La réglementation chauffage PEB Contenu technique à l attention des organismes de formation La réception des systèmes de chauffage de type 2 Pour professionnels du chauffage : conseillers chauffage PEB Version octobre 2010 Plus d'info: www.bruxellesenvironnement.be Professionnels Energie PEB et climat intérieur Installations techniques PEB Bruxelles Environnement IBGE Département PEB Email : chauffagepeb@ibgebim.be
LA RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 SOMMAIRE Les aspects réglementaires CHAPITRE 1: LES MISSIONS DU CONSEILLER CHAUFFAGE PEB... 7 1. GÉNÉRALITÉS... 7 2. EVÉNEMENTS DÉCLENCHANT L ACTE DE RÉCEPTION D UN SYSTÈME DE CHAUFFAGE... 7 3. SYSTÈMES DE CHAUFFAGE CONCERNÉS PAR LA RÉCEPTION... 7 4. CONTENU EN RÉSUMÉ DE LA RÉCEPTION... 8 CHAPITRE 2: ORIFICES DE MESURE DE COMBUSTION... 8 CHAPITRE 3: EXIGENCES RELATIVES À LA COMBUSTION ET À L'ÉMISSION DES CHAUDIÈRES... 8 CHAPITRE 4: EXIGENCE RELATIVE À LA NOTE DE DIMENSIONNEMENT DES CHAUDIÈRES... 9 1. PRINCIPE GÉNÉRAL... 9 2. MÉTHODE POUR LES BÂTIMENTS SOUMIS À DÉMARCHE PEB AVEC CALCUL DU E... 9 3. MÉTHODE POUR LES BÂTIMENTS AVEC UN SYSTÈME DE CHAUFFAGE EXISTANT... 9 4. MÉTHODE POUR LES BÂTIMENTS EXISTANTS SANS SYSTÈME DE CHAUFFAGE EXISTANT... 9 CHAPITRE 5: EXIGENCE RELATIVE À LA MODULATION DE PUISSANCE DES BRÛLEURS DE CHAUDIÈRE... 9 CHAPITRE 6: TIRAGE DE LA CHEMINÉE... 9 CHAPITRE 7: VENTILATION DU LOCAL DE CHAUFFE... 10 CHAPITRE 8: ETANCHÉITÉ DU SYSTÈME D'ÉVACUATION DES GAZ DE COMBUSTION ET D'AMENÉE D'AIR... 10 CHAPITRE 9: EXIGENCE RELATIVE AU CALORIFUGEAGE DES CONDUITS ET ACCESSOIRES DES SYSTÈMES DE CHAUFFAGE... 10 1. PRINCIPE GÉNÉRAL... 10 2. CHAMP D APPLICATION... 11 2.1 Quels sont les bâtiments concernés?... 11 2.2 Quels sont les systèmes de chauffage concernés?... 11 2.3 Quels sont les réseaux de distribution concernés?... 11 2.4 Quels sont les conduits de distribution concernés?... 11 3. CLASSE D ISOLANT UTILISÉ POUR LE CALORIFUGEAGE... 11 4. CLASSIFICATION DE L ENVIRONNEMENT DES CONDUITS... 12 5. CALORIFUGEAGE DES TUYAUX D EAU DE CHAUFFAGE ET D ECS... 12 5.1 Généralités... 12 5.2 Cas particuliers... 14 5.3 Récapitulatif... 15 5.4 Exemples de situations de tuyaux d eau à calorifuger... 17 6. CALORIFUGEAGE DES CONDUITS VÉHICULANT DE L AIR... 19 6.1 Principes... 19 6.2 Type d air véhiculé:... 20 6.3 Récapitulatif... 22 6.4 Exemples de situations de gaines d air à calorifuger... 23 7. CALORIFUGEAGE DES ACCESSOIRES DE CHAUFFAGE ET D ECS... 25 7.1 Texte règlementaire:... 25 7.2 Identification des accessoires concernés:... 25 7.3 Exigences selon la norme NBN D30-041... 31 7.4 Exemples de réalisations de calorifugeage selon NBN D30-041... 31 7.5 Particularités pour les circulateurs et pompes... 33 7.6 Particularités pour les vannes motorisées.... 35 7.7 Localisations où l exigence de calorifugeage des accessoires est d application... 35 7.8 Exemples de situations d accessoires à calorifuger... 35 7.9 Dérogations... 36 7.10 Finitions des calorifugeages de conduits & accessoires... 37 CHAPITRE 10: EXIGENCES RELATIVES AU PARTITIONNEMENT... 38 PAGE 2 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
1. PRINCIPE GÉNÉRAL... 38 2. CHAMP D APPLICATION... 38 2.1 Quels sont les bâtiments concernés?... 38 2.2 Quels sont les réseaux de distribution concernés?... 38 2.3 Quels sont les systèmes de chauffage concernés?... 38 3. EXIGENCES POUR LES SYSTÈMES NEUFS... 39 3.1 Principes... 39 3.2 Organes de sectionnement... 40 3.3 Récapitulatif... 40 4. EXIGENCES POUR LES SYSTÈMES MODIFIÉS... 40 CHAPITRE 11: EXIGENCE RELATIVE À LA RÉGULATION DES SYSTÈMES DE CHAUFFAGE... 41 1. DÉCLENCHEMENT DE L EXIGENCE... 41 2. NÉCESSITÉ DE DÉFINIR LA RÉGULATION... 42 3. RÉGULATION TERMINALE POUR LE RÉGIME NORMAL... 45 3.1 Régulation en fonction de la température mesurée dans le local... 45 3.2 Régulation climatique... 46 4. RÉGULATION POUR LES RÉGIMES DE RALENTI ET HORS GEL... 50 4.1 Régime de ralenti... 50 4.2 Régimes hors gel et anti-condensation... 50 4.3 Dispositifs de régulation... 50 5. PROGRAMMATION DES CHANGEMENTS DE RÉGIME... 51 5.1 Programmateur à horloge et optimiseurs... 51 5.2 Gestion de la commutation entre deux régimes... 52 5.3 Résumé... 52 6. ARRÊT AUTOMATIQUE DU CHAUFFAGE... 53 7. GESTION DES CIRCULATEURS ET POMPES... 53 8. RÉGULATION DE L'ENSEMBLE DES CHAUDIÈRES D'UN MÊME SYSTÈME DE CHAUFFAGE... 54 8.1 Cinq principes à respecter... 54 8.2 Motivations énergétiques... 54 8.3 Exemple typique d une mauvaise conception énergétique en chaufferie d un immeuble à appartements.... 66 CHAPITRE 12: TENUE D'UN CARNET DE BORD... 67 1. QU EST CE QU UN CARNET DE BORD?... 67 2. PRINCIPE GÉNÉRAL... 67 3. CONTENU MINIMAL DU CARNET DE BORD.... 68 4. PARTICULARITÉS DE SYSTÈMES DE CHAUFFAGE EXISTANTS... 69 5. MISSION DU CONSEILLER CHAUFFAGE PEB VIS-À-VIS DU CARNET DE BORD... 69 CHAPITRE 13: EXIGENCES RELATIVES AUX COMPTAGES... 70 1. PRINCIPE GÉNÉRAL... 70 1.1 Comptage d énergie de la production de chaleur... 70 1.2 Dérogation... 70 1.3 Comptage d énergie de la distribution (forcée) d air... 70 2. LE COMPTAGE DES COMBUSTIBLES... 71 2.1 Compteurs de combustibles... 71 2.2 Cas particulier de brûleur bi-combustible... 71 2.3 Organisation d implantation des compteurs... 72 3. LE COMPTAGE DE L'ÉNERGIE CALORIFIQUE... 72 3.1 Généralités... 72 3.2 Organisation d implantation des compteurs... 72 3.3 Compteurs d énergie calorifique dans l eau... 73 4. SYNTHÈSE POUR LE COMPTAGE DE LA PRODUCTION DE CHALEUR... 74 5. EXEMPLES DE COMPTAGE POUR LA PRODUCTION DE CHALEUR... 75 6. COMPTAGE D ÉNERGIE POUR LA DISTRIBUTION D AIR... 77 2.1 Organisation d implantation des compteurs... 77 2.2 Compteurs d énergie électrique... 77 2.3 Cas particulier de ventilateur utilisé en situation d exception... 77 CHAPITRE 14: EXIGENCES RELATIVES À L'APPORT D'AIR NEUF... 78 1. OBJECTIFS POURSUIVIS... 78 2. PRINCIPE GÉNÉRAL... 78 3. LA RÉCUPÉRATION DE CHALEUR SUR L AIR REJETÉ... 78 PAGE 3 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
3.1 Systèmes concernés de VMC double- flux concernés... 78 3.2 Exigence sur le récupérateur de chaleur à mettre en œuvre... 79 3.3 Les récupérateurs... 79 4. LA MODULATION DU DÉBIT D AIR NEUF SELON L OCCUPATION... 79 4.1 Systèmes de ventilation concernés... 79 4.2 Exigence sur le mode de variation du débit d air neuf introduit à mettre en œuvre... 80 CHAPITRE 15: TENUE D'UNE COMPTABILITÉ ÉNERGÉTIQUE... 81 1. PRINCIPE GÉNÉRAL... 81 1.1 La comptabilité énergétique "détaillée"... 81 1.2 Dérogation, la comptabilité énergétique "simplifiée"... 81 2. LA COMPTABILITÉ ENERGÉTIQUE "DÉTAILLÉE"... 82 2.1 Introduction... 82 2.2 Le relevé mensuel... 83 2.3 La signature énergétique... 84 2.4 La consommation de chauffage normalisée... 85 2.5 La consommation spécifique... 86 2.6 Le calcul des emissions annuelles de CO2... 86 2.7 le calcul du rendement annuel de la production de chauffage... 87 2.8 interprétation des résultats... 87 3. LA COMPTABILITÉ ÉNERGÉTIQUE SIMPLIFIÉE... 89 3.1 Le relevé annuel des index... 89 3.2 Le calcul de la consommation annuelle normalisée... 91 3.3 Interprétation... 91 CHAPITRE 16: DONNÉES COMPLÉMENTAIRES DEMANDÉES AU BÉNÉFICE DES CERTIFICATEURS92 1. FINALITÉS DE CES DONNÉES... 92 2. RÉPONSES DEMANDÉES... 92 3. DIFFICULTÉS POUR RÉPONDRE... 93 CHAPITRE 17: DÉCLARATION DE CONFORMITÉ DE L ATTESTATION DE RÉCEPTION... 94 CHAPITRE 18: LES DÉFAUTS ET LES MESURES À PRENDRE... 95 1. DÉFAUTS QUI ONT ÉTÉ ÉLIMINÉS PENDANT CETTE INTERVENTION... 95 2. DÉFAUTS QUI NE PEUVENT PAS ÊTRE ÉLIMINÉS PENDANT CETTE INTERVENTION... 95 3. MESURES À PRENDRE POUR ÉLIMINER CES DÉFAUTS... 95 CHAPITRE 19: REMPLIR LA FEUILLE DE ROUTE... 95 CHAPITRE 20: RÉCAPITULATIF DES OPÉRATIONS À RÉALISER LORS DE LA RÉCEPTION.... 96 ANNEXE 1: RÉALISATION DES ORIFICES DE MESURE... 97 1. INTRODUCTION... 97 2. GÉNÉRATEURS DE CHALEUR NON ÉTANCHES (TYPE B)... 97 2.1 Générateurs de chaleur équipés de brûleur pulsé gaz ou mazout... 97 2.2 Générateurs de chaleur équipés de dispositif antirefouleur/coupe tirage (générateurs alimentés en combustibles gazeux)... 98 3. GÉNÉRATEURS DE CHALEUR ÉTANCHES (TYPE C)... 99 ANNEXE 2 : FEUILLE DE ROUTE D UN SYSTÈME DE CHAUFFAGE... 100 ANNEXE 3: CONCEPT DE VOLUME PROTÉGÉ DANS UN BÂTIMENT... 101 1. VOLUME PROTÉGÉ (VP)... 101 1.1 Ordonnance OPEB... 101 ANNEXE 4 : CONCEPTS DE RÉGULATION AUTOMATIQUE... 102 1. CONCEPTS DE RÉGULATION... 102 1.1 Qu est- ce qu une régulation?... 102 1.2 Boucle de régulation... 102 1.3 Boucle de régulation en matière de chauffage... 102 2. MODES D ACTION DES RÉGULATEURS... 104 2.1 Tout ou rien (TOR)... 104 2.2 Tout ou rien (TOR) avec Hystérésis (retard positif et/ou négatif par rapport à la consigne)... 104 2.3 Proportionnel (P)... 104 2.4 Proportionnel, Intégral, Dérivée (P.l.D )... 104 2.5 Régulateur à consigne indépendante (constante )... 105 PAGE 4 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
2.6 Régulateur à consigne dépendante... 105 3. DIFFÉRENCE ENTRE RÉGULATION ET COMMANDE.... 105 ANNEXE 5 : ROBINETS THERMOSTATIQUES... 106 1. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT... 106 2. EN CONCLUSION :... 107 3. QUELLE CONSIGNE?... 107 4. EMPLACEMENT DES VANNES THERMOSTATIQUES :... 107 5. TYPES DE VANNE THERMOSTATIQUE:... 109 ANNEXE 6: CONTENU MINIMAL DE L'ATTESTATION DE RÉCEPTION D UN SYSTÈME DE CHAUFFAGE DE TYPE 2... 110 PAGE 5 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
CONTENU Ce syllabus reprend les dispositions réglementaires relatives à la réception des systèmes de chauffage de type 2 tel que prévu par l'arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 3 juin 2010 relatif aux exigences PEB applicables aux systèmes de chauffage pour le bâtiment lors de leurs installations et pendant leurs exploitations. PUBLIC-CIBLE Les professionnels du chauffage qui souhaitent obtenir le certificat d aptitude en tant que conseiller chauffage PEB. PAGE 6 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 1: LES MISSIONS DU CONSEILLER CHAUFFAGE PEB 1. GENERALITES Les missions du conseiller chauffage PEB dans le cadre de la réforme chauffage méritent d être rappelées. L agrément de conseiller chauffage PEB est obligatoirement requis pour pouvoir exécuter l un ou l autre des 2 actes règlementaires suivants : - la réception des systèmes de chauffage de type 2 - le diagnostic des systèmes de chauffage de type 2 2. EVENEMENTS DECLENCHANT L ACTE DE RECEPTION D UN SYSTEME DE CHAUFFAGE Ceci est un rappel. Cette matière est enseignée dans le «cours réglementaire sur l arrêté chauffage». Le RIT doit faire appel à un à un conseiller chauffage PEB pour réaliser la réception du système de chauffage de type 2 lors de la mise en service de celui-ci dans au moins un des cas suivants: 1. après l'installation d'une chaudière neuve ou ayant déjà été utilisée ; 2. après le remplacement du corps de chaudière d'une chaudière existante dans un système de chauffage (cas typique suite à un bris dans l échangeur non réparable. Le brûleur de la chaudière est réutilisé tel quel) ; 3. après le remplacement du brûleur d'une chaudière existante dans un système de chauffage. Le brûleur nouvellement placé peut être neuf ou avoir déjà été utilisé. Le corps de la chaudière est réutilisé tel quel ; 4. après le déplacement d'une chaudière existante dans un système de chauffage qui fait l objet d un changement de localisation. Après ce changement, la chaudière fait encore et toujours partie du même système de chauffage. Exemple : une chaudière qui était placée dans une cave, suite à la transformation de celle-ci en une autre affectation, est déplacée vers le grenier et fournit sa chaleur via de nouveaux tronçons de tuyauteries au même système de chauffage. Le RIT fait appel à un conseiller chauffage PEB de son libre choix. Celui-ci peut donc être le professionnel qui a réalisé l installation de la chaudière ou du système de chauffage dans son ensemble ou qui réalise l'entretien, OU tout autre professionnel, pour autant qu'il dispose d un agrément valide au moment de l acte et qu'il ne soit pas lié par un contrat de travail ou d'association avec le RIT du système de chauffage qu'il réceptionne. Pour rappel, le RIT est : - le déclarant du permis d environnement ; - le titulaire du permis d environnement ; - le propriétaire du système de chauffage, en l absence de permis d environnement ; - la co-propriété du système de chauffage, en l absence de permis d environnement. Référence législative: arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 3 juin 2010 relatif aux exigences PEB applicables aux systèmes de chauffage pour le bâtiment lors de leurs installations et pendant leurs exploitations (arrêté chauffage), articles 2 et 20. 3. SYSTEMES DE CHAUFFAGE CONCERNES PAR LA RECEPTION Ceci est un rappel. Cette matière est enseignée dans le «cours réglementaire sur l arrêté chauffage». Sont concernés, les systèmes de chauffage comprenant une ou plusieurs chaudières : - d une puissance nominale supérieure à 20 kw, et - fonctionnant avec un combustible liquide ou gazeux, et - chauffant de l eau comme fluide caloporteur intermédiaire. Référence législative: arrêté chauffage, article 2. PAGE 7 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
4. CONTENU EN RESUME DE LA RECEPTION Ceci est un rappel. Cette matière est enseignée dans le «cours réglementaire sur l arrêté chauffage». Le but de la réception d'un système de chauffage de type 2 est de vérifier sa conformité aux exigences suivantes : - orifices de mesure de combustion ; - exigences relatives à la combustion et à l'émission des chaudières en fonctionnement ; - exigence relative au dimensionnement des chaudières ; - exigence relative à la modulation de puissance des brûleurs de chaudière ; - tirage de la cheminée ; - ventilation du local de chauffe ; - étanchéité du système d'évacuation des gaz de combustion et d'amenée d'air ; - exigence relative au calorifugeage des conduits et accessoires ; - exigences relatives au partitionnement ; - exigence relative à la régulation des systèmes de chauffage ; - tenue d'un carnet de bord. - comptages énergie chaudière - comptages électriques des ventilateurs - récupération chaleur air extrait - variation du débit d air neuf - comptabilité énergétique Rappel des exigences Exigences techniques Contrôle périodique Réception n Nature Type1 Type2 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Orifice de mesure sur chaudière Combustion & émissions des fumées (mesures) Modulation de la puissance (brûleur) Tirage cheminée Ventilation chaufferie et cheminée Etanchéité évacuation fumées, amenée d air Dimensionnement chaudière Calorifugeage conduits & accessoires Partitionnement chaleur et air Régulation et sa programmation Carnet de bord Comptages énergie chaudière Comptages électriques des ventilateurs Récupération chaleur air extrait Variation du débit d air neuf Comptabilité énergétique CHAPITRE 2: ORIFICES DE MESURE DE COMBUSTION Voir: "Module relatif au contrôle périodique des chaudières CHAPITRE 3: EXIGENCES RELATIVES A LA COMBUSTION ET A L'EMISSION DES CHAUDIERES Voir: "Module relatif au contrôle périodique des chaudières PAGE 8 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 4: EXIGENCE RELATIVE A LA NOTE DE DIMENSIONNEMENT DES CHAUDIERES 1. PRINCIPE GENERAL Pour les chaudières nouvellement installées, la puissance calorifique nominale nécessaire doit être préalablement déterminée suivant une certaine méthode qui peut varier d après le type d affectation du bâtiment desservi par le système de chauffage et selon qu il s agisse d un bâtiment neuf ou existant. Les chaudières «nouvellement installées» concernent les chaudières neuves et celles existantes réutilisées. Cette méthode sera fixée dans une arrêté du ministre de l'énergie actuellement en cours de rédaction. Elle prévoit les 3 situations suivantes couramment rencontrées : - CAS 1 : nouveau système de chauffage desservant un bâtiment neuf pour lequel un calcul du niveau E est exigé - CAS 2 : renouvellement d une ou plusieurs chaudières d un système de chauffage existant - CAS 3 : nouveau système de chauffage desservant un bâtiment existant Par ailleurs, une note de dimensionnement attestant de l'application correcte de la méthode doit être jointe au carnet de bord. L arrêté GRBC du 3 juin 2010 ne précise rien concernant la personne habilitée à rédiger cette note de dimensionnement. Comme pour l'ensemble des exigences, c'est le responsable des installations techniques qui est responsable de l'existence de cette note de dimensionnement, mais libre à lui de demander à une personne de son choix de la rédiger (installateur en chauffage central, bureau d étude, ingénieur-conseil). Dans un premier temps, l'exigence porte uniquement sur l existence de cette note. Référence législative : arrêté chauffage, article 6. 2. METHODE POUR LES BATIMENTS SOUMIS A DEMARCHE PEB AVEC CALCUL DU E Fait l objet d un document spécifique. 3. METHODE POUR LES BATIMENTS AVEC UN SYSTEME DE CHAUFFAGE EXISTANT Fait l objet d un document spécifique. 4. METHODE POUR LES BATIMENTS EXISTANTS SANS SYSTEME DE CHAUFFAGE EXISTANT Fait l objet d un document spécifique. CHAPITRE 5: EXIGENCE RELATIVE A LA MODULATION DE PUISSANCE DES BRULEURS DE CHAUDIERE Voir: «Module relatif au contrôle périodique des chaudières». Conséquence pratique importante : la puissance des systèmes de chauffage de type1 n excédant jamais 100 kw, seules les chaudières à condensation avec une exigence de modulation restent concernées. CHAPITRE 6: TIRAGE DE LA CHEMINEE Voir: «Module relatif au contrôle périodique des chaudières». PAGE 9 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 7: VENTILATION DU LOCAL DE CHAUFFE 1 Voir: «Module relatif au contrôle périodique des chaudières». CHAPITRE 8: ETANCHEITE DU SYSTEME D'EVACUATION DES GAZ DE COMBUSTION ET D'AMENEE D'AIR Voir: «Module relatif au contrôle périodique des chaudières». CHAPITRE 9: EXIGENCE RELATIVE AU CALORIFUGEAGE DES CONDUITS ET ACCESSOIRES DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE 1. PRINCIPE GENERAL Les conduits et les accessoires placés après le 1er janvier 2011 doivent être calorifugés suivant certaines prescriptions. Tous les conduits et accessoires non calorifugés existants dans un système de chauffage avant le 1er janvier 2011 doivent être calorifugés suivant les mêmes prescriptions, dès qu au moins une nouvelle chaudière est raccordée à ce système de chauffage. Les conduits existants avant 1er janvier 2011 sont considérés comme calorifugés : - s'ils sont revêtus d un matériau dont l épaisseur excède 5 mm après pose si ce matériau a été posé avant 1er janvier 2011, - s'ils sont revêtus d un matériau isolant de classe 1 ou 2 posé après 1er janvier 2011 et dont l épaisseur après pose est égale ou supérieure aux valeurs valables pour les conduits neufs. Les accessoires existants avant 1er janvier 2011 sont considérés comme calorifugés : - s'ils qui sont revêtus d un matériau dont l épaisseur excède 5 mm après pose si ce matériau a été posé avant 1er janvier 2011, - s'ils revêtus d un matériau posé après 1er janvier 2011 et conforme à la norme NBN D30-041. Seuls les conduits et accessoires véhiculant de l air, de l eau de chauffage et de l ECS sont à calorifuger. Les épaisseurs d isolant dépendent : - de la classe de l isolant, fonction du pouvoir isolant du matériau ; - de l environnement de la conduite ou de l'accessoire ; - du diamètre pour les conduits véhiculant de l eau de chauffage ou de l'ecs ; - de la taille de l accessoire via le diamètre constructif de raccordement à une tuyauterie ; - du type d air pour les conduits véhiculant de l air. Nouveau tuyau d eau calorifugeage obligatoire Nouvelle gaine d air calorifugeage obligatoire Nouvel accessoire d'eau calorifugeage obligatoire Tuyaux d eau existants non calorifugés après nouvelle chaudière calorifugeage obligatoire Gaines d air existantes non calorifugées après nouvelle chaudière calorifugeage obligatoire Accessoires existants non calorifugés eau calorifugeage obligatoire Référence législative : arrêté chauffage, article 11 et annexe 3. 1 Au sens de l'arrêté, les systèmes d entrées et sorties d air et les systèmes d évacuation des gaz de combustion sont compris dans les locaux de chauffe. PAGE 10 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
2. CHAMP D APPLICATION 2.1 Quels sont les bâtiments concernés? Tous, quelles que soient leurs affectations. 2.2 Quels sont les systèmes de chauffage concernés? Les systèmes de chauffage existants ne sont pas soumis aux exigences du calorifugeage tant qu ils ne font l objet d aucune modification après le 1er janvier 2011. 2.3 Quels sont les réseaux de distribution concernés? Les réseaux de distribution suivants sont concernés : - véhiculant de l air de chauffage (fluide caloporteur) ou pouvant être chauffé durant une partie de l année; - véhiculant de l air de ventilation hygiénique pouvant être chauffé ; - véhiculant de l eau chaude alimentant des émetteurs de chaleur de tout type tels que radiateurs, convecteurs, éjecto-convecteurs, ventilo-convecteurs, panneaux rayonnants de surface (quelle que soit la surface : plancher, plafond, mur), aérothermes, batterie de chauffe d air ; - véhiculant de l eau chaude alimentant des unités terminales irriguées une partie de l année par de l eau chaude de tous types tels que éjecto-convecteurs, ventilo-convecteurs, panneaux rayonnants chaud/froid, batterie d air chaud/froid ; - véhiculant de l eau chaude sanitaires (ECS), pour tout tronçon dont la circulation forcée est réalisée durant au moins 2.000 heures/an. Ne sont donc pas concernés: - les boucles d eau chaude sanitaire fonctionnant en thermo-siphon ; - toute partie de distribution d eau de chauffage fonctionnant en thermo-siphon. Les parties fonctionnant en thermo-siphon sont écartées car c est la différence de température d eau entre des tronçons qui crée l effet moteur de la circulation. 2.4 Quels sont les conduits de distribution concernés? Ni la nature des matériaux constitutifs des conduits et accessoires, ni leur forme n est à prendre en considération. Les conduits de petites dimensions ne sont pas soumis aux exigences. - Les conduites véhiculant de l'eau chaude de chauffage ou de l'eau chaude sanitaire dont le diamètre extérieur est inférieur à 20 mm ; - Les conduits véhiculant de l'air dont la section droite de passage est inférieure ou égale à 0,025 m². Tuyaux et gaines sur le départ et sur le retour Tuyaux d eau Øext. 20 mm pas de calorifugeage obligatoire Gaine d air section droite intérieure 0,025 m² pas de calorifugeage obligatoire Gaine d air cylindrique Øint. 178 mm pas de calorifugeage obligatoire 3. CLASSE D ISOLANT UTILISE POUR LE CALORIFUGEAGE Les isolants sont répartis en 2 classes : - classe 1 : isolant dont la conductivité thermique est inférieure à 0,035 W/mK - classe 2 : isolant dont la conductivité thermique est supérieure ou égale à 0,035 W/mK mais inférieure ou égale à 0,045 W/mK La conductivité thermique du matériau constituant le calorifugeage est la valeur déterminée : - selon les normes : NBN EN ISO 8497 pour les matériaux mis en œuvre selon une surface cylindrique NBN EN 12667 pour les matériaux mis en œuvre selon un plan, - à température moyenne de +10 C. Les matériaux ayant une conductivité supérieure à 0,045 W/mK ne sont pas considérés comme isolant. PAGE 11 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
