1 Qualité de l eau L eau potable est le produit alimentaire le plus surveillé. Les normes de qualité de l eau potable définies par le ministère de la Santé et le Parlement Européen sont très rigoureuses. L eau doit subir régulièrement plus d une cinquantaine d analyses différentes qui permettront de tester 7 groupes de paramètres : Les paramètres organoleptiques : couleur, saveur, odeur et transparence Les paramètres physico-chimiques : température, ph et conductivité électrique Les paramètres concernant les substances «indésirables» : teneur maîtrisée en nitrates, sulfates, chlorures, sodium, fluor Les paramètres concernant les substances toxiques : doses infimes en plomb, chrome, mercure, arsenic, Les paramètres microbiologiques : absence de parasites, de bactéries et de virus pathogènes Doses infimes en pesticides et produits apparentés Les paramètres concernant les eaux adoucies et déminéralisées : teneur minimale en calcium, magnésium, hydrogénocarbonates. Les eaux de consommation se classent en 3 groupes principaux : Les eaux de source : d origine souterraine Les eaux minérales : d origine souterraine, leurs vertus thérapeutiques sont reconnues par l Académie de médecine L eau du robinet : délivrée par le service des eaux I. Analyse qualitative d une eau 1. Test de mises en évidences de quelques ions : Comme l indiquent les étiquettes des eaux minérales vendues dans le commerce, les eaux contiennent des cations et des anions, appelés aussi «sels minéraux», qui proviennent de la dissolution de certaines roches traversées au cours du chemin parcourue par l eau (cycle de l eau). a. Tests de mise en évidence de quelques ions : Vous disposez de différentes solutions contenant chacune un cation et un anion. On souhaite faire réagir un des ions de cette solution avec un des ions contenu dans une solution à ajouter appelé réactif. Au cours de la réaction apparaître un précipité facilement reconnaissable par sa couleur. Cette réaction constitue un test d identification utilisable pour d autres solutions inconnues. Protocole à suivre : - Introduire 1mL de solution dans un tube à essais - Ajouter quelques gouttes de réactifs (Voir tableau) Compléter le tableau (page suivante) en indiquant : - la formule de l ion présent au départ dans le tube - soulignant l ion apporté par le réactif qui réagit (rq : le précipité formé est toujours neutre) - la couleur du précipité obtenu et son nom
Ion à faire réagir Formule et couleur dans la solution de départ Réactif utilisé Schéma : couleur et nom du précipité formé 2 Ion chlorure Solution de nitrate d argent (Ag + + NO 3 - ) Ion magnésium Hydroxyde de sodium (Na + + OH - ) Ion sulfate Solution de chlorure de baryum (Ba 2+ + 2Cl - ) Ion fer II Hydroxyde de sodium (Na + + OH - ) Ion Calcium Oxalate d aluminium (2Al 3+ + 3C 2 O 4 2- ) b. Tester la présence des ions ci-dessus dans les eaux à votre disposition. Regrouper les résultats sous forme de tableau.
2. Acidité des eaux 3 a. Utilisation d un indicateur coloré : le bleu de bromothymol : Protocole : - Dans 3 tubes à essais différents, introduire 2mL de solution d acide chlorhydrique, ou 2mL de solution basique de soude, ou 2mL d eau de Volvic - Ajouter 3 gouttes de BBT dans chacun des tubes. Résultats : Compléter le tableau ci-dessous : Solutions Acide chlorhydrique Volvic Soude Couleur du BBT Conclusion : Indiquer quelle est la couleur du BBT dans une solution acide, basique et neutre. Interprétation : Comment expliquer le changement de couleur du BBT selon la solution dans laquelle il se trouve? Application : Tester le caractère acide, basique ou neutre des eaux à votre disposition ; donner les résultats sous forme de tableau. b. Utilisation du papier ph : Le ph caractérise l acidité d une eau : si ph < 7 l eau est. ; si ph > 7 l eau est ; si ph = 7 l eau est Protocole : comment utiliser le papier ph : - Couper un petit morceau de papier ph (0,5cm de long) - Placer ce morceau dans une coupelle propre et sèche - Déposer sur le papier 1 goutte de solution à tester en utilisant une baguette de verre Manipulation : mesurer le ph des eaux à votre disposition ; récapituler les résultats dans un tableau. Les résultats confirment-ils les tests effectués au BBT?
II. Quelques exemples de critères de potabilité : 4 Le sodium : Le sodium est un élément vital. Les risques dus à un excès de sodium intéressent principalement les nourrissons et les personnes atteintes de troubles cardiaques, vasculaires et rénaux qui doivent suivre un régime sans sel. Valeur limite réglementaire : 150 mg/l Les sulfates : Les sulfates peuvent avoir un effet purgatif et entraîner une déshydratation et une irritation gastrique. Ils donnent mauvais goût à l eau et peuvent entraîner des effets de corrosion des canalisations. Valeur limite réglementaire : 250 mg/l Les chlorures : Les chlorures interviennent dans la désinfection de l eau. Ils ne présentent aucun risque pour la santé mais donnent à l eau un goût fort désagréable d eau de Javel. Valeur limite réglementaire : 200 mg/l Les nitrates : Les nitrates peuvent provoquer un mauvais transfert de l oxygène vers le sang, surtout chez les nourrissons de moins de 6 mois. Valeur limite réglementaire : 50 mg/l Le fluor : Le fluor est un oligo-élément bénéfique pour la santé mais un excès peut entraîner des risques de fluorose dentaire (taches brunes sur l émail des dents). Valeur limite réglementaire : 1,5 mg/l Le plomb : Le plomb est un métal très toxique. L organisme le stocke et cela peut provoquer, chez les enfants, un retard psychomoteur et des troubles du comportement (saturnisme). Valeur limite réglementaire : 0,05 mg/l ph : Valeur limite réglementaire : 6,5 < ph < 9 Récapitulez les informations fournies ci-dessus sous forme de tableau ; compléter en faisant des recherches complémentaires éventuelles : Rôle positif Effet négatif Valeur limite Qui effectue ce type de contrôle? D abord les autorités sanitaires, puis les Directions des affaires sanitaires et sociales (DDASS), sous l égide des préfets. Elles viennent renforcer et contrôler l action (l auto surveillance de l exploitant, indispensable pour prévenir, au quotidien, toute anomalie dans la qualité de l eau distribuée. Chaque année, les DDASS effectuent près de 300 000 prélèvements d échantillons d eau dans des lieux définis par elles. Puis ces échantillons sont analysés dans des laboratoires agréés par le ministère de la Santé. Toute anomalie, tout dépassement d une valeur réglementaire, toute dégradation anormale de la qualité de l eau entraîne l intervention de la DDASS auprès de l exploitant de l installation.
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