VIVRE SON DEUIL EUIL HOPITAL INTERCOMMUNAL SOULTZ-ISSENHEIM Hôpital de Soultz / Maison de Retraite «Les Capucines» 80 Route de Guebwiller 68360 SOULTZ Tél.: 03.89.62.17.10 Maison Zimmermann 23 Quai de la Lauch 68500 ISSENHEIM Tél.: 03.89.62.21.62 «Tu sais, la mort c est comme un bateau qui s éloigne vers l horizon. Il y a un moment où le bateau disparaît mais ce n est pas parce qu on ne le voit plus qu il n existe plus.» Extrait de «L envol du papillon» de L. Genova
«Continuer c est plus facile à dire qu à faire. [ ]Les gens vous disent : la vie continue. C est vrai : au début, c est la vie qui nous pousse.» Demain l Au-Delà Vous venez de perdre un être chez et vous allez peut-être entrer dans une période difficile, celle du temps du deuil. Cette brochure a pour but de vous apporter quelques points de repères. Vous reconnaîtrez pour vous-même certains des sentiments, certaines des situations décrites, d autres ne vous diront rien puisque la durée et le déroulement du deuil dépendent de la situation et varient fortement d une personne à l autre. Le deuil n est pas une faiblesse mais une nécessité. Il nous aide à accepter l absence du défunt et la fin de notre relation avec celui-ci et nous permet d axer à nouveau nos énergies vers l avenir. Vous découvrirez que ces émotions vécues vous aideront à renouer avec la vie et à continuer votre chemin.
Le processus du deuil comporte plusieurs étapes : ETAPE 2 : LA PHASE DE REVOLTE ETAPE 1 : PHASE DE CHOC «Non Ce n est pas possible! Je ne peux pas y croire.» «Pourquoi moi? Pourquoi Lui?...Ce n est pas juste! On aurait pu vivre encore tant de bonnes choses» Nous mettons tous de côté le fait que nous soyons mortels pour pouvoir vivre sereinement. Il en est de même pour ceux que nous chérissons. Nous ne pouvons sans cesse penser à notre situation sans eux aussi nous trouvons nous bien dépourvus lorsque leur mort fait effraction. C est un véritable choc qui se traduit par l incrédulité et l impression que le temps se fige sans que nous puissions revenir en arrière. Pourtant au-delà des mots «Ce n est pas possible, je n y crois pas», le caractère incongru de la nouvelle va s atténuer et laisser place à la seconde étape du deuil : la révolte contre la perte. L état de choc va peu à peu se dissiper et laisser la place à des questions qui peuvent vous submerger et entraîner une dépense d énergie physique et mentale considérable. En plus de l extrême fatigue que vous pourrez ressentir, il est très fréquent de ressentir de la colère envers l être cher parce qu il est décédé et un sentiment d injustice. Vous vous accablerez aussi peutêtre, ou accablerez d autres, en pensant aux erreurs que vous croyiez avoir commises ou aux autres choses que vous auriez dû faire pour le défunt ou qui auraient dû être faites. Ce qui nous révolte sans doute le plus c est le caractère inexorable de la perte.
ETAPE 3 : PHASE DE TRISTESSE «C est tellement dur d être tout seul». «J ai l impression de sentir sa présence et pourtant il n est plus là». «Je ne peux plus en parler, cela ennuie les gens à qui je raconte mes histoires.» L état de fatigue consécutif à l intégration progressive de la nouvelle va rapidement aboutir à un «laisser-aller» des tensions physiques et psychologiques. Il s agit d une période douloureuse et remplie de bouleversements émotionnels. Cette phase, caractérisée par la dépression (baisse de pression), est nécessaire même si elle apparaît souvent comme honteuse ou coupable puisque de nos jours, la tristesse est rarement acceptée. Associer chaque souvenir à la sanction «il n est plus» confronte au désappointement et à la nostalgie. Le travail de deuil passe par une souffrance incontournable liée directement à l acceptation progressive de la perte irréversible. Ces symptômes sont souvent combattus à l aide d artifices comme les médicaments. Anxiolytiques ou antidépresseurs ne doivent cependant pas être bannis à tout prix, mais en aucun cas ils ne doivent être pris systématiquement. Parlez-en à votre médecin traitant. «Le survivant n a pas la partie la plus facile. En me quittant, elle m a laissée seul face à toutes ces questions restées sans réponse Trop tard, elle est morte. Alors désormais, je dois vivre avec ce que je n ai pas résolu. C est infiniment plus douloureux».
