Formation «Planification, construction, exploitation et fermeture des décharges contrôlées au Maroc»



Documents pareils
LES EAUX USÉES. L évacuation des eaux usées. Les eaux vannes (EV) : eaux provenant des cuvettes de WC.

MISE EN DÉCHARGE. Une entreprise de Bayer et LANXESS

Le traitement mécano-biologique des déchets Important pour le Maroc? Casablanca, 23 Mars 2011

Systèmes de stockage simples à installer et économiques

Les techniques alternatives dans la gestion des eaux pluviales. Jean Yves VIAU Directeur Opérationnel

Etude de diagnostic hydrogéologique du sous sol de Clamart Quartiers Schneider et Centre ville MAI 2013

L enfouissement des déchets ultimes

VILLE DE SAINT-MAUR-DES-FOSSÉS MISE EN CONFORMITÉ DE L ASSAINISSEMENT INTÉRIEUR D UNE PROPRIÉTÉ

EXTRAIT DU REGISTRE DES ARRETES DU PRESIDENT DE LA COMMUNAUTE URBAINE DE LYON

CONCASSAGE, CRIBLAGE DE MATERIAUX : ENREGISTREMENT ICPE, ARRETE DE PRESCRIPTIONS GENERALES ICPE L essentiel

TERMES DE REFERENCES I. PREAMBULE

Règlement numéro LA GESTION DES EAUX DE SURFACE ET LES RACCORDEMENTS AUX SERVICES D AQUEDUC ET D ÉGOUT. Avril 2011

Mon installation d assainissement non collectif PRÉSERVER LA RESSOURCE EN EAU ET RESPECTER LES MILIEUX AQUATIQUES. Guide.

nos solutions ouvrages

Sommaire Page 3 : Chapitre 1er - Dispositions générales

STOCKAGE DES BOUES DE STATIONS D EPURATION URBAINES Bassin Artois Picardie

Maximum Yield Technology. Maximum Yield Technolog technologie à rendement maximal

STOCKAGE SOUTERRAIN. Gestion de l élimination en Europe toute entière Sécurité à long terme Solutions répondant aux besoins de nos clients

Guide d entretien. de votre assainissement non collectif

Municipalité de Bévilard

Ecoval : Solution économique et écologique pour le traitement de déchets

LES AUTRES THÈMES BIOMÉTHANISATION

LOGICIEL DE MODÉLISATION INTEGRÉE 1D/2D POUR LA GESTION DES EAUX PLUVIALES ET DES EAUX USÉES. drainage. Micro Drainage

Commune mixte d Eschert

Centre d Enfouissement Technique Le Beaumont

CREATION DE FORAGE, PUITS, SONDAGE OU OUVRAGE SOUTERRAIN

Suivi environnemental de réalisation (SER)

BLUBOX Système de récupération des eaux de pluie

Logiciel pavages drainants mode d emploi

«Silva Cell Investir dans l infrastructure verte»

Prévenir les dégâts d eau au sous-sol

CM2E Colloque Martinique Energie Environnement. Production d électricité renouvelable : La méthanisation comme agent de régulation

Décharges. La meilleure protection des couches étanches à l eau. Décharges

Le bac à graisses PRETRAITEMENT. Schéma de principe. Volume du bac à graisses. Pose

La technologie écologique rend la vie plus harmonieuse

Drainage linéaire & stockage des eaux ACO DRAIN. Un tout nouveau concept de drainage. Q-max, drainage et réseau d égouttage en 1!

Mission Biométhanisation Allemagne par Dominic Lapointe, Ph.D. Directeur du développement Réseau d expertise et de développement en biométhanisation

APPROCHES SIMPLIFIÉES POUR L ÉVALUATION DES PARAMÈTRES DE CONCEPTION POUR LES BASSINS DE FAIBLES DIMENSIONS. Gilles Rivard, ing. M. Sc.

