REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE Union Discipline Travail Ministère de l Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Institut National Polytechnique Félix HOUPHOUET-BOIGNY Ecole Supérieure d Agronomie (ESA) MISE EN PLACE D UN PROGRAMME DE MASTER INNOVANT EN SCIENCES AGRONOMIQUES A l INPHB Yamoussoukro RAPPORT PROVISOIRE Experts : M. Kama BERTE, Ph.D, Enseignant-chercheur ESA/INPHB Yamoussoukro M. Noufou COULIBALY, Ph.D, Enseignant-chercheur ESA/INPHB Yamoussoukro Mlle SIA Florence, Mlle SAKO Nadouba Elève Ingénieure agronome, ESA/INPHB, Yamoussoukro Economiste. Décembre 2014
Table des Matières Résumé... 7 Introduction... 8 I -L APPROCHE METHODOLOGIQUE DE L ETUDE... 10 1.1. L étape préparatoire... 10 1.2. La collecte et l analyse des données... 10 1.2.1. La revue documentaire... 10 1.2.2. Le recueil de données sur le terrain... 10 1.2.3. La rédaction du projet... 11 1.2.4. La validation du rapport... 11 1.2.5. La finalisation du projet... 11 PREMIERE PARTIE : ETUDE DIAGNOSTIQUE, EN VUE DE LA MISE EN ŒUVRE DU MASTER INNOVANT... 12 I- CONTENU DU PROJET DE CREATION DE MASTER S... 13 1.1. Justification... 13 1.1.1. Justification... 13 1.1.2. Conception du projet... 14 1.2. Zones et bénéficiaires du projet... 14 1.2.1. Zones du projet... 14 1.2.2. Les Bénéficiaires... 14 1.3. Etat des lieux de la formation agricole en côte d ivoire... 14 1.3.1. Historique de la formation agricole... 14 1.3.2. Formation professionnelle... 15 1.3.3. Encadrement... 17 1.4. Bilan de la formation et de l encadrement agricole... 18 1.5. Le genre dans la formation agricole en côte d ivoire et responsabilité... 20 1.5.1. Au niveau de l enseignement primaire... 20 1.5.2. Au niveau de l enseignement secondaire... 21 1.5.3. Au niveau de l enseignement supérieur... 21 1.5.4. Au niveau professionnel... 22 1.6. Genre et emploi... 24 1.6.1. Emploi selon la branche d activités... 24 1.6.2. Emploi selon le secteur institutionnel... 25 1.6.3. Emploi selon la situation dans la profession... 26 1.6.4. Situation des jeunes et des femmes sur le marché du travail... 27 1.7. Genre et chômage... 29 1.8. Mise en place du master innovant... 32 1.8.1. Problématique du secteur agricole et défis... 32 1.8.2. Priorités et programmes d investissement agricole... 34 1.8.3. Identification des besoins de formation... 35 1.8.4. Identification de la spécialité du master innovant... 42 1.8.5. Identification des faiblesses des cadres... 47 Conclusion partielle... 48 1
DEUXIEME PARTIE : DISPOSITIF DE FORMATION... 49 II - INGENIERIE DE LA FORMATION... 50 2.1. Identification des besoins de formation... 50 2.2. Infrastructure... 50 2.3. Equipement de formation... 51 2.4. Plan de formation... 51 2.4.1. Sélection des apprenants... 51 2.4.2. Sélection et formation des formateurs aux métiers agricoles... 52 2.4.3. Conduite des formations... 52 2.4.4. Elaboration du Programme de formation... 56 2.4.5. Etapes et chronogramme de mise en œuvre du programme... 64 2.5. Analyse d impact... 65 2.6. Stratégie de consolidation de ce programme de formation... 66 2.6.1. Condition d amélioration de l approche genre... 66 2.6.2. Condition d amélioration de l adéquation formation emploi... 66 2.6.3. Condition d amélioration de la collaboration scientifique... 66 2.7. Cadre logique... 67 Conclusion générale... 71 2
Sigles et Abréviation AFD AGEPE ANADER APE APVA BAC BEP BEPC BP BT BTS C2D CAP CCCA CEDEAO CENAPEC CEPE CFA CFR CIDT CMR CNCMA CP CT CTA DD DEA DEFPA DESS DEUG DG : Agence Française de Développement : Agence d Etudes et de Promotion de l Emploi : Agence Nationale d Appui au Développement Rural : Accords de Partenariat Economique : Assistant des Productions Végétales et Animales : Baccalauréat : Brevet d Etudes Professionnelles : Brevet Elémentaire du Premier Cycle : Brevet Professionnel : Brevet de Technicien : Brevet de Technicien Supérieur : Contrat de Désendettement et de Développement : Certificat d Aptitude Professionnelle : Centre de Coordination et de Coopération Agricole : Communauté Economique Des Etats de l Afrique de l Ouest : Centre National pour la Promotion des Entreprises Coopératives : Certificat d Etude Primaire Elémentaire : Communauté Financière Africaine : Centre de Formation Rural : Compagnie Ivoirienne de Développement du Textile : Centre des Métiers Ruraux : Centre National de la Coopération et de la Mutualité Agricole : Comité Pédagogique : Cours Théorique : Collège Technique d Agriculture : Directeur Départemental : Diplôme d Etudes Approfondies : Direction de l Enseignement et de la Formation Professionnelle Agricole : Diplôme d Etudes Supérieures Spécialisées : Diplôme d Etudes Universitaires Générales : Directeur Général 3
DMC DOPA DOPAC DPROPA DR DSRP DUT ECTS ECU ENSA ENSTP ESA FAUAM FSAUAC IAB INFPA INP-HB INSET ITA LMD MESRS MIC MIIND MINAGRI MINEF MIRAH MPVA : Direction de la Mutualité et de la Coopération : Direction des Organisations Professionnelles Agricoles : Direction des Organisations Professionnelles Agricoles et du Crédit : Direction de la Promotion Rurale et des Organisations Professionnelles Agricoles : Directeur Régional : Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté : Diplôme Universitaire de Technologie : Système de Crédits Capitalisables et Transférables : Elément Constitutif des Unités d enseignement : Ecole Nationale Supérieure d Agronomie : Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics : Ecole Supérieure d Agronomie : Faculté d Agronomie de l Université Abdou Moumouni : Faculté des Sciences Agronomiques de l Université d Abomey-Calavi : Institut Agricole de Bouaké : Institut National de Formation Professionnelle Agricole : Institut National Polytechnique Felix Houphouët Boigny : Institut National Supérieur de l'enseignement Technique : Ingénieurs des Techniques Agricoles : Licence Master Doctorat : Ministère de l Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Ministère en charge du commerce : Ministère en charge de l Industrie : Ministère de L Agriculture : Ministère des Eaux et Forêt : Ministère en charge des Ressources Halieutiques : Moniteur des Productions Végétales et Animales NEPAD-PDDAA : Nouveau Partenariat Economique pour le Développement de l Afrique Programme Détaillé de Développement de l Agriculture Africaine OMD PASA Ph.D PIB : Objectif du Millénaire pour le Développement : Programme d Ajustement Sectoriel Agricole : Phylosophiae Docteur : Produit Intérieur Brut 4
PNIA SATMACI SIP SODE SODEFEL SODEPALM SODEPRA SODESUCRE SMDR SMPR SOMOBAF TD TP TP-E UE UNESCO : Programme National d Investissement Agricole : Société d Assistance Technique pour la Modernisation Agricole de la Côte d Ivoire : Société Indigène de Prévoyance : Société de Développement : Société de Développement des Fruits et Légumes : Société de Développement du Palmier : Société pour le Développement de la Production Animale : Société de Développement du Sucre : Société Mutuelle de Développement Rural : Société Mutuelle de Prévoyance Rurale : Société pour la Modernisation des Cultures Bananières et Fruitières : Travaux Dirigés : Travaux Pratiques : Travaux Pratiques Encadrés : Unité d Enseignement : Organisation des Nations Unies pour l Education, la Science et la Culture 5
Liste des Illustrations Tableau N 1 : Répartition des emplois selon la branche d activités... 25 Tableau N 2 : Emplois par secteurs institutionnels selon le milieu de résidence... 25 Tableau N 3 : Emplois selon la situation dans la profession... 26 Tableau N 4 : Profil par branche d activité des actifs de 5-13 ans suivant le sexe et le milieu de résidence... 28 Tableau N 5 : Population active et taux de chômage selon le sexe... 29 Tableau N 6 : Population active et taux de chômage selon le milieu de résidence... 30 Tableau N 7 : Population active et taux de chômage selon la région... 30 Tableau N 8 : Population active et taux de chômage chez les jeunes de 14-35 ans... 31 Tableau N 9 : Population active et taux de chômage selon le diplôme... 31 Tableau N 10 : Taux d appréciation du nouveau programme de master... 35 Tableau N 11 : Taux d acceptation des cadres des secteurs public et privé de la création du nouveau master... 35 Tableau N 12 : Taux d acceptation de la création du nouveau master et les spécialités des cadres... 36 Tableau N 13 : Poste et taux d acceptation de la création d un nouveau master... 37 Tableau N 14 : Genre et taux d acceptation de la création d un nouveau master... 38 Tableau N 15 : Ancienneté des diplômes et taux d acceptation de la création du nouveau master... 38 Tableau N 16 : Délai d attente à l emploi et taux d acceptation de création du nouveau master... 40 Tableau N 17: Qualité de la formation initiale et taux d acceptation de création du nouveau master... 41 Tableau N 18 : Formation additionnelle et taux d appréciation de création du nouveau master... 41 Tableau N 19 : Choix de la spécialité du master par l ensemble des cadres... 42 Tableau N 20 : Genre et chois de la spécialité du nouveau programme de master... 42 Tableau N 21 : Spécialités des cadres et choix de la spécialité du nouveau master... 44 Tableau N 22: Secteur d'activité des entreprises et Choix du master... 45 Tableau N 23: Infrastructures disponibles pour la formation... 50 Tableau N 24 : La graduation en vigueur... 53 Tableau N 25 : Maquette du Semestre 1 du tronc commun Agri-business... 58 Tableau N 26-a: Maquette du Semestre 2 Agri-business / Filières agricoles... 59 Tableau N 26-b: Maquette du Semestre 2 Agri-business / Agro-industrie... 60 Tableau N 27-a : Maquette du Semestre 3 Spécialité Agri-business en Economie des Filières... 61 Tableau N 27-b : Maquette du Semestre 3, spécialité en Agri-business en Economie en Agro-industrie... 62 Tableau N 28: Maquette semestre 4 soutenance de mémoire de fin de formation... 63 Tableau N 29 : Taille des promotions d étudiants en master Agri-business... 63 Tableau N 30 : Effectifs des besoins en enseignants par origine... 64 Tableau N 31 : Chronogramme de mise en œuvre du programme... 65 Tableau N 32 : Présentation du cadre logique du programme de mise en œuvre du master innovant... 67 6
Résumé Le secteur agricole et rural ivoirien, qui occupe une place très importante dans le PIB connaît aujourd hui une crise sans précédent. La formation professionnelle et technique agricole et rural qui a été un élément-clé des stratégies, est considérée comme dégradée et mal ajustée de nos jours. En effet, la forte priorité mise sur les formations longues et diplômantes (plus d ingénieurs que de techniciens, quasi négligence de la formation des producteurs) ne répond plus de nos jours aux exigences de changement en profondeur du secteur et a même contribué à sa dégradation. Pour pallier à ces insuffisances et contribuer à l amélioration du volet formation des cadres, que le projet Magrinn, financé par le programme EDULINK de l Union Européenne a été initié par l Institut des Régions Chaudes de SUP-AGRO de Montpellier (IRC/Sup-Agro). L objectif visé par ce projet, est de promouvoir une formation efficace des cadres du secteur agricole, afin de mieux encadrer les actions de professionnalisation des producteurs, des agents spécialisés des filières agricoles et des industriels. De cette étude, il est ressorti ce qui suit : - Le genre, la zone d habitation et la confession religieuse constituent des facteurs discriminants au détriment des femmes en matière de scolarisation et de travail. En effet, le taux d achèvement des études des filles au primaire, au secondaire, au supérieur est respectivement environ 52%, 16% et 11%. Le chômage s est installé au niveau des diplômés (Doctorat, Master, Ingénieur etc.). Les titulaires du master sont les diplômés les plus au chômage (43% environ). - Quand bien même le chômage est devenu préoccupant au niveau des diplômés, la mise en œuvre du master innovant est considérée nécessaire par les 92 cadres des secteurs publics, privés et des 27 structures enquêtées respectivement à taux de 84%, 88 % et 88,9 %. Le choix de la spécialité du master innovant a été porté sur l Agri-business à taux de 58,3% pour les structures et à 58,7% pour l ensemble des cadres enquêtés. - Dans le but d accroitre la chance de ce diplôme à booster l économie ivoirienne, il devra s ouvrir à deux options : Agri-business option «Filières agricoles», afin de permettre à l Etat d atteindre l OMD1 ; Agri-business option «Agro-industrie», pour booster l économie ivoirienne par la création d un grand nombre d emplois. - L ingénierie de la formation mise en œuvre dans ce programme nous conduit à : La création d un master professionnel conformément à la graduation LMD ; Une formation par alternance entre théorie à 40% et pratique à 60% du volume horaire estimé à environ 1250 h; La formation se conduira sous forme semestriel et durera 4 semestres soit 24 mois. - Le budget annuel de la mise en œuvre du nouveau programme de master professionnel est de 80 503 500 F CFA. Pour consolider les chances de réussites du présent programme, des actions ont été proposées afin d améliorer les conditions de l approche genre comme la discrimination positive en faveur des femmes, de l adéquation formation emploi comme le dimensionnement des formations avec l emploi, et la collaboration inter-structures de formation comme l échange d expérience. Economiquement, la mise en œuvre du présent programme de master en Agri-business, pourrait induire une nouvelle impulsion à l économie ivoirienne par, d une part, l amélioration de l efficacité technique et organisationnelle des filières agricoles et par ricochet le revenu agricole global du pays; et d autre part, par la création de nouveaux emplois et la réduction du chômage intellectuel. La mise œuvre du master en Agri-business, pourrait également améliorer à travers les bonnes pratiques agricoles des producteurs, l environnement écologique avec la préservation et la reconstitution du couvert forestier. Le financement du présent programme constituerait une grande opportunité pour l économie ivoirienne à moyen et long terme. 7
Introduction Pendant des décennies, l'économie ivoirienne a été considérée comme le moteur de la croissance de la sous-région, grâce aux investissements massifs dans l'agriculture et les infrastructures. Le secteur agricole et agro-industriel constitue le fer de lance de la croissance économique de la Côte d Ivoire. Ce secteur a connu pendant les vingt premières années après l indépendance, une croissance remarquable caractérisée par des résultats qui ont propulsé le pays parmi les plus grands producteurs mondiaux de matières premières agricoles tropicales. Il contribue pour 27% au PIB total, 40% aux recettes d exportation et constitue la principale source de revenu des 2/3 de la population active dont une forte proportion de femmes (54,3%). Durant la période 1999-2011, la Côte d'ivoire était confrontée à une crise sociopolitique et économique sans précédent qui a entraîné une baisse radicale des investissements privés et publics dans les secteurs prioritaires, dont l'agriculture, et une aggravation de la pauvreté et de l'insécurité alimentaire. Différents cadres stratégiques ont été définis en cette période. Malgré la cohérence et la pertinence de ces cadres stratégiques, les résultats sont restés en deçà des prévisions, à cause d un environnement peu favorable, marqué par les crises socio-politiques et économiques, le haut niveau d endettement, et des réformes peu productives. Ainsi, les problématiques majeures du développement agricole restent toujours pertinentes et d actualité: (i) l intensification de l agriculture reste encore à réaliser ; (ii) l exode rural s amplifie et la population agricole est vieillissante, (iii) les problèmes fonciers continuent de menacer la paix sociale, (iv) l objectif d améliorer la productivité agricole n a pas été réalisé. Le défi du secteur agricole exprimé dans le Programme National d Investissement Agricole (PNIA) est de réaliser un taux de croissance moyen de 14,8% à l horizon 2015, afin d assurer la réalisation de l Objectif 1 du Millénaire pour le Développement (OMD1) qui est de réduire de moitié la pauvreté et la faim par rapport à son niveau de 1990. Face à cette perspective, les enjeux majeurs sont : - la transformation des exploitations familiales agricoles de subsistance en exploitations relativement modernes utilisant les facteurs de production de façon rationnelle et dont l essentiel de la production serait destiné au marché; - l organisation efficace des filières agricoles ; - la transformation des produits agricoles dans le pays, et ; - La bonne commercialisation des produits agricoles sur les marchés nationaux et internationaux. Pour ce faire, il est nécessaire de renforcer l outil de production, de transformation à travers des appuis divers en techniques et pratiques agricoles ainsi qu une gestion rationnelle de l exploitation et des filières agricoles. Aussi, le renforcement des capacités des acteurs devient-il un axe important pour la réalisation de ce défi. Or, le système de formation utilisé jusqu à présent semble ne pas répondre aux besoins de plus en plus accrus des acteurs des filières. 8
Les formations dispensées ne mettent pas suffisamment l accent sur les métiers qui sont pourtant porteurs d emplois et constituent l un des leviers efficace de lutte contre la pauvreté. L agriculteur n apparaît pas encore comme un métier au même titre que celui du secteur secondaire ou tertiaire de l économie ivoirienne. Le cadre de l agriculture formé est de moins en moins professionnel et efficace. En plus il n y a pas d adéquation entre la formation et l emploi. C est pour pallier ces insuffisances et contribuer à l amélioration du volet de la formation des cadres, que le projet Magrinn, financé par le programme EDULINK de l Union Européenne a été initié par SUP-AGRO de Montpellier (Institut des Régions Chaud). Le présent rapport fait état de l étude de mise en place du master innovant dans le secteur agricole à travers trois parties : (i) une première partie présentant la méthodologie de l étude ; (ii) une deuxième partie relative à l aperçu de la formation agricole en Côte d Ivoire; (iii) une troisième partie portant sur l analyse des données conduisant à la mise en place du master. L objectif global Le projet vise à promouvoir une formation efficace des cadres du secteur agricole, afin de mieux encadrer les actions de professionnalisation des producteurs, des agents spécialisés des filières agricoles et des industriels. Les objectifs spécifiques De manière spécifique, il s agira de : - identifier la spécialité de Master la plus pertinente et efficace ; - améliorer l adéquation entre formation des cadres en agronomie et l emploi ; - améliorer l approche genre dans la formation des cadres et l atteinte de responsabilité dans les différentes fonctions du secteur agricole ; - améliorer la collaboration scientifique entre les structures supérieures nationales et internationales de formation. Les résultats attendus Les résultats attendus au terme du projet sont les suivants : - la spécialité du Master est identifiée ; - les conditions d amélioration de l adéquation entre formation et emploi sont identifiées ; - les conditions d amélioration de l approche genre sont identifiées, et ; - les recommandations nécessaires au développement de la collaboration scientifique entre structures de formation universitaires sont faites. 9
I -L APPROCHE METHODOLOGIQUE DE L ETUDE Pour réaliser les objectifs de la présente étude, l équipe d experts a utilisé une démarche très participative. Celle-ci a impliqué tous les principaux acteurs concernés depuis la collecte des données jusqu à la validation des conclusions de l étude. Cette démarche comporte cinq étapes majeures qui sont : la préparation, la collecte et l analyse des données, la rédaction du projet, la validation du projet et la finalisation du projet. 1.1. L étape préparatoire Au cours de cette étape, trois téléconférences ont été réalisées avec les promoteurs du projet et les trois universités sélectionnées pour ce projet. Les échanges qui ont suivi les exposés ont porté essentiellement sur : Le cadre logique du projet ; la collecte des données ; Le chronogramme de conduite de l étude. 1.2. La collecte et l analyse des données Cette étape a comporté deux phases, dont une revue documentaire et un recueil de données sur le terrain. 1.2.1. La revue documentaire Au cours de celle-ci, les experts ont exploité tous les documents que le l ESA/INPHB a mis à notre disposition, puis ceux collectés auprès d autres sources nationales et internationales accessibles par internet. Ainsi, ils ont recueilli différentes expériences de la formation agricole et rurale en Côte d Ivoire, en Afrique et à Madagascar, en France et aux Etats Unis. Cela a permis, non seulement, de mieux appréhender la problématique, mais aussi de tirer de ces expériences des éléments d inspiration pour cette étude. Au terme de cette revue, des outils de collecte de données sur le terrain ont été élaborés. Il s agit essentiellement de guides d entretien spécifiques aux différents publics. 1.2.2. Le recueil de données sur le terrain Etant donné l approche participative adoptée pour cette étude, la collecte d informations s est faite dans le milieu professionnel des acteurs et des structures concernés. Aussi, ceux-ci ont-ils été informés de notre visite, selon un calendrier établi lors de la phase préparatoire. Cette collecte d informations s est déroulée au cours d entretiens groupés ou individuels. Les experts ont procédé à l analyse et à la synthèse des données au fur et à mesure de leur collecte, aussi bien lors de la revue documentaire que lors de la visite sur le terrain. Les variables ont été codifiées, des croisements de variables ont été réalisées, des tests de Ki deux ont été réalisées et, un modèle économétrique de type logit a été utilisé pour analyser les différentes spécialités. 10