4. CLASSIFICATION DE L ENVIRONNEMENT DES CONDUITS L environnement des tronçons des conduits est décrit selon les 2 catégories suivantes : Tableau 9.1: Classification de l environnement des conduits Situation I Situation II Les conduits et accessoires situés : dans le sol, à l'extérieur ; dans tout espace ne faisant pas partie du volume protégé du bâtiment ; Les conduits et accessoires situés dans le volume protégé du bâtiment : dans un local de chauffe ou dans un local technique, dans des gaines techniques ; directement en apparent dans tout espace dépourvu de système de chauffage et équipé ou non d un système de climatisation ; directement en apparent dans tout espace équipé d un système de chauffage et d un système de climatisation ; dans les faux-plafonds, dans les faux-planchers, les habillages continus d unités terminales. Attention pour la situation I b: Identification des parois délimitant le volume protégé (VP). Le concept de volume protégé est exposé à l annexe 3 de ce cours. Quand le système de chauffage chauffe des espaces d un bâtiment faisant l objet d un dossier PEB, le conseiller chauffage PEB se renseignera auprès du conseiller PEB afin de connaître les limites du volumes protégé. Quand le système de chauffage chauffe des espaces d un bâtiment ne faisant pas l objet d un dossier PEB, le conseiller chauffage PEB se renseignera auprès de l architecte, auteur de projet pour connaître les limites du volume protégé. 5. CALORIFUGEAGE DES TUYAUX D EAU DE CHAUFFAGE ET D ECS 5.1 Généralités 1. Il faut entendre par conduite les tronçons rectilignes, les coudes, tout autre changement de direction, les parties réalisant des changements de section de manière brusque ou progressive, les pièces de dérivation ou de convergence et ce quelque soit leur orientation dans l espace. 2. L exigence de calorifugeage de toute conduite de chauffage et d ECS dépend : de la situation de celle-ci, comme exposé au Tableau 6 ; de son diamètre extérieur ; de la classe d isolant thermique utilisé comme matériaux de calorifugeage. Le Tableau 9.2 donne, en mm, les épaisseurs minimales après pose d isolant de classe 1 et 2 à placer sur les conduites. PAGE 12 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Tableau 9.2: Epaisseur d'isolant selon la situation des conduits Diamètre extérieur de la conduite en mm Isolant de classe 1 Epaisseur de l'isolant après pose en mm Situation 1 Situation 2 Isolant de classe 2 Isolant de classe 1 Isolant de classe 2 de 20 à 24,9 13 23 11 19 de 25 à 29,9 17 29 13 22 de 30 à 39,9 22 35 16 26 de 40 à 60,9 27 42 21 32 de 61 à 89,9 35 54 25 37 de 90 à 114,9 39 59 28 41 de 115 à 159,9 42 62 32 46 de 160 à 229,9 47 68 36 50 de 230 à 329,9 49 70 38 53 330 60 80 50 60 3. Le calorifuge ne peut pas être interrompu au droit des fixations des conduites. 4. Les tronçons de conduites traversant des parois du bâtiment, quelle qu en soit leur orientation sont à calorifuger selon les prescriptions suivantes : toute traversée d une longueur égale ou supérieure à 50 cm est considérée comme une "situation II" pour toute traversée d une longueur supérieure à 15 cm mais inférieure à 50 cm, le tronçon sur la longueur de la traversée est à calorifuger avec une épaisseur minimale de 10 mm (quelle que soit la classe de l isolant utilisé), pour autant qu il y ait une obligation de calorifugeage pour au moins un des 2 tronçons situés de part et d autre de la paroi traversée. 5. Excepté la traversée de parois, comme décrit ci-avant, il n y a pas d obligation de calorifuger les tuyaux encastrés dans des parois, contrairement à ce qui est prévu dans l annexe VIII de l arrêté des exigences PEB. En particulier, il n'y a pas lieu de calorifuger les conduites de chauffage et d'ecs situées en chapes. 6. Sont à calorifuger avec une épaisseur minimale de 15 mm pour un isolant de classe 1 et de 20 mm pour un isolant de classe 2, toute conduite véhiculant de l eau chaude de chauffage située directement en apparent dans tout local chauffé et non équipé d'un système de climatisation, dont le diamètre extérieur est supérieur ou égal à 50 mm et dont la circulation n est pas interrompue quand les débits des émetteurs situés dans ce local sont annulés. PAGE 13 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
5.2 Cas particuliers 1. Tuyaux de chauffage en acier selon la norme NBN A 25-103 et NBN A 25-104 : Tableau 9.3: Epaisseur d'isolant selon la situation des conduits ACIER Tuyaux NBN A25-103 / 104 Diamètre DN Diamètre ext. tuyau mm Situation I Epaisseur de l'isolant après en mm Situation II Isolant de classe 1 Isolant de classe 2 Isolant de classe 1 Isolant de classe 2 10 17,2 Pas de calorifugeage obligatoire 15 21,3 13 23 11 19 20 26,9 17 29 13 22 25 33,7 22 35 16 26 32 42,4 27 42 21 32 40 48,3 27 42 21 32 50 60,3 27 42 21 32 65 76,1 35 54 25 37 80 88,9 35 54 25 37 100 114,3 39 59 28 41 125 139,7 42 62 32 46 150 168,3 47 68 36 50 200 219,1 47 68 36 50 250 273 49 70 38 53 300 323,9 49 70 38 53 350 355,6 60 80 50 60 2. Tuyaux en cuivre pour sanitaire et chauffage selon les normes NBN EN 1057 (2006) et NBN P 12-101: Tableau 9.4: Epaisseur d'isolant selon la situation des conduits CUIVRE Diamètre Diamètre ext. Tuyau mm NBN EN 1057 (2006) Situation I Epaisseur de l'isolant après en mm Situation II Isolant de classe 1 Isolant de classe 2 Isolant de classe 1 Isolant de classe 2 10,12,15,18 Pas de calorifugeage obligatoire 22x1 26,9 13 23 11 19 28x1 33,7 17 29 13 22 35x1 42,4 22 35 16 26 42x1,5 48,3 27 42 21 32 54x2 60,3 27 42 21 32 NBN P12-101 20x1 88,9 Pas de calorifugeage obligatoire 22x1 114,3 13 23 11 19 PAGE 14 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
3. Tuyaux de forme non cylindrique : Si un tuyau de forme non cylindrique est utilisé, il y a lieu de calculer le diamètre extérieur équivalent déq. Ce diamètre est le diamètre extérieur d un tuyau cylindrique qui présente le même périmètre extérieur p de la section droite que le tuyau de forme non cylindrique. On en déduit la formule de calcul classique suivante : déq = Exemple : de l eau circule dans un tube rectangulaire de 27 x 38 mm (cotes extérieures) Le calcul donne : périmètre p = 2x (27+38) = 130 mm et déq =130/Л = 41,4mm et il faut appliquer l exigence correspondant à la plage de diamètre extérieur de 40 à 60,9 mm du Tableau 9.2. Remarque importante : les tuyaux non cylindriques ne sont pas intéressants du point de vue calorifugeage car, pour une même section la surface du manteau isolant est plus grande et l exigence peut parfois être supérieure. En effet le déq est plus grand que la cote maximale et peut amener à une plage de diamètre plus grande également. 5.3 Récapitulatif Le tableau suivant donne une autre grille de lecture : p π Tableau 9.5 : récapitulatif épaisseur de l isolant Cas Tuyaux placés.. Diamètres concernés 1 - à l extérieur Ø > 20 mm 2 - enterrés dans le sol, - dans un caniveau dans le sol Ø > 20 mm 3 - dans tout espace hors du VP Ø > 20 mm 4 5 6 7 8 9 - dans VP et dans chaufferie, - dans VP et dans local technique, - dans VP et dans une gaine technique - dans VP et dans tout faux-plafonds (1) (2) - dans VP et dans tout faux-plancher (2) - dans VP et dans tout habillage continu d unité terminale (2) - dans VP, en apparent et dans un local sans émetteurs de chaleur, sans émetteurs de refroidissement - dans VP, en apparent et dans un local sans émetteurs de chaleur, mais avec émetteurs de refroidissement - dans VP, en apparent et dans un local avec émetteurs de chaleur, et aussi avec émetteurs de refroidissement - dans VP, en apparent et dans un local avec émetteurs de chaleur, sans émetteurs de refroidissement Ø > 20 mm Ø > 20 mm Ø >20 mm Ø >20 mm Ø >20 mm Ø 50 mm Condition supplémentaire Tronçon où la circulation d eau continue quand la circulation dans tous les émetteurs est arrêtée. Epaisseurs minimales Tableau 6, situation I Tableau 9.2, situation I Tableau 9.2, situation I Tableau 9.2, situation II Tableau 9.2, situation II Tableau 9.2, situation II Tableau 9.2, situation II Tableau 9.2, situation II 15mm si isolant de classe 1 ou 20mm si isolant de classe 2 (1) : valable pour les faux-plafonds fermés et ajourés dont la proportion surfacique des ouvertures est 75% (2) : valable si le faux-plafond, le faux-plancher ou l'habillage est en contact avec un espace équipé ou non d émetteurs de chaleur, équipé ou non d émetteurs de refroidissement Du cas 9, on en déduit que dans la situation d un local chauffé (non équipé d émetteurs de refroidissement) représentée à la figure suivante, aucun tuyau n est à calorifuger. PAGE 15 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 9.1: Cas où le calorifugeage n'est pas obligatoire PAGE 16 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
5.4 Exemples de situations de tuyaux d eau à calorifuger Exemple 1: Cas d un local chauffé (non refroidi) par 2 radiateurs alimentés à partir du fauxplafond fermé. Tronçon 1 : DN50 soit Ø = 60,3 mm >50 mm A calorifuger par 15mm minimum d isolant classe 1 car correspond au cas 9 du Tableau 9.5 Tronçon 2 : DN32 soit Ø = 42,4 mm <50 mm Pas de calorifuge obligatoire local non refroidi (2) DN 32 (3) faux-plafond (1) DN50 Tronçon 3 : dans faux-plafond: en PVC et Ø=77 mm, à calorifuger départ et retour par 25 mm minimum d isolant de classe 1 ou 37 mm minimum d isolant de classe 2 car correspond au cas 5 du Tableau 9.5 Figure 9.2: Exemple 1 Exemple 2 : Cas d un local chauffé (non refroidi) par 2 radiateurs alimentés à partir du faux-plafond fermé. Tronçon 1 : DN50 soit Ø=60,3 mm > 20 mm. A calorifuger selon les épaisseurs reprises dans le Tableau 9.2, situation II. Correspond au cas 8 du tableau 9.5 Tronçon 2 : DN32 soit Ø=42,4 mm > 20 mm. A calorifuger selon les épaisseurs reprises dans le Tableau 6, situation II. Correspond au cas 8 du Tableau 9.5. Pas de calorifuge obligatoire Tronçon 3 dans faux- plafond: en PVC et Ø = 77 mm, à calorifuger conduites de départ et retour par 25 mm minimum d isolant de classe 1 ou 37 mm minimum d isolant de classe 2 car cela correspond au cas 5 du tableau 9.5. local refroidi (2) DN 32 (3) Figure 9.3: Exemple 2 faux-plafond (1) DN50 PAGE 17 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Exemple 3: Cas d un local chauffé (non refroidi) par 2 radiateurs alimentés à partir d une colonne apparente. Tronçon 1 : en DN32 soit Ø = 42,4 mm < 50 mm La circulation y est présente quand les 2 radiateurs sont arrêtés. Correspond au cas 9 du Tableau 9, mais comme le Ø < 50 mm, il n y a pas d obligation de calorifuger. (1) DN32 (4) DN20 (2) (3) DN15 Tronçon 2 : en DN25. Tronçon 3 : en DN15. Tronçon 4 : en DN20. Pour les tronçons 2, 3 et 4, la circulation d eau est annulée quand les 2 radiateurs sont arrêtés. Correspond au cas 9 du Tableau 9, mais comme la circulation est arrêtée, il n y a pas d obligation de calorifuger. Figure 9.4: Exemple 3 PAGE 18 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
6. CALORIFUGEAGE DES CONDUITS VEHICULANT DE L AIR 6.1 Principes Il faut entendre par conduit d air les tronçons rectilignes, les coudes, tout autre changement de direction, les parties réalisant des changements de section de manière brusque ou progressive, les pièces de dérivation ou convergence et ce quelle que soit leur orientation dans l espace. L exigence de calorifugeage des conduits d air est exprimée par une valeur minimale de l épaisseur de la couche isolante après pose, quelle que soit la forme de la section droite du conduit. L exigence de calorifugeage des conduits d air dépend de: l emplacement du conduit d air, caractérisé par la situation précisé ci-avant ; du type d air au sens de la norme NEN 13779 :2004 ; de la température de l air véhiculé dans le conduit c'est-à-dire des températures nominales de dimensionnement des installations directement après traitement qui correspondent aux conditions de base de température d hiver et d été en vertu des normes en vigueur ; de la classe de l isolant thermique précisée ci-avant ; de la présence d équipements spécifiques. L épaisseur minimale après pose (en mm) pour le calorifugeage est reprise dans le Tableau 9.6 suivant: Tableau 9.6: épaisseur de l isolant. Conduits d air Type d air présent dans le conduit Air neuf Conditions Température de l air véhiculé indifférent Situation du conduit 2 toutes les situations sauf I a. Epaisseur minimale de calorifuge (en mm) Isolant de classe 1 20 25 Isolant de classe 2 35 C I 40 50 Air fourni, 25 C et 35 C > 35 C II 20 25 I 80 100 II 40 50 Air recyclé, Air mélangé, Air repris si présence d un récupérateur de chaleur ou d un dispositif de recyclage en aval indifférent I 40 50 indifférent II 20 25 Rappel: Les gaines d air circulaires d'un diamètre de 80, 100, 125, 150 et 160 mm ne sont pas soumises à l obligation de calorifugeage. Exemple: Figure 9.5 2 Voir tableau 9.1 PAGE 19 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 9.5 : illustration de gainage à calorifuger 6.2 Type d air véhiculé: Selon la norme NEN 13779 :2004: (1) Air neuf: air pénétrant dans le système par une ouverture en provenant de l extérieur avant tout traitement d air (2) Air fourni: flux d air pénétrant dans la pièce traitée ou air pénétrant dans le système après un traitement d air (5) Air repris: flux d air sortant de la pièce traitée (6) Air recyclé: air repris qui est renvoyé dans le système de traitement d air (7) Air rejeté: flux d air déchargé dans l atmosphère. (12) Air mélangé: air contenant 2 flux aérauliques ou plus Ces différents types d air sont représentés sur la Figure 9.6 suivante: Figure 9.6 : illustration des types d air selon NEN 13779 PAGE 20 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Origine de la mise en mouvement de l air. Les conduits concernés ici sont ceux qui conduisent de l air en mouvement. Comme il n est nullement précisé l origine de cette circulation, les exigences de calorifugeage s appliquent à une circulation forcée (via des ventilateurs) et à une circulation naturelle (thermo-siphon). Les conduits d air concernés par les exigences. Les conduits concernés ici sont ceux qui appartiennent à: 1. tout système de ventilation hygiénique appartenant à un système de chauffage, c.-à-d. : a. dès qu il y a chauffage de l air (centralisé ou décentralisé) ; b. dès qu il y a récupération de la chaleur sur l air:repris et/ou air rejeté. 2. un système de chauffage à air chaud : naturel ou forcé ; 3. un système combiné ventilation hygiénique et chauffage à air chaud ; 4. un système de climatisation par air, où l air est chauffé pendant une certaine période de l année, combinée ou non avec une ventilation hygiénique. Les conduits appartenant aux systèmes suivants ne sont pas concernés par les exigences de calorifugeage. 1. un système de ventilation hygiénique sans chauffage de l air introduit ni récupérateur de chaleur sur l air repris,ni récupérateur de chaleur sur l air rejeté, et ce quel que soit le type (A ou B ou C ou D) ; 2. un système de chauffage à air chaud dont aucune chaleur apportée n est produite par une chaudière (fluide caloporteur = eau) ; 3. un système de ventilation VMC gaz ; 4. un système de climatisation par air, où l air est uniquement refroidi (voir prochain arrêté sur les systèmes de climatisation). Pour rappel : classification des 4 systèmes de ventilation hygiénique Amenée d air neuf de manière naturelle mécanique Evacuation de l air de manière naturelle mécanique Système A Système C (extraction simple flux) Système B (pulsion simple flux) Système D (double flux) Les caractéristiques suivantes des gaines d air n entrent pas en considération pour la mise en application de l exigence de calorifugeage: - la forme de la section de la gaine : circulaire, carrée, rectangulaire, oblongue, etc. - le tracé de la gaine : rectiligne, courbe, etc. - la nature du matériau constitutif des parois du conduit: acier galvanisé, PVC, etc. - la présence d un absorbant phonique - la rigidité: souple, rigide. PAGE 21 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
6.3 Récapitulatif De manière plus explicite et détaillée par zone de localisation (de l extérieur vers l intérieur): Tableau 9.7 : récapitulatif épaisseur isolant pour conduits d air Localisation du conduit d air à l extérieur, enterré hors VP Partout dans VP sauf apparent dans local uniquement chauffé Apparent dans tout local uniquement chauffé Caractéristiques du conduit Air véhiculé Conditions Epaisseur minimale de calorifuge (en mm) Isolant de classe 1 Isolant de classe 2 Situation n Amenée d air neuf --- 0 0 1 Air fourni t air 35 C 40 50 2 Air recyclé, Air mélangé Air repris t air > 35 C 80 100 3 --- 40 50 4 Pas de récupérateur (1) en aval Si récupérateur(1) en aval 0 0 5 40 50 6 Amenée d air neuf 20 25 7 Air fourni t air 35 C 40 50 8 Air recyclé, Air mélangé Air repris t air > 35 C 80 100 9 --- 40 50 10 Pas de récupérateur (1) en aval Si récupérateur(1) en aval 0 0 11 40 50 12 Amenée d air neuf 20 25 13 Air fourni t air < 25 C 0 0 14 Air recyclé, Air mélangé Air repris 25 C t air 35 C 20 25 15 t air > 35 C 40 50 16 --- 20 25 17 Pas de récupérateur (1) en aval Si récupérateur(1) en aval 0 0 18 20 25 19 Amenée d air neuf 20 25 20 Air fourni Air recyclé, Air mélangé Air repris 0 0 21 (1) : tout dispositif de récupération d énergie, échangeur statique, échangeur rotatif (roue), récupérateur thermodynamique (PAC). PAGE 22 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
6.4 Exemples de situations de gaines d air à calorifuger A. Cas d un système de ventilation et de chauffage: Un groupe de pulsion GP pulse de l air dans une salle de gymnastique d une école. Un thermostat d ambiance agit sur la batterie de chauffe P pour compenser les déperditions et chauffer la salle. Le groupe d extraction GE extrait de l air vicié de la salle (à 18 C en saison de chauffe par exemple) et le pulse sur un récupérateur de chaleur GF qui cède sa chaleur à la batterie R. L ensemble des équipements de A à D est placé dans un petit local technique compris dans le VP. L ensemble des équipements de E à H est placé dans un cabanon sur la toiture hors VP. Le clapet V1 est normalement ouvert et V2 normalement fermé quand la température au point, ta, est < 20 C. Quand ta > 21 C, V1 se ferme et V2 s ouvre, permett ant de by-passer la batterie de préchauffe R. Figure 9.7 : calorifuge pour une VMC double flux avec récupérateur (source IBGE et Energie +) Quelles sont les exigences de calorifugeage en classe 1? Partie pulsion: en pointe hivernale - tronçons AB, BR, BC (via le by-pass) : air neuf dans VP d où un calorifugeage de 20 mm d épaisseur (situation n 13) ; - tronçons RCP : air fourni (car déjà traité par «R») dans VP, tc ~12 C d où pas de calorifugeage obligatoire (situation n 14) ; - tronçons PD : air fourni (car déjà traité par «P») dans VP, td ~40 C VP d où un calorifugeage de 40 mm d épaisseur (situation n 16) ; - tronçons DS : air fourni (car déjà traité par «P») apparent dans local uniquement chauffé (salle) d où pas de calorifugeage (situation n 21). Partie extraction: en pointe hivernale - tronçons SE : air repris apparent dans local uniquement chauffé (salle) pas de calorifugeage (situation n 21) ; - tronçons EF : air repris hors VP avec un récupérateur en aval, un calorifugeage de 40 mm d épaisseur. (situation n 12) ; - tronçons GH : air repris hors VP avec un récupérateur en amont, pas de calorifugeage (situation n 11). B. Cas d un système de ventilation double flux à pulsion neutre: Pulsion neutre : pulsion de l air hygiénique à une température très proche de la consigne de température d air (ambiante) des locaux chauffé. Immeuble de bureaux : valeurs typiques 1. consigne de t ambiante: 21 C, 2. consigne de t air pulsé: 21 C+ 1 = 22 C, Disposition des gaines selon la Figure 14 suivante, tout en apparent. PAGE 23 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Réseau de pulsion en aval de P: Aucune gaine n est règlementairement à calorifuger car t air pulsé < 2 5 C. Voir situations n 14 et 21. Réseau de pulsion en amont de E: Aucune gaine n est règlementairement à calorifuger. Voir situations n 18 et 21. Figure 9.8 : calorifuge pour une VMC double flux à pulsion chauffée (source IBGE et Energie +) Cas particulier: Ventilation double flux à pulsion non réchauffée, selon la Figure 9.9 Ce système de ventilation ne fait pas partie du système de chauffage. Les exigences de calorifugeage ne lui sont pas applicables. Attention cependant aux risques bien réels de condensation durant une partie de l année. Figure 9.9 : calorifuge pour une VMC double flux à pulsion non chauffée (source IBGE et Energie +) PAGE 24 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
7. CALORIFUGEAGE DES ACCESSOIRES DE CHAUFFAGE ET D ECS 7.1 Texte règlementaire: Les accessoires, y compris les brides (le cas échéant), dont la dimension correspond à un raccordement à une tuyauterie dont le diamètre extérieur est supérieur à 50 mm sont calorifugés selon la norme NBN D30-041, si ils sont placés dans une des situations 3 suivantes : I, IIa, IIb,IIc 7.2 Identification des accessoires concernés: Sont à considérer comme accessoires de chauffage et d ECS: 1. vannes 2 voies de toute fonction motorisée ou manuelle : isolement, équilibrage, de mesure, de régulation, de tout type : à boisseau sphérique, papillon, à soupape à siège inclinée ou droit, à membrane, etc. 2. vannes 3 voies de toute fonction : de réglage, de régulation motorisées ou manuelles, tout type : à boisseau sphérique, papillon, à soupape à siège droit ; 3. vannes 4 voies de toute fonction : de réglage, de régulation motorisée ou manuelle, tout type : à boisseau sphérique, papillon, à soupape à siège droit ; 4. pot de décantation, débourbeur ; 5. cloche de désaération ; 6. bouteille casse-pression ; 7. filtre ; 8. clapet anti-retour ; 9. brides ; 10. corps de pompes et circulateurs ; 11. compteurs d eau ; 12. entretoises ; 13. soupape de pression différentielle. Hors champs: vases d expansion, cuves, ballons de stockage. Figure 9.10: vanne à boule et paire de brides 3 Voir tableau 9.1 PAGE 25 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 9.11: vannes d isolement à soupape à siège droit Figure 9.12: vannes d isolement à soupape à siège incliné Figure 9.13: vanne de réglage à papillon et paire de brides PAGE 26 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 9.14: vanne papillon Figure 9.15: vanne motorisée de régulation à 3 voies PAGE 27 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 9.16: filtre Figure 9.17: pot de décantation à calorifuger Figure 9.18: aérateur PAGE 28 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 9.19: compteur d eau chaude Figure 9.20: entretoises Figure 9.21: soupape de pression différentielle PAGE 29 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Ni les collecteurs, ni les bouteilles casse-pression ne sont considérés comme des accessoires mais comme un ensemble de conduites qui doivent à ce titre, être calorifugées. Figure 9.22: bouteille casse-pression sur les circuits secondaires Figure 9.23 : bouteille casse-pression sur le circuit primaire Figure 9.24 : bouteille casse-pression PAGE 30 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
7.3 Exigences selon la norme NBN D30-041 La norme NBN D30-041 précise les prescriptions de calorifugeage de la robinetterie et accessoires de tuyauterie et son application. Ces prescriptions sont d application pour: - tout accessoire et robinetterie véhiculant de l'eau chaude de chauffage ou sanitaire, quelle que soit sa température (contrairement au titre du 7.1 de la norme qui parle de t > 60 C). - des dimensions prévues pour raccordement de tuyaux dont le diamètre extérieur est supérieur à 50 mm (contrairement au 7.1 de la norme qui concerne les Ø > DN40 (diam. ext = 48 mm)) Tableau 9.8 : épaisseur calorifugeage accessoires Solution technique Enveloppe Matériau isolant Pouvoir isolant Anorak : matelas souple préfabriqué Capot : boîte préfabriquée Souple, sans découpe ultérieure. Tôle aluminium épaisseur 0,8 mm ou Matériau synthétique de rigidité équivalente Laine de roche avec ρ 40 kg/m³ Laine de verre avec ρ 24 kg/m³ Laine minérale dont le λ n est pas altéré par l eau. épaisseur minimum initiale = 60mm Résistance thermique 1,5 m²k/w (1) (1) En considérant le λ typique des laines minérales de λ = 0,04 W/mK on obtient une épaisseur minimale de e = 1,5 x 0.04 = 0,06m soit 60 mm. En pratique, les 2 épaisseurs minimales exigées sont donc bien les mêmes pour les 2 techniques. 7.4 Exemples de réalisations de calorifugeage selon NBN D30-041 Figure 9.25 : calorifugeage d accessoires avec matelas PAGE 31 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 9.26: pose de manteaux Figure 9.27: démontés pour vanne PAGE 32 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 9.28: capot monté sur une vanne 7.5 Particularités pour les circulateurs et pompes a) Pour les circulateurs: pas d'obligation de calorifugeage, car effectivement la partie "enroulement du moteur électrique" peut être affecté par le rehaussement de température consécutive à la pose de matelas. C est la partie marquée «NC» sur la Figure 9.30 suivante. Seule la partie du corps de pompe proprement dite est visée par le calorifugeage. Si le circulateur est placé avec une coquille moulée isolante prévue par le fabricant même du circulateur, comme représentée à la Figure 9.29, cette solution est acceptée en lieu et place de l exigence de la NBN D30-041. b) Pour les pompes: même philosophie que pour les circulateurs. Comme représentée à la Figure 9.31, la partie marquée «C» doit être calorifugée (si diam. ext > 50 mm), l autre partie marquée «NC» peut également l être sans que cela ne soit une obligation. Figure 9.29: coquille isolante moulée pour le corps de circulateur PAGE 33 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 9.30: NC partie à ne pas calorifuger Figure 9.31: pompe à moteur séparé PAGE 34 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
