Kératographe. Mode d emploi. Système de mesure et d analyse de la topographie cornéenne



Documents pareils
Smart Pix SOFTWARE. Manuel d utilisation

GESTION DU LOGO. 1. Comment gérer votre logo? Format de l image Dimensions de l image Taille de l image 9

La Clé informatique. Formation Excel XP Aide-mémoire

Mini_guide_Isis_v6.doc le 10/02/2005 Page 1/15

AIDE à l utilisation du cédérom «L athlétisme à l école» Niveau Primaire SOMMAIRE

LCD COLOR MONITOR (English French Translation)

Notice de fonctionnement DVR H Méthode de Visionnage ESEENET

Interface PC Vivago Ultra. Pro. Guide d'utilisation

Access 2007 FF Access FR FR Base

EXCEL TUTORIEL 2012/2013

VOCABULAIRE LIÉ AUX ORDINATEURS ET À INTERNET

Manuel Utilisateur Chariot odys.sante-lorraine.fr

Manuel d utilisation du logiciel

Tablette Pegasus PC Notes. Code : Conrad sur INTERNET Version 02/ Conditions du système.

Leçon N 5 PICASA Généralités

L espace de travail de Photoshop

COPY. Picture Style Editor Ver. 1.4 MODE D EMPLOI. Logiciel de création de fichiers de style d image. Contenu de ce mode d emploi

Si vous décidez d utiliser un autre chemin, c est ce nouveau chemin qu il faudra prendre en compte pour la sauvegarde. Cf. : Chapitre 9 Sauvegarde


TABLE DES MATIÈRES 1. DÉMARRER ISIS 2 2. SAISIE D UN SCHÉMA 3 & ' " ( ) '*+ ", ##) # " -. /0 " 1 2 " 3. SIMULATION 7 " - 4.

Pop-Art façon Roy Liechtenstein

Assistant d e tablissement de Tableaux

Tutoriel. Votre site web en 30 minutes

Avant-propos FICHES PRATIQUES EXERCICES DE PRISE EN MAIN CAS PRATIQUES

TUTORIEL IMPRESS. Ouvrir Impress cocher «présentation vierge», «suivant» cocher «écran», «suivant» cocher «standard», «créer»

F.A.Q 1.0 Designer 3D Atex System

PRISE EN MAIN D ILLUSTRATOR

GUIDE Excel (version débutante) Version 2013

NETWORK & SOFTWARE ENGINEERING MANUEL D UTILISATEUR. Logiciel TIJARA. NETWORK AND SOFTWARE ENGINEERING Manuel d'utilisateur "TIJARA" 1

RECOPLUS LOGICIEL DE GESTION DES RECOMMANDES NOTICE D UTILISATION DE RECOPLUS RESEAU. N de série

Création d une SIGNATURE ANIMÉE avec PHOTOFILTRE 7

Mise en scène d un modèle dans l espace 3D

LECON 2 : PROPRIETES DE L'AFFICHAGE Version aout 2011

Manuel de formation Spaceman 1 ère journée

Celestia. 1. Introduction à Celestia (2/7) 1. Introduction à Celestia (1/7) Université du Temps Libre - 08 avril 2008

Système de surveillance vidéo

Smart Pix SOFTWARE. Manuel d utilisation

Créer un premier document avec Pages

- Université Paris V - UFR de Psychologie ASDP4 Info Introduction à Windows

Site Professionnel Opticiens :

Cours Excel : les bases (bases, texte)

Mini_guide_Isis.pdf le 23/09/2001 Page 1/14

Comment accéder à d Internet Explorer

Utilisation du logiciel GALAAD

Guide de l utilisateur Mikogo Version Windows

WINDOWS 8. Windows 8 se distingue par la présence de 2 interfaces complémentaires :

Gestion de photos avec Picasa

À propos de cette page Recommandations pour le mot de passe... 26

Formation tableur niveau 1 (Excel 2013)

Guide d'utilisation. OpenOffice Calc. AUTEUR INITIAL : VINCENT MEUNIER Publié sous licence Creative Commons

ht t p: // w w w.m e di al o gis.c om E - Ma i l : m ed i a l og i m e di a l o g i s. c om Envoi des SMS

Smart Pix SYSTÈME DE GESTION DU DIABÈTE. Manuel d utilisation

GloboFleet. Mode d emploi CardControl Plus

TABLETTE GRAPHIQUE USB FUN

MANUEL D UTILISATION - Précis Poste de Traitement d Images 1 - Déconvolution

Atelier n 12 : Assistance à distance

Cahier n o 6. Mon ordinateur. Fichiers et dossiers Sauvegarde et classement

Gestion d un VIDÉOPROJECTEUR. ou d un ÉCRAN SECONDAIRE

Niveau 1. Atelier d'initiation à l'ordinateur ... Fondation de la Bibliothèque Memphrémagog inc. Magog (Québec) J1X 2E7 Tél.

KM2 W1 EVC1 M3~ Manuel AUTOMSIM API 24V. BP Dcy 1MINI 1MAXI.

Correction des Travaux Pratiques Organiser son espace de travail

ESPACE MULTIMEDIA DU CANTON DE ROCHESERVIERE

Fiches d aide à l utilisation

Mon aide mémoire traitement de texte (Microsoft Word)

Manuel SAFE-O-TRONIC access Identification électronique et système de verrouillage par NIP Item No

Tutorial Terminal Server sous

RACCOURCIS CLAVIERS. DEFINITION : Une «combinaison de touches» est un appui simultané sur plusieurs touches.

AGASC / BUREAU INFORMATION JEUNESSE Saint Laurent du Var - E mail : bij@agasc.fr / Tel : CONSIGNE N 1 :

INITIATION A L INFORMATIQUE. MODULE : Initiation à l'environnement Windows XP. Table des matières :

AGASC / BUREAU INFORMATION JEUNESSE Saint Laurent du Var Tel : bij@agasc.fr Word: Les tableaux.

Les bases de l optique

MODE OPÉRATOIRE. VI) Le projet mené dans le cadre de la technologie. Le projet porte sur la réalisation d une horloge CD.

Guide d utilisation - Intranet de l ASG Pour utilisateurs d Albatros Version 8.7

Utiliser une clé USB

Sous réserve de modifications techniques et des disponibilités, fabrication française.

Guide d usage pour Word 2007

Indicateur i 20. Manuel d utilisation

Paramètres d accessibilité des systèmes d exploitation Windows et Mac

Guide de l utilisateur. Faites connaissance avec la nouvelle plateforme interactive de

Manuel de mise en page de l intérieur de votre ouvrage

Je sais utiliser. Logiciel gratuit de gestion des photos. Étude en 5 parties

ESPACE MULTIMEDIA DU CANTON DE ROCHESERVIERE

1. Ouvrir Internet Explorer Faire défiler une page Naviguer dans un site Internet Changer d adresse Internet (URL) 2

Boot Camp Guide d installation et de configuration

l'ordinateur les bases

Rapport financier électronique

Débuter avec Excel. Excel

Module 1 : Tableau de bord Excel * 2010 incl.*

LECTURE DES FICHIERS DE FACTURES

CAPTURE DES PROFESSIONNELS

Manuel utilisateur Netviewer one2one

Gérer, stocker et partager vos photos grâce à Picasa. Janvier 2015

Organiser les informations ( approche technique )

INSERER DES OBJETS - LE RUBAN INSERTION... 3 TABLEAUX

Comment insérer une image de fond?

Portier Vidéo Surveillance

Manuel d'utilisation de Palm BlueBoard 2.0

Saisissez le login et le mot de passe (attention aux minuscules et majuscules) qui vous ont

1 Démarrer L écran Isis La boite à outils Mode principal Mode gadget Mode graphique...

Transcription:

Kératographe Mode d emploi Système de mesure et d analyse de la topographie cornéenne Copyright by HAAG-STREIT 08/2003

HAAG-STREIT AG Gartenstrasse 10 CH -3098 Koeniz ++ 41 31 978 01 11 info@haag-streit.ch

Mode d emploi du kératographe page 3 1 Sommaire 0 Avertissement...Fehler! Textmarke nicht definiert. 1 Sommaire... 3 2 Contenu de la livraison et accessoires optionnels...fehler! Textmarke nicht definiert. 3 Consignes de sécurité... 7 4 Description de l appareil et de son fonctionnement... 8 5 Utilisation conforme à la destination... 8 6 Mise en service... 9 6.1 Mise en place et réglage... 9 6.2 Informations sur le transport et le stockage... 9 7 Utilisation... 10 7.1 Gestion des fichiers (données) patients... 10 7.1.1 Sélectionner le patient... 11 7.1.2 Inscrire un nouveau patient... 11 7.1.3 Démarrer le logiciel d examen... 12 7.1.4 Effacer/déplacer des examens... 12 7.1.5 Données patients... 13 7.1.5.1 Modifier le nom d un patient... 13 7.1.5.2 Effacer des données patients... 13 7.1.5.3 Exporter les données patients... 13 7.1.5.4 Importer les données patients... 14 7.1.6 Sauvegarde des données (sauvegarde de secours)... 15 7.1.6.1 Sauvegarder des données... 15 7.1.6.2 Restaurer des données... 15 7.1.6.3 Sauvegarde de secours automatique... 16 7.1.7 Modifier les réglages... 16 7.2 Le logiciel d examen... 18 7.2.1 Réalisation d une mesure... 19 7.2.2 Les différents types de représentation utilisés pour effectuer les analyses et les examens. 21 7.2.2.1 Vue générale... 21 7.2.2.2 Agrandissement de la représentation couleur... 23 7.2.2.3 Représentation en 3D... 24 7.2.2.4 Analyse de Fourier... 25 7.2.2.4.1 Exemples d utilisation de la représentation de Fourier dans le cas d un kératocône. 28 7.2.2.5 Analyse de Zernike... 30 7.2.2.5.1 Généralités... 30 7.2.2.5.2 Analyse de Zernike du kératographe... 32 7.2.2.5.3 Paramètres de Zernike-Fit... 33 7.2.2.5.4 Zernike : valeurs normales et coefficient d aberration... 34 7.2.2.5.5 Représentation de Zernike en 2D... 34 7.2.2.6 Indices... 36 7.2.2.6.1 Décentration verticale... 39 7.2.2.7 Comparer les examens... 40 7.2.2.8 Carte réfractive (Représentation de la réfraction)... 41 7.2.2.9 Données d élévation... 43 7.2.2.10 Image caméra... 46 7.2.3 Ajustage des lentilles de contact... 47 7.2.3.1 Choix du côté concave de la lentille... 48 7.2.3.2 Simulation d image à la fluorescéine / [Calculer fluo.]... 49 7.2.3.2.1 Les commutateurs de sélection d icône fluo... 50 7.2.3.2.2 Basculement/déplacement et rotation d une lentille de contact... 50 7.2.3.2.3 Réglage des paramètres de lentille / [Détail]... 51 7.2.3.2.4 Modification de l échelle de l image fluo... 52 7.2.3.2.5 Top-Test... 52 7.2.3.2.6 Utilisation du logiciel d ajustage Hecht / [Hecht CL]... 53 7.2.3.3 Module de réfraction / [Réfraction]... 54 7.2.3.3.1 Calcul de réfraction de lentilles toriques... 55 7.2.3.3.2 Calcul de la réfraction pour les lentilles souples... 57 7.2.3.4 Sauvegarde et chargement d une lentille ajustée... 57 7.2.4 Logiciel de pupillométrie... 59

page 4 Mode d emploi du kératographe 7.2.4.1 Libération du logiciel de pupillométrie... 59 7.2.4.2 Démarrage du logiciel de pupillométrie... 60 7.2.4.3 Exécution de programmes automatiques de pupillométrie... 61 7.2.4.4 Exécution d une pupillométrie manuelle... 62 7.2.4.5 Vue d ensemble de la pupillométrie... 63 7.2.4.6 Représentation comparée de la pupillométrie... 64 7.2.4.7 Représentation de l image caméra de la pupillométrie... 65 7.2.4.8 Modification de la luminosité de la caméra pour la pupillométrie... 66 7.2.5 Modification des réglages du logiciel d examen... 67 7.2.5.1 Modification des réglage système avec commutateur [Système->]... 70 7.2.5.2 La banque de données des lentilles de contact... 72 7.2.5.3 Entrée de nouveaux types de lentilles avec [Lentille géométrie->]... 74 7.2.5.3.1 Création de géométries de lentilles (rigides)... 76 7.2.5.3.2 Création de géométries de lentilles souples... 79 7.2.5.3.3 Importation et exportation de données de lentilles... 80 7.2.6 Mesure du côté concave de la lentille... 82 7.2.7 Autres fonctions du programme d examen... 83 7.2.7.1 Chargement d anciens examens... 83 7.2.7.2 Impression... 83 7.3 Le système de mesure du kératographe... 84 7.3.1 Calibration du système de mesure... 84 7.3.2 Autres fonctions... 85 8 Entretien... 86 8.1 Maintenance et nettoyage... 86 8.2 Élimination des erreurs et des dysfonctionnements... 87 8.2.1 Remplacement des fusibles... 87 8.2.2 Dépannage technique... 87 9 Clauses de garantie et service après vente... 89 9.1 Clauses de garantie... 89 9.2 Responsabilité pour le fonctionnement ou les dommages... 89 9.3 Adresse du fabricant et du service après vente... 90 10 Annexe... 90 10.1 Déclaration de conformité... 90 10.2 Caractéristiques techniques... 91 10.3 Conditions minimales requises pour l ordinateur... 91 11 Bibliographie... 92 12 Index... 93

Mode d emploi du kératographe page 5 Notes

page 6 Mode d emploi du kératographe Notes

Mode d emploi du kératographe page 7 3 Consignes de sécurité Le législateur attend du constructeur que ce dernier informe explicitement l utilisateur sur les aspects relatifs à la sécurité de l utilisation de cet appareil. Le chapitre suivant contient un récapitulatif des principales informations de ces consignes de sécurité D autres informations concernant la sécurité sont mentionnées dans le texte du mode d emploi. Ces informations sont signalées par le symbole suivant. Les utilisateurs sont priés de les étudier attentivement. Il est impératif de conserver soigneusement ce mode d emploi et de le placer à un endroit accessible à tout moment au personnel amené à utiliser l appareil. L appareil doit être uniquement employé dans le cadre de l utilisation décrite au point 5 du présent mode d emploi et conformément à l utilisation définie dans le paragraphe «utilisation conforme à la destination», et ce uniquement par des personnes qualifiées de par leur formation ou de par leurs connaissances et leur expérience pratique et capables d assurer un maniement correct de l appareil. Préalablement à la première mise en service de cet appareil, l utilisateur doit avoir reçu des instructions de notre part ou de la part d un détaillant autorisé. N utiliser l appareil qu avec les accessoires originaux livrés par nos soins et se trouvant dans un état technique parfait. Ne pas mettre en service un appareil défectueux, informer le fournisseur du défaut. Les utilisateurs sont tenus de respecter les dispositions légales relatives à la prévention des accidents. L appareil ne doit être utilisé dans des pièces à usage médical que dans la mesure où celles-ci sont aménagées conformément aux normes VDE 0107. Avant tous les travaux d entretien ou de nettoyage, toujours débrancher la prise d alimentation secteur du kératographe et toutes les prises d alimentation secteur des appareils qui lui sont raccordés, par ex. celle de l ordinateur ou de l imprimante. Ne pas effectuer de branchement électrique en forçant sur les prises. S il est impossible de connecter deux prises, il convient de vérifier que la prise mâle correspond bien à la prise femelle. Si l on constate qu une prise est abîmée, il faut faire réparer ce défaut par les techniciens de notre service après-vente. En débranchant les appareils, ne pas tirer sur le câble mais sur la prise elle-même. Les équipements supplémentaires raccordés aux interfaces analogues ou numériques de cet appareil doivent pouvoir prouver leur conformité aux spécifications EN ou CEI. De même, toutes les configurations doivent être conformes à la norme système CEI 601-1. Le branchement du kératographe à des appareils électriques non médicaux (par ex. à des instruments de traitement de texte) de manière à en faire un système médical électrique ne doit pas être en dessous de la norme CEI 601 1 du point de vue de la sécurité du patient. Si ce branchement occasionne un dépassement des valeurs autorisées pour les courants de fuite, des mesures de sécurité comportant un séparateur doivent exister. Ne pas utiliser les appareils faisant partie du contenu de la livraison dans des zones présentant un risque d explosion, en présence d anesthésiques inflammables ou de solvants volatiles tels qu alcool, essence ou produits similaires. Ne pas stocker ni utiliser l appareil dans des pièces humides. Éviter que de l eau ne goutte, ne gicle ou qu il se produise des éclaboussures à proximité de l appareil et veiller à ce qu aucun liquide ne puisse pénétrer dans l appareil. Il ne faut donc pas entreposer de récipients contenant des liquides à proximité de l appareil ni sur celui-ci. Lors d un nettoyage à l aide d un chiffon humide, veiller à ce qu aucun liquide ne pénètre dans l appareil. Ne pas obturer les ouvertures de ventilation. Remarque Cet appareil est un produit technique de haute qualité. Pour garantir que son fonctionnement se fasse sans problème et sans danger, il est recommandé de le faire réviser régulièrement tous les deux ans par notre service après-vente. En cas de dysfonctionnement auquel il est impossible de remédier en suivant les indications du chapitre 0«dépannage technique», signaliser cet appareil comme étant hors service et informer notre service après-vente.

page 8 Mode d emploi du kératographe 4 Description de l appareil et de son fonctionnement Le kératographe HAAG-STREIT fait partie de la dernière génération d appareils de mesure topographique. Il combine la méthode kératométrique et la méthode topographique. La mesure de la surface cornéenne est réalisée au moyen d un système d anneaux qui se réfléchissent sur la cornée. Ces données sont analysées par l ordinateur. Principe technique : Un système d éclairage possédant un réflecteur spécial éclaire de l intérieur une calotte transparente pourvue d anneaux concentriques. L image de cette calotte est réfléchie par l œil du patient examiné, qui se trouve face à elle. Cette image virtuelle est alors photographiée au moyen d un objectif de haute précision et d une caméra CCD qui y est raccordée en aval. Toutes les distorsions mises en évidence dans les rayons de courbure divergents du patient examiné sont ainsi mises à disposition pour le processus de mesure. Cette image produite dans un premier temps en format analogue est traitée à l intérieur de l élément de mesure pour pouvoir être ensuite analysée, c est à dire enregistrée sous forme numérique et comprimée pour pouvoir être traitée par l ordinateur. Lorsque l ordinateur a reçu l ensemble des données correspondant à une image de mesure, il les transforme en une image topographique de la cornée. L ordinateur affiche le résultat des mesures sur le moniteur, sous forme de représentation graphique, de diagramme et d image en trois dimensions. 5 Utilisation conforme à la destination Le kératographe HAAG-STREIT est un appareil de mesure destiné à l examen ophtalmologique et destiné uniquement à l utilisation définie dans ce mode d emploi. Cet appareil sert à mesurer la topographie cornéenne et est destiné à être utilisé pour l ajustage de lentilles de contact. Il doit donc être exclusivement utilisé par du personnel formé à la manipulation de cet appareil et qui, de par sa formation professionnelle, ses connaissances et son expérience pratique en assure une utilisation correcte. Le kératographe HAAG-STREIT est destiné à être utilisé dans des cabinets d ophtalmologie, des établissements hospitaliers et chez des opticiens. Il doit être utilisé avec le poste d examen prévu à cet effet ou sur une unité d examen. L appareil ne doit être utilisé qu avec les accessoires d origine livrés par nos soins et se trouvant dans un état technique parfait. Pour l alimentation en courant, utiliser impérativement l alimentation secteur spéciale fournie (cf. spécifications de l appareil). Tout autre type de raccordement est impossible. Prière de tenir également compte des consignes de sécurité énoncées ci-dessus!

Mode d emploi du kératographe page 9 6 Mise en service 6.1 Mise en place et réglage Préalablement à toute utilisation, la mise en place et le branchement du poste d examen «kératographe HAAG-STREIT» doit avoir été effectué par notre service après-vente ou par un spécialiste autorisé par HAAG-STREIT. Comme tout appareil d optique, cet appareil doit être manipulé avec soin. Il ne doit pas être exposé à des vibrations, des chocs, des impuretés ou des températures élevées. 6.2 Informations sur le transport et le stockage S il est nécessaire de transporter l appareil dans un autre endroit, la plus grande prudence est de rigueur. Aussi bien pendant l utilisation que durant le simple stockage de l appareil, éviter la proximité de radiateurs et de sources d humidité. Après chaque transport, contrôler l appareil pour s assurer qu il n a pas été endommagé. En aucun cas ne mettre un appareil endommagé en marche, mais informer notre service après-vente du défaut. Si l appareil est stocké dans une pièce froide ou dans un véhicule durant la saison froide, lors de forts changements de température du froid vers le chaud, les pièces optiques de l appareil risquent de s embuer. Avant la mise en service, laisser l appareil s adapter aux nouvelles conditions ambiantes. Les conditions de transport et de stockage selon les normes CEI 601-1 sont les suivantes : température ambiante de -40 C à +70 C humidité relative de 10 % bis 100 % y compris condensation pression atmosphérique de 500 hpa à 1060 hpa Ces caractéristiques sont garanties dans l emballage d origine pour une durée max. de 15 semaines.

page 10 Mode d emploi du kératographe 7 Utilisation Prière de commencer par allumer l ordinateur avant d allumer le kératographe. À l allumage, l ordinateur charge le système d exploitation et affiche ensuite le logo HAAG- STREIT. Pour lancer de logiciel de gestion des fichiers (données) patients, il suffit de cliquer avec la souris ou d appuyer sur une touche quelconque du clavier. 7.1 Gestion des fichiers (données) patients Pour entrer dans le logiciel d examen, il faut soit qu un nouveau patient soit affiché en haut, soit qu un patient existant déjà dans la liste soit sélectionné.