Comment concevoir son lit biologique

Concevoir et organiser son aire de remplissage, de lavage et de stockage des effluents

p. 4-5 p. 6-7 p. 8-9 p

Carnet photos. Visite commentée des travaux

Table des matières... i. Liste des figures...fehler! Textmarke nicht definiert. Liste des tableaux...fehler! Textmarke nicht definiert.

La gestion à long terme des déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie. Options

La production de biogaz : La solution de valorisation énergétique des boues

SELLE Masse d'eau AR51

Drainage de maches anti-remontée à l humidité. Pour la pose de carreaux en céramique et de pierres naturelles/dalles sur des escaliers extérieurs.

For the benefit of business and people. 1 - Présentation du projet de la ZAC. 7 - Suivi environnemental et programme d intervention

Retours d expérience du SATESE 37

l essentiel Guide pratique des Fiches de Déclaration environnementale et sanitaire des produits en béton

Thierry Gallauziaux David Fedullo. La plomberie

CARNET D'ENTRETIEN D'UNE INSTALLATION D'ASSAINISSEMENT AUTONOME

REGARDS KERAPORT. ÉTANCHÉITÉ ET RÉSISTANCE À LA CORROSION.

EXEMPLES D'ACTIONS EN MATIÈRE DE GESTION DE L'EAU EN ENTREPRISE

RÉHABILITATION DE L ÉTANCHÉITÉ D UN BASSIN DE STOCKAGE DE SAUMURE SUR LE SITE DE SIDI-LARBI AU MAROC

Commune de la Tène Viabilisation de la zone du casino

Une onzième machine pour 200 mégawatts supplémentaires de courant de pointe

Guide d installation Agrément n

Exemple du SATESE MAGE 42

Le Centre industriel de regroupement, d entreposage et de stockage

Autorisation pour le négoce ou le courtage de déchets. Informations pour remplir le formulaire de demande

Présenté par : Dr Asmae Nouira. Novembre Hanoi Journées Scientifiques Inter-Réseaux AUF

I. Définitions et exigences

GUIDE DE L'ÉCO-PRESTATAIRE

La consommation énergétique des usines de dépollution est un poste de dépense important et l un des plus émetteurs de gaz à effet de serre.

Contexte : Objectif : Expérimentation :

Notice explicative du formulaire CERFA n 12571*01 relatif au bordereau de suivi des déchets dangereux

Simulation numérique d un stockage de déchets nucléaires en site géologique profond

Séparateurs d huile/eau

Principe d assemblage Structure modulaire CAPENA bassin rectangulaire avec escalier Hauteur panneaux 1,2 ou 1,5 mètres Montage sur pieds

2 Trucs et Astuces 2

RETOURS D'EXPERIENCES sur les filières d'assainissement non collectif

Construction. Sarnavap 5000E SA. Pare-vapeur. Description du produit. Tests

Une introduction aux chauffe-eau solaires domestiques

PROPOSITION TECHNIQUE ET FINANCIERE

La gestion intégrée des produits résiduaires organiques de la micro-régionouest de la Réunion Etat d avancement du projet

Mesurer la consommation d air comprimé ; économiser sur les coûts d énergie

Que sont les sources d énergie renouvelable?

Carat. Assainissement Micro-stations d épuration. UNE GAMME COMPLèTE MICRO-STATIONS CARAT TRAITEMENT BIOLOGIQUE SBR FOSSES TOUTES EAUX

Tout connaître. sur l assurance et les dommages causés par l eau

SOLUTIONS ENERGETIQUES. professionnelles

Fiscalité environnementale

Enjeux de la sécurisation durable d anciennes décharges en Alsace par la chimie bâloise

REGLEMENT SANITAIRE DEPARTEMENTAL DE MAINE ET LOIRE TITRE VIII PRESCRIPTIONS APPLICABLES AUX ACTIVITES D'ELEVAGE ET AUTRES ACTIVITES AGRICOLES

