RESEAU AFRICAIN D INFORMATION SUR L ENVIRONNEMENT DIRECTIVES POUR LA MISE EN ŒUVRE

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1 RESEAU AFRICAIN D INFORMATION SUR L ENVIRONNEMENT DIRECTIVES POUR LA MISE EN ŒUVRE ***** P R O J E T *****

2 Table des matières SECTION I INTRODUCTION Rappel des faits Objectif des directives Principaux aspects de la structure du RAIE Objectifs de la phase Résultats attendus Domaines d activité pour la phase Renforcement des réseaux d information environnementale Amélioration de la capacité analytique Conditionnement et diffusion de l information... 8 SECTION II CONTEXTE DE LA GESTION DE L INFORMATION Cadre national de gestion de l environnement Etablissement de rapports sur l environnement Evaluations intégrées et établissement de rapports Rapports opérationnels Rapports concernant les accords multilatéraux sur l environnement SECTION III STRATEGIE DE GESTION DE L INFORMATION Nécessité d un cadre stratégique Stratégie de gestion de l information Guide pour la mise au point de la stratégie d information Vision Objectifs Principes fondamentaux Politiques et procédures internes Données multisources Etablissement de réseaux Politique d échange de données environnementales Métadonnées SECTION IV SYSTEME D'INFORMATION SUR LA GESTION DE L'ENVIRONNEMENT Concepts et considérations relatives au système Composantes Module de communication Module de gestion des opérations Module d'information sur la gestion Module analytique Module d'établissement de rapports Module exécutif Développement et mise en œuvre Outils pour la gestion de l'information Infrastructure de réseau SECTION V MISE EN ŒUVRE DE LA STRATEGIE DU RAIE Inventaire et évaluation des besoins Plans nationaux de mise en œuvre Cadre institutionnel pour la coordination et la gestion Cadre pour la constitution de réseaux Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en oeuvre

3 5.3.2 Comité directeur international Rôle du PNUE Rôle des centres de collaboration AEO/GEO Nœud national du RAIE Rôle des partenaires Cadres nationaux de mise en œuvre Comité directeur national Centres de données du RAIE Groupe de travail sur l information environnementale Mécanismes de soutien au niveau national SECTION VI GERER LE CHANGEMENT Questions structurelles Normes et pratiques organisationnelles Renforcement des capacités Externalités Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en oeuvre

4 SECTION I 1. INTRODUCTION 1.1 Rappel des faits Le PNUE a élaboré une proposition-cadre pour l établissement d un Réseau africain d information sur l environnement (RAIE), conçu comme un programme de renforcement des capacités visant à assurer et à améliorer l accès à l information et à la connaissance aux fins de la gestion des ressources environnementales de l Afrique, considérées comme des atouts pour le développement durable. Il s agit avant tout de développer la capacité des pays africains d utiliser des informations de qualité sur les biens environnementaux de façon à faire des choix avisés en matière d investissement aux niveaux national et sous-national et à gérer ces biens sur une base durable. Un objectif essentiel de l initiative est de mettre en place les moyens nécessaires à l établissement des bases de données indispensables pour soutenir les actions de développement durable au niveau national, eu égard notamment aux aspects environnementaux. L initiative, qui se situe dans le prolongement direct du processus de préparation du rapport sur l Avenir de l environnement en Afrique (AEO), a été approuvée par la Conférence ministérielle africaine sur l environnement (CMAE) afin de favoriser l accès aux données et l harmonisation de celles-ci dans la région de l Afrique et de servir de cadre au «suivi des changements environnementaux sur la base d indicateurs quantitatifs axés sur les besoins nationaux». 1 Dans cette optique, le RAIE vise avant tout à renforcer les capacités requises pour l évaluation intégrée de l environnement et l établissement de rapports au niveau national. Il devrait aussi accroître l aptitude à utiliser au niveau national les derniers outils de gestion de l information, de façon à mieux cerner les ressources environnementales et comprendre les processus complexes ainsi que les interactions entre les problèmes d environnement et de développement. Grâce à cette activité de renforcement des capacités, le RAIE devrait permettre d alimenter en données et informations le processus AEO. La CMAE sert de plate-forme pour la mise en œuvre et le suivi du volet sur l environnement du Nouveau Partenariat pour le développement de l Afrique (NEPAD). Le processus AEO, considéré par la CMAE à sa neuvième session comme «un instrument de suivi pour la gestion du développement durable et aussi comme un cadre pour l évaluation environnementale intégrée et l établissement de rapports aux niveau national et sous-régional», constituera donc l un des mécanismes de rapport du NEPAD. Ainsi, l initiative RAIE devrait également contribuer à la mise en œuvre du NEPAD. 1.2 Objectif des directives L objectif de ces directives est de faciliter la mise en œuvre du RAIE au niveau national, en s attachant à répondre aux priorités nationales spécifiques, dans un cadre régional cohérent et en utilisant des approches harmonisées. Les directives s articulent autour de six thèmes, dont chacun exige sa propre sous-stratégie (graphique 1), afin de mettre en lumière et de différencier les besoins et problèmes spécifiques concernant la gestion de l information, les systèmes d information et les technologies de l information : Nécessité d une vision de l information sur la gestion de l environnement, qui délimite le contexte stratégique et trace la voie à suivre, en faisant clairement apparaître l importance cruciale de l information pour le mandat de l organisation ; 1 Déclaration de Kampala, neuvième session de la Conférence ministérielle africaine sur l environnement, Kampala 1-5 juillet Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 1

5 Définition des besoins d information pour la gestion de l environnement, eu égard à la pratique suivie dans ce domaine et aux obligations d établissement de rapports, ce qui suppose une évaluation des ressources en matière d information, c est-à-dire un inventaire du fonds documentaire de l organisation ; Graphique 1 : Cadre pour l élaboration des directives Processus de gestion des ressources informationnelles, à savoir conserver et vérifier l information en tant qu atout stratégique dont dispose l organisation environnementale pour soutenir son «activité centrale» de gestion de l environnement ; Systèmes nécessaires pour mettre l information au service des activités organisationnelles, en prenant en compte les divers éléments interconnectés qui collectent, manipulent et diffusent les données et informations, et pour faciliter le partage des connaissances de façon à réaliser les objectifs en matière de gestion et de politique de l environnement ; Technologies de l information et des communications, pour assurer la gestion souhaitée de l information, en veillant notamment à assurer le déploiement et la gestion des technologies appropriées et en faisant en sorte que les technologies elles-mêmes fonctionnent de façon efficiente et efficace ; et Gestion du changement associé à l introduction de nouvelles politiques, technologies et procédures, y compris la diversité des questions concernant la culture organisationnelle et la formation. Cette approche a aussi été adoptée par souci de complétude et pour mettre en évidence les différents aspects du RAIE. Il est admis, toutefois, que les pays sont à divers stades de développement et que certains des éléments peuvent ne pas être pertinents pour certains d entre eux. 1.3 Principaux aspects de la structure du RAIE La structure du RAIE, qui est décrite en détail dans «Proposal for the Establishment of an Africa Environment Information Network Framework for Capacity Building in Integrated Environmental Assessments and Reporting in Africa», devrait être consultée en parallèle avec le présent document. Les concepts exposés ici ont pour objet de préciser le contexte. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 2

6 La structure comporte trois plates-formes principales (graphique 2), qui correspondent aux domaines d activité. Plate-forme de l évaluation environnementale intégrée et de l établissement de rapports : Renforcer les capacités pour la mobilisation des compétences professionnelles et l exploitation des méthodologies aux fins de l analyse des données, de la génération d informations environnementales ciblées et opérationnelles et de la prise en compte de ces informations dans les décisions relatives au développement durable ; DEVELOPPEMENT DURABLE POLITIQUES ET ACTIVITES PLATE-FORME DE L EVALUATION ENVIRONNEMENTALE ET L ETABLIS- SEMENT DE RAPPORTS ANALYSES ENVIRONNEMENTALES DES POLITIQUES EVALUATIONS THEMATIQUES EVALUATIONS INTEGREES PRODUITS ET SERVICES SERVICES TECHNIQUES PLATE-FORME DES TECHNOLOGIES DE L INFORMATION ET DES COMMUNICATIONS RESEAUTIQUE OUTILS DE GESTION DES BASES DE DONNEES OUTILS DE GESTION DES GEO-INFORMATIONS CARTOGRAPHIE DE L INTERNET ET DU WEB STOCKAGE DES DONNEES COMMUNES ET SERVICES DOCU MENTATION ET REFERENCES DONNEES SPATIALES DONNEES SOCIO- ECONOMIQUES INFORMATION DES GROUPES DE TRAVAIL CENTRE DE DONNEES PLATE-FORME D ECHANGE DE DONNEES Graphique 2. Eléments de la structure du RAIE Plate-forme d échange et de développement des données : Apporter un soutien et servir de catalyseur à la constitution de réseaux et au développement de l infrastructure et des mécanismes d appui nécessaires à une base de données complète et harmonisée sur le développement durable au niveau national, en accordant la priorité aux séries de données centrales pour les évaluations environnementales intégrées et l établissement de rapports ; Plate-forme des technologies de l information et des communications (TIC) : Renforcer l aptitude à utiliser les technologies de l information et des communications (TIC) afin de gérer et de conditionner les données et informations environnementales, d en faciliter l accès et de les communiquer aux décideurs à différents niveaux de la société ainsi qu à l ensemble du public, sous une forme conviviale. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 3

7 1.4 Objectifs de la phase 1 La première phase de la mise en œuvre ( ) vise essentiellement à faire la démonstration de la validité du concept, en mettant l accent sur l objectif central de l établissement du RAIE, tel que défini dans la Déclaration de Kampala de la CMAE. Dans cette optique, le PNUE concentrera son effort de mise en œuvre sur l évaluation environnementale intégrée et l établissement de rapports, en vue de la production du deuxième numéro de l Avenir de l environnement en Afrique (AEO-2). Une hypothèse de base déterminant l échelonnement de la mise en œuvre du RAIE est que certains éléments du programme sont peut-être déjà en place dans plusieurs pays. Ainsi, la stratégie de mise en œuvre pour la phase 1 présuppose que certaines données existent sous une forme ou l autre, quelque part. Il s agira donc de tester cette hypothèse, tout en réalisant diverses activités pilotes concernant la constitution de réseaux, l établissement de mécanismes pour l harmonisation des informations, l élaboration de séries de données centrales, les produits prototypes, les services d information et les outils et méthodologies à privilégier pour appuyer les activités du RAIE. Les principaux points à couvrir sont notamment les suivants : Quels sont les problèmes relatifs aux séries de données centrales? Quel cadre organisationnel et institutionnel conviendrait le mieux pour les activités de coordination et de mise en œuvre? Quelles sont les capacités requises et comment peut-on répondre à ces besoins? Les objectifs immédiats pour la mise en œuvre de la phase 1 sont les suivants : a) Renforcer les capacités en vue du développement et de la gestion de séries de données centrales pour les évaluations environnementales intégrées et l établissement de rapports au niveau national; b) Apporter un appui et servir de catalyseur à la constitution de réseaux et au renforcement des capacités au niveau institutionnel pour la gestion des données et des informations aux échelons sous-national, national, sous-régional et régional. Les objectifs spécifiques seront les suivants : Evaluer l état des activités de constitution de réseaux d information sur l environnement dans les différents pays africains; Renforcer les réseaux (échange de données/informations, partage de connaissances/expertise etc.) aux niveaux national et sous-régional; Mettre au point des outils de gestion de l information, rassembler des données et établir des recueils et d autres produits à partir des sources de données existantes; Elaborer des indicateurs quantitatifs de l évolution environnementale pour cerner les problèmes émergents et évaluer les incidences de ces changements sur la vulnérabilité humaine aux niveaux national et sous-régional; Améliorer l aptitude à utiliser des outils de gestion de l information et des méthodologies pour la production ou le (re-)conditionnement des informations à l intention de divers groupes cibles. Le concept «d espaces partagés», intégrant les réseaux institutionnels et une Plate-forme d échange de données, est au centre de la stratégie du RAIE et servira de base à la mise en œuvre des activités Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 4