Mode d emploi du kératographe page 11 7.1.1 Sélectionner le patient La partie gauche de l écran affiche la liste alphabétique de tous les patients examinés jusqu ici. S il y a trop de patients pour que l écran puisse tous les afficher à la fois, on peut faire glisser la liste vers le haut ou vers le bas à l aide de la barre de défilement Windows. Pour trouver rapidement le patient recherché dans cette liste, il est conseillé de saisir le nom du patient dans le champ «Patient» (situé en haut à gauche). À chaque nouvelle lettre, la saisie est recherchée dans la liste et le résultat de la recherche s affiche. Par ailleurs, le patient peut aussi être recherché selon son numéro d identification n ID (pour ce faire, le champ «Nom» doit être vide). Lorsque le nom du patient a été trouvé dans la liste, il suffit de cliquer sur celui-ci dans la liste pour le reporter dans la fenêtre «Patient». En même temps, une liste des examens déjà pratiqués sur ce patient apparaît dans la fenêtre «Examens» (en bas à droite ). 7.1.2 Inscrire un nouveau patient Pour inscrire un nouveau patient dans le système de gestion des patients, cliquer tout d abord sur la surface de commutation [Vider], afin de supprimer le patient précédent de la fenêtre «Patient». Saisir ensuite le nom, le prénom et la date de naissance en entier dans la fenêtre «Patient» (en haut à gauche). Il est possible de saisir le n ID du patient, mais cela n est pas nécessaire. En cliquant sur la surface de commutation [Créer], le message suivant s affiche : «Les données patient n existent pas!» «Faut-il créer ce patient?». La surface de commutation [Créer nouveau] permet d enregistrer le patient dans la liste des patients.

page 12 Mode d emploi du kératographe 7.1.3 Démarrer le logiciel d examen Dès que le patient a été sélectionné, il suffit de cliquer sur la surface de commutation [kératographe] pour démarrer le logiciel d examen(cf. 0, page 18). On peut en outre cliquer sur un examen de la fenêtre «Examens» pour charger automatiquement cet examen dans le logiciel d examens. Il est également possible de lancer le programme d examen en double-cliquant sur le nom du patient. Par ailleurs, on peut aussi lancer le logiciel d examen en double-cliquant sur un «Examen disponible», ce qui entraîne en outre le chargement direct de l examen en question dans le logiciel. 7.1.4 Effacer/déplacer des examens En dessous de la liste des examens se trouvent deux surfaces de commutation. Ces dernières permettent d activer des fonctions qui se rapportent toujours à l examen sur lequel on a cliqué en dernier : [Effacer examens] Cette fonction permet de supprimer des examens un par un et de les effacer des données du patient. Lorsque l on clique sur cette surface de commutation, le logiciel demande à l utilisateur une confirmation de la suppression de l examen en question. [Déplac. bas] Si un nom de patient erroné a été sélectionné par inadvertance lors d un examen, le résultat de l examen peut a posteriori être rattaché au bon patient dans la liste des examens. Lorsque l on clique sur la surface de commutation [Déplac. bas] du logiciel de gestion des fichiers (données) patients, l écran affiche la liste des patients. Il est alors possible de sélectionner le bon patient au sein de cette liste (à l aide de la barre de défilement et en cliquant sur la bonne ligne). Lorsque le nom correct du patient a été trouvé et sélectionné, il suffit, pour lui attribuer les données d examen correspondantes, de cliquer sur la surface de commutation [Réattribuer l examen].

Mode d emploi du kératographe page 13 Les données patients peuvent également être modifiées a posteriori, en cliquant sur la surface de commutation [Modif. nom patient] (sous la liste des patients). On peut alors modifier les données du patient dans la fenêtre qui s affiche alors (en haut à droite) et s intitule «Modifier les données du patient». Pour sauvegarder ces modifications, il suffit de cliquer sur la surface de commutation [Actualiser]. 7.1.5 Données patients 7.1.5.1 Modifier le nom d un patient 7.1.5.2 Effacer des données patients Les données patients peuvent être effacées à l aide de la surface de commutation [Effacer pat.]. Remarque Avant de pouvoir effectivement supprimer ces données, il faut confirmer deux fois cette étape, car cette opération entraîne la suppression définitive non seulement de tous les examens du patient, mais aussi des données patient du logiciel de gestion des patients. Cette fonction permet de copier des données patients et des données examen de l ordinateur vers d autres supports de données (par ex. des disquettes). En cliquant sur la surface de commutation [Exporter], on voit s afficher une fenêtre constituée de deux champs de données. Le champ du haut décrit l article devant être exporté, le champ du bas sert à déterminer le support de données cible. Dans le champ intitulé «Support de données cible», on saisit à la ligne «Chemin» le disque sur lequel l article doit être recopié (par ex. : «A:\» pour les disquettes). Il est possible de créer en même temps un sousrépertoire. (exemple : «A:\Février\») 7.1.5.3 Exporter les données patients

page 14 Mode d emploi du kératographe «Article» Ce champ permet de préciser si l on désire exporter tous les examens du patient ou un seul. Si l on ne désire exporter qu un seul examen, sélectionner celui-ci dans la liste des examens avant de cliquer sur la surface de commutation [Exporter]. «Y compris les images CCD» En outre, il est possible d exclure les images caméra de l article, car sans elles, on économise ainsi de l espace mémoire. «Mémoire» Les deux chiffres relatifs à la mémoire indiquent d une part la place mémoire (espace mémoire) nécessaire et de l autre l espace mémoire disponible sur le support de données cible. En cliquant sur la surface de commutation [Exporter], on crée une copie de l article, et la surface de commutation [Annuler] stoppe la fonction sans effectuer de copie des données. 7.1.5.4 Importer les données patients (par ex. d une disquette sur le disque dur ou dans un répertoire de l ordinateur) C est la surface de commutation [Importer] qui démarre cette fonction. «Chemin» (répertoire) On saisit ici la lettre représentant le disque en question et, le cas échéant, le sous-répertoire de la source à partir de laquelle les données doivent être importées. Une liste de patients affiche les patients répertoriés sur le support de données. De la même manière, dès qu un patient a été sélectionné, l écran affiche la liste des examens correspondants. Si un seul examen doit être importé, cliquer sur celui-ci dans la liste des examens. L importation d examens est lancée au moyen de la surface de commutation [Importer les données].

Mode d emploi du kératographe page 15 7.1.6 Sauvegarde des données (sauvegarde de secours) 7.1.6.1 Sauvegarder des données La surface de commutation [Secours] ouvre la fenêtre de sauvegarde de secours. Celle-ci est constituée de deux champs : «Sauvegarder» et «Restaurer en». Dans ces champs, on peut déterminer dans quel répertoire les données doivent être sauvegardées ou à partir de quel répertoire elles doivent être restaurées. Il s agit par ex. de «F:\» dans le cas d un disque externe possédant un support de données amovible (disque amovible). La sauvegarde peut être effectuée en fonction de différents critères : «Sauvegarder toutes les données» Toutes les données d examens et les données patient sont sauvegardées. «Données nouvelles ou modifiées» Seules les données modifiées ou créées depuis la dernière sauvegarde sont sauvegardées. «Y compris les images CCD» Cette fonction peut être désactivée pour économiser de l espace mémoire. Ceci peut être préférable lorsque l on effectue une sauvegarde sur disquette. Remarque Selon la quantité de données que l on désire sauvegarder, ce processus peut prendre un laps de temps assez long, il est donc conseillé d effectuer cette opération lorsque l on peut se passer de l ordinateur (ou du kératographe) pendant un certain temps. Pour lancer la sauvegarde des données, cliquer sur la surface de commutation [Sauvegarder]. 7.1.6.2 Restaurer des données La restauration de données sauvegardées peut elle aussi être effectuée en fonction de différents critères : «en effaçant les examens présents» Avant même la restauration des données patients, cette fonction supprime du support de données toutes les données d examen actuellement sauvegardées et relatives au patient en question. Après la restauration, il ne reste donc plus que les examens qui se trouvent sur le support de données de sauvegarde. «en gardant les examens présents» Cette fonction ajoute les données d examen du support de données aux données d examen existantes portant sur le patient en question. [Restaurer] effectue la charge des données vers le système en sens inverse à partir du support de données de secours.

page 16 Mode d emploi du kératographe 7.1.6.3 Sauvegarde de secours automatique En outre, il est possible d effectuer la sauvegarde de secours des données de manière automatique. Ainsi, à chaque fois que l on quitte le logiciel d examen, les nouvelles données sont sauvegardées. Cette fonction est activée par le biais du menu «Réglages». Cette fonction ne doit être utilisée que s il existe un disque supplémentaire possédant des supports de données amovibles. 7.1.7 Modifier les réglages Après avoir cliqué sur la surface de commutation [Réglages], l écran affiche le menu «Modifier les réglages». Le logiciel de gestion des données patients peut alors être réglé selon les souhaits de l utilisateur : Langue Permet de définir la langue utilisée en surface par le logiciel, (allemand, anglais, français, italien, etc.). Format date Permet de définir l affichage de la date. Il est alors possible de définir l ordre des éléments jour/mois/année(jma), mois/jour/année(mja), ou année/mois/jour(amj), ainsi que le signe de séparation que l on souhaite utiliser. Sauvegarde automatique (de secours) Cette option permet d activer la fonction automatique de sauvegarde de secours (cocher le champ «Activée»). Il est alors nécessaire de définir le chemin du répertoire de sauvegarde dans lequel les données doivent être sauvegardées. Ce répertoire est également utilisé comme répertoire de sauvegarde de secours pour la fonction de sauvegarde de secours normale. En outre, il est possible de déterminer si, lors de la sauvegarde automatique de secours, les images CCD doivent être sauvegardées ou non. Classer La liste de patients peut être classée selon le nom ou le n ID du patient.

Mode d emploi du kératographe page 17 Si l on utilise le nom du patient pour la recherche, il est conseillé de classer les patients par nom. Si, pour retrouver le patient, on utilise le n ID, le classement doit se faire selon ce critère. Date Ce champ permet de modifier l heure et la date du système. Importer / Exporter Permet de saisir le disque, ainsi que, le cas échéant, le sous-répertoire à partir duquel les données doivent être importées ou vers lequel elles doivent être exportées. Clavier L option «simulé» affiche à côté du champ destiné à la saisie du nom du patient une touche [Clavier]. En cliquant sur celle-ci, l écran affiche un clavier virtuel permettant de saisir le nom du patient. Taille du clavier Cette option permet de déterminer la taille de ce clavier virtuel. Au moyen de la surface de commutation [Utiliser], le réglage effectué est utilisé par le logiciel pour la suite de la session. En revanche, à chaque nouveau redémarrage, le logiciel chargera à nouveau le réglage sauvegardé. La surface de commutation [Sauvegarder] permet de sauvegarder le réglage qui vient d être effectué. Ce réglage sera ensuite directement chargé à chaque nouveau démarrage du logiciel. La surface de commutation [Annuler] bloque les nouvelles modifications et termine la fonction.

page 18 Mode d emploi du kératographe 7.2 Le logiciel d examen Pour démarrer le logiciel d examen, sélectionner tout d abord un patient à partir de la liste et confirmer en cliquant sur la surface de commutation [Démarre Kératographe] (cf 0 page 10). Après avoir chargé le logiciel d examen «Kératographe», l écran affiche les données patients (en haut à gauche) ainsi que la barre des menus comportant les commandes de la gestion système. Le menu principal de la barre des menus comporte les points suivants : Ajustage des lentilles de contact Lance le logiciel d ajustage de lentilles de contact pour la cornée mesurée. Réglages Cette rubrique permet de déterminer différents réglages du logiciel. Autres Ce menu permet de sélectionner différentes fonctions du logiciel. Patient Termine le logiciel d examen et revient au logiciel de gestion des fichiers patients. Examen Charge des examens antérieurs et effectue de nouveaux examens. Imprimer Imprime le contenu actuel de l écran sur l imprimante. Mode Vue Est utilisé pour sélectionner les différentes représentations des résultats d un examen.

Mode d emploi du kératographe page 19 7.2.1 Réalisation d une mesure Régler la hauteur de la table de manière à ce que la tête du patient puisse être confortablement appuyée sur la mentonnière et l appui-tête. Régler la mentonnière et l appui-tête de manière à ce que les yeux du patient se trouvent à peu près à la hauteur de l anneau noir de la mentonnière et de l appui-tête. Informer le patient qu il doit à partir de maintenant fixer en permanence du regard les DEL jaunes de fixation du kératographe (au milieu du système de Placido). Lancer le logiciel d examen (cf. 0 page 18) et sélectionner la fonction «Nouvel examen (Œil)» dans le menu «Examen». Répondre à la question qui s affiche alors : «Quel est l œil qui doit être examiné?» par [droit] ou [gauche], pour démarrer l examen. L image caméra actuelle apparaît alors dans la partie gauche de l écran. À l aide de la base d instruments, orienter le kératographe de manière à ce que l œil du patient apparaisse au milieu de l image caméra (mise au point grossière). Régler ensuite la distance entre le kératographe et l œil du patient de manière à obtenir une image caméra aussi nette que possible. Si le kératographe se trouve près de la position de déclenchement, il mesure automatiquement la distance entre l appareil et l œil du patient et effectue une représentation graphique de l œil à côté de l image caméra.

page 20 Mode d emploi du kératographe Ce mode de représentation est utilisé comme mode d affichage page et comme vue de dessus du processus de mesure (par rapport au patient, vue de face). En outre, le logiciel indique la direction dans laquelle l appareil doit être déplacé pour se trouver en position de déclenchement (mise au point fine). La mesure est effectuée automatiquement, lorsque le kératographe arrive en position de déclenchement. Pour ce faire, il est néanmoins nécessaire que la mesure ait été débloquée auparavant. Avant de pouvoir débloquer la mesure, il faut demander au patient d ouvrir l œil tout grand, afin de pouvoir mesurer une zone aussi large que possible de la surface de la cornée. Le déblocage est effectué en appuyant sur la barre espace du clavier de l ordinateur. Remarque Si le système de mesure ne se déclenche pas (ce qui peut arriver dans le cas de kératocône très prononcé), il est possible de forcer le déblocage de la mesure en appuyant sur la touche ENTRÉE du clavier de l ordinateur. Lorsque la mesure a été débloquée, l image est transférée sous forme numérique à l ordinateur, pour faire l objet d une représentation graphique. Le traitement d images se met alors en marche automatiquement. À partir de l image de réflexion du système de Placido, la surface géométrique de la cornée ainsi que les rayons de courbure locaux sont alors calculés, sauvegardés automatiquement et représentés à l écran sous forme d une vue générale. Remarque Pour se familiariser avec ce processus, il est conseillé de commencer par répéter plusieurs fois le processus de mesure à l aide de la sphère d ajustage fournie. Remarque Le nez et le front du patient sont susceptibles de créer des zones d ombres dans le système d anneaux. Comme il est alors impossible d effectuer une mesure dans cette zone, il faut donc interpoler (points noirs ou blancs sur une image topographique en couleur, cf. également 0 page 22). Les zones d ombres du système d anneaux peuvent être réduites à un minimum si la tête du patient est placée dans l appui-tête et la mentonnière de manière à ce que le nez soit aussi éloigné que possible du kératographe (tourner la tête, faire la mesure plus vers l extérieur). Il est néanmoins important que le patient continue à fixer du regard les DEL jaunes de fixation.

Mode d emploi du kératographe page 21 7.2.2 Les différents types de représentation utilisés pour effectuer les analyses et les examens 7.2.2.1 Vue générale L affichage «Vue générale» est un résumé de plusieurs types de représentation d analyses, destiné à donner une vue d ensemble rapide de la topographie de la cornée mesurée. Il comporte les champs de données suivants : Données patients (en haut à gauche) Image CCD miniature de la mesure (au milieu à gauche). Les bords des anneaux sont mis en évidence par le traitement d images (rouge/bleu) ainsi que l iris et la pupille (blanc et noir), de manière à faciliter le contrôle de la mesure. Le milieu de la pupille est indiqué par une croix noire et blanche. La distance entre le milieu de la topographie et le milieu de la pupille (déviation du point de fixation) est affichée sous forme numérique dans l ajustage de la lentille de contact (cf. 0 page 47). Représentation topographique en couleur (en haut à droite). Les rayons de courbure mesurés localement se voient attribuer différentes couleurs et sont représentés en fonction de leur position. Cette forme de représentation est la plus apte à donner une idée de la courbure cornéenne mesurée. Ici encore, le bord de la pupille est indiqué par une ligne blanche et noire. Barre des couleurs Sur le bord droit de la vue générale, est affichée une liste de correspondance entre les rayons de courbure et les couleurs utilisées. Sous la barre des couleurs, on trouve trois champs qui décrivent plus précisément les rayons de courbure : dans le premier champ, on représente l unité des valeurs de courbure (millimètres ou dioptries) ainsi que l unité de graduation, dans le cas de la barre de couleurs relative (par ex. 0,25 dpt). Le champ suivant indique s il s agit d un rayon sagittal ou tangentiel. Le dernier champ affiche le type de palette de couleurs : absolue ou relative (cf. également 0 page 59). Données kératométriques (en bas à gauche) Sur l anneau cornéen de 3 mm, le logiciel détermine les deux sections principales. Par définition, celles-ci sont toujours à 90 l une de

page 22 Mode d emploi du kératographe l autre. La position des coupes principale est montrée par un petit diagramme placé dans la partie droite de ce champ. Sur ces deux coupes, le profil de la courbure est représenté au milieu du diagramme, du centre vers la périphérie. D autre part, les autres valeurs kératométriques habituelles sont affichées dans la partie gauche du diagramme : Rh : rayon de courbure horizontal au centre Rv : rayon de courbure vertical au centre Ast. : astigmatisme au centre de la cornée Axe : position de l axe du méridien plat Exc. : excentricité cornéenne moyenne Øcor : diamètre de la cornée ou de l iris AA : zone analysée : pourcentage de la surface de la cornée mesurée effectivement (non interpolée) La représentation numérique des valeurs extrêmes (en bas à droite) permet de prendre connaissance rapidement de la topographie cornéenne sous forme numérique. Les rayons de courbure maximaux et minimaux de plusieurs anneaux cornéens sont calculés à 3 mm, 5 mm et 7 mm. Ces valeurs extrêmes sont représentées en fonction de leur localisation. La puissance de l astigmatisme ainsi que sa position angulaire (son axe) sont donc faciles à comprendre. Les maxima de courbure sont représentés en rouge, les minima de courbure en bleu. Remarque Si un anneau ne comporte pas quatre valeurs extrêmes, les sections principales sont représentées. Consultation des valeurs de courbure En cliquant sur un endroit de la représentation topographique en couleur avec la touche gauche de la souris, l écran affiche la valeur de courbure correspondant à cet endroit juste audessus du curseur de la souris. Cette courbure correspond aux paramètres affichés dans les barres de couleurs (mm/dpt, Sag/Tan, Rel/Abs). Champ de commentaires Sur le bord supérieur gauche de l image caméra, il est possible de compléter un commentaire. Pour ce faire, aller cliquer avec le curseur de la souris sur le bord supérieur de l image caméra. L écran affiche alors une nouvelle fenêtre intitulée «Modifier le texte info» où l on peut saisir ou modifier le commentaire. En cliquant sur la surface de commutation [OK], on referme la fenêtre et le commentaire s affiche sur l image caméra. Ce commentaire s affiche également lorsque les examens sont chargés (cf. également 0 page 83). Fonction de mesure manuelle Cette fonction permet de mesurer la distance séparant deux points de l image caméra, quels qu ils soient : en cliquant sur un endroit de l image caméra (touche gauche de la souris), le curseur de la souris, qui est une flèche, se transforme alors automatiquement en croix. Tant que l on continue à appuyer sur la touche gauche de la souris, cette croix peut être positionnée avec exactitude sur l image caméra. Lorsque l on relâche la touche de la souris, cet endroit est marqué et la croix peut être positionnée à un autre endroit. Outre la croix, l écran affiche désormais la distance séparant les deux points et une ligne de liaison «élastique». En appuyant encore une fois sur la touche gauche de la souris, on arrête cette fonction. Les flèches de mesure ainsi créées peuvent être supprimées : pour ce faire, il suffit de sélectionner à nouveau les options «Mode Vue» / «Vue générale».

Mode d emploi du kératographe page 23 7.2.2.2 Agrandissement de la représentation couleur Cette forme de représentation permet d analyser de manière interactive la représentation topographique couleur. Pour ce faire, celle-ci est agrandie (à droite). Le bord de la pupille est marqué par une ligne noire et blanche. Si la mesure n est pas terminée, les zones interpolées sont indiquées par des points noirs ou des zones blanches (selon que l on a opté pour l option image complète ou image originale, cf. également 0 page 68). En cliquant sur la touche gauche ou la touche droite de la souris, il est possible de placer deux différents marquages sur l image topographique : touche souris gauche: point de mesure 1 touche souris droite: point de mesure 2 Les données numériques des points cornéens marqués sont alors affichées dans les champs de représentation (à gauche). Pour chaque point de mesure, l écran affiche : Rayon de courbure en mm. Valeur réfractive de la courbure en dioptries. Hauteur (élévation) de la zone : le diamètre du cercle (en mm) sur lequel se trouve le point de mesure. Méridien : position du méridien du point de mesure. Couleur : couleur attribuée à la courbure Dès que deux marquages sont placés, l écran affiche automatiquement (en bas à gauche) la différence entre les deux points : Différence entre les rayons de courbure en mm (point de mesure 1 point de mesure 2). Différence entre les valeurs réfractives en dioptries (point de mesure 1 point de mesure 2). Distance entre les deux points en mm Remarque Pour obtenir une meilleure orientation à l intérieur de l image topographique, on peut, à l aide de la surface de commutation [GRILLE], poser un système en coordonnées polaires gradué P sur la représentation couleur (et le supprimer ensuite). Par ailleurs, on peut, à l aide de la surface de commutation [NUM], allumer et éteindre une représentation numérique des valeurs de courbure sur l image topographique.

page 24 Mode d emploi du kératographe 7.2.2.3 Représentation en 3D La représentation en 3D de la cornée permet de représenter de manière très vivante le profil de la courbure cornéenne mesurée. Cette représentation est particulièrement adaptée pour faire comprendre au patient les relations géométriques de la surface de la cornée. À l aide des surfaces de commutation de rotation (en bas à droite), cette représentation peut être tournée dans n importe quelle position. La surface de commutation [0] replace la représentation dans sa position de départ. Pour améliorer l impression de relief, l image cornéenne peut également être représentée sous forme d image animée. En cliquant sur les commutateurs [Basculer] ou [Tourner], le logiciel calcule tout d abord l animation pour ensuite afficher une représentation animée de la cornée. La largeur du mouvement est réglée à l aide du glissoir [Large Étroit], tandis que la vitesse de l animation est déterminée au moyen du glissoir [Lent Rapide]. Un clic de souris suffit à mettre fin à l animation. La représentation de l image de la cornée peut en outre être modifiée selon les paramètres suivants : Au moyen du glissoir [ Surestimation (Amplification) ], il est possible de surestimer (d amplifier) ou au contraire d aplatir la représentation de la courbure. La représentation surestimée (amplifiée) permet de mieux percevoir les irrégularités de la cornée (par ex. un léger kératocône).

