Profils de créateurs_ubanana Que sont-ils devenus?_largeur.com Produits du mois_ewoo Un organisme sous la loupe_platinn Fiche théorique_ne négligez pas votre propriété intellectuelle Le magazine de la création d entreprise Numéro 9 - juin 2009 Partenaires du magazine
Ils soutiennent Genilem Bernex Partenaire du magazine Chêne-Bougeries Chêne-Bourg Corsier Hermance Anières COHERAN Collonge-Bellerive Cologny Partenaire du magazine Département de l Economie et du Territoire Partenaire du magazine
créateurs 9 Edito Reprise de nano économie Il y a un souci à désigner les «petits», ceux que couvre Créateurs, ceux grâce auxquels se fera une forte part de la reprise. S il existe plus de 300 000 entreprises en Suisse, 82% d entre elles emploient de 1 à 9 salariés et versent le 20% de la masse salariale helvétique. Un peu plus haut, 36 000 entreprises emploient de 10 à 99 salariés ou 30% supplémentaires de masse salariale. Soit donc pour ces «petits» un poids égal à la moitié des salaires suisses et le 94% de toutes les entités économiques. Elles sont rassemblées pourtant souvent sous le label très flou et flexible de «micro» économie, alors qu en contrepartie, on nomme «macro» économie les entreprises de plus de 500 salariés. Ces désignations sont aléatoires car lorsqu un professeur d université mentionne la micro économie, il se réfère à l économie d entreprise en général. Nestlé est pour lui sujet de micro économie. Quand par contre il parle macro économie, le professeur entend les mouvements internationaux, les flux monétaires, les économies nationales, la Banque Mondiale. Il y a donc plusieurs significations au terme micro économie d où mésentente et fréquentes hésitations. Pour ce qui est de Créateurs, le monde des très petits est celui de la nano économie. Dans l économie d après crise, la relance viendra d elle sans qu il y ait questionnement ou embrouille académique. Le démarrage innovant et la croissance du très petit gabarit vont être l élément moteur d une reprise, car dans cette zone les salaires sont cadrés, les revenus sont distribués équitablement, les boosters et les parachutes dorés n existent pas, et les investisseurs peuvent connaître de près et diversifier leurs participations. Place donc à la reprise de nano économie! Armand Lombard «Créateurs» est un magazine publié conjointement par Genilem et les Offices de promotion économique des cantons de Fribourg, Neuchâtel, Genève et Vaud, la Chambre de commerce, d industrie et des services de Genève et la Chambre vaudoise du commerce et de l industrie. COMITÉ DE RÉDACTION Directeur de publication et rédacteur en chef: Frédéric Vormus (Genilem VD-GE) Partenaires: Canton de Fribourg: Direction de l économie et de l emploi (DEE), Promotion économique du canton de Fribourg Canton de Genève: Département de l économie et de la santé (DES), Service de la promotion économique de Genève (SPEG) Canton de Neuchâtel, Département de l économie, Office de la promotion économique du canton de Neuchâtel (OPEN) Canton de Vaud: Département de l économie (DEC), Service de l économie, du logement et du tourisme (SELT) Chambre de commerce, d industrie et des services de Genève (CCIG) Chambre vaudoise du commerce et de l industrie (CVCI) RÉDACTEURS Christoph Aebischer (DEE), Sonam Bernhard (CCIG), Claudia Blackburn, Samuel Clerc (DEE), Jean-Michel Garnier (SPEG), Pascale Gigandet (CCIG), Sophie Haerri (ODER), Armand Lombard (Genilem Suisse), Leïla Kamel (Genilem VD-GE), Véronique Monney (DEE), Hervé Lebret (EPFL), Mathias Paquier (DEC- SELT), Frédéric Vormus (Genilem VD-GE), Sandy Wetzel (DEC SELT), Gervaise Zumwald (CVCI) INVITÉS Félix Bollmann, Chaîne du Bonheur Didier Braissant, UBS AG Me Mathias Brosset, Gros & Waltenspühl Jérôme Legerot, Balestrafic Christian Minacci, OSEC Serge Sahli, CVCI Mathias Studer, Macianer TIRAGE 9 000 exemplaires ÉQUIPE GRAPHIQUE Latitudesign (www.latitudesign.com) PRODUCTION & PUBLICITÉ Genilem Vaud-Genève 4, bd du Théâtre / CH-1204 Genève Tél. 022 817 37 77 Fax 022 817 37 70 info@genilem.ch / www.genilem.ch IMPRESSION Atar Roto Presse, Genève POUR RECEVOIR GRATUITEMENT «CRÉATEURS» EN SUISSE Tél. 022 817 37 77 / info@genilem.ch Copyright Genilem 2009 30 4 Profils de créateurs_lab O, Ozwe, Ubanana, Exploraction, Odus Technologies, Artrent 10 Que sont-ils devenus?_sellerie Kühnen, Largeur.com 12 Financement_Duvoisin & Co Swiss made Guitars, ACL instruments, Inocs 14 Comité de sélection de projets_bustiers & Co, Loreleo éditions, CFH Genève, Sparkou, Stars in the eyes 16 Produits du trimestre_alphabet club, Clipso, Kenzan, Ewoo, RG Green Mobility 19 Actualité des partenaires 26 Un organisme sous la loupe_platinn 27 Ils soutiennent Genilem_Migros 28 En face_scrasa et SPEG DOSSIER: Bon pour l export 37 Annuaire des structures d aide à la création d entreprise 41 Annuaire des entreprises soutenues 52 Agenda 56 Fiches_Ne négligez pas votre propriété intellectuelle, la commande auprès d un imprimeur 58 Formation_heig-vd: formation continue en développement durable 59 Réseau_LinkedIn 60 Sociophile_La chaîne du Bonheur 61 Success story_bob Swanson et Herbert Boyer: Genentech 62 Parole à Mathias Studer
Profils de créateurs Le goût du bon goût Le 3 mars 2009 s est ouvert à Genève, en lieu et place du célèbre Mövenpick Cendrier, une nouvelle enseigne de restauration, le Lab O Atelier du goût. Sur 600 m2 de surface, ce ne sont pas moins de quatre espaces, différents et complémentaires, de restauration et/ou de plaisirs gustatifs qui sont offert à «toutes les clientèles». Et bien plus que cela sur le plan purement professionnel. Explications. Directeur général de Lab Management SA, décrivez-nous ce Lab O Atelier du goût. Jean-Mathieu Gatineau: Conçu comme un laboratoire de recherche, le Lab O Atelier du goût, propose à la clientèle Le Lab O, le Be Good, le Bar l Ephémère, et La Galerie des Glaces. Ces quatre univers de la gastronomie s adressent à tous les publics selon les différents moments de la journée, puisque ouverts, sept jours sur sept, dès 7h du matin et jusque tard le soir, dimanche compris. Quels sont les points forts de ces quatre visions du goût? Au restaurant Le Lab O, le chef de cuisine Johann Santiago propose une cuisine équilibrée et naturelle, volontairement épurée, surprenante et classique mettant à l honneur les produits de saisons. Le Be Good, anti fast-food par excellence, propose des aliments frais et naturels aux exigeants soucieux de leur bien-être. Au Be Good, l objectif des 5 fruits et légumes frais par jour à consommer sur place ou à l emporter n est plus une épreuve mais un véritable plaisir au quotidien. Le bar à vin L Ephémère propose les vins du Lab O pour une dégustation sur place ou à l emporter. On peut également y découvrir l excellente et savoureuse viande de bœuf de d Irlande, issue d une méthode traditionnelle qui, tout en mettant en valeur le vin que vous dégustez, fond littéralement dans la bouche. A La Galerie des Glaces, il est possible d y savourer la gamme des Maîtres Glaciers Movenpick, et y découvrir en plus toute l excellence des Chocolats Suisse Manuel, des Pâtisseries de Gilles Desplanches et des Cafés Bahia. Arrêtez de nous mettre l eau à la bouche, et dites nous vite ce qu on y trouve «en plus». Chose inhabituelle dans la restauration, Lab management SA se compose de deux entités, indépendantes et cependant complémentaires car se «nourrissant» l une de l autre. Vous avez, d une part, le Lab O Atelier du goût qui s adresse directement au public. Et, d autre part, vous avez le Lab O Consulting, véritable «bureau d étude» capable de fournir aux professionnels ou à des investisseurs l ensemble des services utiles à la bonne marche d une entreprise d hôtellerie et/ou de restauration. Fort de notre savoir faire, de notre expérience que nous mettons en évidence par la gestion quotidienne de Lab O Atelier du goût, nous apportons une solution aux attentes de nos clients: développement, ingénierie, planification, délégation de la maîtrise d ouvrage, recherche culinaire, communication, marketing, ressources humaines & formation, gestion opérationnelle, administrative, mandat de gestion, centrale d achats nous apportons des solutions sur l ensemble ou une partie de tous ces paramètres. En un mot, Lab O Consulting est une société spécialisée dans le développement des produits de l hôtellerie ou de la restauration connaissant parfaitement les contraintes dues aux différents métiers de ses clients puisqu ils sont également les siens. Une solide équipe est nécessaire pour une pareille aventure. Quelle est-elle chez Lab Management? Nous sommes trois associés. Moi-même, Jean-Mathieu Gatineau, directeur général et initiateur du projet. Après de nombreuses années dans l hôtellerie le temps était venu de me lancer dans la recherche de nouveaux concepts, de nouveaux lieux, en coordonnant toutes les entreprises intervenantes sur un projet. Pour cela, je peux m appuyer sur mes deux associés. D abord, Daniela Romeo, la directrice artistique qui, après onze années dans le domaine de l édition et du graphisme milanais, est venue s installer à Genève. De sa fantaisie naît la spirale et la forêt culinaire dans lesquelles vous pouvez vous aventurer pour éprouver de nouvelles émotions. Johann Santiago, le directeur d exploitation, est le dernier arrivé dans le projet. Issu d une formation culinaire et des métiers de la restauration, il tire son originalité et sa créativité de la diversité de ses expériences professionnelles et personnelles. Avec lui, vous naviguerez agréablement de surprise en surprise. Genève possède un nouveau lieu qui décuple gourmandise, plaisirs et découvertes. Et une nouvelle équipe prête à créer, développer, diriger et faire vibrer les projets hôteliers ou de restauration les plus fous. Mais toujours de bon goût. Propos recueillis par Jean-Michel Garnier Carte de visite de Le Lab O en page 44 photoswiss.info Jean-Mathieu Gatineau, Daniela Romeo et Johann Santiago 4 Créateurs No 9
Profils de créateurs Quand technologie et design se rencontrent Changer la relation entre l homme est la machine, un projet ambitieux mais réalisable. L entreprise OZWE Sàrl, spin-off du laboratoire CRAFT de l EPFL fondée en avril 2008 nous le prouve au travers du développement de l ordinateur QB1. Le résultat, issu d une longue et étroite collaboration entre l ingénierie et le design, respectivement entre Frédéric Kaplan, ingénieur et chercheur à l EPFL, et Martino d Esposito, designer industriel et enseignant à l ECAL, est éloquent. L omniprésence de l univers de la machine L émancipation du secteur des technologies de l information et de la communication de ces dernières décennies a permis de réaliser des avancées considérables dans de nombreux domaines. Outre les capacités techniques internes de nos ordinateurs, les interfaces utilisateurs évoluent également sans répit: écrans plats, souris infrarouge, systèmes sans fil, claviers ergonomiques, etc. Un élément n a cependant jamais été remis en question: c est l homme qui doit aller vers l ordinateur, qui doit s adapter à l environnement de la machine. Un soudain renversement de situation Sur la base de ce constat et de plusieurs inventions technologiques développées et brevetées au sein de l EPFL, les deux cofondateurs de l entreprise OZWE se sont donnés pour mission de renverser la relation homme-machine. Explications de Frédéric Kaplan: «J ai travaillé dix ans chez Sony en tant que chercheur. Puis, j ai fait le choix, peut-être un peu paradoxal, de retourner dans le monde académique pour développer la vision technologique que j avais en tête. L EPFL et les entreprises régionales ont été de formidables catalyseurs pour permettre à ce projet d éclore et de se développer.». Ils ont rapidement détecté le potentiel de cette nouvelle dimension interactive et ont souhaité lui donner une vocation commerciale. Ils se sont ainsi lancés dans la conception d une nouvelle génération de machines capables de repérer l utilisateur, de lui proposer des choix, de comprendre et d effectuer ses indications. Dorénavant, c est donc l ordinateur qui s adapte et vient chercher l information vers l homme! QB1, l exemple le plus abouti à ce jour, est sur le point de devenir un vrai produit. Et Frédéric Kaplan de poursuivre: «C est pour moi un rêve qui devient réalité». la façon dont ces familles l apprivoisent. En parallèle, nous étudions la pertinence de développer des versions particulières de QB1 adaptées aux secteurs de l hôtellerie haut de gamme, des magasins de luxe et de l information dans les lieux publics. Nous sommes à la recherche de partenaire industriels dans ces secteurs pour mener des expériences pilotes.», conclut le cofondateur de OZWE. Sandy Wetzel Carte de visite de Ozwe en page 45 L ordinateur QB1 se présente sous une forme géométrique sobre, revêtue de tissu noir. Il est constitué d un bras articulé surmonté d un écran. Il ne possède ni clavier, ni souris. Mais il est capable de repérer l utilisateur son écran se tourne alors vers lui et de comprendre ses souhaits grâce à une interprétation de ses gestes. Plus l utilisateur s approche, plus il lui propose d informations. En outre, il sait reconnaître l utilisateur et s adapter progressivement à lui pour lui faire des suggestions toujours plus pertinentes. La première application du QB1 présentée est un jukebox. Des complémentarités évidentes Un projet à priori de nature très technique. Vous vous demanderez donc sans doute pourquoi l aspect design y a pris une place si importante. Une première clef de réponse: l ordinateur développé par OZWE doit être considéré comme un être à part entière, ni humain, ni machine, mais dont l apparence, visuelle et sensuelle, prend une dimension fondamentale. Frédéric Kaplan a appliqué au QB1 les fruits de ses travaux académiques et industriels dans le domaine des interfaces nouvelles, combinant des techniques de robotique et d intelligence artificielle. Martino d Esposito a, quant à lui, créé le langage formel de l ordinateur pour lui donner un réel statut dans sa relation à l homme. Une condition sine qua non à la compréhension, et donc à l acceptation, de la machine par l homme, donc à la réussite du projet. Lorsque Frédéric Kaplan est interrogé sur la compatibilité d une approche technique et d une approche artistique du projet, il répond: «Martino est imaginatif dans l espace des formes. Je le suis dans l espace des solutions technologiques et des algorithmes. Ce sont des compétences complémentaires. Mais, selon moi, il n y a pas véritablement d opposition ou de différence fondamentale entre la technique et l art. D une certaine manière, nous sommes tous les deux artistes et tous les deux techniciens.». Le temps d apprivoiser QB1 En phase d industrialisation, le QB1 sort maintenant du laboratoire pour aller à la rencontre de son public. Cette année, plusieurs familles accueilleront la machine chez elles. «Nous espérons ainsi pouvoir mieux caractériser, à la fois la manière dont cet ordinateur apprend et évolue sur plusieurs semaines, et OZWE Sàrl Créateurs No 9 5
Profils de créateurs Avec Ubanana, Paul Bays a la pêche! A 40 ans, Paul Bays a estimé avoir l expérience et la crédibilité suffisantes pour se lancer dans une nouvelle aventure et créer Ubanana, une entreprise spécialisée dans les produits électroniques pour le sport et les loisirs. Et pas question d attraper la banane dans la pêche aux bonnes idées qui révolutionneront peut-être un jour la planète! En janvier dernier, Ubanana lançait ucan, le plus petit baladeur mp3 au monde résistant à l eau. Une innovation qui devrait permettre à son créateur, une fois les coûts couverts, d aider les plantations de bananes dans le développement de leurs affaires. Rencontre étanche, simple d utilisation et surtout confortable. Pour le coup, ce n était pas gagné! Aucun baladeur n a été pensé pour le sport, tous lui ont été adaptés! Il fallait donc un accessoire qui vous colle à la peau, vous laisse libre dans vos mouvements. A en oublier que vous le portez! C est ainsi que ucan est né! De l idée à la concrétisation, un parcours pour sportif endurant? Effectivement. J ai visité une vingtaine de manufactures en Chine avant de trouver la bonne. Depuis juin 2007, j y suis allé 8 ou 9 fois de 3 à 4 semaines. Une année et demie plus tard, j ai pu enfin lancer le produit sur le marché. Pas facile de trouver le bon partenaire quand on ne connaît personne Et surtout quand on est «personne»! Pour éviter de se faire copier, il a fallu protéger le produit. J ai aussitôt déposé la marque et breveté mon projet. Pas à pas, j ai gagné la confiance des Chinois. Aujourd hui, ils m ont même donné un nom, qui signifie «dragon de roi aux solides racines» Vous vous êtes beaucoup investi dans ce projet, aussi bien personnellement que financièrement. On peut dire que vous n avez pas froid aux yeux Comme dit l adage, «la chance sourit aux audacieux»! Je ne veux pas regretter de ne pas avoir essayé. Paul Bays Paul Bays, «Ubanana», un petit pied de nez à Steve Jobs, fondateur d Apple? Paul Bays: Disons qu au lieu du «I», je me suis concentré sur le «U». C est vrai que j ai aussi choisi un fruit, mais le meilleur pour faire du sport! Le sport semble tenir une place importance dans votre vie Depuis toujours, je baigne dans le sport! J ai étudié le développement et le design d articles de sport à l Université de York, dans le nord de l Angleterre. Puis j ai conçu des équipements, notamment pour l exploratrice norvégienne Liv Arnesen la première femme à avoir traversé à ski l Arctique seule et sans assistance, l aventurier polaire norvégien Børge Osland, l alpiniste norvégien feu Arne Naess et la nageuse française Laure Manaudou. A l occasion des Jeux Olympiques de Lillehammer, je me suis beaucoup impliqué dans la création de produits outdoor. A ceux de Beijing, j ai élaboré différents articles de sports aquatiques, pour le compte d Arena Group. Et comment «ucan» a-t-il fait surface? J aime la musique. J aime le sport. Et surtout les deux en même temps! La musique a un impact extraordinaire sur la performance, car elle réduit la perception de l effort et renforce le mental. Professeur en psychologie du sport à Londres, le Dr Costas Karageorghis mène de nombreuses recherches sur le sujet depuis une vingtaine d années. Il a découvert que nous pouvions augmenter notre endurance de plus de 15% rien qu en écoutant des morceaux bien choisis! Restait encore à trouver le produit idéal sans fil, Vous vendez ucan uniquement sur internet. Vous avez connu, en l espace de quelques semaines, votre première rupture de stock. Vous attendiez-vous à un tel succès? Pas vraiment. Mais je suis content que le produit plaise. En février dernier, ucan a terminé finaliste au «ispo BrandNew Award», l une des plus importantes compétitions mondiales de start-up dans l industrie des articles de sport. Une des clés du succès réside dans le fait que nous sommes en Suisse. Car la Suisse a une excellente réputation d innovation et un label de qualité, essentiels au développement de notre marque. Mais nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Actuellement, nous nous attelons au déploiement d autres canaux de diffusion, via des magasins électroniques et de sport. ucan, une étape d une grande aventure? Je l espère! Nous aimerions aller encore plus loin dans le développement de produits alliant sport et électronique. Nous réfléchissons déjà à différentes combinaisons possibles. Même si nous avons de nouveaux projets en perspective, nous devons maintenant trouver le chemin qui nous mènera vers les bons partenaires et investisseurs. Pour bâtir un édifice solide, il convient de ne pas bâcler les fondations! Propos recueillis par Véronique Monney 6 Créateurs No 9 Infos: www.ubanana.com
Profils de créateurs Exploraction: vivre de sa passion Depuis 2001, Cédric et Yanick Gentil, deux frères chaux-de-fonniers, sont à la tête d une société de production qui commence à bien se faire connaître dans le milieu très fermé des reportages «voyage et découverte» de grande qualité. Lors d un retour en Suisse, ils ont accepté de répondre à quelques questions et de nous faire partager leur passion du voyage et leur expérience d entrepreneurs. Comment est né «Exploraction»? Yanick Gentil: Vers l âge de dix-sept ans, nous avons quitté la Suisse dans le but de découvrir le monde. Ce voyage, qui a duré dix ans, nous a conduit dans plus de 50 pays. Nous avons travaillé dans les régions que nous parcourions acceptant toutes sortes d activités: skipper, sommelier, ouvriers et même pilote d avion, après avoir passé la licence bien entendu. L argent gagné nous permettait de financer notre déplacement jusqu à la prochaine étape. Nous avions toujours une caméra avec nous avec laquelle nous réalisions de petits reportages amateurs pour notre propre plaisir et pour nos proches. En 2001, nous nous sommes demandés comment réussir à intégrer l expérience que nous avions acquise, notre passion pour les voyages et les reportages dans une activité qui nous plairait. Nous avons alors décidé de créer notre propre société de production et sommes rentrés en Suisse pour organiser les prochaines expéditions et surtout pour trouver du financement. Comment vous y êtes-vous pris pour trouver le financement? Lors de notre retour de Thaïlande, nous avions importé légalement 500 kg de Pokémon dans le but de les revendre, ce qui nous a permis, grâce à un bénéfice de presque CHF 40 000.-, de financer les premiers achats de matériel. Nous voulions ce qui se fait de mieux en équipement amateur. Nous avons alors réalisé un reportage en Amérique Centrale. Les télévisions ont trouvé notre travail très intéressant mais les images n étaient malheureusement pas de qualité suffisante pour permettre une diffusion. Nous devions investir dans du matériel plus performant et professionnel. Durant une année, nous avons travaillé en Suisse pour économiser, rechercher le financement nécessaire et préparer l expédition suivante. Finalement, une banque a accepté de nous prêter les fonds pour notre projet de reportage sur Madagascar, mais nous avons dû recourir à l aide de l organisme de cautionnement neuchâtelois (ONCM, aujourd hui CRC-PME) et à des cautionnaires privés. Quelle est pour vous la plus grande difficulté de votre métier? Avant d être reconnus comme de vrais professionnels dans ce domaine, vous devez faire vos preuves durant de nombreuses années, et continuellement trouver le financement pour vos prochains reportages. Entre chaque reportage, nous rentrons en Suisse pour gagner de l argent. Nous réalisons des petits sujets locaux, mais devons aussi régulièrement travailler sur des chantiers. Il faut bien rembourser les emprunts! Il faut beaucoup de temps avant de pouvoir vivre de sa passion, être prêt à vivre très modestement et à faire des sacrifices. Mais le travail et l avenir ne nous ont jamais fait peur. Quelle est l erreur à ne pas faire? Avant de partir faire un reportage, il faudrait déjà avoir trouvé un ou plusieurs diffuseurs et producteurs pour assurer la revente de son produit. Mais ceci est impossible lorsque vous débutez. De plus, chaque chaîne de télévision a ses propres exigences qu il faudrait pouvoir connaître avant même de commencer le tournage. Cela prend des années avant qu une chaîne accepte de pré-acheter vos reportages ou même de les co-produire, comme cela a été le cas pour notre série de reportages en Papouasie. Quel est la particularité de l équipe d «Exploraction»? Premièrement nous sommes des autodidactes, aucun de nous n a fait une école d audiovisuel. Ensuite, nous sommes très précis dans notre travail et surtout très méticuleux. Certains diront que c est parce que nous sommes suisses! Finalement, grâce à nos nombreuses années de voyages, nous avons appris à nous fondre dans la culture des peuples et pouvons réaliser des reportages de plusieurs mois dans des conditions et des climats extrêmes. Nous avons d ailleurs passé sept mois en Papouasie avec pour but de faire découvrir au public, au travers de six documentaires et d un livre, des lieux inconnus, des légendes oubliées et des peuples étonnants. Au niveau de nos reportages, nous cherchons avant tout à surprendre les téléspectateurs avec des sujets originaux et innovants (ex. reportage sur les requins blancs réalisé sans cage de protection), mais aussi à les faire rêver. Quels sont vos projets pour les prochaines années? Nous avons des contacts avec l équipe d Ushuaïa Nature et avons également été contacté par Mike Horn, avec qui nous pourrions travailler sur des expéditions futures. Mais nous collaborons déjà, entre autre, avec ARTE. Nous allons poursuivre notre travail et prendre au vol les opportunités intéressantes pour parvenir à nous focaliser uniquement sur la production, sans avoir le souci de devoir trouver le financement nous-mêmes. Arriver à ce stade serait du pur bonheur. Propos recueillis par Sophie Haerri Cédric et Yanick Gentil accroupis team@exploraction.ch www.exploraction.ch Créateurs No 9 7
