!uadeloupe TER 2007 Tableaux Économiques Régionaux
Insee 2007
Directeur de la publication : René Jean Rédaction en chef : Élisabeth Lauret Coordination interrégionale : Béatrice Céleste Chargé de mission TER au SR Guadeloupe : Colette Rosso Rédaction : Guy Audric, Ali Benhaddouche, Martine Camus, Christian Camesella, Séverine Castor, Florian Chaffort, Christiane Curier, Nathalie Defay, Francine Dubuc, Stéphanie Durieux, Florence Frénet, Agnès Greliche, Dominique Guérin-Benhaddouche, Ruth Jéhu, Honorine Laaland, Hervé Le Grand, Nadia Luce, Alexandre Mignard, Sylvie Morvan, Philippe Mouty, Paul Nérôme, Sophie Planson, Patricia Quetier, Liliane Ramassamy, Nicolas Silvestre, Joceleyne Toni, N ouara Yahou, Thierry Watson. Relecture : Stéphan Challier, Jocelyne Converty, Éric Durieux, Patrick Hernandez, Éric Lefèvre, Tidiane N diaye, Composition : Altitude Couverture : Insee Imprimerie : PRIM Signes conventionnels : - : donnée non diffusable pour cause de secret statistique ; nd : donnée non disponible ; so : donnée sans objet. Avertissement : Le terme France se réfère à la France entière, y compris les DOM. Le terme métropole se réfère à la France métropolitaine. Direction Interrégionale Antilles-Guyane 41, rue Bébian 97158 Pointe-à-Pitre Cedex Tél. 05.90.21.47.00 www.insee.fr/guadeloupe Service Régional Guadeloupe 34, Chemin des Bougainvilliers B.P. 96 97102 Basse-Terre Cedex Tél. 05.90.99.36.70 www.insee.fr/guadeloupe Service Régional Martinique Centre Delgrès Les Hauts de Dillon B.P. 641 97262 Fort-de-France Cedex Tél. 05.96.60.73.60 www.insee.fr/martinique Service Régional Guyane Avenue Pasteur B.P. 6017 97306 Cayenne Cedex Tél. 05.94.29.73.00 www.insee.fr/guyane 2 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
À nos lecteurs P C S L C our chacun des trois départements des Antilles-Guyane, les Tableaux économiques dressent à intervalle régulier un panorama économique, démographique et social complet de la région. L éventail des thèmes traités reflète la diversité des statistiques produites par l Insee et le système statistique public. Pour permettre des comparaisons, le contenu a été harmonisé avec celui des Tableaux Économiques des autres régions. ette édition 2007 du TER se veut être le compagnon de tout décideur local ou de toute personne s intéressant à sa région. imple, accessible, multi-domaines, il permettra bien souvent de recadrer un dossier, une discussion, une réflexion en apportant les données de référence. es lecteurs intéressés pourront également trouver sur le site www.insee.fr de très nombreuses données statistiques sur les régions françaises. et ouvrage a été réalisé avec la collaboration active de nombreux organismes et services de l administration. Toutes les personnes ayant apporté leur concours en sont vivement remerciés. *www.insee.fr/guadeloupe René Jean Directeur de l Insee Antilles-Guyane *www.insee.fr/guyane *www.insee.fr/martinique Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 3
Sommaire À nos lecteurs...3 Sommaire...4 L essentiel...6 1. Espace régional Géographie 1.1...9 Climat 1.2...11 Infrastructures 1.3...13 Circonscriptions administratives 1.4...15 Les communes 1.5...17 La région et la France 1.6...19 La région et l Europe 1.7...21 La région et la Caraïbe 1.8...23 2. Environnement Milieu naturel 2.1...25 Déchets et risques 2.2...27 L eau 2.3...29 3. Population Évolution de la population 3.1...31 Projection de population 3.2...33 Âges 3.3...35 Mouvement naturel 3.4...37 Situation matrimoniale 3.5...39 Ménages 3.6...41 Catégories socioprofessionnelles 3.7...43 Migration et population étrangère 3.8...45 Jeunes 3.9...47 Guadeloupéens de métropole 3.10...49 4. Conditions de vie Sport 4.1...51 Culture 4.2...53 5. Logement Parc et financement de logements 5.1...55 Confort et occupation des logements 5.2...57 6. Enseignement - Formation Effectifs scolarisés 6.1...59 Établissements et enseignants 6.2...61 Enseignement supérieur 6.3...63 Diplômes 6.4...65 Formation en alternance 6.5...67 7. Santé Équipements sanitaires 7.1...69 Personnel de santé 7.2...71 Activité hospitalière 7.3...73 Équipements sociaux pour les adultes 7.4...75 Équipements sociaux pour les enfants 7.5...77 Causes de décès et accidents de la route 7.6...79 8. Justice - Délinquance Criminalité et délinquance constatées 8.1...81 Activités judiciaires 8.2...83 Population incarcérée - Condamnations - Effectifs judiciaires 8.3...85 4 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Sommaire 9. Emploi Population active 9.1...87 Emploi par secteur d activité 9.2...89 Emploi public 9.3...91 Chômage - Marché du travail 9.4...93 Aides à l emploi 9.5...5 10. Revenus Revenus 10.1...97 Salaires 10.2...99 Prestations sociales - Retraites 10.3...101 11. Économie Valeur ajoutée brute et Produit intérieur brut 11.1...103 Ressources et emplois de biens et services 11.2...105 Prix 11.3...107 12. Commerce extérieur Importations et exportations de marchandises 12.1...109 Clients et fournisseurs 12.2...111 13. Finances publiques Budget de la région 13.1...113 Budget du département 13.2...115 Budget des communes 13.3...117 Impôts - Fiscalité locale 13.4...119 14. Établissements et entreprises Démographie des établissements 14.1...121 Les grands établissements 14.2...123 Les créations d entreprises 14.3...125 L artisanat 14.4...127 15. Agriculture - Forêt - Pêche Utilisation des sols 15.1...129 Population agricole 15.2...131 Exploitations agricoles 15.3...133 Productions agricoles 15.4...135 Productions animales 15.5...137 Productions végétales 15.6...139 Pêche - Aquaculture 15.7...141 16. Énergie Consommation 16.1...143 17. Industrie Établissements industriels 17.1...145 18. Tertiaire Commerce 18.1...147 Services non financiers 18.2...149 19. Transport Établissements de transport 19.1...151 Transport de voyageurs 19.2...153 Transport de marchandises 19.3...155 Véhicules de transport 19.4...157 20. Tourisme Fréquentation hôtelière 20.1...159 Flux touristique 20.2...161 Index...160 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 5
Circonscriptions administratives L'essentiel Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Nombre d'arrondissements 3 4 2 4 Nombres de cantons 43 45 19 49 Nombre de communes 34 34 22 24 Superficie (km 2 ) 1 703 1 128 83 534 2 504 Densité (hab/km 2 ) en 2003 248 338 2 282 Agriculture Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Nombre d'exploitations en 2005 9 490 3 760 1 290 7 259 Surface agricole utilisée en 2005 (hectare) 35 530 26 030 16 050 49 149 Production de canne à sucre en 2005 (millier de tonnes) 902 213 nd 202 Production de banane en 2005 (millier de tonne) 65 260 nd 8 Economie Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion PIB en 2004 (million d'euros)* 6 964 6 800 2 207 10 523 PIB/hat en 2004 (euro)* 15 910 17 329 12 165 13 887 PIB/emploi en 2004 (euro)* 51 146 55 459 43 718 51 587 Importations en 2006 (million d'euros)** 2 310 2 504 756 3 689 Exportations en 2006 (million d'euros)** 164 489 112 262 Evolutions des prix (entre de 2005 et déc 2006 - %) 2,5 3,3 3,3 2,2 *2003 pour la Guyane ** 2005 pour la Réunion Emploi Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Population active au recensement 1999 191 362 173 950 62 634 297 880 ayant un emploi 125 245 116 067 43 443 173 677 Taux de chômage BIT 2005* (%) 27 22 27 32 masculin 24 20 24 29 féminin 30 23 30 36 *2006 pour la Guadeloupe Enseignement Public et privé en 2005/2006 Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Elèves du premier degré 60 683 49 209 37 501 121 860 Elèves du second degré 53 654 47 683 26 091 102 598 Enseignants du premier degré 3 384 3 031 2 139 6 153 Enseignants du second degré 4 696 4 553 2 129 8 230 Taux de réussite au bac en 71 68 65 78 Guadeloupe* y compris Îles-du-Nord 6 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
sur les DOM Entreprises Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Nombre d'établissements au 1 er janvier 2006* 43 116 29 954 8 584 32 073 dont secteurs (%) : Industrie 8,3 8,9 13,2 9,5 construction 15,1 13,2 16,9 13,0 commerce 28,7 28,0 29,7 30,0 services 42,1 41,5 33,8 42,0 transports 5,8 8,3 6,3 5,0 *2005 pour la Réunion Population Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Population en 2006 (provisoire) 447 000 399 002 201 996 783 951 Projection de population en 2030 (scénario) 506 000 411 000 400 000 1 029 000 Indicateurs démographiques en 2004 Taux de natalité ( ) 16,5 13,3 12,7 18,9 Taux de mortalité ( ) 6,1 6,7 8,4 8,4 Taux de mortalité infantile ( ) 6,9 5,1 3,8 6,8 Taux d'accroissement naturel ( ) 10,4 6,6 4,3 13,8 Nombre moyen d'enfants par femme en 2001 2,3 2,0 nd 2,5 Espérance de vie à la naissance des hommes (années) 75,2 76,1 76,8 71,8 Espérance de vie à la naissance des femmes (années) 81,7 82,9 83,7 80,2 Ecart d'espérance de vie à la naissance (années) 6,5 6,8 6,9 8,4 Santé Densité (au 1 er janvier 2005 pour 100 000 hab) Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion de médecins généralistes libéraux 77 85 40 104 de médecins spécialistes libéraux 55 44 23 54 d'infirmiers libéraux 146 183 56 139 de chirurgiens dentistes libéraux 36 37 23 53 Tourisme En 2006 Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Nombre d'hôtels 81 99 27 63 Nombres de chambres disponibles dans les hôtels 5 620 4 744 1 184 2 982 Taux d'occupation des chambres (%)* 54 60 52 60 *2005 pour la Réunion Transport aérien En 2005 Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Nombre de passagers par air (millier) 1 861 1 644 374 1 652 Trafic fret (tonne) 14 534 13 492 6 252 27 879 dont fret postal (tonne) 2 552 2 236 1 231 4 522 Guadeloupe* y compris Îles-du-Nord Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 7
1. Espace régional Présentation Située dans l'archipel des Caraïbes à 7 000 km de la France métropolitaine, 120 km de la Martinique et 3 000 km de New-York, la Guadeloupe forme un archipel regroupant huit îles habitées avec une surface totale de 1 703 km 2. Les deux îles principales, la Basse-Terre et la Grande-Terre, forment la Guadeloupe continentale. Elles sont reliées par un étroit bras de mer, la Rivière Salée. La Basse-Terre (848 km 2 ) d origine volcanique a un relief montagneux. Elle abrite la Soufrière, le plus élevé des volcans de l arc antillais (1 467 m) et la Grande Rivière à Goyaves, la plus longue de l archipel (32 km). Elle comprend la forêt tropicale avec le seul parc national des départements d outre-mer (300 km 2 ). La Grande-Terre (590 km 2 ) est calcaire avec des mornes peu élevés. Elle culmine à 135 m d altitude au Morne l Escale dans les Grands-Fonds. Parmi les autres îles, on distingue les îles proches et les îles du Nord. Les îles proches sont : Marie-Galante, la «grande dépendance», avec 204 m d altitude maximum au Morne Constant, l archipel des Saintes (Terrede-Haut et Terre-de-Bas) et la Désirade. Les îles du Nord, Saint-Barthélemy et Saint-Martin se trouvent à 200 km au Nord-Nord-Ouest. Saint-Martin est partagée entre les Pays-Bas (tiers méridional) et la France (53 km 2 avec la petite île de Tintamarre). Voir aussi - Atlas des départements français d outre-mer et Guyane, CNRS-IGN, 1977. La Guadeloupe en quelques chiffres Guadeloupe Superficie (km 2 ) 1 702,6 Point culminant (m) La Soufrière 1 467 Longueur des côtes (km) 537 Surface boisée (ha) 64 524 Sources : direction régionale de l'environnement - office national des Forêts - Atlas des départements français d'outre-mer 8 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Géographie 1.1 Carte du relief de la Guadeloupe Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 9
1. Espace régional Présentation La Guadeloupe bénéficie d un climat tropical humide adouci par l anticyclone des Açores qui dirige vers elle des vents d Est plus connus sous le nom d alizés. La température est de 27 en moyenne et peut osciller entre 20 et 32 C. Deux saisons s y succèdent avec des transitions plus ou moins marquées. Au cours de la saison sèche appelée Carême, de janvier à mai, l air est plus sec et les averses sont peu fréquentes. La saison humide appelée hivernage qui s étend de juin à décembre, est accompagnée de périodes de pluies fréquentes et intenses. La saison cyclonique se manifeste de juillet à octobre et peut s étendre jusqu'à fin novembre. Selon l intensité des vents, ce sont des dépressions tropicales, des tempêtes ou des cyclones. Les pluies sont plus abondantes en Basse- Terre, notamment sur la côte atlantique (au vent) et près du massif montagneux. Elles sont moins fréquentes sur la côte caraïbe (sous le vent) et sur la Grande- Terre et les îles voisines. Avec 1517,6 mm de précipitations, l année 2006 a été plus sèche que la moyenne 1971-2000 qui s établit à 1627,9 mm. Elle a été plus chaude : en effet, la température minimale moyenne a été de 22,8 C, soit 0,6 C de plus que la même moyenne relevée sur cette période. Définitions Température : degré de chaleur ou de froid de l atmosphère en un lieu. La température est déterminée sous abri. La température maximale est la plus haute observée entre 6 h TU le jour et 6 h TU le lendemain matin. La température minimale est la plus basse observée entre 18 h TU la veille et 18 h TU le jour (TU = temps universel). Température minimale (respectivement maximale) moyenne : moyenne des températures minimales (respectivement maximales) du mois considéré. Température minimale (respectivement maximale) absolue : température minimale (respectivement maximale) du mois considéré. Précipitations : chutes d eau sous forme liquide ou solide, en provenance de l atmosphère. Les précipitations sont recueillies dans un pluviomètre. Une hauteur d eau de 1 mm correspond à un litre d eau par m2 ou à 10 m3 à l hectare. On mesure les précipitations entre 6 h TU le jour et 6 h TU le lendemain matin. Insolation : temps pendant lequel le soleil a brillé. Sa durée, en heures, est mesurée à l aide d un héliographe. Voir aussi - www.meteo.fr Données climatiques en 2006 au Raizet Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année Température mini moyenne 21,0 20,5 20,7 22,2 23,5 24,4 24,6 24,3 23,7 23,9 22,3 22,0 22,8 Température maxi moyenne 28,3 28,7 28,8 30,1 30,9 31,2 30,9 31,2 31,8 31,0 30,1 29,1 30,2 Température mini absolue 18,3 17,6 18,5 19,6 21,5 21,9 22,7 22,4 22,3 22,1 20,6 19,7 17,6 Température maxi absolue 29,4 29,8 30,2 31,2 31,7 32,6 32,1 32,5 33,3 31,7 31,2 30,2 33,3 Précipitations (mm) 118,2 40,6 106,8 50,2 119,0 164,6 156,8 97,8 176,6 223,8 157,6 105,6 1 517,6 Ensoleillement (heures) 176,3 187,9 201,8 235,8 236,6 216,5 209,2 204,2 218,2 197,6 199,6 190,4 2 474,1 Source : Météo France - moyennes climatiques 10 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Climat 1.2 Carte du pluviométrie en 2006 de la Guadeloupe Grand-Case 1133 Saint-Martin Saint-Barthélémy Gustavia 1010 St-Claude Les Bains Jaunes 7737 mm mm 7500 Port-Louis 1494 La Désirade 7000 6500 Le Moule 1312 1016 914 6000 Le Raizet 1518 5500 5000 4500 4000 3500 3000 2500 Vx-Habitants Beausoleil 1390 Marie-Galante 2000 1500 1000 500 1400 St-Louis 1458 Vidon 1488 GB Les Basses 1293 10 km Les Saintes Insee-Ign Source : Météo France Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 11
1. Espace régional Présentation De par sa variété géographique, la Guadeloupe ne peut avoir un développement homogène de ses infrastructures. En effet, la Grande- Terre, très plate, est bien desservie tant au nord qu à l est, par des routes nationales et des routes secondaires. La commune des Abymes possède le seul aéroport international, Pôle- Caraïbes. À Saint-François, l aérodrome est surtout utilisé pour le tourisme. Il fait aussi la liaison vers la Désirade. Particulièrement montagneuse, la Basse-Terre n offre de liaisons que par les routes côtières et la route de la Traversée. La ville de Basse-Terre possède un port, et celle de Baillif un aérodrome très peu utilisé. Des routes nationales desservent toute l agglomération basse terrienne. Enfin, tourisme oblige, les dépendances de la Guadeloupe (la Désirade, les Saintes, Marie-Galante, Saint-Martin et Saint-Barthélemy) sont toutes dotées d un aéroport et d un port desservis par des navettes au moins quotidiennes. À Saint-Martin, l aéroport international du côté hollandais assure aussi la desserte de la partie française. Définitions Routes nationales : ce sont toutes les routes, sans distinction d aucune sorte, qui font partie du domaine routier de l État et qui ne sont pas classées «autoroute». Routes départementales : ce sont toutes les routes, sans distinction d aucune sorte, qui font partie du domaine routier départemental. Leur entretien incombe aux départements. Réseau routier régional Unité : km 1996 1997 1998 2002 2003 2004 2005 2006 Routes nationales 341 341 339 331 nd 436 445 449 Routes départementales 601 601 609 616 616 616 616 616 Voies communales * 1 525 1 525 1 519 1 520 1 520 1 520 1 520 1 520 Réseau routier (km) 2 467 2 467 2 467 2 467 nd 2 572 2 581 2 585 * Chiffres non actualisés depuis 2002 Source : direction départementale de l'equipement Conseil Régional - Conseil Général - Mairies 12 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Infrastructures 1.3 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 13
1. Espace régional Présentation La Guadeloupe, département français depuis 1946 (loi du 19 mars), a été érigée en Région par la loi du 31 décembre 1982. Elle fait partie des départements d outre-mer (DOM), avec la Martinique, la Guyane et la Réunion. Elle est découpée administrativement en 2 arrondissements (Basse-Terre et Pointe-à-Pitre), 40 cantons et 32 communes. Depuis la promulgation de la loi du 21 février 2007 au J.O n 45 du 22 février 2007, l ancien arrondissement de la Guadeloupe formant les îles du Nord a été scindé en deux collectivités d outremer : celle de Saint-Barthélemy et celle de Saint-Martin. L île de la Basse-Terre compte 16 communes, la Grande-Terre 10 et les dépendances 6. Voir aussi - Tableaux références et analyses, exploitation principale, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, 2000. - Histoire des communes Antilles-Guyane, J. ADELAIDE-MERLANDE, Pressplay, 1986. Définitions Région : depuis 1982, la région est devenue une collectivité territoriale de plein exercice. Les conseillers régionaux sont désormais élus au suffrage universel direct. En outre-mer, les régions sont mono-départementales. Département : division administrative placée sous l'autorité d'un préfet nommé par le gouvernement. Le Conseil Général, élu, gère le budget départemental. Arrondissement : division du département sans budget, ni assemblée élue, administrée par un sous-préfet. Canton : division de l'arrondissement, constituée notamment en vue des élections aux assemblées départementale et nationale. Commune : la plus petite subdivision administrative française, administrée par un conseil municipal élu, à la tête de laquelle se trouve le maire. Population : la population totale comprend toutes les personnes (français et étrangers) résidant sur le territoire. Elle exclut les personnes en séjour de courte durée (touristes, travailleurs saisonniers) ; elle comprend les personnes momentanément absentes mais destinées à rentrer à plus ou moins brève échéance (militaires ). Superficie : sont comprises toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non, à l exception des lacs, étangs et glaciers de plus d un km 2 ainsi que des estuaires. Les circonscriptions administratives en 2006 Guadeloupe Antilles- France France y compris Îles-du-Nord Guyane métropolitaine entière Nombre d arrondissements 3 9 329 342 Nombre de cantons 43 107 3 883 4 039 Nombre de communes 34 90 36 571 36 685 Population (milliers) 447 1 048 61 167 62 999 Superficie (en km 2 ) 1 702,6 86 364,5 543 965 632 834 Densité (hab / km 2 ) 248 11 108 95 Sources : annuaire statistique de la France et estimations de population - Insee 14 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Circonscriptions administratives 1.4 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 15
1. Espace régional Présentation L agglomération de Pointe-à-Pitre, capitale économique, concentre plus de 40 % des habitants de la région. Celle de Basse-Terre, capitale administrative, n en accueille que 10 %. Définitions Unité urbaine (ou agglomération) : ensemble de communes sur le territoire desquelles se trouve un ensemble d habitations présentant entre elles une continuité et qui comportent au moins 2 000 habitants. Les agglomérations et les communes en 1999 Population Part dans Evolution Densité sans double la population annuelle moyenne de population compte en 1999 régionale (%) 1990-1999 (%) (hab/km 2 ) Agglomération de Pointe-à-Pitre 171 773 40,7 1,2 399,1 Les Abymes 63 054 14,9 0,1 776,0 Le Gosier 25 360 6,0 2,3 561,1 Baie-Mahault 23 389 5,5 5,0 508,5 Pointe-à-Pitre 20 948 5,0-2,4 7 875,2 Petit-Bourg 20 528 4,9 3,7 158,1 Lamentin 13 434 3,2 1,9 204,8 Goyave 5 060 1,2 3,7 84,5 Agglomération de Basse-Terre 44 864 10,6-0,1 380,2 Basse-Terre 12 410 2,9-1,3 2 147,1 Saint-Claude 10 237 2,4-0,1 298,5 Trois-Rivières 8 738 2,1 0,2 281,0 Gourbeyre 7 642 1,8 2,1 339,3 Baillif 5 837 1,4-0,3 240,2 Communes hors agglomération 205 859 48,7 1,0 178,4 Saint-Martin 29 078 6,9 0,2 546,6 Le Moule 20 827 4,9 1,6 251,4 Sainte-Anne 20 410 4,8 2,1 254,2 Capesterre-Belle-Eau 19 568 4,6 0,3 189,4 Sainte-Rose 17 574 4,2 2,6 148,2 Morne-à-l'Eau 17 154 4,1 0,8 266,0 Saint-François 10 659 2,5 3,3 174,7 Petit-Canal 7 752 1,8 1,8 110,0 Pointe-Noire 7 689 1,8 0,2 128,8 Vieux-Habitants 7 611 1,8 0,4 129,7 Bouillante 7 336 1,7 0,6 168,8 Saint-Barthélemy 6 852 1,6 3,5 326,3 Grand-Bourg 5 934 1,4-0,6 106,8 Port-Louis 5 580 1,3-0,1 126,1 Anse-Bertrand 5 023 1,2 0,5 80,4 Deshaies 4 039 1,0 1,7 129,9 Capesterre-de-Marie-Galante 3 559 0,8-0,8 77,1 Saint-Louis 2 995 0,7-1,4 53,2 Terre-de-Haut 1 729 0,4 1,4 288,2 La Désirade 1 620 0,4 0,1 76,7 Vieux-Fort 1 601 0,4 0,9 221,1 Terre-de-Bas 1 269 0,3-1,9 186,6 Guadeloupe 422 496 100,0 1,0 248,0 Source : recensement de la population - Insee 16 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Les Communes 1.5 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 17
1. Espace régional Présentation La régionalisation administrative trouve son origine dans la loi du 19 avril 1941, qui institua des préfets régionaux, pour la police et les affaires économiques. Cependant, c est la loi du 2 mars 1982 qui crée véritablement les régions : ses dispositions leur attribuent un statut de collectivité territoriale, qui sera effectif le 16 mars 1986, avec l'élection des conseillers régionaux au suffrage universel. Les compétences de la région couvrent des domaines comme la planification, la protection des intérêts économiques et sociaux. D autres compétences particulières s étendent aux secteurs de la formation professionnelle et des lycées. Cette institution a également le pouvoir de créer des services ainsi que de participer à des dépenses de fonctionnement si leur objet présente un intérêt régional direct. La région s'intègre à la vie économique par la participation possible au capital des sociétés de développement régional (SDR), des sociétés régionales de financement et des sociétés d'économie mixte. Enfin, il faut noter que les Régions Île-de- France et outre-mer relèvent d'un régime fiscal particulier. Les régions françaises en 2006 Densité de Nombre Nombre Nombre de Superficie Population population d'arrondissements de cantons communes (km 2 ) en 1999 (hab/km2) Alsace 13 75 903 8 280 1 734 145 209 Aquitaine 18 235 2 292 41 308 2 908 359 70 Auvergne 14 158 1 310 26 013 1 308 878 50 Bourgogne 15 174 2 045 31 582 1 610 067 51 Bretagne 15 201 1 268 27 208 2 906 197 107 Centre 20 198 1 842 39 151 2 440 329 62 Champagne-Ardenne 15 146 1 947 25 606 1 342 363 52 Corse 5 52 360 8 680 260 196 30 Franche-Comté 9 116 1 786 16 202 1 117 059 69 Ile-de-France 25 317 1 281 12 012 10 952 011 912 Languedoc-Roussillon 14 186 1 545 27 376 2 295 648 84 Limousin 8 106 747 16 942 710 939 42 Lorraine 19 157 2 337 23 547 2 310 376 98 Midi-Pyrénées 22 293 3 020 45 348 2 551 687 56 Nord-Pas-de-Calais 13 156 1 547 12 414 3 996 588 322 Basse-Normandie 11 141 1 814 17 589 1 422 193 81 Haute-Normandie 6 112 1 420 12 317 1 780 192 145 Pays de la Loire 17 203 1 503 32 082 3 222 061 100 Picardie 13 129 2 292 19 399 1 857 481 96 Poitou-Charentes 14 157 1 465 25 810 1 640 068 64 Provence-Alpes-Côte d Azur 18 236 963 31 400 4 506 151 144 Rhône-Alpes 25 335 2 879 43 698 5 645 407 129 Ensemble Métropole 329 3 883 36 571 543 965 58 518 395 108 Guadeloupe y compris Îles-du-Nord 3 43 34 1 703 422 496 248 Martinique 4 45 34 1 128 381 427 338 Guyane 2 19 22 83 534 157 213 2 Réunion 4 49 24 2 504 706 300 282 Ensemble DOM 13 156 114 88 868 1 667 436 19 France 342 4 039 36 685 632 834 60 185 831 95 Sources : code officiel géographique, recensement de la population - Insee 18 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
La région et la France 1.6 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 19
1. Espace régional Présentation Les départements français d outre-mer (DOM) font partie intégrante de l'europe des vingt-cinq au sein de laquelle ils constituent des régions ultrapériphériques (RUP). A ce titre, ils font l objet de mesures spécifiques qui permettent l adaptation du droit communautaire en matière fiscale (octroi de mer, aides à l investissement) et bénéficient des fonds structurels européens au titre des aides en faveur du développement des régions les plus pauvres. La Commission européenne a fixé les grandes priorités d action pour les RUP prenant en compte une déclinaison adaptée à leur situation de la stratégie arrêtée par les États-membres lors des Conseils européens de Lisbonne (2000) et de Göteborg (2001). Il s agit pour les DOM de pouvoir assurer une compétitivité durable, d assurer l intégration sociale et professionnelle des populations fragilisées, d assurer leur accessibilité, d adapter l offre de services et d équipements de base (santé, éducation, culture, transports, énergie), d investir dans le capital humain et de soutenir leur intégration dans l économie régionale. Pour la période 2000-2006, les fonds structurels ont servi à financer des programmes opérationnels intégrés dans le Document unique de programmation (DOCUP) défini pour chaque département en lien avec Contrat de plan Etat-Région. Définitions Voir définitions des chapitres : 3 (Population), 9 (Emploi) et 11 (Économie). La Guadeloupe dans l'union européenne France Union Années Guadeloupe métropolitaine européenne (25) Population* 2006 447 000 61 167 000 456 097 000 Superficie (km 2 ) 2006 1 703 543 965 3 977 791 Densité (hab/km 2 ) 2006 248,0 108,0 115,0 Population de moins de 20 ans (%) 2004 31,8 25,3 22,6 Population de 65 ans ou plus (%)** 2004 10,4 15,4 15,8 Taux de natalité ( ) 2001 17,7 13,0 10,7 Taux de mortalité ( ) 2001 6,4 8,9 9,6 Taux d'activité (%) 2004 52,8 56,0 56,6 Taux d'activité H / F (%) 2004 57,7 / 48,5 62,5 / 50,0 65,2 / 48,6 Taux de chômage harmonisé (%) 2004 25,1 9,6 9,2 Taux de chômage H / F (%) 2004 22,2 / 28 8,7 / 10,6 8,5 / 10,1 Emploi - Agriculture (%)*** 2001 5,0 4,1 5,0 Emploi - Industrie (%)*** 2001 14,4 26,0 19,9 Emploi - Services (%)*** 2001 80,6 69,9 66,7 PIB (en millions d'euros) 2003 6 677,4 1 585 172 9 953 329 PIB par habitant en SPA**** (indice Europe 25 = 100) 2004 66,9 103,6 100 * 2003 pour l'ue (25) - ** 1999 pour la Guadeloupe *** 2004 pour l'ue (25) - **** SPA : standard de pouvoir d'achat Sources : Eurostat, Insee 20 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
La région et l Europe 1.7 Population de l Union européenne à 25 : densité de population des régions en 2004 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 21
1. Espace régional Définitions Voir définitions des chapitres : 3 (Population) et 11 (Économie). Les principaux indicateurs de la Caraïbe en 2002 Population Densité Nombre moyen Espérance Import* Export* Nombre (milliers hab) (hab/km 2 ) d'enfants de vie Hommes/ (millions (millions de touristes* par femme Femmes (années) US $) US $) (milliers) Iles de la Caraïbe Anguilla 11 121 1,8 74/79 32 4 48 Antigua-et-Barbuda 73 165 2,3 69/73 372 30 222 Antilles néerlandaises 219 274 2,1 73/79 3 681 1 551 676 Aruba 97 504 1,8 75/82 512 1 390 691 Bahamas 310 22 2,3 64/70 2 967 1 010 1 553 Barbade 269 626 1,5 75/80 877 347 507 Bermudes 81 1 529 1,9 75/79 1 897 358 278 Cuba 11 262 101 1,6 75/79 2 366 1 302 1 774 Dominique 78 104 2,0 71/77 192 78 66 Grenade 81 234 2,5 63/66 166 60 123 Guadeloupe 437 256 2,2 74/81 1 717 148 773 Haïti 8 223 296 4,0 49/50 884 303 142 Iles Caïmanes 39 151 1,9 77/82 1 690 173 334 Iles Turques et Caïques 20 46 3,2 72/76 91 12 165 Iles Vierges américaines 111 319 2,2 74/82 nd nd 592 Iles Vierges britanniques 21 135 1,7 75/77 600 137 296 Jamaïque 2 628 239 2,4 74/78 2 866 1 498 1 276 Martinique 389 345 2,0 75/81 1 763 275 460 Montserrat 4 38 1,8 76/80 16 5 10 Porto Rico 3 856 433 1,9 71/80 29 100 46 900 3 609 République dominicaine 8 611 177 2,7 64/69 7 640 4 820 2 882 Sainte-Lucie 148 238 2,3 71/74 277 73 250 Saint-Kitts-et-Nevis 42 161 2,4 68/74 125 63 71 Saint-Vincent-et-les Grenadines 119 307 2,2 73/76 271 138 71 Trinité-et-Tobago 1 298 253 1,6 68/74 3 392 5 284 383 Pays proches d'amérique centrale et du sud Belize 250 11 3,2 70/73 349 254 196 Brésil 176 197 21 2,2 64/73 58 265 58 223 4 773 Colombie 43 512 38 2,6 69/75 11 247 13 841 616 Costa Rica 4 088 80 2,3 76/81 5 421 6 330 1 132 El Salvador 6 409 305 2,9 68/74 4 595 3 073 735 Guatemala 12 045 111 4,4 63/69 5 611 4 828 835 Guyana 763 4 2,3 60/66 386 519 95 Guyane 175 2 3,9 72/78 595 117 63** Honduras 6 777 61 3,7 67/71 4 255 4 084 518 Mexique 101 914 52 2,5 70/76 168 455 158 539 19 811 Nicaragua 5 335 41 3,8 67/72 1 659 1 099 483 Panama 3 064 41 2,7 72/77 13 327 2 125 519 Suriname 432 3 2,5 69/74 427 515 57 Venezuela 25 222 28 2,7 71/77 17 408 28 807 584 * 2001, ** 1998 Sources : Division de la Population et Comtrade - Nations Unies, Caribbean Tourism Organization Voir aussi - Panorama économique de l espace Caraïbe, 2004, Insee, 2004. - Site de l Association des États de la Caraïbe : www.aec-acs.org - Site de la Commission Économique pour l Amérique Latine et la Caraïbe Nations Unies : www.eclac.cl 22 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
La région et la Caraïbe 1.8 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 23
2. Environnement Présentation La variété des climats, des reliefs et de la végétation constituent une des richesses de la Guadeloupe. La préservation de cet environnement est un enjeu de développement économique majeur. L'amélioration de la conservation des milieux naturels passe par un renforcement du réseau d'aires naturelles protégées, notamment par acquisition foncière d'espaces littoraux et forestiers et par la mise en œuvre d'outils de protection stricts. L'inventaire guadeloupéen de la biodiversité a été réalisé sur un peu plus de 10 % du territoire. Au total, 21 500 hectares (dont 1 250 ha en milieu marin) sont concernés par l inventaire ZNIEFF. Les protections par la maîtrise foncière ou réglementaire cohabitent pour préserver la biodiversité et la qualité des sites et paysages dans des espaces naturels remarquables. Environ le quart de la région bénéficie de protections plus ou moins fortes. Le Parc National de la Guadeloupe couvre 29 500 hectares de milieux forestiers variés, dont 17 200 pour la Zone Centrale. Il abrite environ 300 espèces d'arbres. Les réserves naturelles, marines et littorales concernent aussi bien la Guadeloupe «continentale» que les «dépendances» (Saint-Barthélemy, Saint-Martin, les îles de Petite Terre dans la commune de La Désirade). Définitions ZNIEFF : Zone naturelle d intérêt écologique, faunistique et floristique. Ce sont des zones répertoriées afin de permettre la programmation d une politique de gestion et de protection du milieu naturel. Les zones de type I correspondent à des sites précis d'intérêt biologique remarquable avec la présence d espèces ou d habitats de grande valeur écologique. Les zones de type II recouvrent de grands ensembles naturels et peuvent contenir des zones de type I. Réserve naturelle : Territoire classé lorsque la conservation de la faune, de la flore, du sol, des eaux, de gisements de minéraux et de fouilles et, en général, du milieu naturel présente une importance particulière ou qu il convient de les soustraire à toute intervention artificielle susceptible de les dégrader. Biotope : milieu biologique déterminé offrant à un ensemble d êtres vivants des conditions d habitat relativement stables. Arrêté préfectoral de conservation de biotopes : Arrêté permettant au préfet de fixer les mesures tendant à favoriser, sur tout ou partie du territoire, la conservation des biotopes nécessaires à l alimentation, à la reproduction, au repos ou à la survie d espèces animales ou végétales protégées. Site classé, site inscrit : La loi du 2 mai 1930 modifiée, relative à la protection des monuments naturels et des sites, comporte deux niveaux de protection : - une protection rigoureuse de l espace qui s applique aux sites classés ; - une surveillance dans les sites inscrits. Voir aussi - www.environnement.gouv.fr 24 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Milieu naturel 2.1 Les ZNIEFF par zone géographique en 2006 Nombre Surface (ha) Grande-Terre 20 12 677 Basse-Terre 27 4 992 Iles du Nord 9 845 Marie-Galante 4 1 613 Les Saintes 5 380 La Désirade 4 740 Ensemble 69 21 247 Source : DIrection Régionale de l'environnement La forêt en 2007 Surface (ha) Forêt départementalo-domaniale (FDD) 27 765 Forêt domaniale du littoral (FDL) 1 796 Forêt départementale (FD) 1 415 Domaine public maritime lacustre et terrestre (DPML) 7 455 Source : Office National des Forêts Espaces naturels faisant l'objet d'une protection réglementaire en 2006 Nombre Surface (ha) Au titre de la protection de la biodiversité Zones centrales de Parc national 1 17 223 Réserves naturelles nationales 4 9 305 Arrêtés de protection du biotope 11 1 179 Réserves naturelles régionales 1 11 Ensemble 27 718 Au titre de la protection des espaces naturels remarquables Sites classés 5 2 530 Sites inscrits 5 1 614 Ensemble 4 145 Source : DIrection Régionale de l'environnement Espaces naturels protégés par des mesures contractuelles nationales en 2006 Nombre Surface (ha) Zones périphériques de Parc national 1 12 291 Espaces gérés par le CELRL* nd 2 115 Ensemble 14 406 * : Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres Source : DIrection Régionale de l'environnement Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 25
2. Environnement Présentation Les activités humaines engendrent une pollution qui menace les espaces naturels. De nombreuses lacunes apparaissent dans le domaine du traitement et de l élimination des déchets. Une gestion peu efficace des décharges, favorise l apparition des décharges sauvages ainsi que l infiltration de lixiviats (eaux ressortant des déchets). En 2005, le tonnage de déchets atteint en Guadeloupe plus de 240 000 tonnes soit 10 % de plus qu en 1999. La quasi-totalité des déchets est orientée vers des décharges dont peu sont équipées d incinérateur avec ou sans valorisation thermique. Cependant, le volume de déchets triés augmente fortement. Fin 2005, une centaine d installations est classée comme comportant un risque industriel ou technologique pour l environnement. Parmi elles, 4 relèvent de la directive SEVESO2 de février 1999 et sont identifiées comme établissements à hauts risques. Même si la période 2005-2006 a été marquée par de nombreux cyclones, aucun n a affecté la Guadeloupe. Définitions Déchets ménagers et assimilés : déchets produits par les ménages et par l activité économique et collective qui ne sont ni dangereux ni inertes pour l environnement et qui peuvent prendre les mêmes circuits de traitement et d élimination que les ordures ménagères. Installation classée pour la protection de l environnement soumise à autorisation : installation qui entre dans le champ d application de la loi du 19 juillet 1976 et pour laquelle le régime de classement au titre de décret de nomenclature du 20 mai 1953 est celui de l autorisation préfectorale. Installation classée SEVESO : installation qui entre dans le champ de la directive européenne actualisée en février 1999 dite «SEVESO2» concernant les risques majeurs de certaines activités ou dans celui de législations particulières. 2 catégories d établissements sont à distinguer : les établissements à Servitude d Utilité Publique (SUP ou SEVESO2 à hauts risques) et ceux à seuil bas (SEVESO2 à moindres risques). TGAP : taxe générale sur les activités polluantes. Cyclone : perturbation, au sens météorologique du terme, des zones tropicales. La force du vent détermine son intensité (définie par rapport au vent maximum soutenu sur une minute). Dépression tropicale (D) : vents inférieurs à 63 km/h Tempête tropicale : vents entre 63 et 118 km/h. Le cyclone est alors «baptisé». Si le vent dépasse 118 km/h c est un ouragan. Les dégâts occasionnés par le vent sont fonction de l intensité de cet ouragan. Classification selon Saffir-Simpson : Classe 1 : vents entre 118 et 153 km/h Classe 2 : vents entre 154 et 177 km/h Classe 3 : vents entre 178 et 209 km/h Classe 4 : vents entre 210 et 249 km/h Classe 5 : vents dépassant 249 km/h. Voir aussi - www.environnement.gouv.fr - www.ademe.fr - www.météo-france.fr 26 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Déchets et risques 2.2 Déchets ménagers et assimilés traités dans des installations autorisées Unités : millier de tonnes et % Guadeloupe France 1999 2005 2004 Quantités totales traitées 216,8 241,8 45 827,0 dont : Incinérées sans récupération d'énergie 4,3 0,0 678,2 Mises en décharges autorisées 212,3 234,5 21 275,4 Triées 0,1 7,3 6 315,9 Taux de traitement en % dont : Taux d'incinération sans récupération d'énergie 2,0 0,0 1,5 Taux de mise en décharge 97,9 97,0 46,4 Taux de tri 0,1 3,0 28,0 Source : Agence de l'environnement de la Maîtrise de l'energie Installations classées pour la protection de l'environnement au 31 décembre 2005 2006 Nombre d'établissements soumis à autorisation 116 123 dont : Elevages 15 15 Etablissements soumis à servitude d'utilité publique 2 2 SEVESO seuil bas 0 2 Carrières 32 *15 Nombre d'établissements soumis à TGAP d'exploitation 54 51 * en activité Source : DRIRE A-G Principaux cyclones en Guadeloupe (y compris îles du Nord) depuis 1996 * Date Nom Classe Date Nom Classe Guadeloupe Saint-Barthélemy 8/09/96 Hortense T 8/07/96 Bertha 1 20/09/98 Georges 3 21/09/98 Georges 2 20/10/99 José 1 20/10/99 José 2 19/11/99 Lenny T 18/11/99 Lenny 4 21/08/00 Debby T 23/08/00 Debby 1 17/09/00 Hélène T 14/09/04 Jeanne T 13/09/04 Jeanne T 2/08/06 Chris T * ayant approché la Guadeloupe ou Saint-Barthélemy à moins de 100 miles Source : Météo France Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 27
