INSTITUT DE FORMATION EN SOINS INFIRMIER DE TOULON/HYERES



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7 INSTITUT DE FORMATION EN SOINS INFIRMIER DE TOULON/HYERES Module optionnel sur les médecines complémentaires LEBLANC Christelle, CLOGIER Cécile, THEOPHOLE Marc, BAYERON J Pierre, CHENIGUER Naguib, GILIS Erwan, COSENTINO David. Module optionnel sur les médecines complémentaires..

8 S ommaire Organisation du travail --------------------------------------------- 1 Motivations ------------------------------------------------------------ 2 Synthèse des interventions de M. VILLEMAIN -------------- 3 1. Etude des limites de la profession ---------------------------- 3 2. Les cinq écoles reconnues ------------------------------------- 4 3. Le travail de l ostéopathe -------------------------------------- 4 4. Petites applications pratiques ---------------------------------- 4 Introduction ----------------------------------------------------------- 5 Historique -------------------------------------------------------------- 7 1. Andrew Taylor Still, le fondateur ----------------------------- 7 2. John Martin Littlejohn, le continuateur ----------------------- 8 3. William Garner Sutherland, le novateur ---------------------- 9 Philosophie et concept ------------------------------------------------ 11 Les principes fondamentaux de l ostéopathie ------------------- 12 1. Unité de fonction du corps humain ---------------------------- 12 2. Autodéfense, autorégulation et auto guérison --------------- 12 3. interdépendance structure/fonction et fonction/structure --- 12 Le diagnostic ----------------------------------------------------------- 13 1. Les tests de mobilité -------------------------------------------- 13 2. Les tests de motilité --------------------------------------------- 14 Les indications --------------------------------------------------------- 15 Les contre-indications ------------------------------------------------ 18 Les grandes dates de l ostéopathie -------------------------------- 20 Le texte de loi ---------------------------------------------------------- 22 Lexique ostéopathique ----------------------------------------------- 23 Conclusion -------------------------------------------------------------- 26 Bibliographie ----------------------------------------------------------- 27 LEBLANC Christelle, CLOGIER Cécile, THEOPHOLE Marc, BAYERON J Pierre, CHENIGUER Naguib, GILIS Erwan, COSENTINO David. Module optionnel sur les médecines complémentaires..

9 Organisation du travail Prise de contact et rendez-vous avec M. VILLEMAIN Guy. Recherches à la bibliothèque de l école faites par Naguib aidé par la bibliothécaire Annick. Recherches à la médiathèque de La Garde faites par Cécile et Erwan. Recherches sur Internet faites par Christelle, Marc, J Pierre et David. Mise en commun de nos recherches à l école de La Garde. Synthèse des cours et interventions de M. VILLEMAIN Guy élaborées par Cécile. Mise en forme du projet final sur l outil informatique effectuée par Marc et David. LEBLANC Christelle, CLOGIER Cécile, THEOPHOLE Marc, BAYERON J Pierre, CHENIGUER Naguib, GILIS Erwan, COSENTINO David. Module optionnel sur les médecines complémentaires..

10 Motivations Ayant bénéficié d une première approche clinique de l ostéopathie, nous nous saisissons de l opportunité offerte par le module optionnel, pour approfondir nos connaissances, tant sur le plan philosophique, théorique que pratique afin d en avoir une vision plus globale et d en faire profiter, ceux pour qui cette discipline est jusqu alors peu ou pas connue. Tout cela dans un souci de tolérance et d ouverture, afin d agrandir le champ pluridisciplinaire des thérapeutiques toutes complémentaires qui nous sont accessibles aujourd hui et de pouvoir répondre aux interrogations et demandes des patients à la recherche d autres voies les guidant vers le chemin de la guérison. LEBLANC Christelle, CLOGIER Cécile, THEOPHOLE Marc, BAYERON J Pierre, CHENIGUER Naguib, GILIS Erwan, COSENTINO David. Module optionnel sur les médecines complémentaires..