Profils de créateurs Odus Technologies SA: une start-up de 70 ans Odus et Nicolas Gehrig, son fondateur, ont crû dans l environnement protecteur de Produits Dentaires, l entreprise familiale fondée dans les années 40. L ombre du grand chêne n empêche pas le roseau de se développer, bien au contraire. Nicolas Gehrig Les locaux d Odus SA se trouvent sur le site de Produit Dentaires. On les atteint en prenant un monte-charge qui nous mène à un espace ouvert, spacieux, une sorte de loft new yorkais à la propreté d une clinique suisse. Une petite dizaine de personnes devant leurs ordinateurs, aucun ne semblant dépasser la quarantaine, nous sommes bien dans une start-up. Nicolas Gehrig est à l origine de l entreprise. Bien qu il soit le petit-fils du fondateur de Produits Dentaires et le fils de l actuel directeur, il n a pas la mollesse de l héritier. Bien au contraire, depuis son doctorat en traitement du signal terminé en 2006, il cumule les rôles et les casquettes: vice président du groupe Produits Dentaires, directeur d Odus et chef de l un de ses projets. Lorsqu on l interroge sur le pourquoi d Odus, il répond longuement et de façon précise: «Odus a été crée comme un pôle de R&D pour Produits Dentaires avec comme tâche principale le développement et la gestion de Vitalos, un ciment de régénération osseuse très innovantt. Nous avons ensuite cherché à développer de nouveaux produits utiles au marché dentaire ou médical. Conscients du renforcement des normes légales en matière d hygiène, nous avons réalisé une étude de faisabilité pour connaître les réels besoins des dentistes en matière de traçabilité. Nous avons alors démarré le projet satya concept, autour de deux pôles: satya control, qui contrôle le cycle de stérilisation et satya trace, qui suit les instruments médicaux au moyen de puces électroniques. D abord cantonné à un unique rôle de R&D, Odus est devenue une start-up car elle n a pas pu s appuyer sur Produits Dentaires pour la commercialisation de cette nouvelle solution. Son offre diffère trop de celle de son aînée. En raison de l innovation des produits, il est difficile de trouver les bons partenaires. Nous devons faire ce travail marketing et aller rencontrer des clients pour leur expliquer ce nouveau concept.» L analyse de risque et la réalité du développement ont poussé Odus à finaliser cette alliance et lui permet de se concentrer sur le deuxième pôle: satya control, une solution qui permet de surveiller automatiquement les paramètres physiques d un cycle de stérilisation. Le travail est d envergure. Il s agit de finir la validation depuis un pilote qui se trouve dans une clinique dentaire de la région. Plus que le produit, Odus doit se concentrer sur l utilisateur. Configuration des systèmes, formations, hotline en cas de questions, opérations de maintenance, gestion des données des stérilisateurs et des rapports envoyés aux clients. Toute une panoplie de services qui gravite autour de ce produit et qu il convient de maîtriser avant la mise en route. Ensuite seulement, il sera possible de le proposer à des clients. Son amélioration se basera sur les remarques des utilisateurs. Aujourd hui, Nicolas Gehrig a encore des doutes quant aux choix des partenaires de distribution à l international: «Estce qu ils doivent être des fabricants de stérilisateurs qui ont le marché et vont vendre en supplément l offre satya control, des vendeurs de consommables qui remplaceraient leur offre par la nôtre ou encore une société de software qui a l habitude du service après-vente. Il faut trouver le profil qui correspond. L idéal serait des indépendants offrant des packages de maintenance, qui eux pourraient installer le système et récupérer les données en vue de faciliter leur travail de maintenance. Ceux-ci auraient effectivement une vue directe sur le processus de stérilisation.» Dans toutes les directions Beaucoup de travail et des projets plein la tête. Un certain bouillonnement, pour ne pas dire une effervescence qui ne semble pas déranger le jeune homme: «L instantané fait penser que l on part dans toutes les directions. Or nous traversons une phase de transition. Produits Dentaires a connu un certain décalage mais elle opère aujourd hui sa transformation, une entreprise de presque 70 ans fait sa mue sur 5 ans pour entrer dans le 21 e siècle. On vit sur l ancien Produits Dentaires mais nous construisons le futur avec Odus.» Sans doute la manière élégante de Nicolas Gehrig de rendre à sa famille et à Produits Dentaires tout ce qu elles lui ont offert. Frédéric Vormus Carte de visite de Odus Technologies SA en page 51 Satya control Odus ne gère plus le projet satya trace. Une nouvelle société a été fondée afin de mieux le porter. La technologie de marquage d instruments médicaux ou dentaires nécessite des tags RFID. Une technologie qu Odus ne maîtrise pas et qui implique une grande dépendance envers ses fournisseurs. Nicolas Gehrig a préféré en faire des partenaires afin de mettre toutes les chances du côté de ce projet, potentiellement très porteur. 8 Créateurs No 9
Profils de créateurs Ein Original für wenig Geld Artrent aus Zürich vermietet Kunst Irgendwann im Laufe eines Lebens kommt ein Mensch an den Punkt, an dem er merkt, dass es ausser Kalendern, Fanpostern und billigen Drucken in noch billigeren Rahmen bessere Möglichkeiten des Wandschmucks gibt. Ein echtes Kunstwerk finden viele schön, scheuen jedoch den teuren Kauf. Hendrik Barth aus Zürich weiss in dem Fall Rat: Er vermietet Kunstwerke an Unternehmen und Private. Artrent heisst seine Firma, die von Genilem Zürich/Ostschweiz selektioniert wurde und jetzt für 3 Jahre gecoacht wird. Selbst Maler, hatte Barth die gleichen Sorgen wie so viele Künstler: Seiner Arbeit treu zu bleiben und zugleich den Broterwerb zu sichern. Durch Nachdenken bin ich damals darauf gekommen, dass der Kauf ja nicht der einzige Weg ist. Man muss Kunst gar nicht besitzen! Was in Holland bereits lange staatlich organisiert funktioniert, nämlich die Vermietung von Kunst, die die öffentliche Hand per Subventionen erworben hatte, wollte Barth in der Schweiz privat organisieren. Und stiess auf Vorbehalte: Viele Menschen ab 60 stehen auf dem Standpunkt: Kunst kauft man!, hat er erfahren. So ein Kauf findet aber nur zwei oder drei Mal im Leben statt. Was dann in der Wohnung hängt, bleibt, meistens für immer. Veränderungen stehen hohe Anschaffungspreise und Platzmangel entgegen. Deshalb bietet ich auch an, Werke bei mir einzulagern, wenn jemand ein Gemälde mietet. Jüngere, die sich neu einrichten, und junge Unternehmer stehen der Idee der Bildmiete viel offener gegenüber. Für wenig Geld können sie Original hängen, und den meisten wird dann erst bewusst, wie viel intensiver man originale Kunst wahrnimmt, so Barth. 20 Prozent des Anschaffungspreises kostet die Miete für ein Jahr, und wer sich entscheidet, dass Bild dann zu kaufen, kann die Summe als Anzahlung für das Werk verwenden. Gestaffelte Gebühren gelten im oberen Preissegment. Die Hälfte des Mietpreises geht an den Künstler, die andere an Hendrik Barth. Noch hat Artrent ausschliesslich Künstlerinnen und Künstler, die in der Schweiz leben, im Angebot. Bei steigendem Erfolg kann sich Barth aber durchaus vorstellen, das Angebot zu erweitern. Schliesslich ist die Kunstszene international, und unter den bei ihm vertretenen Künstlern sind Ausländer, die in der Schweiz leben. So wie er selbst, der als Deutscher der Liebe zu einer Frau und zur Idee der Basisdemokratie wegen in die Schweiz kam und blieb. Die Kunstvermietung gibt dem ehemaligen Studenten der Kunstgeschichte und wissenschaft und ausgebildeten Kunsttherapeuten die Gelegenheit, in seinem Metier zu arbeiten. Artfremde Jobs hat er, wie viele seiner Kollegen, zur Genüge kennengelernt. Das ist ihm Ansporn, selbst wiederum andere Künstler zu unterstützen und nicht vorrangig seine eigenen Gemälde zu vermieten. Die Palette ist entsprechend gross, 20 zeitgenössische Künstler steuern Hunderte von Werken aus so unterschiedlichen Kategorien wie Abstraktes, farbenfrohe Gegenständlichkeit oder Plastiken für den Artrent-Fundus bei. Noch im Ausbau sind geometrische Arbeiten und Fotografien. Eine Übersicht findet sich auf www.artrent.ch. Für Hendrik Barth ist das Ziel, dass der Kunstverleih so normal wird wie der von Autos oder von Büchern. Es ist viel Überzeugungsarbeit damit verbunden, hat er erfahren. Bei einigen Kunden ist denn auch die Ausleihe in Wirklichkeit die Anzahlung auf einen geplanten Kauf. Andere dagegen entscheiden sich ganz klar für Abwechslung und geben das Bild nach einem Jahr zurück, um ein neues aufzuhängen. Ein ganz radikaler Fehlgriff kann ausnahmsweise auch mal eher umgetauscht werden. Immerhin schon 75 Werke hat Barth bei 25 Vermietungen untergebracht. Die meisten Bilder haben Firmen gemietet, deren Flure oder Chefetagen dann gleich mehrere Werke zieren. Die momentane Krise ist vielleicht sogar ein Vorteil, wenn sich Firmen darstellen, aber nicht zu viel investieren wollen. Private entscheiden sich dagegen zumeist für ein spezielles Stück, das sie geniessen wollen. Antje Hartmann, Genilem Zürich/Ostschweiz Visitenkarte auf Seite 41 Créateurs No 9 9
Que sont-ils devenus? Parcours sans faute Créé en 1959, racheté ensuite par Monsieur et Madame Kühnen en 1974, ce magasin genevois de vente et de fabrication de matériel d équitation est devenu, en novembre 2008, la Sellerie Kühnen, Successeur Fabienne Panelati. Cinquante années d un parcours sans faute d un steeple-chase artisanal et commercial. Pourquoi et comment devient-on propriétaire d un magasin comme la Sellerie Kühnen? Fabienne Panelati: D une façon toute naturelle. Genevoise d origine, j ai arrêté mes études durant le collège. Je voulais apprendre autre chose et devenir maréchal-ferrant. Il faut dire que mon père m avait offert un poney qui a été pour beaucoup dans cette vocation. Ne trouvant aucun poste d apprentie, je suis allée chez M. Kühnen qui m a engagée pour trois années d apprentissage. Trois années difficiles car il était très exigeant. Mais il m a tout appris. Après cet apprentissage, je suis devenue stagiaire chez un peaussier genevois avant de faire un autre stage en bourrellerie (harnais d attelage). Depuis 1980, je suis sellière diplômée. La seule et dernière diplômée genevoise. Je possède en plus la licence R de dressage et suis compétitrice en attelage degré 3 avec mes deux chevaux. Pour parfaire tout cela, j ai également suivi la formation de moniteur de société en attelage auprès de la FSSE. Pour quelle raison avoir voulu prendre la succession de la famille Kühnen? A la fin de mon apprentissage, mon amour de l indépendance m a décidée à monter mon propre atelier. L aventure a duré vingt-quatre ans, durant lesquelles je me suis mariée et ai eu deux enfants. L intérêt complémentaire de l atelier, de cette indépendance, me permettait d être très disponible pour ma famille. Pour en revenir à la sellerie, tout cela s est fait par hasard. Un jour, ayant besoin d un renseignement, je suis venue voir M. Kühnen. C est là qu il m a demandé si cela m intéressait de reprendre sa suite. Après concertation avec mon époux, j ai accepté. Trois nouvelles années de travail avec les Kühnen. Puis, lors de leur départ à la retraite, une quatrième pour mettre en place la succession. On ne peut pas avoir un magasin de sellerie sans connaître les chevaux. Tous les matins, je m occupe de mes chevaux et de ceux que l on me confie. Et, à midi, je suis à la boutique, avec les clients. Implantée à Genève depuis que je suis gamine, le monde de l équitation genevois me connaît. Et mes différents titres au niveau des championnats genevois et romands me donnent une place dans le monde du cheval. Et des atouts importants. Lors de ma demande d emprunt, l un de mes principaux arguments est que Genève possède la plus forte concentration de chevaux d Europe. En y ajoutant les départements français de l Ain et de la Haute-Savoie, vous obtenez la plus forte concentration de chevaux au monde! Il y a donc ici un formidable potentiel! Comment voyez-vous l avenir? Disons que «ma petite entreprise ne connaît pas la crise» puisque les gens décident à nouveau d entretenir leur matériel. Ou, s ils achètent un cheval, préfèrent investir dans la fabrication d un équipement qui durera toute la vie de l animal. Je me dois donc de continuer à investir. Du reste, je n ai pas le choix. Avec l emprunt que je viens de faire, aidée en cela par la Fondetec, je dois poursuivre la route. Le magasin aura cinquante ans cette année. Belle occasion de fêter cela, de poursuivre et dynamiser la transformation déjà entreprise. Lorsque mon emprunt sera remboursé, mon mari, Alain Panelati, écuyer diplômé, juge de brevet, viendra me rejoindre. Pour l attelage, nous travaillons déjà ensemble. Nous sommes donc habitués à œuvrer en équipe, à nous faire confiance dans les situations difficiles. Du reste, la seule fois où je me suis «couchée» avec l attelage, il n était pas là. Un signe, n est-il pas? Et maintenant? Maintenant? Je suis seule. Et je fais tout. Avec des horaires élastiques qui me conviennent, un mari qui m aide, un emprunt que je dois rembourser en quatre ans, et plein d atouts en main. Face à la concurrence, comment vous positionnez-vous? La concurrence n est pas un problème. De la vingtaine de selleries à Genève, lors de la création de la Sellerie Blanchard, en 1959, je suis la dernière en activité. Et il y a quatre autres magasins d équitation. Pour bien comprendre l attente du client, il faut être au moins semi-professionnel afin d apporter explications et solutions adéquates. Comme les hommes, les chevaux ont leur propre personnalité, difficile à cerner sans l expérience. Comparativement à mes concurrents, je possède cet atout. Ma clientèle le sait. Le fait d avoir été propriétaire d une douzaine de chevaux me permet d être «de bon conseil». L expérience est derrière. Je reste donc confiante en l avenir, même avec cette crise. Pour le moment, l objectif est de trouver quelqu un pour tenir le magasin. Développer l atelier. Trouver un apprenti, le former. Et même si j ai encore vingt ans devant moi, penser à ma succession. Propos recueillis par Jean-Michel Garnier Carte de visite de la Sellerie Kühnen en page 49 Fabienne Panelati 10 Créateurs No 9
Que sont-ils devenus? Largeur.com voit plus large Crise du marché publicitaire, transformation des modes de consommations, restructurations massives: les dix dernières années ont été particulièrement agitées dans le secteur des médias. L agence de presse Largeur.com, fondée en 1999 et tout de suite Genilem, a traversé les tempêtes malgré le vent défavorable des marchés et les multiples écueils conjoncturels. Pierre Grosjean et Gabriel Sigrist, les deux capitaines, racontent comment ils ont consolidé leur navire. Quelle est l activité de Largeur.com? Largeur.com: Notre activité historique reste la publication et l animation de notre magazine en ligne, Largeur.com, un site internet d informations et de chroniques. Mais nous fonctionnons surtout comme une agence de presse, qui vend du contenu éditorial à haute valeur ajoutée (enquêtes, interviews, articles de fond) aux grands éditeurs suisses, notamment pour des magazines comme L Hebdo (Ringier), Bilan (Edipresse) ou PME Magazine (Axel Springer). Depuis un peu plus de 5 ans, notre croissance est essentiellement alimentée par le secteur du «custom publishing», c est-à-dire la création de magazines clés en main pour des entreprises. Nous fabriquons une dizaine de périodiques, à plus ou moins large diffusion, dont le mensuel BabooTime de la compagnie d aviation éponyme, la revue de luxe Trajectoire ou le magazine scientifique Reflex (pour le compte de l EPFL). Fred Merz/Rezo En 1999, vous semblez avoir fait œuvre de pionnier en anticipant le transfert de la presse papier sur le web. Comment vous êtes-vous lancés et pour quelles raisons? Journalistes au quotidien Le Temps, nous avions participé au développement du site internet du journal, et nous avons rapidement réalisé le potentiel énorme des médias en ligne. Mais, comme beaucoup, nous avons surestimé la migration du marché publicitaire des médias traditionnels vers l internet. Ce transfert budgétaire a eu lieu, mais de manière beaucoup plus lente et faible que nous l avions anticipé! En plus, avec la multiplication des sites, et la concurrence de géants nationaux (Bluewin) ou mondiaux (Google), les prix des annonces online se sont effondrés, rendant la rentabilité du secteur particulièrement difficile, en particulier sur un petit marché comme la Suisse romande. Paradoxalement, les prix de la publicité dans les journaux sont restés plutôt stables, malgré la baisse des volumes. C est pour cette raison que vous faites aussi du papier? Le marché nous a forcé la main! Notre modèle économique initial ne fonctionnait pas. Nous avons réalisé que les compétences journalistiques de notre agence avaient une valeur en dehors de notre magazine online, et que contenu éditorial pouvait être vendu pour animer des sites d éditeurs ou d entreprises. Cependant, après l explosion de la bulle internet, les investissements dans le contenu online ont considérablement diminué. Nous avons donc décliné cette activité d agence de presse auprès d éditeurs papier, qui achetaient nos articles pour alimenter leurs publications. L étape suivante a consisté à développer, en plus des articles, la production complète de magazines et de suppléments: maquettes, photos, mise en page, traduction, correction, photo Si besoin, nous coordonnons aussi, avec nos partenaires, la vente de publicité, l impression et la distribution, afin de proposer un service complètement intégré à nos clients. En organisant une rédaction non plus autour d un titre mais autour de plusieurs, vous avez considérablement changé la façon de travailler des journalistes, non? La structure des éditeurs modernes consiste en effet à constituer une seule rédaction qui travaille pour plusieurs supports (mensuels, hebdomadaires, site internet, etc.). Nous avons, en quelque sorte, anticipé cette tendance. Dans notre équipe de 15 personnes, nous employons des journalistes spécialisés (notamment en sciences ou en économie) et généralistes, mais nous pensons que les rédacteurs doivent pouvoir s adapter à des publications et des sujets très variés. Cela rend aussi leur travail plus diversifié et stimulant intellectuellement. Par ailleurs, une rédaction ainsi organisée permet d augmenter la productivité. Dans les rédactions qui fonctionnent Gabriel Sigrist au premier plan, Pierre Grosjean au second à l ancienne chaque article coûte relativement cher à l éditeur. En faisant appel à notre agence, un rédacteur en chef bénéficie de la créativité et de la force de proposition de toute une équipe, à un tarif beaucoup plus avantageux que ce que lui coûte un salarié. Bref, notre modèle répond aux besoins des éditeurs modernes qui peuvent, en travaillant avec nous, maintenir une qualité éditoriale très élevée tout en réduisant considérablement leurs coûts fixes. Comment voyez-vous la suite? Nous venons de créer LargeNetwork, une nouvelle identité pour notre agence de presse, car nos clients confondaient souvent notre activité de fournisseur de contenu et celle d éditeur du magazine en ligne Largeur.com. Désormais, les deux identités seront distinctes. Par ailleurs, nous venons d établir un partenariat avec l agence alémanique Infel qui se spécialise, comme nous, dans la fabrication de magazines d entreprise. Pour plusieurs grands clients nationaux, nous travaillons main dans la main avec Infel, ce qui nous permet de proposer une couverture nationale, et surtout bilingue. Nous travaillons déjà en russe et en anglais pour certains clients mais, en Suisse, il était indispensable de bénéficier d une tête de pont en Suisse alémanique. Ce partenariat ouvre des perspectives très encourageantes pour notre activité. Le LargeNetwork va donc continuer de s élargir! Propos recueillis par Frédéric Vormus Créateurs No 9 11
Financement Ils ont trouvé de l argent Trois sociétés ont réussi à réunir des fonds. Comment ont-elles procédé Duvoisin & Co Swiss Made Guitars Comment décririez-vous les activités de Duvoisin & Co Swiss Made Guitars? Jacques Duvoisin: Duvoisin Guitars est une entreprise familiale qui fabrique des basses et des guitares haut de gamme avec des applications exclusives in-made. Nous collaborons avec des hautes écoles de la région afin de créer des prototypes uniques (micros, bridges,..) que nous commercialisons en plus de les intégrer à nos propres instruments. Notre entreprise mise beaucoup sur la recherche et développement, utilise des matières premières locales et fabrique ses instruments avec une précision horlogère. Notre savoir-faire exclusif et le Swiss Made sont deux de nos piliers. Pourquoi avez-vous eu besoin de soutien financier? Mon fils possédait déjà depuis quelques années un magasin spécialisé dans le domaine de la guitare «ACE GUITARS». En parallèle aux activités de vente et de conseil, il offrait un service de réparation grâce auquel nous avons pu constater nombre de défauts sur des guitares et basses de grandes marques. Persuadés que nous pouvions créer des instruments de qualité supérieure, nous nous sommes lancés dans ce nouveau défi, avec l aide d un ami menuisier. Après avoir déjà investi beaucoup en fonds propres, il nous fallait un peu d aide pour nous permettre de soutenir nos innovations. Nous devions en priorité augmenter la surface de l entreprise, investir dans des brevets et créer de nouveaux prototypes. Comment avez-vous séduit la promotion économique neuchâteloise? Après quelques contacts téléphoniques, nous avons pris l initiative d aller directement présenter l un de nos instruments. C est le meilleur moyen de convaincre. Ce premier pas a intéressé les responsables de la promotion ACL Instruments Carte de visite de ACL Instruments en page 41 Pourriez-vous nous décrire votre société? Fabian Käser: ACL Instruments offre des solutions innovantes permettant de caractériser et de prévoir l oxydation de substances organiques et de formulations de produits. Pouvoir prévoir avec précision la stabilité d un produit du point de vue de l oxydation revêt aujourd hui une signification extrêmement importante; des exigences élevées quant à la stabilité, la sécurité, la qualité et la garantie nécessitent d avoir des connaissances précises sur l oxydation des produits commerciaux dans diverses conditions de production, de stockage, de transport et d utilisation. D une part nous développons et produisons les appareils d analyse requis à ces prévisions, d autre part nous offrons des prestations de service grâce aux appareils de notre laboratoire. Inocs Carte de visite de Inocs en page 44 Quelles sont les activités de votre société? Dr. Federico Angiolini: inocs a pour mission d aider les dessinateurs de puces électroniques à réaliser leurs tâches bien plus rapidement, tout en améliorant les performances et les besoins en énergie desdites puces. Pour cela, inocs fournit des solutions novatrices pour l interconnexion des unités à l intérieur des puces, appelées «Networks-on-Chip» soit réseaux-sur-puce, sous forme d un logiciel CAD destiné aux dessinateurs. Ce logiciel permet d accélérer de plusieurs mois la commercialisation et de résoudre les défis des dessins les plus complexes. Pour quelle raison avez-vous fait appel à un organisme d aide pour financer votre projet? inocs est une spin-off académique. Par conséquent, bien que la technologie inocs soit novatrice, nous partions d un prototype pas encore suffisamment industrialisé. Nous devions donc le développer dans le but notamment de faciliter son utilisation. Pour cela, nous avions besoin d argent pour engager des développeurs au bénéfice d une bonne expérience industrielle. Malheureusement, en raison de la crise financière, il nous était presque impossible de lever des fonds auprès d investisseurs traditionnels, tels que les angels ou les VCs. Un réseau sur puce peut améliorer et simplifier l interconnexion 12 Créateurs No 9
Financement Réalisation par Sophie Haerri, Samuel Clerc et Gervaise Zumwald et qu en ont-elles fait? Les Créateurs témoignent. www.duvoisinguitars.com info@duvoisinguitars.com économique et surtout les a amenés à visiter notre atelier. Après avoir su convaincre avec notre produit, nous pouvions montrer notre savoir-faire. Et nous voulions prouver que notre volonté n était pas simplement de proposer une nouvelle marque de basses et guitares, mais aussi de créer des produits réellement innovants. La collaboration avec les hautes écoles de la région et le fait d utiliser de la matière première régionale a certainement aussi fait pencher la balance en notre faveur. Jacques Duvoisin, Gilles Duvoisin, Chuck Raine, Didier Coule www.aclinstruments.com fabian.kaeser@aclinstruments.com Dans quel but est utilisé votre financement? Grâce au financement externe, nous avons d une part garantit le transfert technologique et l entrée sur le marché, d autre part, nous finançons l ouverture du marché européen à nos produits et le développement d extensions de produits. Nous avons réuni le financement en collaboration avec la Fondation pour l innovation technologique de Bienne et la Banque Cantonale de Fribourg. Le financement bancaire a été cautionné par la Coopérative romande de cautionnement de Suisse occidentale. Selon vous, que faut-il pour qu un financement soit couronné de succès? Pour réussir à boucler un financement, il faut du temps et de la persévérance. En outre, un business plan détaillé et une équipe convaincante sont absolument indispensables. Fabian Käser www.inocs.com enquiries@inocs.com Qui avez-vous alors contacté? Pour obtenir un financement, il faut disposer de plusieurs atouts: une bonne équipe, un réseau entrepreneurial aussi large que possible, une technologie avec un important potentiel de marché et un bon business-plan. Nous avons approché la FIT, sur les conseils de nos coaches de la CTI Startup, et nous avons fait un effort particulier pour expliquer, aussi clairement que possible, l importance du financement FIT pour notre société et l utilisation qu on allait faire de l argent. Financement FIT Prêt de CHF 100 000, avec une garantie personnelle, remboursable à hauteur de 20 000 par an à partir de la 3 e année. Possibilité de demander un total de 3 prêts au cours du développement du projet, soit CHF 300 000 en tout. Dr. Federico Angiolini, Dr. Srinivasan Murali, Prof. Luca Be Créateurs No 9 13