2. Environnement Présentation La consommation d eau potable en Guadeloupe s établit en 2006 à 31,9 millions de m 3 soit 0,9 % de moins qu en 2004. En terme de consommation par abonné, la baisse est significative puisqu elle atteint 6,1 %. Dans l ensemble, on ne peut que constater le comportement responsable des guadeloupéens : l évolution du volume consommé est toujours moins importante que celle de la consommation par habitant. Les baisses les plus spectaculaires sont à mettre à l actif de communes de l arrondissement de Basse- Terre : les consommations par habitant de Capesterre-Belle-Eau et de Vieux Habitants ont chuté respectivement de 24,5 % et 21,1 %. En revanche, c est là aussi que l on enregistre les hausses les plus importantes avec Pointe Noire (+11,1 %) et surtout Sainte Rose (+28,8 %). S agissant de l arrondissement de Grande- Terre, il faut relever le bon comportement de l ensemble des communes avec une mention spéciale pour Baie-Mahault dont le volume de consommation augmente certes (+5,3 %) mais avec une diminution du nombre de m 3 consommé par abonnés (-3,6 %). Enfin, dans les «dépendances», leurs ressortissants figurent parmi les plus économes de l archipel à l exception de ceux de Saint-Barthélemy où le volume d eau potable et la consommation par abonné ont tous les deux augmenté. Le contrôle sanitaire des eaux de baignade constitue un programme d'envergure dont le coût annuel dépasse les 3,8 millions d'euros, financé pratiquement à part égale par l'etat et les communes. Deux catégories d'indicateurs sont utilisées pour mesurer la qualité des eaux de baignade : des paramètres microbiologiques et des paramètres physico-chimiques. La qualité des points d eau douce soumis à contrôle a progressé : 3 points sur 12 sont classés de bonne qualité alors qu en 2005, un seul point sur 14 avait été labellisé. Les autres sont de qualité moyenne. Sur les 114 plages contrôlées, 89 ont été considérées de bonne qualité et 23 de qualité moyenne, en nette progression par rapport à 2005. Définitions Point de baignade contrôlé : les points retenus et contrôlés sont ceux fréquentés habituellement par le public à des fins de baignade proprement dite, ou de loisirs mettant les individus en contact avec l eau. Qualité de l'eau : A : bonne qualité ; B : qualité moyenne ; C : polluée momentanément ; D : mauvaise qualité. Les eaux de qualité A et B sont conformes aux normes microbiologiques européennes, les eaux de qualité C et D, non. Voir aussi - www.sante.gouv.fr 28 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
L eau 2.3 Consommation d'eau Unité : m3, m3/an Consommation Volume Consommation Volume d'eau par consommé par d'eau par consommé par commune en 2004 abonné en 2004 commune en 2006 abonné en 2006 Grande-Terre Les Abymes 4 640 022 195 4 404 993 177 Anse Bertrand 247 607 118 258 281 121 Baie-Mahault 2 466 024 220 2 597 034 212 Le Gosier 2 368 360 204 2 389 334 194 Le Moule 1 266 435 140 1 283 924 136 Morne-à-l'Eau 956 358 142 995 285 143 Petit Canal 392 353 128 387 479 121 Pointe-à-Pitre 2 234 475 246 2 077 478 212 Port Louis 237 558 104 232 049 98 Sainte-Anne 1 575 482 181 1 574 292 172 Saint-François 1 484 160 214 1 462 549 190 Ensemble 17 868 834 189 17 662 698 176 Basse-Terre Baillif 481 687 205 459 957 195 Basse Terre 1 040 376 178 1 053 828 174 Bouillante 645 032 202 570 017 171 Capesterre-Belle-Eau 1 578 433 220 1 233 870 166 Deshaies 386 054 206 358 571 182 Gourbeyre 666 689 205 654 961 195 Goyave 416 095 145 391 286 123 Lamentin 1 060 533 181 1 056 914 173 Petit Bourg 1 397 142 170 1 359 060 155 Pointe Noire 467 986 154 523 692 171 Saint Claude 885 365 242 882 557 229 Sainte Rose 1 267 859 181 1 741 179 232 Trois Rivières 874 173 248 821 008 226 Vieux Fort 200 032 274 158 024 216 Vieux Habitants 495 024 169 541 638 181 Ensemble 12 024 727 195 11 946 542 186 La Désirade 98 943 116 96 086 106 Marie-Galante Capesterre 162 247 119 139 980 99 Marie-Galante Grand Bourg 279 677 121 265 895 113 Marie-Galante Saint-Louis 109 734 92 101 175 81 Les Saintes 160 426 115 147 841 106 Saint-Barthélemy 346 162 125 401 900 137 Saint-Martin 1 051 323 97 1 028 639 87 Ensemble Guadeloupe 31 939 826 181 31 650 776 170 Qualité des eaux de baignade en 2006 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe Source : Communes et syndicats intercommunaux Unité : nombre de points de baignade A B C Total Eau douce Basse-Terre 3 9 0 12 Eau de mer - - - - Basse-Terre 12 9 1 22 Grande-Terre 24 4 0 28 Les Saintes 5 0 0 5 Marie-Galante 15 1 1 17 La Désirade 3 0 0 3 Saint-Barthélemy 13 0 0 13 Saint-Martin 14 0 0 14 Ensemble 86 14 2 102 Source : Direction de la Santé et du Développement social 29
3. Population Présentation Sitôt l après-guerre, l île a connu une forte croissance de sa population en raison d une mortalité réduite et d une natalité très élevée. Le nombre d habitants a ainsi augmenté de plus d un tiers entre 1954 et 1967. À partir des années 60, deux phénomènes se sont conjugués pour limiter fortement cette croissance : le départ massif de jeunes adultes vers la métropole et la chute spectaculaire de la fécondité. Entre 1982 et 1990, les arrivées en provenance de la métropole ou de l étranger ont augmenté, surtout vers Saint-Martin. Le solde migratoire a connu un retournement de tendance durant cette période, redevenant positif. La Guadeloupe comptait plus de 422 000 habitants au dernier recensement de 1999 et 447 000 en 2006, ce qui représente une hausse annuelle moyenne de 0,8 %. C est 0,2 point de plus que la croissance annuelle moyenne de la métropole sur la même période. Cette progression de la population est due à une natalité encore soutenue. Le nombre des naissances reste ainsi largement supérieur à celui des décès. En revanche, plus de personnes sont parties de Guadeloupe qu il n en est arrivé, même si l on observe une stabilisation de ce déficit migratoire sur les dernières années. Définitions Recensement : opération consistant, d'après la définition retenue par l'organisation des Nations Unies (ONU), à recueillir, grouper, évaluer, analyser et publier les données démographiques, économiques et sociales se rapportant, à un moment donné, à tous les habitants d'un pays. Solde naturel : différence entre les naissances et les décès. Solde migratoire ou solde apparent des entrées sorties : obtenu par différence entre la variation totale de population et le solde naturel au cours d une période, il est constitué principalement par le solde du nombre de personnes venant résider dans une zone (immigration) et du nombre de celles allant résider à l'extérieur de cette zone (émigration). L établissement d un véritable solde migratoire impliquerait une mesure effective des mouvements de départs et d arrivées, trop délicate. Voir aussi - Une croissance de la population toujours supérieure à la moyenne, Antiane-Éco, n 69, Insee, septembre 2007. - Démographie : Croissance ralentie aux Antilles, très vive en Guyane, Antiane-Éco, n 67, Insee, février 2007. - Recensement : une autre méthode de collecte, Antiane-Èco, N 58, Insee, décembre 2003. - Tableaux références et analyses, exploitation principale, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, 2000. - Évolutions démographiques 1982-1990-1999, Guadeloupe, Insee, septembre 2000. 30 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Évolution de la population 3.1 Évolution de la population entre 1954 et 2006 En milliers d'habitants Population 500 400 300 200 229 283 312 324 328 387 422 447 100 0 Années Sources : recensements de la population 1954, 1961, 1967, 1974, 1982, 1990 et 1999 - estimations de population 2006 - Insee Taux de variation annuel moyen de la population depuis 1974 Unité : % Guadeloupe Métropole due au solde naturel 1974*-1982 1,19 0,40 1982-1990 1,29 0,41 1990-1999 1,22 0,36 1999-2006 1,07 0,39 due au solde migratoire 1974*-1982-1,03 0,07 1982-1990 0,78 0,10 1990-1999 -0,24 0,01 1999-2006 -0,23 0,25 Total 1974*-1982 0,16 0,46 1982-1990 2,07 0,51 1990-1999 0,98 0,37 1999-2006 0,87 0,64 * le recensement s'est déroulé en 1974 pour les DOM et en 1975 en métropole Sources : recensements de la population 1975, 1982, 1990 et 1999 - estimations de population 2006 - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 31
3. Population Présentation Tous les scénarios de projection de population en Guadeloupe aboutissent à des résultats oscillant entre un peu moins de 500 000 et 600 000 habitants à l horizon 2030. Le scénario central (qui prend pour référence de migration la période 1990-1999) aboutit à 500 000 environ. Le scénario 5 (période de référence : 1982-1999) conduit à la projection de population la plus importante : 600 000 habitants en 2030. Cette différence s explique par le fait que les années 90 ont été caractérisées par une forte émigration des Guadeloupéens, tandis que les années 80 ont connu une immigration plus soutenue, particulièrement à Saint-Martin. Ainsi, les quotients migratoires sont largement négatifs dans le scénario central et plutôt positifs dans le dernier scénario. Définitions Projections : elles consistent à prolonger les tendances du passé. Ce ne sont pas des prévisions. Le principe retenu ici consiste à estimer les effectifs d une population par sexe et âge d une année en fonction de ceux de l année précédente, en les faisant vieillir, mourir ou migrer et en intégrant de nouvelles naissances. Scénarios utilisés : les hypothèses du scénario central sont le prolongement des gains d espérance de vie observés au cours des trente dernières années en métropole, le maintien des quotients de fécondité et le maintien des quotients migratoires de référence par sexe et âge de la période 1990-1999 sur toute la période de projection. À partir de ce scénario central, on fait bouger l une des deux dernières hypothèses, comme indiqué sur le graphique, pour obtenir les quatre autres scénarios. Indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) : nombre d enfants que mettrait au monde, en moyenne, une femme qui, au cours de sa vie féconde (15-49 ans), aurait le comportement observé pendant l année considérée pour l ensemble des femmes. On peut le faire varier dans les scénarios des projections de population. Le scénario 4, fondé sur l hypothèse de l absence de migration donne des niveaux de population intermédiaires entre les premier et dernier scénarios. Cela illustre le rôle central des migrations sur le niveau futur de la population. Faire varier le nombre d enfants par femme de 0,3 dans un sens ou dans l autre a, même à long terme, assez peu d effets sur le niveau de population (scénarios 2 et 3). L écart avec le scénario central à l horizon 2030 ne dépasse pas les 20 000 habitants. Voir aussi - Les projections de population aux Antilles- Guyane à l horizon 2030, Les Cahiers Antilles- Guyane, Insee, novembre 2001. - Projections de population à l horizon 2030 : les Antilles vieillissent, la Guyane se peuple, Antiane-Éco, n 50, Insee, octobre 2001. 32 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Projections de population 3.2 Projection de population 100 an(s) 90 an(s) 2030 2030 80 an(s) 70 an(s) Hommes 2000 Femmes 60 an(s) 50 an(s) 40 an(s) Â g e s 30 an(s) 20 an(s) 10 an(s) 0 an(s) 10 8 6 4 2 0 2 4 6 8 10 Effectif de chaque âge pour 1000 habitants Sources : estimations de population 2006 - Insee Évolution des courbes de population selon les cinq scénarios choisis Sources : estimations de population 2006 - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 33
3. Population Présentation En 2005, la population de la Guadeloupe reste jeune comparée à celle de la métropole : 32 % de la population a moins de 20 ans, contre 24 % en métropole. Elle vieillit cependant : les jeunes formaient 36 % de l ensemble en 1990. Cette évolution est la résultante de deux effets : l arrivée de classes d âges moins fournies donc un net retrait de la part des 15-29 ans et une émigration des jeunes en âge de suivre des études et d entrer sur le marché du travail. De plus, la part des moins de 14 ans diminue, conséquence d une baisse du nombre de naissances. Le vieillissement est néanmoins relatif : s il concerne surtout les classes d âge adulte qui se renforcent entre 40 et 59 ans, les 60 ans et plus, bien qu en progression, ne représentent encore que 15 % de la population, contre 23 % en métropole. Les générations en âge d avoir des enfants sont encore nombreuses et la pyramide des âges reste favorable à la natalité malgré une fécondité modérée. Définitions Pyramide des âges : dans cette représentation graphique, les âges sont repérés sur un axe vertical et les effectifs des divers âges ou groupes d'âges sur un axe horizontal ; la partie gauche est réservée au sexe masculin et la partie droite au sexe féminin.. Estimation : elle évalue la population au 1 er janvier de chaque année, en tenant compte du mouvement naturel enregistré entre les deux derniers recensements, et en faisant des hypothèses sur les mouvements migratoires. Voir aussi - Tableaux références et analyses, exploitation principale, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, 2000. - Les DOM : une population encore jeune, mais de moins en moins, Insee Première, n 747, Insee, novembre 2000. - La démographie des Antilles et de la Guyane entre 1982 et 1997, Les Cahiers Antilles- Guyane, Insee, 1998. 34 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Âges 3.3 Pyramide des âges au 1 er janvier 2005 100 ans 90 ans Métropole 80 ans 70 ans Guadeloupe 60 ans 50 ans 40 ans A g e s Hommes Femmes 30 ans 20 ans 10 ans 0 ans 10,0 8,0 6,0 4,0 2,0 0,0 2,0 4,0 6,0 8,0 10,0 Effectif de chaque âge pour 1000 habitants Sources : estimations de population 2006 - Insee Répartition de la population par tranche d'âge Unité : millions d habitants et % Guadeloupe France 1990 % Hommes 2005 Femmes Ensemble % 2005 % moins de 20 ans 35,9 72 093 68 899 140 992 31,8 23,7 de 20 à 59 ans 52,4 108 901 126 774 235 675 53,1 53,1 60 ans et plus 11,7 29 455 37 880 67 335 11,7 23,2 Total 100,0 210 449 233 553 444 002 100,0 100,0 Sources : recensement de la population et estimations de population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 35
3. Population Présentation Après une baisse sensible entre 2001 et 2002 (-8 %), le nombre des naissances n a cessé de croître depuis, sans toutefois atteindre le niveau de 2001. Le nombre de décès est lui aussi en nette progression en 2005 (+8,5 %). La natalité reste vigoureuse : 16 enfants sont nés pour 1 000 habitants en 2004. C est quatre enfants de plus qu en France métropolitaine. Depuis le début des années 90, les femmes ont plus de 2 enfants en moyenne, contre 3,2 en 1977 et 5,8 en 1964. Ce niveau assure toujours le remplacement des générations, contrairement à la France métropolitaine, où il se situe à 1,9 enfants par femme. Le taux de mortalité infantile se maintient aux environs de 7 pour mille ; celui de la mortalité périnatale s élève à 21,9 pour mille. Ces deux indicateurs restent cependant deux fois plus élevés qu en métropole. L espérance de vie à la naissance est d environ 75 ans pour les hommes et 82 ans pour les femmes, soit un peu moins qu en métropole. Les espérances de vie continuent néanmoins de progresser. La part des naissances hors mariage continue de s accroître en Guadeloupe alors qu elle a enregistré un recul en métropole pour l année 2005. Définitions Naissances, décès : naissances comptées au lieu de domicile de la mère et décès comptés au lieu de domicile du décédé. Taux de natalité et de mortalité : rapport du nombre de naissances, et de décès, au cours de l'année, à la population totale en milieu d'année. Taux d accroissement naturel : rapport du solde naturel au cours de l année à la population en milieu d année. Il correspond à la différence entre le taux de natalité et le taux de mortalité. Taux de mortalité infantile : proportion d enfants morts avant l âge d un an, pour mille naissances vivantes. Taux de mortalité périnatale : proportion d'enfants morts entre 0 à 6 jours après leur naissance ou mortnés, pour mille naissances vivantes et mort-nés. Indicateur conjoncturel de fécondité : nombre d enfants que mettrait au monde, en moyenne, une femme qui, au cours de sa vie féconde (15-49 ans), aurait le comportement observé pendant l année considérée pour l ensemble des femmes. À partir de 2,1 enfants par femme, le remplacement des générations est assuré. Espérance de vie : pour un âge donné (par exemple 60 ans), correspond au nombre moyen d années restant à vivre aux personnes de cet âge avec les conditions de mortalité de l année considérée. L espérance de vie à la naissance correspond à la durée moyenne de vie. Voir aussi - Bilan démographique, Antiane-Éco, n 64, Insee, octobre 2005. - An 2000 : nouveau baby-boom, Antiane-Éco, n 52, Insee, mai 2002. - Évolutions démographiques 1982-1990-1999, Guadeloupe, Insee, septembre 2000. 36 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Mouvement naturel 3.4 Nombre annuel de naissances et de décès domiciliés 2002 2003 2004 2005 Naissances 7 032 7 047 7 273 7 551 Décès 2 615 2 636 2 676 2 904 Solde naturel 4 417 4 411 4 597 4 647 Source : état civil - Insee Indicateurs démographiques Unité : taux en, espérance de vie en années et indice de fécondité en nombre d'enfants Guadeloupe Métropole 2002 (p) 2003 (p) 2004 (p) 2002 2003 (p) 2004 (p) Taux de natalité 16,2 16,1 16,5 12,7 12,6 12,7 Taux de mortalité 6,4 6,1 6,1 8,9 9,2 8,4 Taux de mortalité infantile 7,0 7,9 6,9 4,1 4 3,8 Taux de mortalité périnatale 19,9 23,9 21,9 10 10,7 10,9 Taux d'accroissement naturel 9,8 10,0 10,4 3,8 3,5 4,3 Indicateur conjoncturel de fécondité 2,1 2,2 2,3 1,9 1,9 1,9 Espérance de vie à la naissance des hommes 73,9 75,0 75,2 75,9 75,9 76,8 Espérance de vie à la naissance des femmes 81,0 81,5 81,7 83 82,9 83,7 Écart d'espérance de vie à la naissance 7,2 6,5 6,5 7,1 7 6,9 Espérance de vie à 60 ans des hommes 20,6 21,3 21,3 20,8 20,8 21,5 Espérance de vie à 60 ans des femmes 24,1 24,3 25,0 25,7 25,5 26,3 Écart d'espérance de vie à 60 ans 3,5 3,0 3,7 4,9 4,7 4,8 (p) : données provisoires Sources : recensement de la population et état civil - Insee Proportion de naissances hors mariage Unité : % Guadeloupe France 2003 (p) 2004 (p) 2005 (p) 2001 2002 (p) 2003 (p) Naissances hors mariage 68,5 71,2 72,7 45,2 48,0 47,4 (p) : données provisoires Source : état civil - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 37
3. Population Présentation En 2005, plus de 1700 mariages ont été célébrés en Guadeloupe, nombre comparable à celui des deux années précédentes. Le taux des unions rapporté à la population en âge de se marier, reste stable et toujours inférieur à celui observé en France métropolitaine. En 2005, 116 PACS ont été conclus en Guadeloupe. Ce chiffre augmente régulièrement depuis l entrée en vigueur du pacte. Le nombre de divorces augmente depuis trois ans : en 2005, environ 860 divorces ont été prononcés en Guadeloupe, soit presque un divorce pour deux mariages. Définitions État matrimonial : les personnes recensées doivent indiquer leur «état matrimonial légal», célibataire, marié (e), veuf (ve) ou divorcé (e). Mariages enregistrés : actes de l'état civil enregistrés dans la commune où ils sont célébrés. Divorces prononcés : ils concernent les divorces prononcés dans l endroit considéré (ici, un DOM) quel que soit le lieu où le mariage a été contracté. Taux de nuptialité : rapport du nombre de mariages au cours de l année à la population en milieu d année. Pacte civil de solidarité (PACS) : contrat conclu entre deux personnes physiques majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser la vie commune. Il a été mis en place en novembre 1999. Plus de la moitié des personnes âgées de 15 ans et plus sont célibataires, contre une sur trois en France. Cela fait partie des caractéristiques des populations antillo-guyanaises depuis toujours. De la même façon, seulement un adulte sur trois est marié, contre un sur deux en France. Voir aussi - Tableaux références et analyses, exploitation complémentaire, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, 2001. - Tableaux références et analyses, exploitation principale, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, 2000. 38 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Situation matrimoniale 3.5 Nombre annuel de mariages enregistrés (département du mariage) et taux de nuptialité Nombre de mariages Taux de nuptialité Guadeloupe Guadeloupe France 2003 1 733 4,0 4,6 2004 1 771 4,0 4,5 2005 1 727 3,9 4,5 Source : état civil - Insee Nombre annuel de PACS enregistrés (département du PACS) Année Guadeloupe 2003 67 2004 97 2005 116 Source : Ministère de la Justice Nombre annuel de divorces* prononcés (au lieu de jugement) Année Guadeloupe 2003 709 2004 752 2005 857 * divorces directs et conversion Source : Ministère de la Justice Population de 15 ans et plus selon l'ètat matrimonial en 1999 Guadeloupe France Nombre % % Célibataires 174 592 54,1 34,8 Mariés 116 946 36,3 51,0 Veufs 15 562 4,8 8,8 Divorcés 15 481 4,8 6,3 Ensemble 322 581 100,0 100,0 Source : recensement de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 39
3. Population Présentation Lors du recensement de 1999, près de 145 000 ménages vivaient en Guadeloupe. C était 32 000 de plus qu en 1990. Les structures familiales sont très différentes de celles de la métropole : 16 % des ménages sont composés d'au moins cinq personnes contre 8 % en métropole. Ils sont moins nombreux qu en 1990. Le nombre de personnes par ménage a baissé sur la dernière décennie (2,9 personnes, contre 3,3 en 1990). Mais il reste supérieur à la métropole (2,4). Définitions Ménage : ensemble des occupants d une résidence principale, qu ils aient ou non des liens de parenté. Un ménage, au sens statistique, peut ne comprendre qu une seule personne. Ne font pas partie des ménages les personnes vivant dans des habitations mobiles (nomades ) et la population des communautés (maisons de retraite, maison de détention, etc). Famille : s entend comme un cadre susceptible d accueillir un ou plusieurs enfants. Elle est constituée d au moins deux personnes dont un adulte au minimum. Une famille comprend soit un couple marié ou non, pacsé ou non, et le cas échéant ses enfants soit une personne sans conjoint et ses enfants (famille monoparentale). Moins de 1 % des personnes vivent dans des collectivités. C est trois fois moins qu en métropole. En particulier, les foyers d étudiants et les maisons de retraites sont peu répandus. Il y a beaucoup plus de familles monoparentales en Guadeloupe (35 %) qu en France (13 %). Près d une sur cinq a pour chef de famille une femme seule, inactive. Le nombre moyen d enfants par famille est plus élevé qu en France : ainsi, 39 % des familles ont deux enfants ou plus, contre 31 % en moyenne nationale. Voir aussi - Société : Femmes d aujourd hui, Antiane-Éco, n 60, Insee, juillet 2004. - La famille guadeloupéenne : de plus en plus de personnes seules, Antiane-Éco, n 51, Insee, janvier 2002. - Tableaux références et analyses, exploitation complémentaire, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, 2001. 40 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Ménages 3.6 Ménages selon le nombre de personnes les composant en 1999 Guadeloupe Métropole Nombre de ménages composés de Nombre % Nombre % 1 personne 35 257 24,3 7 380 512 31,0 2 personnes 34 237 23,6 7 414 525 31,1 3 personnes 27 695 19,1 3 850 077 16,2 4 personnes 24 550 17,0 3 277 099 13,8 5 personnes et plus 23 079 15,9 1 887 948 7,9 Ensemble des ménages 144 818 100,0 23 810 161 100,0 Nombre moyen de personnes par ménage 2,9 2,4 Population des ménages et hors ménages en 1999 Source : recensement de la population - Insee Âge atteint en 1999 moins de 20 ans 20 à 59 ans 60 ans et plus Total Population des ménages 133 273 227 432 58 345 419 050 Population des collectivités 275 602 686 1 563 Foyers d'étudiants 59 347 0 406 Maisons de retraite 0 14 418 432 Hôpitaux long séjour 0 121 123 244 Communautés religieuses 5 85 84 174 Centres d'hébergements 162 27 61 250 Autres collectivités 49 8 0 57 Composition des familles en 1999 Source : recensement de la population - Insee Nombre % % Familles monoparentales 38 209 34,9 12,8 Homme actif 1 930 1,8 1,2 Homme inactif 2 253 2,1 0,7 Femme active 14 187 13,0 5,9 Femme inactive 19 839 18,1 5,1 Familles comprenant un couple 71 221 65,1 87,2 Homme et femme actifs 22 704 20,7 38,1 Homme actif et femme inactive 19 917 18,2 17,5 Homme inactif et femme active 7 250 6,6 5,9 Homme et femme inactifs 21 350 19,5 25,8 Ensemble des familles 109 430 100,0 100,0 Familles selon le nombre d'enfants de 0 à 24 ans en 1999 Source : recensement de la population - Insee Guadeloupe France Nombre de familles % Nombre de familles % (en milliers) 0 34 851 31,8 7 492 46,1 1 31 431 28,7 3 616 22,6 2 24 900 22,8 3 255 20,3 3 12 024 11,0 1 268 8,0 4 ou + 6 224 5,7 465 3,0 Ensemble des familles 109 430 100,0 16 097 100,0 Nombre total d'enfants 145 729 18 262 Nombre moyen d'enfants par famille 1,3 1,0 Source : recensement de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 41
3. Population Présentation La répartition de la population guadeloupéenne par catégorie socioprofessionnelle diffère assez de celle de la France métropolitaine. Définitions Catégories socioprofessionnelles : elles sont obtenues par regroupement de rubriques de la nomenclature «professions et catégories socioprofessionnelles» (PCS). En effet, la part des personnes sans activité professionnelle (autres que les retraités) rassemble en 1999 la moitié de la population totale alors qu en France elle n est égale qu à un gros tiers. Cela est dû essentiellement à une population plus jeune et un taux de chômage plus élevé. Toutefois, cette part a tendance à diminuer. La part des cadres est inférieure de moitié à la moyenne nationale mais celle des employés, de trois points supérieure à la moyenne nationale. Les retraités sont presque deux fois moins nombreux qu en France métropolitaine. Cela s explique par la structure de la population qui est plus jeune en Guadeloupe. Voir aussi - Tableaux références et analyses, exploitation complémentaire, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, 2001. 42 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Catégorie professionnelle 3.7 Répartition de la population totale par catégorie socioprofessionnelle Guadeloupe France 1990 1999 1999 Nombre % Nombre % % Agriculteurs exploitants 5 916 1,5 4 879 1,2 1,1 Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 16 742 4,3 17 532 4,2 2,8 Cadres, professions intellectuelles supérieures 7 935 2,1 9 721 2,3 5,3 Professions intermédiaires 17 948 4,6 29 104 6,9 9,8 Employés 55 773 14,4 68 327 16,2 13,4 Ouvriers 43 583 11,3 41 285 9,8 12,0 Retraités 36 278 9,4 45 991 10,9 17,9 Autres sans activité professionnelle 202 859 52,4 205 383 48,6 37,6 Total 387 034 100,0 422 222 100,0 100,0 Sources : recensements de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 43
3. Population Présentation Près de la moitié des habitants de la Guadeloupe a déménagé entre 1990 et 1999. La plupart habitaient déjà dans l île. Seulement 13 % sont arrivés de l extérieur, dont 8 sur 10 de métropole En 1999, les étrangers représentaient 5 % de la population de l île, comme en métropole. Les Haïtiens sont les plus nombreux, suivis de très loin par les ressortissants des pays de l Union européenne autre que la France. La République dominicaine arrive en troisième position, essentiellement des Dominicaines. Quelques Saint-Luciens habitent aussi en Guadeloupe, mais beaucoup moins qu en Martinique, plus proche de leur île d origine. Les femmes étrangères sont un peu plus nombreuses que les hommes, surtout dans la tranche d âge majoritaire des 20-59 ans. Définitions Migration résidentielle : elle correspond à un ou plusieurs déménagements. Au recensement, la personne donne son lieu d habitation en 1990, sans préciser ses divers déménagements entre 1990 et 1999. Population étrangère : la notion d étranger est fondée sur le critère de la nationalité. Un étranger est une personne qui n a pas la nationalité française. La question est posée dans le questionnaire individuel du recensement de la population. Voir aussi - Atlas des populations immigrées, édition 2006, Insee, ACSE. - Les jeunes adultes de retour au pays : partir multiplie les chances de réussite, Antiane-Éco, n 52, Insee, mai 2002. - Un quart des personnes nées aux Antilles vit dans l hexagone, Antiane-Éco, n 52, Insee, mai 2002. - Tableaux références et analyses, exploitation complémentaire, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, 2001. - Les migrations entre 1990 et 1999 : en avant les changements, Antiane-Éco, n 48, Insee, mai 2001. - Les migrations en Guadeloupe entre 1990 et 1999 : la «banlieue» de Pointe-à-Pitre s agrandit, Antiane-Éco, n 48, Insee, mai 2001. 44 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Migrations et population étrangère 3.8 Migrations résidentielles entre 1990 et 1999 Lieu de résidence au 1er janvier 1990 Nombre en 1999 % Guadeloupe 368 299 87,2 dont même commune 313 468 74,2 dont même logement 223 935 53,0 Autre DOM-TOM 4 941 1,2 France métropolitaine 42 083 10,0 Étranger 6 899 1,6 Ensemble 422 222 100,0 Source : recensement de la population - Insee Étrangers résidant en Guadeloupe en 1999 Pays d'origine Hommes Femmes Ensemble % Haïti 4 838 4 557 9 395 44,5 Autres pays d'amérique 2 301 3 747 6 048 28,7 Union européenne 1 335 1 307 2 642 12,5 République dominicaine 558 1 042 1 600 7,6 Sainte-Lucie 121 136 257 1,2 Guyana 63 54 117 0,6 Brésil 29 67 96 0,5 Îles de l'océan Indien 7 19 26 0,1 Suriname 8 15 23 0,1 Autres 480 419 899 4,3 Total 9 740 11 363 21 103 100,0 Source : recensement de la population - Insee Population étrangère par tranche d'âge et sexe en 1999 Tranche d'âge Hommes 9 740 moins de 20 ans 2 863 de 20 à 59 ans 6 366 60 ans et plus 511 Femmes 11 363 moins de 20 ans 2 905 de 20 à 59 ans 7 959 60 ans et plus 499 Ensemble 21 103 moins de 20 ans 5 768 de 20 à 59 ans 14 325 60 ans et plus 1 010 Source : recensement de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 45
3. Population Présentation La Guadeloupe compte près de 95 000 jeunes âgés de 15 à 29 ans, soit 23 % de sa population totale. Les jeunes sont les plus exposés aux difficultés du marché du travail. Même s il diminue avec l âge, leur taux de chômage est largement supérieur au taux moyen. L obtention d un diplôme accroît sensiblement les chances d accès à un emploi. Cependant 43 % des jeunes hommes et 34 % des jeunes femmes n ont aucun diplôme. Même si les jeunes guadeloupéennes réussissent mieux leur scolarité, elles ont plus de difficultés à décrocher un emploi. Définitions Jeunes : on a considéré ici les 15-29 ans (on prend encore souvent les 16-24 ans) compte tenu de l allongement de la scolarité et de l entrée de plus en plus tardive sur le marché du travail. Population active : voir chapitre 9-1 Population active occupée : voir chapitre 9-1 Taux d activité : voir chapitre 9-1 Taux de chômage : voir chapitre 9-4 Famille monoparentale : voir chapitre 3-6 (famille) Pour l entrée dans la vie en couple, elles sont plus précoces que les garçons dont plus de la moitié vit encore chez ses parents entre 25 et 29 ans. Une partie non négligeable des jeunes guadeloupéennes assume très tôt la charge d un ou plusieurs enfants. Voir aussi - Spécial Emploi - Chômage - Formation, Antiane-Éco, n 68, Insee, septembre 2007 - Le taux de chômage des jeunes ne faiblit pas, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre 2006 - Tableaux références et analyses, recensement de la population 1999, Insee. 46 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Jeunes 3.9 Activité des jeunes de 15 à 29 ans en 1999 Hommes Femmes Total 15-19 ans Actifs occupés 318 175 493 Chômeurs 999 592 1591 Militaires 0 1 1 Scolarisés 15 342 15 791 31 133 Autres inactifs 471 366 837 Ensemble 17 130 16 925 34 055 Taux d'activité 7,7 4,5 6,1 Taux de chômage 75,9 77,1 76,3 20-24 ans Actifs occupés 2 963 2 646 5 609 Chômeurs 4 856 4 746 9 602 Militaires 502 22 524 Scolarisés 4 553 4 959 9 512 Autres inactifs 1 048 1 015 2 063 Ensemble 13 922 13 388 27 310 Taux d'activité 59,8 55,4 57,6 Taux de chômage 58,4 64,0 61,0 25-29 ans Actifs occupés 8 079 7 398 15 477 Chômeurs 6 042 7 413 13 455 Militaires 69 5 74 Scolarisés 738 957 1 695 Autres inactifs 1 013 1 720 2 733 Ensemble 15 941 17 493 33 434 Taux d'activité 89,0 84,7 86,8 Taux de chômage 42,6 50,0 46,4 Diplôme le plus élevé obtenu par les 15-29 ans en 1999 Source : Recensement de la population - Insee Ensemble Sans Certficat BTS, DUT, 2-3è cycle, des diplôme d'études Brevet CAP BEP Bac 1er cycle grande Total 15-29 ans primaires universitaire école Hommes 43,2 1,2 16,7 8,4 11,2 13,3 3,9 2,2 100,0 Femmes 33,9 1,1 19,1 6,0 11,6 18,5 6,1 3,7 100,0 Ensemble 38,5 1,1 17,9 7,2 11,4 15,9 5,0 2,9 100,0 Source : Recensement de la population - Insee Situation familiale des 15 à 29 ans en 1999 Hommes Femmes 15-19 ans 20-24 ans 25-29 ans 15-19 ans 20-24 ans 25-29 ans Chez père ou mère 93,2 78,1 56,1 90,5 58,1 30,3 Vivent en couple 0,3 5,4 23,1 1,3 17,1 39,8 Chefs de famille monoparentale 0,0 0,4 1,3 1,2 10,5 17,6 Vivent seul 0,4 3,8 8,2 0,4 3,1 5,4 Autres 6,0 12,4 11,4 6,7 11,2 7,0 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Source : Recensement de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 47
3. Population Présentation Plus de 107 000 personnes nées en Guadeloupe résidaient en métropole en 1999, soit 5 % de plus que neuf ans auparavant. L émigration guadeloupéenne s est poursuivie au même rythme depuis 1982. Ainsi, 21 % des natifs vivant en métropole en 1990 n y étaient pas au recensement précédent. Ils sont 20 % dans ce cas en 1999. Les femmes demeurent majoritaires (52 %). Définitions Population active : voir chapitre 9-1 Population active occupée : voir chapitre 9-1 Taux d activité : voir chapitre 9-1 Taux de chômage : voir chapitre 9-4 L Île-de-France reste, de loin, la région d accueil privilégiée. Elle concentre 71 % de l ensemble des originaires de Guadeloupe mais toutefois 62 % «seulement» des nouveaux arrivants. Le taux de chômage des hommes natifs de Guadeloupe est supérieur au taux national (13,3 % contre 11 %). C est l inverse pour les femmes (14,1 % contre 15 %). La situation des femmes au regard des diplômes est meilleure : si 31 % des guadeloupéennes sont détentrices du baccalauréat ou d un diplôme supérieur, leurs homologues masculins ne sont que 26 %. Voir aussi - Les Antillais en France, une nouvelle donne, Hommes et Migrations, n 1237, mai-juin 2002. - Un quart des personnes nées aux Antilles vit dans l hexagone, Antiane-Éco, n 52, Insee, mai 2002. - L île de France, région privilégiée des migrants des DOM-TOM, Ile-de-France, Insee, janvier 2002. 48 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Guadeloupéens de métropole 3.10 Personnes nées dans les DOM-TOM résidant en métropole aux recensements de 1982 à 1999 1982 1990 1999 Total dont femmes Total dont femmes Total dont femmes Guadeloupe 87 024 44 536 101 934 52 989 107 150 55 620 Martinique 95 704 48 720 109 616 56 143 104 692 53 328 Guyane 9 904 5 172 12 198 6 331 15 585 7 984 Ensemble Antilles-Guyane 192 632 98 428 223 748 115 463 227 427 116 932 Ensemble DOM-TOM 1 282 300 144 676 339 600 177 232 358 884 186 624 Source : Recensement de la population - Insee Région de résidence en métropole en 1999 des personnes nées en Guadeloupe Total Dont résidant hors métropole au 1/1/90 Ile-de-France 76 440 13 310 Rhône-Alpes 4 154 889 Provence-Alpes-Côte d'azur 3 313 696 Centre 2 635 572 Aquitaine 2 291 745 Picardie 2 230 348 Autres régions 16 087 4 810 Ensemble 107 150 21 370 Source : recensement de la population - Insee Personnes nées en Guadeloupe résidant en métropole en 1999 selon le diplôme (personnes de 15 ans et plus) Total Masculin Féminin Aucun diplôme 20 277 10 270 10 007 CEP 11 392 4 981 6 411 BEPC 11 974 4 952 7 022 CAP 17 616 10 668 6 948 BEP 11 098 5 120 5 978 BAC 13 840 6 010 7 830 BAC 14 759 6 333 8 426 Total 100 956 48 334 52 622 Source : recensement de la population - Insee Population active née en Guadeloupe et résidant en métropole en 1999 Total dont 15-29 ans Hommes Population active 39 230 8 445 Population active occupée 34 017 6 572 Chômeurs 5 213 1 873 Taux de chômage 13,3% 22,2% Femmes Population active 39 555 7 771 Population active occupée 33 966 5 782 Chômeurs 5 589 1 989 Taux de chômage 14,1% 25,6% Source : recensement de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 49