8 techniques ainsi qu au renforcement institutionnel, à la collaboration et à la formation. Les activités visent à consolider la base de travail pour la production de AEO-2 en Résultats attendus Les principaux résultats attendus de la phase 1 sont les suivants : Structures pour la gestion du programme RAIE, y compris des directives et des procédures de mise en œuvre et un comité directeur international Rapports nationaux sur l état d avancement de la SIE et stratégies de mise en œuvre du RAIE pour 12 pays pilotes Outils de gestion de l information environnementale comprenant : Des annuaires/profils des institutions nationales impliquées dans la gestion de l environnement et des institutions s occupant des risques hydrologiques Catalogue des besoins d informations et des obligations en matière d établissement de rapports découlant des Conventions Catalogue des données et des ressources informationnelles Fichier des experts et des installations Système de documentation (bibliographique) Mécanismes d échange d informations Directives/guide pour l analyse des politiques d environnement Directives pour l établissement de rapports harmonisés sur l état de l environnement Série d indicateurs environnementaux Produits intermédiaires et informations techniques conditionnées comprenant : Des recueils de données et des produits connexes (résumés thématiques, graphiques thématiques de base, etc.) Synthèses Feuilles d information Scripts vidéo thématiques Prototype du système d information sur les bassins versants africains Rapports nationaux sur l état de l environnement pour 12 pays pilotes Portée et structure de l AEO-2 Stratégie de communication du RAIE Plus grande sensibilisation des décideurs à haut niveau aux Principes de la Convention d Aarhus Plans d action nationaux pour la mise en œuvre du Principe 10 dans quatre pays Plan provisoire approuvé pour la phase II du projet. 1.6 Domaines d activité pour la phase Renforcement des réseaux d information environnementale Les partenaires nationaux recevront une aide pour la création et la mise en place de Portails nationaux d information sur l environnement, dont l objectif est de fournir à un large éventail d utilisateurs des informations structurées, complètes, cohérentes, exactes, actualisées et validées/autorisées et de leur donner plus facilement accès à des données et à des ressources informationnelles indispensables sur l environnement et le développement durable. Il s agira notamment de renforcer l aptitude des principaux partenaires nationaux contribuant au processus d évaluation intégrée et d établissement de rapports à développer et à entretenir des bases de données fonctionnelles et opérationnelles au niveau institutionnel, avec les bases de métadonnées correspondantes, et à intégrer ces bases de données dans un réseau national de centres de données et d informations pour l évaluation de l état de l environnement. Pour faciliter la mise en place des portails nationaux, on établira une Plate-forme d échange de données, qui servira de cadre institutionnel et technique pour le traitement et la communication de données et Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 5

9 d informations harmonisées venant de différentes sources dans chaque pays. La Plate-forme intègrera des dispositifs et des mécanismes de collaboration, notamment des normes, ainsi que des accords d échange d informations indispensables à l adoption d une approche unifiée pour le développement, l harmonisation, l échange et l application de données multisources aux niveaux national et sous-régional (graphique 3). o Constitution de réseaux o Procédures o Protocoles o Normes o Série de données de référence o Métadonnées o Infrastructure de base o Centres de documentation Plate-forme de «stockage» et d échange Base de données institutionnelles Utilisateurs Les données doivent être collectées et harmonisées, et leur qualité doit être assurée, avant d être mises à la disposition des utilisateurs et incorporés dans de multiples produits Graphique 3 : Plate-forme d échange de données Vision Les efforts porteront avant tout sur les séries de données centrales nécessaires aux évaluations environnementales intégrées et à l établissement de rapports, tout en visant également à apporter un appui et servir de catalyseur à la mise en réseau et au développement de mécanismes de soutien pour la constitution d une base nationale de données complète et harmonisée sur le développement durable. Le résultat des activités sera un cadre de réseaux institutionnels, impliquant des personnes et des institutions animées du même esprit, défendant la même cause et partageant les mêmes principes, ainsi qu une politique d échange d informations porteuse permettant de remédier à divers problèmes liés au partage de l information et incorporant les Principes d Aarhus sur l accès à l information. Ainsi, l objectif plus large de cette Plate-forme est d établir les fondements d une Infrastructure nationale de données spatiales réagissant rapidement aux besoins nationaux d informations complètes sur le développement du pays. On espère donc que les partenaires nationaux du RAIE ne ménageront aucun effort pour impliquer toutes les parties prenantes potentielles, en particulier celles qui peuvent participer à la mise en œuvre des divers initiatives et projets sur la gestion de l information. Lorsqu un cadre existe déjà, une collaboration étroite sera établie afin de créer des synergies. S agissant de l accès aux données et à l information, le RAIE utilisera la technologie de l Internet pour solutionner les problèmes de propriété et de contrôle de l information, qui constituent des obstacles sérieux à la circulation de l information entre les institutions en Afrique, en particulier entre les institutions du secteur public. Les concepts de «communautés d information» et d «espaces partagés» permettront aux collaborateurs d instaurer un climat de confiance entre eux et d encourager la transparence dans l utilisation de l information. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 6

10 Portails externes Centre des services techniques Métadonnées (Annuaires des sources d informations) «Espaces» pays Liens partenaires PNUE PNUD UNITAR CEANU OSS FAO USGS GSDI SIE-AFRIQUE WRI Etc. Réseaux externes Portail national d information sur l environnement Site web des partenaires nationaux Ressources partagées (Série de données centrales) Page web institutionnelles Espace institutionnel Bases de données institutionnelles Métadonnées, Bases données de donné rapports es institu cartographiques, images, statistiques, Graphique 4 : Espaces partagés Au départ, l «espace partagé» serait un forum de recherche du consensus où les membres de la communauté pourraient débattre de problèmes d intérêt commun. Les partenaires oeuvreront à la création d une «place commune» où l on pourra venir chercher des informations faisant autorité. Ils créeront un annuaire commun contenant les informations validées, faisant foi et sûres qui ont été générées par divers producteurs au sein de la communauté, sur la base de normes et de méthodes harmonisées. L Internet sera la principale voie par laquelle les producteurs de l information mettront en ligne l annuaire des sources d information, établissant un «portail» pour le partage de l information avec le reste du monde. Eu égard à la déficience des infrastructures dans certains cas ou aux contraintes concernant le haut débit, d autres supports comme des CD-ROM et des annuaires sur copie papier seront produits. Le premier niveau d activité se situera dans l «espace» institutionnel, où la capacité des institutions partenaires identifiées comme contribuant directement au processus d évaluation intégrée et d établissement de rapports sera renforcée aux fins du développement et de la maintenance de bases de données opérationnelles qui répondent à leurs propres besoins fonctionnels et qui contribuent aux séries de données centrales. Le deuxième niveau d activité appuiera le développement d un cadre ou «espace pays», dans lequel les «espaces» institutionnels seront reliés, sur la base de structures permettant l harmonisation, de façon à créer un portail commun d information. Chaque institution partenaire aura son propre «espace», où elle postera ses informations, soit en utilisation restreinte, soit en accès ouvert au public. Les institutions auront la même visibilité et établiront une présence Internet sous leur propre identité grâce au portail. Les «espaces» publics hébergeront des informations institutionnelles, des ressources documentaires, des produits d information, des services et des ressources techniques, comme l expertise disponible. Des métadonnées sur toutes les ressources disponibles seront saisies, stockées et maintenues par les gardiens respectifs des données. Un mécanisme d échange de données sera établi pour faciliter l accès aux métadonnées qui peuvent être situées en différents endroits. Lorsqu il est impossible ou inefficace du point de vue opérationnel de distribuer une base de métadonnées, ces dernières seront stockées dans une base de données centrale gérée par un centre de service technique. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 7

11 Des liens seront établis avec des réseaux externes d information, y compris des sites et/ou portails web Amélioration de la capacité analytique L objectif central du RAIE est de renforcer l aptitude nationale à intégrer les informations environnementales dans la prise de décisions et la formulation de politiques. Les activités correspondantes de développement des capacités visent en priorité l évaluation environnementale intégrée et l établissement de rapports et sont axées sur les compétences et les méthodologies nécessaires à l analyse des politiques et à l analyse des données pluridimensionnelles/temporelles, la production d évaluations nationales et régionales et de rapports sur l état de l environnement à partir d indicateurs et la contribution au processus AEO. Les outils et les méthodologies qui ont été élaborés dans le cadre de la préparation des rapports sur l état de l environnement et des rapports AEO/GEO serviront de base à ces activités. La formation portera essentiellement sur l analyse qualitative et quantitative des tendances environnementales et des forces motrices sous-jacentes, sur l évaluation des politiques liées à l environnement et l étude des options offertes aux pouvoirs publics dans le cadre de scénarios d avenir intégrés Conditionnement et diffusion de l information Le RAIE distingue trois grands niveaux de décision sur lesquels l information doit être ciblée : le niveau stratégique (décideurs), le niveau intermédiaire (cadres) et le niveau opérationnel (acteurs en première ligne). Ces «acteurs» n ont pas besoin de même degré de détail pour ce qui est de l information (contenu), des analyses et des interprétations (contexte et pertinence) et du cadre temporel (échéance). La matrice cidessous indique la diversité des produits et services d information qui sera assurée par le RAIE pour les divers utilisateurs aux différents niveaux. Décideurs Types d informations utiles Produits/services du RAIE Décideurs : données stratégiques (Vision et objectifs à long terme dans l optique du développement durable) Cadres Organismes de planification et de mise en œuvre Objectifs tactiques/administratifs (Mise en œuvre des objectifs, en faisant en sorte que les ressources disponibles soient utilisées de manière efficiente pour réaliser les objectifs définis). «Acteurs» en première ligne : Contrôle opérationnel (Utiliser les installations et les Prévisions prospectives Scénarios et options Analyses de contingence Progrès vers la réalisation des objectifs Synopsis/évaluations environnementales stratégiques Scénarios et options Analyse de contingence Analyses des politiques et de leurs conséquences Tendances fondées sur les indicateurs Evaluations comparatives Prévisions à moyen terme Rapports spéciaux Analyses de situation Rapports d étape ou mises à jour Données primaires Agrégations thématiques Rapports de situation Synthèses Graphiques essentiels (résumés) Applications spécifiques d aide à la décision Extraits thématiques Séminaires à l intention des responsables Rapports sur l environnement et le développement à tous les niveaux, établis à partir des indicateurs Rapports thématiques établis à partir des indicateurs Extraits thématiques Graphiques essentiels (résumés) Etudes de cas InfoKiosks Rapports d évaluation établis à partir des indicateurs (Etat de l environnement, AEO, etc.) Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 8

12 Décideurs Types d informations utiles Produits/services du RAIE ressources disponibles de façon à ce que les activités spécifiques soient ciblées sur la réalisation des objectifs) Informations et procédures opérationnelles Fiches d information Autres informations de niveau transactionnel Annuaires des données sur l environnement Catalogues des métadonnées et informations Séries de données et bases de données InfoKiosks Outre les produits et services d information ciblés, des produits génériques seront aussi générés pour l ensemble du public dans les cadres cohérents, harmonisés et systématisés utilisés pour l évaluation et l établissement de rapports. Les centres nationaux d information sur l environnement seront renforcés afin d améliorer l accès du public aux informations sur l environnement. Des mécanismes permettant de diffuser les informations sur l Internet seront établis et des points d accès à l information seront installés au niveau communautaire en utilisant des «télé-centres». Le renforcement des capacités visera le développement et le conditionnement de produits d information répondant aux besoins des différents «acteurs» et permettant de soutenir les différents niveaux de décision. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 9

13 SECTION II 2. CONTEXTE DE LA GESTION DE L INFORMATION 2.1 Cadre national de gestion de l environnement Lorsqu on examine le contexte de la gestion de l information, il est intéressant de commencer par examiner les cadres nationaux respectifs mis en place dans ce domaine. L élaboration des Plans nationaux d action sur l environnement (PNAE) au milieu des années 80 dans l ensemble des pays africains a permis d introduire des approches définissant des stratégies intégrées de gestion des ressources environnementales dans l optique du développement durable. Les PNAE instauraient des mécanismes globaux formels ainsi que des dispositifs d intervention, au sein des structures de l Etat, pour faire face aux problèmes d environnement du pays, en partenariat avec les diverses parties prenantes. Il s agissait là d un net changement par rapport au principe de «réaction et correction» qui prévalait dans le domaine de la protection de l environnement ainsi qu à la stricte philosophie non interventionniste des efforts antérieurs de conservation des ressources. Il s agissait aussi d un changement par rapport aux approches classiques de gestion des ressources, à orientation sectorielle et mettant l accent sur des catégories de ressources spécifiques et leur potentiel. En matière de gestion de l environnement, la pratique consiste aujourd hui à répondre aux besoins et aux souhaits de la société dans un contexte de développement particulier, en recherchant les moyens de ne pas nuire à l intégrité des ressources environnementales. Il s agit d une approche à la fois multisectorielle et transectorielle. Elle exige d envisager différemment la prise de décisions et appelle une planification stratégique à long terme visant à la préservation de l intégrité de l environnement. Elle exige aussi la coordination des ressources et des efforts, et une totale implication des diverses parties prenantes agissant dans le cadre de leurs mandats respectifs. Forces motrices Forces motrices Mandat (Politiques, Législation) Parties prenantes (Exécutif, legislatif, partenaires, clients, citoyens) Cadre organisationnel (Structure et culture) Vision, Mission, Objectifs Programmes (Objectifs opérationnels, réglementations, procédures Intrants, Procédés, Produits Etat de l environnement Produits Services Graphique 5 : Cadre typique de la gestion de l environnement Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 10