Comité de sélection de projets Cinq nouvelles entreprises accompagnées Plusieurs fois par année, le Comité de sélection de projets (CSP) de Genilem se réunit pour distinguer les entreprises qui bénéficieront des trois ans d accompagnement. Ses membres, tous actifs dans le monde économique romand, ne parrainent pas l association. Depuis février, il se sont assemblés à deux reprises et ont arrêté leur choix sur cinq entreprises. Bustier & Co Des dessous qui se portent dessus, des matières suaves qui s assemblent délicatement. Les fantasmes flirtent avec la créativité dans les bustiers confectionnés par Sylvie Gimmi. Modèles uniques, tissus précieux aux finitions précises, mariage de la couture et de la corsetterie, son travail applique les codes de la haute-couture au prêt-à-porter. Bustier & Co investit un segment de marché délaissé en se plaçant entre la production à la chaîne des marques de lingeries existantes et le sur mesure. www.bustier.ch Carte de visite de Bustier & Co en page 42 Loreleo éditions Près de 142 000 personnes vont au moins une fois par an au théâtre. Pourtant, entre tragédie racinienne et comédie loufoque, le choix n est pas toujours aisé. «Un soir au théâtre», le guide édité par Loreleo éditions, permet aux plus indécis de se retrouver dans la jungle des 300 spectacles annuels proposés par les 30 théâtres genevois. Deux fois par année, toutes les pièces sont présentées par de courtes notices. Exhaustif, l ouvrage impressionne par sa clarté. Distribué gratuitement, le business model repose sur la vente d espaces publicitaires à des annonceurs régionaux ou nationaux qui souhaitent s adresser à une cible culturelle. www.unsoirautheatre.ch Carte de visite de Loreleo éditions en page 44 14 Créateurs No 9
Comité de sélection de projet CFH Centre de Formation dans le domaine de l Horlogerie Répondant au besoin de qualification des ouvriers de la branche horlogère, le centre propose deux cursus. Le premier, en contrôle-qualité, enseigne la lecture de plans, l utilisation d outils de mesure, les normes de qualité, le contrôle de fonctions des montres. Le second concerne le posage-emboîtage. Le cours porte sur les réparations et l habillage des garde-temps ainsi que sur l assimilation des différents outils permettant ce travail. Les conditions de travail sont très proches de celles rencontrées dans un atelier normal. La demande en formation, pressante, émane autant des sociétés horlogères qui recherchent du personnel qualifié que des ouvriers qui cherchent à se former à un emploi stable ou veulent se spécialiser. www.cfhge.ch Carte de visite de CFH en page 42 Sparkou Qui n a jamais fait plusieurs fois le tour d un quartier en pestant contre le manque de parcs de stationnement? Sparkou résout le problème en optimisant l utilisation des parkings privés. La société joue le rôle d interface de gestion, de régulation et de paiement entre un locataire sporadique et le propriétaire. Le possesseur de la place indique les disponibilités de l objet ainsi que son coût horaire. L utilisateur, qui se sera préalablement inscrit auprès de Sparkou, lorsqu il arrive à son lieu de destination, envoie un sms à la centrale. Par retour de sms, on lui renvoie les places disponibles dans un proche périmètre, les horaires disponibles et le prix à l heure. L usager trouve alors à se parquer. www.sparkou.com Carte de visite de Sparkou en page 46 Stars in the eyes Plus d un amateur de sports aurait des étoiles plein les yeux à l idée de dévaler une paroi neigeuse avec Jean Troillet ou de faire un saut en parapente avec une ancienne championne du monde. Pierrick Contin, Dppi/Roxy Thomas Baldassara, le fondateur de la société, permet à des privés, fans de sport, de rencontrer leur idole afin de partager, durant une journée ou plus, une aventure humaine. En effet, les personnalités, toutes parmi les meilleures de leur discipline, sont choisies d après leur palmarès mais aussi sur la base de leur générosité et de leur aptitude à transmettre leur passion. Pour le client, qui peut venir accompagné par trois de ses amis, le temps passé en compagnie de son athlète favori est un moment inoubliable qui sera immortalisé par un cameraman professionnel. www.starsintheeyes.ch Carte de visite de Stars in the eyes en page 46 Créateurs No 9 15
Produits du trimestre Découvrez nos coups de cœur du trimestre! Réalisation par Samuel Clerc, Jean-Michel Garnier, Sophie Haerri, Leïla Kamel et Mathias Paquier Cinq sociétés présentent un produit ou un service innovant. Un enfant, une langue: un atout pour leur futur Alphabet Club est un espace spécialisé dans l apprentissage des langues pour les enfants de 1 à 12 ans. Quelles que soient les origines des parents et leur nationalité, l enfant peut, avec Alphabet Club, soit garder un contact avec une langue parlée dans la famille, soit apprendre une langue étrangère. Les ateliers existent en français, anglais, allemand, espagnol, italien et chinois. L idée d Alphabet Club est de familiariser l enfant à une autre langue grâce à une immersion totale et des activités ludiques. Ce travail lui permettra par la suite d avoir du plaisir à parler l idiome choisi et à développer son apprentissage. Alphabet club travaille sur deux axes: 1. Des activités hebdomadaires. Ces ateliers structurés d environ une heure sont articulés autour de thèmes. L enfant apprend à chaque atelier de nouveaux mots grâce à des comptines, des poèmes, des jeux et des bricolages. De fréquentes évaluations lui permettent de remarquer sa propre progression et lui donnent ainsi du plaisir à apprendre. info@alphabet-club.ch www.alphabet-club.ch Carte de visite d Alphabet club en page 47 2. Des stages pendant les vacances scolaires. Ces derniers ont pour but de compléter le travail effectué tout au long de l année. Chaque stage dure environ 4 heures quotidiennes pendant 5 jours. Leur but est de s amuser dans une autre langue. Tous les niveaux sont mélangés afin de créer une interaction entre les enfants afin qu ils s encouragent. 16 Créateurs No 9
Produits du trimestre L art d habiller votre intérieur Leader mondial du textile technique enduit de très grande largeur (jusqu à 5 m sur 1200 m), Clipso a inventé le revêtement thermo-rétrécissant, qui permet une pose facile, à froid, et garantit une planéité parfaite ainsi qu une tension constante. Le système Clipso, qui s adapte à toutes les formes, est unique en son genre et vous permet de mettre en valeur vos idées (intégration de spots, de corniches lumineuses, de ventilations, de sonorisations, etc.). Imprimés en très haute définition, les produits Clipso offrent des solutions simples et de haut niveau pour la décoration et la rénovation d intérieur, pour l aménagement de stands, la réalisation de caissons lumineux et pour tout autre type de signalétique et d affichage grand format. www.clipso.com Un concentré de technologies dans une borne design et élégante Kenzan Technologies développe en interne des solutions pour la diffusion d informations et de médias, par le biais d une technologie basée sur un moteur 3D. Elle a notamment conçu une borne interactive qui permet à l utilisateur de naviguer dans l information via une interface 3D associée à un écran tactile, créant ainsi un support d information et de présentation idéal pour les salons, campagnes de promotion et congrès, ou pour une installation fixe dans un hall d accueil. L imprimante et le lecteur de code barre intégrés permettent d innover dans la communication et d imaginer de nombreuses déclinaisons (édition de coupons promotionnels, lecture de coupon-réponse, d invitations, etc.). Les faces luminescentes de la borne sont personnalisables pour correspondre à l identité visuelle du diffuseur. En combinaison avec le système de signalétique dynamique développé par Kenzan, cette borne permet également la recherche de personnes dans un modèle tridimensionnel de bâtiment. Les solutions de Kenzan Technologies se distinguent par une qualité visuelle exceptionnelle, une prise en main simple et intuitive, une personnalisation aux besoins spécifiques des clients, un interfaçage optimal avec les systèmes et données existantes et un seul interlocuteur pour la conception, l installation et la maintenance de la solution. info@kenzan.ch www.kenzan.ch Créateurs No 9 17
Produits du trimestre Musique Ewoo Fondée en 2007, Ewoo est une société suisse créée dans le but d apporter sur le marché des accessoires pour ipod, des produits audio et vidéo innovants, design et de qualité. Directement inspirés des attentes des clients, les produits Ewoo sont pensés par des utilisateurs puis développés par les ingénieurs de la marque. Ewoo attache une importance tout particulière à la qualité de ses produits. Pour y arriver, des partenariats avec des sociétés de renom ont été mis en place: Cabasse pour la partie audio, Canon pour la production et bien entendu Apple avec qui les ingénieurs travaillent très étroitement. La gamme Ewoo se compose actuellement de 3 produits: HandMusic, une télécommande spécialement conçue pour piloter un ipod à distance; efizz, une station d accueil offrant à l utilisateur une incomparable qualité de son Hi-Fi; et efizz Travel, la station d accueil en version portative. www.ewoo.coom Mobylette verte www.rg-green-mobility.ch RG Green Mobility va commercialiser, dès septembre 2009, un vélomoteur électrique bénéficiant d une technologie de pointe éprouvée et d un design unique. La mobylette Style s illustre par un design fun et épuré qui se laisse adopter par toutes les générations, et permet de franchir un pas de plus vers le transport écologique et économique. Grâce à sa batterie Lithium amovible de dernière génération, il est possible de recharger la mobylette Style directement depuis chez soi ou même sur son lieu de travail. D une autonomie de vingt à trente kilomètres et d une puissance de moteur de l ordre de 900W à 1200W maximum, ce nouveau véhicule 2 roues séduira un large public, adepte des déplacements urbains, sans bruit ni essence. De catégorie M, elle se conduit dès l âge de quatorze ans. L écologie n est donc plus un domaine réservé aux adultes L industrie des transports étant la plus grande consommatrice d énergie à l échelle mondiale et également la principale génératrice d émissions polluantes, RG Green Mobility s est donné pour mission d apporter une nouvelle valeur dans la mobilité individuelle de ses clients. Depuis 2006, la société chaux-de-fonnière, appartenant au RG Group, conçoit, fabrique et distribue des véhicules électriques à fort caractère innovant en Europe. Et elle ne compte pas s arrêter là puisqu elle développe actuellement un modèle révolutionnaire de borne électrique de chargement, utilisant une liaison GPRS, et permettant de facturer l électricité aux utilisateurs via un système SMS. Ce modèle devrait être commercialisé d ici environ une année. La Mobylette Style, elle, sera disponible dès le mois de septembre chez les revendeurs spécialisés. 18 Créateurs No 9
Service de la promotion économique de Genève (SPEG) Actualité des partenaires Le service cantonal du développement durable: au service des entreprises Depuis 2001, le service cantonal du développement durable (SCDD) pilote le programme développement durable (l Agenda 21) cantonal. Pour accomplir cette mission, il travaille en étroite collaboration avec les collectivités publiques, les associations et ONG et, last but not least, les entreprises. En effet, conscient que les entreprises jouent un rôle essentiel en matière de développement durable, le SCDD a publié, dès 2003, un guide spécialement conçu à leur égard, élaboré en partenariat avec la Chambre de commerce, d industrie et de services de Genève et la Fédération des entreprises romandes de Genève. Cet outil, intitulé PME et développement durable, constitue un outil pratique qui s articule autour des dimensions sociale, économique et environnementale du fonctionnement d une PME. Ce guide, constitué d une trentaine de fiches bien documentées et fourmillant de conseils pratiques, met en lumière les méthodes ainsi que les bénéfices de la mise en œuvre d une démarche de développement durable dans l entreprise. En effet, si un tel programme nécessite une remise en question, il répond avant tout à la nécessité, pour toute PME, d anticiper l avenir. Par ailleurs, les actions proposées dans ce guide peuvent permettre à l entreprise d optimiser ses procédés de production et d améliorer son image auprès de ses clients et de ses partenaires. Le guide PME et développement durable peut être consulté sur le site internet www.ge.ch/agenda21 Pour obtenir une copie papier ou pour des informations complémentaires vous pouvez contacter le SCDD: 18 bis, quai Ernest-Ansermet, 1211 Genève 4 T: 022 388 19 40 F: 022 388 19 49 Courriel: alexandre.epalle@etat.ge.ch BioInnovation Day 09, 18 juin 2009, CMU Genève La troisième édition de la Convention E-COMMERCE GENEVE, organisée par la société lyonnaise E-Business Events, se déroula le jeudi 28 mai 2009 au Centre International de Conférences de Genève. Les meilleurs experts suisses et européens du e-commerce se sont donc donnés rendez-vous à Genève, pour en analyser les leviers et les potentialités, et en baliser les meilleures pratiques pour les entreprises. 40 exposants et une centaine de conférenciers dispatchés sur 4 salles de conférences, actifs dans le domaine des NTIC, y décrivirent leurs savoir-faire et leurs expériences, permettant l ouverture de nouveaux marchés aux entreprises participantes. «Jusqu à présent, nous avions baptisé cette manifestation «Convention EBusiness», indique Alain Laidet, Directeur Général d E-Business Events, mais nous avons décidé de concentrer cette édition 2009, ainsi que les suivantes, sur le point d impact principal de l internet aujourd hui dans les entreprises: le e-commerce». Le cluster AlpicT Lake Geneva ICT Cluster, dont la mission vise à stimuler la dynamique économique au bénéfice des acteurs du domaine des TIC de la Suisse occidentale, partenaire de l événement fit, au sein de cette manifestation, une présentation ayant pour titre: E-Commerce modèle d Innovation d affaires. Cette année, Genève accueillera l édition 2009 de BioInnovation Day le 18 juin prochain au Centre Médical Universitaire. BioInnovation Day est un événement régional majeur qui a pour objectif de créer une interface propice à l interaction des différents acteurs du monde de l innovation: institutions académiques, start-up, investisseurs, entreprises et autres acteurs économiques. BioInnovation Day offre à des chercheurs académiques en biotech et medtech l opportunité de présenter leurs projets de recherche à un public constitué d entreprises, d investisseurs, d industriels et de professionnels en transfert de technologie. Au cours de cette journée, des projets innovants dans différents domaines de recherche seront décrits, lors de brèves sessions. Les contacts entre les porteurs de projets et leurs éventuels partenaires se poursuivront ensuite au cours de moments prévus à cet effet. Cet événement est une occasion unique d établir des partenariats, d échanger des idées et d instaurer des contacts entre les différents acteurs présents. Plus de 70 projets régionaux innovants ont été proposés lors des précédentes éditions. Cette année, plus de 30 projets innovants y seront présentés. Tous les éléments seront réunis durant cette journée afin d initier de nouvelles rencontres et de soutenir une dynamique de collaboration entre la recherche et le tissu économique, dans le domaine des sciences de la vie. Pour plus d information et pour toute inscription, veuillez consulter le site: www.bioinnovation.ch Créateurs No 9 19
Titre Actualité des partenaires Service de l Economie, du Logement et du Tourisme du canton de Vaud (SELT) Un PERL de qualité Lausanne Région a remis pour la septième fois ses trophées Prix Entreprendre Région Lausanne (PERL). Le jury, présidé par Monsieur le Syndic Daniel Brélaz, a dû choisir parmi quatorze candidats. Quatre entreprises lauréates se sont distinguées et ont partagé CHF 90 000. Une sélection de qualité sur laquelle il convient de revenir. 1 er prix CHF 50 000 Cellness Biotech Spin-off de l EPFL, la société Cellness Biotech s est spécialisée dans les supports de culture cellulaire qui reproduisent au plus près les types de surfaces présentes dans le corps humain. En dupliquant la rigidité ou la souplesse d un os ou d un muscle, il est possible de multiplier par huit le taux de production de certaines cellules. De plus les groupes de cellules sont bien plus homogènes que celles développées selon la technique qui a prévalu jusqu alors. Les caractéristiques de cette production in vitro se rapprochent de l in vivo. La société veut s attaquer au marché des laboratoires de recherche et des entreprises qui produisent des cellules à usage médical. Elle est à la recherche de capitaux. 2 e prix CHF 20 000 Sonja, Dessert-Santé 3 e prix CHF 10 000 Lausanne Roule Pourquoi, à l instar des enfants peu sages, les diabétiques, les personnes souffrant d intolérance au gluten ou au lactose et celles suivant un régime seraient-elles privées de dessert? Sonja Henauer les a ramenés vers les douceurs en confectionnant des desserts exempts de tous ces facteurs à risque. Favorisant aussi bien l esthétisme que le goût, elle a remplacé les ingrédients nocifs par leur équivalent biologique. Une diététicienne diplômée vérifie d ailleurs leur composition. Dessert aux noms aussi délicats que Nuage blanc, Voile de la mariée ou Drappée noire intense, leur prix de vente correspond à ceux pratiqués dans les pâtisseries traditionnelles. Dessert-Santé fabrique aussi des biscuits et propose un service traiteur. Les produits sont disponibles dans des magasins spécialisés et des restaurant d entreprises. Dans un futur proche, ils devraient aussi se trouver dans les hôpitaux, les EMS et les cantines. www.dessert-sante.ch L association Lausanne Roule, connue pour ses prêts de bicyclettes, a été récompensée pour son projet de vélo en libre-service. S inspirant de réalisations existantes dans plus de 80 villes européennes, l idée séduit par son caractère pratique et écologique. Un abonnement sous forme de carte magnétique permettra de prendre un véhicule à un endroit et de le laisser à un autre. Le projet se fait encore plus engageant lorsque l on apprend ses ambitions cantonales et nationales. Il sera donc possible, à terme, d emprunter un vélo dans n importe quelle ville de Suisse avec un seul abonnement. A chaque point stratégique du pays, un vélo sera disponible de 6h à 24h, 7 jours sur 7. Les voitures n ont qu à bien se tenir! www.lausanneroule.ch Prix coup de cœur du jury CHF 10 000 Swiss Fresh Water En tournant le robinet, des litres d eau s écoulent. Pourtant, aujourd hui encore des milliers de gens n ont pas accès à de l eau potable. Leur en fournir est une priorité. Swiss Fresh Water a inventé un mécanisme, basé sur le principe d osmose inverse, qui dessale l eau de mer à basse pression, permettant ainsi d abaisser les besoins énergétiques, donc les coûts. En plus de l innovation technologique que représente cette machine, l équipe de concepteurs a voulu soutenir l économie locale en favorisant l émergence de micro-entreprises. Des techniciens seront formés à l entretien de l appareil (qui nécessite un traitement annuel de la membrane de dessalage) et recevront un salaire. Le prototype sera testé dans les conditions naturelles dans un proche avenir. www.swissfreshwater.org 20 Créateurs No 9
Promotion économique du canton de Fribourg Actualité des partenaires Le 10 e Prix à l innovation du canton de Fribourg est lancé Si vous avez développé ou réalisé un projet innovant dans le canton de Fribourg, vous pouvez vous inscrire au Prix à l innovation 2009, en déposant votre dossier de candidature avant fin août auprès de la Promotion économique du canton de Fribourg. Au-delà de sa dotation de CHF 20 000, le Prix à l innovation offre aux entreprises lauréates une opportunité de présenter leurs produits à un large public. Fribourg a été l un des premiers cantons à mettre en place un Prix à l innovation en 1991, et l organise depuis tous les deux ans. Le Prix à l innovation du canton de Fribourg sera ainsi remis pour la dixième fois en 2009. Beat Vonlanthen, Directeur de l économie et de l emploi et Président du jury, déclare: «Dans le contexte économique actuel, l innovation est bien plus qu un antidote à la morosité ambiante: la crise souligne de manière évidente l importance de l innovation pour relancer la compétitivité et créer des emplois». Rétrospectivement, Olaf Meincke, de la société Collano, ancien lauréat, estime que «le Prix à l innovation a eu un important écho régional et international et nous a ouvert des portes». Collano Xiro, établit à Schmitten, a remporté la dernière édition du Prix à l innovation, il y a deux ans. Collano avait développé un film adhésif multicouche, intégré aujourd hui avec succès dans les airbags latéraux des voitures. Les entreprises souhaitant participer à cette édition jubilaire peuvent télécharger les documents sur le site www.frinnovation.ch ou les demander auprès de la Promotion économique du canton de Fribourg. Les dossiers de candidature doivent être remis jusqu au 31 août 2009, par voie postale ou par le biais du site www.frinnovation.ch. Le jury évaluera les innovations proposées selon les critères suivants: degré d innovation et de créativité, étendue de l utilisation, avantages techniques et économiques, succès de l introduction du produit sur le marché ou prévision du succès, utilité pour la société, pour l économie régionale et pour l environnement. Participation on-line via www.frinnovation.ch Le Conseiller d Etat Beat Vonlanthen, Président du jury, remet le trophàe du Prix à l innovation 2007 au Dr. Adrian Schulthess, Chef de recherche du groupe Collano Xiro (à gauche) et au Dr. Olaf Meincke, Chef de recherche films adhésifs (au milieu) Les lauréats jusqu à ce jour 1991: Vibro-Meter SA, Villars-sur-Glâne 1993: Saia-Burgess SA, Morat 1995: Ilford AG, Marly 1997: Digi Sens SA, Morat 1999: Dartfish SA, Fribourg 2001: Vibro-Meter SA, Villars-sur-Glâne 2003: Contrinex SA, Givisiez 2005: Extramet AG, Planfayon 2007: Collano Xiro SA, Schmitten 2009:??? Créateurs No 9 21
Titre Actualité des partenaires Office de la promotion économique du canton de Neuchâtel (OPEN) La nouvelle politique régionale au service de projets innovants et créateurs de valeur En 2008, le Canton de Neuchâtel a signé une Convention-programme avec le Secrétariat d Etat à l Economie (SECO) concernant la mise en œuvre de la loi fédérale sur la politique régionale (LPR). Cinq domaines d actions prioritaires ont été sélectionnés, au sein desquels des projets peuvent bénéficier d une aide financière cantonale et fédérale. Le canton et les porteurs de projets pourront ainsi collaborer à la mise en œuvre d initiatives profitables à l économie locale et susceptibles de créer de la valeur ajoutée. Afin d apporter des précisions sur ce nouvel outil de développement régional, voici les réponses aux questions les plus courantes: Quels sont les cinq domaines prioritaires? Les cinq axes stratégiques et leur objectif pour le volet cantonal de la nouvelle politique régionale sont La consolidation et le développement du pôle neuchâtelois des microtechniques: assurer la pérennité du pôle neuchâtelois des microtechniques Le développement des potentiels énergétiques locaux: tendre vers l autonomie énergétique des régions périurbaines et rurales La diversification du secteur agricole: développer dans les régions rurales des activités économiques compétitives L attractivité nationale et internationale du canton: faire rayonner le canton grâce au tourisme Les réformes des institutions: amélioration des conditions-cadres de développement. Quelles sont les possibilités de soutien? Des aides à fonds perdus sont disponibles pour l encouragement d initiatives, de programmes ou de projets. Cela peut concerner par exemple la prise en charge partielle d un mandat d étude préparatoire. Pour le financement de projets d infrastructures et d équipements, des prêts à taux favorable ou sans intérêts peuvent être accordés. Quelles sont les conditions à remplir pour qu un projet soit soutenu? La LPR vise à améliorer la compétitivité de certaines régions et à y générer de la valeur ajoutée, contribuant ainsi à la création ou à la sauvegarde d emplois. Les projets soutenus doivent donc permettre de renforcer les systèmes de créations de valeur et les systèmes d exportations. Par exemple, un projet touristique doit avoir un effet sur le système régional concerné. L innovation et le développement durable sont également pris en compte lors de l évaluation du projet. La Confédération et le canton ne pouvant supporter à eux seuls la globalité du financement d un projet, un apport minimum de fonds de tiers est un prérequis pour l obtention d une aide. Qui peut solliciter une aide? Les projets peuvent être déposés par toute personne physique ou morale (jeune créateur, porteur de projet individuel, association, région, commune, ) qui a une idée de projet innovante et bénéfique pour sa région. Y a-t-il des possibilités de soutien à des projets intercantonaux ou transfrontaliers? En addition au volet cantonal, la nouvelle politique régionale comprend également un volet intercantonal «BEJUNE», mis en œuvre directement par les cantons de Berne, Jura et Neuchâtel, et un volet transfrontalier dans lequel des projets peuvent être soutenus. A qui doit-on s adresser pour déposer un projet ou recevoir des informations? Pour le volet cantonal: Bureau des agglomérations et des régions, 032 889 67 99, RUN@ne.ch, www.lerun.ch. Pour le volet transfrontalier: Coordination régionale Interreg Arc jurassien 032 889 76 19, www.interreg-francesuisse.org 22 Créateurs No 9 Sophie Haerri