4. Conditions de vie Présentation Au 1 er janvier 2005, la Guadeloupe contenait 61 520 licences sportives dont 37 259, soit 61 %, pour l exercice d une discipline olympique. Par rapport à 2003, on observe une augmentation de 8 % du nombre de licences délivrées. Avec ses 14 655 licenciés (39 %), le football reste loin devant le tennis (10 %) et le basket-ball (6 %). Le département compte également 9 904 licences non olympiques, parmi lesquelles 21 % pour études et sports sous-marins : l attractivité croissante des sites de plongée guadeloupéens a eu pour effet un accroissement de 35,9 % du nombre de licences délivrées entre 2003 et 2005, Les fédérations multisports sont très actives puisqu elles ont délivré 14 357 licences. Voir aussi - Les chiffres clés du sport, ministère de la Jeunesse et des Sports, septembre 2006. - Equipements sportifs, un bon score pour les stades, Antiane-Eco n 44, Insee, mai 2000. - www.jeunesse-sports.gouv.fr 50 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Sport 4.1 Licences détenues par les sportifs par disciplines Disciplines 2003 2005 Fédérations olympiques 35 391 37 259 dont : Football 13 843 14 655 Tennis 3 972 3 781 Basket-ball 2 180 2 244 Athlétisme 1 798 2 026 Natation 2 325 2 012 Judo et disciplines associées 1 812 1 916 Cyclisme 1 717 1 859 Voile 1 528 1 566 Handball 1 467 1 495 Volley-ball 708 1 375 Escrime 567 515 Tir 325 341 Canoë-Kayak 300 312 Fédérations non olympiques 7 430 9 904 dont : Etudes et sports sous-marins 1 509 2 051 Karaté et arts martiaux affinitaires 1 229 1 449 Pétanque 1 036 1 109 Golf 520 582 Rugby 388 368 Randonnée pédestre 59 73 Fédérations multisports affinitaires, handicaps, scolaires et universitaires 13 704 14 357 Ensemble 56 525 61 520 Source : Ministère de la Jeunesse et des Sports Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 51
4. Conditions de vie Présentation La Guadeloupe est dotée d une médiathèque située à Basse-Terre et d une vidéothèque au Gosier. Elle dispose également de 3 bibliothèques départementales établies à Basse-Terre, Pointe-à-Pitre et Saint-Louis de Marie- Galante. Définitions Monument classé : immeuble dont la conservation présente un intérêt public, du point de vue de l histoire ou de l art. Monument inscrit : édifice, qui, sans justifier de classement immédiat, présente un intérêt suffisant pour rendre souhaitable sa préservation. La Guadeloupe est dotée de 69 monuments historiques et musées en 2006. Le département compte 55 % de monuments inscrits et 36 % de monuments classés. Les Musées de France ne représentent que 7 % de l offre culturelle dans le domaine. En 2005, l activité des bibliothèques municipales en Guadeloupe reste faible. Peu de personnes y sont inscrites : avec 7 280 adhérents, soit 5,4 % de la population municipale desservie, on dénombre trois fois moins d usagers qu en France métropolitaine. Les prêts d imprimés constituent l essentiel de l activité de ces établissements. Le département est très en retrait par rapport à la moyenne nationale. Ainsi, les dépenses d acquisition par habitant sont une fois inférieure à celles observées en France métropolitaine. Voir aussi - Statistiques de la Culture, chiffres clés 2005, ministère de la Culture et de la Communication, la documentation française. - Regards croisés sur les pratiques culturelles, ministère de la Culture et de la Communication, la documentation française, 2003. 52 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Culture 4.2 Prêts et inscrits des bibliothèques municipales 2002 2004 Bibliothèques (ayant répondu à l'enquête) 26 20 Inscrits 13 541 16 326 Imprimés prêtés 283 081 253 866 Supports audio prêtés 35 958 23 104 Supports vidéo prêtés 17 166 20 682 Source : ministère de la Culture et de la Communication Incidence des bibliothèques municipales au 1 er janvier 2005 Guadeloupe France Nombre enquêtées retenues 17 2 852 Prêts 137 000 204 794 390 Inscrits 7 280 5 442 383 Inscrits par rapport à la population municipale desservie 5,40 % 17,70 % Dépenses d'acquisition par habitant desservi 1,30 2,70 Source : ministère de la Culture et de la Communication Monuments historiques et musées 2002 2006 Monuments classés 24 25 Monuments inscrits 33 38 Musées de France 6 6 Source : ministère de la Culture et de la Communication Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 53
5. Logement Présentation En 1999, le nombre de logements en Guadeloupe avoisinait les 180 000, soit un tiers de plus qu en 1990. La présence de la zone industrielle de Jarry a renforcé l attraction résidentielle de Baie-Mahault dont le nombre de logements double presque. Viennent ensuite Saint-François (+ 76 %), Deshaies (+ 72 %) et Petit-Canal (+ 71 %). Le nombre de résidences principales a quant à lui augmenté de 29 %, passant de 112 000 en 1990 à 145 000 en 1999. Baie-Mahault et Saint-François sont également en tête avec des progressions respectives de 84 et 69 %. Ce dynamisme s est étendu vers le sud jusqu à Petit-Bourg (+ 63 %) et Goyave (+ 62 %). Le parc des résidences principales reste cependant assez vieux puisque 19 % seulement datent de moins de dix ans. Huit logements sur dix sont des résidences principales. Toutefois, certaines communes se distinguent, en effet à Terre-de-Haut et à Deshaies, le quart des logements sont des résidences secondaires. Parmi les résidences principales, 7 sur 10 sont des maisons individuelles, cette proportion ne s appliquant pas toutefois aux communes de Pointe-à-Pitre, Basse- Terre et Saint-Martin. Les aides de l État, par les subventions de la ligne budgétaire unique (LBU), ont un impact très important sur l activité de la construction. Après une baisse constante jusqu en 2003, le montant alloué est en régulière augmentation : entre 2003 et 2006, il a progressé de 20 % et s élève à 55 millions d euros en fin de période. Plus de 2 900 logements en bénéficient, soit 500 de plus qu en 2003. Définitions Logement : local séparé et indépendant utilisé pour l habitation. Résidence principale : logement habité de façon permanente est une résidence principale. Logement occasionnel : logement utilisé une partie de l année pour des raisons professionnelles. Les personnes qui s y trouvent, le cas échéant, au moment du recensement, sont recensées dans leur résidence principale. Logement vacant : logement disponible pour la vente ou la location, logement neuf achevé mais non encore occupé à la date du recensement. Résidence secondaire : logement utilisé pour les weekends, les loisirs ou les vacances, notamment logement loué (ou à louer) pour des séjours touristiques. Ligne budgétaire unique (LBU) : appellation qui englobe dans les DOM la totalité des aides de l État au logement. Voir aussi - Enquête annuelle d entreprise, la construction en 2005, Premiers résultats, n 08, Insee, mars 2007. - Bâtiment - travaux publics, une année peu soutenue, Antiane-Éco, n 61, Insee, septembre 2004. - Bâtiment - travaux publics, Repli de l activité, Antiane-Éco, n 57, Insee, septembre 2003. - Population, logement, activité : l emploi au centre des préoccupations de l archipel, Premiers résultats, n 4, Insee, octobre 2000. - Tableaux références et analyses, exploitation principale, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, mars 1999. 54 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Parc et financement de logements 5.1 Parc des logements en 1999 Résidences dont maisons Logements Logements Résidences principales individuelles occasionnels vacants secondaires Les Abymes 22 235 13 382 542 3 610 456 Anse-Bertrand 1 544 1 379 8 323 132 Baie-Mahault 7 457 5 790 25 951 211 Baillif 1 997 1 540 10 260 73 Basse-Terre 4 549 2 554 77 886 28 Bouillante 2 423 2 026 6 444 271 Capesterre-Belle-Eau 6 423 5 634 71 1 006 208 Capesterre-Marie-Galante 1 214 1 160 10 186 200 Deshaies 1 344 1 127 8 170 450 La Désirade 593 573 15 296 112 Le Gosier 8 971 6 894 147 1 961 541 Gourbeyre 2 520 1 756 8 254 30 Goyave 1 670 1 219 21 349 111 Grand-Bourg 2 107 1 938 23 478 243 Lamentin 4 399 3 911 15 666 189 Morne-à-l'Eau 5 580 5 162 13 1 181 226 Le Moule 6 951 5 999 66 1 365 652 Petit-Bourg 6 977 5 720 66 657 264 Petit-Canal 2 516 2 369 18 547 129 Pointe-à-Pitre 8 590 1 270 812 806 277 Pointe-Noire 2 553 2 349 33 374 330 Port-Louis 1 866 1 744 4 260 197 Saint-Barthélémy 2 769 1 733 30 289 377 Saint-Claude 3 470 2 655 15 571 107 Saint-François 3 741 3 265 20 1 170 832 Saint-Louis 1 079 1 019 27 344 117 Saint-Martin 9 833 3 701 37 984 202 Sainte-Anne 6 961 5 848 74 1 049 759 Sainte-Rose 5 612 5 038 28 976 219 Terre-de-Bas 405 371 7 36 62 Terre-de-Haut 613 393 6 47 267 Trois-Rivières 2 826 2 463 19 318 134 Vieux-Fort 537 416 5 35 13 Vieux-Habitants 2 493 2 117 14 390 92 Ensemble 144 818 104 515 2 280 23 239 8 511 Source : Recensement de la population - Insee Financement et logements aidés par la LBU 2002 2003 2004 2005 2006 Montant de la LBU (million d euros) 46,03 45,77 49,85 49,86 54,57 Nombre de logements financés par la LBU 2 297 2 487 2 475 2 678 2 923 dont : - locatif 1 563 1 709 1 454 1 608 1 684 - accession 246 180 276 77 97 dont logements évolutifs sociaux 246 57 276 77 97 - amélioration 370 598 745 861 800 - réhabilitation 118 0 0 132 342 Source : direction départementale de l'equipement Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 55
5. Logement Présentation L amélioration des conditions de logement des Guadeloupéens, a été continue entre 1997 et 1999 : les cases et les habitations de fortune ne représentent plus qu un dixième des résidences principales au début de l année 1999, contre un cinquième en 1997 et la moitié quinze ans plus tôt. Les équipements sanitaires, encore très insuffisamment répandus en 1982, sont désormais présents dans plus de neuf logements sur dix ; plus de 96 % des logements ont l électricité. Un peu plus de 1 % des Guadeloupéens n ont ni eau ni électricité, ce qui est peu si l on songe que 17 % devaient subir cette situation moins de vingt ans plus tôt. Il existe cependant un retard persistant concernant le tout-à-l égout auquel seulement un tiers des ménages est raccordé en 1999, comme en 1990. Depuis plusieurs décennies, la taille des ménages se réduit. En effet, la fécondité a baissé, et la décohabitation est massive. Ces évolutions concomitantes ont permis de réduire considérablement la promiscuité. Ainsi, le nombre moyen de personnes par résidence principale diminue de 15 %, restant cependant à un niveau toujours supérieur à celui de la métropole. Définitions Propriétaire : il s agit du propriétaire ou du copropriétaire qui occupe personnellement son logement. L acquisition de ce logement peut résulter d un achat, d un héritage ou d une donation. Locataire : personne louant ou sous-louant un logement, meublé ou non, ou une chambre d hôtel. Logé gratuitement : personne qui n est pas propriétaire et ne paie pas de loyer (elle peut néanmoins payer des charges). Parmi les occupants à titre gratuit, figurent en particulier les ménages logés par un employeur mais également les usufruitiers. Nombre moyen de personnes par résidence principale : Il est calculé à partir de la population des ménages. Au sens du recensement de la population, un ménage est constitué de l ensemble des personnes, apparentées ou non, qui partagent la même résidence. Le nombre de ménages est donc égal au nombre de résidences principales. Voir aussi - Le logement dans les DOM, Antiane-Éco, n 67, Insee, février 2007. - Logement : ralentissement de la construction neuve, Antiane-Éco, n 61, Insee, septembre 2004. - Confort de l habitat et cycle de vie, Insee Première, n 727, juillet 2000. - Logements en 1999 : des habitants plus au large, Antiane-Éco, n 44, Insee, mai 2000. - Des logements plus grands et plus confortables : recensement de la population 1999, Insee Première, n 750, novembre 2000. 56 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Confort et occupation des logements 5.2 Statut d'occupation des résidences principales en 1999 Guadeloupe France Nombre En % En % Propriétaire 87 830 60,6 54,8 Locataire ou sous-locataire 49 665 34,3 40,6 Logé gratuitement 7 323 5,1 4,6 Ensemble 144 818 100,0 100,0 Source : Recensement de la population - Insee Nombre moyen de personnes par résidence principale Guadeloupe France 1990 3,4 2,6 1999 2,9 2,4 Source : Recensement de la population - Insee Résidences principales selon le type de construction en 1999 Habitation Case Maison Maison ou de fortune traditionnelle traditionnelle immeuble en dur Ensemble Nombre 3 537 17 253 14 370 109 658 144 818 En % 2,4 11,9 9,9 75,8 100,0 Source : Recensement de la population - Insee Taux d'équipement des résidences principales Unité : % 1974 1982 1990 1999 Ni eau, ni électricité 40,9 16,5 7,3 1,4 Eau dans le logement 31,8 68,2 83,2 97,4 Electricité 54,9 77,2 89,4 96,4 Douche ou baignoire 38,1 52,4 74,1 92,1 WC 46,7 55,3 78,2 94,0 Tout-à-l'égout nd 24,5 36,3 33,2 Sources : Recensements de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 57
6. Enseignement - Formation Présentation En Guadeloupe à la rentrée de 2005, près de 60 700 élèves étaient inscrits dans le premier degré ce qui constitue une diminution d environ 1,5 % par rapport à la rentrée de 2004. Si l on observe cette évolution de manière comparable aussi bien dans les sections de préélémentaire ou d élémentaire, public ou privé, le phénomène est plus contrasté pour l enseignement spécialisé : le secteur privé affiche une augmentation de 5 % de ses effectifs alors que l on enregistre une baisse de 14 % dans le secteur public. Définitions Premier degré : Enseignement scolaire regroupant l'enseignement préélémentaire, avant le cours préparatoire (CP), et l'enseignement élémentaire, et dispensé dans les écoles maternelles et élémentaires. Second degré : Enseignement secondaire, faisant suite à l'enseignement préélémentaire et élémentaire (premier degré), et dispensé dans les collèges (premier cycle) et les lycées (second cycle). Près de 61 % des élèves sont inscrits à l école élémentaire. 53 654 élèves sont inscrits dans le second degré, niveau stable au cours de ces dernières années. Les collèges avec près de 57 % des effectifs continuent d afficher une diminution. Dans le second cycle qui compte 21 899 élèves, 58 % d entre eux ont choisi la filière générale et technologique. On peut relever la stabilité de la part du privé à 10 % des effectifs aussi bien dans le premier que dans le second cycle. Voir aussi - Prévisions nationales d effectifs d élèves du premier degré pour les rentrées 2007 et 2008, Note d information, n 07.31, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, juillet 2007. - Prévisions nationales d effectifs d élèves du second degré pour les rentrées 2007 et 2008, Note d information, n 07.32, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, juillet 2007 - Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche : édition 2006, DPD, Ministère de l Éducation nationale, septembre 2006. - Education : L école et le collège accueillent moins d enfants en Guadeloupe, Antiane-Éco, N 63, Insee, mai 2005. 58 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Effectifs scolarisés 6.1 Effectifs de l'enseignement public et privé du premier degré Public Privé Ensemble 2004-2005 2005-2006 2004-2005 2005-2006 2004-2005 2005-2006 Préélémentaire 20 373 20 108 2 129 2 022 22 502 22 130 Elémentaire 33 655 33 402 3 985 3 898 37 640 37 300 Enseignement spécialisé 1 207 1 041 202 212 1 409 1 253 Total 55 235 54 551 6 316 6 132 61 551 60 683 Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de la Programmation et du Développement et Service statistique académique Effectifs de l'enseignement public et privé du second degré Public Privé Ensemble 2004-2005 2005-2006 2004-2005 2005-2006 2004-2005 2005-2006 Premier cycle 28 148 27 423 3 017 2 953 31 165 30 376 Second cycle général et technologique 11 559 11 928 889 872 12 448 12 800 Second cycle professionnel 7 373 7 757 1 312 1 342 8 685 9 099 Sections d'éducation spécialisée 1 359 1 379 0 1 359 1 379 Total 48 439 48 487 5 218 5 167 53 657 53 654 Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 59
6. Enseignement - Formation Présentation 346 établissements du premier degré ont été recensés à la rentrée 2005-2006 en Guadeloupe. Le département en perd 2 dans le préélémentaire et 3 dans l élémentaire et l enseignement spécialisé par rapport à la rentrée 2004-2005 qui en comptait 351. Les établissements scolaires du second degré sont composés de 91 structures, réparties en 51 collèges, 21 lycées et 18 lycées professionnels. Pour des raisons administratives, les établissements privés sont relativement nombreux en Guadeloupe. Une même direction peut regrouper plusieurs établissements, avec des effectifs souvent légers. De ce fait, les comparaisons entre le secteur privé et le secteur public n ont pas grande signification. Sur l ensemble des 8 585 enseignants, 55 % opèrent dans le second degré : 5,5 % d entre eux sont agrégés, 54 % sont certifiés et 40,5 % ont d autres qualifications. Dans le premier degré, les professeurs des écoles représentent 80 % du personnel enseignant. Définitions SES : Sections d'éducation spécialisée. SEGPA : Sections d'enseignement général et professionnel adapté. PEGC : Professeurs d enseignement général de collège. Voir aussi - Les personnels enseignants de l enseignement supérieur 2005-2006, Notes d information, N 07.03, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, janvier 2007. - Les personnels de l Éducation nationale au 31 janvier 2006, Notes d information, N 07.04, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, février 2007. - Les besoins en personnels d enseignement, d éducation et d orientation dans le second degré public entre 2006 et 2013, Éducation et formations n 71, Ministère de l Éducation nationale, juin 2005. - Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche : édition 2006, DPD, Ministère de l Éducation nationale, septembre 2006. - www.education.gouv.fr 60 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Etablissements et enseignants 6.2 Établissements scolaires du premier degré Public Privé Ensemble 2004-2005 2005-2006 2004-2005 2005-2006 2004-2005 2005-2006 Préélémentaire 127 125 8 8 135 133 Elémentaire & Spécialisé 191 189 25 24 216 213 Total 318 314 33 32 351 346 Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Etablissements scolaires du second degré Public Privé Ensemble 2004-2005 2005-2006 2004-2005 2005-2006 2004-2005 2005-2006 Collèges 43 43 8 9 51 52 Lycées professionnels 7 7 10 11 17 18 Lycées 15 15 6 6 21 21 Total 65 65 24 26 89 91 Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Personnel de l'enseignement Public Privé Ensemble au au au au au au 31/01/04 31/01/05 31/01/04 31/01/05 31/01/04 31/01/05 Enseignants du premier degré 3 007 3 140 239 244 3 246 3 384 Professeurs d'écoles 2 323 2 721 137 nd 2 460 nd Instituteurs spécialisés et non spécialisés 678 414 101 nd 779 nd Autres titulaires et non titulaires 6 5 1 nd 7 nd Enseignants du second degré 4 284 4 255 313 441 4 597 4 696 Agrégés 255 254 1 3 256 257 Certifiés 2 430 2 437 100 102 2 530 2 539 Professeurs de lycées professionnels 694 691 51 56 745 747 PEGC et autres titulaires 476 515 16 130 492 645 Non titulaires** 429 358 145 150 574 508 Enseignants du supérieur 214 203 0 0 214 203 Enseignants des établissements de formation 462 302 0 0 462 302 Ensemble 7 967 7 900 552 685 8 519 8 585 Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique * y compris instituteurs et professeurs d'écoles enseignant dans le second degré ** y compris maitres auxiliaires Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 61
6. Enseignement - Formation Présentation Lors de la rentrée 2005, près de 8 300 étudiants étaient inscrits dans l enseignement supérieur en Guadeloupe, soit une diminution de 3,7 % par rapport à la rentrée précédente. Près de 7 étudiants sur 10 étaient à l Université ou à l Institut universitaire de formation des maîtres. La baisse d effectifs est imputable aux écoles paramédicales et sociales qui perdent 22 % de leurs étudiants. Cette diminution ne compense que partiellement la progression des inscriptions dans les classes préparatoires aux grandes écoles (+10 %) et les formations comptables (+10 %). Définitions AES : Administration économique et sociale. STAPS : Sciences et techniques des activités physiques et sportives. IUT : Institut universitaire de technologie. IUFM : Institut universitaire de formation des maîtres. Les IUT ne représentent que 2 % de la population estudiantine universitaire. A l université, ce sont toujours les Sciences (30 %) et le Droit (25 %) qui attirent le plus d étudiants. La filière Médecine et odontologie perd 1/3 de ses effectifs et les étudiants en STAPS sont de moins en moins nombreux (-17 % cette année). Les élèves de BTS sont 4 % de moins que l année dernière, diminution qui s observe dans toutes les filières à l exception du BTS Commerce et vente (+2,5 %). Le domaine de l informatique et du traitement de l information perd un élève sur 6 par rapport à la rentrée 2004. Voir aussi - Les effectifs d étudiants dans le supérieur en 2005, Notes d information, N 07.01, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, janvier 2007. - Les étudiants inscrits dans les 83 universités publiques françaises en 2004, Notes d information, n 05.24, Ministère de l Éducation nationale, septembre 2005. - La réussite en licence : disparités importantes, notes d information, n 05.08,Ministère de l Éducation nationale, mars 2005. - Les étudiants en IUT et STS année 2003-2004, notes d information, n 05.02, Ministère de l Éducation nationale, janvier 2005. - Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche : édition 2006, DPD, Ministère de l Éducation nationale, septembre 2006. 62 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Enseignement supérieur 6.3 Effectifs de l'enseignement supérieur 2004-2005 2005-2006 Universités 5 482 5 267 dont IUT 95 114 IUFM 483 492 Ecoles paramédicales et sociales 563 442 Classes prépa aux grandes écoles 297 327 Sections de technicien supérieur 1 599 1 585 Formation comptable 110 121 Autres écoles d'enseignement supérieur 36 24 Ensemble 8 570 8 258 Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Effectifs des universités par discipline 2004-2005 2005-2006 Droit 1 194 1 295 Sciences Eco, AES 592 619 Lettres et Sciences Humaines 667 686 Sciences, Sciences-Tech., Sciences nature et vie 1 555 1 551 STAPS 488 405 Médecine et Odontologie 891 597 Total toutes disciplines 5 387 5 153 IUT 95 114 Ensemble des universités 5 482 5 267 Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Effectifs d élèves de BTS et BTSA public et privé (hors ministère de l agriculture) 2004-2005 2005-2006 Accueil, hôtellerie, tourisme 72 71 Commerce, vente 234 240 Comptabilité, gestion 438 423 Electricité, électronique 90 83 Informatique, traitement de l'information 143 119 Secrétariat, bureautique 104 105 Spécialités pluritechno génie civil, construction 52 51 Spécialités pluritechno mécanique, électricité 70 65 Spécialités plurival. de la communication 34 35 Technologies de commandes des transfo indust 70 65 Transformations chimiques et apparentées 27 28 Transport, manutention, magasinage 38 34 Travail social 45 41 Ensemble 1 417 1 360 Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 63
6. Enseignement - Formation Présentation En 2005, 4 150 élèves ont décroché leur bac et pour près de la moitié d entre eux, il s agissait d un bac général. Le taux de réussite est de 71,1 % à peine mieux que l an dernier (+0,4 point), ceci grâce à la seule progression enregistrée, celle de la filière technologique (+3,3 %) ; dans les trois autres, le taux d échec a augmenté. Les taux de réussite restent encore 10 % inférieurs à celui de métropole. Les diplômés de l enseignement technique sont, avec 3 244 admis, en baisse de 5,5 %, à l image des brevets d études professionnelles, qui représente 55 % de l ensemble, eux aussi en baisse de 6,1 %. De moins bons résultats également chez les techniciens supérieurs (-3,2 %) : seulement, un candidat au BTS sur 3 a été reçu. Ils sont deux sur trois en métropole. Voir aussi - Les écoles d ingénieurs publiques et privées, effectifs des élèves en 2003-2004, diplômes décernés en 2003, Notes d information, n 05.14, Ministère de l Éducation nationale, avril 2005. - Résultats provisoires du baccalauréat France métropolitaine et DOM, Notes d information, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, juillet 2007. - Résultats définitifs de la session 2006 du baccalauréat, Notes d information, n 07.15, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, mai 2007. - Le devenir des bacheliers : parcours après le baccalauréat des élèves entrés en sixième en 1989, Note d information, n 06.01, Ministère de l Education nationale, janvier 2006 - Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche : édition 2006, DPD, Ministère de l Éducation nationale, septembre 2006. Les bachelières choisissent d abord l université puis un BTS, Antiane-Éco, n 59, Insee, avril 2004) 64 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Diplômes 6.4 Diplômes délivrés Guadeloupe France Présentés Admis % des % des % des % des admis admis admis admis 2005 2005 2005 2004 2005 2004 Baccalauréat général 2 657 1 962 73,8 74,7 84,3 82,5 L : Littéraire 631 449 71,2 76,0 82,1 82,2 ES : Economique et social 876 563 64,3 66,2 84,5 81,7 S : Scientifique 1 150 950 82,6 81,0 84,9 82,8 Bac technologique 1 631 1 147 70,3 67,0 76,4 76,9 SMS : Sciences médico sociales 201 104 51,7 54,6 77,0 77,5 STI : Sc. Techn. Industrielles 387 234 60,5 58,0 77,0 78,6 STT : Sc. Techn. Tertiaire 1 018 787 77,3 72,1 75,1 75,2 STL : Sc. Techn. Laboratoire 25 22 88,0 71,4 83,2 84,5 Bac technologique agricole 35 22 62,9 70,6 78,2 74,7 STAE : Sc. et Techno de l'agronomie 25 15 60 75,9 78,1 74,3 STPA : Sc. et Techno du Produit 10 7 70 63,6 79,6 80,8 Bac professionnel 1 461 980 67,1 67,4 74,5 76,9 Bac professionnel production 578 330 57,1 58,9 75,3 75,4 Bac professionnel services 883 650 73,6 74,0 74,0 78,1 Ensemble des baccalauréats 5 784 4 111 71,1 70,7 80,2 79,7 Diplômes de l'enseignement technique 5 944 3 244 54,6 60,1 nd 71,3 Certificat d'aptitude Professionnelle 1 304 814 62,4 68,4 77,3 74,5 Brevet d'etudes Professionnelles 2 961 1 783 60,2 66,3 75,9 74,7 Mention complémentaire 93 72 77,4 81,3 82,3 81,2 Brevet professionnel 141 61 43,3 51,4 69,8 69,5 Brevet de technicien supérieur 1 445 514 35,6 38,8 65,5 64,9 Brevet 7 200 4 918 68,3 72,3 79,5 79,2 Collèges 7 080 4 868 68,8 72,7 80,1 79,8 Technologique 101 49 48,5 52,2 77,6 76,5 Professionnel 19 1 5,3 83,3 72,1 72,5 Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 65
6. Enseignement - Formation Présentation L apprentissage en est encore à ses débuts aux Antilles-Guyane. À la rentrée 2004-2005, la Guadeloupe compte quatre centres de formation. Depuis le recul de 2001, les effectifs se sont stabilisés soit un peu plus de 1200 apprentis. Dans les trois départements français d Amérique, la grande majorité des apprentis se retrouve en niveau V. Ainsi, en Guadeloupe, le certificat d aptitude professionnelle capte à lui seul 69 % de l ensemble des apprentis. Ceux qui préparent un Brevet professionnel, unique formation de niveau IV, ne cessent d augmenter : on observe une augmentation de 25 % par rapport à 2001. Le nombre d apprentis en BTS (niveau III) enregistre depuis la rentrée 2002 une progression régulière (3 %). Les apprentis guadeloupéens préparent généralement un diplôme relatif aux services aux personnes (23,8 %) ou de Génie-civil, Construction, Bois mécanique (21,7 %). La filière électricité, électronique en capte 17,9 % suivie par celles des Transformations et Echanges et gestion qui en regroupent respectivement 17,7 et 11,3 %. Définitions Apprentis : Jeunes âgés de 16 à 25 ans préparant un diplôme de l'enseignement technologique ou professionnel dans le cadre d'un contrat de travail de type particulier, associant une formation en entreprise et des enseignements dispensés dans un centre de formation d'apprentis. Niveau III : Sorties avec un diplôme de niveau Bac + 2 ans (DUT, BTS, DEUG, écoles des formations sanitaires ou sociales, etc.). Niveau IV : Baccalauréat ou abandons des scolarisations post-baccalauréat avant d'atteindre le niveau III. Niveau V : CAP ou BEP. Voir aussi - Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche : édition 2006, DPD, Ministère de l Éducation nationale, septembre 2006. 66 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Formation en alternance 6.5 Formation des apprentis 2002-2003 2003-2004 2004-2005 Nombre d'établissements 4 4 4 Nombre d'apprentis 1231 1247 1230 Champ : apprentis sous tutelle de l'education nationale et de l'agriculture Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Apprentis selon le diplôme préparé 2002-2003 2003-2004 2004-2005 Niveau III 232 239 191 Brevet de technicien supérieur 232 239 191 Niveau IV 180 181 186 Brevet professionnel 180 181 186 Niveau V 819 827 853 Brevet d'étude professionnelle 0 0 0 Certificat d'aptitude professionnelle 806 821 849 Mention complémentaire 13 6 4 Tous niveaux 1 231 1 247 1 230 Champ : apprentis sous tutelle de l'education nationale et de l'agriculture Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Apprentis selon la spécialité 2002-2003 2003-2004 2004-2005 Sous tutelle du ministère de l'agriculture 79 87 54 Agriculture, forêt, pêche 71 69 43 Sous tutelle du ministère de l'education nationale 1 152 1 160 1 176 dont : Transformations 205 203 218 Génie civil, construction, bois 196 212 267 Mécanique, électricité, électronique 237 229 221 Echanges et gestion 182 179 139 Services aux personnes 288 290 293 Champ : apprentis sous tutelle de l'education nationale et de l'agriculture Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 67
7. Santé Présentation Entre 2004 et 2005, les capacités d accueil en court et moyen séjour restent stables en Guadeloupe. S agissant de l hospitalisation de jour ou de nuit, le nombre de lits en psychiatrie infanto-juvénile continue de baisser alors que l on relève une amélioration du nombre de places offertes en psychiatrie générale. Dans les disciplines de court séjour, le secteur public reste largement dominant même si le privé est très présent en chirurgie. En moyen séjour dans les soins de suite, les 2/3 des lits du département sont proposés dans des structures privées. Comparée à la métropole, la Guadeloupe affiche un taux d équipement identique en médecine générale. Ce taux est même légèrement supérieur en gynécologie-obstétrique. En revanche, la chirurgie et l accueil psychiatrique offrent, en Guadeloupe, des taux d équipement en retrait par rapport à la métropole. L absence d hospitalisation à domicile constitue une constante du département. Définitions Établissements de santé : Les établissements de santé publics et privés assurent principalement des soins en hospitalisation complète. Mais les évolutions récentes des technologies et des pratiques médicales conduisent les hôpitaux à s orienter vers de nouvelles prises en charge de malades (hospitalisation de jour, de nuit, à domicile). Court séjour : médecine générale et spécialités médicales (cardiologie ), chirurgie générale et spécialités chirurgicales (ORL, stomatologie ), gynécologie-obstétrique. Moyen séjour : convalescence, rééducation fonctionnelle, cure médicale. Lits : llits installés à une date donnée accueillant des malades en hospitalisation complète. Places : les places installées correspondent au nombre de patients pouvant être accueillis en même temps en hospitalisation complète ou chirurgie ambulatoire. Taux d équipement en lits et places : nombre de lits et places pour 1000 habitants. Voir aussi - Statiss Antilles Guyane 2007, Direction de la santé et du développement social. Service Etudes et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG). - www.fnors.org. - www.santé.gouv.fr. 68 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Équipements sanitaires 7.1 Capacité d'accueil en court séjour et moyen séjour Unités : nombre de lits ou de place Au 1 er janvier 2004 Au 1 er janvier 2005 Secteur Secteur Secteur Secteur public privé Total public privé Total Court séjour Hospitalisation complète (lits) Médecine 605 277 882 601 264 865 Chirurgie 282 172 454 279 172 451 Gynéco - Obstétrique 148 58 206 150 58 208 Hospitalisation de jour, chirurgie ambulatoire (places) Médecine 65 5 70 65 5 70 Chirurgie 11 22 33 11 22 33 Gynéco - Obstétrique 6 0 6 6 0 6 Moyen séjour Hospitalisation complète (lits) Réadaptation fonctionnelle 52 56 108 52 52 104 Autres soins de suite 109 255 364 107 271 378 Source : Direction de la santé et du développement social Capacité d'accueil en psychiatrie Unités : nombre de lits ou de place Au 1 er janvier 2004 Au 1 er janvier 2005 Secteur Secteur Secteur Secteur public privé Total public privé Total Hospitalisation complète (lits) Psychiatrie infanto-juvénile 12 0 12 12 0 12 Psychiatrie générale (adulte) 244 60 304 244 60 304 Hospitalisation de jour ou nuit (places) Psychiatrie infanto-juvénile 64 0 64 58 0 58 Psychiatrie générale (adulte) 91 0 91 117 0 117 Source : Direction de la santé et du développement social Taux d'équipement en lits et places (public et privé) Unités : nombre de lits et de place pour 1000 habitants Au 1 er janvier 2004 Au 1 er janvier 2005 Guadeloupe Métropole Guadeloupe Métropole Médecine 2,2 2,1 2,1 2,1 Chirurgie 1,1 1,7 1,1 1,7 Gynéco - Obstétrique 0,5 0,4 0,5 0,4 Psychiatrie infanto-juvénile * 0,7 0,9 0,6 0,9 Psychiatrie générale (adulte) 0,9 1,3 1,0 1,3 * pour 1000 enfants de 0 à 16 ans inclus Source : Direction de la Santé et du développement social Pharmacies et laboratoires Unité : nombre Au 1 er janvier 2004 Au 1 er janvier 2005 Pharmacies 153 153 Laboratoires d'analyses médicales 28 29 Source : Direction de la santé et du Développement social Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 69
7. Santé Présentation Dans la majorité des domaines, la Guadeloupe affiche un taux d encadrement inférieur à celui de la métropole : on recense deux fois moins de chirurgiens dentistes par habitant qu en métropole et un tiers de moins de médecins généralistes, de spécialistes et de masseurs. En revanche, le nombre d infirmiers diplômés d État par habitant est 40 % supérieur à celui de la métropole. Définitions Professions de santé : les praticiens sont classés suivant leur activité déclarée à titre principal. Densité de professionnels de santé libéraux : nombre de professionnels pour 100 000 habitants. Si près de 2 médecins généralistes sur 3 sont installés à leur compte, les spécialistes ne le sont qu à 57 %. Cependant, le nombre de médecins généralistes tant libéraux que salariés, ainsi que de chirurgiens dentistes, de sages-femmes et de pharmaciens, augmente. Ce n est pas le cas des anesthésistes non libéraux de moins en moins nombreux et encore plus nettement des infirmiers salariés (excepté ceux du secteur psychiatrique) au profit des infirmiers libéraux. Voir aussi - Statiss Antilles Guyane 2007, Direction de la santé et du développement social. Service Etudes et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG). - Démographie paramédicale en Antilles-Guyane, Info Santé Antilles-Guyane n 13, ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées. Service Etudes et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG), décembre 2004. - Cartographie médicale des Antilles-Guyane, Info Santé Antilles-Guyane n 13, ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées. Service Études et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG), décembre 2004. - www.fnors.org. - www.santé.gouv.fr. 70 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Personnel de santé 7.2 Professionnels de santé Au 1 er janvier 2004 Au 1 er janvier 2005 Ensemble dont libéraux Ensemble dont libéraux Médecins généralistes 516 336 542 345 Médecins spécialistes 440 236 434 247 Spécialités médicales 214 119 216 127 dont : Cardiologie 23 16 23 15 Pédiatrie 34 19 36 20 Radiologie 28 22 29 23 Anesthésie - Réanimation 43 14 37 15 Spécialités chirurgicales 153 100 153 103 dont : Gynécologie - Obstétrique 48 34 51 36 Ophtalmologie 28 23 29 24 Biologie médicale 15 6 13 6 Psychiatrie 41 11 41 11 Chirurgiens-dentistes 157 155 162 160 Sages-femmes 153 19 160 23 Infirmiers diplômés d'état et autorisés 1 960 623 1 832 652 Infirmiers de secteur psychiatrique 312 nd 327 257 Masseurs kinésithérapeutes 249 220 257 230 Orthophonistes 59 55 63 59 Orthoptistes 11 10 11 10 Pédicures-podologues 40 nd 42 nd Ergothérapeutes 11 nd 13 nd Psychomotriciens 21 nd 22 nd Pharmaciens 277 195* 288 201* Densité de professionnels de santé libéraux * titulaires d'officine Source : Direction de la santé et du développement social Unité : densité pour 100 000 habitants Guadeloupe Métropole 1/01/2004 1/01/2005 1/01/2004 1/01/2005 Médecins généralistes 77 77 114 113 Médecins spécialistes 54 55 88 88 Chirurgiens dentistes 35 36 63 63 Infirmiers diplômés d'etat 142 146 102 104 Masseurs kinésithérapeutes 50 51 77 79 Source : Direction de la santé et du développement social Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 71