14 Le graphique 5 présente les principaux éléments d un système national typique de gestion de l environnement dans lesquels il y a traitement de l information. Les «limites» du système sont un mandat et un résultat final souhaité au niveau politique. Le mandat est défini dans une politique environnementale nationale, souvent étayée par une législation. Les parties prenantes établissent des cadres organisationnels, des objectifs, des buts et procédures opérationnels et des procédés avec intrants et produits, dans tous les cas afin d arriver à l état de l environnement souhaité, par rapport auquel les résultats sont mesurés. Une circulation efficiente de l information est totalement indispensable dans un système aussi dépendant de l information et s appuyant sur des connaissances pluridisciplinaires. Ce système appelle une synthèse des sciences biologiques et physiques, associées aux sciences sociales et économiques, interclassées de manière à permettre l évaluation des différentes options sur la base des conséquences prévues et des possibilités qui existent d éviter les problèmes ou d y remédier. Une distinction devrait être faite entre l information environnementale, qui permet de mieux comprendre l environnement proprement dit, et l information relative à la gestion, qui permet d évaluer la réalisation des objectifs fixés par les autorités. Les deux sont liées, toutefois, et sont l une comme l autre indispensables à la réalisation de l état souhaité de l environnement. Ainsi, les mesures stratégiques, opérationnelles et de gestion destinées à résoudre un problème ne peuvent être formulées que si l ensemble des informations requises pour comprendre le problème et mettre en œuvre les mesures correctrices sont disponibles. Dans l idéal, un rapport technique sur l état de l environnement devrait être associé à un rapport administratif ou de gestion sur les ressources (intrants) et les procédés utilisés pour arriver à l état indiqué. Ce processus complet de présentation de rapports constituerait un meilleur mécanisme pour le suivi des performances et l allocation des ressources et un meilleur critère de mesure des progrès vers la réalisation des objectifs, tout en permettant à toutes les parties prenantes d évaluer l efficacité et l efficience avec laquelle les ressources ont été déployées pour réaliser leurs mandats respectifs. C est là l approche de la gestion de l environnement qui est envisagée par le RAIE et qui devrait être poursuivie afin d assurer que des informations de bonne qualité sur les actifs environnementaux sont utilisées pour faire des choix d investissement judicieux et suivre les progrès vers les objectifs de développement en Afrique. Elle exige que soient repensées les activités de gestion de l information, ce qui suppose l examen et l ajustement des politiques et procédures établies pour la collecte, le stockage, l analyse intégrée, l interprétation et la synthèse dans le contexte stratégique approprié. Ainsi, l ensemble des informations liées à l environnement et à la façon dont il est géré encourage des attitudes, comportements et actions positifs en faveur de l environnement parmi les décideurs, au sein des structures publiques, dans le secteur privé, dans les ONG et en fait dans le public en général. Encadré 1 : Guide pour l action Principes : Les informations doivent être adaptées aux objectifs stratégiques et de gestion. Les informations doivent refléter toute la complexité des préoccupations environnementales dans le contexte plus large du développement durable. Questions à examiner Quelles sont les principales questions et les principales forces motrices intéressant la formulation des politiques de développement durable et leur application dans le pays? Quel est le cadre de la gestion de l environnement? Dans quelle mesure l information sur l environnement est-elle intégrée dans le processus d ensemble de planification nationale pour le développement? L annexe illustre ce que peut être une brève description du cadre de gestion de l environnement en Ethiopie. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 11

15 2.2 Etablissement de rapports sur l environnement Evaluations intégrées et établissement de rapports Les approches encouragées par le PNUE ces dernières années se démarquent de la production des rapports périodiques sur l état de l environnement et privilégient un processus qui suppose une analyse intégrée d une grande diversité de données ou d informations ainsi que de larges consultations avec les diverses parties prenantes. Les rapports traditionnels sur l état de l environnement ont été utiles pour mettre en évidence les tendances et les conditions environnementales. Souvent, il s est agi de projets isolés, exécutés par des experts désignés. A mesure que le processus de rapports sur l état de l environnement a évolué, il est devenu nécessaire d associer l analyse de l état de l environnement à une évaluation des principales politiques et forces motrices qui suscitent ou influencent les tendances environnementales identifiées. Ainsi, si les analyses figurant dans les rapports sur l état de l environnement corroborent les affirmations sur l état de l environnement, les évaluations au niveau politique mettent en évidence les principaux points sur lesquels peuvent influer les décideurs. 2 L évaluation environnementale intégrée et l établissement de rapports ont été définis comme «un processus de production et de communication d informations utiles à l action des pouvoirs publics sur les interactions clés entre l environnement naturel et la société». 3 Sont ainsi identifiés un ensemble de méthodes et de procédés permettant de produire des informations scientifiquement crédibles et opérationnellement pertinentes sur l environnement et de les mettre à la disposition d un large public. Ce processus repose pour l essentiel sur des analyses quantitatives et qualitatives des tendances environnementales et des forces motrices sous-jacentes, sur l évaluation des politiques liées à l environnement et sur l étude des options offertes aux pouvoirs publics eu égard à des scénarios d avenir intégrés. Quatre questions fondamentales sont posées en matière de gestion : Qu arrive-t-il à l environnement? Pourquoi cela arrive-t-il? Que fait-on pour y remédier (mesures prises par les pouvoirs publics)? Quelles sont les trajectoires de développement envisageables pour l avenir en fonction de différentes décisions des autorités? Le processus débouche sur une série de produits qui informent, sensibilisent aux problèmes, servent de base à la fourniture de conseils aux gouvernements et présentent les options pour de nouvelles politiques ou l ajustement des politiques existantes. Les produits de l évaluation environnementale intégrée et de l établissement de rapports peuvent être considérés comme le résultat faisant autorité et médiatisé du travail collectif de l agence de l environnement, marquant le point culminant des activités de gestion, d analyse et de rapport. Le changement de paradigme exige que le processus soit internalisé aux niveaux politique et stratégique dans l agence de l environnement et qu il soit considéré comme une activité de programme permanente, centrale, multidisciplinaire et intégrée, impliquant toutes les unités de l agence, et non pas comme un projet. Par souci d efficacité, il est recommandé que la gestion du processus se fasse à un très haut niveau dans la structure institutionnelle concernée, afin d assurer la pleine exploitation des ressources et des intrants répartis entre toutes les diverses unités et l intégration et l institutionnalisation adéquates du processus dans les opérations de l agence. 2 3 László Pintér, Kaveh Zahedi et David R. Cressman, Capacity Building for Integrated Environmental Assessment and Reporting Training Manual, deuxième édition, ISSD/PNUE, 2000, p. 5. Ibid, p. ix Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 12

16 Les activités d évaluation environnementale intégrée et d établissement de rapports sont réalisées à de nombreux niveaux : mondial, régional, national et municipal. Le rapport sur l Avenir de l environnement mondial (GEO) est la principale activité et la publication phare du PNUE dans le domaine de l évaluation environnementale intégrée, alors que l AEO est devenu un produit phare de la CMAE, avec l appui technique du PNUE. De fait, la raison d être du RAIE est le renforcement des capacités nationales pour la réalisation d évaluations environnementales intégrées dans le cadre de l activité nationale d établissement de rapports sur l état de l environnement, qui doit être étroitement reliée aux actions nationales en faveur du développement durable, comme les stratégies de réduction de la pauvreté, le Plan d action de Johannesburg, le NEPAD et les objectifs du Millénaire pour le développement, qui utilisent les mêmes méthodologies. Encadré 2 : Guide pour l action Le processus d évaluation environnementale intégrée et d établissement de rapports est décrit de façon détaillée ailleurs, avec des directives visant à aider les pays à adopter la bonne méthodologie. S agissant de l information sur la gestion de l environnement, le point essentiel souligné ici est que ce processus doit permettre d évaluer à la fois l état de l environnement, les conséquences des diverses mesures correctrices et l efficacité du système de gestion de l environnement mis en place à divers niveaux, local à mondial, pour préserver l environnement. Le processus devrait donc être intégré en tant qu activité permanente d évaluation et de suivi de l environnement. Au lieu d être entrepris sous la forme de projets, financés au cas par cas, comme cela arrive souvent dans la pratique actuellement, l évaluation environnementale intégrée et l établissement de rapports devraient faire partie intégrante de l établissement d un bilan ou d un bulletin rendant compte des efforts de gestion de l environnement réalisés par l organisme chef de file, avec la participation de toutes les parties prenantes dans le cadre de mécanismes plurisectoriels, participatifs et consultatifs Rapports opérationnels Le rapport sur l état de l environnement est un rapport périodique de prestige, produit parfois à des intervalles pouvant aller jusqu à cinq ans. Dans certains cas, il s agit d une obligation stipulée dans la législation environnementale. Les participants au système de gestion de l environnement, qu il s agisse des partenaires qui fournissent les services ou des «clients» qui en bénéficient, opèrent à différents niveaux et auront certainement des besoins différents en matière d établissement de rapports pour diverses raisons. Pour ces parties prenantes, il est nécessaire d élaborer divers types de rapports pour la communication de l information. Il peut s agir de rapports d activité, de rapports de situation sur l environnement, de rapports sur l état des ressources ou des évolutions etc. concernant certains sujets particuliers, ou bien d études spéciales et de rapports d «étape» sur des problèmes et des secteurs spécifiques ou sur des interventions correctrices en cours. Encadré??? Guide pour l action??? Quels sont les types de rapports requis par le système de gestion de l environnement dans votre pays? Quels autres produits et services d information sont requis? Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 13

17 2.2.3 Rapports concernant les accords multilatéraux sur l environnement L un des objectifs du RAIE est de rationaliser les obligations nationales en matière d établissement de rapports au titre des divers accords multilatéraux sur l environnement, comme la Convention sur la diversité biologique, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et la Convention sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse, auxquels le pays a accédé, en fournissant un cadre harmonisé pour faciliter la notification des diverses mesures prises au titre de ces conventions. L idéal serait que ces processus puissent utiliser les mêmes sources d informations que le RAIE et les mêmes données «centrales». Les activités courantes et futures d évaluation environnementale et d établissement de rapports pourraient ainsi être intégrées dans un programme national d ensemble évitant les doubles emplois et le gaspillage de ressources nationales rares. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 14