11 S ynthèse des interventions de M. VILLEMAIN L ostéopathie est une discipline basée sur l harmonie du corps. On cherche à obtenir un équilibre de vie, synonyme d une bonne santé. De sa racine Latine ostéo, ostéopathie signifie pathologie des tissus mous. Fondée par Andrew Taylor Still, l ostéopathie est reconnue depuis 1985. Une loi récente du 19 février 2002 la définit mieux en déclarant : «ne peuvent pratiquer l ostéopathie que les ostéopathes diplômés d ostéopathie (D.O) sortant d une école dépendant de la Collégiale Académie». 1. Etude et limites de la profession : Six ans sont nécessaires dans une école dépendant de la Collégiale Académie. Au programme : Anatomie (biomécanique, anatomie musculo-squelettique, viscérale, crânienne) Sémiologie et diagnostic différentiel Physique, chimie Statistiques Anglais (un mémoire devra être présenté en fin de cursus en français et en anglais) Clinique Anatomie pratique LEBLANC Christelle, CLOGIER Cécile, THEOPHOLE Marc, BAYERON J Pierre, CHENIGUER Naguib, GILIS Erwan, COSENTINO David. Module optionnel sur les médecines complémentaires..

Apprentissage pratique des techniques musculaires 12 Ces matières seront validées par des examens théoriques et pratiques. 2. Les cinq écoles reconnues sont : Quatre écoles agrées par la Collégiale Académie : groupe FAC supérieures d ostéopathies du Mans, de Nice, de Tours et de Paris. Un Collège Ostéopathique Français (C.O.F) à Paris. 3. Le travail de l ostéopathe : Une fois le diplôme d ostéopathie obtenu, l étudiant et futur professionnel s inscrit au registre des ostéopathes de France. Une fois enregistré, il devra se rayer de son ancienne profession. L ostéopathe fait un diagnostic de mobilité harmonieuse en quantité et en qualité de mouvement. Nous mettrons l accent sur l importance du diagnostic différentiel, car le praticien ne doit pas intervenir dans toutes les pathologies. Il doit les reconnaître et dans le cas d une lésion structurelle, il doit orienter le patient vers un autre spécialiste. L ostéopathe sera amené à traiter diverses pathologies (appendiculaires, viscérales, neurologiques, crâniennes, vertébrales, musculo-squelettiques, obstétriques, ). L examen portera sur un interrogatoire minutieux du patient (antécédents, fractures, chirurgie, traitements, activité professionnelle et sportive, si il est droitier ou gaucher, ). 4. Petites applications pratiques : Equilibre du bassin et de l iliaque Ecoute crânienne LEBLANC Christelle, CLOGIER Cécile, THEOPHOLE Marc, BAYERON J Pierre, CHENIGUER Naguib, GILIS Erwan, COSENTINO David. Module optionnel sur les médecines complémentaires..

13 Introduction Citation de Viola FRYMANN : «Moi le praticien, je ne peux guérir la plus simple des blessures, mais je peux nettoyer la plaie et enlever les débris, en rapprocher les bords et empêcher la contamination. Je ne peux guérir la fracture, mais en rétablissant la relation anatomique normale et en la protégeant des mouvements traumatisants, je procure à la fracture les meilleures conditions pour les processus de réparation. Il peut être nécessaire d enlever une tumeur ou un calcul ou quelque autre entité pathologique, mais une fois cela fait, le chirurgien doit se fier à son invisible allié chez le patient, pour mettre en œuvre les processus de guérison.» Définition de l Ostéopathie : L ostéopathie se fonde sur des sciences qui sont en constante évolution. Il est dés lors logique que la définition de l ostéopathie ait évolué au cours du temps. Actuellement, les praticiens de la médecine ostéopathique s accordent autour de la définition élaborée en 1987 lors de la «Convention Européenne d Ostéopathie» qui se tenait à Bruxelles grâce au concours du Professeur Pierre Cornillot, Président de l Université de Paris-Nord Bobigny : La médecine ostéopathique est une science, un art et une philosophie LEBLANC Christelle, CLOGIER Cécile, THEOPHOLE Marc, BAYERON J Pierre, CHENIGUER Naguib, GILIS Erwan, COSENTINO David. Module optionnel sur les médecines complémentaires..

