UNIVERSITE DE SAINT-ETIENNE FACULTE DE MEDECINE JACQUES LISFRANC ANNEE 2012



Documents pareils
ENQUETE AUPRES DE QUINZE PATIENTS DIABETIQUES DE TYPE 2 : ETAT DE LEURS CONNAISSANCES ET ADHESION AUX MESURES HYGIENO-DIETETIQUES

CRITERES DE REMPLACEMENT

TeenSpeak. À propos de la santé sexuelle. La vérité vue par les ados

VIH : Parlons-en franchement!

dossier de presse nouvelle activité au CHU de Tours p a r t e n a r i a t T o u r s - P o i t i e r s - O r l é a n s

La mienne est. La mienne est. en comprimés

Ma vie Mon plan. Cette brochure appartient à :

DOSSIER DE PRESSE OUVERTURE DU NOUVEL HOPITAL DE CANNES. Service Communication Tel Fax a.helbert@ch-cannes.

P.S.E. 1 ère situation d évaluation

Santé des étudiants et précarité : éléments de contexte

41% LA PRISE DE DÉCISION DES MÉNAGES ET L UTILISATION DE LA CONTRACEPTION EN ZAMBIE. Note de recherche

MEMOIRE POUR UNE HABILITATION A DIRIGER DES RECHERCHES

Unité 10. Vers la vie active

SUPER GO UN PROGRAMME DE RENFORCEMENT DES JEUNES FILLES

Avis sur «Priorité jeunesse : évolution de la carte Région pour la rentrée et mise en place du Pass Région Santé»

Un Pass santé contraception. pour les jeunes francilien-ne-s

Protocole. [anonyme et gratuit] Avec la Région, on en parle, on agit.

1 ère manche Questions fermées

PROMOUVOIR LA SANTÉ ET LES DROITS SEXUELS ET REPRODUCTIFS

Allocution d ouverture de Jean DEBEAUPUIS, Directeur Général de l Offre de soins

UNIVERSITE MONTPELLIER I UFR de PHARMACIE

DIPLOME DE CHIRURGIE ORALE

La Mutuelle Des Etudiants, 10 ans de lutte contre le VIH

Chez les étudiantes consommatrices de cannabis, 2 fois plus de recours à la pilule du lendemain et 4 fois plus d IVG

Centres de santé. lien. créent du. Les Etablissements MGEN. Quand les soins. Kinésithérapie. Services. Accessibles. Innovation.

_GUIDE À L ATTENTION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ_

Que fait l Église pour le monde?

GUIDE MASTER 2. Radiothérapie-Oncologie

THÈSE POUR LE DIPLÔME D ÉTAT DOCTEUR EN MÉDECINE

Infection par le VIH/sida et travail

Le Crédit-bail mobilier dans les procédures collectives

Lorsqu une personne chère vit avec la SLA. Guide à l intention des enfants

Remise de l Ordre National du Mérite à M. David LASFARGUE (Résidence de France 7 novembre 2014)

1.The pronouns me, te, nous, and vous are object pronouns.

region guide sante bis:mise en page 1 05/03/13 09:24 Page1 Guide pratique à l attention des professionnels de santé URPS DE BIOLOGIE MÉDICALE PACA

MÉMOIRE RELATIF À L ÉVALUATION DU RÉGIME GÉNÉRAL D ASSURANCE MÉDICAMENTS PRÉSENTÉ PAR LA FÉDÉRATION DES MÉDECINS SPÉCIALISTES DU QUÉBEC

À propos d exercice. fiche pédagogique 1/5. Le français dans le monde n 395. FDLM N 395 Fiche d autoformation FdlM

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

Résumé du projet (french) Karl Krajic Jürgen Pelikan Petra Plunger Ursula Reichenpfader

Définition, finalités et organisation

DÉTERMINANTS COMPORTEMENTAUX DE LA SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE DES JEUNES EN MILIEU URBAIN

DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE

La planification familiale pour les femmes et couples après une réparation de la fistule

LE DON : UN MODELE DE MANAGEMENT AU SERVICE DE LA COOPERATION

Qu est-ce que la PACES?

La mienne est. en comprimés

Communiqué de presse. Créée il y a 25 ans, l Association Charles Nicolle devient «Fondation reconnue d utilité publique»

VOTRE PROCHE A FAIT DON DE SON CORPS. Ecole de Chirurgie ou Faculté de Médecine

SÉNAT PROPOSITION DE LOI

Le livret des réponses

Adapté avec la permission du Ministère de l Éducation, Nouveau Brunswick

THÈSE. présentée à TÉLÉCOM PARISTECH. pour obtenir le grade de. DOCTEUR de TÉLÉCOM PARISTECH. Mention Informatique et Réseaux. par.

6Des lunettes pour ceux qui en ont besoin

Les prérogatives du mineur sur sa santé

JURIDIC ACCESS. Le droit pour les professionnels de santé

Facebook pour les nuls

COUPLE ET PROBLÈMES SEXUELS

GHUPC Projet de transformation du site Hôtel Dieu. Pr S CHAUSSADE, Dr I. FERRAND

DIPLOMES UNIVERSITAIRES

Contraception après 40 ans

Certificat SSO de formation postgrade en médecine dentaire générale

Un besoin identifié : les jeunes et leur santé (état des lieux et constat)

ETUDE DE MARCHE : LA CONTRACEPTION

étud Expat LMDE/CFE études à l étranger (hors programme d échanges universitaires)

LA PROPOSITION DE LA VACCINATION ANTI-PAPILLOMAVIRUS: INFORMATIONS TRANSMISES ET VECU DE LA PROPOSITION

Syndicat National des Internes en Odontologie

THEME : LES ENJEUX DE LA COMMUNICATION A LA GARDE DE SECURITE PENITENTIAIRE

hôpital handicap Santé mutuelle aide médicale d urgence médecin de garde carte SIS maison médicale pharmacie planning familial

Interruption volontaire de grossesse

La couverture complémentaire santé des jeunes

LA CONTRACEPTION SUR L INFORMATION REÇUE EN

COMMENT DÉCOUVRIR SA VOCATION

Paroisses réformées de la Prévôté - Tramelan. Album de baptême

Physiopathologie : de la Molécule à l'homme

ARRÊTÉ du 12 mars 2015

12-13/06/2013 C.COLIN / MA. BLOCH

IST et SIDA : s'informer pour se protéger!

L utilisation de l approche systémique dans la prévention et le traitement du jeu compulsif

Rapport de la Commission des pétitions chargée d étudier la pétition pour la défense du planning familial (unité de santé sexuelle HUG)

CONVENTION DE STAGE OBLIGATOIRE Licence Professionnelle «Assistant de Gestion Administrative»

TÉMOIGNAGES de participantes et de participants dans des groupes d alphabétisation populaire

Un autre regard sur. Michel R. WALTHER. Directeur général de la Clinique de La Source 52 INSIDE

Archived Content. Contenu archivé

Le verbe avoir (to have) infinitif = avoir. j ai nous avons tu as vous avez. Exemples: J ai une copine à Montréal.

MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC

Origines possibles et solutions

Services Aux Victimes

1. La famille d accueil de Nadja est composée de combien de personnes? 2. Un membre de la famille de Mme Millet n est pas Français. Qui est-ce?

Etude Elfe, Le de de e v nir de en a f n a t n s

Je tiens à remercier ici tout d abord la Chambre de Commerce et d Industrie de Lyon de m avoir permis de réaliser un stage passionnant au sein des

La planification familiale

Dis-moi ce que tu as fait, je te dirai qui tu es 1

Est-ce que les parents ont toujours raison? Épisode 49

Des soins après avortement : Amis des Jeunes. Cartes à conseils 1-6

Tableau : Réponse aux besoins en matière de santé sexuelle et reproductive des adolescents

LA CAISSE PRIMAIRE D ASSURANCE MALADIE (CPAM) COMMENT ÇA MARCHE?

Droits des personnes malades en fin de vie

Le passé composé. J ai trouvé 100 F dans la rue. Il est parti à 5 h 00.

Dossier de Presse SAFETY FIRST

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE!

Transcription:

UNIVERSITE DE SAINT-ETIENNE FACULTE DE MEDECINE JACQUES LISFRANC ANNEE 2012 THESE : N 2012/ L implication des hommes de 18 à 50 ans dans la contraception. Etude qualitative en Rhône-Alpes. THESE Présentée à l UNIVERSITE de SAINT-ETIENNE Et soutenue publiquement le : 03 mai 2012 POUR OBTENIR LE GRADE DE DOCTEUR EN MEDECINE Par Laetitia SMET Née le 04 décembre 1983 à ARRAS

Aux membres du jury, REMERCIEMENTS Monsieur le Professeur Pierre Seffert, Vous me faites l honneur de présider ce jury. Veuillez trouver ici l expression de mes sincères remerciements et de mon profond respect. Madame le Professeur Céline Chauleur, Je vous remercie d avoir accepté de juger ce travail. Soyez assuré de ma reconnaissance et de mon profond respect. Madame le Docteur Thrombert, Vous m avez fait l honneur d accepter d être membre du jury, merci de l intérêt que vous avez porté à ce travail. Madame le Docteur Josette Vallée, Merci d avoir accepté de diriger cette thèse, merci d avoir accepté de m accompagner dans cette aventure. Un grand merci pour l aide que vous m avez apporté dans la réalisation de ce travail, votre grande disponibilité et votre sérénité tout au long de l élaboration de ce travail, trouvez ici l expression de toute ma gratitude et de ma reconnaissance. A Monsieur le Docteur du laboratoire d analyse médical de Lyon et sa secrétaire, Merci de m avoir permisse de réaliser mon travail au sein de vos locaux, et avec un accueil toujours au rendez-vous. Veuillez trouver ici le témoignage de ma profonde gratitude. Aux 17 Hommes, Vous avez accepté de participer à ce travail avec beaucoup de sympathie, cette expérience a été très enrichissante, j ai appris beaucoup grâce à nos entretiens. Veuillez trouver ici l expression de ma profonde gratitude. A Erwan, Merci pour ton amour, ton aide et ton soutien au quotidien. Je suis très heureuse et très fière de partager ma vie à tes côtés. A mes parents, Vous avez toujours été là pour moi, pour me soutenir et me motiver tout au long des études. Si je suis là aujourd hui c est grâce aux valeurs que vous m avez transmises. Merci de m avoir aidé à de ne pas abandonner et de m avoir permise d être ce que je suis A mes beaux-parents et Sylvain, Merci pour vos encouragements. Merci de votre accueil et de votre gentillesse depuis quelques années déjà. 2

A mon grand frère et ma belle sœur, A mes grands-mères Irène et Rose, Merci d avoir toujours été présentes et de m avoir accompagnée dans ces études, A mon grand père, pour la force et l amour qu il m a donné, j espère que tu es fier de moi. A mon parrain, merci d avoir toujours eu une oreille attentive et de m avoir permise à surmonter les moments difficiles. A Sabine, pour ton aide et ton soutien. Tu es un professeur fantastique, et une femme courageuse. Que l avenir t apporte toute la réussite et le bonheur que tu mérites. A Flore, Merci pour ces moments partagés en ta compagnie rue Gantois et à nos interminables discussions sur la vie! A mes amis Lillois et surtout Lilloises, En souvenir des 7 années passées avec vous, au weekend end entre filles qui m ont permise de mieux vivre mon internat. A mes amis stéphanois : Chloé, Marika, Adeline, Coralie, Pierrick Merci pour votre accueil et votre soutien pendant l internat. A l ensemble de mes amis et de ma famille, parce que chacun à votre tour vous avez posé une main sur mon épaule pour m aider et m accompagner. Au Dr Bois, Dr Terrat, Dr Roche, Dr Jullien, Dr Albouy, Dr Gocko Merci beaucoup de votre accueil et de tout ce que vous m avez appris au sein de vos cabinets et lors des cours à la faculté. Grâce à vous, je confirme mon choix pour la Médecine Générale. Aux chefs de service, aux médecins et à l ensemble du personnel de l hôpital d Annonay et de Montbrison, Je garde un souvenir précieux de tous mes semestres passés avec vous. 3

UNIVERSITE DE SAINT-ETIENNE FACULTE DE MEDECINE JACQUES LISFRANC COMPOSITION DU JURY Président : THESE DE MEDECINE GENERALE Monsieur le Professeur Seffert Faculté : Saint Etienne Assesseurs : Madame le Professeur Chauleur Madame le Docteur Trombert Madame le Docteur Vallée Faculté : Saint Etienne Faculté : Saint Etienne Faculté : Saint Etienne 4

