Position du secteur électrique français



Documents pareils
Contribution des industries chimiques

LE MARCHE FRANCAIS ET EUROPEEN DE L ELECTRICITE. Conférence Centrale Energie, 19 Janvier 2011

Questions fréquemment posées au sujet de la sortie du nucléaire en Allemagne

VERS UNE COMMUNAUTÉ EURO- MÉDITERRANÉENNE DE L ÉNERGIE : Passer de l'import-export à un nouveau modèle énergétique régional

Une stratégie Bas Carbone

La perspective de «windfall profits» (profits indus) pour les électriciens allemands

ERDF prend le virage technologique des Smart Grids

S engager à agir pour le développement durable dans une période de changement

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT

Evolution du mix électrique en France - Qui paiera?

Électricité 2030 QUELS CHOIX POUR LA FRANCE. Étude réalisée par l UFE avec le concours du cabinet Estin&Co

ONDULEUR SMART-GRID AUTO-CONSOMMATION NOUVELLE GÉNÉRATION

ALSTOM GRID AU CŒUR DES RESEAUX INTELLIGENTS

LE DISPATCHING DE NANCY AU CŒUR DES ECHANGES EUROPEENS D ELECTRICITE

Conseil Interrégional des Chambres des Métiers de la GR 2

L attractivité de PACA pour le développement des smart grids

L équilibre offre-demande d électricité en France pour l été 2015

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : DE NOUVELLES DISPOSITIONS POUR DYNAMISER LE DÉVELOPPEMENT DU CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN MARTINIQUE DOSSIER DE PRESSE

AVIS. 19 décembre 2013

Prise de position du CCRE sur la proposition de directive relative à l efficacité énergétique

Capture et stockage du CO2 (CCS)

Personne-ressource : Geoff Smith Directeur des Relations gouvernementales Tél. : Téléc. : smith@electricity.

Intervention Emmanuel Autier Partner Utilities BearingPoint De l innovation à la révolution du secteur des Utilities

Consultation sur le livre blanc du financement de la TEE Préparation de la conférence bancaire et financière : Contribution de la Caisse des Dépôts

ANALYSE. La transition énergétique allemande à la recherche de son modèle

«L apport des réseaux électriques intelligents»

Plate-forme énergie. Filière de la biomasse forestière

Le bois, la première des énergies renouvelables

Avec Gaël Callonnec (Ademe)

Énergie et Mondialisation

Exemple de réalisation dans le cas de projets pilotes Smart Grids. sociétaux» 13 juin, Laas-CNRS Toulouse Jean Wild

Demand Response, une brique importante du Smart Grid

Promouvoir une énergie sûre, compétitive et durable en Europe

Contribution au débat sur le Livre Vert «Vers une stratégie européenne de sécurité d approvisionnement énergétique»

NPT/CONF.2010/PC.III/WP.39

Discours de Philippe MARTIN Ministre de l Écologie, du Développement durable et de l Énergie

ERDF au service de la Transition Energétique en NPDC

«France-Allemagne, une convergence énergétique est-elle possible?»

Gérard COLLOMB et ses équipes sont à l écoute de vos sollicitations et de vos demandes, car la Ville de demain se construit évidemment avec vous.

Le ministre wallon de l Energie travaille sur la manière dont le vert doit trouver sa place en Wallonie. Entretien (Le Soir mis en ligne 5 mars 2015).

Considérations sur la crise et le marché intérieur 1

«Résoudre les problèmes de l'énergie, une clé pour la survie de l'humanité»

La finance carbone pour les villes

Les grands chantiers du Smart Grid français. vers une feuille de route technologique

ECO-QUARTIER «CAP AZUR» CHAUFFER, FOURNIR EN EAU CHAUDE ET RAFRAÎCHIR AVEC DE L ENERGIE RECUPERÉE. récupération d énergie. 100% des besoins en

Assemblée Générale du 28 avril Questions écrites posées au Conseil d administration de GDF SUEZ

Les Enjeux du Smart Water. Eau. Novembre 2013 Fabrice Renault Directeur commercial France. Schneider Electric Fabrice Renault 1

SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES D AVENIR

Green IT. Jeudis 2 et 9 octobre Réduire la consommation énergétique des technologies de l information et de la communication (TIC)

