RÉGION MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL



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Transcription:

PLAN DE DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL ASSOCIÉ AUX RESSOURCES FAUNIQUES DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL PRODUIT PAR LA DIRECTION DE L AMÉNAGEMENT DE LA FAUNE DE MONTRÉAL, DE LAVAL ET DE LA MONTÉRÉGIE SOCIÉTÉ DE LA FAUNE ET DES PARCS DU QUÉBEC Février 2003

Référence à citer : SOCIÉTÉ DE LA FAUNE ET DES PARCS DU QUÉBEC. 2003. Plan de développement régional associé aux ressources fauniques de la région métropolitaine de. Direction de l aménagement de la faune de, de Laval et de la Montérégie, Longueuil, xviii + 158 pages. Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec ISBN : 2-550-40504-8

iii ÉQUIPE DE RÉALISATION Supervision Massé, Gérard Coordination Cotton, Fay Recherche et rédaction Cotton, Fay Dicaire, André Dubé, Jean Dumont, Pierre Keu, Ravann Laramée, Sylvain Letendre, Michel Léveillé, Martin Massé, Gérard Vachon, Nathalie Traitement géomatique et cartographie Lamontagne, Caroline Cotton, Fay Révision interne Léveillé, Martin Dumont, Pierre Massé, Gérard Véro, Brigitte Brehain, Sophie Bouchard, Pierre Trudeau, Louise Traitement de texte et édition Véro Brigitte Laurier, Lina Fay Cotton

iv La Société de la faune et des parcs du Québec a pour mission, dans une perspective de développement durable et harmonieux sur les plans culturel, social, économique et régional, de s assurer de la conservation et de la mise en valeur de la faune et de son habitat; elle doit s assurer également, dans la même perspective, du développement et de la gestion des parcs à des fins de conservation, d éducation ou de pratiques d activités récréatives. Les projets exposés dans ce Plan de développement régional associé aux ressources fauniques sont ceux identifiés par la Société des la faune et des parcs du Québec. Il ne s agit pas d une liste exhaustive et la Société est consciente que d autres idées ou plans peuvent leur être complémentaires. Ce plan ne vise à limiter d aucune façon tout autre plan ou projet de développement provenant, notamment, d une zone d exploitation contrôlée, d une réserve faunique, d une aire faunique communautaire ou d une pourvoirie.

v AVANT-PROPOS La mise en valeur de la faune et de ses habitats permet une injection dans l économie du Québec évaluée à environ 1,4 milliard de dollars annuellement et le maintien en emplois de 31 000 années-personnes dans le domaine des activités de pêche, de chasse et de plein air. Cette contribution est particulièrement cruciale pour l économie des régions ressources. Une meilleure mise en valeur des divers potentiels fauniques dans chacune des régions du Québec permettrait certainement une plus grande contribution de cette ressource renouvelable au développement de l économie et de l emploi des régions concernées. Poursuivant cet objectif, la Société de la faune et des parcs du Québec a élaboré pour la région métropolitaine de un Plan de développement régional associé aux ressources fauniques (PDRRF). Ce plan intègre les connaissances, les valeurs ainsi que la culture de la Société. C'est une mine d informations étendue, pertinente et assurément favorable au démarrage ou au soutien de projets importants pour l économie régionale. La Société espère que le PDRRF suscitera l intérêt des partenaires associés à la faune, des agents économiques ou des promoteurs et qu il permettra l émergence de produits originaux, de qualité et plus diversifiés. Après avoir décrit sommairement la région, les infrastructures d accès et d accueil ainsi que la demande régionale, le présent plan trace le portrait faunique et naturel de la région métropolitaine de. Il fait ressortir les forces, les faiblesses ou les contraintes du produit actuel. Il décrit également les potentiels de développement associés à une espèce faunique, à des groupes d espèces ou à des parties du territoire pouvant être mis en valeur dans une perspective de développement durable, c est-à-dire sans que la conservation à long terme de la ressource faunique ne soit compromise pour autant. On y retrouve des stratégies de développement et des exemples de projets de développement des activités traditionnelles, tels que la chasse, la pêche ou le piégeage, mais aussi, des activités non-consommatrices de faune comme l observation ou l écotourisme. Les activités liées à la faune et à ses habitats pourront s exercer en harmonie et en complémentarité avec ce qui existe déjà dans la région. Bénéficiant d un climat clément, la RMM est caractérisée par la variété et la richesse faunique de ses grands et nombreux plans d eau. Elle se distingue aussi par la forte densité de population et par la grande diversité culturelle. Ces particularités fauniques et culturelles rendent possible le développement. Gérard Massé, directeur

vi «Le défi consiste à être capable de voir, en examinant un site ou un milieu, même détérioré, l opportunité qu il offre. Et cela en étant conscient des autres projets en cours de réalisation localement ou dans la région ainsi que des attentes des citoyens en matière de loisirs.» 1 1 Guide de mise en valeur des plans d eau du Québec à des fins récréotouristiques et de conservation du patrimoine, Tourisme Québec en partenariat, 2000, p.43.

vii RÉSUMÉ Ce plan suggère aux citoyens et décideurs quelques moyens pour améliorer l économie et la qualité de vie des Québécois à l aide de la ressource faunique de la région métropolitaine de (RMM), où habite 47% de la population du Québec. La RMM compte plusieurs atouts géographiques, démographiques et socio-économiques qui créent un contexte prometteur quant aux possibilités de développement régional associé à ses ressources fauniques. Les activités effectuées près du domicile et sans prélèvement de la faune jouissent d une popularité insoupçonnée auprès des résidents de la RMM et ce marché n est pas saturé. La présence d oiseaux et de nombreuses autres espèces sauvages, dont plusieurs sont rares et menacées, offrent des possibilités de combler cette demande et aussi de fournir de grandes possibilités pour l écotourisme 2. La pêche rivalise l écotourisme en termes de préférences, mais l intérêt est telle que le nombre de pêcheurs pourrait être doublé, ce qui aurait pour effet de créer près de 4 000 emplois dans la RMM. Les stocks des espèces préférées, tels les dorés, brochet, perchaudes, achigans et truites, sont abondants dans la RMM et peuvent être exploités davantage. Une contrainte principale est la pénurie d accès physiques à l eau que ce soit les descentes à pied aménagées pour la pêche à gué ou les rampes pour mettre les embarcations à l eau, et ce, à prix abordable. La chasse au cerf de Virginie pourrait être développée davantage car la surabondance de cerfs présente des dangers d accidents routiers. La chasse au petit gibier est en déclin, mais les populations animales sont en croissance. Les contraintes sont d ordre réglementaire, car plusieurs municipalités défendent la décharge d armes à feu, et d accès aux terres privées. Enfin, le développement d activités innovatrices liées aux animaux à fourrure est hautement souhaitable, compte tenu que la forte densité de plusieurs de ces espèces en milieu urbain nécessitent des efforts importants de contrôle des dommages et de prévention de maladies transmissibles aux humains. Ainsi, ce n est pas la faune à observer ou le gibier à capturer qui manque dans la RMM, pour générer, entre autres, les 6 000 emplois additionnels qui seraient créées en répondant à la demande non-comblée pour des activités liées à la faune. Bien au contraire, de nombreuses espèces exploitables sont devenues de véritables fléaux pour la propriété et même, des menaces à la santé humaine. Outre la méconnaissance généralisée de ces ressources, ce sont plutôt la pénurie d accès à cette faune et la précarité de son approvisionnement en raison de la vulnérabilité très importante de ses habitats, qui semblent empêcher aux citoyens de profiter pleinement des bénéfices économiques et sociaux que peut procurer la ressource faunique de la RMM. 2 Aux fins de ce Plan, on entend par «écotourisme» les déplacements de plus d un jour, soit les voyages réalisées en nature pour pratiquer toute activité liée à la faune sans qu il n y ait prélèvement de la faune.

ix TABLE DES MATIÈRES ÉQUIPE DE RÉALISATION...III AVANT-PROPOS... V RÉSUMÉ...VII TABLE DES MATIÈRES...IX LISTE DES TABLEAUX... XV LISTE DES FIGURES... XVI LISTE DES ANNEXES...XVIII 1. LE PORTRAIT RÉGIONAL...1 1.1 L organisation administrative...1 1.2 Les caractéristiques géographiques...3 1.2.1 Au centre des Basses-Terres du Saint-Laurent...3 1.2.2 L hydrographie...4 1.2.2.1 Le diagnostic sur l eau...7 1.2.3 Le relief...8 1.2.4 Le climat...9 1.2.5 La végétation et l utilisation des terres... 10 1.2.5.1 L Île de... 12 1.2.5.2 La ville de Laval... 13 1.2.5.3 La couronne nord... 13 1.2.5.4 La couronne sud... 13 1.2.6 Les paysages... 13 1.2.6.1 Le Mont-Royal et ses alentours... 13 1.2.6.2 Les rapides de Lachine... 14 1.3 La tenure des terres et les statuts de protection... 15 1.3.1 Le territoire public... 15 1.3.1.1 Les aires de protection de la faune... 18 1.3.1.2 Les aires d exploitation de la faune... 18 1.3.2 Le territoire privé... 19 1.3.2.1 Les aires de protection de la faune... 19 1.3.2.2 Les aires d exploitation de la faune... 19 1.4 Les caractéristiques historiques, culturelles et démographiques... 20 1.4.1 D hier à aujourd hui... 20 1.4.2 La population totale... 20 1.4.3 Les communautés autochtones... 22 1.4.4 L immigration... 22

x 1.4.5 La diversité ethnique... 23 1.4.6 La langue... 24 1.4.7 La vitalité culturelle et artistique... 25 1.4.8 La démographie... 26 1.4.8.1 Le vieillissement... 26 1.4.8.2 Les familles... 26 1.4.8.3 La scolarité... 26 1.4.8.4 La capitale des étudiants en Amérique du Nord... 27 1.5 Les caractéristiques économiques et touristiques... 27 1.5.1 Le profil de l économie régionale... 27 1.5.1.1 Le leader de la nouvelle économie du savoir... 28 1.5.1.2 Le centre international du Québec... 28 1.5.2 Le marché du travail... 28 1.5.3 Le tourisme... 29 1.6 Les intervenants régionaux en matière de développement... 30 1.6.1 La Communauté Métropolitaine de et le Ministère des Affaires Municipales et de la Métropole... 30 1.6.2 Le Ministère de l agriculture, des pêcheries et de l alimentation (MAPAQ)... 31 1.6.2.1 Les enjeux agricoles dans la RMM... 31 1.6.2.2 Les enjeux de pêches commerciales et d'aquiculture... 32 1.6.3 Le Ministère des Ressources Naturelles : protection et mise en valeur de la forêt privée... 32 1.6.4 Les communautés autochtones... 33 1.6.5 Tourisme Québec et les associations touristiques... 33 1.6.6 Les conseils régionaux de développement (CRD)... 33 1.6.7 Hydro-Québec... 34 2. LES ACCÈS, LES INFRASTRUCTURES ET LES SERVICES RELIÉS À LA FAUNE... 35 2.1 L accessibilité à la région... 35 2.2 L hébergement et la restauration... 35 2.2.1 La restauration... 37 2.2.2 Le camping... 37 2.2.3 La villégiature... 37 2.3 L accessibilité à la ressource... 37 2.3.1 Le transport... 37 2.3.2 Les espaces verts aménagés... 38 2.3.3 Les accès à l eau... 39 2.3.3.1 La pêche sur les sites fédéraux de la RMM... 42 2.3.4 La chasse et le piégeage en terrain privé et municipalisé... 42 2.4 Les services reliés à la pratique d activités fauniques... 43 2.4.1 Les activités fauniques près du domicile... 43 2.4.2 La pêche sportive... 43 2.4.2.1 Les ensemencements... 44 2.4.2.2 Les étangs de pêche... 44 2.4.3 La chasse... 44 2.4.3.1 Les fermes cynégétiques... 45 2.4.3.2 Les ententes avec les propriétaires privés à propos de la chasse... 45 2.4.3.3 Les clubs de tir... 45

xi 2.4.4 Les manufacturiers québécois de produits pour les pêcheurs, les chasseurs ou les adeptes d activités de plein air... 45 2.4.4.1 À... 45 2.4.4.2 À Laval... 46 2.4.5 Les salons et les expositions... 46 2.5 Les autres entreprises reliées à la faune... 46 2.5.1 Les organismes sans but lucratif reliés aux activités fauniques ou en nature... 46 2.5.2 Les détenteurs de permis scientifiques ou éducatifs... 46 2.5.2.1 Les zoos et les centres de réhabilitation... 47 2.5.2.2 Les organismes de recherche... 47 2.5.3 Les services de contrôle des animaux nuisibles... 47 2.5.3.1 Le contrôle animalier... 48 2.5.3.2 Les exterminateurs... 49 2.5.3.3 Les bénévoles... 50 2.5.4 Les services de santé publique... 50 2.5.4.1 Les zoonoses : prévention et traitement... 50 2.5.4.2 Les programmes à vocation sociale... 51 2.5.5 Les consultants... 51 2.5.6 Le tourisme autochtone... 51 2.5.7 Les commanditaires... 52 3. LE PORTRAIT DE LA DEMANDE...53 3.1 Les activités indirectement reliées à la faune et à la nature... 53 3.2 Les activités directement reliées à la nature incluant la faune... 54 3.2.1 Le portrait au Québec... 54 3.2.2 Les préférences régionales... 57 3.3 Les activités directement reliées à la faune seulement... 58 3.3.1 Les activi tés fauniques pratiquées près du domicile... 58 3.3.1.1 Le portrait du Québec et régional... 58 3.3.1.2 Les activités favorites... 58 3.3.1.3 Les espèces recherchées... 59 3.3.2 Les activités fauniques pratiquées lors de déplacements... 59 3.3.2.1 Vu d ensemble... 59 3.3.2.1.1 La participation... 59 3.3.2.1.2 L importance régionale... 59 3.3.2.1.3 Les retombées économiques... 60 3.3.2.2 L écotourisme... 61 3.3.2.2.1 Les espèces recherchées... 61 3.3.2.2.2 Le profil des participants... 61 3.3.2.2.3 Les potentiels de développement de la clientèle... 62 3.3.2.2.4 Le potentiel de l écotourisme comme valeur ajoutée... 62 3.3.2.2.5 La valeur économique du développement de la demande à combler... 63 3.3.2.3 La pêche sportive... 64 3.3.2.3.1 L importance régionale... 64 3.3.2.3.2 La description de l'activité de pêche... 65 3.3.2.3.3 Le profil des pêcheurs... 65 3.3.2.3.4 La destination de pêche des résidents... 66 3.3.2.3.5 La provenance des pêcheurs... 66 3.3.2.3.6 Les espèces recherchées et les captures... 67 3.3.2.3.7 Le potentiel de développement de la clientèle... 68 3.3.2.3.8 La valeur économique de l'intérêt à combler... 69

xii 3.3.2.4 La pêche commerciale... 70 3.3.2.5 La chasse... 71 3.3.2.5.1 Le profil des participants... 71 3.3.2.5.2 Les espèces recherchées selon la région de provenance des chasseurs... 71 3.3.2.5.3 Le potentiel de développement de la clientèle... 71 3.3.2.5.4 Les communautés culturelles... 74 3.3.2.5.5 La clientèle féminine... 74 3.3.2.5.6 Les opposants à la chasse récréative... 74 3.3.2.5.7 La valeur économique de l'intérêt à combler... 75 3.3.2.5.8 La clientèle hors Québec... 75 3.3.2.6 Le piégeage... 76 3.3.2.6.1 Son importance et les espèces recherchées... 76 3.3.2.6.2 Le profil des participants... 76 3.3.2.6.3 Les profils des non-participants... 77 3.3.2.6.4 Les potentiels de développement... 77 3.3.2.6.5 L industrie de la fourrure à... 78 3.4 et le tourisme... 79 4. LE PORTRAIT DE LA RESSOURCE FAUNIQUE... 81 4.1 Le milieu biophysique... 81 4.1.1 Les habitats aquatiques... 81 4.1.1.1 La pollution... 81 4.1.1.2 Les berges... 81 4.1.1.3 Les barrages... 81 4.1.1.4 Le lac Saint-Louis... 81 4.1.1.5 Le canal de Soulanges et le canal de Beauharnois... 82 4.1.1.6 Le lit résiduel du fleuve Saint-Laurent... 83 4.1.1.7 Le lac des Deux Montagnes... 83 4.1.1.8 Les rivières des Prairies et des Mille Îles... 84 4.1.1.9 Le fleuve Saint-Laurent et le bassin de La Prairie... 85 4.1.1.9.1 Les rapides de Lachine et le bassin de La Prairie... 86 4.1.1.9.2 Le petit bassin de La Prairie... 86 4.1.1.9.3 Du pont Jacques-Cartier à l extrémité est de l île de... 87 4.1.1.9.4 Le tronçon fluvial Varennes-Contrecoeur... 87 4.1.1.10 La rivière Châteauguay... 87 4.1.1.11 La rivière Richelieu... 88 4.1.1.12 Les petits cours d eau en milieu agricole... 89 4.1.1.13 Les potentiels de mise en valeur... 90 4.1.2 Les milieux humides... 90 4.1.2.1 La description... 90 4.1.2.2 Les potentiels de mise en valeur... 92 4.1.3 Les habitats terrestres... 92 4.1.3.1 La description... 92 4.1.3.2 Les potentiels de mise en valeur... 93 4.1.4 Les routes migratoires... 94 4.1.4.1 La description... 94 4.1.4.2 Les potentiels de mise en valeur... 95 4.1.5 Les habitats fauniques urbains... 95 4.1.5.1 La description... 95 4.1.5.2 Les potentiels de mise en valeur... 95 4.2 La faune... 97 4.2.1 La faune aquatique... 97

xiii 4.2.1.1 Les espèces pêchées... 97 4.2.1.1.1 La perchaude... 97 4.2.1.1.2 Les dorés jaune et noir... 99 4.2.1.1.3 Le grand brochet... 99 4.2.1.1.4 Le maskinongé... 100 4.2.1.1.5 Les achigans à petite et à grande bouche... 101 4.2.1.1.6 Le crapet-soleil, le crapet de roche et la marigane noire... 101 4.2.1.1.7 La barbotte brune... 102 4.2.1.1.8 La barbue de rivière... 103 4.2.1.1.9 Les salmonidés... 104 4.2.1.1.10 L alose savoureuse... 105 4.2.1.1.11 L esturgeon jaune... 106 4.2.1.1.12 L anguille d Amérique... 107 4.2.1.1.13 La carpe... 109 4.2.1.1.14 Les poissons-appâts... 109 4.2.1.2 Les autres espèces ayant un potentiel... 110 4.2.1.2.1 Le poisson-castor... 110 4.2.1.2.2 Les écrevisses... 110 4.2.1.3 Les espèces en situation précaire... 111 4.2.1.3.1 L alose savoureuse... 111 4.2.1.3.2 L esturgeon jaune... 111 4.2.1.3.3 Le bar rayé... 111 4.2.1.3.4 L esturgeon noir... 111 4.2.1.3.5 Le dard arc-en-ciel... 111 4.2.1.3.6 Le méné laiton... 111 4.2.1.3.7 Le brochet vermiculé... 111 4.2.1.3.8 Le fouille-roche gris... 111 4.2.1.3.9 Le chevalier cuivré... 112 4.2.1.3.10 Le chevalier de rivière... 113 4.2.1.3.11 Le dard de sable... 114 4.2.1.3.12 Le méné d herbe... 114 4.2.1.3.13 Le chevalier jaune... 114 4.2.1.3.14 Le crayon d argent... 114 4.2.1.3.15 Le potentiel de mise en valeur des espèces à situation précaire... 114 4.2.1.4 Les espèces introduites... 114 4.2.1.4.1 La carpe... 115 4.2.1.4.2 Les salmonidés non indigènes... 115 4.2.1.4.3 La moule zébrée... 115 4.2.1.4.4 Le gobie à taches noires... 115 4.2.1.4.5 La tanche... 116 4.2.1.4.6 Les aspects réglementaires... 116 4.2.1.4.7 Les potentiels de mise en valeur... 116 4.2.2 La grande faune... 116 4.2.2.1 La description... 116 4.2.2.2 Les traits distinctifs régionaux relatifs à ces espèces... 117 4.2.2.3 Les principaux aspects réglementaires... 117 4.2.2.4 Les potentiels de mise en valeur... 118 4.2.3 La petite faune... 119 4.2.3.1 La description... 119 4.2.3.2 Les traits distinctifs régionaux relatifs aux espèces de petite faune... 119 4.2.3.3 Les principaux aspects réglementaires... 120 4.2.3.4 Les potentiels de mise en valeur... 120 4.2.4 Les animaux à fourrure... 121 4.2.4.1 La description... 121 4.2.4.2 Les traits distinctifs régionaux relatifs à ces espèces... 121 4.2.4.3 Les principaux aspects réglementaires... 121

xiv 4.2.4.4 Les potentiels de mise en valeur... 122 4.2.5 L avifaune (autres que les espèces comprises dans la petite faune)... 122 4.2.5.1 La description... 122 4.2.5.2 Les traits distinctifs régionaux relatifs à ces espèces... 123 4.2.5.3 Les principaux aspects réglementaires... 125 4.2.5.4 Les potentiels de mise en valeur... 125 4.2.6 Les amphibiens et reptiles... 126 4.2.6.1 La description... 126 4.2.6.2 Les traits distinctifs régionaux relatifs à ces espèces... 126 4.2.6.3 Les principaux aspects réglementaires... 128 4.2.6.4 Les potentiels de mise en valeur... 128 4.3 Les sites présentant un intérêt faunique... 129 5. LES CONSTATS, LES ENJEUX ET LES STRATÉGIES DE DÉVELOPPEMENT...131 5.1 Les constats généraux... 131 5.1.1 L organisation du territoire... 131 5.1.2 La démographie... 131 5.1.3 L économie... 132 5.1.4 La demande pour les activités fauniques... 132 5.1.4.1 Les organismes voués à la faune... 132 5.1.4.2 Les activités fauniques sans prélèvement... 132 5.1.4.3 La pêche sportive... 133 5.1.4.4 La chasse... 133 5.1.5 Les habitats fauniques... 133 5.1.5.1 La dépollution et la restauration... 133 5.1.5.2 Les statuts éphémères de protection... 133 5.1.5.3 L habitat urbain... 133 5.1.6 La faune... 134 5.1.6.1 La grande diversité d espèces animales... 134 5.1.6.2 Les populations animales abondantes... 134 5.1.6.3 La déprédation... 134 5.1.7 RMM : Région ressource en clientèle... 134 5.1.7.1 La clientèle de pêche... 134 5.1.7.2 La clientèle de chasse... 135 5.2 Les enjeux régionaux critiques au développement liées aux ressources fauniques.. 135 5.3 Les stratégies et les projets de développement faunique suggérés... 136 5.4 Mise en œuvre, suivi et évaluation du plan... 137 6. LA STRUCTURE D ACCUEIL...139 REMERCIEMENTS...141 ANNEXES...143

xv LISTE DES TABLEAUX Tableau 1. Nombre et superficie des territoires sur terre publique ayant un statut particulier ou faisant l objet d une protection dans la RMM....16 Tableau 2. Nombre et superficie des territoires sur terrain privé ayant un statut particulier ou faisant l'objet d'une protection particulière dans la RMM sur terrain privé....19 Tableau 3. Quelques indicateurs du marché du travail...29 Tableau 4. Les retombées économiques du tourisme dans le RMM en 1999...29 Tableau 5. Quelques éléments des portraits synoptiques régionaux de l'industrie bioalimentaire du Québec - estimation 2000....31 Tableau 6. Enjeux du développement économique ou priorités identifiés par les conseils régionaux de développement....33 Tableau 7. Principaux espaces verts aménagés naturels et anthropiques, RMM, 2001....38 Tableau 8. Nombre d accès de pêche à gué, de quais et de rampes de mises à l eau publics dans la RMM en 1999....39 Tableau 9. Accès à la pêche aux sites fédéraux de la RMM...42 Tableau 10. Points de location de cabanes et d embarcations pour la pêche sportive dans la RMM en 1999...43 Tableau 11. Liste des étangs de pêche sur le territoire de la RMM....44 Tableau 12. Autorisations de capturer et/ou garder de la faune à des fins éducatives, émises par la Société entre le 1 er janvier 2000 et le 14 novembre 2001...47 Tableau 13. Autorisations de capturer et/ou garder de la faune à des fins scientifiques dans la RMM et dans la Montérégie, émises par la Société entre le 1 er janvier 2000 et le 14 novembre 2001....48 Tableau 14. Autorisations de capturer de la faune à des fins de gestion ou de contrôle émises par la Société entre le 1 er janvier 2000 et le 14 novembre 2001...49 Tableau 15. Ordre de préférence des Québécois pour 20 activités directement reliées à la faune et à la nature, pratiquées loin du domicile, en 1996....55 Tableau 16. Liste des dix espèces de micromammifères de la RMM.... 120 Tableau 17. Liste des 30 espèces d'herpétofaune de la RMM... 127 Tableau 18. Sites d intérêt faunique de la RMM par MRC.... 129 Tableau 19 Les stratégies de développement et les projets qui leur sont associés, par secteur d activité.... 136

xvi LISTE DES FIGURES Figure 1. Carte du territoire de la Région Métropolitaine de....2 Figure 2. Carte des provinces naturelles du Québec....3 Figure 3. Carte de l hydrographie...4 Figure 4. Graphique des débits des principales rivières de la RMM...5 Figure 5. Photo du lac des Deux Montagnes au parc d'oka...6 Figure 6. Photo d un petit lac aménagé au parc Lafontaine, Ville de...7 Figure 7. Carte du relief entourant la RMM...8 Figure 8. Photo du lac des Bouleaux, au sommet du mont Saint-Bruno....9 Figure 9. Carte des zones de rusticité des plantes au Canada....10 Figure 10. Localisation des zones urbaines, rurales, industrielles, forestières de la RMM...11 Figure 11. Graphique de répartition des superficies en couvert forestier, eau, agriculture, urbain et autres sur le territoire de la RMM...12 Figure 12. Photo de la vue du Mont-Royal...14 Figure 13. Photo des Rapides de Lachine....14 Figure 14 Rafting sur les rapides de Lachine (Source : Les Descentes sur le St-Laurent.)...15 Figure 15. Carte des territoires ayant un statut particulier ou faisant l objet d une protection....17 Figure 16. Carte de la population totale par municipalité de la RMM....21 Figure 17. Graphique sur les continents de naissance de la population de la RMM et du Québec...23 Figure 18. Graphique sur les principaux pays de naissance de la population de et du Québec....23 Figure 19. Graphique des langues maternelles de la population de la RMM et du reste du Québec en 1996....24 Figure 20. Photo de l Homme de Calder au Vieux-Port de Parc Jean Drapeau)....25 Figure 21 Graphique de l'évolution de l'âge de la population de la RMM entre 1991 et 2000...26 Figure 22. Nombre d'emplois générés par les différents secteurs économiques de la RMM en 1999....27 Figure 23. Graphique de la répartition par secteur, des 61 220 emplois créés par le tourisme en 1999...29 Figure 24. Principales infrastructures d accès à la RMM...36 Figure 25. Photo d un peuplier tombé du haut d un mur de béton détérioré à Lachine, illustrant la difficulté d accès à l eau....40 Figure 26. Photo d une activité "Pêche en herbe" du 17 Août 2001 au lac Saint-Louis au débarcadère public de Lachine, à côté de la marina du "Club des pêcheurs et chasseurs sportifs du lac Saint-Louis....41 Figure 27. Photo d une descente d embarcations au lac Saint-Louis condamnée....41 Figure 28. Répartition des 188 exterminateurs de la RMM et du reste du Québec selon les régions administratives (N =360)....50 Figure 29. Graphique du taux de participation des Québécois de 15 ans et plus à des activités fauniques et en nature au Québec en 1991 et 1996....53 Figure 30. Graphique de la répartition régionale des 267 millions de jours de récréation consacrés par les Canadiens à la pratique d activités fauniques et en nature au Québec en 1996....54 Figure 31. Graphique des jours de participation à diverses activités reliées à la faune et à la nature selon la région de destination en 1996 (*lorsque l activité pratiquée était le but principal du déplacement dans la nature)....55 Figure 32. Graphique du nombre moyen de jours de pratique par participant à chaque activité en 1991 et en 1996....56 Figure 33. Rang de popularité de 20 types d activités reliées à la faune et à la nature pratiqués lors de déplacements dans chaque région administrative de destination touchant la RMM....57 Figure 34. Graphique de la répartition des jours-récréation selon la région administrative de destination des déplacements dont le but principal est de pratiquer une activité liée à la faune au Québec en 1996....59

xvii Figure 35. Graphiques du nombre d emplois générés au Québec et de la dépense annuelle moyenne par participant selon 4 types de déplacements en 1999....60 Figure 36. Répartition des 2,1 milliards$ dépensés au Québec en 1996 selon le type de dépense et selon le type de déplacement...60 Figure 37. Graphique des emplois actuels et possiblement générés par les personnes qui, respectivement, ont pratiqué des déplacements fauniques sans prélèvement en 1999 et qui seraient intéressées à pratiquer des activités fauniques sans prélèvement, répartis selon les régions de destination des participants qui en ont fait une activité principale en 1996...64 Figure 38. Graphique de la destination régionale des pêcheurs en 1996....65 Figure 39. Graphique de la répartition des jours de pêche réalisés dans, Laval et Montérégie en 1995 selon la provenance des pêcheurs et du type de déplacement...66 Figure 40. Graphique des jours de pêche (A) selon les espèces recherchées et des captures réalisées (B) en 1995 par les résidents de, Laval et Montérégie....67 Figure 41. Graphique des emplois actuels et possiblement générés par les personnes qui, respectivement, ont pratiqué la pêche en 1999 et qui seraient intéressées à pêcher, répartis selon les régions de destination des participants en 1996...70 Figure 42. Graphique de la destination en 1999 des chasseurs provenant des régions chevauchant la RMM....72 Figure 43. Graphique des types de permis de chasse achetés en 1999 par les chasseurs résidant dans les régions administratives chevauchant la RMM...72 Figure 44. Graphique de la région de résidence des détenteurs de permis de chasse du Québec selon le type de chasse réalisé en 1999....73 Figure 45. Graphique des emplois actuels et potentiellement générés au Québec par les personnes qui se sont dites intéressées à chasser selon la région de destination....75 Figure 46. Graphique de la valeur des ventes de fourrures au Québec selon l'espèce piégée durant les saisons 1999-2000 et 2000-2001....76 Figure 47. Graphique de la provenance et but du voyage des 5 672 000 touristes à en 1999...79 Figure 49. Carte des sites Saint-Laurent Vision 2000....91 Figure 50. Carte de la localisation des forêts de la RMM....93 Figure 51 Photo du stade olympique en regardant vers le centre-ville à partir d Hochelaga Maisonneuve...96 Figure 52. Carte de la répartition géographique des chevaliers et des aloses (RMM).... 112

xviii LISTE DES ANNEXES ANNEXE 1 LES MUNICIPALITÉS, LES MRC ET LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES DE LA RÉGION MÉTROLITAINE DE MONTRÉAL...143 ANNEXE 2 LA LISTE DE 252 ORGANISMES SANS BUT LUCRATIF ET NON GOUVERNEMENTAUX RÉALISANT DES ACTIVITÉS FAUNIQUES ET ENVIRONNEMENTALES...147 ANNEXE 3 LES POISSONS DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL...155

1 1. LE PORTRAIT RÉGIONAL 1.1 L organisation administrative La Communauté métropolitaine de (CUM) fut créée en 2000 par la Loi sur la Communauté métropolitaine de (2000, c.34) afin d harmoniser le développement du territoire dit «Région métropolitaine de (RMM)». Le centre de la RMM est composé des régions administratives de et de Laval. 3 Pour les fins du présent plan, la «ville de» désigne la municipalité de telle qu elle était délimitée avant la fusion des 29 municipalités en une seule ville appelée, avec l adoption de la Loi 170. Mentionnons que la Communauté urbaine de (CUM) n existe plus depuis la fusion de ces 29 municipalités qui la composaient. La couronne nord de la RMM se trouve sur les rives au nord de Laval et chevauche les régions administratives des Laurentides et de Lanaudière. Elle englobe 24 municipalités regroupées sous 5 MRC et une réserve autochtone (Kanesatake). La couronne sud de la RMM comprend une portion de la région administrative de la Montérégie. Elle comprend 49 municipalités regroupées sous 7 MRC et une réserve autochtone (Kahnawake). La Figure 1 illustre le territoire couvert par ce plan et délimite le réseau routier, les grands plans d eau et les principales villes. De plus, elle montre l organisation administrative en 5 régions, les 14 municipalités régionales de comté (MRC), le territoire de l ex-communauté urbaine de Mo n- tréal (CUM) et les 2 réserves autochtones Tout le territoire de la RMM est municipalisé, ce qui représente 103 municipalités (voir la liste des municipalités et des autres types de territoires administratifs composant la RMM à l annexe 1). Le choix de considérer dans ce plan la région métropolitaine de (RMM), plutôt que les régions administratives de et de Laval, s appuie sur deux éléments. D abord, les caractéristiques physiques et naturelles s apparentent sur l ensemble de l archipel d Hochelaga 4 et de la plaine avoisinante de la vallée du Saint-Laurent. Celles-ci en font encore aujourd hui la zone du Québec la plus riche en nombre d espèces fauniques et floristiques. La biodiversité de ce territoire est également soumise à des fortes pressions en raison de la très grande concentration humaine. Le territoire est caractérisé par un paysage principalement urbain et périurbain. Quoique cette conjoncture engendre des problèmes ou des conflits d utilisation, elle offre aussi des opportunités particulières de développement associées aux ressources fauniques. 3 MINISTÈRE DES RÉGIONS DU QUÉBEC. Description de la Région administrative de. [en ligne]. [Réf. Du 14 mars 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.sdr.gouv.qc.ca/region06/main06.htm 4 L'expression «Archipel d'hochelaga» provient du frère Marie-Victorin qui en 1935, dans sa Flore Laurentienne, le décrit comme «un extraordinaire carrefour d'eaux courantes». On affirme généralement que le nom Hochelaga provient de l'iroquois et signifierait à la fois barrage des castors et gros rapides, et qu il déterminait les rapides de Lachine. Ces rapides sont en effet un élément exceptionnel du paysage de la RMM COMMISSION DE LA TOPONYMIE DU QUÉBEC [en ligne]. [Réf. Du 14 mars 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès http://www.toponymie.gouv.qc.ca/carto.asp?speci=146061&latitude=45,54945&longitude=-73,65083&zoom=1700

2 158 31 N Québec Tracé de 1927 du Conse il p rivé (non définit if) 15 Lanaudière O Vallée du Saint-Laurent S E 158 25 Montérégie Laurentides # Rigaud 20 148 40 Montérégie Lac Saint-François 540 148 Kanesatake Salaberry- # de- Valleyfield Lac des Deux-Montagnes 132 117 # 20 40 640 Lac Saint-Louis Laval # # 15 520 138 Terrebonne 25 # 125 440 19 Châteauguay 20 40 132 15 25 13 Archipel # d'hochelaga CUM 15 Kahnawake Repentigny # Fleuve Saint- Laurent Montérégie # 112 134 132 Longueuil 104 30 116 # Chambly 35 20 Beloeil # 133 # Saint- Eustache Saint-Jean-sur- Richelieu 20 0 20 Kilomètres 10 116 Limites administratives # Territoire de la Communauté métropolitaine de (CMM) a Territoire autochtone b b Limite de région administrative Limite de municipalité régionale de comté b Limite de municipalitéb Ville principale b Réseau routier 15 132 Autoroute Route nationale Réseau hydrographique b Lac principal, rivière majeure, fleuve Rivière principale b Figure 1. Carte du territoire de la Région Métropolitaine de. 5 5 a MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE.- Réorganisation municipale dans la région de [image en ligne]. - Bureau de l'inforoute municipale et de la géomatique, version 20 décembre 2000. [Réf. du 21 sept 2001]. - Disponible sur le site Internet.- Accès: http://mamm.gouv.qc.ca/accueil/livre_blanc_2000/cartes/rmm_20dec.pdf b Cartographie informatisée de base pour usage exclusif au MENV et à la FAPAQ procurée par la direction de l'informatique du MENV auprès du MINISTERE DES RESSOURCES NATURELLES auteur de la Base de données topographiques et administratives (BDTA) à l'échelle 1/250 000 vectorielle en format ArcInfo. Limites administratives en date de décembre 1998.

3 Aussi, compte tenu de la récente création de la RMM, il devenait important que la Société de la faune et des parcs du Québec s arrime avec les nouveaux intervenants en matière de développement et procède, avec eux, à la mise en œuvre du plan. 1.2 Les caractéristiques géographiques 1.2.1 Au centre des Basses-Terres du Saint-Laurent À l échelle du Québec, la RMM se situe au cœur de la province naturelle appelée «Bassesterres du Saint-Laurent» (Figure 2). La RMM occupe environ 4 000 km 2 de cette province naturelle qui s étend sur 29 000 km 2 de part et d autre du parcours en eau douce du fleuve Saint- Laurent. 6 Figure 2. Carte des provinces naturelles du Québec. À l échelle du Canada, les Basses-terres du Saint-Laurent représentent la portion québécoise de l écozone terrestre désignée «Plaine à forêts mixtes» qui atteint ses limites nord et est au Québec. Au point de vue nord-américain, les Basses-terres du Saint-Laurent constituent la seule portion québécoise de la région écologique appelée les «Forêts tempérées de l est» qui atteint son extrémité nord au Québec. Les Basses-terres du Saint-Laurent reposent sur une plate-forme de roches sédimentaires comblée par des dépôts marins (mer de Champlain), des dépôts glaciaires et des tourbières. Elles sont coupées en deux par le fleuve Saint-Laurent, lequel reçoit les eaux des affluents qui naissent dans les Appalaches au sud ou dans le bouclier canadien au nord. 6 (MENV), Direction de la conservation et du patrimoine écologique. 1999. Aires protégées au Québec, les provinces naturelles - Niveau I du cadre écologique de référence du Québec. [en ligne]. [Réf. Du 24 mai 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.menv.gouv.qc.ca/biodiversite/aires_protegees/provinces/

4 Par sa situation méridionale et sa faible altitude (< 100 m), cette province naturelle connaît un climat doux et humide propice à une végétation riche et diversifiée. Érable à sucre, chêne, tilleul, caryer et noyer disputent l espace aux espèces pionnières (peupliers, bouleaux), qui dominent les restants de forêt que l agriculture n a pas défrichés. 1.2.2 L hydrographie L'eau couvre une partie importante du territoire de la RMM, soit environ 529 km 2 ou 12,3 % (Figure 3). Lac des Deux- Montagnes Î Î Montérégie Î Î Î Î Lac Saint-François Laurentides Beauharnois- Salaberry Thérèse- Ri De Les Moulins vièr ÎÎ ÎÎ Î Coulée Grou Blainville Î Mirabel Mill Î eî l es Îles de Varennes Î Î d es Îles La c d' Anjou de Î Ri vière Île Jésus Pr ai r i es Boucherville Bassins du Parc (Laval) Maisonneuve Île Laval d e Sainte-Hélène s Île de Deux- Î ÎÎ Î Î (Parc des Îles ) R Montagnes ivière Étangs du Parc Lafontaine La c de s Cygnes Île Lac aux Castors Î Notre-D ame Île nt e Bizard Communauté urbaine d ur Î a Champlain Lac des L de Lachine uc Île Deux- - Montagnes Î Ca Î S Î ÎÎÎ nal de L' Aque de s Riv Bas sin du Parc s de Soeurs ière ne aint àl'orme de Las alle Î Î Î ÎÎÎ Î C a n alde R apide L achi Fleuve Parc des Rapides de Lachine Lac Saint-Louis Î Île Perrot y u gua Roussillon Vaudreuil- Soulanges Canal desoulanges Canal de Bea u har nois Ri vièr e C hâtea Lanaudière L'Assomption o mpti L' Ass e o n Fl euv nt -La e Sai La Vallée- Lajemmerais Montérégie Ri v i èr e ur ent du- Richelieu Ri cheli O e u N S E Montérégie Rouville 20 0 20 Kilomètres Limites administratives Territoire de la Communauté métropolitaine de (CMM) a Limite de région administrative b Limite de municipalité régionale de comté b b Réseau hydrographique Lac principal, rivière majeure, fleuve Rivière principale Archipel d'hochelagac? Plans d'eau résultant de modifications humaines d Î Port de plaisance d Figure 3. Carte de l hydrographie.

5 Le cœur de la RMM est constitué de la majeure partie de l archipel d Hochelaga, qui débute à la confluence du Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais où le parcours de l eau se divise en trois. Cet archipel englobe plus de 320 îles, îlots et écueils : les îles de, Jésus, Bizard, de Boucherville et toutes les autres depuis l'île Perrot en amont jusqu'à celles de Varennes en aval y compris toutes les îles sur la rivière des Mille Îles et la rivière des Prairies. Tout comme l hydrographie des Basses-terres du Saint-Laurent, le territoire de la RMM est dominé par le fleuve Saint-Laurent et par la portion aval de ses affluents, dont la rivière Châteauguay sur la rive sud et les rivières des Outaouais et L Assomption sur la rive nord. La Figure 4 illustre l importance relative des principales rivières de la RMM à l aide des débits calculés sur plus de 40 années d observation. La rivière des Mille Îles court sur la rive nord de l île Jésus. La rivière des Prairies passe entre la rive sud de l île Jésus et la rive nord de l île de. Débit (mètres cubes par seconde) 20 000 15 000 10 000 5 000 0 Saint-Laurent Outaouais minimum maximum moyen Des Prairies Des Mille Îles Châteauguay L'Assomption Principale rivière Figure 4. Graphique des débits des principales rivières de la RMM. 7 Ce découpage complexe du réseau hydrographique fait en sorte que 72 des 103 municipalités de la RMM sont riveraines. Les milieux écologiques résultant de cette complexité recèlent une grande diversité et productivité de plantes et d animaux. 8 Sur le territoire de la RMM, il y a très peu de lacs à l état relativement naturel ou alors ils sont de faible superficie, si l on exclut les deux élargissements de rivières soit, le lac Saint-Louis dans le fleuve Saint-Laurent et le lac des Deux Montagnes dans la rivière des Outaouais (Figure 5). Ce sont les lacs les plus connus et les plus grands du territoire de la RMM, avec environ 150 km 2 chacun. Ils sont utilisés pour la villégiature, la pêche, la chasse et des activités récréotouristiques. 7 MINISTÈRE DE L ENVIRONNEMENT DU QUÉBEC. 1999. Portrait régional de l eau de la région de, Mémoire soumis au BAPE. 8 MINISTÈRE DU LOISIR, DE LA CHASSE ET DE LA PÊCHE. 1984. Proposition d intervention : Le réseau des habitats fauniques, la faune et son habitat II, «Archipel de, Mise en valeur intégrée du milieu naturel et du loisir de plein air», juin 1984

6 Figure 5. Photo du lac des Deux Montagnes au parc d'oka. 9 Il est important de mentionner que la forme actuelle de la majorité des plans d eau, îles, rives, chenaux et seuils en existence sur le territoire de la RMM sont le résultat de modifications humaines successives dont les suivantes : le drainage agricole a motivé la canalisation de la majorité des petits cours d eau, par exemple, la Coulée Groulx dans l est de l Île de ; l évacuation des eaux d égouts sanitaires, industriels et pluviaux s est appropriée des cours d eau et des fossés parmi les plus importants tels l ancienne rivière Saint-Pierre dans le sud-ouest de l Île de, la rivière à l Orme à l ouest et les lacs Centennial (ouest) et d Anjou (est); l apport d eau potable a motivé la construction de nouveaux cours d eau, tel le canal de l aqueduc dans le sud-ouest de l Île de ; le transport maritime a nécessité de nouveaux parcours, tels ceux des canaux de Soulanges et de Lachine, la voie maritime et le canal de Beauharnois; la production d hydro-électricité a engendré la création de barrages importants : Carillon, Beauharnois, Rivière-des-Prairies et Des Cèdres; le développement domiciliaire, celui d autoroutes, de ponts, de ports, de dépotoirs, de corridors de transport et de parcs industriels et récréatifs ont déplacé l eau par des remblais massifs tels, l autoroute 132 dans la couronne sud de la RMM et la majeure partie des îles des Sœurs, Notre-Dame et Sainte-Hélène dans le couloir fluvial; le béton et l asphalte ont imperméabilisé le bassin de drainage obligeant le creusage de canaux souterrains pour évacuer l eau piégée en surface; l esthétique et la récréation ont motivé le remplacement des étangs à castors et des milieux humides par des bassins entourés de murets, comme le lac aux Castors, le lac des Cygnes, le bassin de canotage au Parc des Îles, les marinas et les bassins des parcs Lafontaine (Figure 6), Lasalle et Maisonneuve. 9 SOCIÉTÉ DES ÉTABLISSEMENTS DE PLEIN AIR DU QUÉBEC (Sépaq). Parc d Oka. [en ligne]. [Réf. Du 17 septembre 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.sepaq.com/fr/indexdirect.cfm?leparc=14

7 Figure 6. Photo d un petit lac aménagé au parc Lafontaine, Ville de. 10 1.2.2.1 Le diagnostic sur l eau 11 Il est généralement peu connu de la population que depuis 20 ans, la qualité de l eau du fleuve Saint-Laurent et des autres plans d eau s est grandement améliorée au niveau des polluants physiques, chimiques et bactériologiques, grâce aux Plans d Action Saint-Laurent, à l accord sur la Qualité de l eau des Grands Lacs et au Programme d assainissement des eaux du Québec. La qualité de l eau est maintenant bonne autour de l île de. Pratiquement toute la population du territoire de la CUM (99,9 %) est alimentée en eau potable en provenance de l eau de surface du fleuve. Cependant, des problèmes persistent. Par exemple, en aval de, la masse d eau occupant le centre du fleuve et celle longeant la rive nord contiennent une importante contamination bactériologique provenant des stations d épuration de la CUM et de Longueuil. Celles-ci corrigent les contaminations physiques et chimiques des eaux usées, mais elles n effectuent aucune désinfection, ce qui fait en sorte que l eau émanant de la station de la CUM, près de l île aux Vaches en aval du tunnel Hypollite-Lafontaine contient beaucoup de coliformes fécaux. De plus, autour de l île de et dans la rivière des Prairies, des débordements périodiques des réseaux d égouts unitaires des municipalités de l île de et de Laval lors de la fonte des neiges et de pluies abondantes, viennent compromettre la qualité de l eau par la contamination par les coliformes fécaux et, dans une moindre mesure, par le phosphore total. Les tributaires du fleuve, surtout ceux situés au sud, sont victimes de perturbations physiques et chimiques importantes. Au printemps, ils font l objet d embâcles et d inondations quasiannuelles qui nuisent à la sécurité des propriétaires riverains. Ils sont dus, entre autres, au réchauffement printanier précoce et à l accélération du drainage de l eau de leurs bassins versants. Celle-ci résulte de la déforestation et des aménagements réalisés pour favoriser l agriculture dans cette vallée du Saint-Laurent aux terres riches et fertiles. De plus, des polluants chimiques d origine agricole et industrielle composent une partie importante des problèmes chroniques et des urgences touchant la qualité de l eau apportée au fleuve par ces cours d eau. 10 VILLE DE MONTRÉAL, Parcs, jardin et espaces verts. Nouveautés [en ligne]. [Réf. Du 25 juin 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.ville.montreal.qc.ca/parcs 11 MINISTÈRE DE L ENVIRONNEMENT DU QUÉBEC MENV (1999. Portrait régional de l eau de la région de soumis au BAPE.

8 Mentionnons, enfin, que depuis trois ans dans la RMM l on observe une baisse record des débits et des niveaux d eau dans le fleuve Saint-Laurent. Cette pénurie en eau affecte les écosystèmes, particulièrement les milieux humides situés dans la plaine inondable. La navigation commerciale et de plaisance est aussi affectée. Cette situation engendre des problèmes de gestion de la qualité et de la quantité d eau dans la RMM. 1.2.3 Le relief Le relief des Basses-terres du Saint-Laurent est principalement un relief de plaine percée, par endroits, de rares collines. L altitude y est généralement inférieure à 100 m. 12 En fait, neuf collines se donnent l apparence de «montagnes» en comparaison de la topographie plane qui les entoure. Elles sont alignées selon un axe est-ouest et forment une chaîne de montagnes, longue de 90 km, appelée les «Montérégiennes». Distantes les unes des autres d'une dizaine de kilomètres, ces collines, dont l'altitude dépasse 300 m pour au moins cinq d'entre elles, constituent un trait marquant du paysage du Québec méridional. 13 Figure 7. Carte du relief entourant la RMM. 14 Ces collines sont le résultat du mouvement du magma au centre de la terre, dont une portion aurait pénétré l écorce terrestre pour former une roche très dure appelée «gabbro». Ce durcissement du magma terrestre a mieux résisté que les autres composantes de l écorce terrestre à 12 MINISTÈRE DE L ENVIRONNEMENT DU QUÉBEC, Direction de la conservation et du patrimoine écologique. 1999. Aires protégées au Québec, les provinces naturelles - Niveau I du cadre écologique de référence du Québec. [en ligne]. [Réf. Du 15 f é- vrier 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.menv.gouv.qc.ca/biodiversite/aires_protegees/provinces / 13 L ENVIRONNEMENT AU QUÉBEC. Région naturelle L9: les collines Montérégiennes. [en ligne]. [Réf. Du 27 juin 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://ecoroute.uqcn.qc.ca/envir/rnat/l9.htm 14 Superposition des limites approximatives de la RMM (trait blanc) sur : The National Atlas of the United States of America. 1999. The North America Shaded Relief map layer. Carte. U.S. Geological Survey, Reston, VA Online_Linkage. [en ligne]. [Réf. 29 août 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès :http://nationalatlas.gov/atlasftp.html

9 l érosion et aux glaciations pendant des centaines de millions d années. 15 Ce magma durci forme les roches les plus jeunes du Québec. Les roches de ces collines renferment aussi des minéraux rares, voire même uniques au monde. Tel est le cas de la thaumasite, de l'arsenic natif et de la dawsonite. Par temps clair, du haut du mont Royal au cœur de la RMM, on peut voir un des paysages les plus caractéristiques de la région, soit la colline de la Ferme Husereau (Oka) et les monts Saint-Bruno, Saint-Hilaire, Saint-Grégoire, Rougemont, Yamaska et parfois, Shefford et Brome. Les trois premiers monts et collines (mont Royal, colline d Oka, mont Saint- Bruno) sont situés sur le territoire de la RMM. Au plan hydrographique, plusieurs collines ont pour originalité de présenter un ou plusieurs lacs logés dans leur cavité sommitale. C est le cas du mont Royal, du mont Saint-Bruno (Figure 8) et du mont Saint-Hilaire. Voilà sans doute pourquoi les a-t-on souvent associés à tort par le passé à d'anciens volcans éteints. 16 Figure 8. Photo du lac des Bouleaux, au sommet du mont Saint-Bruno. 1.2.4 Le climat Le climat des Basses-terres du Saint-Laurent est modéré et humide, avec une longue saison de croissance. Ce sont les conditions climatiques les plus clémentes au Québec. 17 Au sein des Basses-terres, la RMM et ses environs bénéficient des températures les plus chaudes. Ceci est bien connu des jardiniers familiers avec la carte des zones de rusticité des plantes au Canada. La Figure 9 montre les zones du Canada qui sont les plus propices à la survie de différents types d'arbres, d'arbustes et de fleurs, d'après les conditions climatiques moyennes de chaque région. On y observe que la RMM englobe la zone de rusticité la plus chaude du Québec, soit la zone 5b, et couvre près de la moitié de la deuxième zone la plus chaude, la zone 5a. 15 LE COURRIER DE L ENVIRONNEMENT DE L INRA. Le gardien du Mont-Royal. [en ligne]. [Réf. Du 16 avril 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : www.inra.fr/internet/produits/dpenv/illustr/o-atpd06.htm 16 L ENVIRONNEMENT AU QUÉBEC. Région naturelle L9: les collines Montérégiennes. [en ligne]. [Réf. Du 27 juin 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://ecoroute.uqcn.qc.ca/envir/rnat/l9.htm 17 Ministère de l Environnement, Direction de la conservation et du patrimoine écologique. 1999

10 Figure 9. Carte des zones de rusticité des plantes au Canada. 18 Dotées d'un climat local plus frais en raison de l'altitude, les collines Montérégiennes montrent souvent une coiffe boréale qui contraste avec les peuplements feuillus des versants où sont étagées des terrasses composées de sédiments fluvio-glaciaires et marins. Le mont Royal, pour sa part, serait caractérisé par des espèces beaucoup plus thermophiles. Quoiqu'il en soit, la couverture forestière qui recouvre chacune des collines en fait autant de réservoirs pour la faune qui déborde largement dans la plaine environnante. Notons enfin que chez les oiseaux, le viréo à gorge jaune et la paruline azurée sont des espèces associées particulièrement aux peuplements feuillus des collines Montérégiennes. 19 1.2.5 La végétation et l utilisation des terres La Figure 10 illustre les superficies de la RMM couvertes en forêt et en eau ainsi que l utilisation des terres. On observe que l agriculture occupe 48,1 % de la superficie de la RMM, les forêts 20 18,9 %, les zones urbaines 17,2 %, l eau 12,3 %, les zones industrielles 1,2 % et les autres zones représentent 2,4 %. Selon la source, les définitions de «forêt» diffèrent. Ainsi, un simple calcul fait à partir des cartes de l Inventaire de terres du Canada réalisé entre les années 1963 et 1980 révèle que 18,9 % de la RMM est couvert de forêt, soit une superficie de 869 kilomètres carrés dans l ensemble de la RMM. La forêt couvre 38,7 % de l ensemble du territoire de la couronne nord, 53,8 % de celui de la couronne sud, 3,3 % du territoire de Laval et 4,2 % de l île de. La couronne sud comprend à elle seule plus de la moitié du couvert forestier de la région métropolitaine avec 439 km 2 (53,8 %), suivie de la couronne nord avec 316 km 2 (38,7 %). Malgré son urbanisation fortement avancée, l île de comptait encore 34 km 2 de forêt. 18 Agriculture et agroalimentaire Canada. 2000. Carte des zones de rusticité des plantes au Canada. [en ligne]. [Réf. Du 23 mars 2001]. Disponible sur le site Internet. accès : http://sis.agr.gc.ca/siscan/nsdb/climate/hardiness/index.html 19 L ENVIRONNEMENT AU QUÉBEC. Région naturelle L9 : les collines Montérégiennes. [en ligne]. [Réf. Du 27 juin 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://ecoroute.uqcn.qc.ca/envir/rnat/l9.htm 20 Définition : Le couvert forestier comprend les zones couvertes de boisés productifs et les zones couvertes de boisés nonproductifs. Les boisés productifs ont plus de 25% couvert par des arbres mesurant plus de 20 pieds de hauteur approximativement. Les terres brûlées sont incluses.