Mode d emploi du kératographe page 25 à l aide des quatre surfaces de commutation [Coloré], [Rouge/Vert], [Réaliste], [Courbure], il est possible de déterminer encore plus précisément le type de représentation : Coloré La représentation est faite sous forme de graphique de surface pleine. La couleur de la surface indique le rayon de courbure local de l endroit en question. Rouge/Vert La représentation est faite sous forme de graphique de type «fil de fer». À l aide de lunettes rouge/vert, on peut réellement voir la représentation en trois dimensions. Réaliste Ce mode de représentation permet de représenter la véritable forme de la cornée, lorsque le glissoir [Surestimation] est poussé à l extrême gauche, c'est-à-dire que la surestimation est désactivée. Si, en revanche, on pousse le glissoir vers la droite, les irrégularités de la forme de la cornée sont accusées selon un corps de référence (ellipsoïde de rotation), de manière à mieux percevoir les effets (astigmatisme, kératocône). Courbure La hauteur locale de l image représentée (3 e dimension) correspond à la valeur de la courbure. L image qui en résulte souligne bien le tracé de la courbure, car d éventuelles différences de courbure de la cornée mesurée (par ex. en cas d astigmatisme ou de kératocône) sont plus évidentes que sur une représentation réaliste notamment si l option [Surestimation] est réglée au maximum. Cette représentation ne correspond toutefois pas au profil réel de la surface (une sphère apparaît par ex. comme une surface lisse, car la courbure est partout la même.) Remarque Il est possible de combiner les différentes formes de représentation, c'est-à-dire qu il est par ex. possible de présenter une image de la courbure tournant vers la droite, surestimée et en rouge/vert. 7.2.3.4 Analyse de Fourier La méthode mathématique portant le nom du physicien français Jean-Baptiste Joseph Fourier (1768-1830) divise une fonction périodique en un certain nombre de fonctions trigonométriques sinusoïdales et cosinusoïdales de période différente (analyse de Fourier). L onde de base ou oscillation libre (1 e harmonique) est une oscillation sinusoïdale possédant la même période que l oscillation devant être analysée. La 2 e harmonique a une durée d oscillation (période) deux fois plus courte (ce qui correspond à deux ondes cosinusoïdales), la durée de l oscillation de la 3 e harmonique est d un 1/3 (ce qui correspond à trois courbes sinusoïdales), etc. L addition de chacune de ces composantes ondulatoires (synthèse de Fourier) donne à nouveau la fonction d origine. L oscillation devant être analysée Décomposition en deux ondes sinus et une onde cosinus

page 26 Mode d emploi du kératographe Dans le cas du kératographe, l image topographique est divisée de manière similaire en différentes composantes au moyen de l analyse de Fourier (pour lancer l analyse de Fourier à partir du kératographe, il faut sélectionner le point «Analyse de Fourier» dans la rubrique «Mode Vue» de la barre de menus). Dans un premier temps, l image originale est divisée en plusieurs anneaux concentriques. La transformation de Fourier décompose ensuite le profil de la courbure de chaque anneau en ondes sinusoïdales ou cosinusoïdales. Les composantes d ordre 0, 1 et 2 et toutes les autres sont ensuite représentées toutes ensemble à raison d une image par ordre. En observant ainsi les différentes composantes oscillatoires isolément, on obtient des caractéristiques intéressantes : Équation (Composante) sphérique Cette représentation contient uniquement la composante oscillatoire d ordre 0 sous forme de moyenne arithmétique de tous les rayons de chaque anneau. Cette valeur peut également être interprétée comme la partie sphérique des rayons par anneau. À partir de cette composante sphérique, on peut déterminer l excentricité de la cornée en se basant sur un ellipsoïde de rotation et en appliquant une approximation. Dans le cas d un œil normal, elle est inférieure à 0,85. Décentration L oscillation de 1 er ordre correspond à une oscillation régulière sinusoïdale, qui au cours d une rotation sur l anneau radial en question, passe par un minimum et un maximum. Elle représente une mesure du basculement entre l axe optique du kératoscope vidéo et l apex ou point culminant optique de la cornée. Il est important de noter que cette fonction ne fournit pas de valeurs absolues mais seulement des valeurs relatives, car sa moyenne arithmétique est de zéro. Les valeurs minimales et maximales des anneaux radiaux sont indiquées par des cercles blancs (valeur minimale) et noirs (valeur maximale). Ainsi, la position des axes de décentration est visible dans les différentes zones. La valeur maximale de la décentration d une cornée normale est inférieure à 0,43 mm pour les rayons sagittaux (et inférieure à 1,88 mm pour les rayons tangentiels). Astigmatisme régulier L oscillation de 2 e ordre représente une oscillation sinusoïdale régulière à double fréquence, qui, au cours d une rotation sur l anneau radial, passe par deux minimums et deux maximums. Cette fonction ne fournit, elle aussi, que des valeurs relatives. La position axiale des différentes zones est marquée à l aide de cercles rouges et bleus. En outre, les astigmatismes central et périphérique sont indiqués par des traits rouges et des traits bleus. Le trait rouge signifie que le méridien est bombé (cambré), le trait bleu signifie que le méridien est plat. Dans le cas d un kératocône, il n est pas rare de trouver une inversion de l axe d astigmatisme du centre vers la périphérie, ce qui peut entraîner des figures en spirales. L expérience prouve que la valeur et la position axiale de l astigmatisme central après l application d une analyse de Fourier correspondent mieux à la réfraction subjective que les rayons centraux mesurés par le kératomètre intégré. Ceci est dû au fait qu une décentration ou d autres aberrations cornéennes plus importantes (par exemple le trefoil ou tétrafoil) influencent l amplitude et la position axiale des mesures kératométriques.

Mode d emploi du kératographe page 27 Irrégularités En additionnant toutes les composantes oscillatoires restantes, on obtient les irrégularités de l anneau cornéen mesuré, encore une fois sous forme de valeurs relatives. Pour les cornées normales, la moyenne de toutes les irrégularités est inférieure à 0,030 mm pour les rayons sagittaux (et inférieure à 0,141 pour les rayons tangentiels). Il y a une corrélation inverse entre l irrégularité et la qualité de la netteté de vision corrigée. Dans le champ «irrégularités» ne sont représentées que les composantes oscillatoires qui ne peuvent pas être corrigées à l aide de la sphère, du cylindre ou du prisme. Si elles sont importantes, le patient examiné pourra obtenir une bonne vision uniquement au moyen de lentilles de contact stables rigides. Combinaison : irrégularités + composante sphérique Indices de Fourier La combinaison des irrégularités et de la composante sphérique met souvent beaucoup mieux en évidence d éventuels trefoils ou tétrafoils que la représentation séparée des irrégularités. À partir de chacune des composantes, il est possible de calculer des indices qui permettent de caractériser numériquement rapidement la surface cornénne : Combinaison des composantes de Fourier Les composantes «décentration» et «irrégularités» peuvent, comme cela est décrit plus haut, être représentées séparément. Cependant, il est également possible d additionner à ces composantes la composante sphérique. Le menu «Paramètres» peut aider à déterminer s il est nécessaire d additionner la composante sphérique (cf. 0 page 69). Combinaison : décentration + composante sphérique L addition de la composante sphérique et de la décentration fournit souvent une bonne représentation de la position du cône. Il est souvent plus facile de percevoir l apex sur cette représentation que sur l image originale. RMin sphér. : rayon de courbure minimal de la composante sphérique Excentricité sphér. : excentricité cornéenne calculée à partir de la composante sphérique. Elle ne doit pas être confondue avec l excentricité calculée à l aide de la méthode de mesure des rayons sagittaux à 30. Décentr. max. : valeur maximale et position de la décentration sur l image partielle «décentration» Astigma. central : Différence de courbure position de l axe de l astigmatisme régulier et central Astigma. peripheral (périphérique) : différence de courbure et de position entre l axe de l astigmatisme régulier et celui de l astigmatisme périphérique Irrégularités : moyenne de toutes les déviations (anomalies) de l image «irrégularités» Remarque Les valeurs pathologiques sont automatiquement surlignées en rouge.

page 28 Mode d emploi du kératographe Barre des couleurs : La représentation «Analyse de Fourier» comporte deux barres de couleurs. Elles possèdent toutes les deux la même graduation. La barre de gauche (Org.) correspond à la vue générale, tandis que la barre de droite représente une graduation relative (+/-). Chaque image topographique de l analyse de Fourier indique en bas à droite la barre de couleurs de référence. Seules les images «Original» et «Composante sphérique» ont pour référence la barre de couleurs originale (celle de gauche). Les images «Décentration», «Astigmatisme régulier» et «Irrégularités» sont obligatoirement utilisées avec la barre de couleurs relative (+/-), car elles représentent des composantes supplémentaires à celle de l image originale. Toutefois, si l on ajoute à la décentration ou aux irrégularités la composante sphérique, la barre de couleurs de gauche est obligatoirement utilisée pour ces représentations combinées (Org.) (cf. également 0 page 69). La consultation de la valeur de la courbure peut être utilisée quelle que soit la représentation couleur choisie, autrement dit : si l on clique un endroit quelconque sur une représentation topographique (touche gauche de la souris), la valeur de courbure de cet endroit s affiche au-dessus du curseur de la souris. 7.2.2.4.1 Exemples d utilisation de la représentation de Fourier dans le cas d un kératocône Dans le cas d un kératocône, on trouve (de manière plus ou moins évidente selon la puissance de la déformation) les déviations (anomalies) suivantes par rapport à l image d yeux sains : «Composante sphérique» Le rayon de courbure minimal (Rmin sphér.) est plus vertical et placé le plus souvent à moins de 6,87 mm dans le cas de rayons sagittaux (et de moins de 6,93 dans le cas de rayons tangentiels). De même, l excentricité (Equ. sphérique) (excentricité sphérique) est susceptible de dépasser la valeur de 0,85. Ces deux valeurs sont cependant variables et ne peuvent pas être utilisées isolément comme index.

Mode d emploi du kératographe page 29 «Décentration + Sph.» La direction de l axe de la décentration est la plupart du temps verticale ou diagonale à tendance verticale (alors que pour des yeux sains, elle est le plus souvent horizontale ou diagonale à tendance horizontale) selon la position de l apex du cône, qui est très clairement représenté dans la représentation combinée. L ampleur de la décentration est en général plus importante que dans le cas d un œil sain et dépasse 0,43 mm pour les rayons sagittaux (ou 1,88 mm pour les rayons tangentiels). Mais cette valeur est elle-même variable et ne peut donc pas être utilisée comme index. «Irrégularités» ou «Irrégularités + sph.» Dans le cas de kératocônes de gravité différente, il est fréquent de noter des images plus ou moins claires en forme de figures à trois ou quatre feuilles ou lobes. Ces figures correspondent à des aberrations cornéennes d ordre supérieur, qui, dans les polynômes de Zernike, sont désignées par le terme de trefoil, (trèfle, en anglais, en raison des trois lobes) ou de tétrafoil (quatre lobes). La combinaison des irrégularités et de la composante sphérique permet de mettre ces figures encore mieux en évidence. «Astigmatisme régulier» Alors que pour l astigmatisme, la direction de l axe est en ligne droite, dans le cas du kératocône, il arrive souvent qu elle se tourne du centre vers la périphérie, ce qui lui donne une forme de spirale. trefoil (irrégularités) Trefoil et tétrafoil (irrégularité et composante sphérique additionnées)

page 30 Mode d emploi du kératographe 7.2.2.5 Analyse de Zernike 7.2.2.5.1 Généralités Les polynômes de Zernike sont habituellement utilisés pour décrire des fronts d onde. L illustration présentée ci-dessous montre le passage d un front d onde parallèle à travers une surface réfractive L. Chaque rayon de lumière est composé d une onde sinusoïdale. Les positions de toutes les ondes sinusoïdales ayant la même phase forment un front d onde qui se dirige sur des plans perpendiculaires à la direction de diffusion de la lumière vers la surface de réfraction. À cet endroit, les fronts d onde se déplaçant parallèlement sont déformés, dans le cas idéal pour devenir des ondes sphériques, qui se dirigent précisément vers le point de focalisation F (sur l illustration, elles sont symbolisées par des segments de cercle concentriques autour de F). Ce cas idéal n est toutefois que rarement réalisé, car les fronts d onde réels présentent une distorsion de l onde sphérique idéale après être passés à travers la surface de réfraction (domaine de différence marqué par des petits carrés dans le bas de l illustration). Plus cette divergence ou aberration est petite, meilleure est la qualité du système de réfraction, qu il s agisse d un télescope, d un microscope, de la cornée ou en général des substances réfractives de l œil humain. Le physicien hollandais Frits Zernike (1888-1966) a réussi à représenter mathématiquement la divergence entre le front d onde idéal et réel à l aide d une somme de polynômes. Au sein de ce système, chaque polynôme porte en même temps le nom de l erreur de représentation qu il représente (par ex. l astigmatisme, la coma ou l aberration sphérique). Les polynômes de Zernike sont également appelés «polynômes circulaires» en allemand, parce qu il se rapportent à un cercle unitaire normé et sont exprimés à l aide de coordonnées polaires. Du point de vue mathématique, chacun des polynômes de Zernike d un domaine circulaire est caractérisé par ses coordonnées polaires avec une série de puissances (série géométrique) dans une direction radiale ρ et une série ressemblant à celle de Fourier en direction de l angle θ. Dans la forme générale Z n,±m, n est le nombre ordinal du polynôme dans la direction radiale, et m correspond à la fréquence de l angle θ par rotation. Les polynômes possédant un nombre n pair et où m=0 sont toujours à symétrie de rotation, tous les autres dépendent de l angle. Les premiers polynômes de Zernike portent les appellations suivantes : Z 0,0 constante hauteur (d élévation), hauteur moyenne de la surface Z 1,±1 basculement (+1 dans la direction x, -1 dans la direction y) Z 2,0 point de focalisation, autrement dit surface sous forme d une section conique Z 2,±2 astigmatisme Z 3,±1 coma Z 3,±3 trefoil (trèfle, en anglais : aberration à trois lobes) Z 4,0 aberration sphérique Z 4, ±2 astigmatisme d ordre supérieur (4 e ) Z 4, ±4 tétrafoil (aberration à quatre lobes) Z 5, ±1 coma d ordre supérieur (5 e ) Z 5, ±3 trefoil d ordre supérieur (5 e ) Z 5, ±5 aberration à cinq lobes (pentafoil) Z 6,0 aberration sphérique d ordre supérieur (6 e ) Z 6, ±2 astigmatisme d ordre supérieur (6 e ) Z 6, ±4 tétrafoil d ordre supérieur (6 e ) Z 6, ±6 aberration à six lobes (hexafoil) Les formules de chacun des polynômes de Zernike sont mémorisées dans le fichier C:\TOPO\ZENRNIKE.TXT.

Mode d emploi du kératographe page 31 fréquence de l angle m Vue d ensemble des principaux polynômes de Zernike Z 4, ±4 tétrafoil Z 3,±3 trefoil Z 2,±2 astigmatisme Z 4, ±2 astigmatisme de 4 e ordre Z 1,±1 basculement Z 3,±1 coma Z 2,0 point de focalisation Z 4,0 aberration sphérique nombre ordinal n

page 32 Mode d emploi du kératographe 7.2.2.5.2 Analyse de Zernike du kératographe Le kératographe effectue une analyse de Zernike des valeurs d élévation mesurées. Pour chaque polynôme de Zernike, on calcule un coefficient qui décrit la part de ce polynôme dans les valeurs d élévation. Pour démarrer l analyse de Zernike, il faut sélectionner le point «analyse de Zernike» dans la rubrique «Mode Vue (Affichage)» du menu. Après les calculs de chacun des coefficients de Zernike, on obtient alors l écran suivant : L écran affiche à gauche une représentation en trois dimensions de tous les polynômes de Zernike sélectionnés. Cette représentation est dans un premier temps graduée automatiquement. Elle peut ensuite faire l objet d une rotation à l aide des commutateurs du champ «Position». En cliquant sur le commutateur «Rotate (Tourner)», la représentation en 3D se tourne automatiquement jusqu à ce qu une autre fonction soit activée. La barre des couleurs placée à l extrême gauche de l écran indique à quelle valeur d élévation correspond chaque couleur. Le fait de sélectionner ou de désactiver un polynôme entraîne la mise à jour immédiate de la représentation en 3D. Afin de conserver les rapports de taille, celle-ci n est toutefois pas graduée automatiquement. Ceci permet de mieux évaluer l effet du polynôme sur l image. Si cela est nécessaire, l image peut être à tout moment graduée de manière optimale en appuyant sur la surface de commutation «Graduer». Il est en outre possible de déterminer manuellement le facteur d élévation de la représentation à l aide du glissoir «Surestimation (Amplification)». À droite, on trouve une liste des coefficients de Zernike. S il y a plus de 14 coefficients, la liste peut être déplacée de haut en bas à l aide de la barre de défilement de Windows. Pour sélectionner ou désactiver chacun des polynômes, il suffit de cliquer sur le carré correspondant avec le curseur de la souris.

Mode d emploi du kératographe page 33 En haut à droite se trouve le champ intitulé «Coefficients de Zernike». On peut déterminer à cet endroit si les coefficients de Zernike doivent être exprimés sous forme de «composantes de Z» ou sous forme de «norme de Z». Normalement, une composante de Zernike se compose de deux polynômes (par ex. astigmatisme : Z 2,2 et Z 2,-2). Les deux termes se distinguent uniquement par leur composante trigonométrique (Z 2,2 a une composante cosinusoïdale, Z 2,-2 a une composante sinusoïdale) : z2,2(r,phi) =Z2,2*SQR(6) * ( 1*r^2 ) * COS(2*phi) z2,-2(r,phi)=z2,-2* SQR(6) * ( 1*r^2 ) * SIN(2*phi) Dans le cas de l astigmatisme, ces deux termes sont séparés d une phase de 45. Ceci est visible dans l expression des composantes. L angle du polynôme combiné est toutefois obtenu par le rapport entre les coefficients de Z 2,2 et de Z 2,-2. Il est donc plus clair de synthétiser ces deux polynômes en un seul et, au lieu d une composante sinusoïdale et d une composante cosinusoïdale, de calculer une norme et un angle. La norme indique la fraction de chaque composante, l angle est visible dans la représentation en 3D. Les commutateurs situés en haut à droite et intitulés «All Off (Éteindre tous)» et «All On (Allumer tous)» permettent de sélectionner ou de désactiver tous les polynômes de Zernike. Si un seul polynôme doit être affiché, il est recommandé d appuyer d abord sur «All Off (Éteindre tous)» pour ensuite sélectionner à nouveau ce polynôme. Si seuls quelques polynômes sont désactivés de la représentation, il est recommandé d appuyer d abord sur «All On (Allumer tous)» pour ensuite désactiver les polynômes correspondants. 7.2.2.5.3 Paramètres de Zernike-Fit maximum, diamètre maximum) sont affichés en haut de l écran, dans le champ «Paramètres Zernike-Fit». En cliquant sur le commutateur «Change (Modifier)», on ouvre un menu permettant de déterminer les différents paramètres de Zernike-Fit. Pour effectuer le calcul de Zernike («Zernike-Fit»), il est possible de sélectionner différents paramètres. D une part, il est possible de déterminer son degré maximum (n). Ceci détermine à son tour le nombre de polynômes de Zernike utilisés et donc également la durée du calcul. On peut d autre part déterminer jusqu à quel diamètre les données de la cornée mesurée doivent être intégrées dans l analyse de Zernike ( max). Par ailleurs, il est possible de transformer directement les valeurs d élévation en coefficients de Zernike ou les différences entre les valeurs d élévation et un corps de référence. Ce corps de référence peut être soit une sphère, un ellipsoïde ayant l excentricité moyenne de la mesure ou un ellipsoïde ayant une excentricité de 0,75. Le corps de référence est toujours à symétrie de rotation, et sa forme influence toujours uniquement les polynômes à symétrie de rotation (Z 0,0 / Z 2,0 / Z 4,0...). Comme rayon central du corps de référence, on utilise toujours le rayon central moyen de la mesure. Sans corps de référence, la composante Z 2,0 (paraboloïde de rotation) contient la part principale de la forme de la cornée car la cornée ressemble le plus à cette composante. En raison de l indice de réfraction de la cornée, la cornée théoriquement optimale du point de vue de la réfraction se présente comme un ellipsoïde de rotation possédant une excentricité de 0,75. Il est donc conseillé de choisir un corps de référence ayant cette forme. Les polynômes ayant une symétrie de rotation peuvent alors être interprétés comme une déformation de la forme optimale. Les paramètres de Zernike correspondant au réglage actuel (corps de référence, degré En appuyant sur le commutateur «Calculate new (Recalculer)», les paramètres de Zernike-Fit sont repris et un nouveau calcul est effectué. Les réglages actuels (à savoir les paramètres Zernike- Fit ainsi que l option déterminant quels polynômes doivent être sélectionnés ou désactivés) peuvent être sauvegardés au moyen de la surface de commutation «Save settings (Sauvegarder les réglages)». Ces réglages mémorisés sont ensuite chargés automatiquement lors de la prochaine ouverture du menu «Analyse de Zernike». Les réglages mémorisés peuvent également être chargés manuellement en cliquant sur la surface de commutation «Load settings (Charger les réglages)».