7.6 Particularités pour les vannes motorisées. Pour les vannes motorisées : a) la partie "moteur" : pas d'obligation de calorifugeage, car effectivement la partie "enroulement du moteur électrique ou thermique " peut en être affecté ; b) la partie "corps de la vanne" proprement dit doit être calorifugé si les conditions sont remplies (diamètre). Figure 9.32 - Vanne 3 voies motorisée 7.7 Localisations où l exigence de calorifugeage des accessoires est d application a) Les accessoires concernés par l exigence de calorifuge le sont qu ils soient placés indifféremment sur le départ ou le retour ou quelque partie mitigée d un circuit d eau chaude. b) L exigence de calorifugeage doit être examinée si l accessoire se trouve dans les cas 1, 2, 3, 4, 7, 8 ou 9 du Tableau 9.5 7.8 Exemples de situations d accessoires à calorifuger Exemple 1: Cas d un local chauffé (mais non refroidi) par 2 radiateurs alimentés à partir du faux-plafond fermé. Tronçon 1: DN50 soit Ø = 60,3 mm >50mm L accessoire A1est à calorifuger car correspond au cas 9 du Tableau 9.5. Tronçon 2: DN32 soit Ø = 42,4 mm <50mm L accessoire A2 : pas de calorifuge obligatoire car dimension trop petite. Tronçon 3: dans faux-plafond: en PVC et Ø=77 mm, L accessoire A3: pas de calorifuge obligatoire car correspond au cas 5 du Tableau 9.5 Figure 9.33: exemple 1 PAGE 35 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Exemple 2: Cas d un local chauffé (mais non refroidi) par 2 radiateurs alimentés à partir d une gaine technique. Tronçon 1: DN65 soit Ø = 76 mm > 50 mm L accessoire A1 est à calorifuger car correspond au cas 4 du Tableau 9.5 Tronçon 2: DN50 soit Ø = 60,3 mm < 50 mm L accessoire A2: pas de calorifuge obligatoire car correspond au cas 9 énoncé ci-avant, le débit d eau s annule quand on ferme les 2 radiateurs. Figure 9.34: exemple 2 7.9 Dérogations a) Il peut être dérogé au calorifugeage des conduits et accessoires existants avant le 01/01/2011 en cas d'inaccessibilité ; b) Hormis dans des bâtiments neufs, il peut être dérogé au calorifugeage des conduits et accessoires avec les épaisseurs exigées si l environnement direct de ces conduits et accessoires ne le permet pas. Dans ce cas ces conduits et accessoires sont à calorifuger avec les épaisseurs maximales que permet l environnement direct. Procédure à suivre: 1) Elément déclenchant : présence d une nouvelle chaudière? Oui, car on est en phase de réception ; 2) Le conduit existe-t-il avant le 1/1/2011? Si non, la règlementation générale vue ci- avant est d application. Si oui, continuer à l étape 3 ; 3) Le conduit est-t-il accessible? Si non, le conduit est laissé dans l état actuel c.-à-d. pas de nouveau calorifugeage. Passer à l examen des autres conduits. Si oui, continuer à l étape 4 ; 4) Y a-t-il actuellement présence d un revêtement (quelque en soit le matériau) sur le conduit? Si non, continuer à l étape 9. Si oui, continuer à l étape 5 ; 5) Le revêtement présent actuellement a-t-il été posé avant le 1/1/2011? Si non, continuer à l étape 7. Si oui, continuer à l étape 6 ; 6) L épaisseur du revêtement présent actuellement est-elle 5 mm? SI ou,i le conduit est laissé dans l état actuel c.-à-d. pas de nouveau calorifugeage (car il est considéré comme calorifugé). Passer à l examen des autres conduits. Si non, continuer à l étape 9 ; 7) Le calorifugeage a donc été posé après l entrée en vigueur de l arrêté chauffage. Il convient de vérifier la validité du matériau utilisé en se posant la question : la conductivité de l isolant utilisé est-elle > à 0,045 W/mK? Si non, le calorifuge a un pouvoir isolant suffisant et continuer à l étape 8. Si oui, continuer à l étape 9 ; 8) Le calorifuge présent actuellement a-t-il une épaisseur aux valeurs prescrites dans cet arrêté chauffage? Si oui, ce conduit est conforme. Passer à l examen des autres conduits. Si non, continuer à l étape 9 ; 9) Y a-t-il une ou des limitations d espace dans l environnement immédiat du conduit qui entrave(nt) le placement d un calorifuge avec l épaisseur prescrite? Par limitation, il faut entendre des murs, voile de structure, machines, autres tuyauteries, etc. c.-à-d. tout objet dont le coût de démolition ou déplacement est disproportionné par rapport au coût du calorifugeage proprement dit. Ce jugement est affaire de bon sens! A titre d exemple : l armoire du concierge, les matelas oubliés, le bac à sel, ne sont pas considérés comme des obstacles. Si non, il faut que le calorifuge soit conforme aux exigences PEB, et ensuite passer au conduit suivant. Si oui, il faut calorifuger avec un matériau dont la conductivité λ est < 0,045 W/mK et placer l épaisseur maximale possible que permet l environnement direct. 10) Ensuite passer au conduit suivant. PAGE 36 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Le logigramme suivant est une représentation synoptique des questionnements et décisions. Figure 9.35: logigramme de questionnement pour le calorifugeage 7.10 Finitions des calorifugeages de conduits & accessoires Le calorifugeage consiste en la pose d une (ou plusieurs) couche(s) de matériaux thermiquement isolants sur les conduites et accessoires en vue d en limiter très fortement l échange thermique avec l ambiance environnante. L exigence sur les conduites vise à l obtention d une performance thermique minimale du calorifugeage. Le plus important est de garder à l esprit la durabilité du calorifugeage c.-à-d. la bonne tenue dans le temps de la performance thermique initiale. Il faudra tenir compte des agents pouvant potentiellement accélérer le vieillissement ou participer à leur dégradation, tels que les rayons UV (soleil), oiseaux (piqûres), rongeurs (souris,..), vandalisme, etc. Le choix du matériau isolant, des finitions, des modes de fixation, etc sort du cadre de l arrêté chauffage. Ces considérations constructives importantes sont du ressort : - des clauses techniques d un cahier spécial des charges quand il existe ; - ou des règles de l art. PAGE 37 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 10: EXIGENCES RELATIVES AU PARTITIONNEMENT 1. PRINCIPE GENERAL Les systèmes de chauffage placés ou modifiés après le 1 er janvier 2011 doivent respecter certaines prescriptions relatives au partitionnement de la distribution d'eau chaude de chauffage et d'air. Ces prescriptions définissent le placement d organe d arrêt sur la distribution d eau de chauffage et sur la distribution d air dans le but de créer des parties de bâtiment (dénommée zones) où les circulations des fluides peuvent être arrêtées en cas d inoccupation prolongée, évitant de ce fait des consommations d énergie inutiles. PARTITIONNEMENT = ZONAGE = Créer des zones = Créer une subdivision de la distribution Référence législative : arrêté chauffage, article 12 et annexe 4. 2. CHAMP D APPLICATION 2.1 Quels sont les bâtiments concernés? Tous, quelles que soient leurs affectations. 2.2 Quels sont les réseaux de distribution concernés? Les réseaux de distribution suivants sont concernés : 1. Véhiculant de l air de chauffage (fluide caloporteur) ou pouvant une partie de l année être chauffé ; 2. Véhiculant de l air de ventilation hygiénique, pouvant être chauffé ou non ; 3. Véhiculant de l eau chaude alimentant des émetteurs de chaleur de tous types tels que radiateurs, convecteurs, éjecto-convecteurs, ventilo-convecteurs, panneaux rayonnants de surface (quelle que soit la surface : plancher, plafond, mur), aérothermes, batterie de chauffe d air ; 4. Véhiculant de l eau chaude alimentant des unités terminales irriguées une partie de l année par de l eau chaude de tous types tels que éjecto-convecteurs, ventilo-convecteurs, panneaux rayonnants chaud/froid, batterie d air chaud/froid. Ne sont donc pas concernés, les réseaux de distribution : 1. D eau glacée ; 2. D eau chaude sanitaire produite (en boucle ou non). Ni la nature des matériaux, ni la forme des conduits, ni les endroits où ils passent ne sont à prendre en considération. 2.3 Quels sont les systèmes de chauffage concernés? Uniquement les distributions des systèmes : 1. Nouvellement placés après le 1/1/2011 2. Existants mais faisant l objet de modifications après le 1/1/2011 Cela veut dire que les systèmes de chauffage existants ne faisant l objet d aucune modification après le 1/1/2011, ne sont pas soumis aux exigences du partitionnement. PAGE 38 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
3. EXIGENCES POUR LES SYSTEMES NEUFS 3.1 Principes L exigence consiste à : 1. Placer un organe de sectionnement à l entrée de la zone et un organe de sectionnement à la sortie de cette même zone ; 2. Définir les espaces compris dans la zone, selon des critères qui peuvent dépendre de l affectation. Les zones sont raccordées hydrauliquement ou aérauliquement entre elles en parallèle, comme représenté à la figure 10.1 Figure 10.1: représentation des zones en perspective 1. Une zone est un ensemble de locaux contigus de même affectation et ayant des besoins thermiques, des exigences de confort, des horaires et des régimes de fonctionnement similaires ; 2. Chaque zone dessert au maximum 1.250 m2 de superficie plancher chauffé ou ventilé ; 3. En dérogation au point 2, une zone peut avoir une superficie égale à 1.875 m² maximum à condition qu'elle jouxte sur le même étage une autre zone dont la superficie est égale à 625 m² maximum, si les critères de similarité énoncés au point 1 sont mieux satisfaits grâce à ce zonage ; 4. Chaque habitation individuelle constitue une zone ; 5. Lorsque des locaux contigus à affectation de bureaux et services et ayant des besoins thermiques, des exigences de confort, des horaires et des régimes de fonctionnement similaires sont situés sur plusieurs étages, on crée au moins autant de zones que d'étages de telle sorte que chaque zone regroupe des locaux situés sur un même étage. Attention: les surfaces planchers indiquées (1.250ou 1.875 m²) ne reprennent que les surfaces planchers des locaux ou espaces qui sont activement chauffés. Sont donc exclus, les locaux chauffés indirectement et ceux qui ne contiennent pas d émetteur de chaleur. PAGE 39 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
3.2 Organes de sectionnement On entend par : 1. Organe de sectionnement, un organe de sectionnement manuel, un organe d isolement dont le passage de l état ouvert à l état fermé (écoulement nul) se fait par action manuelle uniquement. 2. Organe de sectionnement motorisé, un organe d isolement dont le passage de l état ouvert à l état fermé (écoulement nul) se fait par l action d un moteur (quel qu en soit le type = thermique, servo-moteur unidirectionnel, bidirectionnel ). L esprit de cette exigence incline à ce que les commandes électriques de toutes les zones créées soient centralisées dans un coffret en chaufferie ou près de l accueil dans le cas d un immeuble tertiaire. Toute vanne ou clapet d air de régulation motorisé peut être réutilisé comme organe de sectionnement motorisé si la commande de fermeture est prioritaire par rapport à la commande de régulation et que l isolement est assuré. Pour les réseaux hydrauliques de distribution d'eau chaude de chauffage, les points d'entrée et de sortie de zone des conduites doivent être équipés d'organes de sectionnement. Pour le point d'entrée de zone, l'organe de sectionnement doit être motorisé si le système de chauffage comprend plus d une zone. Pour les immeubles à appartements, l accès aux organes de sectionnement aux points d'entrée et de sortie de la zone doit être possible via l'appartement constituant la zone ou via un espace commun. Pour les réseaux aérauliques de distribution d'air des bâtiments à affectation de bureaux et services, les gaines d'air fourni et d'air repris doivent être équipées d'organes de sectionnement motorisés aux points d'entrée et de sortie de la zone. 3.3 Récapitulatif Le tableau suivant résume le type d organe de sectionnement règlementaire : Tableau 10.1 : récapitulatif organes de sectionnement Bâtiment Toutes affectations Toutes affectations Toutes affectations autres que bureaux & services (2) de bureaux & services de bureaux & services Réseau de distribution concerné hydraulique hydraulique aéraulique aéraulique aéraulique Nombre de zone 1 zone hydraulique > 1 zone hydraulique indifférent 1 zone aéraulique >1 zone aéraulique Au point à l entrée de zone 1 organe de sectionnement manuel 1 organe de sectionnement motorisé Pas d organe de sectionnement obligatoire (1) 1 organe de sectionnement manuel 1 organe de sectionnement motorisé Au point à la sortie de zone 1 organe de sectionnement manuel 1 organe de sectionnement manuel Pas d organe de sectionnement obligatoire (1) 1 organe de sectionnement manuel 1 organe de sectionnement motorisé (1) : pas obligatoire sur le plan règlementaire, mais vivement conseillé pour une maintenance facilitée. (2) : ceci est le cas en particulier pour les systèmes de ventilation hygiénique type C ou D commune à un ensemble de logements (immeuble de logements collectifs). 4. EXIGENCES POUR LES SYSTEMES MODIFIES Lorsqu il y a remplacement ou ajout de réseaux hydrauliques de distribution d'eau chaude de chauffage et/ ou aérauliques de distribution d'air, les exigences sont applicables aux locaux desservis par ces réseaux. PAGE 40 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 11: EXIGENCE RELATIVE A LA REGULATION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE 1. DECLENCHEMENT DE L EXIGENCE Tant qu il n y a pas de modification(s) aux chaudières, la règlementation accepte que les équipements de régulation en place restent en l état. Dès qu il y a installation d une nouvelle chaudière c.-à-d. d une chaudière neuve (qui n a jamais servi), la règlementation considère que l investissement financier consenti mérite que tout le système de chauffage desservi par cette nouvelle chaudière bénéficie d une régulation efficace sur le plan énergétique. Elément déclencheur = une nouvelle chaudière Dans le cas où la chaufferie comprend plus d une chaudière, pour faire simple, il suffit qu une nouvelle chaudière s ajoute ou en remplace une existante, pour qu il y ait mise en conformité de la régulation. Une régulation énergétiquement efficace d un système de chauffage donné est un ensemble de boucles de régulation qui fait fonctionner les différents composants du système de manière telle à obtenir le rendement annuel maximal tout en garantissant 2 résultats: - obtenir partout et à tout moment le service attendu ; - garantir la pérennité de chaque équipement (brûleur, chaudière, pompe, vannes 3 ou 4 voies motorisées, CTA...) (développement durable). Les composants sont : 1. Production de chaleur : via une seule chaudière ou une batterie de chaudières ; 2. Distribution de chaleur : via un ou des collecteurs, via un ou des circuits, via une ou plusieurs pompes ; 3. Emission de chaleur : à un type d émetteur ou panaché ; radiateurs, convecteurs, plancher rayonnant, aérothermes, ventilo- convecteurs.. 4. Production d ECS : de type instantané, à accumulation (pure), semi-accumulation Il n y a pas une régulation type idéale car : 1. Il y a une multitude de systèmes de chauffage ; 2. Parfois, seulement certains composants sont rénovés! L annexe 5 de l arrêté chauffage donne les principes à suivre : 1. Exprimés en obligation de résultats et pas de moyen à mettre en œuvre ; 2. Répartis selon les composants. Figure 11.1: représentation des parties, production, distribution et émission PAGE 41 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Avertissement : Au moment de l installation de la nouvelle chaudière, le conseiller chauffage PEB devra analyser l état des régulations existantes et celle de la nouvelle chaudière afin d en vérifier la conformité selon les prescriptions de l annexe 5 de l'arrêté chauffage. Il n y a pas systématiquement nécessité de faire investir le RIT dans de nouveaux équipements de régulation. 2. NECESSITE DE DEFINIR LA REGULATION La famille des «xxstats». Les «xxstats» sont des régulateurs qui regroupent de façon compacte les 4 composants de la boucle de régulation (mesure comparaison transmission - action). Leur mode d action est souvent équivalent à celui d un simple contact électrique type "ouvert / fermé" c.-à-d. du "tout ou rien". Ainsi dans la famille des «xxstats», on rencontre : 1. Des thermostats : régulation de températures en général ; 2. Des thermostats d ambiance : régulation d une température d air dans un local ; 3. Des aquastats : régulation d une température d eau ; 4. Des aquastats de chaudière : régulation d une température d eau régnant dans la chaudière ou sur le départ de celle-ci ; 5. Des pressostats ou manostats : régulation d une pression ; 6. Des hygrostats: régulation d une humidité relative. Il existe des modèles mécaniques et des modèles électroniques, plus précis. Dans les thermostats d ambiance et aquastats de type mécanique, la détection est effectuée par un élément sensible à la température, la comparaison est effectuée par un ressort d équilibre et l action est réalisée par l ouverture et la fermeture d un circuit électrique. La régulation d une installation de chauffage par thermostat d ambiance peut consister en une succession de marche / arrêt de la chaudière : 1. Il fait trop chaud, le contact électrique du thermostat s ouvre et la chaudière s arrête. 2. Il fait trop froid, le contact électrique du thermostat se ferme et la chaudière se met en route. Les " stats " sont utilisés pour des chaînes de régulation simples, particulièrement dans le domaine de la sécurité. Attention à la définition d une régulation analysée sur le terrain : Exemple: Le système de chauffage de cette maison est régulée par un thermostat d ambiance dans le living. Vous croyez avoir tout dit. Il n en est rien; car rien n est dit! En effet, le système de chauffage peut être régulé selon 3 modes différents. Mode 1 : Le thermostat d ambiance pilote le brûleur. Un thermostat d'ambiance placé dans un local témoin (ici, le living) commande directement la mise en route du brûleur. La régulation consiste ici en une succession de marche / arrêt du brûleur de la chaudière : 1. Il fait trop chaud dans le local témoin, le contact électrique du thermostat s ouvre et le brûleur s arrête. 2. Il fait trop froid dans le local témoin, le contact électrique du thermostat se ferme et le brûleur de la chaudière se met en route. PAGE 42 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
La température d eau dans la chaudière ou à la sortie de celle-ci n est pas régulée, le capteur ne fait partie d aucune boucle de régulation. L aquastat coupe le brûleur quand la température d eau a atteint sa consigne, même si le thermostat d ambiance est encore en demande. L aquastat ne sert que de limitateur en fixant une température maximale. La température d eau dans la chaudière est flottante avec une limite supérieure égale à la consigne de l aquastat. Le circulateur de l'installation fonctionne en continu, c.-à-d. qu il ne fait partie d aucune boucle de régulation! Il est hors jeu. Ceci est illustré à la figure suivante : Symboles : TA = thermostat d ambiance Aq = aquastat de chaudière B = brûleur R = robinet manuel de radiateur Figure 11.2: brûleur piloté par un thermostat Figure 11.3 En résumé : Il y a une seule boucle de régulation : thermostat d ambiance /brûleur Température d eau : non régulé = flottante avec un plafond = t aquastat Circulation continue. PAGE 43 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Mode 2 : Le thermostat d ambiance pilote le brûleur et le circulateur. Un thermostat d'ambiance placé dans un local témoin (ici, le living) commande directement la mise en route du brûleur et du circulateur. La régulation consiste ici, en une succession de marche / arrêt du brûleur de la chaudière et du circulateur : 1. Il fait trop chaud dans le local témoin, le contact électrique du thermostat s ouvre et le brûleur et le circulateur s arrêtent. 2. Il fait trop froid dans le local témoin, le contact électrique du thermostat se ferme et le brûleur de la chaudière et le circulateur se mettent en route. Figure 11.4: brûleur et circulateur pilotés par un thermostat P = pompe (ou circulateur) Pour la circulation d eau : variante. Le thermostat d ambiance commande en parallèle le fonctionnement du circulateur de l'installation, avec une temporisation à l arrêt c.-à-d. : enclenchement directement (une circulation dans la chaudière au démarrage du brûleur est souhaitée sur bon nombre de chaudières ) mais arrêt retardé (post-fonctionnement de quelque minutes), le circulateur évacue la chaleur emmagasinée dans la chaudière à l'arrêt du brûleur. En résumé : Il y a une seule boucle de régulation : thermostat d ambiance /brûleur + circulateur. Température d eau : non régulé = flottante avec un plafond = t aquastat Circulation discontinue. Mode 3 : Le thermostat d ambiance pilote le circulateur. Il y a 2 boucles de régulation indépendantes l une de l autre. Boucle 1 : Régulation de la distribution (circulation d eau chaude). Un thermostat d'ambiance placé dans un local témoin (ici, le living) commande directement la mise en route du circulateur. La régulation consiste ici en une succession de marche / arrêt du brûleur de la chaudière et du circulateur : 1. Il fait trop chaud dans le local témoin, le contact électrique du thermostat s ouvre et le circulateur s arrête. 2. Il fait trop froid dans le local témoin, le contact électrique du thermostat se ferme et le circulateur se met en route. PAGE 44 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 11.5: circulateur piloté par un thermostat Boucle 2 : Régulation de la chaudière = régulation de la température d eau chaude sortant de la chaudière). La régulation de la chaudière consiste ici en une succession de marche / arrêt du brûleur de la chaudière : 1. Si la température d eau sortant de la chaudière est trop chaude, le contact électrique de l aquastat s ouvre et le brûleur s arrête. 2. Si la température d eau sortant de la chaudière est trop froide, le contact électrique de l aquastat se ferme et le brûleur se met en route. La température d eau dans la chaudière ou à la sortie de celle-ci est régulée à une consigne bien précise. 3. REGULATION TERMINALE POUR LE REGIME NORMAL 3.1 Régulation en fonction de la température mesurée dans le local Les émetteurs de chaleur doivent être équipés de robinets thermostatiques ou régulés en fonction de la température mesurée dans le local. tous les émetteurs sont régulés de manière à avoir une régulation de la température ambiante dans chaque local. 2 moyens sont possibles : 1. Placement de robinets thermostatiques. 