1.2.3. La rédaction du projet L analyse et la synthèse des données évoquées plus haut ont été approfondies, pour servir d éléments de base à la rédaction du projet qui fait l objet de la présente étude de mise en place de Master innovant. 1.2.4. La validation du rapport Le contenu du projet élaboré à l étape précédente sera soumis respectivement, pour observations et enrichissements, aux responsables du MINAGRI, à un comité technique de validation et à tous les partenaires de cette étude, dont SUP-Agro de Montpellier. 1.2.5. La finalisation du projet A la suite de cette correction, les observations et enrichissements validés seront intégrés dans le contenu initial du projet. Cela permettra d avoir un projet final, dont le contenu est consensuel, ce qui est le résultat de l approche participative utilisée dans cette étude. 11
PREMIERE PARTIE : ETUDE DIAGNOSTIQUE, EN VUE DE LA MISE EN ŒUVRE DU MASTER INNOVANT 12
I- CONTENU DU PROJET DE CREATION DE MASTER S 1.1. Justification 1.1.1. Justification Le projet visé s inscrit dans la politique de développement agricole du gouvernement de Côte d Ivoire et dans le plan stratégique du MINAGRI qui met un accent particulier sur la professionnalisation des acteurs des filières agricoles par la formation aux métiers agricoles et le renforcement des capacités des organisations professionnelles agricoles et industriels dans tous les secteurs de production végétale, animale et des ressources halieutiques. En effet, avec le développement rapide des filières agricoles, la question du renforcement des capacités des différents acteurs se pose avec acuité et les réponses apportées semblent inadaptées aux besoins accrus de formations spécifiques demandées. Par ailleurs, on constate que depuis quelques décennies, le système d encadrement en Côte d Ivoire qui jouait un rôle de palliatif s est fortement relâché, ce qui a eu pour corollaire le développement de mauvaises pratiques agricoles, la baisse des rendements des cultures, la mauvaise gestion des exploitations agricoles. Aussi, la formation aux métiers agricoles s avère-t-elle être un levier important pour répondre de manière adéquate à la problématique posée. Par conséquent, les actions envisagées dans le cadre de ce projet tendront à : - Contribuer à l'amélioration et l'innovation pédagogique du 3ème cycle d'études supérieures en sciences agronomiques en Afrique de l Ouest ; - Contribuer à mettre en adéquation la formation de futurs cadres scientifiques et les besoins et exigences du secteur agricole, agro-alimentaire, et environnement des agro systèmes ; - Contribuer à l'augmentation du ratio de cadres scientifiques femme/homme dans le domaine des sciences agronomiques, et ; - Contribuer à améliorer la coopération entre les structures supérieure de formation en science agronomique que sont l INPHB de Côte d Ivoire, FAUAM du Bénin, FSAUAC du Niger et SUP-AGRO de Montpellier France. La mise en œuvre de ce projet permettra sans nul doute de tirer les enseignements nécessaires à l extension de cette stratégie de formation aux autres structures de formation universitaires que sont l Université Péléforo GON COULIBALY, Université Jean Lorougnon GUEDE, l Université Nangui ABROGOUA et Université Félix HOUPHOUET BOIGNY. 13
1.1.2. Conception du projet La conception et la formulation du projet pilote de mise en place de centres pilotes de formation aux métiers agricoles ont emprunté une démarche participative incluant tous les acteurs concernés par la problématique. A cet effet, des concertations avec les acteurs des différentes filières agricoles, les responsables des Ministères (agriculture, production animale et ressources halieutiques), des structures d encadrement et d appui au monde rural, ainsi que les universités ci-dessus énumérées ont été questionnées lors des missions sur le terrain, afin de recueillir leurs avis et suggestions. Un comité de validation du rapport provisoire achève ce processus participatif. 1.2. Zones et bénéficiaires du projet Cette section présente les zones d implantation de la formation au Master innovant et met l accent sur les différents bénéficiaires du projet. 1.2.1. Zones du projet L Ecole Supérieure d Agronomie de l INPHB de Yamoussoukro sera le lieu de démarrage de ce projet. Cette structure de formation universitaire en science agronomique est située dans le centre de la Côte d Ivoire. 1.2.2. Les Bénéficiaires Le projet vise cinq (5) grandes catégories de bénéficiaires qui sont : - Les exploitants agricoles (agriculteurs et éleveurs) désirant améliorer leurs savoirs et pratiques dans un domaine/métier spécifique, ou des exploitants en reconversion ; - Des PME et PMI du secteur agricole et agro-alimentaire ; - Des Centres de Recherche en agronomie et développement rural ; - Des repreneurs d actifs agricoles familiaux, des jeunes cadres pour la plupart, qui du fait du départ prochain à la retraite de leurs parents, décident de reprendre les actifs agricoles familiaux ; - Les organisations professionnelles ; - L Etat et les partenaires au développement. 1.3. Etat des lieux de la formation agricole en côte d ivoire 1.3.1. Historique de la formation agricole Le système scolaire ivoirien était fondé pendant la période coloniale sur l école rurale. Ces écoles offraient un enseignement de base de quatre années largement ouvert sur l agriculture et ses pratiques (Débouvry, 2005). Les producteurs étaient encadrés par le service de la «propagande agricole» et parallèlement par les «Sociétés Indigènes de Prévoyance (SIP)» mis en place en 1910. 14
A l indépendance, la jeune République de Côte d Ivoire hérite de ces quelques éléments de l appareil éducatif colonial très sélectif et orienté quasi exclusivement vers la formation de fonctionnaires. Pour répondre à ses besoins en personnels agricoles qualifiés, la Côte d ivoire allait, avec l appui des coopérations bilatérales, mettre en place en quelques années l appareil éducatif agricole. 1.3.2. Formation professionnelle Selon Alix LARGE (1963), la création des structures de formation des cadres a évolué comme indiqué ci-dessous : - Création du Centre de Formation Rural (CFR) de Bingerville en 1912, pour la formation des moniteurs (agent local de vulgarisation agricole) ; - Création de l Ecole Forestière du Banco et de Bouaké en 1938, pour la formation des gardes forestiers et contrôleurs des Eaux et Forêts ; - Création du Collège Technique d Agriculture (CTA) de Bingerville en 1957, pour la formation des conducteurs d agriculture. - Création de l Ecole d Elevage en 1960, pour la formation des Moniteurs d élevage, des Assistants Vétérinaires et des Infirmiers ; - Création de l Ecole Nationale Supérieure d Agronomie (ENSA) en 1965 pour la formation des ingénieurs agronomes; - Le CFR et le CTA de Bingerville deviendront en 1970 le Lycée Agricole de Bingerville, formant des Assistants des Productions Végétales et Animales (APVA), des Bac D, des Moniteurs des Productions Végétales et Animales (MPVA) et des agents de coopération; - Création en 1971 du Centre de Formation Rural d Abengourou (CFR) formant des Moniteurs des Productions Végétales et Animales (MPVA) en trois années ; - Création de l Institut Agricole de Bouaké (IAB) en 1976, pour la formation des Ingénieurs des Techniques Agricoles, Elevage, Eaux et Forêts; - Création en 1979, enfin de l Ecole de Faune de Bouaflé pour le recyclage des forestiers ; L ensemble de ce dispositif était coiffé par la Direction de l Enseignement et de la Formation Professionnelle Agricole (DEFPA) du Ministère de l Agriculture. Quant à la formation des producteurs (Alix LARGE, 1963), les structures de formation ont également évolué comme ci-dessous indiqué : - Les Centres d entraînement au sein des Centres de recherche pour induire les techniques agricoles aux paysans (outil de vulgarisation); - Les Camps de jeunesses pour la formation agricole de masse et l installation des jeunes depuis 1959 ; - La formation des producteurs par des structures d organisations professionnelles que sont : La Société Indigène d Prévoyance (SIP) depuis 1947 ; La Société Mutuelle de Prévoyances Rurales (SMPR) en 1953 ; La Société Mutuelle de Développement Rural (SMDR) en 1956 ; 15
Le Centre National de la Coopération et de la Mutualité Agricole (CNCMA) et le Centre de Coordination et de Coopération Agricole (CCCA) en 1958, et qui fut dissout en 1964 ; Le Centre National pour la Promotion des Entreprises Coopératives (CENAPEC) en 1969 ; L Office National de la Promotion Rurale (1978) ; La Direction de la Mutualité et de la Coopération (DMC) en 1980 ; Le Centre des Métiers Ruraux en 1995 ; La Direction des Organisations Professionnelles Agricoles et du Crédit (DOPAC) en 2001 ; La Direction de la Promotion Rurale et des Organisations Professionnelles Agricoles (DPROPA) en 2003, et ; La Direction des Organisations Professionnelles Agricoles (DOPA) depuis 2004. Dans le cadre de la préparation du Programme d Ajustement Sectoriel Agricole (PASA), fut organisée en 1991 la «revue du sous-secteur des formations rurales». Ce rapport et les conclusions du séminaire national qui s ensuivit recommandaient : - la dé-fonctionnarisation des débouchés de l enseignement agricole et la reconstitution d un véritable dispositif national de formation agricole ; - le recentrage des programmes et enseignements sur l agriculture telle qu elle est réellement pratiquée, notamment dans les exploitations familiales ; - la mise en place d un programme expérimental de formation professionnelle agricole devant tester les bases d un appareil capable d assurer la formation initiale de 30.000 jeunes producteurs par an et de préparer les fondements d une future loi cadre. C est dans ce cadre qu il a été mis en œuvre le programme expérimental de formation professionnelle de masse «Centres des Métiers Ruraux (CMR)» en 1995. Sa mission est de concevoir et de mettre en œuvre un programme national de formation non formelle en agriculture et autres métiers ruraux, autogéré par la population rurale ; - le regroupement des deux écoles d enseignement supérieur (Ecole Nationale Supérieure d Agronomie et l Institut Agricole de Bouaké) à Yamoussoukro, qui a été effectif en 1996, avec la création de l Ecole Supérieure d Agronomie de l Institut National Polytechnique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro (ESA/INPHB). - la restauration de l enseignement technique à travers la mise en place d un Institut de formation diplômante regroupant deux écoles régionales, cinq écoles de spécialisation et trois centres d apprentissage, le recentrage des programmes sur l agriculture paysanne, qui été effectif en 1997 et; - l introduction des structures et cabinets privés à la formation agricole depuis 1998. Il est avéré par de nombreux économistes que le développement économique et social d'un pays repose avant tout sur le développement de ses ressources humaines. La Côte d'ivoire a très vite compris l'importance de bien former ses populations et a placé l'enseignement et la 16
formation à la tête de ses préoccupations dès l'indépendance, notamment en lui réservant une grande partie de son budget. Depuis son indépendance en 1960 jusqu'aux années 1990, le pays a alloué 44 % environ de son budget général annuel de fonctionnement au secteur Éducation/Formation (Bih et al., 2003). Sur cette période, les investissements de l'état dans l'éducation nationale ont permis de doter le pays d'infrastructures socio-éducatives sur la quasi-totalité du territoire avec pour objectif de soutenir le développement économique et social par une éducation de qualité (Diarra et al., 2011). Le sous-secteur de l'enseignement Supérieur a, quant à lui, contribué jusqu'aux années 90 au développement des institutions de l'état en fournissant à l'administration et aux institutions étatiques les cadres et le personnel nécessaire à son bon fonctionnement et à la réalisation de ses objectifs de développement économique et social (Berté et al., 2007). En effet, du fait de la mise en place d'un environnement propice à l'éducation axé sur la qualité d'un enseignement visant à fournir des cadres performants à l'économie, les entreprises publiques et privées avaient à leur disposition un panel de cadres spécialisés à même de prendre des décisions stratégiques et d'entreprendre des actions pour un développement cohérent. Les effets positifs de cette politique se sont ressentis à travers une croissance soutenue de 8 % du PIB sur la période de 1960 à 1978 (Berté et al., 2007). Il y avait, à cette période, une adéquation entre les besoins de l État et le type de diplômes produits par l'enseignement Supérieur public. Cette situation de prospérité a fait place à partir des années 1980 à l'application des programmes d'ajustements structurels mis en place suite à la crise économique liée à la baisse des cours mondiaux du café et du cacao qui étaient les principaux produits d'exportations nationaux. Sur cette période et depuis lors, l'état a initié une externalisation de ces activités entraînant une dé-fonctionnarisation des débouchés de l'enseignement Supérieur, notamment dans le secteur agricole. 1.3.3. Encadrement Pour le secteur moderne (UNESCO, 1982), la Côte d Ivoire fit appel aux investisseurs étrangers pour des productions précises (ananas, banane, palmier, hévéa) et se lança sur la mise en place de blocs et de périmètres agricoles modernes exploités par des coopératives de producteurs fortement encadrés par un personnel européen assisté d ivoiriens. Pour les producteurs traditionnels, la Côte d Ivoire créa le Centre National de la Coopération et de la Mutualité Agricole (CNCMA) qui mit en place des Centres de Coordination et de Coopération Agricole (CCCA). Les résultats ayant été jugés insuffisants, la Côte d Ivoire opta pour des structures sectorielles d encadrement, notamment, les Sociétés Para-étatiques de Développement(SODE), que sont : La Société d Assistance Technique pour la Modernisation Agricole de la Côte d Ivoire (SATMACI), pour la filière café cacao ; 17
La Société pour la Modernisation des cultures Bananières et Fruitières (SONOBAF); La Compagnie Ivoirienne de Développement du Textile (CIDT), pour la filière coton ; La Société pour le Développement de la Production Animale (SODEPRA), pour la filière élevage ; La Société de Développement des Fruits et Légumes (SODEFEL), pour la filière fruits et légumes ; La Société de Développement du Palmier (SODEPALM), pour les filières palmier à huile et cocotier, et; La Société de Développement du Sucre (SODESUCRE), pour la filière canne à sucre. De même, dans le cadre de la préparation du Programme d Ajustement Sectoriel Agricole (PASA) organisée en 1991, le regroupement de toutes les structures d Etat en charge de l encadrement des producteurs en une structure dénommée : Agence Nationale d Appui au Développement Rural (ANADER) en 1993. Cette brève présentation du dispositif de formation agricole et d encadrement des producteurs montre qu en dépit des résultats relativement modestes, l Etat s est toujours soucié du problème de la formation des producteurs et des productrices en Côte d Ivoire. 1.4. Bilan de la formation et de l encadrement agricole L Agriculture reste depuis l indépendance, la principale pourvoyeuse de richesse et la base de développement socio-économique du pays. Elle occupe 2/3 de la population active, contribue pour 26 % du PIB total du pays et procure environ 66 % des recettes d exportation. Conscients du rôle important que l agriculture a joué et est appelée à jouer dans la formation de la richesse de la Côte d Ivoire, l Etat, a, dès l indépendance, opté pour la formation, à tous les niveaux, des acteurs en charge de l animation rurale et de l encadrement agricole. Très tôt, une politique volontariste en faveur de la formation agricole a été initiée, mettant un accent particulier sur la recherche-développement dans les domaines divers tels que les productions végétales, la santé animale, l élevage, l aménagement de l espace rural, la gestion des ressources naturelles, etc. La priorité a été surtout accordée à la formation initiale des spécialistes dans divers domaines de compétence : Agronomie, Médecine Vétérinaire, Zootechnie, Agroforesterie, etc. pour disposer de cadres de haut niveau, dans les secteurs de l agro-industrie, de la production animale et halieutique, du génie-rural, de l environnement, etc. Il s agissait, par des choix stratégiques, de propulser une dynamique susceptible de favoriser la modernisation et l intensification des productions de façon notable et d améliorer les performances de notre agriculture. 18
A côté des cadres de conception du développement du monde rural, les années 60/80 ont également vu naître les écoles pour la formation des cadres dans diverses spécialités (Ingénieur des Techniques Agricoles (ITA), des Techniciens Supérieurs, (Assistant des Productions Végétales et Animales (APVA), Moniteur des Productions Végétales et Animales (MPVA) de l Agriculture en général. Il faut noter qu à côté de ces formations diplômantes, une place importante a été accordée à la l encadrement agricole avec les SODE, et surtout à la formation qualifiante, à travers des stages spécifiques de perfectionnement et de recyclage au profit des acteurs du monde rural. A partir des années 1980, les impératifs des différents programmes d ajustement structurels comme préalablement énoncé, ont conduit l Etat à opérer des réformes, notamment au niveau des structures de formation Agricole et d encadrement. Dans ce cadre, l Etat a opéré un regroupement de certaines écoles et des structures d encadrement en vue d une gestion efficace et efficiente (cas de l ESA/INPHB, de l INFPA, ANADER etc.), et introduire la formation de masse des producteurs, à travers les Centres des Métiers Ruraux (CMR). Toutefois, force est de constater que cette nouvelle orientation a induit des dysfonctionnements qui se sont accentués ces dernières années par les crises sociopolitiques et, qui n ont pas permis de répondre à la forte demande de formation adaptée aux exigences d un marché de plus en plus complexe. Les dysfonctionnements ou faiblesses de l enseignement et de la formation professionnelle agricole se caractérisent selon le Ministère de l Agriculture (2014) par : - une incohérence d une Politique Nationale de Formation Agricole (Cadres / Producteurs); - une inadéquation entre l offre et la demande de formation, ainsi que les programmes de formation; - une insuffisance du financement de la formation agricole. A titre d exemple de 2006 à 2008, le budget de la formation professionnelle est passée de 1966 à 2129 milliards de F CFA dont seulement 16, 3 milliards ont été au secteur agricole, pilier de l économie. En 2012 et 2013, ce budget est respectivement de 537,1 milliards de F CFA, 581,7 milliards et est estimé à 628,8 milliards de F CFA en 2014, à 689 milliards de F CFA en 2020. En effet, au niveau du financement (Unesco, 2013), les politiques d ajustement structurel sur le secteur éducatif ont entraîné la baisse des dépenses publiques courantes, passant ainsi de 36,6% de 1990/1991 à 32,5% en 1999/2000, soit 6,9% du PIB en 1990 contre 4,6% du PIB en 2008. De 2002 à ce jour, la part du budget allouée à l Education/Formation est restée constante et se situe entre 22% à 25% des dépenses publiques. De nos jours, les dépenses publiques courantes d éducation (hors dette) s élèvent environ à 4,0% du PIB. La conséquence de cette situation sera : une insuffisance d infrastructures de formation adaptées ; une dégradation des installations et l obsolescence des équipements ; 19