page 34 Mode d emploi du kératographe Au-dessus des coefficients de Zernike, le champ de droite comporte deux commutateurs supplémentaires : «Reference Shape (Corps de référence)» et «Diff.». Le commutateur «Reference Shape (Corps de référence)» permet d ajouter aux données du polynôme les valeurs d élévation du corps de référence éventuellement utilisé. Ceci permet d obtenir ensuite une représentation réaliste lors de l utilisation d un corps de référence. Le commutateur «Diff.» ajoute aux valeurs d élévation la déviation par rapport aux données initiales. Lors du calcul mathématique des coefficients de Zernike, les termes du polynôme devant être utilisé sont adaptés autant que possible aux valeurs d élévation mesurées. Plus on utilise de polynômes, mieux les polynômes sont en mesure de suivre les valeurs d élévation. Il existe toutefois toujours une déviation par rapport aux données de départ. Le fait d incorporer ces déviations aux polynômes de Zernike met en évidence la taille de ces divergences par rapport aux polynômes. L écart type mathématique des valeurs d élévation originales par rapport aux polynômes de Zernike est également calculé et affiché sous forme de valeurs numériques à la ligne «Diff.». 7.2.2.5.4 Zernike : valeurs normales et coefficient d aberration Le kératographe a mémorisé des valeurs normales pour les normes des coefficients de Zernike. Sur la représentation des normes, les coefficients anormaux sont donc indiqués en rouge. À partir des coefficients de Zernike, le kératographe calcule en outre un coefficient d aberration. S il n y a pas de coefficient de Zernike anormal, le coefficient d aberration sera de = 0,0. Les valeurs dépassant 1,0 indiquent qu il y a, sur la surface de la cornée, des composantes oscillatoires atypiques et susceptibles d être la cause d une diminution de la qualité optique. La calcul du coefficient d aberration ainsi que le marquage en rouge des valeurs anormales n est disponible que lorsque les paramètres de Zernike-Fit suivants sont utilisés : corps de référence : ellipsoïde exc.=0,75 degré : n=8 max : 8mm constant Ces paramètres de Zernike-Fit représentent les valeurs normales. 7.2.2.5.5 Représentation de Zernike en 2D

Mode d emploi du kératographe page 35 Dans la fenêtre «Mode Vue» (env. au milieu de l écran), il est possible de faire basculer la représentation des élévations de 3D en 2D. La représentation en 3D présente les valeurs d élévation de manière très claire, cependant, à certaines positions de la cornée, les valeurs d élévation exactes ne peuvent pas être calculées très précisément. Dans la représentation en 2D, il est donc possible, à l aide du curseur de la souris et en appuyant sur la touche gauche de la souris, de calculer les valeurs d élévation à n importe quel endroit. Par ailleurs, le sommet situé le plus en hauteur (apex) est calculé et représenté sur l image par une croix noire. La hauteur de ce point (Max:) est indiquée en même temps que sa position (X-Pos: et Y-Pos:). Cette hauteur sert de mesure pour le degré d acuité du kératocône. En général, plus l acuité du kératocône augmente, plus celui-ci augmente en hauteur. Pour calculer la hauteur du cône, la meilleure méthode consiste donc à choisir un corps de référence ayant une excentricité de 0,75 et tous les polynômes de Zernike, à l exception de ceux d ordre inférieur (Z 0,0 / Z 1,1 / Z 2,0 / Z 2,2) comme réglage standard. Pour que chacun des polynômes de Zernike qui dévie de la norme soit affiché en rouge dans la fenêtre du menu à droite, il faut utiliser le réglage «norme de Z». Ainsi, il est souvent possible d identifier un kératocône même à un stade très précoce. En outre, cette fonction permet de mieux identifier la position de l apex du kératocône. Sur les trois images du bas, on voit que la représentation radiale sagittale peut être trompeuse quant à la véritable position de l apex. Sur la représentation de Zernike en 2D ainsi que sur l image fluo simulée, la position de l apex est plus facile à identifier, car on utilise ici des valeurs d élévation. La position X/Y d un apex de kératocône se déplace généralement au fur et à mesure de l évolution de la maladie dans la direction temporale / inférieure. Représentation normale des rayons sagittaux Représentation de Zernike en 2D Simulation d image fluo

page 36 Mode d emploi du kératographe 7.2.2.6 Indices Dans ce menu, différents indices sont calculés à l aide des données de surface mesurées. Les indices cornéens compriment la multitude des données de mesure du kératographe en quelques grandeurs indicatives, qui permettent de prendre position sur la forme de la surface cornéenne. Par ailleurs, on procède à une classification de la cornée (par ex. : kératocône de 2 e degré). Pour calculer cet indice, le kératographe utilise les données suivantes : données de courbure, données d élévation, données de l analyse de Fourier ainsi que les données fournies par l analyse de Zernike. Cette large utilisation de toutes les données cornéennes pertinentes permet d identifier un certain nombre d anomalies dès un stade très précoce. Dans le menu «Indices», l écran affiche la ligne habituelle destinée aux informations patient, mais complétée par le n ID du patient et un texte info : Chacun des indices est représenté dans la zone supérieure centrale de l écran. Les indices portent les dénominations suivantes : n ID pat. : affiche le n ID du patient, tel qu il a été saisi dans le logiciel d administration des patients. (Infotext) Texte info : en mode vue générale, affiche dans le champ commentaire le texte info saisi. (champ commentaire cf. 0, page 21)

Mode d emploi du kératographe page 37 ISV = IVA = KI = Index of Surface Variance, (Indice de variance de la surface). Mesure de la déviation de chacun des rayons cornéens par rapport à la moyenne. Pour toutes les irrégularités de la surface cornéenne, cette valeur est plus élevée que la normale (cicatrices, astigmatisme, déformations dues aux lentilles de contact, kératocône, etc.). Index of Vertical Asymmetry (Indice d asymétrie verticale). Mesure de la symétrie des rayons cornéens par rapport au méridien horizontal pris comme axe de symétrie. Cette valeur est plus élevée pour les astigmatismes diagonaux, les kératocônes ou les extasies limbaires. Indice kératocône. Est notamment plus élevé que la normale en cas de kératocône. CKI = Indice kératocône central. Est notamment plus élevé que la normale en cas de kératocônes centraux. RMin = Correspond au plus petit rayon de courbure sagittal de l ensemble du champ de mesure. Plus élevé que la normale en cas de kératocône. IHA = Index of Height Asymmetry (Indice d asymétrie de hauteur). Mesure de la symétrie des valeurs d élévation par rapport au méridien horizontal pris comme axe de symétrie. Analogue à l IVA, mais parfois plus sensible. IHD = Index of Height Decentration (Indice de décentration de hauteur). Est calculé à partir de l analyse de Fourier des valeurs d élévation et reflète la décentration en direction verticale. Plus élevé que la normale en cas de kératocône. ABR = Coefficient d aberration. Est calculé à partir de l analyse de Zernike. S il n y a aucune anomalie cornéenne, l ABR=0,0, sinon, on a un ABR=1,0 voire plus, selon la gravité des aberrations. KKS = Stade du kératocône. Se fonde sur les mesure topométriques, mais a été adapté aux résultats des examens cliniques du schéma d Amsler classique. AA = Analysed Area (Zone analysée). Indique le pourcentage de la surface cornéenne mesurée effectivement (et non interpolée). L appareil compare les valeurs de mesure avec les moyennes et les écarts types d une population normale. Si l écart type dépasse le facteur 2,5, les valeurs mesurées sont considérées comme «anormales» et surlignées en jaune. Les valeurs pathologiques, qui dépassent d un facteur 3 l écart type, sont surlignées en rouge. En cliquant avec le curseur de la souris dans le champ «indices», l écran affiche une fenêtre d information dans laquelle est affichée la signification des dénominations des indices (ISV, IVA,...). Valeurs limites des différents indices : indice anormal (jaune) pathologique (rouge) ISV 37 41 IVA 0,28 0,32 KI >1,07 >1,07 CKI 1,03 1,03 Rmin <6,71 <6,71 IHA 19 >21 IHD 0,014 >0,016 ABR 1 1 Dans la représentation de l évolution «Déroulement (Série) des indices» (en bas), on trouve une liste de tous les indices jusqu ici calculés pour les deux yeux, à condition que les différents examens antérieurs aient déjà donné lieu à des calculs. Les indices d examens récents ou antérieurs des deux yeux sont ainsi visibles en un coup d œil, ce qui permet une comparaison directe. S il existe plus de cinq examens par œil, l écran affiche alors une barre de défilement Windows, à l aide de laquelle il est possible de sélectionner les examens devant être affichés. La mesure actuellement chargée est indiquée par un cadre bleu. Remarque Les examens dont on trouve la liste dans le déroulement (la série) des indices peuvent être directement chargés d un double-clic de souris.

page 38 Mode d emploi du kératographe Dans la partie supérieure centrale de l écran, on trouve une représentation graphique de l excentricité cornéenne à 30 pour chacun des demiméridiens. Il est tenu compte de la position des axes. L axe rouge représente le méridien le plus vertical (cambré), l axe bleu, en revanche, le méridien le plus plat. Les chiffres surlignés en rouge indiquent ici encore des valeurs pathologiques. Les excentricités calculées dans les deux coupes principales sont affichées sous la représentation graphique de l excentricité. La grande image partielle de la représentation de la courbure en haut à droite comporte la représentation des rayons sagittaux ou tangentiels (modification des paramètres cf. 0 page 68). Juste au milieu se trouve le résultat de la «classification topographique». À partir de la combinaison des différents indices, on détermine le stade d évolution du kératocône. Outre les stades 1 à 4, on trouve également la mention «possible» pour les cas de début de kératocône non confirmés. La classification a été adaptée aussi bien que possible aux stades d Amsler et de Muckenhirn classiques. Remarque Il convient de bien garder en tête que l évaluation du logiciel de l appareil est une classification topologique et non clinique. Néanmoins, dans ce champ, l écran affiche également des commentaires tels que «cornée très déformée», «après chirurgie cornéenne» ou «Pellucid Marginal Degeneration (dégénérescence pellucide marginale)», lorsque le logiciel a identifié les éléments topographiques correspondants. En cliquant sur le champ «Classification topographique», l écran affiche un tableau comprenant une liste des cinq stades définis par le kératographe pour le kératocône et indiquant les caractéristiques cliniques correspondantes. Ici encore, il convient d insister sur le fait que le seul diagnostic d un kératocône (notamment dans le cas de début de maladie) peut entraîner des conclusions erronées si l on ne tient pas compte de tous les faits cliniques, car des irrégularités du film lacrymal, des irrégularités de la cornée ou des problèmes de fixation peuvent donner des images similaires.

Mode d emploi du kératographe page 39 7.2.2.6.1 Décentration verticale En haut à gauche, la grande image partielle montre la décentration verticale des données d élévation selon l analyse de Fourier. La représentation combinée de la composante sphérique et de la composante «décentration verticale» (chacune générée à partir des données d élévation), permet de représenter l évolution et les différents stades de gravité d un kératocône. Dans le cas d yeux normaux et astigmates ainsi que dans celui de kératocônes très centraux, on trouve des anneaux encore complètement fermés, qui, en se transformant en kératocône sous le coup de la décentration, s ouvrent de plus en plus pour finir par avoir au centre la forme d un oméga inversé. Exemples : Œil normal Œil astigmate KK possible KK possible début de KK début de KK KK du 1 er degré KK du 1 e au 2 e degré KK du 2 e degré KK du 2 e au 3 e degré KK du 3 e degré KK du 3 e au 4 e degré KK du 4 e degré

page 40 Mode d emploi du kératographe 7.2.2.7 Comparer les examens Ce type de représentation permet de comparer les différents examens d un patient les uns avec les autres et ainsi d évaluer la tendance de l évolution de la cornée. En outre, cette comparaison sert de contrôle des traitements au laser excimer. Il est possible de mettre en regard jusqu à quatre examens d un même patient. La première représentation topographique correspond d abord à l examen actuellement chargé. Pour charger des examens supplémentaires, il faut cliquer sur l un des titres de champs vides. Cette opération ouvre la liste des examens, à partir de laquelle il est alors possible de charger la représentation d un autre examen. La sélection se fait selon la date, l heure et le critère œil droit / œil gauche. Pour calculer la différence entre les topographies, il faut calculer une représentation de deux images (ici par ex. image 1 moins image 2). Cette représentation différentielle est affichée dans le champ situé en bas à gauche. Pour ce faire, il est impératif qu au moins deux topographies soient chargées. Dans le champ de commutation «Image», il est possible de choisir parmi les représentations lesquelles doivent être soustraites aux autres. Le résultat, c est à dire la différence, est représenté selon un code de couleurs. Les valeurs millimétriques correspondantes sont listées sur le bord gauche (pour passer aux valeurs dioptriques, cf. 0 page 59). Sur toutes les images topographiques, il est possible d utiliser la consultation des valeurs de courbure, c est à dire que si l on clique sur un endroit quelconque de la représentation topographique (touche gauche de la souris), l écran affiche la valeur de courbure de cet endroit audessus du curseur de la souris et sur l image de comparaison, la valeur de comparaison s affiche.

Mode d emploi du kératographe page 41 7.2.2.8 Carte réfractive (Représentation de la réfraction) La carte réfractive (représentation de la réfraction) permet de faire une évaluation de l effet optique de la surface de la cornée. Pour ce faire, on ne représente pas les valeurs de courbure, mais les distances focales. Le calcul de ces distances focales est fait à partir de la loi de la réfraction (poursuite du rayon lumineux), ce qui permet de tenir compte de l aberration sphérique. Les distances focales sont toujours représentées en dioptries. La différence par rapport à la représentation de courbure normale devient évidente lorsque l on compare les représentations topographiques d une sphère : Sur la carte réfractive, (en bas à gauche) la valeur dioptrique augmente vers la périphérie, car la distance focale des zones extérieures (f 2, f 3 ) ne correspond pas à celle de la zone centrale (f 1 ) (aberration sphérique). f 1 f 2 f 3 Dans la représentation de courbure intitulée («Original», en haut à droite) seule une couleur s affichera, car la courbure d une sphère est partout la même.

page 42 Mode d emploi du kératographe Lorsqu on clique sur l une des représentations topographiques, l écran affiche en même temps la valeur de courbure et la valeur réfractive de l endroit en question. Dans le champ de données (tout en bas), l écran affiche les valeurs suivantes : Rh : rayon de courbure central horizontal (en mm et dioptries) ainsi que la position de son axe Rv : rayon de courbure central vertical (en mm et dioptries) ainsi que la position de son axe Astig : astigmatisme au centre (en dioptries) Exc : excentricité moyenne de la cornée Diamètre de la pupille en mm Diamètre de l iris en mm Dans le champ «Réfraction des lunettes» (en bas à droite), on peut saisir les valeurs de réfraction du patient et ainsi les sauvegarder: Sph : sphère Cyl : cylindre (toujours négatif ) Axe du cylindre HSA : distance jusqu à l apex cornéen À partir des valeurs de la réfraction des lunettes, le logiciel calcule automatiquement la réfraction de l apex cornéen (HSA=0) et la représente également sous forme numérique. Lorsque des valeurs de réfraction de l apex cornéen d un examen antérieur (c est à dire que la date de l examen diffère de la date actuelle) sont chargées, l écran affiche d abord la question : «Les valeurs de réfraction doivent-elles être modifiées?», ceci afin de ne pas modifier par inadvertance les valeurs mémorisées. Utilisation de la carte réfractive : Cette forme de représentation est particulièrement adaptée pour observer les mesures avant et après des traitements au laser excimer, car les informations suivantes sont ici représentées dans une fenêtre : Image topographique normale (original) Carte topographique réfractive Rayons centraux en dioptries Diamètre de la pupille en mm Valeurs réfractives du patient au moment de la mesure

Mode d emploi du kératographe page 43 7.2.2.9 Données d élévation Cette forme de représentation utilise le graphique des élévations de la cornée interne à trois dimensions qui est généré pendant l analyse mathématique et qui sert de base à tous les calculs ultérieurs. L utilisation des données d élévation présente les avantages suivants : F A Hauteur de flèche absolue cornée plan Les données d élévation permettent de mieux apprécier la forme réelle de la surface cornéenne. Elles peuvent être utilisées directement pour la simulation d images fluo et pour le calcul de la surface intérieure des lentilles. Une comparaison avec l image fluo d une lentille de contact montre que la position de l apex du kératocône correspond beaucoup mieux à la réalité dans une représentation des hauteurs qu on ne le supposerait au vu de la représentation sagittale ou tangentielle. Les données d élévation renferment une quantité d informations auxquelles on n accède qu avec des calculs supplémentaires. Les données d élévation peuvent être définies indépendamment du type d appareil en tant que standard interchangeable. Les données d élévation sont moins sensibles aux artefacts de fixation. Par conséquent, on observe moins de cas de pseudo-kératocônes. Les données d élévation sont le point de départ de l analyse de diverses aberrations de la surface cornéenne à l aide du polynôme de Zernike. Elles peuvent être utilisées pour quantifier un kératocône. Les données d élévation permettent de voir quelle épaisseur de cornée devrait mathématiquement être retirée en chirurgie laser pour arriver à la surface de référence souhaitée à partir de la mesure originale. Les données d élévation peuvent être représentées sous forme absolue ou relative (c est-à-dire en tant que différence de hauteur entre la mesure et la surface de référence) : La hauteur absolue de la flèche F A (d une coupe de méridien) décrit la différence de hauteur entre un point local de la cornée et une surface qui touche la cornée en son centre. Différence de hauteur entre la cornée et le corps de référence F D corps de cornée La différence de hauteur de la flèche F D entre la cornée et le corps de référence est précédée d un signe : moins = mesure en dessous du corps de référence plus = mesure au dessus du corps de référence Dans le menu «Données d élévation» (cf. illustration page suivante), la partie d image située en haut à droite montre la représentation normale des rayons sagittaux ou tangentiels de la surface cornéenne. En bas à droite, on peut voir la topographie d un corps de référence à symétrie de rotation. Les champs «r» et «Exc» situés au-dessus de la représentation topographique permettent de définir celui-ci manuellement. Après chaque modification du corps de référence, la représentation des données d élévation s actualise automatiquement. Exemple : si on met «Exc» sur 0, le corps de référence correspond à une sphère. Si on met «r» sur 0, les données d élévation absolues s affichent.

page 44 Mode d emploi du kératographe Le bouton «rm» (préréglé en standard) permet d utiliser le rayon de courbure central moyen de la cornée et l excentricité de celle-ci, augmentée de 0,1, pour calculer le corps de référence. Ces paramètres sont idéaux pour représenter une cornée normale ou astigmate et sont également fréquemment utilisés dans les programmes manuels de topométrie. Le bouton «rf», par contre, utilise le rayon de courbure central plus plat de la cornée et l excentricité de celle-ci, augmentée de 0,1, pour calculer le corps de référence. Ce réglage est particulièrement recommandé pour les kératocônes car il fait immédiatement apparaître la position de leur apex. La grande partie d image se trouvant à gauche représente de manière graphique les données d élévation en tant que différences de hauteur de flèches entre la mesure (cornée) et le corps de référence. En bas à gauche, on trouve les rayons centraux avec la position des axes et l excentricité moyenne à 30. En cliquant sur le commutateur «Num», on peut voir les valeurs d élévation numériques dans un système en coordonnées polaires. Si on connaît la profondeur de l apex des lentilles sphéro-asphériques ou des lentilles à quadrant, on peut estimer leur comportement une fois en place. La fenêtre «Données d élévation» est encadrée par deux barres de couleurs. La barre de droite correspond à celle de la vue d ensemble et décrit les valeurs de courbure (en mm ou en dpt). La barre de gauche correspond aux données d élévation et contient les écarts par rapport au corps de référence en groupes de 10 µm. En cliquant sur la barre de couleurs avec la touche gauche de la souris, on peut choisir une autre résolution, ce qui améliore parfois la lisibilité. En cliquant avec la touche gauche de la souris sur n importe quel graphique couleur, on voit la valeur de courbure ou d élévation correspondante apparaître dans tous les graphiques au même endroit.

Mode d emploi du kératographe page 45 Exemple d utilisation de la représentation d élévation La représentation habituelle des kératocônes à l aide des rayons sagittaux ou tangentiels peut être faussée artificiellement. Ainsi, il n est pas rare que la position de l apex soit mal localisée. Le diagnostic clinique et l image fluo montrent que la représentation des valeurs d élévation (altimétriques) correspond mieux à la réalité. Œil droit Œil gauche La pointe du cône est toujours à la fin du creux en forme de boucle des lignes de hauteur. En raison du basculement de la lentille sur l œil, sur l image fluo, l apex est décalé un peu plus en direction de la boucle. Représentation à l aide des rayons sagittaux Le centre de l image est en forme de sablier, ce qui est typique de cette méthode. L apex de l œil droit semble être nasal inférieur, celui de l œil en gauche inférieur. Représentation à l aide des rayons tangentiels Même problématique qu avec la représentation des rayons sagittaux. Cependant, les résultats sont souvent plus parlants. Représentation des données d élévation L apex se situe des deux côtés sur le bord inférieur temporal de la pupille. Ceci correspond bien au diagnostic clinique (ophthalmoscopie à la lumière réfléchie) et à l image fluo. Image fluo simulée À droite: appui de la lentille dans la zone de l apex temporale sous le bord de la pupille et nasale supérieur. À gauche: appui de l apex dans la zone du bord inférieur de la pupille temporal/temporal-inférieur et nasal en 9-10 h.

page 46 Mode d emploi du kératographe 7.2.2.10 Image caméra L image caméra de la mesure apparaît à sa dimension originale. La surface de commutation [Anneaux] permet de tracer (et d effacer) les bords d anneaux déterminés par le traitement de l image. Ceci permet un contrôle exact du traitement de l image ainsi qu une évaluation individuelle de la réflexion du système de Placido. La surface de commutation [Pupille / Iris] permet, de plus, de marquer le bord de l iris et la pupille afin de pouvoir contrôler la mesure du diamètre de la cornée. La fonction de loupe permet d agrandir des détails. À cet effet, cliquer sur l image avec la touche gauche de la souris. Un agrandissement de la zone située autour du curseur s affiche alors dans le coin inférieur droit de l écran. Pour quitter la fonction de loupe, appuyer sur la touche droite de la souris.