MEMOIRE TECHNIQUE & METHODOLOGIQUE

Règlement du Service Public d assainissement non collectif (SPANC)

La valorisation des terres excavées

SCHEMATHEQUE 2004 Juin 2005

Le biogaz en France et en Allemagne Une comparaison. Journées méthanisation, 4 novembre 2014, Chambéry

ÉTUDES SUR L EAU N 86 MODALITÉS TECHNIQUES DU CONTRÔLE DES INSTALLATIONS D ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF DES HABITATIONS INDIVIDUELLES

Enquête publique sur les changements climatiques Compléments aux graphiques

Consolidation des argiles. CUI Yu-Jun ENPC-CERMES, INSTITUT NAVIER

Congrès INFRA Montréal Plan d adaptation aux changements climatiques municipal

Protection de la ressource et Métiers de l Automobile. Intervention du 12 octobre 2009

ALARME DE PISCINE SP - 002

eedd LA PLANETE N EST PAS UNE POUBELLE 1/7

Nouveau. TRIMAXX, le raccourcisseur qui en fait un MAXX.

Ventilation : Mesure et réglage des débits

EDFR/AC/KP/A4/030215

Activité 38 : Découvrir comment certains déchets issus de fonctionnement des organes sont éliminés de l organisme

Transcription:

Formation «Planification, construction, exploitation et fermeture des décharges contrôlées au Maroc» un projet du Programme de Gestion et de Protection de l Environnement en Maroc (PGPE) en coopération avec Mai 24/ MiS Page 1 Formation Décharges contrôlées Module 2 Module 2 : Spécifications techniques applicables aux décharges Code de Bonnes Pratiques (CBP) 2 1 er JOUR Présentation 1 : Résumé du module 1 09:00 10:00 Présentation 2 : Systèmes d étanchéité à la base 10:30 12:30 : Formation des lixiviats & Quantités 14:00 14:45 Présentation 4 : Exercice : Calcul de la quantité de lixiviats 14:45 15:45 Présentation 5 : Collecte des lixiviats / Principes de conception 15:45 16:30 Présentation 6 : Curage des tuyaux de drainage des lixiviats 16:30 17:00 Discussion : Questions / Réponses 17:00 17:30 Page 2

Emissions de lixiviats Décharge de Rabat «Oum Azza» Septembre 23 Source: Google Earth, 09..23 Mai 24/ MiS Formation Décharges contrôlées Module 2 Page 3 Emissions de lixiviats Décharge de Tunis «Jebel Chékir» Juin 23 Source: Google Earth, 06.12.23 Mai 24/ MiS Formation Décharges contrôlées Module 2 Page 4

: Formation des lixiviats & Quantités (CBP 2.4) 1. Introduction 2. Lixiviats provenant de la consolidation des déchets 4. Lixiviats provenant d apports en eau extérieurs 5. Exemples de calcul des quantités de lixiviats Page 5 1. Introduction Le Maroc n est pas le seul pays qui rencontre des problèmes avec les émissions de lixiviats et leur traitement! ICP a fait ses premières expériences dans ce domaine dans les années 1997-20 avec une décharge contrôlée dans la bande de Gaza Nos prestations : Conception, surveillance des travaux, assistance pour l exploitation Problème : Fortes émissions de lixiviat très concentré peu après le début de l enfouissement des déchets dans la décharge, même en l absence de pluies. (env. 10% de la quantité des déchets entrants, DCO env. 20.000 à 40.000 mg O2 / l) En Tunisie, pays qui compte à ce jour plus de 10 décharges contrôlée, ICP a fait les même constats. Il est de notre devoir à tous de tirer des leçons des expériences réalisées dans les pays dont les déchets ont une composition semblables! Page 6

