Les SHOES Mensuel d information de Besançon et du Grand Besançon www.presse-bisontine.fr OCTOBRE 2012 N 136 2, 50 POLITIQUE PEUT-IL SAUVER LA DROITE BISONTINE DU NAUFRAGE? JACQUES GROSPERRIN SORT DE SON SILENCE TRANSPORT p. 20 POURQUOI NANCY ABANDONNERA PEUT-ÊTRE SON TRAMWAY LIRE en p.4, 6 et 7 SPÉCIAL IMMOBILIER p. 21 à 32 Secteur par secteur, quartier par quartier, quels sont les prix de TOUS LES PRIX DE L'IMMOBILIER l'immobilier dans le Doubs? Cahier spécial, avec quelques exemples de maisons pas comme les autres. Rédaction : Les Éditions de la Presse Bisontine - B.P. 83 143-1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - www.presse-bisontine.fr - redaction@groupe-publipresse.com
2 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 Éditorial Droite On a peut-être en France la droite la plus bête du monde dont les barons se déchirent actuellement à coup de surenchère d annonces, tentant de remplir le vide laissé par leur chef charismatique trop tôt sorti du jeu politique. Aurait-on à Besançon la droite la plus bête de France? Tout porte à le croire. Alors qu ils peinent à se faire entendre, tant leurs voix sont discordantes, les membres de la minorité municipale ne sont même pas capables de se mettre d accord sur une stratégie politique à adopter en vue des prochaines échéances électorales. C est par Twitter - ça fait sans doute plus branché - que Pascal Bonnet a lancé les hostilités en annonçant sa candidature aux municipales de 2014, euh, pardon, sa candidature à la candidature. Loin d avoir fait l effet d une bombe, cette annonce a plutôt l air d un pétard mouillé. Et si pour l instant elle ébranle quelque chose, ce n est pas les rangs de la gauche municipale sur laquelle cette candidature n a pas plus de poids que la brise sur un arbre centenaire, mais plutôt ceux de la droite locale qui n avait pas besoin de ça pour perdre ce qui lui restait de crédibilité. Car plus le mandat avance, moins les élus de droite s entendent. À tel point qu il y a bientôt autant de courants au sein de la droite municipale qu il y a de membres. Jean Rosselot qui, quoi qu on dise de ses éternelles litanies reste le meilleur contradicteur du maire, a perdu la maîtrise de ses troupes. Entre une Mireille Péquignot qui mêle la confusion à l outrance, un Michel Omouri plein de bonne volonté, qui s y verrait bien mais dont les interventions restent trop laborieuses, les pathétiques chicaneries des Gelin, Jeannin et autre Ropers, ces drôles de dames qui représentent chacune un sous-groupe, et un Pascal Bonnet, souvent pertinent mais trop discret pour prendre du relief, la droite bisontine est mal lotie. Bien sûr il demeure l option Grosperrin qui reste, hélas, sur deux échecs électoraux locaux et qui se verrait bien en sauveur de la droite. Mais quelle stratégie y a-t-il derrière ce tableau peu reluisant de l U.M.P. bisontine? Aucune. Alors qu il y a tant de sujets où la droite pourrait marquer des points en ce moment et tenter d ébranler la citadelle socialiste réputée imprenable. Au lieu de cela, une nouvelle fois elle part en ordre dispersé et pire que les fois précédentes, elle le fait un an et demi avant l échéance. Du petit-lait pour Fousseret et ses alliés. Jean-François Hauser est éditée par Les Éditions de la Presse Bisontine - 1, rue de la Brasserie B.P. 83 143-25503 MORTEAU CEDEX Tél. : 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 E-mail : redaction@groupe-publipresse.com Directeur de la publication : Éric TOURNOUX Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Frédéric Cartaud, Édouard Choulet, Thomas Comte, Jean-François Hauser. Agence publicitaire : Sarl BMD - Tél. : 03 81 80 72 85 François ROUYER - Portable : 06 70 10 90 04 Imprimé à I.P.S. - ISSN : 1623-7641 Dépôt légal : Septembre 2012 Commission paritaire : 1112i80130 Crédits photos : La Presse Bisontine, Parkéon. L actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Bisontine revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l actualité de Besançon. Tous les mois, retrouvez la rubrique Retour sur info. Gaby Sonnabend promue au Luxembourg L arrivée il y a un an d une Allemande, Gaby Sonnabend, à la tête du musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon avait piqué la curiosité des médias locaux et nationaux, tout en suscitant la controverse. Mais son passage n aura été que de courte durée. Elle quitte ses fonctions en Franche-Comté ce mois-ci pour prendre le poste de conservatrice du Musée d histoire de la ville de Luxembourg dont la notoriété est internationale. C est une promotion certaine qui comptera dans la carrière de cette femme qui avait commencé à travailler sur le projet de D eux collaborateurs de la société Parkéon ont parcouru plus de 1 000 kilomètres à vélo pour soutenir une association de soutien aux personnes atteintes de troubles neurologiques. Ils sont arrivés, fatigués, mais heureux, Andy Miller et Pete Light, le 4 septembre dernier à Besançon, sur le site Parkéon à Besançon-Lafayette. Après être partis d Angleterre, ils ont traversé la Manche et ont parcouru les routes de France jusqu à Besançon, soit près de 1 000 km, pour la bonne cause. Le premier, Andy Miller, a 31 ans. Il est ingénieur informatique chez Parkéon et victime d une tumeur au cerveau. Soigné à l hôpital de Southampton, c est pour rendre hommage à toute l équipe de l hôpital et les aider concrètement. L idée d une balade à vélo à travers la France lui a semblé être un défi approprié. Pete Light, lui aussi ingénieur en informatique, a souhaité partager l aventure avec son ami Andy. Deux membres de sa famille ont développé une restructuration du musée de la Résistance. Malgré son départ, les choses continuent à avancer. Nous allons engager le chantier des collections en faisant appel à une structure spécialisée chargée d examiner leur état, qu il s agisse des photographies par exemple ou des vêtements. Cette étude sera réalisée d ici la fin de l année explique Philippe Mathieu, directeur de la Citadelle. En parallèle, le bâtiment qui abrite le musée fera lui aussi l objet d une étude technique afin de déterminer dans quelle mesure les travaux pourront y être réalisés. Cette étude nous permettra de connaître le potentiel du bâtiment. Faut-il aménager un ascenseur? Le centre de documentation est-il bien situé au troisième niveau? Cela fait partie des questions auxquelles il faudra répondre ajoute-t-il. Les contours du projet et sa dimension financière seront arrêtés d ici 2014 en fonction du diagnostic global. Le nouveau conservateur du musée ne sera pas recruté avant que ces études soient rendues. Il faut en effet que les candidats puissent se positionner en connaissance de cause conclut Philippe Mathieu. Pour l instant, le poste de conservateur est occupé par Marie-Claire Ruet, responsable du centre de ressources, qui assure l intérim. Gaby Sonnabend sera restée un an à peine à Besançon. Le tour solidaire de Parkéon tumeur au cerveau et ont eu la chance de recevoir, eux aussi, d excellents traitements dans ce même centre indique la direction de Parkéon. C est à l association The Wessex Neurological Trust que les deux amis ont voulu apporter leur contribution. Plusieurs centaines d euros ont été récoltées à l occasion de ce périple. Les deux salariés anglais de Parkéon sont arrivés le 4 septembre à Besançon. RETOUR SUR INFO - BESANÇON La B.E.I. prête 70 millions d euros pour le tramway Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la B.E.I. et Jean-Louis Fousseret lors de la visite du chantier du tramway. Le 31 août, Philippe de Fontaine Vive, le viceprésident de la Banque Européenne dʼinvestissement a fait le déplacement à Besançon pour visiter le chantier du tramway en compagnie de Jean-Louis Fousseret. La B.E.I. vient en effet dʼaccorder un prêt de 70 millions dʼeuros à la Communauté dʼagglomération du Grand Besançon pour financer le projet. Sa contribution couvre plus dʼun quart du montant global de lʼopération. Cʼest un financement-clef pour le tramway de Besançon rappelle Philippe de Fontaine Vive. Il sʼagit dʼun projet innovant et durable qui contribue directement à lʼamélioration de la vie quotidienne des habitants du Grand Besançon tout un étant un facteur indéniable de développement économique et social pour ce territoire. La B.E.I. a étudié dans le détail le projet porté par lʼagglo avant dʼaccorder ce prêt capital à sa réalisation. Je suis très heureux que la Banque Européenne dʼinvestissement sʼengage se félicite Jean-Louis Fousseret, président de la C.A.G.B. Cet enthousiasme nʼest pas partagé par tous à Besançon. Dans notre dernière édition le conseiller communautaire Philippe Gonon, attirait lʼattention sur le fait que le coût du projet est sans doute en train de déraper au regard du montant du prêt. Pourquoi 70 millions dʼeuros alors quʼil manquerait moins de 50 millions pour boucler le budget? À cette question le vice-président de la C.A.G.B. Gabriel Baulieu répondait que le prêt ne serait pas forcément consommé dans sa totalité.
4 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 L INTERVIEW DU MOIS POLITIQUE Jacques Grosperrin 2014 sera sans doute le moment de prendre cette citadelle Après avoir perdu les élections législatives face à Éric Alauzet, l ex-député U.M.P. Jacques Grosperrin s est mis volontairement en retrait de la vie publique. Aujourd hui, pour La Presse Bisontine, il brise le silence et fait le point sur ses ambitions. Il ne ferme pas la porte à une candidature aux municipales de 2014. La Presse Bisontine : Vous vous êtes mis en retrait de la vie publique au lendemain des élections législatives. Pourquoi avoir fait un tel break vis-à-vis même de beaucoup de vos amis de l U.M.P. que vous avez laissé sans nouvelles? Jacques Grosperrin : J ai eu besoin de me ressourcer, de me reposer, car la politique est cruelle et violente. Mais ce n est pas pour cela que je me suis mis en retrait. Ma mère est décédée à la Pentecôte, avant le premier tour des élections législatives. Pendant un mois je l ai accompagnée autant que je l ai pu, mettant la campagne électorale entre parenthèses. Ce décès a été très douloureux. Il n y a pas d âge pour être orphelin. Je n ai pas voulu laisser paraître mes émotions vis-à-vis du public car elles sont du domaine de l intime. Je voulais éviter qu elles ne soient instrumentalisées. Ces deux derniers mois, j avais besoin de faire le deuil, de prendre du recul, d être dans un milieu paisible où on n allait pas me parler de politique. Je suis parti me reposer dans le Sud, le temps de prendre la mesure de ce qui est essentiel dans la vie. Je voulais penser à ma mère. L.P.B. : Vous rejetez l étiquette de mauvais perdant qu on vous a parfois collé après les législatives. Pourtant, vous avez déposé un recours pour tenter de faire annuler l élection sur la deuxième circonscription. N êtes-vous pas le mauvais joueur que certains disent? J.G. : La vie politique n est pas un jeu! Que je sois bon ou mauvais perdant, je suis surtout réaliste et pas parano! Il y a trop d irrégularités dans cette élection pour que je ne réagisse pas. Je rappelle qu Éric Alauzet me devance d une centaine de voix. L.P.B. :A quel genre d irrégularités faites-vous allusion? J.G. : Lorsqu on consulte la liste d émargement, il y a des signatures entre le premier et le deuxième tour qui ne correspondent pas. C est un exemple. Il semble que des électeurs aient voté plusieurs fois. Plus d une centaine de procurations sont troubles. J ajouterai encore la présence étonnante d Éric Alauzet dans la presse régionale juste avant le scrutin. Le Conseil Constitutionnel a des arguments pour faire annuler l élection. J ai confiance en cette institution, même si je sais qu en France il n est pas de bon ton de soulever des problèmes qui bousculent en quelque sorte le fonctionnement de notre démocratie. J attends cette décision avec sérénité. Dans tous les cas, je l accepterai car je suis un républicain. L.P.B. : Si le Conseil Constitutionnel vous donne raison, quand les électeurs de la deuxième circonscription seraient-ils amenés à revoter? J.G. : 110 recours ont été déposés. Il en reste une quarantaine à trancher, dont le mien. Je serai fixé dans les prochains mois. Si vote il y a, il aura lieu en décembre et janvier dans un contexte politique bien différent de celui du mois de mai dernier. Mon action fait partie des trois recours sensibles à l U.M.P. Jean-François Copé et Valérie Pécresse m ont appelé pour me soutenir sur ce dossier. Il n y a pas d âge pour être orphelin. L.P.B. : Lors de votre retraite de deux mois, qu avez-vous appris sur la politique? J.G. : J ai vécu un mandat exceptionnel durant lequel j ai approfondi des sujets essentiels. La première commission à laquelle j ai participé est une commission sur la fin de vie. Ce que j y ai appris m a beaucoup aidé dans l accompagnement de ma maman. Son décès a fait naître en moi la conviction que l on peut faire de la politique autrement. Si c était à refaire, je ferais différemment. J ai parfois voté d une façon trop politique à l Assemblée Nationale et pas suffisamment humaine. Si j étais élu aujourd hui, je voterais par exemple les contrats de génération proposés par la gauche. Même si je trouve absurde le projet de créer 60 000 postes dans l Éducation nationale, je suis d accord sur un certain nombre de points avec le ministre Vincent Peillon. L éducation fait partie des sujets qui ne doivent pas être clivants, mais sur lesquels les élus de droite et de gauche doivent se retrouver. L avenir de la France passe par l avenir de son école. D ailleurs, je fais toujours partie de la mission sur la refondation de l école. L.P.B. : N avez-vous pas perdu les élections parce que vous avez tendu la main au F.N.? J.G. : Je n ai pas tendu la main au Front National. Certains médias ont fait croire qu à un moment donné je voulais former un accord avec le F.N. La presse et ses certitudes, c était tellement facile. On ne m a pas laissé m exprimer. Mon message a été tronqué alors qu il s adressait à tous les électeurs, y compris à ceux du Front National. L.P.B. : Vous êtes enseignant de l Université de Franche-Comté. Maintenant que vous êtes dégagé de votre mandat de député, allez-vous reprendre le chemin de la fac? J.G. : Tout d abord, rien ne dit que je ne ferai pas un deuxième mandat maintenant si le Conseil Constitutionnel me donne raison, ou plus tard. J ai la chance d avoir un métier. La vie continue. Dans l immédiat, je retourne en effet à la fac. L.P.B. : Vos collègues vous réserveraient un accueil mitigé suite à vos prises de position sur la formation des enseignants. Redoutezvous d être chahuté? J.G. : Au contraire, je crois que la faculté souhaite que je fasse partager mon expérience et que j apporte des points La vie politique n est pas un jeu! positifs à la formation des étudiants. L.P.B. : Que pensez-vous de l opposition municipale actuelle? J.G. : L opposition est divisée. Je reconnais cependant que c est toujours difficile de siéger à cette place. Le chef de file a souvent du mal à se faire entendre car il ne dispose pas de moyens de pression. Il n a pas le pouvoir de distribuer ou de retirer les responsabilités comme peut le faire un maire avec son équipe. Néanmoins, je regrette que l opposition ne soit pas suffisamment unie pour s imposer comme une force de proposition. L.P.B. : Entre le contexte national et l amertume ambiante liée aux désagréments causés par le chantier du tram, le terreau est-il fertile pour la droite locale qui manque encore d organisation? J.G. : En 2014, tous les pouvoirs seront aux mains de la gauche. Ce sera sans doute le moment de conquérir cette citadelle. Mais le sujet du tram ne suffit pas pour gagner une élection. Il faut un vrai projet, économique, politique, culturel, pour réveiller la capitale régionale qui reste une belle endormie. Il faut un projet fédérateur et des compétences affirmées. Ensuite, tous ceux qui ont envie de travailler à ce projet viendront s y associer. L.P.B. : Il manque toujours un vrai leader à droite. Pourriez-vous prendre la tête de liste lors des prochaines municipales à condition que vous ne soyez pas réélu député dans l intervalle? J.G. : C est un scénario possible. J aime cette ville, la vie politique m intéresse. Si je peux servir un projet, je le ferai. Jacques Grosperrin s est retiré de la vie publique le temps de faire le deuil de sa mère décédée pendant la campagne des législatives. L.P.B. : Pourriez-vous être candidat aux sénatoriales? J.G. : Sur cette question, je me range aux côtés de Jean-François Longeot que je soutiendrai si son projet est d être candidat. L.P.B. : Quelle est votre position sur la question du non-cumul des mandats? J.G. : Si le Conseil constitutionnel devait me donner raison, je démissionnerais de ma fonction de conseiller régional. On entend souvent dans ce débat que c est important d être député et maire à la fois. Je l ai longtemps pensé aussi. Mais c est une hypocrisie! En réalité, c est très difficile de mener de front ces deux mandats. Je préfère que le maire s appuie sur les députés pour défendre ses dossiers. Personnellement, je suis allé chercher des financements pour Besançon. Le rôle d un député est aussi d épauler le maire et d accompagner le développement de sa ville. Je voudrais que l on aille plus loin que le non-cumul. Il faudrait imposer une limite d âge au-delà de laquelle on ne pourrait plus se présenter à une élection. La limite devrait être 65 ans car ce sont des fonctions où il faut de l énergie et être en prise avec la vie. Cela favoriserait le renouvellement de la classe politique. Or, beaucoup d élus ont le sentiment qu il n y a pas de vie après eux, alors ils ne s arrêtent pas. Ce serait plus simple de les obliger à cesser leur activité par la loi plutôt que d attendre qu ils arrêtent par euxmêmes. D ailleurs, comment le P.S. peut-il prôner la retraite à 60 ans et permettre à des élus de 69 ans de poursuivre leur carrière politique? À un moment donné, il faut être cohérent avec le discours. Propos recueillis par T.C.
BESANÇON La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 5 JUSTICE Suite à l accident du pont De Gaulle Les parents de Fanny veulent la vérité Le 14 janvier dernier, leur fille Fanny et son compagnon perdaient la vie dans un accident dû au verglas, survenu vers le pont De Gaulle. L affaire a été classée par le procureur. Jean-Paul et Véronique Grisot en appellent désormais au procureur général. Non, ils ne s y résoudront pas à cette implacable fatalité qui a brisé la vie de leur fille Fanny, celle de son compagnon Bertrand et donc la leur, en ce samedi 14 janvier au matin.à 7 h 50 ce jourlà, alors que Fanny Grisot accompagne son ami Bertrand Depecker à son travail, la 206 de la jeune fille glisse sur la chaussée, elle est percutée par un bus Ginko puis s embrase. Le bilan est terrible, les deux occupants de la voiture périssent. Comme pour tout accident mortel, une enquête de police est engagée, elle aboutira à un non-lieu prononcé par le procureur de la République. Pas de responsable, pas de coupable. Cette conclusion, les parents de Fanny ne l acceptent pas. Ils ne cherchent pas à désigner un coupable, mais veulent faire la lumière sur ce qui s est passé juste avant ce funeste matin de janvier. Après avoir eu accès au dossier, ils dénoncent aujourd hui des incohérences, des manquements, des incompréhensions. Huit mois après le Il y a encore tellement de zones d ombre. drame, la douleur est intacte. On sait pertinemment que notre démarche ne va pas nous ramener notre fille. Fanny portait des valeurs de justice, de don de soi, c est pour elle, au nom de ces valeurs-là qu on se bat commente avec pudeur Jean-Paul Grisot. Ce que contestent avant tout les époux Grisot, c est la manière dont les services municipaux ont appréhendé cette matinée de janvier marquée par un verglas quasi généralisé sur Besançon. Météo France avait pourtant transmis un bulletin d alerte à la Ville, la D.I.R.-Est avait pourtant décidé de saler les routes nationales dès 4 heures du matin, un accident lié au verglas s était pourtant produit quelques heures auparavant sur la rocade. Malgré cela, personne à la Ville n a pris la décision de saler les routes communales, et les bus Ginko circulaient, alors qu apparemment plusieurs chauffeurs avaient fait part de ces conditions dangereuses. Autant de carences sans doute fatales aux deux jeunes gens qui roulaient prudemment dans une voiture parfaitement en état. Dans leur requête auprès du procureur général, les époux Grisot et leur fils Paul-Maxime estiment que les cadres de la Ville n ont pas fait prendre par leurs subordonnés les mesures nécessaires pour éviter cet accident. D ailleurs, il nous a été impossible de savoir précisément qui était d astreinte cette nuit-là, tout comme n apparaît pas dans le procès-verbal la liste des Fanny Grisot et Bertrand Depecker ont perdu la vie le 14 janvier dernier. appels reçus par le gardien du parc de la voirie. Il y a encore tellement de zones d ombre ajoute Véronique Grisot les yeux embués de larmes. Les parents de Fanny s étonnent aussi que des témoignages qu ils jugent pourtant capitaux comme celui de cette infirmière, de cet employé municipal ou de ce dépanneur, tous attestant la présence généralisée du verglas, n aient jamais été prises en compte par la justice alors que seul le récit officiel de la Ville, qui ne s appuie sur aucun document précis, a été retenu. La Ville pourtant affirmait avoir mené une enquête interne dans ses services. Selon la justice, la Ville a fait ce qu il faut Alors qu elle n a rien fait résume M. Grisot. C est cette somme d incohérences que la justice bisontine est appelée à examiner. Deux hypothèses se présenteront alors : soit le procureur général Jérôme Deharve décide de rouvrir l enquête, soit il classe à nouveau l affaire. Dans ce cas, la famille Grisot se résoudra à porter plainte auprès du doyen des juges d instruction. Pour que, au nom de Fanny, 26 ans et de Bertrand, 28 ans, la vérité soit faite sur ce petit matin glacé qui a coûté la vie à un jeune couple qui avait pourtant l avenir devant lui. J.-F.H.
L ÉVÉNEMENT 6 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 MUNICIPALES À BESANÇON JACQUES GROSPERRIN, PEUT-IL SAUVER LA DROITE? POLITIQUE Municipales 2014 La droite doit se mettre au boulot Jacques Grosperrin ne dit pas non pour conduire la liste de droite aux prochaines municipales à Besançon. Certains le voient déjà comme l homme providentiel. pense avoir une chance historique de ravir à la gauche la ville de Besançon L U.M.P. lors des prochaines élections municipales. Nous serons dans le même contexte qu en 1983 lorsque François Mitterrand était au pouvoir. À l époque, la victoire nous a échappé de 400 voix analyse Michel Vienet, secrétaire départemental de l U.M.P. La droite espère profiter de l affaiblissement de François Hollande et de la lassitude des Bisontins avec le chantier du tram pour marquer des points. Mais pour passer du rêve à la réalité, il y a encore un monde. Si elle veut L opposition municipale a parfois l allure d une équipe de bras cassés. Ici, Pascal Bonnet en train de désapprouver Mireille Péquignot. gagner, la droite locale doit commencer par s organiser et travailler sur un projet sur mesure pour la capitale régionale. C est sans doute le plus gros chantier qu elle aura à mener les prochains mois. Michel Vienet est en conscient. Nous sommes responsables de notre défaite en 2001 et 2008. Les élections ont été préparées huit jours avant, exagère-t-il. Nous avons empilé des noms sur une liste et c est tout. Mais nous ne reproduirons pas cette erreur. Voilà pourquoi l opposition municipale actuelle ressemble à une curieuse bande de bras cassés aux voix dissonantes qui la rendent inaudible. Il y a dans ce petit groupe presque autant d élus que Après la présidentielle et les législatives, place aux élections municipales de 2014! À droite, à gauche et au centre, les formations politiques commencent à s organiser pour préparer cette échéance électorale. À Besançon, l U.M.P. a ouvert les hostilités, caressant déjà l espoir de faire tomber ce bastion de gauche. Mais ils sont nombreux à penser que pour y parvenir il faut commencer par faire un grand ménage dans la maison bleue afin d éviter de construire une liste qui soit à l image de l opposition municipale actuelle : dissonante et maladroite. La conquête passe aussi par le choix du leader. L ancien parlementaire U.M.P. Jacques Grosperrin, qui s est mis pour l instant en retrait de la vie publique, est peut-être le mieux placé pour donner à la droite ses chances de victoire. de tendances politiques. Rien d étonnant à ce qu elle attire les ricaneries de la majorité qui ne lui accorde pas un sou de crédibilité. Dans cette joyeuse cacophonie, la solitude du chef de l opposition Jean Rosselot est désarmante. La question du candidat de droite est une question qui ne regarde la droite. Peu importe qui j aurai en face de moi, je ne me détermine pas en fonction de cela. Il faut déjà qu ils mettent de l ordre entre eux ironise Jean-Louis Fousseret, le maire de Besançon. Le 9 septembre, l annonce via Twitter, du conseiller municipal U.M.P. Pascal Bonnet d être candidat à la candidature pour emmener la liste aux prochaines élections n a fait qu ajouter à la confusion. De l extérieur, tout cela ressemblait fort à une initiative individuelle, sans concertation, qui tombait comme un cheveu sur la soupe. Il a respecté la procédure interne tempère Michel Vienet. Mais à l U.M.P., certains se seraient bien passés de ce genre de coup d éclat. J avais dit à Pascal Bonnet que c était prématuré de le faire. Il devait attendre Jean-Louis Fousseret est une machine de guerre. au moins l élection du président national de l U.M.P. avant de se déclarer. C est son droit d être candidat, mais pour le coup, ça n arrange pas la crédibilité de la droite déplore le conseiller municipal d opposition Michel Omouri. Si l intention de l U.M.P. était en effet de créer du buzz dans les prochains mois en laissant planer le suspense autour d une future tête de liste, eh bien c est raté. Bref, ce qu il manque aujourd hui à la droite de Besançon c est un patron. Un leader qui aura suffisamment de charisme pour amener dans son sillon une liste forte, homogène et qui ressemble à une équipe. L ancien parlementaire Jacques Grosperrin pourrait être l homme providentiel. D ailleurs, il n a jamais caché ses intentions de briguer un jour un mandat municipal à Besançon. J ai cru comprendre que beaucoup de personnes sollicitaient ma candidature. Je trouve qu il est prématuré de se déclarer aujourd hui. Pour l instant, je suis dans mon recours qui fait suite aux élections législatives. Les choses se décanteront début 2013 annonce Jacques Grosperrin qui ne dit pas non aux municipales de 2014. La commission d investiture tranchera au printemps prochain. En tout cas, Jean Rosselot a annoncé que si Jacques Grosperrin se présente, il se rangera derrière lui. Je ne sais pas s il est l homme providentiel. Ce qui est sûr, c est que nous allons nous atteler dès maintenant aux municipales. Il nous faudra un leader pour porter notre projet estime Michel Vienet. De son côté, Michel Omouri reconnaît à Jacques Grosperrin un tempérament de battant. Mais selon lui, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Nous devons d abord mettre en place une stratégie de reconquête. Ensuite, il faudra travailler sur le profil du leader. Nous aurons face à nous Jean-Louis Fousseret qui est une machine de guerre. Cette élection ne sera pas pour nous un parcours de santé. Si Jacques Grosperrin décide de s engager, il devra travailler tous les dossiers municipaux. Or, ce qui manque à la droite locale aujourd hui, c est sa capacité à se préoccuper des problèmes quotidiens des Bisontins. La bataille se jouera sur les classes moyennes et les classes populaires. Si nous envoyons un baron au combat, nous sommes cuits prévient-il. Les jeux sont ouverts à droite. On attend de voir par quel biais elle empoignera ces prochaines élections. Mais un long chemin la sépare encore de la victoire. T.C.
La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 7 MUNICIPALES Le premier à se déclarer Pascal Bonnet dégaine, mais a-t-il les armes? Le conseiller municipal a fait acte de candidature sur les réseaux sociaux en coupant l herbe sous le pied à l U.M.P. Il dit vouloir combler un vide à droite. Le reproche fait à Pascal Bonnet : être trop consensuel lorsqu il faut combattre Jean-Louis Fousseret de front. Une louange : sa maîtrise des dossiers. Lorsque l élu U.M.P. issu des jeunesses giscardiennes a balancé sur twitter et facebook son désir de conquérir Besançon Pascal Bonnet en route pour les municipales de 2014. en 2014, ses mots ont fait réagir. Sur son mur, Pascal Bonnet a écrit dans la matinée du 9 septembre : #2014 : j ai décidé d être candidat à la Mairie de Besançon au service de ma famille politique et surtout pour ma Ville #UMP #reconquête. Simple. Efficace? L avenir le dira. Pour l heure, les commentaires sont mitigés mais Bonnet s en moque : J avais l intention de présenter ma candidature à la rentrée. Des militants m ont encouragé à le faire face au vide à droite argumente-t-il tout en précisant qu il est candidat à la candidature de l U.M.P. Ce Bisontin de 51 ans dit pouvoir le combler ce vide. Mais avec qui? Son départ rapide ne semble pas drainer les foules au sein de l opposition municipale qui attend toujours la désignation du chef de file pour 2014. Seule Martine Jeannin (Centre Droit) l a félicité et salué son courage sur les réseaux sociaux. Sur son soi-disant manque de popularité et d invective, Pascal Bonnet répond très franchement : Oui, on me dit parfois que je ne critique pas assez. Mais vous savez, avec près de 35 années d expérience en politique, je me rends compte que l on peut être d autant plus pertinent et performant lorsque l on reconnaît certains choix pour en justifier d autres. On reprend un héritage. On ne va pas tout casser justifie-t-il tout en assurant qu il souhaite travailler avec tout le monde en organisant l opposition. Bonnet maîtrise sa ville, c est sûr. Élu conseiller municipal en 1995, réélu deux fois par la suite, le médecin veut croire que la capitale comtoise, jamais dirigée par un maire de droite depuis 1953 et la fin du mandat du gaulliste Henri Régnier, basculera en 2014. Et s il venait à être élu, où installerait-il son bureau de maire? On parle beaucoup des casernes Vauban. Plutôt que louer très cher la Casernes Vauban, City, Îlot Saint- Jacques. City, on pourrait se poser la question de la reconversion de la caserne ou du futur îlot Saint-Jacques qui pourrait accueillir de la culture affirme celui qui ne se détermine pas par rapport au choix de Jacques Grosperrin. Au sein de l U.M.P., les lignes n ont pas fini de bouger. Pascal Bonnet, que l on croyait en retrait, se met sur le devant de la scène. À qui le tour prochain? E.Ch. POSITION Le leader de l U.M.P. sort à moitié du bois J.R. réserve sa candidature! Désolé, Pascal, ce n est ni le bon moment, ni le bon plan! réagit Jean Rosselot, le chef de l opposition municipale. Le vieux lion n a pas dit son dernier mot même s il peine à contenir ses troupes. Son erreur, il l admet, c est d avoir ouvert sa liste à des personnes d horizons trop différents. Jean Rosselot, chef de l opposition municipale, n a pas tardé à réagir à l annonce de la candidature de Pascal Bonnet, homme qu il a récupéré sous son aile en 2008 alors que le président de l U.M.P. du Doubs était contre sa venue. Agacé par les remarques du style Tu te ne présentes plus? ou encore Te laisse pas marcher sur les pieds, J.R. dégaine. Connu pour ses joutes verbales avec Jean-Louis Fousseret lors des conseils municipaux, ce professeur de droit avale mal le fait qu on l ait court-circuité. Si je plaisantais, je dirais : est-ce que Pascal Bonnet s est inspiré d Anne Hidalgo, qui a annoncé il y a quelques jours, à la surprise générale de son camp, sa candidature (à la mairie de Paris) et dont ses détracteurs disent malicieusement que sa fébrilité vient compenser son manque de notoriété. Si je suis sérieux, je dirais : quoi de plus normal, puisque nous sommes au stade de la pré-primaire : n est-ce pas le signe de la santé et de la vitalité de l U.M.P.? dit-il. Rosselot qui tape sur la majorité concernant les gaspillages de la cuisine centrale, des 450 000 euros de loyers annuels versés par le contribuable bisontin aux banques, à la City, ne veut pas que quelqu un s accapare le fruit de son travail mené depuis de longues années. Selon Grosperrin plus charismatique. lui, la hardiesse de Pascal Bonnet a une explication claire : en France, aux élections locales, les gens votent contre le gouvernement en place, et il est vrai que, en 2008, nous étions en plein bling-bling. Qu est-ce que j ai pris! Mais, justement, et pour conclure, la bonne intelligence électorale, n exige-t-elle pas qu on combine cet atout national avec la personnalité qui paraît être la plus charismatique, à savoir celle de Jacques Grosperrin, ancien député, et dont Pascal Bonnet a peut-être fait l erreur de ne pas attendre la décision judiciaire le concernant, qui, peut-être invalidera l élection d Éric Alauzet? En cas de nouvelle élection, Jacques Grosperrin aurait toutes ses chances de retourner au Palais Bourbon et sa candidature pour la mairie ne souffrirait d aucune rivalité. Mais s il renonçait, alors, je dis que je réserve ma position. C est pour toutes ces raisons que je dis à Pascal Bonnet, élu depuis plus de dix ans à mes côtés : homme et ami intelligent, cultivé, assidu : Désolé, Pascal, ce n est ni le bon moment, ni le bon plan! J.R. n a pas dit son dernier mot! E.Ch. Jean Rosselot : Pascal Bonnet a peut-être fait l erreur de ne pas attendre la décision judiciaire concernant Jacques Grosperrin.