11 N O E S L'Assomption Thérèse-De Les Moulins Mirabel Blainville Lajemmerais Vallée- du- Richelieu Laval Deux- Montagnes CUM Champlain Rouville Vaudreuil- Soulanges Roussillon Beauharnois-Salaberry 20 0 20 Kilomètres Limites administratives Limite de municipalité régionale de comté a Territoire de la Communauté b métropolitaine de (CMM) Réseau hydrographique Lac principal, rivière majeure, fleuvea Rivière principale a Marais, marécage, tourbière c Milieu agricole c Culture, vergers et vignobles, horticulture, élevage de volailles, fourrures, pâturage accidenté, prairie, pâturage amélioré Milieu forestier Boisé productif Boisé non-productif Milieu urbain a 1998 1950-1970 c Milieu industriel (pour la CUM seulement) Industrie légère Industrie lourde c d Autre Rocher et autre surface sans végétation c Espace affecté à un autre type d'utilisation du sol (activités extérieures) c Carrière, site d'enfouissement (pour la CUM seulement) d ou Mine, carrière, sable, carrière de cailloux et creusage à ciel ouvertc Espace vacant (pour la CUM seulement) d Figure 10. Localisation des zones urbaines, rurales, industrielles, forestières de la RMM. 21 21 a Cartographie informatisée de base pour usage exclusif au MENV et à la FAPAQ procurée par la direction de l'informatique du MENV auprès du MINISTERE DES RESSOURCES NATURELLES auteur de la Base de données topographiques et administratives (BDTA) à l'échelle 1/250 000 vectorielle en format ArcInfo. Limites administratives en date de décembre 1998. b MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE.- Réorganisation municipale dans la région de [image en ligne]. - Bureau de l'inforoute municipale et de la géomatique, version 20 décembre 2000. [Réf. du 21 sept 2001]. - Disponible sur le site Internet.- Accès: http://mamm.gouv.qc.ca/accueil/livre_blanc_2000/cartes/rmm_20dec.pdf c ARCHIVES NATIONALES DU CANADA.- Utilisation des terres, 1950-1970 [en ligne].- Inventaire des terres du Canada. [Réf. Du 21 sept 2001].- Disponible sur le site Internet.- Accès: http://geogratis.cgdi.gc.ca/itc/frames.html

12 Notons que, selon le ministère des Ressources naturelles du Québec, il y aurait actuellement 65 km 2 de terrains forestiers dans la région administrative de. Le MRN indique que ces forêts sont privées et sont essentiellement des boisés qui ont échappé à l'urbanisation et des terres agricoles laissées en friche. L'aménagement forestier est à peu près inexistant. 22 Les forêts publiques représentent 2 % du territoire forestier de la RMM et le volume marchand brut des forêts productives est estimé à 350 000 m 3. En examinant à tour de rôle les couverts forestiers de chacune des parties de la métropole 23, on peut identifier les endroits relativement naturels en voie de disparition; il s agit de terrains dits «vacants», selon les planificateurs urbains. Ces terrains sont exempts d occupation humaine et sont en attente de développement résidentiel ou commercial. 1.2.5.1 L Île de L île de est presque entièrement urbanisée (Figure 11). La majeure partie du territoire urbanisé est occupée par des zones d habitation. Des zones industrielles longent principalement l autoroute métropolitaine de même que l autoroute 20 dans la partie sud-ouest de l Île. C est également le long des autoroutes, notamment l autoroute 40, que sont localisées de vastes zones commerciales. On retrouve une diversité d usages dans la zone urbaine occupée par le centre-ville (bureaux, commerces, manufactures, etc.). 1200 1000 800 600 400 km2 Couronne Sud Couronne Nord 200 0 Laval Île de Autre Urb. Eau Agric. Forêt Type de couvert Figure 11. Graphique de répartition des superficies en couvert forestier, eau, agriculture, urbain et autres sur le territoire de la RMM. 24 d COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL.- Fichier «Occupation_sol_ (96-28-99)», nom original «occsol96_28_09_99_region» [fichier numérique].- Service de la mise en valeur du territoire, Division de l aménagement, 1996.- Fichier numérisé à partir de la carte papier «Occupation du sol» à l échelle 1/50 000 de l année 1989. 22 MINISTÈRE DES RESSOURCES NATURELLES. Les forêts, le Québec forestier / Profils régionaux. [en ligne]. [Réf. Du 9 mars 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.mrn.gouv.qc.ca/3/30/302/montreal/prive.asp 23 MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE. Juin 2001. Cadre d aménagement et orientations gouvernementales Région métropolitaine de 2001-2021. 144 pp + annexes 24 Selon des calculs de superficies faits sur la carte de la figure 10

13 1.2.5.2 La ville de Laval À Laval, un examen rapide de l utilisation du sol montre que la ville est occupée par d importantes zones résidentielles sur les rives nord et sud le long des rivières qui la bordent. La ville compte une importante zone industrielle à la jonction des autoroutes 15 et 440 et deux zones de taille moins importante le long de cette dernière. La partie nord-est et le centre ouest sont marqués par la présence d un important secteur agricole protégé. Le centre de l île de Laval compte également d importantes zones de terrains dits «vacants». 1.2.5.3 La couronne nord Sur la couronne nord, la majeure partie du territoire est occupée par la zone agricole. Le développement urbain a suivi jusqu à présent le tracé des deux axes autoroutiers principaux, soit l autoroute 15 en direction est-ouest et l autoroute 640 en direction sud-ouest-nord-est. Les secteurs résidentiels sont donc principalement concentrés au sud de l autoroute 640. La couronne nord compte environ une dizaine de secteurs industriels et quatre zones d activité commerciale de dimensions importantes. Sur la frange au nord, il faut également noter d importantes zones boisées et de couvert. On peut enfin remarquer que les terrains dits «vacants» sont principalement regroupés dans le secteur compris entre Blainville et Lachenaie. 1.2.5.4 La couronne sud Dans la partie ouest de la Montérégie, soit une portion de la MRC Vaudreuil-Soulanges comprise dans le territoire de la RMM, le sol est principalement affecté à l agriculture et à l habitation. D importantes parcelles de terrain sont toujours vacantes dans les municipalités de Saint-Lazare, Vaudreuil-Dorion et sur l île Perrot. Les rares secteurs commerciaux et industriels se retrouvent principalement à Vaudreuil-Dorion. Dans la partie est de la rive sud, en face de l île de, le territoire de la MRC de Champlain, presque complètement urbanisé, est entouré de secteurs agricoles au sud et de zones agricoles et forestières dans la partie nord-est. Une importante zone industrielle s étend le long de l autoroute 20, tandis que dans l axe de l autoroute 30 se déploient des espaces industriels et vacants. Les zones commerciales se situent surtout sur le territoire de la MRC de Champlain. Contrairement à ce qui prévaut sur la couronne nord, les boisés sont entourés de zones agricoles. Il s agit d une contrainte pour la faune, car le morcellement des forêts en petites parcelles réduit la diversité des espèces. 1.2.6 Les paysages 1.2.6.1 Le Mont-Royal et ses alentours Sans doute un des paysages les plus marquants de la RMM est celui de, vu du haut du Belvédère du Mont-Royal, lorsqu on porte le regard vers le sud. La vue englobe à la fois la forêt de gratte-ciel et le parcours du fleuve Saint-Laurent au-delà duquel se manifeste la série de collines Montérégiennes perceptible jusqu à sa fusion avec la chaîne des Appalaches. Depuis la rue Sainte-Catherine et de bien d autres artères, la montagne boisée constitue le repère essentiel du paysage des ais.

14 Figure 12. Photo de la vue du Mont-Royal. 1.2.6.2 Les rapides de Lachine Sur son parcours au sud de l île de, à la hauteur de la municipalité de Lachine, l eau du fleuve Saint-Laurent s accélère en des rapides impressionnants et presqu infranchissables pour les bateaux. Figure 13. Photo des Rapides de Lachine. 25 Les rapides de Lachine constituent le dernier rapide naturel du fleuve Saint-Laurent. Ils forment un milieu unique du point de vue floristique, faunique et esthétique : reproduction naturelle de salmonidés introduits, héronnière au cœur de la région la plus industrialisée, la plus urbanisée et la plus densément peuplée du Québec, remous majestueux, etc. Leur lien étroit avec la fondation de et leur rôle stratégique dans le développement de la métropole, en font un élément important du patrimoine historique des québécois de, d autant plus qu ils exercent un attrait touristique des plus intéressants. 26 Les rapides de Lachine sont au cœur d une zone touristique appelée le pôle des Rapides. 27 25 CLUB DE CANOË-KAYAK D'EAU-VIVE DE MONTRÉAL, éd. 1998. [en ligne]. [Réf. Du 27 juillet 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.ojori.com/canot/fr12lachine.htm 26 GRAVEL, Y. et DUBÉ, J., éd. 1983. Méthodologie d études du milieu biologique dans le cadre du projet archipel, rapport technique 6, pp 4, MINISTÈRE DU LOISIR, DE LA CHASSE ET DE LA PÊCHE. 27 TOURISME MONTRÉAL. [en ligne]. [Réf. Du 27 juillet 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.tourismemontreal.org/1_0/1_1_7.htm

15 Pôle des Rapides «Plus de 100 kilomètres de réseau cyclable attendent les cyclistes principalement en bordure d'eau: du Vieux-Port de à Lachine, le long du fleuve Saint-Laurent, du canal de l'aqueduc ou du canal de Lachine. La région du Pôle des Rapides est une aire touristique exceptionnelle dans le sud-ouest de l'île de : sites culturels, activités aquatiques (rafting, voile, aviron), festivals, parcs de conservation, refuge d'oiseaux, aires de repos, restaurants, etc. Accessible à l'année, en métro, ou en voiture, à pied ou en vélo, la région du Pôle des Rapides c'est le plaisir de l'évasion pour toute la famille!» Figure 14. Rafting sur les rapides de Lachine (Source : Les Descentes sur le St-Laurent.) 1.3 La tenure des terres et les statuts de protection 1.3.1 Le territoire public Les terres du domaine de l État sont des terres qui appartiennent au gouvernement du Québec. Elles sont sous l autorité du ministère des Ressources naturelles, ou d un ministère ou d un organisme du gouvernement du Québec. Ainsi, par exemple, les parcs nationaux et les propriétés d Hydro-Québec appartiennent à cette catégorie. Notons que le territoire municipal est considéré de tenure privée. Font partie du domaine hydrique public les plans d eau et les cours d eau dont le lit appartient au gouvernement du Québec. Ce domaine est géré par le ministère de l Environnement du Québec. Bien que les terrains adjacents aux plans d eau soient de tenure privée, les grands plans d eau de la RMM, eux, font partie du domaine hydrique public. Ainsi, le lac des Deux Montagnes et le lac Saint-Louis à eux seuls représentant 300 km 2 de territoire public. Les terres privées constituent la quasi-totalité du territoire de la RMM et la majorité des petits plans d eau qui s y trouvent sont de tenure privée. Il existe aussi d autres plans d eau ou des parties de plan d eau dont le fond est de propriété privée, tels que quelques lacs artificiels aménagés (lac aux Castors, les bassins du parc Angrignon, le canal de l Aqueduc) et quelques parcelles de territoire issues de concessions seigneuriales comme il en existe dans le bassin de la rivière Châteauguay et celui de la rivière des Mille Îles. Rappelons aussi que la faune est considérée comme un bien public. Ainsi, la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune s applique sur l ensemble du territoire du Québec, public ou privé.

16 La faune sur certains territoires bénéficie d une protection plus particulière ou de modalités d exploitation plus restrictives en vertu de statuts particuliers accordés à certains endroits (Tableau 1) par le gouvernement ou à l aide d ententes avec des propriétaires privés. Voici un bref aperçu de ces endroits. Tableau 1. Nombre et superficie des territoires sur terre publique ayant un statut particulier ou faisant l objet d une protection dans la RMM. Type de territoire Nom (Nombre) MRC Superficie (ha) Habitat faunique Milieu naturel protégé par une institution d enseignement Parc municipal d intérêt récréotouristique et de conservation Parc national (Québec) 1 Aire de concentration d oiseaux aquatiques 28 Beauharnois-Salaberry 400 4 Aires de concentration d oiseaux aquatiques CUM 1070 1 Aire de concentration d oiseaux aquatiques Deux-Montagnes 450 2 Aires de concentration d oiseaux aquatiques Lajemmerais 420 3 Aires de concentration d oiseaux aquatiques Roussillon 590 3 Aires de concentration d oiseaux aquatiques Vaudreuil-Soulanges 270 1 Aire de confinement du cerf de virginie 29 CUM 600 1 Aire de confinement du cerf de virginie Deux-Montagnes 1100 2 Colonies d oiseaux CUM 2,1 2 Colonies d oiseaux Vaudreuil-Soulanges 2,1 1 Habitat du rat musqué La Vallée-du-Richelieu 2 1 Habitat du rat musqué Lajemmerais 25 1Héronnière (grand héron et bihoreau à couronne noire) Centre de conservation de la nature du Mont Saint-Hilaire CUM 70 La Vallée-du-Richelieu 500 Îles de Saint-Timothée Vaudreuil-Soulanges 23 Domaine-vert Mirabel 665 Parc Archéologique de la Pointe du Buisson Parc régional de Longueuil Vaudreuil-Soulanges Champlain 23 185 D Oka Deux-Montagnes 2370 Des Îles-de Boucherville Lajemmerais 814 Mont-Saint-Bruno (du) La Vallée-du-Richelieu 590 Refuge faunique De la Rivière-des-Mille-Îles Laval 26 Réserve nationale de faune Des îles de-la-paix Beauharnois-Salaberry 81 Des îles de-la-paix Roussillon 70 Îles-de-Contrecoeur Lajemmerais 542 Des Îles-Avelle-Wight-et-Hiam Vaudreuil-Soulanges 67 Réserves écologiques Du Mont-Rougemont Rouville N/d Projet de réserve écologique Site FFQ Îles des Rapides-de-Lachine CUM 67,6 Des îles-sainte-marie Thérèse-de-Blainville 3000 De Chicobi Lajemmerais 2250 De la Baie-du-Poste CUM n/d Ruisseau Saint-Jean Roussillon 62 Pointes Hébert et Goyette Beauharnois-Salaberry 4 Marais de Katevale CUM 20 28 Endroit sur un plan d'eau où la sauvagine se rassemble en grand nombre au printemps et en automne lors de ses migrations. 29 Aussi appelé "Ravage"

17 #S Th érèse -De Bl ai nvill e ÎleNormand ÎleG audette ÎledesJuifs Îleauxmoutons Île Eugène Île Clermont ÎleChabot ÎleCéglia ÎleD arling Lanaudière O N E Deux-Mo ntagn es #S S Refugefaunique ded eux-montagnes Île Tur cotte Refuges fauni ques de l a Rivière-des-Mill e-îles#s et de Deux-Montagnes #S#S #S #S Montérégie Laurentides #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S #S "S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S"S #S #S #S #S #S #S #S #S #S Montérégie #S #S #S #S #S Montérégie #S #S 10 0 10 20 Kilomètres Limites administratives Territoire dela Communauté métropolitaine de (CMM) a Limite de régionadministrativeb Limitede municipalité régionale de comtéb b Réseau hydrographique Lac principal, rivièremajeure, fleuve Rivièreprincipale Territoires de protection de la faune migratrice Refuge d'oiseaux migrateurs Réserve nationale defaune Territoires de conservation et de protection Parc deconservation Parc derécréation Refugefaunique Réserve écologique c c Habitat fauniqueprotégéf Habitat fauniquepotentiel g Réserveécologique potentielle h #S Aire protégée d "S Héronnière e Limite dezone piscicole f Figure 15. Carte des territoires ayant un statut particulier ou faisant l objet d une protection. 30 30 a MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE.- Réorganisation municipale dans la région de [image en ligne]. - Bureau de l'inforoute municipale et de la géomatique, version 20 décembre 2000. [Réf. du 21 sept 2001]. - Disponible sur le site Internet.- Accès: http://mamm.gouv.qc.ca/accueil/livre_blanc_2000/cartes/rmm_20dec.pdf b Cartographie informatisée de base pour usage exclusif au MENV et à la FAPAQ procurée par la direction de l'informatique du MENV auprès du MINISTERE DES RESSOURCES NATURELLES auteur de la Base de données topographiques et administratives (BDTA) à l'échelle 1/250 000 vectorielle en format ArcInfo. Limites administratives en date de décembre 1998. c Cartographie informatisée de base pour usage exclusif au MENV et à la FAPAQ procurée par la direction de l'informatique du MENV auprès du MINISTERE DES RESSOURCES NATURELLES auteur de la base de données «Territoires récréatifs et protégés du Québec (TRP) à l'échelle 1/250 000 vectorielle en format ArcInfo. Limites administratives en date d avril 2000. f MINISTÈRE DU LOISIR, DE LA CHASSE ET DE LA PËCHE.- Les zones piscicoles du Québec [carte papier].- Service de la cartographie, Ministère de l Énergie et des Ressources, Québec, 1984, Bibliothèque nationale du Québec, à l échelle 1/1250 000.

18 1.3.1.1 Les aires de protection de la faune D après les données du ministère des Affaires municipales et de la Métropole 31, le territoire de la RMM compte 57 aires protégées privées et publiques qui couvrent une superficie de 187,8 km 2, ce qui correspond à 4,3 % du territoire de la RMM (Figure 15). En comparaison, les aires protégées de l ensemble du territoire québécois représentent 2,84 % de la superficie totale, alors que la moyenne mondiale est d environ 8 %. La région administrative de compte 20 aires protégées, soit 6 % de son territoire. Les aires protégées dans les couronnes nord et sud représentent 3,4 % du territoire de chacune tandis qu à Laval, elles représentent moins de 1 %. Les trois quarts des superficies protégées, qui se situent dans l eau, les berges ou sur des petites îles, se composent d habitats fauniques (domaine public), de parcs québécois (publics) et de refuges d oiseaux migrateurs (publics ou privés). Les types d habitats fauniques protégés en territoire publique, en vertu du Règlement sur les habitats fauniques, consistent en aires de concentration d oiseaux aquatiques, d'habitats du rat musqué, de héronnières, de colonies d'oiseaux, d aires de confinement du cerf de Virginie, de l habitat du poisson, ce dernier n est toutefois pas considéré au titre d aire protégée. À l intérieur des terres, les efforts de protection de la biodiversité et des ressources naturelles et culturelles ont été principalement dirigés vers la préservation des Montérégiennes, notamment le mont Royal sur l île de, les monts Saint-Hilaire et Saint-Bruno sur la rive sud, et la conservation des parcs régionaux tels le parc du Domaine Vert sur la rive nord et les parcsnature de la CUM. Mis à part les grands plans d eau et les montagnes, d importants milieux naturels, comme les grands ensembles boisés et les milieux humides, subsistent dans la région. Une certaine partie de ces milieux naturels se situe à l intérieur des périmètres d urbanisation. Affectés à des vocations urbaines et donc en attente de développement, ces milieux deviennent peu à peu fragmentés ou disparaissent complètement. 32 1.3.1.2 Les aires d exploitation de la faune Les plus grandes aires publiques d'exploitation de la faune de la RMM sont les plans d'eau, où le gouvernement du Québec ensemence annuellement des truites brunes et arc-en-ciel depuis 1965 (voir la section 4.2.1.1.9 Les salmonidés) et où le maskinongé a été ensemencé jusqu'au rétablissement des stocks en 1998 (voir la section 4.2.1.1.4 Le maskinongé). Sur le territoire de la RMM, il n y a pas de territoires publics où il est nécessaire de payer un droit d accès pour chasser ou pêcher, comme dans les réserves fauniques, les zones d exploitation contrôlées (zecs), les réserves à castor, les aires fauniques communautaires, les terrains de piégeage enregistrés ou les territoires sous-bail à des pourvoiries à droits exclusifs de chasse ou de pêche. On peut donc pêcher gratuitement dans les plans d'eau publics de la RMM. 31 MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE. Juin 2001. Cadre d aménagement et orientations gouvernementales Région métropolitaine de 2001-2021. 144 pp + annexes. 32 MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE. Juin 2001. Cadre d aménagement et orientations gouvernementales Région métropolitaine de 2001-2021. 144 pp + annexes

19 1.3.2 Le territoire privé 1.3.2.1 Les aires de protection de la faune La faune est protégée plus particulièrement sur plusieurs terres privées (Tableau 2). Par exemple, le gouvernement du Québec a constitué, en collaboration avec les propriétaires privés, des refuges fauniques. Quelques projets de refuges fauniques sont en cours de planification dans la RMM, dont celui des Rapides de Lachine et celui des Rapides de Chambly. Tableau 2. Nombre et superficie des territoires sur terrain privé ayant un statut particulier ou faisant l'objet d'une protection particulière dans la RMM sur terrain privé. Type de territoire Nom Superficie (ha) MRC Refuge d oiseaux migrateurs (Fédéral) Refuge faunique (Québec) Site naturel privé Conservation de la nature Canada Parcs régionaux (CUM) De l île aux Hérons Des Îles de la paix Du Mont-Saint-Hilaire De l Île-de-Carillon De l Île-de-la-Couvée De Senneville Marguerite-D Youville Rivière-des-Mille-Îles Rivière-des-Mille-Îles Île aux Moutons et île aux Asperges Île aux Canards Îlet Vert Clark-Sydenham Île Evers Île Beauregard Baie de Lavallière Du Ruisseau-de-Montigny De la Pointe-aux-Prairies Du Boisé-d Anjou Du Cap-Saint-Jacques Du Bois-de-Liesse 565 1 100 1 061 513 17 645 223 10 13 20 6 20 19 19 30 7 n/d 243 n/d 345 167 CUM Roussillon et Bauharnois-Salaberry La Vallée-du-Richelieu Deux-Montagnes Champlain CUM Roussillon Laval Thérèse-De Blainville Lajemmerais Lajemmerais Lajemmerais Vaudreuil-Soulanges Lajemmerais Lajemmerais Bas-Richelieu CUM CUM CUM CUM CUM Aire de repos de la sauvagine Du canal de Beauharnois 4 200 Beauharnois-Salaberry Outre le Québec, le gouvernement fédéral utilise ses pouvoirs pour protéger les oiseaux migrateurs et d autres espèces de faune en tout temps sur quelques terres qui lui appartiennent tels les refuges d oiseaux migrateurs, les bases militaires et les parcs fédéraux. De plus, plusieurs propriétaires privés ou institutionnels, choisissent de protéger les animaux et leurs habitats sur leur terres en y interdisant l accès ou en concluant des ententes explicites à cet effet avec des organismes de conservation ou de recherche sans but lucratif comme l université McGill, Conservation de la nature ou la Fondation de la faune du Québec. Tel est le cas du refuge d oiseaux migrateurs sur le mont Saint-Hilaire. 1.3.2.2 Les aires d exploitation de la faune La majorité du territoire de la RMM est constituée de terres privées dites non structurées, où seul un permis de chasse, de pêche ou de piégeage est requis du gouvernement pour y exploiter la faune. Tout propriétaire peut exploiter la faune sur son terrain, à condition de respecter les règlements concernant la chasse, le piégeage, la pêche et la protection des animaux. La section 2.5 de ce PDRRF présente les services offerts reliés à la pratique d activités récréatives fauniques sur des terrains privés, comme la pêche de poissons d'élevage en étang, la

20 chasse d animaux sauvages sur des propriétés privées et la chasse d animaux d'élevage en enclos. 1.4 Les caractéristiques historiques, culturelles et démographiques 1.4.1 D hier à aujourd hui 33 1642 : Au bord du Fleuve et au pied de la montagne Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, fonde Ville-Marie. Cent ans plus tôt, Jacques-Cartier, visitant le village amérindien d Hochelaga, avait baptisé la montagne «mont Royal», d où la communauté métropolitaine tire son nom actuel. 1760 : La guerre fait rage sur le continent et tombe aux mains des Britanniques. La Nouvelle-France qui compte alors 60 000 colons, est officiellement cédée à la Grande- Bretagne. 1850 : Les communautés francophones et anglophones de se rapprochent et profitent de l accalmie relative pour connaître plus de 60 ans de prospérité. 1945 : L émergence de la communauté francophone montréalaise dans le domaine des arts, des sciences et du commerce se manifeste et aboutira dans la «Révolution tranquille». 1960 : s ouvre sur le monde. 1.4.2 La population totale La population de la RMM représente 47 % de la population du Québec Elle comprend les populations entières des régions administratives de et de Laval, 65 % des personnes de la Montérégie, 58 % de gens de Lanaudière et 52 % de la population des Laurentides. En 1998, la région métropolitaine comptait 3 428 304 habitants. La région administrative ou la Communauté urbaine de compte 1 806 754 habitants tandis que la ville de représente 1 036 838 habitants. La population de la RMM habite surtout en milieu urbain (Figure 16). C est la plus importante agglomération francophone des Amériques et la deuxième ville francophone en importance au monde, tout en étant le principal lieu de cohabitation des cultures française et anglaise dans le monde entier. Les communautés francophone et anglophone s'y côtoient en effet depuis plus de deux siècles et, au cours des dernières décennies, ont intensifié leur collaboration. À ces traits caractéristiques s'ajoute l'apport de plus d'une centaine d'autres groupes culturels qui y ont élu domicile et en font un milieu cosmopolite ouvert sur le monde. L'agglomération montréalaise se singularise en effet par la diversité de sa population : qu'il suffise de rappeler que près de 90 % des immigrants au Québec s'installent dans la métropole, en particulier dans l'île de. 33 BONJOURQUÉBEC.COM. [en ligne]. [Réf. Du 26 juillet 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : www.tourisme.gouv.qc.ca/francais/tourisme/villes/montrealv.html

21 N O E Lanaudière S Laurentides L'Assomption Thérèse-De Les Moulins Montérégie Mirabel Blainville Lajemmerais Vallée-du- Richelieu Laval Deux- Montagnes CUM Champlain Montérégie Vaudreuil- Soulanges Roussillon Rouville Beauharnois-Salaberry Montérégie 20 0 20 Kilomètres Population totale par municipalité a de la CMM 345528 à 1037205 habitants 130474 à 345527 habitants 48399 à 130473 habitants 16025 à 48398 habitants 2 à 16024 habitants Pas de données Limites administratives Limite de municipalité Limite de municipalité régionale de comté Limite de région administrative Réseau hydrographique Lac principal, rivière majeure, fleuve Rivière principale b b Figure 16. Carte de la population totale par municipalité de la RMM. 34 Elle se classe au deuxième rang au Canada et au quatorzième rang des grandes agglomérations nord-américaines quant à sa taille. 34 a MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA METROPOLE.- Répertoire des municipalités [en ligne].- Institut de la Statistique du Québec, publié dans la Gazette officielle du Québec sous le décret du 13 décembre 2000 [Réf. Du 13 novembre 2000].- Disponible sur le site Internet.- Accès : http://www.mam.gouv.qc.ca/repertoire_mun/repertoire/repertoi.htm b Cartographie informatisée de base pour usage exclusif au MENV et à la FAPAQ procurée par la direction de l'informatique du MENV auprès du MINISTERE DES RESSOURCES NATURELLES auteur de la Base de données topographiques et administratives (BDTA) à l'échelle 1/250 000 vectorielle en format ArcInfo. Limites administratives en date de décembre 1998.

22 1.4.3 Les communautés autochtones Plus du tiers des Amérindiens et Inuit du Québec vivent sur le territoire de la région administrative de. La RMM compte deux villages Mohawk : Kahnawake et Kanesatake. 35 La nation Mohawk est la plus nombreuse des nations autochtones du Québec et compte plus de 12 800 personnes. La plupart habitent à Kahnawake, Akwesasne et Kanesatake, mais quelque 2 000 d'entre eux vivent à l'extérieur des villages. On retrouve également des communautés Mohawks en Ontario et dans l'état de New York. Kahnawake (population 8 111) est située à proximité de, sur la rive sud du Saint- Laurent. Kahnawake a pris en charge, depuis plusieurs années, la plupart des secteurs d'activités communautaires, l hôpital, les services de police et les écoles dont la Survival School où on dispense un enseignement primaire et secondaire axé sur la culture et les traditions mohawks. Kanesatake (population 1 798), à 53 km à l'ouest de, près du lac des Deux Montagnes, a une situation assez particulière également. Les terres allouées aux Mohawks ne constituent pas officiellement une réserve et, de plus, elles sont imbriquées dans celles des non- Autochtones du village et de la paroisse d'oka. La question du territoire demeure cruciale pour les Mohawks de Kanesatake. 1.4.4 L immigration La RMM est l unité territoriale la plus cosmopolite au Québec. 36 est le foyer dynamique de l'intégration des personnes de toutes origines à la société québécoise car la région administrative de est le principal lieu d'arrivée et d'établissement des immigrants et immigrantes au Québec. 37 En 1996, environ 86 % de population immigrante totale habitait dans la RMM et représentait environ 18 % de sa population.(figure 17) Selon le Ministère des régions du Québec : «La forte présence des immigrants constitue un apport démographique, social et économique majeur pour» 38. Au Québec, où les immigrants représentent 9,4 % de la population totale, seulement trois régions administratives comptent plus de 5 % de population immigrée: (27 %), Laval (15 %) et la Montérégie (6 %). 39 La région administrative de rassemble à elle seule près de 70 % de la population immigrante québécoise. 35 MINISTÈRE DES RELATIONS AVEC LES CITOYENS ET IMMIGRATION. 2000.Portraits statistiques de la population immigrée: Recensement 1996 - Québec, régions métropolitaines de recensement, régions administratives; Collection, études, Recherches et Statistiques, No 5. Septembre 2000. 36 C est ce qu indiquent les données publiées par l Institut de la statistique du Québec, dans une série d études régionales basées sur les derniers recensements de Statistique Canada. 37 MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS. [en ligne]. [Réf. Du 21 juin 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : www.mcc.gouv.qc.ca/region/06/intercul/intercul.htm 38 MINISTÈRE DES RÉGIONS. Territoire, [en ligne]. [Réf. Du 18 avril 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : www.sdr.gouv.qc.ca/region06/territ06.htm 39 MINISTÈRE DES RELATIONS AVEC LES CITOYENS ET IMMIGRATION. 2000.Portraits statistiques de la population immigrée: Recensement 1996 - Québec, régions métropolitaines de recensement, régions administratives; Collection, études, Recherches et Statistiques, No 5. Septembre 2000.

23 CMM (population = 3 365 926) Reste du Québec (population = 3 772 869) Amériques 4% Amériques 1% non immigrée 81% Autres 18% Europe 8% Asie 5% Afrique 2% non immigrée 98% Autres 2% Europe 1% Asie 0% Afrique 0% Figure 17. Graphique sur les continents de naissance de la population de la RMM et du Québec 40 Néanmoins, parmi toutes les grandes villes canadiennes, la RMM est la moins diversifiée culturellement ; 42 % des résidents de Toronto et 35 % des résidents de Vancouver sont nés à l étranger contre 27 % pour. 1.4.5 La diversité ethnique Les personnes nées en Europe comptent pour la plus grande part de la population immigrée habitant la RMM (Figure 17) et le Québec (Figure 18). Reste du Québec (population = 3772869 Italie 2,2% Italie 0,06% Haïti 0,06% non immigrée 82.2% autres pays 9.1% Autres 8.8% Haïti 1,3% France 1,0% Liban 0,8% Grèce 0,7% non immigrée 97,92% autres pays 1,01% 10 principaux pays 1,07% France 0,32% Liban 0,05% Grèce 0,02% Vietnam 0,04% Portugal 0,08% Royaume-Uni 0,09% Pologne 0,04% Vietnam 0,7% Portugal 0,6% Royaume-Uni 0,5% Pologne 0,5% États-Unis 0,5% États-Unis 0,30% Figure 18. Graphique sur les principaux pays de naissance de la population de et du Québec. Plus de 80 ethnies sont représentées au sein de la population de la région métropolitaine de. Les communautés culturelles les plus importantes en nombre sont : les Italiens : 165 000, vivant principalement dans les quartiers Rivière-des-Prairies, Parc Extension, Ahuntsic et dans les villes de Saint-Léonard, Laval et -Nord; 40 MINISTÈRE DES RELATIONS AVEC LES CITOYENS ET IMMIGRATION. 2000. Le MRCI en chiffres - Portrait de la population immigrée, 1996 : Québec, région métropolitaine de recensement de. Recensement 1996. [en ligne]. [Réf. Du 18 septembre 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.mrci.gouv.qc.ca/52_2.asp?pid=tour/fr/201

24 les Juifs : 100 000, habitant surtout dans les quartiers Côte-St-Luc et Hampstead ainsi que dans les villes de Dollard-des-Ormeaux et Mont-Royal; les Musulmans : 80 000, répartis à, Saint-Laurent, Laval et la Rive-Sud; les Grecs : 50 000, installés dans les quartiers Parc Extension et Ahuntsic ainsi qu à ville Saint-Laurent et dans le quartier Chomedey de Laval; les Chinois : 35 000, vivant entre autres dans les quartiers Notre-Dame-de-Grâce, Ville-Marie, Parc Extension et Plateau Mont-Royal ainsi que dans les villes de Brossard et Saint-Laurent. C est à que l on retrouve la plus importante communauté arabe au Canada. Selon le recensement de 1996, 54 000 personnes de langue maternelle arabe habitent la région. 41 1.4.6 La langue est la deuxième plus grande ville francophone au monde, après Paris; 68,6 % de la population est de langue maternelle française. Néanmoins, la société montréalaise est de plus en plus hétérogène. Près d'un million de personnes habitant la RMM ont une langue maternelle autre que le français, 13,3 % sont de langue maternelle anglaise et 18,1 % des habitants sont allophones. Voir Figure 19. 3 500 000 3 000 000 2 500 000 2 000 000 1 500 000 1 000 000 500 000 0 Français Anglais seulement seulement Une langue non officielle Plusieurs langues RMM Reste du Qc Figure 19. Graphique des langues maternelles de la population de la RMM et du reste du Québec en 1996. est la métropole la plus bilingue au Canada ; 49 % des ais parlent le français et l anglais. De plus, 20 % de la population parle couramment trois langues puisqu on y retrouve au moins 100 autres langues et dialectes parlés, soit, par ordre d importance : l italien, l espagnol, le grec, l arabe, le chinois, le portugais et le vietnamien. Quatre pour cent de la population admet ne parler aucune des deux langues officielles. La langue d'usage des Mohawks est l'anglais, plusieurs parlent le mohawk et quelques-uns connaissent aussi le français. 41 TOURISME MONTRÉAL. [en ligne]. [Réf. Du 26 janvier 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès :

25 1.4.7 La vitalité culturelle et artistique Cette richesse d'apports contribue depuis déjà longtemps à modeler la culture montréalaise, laquelle agit, à son tour, comme le creuset de l'évolution de la culture de l'ensemble du Québec. La région de jouit d un atout additionnel incomparable qui la démarque à l échelle québécoise : elle constitue le cœur culturel du Québec et une porte d entrée privilégiée pour les artistes, tant du Québec que de l étranger. La culture forme d ailleurs une dimension importante de l économie métropolitaine. Plusieurs faits le prouvent : 85 % de l activité artistique se déroule dans la métropole; 80 % de l activité culturelle du Québec se déroule dans la métropole; 87 % des équipements culturels et artistiques de la région métropolitaine se retrouvent sur l île de. Le cœur de l activité culturelle dans la métropole se concentre dans le centre-ville, un pôle majeur de développement. 42 La RMM est reconnue pour la richesse de sa vie culturelle, avec 40 festivals et événements internationaux de grande envergure et des installations de haut niveau pour les activités sportives et familiales. 43 Figure 20. Photo de l Homme de Calder au Vieux-Port de Parc Jean Drapeau). 44 Sculpteurs et artistes peintres renommés, les Mohawks sont reconnus pour leur joaillerie et leur vannerie. Le centre culturel de Kahnawake, à proximité de, accueille de nombreux visiteurs venus découvrir l histoire des Mohawks et admirer le travail des artisans, dont les vêtements de peau richement décorés, les bijoux en argent ornés de perles ou les sculptures en pierre iroquoises. 42 MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE. Juin 2001. Cadre d aménagement et orientations gouvernementales Région métropolitaine de 2001-2021. 144 pp + annexes 43 MONTRÉAL INTERNATIONAL. en chiffre [ en ligne]. Population [Réf. Du 14 septembre 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.montrealinternational.com/basic/intro/intro_basic_f.html 44 VILLE DE MONTRÉAL Parcs, jardin et espaces verts. [en ligne]. [Réf. Du 23 août 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.ville.montreal.qc.ca/parcs/courrier_elec/courrier_elec.htm

26 1.4.8 La démographie 1.4.8.1 Le vieillissement Alors que la population de la région métropolitaine de tend à s'accroître au fil des ans, le nombre de jeunes de moins de 15 ans tend à décroître. On prédit que le nombre de personnes âgées doublera d ici trente ans au Québec. Facteur important de la démographie de la région administrative de, le vieillissement y est plus accentué qu'ailleurs au Québec. En effet, dans la RMM, le tiers de la population se situe entre 25 et 44 ans. 45 Les classes d âge les plus abondantes sont celles des personnes nées après la deuxième guerre mondiale, soit les «baby boomers», qui atteignent maintenant la cinquantaine (Figure 21). Cette vague démographique pourrait constituer une relève importante pour la clientèle d activités fauniques car leur santé physique et financière risque d'être meilleure que celle de leurs parents au même âge. 30-34 35-39 40-44 400 000 300 000 200 000 1991 19961999 100 000 2000 0 à 4 5 à 9 10 à 14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80-84 85-89 90 et plus 0 Figure 21. Graphique de l'évolution de l'âge de la population de la RMM entre 1991 et 2000. 46 1.4.8.2 Les familles Des mutations sociales affectent aussi les familles, surtout dans la ville de, amenant par exemple des ménages de taille plus petite qu'en banlieue et des ménages non familiaux en proportion de plus en plus importante. Ainsi, une opportunité de développement économique et social pourrait se matérialiser en facilitant et en encourageant les personnes retraitées, non pas seulement à participer, mais aussi à entraîner des jeunes à participer à des activités fauniques. 1.4.8.3 La scolarité Enfin, la population de l'île de est de plus en plus scolarisée et elle est d'ailleurs davantage scolarisée que celle de l'ensemble du Québec. Par exemple, près de 46 % de la popu- 45 MONTRÉAL INTERNATIONAL. en chiffre [ en ligne]. Population [Réf. Du 14 septembre 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.montrealinternational.com/basic/intro/intro_basic_f.html 46 STATISTIQUE CANADA, Division de la démographie, Estimations de la population.

27 lation régionale avait plus de 13 années de scolarité en 1991 (soit environ 8 points de pourcentage de plus qu'en 1981), comparativement à 38 % pour tout le Québec. 47 1.4.8.4 La capitale des étudiants en Amérique du Nord Reconnue comme ville cosmopolite, est aussi la capitale des étudiants en Amérique du Nord. La ville doit en partie ce titre aux 12 000 étudiants étrangers qui viennent fréquenter nos universités. Les quatre grandes universités et les 450 centres de recherche contribuent à la notoriété de dans la communauté des étudiants internationaux. Le nombre d étudiants étrangers est en progression constante et soutenue avec une augmentation de 10 % chaque année. À l université la plus internationale du Canada, l Université McGill, on attendait des étudiants de 140 pays différents en 2000-2001. Les étudiants des Etats-Unis et de la France arrivent aux premiers rangs. Toutes universités confondues, suivent ensuite les Chinois, les Marocains, les Tunisiens et les Japonais. 48 1.5 Les caractéristiques économiques et touristiques s est classée première pour sa qualité de vie selon le classement de l Indice de développement humain réalisé par l O.N.U. en 1998. Sur le plan économique, est la deuxième ville en importance au Canada, juste après Toronto. 49 La RMM constitue le moteur économique du Québec, et sa croissance économique précède et entraîne celle des autres régions du Québec, en raison de l effet multiplicateur qui en résulte. produit environ 60 % du PIB de la province. 1.5.1 Le profil de l économie régionale La métropole possède une structure économique diversifiée. (). 700 000 600 000 500 000 400 000 300 000 200 000 100 000 0 Tertiaire Construction Manufacturier Secondaire Primaire L économie de est basée à 80 % sur le secteur tertiaire. La répartition de l emploi en 1999 montre qu'une gamme variée d'activités du secteur tertiaire (incluant le tertiaire moteur), dans les services à la production et à la consommation des secteurs privé et public, est responsable de plus d'un million d'emplois (1 250 000 emplois). Figure 22. Nombre d'emplois générés par les différents secteurs économiques de la RMM en 1999. 47 MINISTÈRE DES RÉGIONS. Territoire,. [en ligne]. Disponible sur le site Internet. [Réf. Du 10 octobre 2000]. Disponible sur le site Internet. Accès : www.sdr.gouv.qc.ca/region06/territ06.htm 48 BOUCHARD, M-L. : la capitale étudiante" Tout juste devant Boston, la ville de détient le plus grand nombre d'étudiants per capita en Amérique du Nord», selon le bureau de planification de l Université McGill et International pour 2000-2001. La Presse, Jeudi le 16 août 2001 p.9. 49 LAFORTUNE YVES. Politiques et Concertation métropolitaine, Ministère des Affaires municipales et de la Métropole.

28 Le secteur manufacturier de la région métropolitaine de contribuait, à la fin de 1999, à plus de 20 % de l activité économique de la région et fournissait près de la moitié des nouveaux emplois pour cette même année. Le secteur manufacturier génère plus de 300 000 emplois et compte pour environ 19 % de la main-d œuvre montréalaise. Le secteur de la construction génère 60 000 emplois tandis que le secteur primaire (secteur essentiellement agricole) comptait 10 000 emplois. D'ailleurs, et Laval se distinguent des autres régions du Québec au plan économique par un faible pourcentage d emplois dans le secteur primaire, essentiellement agricole, une forte proportion d emplois manufacturiers à haute intensité technologique et une place prépondérante du secteur tertiaire, de développement scientifique et technologique, dans la structure économique du Québec. 1.5.1.1 Le leader de la nouvelle économie du savoir La métropole mène une nouvelle économie dont le savoir constitue la matière première et dont les technologies de l'information sont l'outil principal. occupe le quatrième rang en Amérique du Nord pour la densité d emplois technologiques par rapport à sa population. est au 9 e rang des grandes métropoles nord-américaines pour le nombre de grandes entreprises de 100 employés et plus oeuvrant dans les secteurs de pointe. est la ville canadienne où l on trouve la plus forte concentration d emplois de haute technologie. Les grandes infrastructures de transport, de même que les entreprises de communication qui s'y trouvent, forment les principaux piliers de l'appartenance du Québec à des réseaux de communication et d'échanges internationaux. D'ailleurs, la RMM est reconnue comme la capitale canadienne des télécommunications. Au Québec, près de 86 pour cent des activités de développement scientifique et technologique se concentrent dans la région de. Ces emplois comptent pour 7 % de tous les emplois de la ville. Dans le secteur financier, est 15 e en Amérique du Nord pour le nombre d employés. Au total, 4 banques canadiennes et 6 banques étrangères ont leur siège social à. 1.5.1.2 Le centre international du Québec La région métropolitaine de est la porte du Québec sur le monde, comme en témoignent la proportion des exportations totales sur l ensemble de la production régionale (environ 65 %) et le nombre d organisations internationales présentes sur son territoire (75 au mois d avril 2000). 1.5.2 Le marché du travail 50 Parmi les 25 plus grandes agglomérations métropolitaines du Canada et des États-Unis, se classait au cinquième rang pour ce qui était de la création d emplois en 1999 : 41 700 emplois se sont ajoutés, soit une hausse de 2,6 % caractérisée pour un ajout d emplois à temps plein seulement. Les jeunes en ont particulièrement bénéficié. Le taux de chômage annuel est passé sous la barre des 9 % pour s établir à 8,6 %, du jamais vu depuis 1976, et cela, malgré une hausse de la participation au marché du travail. 50 MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE. Juin 2001. Cadre d aménagement et orientations gouvernementales Région métropolitaine de 2001-2021. 144 pp + annexes.

29 En 1999, cette poussée de l emploi à l intérieur de la région métropolitaine de s est accompagnée : d une participation plus forte au marché du travail, puisque le taux d activité est monté de 64,9 % à 65,3 %; d une baisse importante du nombre de chômeurs, qui diminuait de 17 700. Tableau 3. Quelques indicateurs du marché du travail. INDICATEURS (1998) Laval Lanaudière Laurentides Montérégie Le Québec Population active 890 300 183 900 207 800 248 200 708 800 3 713 300 Taux d'activité 60,40 % 65,50 % 64,65 % 66,9 % 66,50 % 62,20 % Taux de chômage 11,60 % 8,40 % 10,80 % 9,8 % 7,70 % 10,40 % 1.5.3 Le tourisme est la deuxième ville en importance au Canada, après Toronto, pour le volume de touristes reçus annuellement, soit un peu plus de 11 millions. Le tourisme est un secteur stratégique pour l'économie de la RMM. En 1999, il a généré plus de 1,7 milliards de dollars en dépenses touristiques, représentant 1,3 milliards de dollars en salaires (Tableau 4). Tableau 4. Les retombées économiques du tourisme dans le RMM en 1999. Dépenses touristiques en 1999 1 720 000 000 $ Emplois totaux 61 220 Masse salariale 1 321 000 000 $ Retombées fiscales totales 932 100 000 $ Locales 133 900 000 $ Provinciales 380 100 000 $ Fédérales 418 100 000 $ Le tourisme a ainsi engendré plus de 900 millions de dollars en recettes fiscales pour les gouvernements. Les 60 000 emplois générés par le tourisme dans la RMM relèvent principalement des services socioculturels et commerciaux, de l'hébergement et de la restauration (Figure 23). Services socio-culturels, commerciaux 39% Hébergement 16% Restauration 16% Autres secteurs 7% Aliments et boissons 1% Finance, assurances et immobilier 2% Autres services 6% Commerce de détail 6% Divertissements et loisirs 2% Transport et entreposage 2% Construction 1% Commerce de gros 2% Figure 23. Graphique de la répartition par secteur, des 61 220 emplois créés par le tourisme en 1999.

30 La fréquentation touristique des marchés internationaux compte pour plus de 50 % du total des recettes touristiques de la région administrative de. Les produits touristiques les plus importants de la région administrative de sont le séjour et les circuits urbains, les congrès et les réunions d affaires, les festivals et les voyages. Ces produits s appuient sur une infrastructure importante en hébergement, centres de congrès, et musées. Le tourisme s appuie aussi sur des activités associées au milieu urbain comme le magasinage, la gastronomie, les spectacles et les événements ainsi que sur une nature accessible et des équipements récréatifs majeurs à proximité. 1.6 Les intervenants régionaux en matière de développement 1.6.1 La Communauté Métropolitaine de et le Ministère des Affaires Municipales et de la Métropole La CMM, constituée officiellement par la Loi sur la Communauté métropolitaine de (2000, c.34) par le gouvernement du Québec, interpelle la gestion des populations fauniques, des habitats fauniques et des activités reliées à la faune en raison de ses responsabilités d aménagement du territoire, de développement économique et de gestion des équipements, des infrastructures, des services et des activités à caractère métropolitain. Le gouvernement, ses ministères et ses mandataires faisaient connaître leurs orientations en terme d aménagement du territoire en déposant en juin 2001 le «Cadre d aménagement» 51 fondé sur le principe du développement durable et qui se veut une vision de l avenir sur un horizon de 20 ans. Les orientations du gouvernement font état, entre autres et spécifiquement, d une problématique d aménagement touchant «la perte d espaces naturels et l inaccessibilité aux milieux riverains» (p. 48). Le nouveau concept d organisation spatiale compte neuf éléments (p. 67) dont les quatre suivants se rapportent plus particulièrement au développement associé aux ressources fauniques : «3.Une couronne périurbaine entourant le centre de l agglomération, lien d interface entre la trame urbaine, la zone urbaine et les grands bassins [plans d eau]»; «6.Une zone agricole occupant 54 % du territoire de la RMM qu il faut protéger et mettre en valeur»; «7.Un réseau accessible d espaces verts et de grands bassins [plans d eau] à protéger et à mettre en valeur»; «9.Une couronne champêtre à l extérieur de la RMM dont le caractère naturel et culturel et le potentiel touristique sont à planifier, à protéger et à mettre en valeur». Ainsi, la CMM et les MRC déposeront, d ici 2005, des plans d'aménagement qui mettront en œuvre 10 orientations gouvernementales dont l orientation n o 8, qui touche plus directement les ressources fauniques et qui comporte 6 objectifs précis : «Orientation 8 : Protéger et mettre en valeur les espaces verts et les plans d eau de la région métropolitaine, les paysages ainsi que les éléments patrimoniaux du territoire : la reconnaissance de l importance du mont Royal en tant que lieu emblèmatique et patrimonial de la métropole, espace vert majeur et première Montérégienne; la protection des Montérégiennes pour leur caractère environnemental, visuel et récréatif; 51 MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE. Juin 2001. Cadre d aménagement et orientations gouvernementales Région métropolitaine de 2001-2021. 144 pp + annexes.

