BILAN 212 «SQUALES» Surveillance de la Qualité de l Air de l Environnement Souterrain Mars 213 Unité Innovation et développement durable
EVOLUTION DES PARAMETRES ENTRE 24 ET 212 1. Le dioxyde d azote (NO 2 ) Le dioxyde d azote (NO 2 ) représente le principal indicateur de la pollution liée au transport routier. Dans l environnement extérieur, les teneurs en NO 2, en situation de trafic, ont légèrement diminué entre 211 et 212 en moyenne sur les 5 stations trafic considérées 1 (source : Airparif). Le dioxyde d azote extérieur est lié d une part aux émissions directes du secteur des transports et pour une autre part aux équilibres avec d autres polluants de l air, tel que l ozone. Dans l environnement souterrain, l absence d ozone ne permet pas d atteindre cet équilibre. Par ailleurs, l amélioration de la ventilation du réseau souterrain conduit à un meilleur renouvellement de l air des stations, mais favorise également le transfert des polluants gazeux d origine extérieure dans le réseau souterrain. Ainsi, dans les stations du réseau SQUALES, les teneurs en NO 2 ont diminué entre 211 et 212 ; elles restent inférieures aux niveaux relevés dans l environnement extérieur. Concentration NO2 (µg/m3) 14 12 1 8 6 4 2 Châtelet L4 Auber LA Franklin L1 Extérieur (Airparif) NO2 Evolution 211-212 Châtelet - 27% Franklin D.Roosevelt - 6% Auber - 5% Airparif Echantillon constant de 5 stations trafic 1-6% 1 Stations trafic : boulevard périphérique d Auteuil, quai des Célestins, Place Victor Basch, rue Bonaparte, avenue des Champs Elysées
2. Les particules (PM1, PM2.5) RAPPEL Particules (PM1) : changement de méthode de mesure des PM1 nécessité par l'application des directives européennes et une meilleure prise en compte de la fraction volatile des particules. Ce changement de méthode de mesure (introduction du FDMS : Filter Dynamics Measurement System) rend délicate la comparaison des résultats de mesure des PM1 obtenus avec des techniques différentes. Aussi, seules les mesures réalisées par Airparif entre 27 et 211 sont présentées ici. Concentration PM1 ou PM2,5 (µg/m3) 5 45 Châtelet L4 Franklin D.Roosevelt L1 4 Auber RERA PM2,5 Auber RERA 35 Extérieur (Airparif) 3 25 2 15 1 5 PM1 Evolution 211-212 Châtelet + 3% Franklin D.R. - 65% Auber + 56% Airparif Echantillon constant de 3 stations trafic - 4% Les teneurs moyennes annuelles extérieures en PM1 sont relativement stables entre 211 et 212 en moyenne sur les 3 stations trafic considérées 2 (source : Airparif), atteignant 43 µg/m 3 en moyenne pour l année 212. Dans le milieu souterrain, les résultats sont contrastés. - Une diminution significative de 65% entre 211 et 212 des taux de PM1 est observée à la station Franklin D. Roosevelt. Cette diminution est due à la fin du chantier de l automatisation de la ligne 1 et au renouvellement des trains, dotés de freinage électrique. - Les teneurs en PM1 à Auber LA augmentent en raison de la mise à l arrêt provisoire, pour renouvellement, du poste de ventilation de tunnel (remis en fonctionnement début 213). - Les travaux de rénovation de la gare de Châtelet les Halles peuvent enfin être à l origine de l augmentation des teneurs en particules observées à Châtelet. 2 Stations trafic : bd périphérique d Auteuil, Place Victor Basch, Av. des Champs Elysées (méthode d ajustement des valeurs PM1 appliquée sur ces sites).
Concentration en CO2 (ppm) 3. Le dioxyde de carbone (CO 2 ) 1 8 Châtelet L4 Franklin L1 Auber LA 6 4 2 CO2 Evolution 211-212 Châtelet + 8% Franklin D.R. - 6% Le dioxyde de carbone est suivi par la RATP comme indicateur du renouvellement de l air des stations. Dans l environnement extérieur, les teneurs en CO 2 sont relativement stables et avoisinent les 4 ppm (source : Laboratoire d Hygiène de la Ville de Paris). En souterrain, les teneurs moyennes annuelles varient également peu d une année à l autre et oscillent entre 45 et 6 ppm sur les 3 stations du réseau SQUALES. Ces teneurs témoignent d un bon renouvellement de l air des espaces assuré par des ventilateurs positionnés en tunnel de part et d autre des stations. Auber - 2% 4. Les faits marquants de l année 212 Le renouvellement d air des espaces souterrains assuré à la fois par l effet piston des rames, mais aussi par la ventilation mécanique, permet de réduire les taux d empoussièrement en station ainsi que les concentrations de dioxyde de carbone. Cet apport d air extérieur entraîne cependant une augmentation des teneurs en dioxyde d azote dans les espaces souterrains. En 212, les travaux de renouvellement d un poste de ventilation à Auber ont engendré l émission de poussières. La mise en fonctionnement de ce ventilateur début 213 permettra cependant un meilleur renouvellement de l air de la gare. Le renouvellement du matériel roulant, équipé d un meilleur freinage électrique que le matériel plus ancien, permet de réduire les émissions de particules dues aux phénomènes d abrasion. En 212, signalons le remplacement du matériel roulant sur les lignes 1 et 4 et l arrivée progressive du nouveau matériel à deux niveaux (MI9) sur la ligne A du RER. Dans le cadre de la restructuration du pôle d échange de Châtelet les Halles, de nombreux travaux, source de poussières, ont été menés en 212 et se poursuivent en 213. L impact de ces travaux sur la qualité de l air fait l objet d un suivi en continu. Les résultats de ces mesures seront dans le bilan 213. Mais aussi :
La RATP a mis en place un comité de pilotage concernant les risques liés à la pollution diesel comme suite à l annonce du caractère cancérogène des émissions diesel par le Centre International de la Recherche contre le Cancer (CIRC). La RATP s est également intéressée aux allergènes. Le Laboratoire d Hygiène de la Ville de Paris a donc mené en 212 des mesures d allergènes d acariens et de chat sur les sièges des rames de métro. Les résultats montrent que les niveaux sont très faibles et inférieurs aux seuils de sensibilité proposés. PERSPECTIVES 213 En 213, les mesures opérées dans les 3 stations constituant le réseau SQUALES vont se poursuivre. La RATP participe aux travaux de l ANSES 3 visant à évaluer l exposition professionnelle à la qualité de l air dans les enceintes souterraines ferroviaires en lui apportant l ensemble des données à sa disposition. Rappelons enfin que la RATP met la qualité de l air au premier rang de ses préoccupations environnementales et participe par ailleurs à différents projets de recherche visant à mieux connaître l exposition de ses voyageurs aux polluants atmosphériques lors de ses déplacements. 3 ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l alimentation, de l environnement et du travail