Appel à projets 5,2. Se déplacer Se nourrir Se loger Le reste

RESEAUX DE CHALEUR FLEXIBILITE ENERGETIQUE ET DEVELOPPEMENT

La transition énergétique en France et en Allemagne

Note d étonnement. Session du mardi 6 mars Smart grids : Quels leviers de croissance pour les industriels? Retour d expérience de Dalkia

AQUACIAT2 HYBRID LA SOLUTION BI-ÉNERGIES COMPACTE PAC & CHAUDIÈRE GAZ. Puissances frigorifiques et calorifiques de 45 à 80 kw

L effacement diffus : cet inconnu bientôt dans votre foyer (1/3)

Plan Industriel Réseaux Electriques Intelligents

GDF SUEZ. Branche Energie Europe et International. Jean-Pierre Hansen

La révolution énergétique De la fée électricité à l énergie intelligente. Février 2010

LEADER... LE PROJET DU PAYS DE SAINT-MALO : UN OBJECTIF FORT : LEADER ACCOMPAGNE : LES 4 THÉMATIQUES : POUR VOUS ACCOMPAGNER

Bilan des Emissions de Gaz à Effet de Serre 2011

Le futur compteur communicant gaz. Tout savoir sur...

Bilan électrique français ÉDITION 2014

DÉFIS CLIMATIQUES NOUVEAUX ENJEUX ÉLECTRIQUES

La place du charbon dans le mix électrique

Choc de simplification

MOBILITÉ Elections Européennes 2014 mobilite2014.eu

Autoconsommation d énergie photovoltaïque

Dii Le réseau d entreprises pour l électricité des deserts Faciliter la création de marchés du solaire et de l éolien en Europe, en Afrique du Nord

Rapport pour France Energie Eolienne PROPOSITION POUR UNE NOUVELLE ARCHITECTURE DU MARCHE DE L ELECTRICITE. Septembre 2014

Indicateurs des marchés de gros de l électricité septembre 2011

100 % énergies renouvelables le projet Kombikraftwerk. Undine Ziller Agentur für Erneuerbare Energien 16 juin 2011

Date: Ref: 071/07/OL. Architecture et durabilité

NOTE A L ATTENTION DE MONSIEUR LE FORMATEUR. Aspects financiers

les années quatre-vingt - l ère nucléaire

Cycles de séminaires en coopération entre Sciences Po CERI et EDF R&D. Equilibres et enjeux internationaux de l énergie

L INDUSTRIE PÉTROLIÈRE FRANÇAISE EN 2014 ET PERSPECTIVES 2015 CONFÉRENCE DE PRESSE DU 10 MARS 2015

«La sécurité d investissement comme préalable à un approvisionnement fiable» Le 5 octobre 2011 Foire du Valais, Journée de l énergie

Journée IHF Palavas les Flots. Vers un Hôpital plus Efficace et mieux intégré à la Ville de demain. Segment Santé France

Le marché électrique européen face à la transition énergétique : apprendre du présent pour mieux préparer l avenir

CHAPiTRE 2 LE SYSTÈME ÉLECTRIQUE FRANCAIS,

L énergie nucléaire au sein du mix énergétique belge

Dossier de presse. La nouvelle offre de mobilité électrique solaire d EDF ENR. Contact presse. Service.presse@edf-en.com

The Promotion of Employee Ownership and Participation

Communiqué 8 novembre 2012

FACE AUX DÉFIS ÉCOLOGIQUES

Répondre aux nouveaux enjeux de la filière automobile française. Dossier de presse

ENJEUX ENERGETIQUES. Le Monde et la France. L énergie dans les territoires

Ateliers Energie et territoires Vers des réseaux intelligents?