7. Santé Présentation En 2005, en Guadeloupe, 73 600 patients ont été accueillis en hospitalisation complète de court séjour. Près de la moitié l ont été dans les services de médecine générale, un tiers en chirurgie et un cinquième en gynécologie obstétrique. Même si l hospitalisation privée est présente dans toutes les disciplines, sa part est en constante diminution au profit du secteur public : elle n accueille qu un peu plus d un tiers des malades. En chirurgie, le secteur privé assure tout de même 47 % des entrées en 2005. En revanche, l augmentation continue ces dernières années des entrées en gynécologie obstétrique (+12,3 % entre 2004 et 2005 ; +62 % entre 2001 et 2005) profite principalement au secteur public dont la part est passée de 63 % en 2001 à 71 % en 2005. En 2005, un accouchement sur cinq a fait l objet d une césarienne, intervention qui a progressé de 60 % en un an. En revanche, le nombre d IVG déclarées baisse de 5 % même s il est deux fois plus élevé que celui enregistré en Martinique (4 599 contre 2 304). Après une augmentation de près d un tiers entre 2003 et 2004, le nombre de passages par les urgences n a augmenté que de 6 % en 2005 : de plus, la part des patients ayant dû être hospitalisés n est plus que d un sur six. Concernant l hospitalisation de jour, elle a fortement augmenté en médecine et surtout en chirurgie alors qu elle a très nettement décliné en gynécologieobstétrique. Phénomène marquant, l activité de chimiothérapie a quintuplé entre 2003 et 2004 : depuis 2003, la généralisation du Plan cancer entraîne le développement du traitement du cancer, tout comme son dépistage aux Antilles-Guyane et en Guadeloupe en particulier. Définitions Hospitalisation complète : les établissements de santé publics et privés assurent principalement des soins en hospitalisation complète. Hospitalisation de jour : alternative à l hospitalisation complète pratiquée de jour Court séjour : médecine générale et spécialités médicales (cardiologie ), chirurgie générale et spécialités chirurgicales (ORL, stomatologie ), gynécologie-obstétrique (le moyen séjour comprend les convalescences, rééducations fonctionnelles et cures médicales). Long séjour : hospitalisation prolongée des personnes ayant perdu leur autonomie de vie. IVG : interruption volontaire de grossesse. Accueil et traitement des urgences : en 2000, la mesure de la proportion des personnes hospitalisées après passage aux urgences s est effectuée sur le seul mois d octobre. Voir aussi - Statiss Antilles Guyane 2007, Direction de la santé et du développement social. Service Études et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG). - L IVG en Guadeloupe, info santé Antilles- Guyane n 13, ministère de l Emploi et de la Solidarité, Service Etudes et Statistiques Antilles- Guyane (SESAG), décembre 2004. - www.fnors.org. - www.santé.gouv.fr. 72 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Activité hospitalière 7.3 Activité du court séjour hospitalier : hospitalisation complète 2003 2004 2005 Secteur Secteur Secteur public Ensemble public Ensemble public Ensemble Nombre d'entrées Médecine 22 632 34 343 23 547 34 232 23 356 34 058 Chirurgie 12 563 24 331 12 386 24 724 12 967 24 385 Gynécologie-obstétrique 9 753 13 507 10 511 13 443 10 851 15 141 Nombre d'accouchements nd 5 877 nd 7 400 nd 7 703 dont : Césariennes nd 1 120 nd 966 nd 1 549 Nombre d'ivg nd 5 350 nd 4 888 nd 4 599 Accueil et traitement des urgences Nombre de passages nd 87 487 nd 114 860 nd 121 846 dont : Hospitalisés (en %) nd 22,0 nd 20,0 nd 17,0 Source : Direction de la Santé et du Développement social Activité du court séjour hospitalier : alternatives à l'hospitalisation 2003 2004 2005 Secteur Secteur Secteur public Ensemble public Ensemble public Ensemble Venues en hospitalisation de jour, nuit, en anesthésie ou chirurgie ambulatoire Médecine 10 552 10 552 11 213 11 213 10 715 12 667 Chirurgie 896 8 217 1 351 9 832 1 866 9 932 Gynécologie - Obstétrique 5 877 7 217 3 597 5 050 3 411 4 771 Traitement du cancer (nombre de séances de chimiothérapie) nd 1 242 6 558 5 658 Source : Direction de la Santé et du Développement social Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 73
7. Santé Présentation Début 2006, la Guadeloupe restait sous équipée en structures d hébergement pour personnes âgées. Elle dispose seulement de six maisons de retraites et de deux logements foyers. Le taux d équipement en lits et en logements y est nettement inférieur à celui de la métropole. La réforme datant de 1999 relative à la fusion des différentes structures d accueil et leur transformation en Établissements d hébergement des personnes âgées dépendantes (EHPAD) rencontre des difficultés dans sa mise en œuvre : on constate cependant qu au 1 er janvier 2006 l offre s élargit en Guadeloupe avec l habilitation de 8 structures et 401 places supplémentaires offertes. Le maintien à un niveau supérieur à la métropole des services de soins à domicile est le signe de la politique volontariste de soutien à domicile des personnes âgées. De fait, aucun hébergement temporaire, ni accueil de jour ne sont offerts aux Antilles- Guyane. Concernant les adultes handicapés, tous les types d établissements d hébergement existent dans le département : trois foyers d hébergement, une maison d accueil spécialisée et sept foyers de vie. Pour ce qui est de l insertion professionnelle, la Guadeloupe ne dispose pas d atelier protégé mais compte six centres d aide par le travail qui offrent 248 places. Le taux d équipement y est presque trois fois inférieur à celui de l hexagone. Contrairement à l accueil des personnes âgées, aucun service de soins des adultes handicapés à domicile n est spécifiquement mis en place. Définitions Maison de retraite : établissement d hébergement social offrant une prise en charge globale de la personne âgée. Certaines sont médicalisées, certaines sont d anciens hospices. Logement foyer pour personnes âgées : comporte des petits logements autonomes, des locaux communs meublés (salle de réunion, salle à manger), un local sanitaire et, à titre facultatif, des services collectifs, tels que le blanchissage et la restauration. Services de soins à domicile : prennent en charge la dépendance des personnes âgées afin de retarder ou prévenir l hospitalisation. Soins de long séjour : établissement sanitaire ou partie d établissement qui a pour mission d assurer l hébergement longue durée des personnes ayant perdu leur autonomie de vie et dont l état nécessite une surveillance médicale constante et des traitements d entretien. Taux d équipement en structures d hébergement pour personnes âgées : nombre de lits des maisons de retraite, logements des logements -foyers et lits en hébergement temporaires pour 1000 habitants de 75 ans ou plus. Taux d équipement en lits médicalisés : nombre de lits de section de cure médicale en maison de retraite et logements-foyers et lits de soins de longue durée pour 1000 habitants de 75 ans ou plus. Voir aussi - Statiss Antilles Guyane 2007, Direction de la santé et du développement social. Service Etudes et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG). - Avoir 60 ans et plus dans les DFA, Antiane-Éco, n 62, Insee, mars 2005. - Chiffres clés des personnes de 60 ans et plus, Insee, août 2004. - www.fnors.org. - www.santé.gouv.fr. 74 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Accueil des personnes âgées (au 1 er janvier) Équipements sociaux pour les adultes 7.4 Type d accueil 2004 2005 2006 Hébergement permanent Maisons de retraite Nombre d'établissements 6 6 8 Nombre de lits 135 135 200 dont : Section de cure médicale 108 108 120 Logements foyers Nombre d'établissements 2 2 2 Nombre de logements 142 142 142 Etablissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes 0 0 8 Nombre de lits 0 0 401 Services de soins à domicile Nombre de services 14 14 15 Nombre de places 441 441 450 Soins de longue durée Nombre de lits 347 347 347 Accueil des personnes âgées : taux d'équipement au 1 er janvier Source : direction de la Santé et du Développement social Unités : pour 1000 habitants de 75 ans et plus 2004 2005 2006 Type d accueil Guadeloupe Guadeloupe Métropole Structures d'hébergement 12,24 15,39 127,18 Places de services de soins à domicile 19,49 20,25 16,61 Lits médicalisés 20,11 39,07 88,79 Accueil des adultes handicapés au 1 er janvier Source : direction de la Santé et du Développement social Catégorie d'établissement 2004 2005 Etablissements d'hébergement Foyers d'hébergement : Nombre d'établissements 3 3 Nombre de lits 27 27 Maisons d'accueil spécialisées : Nombre d'établissements 2 1 Nombre de lits 18 18 Foyer de vie : Nombre d'établissements 7 7 Nombre de lits 131 131 Etablissements de travail protégé Etablissements et services d'aide par le travail (ex-cat) Nombre d'établissements 6 6 Nombre de places 248 248 Entreprises adaptées (ex ateliers protégés) Etablissements et services de réinsertion professionnelle Nombre d'établissements 1 1 Nombre de places 30 30 Source : direction de la Santé et du Développement social Accueil des personnes âgées : taux d'équipement au 1 er janvier 2005 Unités : lits ou places pour 1000 adultes de 20 à 59 ans Type d accueil Guadeloupe Métropole Maisons d'accueil spécialisées 0,1 0,5 Foyers de vie 0,6 1,2 Etablissements et services d'aide par le travail (ex-cat) 1,1 3,0 Entreprises adaptées (ex ateliers protégés) 0,0 0,5 Source : direction de la Santé et du Développement social Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 75
7. Santé Présentation Reflet de la jeunesse de la population, les crèches collectives sont fortement implantées en Guadeloupe. Cependant, une diminution des capacités d accueil est enregistrée en 2006 à l exception des crèches et jardins d enfants dont le nombre de places offertes augmente. Le taux d équipement en crèches collectives et parentales est, en 2005, supérieur à celui observé en métropole. Définitions SESSAD : service d éducation spécialisée et de soins à domicile. La Guadeloupe reste démunie en terme de structures d accueil pour jeunes handicapés. Son taux d équipement est presque trois fois inférieur à celui de la Martinique. 409 places sont offertes aux déficients mentaux et une trentaine aux déficients sensoriels. Les services d éducation spécialisée et de soins à domicile ne proposent qu une soixantaine de places. Aucun des trois DFA n est équipé pour accueillir les autres spécialités, troubles du comportement et handicapés moteur. Voir aussi - Statiss Antilles Guyane 2007, Direction de la santé et du développement social. Service Etudes et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG). - www.fnors.org. - www.santé.gouv.fr. 76 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Équipements sociaux pour les enfants 7.5 Garde des enfants d'âge pré-scolaire Unité : nombre de places Catégorie d établissement 01/01/2004 01/012005 01/01/2006 Crèches collectives 2 544 2 544 2 439 Crèches parentales 18 18 15 Haltes garderies 81 81 78 Haltes garderies parentales 3 3 5 Garderies et jardins d'enfants 410 410 436 Crèches familiales (enfants inscrits) 0 0 0 Sources : Fichier national des établissements sanitaires et sociaux - Statistiques départementales - Conseils généraux Taux d'équipement en places de crèches collectives et parentales au 1 er janvier Unité : pour 1000 enfants nés au cours des trois dernières années Type d accueil Guadeloupe Métropole Guadeloupe Crèches collectives et parentales 124 106 116 Sources : Fichier national des établissements sanitaires et sociaux - Statistiques départementales - Conseils généraux Accueil enfance et jeunesse handicapées Au 1 er janvier 2002 Au 1 er janvier 2005 Au 1 er janvier 2006 Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre d'établissements de lits d'établissements de lits d'établissements de lits Déficients mentaux 5 409 5 409 5 410 Polyhandicapés 1 30 1 30 1 30 Déficients sensoriels 4 28 4 28 4 30 SESSAD (nombre de places) 56 56 60 Source : direction de la Santé et du Développement social Taux d'équipement global en lits, places d'enfants handicapés au 1 er janvier Unité : pour 1000 jeunes de moins de 20 ans 2004 2005 2006 Guadeloupe Métropole Guadeloupe Métropole Guadeloupe Lits, places d'enfants handicapés 3,71 8,66 3,67 8,64 3,67 Sources : Direction de la Santé et du Développement Social Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 77
7. Santé Présentation Les maladies de l appareil circulatoire et les tumeurs constituent dans cet ordre les deux principales causes de décès en Guadeloupe. Les premières constituent la cause d un tiers des décès pour les femmes et d un quart des décès pour les hommes. La différence entre hommes et femmes est moins nette s agissant des décès dus à des tumeurs : l inégalité face aux cancers constatée en métropole est moins avérée en Guadeloupe. Les maladies endocriniennes arrivent en troisième position des causes de décès chez les femmes alors que ce sont les traumatismes et empoisonnements qui occupent cette place pour les hommes. Comme dans les deux autres départements français d Amérique, les maladies infectieuses et parasitaires, dont le VIH- Sida, sont toujours plus présentes qu en métropole. Notons en revanche que les maladies de l appareil respiratoire constituent la cause de moins de décès en Guadeloupe qu en métropole. S agissant des accidents de la circulation, les chiffres de 2005 ne confirment pas les bons résultats de 2004. Ainsi, les nombres d accidents et de blessés progressent respectivement de 0,6 % et de 4,4 %, alors que les tendances vont à la baisse en métropole. Il faut cependant noter des disparités concernant les blessés : si le nombre de blessés légers baisse, celui des blessés graves est, en revanche, en nette augmentation. Néanmoins, alors qu il progresse en métropole, le nombre de tués en Guadeloupe baisse nettement (-22,4 %). Définitions Statistiques des causes de décès : ces statistiques sont élaborées à partir de la confrontation des certificats médicaux de décès adressés à l Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) par les DDASS (Directions départementales des affaires sanitaires et sociales) avec les données socio-démographiques, transmises par l Insee. Toute déclaration de décès est en principe accompagnée de la déclaration de la cause de décès dressée sur bulletin anonyme. Celle-ci est codée selon des règles de classification internationale des maladies. L importance de certaines maladies, qui peuvent être «impliquées» dans le décès sans être considérées comme la cause immédiate de celui-ci est sous estimée : c est le cas des maladies circulatoires, de l alcoolisme et du tabagisme. Tué : victime décédée dans les dix jours suivant l accident. Blessé : victime ayant subi un traumatisme nécessitant un traitement médical (avec ou sans hospitalisation). Si ce traitement entraîne six jours d hospitalisation ou davantage, la blessure est qualifiée de grave. Voir aussi - Statiss Antilles Guyane 2007, Direction de la santé et du développement social. Service Etudes et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG). - Une surmortalité prématurée due aux accidents, Antiane-Éco, n 67, Insee, janvier 2007. - www.fnors.org. - www.santé.gouv.fr. 78 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Causes de décès accidents de la route 7.6 Causes médicales de décès par grandes pathologies en 2003 Guadeloupe France Pathologies Hommes % Femmes % Hommes % Femmes % Maladies infectieuses et parasitaires 55 3,8 52 4,2 1,9 2,1 dont sida et infections par le V.I.H. 25 1,7 9 0,7 0,3 0,1 Tumeurs 342 23,4 264 21,1 32,8 22,7 Maladies endocrin., troubles immunitaires 76 5,2 103 8,2 3,3 5,0 Troubles mentaux 39 2,7 21 1,7 2,8 4,2 dont abus d'alcool 30 2,1 4 0,3 0,9 0,2 Maladies du système nerveux 81 5,5 53 4,2 3,8 5,5 Maladies de l'appareil circulatoire 375 25,7 419 33,4 26,3 31,6 Maladies de l'appareil respiratoire 48 3,3 49 3,9 6,7 6,4 Maladies de l'appareil digestif 75 5,1 53 4,2 4,7 4,2 Maladies de l'appareil génito-urinaire 22 1,5 18 1,4 1,4 1,6 Traumatismes et empoisonnements 196 13,4 71 5,7 8,7 6,3 dont accidents de transport 78 5,3 13 1,0 1,6 0,5 dont suicides 26 1,8 7 0,6 2,9 1,0 Autres maladies et mal définis 151 10,3 150 12,0 7,5 10,6 Total toutes causes 1 460 100,0 1 253 100,0 100,0 100,0 Source : institut national de la Santé et de la Recherche médicale Accidents de la circulation Guadeloupe France Evolution Evolution 2004 2005 2005/2004 2005/2004 en % en % Accidents 536 539 0,6-1,0 Blessés 742 775 4,4-0,6 dont : Blessés graves 216 343 58,8 128,3 Blessés légers 526 432-17,9-25,2 Tués 76 59-22,4 1,6 Source : sous-direction de la Circulation et de la sécurité routière, ministère de l'intérieur Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 79
8. Justice Délinquance Présentation En 2005, environ 27 900 crimes et délits ont été constatés en Guadeloupe, soit 2,4 % de moins que l année précédente. En métropole, la criminalité a diminué de 1,3 %. Avec 64 pour 1000 habitants, le taux de criminalité du département est supérieur de 1 point à celui de l hexagone. Cette baisse s explique par la diminution des vols (-3 %), et des infractions économiques et financières (-5,7 %). Les crimes et délits contre les personnes restent stables en Guadeloupe alors qu ils augmentent de 4,4 % en métropole. Cependant, si les infractions contre la famille baissent, les homicides et les viols augmentent de près de 18 %. Parmi les vols, ce sont surtout les vols d accessoires sur véhicules immatriculés, les vols à la roulotte et les vols d automobiles qui ont baissé, respectivement de 44 %, 17 % et 13 %. En revanche, les vols avec violences font un bond de 35 %. Alors que la délinquance financière continue de progresser (+23 %), les escroqueries, faux et contrefaçons diminuent de 12 % en 2005, surtout les falsifications, l usage de chèques volés (-32 %) et de carte de crédits (-8 %). A noter également une hausse de 11 % des infractions à la législation sur les stupéfiants et la recrudescence de faux documents d identité ou administratifs (59 %). Définitions Crimes : infractions jugées par des cours d assises. Les auteurs encourent des peines de détention ou de réclusion de plus de dix ans ainsi que des amendes et des peines complémentaires. Délits : infractions dont l auteur est punissable de peines correctionnelles, amendes supérieures à 1 525 euros et/ou emprisonnement jusqu à dix ans. Crimes et délits constatés en France : il s agit des faits bruts portés pour la première fois à la connaissance des services de police et de gendarmerie et retenus en raison des crimes et délits qu ils sont présumés constituer. Leur qualification peut être modifiée par l autorité judiciaire. Taux de criminalité : rapport entre le nombre de crimes et délits et la population considérée par fraction de 1 000 habitants. Voir aussi - Annuaire statistique de la justice, édition 2006, Ministère de la Justice. - Aspects de la criminalité et de la délinquance constatées en France en 2004, Direction centrale de la Police judiciaire. 80 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Criminalité et délinquance constatées 8.1 Nombre de crimes et délits constatés Unité : nombre, % Guadeloupe Métropole Evolution Evolution 2004 2005 05/04 2004 2005 05/04 Vols 15 579 15 108-3,0 2 243 445 2 138 506-4,7 dont :Vols avec violence (y compris vols à main armée) 1 107 1 496 35,1 119 641 124 600 4,1 Cambriolages 3 603 3 692 2,5 377 381 343 305-9,0 Vols d'automobiles 969 841-13,2 196 102 173 897-11,3 Vols à la roulotte 3 861 3 203-17,0 387 397 355 661-8,2 Vols d'accessoires sur véhicules immatriculés 802 446-44,4 181 386 166 856-8,0 Vols de véhicules motorisés à deux roues 565 644 14,0 88 829 86 072-3,1 Vols à l'étalage 201 170-15,4 62 349 60 781-2,5 Recels 313 332 6,1 42 220 40 451-4,2 Infractions économiques et financières 2 090 1 971-5,7 329 955 318 680-3,4 Escroqueries, faux et contrefaçons 1 659 1 467-11,6 304 579 291 076-4,4 dont : Escroqueries et abus de confiance 769 801 4,2 139 313 142 107 2,0 Falsifications, usages de chèques volés 653 444-32,0 103 491 88 719-14,3 Falsifications, usages de cartes de crédit 143 132-7,7 49 914 48 416-3,0 Faux en écriture publique et authentique 13 17 30,8 1 546 1 802 16,6 Délinquance économique et financière 386 476 23,3 15 699 19 039 21,3 Infractions à la législation sur les chèques 45 28-37,8 9 677 8 565-11,5 Crimes et délits contre les personnes 4 298 4 307 0,2 339 882 354 836 4,4 Homicides et tentatives 52 61 17,3 2 097 2 107 0,5 Coups et blessures volontaires 2 239 2 374 6,0 137 864 148 855 8,0 Autres atteintes volontaires contre les personnes 1 300 1 205-7,3 103 530 108 933 5,2 dont : Menaces et chantages 1 058 921-12,9 70 868 74 131 4,6 Atteinte aux mœurs 306 297-2,9 43 836 41 284-5,8 dont : Viols 94 111 18,1 10 506 9 993-4,9 Autres agressions sexuelles 94 82-12,8 15 732 13 875-11,8 Infractions contre la famille et l'enfant 401 370-7,7 52 555 53 657 2,1 dont :Violences, mauvais traitements, abandons 60 66 10,0 11 283 12 404 9,9 Autres infractions dont : 6 611 6 496-1,7 912 160 963 816 5,7 dont :Infractions à la législation sur les stupéfiants 757 842 11,2 141 297 144 561 2,3 Destructions et dégradations de biens privés (sauf véhicule) 544 591 8,6 172 959 175 415 1,4 Atteinte à chose publique et ordre public 75 97 29,3 5 316 5 609 5,5 Outrages, violences à dépositaire de l'autorité 274 290 5,8 52 398 55 116 5,2 Ports ou détentions d'armes prohibés 283 306 8,1 24 439 25 482 4,3 Faux documents d'identité ou administratifs 112 178 58,9 12 826 11 777-8,2 Total des crimes et délits 28 578 27 882-2,4 3 825 442 3 775 838-1,3 Taux de criminalité pour 1000 habitants 65,2 63,6-2,4 63,6 62,4-1,9 Source : ministère de l'intérieur, direction de la Police judiciaire Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 81
8. Justice Délinquance Présentation Plusieurs instances relèvent de la Cour d appel de Basse-Terre : deux tribunaux de grandes instances, deux tribunaux pour enfants, quatre tribunaux d instances et deux conseils des prud hommes. En matière pénale, la Cour d assises a rendu 36 arrêts en 2004 contre 46 l année précédente. Dans les tribunaux de grande instance, un peu plus de 35 000 affaires dépendaient du Parquet et environ 4 100 jugements ont été rendus par le Tribunal correctionnel. A l inverse, les tribunaux de police totalisaient 925 jugements, soit 14 % de plus qu en 2003, l essentiel de son activité reposant sur le traitement des amendes forfaitaires majorées. L activité des tribunaux de grande instance a été soutenue si on en juge par l augmentation de 12 % des affaires traitées par le Parquet et celle de 57 % des jugements rendus par le tribunal correctionnel. Parallèlement, ce dernier voit le nombre des affaires nouvellement arrivées chuter de 24 %. En matière civile, les tribunaux de grande instance traitent environ 4 900 affaires et près de 2 800 pour les tribunaux d instance. Si dans les tribunaux de grande instance, on constate une stabilité des affaires terminées et une baisse de 25 % des affaires nouvelles en 2004, elles ont toutes deux augmenté de 25 % dans les tribunaux d instance. Définitions Tribunaux d instance : au plan civil, ils sont compétents notamment pour toutes les affaires mettant en jeu des sommes inférieures à 4 573 Euros. Au plan pénal, ils connaissent des infractions qualifiées contraventions (tribunaux de police). Tribunaux de grande instance : au plan civil, ils connaissent de toutes les affaires ne relevant pas expressément d une autre juridiction (loi 311-2 du code d organisation judiciaire). Au plan pénal, ils connaissent des infractions qualifiées délits (tribunaux correctionnels). Cours d assises : elles connaissent les crimes. Cours d appel : les jugements rendus en matière correctionnelle ou en matière de police (lorsqu une peine d emprisonnement a été prononcée ou lorsque la peine encourue excède cinq jours d emprisonnement) peuvent être attaqués devant la cour d appel. Le ministère public et toutes les parties ont dix jours francs à partir du prononcé du jugement en première instance pour interjeter l appel. Cour de cassation : elle contrôle la légalité de la décision en vérifiant si les règles de droit ont été correctement appliquées. Elle ne procède pas à un nouvel examen des faits mais fixe le sens dans lequel doit être appliquée la règle de droit. Parquet : il décide si une affaire est poursuivable ou non. Affaire poursuivable : une affaire présentée au parquet ne donne pas toujours lieu à poursuite, par exemple en cas de vaine recherche. Contraventions de 5ème classe : les contraventions sont divisées en cinq classes selon la gravité de la peine encourue. Les contraventions de 5ème classe correspondent aux peines les plus graves. Voir aussi - Annuaire statistique de la justice, édition 2006, ministère de la Justice. - Aspects de la criminalité et de la délinquance constatées en France en 2004, direction centrale de la Police judiciaire. 82 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Activités judiciaires 8.2 Affaires pénales Unités : nombre % 2003 2004 Evolution Total Basse P-A-P Grand Saint Total 2004/2003 Terre Bourg Martin en % Cour d appel Arrêts des chambres des appels correctionnels 319 324 s.o. s.o. s.o. 324 1,6 Arrêts des chambres d'accusation 289 nd s.o. s.o. s.o. nd nd Arrêts de la Cour d'assises 46 36 s.o. s.o. s.o. 36-21,7 Tribunaux de grande instance Parquet Affaires traitées 31 477 11 346 23 809 s.o. s.o. 35 155 11,7 Affaires poursuivables 10 189 5 586 8 354 s.o. s.o. 13 940 36,8 Tribunaux correctionnels Affaires nouvelles 4 061 1 328 1 747 s.o. s.o. 3 075-24,3 Jugements rendus 2 627 2 050 2 072 s.o. s.o. 4 122 56,9 Tribunaux d'instance (ou tribunaux de police) Amendes forfaitaires majorées 54 539 9 016 43 569 s.o. s.o. 52 585-3,6 Ordonnances pénales 989 860 560 28 375 1 823 84,3 Jugements 811 397 381 49 98 925 14,1 dont contraventions de 5ème classe 502 179 264 nd nd nd nd Affaires civiles Source : ministère de la Justice Unités : nombre % 2003 2004 Evolution Total Basse P-A-P Grand Saint Total 2004/2003 Terre Bourg Martin en % Cour d'appel Affaires nouvelles 2 014 1 722 s.o. s.o. s.o. 1 722-14,5 Affaires terminées 1 706 1 765 s.o. s.o. s.o. 1 765 3,5 dont arrêts 944 975 s.o. s.o. s.o. 975 3,3 Tribunaux de grande instance Affaires nouvelles 5 306 1 574 3 352 s.o. s.o. 4 926-7,2 Affaires terminées 4 807 1 498 3 327 s.o. s.o. 4 825 0,4 Ordonnances de référés 287 nd nd s.o. s.o. nd nd Tribunaux d'instance Affaires nouvelles 2 205 577 1 929 39 220 2 765 25,4 Affaires terminées 2 171 584 1 903 29 219 2 735 26,0 dont jugement au fond 1 414 397 1 407 26 148 1 978 39,9 Ordonnances de référés 374 83 397 1 77 558 49,2 Conseils de prud'hommes Affaires nouvelles 908 485 737 s.o. s.o. 1 222 34,6 Affaires terminées 762 266 557 s.o. s.o. 823 8,0 Ordonnances de référés 547 193 482 s.o. s.o. 675 23,4 Source : ministère de la Justice Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 83
8. Justice Délinquance Présentation La Guadeloupe compte une maison d arrêt située à Basse-Terre regroupant 206 détenus et un centre pénitentiaire à Baie-Mahault qui en abrite 563. Au 1 er janvier 2006, le taux de détention s élève, en Guadeloupe, à 172 pour 100 000 habitants, comparable à celui observé en Martinique (169) mais bien en deçà de la Guyane (315). France entière, le taux de détention est de 94,7 pour 100 000 habitants. Définitions Prévenu : personne détenue dans un établissement pénitentiaire qui n a pas encore été jugée ou dont la condamnation n est pas définitive. Condamné : personne incarcérée en vertu d une condamnation définitive. Malgré l augmentation de 7,8 % du nombre de détenus par rapport à 2004, la part des prévenus a diminué : s ils constituent, au 1 er janvier 2006, 31 % de la population carcérale guadeloupéenne, c est 7,8 % de moins que deux ans auparavant. En revanche, les condamnés, notamment jugés pour délits, augmentent de plus de 26 % et ceux pour crimes commis de 4,8 % En 2004, le département a enregistré 3 309 condamnations dont les troisquarts portent sur des délits. Les contraventions de 5 ème classe arrivent en tête, suivi des coups et des violences volontaires et des conduites en état alcoolique.. Plus de la moitié des condamnations (55 %) ont été prononcées dans la juridiction de Basse-Terre. Voir aussi - Annuaire statistique de la justice, édition 2005, ministère de la Justice. - Aspects de la criminalité et de la délinquance constatées en France en 2004, direction centrale de la Police judiciaire. 84 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Population incarcérée - Condamnations - Effectifs judiciaires 8.3 Population incarcérée au 1 er janvier 2006 2006 Évolution 2004 Maison d'arrêt Centre pénitentiaire Total 2006/2004 de Basse-Terre de Baie-Mahault en % Nombre de détenus 713 206 563 769 7,8 dont femmes 20 0 21 21 5,0 Catégorie pénale Nombre de prévenus 277 54 185 239-13,7 Nombre de condamnés 436 152 378 530 21,6 dont correctionnels 340 140 290 430 26,5 dont criminels 96 12 88 100 4,2 Source : Ministère de la Justice Condamnations prononcées en 2004 par ressort de cour d'appel et tribunal de grande instance* Total ressort Cour d'appel Basse-Terre Pointe-à-Pitre Pour crimes 41 39 2 0 Pour délits 2 518 181 1 156 1 181 dont : Vols simples 131 3 53 75 Conduite en état alcoolique 389 21 221 147 Coups et violences volontaires 329 468 21 233 Infractions sur les stupéfiants 207 15 94 98 Police des étrangers 57 4 26 27 Pour contravention de 5e classe 750 5 674 71 dont :Coups et violences volontaires 46 3 35 8 Toutes condamnations 3 309 225 1 832 1 252 * enregistrées au CJN au 01/01/2005 Source : Ministère de la Justice Effectifs des magistrats, avocats et notaires au 01/01/2005 Cour d'appel Magistrats TGI, TI Ensemble Avocats Notaires Guadeloupe 17 45 62 181 30 Guyane 0 21 21 34 3 Martinique 23 34 57 137 22 Source : Ministère de la Justice Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 85
9. Emploi Présentation L année 2006, après un léger repli en 2005, marque une augmentation du nombre d actifs par rapport à 2004 (+3,7 %). Pourtant la population active occupée n a guère augmenté (+0,1 %). Il s ensuit que la croissance du nombre de chômeurs de près de 15 % a contribué dans une large mesure à l'accroissement du nombre d actifs sur la période 2004-2006. Par ailleurs, les femmes restent toujours plus touchées par le chômage que les hommes (30,5 % contre 24,2 % pour les hommes) mais l écart entre les deux se resserre (6,3 points contre 7,5 en 2004). Le taux d activité (54,2 %) progresse et revient à son niveau de 2004 : pour les jeunes et les séniors, on observe des augmentations respectivement de près de 2,3 points et de 1,6 points. Dans le détail, le taux d activité des hommes de moins de 25 ans est en hausse de 5,8 points et le taux d activité des femmes de plus de 50 ans est en progression de près de 3,1 points. Ainsi, les hommes entrent sur le marché du travail plus jeunes et les femmes le restent plus longtemps. En 2005, le taux d activité est inférieur à celui de la métropole du fait d un taux des jeunes de moins de 25 ans nettement inférieur : 19,4 % contre 33,7 %. Toutefois, à partir de 50 ans, le taux d activité est plus élevé qu en métropole conséquence notamment du prolongement de l activité dans la fonction publique au-delà de 60 ans. Les projections de la population active montrent une hausse jusqu en 2010, puis une stabilisation entre 2010 et 2020 et enfin une baisse significative à l horizon 2030. Le retournement de tendance s observe dès 2010 chez les hommes tandis qu il devrait se produire plutôt après 2020 pour les femmes. Le niveau atteint en 2030 ne serait que légèrement supérieur à celui de 1999 à cause du vieillissement de la population. Définitions Population active : elle représente la main d œuvre potentielle d une économie. Elle est constituée des personnes qui exercent une profession au moment du recensement, des chômeurs dans la population des 15 ans et plus. Population active occupée : ensemble des personnes qui exercent une profession au moment de l enquête. Chômeur au sens du BIT : - les personnes satisfaisant simultanément aux critères suivants : recherche d un emploi, démarches effectives, disponibilité, absence d occupation professionnelle au cours de la semaine de référence. Elles constituent la population sans emploi à la recherche d un emploi. - les personnes disponibles ayant trouvé un emploi qui commence ultérieurement. Taux d activité : part de la population active dans la population totale âgée de 15 ans ou plus. Dans le cas de taux d une classe d âge, il s agit du pourcentage dans cette classe d âge. Projections : elles consistent à prolonger les tendances du passé. Ce ne sont pas des prévisions. Le principe retenu ici consiste à estimer les effectifs d une population par sexe et âge d une année en fonction de ceux de l année précédente Voir aussi - L enquête emploi en Guadeloupe en 2006 : l emploi progresse mais le chômage aussi, Premiers Résultats, n 1, Insee, Février 2007. 86 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Population active 9.1 Population active occupée et chômeurs par sexe 2004 2005 2006 Population active 163 160 161 864 169 225 Hommes 83 143 82 362 86 077 Femmes 80 017 79 502 83 148 Population active occupée 122 884 119 848 123 065 Hommes 65 651 64 282 65 272 Femmes 57 233 55 566 57 793 Chômeurs 40 276 42 016 46 160 Hommes 17 492 18 080 20 805 Femmes 22 784 23 936 25 355 Population active totale par sexe et âge, taux d'activité Source : Insee-Enquête emploi Unité : % 2004 2005 2006 Métropole 2005 Nombre Taux Nombre Taux Nombre Taux Taux Hommes 83 143 59,1 82 362 57,6 86 077 59,2 61,7 moins de 25 ans 5 488 20,0 6 214 22,4 7 550 25,8 37,3 25 à 49 ans 60 546 88,8 59 255 86,4 60 230 88,8 94,4 50 ans et plus 17 109 38,0 16 893 36,2 18 297 37,9 36,5 Femmes 80 017 49,9 79 502 48,8 83 148 49,8 49,3 moins de 25 ans 5 462 20,4 4 531 16,3 5 531 19,1 29,9 25 à 49 ans 58 933 75,5 57 694 74,7 58 875 75,9 81,1 50 ans et plus 15 622 28,0 17 277 29,7 18 742 31,1 26,8 Ensemble 163 160 54,2 161 864 52,9 169 225 54,2 55,2 moins de 25 ans 10 950 20,2 10 745 19,4 13 081 22,5 33,7 25 à 49 ans 119 479 81,8 116 949 80,2 119 105 81,9 87,7 50 ans et plus 32 731 32,5 34 170 32,6 37 039 34,1 31,2 Source : Insee-Enquête emploi Projection de population active totale par sexe et âge, taux d'activité Unité : % 2010 2020 2030 Nombre Taux Nombre Taux Nombre Taux Hommes 101 453 60,6 99 934 55,0 93 641 49,2 moins de 25 ans 12 266 38,8 12 260 39,7 10 838 39,8 25 à 49 ans 66 358 90,0 59 620 89,7 58 003 89,8 50 ans et plus 22 829 36,8 28 054 33,3 24 800 25,2 Femmes 105 865 54,8 107 765 50,4 100 585 44,1 moins de 25 ans 10 904 35,6 10 697 36,5 9 412 36,7 25 à 49 ans 72 457 84,2 66 055 85,2 63 290 85,5 50 ans et plus 22 504 29,5 31 013 29,0 27 883 21,7 Ensemble 207 318 57,5 207 699 52,6 194 226 46,4 moins de 25 ans 23 170 37,2 22 957 38,1 20 250 38,3 25 à 49 ans 138 815 86,9 125 675 87,3 121 293 87,5 50 ans et plus 45 333 32,8 59 067 30,9 52 683 23,2 Source : Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 87
9. Emploi Présentation La Guadeloupe comptait, au 1 er janvier 2006, un peu plus de 140 000 emplois. Ce chiffre est stable par rapport à 2005. Près de 82 % des actifs occupés sont salariés dont 85 % sont employés dans le tertiaire (70 % dans les services). Comme dans les autres départements français d Amérique, la tertiarisation de l emploi est plus importante qu en métropole. En 1999, les salariés n exerçaient pas les mêmes activités que les non salariés. En effet, les salariés sont massivement employés dans le tertiaire (84 % des emplois) tandis que le secteur «agriculture, sylviculture, pêche» regroupe 3 % des salariés. Quant aux secteurs de l industrie et de la construction, ils occupent respectivement 7 % et 6 % des salariés. A l inverse, chez les non salariés, l agriculture et la construction conservent un poids très important soit 20 % des emplois chacune. Un zoom sur le tertiaire montre là aussi les différences entre salariés et non salariés : les salariés sont majoritairement employés dans le secteur «éducation, santé, action sociale» et l administration sous l impulsion des fonctions publiques alors que près de la moitié des non salariés le sont dans le secteur du commerce et des transports. Définitions Emploi : correspond à une personne exerçant une profession comme salarié, employeur ou indépendant, ou comme aide familial dans l exercice de sa profession (essentiellement dans l agriculture, l artisanat ou le commerce). Secteur d activité : sont classés dans le même secteur, les établissements ayant la même activité principale au regard de la nomenclature d activité économique de synthèse. Nomenclature économique de synthèse (NES) : depuis le 1er janvier 1999, la NES est la nouvelle nomenclature adoptée par l ensemble du système statistique public, elle se décline en niveaux 16, 36 et 114. La NES114 est une agrégation de la NAF700. Estimations d emploi : données calculées à partir d un ensemble de sources administratives (notamment le fichier des Assedic, le fichier des agents de l état et l enquête sur les collectivités territoriales) et recalées en 1999 sur le recensement de la population. Voir aussi - L enquête emploi en Guadeloupe en 2006 : l emploi progresse mais le chômage aussi, Premiers Résultats, n 1, Insee, Février 2007. - L emploi départemental et sectoriel (1989-2005), Insee Résultats- Société, n 67, Juillet 2007. 88 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Emploi par secteur d activité 9.2 Emploi salarié et non salarié par secteur d'activité en 1999 Salariés Non salariés Total Secteur d'activité selon la NES 16 Nombre % Nombre % Nombre % Agriculture, sylviculture, pêche 2 836 2,8 4 480 19,8 7 316 5,8 Industrie 7 082 6,9 1 917 8,5 8 999 7,2 Industries agricoles et alimentaires 2 242 2,2 355 1,6 2 597 2,1 Industries des biens de consommation 1 109 1,1 686 3,0 1 795 1,4 Industries automobiles 7 0,0 1 0,0 8 0,0 Industries des biens d'équipement 882 0,9 377 1,7 1 259 1,0 Industries des biens intermédiaires 1 560 1,5 470 2,1 2 030 1,6 Énergie 1 282 1,2 28 0,1 1 310 1,0 Construction 5 438 5,3 4 355 19,3 9 793 7,8 Tertiaire 87 273 85,0 11 864 52,5 99 137 79,2 Commerce 14 324 14,0 4 556 20,1 18 880 15,1 Transports 4 136 4,0 1 119 4,9 5 255 4,2 Activités financières 2 547 2,5 160 0,7 2 707 2,2 Activités immobilières 761 0,7 233 1,0 994 0,8 Services aux entreprises 7 871 7,7 1 790 7,9 9 661 7,7 Services aux particuliers 12 533 12,2 2 340 10,3 14 873 11,9 Éducation, santé, action sociale 24 704 24,1 1 579 7,0 26 283 21,0 Administration 20 397 19,9 87 0,4 20 484 16,4 Total 102 629 100,0 22 616 100,0 125 245 100,0 Source : recensement de la population - Insee Estimations d'emploi salarié et non salarié par secteur d'activité au 1 er janvier 2004 2005 2006(p) Nombre % Nombre % Nombre % Emploi salarié 113 740 82,3 115 360 81,9 115 289 81,8 Agriculture 2 923 2,1 2 976 2,1 2 614 1,9 Industrie 7 988 5,8 8 155 5,8 8 122 5,8 Construction 6325 4,6 6832 4,9 7055 5,0 Commerce 16 256 11,8 16 748 11,9 17 018 12,1 Services marchands 31 841 23,0 32 060 22,8 33 328 23,7 Services non marchands 48 407 35,0 48 589 34,5 47 152 33,5 Emploi non salarié 24 402 17,7 25 425 18,1 25 598 18,2 Ensemble 138 142 100,0 140 785 100,0 140 887 100,0 (p) données provisoires Source : estimations d'emploi - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 89