FACULTEDEMEDECINEJACQUESLISFRANC LISTEDESDIRECTEURSDETHESE Anatomie M. le Pr Jean-Michel PRADES PU-PH 1C Anatomie et cytologie pathologiques M. le Pr. Michel PEOC H PU-PH 2C Anatomie et cytologie pathologiques Mme le Dr ML CHAMBONNIERE MCU-PH 2C Anesthésiologie et Réanimation Chirurgicale M. le Pr. Christian AUBOYER PUPHCexcept Anesthésiologie et Réanimation Chirurgicale M. le Pr. Serge MOLLIEX PU-PH1C Bactériologie Virologie - Hygiène M. le Pr. Bruno POZZETTO PU-PH 1C Bactériologie Virologie - Hygiène Mme le Dr. Florence GRATTARD MCU-PH1C Bactériologie Virologie Hygiène M. le Pr Thomas BOURLET PU-PH 2C Bactériologie Virologie Hygiène(opt Hygiène) M. le Pr Philippe BERTHELOT PU-PH2C Biochimie et biologie moléculaire M. le Pr. Jacques BORG PU-PH 2C Biochimie et biologie moléculaire Mme Nadia BOUTAHAR MCUPH 2C Biologie cellulaire Mme le Pr Marie Hélène PROUST PU-PH2C Biophysique et médecine nucléaire M. le Pr. Francis DUBOIS PU-PH 1C Biophysique et médecine nucléaire M. le Dr Philippe RUSCH MCU-PH HC Biophysique et médecine nucléaire Mme le Dr Nathalie PREVOT MCU-PH 1C Cancérologie - Radiothérapie (opt Radiothérapie) M. le Pr. Thierry SCHMITT PU-PH 2C Cancérologie - Radiothérapie (opt Cancérologie) M. le Pr. Yacine MERROUCHE PU-PH 1C Cardiologie M. le Pr. Karl ISAAZ PU-PH 1C Cardiologie M. le Pr Antoine DACOSTA PU-PH 2C Chirurgie digestive M. le Pr Jack PORCHERON PU-PH 2C Chirurgie générale M. le Pr Olivier TIFFET PU-PH 2C Chirurgie Infantile M. le Pr. François VARLET PU-PH 1C Chirurgie Infantile M. le Pr. Bruno DOHIN PU-PH 2C Chirurgie orthopédique M. le Pr Frédéric FARIZON PUPH 2C Chirurgie orthopédique M.le Dr Rémi PHILIPPOT MCUPH 2C Chirurgie Vasculaire M. le Pr. Xavier BARRAL PU-PH C except Chirurgie Vasculaire M. le Pr. Jean Pierre FAVRE PU-PH 1C Chirurgie Vasculaire M. le Pr Jean Noël ALBERTINI PU-PH 2C Chirurgie Vasculaire M. le Pr Jean François FUZELLIER PU-PH 2C Dermato - vénéréologie M. le Pr. Frédéric CAMBAZARD PU-PH 1C Endocrinologie et Maladies Métaboliques M. le Pr. Bruno ESTOUR PU-PH 1C Epidémiologie- Economie de la Santé et Prévention M. le Pr. Jean-Marie RODRIGUES PU-PH 1C Epidémiologie- Economie de la Santé et Prévention M le Pr Franck CHAUVIN PU-PH 2C Epidémiologie- Economie de la Santé et Prévention Mme le Dr Béatrice TROMBERT MCU-PH 1C Gériatrie M. le Pr. Régis GONTHIER PU-PH 1C Gynécologie et Obstétrique M. le Pr. Pierre SEFFERT PU-PH C expept Gynécologie et Obstétrique Mme le Pr Céline CHAULEUR PUPH 2C Gynécologie et Obstétrique M. le Dr Gautier CHENE MCUPH 2C Hématologie M. le Pr. Denis GUYOTAT PU-PH 1C Hématologie Mme le Pr Lydia CAMPOS GUYOTAT PU-PH 2C Hématologie Mme le Dr Emmanuelle TAVERNIER MCUPH 2C Hépatologie Gastro - Entérologie M. le Pr Jean Marc PHELIP PU-PH 2C Histologie Embryologie - Cytogénétique Mme le Pr Michèle COTTIER PU-PH 2C Histologie Embryologie - Cytogénétique Melle Delphine BOUDARD MCU-PH 2C Immunologie M. le Pr. Christian GENIN PU-PH 1C Immunologie M. le Pr Olivier GARRAUD PU-PH 2C Immunologie M. Stéphane PAUL MCU-PH 1C Maladies Infectieuses - maladies tropicales M. le Pr. Frédéric LUCHT PU-PH C except Médecine et santé au Travail M. le Dr. Dominique FAUCON MCU-PH HC Médecine et santé au Travail M. le Pr Luc FONTANA PU-PH 2C Médecine interne M. le Pr. Pascal CATHEBRAS PU-PH 1C Médecine Légale M. le Pr. Michel DEBOUT PU-PH C except Médecine Légale M. le Dr Sébastien DUBAND MCUPH 2C Médecine Physique et réadaptation M. le Pr. Vincent GAUTHERON PU-PH1C Médecine Physique et réadaptation M. le Pr Pascal GIRAUX PU-PH 2C Médecine vasculaire M. le Dr. Christian BOISSIER MCU-PH HC Néphrologie M. le Pr. F. BERTHOUX (en sum U) PU-PH C except. Néphrologie M. le Pr Eric ALAMARTINE PU-PH 1C Néphrologie M. le Pr Christophe MARIAT PU-PH 2C 5

Neurochirurgie M. le Pr. Christophe NUTI PU-PH 2C Neurologie M. le Pr Jean Christophe ANTOINE PU-PH 1C Neurologie M. le Pr. Bernard LAURENT PU-PH C except Nutrition M. le Dr. Christian PERIER MCU-PH HC Nutrition M. le Dr Bogdan GALUSCA MCUPH 2C Ophtalmologie M. le Pr Philippe GAIN PU-PH 2C Ophtalmologie M le Pr Gilles THURET PU-PH 2C Oto - Rhino - Laryngologie M. le Pr. Christian MARTIN PU-PH C except Parasitologie et mycologie M. le Pr. Roger TRAN MANH SUNG PU-PH 1C Parasitologie et mycologie M. le Dr Pierre FLORI MCU-PH 1C Pédiatrie M. le Pr. Jean Louis STEPHAN PU-PH 2C Pédiatrie M. le Pr. Hugues PATURAL PU-PH 2C Pharmacologie Clinique M. le Pr Patrick MISMETTI PU-PH2C Pharmacologie Clinique Mme Silvy LAPORTE MCU-PH 1C Pharmacologie Fondamentale M. le Pr. Michel OLLAGNIER PU-PH 1C Physiologie M. le Dr. Jean Claude BARTHELEMY MCU-PH HC Physiologie M. le Dr. Jean Claude CHATARD MCU-PH1C Physiologie M. le Dr Frédéric ROCHE MCU-PH 2C Physiologie M. le Dr Léonard FEASSON MCU-PH 1C Pneumologie M. le Pr. Jean-Michel VERGNON PU-PH 1C Psychiatrie d adultes Mme le Pr Catherine MASSOUBRE PU-PH 2C Psychiatrie d'adultes M. le Pr. François LANG PU-PH 1C Radiologie et imagerie médicale M. le Pr. Charles VEYRET PU-PH1C Radiologie et imagerie médicale M. le Pr. Fabrice - Guy BARRAL PU-PH C except Radiologie et imagerie médicale M. le Pr Pierre CROISILLE PU-PH2C Radiologie et imagerie médicale M. le Dr Fabien SCHNEIDER MCU-PH1C Réanimation Médicale M. le Pr. Jean-Claude BERTRAND PU-PH C except Réanimation Médicale M. le Pr. Fabrice ZENI PU-PH1C Réanimation Médicale M. le Pr Michael DARMON PUPH 2C Réanimation Médicale M. le Dr. Yves PAGE MCU-PH1C Rhumatologie M. le Pr. Christian ALEXANDRE PU-PH C except Rhumatologie M. le Pr Thierry THOMAS PU PH2C Rhumatologie M. le Pr Hubert MAROTTE PUPH 2C Stomatologie et Chirurgie Maxillo - Faciale M. le Pr. Pierre SEGUIN PU-PH1C Thérapeutique M. le Pr. Hervé DECOUSUS PU-PH C except Thérapeutique M. le Pr Bernard TARDY PU-PH 2C Urologie M. le Pr. Jacques TOSTAIN PU-PH 1C Légende : PU-PH : Professeur des Universités - Praticien Hospitalier MCU-PH : Maître de Conférences des Universités - Praticien Hospitalier 1C 1ère classe 2C 2ème classe C. excep. Classe exceptionnelle HC Hors classe Mise à jour : 1 er septembre2011 6

SERMENT D'HIPPOCRATE "Au moment d'être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité. J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. Admis(e) dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs. Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité. Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses : que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j'y manque." 7

Résumé : Introduction : Malgré l existence de méthodes contraceptives variées et efficaces, le nombre de grossesses non prévues reste important. Plusieurs organismes internationaux ont préconisé l amélioration de la communication entre hommes et femmes dans ce domaine et une responsabilité partagée. Une participation des hommes à la planification familiale améliorerait la santé reproductive. Le but de cette étude était d'explorer l implication d hommes majeurs dans la contraception. Méthode : Enquête qualitative par entretien semi directif de dix sept hommes réalisée de décembre 2011 à mars 2012. Les entretiens ont été retranscrits puis analysés par thèmes. Résultats : Les hommes connaissaient les buts de la contraception, quasiment toutes les méthodes, contraception d urgence comprise, différenciées en fonction du genre. Parfois, ils doutaient de leur efficacité ou les craignaient pour leur effet sur la santé. Le préservatif masculin, identifié comme moyen de prévention des grossesses et des infections sexuellement transmissibles, a été majoritairement évoqué malgré son vécu contraignant. L implication, variable, a paru liée à la durée de la relation avec leur partenaire. La contraception s adaptait aux problèmes rencontrés par le couple. Conclusion : Le choix contraceptif est actuellement plutôt sous la maîtrise des femmes qui en portent fréquemment la responsabilité. Certains hommes ne souhaitaient pas s y intéresser. D autres souhaiteraient une meilleure information et le développement de méthodes masculines efficaces et réversibles afin de partager la responsabilité de la contraception à différents moments de leur vie. Mots clés : contraception, homme, médecine générale Abstract : Introduction: Although several efficient birth control methods are available in the world, the number of unplanned pregnancies remains high. International institutions advice better communication between men and women in the area and shared responsibilities, the involvement of men in family planning improves reproductive health. The aim of this study was to explore the involvement of men (teenagers excluded) in contraception. Method: Qualitative study through semi-directive interviews on seventeen men carried out between December 2011 and March 2012. Interviews has been reported and analyzed by themes. Results: Men recognized birth control goal, almost every kind of method, including emergency contraception means, differenced by gender. Sometimes, they were skeptical about their efficiency or were scared for their health side effects. Male condom has been widely identified as a birth control and sexually transmitted diseases prevention mean, in spite of sound binding. Their fluctuant involvement seemed to be related to the length of the relationship with their partner. Contraception means fit to the problems encountered by couples. Conclusion: The choice of contraception mean is currently led mainly by women, who feel responsible for it. Some men don t wish to be involved. Other would like to know more about it and would be happy to see efficient and reversible male birth control methods coming up, in order to share with their partners this responsibility throughout their lifetime. Key words: general practice, contraception, men 8

SOMMAIRE Remerciements p.2 Composition du jury p.4 Liste des directeurs de thèse p.5 Serment d Hippocrate p.7 Résumé mots clés p.8 Sommaire p.9 Lexique p.10 Article p.11 Références p.17 Annexes p.20 Conclusion de la thèse p.33 9

LEXIQUE CO : Contraception Orale OMS : Organisation Mondiale de la Santé HAS : Haute Autorité de Santé INPES : Institut National de Prévention et d Education pour la santé IST : Infection Sexuellement Transmissible CNIL : Commission National de l Informatique et des Libertés VIH : Virus Immunodéficience Humaine IVG : Interruption Volontaire de Grossesse CSP : Classe Socio-Professionnelle 10

Introduction : En 2003, selon l Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 26,5 millions de grossesses non prévues se produisaient dans le monde. Six millions de ces grossesses survenaient malgré une utilisation correcte et régulière d une contraception. (1) Malgré la diversification contraceptive, le nombre d interruptions volontaires de grossesse (IVG) n a pas diminué en France depuis les années 1990, environ 220 000 par an. (2) Quelles que soient les sociétés, il semblerait exister un tabou dans le dialogue sur la contraception qui expliquerait que les grossesses non désirées surviendraient plus fréquemment en cas d ignorance et/ou de manque de dialogue sur les désirs respectifs au sein du couple, alors qu une pratique plus effective de la contraception a été observée, si un couple en parlait librement. (3) L amélioration de la communication entre hommes et femmes dans ce domaine et une prise de responsabilités partagées ont été soulignées. En 2004, Le Conseil de l Europe a développé la question du rôle de l homme dans la contraception. Il préconisait que les services de planification familiale, les gouvernements et les ONG réfléchissent aux moyens de toucher les jeunes hommes et de les guider dans leur choix : programmes spéciaux de sensibilisation pour les encourager à assumer la responsabilité de leurs comportements sexuels, à comprendre et à soutenir les femmes dans leurs choix contraceptifs et à améliorer la communication entre les partenaires sur ce sujet. (4,5) Des enquêtes menées dans 12 pays, ont montré qu au moins 70% des hommes approuvaient l utilisation de la planification familiale. Les hommes participaient de plus en plus aux décisions concernant la reproduction, avec leur épouse. (6) En France, en 2004, une étude de la Haute Autorité de la Santé (HAS) s est intéressée aux différents facteurs intervenants dans le choix contraceptif au sein d un couple. Le souhait d espacement des naissances, la prévention simultanée des Infections Sexuellement Transmissibles (IST), l absence de contraintes quotidiennes, la préservation d une «libido naturelle», le refus de toute grossesse, un choix possible au moment de l acte sexuel ont été cités. (7) L utilisation d un type de contraception a paru variable en fonction des périodes de vie : adolescence et volonté de contrôler les grossesses durant la période de fécondité. En 2007, une enquête de l Institut National de Prévention et d Education pour la Santé (INPES) a montré que ce sujet était difficile à aborder pour une partie des hommes et que la moitié des françaises choisissaient seule leur contraception. (8) Plusieurs études conduites chez les adolescents ont mis en évidence que les jeunes filles de 15 à 18 ans pouvaient «gérer» leur contraception en «écartant» les garçons. A peine la moitié des filles et des garçons sexuellement actifs a abordé le sujet de la contraception avec leurs partenaires en raison d une gêne à en parler. (9, 10,11) En 2008, un quart des étudiants masculins français ayant eu des rapports sexuels ignoraient la contraception de leur partenaire. (12) N.Bajos a révélé que la plupart des méthodes étaient contrôlées par les femmes, souvent mieux informées, et que parfois, elles les utilisaient à l insu de leur partenaire. (13,14) Elle a souligné que, selon les cas, le choix contraceptif d une femme est fonction de facteurs culturels, de l acceptation de la médicalisation, de l appréhension de l examen gynécologique, d un besoin de confidentialité, du coût et de l implication du partenaire. L étude sur la contraception et les français a montré que l implication de ces derniers ainsi qu un dispositif au niveau national serait nécessaire pour la bonne utilisation des méthodes contraceptives. (15) L INPES a lancé en 2009, une campagne d information à destination des jeunes hommes où l accent a été mis sur leur l implication dans la contraception et la grossesse. (16) La contraception a libéré l activité sexuelle des contraintes procréatives mais sa responsabilité et sa pratique semble plutôt sous le contrôle des femmes. C est pourquoi nous avons voulu explorer l implication d hommes majeurs, dans la contraception aujourd hui en France. Matériels et Méthodes : Une étude qualitative a été menée auprès d hommes de 18 à 50 ans en région Rhône Alpes de décembre 2011 à Mars 2012. Un échantillonnage raisonné a été effectué en recherche de variation maximale selon les critères suivant : âge, niveau socioprofessionnel, statut matrimonial (en couple, célibataire), nombre d enfants. Des entretiens individuels semi structurés ont été menés, guidés par un questionnaire explorant : les connaissances des hommes dans le domaine de la contraception, leur pratique contraceptive propre et leur participation, le rôle et la place qu ils estimaient avoir dans ce domaine (Annexe 1). Le questionnaire a été testé auprès des trois premiers hommes, puis enrichi et remanié. Les entretiens ont été menés jusqu à saturation des données. Ils ont été enregistrés sur dictaphone numérique après autorisation des participants puis intégralement retranscrits sous Word sous couvert 11