18 SECTION III 3. STRATEGIE DE GESTION DE L INFORMATION 3.1 Nécessité d un cadre stratégique Il semble qu il y ait quelques difficultés de la part des organisations environnementales en Afrique à différencier adéquatement leurs besoins concernant la gestion de l information, les systèmes d information et les technologies de l information, qu il faut distinguer des activités de constitution de réseaux d information sur l environnement. La gestion de l information intéresse les systèmes d information (éléments interdépendants qui collectent, traitent et diffusent les données et les informations et facilitent le partage des connaissances pour répondre à un objectif) 4, alors que les technologies de l information ont trait à la façon dont les systèmes sont mis en œuvre et gérés. La gestion de l information représente la convergence entre des informations, des personnes et des technologies aux fins de la réalisation des objectifs «de l entreprise». La stratégie de gestion de l information concerne le rôle à long terme de l information en tant que support des activités opérationnelles centrales visant la réalisation de larges objectifs stratégiques et fonctionnels. S agissant de la gestion de l environnement, la stratégie de gestion de l information recouvre les modalités selon lesquelles l ensemble des informations concernant l environnement, l expertise, les installations, les systèmes de gestion et les partenariats doivent être gérées afin de préserver l environnement. Cette stratégie doit définir une politique concernant la nature et l utilisation des informations en tant que ressource, et décrire les moyens de tirer parti des avantages que représente l accès à ces informations. Plusieurs organisations environnementales en Afrique ont pour habitude de collecter systématiquement différents types d informations de qualité et sont intimement persuadées que ces informations leur appartiennent. Cependant, la plupart d entre elles n ont pas de stratégies qui leur permettent de passer de la propriété et de l utilisation occasionnelle pour des questions pressantes spécifiques à une utilisation systématique et stratégique pour la gestion de l environnement et la prise de décisions en connaissance de cause. Il est donc tout à fait urgent de remédier à cette lacune. Pour commencer, il est important et instructif de revoir le concept de système d information sur l environnement (SIE), initialement défini au début des années 90 comme «tout système organisé pour la gestion des données sur l environnement, y compris les systèmes d informations géographiques contenant des séries de données environnementales.» Dans la pratique, une nouvelle définition a été forgée au fil du temps et le SIE est désormais considéré comme un cadre institutionnel et technique indispensable pour l amélioration de la circulation et de l utilisation des informations sur la gestion de l environnement. Ce cadre a été défini de façon à couvrir les stratégies, les politiques, les procédures, la gestion des données, les instruments de communication et les mécanismes de constitution de réseaux, qui assureront l accès aux données pertinentes sur l environnement à un large éventail d utilisateurs potentiels à différents niveaux. Par définition, donc, le SIE incorporait des stratégies et des systèmes de gestion de l information ainsi que les technologies nécessaires pour collecter, intégrer, partager et analyser les données sur l environnement, et pour diffuser les produits correspondants et les utiliser pour faciliter la prise de décisions. Il semble que beaucoup des efforts faits pour développer les SIE dans le passé récent aient été consacrés aux aspects technologiques, institutionnels et «humains» (c est-à-dire les partenariats et la constitution de réseaux). Des systèmes ont été établis et une formation a été fournie dans le cadre d efforts de renforcement des capacités. Plusieurs projets ont contribué à la mise en place de bases de données 4 Stair, Ralph M. et Reynolds, George W., Principles of Information Systems, cinquième édition, Course Technology ; p Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 15

19 environnementales et à la fourniture d ordinateurs pour réaliser des objectifs spécifiques. En outre, il existe dans plusieurs pays des réseaux institutionnels d une forme ou l autre pour la recherche d un consensus concernant l échange d informations. Cependant, il n y a pratiquement pas de systèmes d information opérationnels. En tirant parti des efforts réalisés par le passé, il est donc urgent de faire en sorte que les autres aspects soient adéquatement pris en compte. Il faut des systèmes de type transactionnel qui répondent aux besoins internes de gestion des données et de l information, de façon à faciliter les tâches régulières de gestion de l environnement et à tirer parti des données et des informations des réseaux institutionnels. Les bases de données existantes et nouvelles doivent être intégrées et la gestion de l information sur l environnement doit être améliorée, afin de faciliter l utilisation régulière des ressources en matière d information pour la gestion au jour le jour. Pour commencer, les agences nationales de l environnement doivent clairement identifier les besoins en matière de gestion des données et informations et mener ainsi à bien leurs propres processus opérationnels internes. Elles doivent développer leurs propres systèmes de gestion de l information, en s attachant à l intégration, à l analyse et l interprétation des données concernant les problèmes d environnement identifiés et les options s offrant aux pouvoirs publics. Les institutions environnementales doivent ensuite expressément définir leurs besoins de données spécifiques et élaborer une stratégique pour répondre à ces besoins à partir du réseau national d informations sur l environnement. 3.2 Stratégie de gestion de l information Dans la structure du RAIE, la mise en place d un système de gestion de l information fait partie intégrante du processus national d évaluation environnementale intégrée et d établissement de rapports, qui culmine à son tour dans la préparation du rapport sur l Avenir de l environnement en Afrique, considéré comme un instrument de contrôle de la gestion de l environnement en Afrique. Cette approche vise à améliorer l utilisation et le partage des ressources en matière d information environnementale d une institution, tout en fournissant un cadre pour l intégration, l analyse, la synthèse et l établissement de rapports à divers niveaux. L information constitue un atout «opérationnel» très précieux. Le reconnaître et l utiliser sont deux facteurs déterminants du succès de toute entreprise, y compris la gestion de l environnement. Cette reconnaissance doit venir du plus haut niveau de la hiérarchie de l institution chef de file dans le domaine de l environnement. Elle exige : une vision claire, une impulsion et une direction à haut niveau une compréhension des enjeux dans l ensemble de l institution, un engagement, le soutien des parties prenantes et un sentiment d appropriation l ajustement des stratégies, procédures et procédés opérationnels une politique interne délibérée d obtention et d utilisation d informations de bonne qualité à tous les niveaux de la gestion de l environnement ou de la prise de décisions en tant que partie intégrante d une «culture d entreprise». Pour ce qui est des institutions environnementales qui gèrent un bien commun, l information doit être reconnue comme la base des transactions et des interactions avec les diverses parties prenantes. Le processus d évaluation environnementale intégrée et d établissement de rapports sert de cadre d action pour la gestion de l information eu égard aux priorités nationales et permet de gérer l information de façon à satisfaire aux obligations en matière d établissement de rapports sur l environnement et de favoriser la sensibilisation et l éducation pour modifier les perceptions et les attitudes. Les données et les informations venant de sources internes et externes doivent être organisées en un flux cohérent, assurant un soutien informationnel aux activités de contrôle et aux divers processus de gestion environnementale et permettant la récupération rapide des informations, la simplification de la production des rapports et la présentation Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 16

20 d informations traitées, qui peuvent être incorporées dans les processus d évaluation environnementale et d établissement de rapports. La stratégie devrait mettre l accent sur les avantages et sur la «culture» du partage de l information, en particulier au plus haut niveau de l administration publique. Enfin, elle devrait servir de fondement à un système national de gestion de l information environnementale, qui soit opérationnel et qui recouvre le réseau de producteurs et d utilisateurs d informations, et constituer la base du plan national de mise en œuvre du RAIE. 3.3 Guide pour la mise au point de la stratégie d information Vision Une vision stratégique définit l orientation générale et les ambitions en matière de gestion de l information au sein de l institution. La direction de l institution doit œuvrer avec les membres du personnel et d autres parties prenantes dans le cadre de processus consultatifs appropriés, ouverts et participatifs afin de formuler une déclaration claire d objectifs précisant les points suivants. Le rôle stratégique de l information pour la gestion de l environnement dans le contexte national du développement durable La façon dont la gestion et l utilisation de l information peuvent devenir des éléments centraux de la prise de décisions sur l environnement. La déclaration d objectifs doit être formulée de manière à présenter une vision partagée par toutes les parties prenantes. Elle est importante comme moyen d obtenir l engagement de tous et d aligner les principes de la gestion de l information sur les aspects plus larges de la gestion de l environnement. La déclaration d objectifs doit faire ressortir l importance cruciale de l information pour la réalisation des objectifs de gestion environnementale et pour les opérations de l organisation. Elle doit aussi faire comprendre l importance de l esprit d initiative requis pour assurer que les technologies de l information, et le système d information qu elles permettent d établir, soient effectivement déployés et utilisés par l institution pour s acquitter de son mandat. Encadré 3 : Exemple Déclaration d objectifs pour la stratégie d information sur la gestion environnementale au Ghana L Agence de protection de l environnement doit devenir le gardien des connaissances indispensables au développement durable. L Agence doit se positionner en tant qu organisation à forte intensité de connaissances et utilisant des informations de bonne qualité constituant un atout stratégique central. En tant qu organisation à forte intensité de connaissances, l Agence de protection de l environnement doit s efforcer d utiliser des informations de bonne qualité comme base des transactions et interactions avec les parties prenantes et les clients. L Agence de protection de l environnement doit avoir une infrastructure dynamique pour que la gestion, la diffusion et la communication d informations puissent effectivement contribuer à la prise de décisions et à la recherche de solutions aux problèmes d environnement, aux niveaux national, régional et mondial. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 17

21 Objectifs La stratégie doit avoir des objectifs spécifiques formulés sur la base des questions suivantes : Où en sommes-nous? Où voulons-nous aller? Quel est le meilleur chemin à emprunter? Ces objectifs peuvent être des objectifs à court terme ou à long terme suivant les conditions particulières de l organisation et du pays. Cependant, le résultat final doit être un cadre de gestion efficient et un cadre technique efficace assurant la disponibilité des données et des informations et facilitant leur circulation à partir des unités fonctionnelles internes ainsi que des sources extérieures, ces flux étant un élément central des opérations de gestion de l environnement. Encadré 4 : Exemple Objectifs de la stratégie de gestion de l information du Département des affaires environnementales du Malawi Réduire la charge bureaucratique et les coûts de manipulation, compte tenu du fait que la documentation est actuellement essentiellement sur support papier ; Améliorer l efficience organisationnelle grâce à l accès en réseau aux informations du Département ; Fournir un appui pour l analyse des politiques grâce à un meilleur accès aux sources d information et de données ; Aider les divisions du Département à mettre au point des dispositifs simples de stockage des données pour suivre les tendances ou répondre aux besoins en matière d établissement de rapports Principes fondamentaux Le document sur la structure du RAIE définit un ensemble de principes généraux ayant servir de base à la conception de cette structure, et notamment les suivants : Les informations doivent alimenter le débat de fond sur les grands problèmes d environnement et de développement durable, en soulignant les gains et avantages qui découleront de l amélioration des conditions environnementales. Le RAIE sera opérationnel à plusieurs niveaux, depuis le niveau local jusqu au niveau régional, afin de répondre aux besoins des utilisateurs compte tenu de leurs compétences décisionnelles respectives. Les données doivent être collectées et leur qualité doit être assurée avant d être distribuées sous la forme de différents produits d information. Un accès ouvert à l information concernant l environnement sera assuré. Ces principes sont pertinents au niveau national et les principes de base de la stratégie de gestion de l information doivent être compatibles avec eux et les compléter. Il s agit de fournir des orientations pour la mise en œuvre de la stratégie et de guider les activités de développement et de planification ultérieures. Ces principes doivent servir de «piliers» à la stratégie et de référence pour les déclarations d intention spécifiques. En outre, ils définissent de manière générale les domaines fondamentaux qui doivent être couverts par la stratégie. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 18

22 Encadré 5 : Exemples Principes de base de la stratégie d information sur la gestion environnementale du Ghana Faciliter Mettre en place un environnement dynamique pour la gestion de l information grâce au développement des infrastructures, à l établissement de politiques et directives appropriées et à la mise en place de structures visant à minimiser les obstacles à la circulation de l information ; Autonomiser et habiliter Soutenir la mise en valeur permanente du personnel dans les domaines de l utilisation des ressources TIC, définir clairement les rôles et les fonctions, ajuster les structures, procédures et procédés existants, établir de nouvelles procédures et procédés selon les besoins et accroître les effectifs le cas échéant ; Encourager Inciter le personnel à utiliser de façon appropriée les ressources TIC, reconnaître l expertise et l initiative et récompenser la contribution individuelle aux connaissances collectives de l Agence de protection de l environnement ; Sanctionner Etablir un régime de sanctions en cas de non-respect des procédures et procédés établis Politiques et procédures internes Il faut concevoir un cadre d action dans lequel la complexité et l interdépendance des questions seraient résolues et gérées grâce à la stratégie. L objectif devrait être de fournir des orientations claires et précises sur la gestion de l information par l organisation à ceux qui génèrent et utilisent des ressources informationnelles ainsi qu au public en général. Il faudrait définir des principes, des orientations, des règles et des procédures pertinentes pour assurer l efficacité-coût et le caractère méthodique des pratiques de collecte, de contrôle de la qualité, de stockage, d inventaire, de gestion, de protection, d appropriation, de responsabilité, de divulgation, d accessibilité, d échange, de publication, de diffusion et d utilisation des données et informations concernant la gestion de l environnement, qui sont appliquées par l organisation. Dans l idéal, il faudrait établir un cadre à long terme pour la mise en œuvre de la stratégie ainsi que les bases nécessaires au développement d un système national de gestion de l information sur l environnement, qui soit opérationnel et qui recouvre le réseau de producteurs et d utilisateurs d informations et puisse servir de plan national de mise en œuvre du RAIE. Les politiques et procédures devraient couvrir les questions suivantes, notamment : Fonds documentaire (type et nature, exemple???) Droits de propriété et obligations Garde des données et des informations Qualité des données Cadre de gestion de l information, y compris des directives sur la façon dont l information sera gérée et utilisée au niveau interne (au sein de l institution) : Inventaire des ressources documentaires Catalogage des métadonnées Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 19