14 des soins de santé, étayée par des connaissances scientifiques en évolution. Sa philosophie englobe le concept de l unité de la structure de l organisme vivant et de ses fonctions. Sa spécificité consiste à utiliser un mode thérapeutique qui vise à ré harmoniser les rapports de mobilité et de fluctuation des structures anatomiques. Son art consiste en l application de ses concepts à la pratique médicale dans toutes ses branches et spécialités. Sa science comprend notamment les connaissances comportementales, physiques et biologiques relatives au rétablissement et à la prévention de la maladie et au soulagement du malade. Les concepts Osthéopathiques mettent en évidence les principes suivants : Le corps, par un système d équilibre complexe, tend à l autorégulation et à l auto guérison face aux processus de la maladie. Le corps humain est une entité dans laquelle la structure et la fonction sont mutuellement et réciproquement interdépendantes. Un traitement rationnel est fondé sur cette philosophie et ses principes. Il favorise le concept Structure/ Fonction dans son approche diagnostique et thérapeutique par des moyens manuels. LEBLANC Christelle, CLOGIER Cécile, THEOPHOLE Marc, BAYERON J Pierre, CHENIGUER Naguib, GILIS Erwan, COSENTINO David. Module optionnel sur les médecines complémentaires..

15 Historique 1. Andrew Taylor Still, le fondateur L ostéopathie a été fondée par un médecin américain du siècle dernier : Andrew Taylor Still (1829-1917). Son père, le pasteur méthodiste, pratique également la médecine. Le jeune Andrew apprend donc comme on le fait à cette époque dans l Amérique des pionniers : en pratiquant avec son père, notamment auprès des indiens shawnee dont il a la charge. Au cours de la guerre de Sécession, il est marqué par son impuissance à soulager son semblable. A son retour,il découvre avec stupeur que dans les régions où les médecins sont moins nombreux, les enfants meurent moins. En 1865, il perd trois de ses enfants de méningite cérébro-spinale. Dès lors, il est obsédé par l idée de soigner plus efficacement et se plonge dans l étude intensive du corps humain, n hésitant pas à déterrer des corps des tumulus indiens pour en étudier l anatomie. Il se promène souvent avec un sac rempli d os, ce qui le fait passer pour un excentrique. En 1874, il vit une expérience déterminante, parvenant à guérir un enfant atteint de dysenterie en n utilisant que ses mains. Cette même année, il comprend tout à coup qu il est sur le point d élaborer une nouvelle approche médicale respectant les lois de la nature et de la vie et qui deviendra l ostéopathie. Jusqu en 1885, il exerce son art de manière itinérante et continue d apprendre et d engranger des expériences. Comme tout novateur, il rencontre de grandes difficultés et se heurte à l ostracisme de ses confrères médecins et du clergé. Comme il parvient à guérir de LEBLANC Christelle, CLOGIER Cécile, THEOPHOLE Marc, BAYERON J Pierre, CHENIGUER Naguib, GILIS Erwan, COSENTINO David. Module optionnel sur les médecines complémentaires..

16 nombreuses maladies, on le considère comme suppôt du diable. Il se forge malgré toute une renommée dépassant largement les frontières des états limitrophes et finit par être obnubilé par l idée de transmettre son savoir En 1892, il fonde le premier collège d ostéopathie à Kirksville dans le Missouri. Ses enfants et quelques proches sont ses premiers élèves. Entre 1892 et 1900, l ostéopathie connaît un essor particulièrement impressionnant. A partir de 1898, Still, vieillissant, se retire peu à peu de l enseignement et de la pratique ostéopathique pour écrire afin de transmettre son message philosophique ostéopathique. Il écrit successivement : Autobiographie (1897), Philosophie de l ostéopathie (1898). Il meurt en 1917. 2. John Martin Littlejohn, le continuateur D origine écossaise, John Martin Littlejohn (1865-1947) reçoit une formation universitaire dans les domaines de la théologie, des lettres et de la médecine. Il émigre aux USA en 1892 et y termine ses études de médecine. Il vient consulter A. T. Still à Kirksville en 1892 pour des problèmes de santé chroniques et il est tellement émerveillé par le concept et la technique ostéopathiques, qu il décide de devenir ostéopathe. Il suit la formation au collège de Kirksville, tout en y donnant des cours de physiologie. Passionné de science, il se heurte bientôt à Still, que les expériences douloureuses passées avec la médecine de son temps rend très réticent à intégrer les progrès de la médecine scientifique naissante. En 1898 il publie Lecture notes on physiology, en 1899 Lecture note on psycho-physiology. En 1900, il quitte Kirksville pour Chicago et