Genilem Actualité des partenaires Rapport annuel 2008: A la quête de l économie réelle En matière d économie, il y a eu des surprises en 2008. Et pourtant des milliers d entreprises ont vu le jour dans la course à la création de produits et de services. Les malheurs des grands ont certainement pesé dans un premier temps sur les petits. Ces 600 entreprises suisses de plus de 500 salariés vont être encore terriblement secouées. A leur suite, les 280 000 entreprises de moins de 10 salariés vont souffrir des séquelles de leurs grandes sœurs, elles vont plier, devoir se réadapter. Mais ces 280 000 sont l ossature et le receleur de l innovation du pays, celles qui se lancent, celles de l humilité active: petites, incertaines, sans trop de visibilité, au chiffre d affaires tâtonnant, mais qui en veulent. Sans bonus, ah non! Sans arrogance, le cœur gros comme ça. Les malheurs des grandes vont peut-être même faire leur bonheur car l investisseur «new style» va (re)découvrir leur bien fondé! L année 2008 a vu un Genilem en recherche de vitesse: sur un terrain où le régionalisme a reculé face au protectionnisme des cantons, Genilem s est affirmée comme une force suisse, romande d abord puis suisse complète avec Winterthur. Genilem a souligné sa volonté d agir avec les entrepreneurs locaux et de composer avec les compétences cantonales. Genilem, avec ses équipes tout à leur tâche d accompagnement, a vu croître le nombre de ceux qui la sollicitaient. La substantifique moelle de Genilem, ses gestionnaires, ont renforcé son offre de démarrage: des formations complémentaires visent à consolider et à professionnaliser les créateurs d entreprise, des formations propres aux gestionnaires leur permettent de mieux encore répondre aux interrogations de leurs poulains, un mentoring actif dans un réseau devenu très dense. 2008 a questionné. 2009 ne peut qu être dynamique. Des enthousiasmes à fortifier. Des innovations à stimuler. Un nouvel intérêt investisseur à favoriser! Armand Lombard, Président du Réseau Genilem Genilem Neuchâtel Genilem Vaud/Genève 28 projets ont été suivis. 3 nouveaux projets ont été sélectionnés et bénéficient d un accompagnement sur 3 ans. Goldinc SA Marin Téléphones dédicacés atelierluxe Neuchâtel Marketing dans le domaine des marques de luxe Dynamic Motion SA La Chaux-de-Fonds Équipementier du mouvement 1 projet bénéficie d un suivi avant sélection Shantara Parfums SA La Chaux-de-Fonds Parfums bio 70 séances de travail ont été organisées, dont 21 pour les 4 entreprises sélectionnées. Les entreprises suivies par Genilem en 2008 représentaient 30 à 40 emplois au début de 2009. Genilem Fribourg Jean-Pierre Häring, Gestionnaire En 2008, GENILEM, via le canal Fri Up, a été sollicitée à 73 reprises, dont 17 pour des appuis de mauvais départ. Son aide à la création a mené quinze entreprises à s inscrire au Registre du commerce et trois à la sélection de GENILEM Suisse. En 10 ans, GENILEM Suisse a accordé son label à 17 créateurs fribourgeois, dont six pour les seules années 2006 et 2008! Afin de valoriser encore davantage le réseau GENILEM dans le canton de Fribourg en cette année 2009, Fri Up / GENILEM entendent mettre sur pied toute une série d actions pour promouvoir leurs activités d aide aux entreprises existantes et en création. Roland Kolly, Président de Genilem Fribourg Olivier Allaman, Directeur de Genilem Fribourg L exercice 2008 s inscrit dans une période de consolidation et d approfondissement. L équipe des gestionnaires a été étoffée dans le canton de Vaud par l engagement à plein temps d un nouveau collaborateur. Le magazine Créateurs a consolidé sa position d organe privilégié de communication en matière de création d entreprises. Les services de promotion économique de plusieurs cantons l on rejoint. La formation par E-learning est désormais considérée comme un instrument d appoint aux formations, elle a été adoptée par l Office cantonal de l emploi à Genève et deux gymnases vaudois. Le deuxième carrefour des créateurs s est tenu à Genève avec succès dans les locaux de la FER. En 2009, il sera organisé dans le canton de Vaud. Les gestionnaires de Genilem ont continué d intervenir dans les programmes de formation de VentureLab et des offices de chômage. Les stamms ont attiré des participants en nombre et les déjeuners-parrains ont, comme les années précédentes, servi de points de rencontre appréciés tant par les parrains que par les créateurs suivis par Genilem. Le mentoring, qui vise d une part à donner aux parrains l opportunité de participer plus étroitement aux activités de Genilem et d autre part à permettre aux créateurs de nouer des liens plus personnels avec des hommes d affaires expérimentés, a formé le chantier nouveau le plus original de l exercice. Durant l année 2008, les collaborateurs de Genilem Vd/Ge ont été sollicités 547 fois pour un premier contact / rendez-vous. Cela a débouché sur 9 présentations devant le Comité de sélection de projets et sur l accompagnement de 9 nouvelles entreprises. En termes financiers, l exercice s est soldé par un excédent de CHF 79 990 dont CHF 65 000 ont été passés en réserves. Ces chiffres sont fournis sous réserve de la révision de KPMG SA. L année a aussi été marquée par le départ de M. P.-Y. Tapponnier, qui a cessé ses activités au sein de notre association fin février 2009. Pierre Kunz, Président Genilem Vd-Ge Créateurs No 9 23
Titre Actualité des partenaires Genilem Genilem Zurich/Ostschweiz Genilem Valais Projekte 2008 2008 geht als erfolgreiches zweites Geschäftsjahr von Genilem Zürich/ Ostschweiz in die Geschichte ein. Aus einer Vielzahl von Projekten wurden schliesslich vier neue Jungunternehmen für ein 3-Jahres-gratis-Coaching selektioniert: Inspira GmbH Hirumed GmbH Artrent GmbH R+J Cosmetics Damit betreuen die Coaches von Genilem insgesamt acht Jungunternehmen in ihrer Startphase. Vorstand Im Vorstand übernahm Michael Domeisen, Geschäftsführer der Standortförderung Region Winterthur, den Sitz von Dieter Bachmann. In der Projektleitung konnten, neben unserem Senior Coach Paul Moeller, vier neue Coaches dazugewonnen werden: Andreas Sütsch, Senior Coach Mario Magistris, Senior Coach Roger Rindlisbacher, Senior Coach Hans Peter Locher, Senior Coach Damit sind die Voraussetzungen geschaffen, dass wieder neue Projekte professionell begleitet werden können. Selektionskomitee Das Selektionskomitee konnte durch zwei Damen bereichert werden: Prof. Dr. Ursula Graf (ZHAW), Professorin an der ZHAW. Gabriela Manser, Verwaltungsratspräsidentin der Mineralquelle Gontebad. Somit zählt das Selektionskomitee neun Mitglieder mit einem exzellenten und breit gestreuten Know-how. Damit besteht Gewähr, dass die zu begleitenden Projekte objektiv und erfolgsversprechend ausgewählt werden. Auch 2008 durfte Genilem Zürich/Ostschweiz wieder auf grosszügige Sponsoren zählen. Dank dem unentgeldlichen Einsatz der Vorstandsmitglieder und des Selektionskomitees und den sehr bescheidenen Honoraren der Choaches gelang es, mit einem schmalen Budget zu wirtschaften und positiv abzuschliessen. Genilem Jura bernois Jürg Iseli, Präsident Zurich/Ostschweiz Les personnes qui s adressent à nous souhaitent obtenir des renseignements en rapport avec ce qui est communément appelé «la mise à son compte». Une deuxième catégorie de porteurs de projets est celle qui a besoin d un «coup de pouce» un peu plus important, pour l établissement d un business plan et/ou d un budget. Enfin, une troisième et dernière catégorie est celle des initiateurs de projets qui sont suivis sur la durée, afin d augmenter au maximum les chances de succès de leur entreprise (suivi Genilem). Pour l année 2008, 30 nouveaux dossiers ont bénéficié des services et conseils du coaching. Le nombre grandissant de créateurs d entreprises est très réjouissant. Nous espérons que, malgré la morosité de l économie, l augmentation du nombre de dossiers va se poursuivre et ainsi retrouver une moyenne annuelle de 35 à 40 dossiers. Les services et l industrie sont les secteurs le mieux représentés. Pierre Mercerat, Directeur Genilem Jura bernois 2008 a été synonyme pour Genilem-Valais de persévérance et d activité soutenue. En effet, avec la nouvelle structure mise en place au niveau de la promotion économique, l antenne valaisanne a vu affluer un flux important de requêtes en provenance d institutions étatiques. Un plus grand nombre de sollicitations pour des renseignements en avant-création ont également été drainées vers le centre opérationnel de Genilem auprès de CCF SA à Sion. Grâce à nos collaborateurs de langues allemandes, nous avons aussi pu satisfaire les requêtes de créateurs en provenance du Haut-Valais. Nous avons par ailleurs dû compter avec le départ de notre ancienne directrice Stéphanie Vidal, que nous tenons à féliciter pour la qualité de son engagement. Néanmoins, nous poursuivons notre route pour la défense de l entrepreneuriat, notamment chez les jeunes en poursuivant nos actions au niveau d «Apprendre à entreprendre» (15 classes actuellement en Valais). Nous avons également à cœur de stimuler les créateurs en leur permettant de participer à notre deuxième Prix créateurs, organisé de concert avec les instances de l Etat et la banque cantonale. L avenir est également au changement puisque nous réaliserons en 2009 le transfert de Genilem-Valais vers l antenne régionale de développement économique: nous continuerons donc sur la lancée de la dynamique entrepreneuriale couplée à l élan étatique. Nous croyons encore et toujours aux vertus de ce partenariat public-privé qui a fait et continue à faire le succès de Genilem. Genilem du Monde Eric Balet, Président Genilem-Valais Nouvel organe de direction créé, ceci en vue de soulager la présidence d une grande partie des charges exécutives. Nomination d Andrea Zaninetti le 23 avril. Nouvelle stratégie d approche des parrains financiers: diversification des sources de financement (fondations privées, organismes publics et entreprises privées). Mise sur pied d un site Internet (www.genilemdumonde.org) et d une plaquette promotionnelle en couleurs. Projets Burkina Faso Mise sur pied de nouveaux organes au sein de l association: bureau (six membres) et direction. Le rapport de mission effectué en juillet relève entre autres une dynamique entrepreneuriale forte et un engagement soutenu des acteurs locaux. A la fin du premier semestre, un bilan global note que seize entrepreneurs ont été suivis dont trois ont vu leur projet finalisé; quatre autres projets ont abouti dans le courant du deuxième semestre. Algérie Le 13 avril, une conférence inaugurale s est tenue à Alger. En marge de celle-ci, des conventions de partenariat ont été signées, notamment entre Genilem du Monde et le Forum des Chefs d Entreprises. Recrutement d une première volée d une vingtaine de jeunes entrepreneurs sur la base des critères de sélection Genilem en mai. En ce qui concerne le financement, l Etat de Genève a confirmé en fin d année le versement de la deuxième tranche de CHF 30 000. Mali Le projet Genilem-Mali a accusé du retard au cours de l année. Le nouvel angle d approche adopté par rapport au projet a consisté à favoriser la diversité des partenariats et à créer une structure Genilem-Mali indépendante, en lien précisément avec un réseau de partenaires. GdM a entériné la nouvelle direction empruntée par le projet. Andrea Zaninetti, Directeur Genilem du Monde 24 Créateurs No 9
Genilem Actualité des partenaires Budget antennes Exploitation de l antenne régionale en 2008 VD-GE FR VS Arc JU (La Chx Fds) Arc JU (Porrentruy) Arc JU (JU Bernois) Winterthur Total 2008 Budget 1 100 000 67 000 110 000 90 000 0 58 000 88 000 1 513 000 Collaborateurs/mandataires Equivalents pleins-temps Heures réalisées 9 5 4 2 0 1 18 38 7 0,5 0,8 0,2 0,00 0,25 1 9 13 339 1082 1050 320 0 298 640 16 729 Secteur d activité des premiers contacts en 2008 Nomenclature Genilem VD-GE FR VS Arc JU (La Chx Fds) Arc JU (Porrentruy) Arc JU (JU Bernois) Winterthur Total 2008 Total 2007 1. Industrie 52 13 1 2 8 0 76 93 2. Distribution Commerce 3. Tourisme Sport Loisirs 4. Informatique Multimedia E-business 5. Social Santé Environnement 6. Service Conseil Formation Total 206 23 28 3 7 1 268 178 52 9 12 4 0 0 77 45 61 8 6 2 3 2 82 55 91 6 11 2 3 3 116 75 85 14 30 3 9 2 143 109 547 73 88 16 0 30 8 762 555 Statut professionnel des premiers contacts en 2008 VD-GE FR VS Arc JU (La Chx Fds) Arc JU (Porrentruy) Arc JU (JU Bernois) Winterthur Total 2008 Total 2007 Salarié 333 30 30 14 22 2 431 354 Indépendant Chômeur Etudiant Autre Total Dont pourcentage de femme 122 23 34 1 5 6 191 82 55 6 10 0 2 0 73 92 11 8 6 1 0 26 21 59 6 8 1 0 74 6 580 73 88 16 0 30 8 795 555 37 27 42 37 0 20 0 Secteur d activité des entreprises sélectionnées en 2008 Nomenclature Genilem VD-GE FR VS Arc JU (La Chx Fds) Arc JU (Porrentruy) Arc JU (JU Bernois) Winterthur Total 2008 Total 2007 1. Industrie 1 1 1 0 0 0 3 7 2. Distribution Commerce 3. Tourisme Sport Loisirs 4. Informatique Multimedia E-business 5. Social Santé Environnement 6. Service Conseil Formation Total 1 0 0 1 0 1 3 7 0 0 0 0 0 0 0 1 1 2 1 0 0 0 4 1 4 0 0 0 0 2 6 0 2 0 1 0 0 1 4 5 9 3 3 1 0 0 4 20 21 Créateurs No 9 25
Un organisme sous la loupe La nouvelle plateforme d appui à l innovation pour les PME et les start-up Toujours plus centré sur sa mission au service des PME romandes, le Réseau CCSO se transforme et s appelle désormais platinn, pour plateforme innovation. Le 3 mars 2009, les six cantons romands (FR, GE, JU, NE, VD, VS) ont en effet donné une nouvelle structure et un nouveau nom au CCSO. Dorénavant, l organisation fonctionne en réseau avec un pool de partenaires et d experts élargi, ceci pour augmenter le soutien concret aux PME engagées dans des démarches d innovation. La transformation du Réseau CCSO correspond à une volonté de renforcement des prestations au service des entreprises romandes. Gage de cette orientation, le Comité de direction s est donné comme président de l association platinn un industriel romand respecté, Paul-Albert Nobs, directeur de Cremo SA. CCSO platinn: mission identique Dans la continuité du CCSO, l association a pour mission de renforcer le système d innovation d affaires des PME. Dans ce cadre, platinn favorise le développement des capacités d entreprise, principalement les sources d idées d innovation d affaires, les ressources internes et les partenariats et collaborations. Quatre niveaux de prestations L association platinn propose de soutenir les entreprises dans l innovation et l amélioration des produits et des marchés, l industrialisation des produits et l amélioration des processus de production et de gestion. Les prestations de platinn se fondent sur les besoins réels des entreprises. Elles s articulent autour de quatre services principaux, chacun structuré de manière modulaire, permettant de s adapter facilement à la situation spécifique de l entreprise: service d augmentation de la capacité d innovation, service de développement et d optimisation des organisations-ressources-processus, service de développement des affaires, service de montage et de mise en place de projets de coopération. Cible PME & start-up platinn favorise les trois cibles suivantes pour ses prestations de services: les start-up basées innovation (avec ou sans structure juridique), les micro-entreprises (1 à 9 collaborateurs), les petites entreprises (10 à 49 collaborateurs). Structure décentralisée L association platinn est organisée en réseau et repose avant tout sur ses «antennes cantonales», des structures de proximité qui jouent le rôle d interface avec les entreprises. Les antennes cantonales, très proactives, coordonnent les activités de platinn au sein de leur canton respectif, promeuvent ses activités et génèrent des projets afin de répondre aux besoins exprimés par les entreprises. En guise d exemple, l Association vaudoise pour la promotion des innovations et technologies (AIT) est l antenne vaudoise de platinn (cf article dans le «Créateurs» No8, mars 2009). Les autres antennes cantonales sont Fri Up (Fribourg), l Office de promotion des industries (Genève), Creapole (Jura), Ginnov (Neuchâtel) et CimArk (Valais). Réseau de coaches élargi Si les antennes cantonales préexistaient dans le cadre du Réseau CCSO, la principale nouveauté de platinn réside dans la constitution d un réseau élargi de coaches, spécialisés dans différents domaines d intervention. platinn offre ainsi des services de prestations en s appuyant sur des coaches accrédités par l association pour un ou plusieurs de ses services. Il peut s agir aussi bien de coaches actifs jusqu alors au sein du Réseau CCSO (salariés des antennes cantonales) que de coaches nouvellement reconnus par platinn, par exemple ceux du Parc scientifique d Ecublens (PSE). De cette manière, le coach le plus apte à répondre aux besoins exprimés par l entreprise peut être affecté au projet. Dans la même volonté d expertise et d efficience, platinn peut s appuyer ponctuellement sur les compétences et le savoir-faire de spécialistes externes. Sandy Wetzel Contact Christoph Meier 26 Créateurs No 9 platinn Christoph Meier Directeur Route du Jura 37 1700 Fribourg Tél. 026 347 48 48 info@platinn.ch www.platinn.ch Service d augmentation de la capacité d innovation: François Klaye, 079 433 03 06 Service de développement et d optimisation des organisations-ressources-processus: René Bart, 079 448 44 42 Service de développement des affaires: Paul-André Vogel, 079 300 67 73 Service de montage et de mise en place de projets de coopération: Blaise Périsset, 026 347 48 48
Ils soutiennent Genilem Migros-Vaud L action de Genilem repose entièrement sur la générosité de ses parrains. Institutionnelles ou privées, grandes ou anciennes entreprises accompagnées, toutes font preuve, à travers leur soutien, d un engagement véritable pour l économie. Migros-Vaud a récemment rejoint le réseau des donateurs. M. Marc Schaefer, son directeur, s en explique. Qu attendez-vous de ce parrainage? J attends de faire des rencontres, de pouvoir aider. J aime le contact, les relations humaines. Je suis prêt à m investir dans la mesure de mes moyens. Pour bien comprendre, je ne veux pas donner d argent mais des conseils, des coups de pouce ou tout ce qui pourra sembler utile à de jeunes entrepreneurs. Est-ce que des petites structures accompagnées par Genilem pourraient avoir des relations avec Migros? J ai récemment participé à un déjeuner-parrains, au cours duquel j ai rencontré trois entreprises accompagnées, Pasta Merlini, Boby Sledge, Metavision. Eh bien, je suis reparti avec les trois dossiers sous le bras. Le fabricant de pâtes, Merlini, nous intéresse. Nous avons des sélections du terroir qui dépendent de chaque coopérative Migros régionale. Alors quand on me parle de pâtes au blé dur d Echallens, forcément ça m interpelle. Pour les bobs de Boby, c est plus compliqué puisqu il s agit de sport et que les articles sont référencés au niveau national. Je ne peux que transmettre le dossier à l échelon supérieur. Le dernier projet, Metavision, qui fait de la gestion d écrans, suscite aussi un intérêt de notre part car nous renforçons notre sécurité. Pouvoir optimiser la gestion des divers écrans en magasin, tout en ayant la possibilité de les utiliser comme support publicitaire, ça peut nous servir. En venant à ce déjeuner-parrain, je ne pensais pas que je pourrais rencontrer des fournisseurs potentiels. Il faut féliciter Genilem pour l organisation de ces déjeuners, lors desquels la mise en rapport est très bien pensée. J espère que nous pourrons faire des affaires avec ces start-ups mais nous négocierons les contrats comme avec nos autres fournisseurs. Marc Schaefer Pourquoi avez-vous voulu devenir parrain de Genilem? Marc Schaefer: Normalement Migros ne soutient pas de tels projets, qui n entrent pas dans sa philosophie. J ai pourtant donné un préavis positif pour des raisons personnelles. Il y a 20 mois, j ai repris la coopérative qui se trouvait dans une période financière difficile. J ai eu l impression qu elle s était un peu endormie, qu elle avait oublié son activité première, ses clients. J ai voulu lancer le renouveau de Migros-Vaud, lui redonner la place qu elle et que ses 4200 employés méritent. J ai envie de changer l image de Migros-Vaud un peu vieillotte. Nous avons lancé des rénovations de magasins, j aimerais développer le sport Or, comme pour le Lausanne Sport que nous soutenons aussi, il y a chez Genilem une passion, de la formation pour les futurs talents, de la transmission et de l aide. L approche de l association - soutien à des entrepreneurs qui ne soit pas du capital-risque, qui ne recherche pas le profit m a plu. Moi-même, je viens de la petite entreprise. Alors oui, c est beau une grande entreprise comme Migros, mais notre tissu est fait de PME, de petits individus. Aujourd hui, vous êtes obligés d avoir recours à un spécialiste pour rédiger un business plan, c est absurde. C est pourquoi ces gens ont besoin de d aide. Genilem, c est un coup de cœur. Migros a aussi commencé petit. Comment se sont passés ses débuts? Il faut savoir qu avant de créer Migros, Gottlieb Duttweiler avait fait deux fois faillite. Il possédait une plantation de café en Amérique du Sud qu il a dû vendre en raison des problèmes de santé de son épouse. Rentré en Suisse, il s est rendu compte du prix de vente du café par rapport au montant reçu par les producteurs. Il s est dit qu il n était pas du bon côté de la production, d où l idée de faire sauter les intermédiaires, ce qui lui a valu nombre d ennemis. Le nom Migros vient d ailleurs de là: mi-grossiste. Il a alors décidé de ne plus vendre une quantité mais un prix, c est-à-dire qu il vendait pour CHF 1 de sucre, de farine ou de café et que la quantité reçue pouvait varier. Il a eu l intuition géniale qu il était plus facile de rajouter 20 grammes que de rendre la monnaie. C était simple mais efficace. L exemple de Duttweiler prouve que lorsqu on a une idée, on doit essayer une fois, deux fois même si on échoue. Il faut continuer. Bon, la troisième fois, si ça ne fonctionne toujours pas, alors il faut changer car l idée n est pas bonne. L important est d être persévérant! Propos recueillis par Frédéric Vormus Créateurs No 9 27
En face Fiche technique SCRASA Dates clés de SCRASA 1961 Création de Scrasa à Genève 1986 Bouygues rachète Screg qui a alors deux implantations en Suisse, Scrasa à Satigny (GE) et Reymond à Nyon (VD) La Société de Travaux de Proximité (génie-civil, services, travaux environnementaux) et Gravière-Recyclage de Matériaux bien connue des Romands, dans le cadre d une opération de Management Buy Out (MBO) assortie d une augmentation de capital, est redevenue indépendante en début d année 2007. Daniel Bel, président du Conseil d administration, directeur de l entreprise, en charge de la direction générale et du commercial de Scrasa, était directeur du génie-civil de Losinger Construction SA lors de sa participation au MBO. 1990 Rachat du groupe Losinger par Bouygues, et intégration de Scrasa et Reymond dans Losinger. 2007 MBO de Scrasa encouragé par Losinger Février 2007 Augmentation de capital et ouverture d une filiale à Nyon (VD) Septembre 2007 Scrasa fête sa renaissance Statut: Société anonyme Domaines de compétences: Travaux routiers, Génie civil, VRD Voirie et réseaux divers, Microtunnelier, Travaux sur site industriels, Travaux sans tranchée, Travaux environnementaux, Travaux spéciaux, Gravière, Recyclage matériaux Points forts: Importance du recyclage Part prépondérante de l innovation, de la recherche et du développement Partenariat avec les entités publiques Ecologie au travail, sécurité, bien-être, prévention, formation et qualité. Objectifs: L environnement. Scrasa renforce sa politique environnementale afin de maîtriser ses impacts dans ce domaine, tout au long du cycle de vie de ses chantiers. info@scrasa.ch www.scrasa.ch Daniel Loeffler: Pour une entreprise telle que la vôtre, quelles sont vos attentes par rapport au dispositif de soutien aux entreprises? Daniel Bel: Vous pouvez nous apporter des aides matérielles, mais aussi de l écoute et des conseils. Parce que vous êtes, à un moment donné, à même de nous dire, avec votre expérience, «voilà ce qu on en pense». Ce n est certes point nos concurrents qui vont nous dire si on se trompe! De même pour les banquiers qui, à priori, ne connaissent pas notre métier. Avec des gens tels que vous, qui avez une certaine connaissance de tous les métiers, de la finance et des autres aspects liés à la gestion d entreprise, qui voyez passer entre vos mains beaucoup de dossiers différents, l avantage est de clarifier nos besoins, et de toucher plus justement la bonne cible. D.L.: Mais, dans le cadre de votre MBO, vous vous êtes appuyé sur un business plan? D.B.: Bien entendu, mais qui ne sert que pour les banquiers. Comme vous pouvez faire dire ce que vous voulez à votre business plan, sincèrement, il ne suffit pas. Les chiffres, il faut simplement bien les analyser, bien les comprendre. Et bien les vendre aussi. Du reste, notre business plan était modéré par rapport à nos résultats. Nous avions prévu 30, nous avons fait 40 millions. Nous avions prévu zéro de résultats, nous avons fait 4%. D.L.: Lors de la reprise de la société par son management, quel fut le soutien apporté par le dispositif cantonal? D.B.: A cette époque, en rencontrant Serge Nouara de la FAE, nous avons bénéficié de l écoute d une personne qui avait le recul nécessaire et qui nous a expliqué quelles problématiques nous allions rencontrer. Nous connaissions notre métier et la vie au sein d une multinationale. Pas celle d une PME. «Lorsque vous aurez un problème d informatique, nous expliquait-il, vous n aurez plus l informaticien de suite sous la main. Vous devrez vous débrouiller seuls. Pour un problème financier, vous ne téléphonerez pas au directeur financier mais directement à votre banquier. Relations bien différentes. Et tout le reste sera à l avenant. Commencez par classifier vos problèmes. Si vous essayez de passer la seconde haie avant d avoir passé la première, ou toutes en même temps, vous courrez à un échec certain.» Voilà le type de conseils qu il nous a donnés. D.L.: Une opération de vente de société demande, dans des délais très courts, une analyse globale de celle-ci. La pression, au niveau des délais, a-t-elle été problématique? D.B.: Effectivement, Losinger, tout en nous apportant son aide, voulait que cela aille très vite. Serge Nouara a étudié plusieurs scénarios qui, pour réussir, avaient besoin de mûrir. Il nous a expliqué que, faute de temps, cela serait difficile d y arriver sans trouver et placer, au sein de notre Conseil d administration, des gens pouvant nous aider. D où, avec l accord de Losinger puisque déjà chez eux, notre rencontre avec Nicolas Brunschwig, qui nous apporte sa connaissance du monde genevois et son expérience d administrateur de diverses sociétés suisses, dont certaines dans le milieu du bâtiment. Celle de Jean-Pierre Gardiol qui, actif de nombreuses années au sein de Béton Frais Graviers et Sables, conjugue une connaissance approfondie des milieux de la construction et 28 Créateurs No 9
