Epidémiologie bactérienne des neutropénies fébriles



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Transcription:

Epidémiologie bactérienne des neutropénies fébriles F. JEHL Laboratoire de Bactériologie Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Infection bactérienne chez le neutropénique fébrile Origine inconnue: majorité des cas (50 60%) (cliniquement et microbiologiquement) Cliniquement documentée dans 10% des cas, sans documentation bactériologique Fièvre microbiologiquement documentée dans 30 40% des cas: essentiellement hémocultures (95%) (F. Blot, Réanimation, 2003)

Notion de niveau de risque Profondeur de la neutropénie Rapidité d installation Durée de la neutropénie Neutropénie courte (7 10j) induite par la chimiothérapie favorise: infection à BGN (origine digestive) infection à CGP (origine ORL ou cutanée) Neutropénie prolongée (> 10j), prédispose en outre aux aspergilloses et candidoses (F. Blot, Réanimation, 2003)

Fièvres microbiologiquement documentées Inversion (depuis 15 ans) des proportions BGN/CGP années 80: 2/3 de BGN essais récents: jusqu à 70% CGP (FQ, KT centraux, mucites, aracytine, IPP) BGN anaérobies: rares (3%) Capnocytophaga sp (asplénie) Tuberculose: très rare (0.2%)

Essais EORTC: bactériémies monomicrobiennes % Episodes fébriles 20 Gram ( ) Gram (+) 15 10 5 73 76 86 88 97 2000 (Alfandari, 2007)

Bactériémies et neutropénies (USA) Nombre de patients (%) Micro organismes 1995 N = 390 1996 N = 556 1997 N = 508 1998 N = 451 1999 n = 336 2000 N = 411 Gram (+) 61.8 61 52.6 55.7 59.8 75.9 Gram ( ) 21.5 27.7 28.5 36.4 29.8 14.4 Anaérobies 1.8 2.3 9.4 2.2 2.4 1.5 champignons 14.9 9 9.4 5.8 8 8.3 Wisplinghoff, CID, 2003

Le profil épidémiologique est il faussé? 45 à75 % d infections àcgp, souvent uniquement documentées par hémoculture, mais seuls 15 40 % des patients neutropéniques font une bactériémie (souvent àcgp) Les autres sites (respiratoires, urinaires, GI, tissus mous): souvent à BGN ou polymicrobiens, rarement pris en compte. Les proportions d infections polymicrobiennes sont souvent méconnue dans les études (environ 27 % au ACC, Houston). Parmi elles, 80 % comptent au moins un Gram( ) et 33 % QUE des Gram( ). Si on considère TOUS les sites, mono et polymicrobiens, le taux d infections monomicrobiennes a CGP : 70 % > 50% Conséquences pour la vancomycine? (Rolston, CID, 2005)

Table 2. Bacterial causes of febrile episodes in neutropenic patients. Gram positive cocci and bacilli Staphylococcus speciesa Coagulase positive Staph Coagulase negative Staph Streptococcus speciesa Streptococcus pneumoniae Streptococcus pyogenes Escherichia colia Klebsiella speciesa Pseudomonas aeruginosaa Enterobacter species Proteus species Salmonella species Haemophilus influenzae Acinetobacter species Stenotrophomonas maltophilia Citrobacter species Flavobacterium species Chromobacterium species Pseudomonas species Legionella species Moraxella species Eikenella species Kingella species Gardnerella species Shigella species Erwinia species Serratia marcescens Hafnia species Flavimonas oryzihabitan Achromobacter xylosox. Edwardsiella species Providencia species Morganella species Yersinia enterocolitica Capnocytophaga species Alcaligenes xylosoxidans Vibrio parahaemolyticus Chryseobacterium meningosepticum Burkholderia cepacia Fusobacterium nucleatum Leptotrichia buccalis Methylobacterium species Anaerobic cocci and bacilli Bacteroides species Clostridium species Fusobacterium species Propionibacterium species Peptococcus species Veillonella species Peptostreptococcus species Hughes, CID, 2002: IDSA guidelines