Projet de Loi de programmation sur la Transition énergétique. Tires II, III et IV : propositions de la Conférence des Présidents d Université PROJET

«ÉCO-SOLIDAIRE» LE DISPOSITIF LA RÉUNION, ILE SOLAIRE ET TERRE D INNOVATION PLUS D UN MILLIER DE FOYERS RÉUNIONNAIS BÉNÉFICIAIRES

Dossier de presse 18 avril Le marché de gros du gaz naturel, facteur de compétitivité pour l industrie

Les mesures en faveur de

Efficacité Energétique Diminuez vos coûts de production. Programme Energy Action pour l industrie

Libéralisation des industries électriques et analyse économique

Equilibre offre-demande du système électrique : vers la naissance d un marché de capacités

10 ENGAGEMENTS, 30 PROPOSITIONS DE LA MAJORITÉ DÉPARTEMENTALE «Avec vous, une Saône et Loire innovante et attractive»

Assurer l intégrité environnementale du système québécois de plafonnement et d échange pour les émissions de gaz à effet de serre

Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé. Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé

un approvisionnement sûr : un facteur décisif pour l économie suisse

Transcription:

16 novembre 2010 ENERGIE 2020 Position du secteur électrique français L UFE, Union Française de l Electricité, est l association professionnelle du secteur de l électricité. Elle représente les employeurs du secteur au sein de la branche des industries électriques et gazières et porte les intérêts de ses membres, producteurs, gestionnaires de réseaux, ou commercialisateurs d électricité, dans le domaine économique et industriel.

ENERGIE 2020 Position du secteur électrique français L Europe doit aujourd hui répondre à une demande énergétique croissante, tout en assurant la sécurité de ses approvisionnements, en permettant à ses consommateurs de bénéficier des prix les plus bas et en participant pleinement à la lutte contre le changement climatique. Ces enjeux majeurs appellent à la mise en œuvre d une politique énergétique européenne cohérente, axée sur la construction d un modèle de marché pertinent, qui favorise la production d une électricité bas carbone et basée sur l innovation technologique. 1. CONSTRUCTION D UN MODELE DE MARCHE AU NIVEAU EUROPEEN 1.1. POURSUIVRE L INTEGRATION DES MARCHES NATIONAUX L Europe et la France ont fait le choix du marché pour l organisation du système électrique. Cette démarche passe notamment pour l UFE par le développement des échanges transfrontaliers, via le renforcement des interconnexions et du couplage des marchés nationaux, afin d accroître la sécurité d approvisionnement, de favoriser l intégration des renouvelables et d optimiser les échanges. Dans cette optique, le secteur électrique français continue d apporter son plein soutien aux initiatives régionales (ERI), ainsi qu aux travaux menés sous l impulsion du Forum pentalatéral au niveau de la plaque Centre-Ouest, où le couplage a été réalisé avec succès le 9 novembre 2010. La définition récente d un modèle cible pour les allocations de capacités et le management des congestions, l ajustement du cadre de gouvernance, ainsi que les progrès réalisés du point de vue des échanges infrajournaliers sont autant d avancées encourageantes qu il convient de prolonger grâce aux outils fournis par le 3 ème paquet énergie d une part (mise en place de l ACER et d ENTSO ; publication prochaine des Frameworks guidelines et de Codes réseaux engageants concernant les règles d interconnexion), et par le biais, d autre part, d une plus grande implication des acteurs de marché dans le processus. 1.2. DES OUTILS ADEQUATS POUR GARANTIR LES INVESTISSEMENTS EN STRUCTURES DE PRODUCTION ET ASSURER LA SECURITE D APPROVISIONNEMENT Des opérateurs de dimension européenne capables de répondre aux besoins en investissements Le secteur énergétique européen fait face à d importants besoins en investissements, qui rendent nécessaires la présence et le développement d acteurs d envergure européenne disposant des ressources suffisantes.

