groupe sera en 1975 d'environ tonnes par an et se decompose ainsi: 70 pour 100 constructions legeres en acier; 15 pour 100 constructions lourdes en acier, y compris Jes elements de ponts; 10 pour 100 elements d'echafaudage; 5 pour 100 fenetres et portes. La consommation de constructions lourdes sera d'environ tonnes par an et atteindra en 1980 pres de tonnea, ce qui justifie I'implantation d'une usine, et d'une seule, pour toute la sons-region. Quant a I'emplacernent, la Republique democratique du Congo sera le plus gros consomrnateur mais la region sud de ce pays sera probablement alimcntee par la Zambie, centre propose pour la creation d'uncusincdestmeeaapprovisionneri'afrique de rest. C'est pourquoi ron suggere de construire cette usine dans un pays voisin, la Republique du Congo, et plus precisement a Brazzaville, adjacent a Uopoldville. Celte usine ernpjoierait environ 250 personnes, les conditions de travail etant de type europ6en, et exigerait un investissement de 0,9 a 1,2 million de dollars des Etats-Unis
158 TABLEAU 7Z Consommation moyenue annuelle de produits des industries m~caniques et ~lectriques en Afrique du centre, en (en milliers de tonnes) Republlque Congo CTC! Cameroun centrafri- Tchad Congo Gabon (Rep.dem. Total caine (Rep. du) du) Articles manufactures en metal Total ,21 2,13 5,63 4,03 21,50 43, ,60 0,20 1,23 1,96 1,18 5,50 11, ,18 0,10 0,12 0,70 0,19 2,25 4, ,20 0,19 0,20 0,58 I,ll 1,55 4, ,80 0,22 0,15 0,99 0,40 3,05 5, ,53 0,21 0,12 0,40 0,56 1,85 4, ,08 0,Q1 0,02 0,06 0,04 0,20 0,4] 697 2,08 0,08 0,09 0,24 0,16 3,55 6, ,23 0,20 0,20 0,70 0,39 3,55 5,27 Produits des industries Total 3,40 0,83 0,70 4,84 2,32 12,20 24,29 mecaniques 711 0,80 0,12 0,08 0,44 0,25 2,50 3, ,32 0,17 0,14 0,92 0,33 0,65 2, ,04 0,01 0,01 0,07 0,02 0,25 0, ,12 0,01 0,03 0,20 0,06 0,65 1, ,16 0,10 0,04 0,26 0,Q7 0,95 1, ,73 0,09 0,08 0,72 0,75 2,00 4, ,23 0,33 0,32 2,23 0,84 5,70 10,65 Produits des industries Total 2,73 0,60 0,60 1,23 0,71 2,70 8,57 electriques 722 0,27 0,08 0,13 0,23 0,16 0,54 1, ,06 0,20 0,15 0,41 0,18 0,68 2, ,14 0,Q7 0,05 0,16 0,07 0,27 0, ,36 0,07 0,07 0,11 0,08 0,40 ], ,90 0,18 0,20 0,32 0,22 0,81 2,63 Materiel de transport Total 8,12 2,76 2,35 6,78 5,28 17,40 42, ,45 ],70 ],10 3, ,37 2,37 2,08 4,00 4,36 13,90 34, ,30 0,39 0,27 0,24 0,23 2,00 3, ,84 0,69 0,40 1,93 Source: Statistiques du commerce international. TABLEAU 73 Previsions de la consommatioo des produits des industries meeaniqaes et electriques par categories (en milliers de tonnes) Republique Congo Congo CTC] ] Cameroun centrafri- Tchad (Rep. Gabon (Rep. caine dn) demo du) Articlesmanufactures en Total 37,00 73,46 108,91 26,14 3,45 7,03 9,88 12,94 49,46 metal 691 9,23 ]9,80 29,31 4,80 0,57 4,01 3,44 3,78 ]2, ,82 7,63 11,24 3,55 0,29 0,40 1,22 0,60 5, ,57 8,54 12,95 3,6] 0,53 0,66 1,02 3,56 3, ,06 9,30 13,57 2,40 0,63 0,50 ],74 1,29 7,0] 695 4,32 8,17 12,34 4,60 0,60 0,40 0,70 1,80 4, ,36 0,69 ],02 0,24 0,03 0,Q7 0,10 0,13 0, ,15 10,65 15,87 6,25 0,25 0,30 0,43 0,51 8, ,49 8,69 12,59 0,68 0,57 0,66 1,22 1,27 8,
159 Produits des industries mecaniques Produits des industries electriqces Materiel de transport Source: Estimations du secretariat. Notes aux tableaux 72.t 73 TABLEAU 73 (suite) Total 21,09 40,32 58,90 10,22 2,31 1,31 8,49 1,46 28, ,19 6,23 9,19 2,40 0,34 0,26 0,77 0,81 4, ,38 4,55 6,07 0,95 0,49 0,46 1,61 1,07 1, ,35 0,67 0,97 0,13 0,03 0,03 0,13 0,06 0, ,92 1,75 2,53 0,37 0,03 0,10 0,35 0,19 1, ,33 2,59 3,76 (),48 0,29 0,13 0,45 0,22 2, ,87 7,43 10,98 2,19 0,26 0,26 1,26 2,40 4, ,05 17,50 25,40 3,69 0,94 1,06 3,91 2,70 13,11 Total 7,87 14,89 22,54 S,20 t,72 1,98 2,15 2,27 6, ,27 2,41 3,61 O,SI 0,23 0,43 0,40 0,51 1, ,50 4,61 7,10 3,18 0,57 0,50 0,72 0,57 1, ,69 1,28 1,90 0,41 0,19 0,16 0,28 0,22 0, ,79 1,48 2,85 1,08 0,19 0,23 0,19 0,25 0, ,62 5,02 7,02 2,70 0, ,55 0,70 1,89 Total 38,99 72,19 108,92 24,41 7,87 7,75 11,89 16,97 40, ,95 4,94 6,96 1,35 2,98 2, ,IS 59,03 88,77 22,15 6,76 6,86 7,02 14,01 31, ,03 5,83 8,67 0,91 1,12 0,89 0,42 0,73 4, ,83 3,19 4,62 1,47 2,23 0,92 Groupe Description 69 Articles mrmufacturej en metal 69 J Elements de construction finis et constructions. 692 Recipients metalllques pour Ie stockage et le transport. 693 Cables en fils et leurs produits (a l'exclusion des articles tsoles pour I'electncite). 694 Clous, boulons, ecrous, rondelles, rivets. 695 Outils amain et outils pour machines. 696 Coutellerie. 697 Articles de menage. 698 Autres articles manufactures en metal, n.d.a. 70 Machines 711 Machines generatnces, a l'exception des machines electriques. 712 Machines et appareils agricoles. 714 Machines de bureau. 715 Machines pour Ie travail des meraux. 717 Machines pour I'industrie textile et pour la preparation et Ie travail des cuirs et des peaux. 718 Machines pour industries speclalisees. 7J9 Machines et appareils (a I'exception de I'appareillage electtique). 722 Machines electriques generatrices et appareils pour la coupure ou la conaexion de circuits electriques. 723 Equlpement pour la distribution d'elecniclte. 724 Appareils de telecommunications. 725 Apparelts electriques a usage domestique. 726 Appareils electriques medicaux. 729 Autres machines et appareits etectriques. 73 Materiel de transport 73J Materiel roulant p<lurchemins de fer. 732 Yehicules automobiles routiers. 733 Vebicules routiers aurres que les vehfcutes automobiles. 735 Navires et bateaux. La demande de constructions legeres est beaucoup plus irnportante ( tonnes en 1975) et augmenterait encore si ron inclut le mobilier metallique (par exemple, chaises et chalits) dont la consomrnation esl comparable acelie des montants de portes et de fenetres. Cheque pays pourrait trouver un marche pour ecouler la production d 'une usine de ce genre et la capacite annuelle des fabriques existantes au Cameroun, en Republique du Congo et au Tchad pourrait etre portec it tonnes. Une usine de meme capacite pourrait etre creee dans la Republique centrafricaine. Chacune de ces usines emploierait, dans des conditions de travail de type europeen, 350 personnes et necessiterait un investissernent de dollars. Le marche de la Rcpublique centrafricaine semble neanmoins trop limite pour justifier une specialisation. merne de ce genre, et ij faudrait fabriquer dans la meme 141
160 usine des foudres et des cuves metalllques (692) ainsi que des carosseries d'automobiles pour obtenir Ie debit necessaire. En Republique democratique du Congo, en revanche, trois usines produisent deja des elements metalliques et deux du mobilier rnetallique, On pourrait done tenter progressivement une specialisation, par exernple 1a fabrication de montants de partes et de fenetres, La consornmation des recipients en metal (692) estimee a tonnes environ en 1975, se decomposerait corrnne suit: 50 pour 100 Ioudres et cuves; 15 pour 100 recipients pour gaz ; 30 pour too boites, bidons et tubes souples metaljtqucs; 5 pour 100 tambours pour lait, essence, peinture, etc. Environ 80 pour 100 de la consommation totale seraient absorbes par le Cameroun et la Republique democratique du Congo. Certains des foudres et cuves sont essentiellement destines a la construction et relevent de la competence de I'ingenieur en bfltirrtent. On peut les fabriquer dans chaque pays. Nous consklererons plutot les articles cintres et emboutis apartir de toles d'acier, notamment les chaudieres et les recipients pour gaz. On pourrait creer deux wines d'une capacite d'environ tonnes chacune, l'une a Douala (Cameroun) et l'autre a Leopoldville. Dans ces deux pays, existent deja de petites fabriques de chaudieres. Chacune des ustncs proposecs emploierait 150 a 170 personnes et exigerait un investissement de a600,000 dollars. Pour les bidons et les boites metalliques, on constate une forte tendance, etant donne les coats du transport, a les fabriquer pres des conserveries (conserves de viandes, poissons, legumes et fruits destinees a l'exportation). Normalement eues sont implantees 13 au Ie marcne d'exportation represenre environ dollars par an. II existe une fabrique de ce genre en Republique democrarique du Congo. L'cmplacement d'autres usines sera choisi en fonction des progres de I'agriculture. Pour la fabrication des tubes rnetalliques souples et autres recipients metalliques on pourrait choisir la region de Douala. La consornmation de cables en fils et de leurs produits (693), sera d'environ tonnes en La moitie consistera en cordages et cables metalliques et un tiers environ en treillis et grillages. Vne trefilerie produisant environ tonnes par an de fils de haute resistance aia traction et tonnes de fils d'acier doux pourrait etrc etablie pres de l'uslne stderurgique proposee. Cette trefilerre emploierait 280 personnes et exigerait un investissement de 2,5 a 2,8 millions de dollars. Une usine fabriquant des cables et cordages a partir des fils de haute resistance a la traction (9.000 tonnes environ par an) pourrait etre creee a Owendo et une autre. d'une capacite de tonnes de grillages divers-y compris grillages pout cl6ture de batiments--et de treillis, pourrait Hre implantee a Douala (Cameroun). Ces deux usines emploieraient 200 et 180 persoones et nmssiteraient 1,2 et 0,8 million de dollars d'investissements. La consommation totale de clous, vis, ecrous, etc. (694) serait de tonnes environ en Le volume de production necessaire pour la rentabilite est faible. Tous les pays pourraient done produire ces articles. mais its devraient, de preference, se mettre d'accord pour se specialiser dans la fabrication d'articles de certaines dimensions. Une usine d'une capacite de it tonnes par an. emploierait 70 a 90 personnes et aurait besoin de 0,1 a 0,8 million de dollars des Etats-Unis d'investissernents. Pour les outils a main et outils pour machines (695), Ja consornmation en 1975 serait de pres de J2.000 tonnes dont 80 a 85 pour 100 consisreraient en outils a main pour I'agriculture et Jasylviculture (par exemple, becbes, fourches, houes, etc.). On peut supposer qu'environ la moine de Ia quantite necessaire continuera d'etre importee. La dimension minima Ie pour la rentabilite est d'environ tonnes par an. Des usines de tonnes pourraient eire crcees au Cameroun et en Republique centrafricaine (Bangui). Dans des conditions de travail de type europeen, une usine d'une capacite de tonnes emploierait 300 a 400 ouvriers et exigerait un investissement de 0,6 a, 08 million de dollars; une usine de 1.0C>0 tonnes, 200a250 personnes et 0,4 a 0,5 million de dollars. La demande de coutellerie serait, en 1975, d'environ tonnes par an et I'industrie locale pourrait couvrir 40 a50 pour 100 de ces besoins. Des usines d'une capacite de 30 tonnes environ pourraient etre implantees en Republique centrafricaine, au Tchad et en Republique du Congo ~ d'autres, d'une capacite de 100 a 200 tonnes, au Cameroun er en Republique democratique du Congo. Les petites usines (30 tonnes) emploieraient environ 20 ouvriers et exigeraient un investissement de dollars. Les usines d'une capacite de 150 tonnes, ernploieraient 60 ouvriers et necessiteraient dollars d'investissements. La demande d'artlcles de menage (697) est esttrncc en 1915aenviron tonnes dont 60 pour too conaisteront en articles en fer bauu et les et 20 a 25 pour 100 en cuisinleres et fourneaux, non electriques. Les usines d'articles de menage en fer battu d'une capacite de 2 a tonnes par an sont rentables et celles qui existent au Cameroun et en Republique democratique du Congo devraient etre agrandies. Pour la fabrication des cuisinieres ct fourneaux on devrait construlre deux usines d'une capacite de tonnes chacune, I'une au Cameroun et I'autre en Republique dernocratique du Congo. Chacune d'elles emploierait 80 a 100 personnes et exigerait a dollars d'investissements. Pour Ie groupe 698 (antres articles manufactures en metal), on a prevu en 1975 nne consommation d'environ tonnes. Ce groupe comprend notamment des capsules rnctalliques et une grande variete d'articles tels que gonds de porte, serrures, etc., qui peuvent ~tre emboutis sur de petites presses suuees dans chaque pays. Les deux divisions suivantes se rapportent a la manuraeture de machines et de materiels de transport, des usines sont creees a ceue fin, dans lesqueues sont fabriquees diverses pieces qui sont ensuite montees en machines ou en vehicules complets. A J'heure actuelle, J'essentiel de ce travail d'assemb1age dans les pays africains s'effectue a partir de pieces import&$. Mais pour Ies projections pour 1975 indiquees d dessous, on a suppose que les usines envisagees fabriqueraient la majeure partie des pieces dont eues auraient besoin, mais qu'eues devraient peut~tre au
161 debut en importer une grande quantite, Dans bien des cas, la dimension du rnarche ne justifie qu'une seule usine, mals au fur et amesure que le marche se developpera, on pourra envisager d'cn creer deux. au de fabriquer des pieces detachees dans des usines specialisees implantees dans plusieurs points de Ia sous-region. En tout etat de cause, un certain nombre d'autres pieces au accessoires (demarreurs pour moteurs a combustion, reflecteurs et accumulateurs d'automobiles, etc.) pourraient des le depart faire l'objet d'une fabrication specialisee de cet ordre. Etant donne que ces usines fabriquent en general des produits de cout eleve, elles pourraient pratiquement etre implantees n'importe ou. A noter encore, en ce qui conceme 1a fabrication de machines et de materiels de transport, qu'il est soubaitable d'imposer sans attendre certaines limites ala diversification, de facon que 13 demande d'equipements nouveaux ne porte que sur un nombre raisonnable de types et Que la production de pieces de rechange soit facilitee, Le premier groupe de la division des industries rnecaniques et electriques concerne la fabrication de machines generatrices (groupe 71l) pour lesqueltes la demande de 1975 est estimee a9.000 ou tonnes. De ce chiffre, 60 pour 100 consisteraient en moteurs acombustion interne et 20 it 25 pour 100 en cbaudieres a vapeur. Si on suppose que la moine des besoms en moteurs a combustion interne. jusqu'a 50 CV par exemple, pourrait etre couverte par la production locale, une usine d'une capacite de a lonnes par an (ou a moteurs) serait justifiee. Les principaux marches pour ces moteurs seraient constltues par la Republique democratique du Congo et le Cameroun, par ordre d'importance, et l'usine sous-regionale pourrait erre irnplantee it. Brazzaville (Republique du Congo). ElLe emploicrait 500 a 650 personnes et exigerait un Invesrissement de 1,8 a 2 millions de dollars. La demande de chaudieres a vapeur ne serait vraisernblablement pas suffisante pour justifier une usine sous-regionale, La consommation de machines et appareils agricoles en 1975 (groupe 712) est estimee a environ tonnes. Panni les categories les plus importantes, mentionnons Ies tracteurs et accessoires (50 a 60 pour 100 de la consomrnation, soit tonnes par an), et les machines et materiel agricoles pour [a culture et la moisson (20 pour 100, soit environ tonnes par an). La demande de tracteurs n'est pas suffisante pour justifier une usme SOllSregionale. Entre un tiers et la moiti6 de la demande de machines agrico1es porterait SUI les charrues et Ie reste sur du materiel pour la moisson, I'ensernencement, le battage, etc. Une usine d'une capacite annueue d'environ 600 tonnes pourrait etre creee dans Ja Republique du Congo et, eventuellement, une autre a Bangui pour les marches de la Republique centrafricaine, du Tchad et du Cameroun. Cette usine emploierait 60 a70 personnes et exigerait un investissement de a dollars. Dans la categorie des machines de bureau (714), une usine sous-regionale d'une capacite annuelle de unites devraitetreconstruite pour Jafabrkation de machines a berire et de machines it. calcu1er simples. Ce sont 1a des produitsdecout eleveet bien qu'on propose un emplacement central (Uopoldville), ils pourraient eire fabriques n'irnporte ou. Une usine de ce type emploierait 200 personnes et exigerait un investisscrneru de dollars. En ce qui concerne les machines pour Ie travail des metaux (715), la demande de 1975 devrait atteindre a 3JXX) tonnes, dent la moitie environ-s-sort tonncsconsisterait en un certain nombre de machines relativement simples qui devraienr etre fabriquees dans des usines speciahsees.chacune dcsservant l'ensemble de la sous-region. Des foreuses verticales pourraient etre manufacturees dans une ustne d'une capacite annuelle de 1.()(x) tonnes, employant 80 a Joo personnes et exigeant un investissernent de dollars, situee a Leopoldville. Des scies a metaux et abois pourraient etrc fabriquees dans une usine d'une capacite annuelle de 500 tomes, employant 40 personnes et exigeant un irwestissement de dollars, qui serait situee a Brazzaville. Deux usines fabriquant des meules, chacune d'une capacite d'environ 200 tonnes par an, employant 15 a 20 personnes et exigeant un investissement de a dollars, pourraient etre implantees a Douala et auopoldville. La consommation totale des produits du groupe 717 (machines pour l'mdustrie textile et pour la preparation et Ie travail des cutrs et peaux) pourrait atteindre tonnes en 1975, Ja demande de machines A coudre de Une menage s'elevant a environ unites par an. usine regionale destinee a ccuvnr cette demande pourrait ctre implantee a Leopoldville. Cette usine ernploierait de 180 a 200 personnes et exigerait un investissement de dollars. Le groupe des machines pour industries specialisees (718) est important et comprend une grande variete de machines; mais deux types seulement semblent presenter un interet pour la sons-region du point de vue economique: machines et appareils pour l'fndustrie alimentaire et machines et appareiis aconcasser er mer les rnineraux. On estime que les machines pour l'industrie alimentaire (moulage et brcyage du grain) representeraient environ 20 pour 100 de la demande des produits du groupe, si bien qu'une usine produisant environ tonnes par an pourrait etre creee, probablement a Leopoldville. Cette usine emploierait 80 a 100 personnes et exfgeralt un investissernent de dollars. La fabrication de machinesaconcasser et it trier pour.. rait etre effectuee dans une usine d'une capacilt annuelle de a tonnes, qui serait situee au Gabon; eue cmploierait 100 a 120 personnes et exigerait un investissemen! de dollars. Le marche des machines et appareils (719) es! Ie plus important dans Ie domaine des industries mecaniques et on prevoit que la demande de 1975 s'ejevera a tonnes par an. Elle porlerait sur les principaux types de machines suivants: 10 pour 100 climatiseurs; 35 pour 100 pompes et pompes centrifuges; 20 pour 100 appareils de levage et de chargement; 10 pour 100 appareils de pesage; 5 pour loo articles de robinetterie et autres organes sirnilaires. -'= J43-
162 11 serait possible de construire des usines pour ces differentes fabrications. Pour la manufacture d'articles d : robinetterie, etc. (en bronze ou autres alliages de cuivre), une usine sous-regionale est envisagee it. Leopoldville, d'unc capacite annuelle de tonnes environ. Cette usine emploierait 800 it personnes et exigerait un investissement de dollars. Pour les pompes legeres, des usines d'une capacite annuelle d'environ tonnes pourraient etre implantees au Gabon et a Leopoldville et on pourrait de meme creer des usines d'une capacite annuelle de 3.()(x) tonnes pour la fabrication de pompes moyennes. Ces usines emploieraient 140it 200 personnes et exigeraient un investissement de a dollars. Deux usines d'une capacite d'environ tonnes par an couvriraient Jes besoins d'appareils de pesage et pourraient etre implantees au Cameroun et au Tchad, et quatre autres, d'une capacite de tonnes environ par an, pourraient fabriquer des treuils et du materiel de levage; ces usines pourraient etre installees dans les principaux pays consornmateurs, soit Ie Cameroun, Ia Republique du Congo, la Republique democratique du Congo et Ie Gabon. Des appareils de climatisation pourraient cue installes par 108 ingenieurs du batiment dans tous les pays. Le premier groupe de la division des machines et appareils electriques est celui des machines electriques generatrices et appareiuage pour la coupure ou la connexion des circuits electriques (722). On estime que la demande sera repartie comme suit entre les principaux articles: 10 it 15 pour 100 transformateurs (5 a kva); 20 a 30 pour 100 moteurs et generateurs electriques (I a 50 kw); 30 a 50 pour 100 commutateurs; 2 it 3 pour 100 petits transformateurs (moins de 5 kva). Les commutateurs peuvent etre febriques dans chaque pays a. une echelle correspondantala dimension du marche, soit une capacite annuelle de 100 tonnes environ a Bangui, de 600 a. 800 tonnes it Uopoldville et de 200 it 500 tonnes aiueurs. Certains de ces appareils seraient destines a des centrales electriques, certains it. des usines et d'autres a l'usagedomestique, et les differents pays devraients'efforcer de coordonner leur production. Des moteurs electriques pourraient etre manufactures dans nne usine sous-reglonale d'une capacite annuelle de 1.500a2.000 tonnes, la fabrication etant d'abord Iimitee a de petits moteurs (I il 10 kw) et etendue ensuite aux plus grands (iusqu'a 50 kw). Uopoldville/Brazzaville ou Ie Cameronn offriraient un emplacement approprie, Cette usine emploierait 300 it. 400 personnes et exigerait un investissement de il dollars. Une etude plus poussee serait necessaire sur Ja dimension des transforrnateurs utilises dans la sons-region, rnais il semble que fa demande de 1975 serait suffisante pour justifier deux usines, d'une capacite annuelle de 200 a 300 tonnes chacune, dont I'une serait situee adouala et l'autre a Leopoldville/Brazzaville. Ces usines emploieraient chacune 50 a60 personnes et exigeraient un investissement de il dollars. Le groupe 723 (equipernent pour la distribution d'electricite] comprend essentiellement Jes cables et fils electrtques isoles, pour lesquels la demande s'eleverait it tonnes par an (70 a 80 pour 100 du total). Une usine d'une capacite annuelle de tonnes, employant )40 a 160 personnes et exigeant un investissement de 1 a 1,2 million de dollars, pourrait etre implantee it Douala. Vne petite usine fabriquant des isolateurs en porcelaine, d'une capacite annuelle de 200 tonnes environ, pourrait egalement ctre installee a Douala. Les appareiis recepteurs de radio et les phonographes constituent Ia position la plus importante du groupe 724; la demande de 1975 est esnmee a environ tonnes, ou unites. Une prodution annuelle de a unites constitute nne echelle economique et l'industrie, qui serait en partie nne industrie de montage utilisant par exemple des circuits et des transistors importes, pourrait etre irnplantee dans chacon des pays. La dimension de J'usine correspondrait a celle du marche: une usine d'une capacite de unites emploierait 100 it 150 personnes et exigerait un investissement de it dollars. On estime qu'en 19751ademanded'appareilselectriques it usage domestique (725) atteindra tonnes environ et se repartira comme suit: 30a40 pour 100fourneaux et cuisinieres electriques, loa 20 pour 100 machines aiaver et arepasser: 25 a30 pour 100refrigerateurs ausage domestique. Vue ustne sous-regionale serait justifiee pour la fabrication de foomeaux et de cuisinieres electriques: elle aurait une capacite de tonnes, ernploierait 80 a 100 personnes et exigerait un investissement de a douars. EUe pourralt etre Installee au Cameroun. La demande de fers electriques atteindrait environ unites, dont la rnoitie environ pourrait etre fabrlquee dans la sous-rcgiou, ce qui supposerait une usine employant 20 a 30 personnes et exigeant un investissement de it dollars. Elle pourrait probablement stre irnplantee a Uopoldville. Deux fabriques de refrigerateurs seraient justifiees, d'une capacite annuelle de unites chacune, dont rune fabriquerait les elements refrigerants pour les deux. Ces usines pourraient etre installees au Cameroun et aleopold, ville. L'emploi total representerait 60 a 70 personnes er I'investissement total serait de a dollars. Le groupe 729 comprend une grande variete de machines et appareils electriques, pour lesquels la demande totale de 1975 est estimee aenviron tonnes, dont 10 pour 100 seraient constitues par une grande variete de piles sechesiso. La demande d'accumulateurs serait de 10 it 30 pour 100 du total et asupposer, etant donne la variete des voitures et des types, que la moitie puisse etre fabriquee dans la sons-region, le marche pourrait absorber environ unites. Des usines d'une capacite de unites pourraient etre instances au Cameroun, a Leopcldvllle et au Gabon. La demande d'ampoules et tubes electriques representerait 10 a 15 pour 100 du total, soit tonnes par an, ou 15 a 20 millions d'unites. Trois usines, d'une IIV Vou- chapitre 7 h)
163 capacite annuelle de 5 millions d'unites chacune, ernployant 80 a 100 personnes et exigeant un investissement del a dollars, pourraient etre creees, rune au Cameroun, une autre a Leopoldville er La trcisieme a Bangui. La derniere division des biens de consomrnation de la categorie des industries mecaniques et electriques est constituee par Ie materiel de transport. La demande de materiel de chemin de fer roulant (731) attcindrait tonnes environ en 1975, dont fa moitie consisterait en wagons de merchandises. Cette demande ne serait pas snffisante pour justifier l'[nstallation de presses pour la fabrication des roues, si bien Que Ja production devrait Nre basee sur l'importation de roues et, eventueilement, d'essieux, Dans ces conditions, on pourrait creer trois petites usines, d'une capacite annuelle d'environ 100 unites (1.500 tonnes] chacune, dont l'emplacement serait choisi en fonction du reseau de chemin de fer, probablement a. Douala, Leopoldville et Brazzaville. Les vehicules rouners representent la demande la plus importante dans cette categorie de rnatericl ; on peut prevoir qu'en 19i5, elle atteindra tonnes. La repartition par types est estimee comme suit: 40a50 pour 100voitures particulieres: 10Ii 15 pour 100autnbus; 10 Ii 15 pour 100pieces de rechange; 20 a40 pour 100vehicules ccmmerciaux legers et camlona. La demande de voitures particulieres et de camionnettes est estimee a unites par an, dont la moine environ pourrait etre fabriquee sur place. Cependant, cette demande est insuffisante pourjustifierl'installatlon d'unemanufacture et on propose Ia creation d'une usine de montage, qui fabriquerait egalementcertaines pieces detachees comme les reservoirs a carburant, les moyeux, les pare-chocs, les pots d'echappement, les ressorts plats et, plus tard, certaines des pieces embouties les plus simples. Cette usine, qui emplcierait a personnes et exigerait un investissement de 4 a 5 millions de dojlars, pourrait etre situee a 1 eopoldville. La demande d'autobus, de vehicules cornrnerciaux lourds et de camions, a supposer que la rnoitie puisse en eire couverte par la production locale, justifierait la creation de trois usines e'une capacite annuelle de A tonnes, Ces usines monteraient Ies vchicules et fabriqueraient les carrosseries. Le Cameroun, Ie Gahon et Brazzaville offriraient des emplacements approprics. Chaque usme emploierait 700 a 900 personnes et exigerait une investissement de 1,5 a2 millions de dollars. Le groupe 733, qui representerail en 1975 une consommation annuelle de tonnes, consiste essentiellement en bicyc1ettes (60 pour 100 environ) et en remorques (10 a 15 pour 100). Le t011l1age de bicydettes correspond Ii une demande annuelle de unites et la fabrication, saufcelie des chaines, pourrait s'etfectuer dans chacun des pays, 1a production minimale etant de unites par an. Vne petite usine de ce type emploierait 50 a 60 perssonnes et exigerait un investissement d'environ dollars. Pour ce qui est des remorques, Ie march6 n'etant pas sullisant pour juslifier I'installation de presses pour la fabrication de roues it. l'echelon sons-regional, it serait preferable de diversifier la production, chaque pays procedant au montage et a la fabrication des carrosseries. Aucune recommandation n'est presentee CD ce qui concerne la construction navale, faute d'une etude SUI lee perspectives du transport par mer, mais la construction et la reparation des navires constituent un debouche de premier plan pour les plaques d'acier et les profiles et, conjuguees avec les industries siderurgiques locales, elles apporteraient nne contribution importante it I'economie. La production totale des usines consacrees aux industries meeaniques et e1ectriques s'eleverair a tonnes par an, soit environ 60 pour 100de la consommation totale de cette categorie de produits. La consommation de pieces de fonte coulees destinees acette production serait d'environ tonnes par an, celle de pieces d'acier de tonnes, celle de pieces forgees et pressees (autres que tes carrosseries de voiturcs) de a tonnes. Environ 80 pour 100 de ces pieces coulees et forgees seraient fabrtques dans les fabriques elles-memes et 20 pour 100 dans des fonderies specialisees, En outre, des fonderies sont necessaires a la fabrication de certains elements de construction et d'equipements menagers (plaques d'egouts, siphons, citernes, baignoires, pots, fourneaux et fers a repasscr), ainsi que pour certains travaux de reparation d'ordre general. Chaque pays devrait avoir au moins une fonderie, utilisant de la ferraille locale et fonctionnant Ii l'origine dans Ie cadre de l'atelier mecanique general charge essentiellement des travaux de reparation. Perspectives d'avenir La fabrication de produits finis en metal represente veritablernent la cle du developpement de la sons-region. 11 reste encore beaucoup a faire pour determiner avec precision les possibilites. Mais on peut se faire une idee des perspectives en se reportant a l'experience d'un autre pays. En 1939, III Yougoslavie etait un pauvre pays sousdeveloppe, awe toutes Ies caracteristiques que ce terme sous-entend. Les trois quarts environ de la population se consacraient a l'agriculture. L'activite principale etait l'exploitation rniniere en vue de l'exportation de minerais non ferreux qui n'etaient que dans une tree faible mesure transformes dans le pays. Les quelques industries existantes se situaient a un niveau technique tres bas. La production d'<luvrages en metal etait tres limitee et celle de machines pratiquement inexistante. Le secteur primaire representait environ 55 pour 100 et rindustrie moins de 20 pour 100 du revenu nati<lnaiisi. Le pays a subi des dommages de guerrc importants. Pendant la periode Ie taux de croissance annuel moyen du revenu national a ete de 1,9 pour a atteint 8,4 pour 100 pendant la periodo et 12,9 pour 100 pendant la periode 195i Des 1956, l'iodustrie representait <l4 pour 100 du revenu national et l'agriculture 41 pour 100. Pendant les dix lsi Au sujet de ces ddnnees et pour ce qui suit, voir Study ofthe requirements ofeuropean countries in process of industrialization for engineerijfg produd~: Yougoslavie, ENG/CONF/ WP. 5, Commission economique pour I'Europe. Geneve, mars S -
164 annees de la periode Ie raux de croissance moyen des investissements dans Ie domaine des industries mecaniqueset des meraux manufacturesa atteint un niveau eleve, de beaucoup superieur it celui des investissements dans I'enaemble du aecteur industriel. Les Investlssernents totaux dans I'industrie ant augmente de 200 pour too, Ies investissements dans les industries mecaniques de 340 pour 100. La part de I'ensemble des industries rnecaniques dans le total des investissements s'elevait a 14,4 pour 100 en En 1962, Ies industries manufacturieres du metal et les industries mecaniques representaient 24,6 pour 100 de la valeur totale de la production industrielle. Le tableau 74 indique la production de certaines industries manufactuneres du metal en Yougoalavie en 1939 et en TABLEAU 74 Production d.e certaines industries manufacturleres du metal en Yougosjasie ( ) Type d'industrie Roulernents a billes Machines-outils Materiaux et equipement de construction Materiel de refrigeration Moleurs a combustion interne Machines agricoles Tracteurs Camions Camionnettes Autobus Motocyclettes Bicyclettes Wagons de merchandises Moteurs elecrnques Transforrnateurs Lamnes incandescentes ahaute tension Unite de rnesure [ tonne nul nul piece nul nul nul nul nul nul millier de pieces piece millier de kw millier de kva millier de nul nul nul nul 1.S96 6, (1962) pieces Source: Stud.v ofthe requirements of European countries in process ofindustrialleauon for engineeringproducts: Yugoslavia, op. cit., tableau 10. On n'a pas tenu compte des ouvrages en metal. En effet, sl la production a marque une augmentation tres importante, un grand nombre d'articles eraient deja fabriques en 1939, ce secteur etant normalement Ie premier du groupe Ademarrer, ainsi qu'on I'a indique plus haut. L'element remarquable est l'augmentation de la production de biens d'equipement de base ~ partir de tres bas niveaux ou meme de zero. La Yougoslavie comptait environ 14,5 millions d'hahitants en 1939, et l&,6 millions cn J Le prouuit interieur brut a augmente de 42 dollars par habitant en 1945 (date it. laquelle Il n'etan cenainemem pas. superieur au chiffre d'avant guerre)a274 dollars en 1963"2. L'experience de la Yougoslavie montre comment un pays qui avait en t 939 WlC population, un PIB par habitant et des caracteres structuraux assez peu differents de ceux de 1asous-region de l'afrique centrale, aujourd'hui, a pu, en l'espace de molns de 20 ans, transformer completernent sa structure indus- ;;; Annuairc-- demographique des Nations Unies; Growth and Stagnation of the European Economy, CEE, Geneve, 1954, p. 237; Nations Unies, Annuaire des stalis/iiues~.s ca",ptabi/ite~ natkmales, 1952 et trielle et ceeer une industrie mecanique relativement avancee, It ne faut pas pousser trop loin des comparaisons de cet ordre. En ce qui concerne l'afrique du centre, on doit tenir compte de deux elements importants. En premier lieu, Ie developpement des industries manufacrurleres du metal doit etre aborde dans nne perspective assez vaste du fait, d'une part, qu'il doit s'effectuer par etape et que, d'autre part, il necessite des investissernents relativernent importants, par rapport a d'autres secteurs industriels. Ceci s'explique essentiellement et pennet un developpement economique reel. Heureuscment, ainsi qu'oil I'a (;leja fait observer, les industries manufacturieres du metal representent un large eventail d'industries dont routes n'exigent pas des investissements importants, Aussi, contrairement a ce qui se passe par exernple dans l'industrie chimique, d'importanres possibtlites d'ernploi sont-elles creees. Le second element a prendre en consideration est que les industries du groupe, a I'exception de celle des ouvragcs en metal, doivent faire l'objet d'une specialisation et, par consequent. d'nn plan soigneusement coordonne a l'echelon sousregional
165 Section g: Te~tiJf'S et imtusmes oonnexesl~] Le marche total annuel des textiles en fibres tendres dans. les six pays de la sons-region de l'afrique du centre representait environ 218 millions de metres cams entre 1960 et SeJon une estimation pre-liminaire, ce chiffre atteindrait 240 millions environ en 1%5. La Republique democranque du Congo represente le rnarche national Ie plus important: 128 millions de metres carres, soit 59 pour 100 de I'ensemble de fa production disponible. Les autres marches nationaux sont beaucoup plus Iirmtes, ainsi qu'il ressort des chiffres ci-dessous indiquant les quantites de textiles disponibles, en millions de metres cartes, en (moyenne): Cameroun 33,2 Republique du Congo 23,2 Tchad 12,6 Republique centralricaine 12,2 Gabon 9,7 Republique democrarique du Congo J27,5 Scus-reglon de I'Afnque du centre 218,3 La repartition par types de fibres est indiquee au tableau 75. Cameroun 23,0 Republique centrafricaine 8,2 Tchad 9,2 Congo (Republique du) 16,5 Congo (Republique democratiquc du) 100,5 Gabon 7,0 Sons-region TABLEAU 75 Repartition du marcne par types de fibre (en millions de rnz) Caton Laine Rayonne Fibres synthetiques Tissue contenu dans les vetements importee 4,5 1,7 1,5 4,2 12,5 1,7 26,1 Total des marches nationaux 0,3 4,0 4,0 1,3 0,9 2,4 10,2 0,7 1,3 0,9 0,7 0,5 0,3 33,2 12,2 12,6 23,2 127,5 9, ,.164"..,.:,::-7---.,.-;;----;""",.----~, :;:;"';------;;;;;'";--- 4,3 19,5 3,7 218,3 Source: Chiffres deduits des donnees de la FAO sur les fibres. a Quantites esumees d'apres les donnees relativesaux importations, mais non reparties par types de fibre dans Je tableau. Si ron tenait compte de la repartition probable des tissus contenus dans les vetements importee, Ie tableau general serait assez different en ce Qui concerne les fibres, et la part du coton, fibre principale, serait d'environ 80 pour 100, suivi par la rayonne (13 pour 100 environ). Les fibres synthetiques qui constituent un groupe de plus en plus important (principalement Ies fibres de nylon et de polyester) representeraient 4 pour 100, et la Iaine, dont I'Importance relative decroit, 3 pour 100. Si I'on considere chaque pays individuellement, ce schema est Jegen::ment modific. Car on ne trouve des textiles en laine que dans la Republique democratique du Congo et, dans une moindre rnesure, au Cameroun. Dans fensemble des pays de Ia scus-region, la production de tissus atteint 82 a 85 millions de metres canes, soit 36a37 pour 100des besoms globaux. On trouvera plus loin le detail des installations existent dans les divers pays et des plans en coers. mats nom; pouvons des maintenant signaler que la production de la Republique democratique du Congo depasse 76 millions de metres cams et que celle de la Republique centrafricaine atteint 5 millions. On estime que la production des quatre autres pays ne depasse pas 2 a 3 millions de metres carres. D'autre part, on peut dire que J'ensemble de la sousregion importe les deux tiers des tissus qu'elle consomme, tous les pays, sauf la Republique democratique du Congo et la Republique centrafricaine, etant presque entierement tributairea des importations. En J963. ces importations representaient plus de 48 millions de dollars de depenses en devises etrangeres, comme il ressort du tableau 76. La consommarion per habitant vane, selon Ies pays, de 4,69 m2 (Tchad) a 28,59 mz (Republique du Congo), La situation se trouve resumee au tableau 77, qui met en evidence deux elements principaux etroitemcnt lies: le niveau du revenu par habitant et l'incidence de I'urbanisanon.,,, Les travaux de la Division de J'lndustrie de la CEA om etc largement utilisespour l'elaboration de le presente section
166 TABLEAU 76 Importations des textiles et article. textiles en 1963 (Q = tonne; V ~ mille dollars EU) Afrique ducentre Congo Gabon Tchad Congo Afrique du centre Cameroun (Rep. du) (Rep. demo du) (sans le Cameroun) Q V Q V Q V Q V Q V Q V Q V Coton , , , , , , Text. synt. (cont.) , , , , , ,5 Text. synt. (non cont.) 4 21, , ,5 9 37, , , Autres text. naturels 99 62, ,9-1, , , , Bonneterie , , , , , ,9 Vetements et accessoires , , , , , ,2 Autres articles manufactures , , , , , , Friperie , , , , , ,3 Total , , , , , , Source: Statistiques de la eeb, de t'ude ct de fa Republique democrauque du Congo.