une faible capacité à répondre à la demande de formation et aux besoins quantitatifs et qualitatifs de formation etc. A cette défaillance majeure de financement, on peut ajouter : - une absence de synergie entre les différents acteurs de la formation agricole ; - une faiblesse du cadre institutionnel réglementaire ; - une absence d orientation générale de l Etat pour la formation, ce qui entraîne une diversité de programmes ; - une absence d un système d information fiable et d évaluations régulières qui permettent un pilotage éclairé ; - une inexistence de structures de post-formation pour l insertion des jeunes diplômés ; - une inadéquation grandissante des contenus et des pratiques d enseignement ; - des prises de décisions éloignées du terrain ; - une absence de coordination adaptée pour le dispositif de formation agricole (secteur public, secteur privé) ; - un manque de dialogue entre les écoles et les entreprises ; - une inexistence de corps adaptés d enseignants de la formation professionnelle agricole ; - une baisse de la qualité des enseignements délivrés, notamment faute d une mise à niveau régulière des enseignants ; - un écart trop grand entre les missions données et les moyens attribués pour les remplir qui donnent l impression d une inefficacité ; - une inexistence de centres de formations intégrées au niveau horizontal pour la prise en compte des autres métiers en liaison avec les autres secteurs ; - une inexistence de centres de formations intégrées au niveau vertical, pour la cohérence du système de formation, du Certificat d Etude Primaire Elémentaire (CEPE) jusqu aux grandes écoles de formation professionnelle agricole. A la lumière de ce qui précède, on peut avancer que le dispositif actuel a conduit à la formation de plus de cadres que ne peut employer la fonction publique et le secteur privé, et très peu de producteurs agricoles. D où la conséquence d une agriculture modernisée d environ 3% (MINAGRI, 2014). 1.5. Le genre dans la formation agricole en côte d ivoire et responsabilité Le taux de responsables femmes dans la gestion de notre économie tire sa source depuis l école primaire. Raison pour laquelle, notre analyse abordera le sujet par la situation dans le primaire, le secondaire, le supérieur et enfin dans la vie professionnelle. 1.5.1. Au niveau de l enseignement primaire En effet, selon l UNESCO (2013), 73% des enfants sont scolarisés dans le dispositif de l éducation nationale dont 77% de garçon et 68,3% de fille en Côte d Ivoire. Avec un ratio fille /garçon de 1,17 qui nous indique que plus de filles sont scolarisées que les garçons. Et de façon nationale, seule 52% des filles achèvent le primaire contre 66% pour les garçons. Le 20
redoublement à l école primaire est de 22% dont 19% de filles. Dans ce secteur de l enseignement, les femmes représentent 32% des enseignants. 1.5.2. Au niveau de l enseignement secondaire Au secondaire, le ratio fille /garçon est estimé à 0,68, ce qui indique que les garçons sont plus nombreux que les filles. Le taux net de scolarisation est estimé respectivement pour le 1 er et 2 ème cycle à 42% et 23%. Le taux d achèvement du secondaire est évalué à 25% au niveau du Bac, pour 1 132 464 élèves entrés au secondaire. Dans ce secteur également, les femmes représentent 16% des enseignants. 1.5.3. Au niveau de l enseignement supérieur Concernant l enseignement supérieur, tous types d établissements confondus, le nombre d étudiants en formation initiale a augmenté d environ 80% en 10 ans. Le nombre d étudiants est estimé à 156.772 étudiants (UNESCO, 2013) dont environ 23% achèvent leurs études dans le supérieur. Les formations professionnelles et techniques agricoles sont faites à l Ecole Supérieure d Agronomie au sein de l'institut National Polytechnique- Houphouët Boigny (ESA/INPHB). En effet, crée le 4 septembre 1996, l'institut National Polytechnique-Houphouët Boigny (INPHB) est un établissement public d'enseignement supérieur et de recherche, né de la restructuration et de la fusion de l École Nationale Supérieur des Travaux Publics (ENSTP), l École Nationale Supérieure d'agronomie (ENSA), l'institut Agricole de Bouaké (IAB) et l'institut National Supérieur de l'enseignement Technique (INSET). L Ecole Supérieure d Agronomie (ESA) est née de la fusion des deux grandes écoles de formation des cadres supérieurs dans le domaine de l agriculture que sont, l École Nationale Supérieure d Agronomie (ENSA) et l'institut Agricole de Bouaké (IAB) dans le cadre de la création de l INPHB. Elle est chargée de la formation des ingénieurs des techniques et des ingénieurs de conception dans le domaine agricole. Cette restructuration et fusion de plusieurs grandes écoles publiques est intervenue à une époque où l'économie ivoirienne était en crise et où l'enseignement supérieur et universitaire souffrait de son inadéquation aux besoins de l'économie. En créant une institution de formation de référence tel que l'inphb, l'objectif était de mutualiser les équipements d enseignement dans le but de réduire les budgets de formation à cause de la crise économique d une part, et d autre part, d'assurer l'émergence d'une élite qualifiée pour réaliser le développement de la Côte d'ivoire. Ainsi, la fusion et l'harmonisation des politiques de formation entre ces Grandes Écoles, a permis de favoriser la synergie des compétences multiformes qui existent en leur sein et qui regroupent tous les secteurs de la vie économique (agronomie, industrie, commerce, finance, comptabilité, génie civil, mines, géologie...). Malheureusement depuis cette fusion, l Institut se dégrade sur tous les plans (Attoumgbré, 2011). Au fil des années, les locaux n ont plus été entretenus et sont devenus pour certains insalubres. Les laboratoires sont devenus avec le temps inutilisables et la qualité des formations s en est ressentie. Les problèmes de gouvernance (Diallo, 2011b) qui 21
seraient la cause de cette décrépitude semblent aussi avoir pris le devant sur l impartialité dans l acceptation des étudiants aux concours administratifs et la répartition des sommes versées par l état pour son bon fonctionnement et son entretien. Ces dernières années, l état semble avoir repris les choses en main en nommant une nouvelle équipe à la tête de l INP-HB censée entreprendre des démarches pour une revalorisation du statut de l Institut (Diallo, 2011a). Le C2D (Contrat de Désendettement et de Développement) signé par les gouvernements ivoiriens et français, permet aujourd hui à l INP-HB d obtenir un appui de la France (Duncan, 2013). L Etat de Côte d Ivoire, prenant la pleine mesure du chantier, s investit également pour consolider les acquis de l Institut, en attendant le financement du C2D (AFD, 2012). 1.5.4. Au niveau professionnel Depuis 1965, c est environ 969 agronomes qui ont été formés dont 105 agraires (11%) et 864 agronomes. Selon le DRH du Minagri (2014), l administration agricole compte 175 ingénieurs agronomes (IC) dont 28 agraires (16%), et 261 ingénieurs des techniques agricoles (ITA) dont 71 femmes (27%). Dans cette administration agricole, 10,7% des postes de responsabilité sont féminins. La figure N 1 ci-dessous fait état de l évolution du nombre d agronomes formés en Côte d Ivoire. 22
Figure N 1 : COURBES D EVOLUTION DES INGENIEURS AGRONOMES FORMES EN CÔTE D IVOIRE 23
Ainsi, présentes au primaire, les disparités sociales se creusent fortement à partir du premier cycle secondaire pour s accentuer par la suite (Unesco, 2013). Le genre et la zone d habitat constituent des facteurs discriminants. C est ainsi que l on trouve que les garçons ont 11% plus de chances que les filles de fréquenter le primaire pour atteindre 47% au secondaire et 60% au supérieur. Les garçons ont deux fois plus de chances que les filles de fréquenter les études supérieures. Ces disparités ont tendance à se creuser davantage selon les zones (le taux d accès à l école est supérieur à 80% à Abidjan et dans la région Centre Ouest, alors qu il n est que de 35% dans la région Nord et 41% dans la région Nord- Ouest), le niveau des populations et les confessions religieuses (90,3% de garçons chrétiens contre 64,4% de garçons musulmans ; 86,6% de filles chrétiennes contre 51,1% de filles musulmanes) 1. Ces disparités influent également la qualité de l enseignement. Les enseignants dans les zones urbaines bénéficient d un encadrement plus régulier que ceux des zones rurales. 1.6. Genre et emploi Cette partie de l étude sur la situation de l emploi présente et analyse les données de l AGEPE (2012) sur l emploi selon la branche d activité, le secteur institutionnel et la situation dans la profession. Ces différentes analyses tiennent compte de la branche d activité, du sexe, du milieu de résidence, ainsi que des diplômés. 1.6.1. Emploi selon la branche d activités L agriculture avec 45,7% des emplois se présente comme la branche la plus pourvoyeuse d emplois en 2012. Elle est suivie par le commerce de détail avec 20,6% des emplois, des «autres services» (7,4%) et des services aux ménages (7,1%). Le tableau N 1, ci-dessous indique la répartition des emplois au travers de l ensemble des branches de l économie en 2012. Il ressort de ce tableau que le secteur agricole est le plus grand pourvoyeur d emploi avec 46% environ des emplois, suivi du secteur commerce de détail. Le taux d emploi des autres secteurs pris individuellement varie de 0,8% à 7,4%. 1 RESEN, pages xxxii, xxxiii et 40. 24
Tableau N 1 : Répartition des emplois selon la branche d activités Source : AGEPE, à partir des données de l EEMCI 2012 25 Hommes Femmes Ensemble Effectif % Effectif % Effectif % Agriculture 2 586 158 47,8 1 751 602 42,9 4 337 760 45,7 Sylviculture, cueillette 92 827 1,7 21 335 0,5 114 162 1,2 Elevage, chasse, pêche 73 252 1,4 6 709 0,2 79 961 0,8 Agro-alimentaire 37 851 0,7 15 357 0,4 53 208 0,6 Confection d'articles vestimentaires 80 240 1,5 74 538 1,8 154 778 1,6 Bâtiment et Travaux Publics 147 662 2,7 3 551 0,1 151 213 1,6 Autres industries 241 982 4,5 39 418 1,0 281 400 3,0 Commerce de détail 663 000 12,3 1 290 090 31,6 1 953 090 20,6 Commerce de gros 101 218 1,9 155 596 3,8 256 814 2,7 Services de réparation 168 162 3,1 4 638 0,1 172 800 1,8 Hôtels et restaurants 63 767 1,2 136 816 3,3 200 583 2,1 Transports et communication 327 486 6,1 24 235 0,6 351 721 3,7 Services au ménage 284 534 5,3 393 259 9,6 677 793 7,1 Autres services 538 698 10,0 168 169 4,1 706 867 7,4 Ensemble 5 406 838 100,0 4 085 314 100,0 9 492 150 100,0 Source : AGEPE, à partir des données de l EEMCI 2012 1.6.2. Emploi selon le secteur institutionnel Les secteurs institutionnels dont il sera question sont le secteur public, le secteur privé formel, le secteur informel et le secteur des ménages en tant qu employeurs. Comme l indique le tableau n 3, ci-dessous, le secteur informel offre 89,4% des emplois contre 4,9% dans le secteur privé formel et 3,9% dans le secteur public. Selon le milieu de résidence, on observe une part plus importante d emplois informels en milieu rural (95,9%), ensuite dans les milieux urbains autres qu Abidjan (85,9%), Abidjan ayant la plus faible part relative d emplois informels (77,3%). Secteur informel Secteur privé formel Secteur public et parapublic Ménages Ensemble Tableau N 2 : Emplois par secteurs institutionnels selon le milieu de résidence Abidjan Urbain Autre urbain Rural Ensemble Eff 1 602 550 3 560 325 1 957 775 4 929 058 8 489 383 % 77,3% 81,8% 85,9% 95,9% 89,4% Eff 192 516 332 031 139 515 130 447 462 478 % 9,3% 7,6% 6,1% 2,5% 4,9% Eff 157 510 305 386 147 876 62 740 368 126 % 7,6% 7,0% 6,5% 1,2% 3,9% Eff 121 268 155 605 34 337 16 558 172 163 % 5,8% 3,6% 1,5% 0,3% 1,8% Eff 2 073 844 4 353 347 2 279 503 5 138 803 9 492 150 % 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%
Les parts relatives de femmes dans les emplois sont de 44% dans le secteur informel, 26,4% dans le secteur privé formel, 24,1% dans le secteur public et parapublic et de 78,7% dans le secteur des ménages. Secteur public Le secteur public emploie 368 126 salariés soit 3,9% des actifs occupés. Le revenu moyen dans ce secteur est de 225 928 F CFA. Il emploie 24,9% de femmes et 40% de jeunes de 14-35 ans. Les travailleurs de ce secteur se trouvent principalement dans la branche «autres services» avec un effectif de 303 152 soit 82,3%. Secteur privé formel En ce qui concerne le secteur privé formel, il regroupe 462 478 personnes soit 4,9% des actifs occupés. La proportion de femmes et de jeunes est respectivement de 26,4% et de 53,1%. La main d œuvre a un revenu moyen de 139 808 F CFA. L emploi dans le secteur informel est principalement dans l agriculture (50%), le commerce de détail (21,8%) et les services (9,6%). Emplois domestiques Les actifs occupés dans les ménages sont au nombre de 172 162. Ils représentent 1,8% des actifs occupés. Les activités de ces travailleurs sont principalement concentrées dans les services aux ménages (81,2%). 1.6.3. Emploi selon la situation dans la profession L emploi salarié demeure de faible portée sur le marché du travail ivoirien (18,1%), la plupart des emplois étant exercés par des travailleurs à compte propre (57,7%). Les travailleurs familiaux occupent quant à eux 21,3% des emplois alors que les employeurs ne représentent que 1% des personnes en emploi (Cf. tableau N 3). Situation dans la profession Tableau N 3 : Emplois selon la situation dans la profession Hommes Femmes Ensemble Effectif % Effectif % Effectif % Salariés 1 360 957 25,2 352 503 8,6 1 713 460 18,1 Employeurs 78 552 1,5 20 287 0,5 98 839 1,0 Travailleurs à compte 3 054 404 56,5 2 420 528 59,2 5 474 932 57,7 propre Membre d'entreprise 39 256 0,7 7 202 0,2 46 458 0,5 associative Travailleurs familiaux 794 629 14,7 1 225 639 30,0 2 020 268 21,3 Inclassable 79 039 1,5 59 154 1,4 138 193 1,5 Ensemble 5 406 837 100,0 4 085 313 100,0 9 492 150 100,0 Source : AGEPE, à partir des données de l EEMCI 2012 La part d emplois salariés est beaucoup plus faible chez les femmes (8,6%) ; en revanche, celles des travailleurs familiaux et des travailleurs à compte propre y sont plus élevées (respectivement 59,3% et 30%). 26
1.6.4. Situation des jeunes et des femmes sur le marché du travail En raison de la vulnérabilité des jeunes et des femmes sur le marché du travail, cette partie leur est consacrée en vue d analyser leur situation particulière sur le marché du travail. Cela permet de donner des orientations utiles sur les mesures spécifiques qui devraient être prises en vue de l amélioration de leur position sur le marché du travail. 1.6.4.1. Situation des jeunes La population jeune (14-35 ans) à l issue de l enquête se répartit selon la situation d activité comme suit : 59,2% d actifs occupés, 8,3% de chômeurs et 32,5% d inactifs. Environ 63% des jeunes de sexe masculin sont actifs occupés contre 55,4% pour les femmes. Cependant, plus de femmes sont chômeurs avec 9,8% de l effectif des femmes contre 6,8% de l effectif des jeunes hommes chômeurs. La proportion de jeunes femmes inactives est plus élevée que celle des jeunes hommes (34,9% contre 30,2%). Le secteur informel occupe la majorité des jeunes de 14-24 ans avec 91,1% d entre eux qui s y trouvent. Le revenu moyen mensuel des jeunes de 14-35 ans est relativement faible (48 688 FCFA) dans l ensemble même s il est supérieur au SMIG (36 607 FCFA). Cependant, il est fortement différencié selon le sexe. Le revenu moyen mensuel des hommes est deux fois plus élevé que celui des femmes (62 988 FCFA contre 30 393 FCFA). Les jeunes détiennent dans l ensemble des emplois vulnérables avec une vulnérabilité plus accrue chez les jeunes de 14-35 ans (61,6% des 14-24 ans contre 65,8% des 14-35 ans). Elle est cependant plus élevée chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes quel que soit le groupe d âge. L AGEPE (2012) estime à 4 888 020 enfants âgés de 5 à 13 ans dont 51,5% sont des garçons. Sur cet effectif, 303 952 enfants, soit 6,2% sont économiquement occupés. Trois (3) branches d activité occupent majoritairement ces enfants. Ce sont l agriculture (61,6%), le commerce de détail (15,7%) et le service aux ménages (7,6%) comme illustré dans le tableau 4. L âge moyen des enfants économiquement occupés est de 10,3 ans. En effet, les garçons se retrouvent généralement (66,3%) plus que les filles (55,4%) dans les activités relatives au secteur agricole (agriculture, élevage/chasse/pêche/pisciculture/aquaculture, autres industries, services de réparation). Dans les milieux ruraux, les activités agricoles (agriculture, élevage/ chasse/ pêche/ pisciculture/ aquaculture) occupent 88,9% des enfants de 5 à 13 ans. En ce qui concerne les filles, elles ont une présence dominante dans les autres activités, notamment les activités commerciales (surtout de détail), des services aux ménages et de la restauration. En effet, 39,8% de leurs activités se retrouvent principalement dans le commerce de détail et dans les services aux ménages (21,1%) dans les milieux urbains. Ces enfants sont sur le marché du travail soit comme des aides familiaux (surtout dans les activités du secteur agricole, de la restauration, des autres industries), soit comme des travailleurs pour compte propre (commerce détail). 27
Tableau N 4 : Profil (en %) par branche d activité des actifs de 5-13 ans suivant le sexe et le milieu de résidence Branches d activités Urbain Rural Ensemble Garçon Fille Ensemble Garçon Fille Ensemble Garçon Fille Ensemble Agriculture 11,8 5,7 8,8 86,9 80,0 84,1 66,3 55,4 61,6 Elevage, chasse, pêche, pisciculture, aquaculture 0,7, 0,3 4,7 1,5 3,4 3,6 1,0 2,5 Confection d'articles vestimentaire 7,3 2,9 5,2 0,8 2,3 1,4 2,6 2,5 2,5 Bâtiments et travaux publics 4,9 - - - - - 1,3 -, 0,8 Autres industries 6,4-3,3 2,5 3,9 3,1 3,5 2,6 3,1 Commerce de détail 32,3 47,8 39,8 3,7 8,0 5,5 11,5 21,2 15,7 Commerce de gros 4,5 6,5 5,5 0,1-0,0 1,3 2,2 1,7 Service de réparation 10,4-5,4 0,4-0,2 3,2-1,8 Hôtel et restaurant - 4,1 2,0 0,2-0,1 0,2 1,4 0,7 Transport, poste et télécommunication 2,5 3,8 3,1 0,3 0,4 0,3 0,9 1,6 1,2 Service aux ménages 15,7 26,8 21,1 0,4 3,8 1,8 4,6 11,4 7,6 Autres services 3,5 2,4 3,0 - - - 1,0 0,8 0,9 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Source : AGEPE, à partir des données de l EEMCI 2012 Par ailleurs, plus des deux tiers des enfants économiquement occupés se trouvent en milieu rural (70,1%). Les enfants sont plus exposés au travail dans les régions des savanes avec une part d au moins 21% de l ensemble des enfants économiquement occupés au plan national. Dans la ville d Abidjan et dans la région du Zanzan, on observe respectivement 14% et 12,2% d enfants économiquement occupés. La situation la plus préoccupante est le temps mis au travail par ces enfants. La durée moyenne hebdomadaire de travail de ces enfants est de 43 heures. Le revenu moyen tiré de l activité par les enfants est faible (12 071 FCFA). 1.6.4.2. Situation des femmes L analyse de l indice de ségrégation horizontale montre que sur l ensemble des 14 branches d activité, les femmes sont sous- représentées que les hommes dans 9 branches. Les femmes sont quasi absentes dans les branches «bâtiments et travaux publics», «service de réparation», «transport, poste et télécommunication» et «élevage, chasse, pêche, pisciculture, aquaculture» avec respectivement un indice de 0,0546, 0,0624, 0,1601 et 0,1950. Cependant, dans les branches «hôtel et restaurant», «commerce de détail», «commerce de gros», «service aux ménages» et «confection d articles vestimentaires», elles sont plus représentées atteignant parfois un indice de ségrégation de 1,5. Dans l ensemble des branches du secteur institutionnel «secteur privé formel», les femmes sont peu nombreuses. On observe tout de même que dans les branches d activité «hôtel et restaurant», «commerce de détail» «confection d articles vestimentaire», «service aux ménages et «agriculture» elles sont plus nombreuses que les hommes. En revanche, dans le secteur institutionnel «secteur informel», les femmes sont plus représentées dans les branches «Hôtel et restaurant» (1,6134), «Commerce de détail» (1,5202), «Commerce de 28