d anonymat. Ils ont ensuite été analysés par thèmes. Les entretiens et l analyse ont été réalisés par la même personne, puis relus et commentés par un deuxième chercheur. Une déclaration simplifiée à la CNIL a été effectuée le 20 novembre 2011. Résultats Dix sept hommes ont été interrogés, ils avaient entre 18 et 50 ans (moyenne : 32 ans). Ils ont été rencontrés soit dans un laboratoire d analyse médicale, soit dans un cabinet de médecine générale. Sur vingt hommes, dix huit hommes ont accepté l entretien, trois d entre eux ont refusé l enregistrement sur dictaphone, leurs propos ont été retranscrits manuellement après acceptation. Un d entre eux a interrompu l entretien considérant qu il n était pas concerné du fait de son homosexualité. Les entretiens ont duré entre 5 et 19 minutes (valeur médiane : 7 minutes 23 secondes). La saturation des données a été obtenue au seizième entretien, un entretien complémentaire a été effectué pour le vérifier. Quatorze hommes ont déclaré vivre en couple, dix étaient mariés ou Pacsés, sept n avaient pas d enfant, quatre avaient un enfant et six hommes en avaient deux ou plus. Les caractéristiques des hommes interviewés et leur statut marital sont reportés dans la table des cas. (Annexe 2) La majorité des hommes a défini la contraception comme un moyen d éviter une grossesse non désirée. Toutefois, un homme a dit n y connaitre «absolument rien» au début de l interview. Pour une partie d entre eux, en raison de l utilisation actuelle ou passée du préservatif masculin, la protection contre Les IST est fréquemment englobée dans la contraception. Ainsi émerge l idée de l utilisation d un moyen de se «protéger» lors des rapports sexuels. Un homme a réalisé, qu alors qu il utilisait le préservatif pour se préserver des IST, ce dernier pouvait servir de contraceptif, un autre a compris qu il ne maitriserait plus la contraception, une fois enlevé. P14 «c est la protection dans un couple pour ne pas avoir d enfants», P8 «c est un choix que la femme prend et elle prend ce qu elle a envie», P10 «C est un moyen d avoir des relations sexuelles sans avoir forcément d enfant.», P2 «évite d avoir des enfants si la partenaire ne prend pas la pilule, P8 «à travers le préservatif c est aussi pour éviter les IST», P15 «chacun fait son choix selon ses besoins et ses envies,». Si pour certains, la pratique contraceptive relève du couple pour d autres sa responsabilité incombe à la femme. La connaissance des moyens contraceptifs leur a été parfois spécifiquement attribuée. Elles disposaient d après certains hommes de plus de moyens. Le moment pour parler de contraception avec une femme n a pas été unanime. Les hommes ont semblé avoir plus de difficultés à l aborder avec une partenaire récente. C est l impossibilité d envisager d être père lors d un ou des premiers rapports sexuels qui paraissait en être à l origine, à l inverse des hommes vivant en couple depuis plus longtemps évoquaient plus fréquemment la paternité qu ils aient été père ou pas. Pour l un d entre eux, l utilisation du préservatif dans le cadre d une relation extraconjugale évitait de poser la question, pour d autres, il était au contraire «important d en parler dès le début», «le plus tôt possible». Un homme, ayant vécu la survenue de grossesses non désirées avec plusieurs partenaires a indiqué qu il ne participait pas au choix contraceptif : P13 «Pour ce qui est de la contraception, lorsque la question se posait, je dois avouer que sa prise en charge était quasiment tout le temps par les filles.» P6 «c est aussi un peu trop tôt car on vient de se connaître pour aborder la question», P16 «Je n ai plus de relation durable, j utilise les préservatifs masculins à l occasion mais j espère bien retomber amoureux.», P15 «Quand est pas dans l optique d avoir des enfants, il faut vraiment que les choses soient claires, on ne peut pas jouer au loto avec ça». La quasi-totalité des hommes a spontanément cité les techniques de contraception les plus utilisées : préservatifs, la contraception orale (pilule) et le dispositif intra utérin (stérilet). Bien différenciés en fonction du genre, les hommes ont d abord évoqué le préservatif comme moyen de contraception masculin. Pour certains, il était le seul moyen utilisé ou utilisable. Ils ont aussi cité l implant sous dermique, l anneau vaginal mais ils ne les connaissaient pas avant que leur partenaire ne l utilise. Les gels spermicides, parfois évoqués, ont été jugés «archaïques», le retrait (coït interrompu) a été cité par les plus âgés souvent pères. L abstinence et les rapports non vaginaux ne l ont jamais été. Le préservatif féminin était connu par la moitié d entre eux. Un homme a parlé des a priori sur ce sujet : P2 «Le préservatif féminin moi j en ai jamais rencontré. On dit que c est difficile à mettre». La castration chimique a été citée et la contraception orale masculine réversible. Un homme vasectomisé connaissait cette dernière sans l avoir utilisé. P2 «Il pourrait y avoir aussi l équivalent pour l homme, ca ne me dérangerait pas de prendre quelque chose qui fait que l on ne peut pas avoir d enfants», P5 «Une pilule par mois ou par an», P9 «S il n y a pas de répercutions pour les hommes, pourquoi ne pas prendre une pilule pour homme». Le préservatif et la pilule leur ont souvent 12

paru complémentaires à cause d accident avec le préservatif. P15 «le préservatif a l avantage d avoir les deux rôles, malgré tout il existe le 1%». La majorité des hommes, surtout ceux vivant en couple, connaissaient la contraception d urgence orale «pilule du lendemain» en cas de rupture de préservatif ou d oubli de CO. Un homme a cité l IVG finalement jugée trop tardive et pas adaptée.la pose du stérilet post coïtal n a pas été évoquée. Les techniques temporaires et définitives ont été différenciées. La vasectomie a été moins souvent citée que la ligature des trompes sauf pour les hommes concernés. Pour deux hommes mariés et pères, cette dernière avait été réalisée car la question de la ligature de trompes s était posée pour leur partenaire. Pour un troisième, il semble qu elle ait été un choix personnel. Les trois avaient au début des craintes en raison de son caractère définitif : peur de ne plus avoir de descendance, d avoir des problèmes d érection, d avoir des relations sexuelles perturbées. A posteriori, deux ont été plutôt très contents de leur choix mais un le regrettait car il connaissait des difficultés sexuelles qu il attribuait à l intervention. P12 «Mon épouse m a dit, tu prends ta décision tout seul, parce qu elle ne voulait pas m influencer, c est irréversible», P13 «Ma vasectomie s est vraiment bien déroulée», P11 «je n ai plus l envie comme avant» Pour certains hommes le préservatif était un moyen idéal en raison de la double protection qu il procurait. Il avait été le plus utilisé que ce soit antérieurement ou au début de leur relation actuelle voire au cours de relations extraconjugales. Lors des relations à court terme, ou au sein d un couple récent, le préservatif a paru privilégié par certains hommes car ils les dédouanaient de s informer de la contraception de leur partenaire. L arrêt de l utilisation du préservatif a été effectué dans certains cas après vérification par le couple de la «séronégativité» (sous entendue HIV). Un homme utilisait uniquement le préservatif car sa femme «par choix culturel» ne souhaitait pas de contraception orale. Quelques hommes ont déclaré avoir des relations sexuelles sans protection contraceptive sans que nous ayons pu en faire préciser les circonstances en dehors de l absence de risque de grossesse : hystérectomie, ménopause, vasectomie.p3 «Je ne leur pose pas la question, puisque je mets le préservatif». P14 «Quand on a été sûr de notre séronégativité, on a arrêté le préservatif».p9 «C est déjà arrivé d avoir des rapports non protégés mais sans grossesse.». La pilule leur a paru un moyen efficace considéré parfois comme contraignant pour les femmes en raison de l obligation d une gestion rigoureuse à l instar du préservatif : «vérifier le stock», «en avoir chez soi». La quasi-totalité a exprimé des questionnements et/ou des craintes sur les techniques contraceptives. Le défaut d efficacité en premier lieu (rupture du préservatif, oubli de pilule), la gêne occasionnée lors des rapports sexuels pour le préservatif, la contrainte de la prise pour la pilule, sa dangerosité pour la santé de la femme sans la décrire précisément, ses différentes variétés parmi lesquelles la femme devait choisir, la nécessité d une prescription médicale, une crainte confuse du stérilet que les hommes se sont attribuée mais parfois de leur partenaire sans toujours bien en comprendre la raison. Un homme de la quarantaine a abordé la difficulté pour sa compagne du même âge d avoir accès à la CO lorsqu elle était mineure. Le fonctionnement de l implant sous dermique était méconnu par un homme ce qui le troublait. P4 «le risque Zéro, j imagine qu il n existe avec aucun moyen de contraception», P6 «des pilules qui peuvent être dangereuses pour la santé de la personne», P8 «il y a des hommes qui n aiment pas que leurs femmes portent des stérilets parce que apparemment ça les gêne dans les rapports». Certains hommes ont estimés être plutôt bien informés. Pour la plupart, cette information avait eu lieu à l école, par les médias ou parfois lors de discussion avec leurs parents notamment leur père, qui leur avait parfois donné les préservatifs, leurs amis, leur partenaire ou un médecin (vasectomie). Toutefois un homme a estimé ne pas maîtriser le sujet et un autre que l information pouvait être défaillante dans d autres pays. La majorité pensait nécessaire une information plus claire, plus accessible quelles que soient les méthodes et plus tôt dans la vie, par les parents notamment. P12 «vous avez des documents sur le préservatif masculin et féminin, la pilule mais il n y a rien qui dit qu il existe la pilule pour homme, la vasectomie. A par le préservatif, je suis sûr qu une grande majorité des hommes ne connaissent pas d autres méthodes de contraception masculine». La majorité des hommes a déclaré un changement de contraception au moins une fois dans leur vie, soit de leur fait : reprise du préservatif lors de rapport sexuels extra conjugaux, soit en raison d un changement de contraception de leur partenaire pour une méthode jugée moins contraignante (implant, anneau), en raison d un échec (rupture de préservatif), pour raisons médicales concernant leur partenaire ou bien à la suite d un dépistage HIV. Les périodes de vie au cours desquelles le changement a eu lieu était variable : suite à une grossesse ou à plusieurs, lors d un désir d enfant, lors d une relation plus durable. La survenue d une grossesse non désirée, finalement acceptée dans son couple a permis à l un des hommes de parler de la nécessité de l utilisation d une contraception plus efficace. Quelques hommes ont déclaré ne pas avoir leur place dans le choix ou l aide à la prise. Ils ne s autorisaient pas à choisir pour leur partenaire surtout quand ils estimaient que ce n était pas de leur domaine. D autres auraient préféré au contraire 13

trouver une place égale à celle de leur partenaire, certains avaient déjà partagé le choix après une discussion au sein du couple. Lors d une relation très récente un homme a jugé qu il était trop tôt pour aborder la question. P11 «En étant diabétique, elle risquait d avoir des problèmes», P10 «Je lui laisse la liberté de gérer ça. Ca a toujours été la pilule, de temps en temps elle doit changer si bien qu on utilise les préservatifs le temps d un ou deux cycles, P14 «Je pense que réellement on doit soutenir notre partenaire dans la pratique et l utilisation des différentes contraceptions». L investissement des hommes dans la contraception semblait fonction de la durée de leur relation. Certains présentaient une peur de la grossesse non désirée. Ils ont relaté leur vécu en parlant «d accident», du choix commun de garder ou non l enfant, de la nécessité de faire évoluer leur pratique contraceptive. Nous avons noté différentes participations masculines : une contribution financière partielle ou complète, l accompagnement chez un professionnel de santé, la vérification préliminaire à un rapport sexuel de l existence ou de la prise effective du contraceptif ou de sa régularité, une discussion avec la partenaire des éventuels problèmes qu elle aurait. L utilisation du préservatif, du retrait ou la réalisation de la vasectomie pouvait être décidée au sein du couple. La majorité pensait que la responsabilité contraceptive était trop inégalitaire et qu ils devraient ou ont dû s investir à un moment donné dans leur couple. Pour la majorité de ceux peu investis dans une relation, la contraception était «une affaire de femme», le préservatif les préservant des IST. P10 : «Ça m arrive de lui demander si elle prend régulièrement la pilule, mais pas tous les jours», P13 «C est donc pour l argent, et seulement à travers ça, que j ai alors pu vaguement participer à notre contraception», P14 «Je l ai déjà accompagné chez son gynécologue lors de ses grossesses mais aussi pour des renouvellements de pilule, P7 «La charge mise sur la femme, l homme devrait l avoir de façon égale» P13 «Ça m a paru naturel par rapport à mon épouse, parce que pendant vingt ans, elle a pris la pilule pour pas que l on utilise de préservatifs ou autres choses, je me suis dit que c était à mon tour de faire le pas», Un homme vasectomisé a précisé «Pour la première fois depuis mon adolescence, je prends en charge ma contraception», P4 «C est plutôt le choix de mes partenaires». Quelques hommes émettaient le souhait d une utilisation autonome, partagée ou alternative de la contraception orale. Certains ont souhaité l utilisation de méthodes médicamenteuses réversibles spécifiquement masculines, identiques à celles déjà proposées aux femmes (implants, patch) et un remplacement du préservatif jugé trop contraignant. D autres n avaient pas de demandes soit parce qu ils estimaient qu il existait suffisamment de moyens, soit qu ils ne sentaient pas ou plus concernés. Certains souhaits concernaient des moyens un peu miraculeux de prévenir une IST. P9 «Si ça pouvait exister pour homme la version chimique, je pense que ça pourrait être intéressant», P10 ««On a pas mal de moyens de protection actuellement et ils sont très efficaces», P4 «Prendre des médicaments qui bloqueraient toutes les maladies qu on pourrait attraper». Ainsi, le désir d une part de responsabilité a été exprimée grâce au développement de moyens qui pourraient être spécifiquement masculins et plus pratiques. Discussion Lors de nos interviews, nous avons noté pour certains hommes une relative aisance à s exprimer sur la contraception aux différentes étapes de leur vie sexuelle conjugale ou extraconjugale. D autres ont été plus réservés. Il est plus que probable que le fait d avoir face à eux une femme pour parler de contraception a influé. Le laboratoire d analyses médicales, lieu de certaines interviews, s est avéré manquer de neutralité puisque nous y avons rencontrés des hommes venus pour vérifier une sérologie HIV, toutefois cela nous a permis de recueillir des réflexions qui n auraient peut-être pas émergées dans un autre contexte. Les spécificités des hommes rencontrés ont été décidées afin de mieux comprendre leur implication dans la contraception au fil de la vie. Nous n avons pas rencontré d adolescents déjà concernés par d autres études, ni d hommes âgés de plus 50 ans alors qu ils sont évidemment concernés Enfin, l analyse a été réalisée par deux femmes. Malgré ces limites, il nous semble que différents déterminants de l implication des hommes ou son contraire ont été mis en évidence. La contraception bien appréhendée par les hommes dans leur ensemble est apparue liée au genre. L utilisation d un moyen de contraception féminin par leur partenaire, n empêchait pas certain hommes de s investir au sein d un couple établi : préservatif à titre transitoire, écoute, conseil et accompagnement dans le choix. Majoritairement adopté grâce à son effet doublement protecteur, le préservatif masculin semblerait permettre aux hommes d éviter d aborder la contraception lors d une nouvelle relation ou au contraire les y amener lors d une relation durable au cours de laquelle le préservatif était abandonné. Les propos de certains hommes vivant une relation récente, concernant l utilisation systématique du préservatif, amènent à penser que l idée de faire un enfant pourrait être corrélée à la durée de la relation. De ce fait, une relation récente rendrait inenvisageable une discussion sur la contraception utilisée par la femme. Ceci pourrait être une part d explication aux résultats de l enquête menée chez les étudiants qui montrait qu ils ne savaient pas si leur partenaire utilisait ou pas une contraception (12). Malgré 14