8 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 BESANÇON TRANSPORTS Polémique en famille Tarif Diabolo : la menace est un pétard mouillé Dans une lettre confidentielle que s est procurée La Presse Bisontine, le président du Conseil général menace Jean-Louis Fousseret de ne plus verser les 3 millions d euros de subventions suite à l augmentation tarifaire des bus. Une bombe. Problème : la loi le lui interdit. SANTÉ Des paroles aux actes. En politique comme ailleurs, pas simple d allier ces deux principes. Claude Jeannerot pourrait le confirmer. Le président du Conseil général et sénateur envisageait de supprimer la subvention de 3 000 436 euros versée à l agglomération de Besançon suite à la décision de celle-ci d augmenter les tarifs de bus pour les scolaires de 60 %. Cette soudaine augmentation, sans aucune forme de concertation entre nos collectivités, ni même au niveau de nos services, vient télescoper le message de gratuité du Conseil général, écrit-il. C est pourquoi la contribution versée ne peut continuer à l être sans une recherche de cohérence. Réelle, la menace ne peut être mise à exécution car la loi le lui interdit. La C.A.G.B. peut donc poursuivre sa politique en mode circulez, y a rien à voir. Interrogé sur le sujet, Jean-Claude Roy (chargé des transports à la C.A.G.B.) prend toutes les précautions pour apporter son explication tout en évitant une polémique entre les deux collectivités, qui, selon lui, travaillent en étroite collaboration. En gens de même famille (Parti socialiste), on se comprend. Quand la C.A.G.B. a été créée en 2001, elle s est mise en conformité avec la L.O.T.I. de 1982 (loi d orientation des transports intérieurs). Le Conseil général nous a donc transférés les compétences et nous sommes liés. Il ne peut donc s y soustraire. C est une Du retard pour l Institut régional fédératif du cancer compensation des charges transférées dit l élu communautaire. En clair, les 3 millions d euros ne sont pas une subvention mais une compensation de transfert de charges. Ils représentent 20 % des coûts d exploitation pour l agglo alors que les recettes des abonnements versés par les parents d élèves représentent 7 %. Le reste de Diabolo est payé par l impôt. Du côté du Grand Besançon, la route semble donc rectiligne. Pas d accidents de parcours et encore moins de liens rompus avec le Conseil général assure Jean-Claude Roy. Nous préparons d ailleurs une rencontre avec le C.G. pour créer une intermodalité de tarifs entre les lignes Mobidoubs (Pontarlier-Quingey) et le réseau Ginko. Des meilleurs tarifs seront proposés aux usagers. Rassurant. E.Ch. L Institut fédératif du cancer planté Un chantier prend du retard pendant que le cancer, lui, progresse toujours. Triste sort. Le Centre hospitalier régional universitaire va tenter de le conjurer en engageant une nouvelle entreprise pour remplacer la société Demathieu Bard. Cette dernière qui avait répondu - et obtenu - la construction du bâtiment de 6 000 m 2 jouxtant le centre hospitalier Minjoz a plié bagage suite à un différend avec l hôpital, maître d ouvrage. Malgré une étude de sol préalable, la société de construction est tombée sur un accident géologique qu elle juge exceptionnel au niveau du sous-sol : Il s agit d une cuvette où le bon sol se trouve en profondeur. Nous avons proposé à l hôpital une solution technique dès avril mais cela nous a été a refusé témoigne le responsable de la société Demathieu Bard. Les deux Le Conseil général ne peut s y soustraire. La construction du bâtiment de 6 000 m 2 dédié à la lutte contre le cancer est arrêtée suite à la découverte d un incident géologique. Le C.H.R.U. consulte de nouvelles entreprises. entités ont divorcé sachant que ni l un ni l autre ne souhaitait prendre le surcoût à sa charge. Le C.H.R.U. dit également avoir proposé une solution en soumettant un expert mais aucun terrain d entente n a pu être trouvé. Nous avons donc lancé cet été un nouvel appel d offres après le départ de Un différend sur l étude de sol. l entreprise. Cinq candidats ont été retenus explique Guy Lang, directeur des infrastructures, de la sécurité et de la maintenance à l hôpital. L hôpital perd toutefois le bénéfice d un an de travaux mais assure qu il ne perdra pas d argent. La nouvelle entreprise sera désignée début 2013 après ouverture des plis. Sa mission : livrer le bâtiment courant 2015 en s appuyant sur les travaux déjà réalisés. Le C.H.R.U. rappelle que ce projet, autorisé par le ministère de la Santé, est financé dans le cadre du plan Hôpital 2012. Il est évalué à 39 millions d euros pour la partie réalisation et 60 millions pour sa totalité. Il doit regrouper, sur le site unique des Hauts-du-Chazal, l ensemble des laboratoires et offrir au pôle de cancérologie régional des conditions optimales de fonctionnement. Il permettra à chaque Franc-Comtois de bénéficier d une égalité d accès à des soins de qualité, quel que soit son lieu de résidence. À sa livraison, prévue non plus fin 2014 mais courant 2015, il comprendra (outre un plateau de laboratoires du C.H.U.) une unité d hospitalisation complète de 30 lits, une autre de chimiothérapie de jour de 45 places, 4 bunkers de radiothérapie, un plateau de consultations mutualisé, des espaces réservés à la recherche et au réseau régional L institut deviendra le cinquième équipement de ce type en France. Dommage qu il faille attendre un an de plus. Le futur institut fédératif du cancer prend du retard suite à la découverte d un problème géologique. Cinq entreprises se sont positionnées pour reprendre le chantier en cours. E.Ch. La lettre adressée par Claude Jeannerot à Jean-Louis Fousseret sur le sujet des tarifs du bus pour les élèves du Grand Besançon. SOCIÉTÉ L Église s empare du débat Monseigneur Lacrampe défavorable au mariage pour tous L archevêque de Besançon est dans la droite ligne des positions officielles de l Église. Pour lui, cette autorisation brouillerait la légitimité du mariage. Le numéro 1 de l Église catholique dans la région a pris position sur le projet de loi qui viendrait en débat au parlement et qui instituerait le mariage entre deux personnes du même sexe et leur donnerait la possibilité d adopter des enfants. Certes il se dit conscient des difficultés que peuvent rencontrer les personnes homosexuelles et du rejet dont elles peuvent souffrir. Il n est pas question de leur dénier la capacité d aimer et de se réaliser dans un projet de vie prévient-il. Cependant, le père André Lacrampe Tout enfant est issu d un père et d une mère. enchaîne : Comment ne pas s inquiéter d une loi qui brouillerait complètement la lisibilité du mariage, institution fondatrice de l édifice social? se demande-t-il, semblant ensuite rejoindre la position défendue par Christine Boutin sur le plan national : Avant de décider d une telle loi susceptible de bouleverser les repères fondateurs de la société, il conviendrait d instaurer un véritable débat, comme pour les lois de bioéthique, afin d en mesurer toutes les conséquences. Ce débat est à la fois éthique, philosophique, religieux. Certains préconisent même de mettre en place des états généraux sur cette question. Pourquoi pas? Ce serait le signe donné d une vraie démocratie participative des citoyens ajoute l archevêque de Besançon. Au niveau légal, le mariage pour tous représenterait pour Monseigneur Lacrampe un bouleversement dans la filiation. Tout enfant est issu d un père et d une mère. La suppression de la mention père et mère sur l état civil, ferait perdre à l enfant ses repères naturels et contribuerait ainsi à le fragiliser. Au niveau social, il faut rappeler que ce n est pas la sexualité qui fonde le mariage mais la différence des sexes dit-il. Pour lui, si la loi prévue était votée, le sens du mot mariage serait totalement dilué.
BESANÇON La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 9 EMPLOI Comment les comptes de la Mission locale ont-ils dérapé? Entre 5 et 10 emplois menacés Les 41 salariés de la Mission locale ne comprennent pas comment la situation financière s est aussi vite dégradée. Ils demandent des comptes aux élus. Politiquement, le dossier fait polémique entre U.M.P. et P.S. Partis en vacances avec une boule au ventre, les salariés de la Mission locale-espace Jeunes de Besançon sont revenus début septembre à leur poste avec un sentiment de colère. Celui d avoir été trahis par leur direction. Comment cette structure a-telle pu dilapider près de 600 000 euros en deux ans? Certes, il y a eu le déménagement dans les nouveaux locaux de la rue Midol et des embauches. Mais cela ne suffit pas à expliquer les 281 000 euros de déficit à la fin de l exercice 2011. C est en lisant La Presse Bisontine de mai qu ils ont découvert le pot aux roses. Franchement, nous n avons rien vu venir dit un salarié, passablement déçu de la présidente Annie Ménétrier (P.C.F.) qui aurait Pourquoi Jean-Louis Fousseret est-il si discret? tardé à réagir selon lui. Les représentants du personnel n ont jamais eu accès aux comptes de la Mission locale comme le prévoit la convention collective. La direction a fait une faute déplore Olivier Grimaitre de l intersyndicale C.G.T./Synami- C.F.D.T. L information que nous révélions s est malheureusement confirmée au point que les 41 personnes ont reçu leurs salaires du mois de juin et juillet seulement en août. Imaginez, c était très difficile à vivre témoigne une salariée. Elle était venue, avec ses autres collègues, manifester devant le tribunal de Besançon où le sort de la structure se jouait le 4 septembre. Le tribunal a estimé, après le rapport de l administrateur judiciaire, qu une période d observation devait être observée. Celle-ci court jusqu en décembre. D ici là, la Mission locale devra se serrer la ceinture. Déjà trois contrats à durée déterminée n ont pas été reconduits. Alors que le chômage des jeunes ne cesse d augmenter (22,7 % chez les 15-24 ans) et qu environ 140 000 jeunes sortent du système éducatif sans diplôme, la Mission Locale chargée de les aider à trouver une formation professionnelle ou un emploi, va officialiser la suppression de plusieurs postes et le licenciement de 5 à 10 salariés. Tous devaient être fixés sur leur sort mercredi 19 septembre après la présentation du plan de redressement. Le préfet a promis de recevoir une délégation du personnel. Politiquement, l U.M.P. n a pas tardé à critiquer la gestion du dossier : Madame Ménétrier doit prendre acte de ses erreurs et assumer ses responsabilités, et nous soulignons l attitude pour la moins curieuse du Maire-Président de la C.A.G.B. qui à juste titre se bat au quotidien avec force et communiqués pour essayer de sauver une librairie (N.D.L.R. : Camponovo), mais reste beaucoup plus discret quand la Mission locale-espace Jeunes souffre et licencie! Il est plus facile de dénoncer un Manifestation des salariés devant le tribunal de Besançon (4 septembre), lequel annoncera une période d observation de trois mois de la Mission locale. patron suisse que d assumer ses propres carences. Un rapport avec le fait que la présidente de la M.L.E.J. soit son adjointe au Parti communiste-front de gauche? interrogent Jean Rosselot, Michel Omouri, Pascal Bonnet et Jean-Marie Girerd. Jean-Louis Fousseret n a pas répondu mais devait recevoir les salariés jeudi 20 septembre. Sauf miracle, les licenciements sont attendus comme une épée de Damoclès. E.Ch. Publi-information Les caves de la Butte La société basée à Besançon fête les 10 ans de sa nouvelle cave. Quatre professionnels conseillent et orientent les particuliers dans leur achat de vins fins, spiritueux ou bières. Grande foire aux vins du 1 er au 6 octobre. Une fois la porte des Caves de la Butte franchie, le vin prend une autre dimension. Ici, au 20 rue de la Butte, près de 400 références en vin rouge et autant en vin et moi-même. s empresse de préciser Matthieu Feuvrier, le directeur de la S.A.S. Feuvrier, la société-mère créée en 1932 qui a ouvert cet espace de vente aux particuliers, associations et professionnels il y a 10 ans à Besançon. Nous ven- s ouvrent à vous blanc trônent sur de véritables dons aussi bien des bouteilles tonneaux de vigneron ou sur à 3 euros avec un bon rapport des étagères. Les 300 mètres qualité prix que des bouteilles carrés de vente sont lumineux, à plus de 90 euros. C est à la chaleureux. On y trou- demande précise l un ve également un espace dédié à la bière et à l épicerie. Chaque vin que nous proposons à la vente a été dégusté par nos quatre cavistes Tous les vendredis soirs, une soirée dégustation. des cavistes, qui pousse le bouchon du service jusqu à apporter les cartons de bouteilles sur le parking (gratuit) de la société. Connue pour être l une des dernières caves indépendantes de la région, la société s offre le luxe de travailler avec les vignerons qu elle choisit elle-même. Je conseille par exemple le Calice des Oiseaux, un apéritif à base de vin fait au Moutherot (à proximité de Saint-Vit) par un tout petit producteur Elle livre vins et bières pour mariages, fêtes familiales, et événements spécifiques. En prime, elle propose le prêt de tables, bancs ou tireuses à bière. Du 1 er au 6 octobre, une grande foire aux vins est organisée ainsi qu une tombola gratuite. Tous les vendredis soirs, Des professionnels du vin et spiritueux amoureux de leur métier. La foire aux vins se déroule du 1 er au 6 octobre. une soirée dégustation est proposée avec la venue d intervenants extérieurs pour découvrir et apprécier le vin. La cave a du goût et des idées. À visiter. Les Caves de la Butte Votre partenaire boissons 20 rue de la Butte Besançon Tél 03.81.51.89.19 www.lescavesdelabutte.fr Les Caves de la Butte, une enseigne des Ets Feuvrier Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12 h et de 14 h à 18 h 45 et le samedi de 8 h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h
10 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 BESANÇON ÉDUCATION 54 796 élèves dans le primaire Rentrée agitée puis apaisée Face à des effectifs en hausse, l académie a répondu à l urgence en rouvrant des classes. D autres, malgré la lutte, n ont pas obtenu gain de cause. Quatre fermetures sont confirmées à Besançon pour quatre ouvertures. COMMUNICATION Des classes plus surchargées que prévu! La sonnerie lançant la rentrée scolaire 2012-2013 avait à peine retenti dans la cour de l école maternelle Champrond à Besançon que parents et enseignants étaient déjà prêts au combat. À 8 h 20, ils faisaient le pied de grue devant les grilles de la maternelle devant accueillir 92 élèves avec affiches et pétition! 30 élèves par classe de maternelle, c est impensable, voire dangereux lâchaitanna, une maman membre du collectif de parents d élèves mécontents. Nos enfants ne sont pas des sardines disaientils. L inspection académique a entendu cet appel au secours comme elle l a entendu pour d autres écoles de Besançon (Paul-Bert) ou Saône par exemple (voir la liste). Après avoir accueilli un inspecteur pour un comptage en bonne et due forme, Besançon, un exemple. Champrond a obtenu son ouverture. Un ouf de soulagement. Nous sommes satisfaits mais trouvons dommage que les situations n aient pas été débloquées plus tôt car elles étaient connues dès le mois de juin. Des enfants ont changé de classe une semaine après la rentrée. La rentrée aurait pu être plus sereine confie Sofiane El-Hadj, du syndicat S.N.U.I.P.P. D autres n ont pas reçu le même écho à leur demande comme à Jules-Ferry (Besançon). C est un point noir d autant que Jules-Ferry accueille des gens du voyage. Il fallait une ouverture. À l inverse, la maternelle de Devecey (30 élèves) a obtenu un poste ajoute le S.N.U.I.P.P. Le maire de Besançon Jean- Première mondiale à Besançon Jean-Louis Fousseret, l inspectrice Anne Ottmann (à gauche) et Françoise Fellmann venus visiter l école Kergomard dirigée par Sarah Depardieu (à droite). Louis Fousseret, accompagné de Françoise Fellmann, adjointe en charge de l éducation et de la petite enfance, s est lui-même rendu dans trois écoles. D abord Sur les bons rails avec le Datacenter Les grandes sociétés désirant stocker et sécuriser leurs données informatiques peuvent désormais le faire à Besançon. Le Datacenter espère devenir un aspirateur à emplois. Le Datacenter ne changera pas la vie de l internaute moyen mais bien celui des grandes entreprises, administrations ou collectivités, qui pourront stocker en toute sécurité leurs données informatiques sans se soucier de la technique. Le Datacenter, quèsaco? C est un centre de traitement de données, à l image d un gigantesque disque dur capable d accueillir des milliards de données et ensuite les partager à très haut débit vers les nœuds de connexion. Rapide, sécurisé et efficace. Tout ce que recherchent les grands décideurs. Besançon entre dans le cercle fermé du cloud et se place au niveau des Faible consommateur en énergie. villes comme Paris, Lyon, Strasbourg, Toulouse : Hier, l emploi se concentrait autour des centrales électriques. Demain, il sera autour des Datacenter résume Didier Soucheyre, président-directeur général de NéoTélécoms qui a développé ce système pour la Communauté d agglomération du Grand Besançon. S il vante l intérêt de cet équipement arrivant à Besançon, une première en Franche-Comté, c est bien parce que sa société l a installé en un temps record (6 mois). La collectivité espère bien attirer des sièges régionaux ou nationaux d entreprises. Le Datacenter, c est déjà 10 emplois sur le site et peut-être 100 à l avenir pronostique Jean- Pierre Martin, vice-président de la C.A.G.B. en charge de l économie. C est rue Albert-Einstein, en face du centre d incinération des déchets, que le fameux Datacenter de 300 m 2 (extensible à 500 m 2 ) a vu le jour. Les professionnels de l Internet et de l informatique n en reviennent toujours pas, heureux qu ils sont d accueillir ce service (payant). Le Grand Besançon a acquis l usage pendant 10 ans pour 1,5 million d euros. L équipement est high-tech : il a besoin d 1,2 kw par an pour fonctionner, presque la moitié moins que les autres alors qu il accueille 150 baies (1), ce que celui de Lyon n a même pas. Une première mondiale a même eu lieu : un refroidissement des salles. Ici, les équipements sont doublés pour éviter toute interruption grâce à des ondulateurs, cauchemar des professionnels. De quoi rassurer les grandes entreprises soucieuses de protéger leurs données. (1) : Une baie (anglicisme) désigne un emplacement destiné à accueillir un périphérique dans le châssis d un ordinateur. à Bregille où le pôle accueille des enfants handicapés, puis à Jules-Ferry et enfin à l école Kergomard dirigée par Sarah Depardieu. L édile a insisté sur les investissements concédés pour la jeunesse (environ 1,4 million d euros par an). Niveau structures et bâtiments, Besançon fait office de modèle. Les écoles sont bien entretenues ici. C est un exemple lâchait l inspectrice de l éducation nationale Anne Ottmann. Un bon point pour Jean- Louis Fousseret venu dans cette école datant des années ZOOM cinquante afin de prouver les investissements en terme d infrastructures. Si des établissements ont vu leurs effectifs croître, d autres ont pris le chemin inverse à l instar de Besançon Fourier, Jules-Ferry et Curie. Après les derniers ajustements de rentrée examinés le 6 septembre, le département dispose de 10 postes supplémentaires alors que 28 postes ont été rendus au ministère.au total, 54 796 élèves de primaire ont fait leur rentrée dans le Doubs. E.Ch. Mobilisation à l école Champrond pour une ouverture qui sera accordée. Sur les 10 blocages (avec comptage à la rentrée), 4 fer metures confirmées à : Besançon Fourier élémentaire, Besançon Jules-Ferry élémentaire, Besançon Curie maternelle, Ornans maternelle. Maintien du poste à : Besançon Rivotte élémentaire, Besançon Champagne maternelle, Besançon Lamartine maternelle, Saône maternelle, Besançon Camus maternelle, Besançon Helvétie maternelle. Les données informatiques sont compilées dans ces baies présentées par un membre de la société Néo Télécoms. Sur les 6 ouvertures conditionnelles (en attente du nombre d élèves effectif à la rentrée), 3 ouvertures confirmées à : Audincourt Georges Edme primaire, Besançon Dürer élémentaire, Frambouhans primaire. Pas dʼouverture à : Besançon Vieilles-Perrières maternelle, Étupes Pergaud primaire, Montbéliard sous la Chaux élémentaire. Parmi les situations recensées à la rentrée et examinées lors du groupe École, 13 ouvertures ont été arrêtées : Arc-et- Senans primaire, Baume-les-Dames Breuil élémentaire, Besançon Bourgogne élémentaire, Besançon Granvelle maternelle, Besançon Paul Bert maternelle, Besançon Champrond maternelle, Épenoy-Passonfontaine (R.P.I.), Villers-le-Lac centre élémentaire, Mouthe primaire, GrandʼCombe-Chateleu primaire, Jougne primaire, Fesches-le-Châtel élémentaire, Taillecourt primaire.
12 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 BESANÇON PATRIMOINE Six ans de travaux Rendez-vous sur le toit de la préfecture Jamais depuis sa construction l hôtel préfectoral n avait connu un tel chantier de rénovation. La charpente et la toiture sont intégralement reprises, ainsi que les façades du premier niveau et du rez-de-chaussée. Visite d un chantier étonnant. L immense parapluie qui surmonte la charpente de la préfecture permet aux charpentiers et aux maçons de travailler à l abri et en sécurité. L entreprise Pateu Robert de Besançon taille et remplace les pierres de la corniche qui le méritent. La préfecture de Franche- Comté a disparu sous une immense armature de fer. Une superstructure métallique qui court le long de chaque façade du bâtiment pour former plus haut une sorte de vaste chapiteau bâché qui surmonte la toiture. Ce parapluie spectaculaire permet aux ouvriers qui restaurent l édifice de travailler à l abri des intempéries et en toute sécurité. Il y a 100 tonnes d échafaudages précise Samuel Mesnier, responsable de l immobilier à la préfecture. Il monte l escalier qui conduit dans les combles du bâtiment de la rue Charles Nodier, construit en 1771 à l initiative de l Intendant de Franche-Comté Charles-André de Lacoré. À l arrivée, la porte s ouvre non pas sur un grenier mais sur un vaste chantier où s affairent charpentiers et maçons. Gare où vous mettez les pieds! Car sous vos talons se trouvent les plafonds classés. La moitié de la toiture de la préfecture a déjà été démontée. Une grande partie des pièces de charpente fragilisées par les années et endommagées par les insectes xylophages sont remplacées ou en passe de l être. Certaines pièces de bois qui seront changées mesurent 20 mètres de long. Comme à l origine, la couverture sera faite en ardoise. La particularité de ce chantier est qu il se déroule en site occupé c est-à-dire que l activité préfectorale continue pendant les travaux, d où la nécessité de les mener par tranches successives indique Samuel Mesnier. Le bâtiment est classé. Toutes les opérations se déroulent sous la vigilance de Paul Barnoud, architecte en chef des monuments historiques. Outre la charpente, d importants travaux de maçonnerie ont débuté. Avec le temps, les pierres calcaires de Chailluz aux reflets bleus et jaunes, qui ont servi à la construction de l hôtel de préfecture, s altèrent. Beaucoup s effritent. Elles ont été sondées une par une et répertoriées en fonction de leur degré d usure afin de déterminer celles qui devaient être changées. Elles seront remplacées par des pierres tirées d une carrière en Bourgogne qui ont pratiquement les mêmes caractéristiques que celles de Chailluz. Enfin, les menuiseries extérieures seront également changées. Jamais depuis sa construction ce bâtiment n avait fait l objet d un tel programme de rénovation. Démarré en 2011, il s achèvera en 2016. Les lots ont été attribués à neuf entreprises dont six franc-comtoises. L État engage près de 8 millions d euros dans l entretien de ce patrimoine avec l objectif de lui redonner son allure d origine. C est pourquoi un élément d architecture qui avait disparu sera réintégré. Il s agit des balustres de pierre qui vont couronner le bâtiment. D ailleurs, leur mise en œuvre côté jardin nécessite de modifier légèrement la forme du dôme de la préfecture. T.C. Ici, le gabarit en bois des futurs balustres qui couronneront la préfecture.
BESANÇON La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 13 SOCIÉTÉ Fin juin, Najat Vallaud-Belkacem a fait part de ses intentions de voir disparaître la prostitution, appelant le gouvernement à se donner les moyens de le faire. Les propos de la ministre des Droits de femmes ne sont pas passés inaperçus auprès de ceux qui militent pour une société sans prostitution. Mais habitués aux effets de manche, ils attendent que la déclaration abolitionniste de l élue soit maintenant suivie de faits afin de clarifier une fois pour toutes la position de la France sur le sujet. Notre pays se dit abolitionniste et pourtant il tolère la prostitution à condition qu elle s exerce en dehors de la voie publique. Seul le racolage passif, sur la rue, est condamnable. Le projet de loi de Najat Vallaud-Belkacem va plus loin puisqu il intègre la pénalisation du client comme c est déjà le cas en Suède par exemple. La délégation bisontine du Mouvement du Nid qui accompagne les prostituées Abolition de la prostitution Le Mouvement du Nid prône un changement des mentalités L antenne de Besançon du Mouvement du Nid est favorable au projet de loi de Najat Vallaud-Belkacem d abolir la prostitution. Il faut que l État s en donne les moyens dans un contexte où l avenir d associations locales comme le Nid est directement menacé. Que les mentalités changent. est attentive à la tournure du débat. Nous sommes pour la pénalisation du client. En revanche, on est contre la condamnation pour racolage passif qui place les prostituées dans une situation de délinquant sexuel, alors qu elles sont victimes. Ce que nous voulons surtout éviter, c est qu un jour la prostitution soit reconnue comme un métier et les proxénètes finalement comme des chefs d entreprise ironise Marion Beauvois, chargée de développement à la délégation du Doubs du Mouvement du Nid. Si des prostituées manifestent un peu partout en France en réaction au projet de loi de Najat Vallaud-Belkacem, revendiquant leur statut de travailleuses du sexe, l association estime que ces levées de bouclier ne doivent pas venir dissimuler la réalité glauque vécue par la majorité des prostituées qui n ont pas choisi de faire commerce de leur corps. 90 % des prostituées sont sous la coupe d un proxénète. Il y a peut-être des filles qui se prostituent car elles l ont délibérément choisi, mais beaucoup d autres, prises dans des réseaux, vivent une misère sociale remarque Marion Beauvois. La question est complexe. Pour le Nid, il faudra plus qu une loi pour abolir la prostitution. Si l on veut que la prostitution disparaisse, il faut que les mentalités changent et que l on torde le coup aux idées reçues. Les mentalités ne sont pas forcément prêtes estime Solène, une des sept bénévoles du Nid qui vont à la rencontre des prostitués de Besançon pour leur proposer un accompagnement. Mais voilà, on ne retourne pas facilement un imaginaire collectif qui a élevé la prostitution au rang de plus vieux métier du monde. L information, auprès des jeunes en particulier, est un travail de longue haleine. Il arrive aux bénévoles du Nid d intervenir dans des établissements scolaires pour faire ce travail de sensibilisation. Le 15 novembre, l association organise une journée de formation à Besançon à destination des travailleurs sociaux pour les aider à mieux appréhender la prostitution. Dans sa démarche abolitionniste, le gouvernement aurait intérêt à s appuyer sur un réseau de structures comme le Selon le mouvement du Nid, les prostituées à Besançon sont frappées par la misère sociale. Nid qui œuvrent au quotidien dans l espoir de voir reculer la prostitution. Le paradoxe est que ces associations n ont pas de moyens pour agir. L avenir de l antenne du Nid à Besançon est même directement menacé. Le contrat aidé de Marion Beauvois, seule salariée de l association, s est arrêté cet été. Il n a pas été renouvelé faute de moyens financiers. Si la jeune femme continue son action en tant que bénévole, elle espère une prise de conscience de la part des pouvoirs publics sur la nécessité de soutenir des structures comme le Nid à Besançon qui n ont pas attendu le projet de loi pour s inscrire dans une démarche abolitionniste de la prostitution. T.C.