En face Fiche technique Le service de la promotion économique gère la promotion de l économie genevoise à l intérieur et à l extérieur du canton. Son nouveau directeur, Daniel Loeffler, précédemment conseiller aux entreprises au sein du SPEG, possède une expérience de consulting, tout particulièrement dans le domaine de la gestion des flux de production et de la mise en place de systèmes de calcul de prix de revient. Il a travaillé au CCSO en tant que chef de projet. des gravières-recyclages de matériaux. De Jean-Louis Roidot qui, après plusieurs postes de direction financière auprès de groupes actifs dans le domaine de la construction est, aujourd hui, banquier d affaires et administrateur de plusieurs sociétés de bâtiment travaux publics. Et, bien entendu, celle de René Tour qui a fondé Scrasa en 1961 et en est actuellement administrateur. Confortée par eux et épaulée par la FAE lors de cette opération de MBO, notre équipe, Christophe Arnaud, Erick Meynet, Bruno Momplot, Philippe Sogno et moi-même, a pu montrer au banquier ce qui était bien, ce qui était risqué, et ce qui ne l était pas. Et posséder une gravière était également un atout certain dans notre partie. D.L.: Maintenant que l opération MBO est terminée, quelles sont vos attentes, par rapport au dispositif de soutien aux entreprises? D.B.: Sur le plan du traitement des matériaux durables et sur celui de l innovation. Ce sont deux axes importants sur lesquels nous nous appuyons. Il s agit, chez Scrasa du DEVAREM (DEblais Valorisé en REMblais), un procédé de recyclage des déblais qui a remporté le 1 er prix de l innovation en 2000 et le 1er prix de l environnement en 2005. D.L.: L innovation et le développement durable sont effectivement deux points sur lesquels le canton de Genève veut fortement sensibiliser les entreprises. D.B.: C est là où nous avons un peu d avance sur les autres. Il y a quelques années, nous fabriquions sans pouvoir vendre ces matériaux recyclés. Maintenant, avec la demande, nous avons du mal à en fournir. Nous allons jusqu en SPEG Belgique trouver ce dont nous avons besoin. L Etat à décidé de placer la barre à 30%, nous, c est 40% que nous recyclons. C est sur ce point que nous pouvons nous différencier de nos concurrents. Nous avons mis en place et présenté au Conseil d Etat différents projets de recherche et d innovation sur 5 ans. D.L.: Concernant ces projets, vous pourriez utiliser les structures de transfert de technologies pour lesquels des financements de la confédération existent. Et puis, la CTI. D.B.: Alors, voyons-nous vite à ce sujet. Il est vrai que nous ne sommes pas très forts sur le plan de la communication dans les entreprises, chez nous en particulier. Il nous faut sortir, rencontrer du monde dans les écoles, forums, conférences. Rencontrer les personnes qui connaissent et/ou utilisent ce type de financements, de supports. Et participer plus souvent aux Petits-déjeuners des PME et des Start-up de la CCIG et de la promotion économique. A chaque fois que nous y allons, nous y apprenons des choses. Propos recueillis par Jean-Michel Garnier Mission: Soutenir les PME et les créateurs d entreprises genevoises dans le développement de leurs projets, en s appuyant sur les compétences des organismes partenaires qui allient professionnalisme, connaissance du tissu économique genevois et volonté de promouvoir l esprit entrepreneurial et l innovation. Mode d intervention/prestations: Premiers conseils aux créateurs d entreprises Conseils aux entreprises en développement ou en restructuration Conseils à la transmission d entreprises Accompagnement dans les démarches au sein de l administration publique Orientation vers les organismes financiers, de conseil, d accompagnement ou de mise en relation Organisation des «petits-déjeuners des PME et des Start-up», rencontres thématiques mensuelles Editions de publications au service des entreprises et/ou des entrepreneurs Chiffres clés: Selon les données non-auditées récoltées en 2008, le Service de la promotion économique de Genève a participé à la mise en place, au démarrage et au développement de 190 projets. Partenaires: Incubateurs et organismes d accompagnement: ECLOSION, FONGIT, GENILEM, OPI Organismes de financement: FAE, FONDETEC, ASECE Organismes de mise en relation et autres prestations: APRES, CCIG, FER, FORMACONSEIL, FTI, UNITEC, VENTURELAB www.ge.ch www.whygeneva.ch www.petitsdéjeuners.ch Créateurs No 9 29
DOSSIER - Traverser les frontières Dossier Bon pour l export Le commerce extérieur a connu des chiffres inégalés en 2008. Une augmentation de 4,6% a permis d atteindre le montant exceptionnel de 206 milliards, générant un excédent de la balance commerciale de 20 milliards. Pourtant le dernier trimestre du même exercice a amené son lot de désillusions: une chute de plus de 4,4%, la première de cette ampleur en sept ans. l exportation: lourdeur administrative, découverte d un nouveau marché, recherche de distributeurs, etc. Pourtant la taille du marché intérieur suisse suppose de se tourner vers le monde. Il vaut donc mieux se préparer au plus vite à cette étape, qui souvent se révèlera déterminante pour l avenir de l entreprise. De quoi refroidir les ardeurs du plus optimiste des créateurs! Difficulté supplémentaire qui s ajoute à la liste des embûches qui parsèment la route de Dossier réalisé par Claudia Blackburn, Jean-Michel Garnier, Jérôme Legerot, Christian Minacci, Serge Sahli, Frédéric Vormus, Sandy Wetzel On ne peut pas exporter sans une masse de papiers. Compliqués et astreignants, il est pourtant nécessaire d en connaître l utilité et la signification. Voyages à travers les frontières avec trois intermédiaires. Le rôle des Chambres de commerce en matière d exportation Sur le plan mondial, les Chambres de commerce assument un rôle d intermédiaire neutre et de confiance entre les administrations douanières et les entreprises privées. Elles ont notamment été chargées de certifier l origine des produits exportés. Cette certification est matérialisée par la preuve documentaire de l origine, qui est utilisée par les administrations douanières pour connaître l origine du produit et pour calculer les droits de douanes applicables. Il existe deux grands systèmes de certification de l origine des produits. 1. Le régime non préférentiel Il constitue le régime normal et habituel de la législation de l origine suisse. Il est appliqué dans tous les cas, notamment lorsque la Suisse n a pas signé d accord économique bilatéral ou multilatéral impliquant des préférences douanières, une simplification des procédures à l exportation et une coopération étroite entre les administrations douanières. Par exemple, les exportateurs de produits suisses en direction de l Argentine, des Etats-Unis ou de la Chine doivent appliquer les règles d origine non préférentielle, puisque la Suisse n a pas signé d accords préférentiels avec ces pays. Les exportateurs devront donc déterminer l origine de leur produit en fonction des règles définies par l Ordonnance sur l attestation de l origine non préférentielle des marchandises du 9 avril 2008 (Oor). Selon nos règles, la marchandise «suffisamment ouvrée en Suisse» acquiert l origine suisse si elle remplit certaines conditions. 30 Créateurs No 9
DOSSIER - Traverser les frontières La preuve documentaire de l origine peut être apportée par le biais: du certificat d origine établi par un bureau de l origine de l attestation d origine établie sur une facture commerciale ou un autre document. Cette preuve est obligatoire dans le domaine non préférentiel, elle fait partie des documents indispensables de la logistique documentaire à l exportation. Les bureaux de l origine, c est-à-dire les Chambres de commerce suisses, délivrent les preuves documentaires de l origine. 2. Le régime préférentiel Le domaine préférentiel constitue le cadre de travail des entreprises qui exportent leurs marchandises vers les pays ayant conclu des accords économiques préférentiels avec la Suisse. C est le cas de l accord de libre-échange conclu entre la Suisse et l Union européenne, les pays de l association européenne de libre-échange (AELE), des pays d Europe centrale et orientale (PECOs), ainsi que la Turquie et Israël. Ces accords permettent une nette simplification des procédures et un allégement de la logistique documentaire. Ainsi, les autorités douanières accepteront-elles, pour les marchandises originaires de la zone de libre-échange, les documents suivants comme preuve de l origine: un certificat de circulation de marchandises pour des marchandises dont la valeur ne dépasse pas CHF 10 300.- (ou 6000.-) une déclaration sur facture avec valeur limite, soit CHF 10 300.- (ou 6000.-), précisant que: «L exportateur des produits couverts par le présent document déclare que, sauf indication claire du contraire, ces produits ont l origine préférentielle» Dans le domaine préférentiel, sont acceptées comme preuves d origine, outre les documents originaux, les copies de déclarations d importation (quittances de douane) sur lesquelles les preuves de l origine fournies lors du dédouanement sont mentionnées. Il est bien entendu préférable de disposer de tous les éléments permettant de prouver l origine du produit exporté (déclaré d origine préférentielle suisse ou française, par exemple). La détermination d origine évoquée plus haut permet de démontrer que le travail de décomposition a été effectué et que l entreprise peut justifier ses dires par le biais d une documentation de support précise. Pour tout renseignements concernant les documents nécessaires à l exportation, vous pouvez vous adresser à la Cambre de commerce et d industrie de votre canton. Vous trouverez toutes les coordonnées nécessaires sur le site: www.cci.ch Serge Sahli Les instruments de trade finance: l intermédiaire bancaire En se lançant dans l exportation, un créateur d entreprise court toujours des risques. Ceux-ci peuvent être considérablement réduits en profitant de l aide des instituts bancaires et des instruments de trade finance qu ils ont développés. L une des phases de développement particulièrement cruciale pour une PME est d étendre son volume d affaire en entrant sur le marché international. Plusieurs raisons la poussent à se tourner vers l étranger: pour une question de survie, le marché domestique étant devenu trop étroit, ou dans un but de croissance. Dès la décision d exporter prise, l entreprise va se trouver face à de nouvelles difficultés amplifiées aujourd hui par une situation économique marquée. Il est donc primordial pour elle de prévenir au maximum les risques liés à ces opérations transfrontalières. Des risques couverts Les banques parmi lesquelles UBS jouent un rôle moteur dans ces opérations en assurant le bon déroulement tant des transactions commerciales elles-mêmes que des flux financiers ainsi générés. Elles jouent les intermédiaires entre les importateurs et les exportateurs en fournissant un certain nombre de produits bancaires: garanties bancaires, crédits documentaires et encaissements documentaires, autant d outils nécessaires à l exportation. Les garanties bancaires Les garanties bancaires permettent de réduire une multitude de risques. Ceux-ci peuvent revêtir plusieurs formes: risque de ducroire (refus ou impossibilité de paiement), de fabrication, de livraison, de performance, de qualité, etc. Les garanties principales sont de deux types: 1. la garantie, qui est un contrat unilatéral entre une banque (la garante) et un bénéficiaire ( le preneur de garantie) peut soit être directe, soit indirecte. 2. La lettre de crédit Standby provient de la léglisation bancaire américaine qui interdit aux établissements bancaires d assumer des obligations vis-à-vis de tiers. Le crédit documentaire Dans le crédit documentaire, une banque émettrice (elle émet le crédit documentaire) s engage au nom de l importateur (le donneur d ordre) à payer à l exportateur (le bénéficiaire) à travers une banque dite notificatrice la somme décidée si ce dernier présente des documents conformes, attestant de la valeur et de l expédition des marchandises. Bien que le donneur d ordres soit l acheteur, les avantages sont réels pour l exportateur: Indépendamment de la situation de l acheteur, la banque procède au paiement, dans un délai plus court. L acheteur ne peut pas empêcher le paiement Lorsque le crédit documentaire est confirmé, il peut être escompté ou être payé d avance. Sur la base du crédit documentaire, l exportateur peut obtenir un crédit en conséquence L encaissement documentaire L encaissement documentaire est l opposé du crédit documentaire dans la mesure où l ordre est donné par l exportateur. Il demande à sa banque d encaisser l argent à la remise de documents de livraison. L encaissement offre un certain niveau Créateurs No 9 q 31
DOSSIER - Traverser les frontières de sécurité, bien que les risques de ducroire, politiques ou de transferts ne soient pas couverts. Moins coûteux et moins complexe que le crédit documentaire, il ne comporte pas d engagement bancaire de paiement. Il s agit donc de définir si ce moyen de paiement correspond aux attentes de l exportateur avant même le début de la vente. L outil de la Confédération A ces outils bancaires s ajoute une couverture proposée par la Confédération. Par le biais de l Assurance Suisse contres les risques à l exportation (SERV), elle propose aux exportateurs suisses de couvrir certains risques, leur permettant ainsi de pouvoir accepter des commandes provenant de pays moins «sûrs» De plus, cette couverture facilitera l obtention d un financement bancaire lié à une vente de biens d investissement. Qu il s agisse d opérations simples ou plus complexes, le banquier assurera à l exportateur un conseil professionnel de premier ordre. Il l aidera sur le choix de l Incoterm, du produit, de l énoncé du crédit documentaire ou de tout autres questions, assurant de cette manière un bon déroulement financier. On peut donc affirmer que les banques jouent un rôle prépondérant en tant que moteur financier mais aussi technique dans la gestion des transactions et des risques liés au commerce international. Didier Braissant UBS AG Conseiller trade finance didier.braissant@ubs.com Les Incoterms: une terminologie à connaître Dans le commerce international, le vocabulaire technique tient une place prépondérante. Dans ce lexique, les Incoterms occupent une place d importance. Jérôme Legerot Il s agit d une norme mise à jour au fur et à mesure de l évolution du commerce mondial et qui permet à l acheteur et au vendeur de se mettre d accord rapidement et sans ambiguïté sur les modalités de la transaction. Les Incoterms (contraction des mots anglais International Commercial Terms) sont des termes commerciaux dont la réglementation est édictée par la Chambre de commerce international à Paris. Ils s expriment par une abréviation anglophone en trois lettres. Ces termes définissent les responsabilités et les obligations d un vendeur et d un acheteur dans le cadre des contrats de commerce internationaux, notamment en regard du chargement, du transport, du type de transports, des assurances et de la livraison. Les Incoterms, selon leur fonction prioritaire, sont: Déterminer les obligations de livraison qui incombent, en terme de délai, au vendeur (sans doute, la plus importante dans le commerce mondial actuel) Répartir les frais de transport Définir le lieu de transfert des risques, c est-à-dire qui du vendeur ou de l acheteur saura supporter l avarie en cas de mauvaises exécution du transport. A ce jour, l utilisation des Incoterms se fait sous les Norme Incoterms 2000. Cette norme définit 13 Incoterms. Attention, certains Incoterms sont maritimes uniquement, tels que FAS, FOB, CFR, CIF, DES, DEQ, d autres s utilisent quel que soit le mode de transport. Voici une liste de quelques Incoterms courants: Departure: EXW: EX Works, au départ non chargé, non dédouané/sortie d usine (non adapté au flux modernes de produits finis) Main Carriage Unpaid: FAS: Free Alongside Ship, sur le quai du port de départ FCA: Free Carrier, chargé «au départ» ou acheminé à «tel lieu» dans le pays de départ (tous transports) FOB: Free On Board, chargé dans le bateau, les frais de chargement dans celui-ci étant fonction du liner-term indiqué par la compagnie maritime (quai, sous-palan, bord) Main Carriage Paid: CFR: Cost and Freight, chargé dans le bateau, livraison au port de départ, frais payé jusqu au port d arrivée, sans assurance pour le transport, non déchargé du navire à destination et frais de déchargement inclus ou non selon liner term au port d arrivée CIF: Cost, Insurance and Freight, chargé sur le bateau, frais jusqu au port d arrivée, avec l assurance marchandise transportée souscrite par le vendeur pour le compte de l acheteur CPT: Carriage Paid To, livraison au premier transporteur, frais jusqu au déchargement du mode de transport, sans assurance pour le transport CIP: Carriage and Insurance Paid to, jusqu au déchargement du mode de transport, avec assurance marchandise transportée souscrite par le vendeur pour le compte de l acheteur Delivery: DAF: Delivered At Frontier, à la frontière désignée, au point frontière désigné; terrestre exclusivement DES: Delivered EX Ship, dans le bateau au port d arrivée DEQ: Delivered EX Quay, déchargé sur le quai du port d arrivée DDU: Delivered Duty Unpaid, à destination finale mais sans le dédouanement import DDP: Delivered Duty Paid, à destination finale, dédouanement import effectué (si exclusion des taxes type TVA, il faut le préciser clairement) Une terminologie absconse qu il est préférable de maîtriser dans le cadre des échanges internationaux. Jérôme Legerot Balestrafic Transport & logistique jlegerot@balestrafic.ch 32 Créateurs No 9
DOSSIER - Le tout à l export Deux sociétés, l un très grande et l autre plus petite vivent presque exclusivement de l exportation. Comment fonctionnent-elles? L exportation, secteur d activité et marché Contrinex exporte 97% de sa production dans plus de 60 pays à travers le monde. La forte croissance de l entreprise la petite société d hier occupant une seule personne est aujourd hui une multinationale qui réunit 500 collaborateurs n aurait jamais été possible sans l exportation de ses biens. Interview avec le fondateur et directeur de l entreprise Contrinex, Peter Heimlicher. Contrinex Allemagne Contrinex Suisse, siège principal Contrinex Chine Comment Contrinex a-t-elle réussi à s implanter à l étranger? Peter Heimlicher: La vente à l étranger reposait initialement sur des distributeurs. Cette manière de procéder à changé de façon radicale avec la création de la première filiale en France en 1996. Ensuite, d autres filiales ont vu le jour, tout d abord dans les principaux marchés traditionnels d Europe (Allemagne, Italie, Grande- Bretagne), ainsi qu aux USA, au Japon et en Corée du Sud, puis dans les pays à forte croissance économique tels que la Chine, le Brésil, le Mexique et l Inde. A l heure actuelle, Contrinex dispose de 16 filiales réparties dans le monde entier. Que représente le secteur de l exportation pour votre entreprise? Le marché de l exportation est à l origine de notre processus de croissance et il demeure le moteur central de l expansion de notre entreprise. Quels conseils donneriez-vous à de jeunes entreprises qui désirent exporter leurs produits? 1. Identifier les principaux marchés potentiels. Il est vivement conseillé de se renseigner sur leurs caractéristiques spécifiques. 2. Assurer la protection de sa marque/ses marques dans les marchés potentiels. 3. Lorsque les marchés sont bien définis, rechercher les partenaires adéquats, c est-à-dire des personnes de confiance qui connaissent bien le marché local. Un essai avec un ou plusieurs représentants est souhaitable car cela représente normalement peu de risques et des coûts minimes. Cette étape est véritablement la clé du succès. Sans un bon partenaire, pas de collaboration fructueuse possible. De plus, un mauvais partenariat peut nuire à la société. Portrait de l entreprise 4. Ne pas se précipiter. En général, dans la phase de démarrage d une entreprise, tant les ressources humaines que financières sont limitées. C est pourquoi il est préférable de procéder étape par étape, afin de consolider les premiers pas et de faire profiter les pas suivants de l expérience ainsi acquise. 5. Regarder vers l avenir. De nouveaux marchés prometteurs sont probablement plus faciles à conquérir que des marchés déjà bien établis, où la concurrence est forte. Toutefois, ces marchés sont le plus souvent imprégnés d une culture différente de la nôtre d où l importance primordiale de choisir un bon partenaire. 6. Ne pas se laisser décourager par les revers éventuels. La connaissance du monde de l exportation est le fruit d un long apprentissage. Propos recueillis par Claudia Blackburn Que changeriez-vous aujourd hui, si cela était à refaire? L expérience nous a appris que les filiales s identifient davantage à la marque Contrinex et à ses produits que les distributeurs, tout spécialement lorsqu elles portent le nom Contrinex. Cela signifie que, en général, les ventes progressent plus rapidement en travaillant avec des filiales qu avec des distributeurs. Par la même occasion, la coopération entre sociétés nationales renforce la marque commune. Notre croissance aurait probablement été bien plus rapide si nous avions créé nos propres sociétés plus tôt. Contrinex est un fabricant de détecteurs de proximité inductifs et photoélectriques à la pointe de l innovation, leader mondial sur le marché des longues portées et des appareils miniatures. Depuis sa fondation en 1972, la maison Contrinex s est concentrée sur le domaine des détecteurs pour applications industrielles. Contrairement à la centaine de concurrents se partageant le marché des appareils basiques, l entreprise helvétique, sise à Givisiez (FR), a développé une gamme d appareils dont les performances dépassent largement celles des appareils standards. Peter Heimlicher, CEO Créateurs No 9 33
DOSSIER - Le tout à l export Jusqu au bout du monde Dans la plus pure tradition de la qualité suisse, Genlift S.A., établi sur les bords du lac Léman, développe et distribue des applications précises et innovatrices pour les soins du visage et du cou. Rencontre avec Patricia Kotek et Laurent Perrin. Pouvez-vous nous exposer la spécificité de votre société, et son approche en matière d exportation? Genlift: Nous avons mis en place un concept global des soins du visage, composé d une gamme de produits cosmétiques proactifs, les «consommables», d un équipement électronique qui génère ces consommables et d une palette de protocoles de soins éprouvés qui garantissent la fiabilité et l efficacité de nos soins. Œuvrant dans la cosmétique professionnelle, nous nous adressons donc à des distributeurs qui se tournent ensuite vers leur propre clientèle faite d esthéticiennes, de spa et de cliniques dermatologiques. Nos réseaux de distribution sont donc totalement différents de la cosmétique de détail que vous trouvez dans les magasins. Nous avons cependant, étant en perpétuel développement, des contacts avec «la base» car, dans notre domaine, nous nous devons d innover régulièrement. La spécificité de notre offre fait que la problématique de l export a été un sujet prioritaire pour Genlift, puisqu à travers nos distributeurs et nos contacts particuliers nous exportons 98% de notre marchandise à travers différents territoires. Quels sont-ils particulièrement? Nous avons une stratégie de développement assez bien définie. Et une gamme d une quinzaine de produits de soins assez complexes et différents qui couvrent tous les types de peaux, de couleurs et pigmentations différentes, une indienne n a pas la même peau qu une suédoise qui n a pas celle d une espagnole et le facteur de l âge puisque, par exemple, une asiatique ne vieillira pas de la même manière qu une européenne. L Inde est pour nous un marché important. Viennent ensuite les pays de l Est, la Russie et l Europe centrale où le facteur «qualité suisse» est très porteur. Puis les pays de l Union Européenne, la France, Paris principalement et, bientôt, la région Paca (Sud de la France), l Allemagne, l Italie, le Benelux, l Espagne Ce qui laisse supposer différents paramètres pour établir votre politique d exportation. Effectivement, chaque territoire possède sa spécificité sur le plan de l exportation. Notre approche de celle-ci n est donc pas globale mais propre à chaque pays. Nous avons dû travailler sur cinq paramètres fondamentaux. Le premier, concerne la qualité de l information (la connaissance du potentiel de chaque pays). Elle est déterminante pour des marchés matures tels que la France ou l Allemagne. Mais aussi en Russie, en Tchéquie où elle est très difficile, volatile, directement liées à l argent. Il faut savoir que plus cette recherche est imprécise, plus cela coûtera cher. En Inde, la qualité de l information est fort bonne, mais le facteur temps est énorme. Il est primordial de savoir comment, et dans quels pays nous pouvons faire de bonnes projections de ventes. Si vous savez où frapper, votre marketing coûte moins cher que si vous devez agir autrement sur le plan des recherches pour être connu (affichages, campagnes de presse, radio, télévision ) D où l avantage d avoir un positionnement tel que le nôtre, même si le marketing coûte, au final, fort cher. Les langues sont le deuxième paramètre fondamental. Trouver l exacte manière de s adresser à des personnes de langues différentes qui ne parlent ni le français, ni l anglais. Au niveau des esthéticiennes, nous devons «marquer» l intégralité de la production dans la langue du pays. Ce qui revient, là encore, très cher. Troisième paramètre, la réglementation locale, véritable barrière normative. Même venant de Suisse, pour entrer sur le marché européen, c est comme si vous veniez du Togo. Vous êtes traité au même niveau. Mais il existe des accords bilatéraux Pas pour la cosmétique. Bien que les mêmes normes existent partout en Europe, l Espagne, par