17 fonde avec ses deux frères l Américan Collège of Ostéopathy, Medicine and Surgery. Cette même année, il publie Journal of the science of Ostéopathy, et Notes on the Principes of Ostéopathy. En 1913, il rentre en Europe et s installe en Angleterre, projetant d y créer une école d ostéopathie. A cause de la première guerre mondiale, ce projet ne prend forme qu en 1917, avec la création de la British School of Ostéopathy. Cette école est l origine de tout un courant ostéopathique européen. John Littlejohn a poursuivi l œuvre de Still, utilisant les éléments apportés par le développement des sciences de base de la santé et de la médecine scientifique. Il a beaucoup insisté sur la relation de l organisme vivant avec son milieu, affirmant que la santé est essentiellement la conséquence de l harmonie de cette relation. Aujourd hui encore controversée, cette approche permet de traiter de nombreux problèmes que les techniques ostéopathiques classiques ne permettent pas de résoudre, notamment, chez le jeune enfant. Il a particulièrement étudié les relations existant entre les différents niveaux de la colonne vertébrale et les organes du corps, ainsi que l adaptation de l homme à la verticalité. 3. William Garner Sutherland, le novateur Originaire du Middle West Américain, William Sutherland (1873-1954) ne se destine à la carrière médicale. Il commence sa vie professionnelle comme apprenti dans un atelier d imprimerie, puis devient journaliste. C est en tant que tel qu il entend parler de l ostéopathie au cours de l année 1897. Les propos qu il entend semblent tellement contradictoires qu il décide d aller au collège de Kirksville pour se rendre compte par lui-même. Il est tellement

18 impressionné par ce qu il voit, le nombre de patients venant de toute part et la qualité des soins et des résultats obtenus, qu il décide de devenir ostéopathe. Il commence sa formation en 1898 et reçoit son diplôme des mains même de Still en 1900. C est au cours de ses études qu il tombe en arrêt devant un spécimen de crâne semi désarticulé et qu il est frappé par une intuition qui le taraudera toute sa vie : les agencements anatomiques des structures crâniennes semblent indiquer l existence de mouvements entre-elles. Il appellera cette intuition L idée folle. Il mettra plus de vingt années à accepter l idée et à se lancer dans une étude exhaustive de l anatomie du système osseux crânien afin de déterminer la véracité de son intuition. En 1939, il publie une courte monographie The cranial bowl (La boule crânienne), exposant la théorie du possible mouvement des os du crâne. Il y développe sa vision mécaniste du crâne. Cet ouvrage n aura aucun succès et ne rencontrera que très peu d intérêt chez les professionnels de son époque. Ses recherches le conduiront à développer ce que nous appelons l ostéopathie crânienne, qui se fonde sur la reconnaissance de la mobilité microscopique de toute structure vivante et son application particulière au domaine crânien. Il met l accent sur le travail utilisant la puissance interne du système vivant plutôt que l application de forces externes. Permettre à la fonction vitale interne de manifester sa puissance infaillible, plutôt que d appliquer une force aveugle venue de l extérieur. (THE CRANIAL BOWL p. 8)

P hilosophie et Concept 19 L ostéopathie aide chacun à gérer de manière responsable son «capital vie santé» pour un mieux être durable et véritable. La bonne santé n étant plus seulement considérée comme l inverse de la maladie, mais comme une qualité d existence et la capacité à s épanouir. Quelque soit le trouble présenté, l ostéopathe l intégrera dans une approche thérapeutique globale. Le corps et psychisme qui l anime ne pouvant être dissociés, il est fréquent d établir des relations entre le symptôme à caractère physique et un traumatisme ou des stress successifs sur les plans psychologique et affectif. L ostéopathe recherche au-delà du symptôme les causes du trouble. «Le fondement de l univers spirituel est l immobilité, l immobilité équilibrée de la lumière unique et magnétique de Dieu. Le fondement de l univers physique est le mouvement, le mouvement toujours changeant qui naît de l assemblage de conditions non équilibrées et qui doivent à jamais se mouvoir à la recherche de cette immobilité équilibrée dont elles ont jailli. Et de nouveau Je dis que Mon seul principe de Ma seule loi est fondé sur les échanges égaux entre toutes choses opposées, toutes conditions opposées. Parce que Je suis l Equilibre.» (Walter Russel, Le secret de la lumière.)