31 la protection et la mise en valeur des espaces verts présentant un intérêt stratégique par leur biodiversité; la protection et la mise en valeur concertée des grands bassins de la région métropolitaine; l accroissement de l accès du public aux berges, aux plans d eau et à certaines îles fluviales de la RMM si l accès ne nuit pas à la biodiversité et à la conservation des espèces menacées et vulnérables ni à leur habitat; protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel, historique, architectural et les paysages». Le Cadre d aménagement renferme tous les éléments nécessaires pour guider les interventions sur le territoire de la RMM dans un souci de développement durable et de respect de la nature. 1.6.2 Le Ministère de l agriculture, des pêcheries et de l alimentation (MAPAQ) 1.6.2.1 Les enjeux agricoles dans la RMM 52 L'importance qu'accorde le MAPAQ à l'industrie agricole dans la RMM est révélée par la tenue d'un «Colloque sur l'agriculture périurbaine» en mars 2002, qui vise d'abord à faire reconnaître le secteur agricole et agroalimentaire en tant qu'axe de développement économique important pour la Communauté métropolitaine de, puis à sensibiliser les élus municipaux à l'importance de l'agriculture et de l'agroalimentaire sur leur territoire. Le tableau 5 présente quelques caractéristiques de l'industrie bioalimentaire. Tableau 5. Quelques éléments des portraits synoptiques régionaux de l'industrie bioalimentaire du Québec - estimation 2000. 53 Caractéristique Laval Montérégie PIB de l'ensemble de l'économie Secteurs d activité distinctifs 45 064,5 M ($1992) 8 362,1 M ($1992) 31 074,2 M ($1992) 27,3% du Québec 5,1% du Québec 18,8% du Québec Production Fleurs et plants, légumes de serre Grandes cultures, horticulture ornementale, oeufs, lait, volailles, porc, bovins et veau, fruits et légumes, dont les légumineuses et les pommes Transformation alimentaire Autres Atouts ou spécificités Minoteries, brasseries, distilleries, pâtes alimentaires, thé, café, tisane, etc. Restauration, Commerce de gros et de détail Événements à grand déploiement tels que le SIAL et les Fêtes gourmandes internationales de Industrie tournée vers les exportations Infrastructures de transport et de communications fortement développées Important bassin de consommateurs Marchés publics d importance Richesse des sols et climat favorable Proximité des grands marchés montréalais Plaque tournante sur le plan de la transformation et de la distribution alimentaires Fruits et légumes, confiseries, vins et boissons artisanales, viandes, produits laitiers Agrotourisme Richesse des sols, grandes surf a- ces et climat favorable Proximité des grands marchés montréalais et du Nord-Est américain Grand fournisseur de produits pour les marchés d'exportation 52 MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE, DES PÊCHERIES ET DE L'ALIMENTATION. Profil régional de l'industrie bioalimentaire du Québec - estimation 2000- Portraits synoptiques de, Laval et Montégérégie. [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.agr.gouv.qc.ca/adm/planstrat/chapitre5.html 53 MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE, DES PÊCHERIES ET DE L'ALIMENTATION. Profil régional de l'industrie bioalimentaire du Québec - estimation 2000- Portraits synoptiques de, Laval et Montégérégie. [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.agr.gouv.qc.ca/ae/regions/prof_reg/default.htm en date du 2002-03-01

32 Caractéristique Laval Montérégie Acteurs importants Saveurs régionales Centres de recherche et de formation, dont le Campus Macdonald, l Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec, le Jardin botanique de Têtes de réseaux et sièges sociaux d'entreprises agroalimentaires Bières artisanales Boulangerie spécialisée (ex. : bagel) Chocolat Produits ethniques Viandes fumées de spécialité Centres de recherche et de formation, tels que l Institut Armand- Frappier LAVAL TECHNOPOLE, un organisme de promotion des investissements Cantaloupe Fleurs comestibles Petits fruits Maïs sucré Légumes de spécialité Technopole internationale de Saint-Hyacinthe axée sur les biotechnologies agroalimentaires et vétérinaires Centre de recherche en horticulture maraîchère à Saint-Jeansur-Richelieu Dans la transformation : Aliments Carrière, Industries Lassonde inc., Aliments Ultima inc., Agropur, Barry-Callebaut Canada inc., Olymel, etc Cidre Courge, Bleuet de Corymbe, Pommes Foie gras de canard Viandes : porc, volaille, veau Produits maraîchers 1.6.2.2 Les enjeux de pêches commerciales et d'aquiculture Les enjeux auxquels le MAPAQ entend apporter sa contribution sont la gestion équitable et efficace de la ressource, le développement des marchés, la diversification des entreprises de pêche et de transformation, le développement de l aquiculture en eau marine et en eau douce ainsi que la concertation et le partenariat d affaires. 54 En particulier, la réalisation des objectifs suivants de la MAPAQ pourrait contribuer au développement du potentiel du marché et des ressources fauniques de la RMM : améliorer la performance des produits aquatiques québécois sur les marchés; augmenter la consommation de produits aquatiques d origine québécoise d une livre d ici 2003 à l aide d un plan stratégique de développement du marché intérieur actuellement en élaboration; diversifier les pêches en eau douce et dans l estuaire du Saint-Laurent, tant sur le plan des sources d approvisionnement que des marchés; l aquiculture d eau douce des truites de table au Québec est en progression constante. Il y a de la place pour la diversification; une structure formelle de concertation soit le Réseau Pêches et Aquiculture Québec qui permet aux intervenants de développer des liens d affaires entre eux pour préserver, diversifier ou développer. 1.6.3 Le Ministère des Ressources Naturelles : protection et mise en valeur de la forêt privée Des agences forestières régionales, mises sur pied par le MRN, assistent et subventionnent les propriétaires de forêts privées afin de rentabiliser leur production de matière ligneuse en vue d'approvisionner les industries de pâtes et papier et les scieries, à l'exemple de la production générée dans la forêt publique. Puisque ce développement se veut durable, quelques agences forestières offrent aussi des conseils sur la faune aux propriétaires qui veulent disposer d un plan d aménagement forestier. 54 MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE, DES PÊCHERIES ET DE L'ALIMENTATION[ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.agr.gouv.qc.ca/adm/planstrat/chapitre5.html

33 1.6.4 Les communautés autochtones 55 Le tourisme est devenu un moyen extraordinaire pour les Autochtones de faire valoir leurs connaissances uniques du milieu naturel, comme aussi, d ailleurs, leur contribution à l histoire du Québec. La Société touristique des Autochtones du Québec (STAQ) a créé Tours Innu afin de promouvoir efficacement le tourisme autochtone. Cette entreprise agit à titre de grossiste, détenteur d un permis du Québec. Tours Innu se veut le fer de lance pour aider à faire connaître les produits touristiques autochtones. Tourisme ethnoculturel, écotourisme ou tourisme d aventure: nombreuses sont les communautés autochtones à avoir pris conscience de ce fort potentiel. Les différentes nations s appliquent de plus en plus à entretenir leurs cultures spécifiques, offrant par là-même au touriste une variété passionnante de traditions authentiques. Par exemple, à Kahnawake, un «pow-wow» annuel accueille des visiteurs de toutes origines. 1.6.5 Tourisme Québec et les associations touristiques Les instances touristiques régionales supportent le projet de réouverture du canal de Soulanges en vue d ouvrir un pôle touristique majeur dans ce secteur de la région 56. Ils supportent aussi toutes initiatives dans le domaine de la faune permettant d augmenter d une nuité le passage des touristes. 1.6.6 Les conseils régionaux de développement (CRD) Les enjeux majeurs de développement économique ou priorités identifiés dans les plans stratégiques des Conseils régionaux de développement (CRD) sont présentés au Tableau 6. Tableau 6. Enjeux du développement économique ou priorités identifiés par les conseils régionaux de développement. Région administrative 57 Laval 58 Laurentides 59 Enjeux de développement économique régional 1.Les savoirs et la culture, moteurs du développement économique et social; 2.Un développement dynamique et durable; 3.Un développement social et solidaire; 4.Le développement d une métropole d envergure internationale. 1. Un développement économique innovant et synergique; 2. Qualité de vie et consolidation de Laval, pôle d attraction; 3. Une communauté solidaire et inclusive; 4. Une communauté moderne et branchée sur le monde. 1. Soutien à l intégration et développement des personnes; 2. Accès aux services et aux ressources pour la population des Laurentides; 3. Mise en valeur et soutien du potentiel d entrepreneuriat des individus, des organisations et des collectivités; 4. Mise à profit de la diversité et des spécificités des Laurentides; 5. Modernisation et virage technologique pour les Laurentides. 55 http://www.propage.com/staq/toursinnu/index2.html 56 Page 101 dans Renvoi no 22 MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE. Juin 2001. Cadre d aménagement et orientations gouvernementales Région métropolitaine de 2001-2021. 144 pp + annexes p. 101. 57 CRD de l île de, «Plan stratégique régional 2000-2005», Une métropole internationale et solidaire pour un développement durable. 58 CRD de Laval, «Plan stratégique régional 2000-2005», novembre 2000.

34 Montérégie 60 Lanaudière 61 1. Appuyer un développement économique durable de la Montérégie en optimisant les forces de la région 2. Favoriser le développement et l approbation du savoir chez les citoyens de la Montérégie, en vue d en assurer l avenir économique, social et culture. 3. Valoriser les atouts des communautés et des individus pour assurer un développement social harmonieux de la Montérégie. 4. Accroître la présence de la Montérégie sur la scène internationale en tirant profit de ses particularités et de ses relations avec la région métropolitaine 1. Une identité économique à affirmer et à promouvoir 2. Un capital humain à valoriser 3. Une région à solidifier par l amélioration des transports et des communications 1.6.7 Hydro-Québec Hydro-Québec est un grand propriétaire foncier dans la RMM. Elle favorise l accès à la ressource et aux plans d eau via ses propriétés et, en plus, y favorise la diversité biologique suivant une entente entre la FAPAQ et le MENV. 59 CRD de Laurentides, «Plan stratégique régional 2000-2005», version du 29 mai 2000. 60 CRD de la Montérégie. «Entente cadre de développement de la région de la Montérégie 2001-2006» 3 décembre 2001 61 CRD de Lanaudière. «Entente cadre de développement de la région de Lanaudière 2001-2006»

35 2. LES ACCÈS, LES INFRASTRUCTURES ET LES SERVICES RELIÉS À LA FAUNE 2.1 L accessibilité à la région 62 est la porte d entrée des voyageurs au Québec. On y accède facilement de partout dans le monde par: eau, air et terre (Figure 24). Par eau, le port de est la route la plus courte entre le centre du Canada, le Nord-Est et le Midwest des États-Unis, et le nord de l Europe et la Méditerranée. Outre le transport des marchandises, le port de sert surtout au nautisme de plaisance, au tourisme et de point d amarrage aux bateaux de croisière. D ailleurs, la RMM dispose d environ une centaine de marinas qui peuvent accueillir les plaisanciers, ainsi que des écluses qui relient les plans d eau de la région au réseau de navigation de plaisance du reste du Canada et des États- Unis. 63 Par air, plus de 9 millions de passagers passent par les aéroports de la région à chaque année grâce aux services de 45 compagnies aériennes. En plus de deux aéroports internationaux, Dorval et Mirabel, la région compte plusieurs aéroports régionaux, le plus important étant situé à Saint-Hubert. 64 Par voie terrestre, la région se situe à deux heures de route d Ottawa, à deux heures et demie de la ville de Québec, à cinq heures de Toronto et de Boston et à sept heures de New York. Le centre-ville de est situé à 60 minutes des postes frontaliers américains. La RMM est reliée au réseau ferroviaire nord-américain par plusieurs sociétés privées dont le Canadien National (basé à ) et le Canadien Pacifique. 2.2 L hébergement et la restauration La RMM compte près de 25 000 chambres pour tous les goûts et toutes les bourses : hôtels, motels, chambres avec cuisinette, gîtes touristiques, résidences universitaires, auberges de jeunesse et YMCA, stations touristiques et terrains de camping. Le prix moyen d'une chambre au centre-ville est de 135 $. 65 La majeure partie des hôtels est située à proximité des centres de congrès. 66 À remarquer, est le premier site canadien et le quatrième en Amérique du Nord pour la tenue de conférences internationales. 62 MONTRÉAL INTERNATIONAL. en chiffre [ en ligne]. Transport [Réf. Du 15 janvier 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.montrealinternational.com/basic/intro/intro_basic_f.html 63 MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE. http://mamm.gouv.qc.ca 64 MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE. [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://mamm.gouv.qc.ca 65 Pannell Kerr Forster, Trends in the Canadian Hotel Industry, 2000, tiré de "L'Indicateur Plus Bulletin statistique de l'industrie touristique montréalaise", Janvier 2001. 66 MONTRÉAL INTERNATIONAL. Lieu de conférences hébergement [ en ligne]. [Réf. Du 14 septembre 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.montrealinternational.com/basic/intro/intro_basic_f.html

36 Î 337!7 158 31 N 329 364 15 337 Lanaudière 339 343 O S E ÆP Laurentides ÆP!7 148 148 344 ÆP 40 Î 201!7 540 ÆP ÆP!7 Montérégie 338 Î 132 20 ÆPÆP!7 ÆP Î 158 ÆP 236 117 Î 148!7 20 335 205 640 Î 13 337 ÆP!7 40 520!7 25 25!7 Î 125 440 19 40 Î 15 ÆP ÆP 138 15 20 207 ÆP ÆP 132 209 Î ÆP ÆP 15 25 221 112 134 132 ÆP!7 104 30 229 116!7 35!7 219 223 Montérégie 20!7 Montérégie 133!7 Î!7!7!7 ÆP 227 104 10 116 20 0 20 Kilomètres Limites administratives Territoire de la Communauté métropolitaine de (CMM) a Limite de municipalité régionale de comté b Principales infrastructures d'accès et d'accueil b!7 Aéroport b Héliport ÆP Î b Hydrobase c Quai c Piste d'atterrissage Réseau routier 15 132 202 Autoroute Route nationale Route régionale b Réseau ferroviaire Chemin de fer Réseau hydrographique b Lac principal, rivière majeure, fleuve Rivière principale b Figure 24. Principales infrastructures d accès à la RMM. 67 67 a MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE.- Réorganisation municipale dans la région de [image en ligne]. - Bureau de l'inforoute municipale et de la géomatique, version 20 décembre 2000. [Réf. du 21 sept 2001]. - Disponible sur le site Internet.- Accès: http://mamm.gouv.qc.ca/accueil/livre_blanc_2000/cartes/rmm_20dec.pdf b Cartographie informatisée de base pour usage exclusif au MENV et à la FAPAQ procurée par la direction de l'informatique du MENV auprès du MINISTERE DES RESSOURCES NATURELLES auteur de la Base de données topographiques et administratives (BDTA) à l'échelle 1/250 000 vectorielle en format ArcInfo. Limites administratives en date de décembre 1998. c Cartographie informatisée de base pour usage exclusif au MENV et à la FAPAQ procurée par la direction de l'informatique du MENV auprès du MINISTERE DES RESSOURCES NATURELLES auteur de la Base de données topographiques du Québec (BDTQ) à l'échelle 1/20 000 vectorielle en format ArcInfo. Limites administratives en date du 25 mai 2000.

37 2.2.1 La restauration Plusieurs revues gastronomiques ont reconnu comme une ville gastronomique, alliant qualité et variété. La RMM compte le plus grand nombre de restaurants au Canada ayant reçu les Quatre Diamants de l'association canadienne des automobilistes (CAA). Plus de 80 cuisines nationales présentes dans plus de 4 000 restaurants témoignent de la diversité culturelle de la ville. 68 2.2.2 Le camping est le siège social de la Fédération québécoise de Camping et de Caravaning et du Conseil de Développement du Camping au Québec tandis que Longueuil accueille le siège social de l Association des terrains de camping du Québec. La carte des terrains de camping 69 membres de Camping Québec permet d estimer à environ 50 le nombre de ceux-ci situés dans la RMM. 2.2.3 La villégiature En ce qui concerne la villégiature, il y a une quinzaine d années, les chalets d été pouvaient compter pour plus de 20 % des résidences dans les municipalités riveraines. La transformation des résidences secondaires en résidences principales a fait en sorte que les chalets représentent maintenant moins de 5 %, notamment autour du lac Saint-Louis. Avec ce changement, on note que les aires de villégiature qui étaient autrefois concentrées dans les baies ou les pointes sont maintenant réparties tout le long des rives. 70 Une exception notable à ce phénomène est la persistance des chalets d été sur plusieurs petites îles qui appartiennent maintenant à des municipalités (par exemple, Île Dorval) ou à Hydro- Québec (Île aux Chèvres, Île aux Hérons). 2.3 L accessibilité à la ressource 2.3.1 Le transport Le transport en commun à l intérieur de la RMM est très bien développé. Que ce soit par auto, par métro (65 stations), par autobus (1 600 autobus), par train régional (4 trains de banlieue fréquentent 36 gares de quartier intégrées au réseau de métro et d'autobus de la STCUM) ou par traversier, il est facile de parcourir le territoire. En fait, le transport en commun peut être utilisé pour accéder à de nombreux endroits de pratique de la pêche sportive sur le territoire. À vélo : Fait remarquable, la RMM compte aujourd hui près de 1 000 kilomètres de voies sur lesquelles les cyclistes peuvent circuler, dont 350 km de pistes sur l île de. D ici l an 2005, les voies cyclables pourraient totaliser plus de 1 600 km. À terme, le Réseau vélo 68 TOURISME QUÉBEC 69 CAMPING QUÉBEC [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès www.campingquebec.com 70 Plan d'action et de Réhabilitation Écologique (PARE) du Lac Saint-Louis [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - http://www.rocler.qc.ca/ziphsl/lsl-1e01.htm)

38 métropolitain reliera les aéroports, les gares de trains, l ensemble du réseau de transport public et l itinéraire panquébécois de la Route verte. 71 Le magazine américain Bicycling 72 classe en tête des villes nord-américaines les plus accueillantes pour la pratique du vélo. La région de se démarque aussi par l'incroyable réseau de pistes (plus de 200 km) pour la pratique du patin à roues alignées. 2.3.2 Les espaces verts aménagés Les espaces verts aménagés sont composés d une gamme de styles qui passe des terrains de jeu, parcs de quartier aux parcs «nature» Dans presque tous ces types de milieux, il est possible de pratiquer des activités fauniques ou de plein air. La RMM dispose d environ 133 km 2 d espaces verts publics (parcs municipaux, supramunicipaux, régionaux et provinciaux) sur presque 3700 km 2, soit un peu plus de 3,6 % de l espace total. Tableau 7. Principaux espaces verts aménagés naturels et anthropiques, RMM, 2001. Partie de la RMM Île de Laval Secteur Est: Secteur Centre: Secteur Ouest: Nom de l espace vert Parc-du-Bois-d Anjou Parc-aux-Prairies Parc-nature de l'île-de-la-visitation Parc Maisonneuve Promenade Bellerive Parc du Mont-Royal Parc Lafontaine Le Vieux-Port Parc Jean-Drapeau Parc Jarry Parc-nature du Cap-Saint-Jacques Parc-nature de L Anse-à-l Orme Parc-nature du Bois-de-Saraguay Parc-nature du Bois-de-Liesse Parc nature du Bois de l Île-Bizard Parc agricole du Bois-de-la-Roche Parc Angrignon Parc riverain de Lachine Parc riverain de LaSalle Centre de la nature Parc de la rivière des Milles-Îles Boisé Papineau 71 MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE LA MÉTROPOLE. [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://mamm.gouv.qc.ca 72 Numéro de mars 1999 du magazine américain Bicycling

39 Partie de la RMM Couronne sud Couronne nord Nom de l espace vert Parc régional de Longueuil Parc de Sainte-Catherine Promenade René-Lévesque Parc Marie-Victorin Parc du Mont-Saint-Bruno Parc du Mont-saint-Hilaire L Île-Saint-Bernard Parc des Îles-de-Boucherville Le parc du Canal de Chambly Domaine Vert Bois-de-Belle-Rivière Parc Paul-sauvé (Oka) Parc de l Île-des-Moulins Parc régional de l Île-Lebel 2.3.3 Les accès à l eau Sur le territoire de la RMM, ce ne sont pas les sentiers ou les routes qui manquent pour accéder aux sites d intérêt pour pratiquer des activités fauniques, les contraintes sont d ordre d aménagement urbain, de droits d'utilisation ou de conflits d'usage, de sécurité et culturels. Le Tableau 8 présente le nombre d endroits aménagés en rive, les rampes d accès public et les quais publics des plans d eau de la RMM. Tableau 8. Nombre d accès de pêche à gué, de quais et de rampes de mises à l eau publics dans la RMM en 1999. 73 Plan d eau Pêche de la rive (pêche à gué) Quai public Rampe d accès public Lac Saint-Louis 4 7 15 Lac des Deux Montagnes 4 4 9 Fleuve Saint-Laurent 18 10 21 Rivière des Mille Iles 10 7 Rivière des Prairies 8 6 Rivière Richelieu 6 4 5 Rivière Châteauguay 7 3 TOTAL 57 25 66 La difficulté de prendre contact direct avec l eau à pied demeure un des facteurs les plus contraignants. Alors que la RMM baigne dans un paradis pour la pêche sportive, plusieurs des meilleurs sites de pêche de la région ne sont pas accessibles au grand public parce qu ils sont situés sur des propriétés privées, sont clôturées ou non-sécuritaires en raison des rives abruptes constituées de remblais de blocs chambranlants de béton, de débris et de murs croulants. Les aménagements permettant l accès direct à l eau pour observer la faune de près ou pour pratiquer la pêche à gué sont rares, même dans les nombreux parcs riverains aménagés (Figure 25). 73 Données calculées à partir : FONDATION DE LA FAUNE DU QUÉBEC ET SOCIÉTÉ DE LA FAUNE ET DES PARCS DU QUÉ- BEC. 2000. La pêche à la carte autour de 218 points d accès pour pratiquer la pêche.carte.distribution JDM Géo inc.

40 Figure 25. Photo d un peuplier tombé du haut d un mur de béton détérioré à Lachine, illustrant la difficulté d accès à l eau. Plusieurs municipalités sont maintenant conscientes que de multiples mais petits points d accès, aménagés modestement mais très formellement, mériteraient de faire partie de tout effort d aménagement et de renaturalisation des rives. En plus de réduire l érosion des berges causée par des sentiers spontanés fortement piétinés et de faciliter la surveillance en concentrant les usagers à des endroits prévus, ces aménagements annonceraient que ce milieu d apparence sauvage est, en fait, planifié et qu il n est pas un terrain urbain négligé jonché de détritus et objet de vandalisme. La ville de fait des efforts pour améliorer le contact direct à l eau des usagers de leurs parcs riverains. Par exemple, le parc André-Corbeil-dit-Tranchemontagne de la promenade Gouin entre les 25 e et 27 e Avenue, longeant la Rivière-des-Prairies a été réaménagé pour «l'ouvrir» sur l'eau. «D un parc sans identité, on a fait un espace vert où la détente et la contemplation sont stimulées par la création de points d'accès à l'eau de petites dimensions, sur des rives relativement préservées.» 74 Une prochaine étape, déjà entamée par des municipalités avant-gardistes, telles que Pointe- Claire et, consisterait à aménager des points pour la pêche sportive dans le littoral tout en enrichissant des habitats fauniques. En général, les quais constituent d excellents sites de ralliement de pêcheurs, en raison de la bonne profondeur d eau, de leur facilité d accès et de leur caractère plutôt communautaire. Le quai fédéral à Lachine en est un excellent exemple. Transports Canada a cédé ce quai qui avait 74 VILLE DE MONTRÉAL. Des aménagements en rives Se tourner vers l'eau [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.ville.montreal.qc.ca/parcs/mtl_bleu/mtl_bleu.htm

41 besoin de réparations à la Ville de Lachine en 1998-1999. 75 (Le quai de Lachine est présent en arrière plan de la photo de la Figure 26). Figure 26. Photo d une activité "Pêche en herbe" du 17 Août 2001 au lac Saint-Louis au débarcadère public de Lachine, à côté de la marina du "Club des pêcheurs et chasseurs sportifs du lac Saint-Louis. Les rampes publiques de mise à l eau d embarcations donnent accès aux plus grands espaces publics de la RMM : les lacs et les cours d eau. Ils sont particulièrement nécessaires compte tenu de la difficulté d accès à l eau à pied à partir des rives. Or, le nombre de rampes de mise à l eau publiques gratuits diminue. Les débarcadères du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche ont été cédés aux municipalités il y a une quinzaine d années. Les municipalités restreignent leur usage à leurs résidents exclusivement (exemple, à Dorval), imposent des tarifs croissants d utilisation ou les ferment carrément, apparemment par crainte de vandalisme et du dérangement des résidents par le bruit (Figure 27). Cette considération empêche aussi la réouverture de plages opérant dans les années 1950. Le recours à l interdiction municipale de jeter l ancre à certains endroits peut aussi s avérer une menace à l accès au domaine hydrique public. Photo Fay Cotton Figure 27. Photo d une descente d embarcations au lac Saint-Louis condamnée. 75 TRANSPORTS CANADA [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.tc.gc.ca/portprograms/en/transferprovinces.htm

42 Enfin les petits ponts offrent des opportunités de pratique de la pêche. Des aménagements prévus pour améliorer les possibilités de pêche en conformité avec des consignes de sécurité pourraient être envisagés lors de leur rénovation. 2.3.3.1 La pêche sur les sites fédéraux de la RMM Parcs Canada (Unité de gestion de ) a dressé une liste des endroits où il est possible de pratiquer la pêche sur les lieux historiques nationaux et sur les canaux dont ils ont la gestion. Généralement, la pêche se pratique à partir des berges ou à partir d embarcations près de leurs installations. Cependant, on y retrouve les restrictions nommées au Tableau 9. Tableau 9. Accès à la pêche aux sites fédéraux de la RMM. Site Secteur Remarques Canal de Saint-Ours Ile d Avard La pêche peut être pratiquée à partir des berges dans la rivière sauf dans les limites de l écluse et à 10 mètres à partir des quais de service (période de navigation). Du côté de Saint-Roch, la pêche ne doit pas être pratiquée à l intérieur de 300 mètres du barrage (présence d une passe migratoire) Canal de Sainte-Annede-Bellevue Canal de Lachine Secteur Digue Baker Secteur digue amont, centre de l écluse et aval (entre le canal et la rivière) L accès à l île est possible seulement à l aide d une embarcation. Elle est tolérée pour le moment. Des travaux sont prévus dans ce secteur. La pêche peut être pratiquée du côté de la rivière à quelques endroits. Elle ne peut être pratiquée dans le canal à cause de l achalandage et du risque pour la sécurité des plaisanciers. Actuellement, la pêche peut être pratiquée sur l ensemble des berges du canal. Après son ouverture en 2002, il y aura des restrictions concernant la pratique de la pêche à quelque dizaine de mètres d un pont, d un quai d attente et d une écluse. Les autres restrictions seront précisées à l aide d un écriteau aux endroits appropriés. [Il est interdit de pêcher à partir des ponceaux, en raison de la circulation des vélos et des piétons] 2.3.4 La chasse et le piégeage en terrain privé et municipalisé Quant à la chasse et au piégeage, le territoire serait intéressant mais la pratique de ces activités y est interdite parce qu il est urbain ou privé. Par exemple, la Société autorise la chasse au cerf dans la zone 8 Nord où se trouve la RMM, mais seule l utilisation d un fusil à poudre noire, d un arc ou d une arbalète est permise, question de sécurité dans ce contexte périurbain 76. De plus, les municipalités aussi imposent des contraintes à la chasse et au piégeage par souci de protéger la sécurité ou le dérangement de leurs citoyens et leurs animaux domestiques. Elles prohibent la décharge d armes à feu, l utilisation d arcs ou d arbalètes et/ou de piéges, sur des portions ou sur l ensemble de leur territoire. Par exemple, certaines municipalités restreignent la décharge d armes à feu à plus de 500m d un bâtiment. Il serait opportun d étudier plus à fond ces restrictions afin de déterminer si des modalités plus flexibles protégeraient tout aussi bien les citoyens. L éducation et la sensibilisation des citoyens et des chasseurs et des piégeurs pourraient contribuer à offrir plus d accès à des territoires pour chasser. Le fait que les terres soient de tenure privée est très contraignant pour pratiquer la chasse et le piégeage en terres privées en milieu périurbain. 76 (Selon André Dicaire commun pers. 2001-11-09).

43 Un droit d accès pour chasser est parfois octroyé à des chasseurs de façon saisonnière par certains propriétaires privés. En fait, un arrangement semblable est encouragé par la Société par l entremise des articles 36 et 37 de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune. Les propriétaires de grands territoires peuvent convenir d ententes formelles avec des groupes de chasseurs qui veulent avoir l exclusivité de chasse sur le territoire. Il serait utile de structurer d avantage cette formule de façon à sécuriser et encourager les propriétaires privés et les fermiers à considérer cette source de revenus additionnels de leur terre tout en aidant des chasseurs à trouver ces propriétaires fournisseurs. En ce qui concerne la chasse en enclos, des fermes cynégétiques privées opèrent dans les environs de la RMM, (voir la section 2.4.3.1 intitulée «Fermes cynégétiques»). Le piégeage des animaux à fourrure est exercé surtout par des contrôleurs d animaux déprédateurs, plutôt que par des trappeurs commerciaux. On en traitera plus loin à la section «Les services de contrôle des animaux nuisibles». 2.4 Les services reliés à la pratique d activités fauniques 2.4.1 Les activités fauniques près du domicile Les entreprises offrant des produits pour nourrir, observer, étudier, jardiner pour attirer les papillons, les colibris et les oiseaux, abriter la faune près de son domicile ou de son chalet, sont multiples et en croissance. En plus des entreprises qui offrent des produits pour pratiquer des activités directement reliées à la faune, tels les graines d'oiseaux, des mangeoires, des jumelles, et les plantes pour attirer la faune, on peut aussi songer aux entreprises qui offrent des produits indirectement liés à la faune tels les revues, émissions télévisées, pages web, etc. 2.4.2 La pêche sportive Le Tableau 10 présente les services de location d embarcations et de cabanes pour pêcher sur la glace pour chaque plan d eau du territoire de la RMM. Il est à noter qu il est presque impossible d accéder par transport en commun aux lieux de ces entreprises. Le transport de clients présente peut-être un marché à développer, surtout quand on pense à la retraite imminente des «baby-boomers». Tableau 10. Points de location de cabanes et d embarcations pour la pêche sportive dans la RMM en 1999. 77 Plan d eau Location de cabanes de pêche Location d embarcations Lac Saint-Louis 5 4 Lac des Deux Montagnes 2 Fleuve Saint-Laurent 1 1 Rivière des Mille Iles 1 Rivière des Prairies Rivière Richelieu 1 Rivière Châteauguay 1 TOTAL 9 7 77 Données calculées à partir : FONDATION DE LA FAUNE DU QUÉBEC ET SOCIÉTÉ DE LA FAUNE ET DES PARCS DU QUÉ- BEC. 2000. La pêche à la carte autour de 218 points d accès pour pratiquer la pêche.carte.distribution JDM Géo inc.

44 2.4.2.1 Les ensemencements Plusieurs organismes ensemencent du poisson dans les plans d'eau publics et privés de la RMM, dont le gouvernement du Québec. Voir les sections "le Maskinongé" et "les Salmonidés" dans le chapitre 4 pour plus de renseignements sur les ensemencements annuels faits par le gouvernement du Québec dans le RMM depuis 1965. De plus, à chaque année, des activités éducatives de pêche pour les jeunes sont offertes par des municipalités et des groupes sans but lucratif dans le cadre des programmes "Festival de pêche" et "Pêche en herbe" mis en œuvre grâce à l'assistance financière et technique de la Fondation de la faune du Québec et de la Fédération québécoise de la faune. Ainsi, plus de 2000 enfants de moins de 18 ans apprennent à pêcher gratuitement, soit dans un bassin ensemencé (dans la ville de Lasalle) ou dans le fleuve Saint-Laurent. 2.4.2.2 Les étangs de pêche En plus des services offerts pour pratiquer la pêche en territoire public, rappelons que quatre étangs privés et ensemencés sont ouverts au public dans la région métropolitaine. Les entreprises présentées au Tableau 11 offrent la pêche dans des étangs qu ils ensemencent avec des espèces de poissons d intérêt pour les pêcheurs sportifs. Le public peut y pêcher sans détenir un permis pour pratiquer la pêche puisque les propriétaires élèvent eux-mêmes ou ont acheté les poissons chez des pisciculteurs. Tableau 11. Liste des étangs de pêche sur le territoire de la RMM. 78 Région administrative Municipalité MRC Société Notes Communauté Urbaine de HOSPITALIER CENTRE JACQUES VIGER Lanaudière Terrebonne Les Moulins LE LAC À BERNIER Laurentides Blainville Thérèse-De Blainville AQUACULTURE BLAINVILLE INC. Montérégie Saint-Constant Roussillon LES JARDINS GARAND & FILS ENR. 2.4.3 La chasse MONTRÉAL LAVAL LANAUDIÈRE (6-13 14- Région MAPAQ), 1 étang, AIRES OMBRAGÉES, TRUITE ARC-EN-CIEL, SERVICES : CANNES ET APPÂTS, handicapés, Août 1 sem, poisson frais, Coin René-Lévesque et St-Hubert. MONTRÉAL LAVAL LANAUDIÈRE (6-13 14- Région MAPAQ), 2 étangs, AIRES OMBRAGÉES, OMBLE DE FONTAINE, SERVICES : CANNES ET APPÂTS, éviscération, Tables pique-nique, handicapés, Avril à Nov, poisson frais, Autoroute 15 sortie 20 Est. Autoroute 640 sortie 28. Feu de circulation à gauche, approximativement 2 km. OUTAOUAIS - LAURENTIDES (7-15- Région MAPAQ), 10ha, 4 étangs, AIRES OMBRAGÉES, OMBLE DE FONTAINE, TRUITE ARC- EN-CIEL, SERVICES : CANNES ET APPÂTS, éviscération, Tables pique-nique, Avr à Nov, poisson frais,, Autoroute 15 nord, sortie 23, direction rue St-Charles, à la lumière tourner à gauche MONTÉRÉGIE (16- Région MAPAQ), 1 étang, AIRES OMBRAGÉES, TRUITE ARC-EN-CIEL, SERVICES : CANNES ET APPÂTS, éviscération, Tables pique-nique, handicapés, Jan à Déc, poisson frais, poisson fumé, prod. Transformé, Par la route 132, entre le pont Mercier et l autoroute 15. Par la 30, prendre la route 209. Les services reliés à la chasse consistent en des clubs de tir, des boutiques de vente de produits, de permis, de services de guides pour la chasse à la sauvagine et de transport aérien (ex. Delco Aviation sur la rivière des Prairies ) vers des sites de chasse. 78 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE, DES PÊCHERIES ET DE L ALIMENTATION Mai 2000 Liste des étangs de pêche et de leurs produits par 1Richard Morin, biologiste Station technologique piscicole des eaux douces et France Lamy, technicienne, Direction régionale de l estuaire et des eaux intérieures,station technologique piscicole des eaux douces 200, chemin Sainte-Foy, 12e étage Québec (Québec) G1R 4X6 : (418) 380-2100 poste 3374 Télécopieur : (418) 380-2182

45 2.4.3.1 Les fermes cynégétiques Aux pourtours de la RMM, plusieurs propriétaires de terrains gardent du gibier en captivité, soit à des fins d'élevage pour l'alimentation, soit à des fins cynégétiques, c'est-à-dire pour la chasse en enclos. Alors que sur le territoire de la RMM, il n'y a pas de fermes cynégétiques, il existe des élevages d'espèces de gibier non-indigènes au Québec, tels le sanglier dans la MRC Thérèse-De Blainville 79 et le cerf rouge dans la MRC Lajemmerais. 80 2.4.3.2 Les ententes avec les propriétaires privés à propos de la chasse Des ententes visant l accroissement de l accès du public, en périodes de chasse, sur des terrains privés sont conclues entre des propriétaires de grands terrains et des groupes de chasseurs. Présentement, il existe une seule entente en vertu des articles 36-37 de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune dans la RMM. Elle est intervenue avec les Sœurs Grises de (Refuge faunique Marguerite-D Youville), cependant elle ne sert qu à des fins de conservation et non d accès à la chasse. 2.4.3.3 Les clubs de tir Plusieurs associations de chasse et pêche de la RMM jouent un rôle important au niveau de la compétence des chasseurs en mettant des champs de pratique de tir à leur disposition et en leur offrant des cours de certification en maniement d armes à feu, entre autres. Par exemple, le champ de tir de St-Jacques à Napierville dans la Montérégie est ouvert aux chasseurs grâce à l Association de chasse et pêche de La Prairie. D autres champs de tir existent à Sainte- Clothilde et à Melocheville, entre autres. De plus, des clubs de tir, à caractère plutôt privé et où l aspect sportif des différentes formes de tir prédominent sur l aspect de la chasse, offrent des activités tels le tir au pigeon d argile (par exemple le «Montreal Skeet Club») et des compétitions d entraînement pour les événements olympiques. Plusieurs champs de tir sont affiliés à la Fédération québécoise de tir et à l Association de Tir Pratique du Québec, parmi d autres. 2.4.4 Les manufacturiers québécois de produits pour les pêcheurs, les chasseurs ou les adeptes d activités de plein air On retrouve des manufacturiers québécois de produits utilisés par les pêcheurs, chasseurs et adeptes d activités de plein air dans presque toutes les régions administratives du Québec. 2.4.4.1 À Comme dans plusieurs autres régions, la production est diversifiée. Elle est classée en cinq types de produits : tentes et équipements connexes, accessoires pour la chasse et la pêche, remorques pour embarcations de plaisance, pièces et accessoires pour moteurs hors-bord ainsi que tentes et bâches. Le type de production vedette dans cette région est incontestablement celui de la fabrication de tentes et d équipements connexes. Plus spécifiquement, neuf des 79 ASSOCIATION DES PRODUCTEURS DE SANGLIERS DU QUÉBEC INC Liste des membres. [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.sanglier.qc.ca/membre.html en date du 2002-02-26 80 ASSOCIATION DES ÉLEVEURS DE CERVIDÉS DU QUÉBEC - L'élevage - Les membres [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.cervides.com/index2.html en date du 2002-02-26

46 douze entreprises recensées dans la région, qui regroupent 143 des 218 emplois dénombrés dans ces entreprises, produisent des tentes, des tentes pour tentes-remorques, des bâches, des bâches de protection pour les embarcations, des abris isolés et des abris en toile. L un des fabricants de la région, qui embauche 60 employés, produit notamment des moulinets de cannes à pêche. 2.4.4.2 À Laval La fabrication de chaloupes constitue la principale production relevée dans cette région. Elle est assurée par une entreprise qui regroupe 55 des 65 emplois reliés à la présence de manufacturiers de produits utilisés par les pêcheurs, chasseurs et adeptes d activités de plein air. L une des trois entreprises présentes dans cette région embauche 5 employés pour la fabrication de tentes, de capotes d embarcation et de bâches. Enfin, une autre PME de cinq employés produit des balles et des rechargements de cartouches. 2.4.5 Les salons et les expositions compte des bureaux d'accueil de touristes, des services d'organisation de randonnées dans le Grand Nord, de pêche au lac Ontario, de nombreux guides autonomes et plusieurs salons annuels importants tels les Salons de la pourvoirie, du bateau, du plein air et de la chasse et de la pêche, et de la fourrure. 2.5 Les autres entreprises reliées à la faune 2.5.1 Les organismes sans but lucratif reliés aux activités fauniques ou en nature D innombrables organismes sans but lucratif, bénévoles et privés offrent ou réalisent des activités associées à la faune ou en nature dans la RMM. L annexe 2 présente une liste des noms de plus de 250 organismes, dont voici un résumé des champs d intérêt : Entomologie, Agriculture, Associations de Chasse et Pêche, Associations écologiques de bassin versant, Biodôme, Botanistes amateurs, Centres de réhabilitation de la faune, Clubs d'ornithologues amateurs, Associations pour la protection de l environnement des lacs, Groupes environnementaux divers, Horticulture, Mycologie, Enseignement et Naturalistes, Organismes de contrôle animalier ou déprédation, Organismes de promotion du cyclisme, Organismes en droit environnemental, Organismes pour jeunes, Universités ou Cégeps, Comités de Zones d'intervention Prioritaires du programme SLV2000 et Centres d observation de la faune. Cette liste n est pas exhaustive, car à cette liste s ajoutent de nombreux bénévoles indépendants qui contribuent et participent au travail de ces organismes. 2.5.2 Les détenteurs de permis scientifiques ou éducatifs La Société émet des autorisations à plusieurs de ces organisations afin qu elles puissent réaliser la capture, et la garde en captivité de la faune à des fins scientifiques ou éducatives puisqu il est interdit de garder des espèces indigènes en captivité, sans permis. Le Tableau 12 permet d entrevoir la nature des 19 permis de capture, de garde en captivité et de prélèvement de la faune émis à des fins éducatives à, Laval et en Montérégie depuis le début de l année 2000. Par exemple, le Biosphère d Environnement Canada chapeaute des écoliers qui pêchent, avec des engins expérimentaux, les poissons de la RMM afin de découvrir des anomalies et difformités chez les poissons. La RMM réalise de l interprétation de la

47 faune dans son réseau de parcs-nature, à l aide d aquariums et de terrariums. Notons aussi qu il y a eu 3 permis pour des activités de réinsertion sociale. Tableau 12. Autorisations de capturer et/ou garder de la faune à des fins éducatives, émises par la Société entre le 1 er janvier 2000 et le 14 novembre 2001. Nature de l activité Permis Organisme Capture & garde d amphibiens, reptiles, petits mammifères, et poissons à des fins éducatives : aquariums et terrariums 13 CIME, Parcs nature CUM, G.U.E.P.E. Parc Rivière-Des-Mille-Îles, Parcs québécois de la Montérégie, SÉPAQ, Ecomusée de Sainte-Anne-de-Bellevue Pêche sportive de réinsertion sociale 3 OSBL Pêche à des fins éducatives : cécité des poissons et anomalies 2 Environnement Canada Biosphère Halloween : capture et garde de chauve-souris 1 Biodôme de Pêche expérimentale éducative à Bromont 1 Université Concordia 2.5.2.1 Les zoos et les centres de réhabilitation La Société émet aussi des permis de garde d animaux pour des activités d observation de la faune. La RMM compte trois zoos : le Biodôme de, l Écomusée de Sainte-Anne-de- Bellevue et la Fondation Fauna à Carignan. La RMM compte au moins 3 centres de réhabilitation de la faune. 2.5.2.2 Les organismes de recherche Les activités de recherche sur la faune sont importantes dans la RMM. La Société autorise des chercheurs à utiliser la faune à des fins scientifiques, telles les études d impact, les inventaires d espèces rares, la détection de zoonoses, et impose les conditions afin de faire respecter les standards de traitement humanitaire des animaux et d assurer la conservation des populations, entre autres (Tableau 13). Les résultats de ces recherches sont rapportés à la Société et viennent enrichir les connaissances collectives sur la ressource faunique de la RMM et du Québec. Compte tenu du nombre de chercheurs et institutions de recherche dans la RMM, il existe un potentiel pour développer davantage la participation de bénévoles locaux ou d outre-mer ou même d en faire une clientèle payante à l exemple de plusieurs organismes internationaux offrant des «forfaits vacances recherche faunique». Les participants sont impliqués dans des travaux pertinents pour répondre à leur souhait de contribuer à des études écologiques. 2.5.3 Les services de contrôle des animaux nuisibles L'empreinte de l'urbanisation sur le paysage de la RMM se caractérise par l'augmentation des populations des quelques espèces animales plus opportunistes qui profitent des pelouses, des déchets et des infrastructures humaines ainsi que des plans d'eau artificiels. L'absence de contrôle de ces espèces ou des causes de leur prolifération font en sorte que de plus en plus de contacts avec les humains causent des dommages ou des risques de dangers réels ou potentiels. On vient à considérer ces espèces, dont plusieurs viennent de l'europe ou de l'eurasie, comme des nuisances à cause de leur envahissement.

48 Tableau 13. Autorisations de capturer et/ou garder de la faune à des fins scientifiques dans la RMM et dans la Montérégie, émises par la Société entre le 1 er janvier 2000 et le 14 novembre 2001. Sujet de recherche Nb de permis Activité Organisme Habitats aquatiques 9 Caractérisation de l habitat du poisson Consultant Habitats : impact Herpétofaune 1 Effet des polluants sur le métabolisme Université 2 Évaluation environnementale Consultant 3 Inventaires d habitat et populations Consultant 1 Récolte de grenouille léopard Centre St-Laurent 1 Échantillonnage herpétofaune OSBL 2 État de santé et déclin herpétofaune Université 1 Marquage de tortues peintes Université 3 Tortue des bois Université Mollusques 2 Elliptio complanata / pelecypoda Centre St-Laurent Oiseaux 1 Baguage d'oiseaux au jardin botanique OSBL 1 Étude effets insecticides petit-duc maculé Université 1 Capture d'éperviers de Cooper Université 1 Étude de l'écologie de l'épervier brun Université Oiseaux : faucon pèlerin 2 Marquage de jeunes faucons pèlerins Université Petits mammifères Poissons 1 Échantillonnage micromammifères le long des autoroutes Université 1 Inventaire herpéto et micromammifères Les Cèdres Consultant 1 Inventaire micromammifères sur route projetée à Granby OSBL 1 Chauve-souris au ruisseau à Charrette OSBL 1 Petits mammifères/bactérie maladie de Lyme Université 3 Comportement du tamias rayé Université 1 Méné laiton OSBL 2 Inventaire bassin central Parc des Rapides OSBL 1 Évaluation de frayères/carignan OSBL 1 Influence des rejets sanitaires sur les poissons Université 1 Physiologie des poissons Université 6 Pêche expérimentale Yamaska Nord Consultant Poissons : anguille 3 Expérimentation montaison anguille Consultant Poissons : esturgeon 1 Recherche d'esturgeons juvéniles Université 2 Classes d'âge du brochet et de la perchaude à la rivière aux pins Centre St-Laurent 2 Suivi frayère aménagée pour esturgeon Consultant Poissons : lamproie 1 Étude système nerveux lamproie marine Université Poissons : perchaude 1 Études éco-physiologiques sur la perchaude Université 2.5.3.1 Le contrôle animalier Un bon nombre d'infrastructures, d'entreprises et de services visent la prévention, le contrôle, l'extermination et la relocalisation des espèces sauvages (mouffettes, pigeons, goélands, couleuvres, ratons laveur, oiseaux blessés, ours, étourneaux, hiboux, bernaches résidentes, etc.). Chaque année, les autorités de la RMM doivent faire capturer et abattre des orignaux et des cerfs de Virginie en ville, apposer de la signalisation routière, avoir recours aux agents de protection de la faune, aux centres de réhabilitation de la faune, à des consultants en faune ur-

49 baine et à des fauconniers. La Société émet des permis à des fins de contrôle afin de permettre la garde en captivité de la faune ou de l'euthanasie de la faune, puisqu il est interdit de le faire sans permis. Tableau 14. Autorisations de capturer de la faune à des fins de gestion ou de contrôle émises par la Société entre le 1 er janvier 2000 et le 14 novembre 2001. Type d animal Activité Nombre de permis Grand mammifère Organisme Recapture de cerf échappés 2 Individu Abattage de cerfs et de sangliers échappés 11 Individus Transport & garde temporaire ours noir 1 OSBL Herpétofaune Oeufs de tortue-molle à épines 1 OSBL Oiseau Petit mammifère Poisson Capture et baguage petit-duc maculé 1 Consultant Contrôle d'oiseaux nuisibles (Aéroport) 4 Consultant Grand-duc 1 Consultant Gestion castor et vaccination raton 2 Cum Capture de ratons pour vérifier vaccin 1 Consultant Contrôle de déprédateurs 3 Consultant Contrôle de déprédateurs / Mtl-Montérégie 2 Individus Mouffette pour cinéma 1 Média Contrôle de déprédateurs 2 Municipalité Contrôle de déprédateurs 1 OSBL Suivi largage d'appâts vaccinaux rage 1 OSBL Captures de poissons emprisonnés 2 Consultant Vidange d'étangs privés 1 Consultant Capture de tanches 3 Individus Essai d'un équipement de pêche électrique 1 Institut de recherche privé Capture de poissons emprisonnés 3 Pêcheur commercial Capture et extraction oeufs doré 2 Pisciculture Pêche, extraction d'oeufs de perchaude 4 Pisciculture Alimentation oiseaux piscivores en réhabilitation 1 Université Contrôle de lamproie rivière Aux Brochets 2 US Fish And Wildlife 2.5.3.2 Les exterminateurs Les commerces d'extermination et de contrôle animalier abondent. La vente d'engins de capture de la faune augmente dans les quincailleries. Plusieurs municipalités se munissent de spécialistes pour composer avec la déprédation, d'autres utilisent les services du Berger Blanc à contrat. Les agents de conservation de la faune répondent à des plaintes. Le ministère de l Environnement émet des autorisations annuelles permettant l utilisation de pesticides à des fins d extermination à près de 200 organisations dans la RMM ce qui représente 52 % des 360 exterminateurs du Québec (Figure 28). On s aperçoit en consultant le bottin des Pages jaunes, que plusieurs se sont aussi appropriés le contrôle de plusieurs espèces fauniques (telles les souris, les chauve-souris, les écureuils, les oiseaux et les couleuvres) en plus de leur gagne-pain habituel soit le contrôle des insectes, des araignées et des parasites.

50 (n=79) 22% À l'extérieur de la RMM (n=172) 48% Montérégie (n=60) 17% Laurentides (n=11) 3% Laval (n=23) 6% Lanaudière (n=15) 4% Figure 28. Répartition des 188 exterminateurs de la RMM et du reste du Québec selon les régions administratives 81 (N =360). 2.5.3.3 Les bénévoles Il y a des groupes actifs de promotion du bien-être des animaux dont plusieurs génèrent des retombées sociales et économiques non-négligeables. Ainsi, des groupes OSBL tels que le Berger Blanc et la SPCA oeuvrent dans le Grand à solutionner des problèmes d'animaux domestiques et à conseiller les citadins concernant les animaux sauvages en milieu urbain. Plusieurs autres groupes agissent en tant que centres de réhabilitation d'animaux sauvages, tels le Nichoir à Hudson, l université McGill, etc. Ces groupes sont des partenaires importants qui aident à minimiser les coûts des dommages occasionnés par la faune en milieu urbain. 2.5.4 Les services de santé publique 2.5.4.1 Les zoonoses : prévention et traitement Les directions de Santé Publique du Québec, la Société et le Centre Canadien des maladies de la faune sauvage collaborent à diffuser des communiqués sur plusieurs zoonoses, dont le nombre est apparemment en croissance à cause des changements climatiques et de la mondialisation. Parmi ces zoonoses, on retrouve le Virus du Nil, la maladie de Lyme et la rage. Il existe des opportunités de développement faunique qui auraient comme retombée positive la diminution des risques à la santé et à la sécurité humaine. Par exemple, on peut entrevoir une 81 JACQUES PARÉ, chimiste Coordonnateur pesticides Ministère de l'environnement Direction de la coordination opérationnelle des urgences et des enquêtes courriel pers. du ven. 2001-10-26 de jacques.pare@menv.gouv.qc.ca Titulaires de permis de la catégorie C (Travaux rémunérés), sous-catégorie C5 (Applicationpour extermination) venant à échéance après le 2001-10-26 (selon les données au 2001-06-30) Titulaires de permis de la catégorie D (Travaux sans rémunération), sous-catégorie D5 (Application pour extermination) venant à échéance après le 2001-10-26 (selon les données au 2001-06-30)

51 utilisation accrue des technologies de l information pour coordonner davantage les intervenants et mieux informer le public, le développement de vaccins et l ajustement du code du bâtiment et des normes de construction d infrastructures aux critères connus pour éviter la création accidentelle d habitats à espèces porteuses, et pour abriter les espèces utiles au bio-contrôle des espèces indésirables. 2.5.4.2 Les programmes à vocation sociale On voit au Tableau 12 que la Société a émis 3 permis éducatifs à des fins de réinsertion sociale. En fait, plusieurs autres demandes sont parvenues à la Société pour des projets de cette nature, mais elles n ont pas été acceptées. Seule la pêche en étangs privés de poissons ensemencés est autorisée aux adultes sans permis de pêche sportive. Il y a une demande de développement de telles activités. En fait, un étang existe dans un hôpital au centre-ville de (Tableau 11). 2.5.5 Les consultants Dans la RMM, les promoteurs de projets qui touchent aux habitats de la faune peuvent choisir parmi une longue liste de consultants en biologie, faune et environnement, pour les assister à préparer des devis et à planifier des méthodes de travail qui minimisent les impacts et respectent les politiques et les lois environnementales et fauniques en vigueur. L'expertise de ces consultants devrait faciliter l'obtention d'autorisations auprès des instances responsables. Il serait possiblement profitable aux consultants et à leurs clients de collaborer avec la Société à la mise sur pied d'un système d'information, à sa mise à jour et à sa diffusion, afin d'accélérer l'accès aux données existantes de la Société et ainsi réduire les coûts des honoraires. 2.5.6 Le tourisme autochtone Partout au Québec, les produits touristiques autochtones, centrés initialement sur la pratique de la chasse et de la pêche, se sont élargis à la visite des communautés, à la découverte de l histoire, de l artisanat, de la cuisine et des habitations autochtones, à la pratique de la vie en forêt, à des expéditions en canoë, en raquettes ou en traîneau à chiens, à des randonnées d observation de la faune et de la flore. En particulier, dans la RMM, le passé et la vie traditionnelle des amérindiens sont présentés dans plusieurs sites. Les Mohawks de Kahnawake et d Akwesasne invitent le public à participer à leurs grandes fêtes traditionnelles, aux célébrations de la terre et de l eau et à leurs expositions culturelles à Kahnawake, au site autochtone mohawk du 5 Nations Village Iroquoïen, (la plus grande galerie d art indien au Canada), ou à visiter le village traditionnel et ses trois maisons longues représentatives de la société iroquoise, à assister à un spectacle de danses traditionnelles et enfin, à cotoyer les animaux du village : bisons, cerfs et chevaux. À la Maison des cultures amérindiennes à Mont-Saint-Hilaire, on peut goûter à une cuisine renouvelée, et assister à des conférences, des films, une animation et parcourir des sentiers d interprétation avec contes et légendes. Le site archéologique de la Pointe-du-Buisson est un centre d interprétation archéologique de l histoire amérindienne.

52 Une agence autochtone basée à Kanawake propose une sélection d authentiques produits d écotourisme autochtone. 82 Il y a un intérêt à développer davantage des services de guides autochtones pour des activités fauniques. 83 2.5.7 Les commanditaires Il existe un potentiel de développement des ressources fauniques associé à la commandite par les nombreuses entreprises de la RMM. 82 SOCIÉTÉ TOURISTIQUE DES AUTOCHTONES DU QUÉBEC [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.staq.net/richesse/index.htm La Société touristique des Autochtones du Québec (STAQ),jeudi, 7 février, 2002 83 Le cercle des Jeunes Naturalistes serait intéressé à prendre un tel projet en main. Plusieurs autres organismes sont intéressés.