14 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 BESANÇON SANTÉ Rue de Belfort Une Retraite rajeunie d hébergement pour personnes âgées La Retraite fait l objet d une rénovation L établissement totale au 132, rue de Belfort. D une capacité de 123 lits et 10 places d accueil de jour, cette reconstruction viendra compléter l offre en direction des personnes âgées dépendantes à Besançon. La résidence La Retraite appartient à la Mutualité Française Doubs qui poursuit ses activités médicosociales dans le champ de l économie sociale à but non lucratif. À l horizon 2014, le nouvel E.H.P.A.D. La Retraite et son extension Paul Bert (fin 2013) pourront accueillir 193 résidents. La construction dont la première pierre a été posée le 14 septembre va respecter les nouvelles normes environnementales. Pierre Alixant, président de la Mutualité Française Doubs, a posé la première pierre en présence du président du Conseil général du Doubs. PATRIMOINE Cela ressemble un jeu. Découper, coller, assembler, monter et enfin contempler. 14 maquettes pédagogiques en 3 dimensions représentant les fortifications de Vauban sont offertes aux élèves du département pour appréhender l architecture fortifiée d une manière originale. Les enfants - de primaire et collège - en créant la Citadelle de Besançon découvriront comment l architecte a procédé pour bâtir la citadelle de Saint-Martin-de- Ré, la Tour de la Hougue, Les sites Vauban en 3 dimensions PATRIMOINE Peu de Bisontins le savent : cette maison est la plus ancienne de la capitale comtoise, ses éléments les plus vieux datant de 1220. Et peu de Bisontins, lorsqu ils flânent du côté du marché beaux-arts, ont la curiosité de jeter un œil à l intérieur de la cour, rare témoin du Moyen-Âge à Besançon avec son étonnante galerie sculptée en bois, datant du XV ème siècle. Mais la vénérable demeure, ancien hôpital du Saint-Esprit et propriété de la communauté protestante de Besançon depuis 1975, est en mauvais état, malgré une rénovation menée en 1972. Pour restaurer l édifice, il faut rassembler 1,3 million d euros au total. Les travaux sont subventionnés à hauteur de 80 %, il reste donc 260 000 euros à trouver, c est la raison pour laquelle nous lançons une souscription publique avec l appui de la Fondation du patrimoine lance Serge Dominici, membre de l association des amis de la Tour du Saint-Esprit. Toute personne intéressée pour souscrire (les dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66 %) doit contacter la fondation du patrimoine au 03 81 47 95 14. Culte protestant La tour du Saint-Esprit attend ses mécènes Une souscription a été lancée pour restaurer la tour de l ancien hôpital du Saint-Esprit, rue Goudimel à Besançon. Les écoliers mettent en maquette la Citadelle Avec l appui du Crédit Agricole de Franche-Comté, des maquettes en 3 dimensions sont offertes aux élèves du Doubs. Ils pourront reproduire les sites majeurs du Réseau Vauban, de la Citadelle de Besançon à Mont- Dauphin. Élisabeth Eychenne, directrice du Crédit Agricole de Franche-Comté et la représentante de la fondation Crédit Agricole Pays de France remettent une maquette à Jean-Louis Fousseret. la porte royale de fort Médoc, la lunette d Arçon, Mont-Dauphin, ou notre Citadelle. Valoriser le patrimoine, c est le meilleur moyen de le protéger rappelle Élisabeth Eychenne, directrice du Crédit Agricole de Franche-Comté. La banque coopérative s est portée mécène en offrant 17 000 euros via sa fondation. Jean-Louis Fousseret, président du Réseau des sites majeurs ne pouvait que s en féliciter. Pour les professeurs, ces maquettes peuvent être utilisées en complément du manuel pédagogique du livre Les fortifications de Vauban. Lectures du passé, regards pour demain, lauréat du prix du patrimoine culturel de l Union européenne. Les maquettes sont librement téléchargeables sur www.sites-vauban.org RÉCOMPENSE L édifice à sauver est la plus vieille bâtisse de Besançon, elle se situe rue Goudimel. École des Beaux-arts Pauline Repussard, Prix du Jeune Talent 2012 Cette artiste utilise l art contemporain pour nous offrir sa propre lecture du monde et nous renvoyer à une réalité pas toujours réjouissante. à Morteau, le 28 août, que Pauline Repussard a reçu le Prix du Jeune Talent 2012 des mains de Daniel Maugain, président C est de l association Le Jura Français qui le décerne. Cette distinction confirme le talent de cette jeune plasticienne de 28 ans diplômée de l École Supérieur des Beaux-Arts de Besançon. Artiste au style très affirmé, Pauline Repussard chemine dans l art contemporain par divers affluents. Elle n est pas recroquevillée sur une matière, sur un thème, sur un genre comme la peinture ou la sculpture, qu elle explorerait indéfiniment. Elle ne recherche pas l esthétisme à tout prix. À travers chacune des œuvres elle offre au public, sa propre lecture d un monde imparfait. Pour donner plus de force encore à son message, il lui arrive d être partie prenante d une création éphémère comme ce fut le cas en 2009 lors de la biennale d arts plastiques. Agenouillée dans une cage de verre, elle a gonflé des sacs plastiques jusqu à disparaître sous eux, laissant au spectateur un sentiment de beauté ou de malaise. L artiste a dit à sa manière que la prolifération de ces sacs étouffe la vie dans les océans par exemple. Sa performance physique a été particulièrement remarquée. Pauline Repussard n hésite pas à s emparer des matières qu elle récupère pour créer des œuvres qui font écho à l actualité. Ainsi elle a utilisé du polystyrène de cartons d emballage pour réaliser une grande variété de moulages en ciment blanc, œuvres insolites qui pouvaient être interprétées comme une critique de l urbanisation. Enfin, lors d une résidence, elle a réalisé un coffret de modules en céramique lisse, de forme ronde, avec des encoches permettant des assemblages et constructions multiples. Cette création a été jugée assez remarquable par l Institut des Beaux-Arts de Besançon qui a décidé de créer une collection des œuvres des anciens élèves. Pauline Repussard s investit également dans la promotion de l art contemporain. Avec deux autres personnes elle a fondé le collectif Track Now, qui organise des événements auxquels sont associés plusieurs artistes. T.C. Depuis 2009, Pauline Repussard a participé à 16 expositions et a été commissaire à deux reprises.
16 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 EN BREF Musique Dimanches Musicaux à l I.U.F.M. du Fort Griffon à Besançon dimanche 28 octobre à 15 h 30 à l espace culturel Le gymnase, fort Griffon à Besançon. Concert de piano de Léonie Chappard-Rosier. Au programme, Beethoven, Prokofiev, Faure, Liszt Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Combattants L association des Gueules cassées, victimes des différents conflits, tient son assemblée régionale annuelle samedi 20 octobre à 9 heures au restaurant Achard à Pirey. Renseignements sur www.gueulescassees.asso.fr Saône-Rhin La prochaine assemblée générale de l association Saône- Rhin Europe qui défend toujours la pertinence d une liaison fluviale entre la Saône et le Rhin se tient à Besançon vendredi 19 octobre à 14 heures (lieu à définir). Renseignements au 03 81 87 59 27. CIRCULATION Bouchons en vue Le ras-le-bol des policiers municipaux Les agents réclament une revalorisation salariale au regard des efforts consentis depuis le début d année pour améliorer le trafic routier bisontin. Ils menacent de faire grève aux heures de pointe. La mairie semble inflexible. Moins de présence au centre-ville. Ils en ont ras la casquette. Pour ne pas dire ras le képi. Qu il vente, qu il pleuve, 52 policiers municipaux de Besançon sont mobilisés matin et soir depuis huit mois aux carrefours de la ville pour désengorger le trafic. Ils avaient déposé un préavis de grève à la date du jeudi 20 septembre. Leur mission, au départ provisoire, semble devenir permanente. D où l inquiétude, voire l agacement. Ils réclament une revalorisation salariale à la mairie de Besançon qu ils n ont pas obtenue. La mairie se montre d ailleurs inflexible quant à une éventuelle augmentation témoigne un syndicaliste de Force Ouvrière. Loués pour leur travail aussi bien par leur direction que par les automobilistes, les agents espèrent néanmoins ce retour sur investissement en réclamant des points supplémentaires (environ 6) sur leur barème I.A.T. (indemnités administratives et techniques), bonus qui sera comptabilisé pour leur retraite. Le salaire d un brigadier avoisine les 1 650 euros (sans les primes) et 1 900 euros en fin de carrière, ce qui serait plus bas que dans d autres villes de la même taille déclare un policier. Preuve de leur bon travail : une patrouille, sur demande expresse du cabinet du maire, a filé dans le quartier des 408 BESANÇON Les policiers municipaux mobilisés aux carrefours bisontins demandent un retour sur investissement. pour débloquer la Citroën du maire de Besançon, engluée dans les bouchons. En quelques coups de sifflet, la police municipale a rétabli la situation. Face à une situation qui risque de perdurer jusqu en 2015 voire après la mise en service du tramway, les policiers imaginent une grève illimitée. Aux heures de pointe, c est-à-dire les matins et soirs, ils ne feront plus la circulation. Bouchons en vue! Outre des signes de lassitude face à ce travail ingrat, certains fonctionnaires entrevoient des signes de fatigue physique. Et se retrouver à la circulation n est pas le côté du job le plus passionnant d autant que leurs horaires de travail ont changé. Revers de la médaille à cette présence sur le bord de route : le centre-ville est mis de côté. Des commerçants l ont constaté avec moins de présence policière lors de la fermeture des commerces au cœur de Besançon. Les agents n ont pas - encore - le don d ubiquité même si trois nouveaux agents ont été embauchés pour faire face à ce surplus de travail. E.Ch.
La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 BESANÇON 17 LOISIR Photographes débutants et confirmés Leçon de photographie de Patrick Cailloz Ce Bisontin a quitté l enseignement pour revenir à son premier métier : la photographie. Une passion qu il transmet désormais aux photographes amateurs qui veulent progresser en leur proposant différentes formules de cours. Pas facile de faire une bonne photo lorsqu on ne maîtrise pas les fondamentaux. Savoir utiliser la lumière, obtenir un cadrage efficace, jouer avec la profondeur de champ pour donner de la force à un portrait ou à un paysage, réfléchir à la composition de l image, tout cela s apprend. Ce sont ces grands principes que Patrick Cailloz enseigne à ses élèves. Photographe professionnel, ce Bisontin qui a fait un crochet par l Éducation nationale, a mis au point des formations qui s adressent aux débutants qui pataugent avec la technique, et aux amateurs confirmés qui veulent affiner leur style. Objectif commun : prendre toujours plus de plaisir à faire de la photo. Nous sommes passés par le stade de l abondance d images avec l avènement du numérique. Mais il y a actuellement une demande de qualité de la part des photographes amateurs observe Patrick Cailloz qui y répond par la formation. Ses cours ont lieu le soir à son atelier. Les gens viennent, on discute des difficultés qu ils rencontrent en photographie, Une demande de qualité. j explique des notions telles que la vitesse ou la profondeur de champ, et je donne des exercices pour la semaine suivante résume-t-il. Ses formations s étendent sur quatre séances au terme desquelles les débutants sont Photographe professionnel, mais aussi enseignant, Patrick Cailloz mêle ses connaissances techniques à la pédagogie pour donner aux photographes amateurs les clés pour faire une bonne photo. familiarisés avec les principales fonctions de leur appareil qui leur semblaient obscures jusque-là. Aux photographes plus confirmés, Patrick Cailloz propose aussi le rendez-vous du dimanche à Besançon, ouvert à une douzaine d élèves. La première rencontre est prévue le 14 octobre à la Gare d Eau. Nous allons travailler sur le thème de l eau. On s intéressera à des notions comme le reflet, la vitesse d obturation. Je préciserai le sujet, les photographes partiront en reportage. Nous visionnerons ensuite leurs images. Dans l énoncé de l exercice, il y aura forcément une difficulté pour leur permettre de progresser. Chacun apprendra à choisir les bonnes photos à travers la multitude de clichés réalisés, ce qui est plus simple à dire qu à faire. Le second rendez-vous du dimanche aura lieu à Chailluz sur le thème de la forêt. Comme il n est pas à court d idées, Patrick Cailloz réfléchit encore à une nouvelle formule, des stages d un week-end, qui permettraient à des photographes de s immerger dans un sujet, comme le portrait, pour en comprendre toutes les subtilités. Rens. : http://cours.photographie-besancon.fr Tél. : 06 73 54 20 43 Courriel : cours@photographie-besancon.fr EN BREF Saône Exposition des sculptures de l artiste Viviane Litzler à la médiathèque de Saône L outo jusqu au 29 septembre. Entrée libre. Buralistes Le 6 septembre, les buralistes manifestaient leur colère devant le tabac Le Flash, rue Risler à Besançon. Motif de leur grogne : le projet de directive de Bruxelles sur la mise en place de paquets de cigarettes génériques et la suppression des linéaires tabac dans les établissements. Selon eux, c est le marché parallèle du tabac déjà évalué à plus de 20 % qui va s en retrouver favorisé avec une explosion prévisible de la contrebande. Logement Grand Besançon Habitat a inauguré sa toute nouvelle résidence, Gaïa, sur la ligne de crête des Hauts-du-Chazal. 35 logements disposés au cœur d un îlot verdoyant. La résidence fait partie des reconstrcution hors site réalisées par l organisme logeur dans le cadre du pland de renouvellement urbain de Planoise.
18 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 BESANÇON ADMINISTRATION Moins de fonctionnaires ou plus d immigrés? Pour des papiers, il faut se lever tôt! Jusqu à deux heures d attente pour être reçu au service immigration et intégration de la préfecture de Besançon. Rencontre avec un Algérien venu étudier à Besançon. Il attend la prorogation de son titre de séjour pour s inscrire en 3 ème année de faculté. Vendredi, 9 heures, à la préfecture de Besançon. Depuis plusieurs mois, les matinées se suivent et se ressemblent avec des files d attente toujours plus longues. L une d elle serpente depuis le hall d accueil pour s étendre jusqu à l extérieur du bâtiment. Par chance, cette matinée de fin d été est ensoleillée. Du coup, environ soixante personnes prennent leur mal en patience. Parmi elles, on compte de nombreux ressortissants étrangers venus chercher un titre de séjour ou une prorogation de leur droit de rester sur le sol français. Entre SPORT le bureau des cartes grises et le service de l immigration et de l intégration (S.I.I.), des destins d hommes et de femmes se croisent. Karim (1) fait partie de ces étran- 25 000 étrangers reçus par an. Du B.R.C. à l O.L. gers. Algérien d origine, le jeune homme étudie à Besançon depuis 2008 et s inscrit en troisième année d administration économique et sociale et études politiques. Pour que son entrée à la faculté soit validée, il a besoin d un titre de séjour valide. Je suis venu (re)déposer mon dossier renouvelant mon titre de séjour d un an. J espère l avoir rapidement pour m inscrire à la faculté. La préfecture va me donner un récépissé avant que le titre me soit retourné depuis Paris. J espère le recevoir dans deux mois minimum dit-il. Le jeune homme prend avec philosophie les longues heures d attente : Si on arrive à 8 heures, l attente est d environ une heure. Mais si vous arrivez plus tard, vous pouvez rester jusqu à trois heures. Heureusement, Rosalie Vilaplana a fait ses valises pour l Olympique Lyonnais La joueuse du B.R.C. vient d être recrutée par l O.L. où elle joue en division honneur. Autre décor, autre rythme. À18 ans, son bac en poche, Rosalie Vilaplana a quitté Besançon pour Lyon. C est le sport qui la conduit à changer de ville. La jeune fille joue au football, une discipline qu elle pratique depuis l âge de six ans au B.R.C. (Besançon Racing Club). La saison dernière, à la fin du championnat de Division Honneur, elle a passé les tests pour rejoindre l Olympique Lyonnais. Excusez du peu! Les essais ont été concluants. L entraîneur m a demandé si j étais intéressée pour venir. Après avoir passé le bac, j ai décidé de partir explique Rosalie Vilaplana qui fait partie des quatre joueuses que l O.L. a recrutées. Une telle opportunité ne se refuse pas. Changement de décor et de rythme, même si l équipe avec laquelle elle évolue joue aussi en division honneur comme Besançon. Il s agit toujours de sport amateur mais le prestige n est pas le même. L O.L. est un club plus reconnu au niveau du foot féminin. Son équipe fille de D1 a remporté le championnat de France, la coupe de France et la Ligue des Champions, un triplé historique. À raison de quatre entraînements par semaine et d un match, la footballeuse est assurée de progresser. Je suis venue ici pour cela. Le B.R.C. a été un très bon club formateur pour moi. C est grâce à lui que j ai pu partir reconnaît Rosalie Vilaplana qui prend petit à petit ses marques à Gerland. C est un peu stressant, mais j ai été très bien accueillie par l entraîneur Julien Legrand qui fait tout pour intégrer les nouvelles recrues. La footballeuse est à l O.L. pour deux voire trois ans. Pendant toute cette période, elle va renforcer son capital physique et technique sans jouer à un niveau supérieur à la D.H. Ce n est pas possible de monter car le club a déjà une équipe en nationale. Cependant, mon objectif est de jouer à terme à un plus haut niveau. Pourquoi pas en D2 dans une autre ville peut-être. Mais c est beaucoup de boulot. L agenda de Rosalie Vilaplana est chargé puisqu elle mène de front ses études de droit et le foot. Et pourquoi pas devenir pro? Les filles ne sont jamais vraiment professionnelles même lorsqu elles jouent au plus haut niveau. Ce n est pas comme les garçons. C est pour cela que les joueuses font des études et gardent leur métier pour pouvoir vivre une fois leur carrière sportive terminée vers 33 ans. La Bisontine Rosalie Vilaplana a attrapé le virus du foot après la coupe du monde de 1998. la préfecture ne ferme pas les portes et vous reçoit. La dernière fois, je suis ressorti à 15 heures dit le Maghrébin. Au sein de la file d attente, une personne se mêle à la conversation pour faire part de son mécontentement : J ai attendu trois heures la dernière fois! coupe un homme d environ trente ans. À la préfecture de Lyon ou Strasbourg, c est plus rapide commente-til. Difficile à vérifier. Face à ce constat, une question : y a-t-il moins de fonctionnaires au service S.I.I. ou plus d immigrés? La préfecture ne répond pas mais précise que durant les périodes d ouverture, le délai moyen d attente varie de 1 heure à 1 heure et demie. Vendredi matin ordinaire avec environ 2 heures d attente pour un rendez-vous au Service de l immigration et Intégration à la préfecture de Besançon. Toutefois, il est à noter que toutes les personnes qui se présentent avant l heure limite de fermeture sont reçues : dans la pratique, l amplitude d ouverture est donc supérieure à celle annoncée. En dehors de ces créneaux horaires d accueil (les lundis et mercredis de 8 h 30 à 11 h 30 et le vendredi de 8 h 30 à 14 h 30), le reste du temps est consacré à l instruction des dossiers déposés à la fois aux guichets et par correspondance. Une permanence téléphonique est assurée les lundis et mercredis après-midi. Au total, ce service enregistre environ 25 000 visites de ressortissants étrangers par an. La création du pôle accueil opérationnel en septembre permet par ailleurs un pré-accueil renforcé dit la préfecture. Il assure la vérification de la complétude des dossiers de demandes de titres de séjour permettant d éviter des attentes inutiles. Karim ne prétendra le contraire. Un papier oublié = une matinée gâchée. L homme reste encore optimiste : On sent plus de facilité avec le gouvernement Hollande. Avec la circulaire Guéant, il y avait un flou.aujourd hui, les agents qui nous reçoivent savent où ils vont. Rassuré, cet Algérien-Bisontin a les cartes en main pour valider sa troisième année L avenir lui appartient. E.Ch. Les perles du conseil Les phrases-cultes des élus bisontins Conseil de communauté du Grand Besançon du 13 septembre 2012 On connaissait la chanson de l été. Voici la surprise de l été, signée Martine Jeannin (Groupe centre Droit) : Avec la Mission locale, tout allait bien jusqu à cette surprise de l été où l on apprend le déficit de la structure! dit l élue. Jean-Louis Fousseret, attaqué par la droite sur sa soi-disant faible mobilisation sur le dossier de la Mission locale, rétorque : J ai mouillé ma chemise pour Camponovo et aussi pour la Mission locale cet été. Mais contrairement à vous (il pointe du doigt Michel Omouri), je ne fais pas un communiqué de presse à chacune de mes interventions. Jean Rosselot (U.M.P.) au sujet du parc scientifique et industriel de Besançon Témis : J aimerais Monsieur le Président moins d autocongratulations de votre part et plus de recherches de partenaires. Toutes les grandes villes ont des parcs scientifiques! Réponse de Jean-Louis Fousseret : Je vous donne un exemple : l Établissement français du sang qui s y construit va devenir le pôle français des nouvelles biothérapies. Michel Omouri (U.M.P.) relève un point technique quant à la création d Aktya, société anonyme d économie mixte qui remplace la S.A.I.E.M.B.-I.E. (location d immobilier d entreprises) : La banque Dexia ne prête plus d argent à Besançon mais elle reste actionnaire. Pourquoi est-elle toujours membre? Réponse (après réflexion) de Jean-Louis Fousseret : De toute façon, elle ne touche pas de dividendes. Quand le politique ne peut répondre à la question de Martine Jeannin sur la friche commerciale (magasin de bricolage) à Dannemarie-sur-Crète. Que va-t-il devenir? : C est un projet privé auquel la mairie n a aucune emprise répond Gérard Galliot. Jean Rosselot, encore lui : Monsieur le Président, vous travailliez avec des filets de sécurité mais maintenant que votre gouvernement est au pouvoir, ces filets ont disparu! À la sortie de la salle du conseil municipal, les élus des 59 communes du Grand Besançon ont eu droit à un accueil inhabituel. La F.C.P.E. du Doubs avait mobilisé une vingtaine de parents d élèves venus réaffirmer leur mécontentement suite à l augmentation des tarifs Diabolo en agitant des pancartes. Des élus ont signé la pétition.
BESANÇON La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 19 AMÉNAGEMENT Mobilisation qui se poursuit Les Vaîtes voient gris Les habitants des Vaîtes fondaient beaucoup d espoir dans la décision du juge des expropriations. Finalement, ce dernier a décidé de donner raison aux collectivités en validant le prix de vente du mètre carré à 8,05 euros. La municipalité de Besançon et l Agglo ont pris l avantage dans le bras de fer qui les oppose depuis plusieurs années maintenant à l association Les Vaîtes. Le juge des expropriations n a pas contesté la légitimité du prix de 8,05 euros le mètre carré proposé par les collectivités aux propriétaires de foncier concernés par deux projets : le tram et la construction du futur écoquartier des Vaîtes. Évidemment, ce prix vaut pour des terrains classés aujourd hui en zone non constructible mais qui le deviendra. L argument de l association qui consistait à dire que ces surfaces allaient être dédiées à de l habitat, et qu à ce tire le prix du mètre carré devait être revu à la hausse par la collectivité, a été déclaré irrecevable par le juge des expropriations regrette Éric Daclin, porte-parole des Vaîtes. Cependant, l association ne baisse pas la garde. Réunie en assemblée générale le 14 septembre, elle a décidé de soutenir l action de trois propriétaires qui ont décidé de faire appel de la décision du juge, refusant ce prix de 8,05 euros. Nous allons leur donner un coup de pouce financier de 1 000 euros à chacun pour les aider en appel. Nous leur accordons ce soutien car nous fondons beaucoup Les Vaîtes ont encore l espoir de voir ce tarif revalorisé en appel. d espoir sur la poursuite de l action judiciaire car il y a encore une chance de voir réévaluer ce prix ajoutet-il. L association est consciente qu à ce stade, la situation se complique. Le vent tourne. Si la décision en appel est défavorable aux propriétaires, sauf à aller en cassation avec des arguments solides, chacun devra se résigner à accepter ce tarif de 8,05 euros. COMMERCE Le31 août au soir, la librairie Camponovo a fermé ses portes. Pour combien de temps? Jusqu au 11 octobre, date à laquelle elle est censée rouvrir. En attendant, les 39 salariés sont en chômage partiel. Jean-Jacques Schaer, le P.D.G. en a décidé ainsi. Il semble persister dans une stratégie qui consisterait à couler le bateau livre de la Grande rue, avec tout le personnel de bord, l accusant d avoir cassé son outil de travail. À la fin de l histoire, seul le capitaine réchapperait du naufrage. L affaire Camponovo qui dure depuis des mois a pris la forme d un immense gâchis. On sait que les relations entre Jean- Jacques Schaer et ses salariés sont irrémédiablement altérées. On sait aussi que la solution pour sortir Le projet de librairie au centre-ville Camponovo se meurt mais le livre n est pas mort Alors que les jours de la librairie Camponovo sont comptés, un projet de librairie est en préparation dans la friche du Plazza rue des Granges. Un maximum de libraires repris. la librairie de l impasse économique dans laquelle elle se trouve est de la vendre. Le P.D.G. a longtemps déclaré avoir des propositions d achat. Pour autant, il n est pas allé au bout de la transaction avec l acquéreur le plus sérieux qui se présentait, Michel Méchiet associé-gérant de la librairie l Intranquille à Pontarlier. Nous nous sommes heurtés à un mur regrette Michel Méchiet. Nous étions prêts au rachat. On s était mis d accord sur le prix. Il ne manquait que des éléments comptables et l état actualisé des nantissements, qu il ne nous a jamais transmis. Fin août, le libraire du Haut-Doubs a jeté l éponge. C est à se demander si Jean-Jacques Schaer a véritablement l intention de vendre la librairie, ou d attendre Libraire à Pontarlier, Michel Méchiet s intéresse au Plazza. qu elle s éteigne pour céder le fonds à un investisseur qui y installerait une autre activité. Quelle que soit sa volonté, il est le seul décisionnaire dans cette affaire privée. La disparition de Camponovo laisserait un grand vide au centre-ville qui pourrait être comblé rapidement sous l impulsion de Michel Méchiet. En effet, l entrepreneur a engagé les négociations pour implanter une librairie dans la friche du Plazza. Le dossier devrait être finalisé dans les toutes prochaines semaines. Ce projet est de nature à adoucir l amertume des salariés de Camponovo. Le cas échéant, je reprendrais un maximum de libraires annonce Michel Méchiet.
20 BESANÇON La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 LE FEUILLETON DU TRAM Des révisions coûteuses Nancy s interroge sur l avenir de son tram La communauté urbaine du Grand Nancy doit débourser 14 millions d euros pour la révision complète de son tram-pneus afin qu il circule jusqu en 2020-2022. La collectivité s interroge dès maintenant sur le choix d un nouvel équipement pour le remplacer à cette échéance. Le bus à haut niveau de service fait partie des scénarios possibles. Le Stanway de la ligne 2 entrera en service en septembre 2013. Le coût du projet B.H.N.S. est de 60 millions d euros selon la communauté urbaine du Grand Nancy. On ne refera pas le débat du tram. Mais ce n est pas parce que les travaux de construction sont bien engagés à Besançon qu il ne faut plus regarder ce qui se passe ailleurs. La communauté urbaine du Grand Nancy mène actuellement une réflexion autour de l avenir de son tramway sur pneus qui a connu de multiples déboires depuis sa mise en service en 2001. Avec Caen, elles sont les seules villes de France à avoir opté pour ce concept fabriqué par Bombardier. Or, douze ans après l ouverture de la ligne 1, et malgré une réussite commerciale du tram (plus de 40 000 voyageurs transportés chaque jour, soit environ 40 % de la fréquentation totale du réseau), Nancy doit à nouveau passer à la caisse pour la maintenance de cet équipement si elle veut continuer à l exploiter jusqu en 2020-2022 comme le préconise le Conseil général de l environnement et du développement durable (C.G.E.D.D.). Cette entité qui émane du ministère de l Écologie ne laisse pas d autres choix que celui de procéder aux grandes révisions qui vont durer jusqu en 2014. Coût de l opération : 14 millions d euros, soit 560 000 euros hors taxes par véhicule (il y en a 25). Voilà le prix à payer pour que le tram puisse continuer à circuler dans de bonnes conditions. L État, qui avait encouragé à l époque Nancy et Caen dans cette voie, va contribuer aux révisions à hauteur de 3,75 millions d euros. C est le poids financier de la maintenance du tram qui invite aujourd hui la Communauté Urbaine du Grand Nancy à s interroger sur l avenir à donner à cet équipement. Le C.G.E.D.D. recommande d engager une réflexion sur le retrait du matériel et d étudier les alternatives et scénarios de remplacement remarque la collectivité. En résumé, à Nancy, les jours du tram-pneus sont comptés. Plusieurs pistes d évolution sont annoncées pour la ligne 1 à l échéance 2020-2022. La première est la mise en place d un bus à haut niveau de service Il offre tous les avantages. (B.H.N.S.), la seconde consisterait à équiper la ligne d un TransLohr (tramway sur pneus doté d un guidage par rail central), et la troisième est un tramway sur rails. Un délai de huit ans est nécessaire pour préparer et mettre en œuvre un nouveau mode de transport lourd, alternatif au système actuel de la ligne 1 précise la communauté urbaine du Grand Nancy qui va lancer les études pour un nouveau concept dès cette année. À ce stade de la réflexion, les choix sont ouverts et on ne parle pas encore de budget. Un élément viendra peut-être peser dans la décision finale. Il s agit du choix qui a été fait pour la ligne 2 qui reliera le nord et le sud de l agglomération nancéienne sur un itinéraire de 13,5 kilomètres. Pas de tram mais un bus à haut niveau de service pouvant transporter entre 15 000 et 20 000 passagers par jour. Ce B.H.N.S. nouvelle génération s appelle le Stanway. Ce dispositif offre tous les avantages d un tram en termes de confort et de performance pour un coût trois fois moindre et des travaux beaucoup plus légers observe le Communauté Urbaine. Sa mise en service est prévue au mois de septembre 2013. Le montant de l investissement pour cette deuxième ligne est de 60 millions d euros subventionnés à hauteur de 10,3 millions d euros par l Agence de Financement des Infrastructures des Transports de France. L enveloppe comprend la réalisation des parking-relais. Nancy n est pas la seule ville à opter pour le bus à haut niveau de service. À deux pas de là, Metz Métropole fait de même dans le cadre de son programme de restructuration de son réseau de transport en commun. Au tram, cette collectivité a préféré le B.H.N.S. qui circulera en site propre, sur la majeure partie du parcours. Le coût de Mettis, c est ainsi qu il s appelle, s élève à 207 millions d euros pour deux nouvelles lignes qui doivent entrer en service en septembre 2013. T.C.