exemple, sera encore plus exigeante dans ce domaine. C est donc compliqué. Pour la Norvège, vous aurez la barrière de la langue, peu courante, mais étant un marché important, vous devrez y investir beaucoup. Quant aux USA, cas extrême, avec leurs barrières d entrée normatives très spécifiques, ce sont des sommes considérables qu il vous faut dépenser pour vous installer sur ce marché. Genlift n est pas encore prêt. Par contre, si vous souhaitez aller dans les Emirats, ce qui est notre but, leurs normes se rapprochent de celles de la France ce qui facilite les choses (langue anglaise et qualité de l information assez bonne). C est donc une ouverture. Le Japon est aussi un marché important, très porteur dans ce secteur avec une bonne qualité de l information, mais avec des normes extrêmement contraignantes. Pour entrer sur ce territoire, il faut tout planifier de manière parfaite. Le quatrième point fondamental? La barrière douanière. Une langue, c est une chose, la douane en est une autre! Même depuis la Suisse, pour exporter dans les pays voisins européens, c est compliqué. Il est donc nécessaire d employer des gens, d un haut niveau, dans le pays concerné, afin de pouvoir faire savoir, sur place, que ce qui vient de Suisse est bon. La «sécurité cosmétique». Pour palier cela, nous avons ouvert une succursale en France à laquelle nous vendons nos produits. Elle se charge ensuite de les distribuer sur toute l Europe. Ce n est là qu une histoire de barrières douanières, mais qui augmente automatiquement les coûts de fonctionnement. Et le cinquième et dernier point? C est le suivi. Car si vous avez une bonne qualité de l information, l aspect des langues réglé, une réglementation à jour et une douane sans problème, il est, là encore, capital d être en mesure de suivre tout cela, minutieusement, sur le terrain. Lorsque c est à côté, les coûts sont supportables cela dit, en Allemagne, les voyages sont très chers. Mais lorsque votre marché est Genlift S.A. Laurent Perrin, CEO Patricai Kotek, Dir. Sales & Marketing Rue du Mont-Blanc 7 CH-1201 Genève Tel. +41 (0)22 588 68 50 Fax +41 (0)22 588 68 53 info@genlift.ch www.genlift.ch Soutien de la Fondetec loin, voire très loin, la charge des dépenses fonctionne à plein. Ce sont donc tous ces paramètres que nous avons dû étudier, disséquer et résoudre avant de nous lancer sur différents territoires. On nous dit parfois «Mais vous n êtes pas en Chine?». C est vrai. Bien que notre gamme de produits corresponde à ce territoire, il faut savoir que les normes, la langue et les déplacements y sont très compliqués, le suivi difficile et la qualité de l information très aléatoire. Raisons pour lesquelles nous n y sommes pas encore. Genlift n a pas, à ce jour, la structure pour un tel pays. Et la Suisse? Notre propre terrain, la Suisse, correspond parfaitement à nos produits. Nous y avons un distributeur basé à Fribourg, donc non loin de Genève, que nous utilisons comme zone test pour tout un tas de choses puisqu il est vrai que ce qui «marche» en Suisse a de très fortes chances de bien fonctionner à l export. A nous de trouver une bonne balance entre le local et l exportation. Être bien implanté ici peut servir de par la reconnaissance du «label» suisse à être mieux reconnu et implanté ailleurs. Du reste, «que faites-vous chez vous?» est la première question que le distributeur que vous approchez vous posera. En conclusion, quel est le plus difficile, et cependant primordial, à mettre en place pour une bonne stratégie export? Travailler l export n est pas un problème. Mais il existe une chose que vous ne pouvez pas contrôler: la qualité de l information récoltée. Elle doit être continuellement améliorée. Sinon, gare aux erreurs et aux dépenses inutiles. Heureusement, sur le marché de la cosmétique professionnelle, nous ne sommes pas en concurrence avec de grands groupes à forts moyens de pression. Il y a plusieurs acteurs importants mais pas de réelle concurrence. Donc une place pour tout le monde. Ce qui fait la différence est d avoir sur place, dans chaque territoire, le bon partenaire. Propos recueillis par Jean-Michel Garnier 34 Créateurs No 9
DOSSIER - Aide à l exportation S aventurer seule en terre étrangère peut s avérer difficile, voire dangereux pour une jeune société. Des organismes soutiennent celles qui veulent se lancer. L Osec et les Chambres de commerce au service des PME actives à l international Depuis le début 2008, l Osec se charge de promouvoir non seulement les exportations, mais aussi la place économique suisse à l étranger. Selon les mandats reçus du Secrétariat d Etat à l économie (SECO), l Osec a pour mission d informer, de conseiller et d accompagner les entreprises de Suisse et du Liechtenstein mais aussi les sociétés étrangères dans leurs projets de développement international. La mission fondamentale de l Osec consiste à soutenir efficacement ses clients dans le développement de leurs affaires à l étranger. Pour la mener à bien, l Osec organisme privé affilié au Business Network Switzerland travaille en partenariat avec un vaste réseau de compétences en Suisse et à l étranger. En Suisse et au Liechtenstein, ce réseau est constitué de chambres de commerce, d industrie cantonales et de chambres économiques. La mission fondamentale de l Osec consiste à soutenir efficacement ses clients dans le développement de leurs affaires à l étranger Espagne, en France, en Grande-Bretagne, en Inde, au Japon, en Italie, en Pologne, en Russie, à Singapour (région ASEAN) et aux USA. En tissant d étroites relations avec les principaux acteurs sur ces marchés, les hubs se sont adjoint des compétences locales qui les aident à répondre aux besoins précis des entreprises suisses. Ils se chargent aussi d alimenter la plate-forme internet www.osec.ch d informations rigoureuses et actuelles sur leurs marchés respectifs. Les services de l Osec Pour promouvoir la place économique suisse, l Osec fournit un appui aux entreprises étrangères qui souhaitent s établir en Suisse, en étroite coordination avec les cantons. En matière de promotion des exportations, l Osec fournit ses services aux côtés de l économie privée de façon subsidiaire dans trois domaines: l information de base, le conseil de base et le conseil approfondi. Le service information de base fournit gratuitement des informations de qualité sur l export. Le conseil de base propose des entretiens individuels aux entreprises ainsi que des audits pour évaluer leurs capacités à exporter. Les services de conseil approfondi comprennent, notamment, la mise en contact avec des partenaires commerciaux, des analyses de marché, le repérage d opportunités commerciales attrayantes sur les marchés et la participation à des salons à l étranger sur les stands officiels mis sur pieds par la Suisse («SWISS Pavilion»). Christian Minacci Pour plus d informations: Osec Lausanne Av. d Ouchy 47 Case postale 315 1001 Lausanne Tel. +41 21 613 35 70 Fax +41 21 613 35 02 info.lausanne@osec.ch Sur certains projets, l Osec travaille avec des associations économiques ou professionnelles et des prestataires privés. A l étranger, ce sont les «Swiss Business Hubs» et les chambres de commerce bilatérales qui forment l ossature du réseau. Les Swiss Business Hubs: des relais à l étranger Les «Swiss Business Hubs» ont été implantés en collaboration avec les services commerciaux des représentations diplomatiques et des chambres de commerce suisses à l étranger pour servir de centres de compétences sur des marchés clés à fort potentiel de développement. Il existe aujourd hui 16 hubs, situés en Afrique du Sud, en Allemagne, en Autriche, au Brésil, en Chine, aux Emirats arabes Unis/Dubaï (région GCC), en Créateurs No 9 35
DOSSIER - Aide à l exportation Présence intensive sur les marchés étrangers EPMT Lausanne 2008 Des actions de promotion ciblées sur les marchés étrangers, un accompagnement et des conseils personnalisés, des possibilités de mise en relation avec des investisseurs, des partenaires industriels ou des clients potentiels, voici en quelques mots ce que peut offrir Micronarc, le pôle micro-nanotechnique de Suisse occidentale, aux PME et start-up de cette région. Interview de Edward Byrne, son responsable. Selon vous, quels types d actions une entreprise doit-elle mettre en œuvre pour réussir son processus d internationalisation et à quel moment? Edward Byrne: Il n est jamais trop tôt pour agir Une entreprise doit toujours être en veille des marchés potentiels, tant localement qu à l étranger. Elle doit être capable de se situer dans ces marchés par rapport à ses concurrents. Les salons et congrès internationaux représentent d excellentes plates-formes pour ce genre de veille, notamment pour créer de nouveaux contacts. Les stands communs organisés par Micronarc ont pour but d aider les start-up et les PME qui n ont pas forcément les ressources humaines ni le savoir-faire pour organiser ellesmêmes un stand. Ils offrent une grande visibilité dans les principales foires européennes du domaine micro-nano. Et il existe souvent de très bonnes synergies et possibilités de réseautages entre co-exposants. Mais avant même de quitter le territoire suisse, il importe déjà d assurer la qualité de son image, notamment de son site internet. Celui-ci contient les premières informations sur vos activités et donne une première impression sur votre professionnalisme à vos clients potentiels. Du texte brut, sans animation, avec un contenu concret sur vos expertises, vos produits phares et des mots-clés très spécifiques à vos compétences sont quelques conseils que je peux vous donner. Electronica Munich 2008 Quels besoins expriment les entreprises lorsqu elles prennent contact avec Micronarc? Et comment pouvez-vous y répondre? Presque toutes les entreprises qui participent à nos stands font leur choix par rapport au salon. Autrement dit, elles ciblent un secteur d activité précis, comme le médical (Medtec), les capteurs (Sensor + Test), l horlogerie (l EPHJ), etc. Elles connaissent ces salons et utilisent les stands Micronarc pour assurer leur présence sur ces marchés ciblés. Dans des cas plus rares, nous avons des contacts avec certaines start-up qui n ont aucune expérience. Notre programme d activités, riche et varié, les incite alors à participer, soit par une présence personnelle avec leur propre zone sur le stand, soit par une représentation par une personne de Micronarc assurant l interface avec les visiteurs. Les deux alternatives sont toujours possibles, ce qui offre la possibilité d explorer plusieurs domaines simultanément. Dans le cadre d un événement professionnel, que devrait faire l entreprise pour optimiser ses résultats dans l identification de nouveaux clients? Quels sont ses principaux facteurs de succès? L expression anglaise «You only get out of something what you put in» résume bien ma réponse. Il ne suffit pas de placer ses produits dans une vitrine, puis d attendre de nouveaux clients. Il faut au contraire adopter une attitude proactive. Quelques conseils: prendre le temps de visiter le salon virtuel (catalogue en ligne) avant la foire, planifier des visites chez les autres exposants pour prospecter de nouveaux clients (qui ont souvent leur propre stand!), rendre visite aux concurrents, ceci même de manière anonyme. Quant aux facteurs de succès, il est difficile de les désigner précisément car chaque entreprise a des attentes différentes. De manière générale, mieux vaut miser sur la qualité des contacts plutôt que sur la quantité. Un bon contact d un jour peut devenir un client de plusieurs années! Selon vous, est-il pertinent pour une entreprise de se doter d une structure permanente dans un marché qu elle souhaite développer? Quels conseils lui donneriez-vous pour gérer sa présence parallèlement en Suisse et à l étranger? Absolument. Si un marché cible existe en Suisse et à l étranger, il faut essayer de maintenir une présence aux deux endroits. A mon avis, il n y a pas de meilleur moyen pour cela que d être présent dans les foires industrielles et les congrès scientifiques à l étranger, surtout en considérant le rapport qualité-coût d investissement d une telle action. Mais structure peut signifier beaucoup de choses: des ressources humaines, une politique de veille, un bureau ou une usine dédiée à l étranger? A chacun de décider de la nécessité et de l importance de cette structure, l ampleur de l effort devant être proportionnelle aux moyens de l entreprise. Une start-up de deux ou trois collaborateurs ne pourra probablement pas tout de suite ouvrir un bureau à l étranger. Cependant, la présence régulière aux événements cibles du domaine, par le biais de visites ou de participation à un stand, est à mon avis très importante, tant pour les PME que pour les plus grands acteurs. Il s agit d une présence personnelle et constante qui permet de rester incontestablement «branché». Il faut aussi être capable de choisir les meilleurs événements, car ceux-ci se multiplient sans cesse. Finalement, je souhaite relever qu en aucun cas il ne faut s arrêter de participer en période de crises car il faut au minimum montrer que l entreprise n est pas morte! Propos recueillis par Sandy Wetzel Une politique publique volontariste Les cantons de Suisse occidentale (CDEP-SO) poursuivent depuis plusieurs années une politique active de promotion des industries et des technologies. Dans ce cadre, ils ont initié plusieurs projets de platesformes de promotion sectorielle dans les domaines des sciences de la vie (BioAlps), des technologies de l information et de la communication (AlpicT) et des micro-nanotechnologies (Micronarc). L une des missions principales de ces plates-formes est de développer le marché de Suisse occidentale à l international. 36 Créateurs No 9 Edward Byrne et Céine Auberson, Hanovre
Annuaire des organismes d aide Annuaire Structures d aide à la création d entreprise Ce magazine se veut une plateforme d information en matière de création d entreprise. A travers cet annuaire, découvrez la diversité et la complémentarité des différents organismes d aide. Et surtout n hésitez pas à contacter celui ou ceux dont l activité répond à votre besoin. Suisse occidentale Alliance Réalisation et renforcement du transfert de technologies et de savoir («TT») et de la coopération entre les Hautes Ecoles de Suisse occidentale et les entreprises, en particulier les PME. M. Roland LUTHIER 021 693 35 75 alliance@epfl.ch www.alliance-tt.ch AlpicT Promotion des technologies de l information et de la communication (TIC). M. Didier MESNIER 022 304 40 40 didier.mesnier@opi.ch www.alpict.ch BioAlps Promotion de biotechnologies et des technologies médicales. Mme Norie MATURANA 022 304 40 40 contact@bioalps.org www.bioalps.org CRC-PME Coopérative romande de cautionnement PME Solutions de cautionnement à tous types de projets et d entreprises. M.Christian WENGER 021 721 11 91 crc@crcpme.ch www.crcpme.ch Capital proximité Mise en contact d investisseurs privés et de porteurs de projets cherchant un financement à long terme. M. Pierre BORDRY 021 641 17 30 pby@capitalproximite.ch www.capitalproximite.ch FIT Fondation pour l innovation technologique Soutien au développement de projets à contenu technologique innovant issus d une collaboration avec une haute école de Suisse Romande. Secrétariat CVCI 021 613 35 35 cvci@cvci.ch www.fondation-fit.ch Genilem Accompagnement des créateurs d entreprises innovantes. Retrouvez les adresses de nos autres antennes sur www.genilem.ch. Mme Elisabeth MURE-DONZE 032 471 13 28 reseau@genilem.ch www.genilem.ch Créateurs No 9 37
Annuaire des organismes d aide Microcrédit Solidaire Suisse MS prend la succession d ASECE dès le printemps 2009: présente sur l ensemble du territoire national, au service des créateurs de petites entreprises. Conseil, analyse des projets, financement, accompagnement. Mme Andréa LEHMANN-BEYTRISON 021 646 94 93 ms@microcredit-solidiare.ch www.microcredit-solidaire.ch Micronarc Promotion des micro et nanotechnologies de Suisse occidentale. platinn platinn (anciennement Réseau CCSO) est au service des PME et start-up romandes depuis 1991 et compte quelque 1200 clients à son actif. Le changement de nom opéré en mars 2009 marque sa volonté de renforcer et d élargir ses activités au profit des PME et start-up de Suisse occidentale pour les soutenir dans leurs projets d innovation. M. Philippe FISCHER 032 720 09 00 info@micronarc.ch www.micronarc.ch M. Christoph MEIER 026 347 48 48 info@platinn.ch www.platinn.ch Relève PME Soutien au PME lors du règlement de leur succession: renseignements complets sur la succession d entreprise et proposition d un vaste éventail de possibilités de reprise, de participation et de collaboration. M. Giovanni GIUNTA 021 796 33 00 info@relevepme.ch www.relevepme.ch Swissmédia Association suisse du multimédia Participation à la création, encouragement et soutien au fonctionnement de technopôles et incubateurs dans les domaines des nouvelles technologies de l information, de la communication et du multimédia. M. Roland GRUNDER 021 925 80 30 info@swissmedia.ch www.swissmedia.ch Fribourg Capital Risque Fribourg SA Au service des entreprises novatrices en phase de création ou d expansion. Vise à promouvoir le développement de nouvelles technologies et la création d emplois par du capital-risque. M. Claude JORAND 026 425 87 00 promfr@fr.ch www.promfr.ch Effort Fribourg SA Société de capital-risque qui encourage la création ou le développement d entreprises générant de nouveaux emplois dans le Grand-Fribourg, par des prises de participations ou des prêts. M. Antoine BERGNA 026 408 74 74 antoine.bergna@nbafid.com Fri Up Soutien aux entreprises existantes ou en création Guichet qui développe des synergies entre l économie, les Hautes écoles et l Etat. Aide les PME à améliorer leur compétitivité et à générer de la valeur ajoutée. Fri Up est également une structure d hébergement et d accompagnement. La durée de location est de 3 à 36 mois. Antenne fribourgeoise de platinn. M. Olivier ALLAMAN 026 425 45 00 office@friup.ch www.friup.ch Genilem Fribourg Accompagnement ciblé des créateurs d entreprises avec plusieurs années de suivi de l entreprise et l accès à un réseau dynamique. M. Olivier ALLAMAN 026 425 45 00 office@friup.ch www.genilem.ch IVE Institute for Value-based Enterprise Eveille et transmet l esprit d entreprise chez les étudiants des Universités et des HES (Hautes Ecoles Spécialisées) qui souhaitent devenir des entrepreneurs innovateurs de haute qualité. Possibilité de suivre des workshops en français et en allemand, d obtenir des stages pratiques et de participer à des conférences. M. Hans Ulrich PESTALOZZI 026 309 20 20 pestalozzi@iveinstitute.org www.iveinstitute.org Promotion économique du canton de Fribourg Soutien aux entreprises fribourgeoises lors de projets d extension et d implantation dans le canton de Fribourg. M. Thierry MAURON 026 425 87 00 promfr@fr.ch www.promfr.ch Genève CCIG Chambre de commerce, d industrie et des services de Genève Promotion de l économie genevoise. M. Jacques JEANNERAT 022 819 91 11 ccig@ccig.ch www.ccig.ch 38 Créateurs No 9
Annuaire des organismes d aide Eclosion Support à la création et au développement d entreprises dans le domaine des sciences de la vie. M. Jesús MARTIN-GARCIA 022 880 10 10 contact@eclosion.com www.eclosion.com FAE Fondation d aide aux entreprises Soutien aux PME existantes ou en création dont le développement présente un intérêt pour le canton en termes d emplois et de savoir-faire. La FAE est l antenne genevoise de la CRC-PME. MM. Jean METRAILLER et Serge NOUARA 022 827 42 84 fae@fae-ge.ch www.fae-ge.ch FER Genève Fédération des entreprises romandes Aide et conseils en matière de création d entreprise, plus particulièrement sous l angle administratif (formes juridiques, contrat de travail, CCT, salaires), mais aussi en matière de relations du travail et d assurances sociales (AVS, LPP, activité indépendante, etc.). M. Anthony MONTES 022 715 34 97 anthony.montes@fer-ge.ch www.fer-ge.ch Fondetec Fondation pour le développement des emplois et du tissu économique en Ville de Genève Soutien à la création d entreprises génératrices d emplois, au maintien et au développement d entreprises existantes ainsi qu à l innovation technologique. M. Jérôme FAVOULET 022 338 03 60 info@fondetec.ch www.fondetec.ch Fongit Fondation genevoise pour l innovation technologique Financement et accompagnement de projets innovants dans les hautes technologies. M. Pierre STRÜBIN 022 884 83 00 info@fongit.ch www.fongit.ch Genilem Vaud-Genève Bureau de Genève Accompagnement des créateurs d entreprises innovantes. Retrouvez les adresses de nos autres antennes sur www.genilem.ch. M. Pierre KUNZ 022 817 37 77 info@genilem.ch www.genilem.ch Guichet pour entreprises du Service de la promotion économique Service de conseil et d information Soutenir les PME et les créateurs d entreprises genevoises dans la mise en place de leurs projets, en s appuyant sur les compétences des organismes partenaires. M. Daniel LOEFFLER 022 388 34 34 daniel.loeffler@etat.ge.ch www.geneve.ch / www.geneva.ch www.petitsdejeuners.ch A retrouver en page 28 OPI Office de la promotion industrielle L OPI soutient le développement de l industrie en: fournissant aux entreprises un appui en marketing international; offrant à des conditions avantageuses des prestations de conseil aux start-up et PME. Antenne genevoise de platinn. M. Rolf GOBET 022 304 40 40 admin@opi.ch www.opi.ch Neuchâtel CNCI Chambre neuchâteloise du commerce et de l industrie Association privée qui défend les intérêts généraux de ses membres en assurant une veille politique afin de promouvoir des conditions-cadres favorables au développement des entreprises. M. Pierre HILTPOLD, Directeur 032 722 15 15 cnci@cnci.ch www.cnci.ch Finergence Financement initial d entreprises novatrices. M. Jean-Jacques DELÉMONT 079 327 12 34 delemont.j-j@bluewin.ch www.finergence.ch Genilem Arc-Jurassien Bureau de La Chaux-de-Fonds Accompagnement des créateurs d entreprises innovantes. M. Daniel VOGEL 032 967 86 10 info@genilemne.ch www.genilemne.ch NE-IPME Société coopérative Neuchâtel Interface PME Solutions de cautionnement à tous types de projets et d entreprises. NE-IPME est l antenne neuchâteloise de la CRC-PME. M. Pierre DÜRRENBERGER 032 853 42 54 ne@crcpme.ch www.crcpme.ch NEODE SA Parc scientifique et technologique du canton de Neuchâtel Hébergement, accompagnement et développement de sociétés porteuses de projets innovants dans les domaines de la micro et nanotechnologie. M. Claude AMIGUET 032 720 52 60 info@neode.ch www.neode.ch Créateurs No 9 39
Annuaire des organismes d aide OPEN Office de Promotion Economique du canton de Neuchâtel Soutien aux projets de création, d implantation, de développement et de transmission d entreprises dans le canton de Neuchâtel. 032 889 68 23 den@ne.ch www.e-den.ch Vaud AIT Association vaudoise pour la promotion des innovations et des technologies Amélioration et promotion de la collaboration entre l économie, les hautes écoles et l Etat de Vaud afin d assurer la pérennité de la place technologique vaudoise. Antenne vaudoise de platinn. M. Daniel TIERCY 021 316 63 79 info@ait-vd.ch www.ait-vd.ch Ateliers de la Ville de Renens Incubateur et accueil d entreprises actives dans le domaine de la communication visuelle, du graphisme, du design et de l architecture. M. Yves ROULIN 021 632 71 50 yves.roulin@renens.ch www.ateliersvdr.ch Biopôle Accueil d activités à forte valeur ajoutée, principalement dans les domaines des sciences de la vie et des quartiers généraux à vocation internationale. M. Jean-Marc Tissot 021 692 58 30 info@biopole.ch www.biopole.ch Centre patronal Appui, conseil et accompagnement de projets touchant aux arts et métiers, au commerce et aux services. M. Jean-François TOSETTI 021 796 33 00 info@centreptronal.ch www.centrepatronal.ch CODEV Coordination du développement économique vaudois Soutien à l installation de nouvelles entreprises et au développement des entreprises existantes dans les différentes régions vaudoises. info@codev.ch www.codev.ch CVC Coopérative vaudoise du cautionnement Solutions de cautionnement à tous types de projets et d entreprises. La CVC est l antenne vaudoise de la CRC-PME. M. Jean-Pierre RYFFEL 021 721 11 81 info@cvc-cvch.ch www.cvc-cvch.ch CVCI Chambre vaudoise du commerce et de l industrie Promotion de l économie vaudoise. Mme Claudine AMSTEIN 021 613 35 35 cvci@cvci.ch www.cvci.ch Genilem Vaud-Genève Bureau de Lausanne et Yverdon Accompagnement des créateurs d entreprises innovantes. Retrouvez les adresses de nos autres antennes sur www.genilem.ch. M. Pierre KUNZ 021 613 35 61 info@genilem.ch www.genilem.ch PSE Parc scientifique d Ecublens EPFL Accueil d entreprises actives dans les secteurs de haute technologie et coaching pour créateurs d entreprises. M. Jean-Philippe LALLEMENT 021 693 46 65 info@parc-scientifique.ch www.parc-scientifique.ch SELT Service de l économie, du logement et du tourisme Appui aux créateurs d entreprises et aux PME vaudoises, plus particulièrement celles actives dans les secteurs de l industrie, des services proches de la production et des technologies de pointe. M. Raphaël CONZ 021 316 58 20 info.selt@vd.ch www.vd.ch/economie Technopôle de l environnement (TecOrbe) Accueil d entreprises spécialisées dans les technologies environnementales et le domaine énergétique. M. Alain JENNY 021 318 75 10 contact@tecorbe.com www.tecorbe.ch Y-Parc SA Parc scientifique et technologique d Yverdon-les-Bains Accueil d entreprises actives dans les secteurs technologiques. M. Jacques BALLY 024 423 92 50 bally@y-parc.ch www.y-parc.ch 40 Créateurs No 9