53 3. LE PORTRAIT DE LA DEMANDE 3.1 Les activités indirectement reliées à la faune et à la nature Dans le contexte urbain de la RMM, il est important de bien définir ce qu'est une activité directement ou indirectement reliée à la faune et à la nature. Les activités qui permettent d'avoir des contacts indirects avec la nature sont : «lire sur la nature, regarder des films ou des émissions de télévision sur la nature, acheter des objets d'art, des travaux d'artisanat ou des affiches sur la nature, visiter un zoo, une ferme d'élevage de gibier, un aquarium ou un musée d'histoire naturelle. En 1996, on estime que 74 % des résidents du Québec, soit 4,4 millions de personnes, ont pratiqué ce type d activités (Figure 29). À ce chapitre nous pouvons ajouter des activités reliées à la conservation tel que adhérer ou faire un don aux organismes voués à la nature (associations de naturalistes, de conservation ou de chasse et pêche) et participer à l'entretien, l'amélioration ou l'achat de terrains aux fins de conservation.» 84 Viennent ensuite les activités de plein air (39 %), les activités fauniques sans prélèvement de la faune pratiquées près du domicile (29 %), les déplacements pour activités fauniques sans prélèvement (20 %), la pêche (18 %) et la chasse (7 %). 78 74 64 1991 1996 29 39 17 20 26 18 8 7 50 0 Type d'activité Figure 29. Graphique du taux de participation des Québécois de 15 ans et plus à des activités fauniques et en nature au Québec en 1991 85 et 1996. 86 84 ENVIRONNEMENT CANADA. Les activités reliées à la nature et les résidents du Québec dans : L'importance de la nature pour les Canadiens : Rapport sommaire de l'enquête (1996) - La Voie Verte. Information mise à jour en août 1999 [en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.ec.gc.ca/nature 85 ENVIRONNEMENT Canada. Les activités reliées à la faune et les résidents du Québec dans : L'importance de la faune pour les Canadiens : Rapport sommaire de l'enquête nationale de 1991 - La Voie Verte. Information mise à jour en septembre 1999 [en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.ec.gc.ca/nature/highlights/highfr.htm

54 Nous n élaborerons pas davantage sur les activités indirectes. Le reste de ce chapitre traitera d abord essentiellement des activités directement liées à la nature (incluant la faune), puis seulement des activités liées directement à la faune, par la suite, c est-à-dire, en mettant de côté les activités de plein air. 3.2 Les activités directement reliées à la nature incluant la faune 3.2.1 Le portrait au Québec Annuellement, la pratique de 21 activités directement reliées à la nature (incluant la faune), génère environ 267 millions de jours 87 de récréation au Québec. 88 La moitié de ces jours récréation sont pratiqués dans les régions administratives qui composent ou qui chevauchent le territoire de la RMM 89 (Figure 30). Les parts des régions administratives de et de Laval sont respectivement de 16 % et 4 %. Chaque part de 16 % correspond à plus de quarante millions de jours récréation. Montérégie 16% Québec 9% Outaouais 7% 16% Lanaudière 6% Laurentides 9% Laval 4% Autres 50% Estrie 6% Chaudière- Appalaches 5% Mauricie 5% Sag./St-Jean 4% Bas-St-Laurent 4% Québec 3% Abitibi 3% Gaspésie-ÎdlM 2% Côte-Nord 2% Figure 30. Graphique de la répartition régionale des 267 millions de jours de récréation consacrés par les Canadiens à la pratique d activités fauniques et en nature au Québec en 1996. Menant la file au niveau de la popularité, et de loin, sont les activités fauniques sans prélèvement pratiquées près du lieu de résidence, tels l observation, la photographie, le nourrissage, l étude et l identification des animaux sauvages, de même que l entretien d arbustes, de plantes 86 L'écart entre 1991 et 1996 pour les activités fauniques près du domicile pourrait relever, en partie, de la méthode de sondage: en 1991 les répondants prenaient en compte les activités fauniques pratiquées près de leur chalet en plus de leur domicile principal, ce qui n'était pas le cas en 1996. 87 Définition de «Jour» Toute partie de journée (24 heures) consacrée à une activité reliée à la faune. Par exemple, si une personne chasse pendant deux heures au cours d'une journée et pendant trois heures une autre journée, on compterait deux jours de chasse. Par contre, si elle chasse pendant deux heures le matin puis pendant une heure dans la soirée, il s'agirait d'une journée de chasse" tiré de : Les activités reliées à la faune et les résidents du Québec Environnement Canada - La Voie Verte. L'importance de la faune pour les Canadiens : Rapport sommaire de l'enquête nationale de 1991 Information mise à jour le : septembre 1999 : http://www.ec.gc.ca/nature/highlights/highfr.htm 88 1996 données pour l'ensemble du Québec : Environnement Canada. Les activités reliées à la nature et les résidents du Québec dans L'importance de la nature pour les Canadiens : Rapport sommaire de l'enquête (1996)Environnement Canada - La Voie Verte Information mise à jour le : août 1999 [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.ec.gc.ca/nature 89 Puisque les sondages consultés présentent leurs résultats par région administrative du Québec, il est impossible d y extraire les résultats pour la RMM en tant que tel, car elle ne chevauche qu une partie de la Montérégie, des Laurentides et de Lanaudière. À défaut, les résultats de ces trois régions sont présentés pour leurs territoires entiers.

55 ou de cabanes d oiseaux à l intention de la faune. Ce type d activité génère presque 10 fois plus de jours récréation que toute autre activité (Figure 31). 50 000 000 Jours de récréation 40 000 000 30 000 000 20 000 000 10 000 000 0 Montérégie -Laval Laurentides et Lanaudière Québec Outaouais Estrie Chaudière-Appalaches Région administrative Mauricie-Bois-Francs Côte Nord et Nord du Québec Saguenay-Lac-Saint-Jean Abitibi-Témiscamingue Gaspésie-Iles-de-la-Mad. et Bas-St-L. Activité Près du domicile : faunique Déplacement : plein air Déplacement : faunique Figure 31. Graphique des jours de participation à diverses activités reliées à la faune et à la nature selon la région de destination en 1996 (*lorsque l activité pratiquée était le but principal du déplacement dans la nature). Les 20 autres activités sont toutes pratiquées lors d'un déplacement en nature, soit lors d une excursion d un jour ou lors d un voyage impliquant un coucher à l'extérieur du domicile. Elles consistent en 17 activités de plein air (sans rapport avec la faune), en deux activités fauniques avec prélèvement (la chasse et la pêche) et en des activités fauniques sans prélèvement de la faune (pour observer, étudier, nourrir la faune, etc.). Le Tableau 15 présente l ordre de préférence des Québécois pour ces 20 types de déplacements, basé sur le nombre de participants à chacune de ces activités. Ce tableau indique que quatre activités de plein air sont les préférées. La pêche vient en cinquième position, les activités fauniques sans prélèvement en quinzième et la chasse au seizième. Tableau 15. Ordre de préférence des Québécois pour 20 activités directement reliées à la faune et à la nature, pratiquées loin du domicile, en 1996. Ordre de préférence 90 Activité pratiquée avec déplacement Type d activité 1 Promenade dans la nature Plein air 2 Relaxation dans un décor naturel Plein air 90 1996 données pour les régions du Québec : BOUCHARD, Pierre. Mai 2001. Popularité des différentes activités reliées à la nature et à la faune dans les diverses régions administratives du Québec. Société de la faune et des parcs du Québec. 96pp (Compilation des données, selon les différentes régions de destination des participants, de l Enquête sur l importance de la nature pour les Canadiens en 1996 réalisée par Statistique Canada).

56 Ordre de préférence 90 Activité pratiquée avec déplacement Type d activité 3 Pique-niques Plein air 4 Randonnée et tourisme pédestres Plein air 5 Pêche Faunique 6 Natation/activités de plage Plein air 7 Camping Plein air 8 Photographie des zones naturelles Plein air 9 Cyclisme Plein air 10 Ramassage de noix, de baies et de bois pour le feu Plein air 11 Canotage/kayak/voile Plein air 12 Ski alpin Plein air 13 Bateau à moteur Plein air 14 Ski de fond/raquette Plein air 15 Activités d intérêt faunique sans prélèvement Faunique : sans prélèvement 16 Chasse Faunique 17 Utilisation de véhicules tout-terrain Plein air 18 Motoneige Plein air 19 Alpinisme Plein air 20 Équitation Plein air Le temps moyen consacré par un participant aux différentes activités varie beaucoup (Figure 32). Les pêcheurs, les chasseurs et les autres personnes qui se déplacent afin de pratiquer des activités fauniques sans prélèvement ou de plein air passent entre 13 et 15 jours annuellement à pratiquer leur activité, alors que les personnes qui demeurent autour de leur résidence principale y consacrent en moyenne 55 jours (sondage 1996). Si on tient compte aussi de leur séjour au chalet, ils en font environ pendant 125 jours annuellement (sondage 1991). 125 100 55 50 16 20 14 13 15 1991 1996 Faune près du domicile sans prélèvement Plein air Faune Déplacement sans prélèvement Pêche Chasse Figure 32. Graphique du nombre moyen de jours de pratique par participant à chaque activité en 1991 et en 1996. Les participants aux activités fauniques et en nature au Québec ont dépensé 2,1 milliards $ au Québec en 1996, ce qui a permis de créer ou de maintenir 45 240 emplois à temps plein ou à temps partiel. 0

57 8 7 1 Promenade dans la nature 2 Relaxation décor naturel 3.2.2 Les préférences régionales La Figure 33 présente les particularités régionales en illustrant, pour chacune des 20 activités pratiquées lors d un déplacement, l'écart régional de l'ordre de préférence global au Québec. L'axe horizontal du graphique présente les 20 activités en ordre de popularité globale au Québec, ce qui sert de point de comparaison, soit de "point zéro". Ainsi, chaque point régional situé au-dessus de zéro indique une préférence régionale plus marquée avec l ensemble du Québec et inversement. 3 Pique-niques 4 Rand. et tourisme péd. Rang de préférence de l'activité au Québec 5 Pêche 6 Natation/act. de plage 7 Camping 8 Photo. des zones nat. 9 Cyclisme 10 Cueillette 11 Canotage/kayak/voile 12 Ski alpin 13 Bateau à moteur 14 Ski de fond/raquette 15 Activités fauniques sans prél. 16 Chasse 17 Utilisation de VTT 18 Motoneige Montérégie Laval Lanaudière Laurentides Le Québec 19 Alpinisme 20 Équitation Plus préféré 6 5 4 3 2 1 Écart du rang de 0 préférence au Québec -1 Moins préféré -2-3 -4-5 -6-7 -8 Figure 33. Rang de popularité de 20 types d activités reliées à la faune et à la nature pratiqués lors de déplacements dans chaque région administrative de destination touchant la RMM. Tout comme pour l ensemble du Québec, les trois types de déplacements les plus pratiqués dans chacune des cinq régions administratives touchant la RMM sont d abord la promenade dans la nature, suivi de la relaxation dans un décor naturel et les pique-niques, sauf à Laval, où les gens préfèrent la randonnée et le tourisme pédestres aux pique-niques. Des cinq régions de

58 la RMM, c'est dans Lanaudière et Laval que la pêche atteint son plus haut rang de popularité. La pêche y figure au 4 e et 5 e rang respectivement. De toutes les régions du Québec, c'est seulement dans et dans la Montérégie que le cyclisme figure parmi les cinq activités les plus populaires; il se classe au 4 e et 5 e rang, respectivement, alors qu il se classe au 9 e rang au Québec. Dans et Laval, la photographie se classe au 6 e rang comparativement au 8 e rang pour l ensemble du Québec. Les activités d intérêt faunique sans prélèvement sont nettement plus populaires dans Laval (7 e ), (8 e ) et en Montérégie (13 e ) que dans l ensemble du Québec où elles se classent 15 e. Enfin, la préférence pour le ski alpin est plus marquée dans les Laurentides (rang 6) et en Montérégie (rang 10) que dans l ensemble du Québec où il se classe 12ème. 3.3 Les activités directement reliées à la faune seulement Dans le reste de ce chapitre, les activités de plein air qui sont pratiquées dans un milieu naturel mais qui n'ont pas de rapport avec la faune ne sont pas considérées afin de n'examiner que les activités directement reliées à la faune. 3.3.1 Les activités fauniques pratiquées près du domicile 91 3.3.1.1 Le portrait du Québec et régional Les activités fauniques pratiquées près des domiciles procurent, pour toutes les régions du Québec, un nombre bien supérieur de jours récréation que toutes les activités fauniques pratiqués lors d un déplacement, tels les déplacements sans prélèvement, la pêche et la chasse (Figure 31). Ceci est particulièrement évident pour les régions les plus densément peuplées. Par exemple, pour les régions réunies de et Laval, cela représente près de 48 millions de jours récréation comparativement à 5 millions pour les activités fauniques avec déplacement. Les cinq régions qui touchent à la RMM génèrent 53 % des 213 millions de jours de récréation reliés aux activités fauniques sans prélèvement pratiquées près du domicile par 1,7 million de Québécois et Québécoises. 3.3.1.2 Les activités favorites En 1996, les activités reliées à la faune, près du domicile, les plus populaires auprès des québécois 92 étaient l'observation de la faune (75 ), suivie de l'entretien de plantes, d'arbustes ou de cabanes à oiseaux destinés à la faune (56 %), et du nourrissage de la faune avec des aliments spéciaux achetés à cette fin (46 %). Les autres activités pratiquées étaient l'étude et l'identification (38 %) et la photographie de la faune (22 %). 91 BOUCHARD, Pierre. Mai 2001. Popularité des différentes activités reliées à la nature et à la faune dans les diverses régions administratives du Québec. Société de la faune et des parcs du Québec. 96pp (Compilation des données, selon les différentes régions de destination des participants, de l Enquête sur l importance de la nature pour les Canadiens en 1996 réalisée par Statistique Canada). 92 Environnement Canada. Les activités reliées à la nature et les résidents du Québec dans L'importance de la nature pour les Canadiens : Rapport sommaire de l'enquête (1996) La Voie Verte Information mise à jour le : août 1999 [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.ec.gc.ca/nature

59 3.3.1.3 Les espèces recherchées Les oiseaux autres que les oiseaux aquatiques, comme les passereaux, ont fait l'objet d'observation et de soins par 90 % des participants. Un nombre moindre de participants ont observé et prodigué des soins aux petits mammifères, comme les écureuils (55 %), aux oiseaux aquatiques, comme les canards et les oies (21 %), aux gros mammifères, comme les cerfs (11 %) et à d'autres espèces animales, comme les papillons et les grenouilles (26 %). 3.3.2 Les activités fauniques pratiquées lors de déplacements 3.3.2.1 Vu d ensemble 3.3.2.1.1 La participation En 1996, un cinquième de la population du Québec se déplace pour pratiquer des activités fauniques sans prélèvement et participe à presque autant de jours récréation (17 millions) 93 que tous les préleveurs de la faune, soit l ensemble des pêcheurs (12 millions de jours de récréation) et des chasseurs (6 millions) réunis. En 1996, la pêche motivait le deuxième plus grand nombre de déplacements au Québec car 17 % de la population y participait annuellement comparativement à 7 % pour la chasse. En 2000, un sondage sur la pêche sportive évalue que la pêche était pratiquée par 13 % de la population québécoise de 15 ans et plus, ce qui correspondait à quelques 813 600 pêcheurs. 3.3.2.1.2 L importance régionale Au Québec, un tiers des jours de récréation liés à la faune et pratiqués lors de déplacements, se déroulent dans les régions administratives touchant la RMM (Figure 34). Montérégie 12% 5% Laurentides 11% Lanaudière 5% Laval 1% Autres régions 67% Québec 8% Nord-du-Québec 2% Outaouais 8% Estrie 6% Côte-Nord 6% Chaudière-Appalaches 6% Mauricie 7% Saguenay-LSJ 6% Bas-St-Laurent 6% Centre du Québec 3% Abitibi-Témiscamingue 7% Gaspésie-ÎdlM 3% Figure 34. Graphique de la répartition des jours-récréation selon la région administrative de destination des déplacements dont le but principal est de pratiquer une activité liée à la faune au Québec en 1996. 93 La popularité des déplacements fauniques sans prélèvement pourrait être sous-estimée, car l'intérêt pour les poissons n'a pas été mesuré dans les études d'où sont tirées les conclusions de Bouchard, 1999, dont en particulier l'étude de 1996 d'environnement Canada : Les activités reliées à la nature et les résidents du Québec dans L'importance de la nature pour les Canadiens : Rapport sommaire de l'enquête (1996) Environnement Canada - La Voie Verte Information mise à jour le : août 1999 [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.ec.gc.ca/nature

60 3.3.2.1.3 Les retombées économiques La pêche est le type de déplacement faunique qui maintient le plus grand nombre d emplois (Figure 35). C est aussi les pêcheurs qui dépensent le plus par année pour pratiquer leur activité. Lorsqu'on répartit la dépense annuelle sur le nombre moyen de jours de pratique dans une année, on peut estimer que c'est la chasse qui coûte le plus cher par jour (50 $), suivi du plein air (34 $), de la pêche (29 $) et enfin des déplacements sans prélèvement (17 $). 15 000 Emplois 10 000 500 $ 5 000 0 Plein air Sans prélèvement Pêche Chasse 0 $ Capital Courantes Plein air Sans prélèvement Pêche Chasse Figure 35. Graphiques du nombre d emplois générés au Québec et de la dépense annuelle moyenne par participant selon 4 types de déplacements en 1999. 1 000 $ Millions Autres articles Hébergement Nourriture Transport Équipement Les équipements constituent la plus grande dépense pour la pratique de la chasse et de la pêche alors que les dépenses courantes constituent la plus grande part des dépenses pour autres types d activités pratiqués loin du domicile (Figure 36). 500 0 Plein air Faune sans prélèvement Pêche Chasse Figure 36. Répartition des 2,1 milliards$ dépensés au Québec en 1996 selon le type de dépense et selon le type de déplacement. 94 94 ENVIRONNEMENT CANADA. Les activités reliées à la nature et les résidents du Québec dans L'importance de la nature pour les Canadiens : Rapport sommaire de l'enquête (1996) La Voie Verte Information mise à jour le : août 1999 [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.ec.gc.ca/nature

61 3.3.2.2 L écotourisme Aux fins de ce Plan, le terme «écotourisme» sera synonyme de «voyages réalisées en nature pour pratiquer toute activité liée à la faune sans qu il n y ait prélèvement de la faune». Ce genre de déplacement figure au deuxième rang des activités fauniques pratiquées au Québec. En 1999, environ 20% de la population du Québec, soit 1,2 million de personnes, ont participé à des déplacements d intérêt faunique sans prélèvement et ont consacré 17,3 millions de jours en tout, soit 14,4 jours, en moyenne, par participant. 95 3.3.2.2.1 Les espèces recherchées Depuis 1991, les sondages au Canada indiquent que cinq groupes d'espèces fauniques sont particulièrement observés, nourris, photographiés ou étudiés. Le premier groupe, celui qui est le plus populaire auprès des participants québécois, comprend les oiseaux non aquatiques, dont le merle, le moineau, la paruline, l épervier, le hibou, le tétras, la gélinotte, la perdrix et le faisan. 96 En 1996, 50 % des participants québécois ont recherché ce groupe d espèces. Quant aux oiseaux aquatiques, ils figurent au second rang en attirant 47% des participants. La popularité des gros mammifères, dont les cerfs, les ours, les cougars, les orignaux, les mouflons, les caribous, les phoques et les baleines est en hausse depuis 1981. En 1996, ces espèces figurent au troisième rang en attirant 42% des adeptes. Au quatrième rang, figure le groupe des petits mammifères, dont notamment le lièvre, l écureuil, le raton laveur, le renard, la marmotte, le castor et les autres animaux à fourrure; ces espèces attirent tout de même 40% des participants. Enfin, il existe de l intérêt pour les autres espèces fauniques telles les papillons, les grenouilles, les couleuvres et les salamandres. 3.3.2.2.2 Le profil des participants Les taux de participation à des déplacements pour activités fauniques sans prélèvement étaient similaires en milieu urbain (19,8 %) et en milieu rural (20,3 %), en 1996. Mais comme les trois quarts de la population vit en milieu urbain, les trois quarts des jours de déplacement en proviennent. Les adeptes de cette forme d écotourisme sont plus jeunes que les pêcheurs, les chasseurs et la population québécoise en général. Les personnes ayant moins de 35 ans d âge constituent 46 % des adeptes de déplacements d intérêt faunique alors qu elles représentent 34 % de la 95 Société de la faune et des parcs du Québec. Les activités reliées à la nature et à la faune au Québec - Profil des participants et impact économique en 1999 [en ligne], [Réf. du 21 sept 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès: http://www.fapaq.gouv.qc.ca/fr/faune/activite.htm 96 PIERRE BOUCHARD. Octobre 1999. La demande pour les activités reliées à la faune sans prélèvement au Québec - Quelques tendances entre 1981 et 1996 et particularités de la demande pour les déplacements d intérêt faunique sans prélèvement. Ministère de l'environnement et de la Faune du Québec. Direction des affaires institutionnelles.

62 population québécoise. 97 En 1996, 70 % de la clientèle de ce type de loisir avaient entre 25 à 54 ans. De 1981 à 1996, les tendances de la participation ont été similaires chez les hommes et les femmes. La participation apparaît actuellement à la hausse quel que soit le sexe, bien qu elle semble plus en progression chez les femmes. 98 Au cours de cette même période, le taux de participation est toujours un peu supérieur chez les gens ayant entamé ou complété des études post-secondaires. La moitié des adeptes gagnent moins de 20 000 $ annuellement. 3.3.2.2.3 Les potentiels de développement de la clientèle Là où le nombre moyen de jours enregistrés par participant dans une région est nettement inférieur à celui observé dans l ensemble du Québec, il est pertinent d examiner l opportunité d allonger la durée des séjours ou d augmenter la fréquence annuelle de participation des adeptes. En 1996, le nombre moyen de jours de participation par individu était de 9,2 jours au Québec, lorsque les déplacements d intérêt faunique constituaient le but principal du déplacement vers un milieu naturel, alors qu il était bien inférieur dans les régions de destination de la Montérégie (6,0 jours), de (4,4 jours) et de Laval (4,2 jours). Six entrevues de groupes réalisées avec des membres de diverses communautés culturelles de (haïtienne, arabe, chinoise, sud-asiatique, cambodgienne et latino-américaine) en février 1993 99 indiquent que des contraintes monétaires, de transport et d informations, entre autres, font en sorte que ce sont les activités praticables en famille, en ville et accessoirement à des pique-niques qui sont préférées. «L interprétation faunique» semblait présenter un attrait et des nuances culturelles comparables à la pêche, soit un potentiel intéressant dans la plupart des communautés sondées, notamment les communautés arabe, latino-américaine, sud-est asiatique et chinoise. 3.3.2.2.4 Le potentiel de l écotourisme comme valeur ajoutée Enfin, les activités fauniques sans prélèvement se prêtent particulièrement bien au développement de retombées additionnelles (valeur ajoutée) pour d autres types de déplacement et évènements de plein air, historiques, en caravane, culturelles ainsi qu agro-touristiques ou «champêtres» (cueillette de fruits ou légumes, dégustation de vin, de gibier). D ailleurs, les activités d intérêt faunique, sans prélèvement, sont souvent une raison secondaire lors d une visite d un milieu naturel, et ce, pour plus des deux tiers (67,5 %) des participants, contrairement à la chasse et à la pêche où la majorité des participants en font le but principal de leur déplacement. 100 97 SOCIÉTÉ DE LA FAUNE ET DES PARCS DU QUÉBEC. Les activités reliées à la nature et à la faune au Québec - Profil des participants et impact économique en 1999 [en ligne], [Réf. du 21 sept 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès: http://www.fapaq.gouv.qc.ca/fr/faune/activite.htm 98 PIERRE BOUCHARD. Octobre 1999. La demande pour les activités reliées à la faune sans prélèvement au Québec - Quelques tendances entre 1981 et 1996 et particularités de la demande pour les déplacements d intérêt faunique sans prélèvement. Ministère de l'environnement et de la Faune du Québec. Direction des affaires institutionnelles 99 Ministère de Loisir, de la Chasse et de la Pêche, mars 1993, Connaissances et intérêt des communautés culturelles à l égard des produits du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche. 16 pages + 2 annexes. 100 Société de la faune et des parcs du Québec. Les activités reliées à la nature et à la faune au Québec - Profil des participants et impact économique en 1999 [en ligne], [Réf. du 21 sept 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès: http://www.fapaq.gouv.qc.ca/fr/faune/activite.htm

63 Pour augmenter la participation aux activités fauniques sans prélèvement, il est recommandé de développer de nouveaux forfaits intégrant ce type de loisir et de favoriser l addition de ce type de loisir à des forfaits existants, tels les forfaits touristiques, et de les adresser à des clientèles de tout âge et, en particulier, aux clientèles familiales. 101 3.3.2.2.5 La valeur économique du développement de la demande à combler Le Québec, avec le Yukon, se distingue du reste du Canada 102 quant à l'ampleur des gains de participation qui pourraient être réalisées auprès des gens qui se sont dits intéressés à observer, à photographier, à étudier ou à nourrir la faune près de leur domicile ou durant des déplacements. En 1996, au Canada, le niveau d'intérêt à participer était assez près du taux de participation observé de 44,9 %, à l'exception du Québec où 57,8 % des répondants étaient intéressés à participer à ces activités. Plus spécifiquement, au Québec, en 1996, il semblait possible d'attirer un total de 3,2 millions participants. Notons que la dépense annuelle moyenne des participants à des activités fauniques sans prélèvement pratiquées près du domicile a été estimée en 1996 à 31 $ chez les gens de Laval et à 26 $ chez les adeptes résidents à. Si les 3,2 millions de personnes se disant intéressées à pratiquer des activités fauniques sans prélèvement se déplaçaient toutes loin de leur domicile pour le faire et qu'elles se répartissaient dans les régions du Québec de la même façon que l'ont fait les participants dont le but principal du déplacement était de pratiquer cette activité, 103 cela pourrait représenter la création de presque 2 000 emplois dans et autour de la RMM. Par exemple, pour maintenir ou créer un emploi il faut environ 90 000 $ 104 en dépenses faites lors de la pratique de cette activité. Les retombées régionales de ce potentiel non exprimé représenteraient donc environ 727 emplois additionnels dans la Montérégie, 689 emplois dans les Laurentides-Lanaudière et 490 nouveaux emplois dans -Laval (Figure 37). Si, par contre, plusieurs de ces gens intéressés restaient chez eux et dépensaient tout de même en moyenne 250 $ par année, soit le même montant que les gens qui se déplacent, le nombre d'emplois créés serait le même au Québec, mais se répartirait en beaucoup plus forte proportion dans -Laval, à cause de la plus forte concentration de population. 101 PIERRE BOUCHARD. Octobre 1999. La demande pour les activités reliées à la faune sans prélèvement au Québec - Quelques tendances entre 1981 et 1996 et particularités de la demande pour les déplacements d intérêt faunique sans prélèvement. Ministère de l'environnement et de la Faune du Québec. Direction des affaires institutionnelles. 102 Environnement Canada. Les activités reliées à la nature et les résidents du Québec dans L'importance de la nature pour les Canadiens : Rapport sommaire de l'enquête (1996) Environnement Canada - La Voie Verte Information mise à jour le : août 1999 [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.ec.gc.ca/nature 103 BOUCHARD, Pierre. Mai 2001. Popularité des différentes activités reliées à la nature et à la faune dans les diverses régions administratives du Québec. Société de la faune et des parcs du Québec. 96pp (Compilation des données, selon les différentes régions de destination des participants, de l Enquête sur l importance de la nature pour les Canadiens en 1996 réalisée par Statistique Canada). 104 D'après les données de 1999, il faut 293 364 000 $ en dépenses totales pour les activités fauniques sans prélèvement avec déplacement pour soutenir 3 265 emplois. Société de la faune et des parcs du Québec. Les activités reliées à la nature et à la faune au Québec - Profil des participants et impact économique en 1999 [en ligne], [Réf. du 21 sept 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.fapaq.gouv.qc.ca/fr/faune/activite.htm

64 1 500 416 281 395 408 82 727 Montérégie 490 -Laval 689 Laurentides et Lanaudière 767 439 Québec 712 Outaouais 143 Estrie 543 311 Chaudière-Appalaches 311 178 Mauricie-Bois-Francs 517 Côte Nord et Nord du Québec 523 300 Saguenay/Lac-Saint-Jean 80 46 902 941 Abitibi-Témiscamingue 539 Bas-St-Laurent/Gaspésie-I.-Mad. 1 000 500 - Emplois 1999 Emplois potentiels Figure 37. Graphique des emplois actuels et possiblement générés par les personnes qui, respectivement, ont pratiqué des déplacements fauniques sans prélèvement en 1999 et qui seraient intéressées à pratiquer des activités fauniques sans prélèvement, répartis selon les régions de destination des participants qui en ont fait une activité principale en 1996. 3.3.2.3 La pêche sportive 3.3.2.3.1 L importance régionale Au troisième rang des activités fauniques au niveau du taux de participation des Québécois (17,3 % de la population) et des jours de récréation générés (10,6 millions de jours), en 1999, 1,0 million de Québécois s adonnaient à la pêche sportive et y ont consacré, en moyenne, 10,2 jours au cours de l année. 105 La Figure 38 illustre la popularité des régions en tant que destination de pêche par les pêcheurs du Québec. 105 Société de la faune et des parcs du Québec. Les activités reliées à la nature et à la faune au Québec - Profil des participants et impact économique en 1999 [en ligne], [Réf. du 21 sept 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès: http://www.fapaq.gouv.qc.ca/fr/faune/activite.htm

65 Montérégie 8% -Laval 2% Laurentides et Lanaudière 18% Autres 72% Côte Nord et Nord du Québec 9% Outaouais 8% Québec 9% Figure 38. Graphique de la destination régionale des pêcheurs en 1996. 90 Notons que cette répartition est très approximative dans les cas des régions touchant la RMM, car plusieurs de ses plus grands plans d eau chevauchent plus d une région administrative. Par exemple, le lac Saint-Louis chevauche 3 régions administratives :, Laval et la Montérégie. En 1985, on y estimait le nombre de jours de pêche à 609 000 106 dont 225 900 sous la glace et on estimait qu'il se pratiquait 2,6 millions de jours de pêche dans l'archipel de alors que dans l'ensemble du Québec, on évaluait le nombre à 15 millions. 3.3.2.3.2 La description de l'activité de pêche Au milieu des années 1980, la pêche était surtout pratiquée dans les grands plans d eau (lacs Saint-François, Saint-Louis et des Deux Montagnes, bassin de La Prairie) ainsi que dans le Haut-Richelieu et la baie Missisquoi. Le quart de l activité de pêche se faisait au cours de l'hiver. Il s agissait alors d une activité bien organisée à laquelle étaient associés une trentaine de pourvoyeurs de service et près de 150 commerçants de poissons-appâts. Cette activité était en pleine croissance depuis le début des années 1970. Au cours de la dernière décennie, le portrait a considérablement changé. La pratique de la pêche sportive proprement dite a diminué mais la récolte de quelques espèces telles la perchaude et certains centrarchidés a continué d augmenter à cause de quelques pêcheurs qui vendent illégalement le produit de leur pêche. 3.3.2.3.3 Le profil des pêcheurs 107 En 1995, 150 000 pêcheurs actifs résidaient dans la région administrative de, 160 000 dans la Montérégie et 36 000 à Laval, alors que le Québec en comptait un peu plus de 1 million. La pêche est un sport plutôt masculin car au moins deux fois plus d'hommes que de femmes le pratiquent. 106 IQOP 1985 dans TREMBLAY, Alain, et Pierre DUMONT. 1990. La pêche d'hiver dans le plaine du Saint-Laurent : portrait de l'activité et comparaison des techniques de pêche utilisées. Québec, Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune, et Service de la faune aquatique, et Québec. Rapp. Trav. 06-06.xvi + 108 p. 107 SOCIÉTÉ DE LA FAUNE ET DES PARCS DU QUÉBEC. 2002. La pêche récréative au Québec en 1995 : Fascicules régionaux de, Laval, Montérégie, Lanaudière et Laurentides. Publication officielle qui sera prochainement produite par le ministère de l Environnement et de la Faune du Québec. Veuillez contacter monsieur Pierre Bouchard, de la Direction des affaires institutionnelles au numéro de téléphone suivant (418) 521-3809, poste 4903.

66 Plus de la moitié des jeunes de 12 à 18 ans participent à la pêche sportive au cours d une année. La pêche sportive figure ainsi au 6 e rang des 28 activités d été que font les jeunes, soit, après la marche, le vélo, la natation, le ballon-panier et le camping. 108 Les jeunes pêcheurs vont à la pêche plus souvent (la moitié y va 4 fois ou plus par année) qu ils ne participent aux autres activités ou événements socioculturels, à l exception des visites à la bibliothèque et des sorties au cinéma. 3.3.2.3.4 La destination de pêche des résidents Près des deux tiers des jours de pêche faits par les résidents de la Montérégie, de et de Laval, sont pratiqués lors d'excursions (sans coucher à l'extérieur du domicile). Environ la moitié des jours d'excursion sont faits dans une autre région administrative et, comme on peut s'y attendre, presque tous les voyages de pêche se passent dans une autre région. Cette répartition de la pratique dans d'autres régions est expliquée par le fait que l'île Jésus et l'île de n'ont pas de plans d'eau intérieurs d'importance pour la pêche et qu'elles constituent les plus petites régions administratives du Québec. Néanmoins, il est intéressant de savoir que le quart des jours de pêche pratiqués par les ais se déroulent à même. 3.3.2.3.5 La provenance des pêcheurs La majorité des jours de pêche pratiqués dans la Montérégie et sont réalisés par des résidents de ces régions, soit environ 85 % et 65 % des jours respectivement, tandis qu'à Laval, les pêcheurs viennent d'une autre région pour y pratiquer la pêche. Voir Figure 39. Dans ces trois régions, la plupart des jours de pêche sont pratiqués lors d'excursions, soit sans coucher loin du domicile, plutôt que lors de voyages de pêche. Outre régionaux en voyage Jours de pêche 500 000 Outre régionaux en excursion Régionaux en voyage 0 Montérégie Région de destination Laval Régionaux en excursion Figure 39. Graphique de la répartition des jours de pêche réalisés dans, Laval et Montérégie en 1995 selon la provenance des pêcheurs et du type de déplacement. 108 MINISTÈRE DE L ÉDUCATION, MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS, MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES. 1994. En vacances et à l école - les loisirs des élèves du secondaire. Gouvernement du Québec. 75 pages.

67 3.3.2.3.6 Les espèces recherchées et les captures Les pêcheurs de, de Laval et de la Montérégie recherchent surtout, par ordre de préférence : les dorés jaune et noir, le grand brochet, la perchaude, l omble de fontaine et les achigans à petite et à grande bouche (Figure 40). La Figure 40 illustre aussi les captures par espèce réalisées par les pêcheurs de, de Laval et de la Montérégie en 1995. On y remarque que l omble de fontaine vient en première place, suivie des dorés, de la perchaude et du grand brochet. A 1 000 000 500 000 0 Espèces recherchées B Nombre de captures 4 000 000 3 500 000 3 000 000 2 500 000 2 000 000 1 500 000 1 000 000 500 000 Montérégie Laval 0 Doré Brochet Perchaude Omble de fontaine Achigan Espèces Figure 40. Graphique des jours de pêche (A) selon les espèces recherchées et des captures réalisées (B) en 1995 par les résidents de, Laval et Montérégie. Autres sp eau douce Toutes ces espèces se trouvent en abondance autour de, sauf l omble de fontaine. Puisqu'on ne retrouve pas de touladi, de saumon atlantique, de ouananiche ou d'espèces d'eau salée dans ces trois régions, les pêcheurs fréquentent d'autres régions pour les pêcher. Autres sp truites Truite grise Saumon atlantique Ouananiche Autres sp eau salée

68 3.3.2.3.7 Le potentiel de développement de la clientèle Dans une région où le nombre de jours de pratique moyen par participant pour la pêche lorsque cette activité est le but principal du séjour dans la nature est nettement inférieur à celui observé dans l ensemble du Québec (8,6 jours en 1996), il y a possiblement une opportunité d augmenter la fréquence de participation. C est probablement le cas à (6,5 jours), dans les Laurentides (6,1 jours) et dans Lanaudière (5,5 jours), alors qu en Montérégie et à Laval les pêcheurs semblent plus actifs car ils pêchent en moyenne 8,8 jours et 23,5 jours par année respectivement 109. En tenant compte seulement des tendances démographiques du Québec, (avec un taux de participation à la pêche égal à celui de 1995), le nombre de pêcheurs récréatifs au Québec pourrait connaître une croissance d environ 4,8 % entre 1995 et 2010, attribuable à une augmentation importante de pêcheurs de plus de 45 ans et surtout de ceux âgés entre 55-64 ans. La vague des «baby boomers» devient celle des «papy boomers». 110 De même, en tenant compte simplement des prévisions démographiques régionales, on anticipe que l ouest du Québec, et plus particulièrement la grande région de, connaîtra les hausses les plus marquées. Ainsi, le nombre de pêcheurs dans les régions des Laurentides, de Lanaudière, de la Montérégie et de Laval devrait croître de plus de 12 %. Les femmes ne représentent qu environ 30 % des pêcheurs au Québec, 111 mais elles représentent 39 % des personnes affirmant un intérêt pour la pêche sportive. Auprès de la plupart des communautés culturelles sondées en 1993, la pêche comptait plus d adeptes que la chasse et présentait un potentiel intéressant. Les communautés arabe, latinoaméricaine, sud-est asiatique et chinoise démontraient un intérêt de moyen à grand pour la pêche. 112 Au même titre que l ethnodiversité enrichit la gastronomie de, elle pourrait aussi enrichir les techniques, les espèces recherchées et l utilisation de plusieurs espèces moins recherchées qu à présent. À titre d exemple, la carpe et plusieurs espèces de crapets sont non seulement appréciés des communautés culturelles présentes à, mais constituent des espèces recherchées pour la pêche sportive par bien des américains. Il semble y avoir un potentiel pour développer l offre d activités de pêche récréative en tant qu activité secondaire, soit de valeur ajoutée à des déplacements pour des événements de plein air, historiques, culturels ainsi qu agro-touristiques ou «champêtres» (cueillette de fruits ou légumes, dégustation de vin, de gibier, visite d une pisciculture, etc.). Car, pour 18 % des pêcheurs québécois, la pêche représente une activité secondaire au cours de leurs déplacements. Près du quart des pêcheurs pratiquent la pêche tantôt comme activité principale, tantôt comme activité secondaire. 109 Un manque de précision statistique ne permet pas d affirmer ce potentiel avec certitude. 110 DALPÉ-CHARRON, Emmanuel. Mai 2001. Évolution de l activité de pêche récréative au Québec depuis 1985 et implication potentielle sur la gestion des ressources halieutiques. Rapport présenté à l Université du Québec à Rimouski. 111 Société de la faune et des parcs du Québec. Les activités reliées à la nature et à la faune au Québec - Profil des participants et impact économique en 1999 [en ligne], [Réf. du 21 sept 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès: http://www.fapaq.gouv.qc.ca/fr/faune/activite.htm 112 MINISTÈRE DU LOISIR, DE LA CHASSE ET DE LA PÊCHE. 1993. Connaissance et intérêt des communautés culturelles à l'égard des produits du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche". réalisé par Sécoma ltée. Pour la Direction du marketing et des Communications, Direction générale du loisir, des sports et des parcs. 16 p.

69 De même, on note que des communautés culturelles associent parfois la pêche à leurs piqueniques. En 1980, les pique-niques étaient de loin l activité la plus pratiquée et celle qui suscite le plus d intérêt dans toutes ces communautés. C est d ailleurs, de toutes les activités du sondage, toutes catégories confondues, la seule activité que les répondants ont dit avoir pratiquée souvent et qui à leurs yeux présente un grand intérêt dans leur communauté. L enquête sur la pêche sportive au Canada en 1995 nous indique que les non-résidents constituent quelque 4 % des pêcheurs actifs au Québec, en comparaison de 30 % en Ontario. De plus, elle nous révèle que la proportion des jours de pêche imputables aux non-résidents se chiffre à 5 % au Québec comparativement à 20 % en Ontario et à 12 % pour l ensemble des provinces. Il y a certes des opportunités en ce qui concerne le marché des non-résidents. 3.3.2.3.8 La valeur économique de l'intérêt à combler Près de 40 % de la population québécoise affirme son intérêt pour la pêche sportive tandis que seulement 17 % de la population pratique effectivement cette activité. Le nombre de pêcheurs pourrait donc être doublé en recrutant 1 210 800 pêcheurs additionnels. Sachant combien il faut de dépenses faites par des pêcheurs pour générer un emploi dans une région donnée en 1995, et en présumant que les dépenses moyennes par pêcheur résidant de la région et par pêcheur provenant des autres régions du Québec seraient semblables à celles de 1995 et, enfin, en supposant que la répartition régionale des pêcheurs supplémentaires résidant dans la région et celle des pêcheurs résidant ailleurs au Québec seraient les mêmes que la répartition de ceux-ci observée en 1995, on peut estimer les retombées régionales qui découleraient d une réponse à cette demande non comblée pour la pêche sportive (Figure 41). Ainsi il semblerait possible de créer 1 326 emplois additionnels dans Laval, 1 378 emplois dans Laurentides-Lanaudière et 1 061 emplois additionnels dans la Montérégie en répondant à la demande exprimée pour la pêche sportive. 113 La RMM est particulièrement bien placée pour répondre à cette demande additionnelle en raison de la proximité des sites de pêche au bassin de population. De plus, elle peut facilement servir de lieu d'initiation à la pêche et ainsi stimuler l intérêt pour des séjours de pêche plus aventureux dans les autres régions administratives du Québec. 113 Méthode et résultats de calcul vérifiés et validés par Sophie Brehain, socio-économiste, Société Faune et Parcs. Communication personnelle à Fay Cotton par courriel le 7 mars 2002

70 3 500 3 000 1061 1326 1378 1221 1135 865 496 1436 833 1499 2 500 2 000 1 500 1 000 Emplois actuels emplois poteniels 500 1158 Montérégie 780 -Laval 1097 Laurentides et Lanaudière 1221 Québec 1135 Outaouais 228 228 Estrie 865 Chaudière-Appalaches 496 Mauricie-Bois-Francs 1436 Côte Nord et Nord du Québec Figure 41. Graphique des emplois actuels et possiblement générés par les personnes qui, respectivement, ont pratiqué la pêche en 1999 et qui seraient intéressées à pêcher, répartis selon les régions de destination des participants en 1996. 833 Saguenay/Lac-Saint-Jean 128 128 Abitibi-Témiscamingue 1499 Bas-St-Laurent/Gaspésie-I.-Mad. 0 3.3.2.4 La pêche commerciale La pêche commerciale, autrefois florissante et largement répandue, demeure une activité importante, même à l ombre des gratte-ciel, car elle est orientée vers des espèces lucratives comme l esturgeon jaune, l anguille d Amérique, les poissons-appâts ou des espèces dont le marché est en développement (comme la carpe). La demande en poissons-appâts dépasse actuellement l offre disponible, au point où, à la fin de l hiver, les commerçants importent des poissons en provenance d états aussi lointains que l Arkansas aux États-Unis.

71 3.3.2.5 La chasse 3.3.2.5.1 Le profil des participants Quatrième au rang de la participation aux activités fauniques, environ 400 000 résidents du Québec pratiquent la chasse annuellement au Québec et y consacrent en moyenne deux semaines par année, pour un total de quelque 6 millions de jours de chasse. 114 On estime à 102 000 le nombre de chasseurs résidant dans les régions de -Laval-Montérégie 115 et à près de 58 000 le nombre de chasseurs en Montérégie. La région de Lanaudière compte environ 18 000 116 chasseurs et les Laurentides, 36 000. Une grande part des chasseurs de et de Laval chassent dans les Laurentides, les autres fréquentent l'outaouais, la Capitale Nationale, l'estrie, le Bas Saint-Laurent, la Mauricie et la Montérégie (Figure 42). La chasse, tout comme la pêche, attire des adeptes qui apparaissent un peu plus jeunes que l ensemble de la population québécoise. En 1999, les moins de 45 ans représentaient près des deux tiers des chasseurs (65,3 %), alors qu ils constituaient 56 % de la population québécoise. Néanmoins, les chasseurs sont plus âgés en moyenne que les adeptes d autres activités de plein air et ceux effectuant des déplacements d intérêt faunique sans prélèvement. 3.3.2.5.2 Les espèces recherchées selon la région de provenance des chasseurs D'après les adresses des chasseurs résidents du Québec qui ont acheté des permis de chasse en 1999, les chasseurs résidents de et de Laval préfèrent la chasse au petit gibier à la chasse au cerf de Virginie, suivie de la chasse à l'orignal (Figure 43), tout comme ceux de l ensemble du Québec (Figure 44). Cependant, les chasseurs résidents de la Montérégie et ceux des Laurentides et de Lanaudière préfèrent d abord la chasse au cerf de Virginie. Les résidents de et de Laval ensemble composent plus de 9 % de la clientèle à ces trois types de chasse ainsi qu'à la chasse à l'ours noir (Figure 43). Les résidents des régions chevauchant la RMM comptent pour plus de 24 % des chasseurs à ces quatre types de gibier. Comme seulement une partie de la chasse au petit gibier, soit la chasse à la sauvagine, est pratiquée à et à Laval, ces deux régions servent de bassin de clientèle aux autres régions pour tous les types de chasse. 3.3.2.5.3 Le potentiel de développement de la clientèle Au Québec, la moyenne s appliquant aux activités de chasse comme raison principale du déplacement dans la nature est de 11,8 jours, de 10,9 jours dans les Laurentides et de 10,1 jours dans la Montégérie. Ceci présente une opportunité d augmenter la fréquence et/ou la durée de chasse des participants. La population vieillissante de chasseurs disposera de plus d heures de loisir et sera plus à l aise financièrement que la génération qui les précède. On peut supposer qu ils rechercheront plus de confort dans la pratique de la chasse, ce qui constituerait une demande pour une valeur ajoutée à l expérience de chasse. 114 Société de la faune et des parcs du Québec. Les activités reliées à la nature et à la faune au Québec - Profil des participants et impact économique en 1999 [en ligne], [Réf. du 21 sept 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès: http://www.fapaq.gouv.qc.ca/fr/faune/activite.htm 115 Les données de et Laval ne sont pas statistiquement fiables lorsqu elles sont considérées séparément. 116 Chiffre à considérer avec prudence en raison de sa faible fiabilité statistique.

Laurentides et Lanaudière Montérégie -Laval 72 60 000 Région d'origine 50 000 RESTE DU QUÉBEC LAURENTIDES LANAUDIÈRE Nombre de chasseurs 40 000 30 000 20 000 MONTÉRÉGIE LAVAL MONTRÉAL 10 000 0 LAURENTIDES OUTAOUAIS BAS-SAINT-LAURENT MAURICIE CHAUDIERE-APPALACHES MONTÉRÉGIE ABITIBI-TÉMISCAMINGUE QUÉBEC Région de destination SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN ESTRIE CÔTE-NORD GASPÉSIE-ÎLES-DE-LA-MADELEINE LANAUDIÈRE NORD-DU-QUÉBEC CENTRE DU QUÉBEC MONTRÉAL LAVAL Figure 42. Graphique de la destination en 1999 des chasseurs provenant des régions chevauchant la RMM. 20 000 Laurentides et Lanaudière Montérégie 10 000 -Laval 0 Figure 43. Graphique des types de permis de chasse achetés en 1999 par les chasseurs résidant dans les régions administratives chevauchant la RMM.

P etit gibie r Ce rf d e Vir gin ie Orig na l Our s n oir Caribo u 73 200 000 150 000 100 000 50 000 0 Permis vendus Reste du Québec Montérégie -Laval Laurentides et Lanaudière Saguenay/L ac-saint- Jean 9% Côte Nord et Nord du Québec 6% Mauricie- Chaudière- Bois-Francs Appalaches 11% - Laval 9% Laurentides et Lanaudière 11% Québec 8% Montérégie 9% Outaouais 7% Estrie 4% Petit gibier Bas-St- Laurent/Gas pésie-i.- Mad. 12% Abitibi- Témiscamin gue 9% Cerf de Virginie Orignal - Laval 10% Montérégie 16% Bas-St- Laurent/Gas pésie-i.- Mad. 7% Chaudière- Appalaches 17% - Laval 5% Laurentides et Lanaudière 11% Montérégie 8% Bas-St- Laurent/Gas pésie-i.- Mad. 14% Abitibi- Témiscamin gue 12% Laurentides et Lanaudière 17% Québec 4% Outaouais 14% Estrie 11% Québec Outaouais Estrie Saguenay/L ac-saint- Jean 11% Côte Nord Chaudière- et Nord du Appalaches Québec Mauricie- 9% Bois-Francs - Laval 9% Laurentides et Lanaudière 13% Montérégie 14% Québec 5% Outaouais 5% Estrie 6% Ours noir Bas-St- Laurent/Gas pésie-i.- Mad. 8% Abitibi- Témiscamin gue 10% Saguenay/L ac-saint- Jean 6% Côte Nord Nord du Québec 8% Mauricie- Bois-Francs Chaudière- Appalaches 12% Québec 7% Outaouais Chaudière- 4% Estrie Appalaches 4% 9% - Laval 7% Laurentides et Lanaudière 15% Caribou Bas-St- Montérégie Laurent/Gas 10% pésie-i.- Mad. 6% Abitibi- Témiscamin gue 9% Saguenay/L ac-saint- Jean 10% Côte Nord et Nord du Québec 16% Figure 44. Graphique de la région de résidence des détenteurs de permis de chasse du Québec selon le type de chasse réalisé en 1999.

74 3.3.2.5.4 Les communautés culturelles 117 La chasse n a pratiquement aucun adepte parmi les communautés culturelles visées par l étude de 1993. La presque totalité des personnes rencontrées n est jamais allée à la chasse. Cela vaut pour tous les types de gros gibier, pour le petit gibier, de même que pour le piégeage des animaux à fourrure. La communauté cambodgienne, plus uniformément d obédience Bouddhiste, ne s intéresse pas à la chasse pour des raisons d ordre religieux. La chasse n a pas non plus beaucoup d attrait dans la communauté haïtienne; les raisons invoquées sont la presque absence de cette activité en Haïti, et, comme dans tous les autres groupes rencontrés, son coût élevé pour les citadins. Les représentants de la communauté haïtienne ont mentionné qu à leur avis, même un effort soutenu de marketing de la part du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche pour la chasse n aurait pas beaucoup d impact dans leur communauté. Les représentants de la communauté chinoise expliquent le peu d intérêt de leur communauté par le fait que ses membres proviennent soit de Hong Kong soit de la Chine du sud surtout, où la chasse ne fait pas partie des traditions et est peu pratiquée. 3.3.2.5.5 La clientèle féminine La chasse intéresse davantage les hommes. Présentement ils représentent 80 % des chasseurs actifs et 80 % des gens intéressés à la chasse sont de sexe masculin.118 Les femmes constituent un potentiel de clientèle à intéresser à la chasse, car elles représentent environ 50 % de la population québécoise. 3.3.2.5.6 Les opposants à la chasse récréative L étude de 1980 119 portant sur la pratique des activités de loisir reliées à la faune au Québec a révélé qu environ 18,5 % de la population québécoise s est dite opposée à la chasse. C est dans la région de et de l Estrie que les taux d opposition étaient les plus élevés. Les opposants à cette pratique étaient majoritairement (61,7 %) des femmes. Une étude un peu plus récente sur le sujet rapporte qu en 1987, un tiers des répondants s opposaient à la chasse récréative. L'étude confirme que c'est dans la région de qu on rencontrait le plus souvent des répondants qui s opposaient à cette activité. 120 Il y a environ 3 ou 4 organismes de défense des animaux à. Certains se spécialisent dans le végétarisme, tandis que d autres couvrent tous les aspects de la défense animale. 117 MINISTÈRE DU LOISIR, DE LA CHASSE ET DE LA PÊCHE. 1993. Connaissance et intérêt des communautés culturelles à l'égard des produits du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche". réalisé par Sécoma ltée. Pour la Direction du marketing et des Communications, Direction générale du loisir, des sports et des parcs. 16 p. 118 SOCIÉTÉ DE LA FAUNE ET DES PARCS DU QUÉBEC. Les activités reliées à la nature et à la faune au Québec - Profil des participants et impact économique en 1999 [en ligne], [Réf. du 21 sept 2001]. Disponible sur le site Internet. A c- cès : http://www.fapaq.gouv.qc.ca/fr/faune/activite.htm 119 LACASSE, Marcel; Jean-Luc DUCHARME et Jacques PELLETIER. 1980. Le loisir relié à l utilisation de la faune au Québec - Étude auprès de la population. Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche. 120 Étude sur les connaissances, les perceptions et les attitudes de la population, des pêcheurs et des chasseurs à l égard de la pêche, de la chasse et du braconnage. Rapport final, Ministère du Loisir, de la chasse et de la pêche, juillet 1989.

75 3.3.2.5.7 La valeur économique de l'intérêt à combler En 1996, près de 11 % des Québécois manifestaient de l intérêt pour la chasse, alors que seulement 6,7 % la pratiquaient. Le potentiels additionnel était donc de 295 400 clients, soit 75 % de plus. 156 48 293 110 217 143 238 177 237 160 198 342 500 0 D'après la répartition observée en 1996 et les dépenses faites par les chasseurs (739 $ par année en moyenne), il est possible d estimer les retombées pour le Québec de la satisfaction de la demande pour la chasse dans chaque région chevauchant la RMM, (Figure 45). En sachant que chaque million de dollars dépensé au Québec par les chasseurs génère 10,7 emplois, il semblerait possible de créer des emplois additionnels en répondant à la demande «potentielle additionnelle exprimée» pour la chasse dans -Laval, 293 emplois dans Laurentides-Lanaudière et 156 emplois dans la Montérégie. Montérégie -Laval Laurentides et Lanaudière Québec Outaouais Estrie Chaudière-Appalaches Mauricie-Bois-Francs Côte Nord et Nord du Québec Saguenay/Lac-Saint-Jean Abitibi-Témiscamingue Bas-St-Laurent/Gaspésie-I.-Mad. Figure 45. Graphique des emplois actuels et potentiellement générés au Québec par les personnes qui se sont dites intéressées à chasser selon la région de destination. 3.3.2.5.8 La clientèle hors Québec Le marché des non-résidents apparaît très peu développé en ce qui concerne les activités de chasse. Ils ne se procurent que 4,5 % des permis de chasse vendus au Québec. Peut-être y aurait-il un marché potentiel à développer en ce qui regarde la fréquentation de diverses régions du Québec par des non-résidents pour y pratiquer des activités de chasse.

