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1 Etude réalisée par : Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moules perlières (Margaritifera margaritifera) du Cousin. Ruisseaux de têtes de bassins et faune patrimoniale associée LIFE04NAT/FR/ Action A du programme LIFE04NAT/FR/ Canal de dérivation de l étang de Champeau remis en eau. Organisme responsable de l'action : Parc Naturel Régional du Morvan Site Natura 2000 : FR Date : Juillet 2008 Mis en œuvre par : Avec la participation de :

2 "Ruisseaux de têtes de bassins et faune patrimoniale associée" LIFE04NAT/FR/ A Site Natura 2000 : FR Organisme prestataire de l'action : Nom :, Adresse : 10, avenue de Toulouse PINS-JUSTARET Contact : Jean Marc Lascaux Rédacteur(s) : F. Firmignac, J.M. Lascaux. Collaborateur(s) : F. Vandewalle.

3 Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moule perlière du Cousin. SOMMAIRE 1. Cadre et objectifs de l étude 1 2. Contenu de l étude 4 3. Partenaires financiers 4 4. Contexte géographique Le site et les stations d étude Station S2 Moulin Morin Station S3 Aval étang de Champeau Station CHA Eschamps Station S5 l Etoule du Rupt Station S8 Moulin des Pierres Géologie et Géomorphologie Hydrologie Méthodologies mises en œuvre Evaluation de la qualité des habitats benthiques Etude du peuplement de macroinvertébrés benthiques Evaluation des niveaux typologiques Résultats Evaluation de la qualité des habitats benthiques Evaluation de la capacité biogène des stations d étude Bilan mésologique stationnel post travaux Indices exprimant la capacité biogène Evaluation de la complexité et de la fragilité de la mosaïque fluviale des stations d étude Conclusion-discussion sur la qualité des habitats benthiques Qualité biologique et état écologique des peuplements d invertébrés du Cousin Analyse de la qualité biologique et de l état écologique du Cousin après travaux Septembre Diagnostic par station d étude Station S2 «amont étang de Champeau» Station S3 «aval étang de Champeau» Station CHA «eschamps» Station S5 «Etoule du Rupt» Station S8 «Moulin des Pierres» Structure et composition taxonomique des peuplements d invertébrés Septembre Mesure de similarité entre les peuplements d invertébrés des stations d étude Indices de structure Composition taxonomique Evolution des peuplements d invertébrés du Cousin avant et après travaux ( ) 40 E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet 2008.

4 Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moule perlière du Cousin Evolution des indices de qualité biologique et écologique Evolution taxonomique Evolution taxonomique sur la S Evolution taxonomique sur la S Evolution taxonomique sur la S Relation des peuplements d invertébrés au trait physiologique «température de l eau» Température de l eau Conclusion- discussion sur l analyse des peuplements d invertébrés benthiques du Cousin Evaluation des niveaux typologiques Evaluation des niveaux typologiques théoriques Rappel des niveaux typologiques observées sur les stations d études avant travaux de dérivation de l étang de Champeau Evaluation des niveaux typologiques observés sur les stations d étude après travaux de dérivation Conclusion- discussion sur les niveaux typologiques et leurs communautés benthiques Synthèse des résultats Qualité du Cousin Secteur amont travaux sous influence de l étang Morin Secteur aval immédiat travaux sous influence de l étang de Champeau Secteur aval travaux sous influence de l étang de Champeau premier secteur à Moule perlière «Etoule du Rupt» Secteur aval travaux sous influence de l étang de Champeau deuxième secteur à Moule perlière «Moulin des Pierres» Qualité de l affluent de Chaillou Secteur Eschamps Conclusion générale Références bibliographiques 67 E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet 2008.

5 Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moules perlières du Cousin. Action A du programme LIFE04NAT/FR/ Site Natura 2000 FR «Ruisseaux de têtes de bassins et faune patrimoniale associée». 1. Cadre et objectifs de l étude Les programmes LIFE Lancé en 1992, LIFE (L Instrument Financier pour l Environnement) cofinance des actions en faveur de l environnement dans l Union européenne. L un de ces trois volets, le LIFE-Nature a notamment pour objectif la constitution du réseau européen d espaces protégés «Natura 2000» visant la gestion et la conservation in situ des espèces faunistiques et floristiques et des habitats les plus remarquables de l Union. Le programme LIFE «Ruisseaux de têtes de bassin et faune patrimoniale associée» L un de ces habitats d intérêt communautaire, les ruisseaux européens des têtes de bassin, sont les derniers refuges d espèces autrefois répandues comme l écrevisse à pieds blancs (Austropotamobius pallipes Lereboullet, 1858) ou encore la Moule perlière (Margaritifera margaritifera L, 1758). La valeur écologique et le rôle fonctionnel de ces hydrosystèmes sont souvent sous-estimés et encore mal connus. De par leurs faibles dimensions, ces milieux sont souvent peu pris en compte dans les réflexions d aménagement. De plus, les impacts des diverses activités humaines (agriculture, sylviculture, urbanisation...) sur ces milieux fragiles ne sont pas encore bien évalués. C est pourquoi, le LIFE-Nature a lancé un programme LIFE d intervention intitulé «Ruisseaux de têtes de bassin et faune patrimoniale associée» concernant plusieurs sites Natura 2000 des régions Bourgogne et Franche-Comté. L objectif de ce programme est d expérimenter des techniques de préservation et de restauration de la qualité de l eau et des habitats de ces ruisseaux, afin de bénéficier d exemples reproductibles. Les actions seront réalisées de manière à favoriser les quatre espèces de l Annexe II de la Directive Habitat-Faune-Flore (92/43/CEE) liées à ces milieux : Ecrevisse à pieds blancs (Austropotamobius pallipes Lereboullet, 1858), Moule perlière (Margaritifera margaritifera L., 1758), Lamproie de Planer (Lampetra planeri, Bloch, 1784) et Chabot (Cottus gobio L., 1758). Ces espèces serviront de marqueurs biologiques afin de juger des résultats des actions sur les milieux. Pour cela, trois grands axes d actions ont été engagés dont celui concernant la restauration physique de ces hydrosystèmes. C est dans le cadre de cette action que s insère cette étude. L un des forts enjeux en regard de la préservation des ruisseaux de têtes de bassins et de la faune associée concerne l amélioration de leurs habitats. En effet, ces milieux sensibles, sont de très faibles dimensions et toute dégradation comme la présence d étangs en tête de bassin, peut remettre en cause leur existence. Il a donc été décidé de travailler sur cette problématique en retenant comme cas particulier : le site Natura 2000 FR «Etangs à litorelles et queues marécageuses, prairies marécageuses E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

6 du Nord Morvan» dont fait parti le Cousin amont. Ce ruisseau, localisé en Bourgogne, dans le département de Côte d Or, au sein du Parc Naturel Régional du Morvan (figure 1) est le seul du programme à héberger une population de Moule perlière (Margaritifera margaritifera L., 1758). Le maintien d une population en bonne santé, de cette espèce très exigeante, nécessite d après Cochet, (2004) : o Des cours d eau oligotrophes sur terrains siliceux, restés très proches de leur état naturel, avec du sable et du gravier non colmaté (présence de courant) et suffisamment meuble pour que les moules puissent s enfouir, o Une eau d excellente qualité, avec l absence de toute trace de pollution chimique (organisme filtreur accumulant les toxiques), o La présence du saumon atlantique ou de la truite commune (notamment de juvéniles), en tant qu hôtes indispensables à la survie et au transport des glochidies. Un des enjeux du programme de conservation de la Moule perlière est la restauration physique de des habitats et l amélioration de la qualité physico-chimique de l eau. Or, les analyses du compartiment macro-invertébrés réalisées par le cabinet d études Teleos dans le cadre du programme LIFE en 2005 et 2006, et par le Conseil Général de Côte d Or dans le cadre du réseau de mesures, ainsi que les analyses du compartiment piscicole effectuées par le Conseil Supérieur de la Pêche - Direction Régionale de Dijon, dans le cadre du programme LIFE en 2005, montrent une altération de la qualité globale du Cousin à partir de l étang de Champeau. La population de moule perlière en place est dans un état de santé très fragile, sans trace de recrutement depuis 20 à 25 ans d après Bontemps (2005). Depuis l été 2006, l étang de Champeau, situé en amont des secteurs à Moule perlière (Margaritifera margaritifera L., 1758) a été mis en dérivation dans le but d améliorer la connectivité amont-aval Champeau et la qualité physico-chimique (notamment le facteur thermique) du cours d eau et ainsi de tenter de préserver la population de Moule perlière. En 2007, il a été lancé, sous maîtrise d ouvrage du Parc Naturel Régional du Morvan, un premier suivi post travaux, basé pour partie sur le compartiment macro-benthique. C est l objet de ce rapport. Cette étude vise à dresser un état des lieux précis de la qualité du cours d eau Cousin à partir de l analyse du peuplement d invertébrés benthiques en place et de juger de l efficacité de l action de restauration du milieu en cours. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

7 Figure 1 : Localisation du Parc Naturel Régional du Morvan Figure 1 : Localisation du Parc Naturel Régional du Morvan E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

8 2. Contenu de l étude Pour répondre à cet objectif, l étude se déroule comme suit : Description de l habitat benthique du ruisseau du Cousin après les travaux engagés et évaluation de la capacité biogène de chaque station d étude. Les caractéristiques habitationnelles en amont de l étang de Champeau, en aval de cet étang et sur les stations à Moule Perlière ont été analysées. Analyse du peuplement d invertébrés benthiques du ruisseau du Cousin (quatre stations d étude positionnées en amont de l étang de Champeau, en aval de cet étang et sur les secteurs à Moule perlière) et de son affluent principal «le ruisseau de Chaillou» (une station positionnée en aval des étangs), au cours d une campagne de prélèvements pendant l été Evaluation du niveau typologique du ruisseau du Cousin dans le but de juger de son évolution écologique après les travaux de contournement de l étang de Champeau. Tous ces résultats seront confrontés à l état des lieux avant travaux réalisé en 2005 et 2006 par le cabinet d études Téléos. Enfin, ce diagnostic post-travaux sera précisé par la prise en compte des données suivantes antérieurs aux travaux engagés et mises à disposition par le Parc Naturel Régional du Morvan : Suivi de la population de Moule perlière, diagnostic piscicole, relevés thermiques et hydrologiques de l année Les données piscicoles ont été fournies par l ONEMA 1 direction régionale de Dijon, et le suivi de la population de Moule perlière réalisé par le P.N.R. du Morvan. 3. Partenaires financiers Cette étude a été financée dans le cadre du programme LIFE «Ruisseaux de têtes de bassin et faune patrimoniale associée», soutenu par la Commission Européenne, le Ministère en charge de l Ecologie, de l Energie, du Développement Durable et de l Aménagement du Territoire (M.E.E.D.D.A.T.), le Conseil Régional de Bourgogne et les Agences de l Eau Seine Normandie et Rhône Méditerranée et Corse. 1 Office National de l Eau et des Milieux Aquatiques (ancien Conseil Supérieur de la Pêche) E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

9 4. Contexte géographique 4.1. Le site et les stations d étude La présente étude porte sur le haut bassin du Cousin, ruisseau de tête de bassin et affluent rive droite de la Cure, elle même affluent rive droite de l Yonne. Le site d étude fait partie intégrante du territoire du Parc Naturel Régional du Morvan (cf. figure 2). Figure 2 : Localisation du site d étude au sein du Parc Naturel Régional du Morvan Le secteur d étude est compris entre le Réservoir de Saint-Agnan à l aval et l amont de la confluence avec l affluent rive gauche en provenance de l Etang Morin, sur la commune de Champeau en Morvan dans le département de la Côte d Or (21). Ce tronçon représente environ 8 kilomètres de linéaire (cf. figure 3). E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

10 Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moules Perlières du Cousin. Une attention particulière a été apportée au secteur de présence de la Moule perlière, soit un peu moins d'un kilomètre (linéaire en rouge sur la carte). Sur le cours principal, ainsi que sur la plupart des affluents du Cousin, il existe une multitude d étangs : au total, sur les 37 km² du bassin-versant du haut Cousin (à l amont de l étang de La Chevrée), 54 étangs ont été recensés et plus de 80 % du linéaire d affluents sont déconnectés du cours principal du Cousin (P. Durlet, comm. pers.). Figure 3 : Localisation des stations d étude et zones réglementées Le haut bassin du Cousin est classé en ZNIEFF. Ses eaux froides offrent de bonnes potentialités pour plusieurs espèces d intérêt communautaire comme le chabot (Cottus gobio L., 1758), la lamproie de planer (Lampetra planeri, Bloch, 1784) et l écrevisse à pieds blancs (Austropotamobius pallipes, Lereboullet, 1858). Le ruisseau du Cousin est également inscrit au site Natura 2000 FR «Etangs à littorelles et queues marécageuses, prairies marécageuses et paratourbeuses du nord Morvan». E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

11 En effet, ce ruisseau possède un grand intérêt malacologique, puisqu il abrite une population de Moule perlière (Margaritifera margaritifera L., 1758), espèce en voie de disparition en France. La mise en eau du canal de dérivation qui contourne l étang de Champeau durant l été 2006, doit permettre d améliorer la qualité globale du ruisseau du Cousin sur sa partie aval et ainsi préserver au mieux la population de Moule perlière, espèce très exigeante en matière de qualité d eau et d habitat pour sa survie et sa reproduction. Pour évaluer le fonctionnement du site après travaux, cinq stations d étude ont été retenues pour l analyse de la biocénose benthique selon le protocole Mag20 aux points stratégiques du ruisseau du Cousin. Nous avons repris les codes station de l ONEMA et de Téléos. Les stations d étude sont les suivantes : S2 «Moulin Morin - amont travaux», S3 «aval étang de Champeau - aval travaux», S5 «Etoule du Rupt - premier secteur à Moule perlière», S8 «Moulin des Pierres - deuxième secteur à Moule perlière», CHA «Eschamps - affluent de Chaillou». Sur ces stations, ont également été effectuées des pêches électriques par l ONEMA, une analyse thermique et hydrologique en Station S2 Moulin Morin Cette station se situe en amont de l étang de Champeau, sur le ruisseau du Cousin, à 554 m d altitude. Sous l influence de plusieurs étangs situés plus en amont et située à 4,5 km des sources, elle sert de référence pour cette étude (photo1). Elle a été échantillonnée le 19 septembre Elle fait partie de l Hydroécorégion «HER 21 Massif Central Nord» d après Wasson et al., 2004). Le secteur de cours d eau considéré est d ordre 3 (méthode de Strahler, 1952). Selon la correspondance Ordre de drainage - zonation de Illies et Botosaneanu (1963), ce secteur de cours d eau appartient au Métarhithral. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

12 Photo 1 : Station S2 «référence - Moulin Morin» Station S3 Aval étang de Champeau La station S3 se situe sur le ruisseau du Cousin, à l aval immédiat du secteur concerné par les travaux de contournement de l étang de Champeau réalisés en 2006, à 549 m d altitude. Elle est positionnée juste en aval de la reconstitution du débit naturel du Cousin (débit de restitution de l étang + débit du canal). (photo 2). Située à seulement 100 m en aval de l étang de Champeau, elle est directement sous son influence. Elle a été échantillonnée le 17 septembre Cette station représentative d un secteur perturbé permettra de juger de l efficacité des travaux engagés. Elle fait partie de l Hydroécorégion «HER 21 Massif Central Nord» d après Wasson et al., 2004). Le secteur de cours d eau considéré est d ordre 3 (méthode de Strahler, 1952). Selon la correspondance Ordre de drainage - zonation de Illies et Botosaneanu (1963), ce secteur de cours d eau appartient au Métarhithral. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

13 Photo 2 : Station S3 «Aval étang de Champeau» Station CHA Eschamps La station CHA se situe sur l affluent principal du Cousin sur son bassin amont, à 3 km des sources, au niveau du lieu dit «Eschamps» à 544 m d altitude. Elle est sous l influence de plusieurs étangs situés au-dessus. Cette station permettra de juger de la qualité de ce ruisseau qui conflue juste en amont du premier secteur à Moule perlière du Cousin (photo 3). Elle a été échantillonnée le 17 septembre Elle fait partie de l Hydroécorégion «HER 21 Massif Central Nord» d après Wasson et al., 2004). Le secteur de cours d eau considéré est d ordre 2 (méthode de Strahler, 1952). Selon la correspondance Ordre de drainage - zonation de Illies et Botosaneanu (1963), ce secteur de cours d eau appartient à l Epirhithral. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

14 Photo 3 : Station S1 «Eschamps» Station S5 l Etoule du Rupt La station S5 se situe juste en aval du pont de l Etoule du Rupt. Elle est représentative du premier secteur de Moule perlière, 3 km en aval de l étang de Champeau, à 534 m d altitude (photo 4). Elle a été échantillonnée le 18 septembre Elle fait partie de l Hydroécorégion «HER 21 Massif Central Nord» d après Wasson et al., (2004). Le secteur de cours d eau considéré est d ordre 3 (méthode de Strahler, 1952). Selon la correspondance Ordre de drainage - zonation de Illies et Botosaneanu (1963), ce secteur de cours d eau appartient au Métarhithral. Elle réceptionne les eaux du Chaillou, ordre de drainage 2, affluent rive droite qui conflue 1 km en amont. A ce jour, ce tronçon de cours d eau abrite un noyau de 36 individus de Moule perlière d après Bontemps, (2005). E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

15 Photo 4 : Station S5 «Etoule du Rupt» Station S8 Moulin des Pierres La station S8 se situe juste en aval du Moulin des Pierres. Elle est représentative du deuxième secteur de Moule perlière, 5,5 km en aval de l étang de Champeau, à 523 m d altitude (photo 5). Elle a été échantillonnée le 18 septembre Elle fait partie de l Hydroécorégion «HER 21 Massif Central Nord» d après Wasson et al., 2004). Le secteur de cours d eau considéré est d ordre 3 (méthode de Strahler, 1952). Selon la correspondance Ordre de drainage - zonation de Illies et Botosaneanu (1963), ce secteur de cours d eau appartient au Métarhithral. A ce jour, ce tronçon de cours d eau abrite un noyau de 982 individus de Moule perlière d après Bontemps, (2005). E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

16 Photo 5 : Station S8 «Moulin des Pierres» 4.2. Géologie et Géomorphologie Le ruisseau du Cousin et ses affluents s écoulent sur des terrains cristallins. Les sols sont pauvres de type brun acide. Le fond de vallée est colmaté par des alluvions qui supportent des prairies humides et paratourbeuses, et des zones marécageuses. Ce contexte géologique rend les eaux du Cousin, faiblement minéralisées et relativement acides Hydrologie Les débits du Cousin sont connus sur la période dans sa partie basse, au niveau d Avallon (station H gérée par la DIREN de Bourgogne). Les données caractéristiques de débits relevées à cette station sont présentées dans le tableau ci-dessous : Superficie du bassin-versant Le Cousin à Avallon (période ) 366 km² Module 3,95 m 3 /s QMNA 2 0,420 m 3 /s QMNA 5 0,240 m 3 /s Tableau 1 : Données synthétiques concernant l hydrologie du Cousin. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

17 La station d Avallon se situe en aval du réservoir de Saint-Agnan (145 ha) qui sert à l alimentation d eau potable. Cependant d après la DIREN Bourgogne, le régime hydrologique du Cousin au niveau de cette station est peu ou pas influencé. Nous pouvons donc comparer les conditions hydrologiques rencontrées lors de la campagne d échantillonnage de 2007 à celles de 2006 qui ont précédé les échantillonnages réalisés par le bureau d études Téléos. 22 Débit moyen journalier du Cousin à Avallon - Années Campagne Mag Campagne Mag mai 15-mai 29-mai 12-juin 26-juin 10-juil 24-juil 7-août 21-août 4-sept 18-sept 2-oct 16-oct 30-oct 13-nov 27-nov Figure 3b : Hydrologie du Cousin à Avallon pour les années 2006 et déc 25-déc Le régime hydrologique du Cousin est de type pluvial, avec des hautes eaux en hiver et un étiage prononcé en été (notamment de juillet à septembre) comme le montre la figure 3b pour l année On peut toutefois constater que l hydrologie de l année 2007 a été très particulière avec une période de hautes eaux estivales de juin à début septembre qui nous a empêché de réaliser l échantillonnage dans des conditions comparables à celle de l année Les prélèvements de type Mag20 ont été effectués lors du seul créneau favorable (débits stables) les 17,18 et 19 septembre 2007, pour des débits à Avallon d environ 900 l/s, soit deux fois le QMNA 2 (420 l/s). L échantillonnage a donc été réalisé en condition d «étiage humide». Ces différences de conditions hydrologiques observées entre les deux campagnes 2006 et 2007 peuvent influencer les résultats et rendre la comparaison inter annuelle délicate. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

18 5. Méthodologies mises en œuvre 5.1. Evaluation de la qualité des habitats benthiques Une évaluation précise de la qualité de l habitat benthique a été réalisée sur le ruisseau du Cousin, après dérivation de l étang de Champeau, et sur son principal affluent, le ruisseau de Chaillou. Ce diagnostic a été effectué en même temps que l échantillonnage de la faune benthique, après plus de 10 jours de débits stabilisés les 17, 18 et 19 septembre Cinq stations ont été étudiées (cf. figure 3) : station S2 : «Moulin Morin» dite de référence, en amont de l étang de Champeau, station S3 : «Aval étang de Champeau» à l aval immédiat des travaux sur le ruisseau du Cousin, station CHA : «Eschamps» sur le ruisseau de Chaillou, station S5 : «Etoule du Rupt» sur le premier secteur à Moule perlière, station S8 : «Moulin des Pierres» sur le deuxième secteur à Moule perlière. Pour déterminer les capacités biogènes de chaque station : Les caractéristiques mésologiques de chaque station ont été évaluées. Toutes les combinaisons substrat/vitesse/profondeur ont été inventoriées et quantifiées (estimation du % de recouvrement) permettant de définir la mosaïque fluviale de chaque station, Le coefficient morphodynamique (m) a été calculé. Noté sur 20, il permet d apprécier la capacité d une station à héberger une faune diversifiée d après Bouchareychas (1995). Sa formule est la suivante : m = N + H 1 + H 2, avec N = n x n ; n : nombre de supports relevés sur la station ; n : nombre de classes de vitesse trouvées ; N représente l hospitalité globale de la station ; avec H 1 = S x V (produit des codes des classes substrat et vitesse du tableau d échantillonnage normalisé de l IBGN) représente le couple substrat-vitesse dominant sur la station, H 2 = S x V (produit des codes des classes substrat et vitesse du tableau d échantillonnage normalisé de l IBGN) représente le couple substrat-vitesse le plus élevé en valeur dans le tableau d échantillonnage. L aptitude de chaque station à accueillir des groupes faunistiques indicateurs élevés, a été appréciée au regard de chaque mosaïque fluviale. En effet, certains habitats vont abriter une faune plus polluosensibles que d autres. Il a ainsi été établi une hiérarchisation, sur une échelle variant de 1 à 100, de la capacité de ces différents substrats à héberger des taxons polluosensibles (d après Usseglio-polatera et Beisel, 2002). Il en ressort que le groupe de substrats codés 9 (bryophytes) et 6 (pierres, galets de 2,5 à 25 cm) possèdent la plus forte aptitude à héberger une faune polluosensible et que le groupe de substrats codés 0 (algues), 3 (sédiments organiques), 2 (sables) et 4 (spermaphytes émergents) possède la plus faible aptitude. Enfin, les calculs de complexité et de fragilité de la mosaïque fluviale ont été réalisés. La complexité H correspond à l hétérogénéité de composition des substrats (diversité des substrats et abondance relative). Elle se calcule par la formule H = - i=1 S pi*log 2 pi, avec S le nombre de substrats présents et pi l abondance relative du substrat i. Elle varie de 0 (hétérogénéité nulle) à 3,3 (complexité maximale) pour une mosaïque fluviale décrite par la norme IBGN (Usseglio-polatera et Beisel, 2002). La fragilité F vise à décrire la pérennité potentielle de la mosaïque sur une échelle de temps courte. Elle se calcule par la formule F = H /log 2 S, avec S le nombre de substrats. Elle varie de 0 (présence E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