tout, il existe des échecs avec le préservatif, il est parfois jugé contraignant et certains rapports sexuels, non évoqués dans nos entretiens, ont lieu lors d une perte de «contrôle» pour les deux partenaires (alcoolisation, drogue). Bien qu il conjugue deux dimensions préventives de la sexualité, il perd parfois sa dimension contraceptive face à la prévention des IST. Le dépistage HIV marquait fréquemment une nouvelle étape pour le couple et par conséquent pour la contraception. Ainsi, le préservatif parait avoir une place symbolique au cours de la vie des hommes. Infidèles, ils l adoptent, engagés dans un couple ils l enlèvent et cela pourrait signifier confiance mutuelle et instauration du dialogue sur la contraception. Pour certains hommes, notre étude confirme l enquête l INPES-BVA qui a montré qu alors que plus d une femme sur cinq utilisant la pilule l oubliait au moins une fois dans le mois, dans 17% des cas un autre moyen de contraception était utilisé éventuellement masculin. 48% des enquêtés avaient discuté et choisi avec leur partenaire la contraception à utiliser. Un tiers ayant eu un seul partenaire avaient changé de contraception au cours de leur relation. 88% en avaient alors parlé avec leur partenaire. En moyenne, les enquêtés avaient fait l expérience de deux contraceptions et près de 50% en avaient utilisé plus de trois. (8) L enquête GINE fait état d hommes qui refusaient de s investir ou qui ne se sentaient pas concernés malgré les difficultés de leur partenaire à l égal de certains de nos résultats. (5). La campagne de l INPES visant à plus de responsabilité des hommes dans la contraception était plutôt dirigée vers les jeunes, peut-être faudrait-il désormais mettre l accent sur les relations peu durables ou épisodiques puisque dès les premières rencontres sexuelles une grossesse peut survenir et que l on sait que les jeunes filles n ont pas toujours conscience de cette réalité. (16) Certains hommes que nous avons rencontrés ont émis de souhait de pouvoir utiliser des techniques médicamenteuses réversibles. 74% des Françaises de 15 à 50 ans utilisent un moyen de contraception, dont pour plus de la moitié : la pilule. Si les techniques hormonales destinées aux femmes leur permettent de maitriser leur fécondité, leur utilisation conduit à une responsabilité contraceptive accrue. D après N.Alter, la contraception est vécue par les femmes comme un choix personnel et autonome, mais elle est aussi contraignante. (17) Sans revenir sur cet acquis féminin, le temps est peut être venu à la demande de certains hommes de leur donner d autres choix que préservatif et vasectomie et de leur octroyer s ils le souhaitent la responsabilité d une contraception médicamenteuse, réversible et efficace. Selon une étude réalisée en 2000, la plupart des hommes utiliseraient une «pilule contraceptive» si elle existait. Les femmes des mêmes pays, s opposaient dans 13 % cas à la contraception hormonale masculine et 2% ne feraient pas confiance à leur partenaire dans ce cas (18). Le choix de changement de méthode contraceptive, est susceptible d opérer un déplacement d une maîtrise féminine à une maîtrise de la fécondité par le couple. Nous avons vu qu un des hommes rencontrés se sentait «libérer du poids» de la procréation grâce à une vasectomie. En 2008, les travaux du conseil de l Europe (5) ont montré que les hommes avaient un rôle important et souvent dominant dans les décisions cruciales pour la santé reproductive des femmes, sans préciser si cela concerne les couples établis ou non. Ils paraissaient davantage intéressés à la planification familiale qu on ne l avait pensé mais avaient besoin de communication et de services à leur destination. La connaissance de l influence de l homme et de la femme pourrait aider à améliorer le comportement en santé reproductive. Les couples qui parlent entre eux de la planification familiale pourraient arriver à de meilleures décisions pour une meilleure santé. A notre connaissance, il existe peu d enquêtes quantitatives de grande envergure qui permettraient de mieux appréhender les souhaits, les pratiques et les dynamiques contraceptives des hommes, celles-ci pourraient être menées. L être humain est en interaction permanente avec les autres. Dans notre étude, des hommes ont dit avoir découvert d autres moyens de contraception (vasectomie, anneau..) avec ou grâce à leur partenaire. Un certain nombre d entre eux ont partagé les décisions successives relatives à la contraception au sein de leur couple : notion de partage associée au respect identitaire et culturel de l autre. Les professionnels de santé sont parfois intervenus pour les éclairer. Au terme d une démarche réflexive, renouvelée en fonction des besoins, la contraception a paru la plus adaptée possible à la santé de la femme, à sa situation personnelle, sa personnalité, mais aussi au couple. Toutefois, il est probable qu il existe des freins pour les hommes, leurs partenaires et les professionnels de santé qui empêchent les hommes qui voudraient s investir de le faire à leur manière : manque de moyen réversible, souhait de la partenaire. Malgré tout, il parait permis de penser que des avancées sur les techniques contraceptives masculines réversibles pourraient être bienvenues. Par ailleurs, les professionnels de santé pourraient probablement plus insister auprès des hommes sur l aspect imparfait du rôle contraceptif du préservatif, a fortiori lors de rencontres sexuelles éphémères. Enfin, ils pourraient être des interlocuteurs privilégiés des couples quand un changement contraceptif est souhaité ou nécessaire afin de favoriser le dialogue. La promotion engagée par l INPES prônant l implication des hommes dans la contraception devrait se poursuivre afin de favoriser le 15

dialogue entre hommes et femmes quel que soit leur investissement dans la relation en cours et leur projet d enfant. Notre enquête s inscrit au sein d un ensemble de travaux qualitatifs sur la contraception, regroupés sous le terme «QUALICO», visant à explorer les représentations actuelles des hommes et des femmes face à la contraception ainsi que celles des médecins généralistes en formation ou installés. Il peut donc nous amener à penser, que des recherches sur les techniques réversibles dans la contraception masculine seraient la bienvenue, ainsi qu une plus claire information de la part des professionnels de Santé sur le double rôle du préservatif : autant pour des risques de Santé que contraceptif. Conclusion Le choix contraceptif est actuellement plutôt sous la maîtrise des femmes qui en portent fréquemment la responsabilité. Il nécessite des adaptations, aux différentes étapes de la vie par les hommes, les femmes individuellement et en couple. Certains hommes ne souhaitent pas s impliquer davantage. D autres semblent souhaiter une meilleure information et une amélioration des méthodes les concernant ainsi que plus de responsabilité dans le domaine de la contraception. Il se pourrait que les professionnels de santé puissent aider au mieux- être des hommes et des femmes dans ce domaine en favorisant le dialogue sur la contraception. 16

Bibliographie (1) Guillaume Agnès, Lerner Susana, Le problème de la prévention en Amérique Latine, Contraception et avortement, décembre 2010 (2) Gronier H., Robin G, Dewailly D. Contraception, Revue du Praticien Médecine Générale 2010 ; 836 :141-2. (3) Sharon McMahon,The Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health,Différence entre hommes et femmes en ce qui concerne le recours déclaré aux contraceptifs, Population Reports, numéro 18,chapitre 2, mars 2004. (4) Assemblée Parlementaire du Conseil de l Europe, Résolution 1394 : La responsabilité des hommes, et particulièrement des jeunes hommes, en matière de santé génésique, texte adopté par la Commission permanente le 7 septembre 2004. (5) Steingrímur J., Rapport Conseil de l Europe. Impliquer les hommes pour réussir l égalité entre les femmes et les hommes, Document 11760, 23 octobre 2008. (6) The Johns Hopkins School of Public Health, Santé reproductive : La participation des hommes vue sous un nouvel angle, Population Reports, Numéro 46, octobre 1998. (7) Agence nationale d accréditation et d évaluation en santé, Stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme, décembre 2004. (8)Bérengère GALL, Élodie JOUANNIC, INPES, BVA, les français et la contraception, 2 mars 2007. (9) ORS, Observatoire régional de santé de haute Normandie, Contraception et IVG chez les jeunes de 15-18 ans en Haute-Normandie. 2009:1-8. (10) Antunes Maia Marta, Représentation du VIH-SIDA et comportements à risques chez les adolescents scolarisés dans la banlieue parisienne, thèse de Doctorat d Anthropologie sociale et ethnologie, Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales, Paris, 2002. (11) INPES, «questions d ados : amour et sexualité», livret pour les 15-18 ans, paris 2007, 57 pages, téléchargeable sur www.inpes.sante.fr. (12) LMDE, Communiqué de presse : Premiers résultats de la Deuxième Enquête Nationale sur la Santé des Etudiants de la LMDE. Ivry, le 19 juin 2008 (13) Bajos N., Leridon H., Oustry P. Les inégalités sociales d accès à la contraception en France. Population et sociétés mai 2004 ;59:479-502. (14) Bajos N., Leridon H., Goulard H., Ferrand M. La médicalisation croissante de la contraception en France. Population et sociétés avril 2002 ;381 1-4. (15) Bajos N. INSERM, équipe GINE, enquête sur le contexte de la sexualité en France, mars 2007. (16) INPES : Contraception : une nouvelle campagne qui s adresse aux femmes et aux homme 14/09/2009 www.inpes.santé.fr. (17) Alter N. L innovation : un processus ambigu. Les logiques de l innovation. Paris, La découverte 2002. p: 15-40. (18) Martin CW, Anderson RA, Cheng L, Potential impact of hormonal male contraception. Human Reprod, 2000 ; 15: 637-45. 17

Annexes 1 : Questionnaire Questionnaire : Bonjour Je m appelle Laetitia Smet, je suis médecin et je prépare ma thèse de doctorat sur le thème de la contraception. Je réalise des entretiens auprès des hommes. Ils sont enregistrés et seront anonymes. Cela dure XX minutes environ. Accepteriez-vous de participer à cette enquête et avez-vous X minutes à me consacrer? Merci Le : A : Répondant N : Q1 : Pour vous qu est ce que la contraception? Définition à donner auprès des hommes qui ne connaissent pas : «Ce sont tous les moyens mis à la disposition des hommes et des femmes pour contrôler l absence de survenue d une grossesse.» Q2 : Qu en savez vous? (Principales sources d information?) NB : Q3 : Si vous en avez utilisé, quels moyens de contraception avez-vous ou utilisez-vous habituellement? si vous n en avez jamais utilisé, pourquoi? Si ils en ont utilisé plusieurs, reprendre avec eux à quelle période de leur vie et pourquoi ce changement Q4 : Si c est votre partenaire qui utilise une contraception pouvez-vous me dire qu elle a été votre place dans son choix? Q5 : Que pensez-vous du rôle que vous avez dans ce choix en tant qu homme? Q6 : Quels seraient vos souhaits dans ce domaine? Souhaitez-vous recevoir le résultat de cette enquête? Si oui, vous pouvez regarder mi mai sur le site :www.fairg.fr (thèse médecine générale) Données démographiques : Age : Statut matrimonial actuel : histoire matrimoniale: Nombre d enfants : Profession :. Profession de la partenaire : 18

Annexes 2 : Tableau des cas Répondants DATE AGE CSP CSP de la partenaire Statut matrimonial actuel histoire matrimoniale Nombre d'enfant(s) Lieu de l'interview Durée de l'intervie 1 30/11/11 27 3 3 En couple néant 0 2 05/12/11 18 8 8 En couple néant 0 3 06/12/11 21 8 / célibataire néant 0 4 08/12/11 32 2 5 En couple néant 0 Centre de soins (labo lyon) Centre de soins (labo lyon) Centre de soins (labo lyon) Centre de soins (labo lyon) 5min et 14 sec 7min et 54 sec 9min et 27 sec 7 min et 52 sec 5 13/12/11 44 2 2 En couple marié, séparé de la 1ère union 3 Centre de soins (labo lyon) 6min et 41 sec 6 19/12/11 27 2 4 En couple PACSE 0 7 20/12/11 31 3 8 En couple PACSE 1 8 21/12/11 46 4 2 En couple marié 2 9 22/12/11 26 3 8 En couple néant 1 (en cours) 10 23/12/11 46 6 5 En couple marié 1 Centre de soins (labo lyon) Centre de soins (labo lyon) Centre de soins (labo lyon) Centre de soins (labo lyon) Centre de soins (labo lyon) 7 min et 24 sec 6 min et 47 sec 6 min et 43 sec 7 min et 12 sec 6 min et 12 sec 11 02/01/12 49 6 4 En couple marié 2 12 03/01/12 45 7 4 En couple marié 3 13 05/01/12 37 3 5 En couple marié 2 Cabinet médical du C. (42) 7 min et 43 sec Cabinet médical du C. (42) 18min et 48 sec Cabinet médical d'a. (01) 8 min et 42 sec 14 03/02/12 39 5 5 En couple marié 2 Centre de soins (labo lyon) 6 min et 15 sec 15 27/02/12 19 8 / célibataire néant 0 Centre de soins (labo lyon) 6min et 55 sec 16 17 06/03/12 24 3 / célibataire néant 0 08/03/12 18 6 8 En couple néant 1 Centre de soins (labo Lyon) Cabinet médical d A.(01) 7 min et 6 sec 6 min et 20 sec Liste des CSP : 1 : Agriculteur exploitants ; 2 : Artisans, commerçants et chefs d entreprise ; 3 : Cadres et professions intellectuelles supérieures ; 4 : Professions intermédiaires ; 5 : Employés ; 6 : Ouvriers ; 7 : Retraités ; 8 : Autres personnes sans activité professionnelle. 19