20 L es principes fondamentaux de l ostéopathie 1. Unité de fonction du corps humain L être humain est un TOUT. Il forme une UNITE complète biologique, émotionnel, spirituel. Le corps humain fonctionne bien TOTALEMENT, ou fonctionne mal TOTALEMENT. Toute perturbation se produisant dans une région déterminée du corps pourra se manifester dans n importe quelle autre région du corps. Tout accident dans une quelconque région du corps (pied, lombaire, thorax, cervical, tête) aura une répercussion dans la totalité du corps. 2. Autodéfense, autorégulation et auto guérison Le corps possède par lui-même les moyens de surmonter la maladie tant que la relation «structure/fonction» est respectée. Le corps possède ses propres modèles de défense et ses propres systèmes d alarme. C est l immunité relative inhérente à la machine humaine qui a la capacité d élaborer les substances nécessaires au maintien de la santé et à la neutralisation de la maladie. 3. Interdépendance structure/fonction et fonction/structure La fonction dépend de la structure : Toute perturbation d une articulation, par exemple, se répercutera sur son fonctionnement : limitations du mouvement, douleurs, etc. La structure dépend de la fonction : par exemple, toute immobilisation prolongé d une articulation va «enraidir» l articulation et les tissus péri-articulaires.

L e diagnostic 21 Une fois l anamnèse et l examen effectué, le diagnostic ostéopathique va s effectuer à travers les différents tests de mobilité et de motilité. Il est à noter que le diagnostic ostéopathique n a rien à voir avec le diagnostic médical tel qu il est pratiqué par un médecin. Ce dernier va poser un diagnostic de maladie qui conditionnera tous les actes médicaux qui suivront : Prescription de médicaments Prescription éventuelle d examens complémentaires : Radiographies, scanner ou IRM Examens de laboratoire. L ostéopathe recherche une perte de mobilité, une restriction de mouvement à travers sa palpation fine et les divers tests de mobilité et de motilité qu il entreprend. 1. Les tests de mobilité Ils comprennent les tests actifs et les tests passifs. Les tests actifs : Ce sont des mouvements que l ostéopathe induit avec la participation active du patient. Le mouvement de rotation droite et gauche de la tête. Le mouvement de latéroflexion (inclinaison latérale) droite ou gauche de la colonne lombaire

22 Les tests passifs : Ce sont des mouvements que l ostéopathe induit sans que le patient participe au mouvement en dehors d un laisser aller qui permet le test lui-même. Test passif d inclinaison droite ou gauche de la colonne thoracique en poussant sur une épaule pour vérifier la mobilité de la colonne thoracique. Test de rotation de la hanche, sujet couché sur le dos, pour vérifier la facilité du mouvement de rotation externe ou interne. 2. Les tests de motilité Ce sont des micro mouvements que l ostéopathe induit pour vérifier la motilité d un os par rapport à un autre. Ce sont toujours des tests passifs sans participation du patient, sauf son relâchement. Test de flexion extension du sacrum Test de rotation droite ou gauche d une vertèbre lombaire par rapport aux vertèbres sus et sous jacente. Test du cuboïde. Ce sont des tests, entièrement passifs, qui servent à poser et confirmer le diagnostic ostéopathique.

L es Indications 23 Depuis sa naissance jusqu à la fin de sa vie, tout être humain peut bénéficier d un traitement ostéopathique. Comme l ostéopathie permet de restaurer la fonction, et qu elle peut agir dans un but curatif mais encore plus dans un but de prévention, les indications d un traitement ostéopathique sont très larges. De manière générale, l ostéopathie est indiquée dans les cas suivants : Problèmes liés à la naissance : déformation du crâne, sommeil perturbé, régurgitations, nervosité, otites, rhino, asthme, certains problèmes neurologiques Problèmes liés à la croissance (scoliose, cyphose ), aux traumatismes divers et à la puberté. Problèmes de colonne vertébrale (sciatique, lumbago, torticolis), insomnies, maux de tête, entorse, asthme, Problèmes viscéraux : génitaux (incontinence urinaire, ), colites, etc Nous donnons ici une liste de maladies qui peuvent être soignées par l ostéopathie. (Cette liste n est en aucune manière exhaustive). De nombreuses pathologies peuvent être l objet de soins ostéopathiques : Maux de tête Nausées

24 Vomissements Bourdonnements d oreilles (acouphènes) Douleurs et certains problèmes oculaires Torticolis Douleurs de cou, épaules, bras (périarthrite) Fourmis dans les mains Dorsalgie aiguë, chronique Douleurs intercostales Lumbago Sciatique Cruralgie Problèmes d origine traumatique fréquents : accident de voiture «coup du lapin» et tous autres types ; Accidents sportifs : entorses : coude, poignet, doigts, genoux, cheville, pied Suites d une opération chirurgicale Raideurs articulaires Récupération fonctionnelle