76 3.3.2.6 Le piégeage Puisque le piégeage est considéré comme une activité commerciale plutôt que récréative, son importance auprès du public n a pas été mesurée à l aide des sondages sur les activités reliées à la nature et à la faune. Ce sont plutôt les outils de gestion de la Société qui permettent de décrire cette activité de prélèvement. 3.3.2.6.1 Son importance et les espèces recherchées Au cours de la saison de piégeage 2000-2001, 7 394 détenteurs d'un permis de piégeage, et plus de 2 200 autochtones, ont vendu 211 476 fourrures d animaux sauvages au Québec pour une valeur totale excédant 5,1 millions de dollars. Au Québec, la plus grande part de cette valeur a été générée par les ventes de la fourrure du castor, de la martre d'amérique et du renard roux (Figure 46) 121. 1 500 000 $ 1 000 000 $ 500 000 $ - $ Figure 46. Graphique de la valeur des ventes de fourrures au Québec selon l'espèce piégée durant les saisons 1999-2000 et 2000-2001. Le Québec produit autant de fourrure d élevage que de fourrures sauvages, il est cependant le second producteur canadien de fourrures sauvages derrière l Ontario. 3.3.2.6.2 Le profil des participants Plusieurs études ont établi que la distance moyenne qui sépare le domicile des trappeurs et leur lieu de piégeage est relativement petite (33 km; Gagnon et Lacasse 1979; inférieure à 50km, Sécoma 1988) et reflète la disponibilité des habitats recherchés. 122 121 SOCIÉTÉ DE LA FAUNE ET DES PARCS DU QUÉBEC. Bulletin Fourrure Québec Numéro : 39 Le 10 octobre 2001 [en ligne], [Réf. du 26 mars 2002]. Disponible sur le site Internet. Accès: http://www.fapaq.gouv.qc.ca/fr/faune/fourrure/octobre01.htm

77 «la dimension «récréative» associée à la pratique du piégeage prédomine sur l aspect monétaire de cette activité. 123 On a constaté que le trappeur était fortement attaché à son activité et qu il recherchait par ordre d importance : 1) le contact avec la nature; 2) l exercice, l air pur et un mode de vie sain; 3) une action sur la conservation et l aménagement de la faune; 4) la détente et; 5) le défi de capturer des animaux, tout cela avec le souci de couvrir au moins ses dépences grâce à la vente de ses fourrures 124.» 125 3.3.2.6.3 Les profils des non-participants Bien que les statistiques témoignent de l intérêt que portent les Québécois à la pratique de cette activité, le piégeage des animaux constitue l activité consommatrice de la faune à laquelle s oppose le plus grand nombre de personnes. De fait, un Québécois sur trois se déclarait opposé à cette pratique en 1980. 126 Une étude un peu plus récente sur le sujet 127 rapporte qu en 1987, 51 % des répondants s opposaient à la pratique du piégeage tandis 49 % n y voyaient aucun inconvénient. C est dans la région de qu on retrouvait en plus grande proportion les personnes qui s'opposaient à cette activité. Les femmes s opposent plus souvent que les hommes (58 % de femmes). Les personnes moins âgées s opposent davantage au piégeage. 3.3.2.6.4 Les potentiels de développement La loi du marché se fait fortement sentir dans cette industrie. Lorsque le prix de la fourrure est élevé, le nombre de piégeurs tend à augmenter et baisse avec une chute des prix. Le développement des villes et des villages a contribué à la dégradation de nombreux sites de piégeage traditionnels. L abondance croissante d animaux à fourrure, en milieu urbain, tels les castors, les ratons laveur, les mouffettes, les écureuils, les renards et les coyotes, où ils sont considérés principalement en tant que nuisance ou danger, présente des opportunités commerciales, tel qu en témoignent les ventes importantes de pièges à capture vivante dans les quincailleries, la présence de services de contrôle animalier et le grand nombre d exterminateurs. Par ailleurs, pour les amateurs d'animaux de compagnie, quelques espèces d'animaux à fourrure peuvent faire d excellents compagnons, comme en témoigne la popularité du furet, qui ne vit qu'en captivité au Québec. Aux États-Unis et en Europe, la demande est telle pour des ani- 122 JOLICOEUR, H., R. LAFOND, N. SCARINGELA, W. GRENIER ET R. MORIN. 2000. Résultats d une enquête postale maison effectuée en 1997 auprès des trappeurs et des chasseurs de loups et de coyotes du sud du Québec. Société de la Faune et des parcs du Québec. Direction du développement de la faune. 58 pages. 123 Dans Jolicoeur et al. 2000. : Gagnon, R. et M. Lacasse. 1979. Aspects socio-économiques du piégeage des animaux à fourrure au Québec. Québec, Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, Direction de la planification. 86p. 124 Dans Jolicoeur et al. 2000. : MEF, (non publié). Étude concernant les opinions des trappeurs québécois à l égard de la «politique de piégeage» et la récolte de certaines espèces d animaux à fourrure pour la saison 1986-1987. 125 JOLICOEUR, H., R. LAFOND, N. SCARINGELA, W. GRENIER ET R. MORIN. 2000. Résultats d une enquête postale maison effectuée en 1997 auprès des trappeurs et des chasseurs de loups et de coyotes du sud du Québec. Société de la Faune et des parcs du Québec. Direction du développement de la faune. 58 pages. 126 LACASSE, Marcel; Jean-Luc DUCHARME et Jacques PELLETIER. 1980. Le loisir relié à l utilisation de la faune au Québec - Étude auprès de la population. Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche. 127 LACASSE, Marcel; Jean-Luc DUCHARME et Jacques PELLETIER. 1980. Le loisir relié à l utilisation de la faune au Québec - Étude auprès de la population. Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.

78 maux de compagnie inusités, que des races de mouffettes domestiques ont été développées et commercialisées 128. Des potentiels à développer pourraient comprendre : une valeur ajoutée à l industrie du contrôle de la faune sauvage en milieu urbain à l aide d un programme de certification, en cette ère de certification biologique et écologique croissante; une utilisation optimale de la fourrure et des autres produits résultant du contrôle animalier en milieu urbain, telles la vente des fourrures, la prise de données permettant de mieux connaître l état des populations, la prise d'échantillons pour le suivi des zoonoses et l approvisionnement des artisans autochtones en matériel pour la création de souvenirs artistiques et fauniques; les opportunités éducatives que représente cette faune urbaine, comme par exemple, la présence de castors près du musée de la Fourrure de Lachine, la possibilité de former des jeunes au piégeage humanitaire et à la préparation de peaux pour l industrie de la transformation de la fourrure dont la capitale canadienne est située à, et des dégustations gastronomiques de viande de castor et celle d autres gibiers à fourrure au Biodôme de ; des expériences touristiques pour les européens séjournant à, idéalement dirigées par des autochtones; le développement de certaines espèces en tant qu animaux de compagnie, sous réserve de bénéficier des mêmes protections humanitaires que les animaux domestiques et de réglementation de protection de la faune appropriée. 3.3.2.6.5 L industrie de la fourrure à Au Canada, l industrie de la fourrure génère annuellement dans l économie du pays près de 800 millions de dollars. Elle fourni de l emploi à 80 000 piégeurs (autochtones et non autochtones), 2 000 personnes dans les fermes d élevage, 2 500 personnes dans la transformation et 2 500 personnes dans la vente. Des 2 millions de peaux produits par année au Canada, la moitié provient des animaux sauvages, l autre des fermes d élevage. Le rat musqué fournit 34 % des peaux, le castor 22 % et la martre 17 %. Les autres peaux proviennent du renard, du coyote, de l écureuil et du raton laveur. Les exportations annuelles comptent pour près de 120 millions de dollars au Canada. Les deux principaux centres de transformation des fourrures au Canada sont situés à, avec plus de 80 % de l activité, et Toronto. Ce qui génère à du travail pour plus de 1 500 personnes. Ils se rencontrent dans les secteurs de la transformation des peaux, le tannage, la coupe, la teinture et le vêtement. L Exposition Nord-Américaine de la fourrure et de la mode, la plus grande foire commerciale en Amérique du Nord, se tient annuellement à depuis vingt ans. En seulement quatre jours, l on y rencontre plus de 200 exposants, 5 000 acheteurs et on y génère 100 millions de dollars de chiffre d affaire. Les participants proviennent principalement des États-Unis, du Canada et d ailleurs dans le monde. 128 Par exemple le American Domestic Skunk Association, Inc., un organisme sans but lucratif international sera l hôte du «Third Annual National Grand Skunk Championship» Samedi le 6 avril, 2002 à Orlando, Florida. http://www.skunks.org/home- ADSAinfo.htm

79 3.4 et le tourisme La présence de touristes à constitue une opportunité de recrutement de clientèle et de valeur ajoutée à leur voyage en offrant des produits ou activités reliés à la faune. La présence des touristes est importante sur le plan économique, car leurs dépenses permettent une injection d argent neuf qui n aurait pas été dépensée autrement. En 1999, 129 le nombre de visiteurs a été de 5 672 000 personnes qui ont dépensé 1 720 M$ à, créant ainsi 61 220 emplois. En 1999, ce sont les Québécois des autres régions qui ont constitué la principale clientèle touristique à, suivis des Canadiens hors Québec et des Américains (Figure 47). Rappelons aussi que 100 millions de consommateurs nord-américains habitent dans un rayon de 1 000 km du Grand, soit à moins d'une journée de route ou d une heure de vol des marchés les plus riches du nord-est des États-Unis. 2 500 000 2 000 000 1 500 000 1 000 000 500 000 Outre-mer États-Unis Canada (hors Québec) Québec On remarque aussi que les régions administratives de et des Laurentides accueillent en moyenne plus d'adeptes de plein air canadiens qui résident hors du Québec, avec 13,7 % et 12,2 % des adeptes, respectivement. 91 Ceci représente une opportunité de donner une valeur ajoutée à ces excursions en offrant à ces touristes des occasions de réaliser des activités reliées à la faune en tant qu'activité secondaire. 0 Visite de parents/ amis Agrément Affaires et congrès Autres Figure 47. Graphique de la provenance et but du voyage des 5 672 000 touristes à en 1999. 129 TOURISME MONTRÉAL Principales statistiques touristiques sur (Août 2001) ( [en ligne], [Réf. du 19 mars, 2002]. Disponible sur le site Internet. Accès: http://www.tourisme-montreal.org/3_0/documents/fsf0801.pdf

81 4. LE PORTRAIT DE LA RESSOURCE FAUNIQUE 4.1 Le milieu biophysique 4.1.1 Les habitats aquatiques 4.1.1.1 La pollution Presque tous les plans d'eau de la RMM présentent une problématique commune relative à la contamination chimique du milieu, à la perte historique d habitats riverains par le remplissage de la plaine inondable et du littoral et par la mise en place de barrages. (Voir aussi la section 1.2.2.1 Le diagnostic sur l'eau). La charge toxique a diminué considérablement dans le Saint- Laurent depuis 30 ans. Cependant, les données disponibles indiquent qu au moins dans certaines zones d accumulation de sédiments (par exemple dans le port de, sur la rive sud du lac Saint-Louis ou dans le petit bassin de La Prairie), la contamination exerce encore aujourd hui un effet négatif sur les communautés d'espèces aquatiques. Un défi consiste à décontaminer les sédiments qui contiennent toujours des substances bio-accumulables dans la chaîne alimentaire aquatique. Un projet de cette nature est actuellement à l étude à l embouchure de la rivière Saint-Louis. 4.1.1.2 Les berges En ce qui concerne les habitats riverains, plusieurs projets ont été réalisés ou sont en voie de réalisation pour protéger ce qui reste et en optimiser l utilisation par la faune aquatique. Chaque opportunité de protection ou de restauration est à saisir. 4.1.1.3 Les barrages Les barrages ont entraîné la disparition de milieux d eaux vives où se reproduisaient de très nombreuses espèces de poissons et ont entravé leur libre passage. La plupart sont dépourvus de passes migratoires ou munis de passes non utilisées par les espèces visées. Cet élément a eu des répercussions négatives sur l'état de plusieurs espèces de poisson migratrices d'intérêt tant commercial que sportif telles l'alose savoureuse, l anguille d Amérique et l'esturgeon jaune. 4.1.1.4 Le lac Saint-Louis Avec plus de 75 espèces de poisson et environ 450 espèces de plantes aquatiques et ripariennes répertoriées, le lac Saint-Louis est sans doute l'un des écosystèmes aquatiques les plus riches et productifs au Québec. Sa richesse est due en partie à sa situation géographique au confluent de deux grands bassins hydrographiques aux caractéristiques physico-chimiques fort différentes. Aussi, les fluctuations printanières des niveaux d'eau, qui peuvent dépasser un mètre, contribuent à sa richesse car les hautes eaux printanières sont responsables des productions biologiques en zone inondable. Le lac Saint-Louis est bordé de rapides tant en eau brune provenant de la rivière des Outaouais (exutoires du lac des Deux Montagnes à Vaudreuil- Dorion et Sainte-Anne-de-Bellevue) qu'en eau verte du Saint-Laurent (rapides de Pointe-des- Cascades, rapides de Lachine). Des espèces comme les dorés, les meuniers, les dards et les chevaliers se reproduisent dans ces rapides. La profondeur du lac est de l ordre de 3,4 m en moyenne avec un maximum de 27 m.

82 L'artificialisation des rives, en particulier dans le secteur nord, et le remblayage de plusieurs plaines d'inondation sont à la source de la disparition de nombreuses frayères et milieux humides. Historiquement, les hauts niveaux d'eau records des années soixante-dix, le déversement de substances toxiques par des industries chimiques, spécialement dans le secteur sud du lac, et la pollution organique découlant des rejets d'eaux usées municipales et agricoles, ont constitué des contraintes non seulement pour le maintien de la qualité des habitats aquatiques et riverains mais aussi pour la pratique d'activités de plein air, entre autres les sports de contact avec l'eau. Au cours des vingt dernières années, l'assainissement des effluents industriels et le traitement des eaux usées municipales ont largement contribué à l'amélioration de la qualité de la chair des poissons et du milieu aquatique en général. Plus récemment, la CUM, les municipalités et certains propriétaires riverains optent de plus en plus pour une stabilisation naturelle, l'empierrement et la revégétalisation des rives plutôt que la reconstruction des murs de béton. La stabilisation des berges des îles de la Paix, sévèrement érodées, a été amorcée. L'île Saint- Bernard et la commune de Châteauguay sont devenues le refuge faunique Marguerited'Youville. Les quelques frayères restantes de la plaine d'inondation ont pu être identifiées afin de les préserver du bélier mécanique. Pour tirer pleinement profit du lac Saint-Louis, il n'en reste pas moins beaucoup de travail à accomplir en termes de restauration. La frayère du ruisseau Saint-Jean et les marais des pointes Hébert et Goyette à Maple Grove font toujours l'objet de négociations en vue d ententes pour y assurer une protection durable. L'aménagement physique de ces milieux humides pour en augmenter la production est nécessaire afin de compenser les pertes à d autres endroits autour du lac. 4.1.1.5 Le canal de Soulanges et le canal de Beauharnois Complété en 1899, le canal de Soulanges a été creusé en rive gauche du fleuve entre les lacs Saint-François et Saint-Louis à des fins de navigation et d hydroélectricité. Long de 23,6 km et profond de 4,6 m, il était doté de cinq écluses. La production électrique fut abandonnée dès 1915 et la vocation de transport fut préservée jusqu en 1959. Il sert toujours de source d alimentation en eau pour la municipalité de Pointe-des-Cascades. La diversité de la faune ichtyenne du canal a beaucoup diminué depuis sa fermeture, passant de 40 à 20 espèces répertoriées. Cette diminution était prévisible, car typiquement, le milieu aquatique d'un canal est très homogène et est composé de bassins rectilignes, de pentes fortes, d'eaux uniformément profondes et transparentes. En outre chaque bassin du canal de Soulanges est isolé des autres par les portes des écluses et plusieurs remblais partiels ont réduit les possibilités de passage du poisson. Pour différentes raisons, le canal constitue cependant un milieu aquatique d intérêt. La plupart des espèces présentes s y reproduisent, dont le crayon d argent, une espèce rare au Québec. C est aussi un lieu de pêche sportive de qualité, notamment pour l achigan à grande bouche. Il est très aisé d y pêcher à gué des deux rives. D importants efforts de concertation sont actuellement consentis pour réaliser la mise en valeur récréo-touristique du canal de Soulanges et sa réouverture à la navigation de plaisance. Débutée en 1929, la construction du canal de Beauharnois s est étalée sur plus de 30 ans. Une fois achevée en 1964, cette voie d eau impressionnante de 1 km de large, 24,5 km de long et d'une profondeur d au moins 8 m dévie une bonne partie du débit en provenance du lac Saint- François vers une centrale munie de 36 turbines et d un évacuateur de crue. Depuis 1959, un

83 système d écluses reliant le lac Saint-Louis au canal permet aux navires d escalader les 25 m de dénivelée. Le passage par les écluses est vraisemblablement la seule façon pour les poissons de rejoindre le lac Saint-François. C est aussi pour le moment la seule voie qu emprunte l anguille d Amérique pour aller poursuivre sa croissance en eau douce dans le lac Ontario. La faune aquatique du canal est peu connue, car elle n a jamais été inventoriée systématiquement. L obstacle créé par la centrale de Beauharnois, la puissance du courant et l homogénéité des habitats fauniques qui s y trouvent portent à croire que la diversité y est moins grande qu au lac Saint-François. Difficilement accessible aux petites embarcations, le canal offre peu d intérêt pour la pratique de la pêche sportive. 4.1.1.6 Le lit résiduel du fleuve Saint-Laurent Ainsi, depuis la fin des années 1920, l'eau vive qui se précipitait dans le fleuve Saint-Laurent entre les lacs Saint-François et Saint-Louis sur une distance d une trentaine de kilomètres et sur un dénivelé de 25 m a été graduellement détournée dans le canal de Beauharnois. Moins de 15 % du débit d origine s écoule maintenant dans le lit résiduel du fleuve. Tel qu en témoignent les récits de naturalistes du 19 e siècle et les résultats des fouilles sur le site archéologique de la Pointe-du-Buisson, qui attestent de plus de 3 000 ans d occupation amérindienne, ces rapides disparus foisonnaient autrefois d'achigans à petite bouche, de dorés jaune, d'esturgeons jaune, de chevaliers et de barbues de rivière. Des barrages ont été construits pour retenir quatre bassins d'eau servant à réduire l impact visuel de cette forte réduction des apports d eau et à favoriser la navigation de plaisance. Seules quelques frayères en eau vive, au potentiel restreint, persistent sur le bief de ces structures. Dans ce tronçon, le niveau de l'eau varie beaucoup en raison des impératifs de production hydroélectrique. Bien que des débits minimaux soient garantis, une bonne partie de la production littorale en végétaux et en invertébrés est détruite soit par de forts débits périodiques, soit par l'assèchement temporaire de certains tronçons. De plus, les bassins doivent être vidés à chaque année pour éviter que la glace n'endommage les structures. Durant plusieurs années, la vidange automnale entraînait la perte de grandes quantités de poissons incapables de suivre le retrait des eaux. Depuis environ 15 ans, Hydro- Québec, gestionnaire des ouvrages, manipule progressivement les débits et voit à déplacer les organismes aquatiques restés emprisonnés au cours de l'opération. La solution à moyen terme serait d'assurer que les principales fosses pièges soient reliées au cours principal du lit résiduel par des canaux. La solution à long terme serait de créer des structures permettant la montaison comme la dévalaison du poisson à l'année. Ce tronçon comprend aussi la réserve écologique du Micocoulier, formée des îles Arthur et Bienville, créée pour assurer la protection de plantes rares. 4.1.1.7 Le lac des Deux Montagnes Le lac des Deux Montagnes est un vaste bassin situé dans le prolongement de la rivière des Outaouais et qui s'étend sur une distance d'environ 40 km entre le barrage de Carillon, juste en amont de Pointe-Fortune près de la frontière ontarienne, et ses cinq exutoires dans les rivières des Mille Îles, des Prairies (deux) et le lac Saint-Louis, de part et d'autre de l'île Perrot. Ses trois tributaires les plus importants sont les rivières du Nord, Rigaud et à la Raquette. D'une largeur

84 qui varie entre un et six kilomètres selon les endroits, il occupe une superficie de 158 km 2. Le lac est constitué de deux grands bassins contigus précédés de passages étroits entre le barrage de Carillon et l'embouchure de la rivière du Nord ainsi qu entre Hudson et Oka. Le périmètre du lac est percé de nombreuses et grandes baies bordées de longues pointes rocheuses. Sauf au pied du barrage de Carillon, il n'y a pas de rapides et le courant est généralement lent. Dans les baies et les parties larges du lac, la profondeur est faible, au voisinage de 3 m. Par contre, entre les rives rocheuses d Hudson et d Oka, elle atteint 48 m. Les grandes baies, comme celles de Carillon, de Rigaud, de Choisy, de Vaudreuil, des Indiens, du Fer à Cheval, la Grande Baie et l'anse de Vaudreuil, sont peu profondes et abondamment garnies d'herbiers, ce qui leur confère une grande valeur comme habitat aquatique. Parmi les plans d'eau de la RMM, le lac des Deux Montagnes est peut-être celui où, malgré la proximité des centres urbains, les rivages, boisés et marécages naturels ont été le moins perturbés. Le territoire présente, entre autres, deux réserves écologiques, celle de la Presqu Île-Robillard, qui ceinture la baie de Carillon, et celle des îles Avelle-Wight-et-Hiam, juste au nord de l'exutoire de Vaudreuil-Dorion. S y trouve aussi le parc nature de la CUM au cap Saint-Jacques sur le pourtour duquel la tortue géographique, une espèce susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable, abonde. Les inventaires ichtyologiques au lac des Deux Montagnes ont permis de répertorier 58 espèces de poissons. 4.1.1.8 Les rivières des Prairies et des Mille Îles Situées de part et d autre de l île Jésus, les rivières des Prairies et des Mille Îles ont des caractéristiques physiques et une fonction commune en tant qu'exutoires du lac des Deux Montagnes. La rivière des Prairies prend sa source de part et d'autre de l'île Bizard et coule en direction nord-est entre l'île de et l'île Jésus, du Cap-Saint-Jacques au Bout-de-l'Île, sur une distance d'environ 55 km. La rivière des Mille Îles, qui baigne la rive nord de l'île Jésus, s'étend sur une distance approximative de 35 km. De largeur comparable, les deux cours d'eau possèdent cependant des débits moyens fort différents à savoir, pour la rivière des Prairies, 930 m 3 /s, soit environ 4,5 fois plus que pour la rivière des Mille Îles. En contrepartie, cette dernière connaît des variations saisonnières beaucoup plus fortes, le débit pouvant y être supérieur à 800 m 3 /s au printemps et inférieur à 10 m 3 /s en étiage estival. Dans la rivière des Prairies, les écarts sont beaucoup plus faibles, la crue printanière pouvant dépasser 2000 m 3 /s et le débit en étiage étant de l ordre de 400 à 500 m 3 /s. La rivière des Mille Îles est généralement peu profonde (moins de 6 m), mais elle est entrecoupée de fosses de 8 à 27 m. Les variations sont moins fortes dans la rivière des Prairies, avec des maximums de l ordre de 10 m. Les deux rivières présentent sur leur parcours une dénivelée de plus de 15 m. La première dénivellation d'importance pour les deux cours d'eau se trouve près de leur origine à proximité du lac des Deux Montagnes et se traduit dans la rivière des Mille Îles par les rapides du Grand Moulin et, dans la rivière des Prairies, par les rapides successifs de Cap-Saint-Jacques et de Sainte-Geneviève au sud de l'île Bizard, et par les rapides Lalemant et du Cheval Blanc au nord et à l'est de cette île. L'autre dénivellation importante se situe, sur la rivière des Mille Îles, entre l'amont de l'île Saint-Joseph et l'embouchure de la rivière Mascouche et, sur la rivière des Prairies, au barrage de la rivière des Prairies. L'écrêtement de ces rapides dans la rivière des Mille Îles a déjà été étudié à la fin des années 1970 dans le cadre de l'évaluation des impacts du projet de régularisation des eaux de la région de, et envisagé quelques années plus tard pour les rapides de la rivière des Prairies, dans le but d'y favoriser le nautisme. Dans les deux cas, ces projets pourraient entraîner des pertes de milieux importants pour la faune.

85 Sur le plan des habitats aquatiques, ces deux cours d'eau partagent aussi une problématique commune, la présence de nombreux barrages qui représentent des barrières physiques au libre passage des poissons. Avant la construction du barrage hydroélectrique en 1929, la rivière des Prairies représentait la voie de migration privilégiée de l'alose savoureuse à ses frayères d'origine de la rivière des Outaouais en amont de l'actuel barrage de Carillon. Par la suite, le passage des aloses fut limité à la rivière des Mille Îles et au fleuve Saint-Laurent. En 1979, l'érection du barrage à l'île du Moulin dans le secteur de Terrebonne est venue limiter les facilités de passage dans la rivière des Mille Îles à un étroit goulot en bordure des ruines du barrage des Juifs. Lors de la réfection du barrage de la rivière des Prairies au début des années 1980, une passe à alose fut construite mais, malgré des efforts importants, Hydro-Québec n'a jamais réussi à trouver une configuration qui convienne à ce poisson. Fait à souligner, le bief d aval de la centrale hydroélectrique de la rivière des Prairies est la plus grosse frayère en eau vive identifiée dans la plaine du Saint-Laurent. Au cours des 20 dernières années, en collaboration avec Hydro-Québec, celle-ci a fait l objet de plusieurs mesures de protection et d aménagement pour en accroître la superficie utilisable sous diverses conditions d écoulement, particulièrement pour la fraye de l esturgeon jaune. Ce secteur est également un endroit très fréquenté au printemps par les pêcheurs sportifs. Il y a 25 ans, la qualité des eaux de la rivière des Prairies se trouvait fort dégradée à cause du rejet des eaux usées des municipalités de l'île de et de l'île Jésus. La collecte et le traitement des eaux avant rejet dans les usines d'épuration de la CUM et de la Ville de Laval devraient bientôt permettre le rétablissement des usages impliquant des contacts avec l'eau. La rivière des Mille Îles est parsemée de nombreuses îles dont les contours amplifient la surface et la diversité des habitats aquatiques. La richesse faunique et floristique qui en découle a donné lieu à la création récente du refuge faunique de la Rivière-des-Mille-Îles, qui couvre 26,2 ha de milieux insulaires répartis sur environ 20 km de rivière, de l'île Turcotte, à l'amont, à l'île des Gardes, à Rosemère en aval. Un autre projet de conservation vient de se concrétiser, la création d'une réserve écologique à l'île Garth, à quelque 2 km en aval. La qualité des habitats aquatiques des rivières des Prairies et des Mille Îles s'exprime aussi au chapitre de la diversité ichtyenne de ces cours d'eau. Les inventaires ichtyologiques réalisés entre 1964 et 1975 avaient en effet révélé la présence de 45 et de 47 espèces de poisson respectivement dans ces cours d'eau. Au milieu des années 1990, des inventaires sectoriels visant la mise à jour des connaissances de l'habitat et de l'aire de répartition du chevalier cuivré, une espèce menacée, ont permis d'en confirmer la présence dans la rivière des Mille Îles, l'un de ses habitats historiques. 4.1.1.9 Le fleuve Saint-Laurent et le bassin de La Prairie La partie du fleuve considérée ici s'étend du pont Mercier jusqu'à Contrecoeur, inclusivement, sur une distance de près de 80 km. Les caractéristiques physiques y sont donc très variées. Ainsi, la largeur du cours d'eau qui est inférieure à 1 km dans les secteurs les plus étroits comme ceux de Lachine et de Longueuil, peut atteindre 4 km dans les régions de Boucherville et de Varennes, et plus de 6 km au bassin de La Prairie. Dans les élargissements surtout, se trouvent de nombreuses îles telles que l'île aux Hérons, l'île des Sœurs, l'île Notre-Dame, l'île Sainte-Hélène, les îles de Boucherville, de Varennes et de Contrecoeur. L'environnement naturel du tronçon qui occupe le cœur même de la région métropolitaine a subi de nombreuses transformations. Parmi les plus importantes, mentionnons la voie maritime, les installations portuaires, les ponts, les tunnels, les pipelines, les lignes de transmission électrique, les routes, les parcs riverains, les îles de l'expo 67 et bien d'autres. Ces travaux ont nécessité du dragage,

86 du remblayage, de l'endiguement et ont modifié l'état naturel des deux rives en particulier dans les secteurs de Verdun, de Longueuil et du port de. Le secteur du fleuve compris entre les ponts Jacques-Cartier et Victoria est considéré comme le plus artificialisé de tout le parcours de près de 400 km du fleuve Saint-Laurent compris entre Cornwall et Montmagny. 4.1.1.9.1 Les rapides de Lachine et le bassin de La Prairie Dans les dix-huit premiers kilomètres du parcours, entre les ponts Mercier et Jacques-Cartier, le courant est rapide, le fond rocheux et irrégulier et la pente accentuée. Le débit du fleuve face à La Salle et Sainte-Catherine varie entre 8300 et 8700 m 3 /s, durant l'étiage d'été, et ce débit peut doubler à l'occasion des crues printanières. En outre, la dénivellation entre le lac Saint-Louis et le port de est de 14,3 m, dont 10,7 m dans les rapides de Lachine. Plusieurs secteurs de ce tronçon sont favorables à la reproduction des poissons. Les îles des rapides de Lachine (île aux Hérons, île des Sept Sœurs, île au Diable) et leurs abords offrent des aires propices tant à la reproduction d'espèces d'eau calme (grand brochet, perchaude, barbotte brune, raseux-de-terre noir et gris, fouille-roche zébré) que d'eau vive (dorés jaune et noir, meuniers et chevaliers, achigan à petite bouche, crapet de roche, truites, ouitouche, naseux des rapides, chabot tacheté). Un autre secteur où plusieurs frayères sont connues, la partie est du bassin de La Prairie, de part et d'autre du canal de la Rive Sud, abrite plusieurs espèces non répertoriées dans le secteur des rapides qui l'utilisent comme aire de croissance ou de reproduction. Ce sont l'achigan à grande bouche, le crapet-soleil, la laquaiche argentée, l'éperlan arc-en-ciel, la lotte, le crayon d'argent, la carpe, le bec-de-lièvre, le ventre-pourri, le méné pâle, le méné émeraude, le méné jaune, et le fondule barré. Le dernier secteur d'intérêt de ce tronçon se trouve de chaque côté de l'extrémité nord du bassin, de part et d'autre du pont Victoria, ce qui comprend l'île des Sœurs, en rive gauche. Plusieurs espèces l'utilisent aussi, mais aucune qui n'ait déjà été répertoriée dans une des deux autres zones, si ce n'est le maskinongé qui se reproduit au sud-est de l'île des Sœurs. Ainsi, on dénombre au moins 35 espèces dont les habitats sont connus dans le bassin de La Prairie et les rapides de Lachine. On projette d'ailleurs d'assurer la protection officielle des habitats aquatiques de ce tronçon en y instaurant un refuge faunique. Plus bas, les fonds sont plus unis, la dénivellation beaucoup moindre et le courant, beaucoup plus lent. Bien qu'il existe une fosse de 9 ou 10 m à l'aval de l'île aux Hérons, la profondeur dans le bassin de La Prairie n'excède guère 3 m et les plus grandes profondeurs se trouvent dans la voie maritime, en aval du pont Jacques-Cartier, où elles varient entre 13 et 19 m. 4.1.1.9.2 Le petit bassin de La Prairie La portion sud de ce tronçon, formée d un canal de navigation et du petit bassin de La Prairie a été isolée du fleuve à la fin des années 1950 lors de la construction de la Voie maritime du Saint-Laurent. Le débit y est faible (149 m 3 /s), le courant lent, la sédimentation active et le fond couvert d une épaisse couche de matériaux fins. Deux zones distinctes le subdivisent, le littoral, de moins de 3 m de profondeur, et le chenal de navigation, de 10 m de profondeur. Il s agit d un des secteurs les plus pollués du Saint-Laurent. Plusieurs municipalités et industries de la chimie organique, de l alimentation et des pâtes et papiers y déversent leurs effluents, contribuant à la contamination de l eau, des sédiments et de la faune. Aisément accessible et navigable, ce bassin pourrait offrir un bon potentiel de développement de la pêche récréative une fois la qualité du milieu aquatique réhabilitée.

87 4.1.1.9.3 Du pont Jacques-Cartier à l extrémité est de l île de Même si nous connaissons peu d'aires de reproduction entre le pont Jacques-Cartier et le ponttunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine, ce tronçon n'est pas dénué de valeur sur le plan des habitats aquatiques. En effet, il existe, en bordure du port de plaisance de Longueuil, une fosse à esturgeon appelée «trou de Longueuil». Un peu plus bas, entre les îles Verte et Charron, des secteurs d'eau assez profonde sont reconnus pour leur utilisation par le doré jaune et le doré noir. Juste à l'aval du pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine, se trouve l'archipel des îles de Boucherville qui fait partie du parc du même nom. En plus d'une aire d'alimentation des juvéniles d'esturgeon jaune près de la rive ouest de l'île Charron, les chenaux et les abords de ces îles regorgent d'aires de reproduction utilisées principalement par les centrarchidés (achigan à grande bouche, crapets et marigane noire), les ictaluridés (barbotte brune et barbue de rivière), le grand brochet, la perchaude, la carpe, le poisson-castor, la lotte, le méné jaune et l'umbre de vase. En outre, à Boucherville, se jette la rivière aux Pins dont la partie inférieure constitue l'une des principales frayères du fleuve. Son utilisation a été documentée pour 44 espèces de poissons parmi lesquelles au moins 16 s'y reproduisent. Un peu plus en aval, entre l'extrémité nord de l'île de et Repentigny, le secteur de l'île Sainte-Thérèse présente plusieurs aires de reproduction utilisées par une quinzaine d'espèces de poissons à reproduction printanière en eau calme. 4.1.1.9.4 Le tronçon fluvial Varennes-Contrecoeur Ce tronçon comporte de nombreuses îles. La construction et la mise en service du chenal de navigation sont probablement des facteurs importants de perturbation des milieux aquatiques et riverains. En raison de l accélération du courant et du batillage provoqué par le passage des navires, les berges du fleuve et des îles sont fortement soumises à l érosion. Dans les années 1970, plusieurs aires de fraye y ont été répertoriées, dont une quinzaine en eau calme, sur les îles de Verchères. Presque en continuité avec le précédent, l'archipel de Contrecoeur, constitué en Réserve nationale de faune, recèle quelques aires de reproduction en eau calme fréquentées sensiblement par les mêmes espèces qui utilisent ce type de milieu depuis les îles de Boucherville. 4.1.1.10 La rivière Châteauguay Le bassin versant de la rivière Châteauguay recoupe une partie ou la totalité du territoire des MRC du Haut-Saint-Laurent, de Beauharnois-Salaberry (Montérégie), des Jardins-de- Napierville et de Roussillon. Le cours principal prend sa source dans le lac Châteauguay, à quelque 25 km au sud de la frontière canado-américaine, et coule sur une distance de plus de 75 km avant de se déverser dans le lac Saint-Louis de part et d'autre de l'île Saint-Bernard. Plus de 43 % de la superficie totale du bassin hydrographique de 2543 km 2 est situé du côté américain. Drainant un territoire en forme de triangle dont la base longe la frontière, la partie québécoise de ce bassin versant est bordée à l'est par ceux des rivières Richelieu, de la Tortue et Saint-Régis et, au nord-ouest, par celui de la rivière Saint-Louis. Un climat et un sol favorables font en sorte que l'agriculture utilise 68 % de ce territoire. La forêt occupe 30 % du bassin versant tandis que le territoire urbain et le milieu aquatique représentent respectivement environ 2 % et moins de 1 % de l'espace. La partie inférieure de la rivière couvre 6,4 km entre l'embouchure dans le lac Saint-Louis et le premier barrage en amont de la ville de Châteauguay. Elle se compose d'un tronçon à écoule-

88 ment lent à l'amont de l'île Saint-Bernard, autrefois appelé bassin de Châteauguay, où la rivière atteint une largeur de 350 m, et d'une partie plus étroite et rapide en amont. La partie aval est fréquentée par une grande variété de poissons qui commencent à s'y rassembler dès l'hiver, sous la glace, en préparation de la reproduction au printemps. Ensuite, en mars ou en avril, nombre de géniteurs de quelque 25 espèces envahissent les basses terres, notamment, du nord-est de l'île Saint-Bernard et celles comprises entre le bras sud de la rivière Châteauguay et le ruisseau Saint-Jean, pour s'y reproduire d'avril à juin ou juillet, selon les années. La partie amont, comprise entre le début du rapide et le premier barrage, est considérée comme l'une des frayères les plus productives d'achigan à petite bouche de tout le sud-ouest de. D'ailleurs, la plus grande partie de ce tronçon, entre le pont de la route 132 et le barrage, fut érigée en sanctuaire de pêche dès 1943 et figure, encore aujourd'hui, parmi les «plans d'eau à gestion particulière» de la RMM. Ce secteur était aussi utilisé pour la reproduction du meunier noir et des chevaliers, à l'exception du cuivré. Sur les 14 km suivants, soit jusqu'au barrage de Sainte-Martine, le courant est plus lent et la profondeur dépasse rarement 1 m. Les rives sont bordées d'une lisière de plantes aquatiques très denses qui couvrent toute la largeur du cours d'eau dans les secteurs les moins profonds. On y trouve deux chutes de niveau, l'une à Mercier, l'autre dans le rapide au pied même du barrage de Sainte-Martine. C'est à cet endroit qu'a été observée au cours des derniers automnes, la reproduction de quelques couples de saumon chinook. Ce rapide était d'ailleurs déjà reconnu comme frayère du doré jaune et de l'achigan à petite bouche. Une autre a été identifiée pour ces deux espèces dans le même tronçon, en aval du pont de la route 105. Ces eaux peuvent être très poissonneuses, mais les populations de ce tronçon sont occasionnellement décimées par la pollution résultant, entre autres, de rejets organiques massifs qui créent des conditions anoxiques. Une vingtaine d'espèces de poisson sont alors affectées, parmi lesquelles figurent le doré jaune, l'achigan à petite bouche, le grand brochet, le maskinongé, l'anguille d'amérique, la barbotte brune, la lotte, la perchaude, la laquaiche argentée, le crapet-soleil, le crapet de roche et bien d'autres. 4.1.1.11 La rivière Richelieu Le bassin versant de la rivière Richelieu et de la baie Missisquoi comprend une partie ou la totalité du territoire des MRC de Brome-Missisquoi, des Jardins-de-Napierville, du Haut-Richelieu, de Rouville, de Champlain, de La Vallée-du-Richelieu et du Bas-Richelieu. Cette partie québécoise du bassin hydrographique (3781 km 2 ) ne représente qu'une mince portion d'un bassin beaucoup plus vaste (23 828 km 2 ) qui se prolonge loin vers le sud, au delà de la frontière canado-américaine, dans les états du Vermont et de New York, de part et d'autre du lac Champlain. Dans le tronçon inclus dans les limites de la RMM et jusqu à sa confluence avec le fleuve, la rivière Richelieu s écoule selon un régime fluvial. Sur l ensemble de son parcours, les eaux d une quarantaine de petits tributaires alimentent la rivière, dont un seul d importance couvre partiellement le territoire de la RMM, la rivière L'Acadie (507,6 km 2 ). Dans le cours principal de la rivière Richelieu, plus de 60 espèces de poisson ont été répertoriées. Une telle diversité ne pourrait exister sans la présence d une grande diversité d habitats aquatiques. Dans la RMM, le plus important habitat se trouve dans les rapides de Chambly, où une trentaine d espèces de poisson se reproduisent sur les 59 qui y ont été répertoriées. Mentionnons le chevalier cuivré, menacé d extinction, mais aussi l achigan à petite bouche, le doré jaune, les quatre autres espèces québécoises de chevaliers, le meunier noir, la laquaiche argentée ainsi que plusieurs espèces, dont certaines très rares, bien adaptées à la vie dans les

89 eaux vives comme les fouille-roche gris et zébré, le bec-de-lièvre ou la barbotte des rapides. Ce tronçon de rivière fait présentement l objet d un projet de refuge faunique. Certains tronçons de divers cours d'eau de ce bassin hydrographique ont aussi été désignés comme «plans d'eau à gestion particulière» dans le but d'assurer un meilleur succès des activités de reproduction de certaines espèces ichtyennes. Les rapides de Chambly, dans la rivière Richelieu, et la rivière L'Acadie, entre les routes 104 et 112, sont du nombre. 4.1.1.12 Les petits cours d eau en milieu agricole Au cours des 60 dernières années, la plupart des cours d'eau municipaux (ruisseaux et rivières à faible débit, non navigables et non flottables) des régions rurales de la plaine du Saint-Laurent ont fait l'objet de ce qu'il fut convenu d'appeler «aménagement à des fins agricoles». Confection, réfection, creusage, nettoyage, reprofilage, redressement, détournement, canalisation, déboisement, etc., telle est la nature des interventions qui ont provoqué l'artificialisation de quelque 25 000 km d'habitat aquatique dans le sud-ouest du Québec. De 1981 à 1991 seulement, 800 km de cours d'eau ont été ainsi touchés sur le territoire de la RMM. Depuis 1987, les choses s'étaient beaucoup améliorées grâce au recours, dans 93 % des cas, à des mesures de protection des ouvrages contre l'érosion (stabilisation, ensemencement des talus et empierrement), de prévention (aménagement de fosses à sédiments) et de compensation des répercussions des travaux (construction de seuils, talus en pentes douces plantés de phalaris roseau), mais on a noté une plus grande disparité en termes de qualité des interventions depuis que la responsabilité de l'entretien à des fins agricoles a été déléguée aux municipalités. Historiquement, ces transformations de la configuration physique et partant, du régime hydrique des petits cours d'eau, ont permis l'atteinte des objectifs relatifs à l'optimisation des activités agricoles comme l'assèchement des terres plus tôt au printemps, pour permettre un ensemencement plus hâtif ou une récolte de plus. Mais l'augmentation des vitesses d'écoulement en périodes de crues ou par suite de précipitations importantes ainsi que le recours généralisé au drainage souterrain ont des impacts négatifs sur la qualité des habitats aquatiques de ces cours d eau et des cours d eau récepteurs. Lors d'étiages sévères ou de périodes de sécheresse, des déficits hydriques peuvent survenir. Après avoir investi pour le drainage, il faut donc le faire pour l'irrigation. L habitat du poisson de ruisseaux clairs et caillouteux fait alors souvent place à des canaux troubles et boueux, vite envahis par les plantes aquatiques et où s'installent des conditions estivales extrêmement difficiles pour la vie aquatique (faible débit, température élevée, concentration en oxygène réduite, fortes charges de matières en suspension, envasement, résidus d'engrais et de pesticides). Les populations de poisson des cours d'eau municipaux sont plutôt mal connues. Nous sommes également mal renseignés sur les espèces présentes avant la modification de ces milieux. Par contre, nous savons aujourd'hui que les communautés ichtyennes des cours d'eau en milieu agricole sont dominées par des espèces très tolérantes quant à la qualité du milieu. Ces poissons à reproduction estivale présentent, selon les espèces, des comportements variés. Nous ne connaissons généralement pas la localisation précise des frayères dans ces petits cours d'eau, mais l'expérience a largement démontré que le moindre filet d'eau est susceptible d'être fréquenté et que plusieurs types d'habitats sont utilisés pour la reproduction de ces espèces. Celles qui sont les plus susceptibles de se retrouver dans ces conditions sont l'umbre de vase, l'épinoche à cinq épines, le meunier noir au stade juvénile et quelques cyprinidés comme

90 le tête-de-boule, le ventre-pourri, le mulet à cornes, le mulet perlé, le méné à nageoires rouges, le méné jaune et le méné émeraude. Huit de ces dix espèces, le meunier noir et les sept cyprinidés, sont exploitées comme poissons-appâts (voir le point 4.2.1.1.14 Les poissons-appâts). À l'automne, elles redescendent vers les cours d'eau plus importants et souvent jusqu'au fleuve, ce qui permet aux pêcheurs commerciaux de poissons-appâts de s'approvisionner en des sites de rassemblement bien précis en vue de satisfaire à la demande générée par les adeptes de la pêche blanche. Cette récolte intensive est le fruit de la production estivale cumulée de tous ces petits cours d'eau, souvent situés en milieu agricole. À cette importance économique considérable que possèdent les poissons appâts, s'ajoute toute l'importance écologique relative au fait que ces poissons de petite taille constituent la base du régime alimentaire de plusieurs espèces piscivores d'intérêt sportif. Une meilleure gestion de tous ces petits cours d eau, plus respectueuse des exigences des espèces aquatiques qui les fréquentent, aurait sûrement des retombées écologiques et économiques d intérêt. 4.1.1.13 Les potentiels de mise en valeur La très forte diversité spécifique de la faune ichtyenne des plans d eau de la RMM complique la compréhension des écosystèmes et fait en sorte qu une attention toute particulière doit être apportée à la sauvegarde de l habitat comme clef de la conservation des espèces, mais cela n est pas toujours facile. La désignation comme espèce menacée du chevalier cuivré, poisson propre à cette région et seule espèce faunique endémique au Québec, n est pas intervenue sans difficultés et la protection de son habitat n est toujours pas chose faite. La présence de nombreux barrages a souvent pour effet de faire obstacle aux mouvements migratoires des poissons, notamment l alose savoureuse, coupant ainsi l accès aux aires de croissance et de reproduction indispensables au maintien ou au renouvellement de certaines populations. Les empiétements dans la plaine d inondation et sur la partie la plus productive du littoral, entre autres au lac Saint-Louis, ont forcé l acquisition et l aménagement des quelques frayères restantes, pour en assurer la protection à long terme et en améliorer la production. 4.1.2 Les milieux humides 4.1.2.1 La description Le territoire de la région métropolitaine compte un total de 21 km 2 de milieux humides (marécages, marais, prairies humides, etc.). Ces milieux représentent 0,6 % du territoire métropolitain. La couronne sud totalise 52 % de l ensemble des milieux humides de la RMM, soit 11 km 2, principalement sur le territoire de la MRC de Lajemmerais. La couronne nord, quant à elle, comprend 8 km 2 de milieux humides, ce qui représente 36 % des milieux de la région métropolitaine. Ces milieux se retrouvent principalement dans la MRC de Deux-Montagnes et de l Assomption. Enfin, les îles de et de Laval comptent chacune 1 km 2 de superficie de milieux humides. Ils sont situés principalement le long des grands plans d eau ou cours d eau du territoire. Il s agit essentiellement des marais, marécages, prairies humides et herbiers aquatiques associés à la plaine inondable du Saint-Laurent et de ses tributaires (Figure 48).

91 Figure 48. Illustration du profil-type de végétation des terres humides du fleuve Saint-Laurent (* Niveau moyen des crues de mars à juin ou crue d'inondation aux deux ans; ** Niveau moyen des crues annuelles). Source : Centre Saint-Laurent et Université Laval. 1995. Atlas Environnemental du Saint- Laurent-Îles et paysages riverains. Plusieurs milieux humides occupent cependant l intérieur des terres de la région et sont associés aux sols argileux de la plaine du Saint-Laurent, au socle rocheux des contreforts des Laurentides ou aux tourbières des sous-régions de Vaudreuil-Soulanges, des Basses-Laurentides, de Roussillon, d Argenteuil ou de Lanoraie. Certains sont protégés en vertu de la Convention Canada-Québec sur la protection des terres inondables. D importants efforts ont aussi été investis dans la conservation, la protection, l aménagement et la mise en valeur de plusieurs de ces milieux dans le cadre du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (PNAGS) et du Plan conjoint des habitats de l Est (PCHE) ou des plans d action Saint-Laurent-Vision 2000 successifs (Bilan de 10 ans du PCHE : $ 1,107 M investis dans la RMM de 1987 à 1997). Voir Figure 49. Ces efforts se poursuivent actuellement mais sur une échelle plus modeste, faute de fonds. Les programmes d intendance en terres privées sont aussi supportés par ces programmes mais ces moyens s avèrent plus longs en termes de résultats mesurables. Figure 49. Carte des sites Saint-Laurent Vision 2000.

92 4.1.2.2 Les potentiels de mise en valeur Plusieurs des milieux humides protégés et aménagés dans la RMM supportent des activités récréo-éducatives reliées à la faune. Mentionnons les marais de Châteauguay, du ruisseau à Charrette ou de la rivière aux Pins. Plusieurs propositions concrètes demeurent cependant à être réalisées particulièrement au lac des Deux Montagnes (frayère de Sainte-Marthe-sur-le-lac, Pointe à la Raquette, etc.), sur les rivières des Prairies (archipel du Mitan, îles Bonfoin et Bourdon) ou des Mille Îles (Île Saint-Joseph). Cependant, les programmes de soutien financier relatifs aux projets fauniques excluent dans la majorité des cas le financement des infrastructures d accueil nécessaires aux activités récréo-éducatives. L engagement des municipalités devient alors absolument nécessaire. Les organismes locaux qui gèrent les activités (animation, interprétation, surveillance) sont de plus en plus dépendants de demandes de financement ponctuelles, difficiles à mettre en œuvre puisque les différents programmes existants excluent les projets récurrents. De plus, ces organismes sont toujours vulnérables à une désaffection de leurs membres puisque la recherche de financement des activités devient extrêmement ardue. Dès lors, l autofinancement des activités pour les principaux sites ne peut être atteint qu avec des ententes à moyen ou long terme du type de celles conclues avec les groupes scolaires (classes vertes, etc.). Un programme de financement assurant la permanence des organismes locaux (fonds de roulement) et des moyens incitatifs à la conclusion d ententes à long terme avec les commissions scolaires ou les écoles pour l accueil des groupes en classes vertes, pour les cours d écologie ou d autres contenus pédagogiques viendraient combler le manque à gagner de ces importants partenaires de la Société de la faune et des parcs. Les activités consommatrices dans les milieux humides sont fortement encouragées dans le cadre de programmes comme le PCHE mais leur situation en milieu urbain ou péri-urbain dans la RMM limitent la pratique de ces activités à cause d une perception négative de ces activités par les clientèles citadines. L encouragement de la relève en matière de chasse, de pêche et du piégeage permettrait certainement d atténuer cette perception négative. Enfin, la mise au rencart du projet de création d un réseau de parcs régionaux (même si celui de la Communauté urbaine de a comblé un besoin) devrait être revue puisque plusieurs projets en ce sens dans la RMM ont été abandonnés. C est le cas, entre autres, des projets de parcs de la rivière des Mille Îles et celui de la rivière Saint-Jacques (Bassin de La- Prairie). L avènement de refuges fauniques (rivière des Mille Îles, Rapides de Lachine), ou d autres types de projets comme celui du Grand Bleu ou du Croissant de l Est représentent actuellement d excellentes opportunités de protéger et mettre en valeur d importants habitats humides dans la RMM. 4.1.3 Les habitats terrestres 4.1.3.1 La description Le territoire de la RMM se situe dans la plaine du Saint-Laurent. L urbanisation, l étalement urbain, l intensification des pratiques agricoles et la construction d infrastructures routières et électriques ont fait en sorte que les espaces boisés qui subsistent sont de très faible dimension. Les principaux sont les boisés de Brossard et de Verchères sur la rive sud. Sur la rive nord, ce sont surtout les espaces boisés du parc d Oka. Sur l Île de, on retrouve un réseau de parcs régionaux bien en place. De plus, on peut compter sur le parc du mont Royal et le boisé de l Île des Sœurs pour accueillir les gens et une faune aîlée diversifiée. À Laval, le territoire

93 supporte encore une bonne surface boisée mais sa protection n est pas assurée. Un réseau semblable à celui de pourra assurer une bonne représentation de cet écosystème (Figure 50). N Laurentides Lanaudière L'Assomption O S E Montérégie Thérèse- De Les Moulins Mirabel Blainville Lajemmerais La Vallée- du- Richelieu Laval Deux- Montagnes CUM Champlain Montérégie Vaudreuil- Soulanges Roussillon Rouville Beauharnois-Salaberry Montérégie 20 0 20 Kilomètres Limites administratives Territoire de la Communauté métropolitaine de (CMM) a Limite de municipalité b Limite de municipalité régionale de comté b b Limite de région administrative Répartition des forêts Milieu boisé Réseau hydrographique Lac principal, rivière majeure, fleuve Rivière principale c b Figure 50. Carte de la localisation des forêts de la RMM. 4.1.3.2 Les potentiels de mise en valeur La mise en valeur des boisés sur le territoire de la RMM passe d abord par des mesures de conservation car ils se situent en milieu privé, sauf ceux qui sont municipaux. La conservation de ces espaces boisés amènera de nombreux bénéfices, tant du point de vue écologique que pour l économie régionale et locale et le maintien d une qualité de vie pour le

94 citoyen. On embellira le paysage de la région puisque les boisés rompent la monotonie du territoire agricole. Ils jouent en outre un rôle de brise-vent qui contribue à réduire l érosion des sols agricoles ainsi que la poudrerie sur les routes en hiver. Il est à noter que les boisés de petites dimensions (moins de 100 hectares) méritent notre attention. Ces boisés peuvent abriter des espèces rares mais surtout, ils peuvent faire partie d un corridor forestier et former des liens entre plusieurs boisés isolés. Cela peut être suffisant pour pratiquer des activités de loisir comme la randonnée, le ski de fond, la chasse, l observation de la nature et la cueillette des champignons lorsque les caractéristiques, l emplacement et les droits de propriété du boisé le permettent. On peut contribuer à la protection des boisés : en s assurant que les boisés dont la conservation est prioritaire soient reconnus comme boisés de conservation dans les schémas d aménagement des MRC, en informant et en sensibilisant les élus municipaux à l importance de préserver les boisés, en impliquant les propriétaires et en les informant sur les mécanismes (subventions, dégrèvement d impôt) leur permettant de préserver leur boisé, en trouvant des alternatives à l utilisation et au développement du territoire qui mettent en pratique les principes du développement durable. 4.1.4 Les routes migratoires 4.1.4.1 La description Plusieurs sites de la RMM sont le lieu de rassemblement d oiseaux, principalement aquatiques, en périodes de migration. Les sites les plus importants sont situés sur les grands lacs fluviaux (lac des Deux Montagnes, lac Saint-Louis, bassin de La Prairie) de même que les grands tributaires comme les rivières Châteauguay et Richelieu, le canal de Beauharnois et le tronçon fluvial entre le pont Champlain et Contrecoeur. Parmi ces principaux sites figurent : le secteur des îles de l amont du lac des Deux Montagnes et de la Grande Baie à Oka, les bassins de Canards Illimités à Beauharnois, la réserve nationale de la faune des Îles de la Paix, la baie Valois, le grand herbier central et les marais de Châteauguay (lac Saint-Louis), les îles et les rapides de Lachine, les rives de Longueuil et le chenal du Courant au Parc des Îles-de- Boucherville, l archipel de l île Sainte-Thérèse et la réserve nationale de la faune des Îles de Contrecoeur. Sur les grands tributaires, il s agit entre autres de la zone des premiers rapides de la rivière Châteauguay et des rapides de Saint-Jean et de Chambly sur la rivière Richelieu (aires de rassemblement hivernal). Les oiseaux de proie empruntent aussi des routes migratoires précises pour la traversée du Saint-Laurent depuis leurs aires de reproduction de la forêt boréale, de la zone subarctique ou même de l arctique. Un lieu de prédilection pour leur observation lors de leur migration est celui de Sainte-Anne-de-Bellevue où 1 233 oiseaux de proie ont été observés au cours du seul mois d octobre (2 355 oiseaux de proie au total à l automne 2000). Quelques autres sites du territoire accueillent aussi d intéressantes concentrations d oiseaux de proie en migration. Il s agit des rives de Longueuil (parc de la Pointe Le Marigot et promenade René-Lévesque) et du Parc des Îles de Boucherville, où un programme d interprétation est déjà sur pied.