Mode d emploi du kératographe page 47 7.2.3 Ajustage des lentilles de contact La mesure de la géométrie de la cornée représente un soutien important de l utilisateur pour l ajustage des lentilles de contact. La mise en place d une lentille de contact et le contrôle de sa position peuvent être simulés sur l ordinateur, sans gêne pour le patient. Pour démarrer l ajustage des lentilles de contact, appeler le point de menu «Ajustage des lentilles de contact» (cf. 0 page 17) après avoir terminé les examens. Deux champs de données s affichent alors à l écran : À gauche : données de la cornée Le champ des données de la cornée affiche un tableau indiquant les excentricités ainsi que les données kératométriques habituelles : Rh : rayon de courbure horizontal au centre Rv : rayon de courbure verticalau centre Rm : rayon de courbure moyenau centre Astig. : astigmatisme au centre de la cornée Axe : position de l axe du méridien plat cor : diamètre de l iris ou de la cornée Exc. : excentricité cornéenne moyenne Fix. dif. : divergence du point de fixation : distance entre le centre de la pupille et le centre du système topographique. Le diagramme circulaire situé à droite du champmontre la position des sections principales. À droite : données de la lentille Au-dessus des données kératométriques, le déroulement de l excentricité de la cornée dans les coupes principales est indiqué sous forme de chiffres allant de l intérieur vers l extérieur. Pour chaque angle périphérique, une moyenne de l excentricité est calculée et représentée. La colonne de gauche contient les rayons centraux des méridiens. Ces données fournissent à la personne qui ajuste les lentilles de contact une bonne idée de la forme de la cornée, du centre à la périphérie. Les valeurs d excentricité à 30 sont utilisées pour le calcul de l excentricité moyenne. Le champ Données de la lentille sert à effectuer le choix proprement dit de la lentille à ajuster (cf. page suivante).

page 48 Mode d emploi du kératographe 7.2.3.1 Choix du côté concave de la lentille À partir des données géométriques de la cornée, des suggestions d ajustage sont établies à partir de tous les types de lentilles disponibles, et inscrites dans la liste de propositions. Tout en haut de la liste apparaissent les géométries de lentilles les mieux adaptées à la cornée mesurée. La liste de propositions est donc un palmarès des suggestions d ajustage. Les suggestions de lentilles souples se trouvent toujours à la fin de la liste (indépendamment de la qualité d ajustage). Les paramètres de la lentille suggérée en première position sont tout d abord transférés automatiquement dans les champs de données : producteur type de lentille rayon central : r0(mm) excentricité : Exc toricité (2 e rayon central) : Tori. r0 diamètre : Ø(mm) Ensuite, il est possible de modifier les paramètres individuellement ou de transférer une autre proposition de lentille dans les champs de données en cliquant sur l une des propositions. Remarque Il n est cependant possible de modifier les paramètres de lentille que si le type de lentille du fabricant sélectionné est également disponible avec ces paramètres. Dans le cas contraire, une lentille correspondant autant que possible est sélectionnée. En appuyant sur [+] ou [- ], la valeur la plus proche possible se trouve donc réglée (exemple : diamètre 9.20 9.60). Une fois le type de lentille modifié dans le champ «Lentille» ou «Producteur», la meilleure suggestion d ajustage s affiche pour ce type de lentille. Pour définir des lentilles soi-même, on pourra mettre le champ «Producteur» sur «indépendant» (entrée se trouvant en haut). Il est alors possible de régler tous les paramètres individuellement, indépendamment de la disponibilité d une telle lentille. Si des lentilles toriques sont utilisées, l alignement du méridien plat est marqué à l aide du symbole. Ce symbole apparaît toujours à côté du champ de saisie du rayon le plus plat. Les surfaces de commutation suivantes sont disponibles pour l ajustage des lentilles de contact : [Calculer fluo.] démarre le calcul de simulation fluo (cf. page suivante). [Hecht CL] démarre un logiciel d ajustage de lentilles de contact spécial de la société Hecht (cf. 0 page 53). [Détail] permet de traiter d autres paramètres des lentilles de contact (cf. 0 page 51). [Imprimer] imprime l image actuelle. [Retour] permet de quitter l ajustage des lentilles de contact. Le champ «Mode Vue» permet de sélectionner l affichage des données de la cornée (en haut à gauche) : «Excentricité», «Rayon sagittal», «Top-Test» ou «Fluo image». Le champ «Position» montre la position (basculement et rotation) de la lentille de contact sur la cornée (modification de la position cf. 0 page 51). Remarque Dans le cas de lentilles souples, «Soft» s affiche dans le champ «Exc.». Comme une simulation fluo n est pas possible pour les lentilles souples, le commutateur [Calculer fluo.] est automatiquement bloqué.

Mode d emploi du kératographe page 49 7.2.3.2 Simulation d image à la fluorescéine / [Calculer fluo.] Le commutateur [Calculer fluo.] permet d exécuter une simulation d image à la fluorescéine. Les calculs suivants sont alors effectués : Distance entre coupes principales et lentille de contact (en bas à gauche). Cette représentation permet une bonne évaluation de l ajustage simulé. En effet, le tracé des courbes permet de voir si l ajustage a été plat, vertical ou parallèle. En cas d ajustage plat, la courbe est incurvée vers le haut, en cas d ajustage vertical, la courbe est incurvée vers le bas, et en cas d ajustage parallèle, la courbe a un tracé horizontal. Simulation d image à la fluorescéine de la lentille de contact sur l œil. Toutes les valeurs de distance entre l ensemble de la lentille de contact et la cornée sont calculées et représentées en vert «fluo» de différentes luminosités. La signification des luminosités est indiquée par la barre de couleurs verte située à gauche. La description de la lentille de contact utilisée pour la simulation est indiquée au-dessus de l image fluo. Après la première simulation d image fluo, le champ «Réfraction» apparaît en bas à droite. Il permet de calculer les valeurs de réfraction de la lentille de contact en fonction de la réfraction des lunettes du patient et du type de lentille. Ce «module de réfraction» est démarré à l aide du commutateur [Réfraction] (module de réfraction cf. 0 page 54). Comme l image fluo écrase les données kératométriques, celles-ci sont alors représentées en bas à gauche. Le champ «Mode Vue» permet de choisir ce qui devra être affiché dans le champ de l image fluo (en haut à gauche) : le tableau des excentricités (différents angles périphériques) le tableau des rayons sagittaux (différents angles périphériques) le Top-Test (cf. 0 page 52) ou la simulation d image fluo Il est possible d imprimer l image actuelle à l aide du commutateur [Imprimer].

page 50 Mode d emploi du kératographe 7.2.3.2.1 Les commutateurs de sélection d icône fluo Chaque nouvelle simulation d image fluo crée un commutateur de sélection sous la forme d une miniimage fluo. Ces icônes fluo apparaissent à la droite de la grande image fluo. Le fait de cliquer sur une telle icône fluo avec la touche gauche de la souris a pour effet de recharger l image fluo correspondante ainsi que les diagrammes calculés. En outre, tous les paramètres de lentille (fabricant, lentille, rayon central, excentricité,...) utilisés pour le calcul de simulation sont réglés. De même, les données de réfraction traitées jusqu alors sont également rechargées. Cette fonction permet de commuter rapidement entre différentes simulations d ajustage. Une fois que sept icônes existent, l icône supérieure disparaît et la série d icônes se décale vers le haut. Il est possible d effacer une icône fluo en cliquant dessus avec la touche droite de la souris. La question «Effacer image fluo?» apparaît ; si on y répond par [Effacer], cette icône disparaît et celle située en-dessous se décale vers le haut. 7.2.3.2.2 Basculement/déplacement et rotation d une lentille de contact Basculer Si l on clique sur une partie quelconque de la lentille visible sur l image fluo, il est alors possible de basculer la lentille à l intérieur de la zone autorisée, tant que la touche gauche de la souris reste enfoncée (marquage rouge au bord). Une fois la touche de la souris relâchée, la question «Basculer lentille?» apparaît automatiquement. Si on confirme alors la surface de commutation [Basculer], la simulation d image fluo est calculée et représentée avec la nouvelle position de la lentille. Tourner Il est possible de faire tourner une lentille torique à l aide du curseur de la souris en cliquant près des marquages blancs. L axe de rotation de la lentille est alors marqué en rouge. Tant que la touche de la souris reste enfoncée, on peut faire tourner l axe de la lentille. La question «Tourner lentille?» apparaît alors. Si on confirme en appuyant sur [Tourner], le nouveau calcul démarre.

Mode d emploi du kératographe page 51 La position de la lentille de contact est affichée dans le champ «Position» : D/G : positif pour droite, négatif pour gauche H/B : positif pour haut, négatif pour bas Incl. : angle d inclinaison de la lentille de contact Pendant le déplacement de la lentille (Basculer/Tourner), la position en résultant est constamment actualisée dans ce champ. Définition de l angle d inclinaison -90 L angle d inclinaison est l angle entre l horizontale et les marquages de la lentille. (par ex.:-5 ) Le signe (+/-) ne correspond pas à celui de l axe (rf). +90 - + 0 Incl. 7.2.3.2.3 Réglage des paramètres de lentille / [Détail] Le commutateur [Détail] ouvre un menu permettant de régler d autres paramètres de lentille. Ce menu se place de telle sorte que le nom du fabricant et le type de lentille soient toujours lisibles. Les paramètres de lentille sont divisés en courbe de base et périphérie. Cependant, il est inutile de modifier les paramètres périphériques sans avoir auparavant réglé le champ «Producteur» sur «indépendant», en effet, les géométries périphériques des lentilles normales sont fixes. Sur la signification des paramètres périphériques, cf. également 0 page 77. L inclinaison calculée pour la lentille apparaît dans le champ «Inclinaison». Le décalage (basculement) et la rotation de la lentille apparaîssent sous forme numérique dans le champ «Position» (voir plus haut). L orientation du méridien plat est marquée par le symbole : [Retour] permet de fermer la fonction de détail et de retourner à l ajustage des lentilles.

page 52 Mode d emploi du kératographe 7.2.3.2.4 Modification de l échelle de l image fluo Il est possible de modifier l échelle de l image fluo en cliquant sur la barre de couleurs verte située à gauche de l image fluo. La fenêtre qui apparaît alors permet de modifier la valeur maximale de l échelle. La valeur normale est de 100 (µm). Si une autre échelle est sélectionnée, la remarque «!!Échelle!!» apparaît à côté de la valeur maximale. Il est utile de modifier l échelle par exemple en cas de kératocône important, en effet, une valeur maximale plus élevée (300 µm, par ex.) permet de reconnaître le tracé des distances même si celles-ci sont importantes (c est-à-dire que la lentille est mal ajustée). Une fois l échelle modifiée, une nouvelle image à la fluorescéine est automatiquement calculée. 7.2.3.2.5 Top-Test La fenêtre d ajustage des lentilles de contact offre la possibilité de régler le «Mode Vue» sur «Top- Test» : p = k ( 1+ c1 k) avec : k = 2 h 2 r0 p h r0 p =hauteur de flèche h =hauteur de zone r0 =rayon central Cette représentation montre les différents angles de méridiens (Mer.), le rayon central du méridien (r0), le rayon coaxial à 30 (rs), l aplatissement, c est-àdire la différence entre le rayon central et le rayon coaxial (rs-r0), l excentricité en résultant à 30 (Exc) ainsi que la constante d aplatissement (c1). La constante d aplatissement c1 et le rayon central r0 permettent une description mathématique du paraboloïde cornéen.

Mode d emploi du kératographe page 53 7.2.3.2.6 Utilisation du logiciel d ajustage Hecht / [Hecht CL] Un logiciel spécial est disponible pour l ajustage des lentilles de contact de la société Hecht. Ce logiciel détermine, à partir des mesures de géométrie cornéenne, une proposition de lentille en fonction des règles d ajustage de la société Hecht. Pour utiliser ce logiciel, il faut tout d abord actionner le commutateur [Hecht CL] (cf. figure page 48). Le logiciel Hecht permet de sélectionner une seule lentille. Il faut ensuite actionner le commutateur [Fluo image] pour quitter le logiciel Hecht. La simulation de l image fluo est alors effectuée par le logiciel HAAG-STREIT. Si on ferme seulement la fenêtre, le calcul de l image fluo n est pas effectué. Remarque Pour modifier les données géométriques d une lentille Hecht, il faut toujours commencer par actionner le commutateur [Hecht CL]. Par conséquent, une fois qu une lentille a été choisie dans le logiciel Hecht, les champs de saisie correspondants du logiciel HAAG-STREIT sont bloqués. Ainsi, une lentille choisie dans le logiciel Hecht ne peut vraiment être modifiée qu à l aide du logiciel Hecht. Dès qu une autre proposition de lentille ou un autre fabricant est choisi, les champs de saisie sont débloqués. La société Hecht propose également le logiciel d ajustage «Hecht-Expert». Celui-ci permet de définir les différentes zones de lentille de manière encore plus détaillée.

page 54 Mode d emploi du kératographe 7.2.3.3 Module de réfraction / [Réfraction] Le module de réfraction permet de calculer la force réfractive de lentille nécessaire en fonction de la réfraction des lunettes et du type de lentille. De plus, il permet de comparer l effet correctif de différents types de lentilles (toriques internes ou bitoriques, par ex.). Avant de démarrer le module de réfraction à l aide du commutateur [Réfraction] (cf. figure page 49 en bas à droite), il convient de mener à son terme le choix du côté concave de la lentille (c est-à-dire la simulation de l image fluo). En effet, une modification de la courbure du côté concave exige une modification des effets correctifs de la lentille de contact. En fonction du type de lentille choisi, le champ «Lentille test» se modifie dans le module de réfraction. Lentilles disponibles : lentille test à symétrie de rotation lentille test torique lentille test souple Il faut tout d abord entrer les valeurs de réfraction du patient dans le champ «Spectacle power» («Réfraction lunettes»). Attention, la valeur du cylindre doit toujours être indiquée en valeur négative. La réfraction des lunettes est convertie à l aide de l écart de l apex cornéen (cvd) en réfraction de l apex cornéen et affichée dans la colonne cvd=0. Si des valeurs de réfraction ont déjà été entrées (cf. 0 page 54), celles-ci sont reprises. Si on actionne à présent le commutateur [Suggestion] («Proposition»), une proposition de lentille est calculée, tenant compte des valeurs de réfraction, de la courbure cornéenne et du côté concave de lentille choisi. Cette proposition (exemple : Sph : 6.25 dpt) est transmise au champ «Lentille test» et peut ensuite être modifiée manuellement. Après chaque modification d une valeur, la «réfraction complémentaire escomptée» est automatiquement calculée et représentée. Cette «Réfraction complémentaire escomptée» correspond à la surréfraction qui serait nécessaire si on plaçait cette lentille sur l œil. Il convient donc de choisir la lentille test de manière à minimiser la réfraction complémentaire escomptée. Remarque La «réfraction complémentaire escomptée» n est pas une valeur mesurée, mais une valeur calculée qui s efforce de tenir compte d un grand nombre de paramètres de l œil et de la lentille (mais pas de tous). Il convient donc, après avoir choisi la lentille de contact, de comparer cette valeur avec la surréfraction mesurée.

Mode d emploi du kératographe page 55 Les champs suivants apparaissent dans le module de réfraction : Spectacle power (Réfraction lunettes) Saisie des valeurs de réfraction et conversion automatique en réfraction de l apex cornéen (HSA=0). Test lens (Lentille test) Choix des paramètres de lentille : La courbure du côté concave de la lentille de contact a été déterminée auparavant à l aide de l image fluo, elle est donc seulement affichée ici. Il n est possible de la modifier que dans l ajustage des lentilles (simulation de l image fluo). Comment (Commentaire) Ce champ permet à l utilisateur de saisir un texte quelconque qui sera sauvegardé avec les valeurs de réfraction et sera donc disponible par la suite. Cornea (Cornée) Les valeurs kératométriques de la cornée déterminées par le kératographe apparaissent dans ce champ : r0 (mm) : rayons centraux HH-Astig. : astigmatisme cornéen (central) Axe(Rf) : axe du méridien plat Remaining power (Réfraction complémentaire escomptée) La «réfraction complémentaire escomptée» décrite plus haut s affiche dans ce champ. La touche [Back] (Retour) sert à quitter le module de réfraction et à transférer les nouvelles valeurs dans le champ de réfraction de l ajustage des lentilles. 7.2.3.3.1 Calcul de réfraction de lentilles toriques Le champ «Test lens toric» («Lentille test torique») permet de régler des paramètres de lentilles supplémentaires : Incl. : permet de modifier l inclinaison (rotation) de la lentille (définition de l inclinaison cf. page 51). Tout d abord, l inclinaison est choisie de telle manière que le méridien plat du côté concave de la lentille corresponde à celui de la cornée. Mais si celui-ci ne correspond pas à la situation réelle, il est possible de modifier ici manuellement l inclinaison. Une modification de l inclinaison a pour effet que, après avoir quitté le module de réfraction (commutateur [Retour]), l image fluo est automatiquement recalculée. n : l indice de réfraction n du matériau de la lentille de contact détermine dans le cas de lentilles toriques internes la force de l astigmatisme induit, et donc l effet torique de la lentille de contact. Il faut donc impérativement entrer le matériau de la lentille de contact ou l indice de réfraction.

page 56 Mode d emploi du kératographe Remarque Il faut toujours entrer l indice de réfraction n (en cas d utilisation de lentilles de contact toriques internes) manuellement. Il n est pas enregistré dans la banque de données des lentilles de contact avec les autres paramètres. A droite du champ n, se trouve un champ de sélection permettant de choisir le nom du matériau, l indice n est alors actualisé en conséquence. (Le fichier «C:\TOPO\N-MAT.TXT» contient la liste des noms de matériaux et des indices de réfraction correspondants. L utilisateur peut compléter ce fichier avec un éditeur tel que WordPad.) Le champ «Lentille test torique» permet de choisir entre trois types de lentilles toriques : Torique interne La surface interne d une telle lentille est torique (meilleure assise), la surface externe est sphérique. En raison de la différence d indice de réfraction entre le matériau de la lentille et les larmes, la surface interne torique provoque un astigmatisme artificiel, appelé astigmatisme induit. En fonction des valeurs de réfraction du patient, ceci peut être avantageux. En raison de sa surface externe sphérique, cette lentille ne permet pas de correction supplémentaire du cylindre. Bitorique compensée Ce type de lentille a une surface interne torique et une surface externe également torique. L astigmatisme induit qui devrait être provoqué par la surface interne de cette lentille est contenu en tant que cylindre sur la surface externe. L astigmatisme induit étant neutralisé par la surface externe, une telle lentille de contact corrige l astigmatisme cornéen comme une lentille de contact sphérique, mais offre une meilleure assise sur l œil en raison de sa surface interne torique. En raison de la neutralisation de l astigmatisme induit, l effet de cette lentille est indépendant de son inclinaison. Cette lentille ne permet pas non plus de correction supplémentaire du cylindre. L indice de réfraction n n étant pas utile pour les lentilles bitoriques compensées, le champ n et le champ de sélection du matériau sont bloqués. Bitorique Les lentilles bitoriques ont une surface interne torique et une surface externe torique. La position des axes des deux surfaces sont indépendantes l une de l autre ; ceci permet de déterminer tout d abord le tore interne pour des raisons d ajustage, puis le tore externe nécessaire et la position de l axe de celui-ci en fonction de la surréfraction. Le calcul des lentilles de contact bitoriques doit être effectué par le fabricant, c est pourquoi le champ «Sph(Dpt) :» est bloqué. Une fois le type de lentille choisi, il convient d actionner tout d abord le commutateur [Suggestion ] («Proposition») afin d obtenir une lentille test optimale de ce type. Remarque Une fois le commutateur [Suggestion] («Proposition») actionné, le type de lentille ne se modifie pas, c est-à-dire que cette fonction ne propose pas de type de lentille, elle détermine la lentille test optimale à partir du type de lentille qui a été choisi manuellement.

Mode d emploi du kératographe page 57 7.2.3.3.2 Calcul de la réfraction pour les lentilles souples Pour les lentilles souples (Soft), le calcul de la réfraction est plus simple car il n y a pas de lentille formée par les larmes. Le module de réfraction calcule tout d abord la réfraction de l apex cornéen (cvd=0) et transfère cette valeur arrondie dans le champ «Test lens soft» («Lentille test souple»). Pour le calcul de la réfraction complémentaire escomptée pour cette lentille, la position de l axe de la réfraction des lunettes est supposée. 7.2.3.4 Sauvegarde et chargement d une lentille ajustée Une fois l ajustage de la lentille terminé, on peut quitter la fonction en actionnant la surface de commutation [Retour] (cf. figure page 48). Le système demande alors à l utilisateur s il veut sauvegarder ou non les données de lentille et de réfraction choisies. La lentille en question et les paramètres de celle-ci s affichent en même temps. La lentille proposée pour la sauvegarde (et les données de réfraction) est toujours la lentille actuelle. Si on actionne alors [No storage] («Ne pas sauvegarder»), la lentille n est pas sauvegardée. Si on actionne [Store] («Sauvegarder»), les données de lentille et de réfraction sont sauvegardées. Si on actionne [Back] («Annuler»), on peut poursuivre l ajustage des lentilles de contact et choisir une autre lentille.

page 58 Mode d emploi du kératographe Charger lentilles ajustées : Les données de lentille et de réfraction sauvegardées sont chargées automatiquement avec les données d examen. (cf. 0 page 83) Après démarrage de la fonction «Ajustage des lentilles de contact», les données de lentille chargées sont reprises dans les champs de données (de l ajustage). Les champs de données contiennent donc non seulement une proposition, mais également une lentille déjà ajustée. Par conséquent, la barre bleue de marquage n apparaît pas dans la liste de propositions. Si les paramètres de lentille ou de réfraction n ont pas été modifiés, aucune question n est posée au moment de quitter l ajustage des lentilles (surface de commutation [Retour]). Mais si un paramètre a été modifié, une question s affiche, par exemple : L image fluo n est pas sauvegardée en même temps, il faut donc commencer par la calculer en appuyant sur le commutateur [Calculer fluo.] pour pouvoir l évaluer. Les données de réfraction n apparaissent elles aussi qu une fois que l image fluo a été calculée. On peut alors choisir si les nouveaux paramètres de lentille doivent être sauvegardés ou les anciens paramètres conservés.