Une meilleure supervision des investissements Les entreprises ont d autre part besoin de disposer d outils de supervision des besoins en investissements productifs dans l Union. L UFE souhaite à cet égard que les mécanismes mis en place par la Commission européenne (dont la Revue stratégique annuelle) soient plus encore qu aujourd hui utilisés comme des outils de prospective, en articulation avec le plan d action du Conseil en matière énergétique. Le futur règlement 2009/361 sur la communication des informations relatives aux investissements en infrastructures énergétiques devrait ainsi permettre de disposer d une meilleure vision d ensemble du secteur européen et vient compléter les Plans de développement du réseau à 10 ans qui, outre les besoins de développement du réseau proprement dits, ont vocation à proposer une vision à 15 ans de l équilibre offre/demande à l échelle européenne. L UFE insiste toutefois sur le besoin d une harmonisation des approches et une simplification des outils de collecte d information dans un souci d efficacité et d allègement de la charge administrative pesant sur les acteurs (nécessité de limiter la duplication et les coûts excessifs de reporting). Assurer l équilibre offre/demande et favoriser les économies d énergie Plusieurs études montrent que dans sa forme actuelle, le marché de l énergie ne suffit pas à fournir les signaux économiques adéquats permettant de favoriser les économies d énergie et de stimuler les investissements en unités de production de «pointe» (fonctionnant lors des périodes de forte consommation). En effet, en l absence de signal prix adapté : les producteurs peinent à investir dans ces moyens de production dits «de pointe», pourtant indispensables à la sécurité d approvisionnement des consommateurs et à l équilibre global du système. Ce constat vaut également pour le financement des centrales fournissant des capacités de réserve destinées à pallier l intermittence de la production ENR. les fournisseurs ne disposent pas d incitation suffisante pour le développement de solutions «d effacement» efficaces, c est-à-dire des offres commerciales permettant à leurs clients de mieux répartir leur consommation dans le temps et de faire ainsi des économies d énergie. C est pourquoi l UFE estime aujourd hui nécessaire de compléter le modèle de marché existant, à l aide de mécanismes adéquats permettant de résoudre ce double problème. Elle invite par conséquent la Commission européenne à réfléchir à un mécanisme additionnel qui puisse à la fois garantir une rémunération adéquate de la puissance/capacité, sans pour autant créer de distorsion du marché de l énergie. 2. UN SYSTEME ENERGETIQUE BAS CARBONE 2.1. LE DEVELOPPEMENT D UNE PRODUCTION FAIBLEMENT CARBONEE Le besoin en capacités de production faiblement carbonées ne fait plus débat ; c est une nécessité pour atteindre les objectifs européens définis par le paquet énergie-climat. Dans cette perspective, l UFE défend le rôle des énergies renouvelables à l échelle de l Union et soutient les initiatives de la Commission contribuant à leur développement. Elle reconnaît parallèlement la place de l énergie nucléaire dans la constitution d une offre énergétique européenne diversifiée et faiblement carbonée, qui nécessite en outre d optimiser la production électrique de pointe.

Elle rappelle son soutien plein et entier au marché de quotas de CO2 comme outil incitatif contribuant à la baisse des émissions de gaz à effet de serre, assorti d un mécanisme de régulation efficace. Elle demande, par ailleurs, à la Commission d accélérer sa réflexion sur les solutions à apporter en ce qui concerne la prise en compte de l application de la problématique carbone au secteur diffus, actuellement non concerné par le mécanisme ETS. Cette réflexion devra d autre part apporter des réponses à la question des «fuites de carbone». 2.2. UNE TRANSFORMATION DURABLE DES USAGES DE CONSOMMATION La limitation du recours à une énergie carbonée passe également par une amplification des actions en matière de maîtrise de la consommation et des incitations en faveur d un transfert des usages de l énergie fossile la plus polluante vers une énergie à haute performance CO2. L UFE plaide en particulier pour un déploiement plus ambitieux d outils tels que, par exemple, les pompes à chaleur hautement performantes dans le cadre des initiatives menées au niveau communautaire sur les «bâtiments du futur». L optimisation du parc électrique européen passe en outre par une réduction des usages en pointe, qui génèrent en général une mobilisation des installations de production les plus polluantes et engendrent des prix élevés. Dans cette perspective, le secteur français plaide pour une responsabilisation des consommateurs, via la mise en œuvre d outils et de systèmes tarifaires adaptés et via le développement et la généralisation des compteurs et de réseaux «intelligents». L UFE partage à cet égard l idée de la Commission d une mise à disposition régulière d informations aux consommateurs sur leur consommation d énergie individuelle, sous réserve de la recherche d un bon équilibre entre les financements à apporter au travers de la tarification de l accès au réseau et les avantages qu en retireront les consommateurs. 2.3. UNE REGULATION STABLE, OUTIL INDISPENSABLE POUR GARANTIR UNE PREVISIBILITE AUX OPERATEURS EUROPEENS La maîtrise des contraintes croissantes pesant sur le secteur de l énergie (concurrence accrue sur les ressources, restrictions en matière d émissions de CO2 etc.) nécessite une régulation forte et stable à l échelle de l Union européenne. Ce cadre de régulation est indispensable aux investissements de long terme : en créant un environnement stable, il doit donner aux opérateurs la visibilité suffisante pour leur permettre de s impliquer en toute confiance ; en garantissant des retours sur investissements raisonnables, il doit fournir les incitations nécessaires à la prise de risque, en ce qui concerne, en particulier, les projets lourds et coûteux, qu il s agisse, par exemple, d infrastructures de production, de réseaux intelligents ou de technologies innovantes. Il doit contribuer à impliquer l ensemble des acteurs, en engageant notamment une réflexion sur les responsabilités des gestionnaires de réseaux de distribution et des fournisseurs en ce qui concerne la maîtrise de l énergie, compte tenu de leur proximité avec les clients finaux et du rôle croissant de ces derniers dans l équilibre production-consommation (économies d énergie, production individuelle etc.) Le plaidoyer de l UFE en faveur d un mécanisme permettant de garantir une rémunération adéquate de la puissance (cf. 1.2) s inscrit dans cette perspective. Cet outil non distorsif, qui viendrait compléter le marché actuel de l énergie, permettrait de donner un signal prix adéquat, afin d inciter à une utilisation optimale de l électricité par les consommateurs. De même, la question des smart-grids et des smart-meters appelle aujourd hui des réponses concrètes, afin de clarifier les modes de rémunération, et donc de financement, de ces technologies indispensables à une meilleure gestion de la consommation et à une optimisation de l équilibre du système électrique européen.