95 4.1.4.2 Les potentiels de mise en valeur Plusieurs de ces milieux offrent déjà des infrastructures d accueil et d observation gérées par des organismes locaux. D autres cependant demeurent à développer comme celles des Îles de la Paix, de la baie Valois, de la baie Brazeau, de l archipel Sainte-Thérèse, des rapides de la rivière Châteauguay et du bassin de Chambly. De même, le site d observation des oiseaux de proie de Sainte-Anne-de-Bellevue demeure à être développé et mis en valeur pour l accueil des observateurs. 4.1.5 Les habitats fauniques urbains 4.1.5.1 La description Il est important de noter qu un espace vert n est pas nécessairement un habitat faunique. Un parc de quartier comporte moins de faune et de flore indigène que les cours arrières des habitations ou des terrains vagues, vacants et abandonnés. En effet, des espaces verts en pelouse et arbres matures espacés offrent peu de nourriture, d abris ou de milieux de reproduction pour les espèces de chez nous, alors que les milieux moins entretenus ou les jardins aménagés pour les oiseaux abondent de végétation arbustive, de mares d eau temporaires, de prairies, d arbres morts sur pied (aussi appelé «chicots») et parterre (aussi appelé «matière ligneuse au sol»), de végétation riveraine et de zones en friche, soit les meilleurs types d habitat pour la faune sauvage et indigène du Québec. L entretien de la pelouse, le contrôle des «bibittes» et l extermination des castors urbains rendent les espaces verts inhospitaliers aux espèces qui rendent plus de services aux humains que de nuisances, telles les amphibiens et les oiseaux insectivores. En fait, les pratiques d entretien éradiquent systématiquement les manifestations de la nature. Cette artificialisation des espaces verts crée de l habitat idéal pour des animaux considérés nuisibles, dont les pigeons, les goélands, les bernaches, les étourneaux et les moineaux domestiques, toutes des espèces adaptées aux grands espaces asphaltés ou de pelouse. Malheureusement, dans toute la RMM, la majorité des espaces riches pour la nature sont vouées à du développement urbain, en particulier les milieux humides et les rares forêts matures. Les forêts sont systématiquement zonées, soit résidentiel «haut de gamme» (exemple, à Châteauguay à la limite de Ville de Léry) ou, s ils bordent les autoroutes, ils sont zonés commercial ou industriel car ils sont fort convoités par le secteur industriel en quête de visibilité auprès des automobilistes. La zone agricole protégée ne l est qu à cette fin et n offre aucune protection aux milieux riches de la RMM. 4.1.5.2 Les potentiels de mise en valeur Hors les espaces naturels en disparition, le paysage urbain créé par l homme présente néanmoins des opportunités particulières pour répondre à la demande en écotourisme et en activités non-consommatrices de la faune. Loin d être hostile à toute faune, l important patrimoine architectural de composé, entre autres, des gratte-ciel du centre-ville, des ponts, des clochers (on nommait «la ville des cent clochers»), des cheminées en briques, des abords du canal Lachine en pierres locales, peut constituer des habitats sans pareil pour quelques espèces indigènes rares, dont la cohabitation est mutuellement profitable aux humains et à la faune. C est un potentiel nettement

96 sous-développé (Figure 51). Pensons, par exemple, aux faucons pèlerins, quasi disparus du sud du Québec jusqu aux années 1970, qui nichent présentement au sommet de la Tour de la Place Victoria et nourrissent leurs petits à la vue de tous via «webcam». De même, les martinets ramoneurs, espèce en déclin, tout comme la majorité des espèces d oiseaux insectivores, viendraient atténuer les inconvénients annuels de la «manne» d insectes volant au bord de l eau (témoins de la santé renouvelée du fleuve) si seulement on les encourageait à s abriter dans les cheminées désaffectées. On aurait aussi intérêt à préserver délibérément des murs troués des abords du canal Lachine ou nichent des multitudes d hirondelles des sables. Figure 51. Photo du stade olympique en regardant vers le centre-ville à partir d Hochelaga Maisonneuve. 130 130 Olympic stadium. [en ligne]. [Réf. Du 17 juillet 2001]. Disponible sur le site Internet. Accès : http://www.ballparks.com/baseball/national/olympi.htm

97 4.2 La faune 4.2.1 La faune aquatique Malgré des perturbations importantes, les milieux aquatiques de la RMM présentent une très forte diversité d habitats, peuplés par une faune aquatique abondante et diversifiée. On y trouve plus de 90 des 112 espèces de poissons d eau douce, anadromes et catadromes du Québec, dont environ une dizaine n y sont qu occasionnellement présentes (Annexe 3). 4.2.1.1 Les espèces pêchées 4.2.1.1.1 La perchaude État des stocks Espèce dominante du fleuve Saint-Laurent, la perchaude occupe le premier rang en ce qui concerne les prises de la pêche sportive dans presque tous les secteurs et ce, tant au niveau de la pêche en eau libre qu hivernale. Elle fait aussi l objet d une exploitation commerciale limitée (moins de 5 t) dans la partie ontarienne du lac Saint-François tandis que dans le lac Saint- Pierre et son archipel, elle occupe, selon les années, le premier ou le second rang dans les débarquements. Le suivi annuel de la pêche commerciale et les pêches expérimentales réalisées dans le cadre du Projet Plan de Pêche et du Réseau de Suivi Ichtyologique (RSI) ont clairement mis en évidence la vulnérabilité actuelle des populations de perchaudes du fleuve Saint- Laurent. Taux de mortalité élevé et diminution de l abondance et de la taille moyenne des individus, tels sont les constats qui émanent de ces études. Les estimations les plus récentes font état de taux annuels de mortalité totale de 59,2 % pour les individus de 4 à 10 ans au lac Saint- Louis (1997), de 66,8 % au lac Saint-François chez les 3 à 9 ans (1996) et s élèvent à 76,2 % (3 à 6 ans) et 81,2 % (2 à 6 ans) respectivement dans le secteur lentique et l archipel du lac Saint- Pierre (1995). L examen de la structure en taille des populations met en évidence un déficit en individus de grande taille dans tous les secteurs, ce qui porte ombrage à la qualité de la pêche sportive. En effet, la taille moyenne des individus y est inférieure à la taille dite qualité (200 mm), c est-à-dire la taille recherchée par la majorité des pêcheurs sportifs. Au lac Saint-François, l examen des données de l Ontario Ministry of Natural Resources (OMNR) met en évidence une diminution progressive de son abondance depuis 1984 et les travaux du RSI ne font que confirmer cette tendance. La situation est moins préoccupante dans la partie nord du lac Saint-Louis : elle y est plus abondante et la taille ainsi que le poids moyens des individus demeurent parmi les plus élevés du système. Par contre, par rapport à la fin des années 1980, le taux de mortalité a presque doublé et la taille des captures a diminué. Dans la partie sud, l influence négative de la contamination chimique sur la dynamique des populations identifiée à la fin des années 1980 demeure perceptible. Cette influence se manifestait par des valeurs plus faibles de l abondance, de la croissance, de la condition et de la fécondité ainsi que par des déséquilibres d ordre biochimique. Au lac Saint-Pierre et dans l archipel, l exploitation de la perchaude est un moteur important de l économie locale. Plus des trois quarts des prélèvements sont attribuables à la pêche commerciale. Une baisse dramatique des niveaux de débarquements a été enregistrée au cours des dix dernières années. De 213 tonnes (en moyenne) déclarées entre 1986 et 1994, les débarquements ont été respectivement de 139, 141 et 66 tonnes entre 1995 et 1997 (moyenne de 115 tonnes). Depuis les quinze dernières années, les diverses études démontrent que la ressource y est exploitée à son maximum et que l état des stocks est jugé préoccupant. En 1986, les dépenses directes reliées à la pêche sportive au lac Saint-Pierre (pour l ensemble des es-

98 pèces) ont été évaluées à cinq millions de dollars dont 700 000 $ (dépenses directes et indirectes) sont attribuables à la pêche sous la glace. Les retombées économiques générées en 1985 et en 1989 par la pêche commerciale s élevaient à près d un million de dollars annuellement. Une révision de l allocation de la ressource entre les pêcheurs commerciaux et sportifs est actuellement en cours et devrait aboutir au rachat d un certain nombre de permis de pêche commerciale. Nous ne disposons pas d un portrait aussi détaillé de la situation dans l ensemble du territoire. Cependant, au cours des dix dernières années, l état des stocks de perchaude et, parallèlement, la qualité de la pêche se sont détériorés dans l ensemble de la plaine du Saint-Laurent. Un prélèvement excessif est vraisemblablement le principal facteur en cause, notamment en raison d une forte augmentation de la demande sur le marché nord-américain, laquelle s est traduite par une très forte augmentation des prix offerts pour de la perchaude non transformée (plus de 2,00$ le kg). Historiquement concentrée au lac Saint-Pierre, entre les mains de pêcheurs professionnels, la capture de la perchaude à des fins commerciales s est étendue à l ensemble des cours d eau fréquentés par l espèce par le biais de la pêche sportive. Cette situation a entraîné une diminution de la qualité de la pêche récréative et un désintérêt de la part de ceux qui la pratiquent pour le plaisir. Aspects réglementaires Diverses modifications de la réglementation ont été mises de l avant en vue d améliorer la qualité de la pêche depuis 1997, dont une limite quotidienne de prise et de possession de 50 perchaudes et une interdiction de vendre des individus capturés à la pêche sportive dans l ensemble du territoire québécois. En outre, une période printanière de pêche interdite a été instaurée pour protéger la période de reproduction. Au lac Saint-Pierre, une limite de taille minimale a également été imposée pour les perchaudes exploitées sportivement et commercialement et la saison de pêche a été retardée. Au lac Saint-François, même si un effort d harmonisation de la réglementation a été consenti entre l Ontario et le Québec du coté de la saison de pêche, il existe encore des divergences en ce qui a trait aux limites quotidiennes de prise et de possession qui sont de 50 au Québec (depuis le 1 er avril 1997) et respectivement de 100 et 200 en Ontario. En outre la portion ontarienne de ce lac est le seul secteur de cette province où le commerce de la perchaude capturée à la pêche sportive demeure autorisé. Cette disparité réglementaire entraîne des difficultés d application dans l ensemble de la plaine du Saint-Laurent. Il est trop tôt pour évaluer si l ensemble des nouvelles mesures de protection mises en application depuis 1997 seront suffisantes pour améliorer l état des stocks. Une telle évaluation devrait cependant être effectuée en 2003 et 2004 dans le cadre de la seconde phase du RSI. Potentiel de mise en valeur La perchaude a pendant plus de 30 ans constitué la base de l activité pêche sportive dans le sud du Québec. Au début des années 1990, le développement rapide d un commerce reposant sur les captures à la pêche sportive en ont fortement réduit l abondance. La perchaude pourra reprendre son rôle auprès de la clientèle sportive et de tout le réseau de pourvoyeurs de services si les mesures qui ont été prises depuis 1997 pour rétablir la situation s avèrent efficaces.

99 4.2.1.1.2 Les dorés jaune et noir État des stocks Autres percidés très convoités par les adeptes de la pêche sportive, les dorés font également partie des espèces dominantes de la communauté ichtyenne de la RMM, où ces deux prédateurs sont réservés à la pêche sportive. L analyse des données du RSI révèle que l abondance du doré jaune est relativement similaire aux lacs Saint-Louis et Saint-Pierre alors qu elle est nettement plus faible au lac Saint-François, où, d après les données de l OMNR, le phénomène serait manifeste au moins depuis 1984. À l opposé, au lac Saint-Louis, son abondance est à la hausse depuis les dix dernières années. L examen des structures en taille démontre que les populations sont en équilibre au lac Saint- Louis et au lac Saint-Pierre. Dans l ensemble, la situation du doré jaune peut donc être considérée satisfaisante dans les divers segments du fleuve pour lesquels nous disposons de données récentes, à l exception du lac Saint-François où il appert que le succès annuel de la reproduction est très irrégulier et que la population est vieillissante. Cette situation est d ailleurs déplorée par les diverses associations de pêcheurs de la région qui affirment que la qualité de la pêche sportive est à la baisse. Cette problématique nécessite une attention particulière. La stabilisation du niveau des eaux à des fins de production hydroélectrique et de navigation a considérablement modifié les habitats aquatiques. La perte et la détérioration de frayères en eau vive pourraient avoir affecté le recrutement du doré jaune et ainsi expliquer un tel phénomène. L état des populations de doré noir dans les mêmes secteurs est comparable à celui dressé pour son congénère et la taille moyenne des individus oscille autour de la taille qualité (300 mm). L espèce est surtout abondante dans le fleuve Saint-Laurent, en aval des rapides de Lachine, où plusieurs spécimens atteignent des tailles records. Elle est absente du lac Saint-François. Aspects réglementaires Sur tout le territoire de la RMM, la limite quotidienne de prise et de possession de dorés est établie à 6 et la période de fraye est protégée par l interdiction de la pêche sportive du 1 er avril à la mi-mai. Aucune limite de taille n est actuellement imposée. Potentiel de mise en valeur Le doré jaune est, dans le sud du Québec, l espèce la plus recherchée par les pêcheurs sportifs. Une évaluation récente montre que plusieurs des stocks présents dans le fleuve sont en bon état et offrent un bon potentiel d utilisation. Il en est de même du doré noir, et plus particulièrement dans le fleuve en front de, où l espèce est abondante et atteint des tailles records. La répétition périodique des pêches du RSI devrait permettre de suivre l évolution de ces stocks et, au besoin, d apporter les correctifs requis. 4.2.1.1.3 Le grand brochet État des stocks Malgré sa croissance rapide, sa taille qui peut être considérable, sa grande abondance et le fait qu il soit facile à pêcher, le grand brochet est peu recherché par les pêcheurs sportifs de la RMM, où sa capture leur est pourtant réservée. Paradoxalement, en eau libre comme sous la glace, le grand brochet est, après la perchaude, une des espèces les plus récoltées. L examen

100 des structures en taille et en âge des populations de la région (données du RSI) indique qu elles sont relativement à l équilibre dans l ensemble du couloir fluvial. Le potentiel récréatif du grand brochet est considéré comme très intéressant car la taille moyenne des individus est égale ou supérieure à la taille qualité (530 mm) dans tous les secteurs et, plus particulièrement aux lacs Saint-François et Saint-Pierre, où l espèce est très abondante. Aspects réglementaires Sur tout le territoire de la RMM, les limites quotidiennes de prise et de possession sont établies à six et la période de fraye est protégée par l interdiction de la pêche sportive du 1er avril à la mi-mai. Potentiel de mise en valeur L abondance et la qualité des prises, la facilité avec laquelle il peut être capturé par des méthodes simples à toutes périodes de l année ainsi que le peu de réglementation dont il fait l objet font du grand brochet une espèce dont le potentiel de mise en valeur est très élevé. Du fait qu elle peut se pratiquer à partir des rives, la pêche au grand brochet est également très accessible et ce, même dans le cadre d une activité familiale. La mise en valeur de l espèce par l organisation de tournois de pêche pourrait être envisagée en s alliant des partenaires locaux. 4.2.1.1.4 Le maskinongé État des stocks Naturellement beaucoup moins abondant, le maskinongé suscite l intérêt d une clientèle de pêcheurs intéressés par la taille trophée des prises et son comportement combatif. L espèce a considérablement décliné au cours de la première moitié du 20 e siècle, mais les ensemencements de soutien entrepris dès 1952 et adaptés aux connaissances contemporaines en 1985 ont porté fruit. Un suivi des captures effectué de 1994 à 1997 avec le chapitre montréalais de Muskies Canada montre que dans l archipel, par rapport aux décennies antérieures, l espèce est nettement plus abondante et présente une structure en taille plus équilibrée. Les ensemencements ont été arrêtés en 1998 pour cinq ans et la situation sera révisée sous peu. Les eaux de l archipel de sont maintenant identifiées comme site de grand intérêt par la clientèle nord-américaine de pêcheurs de maskinongé, des experts, disposant de leurs propres magazines spécialisés et d un ensemble de sites sur le réseau Internet. Le record mondial (153 cm) y a été homologué en 1996, plus précisément dans le lac des Deux Montagnes. Pour maintenir un tel statut de poisson trophée, susceptible d attirer et de retenir davantage de pêcheurs locaux et internationaux, une meilleure connaissance et protection des habitats de reproduction ainsi qu une révision régulière de l état des stocks et des modalités de gestion sont requises. Le maskinongé est également présent dans quelques tributaires de la plaine du Saint-Laurent, comme les rivières Noire, Yamaska et aux Brochets, mais le potentiel de croissance y est plus faible. Aspects réglementaires Dans les eaux de l archipel de, la limite de capture et de possession est de un spécimen. Une taille minimale permise de 90 cm (longueur à la fourche) y a été mise en vigueur en 1996; elle a été haussée à 104 cm en 1999. Cette limite n existe pas dans les tributaires. Si-

101 gnalons que la plupart des spécialistes de cette pêche remettent leur prise à l eau après l avoir mesurée et photographiée. Potentiel de mise en valeur Le maskinongé est une espèce de grande valeur pour une clientèle spécialisée de pêcheurs sportifs, d origine régionale mais également en provenance de l ensemble de l Amérique du Nord et même d ailleurs. Ces pêcheurs sont à la recherche de prises trophées et des services de guide sont déjà disponibles pour en faciliter la capture pour des résidents comme pour des voyageurs de passage susceptibles de prolonger leur séjour à pour y participer. Les stocks sont maintenant rétablis, mais le maintien d une telle pêcherie impose une meilleure connaissance de la biologie de l espèce, la protection de ses habitats et une gestion fine de la pêcherie. La collaboration avec les associations de pêcheurs vouées à sa protection (comme Muskies Canada) est essentielle. 4.2.1.1.5 Les achigans à petite et à grande bouche État des stocks La popularité des achigans à la pêche sportive ne fait aucune doute. Bien qu ils soient moins abondants que d autres espèces d intérêt sportif, ils sont omniprésents dans la RMM. L examen des données du RSI montre que les populations d achigans sont plus importantes au lac Saint- François et que seule la population d achigan à petite bouche en rive nord de ce plan d eau semble à l équilibre. Ailleurs, des signes de déficit en individus de petite taille ont été mis en évidence. Un suivi plus serré des populations d achigans est souhaitable, car, comme pour le maskinongé, ces espèces, très combatives, attirent une clientèle locale et internationale de spécialistes orientée sur la capture-relâche de spécimens de grande taille. Aspects réglementaires Dans les zones concernées, la limite quotidienne de prise et de possession est de six. Afin de protéger en partie la période de reproduction, la pêche sportive à l achigan n est autorisée qu à partir de la mi-juin dans la région. Cette ouverture est même retardée à la fin de juin dans certaines sections de cours d eau fortement utilisées pour la reproduction. Potentiel de mise en valeur La mise en valeur de la pêche sportive aux achigans à petite et à grande bouche est possible car, comme pour le maskinongé, ces espèces, très combatives, attirent une clientèle locale et internationale de spécialistes orientée sur la capture-relâche de spécimens de grande taille. Cependant, il convient de procéder à un suivi plus serré des populations afin d en assurer la pérennité. 4.2.1.1.6 Le crapet-soleil, le crapet de roche et la marigane noire État des stocks Espèces intéressantes par leur magnifique coloration, leur importance écologique en tant que poisson-fourrage et le plaisir qu ils suscitent à la pêche sportive particulièrement chez les enfants, les crapets sont surtout capturés en eau libre. Ils sont omniprésents dans la RMM mais ils sont plus abondants dans les milieux plus productifs où ils tendent à prendre la place des dorés

102 et de la perchaude. C est aux lacs Saint-François et Saint-Louis que les populations sont les plus importantes et présentent les structures en taille les mieux étalées. La valeur récréative de la pêche aux crapets est cependant faible puisque, dans l ensemble des secteurs, la taille moyenne est inférieure à la taille qualité qui est évaluée à 150 mm pour le crapet-soleil et à 180 mm pour le crapet de roche. Il appert que cette situation est plus préoccupante chez ce dernier, le déficit en individus de grande taille étant plus évident. Moins fréquente et abondante, la marigane noire atteint une taille et un poids supérieurs à ses congénères. Selon certaines associations de pêcheurs du lac Saint-François, son abondance y serait à la baisse depuis quelques années. L exploitation commerciale de ces trois espèces par des pêcheurs professionnels s effectue principalement au lac Saint-Pierre où les débarquements sont évalués à 18 et 28 t en 1998 et 1999 alors qu au lac Saint-François ils étaient inférieurs à 1 t en 1998. Par contre, tout comme pour la perchaude, le commerce des plus gros individus s est développé sous le couvert de la pêche sportive. Ici encore, cela réduit les opportunités de pratiquer une pêche récréative de qualité. Aspects réglementaires Aucune réglementation particulière n est en vigueur pour les crapets-soleil et de roche. En ce qui concerne la marigane noire, la limite quotidienne de prise et de possession est de 30 depuis le 1 er avril 1999. La vente des captures effectuées à la pêche sportive devrait bientôt être interdite pour les trois espèces. Potentiel de mise en valeur Même si actuellement le potentiel récréatif de ces trois espèces (en terme de taille des individus) est relativement faible, l engouement qu elles suscitent chez les jeunes pêcheurs et les néophytes est loin d être négligeable. La mise en valeur des plaisirs gastronomiques qu elles peuvent procurer est aussi à prendre en considération pour susciter le développement de la pêche sportive comme activité familiale d initiation dans les secteurs où elles sont particulièrement abondantes. La marigane noire gagne à être connue puisqu elle atteint une taille et un poids supérieurs à ses congénères et que sa chair, savoureuse, a un goût comparable à celle du doré. Par contre, tout comme pour la perchaude, ces espèces devront faire l objet d un suivi et, au besoin, la réglementation doit être resserrée en ce qui concerne le commerce des plus gros individus qui s est développé sous le couvert de la pêche sportive. Ici encore, cette pratique réduit les opportunités d une pêche récréative de qualité. Cette situation est particulièrement déplorée par certaines associations de pêcheurs au lac Saint-François en ce qui concerne la marigane noire. 4.2.1.1.7 La barbotte brune État des stocks Espèce moins convoitée par les adeptes de la pêche sportive, la barbotte brune fait l objet d une exploitation commerciale intensive dans le fleuve Saint-Laurent. Les débarquements récents (1998 et 1999) sont évalués respectivement à 187 et 302 t au lac Saint-Pierre, 9 et 10 t dans le secteur de Lavaltrie, 1 et 2 t au lac Saint-François et 13 et 31 t dans le Haut-Richelieu.

103 Les récents inventaires du RSI montrent que la barbotte brune est surtout abondante dans le lac Saint-Pierre où la structure en taille des populations est également bien répartie. Par contre, dans l ensemble du couloir fluvial, le déficit en individus de petite taille est flagrant avec un «Proportional Stock Density (PSD)» supérieur à 80 %. En effet, la taille moyenne des individus est supérieure à la taille qualité (190 mm). Aspects réglementaires Aucune réglementation particulière n est en vigueur pour la pêche sportive de cette espèce. La pêche commerciale est autorisée en vertu d un permis qui définit le lieu, l engin et la saison de pratique. Potentiel de mise en valeur La barbotte brune constitue une importante ressource faunique régionale. Particulièrement au printemps, sa chair est très appréciée et cette qualité gagne à être connue. La pêche sportive n est actuellement soumise à aucune réglementation. Les récents inventaires du RSI démontrent que, dans l ensemble du couloir fluvial, la qualité de la pêche est satisfaisante, la taille moyenne des individus étant supérieure à la taille qualité (190 mm). Par contre, ces études ont également mis en évidence un déficit en individus de petite taille. Le maintien d un suivi par le biais du RSI demeure souhaitable. 4.2.1.1.8 La barbue de rivière État des stocks Moins répandue et abondante que sa congénère, la barbue de rivière est aussi exploitée commercialement de façon intensive au lac Saint-Pierre où les débarquements étaient estimés à 33 t en 1998 et à 45 t en 1999. Aspects réglementaires Aucune réglementation particulière n est en vigueur pour la pêche sportive de cette espèce. La pêche commerciale est autorisée en vertu d un permis qui définit le lieu, l engin et la saison de pratique. Potentiel de mise en valeur Même si, d après les inventaires du RSI, l espèce est peu abondante régionalement, la barbue, à cause de sa grande taille, offre un certain potentiel de mise en valeur par le biais de la pêche sportive. Des sites où la barbue de rivière a jadis été trouvée en abondance, comme l extrémité ouest de l île Carillon (lac des Deux Montagnes), l embouchure de la rivière des Prairies, la pointe des Cascades et l aval du barrage de Melocheville (lac Saint-Louis) ainsi que le secteur du pont de l autoroute 15 et des îles dans la rivière des Mille Îles, pourraient être retenus pour mettre sur pied de tels projets. Le goût de sa chair ne fait pas l'unanimité au Québec, mais la barbue est élevée dans le sud des États-Unis pour la table.

104 4.2.1.1.9 Les salmonidés État des stocks Le développement de la pêche sportive aux salmonidés dans la RMM a débuté en 1965 suite à des ensemencements de truites brune et arc-en-ciel dans les eaux vives du fleuve Saint- Laurent et de certains de ses tributaires. Les effets ont commencé à se faire sentir dès 1968. L examen des captures d un groupe de pêcheurs volontaires ainsi que des travaux de marquage et de localisation de frayères dans l ensemble du couloir fluvial ont permis d évaluer régulièrement l efficacité de l opération et la qualité de la pêche. À la lumière des informations obtenues, des améliorations ont été apportées au protocole comme l identification des secteurs les plus propices, l utilisation de spécimens de plus grande taille (âgés d un an), la détermination des quantités à déverser annuellement et, depuis 1993, l ensemencement de truites arc-enciel stériles en vue de limiter sa propagation en aval. L expérience a en effet démontré que la truite arc-en-ciel montrait un comportement migratoire plus accentué que la truite brune. Les truites brune et arc-en-ciel croissent rapidement dans les eaux vives de la plaine du Saint- Laurent et peuvent atteindre de grandes tailles. La truite brune s y reproduit, mais la contribution de la fraye au maintien de la population est jugée négligeable. Historiquement, la truite brune a offert un succès de pêche supérieur, même si elle a été ensemencée en moins grand nombre. D après un inventaire réalisé auprès de pêcheurs sportifs de 1990 à 1992, les meilleurs succès horaires ont été obtenus aux rapides de Valleyfield (truite brune) ainsi que dans la rivière Châteauguay et aux rapides Fryers (rivière Richelieu) pour les deux espèces. D autres sites tel les rapides de Lachine, de Beauharnois et de Pointe-Des-Cascades se sont aussi avérés productifs. Au cours des dernières années, seuls les ensemencements dans les eaux du fleuve Saint- Laurent ont été maintenus (rapides de Valleyfield et de Lachine). Au total, 57 000 truites brunes et 12 000 truites arc-en-ciel ont été déversées en 2001 par la DAF, Laval et Montérégie. D autres ensemencements sont également réalisés dans la région par le biais d organisations locales en vertu du programme Pêche en Ville. Le bilan est positif en termes de succès et de taille des captures et la qualité de la pêche est dite comparable à ce qui prévaut dans la plupart des régions traditionnellement occupées par ces espèces. À ces deux espèces ensemencées localement s ajoutent deux visiteurs périodiques, les saumons chinook et coho. Ces deux salmonidés, originaires de la Côte Ouest de l Amérique du Nord, font l objet d ensemencements massifs dans les Grands Lacs depuis 1966. Ils sont surtout présents dans la région en automne et en hiver. Il s agit essentiellement de spécimens de grande taille (de 2 à 6,4 kg pour le coho et de 1,6 à 13 kg pour le chinook), des adultes en migration de reproduction. La fraye du saumon chinook a d ailleurs été observée dans les rapides de Valleyfield. Comme pour les truites brune et arc-en-ciel, il est cependant peu probable que la reproduction naturelle contribue aux populations locales, constituées d adultes de passage. Le fait que des salmonidés survivent et prospèrent dans les eaux de la plaine du Saint-Laurent a contribué à revaloriser l image de ces milieux dans l esprit des pêcheurs et de la population en général. Par contre, cette pratique soulève des questions quant à son impact. En effet, il est maintenant confirmé que ces salmonidés se propagent dans les secteurs plus en aval du fleuve ainsi que dans certains tributaires; la migration d individus ensemencés dans des provinces et états voisins a également été démontrée. Les risques de modification du pool génétique par l hybridation avec des saumons atlantiques, la transmission aux populations indigènes de maladies caractéristiques de la pisciculture ainsi que la possibilité de compétition interspécifique

105 avec des salmonidés indigènes suite à leur propagation dans les tributaires de l estuaire et du Golfe Saint-Laurent, nettement moins productifs que le fleuve, sont autant de facteurs qu on ne peut négliger. Aspects réglementaires La capture des saumons chinook et coho n est soumise à aucune réglementation particulière. Une limite de prise et de possession de cinq truites au total est imposée pour la pêche sportive. Dans la RMM, la pêche y est autorisée toute l année alors que dans les zones limitrophes elle n y est permise qu à partir de la troisième semaine d avril jusqu à la première ou deuxième semaine du mois de septembre. Potentiel de mise en valeur Dans les années 1960, les ensemencements de truites dans les eaux vives de l archipel de ont contribué à revaloriser l image du fleuve Saint-Laurent dans l esprit des pêcheurs et de la population en général. Ils y favorisent également la pratique d activités de pêche complémentaires et permettent la capture de spécimens qui atteignent de grandes tailles. En contrepartie, ces espèces migratrices non indigènes peuvent avoir des impacts négatifs sur des populations sauvages de salmonidés bien au-delà de la zone d introduction. Depuis 1993, les truites arc-en-ciel ensemencées par la Société de la Faune et des Parcs du Québec sont stériles. 4.2.1.1.10 L alose savoureuse État des stocks L'alose savoureuse est un gros clupéidé (famille du hareng) anadrome qui passe la majeure partie de sa vie en mer et utilise certaines rivières de la côte est de l'amérique du Nord pour se reproduire. Il s'agit d'une espèce multipare, très fidèle à son lieu de reproduction. À chaque année, en mai et juin, au moins un stock remonte le fleuve Saint-Laurent et quelques-uns de ses tributaires majeurs. Une seule frayère a pu être identifiée avec certitude, dans le lac des Deux Montagnes, en aval de Carillon. Des géniteurs ont été régulièrement capturés en juin au pied du barrage de Saint-Ours sur la rivière Richelieu. L alose n y fraye pas, mais elle pourrait bénéficier de la construction récente de la passe migratoire de Saint-Ours pour aller se reproduire dans les eaux du bassin ou des rapides de Chambly. L alose est exploitée commercialement dans le fleuve (en aval de Trois-Rivières) et l estuaire du Saint-Laurent. Dans la RMM, elle est recherchée par les pêcheurs sportifs lors de sa remontée vers ses frayères natales. Son arrivée donne lieu à de grands rassemblements de pêcheurs en aval de la centrale de la rivière des Prairies, au barrage des Juifs sur la rivière des Mille Îles et dans le lac des Deux Montagnes en aval de la centrale de Carillon. Elle est populaire surtout pour les sensations fortes qu elle donne à la capture; seulement la moitié des gens consommeraient leurs prises. L alose est sur la liste des espèces susceptibles d être désignées en vertu de la Loi québécoise sur les espèces menacées ou vulnérables. Un plan d intervention a été préparé pour en assurer la protection et la restauration, pendant que les études se poursuivent pour déterminer plus précisément les facteurs qui régissent l abondance de cette espèce.

106 Aspects réglementaires L alose est présente pendant environ 5 à 6 semaines dans la région, en mai et juin. Il n y a pas de période de pêche interdite, mais il y a une limite de capture et de possession limitées à cinq spécimens. Potentiel de mise en valeur Compte tenu de la situation précaire de l alose savoureuse dans le fleuve Saint-Laurent, le potentiel de mise en valeur de l espèce est faible et le suivi dont elle fait l objet en mai et en juin s impose. La protection et la restauration des stocks incluent le rétablissement du libre passage à la centrale de la rivière des Prairies ainsi que l introduction du frai de l espèce sur des sites offrant un bon potentiel pour la reproduction, de manière à réduire la dépendance du stock à l égard de la seule frayère connue (Carillon) et en profitant de la grande fidélité des géniteurs à leur lieu de naissance. Soulignons également l importance de réduire les mortalités de géniteurs en dévalaison à la centrale de la rivière des Prairies. Un plan d intervention est actuellement appliqué. 4.2.1.1.11 L esturgeon jaune État des stocks L'esturgeon jaune est une des espèces clés de la pêche commerciale dans les eaux intérieures du Québec. Toutefois, son caractère grégaire et les particularités de son cycle vital (maturité sexuelle très tardive, à un âge dépassant 27 ans chez les femelles; intervalle de l ordre de 4 à 6 ans entre deux frayes) en font une espèce sensible à l'exploitation. Dans le réseau du Saint- Laurent, le nombre de frayères est limité et en régression. Des ressources importantes ont été investies par la Société de la faune et des parcs et ses partenaires, notamment Hydro-Québec, pour améliorer la qualité et l'accessibilité des lieux de reproduction encore utilisés (par exemple, dans les rivières des Prairies, Ouareau et l Assomption ainsi que dans le fleuve, à Beauharnois et à Pointe-des Cascades). Les eaux du fleuve Saint-Laurent et de l archipel de abritent au moins trois stocks distincts d esturgeon jaune. C est du moins ce que révèlent l analyse des données de diverses expériences de marquage-recapture effectuées depuis plus de 60 ans ainsi que l examen comparé des caractéristique morphologiques, biologiques et génétiques de spécimens provenant de différents secteurs de la plaine du Saint-Laurent. Un premier stock est lié au fleuve Saint-Laurent, du lac Saint Louis à la limite des eaux douces en aval de l île d Orléans. Son utilisation est presque entièrement le fait de la pêche commerciale. Historiquement inférieurs à 80 t de 1920 à 1980, les débarquements ont régulièrement dépassé 200 t depuis 1986 en raison d une demande accrue sur le marché américain et d une augmentation des prix offerts aux pêcheurs (supérieurs à 4,00 $ le kg pour les plus gros). Ce stock est surexploité. Le constat a été établi pour la première fois en 1987. Des relevés effectués en 1994 ont montré que les mesures de gestion appliquées jusqu alors n ont pas été suffisantes pour corriger la situation. Ce constat a été confirmé par des relevés complémentaires en 1998. Par rapport au début des années 1980, ils témoignent d une baisse de l abondance des esturgeons de toute taille, et plus particulièrement des juvéniles et des géniteurs et d un changement important de la structure en âge de ce segment. Il s agit de tendances lourdes qui correspondent à des chutes de l ordre de 60 % pour les périodes concernées et dont les effets négatifs devraient se faire sentir au moins jusqu en 2020. Une révision du plan de gestion de la pêche est en cours : les quotas de prises ont été réduits an-

107 nuellement de 40 t en 2000 et 2001. Une baisse équivalente est également prévue en 2002, pour un contingent final de 80 t. Un second stock est confiné aux eaux du lac Saint-François en raison de la construction, entre 1932 et 1961, de nombreux barrages et ouvrages de contrôle aux deux extrémités du lac. Ce stock est décimé et toute pêche est interdite dans les parties québécoise, ontarienne et newyorkaise du lac; elle est encore pratiquée dans la réserve amérindienne d Akwasasne. Au moins 40 ans de protection intégrale et une amélioration des conditions de reproduction en aval du complexe hydroélectrique de Moses-Saunders (New York- Ontario) seront requis pour restaurer ce stock. Le troisième stock occupe les eaux du lac des Deux Montagnes. Ses échanges avec celui du Saint-Laurent paraissent limités bien que ces plans d eau soient reliés par un important réseau de chenaux et de rivières. Ce stock a été décimé au début des années 1950 par des épisodes prolongés d anoxie sous couvert de glace provoqués par les effluents non traités d usines de pâtes à papier réparties le long de la rivière des Outaouais. Toujours en restauration à la fin des années 1970, son utilisation est limitée à la pêche sportive. Aspects réglementaires La pêche sportive de l esturgeon est autorisée dans l ensemble de la plaine du Saint-Laurent à l exception du lac Saint-François. La saison de pêche s étale de la mi-juin à la fin d octobre et la limite de capture et de possession est d un spécimen. La pêche commerciale est limitée à certains secteurs du Saint-Laurent où 76 pêcheurs, dont huit dans la RMM et la Montérégie et 41 au lac Saint-Pierre, sont autorisés à la pratiquer en vertu d un permis qui définit le lieu, l engin, la saison (identique à la saison de pêche sportive) et le contingent. Une taille minimale permise est également imposée à la pêche commerciale (45 cm de longueur de carcasse, ce qui correspond environ à 80 cm de longueur totale). Cette taille minimale est en révision. Potentiel de mise en valeur L état des stocks d esturgeon jaune du fleuve Saint-Laurent est préoccupant dans pratiquement tous les secteurs et un Plan de gestion beaucoup plus restrictif est en application depuis l année 2000. Une nouvelle mise en valeur de l espèce n est possible qu au lac des Deux Montagnes où le stock, décimé au début des années 1950, est en restauration. Une évaluation de son état actuel permettrait d envisager la possibilité d y développer une pêche sportive de qualité, orientée vers la capture de spécimens trophées ou la capture-relâche, comme c est le cas pour le maskinongé. 4.2.1.1.12 L anguille d Amérique État des stocks L anguille est également une espèce très importante dans les pêcheries commerciales québécoises, où elle occupe le premier rang. Son cycle vital est très particulier. Elle se reproduit dans la mer des Sargasses (Bermudes), après un séjour en eau douce de l'ordre de 10 à 25 ans. Au cours de ce séjour, elle alimente deux types de pêche, une aux dépens des juvéniles, soit des anguilles en croissance, dites «jaunes», et une aux dépens des anguilles migratrices, dites «argentées» en dévalaison vers les zones marines de fraye. Dans la RMM, il n y a pas de pêcherie d anguilles mais elles y transitent vers les pêcheries d anguilles jaunes qui sont situées au lac Saint-François avec des débarquements de l ordre de

108 25 à 30 t au cours des dernières années. Au stade argenté, l anguille est exploitée dans la rivière Richelieu depuis au moins 150 ans. Cette pêcherie, située à Saint-Jean-sur-Richelieu, a longtemps été une des plus importantes en Amérique du Nord. Elle a connu une baisse radicale des débarquements qui sont passés de 66 t en 1980 à 2 t en 1996, avant un arrêt complet en 1998. Cette baisse dépasse considérablement celle observée pour l'ensemble des autres pêcheries québécoises d'anguilles, dont les débarquements ont diminué d un peu plus de la moitié au cours de la même période, passant de 537 à 221 t. Tous les indices recueillis sur l évolution de l abondance et de la répartition en taille des anguilles dans la rivière Richelieu et le lac Champlain depuis 20 ans témoignent d'une chute très importante du recrutement dans le bassin. En tenant compte du séjour des anguilles dans le lac Champlain, qui est supérieur à dix ans, cette chute coïncide avec la reconstruction des barrages de Saint-Ours (1967-1969) et Chambly (1965). Des échelles à anguilles efficaces ont été installées aux barrages de Chambly (Hydro-Québec) en 1997 et de Saint-Ours (Parcs Canada) en 2001. Les bénéfices d'un retour graduel de cette espèce dans le bassin Richelieu-Lac Champlain au cours des 20 prochaines années devraient être importants. Issues d un bassin peu contaminé, les anguilles qui en sortiront, très majoritairement de grosses femelles fécondes, devraient contribuer significativement à la reproduction de cette espèce en déclin en Amérique du Nord. Un éventuel retour de la pêche commerciale devrait également avoir des retombées importantes, les prix offerts aux pêcheurs de ce bassin étant historiquement élevés (jusqu à 9,00$ le kg certaines années). Tout comme dans le Richelieu, la restauration du stock d anguilles du Saint-Laurent est liée à une amélioration des conditions de franchissement de barrages et autres ouvrages de contrôle par des anguilles jaunes cherchant à accéder à des aires traditionnelles de croissance dans le lac Ontario et, vraisemblablement, dans l Outaouais supérieur. S ajoute en outre la nécessité de réduire les mortalités d anguilles argentées dans les turbines, lesquelles atteignent plus de 40 % entre le lac Ontario et le lac Saint-Louis. Des études sont actuellement en cours dans les complexes hydroélectriques de Beauharnois (Hydro-Québec) et de Moses Saunders (New York Power Authority et Hydro-Ontario) pour apporter des correctifs efficaces à ces importants problèmes. Aspects réglementaires La pêche sportive de l anguille est autorisée à l année dans l ensemble de la plaine du Saint- Laurent, sans limite de capture et de possession. Cette activité est cependant très peu répandue. La pêche commerciale est autorisée en vertu de permis qui définissent le lieu, l engin et la saison, suivant des conditions qui varient selon les secteurs. Une taille minimale permise de 20 cm de longueur totale est également imposée à la pêche commerciale. Potentiel de mise en valeur Compte tenu du portrait éloquent de la situation négative des stocks d anguille de la rivière Richelieu et du fleuve Saint-Laurent, son potentiel de mise en valeur est actuellement faible. La restauration du stock d anguilles est liée à une amélioration des conditions de franchissement de barrages et autres ouvrages de contrôle par des anguilles jaunes cherchant à accéder à des aires traditionnelles de croissance ainsi qu à la nécessité de réduire les mortalités d anguilles argentées dans les turbines, lesquelles atteignent plus de 40 % entre le lac Ontario et le lac Saint-Louis. Ces problématiques font présentement l objet d études dans divers complexes hydroélectriques. Entre-temps, la tenue d activités éducatives près des échelles à anguille pourrait être entreprise et permettrait de faire connaître l espèce à la population locale et, du même coup, de la sensibiliser à l impact des activités anthropiques sur les espèces aquatiques.

109 4.2.1.1.13 La carpe La carpe est un cyprinidé de grande taille généralement abondant dans les eaux de la plaine du Saint-Laurent. Elle a été introduite en Amérique du Nord en 1831, en provenance d Eurasie. Peu recherchée à la pêche sportive, elle est l objet d une demande croissante sur le marché local, vraisemblablement de la part de communautés asiatiques et juives. Les captures sont de l ordre de 20 à 25 t dans les eaux de la RMM et de la Montérégie, dont la moitié provient du lac Saint-Pierre. L offre pourrait être supérieure mais elle est limitée par la difficulté d utiliser des méthodes de capture efficaces et spécifiques à la carpe. Aspects réglementaires La pêche sportive de la carpe est autorisée à l année dans l ensemble de la plaine du Saint- Laurent, sans limite de capture et de possession. La pêche commerciale est autorisée en vertu de permis qui définissent le lieu, l engin et la saison, suivant des conditions qui varient selon les secteurs. Potentiel de mise en valeur La carpe est abondante dans le fleuve Saint-Laurent et ses grands tributaires. Elle est également recherchée par plusieurs communautés ethniques de la CMM. L offre pourrait être supérieure, mais elle est limitée par la difficulté d utiliser des méthodes de capture efficaces et spécifiques à la carpe. Le développement de telles méthodes serait un atout pour la mise en valeur de l espèce. 4.2.1.1.14 Les poissons-appâts État des stocks La RMM et la Montérégie sont le théâtre d un type d exploitation commerciale qu on ne retrouve à peu près plus ailleurs au Québec, la capture des poissons-appâts. Cette activité concerne surtout la capture du meunier noir et de quelques cyprinidés (méné jaune, mulet à cornes, méné à nageoires rouges, tête-de-boule, etc.). Elle implique une centaine de titulaires de permis (pêcheurs et commerçants) qui manipulent de 30 à 40 t de poisson pour un chiffre d affaires annuel supérieur à deux millions de dollars. Environ 15 % de la récolte a lieu au printemps, 25 % l été et 60 % l automne. C est en effet à l'automne que les cyprinidés exploités, qui passent la période estivale dans les petits cours d eau où ils se reproduisent, redescendent vers les cours d'eau plus importants et souvent jusqu'au fleuve. Cela permet aux pêcheurs commerciaux de poissons-appâts de s'approvisionner en des lieux de rassemblement bien précis en vue de satisfaire à la demande générée par la pêche sous la glace. Cette récolte intensive est le fruit de la production estivale cumulée de tous ces petits cours d'eau, souvent situés en milieu agricole. Aspects réglementaires L utilisation de poissons-appâts vivants à la pêche sportive est réservée à quelques zones de pêche du sud du Québec. Une cinquantaine d espèces peuvent être utilisées. Les pêcheurs peuvent s approvisionner eux-mêmes à l aide d engins et de techniques assujettis au Règlement de pêche du Québec. Un permis fixant les lieux et conditions de pratique est requis pour la pêche commerciale et la vente. Globalement, la réglementation en vigueur au Québec vise à réduire les risques d introduction et de dispersion d espèces de poissons dans des zones où

110 elles pourraient entrer en compétition avec les espèces présentes. Un renforcement des contrôles aux frontières est cependant requis pour réduire les risques d introduction d espèces non indigènes ou de maladies en provenance de fermes d élevage américaines. Potentiel de mise en valeur La demande en poissons-appâts dépasse actuellement l offre disponible, à tel point que, à la fin de l hiver, les commerçants importent des poissons en provenance d états aussi lointains que l Arkansas aux États-Unis. Nul doute qu une meilleure protection et une restauration des habitats aquatiques dans les cours d eau en milieu agricole contribueraient à accroître l offre, tant en abondance qu en diversité. 4.2.1.2 Les autres espèces ayant un potentiel 4.2.1.2.1 Le poisson-castor Le poisson-castor figure parmi les ressources présentant un potentiel de mise en valeur pour la pêche commerciale. Ce prédateur de grande taille est abondant dans le secteur amont de la rivière Richelieu, l archipel du lac Saint-Pierre et le lac des Deux Montagnes. Sa chair est comestible, mais elle est plus ou moins appréciée car elle doit être apprêtée avec soin. Bien qu il puisse mordre facilement et avec puissance à un appât vivant, le poisson-castor est en général méconnu des pêcheurs sportifs. La situation est cependant tout à fait différente pour certains pêcheurs commerciaux, notamment dans le secteur du Haut-Richelieu, qui le considèrent comme une nuisance à cause de sa grande abondance et de sa réputation de prédateur vorace. Les débarquements actuels sont inférieurs à 10 t et proviennent essentiellement du lac Saint-Pierre. Un développement de nouveaux débouchés est possible, notamment auprès des communautés asiatiques. Les prix offerts aux pêcheurs en 2000 étaient de l ordre de 0,88$/kg, un prix supérieur à celui offert pour la barbotte brune. 4.2.1.2.2 Les écrevisses Depuis 1970, le nombre d'espèces d'écrevisse connues pour le Québec est passé de trois à huit. Des cinq espèces présentes dans le Saint-Laurent et les autres plans d'eau de la RMM, trois atteignent une taille suffisante pour posséder un potentiel intéressant pour la consommation humaine et toutes présentent un intérêt comme appâts pour la pêche sportive. En outre, leur densité et leur capacité de renouvellement permettent aux populations d'écrevisse de supporter des prélèvements annuels considérables. L'écrevisse virile est, avec l'écrevisse américaine, l une des deux espèces dont les prises accidentelles par la pêche commerciale sont répertoriées au lac Saint-Pierre et dans le fleuve Saint-Laurent. Pour les deux espèces, les débarquements récents se chiffrent, seulement pour le lac Saint-Pierre, à environ 7 t pour les années 1998 et 1999. Cela ne constitue cependant pas la totalité des captures, car une large part est rejetée (par exemple 6 t en 1999) à cause, notamment, du manque de débouchés. Au milieu des années 1980, le potentiel de récolte y avait été estimé à 50 t. L'arrivée récente dans le couloir fluvial de l écrevisse géante, une espèce encore plus intéressante que les deux espèces exploitées jusqu'à maintenant, pourrait relancer l'engouement pour cette ressource sousexploitée et encore méconnue, et ainsi contribuer à l'ouverture de nouveaux marchés.

111 4.2.1.3 Les espèces en situation précaire Dix poissons historiquement présents sur le territoire figurent sur la liste provinciale des espèces susceptibles d'être désignées en vertu de la Loi québécoise sur les espèces menacées ou vulnérables (L.R.Q.,E-12.1) La Figure 52 présente la répartition de quelques espèces dans la RMM. Un seul est actuellement légalement désigné, le chevalier cuivré. D autres, qui ne figurent pas sur cette liste, présentent une situation jugée préoccupante par le Comité pour la sauvegarde des espèces menacées d extinction au Canada (CSEMDC). 4.2.1.3.1 L alose savoureuse Le cas de l alose savoureuse a déjà été décrit au point 4.2.1.1.10. 4.2.1.3.2 L esturgeon jaune Le cas de l esturgeon jaune a déjà été décrit au point 4.2.1.1.11. 4.2.1.3.3 Le bar rayé Le bar rayé, maintenant disparu du Saint-Laurent, se reproduisait probablement dans l archipel du lac Saint-Pierre. Des captures occasionnelles ont aussi été rapportées au lac Saint-Louis. La Fédération québécoise de la faune a amorcé un programme de réintroduction de cette espèce dans le Saint-Laurent. 4.2.1.3.4 L esturgeon noir L'esturgeon noir n a été que très rarement capturé en Montérégie, vraisemblablement en dehors de son domaine vital habituel. 4.2.1.3.5 Le dard arc-en-ciel Le dard arc-en-ciel est très rare et sa situation est inconnue. Son habitat est cependant soumis à de fortes pressions anthropiques dans la région. En effet, il fréquente les ruisseaux à fond rocheux ou graveleux, aux eaux claires, bien oxygénées et à courant rapide. 4.2.1.3.6 Le méné laiton Le méné laiton paraît plus abondant, mais sa présence est limitée à un petit tributaire de la portion ouest du lac des Deux Montagnes. 4.2.1.3.7 Le brochet vermiculé Le brochet vermiculé est très rare et sa situation est inconnue. Son habitat est cependant soumis à de fortes pressions anthropiques dans la région. il est associé aux herbiers à végétation dense et à la plaine inondable. 4.2.1.3.8 Le fouille-roche gris Le fouille-roche gris est un petit percidé généralement associé aux milieux d eau courante et bien oxygénée, dans des cours d eau de dimensions diverses, aux fonds durs constitués principalement de sable, de gravier, de galets et de blocs, aux berges naturelles et peu perturbées. Dans la RMM, sauf pour la population des rapides de Chambly, les effectifs semblent très limités. La survie de l espèce dépend du maintien de la qualité d habitats de superficies très restreintes et qui sont soumis à des pressions anthropiques croissantes. Un projet de refuge dans les rapides de Chambly, actuellement à l étude, devrait contribuer à protéger l espèce.