gros», (1,4288) «Service aux ménages» (1,1710) et «Confection d'articles vestimentaire» (1,1079). Enfin, dans le secteur institutionnel «ménages employeurs», les femmes ne sont plus représentées que dans trois branches d activité. Ce sont «hôtel et restaurant» et «commerce de gros» qui ont un indice de ségrégation horizontal de (1,2713) puis la branche «confection d articles vestimentaire» avec 1,1017. Il apparaît finalement que les branches «hôtel et restaurant», «commerce de détail», «commerce de gros», «service aux ménages» et «confection d articles vestimentaires» sont celles où les femmes sont plus représentées que les hommes. On peut retenir de l analyse de l emploi que les femmes ont 44% des emplois dans le secteur informel, 26,4% des emplois du privé et 24,9% des emplois du secteur publique. Quant à la part des femmes dans les emplois salariés, elle est estimée à 8,6%. Par conséquent, on peut avancer qu elles sont discriminées inférieurement ou négativement en matière d emploi dans l économie ivoirienne. 1.7. Genre et chômage L analyse du chômage se fera selon le sexe, le milieu de résidence, les jeunes, la région et le niveau d instruction. Chômage selon le sexe Selon l AGEPE en 2012, le nombre de chômeurs est de 986 220 personnes pour une population active totale de 10 478 370 personnes, soit un taux de chômage de 9,4% au plan national. L on note que le taux de chômage est plus élevé pour les femmes (11,9%) que pour les hommes (7,4%) comme illustré par le Tableau N 5. Tableau N 5 : Population active et taux de chômage selon le sexe Population Taux de Chômeurs active chômage (%) Hommes 5 838 727 431 890 7,4 Femmes 4 639 643 554 330 11,9 Total 10 478 370 986 220 9,4 Source : AGEPE, à partir des données de l EEMCI 2012 Chômage selon le milieu de résidence Comme l indique le tableau n 6, ci-dessous, le taux de chômage est plus élevé en milieu urbain qu en milieu rural (15,2% contre 3,8%), son niveau le plus élevé s observant dans la ville d Abidjan (19,5%). 29
Tableau N 6 : Population active et taux de chômage selon le milieu de résidence Milieu de résidence Population active Chômeurs Taux de chômage Abidjan 2 575 972 502 128 19,5 Autre milieu urbain 2 558 870 279 367 10,9 Urbain 5 134 842 781 495 15,2 Rural 5 343 528 204 725 3,8 Ensemble 10 478 370 986 220 9,4 Source : AGEPE, à partir des données de l EEMCI 2012 Chômage par région L examen du taux de chômage selon la région permet d observer un taux de chômage de 19,5% pour la ville d Abidjan, ce qui est très élevé par rapport au taux national qui est de 9,4%. Elle est suivie de la région des lagunes où le taux de chômage est de 11,7%, ce qui est toujours au-dessus du taux national (Tableau n 7). Région Tableau N 7 : Population active et taux de chômage selon la région Population active Chômeurs Taux de chômage Ville d'abidjan 2 575 972 502 128 19,5 Agnéby 271 123 16 632 6,1 Bafing 87 760 1 361 1,6 Bas Sassandra 851 254 77 610 9,1 Denguélé 106 923 1 566 1,5 Fromager 330 694 30 230 9,1 Haut Sassandra 668 693 41 604 6,2 Lacs 358 698 16 311 4,5 Lagunes 526 415 61 461 11,7 Marahoué 342 638 20 606 6,0 Montagnes 542 294 39 707 7,3 Moyen Cavally 292 846 22 126 7,6 Moyen Comoé 317 253 16 650 5,2 N'zi Comoé 450 986 26 294 5,8 Savanes 729 571 14 925 2,0 Sud Bandama 407 621 25 904 6,4 Sud Comoé 275 613 17 689 6,4 Vallée du Bandama 612 302 33 898 5,5 Worodougou 246 661 10 974 4,4 Zanzan 483 053 8 545 1,8 Ensemble 10 478 370 986 220 9,4 Source : AGEPE, à partir des données de l EEMCI 2012 Chômage chez les jeunes Par ailleurs, le taux de chômage est de 12,2% pour les jeunes de 14-35 ans. Il est de 9,7% pour les jeunes hommes de cet âge et de 15% pour les jeunes femmes (Tableau n 8). 30
Tableau N 8 : Population active et taux de chômage chez les jeunes de 14-35 ans Population active 14-35 ans Chômeurs 14-35 ans 31 Taux de chômage (%) Hommes 3 284 157 319 696 9,7 Femmes 3 024 174 452 203 15,0 Total 6 308 331 771 899 12,2 Source : AGEPE, à partir des données de l EEMCI 2012 Chômage selon le niveau d instruction Comme l indique le tableau n 9, le taux de chômage croît avec le niveau de diplôme jusqu au diplôme de maîtrise en ce qui concerne les diplômes de l enseignement général. Tableau N 9 : Population active et taux de chômage selon le diplôme Population active Chômeurs Taux de chômage élargi (%) Aucun 7 665 973 488 897 6,4 CEPE 1 412 230 199 204 14,1 BEPC 537 756 92 525 17,2 BAC 217 463 43 025 19,8 DEUG 53 084 11 139 21,0 LICENCE 62 507 13 330 21,3 MAITRISE 68 760 20 465 29,8 DEA 6 309 438 6,9 DOCTORAT 15 160 610 4,0 CAP 64 566 9 434 14,6 BEP 22 492 2 132 9,5 BP 15 384 2 543 16,5 BT/BAC TECHNIQUE 43 561 10 875 25,0 BTS 178 857 63 902 35,7 DUT 24 712 6 872 27,8 INGENIEUR 47 967 10 199 21,3 DESS 8 645 2 064 23,9 MASTER 9 134 3 917 42,9 AUTRE 23 812 4 649 19,5 Total 10 478 370 986 220 9,4 Source : AGEPE, à partir des données de l EEMCI 2012 En effet, le chômage est de 14,1% pour les titulaires du CEPE et de 29,8% pour ceux de la maîtrise en passant par les titulaires du BAC qui ont un taux de chômage de 19,8%, les non instruits ayant un taux de chômage de 6,4%. L on observe néanmoins que les titulaires du Doctorat ont le taux de chômage le plus faible (4%) tandis que ceux du DEA ont un taux de chômage de 6,9% (AGEPE, 2012). En ce qui concerne les diplômes techniques, l on note que du CAP au BTS, le taux de chômage croît avec le niveau du diplôme, à l exception du diplôme
de BEP dont les titulaires ont un taux de chômage relativement faible (9,5%). Le taux de chômage des titulaires du DUT (27,8%) est plus faible que celui des titulaires du BTS (35,7%) mais plus élevé que celui des ingénieurs (21,3%). Il est de 23,9% pour les titulaires du DESS et de 42,9% qui constitue le taux de chômage le plus élevé pour les titulaires du master. On peut retenir de cette section, que le chômage est devenu grande préoccupation, surtout dans le mode des intellectuels pour l économie ivoirienne. Ce qui illustre la délicatesse de la mise en œuvre d un nouveau programme de master. 1.8. Mise en place du master innovant La réflexion sur la nécessité d un master innovant exige, une présentation et une confrontation de la problématique du secteur agricole et les nouvelles orientations, et, le point de vue des sociétés agro-industrielles (secteur privé) et des cadres des secteurs privé et publique (ingénieur agronomes) sur la qualité de la formation agricole. De cette confrontation devra sortir, l opportunité de créer un nouveau master susceptible de relever les défis du secteur agricole et l identification de la spécialité de ce diplôme. 1.8.1. Problématique du secteur agricole et défis L économie ivoirienne, basée essentiellement sur l agriculture d évolution successives : a connu trois phases la première phase (1960 1980), caractérisée par une forte croissance économique avec un taux annuel de sept pour cent, a enregistré un développement remarquable par l acquisition de positions importantes sur des produits comme le café, le cacao, bois, l huile de palme, le caoutchouc naturel, le coton, l ananas et la banane; la seconde phase (1981 à 1993), est marquée par une baisse significative du taux de croissance de l économie. En effet, de 3,7% en 1981, le PIB agricole est passé à 0,5% en 1993. Des Programmes d Ajustement structurel visant à relever le taux de croissances ont été mis en œuvre. Ainsi mais les résultats sont restés mitigés. Au niveau du secteur agricole, pour inverser les tendances observées de la pauvreté en milieu rural, l Etat a entrepris d importantes réformes agricoles dont le désengagement des filières de production, la dissolution des sociétés de développement et un appui à l encadrement et à la commercialisation. Aussi un document de stratégie intitulé «Plan Directeur de Développement Agricole 1992-2015» a été élaboré. Ce plan adopté en 1993 a pour objectifs: (i) l'amélioration de la productivité et de la compétitivité, (ii) la recherche de l'autosuffisance et de la sécurité alimentaire, (iii) la diversification des productions agricoles, (iv) le développement des pêches maritimes et lagunaires et (v) la réhabilitation du patrimoine forestier. la troisième phase, amorcée après la dévaluation du franc CFA en 1994, est caractérisée par un taux de croissance également de l ordre de sept pour cent par an. Malheureusement, au-delà de 1997, la baisse des prix à l exportation du cacao et du coton et la faiblesse du 32
recouvrement des recettes n a pas permis une amélioration des performances économiques du pays, ce qui a eu des répercussions négatives sur l agriculture. Pour prendre en compte les mutations intervenues au niveau national (libéralisation des filières, DSRP), régional (politique agricole de la CEDEAO, le NEPAD-PDDAA) et international (Mondialisation, les OMD, APE, changement climatique), le Plan Directeur 1992-2015 a été évalué en 2008. Il ressort de cette évaluation : - En ce qui concerne l amélioration de la productivité et de la compétitivité : i) La libéralisation, source de rationalisation d activités dans certaines filières (particulièrement l hévéa), a plutôt révélé les insuffisances organisationnelles de la plupart des autres filières, où les coûts de production et de commercialisation restent élevés (coton, café-cacao, anacarde, etc.) ; ii) La modernisation des exploitations n a pas atteint les résultats attendus, notamment en matière de mécanisation. La sécurisation du foncier rural demeure par ailleurs un problème sérieux pour l agriculture ; iii) L association agriculture-élevage a été perturbée par la crise de 2002; iv) La politique semencière n a pas encore permis un niveau d utilisation significatif des semences améliorées dans les différentes filières ; v) La conservation et la transformation, dans le cadre de la privatisation, ont connu quelques succès, mais la transformation secondaire reste faible. - Concernant la recherche de l autosuffisance et de la sécurité alimentaire : i) Le niveau d importation de riz (50% de la couverture des besoins) est encore élevé malgré les acquis des différents projets ; ii) La commercialisation des vivriers (maïs, racines et tubercules, banane plantain) est peu performante ; iii) La filière bétail viande est peu structurée, malgré un certain dynamisme ; iv) La filière avicole moderne dispose d une bonne organisation professionnelle et génère de nombreux emplois. Cependant, elle a connu des pertes économiques énormes liées à l apparition de l épizootie de grippe aviaire en mai 2006 (Source : DSRP). - En ce qui concerne la réhabilitation du patrimoine forestier, les résultats n ont pas été à la hauteur des attentes. En effet : (i) les objectifs de réduction des prélèvements et de limitation du gaspillage de la matière n ont pas été atteints ; (ii) les populations ne se sont pas intéressées à la protection et à la gestion des ressources forestières ; (iii) la disparition progressive du capital bois d œuvre dans le domaine rural compromet à terme l approvisionnement de l industrie ; 33
(iv) les infiltrations dans les forêts classées ont atteints des proportions inquiétantes (plus de 96 000 chefs d exploitations en forêts classées en 1996) ; (v) les plantations forestières dans le domaine rural ont eu peu de succès ; (vi) l exercice généralisé de la chasse illégale est devenu une activité lucrative et s est développé d année en année. La faiblesse de la mise en œuvre de ces politiques, telle que le montre les évaluations s explique en partie par l absence d un soutien financier adéquat. Cette situation a été aggravée par les crises économiques et militaro politiques que le pays traverse depuis décembre 1999. Les indicateurs de performance de l agriculture ivoirienne sont de plus en plus préoccupants. Le secteur agricole a enregistré le taux de croissance le plus faible entre 2000 et 2007, qui est de 1,86%. Le taux de croissance de la valeur ajoutée du secteur agricole a connu également un important recul au cours de cette période 2001 (- 1,19%), 2005 (-16,65%), 2006 (-1,37%) et 2007 (1,1%). Le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) adopté en janvier 2009, ouvre de nouvelles perspectives pour le développement de la Côte d Ivoire. Celui-ci réaffirme le rôle prépondérant du secteur agricole dans la croissance économique et la réduction des inégalités sociales. En effet, ce secteur occupe une frange importante de la population à travers les sous-secteurs qui le composent (productions végétales, ressources animales et halieutiques, ressources forestières et fauniques). Le défi majeur à relever reste d une part, celui de rendre l agriculture ivoirienne plus compétitive et plus rémunératrice pour les producteurs tout en assurant la sécurité alimentaire et d autre part de garantir le développement durable de la Côte d Ivoire par la sauvegarde d un couvert forestier au-delà de 20% du territoire qui soit représentatif de l ensemble des écosystèmes ivoiriens. La Côte d Ivoire entend ainsi réaliser le premier Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD1) qui est de réduire de moitié la pauvreté et la faim par rapport à son niveau de 1990. C est à partir de cette problématique et pour relever le défi d un développement harmonieux du secteur agricole que les priorités et programmes ci-dessous ont été définis. 1.8.2. Priorités et programmes d investissement agricole Les perspectives de croissance et de réduction de la pauvreté ont permis de déterminer les orientations de développement agricole pour les prochaines années ainsi que la planification des investissements. Sur la base de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté consignée au niveau du DSRP et des grandes orientations du plan directeur du développement agricole 1992 2015, ainsi que des stratégies sectorielles (stratégies des filières et du secteur forestier), six programmes ont été identifiés. Ce sont : 1. Amélioration de la productivité et de la compétitivité des productions agricoles ; 2. Développement des filières ; 3. Amélioration de la gouvernance du secteur agricole ; 34
4. Renforcement des capacités des parties prenantes au développement de l agriculture ; 5. Gestion durable des ressources halieutiques ; 6. Relance de la filière bois. 1.8.3. Identification des besoins de formation Il sera question dans cette section de déterminer le taux d appréciation des acteurs enquêtés, à mise en œuvre du master innovant. 1.8.3.1. Appréciation de l ensemble des enquêtés Notre enquête a porté sur 27 entreprises privées et parapubliques, et 92 cadres (agronomes) reparti dans tous les secteurs de l économie ivoirienne. Il ressort de nos analyses qu environ 76% des agronomes enquêtés pensent que la création d un nouveau master reste nécessaire, contre 14% qui pensent le contraire et environ 10% qui sont avis (Tableau N 10). Tableau N 10 : Taux d appréciation du nouveau programme de master Valide Effectifs Pourcentage Pourcentage Pourcentage valide cumulé Oui 70 76,1 84,3 84,3 Non 13 14,1 15,7 100,0 Total 83 90,2 100,0 Système manquant 9 9,8 Total 92 100,0 1.8.3.2. Appréciation des cadres des secteurs privé et public Parmi ces enquêtés, environ 84% des cadres du secteur public et 88% des cadres du secteur privé (Tableau N 11) sont en faveur de la création d un nouveau master. Tableau N 11 : Taux d acceptation des cadres des secteurs public et privé de la création du nouveau master Est-il nécessaire de créer un master? Total Oui Non Secteur d'activité Public Effectif 56 11 67 % compris dans Secteur d'activité 83,6% 16,4% 100,0% Effectif 14 2 16 Privé % compris dans Secteur d'activité 87,5% 12,5% 100,0% Effectif 70 13 83 Total % compris dans Secteur d'activité 84,3% 15,7% 100,0% 35
Le test de Ki-deux (annexe) nous indique que les enquêtés des secteurs public et privé ont une même position, celle de créer un nouveau master, en dépit du chômage dans le milieu intellectuel. En effet, l emploi est devenu un marché de niche, où le besoin de cadre se manifeste à compte-goutte et qu il faut satisfaire. 1.8.3.3. Appréciation selon les spécialités des cadres enquêtés Les enquêtés des cadres en agriculture, génie rural, pédologie et autres spécialités sont à 100% pour la création de ce master nouveau. Alors que ce taux d acceptation à la création d un nouveau master varie de d au moins 57% à 80% pour les spécialités comme agroalimentaire, agroéconomie, zootechnie, machinisme agricole, défense des cultures. Toutefois selon le test de Ki-deux réalisé, toutes les spécialités ont la même position, celle de voir créer un nouveau programme de master avec un taux d appréciation global de 84%, Voir tableau N 12. Tableau N 12 : Taux d acceptation de la création du nouveau master et les spécialités des cadres Spé Total Agriculture Agroalimentaire Agroéconomie Défense des cultures Génie rural Machinisme agricole Pédologie Production végétale Zootechnie Autres Est-il nécessaire de créer un master? Total Oui Non Effectif 7 0 7 % compris dans Spé 100,0% 0,0% 100,0% Effectif 6 1 7 % compris dans Spé 85,7% 14,3% 100,0% Effectif 22 4 26 % compris dans Spé 84,6% 15,4% 100,0% Effectif 11 2 13 % compris dans Spé 84,6% 15,4% 100,0% Effectif 4 0 4 % compris dans Spé 100,0% 0,0% 100,0% Effectif 3 2 5 % compris dans Spé 60,0% 40,0% 100,0% Effectif 2 0 2 % compris dans Spé 100,0% 0,0% 100,0% Effectif 5 1 6 % compris dans Spé 83,3% 16,7% 100,0% Effectif 4 3 7 % compris dans Spé 57,1% 42,9% 100,0% Effectif 5 0 5 % compris dans Spé 100,0% 0,0% 100,0% Effectif 69 13 82 % compris dans Spé 84,1% 15,9% 100,0% 36
1.8.3.4. Appréciation selon la responsabilité A l analyse des responsabilités, on a pu constater des enquêtés, que selon les catégories de responsabilité (poste), le taux d appréciation en faveur de la création d un nouveau master varie de 65% à 100% comme illustré par le tableau N 14. Les Directeurs avaient le taux d appréciation à la création d un nouveau programme de master le plus bas (65%); quand bien même que ce taux ne diffère pas de façon significative des taux d appréciation des autres catégories de responsabilité selon le test de Ki-deux. Tableau N 13 : Poste et taux d acceptation de la création d un nouveau master Poste spécialisé Total Directeur-DR_DD SD_Responsable_Conseiller Chef de service Chargé d'études_de programme_spécialiste Enseignant_Enseignant Chercheur_Assistant Chercheur Inspecteur Autre Est-il nécessaire de créer un master? Total Oui Non Effectif 11 6 17 % compris dans Poste spécialisé 64,7% 35,3% 100,0% Effectif 15 3 18 % compris dans Poste spécialisé 83,3% 16,7% 100,0% Effectif 9 0 9 % compris dans Poste spécialisé 100,0% 0,0% 100,0% Effectif 12 0 12 % compris dans Poste spécialisé 100,0% 0,0% 100,0% Effectif 15 3 18 % compris dans Poste spécialisé 83,3% 16,7% 100,0% Effectif 3 1 4 % compris dans Poste spécialisé 75,0% 25,0% 100,0% Effectif 1 0 1 % compris dans Poste spécialisé 100,0% 0,0% 100,0% Effectif 66 13 79 % compris dans Poste 83,5% 16,5% 100,0% spécialisé 37
1.8.3.5. Appréciation selon le genre Les données de cette analyse sont illustrées dans le tableau 14 ci-dessous. Du point de vue genre, les femmes et les hommes enquêtés sont favorables à la création d un nouveau master respectivement à 83% et 84% (Tableau N 14). Cela pour dire femmes et hommes ont une position commune, celle favorable à la création d un nouveau programme de master selon le test de Ki-deux réalisé. Tableau N 14 : Genre et taux d acceptation de la création d un nouveau master Sexe Total Féminin Masculin Est-il nécessaire de créer un master? Total Oui Non Effectif 5 1 6 % compris dans Sexe 83,3% 16,7% 100,0% Effectif 65 12 77 % compris dans Sexe 84,4% 15,6% 100,0% Effectif 70 13 83 % compris dans Sexe 84,3% 15,7% 100,0% 1.8.3.6. Appréciation selon l ancienneté des diplômes Dans le cadre de cette étude nous étions intéressé à apprécier l impact de l ancienneté sur le taux d appréciation à la création d un nouveau master (voir tableau N 15). Pour cela trois classes d agronome ont été réalisées : - La première classe : ceux qui sont diplômés de 1970 à 1999; - La seconde classe : les agronomes diplômés de 2000 à 2010 et ; - La troisième classe : les agronomes diplômés de 2011 à maintenant. Tableau N 15 : Ancienneté des diplômes et taux d acceptation de la création du nouveau master Délivran ce du diplôme Total Entre 1978 et 1999 Entre 2000 et 2010 Plus de 2011 Est-il nécessaire de créer Oui un master? Non Total Effectif 36 9 45 % compris dans Délivrance du diplôme 80,0% 20,0% 100,0% Effectif 31 4 35 % compris dans Délivrance du diplôme 88,6% 11,4% 100,0% Effectif 3 0 3 % compris dans Délivrance du diplôme 100,0% 0,0% 100,0% Effectif 70 13 83 % compris dans Délivrance du diplôme 84,3% 15,7% 100,0% 38