19 d un habitat benthique instable) à 1 (habitat dynamiquement stable) (Usseglio-polatera et Beisel, 2002). Les classes de complexité et de fragilité ont été évaluées à partir de celles définies par Usseglio Polatera P. et Beisel J.N. (Mai, 2002). Complexité de la mosaïque Valeur H 2,3 1,2 à 2,2 1 Classes Forte Moyenne Faible Fragilité de la mosaïque Valeur F 0,68 0,34 à 0,67 0,33 Classes Faible Moyenne Forte 5.2. Etude du peuplement de macroinvertébrés benthiques Outre une synthèse bibliographique, les peuplements de macroinvertébrés benthiques, intégrateurs des altérations de qualité d eau et d habitat, ont été étudiés sur le ruisseau du Cousin après la remise en eau du canal de dérivation de l étang de Champeau. Les prélèvements ont été effectués sur les cinq stations précédemment définies (cf. figure 3). L échantillonnage a été conduit selon le protocole du Mag20 d après Téléos (2000), présenté en annexe 1, qui permet d évaluer les sources de perturbations ponctuelles d un cours d eau. Méthode «plus puissante» que l I.B.G.N., le Mag20 est fondé sur une prospection beaucoup plus complète de l espace fluvial, s appuyant sur une description fine de l habitat aquatique et sur une détermination plus poussée des taxons prélevés. En plus de l analyse Mag20, afin d évaluer au mieux la qualité biologique et écologique du Cousin et de son affluent, le ruisseau de Chaillou, il a été effectué sur chacune des stations : Un tri séparé des 20 combinaisons «vitesse/substrat/hauteur d eau», Une description fine du pourcentage de recouvrement de chaque combinaison «vitesse/substrat/profondeur» présent sur la station. Les surfaces relatives des microhabitats vitesse/substrat/profondeur» apportent une information majeure à chaque étape de la procédure d analyse réalisée. Certains calculs comme l abondance, la composition taxonomique, l analyse de traits biologiques et écologiques, sont pondérés par les % de recouvrement afin de se rapprocher au plus près des caractéristiques réelles des peuplements d invertébrés. D autres méthodes d évaluation de la qualité biologique et écologique du Cousin, pour le compartiment invertébrés, ont été utilisées : L indice Biologique Global Normalisé (I.B.G.N.) et sa robustesse, notés sur 20, ont été déterminés conformément aux prescriptions reprises dans la norme NF T de mars 2004 d après Afnor (2004), L état écologique au sens de la DCE a été évalué d après Wasson et al. (2004). E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

20 D autres calculs d indices ont également été réalisés afin de mieux analyser la qualité, la structure des peuplements d invertébrés et leurs évolutions. Concernant la qualité structurelle des peuplements : L indice de Shannon-Weaver (H) a été calculé sur chacune des listes faunistiques génériques Mag20 obtenues. Il mesure la diversité du peuplement. Sa formule est la suivante : H = - ((ni/n)*log 2 (ni/n)) ; avec ni : l'effectif du taxon i, i allant de 1 à S (variété taxonomique totale) et N : l'effectif total. Sa valeur varie de 0 (H minimal, un seul taxon présent) à log 2 S (H maximal, tous les taxons ont la même abondance). L indice d Equitabilité (E) a été calculé. Il mesure l équilibre du peuplement. C est le rapport de H sur H max. Cet indice varie de 0 à 1. Il est maximal quand les taxons du peuplement ont des abondances identiques. Il tend vers 0 quand la quasi-totalité des effectifs est concentrée sur un seul taxon. L indice de similarité de Jaccard (I) a également été utilisé. Il mesure le degré de similarité entre les peuplements. Sa formule est : I = Nc / (N 1 + N 2 - Nc) ; avec Nc : nombre de taxons commun aux stations 1 et 2 et N 1 et N 2 : nombre de taxons présents respectivement aux stations 1 et 2. I varie de 0 à 1. Concernant la qualité écologique et biologique des peuplements : Les indices EPT et EPTC (Ephéméroptères, Plécoptères, Trichoptères et Coléoptères) ont été évalués à partir des listes faunistiques génériques Mag20 obtenues. Ils mesurent la polluosensibilité globale du peuplement. Ces quatre ordres d insectes sont considérés comme les plus polluosensibles. Ils correspondent à la somme du nombre de taxons dans chacun des quatre ordres. Chaque indice EPT a été confronté à la référence de son hydroécorégion d après Wasson et al. (2002). Le Ratio de Qualité Ecologique (RQE) demandé par la Directive Cadre Européenne sur l Eau pour chaque IBGN, a été déterminé, d après Wasson et al. (2004). C est le rapport de la valeur I.B.G.N. observé sur sa valeur de référence. L I.B.G.N. de référence a été défini pour chaque hydroécorégion et par ordre de drainage. Ce ratio exprime donc un écart à la référence. Il varie de 0 pour la valeur minimale à 1 pour la valeur de référence. Le Cb 2 (coefficient d aptitude biogène) d après Verneaux (1982) a également été calculé. Il permet d apprécier l aptitude biogène d un site d eau courante à partir de l analyse de la macrofaune benthique, selon un protocole standard. A noter que dans ce cas, nous avons appliqué le protocole d échantillonnage de l I.B.G.N. Le Cb 2 est une note sur 20 qui résulte de la somme de deux indices Iv et In. Iv évalue la part du peuplement macrobenthique influencée par la qualité de l habitat alors que In évalue celle influencée par la qualité de l eau. Iv (indice de variété taxonomique) = 0,22*N ; avec N : nombre de taxons répertoriés appartenant à la liste des taxons utilisés pour le Cb 2 k In (indice nature de la faune) = 1,21* 1 i max /k ; avec k : le nombre de taxons de la liste Cb 2 présentant les indices i de qualité de l eau divisé par 4. Une exploitation de certains traits écologiques et biologiques a également été effectuée afin de mieux appréhender le fonctionnement des peuplements d invertébrés sur chaque station, d après Tachet et al. (2000). Enfin les classes de qualité biologique et les couleurs affectées sont celles définies par les Agences de l Eau (cf. méthodologie d élaboration des cartes départementales de qualité des cours d eau). E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

21 Classe de qualité biologique Valeur IBGN à 16 9 à 12 5 à 8 4 Classe de qualité Excellente Bonne Passable Médiocre Mauvaise 5.3. Evaluation des niveaux typologiques Les communautés vivantes (ensemble d espèces) et plus particulièrement les invertébrés benthiques, se succèdent de l amont vers l aval dans un écosystème d eau courante en réagissant de façon similaire à un ensemble de facteurs morpho-dynamiques et à la température. Ces communautés sont distribués le long d un cours d eau selon 10 niveaux typologiques théoriques (B0 à B9, Verneaux 1974). Deux méthodes ont été utilisées pour évaluer le niveau typologique de chaque station : une méthode théorique (biotypologie théorique) de repérage approché des appartenances typologiques après détermination de l ordre de drainage des tronçons de cours d eau étudiés (Strahler, 1952) puis correspondance avec la zonation de Illies et Botosaneanu, (1963) et avec la biotypologie de Verneaux (1974). une méthode basée sur la composition réelle (biotypologie observée) des communautés d invertébrés benthiques des quatre stations du Cousin et de la station du ruisseau Chaillou, et notamment sur la composition réelle des groupes Plécoptères, Ephéméroptères et Trichoptères (EPT). Le calcul de la biotypologie observée à partir du peuplement d invertébrés est possible grâce à la connaissance du préférendum typologique (tp), de l amplitude typologique (ta) et de la classe d abondance (a) de chaque genre. Ainsi en ne retenant que les genres présentant une valence typologique définie, le niveau biotypologique observé (sur 10) se calcule d après la formule suivante : BO = (tp*a/ta)/ (a/ta). La confrontation de la biotypologie théorique et de la biotypologie observée permettra de diagnostiquer une perturbation éventuelle du milieu. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

22 6. Résultats 6.1. Evaluation de la qualité des habitats benthiques La qualité de l habitat en général se révèle être une caractéristique du milieu déterminante vis à vis de la nature, de l abondance et de la structure des peuplements d invertébrés benthiques d une station. C est pourquoi, nous avons réalisé un diagnostic précis de la mosaïque d habitats aux stations. Les descriptions hydromorphologiques et les inventaires quantitatifs des combinaisons substrats/vitesse/profondeur des stations se sont déroulées le 17, 18 et 19 septembre Cette analyse devrait permettre de mettre en évidence les incidences des travaux réalisés en 2006 (remise en eau du canal de dérivation de l étang de Champeau) sur la qualité des habitats benthiques situés en aval Evaluation de la capacité biogène des stations d étude Bilan mésologique stationnel post travaux Les habitats qui composent le lit fluvial de chaque station sont quantifiés et classés en grande catégories. Ce bilan permet notamment d apprécier la variété des supports offerts à la faune benthique et sa cohérence avec le secteur étudié. Les stations sont positionnées selon un gradient amont-aval. Code Substrat 2 S2 S3 S5 S8 CHA Substrats d érosion % 86 % 82 % 72 % 10 % Substrats de déposition % 5 % 4 % 11 % 60 % Végétaux allochtones 7 2 % 1 % 2 % 1 % 1 % Végétaux autochtones % 8 % 12 % 16 % 29 % 100% 90% Substrats d'érosion Substrats de déposition Végétaux allochtones Végétaux autochtones 80% 70% Affluent 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% S2 - Moulin Morin S3 - aval Champeau S5 - Etoule du Rupt S8 - Moulin des Pierres CHA - Eschamps Figure 4 : Bilan mésologique du Cousin après dérivation étang Champeau Septembre codes substrats des protocoles IBGN et MAG20 E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

23 De ce simple bilan mésologique, on peut déjà tirer quelques enseignements concernant les conditions habitationnelles observées sur les tronçons de cours d eau étudiés. Toutes les stations du Cousin, excepté la station S3 «aval Champeau», sont représentatives de tronçons de cours d eau de type «intermédiaire» (pente moyenne comprise entre 1 et 2 %), caractérisés par une diversité élevée des faciès d écoulement et une qualité globale de l habitat satisfaisante d après Lagarrigue et al., L habitat benthique observé sur les stations pour les échantillonnages de macroinvertébrés, confirme le diagnostic précédent. Les substrats d érosion, qui caractérisent le rhithral supérieur (ordre de drainage 2 et 3) d un cours d eau, dominent dans le Cousin, excepté à la station S2 «Moulin Morin» où les substrats galets et blocs n atteignent que 29 % de la mosaïque fluviale. La station d étude «Eschamps» sur le ruisseau de Chaillou, caractéristique d un secteur de type «Plateau» (pente moyenne < 0,5 %) s individualise également nettement des autres stations d étude du Cousin. L environnement est occupé par des prairies humides et des pâtures. La diversité des faciès d écoulement y est faible (vitesse inférieure à 50 cm/s et profondeur moyenne inférieure à 20 cm). Les habitats minéraux grossiers type blocs, galets attendus à ce niveau typologique (ordre de drainage 2) sont sous-représentés (seulement 10 % de la mosaïque fluviale). L habitat benthique est ici largement dominé par les fractions granulométriques les plus fines (sable et limons) et par les végétaux autochtones de type hélophytes et spermaphytes immergés. Afin de mieux analyser les conditions d habitat offertes aux peuplements d invertébrés sur chaque stations d études, figure ci-dessous un bilan plus détaillé des habitats benthiques. Substrats d'érosion 70 gros blocs petits blocs - gros galets % recouvrement sur la station Affluent 10 0 S2 - Moulin Morin S3 - aval Champeau S5 - Etoule du Rupt S8 - Moulin des Pierres CHA - Eschamps E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

24 Substrats de déposition 60 galets - graviers sables - limons vases % de recouvrement sur la station Affluent 0 S2 - Moulin Morin S3 - aval Champeau S5 - Etoule du Rupt S8 - Moulin des Pierres CHA - Eschamps Végétaux autochtones 25 bryophytes spermaphytes immergés spermaphytes émergents racines Affluent % de recouvrement sur la station S2 - Moulin Morin S3 - aval Champeau S5 - Etoule du Rupt S8 - Moulin des Pierres CHA - Eschamps Figures 5,6 et 7 : Pourcentage de recouvrement des habitats benthiques sur les stations d étude Eté On peut remarquer dans ce bilan la présence correcte en amont de l étang de Champeau de la fraction granulométrique (graviers et petits galets) avec plus de 40 % de la mosaïque fluviale en S2. Ce substrat devient marginal voire absent en aval de cet étang, qui fait barrage à son transfert. Il ne recouvre au mieux que 3 % de la station S3 et n a pas été trouvé à la station S5. Les graviers-petits galets sont de nouveau présents sur le Cousin en aval de la confluence avec le ruisseau d Avau. On peut également constater l apparition des bryophytes (végétaux autochtones) sur les stations représentatives des secteurs à Moule perlière S5 et S8. La présence de ce substrat à fort potentiel E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

25 biogène devrait largement participer à la présence d un peuplement d invertébrés diversifié et polluosensible. Notons enfin la belle présence de racines d arbres (aulnes) sur la station S5 «Etoule du Rupt» Indices exprimant la capacité biogène Pour évaluer la capacité biogène des stations d études, nous nous sommes appuyés entre autre sur le calcul du coefficient morphodynamique (m). Les résultats sont présentés dans le tableau cidessous : Ces résultats ont été comparés à ceux reconstitués à partir de l état des lieux d août 2006 et de septembre 2005 avant les travaux de dérivation de l étang de Champeau par le cabinet d études Téléos. S2 S3 S5 S8 CHA Coeff. morphodynamique m (/20) 15,4 15,8 16,0 16,1 16,8 16,3 16,8 16,8 13,0 13,7 Tableau 2 : Comparatif de la capacité biogène des stations avant et après travaux Eté On remarque que les potentialités d accueil sont bonnes et relativement similaires entre les stations d études du Cousin (coeff. m varie de 15,8 en S2 à 16,8 en S8) en septembre Ils révèlent une bonne qualité de l habitat benthique. Toutefois, les stations S5 «Etoule du Rupt» et S8 «Moulin des Pierres» des secteurs à Moule perlière, possèdent les capacités biogènes les plus fortes en 2006 comme en 2007, et devraient donc accueillir les peuplements benthiques les plus diversifiées. Un an après les travaux de dérivation de l étang de Champeau, on ne constate pas de modifications des capacité d accueil (capacité biogène de 16,3 à 16,8/20) sur les stations aval. La composition du lit fluvial ne semble pas avoir été modifiée par les travaux. La station de l affluent de Chaillou s individualise des autres stations d études du Cousin, en possédant une capacité biogène moyenne, plus faible que sur les stations du Cousin (m de 13,7/20). Elle traduit la présence d un habitat benthique moins diversifiée (faible représentation des substrats d érosion associés à des classes de vitesses moyennes à élevées). Les légères augmentations du coefficient morphodynamique observées aux stations S2 et CHA en 2007 s expliquent par la présence de conditions hydrologiques différentes de celle de la campagne de Cet écart important de débit du Cousin aux stations d étude (216 l/s en 2006 contre 900 l/s à Avalon en 2007) a modifié les conditions habitationnelles des stations S2 et CHA avec la présence d une classe de vitesse supplémentaire (classe 75 à 150 cm/s pour la station S2 et classe 25 à 75 cm/s pour la station CHA). Nous avons également évalué l aptitude de chaque station d étude à accueillir des groupes faunistiques indicateurs (GFI) élevés. En effet, certains habitats vont abriter une faune plus polluosensibles que d autres. Il a été établi ainsi une hiérarchisation de la capacité de ces différents substrats à héberger des taxons polluosensibles, d après Usseglio et Beisel, (2002) sur une échelle variant de 1 à 100. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

26 Il en ressort que le groupe de substrats codés 9 (bryophytes) et 6 (pierres, galets de 2,5 à 25 cm) possèdent la plus forte aptitude à héberger une faune polluosensible et que le groupe de substrats codés 0 (algues), 3 (sédiments organiques), 2 (sables) et 4 (spermaphytes émergents) possède la plus faible aptitude. Les résultats sont présentés dans le tableau ci-dessous : 80% substrats codés 9, 6 substrats codés 4, 3, 2, 0 70% 60% 50% Affluent 40% 30% 20% 10% 0% S2 - Moulin Morin S3 - aval Champeau S5 "Etoule du Rupt" S8 "Moulin des Pierres" CHA "Eschamps" Figure 8 : Aptitude des stations à accueillir des taxons polluosensibles - après travaux Eté Les stations S5 «Etoule du Rupt» et S8 «Moulin des Pierres» des secteurs à Moule Perlière, sont celles qui présentent une mosaïque fluviale qui potentiellement devrait abriter le plus de taxons polluosensibles. En effet, le groupe de substrats codés 6 et 9 majoritaires sur ces stations sont bien représentés par les bryophytes et les pierres, galets. On constate que sur la S3 «aval Champeau» ce groupe de substrats est également dominant dans la mosaïque fluviale avec 60 % de recouvrement. Cependant à la différence des stations S5 et S8, ce groupe n est représenté que par le substrat codé 6 (pierres et galets). La station CHA «Eschamps» présente la plus faible aptitude à accueillir une faune benthique polluosensible avec plus de 70 % de recouvrement de la mosaïque fluviale composée par le groupe de substrats codés 0, 2, 3 et 4. Ces habitats benthiques (substrats de déposition tel que les sédiments, le sable et les substrats végétaux comme les hélophytes) témoignent d un environnement proche largement occupé par des prairies humides et pâtures. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

27 Evaluation de la complexité et de la fragilité de la mosaïque fluviale des stations d étude L inventaire précis des surfaces de chaque couple substrat/vitesse, a permis d évaluer la complexité de la mosaïque fluviale et sa pérennité. Ces deux indices permettent de caractériser la structure et la stabilité des habitats benthiques à chaque station d étude. Voici les résultats présentés dans le tableau ci-dessous : S2 S3 S5 S8 CHA Complexité (H ) 2,03 1,59 1,49 1,95 2,02 Fragilité (F) 0,72 0,57 0,58 0,69 0,67 Tableau 3 : Structure et stabilité de la mosaïque fluviale des stations d étude après travaux Eté On peut constater que toutes les stations d étude présente des mosaïques fluviales moyennement diversifiés en habitats benthiques et dynamiquement stables en Notons toutefois, la très bonne stabilité des habitats benthiques de la station S2 (F de 0,72) située en amont de l étang de Champeau, et de la station S8 (F de 0,69) représentative du secteur à Moule perlière Conclusion-discussion sur la qualité des habitats benthiques De ce bilan mésologique réalisé les 17, 18 et 19 septembre 2007, on peut tirer les enseignements suivants : Les capacités biogènes des stations d étude sont globalement bonnes en 2007, et assez similaires à celles relevées en 2005 et L habitat benthique est de bonne à très bonne qualité sur le Cousin (coefficient morphodynamique qui varie de 15,8/20 en S2 «amont Champeau» à 16,8/20 en S8 «Moulin des Pierres») et doit accueillir une macrofaune benthique riche et diversifiée. La qualité de l habitat benthique reste moyenne sur l affluent de Chaillou (coefficient morphodynamique de 13,7/20). Cela s explique par la présence de conditions stationnelles particulières, un secteur moins pentu (pente moyenne < 0,5 %) occupé par des prairies humides et des pâtures. Les stations ne présentent pas la même aptitude à héberger les groupes indicateurs les plus polluosensibles. Les habitats à forte capacité biogène pour les taxons polluosensibles (blocs, galets et bryophytes) apparaissent sous représentés sur la station CHA «Eschamps» et très bien représentés sur les stations S5 et S8 des secteurs à Moule perlière. Les stations S2 «amont étang de Champeau» et S8 «Moulin des pierres» présentent les mosaïques d habitat qui doivent être les plus stables dans le temps. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

28 6.2. Qualité biologique et état écologique des peuplements d invertébrés du Cousin Une évaluation de la qualité biologique et de l état écologique (selon les références de la DCE) des peuplements d invertébrés de cinq stations d étude sur le haut bassin du Cousin, a été réalisée. Plusieurs indices ont été calculés à partir de l échantillonnage de type Mag Analyse de la qualité biologique et de l état écologique du Cousin après travaux Septembre 2007 Une campagne d échantillonnage de type Mag20 a été réalisée les 17, 18 et 19 septembre 2007, sur le compartiment invertébrés afin d analyser l état de la qualité bio-écologique du milieu «cours d eau Cousin», un an après la mise en place de la dérivation de l étang de Champeau. Après une analyse globale de la qualité bio-écologique du cours d eau, nous avons interprété les résultats du diagnostic à une échelle stationnelle. Les résultats sont présentés ci-dessous : E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

29 S2 S3 S5 S8 CHA Variété taxonomique totale (Mag 20) Variété taxonomique familiale Variété taxonomique totale (IBGN) Variété taxonomique familiale Indice EPTC Abondance moy. (ind. m 2 ) EPTC Variété taxonomique GFI élevés 7,8, Abondance moy. GFI élevés 7,8,9 402,1 7,0 341,0 355,0 347,5 Classe de variété 13 (46 taxons) 9 (30 taxons) 10 (35 taxons) 12 (41 taxons) 11 (39 taxons) Groupe Faunistique Indicateur (GFI) Taxon indicateur Chloroperlidae Polycentropodidae Brachycentridae Chloroperlidae Perlodidae Note IBGN (/20) Robustesse (/20) Classe de qualité 1A 2 1A 1A 1A Cb 2 (/20) 19,1 13,6 15,8 17,8 16,7 In 9,0 7,0 8,1 8,8 8,1 Iv 10,1 6,6 7,7 9,0 8,6 GFI référence (rangs 1 à 4) Classe de Variété référence (rangs 1 à 4) IBGN de référence (rangs 1 à 4) Ratio de Qualité Ecologique (RQE) 4 1,06 0,61 0,89 1,06 1,00 Etat écologique DCE Référence Moyen Très Bon Etat Référence Référence Tableau 4 : Evaluation de la qualité biologique par l I.B.G.N. et de l état écologique selon la D.C.E. (Directive Cadre sur l Eau). Alors que la qualité biologique des eaux du Cousin en amont de Champeau est excellente en été 2007, comme l atteste la note IBGN de 20/20 à la station S2, on constate que le Cousin présente des eaux de qualité biologique passable à la station S3 «aval étang de Champeau», comme le montre la note IBGN de 12/20 et l ensemble des indices observés. Les figures 9 et 10 ci-dessous montrent l évolution des indices IBGN, Cb2, variété taxonomique et du RQE selon un gradient longitudinal amont aval, aux stations d étude : 3 L indice EPTC correspond à la richesse taxonomique des groupes les plus polluosensibles : Ephéméroptères, Plécoptères, Trichoptères et Coléoptères. 4 Le Ratio de Qualité Ecologique est le rapport entre l indice IBGN observé et sa valeur de référence pour l hydroécorégion considérée. Il exprime donc un écart à la référence. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

30 Notes /20 20 Nb. taxons Sortie étang de Champeau IBGN Cb2 Variété générique S2 S3 S5 S8 Figure 9 : Evolution amont aval des indices IBGN, Cb2 et richesse taxonomique totale sur le Cousin Septembre 2007 Indice RQE 0 S2 1,1 S8 1 Etat écologique de référence 0,9 S5 Très Bon Etat écologique 0,8 Bon Etat écologique 0,7 S3 0,6 0,5 Sortie étang de Champeau 0, Distance (km) Figure 10 : Evolution spatiale de l indice RQE sur le Cousin Septembre 2007 On peut constater que l état écologique du peuplement de la S2 qui est supérieur à sa référence sur le secteur amont Champeau (RQE de 1,06), devient très moyen en aval de l étang. Cela s explique par la présence d un peuplement d invertébrés en S3 dont la composition en taxons et l abondance diffèrent notablement de celle des communautés caractéristiques des cours d eau de même rang de cette hydroécorégion (rangs 1 à 4, Massif Central Nord, d après Wasson et al., 2004). E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