#S#S#S 112 N Lanaudière #S O S E Laurentides #S Montérégie #S #S #S #S #S #S #S #S#S #S #S #S#S #S #S #S #S#S#S #S#S #S#S #S #S #S#S#S#S#S#S #S #S #S #S #S#S#S #S #S #S#S #S #S#S #S#S #S #S #S #S #S#S #S Montérégie Montérégie 20 0 20 Kilomètres Limites administratives Territoire de lacommunauté métropolitaine a de (CMM) Limite demunicipalitérégionale b de comté b Limite de régionadministrative Réseau hydrographique b Lac principal, rivière majeure, fleuve Rivière principale Répartition géographique c des espèces Chevalier de rivière #S Alose savoureuse #S Chevalier cuivré Figure 52. Carte de la répartition géographique des chevaliers et des aloses (RMM). 4.2.1.3.9 Le chevalier cuivré Le chevalier cuivré est le seul vertébré endémique au Québec. Son aire de répartition s'est considérablement rétrécie depuis 60 ans. Cette régression est également documentée par les résultats de fouilles archéologiques sur des sites d'occupation amérindienne et européenne qui montrent qu il était autrefois plus abondant. Actuellement, deux groupements sont encore décelables (dans le monde entier) et il est possible qu ils soient inter-reliés. Un premier fréquente le fleuve Saint-Laurent entre et le lac Saint-Pierre. Le second vit dans la rivière Richelieu, entre Chambly et Sorel-Tracy. Seulement deux frayères ont été identifiées, toutes deux dans cette rivière, à Chambly et à Saint-Ours. Les quelques spécimens qui sont observés dans ces deux zones d'eaux vives, les seules de ce tronçon de rivière, sont gros et âgés.

113 En 1988, le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada (CSEMDC) jugeait l'espèce menacée et, au printemps 1999, le chevalier cuivré était désigné menacé en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (L.R.Q. c.e-12-01). Des experts indépendants, invités à se prononcer sur l'avenir de l'espèce, jugent le problème très sérieux. Ils avancent que l'espèce disparaîtra si rien n'est fait pour apporter des correctifs à court terme. La conservation de ce poisson a également été identifiée prioritaire dans le cadre du Plan d action Saint-Laurent Vision 2000. Deux plans d intervention ont été déposés en 1995 et 1999 pour la survie du chevalier cuivré. Y figure une série d'actions à poser qui visent à optimiser la reproduction en rivière, soutenir les populations existantes, réduire l impact de la pollution, connaître et protéger l habitat et faire connaître l espèce. Pour les raisons mentionnées ci-dessus, c'est la partie inférieure de la rivière Richelieu qui a été choisie comme zone d'intervention prioritaire. Un projet de centrale hydroélectrique, dans les rapides de Chambly, mis de l'avant par le ministère des Ressources naturelles, a été abandonné en 1994 à la demande du ministère de l Environnement et de la Faune. L'attribution d'un statut de refuge faunique à cette zone de rapides est actuellement à l'étude. Ce statut permettrait de protéger l espèce de tout dérangement pendant la période de reproduction (20 juin au 20 juillet). De Chambly à Sorel-Tracy, le domaine vital du chevalier cuivré est divisé en deux par un barrage régulateur à Saint-Ours. Dans ce tronçon de rivière de moins de 70 km, le stock reproducteur, déjà en situation de très faible effectif, se trouve donc séparé en deux groupes, réduisant ainsi la probabilité d'une reproduction fructueuse et la possibilité de préserver une diversité génétique suffisante pour maintenir ou accroître l'aptitude du stock à s'adapter à son milieu. En outre, les observations faites à Chambly et à Saint-Ours dans les années 1990 montrent que les rapides de Chambly offrent, sous différentes conditions d'hydraulicité, une plus grande variété d'habitats de reproduction que le bief d'aval du barrage de Saint-Ours. La nécessité du libre passage du chevalier cuivré au barrage de Saint-Ours a également été renforcée par la redécouverte, dans le couloir fluvial, entre et le lac Saint-Pierre, d un groupement de gros spécimens dont la reproduction pourrait dépendre de l accessibilité aux frayères de Chambly. En juin 2001, une passe migratoire multispécifique a été ajoutée au barrage de Saint-Ours pour corriger cette situation qui perdure depuis 1967. Le barrage existant avait alors été remplacé par un ouvrage moderne sans que la passe migratoire dont il était doté ne soit reconstruite. La contamination chimique figure parmi les facteurs invoqués pour expliquer le déclin du chevalier cuivré. La charge toxique des eaux des rivières Richelieu et Yamaska pourrait être le facteur responsable de l arrêt du processus final de maturation des gonades, empêchant ainsi les chevaliers de frayer. Certains pesticides agricoles, en concentration maximale dans les cours d eau de la plaine du Saint-Laurent pendant la période de reproduction de l espèce, pourraient en être la cause. D autres substances pourraient aussi être impliquées. De même, l érosion des terres et la sédimentation subséquente dans le milieu aquatique entraînent vraisemblablement des pertes d habitat de développement des juvéniles et de croissance des mollusques, proies principales du chevalier cuivré. La seconde phase du Plan d action Saint-Laurent SLV2000 vise à réduire de 50 % l utilisation de pesticides en territoire agricole et à appliquer la lutte intégrée sur 70 % des superficies en culture. 4.2.1.3.10 Le chevalier de rivière Le chevalier de rivière est une espèce considérée rare, menacée ou disparue dans la majeure partie de son aire de répartition, exclusivement nord-américaine. Sa désignation en vertu de la

114 Loi sur les espèces menacées ou vulnérables est actuellement à l étude. Au Québec, sa présence a été notée dans le fleuve Saint-Laurent, la rivière des Outaouais et la rivière Richelieu, en aval de Chambly. Sa présence a été régulièrement notée en aval du barrage de Saint-Ours et il fraye dans les rapides de Chambly. Comme son congénère, le chevalier de rivière devrait bénéficier d une réduction de la contamination chimique dans les eaux de la plaine du Saint- Laurent, de l'aménagement de la passe migratoire de Saint-Ours pour rejoindre des milieux de reproduction de meilleure qualité dans les rapides de Chambly et de la création d un refuge faunique dans ces rapides. Bien que ne figurant pas sur la liste des espèces susceptibles d être désignées en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables, élaborée il y a près de 10 ans, d autres poissons présentent une situation jugée préoccupante, notamment par le CSEMDC. 4.2.1.3.11 Le dard de sable Le dard de sable est un petit percidé associé aux fonds sablonneux, des milieux de plus en plus rares dans les cours d eau envasés de la plaine du Saint-Laurent. Il est présent dans la rivière Richelieu. 4.2.1.3.12 Le méné d herbe Le méné d herbe est un petit cyprinidé associé aux petits cours d eau de la plaine du Saint- Laurent, des milieux de plus en plus perturbés par l activité agricole. 4.2.1.3.13 Le chevalier jaune Le chevalier jaune, une espèce rare au Canada mais historiquement présente dans plusieurs tributaires du fleuve Saint-Laurent (des Prairies, des Mille Îles, Châteauguay, Richelieu, Yamaska) serait, comme deux de ses congénères, en régression. 4.2.1.3.14 Le crayon d argent Le crayon d argent est un petit poisson dont la durée de vie est très brève (un an) et qui est très sensible à la turbidité. Des populations entières peuvent donc disparaître très rapidement, plus particulièrement dans les tributaires du fleuve fortement soumis à l érosion et au lessivage des sols. 4.2.1.3.15 Le potentiel de mise en valeur des espèces à situation précaire Même si certaines espèces sont en situation précaire, voire menacée, leur mise en valeur est envisageable et s inscrit dans l optique de préservation de la biodiversité et des habitats fauniques. Bien entendu, cette mise en valeur exclut toute forme d exploitation mais peut se faire en sensibilisant la population à cette problématique ainsi qu à ses causes par la protection de leurs habitats ainsi que par la tenue d activités à caractère éducatif et récréo-touristique. 4.2.1.4 Les espèces introduites Au moins 157 espèces végétales et animales ont été introduites dans le réseau Saint-Laurent- Grands Lacs depuis la colonisation européenne. Au moins 85 de celles-ci ont été répertoriées dans la portion québécoises du fleuve Saint-Laurent. Ces espèces ont été introduites délibérément, comme la carpe ou les salmonidés déjà mentionnés, ou accidentellement, par exemple via les eaux de ballast des navires. Plusieurs ont connu une lente progression et ont eu des ef-

115 fets peu perceptibles ou non observés sur les communautés aquatiques d origine. D autres par contre ont eu et ont toujours des effets importants. 4.2.1.4.1 La carpe Signalée pour la première fois à l extrémité ouest du lac Ontario en 1890, la carpe était déjà considérée comme un fléau dans le cours supérieur du fleuve Saint-Laurent dès 1911. On lui reproche de s approprier la place d espèces indigènes de plus grande valeur écologique et socioéconomique ainsi que, de par son comportement fouisseur, de détruire les herbiers littoraux et d y accroître la turbidité. (Voir aussi le point 4.1.1.13). 4.2.1.4.2 Les salmonidés non indigènes L introduction de salmonidés non indigènes dans les Grands Lacs a eu des retombées économiques importantes en favorisant la pratique de la pêche récréative. Elle s est par contre faite aux dépens d espèces natives dans ces lacs comme le touladi et la ouaouaniche. Comme nous l avons déjà mentionné, à long terme, ces poissons pourraient aussi avoir des effets négatifs pour le saumon atlantique, l omble chevalier et l omble de fontaine si leur dispersion devait s étendre aux rivières de la Gaspésie et de la Côte Nord (Voir aussi le point 4.2.1.1.9). 4.2.1.4.3 La moule zébrée Introduite en 1986 dans les Grands Lacs, par la vidange des eaux de ballast de navires, la moule zébrée a colonisé en moins de cinq ans une grande partie des bassins hydrographiques du réseau Saint-Laurent-Grands Lacs ainsi que des fleuves Mississipi et Hudson. Sa présence a été confirmée dans le fleuve Saint-Laurent en 1989 et dans la rivière Richelieu en 1996. Ses densités peuvent, sous certaines conditions, être très élevées (plus de 300 000 individus/m 2 ). Les problèmes qu elle engendre sont importants. Par exemple, elle peut colmater des canalisations, nuire au fonctionnement des vannes de barrages et accélérer la corrosion des coques de navires. Du point de vue écologique, l invasion de la moule zébrée a eu des effets dramatiques sur certains milieux aquatiques dans les Grands Lacs qui vont de la perte d habitats aux modification profondes du fonctionnement des écosystèmes, en passant par la disparition de plusieurs espèces de moules indigènes. Pour le moment, à l exception de certains sites de superficie restreinte (comme le canal de Soulanges), le fleuve Saint-Laurent et la rivière Richelieu ne constituent pas des milieux aussi favorables que les Grands Lacs. La moule zébrée ne s y développe pas en aussi grande abondance et ne devrait pas y provoquer des impacts aussi importants. Signalons qu elle dispose d un fort pouvoir d accumulation des contaminants (notamment des organochlorés), ce qui augmente le risque de bioaccumulation dans la chaîne alimentaire. Ses prédateurs locaux sont peu connus, mais des changements ont déjà été observés dans l alimentation de l esturgeon jaune du lac Saint-Louis, la moule zébrée (ou sa congénère la moule quagga) y occupant maintenant une place beaucoup plus importante. 4.2.1.4.4 Le gobie à taches noires Le gobie à taches noires, un petit poisson eurasien, a fait son apparition en Ontario, dans la rivière St-Clair, en 1990. Cinq ans plus tard, il était déjà présent dans au moins quatre des Grands Lacs. En 1997, sa capture était mentionnée pour la première fois dans le fleuve Saint- Laurent au voisinage de Québec. Sa présence a aussi été confirmée dans la partie ontarienne du lac Saint-François. Ce gobie est maintenant une des espèces benthiques les plus abondantes dans plusieurs Grands Lacs où il a pris la place de certaines espèces indigènes. Le gobie pourrait être contraignant pour le développement de la pêche sportive dans la RMM.

116 4.2.1.4.5 La tanche En octobre 1999, la présence au Québec de la tanche a été confirmée par l identification d un premier spécimen rapporté par un pêcheur commercial du Haut-Richelieu. Originaire de l Eurasie, ce cyprinidé n est présent au Canada que dans un réseau de quelques petits lacs du sud de la Colombie-Britannique où son introduction remonte à 1915. Au Québec, toutes les activités reliées à son transport vivant et à son élevage sont interdites. Les tanches de la rivière Richelieu proviennent d un lot de 30 petits spécimens importés d Allemagne en 1986 sur un vol transcontinental régulier et soumis à des essais d élevage dans une ferme aquicole. Ces essais se sont avérés infructueux. Libérée dans le milieu naturel au début des années 1990, la tanche doit maintenant être considérée comme naturalisée au Québec. Pour le moment, son aire de répartition paraît peu étendue et le processus de dispersion relativement lent. Par contre, la tanche se reproduit, son abondance est croissante et elle prospère bien dans ce secteur d eau lente riche en marais et herbiers. En une dizaine d années, elle a atteint des tailles maximales élevées et elle y présente un bon coefficient de condition. Ces indices de performance sont nettement supérieurs à ce qui a été observé dans les étangs d élevage d origine et sont comparables à ce qui est rapporté en Eurasie. La tanche est longévive, féconde, opportuniste, ubiquiste, adaptée aux conditions hivernales locales et très tolérante aux faibles concentrations en oxygène. Aucune barrière infranchissable ne l empêche de se disperser naturellement dans le réseau Richelieu-Champlain-Hudson-Saint-Laurent-Grands Lacs. Cette dispersion pourrait être accélérée ou étendue à d autres bassins par une intervention humaine (eaux de ballast, utilisation comme appât ou espèce d ornement). Son alimentation étant basée sur des organismes benthiques, la tanche pourrait nuire à certaines espèces indigènes, incluant, par exemple, la perchaude ou le chevalier cuivré. L examen des circonstances qui ont conduit à l implantation de la tanche révèle qu à diverses étapes du processus, celle-ci aurait pu être facilement évitée. 4.2.1.4.6 Les aspects réglementaires Susceptibles de provoquer des impacts écologiques et économiques majeurs, la très grande majorité des introductions d espèces ne devraient pas avoir lieu, qu elles soient accidentelles ou délibérées. Pour qu elles ne se répètent plus, la communication entre les organismes gouvernementaux responsables doit être accrue, les flous juridiques éliminés, la réglementation harmonisée, renforcée, mise en application rigoureusement et mieux diffusée à l ensemble de la population. 4.2.1.4.7 Les potentiels de mise en valeur Les espèces introduites nuisibles à la faune indigène peuvent présenter une opportunité de récolte non assujettie aux mêmes règles de pêche sportive ou commerciale qui visent la conservation de l'espèce et la répartition équitable de la récolte. Il serait donc intéressant d'étudier de plus près les opportunités afin de convertir ces nuisances en bénéfices. 4.2.2 La grande faune 4.2.2.1 La description La grande faune regroupe les grands mammifères qui sont l objet d une saison de chasse. Sur le territoire de la RMM, trois espèces forment ce groupe soit, le cerf de Virginie, l orignal et l ours noir.

117 4.2.2.2 Les traits distinctifs régionaux relatifs à ces espèces Le cerf de Virginie est le représentant de la grande faune le plus abondant à l intérieur des limites territoriales de la RMM. Toutefois, il se rencontre surtout en banlieue sud et nord. Une trop forte urbanisation, en son centre, n est pas propice au soutien d une population viable. Cependant, le territoire périphérique peut supporter une population de cerfs car les caractéristiques agro-forestières et les hivers très cléments conviennent bien à cette espèce. Le cerf occupe donc la plupart des petits boisés encore présents, disséminés en petits îlots sur ce territoire. L original, le plus gros représentant de la grande faune, se rencontre principalement au nord du territoire de la RMM. Ailleurs, une trop forte urbanisation et une agriculture trop agressive ne permettent pas le maintien d une population significative de ce cervidé. En fait, dès qu un individu est signalé, une équipe de la Direction de la Protection de la faune vient l immobiliser et le transporter vers des boisés de grande envergure situés hors des limites de la RMM car sa présence est une source d inquiétude pour les automobilistes. Enfin, l ours noir n est qu un visiteur occasionnel. Tout comme l orignal, sa préférence va aux grands espaces boisés. La trop forte urbanisation du territoire et la présence des grandes cultures agricoles ont fait disparaître son habitat et l ont chassé du territoire. 4.2.2.3 Les principaux aspects réglementaires Dans la majorité des villes constituant le territoire de la RMM, il y a des restrictions réglementaires relatives à la décharge d armes à feu à des fins de sécurité, ce qui a pour effet de limiter les

118 activités reliées à la chasse. Certaines municipalités interdisent même l arc et l arbalète. Dans le cas du cerf, cela mène à un accroissement de population et provoque une augmentation de la déprédation et des accidents routiers. Les limites du territoire de la RMM sont entièrement situées dans la zone de chasse 8. Dans cette zone, la récolte des cerfs de Virginie se fait en deux saisons. La première est réservée à l utilisation de l arc et s étend sur 23 jours en octobre. La seconde est d une durée de 16 jours en novembre et l on peut utiliser l arme à chargement par la bouche, l arc et l arbalète. La récolte touche tous les segments de la population soit, les mâles, les biches et les faons. Pour sa part, l orignal est chassé de la fin septembre à la fin octobre pour une durée totale de 23 jours. Cette chasse est exclusivement réservée aux archers qui peuvent récolter mâles, femelles et veaux. L ours noir fait l objet d une chasse printanière, du 15 mai au 30 juin. Le chasseur peut utiliser l arme à feu, l arc et l arbalète pour récolter les mâles, les femelles et les jeunes. 4.2.2.4 Les potentiels de mise en valeur Le cerf de Virginie est l espèce offrant le plus fort potentiel de mise en valeur de la grande faune. La densité, après chasse, est de l ordre de 6 cerfs/km 2 d habitat boisé. Cela correspond à la densité optimale fixée par le plan de gestion du cerf de Virginie qui débutera en 2002 et s étendra jusqu en 2008. Ce plan de gestion, élaboré par la Société en collaboration avec ses partenaires, vise à établir la population optimale du territoire et à la maintenir jusqu en 2008. La récolte annuelle moyenne (1999 et 2000) a été d environ 150 cerfs dans la couronne nord et 475 cerfs dans la couronne sud. Cette récolte offre aux chasseurs une activité de très bonne qualité et un fort taux de réussite (35-40 %). Nous pourrions augmenter la récolte et réduire sensiblement le nombre d accidents routiers si toutes les municipalités permettaient un prélèvement à l arc ou l arbalète. Ceci permettrait une valorisation optimale de l espèce et en réduirait les effets nuisibles. Afin de conserver une activité de chasse au cerf sur le territoire, nous devrons veiller à la conservation des espaces boisés présents et même favoriser tout projet visant à réunir entre eux le plus grand nombre de ces petits boisés trop souvent isolés et ne permettant pas une circulation sécuritaire des bêtes. La récolte de l orignal se situe à environ 7 individus par année et elle se fait dans la partie nord de la RMM. Lorsqu il est la cause d un accident routier, l orignal, par sa taille imposante, peut causer la mort et des dégâts matériels élevés. Sa présence sur le territoire n est donc pas tolérée. L ours a de tout temps soulevé l intérêt des humains. Encore aujourd hui, il demeure un animal mystérieux qui suscite à la fois la crainte, par sa réputation de force, et l amusement, par son allure débonnaire. D abord convoité et apprécié par les premiers habitants du continent pour sa fourrure, sa chair et sa graisse, l ours a, par la suite, été perçu comme un animal nuisible dont il fallait se débarrasser à tout prix. Avec le temps, cette réputation a fini par s ancrer si profondément dans l opinion publique qu encore aujourd hui, elle refait surface dès qu un ours s approche un peu trop près d une habitation. En 1999, un ours fut récolté à la chasse près de Sainte-Sophie, dans la partie nord de la RMM. Le potentiel de développement d activités reliées à la chasse ou à l observation de l ours est nul dû à l intolérance des gens à sa présence et à la perte de son habitat.

119 4.2.3 La petite faune 4.2.3.1 La description La petite faune regroupe le petit gibier dont font partie la perdrix grise, la bécasse d Amérique, la gélinotte huppée, le lapin à queue blanche et le lièvre d Amérique. On inclut aussi dans la petite faune les petits mammifères autres que les animaux à fourrure. Les autres espèces d avifaune, dont la sauvagine, les amphibiens et les reptiles seront traitées plus loin. 4.2.3.2 Les traits distinctifs régionaux relatifs aux espèces de petite faune Le territoire de la RMM abrite une petite faune diversifiée. La situation de cette région dans la partie méridionale du Québec où elle bénéficie d un climat plus clément, l omniprésence du fleuve Saint-Laurent et des grands tributaires et la variété de ses caractéristiques physiographiques offrent des conditions propices à l établissement d une petite faune riche et abondante. Certaines espèces issues d introductions, dont la perdrix grise, ont même pu s établir. Les principaux milieux favorables à la petite faune sur le territoire de la RMM sont les habitats bordant le fleuve, ses grands plans d eau (lac des Deux Montagnes, lac Saint-Louis, bassin de La Prairie) et ses principaux tributaires (rivières des Prairies et des Mille Îles, l Assomption, Châteauguay et Richelieu), les terres agricoles, les boisés de ferme et de banlieue, les parcs-nature régionaux, les espaces verts, etc. Plusieurs facteurs participent cependant à une faible reconnaissance de cette ressource : aucun territoire structuré en dehors des parcs (ex. : réserves fauniques), la privatisation complète des terres et des grands boisés, la faible mise en valeur des boisés privés à des fins fauniques, la fragmentation des habitats, une perception négative du territoire pour les activités consommatrices, l interdiction de chasse dans plusieurs municipalités et ce, de plus en plus en banlieue éloignée. De même, les programmes de réintroduction d espèces (comme le dindon sauvage) ou de soutien aux introductions ont tous été abandonnés faute de relève ou d intérêt. L absence de territoire structuré dans la région entraîne aussi une méconnaissance de la récolte de petit gibier ou de son potentiel. Pourtant un intérêt, encore modéré, s est manifesté à l égard des mesures d aménagement des boisés privés pour la faune (guides récents) ou à l égard des programmes de mise en valeur de la forêt privée (PPMV) ou d aménagement forestier suite au verglas. De même, la fréquentation des parcs-nature et des espaces verts et la popularité des randonnées en nature pour l observation et la détente connaissent une progression importante et devrait augmenter l intérêt vis-à-vis plusieurs espèces. Même si elle est méconnue, la petite faune est diversifiée et, dans certains milieux boisés ou en friche en bordure des terres agricoles, abondante. Aux lièvre d Amérique, lapin à queue blanche, écureuil, marmotte commune et chauve-souris, s ajoute toute une faune de petits mammifères (Tableau 16). Certaines espèces de petite faune peuvent contribuer aux dommages par déprédation lorsque trop abondantes (écureuil gris en milieu urbain, raton laveur en milieux urbain et périurbain, dommages aux cultures potagères par le lièvre ou le lapin, surabondance de marmottes en terres agricoles).

120 Tableau 16. Liste des dix espèces de micromammifères de la RMM. Groupe 3 Musaraignes (Soricidés) 2 Taupes (Talpidés) 3 Lemmings et campagnols (Cricétidés) 2 Souris sauteuses (Zaporidés) Espèce Grande musaraigne Musaraigne cendrée Musaraigne palustre Condylure étoilé Taupe à queue velue Campagnol à dos roux de Gapper Campagnol des champs Souris sylvestre Souris sauteuse des bois Souris sauteuse des champs Un éveil s est manifesté à l égard de ressources non-traditionnelles avec la présence d institutions comme le Biodôme consacrées aux sciences de la nature dans la RMM et de certaines initiatives vis-à-vis d espèces comme les chauve-souris (programme de nichoirs). 4.2.3.3 Les principaux aspects réglementaires Des restrictions importantes sont imposées par plusieurs villes au niveau de la décharge d armes à feu sur leur territoire à des fins de sécurité. Elles limitent de ce fait les activités avec prélèvement (chasse au petit gibier). Ceci peut aussi émousser l intérêt de certains propriétaires de boisés pour l aménagement de leur forêt pour la petite faune. L exploitation de la perdrix grise a dû être suspendue dans la zone 8 suite à divers rapports mentionnant le déclin des populations. Cette espèce, vulnérable aux conditions hivernales et au prélèvement massif, peut aussi être affectée par le changement de pratiques agricoles vers une agriculture homogène intensive (disparitions de bordures forestières et de boisés servant d abris, confinement des fumiers qui entraîne la disparition de sources de chaleur et de nourriture, disparition des séchoirs à maïs, etc.). Certains milieux présentant un bon potentiel pour le colletage du lièvre et du lapin sont exclus des zones d exploitation soit par leur proximité de zones urbanisées soit par méconnaissance du potentiel. Enfin, le coût des permis, la très forte proportion de terres privées, les lourdes réglementations concernant les armes à feu, l absence de mesures incitant l initiation des jeunes à la chasse au petit gibier ne permettent pas de développer une activité praticable à l échelle familiale et pourtant à portée en milieu périurbain ou périphérique. 4.2.3.4 Les potentiels de mise en valeur La communauté métropolitaine de bénéficie d un marché potentiel immense en termes de groupes, institutions, associations et individus intéressés dans la protection et la mise en valeur de milieux naturels. Le territoire présente aussi de multiples attraits pour développer la petite faune si des projets structurants comme la création de corridors verts entre les principaux boisés du territoire, d une ceinture verte à la limite de la plaine agricole ou la constitution de réserves fauniques consacrées à la petite faune étaient mis en branle pour contrebalancer les pertes d habitats, leur fragmentation ou leur faible accessibilité. Des investissements à cette fin pourraient aussi profiter à certaines municipalités qui y verraient une forme de développement local et viendraient contrer le recours aux restrictions concernant la chasse.

121 D autres initiatives visant à reconnaître les possibilités de développement de la petite faune seraient aussi profitables comme : les études de suivi de certaines populations, le soutien financier à des initiatives mettant à contribution les institutions de la RMM, et des mesures incitatives à la conservation des boisés de ferme ou de reconnaissance de producteurs forestiers à titre d'aménagistes de la petite faune (dégrèvements fonciers ou fiscaux). La production et une diffusion accrue des manuels, guides et brochures sur les aménagements fauniques concernant cette ressource sont aussi recommandées, particulièrement ceux précisant les mesures de soutien aux populations de petite faune (confection d abris et de réserves de nourriture). Une révision de la réglementation et des facteurs limitant la pratique, suite aux études de potentiel d exploitation de certaines espèces et des mesures favorisant la relève, est aussi toute indiquée pour développer la ressource et les retombées socio-économiques qui en découlent. Enfin, les efforts visant à préciser la situation des espèces susceptibles d être désignées menacées ou vulnérables doivent être accrus. L intérêt suscité par ces études doit être encouragé afin de soutenir l émergence de projets et d initiatives visant la conservation de certaines espèces de la petite faune (polatouches, micromammifères, chauve-souris, etc.). L expertise détenue au sein des grandes institutions montréalaises (universités, institutions scientifiques, sociétés) doit aussi être maintenue et même mise à contribution de façon plus importante. 4.2.4 Les animaux à fourrure 4.2.4.1 La description Le vocable d'animaux à fourrure désigne une vingtaine d espèces de mammifères dont on exploite la fourrure par l exercice du piégeage. Ces animaux sont regroupés en six groupes selon les dates permises pour leur capture. Les principales espèces rencontrées sur le territoire de la RMM sont : le rat musqué, le raton laveur, le castor, le vison d Amérique, la loutre de rivière, l ours noir, le coyote, la mouffette et le renard roux. Le lynx roux fait partie des animaux à fourrure mais il est présentement interdit de l exploiter car sa population est trop peu abondante. 4.2.4.2 Les traits distinctifs régionaux relatifs à ces espèces Le territoire de la RMM abrite une grande variété d animaux à fourrure. Par son climat, ses grands plans d eau et ses nombreux cours d eau, les espèces semi-aquatiques sont présentes en grand nombre sur le territoire de la RMM. En effet, les résultats de capture de rat musqué sont les plus élevés au Québec. Le castor se rencontre dans tous les milieux et fait l objet d une récolte importante, principalement les années où la fourrure a une forte valeur. Les milieux terrestres supportant de grandes terres agricoles et des espaces boisés sont l objet d une bonne récolte de raton laveur, de renard roux, de pékan et de coyote. 4.2.4.3 Les principaux aspects réglementaires Depuis 1984, la Société de la faune et des parcs du Québec fait la promotion de l activité de piégeage afin de faire reconnaître la légitimité de cette activité de prélèvement. Il est reconnu que les piégeurs ne prennent pas leur travail à la légère ni ne tendent leurs pièges au hasard. Ceux-ci observent des règles rigoureuses qui régissent les méthodes de piégeage, les saisons, les quotas de capture et l utilisation durable. Tous doivent suivre un cours de formation et détenir un permis de piégeage. L éducation permanente permet aux piégeurs d améliorer constamment leurs aptitudes et d échanger des techniques d installation de pièges. Ils collaborent, de

122 plus, avec la communauté scientifique et les groupes de protection des animaux en vue d établir la nouvelle norme canadienne de piégeage. Cette norme détermine les paramètres scientifiques qui améliorent les engins de piégeage, tout en tenant compte des préoccupations légitimes au sujet du bien-être des animaux et de la réalité du territoire de piégeage. À cet effet, notre Société participe à divers comités nationaux et internationaux portant notamment sur l élaboration de normes humanitaires sur les pièges, sur la recherche et le maintien du marché québécois de la fourrure. De plus, la Société de la faune et des parcs a mis en place, depuis mai 2001, un programme gouvernemental de certification des pièges qui prévoit l apposition d une marque particulière sur les pièges manufacturés. Cette marque est la garantie que ces pièges sont conformes aux normes prévues à l Accord sur les normes internationales de piégeage sans cruauté et qui entreront en vigueur à partir de l automne 2007. Seuls de tels pièges seront permis d utilisation pour les espèces concernées. L an 2000 a vu naître le début de la réforme de la gestion des animaux à fourrure et du piégeage au Québec. Afin d améliorer la gestion de la ressource, on a créé des unités de gestion des animaux à fourrure (UGAF) qui permettront de documenter de façon plus précise la récolte et sa localisation sur le territoire. La récolte est le principal indicateur de suivi des populations d animaux à fourrure et, pour certaines espèces, le seul. C est par l intermédiaire des commerçants de fourrure que sera maintenue la méthode de collecte de l information sur la récolte, c est-à-dire que l information transitera du trappeur au commerçant avant de parvenir au bureau de la Société. L information recueillie sera analysée par UGAF et les décisions de gestion (saison, quota etc.) seront prises sans affecter les UGAF voisines. Le territoire de la RMM supporte deux unités de gestion complètes : l UGAF 85 et l UGAF 86. De plus, la RMM partage l UGAF 25 avec Lanaudière, l UGAF 24 avec les Laurentides et les UGAF 83 et 84 avec la Montérégie. 4.2.4.4 Les potentiels de mise en valeur Le piégeage constitue la base de l'industrie de la fourrure dans le monde. La Société de la faune et des parcs du Québec se propose d'inciter l'ensemble des piégeurs à l'exploitation optimale des animaux à fourrure afin d en favoriser la vocation commerciale. Avec la venue des UGAF, la Société pourra fournir aux piégeurs des statistiques de récoltes, de pression de piégeage, de densité et un potentiel d'exploitation par espèce et par UGAF. Toutefois, la loi du marché se fait fortement sentir dans cette industrie. Lorsque le prix de la fourrure est élevé, le nombre de piégeurs tend à augmenter et inversement baisse avec une chute des prix. En connaissant mieux chacune des espèces pour une UGAF donnée, le piégeur pourra donc diriger ses efforts de capture sur les espèces abondantes et dont le prix de la fourrure lui convient. 4.2.5 L avifaune (autres que les espèces comprises dans la petite faune) 4.2.5.1 La description La RMM bénéficie d une diversité de milieux extrêmement favorable à l avifaune. La présence du Saint-Laurent et des lacs fluviaux, leurs nombreuses îles, la confluence de multiples cours d eau d importance, la présence du contrefort des Laurentides, sa situation géographique méridionale et sa position dans le corridor de migration de l Atlantique en font un milieu de prédilec-

123 tion pour la sauvagine en particulier, mais aussi pour les oiseaux de proie et de nombreuses autres espèces. Trois cent vingt-sept (327) espèces d avifaune sont observées dans l archipel de sur les 399 associées au Saint-Laurent et cette région vient au premier rang dans la richesse avifaunique des parcelles inventoriées dans l ensemble du fleuve. Environ 175 espèces sont considérées comme nicheuses. Quelque 20 espèces susceptibles d être désignées menacées ou vulnérables (en migration, pour la nidification ou comme visite occasionnelle) sont présentes sur ce territoire (dont le petit blongios, le pygargue à tête blanche, l épervier de Cooper, la buse à épaulettes, le faucon pèlerin, la sterne Caspienne, le pic à tête rouge, la pie-grièche migratrice, etc.). Enfin, l occurrence d observations d espèces accidentelles rapportées par le grand nombre d ornithologues présents dans la région s établit à une quarantaine d espèces. 4.2.5.2 Les traits distinctifs régionaux relatifs à ces espèces L ensemble des activités reliées à l avifaune sont présentes de façon importante dans cette région : conservation, protection, aménagement, gestion d habitats, mise en valeur, soutien aux populations, chasse, études scientifiques, baguage, observation et interprétation. Les grands plans d eau accueillent les regroupements spectaculaires de sauvagine en migration printanière et automnale. Soixante-et-une (61) aires de concentration d oiseaux aquatiques sont délimitées dans la région, mais ce nombre est restreint par la tenure privée des rives puisque 49 aires pourraient être désignées en incluant toutes les parcelles d inventaires rencontrant les conditions établissant les aires de concentration d oiseaux aquatiques selon la définition du Règlement sur les habitats fauniques. 131 La bernache du Canada et l oie des neiges y voient leurs effectifs en expansion dans la région particulièrement avec l augmentation des populations de bernaches dites résidentes dans le couloir fluvial et les basses terres du Richelieu et la progression du lac Saint-Pierre et du Richelieu comme halte migratoire de l oie des neiges. Les îles du Saint-Laurent et les plaines inondables de ses rives demeurent des lieux de prédilection pour la sauvagine nicheuse du sud du Québec. D importants efforts ont d ailleurs été consacrés à la protection et à l aménagement de certains de ces habitats au cours des dix dernières années avec des programmes comme le Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (dont découle le Plan conjoint des habitats de l Est) ou du Plan d action Saint-Laurent-Vision 2000 (Figure 49). De plus, d importantes aires libres de glace des sections rapides des cours d eau de la région sont des lieux de rassemblement de plusieurs espèces de sauvagine hivernante. Les activités consommatrices associées à cette ressource, qui figuraient parmi les plus importantes du Saint-Laurent jusque dans les années 1970, ont malheureusement subi un important recul. Les causes en sont multiples mais sont surtout attribuables à la désaffection des chasseurs de sauvagine, à la perte d accessibilité aux rives, aux législations municipales interdisant la décharge d armes à feu, à la clientèle vieillissante et à l absence de relève, de même qu à 131 Définition d «une aire de concentration d'oiseaux aquatiques»: un site constitué d'un marais, d'une plaine d'inondations dont les limites correspondent au niveau atteint par les plus hautes eaux selon une moyenne établie par une récurrence de 2 ans, d'une zone intertidale, d'un herbier aquatique ou d'une bande d'eau d'au plus 1 kilomètre de largeur à partir de la ligne des basses eaux, totalisant au moins 25 hectares, caractérisé par le fait qu'il est fréquenté par des oies, des bernaches ou des canards lors des périodes de nidification ou de migration et où l'on en dénombre au moins 50 par kilomètre de rivage ou 1,5 par hectare; lorsque les limites de la plaine d'inondations ne peuvent être ainsi établies, celles-ci correspondent à la ligne naturelle des hautes eaux».

124 l émergence d une foule d activités récréatives moins contraignantes en termes de législations, de permis et de coûts. Par contre, les activités non-consommatrices associées à cette ressource ont augmenté, l observation de la faune ailée s adjoignant un nombre sans cesse grandissant d adeptes. Des guides sur les meilleurs sites d observation d oiseaux de la région sont d ailleurs disponibles et plusieurs dizaines de groupes d ornithologues sont actifs dans la région. Des conflits d utilisation peuvent exister entre ces deux formes d utilisation bien que les sites aménagés peuvent accueillir ces deux formes d activités avec relativement peu de problèmes de gestion. De la même façon, des exemples d ententes existent dans la région permettant de concilier la pratique de la chasse à la sauvagine avec d autres activités de plein air en milieu périurbain. Par exemple, l entente de Longueuil régit la pratique de la chasse sur le bord du fleuve. De nombreuses autres espèces d avifaune bénéficient d une attention particulière dans la RMM. Les passereaux forestiers passionnent des dizaines de milliers d amateurs et certains sites de la région sont reconnus parmi les plus importants au Québec pour la variété d espèces présentes ou leur fréquentation par des espèces rares (le parc Summer-Hill du Mont Royal, le boisé de l île des Sœurs, le mont Rigaud, l Arboretum de Sainte-Anne-de-Bellevue, les rives de Longueuil, etc.). D importantes colonies du grand héron, du bihoreau gris et d autres oiseaux coloniaux comme la grande aigrette sont présentes dans la région. Six héronnières et deux colonies d oiseaux répondent aux définitions d habitats fauniques essentiels selon le Règlement sur les habitats fauniques. Certaines jouissent d un statut de protection (réserves nationales de faune, refuges fauniques instaurés ou en voie de l être) ou appartiennent à des organismes publics (Service canadien de la faune, Hydro-Québec, etc.). Plusieurs de ces habitats appartiennent cependant à des propriétaires privés et n ont pu bénéficier des efforts de sauvegarde d habitats des premiers plans d action de Saint-Laurent-Vision 2000, faute de temps, de ressources humaines ou financières. Plusieurs de ces habitats ont aussi été désertés par les colonies sous la conjonction de multiples facteurs : dérangement, changements de végétation, prédation, ou sous l effet de dynamiques propres aux populations de ces espèces. D autres espèces sont considérées indésirables mais sont aussi des indicatrices de conditions de l écosystème. Elles montrent des dynamiques perturbatrices de colonisation de sites ou des signes d expansion très agressive (colonies de cormorans déplaçant des héronnières ou colonies de goélands à bec cerclé). Elles sont présentes dans la région et représentent des défis pour la gestion de l avifaune. Les oiseaux de proie ou rapaces, des espèces très sensibles par leur position trophique, sont bien représentées dans la région. Certains sites d observation sont reconnus en fonction des différentes activités de ces oiseaux. Exemples : la Tour de la Bourse de où la nidification du faucon pèlerin est suivie par Webcam, le site d observation des rapaces en migration de Sainte-Anne-de-Bellevue, la tournée d observation de nuit des petits rapaces au Parc des Îlesde-Boucherville. Ces espèces peuvent bénéficier de programmes particuliers pour leur protection, notamment le statut d espèces menacées. Dans de tel cas, elles font l objet de plans de rétablissement à l échelle nord-américaine, canadienne ou québécoise, tel le faucon pèlerin, ou sont l objet de mesures de réhabilitation via le réseau de centres de réhabilitation affilié à l Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP), comme le Centre des rapaces du Collège Macdonald de l Université McGill, le Centre le Nichoir à Hudson, ou le Centre de réhabilitation des oiseaux blessés de la Montérégie, etc. D importantes équipes de chercheurs, de bénévoles et d observateurs présentes sur le territoire s intéressent à ces espèces qui offrent déjà de nombreuses possibilités de mise en valeur à des fins d éducation ou de sensibilisation à la faune.

125 Par ailleurs, plusieurs exemples de dommages causés par la faune viennent compléter le portrait de l avifaune à l échelle de la RMM, que ce soit en rapport avec le péril aviaire dans les aéroports, des cas de dommages aux résidences ou aux propriétés par le pigeon, la présence de dortoirs d oiseaux noirs sur des rues résidentielles ou de zones de rassemblement de goélands. Ces problématiques reflètent le caractère distinctif de cette région où de nombreux conflits d utilisation sont générés par la présence humaine et une ressource faunique importante. Elle façonne aussi lentement les termes pour la gestion d une faune urbaine et encourage le recours à des pistes de solutions originales. Dans l ensemble, la ressource avienne est peut-être la plus importante en termes de retombées économiques associées à la faune de la région avec celle de la pêche sportive. Le développement de l expertise et du milieu de la recherche ajoute aussi aux retombées positives associées à cette faune. 4.2.5.3 Les principaux aspects réglementaires La faiblesse des moyens légaux et réglementaires pour protéger, entre autres, d importants habitats humides a induit des pertes immenses au détriment de la sauvagine et des héronnières. Les plus importants sites de l avifaune dans la RMM demeurent associés au fleuve Saint- Laurent. Les efforts consentis par différents programmes d acquisition et d intendance auront été souvent les seules chances de protéger certains sites. Les populations de sauvagine demeurent cependant vulnérables aux grands phénomènes ou projets qui concernent les plans d eau de la région (réchauffement climatique et faibles niveaux d eau, besoins hydroélectriques, espèces exotiques et contamination, etc.). La privatisation des rives empêche aussi l application du Règlement sur les habitats fauniques concernant les aires de concentration d oiseaux aquatiques. Le phénomène de désaffection à l égard de la chasse prend ici plus d ampleur et toute mesure facilitant la pratique de l activité (allègements réglementaires, incitatifs pour la relève, accessibilité accrue à la ressource, ententes avec les municipalités) pourra y avoir d importantes répercussions positives. 4.2.5.4 Les potentiels de mise en valeur Le recours à des ententes ou des plans de gestion de la chasse sur les grands plans d eau avec les municipalités riveraines du Saint-Laurent autorisant sous certaines conditions la pratique de la chasse à la sauvagine permettrait de contrecarrer les effets négatifs du jugement de Beaconsfield (cause Beaconsfield vs Fédération québécoise de la faune) à l encontre du contrôle de la décharge d armes à feu sur les territoires municipalisés. La promotion de l entente intervenue avec Longueuil concernant la Promenade René-Lévesque devrait être effectuée et servir d exemple. Les efforts consentis dans le cadre des programmes du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (PNAGS) et du Plan d action Saint-Laurent-Vision 2000 au chapitre de la sauvegarde des milieux humides pour la sauvagine doivent être poursuivis et même enrichis puisque, à moins de mesures légales et réglementaires visant la protection d habitats s appliquant en terres privées, des pertes continueront d être subies au niveau des milieux humides de la région. Ce phénomène risque d ailleurs de s accentuer avec la plus faible hydraulicité du Saint-Laurent appréhendée avec le réchauffement climatique, les risques d inondation ne venant plus contrebalancer les pressions de développement urbain sur les rives.

126 Les regroupements spectaculaires de sauvagine en migration mériteraient d être mis en valeur avec l installation de kiosques d observation et la diffusion de «capsules» dans les grands médias afin d informer et de sensibiliser le grand public sur le «calendrier» de ces grands événements naturels. La faiblesse des activités de communication en région ne peut pas actuellement suffire à cette tâche. Le soutien des initiatives concernant le rétablissement et la réhabilitation des oiseaux rapaces doit être poursuivie et même accru puisqu il s agit d une ressource importante dans la RMM. Le site d observation et de comptage de la migration des rapaces à Sainte-Anne-de-Bellevue devrait aussi être mis en valeur au même titre que celui de Tadoussac, lequel a bénéficié du soutien financier de la Société de la faune et des parcs du Québec. Enfin, la présence de nombreuses espèces d avifaune susceptibles d être désignées menacées ou vulnérables sur le territoire de la RMM et la présence de plusieurs équipes de chercheurs dans les institutions de la région devraient se conjuguer pour faire avancer l état des connaissances sur la situation des espèces et amorcer dans plusieurs cas les mesures de rétablissement. Un soutien financier à ces recherches doit être considéré et diffusé. Les dommages causés par l avifaune en milieu urbain sont relativement nombreux et les mesures pour contrer la déprédation peuvent ne pas être adaptées à ce contexte. Le «Guide sur la prévention des dommages et le contrôle des animaux déprédateurs» devra être révisé et la formation des intervenants de la SPCA, du Berger Blanc et de «faune sauvage urbaine» doit être assurée. 4.2.6 Les amphibiens et reptiles 4.2.6.1 La description Dans la région métropolitaine de, 17 espèces d amphibiens et 13 espèces de reptiles sont présentes (Tableau 17). La situation méridionale de cette région par rapport à l ensemble du Québec y offre des conditions très favorables à une herpétofaune diversifiée dont la présence de 8 espèces susceptibles d être désignées menacées ou vulnérables (tortue géographique, tortue des bois, tortue mouchetée, couleuvre brune, couleuvre d eau, grenouille des marais, salamandre à quatre doigts, salamandre sombre du nord) ou déjà désignées menacées, dans le cas de la tortue-molle à épines, ou vulnérable, dans le cas de la rainette faux-grillon de l ouest. 4.2.6.2 Les traits distinctifs régionaux relatifs à ces espèces Plusieurs espèces doivent leur précarité à la fragmentation des habitats et aux pertes de milieux humides subies au cours des cinquante dernières années au profit de l urbanisation, de l industrialisation et de l intensification des activités agricoles. Les terres humides de faible superficie et situées plus à l intérieur des terres sont très affectées par le développement urbain et l intensification des pratiques agricoles. Ces milieux ne sont pas couverts ni répertoriés à l aide des grands programmes d inventaires aériens ou d autres qui touchent aux ressources fauniques plus traditionnelles.

127 Tableau 17. Liste des 30 espèces d'herpétofaune de la RMM. Amphibiens Reptiles Groupe Espèce Nombre Statut légal Salamandres 7 Necture tacheté Salamandre à deux lignes Salamandre à points bleus Salamandre à quatre doigts Salamandre maculée Salamandre rayée Salamandre sombre du nord Anoures 10 Crapaud d'amérique Grenouille des bois Grenouille des marais Grenouille du nord Grenouille léopard Grenouille verte Ouaouaron Rainette crucifère Rainette faux-grillon de l'ouest Rainette versicolore Couleuvres 7 Couleuvre à collier Couleuvre à ventre rouge Couleuvre brune Couleuvre d'eau Couleuvre rayée Couleuvre tachetée Couleuvre verte Tortues 6 Chélydre serpentine Tortue des bois Tortue géographique Tortue mouchetée Tortue peinte Tortue-molle à épines susceptible d être désignée susceptible d être désignée susceptible d être désignée vulnérable susceptible d être désignée susceptible d être désignée susceptible d être désignée susceptible d être désignée susceptible d être désignée menacée Grand total 30 1 menacée 1 vulnérable 8 susceptibles Une activité d exploitation relativement intense des espèces d amphibiens les plus communes comme la grenouille léopard, la grenouille verte et le ouaouaron a eu cours dans la région jusqu au début des années 1980, mais cette pratique s est éteinte depuis, avec les importations de grenouilles d élevage pour la table ou les laboratoires. Avec le constat du déclin mondial des amphibiens et des reptiles, cette exploitation ne pourrait plus être envisagée aujourd hui. Un autre trait marquant qui distingue la RMM au chapitre de cette ressource demeure la présence d institutions consacrées aux amphibiens et aux reptiles. Plusieurs institutions de recher-

128 che et d éducation s intéressent à ces espèces. Mentionnons la Société d histoire naturelle de la vallée du Saint-Laurent, l Écomusée de Sainte-Anne-de-Bellevue, le Musée Redpath de l université Mc Gill, le Biodôme, l Exotarium, etc., en plus, de nombreuses associations, notamment les sociétés d herpétologie. Un intérêt de la part des scientifiques s est manifesté à propos de ces espèces en déclin. Ainsi, des sorties d écoute de chants d anoures au printemps sont organisées à l Écomusée de Sainte-Anne-de-Bellevue, et des campagnes de suivi d amphibiens à l aide de routes d écoute ont permis de recruter plusieurs bénévoles pour tenter de déceler des tendances dans les populations. Ces initiatives doivent être soutenues au titre du développement régional de la faune. Plusieurs équipes de chercheurs sont d ailleurs actives et épaulent les activités de recherche et de rétablissement de la Société de la faune et des parcs au regard des espèces d herpétofaune en situation précaire dans la région. 4.2.6.3 Les principaux aspects réglementaires Aucune analyse ne suit le bilan établi concernant la vente de permis de chasse aux grenouilles tel que le permet la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune. Selon la Direction du développement et de l aménagement de la faune, très peu de droits de permis seraient acquittés à l échelle provinciale même si la capture de grenouilles à des fins alimentaires est toujours pratiquée sous une forme récréative. Plusieurs terrains dits «vacants» où sont confinées certaines espèces (ex. : la couleuvre brune, la rainette faux-grillon de l ouest) disparaissent faute de données ou de temps pour en permettre l évaluation. De plus, la tenure privée des terres empêche toute intervention directe pour protéger ces milieux. Le seul recours est l article 22 de la Loi sur la qualité de l environnement en vue de la protection des marais et marécages. L application de cet article n est toutefois possible que pour certains projets de plus grande envergure ou lorsque les administrations municipales sont conscientes de cette problématique. Autrement, ces terres humides de faible superficie ne sont même pas reconnues comme telles et passent sous le pic des constructeurs. La garde en captivité sans permis pour quelques espèces d herpétofaune peut aussi représenter une forme d exploitation qui augmentera avec l intérêt grandissant manifesté à l égard de cette faune. 4.2.6.4 Les potentiels de mise en valeur Les activités d observation de l herpétofaune et d écoute de chants d anoures en sont à leurs premiers balbutiements mais pourront connaître une croissance avec la sensibilisation et l information du public et surtout des clientèles scolaires. Quelques centres d interprétation sont spécialisés dans ce groupe d espèces et leur soutien dans le cadre des programmes de financement existants devrait permettre de maintenir cette mise en valeur. L élaboration de répertoires régionaux des habitats et des espèces de ce groupe de faune devrait permettre de reconnaître l ensemble des habitats à protéger et à mettre en valeur au profit de ces espèces.

129 4.3 Les sites présentant un intérêt faunique Une compilation des sites présentant des habitats et des espèces méritant de la conservation afin de préserver ou d'augmenter l'offre faunique est présentée au Tableau 18. Pour chaque site d'intérêt, une fiche descriptive est disponible. 132 Tableau 18. Sites d intérêt faunique de la RMM par MRC. MRC Beauharnois-Salaberry (625) Champlain (634) Roussillon (632) Laval (670) Thérèse-de-Blainville(673) Deux-Montagnes (671) Vaudreuil-Soulanges (628) Nom du site d'intérêt faunique 1 : Les bassins aménagés du canal de Beauharnois 2 : Pointes Hébert et Goyette 3. :Îles de la Paix (île à Tambault, île à Thomas et Grande-Île) 4. : Les îles et les milieux d'eaux vives du fleuve Saint-Laurent 1 : L'île Verte et la pointe le Marigot 2 : Les îlots, la digue et les herbiers de la Voie maritime 3 : Le tronçon aval de la rivière Saint-Jacques 4A : Le boisé de Longueuil 4B : Les boisés de Saint-Hubert 4C :Le boisé de Brossard 1 : Le tronçon amont de la rivière Saint-Jacques 2a. : Le boisé de Brossard-La Prairie 2b : Les boisés de La Prairie 3 : La digue et les îlots de la voie maritime et l'embouchure des rivières de la Tortue et Saint-Régis 4 : Les rapides de Lachine 5 : L'île Saint-Nicholas 6 : La plaine inondable de Kahnawake 7 : Le refuge faunique Marguerite-d'Youville 8 : Le ruisseau Saint-Jean 9 : Les îles de la Paix (île aux Plaines et île Plate) 10 : Pointe Goyette 1 : L'archipel du Mitan 2 : Les rapides de l'île de Pierre 3 : Les secteurs d'eau rapide de la pointe ouest de l'île Jésus,du Moulin et de l'île Saint-Jean 4 : Les milieux humides du parc de la rivière des Mille-Îles 5 : L'île Saint-Joseph 6 : Les rapides 1 : Les milieux humides de la rivière des Mille Îles 1 : L'embouchure des rivières du Chêne et du Chicot et les îles Yales, Arthur-Sauvé et Hector- Champagne 2 : Les rapides de l'embouchure de la rivière des Mille Îles 3 : La plaine inondable de Baie-du-Lac 4 : La Grande Baie d'oka et la rivière aux Serpents 5 : Les îles Pelées 1 : La baie Brazeau et le ruisseau à Charrette 2 : Le ruisseau Noir, la pointe à Raquette et la baie de Choisy 3 : La montagne de Rigaud 4 : Les milieux humides du lac des Deux Montagnes 5 : Les milieux humides de l'île Perrot 132 Cahier des Sites d'intérêt Faunique du Grand.