Il ressort de notre analyse (tableau 16) que : - Les nouveaux diplômés (classe trois) sont à 100% pour la création d un nouveau programme de master. Cela pourrait s expliquer par le faite que le manque d emploi suscite à ces nouveaux diplômés l envie de poursuivre leurs études le temps qu un emploi s offre à eux. - Quant aux nouveaux anciens diplômés (classe deux), leur taux d appréciation d une nouvelle diplomation est inférieur à la précédente classe, et estimé à environ 89%. C est-à-dire que 11% environ des enquêtés de cette classe ne trouve pas opportun la création de ce nouveau master; Ceci dû peut être, à leur grande propension à travailler. - Au niveau des anciens diplômés (classe une), même si majoritairement ils sont favorables à la création d un nouveau programme de master, on constate que cette classe d enquêtés à le taux le plus élevé (20%) de ceux qui ne trouvent pas que la nouveau programme de master à mettre en œuvre est opportun. Ceci peut être parce que les anciennes formations sont en général trouvées mieux efficaces et pratiques que les nouvelles d une part ; et d autre part, à cause de la préférence de cette classe aux formations de courte durée comme des séminaires d actualisation et de capitalisation des connaissances. La différence des taux d acceptation des trois classes n étant pas significatif selon le test de Ki-deux, nous indique que les positions sont identiques et en faveur de la création d un nouveau master. 1.8.3.7. Appréciation du délai avant emploi sur la mise en œuvre du master Il nous est apparu également intéressant d apprécier l impact du délai d attente au premier emploi sur l acceptation à la création d un nouveau master, afin d étayer les argumentaires de la section précédente. Les données de cette analyse sont compilées dans le tableau cidessous. Ainsi on a pu constater : - Que quand le délai d attente était compris de 0 à 1 mois pour avoir de l emploi, 25% des enquêtés ne trouvent pas opportun la création d un nouveau master. Ce taux est le plus élevé comparé aux autres tranches de temps. - De 2 à 3 mois de délai d attente à l emploi, on constate que ceux qui sont favorables à la création d un nouveau master pas de 75% dans la précédente classe à 90%. Nous pensons que cela est dû à la renaissance de l envie de s occuper par une formation, qui par ricochet accroitrait les chances d obtention d emploi, après un mois de chômage, et ceci, vu le contexte défavorable à l obtention rapide d emploi. C est pourquoi, on constate que pour la troisième tranche dont le délai varie jusqu à 6 mois ou plus, le taux d acceptation de la création d un nouveau programme évolue pour atteindre 94%. 39
Tableau N 16 : Délai d attente à l emploi et taux d acceptation de création du nouveau master Attente du premier emploi Total Entre 0 et 1 mois Entre 2 et 3 mois Entre 4 et 6 mois Entre 6 et 12 mois Plus de 12 mois Est-il nécessaire de créer un master? Total Oui Non Effectif 21 7 28 % compris dans Attente du premier emploi 75,0% 25,0% 100,0% Effectif 9 1 10 % compris dans Attente du premier emploi 90,0% 10,0% 100,0% Effectif 9 3 12 % compris dans Attente du premier emploi 75,0% 25,0% 100,0% Effectif 16 1 17 % compris dans Attente du premier emploi 94,1% 5,9% 100,0% Effectif 15 1 16 % compris dans Attente du premier emploi 93,8% 6,2% 100,0% Effectif 70 13 83 % compris dans Attente du premier emploi 84,3% 15,7% 100,0% Là aussi, le test de Ki-deux, nous indique qu il n y a pas de différence entre les positions des trois classes de délai qui est en faveur de la création d un nouveau programme de master. 1.8.3.8. Niveau de satisfaction de la formation initiale et appréciation du master Au niveau de l impact de la satisfaction des formations reçues par les enquêtés sur le taux d acceptation d un nouveau programme de master, il ressort que les enquêtés qui sont insuffisamment ou très insuffisamment satisfait de leur formation sont à 100% pour la création d un nouveau master (tableau N 17). Tandis que ceux qui pensent que leur formation est satisfaisante et très satisfaisante sont un taux relativement moindre (86% et 77%) à accepter la création d un nouveau master. Cela pour dire que, plus l enquêté pense être satisfait de sa formation initiale, il ne trouve pas opportun ce nouveau master. Cependant, le test de Ki-deux réalisé entre cette classe de satisfaction à la formation initiale nous indique, que les enquêtés ont une position identique qui est celle de la nécessité de créer un nouveau programme de master. 40
Tableau N 17: Qualité de la formation initiale et taux d acceptation de création du nouveau master Qualité de la formation Total Très satisfaisante Satisfaisante Insuffisante Très insuffisante Est-il nécessaire de créer un master? Total Oui Non Effectif 27 8 35 % compris dans Qualité de la formation 77,1% 22,9% 100,0% Effectif 30 5 35 % compris dans Qualité de la formation 85,7% 14,3% 100,0% Effectif 10 0 10 % compris dans Qualité de la formation 100,0% 0,0% 100,0% Effectif 2 0 2 % compris dans Qualité de la formation 100,0% 0,0% 100,0% Effectif 69 13 82 % compris dans Qualité de la formation 84,1% 15,9% 100,0% 1.8.3.9. Formation additionnelle des cadres et appréciation du master On a pu également constater que 85% de ceux qui ont eu des formations additionnelles pendant qu ils travaillaient, sont favorables à la création de ce nouveau programme de master; tandis que 91% de ceux qui n ont pas eu de formations additionnelles le sont aussi. Cela pour dire que, la création de ce nouveau programme de master intéresse tant ceux qui ont eu des formations additionnelles pendant qu ils travaillaient et que ceux qui n en n ont pas eu (Voir Tableau N 18). Tableau N 18 : Formation additionnelle et taux d appréciation du nouveau master Formation additionnelle Total Oui Non Est-il nécessaire de créer un master? Total Oui Non Effectif 60 11 71 % compris dans Formation additionnelle 84,5% 15,5% 100,0% Effectif 10 1 11 % compris dans Formation additionnelle 90,9% 9,1% 100,0% Effectif 70 12 82 % compris dans Formation additionnelle 85,4% 14,6% 100,0% 41
1.8.4. Identification de la spécialité du master innovant 1.8.4.1. Choix de l ensemble des cadres enquêtés Les enquêtes au niveau des cadres individuels (Public et Privé) ont révélé que 59% environ des enquêtés sont en faveur de la spécialité Agri-business comme illustré dans le tableau 19, qu ils trouvent mieux indiquée à relever les défis du secteur agricole ci-dessus présenté. Cette spécialité est transversale à tous les sous-secteurs de l agriculture (Agriculture, Elevage, Foresterie, Industrie). La seconde préférence des enquêtés s est portée sur les «autres spécialités» avec un taux de choix estimé 12%, suivi de l agro-industrie à 11% et la foresterie à 6%. Tableau N 19 : Choix de la spécialité du master par l ensemble des cadres Valide Effectifs Pourcentage Pourcentage valide Pourcentage cumulé Agro-Foresterie 6 6,5 7,4 7,4 Agri-business 54 58,7 66,7 74,1 Agro-Industrie 10 10,9 12,3 86,4 Autres 11 12,0 13,6 100,0 Total 81 88,0 100,0 Manquante Système manquant 11 12,0 Total 92 100,0 Quant aux entreprises privées enquêtées, leur choix s est également porté par ordre de préférence sur la création d un nouveau programme de master de spécialité Agri-business à 65%, à 55% sur l agro-industrie et à 19% sur l environnement. 1.8.4.2. Genre et le choix de la spécialité du master Le tableau N 20 nous montre que quel que soit le sexe plus de 65% des personnes masculines ou féminines sont pour la création d un master en Agri-business. Tableau N 20 : Genre et chois de la spécialité du nouveau programme de master S Féminin e x Masculin e Total Si vous aviez un master à faire entre les masters suivants, lequel choisirez-vous? Total Agro- Agri-business Agro-Industrie Autres Foresterie Effectif 0 5 0 1 6 % compris dans Sexe 0,0% 83,3% 0,0% 16,7% 100,0% Effectif 6 49 10 10 75 % compris dans Sexe 8,0% 65,3% 13,3% 13,3% 100,0% Effectif 6 54 10 11 81 % compris dans Sexe 7,4% 66,7% 12,3% 13,6% 100,0% Pour la première spécialité choisie, qui est l Agri-business, les préoccupations suivantes ont été évoquées : 42
- L accès aux marchés (commercialisation), qui évoque les infrastructures de commercialisation ; - L entreprenariat, qui pourrait booster l emploi, ainsi que le conseil agricole; - Organisation des producteurs et amélioration de la coordination des différents acteurs des filières agricoles; - Environnement économique à l émergence d un tissu agro-industriel; - La professionnalisation des opérateurs pour relever le défi de la compétitivité. L agro-industrie qui est le second choix des entreprises, l accent devra être mis selon elles, sur : - Technologie des aliments, c est-à-dire la transformation des produits agricoles, qui donnerait de la valeur ajoutée et par ricochet la création d emploi; - Les normes et leur mise œuvre qui garantit la qualité et le marché, la traçabilité (suivi-évaluation) et l amélioration de la capacité de contrôle. L agroforesterie qui est le troisième choix des entreprises, les entreprises pense que l accent devra être porté sur : - La bonne gouvernance des ressources forestières ; - La mise en place de normes environnemental et ; - Le développement durable. 1.8.4.3. Choix de la spécialité du master et spécialité des cadres Le choix de la spécialité du nouveau master à créer par les cadres en fonction de leurs spécialités indique (voir Tableau N 21): - Les enquêtés des spécialités autres et du génie rural, ont choisi à 100% l Agribusiness comme spécialité idoine du nouveau programme de master à créer ; - Les enquêtés ayant pour spécialité le machisme agricole, agroéconomie et défense des cultures ont porté leur choix sur l Agri-business à 75 à 80% ; - Tandis que les cadres de spécialité zootechnie et production végétale ont choisi l Agri-business à 50% comme la spécialité du nouveau programme de master ; - Les cadres de spécialité agro-industrie ont choisi l Agri-business et l agro-industrie à 43% environ ; - Les cadres de spécialité agriculture ont choisi à 50% l agroforesterie et l agroindustrie à 33% comme spécialité idoine pour le nouveau programme ; - Les cadres de la spécialité pédologie ont porté leur choix à 50% sur l agroforesterie et 50% sur les spécialités autres. Globalement, 66 % environ des cadres des toutes les spécialisations ont porté leur choix sur l Agri-business, 14% sur les spécialités autres, 13% sur l agro-industrie et 7,5% sur l agroforesterie. On note aussi qu aucune des spécialités ne s est choisie à 100%. L analyse des structures prises individuellement, indique que les organismes internationaux et les structures forestières ont portés leur choix à 100% sur l Agro-Foresterie; les structures de recherches sont à 100% pour l agro-industrie; alors que les structures de négoce ont portées à 100% leur choix sur l Agri-business. Toutefois, les structures prises dans leur ensemble, ont porté comme leurs cadres leur choix à 58% sur l Agri-business, à 17% sur les autres spécialités et à 12,5% sur l Agro-industrie et l Agro-Foresterie. 43
Tableau N 21 : Spécialités des cadres et choix de la spécialité du nouveau master Spécialités Total Agriculture Agroalimentaire Agroéconomie Défense des cultures Génie rural Machinisme agricole Pédologie Production végétale Zootechnie Autres Si vous aviez un master à faire entre les masters suivants, lequel choisirez-vous? Total Agro- Agri-business Agro-Industrie Autres Foresterie Effectif 3 0 2 1 6 % compris dans Spé 50,0% 0,0% 33,3% 16,7% 100,0% Effectif 0 3 3 1 7 % compris dans Spé 0,0% 42,9% 42,9% 14,3% 100,0% Effectif 1 21 3 1 26 % compris dans Spé 3,8% 80,8% 11,5% 3,8% 100,0% Effectif 0 9 1 2 12 % compris dans Spé 0,0% 75,0% 8,3% 16,7% 100,0% Effectif 0 4 0 0 4 % compris dans Spé 0,0% 100,0% 0,0% 0,0% 100,0% Effectif 0 4 0 1 5 % compris dans Spé 0,0% 80,0% 0,0% 20,0% 100,0% Effectif 1 0 0 1 2 % compris dans Spé 50,0% 0,0% 0,0% 50,0% 100,0% Effectif 0 4 0 3 7 % compris dans Spé 0,0% 57,1% 0,0% 42,9% 100,0% Effectif 1 3 1 1 6 % compris dans Spé 16,7% 50,0% 16,7% 16,7% 100,0% Effectif 0 5 0 0 5 % compris dans Spé 0,0% 100,0% 0,0% 0,0% 100,0% Effectif 6 53 10 11 80 % compris dans Spé 7,5% 66,2% 12,5% 13,8% 100,0% 44
Tableau N 22: Secteur d'activité des entreprises et Choix du master Secteur d'activité Centre de recherche agricole Entreprise agroindustrielle Entreprise de développement maraîcher et vivrier Entreprise de négoce de Café- Cacao Entreprise de vente de produits phytosanitaires Ministère de la production animale Ministère du Plan et du Développement ONG agricole OPA OPA de production animale Choix du master Agro-Foresterie Agri-business Agro-Industries Autres Total Effectif 0 0 1 0 1 % compris dans Secteur d'activité 0,0% 0,0% 100,0% 0,0% 100,0% Effectif 0 1 0 2 3 % compris dans Secteur d'activité 0,0% 33,3% 0,0% 66,7% 100,0% Effectif 0 1 0 0 1 % compris dans Secteur d'activité 0,0% 100,0% 0,0% 0,0% 100,0% Effectif 0 1 0 0 1 % compris dans Secteur d'activité 0,0% 100,0% 0,0% 0,0% 100,0% Effectif 1 0 0 0 1 % compris dans Secteur d'activité 100,0% 0,0% 0,0% 0,0% 100,0% Effectif 0 0 0 1 1 % compris dans Secteur d'activité 0,0% 0,0% 0,0% 100,0% 100,0% Effectif 0 0 0 1 1 % compris dans Secteur d'activité 0,0% 0,0% 0,0% 100,0% 100,0% Effectif 0 2 0 0 2 % compris dans Secteur d'activité 0,0% 100,0% 0,0% 0,0% 100,0% Effectif 0 1 0 0 1 % compris dans Secteur d'activité 0,0% 100,0% 0,0% 0,0% 100,0% Effectif 0 2 1 0 3 % compris dans Secteur d'activité 0,0% 66,7% 33,3% 0,0% 100,0% 45
Total OPA de production fruitière OPA de production vivrière Organisme international Société des eaux et forêts Structure d État Structure sous tutelle du Ministère de l Agriculture Effectif 0 1 0 0 1 % compris dans Secteur d'activité 0,0% 100,0% 0,0% 0,0% 100,0% Effectif 0 1 0 0 1 % compris dans Secteur d'activité 0,0% 100,0% 0,0% 0,0% 100,0% Effectif 1 0 0 0 1 % compris dans Secteur d'activité 100,0% 0,0% 0,0% 0,0% 100,0% Effectif 1 0 0 0 1 % compris dans Secteur d'activité 100,0% 0,0% 0,0% 0,0% 100,0% Effectif 0 1 0 0 1 % compris dans Secteur d'activité 0,0% 100,0% 0,0% 0,0% 100,0% Effectif 0 3 1 0 4 % compris dans Secteur d'activité 0,0% 75,0% 25,0% 0,0% 100,0% Effectif 3 14 3 4 24 % compris dans Secteur d'activité 12,5% 58,3% 12,5% 16,7% 100,0% 46
1.8.5. Identification des faiblesses des cadres Il ressort de l enquête des agronomes, que la principale défaillance des cadres est le management (gestion) et le manque de praticité. Cette défaillance peut s expliquer par le faite qu en général nos structures de formation forment au savoir et faiblement au savoirfaire ; en d autres termes, les structures de formation ne forment pas au métier. Quant aux entreprises enquêtées, 92% d entre elles estiment que les cadres présentent des carences que sont par ordre décroissant : - Le management à 42% ; - Le manque praticité à 38% ; - La gestion financière à 31% ; - Les techniques d ordonnancement à 27% ; - La capacité rédactionnelle à 23% ; - Le conseil de gestion, suivi-évaluation et capitalisation à 19% ; - Les autres défaillances (commercialisation, qualité, étude de marché, négoce, sociologie etc.) à 15%. Ces défaillances nous permettront d identifier les modules de formation nécessaire à l élaboration du programme du nouveau master. La formation professionnelle et technique dans le secteur agricole et rural est un élémentclé des stratégies à impulser pour faire face à l accumulation des enjeux à relever. Mais aujourd hui, fort est de constater que le dispositif de formation est très dégradé et mal ajusté. En effet, la forte priorité mise sur les formations longues et diplômantes (plus d ingénieurs que de techniciens, quasi négligence de la formation des producteurs) ne répondait pas aux exigences de changement en profondeur du secteur et a même contribué à sa dégradation. De plus en plus il est question de réorienter entièrement les dispositifs de formation en les recentrant sur les producteurs, en les régionalisant pour faciliter leur intégration et en les articulant sur des politiques nationales de développement rural et agricole. L un des enjeux majeurs de cette restructuration est de préparer les forces vives du secteur, particulièrement sa jeunesse, à la conduite du processus de transformation des structures d exploitation (modernisation des exploitations agricoles). Cette «professionnalisation» des acteurs devra reposer, non seulement sur l acquisition de compétences scientifiques et techniques afin de maîtriser les évolutions des techniques de production, de transformation et de commercialisation, mais aussi sur un accroissement des capacités d analyse et de gestion ainsi que sur une formation citoyenne pour la construction d une bonne gouvernance et la gestion raisonnée des ressources naturelles. 47
Cette stratégie de formation recentrée sur les producteurs en vue de moderniser les exploitations agricoles, ne serait pas suffisante à relancer l économie ivoirienne à cause de sa complexité et de son imbrication au commerce international. La valorisation des produits agricoles demeure un levier important de la relance de l économie à travers la création d emploi pour les cadres. L action entrainante de la production et de la valorisation des produits agricoles réside dans la stratégie, de comment, où, et combien vendre les produits agricoles et agro-industriels? C est la raison pour laquelle, que nous pensons que la formation des cadres reste nécessaire comme le confirme les réponses des différents acteurs enquêtés à ce sujet, et leur choix sur la spécialité de ce nouveau programme de master qui est l Agri-business. Afin d accroitre la chance de ce diplôme à booster l économie ivoirienne, il devra s ouvrir sur deux options : - Agri-business option «Economie des filières», cette formation aura pour avantage de consolider la stratégie de formation des producteurs, à travers la formation de cadres des autres acteurs des filières agricoles, afin qu elle soit efficace. - Agri-business option «Agro-industrie», dont l objet est la formation des cadres à maitriser tous les secrets d une bonne vente d un produit, tant sur le plan national et international. Le savoir vendre, sera la clé d un développement du tissus agroindustriel, de l entreprenariat et par ricochet la création d emplois. Ceci afin de résorber le chômage qui devenu effroyable. Conclusion partielle Le chômage est devenu une grande préoccupation en Côte d Ivoire (9,4%), et la femme a été et, est toujours dans une situation de défavorisée (11,9% chez les femmes et 7,4% chez les hommes). Le chômage s est installé au niveau des diplômés (Doctorat, Master, Ingénieur etc.). Les titulaires du master sont les diplômés les plus au chômage (43% environ). On note toutefois que le secteur informel occupe la majorité des femmes et des enfants. L économie ivoirienne n arrivant plus à résorber le chômage surtout le chômage intellectuel, nous indique qu elle est grippée ou conjoncturée. A la lumière des données sur l emploi et le chômage ci-dessus présentées, il n est pas incongru d avancer que la Côte d Ivoire traverse une crise structurelle qui ne justifie pas l arrêt de la formation, mais de faire une formation qui pourrait satisfaire aux besoins spécifiques de l état et de booster l économie ivoirienne. Il ressort de nos enquêtes que, les structures prises dans leur ensemble, et l ensemble des cadres de ces structures, trouvent nécessaire, à plus de 83%, création d un master innovant. Leur choix sur la spécialité de ce master innovant a porté à 58% environ sur l Agri-business. Les autres spécialités viennent en deuxième position avec 16,7%, l agro-industrie et la foresterie en troisième position ex éco. Afin de donner beaucoup d atouts à accroitre l efficacité du nouveau programme de master en Agri-business à booster ou impulser l économie ivoirienne, il devra s ouvrir sur deux options que sont le développement des filières agricoles et l agro-industrie. 48
DEUXIEME PARTIE : DISPOSITIF DE FORMATION 49
II - INGENIERIE DE LA FORMATION 2.1. Identification des besoins de formation Dans le cadre de cette étude, quelques métiers pouvant être exercé par les cadres diplômés d un master ont été identifiés et sont comme suit : - Master en Agri-business option filière : Directeur dans l administration agricole (DD, DR DC, DG, Inspecteur), Directeur dans les autorités de régulation et Sociétés d Etat, Coordonnateur d projet, Directeur de coopérative, Conseiller agricole, Responsable de crédit banque agricole, Analyste de filière. - Master Agri-business option Agro-industrie : Analystes des affaires, Développeur d affaires, Gestionnaires de projets, Trader, Négociant, Analyste de marché, Courtier de bourse, Responsable achat, Directeur marketing, Logisticien. 2.2. Infrastructure L Ecole Supérieure d Agronomie de l Institut National Polytechnique Houphouët Boigny (ESA/INPHB) est doté d infrastructure moderne capable d abriter le nouveau programme de master en Agri-business. Les infrastructures disponibles à cette formation sont illustrées dans le tableau ci-dessous. Tableau N 23: Infrastructures disponibles pour la formation Structure de formation Infrastructures (Bâtiments et aires de pratique) ESA/INPHB Salles Pédagogiques 4 Chambres hébergement stagiaires 30 Chambres hébergement formateurs 10 Restaurant 2 Bibliothèque (très peu équipée) 2 Véhicule pour transport d étudiants pour stage 1 Ferme agricole moderne (agriculture, élevage) Polyvalente 50
