lotus (du nombril) Création 2003 pour 4 musiciens et 3 danseurs indiens Photo : Ch. Le Devehat Chorégraphie : Michel Lestréhan Conception musicale : Jean-Paul Auboux Coproduction: Compagnie Prana C.N.C.D.C Châteauvallon Compagnie Prana 29, rue Blaise Pascal 35200 Rennes 02 23 20 09 51 prana@compagnieprana.com www.compagnieprana.com
«Rares sont l es voix qui nous parlent de nous, s a n s j a m a i s v o i l e r n o t r e é n i g m e, a f i n d h a b i t e r p l e i n e m e n t n o t r e v e r t i g e Zéno Bianu» LOTUS (du nombril), création chorégraphique composée avec sept artistes indiens par un chorégraphe français. Dans cet aller-retour entre tradition et modernité, existe cette transformation des énergies : quel processus de création à partir d une pratique traditionnelle? Le théâtre dansé Kathakali est l aboutissement au début du 17e siècle, de différentes traditions savantes de l Inde du Sud : théâtre sanskrit, art martial Kalarippayatt, musiques rituelles et de transes. Les artistes de Kathakali ont la qualité rare de réunir le corps et le mental dans une globalité. Un travail rigoureux leur est nécessaire pour assouplir les différentes articulations, marteler le sol avec la tranche externe du pied, coordonner chaque élément du corps en rythmes complexes, canaliser les flux d énergie dans un langage corporel, musical et expressif.
Photo : Henri Cartier Bresson C est au Kerala que Michel Lestréhan a découvert avec émerveillement ce théâtre transmis depuis des générations dans une caste d artistes exclusivement masculins qui consacrent leur vie à interpréter des rôles mythologiques. Photo : Max-Yves Brandily Danseur contemporain et chorégraphe, il s est spécialisé depuis une quinzaine d années dans la culture indienne et a pratiqué auprès des maîtres le Kathakali et le Kalarippayatt : cet art martial a été révélé au public occidental avec sa précédente pièce «Le Corps de la Terre», dans sa dimension poétique, d une sauvagerie incroyablement contrôlée vers une conscience lumineuse. Dans cet échange interculturel se pose tout d abord la question de l identité de chacun: pour les danseurs indiens une remise en cause d un savoir longuement acquis, pour le chorégraphe, la réutilisation de cette technique si codifiée sans en faire une ressource exotique. C est bien la transformation qui s inscrit chez les participants de cette rencontre, avec un travail sur la durée.
Photo : Ch Le Devehat Pour cette nouvelle création, Michel Lestréhan a rencontré les danseurs en 2001. Pour eux, qui ont acquis leur virtuosité technique par une longue et intense pratique de la tradition, c est la première confrontation a un processus de création. Mais c est aussi, leur désir de nouvelles expériences artistiques qui a permis d entamer le dialogue. Les répétitions se sont déroulées en plusieurs sessions au Kerala. Les propositions du chorégraphe s appuient sur l extraordinaire potentiel de leur virtuosité technique pour analyser le mouvement, l induire vers l improvisation et permettre aux artistes indiens de trouver un champ d expériences : décomposition du rythme et de l espace, travail sur le contact et les appuis, expressivité théâtrale et dynamique du rôle. Les danseurs deviennent aussi musiciens pour mieux interroger la relation si élaborée entre ces deux moyens d expression. Le Kathakali est ici utilisé en matériau chorégraphique pour créer une rupture avec les codes et la symbolique, et faire éclater l inouï dans l immémorial de cette gestuelle.