31 A partir de l étang de Champeau, on note une amélioration progressive de la qualité biologique et de l état écologique des eaux du Cousin vers l aval, ce qui se traduit par une augmentation de tous les indices observés (figures 9 et 10). Ainsi à 3 km de Champeau, à la station S5 «Etoule du Rupt», secteur à Moule Perlière le plus proche de Champeau, le Cousin retrouve des eaux de très bonne qualité biologique (note IBGN de 17/20, indice Cb 2 de 15,8/20). On note, comme le montre le RQE de 0,89, que le peuplement d invertébrés benthiques en place se rapproche nettement des communautés caractéristiques des cours d eau de ce rang dans cette hydroécorégion «Massif Central Nord» et traduit un très bon état écologique selon la DCE. A la station S8, sur le secteur à Moule perlière le plus éloigné de Champeau (5,5 km), le Cousin présente de nouveau des eaux d excellente qualité biologique (note IBGN de 20/20) et un état écologique de référence selon la DCE comme l indique le RQE de 1,06, avec un peuplement d invertébrés benthiques conforme des communautés caractéristiques des cours d eau de ce rang et de cette hydroécorégion «Massif Central Nord» (On remarquera quand même qu en robustesse et en Cb2, on n a pas encore réatteint en S8 le niveau de la S2 en amont de Champeau). L affluent principal du Cousin sur le secteur d étude, le ruisseau de Chaillou qui conflue juste en amont des premiers secteurs à Moule Perlière, apporte des eaux d excellente qualité biologique comme en témoigne les indices IBGN de 19/20 et Cb2 de 16,7/20 ainsi que la majorité des indices observés sur la station CHA «Eschamps». Il présente un état écologique de référence selon la DCE et héberge en son sein un peuplement d invertébrés benthiques proche des communautés d invertébrés des cours d eau de ce rang dans cette hydroécorégion «Massif Central Nord». Pour conforter et préciser ces résultats, une étude plus approfondie de la polluosensibilité des peuplements des stations d étude a été réalisée au moyen d indicateurs des perturbations anthropiques comme la richesse et l abondance des groupes Ephéméroptères, Plécoptères, Trichoptères et Coléoptères (indice EPTC) et des taxons les plus polluosensibles des GFI les plus élevés (7,8 et 9) dont les valeurs d indices figurent dans le tableau 4. Les quatre ordres Ephéméroptères, Plécoptères, Trichoptères et Coléoptères sont particulièrement sensibles aux variations des conditions du milieu (Lenat,1988) et aux pollutions chimiques et organiques (Rosenberg et Resh, 1993). Polluosensibilité des peuplements Potentialité d accueil Richesse taxonomique GFI 7,8, 9 Abondance moyenne GFI 7,8, 9 (ind.m 2 ) Groupe Faunistique Indicateur S2 S3 S5 S8 CHA ,1 7,0 341,5 355,0 347, (7) Indice EPTC Abondance moy. (ind. m 2 ) EPTC Capacité biogène (coeff. morphodynamique m) Variété taxonomique totale ,8 16,1 16,3 16,8 13, Tableau 5 : Analyse comparative de la polluosensibilité et de la potentialité d accueil - Septembre E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

32 La figure 11 ci-dessous met en relation la capacité d accueil des stations d étude avec les indices variété taxonomique totale, variété taxonomique EPTC et nombre de taxons GFI 7 à 9. Nb. taxons CHA Coef f. m 13 13, , , ,5 17 S2 S3 S5 S8 Nb taxons GFI 7 à S CHA S5 S8 2 S3 EPTC Coeff. m 13 13, , , , CHA Coeff. m Figure 11 : Corrélation entre la capacité biogène (coeff. m) et les indices de polluosensibilité Septembre 2007 On constate que la capacité d accueil des stations du Cousin n est pas corrélée avec les indices de polluosensibilité. En effet, pour des capacités biogènes comparables aux stations d étude du Cousin (m variant de 15,8 en S2 à 16,8 en S8), on constate des différences très significatives de la polluosensibilité globale de chaque peuplement d invertébrés benthiques, avec une chute très nette entre S2 et S3 puis une récupération quasi linéaire entre S3 et S8. S2 S3 S5 S8 E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

33 Ces résultats révèlent la présence d une perturbation autre que morpho-dynamique en aval de l étang de Champeau, plutôt donc de nature physico-chimique. La station S2 «amont étang de Champeau» qui possède la capacité biogène la plus faible de «l axe Cousin» (coeff. m de 15,8/20) héberge le peuplement d invertébrés benthiques le plus diversifié (86 genres), le plus polluosensible (10 taxons des GFI 7,8,9 et 43 taxons EPTC) et le plus abondant en taxons polluosensibles (abondance EPTC : 7082 ind. m 2 et GFI 7,8,9 : 402 ind. m 2 ). Les stations du Cousin situées en aval de l étang de Champeau, et plus particulièrement S3 et, à un degré moindre S5, possèdent des capacités biogènes plus fortes mais hébergent les peuplements moins diversifiés (46 genres pour S3 et 53 genres pour S5) et moins polluosensibles (2 taxons des GFI 7,8,9 et 16 taxons EPTC pour S3 et 4 taxons des GFI 7,8,9 et 26 taxons EPTC pour S5). La station S8 «Moulin des Pierres» la plus éloigné de Champeau, accueille de nouveau un peuplement d invertébrés benthiques plus proche de celui de la S2, avec 70 genres, 6 taxons des GFI 7,8,9 et 41 taxons EPTC, ce qui est presque en conformité avec ses potentialités biogènes (coeff. m de 16,8/20). On peut remarquer que pour un coefficient morphodynamique bien plus faible (coeff. m de 13,7/20), le ruisseau de Chaillou à Eschamps présente un peuplement d invertébrés plus diversifié (61 genres) et plus polluosensibles (5 taxons des GFI 7,8,9 et 27 EPTC) que les stations S3 «aval Champeau» et S5 «Etoule du Rupt» du Cousin. Autrement dit, les bonnes potentialités naturelles du Cousin à héberger une faune diversifiée et polluosensible sur le secteur aval Champeau, sont sous-exploitées, surtout à la station S3 et à un degré moindre à la S5. Cela témoigne en septembre 2007, de la présence d une altération globale du Cousin à partir de l étang de Champeau qui empêche le développement d une faune variée et abondante en taxons polluosensibles. Cette perturbation s atténue progressivement vers l aval. Alors que les potentialités habitationnelles sont plus limitées sur l affluent de Chaillou à la station CHA «Eschamps», la bonne qualité du peuplement d invertébrés benthiques en place témoigne d une capacité biogène bien exploitée. La figure suivante précise les richesses génériques et les abondances en EPTC aux stations d étude : Affluent Richesse totale EPTC Richesse Plécoptères Richesse Ephéméroptères Richesse Trichoptères Richesse Coléoptères S2 S3 S5 S8 CHA E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

34 Abondance totale EPTC Abondance Plécoptères Abondance Ephéméroptères Abondance Trichoptères Abondance Coléoptères Affluent S2 S3 S5 S8 CHA Figure 12 : Richesse générique et abondance en EPTC des peuplements d invertébrés benthiques Septembre On remarque que les peuplements benthiques des stations S2 «amont étang de Champeau» et S8 «Moulin des Pierres» présentent les richesses génériques et les abondances en EPTC les plus fortes. Le peuplement de S2 héberge 43 genres dont 17 genres de Trichoptères pour une densité moyenne de 7082 ind./m 2 quant au peuplement de S8, il est constitué de 41 genres dont 19 Trichoptères pour une abondance moyenne de 7627 ind./m 2. Le peuplement de la station S3 «aval étang de Champeau» est le moins riche en EPTC avec seulement 16 genres pour une densité moyenne de 1867 ind./m 2. Ces résultats montrent ici encore une rupture dans l évolution amont-aval du peuplement d invertébrés d un rhithron ce qui conforte les résultats précédents, à savoir une dégradation de la qualité bio-écologique du Cousin à partir de Champeau. Pour situer ces résultats par rapport à des références connues, on considère qu un cours d eau du Massif Central Nord, abrite en moyenne 18 familles EPT (sur la base du protocole l IBGN), avec un intervalle de confiance de plus ou moins 3 unités taxonomiques (Wasson et al., 2002). La figure cidessous montre le positionnement des indices EPT de chaque station par rapport à cette référence pour cette hydroécorégion. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

35 20 18 Affluent Référence EPT S2 S3 S5 S8 CHA Figure 13 : Comparaison de la richesse familiale en EPT des peuplements d invertébrés benthiques à la référence Massif Central - Septembre On constate un écart très net entre les indices EPT observés à la station d étude S3, et à un degré moindre aux stations S5 et CHA et l indice EPT de référence pour cette hydroécorégion. Le peuplement d invertébrés de la station S2 «amont étang de Champeau» est conforme aux références EPT pour cette hydroécorégion. Il est le témoin de la bonne qualité du Cousin sur sa partie amont. En S8, le peuplement macrobenthique du Cousin atteint de nouveau des valeurs de référence (18 familles EPT), signe de la bonne récupération du cours d eau en aval de Champeau Diagnostic par station d étude Station S2 «amont étang de Champeau» La station S2 est localisée sur le Cousin en amont de l étang de Champeau, à 4,5 km de ses sources, sous l influence de plusieurs étangs situés plus en amont. Elle sert de référence pour cette étude. L analyse de l habitat benthique a montré la présence d une mosaïque fluviale de bonne capacité biogène (15,8/20) mais légèrement plus faible que celle observée aux stations aval Champeau, S3, S5 et S8. Elle possède une aptitude à héberger des taxons polluosensibles qui est comparable à S3 «aval Champeaux» et inférieure aux stations S5 et S8 «secteur à Moule Perlière». L analyse de la biocénose benthique indique des eaux d excellente qualité biologique comme le montre la note IBGN de 20/20 ainsi que tous les indices observés. Le GFI de 9 est égal à sa valeur de référence. Il est représenté par le plécoptère Setipalpia Chloroperlidae du genre Siphonoperla, taxon à polluosensibilité élevé. La classe de variété de 13 (46 unités taxonomiques selon l IBGN) ainsi que le RQE (Ratio de Qualité Ecologique) exigé par la DCE sont supérieurs à leurs références pour des cours d eau de ce rang et de cette hydroécorégion (Wasson et al., 2004). Par ailleurs, la représentation des taxons les plus polluosensibles (indice EPTC) dans l abondance totale du peuplement (avec 7082 ind./m 2 soit 52 % de l abondance totale) comme dans la variété E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

36 taxonomique totale du peuplement (43 genres EPTC soit 50 %) est excellente pour un cours d eau du rhithral supérieur. Ces résultats décrivent donc un peuplement d invertébrés benthiques en S2 très bien diversifié, abondant et polluosensible, proche des communautés caractéristiques d un rang 3 (métarhithral) de l hydroécorégion Massif Central Nord, en adéquation avec la qualité des habitats benthique qu offre la station Station S3 «aval étang de Champeau» La station S3 est localisée à 150 m à l aval immédiat de l étang de Champeau et de la zone concernée par les travaux de dérivation de l étang. Elle est représentative d un tronçon dont la thermie est fortement perturbée par les eaux du plan d eau (avant les travaux de dérivation de l étang, lors de l été 2005, il a été relevé une température maximale moyenne du mois le plus chaud de 27,7 C, soit une augmentation de 6,2 C par rapport à l amont de l étang d après le PNR du Morvan). Elle présente une bonne capacité biogène (16,1/20) comparable à celle de la station S2 «référence» mais plus faible que celles des stations S5 et S8 «Secteur à Moule Perlière». Son aptitude à héberger des taxons polluosensibles est correcte. L analyse de la biocénose benthique met en évidence des eaux de qualité biologique passable comme le montre la note IBGN de 12/20. Tous les indices observés sont éloignés de leurs références pour ce type de cours d eau. Le GFI de 4, représenté par le trichoptère Polycentropodidae de l espèce Neureclipsis bimaculata (Linné, 1758) taxon peu sensible à la qualité de l eau, est faible et très éloigné de sa référence de 9 (Wasson et al., 2004). Le RQE (Ratio de Qualité Ecologique) demandé par la DCE, égal à 0,61, reste en-dessous du seuil du bon état écologique. Seule la classe de variété de 9 (30 unités taxonomiques selon l IBGN) traduit une richesse taxonomique qui reste à peu près convenable. La représentation des taxons les plus polluosensibles (indice EPTC) dans l abondance totale du peuplement (avec 1867 ind/m 2 soit 0,03 % de l abondance totale) est extrêmement faible et anormale. La part des EPTC dans la variété taxonomique totale du peuplement (16 genres EPTC soit 35 % de la richesse taxonomique totale) est également faible pour un cours d eau du rhithral supérieur. Au final, on peut qualifier le peuplement d invertébrés benthiques du Cousin à la station S3 comme étant peu sensible à la qualité de l eau, moyennement diversifié, et éloigné des communautés caractéristiques d un cours d eau de rang 3 (métarhithral) de l hydroécorégion Massif Central Nord Station S5 «Etoule du Rupt» La station S5 est localisée sur le premier secteur à Moule perlière, juste en aval du pont de l Etoule du Rupt, 3 km en aval de l étang de Champeau. Ce premier tronçon à Moule perlière est le plus exposé aux perturbations occasionnées par cet étang. On a vu qu elle présentait au même titre que la station S8, une forte capacité biogène (16,3/20) plus importante que celles des autres stations d études ainsi qu une excellente aptitude à héberger des taxons polluosensibles (présence de blocs et bryophytes). Dans le cas d un écosystème non perturbé, on devrait donc s attendre à trouver un peuplement d invertébrés benthique riche, structuré et bien diversifié. L analyse met en évidence des eaux d excellente qualité biologique comme le montre la note IBGN de 17/20. Cependant les indices observés : classe de variété de 10 (35 unités taxonomiques selon l IBGN), RQE (Ratio de Qualité Ecologique) demandé par la DCE de 0,89 et le GFI de 8 représenté E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

37 par le trichoptère Brachycentridae du g. Micrasema à polluosensibilité correcte, n atteignent pas les valeurs de référence de Wasson et al. (2004) pour cette hydroécorégion. Le GFI 9 représenté par les taxons les plus polluosensibles, normalement attendus à ce niveau typologique, est sous-représenté. Seule une larve du genre Isoperla, plécoptère perlodidae du GFI 9 a été récoltée lors de l échantillonnage Mag20. Par ailleurs, la représentation des taxons les plus polluosensibles (indice EPTC) dans l abondance totale du peuplement (avec 3403 ind./m 2 soit 28 % de l abondance totale) reste moyenne pour un cours d eau du rhithral. Tous ces résultats mettent en évidence la présence d un peuplement d invertébrés benthiques de polluosensibilité et de diversité non optimales par rapport aux potentialités de ce secteur du Cousin. Ce peuplement reste tout de même proche des communautés caractéristiques d un rang 3 (métarhithral) de cette hydroécorégion et atteint le très bon état écologique au sens de la DCE Station S8 «Moulin des Pierres» La station S8 se situe juste en aval du Moulin des Pierres. Elle est représentative du deuxième secteur de Moule perlière, 5,5 km en aval de l étang de Champeau. Ce tronçon à Moule perlière est donc un peu moins exposé aux perturbations occasionnées par cet étang. L analyse de l habitat benthique a montré la présence d une mosaïque fluviale d excellente capacité biogène (16,8/20) et une forte aptitude à héberger des taxons polluosensibles. Elle présente les plus fortes potentialités habitationnelles du secteur d étude. L analyse de la biocénose benthique indique des eaux d excellente qualité biologique comme le montre la note IBGN de 20/20 ainsi que tous les indices observés. Le GFI de 9 est égal à sa valeur de référence. Il est représenté par le plécoptère Setipalpia Chloroperlidae du genre Siphonoperla, taxon à polluosensibilité élevé. La classe de variété de 12 (41 unités taxonomiques selon l IBGN) ainsi que le RQE (Ratio de Qualité Ecologique) demandé par la DCE sont supérieurs à leurs références d après Wasson et al. (2004). Par ailleurs, la représentation des taxons les plus polluosensibles (indice EPTC) dans l abondance totale du peuplement (avec 7627 ind./m 2 soit 58 % de l abondance totale) comme dans la variété taxonomique totale du peuplement (41 genres EPTC soit 59 %) est excellente pour un cours d eau du rhithral. Ces résultats décrivent un peuplement d invertébrés benthiques polluosensible, bien diversifié et abondant, très proche des communautés caractéristiques d un métarhithral de l hydroécorégion Massif Central Nord, et globalement en adéquation avec la qualité des habitats benthiques qu offre la station Station CHA «eschamps» Cette station CHA est localisé au niveau du lieu dit «Eschamps», sur un affluent rive droite du Cousin qui conflue juste en amont du premier secteur à Moule perlière. Elle est représentative d un secteur influencé par plusieurs étangs situés en tête de bassin. L analyse de l habitat benthique a montré la présence d une mosaïque fluviale moins diversifiée, à capacité biogène plus faible que celles des stations d études du Cousin (13,7/20). Elle possède l aptitude à héberger des taxons polluosensibles la plus faible de l ensemble des stations d études. On pouvait donc s attendre à trouver un peuplement d invertébrés benthiques moins diversifié et moins polluosensible que sur les stations du Cousin. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

38 Pourtant, l analyse de la biocénose benthique met en évidence des eaux d excellente qualité biologique comme le montre la note IBGN de 19/20 ainsi que la majorité des indices observés. Le GFI de 9, représenté par les plécoptères Perlodidae des genres Perlodes et Isoperla, taxons fortement polluosensibles, est égal à sa valeur de référence. La classe de variété de 11 (39 unités taxonomiques selon l IBGN) comme le RQE (Ratio de Qualité Ecologique) demandé par la DCE sont également conformes à leurs références. Cependant le test de robustesse de 17 indique une note IBGN probablement surestimée par la présence d un taxon indicateur non conforté par la présence de taxons de polluosensibilité proche. Le taxon suivant qui est le plus sensible à la qualité de l eau ne fait partie que du GFI 7. La représentation des taxons les plus polluosensibles (indice EPTC) par rapport au peuplement total de la station, en abondance (avec 5506 ind./m 2 soit 33 % de l abondance totale) comme en variété taxonomique (27 genres EPTC soit 44 % de la variété totale) sont correctes pour un cours d eau du rhithral supérieur du Massif Central Nord. Au final, on peut qualifier le peuplement d invertébrés benthiques du ruisseau de Chaillou à la station CHA comme étant polluosensible, diversifié et très proche des communautés caractéristiques de l épirhithral des cours d eau de l hydroécorégion Massif Central Nord (Wasson et al., 2004). Ces résultats témoignent d un habitat benthique très bien exploité par la faune benthique Structure et composition taxonomique des peuplements d invertébrés Septembre Mesure de similarité entre les peuplements d invertébrés des stations d étude Pour pouvoir comparer les peuplements entre eux et juger de leur degré de similitude, nous avons utilisé l indice de Jaccard. Il mesure ici les écarts selon un critère qualitatif (présence/absence de taxons) entre les peuplements des stations S2, S3, S5, S8 et CHA. Il varie de 0 à 1. S2 S3 S5 S8 CHA S2 1 0,42 0,58 0,58 0,56 S3 0,42 1 0,52 0,39 0,51 S5 0,58 0,52 1 0,61 0,51 S8 0,58 0,39 0,61 1 0,49 CHA 0,56 0,51 0,51 0,49 1 Tableau 6 : Similarité entre les peuplements benthiques des stations Septembre En condition non perturbée, les stations les plus similaires sont celles qui sont généralement les plus proches dans l espace et se situant le plus souvent sur un même cours d eau. Cette logique semble respectée si l on regarde les forts indices de similarité entre les stations S2, S5 et S8 du Cousin E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

39 (indice qui varie de 0,58 à 0,61). Ces peuplements possèdent un fond commun de taxons importants. Par contre, on constate que la station S3 «aval étang de Champeau», pourtant localisée entre S2 et S5, se démarque nettement du point de vue de la nature de son peuplement. Elle affiche un faible indice de similarité avec S2 (0,42) et avec S8 (0,39) alors qu elle devrait présenter un indice de similarité au moins égal à celui observé entre S2 et S8, sinon plus élevé. Le peuplement de S3 semble plus proche de celui de la station S5 «Etoule du Rupt» (indice de similarité de 0,52). Nous avons vu précédemment que le peuplement d invertébrés du Cousin en S3 était perturbé, on a la confirmation ici que ce peuplement diffère de manière importante de celui de la station S2 en amont de Champeau (témoin) ou de celui de S8 au Moulin des Pierres Indices de structure Une analyse de la structure et de la composition taxonomique des peuplements benthiques du Cousin et de son affluent de Chaillou a été réalisée à partir de l échantillonnage de type Mag20. Les résultats sont présentés ci-après. S2 S3 S5 S8 CHA Effectif brut (selon Mag 20) Densité (ind./m 2 ) Effectif brut (selon IBGN) Densité (ind./m 2 ) Variété taxonomique totale (selon Mag 20) Variété taxonomique familiale Indice de Shannon (H) 4,16 1,93 3,54 4,06 3,79 Equitabilité (E) 0,65 0,36 0,69 0,67 0,59 Tableau 7 : Qualité structurelle des peuplements d invertébrés benthiques Septembre Les peuplements d invertébrés benthiques des stations S2, S5 et S8 du Cousin ainsi que de la station CHA du ruisseau de Chaillou, lors de l été 2007, sont abondants (de à ind./m 2 ), bien diversifiés (H varie de 3,54 à 4,16) et bien structurés (E varie de 0,59 à 0,67). Ce sont les stations S2 «amont Champeau» et S8 «Moulin des Pierres» qui présentent les peuplements les plus diversifiés (56 familles et 86 genres selon Mag20 pour S2 et 43 familles et 70 genres selon Mag20 pour S8). A l opposé, la stations S3 «aval étang de Champeau» héberge un peuplement peu diversifié (H de 1,93) et largement déséquilibré (E de 0,36). Ces résultats sont confortés par la présence d une densité très forte et anormale de ind./m 2 soit 4 fois plus d individus par m 2 que sur les autres stations d études. Nous avons vu précédemment que la station S3 présentait un peuplement altéré de nature différente des autres peuplements du Cousin (indices de similarité faible avec les peuplements de S2 et S8). E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

40 Nous avons donc étudié la composition taxonomique des stations d étude pour essayer de comprendre l origine de ces différences et d en préciser les causes Composition taxonomique S2 S3 S5 S8 CHA PLECOPTERES 2,9 1,1 2,0 0,4 TRICHOPTERES 21,9 2,6 20,9 27,6 6,2 EPHEMEROPTERES 2,4 2,0 3,2 2,4 COLEOPTERES 24,5 4,4 25,1 23,7 DIPTERES 35,0 47,7 52,5 23,1 17,3 CRUSTACES 8,1 MOLLUSQUES 4,7 1,5 6,0 2,1 7,4 OLIGOCHETES 3,3 1,3 3,9 3,4 27,5 TRICLADES 3,6 45,7 1,2 2,1 3,9 HYDRACARIENS 6,1 9,2 AUTRES 1,7 1,2 1,9 2,2 1,2 Tableau 8 : Composition taxonomique des peuplements d invertébrés benthiques (% d effectif) Septembre 2007 Sur toutes les stations d étude mise à part à la station S3 «aval Champeau», on constate un peuplement diversifié et équilibré avec plusieurs grands groupes d invertébrés bien représentés. Sur les stations du Cousin S2 «amont Champeau» et S8 «Moulin des Pierres» qui hébergent les peuplements les mieux structurés et diversifiés, trois grands groupes codominent : les Diptères (35 % des effectifs en S2 et 23,1 % en S8), les Coléoptères (24,5 % des effectifs en S2 et 25,1 % en S8) et les Trichoptères (21,9 % des effectifs en S2 et 27,6 % en S8). Les Diptères sont essentiellement représentés par les Chironomidae tr. Tanytarsini et SF. Orthocladiinae, les Coléoptères par les Elmidae du genre Elmis en S8 et du genre Oulimnius et de l espèce Dupophilus brevis (Mulsant & Rey, 1872) en S2 et les Trichoptères par les Hydropsychidae du g. Hydropsyche. Le peuplement de la station S5 «Etoule du Rupt» est moins bien diversifié que les peuplements de S2 et S8 avec la présence que de seulement deux grands groupes d insectes bien représentés : les Trichoptères (20,9 %) et les Diptères (52,5 %). Le peuplement de la station CHA «Eschamps» du ruisseau de Chaillou présente une composition taxonomique qui se démarque nettement de celles des stations du Cousin. Son peuplement est codominé par les Coléoptères avec 23,7 % des effectifs (essentiellement représentés par les Elmidae du genre Oulimnius) et par les Oligochètes avec 27,5 % des effectifs. Ils sont accompagnés des Diptères Chironomidae tr. Chironomini et de la SF. Tanypodinae (17,3 %). Notons dans le peuplement du ruisseau de Chaillou, la présence des Crustacés Asellidae du g. Proasellus (8,1 %), groupe d invertébrés peu représenté dans le cours d eau Cousin. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