2.3. Equipement de formation L Ecole supérieure d Agronomie (ESA) de l INPHB, devra être dotée d un minimum d équipement comme illustré ci-dessous : - Les aires de pratiques seront essentiellement: Les fermes d application en production agricole; Les fermes de bovins-ovin-caprin, le clapier, la porcherie, le poulailler, l aulacoderie et les étangs piscicoles en production animale. - Les équipements Pédagogiques : Vidéo projecteur, vidéo DVD, télé, ordinateurs, logiciel, matériels complet de reprographie; Internet ; salle multimédia ; - Le Service de stages. Manuels scolaires (livres pour chaque cours) et autres documentations; Véhicule (Mini car), pour déplacement de stagiaires en entreprise. L achat des différents équipements se fera par appel d offre, au mieux disant. Dans ce cadre, un cahier de charge précisera les spécifications du matériel. 2.4. Plan de formation 2.4.1. Sélection des apprenants Le choix des apprenants tiendra compte des critères suivants : - Avoir un diplôme d ingénieur agronome ou équivalent ; - Avoir une maitrise en économie ou équivalent; - Etre cadre dans l administration public agricoles, ou cadre dans le secteur privé à caractère agricole ; - Etre un entrepreneur dans le secteur agricole; - Manifester le désir de se faire former au programme de master en agrobusiness; - S assurer que le postulant sera inséré dans un métier agricole; - S acquitter d un droit d inscription dont le montant sera fixé chaque année par le l INPHB et/ou le programme. Ces critères de sélection feront l objet de diffusion auprès des filières agricoles et de leurs organisations, des entreprises privées et de l administration. Les leaders des organisations des différentes filières agricoles transmettront les demandes de leurs membres à la cellule de coordination du programme pour analyse. 51
2.4.2. Sélection et formation des formateurs aux métiers agricoles La formation sera assurée par des enseignants, des hommes et femmes de terrains ayants des connaissances solides du marché, de l économie et du management. Les enseignants et vacataires chargés des formations proviendront à la fois des structures de formation universitaire nationales comme internationales, ayant hébergé les programmes Magrinn (FAUAM du Bénin et FSAUAC du Niger) et des secteurs socio-professionnels (agro-industriels, banquier, administration etc.). Une convention pour le cas des structures de formation et un contrat de prestation pour les acteurs individuels préciseront les termes de référence du service à fournir et les obligations de chaque acteur dans la mise en œuvre de la formation, ainsi que le coût de la prestation. Un accent particulier sera mis sur l expérience des formateurs en matière de formation universitaire et/ou du savoir-faire. Des termes de références pour la sélection des candidats seront élaborés à cet effet. Les dossiers de candidature des formateurs comprendront : une lettre de motivation et le CV du candidat présentant son cursus scolaire et ses expériences en matière de formation. Ils seront adressés au coordonnateur du programme qui procédera avec l appui du Comité pédagogique à la sélection des candidats. 2.4.3. Conduite des formations a) Agencement des formations Pour la conduite des formations, la méthode par alternance sera privilégiée à raison de 40% de théorie et de 60% de pratique et/ou de stage, car le master à mettre en place doit être de type professionnel. Toutefois, pour des formations spécifiques d autres approches pratiques peuvent être aussi utilisées comme, l apprentissage, Entreprise école, la production d un mémoire pour chaque module après un stage de courte durée (45 jours par exemple). Actuellement engagés dans le processus de mise en œuvre du système LMD, il s'avère nécessaire et opportun d'instaurer un dialogue constructif entre partenaires économiques et acteurs de l'enseignement supérieur afin d'améliorer la qualité de l'enseignement Supérieur par les stages. Cette ouverture des Établissements d Enseignement Supérieur permettrait de former des professionnels aptes à répondre aux besoins de l'économie et en adéquation avec les besoins des professionnels. En d autres termes, Il s'agira d'instaurer une base de dialogue et d'échange avec les milieux socioprofessionnels et permettre une plus grande participation et implication des professionnels à l'élaboration des programmes de formation. b) Durée de la formation Sur La formation repose entièrement sur le système LMD. La durée du présent programme est de 24 mois, dont 6 mois de stage de fin d étude qui devra faire l objet de soutenance public. c) Semestrialisation Les cours seront dispensés par semestre et à plein temps. L année calendaire comprend deux (2) semestres étalés comme suit : 52
1 er Semestre : Sept-Oct-Nov-Déc, soit 455 heures en raison de 35h par semaine ; 2 ème Semestre : Jan-Fév-Mar-Avril-Mai-juin, soit 630 heures en raison de 35h par semaine. d) Graduation En conformité avec la graduation LMD, nous devons considérer la diplomation à trois grades successifs come ci-dessous présenté : Le grade de Licence Professionnelle sur six (6) semestres avec une possibilité de poursuivre les études si le résultat est positif. L équivalent du diplôme dans le système anglo-saxon est le «Bachelor of Science»; Le grade de Master sur quatre (4) semestres et a deux options, à savoir : le Master Professionnel (pour les candidats désirant arrêter à ce niveau les études) et le Master scientifique (pour les candidats désirant poursuivre les études au doctorat). L équivalent du diplôme dans le système anglo-saxon est le «Master of science» ; Le grade de Doctorat d Etat dont l équivalent dans le système anglo-saxon est le «Phylosophiae Docteur (Ph.D)». Le schéma ci-dessous illustre le processus de graduation. Tableau N 24 : La graduation en vigueur S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8 S9 S10 S11 S12 S13 S14 S15 S16 LP1 LP2 LP3 MP1 MP2 Licence Professionnelle Master Professionnel Master scientifique Doctorat Bachelor of Science Master of science Phylosophiae Docteur NB : Le présent programme vise le Master professionnel. e) L Organisation des études en Unités d Enseignement (UE) Les parcours sont composés d Unités d Enseignement (UE) qui sont des unités pédagogiques de base cohérentes organisées en modules comprenant des UE disciplinaires et des UE transversales (culture, sport, langues, projet professionnel). L UE est tantôt obligatoire (constitutive du parcours), tantôt optionnelle ou conseillée (utile pour le parcours) ou alors libre (au choix de l étudiant pour personnaliser son parcours). Les UE non obligatoires (optionnelles, libres) sont choisies en concertation avec l équipe pédagogique qui s assure du respect des pré-requis exigés pour chaque UE, de la cohérence globale du parcours et de la possibilité matérielle de suivre les UE (emploi du 53
temps). Les UE sont structurées en Eléments Constitutifs des unités d enseignement (ECU) correspondant aux différentes disciplines qui constituent le module. Les UE sont structurées en : i). Unités de connaissances fondamentales Ce sont des UE dont le but est de permettre d imprégner les auditeurs de notions de base indispensables à la compréhension des autres UE qui suivront. Ces UE sont en général théoriques et bien articulées dans une succession de pré-requis. Elles surviennent toujours en harmonie avec la progression de la formation. ii). Unités de spécialisation Ce sont des UE qui abordent les dimensions de spécialisation dans une discipline ou l autre. Elles sont beaucoup plus spécifiques et orientées vers des connaissances plus pointues dans les domaines visés. Les UE de ce type constituent les éléments de base de la spécialisation. iii). Unités méthodologiques Il s agit d UE qui visent à compléter les connaissances par des éléments pratiques d application des théories et autres. Ces UE de ce fait complètent la formation par des outils pratiques dont la compréhension est indispensable au parachèvement de l effort d éducation. iv). Unités de culture générale Ce sont des UE d accompagnement qui permettent un meilleur épanouissement de l étudiant. Ces UE sont en général facultatives ou libres mais leur connaissance constitue un support souvent indispensable de la formation. f) Le Système de Crédits Capitalisables et Transférables (ECTS) Ce système est basé sur l octroi à chaque étudiant, qui satisfait aux conditions de validation et en fonction du volume d activités requis, d unités de compte exprimées sous forme de valeurs numériques affectées à chaque Unité d Enseignement ou à un élément constitutif d une UE. En référence aux indications techniques convenues, le nombre de crédits réglementaires à valider au cours d un semestre est de 30 crédits. Ainsi : Pour la Licence Professionnelle, l obtention de 180 crédits sera requise ; Pour le Master Professionnel, l obtention de 120 crédits sera requise. Une unité de crédit correspond à 25 heures. Il convient de préciser que cette masse horaire intègre les cours théoriques (CT) et travaux dirigés (TD), les travaux pratiques (TP) et les travaux pratiques encadrés (TP-E). Ce volume horaire global est réparti entre ces différentes composantes en fonction des UE et des besoins. g) Suivi-évaluation pédagogique et diplomation g1-evaluation de l étudiant Chaque UE fera l objet d une évaluation en deux phases, à savoir une évaluation à miparcours et une évaluation d achèvement ou examen de fin d UE. Chaque UE est notée de 0 à 20 points. La note obtenue lors de l évaluation à mi-parcours tient lieu de note de classe tandis que celle de l évaluation d achèvement tient lieu de note d examen. Pour le calcul des notes semestrielles, un système de coefficient est utilisé. Les coefficients pour chaque UE sont définis par le Conseil Pédagogique sur proposition du programme. 54
g2-evaluation des enseignants Chaque enseignant intervenant dans le programme est obligatoirement soumis à une évaluation, d une part, des étudiants et, d autre part, d évaluateurs extérieurs. L évaluation par les étudiants est réalisée par l administration après un nombre déterminé d UE dispensées. Elle vise à déterminer si l UE est dispensée de façon compréhensible pour les étudiants. Elle ne doit constituer en aucune manière un obstacle, mais plutôt un moyen pour l enseignant de se remettre en cause et d améliorer sa prestation. Elle ne doit, par ailleurs, nullement donner l occasion aux étudiants de manquer de respect à l enseignant. L administration veillera, par conséquent, à ce que cela se passe dans les meilleures conditions de respect et de déontologie pédagogique. g3-evaluation du programme Le programme devra rester ouvert aux critiques de toutes sortes. C est pourquoi, il sera prévu des évaluations par des ressources extérieures. La période, le nombre et les évaluateurs extérieurs (nationaux comme étrangers) concernés feront l objet d une réflexion ultérieure. Il reste toutefois entendu que cette évaluation est partie intégrante des outils de mise en œuvre du programme. g4-diplomation Un processus de diplomation sera mis en place et permettra aux apprenants en fin de formation d avoir le master professionnel. Ce diplôme constitue pour l apprenant une reconnaissance de sa compétence dans le métier de son choix. La diplomation passe par les phases d évaluation suivante : Examens individuels ; Travaux de groupes ; Stages d apprentissage ; Soutenance du projet professionnel ; Stage de fin d étude ; Rédaction du mémoire de fin d étude ; Soutenance public du mémoire de fin d étude ; Délivrance du diplôme. h) Comité Pédagogique Dans le cadre de la mise en œuvre de ce master professionnel, un Comité Pédagogique (CP), dont des andragogues sera mis en place. Ce comité sera composé de spécialistes d andragogie et de pédagogie en milieu rural, et de quelques personnes ressources de qualité du monde professionnel. Ce comité aura pour missions essentielles: l identification des modules de formation ; la définition des contenus et durée des modules de formation ; la définition de la pédagogie et/ou de l andragogie à utiliser; la mise en place d un référentiel de diplomation, la certification des aptitudes des apprenants et le suivi-évaluation de ceux- 55
ci. Il sera composé de spécialistes ayant de bonnes connaissances en Agri-business et sciences connexes (économie, management, commerce etc.), provenant des structures suivantes: - Les Directions en charge de la formation au Ministère de l Agriculture (MINAGRI), du Ministère en charge des ressources halieutiques (MIRAH) du Ministère des Eaux et Forêt (MINEF), Ministère en charge de l industrie (MIIND), Ministère en charge du commerce (MIC); - L Ecole Supérieure d Agronomie de l INPHB, pour sa bonne connaissance en formation agricole et en andragogie (Pédagogie des adultes); - SUP-Agro de Montpelier, initiateur du projet; - Les Professionnels du secteur agricoles et agro-industriel. Ce comité pourrait s adjoindre, en cas de besoin, d un ou deux spécialistes, si nécessaire pour accomplir efficacement sa mission. 2.4.4. Elaboration du Programme de formation 2.4.4.1. La finalité du programme Les besoins de compétences des cadres tels qu exprimés lors des enquêtes de terrain indiquent que les problèmes rencontrés sont surtout des problèmes de management et de praticité. La finalité du programme sera donc de former des cadres selon un modèle qui, sur la base d un tronc commun axé sur les fondements de l économie, la statistique, la connaissance des marchés ; et ceux après quoi, opérera une spécialisation selon des options en rapport avec les besoins des employeurs et permettant également de s installer à son propre compte. 2.4.4.2. La structuration générale et les niveaux de formation retenus. Compte tenu des éléments ci-dessus et pour mettre d avantage l accent sur le caractère professionnalisant de la formation, il est proposé le schéma de structuration générale suivant : Les deux (2) premiers semestres (S1, S2) sont consacrés au tronc commun de spécialisation en Agri-business. Les unités d enseignement développées répondront scrupuleusement aux exigences générales d un profil de professionnel. Les deux (2) derniers semestres (S3, S4) sont réservés à la spécialisation selon les options retenues que sont «Agri-business en Economie de Filières» et «Agri-business en Economie Agro-industriel». Un stage de fin de cycle devra sanctionner la production et la soutenance d un mémoire de fin de cycle. a) Tronc commun 2.4.4.3. Les unités d enseignement Un tronc commun des deux options de l Agri-business sera élaboré dans la conduite de cette formation. Les formations sont structurées en quatre groupes d unité d enseignement (UE) que sont : 56
a1) Unités de connaissance fondamentale Les cours regroupés dans cette catégorie d UE, ont pour utilité de faire les fondements théoriques indispensables tant aux mesures et analyses économiques qu à l organisation du secteur agricole et aux échanges internationaux. Elles constituent ainsi le socle théorique de la formation très déterminant pour la formation. a2) Unités de spécialisation Ce groupe de cours, abordent les aspects spécifiques, les exigences de compétence pour l agroéconomiste. Elles abordent également des disciplines plus ciblées et très utiles pour un agroéconomiste. Elles visent ainsi donc à former les cadres dans les domaines spécifiques indispensables pour l exercice du métier d agroéconomiste. Il faut préciser que ces unités ont été choisies rigoureusement en fonction des besoins de compétences telles qu exige les employeurs. a3) Unités méthodologiques Cette catégorie de cours, consolident et complètent les connaissances théoriques. Elle aborde les méthodes et les outils nécessaires à la maîtrise des problématiques. a4) Unité facultative Cette dernière catégorie de cours, aborde des sciences connexes, qui n ont pas de lien direct au renforcement des compétences des apprenants, mais qui ont pour intérêt de renforcer la culture du cadre à former. Ces compétences annexes pourront plus tard servir au bénéficiaire des formations. b) Apprentissage ou professionnalisation Après l administration des cours, l apprenant devra mettre en valeur en situation réelle sa capacité à identifier, définir, et traiter une problématique donnée. Cet exercice se fait sous forme de stage de moyenne durée (6 mois), sanctionné par la rédaction d un mémoire, qui devrait être soutenu public. Ce test reste la meilleure façon d évaluer l efficacité technique de l apprenant, sa capacité rédactionnelle et la façon dont il défend ses idées. Cet exercice est aussi le moyen le plus efficace de mettre en pratique ce qu il a appris, d avoir la main dans la vie active, de se perfectionner, et de se professionnaliser avant embauche. 2.4.4.4. Maquette de la formation du master La maquette de la formation du master professionnel est élaborée en cinq planches comme illustré dans les sections ci-dessous. 57
Tableau N 25 : Maquette du Semestre 1 (4 mois/450 h) du tronc commun Agri-business Code UE Masse horaire Crédit Charge de travail en heure CT TD TP 1 : Connaissances fondamentales Statut Département Professeur Responsable Micro-économie II 35 1,5 21 7 7 Obligatoire GCEA Prof. Assemien Macro-économie II 35 1,5 21 7 7 Obligatoire GCEA Econométrie II 35 1,5 21 7 7 Obligatoire CIRES/U-FHB Frof. Mama Statistique II 35 1,5 21 7 7 Obligatoire Math-info Dr Koula Outils mathématiques d optimisation 35 1,5 21 7 7 Obligatoire GCEA Dr Noufou 2 : Connaissances de professionnalisation Economie de la production 25 1 14 4 7 Obligatoire GCEA Dr Kama Théorie économique du développement rural 25 1 18 2 5 Obligatoire Dr Diégba Finance 1 : Comptabilité des entreprises et projets 25 1 14 7 4 Obligatoire Finance 2 : Analyse rentabilité investissements agric 25 1 14 7 4 Obligatoire Analyse de chaine de valeur et filière 25 1 14 4 7 Obligatoire 3 : Connaissances méthodologiques Méthode d enquête de collecte de données 25 1 14 6 5 Obligatoire Dépouillement de donnée sur SPPSS 25 1 11 4 10 Obligatoire Analyse des séries temporelles 25 1 11 4 10 Obligatoire Stage 1 : Analyse des données d une unité de production 150 6 --- --- 150 Obligatoire Prof. encadreur 4 : Connaissance de culture générale Droit foncier rural 25 1 21 2 2 Facultatif DFR/Minagri Vacataire Stratégie de gestion des ressources humaines 25 1 14 4 7 Facultatif 58
Tableau N 26-a: Maquette du Semestre 2 (6 mois/ 630 h) Agri-business / Filières agricoles Code UE Masse horaire Crédit Charge de travail CT TD TP 1 : Connaissances fondamentales Statut Département Professeur Responsable Analyse de filière 35 1,5 25 4 6 Obligatoire GCEA Dr Noufou Valeur de l Agri-business et gestion de la filière 35 1,5 25 4 6 Obligatoire 2 : Connaissances de professionnalisation Coopération 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Entreprenariat 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Commercialisation 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Conseil de gestion 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Bonne gouvernance 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Secrt/Gouvernance Vacataire 3 : Connaissances méthodologiques Evaluation Economique des politiques agricoles 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Matrice d Analyse des politiques 35 1,5 21 4 10 Obligatoire GCEA Dr Noufou Technique d ordonnancement 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Stage 2 : Etude de l efficacité d une entreprise 150 6 --- --- 150 Obligatoire Prof. encadreur 4 : Connaissance de culture générale Gestion du changement 21 1 14 3 5 Facultatif GCEA M. Bamba Soul Capitalisation des expériences 21 1 14 3 5 Facultatif GCEA M. Bamba Soul 59
Tableau N 26-b: Maquette du Semestre 2 (6mois / 630 h), Agri-business / Agro-industrie Code UE Masse horaire Crédit 1 : Connaissances fondamentales Charge de travail CT TD TP Statut Economie industrielle 35 1,5 25 4 6 Obligatoire Economie agro-industrielle 35 1,5 25 4 6 Obligatoire Economie et finance internationale 35 1,5 25 4 6 Obligatoire Industrie agro-alimentaire durable 35 1,5 25 4 6 Obligatoire 2 : Connaissances de professionnalisation Entreprenariat 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Marché et consommation 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Marketing de l Agri-business 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Marketing et management du commerce inter. 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Leadership en industrie rurale et communautaire 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Stratégie en IAA et compétitivité 35 1,5 21 4 10 Obligatoire 3 : Connaissances méthodologiques Technique d ordonnancement 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Procédure en transite 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Evaluation financière et économique de projet 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Stage 2 : Etude sur la stratégie de vente d une entreprise 4 : Connaissance de culture générale Département Professeur Responsable Gest des conflits en gestion des ressources humaines 21 1 14 3 5 Facultatif GCEA M. Bamba Soul Capitalisation des expériences 21 1 14 3 5 Facultatif GCEA M. Bamba Soul 60