23 Stockage des données Administration des données Protection des données Gestion de la technologie de l information Acquisition et maintenance du matériel Développement et maintenance de l infrastructure Elimination des systèmes et des appareils (cycle de vie) Politiques d utilisation Sécurité Autorisation d accès et de divulgation Etablissement de réseaux avec des parties prenantes externes Echange d informations Directives sur l accès aux données et aux informations par des entités et des utilisateurs externes Droits d usage et obligations Récupération des coûts Responsabilité Copyright et questions de propriété intellectuelle Rôles et responsabilités Formation pour les individus et les groupes de travail Une fois établies, ces politiques internes des diverses institutions participant à la génération de données sur l environnement pourraient servir de base à la recherche d un consensus en vue de la définition de principes régissant les relations entre les organismes nationaux collaborant à la stratégie d information environnementale ainsi qu en vue d une politique nationale d échange de données sur l environnement, dans le contexte plus large d une Initiative nationale sur l information et la communication, si un tel processus existe. Encadré 5 : Exemple Ministère du Malawi??? Données multisources Au sens le plus large, on peut décrire l information environnementale comme toute information écrite, imprimée, sous forme d image, sonore, graphique ou électronique sur l état de l eau, de l air, du sol, de la faune, de la flore, de la terre et des sites naturels ainsi que sur les activités (y compris celles qui donnent lieu à des nuisances, notamment sonores). Si l on se replace dans le contexte du développement durable, il est nécessaire d élargir la définition pour couvrir les informations relatives à l état de l environnement, y compris les informations sur l utilisation humaine des ressources environnementales. Les gestionnaires des ressources environnementales ont besoin d informations qui leur permettent d identifier et de quantifier des catégories spécifiques de ressources environnementales et de déterminer leur utilisation optimale, ainsi que d informations sur des facteurs et phénomènes environnementaux spécifiques, comme Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 20

24 l érosion, la désertification, etc. Sont couvertes aussi les informations sur les activités et mesures qui influent négativement sur les divers éléments environnementaux biophysiques et leurs interactions ainsi que sur les activités ou mesures destinées à protéger ces éléments et informations, y compris les mesures administratives et les programmes de gestion. Du fait du caractère intersectoriel de l environnement et de sa gestion par un grand nombre de parties prenantes, l information sur la gestion de l environnement vient de plusieurs institutions entre lesquelles elle est répartie. Différents types d informations sont collectés par le biais de réseaux ou de programmes de suivi indépendants, relevant de mandats institutionnels différents, établis à des fins et à des échelles géographiques différentes, qui doivent être harmonisés en vue d applications à la gestion de l environnement. L harmonisation des données peut être considérée comme le processus par lequel des séries de données disparates sont ajustées pour correspondre les unes aux autres aux fins de leur intégration pour la génération de nouvelles informations. Diverses procédures peuvent être appliquées dans cette optique. Commencer par un «modèle d intégration» est nécessaire pour établir un cadre commun cohérent. Quelle que soit l approche adoptée, l harmonisation de l information environnementale concerne : Le contenu (type de données, systèmes de classification, spécifications) La géométrie et la géographie (représentation, référençage, échelle, résolution, niveau d agrégation) Le format et la structure (relations spatiales, non spatiales) La structure des bases de données (architecture) La coordination et la collaboration entre les agences qui produisent les données sont indispensables aux efforts d harmonisation. Ces organismes devraient travailler ensemble pour mettre au point des procédures compatibles et ceux qui sont responsables de la garde des données devraient convenir d utiliser un cadre et des normes communes pour la collecte, le traitement, la gestion et le stockage des données. Des informations adéquates devraient être fournies sur les séries de données, en utilisant le principe de l «exactitude de l étiquetage» pour faciliter l utilisation par d autres Etablissement de réseaux En tant que principales institutions responsables de la gestion de l environnement, les ministères respectifs et les organismes environnementaux ont tout intérêt à assurer la disponibilité et l accessibilité des données dont ils ont besoin pour s acquitter de leurs fonctions centrales de gestion de l environnement, de contrôle, d établissement de rapports ainsi que d éducation et de sensibilisation du public aux problèmes écologiques. Du point de vue des organismes environnementaux, cela devrait être l objectif d un réseau national d informations sur l environnement. L existence du réseau doit donner aux organismes l occasion de former des partenariats avec diverses parties prenantes au sein des différentes communautés nationales d informations sur les ressources et de se positionner en tant que principaux utilisateurs des données et informations dont les besoins et les intérêts transcendent les frontières sectorielles. L existence de ces communautés devrait faciliter l établissement de réseaux entre utilisateurs de l information, qui peuvent s aider les uns les autres, et encourager également une plus grande utilisation de données harmonisées dans la prise de décisions et la planification du développement. Si les réseaux fonctionnent efficacement, une diminution des coûts de la gestion de l information devrait être obtenue grâce à l établissement d une coopération technique entre producteurs et utilisateurs d informations sur l environnement et à la clarification des responsabilités de garde des données et de responsabilités opérationnelles, évitant ainsi des efforts inutiles. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 21

25 Un grand nombre de pays ont été plus ou moins heureux dans l établissement de réseaux d informations sur l environnement au niveau national. Plusieurs d entre eux ont des structures formalisées (voir encadré 6). Encadré 6 : Exemple Comité du Lesotho chargé de la gestion des données environnementales Le Comité chargé de la gestion des données environnementales a été établi en 1999, à l issue de consultations entre parties prenantes sur la nécessité d harmoniser ces données. Le Comité a été établi en tant qu organe formel relevant du Secrétariat national sur l environnement. Le principal objectif du Comité est de coordonner les activités de gestion des données sur l environnement au Lesotho. Ces objectifs spécifiques sont notamment les suivants : Promouvoir une culture de l échange de données sur l environnement Etablir des normes de qualité des données Conseiller le Secrétariat national sur l environnement aux fins de la formulation de politiques pertinentes sur la gestion des données Conseiller le Secrétariat national sur l environnement sur des indicateurs mesurables de qualité de l environnement dans différents secteurs de l économie Le Comité chargé de la gestion des données environnementales a un rôle consultatif. Ses membres viennent de quelque 20 institutions, notamment des ministères, des organisations paraétatiques, d organisations du secteur privé et des ONG. Il rend compte au Directeur du Secrétariat et doit fournir des données pour le processus d établissement de rapports sur l état de l environnement. Des directives sur l échange de données ont été élaborées et le Comité a aussi établi une base de métadonnées sur l environnement, maintenue par le Secrétariat national sur l environnement. Une priorité essentielle du Comité est l élaboration d une politique nationale concernant les données environnementales. Lorsqu un cadre ou un réseau de ce type existe, les pays devraient être encouragés à établir un groupe de travail spécial sur les données environnementales ou un sous-comité dont les activités seraient directement liées aux fonctions de l organisme environnemental. Cela permettrait d assurer une intégration plus étroite entre les besoins de l organisme environnemental et les activités du réseau. Ces groupes seront appuyés directement par le RAIE de façon à privilégier le processus de stockage des données (encadré 7) débouchant sur la mise au point de séries de données centrales sur l environnement ainsi que d indicateurs de la qualité de l environnement Politique d échange de données environnementales L accès aux données et leur harmonisation sont indispensables au succès du RAIE et les mécanismes pour y parvenir devraient être des éléments importants de la politique nationale d échange de données sur l environnement, qui devrait être axée notamment sur les aspects suivants : Définition, compréhension et acceptation du rôle de gardien des données Mise au point et adoption d une «architecture» commune pour les bases de données Utilisation d un système de références géographiques types Harmonisation des systèmes de classement, des codes-nature et des normes de visualisation, et utilisation d une nomenclature et d une toponymie standards Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 22

26 Etablissement et adoption de procédures types de catalogage des données Développement et adoption de normes communes de qualité des données et des métadonnées Etablissement et utilisation de normes types pour l échange de données Choix et utilisation de systèmes compatibles (logiciels, matériels et communications Questions concernant le secret de la vie privée, la confidentialité et le droit d accès à l information Conditions d accès aux données et mécanismes de copyright Priorités aux investissements destinés à instaurer l infrastructure de données et à l entretenir Mécanismes de récupération des coûts et participation du secteur privé Priorités à la mise en valeur du personnel y compris la formation Il est nécessaire d élaborer et d adopter une série de principes pour régir les relations entre les organismes nationaux collaborant dans le cadre du RIEA ainsi que d établir un dispositif pour le dialogue et la recherche d un consensus sur les problèmes clés. Les droits et obligations de toutes les parties prenantes devraient être expressément définis. Encadré 7. Processus national de stockage de données sur l environnement Inventaire et élaboration de la structure Evaluer l état des activités de maillage des informations sur l environnement dans le pays, en tenant compte notamment des ressources existantes en matière de données et d informations et des capacités institutionnelles Etablir un document définissant une approche commune pour tirer parti des informations aux fins du développement durable, qui soit compatible avec la structure du RAIE. Dresser un inventaire des institutions, des individus, des rapports, des documents et des publications intéressant les ressources naturelles et l environnement et les actions de développement durable Etablir un cadre (réseau) institutionnel national approprié, y compris des structures de gouvernance et des structures opérationnelles ; Déterminer les thèmes et les spécifications des séries de données centrales sur l environnement, en fonction des besoins des rapports sur l état de l environnement, des initiatives nationales en cours sur le développement durable, du rapport sur l Avenir de l environnement en Afrique, des accords multilatéraux sur l environnement, du NEPAD, des objectifs du Millénaire pour le développement, du Plan d action de Johannesburg Désigner et établir un réseau de centres nationaux de données sur l environnement et conclure des mémorandums d accord et des accords d échange de données avec les gardiens des données (y compris des partenaires internationaux) Entreprendre des activités permanentes de recherche de consensus entre parties prenantes sur les problèmes techniques et institutionnels cruciaux concernant l utilisation et la fourniture de séries de données, dans le cadre de séminaires, de réunions et d ateliers. Harmonisation des données Mettre au point et adopter un cadre commun pour le catalogage, la documentation, la normalisation, la terminologie et l échange d informations dans les domaines de l environnement et du développement ; Compiler des informations bibliographiques sur les ressources documentaires et créer des bases de données bibliographiques, en utilisant des procédures types et une terminologie environnementale standard. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 23

27 Mettre au point un cadre commun pour le catalogage des données numériques par région et établir des bases de métadonnées pour les données spatiales disponibles ; Examiner et adopter des mécanismes d harmonisation, notamment une carte numérique type et des normes de cartographie numériques, un répertoire toponymique officiel, des systèmes de classement pour la couverture terrestre/l utilisation des terres, un système de classement des sols, une classification du réseau routier, etc. ; Développer et consolider des séries de données centrales (base de données de référence) compatibles avec les séries de données du RAIE Accessibilité des séries de données essentielles Intégrer les bases de métadonnées institutionnelles dans une base de métadonnées partagée (annuaire intégré de données) ; Etablir des mécanismes appropriés de communication des métadonnées, y compris un réseau physique (électronique) utilisant comme support l Internet, avec des outils pour faciliter l accessibilité, par exemple des catalogues en ligne, un centre de documentation, etc. ; Développer et mettre en œuvre un portail national de données environnementales, qui permette aux utilisateurs d accéder à divers types d informations sur la gestion de l environnement par le biais de l Internet et de travailler avec ces informations (site web institutionnel, cartographie du web, hébergement de bases de données) Publier des bases de données bibliographiques sous forme électronique et des sources d informations par le biais du portail national du RAIE, sur CD-ROM ainsi que sur copie papier Publier un recueil des données environnementales par le biais du portail national du RAIE, sur CD-ROM ainsi que sur copie papier Métadonnées Les métadonnées sont «des données sur les données». Ce sont des informations qui décrivent les caractéristiques des données, y compris leur contenu, leur exactitude et leur fiabilité, la date à laquelle elles ont été générées et par qui etc. Les objectifs des métadonnées sont notamment les suivants : servir de mécanisme de documentation sur les données qui ont été générées Permettre de faire connaître ces données à d autres et Permettre à d autres de trouver et d utiliser ces données. Une norme de métadonnées est donc un format standard pour la description des séries de données dans un annuaire commun et pour l échange d informations. L intention n est pas ici d examiner en détail les métadonnées, car on trouve plusieurs informations sur le sujet ailleurs (par exemple SDI Cookbook, SDI-Africa guide, sur le web ( L intérêt, en ce qui concerne les données venant de sources multiples pour la gestion de l environnement, est que les métadonnées constituent un mécanisme permettant de décrire les données de façon cohérente et de faciliter une compréhension commune par les utilisateurs du contenu et l adaptation à l objectif des séries de données. Aux fins du RAIE, on entend par «données» ou «séries de données» les sources d informations sur l environnement, sous quelle que forme que ce soit, qu il s agisse de livres, de rapports, de cartes, d images satellite, etc. Encadré 8 : Base de métadonnées de l Ethiopie sur les ressources naturelles et l environnement Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 24