Dans la mythologie hindoue, le dieu Vishnu prend la forme de «Padmanabha» quand il dort sur le serpent d éternité: dans son rêve de création, un lotus émerge de son nombril. C est dans ce chakra, au centre du corps que naissent et convergent les circulations d énergies. «LOTUS (du nombril)» évoque l éphémère de la création qui s inspire de la pérennité de la tradition, et dans ces termes d échanges interculturels rend manifeste la «trace» qui dit à la fois l origine et sa transformation. Photo : Ch Le Devehat
Photo : Georges Dussaud
Distribution Chorégraphie Michel Lestréhan Conception Musicale Jean-Paul Auboux Danseurs M.R.Jawahar Sadanam Sadanandan Sajeev Puthoor Sadanam Manikandan Musiciens Kalamandalam Prakash Kalamandalam Nanda Kumar Kalamandalam Jaya Prakash Lumières Robin Decaux
les danseurs MR Jawahar est né en 1972 et pratique le Kalarippayatt avec P.K Balan Gurukkal depuis quinze ans. Il est aujourd hui son assistant pour l enseignement de la technique et des soins ayurvédiques. Il est également un spécialiste des danses rituelles Kol Kali et Ywar Kali. Il a tourné dans différentes grandes villes de l Inde, et a présenté le Kalarippayatt avec son maître au Festival Latitudes Villette / Inde du sud en juin 2001 à Paris. Manikandan est né en 1983, a étudié le Kathakali à l école Sadanam de 94 à 2001. Il pratique depuis la percussion «Timila» avec Kongad Radha Krishna. Sajeev Puthoor est né en 1976 et a commencé la pratique du Kung Fu avant de se consacrer au Kathakali depuis 96, tout d abord avec Fact Mohan, puis à l école Sadanam. Sadanandan est né en 1976. Il a étudié le Kathakali à l école Sadanam de 93 à 2002, a tourné avec la troupe à Paris (Maison des Cultures du Monde 2000) et en Birmanie, Hong-Kong (2002). Sadanandan et Manikandan ont présenté à des démonstrations de Kathakali au Festival Latitudes Villette / Inde du sud.
les musiciens T.Jaya Prakash est chanteur P. Nanda Kumar joue la percussion Chenda K. Prakash. joue la percussion Maddalam. Ils ont étudié à l école du Kerala Kalamandalam, font partie des artistes les plus brillants de cette nouvelle génération. Ils jouent la musique rituelle des temples et accompagnent régulièrement le Kathakali. Ils ont participé au spectacle «Le Corps de la Terre» de 1998 à 2000, et aux différentes tournées organisées par la Compagnie Prana. Jean-Paul Auboux - Direction musicale Après ses études aux langues orientales, il découvre le chant classique en Inde du Sud. T.R. Mahalingam lui fait connaître la beauté de la musique carnatique. Son style et son enseignement le suivront tout au long de sa carrière. Jean-Paul étudie l art de la flûte pendant sept ans en Inde auprès du maitre K.S. Gopalakrishnan connu pour son classicisme parfait et sa très grande virtuosité. Il donne des concerts solistes en Inde, en France (Unesco, Théâtre des Champs-Elysées, Musée Guimet ), en Europe (Angleterre, Pays-bas, Suisse ), et enseigne au centre de Musique Orientale-Sorbonne. Il présente des émissions de radio (France Culture, France Musique, Radio Suisse-Romande) et publie des articles (Archeologia, Marsyas ) Il compose pour la danse et le théâtre : M. Salmon, Yoshi Oida, J. Guimet,pour des épopées lyriques (France Culture, Centre de Littérature Orale ), il réalise des musiques pour poèmes (Beaubourg, musée Guimet, Théâtre des Champs-Elysées, Maison de la poèsie : André Walter, Zéno Bianu, Jacques Dupin ), édite des cassettes et des disques et compose pour le cinéma : «Pour un théâtre des dieux» (Centre Pompidou, Maison Jean Vilar/Avignon), et «Voyage au pays des éléphants «(Antenne 2, Canal Plus). Il donne des récitals pour l exposition «Murs sacrés du Kerala «(Unesco). Il a composé la musique de La chambre des Vertiges, chorégraphie de Brigitte Chataignier (création 2002) et accompagne à la flûte ses spectacles de danse indienne Mohini Attam.