25 Certaines manifestations ORL : sinusites, otites, maux de tête, acouphènes, vertiges Asthme Bronchites Toux Certaines manifestations digestives : reflux gastrique, digestion lente, brûlures d estomac, flatulences, transit intestinal, diarrhée, hernie hiatale Certaines manifestations génitales : Hommes : certains problèmes d impuissance Femmes : les problèmes de menstruations, certaines infécondités, rapports douloureux (dyspareunie), poitrine douloureuse (mastose) Certains problèmes de vessie : infection urinaire à répétition, incontinence urinaire à l effort Beaucoup de problème de la femme enceinte : suivi de la grossesse, aide à l accouchement, suivi du post partum pour une récupération rapide des différentes fonctions Nourrisson : problèmes liés à la naissance : problème de sommeil, agitation, nervosité, certaines paralysies néonatales, strabisme, régurgitations, fausses routes, asthme, bronchite, coliques, déformations du crâne (forceps, ventouses)

26 Chez le nourrisson la technique utilisée est une technique crânienne, (celle-ci est aussi souvent utilisée chez les adultes).

L es Contre-indications 27 Tout comme en médecine, il existe des contre-indications en ostéopathie. Elles peuvent être absolues ou relatives, dans certains cas ou dans certaines situations. Cette liste n est en aucun cas exhaustive. Toutefois, une observation s impose : si des contre-indications au traitement ostéopathique existent, c est surtout aux «manipulations dites structurelles» que ces contre-indications s adressent. Car tout ostéopathe qui pratique l ostéopathie crânienne sait qu à tout moment, il peut intervenir et sans danger pour soulager un patient. 1. Les contre-indications absolues : Rhumatologie : polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, tous les symptômes inflammatoires des articulations, spondylolisthésis, maladie de Scheuermann Anomalies congénitales : agénésie de l odontoïde, hémivertèbre, bloc vertébral, sacralisation ou lombalisation, spina bifida, etc Tumeurs malignes, primitives ou secondaires Tumeurs bénignes Maladies infectieuses : tuberculose osseuse, ostéomalacie, ostéomyélite, ostéoporose grave, maladie de Paget Traumatologie : fractures, arrachements osseux, arrachements ligamentaires, luxations

28 Troubles circulatoires de la base du crâne, carotidiens, compression basilaire, troubles visuels provoqués par une compression artérielle, anévrisme de l aorte, artériosclérose avec calcification aortique ; thrombose, hypertension élevée, suite d infarctus du myocarde Troubles neurologiques : syndrome du tractus pyramidal, syndromes de la queue de cheval avec troubles de la miction et implication de la racine sacrée Lésions discales : prolapsus discal avec déficit neurologique associé Divers : pneumothorax, traitement stéroïdien, infection bactérienne 2. Les contre-indications relatives : Troubles psychiques : psychose, hystérie, névrose Hernies abdominales, inguinales ou crurales Fièvre ou infection

L es grandes dates de 29 l ostéopathie 1874 Création formelle de l ostéopathie par Andrew Taylor Still. 1892 Fondation du premier collège ostéopathique aux USA par Still : American School of Osteopathy à Kirksville, Missouri. 1900 Intuition du mouvement des os du crâne par William Garner Sutherland. 1917 L ostéopathie prend racine en Europe grâce au Dr. John Martin Littlejohn, D.O., élève du Dr. Still. Ainsi la British School of Osteopathy fut la première école d ostéopathie en Angleterre. L Ecole Européenne d Ostéopathie à Maidstone ainsi que d autres collèges ont permis à l ostéopathie anglaise d occuper une place importante dans le système de santé. 1929 Poursuivant ses recherches William Garner Sutherland, dévoile publiquement lors d une conférence ostéopathique le concept d ostéopathie crânienne. 1939 Publication par Sutherland de son livre : «The Cranial Bowl» (la Boule crânienne). 1951