1. Introduction Origine des lixiviats Lixiviats libérés par les déchets eux-mêmes lors du processus de consolidation des déchets, c-à-d lorsque la pression des déchets les uns sur les autres s exerce Précipitations des eaux de pluie sur la décharge qui s infiltrent dans le corps de la décharge Eaux provenant de l extérieur de la décharge (e.g. eaux superficielles et eaux souterraines qui s introduisent dans le corps de la décharge, eaux de lavage, eaux de process) Page 7 : Formation des lixiviats & Quantités (CBP 2.4) 1. Introduction 2. Lixiviats provenant de la consolidation des déchets 4. Lixiviats provenant d apports en eau extérieurs 5. Exemples de calcul des quantités de lixiviats Mai 24/ MiS Page 8 Formation Décharges contrôlées Module 2

2. Lixiviats provenant de la consolidation des déchets Composition moyenne des déchets ménagers au Maroc Fortes DCO et DBO 5 Composition moyenne des déchets (analyses de déchets de Meknès, Rabat et Casablanca) Sources: Meknès : ICP, 2009 / Rabat et Casablanca : Tarik El Edghiri, Untersuchung geeigneter Strategien zur biologischen Behandlung städtischer Hausabfälle in Schwellenländer, Dez. 20) Forte teneur en eau Page 9 2. Lixiviats provenant de la consolidation des déchets Expériences d ICP dans différents pays : La quantité de lixiviat issu de la consolidation des déchets dépend de la teneur en matière organique des déchets : Avec 35 à 40 % de matière organique dans les déchets En général pas d émission de lixiviat provenant des déchets Avec 60 à 70 % de matière organique dans les déchets Quantité de lixiviats provenant de la consolidation des déchets : ~ 10 % de la quantité de déchets (soit, pour 100.000 tonnes/an de déchets => env. 10.000 m³/an de lixiviats, sans tenir compte des lixiviats issus des précipitations) Attention: il s agit ici d une estimation, car les quantités de lixiviat émises ne sont que rarement mesurées régulièrement dans les pays dont les déchets ont une forte teneur en matière organique. Page 10

2. Lixiviats provenant de la consolidation des déchets Eau libérée par les déchets ou «Lixiviat de consolidation» Cette part des lixiviats, qui résulte de la forte teneur en eau des déchets mis en décharge, ne peut être réduite que par un prétraitement des déchets eux-mêmes. Ex: le Prétraitement Mécano-Biologique (PMB) des déchets Réduction de la quantité de lixiviats Réduction de la concentration des lixiviats Page 11 2. Lixiviats provenant de la consolidation des déchets Principe du PMB 1ère phase: Traitement Mécanique (Valorisation des recyclables) Tri / Séparation des déchets recyclables, encombrants et dangereux Diminution du volume de déchets à mettre en décharge 2ème phase: Traitement Biologique (Stabilisation des déchets organiques) Option n 1: Traitement en aérobie (avec O 2 ) compostage Option n 2: Traitement en anaérobie (sans O 2 ) biogaz (digesteur) Diminution de la teneur en eau et de la fraction organique Voir Présentation «Prétraitement des déchets» (Module 3) Page 12

: Formation des lixiviats & Quantités (CBP 2.4) 1. Introduction 2. Lixiviats provenant de la consolidation des déchets 4. Lixiviats provenant d apports en eau extérieurs 5. Exemples de calcul des quantités de lixiviats Mai 24/ MiS Page 13 Formation Décharges contrôlées Module 2 Précipitations à Tanger, Rabat, et Marrakech Températures moy. Précipitations Min [ C] Max [ C] [mm/an] [Jours/an] Tanger 13,6 21,8 737 66 Rabat 12,5 21,9 556 48 Marrakech 12,8 26,4 282 33 Sources: http://www.marocmeteo.ma/?q=fr/climat_villes http://www.wetterkontor.de/de/klima/klima2.asp?land=ma&stat=6 Précipitations annuelles entre 500 et 800 mm/an (et plus) => comme en Allemagne! Page 14