9. Emploi Présentation En 2006, les effectifs de la fonction publique hors défense nationale s élèvent à 34 137, soit près de 28 % de l emploi total de Guadeloupe. La fonction publique d État emploie un peu plus de 15 000 personnes de différents statuts : titulaires, contractuels, auxiliaires, vacataires, emplois-jeunes. La fonction publique territoriale emploie 14 769 agents dotés également de statuts divers. Enfin, la fonction publique hospitalière, avec 4 349 agents, représente près de 13 % de l emploi public. Avec près de 69 % de l effectif des ministères civils, l Éducation nationale est de loin le premier employeur de l État. Suivent le ministère de l économie et des finances et celui de l intérieur avec respectivement 8,5 % et 7,9 %. Ils représentent à eux trois près de 85 % de l effectif des ministères civils. Définitions Fonctionnaires : l État recrute les fonctionnaires titulaires par voie de concours. Ils sont soumis au statut général de la fonction publique et des militaires de carrière. Non titulaires : l État emploie également diverses catégories de personnels, ouvriers d État, auxiliaires et vacataires, permanents ou non, mais aussi des contractuels, régis par des textes statutaires, qui ont un déroulement de carrière organisé et une quasi-stabilité de l emploi. Agents de l État : ensemble du personnel employé dans les différents ministères (hors Défense nationale) et rémunéré sur le budget de l État. Fonction publique d État : agents de l État et ensemble du personnel de l enseignement privé sous contrat, des établissements publics nationaux (ex. : IEDOM) et des exploitants publics, la Poste et France Télécom. Fonction publique territoriale : ensemble du personnel employé par les collectivités locales (régions, départements, communes), par les établissements publics locaux dépendant des collectivités locales, et par certains organismes locaux, soit publics à caractère marchand, soit privés à caractère non marchand. Fonction publique hospitalière : ensemble du personnel appartenant aux établissements d hospitalisation publics et syndicats inter hospitaliers, hospices publics et maisons de retraite publiques autonomes. Remarque Les effectifs de la Défense nationale sont secret défense, au niveau des départements. Ils ne sont donc pas pris en compte ici. Voir aussi - Les collectivités locales de Guadeloupe au 31 décembre 2004 : stabilisation du nombre d agents communaux, Premiers Résultats, n 10, Insee, Mai 2007. 90 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Emploi public 9.3 Effectifs de la fonction publique au 1 er janvier 2006 Nombre % Fonction publique d'état 15 019 44,0 Fonction publique territoriale 14 769 43,3 Fonction publique hospitalière 4 349 12,7 Ensemble 34 137 100,0 Source : Insee, ministère de l'emploi et de la Solidarité Effectifs des agents de l'état Guadeloupe France 2005 2006 2006 Nombre % Nombre % % Éducation nationale 10 314 68,6 10 294 68,5 64,3 Économie et finances 1 316 8,8 1 279 8,5 10,4 Intérieur, DOM-TOM 1 170 7,8 1 183 7,9 9,7 Équipement et logement 850 5,7 858 5,7 6,2 Justice 631 4,2 650 4,3 4,0 Agriculture 260 1,7 267 1,8 2,0 Affaires sociales, santé, travail 320 2,1 323 2,2 1,5 Culture 30 0,2 26 0,2 0,8 Autres, emplois aidés 149 1,0 139 0,9 1,0 Ensemble 15 040 100,0 15 019 100,0 100,0 Source : Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 91
9. Emploi Présentation Au 30 juin 2006, la Guadeloupe compte 46 160 chômeurs au sens du BIT, soit 9,9 % de plus qu en 2005. Le taux de chômage (27,3 %) affiche une hausse de 1,3 points. Les femmes et les jeunes restent les plus touchés par le chômage. En effet, près d une femme sur trois et un jeune sur deux sont au chômage. Au 30 juin 2006, près de la moitié des demandeurs d emploi inscrits à l Anpe sont des chômeurs de longue durée dont 59 % sont des femmes. Il existe une distinction sans équivoque selon les sexes en ce qui concerne les demandes d emploi par qualification. En effet, plus de 54 % des hommes ont une qualification d employé tandis que c est le cas de près de 93 % des femmes. Définitions Chômage au sens du BIT : en application de la définition internationale adoptée en 1982 par le Bureau International du Travail (BIT) les chômeurs BIT sont : - les personnes satisfaisant simultanément aux critères suivants : recherche d un emploi, démarches effectives, disponibilité, absence d occupation professionnelle au cours de la semaine de référence. Elles constituent la population sans emploi à la recherche d un emploi ; - les personnes disponibles ayant trouvé un emploi qui commence ultérieurement. Taux de chômage : servant à des comparaisons dans le temps et dans l espace, il doit être calculé selon des normes précises : au numérateur, les «chômeurs au sens du BIT» et au dénominateur la population active (actifs occupés et chômeurs BIT). Demandes d emploi en fin de mois (DEFM) : demandes d emploi, de catégorie 1 et 6, déposées dans les agences locales de l emploi (ANPE) et non satisfaites en fin de mois. Les demandeurs d emploi de catégorie 1 sont des personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d un emploi à durée indéterminée et à temps plein, et tenues d accomplir des actes positifs de recherche d emploi. Ceux de catégorie 6 ont les mêmes caractéristiques que précédemment sauf qu ils exercent déjà un emploi à temps partiel. Chômeurs de longue durée (CLD) : chômeurs au chômage depuis au moins un an. Voir aussi - L enquête emploi en Guadeloupe en 2006 : l emploi progresse mais le chômage aussi, Premiers résultats, n 1, Insee, mars 2007. - Le droit des travailleurs handicapés encore insuffisamment connu en Guadeloupe, Antiane- Éco, n 63, Insee, juin 2005. - L emploi précaire touche près d un salarié sur cinq, Antiane-Éco, n 60, Insee, juillet 2004. - Emploi-chômage : moindre baisse du chômage, Antiane-Éco, n 57, Insee, septembre 2003. 92 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Chômage - Marché du travail 9.4 Taux de chômage au sens du BIT au 30 juin 2006 Unité : % Guadeloupe France 2004 2005 2006 2005 Hommes 21,0 21,9 24,2 9,0 moins de 30 ans 40,4 40,3 47,8 16,6 30 à 49 ans 18,2 20,6 20,9 7,0 50 ans et plus 11,4 8,6 11,8 6,5 Femmes 28,5 30,1 30,5 10,8 moins de 30 ans 45,9 49,6 48,0 18,1 30 à 49 ans 28,1 30,9 32,0 9,8 50 ans et plus 12,1 11,9 13,3 7,0 Ensemble 24,7 26,0 27,3 9,8 moins de 30 ans 43,1 44,7 47,9 17,3 30 à 49 ans 23,1 25,7 26,4 8,3 50 ans et plus 11,7 10,3 12,6 6,7 Nombre total de chômeurs 40 276 42 016 46 160 2 717 000 Source : Insee Demandes d'emploi par sexe, âge et ancienneté de l'inscription au 30 juin 2006 Moins de 1 an 1 an ou plus Total Hommes 10 212 9 348 19 560 moins de 25 ans 1 987 586 2 573 25 à 49 ans 7 230 7 276 14 506 50 ans et plus 995 1 486 2 481 Femmes 13 703 13 835 27 538 moins de 25 ans 2 421 852 3 273 25 à 49 ans 10 161 11 250 21 411 50 ans et plus 1 121 1 733 2 854 Ensemble 23 915 23 183 47 098 moins de 25 ans 4 408 1 438 5 846 25 à 49 ans 17 391 18 526 35 917 50 ans et plus 2 116 3 219 5 335 Demandes d'emploi par sexe et qualification au 30 juin 2006 Source : agence nationale pour l'emploi Guadeloupe France Qualification Hommes % Femmes % Total % % Non précisée 266 1,4 240 0,9 506 1,1 0,9 Manœuvres 1 951 10,0 304 1,1 2 255 4,8 3,0 Ouvriers spécialisés 2 220 11,3 425 1,5 2 645 5,6 7,9 Ouvriers qualifiés 3 309 16,9 151 0,5 3 460 7,3 10,8 Employés 10 587 54,1 25 544 92,8 36 131 76,7 61,2 Techniciens 465 2,4 250 0,9 715 1,5 5,5 Agents de maîtrise 214 1,1 175 0,6 389 0,8 2,8 Ingénieurs et cadres 548 2,8 449 1,6 997 2,1 7,9 Ensemble 19 560 100,0 27 538 100,0 47 098 100,0 100,0 Source : agence nationale pour l'emploi Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 93
9. Emploi Définitions Contrat d Accès à l Emploi (CAE Dom) : Il est spécifique à l Outre-mer et s adresse aux bénéficiaires du RMI, aux demandeurs d emploi de longue durée, aux handicapés, aux anciens détenus et à certains jeunes. Son objectif prioritaire est l insertion des 50 ans et plus. Il concerne les entreprises du secteur marchand, qui se voient octroyer en contrepartie une exonération sur les charges patronales de sécurité sociale, une aide forfaitaire de l Etat variant selon le salarié et éventuellement une aide à la formation. Il peut être à durée indéterminée ou déterminée. Contrat de professionnalisation : Il concerne les jeunes de16 à moins de 26 ans et les demandeurs d emploi de 26 ans et plus. Toute entreprise, assujettie à l obligation de participation au développement de la formation professionnelle continue, peut opter pour ce type de contrat (sauf particulier employeur). Elle peut alors, selon l âge du salarié recruté et sous certaines conditions, bénéficier d une exonération de cotisations patronales de sécurité sociale, d une réduction Fillon, d une aide forfaitaire versée par l Assedic et d un financement par l OPCA de la formation du salarié et des dépenses liées à la fonction tutorale. Le contrat peut être à durée déterminée, de 6 à 12 mois, ou à durée indéterminée, avec une période initiale de professionnalisation de 6 à 12 mois. La formation représente de 15% à 25% de la durée du contrat ou de la période initiale de professionnalisation (dans le cadre du CDI). Et, sa durée minimum est de 150 heures. Contrat d Insertion Revenu Minimum d Activité (CI-RMA) : Les bénéficiaires du RMI (Revenu Minimum d Insertion), de l ASS (Allocation de Solidarité Spécifique), de l API (Allocation de Parent Isolé) ou de l AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) peuvent prétendre à ce type de contrat et être recrutés par des entreprises du secteur marchand sous certaines conditions. Les entreprises qui ont recours à ce type de contrat perçoivent une aide du département ou de l Etat. Cette aide peut être cumulée avec l allègement Fillon. Ce type de contrat peut être signé à durée indéterminée ou déterminée pour au moins six mois. Il est renouvelable deus fois dans la limite de 18 mois. Il est à temps complet ou à temps partiel modulable de 20 heures minimum. Contrat d Avenir (CAV) : Les bénéficiaires du RMI (Revenu Minimum d Insertion), de l ASS (Allocation de Solidarité Spécifique), de l API (Allocation de Parent Isolé) ou de l AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) peuvent prétendre à ce type de contrat. Il s agit du même public que le CI-RMA. Mais, les employeurs concernés sont des personnes morales de droit privé chargées de la gestion d un service public, des organismes de droit à but non lucratif, des ateliers et chantiers d insertion, des organismes d insertion par l activité économique, des collectivités territoriales ou des personnes morales de droit public. En fait, le contrat d avenir doit porter sur un emploi visant à répondre à des besoins collectifs non satisfaits. L employeur peut prétendre à deux aides (dont le cumul ne peut excéder le salaire versé au salarié) et à des exonérations diverses. Il s agit d un contrat à durée déterminée de 24 mois (jusqu à 36 mois pour les salariés de plus de 50 ans) renouvelable dans la limite de 12 mois. Le contrat est proposé à temps partiel (26 heures hebdomadaires modulables sur la durée du contrat). Une formation et un accompagnement doivent être proposés obligatoirement, pendant ou hors du temps de travail. Projet Initiative Jeune (PIJ) : Ce dispositif est spécifique à l Outre-mer. Il permet aux jeunes de 18 à 30 ans, voire jusqu à 35 ans pour ceux ayant terminé un contrat «nouveaux services, emplois jeunes» depuis moins de trois mois, de bénéficier d une aide pour réaliser un projet de création ou de reprise d entreprise, ou un projet de formation professionnelle en mobilité (hors du département). Voir aussi - Repère-emploi, direction du Travail, de l Emploi et de la Formation professionnelle, mensuel. 94 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Aides à l emploi 9.5 Emplois aidés dans le secteur marchand 2003 2004 2005 2006 Contrats en alternance 1 804 1 819 1 513 1 373 Contrats d'apprentissage (jeune)* 1 014 1 138 936 763 Contrats de qualification (jeune)* 707 621 76 so Contats d'adaptation et d'orientation 83 60 0 so Contrats de professionalisation ** so so 501 610 Contrat Jeune en Entreprise (CJE) 19 29 25 65 Soutien à l'emploi des jeunes diplômés (SEJD) so 12 24 19 Contrats d'accès à l'emploi (CAE Dom) 1 078 1 137 1 173 1 038 Contrats d'insertion Revenu Minimum d'activités (CI-RMA) 13 132 Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprise 119 66 108 190 Créations d'entreprises induites 69 25 19 79 Projet Initiative Jeune (PIJ) 1 440 1 472 1 326 1 164 PIJ mobilité 711 729 704 739 PIJ création 729 743 622 425 Allocation de Retour à l'activité (ARA) 370 312 275 243 Emplois familiaux (Equivalent Temps Plein) 866 814 607 817 Insertion par l'économique 605 462 358 289 dans les entreprises d'insertion (Postes aidés) 179 247 235 234 dans les associations intermédiaires 426 215 123 55 * Il existe aussi des contrats d'apprentissage et de qualification pour le public adulte mais leur part est négligeable. ** Les contrats de professionnalisation sont destinés à remplacer les contrats de qualification, d'adaptation et d'orientation. Source : Direction du Travail, de l'emploi et de la Formation Professionnelle (DTEFP) Emplois aidés dans le secteur non marchand 2003 2004 2005 2006 Contrats Emploi-Solidarité (CES) * 2 235 2 634 1 348 so Contrats Emploi-Consolidé (CEC) * 2 184 1 823 1 390 682 Contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) * so so so 1 954 Contrats d'insertion par l'activité (CIA) 3 756 3 489 2 748 914 Contrats d'avenir (CAV) ** so so 609 1 892 Emplois jeunes (NSEJ) *** 255 116 43 45 * Depuis le 1er janvier 2006, les Contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) remplacent les CES et CEC. En 2006, concernant les CEC, il ne s'agit que de renouvellements. ** Les contrats d'avenir se substituent aux contrats d'insertion par l'activité économique puisqu'ils sont destinés en partie aux mêmes publics (Allocataires du RMI) *** Pas de nouveaux postes créés à partir de 2003, ce ne sont que des embauches sur des postes existants vacants Source : Direction du Travail, de l'emploi et de la Formation Professionnelle (DTEFP) Autres dispositifs d'aide 2003 2004 2005 2006 Stages de formation 3 162 3 272 so so Trajet d'accès à l'emploi (TRACE) 256 so so so Stage d'insertion et de Formation à l'emploi (SIFE) 2 906 3 272 so so Stages d'accès à l'emploi (SAE) 256 228 so so Accompagnement des restructurations 123 56 399 312 Mesures d'accompagnement des restructurations et préretraites 123 56 53 69 Congé Solidarité (CS) * so so 346 243 * Le Congé Solidarité (CS) est un nouveau dispositif spécifique de l'outre Mer. Source : Direction du Travail, de l'emploi et de la Formation Professionnelle (DTEFP) Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 95
10. Revenus Présentation Près de 53 000 foyers fiscaux guadeloupéens ont été imposés au titre de l impôt sur le revenu 2004, soit une progression de 4,7 % par rapport à l année précédente. Ils représentent près du quart de l ensemble des foyers fiscaux qui a augmenté moins vite (3 %). Parallèlement, le nombre de foyers fiscaux non imposés a crû de 2,5 %. L écart de revenus entre les foyers imposables et non imposables demeure important : le revenu moyen déclaré chez ceux qui acquittent cet impôt est plus de cinq fois supérieur à celui des contribuables non imposés. L impôt net moyen a baissé de 2,8 % en 2004 alors que le revenu moyen net imposable est resté stable. Sur l année, un foyer déclare en moyenne un revenu de 27 587 euros et paye un impôt de 1 919 euros. En 2003, le revenu disponible brut par habitant s élevait à 11 077 euros. Par rapport à l année 2000, il a connu, avec +17,3 %, une progression plus rapide en Guadeloupe qu en métropole (+10,6 %). Les salaires représentent près de 57 % du revenu disponible brut des ménages. Les prélèvements publics obligatoires représentent 7,4 % de ce revenu : c est 5,7 points de moins qu en France métropolitaine. Définitions Foyer fiscal : ensemble de personnes identifiées comme contribuables et susceptibles de relever de l impôt sur le revenu pour leurs revenus propres, ceux de leur conjoint et des personnes à charge. Un foyer fiscal est réputé imposable si son revenu net annuel imposable est supérieur au seuil minimal fixé en fonction de la situation de famille, par la Loi de Finances. Revenu moyen net annuel imposable : revenu net imposable divisé par le nombre de foyers fiscaux. Le revenu net annuel imposable est égal au montant du revenu brut global au sens fiscal du terme diminué des charges déductibles et des abattements spéciaux pour enfants à charge ou personnes âgées ou invalides. Montant de l impôt net moyen : montant de l impôt dû rapporté au nombre de foyers fiscaux. Revenu total du ménage : il s agit ici d un revenu monétaire. Il inclut les impôts directs et les prestations sociales. Il exclut les prélèvements obligatoires à la source, telles que les cotisations sociales et la CSG, les pensions alimentaires, les aides de la famille, les ventes de biens durables, les ressources exceptionnelles et les remboursements d assurance maladie. Revenu du patrimoine : il inclut l Excédent Brut d Exploitation (EBE) et le solde (reçus-versés) du revenu de la propriété. Revenu de la propriété : revenu que reçoit le propriétaire d un actif financier ou d un actif corporel non produit en échange de sa mise à la disposition d une autre unité institutionnelle. Il comprend principalement les dividendes versés par les sociétés, les intérêts et les loyers des terrains (les loyers des logements, actifs corporels produits, sont considérés comme le paiement d un service). Voir aussi - Revenus disponible des ménages : d abord des salaires, Antiane-Éco, n 60, Insee, juillet 2004. - Evolution des niveaux de vie de 1996 à 2001, Insee première, n 947, février 2004. - Les comptes économiques des départements d outre-mer - années 1993 à 2002, CD-Rom, Insee, avril 2006. - Revenus et patrimoine des ménages, Synthèses n 65, Insee, décembre 2002. 96 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Revenus 10.1 Revenus fiscaux Unités : nombre, %, Euro 2001 2002 2003 2004 Foyers fiscaux imposés Nombre de foyers fiscaux imposés 44 859 47 307 50 475 52 827 Pourcentage de foyers fiscaux imposés 22,8% 23,1% 23,6% 24,0% Revenu moyen net annuel imposable 26 046 26 779 27 505 27 587 Montant de l'impôt net moyen 1 856 2 092 1 976 1 919 Foyers fiscaux non imposés Nombre de foyers fiscaux non imposés 151 711 157 320 163 478 167 481 Pourcentage de foyers fiscaux non imposés 77,2% 76,9% 76,4% 76,0% Revenu moyen net annuel imposable 4 686 4 874 5 013 5 108 Ensemble des foyers fiscaux Nombre de foyers fiscaux 196 570 204 627 213 953 220 308 Revenu moyen net annuel imposable 9 560 9 938 10 319 10 498 Montant de l'impôt net moyen 424 484 466 460 Source : Direction générale des Impôts Revenu disponible brut des ménages Unités : euros, millions d euros, % Guadeloupe Revenu disponible Revenu disponible Excédent brut Salaires et Cotisations sociales Impôts Prestations Autres * brut par habitant brut total revenu mixte traitements des salariés en espèces bruts et non salariés euros millions d euros % % % % % % 2000 9 437 4 050 29,4 59,0-3,3-8,9 22,5 1,3 2001 10 188 4 425 28,8 58,0-1,7-8,3 21,9 1,3 2002 10 658 4 685 28,8 56,2-1,4-7,4 22,5 1,3 2003 11 077 4 929 29,3 56,8-1,7-7,8 22,7 0,7 France métropolitaine 2000 15 193 922 994 22,7 59,9-9,5-14,4 29,6 11,7 2001 15 861 970 372 23,1 59,7-9,6-14,1 29,2 11,7 2002 16 481 1 015 499 22,6 59,5-9,6-13,4 29,5 11,4 2003 16 806 1 042 666 22,5 59,5-9,8-13,5 29,9 11,4 * Autres = revenu de la propriété (intérêts, revenus des sociétés, revenus attribués aux assurés, revenus des terrains et gisements) + autres transferts courants Source : Insee - Comptes régionaux des ménages (Base 95) - Comptes Nationaux (Base 2000) Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 97
10. Revenus Présentation En 2004, les salariés guadeloupéens du secteur privé ont perçu en moyenne un peu plus de 19 000 euros par an. Les hommes ont gagné près de 10 % de plus que les femmes. Globalement, les salaires versés en métropole ont été plus élevés que ceux de la Guadeloupe, environ de 15 %. Ces écarts restent très dépendants de la catégorie socioprofessionnelle : ainsi, l écart est maximum pour les ouvriers (17 %) et les cadres (8 %) tandis qu il n est que de 3% pour les employés et même à l avantage des guadeloupéens pour les professions intermédiaires (-1 %). Un ouvrier perçoit un salaire 2,9 fois inférieur à celui d un cadre. Les ouvrières touchent les salaires annuels les plus faibles (12 631 euros). Définitions Salaire annuel moyen : salaire moyen perçu par un salarié à temps complet, net de prélèvements à la source (cotisations sociales, contribution sociale généralisée et cotisation pour le remboursement de la dette sociale). Il comprend les primes, avantages en nature et indemnités versées en complément de rémunération. Le salaire perçu prend en compte toutes les périodes successives de travail dans l année ainsi que les activités complémentaires du salarié relevant de plusieurs employeurs. Il représente le pouvoir d achat moyen réel du salarié à temps complet. Ce salaire moyen est mesuré au lieu de résidence du salarié, que l employeur soit localisé en Guadeloupe ou non. Déclaration annuelle de données sociales (DADS) : formulaire commun aux services fiscaux et à certains organismes sociaux, rempli par tout les employeurs. Il contient, pour chaque salarié de l entreprise, des caractéristiques sur l état civil, la profession, la catégorie socioprofessionnelle (PCS), les périodes d emploi et les rémunérations perçues. Champ des DADS : ensemble des salariés du secteur privé et semi-public, à l exception des salariés dans les services domestiques et les activités extra-territoriales. Voir aussi - Un salarié sur deux gagne plus de 1240 euros par mois, Antiane- Éco, n 62, Insee, mars 2005. - Les salaires des agents de l État en 2005, Insee- Première, n 977, Insee, juillet 2007. - Les salaires dans les entreprises en 2005, Insee- Première, n 980, Insee, juillet 2007. - L évolution des salaires jusqu en 2000, Synthèses, n 68, Insee, février 2003. 98 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Salaires 10.2 Revenu salarial annuel moyen net de prélèvement par salarié en 2004 Unité : euro Guadeloupe France Ensemble 19 363 22 193 Cadres 40 252 43 653 Professions intermédiaires 22 788 22 504 Employés 15 140 15 576 Ouvriers 13 964 16 337 Hommes 20 260 23 778 Cadres 43 492 46 514 Professions intermédiaires 23 178 23 693 Employés 15 814 16 259 Ouvriers 14 112 16 730 Femmes 18 308 19 182 Cadres 33 420 35 647 Professions intermédiaires 22 435 20 712 Employés 14 833 15 254 Ouvriers 12 631 13 982 Sources : Déclarations annuelles des données sociales (DADS) Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 99
10. Revenus Présentation Versées à plus de 62 870 familles en 2005, les allocations familiales viennent en tête des prestations sociales perçues en Guadeloupe. Elles devancent l allocation de rentrée scolaire touchée par 40 457 familles. Les aides au logement poursuivent leur essor : 24 000 familles perçoivent l allocation de logement à caractère familial, soit près de 4 % de plus en un an. Le nombre de bénéficiaires de l allocation de logement social progresse davantage (6 %) durant la même période. Les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses à percevoir l allocation de soutien familial. Le nombre de RMIstes a augmenté de 3 % en un an : ils sont près de 34 700 en 2005. Plus de 7 400 adultes handicapés bénéficient d une allocation : ils sont de plus en plus nombreux à vivre dans un logement indépendant et recevoir de ce fait un complément d allocation. En 2005, environ 43 800 personnes perçoivent une pension du régime général de la Sécurité Sociale. Avec le vieillissement de la population, le nombre d affiliés s accroît : il a ainsi progressé de 8 % depuis 2002. Voir aussi - Légère acélération du nombre d allocataires, Antiane- Éco, n 66, Insee, septembre 2006. - 2 % d allocatiares en plus, mais toujours le même profil, Antiane- Éco, n 64, Insee, octobre 2005. - Familles de Guadeloupe, CAF- Insee, septembre 2002. Définitions Allocations familiales : versées aux familles d au moins deux enfants, elles peuvent être majorées sous certaines conditions selon le nombre d enfants, leur âge et les ressources de la famille. Allocation de garde d enfant à domicile : elle prend en charge 75 % des cotisations sociales des employés de maison, lorsque l enfant a moins de trois ans et que les revenus mensuels de la famille ne dépassent pas un certain plafond. Allocation de parent isolé ou de soutien familial : versée sous certaines conditions à toute personne placée en situation d assurer seule la charge d au moins un enfant. Revenu minimum d insertion (RMI) : garantit un revenu minimum à toute personne âgée de plus de 25 ans (ou moins si elle a un enfant à sa charge). Il lui permet en outre d accéder aux droits sociaux et organise son insertion sociale et professionnelle. Allocation pour les adultes handicapés : assure un revenu minimum aux personnes de 20 à 60 ans présentant un taux d incapacité supérieur à 80 % ou reconnues inaptes à se procurer un emploi. L aide forfaitaire favorise la vie autonome à domicile des personnes concernées. Aide au logement : versée sous condition de ressources à certains locataires ou accédants à la propriété (aide personnalisée), à certaines familles même sans enfant (allocation familiale) et aux personnes disposant de faibles revenus (allocation sociale). Retraite : la retraite correspond au fait d avoir atteint un certain âge minimum à partir duquel on peut cesser l activité professionnelle principale. Le versement de la pension à taux plein suppose, en 2003, 40 années de cotisations pour le secteur privé (tous régimes) et 37,5 années pour le secteur public. Bénéficiaires de prestations sociales : bénéficiaires des prestations versées par les CAF et la Mutualité sociale agricole (MSA), sauf allocation supplémentaire du minimum vieillesse. Couverture maladie universelle (CMU) : entrée en vigueur le 1 er janvier 2000, elle garantit à toute personne résidant en France l affiliation automatique au régime général de l assurance maladie, en l absence de droits ouverts à un autre titre (professionnel, allocataires ou ayant droit). 100 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Prestations sociales - Retraites 10.3 Nombre de bénéficiaires de prestations sociales Unités : nombre, %, euro 2002 2003 2004 2005 Monoparentalité Allocation de parent isolé 3 897 4 484 4 803 5 399 Allocation de soutien familial 22 806 23 514 23 855 24 285 Pauvreté-précarité Revenu minimum d'insertion 29 764 32 227 33 604 34 693 CMU 62 471 67 704 69 406 nd Invalidité-handicap Allocation d'éducation spéciale 883 996 1 102 1 249 Allocation adulte handicapé 6 670 6 894 7 131 7 487 Complément d'aah 380 408 456 512 Aide au logement Allocation logement familial 20 831 21 994 23 109 23 990 Allocation logement social 10 297 11 396 11 960 12 720 Prestations familiales Allocation pour jeune enfant 15 668 15 228 8 653 4 100 Allocation parentale d'éducation 1 192 1 229 898 402 Aide à la famille pour l'emploi d'une assistante maternelle agrée 473 511 455 252 Allocation de garde d'enfant à domicile 25 15 12 5 Allocations familiales 59 167 60 567 62 260 62 872 Complément familial 7 864 8 274 8 400 8 157 Allocation de rentrée scolaire 38 705 39 550 40 155 40 457 Retraites du régime général 40 300 41 475 42 867 43 775 Sources : caisse nationale d'allocations familiales, mutualité sociale agricole, direction de la Recherche, des Etudes, de l'evaluation et des Statistiques du ministère de la Santé Dépenses nettes d'aides sociale versées par le Conseil Général Unité : millier d'euros 2002 2003 2004 2005 Aide sociale à l'enfance 34 371 39 488 44 839 42 218 Aide sociale aux personnes âgées 48 352 62 771 107 272 91 822 Aides sociales aux personnes handicapés 12 367 16 521 14 505 15 428 Dépenses liées au RMI 18 088 16 119 172 211 179 315 Divers* 1 319 1 479 11 006 11 380 Ensemble 114 497 136 378 349 833 340 163 * Services départementaux d'actions sociales, frais communs Source : caisse nationale d'allocations familiales Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 101
11. Économie Présentation En 2004, le PIB de la Guadeloupe est évalué à 6 964 millions d euros. Il évolue de façon modérée vis-à-vis de l année précédente, augmentant de 3,3 % à prix courant, contre 4,3 % en 2003, contribuant à hauteur de 0,4 % à celui de la France. Ramené au nombre d habitants, le PIB est mesuré à 15 910 euros, soit 60 % de la moyenne nationale. S agissant du PIB par emploi, il s élève à un peu plus de 51 146 euros, soit 77,5 % de la moyenne française. En 2004, la création de valeur ajoutée brute en Guadeloupe est en ralentissement notable par rapport à 2003. Elle ne croît que de 0,5 % à prix courant en un an, soit nettement plus lentement que la création de richesse nationale (3,9 %). Cette évolution est grevée par un important recul du secteur primaire (-14,4 %) et du commerce (-9,7 %) alors que les services, qui contribuent, avec 4 306 millions d euros, pour 68 % à la valeur ajoutée de la région continuent à dynamiser l économie. Enfin, 543 millions d euros, soit 8,6 % de cette valeur ajoutée, sont réalisés par le secteur de la construction. Remarque Les prix sont indiqués en euros courants. Pour obtenir les évolutions à prix réels, on soustrait l indice moyen annuel des prix à la consommation. Définitions Valeur ajoutée brute (VAB) : différence entre la valeur des biens ou services produits par une entreprise ou une branche et celle des biens et services utilisés pour la production, dite des «consommations intermédiaires». La somme des valeurs ajoutées par les unités d'un ensemble (branche, secteur, regroupement ou ensemble de l'économie) est indépendante du découpage entre entreprises ou entre branches. Branches : pour une entreprise déterminée, les effectifs et les ventes sont répartis selon les différentes activités qu'elle exerce. Les fractions d'entreprise, correspondant à une même activité, constituent la branche d'activité ou, plus brièvement, la branche. Ainsi, une entreprise relève d'autant de branches qu'elle exerce d'activités. Produit intérieur brut (PIB) : c est ce que produit l'économie d'une région ou d un pays. Ramené au nombre d habitants ou d emplois, il fournit des indicateurs de «richesse» et de productivité. Il peut se définir de trois manières : - le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes augmentées des impôts grévant les produits (TVA, droits de douanes, taxes spécifiques) moins les subventions sur les produits ; - le PIB est égal à la somme de la consommation effective finale, des investissements (FBCF), des exportations et des variations de stocks, moins les importations ; - le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d'exploitation des secteurs institutionnels : rémunérations des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions reçues, excédent brut d'exploitation et revenu mixte. SIFIM : Les services d'intermédiation financière indirectement mesurés (SIFIM) représentent la part des services rendus par les intermédiaires financiers qui n'est pas facturée à la clientèle. Pour ces services, les intermédiaires financiers se rémunèrent en prenant une marge de taux d'intérêt sur les dépôts de leurs clients et sur les prêts (crédits) qu'ils leur accordent. 102 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Valeur ajoutée brute et produit intérieur brut 11.1 Valeur ajoutée brute par branche d'activité Guadeloupe France Variation Variation 2003 2004 en % 2003 2004 en % Agriculture 235 201-14,4 35 534 36 514 2,8 IAA 92 91-1,1 28 760 29 764 3,5 Industrie manufacturière 229 234 2,3 171 765 170 537-0,7 Energie 40 38-5,9 28 048 29 637 5,7 Construction 567 543-4,2 76 137 81 689 7,3 Commerce 1 045 944-9,7 158 133 160 018 1,2 Transports 230 235 2,1 60 179 63 550 5,6 Services 4 090 4 306 5,3 876 256 918 521 4,8 dont : Hôtels et restaurants 224 248 10,7 33 713 34 581 2,6 Services principalement non marchands 2 029 2 089 3,0 310 987 324 111 4,2 Ensemble des branches (hors SIFIM) 6 528 6 592 1,0 so so so Correction pour SIFIM (*) -241-270 12,3 so so so Valeur Ajoutée brute 6 287 6 322 0,5 1 434 812 1 490 230 3,9 (*) SIFIM : Services d'intermédiation financière indirectement mesurés ; voir définition Sources : comptes des départements d'outre-mer et comptes nationaux - Insee Produit intérieur brut Guadeloupe France Variation Variation 2003 2004 en % 2003 2004 en % PIB total (millions d'euros) 6 741 6 964 3,3 1 594 814 1 660 189 4,1 PIB par habitant (euro) 15 530 15 910 2,4 24 166 26 587 10,0 PIB par emploi (euro) 49 669 51 146 3,0 63 532 65 954 3,8 en base 2000 pour la France et en base 95 pour la Guadeloupe Sources : comptes des départements d'outre-mer et comptes nationaux - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 103
11. Économie Présentation A prix courants, le total des ressources disponibles dans l économie guadeloupéenne croît de 1,6 % entre 2003 et 2004 contre 7,8 % entre 1999 et 2000. Cet important ralentissement résulte d une hausse modérée de 3,3 % du PIB, et d une réduction en conséquence des importations (-4,1 %). Par rapport au rythme d évolution de la VAB (+0,5 % à prix courants), le ralentissement en terme de création de richesse est dû à une nette croissance des impôts sur les produits (+37,2 % à prix courants) et une évolution positive (+4,4 %) des dépenses de consommation finale, comme en 2003. En ce qui concerne les emplois, contribuent à l évolution de 4,1 % de ces derniers, les dépenses de consommation des ménages et administrations en hausse (respectivement 2,6 % et 6,8 %) contre une baisse de la FBCF (-3,3 %), des exportations (-1,1 %) et une impressionnante chute des stocks. Les dépenses de consommation finale contribuent pour 4 % à la croissance du PIB, et le solde extérieur (exportations moins importations) y est pour 1,2 %. A l inverse, la FBCF et la variation des stocks contribuent négativement à la croissance du PIB (respectivement 0,8 % et 1,1 %). Définitions Formation brute de capital fixe (FBCF) : elle représente la valeur des acquisitions moins les cessions d'actifs fixes, corporels (machines, etc...) ou incorporels (logiciels), réalisées par les producteurs résidents et utilisés de façon répétée ou continue pendant au moins un an dans le processus de production. Pour le secteur des ménages, la FBCF concerne les logements et l'investissement des entrepreneurs individuels. Consommation finale des ménages : le nouveau système de comptabilité nationale distingue deux concepts de consommation finale : - La dépense de consommation finale des ménages remplace le concept de consommation finale du système précédent. Elle exclut les remboursements de sécurité sociale et certaines allocations (logement) qui étaient auparavant comptées dans le revenu et dans la consommation. Ainsi, seule la partie non remboursée des médicaments est-elle comptée en dépenses de consommation finale ; - La consommation finale effective des ménages recouvre l'ensemble des biens et services qu'ils utilisent effectivement (ou consomment) - quelle que soit la manière dont ils sont financés - alors que la dépense de consommation se limite aux dépenses que les ménages supportent directement. L'écart entre les deux notions représente les remboursements de sécurité sociale, les aides au logement, les dépenses de la collectivité en éducation, en santé, etc. PIB et VAB : voir chapitre11-1. Voir aussi - Retour à une croissance modérée, Les comptes économiques de la Guadeloupe en 2006, Les Synthèses de Cérom, n 5, septembre 2007. - Guadeloupe : une économie en déficit d image, Insee, Iedom, AFD, mars 2004. - CDROM comptes 1993-2002, Insee, juin 2005. - Prochainement : CDROM comptes 1993-2003, Insee. 104 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Ressources et emplois de biens et de services 11.2 Ressources et emplois de biens et services Unité : millier d'euros 2003 2004 Evolution en % Ressources PIB 6 740,9 6 964,0 3,31 Valeur ajoutée au prix de base 6 287,3 6 321,5 0,54 Impôts sur les produits 502,8 690,0 37,23 Subventions sur les produits -49,2-47,5-3,42 Imports 2 036,6 1 952,2-4,14 Total des ressources 8 777,4 8 916,1 1,58 Emplois Dépense de consommation finale 6 644,4 6 916,6 4,10 Dépense de consommation des ménages 4 248,0 4 356,9 2,56 Dépense de consommation des administrations 2 396,5 2 559,8 6,81 FBCF 1 638,0 1 584,2-3,29 Variations de stocks 16,6-57,7-447,85 Exports 478,3 473,0-1,12 Total des emplois 8 777,4 8 916,1 1,58 Source : comptes des départements d'outre-mer - Insee Contribution des emplois au PIB Unité : points de PIB 2003 2004 Dépense de consommation finale 4,7 4,0 Dépense de consommation des ménages 3,5 1,6 Dépense de consommation des administrations 1,2 2,4 FBC (FBCF + variation de stocks) 4,7-1,9 FBCF 3,6-0,8 Variation de stocks 1,1-1,1 Solde extérieur -0,7 1,2 PIB 8,7 3,3 Source : comptes des départements d'outre-mer - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 105