2. Placement d une régulation d ambiance propre à un local. Le principe de régulation d application est celui de la régulation en fonction de la température intérieure. Le principe est théoriquement le plus sûr car le régulateur contrôle directement la grandeur à régler. Le régulateur «surveille» la température ambiante du local par l intermédiaire d un capteur. En mode chauffage, si la température ambiante chute, le régulateur donne l ordre d augmenter la puissance de chauffage et inversement. Réalisation concrètes possibles : 1. Placement d un robinet thermostatique sur chaque radiateur situé dans un même local 2. Placement d un robinet thermostatique sur la conduite (si elle existe) alimentant tous les radiateurs situés dans un même local et rien qu eux. 3. Placement d un thermostat d ambiance commandant directement une vanne placée sur la conduite (si elle existe) alimentant tous les radiateurs, et rien qu eux, situés dans un même local. PAGE 45 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 11.6: régulation par température du local Figure 11.7: régulation par température du local 3.2 Régulation climatique Lorsque la superficie plancher des locaux chauffés par le système de chauffage est supérieure ou égale à 400 m2, les émetteurs de chaleur de ce système de chauffage sont alimentés en eau chaude dont la température est régulée de manière variable selon une mesure de la température d air extérieur. La plage de variation de la température d eau de départ est égale au moins à 85% de l écart de température entre la température d eau de départ nominale et la consigne de température ambiante maximale des locaux chauffés par ces émetteurs de chaleur. L arrêté chauffage prescrit un principe : dès que la superficie plancher des locaux chauffés par le système de chauffage est supérieure ou égale à 400 m 2, il faut que l eau chaude envoyée vers la totalité des émetteurs de chaleur de ce système de chauffage soit régulée par un régulateur climatique, selon le concept vu ciavant. Il impose une qualité minimale du régulateur climatique : disposer d une plage suffisamment grande pour la variation de la température d eau de départ. Mais il ne prescrit pas comment réaliser un système de chauffage qui suit ce principe. C est ainsi que l arrêté chauffage ne précise nullement : 1. A quel niveau de l installation l eau de chauffage doit être glissante en fonction de la température extérieure ; 2. Comment est réalisée cette température variable. Pour vérifier la qualité minimale du régulateur climatique, il faut calculer la plage minimale selon la formule : PL = 0,85 x (t départ nominale - Consigne max. de t ambiante) PAGE 46 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Applications : Immeuble de bureau : Emetteurs = radiateurs en régime classique 90/70 C Consigne max. de t ambiante = 21 C PL = 0,85 x (90-21) = 58,7 C. La t d eau doit pouvoir varier dans la plage de 90 C à 90-58,7 = 31,3 C Maison unifamiliale : Emetteurs = radiateurs en régime de température 75/65 C (EN442 ) Consigne max de t ambiante = consigne dans salle de bain = 24 C PL = 0,85 x (75-24) = 0,85 x 51 C = 43,3 C La t d eau doit pouvoir varier dans la plage de 75 C à 75-43,3 = 31,7 C Maison unifamiliale nouvelle K35 : Emetteurs = rayonnement par le sol, en régime de température 45/37 C Consigne max. de t ambiante = consigne dans salle d e bain = 24 C PL = 0,85 x (45-24) = 0,85 x 21 C.= 17,85 C La t d eau doit pouvoir varier dans la plage de 45 C à 45-17,8 = 27,2 C Attention : si le régulateur comprend des limites haute et basse. Figure 11.8: illustration de la plage minimale «PL» de variation de température glissante Réalisations concrètes possibles : Sont considérées comme solutions techniques répondant à l exigence a 2), si la plage PL est suffisante : 1. Température glissante d eau sortant de la chaudière, voir Figure 11.9. 2. Température d eau sortant d une vanne motorisée 3 voies ou 4 voies placée juste après la chaudière, voir Figures 11.10 et 11.11. 3. Température d eau sortant d une vanne motorisée 3 voies (ou 4 voies) placée sur chaque départ de circuit après le collecteur, voir Figure 11.12. 4. Température d eau sortant d une vanne motorisée 3 voies (ou 4 voies ) placée sur chaque départ de circuit après le collecteur, glissante en fonction d une température d air extérieur mais corrigée par une température intérieure (local témoin), voir Figure 11.13. Régler la courbe de chauffe. Voir Figure 11.14. PAGE 47 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 11.9: température glissante au niveau de la chaudière Figure 11.10: température glissante par l intermédiaire d une vanne mélangeuse 3 et 4 voies Figure 11.11: température glissante limitée à la chaudière et sans limite après une vanne 3 voies PAGE 48 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 11.12: température glissante en aval des 2 circuits secondaires sans correction de température intérieure ambiante Figure 11.13: température glissante en aval des 2 circuits secondaires avec correction de température intérieure ambiante PAGE 49 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 11.14: visualisation d un réglage de la courbe de chauffe Référence législative : arrêté chauffage, annexe 5, point 1 4. REGULATION POUR LES REGIMES DE RALENTI ET HORS GEL. 4.1 Régime de ralenti Un dispositif de régulation doit permettre de réaliser un régime de ralenti durant les périodes d inoccupation temporaire, c.-à-d. d atteindre et de maintenir des températures intérieures inférieures aux valeurs de confort de quelques degrés. En pratique : température de ralenti = température de confort ( 3 à 5 C) Référence législative : arrêté chauffage, annexe 5, point 2 1 4.2 Régimes hors gel et anti-condensation Un dispositif de régulation doit permettre de réaliser un régime de mise hors gel (ou anti-condensation) durant les périodes d inoccupation prolongée. Le régime de mise hors gel permet d atteindre et de maintenir des températures intérieures évitant le gel d eau dans les locaux et le régime d anti-condensation permet d atteindre et de maintenir des températures intérieures les plus basses possibles tout en évitant l apparition de condensations superficielles. En pratique : - température de mise hors gel : ~ 5 C - température d anti-condensation: 8 à 10 C L arrêté chauffage ne précise pas lequel de ces 2 derniers régimes est à appliquer. Il appartient au RIT de décider le régime le plus adapté selon les risques encourus : présence d eau ou de liquides, degré d hygrométrie plus ou moins important, dégradations possibles de parois en présence de condensations superficielles (selon la nature des matériaux entre autre), etc. Référence législative : arrêté chauffage, annexe 5, point 2 2 4.3 Dispositifs de régulation 1. Pour les systèmes de chauffage mis en service pour la première fois après le 1er janvier 2011, les dispositifs de régulation permettant de réaliser le régime de ralenti et le régime hors gel travaillent avec contrôle(s) d ambiance, c.-à-d. en tenant compte de l évolution d une ou plusieurs températures intérieures prises dans un ou plusieurs locaux témoins. Quand un nouveau système de chauffage est installé complètement après le 1er janvier 2011, la présence d un ou plusieurs capteurs de température est exigée dans les espaces (prise de température ambiante) où le régime de ralenti ou de mise hors gel est souhaité. PAGE 50 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Ce capteur permet de fixer de manière suffisamment précise le niveau de température (en dessous duquel il ne convient pas de descendre) et surtout de ne pas émettre de la chaleur dans cet espace tant que la température n est pas suffisamment proche du niveau désiré. Par contre pour les systèmes de chauffage existant avant le 1er janvier 2011 mais équipés d une nouvelle chaudière (placée après l application de l arrêté), le contrôle d'ambiance n'est pas exigé, pour ne pas alourdir l investissement financier. Cela reste néanmoins conseillé. Par contre, des dispositifs de régulation permettant de réaliser le régime de ralenti et le régime hors gel doivent bien être prévus. En pratique, le régime de température abaissée d inoccupation peut être réalisé par un abaissement de température d eau de départ au niveau d un circuit ou mieux au niveau de la chaudière. 2. Pour les bâtiments dont le programme horaire d inoccupation temporaire est identique pour tous les locaux chauffés par le système de chauffage en question, le dispositif de régulation permettant de réaliser le régime de ralenti agit directement sur la chaudière ou l ensemble de chaudières. La période d'inoccupation peut être considérée comme temporaire lorsqu'elle sa durée est du même ordre de grandeur que la constante de temps du bâtiment. En pratique, pour un bâtiment à inertie moyenne : de ½ jour à 3 jours. 3. Pour les bâtiments dont le programme horaire d inoccupation prolongée est identique pour tous les locaux chauffés par le système de chauffage en question, le dispositif de régulation permettant de réaliser le régime hors gel agit directement sur la chaudière ou l ensemble de chaudières. La période d'inoccupation peut être considérée comme prolongée lorsque sa durée est sensiblement plus grande que la constante de temps du bâtiment. En pratique, pour un bâtiment à inertie moyenne: de 4 à 5 jours et plus. Remarque : dans le cas de bâtiments où différentes valeurs de températures intérieures d inoccupation ne sont pas justifiées, l arrêté chauffage exige que la régulation agisse directement au niveau de la chaudière (ou de l ensemble des chaudières, le cas échéant). Si le système de chauffage est complètement neuf, c est le capteur d ambiance exigé qui enclenchera la marche ou non de la chaudière. Référence législative : arrêté chauffage, annexe 5, point 2 3, 4 et 5 5. PROGRAMMATION DES CHANGEMENTS DE REGIME 5.1 Programmateur à horloge et optimiseurs 1. Si la superficie plancher des locaux chauffés par le système de chauffage en question est inférieure à 400 m², la commutation entre le régime normal, le régime de ralenti et le régime hors gel doit être réalisée à heures fixes au moyen d un programmateur à horloge. L horloge doit être à réserve de marche de 48 heures minimum et permettre la programmation de minimum 7 jours. Une réserve de marche de 48h veut dire que l horloge est à même de fonctionner encore correctement pendant une période de 48h après une coupure d alimentation électrique. Cette réserve augmente sensiblement les chances que l horloge reste à l heure. 2. Si la superficie plancher des locaux chauffés par le système de chauffage en question est supérieure ou égale à 400 m², la commutation entre le régime normal, le régime de ralenti et le régime hors gel doit être réalisée à heures variables par un optimiseur. L horloge doit être à réserve de marche de 48 heures minimum et permettre la programmation de minimum 365 jours. Un optimiseur est avant tout un calculateur qui va déterminer les meilleures moments pour réaliser les commutations. Ces moments seront fonction de différents paramètres. On trouve sur le marché différents types d optimiseurs avec des niveaux de sophistications variés. Voici les principaux types d optimiseurs disponibles : PAGE 51 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
1) optimiseur basé sur la température extérieure seule : le moment de la coupure et de la relance varie en fonction de la température extérieure. Lorsque la température extérieure augmente, le refroidissement du bâtiment est plus lent. L'heure de coupure est donc avancée automatiquement. De même, la température intérieure atteinte durant l'inoccupation et l'énergie nécessaire à la relance est plus faible. L'heure de la relance est donc retardée. Ce type d'optimiseur ne mesurant pas la température intérieure présente une certaine imprécision en ce qui concerne le moment précis où la température intérieure d'occupation sera atteinte. 2) optimiseur basé sur la température extérieure et intérieure : l'adjonction de la température intérieure atteinte durant l'inoccupation comme paramètre de décision pour enclencher la relance permet une plus grande précision dans la définition de l'heure de relance. Ce dispositif limite les risques d'inconfort et optimalise le temps de coupure et minimise ainsi la consommation d énergie. La paramétrisation de ce type de programmateur reste délicate. En effet, il faut procéder par essais - erreurs, puisque plusieurs paramètres importants restent inconnus de l'utilisateur : l'inertie thermique du bâtiment, le degré de surpuissance du chauffage, etc. 3) optimiseur autoadaptatif: le programmateur adapte automatiquement ses paramètres de réglage au jour le jour, en fonction des résultats qu'il a obtenu les jours précédents. Par rapport à l'optimiseur décrit ciavant et bien réglé, l'optimiseur autoadaptatif n'apportera pas d'économie d'énergie complémentaire. Son rôle est de faciliter (l'utilisateur ne doit plus intervenir systématiquement) et donc d'optimaliser le réglage. L autoadaptation devrait de préférence pouvoir être désactivée. 4) optimiseur «à la relance»: cet optimiseur ne calcule que la commutation inoccupation vers occupation. 5) optimiseur «arrêt et relance»: cet optimiseur calcule un arrêt anticipé (commutation de l occupation vers l inoccupation ainsi que la relance (commutation de l inoccupation vers l occupation). Figure 11.15: évolution en fonction du temps de la température intérieure avec horloge et optimiseur Référence législative : arrêté chauffage, annexe 5, point 3 1 et 2 5.2 Gestion de la commutation entre deux régimes Lors d une commutation entre deux régimes, la puissance de chauffage est nulle ou maximale de façon à minimiser les durées des phases de transition. En d'autres termes: 1) lors du passage de l occupation à l inoccupation, la puissance calorifique transmise s annule ; 2) lors du passage de l inoccupation à l occupation, la puissance calorifique transmise devient maximale pour atteindre à nouveau la consigne de confort le plus rapidement possible. Référence législative : arrêté chauffage, annexe 5, point 3 5.3 Résumé Ici, l arrêté chauffage précise comment le passage entre le régime normal (en occupation) et les régimes d inoccupation est organisé. Le mode de commutation demandé dépend uniquement de l importance du système de chauffage. Cette importance est caractérisée par la surface plancher des locaux chauffés. PAGE 52 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Le mode de commutation à appliquer se fait selon le tableau suivant : Tableau 11.1 : programmation des changements de régime Importance du système de chauffage S plancher locaux chauffés < 400 m² S plancher locaux chauffés 400 m² Mode de commutation 6. ARRET AUTOMATIQUE DU CHAUFFAGE horloge hebdomadaire (au moins) avec réserve de marche de 48h OU optimiseur pilotée par horloge annuelle (au moins) avec réserve de marche de 48h optimiseur pilotée par horloge annuelle (au moins) avec réserve de marche de 48h La régulation doit mesurer les besoins de chauffage des locaux. Si les besoins sont nuls, la régulation doit mettre les chaudières à l arrêt. «La régulation doit mesurer les besoins de chauffage» est à comprendre comme «la régulation doit déterminer à tout moment s il y a encore un besoin significatif de fournir de la chaleur». Cette fonction correspond à ce que la plupart des matériels actuels appellent «fonction eco». Ces régulateurs informés en permanence de la température extérieure et d une température intérieure, (dans un local témoin) tiennent compte du passé des conditions météo et détermine via un algorithme quand il ne faut quasi plus apporter de la chaleur. Une fois cette décision prise, ordre est donné d arrêter la chaudière ou la cascade de chaudière (voir " Régulation de l'ensemble des chaudières d'un même système de chauffage" ). Il y a un ou plusieurs paramètres à régler. Un autre type de régulateur de conception plus simple, peut aussi convenir. Il s agit d un régulateur qui compare à tout moment la température d air extérieur instantanée à un seuil (réglable) et décide en cas de dépassement, de l arrêt des chaudières. Référence législative : arrêté chauffage, annexe 5, point 4. 7. GESTION DES CIRCULATEURS ET POMPES Les pompes et circulateurs doivent être gérés de manière telle que leur fonctionnement soit asservi au besoin thermique. Cela veut dire que chaque pompe (ou circulateur) est commandé en tout ou rien (marche ou arrêt) ou à débit variable par un régulateur pour : - le maintien de consigne (d occupation et d inoccupation) ; - l arrêt automatique (voir ci-avant) de chauffage de l ensemble ou d une partie du bâtiment (via un circuit hydraulique spécifique). Besoin thermique nul %débit d eau nul Donc, finis les circulateurs qui tournent tout le temps et oubliés de tous! Application de ces principes : une régulation existante comprenant un régulateur de température ambiante (1 local témoin) agit sur une vanne 3 voies mélangeuse permettant de réguler un réseau de radiateurs à température variable. Le circulateur qui pulse l eau dans ce circuit doit être mis à l arrêt quand la vanne 3 voies est positionnée en 100% recyclage (par sécurité et ce, après une temporisation de quelques minutes). En effet, à cette position correspond un besoin thermique nul, donc une fourniture de chaleur nulle et un débit annulé. Référence législative :arrêté chauffage, annexe 5, point 5 PAGE 53 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
8. REGULATION DE L'ENSEMBLE DES CHAUDIERES D'UN MEME SYSTEME DE CHAUFFAGE 8.1 Cinq principes à respecter L ensemble chaudières d'un même système de chauffage doit être équipé d un système de régulation qui : 1) commande, en fonction des besoins thermiques du système de chauffage, la cascade des chaudières et, le cas échéant, les différentes allures de puissance, avec arrêt automatique de l irrigation des chaudières à l arrêt ; 2) donne la priorité de fonctionnement aux chaudières les plus énergétiquement performantes ; 3) assure le maintient, dans les chaudières, de la température d eau la plus basse possible tout en satisfaisant le circuit le plus demandeur en température ; 4) n est pas en contradiction avec les prescriptions du fabricant des chaudières par exemple en matière de débit et de température de retour minimaux ; 5) En outre, si une ou plusieurs chaudières à condensation fait ou font partie de l ensemble de la production de chaleur, la conception hydraulique, le système de régulation et la gestion des pompes visent à obtenir le retour d eau à la température la plus basse possible vers la ou les chaudières à condensation. 8.2 Motivations énergétiques Avant toute chose, il convient de bien comprendre l intérêt sur le plan de l économie en énergie de chacun de ces principes. 1 er Principe : faire travailler les chaudières selon les besoins thermiques. Cela veut dire, que le dispositif de régulation doit enclencher les chaudières ou les étages de puissance de celles-ci quand la demande de chaleur augmente. C est ce que l on appelle usuellement «une cascade». Ce dispositif est à mettre en opposition à la gestion «générateurs en parallèle» où chaque générateur travaille individuellement selon sa propre consigne ignorant l état des chaudières voisines. Corollaire : quand la charge calorifique diminue dans le temps, la régulation fait diminuer de manière progressive la puissance délivrée par la batterie de chaudières en arrêtant les étages de puissance dans l ordre inverse à celui de la montée en puissance. La régulation ne pourra donc pas arrêter en bloc l ensemble des générateurs de chaleur. Le plus important consiste en ce que la régulation soit pilotée par une grandeur physique qui soit la meilleure image de la demande totale de chaleur du système de chauffage. Figure 11.16: Représentation des appels de 3 chaudières dans une régulation par cascade PAGE 54 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Intérêt énergétique : les pertes calorifiques sont minimisées car chaque chaudière fonctionne et est "chaude" uniquement durant les périodes de nécessité. Mise en application : en régulation analogique, il faut trouver une grandeur physique mesurée en continu qui soit une bonne image de la puissance demandée. Puissance = débit x écart de t = débit x t L écart t serait une grandeur à suivre, mais nécessite que le débit reste constant, ce qui entre en contradiction avec l exigence de la gestion des pompes. Si la température de départ est constante, la régulation pourrait se résumer à suivre l évolution de la température de retour du système de chauffage, comme illustré à la figure 11.17 mais cette température constante est en contradiction avec le principe de la température d eau la plus basse possible. Dans les schémas et explications qui suivent, les termes chaudière 2, chaudière 3, etc. sont à transposer en «autre générateur de chaleur». Figure 11.17: Illustration de robinets d'isolement dans une cascade de 3 chaudières Compte tenu de cela, du principe 4 et de l exigence relative à la régulation climatique 4, la meilleure grandeur est la température de départ issue de la batterie de chaudières. Dans le cas courant illustré à la figure 11.18, les 2 chaudières sont pilotées par le régulateur 6 pour maintenir la température d eau de départ «5» à sa consigne qui est : 1) soit variable selon la température d air extérieur (solution pas illustrée ici), réglée de manière à avoir une température juste au-dessus de la courbe de chauffe, la plus haute parmi les circuits secondaires ; 2) soit la valeur maximum des températures d eau de départ instantanée des circuits et ce via une communication entre les régulateurs 6, 2 et 11 (solution illustrée). 4 Voir : Régulation terminale pour le régime normal. PAGE 55 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 11.18: Illustration d'une régulation pour une cascade de 2 chaudières et 4 circuits secondaires Une régulation purement numérique intégrée dans une GTC est représentée à la figure 11.19. PAGE 56 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 11.19: Exemple de régulation numérique via GTC Dans cet exemple, chaque allure (parmi les 2 allures) de chacune des 3 chaudières est enclenchée par une commande binaire (= DO) suivant une logique écrite de manière logicielle. Le principe de la gestion d une cascade, c.-à-d. les enclenchements et déclenchements des étages de puissance est illustré ci-après pour le cas courant de 2 chaudières à 1 allure chacune. Soit : 1) chaudière 1, de puissance P1. 2) chaudière 2, de puissance P2. 3) P = la puissance demandée à un certain moment par le système de chauffage pour satisfaire la totalité des circuits de chauffage. PAGE 57 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Tableau 11.2: Gestion d'une cascade Au temps Valeur de la puissance P Comparaisons Commandes des chaudières a Pa Pa < P1 b Pb P1<Pb<P1+P2 c Pc P1+P2 Pc d Pd Pd < P1 Les séquences sont illustrées à la figure 11.20 La chaudière 1 est appelée en marche cyclique de manière à ce que P moy = Pa La chaudière 1 est appelée en marche continue et la chaudière 2 est appelée en marche cyclique de manière à ce que P moy = Pb - P1 La chaudière 1 et la chaudière 2 sont appelées en marche continue La chaudière 2 est arrêtée (et isolée hydrauliquement voir principe 2 ).La chaudière 1 est appelée en marche cyclique de manière à ce que P moy = Pd Figure 11.20: Appel de puissance dans une cascade de 2 chaudières 2 ème Principe : mettre les générateurs de chaleur non appelés, hors irrigation. Quand le 1 er principe est respecté, chaque chaudière de la batterie est, à moment ou un autre mise à l arrêt. Le second principe veut que durant ces périodes d'arrêt, l eau de chauffage ne circule pas dans la chaudière. Intérêt énergétique : l eau de chauffage ne se refroidit pas dans la chaudière à l arrêt qui se comporterait comme un radiateur malgré sa jaquette isolante, en raison de la perte par balayage du foyer. La puissance perdue dans les chaudières modernes est sensiblement réduite mais le nombre d heures reste important. Mise en application. L'arrêt de l irrigation peut-être réalisé par le placement : - soit d une vanne motorisée qui est commandée en fermeture quand la chaudière n est pas appelée - soit d une «flow-valve» qui stoppe une circulation par thermosiphon, en complément d un arrêt du circulateur propre à une chaudière. PAGE 58 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 11.21: Vanne d'isolement motorisée Voici quelques exemples de réalisations courantes que l on peut rencontrer : Cas 1: illustrée aux Figures 11.22 et 11.23 Figure 11.22: Illustration de non irrigation pour 3 chaudières Figure 11.22: Illustration de non irrigation pour 2 chaudières PAGE 59 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