167 Pays Congo (Republique du) Gabon Republique centrafricaine Congo (Republique democratiquedu) Cameroun Tchad TABLEAU 71 Rapport entre Ia censommatlon, Ie revenu par babitadt et Ie taux d'urbanisation Rang sutvant: Quantites de tissus disponibles par la quantite le revenu Ie rapport de habitant (moyenne disponible par habitant la population I96(H962) par habitant (1960) urbaine a. la pop. totale 28,59 rna I 2 I 21,89 m2 2 I 4 9,89 mz 3 S 3 8,82 n ,99 rna ,69 ma Sons-region 9,43 n12 Source: Chiffres calcules d'apres les donnees contenues dansie texte, Nous decrirons rnaintenant brlevement l'etat actuel de J'industrie et Ies plans d'expanston. La Repubiioue democrasique ducongo: Les industriestextiles proprement dites sont principalement consacrees a. la mature du coton (et dans une plus faible mesure de fibres de rayonne), au tissage et it l'impression. En juin 1963, l'industrie comprenait 14 unites qui possedaient plus de broches et metiers. On trouvera ci-dessous Ie nombre d'unites ainsl qu'une indication de la mesure dans laquelleleursactivires sont integrees verticalement: Nombre d'unites consacrees exclusivement a la filature 3 Nombre d'unites consecrees excluaivement au tissage 2 Filature et tissage 4 Filature, tissage et impression 2 Filature, tissage (fabrication de sacs) 2 Impression seuiement 1 D'autre part, en ce qui conceme les fibres tendres (autres que celles dcstinces it la fabrication de sacs), il y avait 9 matures 8 installations de tissage et 3 pour l'impression. Ainsi, l'industrie presente cinq types d'organisations: operation unique de transformation de la matiere premiere (coton ou fibre de rayonne); operation unique de transformation it partir d'intrants manufactures, par exernple tissage seul ou impression seule; usines mixtes cornblnant les operations de filature et de tlssage; usines mixtes integrees jusqu'a la filature, et usines mixtes produisant des vetements confectionnes. En outre, six usines fabriquent de 1a bonneterie, principalement :i partir de files importes. La production de ces usines presente une vaste gamme: fils Icoton, fibres et melanges); cotonnades irnprimees; couvertures, fi1 Ii coudre (laine, fibres synthetiques et melanges); tissus industriels, etc. Plusieurs nouveaux projets sont en coura d'execution; il s'agit principalernent de l'extension d'usines existantes. La. plus grande partie du coton consomme par l'industrie textile de la Republique dernocratique du Congo ( tonnes environ) est d'origine locale. La Republique ceeurofricalne possede une seule usine de textiles (lcot) qui aurait produit S,S millions de metres carres en 1964, la majeure partie de 10 production elant exportee vers le Tchad et d'autres pays de rude. On a maintenant decjde de Iusionner cette usine avec une autre societe, l'icca, qui irnplante actuellement nne nouvelle usine pres de Bangui. La nouvelle usine sera integree verticalement, de la filature a l'impression, et aura une production annuelle plus elevee (8 millions de metres cartes), Lorsque cette usine entrera en production vers le milieu de es deux installations absorberont annuelles ment tonnes de coton sur les au tonneque represente la recolte de 1a Republique centrafricaine. Des plans sont Ii l'etude pour nne autre usine qui comprendrait broches, 320 metiers automatiques et, a plus long terme, des installations pour 13 teinture et l'impression. IJ existe nne fabrique de bonneterie, la ClOT. pres de Bangui. Le Cameroun ne possede pasencore d'industrie textile bien qu'il ait produit tonnes de coton en On prevoit d'irnplanter au Cameroun du nord une usine (filature-tissage) d'unecapacite annuellede 6 a7 millions de metres. Cette usine alimentera egalement Ie rnarche du Tchad en certaines categories d'articles textiles, conformement aun accord conclu par lea deux pays en avril La. creation d'une teinturerieii Doualaest envisagee, mais on ne dispose d'aucun detail acc sujet. n existe deux fabriques de bonneterie. Le Tchad n'a pas pour Ie moment d'industrie textile mais Il a produit tonnes de coton en On prevoit d'implanter une usine qui necessiterait 8 millions de dollars d'investissement et dont 1a capaclte atteindrait, en trois etapes, 15 mil1ions de metres carres en Un projet de creation d'une usine de couvertures est al'etude. La Republique du Congoa conclu un accord avec la Republique populaire de Chine pour construire une usine textile d'une capacite annuelle de 3,4 millions de metres carres, L'usine devrait commencer a produire a1a fin de D'autres plans ant ete etudies notamment pour l'implantation d'un atelier d'impression, qui traiterait du tissu importe, et celle d'une bonneterie. Le Gabon ne possede pas d'industrie textile et n'a pas de projets pour I'immediat, Bref, les plans par pays laissent prevoir une capacite supplementaire de production de plus 149 -
168 de 36 millions de metres carres, En tenant compte de ce que certains plans ne seront peut-etre pas executes, on peut considerer qu'une production maximum de 50 millions de metres carres est probablement une prevision optirniste. Ce cluffre contraste avee le niveau des importations en qui etait de pres de 133 millions de metres carres ainsi qu'avcc Ia croissance prevue du marche en 1975 (plus de 100 millions de metres carres). En d'autres termes, les plans existants (et taus ne sont pas encore definitifs) ne permettraient de couvrir que 27 pour 100 des importations et environ 20 pour 100 des importations probables en Dans une region qui produisait tonnes de coton en , Ie developpement actuel permettrait done une augmentation d'environ tonnes de coton brut et Ie developpement propose une augmentation de moins de 6,(X)() tonnes. Perspectives en 1975 En evaluant, en termes quantitarifs, les marches de textiles en fibres tendres en 1975, if faut tenir compte des facteurs suivanta: i) Niveaux probables du revenu par habitant dans chaque pays de la sons-region: H) Tendances demographiques de la population urbaine; iii) Orientation probable de Ia quantitc de textiles consornmee (independamment du prix et de la qaalite) auk divers niveaux du revenu par habitant. L'evaluation prelirninaire tentee ici n'est pas fondee sur une analyse approfondie des series chronologiques, des prix, etc., dans lcs pays de Ia sous-region mais les pronostics s'appuient sur une vue prudente du rapport qui cxiste entre d'une part, I'uccroissernect UU PlB par habitant disponible pour la consornmation et, d'autre part l'accroissementdes quantites de textiles disponibles par habitamtw. Les propositions presentees dans le tableau 78 nc sont que de premieres approximations qui devront erre detaillees et verifiees ala suite d'etudes ulterieures, en mz Congo (Republique du) Gabon 21,89 Congo (Republique democratique du) 8,82 Republique centrafricaine 9,89 Cameroun 7,99 Tchad 4,69 Sous~ewon 9~3 Source: Chlffrea calcules d'apres les donnees ngurant dans le texte. Par rapport a 196Q..-I962, on peut raisonnablement prevoir que Ie marche des textiles en 1975 atteindra 109 millions de metres carres, L'ecart actuellement comble par les irnportations-138 millions de metrescarets en I96Q et l'estimation prudente de I'augmentation de Ia dirnension du marche, donnent done en the()rie un potentiei de developpemem d'environ 247 millions de metres canes pour Ies industries textiles. Neanmoins i1 est evident que, vu Ia faible dimension du marche total et les besoins en prcduits textiles divers, les pays de 1a region, consideres ensemble, ne peuvent pas esperer produire plus de 75 pour 100 de ce qui leur sera necessaire en La proportion serait plus forte pour Ie coton et moindre pour le tissage de la rayonne, La part de la production sous-regionale sur Ie marche de la Iaine et des synthetiques, serait plus faible encore. Le tableau 79 presente one ventilation du marche de 1975 par types de fibres, fondee sur les hypotheses suivantes: i) La part du coton, fibre predominante, augmentera en chufres absolus mais diminuera en chiffres relatifs: TABLEAU 78 Perspectives des marches textiles en 1975 Quarultes de textiles Premiere approxidisponibles par mation des quantites habitant (1961H52) disponibles par moyenne annueue habitant en 1975 (I) (2) en mz 29,16 22,49 10,41 11,66 11,25 8,33 11,18 Estimations de la population en 1975 (3) en millions 0,98 0,50 18,73 1,45 4,20 3,40 29,26 Marche total des textiles (2) x (3) (4) en millions de rna ii) La part absolue de la laine restera plus ou rncins la meme: iii) La part de Ia rayonne n'augmentera que tres legerement; iv) La part des fibres synthetiques augmentera plus rapidement, suivant Ies tendances du marche, Le programme propose de developpement est detaille dans Ie tableau 80 et on verra que dans les pays de Ia sousregion qui disposent de fortes reserves de matieres premieres, nous avons recommande de developper surtout l'industrie du coton. Dans Ie cadre des activites internationales (UNCTAD) il 0 'y a pas de raison pour que Ies exportations de tissus de coton hors de la sons-region, et notamment vers l'europe, ne soient pas envisagees et encouragees. ~Pour une-etude generate de la situation des textiles africains dans ce contexte, voir Nations Unies, Le Devetoppemem indus/riel en Afrique, (EjCN. 14jINRjljRev. I) pp. 71 et suivantes. On trouvera une etude detaillee de la situation en Afrique de rest dans Ie document E/CN. 14{INR{86 de Ia CEA, cha pitres I et 11.
169 TABLEAU 79 Part des fibres dans Ie total des ventes Coren Laine Rayonne Synthetiques Part dans Ie marche de M.m2 80% 7 3% 28 " 13% 9 " 4% 218 M.mz 100% Part dan. Ie marche de M.mz 75% 10 It 3% % % 327 M.m2 100% TABLEAU 80 Tendances eventuelles du marche des: textiles Proportion approximative de la productionpossible dans la sons-region (I) (2) Dimension approximative du marche en 1975 Coton 245 Mrnz 196 M.mZ (80so Laine (20 %) Rayonne (50 %) Synthetiques (30 %) Sous-region 327 M.mz 230 Merna (70%) Source: Chiffres calcules d'apres les donnees figurant dans Ie texte. Production actuelle approximative (3) 80 M.mz M.m2 Possibilites de production supplementaire (2) - (3) (4) 116 M.mz M.mz On trouvera ci-apres les investissements detailles en capital fixe pour la production supplementaire de 143 millions de metres cartes: Materiel et capital fixe requis pour produir. 116 miulons de m2 de textiles de coton A broches (it 250 dollars la broche) 39,75 millions de dollars B metiers (it dollars le metier) 13,67 millions de dollars C. Installations de finissage (estimation ad hoc) 10,00 millions de dollars D. Capital fixe total necessaire pour les textiles de coton (A -L B + C) millions de dollars Materie! et capital fixe requis pour Ie lissage de 20 millions de m2 de rayodoe A metiers (' dollars Ie metier) B. Installations de finissage (estimation ad hoc) C. Capital fixe total nccessalrc pour Ie tissage de la rayonne (A + B) 2,73 millions de dollars 0,50 million de dollars 3.23 millions de dollars Materiel et capital fixe requis pour lc tissage de 5 millions de m2 de fibre synthetique et de 2 millions de m2 de laine A. 205 metiers (a dollars Ie metier) 0,82 million de dollars B. Installations de finissage (estimation ad hoc) 0,25 mil1ion de dollars C. Capital fixe total pour la laine et les synthetiques (A + B) 1,07 million de dollars En somme.ies besoins totaux en capital fixe atteignent millions de dollars. bien que ce chiffre depende du genre d'equipement choisi. Dans les estimations ci-dessus on a compte un nombre de pastes beaucoup plus eleve que ce n'est Ie cas en Afrique de l'estl55 mais qui est plus conforme all" estimations recentes faites en Afrique du centre. A noter aussi que nous n'avons pas fait d'estimations separees pour 1a bonnererle, 1a fabrication de couvertures, etc. et autres secteurs de la demande de textiles. bien que 55 Voir c/cn. 14/1NR/86, chapitre V. 15 it 20 pour 100 de cetre demande portent sur ces secteurs, en particulier pour Ie coton, De plus, nous n'avons pas estlme les tissus melanges et les tissus tisses dans des installations autres que les installations prevues au moment de l'investissement initial. La repartition possible de 1a production entre les pays de la sons-region est indiquee au tableau 81. Section b: L'industrie chimique Lorsqu'on aborde le probleme du developpement industriel dans Ie dornaine de 1a chimie, il est necessaire - 151
170 TABLEAU 81 Repartition proposee de Ia capacite supplementaire de produetion de textiles Coton Rayonne Laine et synthetiques l.093 metiers 205 metiers broches metiers Congo (Republique du) Gabon 393 metiers Republique centrafricaine Congo (Republique democratique du) metiers 205 metiers Cameroun metiers Tchad Source: Chiffres calcules d'apres les donnees figurant dans le texte. de bien preciser quelles sont les industries rattachees a ce secteur, A notre epoque en effet beaucoup de produits subsissent destraitements au des transformations chimiques avant d'aboutir a leur forme commerciale definitive et Us peuvent, dans certaines perspectives. ~tre consideres comme des produits chimiquestse. Pour bien delimiter cette partie de l'enquete, et en tenant compte du fait que les pays Intcresses par la SOllS" region publient leurs statistiques suivant Ie c1assement de la Nomenclature de Bruxelles, DOUS etudierons dans ce chapitre les industries qui s'occupent des produits suivants: (Ancien code) Code 28-Produits chimiques inorganiques ( ) 29-Produitschimiques organiques ( ) 3~Produits pharmaceutiques (541) 31-Engrais (561) 32-Peintures-Vernis,etc. ( ) 33-Parfumerieet cosmetiques (5~1-553) 34-Savons et detergents (554) 36-Explosifset allumettes (571) 38-Produits divers des industries chimiques (599) Nous avons laisse de cote deux rubriques classees normalement dans les industries chimiques: Code 35-MatU:res albuminoides et colles Code 37-Produitsphotographiquesetcinemalographiques Le volume de transactions represente par ces deux groupes de produits est reellement trop faible pour justifier, a priori, l'etude d'une installation industrielle. Le code 3S fait d'aiueurs uniquement aooel a des rnatieres premieres d'origine vegetale au animate tandis que les resines synthetiques sont classees dans les matieres plastiques. Pour le code 37 au contraire, c'est la haute technicite et Ie grand rendernent des machines necessaires ala fabrication photographique qui limitent 1es possibilites de productionrsr. 15& Cette situation est teuement evidente pour certains qu'ils considerent la production de I'industrie chimique, de Facide sulfurique en particulier, comrne un des criteres du developpement industriel d'un pays. 157 Signalons cependant qu'il existe au Katanga deux societes qui fabriquent des papiers sensibilises pour calques et qui peuvent. dans une cenaine mesure, approvisionner Ia soueregion. En revanche, nous examinerons les possibilites offertes par certaines industries qui utilisent des precedes et lies produits chimiques pour transformer leurs rnatieres premieres et qui entrent dans les rubriques suivantes: (Ancien code) Code 39-Malieresplastiques (581) 4O-Caoutchouc naturel ou synthetique ( ) 47 el 48-Pilte a papier, papiers et cartons ( ) 69-Produits ceramiques (666) 7~Verres et verreries ( ) Piles electriques Accumuiateurs Le tableau 82 indique les importations des divers pays pour I'annee 1963 (derniere atatistique complete en notre possession). Pour rendre homogenes les chiffres indiques, routes les quantites sont exprimees en tonnes et les valeurs en dollars des Erats-Unisrss. 158 Une difficultes'est presenteepour la conversion de la monnaie de la Republique democratique du Congo) du fait de la devaluation survenue en cours d'annee. Les taux de change arrondis que nous avons admis etaient en effet: 1 doljar=250 francs CFA= 65 francs congolais avant novernbre ]963. =150 francs congolais depuis novembre Nous avcns arbitrairement applique sur l'ensemble des valeurs a l'importation pendant cette annee un taux calcule sur la moyenne proportionnelle soit: 65xlO+150x2 1 dollar ~ 12 79,166 arrondia a 80 francs congolais,
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173 Sous reserve de cette approximation et en rappelant que les tonnages inscrits dans Ic tableau 82 representent la somrne des poids de produits tres differents, it est possible d'avolr une idee gencrale des besoins globaux de la sousregion. Les echanges mutuels ayant ete deduits.jes chiffres indiqucnt en effet les tonnages et les valeurs des apports du commerce exterieur. Le tableau 82 peut done servir de base a l'evolution future de la consommaucn si nous connaissons d'autre part Ia production et Ia variation enregistrees au cours des annees passees (tableau 83). On a choisi 1963 conune annee de reference pour pouvoir comparer la situation rccente a 1a periode anterteure. Nous avons egalement choisi l'annee 1960 pour Iaquelle nous possedons des statistiques homogenes avec l'annee Malbeureusement, pour La Republique democratique du Congo, les statistiques de I'armee 1962 ne sont pas directement utilisabies en raison de la separation mornentanee du Katanga, Nous avons done pris cornme basei'annee 1959pendant laquellc te raux de change s'est rnaintenu a 50 francs congolais pout un dollar des Etats-Unis. Les chiffres ci-dessous permettent d'evaluer 1a variation des importations de chaque pays, pendant Ia periode consideree, pour l'ensemble des produits chimiques. (en milliers de dollars) Republique Republique Cameroun du dernocratique Congo du Congo Tonnages importes 1963 J Tonnages importee 1959/ Indice des quantites Iqe Valeurs import Valeurs import. 1959/ Iodice des valeurs Iva. l Les indices ont eti cezcutee en apphquanr les fcrmules: Tonnage intporte en 1963 Iq ~ 100 x :i:-"=,="';:.=::=,:-=:...,:,,;;;.= Tonnage importe eo 1959/60 Valeur des importations 1963 Iv = 100 x Valeur des importations 1959/60 Republique Gabon centrafri- Tchad caine ::-;:-:""';"';~---"~-_:'='-_~.'-----"";';';"""-~~- L'exarnen des indices du tableau ci-dessus rnontre que tous les pays ont augrnente leurs importations (indices superieurs a I (0), a l'exception de la Republique democratique du Congo et, dans une certalne mesure, de ill. Republique du Congo pour los quantites de produits. Mais Ie problerne qui nous interesse est d'evaluer la variation de la demande de produits chimique, pour l'ensemble de la zone conslderee. En raison de Ia situation particuliere a Ia Republique democratique du Congo, il apparait necessaire cependant d'cffectuer cene evaluation avec et sans ce pays. Les resultats par secteurs sont enregistres dans Jes tableaux 84 ct 85 OU figurent les renseignernents suivants: Colonnes (1) et (2): Total des importations des pays de l'udeac pour Ies annces 1960 et Colonnes (3) et (4): Report des importations de la Republique dernocratique du Congo pour les annees 195ge,1963. Colonnes (5) er (6): Total general des pays de la sousregion obtenu en additionnant (I) + (3) et (2) + (4). Leaindices, calcoles comme precedemrnent, sont enregistres dans lescolonnes inrermediaires, Le tableau 84 correspond aux quantites de produits. ~ Letableau 85 correspond aux valeurs des importations. L'examen des indices de variation des differents secteurs de l'industrie chimique pennet d'avoir une idee generale des besoins asatisfaire dans la sous-region, Pour l'ensernble des pays, I'augmentation des importations est surtout sensible dans Ies secteurs: Matieres plastiques Iv = 158 Iq = 173 Explosifsetallumellos Iv = 152 Iq ~217 Produitschimiquesinorganiques Iv ~ 133 Iq ~ 139 En revanche, on enregistre les baisses les plus importantes dans les secteurs: Caoutchouc naturel ou syntherique Iv = 61 Iq ~48 Industries chimiques diverses Iv ~ 63 Iq ~ 48 Produitsceramiques Iv = 73 Iq = 64 Des nenseignements plus defailles suria situation de ces industries seront donnes plus loin, au cours de I'analyse par secteurs. Mais il imporre des maintenant de rcmarquer l'influence preponderante de Ia Repubiique democratique du Congo sur Ie volume des importations. Alors que I'indice global de I'ensemble des six pays a relativement peu varie pendant la periodc de reference (Iv = 96, Iq ~ 106), celui de Ia Republique democratique du Congo s'est nettement abaissc (Iv = 72, Iq = 61), tandis que les autres pays ont serieusement augmente (Iv = 135, Iq ~ 150). A premiere vue, les deux tendances se compensent approximativement; on serait tentc d'admettre que le volume des importations est stabilise et que la population locale est potentiellement capable de faire face ai'augrnentation de la demande. En realite, les evenements politiques 155 -
174 TABLEAU 84 V.nau.a des importaliods de produitli <liimiqaes en quantile. (I) (2) (l) (4) (5) (6) Total Total Indice R~p. Rep. Indices Total Total Indice UDEAC UDEAC (2) demo du demo du (4) general general (6) % Congo 1959 Congo % (I) + (3) (2) + (4) -% Tonnes Tonnes (1) TOMes Tonnes (3) Tonnes Tonnes (5) Prod. chirn. Inorganiques Prod. chim, organiques III Produits pharmaceutiques \ Engrais Peintures et vernis Parfumerie-ccosmetiques I.l Savons-i-detergerus Explosifs-allumettes Diverses Industries chimiques Matieres plastiques Caoutchouc Pates-e-papiers-c-cartons U32 73 Produits ceramiques Verres-s-verrerte Z Pile, eleetriques (228) (38) Aceumulateurs (794) (49) Total Source: Statistlques douanleres, UDE. Republique democreuque du Congo. Offi<::e stansnque des communautes europeennes. Note: Les sommations des tonnages classe:i dans une meme rubnque ne sene pas rigoureusement comparables: it titre d'exemples signatons que Ie DDT est classe dans "Produits chimiques organiques" (29) dans les pays de I'UDEAC et dans "Diveraea industries chirmquea" (38) pour la Republique dernccraaque du Congo. Le depoulllemeot exact nons aurait entralne trop loin.
175 TABLEAU 85 Variation des importations de produits chimiques en valeur (I) (2) (3) (4) (5) (6) Total Total Indice Rep. Rep. Indice Total Total Iodice UDEAC UDEAC (2) demo du demo du (4) general general (6) % Congo 1959 Congo % (I) + (3) (2) + (4) -% 1.000$ 1.000$ (I) 1.000$ 1.000$ (3) 1.000$ 1.000$ (5) Prod. chim. inorganiques 6.894, , , , , ,0 133 Prod. chim. organiques 358,2 416, ,3 822, , ,8 90 Produits pharmaceuriques 3.502, , , , , ,8 110 Engrais 744, , ,9 638, , ,9 100 Peintures et vcrnis 1.305, , , , ,0 99 Parfumerie-cosmeriques 1.408, ,7 Il , , ,4 102 Savons-detergents 1.517,4 2093, ,6 831, , ,1 105 Explosits-c-allumettes 844,7 884, , , , ,0 152 Diverses industries chirniques 1.369, , , , , ,4 63 Matieres plastiques 1.522, , , , , ,4 158 Caoutchouc 4.288, , , , , ,1 61 Pates-s-paplers-c-cartons 2.974, , , , , ,4 102 Produits ceramiques 533,3 738, , , ,' ,6 73 Verres-s-verrerie 1.396, , , , , ,4 76 PHes electriques 646,7 643, ,4 (239,0) (84) 926,1 878,2 95 AccumuJateurs 449,1 386,6 90 \.117,4 (1.186,9) (106) 1.566, ,5 100 Total , , , , ,409, ,0 96 Source: Statistiques douanieres, UDE. Republique democratique du COn&D. Office staustique des comrnunautes europeennes. Note: Voir note du tableau 80. Rappelons egalement que les echenges mutuels des pays de la sous-regicn ont ete deduus des chufres indiques.
176 et les difftcultes monetaires de la Republique dernocratique du Congo ont ernpeche le renouveuement normal des stocks et cree une certaine penurie de produits importes, Cette situation est particulierernent sensible dans deux secteurs cites precedemment: Caoutchouc naturel ou synthetique Iv ~ 40 Iq ~ 2& - Industrieschirniques diverses Iv = 45 lq 0= 35 II etait done necessaire de comptabiliser it part les statistiques de ce pays pour fie pas fausser Ie raisonnement. Dans tous les autres pays au contraire.jes importations ont pratiquement augmente dans tous Ies sccteurs. On note cependant que dans certains, I'augmentaticn de tonnage correspond A une diminution de valeur (accumulateurs, piles electriques) ou inversement (parfumerie, cosmetiques, verrerie). Seule une enquete approfondie pourrait expliquer cesanomalies. Tout en faisant des reserves sur la signification reelle des indices, car la nature des marchandises importees a certainement ete modifiee, nous pouvons noter que le volume des importations a augmente de SO pour 100 en valeur (Iv ~ 150) et 35 pour 100 en quantites (Iq ~ 135) pendant la peri ode de reference. Avant d'aborder l'examen plus dctaille des divers secteurs de I'industrie chimique, il faut essayer de degager les tendances concernant la sons-region pour les annccs futures. En admettant que la situation de la Republique democratlque du Congo sera completement retablie dans une proche avenir, it est probable que 1ademande interieure de produits chimiques suivra une evolution parallele it ce qui a ete observe dans les pays voisins, II est done possible d'assimiler l'ensernble de la sons-region aux perspectives ouvertes par les statistiques des pays de l'udeac. Or, nous avons vu que sur une periode de trois ans Ies importations rnoyennes ant augrnente de 50 pour 100 en quantite-i-ce qui correspond aun taux de 12 pour 100 par an--et de 35 pour 100 en valeur, ce qui correspond it. un taux de 10,5 pour 100 par an. Ces taux sont arapprocher des valeurs ajoutees prevues pour la production interieure brute de 1965 a1975: 8,4 pour 100pour Ies pay. de I'UDEAC: - 7,0 pour 100 pour I'ensemble de la sous-region. La conclusion qui s'irnpose est qu'il faut faire un effort particulier dans Ie domaine des industries chirniques pour faire face a la demande previsible, Les possibilites offerle, sur Ie plan local pour resoudrece problerne seront examinees a I'interieur des differents secteurs d'activite. Grace aux statistiques douanleres detaillees de I'Union douaniere equato-iale et de Ja Republique dernocratique du Congo en I9631S9, nous avons pu selectionner un certain nornbre de produits ou de groupes de produits importes de l'exterieur et qui correspondent par consequent ad'importantes sorties de devises. En face de ces besoins non satisfaits par la production locale, trois questions peuvent etre envisagees: - SOil existe deja une entreprise produisant une partie des produits demandes au des produits analogues: est-il possible de recommander une extension pour couvrir Ie marche? 1St NCo!> rensetgnements sur Ie Cameroun ne sont pas aussi detailles. - S'il n'existe pas d'entreprise aimilaire mats que Ie marche parait suffisant pour une exploitation rentable: quelle serait la meilleure localisation en tenant compte des ressources naturelles ou des conditions actuelles? - Si Ie rnarche local est insuffisant mats qu'il existe des ressources inexploitecs: quelles seraient les conditions de valorisatlon qui permettraient de satisfaire la demande interieure en exportant les surplus a un prix competitif sur le marche international? Produits ehimiques inorganiqucs Nous admettons dans ce secteur les produits obtenus par des transformations chimiques de base, a partir des ressources minerales, a l'exception de quelques groupes de produits detailles dans d'autres secteurs (engrais, explosifs, ceramique, verre, etc.), Dam cette categorie entrent par consequent les produits primaires de I'industrie chimique: acides, bases et sels rnineraux. Leur fabrication s'effectue en general dans des unites importantes, a grand rendement, avec de faibles marges bcneficiaires et un prix de revient minimum. En raison de la valeur unitaire peu elevee de la plupart de ces produits, Ie transport prend immediatement une valeur relative considerable; c'est pour limiter ces frais qu'une fabrication locale peut se justifier si les ressources locales le permettenuso. Les indices d'importation sont indiques comme suit pour ce sccteur: Iq ~ 160, Iv ~ 152 sans la Republique democratique du Congo; Iq ~ 139, Iv ~ /33 avec la Republique democratique du Congo. C'est un taux eleve par rapport it 1a moyenne des industries. Soude caustique: C'est Ie produit qui vieot en tete des sorties de devises, avec plus de tonnes consornmees pour cinq pays (sauf Cameroun). La production de soude caustique fait en general appel Al'electrolyse du chlorure de sodium (sel marin) et pose un probleme de valorisation de l'acide chlorhydrique obtenu conune sous-produit. Un projet existe actuellement en liaison avec la realisation de I'amenagement hydro-elecrrique d'inga. Une autre possibilite de fabrication consiste autiliser le carbonate de soude comme matiere premiere. Cette question sera reprise a propos du natron du lac Tchad. Carbonate de soude: Ce produit etait fabrique autrefois par le precede Leblanc en attaquant le chlorure de sodium par l'acide sulfurique, mais it a 6t6 rernplace depuis longtemps par le precede Solvay qui utilise comrne matiere premiere le chlorure de sodium, la chaux et l'ammoniac. II peut serrvirala fabrication de la soude caustique dans les regions ou Ie courant electrique est trap cher pour utiliser l'electrolyse. Les autres emplois sont tres varies; titans en particulier: la savonnerie, le traitement des eaux, l'industrie du petrole, la fabrication du papier, la verrerie, Ia ceramique, l'industrie alimentaire, Ie textile, etc. n parait paradoxal de cons tater que les pays de la sousregion importent des quantites appreciables de carbonate de HIO II est souventplus economiquede transporter un produit semifini plut6t qu'une matiere premiere
177 soude provenant en grande partie d'arnerique et d'europe (on note une valeur de dollars pour Ie seul Congo en 1963 au taux moyen de 80 francs le dollar, comme on a calcule precedemment). 11existe en effet au lac Tchad des ressources considerables de natron melange, il est vrai, a d'autres sels; a l'etat pur Ie natron est du carbonate de sodium hydrate. Au Tchad, it existe deux varietes commercialisees: Le natron noir (vendu 15 francs CFA Ie kilo a Fort Lamy), consomme sur place ou exporte, par le lac, vers la Nigeria; Le natron blanc (vendu 11 francs CFA Ie kilo a Fort Lamy) et exporte vers le Cameroun, In Republique centrafricaine, la Republique democratique du Congo, I'Angola, la Rnodcsie et Ie Soudan. Des methodes modemes d'extraction et une installation de purification pennettraient probablement d'augmenter la production, qui pjafonne actuellement a tonnes, en elargissant les debouches. Une entente pourrait etre faite par exemple avec Ie Cameroun pour faciliter Ie financement auquel la Nigeria (principal client) pourrait eventuellemenr s'associer, Les principaux problemes it. resoudre seraient la question du ramassage et du transport du produit brut (signalons a cc sujet que Ie prix etait recemment de 4 francs CFA Ie kilogramme au port de chargement (Bagasola) contre II francs CFAaFort-Lamy; Ie traitement le plus approprie a la valorisation du produit fini; Ies possibilites de transformer sur place Ie natron en sonde caustique ou en silicate de soude par exemple, Une demande aupres du Fonds special des Nations Unies est envisagee pour etudier ces problernes. II ne faudrait pas negliger I'aspect social de la question et risquer de priver les petits artisans locaux de cette ressource (le natron est utilise sur place en guise de sel). La solution peut etre trouvee dans une societe cooperative. Silicate de soude: Ce produit est actuellement importe d'europe, d'amenque ou d'afrique du Sud. II peut etre utilise dans J'industrie du verre, dans la fabrication du carton ondule (adbesif du papier) comme revetemenr ignifugeant, pour la conservation des oeufs, etc. Sa fabrication consiste afondre dans un fout chauffe a uc un melange en proportions convenables de sillce et de carbonate de soude, Une petite unite de production locale constituerait un debouche pour le natron du Tchad, acondition qu'une verrerie son egalernent implantee. Carbure de calcium: Les principaux foumisseurs sont l'amerique et la Republique sud-africaine. II est fabrique en reduisant la chaux par Ie coke it C au four electrique. La conscmmatiou d'energie serait de kwh par tonne produite environ. Une fabrication locale pourrait s'envisager en liaison avec j'installation d'nn grand barrage (Inga, par exemple); mais it est probable que Ie coke pulverulent obtenu a partir des gisements d'a1bertville ne conviendrait pas a cette fabrication et it faudrait vraisem~ blablement l'importer. Les deux principales utilisations sont la fabrication de l'acetylene et la transformation en cyanamide calcique (engrais azote). On l'empioie egalement comme agent reducteur dans Ie traitement des metaux. Acide chlorhydrique: La fabrication de cet acide est pratiquement liee A celle de la soude dans l'eleclrolyse du chlorurc de sodium. La difficulte est de pouvoir valoriser ce sous.. produit pour que I'operation soit rentable. Or les emplois possibles font appel a des techniques relativement compliquees: derives chlores,chlorure de vinyle et de polyvinyle, insecticides, phosphate bicalcique, etc. Ces produits trouveraient un marche limite dans la sons-region et se heurteraient a une vive concurrence ai'exterieur. Acide sutfunque: 11existe a notre connaissance deux installations dans les pays interesses, L'une, d'une capacite de tonnes/an (d'acide monohydrate), est situee a Jadotville au Katanga (SOGECHIM). Elle peut largement subvenir aux besoins de la region avoislnante accessible par le rail et fabrique meme en annexe de l'acide purifie pour les batteries d'automobiles (360 tonnes par an). Production tonnes Le principal emploi est pour la metaliurgie et le transport s'effectue par wagons-citernes. L'acide use apres passage dans les bains electrolytiques est neutralise par la chaux et fournit du gypse artificiel utilise en cimenterie. Vn probleme va cependant se poser dans quelques annees lorsque Ie gisement de Kipushi sera epuise. L'aclde est en effet prepare a partir des gaz de grillage des concentres de zinc et Il faudra trouver nne autre source de soufre. On espere mettre au point le grillage sulfatant des concentres de cuivre cobaltifere pour limiter l'importation de soufre brut. La seconde installation se trouve a Franceville, au Gabon. 11 s'agit egalement d'une unite annexe d'une exploitation miniere (uranium) qui fonctionne avec du soufre importe. La capacitc rcduite de 12 tonnes/jour est adaptee ala consommation locale. Les importations representaient tcnnes en 1963 pour I'ensemble de la sons-region, sauf le Cameroun. Cela paralt insuffisant pour justifier une fabrication locale; si 1'0n tient compte des difficultes de transport, Ie prix ne serait pas cornpetitif dans les villes coneres au facilernent approvisionnees par les ports. et le rnarche serait limite au voiainage de I'unite. Une production eventuelle ne peut se concevoir que dans Ie cadre d'unc fabrication d'engrais (sulfate d'ammontum ou superphosphates). Oxygene: 1J existc deja un reseau de fabrication d'oxygene par liquefaction de l'air dans Ia plupart des pays: -CHANIMETAL a Leopoldville, -OXYKAT a Elisabethville. Production de Ia Republique democratique du Congo: ms Air liquide adouala, capacite rna/an, -Air liquide a Pointe-Noire, capacite nu/an. -GABOA aport-gentil. Dans ce pays,ies importations etaient de m3 en 1958 et m3 en 1962 et une nouvelle usine cst etudiee par Air liquide pour Libreville (capacite m3). Un projet analogue est prevu pour la lin de l'annee 1965 pour eviter Ie transport des bouteilles en Republique centrafricaine (SOCAQ, cap.cite m3/an). La capacite installeeou prevue actueuement suffit a couvrir largement Ia demande pour plusieurs an.nees. Le gaz liquefi6 est vendu en bouteilles d'acier pour les ateliers de soudure notamment. Les grandes industries ant en general leurs propres installations de liquefaction
178 Gaz carbonioue: Ce gaz, dlssout dans I'eau, donne de l'acide carbonique et, lorsqu'il est comprirne, de la "neige" carbonique. II est obtenu cornme sous-produit des installations de fermentation, notamment dans les brasseries de la Republique dernocratique du Congo. Production Tonnes Il peut etre egalement obtenu par la combustion de matieres organiques (hydrocarbures) ou le traitement des calcaires dans les fours II chaux. n sert a la fabrication de boissons gazeuses, de glace "seche" (utilisee pour 1a conservation des aliments en particulier) et pour certains travanx en atmosphere inerte. Un projet est prevu an Gabon (Air liquide) pour la production de tonnes en 1967; tandis qu'il existe deja des installations a Douala et a Pointe-Noire. L'installation de petites unites locales est moins onereuse que le transport en bouteille apartird'une certaine distance meme pour un tonnage limite. Produits chimiques organiques Nons comprenons dans ce groupe les principaux produits hydrocarbones qui servent de base a la synthese organique et qui nefont pas partie d'un secteur particulier. Sont exclus par exemple: les combustibles (charbon, petrole et gaz naturel), Ies huiles et graisses alimentaires et tous les produits classes dans des rubriques speciales (plastiques.produits pharmaceutiques.papiers.cartons, etc.). On trouve par consequent dans ce sectcur des hydrocarbures (non utilises comme combustibles), des acides organiques, des alcools, phenols et autres derives servant de produits intermediaires al'industrie. 11 s'agit ici encore de grandes unites car la fabrication de matteres de base ne peut plus se ccncevoirapetite echelle en general. Pour l'ensemble de ce secteur, les indices d'importation sont: Iq ~ 111, Iv = 117 sans la Republique democratique du Congo; Iq ~ 56, Iv = 90 avec la Republique democratique du Congo. Le taux d'accrolssement est relativement modere. Deux groupes de produits dennent lieu ades importations notables: les derives hydrocarbones et les acides organiques. Le reste represente un trafic commercial insignifiant. Hydrocarbures et Urives (sauf combustibles) En 1963, ce groupe venalt en tete des importations, en valeur, mais ne representalt en fait que 383 tonnes pour l'ensemble des pays (sauf Cameroun). La plupart de ces produits sont extraits du petrole ou du gaz naturel; certains peuvent etre obtenus par synthese. Leur fabrication eventuelle ne peut se concevoir qu'en annexe d'une raffinerie. Parmi tou9 ces produits, seul l'acetylene donne lieu a une fabrication locale. On peut recourir II deux methodes: l'ancien precede consisteahydrolyser Iecarbure de calcium. Par action de l'eau, l'acetylene se degage spontanement et il suffit de le comprimer pourle mettre en bouteilles. C'est la solution utilisee localement apartir de carbnre importe: Ie nouveau precede consiste a oxyder partiellement certains hydrocarbures naturels (fractions de petrole au gaz}, puis II les d~omposer (craquage) par I'action combin~ de la chaleur et de l'electricite. Cette solution pourraits'envisager eventuellement dans Ie cadre de la raffinerie de Port-Gentil si Ia composition des gaz de petrole convenait aeet usage. Mais it semble que Ie marche soit trop etroit pour nne telle entreprise: l'emploi de I'acetylene se limite pratiquement II la soudure autogene. Les autres possibilites n'offriront apparemrnent pas un debouche suffisant pendant un certain temps encore: industrie des plastiques (chlorure et acetate de vinyle, acrylonitrile), trichlorethylene (solvant), neoprene (caoutchouc synthetique). Une autre possibilite est la fabrication de l'acide acetique par un precede special d'hydratation et d'oxydation. Production en Republique democratique du Congo: Tonnes c-capacite de l'installation d'air liquide a Douala 700 tonnes par an. -L'usine d'air liquide apointe-noire fournit egalement de I'acetylene ainsi que Ja societe GABOA a Port Gentil (Gabon). -Le projet Air liquide de Libreville prevoit ma en 1965 alors que les importations etaient de rna en Le projet SOCACI en Republique centrafricaine prevoit la fabrication de msjan. Les besoins du marche paraissent done couverts. Acides organiques: Le plus important est l'acide acetique. II peut etre obtenu par fermentation, par distillation du bois, par oxydation du propane et par oxydation de l'acetaldehyde (provenant de I'hydratation de I'acetylene par exemple), C'est une matiere de base pour de nombreux produits tels que: I'acetate de soude, I'acetate de cellulose (textile artificiel), l'acetate de butyle, I'acetate d'amyle, etc. II entre dans la preparation des colorants et Ie traitement des textiles. Une production locale pourrait s'envisager comme annexe d'une fabrication de charbon de bois en recueillant les vapeurs degagees. Le traitement des jus pyroligneux ainsi obtenus pennet par ailleurs d'extraire d'autres produits utiles comme on le verra plus loin. Une entreprise de ce genre pourrait s'installer dans un centre situe a prcximite d'exploitations forestieres assez importantes et de scieries dent elle pourrait utiliser certains dechets, en particulier au Gabon. En fonction du faible debouche, il ne peut s'agir que d'une entreprise semi-artisanale, Methanol: II peut etre extrait de la distillation du bois en meme temps que l'acide acetique, Dans les pays fortement industrialises, i1 est fabrique par synthese a partir de I'oxyde de carbone et de l'hydrogene. C'est a ce titre que nous avons cite ce produit, car it peut etre associe aune usine d'ammoniac dont I'Installation est tout IIfait semblable, et qui utilise la meme matiere premiere (hydrogenejisr. Le methanol a de nombreux emplois cornme denaturant de l'alcool ethylique, solvant, agent de methylation et dans la fabrication de la formaldehyde (utilisee comme fongicide et comme desinfectant). La consonunation a atteint 121 tonne. en 1963 (a l'exception du Cameroun).,~1 II n'est pas rare de voir reconvertir une installation d'ammaniac en production de methanol et r&:iproquement. IL :suffit de modifierquelquesdetaij.s, en particulier Iealtalyseur
179 Un autre produit important est l'acetone qu'on peut extrairc egalement des jus pyroligneux. Blle peut etre egalement obtenue par fermentation en meme temps que l'alcool butylique apartir de matieres cellulcsiques (pailles) ou de melasses, On la prepare aussi par des precedes purement chimiques tels que l'oxydation du propane OU la deshydratation de I'alcool isopropylique. L'acetone est surtout utilisee comme solvant dans la fabrication des peintures, vernis et Jaques et dans la fabrication de textiles artificiels. L'emploi dans la sons-region parait limite: 58 tonnes en 1963 (Ii l'exception du Cameroun). On peut egalement obtenir du phenol Ii partir du bois et autres aldehydes aromatiques (cresols): mais Je precede principal est Ia distillation des goudrons de houiue. NOllS ignorons si le charbon des bassins de la region d'albertville qui contient 30 a 35 pour 100 de matieres volatiles conviendrait a cet usage; mais la consornmation en 1963 (sans le Cameroun) n'atteignait pas 20 tonnes. D'autres produits comme le furfural, matiere de Ia fabrication du nylon, peuvent etre extraits de dechets agricoles: bagasses de canneasucre. raffles de mais, paille de riz, etc. Il peut etre utilise comme solvant, comme matiere premiere des textiles artificiels au des plastiques ou pour l'amendement humique des sols; mais it faudrait trouver d'importants debouches a l'exportation outre-mer. Derives halogenes des hydrocarbures: Ce sont des produits obtenus a partir de l'acide chlorhydrique reagissant sur le methane ou Ie methanol: chlorure de methyle, chlorure de methylene, chloroforme et tetrachlorure de carbone (analgesiques et solvants). Ce sont des intermediaires importants dans l'industrie chimique organique et en particulier, la pharmacie, la parfumerie, la fabrication des plastiques, du caoutchouc synthetique, des detergents, des pesticides, etc. Vne production locale eventuelle pourrait s'envisager comme annexe d'une fabrication de soude caustique par electrolyse pour utiliser les surplus d'acide chlorhydrique a condition de trouver des debouches a l'exportation outre-mer. Alcools industriels: un projet de fabrication existe pour la vatlee du Niari en Republique du Congo. Produits pbarmaceutiques Parmi les importations en valeur des diffcrents secteurs de l'industrte chimique, les produits pharmaceutiques occupent une place tres importante. La variation pendant la periode de reference correspond a: Iq ~ 131, Iv = 153 sans la Republique democratique du Congo; Iq = 86, Iv = 110 avec 1a Republique democratique du Congo. Lc groupe le plus important concerne les medicaments, qui se repartissent en un grand nombre de produits dont beaucoup correspondent ades spccialites, Pour cette raison. it n'est pas possible d'envisager une production locale dans la plupart des cas, ai'exception de l'utilisation de certaines planres medicinales qui sont plutot du domaine de l'artisanat. En revanche, it serait possible de dirninuer fortement les sorties de devises en important certains produits en gros et en les conditionnant sur place. II suffirait d'equiper quelques grands centres de machines a conditionner et A ernpaqueter, comme cela se pratique deja dans certaines villes de la sous-reglon: nous avons note en particulier: -La societe SOCOPHAR Ii Leopoldville: -La societe COPHASUD a Elisabethville; -La societe SAFR1PA au Tchad. Quelques fabrications de derives de Quinquina (Pharmalina) et d'autres extraits de plantes existent en Republique democratique du Congo. La production, en partie exportee vers les pays voisins, representait 77,4 tonnes en 1962 et 50,6 tonnes en Le conditionnement des produits represente une fraction tres importante du prix de vente et necessite un nombreux personnel peu specialise. Une etude a ce sujet pourrait etre effectuee en association avec roms. EDgrais La ccnsommation d'engruia dans la sous-region depend entierernent des importations puisqu'il n'y a pas de production locale. Or, leur valeur etait inferieure a 1,7 million de dollars en t 963 dont 1 million pour les pays de I'UDEAC. Les indices des importations pendant la periode de reference sont: Iq = 179, Iv = 142 sans la Republique dernocratique du Congo; Iq ~ 144, Iv ~ 100 avec la Republique dernocratique du Congo. On constate que les indices des quantites sont plus eleves que les indices des valeurs, ce qui signifie que Ie prix moyen des engrais a relativement diminue. Malgre cette constatation, la consommation de la zone est extremement faible pour 1a surface cultivee et les gouvernements interesses apportent une grande attention it. ce probleme. Des mesures sont it. l'etude ou ont deja ete prises (notamment au Cameroun) pour remedier a cette situation; it s'agit d'accorder des credits ou des subventions pour l'achat des engrais, d'eduquer Ies cultivateurs, d'effcctuer des experimentations sur les cultures, etc. En raison de l'irnportance de ce prebleme, il nous a paru utile d'etudler ce secteur plus en detail. Laissant de cote les consommations d'engrais naturels tels que le guano dont I'importation represente peu de valeur (1.940 dollars pour 26 tonnes en 1963) nous nous attacherons a I'examen des engrais manufactures. L'evojution de 1aconsommation de 1956 it est representee par Ie tableau 86. Ce tableau comporte de nombreuses lacunes signalees par le signe (..) qui sont dues al'insuffisance des documents en notre possession. 11 pennet cependant d'avoir une idee generale de la consommation des diverses categories d'engrais dans la sons-region. Comme nous l'avons fait precedemrnent, nous avons calcule l'indice de variation en quantite pour chacun des pays de I'UDEAC ( ) et de la Republique democratlque du Congo ( ). Cependant, pour Ie total de chaque groupe d'engrais nons avons prefere prendre les annees dont les statistiques sont completes (1963/1958), soit une periode de reference de cinq ans. L'extreme diversite des resultats obtenus, caracterisee par les indices calcules comme cl-dessus, ne pennet d'ctablir 161
180 avec certitude aucune prevision sur la consomrnat In d'engrais, La raison probablede cette situation est que tous ces pays en sont encore au stade experimental qui ne leur permet pas de definir actue1lement les types d'engrais Jes mieux adaptes aux cultures. Si DOUS prenons par exernple la periode de reference on constate que Ia consonunation d'engrais azote a double (indice 213), Ies engrais phosphates ont ete reduits de 60 pour 100 (indice 39),105 engrais potassiques ont augmente de 166 pour 100 (indice 266) et Ies autres engrais, c'est-a-dire les engrais composes, tendent it disparaitre du rnarche (indice 26 pour 100). Dans de telles conditions, il faut faire appel it d'autres methodes pour determiner Ies besoms futurs, methodes basees sur les programmes de developpement des cultures etsurlesexperiences agricoles deja realisees. C'estseulement apres une etude de ce genre que pourrait eventuellement Engrais azotes Republique centrafricaine Republique du Congo Gabon Tchad Cameroun Republique democratique du Congo Total Engraisphosphates Republique centrafricaine Republique du Congo Gabon Tchad Cameroun Repubiique democratique du Congo Total Engrais potassiques Republique centrafricaine Republique du Congo Gabon Tchad Cameroun Republique democratique du Congo Total etre etabli un programme de fabrication repondant aux besoins agricoles reels. Une tendance paratt neanmoins sc degagcr ai I'on considere seulement la periode anterleure a 1959 pour la Republique democrarique du Congo et si I'on ne tient pas compte du Tchad et du Gabon: c'est que la consommation des engrais azotes double approximativement tous les cinq ans. Cette estimation nous a etc confu-mee par des specialistes locaux. Si ce taux d'accroissement devait sc maintenir dans les annees Ii venit, on atteindralt tonnes en 1970 el tonnes en 1975 pour cette categorie d'engrais. Certains programmes de devcloppement prevus au Camerounet au Tchadrea pourraient cependant abreger Ie delai correspondant a ce niveau de consommarion, de merne pout Ia mise en valeur de Ia vallee du Niari en Republique du Congo. TABLEAU 86 Consommation d'engrais manufactures (en tonnes) Jndice % Autres engrais Republique centrafricaine 130 Republique du Congo Gabon Tchad Cameroun Republique dernocratique du Congo Total Sources: Statistiques nationales et renseignements recueillis rar la mission Pour les engrais phosphates au contraire, i1 semble, toujours d'apres les specialistes, que la culture extensive actuelle a laisse pratiquement intactes les reserves du sol, si bienque les besoms ne se feront senti! que dans quelques t It I &1 Au Tchad, le Gouvernement prevolt d'attribuer tonnes de sulfate d'ammonium et 375 tcnnes d'engrals phosphates pour developper fa culture du coton en 1965/1966, avecune augmentation respective de 500 et 125 tonnes chaque annee suivante.