11. Économie Présentation L indice des prix à la consommation en Guadeloupe s établit en décembre 2006 à 116,1 : par rapport à décembre 2005, il a progressé de 2,5 %. Sur la même période, l indice national des prix à la consommation affichait une hausse de 1,5 %. La croissance de l indice des prix en Guadeloupe est à imputer principalement à l augmentation des produits pétroliers (+10,7 %) et à celle des services (+3 %) avec notamment les loyers et services rattachés (+2,8 %) et les services de santé (+5,7 %). Si le coût des produits alimentaires a augmenté (+0,4 % sur l année) mais moins qu en métropole, il faut relever la baisse des prix des produits frais de 2,7 %. S agissant des produits manufacturés, leur coût a augmenté de 1,5 % alors qu au niveau national, on observait une légère baisse de 0,1 % : la baisse de 3 % des produits de santé ne suffit pas à atténuer la hausse des coûts des autres biens essentiellement importés, donc touchés par l augmentation des cours du pétrole. Définitions Indice des prix : un indice des prix à la consommation est publié pour chaque département d outre-mer. Cet indice est élaboré à partir d observations sur des postes de dépenses répartis en variétés. La pondération de chaque poste de dépense est proportionnelle à la part de ce poste (coefficient budgétaire) dans la dépense totale de la population prise comme référence. Indice avec ou sans tabac : la loi Neiertz du 18 janvier 1992 indique : «À compter du 1er janvier 1992, toute référence à un indice des prix à la consommation pour la détermination d'une prestation, d'une rémunération, d'une dotation ou de tout autre avantage s'entend d'un indice ne prenant pas en compte le prix du tabac». Glissement : les évolutions sur 12 mois, ou glissements, sont obtenues en rapportant l'indice d'un mois donné à l'indice du même mois de l'année précédente. Voir aussi - Prix à la consommation en Guadeloupe en 2006 : Retour à la normale, Premiers résultats, Insee, N 13, mai 2007 - Prix à la consommation en Guadeloupe en 2004 et 2005, Premiers résultats, Insee, N 42, avril 2006 - Indice des prix, Insee, publication mensuelle. - www.insee.fr 106 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Prix 11.3 Indice des prix à la consommation Base 100 en 1998 Variation en % Pondération Indices Déc. 2006/Déc. 2005 2006 Déc. 2005 Déc. 2006 Guadeloupe France Ensemble 10 000 113,3 116,1 2,5 1,5 Alimentation 2 094 114,2 114,6 0,4 1,7 Produits frais 359 112,5 109,5-2,7 3,7 Alimentation hors produits frais 1 735 113,0 114,1 1,0 1,5 Tabac 89 215,2 215,2 0,0 0,2 Produits manufacturés 2 948 102,7 104,2 1,5-0,1 Habillement et chaussures 776 91,9 93,6 1,8 0,6 Produits de santé 262 97,7 94,8-3,0-3,2 Autres produits manufacturés 1 910 107,5 109,5 1,9 0,3 Énergie 1 010 130,8 141,6 8,3 1,7 dont : Produits pétroliers 787 143,2 158,5 10,7-0,4 Services 3 860 115,1 118,5 3,0 2,7 Loyers et services rattachés 885 111,2 114,3 2,8 3,8 Service de santé 391 120,1 127,0 5,7 3,5 Transports et communications 610 109,4 113,1 3,4-0,3 Autres services 1 974 117,3 120,0 2,3 2,7 Alimentation y compris tabac 2 182 116,6 117,0 0,3 1,6 Produits manufacturés y compris énergie 3 958 108,7 112,2 3,2 0,3 Manufacturés hors habillement et chaussures 2 173 106,3 107,6 1,2-0,3 Ensemble hors produits frais 9 641 112,7 115,7 2,7 1,5 Ensemble hors énergie 8 990 111,6 113,7 1,9 1,4 Ensemble hors tabac 9 911 112,6 115,4 2,5 1,5 Source : indice des prix - Insee Glissement annuel de l'indice des prix à la consommation (base 100 en 1998) Source : indice des prix - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 107
12. Commerce extérieur Présentation En 2006, les exportations guadeloupéennes ont connu une modeste augmentation (+0,8 %). Les importations, quant à elles, ont augmenté de 5 %, hausse essentiellement expliquée par les importations de combustibles et de carburants (+59 %). Le commerce extérieur de la Guadeloupe reste nettement déséquilibré : la valeur des produits importés reste nettement supérieure à celle des produits exportés. Le taux de couverture des échanges de bien s établit à 7,1 %. Le déficit commercial s établit à près de 2 milliards d euro, soit une hausse de 6 % par rapport à 2005. Cette détérioration provient des moins bonnes performances de l industrie agroalimentaire (-8 %) et des produits agricoles (-6 %). A l inverse, les exportations de produits de consommation et de biens d équipement progressent en 2005 (respectivement +17 % et +22 %). Les autres secteurs connaissent une hausse plus modeste. Seuls quelques secteurs sont en baisse tels que les produits agroalimentaires (-1 %) et les équipements (-3 %). Définitions Importations CAF (Coût, Assurance, Fret) : la valeur des importations recensées comprend le prix du produit, les frais de transport et d assurance nécessaires pour l amener à destination. Exportations FAB (Franco à bord) : la valeur des exportations recensées comprend le prix du produit et les frais de transport jusqu au lieu de départ. Taux de couverture : valeur des exportations divisée par celle des importations. Il ne doit pas être confondu avec le solde commercial qui est la différence entre les exportations et les importations. Nomenclatures douanières : élaborées pour des raisons tarifaires ou statistiques, les nomenclatures les plus utilisées sont le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises (SH), en vigueur depuis le 1 er janvier 1988 et ses déclinaisons européenne et française, la nomenclature combinée (NC) et la nomenclature générale des produits (NGP). Nomenclatures statistiques : recensées suivant la NGP, les statistiques douanières peuvent être regroupées suivant des nomenclatures économiques, dont la nomenclature économique de synthèse (NES) et la classification des produits française (CPF). Remarque Seuls sont comptabilisés les mouvements de marchandises dont la valeur excède 1 000 euros ou dont le poids est supérieur à une tonne. Voir aussi - Un déficit commercial important, Antiane- Éco, n 69, Insee, septembre 2007. - Nette reprise des échanges extérieurs, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre 2006. - Panorama économique de l espace Caraïbe, 2004, Insee, 2004. - Recul des exportations, Antiane-Éco, n 57, Insee, septembre 2003. 108 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Importations et exportations de marchandises 12.1 Echanges globaux (France métropolitaine comprise) Unité : millier de tonnes, million d'euros et % 2002 2003 2004 2005 2006 Importations Quantités 2 102 3 107 1 925 1 724 1 906 Valeurs 1 898 1 931 1 831 2 158 2 310 Exportations Quantités 186 183 186 172 165 Valeurs 157 166 139 163 164 Taux de couverture 8,3 8,6 7,6 7,6 7,1 Echanges par groupes de produits Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee Unité : million d'euros et % Importations Exportations Taux de Valeur Valeur Couverture NES 36 2005 2006 2005 2006 2006 Produits agricoles, sylvicoles, piscicoles 37,8 39,8 31,3 29,3 73,5 Produits des industries agricoles et alimentaires 370,4 366,4 68,1 62,8 17,1 Habillement, cuir 93,1 93,9 3,0 4,1 4,4 Produits de l'édition, imprimés ou reproduits 37,6 36,1 2,0 1,9 5,2 Produits pharmaceutiques, de parfumerie et d'entretien 176,4 185,5 5,3 4,8 2,6 Equipements du foyer 143,8 148,4 7,0 8,6 5,8 Produits de l'industrie automobile 285,3 285,4 6,0 4,5 1,6 Bateaux, avions, trains, motos 57,3 48,0 6,0 12,2 25,5 Equipements mécaniques 162,4 155,9 8,5 6,3 4,1 Equipements électriques et électroniques 147,2 150,8 11,9 15,1 10,0 Produits minéraux 56,0 54,6 0,3 0,8 1,4 Produits de l'industrie textile 20,4 20,3 0,4 0,3 1,6 Produits en bois, papier ou carton 85,7 83,2 1,4 1,0 1,2 Produits chimiques, en caoutchouc ou plastiques 126,0 122,8 3,2 3,9 3,2 Métaux et produits métalliques 93,5 92,1 6,1 6,3 6,8 Composants électriques et électroniques 59,3 61,6 1,9 1,7 2,8 Combustibles et carburants 227,4 358,8 0,0 0,0 0,0 Produits divers 5,8 6,4 0,3 0,3 4,5 Total 2 185,5 2 309,8 162,5 163,9 7,1 Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee Principaux secteurs importateurs en 2006 NES 114 Millions % Raffinage de pétrole 345 14,9 Construction automobile 254 10,9 Industrie pharmaceutique 141 6,0 Industries alimentaires diverses 135 5,8 Industrie des viandes 79 3,4 Industrie des boissons 77 3,3 Industrie de l'habillement et des fourrures 63 2,7 Fabrication de machines d'usage général 53 2,3 Fabrication de matériel électrique 55 2,3 Fabrication d'appareils d'émission et de transmission 52 2,2 Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe Principaux secteurs exportateurs en 2006 NES 114 Millions % Industries alimentaires diverses 45 27,2 Agriculture, chasse, services annexes 29 17,8 Industrie des boissons 16 9,6 Fabrication d'appareils d'émission et de transmission 11 6,6 Construction navale 8 4,8 Fabrication de matériel optique et photographique, horlogerie 5 3,2 Fabrication de savons, de parfums et de produits d'entretien 5 2,7 Construction aéronautique et spatiale 4 2,5 Construction automobile 4 2,2 Industrie de l'habillement et des fourrures 2 1,4 Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee 109
12. Commerce extérieur Présentation En 2006, la France métropolitaine conforte sa place de premier client et premier fournisseur de la Guadeloupe. Plus de la moitié des échanges de l île se font avec la métropole : 54 % des importations et 55% des exportations. S agissant des importations, l Union européenne hors France constitue le deuxième fournisseur de la Guadeloupe (13,8 %). Pour les exportations, les échanges au sein de la Caraïbe apparaissent minoritaires. Ils s effectuent principalement avec la Martinique qui est le deuxième client de la Guadeloupe. Cette structuration des échanges s explique par la nature et le montant des exportations. A l importation, les achats dans la Caraïbe portent surtout sur des produits pétroliers raffinés en provenance des Antilles et notamment de Trinidad-et-Tobago. Les exportations de bananes sont presque intégralement destinées à la Métropole et au reste de l Union européenne. Définitions Union européenne : depuis le 1 er janvier 2007, l Union européenne compte 27 membres. Aux 25 États déjà membres, (France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l Allemagne, l Italie, la Grande-Bretagne, l Irlande, le Danemark, la Grèce, l Espagne, le Portugal, l Autriche, la Finlande, la suède, Chypre, l Estonie, la Hongrie,la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie), sont venus s ajouter la Bulgarie et la Roumanie. Zone Caraïbe : comprend toutes les îles de la mer des Caraïbes (y compris les Bermudes), des Bahamas au nord, jusqu à Trinité-et-Tobago au sud. Taux de couverture : voir chapitre 12-1. Voir aussi - Nette reprise des échanges extérieurs, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre 2006. - Panorama économique de l espace Caraïbe, 2004, Insee, 2004. - Les Etats-Unis : un partenaire particulier, Antiane-Éco,n 60, Insee, juin 2004. - Recul des exportations, Antiane-Éco, n 57, Insee, septembre 2003. 110 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Clients et fournisseurs 12.2 Structure géographique des échanges en 2006 Importations Exportations Taux de couverture Pays Millions % Millions % % Union Européenne 1 585,7 68,6 95,3 58,2 6,0 Reste de l'europe 21,0 0,9 0,4 0,2 1,9 Afrique 7,4 0,3 0,2 0,1 2,8 Amérique du Nord 59,2 2,6 2,7 1,6 4,5 Amérique centrale et du Sud 62,8 2,7 5,1 3,1 8,1 Zone caraïbe 142,2 6,2 1,8 1,1 1,3 Martinique et Guyane 163,7 7,1 55,2 33,7 33,7 Asie 181,2 7,9 0,5 0,3 0,3 Proche et Moyen Orient 2,8 0,1 0,1 0,1 3,5 Divers 83,8 3,6 2,6 1,6 3,1 Total 2 309,8 100,0 163,9 100,0 7,1 Principaux fournisseurs Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee Millions % % cumulé Pays 2005 2006 2006 2006 France 1 329 1 266 60,8 60,8 Martinique 25 161 1,1 61,9 Allemagne 76 76 3,4 65,3 Trinidad 66 72 3,0 68,3 Chine 54 64 2,4 70,7 Italie 79 63 3,5 74,2 Aruba 49 61 2,2 76,4 États-Unis 53 56 2,4 78,8 Sainte-Lucie 35 52 1,5 80,3 Espagne 40 51 1,8 82,1 Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee Principaux Clients Millions % % cumulé Pays 2005 2006 2006 2006 France 82,2 90,0 54,9 54,9 Martinique 53,0 50,4 30,7 85,6 Guyane française 5,1 4,8 2,9 88,5 Vénézuela 0,1 4,4 2,6 91,1 Guadeloupe 1,7 2,5 1,5 92,6 Etats-Unis 3,2 2,0 1,2 93,8 Allemagne 1,6 1,7 1,0 94,8 Italie 1,7 1,7 1,0 95,8 Royaume-Uni 2,1 0,7 0,4 96,2 Belgique 8,8 0,6 0,3 96,5 Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 111
13. Finances publiques Présentation En 2006, la Région Guadeloupe prévoit un budget de 381,5 millions d euros, correspondant à une baisse de 5,5 % par rapport à la prévision 2005. Les dotations et les subventions versées par l État qui constituent la principale ressource du budget régional avec 48,8 % du total des recettes, sont en recul de 8,6 %. Cette diminution suffit à compenser intégralement la croissance soutenue des recettes fiscales (4,4 %). Celles-ci représentent près de 43 % des ressources totales. Par ailleurs, pour financer ses investissements, le Conseil régional fait appel à des emprunts nouveaux de 26,4 millions d euros. La Région investit certes moins qu en 2005 (-8,4 %) mais prévoit de fortes hausses pour le fonctionnement des services (+10 %). En revanche, les subventions versées sont moins dynamiques. En 2005, les comptes administratifs sortent à près de 301 millions d euros en recettes, soit une progression de 4 %. Cette évolution favorable s explique en partie par une forte croissance des recettes fiscales (+10,3 %) mais également une nette augmentation des emprunts nouveaux (+24,7 % en 2005). Les transferts reçus diminuent de 4,1 %, ils représentent 36,6% des recettes. Avec 297,2 millions d euros, les dépenses totales sont quant à elles en forte baisse (-13,7 %). Les dépenses d investissement, qui représentent les deux tiers des dépenses totales, reculent de près de 20 %, en raison de la baisse des investissements directs mais également de moindres concours aux autres collectivités locales. Les dépenses de fonctionnement sont relativement stables (-1,7 %) en dépit d une croissance soutenue de la masse salariale intégralement compensée par des transferts versés en diminution. Définitions Budget primitif : acte par lequel sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses annuelles des collectivités locales. Il est divisé en deux sections : la section de fonctionnement et la section d investissement. Compte administratif : arrêté des comptes annuels des collectivités locales. Sa structure est identique à celle du budget, dont il présente les résultats d exécution ; il est établi à l aide de la comptabilité administrative tenue par l ordonnateur. Dépenses de fonctionnement : achats de fournitures et services, frais de personnels, allocations et subventions diverses. Dépenses d investissement : opérations de construction, d équipement, d acquisitions et de travaux d infrastructure, et remboursement en capital des emprunts. Recettes de la Région, composées principalement : - des impôts directs (les quatre taxes directes locales, voir chapitre 13-4) ; - des impôts indirects (droit additionnel à l octroi de mer, taxe sur le carburant, carte grise, permis de conduire, droits de mutation) ; - des transferts de l État : la dotation venant en compensation du transfert de la formation professionnelle continue et de l apprentissage, la dotation générale de décentralisation versée principalement au titre du transfert du fonctionnement des établissements du second degré, second cycle, la dotation régionale d équipement scolaire et le fonds de compensation de la TVA ; - des emprunts. 112 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Budget de la Région 13.1 Budgets primitifs* Unité : million d'euros Guadeloupe France 2005 2006 Évolution Structure Structure en million d en million d en % en % en % Recettes totales 403,5 381,5-5,5 100,0 100,0 Recettes fiscales 156,5 163,4 4,4 42,8 36,3 Dotations et subventions reçues 203,7 186,2-8,6 48,8 44,3 Emprunts 42,4 26,4-37,7 6,9 16,8 Dépenses totales 477,5 470,2-1,53 100,0 100,0 Dépenses de fonctionnement 170,4 188,8 10,8 40,2 56,7 Autres charges d'activité 94,0 102,8 9,4 21,9 44,2 Dépenses de d'investissement 307,1 281,3-8,4 59,8 43,3 Subventions versées 130,2 124,6-4,3 26,5 24,5 * hors réaménagement de la dette Source : direction générale des Collectivités locales Comptes administratifs* Unité : million d'euros Guadeloupe Métropole hors IDF 2004 2005 Évolution Structure Structure en million d en million d en % en % en % Recettes totales 289,2 300,7 3,98 100,0 100,0 Recettes fiscales propres 121,9 134,5 10,3 44,7 29,9 Compensations fiscales 6,7 0,4-94,0 0,1 1,5 Transferts reçus 114,7 110,0-4,1 36,6 53,7 Emprunts 43 53,6 24,7 17,8 12,1 Autres recettes 2,9 2,1-27,6 0,7 2,9 Dépenses totales 344,2 297,2-13,7 100 100 Fonctionnement 102 100,3-1,7 33,7 55,8 Frais de personnel 21,1 22,6 7,1 7,6 3,3 Transferts versés 52,8 50,9-3,6 17,1 46,5 Autres dépenses 28,2 26,8-5,0 9,0 6,1 Investissement 242,2 196,9-18,7 66,3 44,2 Équipement brut 159,3 116,2-27,1 39,1 14,8 Subventions d'équipement 54,9 51,7-5,8 17,4 21,8 Remboursements de dette 26,5 26,4-0,4 8,9 5,1 Autres dépenses 1,6 2,5 56,3 0,8 2,5 Variation du fonds de roulement 86,1 94,5 so so so Dette en capital au 1er janvier 252 298,6 1,18 so so * hors réaménagement de la dette Source : direction générale des Collectivités locales Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 113
13. Finances publiques Présentation En 2006, le budget prévisionnel du Département atteint 562,8 millions d euros. Les ressources se répartissent entre les recettes de fonctionnement évaluées à hauteur de 499,7 millions d euros, participant à hauteur de 88,8 % du budget total, et les recettes d investissement estimées à 63 millions d euros, en baisse de 19,3 %. Le budget de 2006 est maintenu constant : cette stabilité résulte de la compensation de la chute de ressources d investissements par l augmentation des produits de fonctionnement. La prévision de dépenses totales s élève à 457,9 millions d euros en fonctionnement (soit 81,4 % des dépenses totales), contre 445,6 millions l année précédente, et 104,8 millions en investissement (soit 18,6 % des dépenses prévisionnelles du département) contre 100,5 millions d euros en 2005. Globalement, le Conseil général prévoit de dépenser 1 294,50 euros par habitant, répartis entre 81,4 % de dépenses de fonctionnement (frais de personnels et transferts versés essentiellement) et 18,6 % de dépenses d investissement : 830,1 euros seront consacrés à l aide sociale, une valeur qui vaut près de deux fois celle de la France. Ce poste représente en effet près des deux-tiers de la dépense totale du Département. Par ailleurs, 54,2 euros sont dépensés en Guadeloupe pour les collèges, contre 59,7 en France. Les résultats 2004, issus du compte administratif, montrent que la dépense totale est très dynamique, elle s élève à 1 344 euros par habitant, l essentiel étant imputable au fonctionnement des services (1 128 ). En France, en revanche, les dépenses tendent à diminuer. L écart constaté est mesuré dans les dépenses supplémentaires en aide sociale (+5,16 % du montant des dépenses votées, en ce sens, 2,3 fois plus que la France). Définitions Budget primitif : voir chapitre 13-1. Compte administratif : voir chapitre 13-1. Recettes de fonctionnement : impôts directs et indirects, dotations de l État, ressources d exploitation des Domaines et produits financiers. Recettes d investissement : emprunts et dotations et subventions reçues de l État, des concours d autres collectivités, des ressources affectées. Recettes des départements, composées principalement : - des impôts directs (les quatre taxes directes locales, voir chapitre 13-4) ; - des impôts indirects (droits de mutation, taxes sur les carburants) ; - des transferts de l État : la dotation globale de fonctionnement (DGF), la dotation générale de décentralisation et les dotations d équipement ; - des emprunts. Voir aussi - Les finances des collectivités locales en 2005, observatoire des finances locales, juillet 2005. - Les collectivités locales en chiffres 2005, direction générale des Collectivités locales (DGCL), décembre 2004. - www.dgcl.interieur.gouv.fr 114 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Budget du Département 13.2 Comptes administratifs* Unité : million d'euros 2003 2004 Recettes totales 397,0 560,5 Fonctionnement 331,2 500,6 dont : Recettes fiscales 174,1 318,2 Dotations et participations reçues 155,2 159,0 Investissement 65,8 59,9 dont : Subventions et dotations reçues 39,7 36,8 Emprunts 22,6 20,0 Dépenses totales 406,1 584,2 Fonctionnement 279,5 490,2 dont : Transferts versés 173,4 372,5 Investissement 126,6 94,0 dont : Immobilisations 87,8 63,0 Subventions d'équipement versées 10,2 10,0 Budgets primitifs * hors réaménagement de la dette - Source : direction générale des Collectivités locales Unité : million d'euros 2003 2004 Recettes totales 562,3 562,8 Fonctionnement 483,2 499,7 Impôts directs 104,6 nd Impôts indirects 217,5 nd Dotations de l'état 128,7 nd Autres recettes 32,4 nd Investissement 79,1 63,1 Subventions et participations 40,5 nd Emprunts 36,2 nd Autres recettes 2,4 nd Dépenses totales 546,1 562,8 Fonctionnement 445,6 457,9 Frais de personnel 63,5 nd Transferts versés 346,4 nd Autres dépenses 35,7 nd Investissement 100,5 104,9 Équipement brut 66,7 nd Subventions d'équipement 13,7 nd Remboursements de dette 17,5 nd Autres dépenses 2,6 nd Dette en capital au 1er janvier 100,3 nd Source : direction générale des Collectivités locales Dépenses par habitant prévues aux budgets primitifs et dépenses par habitant réalisées aux comptes administratifs* Unité : euros Comptes administratifs Budgets primitifs Guadeloupe France Guadeloupe France 2004 2005 2005 2005 2006 2006 Dépenses totales 953,0 1 344,0 810,0 1 292,5 1 294,5 963,8 Fonctionnement 662,0 1 128,0 587,0 1 054,7 1 053,4 691,1 Investissement 291,0 216,0 223,0 237,8 241,1 272,7 dont : aide sociale (brute) 393,0 873,0 384,0 830,4 830,1 446,8 collèges 108,0 44,0 52,0 51,3 54,2 59,7 voiries 72,0 72,0 71,0 nd nd nd * hors réaménagement de la dette - Source : direction générale des Collectivités locales Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 115
13. Finances publiques Présentation En 2005, les ressources des communes de moins de 10 000 habitants ont été particulièrement dynamiques (+9,3 %). Ce mouvement est dû à la croissance des recettes d investissement (356 euros par habitant) qui progressent de plus de 30 %. Les subventions d équipement ont été importantes mais ces communes ont eu aussi recours à l emprunt nouveau. L évolution des recettes de fonctionnement est plus modeste (+3,7 %) à l image des recettes de fiscalité indirecte (+2,5 %) dans un contexte où les impôts directs locaux diminuent (-2,8 %). Seule la DGF affiche une nette progression (+7 %). Les dépenses de ces communes sont, elles-aussi, en augmentation. Elles nourrissent des programmes d investissement ambitieux (+23,3 %), mais semblent bien maîtriser leurs charges de fonctionnement, en particulier leur masse salariale. Par ailleurs, elles affichent une politique volontariste en termes de subventions versées (+6,8 %). Les communes de plus de 10 000 habitants présentent des résultats plus en retrait, tant en dépenses qu en recettes. Les ressources diminuent de 6,3 % et les dépenses de 2,3 %. La baisse des ressources est uniquement liée à la réduction des produits de fonctionnement (-10,5 %). En dépenses, les communes de plus de 10 000 habitants maintiennent leur budget de fonctionnement au niveau de 2004 même si les charges structurelles restent dynamiques (en particulier la masse salariale). L année 2005 est davantage marquée par le repli de l investissement de ces communes (-12,2 %) qui, par ailleurs, consacrent un peu moins d argent au remboursement de la dette. Définitions Compte administratif : voir chapitre 13-1 Recettes des communes, composées principalement : - des impôts directs (les quatre taxes directes locales, voir chapitre 13-4) ; - des impôts indirects (droits de mutation, impôt sur les spectacles) ; - l octroi de mer. C est une taxe applicable à la plupart des produits importés par les DOM. Il est essentiellement versé aux budgets des communes ; - des transferts de l État : la dotation globale de fonctionnement (DGF), le fonds de compensation de la TVA, la dotation générale de décentralisation et les dotations d équipement ; - des emprunts. Voir aussi - Les finances des collectivités locales en 2005, observatoire des finances locales, juillet 2005. - Les collectivités locales en chiffres 2005, direction générale des Collectivités locales (DGCL), décembre 2004. - www.dgcl.interieur.gouv.fr 116 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Budget des communes 13.3 Comptes administratifs des communes de moins de 10 000 habitants Unité : euros 2004 2005 Nombre de communes présentes 18/19 18/19 Produits de fonctionnement par habitant 1 044 1 083 dont : Dotation Globale de Fonctionnement 187 200 Impôts locaux par habitant 226 220 Autres impôts et taxes 478 490 Recettes d'investissement par habitant 272 356 dont : Emprunts bancaires / dettes assimilées 21 50 Subventions d'équipement 119 176 FCTVA * 40 24 Charges de fonctionnement par habitant 939 962 dont : Charges de personnel 484 497 Achats et charges externes 180 179 Charges Financières 18 12 Subventions versées 139 147 Dépenses d'investissement par habitant 267 330 dont : Dépenses d'équipement 221 291 Remboursement Emprunts et Dettes 44 39 * FCTVA : Fonds de compensation de la TVA Source : Trésorerie générale Comptes administratifs des communes de plus de 10 000 habitants Unité : euros 2004 2005 Nombre de communes présentes 15/15 15/15 Produits de fonctionnement par habitant 1 374 1 230 dont : Dotation Globale de Fonctionnement 220 273 Impôts locaux par habitant 322 356 Autres impôts et taxes 443 482 Recettes d'investissement par habitant 312 349 dont : Emprunts bancaires / dettes assimilées 95 96 Subventions d'équipement 71 68 FCTVA * 36 42 Charges de fonctionnement par habitant 1 124 1 131 dont : Charges de personnel 580 624 Achats et charges externes 209 199 Charges Financières 26 21 Subventions versées 143 163 Dépenses d'investissement par habitant 345 303 dont : Dépenses d'équipement 271 228 Remboursement Emprunts et Dettes 71 61 * FCTVA : Fonds de compensation de la TVA Source : Trésorerie générale Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 117
13. Finances publiques Présentation En 2005, les recettes fiscales nettes au profit du budget général de l État, c est-àdire après les dégrèvements et remboursements d impôts, s établissent suivant des évolutions contrastées. En effet, les impôts recueillis par la taxe sur la valeur ajoutée, portée sur les biens de consommation, versés par les entreprises sont en baisse de 3,6 % mesurés à 107 millions d euros contre 111 millions en 2004. A l inverse, les émissions de l impôt sur le revenu sont en augmentation depuis 2002, et atteignent 149 millions d euros, soit une progression de +3,5 % en 2005. En revanche, l impôt sur les sociétés est en recul de 2,9 % au cours de la même période. La recette de la taxe sur les salaires est stable et fixée à 11 millions d euros depuis 2004. Les droits de mutation à titre gratuit affiche une forte évolution (+50 %)mais pèsent assez peu dans l ensemble des impôts recouvrés par la DGI (passant de 4 millions à 6 millions en 2005). Les émissions d impôts locaux sont particulièrement dynamiques (+9,5 %). Le foncier bâti qui représente 42 % du total des impôts directs locaux, progresse de près de 11 % comme la taxe professionnelle. La taxe d habitation, d un rendement moins important, évolue également moins rapidement (+5,6 %). La taxe foncière sur les propriétés non bâties pèse peu dans les finances locales et ne progresse que faiblement (+2,2 %) pour une collecte de 4,7 millions d euros. A total, ce sont 266,2 millions d euros d impôts directs qui sont recouvrés au profit des collectivités locales pour le financement de leurs dépenses. Définitions DGI : direction générale des Impôts Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : s applique aux biens de consommation. Le taux normal de 19,6 % en métropole est ramené à 8,5 % dans les DOM, sauf en Guyane où il est nul. Les taux sont minorés pour les produits de première nécessité. Recouvrement : encaissement effectif des taxes ou impôts. Émission : montant dû en taxes ou en impôts par des personnes physiques ou morales inscrites au rôle correspondant. Un rôle correspond à l ensemble des impositions d une émission. Fiscalité directe locale : les impôts directs émis par voie de rôle au profit de collectivités locales sont issus des quatre grandes taxes locales : - taxe d habitation : taxe levée sur les locaux à usage d habitation ; - taxe foncière sur les propriétés bâties : taxe appliquée à toutes les propriétés bâties qui présentent le caractère de véritable construction et sont fixées au sol à demeure ; - taxe foncière sur les propriétés non bâties : taxe due sur les terres, prés, vergers, carrières, étangs ; - taxe professionnelle : taxe due par toute personne physique ou morale qui exerce à titre habituel une activité professionnelle non salariée. Voir aussi - Les collectivités locales en chiffres 2005, direction générale des Collectivités locales (DGCL), décembre 2004. - Guide de la fiscalité directe locale 2004, Ministère de l Intérieur, direction générale des Collectivités locales (DGCL), mars 2004. - www.dgcl.interieur.gouv.fr 118 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Budget des communes 13.4 Impôts au profit du budget de l'état Unité : million d'euros 2003 2004 2005 Variation en % Principaux recouvrements de la DGI Taxe sur la valeur ajoutée 100 111 107-3,6 Timbre et impôt sur les opérations de bourse 4 nd nd nd Droits de mutation à titre gratuit 5 4 6 50,0 Principales émissions Impôt sur le revenu 134,9 144 149 3,5 Principaux versements spontanés Impôt sur les sociétés 55,7 69 67-2,9 Taxe sur les salaires 11,9 11,0 11,0 0,0 Total 311,47 nd nd nd Source : direction générale des impôts Impôts directs locaux émis au profit des collectivités locales Unité : million d'euros 2004 2005 Variation en % Taxe d'habitation 53,4 56,4 5,6 Taxe foncière sur les propriétés bâties* 101,2 112,2 10,9 Taxe foncière sur les propriétés non bâties* 4,6 4,7 2,2 Taxe professionnelle* 83,8 92,9 10,9 Total 243,0 266,2 9,5 * et taxes annexes Source : direction générale des impôts Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 119
14. Établissements et entreprises Présentation Au 1 er janvier 2006, on dénombre plus de 43 000 établissements en Guadeloupe. Les trois quarts exercent leur activité dans le secteur tertiaire, dont 29 % dans le commerce. Ce sont de très petites unités : 76 % n emploient aucun salarié, et moins de 3 % en ont plus de dix. Les micro-établissements sont plus fréquents dans les activités immobilières, l éducation et la construction et plus rares dans l industrie. Le nombre d établissements de transports a chuté de 13 % depuis 2003 en raison notamment de la fermeture d établissements de transport de voyageurs (activités 602B et 602E). A l opposé, les services aux entreprises comptent 2 575 établissements de plus qu en 2000. Cette croissance s explique pour un quart par la création de sociétés en nom collectif servant de support financier aux opérations de défiscalisation des investissements. Le reste de la croissance intervient principalement dans les activités de conseil (+409 établissements), les services annexes à la production (+267 étab.) et les activités de nettoyage (+220 étab.). De même, le secteur de l éducation et de la santé compte en 2006 près de 700 établissements de plus qu en 2000, en particulier dans les activités de formation (+264) et d auxiliaires médicaux (+333). Définitions Entreprise : toute personne physique ou morale exerçant de manière indépendante une activité professionnelle non salariée. Une entreprise peut être une société ou un entrepreneur individuel. C est un organisme financièrement et juridiquement autonome, constitué en vue de produire des biens ou des services. Établissement : c est le lieu où s exerce tout ou partie de l activité d une entreprise, une entreprise pouvant avoir un ou plusieurs établissements. Répertoire SIRENE : le répertoire national d identification des entreprises et de leurs établissements, appelé SIRENE, a été créé par un décret du 14 mars 1973. Il a pour mission d enregistrer l état civil des entreprises : le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance pour une personne physique ou la raison sociale pour une personne morale; y sont également indiqués le sigle, la forme juridique, le siège social et les dates de création ou de cessation d activité et, pour un établissement, l adresse, la date et l origine de la création. Le répertoire contient également des données économiques telles que l activité et les effectifs. Champ Le champ retenu dans ces tableaux comprend les secteurs de l industrie, de la construction, du commerce et des services (champ ICS). Ce champ ne comprend que des unités juridiques ayant une réalité économique. Il exclut les secteurs de l agriculture et des activités financières. Voir aussi - Enquête annuelle d entreprises, l industrie en 2005, Premiers Résultats, n 07, Insee,mars 2007. - Enquête annuelle d entreprises, la construction en 2005, Premiers Résultats, n 08, Insee, mars 2007 - Enquête annuelle d entreprises, le transport en 2005, Premiers Résultats, n 05, Insee, mars 2007. - Enquête annuelle d entreprises, le commerce en 2005, Premiers Résultats, n 04, Insee, mars 2007 - Enquête annuelle d entreprises, les services en 2005, Premiers Résultats, n 06, Insee, mars 2007. 120 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Démographie des établissements 14.1 Nombre d'établissements par taille et secteur d'activité au 1 er janvier 2006 Aucun 1 à 5 6 à 9 10 à 19 20 Secteur d'activité selon la NES salarié* salariés salariés salariés et plus Ensemble* Industries agricoles et alimentaires 430 174 67 41 17 729 Industries des biens de consommation 964 200 38 15 10 1 227 Industrie automobile 6 2 0 1 0 9 Industries des biens d'équipement 440 137 47 23 12 659 Industries des biens intermédiaires 549 186 46 31 24 836 Énergie 62 23 9 10 20 124 Construction 5 084 1 116 141 107 41 6 489 Commerce 9 005 2 482 547 231 118 12 383 Transports 1 819 500 89 54 37 2 499 Activités immobilières 875 102 11 7 2 997 Services aux entreprises 6 334 1 119 231 124 81 7 889 Services aux particuliers 5 104 1 086 154 83 59 6 486 Éducation, santé, action sociale 2 204 477 68 26 14 2 789 Total 32 876 7 604 1 448 753 435 43 116 *dont établissements à effectif non déclaré Source : SIRENE - Insee Nombre d'établissements par secteur d'activité Secteur d'activité selon la NES 2002 2003 2004 2005 2006 Industries agricoles et alimentaires 689 708 731 735 729 Industries des biens de consommation et automobiles 1 261 1 282 1 321 1326 1236 Industries des biens d'équipement 643 652 679 674 659 Industries des biens intermédiaires 832 854 867 856 836 Énergie 103 110 115 123 124 Construction 6 770 6 822 6 796 6781 6489 Commerce 11 601 12 008 12 474 12540 12383 Transports 2 835 2 880 2 836 2728 2499 Activités immobilières 920 947 990 995 997 Services aux entreprises 6 271 6 581 7 118 7490 7889 Services aux particuliers 6 073 6 328 6 550 6611 6486 Éducation, santé, action sociale 2 399 2 569 2 671 2732 2789 Total 40 397 41 741 43 148 43 591 43 116 Source : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 121