41 Cas de la station S3 «aval Champeau» Cette station héberge un peuplement d invertébrés polluorésistant (GFI 4), peu diversifié (H de 1,93) et déséquilibré (E de 0,36), peu similaire aux autres communautés d invertébrés des stations du Cousin. En effet, on peut constater dans sa composition taxonomique la forte diminution voire la disparition totale de trois grands groupes d insectes normalement attendus pour cette typologie de cours d eau (ordre de drainage 3 - Métarhithral). Ce sont les Plécoptères (seulement 2 larvules récoltés), les Ephéméroptères (0 individu récolté) et à un degré moindre les Coléoptères (180 individus récoltés). A l opposé on observe la prolifération de deux taxons d invertébrés dans son peuplement : les Diptères Simuliidae avec ind./m 2 soit 40 % de l abondance totale, les Triclades Dugesiidae de l espèce Dugesia tigrina (Girard, 1850) d après l identification réalisé par J.N. Beisel 5, avec ind./m 2 soit 45 % de l abondance totale. Quelques notes sur l écologie et la biologie de Dugesia tigrina (Girard, 1850) D après J.N. Beisel de l Université Paul Verlaine de Metz qui travaille sur les macro-invertébrés exotiques et invasifs introduits sur le territoire français, cette espèce ne se reproduit que par voie asexuée en Europe à la différence des planaires indigènes. Cette faculté lui permet de se multiplier très rapidement quand les conditions lui sont favorables, et peut lui permettre d atteindre au fond d un cours d eau des fortes densités comme celle observée sur la station S3, de l ordre de ind./m 2. A titre d exemple, il a été observé des densités de l ordre de ind./m 2 sur le Rhin chez certaines espèces invasives (d après U. Seber dans «Biodiversité et espèces invasives du Rhin», Mai 2002). Espèce ubiquiste, c est à dire tolérante en ce qui concerne la nature et la qualité de son habitat, mais également vis à vis de la pollution (observée en fortes densités dans les eaux mésoeutrophes) et vis à vis des changements rapides et de grande amplitude de température, elle colonise très rapidement les sites aval des points d introduction, par dérive (progression possible de plus de 100 km en quelques mois) d après J.N. Beisel. Ce Triclade est un prédateur d invertébrés vivants ou morts. Vu la densité de cette espèce sur la S3 (26000 individus au mètre carré), il est possible que cet animal puisse être en cause dans la disparition locale des autres espèces d invertébrés. La prolifération observée de Dugesia tigrina (Girard, 1850) reste toutefois localisée à l aval immédiat de l étang de Champeau puisque 3 km en aval, à la station S5 «Etoule du Rupt», il ne représente plus que 1,2 % du peuplement. Cette planaire ne semble donc trouver des conditions favorables à son développement qu à l aval immédiat de cet étang. Elle est également présente en faible abondance sur la station S2 et sur la station S8. Sur la figure ci-dessous, nous avons comparé le mode de nutrition et le type de nourriture consommé par les peuplements d invertébrés de chacune des stations d après leur composition taxonomique. 5 J.N. Beisel : Enseignant Chercheur du L.I.E.B.E. (Laboratoire des Interactions, Ecotoxicologie, Biodiversité, Ecosystème). Université Paul Verlaine de Metz. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

42 50% 45% Organismes consommant des "macroinvertébrés vivants" Prédateurs 40% 35% Affluent 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% S2 "Moulin Morin" S3 "aval Champeau" S5 "Etoule du Rupt" S8 "Moulin des Pierres" CHA "eschamps" Figure 14 : Mode d alimentation Prédation de macro-invertébrés vivants au sein des peuplements d invertébrés benthiques (% d effectif) Septembre 2007 On constate en septembre 2007, une nette différence sur le mode d alimentation et sur le type de nourriture utilisé par le peuplement d invertébrés de la S3 «aval Champeau» et par les peuplements d invertébrés des autres stations d étude. A peu prés la moitié des invertébrés benthiques (47 %) de la station S3 sont des prédateurs de macroinvertébrés vivants. Ceci est considérable et dénote un déséquilibre important dans le réseau trophique de cette station. Il est donc légitime de penser qu au sein du peuplement de la S3, la relation Prédateurs/Proies, avec une densité de prédateurs de plus de ind./m 2, induit un impact sur le reste de la biocénose du cours d eau en aval de l étang (disparition de nombreuses espèces d invertébrés des groupes d Ephéméroptères, Coléoptères et Plécoptères). Le peuplement de la station S3 «aval Champeau» s individualise nettement des peuplements des autres stations, de par sa composition taxonomique largement simplifiée et de par son réseau trophique déséquilibré. Ce peuplement est essentiellement constitué par des invertébrés prédateurs (sp. Dugesia tigrina (Girard, 1850) ubiquistes et non indigènes qui prolifèrent dans tous les habitats benthiques. Notons enfin la faible représentation des Crustacés Amphipodes Gammaridae du g. Gammarus à toutes les stations d étude du Cousin de l amont de l étang de Champeau jusqu au Moulin des Pierres. Les effectifs récoltés de gammares varient de 21 individus sur la S2 à 0 individu sur la S8 en septembre Ces faibles densités de gammares peuvent paraître anormales alors que le secteur de cours d eau étudié offre des conditions habitationnelles et typologiques favorables à son développement. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

43 D après Adam, (2007), les gammares sont des organismes qui présentent une sensibilité aux produits de traitement du bois (insecticides, fongicides) au même titre que les taxons suivant : les Coléoptères Elmidae du g. Elmis et Oulimnius, les Trichoptères Psychomyiidae du g. Tinodes et les Ephéméroptères du g. Ephemera. Or, la sylviculture occupe une place prépondérante dans le Morvan et notamment sur le haut bassin du Cousin. L une des opérations forestières dommageables à l environnement aquatique est l utilisation de traitements chimiques du bois stocké sur des aires le plus souvent à proximité de milieux aquatiques. Voici les abondances de ces différents taxons aux stations d étude en été 2006 et 2007 : S2 S3 S5 S8 CHA Gammarus Elmis Oulimnius Ephemera Tinodes Tableau 9 : Analyse comparative de l abondance des taxons sensibles aux produits de traitement du Bois des peuplements benthiques du Cousin (effectif brut) Eté 2006/2007. On observe une forte baisse des effectifs de gammares à la station S2 «amont Champeau» en été 2007 par rapport à l été 2006 alors que tous les autres taxons sensibles aux produits de traitement du bois présentent des effectifs stables ou en augmentation en été 2007 (13 fois plus d Elmis, 2 fois plus d Ouliminus et d Ephemera). A l opposé, sur la station CHA de l affluent de Chaillou, on observe une forte augmentation de la population de gammares en été 2007 par rapport à l été On peut donc supposer que sur ces stations, non impactées par l étang de Champeau, ce sont les différences de conditions hydrologiques stationnelles entre 2006 et 2007 qui influencent la dynamique des populations de gammares. Les populations de gammares sont peu représentées aux stations S3, S5 et absentes de la S8 en 2006 comme en 2007 au même titre que bien d autres taxons. La présence d une perturbation (vraisemblablement thermique) et la prolifération de Dugesia tigrina, en aval de l étang de Champeau empêchent le bon développement de ces crustacés. On peut observer tout de même une légère augmentation de leurs effectifs en été 2007 aux stations S3 et S5 (3 individus en S3 et 18 individus en S5) comme de nombreux taxons sensibles aux produits de traitement du bois (voir tableau 9), sans que l on puisse savoir si cette amélioration est liée à la dérivation de l étang de Champeau ou aux conditions hydroclimatiques de Ces résultats ne révèlent pas franchement de pollution d origine toxique récente liée à l utilisation de produits de traitement du bois. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

44 6.4. Evolution des peuplements d invertébrés du Cousin avant et après travaux de mise en dérivation de l étang de Champeau ( ) Evolution des indices de qualité biologique et écologique Nous avons comparé les résultats de 2007 à ceux de l état des lieux réalisé en 2005 et 2006 sur les mêmes stations par le cabinet d études Téléos, avant la mise en place de la dérivation de l étang de Champeau. Les résultats sont présentés ci-dessous : Cours d eau Cousin S2 S2 S3 S3 S5 S5 S8 S Variété taxonomique totale* (Mag 20) Indice EPTC Effectif brut EPTC Variété taxonomique GFI élevés 7,8,9 Effectif brut GFI élevés 7,8, Classe de variété Groupe Faunistique Indicateur (GFI) Note IBGN (/20) Robustesse (/20) Classe de qualité 1A 1A 3 2 1B 1A 1B 1A Cb 2 (/20) 18,0 19,1 9,5 13,6 14,0 15,8 15,5 17,8 In 8,1 9,0 6,1 7,0 8,0 8,1 8,5 8,8 Iv 9,9 10,1 3,3 6,6 6,2 7,7 7,0 9,0 Ratio de Qualité Ecologique (RQE) 1,06 1,06 0,28 0,61 0,78 0,89 0,83 1,06 Etat écologique DCE Référence Référence Médiocre Moyen Bon état Très Bon état Bon état *Pour une comparaison plus fiable, la variété taxonomique totale a été modifiée et adaptée selon le modèle de la liste faunistique de Téléos (Diptères et Oligochètes déterminés selon protocole IBGN). *Note IBGN et indice In surestimée. Tableau 10 : Evolution de la qualité biologique et état écologique des peuplement d invertébrés du Cousin - été 2005/2006 (avant travaux) et 2007 (après travaux). Référence Par rapport à l état des lieux avant travaux de mise en dérivation de l étang de Champeau, l IBGN, le Cb 2, la diversité taxonomique, l indice EPTC et son abondance ainsi que la majorité des indices calculés, ont progressé sur les stations d études situées en aval de Champeau. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

45 La qualité hydrobiologique, qui était médiocre en 2005 à la S3 «aval Champeau», a gagné une classe de qualité en 2007 pour devenir «moyenne». On observe également la même évolution sur la S5 «Etoule du Rupt» et sur la S8 «Moulin des Pierres» avec le gain d une classe de qualité biologique. Ces stations de bonne qualité biologique en 2006, sont en 2007 d excellente qualité. En S2, déjà d excellente qualité en 2006, l amélioration est moins nette mais existe néanmoins (voir tableau 9). Les figures ci-dessous présentent l évolution interannuelle des indices IBGN, Cb 2, EPTC et variété taxonomique qui permettent de mieux visualiser cette amélioration de la qualité bio-écologique du Cousin. Note IBGN Eté 2005 Eté 2006 Eté Indice Cb2 S2 S3 S5 S , ,5 10 7,5 5 S2 S3 S5 S8 Eté 2005 Eté 2006 Eté 2007 E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

46 Richesse EPTC Eté 2005 Eté 2006 Eté S2 S3 S5 S8 Variété taxonomique S2 S3 S5 S8 Eté 2005 Eté 2006 Eté 2007 Figure 15 : Evolution inter-annuelle des indices IBGN, Cb2, EPTC et variété taxonomique totale des peuplements d invertébrés benthiques du Cousin - Eté 2006/2005 (avant dérivation) 2007 (après dérivation). L évolution positive de la qualité du peuplement benthique est plus marquée sur le tronçon aval de l étang de Champeau en 2007 (station S3, puis S5 et S8). Cependant, elle est aussi perceptible sur la station S2, en amont de Champeau, qui avait pourtant déjà un très haut niveau de qualité en Ainsi, il est probable que la dérivation de l étang de Champeau, en soustrayant une partie du débit du Cousin au réchauffement dans l étang, ait joué un rôle dans l amélioration de la qualité du peuplement de macroinvertébrés benthiques dans le cours d eau en aval de l étang, mais il est E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

47 également certain que les conditions hydrométéorologiques de 2007 (été humide) ont influencé cette évolution Evolution taxonomique Evolution taxonomique sur la S3 S3 Nc 18 I = Nc / (N 1 + N 2 Nc) 0,41 Tableau 11 : Similarité mesurée par l indice de Jaccard (I) entre les peuplements benthiques de la station S3 en 2005 et On constate que le peuplement d invertébrés benthique en place à la station S3 «aval Champeau» a effectivement bien évolué (indice de similarité faible de 0,41) entre 2005 et Cette évolution se traduit par une augmentation importante du nombre de taxons (+ 16 taxons) en été 2007 par rapport à l été On compte plus exactement l apparition de 21 nouveaux taxons en été 2007 (après travaux) et la disparition de seulement 5 taxons. Parmi ces 21 nouveaux taxons, 10 sont accidentels, car représentés par un seul individu. Cette augmentation de la richesse taxonomique reste tout de même significative (+ 11 taxons représentés par au moins 2 individus) soit 48 % de diversité en plus en été 2007 par rapport à l été taxons soit 38 % des nouveaux taxons ont une polluosensibilité non négligeable par rapport au Groupe Faunistique Indicateur 2 Elmidae du peuplement de Les plus polluosensibles sont dans un ordre décroissant : les Plécoptères Chloroperlidae du g. Siphonoperla (1 individu récolté) et Perlodidae du g. Isoperla (1 individu récolté) du GFI 9, les Trichoptères Leptoceridae du g. Mystacides (1 individu récolté) et Oecetis (1 individu récolté), Polycentropodidae sp. Neureclipsis bimaculata (404 individus récoltés), Psychomyidae du g. Tinodes (14 individus récoltés), Rhyacophilidae du g. Rhyacophila (10 individus récoltés) du GFI 4 et Hydropsychidae du g. Hydropsyche (317 individus récoltés) du GFI 3. Les 5 taxons qui n ont pas été retrouvés sur cette station lors de l été 2007 sont les Trichoptères Hydropsychidae sp. Cheumatopsyche lepida (Pictet, 1834), Limnephilidae sp. Chaetopteryx villosa (Fabricius, 1798), les Coléoptères Dryopidae du g. Dryops, Elmidae du g. Stenelmis et les Odonates Coenagrionidae sp. Pyrrhosoma nymphula (Sulzer, 1776). Si l on enlève les taxons représentés par un seul individu, taxons que l on peut considérer comme «accidentels» et dont l échantillonnage est aléatoire, on tombe seulement à 2 taxons non revus sur la S3 lors de l été On peut remarquer que ce sont tous les deux des taxons relativement polluorésistants (GFI 2). La figure ci-dessous présente une comparaison de l abondance (effectif brut) et de la diversité des GFI les plus élevés 3 présents sur la station S3 avant et après travaux de dérivation : E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

48 Nb.taxons GFI S3 avant travaux S3 aprés travaux Effectif brut GFI S3 avant travaux S3 aprés travaux Figures 16 et 17 : Comparatif de la polluosensibilité du peuplement benthique - station S3 avant et après travaux de dérivation de l étang de Champeau. En plus des commentaires effectués précédemment sur l évolution du nombre de taxons plus polluosensibles que les Elmidae de 2005, on notera sur ces figures, la très forte augmentation en effectifs bruts de ces mêmes taxons, sur la S3 en été 2007 (presque 200 fois plus nombreux qu en 2005). La mise en eau du canal de dérivation a permis la reconnexion de la partie amont avec le secteur aval du Cousin jusque là court-circuité par l étang de Champeau (cf. photo 6). Par des mécanismes de dérive/colonisation, les peuplements d invertébrés des deux secteurs devraient tendre vers plus de ressemblance dans leur composition. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

49 Photo 4 : Canal de dérivation de l étang de Champeau après travaux» L apparition de nouveaux taxons plus polluosensibles et mieux représentés dans le peuplement d invertébrés benthiques de la station S3, peut être mis en relation avec cette mise en service de la dérivation de l étang de Champeau. On ne doit cependant pas perdre de vue que cette évolution aura aussi été favorisée par les conditions hydroclimatiques de Effet des travaux sur la dynamique de la population de Dugesia tigrina (Girard, 1850) Nous avons analysé l évolution démographique de la population de Dugesia tigrina entre 2005 (avant travaux) et 2007 (après travaux) sur la station S3 «aval étang de Champeau» et comparé son incidence sur la qualité du peuplement d invertébrés. Les résultats sont présentés ci-dessous : E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

50 45 Nb. taxons Nb. individus Variété taxonomique Richesse EPTC Effectif brut Eté 2005 Eté Figure 18 : Evolution de la population du Triclade (en effectif brut) - avant après travaux et incidence sur la qualité du peuplement de S3. On constate une nette diminution des effectifs bruts de Dugesia tigrina (Girard, 1850) entre l été 2005 et l été Deux fois moins de Triclades ont été récoltés en septembre 2007 sur la station S3. Cette forte baisse est associée à une amélioration globale de la qualité du peuplement d invertébrés benthiques qui se traduit sur le graphique par une augmentation des indices variété taxonomique et EPTC. La baisse des effectifs de Dugesia entre 2005 et 2007 est de l ordre de 50 %. Etant donné le mode d alimentation de ce taxon (prédateur, mangeur d invertébrés vivants), il est possible que cela soit l évolution drastique de cette population qui influence la structure de tout le peuplement macrobenthique de la S3 (diminution de l abondance de Dugesia tigrina induit l amélioration de la qualité du peuplement d invertébrés). Eurytherme et supportant très bien les fortes amplitudes thermiques, il est possible que les conditions de 2007 à la S3 (mise ne service de la dérivation de l étang de Champeau et été frais et humide) aient été nettement moins favorable à Dugesia tigrina et donc plus favorables aux autres taxons. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

51 Evolution taxonomique sur la S5 S5 Nc 34 I = Nc / (N 1 + N 2 Nc) 0,60 Tableau 12 : Similarité mesurée par l indice de Jaccard (I) entre les peuplements benthiques de la station S5 en 2005 et Contrairement à la S3, plus proche des travaux de dérivation (200 m en aval), le peuplement de la S5 «Etoule du Rupt» localisé 3 km plus bas, a peu évolué entre l été 2006 et l été 2007 (indice de similarité correcte de 0,60). En effet, on ne constate qu une légère augmentation du nombre de taxons (+ 3 taxons) en été 2007 par rapport à l été On dénombre 13 nouveaux taxons en été 2007 (après travaux) et la disparition de 10 taxons. Parmi ces 13 nouveaux taxons, 2 sont accidentels, car représentés par un seul individu. Parmi les 10 taxons disparus, 5 sont accidentels. On constate donc une augmentation de la richesse taxonomique de + 6 taxons représentés par au moins 2 individus, soit 14 % de diversité en plus en été 2007 par rapport à l été taxons soit 23 % des nouveaux taxons ont une polluosensibilité non négligeable : les Plécoptères Perlodidae du g. Isoperla (GFI 9) et les Ephéméroptères Heptageneiidae du g. Ecdyonurus et du g. Epeorus (GFI 5). Les 5 taxons non accidentels, qui n ont pas été retrouvés sur cette station lors de l été 2007 sont les Ephéméroptères Ephemeridae du g. Ephemera, les Trichoptères Leptoceridae du g. Adicella, les Coléoptères Hydraenidae du g. Limnebius, les Odonates Coenagrionidae et les Mégaloptères Sialidae du g. Sialis. 1 taxon à polluosensibilité non négligeable n a pas été retrouvé dans le peuplement de cet été 2007 : l Ephéméroptère Ephemeridae du g. Ephemera. La figure ci-dessous présente une comparaison de l abondance (effectif brut) et de la diversité des GFI les plus élevés (7, 8, 9) présents sur la station S5 avant et après travaux de dérivation de l étang Champeau : E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

52 Nb.taxons GFI 7,8,9 1 0 S5 avant travaux S5 aprés travaux Effectif brut 7,8, S5 avant travaux S5 aprés travaux Figures 19 et 20 : Comparatif de la polluosensibilité du peuplement benthique - station S5 avant après travaux de dérivation de l étang de Champeau. On constate sur cette station l apparition lors de l été 2007 d un nouveau taxon à forte polluosensibilité : les Plécoptères Perlodidae du g. Isoperla (1 individu récolté) du GFI 9. On peut également observer une forte augmentation des effectifs des taxons polluosensibles lors de l été 2007 (6 fois plus nombreux qu en été 2006). A l Etoule du Rupt, en septembre 2007, le peuplement d invertébrés benthiques est sensiblement de meilleure qualité que lors de l été 2006, sans toutefois que l on puisse clairement savoir s il s agit d un bénéfice lié à la dérivation de l étang de Champeau ou aux conditions hydrométéorologiques de E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

53 Evolution taxonomique sur la S8 S8 Nc 45 I = Nc / (N 1 + N 2 Nc) 0,67 Tableau 13 : Similarité mesurée par l indice de Jaccard (I) entre les peuplements benthiques de la station S8 en 2006 et Comme à la S5, le peuplement de la S8 «Moulin des Pierres» localisé à 5,5 km de Champeau, a peu évolué entre l été 2006 et l été 2007 (fort indice de similarité de 0,67). On constate tout de même, une augmentation non négligeable du nombre de taxons (+ 10 taxons) en été 2007 par rapport à l été On dénombre en fait 16 nouveaux taxons en été 2007 (après travaux) et la disparition de 6 taxons. Parmi ces 16 nouveaux taxons, 7 sont accidentels, car représentés par un seul individu. Parmi les 6 taxons disparus, aucun n est accidentel. On constate donc une augmentation de la richesse taxonomique de + 3 taxons représentés par au moins 2 individus, soit 6 % de diversité en plus en été 2007 par rapport à l été taxons soit 24 % des nouveaux taxons ont une polluosensibilité non négligeable : les Plécoptères Perlodidae du g. Perlodes (GFI 9), Nemouridae du g. Nemoura (GFI 6), les Ephéméroptères Heptageneiidae du g. Rhytrogena (GFI 5) et les Trichoptères Hydroptilidae du g. Ithytrichia (GFI 5). Les 6 taxons non accidentels, qui n ont pas été retrouvés sur cette station lors de l été 2007 sont les Trichoptères Goeridae du g. Silo, les Coléoptères Hydraenidae du g. Limnebius et Hydrophilidae, les Odonates Gomphidae du g. Gomphus, les Diptères Tabanidae et les Mégaloptères Sialidae du g. Sialis. 1 taxon à polluosensibilité non négligeable n a pas été retrouvé dans le peuplement de cet été 2007 : le Trichoptère Goeridae du g. Silo. La figure ci-dessous présente une comparaison de l abondance (effectif brut) et de la diversité des GFI les plus élevés (7, 8, 9) présents sur la station S8 avant et après travaux de contournement de l étang de Champeau : E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

54 Nb.taxons GFI 7,8, S8 avant travaux S8 aprés travaux Effectif brut 7,8, S8 avant travaux S8 aprés travaux Figures 21 et 22 : Comparatif de la polluosensibilité du peuplement benthique - station S8 avant et après travaux de dérivation. On constate l apparition, en été 2007 d un nouveau taxon à forte polluosensibilité : les Plécoptères Perlodidae du g. Perlodes (2 individus récoltés) du GFI 9 et une légère augmentation des effectifs des taxons polluosensibles des GFI 7, 8 et 9 (+ 19 %) sur la S8 «Moulin des Pierres». Au «Moulin des Pierres», en septembre 2007, le peuplement d invertébrés benthiques est sensiblement de meilleure qualité que lors de l été 2006, sans toutefois que l on puisse clairement savoir s il s agit d un bénéfice lié à la dérivation de l étang de Champeau ou aux conditions hydrométéorologiques de E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

