Fiche pédagogique 3 : Les femmes
Les femmes Avec les hommes partis au front, le rôle des femmes pendant la guerre est essentiel. Si dans les campagnes, elles assurent souvent le travail à la ferme, à Paris comme dans d autres villes, on les retrouve dans des métiers dont elles étaient souvent exclues avant guerre. En même temps, elles restent des mères et doivent assurer l existence quotidienne de leur famille. Travailler 28 mars 1917, une ouvrière employée aux ateliers du Métropolitain de la rue des Maraîchers, à Paris Photographie de Jacques Moreau ECPAD, SPA-M-3638 Historial de la Grande Guerre Les femmes ramoneuses : "deux jeunes modistes, abandonnant fil et aiguilles, deviennent ramoneuses". Au travail sur les toits. Paris, fin novembre 1917. Excelsior L'Equipe / Roger-Viollet
Complète ce tableau Date Métier exercé avant la guerre Métier exercé pendant la guerre Physique donc difficile Pour une femme, ce métier est (coche la case correspondante) facile Ni l un ni l autre Document 1 Document 2 Document 3
Assurer la vie quotidienne Janvier 1916, scène quotidienne du carreau des Halles, à Paris Photographie d Emmanuel Mas ECPAD, SPA-S-300 Historial de la Grande Guerre
16 novembre 1916, le carreau des Halles à Paris. - Photographie de Jacques Moreau ECPAD, spa-136-m-2846 A partir de ces documents, imagine la journée de cette femme : Qui est-elle? Que fait-elle? Pourquoi? Pour qui? Quelles sont les difficultés qu elle rencontre? Ecris un petit texte dans ce cadre...................
Historial de la Grande Guerre Historial de la Grande Guerre Deuil et absence Les soldats couraient de nombreux risques. Parfois, leurs femmes apprenaient une mauvaise nouvelle Essaie de comprendre ce qui est arrivé dans ces deux cas : Cet objet est :. Il appartient probablement à :.. Il montre que :.. Cet objet est :. Il s adresse à :... Il montre que :..
Les femmes Avec les hommes partis au front, le rôle des femmes pendant la guerre est essentiel. Si dans les campagnes, elles assurent souvent le travail à la ferme, à Paris comme dans d autres villes, on les retrouve dans des métiers dont elles étaient souvent exclues avant guerre. En même temps, elles restent des mères et doivent assurer l existence quotidienne de leur famille. Travailler 28 mars 1917, une ouvrière employée aux ateliers du Métropolitain de la rue des Maraîchers, à Paris Photographie de Jacques Moreau ECPAD, SPA-M-3638 Historial de la Grande Guerre Les femmes ramoneuses : "deux jeunes modistes, abandonnant fil et aiguilles, deviennent ramoneuses". Au travail sur les toits. Paris, fin novembre 1917. Excelsior L'Equipe / Roger-Viollet
1. Complète ce tableau Date Métier exercé avant la guerre Métier exercé pendant la guerre Physique donc difficile Pour une femme, ce métier facile Ni l un ni l autre Document 1 28 mars 1917 On ne sait pas Ouvrière aux ateliers du Métropolitain à Paris X Document 2 On ne sait pas Employée de cantine de la gare du nord X Document 3 Fin novembre 1917 Modiste (travaille dans la couture) Ramoneuse X
Assurer la vie quotidienne Janvier 1916, scène quotidienne du carreau des Halles, à Paris Photographie d Emmanuel Mas ECPAD, SPA-S-300 Historial de la Grande Guerre
16 novembre 1916, le carreau des Halles à Paris. - Photographie de Jacques Moreau ECPAD, spa-136-m-2846 A partir de ces documents, imagine la journée de cette femme : Qui est-elle? Que fait-elle? Pourquoi? Pour qui? Quelles sont les difficultés qu elle rencontre? Ecris un petit texte dans ce cadre...................