Tableau N 27-a : Maquette du Semestre 3 (4 mois / 450h), Spécialité Agri-business en Economie des Filières Code UE Masse horaire Crédit 1 : Connaissances fondamentales Charge de travail CT TD TP Statut Département Economie organisationnelle 35 1,5 25 4 6 Obligatoire Economie des ressources naturelles 35 1,5 25 4 6 Obligatoire BNETD Dr Tagro 2 : Connaissances de professionnalisation Professeur Responsable Développement durable 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Politique agricole 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Management des entreprises agricoles et coopératives 35 1,5 21 4 10 Obligatoire U. Coop/Bénin Financement et Crédit agricole 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Négociation commerciale 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Analyse et management des marchés 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Administration (Rôle et activités du Directeur) 35 1,5 21 4 10 Obligatoire ENA Vacataire 3 : Connaissances méthodologiques Rédaction administrative (PV, CR, Rapport etc.) 21 1 14 3 5 Obligatoire Rédaction de mémoire et de projet professionnel 21 1 14 3 5 Obligatoire Stage 3 : Gestion d une filière de commercialisation 150 6 --- --- 150 Obligatoire Prof. Encadreur 4 : Connaissance de culture générale Droit familiale 21 1 14 3 5 Facultatif ENA Vacataire Droit du travail 21 1 14 3 5 Facultatif ENA Vacataire 61
Tableau N 27-b : Maquette du Semestre 3 (4 mois/ 450h), spécialité en Agri-business en Economie en Agro-industrie Code UE Masse horaire Crédit 1 : Connaissances fondamentales Charge de travail CT TD TP Recherche appliquée de marché 35 1,5 25 4 6 Obligatoire Analyse des opportunités d industrialisation 35 1,5 25 4 6 Obligatoire 2 : Connaissances de professionnalisation Statut Département Professeur Responsable Environnement des affaires (National et internat.) 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Négoce et trading 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Analyse des marchés et prix 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Gestion des affaires 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Gestion du risque 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Procédure en transite II 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Analyse des politiques d échange internationaux des produits agricoles et agro-industriels 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Gestion des conflits et négociation sur les marchés 35 1,5 21 4 10 Obligatoire Tribunal des aff. Vacataire 3 : Connaissances méthodologiques Procédures de création d entreprise CEPICI Vacataire Rédaction administrative (PV, CR, Rapport etc.) 21 1 14 3 5 Obligatoire Rédaction de mémoire et de projet professionnel 21 1 14 3 5 Obligatoire Stage 3 : Gestion d une usine de production 150 6 --- --- 150 Obligatoire Prof. Encadreur 4 : Connaissance de culture générale Rédaction administrative (PV, CR, Rapport etc.) 21 1 14 3 5 Obligatoire Rédaction de mémoire et de projet professionnel 21 1 14 3 5 Obligatoire 62
Tableau N 28: Maquette semestre 4 (6 mois / 500 h) soutenance de mémoire de fin de formation Unité d Enseignement (UE) Activité Crédit - Soutenance du projet professionnel. Apprentissage et professionnalisation - Stage de fin d étude et rédaction de mémoire (6 mois) 30 - Soutenance du mémoire de fin d étude. 2.4.4.5. Taille des promotions à former Le nombre de cadres à former doit tenir compte des possibilités d emploi qui sont de nos jours très faible. Raison pour laquelle nous pensons que la taille des promotions pourrait être comme illustré dans le tableau ci-dessous. Tableau N 29 : Taille des promotions d étudiants en master Agri-business Source / année 2015/2016 2016/2017 2017/2018 2018/2019 2019/2020 Ingénieurs Ivoiriens 10 10 10 10 10 Professionnels Ivoiriens Ingénieurs étrangers 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 Professionnels étrangers 2 2 2 2 2 Total 20 20 20 20 20 2.4.4.6. Les besoins en personnel enseignant Les besoins d enseignants pour la conduite de la formation du master en Agri-business sont comme illustrés dans le tableau N ci-dessous.
Tableau N 30 : Effectifs des besoins en enseignants par origine Source / année 2015 2016 2017 2018 2019 Enseignants de l INPHB 10 10 10 10 10 Enseignants nationaux des autres universités 4 4 4 4 4 Professionnels national et international 6 6 6 6 6 Enseignants FAUAC-Bénin et FSAUAM-Niger 4 4 4 4 4 Enseignants de Sup-Agro de Montpellier 6 6 6 6 6 Total 30 30 30 30 30 2.4.4.7. Ancrage institutionnel Le programme de formation sera abrité à l INPHB de Yamoussoukro. 2.4.4.8. Le lieu de la formation Le programme sera basé à l Ecole Supérieure d Agronomie (ESA) de l INPHB de Yamoussoukro. 2.4.5. Etapes et chronogramme de mise en œuvre du programme 2.4.5.1. Les étapes de mise en œuvre Etape 1 : La validation de l offre de formation L atelier de validation aura pour objet principal la revue et l analyse des propositions faites par l équipe technique dans le document d offre de formation de manière à formuler des recommandations et suggestions permettant l amélioration de son contenu. Cet atelier devra regrouper enseignant et professionnels du secteur agricole. Etape 2 : L acquisition de l autorisation officielle de l ouverture Aussitôt après la finalisation du document, il sera transmis aux autorités de l Institut. Il reviendra ainsi à l administration de l INPHB d entreprendre les démarches requises pour obtenir dans les meilleurs délais cette autorisation qui est capitale pour la mise en œuvre du programme. Etape 3 : La mise en œuvre du plan de communication L information et la sensibilisation en direction des étudiants et des professionnels au sein des services techniques en vue d une mobilisation accrue pour le programme de formation est une condition indispensable pour sa mise en œuvre. Il a été mis au point un plan de communication dont la mise en œuvre permettra une large information de l opinion nationale, sous régionale et internationale (futurs employeurs) et une sensibilisation et mobilisation de grande envergure des groupes ciblés. 64
Etape 4 : Le recrutement des apprenants Le processus de recrutement, depuis la demande de manifestation des candidatures jusqu à l analyse des dossiers et l établissement de la liste des candidats retenus, sera conduit selon les règlements en vigueur. Etape 5 : Les travaux préparatoires et de mise en place Les activités majeures suivantes, indispensables au démarrage, sont attendues : La préparation des emplois du temps ; La convocation des étudiants retenus ; L information du personnel enseignant intervenant. Etape 6 :L ouverture proprement dite Une cérémonie officielle de démarrage effectif des cours pourra être organisée Etape 7 : Les travaux de raffinage du programme L élaboration d un programme de formation étant toujours un processus continu, il sera envisagé la poursuite des travaux d affinage qui se traduira, d une part, par l intégration des suggestions et recommandations de l atelier et, d autre part, par la poursuite des contacts avec les enseignants extérieurs pressentis en vue de recueillir et peaufiner les contenus des unités d enseignement. Des rencontres formelles et informelles avec d autres agroéconomistes seront envisagées dans ce sens pour mieux cerner les UE retenues. 2.4.5.2. Chronogramme de mise en œuvre du master en Agri-business Tableau N 31 : Chronogramme de mise en œuvre du programme Etapes de mise en œuvre du Programme Mois 1 Mois 2 Mois 3 Mois 4 Continu Validation de l offre de formation et la mise en place du comité consultatif de pilotage de la mise en œuvre Acquisition de l autorisation officielle de l ouverture Mise en œuvre du plan de communication Recrutement des étudiants Travaux préparatoires et de mise en place Ouverture proprement dite Travaux d affinage du programme 2.5. Analyse d impact Economiquement, la mise en œuvre du présent programme de master en Agri-business, pourrait induire une nouvelle impulsion à l économie ivoirienne par, d une part, l amélioration de l efficacité technique et organisationnelle des filières agricoles et par ricochet le revenu agricole global du pays; et d autre part, par la création de nouveaux emplois et la réduction du chômage intellectuel. 65
La mise œuvre du master en Agri-business, pourrait également améliorer à travers les bonnes pratiques agricoles des producteurs, l environnement écologique avec la préservation et la reconstitution du couvert forestier. Le financement du présent programme constituerait une grande opportunité pour l économie ivoirienne à moyen et long terme. 2.6. Stratégie de consolidation de ce programme de formation 2.6.1. Condition d amélioration de l approche genre Dans le but d améliorer l approche genre, nous pensons qu il faut développer une stratégie de discrimination positive en faveurs des couches sociaux faibles comme les femmes à matière de : - offre de bourse d étude ; - offre d emploi après formation ; - création d un fonds mutualisé pour l insertion des femmes diplômées qui souhaiteraient entreprendre des activités économiques (création d entreprise). Dans cette stratégie, on pourrait encourager les étudiants du présent programme à élaborer leur projet professionnel dans le sens d une activité banquable ; ceci afin de prétendre à un financement après validation (soutenance de mémoire). 2.6.2. Condition d amélioration de l adéquation formation emploi En vue de recadrer l adéquation formation emploi, plusieurs actions peuvent être menées comme : - Dimensionnées les formations en fonctions des besoins. Dans cette optique, il nous semble que ce programme pourrait s orienter beaucoup plus vers les sociétés agro-industrielles qui sont des niches d emploi des agronomes et l administration publique qui embauche environ 10 agronomes par an. - Développer l auto-emploi et l entreprenariat jeunes. - Mettre en place une plateforme de concertation Entreprises privées, Administration agricole et structures de formation professionnelles agricoles et de recherches. Cette plateforme aura pour intérêt de mieux coordonner les ajustements à l emploi, de réfléchir sur les problématiques du secteur agricole. 2.6.3. Condition d amélioration de la collaboration scientifique Pour améliorer la collaboration entre structures de formation et de recherche, nous pensons que les actions suivantes peuvent être conduites: - Définir des domaines de collaboration ; - Définir et préparer des projets à conduire de façon collégiale ; - Elaborer des plans d échange d étudiants et de professeurs et, - Que chaque structure de formation planifie à son sein, une ligne budgétaire pour le financement des activités de collaboration pédagogique, scientifique et d échange d expérience. 66
2.7. Cadre logique Tableau N 32 : Présentation du cadre logique du programme de mise en œuvre du master innovant Résumé descriptif Indicateurs objectivement vérifiables Sources d information Risques/hypothèses 1. OBJECTIF GENERAL Le projet vise à promouvoir une formation efficace des cadres du secteur agricole, afin de mieux encadrer les actions de professionnalisation des cadres des filières agricoles et des industrielles 2. OBJECTIFS SPECIFIQUES Identifier la spécialité de Master la plus pertinente et efficace. Améliorer de l adéquation entre formation des cadres en agronomie et l emploi. Améliorer de l approche genre dans la formation des cadres et au niveau des postes de responsabilité. - 10% des exploitations agricoles sont modernes, - 10% des cadres des filières agricoles sont des professionnels de l Agri-business, - Au moins 50% des cadres des entreprises agroindustrielles n ont plus besoins de formations additionnelles avant le premier emploi. - La spécialité pertinente de master est identifiée 100% des cadres formés sont employés. -Les programmes de formation des cadres intègrent l approche genre, -30% au moins des formés et des responsables de secteur agricole (public et privé) sont des femmes. - Enquête de référence - Rapports d exécution - Rapport de suivi évaluation - Rapport de capitalisation - - Rapports de l étude - Rapport de suivi évaluation de la formation, - Rapport de capitalisation. -Rapport de suivi évaluation, -Rapport de capitalisation. - Contexte sociopolitique et économique stable - Synergie et complémentarité entre les grandes écoles de formation et les projets/programmes du secteur agricole et industriel, ainsi que des partenaires au développement - -Enquête bien conduite, - -Financements pour enquête disponibles, - -Echantillon représentatif, - Contexte sociopolitique et économique stable, - Financements du programme disponibles, - Synergie et complémentarité entre les grandes écoles de formation et les projets/programmes du secteur agricole et industriel, ainsi que des partenaires au développement. -Contexte sociopolitique et économique stable, -Financements du programme disponibles, -Synergie et complémentarité entre
Résumé descriptif Indicateurs objectivement vérifiables Sources d information Risques/hypothèses les structures de formation et les projets/programmes du secteur agricole et industriel, ainsi que des partenaires au développement. Améliorer la collaboration scientifique entre les structures supérieures nationales et internationales de formation 3. RESULTATS Résultat A : La spécialité du Master est identifiée Elaboration de la problématique du secteur agricole. Présentation de l état des lieux de la formation professionnelle agricole. Identification des axes de développement du secteur agricole. Appréciation du besoin à la création d un master innovant Un dispositif de communication et d échanges est fonctionnel entre les structures supérieures nationales et internationales de formation. - Conventions de partenariat - Rapport de réunions d échanges - Programme de formation - Rapport de suivi évaluation - Rapport de capitalisation - Problématique du secteur agricole présentée Rapport de l étude - Etat des lieux de la formation agricole présenté - Rapport de l étude - Les axes stratégiques de développement du secteur agricole sont identifiés. - Rapport de l étude - Besoin de création du master innovant est évalué - Rapport de l étude - Contexte sociopolitique et économique stable, Financements disponibles, - Synergie et complémentarité entre écoles de formation et les projets du secteur agricole et industriel, ainsi que des partenaires au développement - Disponibilité des documents stratégiques comme le PNIA et le DSRP - Disponibilité d une revue de littérature sur l historique de la formation et l encadrement agricole en CI - Disponibilité des documents stratégiques comme le PNIA et le DSRP - Contexte sociopolitique et économique stable - Disponibilité des agronomes, et des 68
Résumé descriptif Indicateurs objectivement vérifiables Sources d information Risques/hypothèses entreprises agricoles, - Disponibilité à temps des ressources financières Identification des faiblesses des agronomes formés à l ESA et besoin de formation. Mise en place du dispositif de formation - Faiblesses des agronomes formés à l ESA/INPHB et besoins de formation sont identifiées - La durée de la formation est définie, - Les modules de formation sont identifiés, - La maquette de formation est élaborée, - La conduite de la formation est définie, - Critères de sélection des apprenants et prof. Identifiés, - La diplomation de la formation est définie - Le suivi-évaluation de la formation est définie, Résultat B : Les conditions d amélioration de l adéquation entre formation et emploi sont identifiées La stratégie d amélioration de l adéquation formation-emploi a été élaborée. - Actions d améliorations de l adéquation formation/emploi identifiées. - 0% des cadres formés par le programme sont au chômage. - Rapports d enquête et de l étude. - Rapport de l étude - Rapports de l étude - Rapport de suivi évaluation - Rapport de capitalisation - Contexte sociopolitique et économique stable - Disponibilité des agronomes, et des entreprises agricoles, - Disponibilité à temps des ressources financières. Bonne connaissance en ingénierie de la formation. - Contexte sociopolitique et économique stable - Mise en œuvre des actions identifiées à cet effet. - Disponibilité des ressources financières Résultat C : Les conditions d amélioration de l approche genre sont identifiées La stratégie d amélioration de - Actions d amélioration de l approche genre sont Rapports de l étude - Contexte sociopolitique et 69
Résumé descriptif Indicateurs objectivement vérifiables Sources d information Risques/hypothèses l approche genre a été élaborée. identifiées. - Rapport de suivi évaluation économique stable - Le ration femme/homme des cadres formés et en poste de responsabilité est supérieur à 0,6. - Rapport de capitalisation - Mise en œuvre des actions identifiées à cet effet. - Disponibilité des ressources financières Résultat D : La collaboration scientifique entre structures de formation universitaires est renforcée La stratégie de collaboration scientifique entre structures de formation universitaires a été élaborée. - Actions de collaboration scientifique entre structures universitaires sont identifiées. - Des projets et/ou autres activités sont conduites de façon collégiale. - Rapports de l étude - Rapport de suivi évaluation - Rapport de capitalisation - Contexte sociopolitique et économique stable - Mise en œuvre des actions identifiées à cet effet. - Disponibilité des ressources financières 70
Conclusion générale La Côte d Ivoire connait de nos jours une croissance démographique galopante, le taux d urbanisation s accélère également de façon impressionnant et de façon absolue la population rurale continuera à croître. Ces défis démographiques interrogent le devenir de l économie ivoirienne. Le secteur agricole et rural, qui occupe une place très importante dans le PIB et représente encore la très grande majorité des emplois des pays de l Afrique de l Ouest, est au centre de ces défis. Or ce secteur connaît aujourd hui une crise sans précédent, s avérant de plus en plus impuissant à remplir ses cinq fonctions de base : nourrir les populations, accroître les ressources en devises des Etats par ses exportations, protéger les ressources naturelles, assurer aux producteurs un revenu décent et générer des emplois et auto-emplois viables. La formation professionnelle et technique dans le secteur agricole et rural est un élément-clé des stratégies à impulser pour faire face à l accumulation des enjeux à relever sur une période très courte : augmenter la productivité (des sols, du travail agricole, du capital en agriculture), maîtriser la gestion de l espace rural, assurer la viabilité des structures d exploitation. Mais aujourd hui, fort est de constater que le dispositif de formation est très dégradé et mal ajusté. En effet, la forte priorité mise sur les formations longues et diplômantes (plus d ingénieurs que de techniciens, quasi négligence de la formation des producteurs) ne répond plus de nos jours aux exigences de changement en profondeur du secteur et a même contribué à sa dégradation. C est pour pallier à ces insuffisances et contribuer à l amélioration du volet formation des cadres, que le projet Magrinn, financé par le programme EDULINK de l Union Européenne a été initié par l Institut des Régions Chaudes de SUP-AGRO de Montpellier (IRC/Sup-Agro). L objectif visé par ce projet, est de promouvoir une formation efficace des cadres du secteur agricole, afin de mieux encadrer les actions de professionnalisation des producteurs, des agents spécialisés des filières agricoles et des industriels. De façon spécifique, il s agira de : - Identifier la spécialité de Master la plus pertinente et efficace ; - Améliorer l adéquation entre formation des cadres en agronomie et l emploi ; - Améliorer l approche genre dans la formation des cadres et l atteinte de responsabilité dans les différentes fonctions du secteur agricole ; - Améliorer la collaboration scientifique entre les structures supérieures nationales et internationales de formation. De cette étude, il est ressorti ce qui suit : - Le genre, la zone d habitation et la confession religieuse constituent des facteurs discriminants au détriment des femmes en matière de scolarisation et de travail. En effet, le taux d achèvement des études des filles au primaire, au secondaire, au supérieur est respectivement environ 52%, 16% et 11%. Le chômage est devenu une grande préoccupation en Côte d Ivoire, et la femme a été et, est toujours dans une situation de défavorisée. Le chômage s est installé au niveau des diplômés (Doctorat, Master, Ingénieur etc.). Les titulaires du master sont les diplômés les plus au chômage (43% environ). On note aussi que le secteur informel occupe la majorité des femmes et des enfants.