ETAPE 4 : PHASE DE RECUPERATION / ACCEPTATION QUELQUES REPERES CONCRETS POUR VOUS GUIDER : «J avais envie de tourner la page mais cela ne se décide pas seul le temps permet de tourner la page.». «Je ne l oublierai jamais, et pourtant je sors maintenant, je me suis même fait de nouveaux amis» Avec le temps, vous commencerez à vivre des périodes pendant lesquelles vous arrêterez de penser sans cesse à votre perte. La dépression a une fin. C est souvent une issue qui paraît impossible aux endeuillés récents. S en sortir un jour, retrouver le sourire, une joie de vivre est pourtant possible. Vous serez alors en mesure de vous concentrer à nouveau sur les tâches quotidiennes et ce que vous avez vécu viendra se positionner parmi les autres exigences plus immédiates de la vie. Il est fréquent que la récupération soit entrecoupée de «retours en arrière», de retour à la dépression à la faveur de l anniversaire du décès ou même lors de fêtes collectives (Noël, fête des mères, fête des pères ). S en sort-on finalement un jour? On peut dire que le deuil est abouti lorsque la personne est intériorisée, qu elle persiste sous forme de souvenirs, comme le personnage d une histoire définitivement close. Un deuil ne se résout pas dans la solitude. Même si vous avez besoin de ces moments-là, il est important de rester en contact avec votre entourage, de continuer à échanger. Souvent ces personnes, plus disponibles au début du deuil, le seront moins par la suite. Sachez leur exprimer à quel moment vous désirez les voir. Ne comptez pas toujours sur les autres pour faire le premier pas. Ils craignent peut-être de vous déranger. Dites-leur lorsque vous avez besoin de soutien et d être entouré.
Si vous pensez avoir besoin d une aide supplémentaire à celle que peut éventuellement vous fournir votre entourage, sachez que la psychologue de l établissement, Mlle Perrin, peut vous recevoir. Elle est joignable par téléphone via le standard de l hôpital au : 03.89.62.17.10 Elle est présente sur les sites de Soultz et d Issenheim selon le calendrier suivant : LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SOULTZ SOULTZ ISSENHEIM ISSENHEIM SOULTZ ISSENHEIM ADRESSES UTILES Voici quelques adresses d associations qui peuvent vous être utiles. Vivre Son Deuil Apporte aide et soutien aux endeuillés en difficulté sous forme d écoute téléphonique, d entretiens individuels, de groupes de parole et de soutien psychothérapique. Ligne d'écoute Franche Comté : 03 81 91 62 50 Site : http://www.vivresondeuil.asso.fr/ FAVEC (Fédération des Associations de Conjoints Survivants) Offre un lieu d'écoute, en tête-à-tête ou en groupe pour personnes endeuillées et les oriente dans leurs démarches administratives Tél : 01 42 85 18 30 Site : http://www.favec.asso.fr JALMALV (Jusqu à la mort, accompagner la vie) Plus de 70 antennes locales dans toute la France Accompagnement des personnes en fin de vie, propose un soutien aux personnes vivant un deuil. Site : http://www.jalmalv.fr N hésitez pas à solliciter l équipe soignante qui pourra également vous apporter une écoute bienveillante et vous remettre les coordonnées de personnes susceptibles de vous aider. Par cette brochure, nous avons souhaité vous donner l élan nécessaire pour continuer votre chemin le mieux possible. Mlle Perrin Marie (psychologue), Mme Aubry Martine (Aide-soignante) et Dr Lalwani-Benabid. Espérance et vie (antennes dans chaque diocèse) Mouvement chrétien des premiers temps du veuvage Tél : 01 45 35 78 27 Dialogue et Solidarité 8 antennes en France Propose un lieu de parole et d écoute aux personnes dont le conjoint ou concubin est décédé http://www.dialogueetsolidarite.asso.fr Numéro vert (appel gratuit) : 0 800 49 46 27 Association Pierre Clément (Strasbourg) Présence auprès de personnes en fin de vie et de leurs familles.et accompagnement dans leurs souffrances morales, psychologiques et spirituelles. Aider à assumer la perte de l être cher». Tél : 03 88 35 18 81 http://www.association-pierre-clement.fr