Historial de la Grande Guerre Historial de la Grande Guerre Deuil et absence Les soldats couraient de nombreux risques. Parfois, leurs femmes apprenaient une mauvaise nouvelle Essaie de comprendre ce qui est arrivé dans ces deux cas : Cet objet est : une robe noire avec un voile Il appartient probablement à : une veuve de guerre Il montre que : la femme à qui elle appartient a perdu son mari pendant la guerre Cet objet est : une affiche produite par la Ville de Paris, la mairie de du IVème arrondissement Il s adresse à : toutes les familles des soldats prisonniers en Allemagne Il montre que : Les soldats risquaient aussi d être faits prisonniers et envoyés en Allemagne ; à la peur de la mort sur le champ de bataille, s ajoute celle de la capture par l ennemi et des mauvais traitements possibles
Pour aller plus loin Travailler Dès le 2 août 1914, au moment de la mobilisation militaire, le président Viviani fait appel aux femmes, aux enfants et aux vieillards pour prendre la place des hommes partis au front et terminer la moisson, battre le blé, vendanger... Si dans les campagnes la femme remplace l homme au prix d un labeur particulièrement exténuant (l armée a réquisitionné les chevaux, précieux dans les travaux de labour par exemple), à la ville elle devient chef d entreprise, allumeuse de réverbères, receveuse de tramway ou d autobus. Autant de métiers très masculinisés avant guerre! Petit à petit, elles deviennent nombreuses dans le paysage ouvrier et salarié parisien : le journal «Le Matin» du 31 mai 1915 rapporte, par exemple, comment la compagnie versaillaise des tramways fait appel aux femmes après avoir tenté d embaucher des jeunes gens dont le goût pour la vitesse effarouchait les passagers... Ainsi alors qu en 1915, il y avait 8000 hommes et 2670 femmes dans les tramways parisiens, elles sont 5800 en 1917! Dans les usines aussi, elles deviennent une silhouette familière. La guerre a rendu célèbres les fameuses «munitionnettes», ces femmes employées dans les usines d armement pour tourner les obus, les remplir d explosifs. A la fin de la guerre en 1918, en France elles sont 430 000, femmes ou filles d ouvriers et de paysans pour la plupart : chez Citroën, elle représente 60 % du personnel mais seulement 29 % chez Renault.. «Si elles s arrêtaient de travailler vingt minutes, les Alliés perdraient la guerre», disait le maréchal Joffre. Certes, les journées de travail sont longues, mais ça vaut le coup car le salaire est deux fois plus élevé que celui perçu dans d autres secteurs. Suite aux grèves de 1917, il augmentera même! Reste qu avec la hausse des prix, et le non-respect des tarifs par certains industriels, les munitionnettes ont encore du mal à joindre les deux bouts Assurer la vie quotidienne Dès 1914, tous les belligérants doivent affronter des difficultés d approvisionnement. En France, l occupation des départements du nord prive le pays d un cinquième de sa production céréalière. Dans les campagnes d Europe, les hommes sont mobilisés, les chevaux réquisitionnés, alors qu il faut ravitailler des armées toujours plus nombreuses et au sein desquels les soldats sont bien nourris (au moins en quantité). La guerre modifie la répartition de la population : dans les grandes villes comme Paris, l afflux de réfugiés et de main-d œuvre déséquilibre les structures de consommation. Par ailleurs, la guerre désorganise les circuits d approvisionnement et réinstalle une «culture de la faim», dont témoignent les innombrables livres de cuisine prescrivant aux ménagères le bon usage des produits rationnés et des substituts. On invente des techniques pour rendre comestibles les ressources du milieu naturel, voire les déchets alimentaires. Dans l ouvrage «150 recettes économiques de guerre» paru à Lille pendant la guerre, une recette d «épinards économiques» décrit ainsi comment accommoder des feuilles de rhubarbe! En 1918, près de 11 000 ersatz étaient autorisés en Allemagne, dont 800 pour la charcuterie! A Paris, les femmes complétaient parfois leurs maigres rations par les produits des jardins ouvriers ou des lopins qu elles cultivaient. Mais elles avaient surtout recours au marché noir : femmes et enfants parcouraient les campagnes environnantes afin de se procurer auprès des fermiers quelques vivres ; selon les estimations, entre matière et la moitié des produits alimentaires proviennent de ce marché parallèle. Bientôt des tensions se manifestent. Dès 1915, la population parisienne s inquiète de la hausse des prix ; la dénonciation des profiteurs de guerre et des spéculateurs devient un refrain populaire dans les journaux. Toutefois les mesures prises par les autorités de la capitale garantissent les approvisionnements et limitent la hausse des prix, et surtout elles satisfont la revendication, à la fois morale et civique, d une égalité face aux privations qu impose effort de guerre. L introduction des mesures de ravitaillement et la réglementation de la consommation de différents produits sont saluées comme des mesures nécessaires et conforment à l éthique patriotique.
Deuil et absence Avec la guerre, l absence du mari, du père, du fils trouve son origine dans de nombreuses causes. La plus évidente d entre elles est la mort, d autant plus importante qu avec les armes nouvelles, elle prend une dimension industrielle. A la fin de la guerre, le bilan humain atteint des chiffres sans précédents : ce sont entre neuf et dix millions d hommes qui ont été tués à la guerre, dont 1 350 000 Français. En France, on estime le nombre des veuves de guerre à 700 000, auxquelles s ajoutent 760 000 orphelins. Pour ces familles, le deuil est parfois rendu difficile par l absence de tombes : les obus qui déchiquètent les corps rendent l identification impossible et des centaines de milliers de soldats sont simplement portés disparus. Les nombreux ossuaires sont là pour le rappeler. Ce sont donc autant de familles brisées psychologiquement et qui se retrouvent de surcroît dans une difficulté matérielle. Avant la guerre déjà, pour l immense majorité des femmes, le veuvage était synonyme de pauvreté. Mais la situation des veuves de guerre est encore plus difficile, et ce, en dépit du versement de pensions d état. Toutefois, entre 1918 et 1939, 42% des veuves de guerre se remarièrent, faisant triompher la vie sur la mort L absence s explique aussi par le fait que certains soldats ont été faits prisonniers. Dans ce cas, les contacts avec la famille sont encore plus réduits, il n est bien sûr pas question de permission et les échanges épistolaires sont laconiques. En 1917, 600 000 Français sont prisonniers de guerre en Allemagne. Dans ces camps, la vie est particulièrement difficile : logés dans de mauvaises baraques de bois, ceinturées de barbelés, ils souffrent de l ennui, de la crasse, et surtout de la faim. En effet, l Allemagne qui dépendait avant-guerre de ses importations de nourriture, se trouve davantage fragilisée avec la mise en place du blocus naval par les Alliés à partir de 1914. Aussi les prisonniers, s ils ne reçoivent pas de colis de leur famille ou de leurs gouvernements (comme les Italiens) ont peine à survivre.