3 ème Principe : faire travailler d abord la chaudière ayant le meilleur rendement. Faire travailler en priorité la chaudière ayant le meilleur rendement par rapport aux autres chaudières, cela veut dire qu un dispositif automatique (sans aucune intervention manuelle) et permanent tout au long de la saison de chauffe fait appel directement à cette chaudière lors de la demande naissante de chaleur. Il en découle automatiquement que c est cette chaudière qui va fournir la plus grande quantité de chaleur. Mise en application : cas d une batterie à 2 générateurs de chaleur. Tableau 11.3: Mise en application du 3ème principe Cas 1 2 3 4 5 6 7 8 Générateurs présents dans la batterie A : chaudière non à condensation B : chaudière non à condensation A et B ont une similarité de type1 A : chaudière non à condensation B : chaudière non à condensation A et B ont une similarité de type 2. A : chaudière non à condensation B : chaudière à condensation A : chaudière à condensation B : chaudière à condensation A : pompe à chaleur (PAC ) B : chaudière non à condensation A : pompe à chaleur (PAC ) B : chaudière à condensation A : unité de cogénération de qualité au sens de la RBC (3) B : chaudière non à condensation Toutes les autres combinaisons telle que PAC + cogénération, etc. Critère(s) de priorité Critère 1 : le rendement de combustion mesuré in situ le plus élevé Critère 2 : le meilleur état de l isolation thermique de la chaudière Critère 1 :le rendement de combustion mesuré in situ le plus élevé Critère 2 : la puissance nominale la plus faible Critère 1 : le rendement de combustion mesurés in situ le plus élevé. Critère 1 :le rendement utile selon norme le plus élevé Critère 2 : la puissance nominale la plus faible Critère 1 :le rendement utile le plus élevé Critère 1 : le rendement utile le plus élevé Désignation du générateur préférentiel Pr selon critère 1 si Rc >1% Pr selon critère 2 si Rc <1% 1) Pr selon critère 1 si Rc >2% 2) Pr = le moins puissant selon critère 2 si Rc 2% 3) Pr : indifférent A ou B si X>0,3 et Rc <2% Pr est toujours la chaudière à condensation ( ici B) 1) Pr selon critère 1 si Ru > 2% 2) Pr =le moins puissant selon critère 2 si Ru 2% 3 )Pr : indifférent A ou B si X > 0,3 et Ru < 2% Pr est toujours la PAC Pr est la PAC si celle-ci a un COP > 2,5 selon norme EN14511. (2) Pr est toujours l unité de cogénération Ordre de la cascade (1) Fixe Permutable Fixe Fixe Permutable Fixe Fixe Fixe Permutable A examiner au cas par cas,compte tenu des spécificités des générateurs en présence, de la stratégie générale de la production de chaleur dans le projet Fixe Fixe Fixe PA, PB : puissance utile nominale du générateur respectivement A et B. x : part en puissance du générateur le moins puissant dans la batterie. X = (min(pa,pb)) / (PA+PB) Pr : générateur désigné comme préférentiel Rc : valeur absolue de la différence des rendements de combustions (sur PCI) mesurés in situ (à même température d eau!) Exemple : chaudière A : RcA = 88,2%, chaudière B : RcB = 90,4%, Rc = 90,4-87,2 = 3,2 %. Ru : valeur absolue de la différence des rendements utile (sur PCI) mesurés à 30% de charge selon norme mais à même température d eau de retour! Similarité de type 1 : identique totalement avant utilisation (sur papier) - mêmes combustible, fabricant, modèle, type, puissance nominale, brûleur ; - même puissance réglée du brûleur (le cas échéant). Similarité de type 2 : similitude forte - même combustible, fabricant, modèle ; - se différencient par leur puissance nominale. PAGE 60 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
(1) On entend ici par : Fixe : l ordre de priorité prescrit est d application tout au long de la saison de chauffe. Permutable : l ordre de priorité peut être changé au cours de la saison de chauffe, de manière manuelle ou automatique (par ex. via une horloge qui commande l inversion tous les x jours). Il est toujours conseillé de prévoir des commandes manuelles d inversion de l ordre de la cascade pour pouvoir faire face à des situations d exception. C est le cas par exemple du constat d encrassement de la chaudière préférentielle après x mois de fonctionnement. (2) Si le COP de la PAC est < 2,5, un examen particulier est nécessaire pour voir si la PAC est encore la plus intéressante (3) Une installation de cogénération de qualité, c.-à-d. une production combinée de chaleur et d électricité dimensionnée pour les besoins en chaleur et qui permet une économie de CO2 d au moins 5% par rapport à des installations classiques de référence produisant séparément de la chaleur et de l électricité. Ceci est une des conditions pour l obtention de la prime octroyée par la RBC. Pour le couplage hydraulique d une unité de cogénération, on suivra les indications exposées dans l article suivant : http://www.icedd.be/cogencdrom/cogeneration/concevoir/frames/cbcogenedimhydro.htm 4 ème Principe : faire travailler la chaudière à un niveau de température le plus bas possible. Nous avons vu précédemment 5 que la température de l eau envoyée vers les émetteurs doit être réglée selon un régulateur climatique, c.-à-d. à un niveau le plus bas possible. La température d eau sortant de la chaudière ou de la batterie de chaudière sera régulée en permanence à une température légèrement supérieure à celle exigée par le circuit le plus en demande. Intérêt énergétique : plus la température moyenne de l eau dans la chaudière est basse, plus grand est le rendement de la chaudière indépendamment du phénomène de «condensation» car les pertes calorifiques vers l ambiance et les pertes à l arrêt par balayage du foyer, diminuent. En effet, les pertes dépendent de l écart de température : t eau t chaufferie (voir Figure 11.24) Figure 11.24: Pertes calorifiques d'une chaudière Ceci se traduit par une influence telle que montrée sur le graphique de la figure 11.25 pour lequel "plancher à 55 C" signifie qu il y a un seuil minimum de mainti en à 55 C et "sans plancher" signifie qu il n y a p as de seuil minimum de maintien en température. 5 Voir : Régulation terminale pour le régime normal. PAGE 61 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
chaudière à gaz avec brûleur atmosphérique moderne r e n d e m e n t a n n u e l 94 92 91 90 88 88 86 85 87 84 82 85 82 79 80 78 76 74 74 75 72 68 70 68 66 68 64 62 60 61 58 56 54 52 50 0 5 10 15 20 25 taux de charge (%) pas de plancher plancher 55 C temp. constante. 70 C Figure 11.25: Evolution du rendement d'une chaudière en fonction de la charge pour 3 régimes de température d'eau Pour les graphiques suivants : Dans le graphique A : t d eau constante. Dans le graphique B : t d eau glissante en fonction de la t de l air extérieur. Figure 11.26: Evolution du rendement global de 3 chaudières en fonction de la charge PAGE 62 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
5 ème Principe : minimiser la température d eau de retour dans la chaudière à condensation. Intérêt énergétique : à qualité de combustion identique, on récupère d autant plus d énergie dans les fumées que la température des fumées est basse (voir graphique ci-dessous). Cette température suit l évolution de la température d eau de retour dans la chaudière. Cette variation valable pour toutes les chaudières est particulièrement importante pour les chaudières à condensation grâce à la présence d un échangeur surdimensionné. Actuellement, pour bon nombre de chaudières à condensation : t fumées = t eau de retour + 10 à 15 C. Il ne faut donc plus croire qu il faut nécessairement atteindre la condensation naissante, comme le montre le graphique ci-dessous. Chaque degré d abaissement apporte son gain! Figure 11.27: Chaleur totale récupérée (en %) par rapport au PCI Source : CSTC NIT 235 Mise en application des 4 ème et 5 ème principes : Ces 2 principes nécessitent que la température moyenne dans le générateur soit minimisée. Si le principe 1 est bien respecté, la température est déjà la plus basse possible à la sortie. Il ne reste plus qu à s assurer que l entrée d eau (de retour du système de chauffe) pour chaque générateur soit également à une température la plus basse possible. Pour ce faire, il faut donc : 1. que l eau sortant d un générateur x (en marche) en totalité ou en mélange ne rentre dans un générateur y. Cela implique en pratique que les différentes chaudières (ou plus généralement générateurs de chaleur) soient en parallèle sur le plan hydraulique, c.-à-d. comme illustrés sur les schémas aux figures 11.26 et 11.27. Dans l hydraulique du schéma à la Figure 11.28, la température de l eau entrante dans la 2 ème,, 3 ème, x ème chaudière augmente sans cesse et ne respecte pas le principe 4 via la condition a). Les augmentations de température entrée/sortie pour chaque piquage d une chaudière dépendent des valeurs des débits D1 et De. De est le débit de l unique circuit de chauffage. PAGE 63 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 11.28: Collecteur monotube utilisé dans un montage en "eco-groupage" 2. que l eau de retour de chaque circuit ne soit pas réchauffé. Il y a possibilité de réchauffage dans le retour de circuit quand certains organes (composants) sont présents : présence d une soupape de pression différentielle («sd» sur le dessin), comme représenté à la figure 11.29 ; présence d une vanne 3 voies motorisée montée en diviseuse ; présence d une vanne 4 voies motorisée. En conclusion, si on veut que l eau de retour ne soit PAS réchauffée, il convient d éviter d installer un de ces organes. Figure 11.29: Soupape différentielle PAGE 64 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 11.30: Effets d'une vanne à 4 voies 3. que l eau de mélange des différents circuits ne soit pas réchauffé. Il y a possibilité de réchauffage dans le retour commun de l ensemble des circuits selon la conception du circuit primaire. Ainsi, si les collecteurs départ et retour (des circuits secondaires) sont bouclés (liaison AB représenté à la figure 11.31), étant donné que les débits puisés par les circuits secondaires varient dans le temps, le débit circulant dans le tronçon AB pourra atteindre une part significative par rapport à la somme des débits nominaux des circuits secondaires et donc réchauffer le retour commun. Figure 11.31: Circuit primaire fermé Le même problème se pose avec placement d une bouteille dénommée «casse-pression» ou «de mélange» comme illustré à la figure 11.32. Figure 11.32: Circuit primaire avec bouteille casse-pression Cette bouteille est un disconnecteur hydraulique (= bouteille de découplage hydraulique ) qui permet d avoir ou non une circulation d eau de A vers B ou de B vers A et cela au gré des évolutions du débit de la production de chaleur (= circuit primaire) par rapport au débit des utilisations (= circuit secondaire). Une conception basée sur le principe d'un circuit primaire en boucle ouverte, tel que représenté à la figure 11.33 respecte les conditions 1 et 3. PAGE 65 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 11.33: Circuit primaire en boucle ouverte Avantage : simplicité, coût d investissement plus faible Inconvénients : Cette conception ne convient que pour des chaudières pouvant fonctionner sans limite basse de débit ET sans limite basse de température de retour (entrée dans la chaudière). Ceci n est possible que par une conception constructive (pas de point chaud, grand volume d eau, tenue des matériaux) et garanti par le fabricant. Des interférences hydrauliques entre les circuits sont possibles : la valeur du débit dans un circuit dépend du fonctionnement des pompes des autres circuits. Cette conception nécessite une étude préalable. 8.3 Exemple typique d une mauvaise conception énergétique en chaufferie d un immeuble à appartements. La figure 11.34 expose un cas réel de logements collectifs audités, où suite à une rénovation en 2008, une chaudière à condensation de 600 kw (CH1) a remplacé une chaudière atmosphérique identique à CH2. Figure 11.34: Exemple de mauvaise conception d'une chaufferie mixte avec 2 chaudières La chaudière CH1 possède une entrée de retour complémentaire et n a pas de contrainte de débit minimum d irrigation. Ce sont 2 particularités intéressantes sur le plan URE. On cumule dans ce schéma deux inconvénients qui agissent en défaveur de la condensation. Inconvénient 1 : niveau de température sur le départ trop élevé et non glissant toute l année. Ici le seuil plancher de t de départ à environ 65 C toute l année! Inconvénient 2 : on réinjecte de l eau trop chaude sur le retour vers la chaudière. La vanne V3 s ouvre quand la température de la boucle ECS est insatisfaite. En effet le circuit 3 (qui prend en charge la production d ECS ) crée un bouclage du collecteur quand la vanne V» est fermée, c.-à-d. quand le besoin en t de la boucle ECS est satisfaite. Cette conception de l hydraulique et de la régulation n est pas favorable sur le plan de l efficacité énergétique. Référence législative : arrêté chauffage, annexe 5, point 6. PAGE 66 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 12: TENUE D'UN CARNET DE BORD 1. QU EST CE QU UN CARNET DE BORD? Carnet de bord: dossier rassemblant tous les documents ayant trait aux installations techniques et aux bâtiments dans lesquels ces installations se trouvent. Autrement dit: carnet de bord = base documentaire du système de chauffage. Référence législative: arrêté chauffage, article 1. 2. PRINCIPE GENERAL Un carnet de bord doit être constitué lors de l installation du système de chauffage et doit être maintenu à jour par toute personne intervenant sur ce système pendant son exploitation. Les personnes intervenant sur un système de chauffage peuvent être les suivantes: - tout technicien chaudière qui réalise un contrôle périodique ; - tout technicien chaudière qui réalise un entretien en dehors du cadre règlementaire ; - toute société de maintenance qui réalise des prestations sur ledit système ; - tout conseiller chauffage PEB qui réalise une réception au sens de l arrêté chauffage ; - tout conseiller chauffage PEB qui réalise un diagnostic (de type 2) au sens de l arrêté chauffage ; - toute personne réalisant un diagnostic thermique/énergétique du système de chauffage et /ou du bâti desservi, en dehors du cadre règlementaire de l arrêté chauffage ; - toute personne, RIT, chauffagiste ou entreprise quelconque procédant à des modifications du système de chauffage Référence législative: arrêté chauffage, article 14 1. PAGE 67 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
3. CONTENU MINIMAL DU CARNET DE BORD. Toutes les informations reprises dans le tableau suivant : Tableau 12.1 : contenu minimal du carnet de bord Aspect Nature du document Partie concernée Connaissance technique des équipements en service Règlementaire Connaissance des consommations d énergie Notice de montage Notice d utilisation Notice d entretien Notice d utilisation y compris la paramétrisation La feuille de route Attestation de contrôle périodique Attestation de réception Note de dimensionnement Rapport de diagnostic de type 2 Factures (ou copie) d approvisionnement en combustible gazeux Factures (ou copie) d approvisionnement en combustible liquide Chaudière Pompe/circulateurs Tuyaux Collecteurs Emetteurs de chaleur Gaines d air Calorifugeage Centrale de traitement d air Ventilateurs Vannes de réglage (équilibrage) Traitement de l air Traitement de l eau, etc. Tout composant de régulation centralisé et décentralisé et de sa programmation : - Robinets thermostatiques - Thermostat d ambiance - Régulateurs climatique ou non - Vannes de régulation - Variateurs de débit, etc. Système de chauffage Chaudière Système de chauffage Chaudière renouvelée, brûleur renouvelé Système de chauffage Relevés des indexes de compteur Dates des relevés Relevés de l état du ou des stocks Quantités livrées Dates des relevés Il est par ailleurs conseillé que ce carnet de bord contienne tous les éléments complémentaires tels que plans, schémas, croquis, photos, mesures diverses, etc. Référence législative : arrêté chauffage, annexe 6, 1 PAGE 68 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
4. PARTICULARITES DE SYSTEMES DE CHAUFFAGE EXISTANTS Pour les systèmes de chauffage qui existent avant le 1 er prescriptions reprises dans le tableau suivant : janvier 2011, le contenu est conforme aux Tableau 12.2 : particularités des systèmes de chauffage existants Etat du système Aucune modification apportée sur le système après le 1 er janvier 2011 Pour chaque modification apportée sur le système après le 1 er janvier 2011 Contenu du carnet de bord Rassembler tous les documents qui existent. Compléter par tous les documents liés à cette modification Qu entend-on par modification? Toute suppression, mise hors service (sans nécessairement enlèvement physique), ajout, déplacement des composants tels que chaudière, autre générateur de chaleur, pompe, circulateur, ventilateur, émetteur de chaleur, équipements de régulation, mode d action des régulateurs, etc. 5. MISSION DU CONSEILLER CHAUFFAGE PEB VIS-A-VIS DU CARNET DE BORD 1. Le conseiller chauffage PEB a pour mission de vérifier : que le carnet de bord existe bien ; que les informations sont bien concentrées et accessibles ; que les informations sont bien tenues à jour, y compris sa propre prestation. 2. Le conseiller chauffage PEB a pour mission de rapporter sur l attestation de réception l état de conformité par «Oui» ou «Non» et dans ce dernier cas, signaler le ou les manquements constatés. PAGE 69 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 13: EXIGENCES RELATIVES AUX COMPTAGES 1. PRINCIPE GENERAL Le placement de compteurs est le point de départ d une comptabilité énergétique, outil indispensable pour suivre l'évolution des consommations dans le temps. La comptabilisation distincte de l'énergie consommée (énergie fossile ou électricité) par le système et de l énergie utile produite permet de suivre l'évolution du rendement de production et de déterminer le rendement saisonnier de production, plus utile dans l'analyse des performances d'une installation que le rendement instantané. La réglementation impose différents niveaux de comptage en fonction de la puissance et du type de système de chauffage. Il n'y a pas d'élément déclencheur; le RIT est tenu de faire procéder à la mise en conformité des exigences relatives aux comptages dès 1 janvier 2011. 1.1 Comptage d énergie de la production de chaleur Dès que la somme des puissances des chaudières dépasse 100 kw un compteur comptabilisant la quantité de combustible consommée par la totalité de ces chaudières doit être placé; c est le SIMPLE COMPTAGE. Lorsque que plusieurs combustibles sont utilisés, le nombre de compteurs comptabilisant la quantité de combustible consommée doit être multiplié par le nombre de combustibles utilisés pour la totalité des chaudières, afin d assurer un comptage propre à chaque combustible. Et si la somme des puissances des chaudières est supérieure ou égale à 500 kw, un second compteur doit être placé pour comptabiliser la quantité d énergie calorifique transmise aux circuits de distribution du système de chauffage; c est le DOUBLE COMPTAGE. Par ailleurs, dans ce cas, si les chaudières distribuent de la chaleur dans plusieurs bâtiments, on placera au minimum autant de compteurs que de bâtiments desservis pour comptabiliser la quantité d'énergie calorifique transmise à chacun des bâtiments. Les compteurs placés doivent équipés d un dispositif permettant le relevé automatique de la quantité mesurée, localement ou à distance. Référence législative : arrêté chauffage, article 16, 1, 2 et 3. 1.2 Dérogation Tout compteur de fournisseur de gaz (naturel ou LPG) peut-être utilisé comme compteur énergétique aux conditions suivantes : - si 100 kw < P = Σ P chaudières < 500 kw, le compteur du fournisseur de gaz peut être utilisé comme compteur énergétique même si, outre la consommation de toutes les chaudières du système de chauffage, il comptabilise éventuellement aussi la consommation d autres équipements - si P = Σ P chaudières 500 kw, le compteur du fournisseur de gaz peut être utilisé comme compteur énergétique à la condition qu il ne comptabilise qu exclusivement la consommation des chaudières du système de chauffage, à l exclusion de tout autre équipement. Ce compteur du fournisseur de gaz ne devra être équipé d un dispositif de relevé automatique. Référence législative : arrêté chauffage, article 16, 4. 1.3 Comptage d énergie de la distribution (forcée) d air Chaque ventilateur motorisé dont le débit nominal 10.000 m³/h et qui fait partie d un système de chauffage doit faire l objet d une comptabilisation de son énergie électrique consommée. Font partie d un système de chauffage tout ventilateur : a) dont l air pulsé peut être chauffé par la production de chaleur d un système de chauffage b) dont le fonctionnement est subordonné au fonctionnement d un autre ventilateur répondant au point a) ciavant. PAGE 70 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Cela concerne la circulation d air pour une ventilation hygiénique, ou d un système de chauffage à air chaud (pouvant ou non être aussi refroidi) ou une combinaison de ces types. La durée d utilisation annuelle de chaque ventilateur (théorique ou en exploitation réelle) n entre pas en ligne de compte. Référence législative : arrêté chauffage, article 17. 2. LE COMPTAGE DES COMBUSTIBLES 2.1 Compteurs de combustibles Pour les combustibles gazeux : convient tout compteur volumétrique ou massique avec affichage d un index numérique (résolution 1 m³ ou 1 kg) et équipé d un dispositif (genre émetteur d impulsions) qui permet un relevé automatique (c.-à-d. non manuel - visuel d index). Pour les combustibles liquides : convient tout compteur volumétrique ou massique avec affichage d un index numérique (résolution 1 litre ou 1 kg) et équipé d un dispositif (genre émetteur d impulsions) qui permet un relevé automatique (c.-à-d. non manuel - visuel d index). Toute jauge ou mesureur de niveau ou de quantité de combustible stocké n est pas valide. Les compteurs horaires de fonctionnement de pulvérisation du mazout ne sont pas autorisés. Figure 13.1: Compteur volumétrique de gaz 2.2 Cas particulier de brûleur bi-combustible Quand au moins une chaudière du système de chauffage examiné est équipée d un brûleur pouvant fonctionner à plusieurs combustibles (simultanément ou non), il est exigé d installer un compteur supplémentaire de consommation de combustible pour chacun des types de combustible. Tolérance : si le second combustible n est utilisé que dans «une situation d exception», il est toléré que le comptage y afférent ne soit pas installé. Exemple : un hôpital utilisant du mazout en cas de rupture d approvisionnement de gaz naturel. Dans ce cas, il convient que le Conseiller chauffage PEB demande au RIT, un document écrit certifiant et attestant sur l honneur de la possibilité de cet usage particulier. Le délestage d un combustible vers un autre pour des motifs d optimisation tarifaire (effacement de pointe par exemple) n est pas considéré comme une situation d exception. PAGE 71 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
2.3 Organisation d implantation des compteurs Seule la détermination (et non la mesure directe et unique) de la consommation totale en combustible (via une ou plusieurs mesures) est demandée. Celle-ci peut donc être obtenue par : - un compteur placé sur l alimentation générale de la chaufferie ; - un ensemble de compteurs, chacun d eux placé sur l alimentation du brûleur de chacune des chaudières. La détermination est faite par sommation des relevés de tous les compteurs ; - un compteur venant en décompte d un compteur général. La détermination est faite par soustraction. 3. LE COMPTAGE DE L'ENERGIE CALORIFIQUE 3.1 Généralités Combiné à une comptage de combustible, le comptage de l'énergie calorifique transmise au réseau de distribution permet de vérifier la bonne tenue dans le temps du rendement moyen de production de chaleur de l ensemble des chaudières. Figure 13.2: Comptage de l'énergie calorifique produite par une chaudière 3.2 Organisation d implantation des compteurs Seule la détermination (et non la mesure directe et unique) de l énergie calorifique produite dans l eau (via une ou plusieurs mesures) est demandée. Celle-ci peut donc être obtenue par : - un compteur placé sur la sortie de la batterie de chaudière ; - un ensemble de compteurs, chacun d eux placé sur le départ de chacun des circuits de chauffage. La détermination est faite par sommation des relevés de tous les compteurs. PAGE 72 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