181 annees. Pour la potasse, nne augmentation sensible est enregistree et devrait se poursuivre avec les projets d'extensionde cultures de la canneasucre, du palmier ahuile et du cacao. Nous fixerons la prevision sous reserve de [a realisation de ces plans, a tonnes pour 1970 et tonnes en Plusieurs projets ant ete proposes et des etudes ont ete faites pour fabriquer des engrais azotes. Le plus detaille d'entre eux est lie al'utilisation de l'energie electrique qui serait foumie par l'amenagement du site d'inga dans le Bas Congo l63 On envisageie-ia construction d'une usine d'engrais azotes de t tonnes/an qui pourrait doublersa capaciteen cinq ana. Des fabrications annexes de carbure de calcium. de sonde caustique et d'acide chlorhydrique seraient egalement prevues, On propose de produire du nitrate d'amrnonium obtenu par reaction de I'ammoniac: ce gaz proviendrait de la synthese de l'azote atmospherique et de I'hydrogene, obtenu Iui-meme par electrolyse de l'eauies. Pour tonnes de nitrate, il correspond tonnes d'ammoniac avec un rendement moyen de 93 pour 100, en admettant qu'on produirait de J'engrais concentre a 20,5 pour 100 d'azote. La consommanon d'energle correspond a une puissance installee de 60 MW. Dans ce bilan, I'energie necessaire a la transformation en acide nitrique et nitrate d'ammoniac intervient pen (l50 a 250 kwh par tonne suivant lc precede utilise). Mais la question qui se pose est de pouvoir vendre tonnes de nitrate sur Ie marche, qui representent tonnes d'elements fertilisants (N). Dans nos estimations precedentes, nous n'avons pas precise Ie type d'engrais utilise dans les cultures. En fait, les importations de 1963 comprenaient: Pour la Republique democratique du Congo: tonnes de sulfate d'ammoniurn; tonnes d'uree (de diverses qualites); tonnes de nitrate d'ammonium. Nous ne connaissons pas Ie detail exact pour les pays de I'UDEAC, mais On nous a indique la proportion de 95 pour 100 (en poids) de sulfate d'ammoniac, 5 pour 100 d'uree et une quantite negligeable de nitratetee. Sur ces bases, la consommation pour I'ensemble de la sons-region serait approximativement de tonnes d'azote pour tonnes d'engrais comptabilises. Les estimations que nous avons faites pour I'avenir correspondraient, en appliquant les memes proportions, a la consomrnation de: tannes d'azote en 1970; tonnes d'azote en On voit que la production prevue pour Inga correspondrait approximativement ala demande de 1975 pour l'ensemble de ]a sous-region UDEAC-Republique democratiquc du Congo. Mais on peut se demander si le choix du nitrate '63 Voir chapilre Etude faite par la SICAI 165 Ce procede permet de fabriquer de I'hydrogene lres pur utilise notammenl pour Je traj(ement d~ huiles alimentaires dans J'industrie des margarines. II est en general considere comme trop coliteuxpour lesengrai: D'apres les sp6cialistes locaux, I'utilisarion du nitrate aurah ete abandonn6e par suite de difficultes dans Ie transport et la conservatio.l. d'ammonium est bien judicieux: c'est un fait qu'il est tres peu utilise dans les pays tropicaux et il faudrait, au moins, changer radicalement les habitudes des cultivateurs. En fait, etant donne les resultats favorables generalemenr obtenus a l'aide du soufre, Ia preference devra etre donnee au sulfate d'ammonium plutot qu'au nitrate d'ammoniurn, dent l'utilisation devrait etre supprimee, ou qu'a l'uree dont l'utilisation devrait probablement etrc limitee. D'autre part, beaucoup de terres africaines manquent de soufre et le sulfate d'ammonium remedie acette carence. n paratt done preferable d'envisager cette autre solution, contrairement aux recomrnandations de SICAI. II existe une autre proposition qui consisterait a fabriquer de l'arnrnoniac en grande quantite ( tonnes par an) avec une eventualite de doubler ou merne triplet la production de base pour diminuer le prix de revient. Ce programme s'executerait en fonction de la disponibilite d'energie obtenue par la realisation des diverses tranches d'inga. Or, les estimations ci-dessus correspondent pour l'ensernble de la sous-regionai'utlltsation de: tonnes d'ammoruac en 1970 ( tonnes de N); tonnes d'arnmoniac en 1975 ( tonnes de N). Mente si I'usine devait fournir tous les besoins de la sousregion (Ie Cameroun est en realite le plus gros consomrnateur) sa capacite dcpasscrait largement Ie marche et il faudrait exporter Ie surplusre-. Ccla pcserait deux problemes importants. Le premier est un probterne technique pour Ie transport de J'anunoniac: 11 est resolu actuellement par des navires specialernent amenages. Notons que cette necessite imposerait l'implantation de l'usine a proximite d'un port accessible aux navires de haute mer (soit Matadi, relie a l'arriere-pays par chemin de fer, soit Boma sur Ie Bas Congo). Le second probleme est celui du prix de revient, qui depend du prix auquel serait facturee l'energie electrique. 11 faut rappeler a ce sujet qu'il existe de nombreux projets de transport d'ammoniac liquide it partir des pays producteurs de gaz nature] (Trinidad, Algerie, Libye, etc.). En Europe et aux Btats-Unls d'arr.erique, pour faire face it cette concurrence, de grosses unites sont en projet ou en construction, sur la base de 600 tonnes par jour minimum, utilisant les gaz de raffineries. Malgre,'accroissernent considerable des besoins en cette matiere sur Ie plan mondial, caracterise par un indice de 148 sur une periode de 5 ans (voir tableaux 87 et 88) la concurrence sur le marche de l'ammoniac risque d'etre tres vive et des prix de udumping" pourront etre pratiques a certaines periodes. Or I'anunonia<:: est un produit particujierement couteux astocker et il ne peut etre question d'arreter l'unite tmp frequemrnent en cas de mevente (perte d'activite du catalyseur). Dne usine isoiee travaillant sans debouches dans l'arriere*pays verrait ses frais aiulexes considerable~ ment augmentes ou devrait ecoujer sa production dans de mauvaises conditions financieres acertaines epoqucs. Pour 16J Le developpement eventuel des programmes agricojes ne rerait qu'avancer de quelquesann6esnos previsions
182 fixer Ies idees, on estime que le prix de I'ammoniac en provenance de Trinidad serait d'environ 53 dollars c.a.f. la tonne rendue aabidjan avec 18 dollars de transport. En provenance d'arzew (Algerie) vers I'Europe mediterranecnne ou en provenance de Trinidad vers Anvcrs ou Rotterdam Ie prix c.a.f. serait de l'ordre de 50 dollars. Pour etre cornpetinf a destination, Ic prix de la tonne c'ammoruac devrait etre: de 47 dollars f.o.b, it Macadi pour Abidjan (transport estime a6 dollars): de 40 dollars f.o.b. it Matadi pour port mediterraneen (transport estime a 10 dollars); de 38 dollars f.o.b. a Matadi pour Anvers au Rotterdam (transport estime a 12 dollars). Si ron admet que Ie prix. du courant electrique represente, dans les conditions de fabrication prevues, 50 pour 100 du prix global de I'amrnoniac, il devrait etre respectivement facture a (par kwh): 20 cents EU dans Ie cas d'abidjan; 17cents EU dansle cas du portmediterraneen; 16 cents ED dansie cas d'anvers ou Rotterdam. Ces tarifs pourraient probablement erre augmentes pour une usine plus importante ( ou tonncs/an) du fait de la diminution des frais generaux, mais iis nt paraissent cepenuant pas ires interessants (sous reserve de l'exactitude de nos hypotheses) pour valoriser Ie courane electrique d'inga. Entin, st une installation de ce genre dcvait se rcaliser, i1 faudrait l'utiliscr pour approvisionner la sons-region en engrais ezotcs. A notre avis, Ie produit qui s'impose est actuellement le sulfate d'arnrnonium, fabrique facilement a partir de l'acide sulfurique et de l'ammoniac. 11 suffiratt d'une petite unite de contact travaillant avec du soufre importe pour fournir l'acide sulfurique necessalre non seulement a la production des engrais, rnais encore a l'alimentation de I'ensemble du marche (7.300 tonnes importees en 1963). En raison des TABLEAU 87 Production mondiaje d'engrais et variations en pourccntagc (exprimee en milliers de tonnes d'~lements fertilisants) (exptimee en mllliers de tonnes d'elements fertilisants) N P20S K / /62 lndice 1956/ {62 Indice 1956/ /62 Indice % % /~ Europe li9 URSS li Amerique du Nord et centre li5 Amerique du Sud Asie Afrique Oceanie Total Source: SEDES. TABLEAU 88 Consommation d'engrais et variations en pourcentage (exprimee en muliers de tonnes d'eh~ments fertilisants) (exprimee en muliers de tonnes d'elements fertilisants) N P20, K /62 Indice 1956/ Indice /62 Indlce % % % Europe URSS Amerique du nord et centre Amerique du Sud l Asie Afrique Oceanic Total Source: SEDES
183 difficuttes de transport, U ne serait probablement pas economique d'utiliser t'acide fabrique it t'usine de Jadotville (SOGECHIN). Cependant, Ie prix actuel du sulfate d'anunonium 59,4 dollars la tonne c.a.f. a Douala ( francs CFA) laisse une marge appreciable. Vne autre nossibilite, qui resoudrait partlellement Ie problerne du placement de l'arnmoniac, serait de Ie transformer sur place en uree, Bien que la consommation de ce produit sort encore faible actuellement, it est probable qu'elle ira en se developpant dans l'avenir du fait de sa haute teneur en azote (45 a 46 pour 100). Signalons qu'on utilise egalement de l'urec enrobee de soufre, qui a I'avanrage de se conserver plus facilernent et de satisfaire les besoins de certains sols. Cependant, dans Ie cas qui nous occupe, ii faudrai t installer une source de gaz carbonique, sous-produit habituel de la fabrication de I'bydrogene apartir des hydrocarbures, ce qui greverait d'autant le prix de revient. Jl faudrait aussi etudier soigneusement le marche potentiel, car un transport a longue distance faciliterait la concurrence evenruelle. Signalons que Ie prix de l'uree est actuellement de 112 dollars par tonne c.a.f. Douala ( francs CF A). Les reserves de methane et de gaz carbonique du lac Kivu pourraient eventuellement etre valorisees pour la production d'engrais azotes au lieu d'etre utilisees comrne combustibleree. A I'avantage de ce projet, on peut signaler: Qu'il aimplifierait les problemes de distribution: Ie transport de gaz par tuyauteries est en effet limite a I'approvisionnement eventuel de quelques centres (eloignes de plusieurs centaines de kilometres dans ce cas). Qu'll existe un marche potentiel important pour du sulfate d'arnmoniac dans cette region (culture du the et du cafe arabica). Mais il y aurait quelques inconvenients: Les reserves de gaz sene encore insuffisamment connues, tant du point de vue de Ia qualite que de Ia quantite. 11 semble qu'on ait quelques dcutes sur les consequences possibles sur l'equilibre hydrostatique du lac d'une utilisation intensive du gaz, On pourrait utiliser le charbon de Greinerville au Katanga. La gazeification du charbon par La vapeur d'eau permet de fabriquer de l'hydrogene et du gaz carbonique. A partir de ces elements, il est possible de fabriquer de l'ammoniac (et eventuellement de l'ur6e). D'apres un avant-projet, on a cependant chiffre it 30 millions de dollars la fabrication de LOO tonnes par jour, ce qui nous parait prohibitif car l'arnortissement sur 10 ans representerait Ii lui seul 90 dollars par tonne. Situee II 10 km de Douala, a Logbada, exisre une reserve de 400 minions de metres cubes qui pennettrait de fabriquer pres de 12.()(x) tonnes d'anunoniac par an pendant 25 ans. Cela correspondrait pres de tonnes par an de sulfate d'ammonium, capacite minimum pour nne exploitation rentable. Le Cameroun est actuellement Ie plus gros consommateur et c'est une possibilite ane pas perdre de vue pour l'avenir, lorsqulf: la consonunation aura aueint Ie seuil de rentabilitc.,n Voir chapitre 5. Rappelons en effet que Ie sulfate d'anuuoniwn est un engrais peu concentre (21 pour 100 d'azote) et que son transport coute relativement cher (en moyenne 10 francs CFA par tonne kilornetrique par chemin de fer, en sacs), d'oii I'lnteret de le fabriquer aussi pres que possible du lieu d'utilisation. L'exportation eventuelle en dehors de la sons-region ne nous paralt pas pouvoir etre envisagee pour nne petite unite qui ne serait pas competitive sur le marche exterieur. Les reserves actuellement connuesapointe Indienne en Republique du Congo ne sont pas suffisantes pour alirneater ala fois la centrale electrique de Pointe-Noire.I'exploiration miniere de Holle et une eveotuelle usine d'engrais azotes, II faut en effet signaler que le petrole des gisements locaux contient une forte proportion de produits lourels paraffiniques favorables it la production eventuelle d'hydrogene et par consequent d'ammoniactes, La consomrnanon d'engrais azotes dans ce pays devrait fortement augmenter avec La mise en valeur de la vallee du Niari (canne asucre). On l'estime a tonne! de sulfate d'ammonium et de potasse en 1970 contre tonnes actuellernent. Quant Ii l'utilisation du gaz de Mandji et d'anguille au Gabon, le probleme est Ie meme que precedemment, car sur Its 2,8 milliards de metres cubes estimes actuellement, seul Ie gaz fatal serait disponible (deduction faite des reserves pour reinjection). Ce volume a ete estime comme suit: Gaz fatal (Ii terre) (millions de nu) 98,2 59,1 48,9 II faudrait ajouter environ 124 millions de metres cubes dans Ie repartiteur d' Anguille (en mer), 20 millions de metres cubes pour Ie champ de Batanga, assez eloigne de Port-Gentil, plus la reserve de Gamba, dont l'importance n'est pas connue, situee aune distance de 300 km environ. Un contrat existe avec la Societe de distribution electrique de Port-GentiI(SEEG) et seul Iesurplus pourrait evemuellement etre cede aune autre entreprise, apres accord avec la SPAFE. Notons qu'il s'agit encore de paraffines lourdes (Gamba 18 pour 1(0) qui seraient interessantes pour fabriquer de l'hydrogenel7o, Pour completer le tableau des matieres premieres QUl pourraient etre utilisees a 1a fabrication d'engraia azotee, mentioiidons les raffineries en construction a Port-Gcntil au Gabon el a Moanda en Republique domocratique du Congo. Dans une etude complete des possibilites de production d'engrais azotes dans la sons-region, it faudra tenir compte egalemcat de la source de maticres premieres representee par ces raffinerie!. La seule passibilite d'exploitation des phosphates dans J. sous-region se trouve pres de Holle en Republique du '511 1I ne semble pas que Ies gaz actue:llement brftles puisaent etre utilisablescar i1s servent de: soupape de stcurite.d'autre part, certaines reserves do1vent ~tre conservees pour reinjeclion. I1Q Bien que Ie Cameroun soit de toute Mdence mieux pjace pour la production d'ammodiac que: Ie Gabon, celui-ci devra Caire l'objet d'investigations plus poussees, d'autant plus que L'importance exaete des reserves de gaz naturel n'a pas'teprouvee. ]65 -
184 Congo. Mais Ie titre en P20, (23 et 26 pour 100), element fertilisant necessaire aux plantes, est trop faible a priori pour qu'ils puissent concurrencer, meme apres traitement, Ie phosphate plus riche mis sur Ie marche international. Un enrichissement par flottation est en effet assez couteux. On pourrait envisager de traiter sur place, par de l'acide sulfurique, le minerai lave sornmairement. Mais une telle operation constituerait un veritable gaspillage car on consommerait nne quantite appreciable d'acide, pour solubiliser des impuretes, sans aucun profit dans Ie produit final. D'autre part, on constate que Ies importations se repartissent entre plusieurs qualites de produits dont Ie prix c.a.f.adoualaest indique comme suit: SupersImple A 18 pour 100, francs CFA par tonne; Phosphate bicalcique A38 pour 100, francs CFA par tonne; Supertriple A 45 pour 100, francs CFA par tonne. On note egalement un peu de seories de dephosphoration consommees en Republique dernocratique du Congo. Or, il ne pourrait etre question de fabriquer ces differents produits dont les techniques n'ont pratiquement aucun point commun; pour un marche aussi faible, i1 faudrait se contenter d'un seul engrais phosphate, Ie supertriple, par exemple, qui peut probablement remplacer les autres.nr. Mais il faudrait faire admettre ce principe aux cultivateurs: au Cameroun, par exemple.je bicalcique est Ie plus demande, Des programmes sont prevus, notamment au Tchad (pour ameliorer la culture de coton), ce qui necessiterait I'importation de quelques centaines de tonnes d'engrais phosphates supplementaires par an. Les previsions de consommation pour la Republique democratique du Congo et Ie cameroun correspondent egalement a des augmentations; mais il s'agit plutot de faire des recherches experimentales que de satisfaire des besoins. La situation actuelle ne pennet done pas d'envisager une production locale. Le choix offert par les importations est beaucoup mieux adapte aux probjemes agricoles actuels qui se posent en Afrique du centre, par exempjeau Senegal et au Togo. Le gisement de potasse de Holle (Republique democratique du Congo) est l'un des plus vastes du monde. Le programme d'exploitation prevu ( tonnes par an et peut-etre plus) n'a aucune commune mesurc avec les possibilltes d'absorption du rnarche local (rnoins de tonnes en 1963), bien que, naturellernent, celui-ci puisse s'etendre. Le produit sera raffine sur place et l'essentiel de la production sera vendu sur Ie rnarche mondial sous forme de chlorure de potasse (K 20). Toutes Ies etudes ont ete faites, les travaux preliminaires sont en cours et Ie financement est assure (environ 75 millions de dollars). La fourniture du marche local ne devrait poser aucun probleme et le prix c.a. f. actuel de francs CFA A Douala devrait normalement baisser dans tout le marche, Signalons l71 Cet engrais ne contient pas de soufre comme Ie supersimple rnais nous admettons qu'u serait associe avec du sulfate d'ammonlum sur tee cultures. cependant qu'on importe egalement d'autres sels de potassium (sulfates, nitrate) qui sont necessaires it certaines cultures (tabac par exemple). 11 y aurait peut-etre une possibilite de fabriquer ce sulfate dans la sons-region en traitant Ie chlorure par I'acide sulfurique. Cette installation relativement simple pourrait augmenter la capacite de I'unite de contact dont it a ete question pour Ie sulfate d'ammoniurn. Le plus gros client actuel est preclsement la Republique du Congo avec la SIAN, societe qui consomme a elle seule Ia moitie de ce que consomme l'ensemble de l'udeac. On note cependant des progres en Republique democratique du Congo, au Gabon et en Republique centrafricaine. On comprend dans cette categoric Iesengrais composes ou complexes avec plusieurs elements fertilisants (sauf parfois Ie phosphate d'ammonium classe dans les engrais phosphates). D'apres Ies renseignements fournis sur place, Ies fonnules Ies plus demandees correspondent actuellement a: - (15.6.8) vendu francs CFA/tonne ADouala 172; - ( ) vendu francs CFA/tonne ADouala 172. II peut sembler curieux a premiere vue que les engrals composes aient relativement peu de succes en Afrique, etant donne surtout qu'il est assez facile d'etablir des installations pour le melange d'engrais. L'emploi de ces produits prepares d'avance s'est largement developpe aux Etats-Unis (73 pour 100 du rnarche), au Royaume-Uni (71 pour 100) et en France (50 pour (00). L'explication de cette difference provient probablement de l'incertitude au se trouvent actuellement les entreprises agricoles de la sousregion sur les mellleurs dosages adaptes aleurs cultures. 11 est necessaire d'envisager des maintenant la probabilite de developpement de Ia consommation de cette categcrie de produits. Dans cette perspective, il faut recommander de fabriqucr sur place des engrais qui perrnettent facilement d'effectuer des melanges, solution de l'avenir. Compte tenu des tendances a long terme de la croissance demographique et de l'offre de denrees alimentaires, it devrait etre possible de convaincre les pays europeens et nord-americains dispensateurs d'aide bilaterale de Ia necessltc de favoriser Ie developpement de la production d'engrais en Afrique. Peintureset vernis Avec 4209 tonnes en 1963 pour une valeur globale de 3,3 millions de dollars, Ies importations de ce secteur representent une faible part de l'ensemble des industries chimiques et assimilees, Les variations pendant la periode de reference sont caracterisees parles indices: Iq = 121 Iv ~ 121 sans la Republique democratique du Congo; Iq ~ 75 Iv = 99 avec la Republique democratique du Congo. Deux rubriques se partagent pratiquement Ie secteur avec des valeurs sensiblement egales: les peintures preparees et les rnatieres colorantes. Les extraits tannants, mastics et emaux sont presque negligeables, 172 n s'agit de prix de gros, sortie d'entrepot. Les formules sont exprtmees en (N%-P20S%-K20%)
185 Dans chaque pays,la situation se presente comme suit: Au Cameroun, la Compagnie equatoriale des peintures (CEP) adouala a commence sa production au debut 1965: Sa capacite prevue est de tcnnes par an, ce qui devrait couvrir les besoins du marche interieur, it l'exception de certains produits speciaux. Une societe specialisee dans Ies emaux, l' lerie nouvelle, est actuellement en projet pour Douala. En Republioue du Congo, la Fabricatio~ ~e peintu~es en Afrique (FPA) a Brazzaville a une capacrte de 650 a 700 tonnes par an, dont 500 de peintures (480 tonnes produites en 1961, 180 tonnes en 1960). Elle exporte environ 20 pour 100 de sa production vers le Tchad et la Republique centrafricaine. Un projet est egalement it l'etude pour la protection des meraux (boites metalliques, toles de re Irlgerateurs, etc.) par galvanisation et ernaillage. L'equilibre avec Ia consommation devrait etre realise en 1967 et les exportations pourraient atteindre tonnes en En Republique demacranque du Congo. trois soctctcs ont des succursales en dehors de la capitale: Afripaint A Stanleyviile et Elisabethville qui fabrique egalement des emaux et du mastic; Gallic a Jadotville; Lavenne a Kolwezi. Signalons en outre Ecocongo et Universal-paint aleopoldville. La capacite de production n'est pas indiquee, mats on a enregistre: Production Tonnes Les importations colorantes correspondent surtout a des matieres Au Gabon, on note une nouvelle societe.ia Fabrique de peinture au Gabon (FPG), qui doit couvrir Ie rnarche local de certains produits avec 450 tonnes prevues en 1966 (200 tonnes en 1962). Les importations devraient baisser pour la meme periode de 365 tonnes A 150 tonnes. Le Tchad et la Republique centrafricaine ne sont pas producteurs et s'approvisionnent en partie aupres de la Republique democratique du Congo. Pour l'ensemble de la sous-region, si on excepte certains produits intermediaires dont la fabrication exige des techniques avancees (colorants synthetiques par exemple) il serait possible de satisfaire Ie marche lnterieur dans une large mesure. Certains pigments a base de plomb, de zinc, de cobalt. de culvre, de tirane, etc. existentparmi les rnatieres premieres locales et peuvent stre certainement fabriquea a bon compte d'une maniere semi-artisanalc. L'cssencc de terebenthine peut etrc obtenue dans les produits de distillation du bois en meme temps que I'acide acetique, l'acetonc et d'autres solvants. On peut, sans faire appelade gros investissernents, obtenir des huiles siccatives ou semi-siccatives a partir de plantes locales: ricin, aleurite, coton, mals, etc. On peut auss! trouver sur place des huiles de poisson. de la caseine et du latex, de l'argile, de I'amiante, de la silice, etc. Qui servent de solvants ou de supports auk colorants. Enfin, pour diminuer les frais d'achat des produits qu'il faudrait malgre tout importer, on pourrait conclure line certaine entente pour grouper les achats et les stocks tandis Que la production des diverses firmes serait specialisee. Dans 1'ensemble de ce secteur, la production est en bonne voie de satisfaire la plupart des demandes interteures de produits finis. L'effort reste a faire sur les demi-produits, Pariumerie et eosmetiques C'est l'un des rares secteurs oil l'on enregistre une baisse des importations en quantites, sinon en valeur: Iq = 87 Iv = 113 sans Ia Republique democratique du Congo; 1q = 69 Iv = 102 avec 1a Republique democratique du Congo, ce qui semble indiquer que le prix unitaire des rnatieres a augments pendant la periode de reference. Le marche comprend surtout des huiles essentielles specifiques ou melangees, des parfums et produits capillaires alcoolises, des parfums et produits capillaires non alcoolises (ces trois groupes en valeur sensiblement egale) et les produits hygieniques moins importants. Les pays producteurs se repartissent comme suit: Cameroun: Societe SOPARCA, chiffre d'affaires dollars en 1962, Republique du Congo: Societe BREPAR, chiffre d'affaires dollars en 1962 dont environ dollars exportes vers 1e Tchad ( en 1963 et en 1964). Republiquo democrauque du Congo: On peut signaler deux societes, LACOPA it Leopoldville et MARSAVCO it Uopo1dvil1e, dont I'activite est enregistree comme suit: Production Tonnes Tchad: Societe SAFRIPA dont nous connaissons le detail des productions en 1962 et 1963: ,000 litres litres douzaines douzaines Eau de cologne Flacons de parfums Pommades (pots de 30em') Pommades (pots de 260, em') Cette societe est en cours d'extension. Certains produits naturels locaux peuvent etrc utilises dans la fabrication de parfums: geranium (Rosa}-Eucalyptus (Citriodora)-Vetiver-Lemon Grass, etc. lis pourraient non seulement appruvisionner la sons-region mais encore etre exportes, Le principal solvant, l'alcool ethylique purifie, s'obtient facilement apres distillation de nombrcux produits vegetaux et traitement par un tixati resineux desodorisant. Quant a l'extraction des huiles essentielles, elle ne prescme guere de difficulte: pression, entrainement a la vapeur, traitement par solvant sont des operations classiques qui sont parfaitement au point. En raison des besoins en main-d'oeuvre flour la culture et la cueillette des fleurs et de l'avantage du c1imat dans certaines regions, il y a, semble-t-il, de grandes possibilites dans ce secteur. Savons et detergents II semble assez paradoxal que des pays essentieuement agricoles et qui exportent pour la plupart dq huiles 167
186 alimentaires soient importateurs de produits de savonnerie et que cette situation aille en s'aggravant: Iq = 125 Iv = 137 sans la Republique democratlque du Congo; Iq = 92 Iv ~ 105 avec 1a Republique democratique ducongo. Une explication probable de ce phenomene est que la concurrence des produits detergents a cree de tels surplus et les cours sont si bas (relativement) qu'il est difficiie de lutter contre les grandes societes productrices, Le ciassement des produits en valeur des importations est, par ordre decroissanr: savons ordinaires, Iessives preparees, savons de toilette, cirages, autres savons, bougies, etc. Les donnees statistiques sont insuffisantes pour qu'on puisse dresser Ie tableau du commerce du savon dans l'afrique du ceutre. L'examen des marches dans les six pays montre que la consommation de savon augmente regulierement ainsi que l'attestent les chilfres d'importation du Tchad repris cidessous et exprirnant les quantites en tonne pour des periodes de deux ans: De 1958 Ii 1962, 1a consommation en Republique democratique du Congo est passee de Ii tonnes, soit une augmentation de tonnes par an. Le commerce intra-regional se limite a un approvisionnement du marche du Tchad Ii la fois par Ie Cameroun, fa Republique du Congo et la Republique centrafricaine. Le Cameroun exporte egalement au Gabon, et sa partie occidentaje importe du savon nigerien, En outre, on reharquc une tendance vers les savons de meiiieure qualite. En Republique democratique du Congo, fa consommation de savon de toilette a plus que triple alors que Ie total (seven de menage et savon de toilette) augrnentait de 13 pour 100. Pendant la merne periods, Ie savon marbre etait remplaee par des savons de menage de meilleure qualit. Les importations du Tchad comprennenl 68 pour 100 de savon de menage ordinaire. L'evoluuon du goot de Ja clientele vers les produits de rneilleure qualite laisse presager une progression continue de la consommation. Suivant les renseignements obtenus, on peut estimer que I'augmentation est de 40 Ii 60 grammes par habitant et par an. La production actuelle de savon de toilette et de menage est foumie par 14 savonneries reparties dans la sons-region. Au Cameroun: La Compagniecommerciale chypriote A Bassa dont 1acapacite etait de tonnes en 1962 et qui produisait surtout du savon de menage a 72 pour ]00 it base d'huile de palme (35 pour 100) et de palmiste (30 pour 100) fabrique Ii I'usine soit tonnes. Elle prevoit d'augmenter sa capacite vers pour produire par an tonnes de savon de menage, tonnes de seven de toilette, 750 tonnes de glycerine, tonnes de silicate de soude, tonnes de detergents et tonnes de margarine. L'huilerie PITOA Ii Douala d'une capacite de 500 tonnesjan; La savonnerie SANAGA Ii Eseka d'une capacite de tormes/an; La societe IDO Ii Yaounde d'une capacite de tonnes/an, Seule la premiere citee a une envergure suffisante 'pour depasser Ie marche local, SOllS reserve de la concurrence. En Repubiique du Congo: La Societe SAVCONGO A Brazzaville importe certaines huiles du Cameroun et exporte parfois vers la Republique centrafricaine et le Tchad. Elle utilise des huiles inexportables. Elle possede une chaine Mazzoni d'une valeur de dollars Qui produit une tonne/heure de savon concentre a80 pour 100. EUe fabrique egalement des detergents et de I'eau de Javel (hypochlorite de sodium). - La societe SOEXAL situee egalement a Brazzaville, La capacite des deux societes congolaises est d'envirou tonnes/an centre tonnes en Citons egalement la savonnerie ROUET de Kink-ala qui exporte vers le Tchad. En Republique democratique du Congo, la situation a evolue comme suit: Production Besoinsrrt Savons durs [tonnes) Savons de toilette (tonnes) Savons en poudre (ronnes) ] Glycerine (tonnes) La production de savon avait ete de tonnes en 1956 et de tonoes en Celle de glycerine atteignait 587 tonne. en La consommation d'buile de palme pour savonnerie est en augmentation, Les principales societe. productrices qui nous ont ete signatees sont: Amata AElisabethville; Sogechim Ii Jadotville (glycerine et acides gras); Marsavco AUopoldviUe (+ margarine); Merilco Ii Uopoldville. La Societe Afripaint aelisabethville produit des detergents en plus des peintures. Au Gabon: L'huilerie PALM-HEVEAS de Lambarene a produit 220 tonnes en 1962 pour une consommalion de 950 tonnes dans ce pays. Elle doit vers 1966 porter sacapacite a500tonnes, ce qui seraitinsuffisant pour satisfaire la demande. 17J Estimations
187 En Republique cemrufricuine la situation a evolue comme suit: Production Tonnes ,700 Cette production se repartrt entre les societes CENTRACO (1.800 tonnes), SICOC (750 tonnes} et diverses autres entreprises (ISO tonnes). Des projets sont en cours pour ameliorer la quallte et luttcr contre la concurrence de la Republique du Congo. Des maintenant, on esurne it 500 tonnes la production de savon de toilette (a base d'huile de palmiste). Un complexe huileric-savonneric sera it ai'etude. Au Tchad, i1 existe la Societe des oleagineux (SOLT) filiale de COTONFRAM de Fort-Lamy d'une capacite de 600 tonnes par an. Sa production n'a ete que de 59tonnes en 1964 et elle a dfi arreter sa fabrication a cause de la concurrence du Congo et de Ia Republique centrafricaine. Importations (en tonnes) du Congo de la Republique centrafricaine Des projets ant cependant ete proposes pour installer des savcnnerles dans Ie cadre des complexes cotonniers de Fiango et de Moundou, ce qui pennettrait d'utiliser des huiles de coton a raison de 40 kg pour 100 kg de savon, Mais B Iaut une huile concrete teue que I'huile de palme (28 kg/loo kg); celle-ci coute apparemment trop cher a I'importation. Le Tchad est ainsi le seul irnportateur des pays voisins. Une etude plus approfondie des pourcentages des divers savons consommes (qualite et pays) permettrait de mieux oricmer lu planification de la production de savon dans Ja sons-region. II {aut attirer l'attenticn des pays interesses sur l'fnfluence de la capacite de production sur Ie prix de revient de fabrication. Une etude de la SEDES montre que le prix de revient varie de 74 francs CFA Ie kilo a52,50 francs CFA Iorsque la capacite de production passe de 400 a tonnes, Il est par ailleurs tout indique de situer l'installation au Centredes regions de production des rnatieres premieres. A ce propos, 1a Republique centrafricaine, plus proche que le Tchad des regions productrices d'huile de palme, est tout indiquee pour nne premiere savonnerie de tonnes destinee aalimenter en sa'von de bonne qualite en plus de son marche, celui du Tchad, du nord Cameroun et du Gabon. Deux problemes purement chimiques sont lies a la fabrication des savons: A La saponification des huiles et graisses s'obtient en faisant reagir un alcali qui est Ie plus sou vent de Ja soude caustique en solution a 10 Baume (7 pour 100 de NaOH). Or, au Tchad, cette soude pourrait etre obtenue facilemcnt it pnrtir du natron; ii suffirait de decarhonater en faisant reagir la chaux, reaction dassique de double decompositionl7'. Une installation de <c genre, destinee aapprovisionner les pays voisins, serait probablement rentable, alors qu'elle avait etc jugee trop peu importante: pour les besoins du seul Tchad. m COJNai1. Carbonate de sodium +Ca(OH)z Chaux ~CO,Ca Carbonate d~ calcium +2NaOH soude A La recuperation de Ia glycerine: lorsqu'on hydrolyse l'huile brute par de I'acide sulfurique dilue en presence d'un reactif ernulsifiant (de Twitchell) on obtient un acide gras (en particulier l'acide oleique) et de la glycerine en solution dans l'eau. Aprea neutralisation par un lait de chaux, filtration et concentration par chauffage, la glycerine se gelifie par refroidissement. On peut la purifier en concentrant une secondc fois SOllS vide, jusqu'a 90 pour JOO. ce qui permet son emploi pour la fabrication des explcsifs (nitroglycerine), dans les produits cosrnetlques, comme plastifiants de la cellophane, etc. La glycerine non punfiee est utilisee pour proteger des surfaces (rnetalliques par exemplc) ou conune lubrifiant. D'autre part, la variete pour laboratcire titre 9S pour 100 du glycerol et ne contient pas d'impuretes. On utilise aussi la vanete a haute teneur pour Ies resines alkydes. Allwnettes et exp]ljsifs Cornme I'indique le titre de ce secteur, H y a deux groupes de produits assez differents en realite. Les allumetres fonnent une fabrication particuliere liee al'industrie du bois; la partie chimique represente un faible tonnage. Avec les explosifs (il s'agit ici uniquement des explosifs a usage minier, les fabrications de guerre etant secretes), sont egalement classees les poudres a tirer, les amorces et Ies meches qui representent en valeur 25 pour 100 du total (auumettes exclues). Les indices de variation ant ete enregistres comme suit: Iq ~ 110 Iv = 104 sans Ia Republique dernocratique du Congo; lq = 217 Iv = 152 avec la Rcpubliquc democratique du Congo. C'est un cas exceptionnel ou Ies importations du Congo en 1963 accusent une telle augmentation; cependant, c'est le seul pays de la sons-region producteur d'explosifs, Un accord est intervenu en 1963 avec les differents pays de l'union douaniere equatoriale designant Douala pour fa construction d'une usine COl!UI1une d' allumettes (UNALOR) de boites par jour de capacite. Actuellement en construction, euedoir dernarrer en Laconsommation locale serait de catsses de bones, soit environ 60 millions de bottes par an. Un problerne a resoudre est celui du bois necessaire a la fabrication des allumettes (en Europe on utilise le peuplier), Des essais sonten cours pour trouver une essence convenablc. Pour les bones, fabriquees aimultanement, les normes sont mains severes. IL faut m3 par an et on envisage de creer des plantations a proximite de l'usine, specialement pour cet usage. Les antres matu~res premieres sont Ie papier d'emballage et {'etiquette colorce d'une part, La pate chimique d'autre part. Ces produits seraient importes. Ell Republique du Congo, il existe un projet pour une fabrique de 20 ou 40 millions de boites par an. Mais 11 parait en contradiction avec l'accord UDE-Cameroun. On signale d'autre part, une fabrique de cartouches apointe Noire qui approvisionne les pays voisins. En Republique democratique du ConKo, deux projets d'usine d'allumettes sont signales. dont un serait en cours de rtalisation: 169