La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 21 DOSSIER IMMOBILIER : LES PRIX SECTEUR PAR SECTEUR IMMOBILIER De juin 2011 à mai 2012 Volumes en légère baisse, prix en légère hausse Le marché de l immobilier dans le Doubs n a pas retrouvé l euphorie des années fastes. L heure est à l attentisme. Malgré tout, la ville de Besançon garde toute son attractivité. Les notaires du Doubs ont révélé leurs chiffres des transactions immobilières lors de leur traditionnel observatoire de l immobilier qui se tient chaque année à la rentrée à Micropolis. Fidèle à leur habituelle retenue, ils ont distillé un discours plutôt rassurant sur l état du marché qui pourtant a subi un fort dévissage depuis les années d euphorie 2000 à 2007. 2008 et 2009 ont été des années de crise pour l immobilier local, les suivantes amorçaient un lent redressement. L année 2011-2012, elle, a été marquée par une certaine euphorie, sans doute artificielle, avant de chuter de manière abyssale. Les explications de Maître Didier Lance, notaire et président de la chambre des notaires du Doubs : Le volume des transactions dans l ancien a connu une hausse spectaculaire au cours du dernier trimestre 2011 et du mois de janvier 2012 résultant de l effet de levier lié au durcissement de l imposition des plus-values immobilières (+ 106 % en janvier 2012 par rapport à janvier 2011 pour les appartements anciens). Corrélativement, le volume des ventes réalisées au cours des mois suivant cette inflation exceptionnelle a subi une chute abyssale. Mais rapporté aux quatre premiers mois de l année 2011, le premier quadrimestre 2012 est finalement constant. Et depuis ce premier quadrimestre 2012, le volume des ventes semble stagner. Nous entrons dans un nouveau cycle avec une baisse des volumes annoncée prédisent les notaires du Doubs pour la fin de l année 2012, au vu des compromis de vente enregistrés dans les études du département. Sur le plan des prix, l immobilier se maintient plutôt bien. Depuis l an dernier dans le Doubs, les prix ont grimpé de 5,60 % pour les appartements anciens, de 3,50 % pour les maisons anciennes, de 8,30 % au mètre carré pour les terrains à bâtir et de 6,30 % pour les appartements neufs. Depuis le premier trimestre 2012 cependant, le marché du neuf est orienté à la baisse nuance Didier Lance. Pour le reste, on est désormais dans une période de stagnation des prix. Dans l ancien, une des caractéristiques de l année en cours est le creusement des disparités de prix entre les secteurs notariaux. Les notaires du Doubs restent toutefois prudents sur les mois à venir : Bien que les taux d intérêt connaissent un certain recul, imputable en partie à une diminution de la durée des emprunts, la distribution du crédit à l habitat Les maisons de ville sont redevenues un bien rare. connaît une chute sensible depuis le début de l année 2012 affirme M tre Lance. Les professionnels de l immobilier semblent également être dans l attente des futures dispositions fiscales concoctées par le nouveau gouvernement. Avec l aide de mesures fiscales encourageantes, il est probable que le Après l euphorie des années 2000, la crise de 2008-2009, l immobilier est entré dans une phase de redressement lent. Paradoxe, en France, avec 800 000 transactions enregistrées l an dernier, il ne s est jamais vendu et acheté autant de biens. Ce rebond est notamment dû aux incitations fiscales dont l avenir n était pas assuré. Qu en est-il dans le Doubs et dans le Grand Besançon? Si le nombre de transactions s est tassé après un mois de janvier euphorique, les prix, eux, continuent leur lente progression. Notamment à Besançon où la baisse semble enrayée et où certains biens sont toujours très recherchés avec des prix encore orientés à la hausse. Ce dossier spécial immobilier sera aussi l occasion de présenter deux exemples d habitations totalement inédites dans le Grand Besançon : une péniche-maison et une maison de verre marché ne connaîtra pas d effondrement en volume, seulement une baisse raisonnable des prix avance le professionnel qui espère que malgré les incertitudes économiques nationales et internationales les investissements dans la pierre se poursuivront. Dans ce panorama du marché immobilier, loin d être euphorique, Besançon semble plutôt bien tirer son épingle du jeu. Après avoir connu une baisse depuis deux ans, le marché des maisons anciennes par exemple a repris de la vigueur. Les maisons de ville sont redevenues un bien rare et recherché. Leur prix médian a augmenté de 10 % cette année, note Benoît Douge, autre notaire membre de l observatoire. Même tendance haussière pour les terrains à bâtir dans la capitale comtoise, dont les prix ont fait un nouveau bond de 16,4 %. Le prix médian d un terrain est de 136 euros le mètre carré, record départemental (cela signifie que 50 % des terrains vendus le sont à un tarif supérieur à 136 euros le mètre carré). Les appartements anciens à Besançon ont un prix médian de 1 851 euros le mètre carré, avec toujours une grande disparité entre des quartiers comme Saragosse et Orchamps dont les prix ont chuté de 2,5 % et Bregille qui a subi une nouvelle hausse de 10 %. Dans le neuf enfin, Besançon est là aussi sur des records départementaux avec des prix au mètre carré qui ont continué leur Les chiffres-clés Maître Didier Lance est l actuel président de la chambre des notaires du Doubs. hausse (+ 6 % en un an). Le mètre carré médian est affiché à 3 095 euros. Et 25 % des appartements neufs vendus à Besançon le sont à un tarif supérieur à 3 404 euros du mètre carré. Le marché de l immobilier est peutêtre beaucoup moins dynamique qu avant la crise de 2008-2009, c est indéniable, mais les prix font mieux que se maintenir, dans deux secteurs en particulier : Besançon et la bande frontalière. J.-F.H. Appartements Maisons Terrains anciens anciennes à bâtir Doubs 1 770 euros/m 2 170 000 euros 58 000 euros Besançon 1 851 euros/m 2 237 100 euros 91 500 euros France (hors Paris) 2 381 euros/m 2 165 000 euros 60 000 euros
22 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 DOSSIER MAISONS ANCIENNES + 3,5 % sur un an Besançon n est plus le secteur le plus cher La capitale comtoise a été détrônée par certains secteurs frontaliers. Mais les prix des maisons sont à nouveau orientés à la hausse, 10 % de plus par rapport à l an dernier. Le prix des maisons anciennes n a jamais été aussi élevé dans le Doubs avec un prix médian qui s établit cette année à 176 000 euros. Les hausses de prix observées ces deux dernières années (+ 7,6 % et + 3,5 %) ont ainsi effacé les baisses de 2008 et 2009 qui étaient de l ordre de - 4 % par année commentent les notaires du Doubs. Par secteur, ce constat général est à nuancer. Les prix fluctuent entre 121 500 euros (toujours en prix médian) pour Baume-les-Dames, secteur le moins cher du Doubs, et 245 000 euros pour la zone urbaine de Pontarlier. Cependant, les prix restent en deçà des niveaux atteints en 2008 sur Besançon et sa périphérie, sur Montbéliard et sa périphérie ainsi que sur Baumeles-Dames. En revanche sur d autres zones, de nouveaux records de prix ont été établis. C est le cas sur Mont d Or et lacs, sur Morteau et dans la zone urbaine de Pontarlier. Les prix médians atteignent 245 000 euros dans cette dernière, ce qui signifie, rappelons-le, que la moitié des transactions Des clients pour des biens aux prix très élevés. s effectuent à des tarifs supérieurs à 245 000 euros. Et les trois quarts des maisons se vendent à des tarifs supérieurs à 203 000 euros. Sur le secteur de Morteau, un quart des transactions se monnaient au-delà de 280 000 euros. Et c est sur le secteur Mont d Or deux lacs que la hausse est la plus significative depuis trois ans : le prix des maisons anciennes y a fait un bond de 20,5 %. Maîche est le seul secteur du Doubs à avoir subi une baisse cette année (- 3 %). Ce fléchissement s explique par le fait que les maisons anciennes se trouvent désormais en concurrence avec des projets de constructions neuves avec des prix de terrains à lotir qui restent abordables. Du côté d Ornans et de Valdahon, les prix sont à peu près stables avec un prix médian à 163 000 euros. Ceci dit, ce secteur continue à bénéficier par irradiation de sa proximité avec la périphérie de Besançon et surtout de la zone frontalière note M tre Benoît Douge. Besançon a donc perdu sa place de numéro 1, ce secteur est désormais en troisième position avec un prix médian à 237 100 euros (+ 10 % par rapport à l année précédente). À noter néanmoins qu un quart des maisons vendues à Besançon le sont à un prix supérieur à 320 000 euros. Il y a à nouveau des clients pour des biens aux prix très élevés. La bulle des maisons en ville s était dégonflée après 2008. Désormais, on sent un vrai phénomène de retour à la ville. Conséquence : les maisons anciennes sont à nouveau très demandées à Besançon. J.-F.H. Le prix médian des maisons anciennes dans le Doubs (tous les graphiques sont issus de la source Notaires de France- Perval). Le prix médian des maisons anciennes à Besançon. Le prix médian des maisons anciennes dans la périphérie de Besançon.
DOSSIER APPARTEMENTS NEUFS La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 23 + 6,30 % en un an Les prix du neuf ne cessent de grimper Les prix moyens des appartements neufs maintiennent leur progression constatée en 2011. Ils enregistrent une nouvelle hausse de 6,30 %. Le prix moyen d un appartement se chiffre cette année à 2 997 euros par mètre carré dans le Doubs. Le prix de vente médian d un appartement est de 175 000 euros. Sur le plan des ventes, la fin de l année 2011 a été exceptionnelle. Plusieurs raisons à cela : la pierre reste aux yeux des gens une valeur d investissement sûre, le prêt à taux zéro dans le neuf a été maintenu et les gens ont profité de la fin du dispositif Scellier première Les Montboucons tirés vers le haut par Témis. version. Et le Scellier, même modifié, continue à séduire. Il permet encore aux acheteurs d échapper au coup de rabot envisagé sur les niches fiscales observe Maître Christine Viennet, notaire à Besançon. En trois ans, les prix du neuf ont augmenté de 15,1 %. Aujourd hui, dans le Doubs, un quart des transactions dans le neuf se réalise à un prix supérieur à 3 319 euros par mètre carré. Dans la capitale comtoise, les prix du neuf sont encore supérieurs. Un appartement neuf, L évolution des prix dans le neuf pour le Doubs. A Besançon, un quart des appartements neufs se vendent au-delà de 3 400 euros le mètre carré. c est 3 095 euros le mètre carré en prix médian, et un quart des ventes se font désormais audelà de 3 404 euros le mètre carré. Certains quartiers de Besançon ont été dopés ces dernières années. C est le cas des Montboucons tirés vers le haut par la proximité de Témis, des Tilleroyes, non loin de Châteaufarine ou encore des Hauts-du-Chazal dopés par l arrivée imminente de tous les services de l hôpital et par l installation des facultés. Le centre-ville tient toujours le coup et les notaires s accordent à prévoir un effet tramway sur l immobilier neuf à Besançon. Il est à noter que Besançon et sa périphérie totalisent 69 % des ventes réalisées dans le neuf dans le département du Doubs. J.-F.H. Selon M tre Christine Viennet, il y aura certainement un effet tramway dans l immobilier à Besançon.
24 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 DOSSIER APPARTEMENTS ANCIENS + 5,6 % en un an Les prix dépassent ceux de 2008 Le prix au mètre carré des appartements anciens dans le Doubs atteint 1 770 euros, soit 3 % de plus que le niveau record enregistré en 2008 avant la crise. À Besançon, toujours des disparités entre quartiers. L évolution des prix dans l ancien à Besançon. Les prix de l ancien varient du simple au double selon le secteur géographique où l on se trouve. C est dans le secteur de Baume-les-Dames qu ils sont les plus bas et qu ils continuent à baisser avec un petit 976 euros du mètre carré. C est à Morteau que les tarifs sont les plus élevés du département avec un prix médian de 2 086 euros du mètre carré. Cependant, dans ces deux secteurs les prix ont subi une légère baisse cette année tandis qu ils augmentaient dans les autres secteurs. À Besançon, qui représente 56 % des échanges, les prix ont progressé de 4,1 % pour s établir en moyenne à 1 851 euros du mètre carré. Si on entre dans le détail quartier par quartier, c est toujours à Planoise que l on trouve les prix les plus abordables avec 1 254 euros par mètre carré, et, plus surprenant, c est à la Grette qu ils sont les plus élevés (2 064 euros). Il faut compter 1 888 euros en moyenne du mètre carré à Saint-Ferjeux et 2 005 euros aux Chaprais. La proximité de la Boucle reste un facteur important de maintien des prix. Battant est remonté à 2 000 euros du mètre carré dans l ancien. Ce quartier s est enfin approprié cette identité de quartier bobo qu on a voulu lui donner note M tre Frédéric Cartier, notaire. Dans les autres secteurs du Doubs, les valeurs sont les suivantes : 1 552 euros pour Valdahon-Ornans, 1 443 euros pour Maîche, 1 667 euros pour la périphérie de Besançon. À Pontarlier, il faut débourser 1 890 euros par mètre carré en moyenne. Du côté de Mont d Or-lacs, le mètre carré moyen se négocie à Battant est remonté à 2 000 euros. 2 138 euros. On s oriente certainement vers une stabilisation des prix dans ces secteurs De manière générale cependant, le comportement des acquéreurs a changé. Ils sont devenus plus exigeants, rendant les négociations plus longues et les transactions plus difficiles. Une copropriété des années quatre-vingt-dix aux Chaprais ou à Bregille se vendra mieux que les autres. Sur les autres biens, comme les copropriétés des années soixante, les acquéreurs peuvent prétendre obtenir des baisses de prix plus importantes, d autant plus quand les vendeurs sont dans des situations difficiles, genre prêts-relais. Comme pour le neuf, les notaires du Doubs estiment que l arrivée du tram aura une influence sur les prix dans l ancien à Besançon. J.-F.H. Les prix à Besançon, quartier par quartier. L évolution des prix dans l ancien en périphérie bisontine. Le prix au mètre carré par secteur notarial.
DOSSIER La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 25 LES TERRAINS À BÂTIR + 15 % Le prix des terrains en forte hausse Les terrains n ont pas arrêté d augmenter depuis une dizaine d années dans le Doubs. Ils peuvent aujourd hui atteindre des sommets à Besançon et dans certains secteurs du Haut-Doubs. En dix ans, le prix des terrains a bondi de 117,4 %, il a plus que doublé. Cette année encore, les terrains ont subi une hausse de 8,30 % par mètre carré. Dans le Doubs, en moyenne, il faut désormais débourser 65 euros mais les disparités sont grandes entre les secteurs. Ainsi, s il suffit d aligner 43 euros en moyenne à Maîche pour obtenir un mètre carré de terrain constructible, il faudra engager quatre fois plus d argent à Besançon où les prix, qui ont encore augmenté cette année de 16,4 %, sont à 136 euros de moyenne mais flirtent plus souvent avec les 200 euros le mètre carré. Le quart des terrains vendus le sont à un prix supérieur à 144 euros. C est un peu moins cher en périphérie bisontine qui voit se réaliser une vente sur quatre dans le Doubs. Si on se trouve à moins de 10 km de Besançon, il faudra débourser entre 90 et 120 euros, et seulement 30 euros si le terrain se situe à une trentaine de kilomètres de la ville nuance Mtre Sandrine Roux- Foin, notaire. Dans le Haut-Doubs, les terrains paraissent plus accessibles, L évolution du prix des terrains à bâtir dans le Doubs. Le prix des terrains par secteur notarial. quoique. 72 euros de moyenne à Morteau (en baisse de 0,7 %), mais 25 % des ventes se sont faites cette année au-delà de 95 euros le mètre carré. Avec des lotissements qui atteignent les 180 euros, et même les 200 du côté de Pontarlier ajoute-telle. Les prix sont à peine inférieurs dans la région des lacs (jusqu à 170 euros), et beaucoup moindres si l on s éloigne de Pontarlier, mais côté Frasne ou Bulle où les prix redescendent à 90 euros. Le prix global d un terrain à bâtir dans le Doubs se négocie donc à 58 000 euros en moyenne. Il en coûtera, toujours en moyenne, à peine 37 000 euros à Ornans ou à Valdahon, contre près de 104 000 euros à Besançon. J.-F.H. Le volume des ventes a fortement chuté à partir de février, compensant la forte hausse enregistrée en janvier. A Besançon, il faut débourser jusqu à 200 euros pour un mètre carré de terrain.
26 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 DOSSIER FISCALITÉ Le projet de Cécile Duflot Un nouveau dispositif fiscal pour les investisseurs La ministre du Logement travaille sur le nouveau dispositif fiscal qui remplacera le Scellier. Il est annoncé comme plus intéressant du côté des réductions d impôts, mais plus exigeant d un point de vue social. Le prêt à taux zéro pourrait être rétabli sur les logements anciens. Les primo-accédants pourraient de leur côté bénéficier du prêt à taux zéro plus. Adieu au Scellier, bonjour au plan Cécile Duflot. La ministre du Logement propose aux particuliers qui investissent dans l immobilier un nouveau dispositif fiscal qui devrait déboucher sur la construction selon elle de 40 000 logements l année prochaine, alors que le dispositif Scellier ne devrait permettre d en construire que 30 000 cette année a-t-elle détaillé dans un récent entretien accordé au Figaro. Le nouveau dispositif sera plus incitatif fiscalement que le Scellier mais aussi plus exigeant sur le volet social. La ministre du Logement annonce que le taux de réduction Inférieur de 20 % aux loyers du marché. d impôt doit varier de 17 à 20 % selon l investissement dont le montant ne devra toutefois pas dépasser les 300 000 euros. Au final, l investisseur pourra bénéficier de cet avantage fiscal pendant une période allant de 9 à 12 ans, voire plus s il s agit d un logement haute performance énergétique. Cécile Duflot a donc décidé d enfoncer le clou par rapport à la loi Scellier qui ouvrait droit à deux réductions d impôts : 13 % sur 9 On ne sait pas encore si le dispositif imaginé par Cécile Duflot s appliquera à Besançon. ans, ou 17 % sur 12 ans. Mais en contrepartie, la ministre pousse les investisseurs à jouer un rôle social. Pour bénéficier du dispositif, ils devront en effet louer leur logement à un tarif plafonné et surtout inférieur de 20 % aux loyers du marché. Pour favoriser l accès à ces logements aux locataires moins fortunés, les plafonds de ressources seront baissés par rapport au Scellier. Les zones concernées par cette mesure seront également moins nombreuses. On ne sait pas encore si Besançon pourra profiter du nouveau dispositif comme elle a pu bénéficier du système Scellier qui a permis pendant près de quatre ans de dynamiser le marché de l immobilier dans la capitale comtoise. Nous devrions en savoir plus sur cette mesure fin septembre, lors de sa présentation dans le cadre du budget 2013. Publi-information Le compostage collectif, une bonne idée pour réduire ses déchets De plus en plus de copropriétés et d immeubles adoptent le compostage collectif. Pourquoi pas vous? Le SYBERT vous accompagne dans cette démarche écologique et économique. Économique et écologique, le compostage est très facile à mettre en place au pied des immeubles. Pourquoi encombrer vos poubelles de déchets biodégradables alors qu ils peuvent être compostés? Un ménage qui adopte ce réflexe de tri diminue de 30 % le poids de sa poubelle. Un gain non négligeable pour les habitants du SYBERT (Syndicat Mixte de Besançon et sa Région pour le traitement des déchets) qui sont ou seront soumis à la redevance incitative. À ce stade, le compostage présente un double intérêt : écologique et économique. Ce qui est vrai pour l habitat individuel, l est aussi pour l habitat collectif! Le SYBERT aide les habitants à mettre en place des composteurs au pied de leur immeuble. Actuellement, 70 immeubles sont équipés de composteurs Tél. : 03 81 87 85 23 compostage@sybert.fr www.sybert.fr waste on a diet précise Élodie Pauthier, maîtrecomposteur au SYBERT qui se félicite de l intérêt que portent les habitants à ce sujet. L'installation de composteurs peut se faire pour tout type d'immeubles,qu'il y ait 10 ou 300 logements. Il suffit qu un habitant nous en fasse la demande pour qu on engage la démarche. Le projet sera présenté aux copropriétaires ou aux bailleurs pour validation évidemment ajoute Élodie Pauthier. Pour que le compostage collectif fonctionne dans de bonnes conditions, le SYBERT demande à ce que deux habitants volontaires supervisent le fonctionnement des composteurs. Ces guides-composteurs bénévoles, formés gratuitement, serviront de référent aux habitants. Pour s assurer que tout va bien, le SYBERT accompagne les habitants pendant un an. Lorsque dans un immeuble les habitants prennent le pli du compostage, en apportant les déchets biodégradables au composteur, l intérêt n est pas seulement économique et écologique. C est toujours l occasion pour les voisins de se rencontrer soit en déposant les déchets, soit en venant chercher du compost pour leurs jardinières. suis équipé d une poubelle spé- Je me cifique dans laquelle je mets tous les déchets biodégradables comme les peaux d orange, les épluchures de pomme de terre, le marc de café et même les fleurs fanées. Une fois par semaine, je vais la vider sur le compost. C est autant de déchets qui ne viennent plus alourdir ma poubelle classique. Un de mes voisins s est désigné comme guide-composteur. C est lui qui Rue de Savoie, le SYBERT a installé un chalet de compostage pour 700 logements. Deux chalets seront installés dans le quartier des Chaprais. Témoignage La formule est gagnante Philippe habite une copropriété de 7 appartements à Besançon. Avec ses voisins, ils se sont tournés vers le SYBERT pour installer un composteur au pied de leur bâtiment qui a changé leurs habitudes. se charge d entretenir le bac de compost, une tâche qui ne lui prend que quelques minutes par semaine. Au printemps, j ai pu utiliser ce compost pour le jardin, sans cela j aurais dû acheter du terreau. Je suis convaincu qu à court terme le fait que nous ayons mis en place le compost dans notre copropriété va nous permettre de faire des économies sur la facture d ordures ménagères. La formule est gagnante et pas contraignante.
DOSSIER La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 27 CONSTRUIRE Il est toujours possible de transformer une grange en appartement, un atelier désaffecté en loft, et un ancien commerce en garçonnière, à condition de changer la destination du bien avant de s y installer. C est une obligation régie par le code de l urbanisme. Cette opération nécessite au minimum une déclaration préalable auprès des services de l État, et au maximum un permis de construire si les travaux entraînent des modifications sur la structure porteuse. La notion de changement d affectation est parfois confuse dans l esprit du porteur de projet qui ne sait pas toujours à partir de quel moment il doit en faire la demande. En réalité, si l objectif est de transformer en chambre ou en salon un garage attenant à la maison d habitation, alors il n est pas nécessaire de déposer un dossier de changement de destination. En effet, cet espace est déjà considéré comme faisant partie intégrante de la maison d habitation. En revanche, s il y a création d ouvertures, alors la déclaration de travaux s imposera. Grange, commerce, usine Changer la destination d un bâtiment : ce qu il faut savoir Avoir le coup de cœur pour une ancienne usine à transformer en logement d habitation n a rien d anormal. Mais avant d imaginer y vivre et d y poser ses valises, il faut se plier à la procédure administrative qui permet de changer la destination du bien. S il s agit enfin d aménager des combles ou un grenier, dans une copropriété, alors c est le règlement interne à cette dernière qui s applique. J.-F.H. S il s agit de transformer en chambre un garage attenant à la maison d habitation, alors il n est pas nécessaire de faire une demande de changement d affectation. FISCALITÉ Sur délibération du conseil municipal, chaque commune est autorisée à prélever une taxe forfaitaire sur la vente par un particulier d un terrain nu qui a été rendu constructible suite à une modification du plan local d urbanisme. Cette taxe est supportée par le cédant. Elle est assise sur le prix de cession du bien diminué du prix d acquisition indiqué dans l acte notarié. Son taux est de 5 % lorsque le prix de cession est compris entre 10 fois et 30 fois le prix d acquisition, et de 10 % pour la fraction de plus-value située audessus de cette limite indique l agence nationale pour l information sur le logement. Par exemple, si une personne a acquis un terrain non constructible pour la somme de 30 000 euros, et qu elle le revend 150 000 euros alors qu il est devenu constructible, la taxe s appliquera sur la différence 120 000 euros. Choix laissé aux communes Une taxe sur les terrains devenus constructibles C est notamment pour leur permettre de faire face aux frais engendrés par l urbanisation que l État permet aux communes de prélever une taxe sur la vente par un particulier d un terrain nu devenu constructible. Elle est comprise entre 5 % et 10 %. de La taxe diminue si le terrain est classé en zone constructible depuis plus de 8 ans. Dans certains cas de figure, la taxe ne s applique pas. Par exemple lorsque le prix de cession du terrain est inférieur au prix d acquisition, alors le cédant en est exonéré sous certaines conditions. Elle ne s applique pas non plus si la transaction concerne des terrains classés en zone constructible depuis plus de huit ans. Cette taxe qui s applique à Besançon a été créée afin que les communes puissent faire face aux coûts engendrés par l urbanisation liée au classement en zone constructibles de terrains.
Une publication du cabinet Edito Depuis 1993 vous nous faites confiance pour vous accompagner au mieux de vos intérêts dans l organisation et le suivi de votre patrimoine en sollicitant une prestation de conseil indépendante assortie de solutions d investissement personnalisées. Nous ne sommes ni adepte du «prêt à penser» ni du «tout investissement pour chacun» qui se résume à la délivrance d informations stéréotypées accompagnée de produits «standardisés». Par ailleurs la forte attractivité fiscale ainsi que les discours commerciaux «fiscalement bien rôdés» ont encore tropsouvent raison de l objectivité des investisseurs. Plus que jamais tout investissement doit être un instrument qui doit rester au service de vos objectifs familiaux et patrimoniaux. Plus que jamais le contexte actuel requiert une véritable analyse transversale qui impose de s adapter aux mutations macroéconomiques et aux évolutions juridiques et fiscales. Plus que jamais investir dans l immobilier requiert un décodage rationnel et permanent des multiples clés de lecture sachant que la grille d analyse n est pas universelle, quoiqu en dise certains. Ces cahiers et nos conférences s adressent donc aux investisseurs exigeants et soucieux de leur patrimoine et de leur retraite, fiscalisés ou non, qui disposent d une capacité d épargne et qui se demandent comment en faire le meilleur usage possible. Vous et votre patrimoine Le plus important c est vous Situation familiale, professionnelle, patrimoniale, fiscale et sociale. En second lieu il est impératif d établir des stratégies patrimoniales cohérentes à court, moyen et long terme qui prennent en considération vos objectifs, vos comprtements d épargne et vos projets de vie en évitant toutes les tentatives fiscales confiscatoires de rentabilité et de sécurité... Un patrimoine ne se construit pas en fonction de l environnement économique et fiscal à court terme ; mais la conjoncture économique, la réglementation (civile, fiscale et sociale), votre situation ainsi que les marchés immobiliers et financiers, tous évolutifs et non prévisibles, nous obligent à nous adapter en permanence. Accompagnement Tels sont les principes dʼune bonne réflexion patrimoniale que nous appliquons au quotidien pour piloter votre patrimoine. chocs financiers mais également par le débat portant sur la pérennité de notre système de retraite. Préalablement à tout choix dʼinvestissement, sʼil souhaite développer un patrimoine sécurisé et performant, lʼinvestisseur devra donc définir très précisement son profil investisseur dans le cadre dʼune étude patrimoniale fine et rigoureuse. Les startégies dʼinvestissement qui en découleront seront adaptées à sa situation et à ses objectifs et fera appel à une véritable analyse transversale réunissant les compétences nécessaires. Il devra ensuite définir une organisation patrimoniale qui imposera de changer de niveau dʼanalyse à chaque instant afin de s adaper aux mutations économiques et aux évolutions juridiques et fiscales. Un actif tangible, MAIS... Lʼimmobilier, support physique, concret et véritable rempart contre ces tensions et troubles, sʼimpose donc comme une véritable valeur refuge. MAIS une contrainte majeure subsiste : comment limiter les risques prix et marchés et obtenir du rendement? Immobilier locatif : des risques importants Philosophie Sachant qu un bon patrimoine c est d abord une bonne expertise patrimoniale, le conseil ne peut en aucun cas être le fruit du hasard ni d une pensée unique formatée. Notre valeur ajoutée, résultat de notre conseil et de notre indépendance, demeure au service de la famille et du patrimoine. 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Cet appétit des épargnants pour lʼimmobilier dʼinvestissement est favorisé par des incitations fiscales, par le spectre des L analyse du risque L immobilierd investissement n est pas un placement «simpliste» loin d être de tout repos car la détention de cet actif patrimonial, dans ses phases d acquisition, de gestion et de cession comporte des risques significatifs qu il convient de prendre en considération. Les organismes dʼétudes et les spécialistes affirment quʼentre 1998 et 2011 : - les prix de l immobilier ont augmenté de 141% -lerevenu disponible des ménages a augmenté de 43% (soit 3 fois moins) générant une forte chute de leur solvabilité - les loyers ont augmenté de 33% (soit quatre fois moins) réduisant tout espoir de rendement locatif acceptable. Ce phénomène sʼexplique aisément par le soutien «artificiel» de la demande immobilière par des mesures dʼaccompagnement telles que lʼallongement de la durée des emprunts, le maintien de taux dʼintérêt historiquement bas, des mesures financières et fiscales favorables à lʼaccession et des dispositifs dʼinvestissement locatif fiscalement attrayants. Certains marchés locatifs et la loi Scellier sont mis en alerte et sous surveillance car les dernières études recensent près dʼune centaine de villes saturées dʼune offre de biens locatifs nettement supérieure à la demande locative. Malheureusement, la forte attractivité fiscale ainsi que les discours commerciaux «fiscalement bien rôdés» ont eu trop souvent raison de lʼobjectivité des investisseurs. Dans son rapport annuel 2011 la Banque De France craignait déjà les effets d une bulle et redoutait un décrochage du marché. Dans ce climat de surchauffe, certains investissements immobiliers - dont certains «à la mode» - se révèlent très souvent risqués, non rentables, inadaptés à vos objectifs, voir néfastes à vos intérêts patrimoniaux. Il faut donc savoir «raison garder» et éviter la confusion entre «défiscalisation» et «optimisation patrimoniale». Solution Prendre les bonnes décisions au profit dʼactifs immobiliers «patrimoniaux» tangibles, sécurisés, rentables et situés sur des thématiques dʼinvestissement et des marchés pérennes. CONSTATS 1- Lʼessence de la gestion de lʼinvestissement est la gestion des risques. 2- Le risque est plus que jamais la composante essentielle dʼune sélection patrimoniale. 3-Les investisseurs ne peuvent pas maîtriser le rendement locatif. 4- Les pertes se réalisent lorsque vous achetés trop cher. 5- La rentabilité est la résultante de lʼévolution des loyers et valeurs.