28 L Ethiopie a élaboré un outil de métadonnées et une base de données appelée Base de métadonnées sur l environnement et les ressources naturelles de l Ethiopie (Ethiopian Natural Resources and Environmental Metadatabases (ENRAEMED). Cette base de métadonnées est le fruit d initiatives de constitution de réseaux, de coopération et de partenariat entre les principales institutions éthiopiennes, au niveau fédéral, s intéressant à la production, au stockage et à la diffusion d informations sur les ressources naturelles et l environnement, et à l établissement de liens avec deux régions pilotes. L ENRAEMED a la capacité de regrouper jusqu à 400 éléments d information dans une seule série de données, c est-à-dire un livre, un rapport, une carte ou quelque autre source d information. Les types d informations fournies sont notamment les suivants : identification d une série de données sur la base de son titre, de son auteur, de son année de publication, de l éditeur, du résumé, de mots clés, etc. (données de catalogue «habituelles») évaluation de la qualité et de l exactitude des séries de données ainsi que de la méthodologie utilisée pour les générer caractéristiques spatiales (particulièrement pertinentes pour les informations géospatiales mais aussi pour les rapports et les études) caractéristiques de la diffusion, par exemple où peut-on obtenir la série de données particulière (institution, personne à contacter, adresse, téléphone, numéro de fax, adresse ), l accès est-il restreint, quels sont le prix et les autres conditions d accès, sous quel format les données peuventelles être distribuées, etc. De toute évidence, l ensemble des 400 éléments d information ne présentent pas nécessairement d intérêt pour le «client» de la base de données. L information est donc organisée en trois catégories ou «pages» : La page 0 contient environ 15 éléments d information centraux qui devraient permettre aux clients de décider si la base de données est pertinente et présente de l intérêt pour lui. Ces éléments centraux sont les champs obligatoires remplis par tous les fournisseurs de métadonnées pour rendre possible l échange de métadonnées entre les institutions gardant les données ; La page 1 contient des informations beaucoup plus spécialisées permettant aux clients de déterminer si les données sont adaptées à un objectif spécifique ; La page 2 contient des informations concernant les métadonnées elles-mêmes et n intéresse que l institution fournissant les métadonnées et chargée d entretenir et d améliorer cette base. L ENRAEMED utilise des normes de métadonnées internationales qui permettent aux institutions partenaires d échanger facilement les métadonnées et ouvrent la voie à de futurs échanges d informations par le biais de l Internet. Les normes utilisées sont les suivantes : Content Standard for Digital Geospatial Metadata (CSDGM) pour la description de données géospatiales et le Global Information Locator Service (GILS) pour toutes les autres données (essentiellement bibliographiques) Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 25

29 SECTION IV 4. SYSTEME D'INFORMATION SUR LA GESTION DE L'ENVIRONNEMENT 4.1 Concepts et considérations relatives au système Le RAIE appuiera l'établissement ou le renforcement du Système d'information sur la gestion de l'environnement (SIGE) au niveau de l'institution environnementale chef de file (Noeud du RAIE). Le SIGE a été défini comme "un processus établi par le biais duquel les informations utiles à la gestion de l'environnement sont identifiées, générées et utilisées de façon régulière et organisée". 5 Dans le cadre du RAIE, le SIGE a pour but de faciliter les fonctions techniques, opérationnelles et administratives dans le domaine de la gestion de l'environnement. Le SIGE est conçu comme un système fonctionnel, étayant les fonctions de gestion de l'environnement et facilitant le processus d'évaluation intégrée et d'établissement de rapports. Il s'agit aussi d'un système stratégique, favorisant la prise de décisions en connaissance de cause aux divers niveaux de gouvernance et contribuant à faire évoluer les attitudes publiques et les perceptions de l'environnement. Contrairement au SIE mis en œuvre par le passé, le SIGE privilégie une approche par le système d'information sur la gestion (SIG). Il considère l'institution environnementale comme une entité intégrée, avec des objectifs spécifiques allant au-delà des besoins fonctionnels des départements techniques, ou des projets. En outre, il doit être axé sur les informations concernant la gestion, et non sur les informations concernant l'environnement proprement dit. Il dépend d'un système de gestion des bases de données totalement intégré afin de fournir les informations nécessaires à tous les utilisateurs (voir graphique 6). NOUVELLES DONNEES, BESOINS PROCEDES STOCKAGE ET ECHANGE DE DONNEES TRAITEMENT ET ANALYSES ETABLISSEMENT DE RAPPORTS RESEAU EXTERNE ORGANISME ENVIRONNEMENTAL PRODUITS ET SERVICES CADRE DE L ELABORATION DES DECISIONS Graphique 6 : Flux d'information dans le SIGE 5 Building an Environmental Management Information System (EMIS) - The SCP Source Book Series (UNCHS Habitat/UNEP, décembre 2000). Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 26

30 Il est recommandé, suivant la situation particulière de l'institution pour ce qui est de l'assimilation des technologies de l'information, que le SIGE évolue sur la base de plusieurs phases modulaires, comme indiqué ci-après. La mise en œuvre réussie de chaque module marque une étape de plus vers la pleine application du système. Cette approche vise à éviter la mise en œuvre d'un système qui serait autrement trop compliqué et pour lequel il n'y a pas de demande. A chaque étape, une formation appropriée intéressant le module sera assurée de façon à améliorer les connaissances des utilisateurs. 4.2 Composantes Module de communication Un besoin tout à fait urgent dans un grand nombre d'institutions environnementales en Afrique semble être de rationaliser et d'informatiser certaines des tâches quotidiennes fondamentales dans le domaine de la circulation de l information et de la communication. Le premier objectif consisterait donc à améliorer l'efficience organisationnelle, en migrant les procédures internes de base, y compris les communications internes et externes, vers un environnement électronique. Pour commencer, il serait important d'introduire progressivement mais systématiquement un dispositif de classement électronique de tous les documents, en particulier la correspondance, pour compléter les systèmes archaïques actuels fondés sur la documentation papier. Un réseau local de base qui fonctionne serait déterminant à cet égard. Si un tel réseau existe, un appui devrait être fourni pour le renforcer ; s'il n'existe pas, il doit être établi de toute urgence. Un système en réseau centralisé de classement et de documentation permettra aux différentes unités d avoir plus aisément accès à la correspondance et aux documents. Des dossiers partagés ou publics devraient être créés sur le réseau de façon à faciliter le partage des documents et des autres matériels électroniques. Un système de panneaux d affichage ou de kiosques devrait être établi sur un intranet et utilisé pour les circulaires et d'autres communications internes, par exemple. L utilisation du courrier électronique interne devrait être encouragée entre les membres du personnel comme un moyen d'échanger des informations, ainsi que de maintenir un dialogue ouvert sur les différentes activités. Cette activité devrait beaucoup améliorer la circulation de l information entre les différentes unités et divisions des agences de l environnement. L'enthousiasme avec lequel un tel système simple est adopté et utilisé et l'amélioration mesurée de l'accès aux documents et aux autres informations, et de l échange de ces documents et informations, pourraient servir d'indicateur de la demande et déclencher la phase suivante du développement Module de gestion des opérations Un grand nombre d'agences de l environnement consacrent beaucoup d'effectifs et de ressources à des tâches comme la réalisation d'inspections au niveau local, la réponse aux questions posées ou la fourniture d'informations de base. Ces activités constituent une partie intégrante essentielle du processus de gestion de l'environnement dans nombre de pays africains. Souvent, toutefois, on dispose de très peu de documentation technique sur ces activités, sauf lorsque la question en cause est considérée comme d'une importance majeure. L'objectif d'un module de gestion des transactions est de faciliter et d'enregistrer toutes les tâches opérationnelles courantes, comme la délivrance de permis, l octroi de licences et/ou certificats, la présentation d'études d'impact sur l'environnement et l'enregistrement et le traitement des autres transactions et activités de questions-réponses. Lorsque des paiements sont effectués à l occasion d'une transaction, ils sont aussi enregistrés dans ce module Module d'information sur la gestion Dans ce module pourront être saisis (parfois avec le texte intégral) les informations suivantes : politiques environnementales existantes, législation, réglementations et directives en matière de gestion de Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 27

31 l'environnement, fichier des consultants environnementaux certifiés, données et informations sur les activités et les procédés, comme les projets relatifs à la gestion de l'environnement et des ressources naturelles, recueils des rapports et décisions concernant les évaluations environnementales intégrées, permis et licences délivrés, liste des spécialistes des évaluations environnementales intégrées, répertoire des substances dangereuses, normes de qualité de l'environnement, ordonnances de mise en œuvre, liste des infractions en matière d environnement, inspections,citations à comparaître et inculpations concernant le non-respect des règles, suivi de la conformité avec les directives et normes environnementales, etc. Le succès la mise en œuvre de cette phase et l'incidence sur les opérations de gestion de l'environnement devraient déclencher la mise en œuvre du module suivant Module analytique Ce module facilitera l'analyse spatiale systématique de phénomènes et problèmes spécifiques, de la répartition géographique des ressources et des interactions avec d'autres facteurs socioculturels et environnementaux, et des sensibilités environnementales correspondantes. Les méthodologies utilisées par le PNUE pour le GEO et l'aeo pour les évaluations environnementales intégrées et l établissement de rapports serviront de cadre pour l'analyse des données. Comme son nom l'indique, la principale fonction du module sera l'intégration et l'analyse de l'information dans un contexte spatial (géographique) de façon à fournir une vue d'ensemble des ressources naturelles et environnementales, des conditions et tendances socioculturelles et, enfin, de la situation et des tendances en matière de bien-être. Le module exploitera divers instruments des technologies de l'information, mais il utilisera surtout la technologie de gestion de la géo-information. Les outils du Système d information géographique seront donc établis dans le cadre du module et les données seront diffusées sur l'ensemble du réseau pour tout le personnel technique, à qui sera fourni un progiciel-client convivial pour assurer l'interface avec les bases de données et réaliser des analyses intégrées sur l état de l'environnement. Ce module sera intégré aux données spatiales du réseau d'information sur l'environnement externe Module d'établissement de rapports Le module d'établissement de rapports sera composé essentiellement d une base de données de ressources types, notamment des données centrales regroupées, harmonisées et validées sur l'environnement, les ressources naturelles et les facteurs socio-économiques (rapports de données environnementales), des profils types, des cartes simples, accompagnées de brefs textes explicatifs, des graphes, des graphiques autonomes, des fiches d'information, des synthèses et d'autres matériels établis à partir de thèmes, questions et indicateurs prédéterminés et permettant une aiguillage rapide ou l utilisation par un public varié. Ces "rapports" peuvent être générés par les différentes unités de l'institution et partagés avec d'autres, ou ils peuvent être établis par l'unité responsable du processus d établissement de rapports sur l état de l environnement Module exécutif Ce module est destiné à répondre aux besoins d'information en matière de gestion et d'adoption de décisions du personnel exécutif de haut niveau de l'institution. Il permettra aux utilisateurs à ce niveau d'avoir accès à des informations thématiques traitées et structurées. Ce module sera structuré et configuré de façon à pouvoir appuyer les fonctions de planification, d'organisation et de gestion des crises, notamment. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 28