188 - L'Industrie allurnettiere congolaise (lnalco) a Uopoldville, dont la capacite de production serait de tonnes par an, ce qui couvrirait les deux tiers des besoins du Congo; - La Societe allumettiere congolaise (SALCO) a Leopoldville du groupe Corniniere, en cours d'agrement. On note d'autre part deux producteurs d'explosifs qui sont d'ailleurs complernentaires: Sogechirn a Jadotville, qui fabrique du chlorate de sonde: Afridex a Jadotville, pour Ies explosifs miniers. Production Poudreset Explosifs (tonnes) Chlorate de soude (tonnes) La capacite de fabrication serait largement excedentaire (3.700 tonnes) et devrait permettre d'exporter par exernple vers Ie Gabon, autre pays minier important. La fabrication d'afridex a demarre modestement en 1936 avec 300 tonnes/an et elle fonctionne actuellement au ralcnti. Le chlorate s'obtient par electrolyse du chlorure de sodium importe de Lobito (Angola). On purifie avec du chlorure de baryum, on concentre SOllS vide la solution et on separe les deux sels (chlorure et chlorate) par difference de solubilite a chaud. Apres lavage et sechage, la purete atteint 99,8 pour 100. L'usine emploie 50 ouvriers. Le chlorate de soude peut etre transforme en cheddite graceal'addition d'ud produit combustible: de la paraffine, des hydrocarbures, des derives nitres ou du toluene en proportions variables. Neuf formules ont ete mises all point par Afridex, adaptees au climat tropical. La vente s'effectue en cartouches de 25 a 200 mm de diametre ou en gargousses. Signalons qu'un autre explosif minier pent etre fabrique a partirde I'arnmoniac. II s'agit du nitrate d'arnmonium prepare dans des conditions particulieres (avec acide nitrique concentre). Son pouvoir peu brisant oblige a y incorporer de la nitro-glycerine; dans ces conditions cependant il serait plus economique que la dynamite pure pour traiter les roches iendres. Entin, Ia nitro-glycerine stabilisee (dynamite) peut etre fabriquee comme annexe d'une usine d'acide nitrique. Nous avons vu qu'i! existe dans Ia sons-region des tonnages de glycerine disponibles, Un projet a ete propose en important l'ammoniac d'afrique du Sud en wagons citernes. Au Gabon, nous avons simplement note Ie tonnage d'allumettes importees: en 1958 et 1962 Prevo en 1966 Tonnes II n'est pas question de production locale. En Republique centrafricaine, nous avons entendu parler d'une fabrique de cartouches Qui se trouverait en concurrence avec celle de Pointe-Noire. Industries chimiques diverses On a regroupe dans ce secteur tous les produits non classes ailleurs dont Les plus importants sont, dans I'ordre decrcissant des valeurs d'importation: les insecticides (parfois classes avec les produits organiques), lee produus desinfectants (sauf detergents), les fongicides, herbicides et produits sirnilaires, les charbons actives, les produits de Iuttecentre l'ineendie, des soivantset diluantsspeciaux, des compositions de decapage, etc. L'extreme diversite de res produits (y compris les non specifies) ne permet pas une analyse poussee. Il suffit de noter que les importations ont sensiblement evolue comme Ie secteur desproduits organiques: Iq = 115 Iv = 113 sans la Republique democratique du Congo; Iq = 48 Iv = 63 avec Ia Republique democratique du Congo. Cameroun: Plusieurs entreprises cornmercialisent ces produits qu'elles conditionnent eventuellement sur place: La SIPCA a Douala, insecticides et produits aromatiques: La SACAM a Douala, fabrique de l'eau de Javelrrs; La SAPC adouala. produits phytosanitaires, Un projet existe pour Ies pesticides: SICAF a Douala, prevu pour un chiffre d'affaires de I million de dollars/an (finance a parts egales par Shell, Pechiney et Procida). n semble qu'il y ait deja une certaine concurrence dans la merne ville. En 1962, Ie secteur representait un chiffre d'affaires de dollars (insecticides et eau de Javel). LeCamerounpourraapporterune contributionimportante au marche sons-regional. Republique du Congo: Deux societ es sont asignaler: SAVCONGO, dejamentionnee a propos du savon, fabriquede I'eau de Javel et envisage de fabriquer des produits d'entretien pour Ie marche local. Shell-Afrique-qui doit participer au projet de Douala et qui fabrique des insecticides et detergents abrazzaville--envisage la formulation de produits Ii Pointe. Noire. Ripublioue democratique du Congo: Plusieurs entreprises de formulationet de conditionnementont ete signalees dont la Societe Afripaint a Elisabethville (cirages et produits d'entretien). Situation pour l'ensemble du pays: Production %3 Produitsd'entretien (tonnes) 19,9 31,4 Insecticides(tonnes) Notons Que la fabrication des insecticides peut eire lite a l'electrolyse du sel marin pour I'utilisation des surplus d'acide chlorhydrique (projet Inga), Tchad: Signalons Que l'aide des gouvemements pour l'emploi des engrais dans la culture du coton s'etend egalement aux produits phytosanitaires dont la consommation devrait augmenter (Endrin + DDT). Matiere. plastiques II ne parait guere probable, dans un proche avenir, d'installer une usine fabriquant les matieres de base de I'industrie des plastiques dans la sons-region, en raison de I'etroitesse du rnarche, de Ia technicite requise et de I'importance des investissements necessaires. ny aurait lieu neanrnoins d'etudier serieusement le probieme. Nous n'insistons done pas sur la partie puremcntchimique de ce secteur, c'est-a-dire la fabrication des produits polyrnerises ~Hypochlorite de sodium
189 et condenses, bien qu'ils representent les plus fortes valeurs d'irnportations. Les indices du secteur ant evctue cornme suit: Iq ~ 328 Iv = 113 sans La Republique dernocratique du Congo; Iq = 173 Iv = 158 avec la Republique dernocratique du Congo. L'augrnentation du tonnage est particulierement sensible dans les pays de l'udeac en raison de l'implantation de quelques societes qui ont ouvert Ie marche en transformant sur place, parmoulage ou extrusion, les poudres Importees. Au Cameroun, la Societe PLASTICAM a essaye de lancer l'emballage plastique des bananes avec une unite de 550 tonnes par an. Elle s'est reconvertie partiellement, depuis, pour fabriquer des emballages en carton et des objets extrudes... La Societe BATA fabriquerait trois millions de paires de chaussures et Ia Societe TSEKENIS environ paires par an. Le Cameroun possede ainsi une certaine avancesurses partenaires. Un autreprojetest al'etude pour fabriquer toutes sortes d'objets non extrudes. En Republique du Congo, la Societe Africaplast de Brazzavilleenvisage d'etendre son acnvite(pour un invesrissement de dollars) pour fabriquer des sacs en plastique, II semble cependant que cea sacs nc resistent pas. aux transports. qui nccessnent plusieurs ruptures de charge. En Repub/ique democraitqne du Congo, de nombreuses soclcree traitent Iesmatieres plastiquesapartir de poudres importees: Bata a Leopoldville (sandales); Splendor a Uopoldville (sandales, souliers) extension prevue pour d'autres articles (gaines pour fils electriques, tubes, rouleaux, sacs); Kattan 11 Leopoldville (sandales); Francoplaat a Leopoldville (ustensiles menagers. flacons, sacs); Italplast aleopoldville (tuyaux, flacons, sacs, ustenstles, etc.); - Plasticongo ajadotville (objets divers); Universal plastic a Leopoldville (objets divers); Genita 11 Uopoldville (portefeuilles). La production actuelleest difficile achiffrer ( tonnes en 1956). On connait approxirnativement celle des sandales. Production paires Au Gabon, itne semblepas y avoirun grandmarchedam ce secteur: importations 1958: 18 tonnes de matieres premi'res et 62 tormes de produits ouvrages; 1962: 311 tonnes de mati~s premieres et 125 tonnes de produitsouvrages 176. Au Tchad, 1a Societe CODO, apres une tentative de fabrication de sandalettes, a cesse son activite faute de clients. I.e materiel pourrait peut-etre servir a d'autres usages (ustensiles de menage, flacons, etc.). En R~pub/ique centrafricaifle, la SociC1e Moura Gouveia a Bangui fabrique a paires de sandalts par jour, soit plus de par an. Dermis octobre (964. elle '1. Doni 200 tannes pourraient etre produites surplace. prodult egalement bouteilles d'un litre par jour, ce qui lui donnerait une production de l'ordre de 1,5 million de eels par an et une capacite de 2 millions. ElLe espere pouvoir atteindre 3 millions al'avenir. UDe extension est prevue pour Ia fabrication de tuyaux soupjes et rigides. - La Manufacture centrafricaine de plastiques fabriquerait annuellement cuvettes, seaux, jerricanes, J,3 a 1,5 million de pieces de vaisselle et metres de tuyaux, dont 50 pour 100 rigides, La situation generate de ce secteur se traduit done par une activitc assez dispersee pour satisfaire Ies besoins sur lc plan local. Il ne paralt pas souhaitable cependant de realiser une trop grande concentration en specialisant les activites. II s'aglt en effet de produits bon marche fabriques en petites series dans des machines relativement simples, souvent semi-automatiques. L'installation de machines plus puissantes pour des grandes series poserait des problernes techniques difficilcs pour des regions irsuffi:iamment pourvues de speciahstes et les rendements ne seraient pas suffisants. Mais Ie principal obstacle est Ie cout du transport. 11 s'agirait de remplacer quelques matieres premieres livrees en demi-gros par des produits finisencombrants (sandales, cuvettes, tuyaux, etc.). A quelquescentaines de kilometres du centrede producnon, le cout du transport depasserait le prix de revient de la marchandise. Le seul projet qui pourrait eventuellement etre envisage serait de fabriquer une ou plusieurs matieres plastiques de base pour I'ensemble de la sons-region. Une solution pent etre trouvee soit en annexe d'une raffinerie soit en annexe d'une unite d'electrolyse du chlorure de sodium (projet Inga), Caoutchouc Les importations sent dominees par l'achat de pneus d'autornobiles qui representcnt Q. eux seuls les deux tiers de la valeur de ce secteur en 1963 (non compris le Cameroun). Les indices: soot d'ailleurs surtout en progres dans les pays de I'UDEAC pour la peri ode de reference. Iq = 125 Iv = 131 sans la Republique democratique du Congo; Iq = 48 Iv = 61 avec la Republique democratique du Congo. Certaines fumes fabriquant des objets en matieres plastiques sont egalement equipees pour traiter Ie caoutchoue et pour fabriquer des objets, des semelles de chaussures ou des sandales (genre tennis). Leur activite est deja cqmprise dans Ie secteur pr&:edent; la plupart se trouvent en Republique democra/ique du Congo, en particulier: La Societe Splendor de Uopoldville (souliers ;\ semeue de caoutchouc, chambres a air pour velocipedes, dissolution) prevoit d'etendre SOil activitc nux pneurnatiques de bieyclettes (1.000 ;\ par jour) et aux tuyaux d'arrosage. Voe nouvelle usine serait en construction alimete. La societe Plasticongo a Jadotville (objets en caout chouc); La societe Bala auopoldville (1 million de paires de chaussuresen caoutchouc par an). D'autres societes tra\laillent uniquement Ie caoutchouc: -171
190 ~ Englebert Congo a Leopoldville (fabrique de pieces moulees depuis 1%2 et de dissolution depuis 1964). Cette societe envisage la production locale de pneumatiques pour vehicules. - La Societe Bamboli Cultuur Maatschappei a Stanleyville fabrlque des matelas et oreillers en caoutchouc mousse. Le Cameroun estala fois producteur et consommateur de caoutchouc. Citons en particulier les plantations suivantes: SAFA it Dizongue (Cameroun oriental) avec une uaine de traitement du latex d'une capacite de 25 tonnes/iour de caoutchouc sec. Les plantations CDC de Ia Societe Pamol Estates au Cameroun occidental. Exportations Tonnes La Societe BATA de Basse utilise du caoutchouc local pour la fabrication de ses chaussures de tennis. La production locale de chambres it air et pneumatiques pour bicyclettes a ete envisagee a Douala, mais Ia consommaricn actuelle ( unites par an) est insuffisante, Une coordination eventuelle avec la Republique dernocratique du Congo pennettrait peut-etre d'aboutir it une realisation a l'echelle de Ia sous-rcgion. La Republiou» centrafricaine exporte egalement un peu de caoutchouc brut chaque annee. La capacite de production est de tonnes par an et Ia quantite comrnercialisee representait 869 tonnes en 1963 et 780 tonnes en Signalons l'activite de la Societe industrielle equateriale du caoutchouc a Bangui. A defaut de fabriquer des pneumatfques on des chambrcs a air, certaines societes locales envisagent le rechapage, Cette pratique paratt dangereuse dans les conditions de climat et l'etat de certaines routes qui usent exagerernent les bandes de roulement. Eile necessiterait un contrete severe de I'etat des toiles. Une autre suggestion consisterait a fabriquer des courroies transporteuses pour les installations minieres, grosses consommatrices. Il faudrait cependant mettre au point une fabrication qui puisse supporter la concurrence du caoutchouc synthetique, ce qui necessiterait des etudes prealables et de longs essais. PAte a papier, papiers et cartons Ces secteurs pourraient egalement etre classes dans les industries du bois, rnais Ia transformation en pate apapier et en papier fait souvent appel ades precedes chimiques ou mecanico-chirniques. La principale importation en valeur de ces produits en 1963 (Cameroun non compris) correspondait aux registrcs, cahiers, carnets, etc., suivis des papiers pour perlodiques. Cependant, il faut noter deux rubriques "autres papiers et cartons" qui, nne fois additionnees, depassent les precedentes. En raison de La faible importance du secteur patea papier dans Ia valeur des importations, nous avons calcule les indices de variation sur l'ensemble des pates, papiers et cartons. Iq ~ 148 Iv = 152 sans la Republique democratique du Congo; Iq ~ 73 Iv ~ 1102 avec la Republique democratique du Congo. Cameroun: Plusieurs projets ont etc proposes pour fabriquer des pates a papiersoit it partirde bois locaux qu'h faudrait specialcment planter. solt a partir de bois importes. Une proposition seduisante consisterait it utiliser du papyrus provenant des bcrds du lac Tcbad, en accord avec la Republique du Tchad. En plus de l'approvisionnernent et du transport de la matiere premiere, se poserait un probleme de disponibilite en eau et energie. It faut en effet 350 kwh par tonne de pate au sulfite et 900 kwh par tonne de pate au sulfate. Cette usine devrait d'ailleurs travailler en partie pour l'exportation et se heurterait it. une vive concurrence. Ripubltque du Congo: Deux projets de fabrication existent a notre connaissance: Le premier consisterait it exploiter l'eucalyptus dont des plantations seraient amenagees specialernent pour la ctrconstance, II s'agirait d'une unite de tonnes par an, travaiuant en grande partie pour l'exportation, et utilisant l'energle du barrage du Kouilou, - Le second est lie al' amenagernent agricole de Ia vallee du Niari par Ia SIAN: if s'agirait de valoriser les bagasses de canne it sucre (au lieu de les employer cornme combustibles) et de produire avec ces bazasses tonnes de pate et tonnes (par an) de papier Kraft. On envisage d'utiliser ulterieurement le bambou, - En dehors de ces projets, une usine de cartonnage serait prevue a Pointe-Noire (2.000 pieces par jour) ou a Jacob ( pieces par jour). Republique democratique du Congo: Des projets analogues, a partir de papyrus dans 1a region des lacs, de bambous et de roseaux a Elisabethville ont ete envisages. On utiliserait dans le second cas une installation legere qui se deplacerait en cas de besoin, tandis que les eclaircies seraient reboisees en pin. - Signalons le projet Celluco ( tonnes par an) pres du lac Leopold II (Plus tard tonnes par an). - Plusieurs societes fabriquent actucllement du carton d'emballage apartir de recuperation de papiers: Les Papeteries africaines a Elisabethville (caisses en carton fort); Cartonco aelisabethville (boltes en carton fort); Tubeca it Elisabethville (tubes en carton pour explosifs); Sodimca a Leopoldville (cartons legers avec ou sans impression). Deux autres firrnes sont egalement prevues pour Ie carton: Les Papeteries et cartonneries du Congo a Leopoldville pour cartons et caisses d'emballage. Une societe de fabrication et d'impression de containers et cartons pour emballages a Leopoldville. Slgnalons egalement les fabrications de sacs en papier: - Sacongo auopoldvihe (23,7 millions de sacs en 1962, 15,7 en 1963) qui a egalernent fabrique des sacs en polyethylene (actuellement arretee). - La Societe africaine d'emballage a Elisabethville, de capacite moins importante, qui fournit la region du Katanga. Entin, dans Ie domaine des autres papiers signalons: La Societe Enoch de Leopoldville (enveloppes); 172 -
191 - La Societe Parelco de Leopoldville [papier hygienique). Cette derniere envisage de fabriquer des cahiers scolaires. La production globale de la Rcpublique democratique du Congo seralt passee de tonnes en 1958 a tonnes en 1~6). ce qui est loin de, tonnes importee, en 1960 et tonnes en 1959 (toutes categories). Gabon: En raison de ses Immeeses reserves de forets, ce pays parair particulierement Iavcrise dans le domaine des matieres premieres et il a ete decide de creer une usine de loo.()(x) tonnes utilisant les eclaircies d'okourne, et produisant pour I'exportation. Au Tchad Ie projet d'utilisation des papyrus au bord du lac a deja ete signale pour Ie Cameroun. Si la fabrication de pate a papier, de papier et de carton peut etre envisagee dans plusieurs pays de la sons-region, certains points importants doivent fire soulignes. Vne usine rentable de pate mecanique ne peut descendre audessous d'une production de tonnes par an qu'a condition de beneficier d'une situation exceptionnelle pour ses approvisionnements en matieres premieres. Or la plupart des essences africaines ne peuvenr etre mises en concurrence avec les conlferes de Scandinavie, du Canada ou de Russie, des qu'il faut exporter, et les besoins de la sons-region ne depassent pas tonnes par an ai'heure actuelle (deduction faite des imprimes obfigatoirement irnportes). La scule hypothese qui paraisse acceptable dans l'optique du marche sons-regional est La fabrication de pate chimique au sulfate pour laquelle une production de tonnes par an constitue un minimum valable. II est evident que les debouches ne cesseront de se multiplier dans ce domaine avec la realisation des projets en cours: la demande de sacs en papier (ciment et eventueuement engrais), de cartonnages (insecticides, produits pharmaceutiques, chaussures plastiques, etc.), de papier Ceramlques et verreries pour ccriture, de fourrutures de bureaux, etc. suit obligatoirement les progres de I'industrialisation. Cependant, etant donne les possibilites de production de chaque pays, les marches nationaux relativement exigus, encore qu'ils soient en expansion, et le caractere cornperitif du marche mondial, it est essentiel qu'une etude comparative POUS'iCe soit entreprise sans tarder au plan sous-regional Nous res-roupons dans Ia meme analyse ces deux secteurs pour lesquels les matieres premieres et les procedes de fabrication posenr des problemes assez proche's. Dans Ie premier on note les principales importations. en valeur dans les rubriques "pj~ces refractaires" et "carreaux ies ou non 6mailles", tandis que les faiences, les parr celaines et la vaisseue en ceramique viennent assez loin derriere. Pour Ie secteur verrerie, les bouteilles et bonbonnes viennent largement en tete, puis les "autres verreries" et les verres avitre (non travaiues et durcis). Les jndices correspondent pour la periode de reference a: Pq = 128 Iv ~ 138 San, la Republique,. Ceranuque, t democratique du Congo; Iq ~ 64 Iv ~ 73 avec la Republique dtmocratique du Congo. Verreries r lq ~ 70 Iv = 125 sans la Republique democratique du Congo; Iq ~ 72 Iv = 76 avec la Republique democratique du { Congo, On note deja les exportation, de la Republique democratique du Congo vers leg pan voisins de l'udeac (qui n'entrent pas dans Ie calcul de I'rndice) ce qui explique en partie la baisse des quantites importees de verreries (Iq = 70) alors que l'indice des valeurs 0 augmente (lq = 125). Cela correspond anne majoration de la valeur unitaire des produits provenant de l'exterieur. Cameroun: Aucun projet ne nous a e1e signale pour la cerarnique et Ie marche actuel de la verrene (~.OOO tonnes par an de bouteilles, flacons et gobclets) paralt trop etroit pour justifier une etude immediate. La prospection des ressources naturelles en silice n'a d'ailleurs pas donne de resultats suffisarnment prometteurs. RepulJli'lue du Congo: On a pris les dispositions neeessaires pour Iabriquer tonnes par an de bouteillcs en verrc, soit deux tiers de la consommation actuelle. On etudie la possibilite de fabriquer de la faience. IUplfMique democtutlone du Congo: Vne falencerie (et peutstre nne porcelainerie} pourrait s'installer en liaison avec une fabrication d'appareillages electriques, Dans Ie domaine des verres creux, la Bouteillerie de Leopnldville est en pleine activite. Production Million, d'unites 23 8, ,6 Sa capacite etait it l'origine de 2 millions de bouteilles par mois avec deux machines. Une troisieme mise en service en 1962 permettrait maintenant d'attelndre 3 millions d'unites par mois. Elle fournit les brasseries locales et espere exporter 10 millions d'unites en 1966, notamment vers ses voisins de I'UDEAC. Cependant, IfS besoins du pays ne sont pas satisfaits et il y a des maintenant des marches ouverts dans cette industrie: tonnes par an pour la Republique democratique du Congo d'apres SICA!. La Societe est capable egalernent de fabrtquer des flacons de parfumerie (depuis 1962) et de pharmacie (depuis 1964). Un nouveau four est prevu pour la fabrication stmulrance de boutcilles en verre blanc ct en verre Ionce et dc verrerie de table. Signa[on'i d'autre part Le projet de verrerie plate lie it. J'am<:nagemcnt du site d'[nga. La production de verre tire seral1 de tonnes/an (4 millions de metres ca.rrc~s) pour une pui~sa.nceinstau~ede 5 MWh. Or, si on additionne Ja consmnmation Iq6J de ('ensemble des six pays de la sousregion (verre tt vitre non travaille, verre a vitre durci et mirojrs). SUI la base des importations totales. on n'obtient que toones import~es, chiffre qui ne peut guere actuellemenl depasser 1.700tonnes. C'est done un marche qui devrait etre tourne vers les exponations et subir la concurrence internationale. Rappelons d'autre part qu'jj existe du carbonate de soude disponib1e dans la sous-region (natron du Tchad) qui peut etre probablement utilise pour 10 fabrication du verre, ce qui augmenterait egalement ]e~ Mbouches d'une installation d'acide sulfurique locale. Republique centrafricaine: Un projet de Ja societe BRI CERAN pour la faiencerie a 6t6 propose pour l'milisqtion
192 des ressources locales en kaolin, en argile et en sable. 11 s'agissait d'une petite fabrication de 75 tonnes/an de carreaux de faience (avee possibilite de doublement) et de 27tonnes de vaisselle. Cette etude pourrait etre reprise dans Ie cadre de la sons-region. Un projet de bouteillerie, etudie d'autre part, n'a pas ete juge rentable en raison de debouches insuffisants (Krupp). Gabon: II n'y a pas de projet prevu 11 notre connaissance avant Les importations de ceramique representaient 543 tonnes en 1958 et435 tonnes en Ce secteur, ceramique et verre, gagnerait a etre etudie de plus pres. La production de ceramique SUr une relativement petite echelle pourrait fort bien se reveler possible, eventuellemeat au plan multinational, en Republique centrafricaine, par exemple. En ce qui conceme Ie verre, la production sur une relativement petite echelle est possible. D'autre part, les methodes rnodemes sont dans une certaine mesure automatiques, II y a done lieu, a premiere vue, d'envisager la production au plan sousregional, des bouteilles en verre et de la verrerie etant fabriqu6es dans un certain nombre de pays, mais les emplacements etant choisis de telle sorte que les specifications ct Ies tailles soient reparties entre les diverses usines. Enfin, une seute fabrique de verre plat est justifiee pour l'instant et une etude serait necessaire pour en determiner l'emplacement le plus indique, PUes tleettiques et accumulateun La fabrication de piles electriques et d'accumulateurs touche d'assez pres Ie domaine de la chimie pour ttre analysee dans ce chapitre. Sous reserve de quelques estimations concernant Ie Camerounm les indices de ces deux produits sont calcules conune suit: Iq = 137 Iv = 99 sans la Republique Piles democratique du Congo; tlectriques Iq = 94 Iv = 95 avee la Republique { democratique du Congo. Iq = 177 Iv = 90 sans Ia Republique democratique du Congo; Accumulateurs Iq = 65, Iv = 100 avec la Republique { democratique du Congo. On constate ici encore nne augmentation de quantite qui n'est pas suivie par la variation en valeur. Les prix unitaires ont done relativement baisse. RepubIique democratioue du Congo: - La Societe MACODIS de Uopoldville fabrique des piles electriques et aurait augmente sa production de 75 pour 100 entre 1962 et 1963, mais nous ignorons quelle est sa productiou de base. II existe actuellement une usine (Afripile) 11 Kisenge, qui commencera la production de bioxyde de manganese en mai 1966 et la fabrication de piles seches 11 la fin de I'annee. - La Societe COGEAK d'elisabethville fabrique d'autre part des accumulateurs en utilisant du plomb et de I'antimoine de recuperation; apres un accroissement de 17 pour 111 Ccs approximations ont conetste a noter les importations globables de 1963 et a admettre la meme repartition qu'en 1962 entre les deux rubriques. 100 de sa production en 1959 par rapport , celle-ci est retombee it lindice 56 en 1963 l78. Gahan: Les ressourees considerables en bioxyde de manganese ant favorise le projet de fabrication d'une qualite "chimique", laquelle pourrait servir, en plus de I'exportation, al'approvisionnement d'unc fabrique de piles locales. Les essais effectues seraient tres encourageants, mais le projet ne peut aboutir que si l'on trouve des debouches suffisants pour Ie bioxyde. La qualite de celui-ci se comparerait avantageusement aux produits internationaux. Disques de gramphone La Societe Ducretet Thomson (en Republique du Congo) avait envisage la fabrication de disques de gramophone, mais ce projet n'a pas eu de suite etant donne la concurrence de MACODIS 11 Leopoldville (qui fabrique egalement des piles et des accumulateurs). Cependant, on pourrait etudier la possibilite de produire des disques pour le marche de l'udeac en Republique du Congo. A noter toutefois que la SAMBA, au Cameroun, a demande Ie I3 novembre etre classee dans la categorie B du code d'investissement, sur la base d'une production de disques par an. L'examen de cette demande a etc remis a plus tard aux tins d'enquetes suuplementalres. En ce qui concerne Ie marche de I'UDEAC, it semble done que Ie choix resterait a faire entre la Republique du Congo et Ie Cameroun. Section i: Schema provisoire de developpement industiel coonlooot pour I'Afrique du o:entre Les tableaux indiquent, par pays,le developpement industriel propose ou en apparence possible, ainsi que ses incidences en ce qui concerne I'investissement fixe, l'ernploi, etc. On a resume, a partir de ces tableaux, Ie schema global de developpement industriel coordonne envisage pour la sons-region et on a ensuite donne une breve indication de la repartition des industries et de ses consequences dans chaque pays. 17. D'apres lerapport SICAI, it yaurait un marche pour piles et accurnulateurs par an
193 TABLEAU 89 TCHAD Estimations de]a capacilt\ de produetion, des investillsements, de l'emplol, du chilfre d'affaires et de Ja valeur ajoult\e--tcbad ( ) Capacite de production Investissernents totaux Total emploi chiffre valeur (millions de dollars) (nombre) d'affaires ajoutee (millions de dollars) Industries alimentaires Farine Extension T T (),15 0, ,8 0,2 Riz traite Extension T T 0,10 0, ,8 0,2 Sucre. raffinerie Ind. Nouv T - 1,5-50 0,2 0,10 Biere Extension hj hi 0,40 0, ,90 0,18 Conserverie de poisson Ind. Nouv T.- 0, ,4 0,10 Produits laitiers Ind. Nouv T - 0,5-20 0,06 0,04 Conserverie de viande Bxtension T T 1,5 2, ,5 1,5 23 Industries textiles Tissus de coton Ind. NOllV metres - } ,6 2,0 Teinture-impression Ind. NOllV , ,8 Couvertures Ind. NOllV ,75 Cuir Ind. NOllV T - 0, ,2 0,6 Chaussurea Extension paires paires 0,3 1, ,25 0,15 Industries du bois Menuiserie Extension ma rna 0,2 0, ,20 0,65 Industries chimiques Oxygene-acetylene Ind. Nouv rut 5, ,45 0,24 Huiles vegetales Ind. Nouv T - 4, ,0 5,00 Savons Ind. Nouv. - SOOT - 0,\ ,10 0,05 Tourteaux Ind. Nouv T 0, ,25 0,05 Parfums Extension 900 hi hi O,QI 0, ,3 0,15 Huile de coton Extension 450T T 0, ,2 0,10 Huile d'arachides Extension 750 T T 0,6 1, ,3 0,15 Produits mineraux non n~/alliques Briques Extension T T 0,5 1, ,75 r.n Produirs metatliques Charpente metallique legere Extension 650 T T 0,8 1, ,3 0,18 Mobilier metallique Extension 850T T 0,8 1, ,4 0,25 Radios a transistors Ind. Nouv unites - 0, ,75 0,3 Bicyclettes montage Extension unites unites 0,1 0, ,25 0,03 Fonderie Ind. Nouv T - 0,5-60 0,06 0,02 Source: Chiffres indiques dans le texte et estimations duo secretarial.
194 TABLEAU 90 REPVBLIQUE CENTRAFRICAINE Estimadoos de Ia ""padte de produedod, des fnrestlssemeats, de I'emplol, du cbiljre d'affaires et de Ia leur ajou~republique centrafricaine ( ) Chiffre Valeur Capacite de production Investtssemeots totaux Total emploi d'affaires ajoutee (millions de dollars) (nombre) (millions de dollars) Industries altmentatres Conservesde fruits et legumes Ind. Nouv. - loot - 0,02-10 O,! 0,05 Laiterie, beurre, frontages Extension SOT 200T - 0, ,06 0,04 Huile de table Ind. Nouv T 0, ,48 0,20 Cafe soluble Extension 100 T z.coo r?? , Minoterie Ind. Nouv. - s.ooo r - 0, ,45 0,35 Conserves de viande Ind. Nouv T - 0, ,5 0,15 Biere Extension bl bl 0,7 I,I ISO 280 3,75 3,00 Boissons gazeuses Extension hi hi 0,1 0, ,45 0,30 industries textiles t Filature, tissage.. impression Ind. Nouv, I.4ooT - 10, ,5 2,4 Filage, tissage Extension 5.5QO.ooo metres 4,0 10,0 900 ~ ,2 2,3 Couvertures, pansements Ind. Nouv T - Chaussures cuir, semelles synthetiques Ind. Nouv, paires - 0,2-60 0,08 0,05 Filatureet tissage roselle Extension BOOT T 0,3 0, ,6 Industries du bois Scieries, centre-plaque Ind. Nouv ms 1, ,8 1,46 Deroulage, placage Ind. Nouv ms - _. 2,M 500 6,0 3,25 Pate a papier Ind. Nouv T - 0, ,70 0,30 Panneaux de particules Ind. Nouv ms - 1, ,0 0,52 Industries dumtques Huile vegel.le Ind. Nouv ooT - 1, ,0 1,25 Savon Ind. Nouv, T - 0, ,00 Aliments de betail Ind. Nouv, T - 0,5-30 0,10 0,Q3 Compost Ind. Nouv, T - 0,35 Allumettes Ind. Nouv rna - Q, ,0 0,75 Oxygene et acetylene Ind. Nouv, rna - 1,0-30 0,02 0,01 Objets co plastique Extension SOOT T 0.2 0, ,2 0,68 a 120 milliards livres
195 TABLEAU 90 (suite) Produits mineraux nun metatttques Ciment Briques Verrerie Ceramique Peinture Ind. Nouv. Ind. Nouv. Ind. Nouv. lnd. Nouv. Ind. Nouv. Capacite de production T T col, 400T 500T Chiffre Valeur Investissements totaux Total emploi d'affaires ejoutee (million' de dollars) (nombre) (million, de dollars) , ,6 0.4 O,~ ,20 0,14 0,4-50 0,50 0,30 0, ,30 0,15 0, ,30 0,02 Produits metatltques Outillage Bicyclettes Menuiserie metalliqce Scrrurerie et ferronnerie Rechauds et lampe, Apetrole Radios transistors Ind. NOllV. lnd NOllV. ") SInd. Nouv. Articles menagers en aluminium Ind. Nouv. Appareillage elect rique Ind. NOllV. Source: Chiffres indiques dans le texte tl esnmatioos du secretariat. JOOT 6.000unites 500T unites unites 0,4-40 0,25 0,10 0, ,22 0,02 0, ,5 0, , ,10 0,04
196 TABLEAU 91 GABON EstimatiUD de Ia capaeit~ de produetioe, des idvestissemeats, de I'emploi, du ebift're d'aft'aires et de Ia valeur aluuue (1\ ) Chilfre Valeur Capacite de production lnvestissements totaux Total emploi d'affaires ajoutee (millions de dollars) (nombre) (miuions de dollars) Industries alimentaires Pates alimentaires Extentlon 60 loot 0,2 0, ,04 0,01 Huile de table Extension T - 0, ,50 0,20 Biere Ind. Nouv hi - 0, ,35 0,30 Boissons gazeuses Extension hi hi 0,2 0, ,60 0,40 IndultriN textiles Confection Extension 150T 250T 0,15 0, ,85 0,4 Couvertures Ind. Nouv, T ,10 0,06 Industries du bois Centre-plaque Extension 9.ooom ms 3,0 4,3 700 l.000 2,4 0,90 Industries chimibues Oxygene-acetylene Extension rna mi 3,0 4, ,45 0,24 Savons Extension 500T T 0,1 0, ,5 0,33 Articles en plastique Extension ZOOT 500T 0,1 0, ,5 0,28 Prodstts mineraux non nretalliques, Ciment Ind. Nouv T 2, ,7 1,80 Peinture Extension 450T 800 T 0, ,6 0,04 Cellulose Ind. Nouv T - 56, ,0 Produits mjlalliques Clouterie-c-visseeie Extension T 0,3 0, ,25 0,17 Radio-transistors Ind. Nouv unites - 0, ,70 0,35 Piles eleceriques Ind. Nouv, - \.SOOT - 1, ,0 0,20 Chaudronnerie Extension loot ZOOT - O,SO ,6 0,40 Articles de menage Extension 50T 150 T 0,1 0, ,25 0,12 Meubles rnetalliques Extension 50T 100 T 0,05 O,tO ,20 0,08 Source: Chiffres indiques dans le texte et estimations du secretariat.
197 TABLEAU 92 REPUBUQUE DU CONGO Es_lIoD de la <apatito de prvdueliod, des investlssements, del'emploi, du clliffre d'affaires et de In valeur aloute., ( ) Chiffrc Valeur Capacite de production Investissements totaux Total emploi d'affaires ajoutee (millions de dollars) (nombre) (millions de dollars) Industries alimemaires Conserves de poisson Ind. NOllV T - 0, ,40 0,10 Minoeerie Ind. NOllV T - 0, ,75 0,20 Conserves de legumes et de fruits T - 2, g,4o 4,60 Sucre T T 3,0 5, ,2 0,95 Biere Extension hi g5.000 hl 0,60 1, ,55 0,55 Boissons gazeuses Ind. Nouv hl 0,1-20 0,22 0,15 Huile d'arachide Extension 3500T T 1,2 2, ,00 0,40 Industries textiles Filature-tissage coton Ind. NOllV m - 1, ,40 0,25 Confection Ind. NOllV T - 0, ,50 0,20 Industries du bois Scieries Extension ms rna 1,5 2, ,8 2,5 Deroulage-i-placage Extension ma rna 1,5 5, ,0 s.o Industries chimiques Engrais Ind. NOllV ,000 T - 75, ,5 Huiles vegetates Extension 6500 T T 1,0 4, ,0 5,5 Tourteaux Extension 150T 450 T 0,01 0, ,03 0,01 Industries des mineraux non metalliques Ciment Ind. NOllV. - go.ooo T - 2,0 Industries pour La fabrication d'ouvrages en meraux ,60 0,90 Constructionsmetalliques lourdes Ind. NOllV T - 0,9-1, ,25 0,65 Construction metalliques legi:res Ind. NOllV T - 0, ,65 O,O~ Fonderie-forge Ind. NOllV. - SOOT - 0,2-40 0,02 0,01 Constructions de machines Moteursacombustion interne Ind. NOllV T 2, ,6 3,0 Machines agriccles Ind. NOllV T - 0,1-60 0,3 0,1 Lames de scies Ind. Nouv T - 0,Q7 40 1,5 0,8 Appareils de levage Ind. NOllV. - I.500T - 0, ,4 0,7 Construction de machines electriques Reeepteurs radio Ind. NOllV, unites - 0,2 - ISO 0,5 0,1 Construction de materiel de transport Materiel roulant de chemin de fer Ind. NOllV. - UOOT - 0,4 - IgO 1,0 0,5 Assemblage de voitures cornmerciales Ind. Nouv unites 7, ,S Bicyclettes Ind. Nouv unites - 0, ,1 0,3 Source : Chiffres indiques dans le texte et estimatlona du secretariat.
198 TABLEAU 93 CAMEROUN Estimation de Ia (apacite de prvducdod, des lnvestissements, de l'emploi, du cbi1fre d'affaires et de la valeur ajouti-e ( ) Chiffre Valeur Capaclte de production Investissements totaux Total emploi d'affaires ajoutee (millions de dollars) (nomhre) (millions de dodars) Industries alimentalres Brasserie, boissons gazeuses EX1cMion hi hi 5,2 9, ,0 6,8 Minoterie, biscuiterie Extension T T 4,0 5, ,0 8,8 Chocolaterie, confiserie EX1.eD.Sion T T 0,8 0, ,4 0,9 Sucrerie, raffmerie Ind. Ncuv T - 11, ,0 4,8 Patesalimentaires Extension 150T T 0,15 0, ,35 0,1 Beurre de cacao Extension 2.000T T 1, ,0 6,0 Conserverie de viande Extension 600T T 0,12 0,18 (40) 60 0,9 0,2 Industries textiles Filature-tissage Extension 850T Blanchirnent, impressionteinture I.400T }- 6, ,0 2,6 Ind. Nouv metres Bonneterie Ind. Nouv pieces Couvertures Ind. Nouv T - 0, ,0 0,8 Chaussures en cuir, sacsvalises Ind. Nouv unites - 0, ,0 0,9 Chaussures Extension paires paires 6,0 15, ,2 2,9 Industries du bois Scieries Extension m' 125,000 mae - 1, ,5 Maisons prefabriquees Ind. Nouv. Deroulage-c-contre-plaques Extension m' ms 2,0 4, ,0 4,2 Impregnation de traverses Ind. Nouv unite. - 0,2 60 0,5 0,05 Ernballages en bois Ind. Nouv unites - 0, ,8 0,6 Industries chimiou..s AUumettes Ind. NOllV. - 12,000' - 0, ,0 0,75 Peinture Ind. Nouv T - 0,2-30 0,9 0,37 Insecticides Ind. Nouv T - 0, ,6 0,2 Articles en plastique Extension 300T T 0,1 0, ,7 0,8 Sulfate d'ammoniaquee Ind. Nouv T - 6, ,0 2,2 Industries des mineraux non metalliques Ciment Extension T T 0,8 1, ,0 0,6 Articles en beton Extension T T 0,6 0, ,35 0,20 Briques Ind. Nouv oooiJour - 0,7-60 0,25 0,15 Quan1ite de grume, misesen oeuvre. b Caisses de boites. Ammoniaque.