Annexe 3 : interviews Homme N 1 : Q1 : Pour vous qu est ce que la contraception? «La contraception c est le moyen d éviter d avoir des enfants, lors des rapports sexuels. C est à la femme de la prendre avant le rapport sexuel, ca évite d avoir une grossesse non désirée.» Q2 : Qu en savez vous? (Principales sources Q3 : d information?) «Il y a différents moyens de contraception. Pour les hommes, il y a le préservatif. J ai vu dernièrement dans une étude, qu il y avait la contraception pour les hommes. Sinon pour les femmes, il y a la pilule qui me semble le moyen de contraception le plus utilisé par la gente féminine. Il existe Homme N 2 : Pour vous qu est ce que la contraception? «C est un moyen qui évite d attraper le Sida ou des MST, mais aussi d avoir des enfants si la partenaire ne prends pas la pilule.» Qu est ce que vous savez sur les différents moyens de contraception? «Il y a le préservatif masculin et féminin. Après, il y a les spermicides, le stérilet. J ai vu cela en première terminale. Je ne me rappelle plus de tout. Qu est ce qu il y à d autres? (temps de la réflexion). Les autres je ne m en rappelle plus, je sais qu il y en a d autres»d accord Est que vous pensez qu il existe d autres choses en ce qui concerne la contraception masculine? «C est à dire?» Hormis les préservatifs, est ce que vous connaissez d autres moyens? «Euh non.» Les principales sources de connaissances vous viennent du lycée, vous avez d autres sources d information? aussi le stérilet, l anneau et l implant sous cutanée, ou la ligature des trompes. Lors de mes études au lycée, j ai appris comment fonctionnait le cycle hormonal des femmes et donc le moyen de le contourner pour ne pas avoir d enfants au niveau hormonal.» Q3 : Si vous en avez utilisé, quels moyens de contraception avez-vous ou utilisez-vous habituellement? «Il me semble que mon amie utilise un anneau et auparavant elle utilisait des pilules contraceptives.»«non je ne sais pas pourquoi elle a changé au cours de notre relation. Si, peut être, au niveau des comprimés, il faut les prendre régulièrement à des heures fixes «On a déjà eu des intervenants au lycée, qui sont venus nous expliquer un peu tout ca.» Si vous en avez utilisé, quels moyens de contraception avezvous ou utilisez-vous habituellement? «Le préservatif masculin.» Si votre partenaire qui utilise une contraception pouvez-vous me dire qu elle a été votre place dans son choix? «Ma partenaire prend la pilule..(me demande de reformuler la question.)» Est ce que l utilisation de la pilule par votre partenaire est un choix commun, ou seulement le sien?«moi elle ne m en a pas parlé. En fait, elle avait arrêté, et puis quand on s est mis ensemble au bout d un moment elle a repris la pilule. Je n ai pas influencé du tout, c est elle qui a choisi d elle même. C est un bonne chose.» Par rapport à ce choix, elle a arrêté de la prendre quand vous étiez ensemble? «En fait elle est restée longtemps avec quelqu un et elle l a prenait pendant cette période. Puis elle l avait arrêtée car elle avait pour éviter un accident. Actuellement elle utilise un anneau parce que c est plus simple d utilisation, ca lui demande moins d organisation dans la prise des médicaments.» Q4 : Si c est votre partenaire qui utilise une contraception pouvez-vous me dire qu elle a été votre place dans son choix? «Je n avais pas la place dans son choix.» Q5 : Que pensez-vous du rôle que vous avez dans ce choix en tant qu homme? «Ben, j ai pas de rôle dans ce choix.» Q6 : Quels seraient vos souhaits dans ce domaine? «Je ne sais pas.» rompu. Elle l a reprise pour moi.» C est elle qui s occupe de la contraception plutôt? «Voilà, oui» Est ce que vous avez un projet d enfant dans votre vie? «La maintenant j aimerais pas. Mais, je pense plus tard, oui. C est quelque chose de loin pour moi.» D accord, pour l instant c est un projet assez lointain? Comment pensez vous plus tard, parler à votre partenaire du projet d avoir un enfant? «Je lui en parlerai. Disons on en parle déjà mais c est pour rigoler. Moi, je lui dis que je ne veux pas car je veux finir mes études et que c est encore trop tôt. On parle de ce sujet là en rigolant.» Que pensez-vous du rôle que vous avez dans ce choix en tant qu homme? «Le choix est libre pour les deux, après c est à nous de nous concerter. Moi je n ai pas à influencer, à forcer à prendre la pilule ou autres choses. Elle ne m a pas forcé à utiliser le préservatif ou pas, donc je pense 20

que le choix est libre pour tout un chacun. Il n y a pas de distinction entre la femme et l homme.» Pour vous c est autant une responsabilité pour l homme et la femme?«oui» Si il devait y avoir un rapport non protégé ou une rupture de préservatif, est ce que vous connaissez un moyen d éviter une grossesse non désirée? «La pilule du lendemain que pour la grossesse? Non, pas forcement dans un rapport non protégé? «Il y a tout ce qui est test de dépistage du SIDA» Quels seraient vos souhaits dans ce domaine? «J allais dire quelque chose qui n est pas physique comme le Homme N 3 : Pour vous qu est ce que la contraception? «C est se protéger, quoi et voilà..lors des rapports sexuels, et voilà..» Je lui donne la définition de la contraception : Ce sont tous les moyens utilisés par l homme et /ou la femme pour contrôler la survenue d une grossesse. Qu est ce que vous savez sur les différents moyens de contraception? «Pas grand chose, en fait j ai pas trop étudié ce domaine, quoi. Moi personnellement j utilise pas de moyen de contraception.» D accord Actuellement, vous avez une partenaire? «Non je suis célibataire» Avec vos anciennes partenaires, il y avait un moyen de contraception utilisé? «Oui, je sais pas comment vous expliquer. en fait quand j ai des rapports avec des partenaires, j utilise tout le temps des préservatifs qui est une contraception.» Dans une relation avec une partenaire y a t-il eu d autres moyens de contraceptions que le préservatif? «Non aucun. Ca m est arrivé de pratiquer sans préservatif. Je zappais un peu la contraception. Mais j ai pas eu de copines qui sont tombées enceintes. En fait préservatif qui est parfois gênant, c est différent avec le préservatif on le sent, mais c est pour le Sida et les MST donc après c est dur d inventer un nouveau concept. Là je sais pas (temps de réflexion). C est comme même souvent pour des rencontres d un soir tout çà c est comme même l homme qui utilise les préservatifs, c est vrai que le préservatif féminin moi j en ai jamais rencontré. On dit que c est difficile à mettre» Et pour une relation à long terme? Est ce que vous sentez que vous avez un rôle à jouer? «Ben sur le long terme, il n y a plus besoin de contraception pour j ai pas d enfant. Je pense que la fille en prenait une..mais j ai pas toujours posé la question.» Est que vous pensez que vous avez un rôle à jouer dans la contraception? «Ben l homme oui..de prévenir quoi..après de faire attention à ne pas avoir d enfant.il y a des pilules, tout ca, mais bon après je me suis pas trop renseigné par rapport à ça..comme la plupart du temps j utilise des préservatifs pour mes relations.» S il devait y avoir un rapport non protégé ou une rupture de préservatif, est ce que vous connaissez un moyen d éviter une grossesse non désirée? «A ce moment là, si le préservatif craquait je sais pas, j en discuterais avec la fille..mais bon ca m est jamais arrivé. Moi personnellement je veux pas d enfant donc il faut qu elle prenne ses précautions bien sûr, Si au cas où le préservatif craque, qu elle prenne la pilule du lendemain, et si après par dessus ça çà passe pas ben passer à l avortement. Ca m est pas arrivé mais j en suis conscient.» Pour chacune de vos partenaires au cours de votre vie, avez vous toujours su si elle avait un moyen de contraception? «Non, mais je ne leur pose pas la question, puisque je mets le préservatif..» moi, quand on se connaît bien et que les tests on était faits..» Pour ne pas avoir d enfants aussi? «La pilule est un bon moyen. Après ce qui est dommage c est que c est pas remboursé, c est pas donné, je crois que c est 35 euros. L état pourrait faire des efforts pour encourager les jeunes filles à prendre la pilule. Il pourrait y avoir aussi l équivalent pour l homme, ca ne me dérangerait pas de prendre quelque chose qui fait que l on ne peut pas avoir d enfants. Après je ne sais pas si c est possible. Il n y a pas de raison que ce soit à elle de prendre la pilule.» Est ce que vous avez des souhaits en tant qu homme dans le domaine de la contraception? «Personnellement non. Je pense que c est un domaine qui touche plus particulièrement les couples, et comme moi en ce moment je suis célibataire, je suis axé dans ca quoi. J ai des relations mais je sais pas comment vous expliquer, c est pas régulier. En tant qu homme on a pas beaucoup de choix, c est plus les femmes. C est vraiment un domaine où j y connaîs absolument rien. Je pense que la responsabilité dans la contraception c est un peu des deux et que chacun doit respecter sa part de responsabilité par rapport aux deux points vues. par rapport à l homme et de la femme..si les deux sont d accord par exemple pour mettre au monde un enfant faut qu il y ait une part de responsabilité par rapport aux deux..si y en a un qui veut pas, ben, faut respecter le choix de l autre, tout simplement. D accord. Si ma partenaire fait le choix de pas prendre de contraception, et qu elle est enceinte et qu elle le garde..ben c est elle qui est en tort et faut pas qu elle se plaigne voilà..aprés si je me retrouve dans cette situation je pense que 21

j assumerai quand même. Moi, je pense que faire des enfants c est une très grande responsabilité et que faut déjà commencer par Homme N 4 : Pour vous qu est ce que la contraception? «Eh ben, tous les moyens pour éviter d avoir des enfants quand ce n est pas voulu.» Quels sont les moyens de contraception que vous connaissez? «Préservatifs,pilules, stérilet,..euh..voila» D accord Qu est ce que vous savez sur les différents moyens de contraception? «Qu est ce que j en sais? Oui. Que chez nous à priori, on est pas trop mal informé, du moins ma génération.qu après dans le reste du monde, il doit y a avoir des efforts à faire effectivement.»d accord Quelles sont vos sources d information? «On a été informé depuis le collège, lycée. A la télévision pas mal, des spots et aussi sur internet.» Si vous en avez utilisé, quels moyens de contraception avezvous ou utilisez-vous habituellement? «Ah ben moi préservatifs, forcément.ma partenaire..euh pilule!justement, je viens faire un test de dépistage, plutôt pour savoir où j en suis avec les IST.» Avec vos anciennes partenaires, y avait-il un moyen de contraception utilisé? Homme N 5 : Pour vous qu est ce que la contraception? «C est un moyen pour ne pas avoir d enfant quand on n a pas envie d en avoir, c est une liberté pour les femmes qui veulent avoir une vie sexuelle en dehors de la conception. Voilà en gros ce que c est!» Qu en savez vous? (Principales sources d information?) «Il y a la pilule, le préservatif, le préservatif féminin, il y a le stérilet. voilà en gros ceux que je s assumer soi même, ensuite rencontrer une personne avec qui on peut bâtir des projets avec elle, et ensuite penser à avoir des «9 fois sur 10 je me suis posé la question si ma partenaire prenait une contraception, mais pas toujours.» Dans une relation avec une partenaire y a t-il eu d autres moyens de contraceptions que le préservatif? «Pour ma part toujours le préservatif..pour elle très souvent la pilule sinon rien ou alors pas que je sache.» Est que vous pensez que vous avez un rôle à jouer dans la contraception? «C est plutôt le choix de mes partenaire. C est notre problème quand on est en couple, après les moyens qu elles utilisent je n ai pas de rôle à avoir. Ca s arrête là, elles voient çà avec leur médecin. C est d abord chacun pour soi, et ensuite quand on est en couple ca devient plus sérieux.» Si actuellement votre choix est de ne plus utiliser de préservatif, il n y aura qu un seul moyen de contraception? Qu est ce que cela vous fait? «Oui..(il tousse et est un peu plus mal à l aise). Ben il faut qu elle est une bonne pilule pour l instant..voila ( il rit).» S il devait y avoir un rapport non protégé ou une rupture de préservatif, est ce que vous connaissez un moyen d éviter une grossesse non désirée? connais essentiellement. C est juste pour empêcher l ovulation. J ai appris ca au collège, il y a longtemps, très très longtemps.. J en avais déjà une petite idée de ce que c était, parce que j avais des sœurs qui en ont parlé. Voilà, c est comme çà que j ai su.» Si vous en avez utilisé, quels moyens de contraception avezvous ou utilisez-vous habituellement? «C est la pilule. C est madame. J ai eu 3 enfants d une première partenaire qui utilisait aussi la enfants. Moi, personnellement c est pas à mon âge» «Ben l IVG. La pilule du lendemain, y a pas ca aussi? Oui c est une contraception d urgence. Est ce que vous savez comment vous la procurer? «Je suppose en pharmacie, ou chez un médecin. Oui c est exact. J ai pas eu à me préoccuper de çà. en tout cas pas à cause de moi..» Est ce que vous avez des souhaits en tant qu homme dans le domaine de la contraception? «Je sais pas je suis pas assez calé sur ce domaine pour savoir s il y a des avancés scientifiques Pour éviter une IST, je pense pas qu il y ait mieux que le préservatif, hormis prendre des médicaments qui bloqueraient toutes les maladies qu on pourrait attraper, ca serait le top!. Pour éviter des grossesses, il y a rien qui soit à 100%, le préservatif parfois se déchire, la pilule parfois ca passe à travers : le risque 0 j imagine qu il existe pas avec aucun moyen de contraception! le but serait de s en rapprocher. Après c est plutôt d éviter les comportements à risques, puisqu a priori les moyens de contraception on les a à notre disposition, après encore faut-il vouloir les utiliser.» pilule. Elle a changé deux fois lors de notre relation après sa deuxième grossesse mais je ne sais pas pourquoi. Elle n est pas passée au stérilet. Avec d autres partenaires, j utilisais le préservatif. C est moi qui l utilisait en l occurrence. Je crois que l ensemble de mes partenaires prenait la pilule. Il y a toujours eu moyen de contraception mais aussi parfois protection pour les MST. Avec ma première compagne, il y a eu une grossesse non désirée, juste après 22