32 4.3 Développement et mise en œuvre Le SIGE vise la mise en place des structures, procédures et outils nécessaires pour collecter, rassembler et analyser les informations utiles pour faciliter la gestion de l'environnement et fournir ces informations aux diverses parties prenantes en temps voulu et de façon complète. Un système fonctionnel et opérationnel de cette nature doit être mis en place dans les institutions de liaison de façon que le RAIE puisse véritablement disposer de noeuds nationaux s'occupant effectivement de l'analyse des données fonctionnelles et des activités de gestion de l'information, eu égard en particulier à l'évaluation intégrée et à l'établissement de rapports, et qu'il soit ainsi en mesure de participer pleinement ou d'apporter un soutien aux opérations d'échange d'informations envisagées dans sa structure. Toutes les bases de données existantes au sein de l'institution, y compris les séries de données statistiques et spatiales, seront harmonisées, intégrées et diffusées sur l'ensemble du réseau local à l'intention de tous les utilisateurs au sein de l'institution. Les informations existantes sur les divers aspects de la gestion de l'environnement seront structurées, converties en base de données et diffusées également sur l'ensemble du réseau. Les ressources informationnelles existantes et les autres ressources indispensables à un grand nombre d'utilisateurs, comme les bases de métadonnées, les annuaires environnementaux, les catalogues et les documents de référence, seront migrées dans l'environnement électronique sous la forme de bases de données consultables et diffusées sur l'ensemble du réseau local. Des outils de gestion de l'information simples et conviviaux seront fournis de façon à faciliter l'interaction du personnel avec les ressources informationnelles disponibles. La saisie et la gestion des données seront des fonctions de base qui seront réparties dans l'ensemble du système. La saisie et la maintenance des données de type transactionnel ainsi que des séries de données qui sont spécifiques aux fonctions centrales de l'institution, et pour lesquelles aucun autre organisme ne produit les données pertinentes, relèveront des département et unités opérationnelles concernés de l institution qui génère les différentes transactions. Les données de terrain seront également intégrées et maintenues par leurs "propriétaires". Les données de base et les données de référence seront gérées au niveau central. Il n'est pas prévu que les agences de l'environnement génèrent elles-mêmes les séries de données centrales. On part de l'hypothèse que le réseau externe sera suffisamment solide et actif pour soutenir les activités analytiques concernant la gestion, l'évaluation de l environnement et l'établissement de rapports à partir d'indicateurs, ce qui, à son tour, améliorera et facilitera la production des données (par exemple, en identifiant et mettant en évidence les lacunes, en améliorant la qualité, en s'attaquant aux problèmes d'accessibilité, etc.) et créera des possibilités d'appuyer les activités et les initiatives de production de données. Les tâches d automatisation des données devraient être sous-traitées à des centres techniques, des universités et des prestataires de services du secteur privé. 4.4 Outils pour la gestion de l'information Les ressources informationnelles pour la gestion de l'environnement sont segmentées. Elles tendent à être rassemblées en fonction de leur application et proviennent de diverses organisations différentes qui collectent et conservent des données pour leur propre usage et qui les ont souvent conçues et appliquées de façon indépendante les unes des autres. Il continuera d'en être ainsi même si les séries de données sont établies en fonction d'une norme commune et sont harmonisées. Le système envisagé exigera donc différents outils logiciels pour soutenir des fonctions de gestion des données dans un environnement intégré. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 29

33 L «approche de la boîte à outils» est recommandée. La "boîte" est composée de divers outils logiciels, ou fonctionnalités, correspondant aux différentes activités de production de l'information et de gestion des données. Les fonctionnalités sont les suivantes : Découverte des données : Outils de métadonnées qui permettent aux utilisateurs potentiels de trouver des séries de données et d'autres ressources informationnelles et de décider sir l'information est pertinente, complète, actualisée, exacte, etc. Cet outil aurait la capacité de traiter des documents ou des informations bibliographiques. Gestion des données : Outils pour le stockage, la récupération et la maintenance ; organise les diverses séries de données sous des formes qui permettent une actualisation rapide et exacte. Les données du système doivent être organisées et stockées de façon à permettre un accès facile pour des analyses indépendantes et la maintenance des données. Manipulation et analyse des données : Outils pour la réalisation d'opérations analytiques et autres sur les données en vue de résoudre un problème ou de satisfaire à des exigences opérationnelles spécifiques, y compris des outils pour la recherche, la transformation et la modélisation de données spatiales et non spatiales. Les outils de recherche et de visualisation des données géospatiales sont utiles pour afficher, rechercher et intégrer des données disparates du point de vue spatial ainsi que pour l'analyse et la recherche de données spatiales. Les opérations consisteraient notamment en la modification de la forme des données par des règles d'agrégation définies par l utilisateur, par exemple pour générer un indicateur. Notification des données Outils pour l'affichage et la production de données manipulées ainsi que des séries de données initiales. Les produits peuvent revêtir des formes diverses : affichage à l'écran de cartes "virtuelles", cartes imprimées, statistiques, graphes et tableaux. Les informations non graphiques (statistiques et textuelles) sont souvent des contributions déterminantes à la prise de décisions. Accès et services publics : Outils visant à faciliter l'accès à des ressources informationnelles sur l'environnement faisant partie du domaine public et à fournir des données et des services d'information. Cet outil incorporera la technologie internet L'approche de la «boîte à outils» permet un découplage de l'automatisation des données (saisie, conversion, reformatage, etc.) et des fonctions de production/d'analyse des informations. Par exemple, la maintenance et l'utilisation de données tabulaires peuvent se faire de façon indépendante d'un système d'information géographique. Ainsi, les différentes catégories de personnel utiliseraient seulement les outils les plus utiles à leurs fonctions à tout moment, sans perturber les autres opérations. Les technologies de l'information actuelles facilitent l'utilisation de la "boîte à outils" et cette approche permet l'acquisition et le déploiement modulaires des ressources TI. Les éléments centraux du système de gestion de l'information peuvent être mis en place tout d'abord et d'autres éléments ajoutés ultérieurement, à mesure que les besoins sont mieux définis et que des ressources financières supplémentaires deviennent disponibles. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 30

34 4.5 Infrastructure de réseau Utilisation de l'internet Centre de documentation [répertoire intégré des données] Mécanismes fondés sur le web [sites web institutionnels, cartographie du web, etc.] Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 31

35 SECTION V 5. MISE EN ŒUVRE DE LA STRATEGIE DU RAIE 5.1 Inventaire et évaluation des besoins On trouvera un questionnaire détaillé pour l'évaluation dans l'annexe???. Ces évaluations porteront notamment sur les points suivants : Cadre institutionnel et réseaux au niveau national Mission et mandats des organisations, détails des programmes et projets spécifiques qui intéressent les objectifs du RAIE ; attentes institutionnelles à l égard du RAIE et contribution à ses activités ; partenariats externes et coopération avec les autres organisations et/ou initiatives dans le contexte de la gestion de l'information ; mesure dans laquelle les données et les autres ressources informationnelles sont partagées avec d autres organisations, et utilisation de normes et politiques communes pour la gestion de l'information ; Séries de données et ressources informationnelles Type(s) et format(s) des informations et des données générées par les institutions, les organismes et les programmes nationaux ; synthèses des séries de données dont les diverses organisations ont la garde (thème, format, échelle, couverture, échéance, fiabilité et politique d'accès, etc.). Les bases de données environnementales particulièrement importantes ou pertinentes devraient être mises en lumière tout comme les besoins urgents en matière de collecte de données ; Expertise existante Description de l'expertise, y compris les ressources du secteur privé, dont peut disposer le réseau national et qui est le plus utile pour la production de l'information ; Installations Description des principales installations qui seront accessibles aux partenaires du RAIE, y compris le secteur privé, de façon à améliorer la production d'informations ; Initiatives en cours Examen des projets et initiatives en cours, dans la mesure où ils ont trait à la fourniture de données et informations et/ou à l'amélioration de l'accès à ces données et informations ; capacités de gestion de l'information, et infrastructure et besoins dans le pays concerné en matière de réseaux et de communication électronique. Le résultat de l'évaluation devrait permettre d avoir une vue d'ensemble de la situation concernant les informations environnementales dans les différents pays et de mettre en évidence les activités dans chaque pays qui sont complémentaires du RAIE. Une stratégie et un plan d'investissement pour mettre en œuvre un programme national relatif au RAIE, y compris pour combler les lacunes critiques de capacité, seront établis et des précisions seront fournies sur les autres interventions pertinentes dans chaque pays. La stratégie définira aussi les moyens par lesquels le RAIE complétera les capacités existantes et précisera les possibilités d amélioration de l efficience grâce à une coopération plus étroite entre toutes les parties prenantes. Les informations tirées de l'évaluation seront aussi utilisées pour actualiser les profils environnementaux nationaux existants ou, lorsque des profils n'ont pas été établis précédemment, pour en établir de nouveaux. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 32

36 5.2 Plans nationaux de mise en œuvre Le RAIE est une initiative axée sur les pays. De ce fait, il est indispensable de l'aligner sur les besoins nationaux prioritaires afin d'assurer l'appropriation par les pays. L'efficacité du Réseau dépendra dans une large mesure de la manière dont les concepts et les principes seront internalisés dans les institutions partenaires et adaptés à leurs besoins ainsi qu'à leurs capacités. Dans cette optique, il faudra que les différents pays définissent leurs besoins prioritaires dès le début de la mise en œuvre, afin d'aligner les buts et objectifs généraux du RAIE sur ces besoins dans le cadre d'un processus impliquant les différentes parties prenantes. Le PNUE aidera les pays participants à élaborer des stratégies nationales d ensemble visant à renforcer l'évaluation environnementale intégrée et l'établissement de rapports, eu égard aux priorités nationales spécifiques, dans le cadre d une stratégie de programme du RAIE. Les stratégies définiront aussi des mécanismes pour intégrer l'information environnementale dans l'ensemble des processus nationaux d'élaboration de décisions et de planification et de formulation des politiques dans le domaine du développement durable. Des équipes d'experts seront engagées pour réaliser des évaluations complètes des capacités et des besoins du système d'information sur l'environnement dans les différents pays et pour proposer les mesures nécessaires pour renforcer les capacités existantes dans le domaine de la gestion ainsi que pour améliorer l'accès aux informations sur l'environnement aux fins de la prise de décisions. L'évaluation devrait permettre d'avoir une vue d'ensemble de la situation en matière d'informations sur l'environnement dans les différents pays, et également de mettre en évidence les activités dans le pays qui sont complémentaires du RAIE. Une stratégie et un plan d'investissement pour mettre en œuvre un programme national relatif au RAIE, y compris pour combler les lacunes de capacité critiques, seront établis et des précisions seront données sur les autres interventions pertinentes dans chaque pays. La stratégie définira aussi les moyens par lesquels le RAIE complétera les capacités existantes et décrira les moyens d'améliorer l'efficience par une coopération plus étroite entre toutes les parties prenantes. Les informations tirées de l'évaluation seront aussi utilisées pour actualiser les profils environnementaux nationaux existants ou, lorsque des profils n'ont pas été établis précédemment, pour en préparer de nouveaux. 5.3 Cadre institutionnel pour la coordination et la gestion Le cadre institutionnel pour la coordination et la gestion du RAIE comprend les éléments suivants : i) Un comité directeur international chargé de surveiller la mise en œuvre générale ii) Une coordination et une gestion régionales assurées par le PNUE iii) Des "modules" sous-régionaux de coordination, utilisant le réseau existant de centres de collaboration AEO/GEO iv) Un cadre national de mise en œuvre composé des éléments suivants : Nœud national du RAIE Comité directeur national Forum de parties prenantes Comité technique Groupe de travail Réseau de centres de données Fourniture de services techniques par les entités ayant la capacité de le faire Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 33

37 v) Un réseau de partenaires pour soutenir ou mettre en œuvre différents aspects de la structure du RAIE Cadre pour la constitution de réseaux Le RAIE a été conçu comme un programme intégré devant contribuer au renforcement des capacités institutionnelles dans les domaines de la gestion et de l'utilisation d'informations concernant le développement durable. A cet égard, deux aspects de sa structure doivent être soulignés. Le graphique 7 illustre les deux grandes séries d'objectifs du RAIE et les interactions entre eux. La première série d'objectifs concerne les besoins spécifiques de création de capacités pour la mise en œuvre effective des processus nationaux, sous-régionaux et régionaux d'évaluation et d'établissement de rapports. Cela répond expressément à la demande de la CMAE ainsi qu'au processus AEO pour lequel le RAIE a un "mandat" spécifique. Ce mandat est représenté par le bloc "cadre pour l'évaluation intégrée et l'établissement de rapports", la CMAE étant l'organe faîtier du réseau. Regroupées dans ce bloc se trouvent des institutions directement concernées par les processus, avec une indication des relations entre elles. Cette structure correspond pour l'essentiel à la structure AEO/GEO existante, à laquelle a été ajoutée un nœud national du RAIE. INITIATIVES ET PROCESSUS CONCERNANT LE DEVELOPPE- MENT DURABLE (STRATEGIES NATIONALES DE DEVELOPPEMENT, NEPAD, OBJECTIFS DU MILLENAIRE, ETC.) CMAE Comité directeur international CADRE POUR L EVALUATION ENVIRONNEMEN- TALE INTEGREE ET L ETABLISSEMENT DE RAPPORTS PNUE - ROA/DEWA Afrique de l Ouest Afrique centrale Afrique de l Est Afrique australe Iles de l océan Indien Afrique du Nord Comité directeur national Unité de coordination cadre Forum des parties prenantes Comité technique Groupes de travail nationaux Centre de collaboration Centre de collaboration Noeud national du RAIE Prestataire de services techniques Centre de données Centre de données Centre de données Centre de données Centre de données CADRE NATIONAL POUR LA GESTION DE L INFORMATION Centre de données Communication de type transactionnel Communication occasionnelle directe Coordination pour les évaluations environnementale intégrées et l établissement de rapports Services techniques Graphique 7 : Structure du RAIE et liens avec les activités en cours La deuxième série d'objectifs concerne les questions plus larges intéressant le développement et l'échange des données et informations essentielles aux activités de développement durable au niveau national. Ces objectifs sont représentés par le "cadre national pour la gestion de l'information". Cette représentation tient compte du fait qu'il peut y avoir d'autres structures au niveau national et sous-régional, qui répondent Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 34