Répartition des jours de pluie sur l année Tanger Rabat Marrakech Ces graphiques montrent qu il peut pleuvoir dans certaines régions du Maroc autant qu en Europe centrale. Cependant, ici au Maroc, les précipitations ne sont pas réparties régulièrement sur l année, mais elles sont concentrées en particulier pendant les mois d hiver (octobre à avril). Source: http://www.wetterkontor.de/de/klima/klima2.asp?land=ma&stat=6 Page 15 Conséquences En raison de la forte teneur en eau des déchets (déchets organiques) et de la faible quantité de déchets avec une forte capacité d absorption (papier, textile, etc.), le corps de la décharge est saturé en eau et ne peut pas absorber d eau supplémentaire (capacité de stockage nulle). L eau des précipitations ne peut pas être stockée dans le corps de la décharge, c est pourquoi une grande partie de l eau de pluie se retrouve dans les lixiviats. En raison de la forte teneur en matière organique des déchets, les lixiviats sont très chargés en matière organiques. (Allemagne DCO = env. 2.500 mg/l, Pays du Maghreb DCO = env. 20.000 à 40.000 mg/l avec des pics supérieurs à 100.000 mg/l!) Les lixiviats sont difficiles à traiter. Les précipitations ne sont pas réparties régulièrement au cours de l année Les quantités de lixiviats et les concentrations en polluants (matière organique) fluctuent beaucoup au cours de l année. Page 16

Les émissions de lixiviat peuvent être limitées grâce à : Division des casiers en alvéoles hydrauliquement indépendantes + collecte séparée des eaux de pluie provenant d alvéoles encore vides / raccord au réseau des eaux de pluie Construction de casiers avec des alvéoles de petites tailles Mise en place de couvertures étanches de surface temporaire / définitive dès que possible Mise en place d une couverture journalière Ces mesures opératoires ne permettent pas de réduire la part de lixiviats provenant de la consolidation des déchets. Page 17 Collecte séparée des eaux de pluie non pollués et des lixiviats 1 er Casier => 3 Alvéoles hydrauliquement indépendantes Source: ICP, Projet «Grand Tunis», Tunisie, 2009 Page 18

Collecte séparée des eaux de pluie non pollués et des lixiviats Source: ICP, Projet «Grand Tunis», Tunisie, 2009 Page 19 Regards de contrôle (décharge Al Multaqaa, Oman) Vannes guillotines Tuyau de collecte perforé (drain) Fossé eaux de surface Conduite de collecte des gaz Siphon Page 20

Regards de contrôle (décharge Al Multaqaa, Oman) Tuyau de collecte perforé (drain) Fossé eaux de surface Conduite de collecte des gaz Siphon Page 21 Limitation des infiltrations par une étanchéité de surface Précipitations Evaporation Utilisation Eaux de surface Gaz Collecte des lixiviats Couverture étanche Traitement des lixiviats Page 22

Limitation des infiltrations par une étanchéité de surface 3. Ex: Lixiviats Décharge provenant de Sinsheim des précipitations - Allemagne Extension Casier 5 Extension Casier 4 Casier 2 Couverture finale en instance Casier 3 ~ 2 ha Couverture temporaire Casier 1 ~ 3 ha Couverture finale + Inst. Photovoltaique Page 23 Limitation des infiltrations par une étanchéité de surface Ex: Décharge de Sinsheim Allemagne Couverture finale du casier 1 : Etanchéité minérale (2 couches d argile) Page 24

Limitation des infiltrations par une étanchéité de surface Ex: Décharge de Sinsheim Allemagne Couverture finale du casier 1 : Etanchéité minérale (2 couches d argile) + Etanchéité artificielle (Géomembrane) Page 25 Limitation des infiltrations par une étanchéité de surface Ex: Décharge de Sinsheim Allemagne Couverture finale du casier 1 : Etanchéité minérale (2 couches d argile) + Etanchéité artificielle (Géomembrane) + Géotextile de protection Page 26