55 Relation des peuplements d invertébrés au trait biologique «température de l eau» L identification des invertébrés benthiques au niveau du genre a permis de réaliser une analyse des traits biologiques et écologiques des peuplements à l aide de la base de données de Tachet et al. (2000). Dans le cadre de cette étude et compte tenu des objectifs visés, nous avons retenu le trait «température de l eau» pour une comparaison interannuelle entre 2005/2006 et Température de l eau Cette analyse permet de déterminer si les peuplements d invertébrés benthiques du Cousin sont capables ou non de supporter des variations de température anormalement élevées provoquées par les plans d eau situés en tête de bassin. On distingue deux types d organismes : les espèces sténothermes qui ne peuvent supporter que des variations de température de faible amplitude. Ces espèces peuvent être soit psychrophiles (organismes qui demandent des température ne dépassant pas en général 15 C été comme hiver), soit thermophiles (organismes qui demandent des température supérieures à 15 c pour assurer leur cycle vital). les espèces eurythermes capables de supporter des variations importantes de températures. La majorité des genres d invertébrés sont eurythermes, nous nous sommes donc surtout focalisés sur les organismes strictement sténothermes d eaux froides naturellement présent sur un rhithral supérieur, sensibles aux fortes variations de température, des groupes EPTC (Ephéméroptères, Plécoptères, Trichoptères et Coléoptères), taxons les plus sensibles à un changement des conditions du milieu. Les résultats sont présentés dans le tableau et la figure ci-dessous : Effectif sténothermes psychrophiles Nb. Taxons sténothermes psychrophiles Nom des taxons (genres et/ou espèces) Le Cousin Amont travaux S2 Eté 2006 S2 Eté 2007 S3 Eté 2005 S3 Eté 2007 Le Cousin Aval travaux S5 Eté 2006 S5 Eté 2007 S8 Eté 2006 S8 Eté Siphonoperla Isoperla Protonemura Odontocerum Siphonoperla Isoperla Protonemura Odontocerum - Siphonoperla Isoperla Protonemura Protonemura Isoperla Protonemura. Siphonoperla Protonemura Rhytrogena Siphonoperla E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

56 160 Effectif brut sténothermes psychrophiles Nb. Taxons sténothermes psychrophiles S2 S3 S5 S8 Figure 23 : Analyse comparative de l abondance des genres strictement sténothermes psychrophiles des peuplements benthiques du Cousin - été Ces résultats mettent en évidence des différences significatives entre les peuplements des stations largement influencées par l étang de Champeau (S3 et S5) et à un degré moindre S8 (la plus éloignée) et la référence S2. On constate une très faible représentation des taxons exclusivement sténothermes d eau froide des groupes EPTC à l aval de ce plan d eau alors qu ils sont habituellement majoritaires sur un rhithral supérieur (Angelier E., 2000). D après Baran P. (2005) dans le chapitre «niveau typologique théorique et température de l eau du Diagnostic Piscicole Site Natura 2000 FR », le régime thermique du Cousin est perturbé dès l amont de Champeau, en aval de la confluence de l étang du Moulin Morin. Le secteur le plus perturbé est celui situé en aval de l étang de Champeau, représenté par la station S3. Sur ce secteur, la température moyenne de l eau augmente de + 4,5 C par rapport à l amont de l étang. Puis la situation thermique s améliore progressivement vers l aval mais reste bien dégradée sur la station S5 «Etoule du Rupt» jusqu au hameau des Cordins (amont Moulin des Pierres). A partir du Moulin des Pierres, 6 km en aval de l étang de Champeau, représenté par la station S8, le régime thermique redevient compatible avec le cycle biologique de la truite (poisson hôte des glochidies de Moule perlière). La température de l eau est un des facteurs essentiels au bon déroulement du cycle de vie de Margaritifera margaritifera notamment lors de la fécondation et du développement des juvéniles (stade larvaire et glochidies). D après Moog, et al. (1998), la plage de température optimale pour la Moule perlière va de 0 à 23 C. Il a été observé que des températures estivales trop élevées avaient un effet négatif sur la longévité de l espèce. Moorkens (2000), précise également qu aucun changement artificiel de la température, n est toléré pour l espèce. C est bien sur le secteur aval étang de Champeau, aux stations S3, S5 et S8, que l on trouve la plus faible représentation des organismes strictement sténothermes psychrophiles en 2006 comme en Plus on s éloigne vers l aval de la source de l altération, plus on observe une augmentation de E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

57 leur nombre dans les peuplements d invertébrés. Ces résultats sont bien en accord avec la perturbation thermique mise en évidence par Baran P (2005). Notons également l augmentation significative de ces organismes en été 2007 dans les peuplements d invertébrés des stations situées en aval de l étang de Champeau. on constate le gain de 2 taxons et 2 individus à la S3, d 1 taxon et de 34 individus à la S5 et de 1 taxon et 85 individus à la S8. Cette augmentation semble témoigner d une amélioration de la qualité des eaux du Cousin pour le paramètre température. Ces résultats mettent en évidence une perturbation thermique sur les peuplement d invertébrés benthiques du Cousin occasionnée par l étang de Champeau. Depuis le contournement de l étang en été 2006, on constate une amélioration de la qualité du peuplement d invertébrés en aval vis à vis du paramètre «température de l eau». L apparition d organismes sténothermes d eaux froides témoigne d une thermie plus conforme à celle attendue pour un rhithral supérieur lors de l été Mais la part de l influence de la mise en place de la dérivation et des conditions climatiques 2007 dans cette évolution est encore difficile à trancher aujourd hui Conclusion- discussion sur l analyse des peuplements d invertébrés benthiques du Cousin Ce diagnostic effectué les 17, 18 et 19 septembre 2007 sur la biocénose benthique du Cousin après la dérivation de l étang de Champeau permet de dresser le bilan suivant : D un point de vue gradient amont-aval, la qualité biologique et l état écologique du Cousin sont altérés en été 2007 comme en été 2005 à partir de Champeau, comme l atteste la note IBGN de 12/20 et le RQE de 0,61 ainsi que la majorité des indices observés. L effet de cette perturbation s estompe progressivement vers l aval pour n être plus visible 6 km en aval, au Moulin des Pierres. A ce niveau le cousin retrouve une qualité bio-écologique de référence et un peuplement proche des communautés caractéristiques des cours d eau de ce rang de l hydroécorégion Massif Central Nord. D un point de vue temporel, la qualité biologique et l état écologique du Cousin, en aval de l étang de Champeau, se sont améliorés entre 2005 et 2007 mais reste encore dégradés. Le peuplement d invertébrés benthiques de la station S3 «aval Champeau» s individualise des autres peuplements. Il est caractérisé par la prolifération d une espèce non indigène Dugesia tigrina (Girard, 1850) originaire d Amérique du Nord, ubiquiste et polluorésistante qui témoigne de la présence d un milieu perturbé. Son mode alimentaire «Prédateur d invertébrés» peut limiter le développement des autres groupes d invertébrés. On constate une perturbation d ordre thermique sur la qualité des peuplements d invertébrés benthiques du Cousin qui conduit à une faible représentation de la faune sténotherme psychrophile caractéristique du rhithral supérieur, notamment aux stations situées en dessous de l étang de Champeau. De ce point de vue, la situation semble s améliorer en 2007 sur ces stations d études qui ont pu bénéficier de la dérivation de l étang de Champeau et de conditions hydrologiques favorables en 2007 (débit d étiage > à 2 X le QMNA2). E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

58 6.5. Evaluation des niveaux typologiques Evaluation des niveaux typologiques théoriques Tout d abord, nous avons précisé pour chaque tronçon de cours d eau étudié, son numéro d ordre de drainage selon la méthode de Strahler, (1952). Ensuite une correspondance a été établie entre les Ordre de drainage, la zonation de llies et Botosaneanu (1963) et la biotypologie de Verneaux ( ). La station CHA est représentative d un cours d eau d ordre de drainage 2, issus des confluents de ruisselets de l hypocrénal d après la méthode de Strahler. Selon la correspondance avec la zonation d llies et Botosaneanu, ce secteur de cours d eau appartient à l épirhithral. Les stations S2, S3, S5 et S8 représentent des tronçons de cours d eau d ordre de drainage 3, étant située sous la confluence entre deux ruisseaux d ordre de drainage 2. Selon la correspondance avec la zonation d llies et Botosaneanu, ces secteurs de cours d eau appartiennent au Métarhithral. Cours d eau Cousin Rau. de Chaillou S2 S3 S5 S8 CHA Ordre de drainage Zonation de llies et Botosaneanu Typologie de Verneaux Métarhithral Métarhithral Métarhithral Métarhithral Epirhithral B3-B4 B3-B4 B3-B4 B3-B4 B2-B3 Tableau 14 : Correspondance des typologies théoriques des stations d études du Cousin. D après ces correspondances, on devrait trouver sur le Cousin, pour toutes ses stations d études, en l absence de plans d eau, des communautés vivantes (poissons, invertébrés) théoriques qui constituent le métarhithron (niveau typologique B3-B4). Enfin, la station d étude située sur le ruisseau de Chaillou à Eschamps devraient héberger des communautés théoriques caractéristiques de l épirhithron et du métarhithron (niveau typologique B2-B3) Rappel des niveaux typologiques observées sur les stations d études avant travaux de dérivation de l étang de Champeau Toutes les stations d études sans exception, sont actuellement influencées par un plan d eau situé en amont. Les niveaux typologiques (T) de ces stations d études avant les travaux de dérivation de l étang de Champeau, ont été évalués durant l été 2005 par le Conseil Supérieur de la Pêche, Direction Régionale de Dijon, dans le cadre du «Diagnostic Piscicole Site Natura 2000 FR ». Les niveaux biotypologiques observés à partir de l analyse de la composition des groupes Plécoptères, Ephéméroptères et Trichoptères (EPT), ont été approchés par le cabinet d études Téléos dans E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

59 «l analyse des peuplements benthiques sur les stations à Moule Perlière du Cousin» avant travaux en été Pour cela, le niveau typologique (T) d une station d étude est donné par une méthode mathématique d après (Verneaux et Leynaud 1974) dont la formule est la suivante : T = 0,45 T1 + 0,30 T2 + 0,25 T3 T1 est le facteur thermique qui tient compte de la température maximale moyenne de l eau des 30 jours consécutifs les plus chauds. T1 = 0,55 T - 4,34 T2 est le facteur trophique. C est le produit de la distance à la source (d0 en km) et de la dureté totale (D en mg/l). T2 = 1,17 ln (d0 x D.10-2 ) + 1,50 T3 est le facteur morpho-dynamique qui est fonction de la section mouillée à l étiage (S en m 2 ), de la pente (p en ) et de la largeur du lit (l en m). T3 = 1,75 ln (Sm / (p x l 2 ) x 100) + 3,92 Le tableau ci-dessous présente les niveaux typologiques calculés sur les stations d études : Cours d eau Cousin Rau. de Chaillou S2 S3 S5 S8 CHA *Température max moy. ( C) 21,5 27,7 24,1 22,2 - Distance aux sources (km) 4,4 6,0 9,0 11,4 3,0 Section mouillée (m 2 ) 0,19 0,33 0,58 0,62 0,11 Pente ( ) 6,65 2,50 5,0 4,92 4,83 Largeur du lit (m) 1,92 2,20 3,06 3,85 1,40 Niveau typologique Macroinvertébrés (2005) Niveau typologique (T) de Verneaux, calculé (2005) B4 + B5 + B5 B5 B5 + B4 B6 + B5 B4 + - Niveau typologique théorique B3-B4 B3-B4 B3-B4 B3-B4 B2-B3 * Température maximale moyenne des 30 jours consécutifs les plus chauds. Tableau 13 : Calcul des typologies observées des stations d étude du Cousin Eté Ces résultats montrent que les valeurs de températures moyennes maximales sont déjà anormalement chaudes sur le Cousin dès l amont de Champeau en aval de la confluence de l étang du Moulin Morin (S2). C est en aval de l étang de Champeau (S3) que l on observe les plus fortes valeurs de températures, avec une différence amont aval étang de + 6,2 C. Ce réchauffement des eaux du Cousin diminue ensuite progressivement vers l aval jusqu au Moulin des Pierres (S8). Ces températures sont supérieures à celles observées sur de nombreux milieux peu perturbés comparables et ce pour une même distance à la source d après le Diagnostic piscicole réalisé par le C.S.P. direction régionale de Dijon. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

60 Ces résultats montrent un régime thermique perturbé, sur le Cousin, comme sur son affluent de Chaillou, régime qui entraîne en matière de niveaux typologiques, un glissement vers des typologies plus aval tout particulièrement pour les stations S3 et CHA où l on observe un glissement de plus d un niveau Evaluation des niveaux typologiques observés sur les stations d étude après travaux de dérivation Les communautés d invertébrés benthiques sont distribuées le long d un cours d eau selon 10 niveaux typologiques théoriques (B0 à B9). A partir de la composition des communautés d invertébrés benthiques et notamment des groupes Plécoptères, Ephéméroptères et Trichoptères des cinq stations d étude, nous avons pu calculer le niveau biotypologique observé à chaque station d étude. Nous avons confronté les résultats pour chaque peuplement au niveau typologique observé et à celui normalement attendu. Les résultats sont présentés dans le tableau suivant : Cours d eau Cousin Rau. de Chaillou S2 S3 S5 S8 CHA Niveau typologique Macroinvertébrés (2007) Niveau typologique Macroinvertébrés (2005) Qualité peuplement piscicole observée (2005) Niveau typologique (T) de Verneaux, calculé (2005) 4,5 5,7 4,8 4,4 5,4 B4 + B6 B5 B4 + B5 + B4 + B5 + B5 B5 B5 + Perturbé Dégradé Perturbé Perturbé B4 B6 + B5 B4 + - Niveau typologique théorique B3-B4 B3-B4 B3-B4 B3-B4 B2-B3 Zonation de llies et Botosaneanu Métarhithral Métarhithral Métarhithral Métarhithral Epirhithral Tableau 14 : Calcul des biotypologies observées pour le compartiment invertébrés aux stations d étude du Cousin Eté L évaluation des biotypologies par le compartiment invertébrés benthiques réalisée en été 2007 après les travaux de dérivation de l étang de Champeau, met en évidence une discontinuité dans la succession amont aval des communautés d invertébrés benthiques du rhithron sur le cours d eau Cousin et sur son affluent de Chaillou. Sur le Cousin On observe en aval de l étang de Champeau, l effacement de la typologie Métarhithral (B3-B4) et de ses communautés d invertébrés caractéristiques qui sont normalement attendus sur ce tronçon de cours d eau, au profit de taxons aux préférendums typologiques plus aval de type B6. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

61 Au sein de ce peuplement très simplifié pour une autre raison évoqué précédemment, on trouve quelques Trichoptères Leptoceridae du g. Athripsodes, Oecetis et Mystacides et Polycentropodidae sp. Neuriclipsis bimaculata (Linné, 1758), plutôt caractéristiques des communautés de l épipotamal (B7-B8-B9) d après Verneaux et al. (2004). D après Tachet et al. (2000), tous ces taxons de typologie plus aval, sont des organismes eurythermes, capables de supporter des variations importantes de température. La prolifération du Triclade sp. Dugesia tigrina (Girard, 1850), espèce qui supporte de grandes amplitudes de température et la présence d un peuplement piscicole altéré, éloigné de sa référence (B3-B4) sur ce secteur conforte ces résultats. Tous ces taxons sont également présents en amont de Champeau, sur la station de référence (S2) ce qui témoigne de la présence d une communauté benthique déjà influencée par un réchauffement des eaux. Le glissement typologique observé à la station S3 s atténue progressivement vers l aval, pour n être plus visible à la station S8, 5,5 km en aval de Champeau. On observe en effet à la station S8, une communauté d invertébrés benthiques en 2007 qui reste proche de sa référence (B3-B4). On retrouve la plupart des invertébrés benthiques présents en S2 «amont étang de Champeau», aux préférendums typologiques plus conformes comme les Plécoptères du g. Siphonoperla, du g. Perlodes et du g. Protonemura ou bien encore les Trichoptères du g. Sericostoma et du g. Adicella. Notons également la présence de taxons assez révélateurs d une amélioration thermique et absents des stations S3 et S5 comme le Plécoptère du g. Siphonoperla et l Ephéméroptère du g. Rhytrogena, organismes plutôt sténothermes psychrophiles, sensibles aux fortes variations de température et aux températures supérieures à 15 C, inféodé au métarhithral (B3-B4) et les Trichoptères Leptoceridae du g. Adicella et Sericostomatidae du g. Sericostoma dont le préférendum typologique est le B2. Sur l affluent de Chaillou On observe également l effacement de la typologie Epirhithral- Métarhithral (B2-B3) en aval des étangs de Chaillou, sur la station CHA «Eschamps» et de ses communautés d invertébrés benthiques caractéristiques, qui sont normalement attendus sur ce tronçon de cours d eau, au profit de taxons aux préférendums typologiques plus aval de type B6. Au sein de ce peuplement, on trouve notamment en grands nombres les Trichoptères Leptoceridae du g. Athripsodes, Oecetis et Mystacides, les Polycentropodidae sp. Neuriclipsis bimaculata (Linné, 1758) et les Hydroptilida du g. Oxyethira plutôt caractéristiques des communautés de l épipotamal (B7-B8-B9) qui trouvent des conditions stationnelles favorables à leur développement. Outre un problème d ordre thermique occasionné par les étangs de Chaillou situés en amont, l environnement proche de ce ruisseau qui draine un secteur de type plateau (pente moyenne < 0,5 %), largement occupé par des zones de marais et de prairies humides, favorisent également l installation d une faune benthique eurytherme, aux préférendums typologiques plus aval, capables de supporter des variations importantes de température et des étiages sévères. La figure suivante compare l évolution des niveaux biotypologiques observées pour la communauté d invertébrés benthiques des Ephéméroptères, Plécoptères et Trichoptères, le long du gradient amont aval entre 2005 avant travaux et 2007 après travaux : E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

62 Biotypologie 6 S3 Biotypologie calculée 2007 Biotypologie calculée ,5 5 S5 S8 4,5 4 S2 Référence B4 "Métarhithral" 3, dist. à la source (km) Figure 23 : Analyse comparative des biotypologie observées pour le compartiment invertébrés aux stations d étude du Cousin - été Le réchauffement thermique constaté en aval de l étang de Champeau à la station S3 et à un degré moindre à la station S5 et à la station S8, porte préjudice aux communautés benthiques en place en 2006 comme en On observe des peuplements benthiques éloignées de leurs communautés de référence. Cependant, on constate bien en septembre 2007, en aval de l étang de Champeau, après les travaux de dérivation, la présence de peuplements d invertébrés aux stations S5 «Etoule du Rupt» et S8 «Moulin des Pierres» qui ont tendance à se rapprocher de leurs communautés de référence du métarhithron (B3-B4). Ce résultat révèle bien la présence d une amélioration de la thermie du Cousin par rapport à 2005 et 2006, amélioration thermique dont on ne sait cependant pas s il faut l attribuer d abord à la dérivation ou plutôt à un été 2007 humide et frais. Cette amélioration n est pas visible sur la station S3. Cela s explique essentiellement par la faible représentation des EPT et la disparition des Ephéméroptères et des Plécoptères sur cette station, probablement due à la prédation de Dugesia tigrina Conclusion- discussion sur les niveaux typologiques et les communautés benthiques associées La comparaison de la biotypologie théorique, de la biotypologie calculée par la formule de Verneaux et de la biotypologie calculée par la composition du peuplement invertébrés permet de tirer quelques conclusions : Sur le Cousin Toutes les stations d études du Cousin, présentent un peuplement d invertébré influencé par un régime thermique perturbé. C est à la station S3 «aval étang de Champeau» que l on trouve le peuplement de type B6 le plus éloigné de sa référence (métarhithron, B3-B4). Le tronçon de cours d eau qu elle E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

63 représente est largement perturbé par le réchauffement des eaux occasionné par l étang de Champeau. Cette perturbation se traduit par la présence excessive d organismes eurythermes de préférendum typologique plus aval, normalement en plus faible abondance dans un métarhithral. On observe également une atténuation progressive de la perturbation thermique du cours d eau en s éloignant vers l aval de Champeau. Cela se traduit par la présence de peuplements d invertébrés de plus en plus proches des communautés de référence jusqu à trouver en S8, un peuplement de typologie comparable à celui de la station S2 «amont Champeau». Enfin en 2007, on constate, que la perturbation thermique occasionnée par l étang Champeau, affecte moins les peuplements en place sur le secteur aval (S5 et S8). Il s agit certainement à la fois d un effet «mise en place de la dérivation» et d un effet «été humide», sans possibilité réelle de hiérarchisation entre les deux effets et probablement au contraire une liaison entre les deux. Ces communautés se rapprochent de leur référence (Métarhithon, B3-B4). Sur le ruisseau de Chaillou Le peuplement du ruisseau à «Eschamps» est caractéristique de communautés benthiques de cours d eau de typologie plus aval (B6). Le régime thermique du ruisseau de Chaillou est influencé par des étangs en amont et par un environnement de pâtures, sans ripisylve, qui favorise l installation d organismes eurythermes capables de supporter des températures élevés et des variations importantes. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

64 Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moule perlière du Cousin Synthèse des résultats Ce diagnostic post-travaux de dérivation de l étang de Champeau, de la qualité biologique du Cousin et de son affluent le ruisseau de Chaillou, effectué pendant l été 2007, au travers de l analyse de la biocénose benthique et de ses habitats, nous permet de dresser le bilan suivant. Qualité des habitats benthiques Accueil faune polluosensible Qualité biologique des peuplements Qualité écologique des peuplements S2 S3 S5 S8 CHA Eté 2006 Eté 2007 Eté 2005 Eté 2007 Eté 2006 Eté 2007 Eté 2006 Eté 2007 Eté 2005 Eté 2007 Bonne (coeff. m. 15,4/20) Bon potentiel Excellente IBGN 20/20 Bonne (coeff. m. 15,8/20) Bon potentiel Excellente IBGN 20/20 Bonne (coeff. m. 16/20) Bon potentiel Médiocre IBGN 6/20 Bonne (coeff. m. 16,1/20) Bon potentiel Moyen IBGN 12/20 Bonne (coeff. m. 16,8/20) Excellent potentiel Bonne IBGN 15/20 Référence Référence Médiocre Moyen Bon Etat Bonne (coeff. m. 16,3/20) Excellent potentiel Excellente IBGN 17/20 Très Bon Etat Bonne (coeff. m. 16,8/20) Excellent potentiel Bonne IBGN 16/20 Bon Etat Bonne (coeff. m. 16,8/20) Excellent potentiel Excellente IBGN 20/20 Référence Moyenne (coeff. m. 13/20) Potentiel moyen Excellente IBGN 17/20 Très Bon Etat Moyenne (coeff. m. 13,7/20) Potentiel moyen Excellente IBGN 19/20 Référence Commentaires des hydrobiologistes Habitats plus diversifiés sur S5 et S8. Manque les substrats d érosion et vitesses fortes sur CHA. Potentialité plus forte sur S5 et S8 où les substrats d érosion type galets, blocs + bryophytes sont bien représentés. Potentialité plus faible sur CHA où les substrats de déposition (sable, sédiments organiques) dominent. Amélioration globale de la qualité hydrobiologique des eaux du Cousin entre 2005 et 2007 en aval de Champeau (GFI + richesse taxonomique totale). Amélioration de l état écologique des eaux du Cousin entre 2005 et 2007 en aval de Champeau. Etat bioécologique de référence en 2007 pour S2, S8 et CHA. Niveaux typologiques théoriques Niveaux typologiques calculés (2005) Niveaux Biotypologiques (Invertébrés 2007) Métarhithral B3-B4 Métarhithral B3-B4 Métarhithral B3-B4 Métarhithral B3-B4 Epirhithral+ B2-B3 B4-B4 + B5-B6 + B5 B4 + -B5 B5 + Métarhithron B4 + Hyporhithron B6 Hyporhithron B5 Métarhithron B4 + Hyporhithron B5 + Tableau 14 : Bilan synthétique des résultats de l état de la qualité des eaux du Cousin - Eté On observe un glissement typologique vers des typologies plus aval, pour toutes les stations d études. L étang de Champeau (réchauffement des eaux) accentue le phénomène qui se traduit par un décalage typologique plus important à la station S3 (de plus d 1 niveau). En 2007, Les communautés benthiques sont encore toutes éloignés de leurs références typologiques, surtout en S3. Cependant, on note principalement en S8, une amélioration de la concordance typologique. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