Mode d emploi du kératographe page 59 7.2.4 Logiciel de pupillométrie Le kératographe permet également d effectuer des tâches de pupillométrie ou de pupillographie. La taille de la pupille est alors déterminée en continu (pendant une certaine période), puis représentée en fonction du temps. Pour la mesure, la pupille est éclairée par infrarouge. Ceci permet de déterminer la taille de la pupille également pendant l accommodation à l obscurité. De plus, le kératographe offre la possibilité de mettre en marche ou à l arrêt deux éblouissements de force différente afin d enregistrer la réaction de la pupille à ces éblouissements. Enfin, il est possible de comparer, par exemple, la réaction de la pupille droite et de la pupille gauche et de calculer des courbes différentielles. La pupillométrie (en option) est disponible pour les kératographes à partir de la version de logiciel 1.55. La pupillométrie peut être installée ultérieurement sur tous les kératographes de type «Kératographe 2» (année de construction à partir de 1998 environ). Le logiciel du kératographe indique s il communique avec le kératographe 1 ou 2 («Réglages»/ «Système» / «Type d appareil»). Pour démarrer le logiciel de pupillométrie, il faut sélectionner «Examen/Pupillométrie» dans la barre de menu. Si cette entrée n existe pas dans le menu, il faut d abord libérer le logiciel de pupillométrie. 7.2.4.1 Libération du logiciel de pupillométrie Le logiciel de pupillométrie est protégé par un code numérique. Chaque tête de mesure de kératographe a besoin d un «code de libération («Releasing Code») individuel pour débloquer le logiciel. Une fois le logiciel du kératographe installé sur un ordinateur, le logiciel de pupillométrie n est pas encore libéré. La libération du logiciel de pupillométrie ne peut avoir lieu qu une fois que la communication entre le kératographe et l ordinateur fonctionne (par exemple, une fois que des mesures topographiques peuvent être effectuées) ; dans le cas contraire, le «Device Code» individuel du kératographe ne peut pas être lu. La libération du logiciel de pupillométrie permet d effectuer de nouveaux examens de pupillométrie avec le kératographe. Il est possible de charger des examens de pupillométrie déjà existants (par exemple, des examens de démonstration) même sans libération du logiciel. Pour la libération, il faut tout d abord démarrer le logiciel d examen. L image suivante s affiche alors à l écran : L U S P Saisir alors, l une après l autre, les quatre lettres suivantes (en minuscules, donc sans utiliser la touche des majuscules ou touche Shift) :

page 60 Mode d emploi du kératographe Le menu de libération apparaît alors : Dans ce menu apparaît alors le «Device Code» (code de l appareil) individuel du kératographe. Pour libérer le logiciel de pupillométrie, il faut alors saisir le «Releasing Code» (code de libération) correspondant et appuyer sur la surface de commutation «OK». Si le code de libération est correct, il est maintenant possible de démarrer le logiciel de pupillométrie («Examen/Pupillométrie»). Le «Releasing Code» nécessaire est disponible auprès d HAAG-STREIT sur demande, à condition d indiquer le «Device Code». Les clients qui ont commandé le kératographe avec le logiciel de pupillométrie disposent d une feuille indiquant le numéro de série de l appareil, le «Device Code» et le «Releasing Code». 7.2.3.2 Démarrage du logiciel de pupillométrie Pour démarrer le logiciel de pupillométrie, sélectionner «Examen/Pupillométrie» dans la barre de menu. L écran suivant s affiche :

Mode d emploi du kératographe page 61 Du côté gauche, l image caméra actuelle s affiche de manière dynamique. Orienter alors le kératographe à l aide de la base d instruments de telle sorte que l œil du patient apparaisse au centre de l image caméra. Les décalages en hauteur et les décalages latéraux sont directement visibles sur l image caméra. L ajustement de la distance s effectue en fonction de la netteté de l image. Orienter le kératographe de manière à ce que l image caméra soit aussi nette que possible. Une barre bleue située à droite de l image caméra simplifie l estimation de la netteté. Plus cette barre est haute, plus la netteté est bonne. Il convient donc de régler la distance de manière à ce que la barre bleue soit aussi haute que possible. Le côté droit de l écran affiche les différents commutateurs des programmes correspondants. L un des programmes sauvegarde les états d éblouissement dans le temps. Chaque commutateur existe deux fois : une fois pour l œil droit, une fois pour l œil gauche. Les programmes sont identiques pour les deux yeux. Les deux commutateurs servent uniquement à indiquer quel œil doit être mesuré. Quatre programmes différents sont disponibles : Pupillogramme : 0,2s d éblouissement, puis 9,8s de pause (5 fois) Test d anisocorie : 5s d éblouissement, puis 15s de pause (3 fois) Pas d éblouissement Manuel «Pupillogramme», «Test d anisocorie» et «Pas d éblouissement» sont des programmes automatiques. Le programme «Manuel» ne propose pas d éblouissement automatique mais permet d activer l éblouissement pendant la pupillométrie à l aide des surfaces de commutation. Le fait d actionner l un de ces commutateurs de programmes fait démarrer le processus de mesure pupillométrique. 7.2.4.3 Exécution de programmes automatiques de pupillométrie

page 62 Mode d emploi du kératographe Une fois le programme démarré (dans notre exemple : le pupillogramme), le processus de mesure démarre aussitôt. A gauche, l image caméra dynamique apparaît comme auparavant. Les images caméra sont analysées à intervalles de temps réguliers et affichées à droite avec le bord de pupille trouvé (marqué en rouge). Chaque image caméra qui a pu être analysée correctement fournit une valeur de diamètre de pupille ainsi qu une valeur x ou y, qui indique l écart entre le centre de la pupille et le centre de la caméra. Ces valeurs numériques, situées à droite, à côté de la barre bleue indiquant la netteté, sont actualisées en permanence ainsi que le temps (depuis le début de la mesure). Ces valeurs de mesure (tout d abord sans valeur x/y) s inscrivent dans le diagramme situé en bas de l écran. Ce diagramme contient également les éblouissements des différents moments. La ligne «Ébloui» indique l état de l éclairage des anneaux (système de Placido). Rouge signifie «marche» et gris «arrêt». «Ébl. min.» indique uniquement l état de l anneau intérieur qui peut être utilisé pour un éblouissement léger. La mesure s arrête automatiquement une fois qu elle a atteint le côté droit du diagramme. Mais on peut également quitter la mesure avant qu elle ne soit terminée en actionnant la surface de commutation «Fin». Avant que la mesure ne soit quittée, une image caméra est automatiquement enregistrée et sauvegardée avec les données de mesure. Une fois la mesure terminée, l affichage à l écran passe sur la vue d ensemble de la pupillométrie. 7.2.4.4 Exécution d une pupillométrie manuelle

Mode d emploi du kératographe page 63 Contrairement aux programmes automatiques, celui-ci permet de régler l éblouissement manuellement. Ceci s effectue à l aide des commutateurs «Ébloui» et «Ébl. min.». «Ébloui» met en marche ou à l arrêt le système d anneaux dans son ensemble. «Ébl. min.» met en marche ou à l arrêt uniquement l anneau intérieur du système d anneaux. La puissance d éblouissement de «Ébl. Min.» est donc nettement inférieure à celle de «Ébloui». Ces deux éblouissements peuvent être utilisés à loisir dans la pupillométrie manuelle. Une fois la mesure terminée, l affichage à l écran passe à nouveau sur la vue d ensemble de la pupillométrie. 7.2.4.5 Vue d ensemble de la pupillométrie À présent, un champ de données est disponible à gauche. Il contient quelques informations relatives à la mesure. À droite, l image caméra sauvegardée pour la mesure s affiche. Le diagramme situé en bas contient deux flèches blanches. Il est possible de cliquer sur ces flèches avec la souris pour les décaler. Les valeurs numériques sont alors actualisées dans le champ de données. À l aide des flèches, il est possible d afficher le diamètre de la pupille à n importe quel moment. Le champ «Diamètre pupille» du champ de données (en haut à gauche) contient des informations générales : Le diamètre minimal mesuré et le diamètre maximal mesuré sont représentés ici. De même, la moyenne et la déviation standard du diamètre de pupille est calculé et affiché. Ces valeurs sont principalemet utiles en cas de mesure sans éblouissement (mesure des réflexes pupillaires).

page 64 Mode d emploi du kératographe Le champ de données contient également les valeurs de mesure des deux flèches blanches. Une valeur de mesure de pupilles se compose : du diamètre de la pupille en mm du temps (à partir du début de la mesure) en secondes de la position x du centre de la pupille (par rapport au centre de la caméra) en mm de la position y du centre de la pupille (par rapport au centre de la caméra) en mm De plus, le diagramme montre les valeurs différentielles des deux flèches. Il s agit-là : de la différence de temps en secondes de la vitesse en mm par seconde. La vitesse de modification de la pupille est calculée par division de la différence de diamètre par la différence de temps. La valeur est donc la vitesse moyenne de la pupille entre les deux flèches. Le champ «Mode Vue» du champ de données contient 5 commutateurs différents. Courbe pupille : Il permet de faire apparaître la courbe de la pupille du diagramme (en bas). Pos. X : Il permet de faire apparaître la courbe de la position X du centre de la pupille dans le diagramme (en bas). Pos. Y : Il permet de faire apparaître la courbe de la position Y du centre de la pupille dans le diagramme (en bas). Pupille (image caméra) : Il permet de mettre en marche ou à l arrêt le marquage rouge du bord de la pupille sur l image caméra (à droite). Pente : Il permet de faire apparaître le vecteur de vitesse sur le diagramme (en bas). Celui-ci est représenté par la ligne de liaison entre les deux valeurs de mesure de la courbe de la pupille. La pente de la ligne de liaison correspond à la vitesse de modification de la pupille. La mise en marche de la courbe de la position X ou Y permet de détecter d éventuels mouvements du regard du patient. Sur l image caméra (à droite), la fonction de loupe est active, c est-à-dire qu on obtient un agrandissement d une partie de l image en cliquant dessus. Sur le diagramme (en bas), il est possible de modifier la graduation de la coordonnée Y en cliquant sur celleci. Une fenêtre s affiche, elle permet de choisir une graduation de 4mm, 6mm, 8mm et 10mm. Le champ du patient (en haut à droite) affiche le texte info. Il est possible de le modifier en cliquant dessus. Le texte info contient en standard le nom du programme («Pupillogramme» ou «Test d anisocorie»). Pour les programmes «Pas d éblouissement» et «Manuel», le terme «Pupillométrie» est employé. 7.2.4.6 Représentation comparée de la pupillométrie Dans le programme de pupillométrie, le point de menu «Comparer examens» apparaît sous «Représentation». Si ce point de menu est sélectionné, il est possible de charger un deuxième examen. Pour charger un examen, il faut ouvrir le champ de sélection situé derrière le terme «Examen B» et sélectionner l examen souhaité. Les deux examens sont alors affichés avec leur courbe différentielle de mesure. Dans ce cas également, des flèches apparaissent et peuvent être cliquées et décalées avec la souris. Ce décalage des flèches prend toujours effet sur les trois diagrammes en même temps. Si les flèches sont repositionnées, les valeurs de diamètres de pupilles affichées sont automatiquement actualisées sur les diagrammes correspondants. Dans la vue d ensemble, «flèche 1» désigne toujours la flèche de gauche et «flèche 2» la flèche de droite.

Mode d emploi du kératographe page 65 La représentation comparée est particulièrement indiquée pour détecter une anisocorie (différence entre les deux pupilles). A cet effet, il est recommandé d effectuer tout d abord le programme automatique «Test d anisocorie» pour les deux yeux. Ensuite, on pourra utiliser la représentation comparée pour comparer l examen de l œil droit et de l œil gauche et pour calculer une courbe de différence. La représentation comparée offre également la possibilité de modifier les graduations des axes Y des différents diagrammes en cliquant dessus. 7.2.4.7 Représentation de l image caméra de la pupillométrie En pupillométrie, «Représentation» contient également le point de menu «Image caméra». Celui-ci permet de voir un agrandissement de l image caméra enregistrée qui a été éclairée par infrarouge.

page 66 Mode d emploi du kératographe 7.2.4.8 Modification de la luminosité de la caméra pour la pupillométrie L éclairage infrarouge du kératographe est différent au cas par cas. Il est donc possible d adapter le logiciel aux différentes luminosités. La modification de la luminosité n est possible que dans la représentation «Vue d ensemble» ou si un examen de pupillométrie a été chargé. Pour effectuer le réglage, il faut d abord saisir les lettres : «l u s P». («L», «U» et «S» en minuscules, et «P» en majuscule, c est-à-dire en utilisant la touche Shift). Une fenêtre permettant de choisir entre trois luminosités différentes pour le pupillomètre apparaît alors. normale haute maximale Il est recommandé d utiliser autant que possible la luminosité «normale». Si on choisit «haute» ou «maximale», il faudra, pour des raisons techniques, éteindre brièvement l éclairage en cas de mesures utilisant l éclairage des anneaux («Ébloui»). De ce fait, l éclairage des anneaux vacille pendant l éblouissement. Ceci ne se produit pas en cas d éblouissement léger (anneau intérieur). Les modifications de la luminosité sont sauvegardées de manière durable, il n est pas nécessaire de recommencer à chaque fois. La luminosité choisie ne nuit pas à la durée de vie de la caméra puisque seule la durée d exposition est modifiée.

Mode d emploi du kératographe page 67 7.2.5 Modification des réglages du logiciel d examen Le logiciel d examen permet à l utilisateur d adapter le processus à sa manière de travailler. relative unité de courbure Le menu «Modifier les réglages» permet de régler les points suivants : Unité de courbure La courbure mesurée de la cornée peut être indiquée, soit en tant que rayon de courbure en mm, soit en tant qu équivalent de courbure en dioptries. La conversion est effectuée à l aide de la formule : ( 1,3375 1) mm dpt D = r Graduation de l échelle de couleurs Différents formats sont possibles pour l échelle de couleurs. L échelle peut être absolue ou relative. Si l échelle est absolue, une même couleur est toujours attribuée à chaque rayon de courbure. Dans le cas d une échelle relative, l échelonnage a lieu automatiquement. Le milieu de l échelle correspond à la valeur moyenne de courbure de la cornée. dioptrie millimètre fine 0,25 dpt 0,05 mm moyenne 0,5 dpt 0,10 mm grossière 1,0 dpt 0,20 mm L échelle de couleurs absolue a, dans sa partie centrale, une résolution de 0,10 mm. En dessous de 6,6 mm, la graduation est de 0,2 mm, au dessus de 10,5 mm, elle se fait par étapes de 3mm. Si l unité de courbure «dioptrie» est sélectionnée, les valeurs de courbure sont converties en dioptries. Dans le cas d une échelle de couleurs absolue, les couleurs ne se modifient pas. Les échelles de couleurs relatives peuvent être représentées selon trois graduations différentes (voir tableau).

page 68 Mode d emploi du kératographe Rayons de courbure On peut choisir ici si la représentation devra utiliser la courbure sagittale ou la courbure tangentielle. La courbure tangentielle correspond à la courbure cornéenne au point de mesure. Courbure tangentielle r T0 r T1 Le commutateur «Rayons de courbure» se rapporte à toutes les représentations de courbures, par exemple : -représentation topographique en couleurs, -représentation en 3D, -diagrammes de la vue d ensemble, -analyse de Fourier, -etc.,... mais pas aux : -valeurs kératométriques, -carte réfractive des couleurs, -données d élévation, -ajustage des lentilles de contact. La courbure sagittale correspond à la longueur d une verticale à la tangente passant par le point de mesure, du point de mesure au point d intersection avec l axe.. Courbure sagittale r S0 Avec une représentation tangentielle, les irrégularités cornéennes apparaissent plus nettement. Avec une représentation sagittale, la valeur de courbure dépend de la pente du point de cornée, de plus, le rapport avec l axe optique est important. La représentation sagittale montre donc plutôt l effet optique sur la cornée.. r S1 Présentation On peut choisir ici entre une représentation couleurs des rayons de courbure mesurés en tant qu image complète (les parties non mesurées sont interpolées et marquées de points noirs), ou en tant qu image originale (les parties non mesurées apparaissent en blanc). Tableau de couleurs Au lieu du tableau de couleurs «interne» utilisé par HAAG-STREIT, il est possible d utiliser un tableau de couleurs «externe». Celui-ci permet d adapter les couleurs à d autres topographes afin de pouvoir comparer les examens plus facilement. Le tableau de couleurs externe se trouve dans le fichier C:\TOPO\TOPO.COL. Il permet de régler les 64 coloris avec leurs valeurs RVB. Rayon central : On peut choisir ici entre une représentation des rayons centraux (Rh/Rv) sur la vue d ensemble en mm ou en dioptries. Format date : Ce champ permet de déterminer le format de l affichage de la date. On peut choisir entre l ordre jour / mois / année (JMA), mois / jour / année (MJA), ou année / mois / jour (AMJ), et choisir également le signet de séparation.

Mode d emploi du kératographe page 69 Langue : On choisira ici la langue utilisée par le logiciel : français, allemand, anglais, italien. Représentation en 3D : Cette surface de commutation permet d adapter la représentation en 3D rouge-verte aux lunettes utilisées. Rouge-vert : verre rouge à gauche, verre vert à droite Vert-rouge : verre vert à gauche, verre rouge à droite Déblocage (default) : Ce champ détermine si le déblocage automatique de la fonction «Démarrer nouvelle mesure» doit tout d abord être bloqué ou libéré. Imprimer arrière-plan : On peut choisir entre une impression de l arrièreplan en gris ou en blanc. Le gris correspond exactement au contenu de l écran, le blanc permet d économiser de l encre et d imprimer plus rapidement. Fourier maps : On peut choisir ici si, dans le menu «Analyse de Fourier», la part sphérique doit être ajoutée ou non aux représentations de la «Décentration» et des «Irrégularités». (cf. 0 page 25). La modification d un réglage a pour effet que les représentations actuelles sont automatiquement actualisées. Le commutateur [Système ->] permet de régler l interface de communication avec le kératographe (cf. 0 page 70). La surface de commutation [Lent. de contact ->] conduit au menu de configuration de la banque de données des lentilles de contact (cf. 0.1.1.1 page 72). La surface de commutation [Utiliser] permet d utiliser les réglages effectués pour la suite du programme. Lors d un redémarrage du programme, c est cependant le réglage sauvegardé auparavant qui sera repris. La surface de commutation [Sauvegarde] permet de sauvegarder le réglage effectué. Celui-ci sera alors toujours repris lors d un redémarrage du programme. La surface de commutation [Annuler] annule les modifications effectuées et ramène à la position précédente. Le numéro de la version du logiciel d examen se trouve en bas à droite.

page 70 Mode d emploi du kératographe 7.2.5.1 Modification des réglage système avec commutateur [Système->] Cette surface de commutation permet de régler la vitesse de communication et le port. Mode La tête de mesure ne réagit que si le mode est sur «Online» («Communication»). Si le mode est sur «Mode démo», le logiciel peut également être utilisé sans le kératographe. Type équipement Il faut régler ici le type de kératographe. On reconnaît le «Kératographe 2» à ce que l anneau intérieur clignote deux fois après la mise en marche. Transfert données Si une carte d ordinateur correspondante est utilisée, on peut régler la vitesse de communication sur 460.800 bauds. Le réglage normal pour le port de communication COM1 ou COM2 est 115.200 bauds. Bootmode (Amorçage) «Handshake» : lors de l amorçage, le système attend confirmation après chaque octet et envoie ensuite aussitôt l octet suivant. «Synchron (NT)» : après chaque confirmation, il y a un délai d attente constant avant l envoi de l octet suivant. Ce réglage ralentit le processus d amorçage (10 secondes au lieu de 6 secondes), mais augmente la sécurité de transmission. Le processus d amorçage a lieu une seule fois après la mise en marche du kératographe. Ainsi, seul le premier démarrage de programme est ralenti (tant que le kératographe reste en marche). Avec Windows NT, ce réglage doit toujours être effectué. Data package size (Taille des blocs de données) À partir de la version de logiciel 1.38, une correction d erreurs a lieu lors de la transmission. Ceci est nécessaire parce que les ordinateurs de type «Pentium 2» ne peuvent pas assurer une transmission stable des données, en particulier si on utilise Windows 98. La correction d erreurs consiste à transmettre les données par blocs qui peuvent être envoyés à nouveau en cas d erreurs. En cas d erreurs, la vitesse de transmission diminue donc. La taille des blocs peut être réglée entre 30 et 3000. Il convient cependant de tenir compte des points suivants : - Plus le bloc est gros, moins il y a de transmissions de données pour tester les blocs ; la transmission de gros blocs est donc plus rapide s il y a peu d erreurs. - Plus le bloc est petit, moins il y a de données à réenvoyer en cas d erreurs ; la transmission est donc plus rapide s il y a de nombreuses erreurs. La fonction «Other» («Autre») permet de choisir une taille de bloc quelconque sous forme d un nombre situé entre 30 et 3000. Les surfaces de commutation [Start keratograph - >] («Démarre kératographe») et [Test communication ->] («Tester communication») correspondent aux fonctions du point de menu principal Divers (cf. 0 page 85). La surface de commutation [Port detect ->] («Cherche port») permet de démarrer une fonction qui fait régler automatiquement l interface du «Kératographe 2». Cette fonction nécessite cependant un «HAAG-STREIT COM-Port Detector». Celui-ci doit d abord être branché sur l interface de l ordinateur voulue, puis on appuiera sur le commutateur [Cherche port ->]. Si l interface a été installée correctement dans la gestion du système Windows, elle sera à présent trouvée. Le taux de bauds, le port COM et le mode d amorçage de cette interface sont automatiquement déterminés et affichés. Cependant, seules les interfaces de COM1 à COM6 sont testées. Des numéros de ports COM plus élevés (COM7, COM8,...) ne pourront pas être trouvés.