30 Harold Magoun publie la bible des ostéopathes crâniens «Osteopathy in the Cranial Field». 1954 Décès de W. Sutherland 1969 En France, création par deux kinésithérapeutes, F. Peyralade et R. Quéguiner, de la Société d Etude de Recherches et d Enseignement Ostéopathiques (SEREO), première école à intégrer le concept crânien dans le concept ostéopathique à l intérieur même du programme obligatoire. 1970 Depuis de nombreuses années Madame Viola Frymann, D.O., F.A.A.O. aux Etats-Unis, s est consacrée aux traitements des déficiences neuromotrices des jeunes enfants et dirige «l Osteopathic Center for Children» de la Jolla. Grâce à elle, l ostéopathie crânienne sera intégrée à l enseignement de l ostéopathie en Californie. Son exemple fut suivi par la Fondation Canadienne pour l Enseignement et la Recherche en Ostéopathie depuis 1982 à Montréal. 1982 Création à la Faculté de médecine de Paris Nord Bobigny d un enseignement de médecine naturelle avec un département d ostéopathie dirigé par le Dr. Feltesse. Ce dernier recrutera des ostéopathes non médecins pour enseigner l ostéopathie aux étudiants en médecine. 1 er juillet 1993

31 La Grande Bretagne accorde le statut qui consacre la reconnaissance des ostéopathes britanniques. 19 février 2002 Projet de loi sur le droit des malades qui comporte la reconnaissance de la profession indépendante d ostéopathe.

L e texte de loi 32 Le parlement a adopté le 19 février 2002 le projet de loi sur le droit des malades qui comporte la reconnaissance de la profession indépendante d ostéopathe (Art. 52 bis). «L usage professionnel du titre d ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l ostéopathie ou à la chiropraxie délivrée par un établissement de formation agréé par le ministre chargé de la santé dans les conditions fixées par le décret ; Le programme et la durée des études préparatoires et des épreuves après lesquelles peut être délivré ce diplôme sont fixés par voie réglementaire. S il s agit d un diplôme délivré à l étranger, il doit conférer à son titulaire une qualification reconnue analogue, selon des modalités fixées par décret. Les praticiens en exercice, à la date d application de la présente loi, peuvent se voir reconnaître le titre d ostéopathe ou de chiropracteur s ils satisfont à des conditions de formation ou d expérience professionnelle analogues à celles des titulaires du diplôme mentionné au premier alinéa. Ces conditions sont déterminées par décret. Toute personne faisant un usage professionnel du titre d ostéopathe ou de chiropracteur est soumise à une obligation de formation continue, dans des conditions définies par décret. L Agence nationale d accréditation et d évaluation en santé est chargée d élaborer et de valider des recommandations de bonnes pratiques. Elle établit une liste de ces bonnes pratiques à enseigner dans les établissements de formation délivrant le diplôme mentionné au premier alinéa. Un décret établit la liste des actes que les praticiens justifiant du titre d ostéopathe et de chiropracteur sont autorisés à effectuer, ainsi que les conditions dans lesquelles ils sont appelés à les accomplir. Ces praticiens ne peuvent exercer leur profession que s ils sont inscrits sur une liste dressée par le représentant de l état dans le département de

33 leur résidence professionnelle, qui enregistre leurs diplômes, certificats, titres ou autorisations.»

34 C onclusion Contrairement à sa terminologie Grecque (ostéon : os et pathos : maladie), l ostéopathie ne concerne en absolument pas la pathologie des os, mais la pathologie des tissus mous. Cette science permet de prendre soin préventivement de la maladie dés les premiers signes d une dysfonction dans la mécanique des systèmes vivants constituants l être humain. Elle répond à des contreindications et ses indications sont connues et ne peuvent être confondues, avec deux spécialités différentes : l orthopédie et la rhumatologie. L acte ostéopathique s appuie sur le diagnostic spécifique et sur le diagnostic d exclusion avant d être manipulatif. Ce bilan évite des interventions intempestives et permet de révéler les seules indications dans le domaine de la pathologie fonctionnelle où le traitement ostéopathique se justifie. Le principe de base de l ostéopathie est que seul l individu porte en lui la solution à ses problèmes et le potentiel d auto guérison nécessaire à sa réalisation.

B ibliographie 35 Livres : J. ANDREA, Introduction aux techniques ostéopathiques J. P. AMIGUES, L osteopathie, Fondements techniques et applications Texte officiel : Loi du 19 février 2002 relative à la reconnaissance de la profession indépendante d ostéopathe. Internet : Site personnel de P. TRICOT ostéopathe D.O.M.R.O.F, http://perso.wanadoo.fr/pierre.tricot/osteopathie.htm Site ostéopathie Française, http://www.osteopathie-france.net