Limitation des infiltrations par une étanchéité de surface Couverture finale Ex: Décharge de Sinsheim Allemagne du casier 1 : Etanchéité minérale (2 couches d argile) + Etanchéité artificielle (Géomembrane) + Géotextile de Protection + Couche de drainage Mai 24/ MiS Formation Décharges contrôlées Module 2 Limitation des infiltrations par une étanchéité de surface Couverture finale Ex: Décharge de Sinsheim Allemagne du casier 1 : Etanchéité minérale (2 couches d argile) + Etanchéité artificielle (Géomembrane) + Géotextile de Protection + Couche de drainage + Couche de revégétalisation Page 27 Mai 24/ MiS Formation Décharges contrôlées Module 2 Page 28

Limitation des infiltrations par une étanchéité de surface Ex: Décharge de Sinsheim Allemagne Couverture finale du casier 1 : Revégétalisation Protection contre l érosion Installation Photovoltaique Electricité Page 29 Limitation des infiltrations par une étanchéité de surface 3. Ex: Lixiviats Décharge provenant de Sinsheim des précipitations - Allemagne Extension Casier 5 Extension Casier 4 Casier 2 Couverture finale en instance Casier 3 ~ 2 ha Couverture temporaire Casier 1 ~ 3 ha Couverture finale + Inst. Photovoltaique Page 30

Limitation des infiltrations par une étanchéité de surface Ex: Décharge de Sinsheim Allemagne Couverture Temporaire du Casier 3 : Pose d une Géomembrane Page 31 Limitation des infiltrations par une étanchéité de surface Couverture Temporaire Autre possibilité: Toile de paillage synthétique (PP) Tissée Sources: http://download.compas-market.fr/images/5/tweed-.jpg http://www.cyberjardins.com/gazon-synthetique/la-bache-hors-sol-137.html Page 32

Limitation des infiltrations par une étanchéité de surface Ex: Décharge de Burghof Allemagne Couverture Temporaire Autre possibilité: Toile de paillage synthétique (PP) Tissée Couverture Temporaire ~ 15 ha Décharge ~ 40 ha Dans son état final Page 33 : Formation des lixiviats & Quantités (CBP 2.4) 1. Introduction 2. Lixiviats provenant de la consolidation des déchets 4. Lixiviats provenant d apports en eau extérieurs 5. Exemples de calcul des quantités de lixiviats Page 34

4. Lixiviats provenant d apports en eau extérieurs De quoi s agit-il? Remontée d eaux souterraines Intrusion d eaux superficielles Eaux de lavage des véhicules, eau de process, etc. Page 35 4. Lixiviats provenant d apports en eau extérieurs Comment y remédier? Choix d un site adéquat (nappe souterraine profonde ou absente) Présence d une barrière géologique étanche Mise en place d une étanchéité de base au fond de la décharge audessus de la barrière géologique Ouvrages de collecte et de dérivation des eaux superficielles pour les empêcher de s introduire dans la décharge proprement dite (caniveaux, digue périphérique autour de la décharge, etc.) Page 36

4. Lixiviats provenant d apports en eau extérieurs Gestion de l eau de pluie Bassin de décantation Bassin de rétention Rejet dans le Milieu naturel Volume de stockage Sédimentation des grosses particules Page 37 : Formation des lixiviats & Quantités (CBP 2.4) 1. Introduction 2. Lixiviats provenant de la consolidation des déchets 4. Lixiviats provenant d apports en eau extérieurs 5. Exemples de calcul des quantités de lixiviats Mai 24/ MiS Page 38 Formation Décharges contrôlées Module 2