Mode d emploi du kératographe page 71 On peut alors appuyer sur [Search Port Address] («Cherche adresse port») pour essayer de déterminer l adresse du port. Les adresses port usuelles conformément à l «HAAG- STREIT COM-Port Detector» sont alors fouillées. La réponse permet de savoir si un port a été trouvé. Un nombre (cf. figure cidessous, exemple : 128) signifie qu une adresse port qui fonctionne a été trouvée. Le port trouvé peut alors être réglé dans la gestion du système Windows afin de configurer l interface correctement. Si l interface a été détectée, la question «Use detected port settings?» («Utiliser les réglages du port?») s affiche (cf. figure ci-dessus). Si on appuie sur [Use] («Utiliser»), les réglages qui ont été trouvés sont repris. Si un port COM valable n a pas été trouvé, le message suivant s affiche : 0.1.1.1

page 72 Mode d emploi du kératographe 7.2.5.2 La banque de données des lentilles de contact Le kératographe dispose d une banque de données de lentilles de contact dans laquelle la géométrie du côté concave des lentilles utilisée pour l ajustage des lentilles est sauvegardée. L utilisateur peut choisir ici lui-même le type de lentille souhaité pour l ajustage. Utiliser à cet effet le menu : «Libérer lentilles». Cette fonction est accessible par l intermédiaire du commutateur [Lentilles ->] dans le menu «Modifier les réglages» (cf. 0 page 69). Du côté gauche, le champ «Producteur» contient une liste de tous les fabricants de lentilles enregistrés dans l ordinateur. À droite de cette liste, le champ «Producteur utilisé» contient une liste des fabricants à utiliser pour l ajustage. En sélectionnant ou en désélectionnant un producteur dans le champ de gauche, on l ajoute ou on le retire du champ de droite. Les producteurs apparaissent dans l ordre dans lequel ils ont été libérés (palmarès). Un producteur nouvellement libéré apparaîtra toujours en fin de liste. L ordre des producteurs utilisés (champ de droite) est déterminé par le palmarès des propositions de lentilles. En cas de géométries similaires, les lentilles du producteur se trouvant plus haut dans la liste seront proposées en priorité. Remarque Pour créer son propre palmarès, il convient de désélectionner d abord tous les producteurs, puis de les sélectionner dans l ordre souhaité.

Mode d emploi du kératographe page 73 Si, dans le champ «Producteurs utilisés», on clique un type de producteur, une liste de toutes les lentilles de ce producteur apparaît à droite du champ. À nouveau, on a ici la possibilité de bloquer ou de libérer des types de lentilles de ce producteur, ou encore de modifier le palmarès des types de lentilles (conformément aux producteurs). Le commutateur «Utiliser le logiciel d ajustage Hecht» permet de mettre en marche ou à l arrêt le commutateur [Hecht CL] dans l ajustage des lentilles. [Sauvegarde] fixe la libération de lentille qui vient d être réglée. [Utiliser] a pour effet que les réglages sont utilisés uniquement au cours de la séance actuelle. [Annuler] ramène en arrière sans reprendre les modifications. Le champ «Editer lentilles» permet de compléter la banque de données des lentilles de contact. Deux commutateurs sont disponibles à cet effet : [Lentilles géométrie->] («Géométrie lentilles») démarre un module permettant d entrer de nouvelles géométries (cf. page suivante). [Import / Export->] permet de charger de nouvelles géométries à partir d une disquette ou de sauvegarder des géométries sur une disquette (cf. 0 page 80).

page 74 Mode d emploi du kératographe 7.2.5.3 Entrée de nouveaux types de lentilles avec [Lentilles géométrie ->] Cette fenêtre permet d afficher et de compléter la géométrie des lentilles sauvegardées. Après avoir choisi le fabricant et le type de lentille (dans le champ «Type de lentille»), une liste de toutes les lentilles de ce type apparaît. La désignation ainsi que le nom du producteur et le type de lentille sont également affichés en abrégé. Il est alors possible, avec [Nouveau type d. l.] de créer un nouveau type de lentille, avec [Effacer type] d effacer un type de lentille existant ainsi que les données correspondantes, ou avec [Changer nom] de changer le nom d un type de lentille.

Mode d emploi du kératographe page 75 Nouveau type d. l. : Si le commutateur [Nouveau type d. l.] est actionné, la fenêtre suivante apparaît : Changer nom : Le nom du type de lentille ou du producteur (ainsi que la désignation abrégée) peut être modifié en actionnant le commutateur [Changer nom]. À cet effet apparaît un nouveau champ de saisie. Une fois le nom entré, si on actionne le commutateur [Changer], les modifications sont exécutées. Celle-ci permet d entrer le nom du producteur et le type de lentille (si le producteur voulu est déjà enregistré, on peut également sélectionner son nom dans la liste). Il faut également entrer les désignations abrégées correspondantes. Les désignations abrégées sont utilisées dans la liste de propositions pour l ajustage des lentilles parce que la place disponible est limitée. Une fois que toutes les désignations ont été entrées, on peut créer le nouveau type de lentille en actionnant [Nouveau]. Le nouveau type de lentille s affiche alors dans la fenêtre principale, mais ne comporte pas encore de données de lentille. Effacer type : Le commutateur [Effacer type] permet d effacer le type de lentille réglé, y compris ses données de lentille. Si le type de lentille effacé est le dernier d un producteur, ce producteur est alors également effacé. Après avoir sélectionné des lentilles dans la liste, on peut les éditer. Le commutateur [Changer] permet de modifier les données d une lentille. Le commutateur [Effacer] efface une lentille sélectionnée auparavant. Il y a deux programmes permettant de créer des séries de données de lentilles : Le commutateur [Ajouter lentilles] permet de créer des géométries de lentilles rigides (cf. page suivante), le commutateur [Ajouter lent. souples] permet de créer des géométries de lentilles souples (cf. 0 page 79). Le commutateur [Sauvegarde + Quitter] sauvegarde les modifications effectuées et ramène à la libération des lentilles. Le commutateur [Annuler] ramène à la libération des lentilles sans sauvegarder les modifications.

page 76 Mode d emploi du kératographe 7.2.5.3.1 Création de géométries de lentilles (rigides) En actionnant le commutateur [Ajouter lentilles], on obtient le menu suivant : Il est possible de créer une nouvelle série de lentilles en entrant les données géométriques de la série avec une valeur minimale / une valeur maximale et la dimension des pas. Il faut définir les données suivantes : Exemple : 1. Paramètres de base r0 : rayon de courbure de la lentille de contact au centre (pour les lentilles toriques, le méridien vertical ou cambré). dr0 : différence de courbure des coupes principales au centre (pour les lentilles toriques à symétrie de rotation, cette valeur est = 0). Exc : excentricité de la lentille de contact (pour les lentilles asphériques ; pour les lentilles sphériques, cette valeur est = 0). : diamètre total de la lentille de contact. Sphère Lentille torique Asphère Min : Max : Pas : Min : Max : Pas : Min : Max : Pas : r0 7.20 9.60 0.10 7.20 9.60 0.10 7.20 9.60 0.10 dr0 0.00 0.00 0.00 0.30 1.00 0.10 0.00 0.00 0.00 Exc 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.40 1.00 0.10 ø 9.30 10.30 0.50 9.30 10.30 0.50 9.30 10.30 0.50

Mode d emploi du kératographe page 77 2. Périphérie r1 r2 r0 b2 b1 ø Après avoir défini les paramètres de base, il faut également indiquer la périphérie de la lentille. Deux zones périphériques, avec chacune trois paramètres, peuvent être indiquées : b1 : largeur de la zone 1 r1 : courbure de la zone 1 dr1 : différence de courbure des coupes principales (pour les lentilles toriques) b2 : largeur de la zone 2 r2 : courbure de la zone 2 dr2 : différence de courbure des coupes principales (pour les lentilles toriques) Ces paramètres permettent de définir des lentilles à plusieurs courbes et le biseau. Si la courbure d une zone est constante pour toute la série, on peut entrer celle-ci en mettant en marche le commutateur «r1=constant» ou «r2=constant». Si la courbure des zones n est pas constante, mais qu elle dépend du rayon central, on peut définir ceci à l aide de la formule : r1=r0*a+b. En cliquant sur cette formule, on peut entrer les paramètres A et B. On peut ici définir, par exemple, que la courbure d une zone périphérique soit toujours 0,8 mm plus grande que le rayon central (A=1 / B=0,8), ou soit toujours une fois et demie plus grande que le rayon central (A=1,5 / B=0). Si on veut définir des lentilles toriques, il convient de mettre en marche les commutateurs «dr1=dr0*r1/r0» et «dr2=dr0*r2/r0». Ceci a pour effet que le rapport des rayons centraux est repris pour la périphérie. Si la deuxième zone n est pas utilisée, il faut mettre la valeur b2 sur zéro. Les autres paramètres doivent, par contre, être réglés comme les paramètres de la zone 1. La valeur b1 ne doit pas être sur zéro.

page 78 Mode d emploi du kératographe Exemple : lentille à symétrie de rotation avec biseau (0,8 mm de plus que les rayons centraux) b1=constant b1=0,25 r1=r0*a+b A=1,00 B=0,80 dr1=constant dr1=0 b2=constant b2=0,00 r2=r0*a+b A=1,00 B=0,80 dr2=constant dr2=0 Exemple : lentille à symétrie de rotation avec biseau (1,5 fois le rayon central) b1=constant b1=0,25 r1=r0*a+b A=1,50 B=0,00 dr1=constant dr1=0 b2=constant b2=0,00 r2=r0*a+b A=1,50 B=0,00 dr2=constant dr2=0 Exemple : lentille à 3 courbes b1=constant b1=0,40 r1=r0*a+b A=1,20 B=0,00 dr1=constant dr1=0 b2=constant b2=0,40 r2=r0*a+b A=1,50 B=0,00 dr2=constant dr2=0 Exemple : lentille torique avec biseau b1=constant b1=0,25 r1=r0*a+b A=1,50 B=0,00 dr1=dr0*r1/r0 b2=constant b2=0,00 r2=r0*a+b A=1,50 B=0,00 dr2=constant dr2=0 En actionnant le commutateur [Produire nouv. lentilles], on crée la série de données de lentilles définie auparavant et on quitte la fonction. Il est possible de créer plusieurs séries pour un même type de lentille. La surface de commutation [Quitter] permet de quitter la fonction sans créer de série.

Mode d emploi du kératographe page 79 7.2.5.3.2 Création de géométries de lentilles souples Si on actionne le commutateur [Ajouter lent. souples] (cf. 0 page 74), le masque suivant s affiche : La création de géométries de lentilles souples est similaire à celle des lentilles rigides. On a seulement besoin de moins de paramètres.

page 80 Mode d emploi du kératographe 7.2.5.3.3 Importation et exportation de données de lentilles Si on insère une disquette et qu on actionne le commutateur [Import / Export->] dans le menu «Libérer lentilles» (cf. 0.1.1.1 page 72), le masque suivant s affiche : On voit ici deux listes : À gauche, la liste des types de lentilles qui sont déjà enregistrés dans l ordinateur, à droite la liste des types de lentilles qui sont enregistrés sur la disquette. On peut marquer plusieurs types de lentilles dans ces listes pour les exporter ou les importer. Exportation Pour exporter des types de lentilles vers la disquette, il faut d abord marquer les types voulus parmi ceux qui sont enregistrés dans l ordinateur (colonne de gauche). Ensuite, il faut actionner le commutateur [-> Export ->] afin de copier les données sur la disquette. Si un ou plusieurs types de lentilles sont déjà enregistrés sur la disquette, la question suivante s affiche par exemple :

Mode d emploi du kératographe page 81 Les réponses suivantes sont possibles : [Oui] ce type de lentille sera écrasé. [Non] ce type de lentille ne sera pas écrasé. [Tout] tous les types de lentilles qui ont été cliqués sur la disquette sont écrasés sans autre avertissement. [Annuler] la fonction est interrompue. Remarque Si la capacité de la disquette ne suffit pas à enregistrer toutes les données qui doivent être exportées, autant de données que possible sont tout d abord exportées. Ensuite, un message appelle à insérer une autre disquette. Importation Pour importer des données de lentilles, il faut d abord marquer celles-ci du côté droit, puis actionner le commutateur [<- Import <-]. La suite du processus est similaire à la fonction d exportation. «Extérieur», «Libr.?» Le champ «Extérieur :» indique le chemin sous lequel les lentilles sont sauvegardées, (A:\). On peut indiquer également des sousrépertoires existant sur la disquette. De plus, en entrant C:\, on peut créer une copie de sécurité de la banque de données des lentilles. Le commutateur [Libr.?] sert à lire à nouveau les données de la disquette (après avoir inséré une autre disquette) et à déterminer l espace mémoire libre sur la disquette. Les modifications concernant la disquette sont toujours exécutées directement. Par contre, les modifications concernant la banque de données de l ordinateur ne sont effectives qu une fois que le commutateur [Sauvegarde + Quitter] a été actionné. Si, par contre, le commutateur [Annuler] est actionné, les modifications ne sont pas reprises dans la banque de données de l ordinateur. Marquer Le champ «Marquer», situé à droite, à côté de la liste des types de lentilles de la disquette, permet d appeler les fonctions de marquage : [Tout] tous les types de lentilles de la liste sont marqués. [Compara.] les deux listes sont comparées et seuls les types de lentilles manquants sont marqués. [Rien] aucun type de lentille n est marqué. Le champ «Marquer» situé du côté gauche fonctionne de la même manière mais se rapporte aux lentilles de contact déjà enregistrées sur l ordinateur. Le commutateur [Effacer] permet d effacer de la liste des types de lentilles marqués. Mise à jour Pour effectuer une mise à jour de la banque de données des lentilles à partir de la disquette, procéder de la manière suivante : - Démarrer la fonction : «Libérer lentilles» (cf. 0.1.1.1 page 72) - Insérer la disquette - Actionner [Import / Export ->] - Actionner [Compara.] - Actionner [<- Import <-] - Actionner [Sauvegarde + Quitter] À présent, la lecture et la libération des nouvelles données de lentilles est terminée.

page 82 Mode d emploi du kératographe 7.2.6 Mesure du côté concave de la lentille support de la porte-lentilles entièrement monté porte-lentilles clip de fixation La mesure du côté concave des lentilles fonctionne de manière similaire à la mesure de la cornée, sauf qu il faut fixer la lentille dans le porte-lentilles avant d effectuer la mesure. Avant la première mesure, il faut pour cela coller le clip de fixation sur le support de la sphère de calibration. Le porte-lentilles peut alors être enfoncé sur le clip de fixation. Remplir tout d abord le porte-lentilles avec de l eau : ouvrir le porte-lentilles (dévisser l écrou-raccord), verser de l eau et refermer le porte-lentilles à l aide de l écrou-raccord en veillant à enfermer aussi peu d air que possible. Tenir ensuite le porte-lentilles avec la vis d ajustement vers le bas, serrer la vis dans le porte-lentilles jusqu à ce que le haut de celui-ci soit complètement humecté par l eau. Enfin, dévisser à nouveau la vis d ajustement jusqu à ce que la surface de l eau présente une légère courbure concave. sous la lentille. De plus, la surface concave à mesurer ne doit pas être mouillée. Visser maintenant le support de la sphère de calibration sur la mentonnière et enfoncer le portelentilles sur le clip de fixation. Orienter le bras de fixation de manière à ce que l axe optique de la lentille corresponde à peu près à celui du kératographe. Pour utiliser le logiciel pour la mesure du côté concave, il faut tout d abord mettre le commutateur «Mesure côté concave» sur «Marche» dans le menu «Réglages» du logiciel d examen. Un nouveau menu apparaît alors dans la barre de menu : Test CL. Ce menu contient la directive «Mesure côté concave». Pour mesurer la lentille, on peut à présent démarrer le logiciel d examen. À cet effet, il faut appeler le point de menu : «Test CL» / «Mesure côté concave». La question : «Mesure du côté concave. À quel œil cette lentille est-elle destinée?» s affiche. Une fois le choix (droit/gauche) effectué, le processus de mesure démarre. La mesure se déroule alors comme une mesure des yeux : régler la netteté de l image, rectifier l orientation du kératographe, déclencher la mesure. vis d ajustement écrou-raccord La mesure de la partie concave de la lentille s effectue à l état sec. Il faut donc tout d abord essuyer et nettoyer la lentille à mesurer à l aide d un linge doux. La surface interne concave, en particulier, ne doit présenter aucune trace d humidité ou de poussière et aucune trace de doigts. Saisir à présent la lentille entre le pouce et l index et la déposer prudemment sur la surface de l eau du porte-lentilles. Ensuite, dévisser la vis d ajustement du porte-lentilles jusqu à ce que la lentille soit bien en place. Veiller à une absence totale de bulles d air

Mode d emploi du kératographe page 83 Le logiciel calcule les rapports de courbure de la lentille de contact et affiche les résultats à l écran. Tous les types de représentations existant pour la cornée sont possibles (représentation en 3D, analyse de Fourier,...). 7.2.7 Autres fonctions du programme d examen Les examens sauvegardés pour un patient peuvent être rechargés dans le menu «Examen» à l aide de la fonction «Charger ancien examen» (cf. 0 page 17). La sélection s effectue par l intermédiaire de la liste des examens affichée : cliquer sur l examen souhaité, confirmer avec [OK] (un doubleclic sur un examen affiché permet également de charger celui-ci). La liste des examens indique la date, l heure et l œil ainsi que le commentaire (saisie d un commentaire cf. 0 page 22). 7.2.7.1 Chargement d anciens examens 7.2.7.2 Impression La fonction «Imprimer» permet d imprimer l image écran actuelle. Tous les affichages disponibles peuvent donc être imprimés. Pendant l impression, il est possible de continuer à travailler avec le logiciel, le processus d impression est effectué en arrière-plan. Si le commutateur «Imprimer arrière-plan» est sur «blanc» (cf. 0 page 69), l arrière-plan de l écran normalement gris est laissé en blanc afin d accélérer le processus d impression et d économiser l encre de l imprimante.

page 84 Mode d emploi du kératographe 7.3 Le système de mesure du kératographe 7.3.1 Calibration du système de mesure Afin d obtenir une haute précision de mesure, il faut calibrer le kératographe avant d examiner un patient pour la première fois. Pour maintenir une haute précision, il est recommandé de réitérer la calibration environ une fois par mois. Il s agit d une mesure simple et rapide grâce à la sphère de calibration livrée (r=8,000mm). Avant d effectuer la mesure, il faut cependant que le kératographe soit en marche depuis environ 15 minutes. Fixer la sphère de calibration livrée comme indiqué sur la figure ci-dessous. orienter la sphère de calibration en parallèle Avant de calibrer, bien nettoyer la sphère (par exemple à l alcool). Fixer le support de la sphère sur la mentonnière. Effectuer une mesure avec la sphère de calibration (cf. 0 page 18). Après la mesure, appeler la fonction «Sauvegarder tableau de calibration» dans le menu «Divers». Répondre à la question «Sauvegarder tableau de calibration?» en appuyant sur [OK]. Le système est alors recalibré. Remarque Si le message d erreur : «Sphère de calibration n a pas été mesurée entièrement!» s affiche, il faut renettoyer soigneusement la sphère et réitérer la mesure.

Mode d emploi du kératographe page 85 7.3.2 Autres fonctions Le menu «Divers» comprend les fonctions suivantes : Démarre kératographe : Si la communication entre le kératographe et l ordinateur est perturbée, il faut redémarrer le kératographe. À cet effet, appeler cette fonction. Le message «Démarre kératographe» s affiche. Pour redémarrer le kératographe, le mettre à l arrêt, puis le remettre en marche. Confirmer ensuite le message avec [OK] afin de démarrer le transfert des données de l ordinateur vers le kératographe. (Cette fonction est également effectuée en arrière-plan à chaque mise en service du programme d examen.) Tester communication : Test de la communication de l ordinateur avec le kératographe. En cas d utilisation du «kératographe 2», cette fonction détermine l état d erreur de l ordinateur. Le nombre de blocs de données corrigées et le nombre de données transmises s affiche. Ces valeurs servent à déterminer et afficher le taux d erreur (nombre d erreurs par minute) ainsi que la taille recommandée pour les blocs de données. L image caméra s affiche également pour permettre un contrôle du flux des données. La ligne du bas indique l état de la communication : - Communication OK Des corrections d erreurs ne sont que rarement nécessaires, le transfert des données est sûr. - Communication problématique Des erreurs se produisent fréquemment, mais ont jusqu à présent toujours pu être corrigées. - Communication très problématique Des erreurs se produisent très fréquemment et il n est pas toujours possible de les corriger. Utiliser impérativement une plus petite taille de blocs. La surface de commutation [Quitter] permet de quitter le test de communication. Change volet (valeur) : Cette fonction permet de régler la durée d exposition de la caméra CCD électronique du kératographe. Change ports : Cette fonction permet de mettre en marche ou à l arrêt l éclairage des anneaux, les marques de test kératométriques, l éclairage à infrarouge et l anneau d éblouissement.

page 86 Mode d emploi du kératographe 8 Entretien 8.1 Maintenance et nettoyage Avant tout nettoyage, débrancher la fiche de l alimentation secteur! Boîtier N utiliser aucun détergent agressif, à base de chlore ou de solvant, abrasif ou corrosif! Nettoyer les surfaces du boîtier de préférence à l aide d un chiffon doux et d un détergent antistatique. Autrement, essuyer les surfaces extérieures à l aide d un chiffon humide. Essuyer les éventuels résidus à l aide d un mélange d alcool à brûler et d eau distillée (50 : 50) auquel on aura ajouté quelques gouttes d un produit pour la vaisselle usuel. Calotte annulaire La calotte annulaire est une pièce de précision sensible à la pression. Sa surface est sensible aux égratignures. Il faut donc nettoyer la surface de la calotte annulaire avec grande précaution. Utiliser un chiffon sec et non pelucheux. Ce faisant, faire impérativement très attention à ce qu aucune poussière ne pénètre dans les petits alésages. Si nécessaire, on pourra nettoyer prudemment à l aide d un chiffon très légèrement humidifié.