Les matelas vont-ils redevenir le support d épargne préféré des Français? En effet au rythme où vont les choses, et dans l environnement actuel, tout cela ressemble de plus en plus à la quadrature du cercle pourqui se pose un minimum de questions. Investiren bourse... Pourquoi pas si on a le coeur bien accroché et si lʼon a une bonne connaissance des marchés. Privilégier l épargne financière sans risques (compte à terme, livret dʼépargne, contrat dʼassurance-vie en euros ) qui préserve votre capital ainsi quʼun petit rendement mais qui voit lʼinflation (2.5% en 2011 source INSEE) et une fiscalité carnivore rogner les revenus du patrimoine. Notre fameux matelas La meilleure solution? Non car il ne protège pas le capital de lʼérosion monétaire. Non car il ne sert aucun rendement. Non car il est susceptible de disparaître. Investirdans des actifs réels Vous lʼavez compris cela répondra à nos besoins de sécurisation et de revenus complémentaires. De plus ils ne disparaitront pas en cas de chute du système financier. Alors sur quels actifs investir? L or Véritable valeur refuge Nʼoffre aucun rendement et ne crée pas de revenus complémentaires. L immobilierde rapport...et l inflation Cʼest lʼactif réel et tangible, qui procure sécurité du capital et revenus complémentaires pour partie indexés sur la hausse des prix. Un excellent rempart contre lʼinflation. Formidable!...Pas si sûr! En effet L immobilierlocatif...et la fiscalité Pourquoi sʼentêter à sécuriser et indexer sur lʼinflation si cʼest pour voir les revenus de son patrimoine en partie confisqué par une fiscalité galopante qui, de surcroît, risque de sévèrement progresser dans les mois et années qui viennent. L immobilierlocatif...et les marchés Pourquoi limiter lʼinflation, éventuellement défiscaliser si «lʼinsécurité» règne sur vos loyers et vos revenus complémentaires avec des marchés locatifs saturés. Le capital investi est-il vraiment sécurisé avec des investissements achetés encore au prix fort dans un marché où la baisse des valeurs est amorcée? Le bon choix... L immobilierpatrimonial, qui offre des actifs réels et tangibles couplés à des prix plus compétitifs que dans le neuf. Un complément de retraite idéal avec des revenus réguliers pour partie indexés sur lʼinflation. Cerise sur le gâteau ces revenus peuvent en très grande partie être défiscalisés permettant ainsi dʼobtenir des rendements élevés nets dʼimpôt et de travaux dʼentretien. De surcroît, ces investissements se font sur des marchés porteurs et en croissance avec une forte lisibilité économique. Avertissement Les meilleurs rentabiltés se font à lʼachat aux meilleures conditions de prix dʼentrée. Evitez à tous prix tout immobilier défiscalisant ou non au prix fort. Conjuguez la sécurité et un rendement de 4,40% HT/HT(1) à 5,55% HT/HT(1) net (1) Immobilier géré Avantages... Vous percevez des revenus réguliers HT/HT sécurisés par bail commercial, pour partie indexée sur l inflation, que votre bien soit occupé ou non. Ces revenus élevés seront nets d impôts sur des périodes pouvant aller jusqu à 30 ans (Amortissement LMNP) et nets de travaux d entretien. Avec les leaders français de la prise en charge de la dépendance Avec les leaders français des résidences vacances (1) Perception régulière des revenus sans soucis de gestion selon les modalités décrites dans les baux commerciaux de lʼexploitant de chacune des résidences, pour une durée de 9 ans à 11 ans renouvelables et selon les stocks disponibles. Montant HT sur le prix HT de lʼacquisition, mobilier inclus, pour partie indéxée sur lʼinflation, hors impots fonciers et taxes dʼordures ménagères (selon les résidences), et dans le cadre de la Location Meublée Non Professionnelle (LMNP). Quelques soient vos projets dʼinvestissment, nous mettons à votre disposition : une connaissance approfondie des règles fiscales et des marchés une analyse comparative et le choix du régime fiscal adapté à votre situation une sélection rigoureuse des meilleurs supports dʼinvestissement des simulations comparatives (financières, fiscales, risques, ) véritable aide à la décision une optimisation du couple rendement (le plus élevé) / risque (le plus faible)
30 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 DOSSIER BESANÇON Un bateau transformé en appartement Luc et Muriel vivent au fil de l eau sur une péniche Faute d avoir trouvé une maison d habitation à Besançon qui entre dans leur budget, Monsieur et Madame Bardi ont décidé d investir dans une péniche qu ils ont entièrement rénovée. La cale a été transformée en un appartement de 125 mètres carrés plutôt cosy. Ne cherchez pas leur numéro de rue sur la façade d un immeuble. Leur boîte aux lettres est plantée sur la berge du Doubs, faubourg Rivotte. Luc et Muriel Bardi ont fait le choix de vivre sur l eau. Le couple a rénové une péniche qu il a transformée en un appartement plutôt cosy de 125 mètres carrés. À l origine, c était un bateau de commerce qui faisait du transport de céréales et de sable. Il a été exploité jusqu en 2003 précise le propriétaire de l Enéide. Le bâtiment de 40 mètres de long qui pèse 110 tonnes est le mastodonte de la catégorie Freycinet. Même s il est en état de fonctionner (c est une obligation), il ne navigue plus, mais reste à quai à Besançon dans l ombre de la Citadelle qui le surplombe. La recherche infructueuse d une maison à acheter à Besançon, hors budget, a conduit Luc et Muriel à étudier l idée de s installer sur une péniche alors qu ils vivaient dans un appartement du centre-ville. Nous voulions conserver tous les avantages de la ville, tout en aspirant à plus de verdure. Je suis passionné par les péniches depuis que je suis gosse. J avais la nostalgie de les avoir vus naviguer sur le Doubs. Nous nous sommes donc mis en quête d une péniche à rénover. C était une manière de sauvegarder ce patrimoine qui finit à la ferraille la plupart du temps. Le couple a trouvé son bonheur à Lyon. Mais il ne s est résolu à investir dans l Enéide, qu après l avoir fait expertisée en cale sèche. Il ne faut pas négliger cette étape préalable à l achat conseille Luc Bardi. La péniche a été entièrement rénovée au chantier naval de Chalon-sur- Saône. C est ici qu ont été effectués tous les travaux de chaudronnerie, de sablage complet du bateau, où d ouverture des hublots. Elle a été remise à l eau et convoyée à Besançon au printemps 2008. Luc et Muriel se sont alors chargés de tous les aménagements intérieurs pendant cinq mois, de l isolation jusqu à la pose du parquet. Il n y a que l électricité biocompatible (les champs magnétiques sont supprimés N.D.L.R.) que nous avons confiée à un artisan ajoute-t-il. Le couple a imaginé son projet de la manière la plus écologique possible. Si le bateau est raccordé au réseau collectif pour l eau, l électricité et le téléphone, il ne l est pas pour les eaux usées. Nous avons une centrale de traitement performante des eaux usées à l intérieur de la péniche. Lorsque des curieux s arrêtent faubourg Rivotte pour les interroger sur leur mode de vie, les deux questions qui reviennent le plus souvent sont : le froid et l humidité. Luc Bardi rassure les visiteurs sur ces deux points. Nous avons installé une V.M.C. performante qui permet d évacuer l humidité et de chauffer l eau sanitaire. Il ne fait pas froid sur le Doubs dont la température est pratiquement constante tout au long de l année. Nous avons un poêle à bois pour nous chauffer. Ce n est ni le froid ni l humidité que Luc Bardi redoute, mais les crues du Doubs. La rivière Sauvegarder ce patrimoine. Luc Bardi, propriétaire de l Enéide, conseille à tous ceux qui veulent acheter un bateau de se renseigner au préalable auprès de Voies Navigables de France pour savoir s ils pourront disposer d une place à quai pour le stationner. charrie des troncs d arbres qui peuvent endommager le bateau. Lorsqu il y a des crues, je ne dors pas de la nuit, toujours inquiet que les amarres cèdent. Cela fait partie des aléas lorsqu on a fait le choix de vivre sur un élément naturel mouvant. Mais au quotidien, la vie sur l Enéide est plutôt paisible. Si c était à refaire, Luc et Muriel Bardi se jetteraient de nouveau à l eau. T.C. L Enéide paie une redevance à V.N.F. pour rester à quai à Besançon. En 2018, le bateau sera à nouveau expertisé en cale sèche.
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32 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 DOSSIER ARCHITECTURE D étonnantes performances énergétiques L étonnante maison de verre de Montfaucon Conçue par et pour l architecte bisontin Marcel Baty, cette maison aux façades intégralement faites de verre étonne à plus d un titre. Lumineuse et économe, elle ne laisse pas indifférent. Toutes les façades sont baignées de lumière. Chaque niveau s étale sur 110 m 2. Marcel Baty a pensé sa maison pendant deux ans. Sa construction s est étalée sur près de trois ans. Quand on arrive au bout de ce chemin perdu à la lisière d une forêt, on découvre au détour d un virage comme une immense verrière géométrique à l armature métallique. C est là qu habitent Marcel Baty et sa famille. Architecte à Besançon, le concepteur et propriétaire des lieux avait une idée bien précise de ce que serait son lieu de vie. J aime les espaces très lumineux où on ne se sent pas enfermé. Par ailleurs, j avais beaucoup réfléchi sur l effet de serre, celui des jardiniers, qui permet de récupérer de la chaleur. J ai voulu appliquer ça à mon projet. Tout a été pensé pour optimiser l air et la chaleur du soleil indique l architecte D.P.L.G. Le résultat est surprenant. Un puits géothermique amène de l air à 14 C, donc déjà préchauffé naturellement par le sous-sol, dans les serres que constituent les doubles parois de verre qui entourent une partie de la maison. Chauffé naturellement, comme dans une serre, l air est ensuite insufflé à l intérieur de la maison. L été, quand le soleil tape, pas de souci de surchauffe intérieure : l air chaud est contenu à l intérieur de cette double paroi. Et l hiver, ce système permet de gagner au moins trois mois de chauffage. Le résultat est probant : 26,6 kw/h consommé par mètre carré l hiver dernier, c est deux fois moins que ce qu exigent les normes B.B.C. La facture de chauffage est à l avenant : 877 euros T.T.C. en un an, pour 250 mètres carrés habitables. Le tout, sans isolant autre que ce système de double paroi avec un volume d air de 15 cm qui crée une paroi de résistance thermique. Au troisième niveau, la maison sur la maison. Qui dit mieux? Si elle étonne sur le plan écologique, cette habitation mûrement réfléchie par son propriétaire détonne évidemment aussi sur le plan esthétique. Il n y a pas une façade qui ne soit constituée de verre. Disposée sur trois étages, la maison de verre à C est ce système de double paroi en verre qui permet cet effet de serre pour chauffer l air. l intérieur tout en bois clair est coiffée d un immense toit terrasse avec vue sur la vallée du Doubs. Le rez-de-chaussée est un espace ouvert, avec une seule porte (celle des W.C.) tandis que le premier étage est la partie des petits espaces où chaque espace de distribution est un espace utile. L informatique est disponible dans chaque pièce détaille Marcel Baty qui aura mis trois ans à achever ce chantier inédit où rien n a été laissé au hasard, de la décoration aux essences de bois. Au troisième niveau se trouve ce que l architecte appelle la maison sur la maison, une chambre d ami ouverte sur l extérieur, avec espace de convivialité et cette terrasse qui s étend sur 70 m 2. Une démarche longue et précise a abouti à la réalisation de cette maison originale. Bien sûr, l exception a un coût que Marcel Baty estime à 2 000 euros du mètre carré, hors taxes et hors honoraires. Si je devais la refaire, elle vaudrait dans les 450 000 euros. Le prix de l exclusivité. J.-F.H. Au rez-dechaussée, un grand espace ouvert. Même l escalier répond à une réflexion millimétrée.
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34 RETOUR SUR INFO - LE GRAND BESANÇON La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 L actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Bisontine revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l actualité du Grand Besançon. Tous les mois, retrouvez la rubrique Retour sur info. Entre Dany et M6, cʼest lʼamour vache. Vous ne verrez pas lʼagriculteur en train dʼoffrir une bague de fiançailles sur une plage du sud-ouest à sa belle quʼil a finalement éconduit. Ces images nʼont pas été diffusées par M6 lundi 17 septembre à sa demande. Il a disparu des écrans. Il faut dire que les polémiques entre lui et la production nʼont La zone humide d Avanne-Aveney est en cours de restauration A près le marais de Saône où des parcours de visite ont été aménagés, c est au tour de la zone humide d Avanne-Aveney d être restaurée dans le cadre de la politique Espaces Naturels Sensibles (E.N.S.) conduite par le Conseil général du Doubs. Le Département est propriétaire d une trentaine Dans un an et demi, le site ouvrira au public. d hectares de terrains agricoles et boisés. Ils sont situés le long du Doubs, à cheval sur les communes d Avanne-Aveney et de Rancenay. Le projet de valorisation que porte la collectivité comporte plusieurs axes. Il est prévu : l aménagement d une zone humide et d une frayère à brochet, une meilleure Dany Moureaux raconte ce que vous n avez pas vu prise en compte de l environnement dans les pratiques agricoles actuelles, et une extension-réorganisation des jardins potagers familiaux précise le Conseil général. Ces réalisations s ajouteront au sentier d interprétation environnementale et du parcours éco-pagayage sur le Doubs qui a déjà été réalisé en partenariat avec la commune d Avanne- Aveney. Des travaux de défrichement, de terrassement et de revégétalisation viennent de démarrer et vont s étendre sur un mois et demi. Il s agit de réaménager des anciennes parcelles d extraction de gravier, de les relier au Doubs afin de permettre à la faune piscicole, notamment le brochet de venir s y reproduire. Plusieurs autres projets seront réalisés pendant l année 2013. Le site sera ouvert au public d ici un an et demi. cessé dʼenfler, Dany reprochant (La Presse Bisontine de septembre) à la production de lui faire jouer un rôle, celle-ci de répondre que lʼagriculteur utilisait lʼémission pour promouvoir son accordéon. Pour lʼanecdote, il a joué et remplit lʼolympia lors de lʼanniversaire dʼandré Verchuren. 17 bus de Franche-Comté ont rallié Paris. Et ce nʼest pas lʼémission qui mʼa ramené du monde. Il y avait seulement 70 personnes venues de Paris. Toutes les autres étaient de Franche- Comté. Entretien. La Presse Bisontine : Pourquoi avoir interdit M6 à diffuser les images? Dany Moureaux : Jʼaurai voulu voir les images avant diffusion mais cela a toujours été refusé. Jʼai trouvé que tout allait trop loin lorsque ma fille qui est rentrée à lʼécole était critiquée. Même mes parents recevaient des coups de téléphone anonyme. Cʼest la bêtise des gens. L.P.B. : Est-il vrai dans les images coupées que vous remettez une bague de fiançailles à Héléna. Qu en est-il avec elle? D.M. : Depuis la fin de lʼémission (juin), nous ne sommes plus ensemble. Effectivement, je lui remettais une bague, que jʼai payée, sur une plage du sud-ouest. On voulait aller en Suisse ou à Barcelone mais la production nous a envoyés là-bas! Il faut arrêter de croire que lʼémission paye tout! L.P.B. : Héléna vous aurait reproché d avoir envoyé des S.M.S. à d autres filles pendant l émission? Est-ce vrai? Dany Moureaux, l agriculteur célèbre et éconduit. D.M. : Cʼest elle qui envoyait des S.M.S. au prétendant de Solange (lʼagricultrice de Corse). Au début de lʼémission, la production a mélangé tous les prétendants et ils se sont échangés les numéros. Alors jʼai envoyé des textos aussi pour la rendre jalouse L.P.B. : Vos sentiments pour elle, c était du cinéma alors! D.M. : Jʼétais amoureux dʼelle. L.P.B. : Avez-vous trouvé une femme depuis? D.M. : Non. Beaucoup viennent à lʼauberge par curiosité. On a dʼailleurs fermé la semaine car on sʼest rendu compte que certains venaient prendre des photos et ne prenaient même pas un café! Je dois travailler. Maintenant, il faut attendre que cette médiatisation passe. Je prépare déjà un voyage autour de lʼaccordéon à Montréal. Les gens du voyage alimentent la controverse L e 16 septembre, les gens du voyage ont levé le camp à Thise. Deux semaines plus tôt, ils s étaient installés de façon sauvage avec une quarantaine de caravanes sur ce terrain proche de l aérodrome, refusant de rejoindre l aire de grands passages aménagée pour eux, située pourtant à deux pas et qui était libre. Ils sont restés là, malgré l intervention du maire Bernard Moyse, s engageant après moult palabres à signer une charte de bonnes pratiques. Finalement, ils ont repris la route, omettant de signer la charte et laissant une fois de plus dans l embarras la communauté d agglomération du Grand Besançon qui est compétente pour organiser l accueil sur son territoire de ces communautés nomades. C est ingérable déplore Bernard Moyse, vice-président de la C.A.G.B. Il y a chez eux ce postulat idéologique qui consiste à dire, nous sommes des gens du voyage, on s'installe où on veut. Le problème selon lui est que le comportement de certains groupes discrédite à la fois les gens du voyage qui respectent les règles fixées par l Agglo, et remet en cause le travail effectué par la collectivité pour faciliter l accueil de ces communautés. Mais il y a plus grave encore pour Bernard Moyse. En agissant ainsi, ces groupes nourrissent des comportements extrémistes. Ils ne favorisent pas leur propre communauté. Lorsque dans une commune, il y a une demande de jardins familiaux pour permettre à une famille de se sédentariser, la réponse est souvent non remarque-t-il. Malgré ces aléas regrettables, Bernard Moyse continue à y croire tenant bon deux leviers : humanité et légalité. Selon lui, une des solutions pour éviter que l affaire de Thise ne se renouvelle serait de créer sur l Agglo une aire de grands passages de 3 à 4 hectares qui semble correspondre à la demande actuelle des gens du voyage. L aire de Thise était libre début septembre, mais les gens du voyage n ont pas voulu s y installer.
LE GRAND BESANÇON La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 35 CHAPELLE-DES-BUIS Pour des murs antibruit Les oubliés ne désarment pas Depuis la mise en service de la voie des Mercureaux en juillet 2011, les riverains du vallon des Mercureaux se plaignent des nuisances sonores générées par le trafic routier. Ils demandent des murs antibruit, mais peinent à se faire entendre. Yveline Thouvenot, présidente de l association Les oubliés de Chapelle-des-Buis plaide pour une égalité de traitement avec les habitants de Velotte. Les oubliés de la Chapelle-des-Buis poursuit son action pour obtenir des L association protections contre les nuisances sonores générées par la voie rapide. Elle frappe aux portes des collectivités locales et de l État pour demander l installation de murs antibruit dans le vallon des Mercureaux. Après tout, si les habitants de Velotte ont pu bénéficier de ce genre d équipement, alors pourquoi pas nous? lâche Yveline Thouvenot, présidente de l association qui plaide pour une égalité de traitement. Ce n est que justice! Ce qui nous sidère dans cette affaire, c est que l on a défiguré ce vallon avec cette route sans prévoir de protection pour les riverains ajoute-t-elle. Depuis la mise en service de la 2 x 2 voies en juillet 2011, les habitants du secteur ne s habituent pas au ronron permanent généré par la circulation. Pour beaucoup, le bruit est même devenu insupportable. La gêne vient surtout des camions. Je suis favorable à votre demande. Dès 4 heures du matin quand ils commencent à circuler, le bruit rend illusoire tout repos poursuit la porte-parole de l association. Les poids lourds (environ 1 300 par jour) seraient responsables de pics de bruit agressifs pour les oreilles des riverains. Certains ont même changé la place de leur chambre à coucher pour tenter de se protéger des nuisances sonores. L association qui réunit plus d une trentaine d adhérents estime avoir suffisamment d arguments pour obtenir gain de cause, et ce malgré l étude de mesure de bruit réalisée par la D.R.E.A.L. Selon la direction régionale de l environnement, de l aménagement et du logement, le niveau sonore est conforme aux normes en vigueur (inférieur à 60 décibels). L installation de murs antibruits n est donc pas justifiée dans ce secteur. Mais pour l association, l analyse de la D.R.E.A.L. est tronquée dans le sens où elle s appuie sur une moyenne journalière, écartant de fait les gênes liées aux pics de bruit. Exaspérés, Les oubliés de la Chapelle des Buis ont interpellé le député Éric Alauzet sur cette question. Il leur a répondu en leur précisant que malgré le contexte peu favorable (difficultés financières des collectivités locales et de l État notamment), je ne peux qu être favorable à votre demande et je suis tout à fait prêt à la relayer auprès de l État et des collectivités locales écrit Éric Alauzet, ajoutant encore que dans leur combat les riverains devront s armer de patience. On a le sentiment que c est un peu le pot de terre contre le pot de fer remarque Yveline Thouvenot. La partie n est peut-être pas encore perdue, puisque la D.R.E.A.L. a prévu de réaliser de nouvelles études de bruit, sur une semaine, à l automne. T.C. EN BREF Maladies L atelier franc-comtois d accompagnement psychocorporel des personnes atteintes de maladie rare ou orpheline reprend son cycle annuel à raison d une journée par mois. Il est ouvert à ceux qui veulent mieux gérer leur maladie et améliorer leur qualité de vie. L objectif des 10 séances annuelles est d aider la personne à dépasser un diagnostic trop souvent délétère et à reconstruire son équilibre. Cet atelier est pris en charge par l Agence Régionale de Santé, aussi sa participation est libre. Cependant une participation entre 10 et 30 euros par jour est demandée à titre d engagement. Il a lieu à l hôpital Saint-Jacques à Besançon. Les trois premières journées sont libres et ouvertes, elles auront lieu les vendredi 12 octobre, 16 novembre et 14 décembre. Renseignements : Collectif Interassociatif Sur la Santé de Franche-Comté, 03 81 51 84 31 ou Philippe Grammont, 06 73 47 64 58. Politique Les Centres se regroupent avant 2014. MoDem, Parti radical, Gauche moderne et Nouveau centre ont officialisé lundi 17 septembre la création d une coordination des Centres. Ce groupement de travail a pour objectif de désigner un animateur par territoire (Besançon, Montbéliard, L Isle-sur-le- Doubs, Haut-Doubs ) qui travaillera sur des sujets locaux via le label Centre. À partir des projets définis, ce rassemblement désignera une liste électorale pour les municipales, cantonales et régionales. Le nom de celui qui se présentera à Besançon n est pas encore connu. U.M.P. La Fédération U.M.P. du Doubs organise dimanche 23 septembre à Étrappe, près de L Isle-sur-le Doubs, un rassemblement champêtre présidé par Jean-François Copé, secrétaire général de l U.M.P. et candidat à la présidence du parti. Jean- François Copé, présent de 14 h 15 à 17 h, prendra la parole vers 14 h 30.
36 LE GRAND BESANÇON La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 SAÔNE Travaux prévus début 2013 pour l espace tertiaire Toutes les surfaces ne sont pas encore commercialisées, mais le point d équilibre est en passe d être atteint, ce qui va permettre d engager les travaux de construction du bâtiment au centre de Saône. du centre-bourg se poursuit à Saône. La prochaine étape est celle L aménagement de la construction d un bâtiment tertiaire de 1 200 mètres carrés place du général De Gaulle. Pour les besoins de ce projet immobilier, la maison Ménétrier qui bordait la rue de la Glacière a été démolie. Les Plus qu une bonne nouvelle. 1 200 mètres carrés travaux de construction pourraient démarrer début 2013 annonce la S.E.D.D. (société d équipement du département du Doubs), qui intervient en tant que promoteur sur ce dossier initié par la municipalité. Toutes les surfaces ne sont pas encore commercialisées, mais le point d équilibre est en passe d être atteint, ce qui permettra d engager le chantier. L espace tertiaire s étend sur 850 mètres carrés à l étage du bâtiment. Pour l instant, 320 mètres carrés sont réservés pour un bureau d études et une société spécialisée dans l informatique poursuit la S.E.D.D. Selon ce prestataire, les 500 mètres carrés restant devraient trouver preneur une fois que les travaux auront commencé, et ce malgré un contexte économique difficile où les entreprises de services hésitent à investir dans des locaux. Alain Viennet, le maire de Saône se félicite de la perspective des travaux à venir. C est plus qu une bonne nouvelle dit-il. Car au rez-de-chaussée de ce bâtiment, la municipalité aménagera une salle de convivialité de 375 mètres carrés, agrémentée d une esplanade. Cette salle remplacera la salle Joseph-Guinemand, située dans l ancienne mairie, de l autre côté de la rue l Étoile, qui n est plus adaptée selon le maire et qui est vouée, elle aussi, à la démolition. Nous allons en effet déconstruire tout le bâtiment afin de réaliser un carrefour à la croisée des deux routes départementales. Une autre étape encore dans l aménagement du centre-bourg. JUSTICE Un avocat français peut plaider en Suisse et inversement. Mais si on commet la moindre faute disciplinaire, on est non seulement sanctionné en Suisse, mais on peut l être également en France. Une déconvenue professionnelle que Denis Leroux veut éviter. À 45 ans, cet avocat du Barreau de Montbéliard a donc décidé en août 2011 de prendre le chemin de la fac de Neuchâtel pour se former au droit helvétique. Ils ont regardé mes diplômes et m ont proposé une équivalence en Master sous réserve que je valide cinq matières importantes en prérequis. Un passage exigé pour poursuivre le cursus et décrocher le diplôme d avocat suisse. Le droit institutionnel et constitutionnel ou le droit des contrats figurent parmi les matières demandées. Des gros morceaux à potasser qui ont obligé Denis Leroux à aménager son emploi du temps ces derniers mois. J ai bossé comme un fou. Mais c est passionnant car j ai l impression d entrer en quelque sorte dans l intimité du pays en connaissant le droit de celui-ci. Le gros problème de l avocat français qui va en Suisse, c est la barrière de la langue. N oublions pas qu il y a dans ce pays 63 % d Alémaniques. Beaucoup de textes sont rédigés en allemand. Pour cette raison, je ne plaiderai pas au-delà du canton de Neuchâtel. La fac ne lui laisse pas d autre choix que de réussir. Je n ai droit qu à une session de rattrapage précise l étudiant. En cas d échec, l université ne lui donnera pas de seconde Un Français à la fac de droit de Neuchâtel Denis Leroux planche pour devenir avocat en Suisse À 45 ans, cet avocat au barreau de Montbéliard suit des cours à Neuchâtel dans le but d obtenir en plus le diplôme d avocat suisse. Il est encouragé dans cette voie par l évolution des relations transfrontalières qui s intensifient. chance, ni à Neuchâtel, ni dans une autre faculté de Suisse. En cela le système diffère de celui que l on connaît en France. L avocat a déjà validé quatre matières sur les cinq demandées. Il est presque assuré de pourvoir J ai bossé comme un fou. Le panneau de commercialisation du futur espace tertiaire trône en bonne place au centre de Saône. Le projet a démarré il y a presque deux ans. poursuivre son Master qu il fera en cinq semestres au lieu de trois, compte tenu de la densité de son emploi du temps. Il a bien l intention d aller au bout de la démarche, encouragé par l évolution des relations transfrontalières qui l ont poussé à s engager dans cette voie. Il est de plus en plus souvent amené dans son métier à démêler des affaires francosuisses comme des dossiers de succession. Cette double compétence va lui permettre de se poser en interlocuteur unique pour un client suisse qui a un litige en France et inversement. À terme, j ouvrirai probablement un bureau en Suisse annonce-til. Peu d avocats français ont entrepris comme lui une telle démarche. Mais il est probable que son initiative donne des idées à d autres. T.C. Denis Leroux est un pré-requis. C est ainsi que l on surnomme les avocats étrangers qui viennent chercher une qualification en Suisse. Ils sont une quinzaine à Neuchâtel toutes nationalités confondues.
LE GRAND BESANÇON La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 37 ENVIRONNEMENT Avec un pêcheur professionnel du Doubs Pêche miraculeuse au filet dans le Doubs Nicolas Cudey est pêcheur professionnel de poissons sauvages dans le Doubs. Chaque matin, il relève ses filets en aval de Saint-Vit. Sandres, brochets, perches se retrouvent ensuite sur la table de restaurants bisontins. Un silure de 20 kg dans les mailles. Celui-ci est interdit à la vente. O ui, on peut pêcher dans le Doubs équipé d un filet à condition d avoir une autorisation. C est légal mais certains pêcheurs à la ligne y voient une concurrence déloyale en forme de pillage du cheptel. Nicolas Cudey, seul pêcheur professionnel du Doubs, répond à ses détracteurs que les mailles de ses pièges (60 cm) laissent passer les petits poissons. Seuls ceux pesant plus de 2 kg sont pris au piège. Je n ai aucun intérêt à tout pêcher! Au contraire, j ai intérêt à préserver les espèces pour continuer à vivre de mon activité. J ai un rôle de gestion car je prélève aussi des silures qui pullulent coupe le pêcheur professionnel qui nous a conduit sur le Doubs à Ranchot pour relever 18 filets. Un exercice physique. Posés le soir puis retirés à 6 heures le lendemain matin (mardi 11 septembre), ils ont permis de capturer deux grosses carpes d environ 10 kg, un silure de 20 kg, une dizaine de sandres mais aucun brochet, soit un total d environ 80 kg. C est une bonne pêche se félicitait le jeune homme de 33 ans demeurant à Torpes après 1 h 30 de travail. Il a repris l activité détenue par son père Rémy, parti à la retraite, l a ensuite développée en construisant en 2006 un laboratoire de transformations de poissons. Au total, ils sont environ 600 en France à s adonner à cette activité réglementée. La preuve, tous les poissons capturés ne sont pas vendables. C est le cas des poissons de fond (carpes, Nicolas Cudey, pêcheur professionnel au filet dans le Doubs. barbeaux, silures) interdits à la vente pour des raisons de pollution aux P.C.B. Pêchés, ils sont jetés à l équarrissage. Brochets, sandres, ablettes ou perches sont, eux, vendus à des restaurants bisontins (les Bateliers, le 80 kg en une matinée. Saint-Pierre, l Affineur comtois, le Petit Polonais ) ou à des particuliers (sur commande). Les prix : environ 20 euros le kilo, sachant que le sandre est le mets le plus coûteux. Pour poser ses pièges dans le lit de la rivière, Nicolas loue 58 km de lots de pêche à Voies navigables de France pour un prix d environ 70 centimes du mètre linéaire. Les baux ont une validité de 5 ans. Le métier est-il rentable? On en vit mais on ne gagne pas 3 000 euros par mois, tempère le chef d entreprise. J ai procédé à des investissements coûteux, il faut les rentabiliser nuance-t-il. Selon lui, l état écologique du Doubs est bien meilleur qu il y a 20 ans et le nombre de poissons plus important Les pêcheurs à la ligne n en sont pas convaincus. E.Ch.