Annuaire des organismes d aide Annuaire Entreprises en démarrage Les 154 entreprises en démarrage référencées dans cet annuaire remplissent trois critères: W Elles doivent témoigner d une volonté de croissance et de création d emplois W Elles doivent avoir moins de trois ans d activité W Elles ont bénéficié d une aide significative lors du dernier trimestre d un des organismes de soutien mentionnés aux pages 37 à 40 NOUVELLES ENTREPRISES SOUTENUES André PERRET 032 720 53 47 andre.perret@4-labs.com www.4-labs.com Mécanique/Electronique Acquisition de mandats dans les pays hors «home country», comme UK, Italie et Espagne. Ce réseau générera des synergies afin d atteindre la taille critique pour pénétrer le marché US. Instruments d analyse Développement et production d instruments d analyse permettant de mesurer l oxydation de substances organiques. Fabian KÄSER 031 755 46 66 fabian.kaeser@aclinstruments.com www.aclinstruments.com A retrouver en pages 12-13 Service de la Promotion Economique de Genève Hendrik BARTH 044 451 50 54 / 078 631 94 96 contact@artrent.ch www.artrent.ch Henri BLATTER 022 784 26 55 henri.blatter@hotmail.com Auf seite 9 Kunstvermietung Das Jungunternehmer-Projekt Artrent bietet Kunstwerke an. Kunst zu mieten statt zu kaufen ist das Konzept von Artrent. Restauration Exploitation d un restaurant à l enseigne «Auberge Communale du Grand-Donzel» dont les plats proposés correspondent aux besoins spécifiques de la clientèle familiale et sportive. Créateurs No 9 41
Annuaire des entreprises en démarrage Guillaume TREMBLAY 032 931 22 00 g.tremblay@beametrologie.com www.beametrologie.com BIOFIELD Didier MAUROY 032 720 52 48 d.mauroy@biofield.ch Etalonnage et contrôle BEA Métrologie Suisse est un laboratoire de métrologie dimensionnelle, effectuant également du contrôle dimensionnel et tridimensionnel, de la formation, du conseil et de la fourniture d équipements de mesure. Biologie mobile Développement d outils de diagnostic innovants dans le domaine de la biologie mobile, notamment pour la mesure prédictive de l accident thrombotique. Julian CARON-LYS et Fabien DECROUX 022 310 69 60 info@borealcoffee.ch www.borealcoffee.ch www.borealwarehouse.ch Jean-Luc MICHEL 077 466 63 23 michel@bcmenu.ch www.bcmenu.ch Coffee shop Exploitation d un coffee shop à l enseigne «Boreal Coffee Shop» au concept «d espresso bar» offrant un choix important de boissons de qualité à base de café préparées par un barista. Vente d accessoires pour le café. Restauration Livraison Préparation et livraison de repas aux petites et moyennes entreprises. A retrouver en page 14 Sylvie GIMMI 021 729 65 78 mail@bustier.ch www.bustier.ch Mode et stylisme Des dessous qui se portent dessus. Modèle unique, tissus précieux aux finitions précises, mariage de la couture et de la corsetterie, le travail de Bustier & Co applique les codes de la haute-couture au prêt-à-porter. Restauration Exploitation en location-gérance du restaurant «La Gradelle». Jérôme BOULOUDANI 022 348 19 47 cafe-contemporain@bluewin.ch www.cafe-contemporain.ch Christophe LÜTHI 032 857 27 77 info@centagora.com www.centagora.com Horlogerie Conseil et Coaching technique et organisationnel, Analyse technique, Création et Développement de produits horlogers, Assemblage de mouvements et Terminaison. Formation et horlogerie CFH propose des formations dans le domaine de l horlogerie. Deux cursus possibles: contrôle-qualité et posage-emboitage. Antonio CIANCIO 078 790 84 96 info@cfhge.ch www.cfhge.ch A retrouver en page 15 Gérard CONNAT 022 756 12 10 info@centre-cartigny.ch www.centre-cartigny.ch Nathalie HYDE 022 329 36 98 creations.sensations@bluewin.ch www.creations-sensations.ch Hôtel Hôtel avec restauration réservée à la clientèle de séminaires (privés, associatifs, sociétés), conférences et banquets. Boutique, restauration «Un éveil de tous les sens» voici ce que propose Créations Sensations à travers sa boutique dédiée aux loisirs créatifs et sa restauration traditionnelle aux échappées exotiques. 42 Créateurs No 9
Annuaire des entreprises en démarrage Daniel MARTINEZ 032 967 94 87 daniel.martinez@cttime.ch DM SURFACES SA Andrea DE LUCA 032 968 11 76 a.deluca@dm-surfaces.ch www.dm-surfaces.ch Horlogerie Développement et industrialisation de mouvements horlogers. Horlogerie Traitement de surface, Gravure, Décoration horlogère. Eric GANCI 079 310 58 22 ericganci@bluewin.ch www.egmask.com Olga EGLOFF 022 798 81 98 leraisin1218@hotmail.com Industrie automobile Développement et distribution d appareils de découpe de masques automobiles destinés aux carrosseries ainsi que distribution de consommables. Restauration Exploitation d un café-restaurant à l enseigne «Le Raisin» proposant une cuisine traditionnelle spécialisée dans les viandes d un poids minimum de 300 grammes. Stefan EILENMANN 076 337 72 47 info@eyescale.ch www.eyescale.ch Nicolas SEGURA 076 735 59 28 info@fairymotion.com www.fairymotion.com Services Sociétés de services visant à faciliter le développement d applications parallèles pour le calcul intensif et la visualisation en temps réel. Communication & promotion Conception et réalisation d outil de communication pour les entreprises et consulting événementiel. Maurizio CIURLEO 032 862 09 09 www.fleurier-ebauches.ch GAB TECHNOLOGIES SA Tony FERNANDES 032 930 29 55 tony.fernandes@tfe-engineering.ch www.gabtrack.com Horlogerie Fondée en 2008, Fleurier Ebauches S.A. est active principalement dans la fabrication de composants d ébauches horlogères. Internet - GAB-Global Access Board: système centralisé permettant de gérer des accès et des ventes (produits, véhicules et personnes); - GABTRACK: géolocalisation GPS pour véhicules professionnels (gestion de flottes); - GABeCall: géolocalisation GPS pour véhicules privés en cas d accident ou panne avec blocage en cas de vol. Richard BLAT 022 301 18 75 r.blat@babybook.ch www.babybook.ch Philippe LABOUCHERE et Edouard DE WECK 079 561 13 47 philippe.labouchere@gmail.com Edition Edition, commercialisation et distribution de différents médias. Merchandising Commercialisation de vêtements aux noms d universités suisses. Service de la Promotion Economique de Genève Créateurs No 9 43
Annuaire des entreprises en démarrage ID MOBILE SA Pierre BORDRY 079 870 40 54 pby@capitalproximite.ch Daniele OPPIZZI 032 930 29 81 info-dgt@dcubegt.com www.dcube-greentechnologies.com Télécom, média Conception et mise en oeuvre d applications mobiles connectées multi-device. Développement durable Solutions clé en main ou intégrées dans le domaine des systèmes et technologies solaires. Dispositifs solaires autonomes portables utiles pour l éclairage, le chargement d appareils électriques ou le pompage de l eau; brise-soleil et stores photovoltaïques. Fabrice JEANNERET 078 657 65 53 fabrice.jeanneret@indeotec.com www.indeotec.com Micro-électronique Développement de système de déposition PECVD destiné à la R&D dans les domaines du photovoltaïque et de la micro-électronique. Federico ANGIOLINI angiolini@inocs.com www.inocs.com Systèmes électroniques Développement et commercialisation de solutions software de pointe, destinées aux dessinateurs électroniques, pour l interconnexion et l intégration interne aux puces. A retrouver en pages 12-13 Frédéric JOUVENOT jouvenot@hispeed.ch JOBTIC INTERNET SÀRL Marcel FUSTIER 021 544 76 52 info@jobtic.ch Industrie traditionnelle Développement d une marque de haute horlogerie basée sur une spécialité de chronographes automatiques. Telecom, média Portail emploi offrant un module e-recruting. A retrouver en page 4 Jean GATINEAU 022 907 71 11 jmathieu.gatineau@labconsulting.ch Restauration Exploitation d un restaurant à l enseigne «Le Lab O Restaurant Atelier du Goût». Egalement un lieu d échange culinaire et d apprentissage du métier. Chirurgie Laserix sàrl has developed Cartilex, a new patented technique for performing articular cartilage tissue ablation in joint such as human knee. Pierre RAVUSSIN 079 212 61 30 laserix@vtxnet.ch www.tecvision.ch/laservet LE JARDIN DES DOUCEURS SARL Jean-Marie MONIN 022 731 48 11 jean-marie.monin@orange.fr Boulangerie, tea-room Exploitation d une boulangerie, tea-room, pâtisserie et chocolaterie à l enseigne «Le Jardin des Douceurs Sàrl» proposant des produits à l emporter ou à consommer sur place. Marco MALTINI 022 700 40 91 contact@loreleo.ch www.loreleo.ch Maison d édition Un soir au théâtre, le guide édité par Loreleo éditions, permet aux plus indécis de s y retrouver dans la jungle des 300 spectacles annuels proposés par les 30 théâtres genevois. Publié deux fois l an, toutes les pièces y figurent et sont présentées par de courtes notices. A retrouver en page 14 44 Créateurs No 9
Annuaire des entreprises en démarrage A retrouver en page 62 Electronique Réparation d ipod et iphone. Matthias STUDER 079 476 60 79 support@macianer.com www.macianer.com Informatique Entreprise innovante dans le domaine du dépannage Informatique, NexPC utilise un système de tarifs forfaitaires adaptés pour particuliers ou entreprises. Julien JEANRICHARD 078 747 10 84 julien.jeanrichard@nexpc.ch www.nexpc.ch NGUYEN-LE IMPORT EXPORT SÀRL Minh-Phuc NGUYEN 022 343 19 19 anthonynguyenmp@gmail.com ODM DE MARINIS SA O. DE MARINIS 032 922 61 10 info@odmsa.ch www.odmsa.ch Restauration Exploitation d un restaurant à l enseigne «Au Chou Chinois» spécialisé dans la cuisine japonaise avec vente de sushis et proposition de produits chinois. Horlogerie Sous-traitance et développement de nouveaux produits. Commerce Exploitation d un commerce de petite restauration rapide de produits salés ou sucrés à l emporter. Bertrand CHABORD 022 734 14 57 oscar.cie@laposte.net Frédéric KAPLAN 021 693 22 74 frederic.kaplan@ozwe.com www.ozwe.com Robotique / Informatique Développement et commercialisation d une nouvelle génération de machines intégrant des technologies robotiques et d intelligence artificielle, notamment de l ordinateur QB1. A retrouver en page 5 Cédric BERGER 032 930 29 62 info@precidata.com www.precidata.com Vincent SCHICKEL-ZUBER 078 815 00 24 schickel@prediggo.com www.prediggo.com Informatique Conception de systèmes d acquisition, de traitement et de visualisation des données. Logiciels e-commerce Développement et commercialisation de systèmes logiciels de recommandations personnalisées en temps réel pour les sites d e-commerce, basés sur une technologie de filtrage automatique d ontologies. Robert und Josiane WEGMÜLER 052 223 12 17 www.robertundjosiane.ch Stéphane HORTH 078 665 26 27 stephane.horth@solacem.ch www.solacem.ch Kosmetik Robert und Josiane Cosmetics entwickeln, produzieren und verkaufen auf natürlichen Grundprodukten basierende Kosmetik. Energie solaire Installations de panneaux solaires photovoltaiques et thermiques clé en main. Etude de faisabilité, conseils, formalités administratives, suivi des installations, service après-vente. Créateurs No 9 45
Annuaire des entreprises en démarrage A retrouver en page 16 Alec AVEDISYAN 076 508 71 27 invest@sparkou.com www.sparkou.com Service Sparkou propose un moyen simple et efficace de pallier les problèmes de stationnement en optimisant l utilisation des parkings privés. Sport Star in the eyes permet à des privés, fans de sports, de rencontrer leur idole afin de partager durant une journée ou plus, une aventure humaine. Thomas BALDASSARA 079 768 82 38 contact@starsintheeyes.ch www.starsintheeyes.ch A retrouver en page 15 Mathias SPICHER 076 491 83 83 m.spicher@swissecosystems.ch www.swissecosystems.ch THERMATHER SÀRL Richard VOELLMY 076 335 31 29 thermather@excite.com Environnement SwissEcoSystems entwickelt, produziert und verkauft Biogas-Anlagen mit einer Leistund von 50kW. Im Agrarbereich wird aus Mist Strom und Wärme produziert. Recherche médicale Development of a medical device and approach for the prevention of chemotherapy-induced hair loss. David BALADO et Charles GATTOBIGIO 021 801 98 37 david.balado@ticket-concept.ch charles.gattobigio@ticket-concept.ch www.ticket-concept.ch Tony GIGLIO 022 309 48 44 info@varioped.com www.varioped.com Publicité Communication Services de promotion/marketing par le biais du «couponing» (impression de publicités au dos des tickets de caisse, parking). Médecine / Santé Fabrication de chaussures semi-mesure. Service de la Promotion Economique de Genève VOURIOT ERICK Erick VOURIOT 022 320 67 98 eric.vouriot@orange.fr www.café-des-sources.ch Restauration Exploitation d un restaurant à l enseigne «Le Café des Sources» avec deux plats du jour et une cuisine de saison. En soirée, possibilité de cuisine à domicile. 46 Créateurs No 9
Annuaire des entreprises en démarrage ENTREPRISES SOUTENUES APUS3 Informatique Stéphane BLANCHARD 026 425 45 00 info@apus3.com www.apus3.com ASYRIL Microrobots Alain CODOUREY 026 653 71 90 info@asyril.ch www.asyril.ch ASTON CONSULTING Services Reza DOOMUN 026 425 45 00 reza.doomun@aston-consulting.ch www.aston-consulting.ch ATLAS PHOTONICS Chimie Christian BOCHET et Olivier GRABER 026 425 45 00 christian.bochet@unifr.ch www.atlas-photonics.com CESTAT.CH Statistiques Prof. Dr. Hans-Wolfgang BRACHINGER et Rolf KAUFMANN 026 425 45 00 HansWolfgang.Brachinger@unifr.ch CITYONLINE.NET Informatique Xavier BERTSCHY 026 425 45 00 info@cityonline.net www.cityonline.net IMMOMIG Informatique Patrick MAILLARD 026 422 33 62 info@migtechnology.ch www.immomigsa.ch LANIAC Sport Sébastien FRAGNIÈRE 026 425 45 00 info@laniac.ch www.laniac.ch LSINSTRUMENTS Physique Peter SCHURTENBERGER et Frank SCHEFFOLD / 026 425 45 00 info@lsinstruments.ch www.lsinstruments.ch SAULTECH SA Utilisation saule Charles ANDREY 026 913 84 50 info@saultech.ch www.saultech.ch SELFRAG Fragmentation sélective Frédéric VON DER WEID 031 750 32 32 info@selfrag.com www.selfrag.com SHDESIGN Photographie Susanne HADER 026 425 45 00 info@shdesign.ch www.shdesign.ch SIMPLEUI Informatique Denis LALANNE et Enrico BERTINI 026 425 45 00 denis.lalanne@unifr.ch www.simpleui.ch ALPHABET CLUB Education Simone LIPARULO 022 349 50 80 info@alphabet-club.ch www.alphabet-club.ch A retrouver en page 16 ARISGEN Biotech delivery systems Paolo BOTTI 022 880 10 15 info@arisgen.com www.arisgen.com AU BONHEUR DU VIN Banque de vin Filip OPDEBEECK 022 310 79 80 info@aubonheurduvin.ch www.aubonheurduvin.ch AUDIADIS Annonces audio sur internet Guy HAUSERMANN 022 322 09 30 info@audidis.com www.audiadis.com Service de la Promotion Economique de Genève AUGURIX Diagnostic médical Cécile DUVANEL 022 884 83 00 info@augurix.com www.augurix.com BIOAPPLY Ecologie Frédéric MAUCH 022 311 88 11 info@bioapply.com www.bioapply.com Créateurs No 9 47
Annuaire des entreprises en démarrage CUSMIC Recrutement Michael SENN et Marcus ANDERSSON / 022 548 10 40 info@cusmic.ch www.cusmic.ch CYPEWEAR Mode-sport Cyrille GAY 022 346 17 34 info@cypewear.com www.cypewear.com Service de la Promotion Economique de Genève DRUG DESIGN TECHNOLOGIES Biotech software Cédric MERLOT 079 699 79 61 cedric.merlot@drugdesigntech.com www.drugdesigntech.com ELSA METAL Environnement Franck LANSON 022 716 42 60 info@elsametal.com www.elsametal.com EMO FORMATION Formation Emmanuelle OSSOLA 079 651 39 87 e.ossola@bluewin.ch EPITHELIX Biotech services Ludovic WISZNIEWSKI 022 794 44 58 epithelix@epithelix.com www.epithelix.com MINTAKA FOUNDATION Not-for-profit foundation Robon E. OFFORD 022 794 44 56 info@mintakafoundation.com www.mintakafoundation.com Service de la Promotion Economique de Genève FONDATION TOXINOMICS Toxicologie Anne DESCOUR 022 884 83 00 admin@atheris.ch FUNETICS Medtech software Raphael HOLZER 022 880 10 10 raphael.holzer@epfl.ch www.funetics.com GENEURO Biotech therapeutics Hervé PERRON 022 794 44 56 info@geneuro.com www.geneuro.com Service de la Promotion Economique de Genève GENKYOTEX Biotech therapeutics Patrick PAGE 022 794 44 57 info@genkyotex.com www.genkyotex.com Service de la Promotion Economique de Genève GLIAPHARM Biotech therapeutics Pierre MAGISTRETTI 022 880 10 10 gliapharm@eclosion.com FUNZYME Health Care Reto STOECKLIN 022 884 83 00 info@funzyme.com www.funzyme.com JAMATHI LIFESTYLE Sàrl Lifestyle Jacqueline CHELLIAH 079 306 22 38 jc@jamathidiary.com www.jamathidiary.com LAMARQUE Cosmétiques Nathalie LAMARQUE 022 743 22 56 geneve@lamarque.ch www.lamarque.ch LESS IS MORE Consulting en art Françoise RAMSEIER 022 321 20 50 contact@lessismore.li www.lessismore.li Service de la Promotion Economique de Genève MCRD Mesure d énergie Stéphane DEMAUREX 079 205 24 25 stephane.demaurex@mcrd.ch www.mcrd.ch Service de la Promotion Economique de Genève MELCURE Biotech therapeutics Richard ANDREWS 022 794 44 56 info@melcure.com Service de la Promotion Economique de Genève MEMENTO Jeux informatiques David DAVINROY 078 610 89 48 daviddavinroy@gmail.com www.memento.ch Service de la Promotion Economique de Genève METAVISION Communication visuelle Michaël OHAYON et Thomas SERVETTAZ / 022 301 95 50 mohayon@metavision.ch www.metavision.ch 48 Créateurs No 9
Annuaire des entreprises en démarrage NOVACORPUS Chirurgie à l étranger Dr Stéphane DE BÜREN 022 310 70 84 info@novacorpus.ch www.novacorpus.com ONCO XL Biotech diagnostics Maurice STROUN 022 794 24 77 info@oncoxl.com PHASIS Microscopie et matériaux Jorge CORS 022 884 83 00 info@phasis.ch www.phasis.ch PIXELUX Jeux informatiques Raphaël ARRIGONI 022 348 90 50 raphael@pixelux.ch www.pixelux.ch Service de la Promotion Economique de Genève PULSAR VOIP VolP system Erik DE DECKER 022 884 83 00 info@pulsarvoip.ch www.pulsarvoip.ch RAPTAPHARM Biotech therapeutics Paul DYSON 022 880 10 10 raptapharm@eclosion.com SALSADEV IT Stéphane GAMARD 022 884 83 00 stephane.gamard@salsadev.com www.salsadev.com SELLERIE KUHNEN Sellerie, équitation Fabienne PANELATI 022 736 60 43 panelati@sunrise.ch A retrouver en page 10 SENSOMETRIX Biométrie Nicolas REBETEZ et Adrien DE LOËS Co-fondateur / 022 510 22 10 info@sensometrix.ch www.sensometrix.ch Service de la Promotion Economique de Genève SIGNA-TERRE Rating écologique Laurent ISOARD 022 840 50 30 lisoard@yahoo.fr SIX 2 Informatique Marc-Elian BÉGIN 077 446 81 19 meb@sixsq.com www.sixsq.com Service de la Promotion Economique de Genève SONARSOURCE IT Olivier GAUDIN 022 884 83 09 olivier.gaudin@sonarsource.com www.sonarsource.com SPINEART Technologie médicale Jérôme VENTURA 022 799 40 20 contact@spineart.ch www.spineart.ch Service de la Promotion Economique de Genève SPINX TECHNOLOGIES Technologies biotechniques Bart VAN DE VYVER 022 719 09 00 contact@spinx-technologies.com www.spinx-technologies.com Service de la Promotion Economique de Genève SPONSORIZE Services Sebastian CHIAPPERO et Maarten DE WINTER / 022 321 54 06 info@sponsorize.ch www.sponsorize.ch STERISWISS Médical Michel NEDEFF 0848 000 747 info@steriswiss.ch www.steriswiss.ch Service de la Promotion Economique de Genève SUPRÊM SALADE Livraison de salade Samir Zekri 077 420 15 30 samir.zekri@gmail.com www.salade.ch TEGONA IT Geoffroy RAYMOND 022 884 83 04 graymond@tegona.com www.tegona.com TIME FOR YOU Conciergerie Julie BESSON et Isabelle COSTES 022 301 41 00 info@timeforyou.org www.timeforyou.org VIROBLOCK Virologie Thierry PELET 022 884 83 00 info@viroblock.com www.viroblock.com Créateurs No 9 49
Annuaire des entreprises en démarrage WALKIN SOUL FOOD Restaurant, Bar, Café Syed RAHMAN-MEYER 022 734 63 14 tuhin@bluewin.ch WILLOW Planification financière Arev SALAMOLARD 022 901 10 04 info@willow.ch www.willow.ch ATELIER LUXE Marketing et communication Marie-Noëlle LETELLIER 079 286 00 03 info@atelierluxe.com www.atelierluxe.com ARCHIVES ET TERRITOIRE Services d archivage Baptiste DE COULON 078 636 32 17 info@archivesetterritoire.ch www.archivesetterritoire.ch GOLDINC Télécommunication et multimédia Serge GIRARDIN 032 753 54 54 www.goldinc.ch ALMEC Mécanique Jérôme SCHNEIDER et Henri-Philippe GRANGER 027 767 30 03 / info@almec.ch www.almec.ch DEDOC Services Jérôme GOLLIARD, Dominique NOIR et Patrick VALLAT 024 471 06 88 info@dedoc.ch / www.dedoc.ch VALWEB Informatique Dietmar KUONEN 027 456 87 57 info@valweb.ch www.valweb.ch ACTIMED SA Technologies médicales Olivier SALOVICI 021 691 75 01 osalovici@actimed.ch www.actimed.ch ARTS ENGINEERING Ingénierie informatique Nicolas FIETIER 021 921 29 25 artsen@arts-engineering.ch www.arts-engineering.ch ATTO LIGHT Nanophotonique Samuel SONDEREGGER 021 693 70 37 sonderegger@atto-light.com www.atto-light.com BIOPACK Equipement médicaux et de laboratoire Julia ORSINI 021 213 03 17 jorsini@biopack.ch www.biopack.ch BOBY SLEDGE Sport Jacques ZURBUCHEN 079 212 07 01 info@boby-sledge.cch www.boby-sledge.ch COMPETENCES BENEVOLES Réseau de compétences au profit d institutions Emmanuelle SCHENK 079 643 04 71 eschenk@competences-benevoles.ch www.competences-benevoles.ch DESKNET Informatique François BOCHATAY 079 694 02 22 bochatay@desknet.ch www.desknet.ch ECOINTESYS Environnement Yves LOERINCIK 079 453 59 52 info-lcs@ecointesys.ch www.ecointesys.ch ENEFTECH Installations énergétiques Dr. Malick KANE 021 693 91 71 info@eneftech.com www.eneftech.com ENTRE CIEL ET TERRE Art et artisanat Marie-Christine AUBERT 078 824 51 06 ou 021 441 45 00 marie@entrecieletterre.org www.entrecieletterrre.org EQUITIES Formation Laurent SCHÜTZ 079 824 43 38 info@equites.ch www.equites.ch ETHOMETRIC Equitation Emmanuelle OZKAN 021 861 40 55 emanuelle.ozkan@ethometric.ch www.ethometric.ch 50 Créateurs No 9
Annuaire des entreprises en démarrage GET MORE TV Multimédia Laurent POTESTA 078 674 31 14 lpotesta@lpoconseil.com INSTITUT LYS Centre de bien-être Lysiane CHATELLIER 079 230 92 35 ou 021 691 13 26 lysiane.chatellier@gmail.com LA VIE EN COULEUR Art et artisanat Patrica MONNET MICHEL 079 342 26 43 lavieencouleur@bluewin.ch LE DOUBLE R Restaurant, Bar, Café Bastien KERMINON et Isabelle BEHNKE 079 464 77 95 bastienkerninon@yahoo.fr MEDINEL Formation médicale Rachel UNELL et Branko GANTAR 078 611 10 02 info@medinel.com www.medinel.com MELAZIC Mode et tendance Mélanie et Soizic ROMERO 079 701 08 40 info@melazic.com www.melazic.com PASTA MERLINI Gastronomie Roderic MERLINI 021 646 00 94 info@pasta-merlini.com www.pasta-merlini.com N. SIEGRIST FAUCONNIÈRE Effarouchement industriel Nadia SIEGRIST 079 366 80 48 www.effarouchement.ch NETGUARDIANS Sécurité informatique Raffael MAIO et Joël WINTEREGG 024 423 97 67 winteregg@netguardians.ch www.netguardians.ch MANUFACTURE HORLOGÈRE OLIVIER RANDIN Horlogerie Olivier RANDIN 078 924 34 94 olivier.randin@olivierrandin.com www.olivierrandin.com ODUS TECHNOLOGIES Médecine dentaire Nicolas GEHRIG 021 925 37 56 info@odus-tech.com www.odus-tech.com A retrouver en page 8 PICODRILL Nanotechnologies Eric LUCIEN 021 651 79 00 info@picodrill.com www.picodrill.com PIGUET FRÈRES Microtechnique Pierre-André MEYLAN 021 845 10 00 info@piguet-freres.ch www.piguet-freres.ch PILATES COCOON Centre de bien-être Zofia GOSPODAREK-PAJOT et Fanny LÉCHOT / 076 326 05 76 ou 079 259 87 78 zofia@pajot.ch / scfanny@yahoo.ch www.pilatescocoon.com QUI L EÛT CRU Agroalimentaire Christophe LANZ 021 966 44 66 info@qlc.ch www.qlc.ch VEOVOX Technologies de l informatique et de la communication Isabelle VEZ 079 516 38 62 isabelle.vez@veovox.com www.veovox.com VISUALBIOTECH Sàrl Software, biotech Pablo de HERAS CIECHOMSKI 079 785 18 72 pablo@visualbiotech.ch www.visualbiotech.ch YOPI Magasin, boutique HIRUMED Medizin INSPIRA Soziale Dienstleistungen Valérie DEMONT 021 943 56 61 vsdemont@bluewin.ch Dr. D. KÄHLER-SCHWEIZER 071 910 00 63 info@hirumed.ch www.hirumed.ch Regula FLISCH 071 620 40 00 office@in-spira.ch www.in-spira.ch Créateurs No 9 51
Annuaire des entreprises en démarrage JDMT Dienstleistung LERSKI Mode SMARTP Bau TOURISMUS-KV Ausbildung Andreas JUCHLI 052 394 02 05 office@jdmt.ch Gaby SCHMUKLERSKI 043 243 85 81 info@lerski.ch www.lerski.ch Frido STUTZ 044 814 15 67 info@smartp.ch www.smartp.ch Herr B. KOHLI 044 380 18 08 info@tourismus-kv.ch www.tourismus-kv.ch Agenda ANNONCE Recherche d annonceurs Vous désirez communiquer dans la région de Genève? Vous voulez toucher une cible cultivée, dynamique et aimant sortir? Alors pourquoi ne pas penser à un guide culturel tel que «UN SOIR AU THEATRE»? Publié par les Editions Loreleo, ce guide biannuel destiné à un public de connaisseurs et de néophytes a pour but de faciliter l accès à des théâtres souvent méconnus par la population genevoise. De contenu clair, concis et purement informatif, ce guide haut de gamme recense le programme et les renseignements pratiques pour chaque théâtre. Son aspect est sobre et simple. Hormis la couverture, aucune photo n y apparaît, ce qui donne une très bonne visibilité aux annonces. UN SOIR AU THEATRE est distribué gratuitement à 20 000 exemplaires, aussi bien dans les théâtres, les billetteries genevoises, les librairies Payot, que dans les Hôpitaux Universitaires de Genève, les bibliothèques municipales et bien d autres lieux publics. Son utilité et sa durée de vie permettent de nombreuses prises en mains et, par conséquent, d obtenir de nombreux contacts avec le lecteur. En somme, UN SOIR AU THEATRE est un support culturel grand public de qualité et idéal pour complémenter une campagne de notoriété ou d image en région genevoise. Pour toutes informations, veuillez contacter M. Marco Maltini au 022 700 40 91 Réservez la date 1 er FORUM GENILEM: «Sortir de la crise par l entrepreneuriat et l innovation» Lundi 16 novembre 2009 à Fribourg Allocution d ouverture par la Conseillère fédérale, Doris Leuthard. Le lieu et le programme seront disponibles dès le mois de juillet sous www.genilem.ch 52 Créateurs No 9
Agenda MANIFESTATIONS Les prochains petits-déjeuners des PME & start-ups du Canton de Vaud 19.06.2009 Parc scientifique d Ecublens (PSE) 11.09.2009 Centre patronal, Paudex Gouvernance d entreprise: quel profil pour le CEO de demain? Financement d entreprise: quoi de neuf? Programme complet et inscription en ligne sur le site www.petitsdejeuners-vaud.ch Voyage d affaires en Inde organisé par l OPI En accord avec sa mission de soutien des entreprises, l Office pour la Promotion des Industries et des Technologies (OPI) organise, en collaboration avec le Swiss India Business Forum, un voyage d affaires en Inde du 26 au 31 octobre 2009. Destiné à toutes les entreprises, quels que soient leurs domaines d activités, ce déplacement conjuguera rencontres officielles à l Ambassade et au Consulat de Suisse, visites d entreprises, présentations économiques mais également entretiens individuels et personnalisés sur la base des objectifs préétablis avec les participants. Plus d informations sur le site www.opi.ch Petits-déjeuners des PME & start-up Genève, 8h30 10h30 Le Service de la promotion économique du canton de Genève vous convient régulièrement à des petits-déjeuners qui traitent de thématiques diverses concernant directement les PME et les start-up. Ayant pour objectif de former et d informer les entrepreneurs, ils se poursuivent ensuite, autour d un café/croissant(s) favorisant tant les échanges que le Networking. L inscription est gratuite mais obligatoire sur le site www.petisdejeuners.ch ou www.whygeneva.ch Prochains petits-déjeuners 5 juin 2009 26 juin 2009 Développement durable dans les PME Nouvelles entreprises et premiers pas dans la TVA + Nouveautés 2009 25 septembre 2009 Santé et sécurité au travail Renseignements et inscriptions: www.petitsdejeuners.ch Les Midis de la Chambre Genève CCIG, 12h00 14h00 Organisée une fois par mois dans le locaux de la CCIG, 4 bd du Théâtre à Genève, cette rencontre a pour but la mise en relations d affaires. Lors de chaque rencontre, cinq entreprises membres se présentent à une trentaine d autres membres. Les Midis jouent un rôle de networking très apprécié. Jeudi 14 mai 2009 Jeudi 4 juin 2009 Jeudi 17 septembre 2009 Informations et inscriptions: Nathalie Eggly, n.eggly@ccig.ch Créateurs No 9 53