Neutropénie fébrile et épidémiologie française Etude multicentrique: n = 513 (2005) fièvre origine inconnue: 59% cliniquement documentée: 8% microbiologiquement documentée: 33% (88 % bactériémies) Cocci Gram (+): 21 % streptocoques:7.8 % SCN: 10.1 % S. aureus: 2.7 Bacilles Gram ( ): 11 % E. coli: 5.8 % P. aeruginosa: 2.5 % (Cordonnier, CID, 2003)

Neutropénie fébrile et épidémiologie française: Lille 2006 N = 164 Gram positif 105 (64%) SCN 74 70 % meti R S. aureus 5 0 % meti R Streptocoques 26 Gram négatif 56 (34 %) Entérobactéries 37 E. coli 24 56% sauvages 2BLSE Non fermentants 19 P. aeruginosa 15 0 % sauvage Anaerobies 1 N. Lemaître, Alfandari 2007

Neutropénies fébriles et streptocoques Augmentation importante des bactériémies à Streptocoques viridans. Exemples: 1/10000 admissions en 1972 vs 49/10000 admissions en 1990. (Elting, CID,1992) 30% des bactériémies chez les neutropéniques (étude suisse) (Bochud, CID,1994) 17% de 200 patients pour greffes de moelle (Bilgrami, Bone Marrow Transplant, 1998) Idem pour 12% de 320 patients (Espagne) (Martino, Acta haematol., 1995) 4.7 % de 513 patients. (Cordonnier,CID,2003) (Tunkel, CID, 2003)

Streptocoques viridans Streptococcus mitis Streptococcus oralis Streptococcus sanguis Streptococcus gordonii Streptococcus crista Streptococcus salivarius Streptococcus mutans group S. mutans Streptococcus sobrinus Streptococcus cricetus Streptococcus ferus Streptococcus macacae Streptococcus downei Streptococcus rattus Streptococcus intermediusa Streptococcus constellatusa Streptococcus anginosusa Streptococcus vestibularis Streptococcus parasanguis Gemella morbillorum (Tunkel, CID, 2003)

Neutropénies fébriles et bactéries multirésistantes Gram positif S. aureus: SARM ( > 50%) SCN: 70 90% méti R S. viridans: R pénicillines Entérocoques: ERG (USA:30%) Pneumocoques: 50 % PSDP Leuconostoc, Lactococcus, Pediococcus : vanco R Augmentation tolérance vancomycine chez Gram+ Gram négatif E. coli, Klebsiella sp, Entérobacter sp, Citrobacter sp, P. aeruginosa, S. maltophilia, Acinetobacter sp R beta lactamines: BLSE,CHN, carbapénèmases R fluoroq: efflux (Mokart, Réa, 2008 Rolston, CID, 2005)

Pneumocoques Streptococcus : S. pneumoniae pneumoniae autres

Resistance pneumocoque (réa) Antibiotiques Taux de résistance (vraie) Amoxicilline 1 C3G (cefotaxime, ceftriaxone) # 0 Macrolides 50 et 80 FQ (levofloxacine,moxifloxacine) +/ 1 Glycopeptides 0 Rifampicine 0 Pristinamycine 0 50 60 % : sensibilité diminuée àla pénicilline G (CMI > 0.25 mg/l) 20 % : résistance àhaut niveau (CMI > 2 mg/l) JP Bedos, Outcome Réa 2008 Résistance S. viridans (Rolston, CID,2005

Staphylocoques Staphylococcus sp

Antibiotiques actifs sur S. aureus % de sensibilité chez Références Meti -R Meti-S InVS et Gentamicine 86.5 98 R. Bismuth, Antibiogramme, 2006 Synergistines 96 100 ONERBA 2004 Fluoroquinolones 7 92 Azay 2005 Rifampicine 91 99 Azay 2005 Acide fusidique 92 96 Fosfomycine 95.3 99.5 Vancomycine Teicoplanine 99-100 Linezolide 100 V. Cattoir, Antibiogramme,2006 V. Cattoir, Antibiogramme,2006 R.Leclercq Antibiogramme 2006 50 60 % des SCN sont méti R S. haemolyticus est Teico R