son premier accouchement. A l époque il n existait pas la pilule du lendemain, alors on a décidait ensemble qu elle avorte. Pourtant elle prenait la pilule.» Savez vous comment se procurer la pilule du lendemain? «En pharmacie je crois, dans les centres de planning familial, et chez certains médecins qui l acceptent, parce que c est pas toujours le cas.» Que pensez-vous du rôle que vous avez dans ce choix en tant qu homme? Homme N 6 : Pour vous qu est ce que la contraception? «Très, très bonne et grande question. Pour moi c est un moyen de pallier à une erreur! Je pense après je peux me tromper. C est un moyen moderne de rattraper l erreur que l on a faite.ca sert à se protéger avant toute chose.» Qu est ce que vous entendez par erreur? «A partir du moment où l on décide de faire appel à l IVG..euh non non l IVG c est bien plus tard..la contraception c est bien avant! Je vous donne une définition de la contraception : «c est tous les moyens qui existent pour l homme et/ou la femme pour éviter une grossesse non désirée.» «Ah oui oui d accord, je suis parti un peu plus loin.» Qu en savez vous? (Principales sources d information?) «Ah ben, moi quand j étais en cours il y avait pas mal de publicité que l infirmière scolaire venait nous faire. Il y avait aussi la télévision,à la radio, on en parle souvent aussi avec la journée mondiale du Sida. Si, je pense qu on est pas mal informé sur ce sujet là.» Homme N 7 : Pour vous qu est ce que la contraception? «Techniquement, c est un moyen ou une méthode qui est «Ca peut faire parti d une discussion, effectivement entre partenaires. Après, je suis assez pour la liberté de chacun sur le plan du choix. Je m octroie pas le droit de refuser le moyen de contraception qui sied mieux à ma femme. On peut éventuellement évoquer le stérilet, des choses comme ca, en parler déjà. De toute façon elle le fera, mais si elle ne le fait pas je ne serai pas vexer, car je pense que son corps lui appartient.» Quels seraient vos souhaits dans ce domaine? Si vous en avez utilisé, quels moyens de contraception avezvous ou utilisez-vous habituellement? «Le préservatif..» Connaissez vous d autres méthodes? «les pilules contraceptives, sinon d autres moyens plus anciens :les stérilets. Il existe aussi des trucs encore plus archaïques, vous savez les gels que mettent les femmes pour justement tuer les spermatozoïdes (les spermicides). Ya aussi la pilule du lendemain, mais je ne sais pas si c est un moyen contraceptif, (c est une contraception d urgence), le préservatif féminin.» Au cours de votre vie avez vous toujours utilisé le même moyen de contraception? «Honnêtement, j ai toujours été avec des partenaires qui prenaient la pilule et moi par mesure de sécurité, pour préserver ma santé, je me suis toujours servi du préservatif. Ma partenaire utilise actuellement la pilule. A chaque renouvellement d ordonnance, le médecin lui donne toujours la même. Je l ai toujours connue avec la même!» Que pensez-vous du rôle que vous avez dans ce choix en tant qu homme? utilisé, si c est pour la contraception, pour que la femme ne puisse pas tomber enceinte.» Qu en savez vous? «Je ne sais pas. Difficile à dire. Peut-être un moyen de contraception moins contraignant que la pilule tous les jours, peut être une pilule par mois ou par an, je ne sais même pas si ca existe ou pas. Des choses comme çà moins contraignantes.» Souhaitez-vous recevoir le résultat de cette enquête? A priori non, mais finalement je suis curieux de savoir ce que pensent les hommes sur la contraception et son évolution. «La pilule, c est pas mal. Je peux la conseiller, je peux lui dire que notre situation ne nous permet pas d avoir un enfant, que c est aussi un peu trop tôt car on vient de se connaître pour aborder la question. Il faut aussi penser à faire les tests HIV, ca serait peut être plus intéressant. Tout passe par la discussion je pense.» Quels seraient vos souhaits dans ce domaine? «Ben qu il invente un truc qui remplace le préservatif, parce que c est vrai que c est super chiant! Moi c est mon avis personnel, qu il puisse avancer un peu sur la recherche en ce qui concerne le Sida, parce que c est un fléau énorme..c est bien plus alarmant que d avoir une grossesse non désirée. Il existe pas mal de pilules différentes, parfois ca peut être un petit peu chiant pour une femme d avoir à choisir, et puis ya des pilules qui peuvent être dangereuses pour la santé de la personne. Bref travailler un peu sur tout ce qui est contraceptif. On a peut être pas à se plaindre en tant qu homme, car les femmes sont pas mal contraintes avec les pilules.» «Je sais qu il y a aussi bien des contraceptifs masculins ou féminins, qui peuvent être après de différents types. Il y a ceux 23

temporaires : préservatifs toutes les choses comme ça, et puis les plus définitifs : type vasectomie, stérilet chez la femme qui n est pas définitif non plutôt temporaire aussi. Pour moi, il y a ces deux grandes familles là. Puis après plus précisément, pour le temporaire, c est le préservatif masculin et féminin, les spermicides, stérilet, pilules. Plus définitif : il y a la vasectomie, chez la femme je suppose que biologiquement si on fait une ligature des trompes on doit plus pouvoir tomber enceinte non plus.» Quelles sont vos sources d informations? «Autrefois quand j étais au collège il me semble qu on avait des cours de sensibilisation sur la contraception et protection des IST. Les autres c est plus de l intéressement que je peux avoir au niveau culture générale : ça peut être des magazines, internet, Homme N 8 : Pour vous qu est ce que la contraception? «C est un moyen pour éviter que la femme se retrouve enceinte, et de plus en plus à travers le préservatif c est aussi pour éviter les MST.» Qu en savez vous? (Principales sources d information?) «L information, on l a eu à travers l école, l éducation, par les parents, les amis, la télévision, tous les medias. Voilà.» Si vous en avez utilisé, quels moyens de contraception avezvous ou utilisez-vous habituellement? «Avant quand on était plus jeune mon épouse utilisait la pilule ensuite ça était le stérilet et puis depuis quelques années mon épouse a été opérée de l utérus, nous n avons plus besoin de moyen de contraception. La question n est plus d actualité. Après les grossesses, elle a mis un stérilet c était plus pratique, parce qu avec la pilule il y a toujours cette chance ou malchance d oublier Elle a des émissions télévisuelles que je regarde. voilà» Si vous en avez utilisé, quels moyens de contraception avezvous ou utilisez-vous habituellement? «Le plus facile est soit préservatif soit pilule ou les deux. Ma compagne ne prend pas la pilule étant donné qu elle est japonaise, c est pas vraiment dans les mœurs de donner systématiquement la pilule, le seul moyen contraceptif le plus rapide, ca reste le préservatif pour mon cas personnel. Donc la question ne s est pas posée, c est venu normalement et logiquement. Avec d autres partenaires, c était pilule ou préservatifs, toujours ce systèmelà.» Avez vous déjà au cours de votre vie était confronté à une utilisation de contraception d urgence? «Non jamais.» donc préférait utiliser le stérilet.» Quelle a été votre place dans le choix de ces changements? «J avais par réellement ma place car c est son choix, on en avait discuté mais c était un choix qu elle avait fait elle-même, j avais pas vraiment mon mot à dire. On a toujours discuté du sujet, pour nous c est pas un sujet tabou. Au début, on était jeune on prenait la pilule puis on a eu deux enfants puis ensuite le fait qu elle pouvait oublier donc ça la mettait dans un stress pas possible de se retrouver dans une énième grossesse, donc elle a opté pour le stérilet. Après sa première grossesse, elle est retombée dans la foulée enceinte. Donc, c était un risque que l on ne voulait plus avoir. A l époque, je ne sais pas si la pilule du lendemain existait, je ne crois pas Donc on a du avorter Connaissez vous d autres méthodes? «Il existait à l époque le préservatif, le stérilet, la pilule mais il n y avait pas encore les implants, la pilule du lendemain Que pensez-vous du rôle que vous avez dans ce choix en tant qu homme? «Je dirais à égale valeur qu une femme, pour moi c est aussi important pour moi que pour elle.» Quels seraient vos souhaits dans ce domaine? «C est vrai qu il y a toujours cette histoire de préservatif qui reste toujours contraignant, faut toujours vérifier d en avoir un, d avoir un stock chez soi.. y a cet aspect-là qui est un peu embêtant. Pour les femmes, il y a la pilule en sous dermique que l on pose pour 3 ou 5 ans, je me dis comme ça que pour un homme ça pourrait être quelque chose d assez pratique finalement pour que la charge que l on met sur la femme, l homme puisse l avoir de façon égale.. d avoir un panel de choix identique pour pouvoir après faire comme on veut avec ses partenaires.» je ne crois pas que ça existait déjà» Que pensez-vous du rôle que vous avez dans ce choix en tant qu homme? «Je me suis jamais posé la question. Je crois que c est un choix que la femme prend, je sais qu il y a des hommes qui n aiment pas que leurs femmes portent des stérilets parce que apparemment ça les gêne dans les rapports. Mais sinon à part ça c est un choix que la femme prend et elle prend ce qu elle a envie je ne vois pas l intérêt de lui dire prend ça ou ça, non on en discute mais bon elle me tient au courant de ce qu elle fait mais sans plus. Je pense que c est un choix personnel.» Quels seraient vos souhaits dans ce domaine? «Non, c est plus d actualité pour ma part, je ne me pose plus la question depuis très longtemps. Je trouve que la contrainte elle est plus pour la femme que pour l homme. Prenons un exemple de la pilule, il faut tous les jours faire attention de ne pas l oublier c est contraignant : on peut 24

oublier, ça vous colle un stress pas possible après, peur de se retrouver enceinte. Après le préservatif il y a beaucoup de jeunes qui n aiment pas les porter donc éventuellement ils préfèrent que la femme prenne la pilule parce que lui ça l ennuie de prendre le préservatif. Aujourd hui quand on voit l implant, ça je trouve que ça doit être génial maintenant pour la femme, on le met une fois ça reste plusieurs années, donc on est tranquille pendant 3 ans, donc c est l équivalent d un stérilet.» Homme N 10 : Pour vous qu est ce que la contraception? «Ah bonne question! ben c est un moyen de protection contre les inconvénients d avoir un enfant non désiré.» Qu en savez vous? (Principales sources d information?) «Ah d accord. Ben c est vrai que nous les hommes ont a pas beaucoup de connaissances sur ce sujet par rapport aux femmes au niveau des moyens. On connaît surtout la pilule qui peut protéger la femme mais il y a un autre moyen qui est efficace c est le préservatif, c est un moyen aussi très efficace dans les relations normales et extraconjugales. Il y a la pilule du lendemain. Mais c est vrai nous les hommes au point de vue de la pilule je ne sais pas si on a les compétences particulières làdessus mais c est surtout au niveau des préservatifs pour Homme N 9 : Pour vous qu est ce que la contraception? «C est un moyen d avoir des relations sexuelles sans avoir forcément d enfants.» Qu en savez vous? (Principales sources d information?) «Il y a la pilule contraceptive, les anneaux, le préservatif masculin et féminin, le stérilet, les implants, voilà c est tout ce que je connais. J ai appris tout ça soit avec mes partenaires, soit alors en me renseignant sur internet. Genre les anneaux je ne connaissais pas du tout... j ai appris ça avec ma compagne actuelle.» Si vous en avez utilisé, quels moyens de contraception avezvous ou utilisez-vous habituellement? «Les anneaux du coup.. Il n y avait qu elle qui prenait une contraception. Auparavant, mes partenaires avaient toutes une contraception, les ¾ c était la pilule sinon moi j utilisais les préservatifs aussi. C est déjà arrivé d avoir des rapports non protégés mais sans grossesse.» Que pensez-vous du rôle que vous avez dans ce choix en tant qu homme? «C est un peu difficile à trouver, car c est pas nous qui la payons parce que c est pas à nous qu on la prescrit donc du coup à part en parler on peut pas faire grand chose d autre! Moi j ai pas l impression qu on peut faire nous. J ai connu la contraception lors des formations à l école, mais aussi on peut lire dans des articles tous les jours dans les magazines.» Si vous en avez utilisé, quels moyens de contraception avezvous ou utilisez-vous habituellement? «On utilise la pilule, mais elle sait mieux que moi parce qu elle voit ça avec son gynécologue. C est vrai qu il existe différentes pilules selon les femmes. C est elle qui gère ça. Je lui laisse la liberté de gérer ça. Je trouve que c est efficace si on gère bien le cycle et le timing. Ca a toujours était la pilule, de temps en temps elle doit changer de sorte de pilule donc on utilise les préservatifs le temps d un ou deux cycles.» Que pensez-vous du rôle que vous avez dans ce choix en tant qu homme? autre chose, ça serait bien mais je ne vois pas ce qu on peut faire en tant qu homme.» Quels seraient vos souhaits dans ce domaine? «Si ça pouvait exister pour homme la version chimique je pense que ça pourrait être intéressant parce que il y a pas mal de femmes qui se sentent contraintes déjà de la prendre et puis en plus qui n en ont pas forcément envie, puis parce que ça a des répercutions sur la santé. Il y a des femmes qui n aiment pas prendre des médicaments. Si il y a pas de répercutions pour les hommes, pourquoi pas prendre une pilule pour homme.» «Peut-être plutôt un regard, peut être pas un regard de surveillance car on se fait confiance et que l on peut pas poser la question tous les jours est-ce que tu as pris ta pilule? On est concerné quand même, ça m arrive de lui demander si elle la prend régulièrement mais pas tous les jours, mais bon c est une certaine confiance. Mais par contre en cas d une relation extra-conjugale, je suis exigeant là-dessus la question de la contraception sera forcément posée...bref je prendrai mes précautions.» Quels seraient vos souhaits dans ce domaine? «On a pas mal de moyens de protection actuellement et ils sont très efficaces.» 25

Homme N 11 : Pour vous qu est ce que la contraception? «C est pour éviter une grossesse non désirée. Moi je l ai fait en rapport à ma femme, car elle était diabétique et si vous voulez elle voulait se faire boucher les trompes, je sais pas quoi la Oui. En étant diabétique, elle risquait d avoir des problèmes, donc moi je me suis proposé de le faire moi. D accord. En général, avant dans votre couple qu est que c était la contraception? «Je ne connaissais pas du tout. J ai su par le gynécologue, que pour les hommes on pouvait le faire, donc je me suis proposé. Je ne voulais pas que ma femme prenne des risques, alors je l ai fait moi. Le choix on l a fait parce qu on avait eu nos enfants, et qu elle prenait la pilule et qu après avec son diabète c était plus trop conseillé pour elle de continuer à prendre la pilule. Donc elle a été obligée d arrêter, et il fallait faire quelque chose pour ne plus avoir d enfants. Alors j ai dis que c est moi qui va le faire. Donc, c était une décision que vous avez prise ensemble. Oui, voilà. C est le gynécologue qui m a fait réfléchir sur cette méthode pendant un bon moment bien trois semaines, un mois. Puis après j ai pris ma décision, je l ai appelé et puis ma femme a pris rendez vous pour le faire. Je suis rentré un vendredi matin, je m en rappelle. Ca ne dure pas longtemps, une demi heure, voilà tout simplement Vous vos questions par rapport à cette méthode c était quoi? «Mes peurs, je vais vous expliquez...j ai pas mal de problèmes maintenant. Parce que au début j ai fait faire ca, maintenant en amour c est plus ca. Ah oui, je vous le dis franchement, je n ai plus l envie comme j avais avant. Je vous le dis franchement, je bande mais ca ne dure pas longtemps, quelques minutes c est tout et la maintenant j en paye les conséquences.» Ca fait combien de temps que vous l avez fait? «Ca fait 5 ans que j ai subi une vasectomie. J ai eu des soucis sur le plan sexuel avec ma femme tout de suite. J en ai parlé au chirurgien et il m a dit que ca viendra avec le temps. Ben j ai dit d accord au début mais depuis j ai fait une rupture d anévrysme, et ca ca n a pas arrangé les affaires. Donc, depuis on ne peut pas me donner les causes de ma pseudo impuissance, savoir si ca vient de l opération ou des séquelles de mon anévrysme. Mon docteur m a dit qu il faut faire autrement, qu il faut chercher autre chose mais on ne trouve pas avec ma femme. D accord. Si c était à refaire vous le referiez? «Non, du tout. Ca a changé pas mal ma vie, moi et ma femme. On a plus de rapport. Ca serait à refaire, je ne le referai plus. Votre épouse se sent responsable de ce choix? «Non, un petit peu. C est moi qui m en veux le plus. Je pense que j aurais du plus me documenter, mieux réfléchir aux conséquences et aux complications.» Avant, aviez vous des sources d informations sur la contraception? «Non. Je ne savais pas trop, je savais que mon épouse prenait la pilule. On a commencé à parler d autres méthodes quand elle a du arrêter. Maintenant comme on ne peut plus avoir de gamin, elle n en prend plus. Avant le choix de cette vasectomie et après, pensiez vous avoir un rôle dans la contraception? «Moi d après ce que je pensais, je n aurais pas eu des problèmes derrière, j aurais accepté bien comme il faut.» En tant qu homme avez vous des souhaits dans la contraception? «Non.» Homme N 12 : Pour vous qu est ce que la contraception? «La contraception c est le choix d avoir ou pas des enfants, Oui. C est déjà une grande avancée parce que avant on n avait pas, les femmes n avaient surtout pas ce choix avant! je sais que c est Simone comment elle s appelle la qui a donné le droit aux femmes de prendre la pilule. Ce qui fait que c est un choix, pour les hommes c est plus rare, moi je sais que comme ma femme après pouvait plus prendre la pilule parce qu elle a eu une phlébite et que après ca entrainait des problèmes de prendre la pilule, alors elle voulait pas. J ai décidé de faire moi même. C est vrai que à la base c est un choix, c est vraiment vouloir quand on veut un enfant. D accord. Et pas subir. Vous avez des enfants? «j en ai 3 qui ont été voulu tous les 3, quand nous on était prêt parce que moi j ai pas été désiré déjà à la base alors j ai connu le problème de l enfant qui arrive qu on a pas désiré alors je ne voulais pas être dans cette perspective de ne pas désirer mes enfants. Après, on reporte tous nos malheurs, tous nos problèmes sur eux ce qui c est passé avec moi, du coup je trouve que c est une très bonne chose la contraception. D accord. Au niveau de la contraception, qu est que vous vous connaissez comme moyens? «Ben je connais le préservatif, la pilule, le préservatif féminin, la vasectomie qui est définitive, la ligature des trompes, vu que ma belle-mère l a fait quand elle avait 45 ans, il y a le stérilet aussi et après il y a des injections, je sais pas bien comment ca marche.» 26