3. FAVORISER L INNOVATION TECHNOLOGIQUE 3.1. UN SOUTIEN ACCRU A LA R&D EN MATIERE DE TECHNOLOGIES INNOVANTES 3.1. Pour atteindre ces objectifs, il est impératif que la stratégie de l Union européenne pour les années 2011-2020 accorde une place centrale au développement de l innovation technologique, qui doit être au cœur du système électrique de demain et qui représente un important gisement de nouveaux emplois au sein des filières d excellence. L UFE plaide en ce sens pour un renforcement du soutien apporté aux efforts de «recherche et développement» en matières de technologies innovantes (énergie solaire concentrée, CCS, smart grids etc.). L énergie et le changement climatique doivent, en outre, devenir une priorité des programmes de recherche communautaires, dont le 8 ème PCRD. 3.2. UN EFFORT NECESSAIRE EN TERMES D HARMONISATION DES STANDARDS EUROPEENS Tout comme les actions menées en termes de maîtrise de l énergie et de transferts d usages, le développement des technologies innovantes implique d apporter le plus grand soin à l élaboration des règles et, le cas échéant, des normes, en ce qui concerne, par exemple, les infrastructures de charge des véhicules électriques ou les compteurs «intelligents». 3.3. DES SOURCES DE FINANCEMENT A LA HAUTEUR DES ENJEUX EN RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT Pour relever ces défis, la future politique énergétique européenne devra disposer de ressources financières en phase avec les enjeux du secteur, pour être en mesure de peser sur les choix technologiques et soutenir les efforts de recherche. Le SET-Plan devra, à cet égard, bénéficier d un financement à la hauteur de ses ambitions. L UFE plaide également pour une amélioration des mécanismes incitatifs permettant la mobilisation des investissements privés. Elle estime, par ailleurs, que les revenus issus des mécanismes de marchés dédiés à l atteinte des objectifs climatiques (ex : enchères de quotas de CO2) devraient être totalement utilisés pour financer les recherches technologiques. Pour plus d informations sur ce document, vous pouvez contacter : Guillaume MASCARIN Conseiller Affaires Européennes UFE Union Française de l Electricité guillaume.mascarin@ufe-electricite.fr 19, rue du Luxembourg 3, rue du 4 septembre B-1000 BRUXELLES F-75002 PARIS Tel : +32 (0) 25 14 90 42 Tel : +33 (0) 1 58 56 69 00 Mob : +32 (0) 479 265 668 Fax : +33 (0) 1 58 56 69 09