Entérobactéries Entérobactéries Ref: R. Bonnet, Antibiogramme 2006

E. coli Sauvage Pénicillinase haut niveau BLSE CHN Aminopénicilline S R R R + IBL (Augmentin) S R R R Carboxypénicilline S R R R +IBL (Claventin) S R SIR R Uréidopénicilline S R R R +IBL (Tazocilline) S SIR SIR R CIG+C2G S R R R C3G + Aztreonam S S R R Cefpirome Cefepime S S R S carbapénèmes S S S S FREQUENCES % 40 50 1 3 5

Klebsiella sp (et autres groupe 2) Sauvage Pénicillinase haut niveau BLSE Aminopénicilline R R R R + IBL (Augmentin) S R R R Carboxypénicilline R R R R +IBL (Claventin) S SIR SIR R Uréidopénicilline I R R R +IBL (Tazocilline) S SIR SIR R CIG+C2G S S R R C3G + Aztreonam S S R R Cefpirome Cefepime S S R S carbapénèmes S S S S FREQUENCES % 75 10 5 10 rares CHN

Entérobacter sp (et autres groupe 3 ) Sauvage Pénicillinase haut niveau BLSE Aminopénicilline R R R R + IBL (Augmentin) R R R R Carboxypénicilline S R R R +IBL (Claventin) S SIR SIR R Uréidopénicilline S R R R +IBL (Tazocilline) S SIR SIR R CIG+C2G R R R R C3G + Aztreonam S S R R Cefpirome Céfépime S S R S carbapénèmes S S S S FREQUENCES % 40 60 10 10 40 20 30 CHN

Enterobacteriaceae: résistance aux carbapénèmes AmpC /BLSE + Imperméabilité Carbapénèmases de classe A Carbapénèmases de classe B Oxacillinases classe D Rares Chromosomiques <40 souches décrites Plasmidiques très rares Grèce, Corée du Sud très rares Japon, Australie P. mirabilis K. Pneumoniae Exceptionnelles très rares >98% des entérobact robactéries ries sensibles aux carbapénèmes

Entérobactéries et aminosides Amikacine Gentamicine Tobramycine E. coli 100 98 98 K. pneumoniae 97 97 96 K. oxytoca 99 97 97 C. freundii 95 90 87 E. aerogenes 61 98 60 E. cloacae 98 86 85 Proteus vulgaris 99 99 99 Serratia marcescens 89 92 84 T. Lambert, Antibiogramme, 2006 ONERBA Reussir 2002

Entérobactéries et fluoroquinolones Prévalence de E. coli Cip (I+R), C.H.U. Henri Mondor (1998-2007) par services 45 % 40 C i p 35 30 25 20 33,7% 28,2% ( I + R ) 15 10 5 0 1998 1999 2000 2001 2002 2003 Année 2004 2005 2006 2007 17,2% 10,5% Tous services Urgences Urologie Réanimations Remerciements àv. Cattoir pour cette diapositive

P. aeruginosa Pseudomonas aeruginosa

Fréquences Mécanismes Fréquences (%) CHN 9 12 Pénicillinases 7 13 BLSE classe A rares BLSE classe D rares Carbapénémases rares D2 15 20 efflux 14 43

P. aeruginosa: données ONERBA Antibiotiques % Résistance Tazocilline 11.3 Ceftazidime 6 Céfépime 30 Carbapénèmes 12 Tobramycine 16.4 Amikacine 7 17 Fluoroquinolones 25 35 Fosfomycine 33 Souches toto résistantes 4.1 Colimycine 0.xxx

CONCLUSION: Quels antibiotiques actifs dans les neutropénies? Gram (+) des neutropénies Gram ( ) des neutropénies Vancomycine Linezolide Aminosides Tazocilline C3G: céfotaxime céftazidime Aztréonam Céfépime Cefpirome Carbapénèmes Aminosides