3.3 Compteurs d énergie calorifique dans l eau Ces compteurs sont du type intégrateur, c.-à-d. qu ils sont munis d un calculateur électronique qui réalise en continu l intégration numérique du débit d eau mesuré et de l écart de température d eau entre le départ et le retour (notés t1 et t2 à la Figure 80). Si le débitmètre (noté Q2 à la Figure 80) est : - du type mécanique à turbine, la classe de mesure minimale est C (CEE) - du type à ultrason, la classe de mesure minimale est 2. Le calculateur incrémente un index numérique dont la résolution est d au moins 1 kwh. Figure 13.3: Comptage calorifique dans l'eau PAGE 73 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
4. SYNTHESE POUR LE COMPTAGE DE LA PRODUCTION DE CHALEUR. Tableau 13.1 : Synthèse Cas Combustible(s) Comptage combustible(s) P (1) 100 kw gaz et/ou mazout Pas exigé Pas exigé 100 kw < P < 500 kw unique : mazout exigé Pas exigé unique : gaz double : gaz et mazout exigé, le compteur du fournisseur (2) peut être utilisé exigé pour le mazout exigé pour le gaz, le compteur du fournisseur (2) peut être utilisé Comptage d énergie transmise à l eau Pas exigé Pas exigé P 500 kw, chaleur envoyée uniquement dans un bâtiment unique : mazout exigé 1 comptage exigé unique : gaz double : gaz et mazout exigé, le compteur du fournisseur (3) peut être utilisé exigé pour le mazout exigé pour le gaz, le compteur du fournisseur (3) peut être utilisé 1 comptage exigé 1 comptage exigé unique : mazout exigé 1 comptage par bâtiment exigé P 500 kw, chaleur envoyée dans plusieurs bâtiments unique : gaz double : gaz et mazout exigé, le compteur du fournisseur (3) peut être utilisé exigé pour le mazout exigé pour le gaz, le compteur du fournisseur (3) peut être utilisé 1 comptage par bâtiment exigé 1 comptage par bâtiment exigé (1): P ch est la somme des puissances des chaudières (2): si ce compteur ne dessert qu un seul et même bâtiment (3): si ce compteur ne dessert qu exclusivement les chaudières (à l exclusion d autres équipements) d un seul et même bâtiment PAGE 74 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
5. EXEMPLES DE COMPTAGE POUR LA PRODUCTION DE CHALEUR Exemple n 1 : illustré à la figure 13.4 Une chaufferie comprenant 2 chaudières CH1 de 350 kw, CH2 de 200 kw. Le système comprend 2 circuits 1 et 2 chauffant le même bâtiment. Exigence de comptage : P t = 350 + 200 = 550 kw > 500kW double comptage. Compteur C1 : compteur de gaz, qui est un compteur spécifique si le bâtiment consomme du gaz en dehors de la chaufferie, ou qui peut être le compteur du fournisseur si le bâtiment ne consomme pas de gaz en dehors de la chaufferie. Compteur C2 : compteur d énergie calorifique dans l eau produite par l ensemble des chaudières. Figure 13.4: Comptage énergétique simple Exemple n 2 : illustré à la figure 13.5 Une chaufferie comprenant 3 chaudières. Le système A alimenté par CH1 de 350 kw et CH2 de 200 kw comprend 2 circuits de chauffage 1 et 2 chauffant le même bâtiment. Le système B alimenté par CH3 de 150 kw produit de l ECS pour ce même bâtiment. Exigence de comptage : Système A : P t = 350 + 200 = 550 kw > 500 kw double comptage. Système B : P t = 150 kw < 500 kw mais > 100 kw simple comptage. Compteur C1 : compteur de gaz, qui est un compteur spécifique si le bâtiment consomme du gaz en dehors de la chaufferie, ou qui peut être le compteur du fournisseur si le bâtiment ne consomme pas de gaz en dehors de la chaufferie. Compteur C2 : compteur d énergie calorifique dans l eau produite par l ensemble des chaudières du système A. Compteur C3 : compteur d énergie calorifique dans l eau produite par la chaudière du système B. Sans ce compteur, le système B n est pas conforme. PAGE 75 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 13.5: Double comptage Exemple n 3 : illustré à la fig. 13.6 Une chaufferie comprenant 2 chaudières CH1 de 400 kw, CH2 de 200 kw. Le système comprend 4 circuits chauffant le même immeuble de bureau et un circuit de production d ECS pour une douche & la cafétéria. Exigence de comptage : P t = 400 + 200 = 600 kw > 500 kw double comptage. Compteur C0 : compteur de gaz, qui est le compteur du fournisseur car ce bâtiment ne consomme pas de gaz en dehors de la chaufferie. La conception hydraulique existante ne permet pas d avoir un point de comptage unique. Afin d éviter des frais de réorganisation de cette distribution, une solution économique est de placer 1 compteur par chaudière. Compteur C1, C2 : compteur d énergie calorifique dans l eau produite par chacune des chaudières. Figure 13.6: Double comptage PAGE 76 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
6. COMPTAGE D ENERGIE POUR LA DISTRIBUTION D AIR 2.1 Organisation d implantation des compteurs Seule la détermination (et non la mesure directe et unique) de l énergie électrique consommée par l ensemble des ventilateurs (via une ou plusieurs mesures) est demandée. Celle-ci peut donc être obtenue par : - Un compteur placé en amont d un tableau électrique divisionnaire alimentant les ventilateurs de débit 10.000 m³/h ou tous les ventilateurs. - Un ensemble de compteurs, chacun d eux placé sur le départ de chaque ventilateur de débit 10.000 m³/h. La détermination est faite par sommation des relevés de tous les compteurs. 2.2 Compteurs d énergie électrique Le compteur électrique mesure l énergie active avec affichage par un index numérique dont la résolution est d au moins le kwh et dont la classe de précision est : - Classe 2 selon norme EN 62053-21 (équivalent à classe A selon MID) pour une charge 60 kva - Classe 1 selon norme EN 62053-21 (équivalent à classe B selon MID) pour une charge > 60 kva Figure 13.6: Exemple de compteurs montés sur rails DIN Bien que ne faisant pas l objet d une réglementation, il est fortement conseillé que le compteur soit équipé d un émetteur d impulsion permettant une télémétrie ultérieure éventuelle. En effet, actuellement le surcoût de cet accessoire est devenu très réduit et facilitera grandement le suivi d une comptabilité énergétique (voir plus loin) pour un bâtiment d une certaine ampleur. 2.3 Cas particulier de ventilateur utilisé en situation d exception Tolérance : pour tout ventilateur, même faisant partie d un système de chauffage, et qui n est utilisé qu exclusivement dans «une situation d exception», il est toléré que le comptage y afférent ne soit pas prévu. Exemple : Ventilateur de désenfumage dans un immeuble de bureaux qui met en surpression une cage d escalier. En effet, celui-ci ne fonctionnera que si il y a détection d incendie c.-à-d. une situation d exception. Dans ce cas, il convient que le Conseiller chauffage PEB, demande au RIT un document écrit, certifiant et attestant sur l honneur de la possibilité de cet usage particulier. PAGE 77 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 14: EXIGENCES RELATIVES A L'APPORT D'AIR NEUF 1. OBJECTIFS POURSUIVIS L'air neuf de ventilation, après avoir été porté à la température de confort à l'intérieur du bâtiment, est rejeté à l'extérieur alors qu'il est à une température supérieure à celle de l'air extérieur que l'on introduit. Dans un système de ventilation double flux, c.-à-d. comportant une pulsion et une extraction mécanique (VMC = ventilation mécanique contrôlée), il est possible de transférer cette chaleur de l'air extrait vers l'air neuf et d'économiser ainsi de l'énergie de chauffage. Par ailleurs, une gestion efficace de l'air neuf en fonction de l'occupation permet de faire des économies de chauffage et d'électricité. Ces 2 aspects sont formulés dans la règlementation : Récupération de chaleur = Récupérer l énergie (chaleur) de l air vicié que la VMC rejette à l extérieur. Modulation = Adapter les débits d air neuf à l occupation humaine effective. 2. PRINCIPE GENERAL 1. Pour les systèmes de chauffage avec un système de ventilation double flux nouvellement placé, un récupérateur de chaleur sur l'air extrait est exigé pour préchauffer l'air neuf si le débit nominal d'air neuf du groupe de pulsion dépasse 5.000 m³/h et que la durée annuelle de fonctionnement est supérieure ou égale à 2.500 heures/an. Le récupérateur de chaleur doit être équipé d'une régulation automatique qui permet de supprimer totalement le préchauffage de l'air neuf. 2. Pour les systèmes de chauffage avec un système de ventilation nouvellement placé, une régulation réalisant la gestion d un débit nominal d'air neuf supérieur ou égal à 5.000 m³/h en fonction de la présence effective des personnes est exigé dans tout local qui est affecté à une occupation humaine variable, tels que les restaurants, cafétérias, salles de réunion, espaces de rencontre, salles polyvalentes, locaux de réception, centres commerciaux, supermarchés, halls de sport, salles de gymnastique, espaces de spectateurs, et qui est desservi par ce débit. Les principes de variation du débit d'air par étranglement ou by-pass sont proscrits. Référence législative : arrêté chauffage, article 18. 3. LA RECUPERATION DE CHALEUR SUR L AIR REJETE 3.1 Systèmes concernés de VMC double- flux concernés Les systèmes de ventilation double-flux concernés sont ceux qui répondent simultanément aux 3 conditions suivantes : 1) Le système de ventilation est placé après le 1 er janvier 2011. La nouvelle installation postérieure à cette date constitue donc l élément déclenchant. 2) Les systèmes de ventilation dont le débit nominal d air neuf introduit > 5.000 m3/h. Le débit d air extrait n entre pas en ligne de compte. 3) Le système de ventilation est prévu pour fonctionner au moins 2.500 heures par an. Cette durée est celle résultant de la sommation des périodes de besoin de ventilation hygiénique, elles mêmes conditionnées par l occupation ou l exploitation des lieux ventilés. Ces durées sont à comptabiliser à partir du moment où le ventilateur pulse un débit non nul, même si ce débit est inférieur au débit nominal (cas d un moteur à plusieurs vitesse ou vitesse variable en continu). C est la durée totale annuelle qui est à prendre en considération, indépendamment de la répartition sur l année. En cas de doute ou de valeur proche du seuil de 2500 h/an, il convient que le Conseiller chauffage PEB, demande au RIT un document écrit certifiant et attestant sur l honneur que l usage n excède pas ce seuil. PAGE 78 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
3.2 Exigence sur le récupérateur de chaleur à mettre en œuvre L exigence est unique : Le récupérateur doit être équipé d'une régulation automatique permettant de supprimer totalement le préchauffage de l'air neuf via le récupérateur. Plus simplement, le récupérateur doit pouvoir être bipassé pour: 1) éviter un risque de surchauffe de l'air en sortie de récupérateur en mi-saison ; 2) éviter la destruction d énergie si les locaux ventilés sont refroidis par une climatisation (centrale ou locale) 3.3 Les récupérateurs Toutes les technologies disponibles de récupérateur sont autorisées, tels que : - récupérateur à plaques - caloduc - batterie à eau glycolée - échangeur à roue avec matériau hygroscopique ou non - récupérateur dynamique par pompe à chaleur Il n'y a pas de rendement minimum exigé, mais il va de soi que la rentabilité du récupérateur dépend de son rendement. Echangeur à plaque Figure 14.1: Exemple de récupérateur Echangeur à roue 4. LA MODULATION DU DEBIT D AIR NEUF SELON L OCCUPATION 4.1 Systèmes de ventilation concernés Les systèmes de ventilation pulsion simple flux, double-flux concernés sont ceux qui répondent simultanément aux 3 conditions suivantes : 1) le système de ventilation est placé après le 1 er janvier 2011. La nouvelle installation postérieure à cette date constitue donc l élément déclenchant. 2) le système de ventilation commande un débit nominal d air neuf introduit 5.000 m 3 /h. Le débit d air extrait n entre pas en ligne de compte. Le débit nominal correspond à l occupation maximale. 3) le système de ventilation pulse de l air neuf dans des locaux dont l occupation est variable dans le temps. Par «variable», on entend que le nombre de personnes présentes dans le local est peu ou pas prévisible. PAGE 79 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Tableau 14.1: types de locaux à occupation variable (liste non exhaustive) Activités Sportive Consommation de repas /boissons Rencontre Vente/Achat par une clientèle Espaces de spectateurs Type de local Piscine Salle de gymnastique Hall de sport Restaurants Cafétérias Salles de réunion Salles polyvalente Locaux de réception Salle de conférences Centres commerciaux Supermarchés Salle de vente (enchères) Salle de concert Salle de théâtre La durée de fonctionnement annuel du groupe de pulsion d air neuf n entre pas en ligne de compte. 4.2 Exigence sur le mode de variation du débit d air neuf introduit à mettre en œuvre La variation de débit ne peut pas être obtenu totalement ou même partiellement par : - réalisation d un étranglement dans l écoulement de l air neuf ; - réalisation d un by-pass, c.-à-d. un conduit déviant une partie du débit d air neuf qui n est de ce fait pas introduit dans les locaux à occupation variable. Motivation : par ces 2 moyens, il n y a pas de réduction de la puissance absorbée par le ventilateur, ni de ce fait aucune répercussion sur l énergie électrique consommée. Il est important dès lors que le Conseiller chauffage PEB demande comment est réalisée la variation de débit d air neuf. Les technologies des équipements suivant ne sont pas imposées par la règlementation: - variation de débit ; - détection d occupation qualitative (présence ou absence) et quantitative (nombre de personnes présentes) Variation de débit : action sur l orientation des pales, vitesse de rotation (1,2,3 vitesses), vitesse variable par variateur de fréquence, vitesse variable de moteur à courant continu. Détection d occupation : indirecte via une sonde de qualité d air dans des locaux représentatifs, dans l aspiration, détecteur de présence dans un local ou sur une bouche de pulsion, barrière de comptage, via comptage de tickets d entrée vendus, etc. Faire varier le débit de manière décentralisée (locale) au niveau de la bouche par restriction (étranglement) n est acceptable que s il y a un asservissement du régime de fonctionnement du ou des ventilateurs de pulsion. Ainsi, les systèmes suivants sont possibles : - un détecteur de présence agissant sur la vitesse du ventilateur (tout ou rien, passage de la petite à la grande vitesse) ; - une sonde CO 2 ou toute sonde de qualité de l'air (COV) dans l'ambiance agissant sur un ventilateur à vitesse variable, ou sur les registres d'apport d'air neuf d'un groupe de traitement d'air. PAGE 80 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 15: TENUE D'UNE COMPTABILITE ENERGETIQUE 1. PRINCIPE GENERAL 1.1 La comptabilité énergétique "détaillée" Les consommations enregistrées par les compteurs imposé dans le cadre de la réglementation chauffage (voir chapitre 13) font l'objet d'une comptabilité énergétique qui comprend, au minimum : 1. Un relevé mensuel, à date fixe et en unités physiques, 2. Un rapport annuel comprenant: a) La signature énergétique du bâtiment construite sur base des relevés mensuels exprimés dans une même unité d'énergie; b) Le calcul de la consommation annuelle de chauffage normalisée; c) Le calcul de la consommation annuelle de chauffage rapportée à la superficie chauffée ou de tout autre indicateur pertinent; d) Le calcul des émissions annuelles de CO2 à attribuer au système de chauffage à l'aide des taux d'émission définis dans l Arrêté ministériel du 24 juillet 2008 déterminant les hypothèses énergétiques à prendre en considération lors des études de faisabilité technico-économique; e) Le calcul du rendement annuel de la production de chauffage; f) L'interprétation des éléments précédents en comparaison avec les résultats des années antérieures et avec les moyennes pour des bâtiments similaires. Référence législative : arrêté chauffage, article 19 1 Le conseiller chauffage PEB ne doit bien sûr pas réaliser la comptabilité énergétique, mais lors de la réception, il doit constater que tout est mis en place pour que ce suivi des consommations soit assuré, par exemple par la présence d'un outil spécifique, d'un responsable pour les relevés, etc. 1.2 Dérogation, la comptabilité énergétique "simplifiée" Si la somme des puissances des chaudières est inférieure à 500 kw, la comptabilité énergétique peut être simplifiée. Dans ce cas, elle comprend, au minimum : 1. le relevé annuel des index ; 2. le calcul de la consommation annuelle de chauffage normalisée ; 3. l'interprétation des éléments précédents en comparaison avec les résultats des années antérieures et avec les moyennes pour des bâtiments similaires. Remarque: Ce n est pas une obligation d appliquer la version «simplifiée» mais une possibilité d allègement du travail pour les gestionnaires d immeuble pas trop grand. Il est toujours conseillé d appliquer la version «détaillée». Référence législative : arrêté chauffage, article 19 2 PAGE 81 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
2. LA COMPTABILITE ENERGETIQUE "DETAILLEE" 2.1 Introduction La comptabilité énergétique détaillée est illustrée pour un exemple d un immeuble de bureau dont la surface plancher intra muros est de 10.287 m² et la surface plancher chauffée de 7.550 m². Figure 15.1: Comptabilité énergétique "détaillée", schéma de la production de chaleur de l'exemple Tableau 15.1: Comptabilité énergétique "détaillée", données de l'exemple Combustible Nombre de chaudières 2 Type de chaudière/brûleur Puissance des chaudières Régulation des chaudières Gaz Chaudière à condensation au gaz naturel Brûleur modulant de 10 à 100% 300 kw Les chaudières sont régulées en température glissante en fonction de la température extérieure Fonctionnement 24h/24 en parallèle PAGE 82 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
2.2 Le relevé mensuel Mois kwh pcs gaz DJ 15-15 Uccle Température moyenne Uccle Janvier 2004 186.208 364,6 3,24 Février 2004 130.783 291,7 4,94 Mars 2004 152.300 260,3 6,60 Avril 2004 70.019 121,2 11,07 Mai 2004 24.117 81,3 12,76 Juin 2004 3.199 12,7 16,27 Juillet 2004 156 8,4 17,36 Août 2004 0 2,0 18,91 Septembre 2004 3.809 25,3 15,79 Octobre 2004 74.216 107,6 11,70 Novembre 2004 123.158 259,0 6,37 Décembre 2004 167.205 375,8 2,88 935.170 1909,9 10,66 Janvier 2005 207.614 320,6 4,66 Février 2005 193.374 368,7 2,37 Mars 2005 207.151 242,7 7,18 Avril 2005 95.957 131,7 10,70 Mai 2005 65.098 89,5 13,41 Juin 2005 5.865 18,1 18,29 Juillet 2005 0 2,4 18,39 Août 2005 0 4,3 16,82 Septembre 2005 3.100 22,6 16,60 Octobre 2005 50.303 45,3 14,13 Novembre 2005 102.274 266,0 6,16 Décembre 2005 176.667 356,3 3,51 1.107.403 1868,2 11,02 Janvier 2006 222.898 412,2 1,70 Février 2006 198.741 370,0 2,32 Mars 2006 214.672 326,4 4,47 Avril 2006 109.319 172,0 9,27 Mai 2006 66.442 52,8 14,20 Juin 2006 20.314 19,2 17,33 Juillet 2006 0 0,0 22,98 Août 2006 0 9,5 16,26 Septembre 2006 0 1,0 18,37 Octobre 2006 12.267 37,5 14,16 Novembre 2006 90.966 175,8 9,14 Décembre 2006 105.920 280,5 5,95 1.041.539 1856,9 11,35 Janvier 2007 142.825 242,5 7,18 Février 2007 149.703 245,0 6,79 Mars 2007 86.614 216,3 8,02 Avril 2007 41.627 70,7 14,29 Mai 2007 15.191 35,3 14,59 Juin 2007 6.578 5,0 17,49 Juillet 2007 8.251 5,0 17,21 Août 2007 7.041 3,2 17,15 Septembre 2007 9.368 39,1 14,10 Octobre 2007 28.522 142,5 12,03 Novembre 2007 137.950 246,9 6,77 Décembre 2007 154.291 337,8 4,10 787.961 1589,3 11,64 Janvier 2008 124.243 257,4 6,51 Février 2008 129.606 256,3 6,10 Mars 2008 93.449 268,8 6,33 Avril 2008 83.137 174,9 9,27 Mai 2008 22.979 23,60 16,4 Figure 15.2: Exemple de relevés mensuels de la consommation de gaz PAGE 83 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
2.3 La signature énergétique La signature énergétique est une droite qui établit la consommation d un bâtiment en fonction du climat. Elle représente la relation linéaire entre les déperditions de l enveloppe du bâtiment et la température extérieure. Le couple de valeurs relevé pour chaque période permet de déterminer un point sur un diagramme. L énergie consommée est portée en ordonnée tandis que les degrés-jours ou températures moyennes extérieures sont indiquées en abscisse. En aucun cas, la signature énergétique ne donnera d indication quant aux consommations optimales d un bâtiment. Il ne s agit pas d une analyse quantitative mais qualitative des consommations de celui-ci. Pour autant que toutes les conditions d occupation restent inchangées, il sera alors possible : - d établir un diagnostic de consommation, - d analyser les éventuelles dérives, - de repérer des dysfonctionnements dus à l enveloppe du bâtiment, aux systèmes eux-mêmes ou à la maintenance et au pilotage de ceux-ci, - de connaître ou prédire les consommations normalisées (en année climatique normale), - de mesurer l impact de rénovations énergétiques du bâtiment ou des systèmes. 240.000 230.000 220.000 210.000 200.000 190.000 180.000 170.000 160.000 150.000 140.000 130.000 120.000 110.000 100.000 90.000 80.000 70.000 60.000 50.000 40.000 30.000 20.000 10.000 0 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 2004 2005 2006 2007 2007-ch non condensante 2007-ch à condensation Linéaire (2004) Linéaire (2005) Linéaire (2006) Linéaire (2007) Linéaire (2007-ch à condensation) Figure 15.3: Signatures énergétiques de la production de chaleur (kwh pcs de gaz) de l'exemple en fonction de la température extérieure ( C) On trouvera plus d'information dans le fascicule technique "La signature énergétique, interprétation" rédigé par l'institut Wallon et édité par Ministère de la Région Wallonne, DGTRE - Service de l Energie. PAGE 84 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Un graphique comme celui qui suit n est «pas une signature énergétique» mais un graphique d évolution chronologique. Son principal intérêt réside dans la visualisation de l importance de l énergie résiduelle consommé durant les mois d été. 300.000 250.000 200.000 150.000 100.000 2003 2004 2005 2006 2007 2008 50.000 0 januari februari maart april mei juni juli augustus september oktober november december Figure 15.4: Consommation mensuelle de gaz (m³) 2.4 La consommation de chauffage normalisée Le calcul de la consommation normalisée permet de supprimer les variations due au climat en ramenant les consommations à une année climatique normale en fonction des degrés-jours (DJ) cumulés tout au long de la période de chauffe et des degrés-jours de l'année climatique normale (moyenne sur les 30 dernières années) Les degrés jours (DJ) cumulés sur la période de chauffe représentent la somme de toutes les différences journalières entre la température extérieure et la température à laquelle le chauffage est arrêté. Les degrés-jours (DJ) en base 15/15 sont le plus souvent utilisés. Pour le calcul de la consommation normalisée, on utilise la formule suivante: consommati on observée degrésjoursnormaux consommati on normalisée= degrés- joursobservés PAGE 85 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Pour notre exemple, sur base d'une année climatique moyenne comprenant 1993 DJ, on obtient les consommations normalisées suivantes: Tableau 15.2: Normalisation de la consommation de chauffage Année Consommation brute en kwh pcs par an Consommation normalisée en kwh pcs par an 2004 935.170 975.859 2005 1.107.403 1.181.380 2006 1.041.539 1.117.878 2007 787.961 988.112 2.5 La consommation spécifique Des ratios de consommation sont établis à partir des consommations. On choisira le ou les ratios les plus pertinent par rapport à l activité : - consommation/m² chauffé - consommation/lit - consommation/élève - consommation/travailleur - consommation/unité de production - consommation/heure prestée Pour notre exemple, prenons la consommation/m 2 chauffé. Soit la consommation normalisée de 2007 = 988.112 kwh /an Surface intra-muros chauffée S = 7550 m². Consommation spécifique = 988.112 / 7550 = 130.9 kwh /m².an 2.6 Le calcul des emissions annuelles de CO2 Emission de CO2 imputable à la production de chaleur. Valeur absolue : Les émissions de CO 2 considérées sont (données établies par Bruxelles Environnement) : - pour le gaz : 0,217 kg CO2 / kwh PCI Avec le rapport PCI / PCS = 0.91 pour le gaz naturel L utilisé en RBC, on obtient donc une émission de 0,217 / 0,91 = 0,2385 kg CO 2 / kwh PCS Les quantités de CO2 émises par les 2 chaudières en 2007 s élèvent à : - 0,2385 x 787.961 = 187.929 kg CO2 /an PAGE 86 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure 15.5: Extrait l arrêté ministériel du 24 juillet 2008 déterminant les hypothèses énergétiques à prendre en considération lors des études de faisabilité technico-économique 2.7 le calcul du rendement annuel de la production de chauffage Le rendement saisonnier se calcule avec la formule suivante: rendement saisonnier = énergie produite (kwh) énergie consommée (kwh) L énergie consommée est mesurée par le compteur combustible et convertie en kwh. L énergie produite est mesurée par le compteur qui comptabilise la quantité d énergie kwh transmise au réseau de distribution du système de chauffage. Le rendement saisonnier est calculé sur la période de fonctionnement du système de chauffage (saison de chauffe). 2.8 interprétation des résultats Où se situe-t-on par rapport aux autres bâtiments de bureaux en RBC? Tableau 15.3: Comparaison avec la moyenne régionale Bâtiment étudié Moyenne régionale bruxelloise 130,9 kwh pcs / m² 103 kwh pci / m² ou 114 kwh pcs / m² PAGE 87 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