65 Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moule perlière du Cousin. L analyse des communautés d invertébrés benthiques du Cousin et de leurs habitats avec l appui des données existantes, a permis de dresser un premier état des lieux de la qualité du Cousin, après la mise en place de la dérivation de l étang de Champeau Qualité du Cousin Secteur amont travaux sous influence de l étang Morin La qualité des habitats benthiques sur la station témoin (S2) est restée la même entre 2006 et La mosaïque fluviale et les faciès d écoulement sont diversifiés avec la présence de conditions morphodynamiques conformes à celles d un rhithral supérieur (turbulences, courant rapide). La capacité biogène de la station est donc bonne. La correcte représentation des substrats d érosion (galets, blocs) et de la fraction granulométrique graviers et petits galets rend la station plutôt favorable à l accueil d une faune polluosensible. Son régime thermique est perturbée par l étang Morin situé en amont et ne semble pas conforme à un métarhithral, la moyenne des températures maximales observés en 2005, de l ordre de 21,5 C, est supérieure à celle observée sur des milieux comparables (Métarhithral) de référence pour la région Bourgogne et Franche-Comté, d après le C.S.P. Direction Régionale de Dijon. La qualité bio-écologique du Cousin sur ce secteur, reste constante entre 2006 et Ses eaux sont d excellente qualité bio-écologique en 2006 comme en 2007 (note IBGN de 20/20). Le peuplement d invertébrés actuel est constitué d une faune benthique très bien diversifiée, de très bonne polluosensibilité (GFI 9) égal à sa référence (GFI 9) pour cette hydroécorégion, en accord avec la bonne capacité biogène de la station. Le peuplement macrobenthique est cependant plutôt caractéristique du début de l hyporhithral (B4 + ) et semble donc légèrement décalée par rapport à sa référence biotypologique (Métarhithron B3-B4). On notera tout de même sur cette station, une plus forte représentation des organismes sténothermes d eaux froides pour les groupes EPT (groupes les plus sensibles aux modifications du milieu) que sur les autres stations étudiées. On notera enfin la présence sur ce secteur d un éphéméroptère considéré comme rare en France et non signalé sur le département de la Côte d Or d après l OPIE-Benthos : l espèce Thraulus bellus (A.E. Eaton, 1881) dont une larve a été récoltée Secteur aval immédiat de l étang de Champeau (donc aval immédiat de la dérivation) La qualité des habitats benthiques sur la station S3 est restée constante entre 2005 et La mosaïque fluviale reste assez bien diversifiée, dominés par les substrats d érosion (gros galets, blocs), même s il manque à cette mosaïque la fraction granulométrique graviers et petits galets. L aptitude à héberger une faune polluosensible reste correcte. Le régime thermique de ce secteur est très perturbé. L étang de Champeau impacte très sérieusement ce tronçon. En 2005, avec une moyenne des températures maximales observés de l ordre de 27 C, soit une augmentation de + 6 C par rapport à l amont, et de fortes variations thermiques, la thermie en aval de Champeau était en période estivale incompatible avec le cycle biologique de la truite. En 2007, le régime thermique du Cousin en aval de Champeau a été probablement moins pénalisant pour les communautés aquatiques, d une part, en raison de la mise en place de la dérivation de l étang (évitant ainsi, à une bonne partie du débit, de subir le réchauffement dans l étang) et d autre part, en raison de la forte hydrologie de l été E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

66 Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moule perlière du Cousin. La qualité bio-écologique du Cousin sur cette station s est améliorée entre 2005 et De qualité médiocre en 2005, la S3 est de qualité bio-écologique moyenne en La note IBGN est passée de 6/20 à 12/20 (+ 6 points en 2007). Cependant, le peuplement d invertébrés actuel est toujours constitué d une faune benthique peu diversifiée, de faible polluosensibilité (GFI 4) éloigné de sa référence (GFI 9) pour cette hydroécorégion. L impact de l étang de Champeau sur le peuplement d invertébrés en aval est toujours très perceptible. La communauté benthique reste éloigné de sa référence biotypologique (Métarhithron B3-B4). On constate en effet la disparition des communautés du Métarhithron sur ce secteur, en majorité sténothermes, remplacées par une faune plutôt caractéristique du rhithral inférieur (B5-B6) et supportant de fortes variations de températures (organismes eurythermes) comme la planaire sp. Dugesia tigrina (Girard, 1850), qui prolifère sur cette station. On notera cependant, que cet organisme est nettement moins abondant qu en 2005 sur cette même station (situation en voie de normalisation?) Secteur aval éloigné de l étang de Champeau premier secteur à Moule perlière «Etoule du Rupt» La qualité des habitats benthiques sur la station S5 est restée la même entre 2006 et La mosaïque fluviale et les faciès d écoulement sont diversifiés avec la présence de conditions morphodynamiques conformes à celles d un rhithral supérieur (turbulences, courant rapide). La capacité biogène de la station est donc bonne. Notons encore le manque de la fraction granulométrique graviers et petits galets sur cette station. La représentation correcte des substrats d érosion (galets, blocs) et l apparition des bryophytes rend la station très favorable à l accueil d une faune polluosensible. En 2005, la thermie de ce secteur était perturbée par l étang de Champeau situé 3 km en amont, même si on pouvait noter une amélioration par rapport à l aval immédiat de Champeau. Ce régime thermique n était pas celui d un métarhithral. La moyenne des températures maximales observées en 2005, de l ordre de 24,1 C était supérieure à celles observées sur des milieux comparables (Métarhithral) de référence pour la région Bourgogne et Franche-Comté, d après le C.S.P. Direction Régionale de Dijon. En 2007, le régime thermique du Cousin a été probablement moins pénalisant pour les communautés aquatiques, d une part, en raison de la mise en place de la dérivation de l étang (évitant ainsi, à une bonne partie du débit, de subir le réchauffement dans l étang) et d autre part, en raison de la forte hydrologie de l été La qualité bio-écologique du Cousin à l Etoule du Rupt s est améliorée entre 2006 et 2007 sur ce secteur. De bonne qualité en 2006, ses eaux sont maintenant d excellente qualité biologique et atteignent le Très Bon Etat Ecologique en La note IBGN est passée de 15/20 à 17/20 (+ 2 points en 2007). Cette amélioration se traduit également par la progression des indices Cb 2, abondance EPT et variété taxonomique. Ce peuplement est constitué d une faune benthique plus riche, plus diversifié et de meilleure polluosensibilité (GFI 8) mais reste en-dessous de la référence pour cette hydroécorégion. Cependant l impact de l étang de Champeau sur le peuplement d invertébrés est toujours perceptible. La communauté benthique reste éloignée de sa référence biotypologique (Métarhithron B3-B4). Elle est caractéristique des communautés de l hyporhithral (B5-B6). On retrouve en 2007 (après les travaux de dérivation de l étang Champeau, mais aussi après un été particulièrement humide), une abondance plus forte d organismes sténothermes d eaux froides qu en E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

67 Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moule perlière du Cousin Secteur aval très éloigné de l étang de Champeau deuxième secteur à Moule perlière «Moulin des Pierres» La qualité des habitats benthiques sur la station S8 est restée constante entre 2006 et La mosaïque fluviale et les faciès d écoulement sont diversifiés avec la présence de conditions morphodynamiques conformes à celles d un rhithral supérieur (turbulences, courant rapide). La capacité biogène de la station est excellente. On retrouve ici des graviers et petits galets. La représentation correcte des substrats d érosion (galets, blocs) et la présence des bryophytes rend la station très favorable à l accueil d une faune polluosensible. Le régime thermique de ce secteur, situé 5,5 km en aval de Champeau, était en 2005, moins éloigné des références non-perturbées de Bourgogne et Franche-Comté que les deux secteurs précédents (d après le C.S.P. Direction Régionale de Dijon). En 2007, la mise en place, d une part, de la dérivation de l étang de Champeau (évitant ainsi, à une bonne partie du débit, de subir le réchauffement dans l étang) et d autre part, la forte hydrologie de l été 2007 auront probablement conduit à une thermie conforme à un métarhithral sur cette station. La qualité bio-écologique du Cousin s est améliorée de façon significative entre 2006 et 2007 sur ce secteur. De bonne qualité en 2006, le Cousin est d excellente qualité bioécologique en La note IBGN est passée de 16/20 à 20/20 (+ 4 points en 2007). Cette amélioration se traduit également par la forte progression de nombreux autres indices : Cb 2, EPTC, variété taxonomique. Ce peuplement est constitué d une faune benthique riche, bien diversifiée, de forte polluosensibilité (GFI 9), de référence pour cette hydroécorégion. Le peuplement de macroinvertébrés benthiques est plus proche de sa référence biotypologique (Métarhithron B3-B4). On retrouve sur cette station en 2007 des organismes sténothermes d eaux froides en plus fortes abondances, comme les plécoptères Chloroperlidae du g. Siphonoperla, Nemouridae du g. Protonemura, ou bien encore les éphéméroptères du g. Rhithrogena qui étaient absents en Qualité de l affluent de Chaillou Secteur Eschamps La qualité des habitats benthiques sur la station CHA est restée à peu prés constante entre 2005 et La mosaïque fluviale et les faciès d écoulement sont moyennement diversifiés Les conditions morphodynamiques sont éloignées de celles d un rhithral supérieur. L environnement proche du ruisseau est composé de prairies humides pâturées (pas de ripisylve, piétinement des bovins ) et les habitats minéraux grossiers (type blocs, galets) attendus à ce niveau typologique (ordre de drainage 2) sont sous-représentés (seulement 10 % de la mosaïque fluviale). La capacité biogène de la station est donc limitée et moins favorable que sur le Cousin à l accueil d une faune polluosensible. Le régime thermique du ruisseau est perturbé par les étangs de Chaillou situé en amont et n est pas conforme à un rhithron supérieur, avec une moyenne des températures maximales observées avoisinant les 27 C durant l été 2005 (largement supérieures à celles observées sur des milieux comparables de référence pour la région Bourgogne Franche-Comté (d après le C.S.P. Direction Régionale de Dijon). Pourtant la qualité bio-écologique de l affluent de Chaillou à Eschamps est restée constante entre 2005 et 2007, elle est excellente en 2005 comme en On notera tout de même une progression du GFI qui passe de 7 à 9, qui fait passer la note IBGN de 17/20 à 19/20 (+ 2 points en 2007) et permet au peuplement d atteindre sa référence pour cette hydroécorégion. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

68 Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moule perlière du Cousin. L impact des étangs amont et de l environnement proche de la station sur le peuplement d invertébrés est très visible lorsqu on s intéresse à la biotypologie du cours d eau. La communauté benthique inventoriée est très éloignée de sa référence biotypologique (Epirhithron B2-B3). Elle est plutôt caractéristique du rhithral inférieur (B5 + ) supportant des températures élevées et de fortes variations thermiques (organismes eurythermes) voire d un cours d eau de plateau marécageux. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

69 Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moule perlière du Cousin. 7. Conclusion générale Evolution du peuplement macrobenthique dans l espace Le Cousin en amont de Champeau (S2) est d excellente qualité bio-écologiques en été 2007, comme en été 2006, et héberge un peuplements macrobenthique riche, polluosensible, diversifié et bien structuré. A l aval de Champeau, la qualité bio-écologique du Cousin se dégrade de façon significative et devient juste moyenne à la station S3. Le Cousin héberge alors un peuplement d invertébrés bien éloigné de sa référence pour cette hydroécorégion «Massif Central Nord». En s éloignant vers l aval de l étang de Champeau, on constate une amélioration progressive de la qualité bio-écologique du Cousin avec tous les indices qui progressent largement : IBGN, CB 2, EPTC, variété taxonomique totale ainsi que l abondance des organismes sténothermes d eaux froides, sensibles aux températures élevées et aux fortes amplitudes thermiques. C est en S8, au «Moulin des Pierres», station la plus éloignée de Champeau que l on retrouve un peuplement de qualité comparable à celui de l amont (S2). Evolution du peuplement macrobenthique dans le temps Dans le temps, la qualité bio-écologique du Cousin s est améliorée entre 2005/2006 et Cette amélioration est surtout marquée sur la station S3 située à l aval immédiat de l étang de Champeau où tous les indices de qualité progressent largement : IBGN, CB 2, EPTC, variété taxonomique totale, etc Ainsi, le Cousin, de qualité bio-écologique médiocre en 2005 en S3, est passé en classe de qualité moyenne en Ces résultats peuvent être liés à l effet positif sur le cycle thermique du Cousin de la dérivation de l étang de Champeau, un an après sa mise en service, mais l été 2007, plutôt frais et humide, pousse également les résultats dans le même sens. Cependant, le peuplement en place en S3 en 2007 reste très éloigné du peuplement de référence pour ce type de cours d eau (métarhithral B3-B4) et semble encore marquer la perturbation thermique liée à l étang de Champeau. Ce peuplement est caractérisé par l absence d organismes sténothermes d eaux froides et par la prolifération d une espèce non indigène, prédatrice de macroinvertébrés vivants et tolérante aux fortes variations thermiques : la planaire Dugesia tigrina (Girard, 1850), qui trouve là les conditions favorables à son développement. On notera quand même que Dugesia tigrina, par son mode de vie et sa densité pléthorique jusqu à aujourd hui, est susceptible à elle seule, de structurer le peuplement d invertébrés de la S3 et ainsi masquer une amélioration plus nette du peuplement. Il est possible que sa régression, nette entre 2005 et 2007, soit un signe de normalisation de la structure du peuplement de macroinvertébrés du Cousin à l aval immédiat de l étang de Champeau. Conséquences pour les populations de Moule Perlière Le paramètre température est un des facteurs essentiels au bon déroulement du cycle de vie de Margaritifera margaritifera notamment lors de la fécondation et du développement des juvéniles (stade larvaire et glochidies). Cette espèce ne supporte guère les changements artificiels de la température (Moorkens 2000) et des températures estivales trop élevées ont un effet négatif sur la longévité de l espèce. Les investigations menées sur les peuplements d invertébrés benthiques du Cousin et de ses affluents permettent de mettre en évidence des perturbations du cycle thermique du cours d eau, liées principalement aux étangs (et à un degré moindre, à la suppression de la ripisylve), qui se traduisent le plus souvent par des décalages typologiques des peuplements vers l aval. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

70 Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moule perlière du Cousin. Les travaux de mise en dérivation de l étang de Champeau ont probablement permis de régler un des points noirs du bassin concernant l impact thermique sur le Cousin. Toutefois, les effets d un été 2007 frais et humide ont probablement joué dans le même sens, sur la structuration des peuplements d invertébrés, que les travaux de dérivation de l étang de Champeau. Le suivi 2008, avec d autres conditions hydroclimatiques, apportera des éléments de réflexion supplémentaires et permettra de mieux dégager les bénéfices des actions entreprises vis-à vis du cycle de vie de la Moule Perlière sur le Cousin. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

71 Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moule perlière du Cousin. 8. Références bibliographiques Adam O., è Rencontres Bourgogne Faune Sauvage. Invertébrés aquatiques. Impacts des produits de traitement du bois chez Gammarus pulex (L.) et Gammarus fossarum (K.). Université de Franche-Comté. AFNOR, Détermination de l Indice Biologique Global Normalisé (IBGN), 9 p. AFNOR, Détermination de l Indice Biologique Global Normalisé (IBGN), 16 p. Agences de l Eau, Grilles d évaluation version 2 du SEQ-EAU, 40 p. Amoros C., Petts G.E., Hydrosystèmes fluviaux. Masson (Eds), Paris, 300 p. Angelier E., Ecologie des eaux courantes,199 p. Baran P., C. S. P. délégation régionale n 9, Restauration des populations de Moule perlière (Margaritifera margaritifera) sur le Cousin. Diagnostic piscicole. Ruisseau de têtes de bassins et faine patrimoniale associée. LIFE04NAT/FR/ Parc Naturel Régional du Morvan. 32 p + annexes. Beisel J.N., et al Invasions biologiques. Programme de recherche INVABIO. Laboratoire Biodiversité et Fonctionnement des Ecosystème (LBFE). Université Paul Verlaine de Metz. Bontemps F., Evaluation de la population de Moule perlière (Margaritifera margaritifera) du Haut Cousin et Potentiel des affluents pour le cycle de la Truite fario (Salmo trutta fario). Aspects circulation piscicole et état de conservation. Rapport de stage DESS I.H.C.E. IMACOF, Université de Tours. Bouchareychas, Mesure de la qualité des cours d eau. Résultats hydrobiologiques. R.N.B.. Agence de l Eau Loire-Bretagne. Cochet G., La Moule perlière et les nayades de France. Histoire d une sauvegarde. Catiche Productions, 32 p. Firmignac F., Lagarrigue T., Lascaux J.M., Diagnostic des différentes composantes du ruisseau de la Bussière préalable à l implantation d un système d assainissement compatible avec une situation de tête de bassin versant. Ruisseau de têtes de bassins et faine patrimoniale associée. LIFE04NAT/FR/ Parc Naturel Régional du Morvan, 60 p + annexes. Gay Environnement, Indice Biologique Global Normalisé I.B.G.N., N.F. T , cahier technique. Etude inter-agences de l eau, 69 p. Holder E., La Moule perlière d eau douce de l Elez. Bilan et perspectives. Association Bretagne Vivante.126 p + annexes. Illies J., Botosaneanu L., Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes. Mitt. Int. Ver. Théor. Angew. Limnol. 12, Lagarrigue T., Lascaux J.M., Firmignac F., Estimation de la capacité d accueil de l habitat physique du Cousin à l amont de Saint-Agnan pour la truite commune (Salmo trutta L.). A , site Natura 2000 : FR Parc Naturel Régional du Morvan. 43 p + annexes. Lagarrigue T., Lascaux J.M., Firmignac F., Vandewalle F., Etude du peuplement et de l habitat piscicole des ruisseaux des bassins versants du Moulin Granard et de l Abeille en vue de l amélioration de la circulation piscicole. Eté Diagnostic et propositions de restauration. Parc Naturel Régional du Morvan,74 p + annexes. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

72 Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moule perlière du Cousin. Lenat D.R., Water quality assessment of stream using a qualitative collection method for benthic macroinvertebrates. Journal of the North American Benthological Society 7: Moorkens E.A., Conservation management of the Freshwtaer Pearl Mussel Margaritifera margaritifera. Part 2 : Water quality requirements. Irish wildlife manauls, N 9 in Holder E., Rosenberg D.M., Resh V.H., Freshwater biomonitoring and benthic macroinvertebrates. Chapman & Hall, London. Sialis, Observatoire de la qualité des rivières et des lacs du Morvan. Résultats 2003 sur les cours d eau des bassins Yonne, Cure, Ternin, 55 p et annexes. Strahler A.N., Quantitative analysis of watershed geomorphology. American Geophysical Union Transaction 38, Tachet H., Richoux P., Bournaud M. et Usseglio-Polatera P., Invertébrés d eau douce, systématique, biologie, écologie. CNRS Editions, 588 p. Teleos, Protocole d analyse semi-quantitative des communautés benthiques : le MAG20, 4p. Teleos, Analyse de la composition des peuplements de macro-invertébrés benthiques de trois ruisseaux du Morvan. Actions A , A et A du programme LIFE NAT 04/FR/ p + annexes. Teleos, Analyse des peuplements de macro-invertébrés benthiques sur les stations à Moules perlières du Cousin. Actions A du programme LIFE NAT 04/FR/ p + annexes. Usseglio-Polatera P., Beisel J.N., Système Expert d analyse et d aide à l interprétation de données recueillies avec le protocole IBGN. Livret-Guide version 1.0, Etude Inter-Bassin. 81p + annexes. Verneaux J., Expression biologique qualitative et pratique, de l aptitude des cours d eau au développement de la faune benthique. Un coefficient d aptitude biogène : le Cb2. Trav. Cent. Hydrobiol. Univ. Besançon, 20 p. Verneaux J., Verneaux V., Schmitt A., Distribution typologique de 210 espèces d insectes aquatiques (Plécoptères, Trichoptères, Ephéméroptères) et de poissons. Continuum d espèces et traits écologiques. Le modèle du Doubs (Jura français),2 p. Wasson J.B., Chandesris A., Pella H., Blanc L., Villeneuve B., Mengin N., Déterminations des valeurs de référence de l I.B.G.N. et propositions des valeurs limites du «Bon Etat». Document de travail. CEMAGREF Groupement de Lyon, 82 p. E.CO.G.E.A. pour le P.N.R.du Morvan, Juillet

73 ANNEXES 1. ANNEXE 1 : Protocole Mag20 2. ANNEXE 2 : Rapports d essai 3. ANNEXE 3 : Listes faunistiques récapitulatives Mag20 4. ANNEXE 4 : Synthèse des principaux résultats Mag20

74 ANNEXE 1 : Protocole Mag20

75 Annexe 1 : Protocole d analyse semi-quantitative des communautés benthiques : le Mag20. Le protocole d'échantillonnage balaye systématiquement les trois composantes majeures de l habitat aquatique : nature du substrat, vitesse de courant et hauteur d eau (tableaux cidessous), alors que le protocole de l'ibgn ne tient pas compte du dernier descripteur. En outre, le nombre de placettes prospectées, c est-à-dire de prélèvements élémentaires réalisés au filet Surber de 1/20 de m², est fixé à 20, contre 8 pour l'ibgn, afin de prospecter une gamme d habitats plus diversifiée. Codification des substrats/supports et hiérarchisation de leur attractivité Codes Désignation S9 Bryophytes S8 Spermaphytes immergés S7 Eléments organiques grossiers (litières, branchages, racines) S6 Sédiments minéraux de grande taille (pierre, galets) 2,5 à 25 cm S5 Granulats grossiers 0,25 à 2,5 cm S4 Spermaphytes émergents S3 Sédiments fins + - organiques vases 0,1 mm S2 Sables et limons < 0,25 cm S1 Surfaces naturelles et artificielles (roche, dalle, sols, parois) > 25 cm S0 Algues ou à défaut marne et argile Codification non hiérarchisée des vitesses et des hauteurs d eau Code Vitesses Code Hauteurs V1 < 5 cm/s H1 < 5 cm V3 6 à 25 cm/s H2 6 à 25 cm V5 26 à 75 cm/s H3 26 à 50 cm V4 76 à 150 cm/s H4 51 à 100 cm V2 > 151 cm/s H5 > 101 cm Lors de l échantillonnage, chaque couple substrat-vitesse recensé est échantillonné au moins une fois dans la classe de hauteur d eau où il est le plus représenté. Dans le cas d une variété de substrat-vitesse inférieure à 20, les prélèvements sont dupliqués pour les couples dominants dans des classes de profondeurs différentes. Par rapport à la formulation initiale de ce protocole, certains substrats sont regroupés tandis que les classes de vitesse sont explorées prioritairement aux profondeurs pour choisir les placettes de prélèvements.

76 Enfin, pour permettre d effectuer des comparaisons temporelles avec des données acquises antérieurement à l aide de l application du protocole IBGN, les 8 premiers prélèvements élémentaires (sur 20), doivent être effectués en suivant les modalités directives cette norme, afin de pouvoir calculer l indice stationnel correspondant. Puis, les 12 dernières placettes sont échantillonnées selon le protocole MAG20, qui fournit des données semi-quantitatives standard sur l'organisation spatiale des macro-invertébrés. Conditions d application Comme préconisé dans les protocoles IBGN et MAG20, l échantillonnage sera réalisé pendant l étiage estival, afin de mieux percevoir l'impact des perturbations liée à la qualité de l'eau. Parallèlement, le débit devra être stabilisé depuis au moins 10 jours afin d éviter les pertes ou les apports de faune par la dérive. Niveaux de détermination Les prélèvements, fixés sur le terrain à l'aide d'une solution de formol à 10 %, seront tamisés à 500 µm, puis triés et examinés à l aide d une loupe binoculaire. Les Plécoptères, les Ephéméroptères, les Trichoptères, les Coléoptères, les Hétéroptères, les Odonates, les Mollusques, les Achètes et Turbellariés seront déterminés au genre, ou parfois à l espèce lorsque la taxonomie larvaire le permet. La limite taxonomique IBGN est choisie pour les autres taxons. Cette détermination au genre pour la majorité des ordres, par rapport à la famille pour l IBGN, constitue le niveau minimum indispensable pour analyser les structures semi quantitatives des biocénoses benthiques. L exemple de la famille des Limnephilidae (Trichoptère) qui compte en Franche-Comté 16 genres et 28 espèces, regroupant des exigences écologiques différentes, est, à cet égard, démonstratif. En effet, dans ce cas, la palette de nuances constituées par les variations d'abondance de chacun des 16 genres, perçue par l'analyse semi-quantitative utilisée ici, est réduite, dans l IBGN, à la présence / absence de la famille. Calcul indiciel et analyse semi-quantitative des biocénoses La séparation des vingt prélèvements en deux groupes comportant respectivement huit et douze placettes de 1/20 ème de m² permet de calculer les indices IBGN et CB2 avec le premier ensemble. Cette approche permet éventuellement de comparer les données obtenues antérieurement, et qui ont, pour la plupart, été effectuées suivant le protocole IBGN. Pour l instant, en l absence de classification ou de cotation de la sensibilité des genres larvaires identifiables, il n existe pas d indice semi-quantitatif MAG20. En revanche, les métriques classiques de description des peuplements peuvent être utilisées. Il s agit essentiellement de la variété et de l abondance, considérées globalement et par ordre.