14. Établissements et entreprises Présentation Le tissu économique guadeloupéen est composé essentiellement de petites unités. Au 1 er janvier 2006, seulement trois établissements emploient plus de 300 salariés : Club Méditerranée, Hyper Destrellan et Gardel. Sept unités se retrouvent dans la tranche inférieure (entre 200 et 300). Dans les activités de services, figurent principalement des hôtels, des sociétés de postes et télécommunications, des sociétés de nettoyage et de sécurité ainsi que des établissements de santé. Parmi les grandes unités industrielles se trouvent un fabriquant de sucre, la SA Gardel, et Électricité de France. Dans le secteur commercial, on trouve des hypermarchés, Hyper Destrellan, Carrefour Milenis, Cora Guadeloupe et une société de vente de véhicules automobiles. Définitions Établissement : Voir 14-1 Répertoire SIRENE : Voir 14-1 Tranche d effectif : 1 : plus de 400 salariés ; 2 : entre 300 et 299 salariés ; 3 : entre 200 et 299 salariés ; 4 : entre 100 et 199 salariés ; 5 : entre 50 et 99 salariés ; 6 : entre 0 et 49 salariés. Champ Le champ retenu dans ces tableaux comprend les secteurs de l industrie, de la construction, du commerce et des services (champ ICS). Ce champ ne comprend que des unités juridiques ayant une réalité économique. Il exclut les secteurs de l agriculture et des activités financières. Les grands établissements sont concentrés sur l agglomération de Pointe-à-Pitre. Seuls des hôtels, des établissements de santé et la sucrerie Gardel au Moule se distinguent. 122 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Les grands établissements au 1 er janvier 2006 Les grands établissements 14.2 Raison sociale et Tranche enseigne commerciale d'effectif Activité Commune SERVICES Club Méditerranée hôtel Caravelle 2 Autre hébergement touristique Sainte-Anne Clinique des eaux claires 3 Activités hospitalières Baie-Mahault RFO 3 Edition de chaînes généralistes Baie-Mahault soc hôtelière du bas du fort - Fleur d'épée 3 Hôtels touristiques avec restaurant Le Gosier soc de gérance de l'hôtel Manganao - 3 Hôtels touristiques avec restaurant Saint-François La Samanna 4 Hôtels touristiques avec restaurant Saint-Martin Orange Caraïbe - Ameris 4 Télécommunications (hors transmission audiovisuelle) Baie-Mahault Créole Beach 4 Hôtels touristiques avec restaurant Le Gosier SNC Soc Hôtelière Touristique Guadeloupe 4 Hôtels touristiques avec restaurant Le Gosier France telecom - service divers 4 Télécommunications (hors transmission audiovisuelle) Baie-Mahault France telecom - agence commerciale 4 Télécommunications (hors transmission audiovisuelle) Pointe-à-Pitre soc exploit Clinique de l'esperance 4 Activités hospitalières Les Abymes La Poste - direction départementale territoriale 4 Postes nationales Basse-Terre La Poste - ctre régional des services financiers 4 Postes nationales Baie-Mahault Hôtels Anchorage Guadeloupe 4 Hôtels touristiques avec restaurant Saint-François Security Group Private Protection 4 Enquêtes et sécurité Pointe-à-Pitre Hôtel Guanahani 4 Hôtels touristiques avec restaurant Saint-Barthélemy Société de Restauration Industrielle - Les Boutiques 4 Restauration de type rapide Les Abymes Radisson St Martin Resort and Spa 4 Hôtels touristiques sans restaurant Saint-Martin Polyclinique de la Guadeloupe 4 Activités hospitalières Les Abymes Le professionnel du nettoyage 4 Activités de nettoyage Les Abymes Nouvelles Eaux Vives ctre médical Papaye 4 Activités hospitalières Saint-Claude Interprop 4 Activités de nettoyage Pointe-à-Pitre Kar Unet 4 Activités de nettoyage Baie-Mahault Société Nouvelle les Eaux Marines 4 Activités hospitalières Le Moule La Poste - ctre courrier 4 Postes nationales Pointe-à-Pitre soc antillaise location véhicule automo - Hertz 4 Location de courte durée de véhicules automobiles Pointe-à-Pitre Gosier Les Bains - Caraïbe Club 4 Jeux de hasard et d'argent Le Gosier France telecom - unité infrastructure réseau 4 Télécommunications (hors transmission audiovisuelle) Baie-Mahault La Poste - ctre de traitement du courrier 5 Postes nationales Pointe-à-Pitre Top One Sécurité Privée 5 Enquêtes et sécurité Basse-Terre COMMERCE Hyper Destrellan 2 Hypermarchés Baie-Mahault Soc Guadeloupéenne du Froid - Carrefour Milenis 3 Hypermarchés Les Abymes Cora Guadeloupe 3 Hypermarchés Le Gosier Cora Guadeloupe 4 Hypermarchés Basse-Terre Auto-Guadeloupe Développement 4 Commerce de véhicules automobiles Les Abymes soc antillaise commerciale industrielle SACI 4 Commerce de gros de matériel agricole Baie-Mahault CAMA 4 Commerce de véhicules automobiles Baie-Mahault INDUSTRIE SA Gardel 2 Fabrication de sucre Le Moule EDF SCES archipel Guadeloupe 3 Distribution et commerce d'électricité Pointe-à-Pitre EDF SCES Guadeloupe Production 4 Distribution et commerce d'électricité Baie-Mahault TRANSPORT Supermarchés Match - Entrepôt Jarry 4 Entreposage non frigorifique Baie-Mahault Air Caraïbes 4 Transports aériens réguliers Les Abymes Air France - aérogare Pôle Caraïbes 4 Transports aériens réguliers Les Abymes Air France - Bd Légitimus 4 Transports aériens réguliers Pointe-à-Pitre CMA-CGM Antilles-Guyane 4 Transports maritimes Baie-Mahault Air Caraïbes Charter 4 Transports aériens réguliers Les Abymes GIE Générale de Services Portuaires 4 Manutention portuaire Baie-Mahault Port Autonome Guadeloupe 4 Transports maritimes Pointe-à-Pitre Source : SIRENE - InseeSource : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 123
14. Établissements et entreprises Présentation Plus de 4 600 entreprises ont été créées en 2006, soit une augmentation de près de 5 % par rapport à 2005. La hausse a été particulièrement forte dans les secteurs du commerce (+13,8 %) et de l industrie (+7,2 %). Les créations d entreprises dans la construction et les services sont restées stables. Huit entreprises sur dix sont des créations pures et ce dans tous les secteurs d activité. Depuis 2002, le nombre d unités créées a progressé de près de 14 %, les secteurs les plus dynamiques étant les services (+16 %) et le commerce (+15 %). La création d entreprises a également progressé de 9 % dans l industrie et de 6 % dans la construction. Le taux de création a progressé en 2006 pour atteindre 12 %. La progression est particulièrement marquée dans le commerce où le taux de création est passé de 11,8 % à 13,6 % et dans l industrie qui atteint 9,4 % contre 8,5 % en 2005. Définitions Création d entreprise : elle se matérialise par l immatriculation de l unité au répertoire SIRENE. Elle correspond à la création du premier établissement économiquement actif. Le concept de création d entreprises est pris au sens large; il inclut tous les mouvements donnant lieu à une prise d activité : création pure, reprise et réactivation. Les statistiques sur la création d entreprise concernent l ensemble des secteurs marchands du champ ICS (industrie, commerce et services, hors secteur des services financiers). Création pure : création d un établissement économiquement actif jusqu alors inexistant, ayant pour conséquence l exploitation de nouveaux moyens de production. Reprise : unité légale qui reprend totalement ou partiellement l activité d un ou plusieurs établissements économiques d une autre unité légale. Réactivation : c est le fait pour une entreprise qui avait cessé son activité de la reprendre. Ce mouvement concerne surtout les personnes physiques, en particulier les artisans et les commerçants. Taux de création : rapport du nombre de créations d entreprises d une année au stock d entreprises au 1 er janvier de l année. C'est un indicateur du renouvellement du système productif. Voir aussi - Forte attractivité du commerce, Antiane-Eco, n 69, Insee, septembre 2007. - Stabilité des créations en Guadeloupe, Antiane-Eco, n 66, Insee, septembre 2006. - Les créations se redressent, Antiane-Eco, n 64, Insee, octobre 2005. - Commerce : des résultats en demi teinte, Antiane-Eco, n 61, Insee, septembre 2004. 124 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Les créations d entreprises 14.3 Nombre de créations par type Variation en % Type de création 2002 2003 2004 2005 2006 2006/2005 Créations pures 3 230 3 350 3 628 3 603 3 737 3,7 Reprises 109 94 72 99 110 11,1 Réactivations 751 716 740 738 812 10,0 Total 4 090 4 160 4 440 4 440 4 659 4,9 Source : SIRENE - Insee Nombre de créations par secteur d'activité Variation en % Secteur d'activité selon la NES 2002 2003 2004 2005 2006 2006/2005 Industrie 274 307 298 279 299 7,2 dont créations pures 217 251 239 229 240 4,8 Construction 539 504 606 566 570 0,7 dont créations pures 428 393 475 425 437 2,8 Commerce 1 276 1 332 1 229 1 288 1 466 13,8 dont créations pures 999 1 077 1 022 1 035 1 154 11,5 Services 2 001 2 017 2 307 2 307 2 324 0,7 dont créations pures 1 586 1 629 1 892 1 914 1 906-0,4 Total 4 090 4 160 4 440 4 440 4 659 4,9 dont créations pures 3 230 3 350 3 628 3 603 3 737 3,7 Source : SIRENE - Insee Taux de création par secteur d'activité Unité : % Secteur d'activité selon la NES 2002 2003 2004 2005 2006 Industrie 8,8% 9,6% 9,0% 8,5% 9,4% Construction 8,4% 7,8% 9,4% 8,8% 9,2% Commerce 12,7% 12,7% 11,3% 11,8% 13,6% Services 12,0% 11,6% 12,6% 12,4% 12,4% Total 11,3% 11,1% 11,4% 11,3% 12,0% Source : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 125
14. Établissements et entreprises Présentation Au 1 er janvier 2004, la Guadeloupe compte 12 000 entreprises artisanales, soit 3 % de plus que deux ans auparavant. L agglomération pointoise capte 34 % du tissu artisanal et les dépendances 23 %. La maçonnerie est bien implantée sur la Côte-sous-le-Vent et au Nord Grande Terre. Le secteur de la construction en concentre plus de la moitié (51 %) et le tertiaire un quart. Près des deux tiers de ces entreprises (62 %) se réduisent à un artisan travaillant seul et à son compte. Moins de 5 % emploient plus de cinq salariés. Cette prédominance de la très petite structure est plus marquée dans le textile-cuir-habillement et le bâtiment. Définitions Artisanat : selon la loi du 5 juillet 1996 relative au développement et à la promotion du commerce et de l artisanat, «doivent être immatriculées au répertoire des métiers les personnes physiques et les personnes morales qui n emploient pas plus de 10 salariés et qui exercent à titre principal ou secondaire une activité professionnelle indépendante de production, de transformation, de réparation ou de prestation de services relevant de l artisanat et figurant sur une liste établie par décret en Conseil d Etat». Le décret n 98-247 du 2 avril 1998 relatif à la qualification artisanale et au répertoire des métiers fixe dans son annexe la liste des activités relevant de l artisanat. Le décret n 98-246 du 2 avril 1998 a, par ailleurs, maintenu en vigueur les dispositions du décret de 1995 qui prévoient que, sous certaines conditions, les personnes qui le souhaitent peuvent rester immatriculées au répertoire des métiers au-delà du seuil de 10 salariés. Nomenclature (NAR 8 et NAR 20) : les activités distinguées ici sont des regroupements en 8 et 20 postes de la nomenclature d activités française de l artisanat (NAFA), elle-même dérivée da la nomenclature d activités française (NAF). 217 unités artisanales atteignent ou dépassent le seuil théorique des dix salariés. 35 % d entre elles appartiennent au secteur du bâtiment. Voir aussi - Les chiffres clés de l artisanat, ministère de l Economie, des Finances et de l Industrie, 2004. 126 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
L artisanat 14.4 Nombre d entreprises artisanales par secteur et zone géographique au 1 er janvier 2004 Agglo. Nord Sud-est Agglo. Nord Côte Sud-est Total Pointoise Grde. Grde. Basse Basse sous Basse Dépen- Terre Terre Terre Terre le vent Terre dances Alimentation 226 48 89 84 69 42 59 118 705 Viandes et poissons 87 14 35 36 22 18 19 37 257 Autre alimentation 139 34 54 48 47 24 40 81 448 Travail des métaux 239 20 30 35 60 18 33 117 576 Textile et habillement 118 17 4 26 17 6 14 59 287 Cuir et chaussures 9. 67 2 3.. 5 23 Bois et ameublement 149 34 24 38 77 54 42 102 563 Mat. de const., céramique, verre, chimie 63 5 11 16 7 4 10 33 162 Papier, imprim., reprod., arts graphiques 96 4 35 20 16 2 9 36 194 Fabrication articles divers 138 6 147 23 18 8 10 71 309 Maçonnerie 413 121 91 103 187 137 105 419 1 632 Couverture, plomberie, chauffage 266 41 67 59 92 43 35 229 856 Menuiserie, serrurerie 200 46 75 49 100 42 41 155 700 Installation électrique 277 52 97 56 96 45 45 159 805 Aménagements, finitions 373 50 130 74 85 65 53 256 1 053 Terrassements, travaux divers 349 61 42 81 107 53 54 186 1 021 Transport 191 27 95 12 17 12 27 157 485 Réparation 473 58 72 103 76 40 65 168 1 078 Blanchisserie, teinturerie, soins à la pers. 334 35 83 69 48 28 35 130 751 Autres services 226 21 1183 63 42 23 29 314 801 Total 4 140 646 622 913 1 117 622 666 2 714 12 001 Source : SIRENE - Insee Nombre d'entreprises artisanales par secteur et taille au 1 er janvier 2004 Aucun 1 à 5 6 à 9 10 à 19 20 salariés salarié salarié salarié salarié et plus Total* Alimentation 306 131 45 28 7 705 Travail des métaux 286 107 31 21 6 576 Textile, cuir, habillement 225 24 2.. 310 Bois et ameublement 341 76 20 11 3 563 Autres fabrications 359 115 32 14 8 665 Bâtiment 3 959 645 120 61 16 6 067 Réparations,transports et autres services 1 953 477 89 29 13 3 115 Total 7 429 1 575 339 164 53 12 001 * dont établissements à effectif non déclaré Source : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 127
15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation En 2005, la surface agricole utilisée en Guadeloupe couvre 43 709 hectares, soit 26 % de la surface totale du département. Dans le prolongement d une baisse amorcée en 1999, elle est en repli de près de 3,5 % par rapport à 2004. Les terres arables représentent la moitié des terres agricoles. Elles ont diminué de 5 %, en raison de la chute des surfaces plantées en bananes (-30 %) et de la sole cannière (-8 %). Au total, ces cultures ont perdu respectivement 1 100 et 1 180 hectares au profit de la surface mise en jachère qui a progressé de 950 hectares. Les cultures fruitières permanentes, essentiellement les agrumes, accusent une baisse de 7 %. En revanche, on note une progression des cultures florales de 14 %, passant de 185 à 211 hectares. La superficie toujours en herbe (47 % de la SAU) recule de 700 hectares sur les deux dernières années. Le reste du département se partage en surfaces boisées (41 %), landes et friches (14 %) et territoires non agricoles (19 %). Définitions Terres arables : il s agit des terres labourables en culture ou en jachère. Elles comprennent des cultures annuelles et des cultures semipermanentes comme la canne à sucre et la banane. Superficie toujours en herbe : cette catégorie de terre regroupe les prairies plantées (terres ensemencées en fourrage et entretenues), les pâturages naturels (prés non ensemencés mais entretenus) et les parcours productifs (surfaces non entretenues ayant néanmoins servi au pâturage des animaux). Surface agricole utilisée (SAU) : superficie occupée par les terres arables, les cultures permanentes et les prairies plantées, les pâturages naturels ainsi que les parcours et landes productifs. Elle représente la superficie effectivement employée à la production agricole. Elle exclut les sols des bâtiments et cours, les landes et friches improductives, les bois et forêts. Voir aussi - Une mauvaise année pour la filière agricole, Antiane-Éco, n 69, Insee, septembre 2007. - Année sombre pour la banane, stabilité pour le sucre, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre 2006. - Agreste Chiffres et données n 166, ministère de l Agriculture et de la Pêche, avril 2005. - www.agreste.agriculture.gouv.fr. 128 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Utilisation des sols 15.1 Répartition du territoire départemental Unité : hectare 2003 2004 2005 Céréales 6 4 1 Cultures industrielles 14 313 15 010 13 833 dont : Canne à sucre 14 100 14 800 13 620 Cultures légumières 3 035 2 627 2 776 dont : Racines, tubercules 1 359 760 903 Légumes frais 1 572 1 800 1 806 Cultures fruitières semi-permanentes 4 720 3 918 2 873 dont : Bananes 4 410 3 610 2 510 Jachères 1 350 1 350 2 300 Autres terres arables 598 633 660 Total terres arables 24 022 23 542 22 443 Cultures fruitières permanentes 583 583 541 dont : Agrumes 405 405 359 Autres fruits frais 173 173 177 Cultures florales 175 185 211 Superficie toujours en herbe 21 200 20 980 20 500 Végétaux divers 15 15 14 Surface agricole utilisée du département 45 995 45 305 43 709 Territoire agricole non cultivé 22 951 22 789 23 300 Surfaces boisées et peupleraies 69 800 69 800 70 000 Territoires non agricoles et bassins d'aquaculture 31 754 32 606 33 491 Surface totale 170 500 170 500 170 500 Source : DAF - Statistique agricole annuelle Utilisation du territoire en 2005 Source : DAF - Statistique agricole annuelle Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 129
15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation En 2005, 25 472 personnes vivent de l exploitation agricole en Guadeloupe, soit 11 % de moins qu en 2003. Le nombre de chefs d exploitations et co-exploitants a régressé de 8 %, soit 792 personnes. Leurs conjoints et autres aides de la famille continuent de déserter les exploitations familiales (-22 %). La main d œuvre salariée permanente est la plus touchée par les pertes d emplois dans le secteur agricole. Depuis 2000, elle a ainsi perdu 60 % de ses effectifs. Il ne reste plus que 1 928 salariés exerçant dans les exploitations. Définitions Exploitation agricole : unité économique qui participe, même pour une faible part, à la production agricole et qui atteint une certaine dimension : 1 hectare de superficie agricole utilisée ou 20 ares de cultures spécialisées ou présence minimum d animaux. UTA (Unité-travail annuel) : mesure du travail de la main-d œuvre. Elle équivaut à un emploi annuel à plein temps. ETA : établissement de travaux agricoles CUMA : coopérative d'utilisation de matériel agricole La main d œuvre salariée saisonnière est la seule à voir ses effectifs légèrement augmenter (+1,4 %). Elle reste la deuxième population la plus importante derrière la population familiale totale. Si la population des exploitants agricoles a baissé de 20% entre 2000 et 2005, elle a aussi vieilli. Plus de la moitié d entre eux ont plus de 55 ans. Le recul de l activité agricole se poursuit comme en témoigne la baisse, d un tiers par rapport à 2000, du nombre d unités de travail annuel. Sur la période, les salariés permanents enregistrent la plus forte baisse de leur quantité de travail (-50 %). Voir aussi - Enquête sur la structure des exploitations agricoles en 2007, n 6, novembre 2006. - Statistique agricole annuelle Résultats 2006, juin 2007. - Outre-mer, l agriculture perd des surfaces et concentre ses productions, Agreste, n 4, ministère de l Agriculture et de la Pêche, mars 2002. - www.agreste.agriculture.gouv.fr. 130 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Population agricole 15.2 Main d'œuvre des exploitations agricoles 2000 2005 Chefs d'exploitation et coexploitants 12 223 9 551 Conjoints non coexploitants 3 370 2 432 Autres actifs familiaux 2 844 1 526 Population familiale totale 18 437 13 509 Salariés permanents 5 100 1 928 Salariés saisonniers 12 456 10 035 Total population active 35 993 25 472 Sources : Recensement agricole 2000 (échantillon 2005), Enquête structure 2005 - DAF Guadeloupe Structure par âge des chefs d'exploitation et coexploitants 2000 2005 Nombre % Nombre % Moins de 40 ans 2 710 22,2 1 653 17,3 40 à 49 ans 3 002 24,6 2 673 28,0 50 à 59 ans 3 308 27,1 2 983 31,2 60 ans et plus 3 202 26,2 2 242 23,5 Total 12 222 100,0 9 551 100,0 Sources : Recensement agricole 2000 (échantillon 2005), Enquête structure 2005 - DAF Guadeloupe Nombre d'unités de travail annuel 2000 2005 Chefs d'exploitation et coexploitants 6 439 4 687 Conjoints non coexploitants 1 103 732 Autres membres de la famille 792 628 Population familiale totale 8 334 6 047 Salariés permanents 3 650 1 763 Salariés saisonniers 605 585 ETA et CUMA 151 157 Total population active 12 740 8 552 Sources : Recensement agricole 2000 (échantillon 2005), Enquête structure 2005 - DAF Guadeloupe Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 131
15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation En Guadeloupe, l agriculture est composée de nombreuses petites exploitations. Ainsi, 80 % d entre elles comptent moins de 5 ha et couvrent 41 % des surfaces cultivées. Seules 484 exploitations dépassent 10 ha et couvrent un tiers de la surface agricole totale. Entre 2000 et 2005, la Guadeloupe a perdu 22 % de ses exploitations. Les plus touchées sont celles dont la superficie est supérieure à 20 ha et celles inférieures à 2 ha. Les très petites exploitations (moins de 1 ha) n occupent plus, en nombre, que la troisième place derrière celles de 2 à 5 ha et de 1 à 2 ha. Définitions Mode de faire-valoir : il s entend par rapport à la personne physique ou morale pour le compte de laquelle l exploitation est mise en valeur. Ce peut être le faire-valoir direct (propriété simple de la personne en question, indivision ), le fermage (location avec redevance fixée à l avance) ou bien le colonage (location avec partage de récolte). SAU : voir chapitre 15-1 Les exploitations en faire valoir ont chuté de 20 % par rapport à 2000. Néanmoins, elles restent majoritaires avec près de 7 900 exploitations en 2005. Le nombre d exploitations en fermage baisse aussi de 15 % et le colonage ne concerne plus que 566 unités soit 30 % de moins qu en 2000. Voir aussi - Les zones agricoles dessinent le paysage guadeloupéen, Antiane-Éco, n 59, Insee, avril 2004. - Outre-mer, l agriculture perd des surfaces et concentre ses productions, Agreste, n 4, ministère de l Agriculture et de la Pêche, mars 2002. - www.agreste.agriculture.gouv.fr. 132 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Exploitations agricoles 15.3 Nombre d'exploitations agricoles selon la taille 2000 2005 Moins de 1 ha* 3 119 1 799 De 1 à moins de 2 ha 3 029 2 340 De 2 à moins de 5 ha 3 931 3 527 De 5 à moins de 10 ha 1 428 1 338 De 10 à moins de 20 ha 451 392 20 ha et plus 140 92 Total 12 098 9 488 * y compris celles n'ayant pas de SAU Sources : recensement agricole 2000 ( échantillon 2005 ) - enquête structure 2005 - DAF Guadeloupe Nombre d'exploitations agricoles selon le mode de faire valoir 2000 2005 Faire-valoir direct 9 892 7 865 Fermage 2 052 1 775 Colonage 819 566 Sources : recensement agricole 2000 ( échantillon 2005 ) - enquête structure 2005 - DAF Guadeloupe Surface agricole utilisée selon la taille de l exploitation en 2005 Source : Enquête Structure 2005, service statistique - DAF Guadeloupe Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 133
15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation En 2005, le chiffre d affaires de l agriculture guadeloupéenne atteint 264 millions d euros, soit une progression de 3,5 % par rapport à l année précédente. Il est composé à 82 % de production végétale et pour le reste, de production animale. Toutes les productions végétales augmentent en valeur à l exception de la banane qui chute de 22 % : elle ne représente plus que 15 % de la production végétale contre 19 % un an auparavant. Définitions Résultat agricole : le résultat agricole est égal à la valeur totale des productions et subventions diminuée des consommations intermédiaires, impôts et amortissements. Production agricole totale : celle du département représente la valeur monétaire, au cours de l année civile, de la production agricole à l état brut. Elle est soit commercialisée, soit consommée par les producteurs ou leurs familles. Les produits agricoles réutilisés dans le processus de production constituent des autofournitures qui ne sont pas incluses dans la production finale. La production de légumes, qui pèse le cinquième de la production agricole totale, enregistre un bond de 37 % grâce notamment au doublement de la production de racines et tubercules. En valeur, la production animale est en recul de 3 %. La progression du bétail de 10 %, surtout celle des porcins et des gros bovins, ne compense pas le repli important de la volaille (-30 %) et des produits animaux (-15 %). Voir aussi - Agreste DOM - Enquête sur les structures de la production légumière en 2005 dans les départements d outre-mer, n 13, février 2006. - www.agreste.agriculture.gouv.fr. 134 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Productions agricoles 15.4 Comptes de la production agricole ( y compris subvention des produits ) Unités : million d'euros, % 2004 2005 Part dans Part dans Valeur le total Valeur le total Céréales - Maïs 0,02 0,0 0,01 0,0 Légumes 39,6 15,5 54,2 20,5 Tubercules, racines, bulbes 7,2 2,8 14,2 5,4 Légumes frais 32,4 12,7 40,0 15,2 Fruits 77 30,2 66,8 25,4 dont : Banane 49 19,2 38,2 14,5 Ananas, fruit de la passion 6,8 2,7 8,7 3,3 Melon 8,0 3,1 10,7 4,1 Plantes industrielles 51,5 20,2 51,8 19,6 dont : Canne à sucre 50,4 19,8 50,5 19,1 Fleurs et plantes 33,7 13,2 35,5 13,5 Autres productions végétales 2,8 1,1 6,9 2,6 Total production végétale 204,6 80,3 215,2 81,7 Bétail 28,1 11,0 31,9 12,0 Gros bovins 17,6 6,9 19,4 7,4 Veaux 0,02 0,0 0,06 0,0 Porcins 6,4 2,5 8,7 3,3 Ovins 0,04 0,0 0,1 0,0 Caprins 4,0 1,6 3,6 1,4 Equins 0,0 0,0 0,0 0,0 Autres animaux 12,1 4,8 8,1 3,1 dont : Volaille 11,1 4,4 7,5 2,8 Produits animaux 9,9 3,9 8,4 3,2 Produits animaux divers 1,3 0,5 0,7 0,3 Œufs 8,6 3,4 7,7 2,9 Total production animale 50,1 19,7 48,4 18,3 Total production agricole 254,6 100,0 263,6 100,0 Source : DAF- Statistique agricole annuelle Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 135
15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation Entre 2003 et 2005, l élevage guadeloupéen (volailles exclues) a diminué de 20 %. En tête des plus fortes baisses, l espèce caprine a perdu plus du tiers de son cheptel suivie de l espèce porcine avec une baisse de 21 %. L espèce bovine limite ses pertes à 10 % et représente maintenant plus de la moitié de l élevage hors volaille. Avec seulement 200 têtes, l élevage de chevaux accuse une baisse de 20 %. Mais ce sont les volailles qui ont le plus régressé, avec près de 40 % sur la période. Sur les deux dernières années, la baisse de 25 % de la production de viande est essentiellement imputable à celle de la volaille, en repli de 55 %. La production de viande bovine limite ses pertes à 5 % et arrive ainsi en tête des productions devant celles de la volaille et des porcins. Hors volaille, la baisse de la production de viande est limitée à 2 %. Dans ce cas, la production bovine en représente les deux tiers. Le recul de la production de volaille entraîne mécaniquement celui de la production d œufs qui chute de 25 %. Définitions Effectifs d animaux : les effectifs sont ceux observés au moment de l enquête. Seuls ceux des exploitations agricoles ont été retenus. Production de viande finie : la production retenue est pour les gros animaux (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés) la production totale. Elle inclut non seulement la production des exploitants agricoles (que les animaux soient abattus en abattoir, hors abattoirs ou exportés), mais aussi, théoriquement, celles des non exploitants. Pour les volailles et les lapins, en revanche, le champ se limite aux seules exploitations agricoles, pour des raisons de disponibilité de source (les enquêtes du service central des Enquêtes et Etudes statistiques (SCEES) sont limitées aux exploitations agricoles ; d autre part, on peut admettre en pratique que les abattoirs spécialisés de volailles ne traitent que des animaux élevés en exploitations agricoles). Voir aussi - Enquête sur les structures de la production légumière en 2005 dans les départements d Outre-mer - n 13, février 2006 - Outre-mer, l agriculture perd des surfaces et concentre ses productions, Agreste, n 4, ministère de l Agriculture et de la Pêche, mars 2002. - Recensement agricole 2000 dans les Dom, Agreste Primeur, n 106, ministère de l Agriculture et de la Pêche, janvier 2002. - www.agreste.agriculture.gouv.fr. 136 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Productions animales 15.5 Effectifs d'animaux dans les exploitations 2003 2004 2005 Espèce bovine 81 507 73 062 73 400 dont vaches 30 600 32 470 34 420 Espèce porcine 30 876 27 400 24 400 dont truies 6 330 5 500 5 500 Espèce ovine 2 500 2 500 2 250 dont brebis mères 1 000 1 000 1 000 Espèce caprine 47 860 47 860 31 000 dont chèvres mères 14 500 14 500 12 500 Espèce équine 250 250 200 Volailles 605 250 467 950 371 150 Source : DAF- Statistique agricole annuelle Production de viande finie 2003 2004 2005 Gros bovins 2 808 2 738 2 670 Veaux 3 2 7 Porcins 1 131 1 174 1 192 Ovins 2 5 17 Caprins 239 239 208 Equins 0 0 0 Volailles 3 395 2 074 1 519 Lapins 140 146 146 Source : DAF- Statistique agricole annuelle Productions diverses 2003 2004 2005 Œufs de consommation (millier) 60 140 44 725 44 550 Source : DAF- Statistique agricole annuelle Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 137
15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation La production de canne à sucre est restée stable entre 2004 et 2005 soit un peu plus de 900 000 tonnes. En revanche, les cultures légumières font un bond de 45 %. La production de tubercules double et son poids au sein des cultures légumières passe de 15 à 20 %. Les légumes frais augmentent aussi de 36 %, surtout la tomate, le concombre et le melon. Définitions Organisation du marché de la banane : l importation des bananes sur le marché européen est contingentée : 854 000 t en provenance des Canaries, de la Guadeloupe, de la Martinique, de Madère, des Açores, de l Algarve, de la Crète et de la Laconie (quantité maximale de bananes communautaires subventionnées) et 857 700 t en provenance des pays ACP sans frais de douanes. Les bananes des pays tiers (d Amérique latine) sont soumises aux droits de douane. Les cultures fruitières semipermanentes chutent de 22 %. Cette baisse est essentiellement due à celle de la production de la banane (-25 %) qui représente les trois-quarts de ces cultures. Seule la production d ananas augmente de 30 %. En revanche, les cultures fruitières permanentes sont restées stables. La hausse de la production de mangues greffées compense la baisse de celle des agrumes. Après une hausse en 2003 et 2004, l activité horticole affiche une perte de 4 %. Voir aussi - Statistique agricole annuelle 2006, semi définitif France entière, Agreste. - www.agreste.agriculture.gouv.fr 138 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Productions végétales 15.6 Principales productions végétales Unité : tonne, hectare, % 2004 2005 Production Superficie Production Rendement (tonne) brute (ha) (tonne) (%) Canne à sucre 903 903 14 800 902 223 73,2 Cultures légumières 38 578 2 627 55 925 15,6 Tubercules, racines et bulbes 5 689 760 11 095 12,3 dont : Igname 2 440 400 5 830 11,0 Patate douce 1 005 150 1 950 13,0 Madère 1 080 90 1 080 12,0 Légumes frais 32 859 1 800 44 799 17,2 dont : Banane légume 5 250 350 5 400 18,0 Tomate 2 970 200 5 100 15,0 Concombre 2 970 180 5 250 17,5 Haricot vert 900 45 900 10,0 Melon 7 534 390 10 535 23,4 Salade 2 100 80 2 760 12,0 Légumes secs 31 67 31 0,4 Cultures fruitières semi permanentes 95 425 3 918 74 560 26,2 dont : banane fruit 89 480 3 610 66 890 26,6 Ananas 5 750 295 7 475 23,0 Cultures fruitières permanentes 9 882 583 9 878 18,4 Agrumes 6 696 405 6 225 17,0 dont : Citron 360 20 340 17,0 Orange 2 430 150 1 700 17,0 Autres fruits frais 3 056 173 3 523 20,1 dont : Fruit à pain 750 NC 750 NC Mangue greffée 516 43 1 054 17,0 Coco frais 53 21 150 6,0 Goyave 875 35 875 25,0 Fruits secs 130 5 130 26,0 Source : DAF- Statistique agricole annuelle Cultures florales unités : millier de tiges, hectare, % 2004 2005 Production Superficie Production Rendement (millier de tiges) récoltée (ha) (millier de tiges) (%) Fleurs coupées 22 019 159 21 103 12,3 dont : Anthurium 7 500 45 6 600 16,9 Alpinia 6 324 62 6 528 10,2 Héliconia 5 170 25 4 020 13,4 Source : DAF- Statistique agricole annuelle Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 139
15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation La flottille de pêche guadeloupéenne se compose de 871 navires armés, dont 10 utilisés pour la pêche au large et la pêche côtière. Le secteur emploie 1 109 marinspêcheurs professionnels déclarés auquel il conviendrait, pour compléter le descriptif de l emploi, d ajouter les journaliers clandestins. La multiplicité des points de débarquement et l existence de ces pêcheurs non «enrôlés» rendent difficile l évaluation précise de la production. Définitions Navires armés : ayant une autorisation de travailler au moins un jour dans l année. Pêcheurs inscrits aux affaires maritimes : actifs embarqués au moins un jour dans l année. Petite pêche : pas plus de 24 heures d absence du port. Pêche côtière : entre 24 et 96 heures d absence. Pêche au large : plus de 96 heures d absence. Chevrette : ouassou d élevage. L espèce, élevée en eau douce, est une écrevisse macrobrachium rosenbergi. Estimée à 9 400 tonnes depuis plusieurs années, elle ne couvre pas les besoins du département. Et pour cause, les Guadeloupéens sont parmi les premiers consommateurs de produits de la mer dans le monde. En 2005, les importations, complément à l offre local, évoluent peu et atteignent 6 455 tonnes. Les exportations de crustacés et mollusques sont en augmentation de 64 %. Elles prennent ainsi le pas sur celles de poissons frais et congelés qui deviennent minimes. Voir aussi - Les chiffres clés de la pêche et de l aquaculture en France, édition 2007, Ofimer - www.agriculture.gouv.fr - www.ofimer.fr - Rapport d activité 2004/2005 ODEADOM 140 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Pêche - Aquaculture 15.7 Nombre de navires armés 2002 2003 2004 2005 Pêche au large et pêche côtière 10 11 10 10 Petite pêche 937 810 869 861 Ensemble 947 821 879 871 Source : direction régionale des Affaires maritimes Nombre de pêcheurs inscrits 2002 2003 2004 2005 Pêche au large et pêche côtière 44 40 43 36 Petite pêche 1 159 1 089 1 072 1 073 Ensemble 1 203 1 129 1 115 1 109 Source : direction régionale des Affaires maritimes Production, importations et exportations de produits de la pêche Unités : tonne 2004 2005 2006 Production de poissons frais * 9 400 9 400 9 400 Importations 5 807 6 528 6 640 dont : Poissons frais et congelés 2 709 3 325 3 372 Poissons séchés et fumés 1 732 1 626 1 622 Crustacés et mollusques 1 366 1 577 1 646 Exportations 66 132 126 Poissons frais et congelés 54 36 9 Poissons séchés et fumés 3 62 61 Crustacés et mollusques 9 34 56 * estimations Sources : direction des Douanes Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 141
16. Énergie Présentation En 2006, le réseau électrique poursuit son extension avec 1,88 % clients supplémentaires par rapport à l année 2005 et plus de 6,5 % par rapport à 2003. Cette progression est justifiée par le nombre de constructions neuves autorisées : plus de 11 % entre 2004 et 2005. Depuis 2005, le nombre d abonnés à des branchements basse tension a progressé de 1,88 % et en moyenne tension de 1,55 %. Disposant d un fort potentiel énergétique naturel, l archipel favorise la production d énergies renouvelables : énergie solaire, hydraulique, géothermale et depuis peu la biomasse (combustion de la bagasse). D autre part, la présence d alizés, favorise le développement d énergie éolienne. La consommation en hydrocarbures liquides baisse de 2 % entre 2005 et 2006 : l économie porte sur tous les produits à l exception du fioul lourd dont la consommation augmente de 8,2 %. Avec respectivement, 23 % et 36 %, supercarburants et gazole et fiouls domestiques restent les hydrocarbures les plus consommés. Définitions Basse et Moyenne tensions : les lignes moyenne et basse tensions appartiennent au réseau de distribution ; le réseau moyenne tension est compris entre 15 000 et 20 000 volts ; le réseau basse tension livre aux particuliers, aux petits commerçants, aux exploitations artisanales et agricoles et aux services publics et communaux du 380 ou du 220 volts. Haute tension : les lignes haute tension (63 000 et 90 000 volts) constituent le réseau de transport. Avec 1 019 km, les lignes souterraines de moyenne tension progressent de 50 % par rapport à 2000. Dans le même temps, les lignes aériennes reculent de 493 km soit 37 %. La tendance est la même sur la basse tension souterraine. C est en effet désormais plus de 480 km de lignes qui ont été enfouies (+44 %). Le nombre de kilomètres de lignes aériennes augmente lui aussi (+37 %). Voir aussi www.ggm.drire.gouv.fr 142 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Consommation 16.1 Consommation d'électricité Unité : million de kwh 2003 2004 2005 2006 Nombre d'abonnés 195 329 200 082 204 312 208 143 Basse tension 194 700 199 436 203 665 207 486 Moyenne tension 629 646 647 657 Consommation totale ou ventes (million de kwh) * 1 420 1 498 1 565 1 599 Livraison au réseau ou production (million de kwh) * 1 620 1 663 1 713 1 794 * basse et moyenne tension Source : Electricité de France Longueur des lignes électriques Unité : km 2005 2006 Haute tension 210 210 Moyenne tension 1 851 1 935 Aérienne 865 854 Souterraine 924 1 019 Sous marine 62 62 Basse tension 3 297 3 385 Aérienne conducteurs nus et isolés 2 663 2 685 Souterraine 634 700 Source : Electricité de France Consommation d'hydrocarbures Unité : tonne 2004 2005 2006 Supercarburants 110 189 145 799 145 642 Plombé 5 748 0 0 Sans plomb 104 441 145 799 145 642 Gazole et fioul domestique 253 184 238 957 229 341 Fioul lourd 177 805 113 848 123 269 Kérozène et pétrole lampant 126 386 144 164 131 322 Total hydrocarbures liquides 667 564 642 769 629 574 Butane 14 346 13 766 13 708 Total 682 636 656 535 643 282 Source : Direction Régionale de l'industrie de la Recherche et de l'environnement Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 143