38 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 LE GRAND BESANÇON SÉCURITÉ Pour intervenir plus rapidement Les pompiers prêts à intervenir 143 sapeurs-pompiers ont pris possession de la nouvelle caserne de Besançon-Est à Thise. La population défendue par ce site est évaluée à 70 000 personnes et 110 000 pour celui de Besançon-Ouest. Le centre se situe dans la zone industrielle de Thise. 143 sapeurs-pompiers pour le C.S.P. Besançon-Est. Le 5 octobre, ceux de l Ouest rentrent dans leur nouvelle caserne. L e centre de secours principal de Besançon- Est a été inauguré vendredi 14 septembre. Situé dans la zone industrielle de Thise, il comptabilise 143 sapeurs-pompiers constitués des centres de Thise, Chalezeule, Roche-lez-Beaupré et une partie des personnels de l ancienne caserne Canot. Celui de Besançon-Ouest le sera vendredi 5 octobre. La cérémonie à laquelle participait le préfet Christian Decharrière, le président du Conseil général Claude Jeannerot, le président de la C.A.G.B. Jean-Louis Fousseret et Léon Bessot (président du S.D.I.S.), a officialisé la prise de commandement du capitaine Regazoni dans le coût avoisine les 7,9 millions d euros. cette caserne flambant neuve dont le coût avoisine les 7,9 millions d euros. Depuis plus de 30 ans, les sapeurs-pompiers attendaient des locaux adaptés en termes d infrastructure et d implantation géographique, aux exigences des missions d incendie et de secours grandissantes, en corrélation avec l accroissement du tissu urbain. L autre partie des sapeurs a quitté le centre historique de Canot, en centre-ville, pour prendre possession du site de Besançon- Ouest, non loin du quartier des 408. Ce site comptabilisant 176 pompiers défendra 110 000 personnes soit 180 000 pour les deux entités. L inauguration de Besançon-Ouest aura lieu vendredi 5 octobre. Le coût de ce magnifique bâtiment avoisine 15,7 millions d euros. Le nombre d interventions estimé est d environ 7 200 par an contre 3 900 pour celui de l Est. Deux passations de commandement, l une concernant le groupement Ouest, entre le commandant Fournerot et le commandant Colard, l autre concernant le C.S.P. Besançon-Centre, entre le commandant Freidig et le capitaine Onillon, sont prévus.
La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 LE GRAND BESANÇON 39 CULTURE Le tableau de Courbet À la Sainte-Catherine, tout arbre prend racine C est le 25 novembre, jour de Sainte-Catherine, que Le chêne de Flagey devrait revenir sur ses terres d origine. Il manque encore près de 2 millions d euros pour que l opération soit finalisée. Le tableau, un des plus célèbres de Courbet, a été peint en 1864. Le 11 septembre, Le Chêne de Flagey quittait le Japon, sa terre d adoption, pour la France. Pas encore pour Ornans où il devrait devenir une des piècesmaîtresses du musée Courbet. Mais pour Paris où le ministère de la Culture doit le classer au rang des œuvres patrimoniales majeures. Ensuite, le célèbre tableau de Courbet devrait donc prendre la direction du Doubs où Claude Jeannerot, le président du Département, l attend de pied ferme. Et c est le 25 novembre prochain, jour de Sainte-Catherine où selon le dicton populaire tout arbre prend racine, qu il devrait intégrer le musée d Ornans, en même temps que sera planté un vrai chêne à Flagey, terre familiale de Courbet. Un seul petit détail à régler : le paiement de ce tableau vendu 4,250 millions d euros par le collectionneur japonais Michimasa Murauchi. Pour cela, le président Jeannerot compte sur trois sources de financement : la souscription publique qu il a lancée en début d année, le mécénat d entreprises, et les subventions publiques. Concernant la souscription publique, quelque 500 particuliers ont déjà versé 60 000 euros au total, grâce à des dons souvent de 20 euros, variant de 10 à 4 000 euros pour le plus haut détaille M. Jeannerot. La deuxième source de financement, c est le mécénat. On en est à 500 000 euros, notamment de la part du Crédit Agricole de Franche-Comté et de l entreprise de T.P. Roger Martin. Avec le classement de l œuvre au trésor du patrimoine, les entreprises mécènes bénéficient d une déduction d impôt de 90 %. Par le mécénat d entreprise, Claude Jeannerot espère atteindre au moins 2,2 millions d euros, la moitié de la somme nécessaire. Troisième source de financement : les subventions publiques. J ai la garantie que l État nous verse 500 000 euros, il envisage même de porter sa subvention à Claude Jeannerot, ici au musée d Ornans, espère accueillir le tableau avant la fin novembre. 650 000 euros. Le Conseil général mettra la même somme et je sollicite la Région pour autant. D autres collectivités (commune de Flagey, communauté de communes du pays d Amancey, mairie d Ornans ) participeront également. Même si la somme globale n est pas réunie d ici là, le président Jeannerot espère pouvoir faire un premier versement au propriétaire japonais le 15 novembre. Selon la promesse de vente, le Département a jusqu au 15 janvier pour rassembler les fonds nécessaires au rachat de cette œuvre, sorte d autoportrait symbolique du peintre ornanais, dont la sœur, à l époque, avait prévu qu il constitue une des œuvres majeures du futur musée Courbet qu elle appelait déjà de ses vœux. Ce tableau, c est Courbet enraciné dans le territoire franc-comtois résume Claude Jeannerot. Plus prosaïquement, à ceux qui estiment que cet achat est un luxe en ces temps difficiles, le président du Département rétorque que c est une excellente opération d investissement. Avec plus de 100 000 visiteurs depuis son ouverture l an dernier, la fréquentation du musée est déjà au-delà des espérances. En 2014, il accueillera pour une exposition temporaire la célébrissime Origine du monde, prêtée par le musée d Orsay. Je pense que grâce à cet autre tableau, 400 000 personnes viendront visiter le musée prédit M. Jeannerot. J.-F.H. EN BREF Généalogie Le Centre d entraide généalogique de Franche-Comté section Besançon organise un week-end généalogique à Ornans les 27 et 28 octobre avec l exposition A la recherche de nos racines. Pour réaliser plus de 30 généalogies des familles d Ornans qui seront exposées lors de la manifestation, le C.E.G.F.C. a numérisé plus de 25 000 actes, du plus ancien en 1542 jusqu à 1934. Tango Venez danser le tango argentin avec Milonga, vendredi 28 septembre de 21 h à 1 h à la Brasserie de l Espace, 1, place de l Europe à Besançon- Planoise. Entrée libre. Brasserie Fabien Cousin, le patron de la brasserie bisontine située au 1, place Jouffroy à Besançon, dément l information diffusée dans notre précédent numéro sur la baisse de son chiffre d affaires liée aux travaux du tramway. Le chiffre cité provenait d une autre source interne, autre que la sienne. Dont acte.
40 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 EN BREF Marché Grand marché alimentaire et solidaire organisé par Récidev les 13 et 14 octobre, place Granvelle à Besançon. Des produits locaux, bios et du commerce équitable seront disponibles sur les stands de plus d une vingtaine d exposants. Des plats représentatifs de la cuisine du monde seront proposés tout le week-end, ainsi qu une buvette issue de produits équitables et locaux. Samedi 13 de 9 h à 19 h et dimanche 14 de 10 h à 18 h. Bénévolat L association Carpe Diem lance un appel au bénévolat pour des interventions au sein de la Maison de vie de Saint-Ferjeux, maison d accompagnement de la Croix-Rouge française. Trois sessions sont organisées : mercredi 10 octobre, vendredi 12 octobre et samedi 13 octobre. La Maison de vie accueille des personnes malades, en situation de soins palliatifs mais ne nécessaitant pas une hospitalisation et dont l état ne permet plus un maintien à domicile. Rens. 06 09 48 78 86. RENCONTRE Lorsqu elle est arrivée sur le sol franc-comtois, Keary Seng n avait que ses tongs aux pieds et ses vêtements sur le dos comme seule valise. C était le 10 mars 1982. La femme originaire du Cambodge fuyait la guerre comme des milliers d autres personnes du sud-est asiatique et atterrit à Valdahon où la municipalité avait autorisé la création d un centre provisoire d hébergement. De 1982 à 1985, 489 réfugiés seront accueillis. Trente ans plus tard, Keary est Bisontine. Elle travaille comme aide-soignante et n a rien oublié du chaleureux accueil doubien. Elle a surtout gardé contact avec ces Valdahonnais qui leur ont ouvert les bras : On peut dire qu ils sont aujourd hui de notre famille témoigne Henri Farque, bénévole qui se mobilisa avec d autres bénévoles en leur offrant le gîte et le couvert dans un bâti- Des Cambodgiens devenus Bisontins Des réfugiés aujourd hui intégrés racontent leur histoire Il y a 30 ans, 489 réfugiés du sud-est asiatique débarquaient dans le Doubs pour fuir la guerre. Accueillis dans un centre provisoire d hébergement à Valdahon, certains ont fait leur vie à Besançon comme la famille Seng. Le 13 octobre, ils racontent leur périple ment désaffecté. Beaucoup d effervescence bouscula la vie paisible de cette bourgade alors peuplée de 4 000 habitants. Après la crainte de voir des étrangers débarquer, une Devenue aidesoignante à Besançon. formidable mobilisation d associations et de bénévoles a permis d aménager des appartements, dénicher des vêtements grâce à de nombreux dons. Tous les habitants venaient donner un coup de main soit pour préparer à manger ou pour réhabiliter des meubles ou lits. C était magique se souvient Marie- Chantal Philippona, une Valdahonnaise qui donnait des cours d alphabétisation à ces familles du Les bénévoles qui ont accueilli les réfugiés sortent l album souvenirs. Témoignages le 13 octobre à Valdahon. LE GRAND BESANÇON Cambodge, du Vietnam ou du Laos. Les jeunes enfants étaient même scolarisés dans les écoles et un accompagnement socioculturel et administratif dans la recherche d un emploi leur était proposé. D après les contacts que nous avons gardés, nous pouvons dire que la plupart de ces réfugiés ont bien réussi dans la vie. Ils sont devenus ingénieurs, médecins rapporte François Roch, mobilisé lui aussi à l époque. La bibliothèque municipale de Valdahon fête donc les 30 ans de cette histoire originale samedi 13 octobre à partir de 14 heures. Nous avons invité des associations bisontines et des institutions comme Mémoires et migrations, rapporte Christèle Vermot, responsable de la bibliothèque. La projection du film Les arrivants sera diffusée au cinéma Pax de Valdahon à 14 heures avant l intervention des réalisateurs puis des témoignages de l accueil à Valdahon sont prévus. Le temps d une après-midi, la petite histoire rejoindra la grande E.Ch. Rendez-vous le samedi 13 octobre au cinéma Pax de Valdahon à 14 heures
La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 LE GRAND BESANÇON 41 SPORT Mondiaux les 6 et 7 octobre à Ornans Le V.T.T. offre à Ornans une dimension internationale Les championnats du Monde V.T.T. marathon se déroulent samedi 6 et dimanche 7 octobre. Aux côtés des 200 meilleurs mondiaux qui se disputeront le titre, 3 000 anonymes sont attendus sur les pentes de la Loue. Les meilleurs vététistes mondiaux attendus dans la vallée. Ornans n est pas que le pays de Courbet. Il est aussi le pays du V.T.T. Les 6 et 7 octobre, la ville de la vallée de la Loue accueille les championnats du Monde dev.t.t. marathon, épreuve que peaufine le vélo-club d Ornans depuis des années. Lancé en 1999, L Xtrêmesur-Loue s est construit une réputation d événement incontournable du V.T.T. français avec aujourd hui cinq distances différentes et environ 15 000 spectateurs. L une des particularités de cette épreuve : professionnels et amateurs se côtoient. Cette année aura une saveur particulière puisque l Union cycliste internationale a donné au Vélo-club la possibilité d organiser cet événement. 500 bénévoles seront aux petits soins des coureurs. Pour le titre mondial chez les hommes, tous attendent Thomas Dietsch, qui a remporté une édition de l Xtrême sur Loue. Chez les femmes (63 km), les pronostics sont 500 bénévoles seront aux petits soins. ouverts. L équipe dirigée par Bernard Marion (président du V.C. Ornans) n a pas oublié que l Xtrême sur Loue est aussi et surtout une compétition pour tous les mollets. Ainsi, les amateurs pourront se frotter sur les deux parcours des championnats du Monde, le 84 km et le 63 km. Licenciés ou non, les vététistes compareront leur temps avec les meilleurs. Pour les autres, mois accrocs au chrono, il existe les randos d or. Cinq parcours ouverts à tous de 84 km, 65, 45, 35 et 15 km. Pour les graines de champion, rendez-vous le samedi avec la Mini Xtrême. Le comité d'organisation de l Extrêmesur-Loue. Renseignements : www.extreme-sur-loue.com
42 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 LE GRAND BESANÇON MONTFAUCON Deuxième chantier de l année Un château livre ses secrets Les bénévoles de l association Le château de Montfaucon terminent leur deuxième semaine de chantier sur l édifice. Ils ont entre autres dégagé des ruines un espace qui pouvait servir de greniers. L association compte une soixantaine de bénévoles qui se relaient sur le chantier. Le doyen a 84 ans. Une équipe d une vingtaine de bénévoles bâtisseurs s affaire sous un ciel gris qui n altère pas leur enthousiasme. Ici on démonte un mur, là on en stabilise un autre, ailleurs on déblaie, bref les travaux vont bon train au château de Montfaucon. Deux fois par an, en juin et septembre, pendant une semaine, des passionnés de vieilles pierres œuvrent pour valoriser l édifice en ruine qui livre peu à peu ses secrets au fil des chantiers. Il en est ainsi depuis douze ans. Aujourd hui, on sait par exemple quelle était son architecture. Les poutres noircies étayent la thèse selon laquelle l édifice aurait été détruit par les flammes et se serait effondré d un seul coup. Nous poursuivons trois objectifs rappelle Henri Czajka, président de l association Le L accès château de Montfaucon. Le premier est une est de reconstituer énigme. le mur d enceinte qui servira de parapet. Le second consiste à décaisser tous les gravats afin de retrouver la structure des pièces à l intérieur du château. Petit à petit nous parvenons à reconstituer l organisation fonctionnelle du bâtiment. On sait par exemple où étaient la cuisine et les pièces de logis. Nous sommes capables de visualiser les espaces. Actuellement, nous sommes en train de dégager ce qu on suppose être des greniers. Autant de vestiges qui avaient disparu sous la terre et la végétation. Chaque année, les bénévoles déblaient entre 40 et 50 mètres cubes de gravats. Le troisième objectif, ce sont les fouilles archéologiques. Il s agit de retrouver des éléments de mobilier qui sont rares car le château construit au XI ème siècle qui a subi plusieurs transformations entre le XIIIème et le XVI ème siècle, a été démantelé au XVII ème. Pendant 250 ans, il a été totalement pillé. Il nous arrive de trouver parfois des choses comme un mortier du XVII ème raconte Henri Czajka. Toutes les opérations sur Henri Czajka, président de l association a travaillé à la rédaction d un ouvrage complet sur le château de Montfaucon dont un des spécialistes est René Locatelli. l édifice classé se déroulent sous la compétence de Jean- Jacques Schwien, archéologue médiéval et maître de conférences. Car ce château qui est la propriété de la commune de Montfaucon présente un intérêt scientifique certain. D ailleurs le 12 septembre, un séminaire se déroulait sur le site qui avait pour thème enceinte fortifiée et enjeux de pouvoir. Nous sommes peut-être le seul château de tout l Est de la France qui peut espérer des fouilles à l endroit où se trouvait le jardin pour déterminer ce qui y était cultivé à l époque annonce Henri Czajka. Il reste encore au moins une énigme à percer : celle de l accès au château qui ne se faisait pas par un escalier comme celui qui existe aujourd hui. T.C.
LE GRAND BESANÇON La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 43 JEUNESSE Réductions et gratuités Carte Avantages jeunes : encore plus de bons plans Contre 7 euros, tous les moins de 30 ans peuvent se doter de cette carte qui propose plus de 2000 réductions et gratuités pour l accès à la culture, aux loisirs, aux sports. Nouveauté : les Suisses deviennent partenaires. La carte Avantages jeunes disponible depuis le 1 er septembre offre de nombreuses réductions, notamment dans les commerces. Une séance de cinéma à à 3 euros au cinéma, voilà un prix qui défie toute concurrence. Grâce à la Carte avantages jeunes mise à disposition par le Centre régional d information jeunesse (C.R.I.J.) et la Région Franche- Comté, les jeunes Comtois bénéficient de près de 2000 réductions et gratuités dans les musées, loisirs, sports, boutiques et commerces, services et vie pratique Éditée à 116 500 exemplaires, elle s enrichit d une édition suisse (canton du Jura et Jura Bernois). On espère que les jeunes passeront la frontière ce qu ils ne font pas beaucoup actuellement. Venez! lâche Stéphane Berna, représentant du canton du Jura. Pour Céline, jeune étudiante, l intérêt de cette carte est double : Elle m a permis de découvrir de nouvelles activités comme le ski grâce au forfait offert et de découvrir la région car je ne suis pas d ici explique-t-elle. Autres nouveautés : une application Iphone disponible qui permet de rechercher facilement les avantages et des gratuités comme la Transjurassienne, la Guerre du Son, le Haut-Doubs festival, un forfait de ski aux Fourgs, à la bibliothèque, qui s ajoutent à l accès gratuit aux théâtres, spectacles, sites patrimoniaux (Citadelle, Saline royale) ou matches de football du F.C. Sochaux, piscine, patinoire Des tarifs spécifiques sont disponibles pour de nouveaux voyages vers Marseille, Florence ou Paris. Depuis 1994, le nombre de titulaires de la carte n a cessé d augmenter pour passer de 12 051 à 98 000 jeunes. De quoi satisfaire le président du C.R.I.J. Abdel Ghezali. Renseignements : www.jeunes-fc.com INÉDIT On connaissait un dimanche à la ferme avec les agriculteurs, voici venu un dimanche à la chasse avec les chasseurs. La fédération de chasse du Doubs, dans un souci d ouverture à l égard du grand public, invite les nonchasseurs à participer dimanche 21 octobre à une partie de chasse, près de chez eux, sans formalités et sans frais, dans une sécurité assurée. Cette manifestation se déroulera sur 25 sites et proposera aux participants différents modes de chasse comme la chasse aux gros gibiers, à la bécasse, aux oiseaux et la chasse au lièvre à courre. Vingt-cinq sociétés de chasse participent à l événement présente le directeur de la fédération Pierre Feuvrier. Basée sur l accueil et la richesse des échanges, cette opération vise à renforcer les liens entre les différents utilisateurs de la nature. C est une première en France, se réjouit Hervé Cart, le président des chasseurs. Le but est de pérenniser cette manifestation. Les chasseurs n ont rien à cacher. Au contraire poursuit celui qui a donné un vrai coup de boost L opération communication des chasseurs du Doubs Tentez un dimanche à la chasse Chassez les idées reçues, tel est le slogan des chasseurs du Doubs qui invitent gratuitement toutes les personnes à découvrir leur passion dimanche 21 octobre. C est une première en France. Les sociétés de chasse participantes : Avanne-Avenney, Cléron, Chalèze, Chassagne-Saint-Denis, Chaux-Neuve, Chay- Rennes-sur-Loue, Cussey-sur-lʼOgnon, Dasle, Durnes, Les Écorces, Foucherans, Goumois, Hérimoncourt, Houtaud, Issans, Myon, Pouilley-Français, Renédale, Sainte-Colombe, Silley- Amancey, Vuillafans-Châteauvieux Renseignements : www.fdc25 ou 03 81 61 23 87 à l image de la chasse dans le Doubs grâce à une communication nouvelle. La chasse est une activité familiale dans le Doubs, qui se partage. On souhaite qu elle le reste dit-il. Concrètement, les non-chasseurs pourront se rendre dans 25 sites dès le matin. Le lieu de rendez-vous est donné devant la mairie. Des gilets fluorescents leur seront remis avant l action de chasse. Une fois celle-ci terminée, un repas à la cabane de chasse (tiré du sac). Dans l agglomération de Besançon,Avanne-Aveney, Chalèze et Pouilley-Français sont prêts à vous accueillir et vous faire découvrir une partie de chasse. Il faut s inscrire avant le 15 octobre. Découvrir durant une matinée la chasse est possible dimanche 21 octobre (photo F. Vuillemin).
44 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 ÉCONOMIE COMMUNICATION Au téléphone, la responsable marketing est claire. Nous ne sommes pas intéressés pour un reportage sur notre activité. Nous préférons rester discrets. Inutile d insister. Même si elle est en croissance, cette P.M.E. du Grand Besançon qui travaille en sous-traitance pour l industrie horlogère suisse de renom ne nous ouvrira pas ses portes pour nous faire partager son développement. Il ne faut pas s en offusquer. Car dans le domaine du luxe, la plupart des sous-traitants préfèrent rester dans l ombre de leur donneur d ordres. C est une règle Bonne conduite Des entreprises du luxe volontairement discrètes Entre Besançon et le Pays Horloger, 150 entreprises sont identifiées comme étant des sous-traitants de grandes marques de luxe. Qui l aurait cru? Ces sociétés restent volontairement discrètes sur leur activité et sur les maisons-mères pour lesquelles elles travaillent. Ne pas rompre le code que chacun respecte. Ceux qui y dérogent ont souvent une bonnes raisons de le faire comme S.I.S. à Avoudrey. Spécialisée dans la maroquinerie de luxe, elle s autorise à communiquer sur son propre système de formation qui lui permet de pallier en partie ses besoins de main-d œuvre. Mais elle ne va pas au-delà. Jamais on ne se targue dans les médias de travailler pour des clients prestigieux, et encore moins de donner leur nom. Cela ne se fait pas confie-t-on dans une P.M.E. de la région de Besançon qui travaille des métaux précieux. Entre la capitale régionale et le Pays Horloger (Morteau-Maîche), environ 150 sociétés sont référencées par la Chambre de Commerce et de l Industrie du Doubs comme étant des sous-traitants de grandes marques qui contrôlent leur image et n apprécient guère La sécurité est aussi une des raisons pour lesquelles les entreprises du luxe veulent rester discrètes. qu elle soit écornée. Ce sont elles qui décident de communiquer ou non sur les sous-traitants et pas l inverse observe Laurent Sage, directeur des études économiques et territoriales à la C.C.I.T. Dans le luxe, il faut donc savoir tenir sa langue et rester à sa place. Si un sous-traitant rompt le code, cela peut lui nuire s il nuit à la marque pour laquelle il travaille ajoute-t-il. L autre motif pour lequel ces entreprises ne sont pas bavardes sur leur activité est la sécurité. En effet, lorsqu elles fabriquent des composants pour l horlogerie et la bijouterie, des bracelets, des sacs, et qu elles ont a en stock des matières précieuses tel que l or, des cuirs, voire des produits finis prêts à être expédiés chez le client, elles veulent tant que possible, éviter d attirer les convoitises. T.C. CINÉMA BEAUX ARTS Votre cinéma au cœur de la ville JASON BOURNE L HÉRITAGE À partir du 19 septembre RETRANSMISSION SPECTACLE DE FLORENCE FORESTI 23 Septembre à 20h LE MAGASIN DES SUICIDÉS À partir du 26 septembre TAKEN 2 À partir du 3 octobre TOUS LES ESPOIRS SONT PERMIS À partir du 10 octobre BEAUX ARTS ECRANS GÉANTS. SON NUMÉRIQUE. PARKING 1000 PLACES. MARCHE BEAUX ARTS - BESANÇON - Répondeur programme : 0892 696 696 (0,34e TTC/min) www.cinemaspathe.com
ÉCONOMIE La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 45 TOURISME Départ du directeur Métabief : la valse des directeurs La station de Métabief a défrayé l actualité cet été avec le départ du directeur Jean-Louis Martinot remplacé au pied levé par Olivier Érard qui pilotait déjà les projets d investissement. Le choix de la sécurité fait par le Conseil général. de la situation n était pas l homme de la relation. S il présentait toutes les garanties techniques, Jean- L homme Louis Martinot qui avait pris ses fonctions en février n était, semblet-il, pas parvenu à se positionner visà-vis de sa hiérarchie politique. Il avait déjà été averti au bout de sa première période d essai de trois mois. Son poste n était pas directeur de station privée mais directeur d un syndicat mixte. Les élus voulaient avoir la main plus forte sur la station et ne souhaitaient pas travailler avec un directeur qui fasse comme bon lui semble, explique Christian Bouday. Chat échaudé craint l eau froide, le président du syndicat mixte du Mont d Or (S.M.I.X.) qui ne souhaitait sans doute pas revivre l expérience Jean- Louis Rapy confirme avoir pris cette décision en toute liberté. Tout comme il ne tenait pas à repartir sur un nouveau recrutement. En accord avec le président du Conseil général, on a préféré reprendre Olivier Érard. Cet ingénieur On a des efforts à faire dans le domaine de l animation. territorial est donc mis à disposition du S.M.I.X. Il connaît parfaitement la station car il s occupe depuis plusieurs années des projets d enneigement artificiel et de diversification estivale. Je vis ça avec beaucoup de confiance, poursuit Christian Bouday. Moins de risque de se tromper donc. Ce choix de gouvernance devrait se prolonger jusqu au terme des principaux investissements, soit au moins deux ou trois ans. Claude Jeannerot le président du Conseil général est sur la même longueur d onde que Christian Bouday. Interrogé sur le départ précipité de Jean-Louis Martinot, il répond : La compétence technique de l intéressé n est pas mise en cause. Ceci étant, nous avons eu une convergence d analyse entre le Conseil général et le S.M.I.X. pour ne pas reconduire le contrat. Nous arrivions à la fin de la période d essai. Ce choix assure le S.M.I.X. de la conduite du projet d enneigement artificiel. Nous pourrons le porter dans des conditions techniques qui seront réunies. De ce côté-là, les nouvelles sont très encourageantes. L enquête publique est terminée. Les services de l État font la synthèse avant de la transmettre au préfet qui prend ou non son arrêté. Sachant qu il dispose de deux mois de délai, la publication du fameux sésame se fera entre le 24 novembre et le 24 janvier. Cette flexibilité ne devrait pas perturber outre mesure le lancement du chantier. On a pris nos dispositions pour commencer au printemps, confirme Olivier Érard. Le nouveau directeur général de la Olivier Érard qui s occupait jusqu à présent des investissements devient directeur général de la station station aura aussi à piloter techniquement et financièrement l installation de la tyrolienne géante, le dossier V.T.T. et la modernisation de la luge d été, dossier qui lui tient à cœur. On a des efforts à faire dans le domaine de l animation. On pourra s appuyer sur l exemple très positif du chalet-buvette au pied de la luge d été dont l exploitation a été confiée à un privé. Côté communication, la station peut aussi mieux faire selon Olivier Érard. Le premier axe pour cet hiver, c est de reconquérir le public local. Quand on aura la garantie neige, on pourra élargir vers de nouvelles clientèles pour développer du séjour.
46 ÉCONOMIE La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 INDUSTRIE Retour sur information HORLOGERIE : L ATOUT SUISSE Le dossier de notre dernière édition avait pour thème le potentiel industriel du Grand Besançon analysé sur la base d une étude de la Chambre de Commerce et de l Industrie du Doubs. Selon la C.C.I., il est encore possible de recréer une dynamique forte autour de l horlogerie en s adossant à la Suisse. L enjeu pour les industriels est de se positionner comme sous-traitant de premier choix des grandes marques horlogères. Certains le sont déjà. Nous avons posé la question à Jean-Daniel Pasche, président de la Fédération Patronale Horlogère, sur l intérêt d une coopération industrielle transfrontalière. ANALYSE La Presse Bisontine : Quel genre de partenaire industriel est la France dans votre activité? Jean-Daniel Pasche : La France est déjà un fournisseur important de l horlogerie suisse. On importe principalement des bracelets, des composants, quelques boîtes, des cadrans ainsi que des montres terminées. Nous reconnaissons les compétences françaises en matière d horlogerie y compris du point de vue de la formation. HORLOGERIE Jean-Daniel Pasche Nous reconnaissons les compétences françaises Le président de la Fédération patronale Horlogère livre son point de vue sur les relations industrielles franco-suisses en matière d horlogerie. L.P.B. : Peut-on aller au-delà dans les échanges industriels? J.-D.P. : Est-ce qu on peut aller plus loin? Ce n est pas à la Fédération de répondre à la question. En réalité, chaque entreprise choisit les fournisseurs avec lesquels elle veut travailler. Nous ne donnons pas de directive. L.P.B. : À l inverse, est-ce que l exigence du Swiss Made peut fermer la porte à des fournisseurs étrangers? J.-D.P. : Le Swiss Made n a pas fonction à fermer la frontière. Une étude sur les besoins Au contraire il laissera toujours une place à l importation, par les industriels suisses, de composants fabriqués en dehors de nos frontières. L.P.B. : Cartier va engager la construction d une manufacture de joaillerie aux Brenets à deux par de la frontière française. Pourtant elle ne l a pas franchie pour s installer en France. À quoi est lié le pouvoir d attraction de la Suisse? J.-D.P. : Les marques investissent en Suisse car elles y trouvent des conditions favorables pour se développer. Il y a une concentration de compétences sur un petit territoire. En effet, historiquement l industrie horlogère s est toujours développée sur l Arc Jurassien, le long de la frontière de Genève à Bâle. La notion de cluster (pôle de compétence) est très importante. La notion de cluster est très importante. L.P.B. : Par rapport à l expérience suisse, est-il possible selon vous de mettre en place une stratégie industrielle globale pour restructurer et dynamiser l industrie horlogère française? J.-D.P. : Est-ce possible d avoir une stratégie globale? La question n est pas simple. À une 1 796 emplois seront créés d ici 2016 Les besoins en personnels dans l horlogerie et les microtechniques augmenteront de 15 % d ici 2016 prédit l étude réalisée par la Convention patronale horlogère Suisse. Les effectifs à former d ici 2016 par métiers Évolution des effectifs de l horlogerie par métiers entre 2011 et 2016 Pour la quatrième fois, après 1992, 1999 et 2006, la Convention patronale de l industrie horlogère suisse a réalisé une vaste enquête auprès des entreprises de la branche pour en connaître les besoins en effectifs, métier par métier, d ici 2016. Le but est d assurer, en matière de formations horlogères, l adéquation entre l offre des centres de formation et la demande des ateliers. Que les frontaliers soient rassurés! L activité est assurée. L augmentation des effectifs d ici 2016 sera de 15 %, portant à 13 985 emplois contre 12 189 en 2011, soit une hausse de 1 796 emplois annonce la convention patronale présidée par Élisabeth Zölch. À cela, il faudra ajouter le personnel à former : Pour connaître le nombre total de personnes à former, on tient compte de la différence entre effectifs actuels et effectifs estimés pour 2016, à laquelle l on ajoute les départs prévisibles durant cette période de 5 ans. Pour connaître le nombre de personnes à former chaque année, il suffit de diviser le chiffre obtenu précédemment par 5. Ce calcul montre, que d ici 2016, au moins 3 176 nouveaux professionnels devront rejoindre les rangs du secteur technique. Environ 40 % servent à combler les départs prévisibles (retraites, mobilités internes) et environ 60 % constituent une augmentation nette des effectifs. Les professionnels de la convention patronale prévoient des augmentations importantes plus particulièrement pour quatre métiers phares : l horloger praticien, l horloger dans le domaine professionnel du rhabillage, de l industrie, le micromécanicien. Pas assez de jeunes sont formés dans les métiers de l habillage. Ce déficit est, à l heure actuelle, partiellement époque, en Suisse nous avons eu une stratégie globale horlogère qui a porté ses fruits. En définitive, les entreprises devaient suivre les instructions données par les fédérations notamment. Nous sommes passés à un autre cap. Il y a eu une démobilisation qui a permis aux entreprises de reprendre leur liberté pour mieux se développer. Elles demandent une liberté d action pour progresser, d un point de vue du droit du travail par exemple. C est cette liberté qui leur permet de rester compétitives dans un contexte international où il faut l être de plus en plus. Propos recueillis par T.C. Augmenter le nombre d entreprises formatrices Sur la base de cette enquête, la convention détermine les mesures et les actions correctrices pour les 5 prochaines années. Il faut faire de la formation duale une priorité en augmentant le nombre dʼentreprises formatrices, en augmentant la part dʼapprentis plus spécifiquement dans les métiers où une forte augmentation dʼeffectifs est constatée annoncent les responsables de la C.P. Autres actions : doubler la proportion dʼhorlogers dans le domaine professionnel du rhabillage, valoriser les métiers de la mécanique, en mettant lʼaccent sur les activités dʼétampage et de décolletage, pérenniser les formations privées en maintenant par exemple en nombre suffisant les entreprises partenaires. pallié par la formation interne en entreprise et par la formation de type modulaire proposée aux adultes dit la convention. Pour en arriver à une telle conclusion, 66 % des entreprises ont participé à l enquête, soit 184 entités (environ 36 620 emplois). C est très satisfaisant car tous les secteurs sont représentés avec des entreprises de Bienne, La Chaux-de-Fonds et au Sentier (Vallée de Joux). L horlogerie a le vent en poupe. À elle de ne pas manquer le virage de la formation d autant que le savoir-faire disparaît à mesure que les horlogers partent en retraite. De nombreux anciens salariés aujourd hui en repos sont d ailleurs rappelés par leurs entreprises en consultant pour venir former la nouvelle garde. E.Ch. EN BREF Erratum Dans notre précédent numéro, une erreur technique d impression indépendante de la rédaction a abouti à l insertion de la page 6 à deux endroits différents de La Presse Bisontine. Les deux articles qui auraient dû être publiés dans ce précédent numéro le sont dans celui-ci. Nos excuses à tous nos lecteurs. Jeune public La Ville de Besançon vient d éditer une plaquette tirée à 10 000 exemplaires, qui recense tous les spectacles jeune public programmés cette année au Théâtre de Besançon, au C.D.N., à la M.J.C. de Palente, à la Rodia ou encore à l Espace Planoise. Renseignements au 03 81 61 50 50. Chiropraxie Le 16 octobre, c est la journée mondiale de la colonne vertébrale : les chiropracteurs consulteront gratuitement ce jour-là. L Association française de chiropratique mobilise les chiropracteurs qui proposeront ce jour-là une évaluation gratuite des dysfonctions vertébrales et des troubles de l appareil locomoteur. Les rendez-vous pourront être pris auprès des chiropracteurs participant à l opération. Leurs coordonnées sont disponibles sur le site www.chiropratique.org Pique-nique Suite à la semaine européenne de la mobilité, B.G.E. Franche-Comté, Energy Cities, Altédia et Franche-Comté Formation invitent à la quatrième édition du Pique-nique Vélo le jeudi 27 septembre entre 12 heures et 14 heures au 2, chemin de Palente à Besançon Avec présentation du concept de Plan de Déplacements d Entreprise, présentation des services Auto-Cité et Vélo-Cité, essai de vélos électriques Plat principal et boisson offerts. Amnesty Le 29 septembre à 20 h 30 au petit Kursaal à Besançon, la compagnie de théâtre Coloquinte se produit avec L émission de télévision jouée au profit d Amnesty International. Cette pièce sera également jouée le 30 septembre à 17 heures au même lieu. Renseignements au 06 87 01 42 21.