77 ANNEXE 2 : Rapports d essai

78 Rapport d essai MAG 20 : Caractéristiques de la station Hydroécorégion HER 21 Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cours d'eau : Le Cousin Station : S2 «Moulin Morin amont travaux» Date du prélèvement : 19/09/2007 Maître d œuvre : E.CO.G.E.A. Localisation géographique de la station Département : Côte d Or (21) Commune : Champeau en Morvan N INSEE de la commune : Altitude (Z) : 554 m Coordonnées Lambert II étendu (m) X = Coordonnées Lambert II étendu (m) Y = S2 Etat des eaux et dimensions de la station Longueur de la station (m) : 60 m Largeur du lit mouillé (m) : 3,5 m Faciès d écoulement : Radiers, plats courants, plats profonds. Hydrologie : Débit supérieur à celui d étiage, stabilisé depuis 15 jours. Couleur de l eau : Teintée. Environnement Rive Gauche Rive Droite Occupation des sols : Pâtures humides Pâtures humides Végétation rivulaire : Arborée (Aulnes, saules) Arborée (Aulnes, saules) Morphologie des berges : Naturelle, pente douce Naturelle, pente douce Couvert végétal : Fort Recouvrement des mésohabitats Accessoire ( 1%) Peu abondant (<10%) Abondant (10-50%) Très abondant (>50%) Branchages - Racines Sédiments +/- organiques Galets, petits blocs Litières Gros blocs Graviers - petits galets Spermaphytes émergents Sables

79 Rapport d essai MAG 20 : Illustration de la station Couvert végétal fort Vitesse dominante 25 cm/s à 75 cm/s Embacles Habitats accessoires Habitats dominants Sédiments organiques + litière Graviers + sable Hélophytes Conditions stationnelles sur la station S2.

80 Rapport d essai : Protocole d échantillonnage Mag20 Hydroécorégion : HER 21 Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cours d'eau : Le Cousin Station : S2 «Moulin Morin amont travaux» Date du prélèvement : 19/09/2007 Vitesses superficielles V (cm/s) Code V Hauteurs (cm) Supports Code H Code H Bryophytes 9 Spermaphytes immergés 8 Eléments organiques grossiers (litières, Branchages, racines) Sédiments minéraux de grande taille 2,5 cm à 25 cm Granulats grossiers 0,25 cm à 2,5 cm Spermaphytes émergents 4 Sédiments fins +/- organiques "Vases" 0,1 mm Sables et limons < 0,25 cm 2 Surfaces naturelles et artificielles > 25 cm Algues vertes 0 ou à défaut, marne et argile La codification est celle du protocole MAG20. Les échantillons portent les numéros S-V-H qui correspondent respectivement aux codes supports prélevés (S), aux codes vitesses (V) et aux codes Hauteurs (H). Recouvrement du couple S-V-H : (1) accessoire 1%, (2) peu abondant <10%, (3) abondant 10 50%, (4) trés abondant >50%. En gras, les huit premiers prélèvement retenus pour le calcul de l indice IBGN et Cb2. L habitat benthique dominant sur la station est le couple S-V-H 552 (Granulats grossiers dans des vitesses de l ordre de 25 à 75 cm/s et une profondeur de 5 à 25 cm). 642 (1) 142 (1) 752 (1) 652 (3) 552 (3) 252 (1) 152 (2) 732 (1) 632 (2) 532 (2) 432 (1) 232 (2) 132 (1) 113 (1) 712 (1) 612 (1) 512 (1) 412 (1) 312 (2) 212 (2)

81 Rapport d'essai MAG20: Liste faunistique stationnelle Hydroécorégion Bassin versant : Cour d'eau : Station : HER 21 - Massif Central Nord L'YONNE Le Cousin S2 "Moulin Morin - amont travaux" Date du prélèvement : 19/09/2007 Microhabitats couples substrat/vitesse/hauteur prélèvements IBGN prélèvements suppl. MAG 20 Code SVH Effectifs % recouvrement < 1 2 < 1 Effectifs 5 < < < 1 < 1 1 Effectifs totaux INSECTES PLECOPTERES Choroperlidae g. Siphonoperla Leuctridae g. Leuctra Nemouridae g. Nemoura g. Protonemura Perlodidae g. Isoperla g. Perlodes TRICHOPTERES Brachycentridae g. Micrasema Goeridae g. Silo Hydropsychidae g. Hydropsyche Lepidostomatidae sp. Lepidostoma hirtum Leptoceridae g. Adicella g. Athripsodes g. Mystacides g. Oecetis Limnephilidae Tr. Stenophylacini Odontoceridae sp. Odontocerum albicorne Polycentropodidae sp. Neureclipisis bimaculata g. Polycentropus g. Plectrocnemia Psychomyiidae g. Lype g. Tinodes Rhyacophilidae g. Rhyacophila Sericostomatidae g. Sericostoma EPHEMEROPTERES Baetidae g. Baetis sp. Centroptilum luteolum Caenidae g. Caenis Ephemerellidae sp. Serratella ignita Ephemeridae sp. Ephemera danica Heptageniidae g. Ecdyonurus g. Epeorus Leptophlebiidae g. Habrophlebia g. Paraleptophlebia sp. Thraulus bellus ODONATES Calopterygidae g. Calopteryx Libellulidae g. Libellula COLEOPTERES Dryopidae g. Dryops Dytiscidae sp. Platambus maculatus g. Laccophilus 1 1 1

82 Rapport d'essai MAG20: Liste faunistique stationnelle Hydroécorégion Bassin versant : Cour d'eau : HER 21 - Massif Central Nord L'YONNE Le Cousin Station : S2 "Moulin Morin - amont travaux" Date du prélèvement : 19/09/2007 Microhabitats couples substrat/vitesse/hauteur prélèvements IBGN prélèvements suppl. MAG 20 Code SVH Effectifs % recouvrement < 1 2 < 1 Effectifs 5 < < < 1 < 1 1 Effectifs totaux Elmidae sp. Dupophilus brevis g. Elmis g. Limnius g. Oulimnius g. Riolus Gyrinidae sp. Orectochilus villosus Hydraenidae g. Hydraena HETEROPTERES Aphelocheiridae sp. Aphelocheirus aestivalis Gerridae g. Gerris Hydrometridae g. Hydrometra Nepidae g. Nepa Vellidae DIPTERES Anthomyidae g. Limnophora Athericidae g. Atherix g. Atrichops Ceratopogonidae SF. Ceratopogoninae Chironomidae Tr. Chironomini Tr. Tanytarsini SF. Orthocladiinae SF. Tanypodinae Empididae SF. Clinocerinae SF. Hemerodromiinae Limoniidae g. Dicranota Tr. Hexatomini Psychodidae Simuliidae Tabanidae MEGALOPTERES Sialidae g. Sialis CRUSTACES AMPHIPODES Gammaridae g. Gammarus DECAPODES Cambaridae sp. Orconectes limosus MOLLUSQUES GASTEROPODES Ancylidae sp. Ancylus fluviatilis Lymnaeidae g. Radix sp. Galba truncatula BIVALVES Sphaeriidae g. Pisidium VERS OLIGOCHETES Haplotaxidae g. Haplotaxis Lumbricidae Lumbriculidae

83 Rapport d'essai MAG20: Liste faunistique stationnelle Hydroécorégion Bassin versant : Cour d'eau : HER 21 - Massif Central Nord L'YONNE Le Cousin Station : S2 "Moulin Morin - amont travaux" Date du prélèvement : 19/09/2007 Microhabitats couples substrat/vitesse/hauteur prélèvements IBGN prélèvements suppl. MAG 20 Code SVH % recouvrement < 1 2 < 1 Effectifs 5 < < < 1 < 1 1 Effectifs Effectifs totaux Naididae Tubificidae ASC ACHETES Glossiphoniidae g. Glossiphonia sp. Helobdella stagnalis Erpobdellidae g. Erpobdella TURBELLARIES TRICLADES Dugesiidae g. Dugesia NEMATHELMINTHES NEMATODES Mermithidae BRYOZOAIRES ECTOPROCTES HYDRACARIENS HYDROZOAIRES Hydridae g. Hydra Evaluation de la qualité biologique selon l'ibgn Description de la structure taxonomique ( 8 prélèvements IBGN) Description de la structure taxonomique (12 prélèvements suppl. MAG 20) GFI 9 Effectifs Taxon indicateur Chloroperlidae Densité (ind/m 2 ) IBGN 20 Densité moyenne (ind/m 2 ) pondérée par le % de recouvrement Classe de variété 13 Variété taxonomique, selon IBGN Robustesse 20 Variété taxonomique totale Indice de shannon Equitabilité 3,05 3,45 3,08 2,50 4,14 4,15 3,32 3,56 4,17 3,37 3,46 3,23 3,15 2,22 3,54 3,36 3,46 3,59 3,58 3,20 3,48 4,13 4,16 0,58 0,64 0,59 0,53 0,84 0,77 0,66 0,70 0,69 0,69 0,71 0,62 0,74 0,51 0,73 0,64 0,64 0,81 0,74 0,62 0,68 0,65 0,65

84 Rapport d essai MAG 20 : Caractéristiques de la station Hydroécorégion HER 21 Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cours d'eau : Le Cousin Station : S3 «Aval étang de Champeau» Date du prélèvement : 17/09/2007 Maître d œuvre : E.CO.G.E.A. Localisation géographique de la station Département : Côte d Or (21) Commune : Champeau en Morvan N INSEE de la commune : Altitude (Z) : 549 m Coordonnées Lambert II étendu (m) X = Coordonnées Lambert II étendu (m) Y = S3 Etat des eaux et dimensions de la station Longueur de la station (m) : 60 m Largeur du lit mouillé (m) : 2 m Faciès d écoulement : Radiers, plats courants, plats profonds. Hydrologie : Débit supérieur à celui d étiage, stabilisé depuis 15 jours. Couleur de l eau : Teintée. Environnement Rive Gauche Rive Droite Occupation des sols : Près + Champeau Pâtures + bosquet Végétation rivulaire : Herbacée, qqles aulnes amont Herbacée, qqles aulnes amont Morphologie des berges : Naturelle, pente douce, érodée en aval Naturelle, pente douce, érodée en aval Couvert végétal : Moyen Recouvrement des mésohabitats Accessoire ( 1%) Peu abondant (<10%) Abondant (10-50%) Très abondant (>50%) Racines, litières Spermaphytes émergents Gros blocs Galets, petits blocs Sédiments +/- organiques Graviers - petits galets Sables

85 Rapport d essai MAG 20 : Illustration de la station Couvert végétal moyen Vitesse dominante 25 cm/s à 75 cm/s Habitats dominants Galets + blocs Hélophytes Conditions stationnelles sur la station S3. Berges piétinées et abreuvoir à bovins sur la station. Nombreux substrats colmatés.

86 Rapport d essai : Protocole d échantillonnage Mag20 Hydroécorégion : HER 21 Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cours d'eau : Le Cousin Station : S3 «Aval étang de Champeau» Date du prélèvement : 19/09/2007 Vitesses superficielles V (cm/s) Code V Hauteurs (cm) Supports Code H Code H Bryophytes 9 Spermaphytes immergés 8 Eléments organiques grossiers (litières, Branchages, racines) Sédiments minéraux de grande taille 2,5 cm à 25 cm Granulats grossiers 0,25 cm à 2,5 cm Spermaphytes émergents 4 Sédiments fins +/- organiques "Vases" 0,1 mm Sables et limons < 0,25 cm 2 Surfaces naturelles et artificielles > 25 cm Algues vertes 0 ou à défaut, marne et argile La codification est celle du protocole MAG20. Les échantillons portent les numéros S-V-H qui correspondent respectivement aux codes supports prélevés (S), aux codes vitesses (V) et aux codes Hauteurs (H). Recouvrement du couple S-V-H : (1) accessoire 1%, (2) peu abondant <10%, (3) abondant 10 50%, (4) trés abondant >50%. En gras, les huit premiers prélèvement retenus pour le calcul de l indice IBGN et Cb2. L habitat benthique dominant sur la station est le couple S-V-H 652 (Sédiments minéraux de grande taille dans des vitesses de l ordre de 25 à 75 cm/s et une profondeur de 5 à 25 cm). 752 (1) 652 (3) 452 (2) 152 (3) 651 (2) 151 (2) 732 (1) 632 (3) 532 (2) 432 (2) 232 (1) 132 (2) 631 (2) 712 (1) 612 (2) 512 (1) 412 (1) 312 (1) 212 (1) 112 (1)

87 Rapport d'essai MAG20 : Liste faunistique stationnelle Hydroécorégion Bassin versant : Cour d'eau : HER 21 - Massif Central Nord LA CURE Le Cousin Station : S3 " Aval étang de Champeau " Date du prélèvement : 17/09/2007 Microhabitats couples substrat/vitesse/hauteur prélèvements IBGN prélèvements suppl. MAG 20 Code SVH Effectifs % recouvrement < Effectifs < < 1 < 1 Effectifs totaux INSECTES PLECOPTERES Choroperlidae g. Siphonoperla Perlodidae g. Isoperla TRICHOPTERES Hydropsychidae g. Hydropsyche Leptoceridae g. Athripsodes g. Mystacides g. Oecetis Limnephilidae Tr. Stenophylacini Polycentropodidae sp. Neureclipisis bimaculata Psychomyiidae g. Tinodes Rhyacophilidae g. Rhyacophila ODONATES Platycnemididae g. Platycnemis COLEOPTERES Elmidae sp. Dupophilus brevis g. Elmis g. Limnius g. Oulimnius Gyrinidae sp. Orectochilus villosus Hydraenidae g. Hydraena HETEROPTERES Gerridae g. Gerris Nepidae g. Nepa Vellidae DIPTERES Anthomyidae g. Limnophora Ceratopogonidae SF. Ceratopogoninae Chironomidae Tr. Chironomini Tr. Tanytarsini SF. Orthocladiinae SF. Tanypodinae Empididae SF. Hemerodromiinae Limoniidae g. Dicranota Simuliidae Tipulidae MEGALOPTERES Sialidae g. Sialis PLANIPENNES Sisyridae g Sisyra CRUSTACES AMPHIPODES Gammaridae g. Gammarus GASTEROPODES Lymnaeidae g. Radix Planorbiidae sp. Planorbarius corneus BIVALVES Sphaeriidae g. Pisidium g. Sphaerium VERS OLIGOCHETES Haplotaxidae g. Haplotaxis Lumbricidae Lumbriculidae

88 Rapport d'essai MAG20 : Liste faunistique stationnelle Hydroécorégion Bassin versant : Cour d'eau : HER 21 - Massif Central Nord LA CURE Le Cousin Station : S3 " Aval étang de Champeau " Date du prélèvement : 17/09/2007 Microhabitats couples substrat/vitesse/hauteur prélèvements IBGN prélèvements suppl. MAG 20 Code SVH Effectifs % recouvrement < Effectifs < < 1 < 1 Effectifs totaux Tubificidae Tubificidae SSC Tubificidae ASC TURBELLARIES TRICLADES Dugesiidae g. Dugesia NEMATHELMINTHES NEMATODES Mermithidae HYDRACARIENS HYDROZOAIRES Hydridae g. Hydra Evaluation de la qualité biologique selon l'ibgn Description de la structure taxonomique ( 8 prélèvements IBGN) Description de la structure taxonomique (12 prélèvements suppl. MAG 20) GFI 4 Effectifs Taxon indicateur Polycentropodidae Densité (ind/m 2 ) IBGN 12 Densité moyenne (ind/m 2 ) pondérée par le % de recouvrement Classe de variété 9 Variété taxonomique, selon IBGN Robustesse 12 Variété taxonomique totale Indice de shannon Equitabilité 1,76 2,18 0,94 1,62 2,50 1,28 1,91 1,48 1,77 1,82 1,06 1,86 2,22 1,21 1,18 1,36 1,69 0,96 1,18 1,43 1,66 2,12 1,96 0,39 0,46 0,25 0,39 0,67 0,31 0,52 0,40 0,33 0,45 0,28 0,50 0,58 0,30 0,27 0,33 0,41 0,23 0,29 0,36 0,42 0,41 0,36

89 Rapport d essai MAG 20 : Caractéristiques de la station Hydroécorégion HER 21 Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cours d'eau : Le Cousin Station : S5 «Etoule du Rupt» Date du prélèvement : 18/09/2007 Maître d œuvre : E.CO.G.E.A. Localisation géographique de la station Département : Côte d Or (21) Commune : Champeau en Morvan N INSEE de la commune : Altitude (Z) : 534 m Coordonnées Lambert II étendu (m) X = Coordonnées Lambert II étendu (m) Y = S5 Etat des eaux et dimensions de la station Longueur de la station (m) : 60 m Largeur du lit mouillé (m) : 2,5 m Faciès d écoulement : Radiers, plats courants, plats profonds. Hydrologie : Débit supérieur à celui d étiage, stabilisé depuis 15 jours. Couleur de l eau : Teintée. Environnement Rive Gauche Rive Droite Occupation des sols : Bois «Résineux» Bois «Résineux» Végétation rivulaire : Arborée (Aulnes) Arborée (Aulnes) Morphologie des berges : Naturelle, pente douce Naturelle, pente douce Couvert végétal : Fort Recouvrement des mésohabitats Accessoire ( 1%) Peu abondant (<10%) Abondant (10-50%) Très abondant (>50%) Sédiments +/- organiques Sables Racines Galets, petits blocs Bryophytes Gros blocs

90 Rapport d essai MAG 20 : Illustration de la station Couvert végétal fort Vitesse dominante 25 cm/s à 75 cm/s Habitats dominants Racines Galets + blocs Conditions stationnelles sur la station S5.

91 Rapport d essai : Protocole d échantillonnage Mag20 Hydroécorégion : HER 21 Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cours d'eau : Le Cousin Station : S5 «Etoule du Rupt» Date du prélèvement : 18/09/2007 Vitesses superficielles V (cm/s) Code V Hauteurs (cm) Code H Supports Code H Bryophytes (1) Spermaphytes immergés 8 Eléments organiques grossiers (litières, Branchages, racines) (1) 753 (1) 752 (2) 732 (2) 712 (1) Sédiments minéraux de grande taille 2,5 cm à 25 cm (2) 653 (3) 652 (3) 633 (2) 632 (3) 613 (1) 612 (2) Granulats grossiers 0,25 cm à 2,5 cm 5 Spermaphytes émergents 4 Sédiments fins +/- organiques "Vases" 0,1 mm Sables et limons < 0,25 cm 2 Surfaces naturelles et artificielles > 25 cm 3 1 Algues vertes 0 ou à défaut, marne et argile La codification est celle du protocole MAG20. Les échantillons portent les numéros S-V-H qui correspondent respectivement aux codes supports prélevés (S), aux codes vitesses (V) et aux codes Hauteurs (H). Recouvrement du couple S-V-H : (1) accessoire 1%, (2) peu abondant <10%, (3) abondant 10 50%, (4) trés abondant >50%. En gras, les huit premiers prélèvement retenus pour le calcul de l indice IBGN et Cb2. L habitat benthique dominant sur la station est le couple S-V-H 652 (Sédiments minéraux de grande taille dans des vitesses de l ordre de 25 à 75 cm/s et une profondeur de 5 à 25 cm). 142 (1) 152 (3) 232 (2) 132 (2) 312 (1) 212 (1) 112 (1)

92 Rapport d'essai MAG20: Liste faunistique stationnelle Hydroécorégion HER 21 - Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cour d'eau : Le Cousin Station : S5 "Etoule du Rupt" Date du prélèvement : 18/09/2007 Microhabitats couples substrat/vitesse/hauteur prélèvements IBGN prélèvements suppl. MAG 20 Code SVH % recouvrement < 1 Effectifs < Effectifs Effectifs totaux INSECTES PLECOPTERES Leuctridae g. Leuctra Nemouridae g. Protonemura g. Nemoura Perlodidae g. Isoperla TRICHOPTERES Brachycentridae g. Micrasema Hydropsychidae g. Hydropsyche sp. Cheumatopsyche lepida Lepidostomatidae sp. Lepidostoma hirtum Leptoceridae g. Athripsodes g. Mystacides g. Oecetis Limnephilidae Tr. Stenophylacini Rhyacophilidae g. Rhyacophila Polycentropodidae g. Polycentropus sp.neureclipsis bimaculata Psychomyiidae g. Lype EPHEMEROPTERES Baetidae g. Baetis Heptageniidae g. Ecdyonurus g. Epeorus Leptophlebiidae g. Paraleptophlebia ODONATES Calopterygidae g. Calopteryx Gomphidae g. Gomphus g. Onychogomphus COLEOPTERES Elmidae sp. Dupophilus brevis g. Elmis g. Oulimnius g. Limnius Hydraenidae g. Hydraena Gyrinidae sp. Orectochilus villosus HETEROPTERES Aphelocheiridae sp. Aphelocheirus aestivalis DIPTERES Athericidae g. Atherix g. Atrichops Ceratopogonidae SF. Ceratopogoninae Chironomidae Tr. Tanytarsini SF. Orthocladiinae SF. Tanypodinae Empididae SF. Hemerodromiinae Limoniidae g. Dicranota Simuliidae CRUSTACES AMPHIPODES Gammaridae g. Gammarus DECAPODES Cambaridae sp. Orconectes limosus MOLLUSQUES GASTEROPODES Ancylidae sp. Ancylus fluviatilis

93 Rapport d'essai MAG20: Liste faunistique stationnelle Hydroécorégion HER 21 - Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cour d'eau : Le Cousin Station : S5 "Etoule du Rupt" Date du prélèvement : 18/09/2007 Microhabitats couples substrat/vitesse/hauteur prélèvements IBGN prélèvements suppl. MAG 20 Code SVH % recouvrement < 1 Effectifs < Effectifs Effectifs totaux Lymnaeidae g. Radix Planorbidae sp. Planorbarius corneus BIVALVES Sphaeriidae g. Pisidium VERS OLIGOCHETES Lumbricidae Lumbriculidae Naididae Tubificidae TURBELLARIES TRICLADES Dugesiidae g. Dugesia BRYOZOAIRES ECTOPROCTES NEMATHELMINTHES NEMATODES Mermithidae HYDRACARIENS Evaluation de la qualité biologique selon l'ibgn Description de la structure taxonomique ( 8 prélèvements IBGN) Description de la structure taxonomique (12 prélèvements suppl. MAG 20) GFI 8 Effectifs Taxon indicateur Brachycentridae Densité (ind/m 2 ) IBGN 17 Densité moyenne (ind/m 2 ) pondérée par le % de recouvrement Classe de variété 10 Variété taxonomique, selon IBGN Robustesse 16 Variété taxonomique totale Indice de shannon Equitabilité 3,30 2,11 2,54 3,05 3,35 2,32 2,65 3,71 3,87 2,71 2,27 1,63 1,45 3,12 2,47 2,30 3,27 2,98 3,09 3,36 3,46 3,28 3,54 0,70 0,47 0,52 0,88 0,82 0,65 0,54 0,72 0,70 0,57 0,53 0,37 0,33 0,64 0,52 0,49 0,72 0,63 0,67 0,69 0,80 0,59 0,62

94 Rapport d essai MAG 20 : Caractéristiques de la station Hydroécorégion HER 21 Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cours d'eau : Le Cousin Station : S8 «Moulin des Pierres» Date du prélèvement : 18/09/2007 Maître d œuvre : E.CO.G.E.A. Localisation géographique de la station Département : Nièvre (58) Commune : Saint-Agnan N INSEE de la commune : Altitude (Z) : 523 m Coordonnées Lambert II étendu (m) X = Coordonnées Lambert II étendu (m) Y = S8 Etat des eaux et dimensions de la station Longueur de la station (m) : 70 m Largeur du lit mouillé (m) : 3,5 m Faciès d écoulement : Radiers, plats courants, plats profonds. Hydrologie : Débit supérieur à celui d étiage, stabilisé depuis 15 jours. Couleur de l eau : Teintée. Environnement Rive Gauche Rive Droite Occupation des sols : Taillis (arbustes) Bois mixte (feuillus + résineux) Végétation rivulaire : Arborée (Aulnes) Arborée (Aulnes) Morphologie des berges : Naturelle, pente douce Naturelle, pente douce Couvert végétal : Fort Recouvrement des mésohabitats Accessoire ( 1%) Peu abondant (<10%) Abondant (10-50%) Très abondant (>50%) Sédiments +/- organiques Racines Bryophytes Galets, petits blocs Branchages, litières Gros blocs Graviers - petits galets Sables

95 Rapport d essai MAG 20 : Illustration de la station Couvert végétal fort Vitesse dominante 25 à 75 cm/s Habitats dominants Bryophytes Galets + blocs Sables Conditions stationnelles sur la station S8.