Et vous sur un plan plus personnel, qu elle a été votre utilisation des différents moyens dans la contraception? «Au départ, quand on s est connu avec ma femme comme elle voulait pas utiliser le préservatif, c était le retrait à chaque fois. D accord. Ce qui fait que au bout d un moment euh (soupire).. après on a réussit par les plannings familiaux à avoir des pilules. Bon elle a eu le droit à la pilule ca était déjà une meilleure chose pour être plus sûr qu il n y ait pas d accident car étant jeune sa copine elle a du avorter deux fois, je sais pas si c était voulu pas voulu...mais l avortement c est très dur parce que nous je vois pour la dernière, on a eu un mois de ballottement ou on nous avait dit qu elle serait peut être trisomique. Alors on avait du choisir l avortement ou pas alors c est dur à imaginer que son épouse doit avorter déjà pour moi ca était dur pour elle encore plus, parce qu on crée la vie, parès on l arrête net. C est une décision difficile. C est vrai que nous au départ ca était le retrait, puis après la pilule pendant 20 ans et après elle a fait une phlébite et bon le stérilet, elle en voulait pas, je ne sais pas pourquoi, parce qu il y a des femmes qui le supporte très bien et d autres non..humhum..alors en discutant, je lui ai proposé de me faire faire une vasectomie, j en ai parlé au Dr V., j ai fait des recherches sur internet. C est vrai qu il y a beaucoup de gens qui quand on parle de vasectomie beaucoup d hommes disent qu ils sont pas la moitié d un homme, alors que ca change rien, c est la mentalité humaine qui est comme ca, je sais pas pourquoi, c est bizarre Alors j y ai bien réfléchi, j ai proposé à mon épouse qui m a dit tu prends ta décision tout seul parce qu elle ne voulait pas m influencer. J avais 38 ans, 3 enfants. Par ce qu on se dit après si je viens à divorcer, et je me mets avec quelqu un d autre et que je veux des enfants, bon ben on se pose la question Moi je me suis posé la question mais je me suis dit il y a un temps pour être seul, il y a un temps pour être parent et un temps pour être grandparent pour moi arriver à la quarantaine euh non c est bon j avais mes 3 enfants, ma vie était bien remplie, alors j ai décidé de me faire stériliser Mais c est vrai que même dans les hôpitaux, les infirmières me disaient que j étais courageux de faire ca, je sais pas moi ca m a paru naturel par rapport à mon épouse, parce qu elle pendant 20 ans elle a pris la pilule pour pas que l on utilise de préservatifs ou autres choses, ben je me suis dis que c est à mon tour de faire le pas. Il n y a pas eu de soucis, pas plus que ca. Je ne regrette pas ce que j ai fait, je ne regrette jamais ce que je fais. Le plus dur, ca était pendant 3 semaines post opératoire où ca a été un peu dur parce que l on est mal. C est vrai que j en ai parlé dans mon entourage, ils disaient : «ah non non, on sait jamais si on divorce..» mais moi c est ce que je dis «je me vois pas être papa à 60 ans!». Au niveau de votre épouse, elle vous a donc laissé le choix? «Ah oui, oui, oui, elle m a dit bon je ne peux plus prendre la pilule si tu peux pas ben on utilisera les préservatifs, parce que moi je lui ai dit que le retrait c est quand même un moment délicat elle m a dit que c est une proposition mais que c est mi qui prenait la décision, qu elle ne voulait pas m influencer parce que c est irréversible. On m avait bien expliqué, le médecin qui m a opéré m a expliqué que c était irréversible parce que la ligature des trompes on peut l enlever mais là on coupe un centimètre de canaux. J ai eu un premier rendez-vous comment se passe la chose, le processus et tout. J ai eu je crois 6 mois pour réfléchir, après que ma décision était prise, j en ai parlé à mon épouse et puis pour moi c était clair et nette je ne voulais plus d enfants ni avec elle ni avec une autre femme. Elle m a laissé prendre la décision tout seul, elle m avait dit que si je ne voulais pas faire ca, on réfléchirait à d autres solutions comme le stérilet On était tout à fait d accord tous les deux et ca c est fait naturellement. Qu est ce qui vous a donné toutes ces information? Qui vous a parlé de la vasectomie? «Ben c est le Dr V., on en a parlé avec le docteur qui m avait expliqué que c était une contraception définitive et que je pouvais regarder des informations sur le net, qu elle avait eu quelques patients qui l avaient fait mais un peu plus âgés que moi et qui avaient jamais eu de soucis ni postopératoire ni rien. Elle m a dit faite des recherches sur internet, elle m a dit que beaucoup d hommes le refusent. Le chirurgien-urologue que j ai vu à l hôpital de F. m a dit que lui aussi l avait fait il y a une trentaine d années, et que à l époque il n a pas eu de complications sur l érection ni sur autres choses. Ca vous a fait quoi vous de participer à la contraception autant que votre femme? «On est en couple, dans ma tête ca toujours été on est en couple, on est deux, on prend les décisions à deux.hum. On avance tous les deux, je ne vois pas pourquoi un doit subir et pas l autre. Dans un couple, j estime que dans un couple il n y en a pas un qui domine l autre. On prend les décisions à deux plus ou moins difficiles à prendre, d accord, mais on les prend à deux. On discute, on a toujours discuter, je ne suis pas du style à dire moi je suis un homme donc je ne me fais pas toucher, la contraception c est féminin, c est réservée au femme Je ne suis pas du style comme ca! Déjà pour mes enfants, ca été la même on a eu nos enfants, je me suis levé la nuit, je me suis occupé de mes enfants autant que mon épouse, il n y a pas eu du style moi mon père c est la génération les enfants c est la femme qui s en occupe. Eux ils travaillaient, c étaient tout ce qu ils faisaient! Maintenant, la contraception c est pas le truc qui m a 27

embêté..ca été une continuité, j ai dit à mon épouse «toi pendant 20 ans, tu as pris la pilule tu ne peux plus, il existe la vasectomie c est une solution définitive bien sûr, mais il n y a pas de contrainte comme la pilule où on oublie.». Je vois, on a utilisé le préservatif pendant le laps de temps où elle pouvait plus la prendre et moi j ai eu ma vasectomie ben les seuls rapports, où on a utilisé le préservatif, ben ca a craqué alors du coup, elle a du prendre la pilule du lendemain d urgence. Vous voyez pendant 20 ans, il n y a pas eu de soucis, pendant les mois où on a utilisé le préservatif c est la où il y a eu le plus de problème! Une fois ca a craqué alors on s est dit 99% de chance qu il n y ai pas de problème, et ben on est tombé sur le 1%. Du coup, elle a pris la pilule du lendemain, de là je lui ai dit : «tu vois c est pas du 100% le préservatif», la pilule ca allait quand elle l oubliait pas. Le préservatif, on a une chance sur deux parce que quand on est dans l acte, on n est pas en train de penser si le préservatif craque...et quand vous voyez que le préservatif a éclaté quand vous éjaculez, ben là c est un peu la panique. On a été à la pharmacie de S., où très gentillement ils nous ont donné la pilule du lendemain, parce que la aussi il y a des pharmaciens qui sont contre pour les jeunes, bon nous on est adultes. Parce que nous quand on s est connu elle avait 17 ans, pour avoir le droit à la pilule comme elle était mineure ca était difficile, ca été un combat, voilà. Heureusement, il y avait le planning familial. D accord.la vasectomie c est définitif, il y a plus à se dire ben la je l ai pas prise, la je l ai oublié, on a plus à penser à ca. Il n y a plus de préservatif, ca aussi il faut toujours avoir une boîte de préservatifs sous la main, pendant les préliminaires il faut prendre le préservatif c est vrai qu il y a des gens ca gêne.» Et pour vous avec votre vécu, quel est pour vous la place de l homme dans la contraception? «Ben je trouve que c est définitif c est sûr, mais quand clairement dans notre esprit on dit voilà j ai eu un enfant, deux puis trois enfants, je n en veux plus et qu on est sûr certains que l on ne veut plus avoir d enfants, ou un couple qui ne veut pas avoir d enfants, ben c est une méthode comme une autre. Moi je trouve que c est une méthode comme une autre, parce que quand on est certains. Parce que il y a des couples qui vivent toute leur vie sans vouloir d enfants mais qui sont obligé de prendre la contraception toute leur vie alors que ca serait si simple de faire une ligature des trompes ou de faire une vasectomie et on en parle plus. Parce que pour certains c est clair dans leur esprit de ne pas avoir d enfants, ben faire une vasectomie s est simple et il n y a plus de soucis avec quelques épouses que ce soient.» Avec votre expérience, quels seraient pour vous les freins possibles à utiliser cette méthode pour un homme? «De peur de ne plus avoir d érection. D accord. Moi même quand j ai eu des pannes, il n y a jamais eu de soucis avec mon épouse. Je pense que les hommes ont peur avec cette méthode de ne plus avoir d érection, d avoir des problèmes après d érection. C est égoïste un homme sur ca, un homme c est toujours la performance». Quels seraient vos souhaits dans ce domaine en tant qu homme? «Je sais qu il existe des pilules pour homme. Ca serait aussi qu on informe plus les gens. Moi je pense que la nouvelle génération qui arrive, elle sera plus ouverte, certains jeunes seront plus ouverts. C est sûr qu il y en aura toujours qui diront que si les femmes sont enceintes c est de leur faute, qu ils ont fait attention et qu elle aurait du prendre sa pilule. Je sais que dans certains pays, il y a la pilule pour homme. Je pense qu il faudrait rééduquer les jeunes, les hommes en particulier, dès le plus jeune âge a leur expliquer qu ils peuvent prendre la pilule pour la contraception et qu il n y ait pas que la femme, et qu eux ils peuvent participer au bien-être du couple en prenant la pilule ou le préservatif ou même en la prenant tous les deux, comme ca si l épouse l oublie ben l homme peut la prendre, surtout qu il n y a pas d effets secondaires. Mais en France, c est trop tabou encore. Moi, je vous dis la vasectomie quand je suis arrivé à l hôpital on m a dit : «c est vous qui allez vous faire opérer, ben je vous souhaite bon courage et puis vous êtes jeune dis donc!», moi je leur ai dit «mais je pars pas à la guerre, je vais juste me faire opérer, et puis j ai mes enfants, je n en veux plus c est sûr, c est clair.». On est encore dans une époque où la contraception c est la femme, c est son rôle et pas celui de l homme. On devrait en parler un peu plus, quand on apprend aux minots comment on fait des enfants, la puberté et tout ca parler de la contraception côté homme pas que côté femme. Parce que là vous allez dans la salle d attente du cabinet, vous avez des documents sur le préservatifs masculin et féminin, la pilule mais il n y a rien qui dit qu il existe la pilule pour homme, la vasectomie.. A par le préservatif, je suis sûr qu une grande majorité des hommes ne connaissent pas d autres méthodes de contraception masculine.» 28

Homme N 13 : Pour vous qu est ce que la contraception? «Pour moi c est une grande révolution, c est la possibilité d avoir pour l homme et la femme une vie sexuelle sans avoir à être obligé d être confronté à une grossesse non désirée. Et ca je trouve ca magique parce que à l époque de nos parents ce n était vraiment pas facile. Quand j'avais, je crois, 11 ans, maman s'est retrouvé enceinte, ça l'a rendue très faible et avec papa ils ont réussi à obtenir un avortement clandestin dans l'hôpital du coin. Maman racontait qu'à l'hôpital de notre petite ville du centre de la France, on l'avait laissée dans une minuscule pièce borgne, sans doute avec un appareil à aspiration, et qu'on l'avait "laissé se débrouiller toute seule". Après, elle était restée alitée plusieurs semaines, et avec mes sœurs et frères ça nous a marqués.» Au niveau de la contraception, qu est que vous vous connaissez comme moyens? «Ben je connais le préservatif, la pilule, le préservatif féminin, la vasectomie, la ligature des trompes...pour ce qui est de la contraception, lorsque la question se posait, je dois avouer que sa prise en charge était quasiment tout le temps par les filles. Peut être ai-je acheté parfois quelques capotes. Mais pour le reste je n'y pensais pas et ça ne me coûtait rien. De cette époque, je n'ai pas de souvenir de partenaires enceintes involontairement, ni d'avortement. Ce n'est que bien plus tard, à l'issue de longues relations en couple hétéro, que des partenaires sexuelles seront confrontées par ma faute à des grossesses malvenues. C'est donc pour l'argent, et seulement à travers ça, que j'ai alors pu vaguement participer à notre contraception, mais sans y penser. On en parlait beaucoup à l'école, en famille ou entre amies. Alors, il était de mise de connaître tout ça, sous peine de passer pour un ringard Et vous sur un plan plus personnel, qu elle a été votre utilisation des différents moyens dans la contraception? «Avec maintenant quelques mois de recul, ma vasectomie s'est vraiment bien déroulée. Le parcours a suivi les étapes prévues, dans les temps. Physiquement, je n'ai pas eu mal à proprement parler. Je continue à être vigilant pour l'hygiène et les risques de maladies. Sans éprouver ni gêne, ni regret, ni honte particulière, je jouis aujourd'hui d'une nouvelle liberté lorsque je suis invité au coït. Pour la première fois depuis mon adolescence, je prends en charge ma contraception. Bien que c'était rare avant, je n'ai plus à craindre les conséquences de fécondations non voulues. Ces parcours d'avortement étaient déroutants, qu'il s'agisse d'avortements chimiques ou par aspiration. Pour le reste, ma vie, mon corps et ce vieux monde (soupire) sont toujours identiques.» Comment en êtes-vous venu à la vasectomie? «Dès l'âge de l'école primaire, j'ai entendu parfois des vieilles tantes évoquer leur «totale». On m'avait expliqué qu'il s'agissait d'une opération, apparemment bénigne, qui évitait de se retrouver enceinte ensuite. Un jour, un ami m'a demandé si j'avais connaissance de plans pour se faire vasectomiser. Pourquoi c'est à moi qu'il avait posé la question, je n'en sais rien? Toujours est-il que, ne sachant pas, ça m'a incité à me renseigner.c est donc par ce biais que j ai décidé de ma vasectomie. A droite et à gauche, j ai eu l occasion de faire part à des amies de ma décision. En général, j ai été soutenu par les personnes à qui j en ai parlé. Ma vie émotionnelle, corporelle et sociale continue d'évoluer dans un sens qui me convient, et je confirme que ma vasectomie n'a apporté que des points favorables à cet égard.» Vous avez des enfants? «j ai un garçon, et je pense que plus tard je lui conseillerai de faire une vasectomie quand il n aura plus envie d avoir d enfants. On en a déjà parlé de mon opération et de la contraception. Je crois aussi que c est le rôle d une père d informer ses enfants sur la contraception, et que ce n est pas un rôle à toujours coller au femmes.d accord. Et pour vous avec votre vécu, quel est pour vous la place de l homme dans la contraception? «Mes compagnes étaient incroyables. Elles n'oubliaient presque jamais de prendre leur pilule. Étourdi comme je suis, si j'avais du assumer la même chose, je pense aujourd'hui que ça aurait cafouillé tout le temps. Je crois aussi que j'aurais fini par m'insurger contre ces contraintes. Je profite donc de cette enquête, pour vous affirmez rétrospectivement ma honte d'avoir été aussi aveugle et égoïste. Je me rends compte que de merveilleuses personnes qui ont porté seules et en silence, notre contraception soi-disant «commune», plaquette après plaquette. Au péril de leur santé, du moins pour l'une ou deux d'entre elles au moins. Quant ma compagne a voulu être enceinte, j'étais à priori d'accord. Les questions de fécondité ont dès lors été mieux partagées entre nous. Pour la parentalité j'éprouve encore à ce jour un immense plaisir. Celui d'avoir pu rencontrer une personne dès son point de départ, et d'avoir eu la chance de la suivre au quotidien, année après année. Ayant par la suite cessé de vivre en couple régulier, j'ai dès lors connu pléthore d'accidents de capotes. Là encore, j'ai le sentiment de ne pas avoir assumé correctement ma part de ces situations. Quels seraient vos souhaits dans ce domaine en tant 29