130 MRC Nom du site d'intérêt faunique 6 : Les îles Dowker et Madore 7 : Les îles et les zones d'eau vive du fleuve Saint-Laurent Les Moulins (674) 1 : Les zones d'eau calme de la rivière des Mille Îles 2 : Les zones d'eau vive de la rivière des Mille Îles 3 : Le ruisseau de Feu, la Coulée et la plaine de débordement de Lachenaie Lajemmerais (665) 1 : Les bois de Saint-Roch et de Tracy 2 : L'archipel de Contrecoeur 3 : Les îles de Verchères 4 : L'archipel de l'est 5 : L'archipel de l'île Sainte-Thérèse 6 : Les îles de Varennes 7 : La rivière aux Pins 8 : Les Grandes battures Tailhandier et les îles adjacentes 9A : Le bois de Verchères 9B : Les bois de Saint-Amable L'Assomption (676) 1 : Les îles de Verchères 2 : L'île Lebel 3 : L'archipel de l'île Saint-Laurent 4 : L'archipel de l'est 5 : L'île Bourdon et l'embouchure de la rivière L'Assomption 6 : Le ruisseau de Feu et la Coulée 7 : Les tourbières de Lanoraie et de Saint-Thomas D'Auray (678) 1 : Les tourbières de Lanoraie et de Saint-Thomas 2 : La batture de Lavaltrie Communauté Urbaine de (065) 1 : Le secteur est du lac des Deux Montagnes 2 : Les rapides de la partie supérieure de la rivière des Prairies 3 : Les îles Rochon, Boutin, Coco et Gagné 4 : Les rapides de l'île de Pierre 5 : Les îles Haynes et Bonfoin 6 : La batture de Pointe-aux-Trembles 7 : Les secteurs d'eau vive du fleuve Saint-Laurent 8 : Les parcs régionaux de l ex-cum 9 : Le mont Royal La Vallée-Du-Richelieu (635) 1a : Le boisé de Saint-Denis 1b : Le boisé de Saint-Charles 1c : Les boisés de Verchères 1d : Les boisés de Saint-Bruno et Carignan 1e : Les boisés de Chambly 2a : Le boisé de Brossard-Carignan 2b : Le boisé de Saint-Hubert et Saint-Bruno 3a : Les boisés de Mont-Saint-Hilaire 3b : Le mont Saint-Hilaire 4 : La baie au sud de l'île Sainte-Marie, les rapides et le bassin de Chambly Rouville (640) 1 : La baie au sud de l'île Sainte-Marie, les rapides et le bassin de Chambly Mirabel (672) 1 : La forêt de Hill Head 2 : La rivière du Nord 3 : L'aire d'inondation de Saint-Antoine

131 5. LES CONSTATS, LES ENJEUX ET LES STRATÉGIES DE DÉVELOPPEMENT 5.1 Les constats généraux La RMM comporte plusieurs particularités qui peuvent constituer des circonstances favorables ou des contraintes au développement économique et social associé aux ressources fauniques. Cette section les résume à tour de rôle tout en expliquant leur effet sur le potentiel de développement. 5.1.1 L organisation du territoire Le territoire de la RMM a l avantage de ne pas utiliser le centre des cours d eau comme limite, ce qui est le cas des limites administratives actuelles entre la Montérégie et, lesquelles divisent le fleuve et rendent sa gestion plus complexe. Le territoire terrestre de la RMM est essentiellement privé alors que ses grands plans d'eau sont publics, ouverts et accessibles à tous. Il n'y a pas de territoires fauniques structurés (réserves fauniques, ZEC, pourvoiries) où l'accès et la récolte peuvent être contrôlés, par des quotas par exemple. Cette situation rend beaucoup plus difficile la cueillette et la recherche d'informations reliées à l'exploitation de la faune. La tenure presque entièrement privée des terres et des rives des cours d eau engendre des problèmes d accès à la ressource. Les nombreuses infrastructures routières, de transport en commun et de pistes cyclables simplifient la logistique d organisation d excursions à des fins de contact avec la nature. La proximité des poissons, des oiseaux et des milieux naturels pourrait être mieux exploitée à l aide de services et d aménagements urbains mieux adaptés. 5.1.2 La démographie Le poids démographique de la RMM fait en sorte que le rapport bénéfices/coûts de tout investissement au développement est élevé en raison de la grande concentration de clientèle potentielle. La vague de «papy boomers» se fera sentir dès les prochaines dix années de façon plus accentuée dans la RMM que dans le reste du Québec à cause de son poids démographique, mais aussi en raison du vieillissement déjà plus accentué qu'ailleurs. La diminution des capacités physiques due au vieillissement est une des causes de l'abandon de la pratique d'activités fauniques traditionnelles, notamment la chasse. Cette génération de personnes retraitées aura une santé physique et financière meilleure que celle de leurs parents au même âge et elle constituera une nouvelle clientèle pour des activités fauniques non-traditionnelles moins exigeantes sur le plan physique, tels la pêche, les activités fauniques près du domicile ou l'écotourisme. De plus, ces baby-boomers seront bientôt plus disponibles qu'à présent pour participer à des organismes voués à la faune et pour organiser des activités fauniques éducatives, entre autres. L'ethnodiversité est une richesse de la RMM. À l exemple de la renommée gastronomique de, l apport de nouvelles traditions et perceptions touchant la faune et son utilisation présente des occasions d enrichir les relations qu ont les citoyens du Québec avec la ressource faunique. Par exemple, la récolte d espèces peu convoitées traditionnellement par les Québécois le sont par certaines communautés culturelles.

132 5.1.3 L économie Le marché du travail croissant observé dans la RMM permet un niveau de revenus qui favorise la participation à des activités associées à la faune. L'importante contribution de l'industrie touristique à l'économie régionale pourrait davantage favoriser le développement économique des activités reliées à la faune si, par exemple, les visiteurs de la RMM prolongeaient leur séjour dans la région par des forfaits comprenant des activités fauniques. Le fait que le Grand soit reconnu comme la capitale canadienne des télécommunications est favorable au développement des ressources informationnelles associées à la faune pour plusieurs raisons. Ces outils présentent des opportunités pour diffuser rapidement les connaissances sur la faune et l'information sur les activités fauniques au public à des fins touristiques, commerciales, éducatives, d'implication communautaire ou de marketing tout en fournissant des occasions pour la pratique d'activités fauniques indirectes auxquelles 78 % des résidents du Québec, soit 4,4 millions de personnes, ont participé en 1996. 133 La lutte à la pauvreté, surtout auprès des familles monoparentales et des jeunes, représente un défi dans la métropole. Les activités fauniques offrent des opportunités d améliorer la qualité de vie en termes de loisir, de santé, d alimentation, de prévention et de programmes de réinsertion. Le développement d'activités à vocation sociale présente aussi des possibilités d emploi autonome ou dans des entreprises réalisant de la formation, des excursions et/ou du prélèvement faunique. 5.1.4 La demande pour les activités fauniques 5.1.4.1 Les organismes voués à la faune Le nombre d'organismes reliés à la faune ou à la nature est élevé dans la RMM : ornithologues, entomologues, mycologues, botanistes, bénévoles, sociétés de protection, groupes de réhabilitation des animaux sauvages blessés, aquariophiles, chasseurs, pêcheurs, amateurs de plongée sous-marine, écologistes, naturalistes, etc. En plus, il existe un grand nombre d'institutions, d'agences et de maisons d'enseignement dont plusieurs s intéressent à la faune et à l'écologie, tels : la Biosphère, le Biodôme de, le Musée Redpath, l Insectarium, l Institut de recherche en biologie végétale, le Centre de Coopération Environnementale de l ALÉNA, le CE- GEP Vanier et les universités (de, du Québec à, Concordia, McGill, etc). 5.1.4.2 Les activités fauniques sans prélèvement La demande non-comblée pour les activités fauniques sans prélèvement, pratiquées près du domicile ou lors d'un déplacement (écotourisme), représenteraient possiblement jusqu'à 490 nouveaux emplois dans -Laval et 727 emplois en Montérégie. 133 ENVIRONNEMENT CANADA. Les activités reliées à la nature et les résidents du Québec dans L'importance de la nature pour les Canadiens : Rapport sommaire de l'enquête (1996)Environnement Canada - La Voie Verte Information mise à jour le : août 1999 [ en ligne]. [Réf. Du 1 avril 2002] - Disponible sur le site Internet. Accès http://www.ec.gc.ca/nature

133 5.1.4.3 La pêche sportive Déjà importante dans la RMM, la pratique de la pêche sportive pourrait être doublée par la demande non comblée. Présentement près de 10 % de la population de pêche annuellement, soit environ 150 000 pêcheurs. À Laval, 13 % de la population pêche. Ces pêcheurs représentent 18 % du million de pêcheurs au Québec. On estime que la demande pour la pêche sportive non-comblée dans les régions administratives de la RMM engendrerait 1 326 emplois additionnels dans -Laval,1 061 emplois additionnels en Montérégie et 1 378 emplois dans Laurentides-Lanaudière (section 3.3.2.3.8 La valeur économique de l'intérêt à combler). Cependant, des déficits en termes de services et d infrastructures pour la pratique d activités fauniques traditionnelles, notamment l accès aux services de location d embarcation et l accès physique à l eau soit, des descentes à pied aménagées soit, des rampes abordables de mises à l eau d embarcations, limitent le développement de la pêche sportive. 5.1.4.4 La chasse La demande non-comblée pour la chasse dans les régions chevauchant la RMM représenterait environ 200 emplois additionnels pour le Québec. 5.1.5 Les habitats fauniques 5.1.5.1 La dépollution et la restauration Les investissements considérables des gouvernements, des citoyens et des industries, depuis plus de 20 ans, à la protection et à l'aménagement des grands plans d'eau de la RMM portent fruit quant à la qualité de l'eau et la comestibilité des poissons pêchés, ainsi qu'aux habitats protégés et favorisent ainsi le développement régional associé aux ressources fauniques. 5.1.5.2 Les statuts éphémères de protection Les rares forêts matures, reliques de l'agriculture anciennes ou des domaines religieux, sont vouées à être converties en zones résidentielles "du Boisé", "de l'érablière" ou en "parcs" industriels. Le fait de reléguer les zones écologiques naturelles comme terrains vacants et vagues dans les schémas d'aménagement et la stérilité des parcs de quartier réduisent les occasions de développement d activités fauniques. Même les parcs régionaux, municipaux ou nationaux à vocation de conservation perdent du terrain aux mains de développeurs de terrains résidentiels et de terrains de golf. Ce problème risque de réduire la pratique actuelle d'activités fauniques et d'empêcher son développement futur. 5.1.5.3 L habitat urbain Il existe un créneau favorable pour la création d'une industrie du génie faunique au Québec, dont le mandat serait du "design" pour enrichir la coexistence de l'habitat humain et faunique en milieu urbain. A l exemple de certains pays d Europe, tels les Pays-Bas qui marient la nature et le milieu urbain depuis plus de 50 ans, le développement de cette industrie au Québec pourrait diminuer le coût des dommages reliés à la faune, stimuler des emplois directs et générer des emplois durables tributaires des produits fauniques retrouvés.

134 5.1.6 La faune 5.1.6.1 La grande diversité d espèces animales La variété incomparable d'espèces qu'on retrouve dans l archipel d Hochelaga résulte de son hydrographie importante et complexe et de son climat des plus clément. Ainsi, la RMM offre une foule d'opportunités pour des activités fauniques sans prélèvement, que ce soit près du domicile, en excursion ou en voyage. 5.1.6.2 Les populations animales abondantes Les niveaux de populations de plusieurs espèces sauvages sont élevés dans la RMM et ne limitent pas le développement des activités fauniques traditionnelles. Il y a une abondance d'espèces de poissons d'intérêt pour la pêche sportive et commerciale, dont plusieurs populations sont sous-exploitées, sont considérées comme nuisance ou sont ensemencées. L'abondance de cerfs atteint des niveaux élevés records dans les régions chevauchant la RMM, au point de causer des dommages aux cultures et de poser des risques pour la sécurité routière. Les populations d'animaux à fourrure de la RMM sont dans quelques cas abondantes au point d entraîner des dommages aux citoyens et aux agriculteurs. 5.1.6.3 La déprédation L aménagement traditionnel des espaces urbains, les codes de construction de bâtiments nonadaptés, l'absence de prédateurs et les contraintes à la récolte exacerbent les problèmes causés à la qualité de vie des gens ainsi que les coûts engendrés par la faune au point d en faire une nuisance plutôt qu une ressource. Les animaux sauvages pour lesquels on peut exprimer des nuisances significatives pour les humains ne sont pas des ressources fauniques. 134 5.1.7 RMM : Région ressource en clientèle Malgré le fait que les taux de participation des ais et des Lavallois à la chasse et à la pêche soient inférieurs à ceux du Québec, ces deux régions administratives de la RMM servent de bassin de clientèle non-négligeable pour les autres régions du Québec. Cette connaissance sur la provenance des clients permet de mieux cibler tout effort de développement. 5.1.7.1 La clientèle de pêche Plus des deux tiers des jours de pêche réalisés par les ais et les Lavallois sont réalisés ailleurs que dans leur propre région administrative 135. Les ais et les Lavallois, à eux seuls, composent environ un tiers des pêcheurs qui fréquentent les régions des Laurentides et de Lanaudière, 15 à 20 % des pêcheurs qui fréquentent les régions administratives de la Mauricie, de l'estrie, de l'outaouais, du Nord du Québec, de la Montérégie et 10 % des pêcheurs qui fréquentent le Bas Saint-Laurent, le Saguenay-Lac Saint-Jean, l Abitibi-Témiscamingue, Chaudière-Appalaches, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et la région administrative de la Capitale Nationale. Les pêcheurs résidents de et de Laval représentent 15,2 % des pêcheurs de saumon au Québec. 134 Adapté et traduit de: GILES, Robert H., Jr. 1990. A New Focus for Wildlife Resource Managers. Journal of Forestry, Vol. 88(3):21-26. 135 Ceci est un peu normal compte tenu que l'île Jésus et l'île de n'ont pas de plans d'eau intérieurs d'importance pour la pêche, qu'elles constituent les plus petites régions administratives du Québec et que toutes leurs limites administratives se situent dans l'eau.

135 5.1.7.2 La clientèle de chasse On estime à environ 54 000 le nombre de chasseurs résidant dans les régions administratives de et de Laval. 136 Près de 58 000 chasseurs habitent en Montérégie. Les Laurentides en comptent 36 000 alors que Lanaudière abrite environ 18 000 137 chasseurs. Des estimés préliminaires révèlent que les résidents de et de Laval constituent, à eux seuls, environ 35 % des personnes qui chassent dans la région des Laurentides, 25 % des chasseurs dans la région de la Capitale Nationale, 20 % des chasseurs dans l'outaouais, 17 % des chasseurs dans l'estrie, 13 % dans la Montérégie et le Bas Saint-Laurent et 11 % en Abitibi- Témiscamingue. 5.2 Les enjeux régionaux critiques au développement liées aux ressources fauniques Les enjeux qui suivent constituent les grands défis que la RMM devra relever au cours des prochaines années afin de maintenir la qualité de sa faune, favoriser les activités qui lui sont reliées et profiter de ses retombées économiques. La RMM devra : Enjeu 1 Enjeu 2 Enjeu 3 Enjeu 4 Enjeu 5 Enjeu 6 Enjeu 7 Enjeu 8 Enjeu 9 obtenir de la part de la Commission mixte internationale (CMI) une gestion des débits du Saint-Laurent compatible avec les besoins de la faune et de ses utilisateurs; augmenter la superficie des aires protégées (habitats fauniques, parcs, refuges fauniques, réserves écologiques); informer plus efficacement les diverses communautés culturelles sur la présence de la faune et sur les activités récréatives qui peuvent être pratiqués; conserver les marais, les marécages et les plaines inondables qui subsistent car leur superficie a été réduite de 80 % depuis 60 ans; conserver le peu de boisés qui restent sur son territoire et favoriser la liaison entre eux, par reboisement, afin de créer des corridors forestiers; augmenter l'accessibilité aux plans d eau et à la ressource faunique; rendre son agriculture de moindre impact sur la qualité de l'eau des cours d'eau et sur la bande de protection riveraine; harmoniser la réglementation municipale dans le but de ne pas restreindre la pratique de la chasse là où elle peut se pratiquer de façon sécuritaire; assurer la sauvegarde des espèces rares et menacées présentes sur le territoire et améliorer leur situation; 136 Les données de et Laval ne sont pas statistiquement fiables lorsqu elles sont considérées séparément 137 Chiffre à considérer avec prudence en raison de sa faible fiabilité statistique

136 5.3 Les stratégies et les projets de développement faunique suggérés Dans le but d orienter les efforts de création d emplois reliés à la faune sur le territoire de la RMM, voici les stratégies de développement privilégiées dans cette démarche compte tenu des constats et des potentiels de la région. À chacune des stratégies sont associés des projets qui ont été regroupés selon les secteurs d activité suivants : chasse, pêche, piégeage, écotourisme, habitat (conservation, restauration) et éducation (sensibilisation, vulgarisation). Ces projets devront être définis et réalisés par les partenaires. Cette liste de projets, ou idées de projets, n est pas limitative ni exhaustive et les partenaires pourront à leur convenance en réaliser d autres en autant qu ils se développent selon les potentiels fauniques exprimés (Tableau 19). Tableau 19. Les stratégies de développement et les projets qui leur sont associés, par secteur d activité. Stratégie de développement 1. Faciliter la pratique des activités reliées à la faune afin de maintenir la demande actuelle et retrouver la clientèle perdue en rendant les produits fauniques plus accessibles 2. Faire connaître et valoriser les produits fauniques afin qu ils soient utilisés dans un objectif de développement durable et qu ils permettent le maximum de retombées économiques 3. Contrôler la déprédation afin de réduire les impacts négatifs et leurs coûts; convertir la déprédation en retombées positives par des activ i- tés de contrôle, de recherche, d éducation et de loisirs 4. Mettre en œuvre des mesures de conservation et de restauration des espèces et de leur habitat afin de contribuer à l économie régionale par la création d emploi et par l amélioration de l offre faunique Secteur d activité Chasse Pêche Piégeage Chasse Pêche Écotourisme Éducation Déprédation Habitat N 0, projet 1.1 Mettre sur pied une Centrale d informations sur l offre de chasse en terres privées 1.2 Régler les contraintes à la chasse reliées aux restrictions municipales sur l usage des armes de chasse en milieu urbain et périurbain 1.3 Augmenter le nombre d accès à la pêche dans la RMM 1.4 Construction d un stationnement pour permettre la pêche d hiver à l Île Charron 1.5 Améliorer l offre des services facilitant la pratique de la pêche sportive 1.6 Régler les conflits concernant la pratique du piégeage en milieu périurbain 2.1 Valoriser la peau du cerf de Virginie par le travail artisanal 2.2 Initier le processus de création d aires fauniques communautaires au bassin de Chambly, au lac Saint-Louis et au lac des Deux Montagnes 2.3 Promouvoir la capture familiale et la consommation d écrevisses 2.4 Promouvoir les espèces de poissons sauvages pêchées commercialement au Québec et vendues dans les poissonneries 2.5 Développer des circuits écotouristiques autour de phénomènes biologiques (ex. : écoute des anoures, fraye de poissons) 2.6 Passe à poissons et centre d interprétation de l alose savoureuse au parc de l île de la Visitation 2.7 Développer des festivals à thématique faunique 2.8 Circuit de l histoire naturelle et humaine de la RMM 2.9 Augmenter le niveau de connaissances des résidents sur la faune qui les entoure 2.10 Création d emblèmes floral et faunique régionaux 2.11 Publier des atlas fauniques régionaux pour les besoins de la RMM et du public en général 3.1 Mise sur pied de projets visant la réduction des problèmes causés par la faune en milieu urbain et par la déprédation en milieu agricole 3.2 Conclure des ententes de contrôle du castor en milieu urbain avec les municipalités et les propriétaires terriens 4.1 Valoriser les fossés agricoles pour la production de poissons-appâts et pour la chasse et le piégeage 4.2 Établissement de corridors verts 4.3 Exposition d œuvres d art présentant en scènes les habitats fauniques 4.4 Contrer la perte des boisés privés 4.5 Passe à poissons : installer et favoriser l exploitation touristique des passes à poissons 4.6 Créer une fiducie foncière régionale pour l acquisition d habitats fauniques 4.7 Inclure aux schémas d aménagement de la RMM, l offre existante, les potentiels fauniques et les moyens pour les développer 4.8 Acquisition de terres afin de protéger les habitats des espèces menacées 4.9 Favoriser la création de nouveaux parcs régionaux : exemple : la rivière Saint-Jacques

137 Stratégie de développement 5. Développer de nouveaux produits fauniques afin de diversifier l offre au-delà des produits et activ i- tés traditionnelles de consommation Secteur d activité Chasse Pêche N 0, projet 4.10 Utiliser un concept de «faune en ville» par l implantation d aménagements fauniques et récréotouristiques dans le bassin du ruisseau de Feu et dans d autres projets de développement de la municipalité de Terrebonne. 5.1 Augmenter le nombre d espèces chassées en tant que petit gibier 5.2 Défi annuel de pêche sportive aux espèces trophées de poissons inusités et de taille trophée autour de 5.3 Rédaction d un livre culinaire sur le gibier et les poissons du Québec 6. Recruter de nouveaux types de clients au-delà des clientèles cibles traditionnelles 7. Développer des activités et des produits contribuant à l économie sociale Écotourisme Pêche Éducation 5.4 Mettre sur pied une centrale d observation de la nature au Québec, sur Internet 5.5 Développer des attraits et services destinés à la clientèle internationale 5.6 Observation du poisson en plongée 5.7 Favoriser la recherche sur l utilisation historique de la faune sur diverses parties du territoire 5.8 Établir des stations virtuelles d observation de la migration de la faune 5.9 Mettre en valeur les chauve-souris 5.10 Mettre en valeur les papillons 6.1 Créer des circuits de pêche pour les caravanes 6.2 Amener davantage de retraités à la pêche sportive 6.3 Rechercher et encourager l expression d autres valeurs culturelles associées à la faune 6.4 Attirer davantage la gent féminine aux activités de chasse et de pêche 6.5 Parcs Nature et régionaux : ajouter le volet pêche 7.1 Prévention de la délinquance chez les jeunes défavorisés ou en difficulté à l aide d activités de recherches fauniques, d aménagement d habitats 7.2 Favoriser la réinsertion sociale par la pêche sportive 5.4 Mise en œuvre, suivi et évaluation du plan Ce document fait le point sur l état actuel de la ressource faunique sur le territoire de la RMM. Les contraintes et les potentiels de développement ont été évalués à la lumière des dernières connaissances. Les grands enjeux que la RMM devra relever au cours des prochaines années afin de maintenir la qualité de sa faune ont été identifiés. Par la suite, des stratégies de développement ont été définies afin d orienter les efforts de concertation avec les partenaires. Finalement, nous avons identifié pour chaque stratégie de développement des projets, ou parfois des idées de projets, afin de rendre plus concrètes les actions qui restent à poser. La prochaine étape consiste à présenter ce plan de développement à tous nos partenaires et préparer avec eux le plan d action qui précisera la contribution de chacun, les moyens requis et le calendrier de réalisation.

139 6. LA STRUCTURE D ACCUEIL Des éléments du Plan de développement régional associé aux ressources fauniques de la Région métropolitaine de ont peut-être retenu votre attention comme intervenant économique ou à titre de promoteur à la recherche de produits et de services originaux, complémentaires ou plus diversifiés. De manière à mieux vous accompagner dans l élaboration de projets associés au PDRRF, la Société a mis en place une structure d accueil régionale. Si vous souhaitez davantage d informations au sujet du PDRRF de la RMM, la Société de la faune et des parcs du Québec vous invite à communiquer avec le coordonnateur régional des programmes d aide aux partenaires qui est habilité à vous renseigner : Société de la faune et des parcs du Québec 201, place Charles-LeMoyne 2 e étage Longueuil (Québec) J4K 2T5 Téléphone : (450) 928-7607, poste 300 Télécopieur : (450) 928-7625 Si vous souhaitez obtenir des informations concernant les PDRRF des autres régions du Québec, la Société vous invite à consulter le site internet de la Société de la faune et des parcs du Québec à l adresse suivante : http://www.fapaq.gouv.qc.ca/. Outre les synthèses régionales, vous y retrouverez les noms et les coordonnées des personnes à contacter selon les régions.

141 REMERCIEMENTS Le projet du Plan de développement régional associé aux ressources fauniques de la Région Métropolitaine de n aurait pu voir le jour sans l expertise et la contribution d un certain nombre de personnes et d organismes. Nous tenons à exprimer toute notre gratitude à : la Direction de la Protection de la Faune de et de la Montérégie de la Société de la Faune et des Parcs du Québec, notamment à Réal Coulombe, Gilbert Vincent, Henri Guillemette, Claude Henry, Denis Rajotte, Réjean Rioux, Robert Sauvé, Yvan Labonté; le Service des communications du ministère de l Environnement du Québec, Direction régionale de la Montérégie : Robert Rubénovitch; les membres du Groupe-Faune de -Montérégie: Christian Auclair du Groupement forestier du Haut-Yamaska, Gaétan Bachand de l Union des producteurs agricoles, Gilles Bourdon de la Fédération québécoise de la faune, François Chapados de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique, Benoît Gélineau de la Pourvoirie au diable vert, Alain Lebrun de l association des trappeurs de, Laval, Montérégie et Pierre Latraverse de la Fédération québécoise de la faune.

143 ANNEXES ANNEXE 1 LES MUNICIPALITÉS, LES MRC ET LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES DE LA RÉGION MÉTROLITAINE DE MONTRÉAL

144 Région administrative MRC Municipalité Désignation Population Superficie Lanaudière L'Assomption Charlemagne Ville 5904 1.946 Lanaudière L'Assomption L'Assomption Ville 16024 100.09 Lanaudière L'Assomption Le Gardeur Ville 18057 44 Lanaudière L'Assomption L'Épiphanie Ville 4237 2.46 Lanaudière L'Assomption Repentigny Ville 56126 24.42 Lanaudière L'Assomption Saint-Sulpice Paroisse 3473 36.997 Lanaudière Les Moulins La Plaine Ville 16493 39.7 Lanaudière Les Moulins Lachenaie Ville 21564 42.609 Lanaudière Les Moulins Mascouche Ville 29386 107.95 Lanaudière Les Moulins Terrebonne Ville 44276 73.135 Laurentides Deux-Montagnes Deux-Montagnes Ville 17295 5.815 Laurentides Deux-Montagnes Oka Municipalité 4268 67.21 Laurentides Deux-Montagnes Pointe-Calumet Municipalité 5938 4.89 Laurentides Deux-Montagnes Sainte-Marthe-sur-le-Lac Ville 8667 9.01 Laurentides Deux-Montagnes Saint-Eustache Ville 41536 70.605 Laurentides Deux-Montagnes Saint-Joseph-du-Lac Municipalité 5076 40.81 Laurentides Deux-Montagnes Saint-Placide Municipalité 1542 41.95 Laurentides Thérèse-De Blainville Blainville Ville 34047 54.62 Laurentides Thérèse-De Blainville Boisbriand Ville 26851 26.43 Laurentides Thérèse-De Blainville Bois-des-Filion Ville 7659 4.32 Laurentides Thérèse-De Blainville Lorraine Ville 9560 5.98 Laurentides Thérèse-De Blainville Rosemère Ville 13609 10.35 Laurentides Thérèse-De Blainville Sainte-Anne-des-Plaines Ville 13178 92.22 Laurentides Thérèse-De Blainville Sainte-Thérèse Ville 24305 8.62 Laval Laval Laval 345527 245.4 Montérégie Beauharnois- Beauharnois Ville 6554 40.19 Montérégie Salaberry Beauharnois- Maple Grove Ville 2618 8.57 Montérégie Salaberry Beauharnois- Melocheville Village 2585 24.292 Montérégie Salaberry Champlain Brossard Ville 66123 44.772 Montérégie Champlain Greenfield Park Ville 17481 4.58 Montérégie Champlain LeMoyne Ville 5226 0.95 Montérégie Champlain Longueuil Ville 130473 42.764 Montérégie Champlain Saint-Hubert Ville 78747 63.206 Montérégie Champlain Saint-Lambert Ville 21342 6.428 Montérégie La Vallée-du- Beloeil Ville 19819 24 Montérégie Richelieu La Vallée-du- Carignan Ville 5886 62.39 Montérégie Richelieu La Vallée-du- Chambly Ville 20651 25.01 Montérégie Richelieu La Vallée-du- McMasterville Municipalité 4046 3 Montérégie Richelieu La Vallée-du- Mont-Saint-Hilaire Ville 13961 38.964 Montérégie Richelieu La Vallée-du- Otterburn Park Ville 7995 5.2 Montérégie Richelieu La Vallée-du- Saint-Basile-le-Grand Ville 12738 34.82 Montérégie Richelieu La Vallée-du- Saint-Bruno-de-Montarville Ville 24525 41.89 Montérégie Richelieu Lajemmerais Boucherville Ville 36958 69.33 Montérégie Lajemmerais Calixa-Lavallée Paroisse 477 32.42 Montérégie Lajemmerais Contrecoeur Ville 5288 61.56 Montérégie Lajemmerais Saint-Amable Municipalité 7680 38.04

145 Région administrative MRC Municipalité Désignation Population Superficie Montérégie Lajemmerais Sainte-Julie Ville 26770 47.78 Montérégie Lajemmerais Varennes Ville 20634 93.96 Montérégie Lajemmerais Verchères Municipalité 4957 72.77 Montérégie Roussillon Candiac Ville 12576 16.401 Montérégie Roussillon Châteauguay Ville 42237 35.37 Montérégie Roussillon Delson Ville 7233 7.301 Montérégie Roussillon La Prairie Ville 18880 43.529 Montérégie Roussillon Léry Ville 2372 10.98 Montérégie Roussillon Mercier Ville 9834 45.89 Montérégie Roussillon Saint-Constant Ville 23027 57.04 Montérégie Roussillon Sainte-Catherine Ville 15634 9.06 Montérégie Roussillon Saint-Mathieu Municipalité 1980 32.27 Montérégie Roussillon Saint-Philippe Municipalité 3791 61.659 Montérégie Rouville Richelieu Ville 4959 29.75 Montérégie Rouville Saint-Mathias-sur-Richelieu Municipalité 4260 48.22 Montérégie Vaudreuil- Hudson Ville 4678 21.62 Montérégie Soulanges Vaudreuil- Les Cèdres Municipalité 5405 78.31 Montérégie Soulanges Vaudreuil- L'Île-Cadieux Ville 119 0.62 Montérégie Soulanges Vaudreuil- L'Île-Perrot Ville 9513 4.86 Montérégie Soulanges Vaudreuil- Notre-Dame-de-l'Île-Perrot Municipalité 8086 28.14 Montérégie Soulanges Vaudreuil- Pincourt Ville 9966 8.36 Montérégie Soulanges Vaudreuil- Pointe-des-Cascades Village 992 2.66 Montérégie Soulanges Vaudreuil- Terrasse-Vaudreuil Municipalité 2023 1.08 Montérégie Soulanges Vaudreuil- Vaudreuil-Dorion Ville 19507 73.18 Montérégie Soulanges Vaudreuil- Vaudreuil-sur-le-Lac Village 918 1.73 Soulanges Anjou Ville 37915 13.53 Baie-d'Urfé Ville 3728 6.7 Beaconsfield Ville 19028 10.64 Côte-Saint-Luc Cité 28940 7.351 Dollard-des-Ormeaux Ville 48398 15.2 Dorval Cité 17320 20.64 Hampstead Ville 6661 1.76 Kirkland Ville 19838 10.28 Lachine Ville 40077 19.46 LaSalle Ville 73457 16.42 L'Île-Bizard Ville 14022 22.68 L'Île-Dorval Ville 2 0.18 Ville 1037205 176.739 -Est Ville 3373 12.36 -Nord Ville 82355 11.03 -Ouest Ville 5174 1.63 Mont-Royal Ville 18293 7.43 Outremont Ville 21839 3.67 Pierrefonds Ville 54852 24.47 Pointe-Claire Ville 29049 19.16 Roxboro Ville 5715 2.07

146 Région administrative MRC Municipalité Désignation Population Superficie Sainte-Anne-de-Bellevue Ville 5228 15.11 Sainte-Geneviève Ville 3276 1.24 Saint-Laurent Ville 76345 46.28 Saint-Léonard Ville 72344 13.63 Senneville Village 897 7.84 Verdun Ville 60598 12.3 Westmount Ville 20153 3.96

147 ANNEXE 2 LA LISTE DE 252 ORGANISMES SANS BUT LUCRATIF ET NON GOUVERNEMENTAUX RÉALISANT DES ACTIVITÉS FAUNIQUES ET ENVIRONNEMENTALES

148 Intérêt Entomologie Agriculture Associations de Chasse et Pêche Associations écologiques de bassin versant Nom de l organisme 138 Association des entomologistes amateurs du Québec inc. Insectarium de - Ville de Club Consersol Vert Cher Comité consultatif agricole de la MRC de Champlain Coopérative de gestion des engrais organiques de Lanaudière - ferme Quinn; La Fondation RHA, Reconstruire harmonieusement l'agriculture Mouvement pour l'agriculture biologique Région métropolitaine inc. Projets pour une agriculture écologique Collège MacDonald Association Chasse et Pêche des employés de la ville de Laval Association chasse et pêche Les Riverains Association de pêche Roussillon Association des chasseurs et pêcheurs de Ste-Marie inc. Chasseurs et pêcheurs sportifs du sud-ouest de ; Les Moucheurs du Métropolitaine inc.; Les Pêcheurs et chasseurs sportifs du lac Saint-Louis inc. Comité de pollution de la rivière des Hurons Comité pour la réhabilitation de la rivière Châteauguay - CRRC Comité pour la réhabilitation de la rivière Châteauguay - CRRC Corporation de l'aménagement de la rivière l'assomption Société de conservation et d'aménagement du bassin de la rivière Châteauguay Siège social Saint-Bruno-de-Montarville Joliette Notre-Dame-de-l'Île-Perrôt Sainte-Anne-de-Bellevue Sainte-Sophie Chambly Verdun Sainte-Catherine Lachine Saint-Mathias-sur-Rich Châteauguay Ormstown Joliette Sainte-Martine Biodôme Biodôme de Botanistes amateurs Centres de réhabilitation de la faune Clubs d'ornithologues amateurs Fédération des associations pour la protection de l environnement des lacs Groupes environnementaux divers Flora Québeca Institut de recherche en biologie végétale Centre de réhabilitation des oiseaux blessés de la Montérégie - CROB Centre de Réhabilitation des Oiseaux de Proie - CROP inc. Nichoir; Le Association des amateurs d'hirondelles du Québec Association québécoise des groupes d'ornithologues - A.Q.G.O. Club d'observateurs d'oiseaux de Laval Club d'ornithologie d'ahuntsic Club d'ornithologie de Longueuil Club des ornithologues de Châteauguay G.R.E.B.E. inc. Province of Quebec Society for the Protection of Birds - PQSPB/SQPO Société d ornithologie de Lanaudière; La Association de protection de l environnement du lac des Journalistes Association des propriétaires du lac Sugarloaf Fédération des associations pour la protection de l environnement des ACEF-EST DE MONTRÉAL Action pour la solidarité, l équité, l'environnement et le développement Action-rebuts, la coalition montréalaise pour une gestion écologique des Ale Sec Allo-Stop Mont-Saint-Hilaire Hudson Heights Dorval Laval Longueuil Châteauguay Sainte-Élisabeth Mont-Royal Mont-Royal Pointe-Claire 138 Ce tableau a été crée d après un carnet d adresses interne à la DAF 6-13-16 et est loin d être parfait ou complet. Il se veut une liste de partenaires potentiels, fort probablement éligibles à des programmes d aide quelconques. Il est espéré que ce tableau permet de constater simplement un ordre de grandeur de l implication des citoyens et des organisations dans des mouvements écologiques à la RMM.

149 Intérêt Groupes environnementaux divers (suite) Nom de l organisme 138 Amants de la Bayonne (Les) Ami-e-s de la Terre de (Les) Amis de la montagne (Les) Association Brossard-Vert Association des biologistes du Québec - ABQ Association des citoyens d'otterburn Parc pour un environnement sain Association des écologistes du Québec Association des résidents de Candiac Association des résidents des îles Association du développement durable Association pour l'arboretum Morgan Association pour la Conservation du Boisé Papineau - ACBP Association pour la prévention de la contamination de l'air et du sol Association Québec-solaire Association québécoise de la qualité Association québécoise de vérification environnementale - AQVE Association québécoise pour l'évaluation d'impacts Association québécoise pour la maîtrise de l'énergie Brigade verte Centre d'analyse des politiques énergétiques Centre d'écologie urbaine - société de dév. comm. de Mtl Centre d'interprétation sur la diversité biologique du Québec Centre de conservation de la faune ailée Centre de conservation de la nature du mont Saint-Hilaire (Acronyme : Centre de la Montagne Centre de récupération et recyclage de linge du grand Centre écologique Fernand Séguin Centre Hélios Centre interdisciplinaire de recherche et d'éducation - CIRADEM Centre local d'écologie des Basses-Laurentides CLE Châteauguay Environment Committee Citoyen -(nes) pour des alternatives aux pesticides (Les) Coalition Décontamination Mercier Coalition pour Grande-Baleine Coalition pour les alternatives aux pesticides Coalition Verte / Green Coalition Comité Baie James Comité consultatif en environnement de Saint-Joseph-du-Lac Comité d'action des citoyens de Verdun Comité d'action et de concertation en environnement - CACE, collège Comité d'action et de protection de la Sablière Comité d'embellissement et d'orientations environnementales de la Ville Comité d'environnement de Maple-Grove Comité d'environnement de Saint-Philippe Inc Comité de citoyens de Notre-Dame-de-Grâce Ouest - NDG Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Comité de l'environnement de Varennes Comité de l'environnement, École secondaire Louis-P. Paré Siège social Saint-Cléophas-de-Bra Brossard Otterburn Park Candiac LaSalle Sainte-Anne-de-Bellev Laval Anjou Anjou Saint-Amable Mont-Saint-Hilaire Saint-Hubert Châteauguay Saint-Eustache Châteauguay Baie-d'Urfé Châteauguay Chambly Pierrefonds Saint-Joseph-du-Lac Verdun Sainte-Marthe-sur-le-L Chambly Maple Grove Saint-Philippe Beloeil Varennes Châteauguay

150 Intérêt Groupes environnementaux divers (suite) Nom de l organisme 138 Comité de la Mise en Valeur de la Vallée du Richelieu Comité de Longueuil pour l'environnement - CLÉ Comité de protection du Mont Saint-Bruno inc. Comité de récupération et recyclage du Plateau Mille End Comité de vigilance environnementale de l'est de Comité des citoyens Octave-Crémazie Éco Quartier Octave-Crémazie Comité des citoyens pour l'assainissement des eaux de Contrecoeur Comité des priorités environnementales de Bellechasse Comité d étude sur le développement de l Île Saint-Joseph Comité environnement Île-Bizard Comité environnemental de Beaconsfield - BEC Comité pour la protection du patrimoine Île des Soeurs Comité Vert Commando des planteux Commission permanente de l'environnement Communauto Compagnie musicale - LA NEF; La Conseil régional de l'environnement de la Montérégie - CREM Conseil régional de l'environnement de Laval Conseil Régional de l'environnement de - CRE Conservation de la nature Coopérative d'information et de recherche écologiste du Québec - Corporation de l'étincelle Coupe Sol-Air Canadienne Destination Conservation Détour-Nature international Éco-Action Éco-initiatives (NDG) Éco-Nature (Parc de la rivière des Mille-Îles) Éco-Quartier Côte-des-Neiges Éco-quartier Darlington Service d'aide juive Éco-Quartier Laurier/De Lorimier Comité logement du Plateau Éco-Quartier Longue-Pointe Éco-Quartier Villeray - Patro le Prévost Éco-quartier- Ministère de l'environnement Ecol"O"vie Inc. École alternative L'ENVOL École secondaire Saint-Paul de Varennes Équipe du véhicule solaire Éclipse II Équiterre Fédération des coopératives d'habitation - FECHIM Fiducie foncière du marais d'alderbrooke fondation Laviolette; La Fondation Québec-Labrador Fondation québécoise en environnement Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets Gardiens de l'environnement québécois inc. Groupe de recherche et d'analyse en gestion de l'environnement Siège social Beloeil Longueuil Saint-Bruno-de-Montar Contrecoeur Saint-Lazare Laval L'Île-Bizard Verdun Longueuil Châteauguay Saint-Eustache Beloeil Laval Beaconsfield Laval Saint-Hubert Laval Varennes Saint-Lambert Anjou

151 Intérêt Groupes environnementaux divers (suite) Nom de l organisme 138 Groupe de travail sur les pesticides Groupe en recherche urbaine - GRU Groupe environnemental EdEn Collège Marianopolis Groupe Mésanges Groupe Nature et Patrimoine Groupe pour éliminer l'ambrosia Groupe Prime-Vert GPV Groupement écologique Maisonneuve - Collège de Maisonneuve GUEPE - Parc nature du bois de Liesse Héritage Laurentien Héritage Héritage Saint-Bernard inc. Interaction Pointe-Claire Intervention environnementale Joujouthèque; La Jour de la Terre - Québec KETOS - Groupe de recherche et d'éducation sur les cétacés inc. Ligue intermunicipale pour l'environnement et la nature - LIEN Lumière sur l'énergie McGill University mouvement Action-découverte; Le Mouvement d'écologie VERTIGE du cégep de Saint-Laurent Mouvement d'intervention en environnement de Lachine - MIEL Mouvement écologique du Comté de Richelieu inc. Mouvement écologique du Haut-Richelieu - MERH Mouvement écologique et alternatif de l'uqam - MEAUQAM Mouvement pour l'instauration de la réglementation de l'électricité au Muséobus Nature-Action Beloeil/Saint-Hilaire Nature-Action Boucherville inc. Nature-Action Québec NAQ Opération «Protection de l'avenir» Opération Vert 2000 Option consommateurs P.E.E. VERT - projet étudiant Parcs naturels du Québec Parrainage civique de Chomedey Laval; Le Préservation environnement Pierrefonds Programme d'action globale pour l'environnement de la terre - PAGE Projet Rescousse Protection du milieu naturel Laurentien Re-Sources Deux-Montagnes Récupération Marronniers inc. Récupération Montérégie Récupération Saint-Isidore d'auckland Récupération-Énergie R.P. inc. Regroupement pour la surveillance du nucléaire Regroupement V.I.E. Siège social Westmount Otterburn Park Laval Longueuil Pierrefonds LaSalle Châteauguay Pointe-Claire Sainte-Thérèse Carignan Châteauguay Saint-Laurent Lachine Contrecoeur Saint-Jean-sur-Richelie Otterburn Park Beloeil Boucherville Saint-Bruno-de-Montar Terrebonne Longueuil Saint-Hubert Laval Pierrefonds Verdun Deux-Montagnes Saint-Laurent Saint-Bruno-de-Montar Saint-Isidore Contrecoeur

152 Intérêt Groupes environnementaux divers (suite) Horticulture Nom de l organisme 138 Regroupement vert de Sainte-Geneviève-de-Berthier; Le Réseau québécois des groupes écologistes Ressourcerie (La) Sentier urbain (Le) Services d'information "Vent du Nord" Société d'animation de la promenade Bellerive Société d'écologie de Rosemère inc. Société d'horticulture et d'écologie de Lachine Société d'initiative et de conservation du Bas-Richelieu Société de biologie de Société de développement environnemental de Rosemont - SODER Société de verdissement du Montreal Métropolitain Société des amis du Biodôme de Société pour vaincre la pollution - SVP (La) Société zoologique de Society to overcome pollution - S.T.O.P. Station de recherche des Îles Mingan TANDEM - Sud-Ouest Théâtre L Ollonois Transport 2000 Québec Trivert Troupe Luni-Vert Amis du Jardin botanique (Les) Centre d'écologie et d'horticulture de Deux-Montagnes Fédération des sociétés d'horticulture et d'écologie du Québec - FSHEQ Société Art et Jardin du Québec Société d'horticulture et d'écologie de Boucherville Société d'horticulture et d'écologie de Varennes Société d'horticulture et d'écologie du Nord de Société d'horticulture et d'écologie Saint-Rémi Terre en Ville Siège social Sainte-Geneviève Rosemère Lachine Sainte-Anne-de-Bellev Saint-Lambert Laval Verdun Saint-Eustache Laval Boucherville Varennes Saint-Rémi Mycologie Cercle des Mycologues de Inc. Enseignement Organismes de contrôle animalier ou déprédation Organismes de promotion du cyclisme Organismes en droit environnemental Organismes pour jeunes Association québécoise pour la promotion de l'éducation relative à l environnement Biosphère Cercles des jeunes naturalistes C.J.N. (Les) Écomusée de Saint-Constant Exhibitions scientifiques Nomad (Les) Société d'analyse et d'intervention pour le développement des sciences Société d'histoire naturelle de la vallée du Saint-Laurent Société éducative pour la diffusion de l'information sur l'eau - SEDIE Berger Blanc inc. (Le) Society for the prevention of cruelty to animals - SPCA Vélo-Québec Centre de recherche et d'information en droit de l'environnement - Action Jeunesse Roussillon ENJEU Environnement Jeunesse Saint-Constant Sainte-Anne-de-Bellev Saint-Constant

153 Intérêt Universités ou Cégeps Zones d'intervention Prioritaires du SLV2000 Centres d observation de la faune Nom de l organisme 138 Enviro-Jeunes Jeunes au travail de CAPVIE Association des étudiants en biologie de l'université de Association étudiante de l'université Concordia Groupe d'études et de recherche sur le management de l'écologie et Groupe de recherche appliquée en macro-écologie - GRAME Groupe de recherche en éthique environnementale - GRAIGE McGill University Université de Université du Québec à Comité des parcs des rapides inc. Comité ZIP de l'est de Comité ZIP des Seigneuries Comité ZIP Jacques-Cartier Comité Zip Ville-Marie Écomusée Fondation Fauna Société zoologique de Granby inc. Siège social Saint-Hubert Laval Sainte-Anne-de-Bellev LaSalle Joliette Sainte-Anne-de-Bellev Carignan Granby

155 ANNEXE 3 LES POISSONS DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL

156 NOM SCIENTIFIQUE 139 NOM FRANÇAIS NOM ANGLAIS PETROMYZONTIDAE LAMPROIES LAMPREYS Ichthyomyzon fossor Lamproie du nord Northern brook lamprey Ichthyomyzon unicuspis Lamproie argentée silver lamprey Lampetra appendix Lamproie de l'est American brook lamprey A Petromyzon marinus Lamproie marine sea lamprey ACIPENSERIDAE ESTURGEONS STURGEONS Acipenser fulvescens Esturgeon jaune lake sturgeon A, S Acipenser oxyrhynchus Esturgeon noir Atlantic sturgeon LEPISOSTEIDAE LÉPISOSTÉS GARS Lepisosteus osseus Lépisosté osseux longnose gar AMIIDAE AMIES BOWFINS Amia calva poisson-castor Bowfin HIODONTIDAE LAQUAICHES MOONEYES Hiodon tergisus Laquaiche argentée Mooneye ANGUILLIDAE ANGUILLES EELS C Anguilla rostrata anguille d'amérique American eel CLUPEIDAE HARENGS HERRINGS AD Alosa pseudoharengus Gaspareau Alewife A, S Alosa sapidissima alose savoureuse American shad Dsm, R Dorosoma cepedianum alose à gésier gizzard shad CYPRINIDAE CARPES ET MÉNÉS CARPS AND MINNOWS I, R Carassius auratus Carassin Goldfish Cyprinella spiloptera méné bleu spotfin shiner I Cyprinus carpio Carpe common carp Exoglossum maxillingua bec-de-lièvre cutlips minnow Hybognathus regius méné d'argent eastern silvery minnow Luxilus cornutus méné à nageoires rouges common shiner Margariscus margarita mulet perlé pearl dace Notemigonus crysoleucas méné jaune golden shiner Notropis atherinoides Méné émeraude emerald shiner Notropis bifrenatus Méné d'herbe Bridle shiner 139 A Espèce anadrome AD ASD C Di Ds Dsm E I M Md MDS MSd R Smd TR S Espèce anadrome ou dulcicole Espèce anadrome, d'eau saumâtre ou dulcicole Epèce catadrome Espèce disparue des eaux du Québec Espèce dulcicole, occasionnellement d'eau saumâtre Espèce dulcicole, souvent d eau saumâtre, occasionnellement marine Espèce endémique, dont la répartition géographique mondiale est restreinte au Québec Espèce introduite, non indigène au Québec Espèce menacée Espèce marine, occasionnellement dulcicole Espèce marine, d'eau saumâtre ou dulcicole Espèce marine, d'eau saumâtre, occasionnellement dulcicole Espèce rare Espèce d'eau saumâtre, souvent marine, occasionnellement dulcicole Espèce très rare Espèce susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable

157 NOM SCIENTIFIQUE 139 NOM FRANÇAIS NOM ANGLAIS Notropis heterodon Menton noir Blackchin shiner Notropis heterolepis Museau noir Blacknose shiner Notropis hudsonius Queue à tache noire Spottail shiner Notropis rubellus tête rose Rosyface shiner Notropis stramineus Méné paille sand shiner Notropis volucellus Méné pâle Mimic shiner Phoxinus eos Ventre rouge du nord Northern redbelly dace Pimephales notatus Ventre-pourri Bluntnose minnow Pimephales promelas tête-de-boule Fathead minnow Rhinichthys atratulus Naseux noir Blacknose dace Rhinichthys cataractae Naseux des rapides Longnose dace Semotilus atromaculatus Mulet à cornes Creek chub Semotilus corporalis Ouitouche Fallfish CATOSTOMIDAE CATOSTOMES SUCKERS Carpiodes cyprinus Couette Quillback Catostomus catostomus Meunier rouge Longnose sucker Catostomus commersoni Meunier noir White sucker Moxostoma anisurum Chevalier blanc Silver redhorse R, S Moxostoma carinatum Chevalier de rivière river redhorse E, M, R Moxostoma hubbsi Chevalier cuivré Copper redhorse Moxostoma macrolepidotum Chevalier rouge Shorthead redhorse Moxostoma valenciennesi Chevalier jaune Greater redhorse ICTALURIDAE BARBOTTES ET BARBUES NORTH AMERICAN CATFISHES Ameiurus nebulosus Barbotte brune Brown bullhead Ictalurus punctatus Barbue de rivière Channel catfish Noturus flavus Barbotte des rapides Stonecat R Noturus gyrinus chat-fou brun Tadpole madtom ESOCIDAE BROCHETS PIKES Esox americanus americanus Brochet d'amérique Redfin pickerel R, S Esox americanus ermiculatus Brochet vermiculé Grass pickerel Ds Esox lucius Grand brochet Northern pike Esox masquinongy Maskinongé Muskellunge UMBRIDAE UMBRES MUDMINNOW Umbra limi Umbre de vase central mudminnow OSMERIDAE ÉPERLANS SMELTS AD Osmerus mordax Éperlan arc-en-ciel rainbow smelt SALMONIDAE SAUMONS, TRUITES, OMBLES ET CORÉGONES AD Coregonus clupeaformis Grand corégone lake whitefish I Oncorhynchus kisutch Saumon coho coho salmon AD, I Oncorhynchus mykiss Truite arc-en-ciel rainbow trout SALMONS, TROUTS, CHARRS AND WHITEFISHES AD, I Oncorhynchus tshawytscha Saumon chinook chinook salmon AD Salmo salar Saumon atlantique Atlantic salmon AD, I Salmo trutta Truite brune brown trout AD Salvelinus fontinalis Omble de fontaine brook charr AD Salvelinus namaycush Touladi lake trout PERCOPSIDAE OMISCOS TROUT-PERCHES Percopsis omiscomaycus Omisco trout-perch

158 NOM SCIENTIFIQUE 139 NOM FRANÇAIS NOM ANGLAIS GADIDAE MORUES CODS Ds Lota lota Lotte Burbot CYPRINODONTIDAE CYPRINODONTES KILLIFISHES Fundulus diaphanus Fondule barré banded killifish ATHERINIDAE POISSONS D'ARGENT SILVERSIDES Labidesthes sicculus Crayon d'argent brook silverside GASTEROSTEIDAE ÉPINOCHES STICKLEBACK Ds Culaea inconstans Épinoche à cinq épines brook stickleback ASD Gasterosteus aculeatus Épinoche à trois épines Threespine stickleback COTTIDAE CHABOTS SCULPINS Cottus bairdi Chabot tacheté mottled sculpin Cottus cognatus Chabot visqueux slimy sculpin PERCICHTHYIDAE BARS WHITE BASSES ASD Morone americana Baret white perch Morone chrysops Bar blanc white bass A, R, S Morone saxatilis Bar rayé striped bass CENTRARCHIDAE ACHIGANS ET CRAPETS BLACKBASSES AND SUNFISHES Ambloplites rupestris Crapet de roche rock bass Lepomis gibbosus Crapet-soleil Pumpkinseed R Lepomis macrochirus Crapet arlequin Bluegill R Lepomis megalotis Crapet à longues oreilles longear sunfish Micropterus dolomieu Achigan à petite bouche Smallmouth bass Micropterus salmoides Achigan à grande bouche Largemouth bass Pomoxis nigromaculatus Marigane noire black crappie PERCIDAE PERCHES ET DARDS PERCHES AND DARTERS TR, S Etheostoma caeruleum Dard arc-en-ciel rainbow darter Etheostoma exile Dard à ventre jaune Iowa darter Etheostoma flabellare Dard barré fantail darter Etheostoma nigrum raseux-de-terre noir johnny darter Etheostoma olmstedi raseux-de-terre gris tessellated darter Perca flavescens Perchaude yellow perch Percina caprodes fouille-roche zébré Logperch S Percina copelandi fouille-roche gris channel darter Stizostedion canadense doré noir Sauger Stizostedion vitreum doré jaune Walleye SCIAENIDAE TAMBOURS DRUMS Aplodinotus grunniens Malachigan Freshwater drum