choregraphie Michel Lestréhan Danseur et chorégraphe, Michel Lestréhan s est d abord intéréssé aux arts plastiques avant de se tourner vers la danse contemporaine. Il suit des cours avec Carolyn Carlson dès 1976, travaille dans différentes compagnies (Dominique Boivin, Karine Saporta) et crée plusieurs solo. En 1980, la rencontre avec Hideyuki Yano et Elsa Wolliaston, lui ouvre le chemin vers les danses traditionnelles. Il pratique la danse Butho japonaise avec Min Tanake et Sankai Juku. En 1984, il obtient une bourse du Ministère de la Culture pour étudier le Kathak en Inde. Au cours de ce premier voyage, Michel découvre le KATHAKALI, théâtre dansé du Kérala (Inde du Sud) qui le fascine par la synthèse de l expression gestuelle et dramatique. Grâce aux Accords Culturels Franco-Indiens, il retourne en Inde en 1987 pour un séjour de six ans.il étudie trois années au Kérala Kalamandalam avec Vazhenkada Vijayan. Il poursuit ensuite ses études avec Sadanam Krishnan Kutty, avec le soutien de l Indian Council for Cultural Relations. Il participe aux spectacles des troupes locales et présente des récitals solo lors de nombreux festivals en Inde, ainsi qu en France (Strasbourg, Rennes, Paris, Avignon). En 1992, il pratique l art martial Kalarippayatt avec Krishnadas Gurukkal, et depuis 1999 avc P.K. Balan Gurukkal. En 1995, il fonde à Rennes la Compagnie Prana avec Brigitte Chataignier. Depuis ils partagent leur temps entre la France et l Inde. L univers artistique de Michel se constitue d une recherche chorégraphique contemporaine ainsi que d une pratique des arts traditionnels : la danse, l art martial et les percussions du Kérala. Il chorégraphie «Les Vêpres des Grenouilles» en 1996. «Le Corps de la Terre», chorégraphie en hommage au Kalarippayatt avec cinq danseurs et trois musiciens indiens, a été créée au festival Montpellier Danse 98 puis au Théâtre de la Ville à Paris en 2000. «Yadwigha» créée en novembre 2000 est une pièce chorégraphique inspirée des jungles exotiques du peintre Henri Rousseau. Il participe à la programmation du Festival Latitudes Villette / Inde du Sud en juin 2001 et présente le Kalarippayatt aux Rencontres Urbaines à la Villette en Novembre. ll créé «LOTUS (du nombril)» avec des danseurs et musiciens de Kathakali à Châteauvallon en mars 2003.
fiche technique LOTUS (du nombril) Contact technique : Robin Decaux 06 64 31 96 82 Équipement plateau Plateau minimum : 12m d ouverture au cadre de scène par 11m de profondeur, 16m de mur à mur. Hauteur sous perche : 7m. Tapis de danse : noir (recouvrant toute la partie dansée : 12m x 11m). Pendrillonage : à l allemande + rideau de fond de scène (pendrillons noirs). Le plateau devra être nettoyé avant l arrivée des danseurs et avant chaque représentations. Régie 1 jeu d orgue de type «Pronto «(Avab) Les régies lumière et son devront être placées en fond de salle centrée par rapport au plateau. Une liaison intercom devra relier le plateau aux deux régies. Matériel lumière Projecteurs : 37 PC 1Kw 14 PC 2Kw 3 Fresnel 5Kw 1 découpe 614sx 2 pars 64 CP 60 22 pars 64 CP 62 15 platines de sol Gélatines : 16 PC en 281+114 7 PC en 203+119 3 PC en 126+216 11PC 2Kw en 285+114 3 PC 2Kw en 200 11 pars en 205 3 pars en 017 (x2), 200 1 5 Kw en 711+ 114 Temps de montage et personnel Montage : 2 services de montage, 1 service de réglage, 1 service de conduite Personnel : 1 régisseur lumière (6 services) 1 régisseur son (6 services) 1 régisseur plateau (6 services) 3 électros (3 services) Répétitions : 1 service de répétition 1 générale (3 heures) Matériel son 3 micros cravates HF avec traitement nécessaire (équalisation, reverb), 1 diffusion retour (2 HP), 1 diffusion salle appropriée à celle ci (puissance et implantation). Un service est l équivalent de 4 heures effectives de travail.