Mode d emploi du kératographe page 87 8.2 Élimination des erreurs et des dysfonctionnements 8.2.1 Remplacement des fusibles Avant de remplacer les fusibles, débrancher la fiche de l alimentation secteur! Les deux fusibles de l appareil se trouvent dans un petit insert situé dans la prise femelle d entrée secteur. Pour ouvrir l insert, appuyer sur le bec situé sur le dessus de celui-ci et retirer le dispositif insérable. Utiliser en remplacement uniquement le type de fusible indiqué sur la plaque signalétique. Pour remettre l insert en place, le pousser dans son logement jusqu à ce que le bec s enclenche. 8.2.2 Dépannage technique Ne jamais brancher ou débrancher un câble si l ordinateur ou le kératographe est en marche! En cas de panne à laquelle il est impossible de remédier à l aide des indications ci-dessous, signaliser cet appareil comme étant hors service et alerter notre service après-vente. PROBLÈME : Après démarrage du logiciel d examen, l ordinateur indique : «Pas de communication avec le kératographe» Pour un kératographe C (c est-à-dire avec ordinateur et bloc d alimentation intégrés) : Prière de contrôler si les deux interrupteurs sont en position de marche. Sinon, les mettre en marche et redémarrer l ordinateur. Pour les appareils équipés d un bloc d alimentation externe : Prière de contrôler si la lampe témoin du bloc d alimentation est allumée. Sinon, mettre le bloc d alimentation sous tension et le remettre en marche. Contrôler ensuite la DEL de fixation située au centre de la calotte annulaire (approcher les yeux tout près de l appareil pour effectuer ce contrôle) : Si la DEL de fixation n est pas allumée, le kératographe n est probablement toujours pas sous tension. Remettre l ordinateur et le kératographe à l arrêt et contrôler que le câble d alimentation du kératographe est bien branché des deux côtés. Attention! Ne jamais brancher ou débrancher ce câble alors que l appareil est en position de marche ceci risquerait de détruire la caméra du kératographe! Si la DEL de fixation est allumée, la mise en marche n a probablement pas été effectuée dans le bon ordre : - Mettre l ordinateur et le kératographe à l arrêt au niveau de l interrupteur d alimentation. - Patienter 5 secondes. - Remettre l ordinateur en marche, puis le kératographe. - Démarrer le logiciel d examen. Si l ordinateur affiche toujours «Pas de communication avec le kératographe», c est que ce n est pas l ordre de la mise en marche qui a causé le problème. Contrôler les réglages de l interface sérielle : Démarrer le logiciel d examen et répondre au message d erreur «Pas de communication avec le kératographe» en appuyant sur le champ de touches [OK].

page 88 Mode d emploi du kératographe Sélectionner Réglages / [Système] et contrôler les réglages du système (cf. également 0 page 70) : En cas d utilisation d une carte d interface turbo, le taux de transmission doit être de 460800 bauds, le port est COM3 (suggestion HAAG- STREIT ). En cas d utilisation d une carte d interface sérielle standard, le taux de transmission doit être de 115200 bauds, le port est COM1 (suggéré). Si les réglages ont été modifiés, il faut les sauvegarder en appuyant sur le champ de touches [Sauvegarde] avant de quitter le menu de réglage. S assurer que le port sélectionné dans le menu de réglage est libre sur l ordinateur et qu il est bien relié à l alimentation en courant du kératographe. Afin de vérifier si la communication est rétablie, il faut quitter le logiciel d examen et le logiciel de gestion des données patient. Mettre ensuite l ordinateur et l alimentation en courant du kératographe à l arrêt, puis les remettre en marche. PROBLÈME : Le logiciel de mesure ne démarre pas Démarrer le logiciel d examen. Sélectionner «Examen» / «Démarrer nouvel examen». Si le logiciel montre seulement une image du processus d examen mais ne démarre pas ce processus, c est que le logiciel est en mode de démonstration. Pour le faire passer en mode normal, ouvrir le menu de «Réglage» et activer [Système] (cf. 0 page 69) pour aller sur le champ de transmission des données. Régler «Mode» sur «Online» («Communication»). Appuyer ensuite sur la touche [Sauvegarde] pour quitter le menu de réglage. Mettre l ordinateur et l alimentation en courant du kératographe à l arrêt puis redémarrer le système. PROBLÈME : Les résultats de la mesure ne correspondent pas aux résultats escomptés Il faut recalibrer le système. La calibration du kératographe est enregistrée dans l ordinateur. En cas de remplacement de l ordinateur, il faut également recalibrer le système. (Cf. 0 page 84).

Mode d emploi du kératographe page 89 9 Clauses de garantie et service après vente 9.1 Clauses de garantie Cet appareil est un produit HAAG-STREIT de haute qualité. L appareil a été fabriqué avec soin et à l aide de matériaux de haute qualité et de techniques de production modernes. Avant la mise en service et au cours de l utilisation de l appareil, il est important de respecter le mode d emploi et les consignes de sécurité. Cet appareil est sous garantie en fonction des dispositions légales, à compter de la date d achat. Cette garantie s applique à tous les dysfonctionnements et pannes dus à des défauts de matériel ou de fabrication. La présente garantie ne s applique pas aux dysfonctionnements et pannes causés par une utilisation non conforme ou une intervention extérieure. En cas de réclamations justifiées pendant la période de garantie, les éventuelles réparations sont effectuées gratuitement. Le bon d achat portant la date d achat permet de faire valoir la garantie. Toute intervention effectuée sur l appareil par des personnes non autorisées fait perdre tout droit à la garantie, en effet, toute modification ou réparation non conforme peut occasionner des risques importants pour l utilisateur et le patient. En cas de dommages dus au transport, signaler ceux-ci immédiatement à la livraison ou aussitôt après au transporteur et les faire confirmer sur le bordereau de transport afin que le dédommagement puisse être réglé correctement. Nos conditions de vente et de livraison valables à la date d achat s appliquent. 9.2 Responsabilité pour le fonctionnement ou les dommages HAAG-STREIT ne peut être tenu responsable de la sécurité, de l exactitude et du bon fonctionnement de l appareil qu à condition que l appareil soit utilisé conformément à ce mode d emploi. L appareil ne comprend aucun élément susceptible d être réparé par l utilisateur. Si des travaux de montage, des extensions, des ajustements, des remises en état, modifications ou réparations sont effectués par des personnes non autorisées, si l entretien ou l utilisation de l appareil est non conforme, toute responsabilité d HAAG- STREIT est exclue. Si les travaux mentionnés ci-dessus sont effectués par des personnes autorisées, un certificat devra être exigé mentionnant le type et l étendue de la réparation, ainsi, le cas échéant, que les modifications des données nominales ou de la zone de travail. Le certificat doit indiquer la date et le modèle, ainsi que l adresse de l entreprise, et doit être signé. A cet effet, HAAG-STREIT fournira aux personnes autorisées et sur demande les schémas des connexions, listes de pièces de rechange, descriptions supplémentaires et instructions d ajustage. Pour les réparations, utiliser uniquement les pièces d origine d HAAG-STREIT.

page 90 Mode d emploi du kératographe 9.3 Adresse du fabricant et du service après vente Des informations complémentaires sont disponibles auprès de notre service après vente ou d une de nos filiales. Adresse du fabricant et du service après vente : Haag-Streit AG Gartenstadtstrasse 10 CH-3098 Koeniz +41 31 978 01 11 e-mail : service@haag-streit.ch 10 Annexe 10.1 Déclaration de conformité Nous déclarons sous notre seule responsabilité que ce produit est conforme aux normes et documents normatifs suivants : IEC 601-1 IEC 601-1 - 2 conformément aux prescriptions de la directive 93 / 42 / CEE relative aux dispositifs médicaux. HAAG-STREIT AG Gartenstadtstrasse 10 3098 Koeniz Switzerland

Mode d emploi du kératographe page 91 Elément de mesure : 10.2 Caractéristiques techniques champ de mesure 3 à 38 mm 9 à 99 dpt précision ± 0,1 dpt reproductibilité ± 0,1 dpt nombre d anneaux 22 distance de travail 80 mm nombre de points de données évalués 22000 dimensions h x l x p 420 x 260 x 170 mm poids 2,3 kg Bloc d alimentation : branchement secteur puissance d entrée fusibles 100-240 V AC, 50-60 Hz 100 W 2 x T 2 A - 250 V Classification selon IEC 601-1 type de protection contre les chocs électriques : classe de protection 1 degré de protection contre les chocs électriques : type B degré de protection contre la pénétration néfaste d humidité : IP20 Conditions de service : température +10 C à +40 C humidité atmosphérique 30 % à 75 % pression atmosphérique 700 hpa à 1060 hpa Conditions de transport et de stockage : (selon IEC 601-1) température ambiante -40 C à +70 C humidité relative 10 % à 100 % condensation comprise pression atmosphérique 500 hpa à 1060 hpa 10.3 Conditions minimales requises pour l ordinateur CPU : Pentium 100 système d exploitation : Windows 3.1, 95, 98, ME (pour le kératographe 2, également Windows NT, 2000, XP) mémoire centrale: Ram 16 Mo carte graphique : carte graphique 1 Mo (800*600 pixels)

Seite 92 Mode d emploi du kératographe 11 Bibliographie 1. «Augenärztliche Kontaktlinsenanpassung», Enke Verlag 1991, Dr. Ernst Bürki 2. NOJ 10/2001 52-55 (Teil 1), 11/2001 52-54 (Teil 2); 12/2001 52-57 (Teil 3) «Neue Möglichkeiten der Hornhautdiagnostik mit Hilfe der Videokeratometrie» ; Dr. Ernst Bürki 3. Ophthalmology Volume 6, Number 8, August 1999 ; «Corneal Topography» ; American Academy of Ophthalmology ; page 1628-1638 4. Optic und Vision 7/8 ; «Blick nach vorn» ; page 42-45 5. die Kontaktlinse 6/2000 ; «Kontaktlinsenanpassung nach penetrierender Keratoplastik» ; Fritz Fischl ; page 20-24 6. Optometrie 1/1997 ; «Klassische Ophthalmometrie und Videokeratometer» ; Dipl.-Ing. (FH) Augenoptik Stefanie Dittmer und Prof. Dr. Bernd Lingelbach FH Aalen Fachbereich Augenoptik ; page 6-17 7. die Kontaktlinse ; Sonderdruck Januar/ Februar 1999 ; «Zuverlässigkeit von automatischen Keratometern für die Kontaktlinsenanpassung» ; Manuel Fraatz 8. die Kontaktlinse 12/99 ; «Video-Keratometrie - ein Werkzeug für den Hobby-Anpasser?» ; Gunther Oesker ; page 4-12 9. Contact Letter 07/99 de la société Hecht ; «Keratograph und erste Messlinse» 10. Contact Letter 04/98 de la société Hecht ; «Die Verwendbarkeit des Oculus Keratographen für die praktische Contactlinsenanpassung» 11. NOJ 6/1998 ; «Die Verwendbarkeit des HAAG- STREIT Keratographen für die praktische Contactlinsenanpassung» ; Dipl.-Ing. (FH) Augenoptik Anja Seiwert und Dipl.-Ing. (FH) Augenoptik Sigrid Neumann ; page 52-58 12. Mémoire de diplôme à la Fachhochschule Aalen Fachbereich Augenoptik 28.02.1998 ; «Die Verwendbarkeit des HAAG-STREIT Keratographen für die praktische Contactlinsenanpassung» Dipl.-Ing. (FH) Augenoptik Anja Seiwert 13. Augenärztliche Untersuchungsmethoden ; Enke Verlag 1995 ; Wolfgang Straub, Peter Kroll, Hans Joachim Küchle ; «Topographie der Hornhaut» von Werner Förster ; page 248-254 14. Z. prakt. Augenheilkd. 20:61-64 (1999) ; «Kontaktlinsenanpassung Videokeratographie» ; Prof. Dr. Bernd Lingelbach 15. Z. prakt. Augenheilkd. 20:157-164 (1999) ; «Zernike-Polynome» ; Prof. Dr. Bernd Lingelbach 16. Kontaktlinsen ; Verlag Optische Fachveröffentlichung GmbH Heidelberg 1991 ; Heinz Baron ; page 565-604 17. die Kontaktlinse 3/95 ; «Spaltbild-Topographie» ; Christian Krüsi ; page 28-31 18. die Kontaktlinse 3/95 ; «Automatische Kompensation von Defokussierungsfehlern bei der Video-Topometrie» ; T. Oltrup, M. Matallana, T. Bende, B. Jean ; page 23-27 19. DOZ 11/94 ; «Zur Entfernungsabhängigkeit von Keratoskopen» ; Karl-Heinz Wilms ; page 104-111 20. NOJ 8/1973 ; «Überlegungen zur Topometrie von Cornea und Kontaktlinse» ; Karl-Heinz Wilms ; page 569-571 21. die Kontaktlinse 5/97 ; «Automatische Keratometer - Sichere Auswahl der ersten Probelinse?» ; Sibylle Rochel et Ulrike Westendorff ; page 9-18 22. Invest. Ophthalmol. Vis. Sci. (1994), 35,(6) : 2749-2757, Automated Keratoconus Screening with Corneal Topography Analysis, Maeda N/Klyce SD/Smolek MK/ Thompson HW 23. Klin. Mbl. Augenheilk. (1999), 214 : 372-377, Topographiegestützte Berechnung der Keratoconus-Dimensionen, Langenbucher A/Gusek-Schneider GCh/Kus MM/Seitz B 24. Ophthal. Physiol. Opt. (1995),Fourier Analysis of Videokeratographic Data, 15 : 171-185, Hjortdal JØ/Erdmann L/Bek T 25. DOZ. 1997, 52(4) : 92-96 (Teil 1) und 52(5): 104-107 (Teil 2), Cornea: Abbildungseigenschaften und Topometrie, Löffler G/Lingelbach B/Lingelbach E 26. Optometry Vis. Science (1997), 74(11) : 963-969, Cone Dimensions in Keratoconus using Zernike polynomials, Schwiegerling J 27. Optom. Vis. Sci. (1997), 74 : 906-916, Using Corneal Height Maps and Polynomial Decomposition to Determine Corneal Aberrations, Schwiegerling J/Greivenkamp JE 28. Optom. Vis. Sci. (1996), 73 : 721-728, Keratoconus Detection Based on Videokeratoscopic Height Data, Schwiegerling J/Greivenkamp JE 29. J. Opt. Soc. Am. (1995), 12 : 2105-2113, Representation of Videokeratographic Height Data with Zernike Polynomials, Schwiegerling J/Greivenkamp JE/Miller JM

Mode d emploi du kératographe Seite 93 12 Index A AA... 55 Aberration... 43 Aberration sphérique... 43 ABR... 56 Adresse du fabricant et du service après vente129 Ajouter type de lentille... 113 Ajustage des lentilles de contact... 73 Analyse de Fourier... 33 Analyse de Zernike... 42 Animation... 32 Astigma. central... 38 Astigma. péripher... 38 Astigmatisme... 43 Astigmatisme régulier... 36 Banque de données de lentilles de contact.. 110 Barre des couleurs... 27 Basculement d une lentille de contact... 79 Basculer la lentille... 79 Bibliographie... 132 Bitorique... 88 Bitorique compensée, lentille de contact... 88 Bootmode (Amorçage)... 107 Bords d anneaux... 72 B C Calcul de réfraction de lentilles souples... 89 Calcul de réfraction de lentilles toriques... 84, 86 Calibration du système de mesure... 123 Caractéristiques techniques... 130 Carte couleur, grande... 30 Carte réfractive... 63 Centre de la pupille... 73 Champ de commentaires... 28 Charger ancien examen... 122 Charger lentilles ajustées... 90 Cherche port... 107 Choisir œil... 25 CKI... 55 Classer les patients de la liste de patients... 22 Classification topographique... 57 Coma... 43 Communication... 107 Comparer les examens... 61 COM-Port... 107 COM-Port Detector... 108 Composantes de Z... 48 Conditions minimales requises pour l ordinateur130 Constante d aplatissement (c1)... 82 Consultation des valeurs de courbure... 28 Corps de référence... 48, 66 Correction d erreurs lors du transfert des données... 107 Courbe de base...114 Courbure sagittale...104 Courbure tangentielle...104 Date actuelle...23 Déblocage (default)...105 Déblocage de la mesure...26 Débloquer la mesure...26 Décentration...35 Décentration verticale...59 Déclaration de conformité...129 Dépannage technique...126 Déroulement (Série) des indices...56 Détails...81 Déviation du point de fixation...27 Device Code...91 Diamètre cornéen...28 Diamètre de l iris...28, 64 Diamètre de la pupille...64 Différence de hauteur de la flèche...66 Dioptrie...103 Distance jusqu à l apex cornéen...64, 84 Distances focales...63 Divergence du point de fixation...73 Données d élévation...66 Données d examen, importer...19 Données kératométriques...28 Écart type...56 Échelle de couleurs...103 Échelle de couleurs absolue...103 Échelle de couleurs relative...103 Échelle de l image fluo...82 Échelles de couleurs...103 Effacer examen...15 Effacer icône fluo...79 Effacer patient...17 Effacer type de lentille...113 Équation sphérique...35 Examen, charger ancien...122 Examen, effacer...15 Examen, imprimer...122 Examens, comparaison...61 Excentricité sph....38 Excentricités, tableau des...77 Exportation de données de lentilles...118 Exporter, données examen...17 Externe, tableau de couleurs...104 Fix. div....73 Forcer la mesure...26 Format date...22, 104 Fourier, indice...38 D E F

Seite 94 Mode d emploi du kératographe Français... 22, 105 Fronts d onde... 42 Garantie... 128 Gestion des fichiers (données) patient... 12 Handshake... 107 Hauteur de flèche... 66 Hauteur de flèche absolue... 66 Hecht, logiciel d ajustage... 83 Heure actuelle... 23 G H I Icône fluo... 79 IHA... 55 IHD... 55 Image caméra... 72 Image complète... 104 Image fluo... 77 Importation de données de lentilles... 118 Importation et exportation de données de lentilles... 118 Imprimer examen... 122 Imprimer l ajustage des lentilles de contact... 77 Imprimer noir et blanc/couleur... 105 Inclinaison... 81, 86 Indice de réfraction n... 87 Indices... 53 Indices de Fourier... 38 Interface... 107 Interpolation... 26, 30, 104 Iris... 72 Irrégularités... 37 ISV... 56 IVA... 55 Kératocône... 39, 52, 53, 59, 70 KI... 55 KKS... 56 Langue... 22, 105 Lentille à symétrie de rotation... 84 Lentille ajustée, sauvegarde d une... 89 Lentille de contact bitorique compensée... 88 Lentille de contact torique interne... 88 Lentille, nouveau type de... 112 Lentilles ajustées, charger... 90 Lentilles de contact, produire données... 116 Lentilles souples... 76, 117 Lentilles toriques... 75 Libération du logiciel de pupillométrie... 91 Logiciel d ajustage Hecht... 111 Logiciel d examen... 24 Logiciel de pupillométrie... 91 K L Luminosité de la caméra pour la pupillométrie101 Mesure avec le curseur de la souris...28 Mesure du côté concave des lentilles...120 Mesure, débloquer...26 Mesurer l œil...25 Milieu de la pupille...27 Millimètre...103 Mode démo...107 Modifier nom...17 Modifier nom patient...17 Module de réfraction...84 n, indice de réfraction...87 n ID...13, 23 N ID patient...53 Norme de Z...48 Nouveau patient...13 Nouveaux types de lentilles...112 Nouvel examen...25 Numéro de la version...106 M Onde sinusoïdale...33 N O P Paramètres de base...114 Paramètres de Zernike-Fit...48 Pas de communication...126 Patient, effacer...17 Patient, nouveau...13 Pellucid Marginal Degeneration (Dégénérescence pellucide marginale)...57 Périphérie...81, 115 Polynômes de Zernike...42 Port, cherche...107 Porte-lentilles...120 Position de l apex...52, 70 Pupille...72 Pupillogramme...94 Pupillographie...91 Pupillomètre...91 Pupillométrie...91 Rayons centraux...104 Rayons de courbure...104 Rayons sagittaux, tableau des...77 Réaliser mesure...25 Réattribuer l examen...15 Réfraction complémentaire escomptée...85 Réfraction de l apex cornéen...64, 84 Réfraction des lunettes...64, 84 Réfractive, carte...63 Releasing Code...91 Représentation des valeurs extrêmes...28 R

Mode d emploi du kératographe Seite 95 Représentation en 3D... 32 Responsabilité... 128 Restaurer les données... 20 RMin... 38, 56 Rotation de la lentille... 79 S Sauvegarde (de secours) automatique... 22 Sauvegarde d une lentille ajustée... 89 Sauvegarde de données... 20 Secours... 20 Sélectionner le type de lentille de contact... 110 Sélectionner/désélectionner le type de lentille de contact... 110 Simulation d image à la fluorescéine... 77 Skiascopie... 57 Souples, lentilles... 76 Sphère de calibration... 123 Stades d Amsler... 57 Suggestions d ajustage... 75 Suggestions de lentilles... 75 Support de la sphère de calibration... 120 Surélevé... 32 Synchron (NT)... 107 Système... 107 Tableau de couleurs externe...104 Tableau de couleurs interne...104 Taille des blocs de données...107 Test d anisocorie...94, 100 Texte info...53 Top-Test...82 Torique interne, lentille de contact...88 Toriques, lentilles...75 Tourner la lentille...79, 80 Transfert données...107 Trefoil...41 Type de lentille, effacer...110 Type équipement Kératographe 1/2...107 Types d affichage...27 Unité de courbure...102 Valeurs de réfraction...64, 84 Version du logiciel...106 Verticale, décentration...59 Volet...124 Vue générale...27 T U V