199 TABLEAU 93 (suite) Chiffre Valeur Capacite de production Investissements totaux Total emplci d'affaires ajoutee (millions de dollars) (nombre) (millions de dollars) Fabrication d' ouvrages en metaux Recipients metalltques Extension 300T T 0,1 0, ,65 0,50 Constructions metalliques 1egeres Extension T T 0,4 0, ,00 Ustensiles de menage Ind. Nouv T - 0, ,00 Courellerie Ind. Nouv T - 0,2-60 0,75 Vis et clous Extension 150T T 0,Q7 0, ,25 Outillage agricole amain Extension 700T T 0,2 0, ,50 Cables et fils metalliques Ind. Nouv T - 0, ,20 Fourneaux domestiques Ind. Nouv. - I.500T - 0, ,60 Chaudronnerie Extension T T 0,4 0, ,90 Construction de machines Machines ouulse Ind. Nouv T - 0, ,2 Balances Ind. Nouv T - 0, ,5 0,85 Materiel de Ievage Ind. Nouv. - l.5oot - 0, ,2 1,3 Construction de machines electriques Moteurs clectriquea c Ind. Nouv T - 0, ,3 1,8 Transformateurs Ind. Nouv T - 0, ,15 0,08 Rechauds electriques Ind. Nouv. - I.500T - 0,17-80 Refr'igerateurs Ind. Nouv unites - 0,8-70 0,7 0,36 Piles electriques Ind. Nouv unites - 0,7-75 0,5 0,2 Ampoules electriques Ind. Nouv unites - 0, ,5 0,25 Radio-transistors Ind. Nouv unites Construction de materiel de transport Assemblage de vehicules utilitaires Ind. Nouv. Bicyclettes Ind. Nouy. Cyclomoteurs, assemblage Ind. Nouv. Materiel roulant de chemin de fer Ind. Nouv. Source: Chiffres indiques dans Ie texte et estimations du secretariat. d Machines ameuler, polisseuses kw unites unites unites 1.500T 2,0 0,06 0,1 0, ,0 0,5 0,8 0,4 3,7 0,05 0,28 0,14
200 TABLEAU 94 REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO Estlmatioa de.. ""pacite de production, des idvestiosements, de I'emplo;, du cbilfre d'all'aires et de" valeur ajoufie ( ) Cbilfre Valeur Capacite de production Investissements totaux Total emploi d'affaires ajoutee (millions de dollars) (nombre) (millions de dollars) n 1975 Industries alimentaires Sucrerie Extension T T 12,0 15, ,10 0,75 Biscuits Extension 2.SooT T 0,6 1, ,6 1,30 Farine Ind. Nouv, T - 1, ,0 0,28 Bi~re Extension hi hi 23,0 28, ,0 80,0 Boissons non-ajcoollques Extension hl hi 3,0 6, ,8 7,70 Alcoal Debut T Industries textiles Filature-e-tissage Extension m m 64,0 80, ,0 9,0 Bonneterie Extension ,0 2, ,7 1,2 Chaussures Extension p p , ,7 2,5 Couvertures Extension ,5 2, ,5 2,4 Confection Extension T T 5,4 7,S ,0 10,0 Industries du bois Centre-plaque Extension m' ms 4,0 7, ,8 1,8 Panneaux de fibres Ind. Nouv rna - 1,0-38 1,0 0,4 Panneaux de particules Ind. Nouv rna - 0, ,1 0,5 Patesapapier Ind. Nouv T - 0, ,7 0,3 Papier Ind. Nouv T ,2 0,06 Industrieschimiques Acide sulfurique Extension T T 3,8 6, ,2 8,8 Engrais manufactures Ind. Nouv T ,0 0,5 Chlorate de soude Extension 2.0ooT T ,0 0,9 Glycerine Extension 600T T ,3 0,3 Acides de palme Extension T T ,3 0,3 Explosifs Extension 4.oooT T ? 3,2 Oxygene-Acetylene Bxtension 4oo.ooom' rna 12,0 20, ,1 1,2 Insecticides Extension J.OOO T T 1,0 2, ,8 0,2 Articles en plastiquee Extension ZOOT T 0,1 0, ,5 1,6 Industries des mineraux non-metalliques Ciment Extension 730.oooT - 16, ,5 8,5 Articles en fibrc-ciment (amianle) Ex-tension m mz Briques, tuiles Extension T T 0,5 0, ,0 0,65 a Autres queleschaussures
201 TABLEAU 94 (suite) Chiffre Valeur Capacite de production Investissements totaux Total emploi d'affaires ajoutee (millions de dollars) (nombre) (millions de dollars) Construction metalliques Iegeres Meubles metalliques Extension pieees pieces 0,3 0, ,3 0,5 Cadres fenetres Ind. Nouv T - 0, ,4 0,2 Recipients metalliques Extension pieces pieces 0,2 0, ,0 0,3 Chaudronnerie Extension T T 0,2 0, ,0 1,3 Bottes de conserves Extension pieces pieces 1,5 2, ,7 0,8 Etirage Ind. Nouv T - 2, ,5 0,6 cables et fils metalliques Ind. Nouv T - 1, ,2 0,5 Boulons, clous Extension loot T 0,2 1, ,5 3,1 Outillage Extension 500T T 0,2 0, ,7 0,3 Coutellerie Ind. Nouv T - 0,2-60 1,5 Ustensiles de menage Extension 700T T 0,1 0, ,8 3,6 Fourneaux domestiques Ind. Nouv T - 0, ,6 Ferronnerie Extension loot T 0,1 0, ,4 0,2 Fonderie Extension 550 T T 0,2 0, ,15 0,1 Constructions de machines Machines agricoles Ind. Nouv, - 600T 0,1-70 0,3 0,1 Machines de bureau Ind. Nouv unites - 0, ,0 0,4 Machines outils b Ind. Nouv T - 0, ,0 0,3 Machines acoudre Ind. Nouv unites - 0, ,75 0,4 Machinespour indo alimentaires Ind. Nouv, T - 0, ,7 0,5 Constructions de machines electriques Appareillage de coupure Ind. Nouv. 600T 0, ,3 0,1 Transformateurs Ind. Nouv T 0,04 60 Refrigerateurs Extension unites unites - 1, ,0 2,6 Source: Chiffres indiques dans le texte et estimations du secretariat. b Perceuses et polisseusea
202 Avant d'examiner Ies conclusions qui decouleut des tableaux 89 a94 rappelons encore qu'une serie d'industrfes sont deja. etablies, en cours d'expanston, en projet ou parfaitcment realisables compteieou desmarches intencurs, et qu'on les trouve ou les trouvera sous peu dans les six pays de la sous-region. Les principales sont les suivantes: Industries alimentaires: Biscuits, chocolat, conflserle, beurre, fromage, yoghourt, bleres, boissons Don aleoolisees. Industries textiles et industries connexes: Vetements, bonneterie, linge de maison, tannerie, chaussures et souliers, sacs a main et valises, articles en matiere plastique, Produits cmrniques: Oxygene, bioxyde de carbone, actty. lenc, preparation finale de produits pharmaceutiques, peinture et vemis, preparation finale de parfums et de produits de beaute, Insecticides, pesticides et desirfectants, transformation du papier. Materiaux de construction: BriQuts, miles, ouvrages en beton. Articles manufactures en metal: Charpentes legeres en acier, y cornpris les meubles en metal, clous, vis et ecrous, fabrication d'elernents tels que demarreurs, rerlecteurs et accurnulateurs pour le montage de machines et de materiel de transport, materiel de conditionnement d'aie, commutateurs, appareils de radio. montage de bicyclettes, montage de remorques, y compris la construction de carroseries. II conviendran ensuite de recapituler les industries qui ont besoin de marches couveaet plus d'un pays (multi. nationaux), qu'il s'agisse de deux ou plusieurs pays voisins, de J'ensemble de fa sons-region. ou d'autres marches africains ou extra-africams, Le choix des emplacements est determine en Ioncrion des prix de production les plus bas, compte temr de la disponibilite de matieres premieres ou de la situation du rnarche (reelle au pctentielle), suivant la nature de I'industrie considetee. Cependant, outre ces principes classiques, on prend en consideration la possibilite d'implanter des industries dites mobiles dans les zones Iee moine Favorlsees afin de ccmpenser la tendance qui se manifeste au sein d'un marche commun libre de rassembler l'ensemble des industries autour des centres industriels exlstants, c'est-a-dire, dans le cas de I'Afrique du centre.fa cote au Ia region de Leopoldvitte et de BrazzaviUe. Les industries sont muitinationales (au sens de 1a definition ci-dessus) sauf lorsque le symbole SR est ajoute, pour une industrie exigeant des debouchessur I'ensemble du marche sous-regional, au Ie syrnbole E dans Ie cas des industries exigeanl des debouches sur Les marches exterieurs ais. solls-region, en gene.ralhors d'afrique. Inttustries alimentaires Sucre: R6publique du Congo, R6publique d~mocratique du Congo, Cameroun et Tchad. (E) Cigarettes.:RepubtiQuedu Congo, Republiquedemocratique du Congo et Cameroun. Huile de palme: R6publique du Congo, Republique d~mocratique du Congo, Republique centrafrlcaine et Cameroun, (E). Haile de palrnistes: Republique du Congo, Republique dernocratique du Congo et Cameroun. (E) Huile d'arachide: Cameroun, Republique democratlque du Congo, Tchad et Repubiique du Congo. (E) Huile de graine de coton: Tchad et Republique democratique du Congo. (E) Touneaux : Republique du Congo, Republique democratique du Congo, Camerouu et Tchad, (E) Poisson de mer traite et en boite; Republique du Congo et Tcbad. (E) Poisson d'eau douce traite et en botte: Tchad, Cameroun, Republique democratique du Congo et Republique du Congo. (E) Farine de poisson: Tchad., Republique du Congo. (E) Viande congelee et en boite: Tchad, Republique democratique du Congo. Lait en poudre et en boite et autres produits laitiers: Cameroun, Republique democratique du Congo et Rhpublique cenlrafricaine. Legumes en bone: Republique democratique du Congo et Cameroun. (E) Farine de cereales: Rcpubhque democrarique du Congo, Cameroun et Tchad. Riz traite: Republique du Congo, Cameroun, Tchad, Republique dernocratique du Congo. Jus de fruit: Republique du Congo. (E) Produits cbimiques et engrais Saud. caustique: Tchad (SR), Republique du Congo. (SR) Carbonate de soude: Tchad. (SR) Silicate de soude: Tchad. (SR) Potasse: Republique du Congo. (E) Ammoniaque et sulfate d'ammonium: Cameroun ou Republique democratique du Congo. (SR) Carbure de calcium: Republique democratique du Congo. (SR) Pesticides: Republique dernocratique du Congo. (SR) Alcool industriel: Republique du Congo et Republique democratique du Congo. Chambrcs a air et pneus de bicyclettes en caoutchouc: Republique democratique du Congo, Cameroun et Republique centrafricaine. Piles seches: Gabon (pour Ie marche de l'udeac) er R6publique d6mocratique du Congo. Disque, de gramophone: R6publique du Congo (pour Ie marcm de I'UDEAC) et R~publiqued6mocratique du Congo. Fils de rayonne: R6publique du Congo. Republique democratique du Congo. (SR) lad..tries fo...tieres Pate a pap;er et papier: Les propositions d6finitives d6pendront du multat des 6tudes de, possibilit6s de rbl.isation, et tous les pays offrent des possibiiites. (E) Sciages: R6publique du Congo, Cameroun, R6publique centrafricainc, Gabon et RepubJique democratique du Congo. (E) Placages et contre-plaqu6s: Republique du Conllo, Gabon, Repub\ique c:entrafricaine et Republique democratique du Congo. (E)
203 Meubles; Republiquc dll Congo, Gabon et Republique centrnfricaine. (E) Panneaux de fibres et de particules: Gabon et Republique dernocratique du Congo. (B) Allumettes: Cameroun, eventuellement Republique du Congo et Republique dernocratique du Congo. Textiles Filature du coton: Rcpublique democratique du Congo, Republique centrafricaine, Republique du Congo, Cameroun, Tchad. Tissage du colon: Rcpublique democrarique du Congo, Republique centrafricaine, Republique du Congo, Cameroun, Tchad. Tissage de 1a rayonne: Gabon, Republique democratique du Congo, Cameroun. Tissage de 1a Laine syruhetique: Republique democratique du Congo. (SR) Produits non metalliques Ciment: Republique du Congo, Gabon, Cameroun du nord et Republique democratique du Congo. Amiante-ciment: Republique democratique du Congo. (SR) Vaisselle de table en cerarnique: Republique democratique du Congo, Republique centrafricaine et Republique du Congo. Bouteilles en verre: Republique democrarique du Congo, Republique du Congo, Tchad et peut-etre d'autres pays. Meteaux Siderurgie: Republique dernocratique du Congo et Gabon ou Republique du Congo. (SR) Produits finis en acier: Rcpublique democratique du Congo, Gabon et Repubiique du Congo. ISR) Cuivre: Republique democratique du Congo. (E) Cobalt: Republique democratique du Congo. (E) Zinc: Republique democrntique du Congo. (E) Brain: Republique democratique du Congo. (E) Aluminium: Cameroun et Republjque du Congo. (E) Ferro-alliages: Republique du Congo. (E) Articles manufactures en metal (notamment produits metal Jiques, produits des industries mecaniqees et ctectrtqucs et materiel de transport) Constructions lourdes en acier, y cornpris les elements de ponts: Brazzaville. (SR) Foudres et cuves, cintrees et embouties a partir de tole:\:: d'acler y compris chaudieres et recipients pour gaz: Douala et Leopoldville. (SR) Bidons et bones meralliques: Republique democratique du Congo, Republique du Congo et Douala. Tubes rnetalliques soup1es et autres recipients en aluminium: Douala. (SR) Produits en fils: Leopoldville et Owendo ou Point-Noire. GriUages et treillis metalliques: Douala. (SR) Cables et cordages: Owendo. (SR) Outilsamain pour l'agriculture: Repub1ique centrafricaine. Cameroun, Republique democralique du Congo. Outils a main pour la sylviculture: Gabon, Republique centrafricaine, Cameroun, Republiquc dernocratique du Congo. Coutellerie: Republique centrafricaine, Tchad, Republique du Congo et Cameroun. Articles de menage (y compris articles en fer bauu, articles ernailles, cuisinieres et foumeaux): Cameroun et Republique democratique du Congo. Moteurs acombustion interne: Republique du Congo. (SR) Machines agrico1es (pour la culture du sol et la moisson): Republique du Congo, Republique cenlrafricaine. (SR) Machines a ecnre et A calculer : Uopoldville. (SR) Foreuses verticales: Leopoldville. (SR) Scies a metaux et abois: Republique du Congo. (SR) Machines abroyer: Douala et Leopoldville. (SR) Machines acoudre: Leopoldville. (SR) Machines pour industries alhnentaircs: Lcopoldville. (SR) Machines pour Ie triage et le broyage des mineraux : Gabon. (SR) Valves: Leopoldville. (SR) Pompes Iegeres: Gabon et Leopoldville, (SR) Machines de pesage: Cameroun et Tchad. (SR) Treuils et appareils de Jevage: Cameroun, Repubiique du Congo. Republique democratique du Congo et Gabon. Petits moteurs electriques: Leopoldville (ou Brazzaville) et Cameroun. (SR) Transformateurs: Douala et Leopoldville ou Brazzaville. (SR) Cables et fils electriques isoles: Douala. (SR) lsolateurs en porcelaine: Douala. (SR) Fourneaux et cuisinieres electriques: Cameroun. (SR) Fers electriques: Leopoldville. (SR) Refrigerateurs : Cameroun et Leopoldville, (SR) Accumulateurs: Cameroun. Leopoldville et Gabon. (SR) Ampoules et tubes electriques: Cameroun, Leopoldville et Bangui. (SR) Wagons et marchandises (sauf roues et essieux}: Cameroun, BrazzaviJle ou Leopoldville, (SR) Montage de voitures pour le transport des personnes et fabrication de reservoirs aessence, de ressorts plats et de pieces embouties simples: Leopoldville. (SR) Montage d'autobus, de vchicules commerciaux lourds et de camions, y compris la fabrication des chassis: Cameroun, Gabon, Brazzaville. (SR) Nous pouvons maintenant resumer. par pays, res perspectives de developpernent d'industries qui necessitent un marchc plus large que les marches nauooaux. Les industries destinees a alimenter les marches interieurs ne figurent done pas dans la Iiste ci-apres. De plus. on n'a pas fait de distinction entre industries devant desservir deux pays au plus. industries devant alimenter le marche sousregional er industries devartt ecouler leurs produits a la fois sur Ie marche sons-regional et hors de l'afrique de l'est, Y compris outre-mer, Tcbad Sucre Huile de graines de coton Tourteaux Huile d'arachide - l8~-
204 Poisson d'eau douce, poisson congele et en conserve Viande congelee et en conserve Farine de cereale Riz traite Filature et tissage du coton Carbonate de soude Silicate de soude verrerte Coutellerie Machines de pesage Republique rentrafricaine Huile d'arachide Fibres de kenaf et de roselle Cafe soluble Filature et tissage du coton Souliers Sciages Placeges et centre-plaques Mobilier Articlesmanufactures en caoutchouc VaisseIle de table en ceramlque Cartouches Outils amain pour Pagriculture et Ia sylviculture Machines agricoles Ampoules et tubes electriques Coutellerie Cameroon Sucre Cigarettes Huile de palme Huile de palmistes Huile d'arachide Lait, en poudre, en boite et autres produits laitiers Legumes en bette Farine de cereales Riz traite Filatureet tissage du coton Tissage de Ia rayonne Ammoniaque ct sulfate d'ammonlaque Sciages Pate it papier et papier Allumettes Ciment Aluminium et produitsen aluminium Chambres a air et pneus de bicyclettes en caoutchouc Foudres et cuves cintrees et embouties a partir de tbles d'acier, y compris les chaudieres et les recipients pour gaz Bidons et bones melallique. Tubes metalliques souples et autres rtcipients en aluminium Grillages et treillis metalliques OutiIs amain pour I'agriculture et la sylviculture Articles de menage Machines abroyer Machines de pesage Treuils et equipernent de levage Petits rnoteurs etectriques Gabon Transformateun Cables et tils elecrriques Isotes Isolateurs en porcelains Foumeaux et cuisinieres electriques Refrigerateurs Accumulateurs Ampoules et tubes electrlqucs Wagons de marchandises Montage d'autobus, etc. Piles seches Sciages Placages el centre-plaques Pale et papier Panneauxen fibres et ec particules Mobilier Ciment Fer et acier et produits finis en acier Produits des cables en tils Cables et cordages Outils it main pour la sylviculture CoutelJerie Machinesatrier et abroyer lee mlneraux Pompes legere. Treuils et appareils de levage Accumulateurs Republique du Congo Poissons de mer Poissons d'eau douce Sucre Cigarettes Huile de palme Huile de palmistes Tourteaux Riz traite Legumes en conserve Farine de cereales Lait en poudre et en boite et autres produits taleters Jus de fruit Filature et tissage du coton Nitrate de potassium Alcoa! industriel Files de rayonne Sciages Placages et centre-plaques Pate apapier et papler Mobilier A1lumettes Ciment Vaisselle de table en ceramique Bouteilles Fer et acier et produits finis en acier Aluminium Ferro-alliages Disques de gramophone Construction lourdes en acier, y cornpris Jes elements de pont Bidons et boltes en metal
205 Produita en fils Coutellerie Moieurs l combustion interne Machines agricoles Scies il metaux er il bois Treuils et materiel de levaee Petits moteurs electriques Transformatcurs Wagons de marchandises Montage o'autobas, etc. Republique democralique du Congo Poissons de mer Poissons d'eau douce Sucre Cigarettes Huile de palme Huile de palmistes Tourteaux Huile d'arachide Viande congelee et en conserve Filature et tissage du coton Tissage de la rayonne Tissage de la lame synthetique Anunoniac et sulfate d'ammonium Carbure de calcium Soude caustique Pesticides Acttylene File. de rayonne Sciages Placages et centre-plaque Chambresil air et pneuspour bicyclettes en caoutchouc Pilesskheo Disques de gramophone Allumeltes Clment Arniante-cirnent VaisseUe de table en cerarnique Bouteilles en verre Fer et acier et objets finis en acier CUivre Etain Aluminium Cobalt Foudres et cuves cintrees et embouties l partir de toles d'acicr, y compris chaudieres et recipients pour gaz Bidons et bones en metal Produits en fils Outils a main pour I'agriculture et la sylviculture Articles de menage Machines ~ ecrire et a calculer Foreuses verticales Machines II brayer Machines a coudre Machines pour industries alimentaires Valves Pomp.. leseres Treuil. el materiel de levage Petits mote-un tlectriques. Transformateurs Fers electriques Refrigerateu," Accumulateurs Ampoules et tubes electrtqaes Wagons de marchandises Montage des voitures pour le transport des personnes A certaines exceptions pres. qui ont ete notees, les perspectives et les possibilaes de developpement industriel indiquees ont trait A ce Qu'on peut cornpter voir realise en 1970, et a ce qui est en projet au qui pourrait etre envisage d'ici n'est pas trop tot pour s'interesser a ce qui pourrait etre prevu OU mis en chantier en 1975 pour entrer en service en 1980 et, a ce second stade, le Tchad et la Republique centrafricaine devront tout particulierement retenir l'atrention, D'ici 1970, leurs ressources minerales serom beaucoup mieux connues, ils devraient disposer d'energie en plus grande quantite et a meilleur prix, et les liaisons de transport seront sensiblernent ameli Drees. Dans Iecas du Tchad, il sera alors nature} de cherchera pousser Ie developpement des industries agricoles deja ctablies ou projetees. Les possibilites les plus marquantes OU Ies plus imrnediates soot offertes par Ie sucre. Ia viande traitee, Ie poisson, le riz et la farine, ainsi que Ies textiles. II serait egalernent possible d'envisager la fabrication de la pate a papier et de demarrer une industrie chimique, ainsi que de developper les industries forestieres et textiles. Il pourrait d'autre part exister des possibilites en ce qui conceme le cirnent, eventuellement l'etain, le cuivre et la siderurgie, et une vaste ga.mme de prcduits manufactures en metal. Section J: Cadre propre... mise en oeuvre du d,heloppement industri~) On a presente dans ce cbepitre des donnees aesee detaillees sur la structure industrielle actuelle de l'afrique du centre, on a indique comment de nouvelles industries se developpaient, on a decrit chaque secteur industriel et on a mis en evidence ala fois les possibijilts et Jes problemes Que presence l'harmonisation des plans de developpement industriel. Dans cette dernieie section, on examinera dans quel cadre le developpernent industriel devra etrc rnis en oeuvre. Fondamentalement, les memes problemes se posent dans tous les pays de la sons-region. A mains qu'i1s ne scient resolus.je developpement industriel resrera en grande partie soumis a l'initiative de non Africains et sera beaucoup mains rapide qu'if pourrait retre. Dans une zone de marches reduits, on ne peut que gagner a ta cooperation et a 1a mise en commun des efforts. Le processus d'harmomsarion induslrielle represente bien plus que Ie chou de l'ernplacement de certaines usines. n convient tout d'abord d'enumerer les prmcipaux problemes, ce qui revient il rappeler les elements de Ia strategie du developpement industriel Mais eet exercice n'a de sens que si celje-ci est con<;uedans Ie cadre d'une strate.. gie du developpemenl general, un Cquilibre salisfaisant etant realise entre les divers sec:teurs de I'economic, notamment I'infrastructure humaine el physique, I'agriculture el toute la samme des industries. IJ y a dix ans seujement, en 187 -
206 ne tenait guere compte du role de l'industrie dans une economie en expansion. Peut-etre aujourd'hui a-t-on tendancc 8. cxagerer dans I'autre sens et ne comprend-on pas toujours suffisamment qu'a defaut de programmes de developpement agricole appropries, l'industrialisation est appclce a se trouver freinee. 11 n'y a pas de contradiction dans un developpement parallele de l'agricuhure et de I'industrie. Ce sujet prere encore it trop de discussions steriles et on ne saurait ttop repeter certaines verites elementaires. L'augmenranon des revenus provoque I'accroissement de la demande dans le secteur des produits alimentaires: si ceux-ci ne sont pas produits localement, il faut les importer. L'augmentation des revenus agricoles est absolument necessaire A I'expansion du marche des produits industriels et ai'integration du secteur rural dans I'economie du marche. Vne production de matieres premieres agricotes plus abondante est indispensable pour elargir I'evenrail des industries rattachees it l'agriculture, qui sont appelees ajouet un role de premier plan dans les programmes d'industrialisation. Maia les industries rattachees a l'agriculture, non plus que les autres Industries legeres, ne sont suffisantes. 11 convient d'entreprendre des maintenant la fabrication de biens d'equipement, de machines et d'engrais destines au secteur agricole et, surtout, de machines qui produisent des machines et qui accelerent Ie processus d'une veritable formation de capital lnterieure. Les faiblesses qui se rnanifestent dans la conception des plans de developpement de nombreux pays en voie de developpement sont dues en partie A l'insuffisance des etudes consacrees aux relations organiques entre les differents secreurs de l'economie. Le problerne est encore aggrave du fait qu'il existe raremerudes organlsmescharges d'assurer et de controler l'executiondes mesures prevues dans le plan. II n'existe encore en Afrique du centre Que des plans de deve]oppement interimaires dans les cinq pays de l'udeac (encore que celui de la Republique du Congo soit plus pousse que ceux des autres pays). Il ne semble pas probable que 1a Republique democratique du Congo <:n publiera WI avant deux ans. Mais on prevoil que des plans quinquennaux seront annonccs dans Je courant de 1966 pour Ie Cameroun, Ja Republique centrafricaine, Ie Tchad et Ie Gabon. On peut exposer ici brievernent les questions-cje qui se presentent dans Ie cadre du deve10ppement industriel. En tout premier lieu, un plan relatif a la main-d'oeuvre est indispensable, lui-m me lie au plan relatif a l'education. II exige des donnees et des previsions demographjques detaiuees et doit s'accompagner de previsions precises portant sur les quantites et Jes categories de main-d'oeuvre qui seront necessaires pour atteindre chacun des objectifs industriels fixes. On en arrive ainsi aun plan de formation visant toutes les categories de main-d'oeuvre: personnel de gestion, techniciens de haut niveau (notamment Ies specialistes du ca1cul des prix de revient, spccialite de premiere importance et souvent sous estirnee), cadres rnoyens et main~d'oeuvre qualifiee et semi-qualifiee. Le programme de formation devra prevoir trois titres principaux: formation dans le pays, organisee soit par l'etat, soit par l'industrie privee; cooperation avec les pays voisins (methode qui a recu un debut d'application en Afrique du centre mais qui pourrait etrcconsidcrablcment developpeej.et formation Al'etranger, Iimltee ai'enseignement superieur, alors qu'il est impossible de le recevoir dans le pays Oll dans un [mire pays africain. Tout cela parait peut-etre evident, mais il reste pourtant beaucoup afaire pour rnettre ces doctrines en pratique, et plus encore si l'on veut que lcs Africains jouent un r61c serieux dans Ieprocessus du developpement industriel. JIest indispensable que leur formation les metre en mesure de prendre les decisions qui s'imposent en ce qui concerne Ia place et l'irnportance de l'industrie dans Ie developpement. lis doivent etre formes en vue de l'evaluation des possibilites et des projets industricls. II est indispensable de mettre en place un dispcsitif qui permette it J'Etat de surveiller l'execution des plans qu'il a arretes. Il ne s'agit pas seulement de distr'ibuer et de faire clrculer les fonds de l'etat. Actuellement, dans la plupart des pays d'afrique (et en tout cas dans toute l'afrique du centre) les gouvernements offrent des possibiliteset des encouragements aux investissements etrangers, ce qui est inevitable et necessaire et le restera pendant longtemps. Cependanr, sf les gouvernerneots 5001 appelcs a prendre en main leur propre destin industriel, tls doivent disposer d'un organisrne d'etat, tel que Ies COrpOI ations de developpement industriel, qui mette en place et commande a la fois un secteur d'etat et un secteur mixte. II n'y a pas lieu de discuter ici de l'importance relative que dolt avoir I'entrej.rise publique par rapport a l'entreprise privce, et c'est en tout ctat de cause a chaque pays d'en decider. Mais quelle que scit Ia Jacon dont on considere ce problerne, fa necessite d'un secteur public et d'un organisrne d'etat approprie qui puisse le diriger et l'assister se fait sentir dans toute economic en vote de developpernent. en Afrique du centre cornme ailleurs. Compte tenu de ces considerations generales, ii convient en second lieu de passer bricyernent en revue l'e qui est fait dans ces divers domaines en Afrique du centre. En ce qui conceme la planiftcation de fa main-d'oeuj're industridle, on a effectue, ici et!ft, des estimations de la main-d\)euvre nccessaire a la realisation de cemoins projcts industriels. Mais en dehors de res cas isoles, rieo n'est fail en Afrique du centre, bien que Ie probleme soit naturejicment etudie dans Ie cadre des plans quinquennaux acluellement en preparation dans 1a plupart des pays de la sousregion. Pour ce qui est de 1a!(.'rn:atioll industriej/e, taus les pays de I'UDEAC, et en fait tous ceux de J'Afrique franco~ phone, appliquent une formule commune qui consiste en une formation acceleree donoee dans des centres crees par le ministere du travail. Ces centres forment ainsi des ouvriers qualifie~: ouvriers du batiment, menuisiers, mecaniciens specialises dans 1a reparation et l'entretien de vehiculcs automobiles et de machines agricoles, ouvriers metaljurgistes, soudeurs et electriciens. II y a en outre des cours de formation acceleree pour les employes de bureaux souvent organises avec l'aide de I'OlT. Dans Ie cadre de ces programmes, sont formes partiellemer.t des moniteurs destines it remplacer graduellernent les experts 6trangers qui dirigent actuellement ces cours. Les moniteurs stagiaires recoivent en general a l'etranger un complement de 188 -
207 formation. Les cours organises sous les auspices de l'etat s'accompagnent d'une formation dans les societes privees les plus importantes,dont les principales envoient egalernent leurs stagiaires dans leurs usines d'europe pour des COUTS de breve duree. Dan! les accords regissant la creation d'usines importantes conclus entre les gouvernerr.ents et des entreprises privees etrangeres, il est maintenant habituel d'inclure une clause prevoyant la formation d'africains a tous les niveaux. Cependant, ce systerne est loin d'etre universel et son application semble poser des problernes dans Ie cas des petites entreprises. Au Cameroun par exemple, Alucam A Edea, ta Compagnie francaise pour Ie developpernent des fibres textiles a Kaeli et la Maison du cycle adouala ont obtenu d'excellents resultats en formant du personnel dans leurs usines. Mais l'experlence du Cameroun confirme que les systeme n'est guere applicable que dans de grandes entreprises.rrv Le nombre d'ouvriers formes dans les centres d'etat n'est pas grand. C'est ainsi que le Tchad possede trois centres, formant de 15a18 ouvriers. Cependant, ainsi qu'on l'a fait observer.reo les objectifs du Tchad sont principalement onentes vers I'agriculture, parfois indirecternent, et les methodes utilisees pour les atteindre sont essentrellement axees sur la main-d'oeuvre: perfectionnement des connaissances techniques des cultivateurs leur permettant de changer les methodes de labour, organisation du secteur rural grace au "paysannat" et aux communautes villageolses, etc. En d'autres tenne.., l'accem est mis sur l'investissement humain au moyen d'une formation pius poussee des travailleurs, notamment dans le secteur rural. Le Gabon possede des centres de fonnation technologique acceleree diriges par Ie ministeredu travail. Dans Ja section des travaijleurs manuels, la situation etait la suivante en ] : Libreville: 60 stagiaires repartis entre les categories suivantes: Mecaniciens (automobile) ]5 Beton anne et armature J5 Construction 15 Charpente 15 Port-Geruil: 30 stagiaires, repartis entre les categories suivantes: Mecarucjens (automobile) /5 MetaUurgistcs, chaudronniers 15 Pour L9<i5-- J966, on prtvolt:; Libreville: 53 stagjair~. repartis entre Ies categories suivantes: M~caniciens (automobile) 15 Beton ann~ et armatures 15 CQnstruction 15 Charpente 8 Port~Gentil: 30 stagiaires, dont: Mecaniciens (automobile) 15 Metallurgistes, chaudronniers ]5 l1t Voir Crealion et developpement de nouvelles industries au Calfter:.oun, par I. Bavly,expert de l'assistance technique des Nations~Unjes. fevrier "Employment position and problems in Chad", IntemQtional Labour Re'l1;ew. Bureau international du travail, Geneve. \'01. LXXXV, No.5, rna; existe une ecole des techniques forestieres Qui a aceueilli ]3 etudiants pour I'annee scolaire et en aura 14 en Une ecole de secretariat offre un cours de neuf rnois. Il esi prevu qu'en elle forrnera 28 stcnos et dactylos. Entin, un institut poly technique a admis ]9 etudiants pour I'annee scolaire et prevoit d'en admettre 20 en Un expert de l'assistance technique des Nations Unies a recommande la creation au Cameroun de domaines industriels pour de petites industries, probleme sur lequel on reviendra plus loin. L'un des objectifs principaux serait la formation industrielle systematique dans l'ensemble du pays.rsi Los problemes de la Republique democratique du Congo sont essentiellement les memes, mais se posent sur une toute autre ecbehe.taa 11 est parfois difficijede trouver des debouches pour la main-d'oeuvre nouvellement formee: c'est le cas par exemple en Republlque du Congo et en Republiquc centrafricame. Ainsi, pour la promotion 1965 (annee terminee au ler mars) du lycee technique d'etat de Brazvaville, il y avail 116 offres d'emploi. Certains pays 001 uni leurs efforts dans le domaine de la formation Indusmelle. Au Tchad, par exemple, Ie ministere des travaux publics a cree une ecole pour la formation d'agents techniques des travaux publics. II en sort 35 par an, 30 du Tchad et 5 de la Republique centrarncaine. Le Gabon a suggere La creation a Bangui d'une ecole superieure de commerce destinee aux pays de I'UDEAC On a deja signale le role des dornaines industriels dans la formation, mais ils constituent egalement un moyen eprouvi de developpement des petites et moyennes industries, Leurs principaux avantages sont les suivants: en fournissant des services comrnuns, ils offrent un stimulant aux petites entreprises capables d'expansicn ; ils permettent La formation d'entrepreneurs locaux, ains! que de maind'oeuvre; ils facilitent Pintegrarion des entreprises publiques et privees et constituent une ecole pour l'application et le develcppement de fa technologie. le Cameroun envisage l'installation de domaines industriels sur une grande echelle, non seulement dans les villes importantes comme Douala, Yaounde, Maroua et Garoua. mais aussi dans un certain nombre de petites vitles en divers points du pays.i83 Un autre inslrument de progres est la banque de devejoppemenl. Son objectif primordial est normalement de combler les ]acunes de la structure financiere d un pays et de fournir au" nouveijes entreprises industrieues du credit a moyen ou long terme a des condilions raisonnables. Cependant, une banque de developpement est plus qu'lln etablissement financier. FIle eslegalement un recours 181 Voir Creatibn et developpemenr des nouvelles industries au Camer?un, op. cit. U2 Pour un compte rendu des realisations et des besoins prevus pour les deux ou trois annees a venir, voir Rapport de fa mission CEE-Congo(RapportTorre), fasdculev,"prob/emes humains", 113 Voir Creation. et delle/oppen/ent de nouvelles industries au Cameroun, op. dr
208 Iorsque Ies entrepreneurs sont rares, Ie marche reduit et que l'accroissernent du volume des credits risque de ne provoquer, dans J'immediat, qu'une reaction Iimitee. La banque joue alors elle-meme le role d'entrepreneur et fait office de "demarreur". Une banque de developpernent fonctionne deja avec succes au Cameroun, ses principales activites s'exercant pour I'instant dans le secteur agricole, I'habitat et Ie developpement des petites industries. Sa politique reconnue consiste A investir ses avoirs sur le marche prive au fur et amesure que les occasions se presentent, Vient ensuite Ie problerne du deveioppemem industriel au sens large qu'on a attribue plus haut ace terme. Tous les pays de l'afrique du centre ont adopte une politique de base qui consiste it offrie des possibllites et des encouragements aux entreprises privees etrangeres, Le principal instrument utilise par Ies cinq pays de 1'UDEAC est un systeme de codes d'investissement. Les quatre pays de rude ont depuis un certain temps un code comrnun. Celui du Cameroun etait legerement different et sernblait offrir des conditions plus genereuses aux fournisseurs de capitaux pour Ia raison, entre autres, que contrairement aux autres pays de l'ude. Ie Cameroun n'applique pas la taxe a I'importation de 5 pour too sur les biens d'equipement.iw Les pays de l'udeac sont recemment convenus d'adopter un code d'investissement harmonise qui s'applique a l'ensemble du territoire de runion. 11 ne semble pas douteux que ces codes suffisent entferement a attirer des. investissements. Le principal danger qu'ils presentent dans les pays en voie de developpement est qu'i1s ont tendance a etre trop Iiberaux, chaque pays cherchant a offrir des conditions plus favorables que les autres pour attlrer les fournisseurs de capitaux. Aussi I'harmonisation des codes au sem de la zone de I'UDEAC est-elle, de toute evidence, souhaitable. L'harmonisation des politiques fiscales est egalement a envisage! et, dans ce domaine aussi, des etudes et des negociations sont en voie de conclusion. La Republique dernocratique du Congo a prepare un projet de code d investissement qui n'est pas encore en vigueur. 11 serait squhaitabje que ce code ne s'ecarte pas du code unifie adopte par les pays de I'UDEAC. Les pays de I'UDEAC commencent a prendre conscience de Ia necessite d'organismes consacres ala promotion industrielle, notamment pour Iesentreprises artisanales et Ies petites industries. Le Gabon a cree un organisme de promotion industrielle, l'agence gabonaise de promdtion industrielle et artisanale (Promogabon).t8S eehe agence est financierement autonome, son but est d'encourbger Ia cr~tion et Ie developpement au Gabon d entrepriscs industrielles et artisanales. Elle peut, directement ou in directement~ effectuer des etudes, des recherdes, des essais. des experiences et des prospections. Elle peut se livrer a des operations C(lmmen:iales, industrieues, foncieres et financieres. a condition Que celtes-.ei soient compatibles avec ses objectifs. Son capital initial est d'un 184 Pour plus de details, voir Investment laws and Regulations, Nations Vnies, No. de vente 65.ILK.3, New York, lis Voir Lai portant creatlon d'une Agence gabonaise de promotion industrielle et artlsar.ale, et Rapport sur l'aetivite de promogaban depuis sa creation, novembre juillet million de francs CFA et sera foumi par Ie Gouvemement. On veillera ace que La societe se maintienne a une echelle modeste et des mesures ont ete prises pour assurer une liaison erroire entre Ie ministere de I'economie, du Plan et des mines. Ie ministere des finances et d'autres ministeres. ainsi qu'avec les industries privees et les banques. Promogabon a deja etudie un certain nornbre de projets (et pris des decisions aleur sujet) concernant entre aut res Ia brasserie, \a confection. la fabrication de plies seches, de peintures, de mobilier et de reveternents de sol. RUe a auss! accorde des credits a des ouvriers specialises desireux de monter de petites entreprises et etudie la candidature d'autres interesses. Le Gouvemement d'israel a propose au Gouvernement du Tchad, dans Ie cadres d'un projet mis au point pour la creation d'un complexe de la viande i\ Port-Arcbambault.tas d'etablir une societe de planification et d'industrialisation dont Ies obiectifs seraient a peu pres les memes que ceux de Promogabon. Us seraient cependant plus larges car its s'etendraicnt aux industries utilisant les matieres premieres locales. celles qui produisent en vue du remplacement des importations et celles qui visent essentiellement a cecce des possibiltes d'ernploi dans les centres en expansion. La societe s'occuperait egalemeat de la planification des routes et de la construction, chercherait des avis d'experts a l'exterieur et s'etforcerait d'attirer des investissements prives, La Repubtique centrafricaine a conclu un accord avec Ie Gouvernement israelien pour la creation d'un nouveau centre industriel a Bangui, qui serait termine en juin 1966 et comprendrait quatre installations de production (transistors. quincaillerie, vetements et bois de construction). Le centre sera egalement charge de fournir des services. notamment consultatifs. Le Gouvernement de la Republique federale d'allemagne a propose la conclusion d'un accord analogue: portant princjpalement sur les industries artisanales. Au Cameroun, a ete creee la Societe nationale d'investlssements. Sa tache principale consiste actuellement a evaluer les offres d'investissement notamrnent dans l'industric 1 qui doi\'ent etre squmises a l'examen de Ia Commission nationate des investissements. On prevoit egalement que cette soch~tt servin a repartir Ies fonds publics con sacres aux investissements industriels.187 La Republique democratique du Congo envisage I'~tablissement d'une banque d'investissement, moins a cause de son role financier qu'en tant que moyen d'evaluation et d'encouragement des investissements. 186 Voir la section du present chapitre consacree aux industries alimentaires. U7 II a etc suggere au Gouvemement camerounais de cdcr une "autorit6 industrielle" qui serait chargtc de 1a plani6catiods industrielle~ de la preparation de projets. des n6g?ciat~on.s avec les bailleurs de fonds locaux ou etrangers et qulservualc d'intennediaire entre Ie Gouvernemcnt et Itslorganismcs exterieurs fournissant une assistance technique el des fonds. Dans Ie principe. eet organisme s.erait assez semblable a celui qui est decrit ci-dessus. (Voir Creation et dbeloppement de nouvelles industries au Cameroun, op, tit.)