qu homme? «Que l on en parle plus aux hommes et dès le plus jeune âge moi si un ami ne m avait pas interpellé sur le sujet, je ne serai toujours pas opéré et j aurai toujours le risque d être à nouveau père! Bref je pense que Homme N 14 : Pour vous qu est ce que la contraception? «Ah bonne question!c est la protection dans un couple pour ne pas avoir d enfants. Cela permet d éviter les grossesses non désirées et avec certaines techniques contraceptives comme le préservatif, de se protéger contre les IST» Qu en savez vous? (Principales sources d information?) «Quand j étais plus jeune, j utilisais le préservatif pour me protéger des IST, ça ne me venait pas vraiment à l idée de l utiliser comme contraception. Par exemple, quand avec ma compagne actuelle, on a utilisait le préservatif au début, et quand on a été sûr de notre séronégativité, on a arrêté le préservatif. Elle prenait par la suite la pilule, que l on a arrêté lorsqu on a voulu avoir nos deux enfants. Actuellement on n utilise plus aucun moyen de contraception car elle est ménopausée. D ailleurs, la dernière fois que j ai acheté des préservatifs, c était pour mon fils. Pour ce qui est de la connaissance des méthodes, j ai eu des cours à l école et c est mon père qui m a parlé des préservatifs, pour ne pas être père trop jeune comme lui.» les médecins ont un rôle dans la diffusion de cette technique. J aimerais bien parler de mon expérience dans les écoles. Il existe le féminisme, mais je ne pense pas que tout doit revenir au femme, les responsabilités dans un couple doivent être partagées, Quels moyens de contraception avez-vous utilisé en dehors du préservatif et de la pilule au cours de votre vie? «On a utilisait la pilule, mais elle sait mieux ce qu il existe car je sais qu il y a différentes pilules selon les femmes. Ca a toujours était la pilule, de temps en temps elle doit changer de sorte de pilule donc on utilise les préservatifs. Pour ce qui est des autres contraceptions, j en connais car parfois ca m est arrivé d en parler avec les collègues ou avec des amis. Je sais qu il existe le préservatif féminin, le stérilet, l anneau, l implant, la pilule pour les hommes. Je me suis aussi renseigné sur la vasectomie, car j ai un collègue qui l a pratiqué, mais en en discutant avec mon épouse on a choisit de ne pas le faire car elle est ménopausée, donc il n y a plus grand intérêt.» Que pensez-vous du rôle que vous avez dans ce choix en tant qu homme? «Je pense que réellement on doit soutenir notre partenaire dans la pratique et l utilisation des différentes contraceptions. Par exemple au début j étais le seul à prendre le préservatif, ben ma compagne m encourageait à le mettre, elle me faisait comprendre qu il n y avait pas de tabou, ni que notre relation soit différente parce qu il y avait ce corps étranger entre nous deux. Quand elle a prise la pilule, j ai commencé par d abord lui et la contraception aussi, mais notre méconnaissance en tant qu homme ne permet pas d être égal à notre partenaire. C est dommage et parfois difficile à vivre quand on en prend conscience.» demander comment ca fonctionner pour ensuite l accompagner dans la prise quotidienne. Je ne lui rappelais pas tous les jours mais seulement lorsqu on partait en voyage ou en sortie...de savoir si elle l avait prise ou emmenée avec elle. Je l ai déjà accompagné chez son gynécologue lors de ses grossesses mais aussi pour des renouvellements de pilule. Ca nous a permis d être deux pour réfléchir quand il a fallu changer de contraception lors de l allaitement des enfants. Nous on toujours choisi la pilule, le stérile lui faisait peur et a vrai dire moi aussi.» Quels seraient vos souhaits dans ce domaine? «Je pense qu il faut éduquer les parents à parler de contraception à leur enfants, très tôt et non pas attendre que l école le fasse vers 14-15ans, car c est parfois trop tard moi c est mon père qui m en à parler la première fois vers 10ans je crois car lui n a pas été assez rapidement informé, et à l âge de 15 ans il s est retrouvé père de moi. Il faut enlever le tabou qu il existe dans le sujet de la contraception, parler de ca ne revient pas à parler de ces pratiques sexuelles ni de ce que l on fait dans notre intimité c est juste donner les outils qu ils existent aux jeunes pour ne pas devenir parents trop vite et surtout de choisir le moment le plus opportun.» Homme N 15 : Pour vous qu est ce que la contraception? «C est tous les moyens préventifs qui permettent d éviter de tomber enceinte, tout simplement, sous formes diverses et variées, et chacun fait son choix selon ses besoins et ses envies.» Qu en savez vous? (Principales sources d information?) «Pour les hommes déjà, il y a le préservatif, après il y a la castration chimique et des choses plus radicales. Pour les femmes, il existe la pilule, le stérilet, le préservatif féminin...voilà je pense que c est déjà pas mal quoi. Après, je sais qu il y a aussi des techniques plus définitives 30

avec les opérations : hystérectomie, ligature des trompes. Mes sources sont diverses et variées, c est surtout un peu sur le tas, en discutant avec d autres personnes qui ont eux des relations plus avancées, qui ont des discussions avec leurs partenaires. Mais aussi avec mes partenaires, pourquoi ne pas en parler, pour moi c est naturel!» Si vous en avez utilisé, quels moyens de contraception avezvous ou utilisez-vous habituellement? «Moi, j utilise le préservatif après les partenaires c est plutôt pilule, voir stérilet ; ca m est arrivé au moins une fois. C est bien de toujours demander qui prend quel précautions et qui fait quoi ; passer un test avant si on veut retirer le préservatif dans le domaine préventif des IST, c est pas mal pour clarifier les idées si on peut faire ca sans préservatif ou pas, est ce que quelqu un est protégé, est-ce qu on risque l accident? Ca permet de simplifier la vie et ne pas avoir de complications par la suite». Homme N 16 : Pour vous qu est ce que la contraception? «Pour moi, au départ, c est l ensemble des moyens permettant aux gens d avoir des relations sexuelles sans avoir le «risque» (ou en limitant grandement les «risques») d avoir un enfant. Ensuite, certains types de contraception permettent aussi de limiter les risques de transmission de MST.» Qu en savez vous? (principales sources d information?) «Je connais surtout les préservatifs pour homme et femme, la pilule, l anneau. J ai appris cela au collège en cours de biologie mais aussi en regardant la télévision les magazines et internet..» Si vous en avez utilisé, quels moyens de contraception avezvous ou utilisez-vous habituellement? «J utilise majoritairement le préservatif, mais j ai déjà aussi Que pensez-vous du rôle que vous avez dans ce choix en tant qu homme? «Le rôle est peut être aussi de lancer le dialogue, c est bien de poser la question : est ce qu on fait un test? Est ce qu on enlève la protection? Le rôle je pense il est des deux côtés. Si ca vient pas du côté de la fille, c est peut être à l homme de lancer la discussion sur le sujet de la contraception. Quand est pas dans l optique d avoir des enfants, ce qui est mon cas, il faut vraiment que les choses soient claires.» Quels seraient vos souhaits dans ce domaine? «Ma place je sais pas trop, ca dépend des individus, je sais que la question doit être abordée à un moment parce que le plutôt est le mieux pour clarifier certaines choses quoi mais après ca dépend de chacun : il y en a qui vont s en foutre complètement moi je considère que ca fait parti de la relation. Là on parle de contraception, mais le préservatif a l avantage utilisé le préservatif féminin pour essayer avec une partenaire. Il m est arrivé de ne plus mettre les préservatifs avec une de mes partenaires avec qui je suis resté 2 ans car elle a pris la pilule et donc dans notre relation durable on a décidé de faire les tests et de se faire confiance mutuellement. C est quand même plus agréable sans préservatifs» Si c est votre partenaire qui utilise une contraception pouvez-vous me dire qu elle a été votre place dans son choix? «quand ma partenaire utilisé la pilule, moi je trouvait cela plus agréable, moins contraignant évidemment pour moi et qu il existait une certaines confiance entre elle et moi. Maintenant que je n ai plus de relation durable, j utilise les préservatifs masculins qu en l occasion se présente, mais j espère bien retomber amoureux.» d avoir les deux rôles, malgré tout il existe le 1%...le test des sérologies, ca permet aussi d instaurer un climat de confiance, après je demande à mes partenaires si elles prennent la pilule ou autres moyens pour enlever le préservatif car ca a un côté pas très agréable dans la relation sexuelle. Mais si la fille veut que je mette un préservatif je le fais car j ai pas à la forcer à prendre quelque chose. Quand on est dans la démarche de faire les tests, c est qu on a envie de passer à autre chose et de ne plus vouloir mettre de préservatifs. C est sûr que ca veut dire qu elle doit prendre la pilule, après c est sûr y a des femmes qui ne la supporte pas parce que c est dangereux ca donne du cholestérol, y en a d autres qui prennent le stérilet parce qu elles ont peut être eux des problèmes avec la pilule avant Oui c est sûr il doit y avoir une contraception, parce que c est sûr qu on peut pas jouer au loto avec ca.» Que pensez-vous du rôle que vous avez dans ce choix en tant qu homme? «Je considère que c est le résultat d une concertation entre les deux personnes. En ce qui concerne la pilule, c est un choix profond où, à mon sens, il faut que les 2 individus se fassent confiance et aient conscience de la responsabilité qui leur incombe. Donc pour moi le rôle de l homme est d être rassurant mais surtout responsable et honnête. Il est vrai que d autre part la contraception masculine définitive (vasectomie je crois), je n y pense pas trop, sans doute parce que je suis jeune et que je veux des enfants mais même après, si je devais changer de partenaire sans plus vouloir d enfant, je pense que j utiliserai des préservatifs masculins, mais nos avis peuvent tjrs changer, mais c est mon avis actuel. Quels seraient vos souhaits dans ce domaine? 31

«Mes souhaits serait une prise de conscience du plus grand nombre de l importance de la contraception, qu une fois suffit. Après, je considère qu aujourd hui si l on essaie d avoir des renseignements c est très facile, maintenant il faut peut être créer ce premier intérêt.» Homme N 17 : Pour vous qu est ce que la contraception? «C est toutes les techniques pour ne pas que la femme tombe enceinte.» Qu en savez vous? (principales sources d information?) «Ben, au collège on a eu des cours, et puis en discutant avec mes parents. Mon père me donnait toujours des préservatifs lorsque je sortais ou que j allais voir ma copine.» Si vous en avez utilisé, quels moyens de contraception avezvous ou utilisez-vous habituellement? «Avec ma copine au début, on utilisais les préservatifs. Puis lorsque nos parents ont vu que ca faisait déjà facilement 1 an que l on était ensemble, ma copine a demandé à sa mère de prendre la pilule. Vous comprenez, elle avait 14 ans quand on s est connu, donc c était soit sa mère accepte soit on continuait avec le préservatif, mais bon il avait déjà craqué une fois donc elle a pris la pilule du lendemain en pharmacie. Quand elle a pris la pilule, on faisait bien attention qu elle ne l oublie pas. Il y a un an elle a voulu avoir un enfant, vous savez elle adore les enfants, alors comme moi j avais un travail ben on a arrêté la pilule et puis elle est tombée enceinte 3 mois après. On était content et nos parents aussi» Si c est votre partenaire qui utilise une contraception pouvez-vous me dire qu elle a été votre place dans son choix? «Ben, j ai toujours eu ma place pace que si elle avait pas pu avoir la pilule j aurais continué à mettre des préservatifs. Même si on est jeune pour certaines personnes pour avoir un bébé ca n a pas été un accident mais plutôt un souhait d avoir un enfant, après 4 ans de vie ensemble c est super chouette un enfant.» Que pensez-vous du rôle que vous avez dans ce choix en tant qu homme? «En tant qu homme, je pense qu on est aussi responsable que les femmes dans ce domaine, c est pas parce qu on a pas toutes les moyens qu elles peuvent avoir que l on ne peut rien faire pour se protéger Pour moi avoir un enfant, c est un choix qui se fait à deux, et franchement le préservatif je trouve ca bien quand mon fils sera plus grand je lui expliquerai et lui en fournirai comme ce que mon père a fait pour moi..» Quels seraient vos souhaits dans ce domaine? «Je sais pas, je trouve que l accès à la contraception n est pas difficile même quand on est jeune, des capotes on peut s en fournir à pas cher, la pilule pour les filles maintenant ben elle peuvent en avoir une remboursé. Je pense qu il faut que les gens en discute plus entre eux, avec leur parents, leur ami, leur partenaire, le dialogue c est le meilleure moyen de se comprendre et de faire les meilleurs choix. 32

33