ÉCONOMIE La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 47 ÉTUDE Dans le Grand Besançon Des entreprises prudentes mais vaillantes La Banque de France dresse un portrait économique ciselé de l Agglomération du Grand Besançon dans le cadre d une étude commandée par la C.A.G.B. Premier enseignement : ce territoire est industriel. Dans le cadre de Cap 2015, sa stratégie de développement économique, la Communauté d Agglomération du Grand Besançon a missionné la Banque de France pour qu elle établisse un diagnostic précis de la situation économique de son territoire. Les résultats de l analyse rendus au début de l été par la B.D.F. viennent appuyer les observations de la Chambre de Commerce et de l Industrie du Doubs qui a mis en évidence le caractère industriel de la grande région bisontine (voir notre précédente édition). La Banque de France qui a travaillé sur les derniers bilans disponibles de 739 sociétés (tous secteurs d activité confondus) dresse un portrait ciselé du tissu économique de la C.A.G.B. et le compare aux communautés d agglomération de Clermont-Ferrand, Poitiers, Limoges et Dijon. Le premier enseignement en effet, est le poids de l industrie qui représente 34 % du chiffre d affaires du périmètre étudié. Ce secteur d activité arrive derrière le commerce (43,8 %) mais largement devant les services (14,8 %) et le bâtiment (7,4 %). Son chiffre d affaires est de 4 points supérieur au panel de comparaison. À l évidence, nous avons une économie structurante Nos entreprises ont les fondamentaux. à caractère industriel. Cela peut surprendre dans une ville que l on perçoit La Banque de France qui a réalisé l étude précise que les données qu elle contient sont des moyennes. surtout comme administrative indique Serge Deloye, directeur régional adjoint de la Banque de France de Besançon. L industrie est plus largement tournée vers l export, 2 fois plus en tout cas que le panel de comparaison et 1,5 fois plus que le reste de la France. On apprend encore que 40 % du volume d affaire de l industrie bisontine concerne des produits métalliques (découpage, emboutissage, sous-traitance pour l automobile). La seconde observation est que le tissu économique du Grand Besançon est constitué à 88 % d entreprises qui comptent mois de dix salariés, et 95 % moins de cinquante. Des chiffres similaires aux autres communautés d agglomération. Cela ne surprend pas Serge Deloye. La France est constituée de petites et moyennes entreprises. Ce n est pas une tare, car leur taille leur permet d être beaucoup plus réactives. 67 % des sociétés reposent sur des capitaux privés du Doubs. Ce sont donc des structures familiales qui emploient plus de 50 % des effectifs. Si globalement les entreprises du Grand Besançon résistent un peu mieux à la crise qu ailleurs (le chiffre d affaires dans l industrie a tout de même reculé de 22 % en 2008-2009 et de 14 % en 2009-2010), plusieurs observations sont synonymes de vulnérabilité. Parmi elles, il y a le recul des investissements, le faible engagement dans la recherche et le développement (0,33 % en 2010 contre 2,63 % sur le panel de comparaison et 0,62 % à l échelle nationale) et le taux d obsolescence des équipements qui est de 12 points supérieur aux autres agglomérations et de 10 par rapport à la moyenne française. Des tendances à mettre en perspective avec le poids de la main-d œuvre qui pèse pour 73 % dans la valeur ajoutée de nos entreprises, contre 65 % dans celles du panel de comparaison. Moins d investissements, des équipements qu il faudra renouveler un jour ou l autre, une main-d œuvre importante, ces critères freinent la compétitivité des entreprises. À la décharge des entrepreneurs, le contexte économique actuel appelle à la prudence. Dans le Grand Besançon, beaucoup adoptent une gestion en bon père de famille. En 2010, 76 % des entreprises ont fait des résultats. On s aperçoit que quand elles gagnent de l argent elles commencent par se désendetter. Elles ont assaini leurs finances ces dernières années et jouent en quelque sorte la carte de la sécurité. L argent est dans les entreprises poursuit Serge Deloye. Par exemple, le taux d endettement est passé de 70 % à 49 % dans l industrie. La B.D.F. observe le début d un changement dans la stratégie des entreprises. Certaines commencent à reprendre des risques en relançant l investissement. C est important qu elles ne prennent pas trop de retard. La tendance est donc plutôt celle de l optimisme dans le Grand Besançon. Nos entreprises ont des fondamentaux, elles ont encore des performances mais il faut qu elles soient attentives au taux d investissement et au degré d obsolescence de leurs équipements termine Serge Deloye. Le directeur adjoint de la Banque de France va réactualiser dans les prochaines semaines ces données en intégrant les bilans 2011 des sociétés pour présenter aux élus, une situation plus fine encore du contexte économique de l Agglo. T.C. Repères Le Grand Besançon, cʼest : 4 121 entreprises en 2011 45 671 effectifs pôle emploi 3 686 millions dʼeuros de chiffre dʼaffaires en 2010 réalisés par les entités les plus structurantes
48 ÉCONOMIE La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 SUISSE VOISINE Décidément, nos amis suisses n en finissent pasdenoussurprendre. En France, on manifeste contre une ligne T.G.V., une autoroute, une centrale nucléaire, mais sans doute pas contrel arrivéed uneusineoualors pour l empêcher de fermer. Autre pays, autre culture. Ces dernières semaines, c est l arrivée annoncée de Cartier qui a agité la bourgade des Brenets. Des habitants n ont pas hésité à s opposer au projet d implantation d une manufacture pour la joaillerie par la grande marque de luxe, prête à investir 50 millions de francs suisses dans ce nouveau site de production avec àlaclefunpotentielde400emplois. Bigre, les Helvètes font les fines bouchessurundossierdontlecontenu a de quoi faire pâlir de jalousie la Grande Nation en prise avec la désindustrialisation. AuxBrenets,lesanti-Cartierdénoncent une augmentation des nuisances générées surtout par le trafic frontalier. À l inverse, les Manufacture Cartier 400 emplois créés pile à la frontière En Suisse, à un kilomètre de Villers-le-lac, les habitants des Brenets ont dit oui à la vente d un terrain communal à l entreprise Cartier qui a en projet de construire une manufacture pour la joaillerie. À la clef, 400 emplois dont 60 % de frontaliers! Dans ces conditions on se demande pourquoi Cartier ne s'installe pas en France. pro-cartier voient l intérêt économique du projet. D après les estimations, la commune des Brenets devrait percevoir 600 000 francs suisses de recettes fiscales supplémentaires liées à l impôt frontalier puisque Cartier annonce que 60 % de la main-d'œuvre sera frontalière, c est une des raisons pour lesquelles la marque a voulu se s approcher de la frontière. À cette rentrée d argent s ajoute le produit de la vente du terrain communal au groupe Richemont qui s élève à un peu plus d un million de francs suisses. Alors,commesouvent Au mieux au printemps 2013 dans ce pays démocratique, pour mettre tout le monde d accord,on a voté.le 26 août, les électeurs de ce bourg de 1 200 habitantsontétéinvitésàseprononcersur la question.le projet a été approuvé. Avec 338 voix contre 335, les partisans du oui l ontemportéd unecourtelongueur. Sur le fond, il s agissait de se prononcer : 1 - sur le changement d affectation de la parcelle (8 256 mètres carrés) du Clos Ferré pour la classer en zone industrielle alors qu elle était dédiée à de l habitat, et 2 - sur la vente du terrain. La commune est très satisfaite du résultat de la votation remarque Alain Faessler, administrateur de MÉDICAL lacommunedesbrenets.leconseil communal espère maintenant que le projet ira de l avant et que la demande de permis de construire sera rapidement déposée,mais c est le groupe Richemont qui tient le calendrier. Avec la votation, le projet a pris du retard.pour l instant,on ne sait pas quand démarreront les travaux. Il est clair que les délais et échéances indicatifs avancés avant le référendum ne peuvent plus être tenus poursuit le Conseil communal. Ces échéances seront repoussées de quelques mois.au mieux les premiers travaux pourront commencer au printemps 2013. L ouverture de la manufacture ne devrait pas générer beaucoup plus Cet l automne de nuisances qu aujourd hui aux Brenets. Quotidiennement, 2 900 frontaliers traversent le village pour gagner leur lieu de travail au Locle ou à La Chaux-de-Fonds. Le trafic frontalier se fait déjà par Les Brenets poursuit Alain Faessler. Néanmoins, la commune a prévu des aménagements pour réguler Sophie Mac-Mary affiche un sourire teinté d une petite dose de fébrilité. Sourire parce que la société qu elle a créée en 2006 renforce d année en année sa notoriété auprès des plus grandes marques de cosmétique, et fébrilité car elle s apprête à investir 50 000 euros dans l aménagement de nouveaux locaux sur la zone de Témisanté où son loyer doublera par rapport à celui qu elle paye au pavillon Sainte-Lucie au sein de l hôpital Saint-Jacques, là où est né Skin Exigence. Cet automne, Skin Exigence déménage dans ces locaux flambant neufs loués par la Sedd au tarif de 47 175 euros par an (le Grand Besançon accorde une aide de 11 602 euros par an). Notre loyer va doubler mais ce déménagement est nécessaire à notre développement concède la dirigeante de cette entreprise issue du laboratoire de dermatologie du professeur Humbert. À Témis, Skin Exigence disposera de locaux beaucoup plus fonctionnels avec des équipements spécifiques concernant la température et l hygrométrie. Lauréate de la catégorie créationdéveloppement du Concours national d aide à la création d entreprise de technologies innovantes organisé par le ministère de la Recherche dès sa création, la société bisontine a construit sa réputation dans le domaine très pointu de la conception de tests d efficacité pour l industrie de la cosmétique. Ses clients ont pour nom la circulation.un feu tricolore sera mis en service aux Pargots. Les salariés frontaliers travaillant aux Brenetsserontinvitésàlaisserleur voiture à la frontière et à utiliser les bus gratuits qui les achemineront jusqu à leur usine.l initiative de la commune est bien vue. Décidément, ces Suisses Skin Exigence s installe à Témis La société bisontine spécialisée dans l évaluation de produits cosmétiques quitte ses locaux de Saint-Jacques pour s installer à Témis. Elle poursuit son développement. Les entreprises s'installent en Suisse car le contexte industriel et fiscal y est plus favorable. L Oréal, Chanel, Helena Rubinstein ou encore Bulgari. Six personnes, dont deux esthéticiennes, composent l effectif de Skin Exigence qui réalise des tests d efficacité sur volontaires sains et qui développe également une activité de recherche. Nous travaillons aussi beaucoup pour la médecine esthétique (traitements anti-âge, peelings, injections ). Notre activité recherche concerne par exemple une gamme pour la peau des enfants. Autre exemple : nous avons fait des études pour des produits destinés aux peaux matures, une autre sur l éclat du teint. Ces grandes marques font appel à nous, laboratoire de recherche indépendant, pour s assurer une crédibilité. Par ailleurs, ils ne sont pas forcément équipés de nos outils ou n ont pas nos idées développe Sophie Mac-Mary. Pour Skin Exigence, c est aussi l heure de l international. La société de Besançon commence à développer des partenariats avec d autres clients plus lointains. On entame cet automne un partenariat avec la Chine. J ai encadré une dermatologue chinoise qui a développé un laboratoire en Chine. Il y a de plus en plus de demandes pour les peaux asiatiques. Nous avons aussi un projet avec la Colombie confie la dirigeante qui participera également à un congrès en Afrique du Sud en octobre. Sur le plan On entame un partenariat avec la Chine. national, Sophie Mac- Mary regrette seulement que, à cause de la frilosité des agences officielles, les études sont de plus en plus difficiles à mettre en œuvre en France. Skin Exigence a réalisé l an dernier un chiffre d affaires de 300 000 euros. J.-F.H. Sophie Mac-Mary, fondatrice et dirigeante de la société Skin Exigence.
PUBLI-INFORMATION sandwicherie fine à Témis Envie d une pause déjeuner rapide mais haut de gamme dans un espace zen et moderne, de plateaux-repas sur place ou à emporter : Ça VARY! ouvre ses portes à Témis. Stylisés par l agence MyOme design de Besançon, les locaux de la sandwicherie fine Ça VARY! qui ouvre ses portes à Besançon- Témis sont classes et cosy. Aussi raffinés que les produits frais proposés à la clientèle. Ce nouveau lieu de restauration qui ouvre ses portes le 24 septembre répond à un véritable besoin sur une zone d activité qui regroupe plusieurs milliers d emplois. Il y avait un vrai besoin, confirment Frédéric Golliard et Jean-Bernard Panier, les deux créateurs. D ici 2013, on annonce encore 900 emplois nouveaux sur Témis. Notre établissement répondra aux exigences de cette clientèle. Sur 350 m 2, la sandwicherie fine Ça VARY! propose plusieurs prestations : une sélection de sandwiches Une sorte de club affaires pour les entreprises de Témis. La sandwicherie fine Ça VARY! est positionnée au cœur de Témis. fins élaborés par les deux chefs en fonction des saisons et des produits du marché, tous à base de produits frais, des plats du jour chauds ou froids, et des plateaux-repas à déguster sur place, à emporter ou à livrer. Nous mettons en place à partir de début octobre un système de livraison par triporteur électrique. Les commandes peuvent s effectuer jusqu à 11 heures sur Internet, les clients seront livrés à 12 h 30 dans leur entreprise ajoutent les entrepreneurs. Mais Ça VARY! est plus qu une sandwicherie. C est un véritable lieu de vie dédié aux entreprises de Témis avec un espace détente cosy et lounge et une salle de séminaires de 46 places avec écran de conférences interactif et accès Wi-Fi gratuit. Nous proposons aussi des petitsdéjeuners d entreprises ou des soirées tapas par exemple destinées également aux entreprises. Nous pouvons également mettre sur pied des soirées festives sur-mesure. L idée est aussi de faire de cet endroit une sorte de club affaires pour les entreprises du secteur notent les deux associés qui n oublient pas de remercier à l occasion de l ouverture de leur établissement, le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret, la société J.P.R. Invest et son dirigeant Jean-Paul Robinet, Bruno Favier, directeur de Témis ainsi que les organismes financiers et réseaux d entreprises (Crédit Mutuel Saint- Ferjeux et Saint-Vit, Oséo, Développement 25, le Réseau Entreprendre ). Six emplois ont été créés à l occasion de l ouverture de la sandwicherie fine Ça VARY! Si le succès est au rendez-vous - de cela personne n en doute -, d autres embauches pourraient être réalisées. L équipe de Ça VARY! Entourée par les deux fondateurs Jean-Bernard Panier et Frédéric Golliard. Sandwicherie fine 17 D, rue Alain-Savary - BESANÇON-TÉMIS Tél. : 03 81 80 03 83 www.ca-vary.fr OUVERT DU LUNDI AU VENDREDI de 8 heures à 20 heures Autres jours sur demande
50 ÉCONOMIE La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 FRANOIS Décolletage de précision U.N.D. prépare l avenir Avec 80 salariés, l effectif de la société U.N.D. de Franois n a jamais été aussi élevé depuis la crise de 2009. Pour autant, pas d euphorie au sein de la direction. L objectif est de renforcer l export. Voilà plus de 33 ans que Daniel Thomas et Claude Gillet tiennent la barre de l entreprise U.N.D. et sans doute jamais autant que cette année le temps n aura été aussi incertain. L activité pourtant se porte bien, l effectif salarié est redevenu normal, mais la crise qui a frappé l industrie en 2009 a semble-t-il profondément remanié les habitudes. Le chiffre d affaires avait alors chuté de 35 % et sept personnes avaient dû être licenciées. Depuis, le niveau de production s est redressé. Le site principal d U.N.D. est à Franois. Un autre est situé à Grandfontaine. C est à l international que l entreprise de Franois compte trouver les prochains leviers de croissance. Cette année, elle a décroché un contrat en Coréedu-Sud pour la fabrication de pièces destinées au médical. Un secteur d activité en plein essor pour U.N.D. Avec l aéronautique, le médical est un de nos principaux axes de développement. Le médical, le dentaire en particulier, est en passe de devenir notre principal secteur d activité note Daniel Thomas, co-fondateur d U.N.D. Les autres secteurs d activité, plus traditionnels, de la société de Franois, sont l automobile, l électronique, le petit électroménager (en baisse) ou encore la lunetterie, le luxe et l horlogerie. Au total, plus de 40 000 références de pièces sont déjà sorties des ateliers de Franois. Pour continuer à progresser, U.N.D. n a d autre choix que d investir. Tous les ans, nous consacrons entre 10 % et 20 % de notre chiffre d affaires à l investissement en nouvelles machines. Dans le domaine du décolletage de précision, les techniques évoluent relativement vite, il est nécessaire de s adapter constate Daniel Thomas. Garder toujours une longueur d avance par rapport à la concurrence de plus en plus mondialisée, c est le socle stratégique de la société U.N.D., dont le chiffre d affaires avoisine les 10 millions d euros. Nous n avons d autres choix que d être offensifs, présents sur les salons (N.D.L.R. : Micronora, Midest, le Bourget pour l aéronautique, Medtec pour le médical ) et faire ce que les autres ne veulent pas faire, les moutons à 5 pattes S il ne doit en rester qu une, ce sera U.N.D.! ajoute M. Thomas. Pour se démarquer, l entreprise de Franois compte d abord sur sa technologie, son sens de la précision et du travail bien fini. Autre difficulté conjoncturelle pour U.N.D. : la fuite de la maind œuvre en Suisse. Malgré la distance, les jeunes salariés formés n hésitent plus à vendre leur savoirfaire de l autre côté de la frontière. C est la raison pour laquelle, un bon régleur demande et perçoit un salaire très proche de ce Gilles Thomas, fils de Daniel Thomas, s apprête à reprendre l entreprise avec son associé Joseph Gillet, fils de Claude Gillet. qu il obtiendrait en Suisse. U.N.D. est aujourd hui à la charnière de deux époques : celle, révolue, où des programmes de livraisons pré-établis concernaient des commandes en grandes quantités, ces productions sont parties au Sud-Est asiatique. Le présent est devenu un marché de niche avec de petites ou moyennes séries, sans aucune visibilité à plus de quatre semaines. Pour 2013, il est difficile de tirer les moindres plans sur l activité. Le développement en France semble difficile, c est donc sur l étranger où l entreprise réalise déjà entre 25 et 30 % de son activité qu U.N.D. mise le plus.le marché en Corée est sans doute un premier pas vers l internationalisation de son activité qui passera sans doute également par l Allemagne où U.N.D. est déjà bien implanté et s apprête à mettre en place une action commerciale spécifique. Une tâche qu auront à mener de concert Gilles Thomas et Joseph Gillet, les fils des actuels associés qui s apprêtent à reprendre les rênes de cette entreprise qui, malgré les soubresauts de la conjoncture, est loin d avoir dit don dernier mot. S il ne doit en rester qu une, ce sera U.N.D.! termine Daniel Thomas dans un sourire. Une chose est certaine : les dirigeants ont plus que jamais la foi. J.-F.H. Publi-information Les Bisontins aiment les voitures branchées! Depuis cet été ce sont près de 35 Peugeot ION qui ont été vendues par la concession Peugeot SIAB à Besançon. Thierry Paufert, chef des ventes de la SIAB nous explique la raison de ce succès 100% électrique. d abord le marché est prêt et réceptif à ce Tout type de véhicule, respectueux de l environnement et au coût d utilisation extrêmement faible - environ 1.5 pour 100 km-. Il faut également bien avoir à l esprit que 90 % des trajets quotidiens sont inférieurs à 60 kms ce qui rend l offre électrique particulièrement pertinente. Mais il existait un frein majeur qui empêchait le plus grand nombre de se décider : le prix du véhicule. A 29500, les clients potentiels hésitaient à franchir le pas. Mais cet été, Peugeot a créé l évènement en proposant la ION à prix imbattable, ce qui a réveillé le marché. Nous avons vu arriver en concession une clientèle très hétérogène, des retraités, des familles recherchant une deuxième voiture, des jeunes couples Tous ont cependant un point commun : l envie de rouler différent, plus propre, et une utilisation de véhicule péri-urbaine. Pour le quotidien, c est idéal, nous confie une jeune maman de deux enfants.et pour les longs trajets ou les week-ends, nous réservons un véhicule essence ou diesel à la concession, cela reste très abordable - par exemple 91 pour un week-end en nouvelle Peugeot 208 avec 500 km - et permet de goûter à des modèles différents à chaque fois. (service location Mu by Peugeot : 03.81.48.44.24. avec plus de 40 véhicules à disposition) Aujourd hui, nous avons une double offre très attractive poursuit Thierry Paufert. Un prix net à 15900 Euros, bonus gouvernemental déduit et une offre de location longue durée à 199 par mois sur 48 mois, incluant un premier loyer de 9199 compensé pour une large partie par le bonus de l état de près de 7000.Alors c est sûr, les particuliers comme les entreprises vont continuer à plébisciter la Peugeot ION. Pour essayer la Peugeot ION, vous pouvez contacter Peugeot SIAB à Besançon au 03 81 48 44 00. La nouvelle Peugeot 208 à l'auto-école Penin Située 21 rue de Beaupré à Roche lez Beaupré (25220), l'auto-ecole Penin vient toute juste de prendre livraison de deux nouvelles Peugeot 208. Fidèle depuis de nombreuses années à la marque au Lion et à la SIAB - la concession de Besançon-, Monsieur et Madame Penin ont initié nombre de jeunes conducteurs sur Peugeot 205, 206, 207 et aujourd'hui 208. Ces nouveaux véhicules plus respectueux de l'environnement grâce à un poids contenu, sont aussi très apprécié des apprentis conducteurs par leur côté moderne et le plaisir de conduite qu'ils procurent. Toute l'équipe de la SIAB, Peugeot Besançon remercie l'auto-école Penin pour sa fidélité.
SANTÉ La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 51 SANTÉ La Presse Bisontine : Le paysage de la santé a sensiblement évolué en 10 ans. Quel est le plus grand bouleversement? Christian Magnin-Feysot : Sans aucun doute la loi Bachelot du 21 juillet 2009 qui a décidé que le service public hospitalier, qui datait de décembre 1970, n existait plus. Cette loi dit que des missions de service public seront confiées alternativement à des établissements publics ou privés. Depuis dix ans, nous avons subi un système néolibéral qui a produit une aggravation des inégalités sociales de santé. L avantage de cette loi est néanmoins d avoir créé les Agences régionales de santé qui rassemblent la prévention, les soins, le médico-social et les établissements d hébergement pour personnes âgées, avec l inconvénient de se retrouver Trois questions à Christian Magnin-Feysot : Nous sommes des vigies Il est à la tête de l Union régionale des représentants des usagers dans les cliniques, les associations et les hôpitaux de Franche- Comté (A.R.U.C.A.H.), une association qui vient de fêter ses dix ans. avec une structure unique particulièrement complexe pour un malade moyen. Depuis 2002, l A.R.U.C.A.H. s est organisée pour que systématiquement il y ait une participation des usagers dans toutes les grandes orientations des établissements francs-comtois. Hélas, les inégalités s aggravent. L.P.B. :Avec des moyens limités, quels sont vos champs d intervention? C.M.-F. : Nous nous occupons de tous les déterminants de santé dont l A.R.S. ne peut pas se charger : le logement, l environnement des malades, leur alimentation. Notre principale action est de faire en sorte que les inégalités liées à ces déterminants-là régressent. Hélas en ce moment, ces inégalités s aggravent. En France aujourd hui, 10 millions de personnes renoncent aux soins. Nous travaillons avec Médecins du Monde, A.T.D.-Quart Monde et tous les organismes caritatifs locaux. Nous sommes des facteurs de liens entre le système de santé, le médico-social et le social. L A.R.U.C.A.H. est une sorte de vigie dont la mission est de rendre le système de santé accessible et lisible pour les plus vulnérables. L.P.B. : C est donc une dérive du système de santé que vous dénoncez? C.M.-F. : En 1985, ce n est pas si vieux, une consultation chez le généraliste était remboursée à hauteur de 75 % par le régime obligatoire. Aujourd hui, cette portion s est réduite à 50 %, le reste étant à la charge des complémentaires. Et combien de personnes sont juste au-dessus des plafonds de la C.M.U. et ne peuvent pas se soigner. Ceci dit, la hausse sensible des dépassements d honoraires n est pas totalement injustifiée car une consultation à 23 euros rapportée à la responsabilité de l acte, ce n est pas cher payé. C est trop pour un rappel de vaccin, mais pas assez pour une consultation liée à une maladie chronique. Pour que le système soit plus équilibré, nous proposons par exemple une approche forfaitaire pour ce genre de consultation plus compliquée, qui éviterait par ailleurs des Christian Magnin- Feysot est sans doute la personne qui maîtrise le mieux les arcanes du système de santé en Franche- Comté. consultations chez un spécialiste ou qui contribuerait en tout cas à mieux les réguler. Voilà une de nos propositions. En matière hospitalière, nous avons quand même beaucoup d espoir aujourd hui que le système de santé redevienne un système hospitalier public. Propos recueillis par J.-F.H. AUTISME Il n y a pas d épidémie d autisme, mais des formes plus diverses Pédopsychiatre au centre de ressources autisme de Franche-Comté, le Docteur Géraldine Ropers interviendra à la grande journée dédiée à l autisme, grande cause nationale 2012, organisée à Besançon le samedi 20 octobre à l I.R.T.S. de Besançon. Le Docteur Géraldine Ropers. Une journée le 20 octobre La Presse Bisontine : Pourquoi cette journée dédiée à l autisme le 20 octobre à Besançon? Géraldine Ropers : Le centre de ressources autisme de Franche-Comté avait répondu à une initiative interministérielle destinée à dresser un état des lieux des prises en charge liées à l autisme. Trois régions pilotes ont été retenues, dont la Franche-Comté. Trois volets étaient concernés par l étude que l on a menée : l éducation, la prise en charge dans les établissements et la satisfaction des familles. Il aurait été dommage que les professionnels et les familles qui avaient participé à cette étude ne soient pas invités à en connaître tous les résultats. D où cette journée du 20 octobre qui doit permettre de prendre du recul et de trouver ensemble des grandes lignes de travail pour lancer des projets innovants. L.P.B. : Quels sont les principaux enseignements de cette étude? G.R. : D abord qu il est important sur un même territoire de pouvoir proposer à une famille une diversité d offres de prise en charge. Ensuite, il s agit d améliorer le dépistage en continuant à former tous les personnels en lien avec la petite enfance.très peu de professionnels sont formés aux moyens de Les cas sont mieux diagnostiqués qu avant. communication alternatifs (pictogrammes, gestes ), car l autisme est avant tout une pathologie de la communication. On confirme aussi qu il manque de médecins psychiatres dans les établissements. Enfin, si beaucoup de progrès ont été faits autour de l enfant petit, il y a encore à mettre en place une vraie logique de parcours entre l enfance, l adolescence et l âge adulte. L.P.B. : L autisme est-elle une pathologie de plus en plus fréquente? G.R. : Je dirais plutôt que les cas sont mieux diagnostiqués qu avant. Le travail de repérage est plus à l œuvre aujourd hui. Avant, on parlait d autisme typique, aujourd hui on parle des troubles envahissants du développement. Il n y a pas d épidémie d autisme, mais des formes plus hétérogènes. Un enfant sur 150 naissances présente des troubles envahissants du développement. 20 à 40 cas d autisme typique sur 10 000 naissances et entre 60 et 70 pour les troubles envahissants du développement qui comportent d autres formes de déficience intellectuelle. Propos recueillis par J.-F.H.