200 180 Combustibles (kwh/m²) 160 140 120 100 80 Bâtiment 60 40 20 0 0 2 000 4 000 6 000 8 000 10 000 12 000 Surface (m²) Figure 15.6: Comparaison avec moyenne régionale L encodage des consommations sur le site de l IBGE http://www.bruxellesenvironnement.be/bilanenergie vous permettra de vous situer par rapport aux bâtiments de votre secteur. PAGE 88 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
3. LA COMPTABILITE ENERGETIQUE SIMPLIFIEE 3.1 Le relevé annuel des index GAZ naturel n du compteur: 134256781346 n EAN: 16497218768238 Localisation du compteur: cave SS04,porte bleue Relevés bruts des compteurs Date de relevé Index relevé Unité 4/02/2008 75.762 m³ 30/01/2009 93.722 m³ 8/02/2010 110.286 m³ 10,3 kwh PCS/m³ Le gaz naturel compté est utilisé par les équipements suivants : chaudière(s) produisant de la chaleur pour le chauffage des locaux chaudière(s) produisant de la chaleur pour le chauffage des locaux,chauffage de l'ecs centralisée chaudière(s) produisant de la chaleur pour le chauffage des locaux,chauffage de l'air de ventilation chaudière(s) produisant de la chaleur pour le chauffage des locaux,chauffage de l'air de ventilation et chauffage de l'ecs centralisée appareils pour la préparation des repas:cuisinières, fours etc appareils indépendants pour la préparation d'ecs: chauffe-eau, boilers,etc appareils indépendants de chauffage:convecteur gaz,panneauxrayonnants, aérotherme,etc autre à préciser: Figure 15.7: Exemple de relevé annuel pour un compteur de gaz PAGE 89 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Combustible gasoil livrable en litres Livraison Date Quantité livrée Stock avant livr Stock après livr 1 4/02/2008 4.250 320 litres 2 14/04/2008 4.900 litres 3 17/11/2008 4.250 litres 4 30/01/2009 3.300 litres 5 12/05/2009 4.350 litres 6 3/12/2009 4.876 litres 7 8/02/2010 1.300 2.000 litres 8 litres 9 litres 10 litres 11 litres 12 litres 13 litres 14 litres 15 litres Livraison totale 27.226 litres Capacité du réservoir 5000 litres Période A Livraison n Période Annuelle Début : 1 Consommation 12870 13013 litres Fin : 4 Incertitude ± 850 859 litres soit 6,6 % Nbre de jours 361 Période B Livraison n Période Annuelle Début : 4 Consommation 11376 11102 litres Fin : 7 Incertitude ± 850 830 litres soit 7,5 % Nbre de jours 374 Figure 15.8: Exemple pour une chaufferie fonctionnant au mazout PAGE 90 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
3.2 Le calcul de la consommation annuelle normalisée Consommations pour les besoins de chauffage part "chauffage" déterminée selon: les relevés directs Période Consommation Unité 4/2/08 au30/1/09 184.988 kwh 30/1/09 au 8/2/10 170.609 kwh Normalisation selon un facteur climatique Type de Degré-jour : 16,5/16,5 Degré-jour normal (DJn ) : 2308,8 Période Degré-jour pour la période DJp DJn/DJp 4/2/08 au30/1/09 2374 0,973 30/1/09 au 8/2/10 2348 0,983 Consommations normalisées pour les besoins de chauffage Période Consommation Unité 4/2/08 au30/1/09 179.993 kwh 30/1/09 au 8/2/10 167.709 kwh Figure 15.9: Normalisation de la consommation en base 16,5/16,5 3.3 Interprétation entre et constats Explications? 2009 par rapport à 2008 diminution de 7 % 2 locataires ont changé:départ de 2 personnes âgées? Figure 15.10: Comparaison des consommations normalisées de chauffage PAGE 91 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 16: DONNEES COMPLEMENTAIRES DEMANDEES AU BENEFICE DES CERTIFICATEURS 1. FINALITES DE CES DONNEES Des données complémentaires sont demandées au conseiller chauffage PEB afin de transmettre des caractéristiques du système de chauffage sur l attestation de réception. Le cas échéant, ultérieurement, ces données seront utilisées par un certificateur lorsqu il collectera les données nécessaires pour établir un «certificat énergétique» d un bâtiment existant comprenant le système de chauffage en question. 2. REPONSES DEMANDEES Les données à «relever in situ», lors de la visite de «Réception» sont toutes celles qui permettent de répondre aux 7 questions suivantes par «Ou»i ou «Non». En fonction de la réponse, il peut y avoir le cas échéant d autres sous questions. 1. Pouvez-vous constater la présence d'un régulateur qui définit la température d'eau de la chaudière en fonction d'une sonde extérieure? Oui/Non Cette question porte sur la présence d un régulateur qui agit sur la température d eau de la chaudière même et pas en aval. 2. Pouvez-vous constater dans le système de chauffage la présence d'une vanne 3 voies ou d'une sonde extérieure? Oui/Non Il s agit bien ici d un régulateur ou vanne 3 voies qui agit sur la température d eau qui est en aval de la chaudière comme par exemple : sur les circuits secondaires ou sur le départ d un collecteur. 3. Pouvez-vous constater la présence d'une pompe à chaleur? Oui/Non Il s agit d identifier dans le système de chauffage à réceptionner, la présence d une pompe à chaleur. Si Oui : question 3a. Quel en est le vecteur énergétique? Gaz / Electricité? Il s agit d identifier la nature de la source d énergie qui alimente le moteur entraînant le compresseur de la PAC. Si Oui : question 3b. Quel en est le type? Eau souterraine - Eau / Sol - Eau / Air extérieur - Eau / Air Extérieur - Air / Autre? Il s agit d identifier le type de milieu auquel sont raccordés le condenseur et l évaporateur de la PAC. Dans l option «autre», mentionner la situation rencontrée qui ne se trouve pas dans les 4 cas énoncés. Si Oui : question 3c. La PAC est-elle également utilisée pour la production d'ecs? Oui/Non Il s agit d identifier si le condenseur de la PAC délivre totalement ou partiellement de la chaleur pour la production d'ecs. 4. Les tuyauteries de chauffage présentes dans le local de chauffe sont-elles toutes isolées? Oui/Non Il s agit d identifier si toutes les tuyauteries (>= DN20 ou de plus de 20 mm de diamètre extérieur) véhiculant de l eau chaude pour le chauffage ou la production d ECS présentes dans la chaufferie et /ou dans le local technique sont calorifugées. Sont considérées comme calorifugées, les conduites recouvertes d un matériau d une épaisseur de plus de 5 mm. Si Non : y a-t-il plus de 50 mètres courants de conduites non isolées? Oui/Non Il s agit d estimer si la longueur cumulée des tronçons de tuyaux non-calorifugés dans la chaufferie et /ou dans le local technique, tous diamètres confondus, dépasse les 50 m. 5. Pouvez-vous constater en chaufferie la présence d'une cuve de stockage de l'eau de chauffage non reliée à une pompe à chaleur? Oui/Non PAGE 92 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Il s agit d identifier la présence ou non dans la chaufferie et /ou dans le local technique, d au moins une cuve de stockage d eau utile pour les besoins de chauffage des locaux et/ou ventilation 6. Pouvez-vous constater en chaufferie la présence d'une cuve de stockage d'ecs? Oui/Non Il s agit d identifier la présence ou non dans la chaufferie et /ou dans le local technique, d au moins une cuve de stockage d eau utile exclusivement à la production d ECS. Si Oui : Est-elle thermiquement bien isolée? Oui/Non Il s agit d identifier si la cuve est isolée avec au moins 20 mm d un matériau isolant. Si Oui : Quel est le volume de la (somme des) cuve(s) : < 100 l, de 100 à 200 l, >200 l? Il s agit d estimer le volume total des cuves (ballon) dans la chaufferie et /ou dans le local technique, par rapport aux plages renseignées. 7. Pouvez-vous constater la présence d'une boucle de circulation d'ecs? Oui/Non Il s agit d identifier la présence d'une boucle de circulation d'ecs, que celle-ci soit à circulation forcée (via un circulateur à fonctionnement partiel ou continu) ou à circulation par thermo-siphon et que la boucle alimente ou non tous les points de puisage d ECS. Si Oui : Est-elle isolée thermiquement sur toute sa longueur visible? Oui/Non Sont considérées comme calorifugées, les conduites recouvertes d un matériau d une épaisseur de plus de 5 mm. Il s agit d identifier si la longueur totale visible des tuyaux de la boucle est bien calorifugée. 3. DIFFICULTES POUR REPONDRE Si le conseiller chauffage PEB ne peut répondre par «Oui» ou «Non», il lui est instamment demandé d écrire sur le document de l attestation, en regard de la question, la raison ou les raisons pour lesquelles il ne peut répondre. Par exemple: impossibilité d accéder à tel local, machine «xyz» non identifiée. Il peut bien sûr compléter son analyse par un avis personnel, par exemple: je pense que la machine située au 2 ème étage est une PAC. Toute question laissée sans réponse Oui/Non, non accompagnée de raison, ni avis, rend l attestation incomplète. PAGE 93 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 17: DECLARATION DE CONFORMITE DE L ATTESTATION DE RECEPTION Une fois exécutée la vérification de chacune des exigences d'application pour la chaudière et le dispositif de ventilation et d'évacuation des gaz de combustion, le conseiller chauffage PEB doit statuer sur l'état de conformité globale et inscrire le résultat sur l attestation de réception. L état global peut être déclaré conforme si chacun des points repris dans le tableau 17.1 est conforme. Tableau 17.1: Déclaration de conformité Emissions de la chaudière( combustion ) Température nette seuil maximum Indice fumée seuil maximum Concentration en O 2 seuil minimum Concentration en CO seuil maximum Concentration en CO 2 seuil minimum Rendement de combustion seuil minimum Evacuation des gaz de combustion Présence d orifices, éventuellement réalisés lors du contrôle périodique : OUI/NON Tirage seuil minimum de 5 Pa Etanchéité des conduits OUI/NON Ventilation du local de chauffe neuf ou rénové, selon normes : OUI/NON/sans objet Ventilation du local de chauffe existant, selon prescriptions du Ministre : OUI/NON/sans objet Modulation de la puissance de la chaudière La modulation de puissance de la chaudière répond-elle à l'exigence énoncée à l'article 7 de l arrêté chauffage? OUI/NON/sans objet Exigences relatives au système de chauffage Le calorifugeage des conduits et des accessoires de distribution d'eau chaude de chauffage est-il conforme à l'article 11 du présent arrêté? Oui/Non Le calorifugeage des conduits et des accessoires de distribution d'eau chaude sanitaire est-il conforme à l'article 11 du présent arrêté? Oui/Non Le calorifugeage des conduits et des accessoires de distribution d'air est-il conforme à l'article 11 du présent arrêté? Oui/Non Les distributions d'eau chaude et d'air (partitionnement) sont-elles conformes à l'article 12 du présent arrêté? Oui/Non La régulation et sa programmation sont-elles conformes à l'article 13 du présent arrêté? Oui/Non Le carnet de bord est-il conforme à l'article 14 du présent arrêté? Oui/Non Le comptage énergétique est-il conforme aux articles 16 et 17 du présent arrêté? OUI/NON L apport d'air hygiénique neuf par un système de ventilation faisant partie du système de chauffage est-il conforme à l'article 18 du présent arrêté? Oui/Non La comptabilité énergétique est-elle conforme à l'article 19 du présent arrêté? Oui/Non Combustible gazeux Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Combustible liquide Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme (En cas de dérogation, ce point ne doit pas être pris en compte) Si oui, alors conforme (En cas de conditions météorologiques anormales, ce point ne doit pas être pris en compte) Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui ou sans objet, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme PAGE 94 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Pour un système de chauffage de type 2 avec une chaudière : - au gaz, il faut satisfaire à 20 conformités individuelles pour obtenir la conformité globale ; - au mazout, il faut satisfaire à 21 conformités individuelles pour obtenir la conformité globale. CHAPITRE 18: LES DEFAUTS ET LES MESURES A PRENDRE 1. DEFAUTS QUI ONT ETE ELIMINES PENDANT CETTE INTERVENTION Le conseiller chauffage PEB inscrit sur l'attestation de réception, le ou les défauts/anomalies auxquels il a été possible de remédier lors de cette réception. Exemple: pose d une grille d entrée d air pour la ventilation du local de chauffe. 2. DEFAUTS QUI NE PEUVENT PAS ETRE ELIMINES PENDANT CETTE INTERVENTION Le conseiller chauffage PEB inscrit sur l'attestation de réception, le ou les défauts/anomalies constatés auxquels il a été possible de remédier lors de cette réception. Exemple: les principaux tuyaux DN40 existants ne sont pas calorifugés dans le couloir des caves. 3. MESURES A PRENDRE POUR ELIMINER CES DEFAUTS Le conseiller chauffage PEB inscrit sur l'attestation de réception, le ou les actions à entreprendre pour l élimination probable ou certaine de ces défauts. Exemple: il faudrait calorifuger les principaux tuyaux DN40 existants qui ne sont pas calorifugés dans le couloir des caves. CHAPITRE 19: REMPLIR LA FEUILLE DE ROUTE Le conseiller chauffage PEB complète la feuille de route dont le contenu minimal est défini à l annexe 2 de ce cours. Si aucune feuille de route n existe, le conseiller chauffage PEB l établit pour l ensemble des chaudières du même système de chauffage. Référence législative: arrêté chauffage, article 26 3 et annexe 8. PAGE 95 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 20: RECAPITULATIF DES OPERATIONS A REALISER LORS DE LA RECEPTION. Le tableau suivant reprend l ensemble des opérations techniques et administratives que le conseiller chauffage PEB est amené à réaliser pour exécuter une réception complète. Tableau 20.1: récapitulatif des opérations de réception Opérations à exécuter Résultat obtenu 0) Demander le carnet de bord et le consulter Disposer de la feuille de route, des attestations des contrôles périodiques antérieurs, des réceptions antérieures, du rapport de diagnostic 1) Déterminer la date de construction de la chaudière Année Y ou inconnue 2) Déterminer la puissance de la chaudière P [kw] ou inconnue 3) Si 2) inconnue, faire les mesures nécessaires pour déterminer la puissance au brûleur P [kw] 4) Examiner le ou les orifices de mesures : existant(s) utilisables inexistant(s) mais réalisable(s) inexistant(s) avec 2 conduits concentriques (dérogation) 5) Examiner l analyseur de gaz de combustion : est-il étalonné? est-il en ordre de marche? 6) Réaliser les mesures d analyse des fumées de la cjhaudière. Imprimer le ticket. 7) Nettoyer le conduit de fumée (le cas échéant) 8) Nettoyer les composants de la chaudière(si pas neuve ) 9) Comparer les résultats des mesures des gaz de combustion avec les exigences : si tout est conforme, agrafer le ticket à l attestation. si une mesure n est pas conforme, tenter d atteindre le seuil. 10) Réaliser la mesure du tirage de l évacuation 11) Vérifier l étanchéité des conduits d évacuation et d'amenée 12) Examiner la ventilation du local de chauffe : local neuf ou rénové local existant, vérifier les exigences des prescriptions ministérielles, le cas échéant 13) Identifier les défauts, les mesures à prendre 14) Vérifier l exigence du calorifugeage des conduits & accessoires 15) Vérifier l exigence relative aux partitionnements 16) Vérifier l exigence sur les régulations 17) Vérifier l exigence de la tenue d un carnet de bord 18) Vérifier l exigence sur les comptages énergétiques 19) Vérifier les exigences sur l apport d air neuf 20) Vérifier l exigence de la tenue d une comptabilité simplifiée ou détaillée Orifice(s) disponible(s) (sauf si dérogation) Analyseur disponible 21) Statuer sur l'état de conformité globale Conforme ou non-conforme 22) Emettre des recommandations si nécessaires sur : - interventions complémentaires (non règlementaires) - ventilation du local de chauffe - utilisation rationnelle de l énergie 21) Compléter l attestation de réception, la dater et la signer 22) Remettre ou transmettre l attestation au RIT. 23) Compléter et le cas échéant créer la feuille de route 24) Si l attestation de réception est CONFORME : - en informer le RIT. - transmettre une copie de l attestation à l IBGE (dans les 30 jours) 25) Si l attestation de réception est NON-CONFORME : - informer/rappeler les devoirs du RIT pour la remise en conformité. - transmettre une copie de l attestation à l IBGE (dans les 30 jours) 26) Archiver une copie de cette attestation (durant 4 ans) 27) Compléter le registre chronologique des contrôles périodiques (les 4 dernières années ) PAGE 96 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
ANNEXE 1: REALISATION DES ORIFICES DE MESURE 1. INTRODUCTION Cette annexe est issue d un document rédigé par l ATTB. Lorsqu une installation de chauffage central n est pas équipée d orifice de mesure, le technicien réalise l orifice lors de la mise en service de l appareil ou lors du premier contrôle de combustion suite à une intervention sur la partie combustion de l appareil ou lors d une prestation d entretien ou de contrôle périodique. 2. GENERATEURS DE CHALEUR NON ETANCHES (TYPE B) 2.1 Générateurs de chaleur équipés de brûleur pulsé gaz ou mazout Lorsque la partie horizontale du conduit d évacuation des gaz de combustion, située en amont du premier coude, est suffisamment longue et isolée, l orifice de mesure est disposé à une distance correspondant à 2xD (D = diamètre intérieur du conduit d évacuation des gaz de combustion), mesuré depuis la sortie du générateur de chaleur (Figure A.1). Si cette partie horizontale n est pas isolée, le perçage se fera immédiatement à la sortie de la boîte à fumée du générateur. Figure A.1: orifice de mesure situé sur un conduit d évacuation de gaz de combustion, lorsque la partie située avant le premier coude est suffisamment longue Si un coude est présent, à une distance inférieure à une distance de 2 x D, mesurée depuis la sortie du générateur de chaleur, l orifice de mesure est disposé à une distance 1 x D après le coude (Figure A.2). Figure A.2: orifice de mesure situé sur un conduit d évacuation de gaz de combustion, lorsque la partie située avant le premier coude n est pas suffisamment longue L'ouverture sera percée sous un angle de 45 degrés dans la partie supérieure de la conduite (Figure A.3). Cela présente l avantage que la sonde de mesure est présentée en oblique et que moins de condensats risquent de pénétrer dans l appareil de mesure. PAGE 97 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure A.3: percement de l'ouverture sous un angle de 45 2.2 Générateurs de chaleur équipés de dispositif antirefouleur/coupe tirage (générateurs alimentés en combustibles gazeux) L orifice de mesure est réalisé dans le conduit rectiligne (vertical) entre l antirefouleur/coupe tirage et le conduit vertical de la cheminée à une distance égale à 2D à partir du rebord de la boîte à fumée. Si les circonstances sont telles que cette distance ne peut être respectée, il est exceptionnellement autorisé de percer un orifice dans le coude de raccordement entre la chaudière et le conduit vertical de la cheminée (Figure A.4). prise de mesure actuelle (a) Figure A.4: générateur de chaleur équipé d'un dispositif antirefouleur/coupe tirage Attention: En Flandre, et jusqu'à nouvel ordre, la mesure est effectuée au point a (voir Figure A.4). Si les circonstances sont telles que cette distance ne peut être respectée, il est exceptionnellement autorisé de percer un orifice dans le coude de raccordement entre la chaudière et le conduit vertical de la cheminée (Figure A.5). PAGE 98 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
La Figure A.5 illustre différents cas de figure. Figure A.5: emplacement de l'orifice de mesure auprès d un générateur de chaleur atmosphérique à gaz doté d'un coupe-tirage Cas où plusieurs générateurs sont montés en série: Pour le cas d appareils à gaz montés en série (installations à double chaudières ou multi chaudières) avec un coupe-tirage de sécurité commun, les teneurs en CO des appareils isolés doivent être mesurées en amont du coupe-tirage de sécurité et les pertes d effluents gazeux de l ensemble de l installation (en pleine charge) en aval de celui-ci. Figure A.6: emplacement de l'orifice de mesure auprès de deux générateurs de chaleur atmosphériques à gaz dotés d'un coupe-tirage commun 3. GENERATEURS DE CHALEUR ETANCHES (TYPE C) Les règles définies pour les générateurs de chaleur non étanches restent d application. Néanmoins, un orifice supplémentaire est prévu afin de mesurer les paramètres relatifs à l air de combustion. En cas d évacuation concentrique, un élément de mesure à deux points est installé. Un des points de mesure sert à mesurer les gaz de combustion, l autre à mesurer la température de l air comburant ou sa concentration en CO2. (Ceci implique que deux sondes de température doivent pouvoir être raccordées à l appareil de mesure afin de pouvoir mesurer et ensuite déterminer le rendement de combustion). PAGE 99 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
ANNEXE 2 : FEUILLE DE ROUTE D UN SYSTEME DE CHAUFFAGE Référence législative: arrêté chauffage, annexe 8. Etablie par Chauffagiste agréé Technicien chaudière agréé Conseiller chauffage PEB Feuille de route d un système de chauffage RIT Nom : N d agrément : Société : N de TVA : Rue & numéro : Code postal & commune : Tel : Courriel Fax : Date d exécution : Type du système de chauffage (1 ou 2): Caractéristiques de la chaudière (à compléter pour chaque chaudière) Corps de chaudière Type : B,, C : Plaque signalétique : absente présente Marque : Type : Année de Fabrication : N Puissance nominale (kw) : Adresse où se trouve la chaudière: Société : Nom : Rue & numéro : Code postal & commune : Tel : Courriel Fax : Brûleur gaz naturel propane gazoil autre: mixte: gaz naturel / gazoil Plaque signalétique : absente présente Marque : Type : Année de Fabrication : N n Acte ( réception, contrôle périodique ou diagnostic ) Date prévue Date effective Identité du Chauffagiste agréé, du Technicien chaudière agréé, ou du Conseiller chauffage PEB 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 PAGE 100 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
ANNEXE 3: CONCEPT DE VOLUME PROTEGE DANS UN BATIMENT 1. VOLUME PROTEGE (VP) 1.1 Ordonnance OPEB Art 3 - Définitions 28 Volume protégé: l ensemble des locaux du bâtim ent, y compris les dégagements, que l on souhaite protéger des déperditions thermiques vers l ambiance extérieure, le sol et les espaces voisins qui n appartiennent pas à un volume protégé. Font d office partie du volume protégé, les locaux d habitation et les autres locaux chauffés ou climatisés, ou destinés à être chauffés ou climatisés. PAGE 101 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