Toutefois, de façon globale, plus de femmes sont au chômage que d homme. L économie ivoirienne n arrivant plus à résorber le chômage surtout le chômage intellectuel, nous indique qu elle est grippée ou conjoncturée. Et il n est pas incongru d avancer que la Côte d Ivoire travers une crise structurelle qui ne justifie pas l arrêt de la formation, mais de faire une formation qui pourrait satisfaire aux besoins spécifiques de l état et de booster l économie ivoirienne. - Il est en train d être question de nos jours de refonder entièrement les dispositifs de formation en les recentrant sur les producteurs, en les régionalisant pour faciliter leur intégration et en les articulant sur des politiques nationales de développement rural et agricole. L un des enjeux majeurs de cette restructuration est de préparer les forces vives du secteur, particulièrement sa jeunesse, à la conduite du processus de transformation des structures d exploitation (modernisation des exploitations agricoles). Cette «professionnalisation» des acteurs devra reposer, non seulement sur l acquisition de compétences scientifiques et techniques afin de maîtriser les évolutions des techniques de production, de transformation et de commercialisation, mais aussi sur un accroissement des capacités d analyse et de gestion ainsi que sur une formation citoyenne pour la construction d une bonne gouvernance et la gestion raisonnée des ressources naturelles. L économie ivoirienne est de nos conjoncturée à cause de son incapacité à résorber le chômage globalement et particulièrement le chômage intellectuel (21% et 43% respectivement pour les diplômés ingénieur et master) pour un pays si jeune. L éducation et la formation professionnelle et technique de la grande masse des jeunes ruraux apparaissent de nos jours comme un des impératifs d une politique de développement et de lutte contre la pauvreté, afin d accompagner les changements par la promotion d activités génératrices de revenus et de croissance en milieu rural, mais aussi d accroître les chances de réussite pour ceux qui s installeront dans les villes. Cette stratégie de formation recentrée sur les producteurs en vue de moderniser les exploitations agricoles, ne serait pas suffisante à relancer l économie ivoirienne à cause de sa complexité et de son imbrication au commerce international. La valorisation des produits agricoles demeure un levier important de la relance de l économie à travers la création d emploi pour les cadres. L action entrainante de la production et de la valorisation des produits agricoles réside dans la stratégie, de comment, où, et combien vendre les produits agricoles et agro-industriels? C est la raison pour laquelle, nous pensons que la formation des cadres reste nécessaire comme le confirme les 92 cadres des secteurs public, privé et les structures respectivement à taux de 84%, 88 % et 9 %, enquêtés à ce sujet. Le choix de la spécialité du master innovant a été porté sur l Agri-business à un taux de 58% pour les structures enquêtées et à 59% pour l ensemble des cadres enquêtés. 72
- Dans le but d accroitre la chance de ce diplôme à booster l économie ivoirienne, il devra s ouvrir à deux options : Agri-business option «Filières agricoles», cette formation aura pour avantage de consolider la stratégie de formation des producteurs, à travers la formation de cadres des autres acteurs des filières agricoles, afin qu elle soit efficace. Agri-business option «Agro-industrie», dont l objet est la formation des cadres à maitriser tous les secrets d une bonne vente des produits agro-industriels, tant sur le plan national et international. Le savoir vendre, sera la clé d un développement du tissus agro-industriel, de l entreprenariat et par ricochet la création d emplois; Ceci afin de résorber le chômage devenu effroyable. - L ingénierie de la formation mise en œuvre dans ce programme nous conduit à : La création d un master professionnel conformément à la graduation LMD ; Une formation par alternance entre théorie à 40% et pratique à 60% du volume horaire estimé à environ 1250 h; La formation se conduira sous forme semestriel et durera 4 semestres soit 24 mois. - Le budget annuel de la mise en œuvre du nouveau programme de master professionnel est de 80 503 500 F CFA. Pour consolider les chances de réussites du présent programme, des actions ont été proposées afin d améliorer les conditions de l approche genre comme la discrimination positive en faveur des femmes, de l adéquation formation emploi comme le dimensionnement des formations avec l emploi, et la collaboration inter-structures de formation comme l échange d expérience. Economiquement, la mise en œuvre du présent programme de master en Agri-business, pourrait induire une nouvelle impulsion à l économie ivoirienne par, d une part, l amélioration de l efficacité technique et organisationnelle des filières agricoles et par ricochet le revenu agricole global du pays; et d autre part, par la création de nouveaux emplois et la réduction du chômage intellectuel. La mise œuvre du master en Agri-business, pourrait également améliorer à travers les bonnes pratiques agricoles des producteurs, l environnement écologique avec la préservation et la reconstitution du couvert forestier. Le financement du présent programme constituerait une grande opportunité pour l économie ivoirienne à moyen et long terme. 73
Référence Bibliographique Abou El Maaty, Nagwa 2007 «La scolarisation de l apprentissage agricole en France : les fermes-écoles au service de l agriculture et de son enseignement (19 e siècle-début 20 e siècle)», Ruralia [En ligne], n 21. (Mis en ligne le 11 avril 2009. URL : http://ruralia.revues.org/1852 - consulté en déc. 2011). AGRIDAPE (Revue sur l Agriculture durable à faibles apports externes) 2003 Vol. 19, n 1 (dossier «Les champs-écoles à l œuvre!»), mai. 2010 Vol. 26, n 3 (dossier «Partenariats pour l apprentissage»), décembre. Ce magazine est une édition régionale pour l Afrique francophone du magazine LEISA co-publiée par ILEIA et IIED (Institut International pour l Environnement et le Développement et le Centre d information pour l agriculture durable à faible consommation externe - Programme Sahel ; site : www.iiedsahel.org). Agence Française de Développement (AFD) «Etude de la dynamique des formations CMR : Faisabilité d un ancrage du dispositif CMR dans les organisations existantes en milieu rurale», 2001 ; 47 P. Alix LARGE, 1963, «L Enseignement et la formation agricole en Côte d Ivoire» 38P Anonyme, 2000 «Enjeux et contraintes de formation professionnelle agricole en Afrique de l Ouest francophone à l horizon 2025» P21-24 Astolfi, Jean-Pierre 1995 L école pour apprendre, Paris : ESF Editeur, 205 p., coll. «Pédagogies». Barthélémy-Ruiz, Chantal 2011 «Jeux et détours en pédagogie», Centre Inffo, l Encyclopédie de la formation (article mis à jour le 18 avril 2011). (http://www.encyclopedie-de-la-formation.fr/jeux-etdetours-en-pedagogie.html, consulté en déc. 2011). Becu, Nicolas, Pierre Bommel, Aurélie Botta, Christophe Le Page et Pascal Perez 2010 «Les technologies mobilisées pour l accompagnement», p. 183-201 in : Michel Etienne (ed.), La modélisation d accompagnement : une démarche participative en appui au développement durable, Versailles : Ed. Quae, 367 p., coll. «Update sciences & technologies». (disponible sur http://cormas.cirad.fr/commod/pdf/becu_2010_bc_chap7.pdf, consulté en déc. 2011). Benkahla, Amel & Pape Nouhine Dièye 2010 Analyse des plans d investissements agricoles. Les cas du Sénégal, du Mali et de la CEDEAO, Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR), juillet, 60 p. (Etude commanditée par Oxfam International). (http://www.roppa.info/img/pdf/analyse_plan_d_investissment_agricole.pdf). Besson, Igor et al. Dossier «Enseignement et formation : le défi du réseau FAR», Afrique Agriculture, n 379, novembre-décembre, p. 27-31 («Coup de projecteur» ; avec Martin Weiss). (Titre de l article principal du dossier : «Renforcer le rôle des producteurs dans la définition et la mise en œuvre des politiques de formation»). Dossier «Atelier de Bamako [avec les organisations professionnelles agricoles et rurales africaines] : Des échanges fructueux», Afrique Agriculture, n 380, janvier-février, p. 26-34 («Coup de projecteur» ; avec les membres du secrétariat exécutif du réseau FAR). (Titre de l article principal du dossier : «Bâtir une vision partagée de l agriculteur de demain»). «Enjeux, Défis, et Actualité de la Formation Agricole en Afrique Francophone : Quelques pistes de réflexions» Cameroun (Ministère de l Agriculture et du Développement rural/ministère de l Elevage des Pêches et des Industries animales) 2007 «Programme de rénovation et de développement de la formation 74
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ANNEXES 78
TERMES DE REFERENCES Titre de l'action: Lieu(x) de l'action: - Durée totale (mois): Construction en synergie avec les milieux socioprofessionnels de masters innovants en agronomie durable en réseau dans 3 EES de l'afrique de l'ouest Côte d Ivoire, Bénin, Niger 42 mois Budget : 584 247 Euro Objectifs de l'action Objectifs globaux Création de masters innovants axés sur le trinôme sciences agronomiquesécologie des agro systèmes-mobilité étudiante dans 3 EES de l'afrique de l'ouest Objectif spécifique - Contribuer à l'amélioration et l'innovation pédagogique du 3ème cycle d'études supérieures en sciences agronomiques en Afrique de l Ouest - Contribuer à mettre en adéquation la formation de futurs cadres scientifiques et les besoins et exigences du secteur agricole, agro-alimentaire, et environnement des agro systèmes. - Contribuer à l'augmentation du ratio de cadres scientifiques femme/homme dans le domaine des sciences agronomiques. Groupe(s) cible(s) 2 Bénéficiaires finaux 3 Résultats estimés Equipes pédagogiques et de recherche, personnel de gestion et d administration, étudiants et diplômés en sciences agronomiques et en particulier les étudiantes des trois EES ouest-africains partenaires du projet. Organisations socioprofessionnelles, PME et PMI du secteur agricole et agroalimentaire de recherche, producteurs agricoles, consommateurs, R1- Des contenus de programmes de formation, de niveau M1 & M2 sont identifiés sur la base d un diagnostic des besoins du secteur de l agriculture en Côte d Ivoire, au Bénin et au Niger. R2-Les capacités académiques de 70 enseignants-chercheurs de l INP-HB, 2 Les groupes cibles sont les groupes/entités qui seront affectés directement de manière positive par l'action pour les besoins de l'action. 3 Les bénéficiaires finaux sont ceux qui tireront un profit long terme de l'action au niveau de la société ou du secteur au sens large. 79
FAUAM et de FSAUAC et de 30 techniciens de laboratoire sont renforcées. R3- Les échanges interinstitutionnels entre l INP-HB et la FAUAM et FSAUAC sont renforcés. R4- Le taux de présence des femmes dans les masters est de 30%. R5- Des comités pédagogiques et jurys de master sont mis en place et des représentants des secteurs professionnels y participent. R6- Renforcement des capacités des EES africains en management de projets internationaux Activités principales A1-Elaboration de contenus de programmes de formation pertinents sur la base d un diagnostic des besoins du secteur de l agriculture en Côte d Ivoire, au Bénin et au Niger A2-Formation d'enseignants-chercheurs de l INP-HB, FAUAM et de FSAUAC et de techniciens de laboratoire A3- Renforcement des échanges interinstitutionnels entre l INP-HB, FAUAM, FSAUAC, SUPAGRO A4- Mise en œuvre de mesures spécifiques pour favoriser l'intégration de jeunes femmes dans les masters A5- Elaboration d'une stratégie de collaboration et de communication avec les secteurs professionnels A6- Renforcement des capacités des EES en matière de management de projet. 80
GUIDE D'ENTRETIEN D ENQUETE AUPRES DES DRH DES STRUCTURES DU SECTEUR AGRICOLE I - IDENTIFICATION 1.1 Nom et Prénoms de l enquêté : 1.2 Nom de la structure :.. 1.3 Sigle :... 1.4 Adresse postale :... 1.5 Localisation (rue, route, quartier) :... 1.6 Tél. :...Fax :... 1.7 Mail :... 1.8 Domaines d'activité :...... 1.9 Nature des activités :............... 1.10 Nombre d années d existence de la structure :.. 1.11 Nombre d années d expérience effective de la structure :.. 1.12 La structure est-elle délocalisée? Si oui, où se trouve le siège de la structure?.. 1.13 Nature et liste des partenaires de la structure :.. II EFFECTIFS DES CADRES DANS LA STRUCTURE 81
2.1 Nombre de cadres :. 2.2 Nombre d agents de maîtrise :.. 2.3 Nombre du reste du personnel :... M : homme F : femme T : total Nat : personnel national ; Exp : personnel expatrié CADRES Spécialités Agroéconomie Agrobusiness Management Gestion Comptabilité Zootechnie-Elevage Eau-Foresterie Écologie Aménagement de l'environnement Production végétale Physiologie végétale Défense des cultures Génétique Pédologie Agro-machinistes Agro-industrie Qualité des produits Microbiologie PERMANANTS VACATAIRES Nat Exp Tot Nat Exp Tot M F T M F T M F T M F T M F T M F T Total III DIAGNOSTIC DES SECTEURS AGRICOLE ET AGROALIMENTAIRE IVOIRIEN 3.1 Quelles sont les principales faiblesses et menaces de la filière dans laquelle votre structure évolue? 82
............... 3.2 Quelles sont les principales forces et opportunités de la filière dans laquelle votre structure évolue?................. 3.3 Quels semblent, selon vous, les principaux freins au développement agricole en C-I?......... 3.4 Dans le cadre de création d'un nouveau master, vers quelle thématique devrait porter, selon vous, la spécialisation du M2 pour bien répondre aux besoins de votre structure? Agri-business Agro-industrie Agro-foresterie Autres, à préciser 3.5 Quel poste pourrait occuper ce cadre spécialisé dans votre structure?. IV ÉVALUATION DES COMPETENCES DE CADRES 4.1 Avez-vous identifié, chez les cadres au sein de votre structure, des manques de compétences pour la bonne réalisation des tâches qui leur sont confiées? Oui Non 4.2 Si oui, dans quels secteurs particuliers y-a-t-il des carences?......... 4.3 Quelles sont ces compétences manquantes?... 83
...... 4.4 Pensez-vous que ces manques de compétences soient proviennent d un problème de formation? Oui Non 4.5 Les cadres bénéficient-ils de formations additionnelles? Oui Non Veuillez caractériser ces formations : Nom de la Formation Lieu Durée Objectif(s) Bénéficiaires (Titre + spécialité) Fréquence V INTEGRATION DE LA STRUCTURE DANS L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR AGRICOLE Relations existantes 5.1 Entretenez-vous des relations avec les structures de formation? Oui Non Si oui de quel type sont ces relations? Participation aux conseils pédagogiques Participation aux conseils d'écoles Recrutement de stagiaires Autres, précisez : 84
Perspectives d'évolution 5.2 Pour une meilleure adéquation formation/emploi, comment imaginez-vous prendre part à une formation de cadre supérieur?............ 5.3 Seriez-vous prêts à prendre des étudiants en stage? Oui Non Si oui, combien?... Dans quels domaines?......... 5.4 Seriez-vous prêt à intervenir au sein de l'esa dans le cadre de conférences/séminaires/cours? Oui Non Si oui, combien de fois?......... 5.5 Seriez-vous prêts à partager des bases de données à visée éducatives? Oui Non Si oui, quel type de données et comment?............... VI PERSPECTIVES D'EMPLOI 6.1 Avez-vous des perspectives de recrutement de cadres en agronomie? Oui Non 6.2 Dans quels domaines auriez-vous le plus besoin de cadres?...... 6.3 Quels sont les profils recherchés?......... 6.4 Quels sont, selon-vous, les domaines offrant le plus de débouchés actuellement dans le secteur agricole? 85
......... VII APPROCHE GENRE 7.1 Pensez-vous que les femmes agronomes sont assez représentées dans votre structure? Oui Non 7.2 Pouvez-vous nous donner une estimation en pourcentage? 7.3 D après vous quels sont les freins à l emploi des femmes cadres dans votre structure?.. 7.4 Selon vous, quelles mesures pourraient inciter les femmes à faire un master? 7.5 A combien estimez-vous le coût d une formation en master? 86
QUESTIONNAIRE D'ENQUETE AUPRES DES CADRES EN AGRONOMIE I - IDENTIFICATION 1.1 Nom et Prénoms : 1.2 Sexe : Féminin Masculin 1.3 Age : 1.4 Statut matrimonial : Marié (e) Célibataire 1.5 Nombre d enfants :... 1.6 Structure d'emploi (type et nom) :... 1.7 Adresse postale :... 1.8 Localisation (rue, route, quartier) :... 1.9 Tél. :... Fax :... 1.10 Mail :... 1.11 Appartenez-vous à un réseau professionnel? Oui Non Si oui lequel?... II FORMATION 2.1 Formation initiale :... 2.2 Lieu de délivrance du diplôme :... 2.3 Année de délivrance :...Spécialité :... 2.4 Où avez-vous effectué votre premier stage?.. 2.5 Combien de temps avez-vous mis pour obtenir votre premier emploi? 2.6 Où avez-vous effectué votre premier emploi?. 2.7 Avez-vous, depuis, reçu des formations additionnelles? Oui Non Si oui, caractérisez ces formations : 87
Formation Lieu/Dates Durée Objectif(s) 88
III FORCES ET FAIBLESSES DU POSTE 3.1 Quel poste occupez-vous?.. 3.2 A quel(s) niveau(x) intervenez-vous dans le cadre de votre fonction? Production Gestion de projet Agro-transformation Encadrement et formation Enseignement supérieur Aménagement et protection de l'environnement Protection sanitaire (animale ou végétale) Marketing Autres, précisez : 3.3 Votre poste est-il en adéquation avec votre spécialité? Oui non Si non, quelle serait la spécialité la mieux indiquée à votre poste?... 3.4 D'après votre expérience professionnelle aujourd'hui, considérez-vous que la formation initiale que vous avez suivie était : Très satisfaisante Satisfaisante Insuffisante Très insuffisante IV ETUDE DE MARCHE DES TROIS MASTERS 4.1 Pour la relance du secteur agricole, pensez-vous qu il soit nécessaire de créer de nouveaux masters? Oui Non 4.2 Si vous devriez faire un master pour être plus performant ou aspirer à un poste meilleur, quel serait la spécialité la plus indiquée? 4.3 Si vous aviez un choix à faire entre les masters suivants, lequel choisirez-vous? Agro-Foresterie Agri-Business Agro-Industries Autres (précisez) 89
V POSTE LE MIEUX INDIQUE POUR LE MASTER 5.1 A votre avis, quel est le poste le mieux indiqué après ce master? 5.2 Quelles sont les perspectives d évolution de ce poste?.. VI COMPETENCES A ACQUERIR 6.1 Selon vous, quels sont les modules de formation à intégrer au Master choisi pour répondre à vos objectifs?.. 6.2 Pour être opérationnel, quels types d agencement devrait-on faire entre les cours théoriques et les cours pratiques?.. 6.3 Combien et quels types de stages seraient appropriés? 6.4 Quelles structures pourraient accueillir les auditeurs? VII RELATION AVEC LES UNIVERSTES ET LES STRUCTURES 7.1 Selon vous, quels sont les actions à mener pour favoriser les échanges : Avec d autres universités? Avec les structures employeuses?.. 90
VIII APPROCHE GENRE 8.1 Pensez-vous que les femmes agronomes sont assez représentées dans votre structure? Oui Non 8.2 Pouvez-vous nous donner une estimation en pourcentage? 8.3 D après vous quels sont les freins à l emploi des femmes cadres dans votre structure?.. 8.4 Quelles mesures pourraient inciter les femmes à faire un master? 8.5 A combien estimez-vous le coût d une formation en master? 91
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