*Bilan à but non médical Rédaction : Les Éditions de la Presse Bisontine - B.P. 83 143-1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - www.presse-bisontine.fr - redaction@groupe-publipresse.com Agenda 52 La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 ANIMATION - LA RENTRÉE DE L A.S.E.P. Je ne veux pas que les activités se vivent dans la difficulté Avec 3 000 adhérents, l A.S.E.P. est une des plus importantes associations d animation de Besançon. Le directeur de la structure fait le point sur la rentrée. Les difficultés financières relèvent désormais du passé. La Presse Bisontine : L A.S.E.P. a fait sa rentrée : combien d activités sont proposées? Denis Bourgeois : Une bonne cinquantaine, plus celles proposées dans le cadre du centre social. La rentrée s est bien déroulée. Le premier jour, il y avait près de trois heures de queue devant les locaux. L association compte près de 3 000 adhérents. Sur Besançon, l ensemble des maisons de quartier, associatives ou municipales, comptent 10 000 adhérents. Entre la M.J.C. de Palente et l A.S.E.P., on tape déjà les 6 000 à nous deux. Il est encore possible de venir s inscrire aux activités qui ne sont pas complètes. L.P.B. : Quelles sont les activités tendance? D.B. : Il y a les grands classiques qui rencontrent toujours un énorme succès comme l école de danse classique, le yoga ou encore le judo enfants. La zumba connaît aussi un succès fulgurant. L.P.B. : Quelles sont les nouvelles activités proposées en cette rentrée? D.B. : Il y a notamment le kalaripayatt, une nouvelle technique de relaxation. Il y a aussi les cours de chant, les ateliers cuisine et connaissance ou encore l atelier de création de jeux vidéo qui démarre fort. L.P.B. : Combien de personnes fait vivre l A.S.E.P.? D.B. : Nous comptons aujourd hui 15 emplois à temps plein. Avec tous les intervenants, en année pleine, nous faisons une quarantaine de fiches de paye par mois et pendant les vacances, avec les centres de loisirs et les camps, une soixantaine. L.P.B. : Rappelez-nous l histoire de l A.S.E.P. D.B. : L association sportive d éducation populaire est née en 1965 au sein du foyer des jeunes travailleurs, situé juste à côté. Le F.J.T. avait été créé quelques années plus tôt en pleine période d exode rural. Les jeunes qui arrivaient sur Besançon manquaient d idées pour s occuper, ce qui a incité les dirigeants du F.J.T. à créer une association d animation pour les jeunes du Les foyer. En 1984, enfants font l A.S.E.P. s est ouverte aux parfois trop jeunes extérieurs de choses. au F.J.T. et tout doucement est devenue une véritable association de quartier. En 1996, nous avons intégré nos actuels locaux de la rue Résal qui s étendent sur 500 m2, sur deux niveaux. Nous sommes aujourd hui une des principales maisons de quartier associatives de Besançon, reconnue centre social depuis 2008, c està-dire que nous bénéficions d un agrément de la C.A.F. pour les ateliers que nous organisons. L.P.B. : Comment tourne l A.S.E.P. sur le plan financier? D.B. : Le budget de l association est de 900 000 euros environ. Il est alimenté à hauteur de 50 % par les cotisations des adhérents et le tarif des activités. Pour le reste, c est la Ville qui nous finance comme une maison de quartier, et la C.A.F. L.P.B. : Il y a trois ans, l A.S.E.P. a traversé une délicate période sur le plan financier. Où en êtes-vous? D.B. : L A.S.E.P. accusait un déficit de 50 000 euros. Cette période a été vécue douloureusement par tout le monde, notamment par moi. On est tous des salariés engagés et volontaires qui ne comptons pas nos heures. J alertais tout le monde depuis quelques années sur le fait qu on faisait beaucoup de choses, parfois des activités avec seulement quelques pratiquants. Ajoutons à cela que nous avions bénéficié comme beaucoup de structures d emplois aidés comme les emplois-jeunes par exemple et quand les aides d État se sont arrêtées, il a bien fallu les pérenniser. On est parvenus à remonter la pente en évitant de licencier du personnel. Aujourd hui, financièrement, l A.S.E.P. s en sort. Nous ne comptons pas nos heures. L.P.B. : Quelles mesures avez-vous pris? D.B. : Déjà la Ville verse désormais ses subventions plus tôt, en janvier, mai et juillet, au lieu de septembre, ce qui nous permet d avoir la trésorerie suffisante jusqu à la période des inscriptions. Ensuite, on a pris d autres mesures comme par exemple la suppression d un de nos trois véhicules. On veille aussi maintenant à bien remplir nos activités. Si une activité n est pas pleine à 50 %, on ne la démarre pas. Si au cours de l année elle n atteint pas 75 % de remplissage, même chose, on l arrête. Quand on n a que deux enfants inscrits à un atelier poterie, il est logique de ne pas le continuer. Notre objectif n est évidemment pas de faire de bénéfice mais d arriver à des situations équilibrées voire un peu excédentaires de manière à avoir des réserves en cas de pépin. L.P.B. : Comment évoluent les demandes? D.B. : Les enfants font de plus en plus de choses, sans doute trop parfois. Quand des gens veulent s inscrire à trois activités différentes, je leur dis non. Le mercredi, les mamans courent partout, je pense que c est excessif. Je ne veux pas que les activités se vivent dans la difficulté. En plus, si quelqu un vient trois mois à une activité et qu il finit par arrêter, il a pris la place d un autre. Il faut savoir trouver le bon équilibre. L.P.B. : L A.S.E.P. ne fait-elle pas concurrence sur certaines activités à des professeurs indépendants ou à des structures privées? D.B. : Je ne le crois pas. Certaines activités comme la musique se sont beaucoup développées récemment en France, et tant mieux. Il y a tellement de demandes qu il y a vraiment de la place pour tout le monde. Il y a une grosse école de musique à Palente, à quelques centaines de mètres d ici, qui tourne très bien, et cela ne nous empêche pas de faire le plein pour autant. On ne se fait pas de concurrence. L.P.B. : Avez-vous d autres projets? Recevez chez vous La Presse Bisontine Abonnez-vous à un tarif préférentiel Le journal d information qui aborde tous les mois les sujets d actualité de Besançon et de sa région : événements, société, actu, sport, vie associative et culturelle, dossier 27,50 les 12 numéros les 24 numéros au lieu de 30 1 NUMÉRO GRATUIT 1 an - 12 numéros 52,50 au lieu de 60 3 NUMÉROS GRATUITS 2 ans - 24 numéros Mensuel d information de Besançon et du Grand Besançon www.presse-bisontine.fr FÉVRIER 2012 N 1292, 20 RÉSERVES PARLEMENTAIRES : LA CAGNOTTE DES ÉLUS Tout sur l argent des parlementaires du Doubs Le sénateur Claude Jeannerot. TRAMWAY p.38 RECENSEMENT L événement p. 6 à 8 L AGGLOS ATTAQUEAUXVAÎTESImmobilier : lapopulation du Grand Besançon, commune par commune L Agglo poursuit les acquisitions foncières aux Vaîtes, un terrain miné par les polémiques. Le prix du mètre carré se monnayerait actuellement entre 8 et 250 euros. Mensuel d information de Besançon et du Grand Besançon www.presse-bisontine.fr AVRIL 2012 N 131 2, 50 - Retards et annulations en série. - Mécontentement des usagers. - Navettessurchargées. - Nouvelle gare mal indiquée. - Les nouvelles haltest.e.r. en question. Homme GARES T.G.V. GARES T.G.V. LE CAUCHEMAR DES BISONTINS Jean s LEVI S 511Brut réf 49781 99,5 49,75 Jean s KAPORAL Stone réf 52993 99 49,50 SweatMCS Marlboro Navy réf 51425 129 64,50 ChemiseSCHOTTRouge/Noir réf 53069 75 37,50 Chaussures CATERPILLAR Jaune réf 51002 129 64,50 Pull BLEND noir réf 53096 65 32,50 T-Shirt ML CROSSBY Blanc réf 52985 15 7,50 Femme Le député Jacques Grosperrin. LE DOSSIER en p. 19 à 24 ÉCONOMIE p. 38 CES PHARMACIENS BISONTINS AU CHÔMAGE Robe KAPORAL Gris réf 51665 65 32,50 BottesLEVI S Taupe réf 51275 135 67,50 BasketsCONVERSE Noir/Anth réf 52740 95 47,50 Pant Toile LOÏS Anthra réf 53054 65 32,50 BasketsFEIYUE Noir/Vert réf 51380 50 25,00 ChemiseROXY Rouge/Ecru réf 50924 75 37,50 Pull RED SOUL Noir réf 51726 65 32,50 Rédaction : Les Éditions de la Presse Bisontine - B.P. 83 143-1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 - redaction@groupe-publipresse.com du 11/01 au 14/02/2012 inclus Ce métierquel oncroyaiten or est confrontéàunebaissed activité. Au débutdel annéeàbesançon, 22 pharmacienset17préparateurspoin- taientàpôleemploi. La concurrenceexpliqueenpartiecephénomène. Les SHOES Mensuel d information de Besançon et du Grand Besançon www.presse-bisontine.fr MARS 2012 N 130 2, 50 CITÉ DES ARTS DÉJÀ UN GOUFFRE FINANCIER POLITIQUE Le dossier en p. 21 à 27 Présidentielle 2012 La paroleauxmilitants du Grand Besançon Rédaction : Les Éditions de la Presse Bisontine - B.P. 83 143-1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - www.presse-bisontine.fr - redaction@groupe-publipresse.com L ÉVÉNEMENT en p. 6 et 7 POLITIQUE p. 4 L ANCIEN PRÉFET QUI ROULE POUR HOLLANDE Nacer Meddah, préfet éphémère de Franche-Comtéen2010, avait été débarqué par Nicolas Sarkozy au bout de 7 mois seulement. Aujourd hui, il est le secrétairegénéraldelacampagnedefrançoishollande. Interview. A l occasiondelajournée Nationaledel AUDITION, testez GRATUITEMENT votre audition* Voir page 19 Voir page 19 Mensuel d information de Besançon et du Grand Besançon www.presse-bisontine.fr JUIN 2012 N 133 2, 50 LÉGISLATIVES 2012 LA BATAILLE - Un chantier pharaonique. - Des fuites dans la toiture. - Les frais de fonctionnement du F.R.A.C. vont exploser. - Qui va payer les 15 millions sur 10 ans? TOUS LES CANDIDATS DÉCLARÉS ONT ÉTÉ SOUMIS AU QUESTIONNAIRE DE LA PRESSE BISONTINE URBANISME Dossier en p. 21 à 28 ARGENT L ÉVÉNEMENT p.6et7 POMPIERS DU DOUBS : Budget : y a-t-il le feu à la maison S.D.I.S.? Les grands chantiers qui vont changer le visage de Besançon Le bâtiment doit entrer en service en 2013. Son coût : 46,4 millions d euros. L ÉVÉNEMENT en p. 6 et 7 Rédaction : Les Éditions de la Presse Bisontine - B.P. 83 143-1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - www.presse-bisontine.fr - redaction@groupe-publipresse.com Françoise Branget sur la 1 ère et Jacques Grosperrin sur la 2 ème circonscription devront se défaire de leurs adversaires dans un climat plus favorable à la gauche cette année. TRAVAUX p. 18 Tramway, les indemnisations Les commerçants n y croient guère Fête des Pères 17 juin 2012 Vins - Foie gras - Produits régionaux - Restauration 20-22 rue Bersot - BESANÇON Tél. 03 81 82 27 14 LE DOSSIER en p. 19 à 30 BU La Nom Pré N / Cod Tél E-m En applic muniqué pouvez v
La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 53 Rende z-vous Dimanche 23 septembre Le cheval en fête Pour un rendez-vous avec le meilleur ami de l homme, réservez votre dimanche 23 septembre. La journée du cheval organisée par la Fédération française d équitation permet de découvrir l univers de ce sport. À Besançon, les écuries de Saint-Paul situées chemin du Fort-Benoît vous accueillent gratuitement pour une découverte du centre, présentation des écuries, baptême de poney à partir de 14 heures Un concours de sauts d obstacles est également prévu. PLUS DE RENSEIGNEMENTS : HTTP://JOURNEEDUCHEVAL.FFE.COM/ Pouilley-Français 22 ème Foire aux saveurs d automne Venez faire votre marché à Pouilley-Français, à 10 minutes de Besançon, samedi 6 octobre prochain. 150 bénévoles et plus de 160 exposants attendent de pied ferme le chaland pour ce rendez-vous authentique qui met en avant les produits du terroir et l artisanat local. Plus de 15 000 visiteurs déambulent à chaque édition dans le village situé entre Besançon et Saint-Vit, à tel point que ce rendezvous automnal est devenu une des premières manifestations gastronomiques de la région annoncent fièrement les organisateurs. D.B. : Dans le cadre de notre centre social, nous souhaiterions développer, en dehors des périodes de vacances, des week-ends à thème à destination de nos adhérents. L.P.B. : Votre agrément centre social répondait à un vrai besoin? D.B. : On l a attendu dix ans cet agrément! Bien sûr qu il répond à des besoins. Il faut bien se rendre compte qu à Besançon il y a des gens en difficulté partout, ça ne concerne pas que certains quartiers. Tout ce qu on fait pour sortir certains jeunes de leur milieu Denis Bourgeois dirige l A.S.E.P. depuis 1982. familial et les ouvrir à autre chose est positif pour eux. L.P.B. :Vous êtes non seulement des animateurs mais aussi des assistants sociaux! D.B. : C est un peu vrai, nous sommes naturellement amenés à le faire. Nous trouvons des solutions pour certains d entre eux. Si je fais ça depuis trente ans, c est parce que j ai la fibre. Si à bientôt 60 ans j emmène encore ces jeunes en camp, c est vraiment que j aime ça Propos recueillis par J.-F.H. A.S.E.P. - 22, rue Résal à Besançon - Tél. : 03 81 80 66 83 Bulletin à remplir et à retourner accompagné de votre règlement à l adresse suivante : resse Bisontine - B.P. 83 143-1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX nom Rue e. ail : LLETIN D ABONNEMENT 1 an (12 numéros)= 27,50 au lieu de 30 soit 1 NUMÉRO GRATUIT 2 ans (24 numéros)= 52,50 au lieu de 60 soit 3 NUMÉROS GRATUITS Ville ation de l article 27 de la loi du 6 janvier 1978, les informations ci-dessus sont indispensables au traitement de votre commande et sont comes aux destinataires la traitant. Elles peuvent donner lieu à l exercice du droit d accès et de rectification auprès de La Presse Bisontine. Vous ous opposer à ce que vos nom et adresse soient cédés ultérieurement. Tarifs étrangers et DOM TOM : nous consulter. 22 ÈME FOIRE AUX SAVEURS D AUTOMNE - SAMEDI 6 OCTOBRE POUILLEY-FRANÇAIS (AVANT SAINT-VIT) ENTRÉE GRATUITE, PARKING 1 EURO Édition Écoute, toubib Le Bisontin Pierre Costagliola décrit, dans une soixantaine de consultations du Docteur Pétrus, l importance et la richesse de l écoute. Il en conclut que l oreille du médecin est aussi fondamentale que ne le sont son œil, sa main et son savoir. C est le préalable à une relation pérenne, confiante et citoyenne. Il dénonce aussi la crise que subit la médecine générale en mutation qui risque de manquer de jeunes médecins. Pierre Costagliola vit à Besançon. Il est médecin généraliste retraité. Par son ouvrage, il souhaite aussi sensibiliser les patients à la nécessité de choisir un médecin référent et d établir dans la durée une relation constructive. ÉCOUTE, TOUBIB MÉDECINE GÉNÉRALE : ENTRE LE BIO-MÉDICAL ET LE PSYCHIQUE ÉDITIONS DU PANTHÉON - 272 PAGES, 19 EUROS Théâtre Crash de rire à la veillée funèbre Vous cherchez l élixir du rire? Vous le trouverez au théâtre à Fontain. En octobre, les acteurs de la compagnie du Pendrillon entrent en scène avec deux nouvelles comédies épinglées à la boutonnière. La première, Krash, de Jean-Yves Picq, raconte l histoire d un corps désarticulé à la suite d un accident d avion dont les membres se cherchent. La seconde, Veillée funèbre, de Guy Foissy, emmène le spectateur sur les traces de personnages hétéroclites qui se retrouvent lors d une veillée afin d honorer, à leur façon, la mémoire du mort. Les sujets sont graves, mais l humour est caustique et la mise en scène appropriée pour amener le public à pouffer de rire. Après tout, rien n est plus drôle que le malheur (Beckett). LA COMPAGNIE DU PENDRILLON, SALLE DES FÊTES DE FONTAIN VENDREDI 12 ET VENDREDI 19 OCTOBRE À 20 H 30 - SAMEDI 13 ET SAMEDI 20 À 20 H 30 DIMANCHE 14 ET DIMANCHE 21 À 17 HEURES. TARIFS DE 4 À 7 EUROS. TÉL. : 06 31 48 60 45 Exposition Les archives ouvrent leur boîte à trésors Modeste par son ampleur, l exposition visible jusqu au 13 octobre à la bibliothèque municipale de Besançon (1, rue de la Bibliothèque) est très attachante. Les archivistes municipaux ont sorti des cartons - ou plutôt des coffres - quelques pépites. Nous avons voulu présenter au public les documents les plus emblématiques, insolites ou curieux des archives, de la fin du Moyen-Âge à la fin du XX ème siècle. Le plus ancien date de 1220 indique Michel Hitter, conservatuer à la bibliothèque. Parmi ces petits trésors, on peut y admirer une lettre signée par Louis XIV himself qui félicite le chancelier pour avoir reconquis Besançon. Ou ce registre datant de 1290, charte de franchise qui marque la fondation officielle de la cité de Besançon. Plus près de nous, cette affiche, modèle unique, qui avait été placardée dans une rue de la ville le jour de sa libération, le 8 septembre 1944, invitant la population à maintenir l effort. Ou encore cette émouvante photo des frères Lumière datant de 1936, venus dans la capitale comtoise pour un hommage rendu par leur ville natale. Que des pépites. À COFFRE OUVERT - TRÉSOR DES ARCHIVES MUNICIPALES - JUSQU AU 13 OCTOBRE BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE - 1, RUE DE LA BIBLIOTHÈQUE À BESANÇON
54 AGENDA La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 BESANÇON Un nouvel espace arts et culture Le Théâtre Bacchus devient le Off Le 6, rue de la Vieille-Monnaie se transforme en un espace culturel ouvert à toutes les associations bisontines via un système de location. Une première. Le l appelez plus Théâtre Bacchus mais le Off, nouveau nom dévoilé le 6 septembre par l association La Vieille monnaie, structure indépendante créée au début de l été dans le but de reprendre ce site jadis occupé à 100 % par la Compagnie Bacchus. Cette dernière qui souhaitait s émanciper au national et l international a voulu diminuer les frais de location des trois salles. Une solution a donc été trouvée via l association La Vieille monnaie qui louera à des résidents l espace, lesquels paieront une location en fonction du taux d occupation. Le lieu qui comprend une salle de théâtre de 120 places, l espace de la chapelle et un atelier, sera donc partagé au fil de l année, selon un planning, par plusieurs structures. Professionnels ou ama- Le théâtre (120 places) pourra être loué. teurs de théâtre, danse, musique, prendront contact avec un régisseur, salarié de l association, qui s occupera au quotidien de leur accueil et de la technique. Neuf structures nous ont fait part de leur volonté de participer, indique Jacques Lonchamp, président de l Association la Vieille Monnaie. Cela va du tango argentin, au jazz, gospel, hip-hop, chant jusqu au théâtre. Un appel est lancé à d autres structures susceptibles d être intéressées. À l heure où nous bouclions Disponible dès octobre. ces lignes, seul le nom de la Compagnie Bacchus - pour une occupation de 30 % cette saison 2012-2013 - avait été dévoilé Des signatures de conventions devaient se dérouler pour une ouverture dès octobre. Le programme des ateliers ou spectacles sera connu d ici la fin septembre. Des compagnies extérieures pourront s y produire, précise Michelle Diez, bénévole à l association. C est une expérience unique à Besançon, une véritable académie des arts vivants qui s affranchira de nouvelles perspectives et initiatives artistiques. Le prix d une éventuelle location n a pas été dévoilé. Pour les structures intéressées, prendre contact avec l association La Vieille Monnaie par mail : associationlavieillemonnaie@gmail.com E.Ch. L association La Vieille monnaie, ici dans l espace de la Chapelle, ouvre le théâtre Bacchus aux associations et professionnels.
LE PORTRAIT La Presse Bisontine n 136 - Octobre 2012 55 BESANÇON Présent aux Mots Doubs Arnaud Friedmann, angoissé heureux Jeune écrivain bisontin, Arnaud Friedmann signe déjà son cinquième roman. Atmosphère une nouvelle fois torturée, style toujours efficace. Sa prétention, simple : faire passer des émotions. Il faudrait peut-être se muer en psychanalyste pour cerner parfaitement les contours de la personnalité d Arnaud Friedmann. Le Bisontin qui file sur ses quarante ans en est déjà à son cinquième roman. Une fois de plus, c est dans les profondeurs de l âme et dans les ressorts tortueux des caractères de ses personnages qu il emmène ses lecteurs. Son nouveau roman psychologique, Grâce à Gabriel triture une nouvelle fois la conscience du personnage principal. Ici, c est Michèle qui interroge son statut de mère et cherche à l habiter. Le roman raconte aussi sa lutte contre une hérédité lourde à assumer et à repousser quand sa vie bascule un certain jour du mois d août. Bref, une nouvelle fois avec Arnaud Friedmann, on n attend pas à se taper sur les cuisses. Le comique, ce n est pas son truc, les happy ends, non plus. Pourtant les lecteurs commencent à s y attacher à cet auteur qui écrit depuis l adolescence. Je pense avoir toujours eu dans un coin de ma tête l idée d être écrivain. Adolescent, j ai commencé à écrire des espèces de romans. À 19 ans, j ai souhaité extérioriser une histoire que j ai vécue en écrivant un roman. C est comme ça que ça a vraiment démarré se souvient le Bisontin qui participe une nouvelle fois au salon les Mots Doubs cette année. Pendant que ses copains passaient leurs étés à se dorer la pilule sur une plage ou à draguer les filles, lui remplissait ses journées de vacances en Italie, en noircissant des pages. J avais pris l habitude d écrire tous les étés. C est comme ça que j ai écrit mon premier roman publié. Aujourd hui, Arnaud Friedmann n est plus le jeune étudiant en histoire qui avait le loisir d écrire tout l été. Il a des responsabilités professionnelles directeur d une maison de l emploi à Saint-Dié dans les Vosges - et familiales - deux fillettes de 6 et 4 ans. Le temps pour l écriture s est donc considérablement réduit. C est la raison pour laquelle je cherche pour l été prochain une résidence d écrivain. Je prendrai des congés sans solde pour pouvoir écrire dit-il. Son premier roman - Le chemin au bord de la mer - sort en 2003, après huit longues années passées à chercher un éditeur. Les retours des éditeurs étaient encourageants. Certains me disaient que mon style était bon mais pas l histoire, d autres me disaient l inverse. Les éditions Gunten à Besançon m ont donné ma chance. S ensuivra un deuxième roman La mélodie préférée, toujours chez Gunten, avant que l auteur bisontin soit repéré par les éditions de la Martinière qui publieront son troisième opus en 2005, Le fils de l idole. C est toujours gratifiant de voir son livre sur un rayon de la F.N.A.C. sur les Champs-Élysées sourit l auteur. Une pause de quatre ans avant la parution dans la jeune maison bisontine les Éditions de la Boucle du quatrième roman, visiblement son préféré, Jeanne en juillet, avant le petit dernier qui vient de sortir en librairie. Grâce à Gabriel a été sélectionné aux Mots Doubs pour le prix du livre franc-comtois, le nouveau concours lancé par les organisateurs du salon littéraire. Juste avant les Mots Doubs, Arnaud Une façon d exprimer ma partie sombre. Friedmann tenait salon pour la première fois à Nancy, un des rendez-vous littéraires les plus courus de France. Il fréquente également avec régularité le festival de géographie de Saint-Dié et son salon des livres ou encore le salon de Metz dont il est aussi devenu un habitué. Alors le style Friedmann, c est quoi? Des phrases courtes, où on sent le travail parfois laborieux sur les sonorités des mots. Je coupe souvent mes phrases, j ai toujours l impression qu elles sont trop longues. Et des histoires dont le thème tourne la plupart du temps autour de la famille, des rapports entre les parents et les enfants. Qu a-t-il enfoui de si profond Arnaud Friedmann pour qu il le fasse ressurgir systématiquement dans ses livres à travers les personnages qu il fait vivre? Rien, assure-t-il. C est sans doute une façon d exprimer ma partie sombre. Où est-il allé puiser cette histoire de femme enceinte si bien dépeinte dans Jeanne en juillet? Dans quel recoin de son subconscient est-il allé chercher ce personnage de Grâce à Gabriel, d une mère qui ayant perdu un de ses enfants s aperçoit plus tard qu elle préfère l enfant qu elle vient d adopter à ses propres enfants naturels? Mystère. Sans doute ses personnages sont-ils beaucoup plus torturés que ce jeune homme, placide directeur d une maison de l emploi, costume cravate dans Le Bisontin Arnaud Friedmann en est à son cinquième roman qui postule au nouveau prix du livre comtois aux Mots Doubs. le civil. Il l assure et on le croit. Car Arnaud Friedmann laisse entrevoir une certaine sérénité, malgré l angoisse de prime abord, et un vrai bonheur d écrire. Son activité d écrivain lui donne sans doute ce subtil équilibre. Qu il souhaite conserver. Je pense qu il est sain d avoir une activité en dehors de l écriture. D ailleurs, ma prétention n a jamais été de révolutionner la littérature française, j essaie juste de faire passer des émotions. Les prochains romans d Arnaud Friedmann sont déjà dans les tiroirs. Les personnages seront un peu moins sombres. J essaierai même d y mettre une touche d humour et d ironie promet l auteur comme pour rassurer ses lecteurs sur sa vraie personnalité. Non Arnaud Friedmann n est pas sombre, encore moins sinistre. Sans doute un peu angoissé, mais qui ne l est pas? Un angoissé visiblement heureux, heureux de pouvoir jongler entre son métier, sa vie de famille et son existence d écrivain, les trois piliers d une existence épanouie. J.-F.H. Mensuel d information de Besançon et des cantons d Audeux, Boussières, Marchaux, Quingey et Roulans JUILLET-AOÛT 2011 N 1232, 20 DOSSIER SPÉCIAL TOURISME LES MYSTÈRES DE SAINT-JEAN La cathédrale de Besançon comme vous ne l avez jamais vue LE DOSSIER en p. 22 à 27 PORTRAIT p.20 Jean-Louis Fousseret reste serein face à la critique Jean «KAPORAL» Usé Réf.50016 99,5 49,75 Sac «LEVIS» Ecru Réf.50410 79 39,50 Chaussure «CONVERSE» Noir Réf.51541 39,5 19,75 Chemisette «MCS Marlboro» Blanc-Bleu Réf.49878 79 39,50 T-Shirt «SCHOTT» Blanc Réf.51828 29,5 14,75 Bermuda «BLEND» Turquoise Réf.50233 45 22,50 T-Shirt «KAPORAL» Camou Réf.50070 44 22,00 SOCIÉTÉ L événement p.6 et 7 LE MUSÉE COURBET PRIVÉ DE TABLEAUX Alors que le nouveau musée Courbet d Ornans ouvre ses portes, la polémique entre l Institut Courbet et le Conseil général resurgit, au détriment des visiteurs. Le point. Polo «CONVERSE» Usé Réf.50362 47 23,50 Chemisette «KAPORAL» Blanc-Parme Réf.51856 65 32,50 Panttoile «LOIS» Noir Réf.51898 95 47,50 Robe «LOLA ESPELETA» Noir Réf.50329 49,5 24,75 Robe «SMASH» Rouge Réf.51839 45 22,50 T-Shirt BLEND SHE» Marin Réf.50255 23 11,50 T-Shirt «RED SOUL» Fuschia Réf.49961 28 14,00 Mensuel d information de Besançon et des cantons d Audeux, Boussières, Marchaux, Quingey et Roulans JUIN 2011 N 122 2, 20 DOSSIER SPÉCIAL HABITAT OÙ ACHETER, OÙ CONSTRUIRE DANS LE GRAND BESANÇON? La situation à Besançon et dans près de 100 communes SOCIÉTÉ L événement p.6 et 7 BESANÇON ET LES FRANCS-MAÇONS Les 4 et 5 juin, la capitale comtoise reçoit le congrès du Grand Orient de France. L occasion de lever une partie du voile qui couvre encore la franc-maçonerie locale. LE MAIRE DE DIJON p.4 Que Jean-Louis Fousseret arrête avec son complexe d infériorité! LE DOSSIER en p. 21 à 30 Rédaction : Les Éditions de la Presse Bisontine - B.P. 83 143-1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 - redaction@groupe-publipresse.com 27,50 les 12 numéros les 24 numéros Le journal d information qui aborde tous les mois les sujets d actualité de Besnçon et de sa région : événements, société, actu, sport, vie associative et culturelle, dossier Abonnement facile et rapide : *du 22 juin au 26 juillet 2011 Rédaction : Les Éditions de la Presse Bisontine - B.P. 83 143-1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 - redaction@groupe-publipresse.com au lieu de 30 1 NUMÉRO GRATUIT 1 an - 12 numéros 52,50 au lieu de 60 3 NUMÉROS GRATUITS 2 ans - 24 numéros BULLETIN D ABONNEMENT Bulletin à remplir et à retourner accompagné de votre règlement à l adresse suivante : La Presse Bisontine -B.P. 83 143-1, rue de la Brasserie 25503 MORTEAU CEDEX 1 an (12 numéros)= 27,50 au lieu de 30 soit 1 NUMÉRO GRATUIT 2 ans (24 numéros)= 52,50 au lieu de 60 soit 3 NUMÉROS GRATUITS Nom Prénom N /Rue Code Tél. E-mail : Ville En application de l article 27 de la loi du 6 janvier 1978, les informations ci-dessus sont indispensables au traitement de votre commande et sont communiquées aux destinataires la traitant. Elles peuvent donner lieu à l exercice du droit d accès et de rectification auprès de La Presse Bisontine. Vous pouvez vous opposer à ce que vos nom et adresse soient cédés ultérieurement. Tarifs étrangers et DOM TOM : nous consulter.