ANNEXE 4 : CONCEPTS DE REGULATION AUTOMATIQUE 1. CONCEPTS DE REGULATION 1.1 Qu est- ce qu une régulation? On devrait parler de régulation automatique mais dans l usage courant, le mot «automatique» est très souvent omis. La régulation consiste à maintenir constante une grandeur physique tel que le niveau d eau d un réservoir percé, la température et / ou l humidité d un local, etc. La valeur de la grandeur que l on cherche à maintenir constante est appelée consigne. Pour cela, la régulation ajuste la «puissance» à apporter en fonction des besoins. En effet, pour maintenir la consigne, il faut compenser les perturbations telles que les fuites du réservoir, les variations de la température extérieure ou de l ensoleillement, etc. Automatique : veut dire qu il n y a pas d action manuelle nécessaire au maintien de la consigne. 1.2 Boucle de régulation - La consigne (W), c'est ce que je veux, ce que je désire obtenir. Par exemple, je veux 20 C dans mon salon. En Anglais : set point ou set value. - La grandeur réglée (X), c'est ce que j'ai réellement. Par exemple, j'ai 18 C dans ma pièce alors que je voudrais 20 C. - La grandeur réglante (Y), c'est la grandeur qui va agir sur le processus (ex : radiateur) pour permettre dans notre exemple de modifier la température ambiante. - Les perturbations (Z), ce sont des phénomènes qui peuvent modifier la bonne stabilité d'une boucle de régulation. Par exemple, dans le cas d'une régulation de température d'un local, l ouverture d'une fenêtre ou la pénétration du rayonnement solaire au travers de la fenêtre. - Le comparateur soustracteur (Xd), compare en permanence la consigne et la grandeur réglée et donne le résultat de cette comparaison au régulateur. Xd = W - X - Le régulateur, c'est le cerveau de la boucle de régulation, c'est lui qui régit toute la boucle. A titre d'information, voici quelques définitions pour la conception des régulateurs: - Le convertisseur permet de convertir la grandeur physique mesurée (température, vitesse,..) en une grandeur physique normalisée «compréhensible» par la boucle de régulation. Cette grandeur physique transformée doit correspondre à une tension continue (-10 à +10 volts) ou à un courant continu (0 à 20 ma ou 4 à 20 ma). Le plus souvent un capteur-transmetteur fait office de convertisseur. Pour une régulation de température, on utilise principalement un thermocouple, une PT 100, une C.T.N. - Le processus (ou process), c'est l'élément sur lequel agit la boucle de régulation, c'est le composant que l'on veut réguler. Cela peut-être la vitesse d'un moteur, la position du bras d'un robot, la résistance électrique d'un four pour en modifier sa température. - L'amplificateur (organe de puissance), c est l organe qui permet de transformer les informations provenant de la sortie du régulateur en une grandeur compatible avec le processus. Exemple : la sortie 0-10 volts d'un régulateur PID est transformée en une tension 0-220 volts compatible avec la résistance électrique d'un radiateur. Boucle de régulation = système asservi 1.3 Boucle de régulation en matière de chauffage Une boucle simple de régulation assure 4 fonctions : - Mesure : une sonde ou organe de détection qui mesure une grandeur physique. Exemple : une sonde de température - Comparaison : un régulateur qui interprète la mesure et la compare avec la consigne. Si la mesure diffère de la consigne, alors le régulateur envoie un signal de correction. Le régulateur est le cerveau du système. - Transmission : un actionneur commandé par le régulateur qui positionne l organe de réglage. Exemple : un servomoteur de vanne ou de registre. - Action : un organe de réglage qui modifie la puissance de l installation. Exemple : la soupape d'une vanne à deux voies qui règle le débit d'eau d alimentation de l émetteur. PAGE 102 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
On symbolise les différents équipements de la manière suivante : Figure D.1: composants d une boucle de régulation Figure D.2: exemples de composants de régulation Figure D.3: servomoteur de commande de vanne et vanne de régulation LE REGULATEUR = organe intelligent de la boucle, c'est lui qui va enclencher ou non un processus de transmission d énergie calorifique selon les informations comparées, reçues du capteur (ou des capteurs) et la consigne souhaitée par l'utilisateur. PAGE 103 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
2. MODES D ACTION DES REGULATEURS Précision et temps de réaction à une perturbation sont les 2 principaux critères du choix du régulateur. 2.1 Tout ou rien (TOR) Pour une boucle de régulation de température, ce type de régulateur enclenche 100% de la puissance de chauffe, puis la coupe (0%) lorsque la consigne est atteinte. La chauffe est réenclenchée lorsque l'on repasse en dessous de la consigne. Résultat : la température oscille constamment autour de la consigne (phénomène de pompage). Ce système est tout à fait inacceptable car il en résulte de trop nombreuses permutations du régulateur et de l'organe de puissance. Ce type de régulateur dont la grandeur de sortie (Y) ne peut prendre qu'un nombre limité de valeurs fixes. La valeur de sortie (Y) varie brusquement d'une valeur à l'autre, c.-à-d. de façon non progressive (tout ou rien). 2.2 Tout ou rien (TOR) avec Hystérésis (retard positif et/ou négatif par rapport à la consigne) Pour une boucle de régulation de température, ce type de régulateur enclenche 100% de la puissance de chauffe, puis la coupe (0%) lorsque la consigne est atteinte ou dépassée de quelques degrés. La chauffe est réenclenchée lorsque l'on repasse de quelques degrés en dessous de la consigne. Cette régulation est utilisée pour les systèmes thermiques stables de faible puissance ou de forte inertie thermique. Résultat : la température oscille autour de la consigne mais avec une plus grande fourchette (écart). Cet écart dépend de la grandeur de l'hystérésis choisi. Plus celui-ci est grand, plus la fourchette est grande. Le système est moins précis. L'organe de puissance et le régulateur commutent moins souvent. Plus celui-ci est petit, plus la fourchette est petite. Le système est plus précis. L'organe de puissance et le régulateur commutent plus souvent. Ce système est tout à fait acceptable pour les systèmes thermiques stables de faible puissance ou de forte inertie thermique. Il en résulte des permutations moins nombreuses du régulateur et de l'organe de puissance mais le système est moins précis. 2.3 Proportionnel (P) Ce type de régulateur réduit ou augmente linéairement (proportionnellement) de 100% à 0% ou de 0% à 100 % de la puissance émise à l'approche de la consigne. Il n'émet plus que quelques % de la puissance avant d'atteindre la consigne. Résultat : le temps de montée en température est plus long qu'avec un TOR, mais l oscillation plus faible de la température finale. Conseillé pour les systèmes thermiques stables de faible puissance ou de forte inertie thermique. La consigne n'est jamais atteinte, il y a apparition d'un écart permanent qui dépend du facteur d'amplification du régulateur. La précision du régulateur n'est pas optimale. Plus l'amplification est grande, plus l'écart permanent sera petit mais avec de nombreuses oscillations. Plus l'amplification est petite, plus l'écart permanent sera grand mais avec peu d'oscillations. Y = Xd * Kp (facteur d'amplification du régulateur P) 2.4 Proportionnel, Intégral, Dérivée (P.l.D ) Ce type de régulateur adapte parfaitement la puissance de chauffage nécessaire au système à chauffer grâce à un algorithme de calcul sophistiqué. Parmi les modèles de régulateurs PID modernes, on distingue les modèles autoréglants et autoadaptatifs. Modèle autoréglant: Le régulateur détermine lui même les paramètres P, I et D optimum à chaque changement de consigne. Résultat : la température de consigne est atteinte et respectée, si le système à chauffer ne varie pas dans le temps (ex : cuve de fluide à niveau quasi constant). Modèle autoadaptatif: Le régulateur détermine lui même la valeur des paramètres P, I et D optimum, puis vérifie régulièrement si ceux-ci sont toujours adaptés à la charge. PAGE 104 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Résultat : la température de consigne est atteinte et respectée, même si le système à chauffer varie. Les variations ne doivent pas être incessantes, sinon le régulateur n'arrivera jamais à se stabiliser. Résultat final : les régulateurs PID donnent d'excellents résultats. Source : http://home.scarlet.be/lestechniques/regulation.htm 2.5 Régulateur à consigne indépendante (constante ). Quand on ne spécifie rien, il est sous-entendu que la consigne est fixe c.-à-d. constante dans le temps tant que personne ne la change manuellement. La consigne ne dépend d aucune condition, elle est indépendante. 2.6 Régulateur à consigne dépendante. Ici, la consigne n est plus fixe mais dépend d autres facteurs extérieurs. Le régulateur est à consigne dépendante ou conditionnelle. Il y a principalement 2 types de dépendance : - changement discontinu de consigne : consigne 1, ou consigne 2, ou consigne 3,etc. Ces consignes sont indépendantes entre elles. On parle de commutation de consigne c.-à-d. passer d une consigne à une autre. - changement continu de consigne : la consigne prend des valeurs qui changent progressivement sans saut (discontinuité). Dans la grande majorité des cas, la relation est réalisée selon une loi pouvant être traduite par une fonction mathématique continue. En régulation de chauffage, il y a 2 facteurs importants qui font varier les consignes : a) celui où c est le temps (qui passe) et cela pour des échelles différentes : l heure, la journée dans la semaine, le mois, les saisons. b) celui où c est le temps qu il fait dehors, c.-à-d. les conditions météorologiques du moment. Ces conditions météorologiques sont qualifiées par une ou plusieurs mesures physiques ; par exemple, mesure de la température d air extérieure, la vitesse du vent, la direction de vent, l ensoleillement. Dans la plupart des régulateurs commercialisés, seule la température de l air extérieur est prise en compte. Terminologies : - Cas a), on parle de régulation horaire ou régulation programmée (sous-entendu dans le temps). - Cas b), on parle de régulation climatique (cas général) ou régulation selon la température extérieure. Pour une régulation à consigne dépendante, on parlera ainsi par exemple d une régulation de la température d eau de départ du circuit x en fonction d une température extérieure ou reréglée par une température extérieure. 3. DIFFERENCE ENTRE REGULATION ET COMMANDE. Une commande : c est une action qui est exécutée en vue d un objectif à atteindre mais dont la continuité ne tient pas compte du résultat atteint. Exemple : Une chaudière chauffe de l eau à 60 C et un circulateur l envoie dans un réseau, le distribuant à différents radiateurs. La salle de bain est équipée d un radiateur avec un robinet manuel. Pour augmenter la température ambiante de cette salle de bain, l utilisateur va ouvrir (partiellement ou totalement) le robinet du radiateur. Le geste manuel d ouverture du robinet = une commande de chauffage. En effet, l ouverture du robinet (donc le débit d eau chaude de chauffage) n est pas influencée par la température ambiante qui est en train d augmenter dans la pièce. Il se peut que 2 heures après, la température y soit de 26 C, alors q ue l utilisateur en désirait 24 C par exemple. D où g aspillage d énergie. Dans ce cas-ci, il n y a pas de régulation en température ambiante dans cette salle de bain. PAGE 105 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
ANNEXE 5 : ROBINETS THERMOSTATIQUES 1. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT Figure E.1: coupe schématique d un robinet thermostatique Eléments d'une vanne thermostatique: 1. sonde de température ou bulbe thermostatique (poche de gaz) 2. poignée de réglage pour fixer le point de consigne 3. tige de transmission 4. ressort de rappel 5. clapet de réglage Généralement, la sonde de température (ou bulbe thermostatique) est logée dans la poignée de la vanne. Cette sonde est composée d'un liquide, d'un gel ou d'un gaz qui se dilate ou se contracte en fonction de la température qui l'environne. Des repères de consigne sont repris sur la poignée de la vanne (*, 1, 2, 3, 4, 5). En général, la consigne «3» correspond à plus ou moins 20 C et «*», au maintien "hors gel". La pos ition du clapet de réglage est déterminée par l'équilibre entre la poche de gaz et le ressort de rappel. Lorsque la température mesurée est inférieure au point de consigne, le bulbe thermostatique se contracte, le ressort entraîne une ouverture du clapet de réglage et le débit est augmenté dans le radiateur. L'inverse se produit quand la température mesurée est trop élevée. Incompréhensions lors de la manipulation de robinets thermostatiques. Comprendre ce principe de fonctionnement, c'est éviter les erreurs de manipulation: Exemples: 1. Dans un local inoccupé, la consigne des vannes thermostatiques a été réglée sur «*». A l'arrivée des occupants, le chauffage ne sera pas relancé plus rapidement si l'on met la consigne sur «5» que sur «3». En effet, dans les deux cas, le bulbe thermostatique mesure un écart de température important entre sa consigne et la température ambiante et le clapet de réglage de la vanne est ouvert en grand. Le risque, en plaçant la consigne de température sur «5», est de chauffer le local en permanence à 24 C, voire plus. 2. Dans un local occupé, l'expérience des occupants montre que la bonne température est atteinte avec une consigne de «3». Un jour, la température intérieure est insuffisante. Dans ce cas, cette dernière ne sera par améliorée si la consigne est mise sur «4». En effet, s'il fait trop froid alors que la consigne n'a pas été modifiée, la vanne est déjà ouverte en grand et le débit dans le radiateur est déjà maximal. Le coupable n'est donc pas la vanne mais plutôt la régulation centrale qui, par exemple, envoie de l'eau trop froide. Mettre la vanne sur «4» n'augmentera pas le débit du radiateur. Par contre, lorsque la régulation centrale sera corrigée, le local sera surchauffé. PAGE 106 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
3. Le raisonnement inverse est aussi valable : si, subitement, il fait trop chaud (par exemple, à cause de l'ensoleillement), mettre la vanne sur «1» ne changera rien puisque le clapet de la vanne est en principe déjà fermé. Par contre, si on laisse les vannes sur cette consigne, la relance matinale ne pourra se faire puisque les clapets se fermeront rapidement. 2. EN CONCLUSION : Une vanne thermostatique n'est pas un interrupteur. La consigne d'une vanne doit être réglée à la température de consigne voulue par les occupants. A partir de ce moment, la vanne va travailler toute seule pour maintenir cette consigne. Mettre la vanne sur «5» ou sur «1» si on a trop froid ou trop chaud ne sert à rien et risque de conduire à une surconsommation ou à un inconfort. 3. QUELLE CONSIGNE? Ou pourquoi la plupart des vannes ne sont-elles pas graduées en C (16, 18, 20, 22, 24 C)? Tout dépend de la capacité de la vanne à mesurer de façon fidèle la température ambiante du local. La vanne est inévitablement influencée par la chaleur dégagée par le radiateur, par la température de son eau, par le rayonnement froid d'un mur,... De plus, assurer 20 C en hiver demande le passage d e plus d'eau chaude qu'assurer 20 C en mi-saison. D u moins si la température de l'eau de chauffage n'est pas régulée en fonction de la température extérieure. C'est ainsi que 20 C de température ambiante corres pondra à une consigne de «3» pour une vanne, à une consigne de «2,5» pour une autre, à une consigne de «3,5» pour une troisième. D'une manière générale, la consigne de base assurant le confort dans des bureaux, des classes, est de l'ordre de «3». 4. EMPLACEMENT DES VANNES THERMOSTATIQUES : Les vannes thermostatiques doivent mesurer une température la plus représentative de la température réelle du local. La tête de la vanne, comprenant l élément thermostatique, ne doit pas être échauffée par le corps de chauffe. On peut repérer comme influences parasites : les coins de murs, l air chaud s élevant des tuyauteries ou du radiateur, un radiateur épais, des tablettes ou caches décoratifs, des tentures, Si les conditions adéquates ne sont pas réunies, il sera nécessaire d utiliser des vannes thermostatiques avec bulbe à distance. PAGE 107 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Figure E.2: positions correctes et incorrectes du robinet thermostatique sur radiateur et convecteur en caniveau PAGE 108 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
5. TYPES DE VANNE THERMOSTATIQUE: Ci-dessus est présenté le fonctionnement d'une vanne thermostatique de base dont le réglage de la consigne est laissé à l'entière responsabilité de l'occupant du local. Les vannes peuvent présenter des fonctionnalités complémentaires. On retrouve ainsi: Modèle standard avec sonde thermostatique et réglage libre incorporés. Modèle avec sonde thermostatique séparée (pouvant être placée à distance) et réglage libre incorporé. Modèle standard avec sonde thermostatique séparée (pouvant être placée à distance) et réglage libre à distance. Modèle à horaire programmable: une résistance électrique sur pile et commandée par horloge trompe la vanne qui se referme en période d'inoccupation. Modèle avec préréglage du débit pour équilibrer les différents radiateurs. Modèle institutionnel avec bague antivol (l'organe de fixation n'est pas accessible à l'occupant) et blocage de la plage de réglage. Modèle institutionnel avec réglage bloqué et inaccessible pour l'occupant. Figure E.3: modèles de vannes thermostatiques (source : Energie+) PAGE 109 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
ANNEXE 6: CONTENU MINIMAL DE L'ATTESTATION DE RECEPTION D UN SYSTEME DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 Attestation de réception d un système de chauffage de type 2 Conseiller chauffage PEB Nom : N d agrément : Société : N de TVA : Rue & numéro : Code postal & commune : Tel : Courriel : Fax Date d exécution : RIT Société : Nom : Rue & numéro : Code postal & commune : Tel : Courriel : Fax : Caractéristiques de la chaudière (à compléter pour chaque chaudière du système de chauffage) Chaudière Type : B, C : A condensation : Oui/Non Plaque signalétique : Absente Présente Marque : Type : Fabrication : Année : N Puissance nominale (kw) : Puissance réglée (kw) : Adresse où se trouve la chaudière : Brûleur Atmosphérique à air pulsé Gaz naturel Propane Gasoil Autre : Mixte : Gaz naturel-gasoil Plaque signalétique : Absente Présente Marque : Type : Année de Fabrication : N Vérification de la chaudière si celle-ci n est pas neuve. (à compléter pour chaque chaudière du système de chauffage) Un contrôle des dispositifs de sécurité a-t-il été effectué préalablement à la réception? Oui/Non Remarques : Vérification des exigences pour la chaudière (à compléter pour chaque chaudière du système de chauffage) Mesures Unité Mesures finales * Conforme/ Non Conforme Bruleur modulant Brûleur non-modulant 100% de la plage Grande allure Température d'eau (1) C Sans objet Gicleur :marque & type (2) Sans objet Gicleur : débit (2) Gal/h Sans objet Gicleur : angle (2) Sans objet Pression de la pompe (2) bar Sans objet Dépression de la cheminée (1) Indice de fumée (2) Concentration d oxygène O 2 (1) % Concentration de CO 2 (1) % Concentration de CO (1) Température des gaz de combustion tg (1) C Température de l air de combustion ta (1) C Température nette tg - ta (1) C Rendement de combustion (1) % Puissance réglée au niveau du brûleur (1) Pa Bacharach mg/kwh : pour tous combustibles (2) : si combustible liquide * :Les tickets des résultats de mesure sont à agrafer à cette attestation kw PAGE 110 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Les orifices pour la mesure sur les gaz de combustion sont-ils présents? Oui/Non Remarques: Remarques sur les exigences relatives à la combustion et à l émission des chaudières en fonctionnement (voir tableau ci-avant) : La modulation de puissance de la chaudière répond-elle à l'exigence énoncée à l'article 7 du présent arrêté? Oui/Non Remarques: Le tirage de la cheminée à laquelle est raccordée la chaudière est supérieur ou égal à 5 Pa? Oui/Non Remarques: Ventilation du local de chauffe: Le local de chauffe, en matière d'amenée et d'évacuation d'air, est-il conforme aux normes NBN B 61-001, NBN B 61-002, NBN D 51-003 et NBN D 51-006? Oui/Non/sans objet Si non, note justificative pour délai supplémentaire de mise en conformité jointe à l'attestation: oui/non Le local de chauffe, en matière d'amenée et d'évacuation d'air, est-il conforme aux prescriptions ministérielles? Oui/Non/sans objet Remarques: Le système d'évacuation des gaz de combustion et d'amenée d'air est-il étanche? Oui/Non Remarques: Vérification des exigences relatives au système de chauffage Calorifugeage des conduits et des accessoires Le calorifugeage des conduits et des accessoires de distribution d'eau chaude de chauffage est-il conforme à l'article 11 du présent arrêté? Oui/Non Remarques: 9Le calorifugeage des conduits et des accessoires de distribution d'eau chaude sanitaire est-il conforme à l'article 11 du présent arrêté? Oui/Non Remarques: 10Le calorifugeage des conduits et des accessoires de distribution d'air est-il conforme à l'article 11 2 du présent arrêté? Oui/Non Remarques: 11Les distributions d'eau chaude et d'air sont-elles conformes à l'article 12 du présent arrêté? Oui/Non Remarques : 12La régulation et sa programmation sont-elles conformes à l'article 13 du présent arrêté? Oui/Non Remarques : Le comptage énergétique est-il conforme aux articles 16 et 17 du présent arrêté? Oui/Non Y a-t-il apport d'air hygiénique neuf par un système de ventilation faisant partie du système de chauffage? Oui/Non Si Oui: Est-il conforme à l'article 18 du présent arrêté? Oui/Non La comptabilité énergétique est-elle conforme à l'article 19 du présent arrêté? Oui/Non Le carnet de bord est-il conforme à l'article 14 du présent arrêté? Oui/Non Remarques: PAGE 111 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Informations complémentaires au bénéfice des certificateurs. Pouvez-vous constater la présence d'un régulateur qui définit la température d'eau de la chaudière en fonction d'une sonde extérieure? Oui/Non ( à répéter pour chaque chaudière) Pouvez-cous constater la présence dans le système de chauffage soit d'une vanne 3 voies, soit d'une sonde extérieure? Oui/Non Pouvez-vous constater la présence d'une pompe à chaleur? Oui/Non Si Oui : Quel en est le vecteur énergétique? Gaz / Electrique Quel en est le type? Eau souterraine-eau / Sol-Eau / Air extérieur-eau / Air extérieur-air / Autre :. Est-elle également utilisée pour la production d'ecs? Oui/Non Les tuyauteries de chauffage présentes dans le local de chauffe sont-elles toutes isolées? Oui/Non Si Non: Y a-t-il plus de 50 mètres courants de conduites non isolées? Oui/Non Pouvez-vous constater en chaufferie la présence d'une cuve de stockage de l'eau de chauffage non reliée à une pompe à chaleur? Oui/Non Pouvez-vous constater en chaufferie la présence d'une cuve de stockage d'ecs? Oui/Non Si Oui: Est-elle thermiquement bien isolée? Oui/Non Quel est le volume de la (somme des) cuve(s) : <100L / de 100 à 200L / >200L Pouvez-vous constater la présence d'une boucle de circulation d'ecs? Oui/Non Oui Est-elle isolée thermiquement sur toute sa longueur visible? Oui/Non Déclaration de conformité Le système de chauffage est conforme à la législation en vigueur : Oui/Non Défauts et mesures à prendre. Défauts qui ont été éliminés pendant cette intervention :.... Défauts qui ne peuvent pas être éliminés pendant cette intervention :..... Mesures à prendre pour éliminer ces défauts :.. Prochaine intervention : de contrôle périodique à réaliser au plus tard le de mise en conformité à réaliser dans les 5 mois à dater de cette attestation..... Attestation de réception établie par.... Attestation de réception reçue par Nom : Qualité :.. (signature du conseiller chauffage PEB) (signature du réceptionnaire) PAGE 112 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010
Rédaction : M. Dethier (IBGE) Comité de lecture : G. Knipping (IBGE), A. Beullens (IBGE) Editeurs responsables : J.-P. Hannequart & E. Schamp Gulledelle 100 1200 Bruxelles PAGE 113 SUR 113 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 2 OCTOBRE 2010