38 à diverses autres initiatives, comme les comités nationaux qui deviendront parties de l'initiative relative au développement durable en Afrique, ou d'autres initiatives ou processus du même type. Les interactions avec ces structures seront dégagées lorsqu'elles existent afin de renforcer les synergies entre le RAIE et les structures pouvant contribuer à la mise en œuvre du réseau et le soutenir. Dans ces cas, on ne partira pas de l'hypothèse que le centre de coordination du RAIE (nœud national) jouera nécessairement un rôle de chef de file dans le cadre national pour la gestion de l'information. Les partenaires nationaux du RAIE identifieront les institutions dans ces cadres nationaux qui contribueront directement à la réalisation de la première série d'objectifs intéressant les processus d'évaluation et d'établissement de rapports, et ils travailleront avec elles Comité directeur international Pour sa mise en œuvre, le RAIE bénéficiera d'un soutien et d un leadership politiques de haut niveau du fait des travaux du Comité directeur international qui sera établi par la CMAE. Le Comité directeur international fournira des orientations, suivra les progrès, veillera à la coordination avec les conventions et les autres initiatives et assurera la liaison avec les autres donateurs. Il a été recommandé par les diverses parties prenantes de désigner les membres du Comité directeur international dans les principales institutions concernées, notamment les suivantes : i) CMAE (obligatoire) ii) NEPAD (obligatoire) iii) Union africaine (obligatoire) iv) Un représentant des donateurs (obligatoire) v) Banque africaine de développement vi) Un représentant des groupements sous-régionaux et régionaux, par exemple SADC, Autorité intergouvernementale pour le développement, UMA, CEDEAO, CEEAC, COI, etc. vii) Conventions, autres groupements internationaux, ou PNUE en tant que "coordonnateur" ix) Un représentant des organismes des Nations Unies (par exemple, FAO, PNUD, CEA) x) Un représentant du secteur privé xi) Un représentant national (par roulement) Le Comité directeur international rendra compte à la CMAE et contribuera aux travaux de cette dernière dans le cadre du PNUE-ROA. Le Comité directeur international sera assisté de temps à autre par un groupe de travail technique ad hoc, réuni selon que de besoin, qui fournira des services consultatifs techniques. Les membres de ce groupe de travail seront issus des institutions suivantes, entre autres : i) Universités africaines ii) Centres régionaux techniques iii) iv) SIE-AFRIQUE Représentants des médias, par exemple Réseau des journalistes africains pour l'environnement. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 35

39 5.3.3 Rôle du PNUE Le Bureau pour l Afrique du PNUE assurera la direction politique et maintiendra les contacts avec la CMAE ainsi qu'avec les donateurs et le processus du NEPAD. La Division de l alerte rapide et de l évaluation du PNUE sera responsable de la mise en œuvre technique du RAIE. A cet égard, elle sera chargée de la mise en œuvre et des aspects opérationnels du RAIE au niveau régional, dans la mesure où ils intéressent les évaluations environnementales et l'établissement de rapports. Cela supposera notamment la coordination globale des activités du programme, y compris la gestion au jour le jour (planification, suivi, notification), le contrôle financier et la surveillance technique. Pour ce qui est du cadre plus large, concernant la mise en place d'une infrastructure complète de données et des éléments TIC, la Division assurera une coordination effective avec les autres initiatives intéressant les informations sur l'environnement en Afrique ainsi que la constitution et/ou le renforcement de partenariats avec d'autres partenaires et donateurs, selon que de besoin Rôle des centres de collaboration AEO/GEO Les activités dans les pays seront coordonnées et supervisées au niveau sous-régional par les centres de collaboration AEO/GEO. Cet arrangement vise à favoriser une véritable harmonisation des activités et des informations dans les différentes sous-régions et à assurer que les activités au niveau national répondent aux besoins en matière d'établissement de rapports sur l'état de l environnement dans la sous-région ainsi qu'aux exigences des processus AEO et GEO. Les centres de collaboration fourniront un appui au développement du réseau au niveau sous-régional, encourageant le maillage vertical et horizontal, y compris entre les institutions intergouvernementales, les ONG et les organisations internationales opérant dans la sous-région et participant à la gestion de l'information sur l'environnement. Ils mobiliseront des appuis et de l'expertise et faciliteront les missions de consultation de courte durée pour fournir une aide technique aux pays dans les différentes sous-régions, facilitant les efforts de mise en œuvre et, planifiant et organisant des ateliers et des activités de formation concernant les questions sous-régionales courantes. Les centres de collaboration seront aussi chargés de faciliter l'échange/le partage d'informations au niveau sous-régional, d'établir des rapports sous-régionaux et d'assurer la coordination avec les autres projets d'information dans la sous-région Nœud national du RAIE Le RAIE est avant tout un programme de renforcement des capacités au niveau national. Il est donc prévisible que chaque pays participant désignera formellement un Nœud national, qui jouera un rôle de chef de file dans la définition des problèmes et besoins nationaux prioritaires et fera en sorte que le processus fonctionne. L'institution ainsi désignée doit avoir un mandat clair concernant les évaluations environnementales et l'établissement de rapports. Le Nœud national aura avant tout pour fonctions d'assurer la coordination des activités du RAIE, de trouver un terrain d'entente et d'encourager un dialogue entre les organismes ainsi que de fournir des services environnementaux à l'ensemble de la communauté des utilisateurs. Plus précisément, cette institution de liaison sera chargée de la mise en œuvre de toutes les activités du RAIE dans le pays, y compris la gestion financière, les arrangements de planification et logistiques et l information des gouvernements et donateurs bilatéraux respectifs, et elle servira de point de contact national pour le RAIE avec d'autres réseaux d'information régionaux et internationaux. Un mémorandum Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 36

40 d'accord sera établi entre le PNUE, par l'intermédiaire des centres de collaboration respectifs, et l'institution servant de Nœud national. Le Nœud national désignera un Coordonnateur national pour le programme RAIE, qui sera totalement responsable de la gestion des activités de réseau au niveau national, notamment la coordination globale, la gestion au jour le jour et la supervision des consultants de courte durée, ainsi que des transactions entre le pays et les autres partenaires, y compris le PNUE Rôle des partenaires Plusieurs initiatives en cours devraient contribuer au RAIE et bénéficier de ce réseau, en particulier les initiatives nationales en cours sur le développement durable ainsi que les programmes de gestion de l'information sous-régionaux et régionaux. Le principe essentiel est que le RAIE s'appuiera sur les structures existantes aux différents niveaux. Il s'agit avant tout de créer des synergies en utilisant ces structures pour favoriser la production de produits ciblés, en s'assurant que le processus de mise en œuvre tient compte des initiatives existantes et que les liens avec les produits du RAIE sont clairs. Dans toute la mesure du possible, le RAIE collaborera avec les initiatives existantes, en tirera parti, travaillera au sein des structures, des partenariats et des réseaux en place, selon que de besoin, et utilisera la capacité existante en Afrique. Pour formaliser les relations et faciliter la collaboration, des accords seront conclus avec les organisations mettant en œuvre ces initiatives. 5.4 Cadres nationaux de mise en œuvre Chaque Nœud national établira une structure d'appui adaptée à sa propre situation afin de soutenir la mise en œuvre du RAIE. Lorsqu'il existe déjà une structure au niveau national, il est fortement recommandé que, dans la mesure du possible, les activités du RAIE s'inscrivent dans ce cadre Comité directeur national Un Comité directeur national permet d'assurer une participation politique à haut niveau et témoigne de la détermination des autorités. Il permettra aussi d'assurer que les priorités nationales et la nécessité de répondre aux souhaits des décideurs restent un objectif essentiel des activités de gestion de l'information environnementale et sont prises en compte dans le processus de mise en œuvre du RAIE. Le Comité devrait aussi faciliter l'établissement d'interactions avec les initiatives en cours dans le pays dans le domaine du développement durable et de l environnement Centres de données du RAIE Les institutions détenant des données et des informations considérées comme critiques pour la gestion de l'environnement constituent les Centres de données du RAIE et seront désignées comme telles. Elles auront la responsabilité de la gestion et de la maintenance efficientes des données et informations pertinentes ainsi que de la promotion de l'accès aux données et informations sur l'environnement. Des mémorandums d'accord seront établis entre les centres de données du RAIE et les Noeuds nationaux de façon à formaliser les relations et à assurer un cadre pour la gestion de ces relations. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 37

41 5.4.3 Groupe de travail sur l information environnementale Pour faciliter l'étude des questions de gestion de l'information revêtant un caractère technique ou thématique, le Nœud national du RAIE établira un Groupe de travail sur l'information environnementale. La principale fonction de ce Groupe de travail sera d'aider le Nœud national à identifier et à étudier les aspects techniques et opérationnels communs aux programmes de gestion de l'information, en particulier en ce qui concerne les évaluations environnementales intégrées et l'établissement de rapports Mécanismes de soutien au niveau national L'éventail des activités envisagées au sein du RAIE exige des niveaux considérables de connaissances et de compétences techniques qui peuvent ne pas être disponibles ou suffisantes dans les institutions partenaires. En conséquence, partant de l'idée que le RAIE travaillera au sein des structures et initiatives existantes et utilisera la capacité existante en Afrique, on fera appel pour la mise en œuvre au niveau national à des experts, organisations, prestataires du secteur privé locaux pour fournir des services d'appui techniques. Ces services concerneront notamment les activités de formation, les fonctions de gestion des données (saisie, conversion, actualisation, maintenance, analyse, etc.) qui ne sont pas centrales aux évaluations environnementales, ainsi que les services d'internet. Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 38

42 SECTION VI 6. GERER LE CHANGEMENT L'introduction de systèmes d'information exige et suscite souvent des changements. Certaines activités et tâches devront sans doute être modifiées, ce qui suppose souvent que la façon dont les individus et groupes et l'ensemble de l'organisation sont structurés et travaillent peut aussi devoir être changée. Sans les procédures appropriées et les activités connexes visant à faciliter, encourager, voire forcer ces changements, tout système, même s'il est soigneusement planifié, n atteindra pas nécessairement ses objectifs de développement. [Cette section portera sur les points suivants :] 6.1 Questions structurelles Structure organisationnelle Description des emplois 6.2 Normes et pratiques organisationnelles Culture (c'est-à-dire la "façon de faire les choses") Procédés et procédures 6.3 Renforcement des capacités Redéploiement et augmentation des effectifs Transferts de responsabilités et des mécanismes de contrôle, Renforcement des ressources et capacités liées aux TIC Formation [recyclage] Parmi les domaines où une formation est nécessaire, on peut citer les suivants : Analyse des politiques (processus d'examen des politiques relatives à l'environnement et au développement, mise au point de scénarios, évaluation des options, etc.) Evaluations environnementales intégrées Analyse (fonctionnelle) des besoins d'information Indicateurs environnementaux Aptitude générale à utiliser les TIC Gestion des données dans un environnement en réseau Analyse intégrée des données Processus fondés sur le web Découverte, communication et échange de données Visualisation des données et mise au point de produits 6.4 Externalités Contraintes budgétaires Initiatives en cours (par exemple projets concernant les cyber-gouvernements?) Réseau africain d information sur l environnement Directives pour la mise en œuvre Page 39

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