5. Exemples de calcul des quantités de lixiviats Formule simplifiée : Q Ltot = Q cons + Q L + Q div Avec: Q cons : Quantité de lixiviats libérée lors de la consolidation des déchets Q L : Quantité de lixiviats issues des précipitations tombées sur la décharge Q div : Eaux extérieures diverses en provenance des autres zones de la décharge Page 39 5. Exemples de calcul des quantités de lixiviats Exemple de calcul n 1 : TEMOIN Objet : Casier 1 de la décharge Etat : début d exploitation Casier 1 : 7,7 ha Total = 70.520 m³/an Q cons Q L Q div Pourcentage de la quantité de déchets - Valeur empirique ex: 500.000 t/an x 10 % = 50.000 t/an => 50.000 m³/an Précipitations [mm/an] x Surface décharge x % Infiltration ex: 520 mm/an x 77.000 m² x 50% => 20.0 m³/an Quantité d eaux usées non évacuées vers une STEP ex: 500 m³/an Page 40

5. Exemples de calcul des quantités de lixiviats Exemple de calcul n 2 : Casier 1 => 3 alvéoles indépendantes Séparation lixiviat / eaux propres Objet : Alvéole 1 de la décharge Etat : début d exploitation Alvéole 1 : 2,4 ha => lixiviat Alvéole 2 : 2,7 ha => Eau propre Alvéole 3 : 2,6 ha => Eau propre Total = 56.740 m³/an Q cons 50.000 m³/an (idem exemple 1) Q L Précipitations [mm/an] x Surface décharge x % Infiltration Alvéole 1 => 520 mm/an x 24.000 m² x 50% => 6.240 m³/an Alvéoles 2 et 3 => 520 mm/an x 53.000 m² x 90% => 24.8 m³/an Q div 500 m³/an (idem exemple 1) Page 41 5. Exemples de calcul des quantités de lixiviats Exemple de calcul n 3 Objet : Casier 1 de la décharge Etat : Alvéole 1 : fermée / couverture finale Alvéole 2 : couverture temporaire Alvéole 3 : en exploitation Q cons 50.000 m³/an (idem exemple 1) Q L Alvéole 1 : 2,4 ha => lixiviat Alvéole 2 : 2,7 ha => lixiviat Alvéole 3 : 2,6 ha => lixiviat Précipitations [mm/an] x Surface décharge x % Infiltration Alvéole 1 => 520 mm/an x 24.000 m² x 5% => 624 m³/an Alvéole 2 => 520 mm/an x 27.000 m² x 30% => 4.212 m³/an Alvéole 3 => 520 mm/an x 26.000 m² x 50% => 6.760 m³/an Q div 500 m³/an (idem exemple 1) Total = 62.096 m³/an Page 42

5. Exemples de calcul des quantités de lixiviats Exemple de calcul n 4 Prétraitement des déchets Objet : Casier 1 de la décharge Etat : début d exploitation Casier 1 : 7,7 ha Total = 10.510 m³/an Q cons Q L Déchets prétraités = secs => Teneur en eau nulle => 0 m³/an Précipitations [mm/an] x Surface décharge x % Infiltration ex: 520 mm/an x 77.000 m² x 25 % => 10.0 m³/an Q div 500 m³/an (idem exemple 1) Page 43 5. Exemples de calcul des quantités de lixiviats Synthèse Ex. Hypothèses Quantité de lixiviats N 1 Témoin Objet : casier 1 Etat : début d exploitation N 2 Objet : alvéole 1 de la décharge Etat : début d exploitation N 3 Objet : Casier 1 de la décharge Alvéole 1 : couverture finale Alvéole 2 : couverture temporaire Alvéole 3 : en exploitation N 4 Objet : casier 1 Etat : début d exploitation + Prétraitement des déchets 70.520 m³/an 56.740 m³/an 62.096 m³/an 10.510 m³/an - 20 % Séparation des eaux de pluie - 12 % Couverture des alvéoles 1 et 2-85 % Prétraitement des déchets La combinaison de ces mesures permet une réduction optimale de la quantité de lixiviats Page 44

Merci pour votre attention Gerd BURKHARDT Directeur général burkhardt@icp-ing.de Pélagie BALL Gestion de projets ball@icp-ing.de Auf der Breit 11 76227 Karlsruhe Allemagne www.icp-ing.de Page 45