96 Rapport d essai : Protocole d échantillonnage Mag20 Hydroécorégion : HER 21 Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cours d'eau : Le Cousin Station : S8 «Moulin des Pierres» Date du prélèvement : 18/09/2007 Vitesses superficielles V (cm/s) Code V Hauteurs (cm) Code H Supports Code H Bryophytes (3) 932 (2) 912 (2) Spermaphytes immergés 8 Eléments organiques grossiers (litières, Branchages, racines) (1) 732 (1) 713 (1) Sédiments minéraux de grande taille 2,5 cm à 25 cm (2) 652 (3) 633 (2) 632 (3) 613 (2) Granulats grossiers 0,25 cm à 2,5 cm (2) 533 (2) Spermaphytes émergents 4 Sédiments fins +/- organiques "Vases" 0,1 mm Sables et limons < 0,25 cm 2 Surfaces naturelles et artificielles > 25 cm 3 1 Algues vertes 0 ou à défaut, marne et argile La codification est celle du protocole MAG20. Les échantillons portent les numéros S-V-H qui correspondent respectivement aux codes supports prélevés (S), aux codes vitesses (V) et aux codes Hauteurs (H). Recouvrement du couple S-V-H : (1) accessoire 1%, (2) peu abondant <10%, (3) abondant 10 50%, (4) trés abondant >50%. En gras, les huit premiers prélèvement retenus pour le calcul de l indice IBGN et Cb2. L habitat benthique dominant sur la station est le couple S-V-H 652 (Sédiments minéraux de grande taille dans des vitesses de l ordre de 25 à 75 cm/s et une profondeur de 5 à 25 cm). 153 (2) 152 (3) 133 (2) 232 (2) 213 (2) 312 (1) 112 (2)

97 Rapport d'essai MAG20: Liste faunistique stationnelle Hydroécorégion Bassin versant : Cours d'eau : Station : HER 21 - Massif Central Nord L'YONNE Le Cousin S8 "Moulin des Pierres" Date du prélèvement : 18/09/2007 Microhabitats couples substrat/vitesse/hauteur prélèvements IBGN prélèvements suppl. MAG 20 Code SVH % recouvrement < 1 Effectifs < 1 < 1 Effectifs Effectifs totaux INSECTES PLECOPTERES Choroperlidae g. Siphonoperla Leuctridae g. Leuctra Nemouridae g. Nemoura g. Protonemura Perlodidae g. Perlodes TRICHOPTERES Brachycentridae g. Brachycentrus g. Micrasema Hydropsychidae sp. Cheumatopsyche lepida g. Hydropsyche Hydroptilidae larvule indéterminée g. Ithytrichia Lepidostomatidae sp. Lepidostoma hirtum Leptoceridae g. Adicella g. Athripsodes g. Mystacides g. Oecetis Limnephilidae Tr. Stenophylacini g. Halesus Polycentropodidae g. Holocentropus g. Polycentropus Psychomyiidae g. Lype sp. Psychomyia pusilla Rhyacophilidae g. Rhyacophila Sericostomatidae g. Sericostoma EPHEMEROPTERES Baetidae g. Baetis Ephemerellidae sp. Serratella ignita Ephemeridae sp. Ephemera danica Heptageniidae g. Ecdyonurus g. Epeorus g. Rhytrogena Leptophlebiidae g. Paraleptophlebia ODONATES Calopterygidae g. Calopteryx Cordulegasteridae g. Cordulegaster Gomphidae g. Gomphus COLEOPTERES Dytiscidae sp. Platambus maculatus SF. Hydroporinae Elmidae sp. Dupophilus brevis g. Elmis g. Limnius g. Oulimnius g. Riolus 1 1 1

98 Rapport d'essai MAG20: Liste faunistique stationnelle Hydroécorégion Bassin versant : Cours d'eau : HER 21 - Massif Central Nord L'YONNE Le Cousin Station : S8 "Moulin des Pierres" Date du prélèvement : 18/09/2007 Microhabitats couples substrat/vitesse/hauteur prélèvements IBGN prélèvements suppl. MAG 20 Code SVH Effectifs % recouvrement < 1 Effectifs < 1 < 1 Effectifs totaux Gyrinidae sp. Orectochilus villosus Hydraenidae g. Hydraena Scirtidae HETEROPTERES Aphelocheiridae sp. Aphelocheirus aestivalis Gerridae g. Gerris Vellidae DIPTERES Athericidae g. Atherix g. Atrichops Ceratopogonidae SF. Ceratopogoninae Chironomidae Tr. Chironomini Tr. Tanytarsini SF. Orthocladiinae SF. Tanypodinae Empididae SF. Hemerodromiinae Limoniidae g. Dicranota Psychodidae Simuliidae MOLLUSQUES GASTEROPODES Ancylidae sp. Ancylus fluviatilis BIVALVES Sphaeriidae g. Pisidium VERS OLIGOCHETES Lumbricidae Lumbriculidae Naididae Tubificidae Tubificidae ASC TURBELLARIES TRICLADES Dugesiidae g. Dugesia NEMATHELMINTHES NEMATODES Mermithidae BRYOZOAIRES ECTOPROCTES HYDRACARIENS Evaluation de la qualité biologique selon l'ibgn Description de la structure taxonomique ( 8 prélèvements IBGN) Description de la structure taxonomique (12 prélèvements suppl. MAG 20) GFI 9 Effectifs Taxon indicateur Chloroperlidae Densité (ind/m 2 ) IBGN 20 Densité moyenne (ind/m 2 ) pondérée par le % de recouvrement Classe de variété 12 Variété taxonomique, selon IBGN Robustesse 19 Variété taxonomique totale Indice de shannon Equitabilité 3,69 3,87 3,66 2,50 3,62 3,28 3,09 3,51 4,07 3,44 2,83 2,64 3,43 3,28 3,16 1,99 3,15 3,10 3,93 3,70 3,65 3,86 4,06 0,71 0,76 0,78 0,54 0,76 0,67 0,70 0,69 0,69 0,72 0,61 0,55 0,70 0,68 0,65 0,51 0,74 0,64 0,78 0,73 0,77 0,65 0,67

99 Rapport d essai MAG 20 : Caractéristiques de la station Hydroécorégion HER 21 Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cours d'eau : Le Ruisseau de Chaillou Station : CHA «Eschamps» Date du prélèvement : 19/09/2007 Maître d œuvre : E.CO.G.E.A. Localisation géographique de la station Département : Côte d Or (21) Commune : Champeau en Morvan N INSEE de la commune : Altitude (Z) : 544 m Coordonnées Lambert II étendu (m) X = Coordonnées Lambert II étendu (m) Y = CHA Etat des eaux et dimensions de la station Longueur de la station (m) : 30 m Largeur du lit mouillé (m) : 1,4 m Faciès d écoulement : Radiers, plats courants, plats profonds. Hydrologie : Débit supérieur à celui d étiage, stabilisé depuis 15 jours. Couleur de l eau : Teintée. Environnement Rive Gauche Rive Droite Occupation des sols : Pâtures humides Pâtures humides Végétation rivulaire : Herbacée (Hélophytes) Herbacée (Hélophytes) Morphologie des berges : Naturelle, piétinée, pente douce Naturelle, piétinée, pente douce Couvert végétal : Faible Recouvrement des mésohabitats Accessoire ( 1%) Peu abondant (<10%) Abondant (10-50%) Très abondant (>50%) Racines Sédiments +/- organiques Sables, limons Gros blocs Spermaphytes immergés Spermaphytes émergents Galets, petits blocs Graviers - petits galets

100 Rapport d essai MAG 20 : Illustration de la station Couvert végétal faible Vitesse dominante 5 cm/s à 25 cm/s Embacles Habitats accessoires Habitats dominants Hélophytes Galets + blocs Sables et limons + spermaphytes Conditions stationnelles sur la station CHA. Présence d abreuvoir et berges piétinées par les bovins.

101 Rapport d essai : Protocole d échantillonnage Mag20 Hydroécorégion : HER 21 Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cours d'eau : Le Ruisseau de Chaillou Station : CHA «Eschamps» Date du prélèvement : 19/09/2007 Vitesses superficielles V (cm/s) Code V Hauteurs (cm) Supports Code H Code H Bryophytes 9 Spermaphytes immergés (Potamots, renoncules) Eléments organiques grossiers (litières, Branchages, racines) Sédiments minéraux de grande taille 2,5 cm à 25 cm Granulats grossiers 0,25 cm à 2,5 cm Spermaphytes émergents 4 Sédiments fins +/- organiques "Vases" 0,1 mm Sables et limons < 0,25 cm 2 Surfaces naturelles et artificielles > 25 cm Algues vertes 0 ou à défaut, marne et argile La codification est celle du protocole MAG20. Les échantillons portent les numéros S-V-H qui correspondent respectivement aux codes supports prélevés (S), aux codes vitesses (V) et aux codes Hauteurs (H). Recouvrement du couple S-V-H : (1) accessoire 1%, (2) peu abondant <10%, (3) abondant 10 50%, (4) trés abondant >50%. En gras, les huit premiers prélèvement retenus pour le calcul de l indice IBGN et Cb2. L habitat benthique dominant sur la station est le couple S-V-H 232 (Sables et limons dans des vitesses de l ordre de 5 à 25 cm/s et une profondeur de 5 à 25 cm). 852 (1) 652 (2) 552 (2) 452 (2) 252 (2) 152 (1) 433 (3) 233 (2) 133 (1) 832 (2) 732 (1) 632 (1) 532 (2) 232 (3) 213 (2) 852 (1) 712 (1) 612 (1) 412 (2) 312 (2)

102 Rapport d'essai MAG20: Liste faunistique stationnelle Hydroécorégion HER 21 - Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cour d'eau : Le Ruisseau de Chaillou Station : CHA "Eschamps" Date du prélèvement : 19/09/2007 Microhabitats couples substrat/vitesse/hauteur prélèvements IBGN prélèvements suppl. MAG 20 Code SVH Effectifs % recouvrement <1 Effectifs <1 2 5 Effectifs totaux INSECTES PLECOPTERES Leuctridae g. Leuctra Nemouridae g. Nemoura g. Protonemura Perlodidae g. Isoperla g. Perlodes TRICHOPTERES Goeridae g. Silo Hydropsychidae g. Hydropsyche Hydroptilidae g. Oxyethira g. Hydroptila Leptoceridae g. Athripsodes g. Mystacides g. Oecetis Polycentropodidae sp. Neureclipisis bimaculata Psychomyiidae g. Lype g. Tinodes Sericostomatidae g. Sericostoma EPHEMEROPTERES Baetidae g. Baetis Ephemerellidae sp. Serratella ignita Ephemeridae sp. Ephemera danica Leptophlebiidae g. Paraleptophlebia ODONATES Calopterygidae g. Calopteryx Coenagrionidae g. Coenagrion Gomphidae g. Gomphus g. Onychogomphus Libellulidae g. Libellula Platycnemididae g. Platycnemis COLEOPTERES Dryopidae g. Dryops Dytiscidae sp. Platambus maculatus Elmidae sp. Dupophilus brevis g. Elmis g. Limnius g. Oulimnius Hydraenidae g. Hydraena HETEROPTERES Aphelocheiridae sp. Aphelocheirus aestivalis Corixidae g. Micronecta Gerridae g. Gerris DIPTERES Athericidae g. Atrichops Ceratopogonidae SF. Ceratopogoninae Chironomidae Tr. Chironomini Tr. Tanytarsini SF. Orthocladiinae SF. Tanypodinae

103 Rapport d'essai MAG20: Liste faunistique stationnelle Hydroécorégion HER 21 - Massif Central Nord Bassin versant : LA CURE Cour d'eau : Le Ruisseau de Chaillou Station : CHA "Eschamps" Date du prélèvement : 19/09/2007 Microhabitats couples substrat/vitesse/hauteur prélèvements IBGN prélèvements suppl. MAG 20 Code SVH % recouvrement <1 Effectifs <1 2 5 Effectifs Effectifs totaux Empididae SF. Hemerodromiinae Limoniidae g. Dicranota Simuliidae Tabanidae MEGALOPTERES Sialidae g. Sialis CRUSTACES AMPHIPODES Gammaridae g. Gammarus DECAPODES Cambaridae sp. Orconectes limosus ISOPODES Asellidae g. Proasellus MOLLUSQUES GASTEROPODES Lymnaeidae g. Radix Planorbidae sp. Planorbarius corneus BIVALVES Sphaeriidae g. Pisidium VERS OLIGOCHETES Lumbricidae Lumbriculidae Naididae Tubificidae TURBELLARIES TRICLADES Dugesiidae g. Dugesia NEMATHELMINTHES NEMATODES Mermithidae HYDRACARIENS Evaluation de la qualité biologique selon l'ibgn Description de la structure taxonomique ( 8 prélèvements IBGN) Description de la structure taxonomique (12 prélèvements suppl. MAG 20) GFI 9 Effectifs Taxon indicateur Perlodidae Densité (ind/m 2 ) IBGN 19 Densité moyenne (ind/m 2 ) pondérée par le % de recouvrement Classe de variété 11 Variété taxonomique, selon IBGN Robustesse 17 Variété taxonomique totale Indice de shannon Equitabilité 3,25 2,55 3,13 3,97 2,07 2,45 3,61 3,30 3,74 3,23 3,29 2,61 2,16 2,84 3,09 3,61 3,62 3,46 3,38 3,36 1,91 3,80 3,79 0,64 0,67 0,65 0,84 0,47 0,53 0,72 0,65 0,62 0,66 0,75 0,50 0,53 0,62 0,64 0,79 0,75 0,76 0,70 0,65 0,38 0,60 0,59

104 ANNEXE 3 : Liste faunistique récapitulative Mag20

105 Annexe 3 : Listes faunistiques récapitulatives de la biocénose de macroinvertébrés benthiques du Cousin et du ruisseau de Chaillou - été 2007 Rau. du Cousin Rau. de Chaillou S2 S3 S5 S8 CHA 19/09/07 17/09/07 18/09/07 18/09/07 19/09/07 Mag20 Mag20 Mag20 Mag20 Mag20 Secteur d'étude Effectifs totaux Effectifs totaux Effectifs totaux Effectifs totaux Effectifs totaux Effectifs totaux INSECTES PLECOPTERES Chloroperlidae g. Siphonoperla Leuctridae g. Leuctra Nemouridae g. Nemoura g. Protonemura Perlodidae g. Isoperla g. Perlodes TRICHOPTERES Brachycentridae g. Brachycentrus g. Micrasema Goeridae g. Silo Hydropsychidae sp. Cheumatopsyche lepida g. Hydropsyche Hydroptilidae g. Hydroptila 1 1 g. Ithytrichia 1 1 g. Oxyethira Lepidostomatidae sp. Lepidostoma hirtum Leptoceridae g. Adicella g. Athripsodes g. Oecetis g. Mystacides Limnephilidae g. Halesus 1 1 tr. Stenophylacini Odontoceridae sp. Odontocerum albicorne 2 2 Polycentropodidae g. Holocentropus 1 1 g. Plectrocnemia 1 1 g. Polycentropus sp. Neureclipisis bimaculata Psychomyiidae g. Lype sp. Psychomyia pusilla 2 2 g. Tinodes Rhyacophilidae g. Rhyacophila Sericostomatidae g. Sericostoma EPHEMEROPTERES Baetidae g. Baetis sp. Centroptilum luteolum 2 2 Caenidae g. Caenis 2 2 Ephemerellidae sp. Seratella ignita Ephemeridae sp. Ephemera danica Heptageniidae g. Ecdyonurus g. Epeorus g. Rhytrogena 2 2 Leptophlebiidae g. Habrophlebia 7 7 g. Paraleptophlebia sp. Thraulus bellus 1 1 ODONATES Calopterygidae g. Calopteryx Coenagrionidae g. Coenagrion 1 1 Cordulegasteridae g. Cordulegaster 1 1 Gomphidae g. Gomphus g. Onychogomphus Libellulidae g. Libellula Platycnemididae g. Platycnemis COLEOPTERES Dryopidae g. Dryops Dytiscidae SF. Hydroporinae 1 1 g. Laccophilus 1 1 sp. Platambus macutatus Elmidae sp. Dupophilus brevis g. Elmis g. Limnius g. Oulimnius g. Riolus Gyrinidae sp. Orectochilus villosus Hydraenidae g. Hydraena Scirtidae 1 1 HETEROPTERES Aphelocheiridae sp. Aphelocheirus aestivalis Corixidae g. Micronecta 3 3 Gerridae g. Gerris Hydrometridae g. Hydrometra 1 1 Nepidae g. Nepa 4 4 Pleidae g. Plea 1 1 Veliidae DIPTERES Anthomyidae g. Limnophora Athericidae g. Atherix g. Atrichops Ceratopogonidae SF. Ceratopogoninae Chironomidae tr. Chironomini tr. Tanytarsini SF. Orthocladiinae SF. Tanypodinae Empididae SF. Clinocerinae 3 3 SF. Hemerodrominae Limoniidae g. Dicranota tr. Hexatomini Psychodidae Simuliidae Tabanidae Tipulidae 2 2 MEGALOPTERES Sialidae g. Sialis PLANIPENNES Sysiridae g. Sisyra 1 1 CRUSTACES AMPHIPODES Gammaridae g. Gammarus ISOPODES Asellidae g. Proasellus DECAPODES Cambaridae sp. Orconectes limosus MOLLUSQUES GASTEROPODES Ancylidae sp. Ancylus fluviatilis Lymnaeidae g. Radix sp. Galba truncatula 1 1 Planorbiidae sp Planorbarius corneus Mag20

106 Annexe 3 : Listes faunistiques récapitulatives de la biocénose de macroinvertébrés benthiques du Cousin et du ruisseau de Chaillou - été 2007 Rau. du Cousin Rau. de Chaillou S2 S3 S5 S8 CHA 19/09/07 17/09/07 18/09/07 18/09/07 19/09/07 Mag20 Mag20 Mag20 Mag20 Mag20 Secteur d'étude Mag20 Effectifs totaux Effectifs totaux Effectifs totaux Effectifs totaux Effectifs totaux Effectifs totaux BIVALVES Sphaeriidae g. Pisidium g. Sphaerium 1 1 VERS OLIGOCHETES Haplotaxidae g. Haplotaxis Lumbricidae Lumbriculidae Naididae Tubificidae Tubificidae SSC Tubificidae ASC ACHETES Erpobdellidae g. Erpobdella Glossiphoniidae g. Glossiphonia 1 1 sp. Helobdella stagnalis 2 2 TURBELLARIES TRICLADES Dugesiidae g. Dugesia NEMATHELMINTHES NEMATODES Mermithidae BRYOZOAIRES ECTOPROCTES HYDRACARIENS HYDROZOAIRES Hydridae Effectifs Densité moyenne (ind/m 2 ) pondérée par le % de recouvrement Variété taxonomique, selon IBGN Variété taxonomique totale

107 ANNEXE 4 : Synthèse des principaux résultats Mag20

108 Annexe 4 : Synthèse de l'analyse de la biocénose de macroinvertébrés benthiques du Cousin et du ruisseau de Chaillou - été 2007 S2 Moulin Morin S3 Aval étang Champeau CHA Eschamps S5 Etoule du Rupt S8 Moulin des Pierres 19/09/2007 Evaluation de la qualité biologique selon l'ibgn sur les 8 prélèvements de la norme 17/09/ /09/ / / Groupe Faunistique Indicateur (GFI) Taxon indicateur Classe de variété Variété taxonomique Note IBGN (/20) Robustesse 9 F. Chloroperlidae (g. Siphonoperla) F. Polycentropodidae ( sp. Neureclipsis bimaculata) F. Perlodidae (g. Isoperla et g. Perlodes) F. Brachycentridae (g. Micrasema) F. Chloroperlidae (g. Siphonoperla) Evaluation de l'aptitude biogène selon le Cb2 sur les 8 prélèvements de la norme Variété taxonomique Indice variété Iv Nombre des taxons indicateurs Nombre de taxons indicateurs retenus Taxons indicateurs 46 10, Chloroperlidae , Polycentropodidae , Perlodidae , Brachycentridae , Chloroperlidae 9 Perlodidae 9 Psychomyiidae 4 Sericostomatidae 7 Lepidostomatidae 7 Brachycentridae 8 Goeridae 8 Rhyacophilidae 4 Ephemeridae 7 Heptageniidae 7 Lepidostomatidae 7 Lepidostomatidae 7 Elmidae 2 Leuctridae 6 Empididae 7 Sericostomatidae 7 Sericostomatidae 7 Nemouridae 6 Leuctridae 6 Ephemeridae 7 Ephemeridae 7 Hydroptilidae 6 Nemouridae 6 Heptageneiidae 7 Heptageniidae 7 Polycentropodidae 6 Polycentropodidae 6 Empididae 7 Empididae 7 Leuctridae 6 Leuctridae 6 Indice nature In Iv + In +/- 0,25 Note Cb2 (/20) 9,0 19,1 19,1 7,0 13,6 13,6 8,1 16,7 16,7 8,1 15,8 15,8 8,8 17,8 17,8 Capacité de la station à héberger une faune benthique diversifieé N hospitalité globale de la station H couple SV dominant sur la station H' couple SV le plus élevé sur la station Coeff. morphodynamique (/20) , , , , ,8 Structure des peuplements d'invertébrés benthiques selon l'ibgn selon Mag20 selon l'ibgn selon Mag20 selon l'ibgn selon Mag20 selon l'ibgn selon Mag20 selon l'ibgn selon Mag20 Effectif Densité moy. (ind./m 2 ) pondérée par le % de recouvrement Richesse familiale Richesse générique Indice de Shannon (H) 4,17 4,16 1,77 1,96 3,74 3,79 3,87 3,54 4,07 4,06 Equitabilité (E) 0,69 0,65 0,33 0,36 0,62 0,59 0,70 0,62 0,69 0,67 Diversité EPTC (Ephéméroptères, Plécoptères, Trichoptères, Coléoptères) selon l'ibgn selon Mag20 selon l'ibgn selon Mag20 selon l'ibgn selon Mag20 selon l'ibgn selon Mag20 selon l'ibgn selon Mag20 Richesse générique EPTC Richesse famille EPTC Rapport richesse g. EPTC / richesse tot. 0,54 0,50 0,33 0,35 0,47 0,44 0,51 0,49 0,55 0,59 Densité EPTC (ind. m 2 ) pondérée par le % de recouvrement Rapport abondance EPTC / abondance moy. tot. 0,47 0,52 0,03 0,03 0,37 0,33 0,31 0,28 0,61 0,58

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