209 Il paralt essentiel d'encourager ces tentatives et d'y apporter, Ie cas echeant, un soutien exterieur. Les projets mentiormes sont encore embryonnaires et Ie personnel necessaire manque. II ne serait peut-etre pas sans interet de resumer brlevement les foncticn essentielles d'un service de promotion industrielle ou d'un service consultatif, qui ne font aucunement double emploi avec celles de I'autorite du Plan, du rninistere ou de la division de l'industrie, la banque de developpement ni d'autres organismes tels que Ies corporations de developpernent industriel. Les fonctions principales d'un service de ce type sont les suivantes: Donner des avis sur la planification et la programmarion industrielles; Donner des avis sur la selection des projets, notarnment sur les offres recues de foumisseurs de capitaux prives etrangers: Donner des avis sur la necessite et I'execurion d'etudes de rentabilite, et commencer a en effectuer pour de petites entreprises; Donner des avis sur I'application de mesures de protection douaniere dans le domaine industriei; Donner des avis sur les sources de financement industriel, publiques ou privees; Effectuer des etudes de marche; Donner des avis sur la legislation industrielle; Encourager 1aformation industrielle; Donner des avis SUI le developpement des entreprises africaines, notamment sur la creation de domaines industriels, et entreprendre ou encourager des activites de vulgarisation; Donner des avis sur la normalisation; Donner des avis sur Ia commercialisation, notamrnent sur le developpement des exportations. Un des roles essentiels du service consisteraitaformer du personnel africain dans toutes ces disciplines, notamment en vue de l'evaluation des possibilites et des projets industriels. Une organisation de ce type est indispensable a l'echelon national. Cependant, it semble que la mise au point d'accords sous-regionaux visant la coordination du developpement serait en outre opportune. Les pays du Maghreb ant cree un precedent qui pourrait stre suivi, en presentant ensemble au Fonds special des Nations Unies une demande en vue de l'etablissement atripoli d'un centre d'etudes indusrrielles du Maghreb. Le principal objectif de ce centre est d'effectuer des etudes destinees a- encourager 13 coordinationindustrielle,en cooperation avec les organisrnes de developpement industriel des quatre pays membres. II convient d'insister sur ce point, car Ie nouveau centre n'est nullement destine ase substituer aux centres nationaux qui existent deja dans ces pays. Le role essentiel du centre serair d'entreprendre des etudes sur Ie developpement industriel d'une zone ou d'un secteur de l'economie, aussi bien que toute etude de projet industriel qui pourrait lui etre demandee dans I'interet commun de deux pays ou plus. En outre, it effectuerait des enquetes du meme ordre sur Ia demande d'organismes nationaux de developpement industriel, mais sans jamais perdre de vue les repercussions possibles du projet considere sur les economies d'autres pays. Dans des cas exceptionnels, le centre aiderait un organisme national de developpement industriel a realiser une etude d'interet strictement national. Il ernploierait en partie du personnel des organismes nationaux de developpement. II encouragerait une normalisation industrielle coordonnee au sein de la sons-region. II s'efforcerait de mettre au point un service de documentation, notamment un catalogue des societes industrielles et une collection de microfilms. II convient peut-etre d'insister sur deux points: le role que le centre pourrait jouer pour encourager la coordination industrielle et J'aide qu'il apporterait aux centres nationaux de developpement industriel. On prevoit trois categories de personnel: Ie personnel permanent specialise dans les questions economiques, Ie calcul des prix de revient, 1a metallurgie, Ie genie civil, les industries mecaniques et l'industrie chimique; Ie personnel contractuel; et des consultants recrutes it court terme. Le centre emploierait en moyenne 6 a 10 experts, assistes de 5 agents subaltemes. A noter que le centre assurerait la formation en cours d'emploi d'auxiliaires de recherche et de personnel destine a remplacer les experts etrangers, Le budget total a ete estime aplus de deux millions de dollars pour cinq ans, aquoi s'ajoutera le loyer ou les frais de construction du centre A rembourser au pays d'accueil. Les frais de voyage et d'entretien des etudiants devront etre pris en charge par les gouvemements participants, Selon la pratique habituelle du Fonds special, l'ensemble des depenses sera divise, a parts apen pres egales, entre Ie Fonds special et Ies pays participants, y compris Ie pays d'accueil. 11 serait egalement intercssant d'etudier comment un centre de ce genre pourrait graduellement s'orienter vers la recherche industrieue, en cooperation avec les organismes nationaux. Dans I'ensemble, il n'y a eu que pen de realisations dans les pays de I'UDEAC dans Ie domaine industriel. L'ORSTOM'" aun institut polytechnique dans chacun des pays de rudeac, le directeur de Brazzaville etant primus inter pares. Des echanges de programmes et de personnel s'operent continuellernent. La recherche est repartie en deux categories: developpernent along terme dans I'agriculture, les ressources hydrauliques, les ressources humaines et la medecine, al'cxclusion des mineraux qui sont du ressort du BRGM; et recherche ~ court tenne portant sur des problemes particuliers relatifs a l'execution des plans des differents pays.la formation des chercheurs s'effectue en France, generalement en deux ans, et les techniciens sont formes sur place. Ni I'ORSTOM ni Ie BRGM n'ont des activites tres poussees dans le domaine industriel et Il existe Ia une lacune qui pourrait ztre combtee grace a la creation du centre d'etudes industrlelles envisage. II cxiste deja en Afrique du centre, a Elisabethville (Republique democratique du Congo), un organisme connu sous Ie titre de Centre de recherches industrielles en Afrique centrale (CRIAC). Bien que destine a l'origine a desservir le Congo, it est suffisamrnent equipe pour pouvoir etendre ses services al'ensernble de La sons-region. II possede un conseil d'administration et un conseil scientifiqueainsi que lae Voir Ie resume du Programme d'orstom pour 1965, ORSTOM. Paris. 191
210 10 services specialises dans les essais de materiaux, Ies industries alimentaires, les industries chimiques, la corrosion des materiaux, les industries electro-chimiques, la rnetallurgie, les industries mecaniques.i'economieappliquee, la documentation et l'administration y compris les brevets et la Iegislation. Le personnel prevu au budget, outre le directeur, consistera en 21 experts etrangers et 21 Congolais. On pourrait egalement envisager pour l'afrique du centre une solution qui est adoptee en Afrique de l'est, la. encore avec l'aide du Fonds special des Nations Unies. Elle consiste en un conseil administratif pour l'ensemble de la sons-region et en un programme deliberernent mis au point en vue d'une division du travail entre Ies differents pays, chacun se specialisant dans un domaine particulier et desservant les autres. Des dispositions en vue de la coordination et du developpement de la normalisation sent prevues et pourraient egalement etre prevues dans le cadre d'un programme analogue visant l'afrique du centre.rss La recherche et le developpernent industriels sont necessairement lies a la recherche portant sur la planification du developpement et sur la recherche economique appliquee en general. Tout programme envisage devrait done prevoir des dispositions visant aune association plus etroite entre les principales universites de la sons-region, notamment Lovanium et son Institut de recherche economique et sociale, l'universite du Cameroun et Ia nouvelle universite qui doit etre creee a Brazzaville, ~;-Vofr Ia normalisation en Afrique, E/CN. 14/ASjIVj
211 PARTIE III Chapitre 8 Possfbllites d'harmonisation dans les secteurs-cle et mesures recommandees Le premier chapitre du present rapport contient des projections relatives a 1970 et 1975 pour les pays de la sons-region. Ces projections sont necessalrement approximatives. Elles ne constituent nullement des previsions pour I'avenir mais simplement nne indication de ce qu'il est possible de faire et de la ligne d'action ou de la politique a suivre. Il faut egalernent faire des reserves au sujet de I'exactitude et de Ia portee des statistiques disponibles ct des calculs et estimations auxquels elles ont donne lieu. A noter que confcrmement a I'usage nons avons adopte en general pour I'analyse nne periode de dix ans. Cependant, la premiere partie de cette perlode ( ) est deja largement determince par [a structure economique actuelle et les decisions de politique generate deja prises et, en 1975, il sera trop t3t pour esperer que la physionomie de l'agriculture (specialisation) et de l'industrie (implantation effective de grands complexes industriels) ait vraiment change. Les projections sont Iorulees sur les rcsultats obtenus recemment par les differents pays et sur les programmes interimaires de developnement. Elles ne pourront etre plus precises tant que les pays n'auront pas, chacun, mis au point des plans de developpernent, preludant, de preferenee.a des series de plans. Quai qu'ilcn solt.on a demontre que des taux de croissance elevesetaient ala fois realisables et necessaires. On a estime que d'ici 1975, la production rotale pouvait etre augmentee de pres de 90 pour 100 et Ie revenu par habitant de pres de 56 pour 100. D'ici cinq ans, on peut parfaitement s'attendrc a un debut de transformation de la structure des economies de I'Afrique centrale, it condition que des programmes analogues ;\ ceux qui sont recommandes dans Ie present rapport scient appliques dans les domaines de l'energie, des transports, de I'agriculture et de l'industrie et que des mcsurcs auxiliaires scient prises pour assurer notamrnent I'equilibre des finances et de la balance des paiements. Enseignement et formation Le chapitre 2 contient une description des systemes d'enseignement et des progres effectues dans les pays de la solls-region. D'importantes realisations ont marque les dernieres annees dans}e domaine de J'enseigncment primaire et, dans certains pays, de l'enseignement secondaire. Des jalons ont ete poses en matiere d'enseignement postsecondaire. Les deux principaux problemes sont, premierement, Ie nombre insuffisant de bacheliers ou de dip16mes de niyeau equivalent, et deuxiemcmcnt, l'orientation permanente de l'ensemble du systeme vers les humanites plutot que vers les matieres scientrnques et techniques. On a egalement indique aux chapitres 6 et 7 les principales caracteristiques des moyens de formation disponibles dans la sdlls-region. Ajugerd'apres les perspectives de developpe~ ment Quis'offrent pour L'instant, La situationest inquietante. En outre, bien qu'h n'y ait pas lieu de s'en ctonner au stade actuel de la planitication economique, aucune enquete serieuse n'a porte sur 1a main-d'oeuvre et, en consequence il n'existe ni plans ni politiques valables dans ce domaine, II est neccssaire et urgent d'effectuer une etude poussee des besoms de main-d'oeuvre previsiblcs dans le cadre du developpement au COUTSdes dix prochaines annees, qui servira de base :\ l'elaboration de programmes de formation a tous les niveaux, l'accent etant mis sur la formation :\ l'echelon de la sous-region.grace ades accords de cooperation. L'une des faiblesses des politiqucs actuelles de formation est le manque de discernernent qui caracterise I'envoie d'africains ai'etranger, que ce soit sous les auspices d'organismes internationaux ou au titre de I'aide bilaterale, Sauf dans des cas exceptionnels, it devrait etre possible d'assurer sous peu en Afrique la formation au niveau moyen, la formation a l'etranger etant lirnitee a certaines disciplines specialisees. Aussi one priorite elevee devrait-elle stre attribuee aune etude poussee des besoins de main-d'oeuvre et de formation de Ia sous-region, qui pourrait etre reattsee avec l'aide de Ia CEA, de J'UNESCO de la FAa et de roit. 11 n'est peut-etre pas inutile, a eet egard, d'ajouter qu'il faudrait aussi se preoccuper des aspects sanitaires des principaux programmes de developpement envisages. On a deja evoque ces aspects a propos de 1a creation de nouveaux. raccordcments de transport. Les memes problemes se posent dans un certain nombre d'autres domaines, en particulier le developpement des industries extractives et chimiques. Ressources naturelles On a presente au chapitre 3 un resume des ressources naturelles de la sons-region, agricoles et minerales. La sousregion est loin d 'etre defavorisee et Ies ressources connues peuvent deja. pennettre un developpernent economique d'envergure. Mais les connafssances actuelles ne sont pas suffisantes. Cheque pays appelle des recherches et des prospecticns plus poussees et aeet effet, une aide exterieure "ccrue est necessaire. C'est en parliculier Ie cas pour Je Tchad qui semble pauvre en ressources minera1es mais oil, aussi, les prospections n'ont ete faites qu'a une echelle tres reduite. Il est prevu qu'une demande sera presentee au Fonds special des Nations Unies en vue d'un examen approfondi des possibilites u'utilisation de la seule ressource mineraie connue, Ie natron, mais it faudrait faire des etudes plus completes sur d'autres possibilites. Les ressources de la Republique centrafricaine sont mieux connues mais Iii encore, il faudrait redoubler les efforts en vue de detenniner, par exemple, dans queue mesure les rcssources en minerai de fer et en cassiterite sont exploitables. Les ~tudes du Fonds special des Nations Unies portant sur Ie prolonge.. ment envisage du chemin de fer transcamerounais jusqu'a 193
212 Bangui comprendront un recensernent complet des ressources forestieres et agricoles des regions qui pourraient eventueuement etre traversees par la voie, tant en Republique centrafricaine qu'au Cameroun. Vne enquete complementaire portant sur les ressources rninieres de la Republique centrafricaine, qui pourraient faire l'objet d'accords bilatcraux, paraltrait souhaitable. Il importerait egalement d'etudier en detail les ressources forestieres de la partie nord de la Republique du Congo. Lcs ressources minerales sont insuffisamrnent connues dans tous les pays de la SOllSregion. Mais il est important non seulement pour le Tchad et la Republique centrafricaine, mais pour l'ensemble de l'afrique du centre, que le sous-sol de ces deux pays fasse sans tarder l'objet d'une cnquere approfondie.rso Transports Le quatrieme chapitre contient des informations de base sur les systemes de transport de la sous-reglon, les plans et les perspectives. Excepte dans la Republique democratique du Congo OU Ie principal probleme est celui de la remise en etat et en service d'un reseau fondamentalement bien etabli.ja sees-region est insuffisamrnent equipee. Les gouvernements le reconnaissentet consacrent une large part de leurs fonds d'investissement au developpement des transports; Us recolvent egalement une aide importante, notamment du FED et du FAC. Au stade suivant, il convient d'etudier de pres la rentabilite de nouvelles liaisons au sein de la sons-region et entre les pays de la sons-region et leurs voisins, dans la perspective des possibilites de developpement au cours des dix prochaines annees etudiees dans le present rapport. Une equipe de specialistes, fournie par la Belgique au titre de I'assistance technique, effectue actuellement une etude de eet ordre, Energie La sous-reglon est dotee de ressources energetiques importantes. Le probieme essentiel consiste a etudier en detail les marches futurs et a dcvelopper ces ressources. On a vu que Ie dernarrage de la premiere phase d'inga (300 MW) a fait l'objet d'une etude complete; il conviendra en deuxieme etape d'effeetuer une serie d'etudes comptementaires portant notamment sur des projets industriels partlculiers.rsi II est egalement indispensable que les travaux deja entreprrs en vue de I'arnenagernent du Kouilou asounda (Rcpublique du Congo) scient poursuivis, Toutes les etudes necessaires ont etc faites et c'est Ie probleme du financement qui se pose, lequel est lie dans une large mesure a la possibijite d'organiser 1a production d'aluminium et de ferro-auiages sur une large echeue. Le Fonds special des Nations Unies examine une demande d'etude detaillee du potentiel energetique des chutes de Gauthiot en vue de l'approvisiormement du 190 Le Gouvemement fran~isa aceepte d'aider, sur leur demande, les Gouvemements de la Republique centrafricaine et du Tchad, a Caire effectuerdesetudes sur les ressourcesminerales de ces deux pays. 1$1 r a Republique demoeratiquedu Congoa pris des dispositions A eet effet et Ie Fonds special des Nations Unies apportera unecontribution aces etudes. Tchad ainsi que du nord du Cameroun. Le potentiel hydroclcctrique n'est qu'un aspect du projet et il semble necessaire d'en definir Ia portee avec plus de precision. Enfin, I'explcitation des rcssources energetlques du Tchad et de Ia Republique centrafricaine, qui ont tous deux grand besoin d'energie a bas prix, appelle de toute urgence un examen plus attentif. Des etudes plus poussees devront etre effectuees sur Ies ressources en gaz naturel de Ja sons-region,en particulier celles du lac Kivu dans la Republique democratique du Congo et de Logbada au Cameroun. La encore, on pourrait faire appel au Fonds special des Nations Unies. II a deja ete decide d'installer une premiere raffinerie dans la sons-region, 11 Port-Gentil (Gabon), pour les besoins des pays de l'udeac. Une raffinerie est egalement en construction a Moanda, en Republique democratique du Congo. Elle doit entrer en production au debut de 1967 et Ia capacite prevueest d'environ tonnes, 11 semble qu'il y aurait lieu de coordonner les programmes de production des raffineries de Ia sons-region, ce qui sera particulierement important lorsque Ie moment viendra de decider de Pimplantation d'une seconde raffinerie dans run des territoires de I'UDEAC, eventuellement 11 Pointe Noire. Agriculture En ce qui concerne l'agriculture, les recommandations suivantes portent sur cinq domaines d'activite commune. (i) ence qui concemele grave probleme de la penurie de proteines animales, c'est 1a peche qui presente les meilleures possibilites de developpement. Il conviendrait de lancer des projets conjoints portant sur Ia determination du potentlel et les methodes les plus efficaces d'exploitation du poisson de mer et d'eau douce (lac Tchad). II conviendrait egalement d'envisager Ie developpement intensifde la productionde farine de poisson. Un programme coordonne de formation, ainsi que de fourniture d'animaux et de conseils en vue de la production a petite echelle de volaiues et de pores est recommande. Dans la Republique centrafricaine et au Tchad, Ies gouvernemcnrs dc:vraicnt mettre au point des politiques prcpres a encourager l'elevage systematique de care-ins et d'ovins, respectlvement. En ce qui concerne Ies bovins, Ie developpernent de l'exploitation rnixte et de 1a traction animale devrait etre aceelere. tandis que l'essentiel des investissements consacres 11 la production 11 grande<ellelle de betail pour l'exportationdevraitetrelimiteau Tchad et au sud de la Republique democratique du Congo. Toutefois, la Republique centrafricaine ne devra nullement pour autant renoncer ason programme d'elevage de petits bovins trypano-tolerants dans les savanes humides relativement fertiles. La vallee du Niari offre egalement des possibilites interessantes pour l'engraissage du betail. (il) II faudrait s'attaquer au probleme de l'acctoissement des importations de bie et de farine de ble sur deux fronts: en metlant l'accent sur la pro
213 duction intensive de riz irrigue, et en etudiant la oossibilite de produire une Carine de boulangerie acceptableapartir de denrees africaines, millet ou manioc, qui remplaceraient en partie le ble importe et auxquels on ajouterait des proteines sous forme de farine de poisson. d'arachide ou de graine de coton. 11 convicndrait d'organiser une reunion d'experts qui indiqueraient les mesures communes a prendre dans ce sens, et a laquelle participeraient les pays et les institutions de I'Afrique de l'ouest. (iii) Il faudrait etudier de plus pres les possibilites evidentes d'echange de produits agricoles a l'echclon sous-regicnal et d'un developpement agricole visant cet objectif, d'autant plus que dans les conditions propres a l'afrique du centre, un developpernent economique coordonne doit s'appuyer sur l'agriculture aussi bien que sur l'industrie. Rappelons brievernent quelques exemples: expedition de viandes er de sous-produits du Tchad vers Ies territoires rneridionaux de l'ud EAC et I. Republique democratique du Congo; de poisson. du Tchad en particulier, vcrs Ie sud; de fruits et de legumes de la Republique du Congo vers Ja Repuhlique demccrarique du Congo (en depit des possibilites de developpement qu'oftre dans ce dornaine 1a region du Kivu); de the du Kivu vers la reste de la sous-region; et, dans l'avenlr, de ble du Tchad er eventuetlement du Cameroun.isz 192 La Conference de Brazzaville a adopte les grandes Jignes d'un schema de specialisation pour 1a production agricole de la sons-region ainsi que pour certaines industries alimentaires: Riz Cameroun, Republique du Congo, Republique democratique du Congo, Tchad, Rwanda. HIe Tchad, Cameroun, Republique democratique du Congo Burundi, Rwanda. Fruits et legumes Cameroun, Republique democratique du Congo, Republique du Congo, Rwanda, Huile de palme Cameroun, Republique demccratique du Congo Republique du Congo. Sucre Republique du Congo, Repubhque democratique du Congo, Cameroun, Viande et Jait Tchad, Cameroun, Republique centrarncaine, Rwanda, Burundi. Poisson Republiquc democratique du Congo, Cameroun, Republique du Congo, Gabon, Tchad. Coton Republique centrafricaine, Tchad, Republique democratique du Congo. Caoutchouc Republique democratique du Congo, Cameroun) Republique centrafricaine. Plantes afibres Republique democratique du Congo, Cameroun RepubJique centrafricainc. Produits forest[ers Gabon, Republique centrafricaine.republique du Congo, Revub1ique democratique du Congo, CamerolUl. Gomme arabique Tchad. The Burundi, Cameroun, Republique democratique du Congo, Rwamla. Tabac Republique centrafricaine. Republique du Congo, Republique democratique du Congo. Pyrethre Rwanda, Republique democratique du Con&o, Industrie (iv) Une conference pourrait etre convoquee avec 1a participation de la FAO, du Fonds special et eventuellcment des fondations interessees, qui serait consacree ala coordination et au developpernent de la recherche agricole. Une commission conjointe d'experts sur la coordination de la recherche agricole pourrait etre etablie. A eet egard.il y aurait evidemment avantageatirer profit du reseau etabli par l'jneac et de I'experience de cet Institut. La reprise des activites de I'Institut et son developpement devraient constituee 1'0bjectif essentiel d'un programme coordonne a l'echelon sons-regional, visant a La reduction des investissements et des coatsde developpernent pour l'ensemble de Ja scus-region. La recherche, Ia formation a tous les niveaux, les activites de vulgarisation et d'enseignernent agriccles, pourraient etre etfectivement integrees dans le cadre du programme de cooperation economique recommande pour l'ensemble de la sons-region. n devrait egalement prevoir un programme conjoint d'essai des engrais et une politique commune en vue du develcppement de l'usage des engrais. (v) Entin. Ies programmes de formation de tous les pays de la sons-region pourraient et devraient faire l'objet d'une action concertee. Apres un inventaire des besoins previsibles a tous les niveaux, des programmes sous-regionaux pourraient ecre elabores en vue dc la mise en place de rnoyens de formation plus econorniques. La formation devrait etre, dans la mesure du possible. reliee, geographlquernent et fonctionnellement, aux activites de recherche, de formation et de vulgarisaticn dans le domaine de I'agrlculture. 1'economie et la ccmptabilite agricoles dcvraicnt eire plus etroitement Integrees dans Ia formation technique et dans la recherche. En abordant les activites de formation. d'enseignement et de vulgarisation en matiere d'agriculture a l'echelon sous-regional, on assurerait plus efficacement la coordination non seulement de ces activites elles-mernesmais aussi du developpement agricole, Jl faut deplorer acet egard les resultats decevants obtcnus par J'ecole intemationale d'agriculture de Wakombo, pres de Bangui. On pent voir au chapitre 7 qu'un debut de coordination industriellc commence if. se dessiner et les perspectives de mise en oeuvre d'un plan rationnel, 6tendu al'enscmble de Ja sous-region. sont excellentes, On a vu au chapitre 7, au sont exposees en detail la necessite d'une harmonisation industrielle et les perspectives qu'elle ouvre, que nombre d'etudes complt~mentaires sont indispensables. On en trouvera la recapitulation cidessous. A noter en outre qu'aux termes du traite de l'udeac, Ie Secretaire general est prie de preparer, un an apres l'entree en vigueur du traite (Ie ler janvier 1966), un plan detaille en vue de l'harmonisation des industries dans la region de l'udeac. Il sembler.it qu'une ann"e n'est - 195
214 SU~Te suffisante pour une etude complete, comprenant des estimations de la demande future et des propositions detail Jees Iaisant ressortir Ies relations avec l'industrie et entre les divers secteurs de t'economic et par consequent les avantages que chaque pays peut attendre d'une cooperation etroite avec ses voisins. En outre, Ja preparation d'un plan mdustricl bien coordonne seratt facilitee si on disposait des ccmpees nationaux et aut res donnees que Ies pays sont en train de mettre au point dans le cadre de leurs plans de developpemenr along terme, et des etudes par secteur plus detaillees recornmandees dan' Ie present rapport. Si possible, on devrait au moins essayer de dresser des tableaux d'entrees-sorties approximatifs pour les divers pays qui cornposent la sons-region et pour la sons-region dans son ensemble. Si Ie Secretaire general decidait de demander une aide pour la preparation de son plan, la CEA serait en mesure de la fournir. D'autre part, il semble essentiel que l'etude complete cnvisagee a'accompagne d'une enquete paraiiele portant sur Ies moyens d'mtegrcr etroitement, notanunent a long terme, fa Republique democratique du Congo dans le systeme economique de ta sousregion de I'Afrique du centre. Les principales conclusions et reccmmandations relatives aux industries alimentaires qui font I'objet du chapitre 7 (b) peuvent se resumer comme suit: (i) En ce qui concerne les huiles comestibles, re demarrage et developpement de l'industrie de l'huile de palme en Republique democrauque du Congo, en vue d'assurer a l'afrique centrale une part convenable du marche mondial; developpement de l'extraction de I'huile de coton pour Ie marche rnondial egalement (Republique democratique du Congo, Tchad, Republique centrafricaine et Cameroun); etude approfondie des possibilites de mise au point de melanges d'huilc de coton et d'arachide (Tchad et Republique centrafricaine); developpement de Ia production de tourteaux d'oleagineux (Tchad, Cameroun du nord et sud de la Republique dernocratique du Congo); developpement de La culture des noix palmistcs et dc l'extraction d'huile (Republique democratique du Congo); amelioration generate du taux d'extraction dans Ies moulins a huile et rafflnage jusqu'au produit tini. L'assistance technique d'experts necessaire pour l'ensemble de ce progranune, pourra etre obtenue de Ia FAD au titre de l'aide bilaterale. (ii) D6veloppement des industries alirnentaires et des industries connexes pour Ies marches locaux: savon, cigarettes, brasserie, rninoterie et sucre; le principal probieme se posera au niveau de l'agriculture. notamment production de blt et d'orge (Tchad, Republique democratique du Congo); utilisation de tabac local dans I.. melanges destines a la fabrication de cigarcltes (Republique democratique du Congo <t Cameroun); utilisation de cereajes locales dans les brasseries (les brisures de ril, par excmples peuvent constit\ler jusqu'a 30 pour 100 des cereales utilisees); examen de la possibilitc de rem placer en partie la farine de hie par de la farine locale; examen de Ia possibilite d'utillser la natron pour la fabrication de savon. La encore, l'aide d'experts sera necessaire (FAO et programmes bilateraux), (iii) Develcppement de la production de viande et de poisson, frais, congeles et en bolte, notamment sardinelle (Repubtique du Congo) et boeuf (Tchad et Cameroun)-le principal probleme sera pose par la conclusion d'accords sur Ies norrnes de vente applicables a toute La sous-regicn: etude sur lc developpcmeru de fa consommation de thon en provenance des eaux cotieres (Republique du Congo, Cameroun, Gabon) et sur l'utilisation de l'huile de coton dans la conserverie (Cameroun); etude sur Ie potentiel du lac Tchad et son exploitation industrielle, ainsi que sur celui du Chari, du Logone et du Salamat (Tchad, Cameroun); engraissage du betail avec des sous-produits d'origine locale (Tchad, Cameroun, Republique democratlque du Congo); accords entre producteurs (Tchad, Cameroun, Republique democratique du Congo) et consornmateurs sur les normes de tannage, et notamment sur la production de substances tannantes. La encore, on aura besoin de services d'experts. Dans le cadre du Fonds special des Nations Unies, des projets de creation d'industries dcrivees de la peche en eau douce et de la peche en haute mer ont etc approuves, pour lesquels Ia FAO serait la principale source d'asslstance. Mais il conviendra de s'assurer que ces projcts aoicnt etroitement coordonnes. 11 semble qu'il conviendrait egalement de creer des instituts sous-regionaux de recherche appliquee portant sur tows les aspects de Ia production de viande et de poisson. II est indispensable de mettre au point une politique commune en ce qui concerne les moyens de remedier a Ia penurie de proteines. us industries roresneres sent etudiees au chapitre 7(c), II y aurait nettement interet a coordonner leur developpement entre le Ga bon, le Cemeroun.Ja Republique centrafricaine, la Rcpublique du Congo, la Republique democratique du Congo, en ce qui concerne: I'utilisation du bois de construction de deux.ieme qualite, non exportable, pour la fabrication de produils destine.s au rnarche sous-rel;ional, et notamment de caisses d"emballage. une etude detaillee du marche sous-regional des sciages, des bois de placage, et d'une maniere generale du developpement de Ja consommation de bois; des plans de produclion de panneaux de fibres et de particules; l"inventaire complet des ressources forestieres et une etude technique des diverses essences, en vue de coordonner l'exploitation et l'exportation de bois de construction et de produits finis vers les marches africains et europeens, Le Fonds special a lance dans la Republique du Congo et en Republique centrafricaine des projets visant a developper la consommation de bois et la formation. II semble qu'il soit tout afait justitie d'allec plu5 loin dans ceue "'oie en creant une organisation sous-regionale dont les attributions seraient tres etendues. 196
215 Us mmeraux non metalliques, notarnment Ies materiaux de construction, sont etud.es au chapitre 7(d). A I'exceptron du cimenr, de I'amiante-cirnent, du verre et eventuellement de Ia vaisselle en faience, les industries it base de rnineraux non metalliques se deveioppent et elies sont parfaiternent viables etant donne les marches des pays de la sons-region. Pour Ie ciment, un schema de coordination se dessine: Ia Republique du Congo foumira le sud du Cameroun en ciment ou en clinker, et Ie nord du Cameroun approvisionnera Le marcne du Tchad. La Rcpublique dernocratique du Congo est virtuellement en mesure de suffire it ses besoms et pourrait dans les annees a venir exporter vers lcs pays de l'udeac, atitre temporaire. Elle a aussi une production substantielle d'amiante-ciment qu'elfe pourrait ecouler sur les marches de toute [a SQUSr~gioR On aura peut-etre besom dans certains cas d'une assistance pour developper la production, telle que celle d'ouvrages en argile ou en cirnent, assistance qui pourrait etre fournie soit par les conseillers regionaux de Ia CEA, soit au titre du programme d'assistance technique de l'organisation des Nations Unies. Le chapitre 7(e) presente une estimation prelirninaire de l'expansion possible du marche sous-rcgionul de produits de Ia siderurgie, qui fait apparaitre la»ecesslte d'envisager serieusement 1a creation d'une industrie siderurgique. JJ semble raisonnable de commencer par une mine siderurgique utilisant l'electricite produite par Inga et dent Ia capaclte pourrait stre rapidement portee aenviron 250,000 tonnes. On pourrait aussi envisager la creation a Pointe Noire et a Owendo d'une usine de relaminage dont le programme de production devrait, aut ant que possible. etre coordonne 1\ celui de 1<1 premiere usine slderurgicue. 011 pourruitensuire creer une usine siderurgiquesoit it Owendo, soit it Pointe-Noire et plus tard, aux deux endroits puis, a long lenne encore, en Republique centrafricaine. Ii semble qu'j) con\liendrait de prendre d'ores et deja deux mesures, sans parler des etudes detaillees que les gouvemements des pays interes~es font actuellemcnt executer. La premiere con~isterait ij. proceder a un~ estimation dctaillee du niveau et d~ la structure de la consonunation de fonte et d'acier, par produits, sur une p&iode de 15a20 ans; et la seconde a effectuer une evaluation comparative des differents projcts echelormes dans Ie temps, qui pourrait etre realist<' par la CEA. La production d'a1uminium metal destine au marche mondial ainsi qu'<1 l'approvi~ionnement d'unc usine de laminage produisant pour 1e marche sous-regional, est en bonne voie au Cameroun. II existe egalement de nombreux arguments en faveur de la production d'aluminium pour Ie marche mondial a proximite de Ia source d'energie de Sounda et il semble bien que ce soit]a remplacement Ie plus favorable non seulement de 1a sous~regiol1, mais de tout Ie continent. II est demontre au chapitre 7( f) que la sous-region a amor~ la production de produits metauurgiques et de materiel de transport mais qu'eden'a guere avance dans la fabrication d'equipement mecanique et electrique. Bien que ron puisse fabriqijer, it peu de (rais et apetite ~chelle, done dans tous les pays de]a sou1-r~gion,<.:erlains produits metaljurgiques, ii est essentiel d'assurer une coordination dans les trois autres secteurs. La prochaine etapeconsistera a mener des etudes veritablement detainees sur Ies possibilites du marche pendantles dix anneesavenir, au plan sousregional et pour chacun des quatre secteurs, et de dresser des plans detaillea de developpernent et de coordination de la production fondee sur ces etudes. 11 convient de mentionner la fabrication d'articles a base d'aluminium qui trouvent de plus en plus de debouches. La construction d'un Iaminoir au Cameroun donnera un nouvel elan a la production mais on aurait interet a effectuer des recherches detaillees sur Ies possibflhes de developpement. 11 en va de meme de la fabrication d'articles en cuivre Iondee sur la production miniere du Katanga. Dans "ensemble, il convient de prendre pour tout ce cornplexe d'industries des mesures dynarniques et originales, car it constitue Ie facteur-cle de Ia production de biens d'equipernent et du developpemenr economique reel de Ja sons-region II existe des possibilites evidcntes dans la sons-region pour la production d'ouvrages en meraux ainai que d'articles manu Factures en metal dans les categoriesdes industries mecaniques et electriques et du materiel de transport. Cependant, ij para it souhaitable d'etfectuer une etude poussee des possibilites de developpement de la production dans l'cnsemble de la zone, dans le cadre d'un programme sousregional. Les etudes necessaires ont un caractere specialise et devraient e(re confiees a des societes d'experts consultants; la CEA pourrait se charger de les faire realiser au lju~ de I'aide bilaterale. Le chanitre 7(g) tralte des industries textiles. n existe un vaste marchc a explouer en partie par Ic rcmplacement des importations, et en partie par l'expansion economique. Les pays qui se preterit le mieux a la production de textiles sont Le Tchad, Ia Republique centrafricaine, Ie Cameroun (region du nord) et la Republique democratique du Congo. D'ambitieux projets de developpement ont ete envisages et leur financement semble assure. Les pays de Ja SQUSregion ont pleinement conscience de la necessile de co~ ordonner leurs programmes en fonction de la vaste gamme des produits finis manufactures el il ne semble pas necessaire de faire appel a une aide ext&rieure pour completer rassistance bilaterale qui est deja prevue. Le chapitre 7(h) passe en revue loutes les industries chimiques, y compris ceue des cngrais. D.ms I'ensemble, Ies importations progressent plus vile que Ie produit inlerieur brut et, par consequent, Ie secleur des produits chimiques risque de grever de pine; en plus l'economie des pays de la sous-n~gion si l'on ne prend pas des mesures energiques a cet cgard. Ii y aurait plusieuts moytns d'accroitre la production. (i) II semble que la meiheure possibilite de produire de la soude caustiqueest I'elcetroJyse du chloruc<: de sodium, grace a l'energie d'[nga en Republique democratique du congo. 11seraite~sentiel de disposer d'un marche sous-reg1onal et on devra preier nne attention particujiere al'utilisation du chiore derive de La fabrication. 11 pourrait eire employe ala production de pesticides et, eventuellement, de chlorure de polyvinyle. Dans ce cadre general, Ie traitement du natron, qui est pratiquement Ie seul produit mineral exploitable 197 _.