17. Industrie Présentation Au 1 er janvier 2006, la Guadeloupe compte 3 423 établissements dans l industrie et 6 489 dans la construction. Dans l industrie, 36 % des établissements fabriquent des biens de consommation, 23 % des biens intermédiaires, 21 % des productions agricoles et alimentaires et 19% des biens d équipement. Ces unités sont petites : 89 % des établissements industriels ont moins de 6 salariés. Le nombre d établissements industriels a diminué légèrement en 2004 (-14 établissements), puis fortement en 2005 où le secteur a perdu 128 établissements. Les industries de biens de consommation ont été particulièrement touchées avec 90 fermetures au cours de l année, retrouvant ainsi le niveau du 1 er janvier 2001. Dans le secteur de la construction, 44 % des établissements œuvrent dans le bâtiment génie civil, 28 % dans les travaux de finition et 22% dans les travaux d installation. 95 % des établissements du secteur de la construction ont moins de 6 salariés. Le nombre d établissements du secteur de la construction est resté stable jusqu en 2004 puis a fortement chuté au cours de l année 2005 en perdant près de 300 établissements. Le secteur du bâtiment-génie civil a été particulièrement touché (-5,7 % en 2005) tandis que les préparations de site et les travaux de finition ont mieux résisté (-2,8 %). En 2005, les 224 plus grandes entreprises industrielles (plus de dix salariés ou réalisant un chiffre d affaires supérieur ou égal à 800 000 euros) emploient 4 784 salariés et dégagent une valeur ajoutée de 228 millions d euros. Les industries des biens intermédiaires réalisent 42 % de la valeur ajoutée du secteur et 33 % des investissements. En 2005, la production de sucre s établit à 72 850 tonnes, en recul de 1,6 % par rapport à 2004. La production de rhum est en hausse de près de 6 % grâce à la croissance de la production de rhum traditionnel (+17 %). Définitions Valeur ajoutée : solde des opérations de production de l entreprise. Elle s obtient ainsi : (chiffre d affaires net + production immobilisée + production stockée) - (achats de biens et services + charges externes). Investissement : solde des immobilisations corporelles (acquisitions + créations + apports - virements). Etablissement et entreprise : voir chapitre 14.1. Secteur d'activité selon la NES : voir chap 9.2. Champ : Le tableau «indicateurs de l industrie et de la construction» ne comprend que les entreprises employant plus de cinq salariés ou réalisant un chiffre d affaires supérieur ou égal à 800 000 euros. L énergie est exclue. Voir aussi - Bâtiment-Travaux publics, Embellie sur le bâtiment, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre 2006. - Agriculture, Année sombre pour la banane, stabilité pour le sucre, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre 2006. - Enquête annuelle d entreprises, l industrie en 2005, Premiers Résultats, n 07, Insee, mars 2007. - Enquête annuelle d entreprises, la construction en 2005, Premiers Résultats, n 08, Insee, mars 2007. 144 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Établissements industriels 17.1 Nombre d'établissements industriels par taille et activité au 1 er janvier 2006 Aucun 1 à 5 6 à 9 10 à 19 20 salariés Secteur d'activité selon la NES salarié salarié salarié salarié et plus Total* Industries agricoles et alimentaires 430 174 67 41 17 729 Industries de biens de consommation 970 202 38 16 10 1 236 Habillement, cuir 220 23 0 1 0 244 Edition, imprimerie, reproduction 415 86 19 10 6 536 Pharmacie, parfumerie et entretien 16 5 0 1 2 24 Industrie des équipements du foyer 313 86 19 3 2 423 Industries automobiles 6 2 0 1 0 9 Industries des biens d'équipement 440 137 47 23 12 659 Construction navale, aéro. et ferroviaire 109 23 5 0 1 138 Industries des équipements mécaniques 263 80 33 21 11 408 Equipements électriques et électroniques 68 34 9 2 0 113 Industries des biens intermédiaires 524 176 44 31 24 799 Industries des produits minéraux 88 40 12 6 9 155 Industrie textile 30 10 2 0 1 43 Industries du bois et du papier 254 71 13 15 2 355 Chimie, caoutchouc, plastiques 52 25 6 4 5 92 Métallurgie et transformation des métaux 83 21 10 5 5 124 Composants électriques et électroniques 17 9 1 1 2 30 Construction 5 084 1 116 141 107 41 6 489 Préparation des sites 272 96 24 14 1 407 Const. d'ouvrages de bât. ou de génie civil 2 151 529 66 57 27 2 830 Travaux d'installation 1 151 231 22 12 10 1 426 Travaux de finition 1 503 260 28 24 3 1 818 Location avec opérateur de mat.de const. 7 0 1 0 0 8 Total 7 448 1 805 337 218 104 9 912 * dont établissements à effectif non déclaré Source : SIRENE - Insee Indicateurs de l'industrie et de la construction en 2005 Rémunérations Nombre Nombre de Valeur brutes des Investissements Secteur d'activité selon la NES d'entreprises salariés ajoutée salariés Investissements par salarié million d euros millier d euros Industries agricoles et alimentaires 39 1 329 55,7 37,1 18,9 14,2 Industries des biens de consommation 40 715 31,7 18,5 1,9 2,7 Industries des biens d'équipements 60 1 105 44,0 27,0 2,3 2,1 Industries des biens intermédiaires 85 1 635 96,2 42,5 11,5 7,0 Construction 228 4 341 193,2 108,0 9,7 2,2 Total 452 9 125 421 233 44 4,9 Source : Enquête annuelle d'entreprises - Insee Résultats de la filière canne 2001 2002 2003 2004 2005 Production de sucre (tonne) 56 000 51 730 63 555 74 041 72 850 Production de rhum (hectolitre d'alcool pur) 61 187 67 151 54 813 55 530 58 832 rhum agricole 24 987 28 583 22 089 27 309 25 717 rhum traditionnel de sucrerie 36 200 38 568 32 724 28 221 33 115 Sources : centre technique interprofessionnel de la Canne et du Sucre, direction des Douanes et Droits indirects Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 145
18. Tertiaire Présentation Au 1 er janvier 2006, le commerce compte 12 383 établissements, soit 1 % de moins qu en 2005, mais 7 % de plus qu en 2002. Seulement 7 % de ces unités emploient plus de 5 salariés. 73 % n en emploient aucun. Deux établissements sur trois ont une activité de commerce de détail, le reste se partageant entre le commerce de gros (22 %) et le commerce et réparation automobile (12 %). La moitié des établissements du commerce de détail sont des commerces en magasins spécialisés ; majoritairement des magasins de vêtements. Les magasins non spécialisés regroupent 16 % du commerce de détail avec une prédominance de l alimentation générale. Le nombre d établissements de commerce de gros a augmenté de 5 % depuis 2004, en raison notamment d une croissance de 12 % dans les activités d intermédiaires. Le nombre d établissements de commerce et réparation automobile est en légère baisse depuis 2004 (- 2,9 %), consécutivement à une baisse de 7 % dans les activités d entretien et réparation de véhicules. Définitions Commerce de gros (et intermédiaires) : concerne la commercialisation (y compris par intermédiaires) à des détaillants ou à des entreprises. Certains produits sont cependant considérés comme n étant jamais vendus au détail. Commerce de détail (et intermédiaires) : concerne la commercialisation à des particuliers, qui peut aller jusqu à l installation chez le client. La réparation d articles personnels ou domestiques est regroupée avec le commerce de détail. Remarque Les établissements commerciaux sont dénombrés par secteur agrégé en NES36 (nomenclature économique de synthèse française en 36 postes utilisée pour l analyse économique). Le détail à l intérieur de chaque secteur fait référence à la NAF (nomenclature d activité française). Voir aussi - Enquête annuelle d entreprise dans le commerce en 2005, Premiers Résultats, n 04, Insee, mars 2007. - Léger ralentissement du rythme, Antiane- Éco, n 61, Insee, septembre 2004. - Des résultats en demi teinte, Antiane-Éco, n 61, Insee, septembre 2004. - Un tissu économique en renouvellement, Antiane-Éco, n 58, Insee, décembre 2003. - Les chances de réussite se multiplient avec l investissement et l expérience du créateur, Antiane-Éco, n 58, Insee, décembre 2003. 146 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Commerce 18.1 Nombre d'établissements commerciaux par taille et activité au 1 er janvier 2006 Aucun 1 à 5 6 à 9 10 à 19 20 salariés Secteur d'activité selon la NES salarié salarié salarié salarié et plus Total Commerce et réparation automobile 926 359 99 47 20 1 451 Commerce de véhicules automobiles 120 42 9 6 12 189 Entretien et réparation de véhicules automobiles 533 180 35 14 5 767 Commerce d'équipements automobiles 152 86 15 13 3 269 Commerce et réparation de motocycles 39 12 3 0 0 54 Commerce de détail de carburants 82 39 37 14 0 172 Commerce de gros 2 108 432 114 79 34 2 767 de produits agricoles bruts 29 14 2 2 0 47 de produits alimentaires 328 96 25 22 12 483 de biens de consommation non alimentaires 356 129 29 13 6 533 de produits intermédiaires non agricoles 134 59 13 20 6 232 d'équipements industriels 173 56 22 18 7 276 Autres commerces en gros 187 43 13 3 1 247 Intermédiaires de commerce de gros 901 35 10 1 2 949 Commerce de détail 5 971 1 691 334 105 64 8 165 en magasin non specialisé 998 226 71 21 26 1 342 alimentaire en magasin spécialisé 551 125 12 5 2 695 de produits pharmaceutiques et de parfumerie 186 134 85 25 3 433 autres commerces de détail en magasins spécialisés 2 777 1 102 159 48 32 4 118 de biens d'occasion en magasin 9 1 0 0 0 10 hors magasin 1 243 52 1 4 1 1 301 réparation d'articles personnels et domestiques 207 51 6 2 0 266 Total 9 005 2 482 547 231 118 12 383 Source : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 147
18. Tertiaire Présentation Au 1 er janvier 2006, le secteur des services marchands non financiers regroupe plus de 18 000 établissements, soit 4 % de plus qu en 2004. Les services aux entreprises et aux particuliers prédominent avec respectivement 44 % et 35 % d'unités. Les établissements sont pour la plupart de très petites structures : seulement 5 % des établissements emploient plus de 5 salariés et 80 % n ont pas de salarié. Définitions Activités immobilières : elles comprennent les activités immobilières pour compte propre, la location de biens immobiliers et l administration de biens immobiliers. Remarque Le secteur des services marchands non financiers comprend l ensemble des activités tertiaires à l'exception du commerce, des transports et de l administration. Ils sont ventilés selon la NES36. Les activités immobilières comptent en 2006 plus de 1000 établissement, en hausse de 4 % en 2 ans. Le secteur des services aux entreprises est très actif avec 7 896 établissements, en progrès de 11 % sur deux ans. Les services opérationnels sont majoritaires avec 53 % des unités. Les services aux particuliers comptent 6 349 établissements, en baisse de 3 % par rapport à 2004. Cette baisse est dûe entièrement aux hôtels et restaurants qui ont perdu 353 établissements en deux ans. A l inverse, les activités récratives et les services personnels ont progressé de respectivement 8 % et 7 %. Le secteur éducation, santé, action sociale a progressé de 5 % en deux ans. Ces établissements restent de petites structures : seulement 4 % emploient plus de 5 salariés. Voir aussi - Enquête annuelle d entreprise dans les services en 2005, Premiers Résultats, n 06, Insee, mars 2007. 148 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Services non financiers 18.2 Nombre d'établissements de services marchands non financiers par taille et activité au 1 er janvier 2006 Aucun 1 à 5 6 à 9 10 à 19 20 salariés salarié salarié salarié salarié et plus Total Activités immobilières 907 106 10 7 1 1 031 Services aux entreprises 6 332 1 125 232 127 80 7 896 Postes et télécommunications 218 35 7 6 14 280 Conseil et assistance 2 506 662 126 60 18 3 372 Services opérationnels 3 590 425 99 61 48 4 223 Recherche et développement 18 3 0 0 0 21 Services aux particuliers 4 983 1 076 152 79 59 6 349 Hôtels et restaurants 3 214 674 115 61 51 4 115 Activités récréatives, culturelles et sportives 880 102 23 9 8 1 022 Services personnels et domestiques 889 300 14 9 0 1 212 Education, santé, action sociale 2 213 479 68 26 14 2 800 Éducation 691 139 26 8 1 865 Santé, action sociale 1 522 340 42 18 13 1 935 Total 14 435 2 786 462 239 154 18 076 Source : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 149
19. Transport Présentation Le secteur du transport compte 2 499 établissements au 1 er janvier 2006, dont 1962 dans les transports urbains et routiers (79 % des établissements) et 346 dans les services auxiliaires des transports (14 % des établissements). Le nombre total d établissements dans les transports est en baisse depuis 2003, perdant 381 établissements en 3 ans, dont 229 sur la dernière année. En particulier, Les transports urbains et routiers ont perdu 351 établissements en 3 ans, dont 203 depuis le 1 er janvier 2005. Les autres secteurs ont également perdu des établissements à partir de 2005, hormis la gestion des infrastructures qui progresse constamment depuis 2000 (+23 établissements en 6 ans). Les établissements de transport sont petits : 73 % n emploient aucun salarié et 20 % en comptent entre un et cinq. Définitions Transports urbains et routiers : ils comprennent les transports urbains de voyageurs quel que soit le mode de transport ; les transports routiers réguliers de voyageurs ; les transports de voyageurs par taxi ; les transports scolaires. Ils comprennent également les déménagements et les locations de camion avec chauffeur. Transports aériens : il s agit du transport aérien, régulier ou non, de personnes et de marchandises. Gestion d infrastructures des transports : sont intégrés à cet ensemble : - l exploitation des gares routières et ferroviaires et de terminaux de manutention de frêt ; - l exploitation à péage d autoroutes et ouvrages d art ; - l exploitation de parcs et emplacements de stationnement de véhicule ; - l exploitation de centrales d appels ou de réservations (taxis, coursiers ) ; - l exploitation des aérodromes et notamment des terminaux ; - les activités de consignataires aériens ; - les services d entretien maintenance des avions (hors réparation) ; - le contrôle de l espace aérien au voisinage des aéroports. Secteurs d'activité selon la NES : voir chapitre 9-2. Voir aussi - Enquête annuelle d entreprises, le transport en 2005, Premiers résultats, n 05, Insee, mars 2007. 150 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Établissements de transport 19.1 Nombre d'établissements de transport par taille et activité au 1 er janvier 2006 Aucun 1 à 5 6 à 9 10 à 19 20 salariés salarié* salariés salariés salariés et plus Total* Transports urbains et routiers 1 491 398 45 24 4 1 962 Transports par eau 88 13 9 4 4 118 Transports aériens 49 12 1 3 8 73 Services auxiliaires des transports 191 77 34 23 21 346 Manutention, entreposage 38 11 8 5 6 68 Gestion des infrastructures 24 14 4 5 4 51 Agences de voyage 64 28 10 4 4 110 Organisation du transport de frêt 65 24 12 9 7 117 Total 1 819 500 89 54 37 2 499 * dont établissements à effectif non déclaré Source : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 151
19. Transport Présentation L aéroport Pôle Caraïbes en 2006 a accueilli 1 861 048 passagers ce qui correspond à une fréquentation en augmentation de 1,34 %. Parallèlement, les mouvements d avions depuis l aéroport Pôle Caraïbes sont en baisse. L activité des réseaux reflète cependant des situations contrastées. Les réseaux métropole, Caraïbes et Amérique du sud sont ceux dont l augmentation de la fréquentation est la plus modérée. En même temps, une augmentation importante des déplacements sur les réseaux Martinique et Guyane et inter-archipel est constatée. Le réseau Amérique du Nord est en chute. La métropole est la ligne qui arrive en tête des destinations. Le réseau Martinique-Guyane se place en seconde position des déplacements par air. Le transport de passagers par mer est en déclin. En 2006, le port autonome de Guadeloupe avec 6 319 navires a transporté 755 852 passagers. Parallèlement à la diminution des mouvements de navires de passagers, le nombre de voyageurs est en chute également, notamment sur les trajets inter-îles. Définitions Nombre de passagers transportés par air : trafic local plus transit compté une fois. Le trafic correspondance est compté dans le trafic local. Nombre de passagers transportés par mer : nombre de passagers embarqués, débarqués et en transit. Transit : passagers effectuant un arrêt sur l aéroport ou le port considéré et repartant dans l appareil ou le bateau avec lequel ils sont arrivés. Mouvements commerciaux d avions : décollages ou atterrissages d avions de transports publics de passagers, de poste ou de fret. Mouvements de navires de passagers : arrivées ou départs de navires de passagers. Voir aussi - Rapports annuels d activité, Aéroport international Pointe-à-Pitre le Raizet. - Résultats statistiques annuels, Port autonome de la Guadeloupe. - Retour à la croissance, Antiane-Éco, n 64, Insee, octobre 2005. - L activité du port de nouveau en difficulté, Antiane-Éco, n 64, Insee, octobre 2005. 152 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Transport de voyageurs 19.2 Transports de voyageurs par air Variation 2006/2005 2005 2006 en % Nombre de passagers 1 836 490 1 861 048 1,34 dont lignes : Métropole 1 033 998 1 047 200 1,28 Martinique et Guyane 371 438 387 564 4,34 Inter-archipel 175 822 179 536 2,11 Caraîbes et Amérique du sud 103 650 105 489 1,77 Amérique du Nord 27 131 25 849-4,73 A l'arrivée 856 096 876 920 2,43 Au départ 865 880 878 660 1,48 En transit 114 514 105 468-7,90 Mouvements commerciaux 30 018 29 846-0,57 Source : direction régionale de l'aviation civile Transports de voyageurs par mer Variation 2006/2005 2005 2006 en % Nombre de mouvements de navires de passagers 6 850 6 319-7,8% dont : Escales de bateaux de croisières 117 102-12,8% Total des passagers transportés 762 027 755 852-0,8% Embarqués 370 150 363 958-1,7% Débarqués 371 061 359 975-3,0% En transit 20 816 31 919 53,3% Nombre de passagers : Croisières 67 014 72 383 8,0% Inter-îles 127 605 121 102-5,1% Inter-archipel 567 007 561 968-0,9% Sous cargos 401 399-0,5% Source : port autonome de Guadeloupe Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 153
19. Transport Présentation En 2006, la voie maritime assure la plus grande part de l acheminement des marchandises. Le tonnage des marchandises transportées par air demeure quasi stationnaire, la croissance du fret postal s approche des 10 %. Le fret embarqué est en repli. Depuis 2002 les escales de navires marchands se raréfient. Entre 2004 et 2005 la Guadeloupe perdait 189 escales ; entre 2005 et 2006, le recul est freiné puisqu il n est plus que de 12 escales. Définitions Flux entrants : tonnages débarqués dans la région. Flux sortants : tonnages chargés dans la région et débarqués dans une autre. Nomenclature statistique des Transports (NST) de marchandises (1970) : nomenclature de l union européenne utilisée en particulier dans le cadre des directives européennes qui fixent l élaboration de statistiques communes aux divers pays de l union européenne. Les importations occupent la plus grande part du trafic de marchandises même si on observe en 2006, une augmentation du tonnage des exportations. Parmi les flux entrants, les minerais et déchets pour la métallurgie ont disparu pratiquement en totalité. Le tonnage des machines, véhicules, objets manufacturés et les minéraux et matériaux de construction s accroît. Parmi les flux sortants, les combustibles minéraux solides n apparaissent plus. La part des produits pétroliers s accroît de 22 milliers de tonnes et les minéraux bruts ou manufacturés et les matériaux de construction doublent leur tonnage. Les produits chimiques sont également en plein essor. Voir aussi - Le trafic du port autonome en 2006, Antiane- Éco, n 69, Insee, septembre 2007. - Rapports annuels d activité, Aéroport international Pointe-à-Pitre Le Raizet. - Résultats statistiques annuels, Port autonome de la Guadeloupe. - Bonne reprise du trafic de marchandises, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre 2006. 154 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Transport de marchandises 19.3 Transport de marchandises par air Unité : tonne Évolution 2006/2005 2003 2004 2005 2006 en % Trafic fret 15 068 15 738 14 520 14 534 0,1 dont : Fret postal 2 940 2 483 2 332 2 552 9,4 Fret débarqué 8 308 8 807 8 217 8 413 2,4 Fret embarqué 6 760 6 931 6 303 6 121-2,9 Source : direction régionale de l'aviation civile Transport de marchandises par mer 2002 2003 2004 2005 2006 Nombre d'escales de navires marchands 1 521 1 510 1 446 1 257 1 245 Source : port autonome de Guadeloupe Transport de marchandises par mer selon le type de produits Unité : milliers de tonne 2005 2006 Flux entrant Flux sortant Ensemble Flux entrant Flux sortant Ensemble Produits agricoles et animaux vivants 202 124 326 211 125 336 Denrées alimentaires et fourrages 281 128 409 279 126 405 Combustibles minéraux solides 0 45 45 0 0 0 Produits pétroliers 719 59 778 693 81 774 Minerais et déchets pour la métallurgie 101 6 107 1 8 9 Produits métallurgiques 27 3 30 37 7 44 Minéraux bruts ou manufacturés et matériaux de construction 615 15 630 686 30 716 Engrais 17 6 23 15 8 23 Produits chimiques 41 4 45 39 7 46 Machines, véhicules, objets manufacturés 320 181 501 348 205 553 Ensemble 2 323 571 2 894 2 309 597 2 906 Source : port autonome de Guadeloupe Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 155
19. Transport Présentation L immatriculation de voitures neuves en 2006 recule de 800 véhicules. Plus d une voiture ou un utilitaire sur deux sont des diesels. Définitions Voiture particulière : véhicule à moteur et à quatre roues servant exclusivement à l'usage privé. Voiture commerciale : voiture particulière possédant un siège rabattable et un hayon à l arrière, permettant le transport de marchandises. Les marques étrangères sont les plus présentes sur le marché des voitures particulières ; elles le sont également sur le marché des motocycles ou celui des utilitaires. La vente des tracteurs routiers, des cars et autobus et des remorques chute. Le marché de l occasion des voitures particulières et des utilitaires est caractérisé par un volume d échange bien plus important que la vente des véhicules neufs. Quand un véhicule neuf est immatriculé, ce sont 1,52 véhicules d occasion qui changent de propriétaire. Les marques étrangères en revanche sont moins recherchées. Motocycle : vélomoteur de 50 à 125 cm 3 motocyclette au dessus de 125 cm 3. et En 2006 par rapport à 2005, il y a une diminution de 395 permis de conduire accordés. La délivrance des permis de conduire pour poids lourds et pour véhicules de transport en commun sont en augmentation. Voir aussi - Repli des immatriculations, Antiane-Éco, n 69, Insee, septembre 2007. - Une bonne année pour le marché de l automobile, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre 2006. - Ventes en léger repli, mais à un niveau encore élevé, Antiane-Éco, n 64, Insee, octobre 2005. - www.statistiques.equipement.gouv.fr 156 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Véhicules de transport 19.4 Immatriculations Unités : nombre, % 2003 2004 2005 2006 Véhicules neufs Voitures particulières et commerciales 14 264 13 926 14 359 13 562 dont : % de marques étrangères 47 49 49 52 % de diesel 41 45 50 53 Motocycles, Tricycles, quadricycles à moteur 738 742 561 591 dont : % de marques étrangères 88 91 96 96 Camionnettes, camions, véhicules spéciaux 2 656 2 618 2 881 2 931 dont : % de marques étrangères 62 55 54 56 Tracteurs routiers 25 20 36 22 Cars et autobus 34 54 51 29 Remorques lourdes et semi remorques 23 27 27 23 Véhicules d'occasion Voitures particulières et commerciales 19 867 20 268 20 022 20 673 dont : % de marques étrangères 44 45 44 44 Camionnettes, camions, véhicules spéciaux 3 067 3 079 3 025 3 268 dont : % de marques étrangères 50 51 51 49 Tracteurs routiers 50 48 41 36 Cars et autobus 155 152 117 47 Remorques lourdes et semi remorques 73 59 55 54 Source : Fichier Central des Automobiles Nombre de permis de conduire délivrés 2004 2005 2006 Véhicules de tourisme 5 290 5 166 4 770 Poids lourds 95 127 130 Transports en commun 41 22 26 Motocycles 240 257 251 Ensemble 5 666 5 572 5 177 Source : Ministère de l'equipement Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 157
20. Tourisme Présentation En 2006, l hôtellerie guadeloupéenne a accueilli près de 607 000 clients. L infrastructure hôtelière propose une capacité d hébergement d environ 5 620 chambres réparties dans 81 hôtels. Compensant la baisse de l offre en 2006, le taux d occupation des chambres (53 %) gagne 6 points par rapport à l année 2005. A l inverse de la tendance 2004-2005, le nombre de touristes dans les hôtels diminue de 9 % alors que le nombre total de nuitées reste stable. Les hôtels de moins de 3* affichent une baisse significative de la fréquentation. A l inverse, les établissements des Iles du nord et l hôtellerie de luxe (3* et plus) enregistrent une augmentation des nuitées. La durée moyenne du séjour hôtelier en 2006 est supérieure à celle de 2005. Avec une progression de 0,3 jour, le séjour approche les 4 nuitées. La part de la clientèle d affaires est en augmentation de 0,3 point. C est dans les Iles du nord que l évolution est particulièrement marquée, avec une hausse de presque 9 points par rapport à 2005. La part de la clientèle étrangère reste stable (+0,1 point). Les Iles du nord, qui enregistrent une baisse de 6% en 2006, restent néanmoins les plus fréquentées par cette clientèle (52 %). Définitions Enquête de fréquentation hôtelière : elle est réalisée en Guadeloupe chaque trimestre auprès d un échantillon d hôtels et de villages de vacances. Nuitée : nuit passée à l hôtel pour un client. Taux d occupation : nombre de chambres (ou de lits) occupés, rapporté à l ensemble des chambres (ou des lits). Nuits-chambres offertes : nombre de chambres multiplié par la durée moyenne d ouverture en jour. Voir aussi - L embellie de 2004 se voile, Antiane-Éco n 66, Insee, septembre 2006. - Le tourisme en Guadeloupe : Les signes d une reprise, Antiane-Éco n 64, Insee, octobre 2005. - Panorama économique de l espace Caraïbe, 2004, Insee, 2004. 158 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Fréquentation hôtelière 20.1 Occupation des hôtels selon leur zone géographique et leur taille en 2006 Nombre d'hôtel Capacité en chambres Taux d'occupation Évolution Évolution Évolution 2006 2005/2006 2006 2005/2006 2006 2005/2006 Zone géographique Guadeloupe continentale 43-7% 3 720-9% 55,3 7,80% Iles du Nord 38-5% 1 900-6% 49,9 2,20% Catégorie moins de 3 étoiles 31-3% 769-18% 50,4 2,90% 3 étoiles et plus 50-4% 4 851-7% 54 6,50% Ensemble 81-5% 5 620-8% 53,5 6% Source : enquête de fréquentation hôtelière - Insee Nombre de clients et nuitées par zone géographique et par catégorie d'hôtel en 2006 Clients Nuitées Évolution Évolution 2006 2005/2006 2006 2005/2006 Zone géographique Guadeloupe continentale 423-16% 1 693-1% Iles du Nord 184 6% 678 3% Catégorie moins de 3 étoiles 75-33% 253-29% 3 étoiles et plus 532-6% 2 118 4% Ensemble 607-9% 2 371 0% Source : enquête de fréquentation hôtelière - Insee Occupation des hôtels selon leur zone géographique et leur taille en 2006 Durée moyenne du Part de la clientèle Part de la clientèle séjour (en jours) d'affaires (en %) étrangère (en %) Évolution Évolution Évolution 2006 2005/2006 2006 2005/2006 2006 2005/2006 Zone géographique Guadeloupe continentale 4,0 0,5 24,8-2,9 9,8 1,9 Iles du Nord 3,7-0,1 18,3 8,9 52,2-5,9 Catégorie moins de 3 étoiles 3,3 0,1 25,3 2,2 17,2 4,7 3 étoiles et plus 4,0 0,4 22,6 0,1 22,5-0,8 Ensemble 3,9 0,3 22,9 0,3 21,9 0,1 Source : enquête de fréquentation hôtelière - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 159
20. Tourisme Présentation En 2006, 523 000 voyageurs ont pris l avion à destination de la métropole au départ de l aéroport Pointe-à-Pitre-Pôle Caraïbes. Parmi ces passagers, 73 % étaient des touristes et 20 % des résidents guadeloupéens. Hormis les croisiéristes, l archipel a hébergé ainsi près de 375 000 touristes de séjour, dont 345 000 résidents métropolitains et plus de 29 000 touristes étrangers, en particulier des résidents de l Union européenne et des résidents suisses. L hébergement des touristes représente 5 380 000 nuitées. L hôtellerie est le premier mode d hébergement retenu. 47 % des voyageurs y séjournent pour une durée moyenne de 8 nuits. Gîtes et locations regroupent ensemble 27 % des touristes, la même proportion est logée en famille ou chez des amis. Les «professions libérales et cadres supérieurs» représentent le quart des touristes de séjour, viennent ensuite les «employés» (22 %) et les «techniciens et cadres moyens» (19 %). Lors de leur séjour, les touristes ont dépensé 238 millions d euros, avec une moyenne de 59 euros par jour et par personne. Les «commerçants, artisans et chefs d entreprise» apparaissent comme les plus dépensiers avec 84 euros en moyenne. Globalement, les touristes sont plutôt contents de leur séjour. Leur satisfaction atteint 80 % sur les services d hébergement et de restauration, près de 75 % sur le cadre naturel et les plages. Quelques réserves sont émises à propos de l aménagement des plages et des difficultés de circulation. L accueil touristique et les services liés à l animation nocturne peuvent être améliorés. Définitions Touriste : toute personne se déplaçant hors de son domicile habituel pour une durée supérieure à 24 heures (ou pour une nuit) mais inférieure à 4 mois, pour un motif d agrément, personnel ou professionnel. Un touriste peut être résident (s il réside habituellement en Martinique) ou nonrésident (dans le cas contraire). Parmi les non résidents, on distingue : - les excursionnistes qui séjournent moins de 24 heures dans le pays visité. Ce sont pour la plupart les croisiéristes ; - les touristes de séjour, qui fréquentent un hébergement au moins une journée. Ils résident à l hôtel, chez des parents ou amis ou encore sur leur bateau pour les plaisanciers. Enquête flux touristiques : elle est réalisée en partenariat entre l Insee et la Région Guadeloupe. Elle bénéfice du concours de la Chambre de Commerce et d Industrie de Pointe-à-Pitre. Cette enquête a pour objectifs premiers de quantifier et de qualifier les touristes venant en Guadeloupe sur les vols métropole - Pôle Caraïbes. Elle a été réalisée entre le 1er janvier et le 31 décembre 2006 au sein de l aéroport Pôle Caraïbes, et a porté sur 90 jours préalablement répartis tout au long de cette période. Voir aussi - Enquête flux touristiques en Guadeloupe en 2006, Premiers Résultats, n 17, Insee, août 2007. 160 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Flux touristique 20.2 Répartition des touristes par lieu de résidence 2006 Touristes Croisiéristes Total de séjour touristes Martinique et Guyane 966 0 966 France métropolitaine et Réunion 344 596 7 544 352 140 Union Européenne 20 793 684 21 477 Autres pays 5 776 212 5 988 Domicile principal non déclaré 2 782 165 2 947 Ensemble 374 913 8 605 383 518 Mode d'hébergement des touristes de séjour 2006 Source : enquête flux touristiques - Insee, région Guadeloupe Total Moyennes Part Part des des nuitées des nuitées des nuitées voyageurs* Hôtel 1 468 292 8,4 27,3% 47,0% Gîte 545 278 11,8 10,1% 12,2% Location 837 740 15,2 15,6% 15,3% Famille 2 114 345 20,9 39,3% 27,3% Bateau 57 804 8,7 1,1% 1,8% Autre 358 870 24,5 6,7% 4,1% Ensemble 5 382 328 100,0% * Un voyageur peut avoir séjourné dans plusieurs types d'hébergement, ainsi, la somme des pourcentages dépasse 100 Source : enquête flux touristiques - Insee, région Guadeloupe Satisfaction des touristes de séjour 2006 Satisfait Non satisfait Non précisé Moyens accès 85% 4% 11% Déplacement 77% 10% 13% Hébergement 80% 5% 15% Restaurant 78% 7% 15% Accueil 73% 10% 17% Loisirs 55% 5% 40% Vie nocturne 23% 19% 58% Cadre 75% 5% 20% Plages 73% 9% 18% Information 47% 14% 39% Source : enquête flux touristiques - Insee, région Guadeloupe Dépenses sur place des touristes de séjour Nombre Dépense totale Dépense moyenne Dépense de ménages millliers d par ménage voyageurs Agriculteur exploitant 1 957 2 739 1 400 60 Artisan, commerçant, chef d'entreprise 12 660 19 895 1 572 84 Profession libérale, cadre supérieur 47 881 63 125 1 318 76 Technicien, cadre moyen 36 329 43 309 1 192 55 Employé 40 714 48 513 1 192 48 Ouvrier 5 399 6 820 1 263 48 Etudiant 9 713 9 396 967 33 Retraité 24 683 35 416 1 435 49 Autre et non précisé 2 358 3 042 1 290 52 Sans profession 4 927 5 974 1 212 45 Ensemble 186 620 238 227 1 277 59 Source : enquête flux touristiques - Insee, région Guadeloupe Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 161
INDEX chapitre sous chapitre A Accidents de la circulation...7.6 Accroissement naturel (taux)...3.4 Actifs...9.1 à 9.5 Activité (taux)...9.1 Activités judiciaires...8.2 Affaires civiles...8.2 Affaires pénales...8.2 Age...3.3 Agents de l'état...9.3 Agents des collectivités territoriales...9.3 Agglomérations...1.5 Agriculteurs...15.2 Agriculture...15.1 à 15.7 Aides à l'emploi...9.5 Aide au logement...5.1 Alimentation...11.3, 12.1, 17.1 Allocations familiales...10.1, 10.3 ANPE...9.4 Apprentis...6.5 Arrondissement...1.4 Artisanat...14.4 Artisans...14.4 Assurance-chômage...10.1 Automobile...19.4 Avions (mouvements)...19.2 B Baccalauréat...6.4 Banane...15.4 Bétail...15.4 Bibliothèques...4.2 Branches d'activité...11.1 Brevets scolaires...6.4, 6.5 Budget de la Région...13.1 Budget des communes...3.3 Budget du Département...13.2 C Canne à sucre...5.4 Canton...1.4, 1.6 Caraïbe...1.8 Causes de décès...7.6 Célibataires...3.5 Chefs d'exploitation...15.2 Cheptel...15.5 Chevrettes...15.7 Chirurgie...7.3 Chômage (taux), chômeurs...9.1, 9.4 Clients (commerce extérieur)...12.2 Climat...1.2 Collectivités...3.6 Collectivités territoriales...9.3, 13.2 Collèges...6.2 Commerce (appareil commercial)...14.1,...14.3, 18.1 Commerce extérieur...12.1, 12.2 Commerçants...9.2, 14.1, 14.3, 18.1 Commune...1.4, 1.5, 1.6 Comptes économiques...11.1, 11.2 Confort du logement...5.2 Consommation d'énergie...16.1 Consommation finale...11.2 Consommation des ménages...11.2 Contribuable...10.1 Créations d'entreprises...14.3 Crêches...7.5 Crimes...8.1 Cyclones...2.2 D Décès...3.4, 7.6 Déchets...2.2 Délinquance...8.1 Délits...8.1 162 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Demandes d'emploi...9.4 Démographie...3.1 à 3.10 Densité (population)...1.4, 1.6 Dentistes...7.2 Département...13.2 Diplômes...6.4 Divorces...3.5 E Eau...2.3, 5.2 Eaux de baignade...2.3 Échanges extérieurs...12.1, 12.2 Écoles...6.2 Électricité...16.1 Élèves...6.1 Emploi...9.2 Emplois aidés...9.5 Emploi public...9.3 Énergie...16.1 Enseignants...6.2 Enseignement...6.1 à 6.5 Entreprises...14.1 à 14.4 Environnement...2.1 à 2.3 Équipement du logement... 5.2 Équipements de santé...7.1 Équipements sociaux...7.4, 7.5 Espérance de vie...3.4 Essence...16.1 État matrimonial...3.5 Éablissements (entreprises)...14.1 à 14.4,...17.1, 18.1, 18.2, 19.1 Établissements (enseignement)...6.2 Établissements hospitaliers...7.1, 7.4, 7.5 Étoiles (hôtels)...20.1 Étrangers...3.8 Étudiants...6.3 Europe...1.7 Examens (scolarité)...6.4 Exploitations agricoles...15.2, 15.3 Exportations...12.1, 12.2 F Faire-valoir (mode de)...15.3 FBCF...11.2 Fécondité...1.8, 3.4 Finances publiques...13.1 à 13.4 Fiscalité...13.4 Fonction publique...9.3 Fonctionnaires...9.3 Fonctionnement (dépenses)...13.1 à 13.3 Forêt...2.1 Formation...6.1 à 6.5 Formes particulières d'emploi...9.5 Fournisseurs (commerce extérieur)...12.2 France (administrative)...1.6 Fret...19.3 G Garderies...7.5 Guadeloupéens de métropole...3.10 Gynécologie...7.1, 7.3 H Handicapés...7.4 Hôpitaux...7.1, 7.3 Hôtels...20.1 Hydrocarbures...16.1 I Immatriculations (véhicules)...19.4 Importations...12.1, 12.2 Impôts...13.4 Indexation...11.3 Indice des prix...11.3 Industrie...17.1 Infirmiers...7.2 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 163
INDEX chapitre sous chapitre Inflation...11.3 Infractions...8.1 Infrastructures...1.3 Insertion professionnelle des jeunes...9.5 Insolation...1.2 Invalidité (prestations)...10.3 Investissements (dépenses)...13.1 à 13.3 J Jeunes...3.9 Justice...8.1 à 8.3 L Légumes...15.4 Ligne Budgétaire Unique (LBU)...5.1 Locataires...5.2 Logements...5.1, 5.2 Loi Perben...9.5 Lycées...6.2 M Maladies...7.6 Marchandises (trafic)...12.1, 19.3 Marché du travail...9.4 Mariages...3.5 Maternité...7.3 Médecine, médecins...7.1 à 7.3 Ménages...3.6 Mer...15.7, 19.2,...19.3 Météorologie...1.2 Migrations...3.8 Monuments historiques...4.2 Mortalité (taux)...3.4 Mortalité infantile (taux)...3.4 Motocycles...19.4 Mouvement naturel...3.4 Musées...4.2 N Naissances...3.4 Natalité (taux)...3.4 Nature...2.1 Navires...15.7, 19.3 Nuitée...20.1 Nuptialité (taux)...3.5 O Octroi de mer...13.3 P PACS...3.5 Passagers...19.2 Pêche...15.7 Permis de conduire...19.4 Personnel de santé...7.2 Pharmaciens...7.2 Pharmacies...7.1 PIB (Produit Intérieur Brut)...11.1 Pluviométrie...1.2 Poissons...15.7 Population active...9.1 Population active occupée...9.1 Population agricole...15.2 Population incarcérée...8.3 Population pénale...8.3 Population totale...1.4 à 1.7, 3.1 Postes...18.2 Précipitations...1.2 Prestations sociales...10.3 Prix (évolution)...11.3 Productions animales...15.5 164 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe
Productions végétales...15.6 Professeurs...6.2 Propriétaires...5.2 Protection de l environnement...2.1, 2.2, 2.3 Psychiatrie...7.1 Pyramide des âges...3.2 Q Qualité des eaux...2.3 R Recettes fiscales...13.4 Région...13.1 Régions françaises...1.6 Relief...1.1 Réseau routier...1.3 Réseau électrique...16.1 Résidences principales...5.1, 5.2 Résidences secondaires...5.1 Retraites...10.3 Revenu Minimum d'insertion (RMI)...10.1,...10.3 Revenus...10.1 Rhum...17.1 Risques...2.2 Routes...1.3 S Sages-femmes...7.2 Salaires...10.2 Salariés...9.2 Santé...7.1 à 7.6 Scolarité...6.1 Secteurs d'activité...9.2,14.1 Sécurité sociale...10.3 Séjours hospitaliers...7.3 Services (secteur)...18.2 SIRENE...14.1 à 14.4, 17.1, 18.1, 18.2, 19.1 Sites protégés...2.1 Solde migratoire...3.1 Solde naturel...3.1 Sports...4.1 Superficie du territoire...1.1, 1.4, 1.6 Surface agricole utilisée...15.1, 15.3 T Taille des entreprises..14.1, 14.2, 14.4, 17.1, 18.1, 18.2, 19.1 Taux d activité...9.1 Taux de chômage...9.4 Taux de couverture...12.2 Taux de création d'entreprises...14.3 Taux démographiques...3.4 Taux d'imposition...13.4 Taxes (foncière, d'habitation, professionnelle)...13.4 Températures...1.2 Territoire agricole...15.1 Tertiaire...18.1, 18.2 Tourisme...20.1 Transferts sociaux...10.3 Transports (aériens, maritimes, routiers)......19.1 à 19.4 Travaux publics...17.1 Tribunaux...8.2 TVA...13.4 Types de construction...5.2 U Université...6.3 Utilisation des sols...15.1 V Valeur ajoutée...1.1, 11.2 Véhicules...19.4 Villages-vacances...20.1 Villes... 1.5 Voitures...19.4 Vols...8.1 Z ZNIEFF...2.1 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 165
TER 2007 ISSN : 0999-1271 ISBN : 2-11 063111 2 Dépôt Légal : oct. 2007 Code SAGE : TER07180 Prix : 12 Les «Tableaux Économiques Régionaux» (TER) de la!uadeloupe constituent un guide idéal pour partir à la découverte de la vie économique et sociale de la région. L ouvrage comprend 20 chapitres : démographie, santé, emploi, crimes et délits, sports, entreprises, finances publiques, etc. Cette édition 2007 du TER se veut être le compagnon idéal de tout décideur local ou de toute personne s intéressant à la!uadeloupe. Pour chaque domaine, vous trouverez une page de statistiques sous forme de tableaux ou de graphiques accompagnée d un texte de présentation, des sources utilisées, des définitions et des références de publications récentes. Le TER!uadeloupe : une mine d informations sur la région et un instrument pratique!