216 au Tchad. presente des possibilites pour la fabrication de carbonate de soude, par exemple, L'exploitation de cette matiere ouvrirait des possibilires d'emploi constderables. L'autre matiere: premiere necessaire, la chaux, est egalement dispcnible, et on pourrait utiliser du charbon de bois comme combustible. Des etudes comparatives detailjees au plan sons-regional seraient souhaitables. Entre temps, le Gouvernement de (a Republique democratique du Congo fait effectuer une etude des possibilites de production de soude caustique et de chlore, tandis que Ie Gouverncment du Tchad a demande au Fonds special des Nations Unies une aide pour I'exploltation du natrun. (ii} On pourrait envlsager la distillation du charbon et du bois. Il existe notamment de vastes ressources de bois et ron pourrait tirer de cette distillation des produita organiques employes dans La fabrication de peintures et vernia, de parfums, de cosmetiques et de produits pharmaceuriques. II conviendrait de proceder A une etude detaillee sur la distillation du charbon. qui se ferait dans la region d'albertville. (iii) Au stade actuel, Ia fabrication de produks pharmaceutiques De saurait etre envisagee a grande echelle mais on gagneraitacoordonnera 1'echelon sons-regional Ies stades finals de 'Preparation. It serait egalernent possible de realiser des economies en achetant en vrac des produits pbarmaceutiques exigeant un complement de preparation. Ces activites offriraient des possibilites importantes d'emploi de main-d'oeuvre semi-quetifiee. (Iv) En 1957, la scus-region devrait otfrir un rnarche suffisant pour la production de sulphate d'ammonium it pour 100 de N. La posslbilite de produire de I'ammoniaque par electrciyse de l'eau grace ai'energie d'inga semble ajuste titre rejetee, ce precede etanr relattvernent couteux. On peut envisager deux autres possibilites. Vune consisterait a utiliser Ie gal. naturel de Logbada au Cameroun et l'autre les sous-produits des raffineries, celie de Moanda en Rcpublique democratique du Congo prcsentant probable- ment Ie plus d'interet. Toutefois, Ie probleroe merite d'ctre etudie plus afond. La production de sulfate d'ammonium n~cessite la production d'acide sujfurique et on pourrait donner a l'instaljation necessaire une capacite depassant les besoins de 1a fabrication d'engrais, en vue de la production de sulfates d'alkyle et d'aryle utilises dans Ja fabrication des detersifs, d'acide pur pour accumulateurs, de sulfate de potassium (en uthinnt la potasse de Hoile), de sulfate de soude utilise dans la fabrication du vette et d'un grand nombre d'autres produits, dont Ie savon. La polasse sera produite en abondance a Holle, principa1ement pour l'exportation. II n'y a pas de possibilite de production d'engrais phosphates car les gisements de la sous-region paraissent de trap pauvre qualiie. L'usine d'engrais envisagee devrait aussi a'associer une usine de broyage. (v) On pourrait envlsager Ia manufature de produits semi-finis pour la fabrication de nelntures et de vernis, basee sur la distillation de bois et de charbon, ainsi que la fabrication d'huiles comestibles. Vue etude ai'ecbelon sous-regionat serait necessaire. La encore, le groupement des achats de produits importes perrnettrait des economies. (vi) La fabrication de parfums et de cosmetiques serait possible au mcme titre que ceue de produits pharmaceutiques et, en outre, certaines plantes locales pourraiem etre utilisees cornme matieres premieres. D'autre part. le developpernent de cette Industrie offrirait un debouche supplementaire aux fabriques de bouteilles et de flacons en verre. (vii) La productionde savonpourraitdonner lieu aun certain degre de coordination. L'utilisation de natron ou de soude caustinue qui pourran en resulter permettrait de reduire le coat de Ia production. L'hydrolyse d'huile comestible par l'acide sulfurique produit de la glycerine qui peut aussi etre utllisee pour la fabrication de Ia dynamite. (viii) Trois prcjets sont it I'erude a Uopoldville, a Douala et a Brazzaville, pour 13 fabrication d'allurnettes; la realisation de deux d'entre eux suffirait encore longtemps Asatlsfaire les besoms de la sons-region. II y a done III matiere acoordination. Il y aurait egalement lieu de recnercher un bois local utiiisable pour cette fabrication. (ix) Pour ce qui est des matiercs plastiques, i1 faudrait chercher, en association avec les raffineries nrevues. a fournir certains produits interrnediaires corome Ies poudres et Ies solvents, en utilisant eventuellement les excedents d'acide chlorhydrlque, ai l'electrolyse des sels marins etait decidee. Le marehe des matieres plastiques est en expansion rapide pour une gamme croissante de produits, et it y aurait lieu de Caire une erude des marches fururs a l'echelon sousregional, en vue d'assurer un certain degre de specialisation de 1a production. (x) Il conviendrait d'effectuer une etude detaiuee des possibililts de production de pneus d'automobiles et de bicyclettes A partir du caoutchouc local, en vue de repondre aux besoins de la sousregion. Les deux pays les mieux plads sont la Republique democrarique du Congo erie Cameroun. (xi) Le bois local ne semble pas se preler aia fabrication de pateapapier chimique ou semi-chimique. La pate au sulfate pourrait etre interessante, car eue peut ~tre fabriquee sur une assez petite echelle. On trouve des matieres premieres pour la pate apapier dans toute la sous region. On peut 198 -
217 actuellernent evaluer le marche sons-regional a tonnes par an, le taux d'accroissement ayant atteint rccemment 14a 15 pour 100 par an. n pourrait egalement y avoir d'importantes possibilites d'exportation. Taus les pays de la sons-region possedent des plans plus au moins avances concernant la fabrication de papier et de pate a papier, II est evident qu'une etude de specialiste detailee serait necessaire au plan sousregional, qui pourrait etre effectuee sous les auspices de la FAO. (xii) La fabrication de bouteilles, de flacons et de recipients en verre pourrait etre envisagee, grace a I'energie d'inga, pour le rnarche sousregional. Cette question devrait etre etudiee dans Ie cadre du projet du Fonds special mentionne plus haut. II semble peu probable que Ie marche soir suffisant pour justifier avant un certain temps la production de verre a vitre. (xiii) La Repubhque democratique du Congo produit deja des piles seches et des accumulateurs. Un accord de principe a ete conclu, selon lequel le Gabon foumirait des piles seches au marche de I'UDEAC. Dans l'ensemble du chapitre 7, on a signale le besoin de plus en plus pressant de materiel d'ernballage et les possibilites de production. En 1963, l'excedent des importations par rapport aux exportations se chiffrait comme suit dans la sons-region tonnes ( dollars) de papieret de carton; tonnes ( dollars) de papier et de carton manufactures; tonnes ( dollars) de recipients en verre; tonnes ( dollars) de recipients en metal. 11 serait possible de fabriquer localement des sacs en papier, des recipients en carton, des sacs en fibre de textile, des recipients en verre et en matiere plastique la perspective d'une hemorragie croissante de devises etrangeres d'une part, et Ia possibilite indiscutable d'augmenter la production de materiel d'emballage de tous genres d'aurte part, ne laissent aucun doute sur la priorlte it donner a une etude de la demande future et des possibilites de production de materiel d'emballage de toutes sortes, dans le cadre d'une coordination a l'echelon sous-regional. Au chapitre 7(i), on a presente les divers aspects du probleme de I'expansion industrielle. On a mis principalement l'accent sur la necessite d'etablir dans chaque pays des organismes qui seraient responsables de tous les aspects de la promotion industrielle, notamment de I'evaluation des projets et de la formation d'africains en vue de ce type d'activites, 11 semble qu'en outre, il y aurait interet a disposer d'un centre de developpement industriel sousregional, dont les activites completeraientcellesdes organismes nationaux. Dans le domaine de l'industrie, Ie programme d'assistance technique des Nations Unies devrait porter en premier lieu sur la mise en place d'organismes nationaux. Les ressources disponibles au titre de ce programme sont Iimitees par rapport aux besoins et par rapport aux efforts deployes dans Ie cadre d'accords bilateraux. II semblerait par consequent logique que les efforts des Nations Unies ne scient pas disperses mais se concentrent sur ce probleme de dont l'importance est essentielle dans le cadre du processus general de developpement industriel. En outre, il semble qu'il y aurait lieu de faire appel au Fonds special pour la mise au point d'accords sousregionaux de coordination. On pourrait parallelement prevoir la creation d'un reseau coordonne d'organismes de recherche industrielle, englobant la normalisation, et, en corollaire, d'organismes sous-regionaux de recherche economiques appliquee. Les gouvernements pourraient ensuite beneficier de I'assistance d'un consultant de la CEA pour l'elaboration de propositions detaillees et coordonnees qui pourraient faire I'objet d'une demande au Fonds special des Nations Unies. A cet egard, la formule du consortium de la Banque pourrait etre envisagee pour l'afrique du centre. Financement Des capitaux importants sont evidemment necessaires au developpement prevu dans ce rapport. Deux points ressortent ciairement du chapitre 1. Tout d'abord, Ie taux de formation interieure de capital peut etre releve. En outre independamrnent du taux de formation de capital, Ie volume de l'epargne augmentera automatiquement au fur et a mesure de l'expansion. En d'autres tennes, it ne faut pas sous-estirner Ia mesure dans laquelle Ie developpement de la sous-region peut stre accelere grace a sa propre epargne. Neanmoins, il sera necessaire de faire largement appel ades capitaux etrangers, notamment pour les principaux projets relatifs aux transports, al'energie et aux grandes industrie En outre, si l'on veut attirer Ie capital etranger, Il irnporte de falre un gros effort, comme on l'a repete aplusieurs reprises dans Ie present chapitre, pour mener a bien les etudes techniques necessaires ainsi que les possibilites de realisation. II sera indispensable d'effectuer une etude detaillee des besoins en capitaux de la sons-region d'ici 1975, et d'evaluer la part qui pourrait stre foumie locaiement et celie qui devrait etre trouvee it l'exterieur. Developpement de Ia cooperation econemique en Afrique du centre On ne cherche pas, au stade aetuel, a determiner en detail les eourants commerciaux nouveaux qui resulteraient de l'execution des programmes de developpernent coordonnes envisages dans ce rapport. On ne saurait trop insister sur le fait que l'accroissement des echanges dans la sons-region est lie a I'amelioration des reseaux et A la reduction des frais de transport. Les gouvernements Ie reconnaissent eux-memes et prennentdes mesures energiques dans ce sene. A supposer qu'en 1970 Iesysteme de transport soit considerablement arneliore, Ies developpements prevue ne sauraient manquer d'entrainer un accroissement sensible des echanges A I'interieur de la sons-region et, en fait, ces developpements ne se produiront pas si ces echanges n'ont pas lieu. On peut prevoir un certain accroissement des echanges de produits agricoles, notamment viande et poisson, mais c'est le domaine industriel qui offre Ie plus de possibilites. II est inutile de repeter iei de quelle nature seront vraisemblablement ces courants. Ou'Il suffise de rappeler les possibilites qui ressortent des tabeaux 89 a
218 Puisque l'objectif principal de la mrssron etait de determiner les possibilites d'etablir une cooperation economique plus etroite entre les pays d'afrique du centre, il reste it exposer quelques considerations qui pourront aider les gouvernements qu'interesse l'etude d'une structure institutionnelle. L'evolution naturelle d'un rnarche commun ou d'un systeme de libre echange non controles par des institutions appropriees ne fait desormais aucun doute: les pays les plus favorises s'enrichissent et les defavorises stagnent ou, au mieux, progressent lenternent. Si un systeme de eet ordre etait applique it l'afrique du centre, tes industries se concentreraient inevitablement autour de Douala, de Pointe-Noire, de Libreville/Owendo et de Brazzaville/Leopoldville, tandis que Ie Tchad et la Republique centrafricaine resteraient essentiellement des provinces eloignees d'un nouvel empire. Meme sans la Republique democratique du Congo, et dans Ie cadre de I'UDEAC seule sous sa forme actuelle, les resultats seraient sensiblement les memes. Dans la courte periode, i1 semblerait essentiel que les pays de l'udeac envisagent de pousser plus loin le prlncipe des transferts fiscaux deja prevu par Ie traite de I'UDEAC. Le Tchad et la Republique centrafricaine, en particulier, ne peuvent manquer de subir une perte de recettes douanieres et, en echange du privilege non negligeable qu'ils accordent it leurs trois associes, et en particulier au Cameroun, en leur ouvrant leurs marches, its seraient en droit d'attendre certaines compensations. Mais cela n'est pas suffisanl.!93 Suggerer que Ie Tchad et 1a Republique ceorrafricaine cherchent atout prix afavoriser l'industrialisation reviendrait it precher l'impossible et a encourager l'etablissement d'industries qui ne seraient absolument pas rentables. Le present rapport repose sur Ie principe de I'elargissement des marches, de facon que la specialisation a l'echelon international devienne possible et que tous les pays de la sous-region puissent profiter des economies d'echelle et de J'effet d'entralnernent. Un grand nombre d'lndustries ne peuvent etre viables qu'a l'echelon sousregional et ne Ie seront, pendant un certain temps, qu'a condition d'etre implantees t\ proximiee de ports au de sources de matieres premieres. Par centre, un nombre croissant de petites industries sont realisables dans tous les pays. Celles-ci peuvent etre etablies dans des conditions rentebles a peu pres n'importe oil, pourvu que tous les pays, ou un trap grand nombre, ne cherchent pas a implanter en memc temps les memes industries. C'est dans ce domaine que les pays devront tout particulierement s'efforcer, grace a la creationd'institutionsappropriees (puisqu'on ne peut pas compter que Ie libre jeu du marc he atteindra ce but), a exercer nne discrimination marquee en faveur du Tchad et de la Republique centrafricaine, Les memes principes s'appliquent dans l'ensemble aux relations, dans un avenir proche, entre les pays de t'udeac et la Republique democratique du Congo. Le Gouvernement congolais etudie actueuement les moyens de se joindre ases voisins de I'UDEAC ou de cooperer etroitement avec eux, II est possible qu'au stade actuel, l'entree de us n ne faut pas oublier les resultats decevants obteous en Afrique de l'est avec les transferts fiscaux. la Republique democratlque du Congo a I'VDEAC dans des conditions d'egalite risquerait de creer des difficultes, et il serait preferable de proceder par etapes, On pourrait en envisager trois: tout d'abord, on pourrait prevoir des organismes permanents qui permettraient un courant d'echanges accru de produits agricoles et industriels entre les pays de I'UDEAC et la Republique democratlque du Congo, notamment pour ce qui est du ciment, de certains articles textiles et des ouvrages en metal. En attendant que la capacite de production des pays de l'udeac ait ete augmentee, il n'y a aucune raison apparente pour donner la preference it des produits d'irnportation europeens plus couteux que ceux que pourrait fourtur la Republique democratique du Congo. Deuxiemement, ces organlsmes permanents pourraient constituer un moyen d'echanges d'informations reciproques sur les projets de develcppement agricole et industriel. Troisiemement, pour un nombre limite d'industries, notammem pour Ies grandes industries qui exigent une planification a long terme, on pourrait commencer d'ores et deja Amettre au pointit l'echelcn sousregional des accords d'harmonisation.rs- Ajoutons que puisqu'il parait indispensable, A longue echeance, que la Republique democratique du Congo devienne membre de plein droit de l'udeac, on pourrait des maintenant entreprendre des etudes, de facon a mettre au point un systerne de paiement et de cooperation monetaire entre Ie franccongolaiset Iefranc CFA, grace peut-etrea un systeme de compensation. L'aide de la CEA et d'experts etrangers pourrait etre demandee, Les propositions detainees touchant nne cooperation economique totale en Afrique du centre devraient s'accompagner d'un serieux effort en vue de la coordination et de l'harmonisation des plans nationaux de developpement en cours d'elaboration. Ces plans devraient incorporer specifiquement les accords d'hannonisation conclus dans Ie domaine agricole et industriel et des dispositions devraient etre prises pour que les pays apportent de temps aautreles modifications necessaires a leurs plans respectifs. ~~4 A-cei-egard, La Conference de Brazzaville est convenue de ce qui suit: "A l'issue de ses debars, la Conference a recommaude aux Chefsd'Etat et de gouvemement l'institutiond'un comite rninisteriel charge d'etudier lee problemes relatifs aja cooperation economique entre les Etats de fa sous-region et de proposer les mesures appropriees" (E5CN. t4j351-ejcn. 14/CA/ECOP/S. par. 47). - ZOO -
219 ANNEXEI Liste des personnesrencontrees-list of peoplemet REPUBLIQUE DU CONGO S.E. M. Massamba-Debah: President de la Republique du Congo. S.B. M. Lissouba: Premier Ministre de la Republique du Congo. M. Brazza: Ministre de I'agriculture, M. A. Maboungou: President du Conseil Economique et Social. M. G. Bicoumat: Ministre Delegue du P.R.C. a Pointe Noire. M. Babackas: Minislre des Finances, du Budget et des Mines, President. M. Matsika, Ministre du Plan et de I'Industne, M. Mantissa: Minislre du Commerce charge des Affaires Economiques et des Statistiques. M. Hombessa: Ministre de I'Interieur, charge de la Defense Civile et de 1a Jeunesse et des Sports. M. Batahi: Directeur des Affaires financieres, M. Moumbounou: Commissaire au plan. M. Ferrario: Conseiller ala Presidence, M. Bompoutou: Directeur des travaux publics. M. Prosper Samba: Directeur, Industrie et Mines. M. Kaire: Directeur de Cabinet du Ministere des finances, du budget et du plan, M. Ie Directeur general: Union Electrique d'outre-mer, M. L. Paulian: Directeur, ORSTOM, Directeur du Centre des etudes superieures. M. Coupe: Directeur du Lycee Technique. M. Sentenac: Directeur du Bureau commun des Douanes UDEAC. M. Le Du: Commtssartat au Plan. M. Franchct: Service des Statistiques. M. Boineau: Direction regionale du BRGM. M. Diara: Directeur de I'OOce Nationalde Commercialisation des produits agricoles, M. Dacco Samba: Directeur au Ministere de I'agriculture. M. de Laveleye: Secretaire general du Conseil Economique et Social. M. Ongoly: Secretaire General du Commissariat du Gouvemement. M. Boutang: Conseiller technique de M. Ie Delegue du P.R.C. M. Gorre: Directeur General de I'ATEC. M. Herman: Directeur du Port de Pointe-Noire. M. Badarelli: Ingenieur delegue de I'EDF. M. A. G. Mouyabi: Commissaire du Gouvemement. M. Ratafika: Conseiller Technique au Plan. M. Arnold: Directeur du Chemin de Fer Congo-Ocean et du Port de Brazzaville. M. Gaultier: Directeur de la Compagnie Generate de Transport en Afrique Equatoriale. M. EOOk.: Chef de Ia Gare Fluviale de Brazzaville. M. Maurin: Chef de District C.F.C.O. M. Jean Chauvet: Delegue de la Federation des industries mecaniques, Afrique Equatoriale. M. Ie Chef d'exploitaticn Union equatoriale d'electricite. M. M. Laborde:Directeurdela Banqueinternationale pour Ie commerce et I'industrie Congo. M. Griful: Directeur de 1a Banque Centrale. M. Muzard: Secretaire general de la Chambre de commerce. M. Brenac: Industriel (savonneries). M. Guyot-Sionnest: Directeur Shell, Afrique Equatoriale. M. J. C. Hubert: Directeur regional de Shell-Afrique, President de Ia Chambre de commerce, d'agriculture et d'industrie de Brazzaville. M. Vivier: Specialiste des produits chimiques de Ia Societe Shell-Afrique. M. Gajac: Caisse centrale de cooperation economique. M. Flonival: Directeur technique SAVCONGO. M. Pietra Piana: Vice-President du C.E.S. et Directeur des Services de Ia Cie des Potasses du Congo. M. Gauchey: Vice-President de la Chambrc de Commerce. M. Barros: Secretaire General de I. Chambre de Commerce. M. Avenier: Directeur de la SPAFE. M. Tuleu: Directeur de la SIAN. M. Lebeau: Adjoint du Directeur de la SIAN. M. H. Ehrenstrale: Representant Resident des Nations Unies. M. Monsour: UN Technical Assistance engineer. M. Diallnas: Chef du Projet Fonds Special/FAD du Niari. GABON S.B. M. Ie Ministre des Affaires Etrangeres, S.E. M. Ie Ministre d'etat, charge de mission a I'etranger, S.E. M. le Minislre des Travaux Publics. S.E. M. IeMinistre de I'Economie Nationale,du Plan et des Mines. S.E. M. le Ministre de l' Agriculture. M. Ie Secretaire General des Affaires Etrangeres: M. P. Mebaley (mai 1965); M. Mints. (janvier (966). M. le Directeur de la Fonction Publique, M. Ie Directeur: Compagnie centrale de distribution d'energie electrique, Libreville
220 M. Martin Rekangalt: Directeur du Travail. M. S. Essimengane: Directeur-Adjoiru du Travail. M. N'Guema 'N'Dong; Dlrectcur des Mines. M. Pierre Fanguinoveni: Commissaire au Plan. M. Guellec: Conseiller Technique M. Joffroy: Conseiller Technique. M. L. G. Wielezynski: Conseiller Technique. M. Elias: ConseiIler Technique. M. Arnaud: Service Statistiques. M. Bournba: Directeur des affaires econorniques. M. Bosque: Directeur de la societe gabonaise de developpement rural. M. Drillien: Chef du service de I'economle rurale. M. Biraud: Directeur du service des Eaux et Forets. M. Vergnes: Statisticien economique-c-adrninistrateur INSEE. M. Monfrini: TAB Resident Representative. Mr. Assegad Tessema: Assistant to TAB Resident Representative. TeHAD M. le Ministre de I'Economie ct des Transports. M. G. Diguirnaye: Commissaire General au Plan. M. V. Ngakontou: Direcleur du Plan et du Developpernent. M. A. Mear: Dhecteurdes affaires economiques. M. Roumba: Directeur de l'agriculture. M. Duhoux: Directeur des Travaux publics. M. Jauffrey: Conseiller technique, Mines (Travaux publics). M. Lefreu: Conseiller technique, Energie (Travaux publics). M. Nodgetel: Directeur du Travail. M. M. Gabdov: Directeur adjoint des affaires econonuques. M. Suinot: Conseiller technique (Industrie). M. Vallet: Conseiller technique (Commerce Exterieur), M. Bidaut: Conseiller technique au Ministere du Plan. M. Maillard: President de la Chambre de commerce (plus environ douze mernbres du Ministere de I'Industrie). M. Lafarge: Ingenieur au BDPA. M. Collin: Representant Resident des Nations Unies. CAMEROUN S.E. M. M. Kanga : Ministre des Finances, du Plan et de I'Equipernent National. S.E. M. Vroumsia Tchinaye: Secretaire d'etat au Developpement Rural. S.E. M. Massuke: Ministre des Affaires Economiques et du Plan. M. Victor AteOO: Ministre adjoint du Plan (janvier 1966). M. F. X. Tchoungui: Secretaire General des affaires etrangeres. M. Pascal Njoya Moffon: Directeur de Cabinet de S.E. le Ministre de I'econornie nationale. M. Dina Lobe: Directeur du Plan (mai 1965). M. Mvomo Zoa : Directeur du Plan (janvier 1966). M. Zoegger: Chef, service etudes, Ministere des Affaires economiques et du Plan. M. Pierre Julienne: Directeur de CIDEP. M. Ambroise Foalem: Directeur du Department des Affaires culturelles et sociales de l'information et de Ia sante de rocam. M. Laurent Ntamag: Directeur general de la banque camerounaise de developpement. M. Mongo SOD: Directeur de cabinet civil du President de Ia Republique federale du Cameroun. M. Lesire: Ecole superieure federate d'agriculture de Nkolbisson. M. Etienne Nouafo: Directeur des truvaux publics. M. Vincent Effort: Directeur de l'orieatetlon economique, Ministere de l'economie nationale. M. J. Mebenga: Mlntstere de l'economie nationale. M. Maa Bitomei: Ministere de l'econornie nationale, M. Jean-Faustin Betayene: President directeur general de la societe nationale d'investissement. M. Diziain: Directeur de I'institut de recherches du Cameroun (IRCAM). M. Yonke: Directeur de l'agriculture, M. Ebongue: Directeur des Eaux et Forets. M. Dalmey: Directeur general, Energie electrique du Cameroun, Douala. M. LaJlemand: Conseiller technique au service des Eaux et Porets. M. Branckaert: Professeur a l'ecole supeneure federale d'agrlculture. M. T. Kima: Direction des Affaires Bconomiques et techniques, Ministere des Affaires Etrangeres. M. Moucn Makoua: Directeur Adjoint de I'Agrtculture. M. Amougou: Cbef, Service des Etudes, Direction Baux et Forets, M. Sengat-Kcu: Directeur des Affaires economiques aux Affaires Etrangeres. M. Chatue-Kamga: Directeur des Mines et de la Geologie. M. Salhal Samuel: Directeur-Adjoint de I'Elevage. M. C. E. Fouapon: Secretaire General ill'elevage. M. Madiba: Directeur, Service des Travaux Publics Port de Douala. M. Paul Monthe: President de la Cbambre de commerce et d'industne. M. Deporte: President du syndicat des industriels. M. Pappadopoulos: Directeur de la Chambre de Commerce. M. P. Fehem: Chef du service des etudes, Chambre de Commerce. M. Chypriot: Directeur C.C.c. Mme Veloso: Centre federal linguistique et culturel M. serre: Centre international de formation statistique. M. E. Collin: Resident Representative (May 1965) M. E. Grigg: Representant Resident (janvier 1966). M. Hsu Fuyun: Adjoint du Representant Resident. REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE S.E. M. Patasse: Ministre de "Agriculture. S.B. M. Ayandho: Haut Commissaire au Plan. M. Aguide: Chef de Cabinet-Ministere de l'economie Naticnale. M. Kpado ; Directeur du commerce et de l'industrie Ministere de l'economie nationale, M. Fontecave: Ministere de J'economie nationale, service de la promotion industrieue. M. Mairzel: Ministere de l'economie nationale (Transport). M. Castelli: Mirustere de t'economie uationale (Statisti. ques). M. Causse: Ministere de l'eeonomie nationale (Mines)
221 M. Marty: Ministere du developpernent. M. Gonnis ; Ccnseiller technique au Ministere des Eaux et Forets. M. Simonides: Conseiller technique au Ministere de l'elevage. M. Mathys: Conseilier technique au Ministere de l'agriculture. M. A. Antipas: Attache commercial-ambassade des Etats-Unis. M. Leotard: Directeur de l'energie electrique, M. Marnady: Representant M. Ie Haut-Conunissaire au Plan. M. Mokodopo: Chef du Service de la Cooperation economique et culturelle au Ministere des Affaires etrangeres. M. Desrotour: Directeur de l'elevage. M. Feyger : Directeur du Genie Rural. M. Beyete: Directeur de I'Agriculture. M, BLais: Directeur-Adjoint des Eaux et Forets, M. Lostanlen: Chef de I'Inspection des ORD. Ministere du Developpement. M. Lescanne: Ingenieur de Synthese au Ministere du Developpement. M. Courtant: Chef du Service de la Statistique au Ministere du Developpement. M. Vrillon: Chef du Service de Formation, Ministcre du Developpement. M. Brun: Chef du Service de la Promotion Jndustrielle. M. Aigrot : Chef du Service du Commerce Exterieur. M. Robert: President de la Chambre does industries et de l'artisanat. M. Rochen: Secretaire general de La Chambre des industries et de J'artisanat. M. F. Notariani: Directeur Commercial, Cycles P. Lambert. M. C. Laurent; Directeur veterinaire d'abattcirs Ingorifiques. M. Payet: Administrateur de la societe Moura-Gouveia. M. D. Anagostellis: Directeur, CENTRACO. M. J. Guilland: Societe ICOT-Boali. M. Diederich: Directeur CENTRAMET. M. Monfrini: Representant Resident des Nations Unies. M. Leclerc: Chef de Misson FAO. REPUBLIQUE DEMOCRATIQVE DV CONGO S.E. Monsieur Ie Ministre du Plan et du Developperuent Industriel. S.E. M. J. Massanga: Haut-Corrunissaire----INGA. M. Sami: Secreta ire General au Plan. M. Kazadi: Secretaire General p.i. et Directeur des etudes. M. Tshirnanga: Direction des etudes. M. Tshinkela: Directeur developpement industrie1. M. Miasangui: Directeur de la statistique. M. Beya-Ngudie: Plan. M. Mack: Plna. M. Haberman: Conseiller Plan. M. Leonard: Conseiller Plan. M. Berger: Congo-Plan. M. Aumba: Directeur industriel, Ministere de l'economie nationalc. M. G. Baza: Assistant recherches IRES Lovanium. M. P. Ileka: Secretaire general-c-ministere des Affaires etrangeres. M. J. Nyembo: Directeur-Assistant, Bureau de coordination economique. M. J. M. Tshilumba: Direcreur industrie au Ministere du Plan et du developpement industriel. M. V. de Ceunick: Conseiller-s-Ministere de l'agriculture du Gouvernernent central. M, G. Fenaux: Conseiiler, Ministere du Commerce exterieur. M. W. Karabi: ConseiUer economique, Ministere des finances. M. F. Kungula: Sous-Direcreur, Mimstere du commerce exterleur. M. P. Lumbala: Directeur, Mtnistere de l'agricukure. M. Pierens: Professeur. Directeur du CRlAC. M. G. Mianssangi: Directeur statisrique, Mlrustere du Plan. M. F. Ngyse: Directeur, Ministere des Affaires etrangeres, M. M. Norro: Professeur. IRES Lovanium. M. J. L. Lacroix: Professeur, lres Lovanium, M. W. Suys: Conseiller industriel, Ministere de l'econonue nationale. M. Tshilurnba-Kabishi: Sous-Directeur, Ministere du Commerce Exterieur. M. Pinzi: Ambassadeur Aupres des Pays de l'entente. M. Diomi: Ex-President, Leopoldville Province. M. Ikoko: Directeur de I'Economie Nationale. Mrs. Lisanga : Adjoint du Directeur, Information. Le Secretaire Particulier du Ministre du Travail. Miss Piaka: Ministere de l'information. M. Ntcault : Chef de la mission miniere d'aide et de cooperation. M, Richard: Service des Mines. l\f. Vallier: Bureau de coordination de I'industrialisation. M. Benson: Conseiller technique al'offiee du cafe Robusta, M. Nelis: Conseiller technique au Ministere de I'agriculture du gouvernernent central. M. Dedobbelaor: Conseiller economique pres l'ambassade de Belgique. M. de Pooter: President de la Federation des entrepnses congolaises. M. J. Crabbe: Directeur, Federation des entreprises congolaises. M. G. Robert: Chambre de Commerce. Mrs. Kinda : Presidente de I'Unlon des Femmes Africaines. Mrs. Mayakapongo: Secretarie General de l'union des Femmes Africaines M. G. J. Dessart: President de I'associauon des entreprises du Katanga, Elisabethville. M. Fortemps: Directeur General de I'Union Miniere du Haut Katanga, Elisabethville. M. Sohier: Secretaire de l'assekat, delegue de 1'UMHK, ElisabethvilIe. M. Brihois: Directeur de la Societe Cimenkat. M. Letellier: Directeur de Ia Societe LATRECA, Elisabethville. M. de Tisenhausen: Directeur general des Forces hydroelectriques du Bas-Congo et de I'Est. M. D. Pels: Directeur General adjoint, CHANIC
222 M. M. Duplouy: Chef, Departement commercial, Ciments du Congo. M. R. Simar: Sous-Directeur, ETERNIT du Congo. M. J. Clavir: Directeur conunercial, TEXLEO. M. H. Wagemans: Chef de service conunercial, TEXLEO. M.1. Tela: Directeur, MARSAVCO. Mr. H. Smith: Director, AID (Program Officer, AID). M. Cesar: Directeur ala Societe Lever (SEDEC). M. Pitrebois: Directeur ala societe Lomani-Busira. M. Bussehots: Direceeur ilia societe Cotoneo. M. Van Geysel: Directeur des Minoteries du Katanga. M. Debra: Directeur de CEPS1. M. Mawtzayrkos: Expert. M. Chaussey: Conseiller statistique, M. Clifford: Conseiller principal pour Ie developpernent communautaire. M. Helbawi: BCE, Chef de Section Etudes et Programmarion, M. Bourld: Expert geologue-i-minlstere Terres, Mines et Energie. M. J. Brooks: Directeur a.i. Bureau de coordination economique. M. Flori: Directeur du Bureau de Coordination Economique. M. Hennan: Bureau de Coordination Economlque. Mr. Siongo: Geologue, M. Bouzid: Geologue, Mr. Osorio-Tafall: Resident Representative. Mr. Gilpin: Deputy Resident Representative. M. Dupuy: Chef, FAO Mission. Dr. Nicolas: Chief Medical Officer, WHO. Miss de Jaegher ; Representative of Youth Organizations. Dr. (Miss) Sylvain: WHO. M. Pierre Pradel: Expert FAO, Ministere de l'agriculture, M. E. Aksel: Conseiller ONU, Miniseere Terres, Mines et Energie. M. R. M. Bouton: Conseiller ONU, Mines. M. J. Comhaire: Charge de bureau CEA. Mr. Clifford: Social Affairs and Community Development. M. Bille: Unesco. M. Roux: Advisor to Bank. M. Foster: FAO Expert. UDEAC M. Assana-Awana Onana: Secretaire Generalde I'UDEAC. M. Auger: Secretaire General adjoint de I'UDEAC
223 ANNEXE II SOURCES La plupart des renseignernents contenusdansiepresent rapport ont ete recueilhs par la mission lors de son sejour dans les pays de la sons-region. Les sources prectses sont indiquees au bas de chaque tableau et dans les notes de bas de page. On trouvera ci-apres une liste des ouvrages et documents consultes par la mission (Ia plus grande partie de cette documentation est deja cite. dans Ie texte), CAMEROUN Travaux preparatolres; Plan de developpement SOGEB; Premier Plan Quinquennal de developpement economique et social; Loi du 16 deecmbre 1960.Developpement industriel dn Cameroun; SEDES; Cimenlerie du Nord-Cameroun (CIMENCAM). Rapport general sur l'execution du let plan quinquennal (jusqu'au 30juin 1963),ministeredes finances et du plan. Bulletin trimestriel de l'information, ministere des finances et du plan. Bulletin trimestriel de l'information, rninistere des finances et du plan. No.5, mars Le developpement industriel au Cameroun, ministere des finances et du plan. EnqtJtte de la FAO sur I'AIrique. Rapport national Cameroun. Travaux publics-realisation Etude sur la situation economique du Cameroun federal, aont 1963, par J. M. Tedjcng, chambrede commerce, Cameroun. Rapports annuels 63 et 64, chambre de commerce, Cameroun. Le Cameroun agricole, pastoral et forestier: novembre 1964/janvier Le ~eroun occidental, pays essentiellement agricole, par :'.M. Tedjong, chambre de commerce, Cameroun, decemwc Cameroon's Eeonorny in 1962, chambre de commerce. Les productions alimentaires du Cameroun, Yonke, Jean-Baptiste: l'agriculture camerounaise et quelques considerations generales sur l'economie agricole des pays de I'OAM.C.E.(mimtographie). Yaounde, fevrier Etude SEnES preliminaire a la cimenterie du Nord Cameroun. Lisle des entreprises industrielles etablie par Ia F.I.M.T.M. et projets en COUTS. Lettre du ministere des finance(pholocopie)prc!cisant lesprix d'importations des divers engrais et lestaxes actuels. Notes manuscrites pour la mise a jour de l'etude SEDES sur Iedeveloppement industriel du Cameroun (1960) et pourun avant-projet d'usine d'engrais azotes. Charles Foudpon: Rapport annuel1963, secretariat d'etat a l'elevage, direction des services centraux. R. Lesire: Note de presentation de l'ecole federa1e superieure d'agriculture, Universite federate du Cameavril Direction de l'agriculture: Les produits de l'agrlculture camerounaiseal'assaut des importations, document de travail. GABON Programme intenrnaire de developpement du Gabon. Banque centrale cameroun-afrique equatoriale (mai 1964). Economie et plan de developpement-c-ministere de la cooperation, Loi No. 11/63 portant approbation du programme interimaire du developpement. Note sur les piles electriques. Rapport de la direction des mines (1964). Note on cement. Markets for Port-Gentil refinery. Note on PROMOGABON. Note on utilization of natural gas. Mlnistere de I'agriculture de I'elevage et de l'economie rurale. Rapport annuel J. Bidaut: Resultats provisoire de l'enquete agricole par sondage 1960, ministere de l'economie natlonale et de I'agriculture, septembre Ministere des eaux et forets. Centre technique forestier tropical-rapport d'activite durant l'annee 1962 (mlmeo-graphie), Petit Atlasdu Gabon, &lit6 pour 1a Chambre de Commerce, d' Agriculture et d'industrie du Gabon, juin Service national de la statistique. Bulletin mensuel de Statistique. Synthesis of agriculture and nutritional sample surveys. (Unpublished). REPUBUQUE CENTRAFRICAINE Plan interimaire Economie et plan de developpement. Ministere de 1a CO~ operation, Elude d'un plan de developpement en Republiqne centrafricaine; SEDES Situation de Ia Republique centrafricaine (Chambre industrielle de l'artisanat, novembre 1964). Note sur I'energie; Ministere de l'economie nationale. Projets industriels a participation publique, Ministere de I'economienationale. Notes on Monetary problems (4). 205
224 M. Zarly: Les centres urbains et regionaux de la Republique centrafricaine, Jerusalem, novembre 1963, Ministere du developpement: Programme d'acuvire du ministere du developpernent ~ Comite de la recherche technique et scientifique; session du 13 avril. ~ Recensement des industries du bois en Republique cenrrafricaine. Eaux, Jorees, chassesc-donnees diverses concernant l'exploitation forestiere dans la Republique centrafricaine (1963). Note au sujet de la mise en valeur de la foret centrafricaine, Section statistiques agricoles, Rapport annuel, Ministerede l'agriculture: Service de l'agriculture. Resultats provisoires de I'enquete agricole realise. en La situation agricole en Repubhque centrafricaine; possibilite d'expansion; mars Liste des entreprises industrielles etablie par la F.LM.T.M. et projets en cours. Statistiques de la production industrielle communiquees par la Chambre de commerce de Bangui. Programme d'activite de la direction des mines et de la geologie pour Compte-Rendu d'activite de Ia direction des mines et de la geologie pour REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO L'Economiecongolaise ala veiilede l'independance: par la Federation des entreprises congolaises (F.E.C.). Bulletin trimestriel du Commerceexterieur de la Republique du Congo (4<:me tr. 63). Les activites industrielles rnanufacturieres congolaises en 63 et au cours du ler trimestre 64:Ministere du plan (1964). La situation economique du Congo beige et du Ruanda Urundi en 1958 (Ministere du Congo-beige; BruxeUes 1959). Document de travail etabli par Ie Gouvernement pour la visite du President de Ia Commission econornique pour l'afrique, No Bezy, F.; Principes d'orientatlon du developpement economique du Congo. Ref. ZAlREXIII 19S9. Bezy, F.: Study of the Congo; for tbe Symposium of the International Economic Association (1961). Bulletin econornoique pour I'Afrique; Vol. I, No.2. Conjoncture economique, annee \963. Mission Marche commun au Congo (5 volumes). Plan quinquennal de developpement economique et social de la Republique du Congo. Principes genereux ; Ministcrc du plan; juillet J. L. Lacroix: Les poles de developpement industriel an Congo; Cahiers econorniques et sociaux: Lovanium; Vol. II, Octobre Le concept d'importsubstitutiondans la theorie du developpernent economique. Cahiers econcmiques et sociaux, Lovanium, IIpublier dans Ies Cahiers, L'inRation-causes et consequences des mutations structureues dans une economic sous-developpee. Hughes Leclerc: Retlexions tirees de l'experienee congolaise - Cahiers economiqucs et sociaux, Lcvanium; Vol. II, No.2. Depenses publiques au cours des 4 premiers mois de Situation du plan general; No. 205 de la Republique democratique du Congo, decembre Lettre mensueue Universite de Lovanium; decembre 1964 (on Stanleyville). L'econornie congolaise en 1964, Aide-memoire, echanges commerciaux avecl'udeac. L. Baub:(conseillertechnique)-L'industrie du ciment dans la Republique du Congo. H. Ridoux: Rapport de visite de la SIMACAT ii. Loubcun (Katanga), Comite des transporteurs au Congo; Bulletin mensuel No. 169, avril Railway connection between Eastern Congo and East Africa. Note succincte sur ia situation du Congo a l'egard de l'udeac. Rapport dn groupe de travail pour l'etablissement de la comptabilite nationale. Rapport du Comito federal; Federation des associations d'entreprlses du Congo (Mars 1964). Union miniere du Haut-Katanga; Rapport Societe commerciale beige des petroles (1964). Rapport annuel de Ia Federation des associations d'entreprises du Congo (1964). Conjoncture economique 1964; ministere du plan. Note prepare. pour la Mission de Ia CEA par Ie ministere du plan et du developpement industriel. L'apport scientifique de 1a Belgique au dcveloppement de l'afrique centrale. L'Jndustrie katangaise; realisations et perspectives Coton, No.2; Bulletin dn Comite cotonnier congolais. Ministere de l'agriculture du Gouvernement centra1. Programme agricole (mimeographie), Ndongala, E.: Les problemes du developpement de la production agricole vivriere au Congo pendant la periode (IRES-Lovanium) (non-publie). Ryelandt, B.: "Inflation et structure de prix en periode de decolonisation", Cahiers economiques et sociaux, Vol. III, No. r, mars Tondeur, G,: HLe paysannatindigene dans Ieprogramme de Ja mission antierosrve", Bulletin agrjcole du C;vngo beige, Vol. XLVI (1955) No.4.' Bureau de la demographic en collaboration /ec IRES Tableaugeneral de la demographie congolaise, juillet B. Van de Walle; Essai d'une planification de I'economie agricole congolaise; publication lneac No. 61,1960. Ministere de I'agricu1ture du Gouvernement central; programme agricole, feorier 1964, A. Ricciardi: La reorganisation du service forestier et 1a formation des cadres; rapport au Gouvernement de la Republique democrarique du Congo, Rome R. A. Crofts; Adaptation of export marketing organizations, report to the Government of the Democratic RepubLic of the Congo, Rome Ministere de l'agrlculture-prevlsionsd'importation pour la production agricole, Rapport de la mission FAO pour la restauration de la
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230 ANNEXE III ASSISTANCE TECHNIQUE ET AIDE ETRANGI\;RE EI'I AFRIQUE DU CENTRE A l'appui des recommandations presentees, on a donne dans la presente annexe un bref resume des programmes actuels d'assistance technique des diverses institutions rattachees a l'organisation des Nations Unies, des projets du Fonds special et des programmes d'aide et d'assistance technique bilaterales, airisi que quelques indications sur les tendances futures.t Ce tableau est forccment incompfet. Il permettra neanrnoins de mieux juger de 1a gamrne des activites dejaentreprtses. POUT ce qui est de I'aide financiere, on s'est borne ;\ signaler I'acticn des gouvernernents et des organismes intergouvernernentaux. On n'a pas pris en constdenatio» rapport de capitaux prives. Cameroun Au titre du PEATpour , I'Organisation des Nations Unies a envoye six experts (economie industrielle, organisation statistique, hydroloaie. et deux specialistes du developpement conununautaire) ainsi qu'un expert regional qui est directeur du Centre de formation statistique de Yaounde, Le programme ordinaire pour 1965 prevoit un expert en petites industries et un autre en services sociaux ; le rneme programme pour 1966, un expert en services sociaux. Aucun de ces trois experts n'est encore a pied d'oeuvre. Au titre du programme elargi d'assistance technique, pour l'oit prevoit l'envoi d'un expert en cooperation, d'un expert en petites industries et d'un expert en formation des employes de bureau. Aucun d'eux n'est encore arrive. Au titre de son progranune ordinaire, roit a detache un directeur du Centre d'administranon du travail. Dans le cadre du programme elargi pour , la FAO a foumi un zootechnicien, deux experts en (ormation aaricoleet un conseiller regional. Au titre du programme elargi d'assistance technique, I'UNESCO a fourni huit experts en planification de l'enseignement, enseignement de l'anglais, materiel de lecture, auxiliaires audio-visuels, education des adultes ainsi qu'un directeur-consuttant pour un centre de production de materiel d'enseignement, un instructeur pour ce meme centre et un expert en agence de presse, Au titre de son programme ordinaire, elle a prevu renvoi d'un chef de mission qui n'est pas encore arrive. II existe egalement un institut de formation des professeurs du niveau secondaire, avec un directeur des: etudes. et sept professeurs. Dans son programme roms a prevu renvoi de huit experts dent trois (deux medecins et un entomclogiste) -- Les d<lnnecs om etc recueiilies prtncipatemenr aupres des represcntants residents du BAT en Afrique du centre. sont encore attendus. Trois experts en paludisme sont deja a pied d'oeuvre ainsi qu'un rnedecin consultant et un conseiller pour la formation d'infirmieres. L'UIT a envoye un expert en telecommunications. VOMM a prevu I'envoi d'un meteorologue. Le total des allocations approuvees par Ie Fonds europeen de developpernent (FED) pour divers projets concernant Ie Cameroun a aneint S4 millions de dollars des Etats-Unis pour la periode I96(} Les nouveaux accords signes en 1964 concernent un certain nornbre de projets de construction ou d'amelioration de routes et I'allocation d'une somrne de 8 millions de dollars des Etats-Unis pour une serie de projets touchant au developpernent et a la diversification de la production agricole. Le FED a verse plus d'un million de dollars comme contribution de contrepartie du Gouvemement du Cameroun a la creation par le Fonds special, commc il est menuonne cidessus, d'une ecole normale pour former des professeurs de I'enseignernent secondaire ayaounde. Le FED a egalement en accorde 14 bourses destinees a des etudiants etrangers suivant les cours du Centre regional de formation statistique de Yaounde. Des sornmes plus importantes encore ont ete allouees pour la prochaine annee scolaire. Le premier troncon du prolongement du chemin de fer trans-camerounais est finance en commun par le FED ( dollars de subvention), Ie FAC (11,4 millions de dollars, dont 1,2 million de subventions) et l'usaid (9.2 millions de dollars en prets sans interet, remboursables en 40 ans), Par l'mtermediaire du FAC'. Ie Gouvernement francais fournit un corps enseignant de quelque 400 membres, ainsi qu'environ 450 experts, techniciens et conseiliers qui travaillent dans divers organisrnea ou services publics. On constate une tendance croissante a remplacer par des conselllers les experts du genre de ceux que fournit I'OPEX (Programme concernant l'envoi de personnel d'executlon, de direction et d'administratlon). Une convention a ete signee en 1964 relative au financement d'un montant total de 2.4 millions de dollars de six nouveaux projets de developpement dont le plus important porte sur la construction de routes de raccordement au chemin de fer trans-camerounais. Les autres projets comprennent des enquetes econorniques pilotes dans les regions productrices de cacao et l'agtandissernent d'une ecole technique a Douala. Le montane de I'aide financiere effectivement fournie par la France en 1964, y compris le coat des enquetes, est estime a8,5 millions de dollars. Un certain nombre de ressortissants francais, membres de
231 l'association des volontaires du progres, ont ete affectes au Cameroun. Le montant de l'usaid a atteint 1~,2 millions de dollars pour la periode , don, 6 millions en subventions et 9,2 millions atitre de pret, ce dernier chitrrc representant la contribution americaine au cot1t de la construction du ehemin de fer trans-camerounais, Parmi les projets nouveaux. importants approuves en 1964 pour un total de dollars, figurent des projers concernant la vulgarisation agricole dans l'ouest du Cameroun, la lutte contreles maladiesdu cacaoyer.les routes de raccordement dans l'ouest du Cameroun, la formation pour Ie developpement du reseau routier, les services consultatifs pour l'approvlslonnement en eau.taffectation de conselllers pedagogiques et la formation professionnelle. La Republique federalc d'allernagne renforce son programme d'assistance. La Banque de developpement du Cameroun est aidee par trois conscillers allemands dans l'examen des dernandes de financement de projets industriels, en particulier des projets a financer partiellement ou entierement au titre d'un pr~t de 2,5 millions de dollars ct concernant la fabrication de ciment, les textiles, la sacherie et Ie conditionnement de Ja viande. Un pret de 6,2 millions de dollars doit etre aceorde prochainement pour la construction d'une route pennanente reliant Mora a Fort Foureau dans le nord du Cameroun. Le comite qui dirige la planification est assiste par trois experts allemands dans la preparation du deuxieme plan quinquennal. La creationd'une ecole commerciale dans I'ouest du Cameroun est en cours. L'imprlmerieoffieiellerecoit de l'equipementet beneficie des services de deux speclalistes. La Republique federale d'allernagne participe ausst au financement de la construction d'un centre de formation agricole dans l'ouest du Cameroun, ainsi qu'au paiement des services des instrueteurs. Vingt.expertset conseillersdu Royaurne-Uni travaiilent dans plusieurs services officiels du Cameroun occidental. Le Royaume-Uni prete ~galement Ies services d'un conseiller au ministere federal des transports. des mines et des telteommunications. Le Gouvemement d'israel toumit des conseillers pour Ie programme de formation de la jeunesse et le Commissariat general AIa [eunesse, ada sports et A I'educadon des adulles. La Republique de Chine (Formose) a aide Ie Gouvemement du Cameroun dans Ie domaine de I'agriculture, surtout de Iaculture du riz, et de la P&:he. EUea I'intention de foumir au Cameroun un bateau de pkhe. Lc Gouvernement des Pays-Bas aide IeCameroundans deux domaines imponants: planification et enseignement agricola ct enseignement dans les villages. Environ 80 volontaires participcnt 2ctivcment dans les campagnes ala fonnadon agricole. On a mentionn~ au cllapitre 4 les vastes programmes d'aide bilattrale dans Ie domaine des transports. Le Fonds sp&:ial contribue a la creation d'une Ecole nonnale superieure qui fonnera des professeurs de I'en seignement secondaire et A Iaquelle sera attache un institut de pedagogie. Le Fonds special entreprend egalement deux projets en association avec la Commission du Bassin du Tchad, dont Ia cornpetences'etend au Tchad, ala Nigeria, au Niger et au Cameroun. Le Fonds special etudie en collaboration avec Ie Tchad un projet de regularisarion des crues et de production d'energie electrique sur Ie fieuve Logone. Gabon Deux experts des Nations Unies ont ete envoyes au Gabon, dont I'unspecialise dans Ia planificationeconomlque et l'autre dans les problernes hydmgraphiques; un expert de la prospection de l'or va etre engage. Un expert de la petite industrie a ete dernande pour I'OIT est representee par trois experts, dont l'un specialiste de Ia formation du personnel de bureau, Ie deuxlerne de la formation professionnelle acceleree et Ie trcisieme de Ia securlte sociale, 11 y a cinq experts de la FAD, respectivement specialistes de la planification agricole, de la nutrition, des aspects medicaux de la nutrition, des statistiques agricoles, et de la commercialisation. Les experts de I'UNESCO sont au nombre de six, dont trois s'oceupent de la documentation et de la planification et I'enseignement des adultes, et trois sont specialistes de ta formation des educateurs. Cinq experts de l'oms travaillent au Gabon. Deux s'occupent de Ia protection matemelle et infantile, un est charge de la formation des infirnieres: un autre est ingenieur sanitaire et le dernier est technicien de La sante. Un projet du Fonds special concernant une enquete sur le transport du minerai de fer est sur Ie point d'erre termine; un autre projet portaru sur l'etude de Ja troisieme zone fofesti~re est al'etude, La Banque internationate a accorde en juillet 1964 un pr!t de 3 milliards de francs CFA pour divers projets routiers dont l'execution est fixe. a fin 19~7. Le Fonds europeen de developpement (FED) a ouvert un credit de de francs CFA pour differen's projets. Le Gouvernement francais, par l'intermediaire du Fonds d'aide et de cooperation (FAC), a apporte chaque annee en rnoyenne 850 millions de francs CFA destines principalement it I'Investissement mais egalement it des etudes de pre-investissement. On prevoit qu'en a contribution du FAC depassera milbons de j1ancs CFA, qui seront consacres essentiellement a l'achtvement d'une ecole et du boulevard Maritime a Libreville, a la construction d'une voie d'acces au barrage de Kinguele, a l'achat de maltriel de travaux publics et d'6quipement forestier, ades recherches mini~reset a certaines etudes dans Iedomaine du developpement routier. Deplus,le Gouvemoment francais a fourni quelque 340 experts comprenant des administrateuts, des economistes, desjuristes, des medecins, des ing~nieu.rs. des comptables, des enseignants et des infinni~res. La Republique federale d' Allemagne a accorde en 1964 un pr(!t de 600 miuions de francs CFA pour construction de routes, Le Gouvemement des Etats-Unis a entrepris, par l'intennediaire du "Peace Corps", la construction d'une trentaine d'ecoles
232 La Republique de Chine (Formose) a envoye dans Ie pays nne mission de demonstration pour Ia production du rlz et la culture de legumes. Republique centrajricaine La FAO est representee par trois experts: un chef de mission, un specialiste de la production et de la commercialisation des produits laitiers et un expert de la nutrition. l'oms a envoye un expert. I'un a envoye un expert de Ia formation aux tele.. communicauons (expert egalement charge du Tchad). Il y a trois experts de ['UNESCO. L'un assure Ia formation du personnel enseignant A l'eccle ncrmale, un autre forme des insruuteurs et le troisierne est specialiste de ta formation technique. Le Fonds special a approuve un projet, dont la realisation vient de commencer sur la formation Ii la sylviculture; ce projet, qui prevail un centre de demonstration, a pour objet de former du personnel local A tous les aspects d'une gestion forestiere rationnelle et d'une rneilleure exploitation des ressources sylvestres, y compris la creation d'industries du bois travaillant essentiellement POIlf Ie marche local. Le Fonds special a egalement accepte de financer une etude de la pecne en eau douce dans Ies cinq pays de l'union douaniere et econornique de l' Afrique centrale (UDEAC) par une equipe instajlee Bangui. II existe aussi un projet commun a la Republique centrafricaine et au Cameroun pour 1'6tude d'une liaison permettant Ies transports entre les deux pays, qui pourrait etteune voie ferree entre M'Balmayoet Bangui. La premiere phase consiste en une etude econornicue des zones traversees et la seconde en une etude technique detaillee de )'itineraire de la voie ferree (ou de Ia route). On compte que 13 Banque internationale contribuera au financement du plan provisoire de developpement, Le Fonds europeen de developpement a promis de contribuer pour WI moneanr de millions de francs CFA au financement de ce plan pour f1 a de plus eonsacre au cours de ces dernieres annees des semmes importantes a I'arnelioration et au developpernent du reseau routier, au developpement regional et au developpement agricole notanunent dans le domaine de l'elevage du betail, Le FED a recemment accepte de fournir chaque ann6e, pendant cinq ansi une somme de 532 millions de francs CFA pour l'amelloratton de la production du cafe et du cotcn. afin de permettre l'alignement des prix de ces deux produits sur les prix rnondiaux. Le Gouvemement francais, par 1'intermediaire du Fonds d'aide et de cooperation (FAC), a largement con.. tribue a divers projets de developpement et a dans Ie pays de nombreux experts. Il faudra en outre un montant de quelque miuions de francs CFA pour contribuer au financement du plan provisoire de developpement pour On espere que ]a RepubliQue federale d' A1lernague accordera pour Ie financement de ce meme plan un pret s'elevant a 540 millions de francs CFA, dont 250 millions formeront la participation de 1'EI.' la Societe d'explo;cation forestiore. La RepubliQue federale a egalement accepte de contribuer, par j'cn..,.di de deux experts, a la creation d'un office technique du bois ayant pour but de diversifier en vue de l'exportation des produits en bois et de creer des industries locales utilisarrices de bois. La Republique populaire de Chine a accepte de contrtbuer au financement du plan provlsoire de developpement pour un montant de un milliard de francs CPA destines, d'une part, differentes industries telles que celles des produits chimiques et pharmaceutiques, des textiles, des cigarettes, des allumettes, deschaussures, etc. et d'autre part, ala construction d'habitations, Le Gouvernement d'israel a aide. organiser des cooperatives de jeunes gens dans les villages et contribue egalement au developpement agricole. Un accord a tte eigne pour la creation d'un centre industriel cemrafricainisraelien, principalement axe sur les petites industries du bois et du metal, la bonneterie et Ie montage de materiel radio-electrique. On pense que Ies Etats-Unis ccntribueronr au financement du plan provisoire de devtloppement. Republique demoeratique du Congo Les programmes de cooperation technique de l'organisation des Nations Unies et de ses institutions specialisees en faveur de fa Republique democratique du Congo ont une ampleur beaucoup plus grande que dans les autres pays, mais Hserait inutile d'en donner ici les details. Le personnel cnvcye par Ies diverses institutions se repartlssait conune suit en decembre 19641: Bureau du representant resident los Agriculture, FAO 22 Aviation civile, OAO 59 Questions sociales et developpement communautaire.. 9 Analyse et coordination economiques 26 Education, UNESCO 67 ENDA 2 Services de sante, OMS Questions judiciaires 41 Travail, OIT 22 Meteorclogie, OMM 2t Mines 7 Banque nationale.. 2 Formation de policiers 5 Services postaux, UPU I Administration publique 4 Finances publiques 43 Travaux publics 33 Telecommunications 19 Transports, OTRACO 3 Transports et communications.. 3 TMal Renseignements tires du rapport ~(ab(i en mars 1965 par lc:s representants residents du Bureau de l'assistance technique, directeun.; des programmes du Fonds!pecial. Ce rapport presente un expose complet des programmes mis en oeuvre par I'Organisation des Nations Unies et les institutidds qui y som rattachees
233 11 s'y ajoute: Professeurs envoyes par i'unesco Contingent de forces de police envcye par la Nigeria " Le Gouvernement congolais a etabli des previsions provisoiresr. L'asslstance foumie a I'OTRACO devrait diminuer a mesure que ron forme du personnel congolais, II en ira de meme de I'assistance foumte au ministere de's transports et des communications. L'assistance a la Banque centrale a ete reprise en charge par Le Fonds rnonetaire international. Les previsions d'assistance s'arretent actuellernent a l'annee L'assistance dans le domaine des finances publiques, foumie par le Gouvernement des Etats-Unis et par Le Fonds rnonetaire international, devrait garder la memo ampleur, sauf en ce qui concerne les questions douanieres et fiscales pour lesqueues on ne prevoit encore rien au-dele de I'annee L'assistance en matiere d'analyse et de coordination econorniques, foumie surtout par le Gouvernement des Etats-Unis, avec le concours de l'organisation des Nations Unies, devrait garder apeu pres La rnerne ampleur jusqu'en L'Organisation des Nations Unies finance, a titre permanent, une ecole d'administration judiciaire, L 'assistance de l'organisation dans le domaine judiciaire devrait diminuer rapidement a mesure que ron forrnera du personnel congolais. L'Organisation des Nations Unies et les Btats-Urus continueront a fournir jusqu'en 1968 les memes services consultatifs dans le domaine de l'exploitation miuiere et des ressources naturelles. La formation de policiers et les services d'execution continueront a faire l'objet d'une aide importante fournie en grande partie par la Nigeria. avec une substamielle contribution fmanciere des Etats-Unis; cette aide sera de meme ampleur jusqu'en L'assistance dans le domaine de I'administrarion publique, foumie en grande partie par l'organisation des Nations Unies, devrait diminuer legerement d'ici a L'assistance dans le domaine des travaux publics emane en grande partie des Etats-Unis et du Fonds pour Ie CDngO. On compte qu'elle dirninuera regulierernent d'ici a L'assistance dans le domaine des questions aociales et du developpement comrnunautaire qui vient en grande partie de l'organisation des Nations Unies, dirninuera sensiblement d'ici Il faut s'attendre apeu de changement d'ici 1968 en ce qui c:oncerne la formation et les services conswtattls en matiere de main d'oeuvre, fournis au titre du programme elargi el du programme ordinaire de l'olt. Ces programmes portent sur l'administration du travail, Ia securite sociale, la fonnation professioiulelie et Ie developpement integre Voir "Programme d'assistance technique pour les armees et previsionspour /es annees ", UopoldviUe, juin 1964, memoire presente par Ie Gouvernement congolais al'organiiation des Nations Vnies. dans les zones rurales, les services de conseillers en matiere de travail. les cooperatives. la formation aux ernplois de bureaux et la formation professionnelle. L'Institut national de fonnation professionnelle est en partie finance par Ie Fonds special. Le programme agricole est finance, en partie au titre du programme elargi de l'organisation des Nations Unies, en partie au titre du programme francais d'aide bilaterale, mais surtout au titre d'un fonds administre, specialernent cree par Ie Gouvernement. II gardera, jusqu'a son terme au minimum, son ampleur actuelle. Le programme educatif est finance par Ie programme elargi de l'organisation des Nations Unies et le programme ordinaire de I'UNESCO, Ie FISE et Ie Fonds pour Ie Congo; les instituts (Instltut pedagogique national, Institut national des mines et Institut national du batiment et des travaux publics) sont finances atitre de projets permanents par 10 Fonds special de I'Organisaticn des Nations Unies. Ce programme doh satisfaire des besoms croissants mais on ne connait pas encore l'ampleur de l'assistance bi Iatcrale qui sera disponible, la cadence de remplacement du personnel enseignant etranger par du personnel congolais et la mesure dans laquelle Ie Gouvernernent pourra financer le recrutcment de cc personnel etranger. La Belgique continue a fournir une aide importante, et ron escompte egalernent nne assistance de sources francaise, dahomeenne et togolaisc. L'assistance dans Ie domaine de l'aviation civile vient du programme elargi des Etats-Unis; dans le cas de I'Institut de formation pour I'aviation civile de Leopoldville, elle vient du Fonds special. On cons tate une regression des besoms en la matiere. Lea services conaultatifs sanitaires et Ja formation aux emplois du service de la sante publique, fownis au titre du programme elargi, du programme ordinaire del'oms et du Fonds pour Ic Congo, resteront quasi inchanges pendant toute la peri ode consideree. L'aide dans le domaine des telecommunications, fournie en partie par l'organisation des Nations Unies au titre de son programme elargt, mats surtout par Les Etats Unis, doit diminuer fortement. On a propose au Fonds special de financer la creation d'un institut national de telecommunications. L'aide en matiere de meteorologie, foumie en partie par I'Organisation des Nations Unies au titre de son programme elargi, mais surtout par les Etats-Unis, doit dirninuer sensiblement. Le Fonds special a cree un centre de formation rneteorologique a titre de projet permanent. L'assistance dans le domaine des services postaux, foumie actuellement par runion postale universelle, doit diminuer au cours de La periode considcr6e. Le Fonds special a six projets en COUTS d'execution au Congo. comprenant chacun des aspects de fonnation, et 'portant sur ie batiment et les travaux publics. l'cxploitation mini~re, la pedagogie. raviation civi1e~ la meteorologie et la fonnation professionneue. Le Gouvemement a demande la mise en oeuvre d'un projet de formation dans Ie domaine des relecommunicalions. II est probable qu'il demandera aussi au Fonds special de raider a etablir un groupe national de conscillers en planification, charges, premicre
234 ment, de relancer I'econornie en deux au trois ans, deuxiemement, de donner des avis sur l'etablissernent ulterieur d'un plan quinquennal et, troisiemement, de participer a l'elaboration de projets pilotes qui seraient finances par Ie Fonds special. Nous avons d~ja signale la contribution apportee par lessources d'aide bilaterale au programme international mis en oeuvre au Congo. II convient de rappeler a cet egard que, sur I'equivaient en devises de pres de 13 millions de dollars des Etats-Unis foumis pour I'execution du programme en 1964,plus de 6 millions sont venus du Fonds pour IeCongo, plus de 3 millions ant ete verses par les Btats-Unis. Le reste est reparti entre Ie PEAT (y compris Ies allocations pour depenses imprevues), les programmes ordinaires des institutions specialisees de l'organisation des Nations Unies, Ie Fonds special, le Gouvemement congolais sous forme des fonds adminlstres et sous forme d'affectation de credits au Fonds POllT Ie Congo par les gouvernernents suisse et allemand). Plus de la moitie des ressources du Fonds pour Ie Congo ont etc fournies par Ie Gouvemement du Congo; il s'y ajoute une contribution substantielle des Etats-Unis, du Canada, du Royaurne-Uni et de la Suede, On estime a l'equivalent de plus de 4 millions de dollars des Etats-Unis la contribution du Gouvernement congolais. On trouveraci-apres les traitsprincipaux des programmes bilateraux d'assistance technique. La Belgique a envoye pres de 2000 experts, outre sa contribution a l'universite de Lovanium et a I'Universite d'elisabethville. La Republlque democratique du Congo II conclu de nouveau, en 1964, un accord de cooperation technique agricole avec la Republique de Chine (Fonnose). Le Danemark participa a l'adrninistranon d'un Mpital specialement consacre a la formation de personnel medical, auquel it a fourni 48 membres du personnel enseignant et de l'equipement. La France a foumi 42 experts techniques. La Republique federate d'allemagne a accorde au Congo un pret de to millions de marks pour l'achat d'automobiles et de pieces detachees, Elle lui a egalernent accorde un million de dollars pour l'achat d'equipement destin~ a La creation de circuits regionaux radiotelephoruques et radiotelegraphlques a emission a grande vuesse, pour lesquels elle lui a envoye huit experts qui seront charges de I'Installation et de l'entretien. Elle parttcipe a la reconstruction de deux ponts, a La construction de l'bcole nationale de telecommunications, de l'ecole nationale des mines, du (oyerd'etudiants aelisabethville, de l'institut pedagogique national, de I'lnstitut national du blitiment et des travaux publics, et elles compte participer a la creation d lln centre de formation de mteanicicns de garage, d'un centre de fannation de tcchniciens des pants et chaussees et a 1a construction d'une des stations de l'ineac. L ltalie a ouvert un credit d'un maximum de 20 millions de dollars pour )'imj.\ortation d'instruments et de vehicules automobiles ache1es chez ehe. EJle a envoye 25 experts a 1'INEAC. Le Royaume-Uni a fait don au Congo d'une somme de 2 millions de dollars Quia ele con.acree AI'achat de materiel agricole et de pieces detachees, ainsi qu'a l'achat de pieces detachees et de pneus pour automobiles. Les Btats-Unis ant accorde au titre du programme d'importations de l'aid. un credit qui a ete utilise, de 12 millions de dollars en 1963 et de 25,6 millions en J964. Pres de Ia moine de ce dernier a ere consacree ai'achat de camions et de pieces detechccs et Ie reste a I'achat de pneus, de textiles, de produits chirniques industriels, de materiel industriel divers, de materiel lourd d'entretien des routes, de pieces de rechange pour l'industrie, de produits phannaceutiquea et de materiel de peche. L'aide accordee au titre du PL 480 en J964 et pendant Ie premier semestre de t965 a depasse 30 millions de dollars, dont \8,' miuions ont ete depenses en Les principaux produits achetes avec cette aide sont les suivants, par ordre d'importance: tabac, farine de ble, produits laitiers, coton, riz, ble et legumineuses. L'aide acccrdee a la Repubhque democratique du Congo par la Communaute econonuque europeenne, au titre de Ia Convention d'assoclarion, a surtout portesur les domaines suivants: routes (plus de 7 millions de dollars), modernisation rurale (pres de 4 millions de dollars) et travaux publics (plus de 2 millions de dollars), soit au total pres de 13,5 millions. En outre, Ia CEE a ouvert un credit de 5,5 millions de dollars POUT' ]'importation de pieces detachees et de pneus de venicules automobiles. Rel"'blique du Congo Au titre du programme des Nations Unies, plusieurs experts en cadastre, geologie, comptabilite publique et comptabilite nationale sont a pied d'oeuvre. D'autres experts sont attendus en cornptabilite publique, programmarion et planiflcation regionale. L'Unesco a envoye deux experts en alphabetisation et un expert en enseignement par la radio. Un conseiller scientifique est en poste au ministere de I'educeucn nationale. Douze professeurs sont attaches a l'ecole superieurc de Brazzaville. Deux autres professeurs (au titre du programme mixte UNESCO/FlSE) enseignent l'un au Iycee technique de Brazzaville (biologic) et I'autre au lycee Savorgnan de la merne ville. L'OMS a fourni deux experts en services sanitaires et deux autres doivent arriver ala fin de La FAO a envoye un statisttcien specialiste de I'agriculture. L'OACI a envoye un ingcnieur en navigation aerienne. Le Fonds special connibue a la construction d'une Ecole normale superieure a Brazzaville qui formera des professeurs de l'enseignement secondaire pour La Republique du Congo, Ie Gabon, la Republique centrafricaine et Ie Tchad, Deux autres projets s.on1 a l'etude: creation d'un centre de demonstration pour ia formation aux techniques forestieres comme en Republique centrafricaine (voir plus haut) et une etude technique des possibilites sous-regionales de peche en mer. Le ministere francais de la cooperation a fourni pres de 500 experts qui s'occupent principalement d'administration, d'enseignement et de services techniques (pastes et telephones, sante,travaux publics). Le ministere franc;ais de l'education nationale a envoye 19 experts, atemps complet,
235 il temps partiel ou en mission, pour I'Bcole de droit et 13 autres pour l'ecote superieure de lettres. L'Ecole medicosociale en compte 27 et l'ecole normale superieure, 15. La Republique arabe unle a fourni 11 experts (huit en radio et troisen service de sante), La Republique f6d6ra1e d'a1lemagne a envoye deux rnedecins, ralgerie a fourni un experten servicesdes postes et des telecommunications. L'Israel a envoye un expert dans le domaine medical. Le Gouvemement a conclu un accord de cooperation avec l'urss dont les points essentiels sont la construction d'un systeme d'irrigation sur Ie plateau de Koukouya comprenaot nne centrale hydro-electrique d'une capacite de a kwh; la construction d'un hotel de lzo chambres a Brazzaville; un programme de prospection geologique (phosphates, biturne, cuivre, plomb et zinc) dans la vallee de Niari, d'exploration de matieres premieres dans la region de Pointe-Noire et de prospection d'or et de diamants dans Ia region de Mayombe, On trouvera au Chapitre 4 des details sur les vastes programmes d'aide bilaterale dans Ie domaine des transports. Ttbad 11 est prevu, au titre du PEAT des Nations Unies, renvoi d'un expert en statistiques economiques Qui n'est pas encore arri...e. Au titre du programme ordinaire, pour 1%5, un economiste et un specialiste des archives et de la documeraencn vent etre envoyes. Deux expertsen tourisme ont termine leur mission en juin Le programme ordinaire pour J966 prevail de nouveau 1es services d'un economiste et d'un specialiste en archives et documentalion. Le programme du BIT a prevu renvoi d'un expert en securite sociale, qui n'est pas encore arrive, de deux expertsen acrivites rurajes et de deux autresen developpement rural. Au titre du PEAT pour , la FAD foumit des experts en canne asucre, aviculture, conunercialisation du coton, hydrolcgie et nutrition, les trois derniers etant encore attendus. Sont a pied d'oeuvre, un expert en nutrition. dans Ie cadre du programme mixte FAO/FISE. un expert en aviculture (dont les services sont finances en partieau titre de I'aide bilateralede la Suisse) et un specialiste de projets dans Ie cadre du Programme alimentaire mondial. L'Unesco, au titre de son programme, fournit des; experts en planification de l'enseignement, documentation ll I'usage des eccles, administration publique. et a prevu l'envoi d'experts en alphabetisation et pedagogic qui n'ont pas encore commence leur mission. Quatre ant res professeurs sont prevus. L'OMS a envoye un expert en protection infantile, un specialiste de la formation d'intirmieres et un ingenieur sanitaire, Deux experts en telecommunication de l'uit sont dans le pays. Dans Ie cadre du programme de l'union postale unlverselle, un expert en services postaux est au travail. Pour les programmes d'aide bilaterale on ne dispose d'aucun renseignernent a l'exception de ceux qui sont mentionnes au Chapitre 4 sur les transports. En plus de son association aux proiets du Fonds special mentionnes sous la rubrique Cameroun, le Tchad a demande Ies services d'un expert pour etudier Ie developpement de la production et de l'exploitation du natron, ainsi que l'envoi d'une mission pour l'etude de la Fosse de Doba (au sud) et la recherche d'eaux artesiennes et non artesiennes dans le nord-est qui seraient exploitees pour l'energie, les mineraux et l'eau chaude de source minerale. - 21S-
236 ANNEXE IV Estimation des delais et volume des investissements necessairesa Ia realisation de nouvelles liaisons de transport en Mrique du Centre I. Dolisie-Ndende 2. Pont Brazza-Leopoldville 3. Rail Owendo-Mekambo-Nord Congo 4. Bitam-Bata 5. Libreville-Yaounde 6. Transcamerounais-Fort-Lamyi 7. Rail Transcamerounais-Fort Archambault: 8. Maiduguri-Fort-Lamy 9. Rail Leopoldville-Port-Francqui 10. Congo-Oubangui 11. Riviere Sangha 12. Bangui region Likouala 13. Bangui-Fort-Lamy bitumage 14. Pont Bangui-Nord Congo-Leo 15. Lac Tanganyika 16. Bujumbura-Kigali 17. Kigali-Kabale 18. Pangassou-Obo-Soudan 19. Compagnie multinationalede navigation 20. Rail Transcamerounais-Banguii 21. Rail C.F.C.O. Action realisee immediate en coursd'etude 5 ans immediate en cours 10 ans immediate 6 ans 5 ens immediate immediate en COUTS 5 ans immediate 5 ans immediat 5 ans immediate Indererminee en cours Investissements approximatifs en millions de dollars ,0 5,0 6,0 70,0 2,0 80,0 4? 2,5 30 2,0? 1,5 3,0 4,0? 100,0 1,25 Note: 1anumeration des projets fa 21 correspond ala numeration sur la carte de la page suivante. Interccnnexion rail-route
237 w ~./ ". '\r' io- IC ',- )»<: /' <, /... '\ <, /./ \ /' ) I I N I G E R I I.. CAM L.-~-"" / '-' JL T '_. I~ lolai~"li'" v" I C HAD '0 NEW TRANSPORT LINKS IN CENTRAL AFRICA PRIORITY PROJECTS ADOPTED BY THE MEETING NOUVELLES LIAISONS DE TRANSPORT EN AFRIQUE DU CENTRE PROJETS PRIORITAIRES ADOPTES PAR LA CONFERENCE I ) I ~ ~., \ i..r'. r /', S U DAN J -' ( I CO" " ~....; ETHIOPIA "\. t '-.\' " 1 C>~.... ~-~("g_'!:----- \.. CONGO l..rr : "'" -n" ';'-"'(1 ~'--'-I /uga NDA/..I KENYA '~'ff' 1<;1(; 1I " '6 "7..1 "<,. '\... BURUNDI ''z.. <, D,I <, '-..--." F'a""~" '""'"0"0"0" Ch...,"~. '0'..."...-'L. ) \ ~.I::-...L,: I '\"".,,,. '"'a,n(jlio",,1 bou_" 'la,h,(j~ I'lQQd MQln ri~.r e"dqt LEGEND - LEGENDE "0"" ~ ~r."el,oi...;v'... :=;, Ponl Tho """'trol. r,l.r 1(1 fhl ',ll,, " In Ann,. IY L.,u ny""ron " 'QUQ","I ~ 10 h." don"'. tn,,"",.. IV n. I>oU"(lo,l ~ '~" "I, Ir ", I 0 I ',"11, '''' 6 """ '''"II"." ". _... ".,1,."",..., _., Or." '... ~,, V I00 1'1.11. t\oti II"',.",'" h,ilio ',a,,,,""" n 0'- 0",..,.. _ lid Lo '011 11,1., p, 1'0.,..., 0.. "all... Ii '10,.,, I' " ur Il~ltll."'..., \ r I I \.,,-,,"""1'\ " ( (./ \.._~".".t;:"....n.j '... -J.~.._., /'-r-. \ ZAMBIA,.-' '\.'. 'e,-, r 't;..j (., ) TANZANIA...>.._.. ).. l \ M,.LAWI I.; CART-C-~~-SIO
238 ANNEXE V Guine. equatorial. \ GeDeraHtes g~.nomiques Fernando POD et Rio Muni, colonies espagnoles, sont Ies deux seuls territoires de l'afrique du centre, a part l'angola, qui n'ont pas encore accede a I'independance politique. Le premier est une He volcanique de km2 dont plus de Ia moitie sont a 500 metres d'altitude, Ie long du golf. de Biafra. II comprend I'Ile de Annobon. I.e second territoire, plus vaste ( mkz) est aitue sur Ie continent et possede environ 150 km de cotes. Le climat de Fernando POD se caracterise par une saison seche et nne saison humide et Ie climat de Rio Muni est tropical. La temperature annuelle moyenne des deux territoires est d'environ 250C. Malgre SOn exigulte, Fernando Poo a un relief tourmente et des sommets atteignant metres, ce qui entraine des differences climatiques prononcees et par consequent des especes tres differences de vegetation et de flore. D'ortgine volcanique, l'ile a la forme d'un parallelogramme irregulier coupe par deux chaines de rnontagnes: la chaine septentrionale qui culmine au pic de Santa Isabel (3.007 m) et Ia chaine meridionale qui va d'est en ouest, de la vallee de Moca au Gran Caldera Volcanica de San Carlos. Les richesses minieres sont supposees ette limitees, male l'on n'a pas encore fait de recherches geologiques intensives et on ne connalt pas encore le resultat des recherches en corns. OU fait de son origine volcanique, Ie sol contient des sels nutritifs riches. Les deux grandes cultures commerciales, Ie cacao et Ie cafe, sont orgenisees a grande echelle dans des plantations. Vile commerce presque exclusivement avec I'Espagne et, mais beaucoup moins, avec Rio Mum. Rio Muni.comprend une partie continentale et les iles de Coriseo, Elobey Grande et Elobey Chico. II est limite au nord par le Cameroun, APest et au sud par le Gabon et a l'ouest par I'ocean Atlantique. Au point de vue des richesses du sous-sol, on peut diviser Rio Mum en deux zones au l'exploitation miniere serait possible. Prernierement, la zone sedimentaire au sud du pays (y compris les iles de Elobey et de Corisco) semble contenir des gisements de petrole. Des recherches geologiques intensives et des prospections sont en cours. Geologiquernent, la nappe petroliere eventuelle de Rio Muni pourrait stre une extension de celle du Gabon, les deux pays possedant les memes caracteristiques tectoniques, Deuxiemernent, la zone metamorphique ignce qui couvre Ie reste du territoire. Elle est encore moins connue geologiquement que la region meridionale, mais il semble qu'elle contiendrait des traces de fer et de mineraux radio-actifs ainsi que du wolfram et des minera.. lisations auriferes, On ne sait pas encore toutefois si ces gisements pour.. raient se preter a une exploitation commerciale a grande echelle. Les ressources agricoles de Rio Muni sont plus limitees que cellos de Fernando Poo car Ie sol est lateritique et non volcanique. Neanmoins, plus de 80 pour 100 des teeres sont cultives, Ie reste etant en grande partie marecageux, Les deux principaux territoires qui, avec leurs iles, forment la Guinee equatoriale, ont une population d'environ habitants et une superticie totale de kmz. La densite de Ja population de Fernando Poo est cinq fois plus forte que celle de Rio Muni, Guinee eqnatoriale: population, superficie et densitt"i Fernando Poo RioMuni Guinee equatoriale Populations (en milliers) 79,7 201,5 281,2 Pourcentage 28,3 71,7 100,0 Superficie torale <en krnz) Pourcentage 7,2 92,8 100,0 Densite (par krnz) Source: Plan a Estimati~ns.pour Seion Ie recensement de 1960, les Europeens representeraient 2,9 pour 100 de la population totale pour les deux temtorres; 6,7 pour 100 it Fernando Poo ( Europeens environ) et 1,5 pour 100a Rio Muni
239 Strategie d. base Le plan de developpement actuel du secteur publici est un document fragmentaire comme plusieurs autres plans de developpement africains. Les autorites esperent pour la periode suivante, faire un plan plus detaille et plus complet au moyen de I'analyse rnacro-economique moderne, grace a l'amelioration des services statistiques. D'une maniere generale, les objectifs declares des planificateurs espagnols sont les suivants: developper l'infrastructure; fanner de nouveaux cadres administratifs, en particulier pour pourvoir les postes de direction ario Muni; - ameliorer l'exportation des principaux produits des deux colonies (surtout le cacao, Ie bois et Ie cafe). Ameliorer la position concurrentielle de ces produits sur Ie rnarche international, en reduisant le cout du transport et en accordant des credits; ameliorer les facilites de credit. RiQ Muni-le developpement portera principalement sur les points suivants: (a) moderniser les plantations de cafe et de bois; (b) (c) (d) developper les cooperatives africaines; creer des industries legeres de transformationtraitement du bois et fabrication de mobilier, traitement des textiles (teinture et finissage), traitement de l'huile de palme; ameliorer les services-banques, assurances, cornmunications et transports, ce qui necessitera une augmentation du personnel specialise; (e) developper l'industrie de Ia peche avec des capitaux prives espagnols en prenant Fernando Poo comme base d'operations, Fernando Poo (a) Etudier la possibilite de raffiner Ie petrole, Ia totalite des besoins ne pouvant etre satisfaite par des importations en provenance des pays limitrophes de l'afrique de l'ouest et du centre; (b) creer un centre de peche important, avec fabrique de conserves destinees a l'exportation; (c) faire de Santa Isabel et de San Carlos des zones franches qui desserviraient toute 1a cote de l'afrique de l'ouest; (d) agrandir les plantations europeennes de cacaoyers; (e) ameliorer et developper l'industrie du tourisme; (f) developper Ie secteur tertiaire, de maniere il attirer davantage d'europeens, Le cadre macr~nomique Les donnees du plan, groupees en agregats pour les deux territoires, ne se pretent guere it l'analyse car elles De sont ventilees ni par territoire et ni par race. Pour les chiffres par habitant les memes reserves ne s'appliquent que dans les pays ou la population europeenne jane un r61e economique dominant. Cela est vrai en partieulier de Fernando Poo. Produit inteneor brut, 1962 Fernando Poo Rio Muni Total Guinee equatoriale PIB (en milliers de pesetas) Pourcentage Revenu par habitant <en dollars EU) ( Source: Le Plan. p. 20. La repartition du revenu n'est pas indiquee, mais il est evident qu'elle est extrernement inegale comme le montrent les donnees fragmentaires dont on dispose sur la propriete fonciere il Fernando Poo. Environ 55 pour 100 des agricuiteurs culti vent moins de 3 pour 100 de la superficie cultivee et 2,3 pour 100 seulement des exploitants cultivent I Commissariat au plan du developpement economique et social: Guinea Ecuatorial Anexo al plan de desarrollo economico y social, pour 100 de Ia superficie. L'administration coloniale pourrait utilement, dans les plans ulterieurs, presenter les comptes nationaux de facon a indiquer non seulement la structure du revenu mais aussi les politiques envisagees pour remedierades inegalites aussi marquees. Nous allons essayer de resumer les principaux elements du plan, etant entendu que les statistiques n'ont qu'une valeur tres limitee et que la repartition par secteur est tout a fait insuffisante
240 Evolution escomptee des principaux agregats (en millions de pesetas) Taux annuel de croissance Ressourt:es Produit interieur brut ,6 Importations U85 5,9 Total ,7 Utilisations Coasornmation privee IS5 6,4 Consommation publique 285 m 6,8 Formation brute de capital Interieur ,6 Exportations» ,9 Total ,7 Source: Guinee equaroriale: AnexQ at Plan de Desarrollo Econamlco y Social, , P: 22. a Ces chiffres d'exportation concernent exclusivement les merchandises exponees et non les transferts. Si ces dernters eraient compris, la valeur totale des exportations aurait ete de 2,217 milliards en 1964 et de 2,820 milliardsde pesetas ala fin de la penode du plan. De 1962 a 1967, on compte que Ie taux de croissance sera d'envlron 7,56 pour 100 par an. Toutefois, pour la periode du plan proprement dite ( ), le taux annuel de croissance du PIB s'etablit pour les deux territoires a environ 5,7 pour 100 et n'est done que legerement superieur au taux realise de 1954 II1962, soil 5,5 pour 100. Les taux de croissance pour chacun des territoires ne sont pas calcules separcment, mais on peut deduire que cehri de Fernando Poe augmentera plus rapidement que celui de Rio Muni. Par consequent, II la fin de I. periode etudiee, l'ecart economtque entre les deux. territoircs se sera accuse, tant pour le prcduit national que pour Ie revenu par habitant. Reste a voir si les planificateurs de l'administration coloniale tenteront de corriger ce desequilibre au cours du plan suivant. Cet ecart s'explique par plusieurs raisons: A Fernando Poo I'esprit d'entreprise trouve un clirnat plus favorabje, les ressources de base sont plus abondantes et la communaute europeenne, politiquement dorninante, est en expansion, En outre, la politique economique assez li~rale des autorites espagnoles a permis un developpement pius rapide de I'ile, les forces du marche ayant joue en sa faveur, Couune te montreat les agregats, le raux de croissance global du PIB doit augmenter de 5,6 pour 100 par an, co qui, etaat donne un. taux de croissance demographique annuel d'environ 1,7 pour 100, entralnerait une augmentation du revenu par habitant. de 3,9 pour 100 par an. Si I'annee de reference avait ele 1962, il est certain que Ie taus annuel de croissance des principaux agregats aurait ete plus c!:leve. Mais l'analyse n'a porte que sur la periode du plan. On pent voir que la consommation privceet publique, ainsi que Ia formation brute du capital int6rieur, doivenl augmenter plus rapidement que Ie PIB, la consommat.ion publique consistant presque entierement en services sanitaires et moyens d'education. L'evolution future de la consommation privee n'est pas connue, Pourtant, etant donne le dualisme geographique et economtque prononce, it seratt bon de la connaitre. Comme Ie note l'administration coloruale, les donnees sur Ierevenu et la consonunation ventilees par groupe racial, ne sont pas indiquees "pour des raisons politiques et stattstiques"). Ceci etant, I'indicateur global de la croissance annuelle de la consornmation privee uta guere de valeuret il serait plus utile, dans la pratique, de faire des etudes du revenu et de Ia consommatlon et de presenter La cornptabilite nationale d'une maniere plus rigoureuse, avant de mettre en oeuvre Ie prochain plan de developpernent, L'evotuuon du secteur exterieur est egalement significanve, car tes deux territoires, depuis plus de dix ans, ont toujours eu un excedent d'exportations et d'apres les previsions, i1 en serait de meme pendant la peri ode du prochaln plan. Ce qui est clair, c'est qu'en 19671a part des transferts a l'etranger (revenu des fonctionnaires de I'administration coloniale et envoi de benefices) devrait representee 40 pour 100 de la valeur totale des exportations, alors qu'en 1964, elle ne comptait que pour un tiers. On ne dispose pas de donnees sur la balance des paiements rnais il semble que les colonies financent non seulement leur propre developpernent mais aussi, et c'est plus important, celui de fa metropole, grace au rapatriemenr des excedenes economiques. Le tableau ei-apres rnontre que, deduction faite de l'aide metropolitaine, les transferts nets augmenteront rapidement pendant la periode du plan alors que l'aide recue de la rnetropole diminuera, surtout apres esi ties important, conomiquemcnt parlant, que les transferts nets a l'etranger non seulement depassent Ie niveau actue) de La fonnation de capital mais ne cessent d'augmenter pendant louie la periode., I.e Plan-:p
241 El'olution des transferts Total des investissements Transferts Total de l'aide budgetaire de l'espagne Transferts nets Transferts nets a l'etranger en pourcentage du PIB , ,1 586,9 22, , ,9 717,1 25,1 Indice Total (1964= 1(0) 664,1 761, ,0 139, ,0 140,7 68,4 70,8 505,2 35,9 921, , ,8 175,8 29,9 31,2 Source: Chiffres calcules d'apres Jes donnees duplan. Structure des investissements 11 n'existe pas de ventilation detaillee des investissements pour les deux secteurs public et prive consideres ensemble mais, d'apres des indicateurs fragmentaires, il semble que les investissements dans le secteur public representent environles deuxtiers de la formation totale du capital. Plus de la moitie sont consacres aquatre elements fondamentaux de I'infrastructure: aeroports, routes, ports et approvisionnement en eau, A cet egard, la politique d'investissernent suivie par les autorites espagnoles ne differe, au fond, guere de celle que de nombreux pays africains independents ant inscrite dans leurs plans de developpernent. Strncture des investissements publics, (en minions de pesetas)a Total Pourcentage 1. Investissements sociaux Education 33,0 37,0 46,0 56,0 172,0 10,4 Sante 40,0 52,0 61,0 76,0 229,0 13,9 Logernent et urbanisrne 47,0 50,0 53,0 56,0 206,0 12,5 Total 120,0 139,0 160,0 188,0 607,0 36,8 2, In...estissements productifs Agriculture 1,4 4,0 4,0 0,5 9,9 0,6 Sylviculture 0,3 0,3 0,3 0,5 1,4 0,1 Secteur rniniera 7,3 6,3 13,6 0,8 Aeroports 117,1 108,9 5,4 4,8 236,2 14,3 Routes 49,8 70,2 155,1 186,0 461,] 27,9," Ports 7,8 ~I,5 43,3 59,2 131,8 8,0 Approvisionnement en eau 23,0 9,0 16,0 22,0 70,0 4,2 Total 206,7 220,2 224,1 273,0 924,0 56,0 3, Aide a des organtswes locoux 30,0 30,0 30,0 30,0 120,0 7,2 Total des investissementspublics 356,7 389,2 414,1 49l, ,0 100,0 Total des investissements prives 190,0 218,0 250,0 270, Total general: 546,7 607,2 644,1 761, ,0 Source: D'apres les chiffres du Plan, P: 23a25. a Aux prix de b Les Investissements dans Ie secteur minier sont destines aiaprospection et aux etudes geologiqucs. On s'attend que la formationprivee de capitalpasse de 190 II 270 millions de pesetas entre Ie debut et la fin de la peri ode du plan, la plus grande partie etant destinee au secteur primaire (en particulier aux plantations). Apres 1967, les invesrissements s'orienteraient davantage vers les secteurs secondaire et tertiaire. L'investissement total dans le secteur public, bien que progressant moins rapidement que l'investissement dans le secteurprive, est plus important et essentiellement dirige vers les services sociaux, les travaux publics et les transports. Le tableau ci-apres ventile, par source de flnancernent, les investissements publics. La plupart des subventions venant des territoires, I'assistance budgetaire espagnole represente moins de un tiers du total
242 Financement du programme d'investissement public (en millions de pesetas de 1962).. Credits Total BUdget de la Gulnee equatoriale 159,6 200,3 225,7 265,2 850,8 Budget public general Ministere du logement 27,0 30,0 33,0 36,0 126,0 Ministere de I'air 117,1 108,9 5,4 4,8 236,2 Aide de l'elat 30,0 30,0 30,0 30,0 120,0 extraordinaires (approvisionnement en eau] 23,0 23,0 Total 197,1 168,1 68,4 70,8 505,2 Autres subventions <:I 20,0 120,0 155,0 295,0 Total general 356,7 389,2 414,1 491, ,0 Source:u Plan, p. 25. a Lea autres subventions sont imputees au budget general de la Guinee equatoriale et financees par elle. Pourcentage 51,5 30,6 17,9 100,0 Bien qu'en termes generaux, le Plan preconise la scolarisation de tous les garcons de 6 a J1 ads, Ie systeme d'enseignement presente dans les territoires les memesvices fondamentaux que dans Ies autres pays africains. A certains egards, les defauts sont memc plus graves puisque les autorites n'ont pas encore reussi a former des cadres africains. Le taux eleve d'inseription dans les eccles du premier degre ne doit pas faire illusion car dans pres de 52 pour 100 des cas les classes primaires ne sont ouvertes que derni-journee. On signale bien la necessite de fanner une main-d'oeuvre qualifiee mais aucune indication n'est donnee sur Ie nombre de diplcmes qui devraient sortir des eccles secondaires ni sur le pourcentage de ces diplomes qui poursuivront des etudes universitaires ou techniques superieures. Enfin, it est remarquable que le PLan ne contienne aueun programme de formation de la maind'oeuvre, rnerne rudimentaire,
243 HOW TO OBTAIN UNITED NATIONS PUBLICATIONS United Nations publications may be obtained from bookstores and distributors throu~hout the world. Consult your bookstore or write to: United Nations, Sales Section, New York or Geneva. I i COMMENT SE PROCURER LES PUBLICATIONS DES NATIONS UNIES Lee publications des Nations Unies sont en vente dons les librairies et les agences deposttclres du monde entier. Informez-vous cupres de vctre librairie ou cdressez-vcus a: Notions Unies, Section des ventes, New York ou Geneve. COMO CONSEGUIR PUBLICACIONES DE LAS NACIONES UNIDAS los publicociones de 105 Notiones Unidos estan en venta en librerios y casas distribuidoras en todos portes del mundo. Consulte a su Iibrero 0 dirijase a: Ncclones Unidos, Section de Ventos, Nueva York 0 Ginebra. Imprime en Ethiopie Prix: S E.U.3.oo (ou l'equlvalent en monnaie du pays) Publication Des Nations Unies No. d. Vente 66.U.K.ll
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