Agenda La lutte contre la contrefaçon: Comment protéger votre marque et sécuriser vos échanges? Séminaire organisé par la Société Générale de Surveillance (SGS) et la Chambre de commerce, d industrie et des services de Genève (CCIG) Mardi 16 juin de 8 à 10 heures, CCIG, bd du Théâtre 4, 1205 Genève Suis-je potentiellement touché par la contrefaçon? Ma marque nécessite-t-elle la mise en place d un système de lutte contre la contrefaçon, et si oui lequel? Quelle organisation mettre en place? Quelle efficacité? Sur quelles compétences m appuyer? Quel sera le retour sur investissement? CHF 30. membres CCIG et CHF 50. non-membres CCIG / Délai d inscription: 2 juin 2009 Informations et inscriptions: Nathalie Eggly, n.eggly@ccig.ch Le prix de l énergie: Comment est-il calculé? A quelles évolutions faut-il s attendre? Quelle est la stratégie d approvisionnement de SIG? Séminaire organisé par la Chambre de commerce, d industrie et des services de Genève (CCIG) et les Services Industriels de Genève (SIG) Mardi 9 juin de 17 à 19 heures, CCIG, bd du Théâtre 4, 1205 Genève La politique d approvisionnement de SIG répond aux exigences fixées par la Confédération et le Canton. Elle est basée sur trois piliers: le développement des énergies renouvelables, la diminution de la demande énergétique et, en période de transition, l accroissement de l efficacité de l utilisation des énergies fossiles. Dans ce contexte, quel est le lien entre la stratégie d approvisionnement et le prix de l énergie? Quels sont les projets pour rendre Genève plus indépendante par rapport au marché? Comment est calculé le prix de l énergie? Quelles évolutions prévoit-on? CHF 30. membres CCIG et CHF 50. non-membres CCIG / Délai d inscription: 9 juin 2009 Informations et inscriptions: Nathalie Eggly, n.eggly@ccig.ch Linuxdays 09 Premier salon informatique dédié aux solution open source. 3-4-5 juin 2009, 9h-17h, Centre de conférences Varembé (CICG), Rue Varembé, 1211 Genève Informations: www.linuxdays.ch 54 Créateurs No 9
Agenda La crise financière internationale: Les raisons techniques et culturelles 15 juin 2009, 17h30, Société de Lecture, 11, Grand Rue, 1204 Genève 16 juin 2009, 17h30, Aula des Cèdres, 33 avenue de Cour, 1007 Lausanne Par M. Roberto Ruozi, économiste, ancien recteur de la Bocconi, conseiller d entreprises, président de la Banque Mediolanum Inscription: CHF 30 pp (apéritif dînatoire) / Institut suisse de brainworking, tél. 022 344 03 43, inscription@brainworking FORMATIONS Introduction à l origine non-préférentielle et légalisation de documents Mardi 16 juin 2009, de 17h00 à 19h00 à la CVCI, Lausanne Aborder et expliquer les règles d origine non-préférentielles et les documents qui leur sont liés: les certificats d origine et factures légalisées. Des exemples de documents remplis et de pièces requises par les Bureaux de l origine suisses illustreront la présentation. Ce cours s adresse plus particulièrement aux personnes en charge des exportations et des transports, aux entreprises souhaitant se tourner vers l export, aux étudiants préparant un brevet de spécialiste en exportation et/ou en logistique ainsi qu aux collaborateurs souhaitant se perfectionner. Informations et inscription: Emmanuelle Nicolas, tél. 021 613 35 35, e-mail: cvci@cvci.ch Pour faire connaissance avec les outils de réseautage de la CVCI Mercredi 26 août 2009, de 17h00 à 19h00 à la CVCI, Lausanne Avec ses manifestations, ses médias, son Business Club, sa base de données SWISSFIRMS et ses outils de mise en relations, la CVCI offre un cadre particulièrement propice pour le développement d un réseau d affaires. Encore faut-il bien connaître les différents moyens à disposition (public concerné, périodicité, tarif) et les possibilités de contacts. C est l objectif du séminaire «Comment réseauter à la CVCI?» qui aura lieu Informations et inscription: Véronique Gauzargues, tél. 021 613 35 35, e-mail: journal@cvci.ch SANU: formation pour le développement durable 3.6.09 18.6.09 Produits chimiques: reconnaître et maîtriser Système de gestion intégrée, Module II, les risques, Jongny-sur-Vevey Yverdon-les-Bains 19.6.09 juin 09 Gestion d une flotte de véhicules, Lausanne Gestion des eaux sur les chantiers, Genève 21.809 16.9.09 Néophytes envahissantes dans la commune, Neuchâtel Système de gestion intégrée, Module III, Yverdon-les-Bains SANU: formation pour le développement durable, case postale 3126, rue Dufour 18, 2500 Biel-Bienne 3, tél. +41 (0)32 322 14 33, fax +41 (0)32 322 13 20, email@sanu.ch, www.sanu.ch Créateurs No 9 55
Fiche théorique Ne négligez pas votre propriété intellectuelle Lors de la création de son entreprise, l entrepreneur devra décider comment allouer les ressources dont il dispose. Il s agira alors de faire le choix difficile entre l essentiel et le secondaire. Parmi les investissements que le créateur devrait privilégier figurent ceux liés à la protection du patrimoine intangible qu est la propriété intellectuelle. Mais, avant de se lancer dans les démarches de protection, il lui faut prendre soin de clairement identifier les éléments pouvant et devant être protégés. Une protection rationnelle et donc à des coûts contrôlés permettra une réelle mise en valeur des actifs de propriété intellectuelle. La stratégie de protection des actifs de propriété intellectuelle prendra en compte de nombreux éléments: le type de produit ou de service, le marché cible, la zone géographique, les concurrents, le positionnement, etc. Territoire des droits Les droits de propriété intellectuelle sont des droits territoriaux qui impliquent souvent, si nécessaire, des démarches en vue de leur protection à un niveau international. L Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) à Genève met en œuvre un certain nombre d accords internationaux visant à simplifier les procédures de protection en matière de marques, brevets et designs. Grâce aux outils mis en place par les instituts nationaux et l OMPI, il est aujourd hui relativement aisé de protéger efficacement et à bon compte ses droits de propriété intellectuelle dans de nombreuses juridictions 1. L exclusivité que représente un titre de protection permettra à son titulaire d en tirer profit et de le valoriser en le remettant par exemple en licence. Les droits de propriété intellectuelle deviennent alors de réels actifs commerciaux, d où l importance pour le créateur d entreprise de ne pas négliger leur protection. Me Mathias Brosset Les droits de propriété intellectuelle sont omniprésents dans notre économie et constituent des valeurs patrimoniales à ne pas négliger. Pour s en convaincre, il suffit de se référer aux marques célèbres qui sont fréquemment évaluées à plusieurs centaines de millions de francs. Un tel montant dépend bien entendu de la renommée et de la réputation de l entreprise à laquelle la marque est associée, mais également de son degré de protection nationale et internationale. Une marque ne vaut rien si tout un chacun peut se l approprier sans réserve. La propriété intellectuelle n est donc pas réservée uniquement aux multinationales. Quelle que soit la taille de l entreprise, celle-ci dispose de droits de propriété intellectuelle qui doivent être protégés et sécurisés dans la mesure où cela s avère nécessaire. De plus, la stratégie de protection qui devra être développée permettra à l entrepreneur de se rendre compte des droits exclusifs des tiers et donc de ses concurrents. Il pourra ainsi récolter de précieuses informations sur leur secteur d activité. Me Mathias BROSSET Etude GROS & WALTENSPÜHL Que protéger Dès le début de son projet, le créateur d entreprise doit s atteler à identifier ses actifs de propriété intellectuelle nécessitant une protection: marques, brevets, designs, droits d auteur, savoir-faire, etc. Une marque, un brevet, un design requièrent en principe un acte formel auprès de l institut de propriété intellectuelle habilité à délivrer les titres de protection (en Suisse, l Institut fédéral de la propriété intellectuelle IFPI). L obtention de ce titre confère au titulaire un droit exclusif d utilisation et d exploitation du bien immatériel. En ce qui concerne les œuvres au sens du droit d auteur, il est admis que leur protection est automatique dès leur création. Dans la mesure du possible, il est également recommandé d avoir recours à des accords de confidentialité pour préserver le savoir-faire ou d autres données sensibles qui pourraient être communiquées à des tiers. 1 Un portail mis en place par l OMPI est dédié aux petites et moyennes entreprises: http://www.wipo.int/sme/fr/ L IFPI (Suisse) a également édité un guide destiné au créateur d entreprise: www.ige.ch/guide/documents/guide.pdf 56 Créateurs No 9
Fiche pratique La commande auprès d un imprimeur Tôt ou tard, une entreprise est amenée à faire appel à une imprimerie pour publier un message. Comme dans toute relation d affaires, il vaut la peine d établir un rapport de confiance avec elle et de suivre ses conseils, qui permettront d économiser de l argent et de l énergie. La commande auprès d une imprimerie exige une préparation minutieuse, tant les détails à régler sont nombreux. l estimation initiale, montrera à l imprimerie si elle a enregistré un profit ou une perte. Enfin, la facture indiquera aussi les dépenses supplémentaires corrections, exemplaires fournis en plus mais ne dépassant pas 10% de la commande. Avant de la régler, le client aura intérêt à la contrôler soigneusement! Certains aspects juridiques doivent évidemment être pris en considération. La commande d un travail d impression est considérée comme un contrat d entreprise relevant du droit privé, qui ne requiert pas de forme particulière. Pour ce qui est des droits et des devoirs, l imprimeur apporte son savoir professionnel et ses conseils et est responsable de la bonne exécution du travail. Le client, quant à lui, s engage à payer l ouvrage selon les conditions fixées initialement en se rappelant bien que des changements imprévus peuvent amener une modification du contrat. Sonam Bernhard, chargé de communication CCIG Sonam Bernhard Exemple de liste de contrôle (non exhaustive) pour la commande d un flyer Tout commence par la réunion des devis, qui sont des offres fixes précisant le travail à fournir. Afin d obtenir des devis comparables trois suffisent en général, l entreprise s adressera à des imprimeries de même nature, en leur donnant à toutes une base de calcul identique. Si la demande est imprécise ou incomplète, les prix mentionnés seront «indicatifs» et donc non contraignants. C est pourquoi il importe de fixer des objectifs techniques précis en respectant autant que possible les étapes détaillées dans la liste de contrôle ci-après. Pour établir le devis, l imprimerie doit évaluer les coûts de fabrication de l imprimé temps, coûts variables et frais financiers en se référant à des montants horaires internes ou des tarifs professionnels et à des listes de prix. Elle fait une première estimation sur cette base. Des écarts de 15% entre les devis étant jugés normaux, les autres critères de décision pour le client seront principalement la qualité du service, les prestations offertes et le respect des délais. Le prix final a toute son importance, mais il n est pas rare que le devis le moins cher finisse par revenir plus cher. Client Désignation de la commande Volume Format (largeur x hauteur) Composition Impression Apprêt Genilem Vaud-Genève M. Alex Portation 4, boulevard du Théâtre 1204 Genève alex.portation@genilem.ch «L exportation dans tous ses états» 4 pages A5 (y c. couverture) plié A5, 14,8 x 21 cm ouvert 29,6 x 21 cm fichier livré par nos soins quadrichromie coupé au format, pliage parallèle Lorsqu il est satisfait du devis, le client passe sa commande par écrit en se conformant en principe à la description du mandat d impression. L imprimerie envoie alors une confirmation de la commande répétant la description complète du mandat et, sauf avis contraire du client, lance le processus: planification de la production, commande du matériel, préparation de l impression et éventuellement mise en page du texte et des images. Le client doit ensuite contrôler et approuver les épreuves de composition et les bons à tirer au cours de la production, après quoi a lieu la livraison de l imprimé. Par la suite, un éventuel calcul a posteriori permet de déterminer le prix final réel, basé sur le temps de production et les coûts effectifs des matériaux utilisés. Ce calcul, qui affiche des écarts souvent importants par rapport à Papier Tirage Envoi blanc mat, 140 gm2 5000 exemplaires emballage par 250 exemplaires Délais devis: 30 avril 2009 bon à tirer: 7 mai impression: 7-14 mai livraison: 15 mai 2009 Créateurs No 9 57
Formation Formation continue en développement durable Sensibiliser, accompagner et former les milieux économiques au développement durable sont les objectifs premiers de cette nouvelle offre de formation continue rattachée à la Haute Ecole d Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD). Conçue par une équipe de professionnels, sa mission est d offrir un programme d études avancées et de formation continue à la pointe des nouveautés et exigences environnementales et du développement durable. De plus en plus d entreprises sont confrontées aux exigences du développement durable. Cette approche permet d intégrer les aspects de rentabilité, de qualité des biens et des services (Qualité Totale), ainsi que de processus de production sûrs et socialement adéquats. Maîtriser la démarche du développement durable signifie avant tout tenir compte des enjeux actuels, et donc s assurer un avantage compétitif. Une offre adaptée à vos besoins Formation continue signifie également travailler en parallèle. Un emploi du temps chargé que tout entrepreneur devra appréhender et optimiser. Adaptée à vos besoins et vos disponibilités, l offre de formation continue en développement durable de la HEIG-VD tient compte de ce constat. Trois types de formation sont ainsi proposés: Certificat d études avancées (CAS) «Manager en développement durable: stratégie et gestion de la performance» (24 jours de formation et 3 demi-journée d ateliers pratiques sur un an) Modules ponctuels sur des thèmes spécifiques du management durable, de la performance environnementale, de la responsabilité sociale ainsi que de l efficacité énergétique (1 à 3 jours de formation) Modules en droit de l environnement recommandés par l association suisse pour le droit de l environnement Outils d évaluation et d amélioration de la performance (ateliers ponctuels d accompagnement) Le CAS: une approche concrète du développement durable Le Certificat d études avancées (CAS) est une formation de haut niveau. Il est reconnu par les normes internationales et équivaut à 15 points ECTS (European Credit Transfer System). L accès aux dernières recherches et aux outils novateurs permet aux participant-e-s d évaluer la performance environnementale, sociale et économique de manière intégrée dans le système de gestion, et de mettre en oeuvre une stratégie et une démarche concrète de développement durable dans leur entreprise. Les participant-e-s procéderont également à l analyse des risques ainsi qu à l identification des opportunités pour le développement de nouveaux produits et technologies respectueux de l environnement. offrent l opportunité aux participant-e-s de réaliser un premier projet pratique en développement durable dans leur entreprise pour valoriser de manière immédiate les nouvelles connaissances acquises. D autre part, les études CAS s achèvent par la réalisation d un travail de mémoire pratique qui permet aux participant-e-s de mettre en place au sein de leur entreprise une démarche en développement durable, telle que la réalisation d un écobilan, la gestion efficace de l énergie, des émissions de CO2 ou encore de la mobilité Formation modulable Les modules ponctuels et ciblés permettent aux participant-e-s de combler leurs besoins spécifiques afin de mieux répondre aux exigences de leurs entreprises. Chaque module du CAS peut être suivi de manière individuelle. D autres thèmes viennent compléter cette offre. Les participant-e-s qui débutent leur cursus avec des modules de formation ponctuels peuvent les faire valider ultérieurement pour l obtention du CAS. Mesure incitative du Canton de Vaud Les participants inscrits au CAS en tant que collaborateurs d une entreprise vaudoise pourront bénéficier d un escompte de CHF 3 000.- sur leur finance d inscription (prix de base CHF 8 900.-). Prochain cycle de formation et soirée d information Le prochain cycle de formation débute en janvier 2010. La prochaine soirée d information aura lieu en automne 2009. Pour être tenu au courant et recevoir une invitation, il suffit d envoyer un courriel à l adresse mentionnée ci-contre. Sandy Wetzel Ainsi, les entreprises obtiennent une réelle valeur ajoutée par: la mise en place ou l optimisation d un système de management qualité-environnement-sécurité-responsabilité sociale; la maîtrise et la gestion des risques et coûts environnementaux, sociaux et de sécurité; l anticipation des futures exigences légales, économiques et environnementales; leur positionnement sur des marchés d avenir, en se démarquant de la concurrence et en augmentant leur productivité. Mise en pratique immédiate au sein de votre entreprise Les outils d évaluation et d amélioration de la performance en développement durable (ateliers pratiques) sont accessibles tout au long du CAS. Ils Département formation continue secrétariat Avenue des Sports 20 1401 Yverdon-les-Bains T +41 (0)24 55 77 611 F +41 (0)24 55 77 601 E info@management-durable.ch www.management-durable.ch 58 Créateurs No 9
Réseau Tout le monde se précipite sans trop savoir pourquoi sur les réseaux sociaux en ligne. Effet de mode ou motifs commerciaux, les raisons d en être sont aussi nombreuses que lesdits réseaux. Quelle en est l utilité pour un créateur d entreprise? LinkedIn, qui s affiche comme le plus professionnel, est ausculté par Olivier Hamel, consultant chez Sponsorize, cabinet évoluant dans le sponsoring et le marketing relationnel, qui utilise les nouveaux outils multimédia dans son travail de gestion des réseaux quotidien. Le site se révèle d ailleurs un outil très performant pour la recherche d emploi. Un onglet de confidentialité évite même que votre actuel patron puisse avoir vent de votre prochain départ. A tel point que certaines entreprises, principalement américaines, ne passent leurs annonces que sur LinkedIn. Une tendance qui se confirme en France où l Association pour l Emploi des Cadres a ajouté une fonctionnalité sur son site qui permet à l utilisateur d avoir accès à son réseau LinkedIn pour identifier les personnes travaillant dans l entreprise convoitée. Pour les entreprises aussi Ce qui valable pour un individu convient parfaitement à une entreprise. Les recommandations s appliquent de la même manière. Recevoir de bons commentaires d un client satisfait rehausse l image d une société et de la qualité de ses services. Or toutes ont besoin de soigner leur réputation. Celle-ci se trouve d autant plus renforcée lorsque la société se profile comme spécialiste en répondant aux questions posées par les autres utilisateurs. Sur le modèle des «yahoo answers», les membres de LinkedIn posent leurs requêtes et choisissent parmi les réponses celle qui leur paraît la plus pertinente. Une entreprise peut ainsi tirer son épingle du jeu en se profilant comme une spécialiste du sujet. LinkedIn devient alors une vitrine mondiale. Olivier Hamel Selon son fondateur, Reid Hoffman, un ancien de PayPal: «MySpace, c est le bar, Facebook, c est le barbecue au fond du jardin, et LinkedIn, c est le bureau.» Un bureau dans lequel on aurait 38 millions de collègues venants de 120 pays qui exerceraient leur activité dans 150 secteurs différents. Les chiffres laissent dubitatifs Les sociétés y ont aussi un siège puisqu il est possible de créer le profil de son entreprise, à l instar des 16 600 qui y ont déjà laissé leur carte visite. Un petit monde Le principe de fonctionnement est basé sur le phénomène du petit monde du psychologue américain Stanley Milgram, comme l explique Olivier Hamel: «Dans son hypothèse, Milgram suppose que chaque individu sur terre est lié à n importe quel autre par une chaine de relations sociales n excédant pas six degrés de séparation. LinkedIn fonctionne sur ce présupposé. Si vous avez par exemple 10 connections, qu on dit de 1er rang, ceux-ci ont aussi des connections, donc de 2 e rang pour vous, avec lesquelles vous pouvez être mis en relation si vous en faites la demande. Vous pouvez aller jusqu au 3 e rang. Cela revient à dire qu avec 10 connections vous pourriez entrer en contact avec des milliers d autres.» Bien entendu le système des 3 rangs permet, à partir d un réseau restreint, d avoir accès à une quantité de clients potentiels. Le seul hic, pour en faire un usage vraiment professionnel, le service devient payant. Pour envoyer des mails à des personnes n appartenant pas à son réseau, les prix s échelonnent entre 25 et 500$ par mois, voire plus s il l on souhaite un service personnalisé. A ce tarif, plus d un restera sur Facebook. Idée que ne semble pas partager Olivier Hamel: «LinkedIn donne une image beaucoup plus professionnelle, Facebook est trop connoté plaisir. Il est nécessaire de passer plus de temps sur LinkedIn mais c est un effort sur la qualité qui se révélera à terme bien plus payant pour la société et l image qu elle cherche à dégager. Nous utilisons LinkedIn pour notre service Mise en Relation IZE, pour mettre en réseau nos contacts dans le cadre de nos projets.» Donc en short hawaïen sur Facebook et en costume trois-pièces sur LinkedIn! Frédéric Vormus Recherche d emploi LinkedIn permet d introduire une personne à une autre qui lui est inconnue, grâce à l entremise d une troisième, une lettre de recommandation du 21 e siècle, en quelque sorte. Recommandation que l on retrouve noir sur blanc sur son profil de façon plus détaillée. C est d ailleurs là que réside la plus value. Son réseau personnel est affiché ainsi que son cv détaillé, à côté duquel les anciens collègues, patrons, partenaires commerciaux peuvent écrire des recommandations, comme celles demandées par un futur employeur. Créateurs No 9 59
Sociophile La Chaîne du Bonheur: un modèle d économie humanitaire La Chaîne du Bonheur incarne depuis 63 ans la solidarité humanitaire et sociale suisse. Issue du monde de la radio et de la télévision de service publique SRG SSR idée suisse, elle vient en aide à toute personne en difficulté sans discrimination et sans instrumentalisation. Au début: la radio Sur l initiative de Roger Nordmann, trois hommes de radio lancent en 1946 sur Radio Lausanne (aujourd hui Radio Suisse Romande) une nouvelle émission. Créant des «chaînes de solidarité», elle a pour but de récolter fonds et matériel pour atténuer les souffrances des plus démunis de Suisse et plus tard pour les victimes de catastrophes ou de conflits dans le monde. Ce lien de solidarité «Chaîne du Bonheur» sera repris dans toute la Suisse puis en Europe (années 50). Fondation indépendante depuis 1983, elle a son siège à Genève. Que fait la Chaîne du Bonheur? Aujourd hui, la Chaîne du Bonheur intervient dans trois domaines: aide humanitaire et à la reconstruction en cas de catastrophes naturelles ou causées par l homme dans le monde et en Suisse (90% de son activité) aide à l enfance (env. 5%) dans le monde aide sociale individuelle en Suisse (env. 5%). La Chaîne du Bonheur n est pas opérationnelle sur le terrain, mais délègue l intervention à des organisations d entraide suisses ainsi qu à des services sociaux. Les organisations partenaires de la Chaîne du Bonheur (30 à ce jour) passent par une procédure d agrément rigoureuse qui leur confère le droit de soumettre des demandes de contribution. Un système opérationnel unique La Chaîne du Bonheur se place à l intersection des mondes de l humanitaire, des médias et des finances. L aide au redémarrage économique, soit une forme d aide au développement et aux PME (appuis techniques, équipements, formations ou crédits / microcrédits), représente 15% des dons. La succession des activités forme un socle financier fluctuant lentement. Les revenus de ce dernier permettent, en temps normal, d assurer les frais de fonctionnement de la Fondation mais aussi une réserve pour la couverture de risques de fluctuations, une partie de l aide à l enfance et de l aide individuelle en Suisse. Au cours des 25 dernières années, en plus de chaque franc reçu et reversé à un projet d aide, un à deux centimes a pu soutenir des projets pour enfants ou l aide sociale en Suisse. Ce système permet donc de ne pas imputer les frais de fonctionnement aux donateurs. Au fil des ans, l aide humanitaire s est professionnalisée. Tous les projets d aide sont suivis et contrôlés par la Chaîne du Bonheur ou, pour de très gros projets, par des auditeurs internationaux (p.ex. PWC, KPMG,) voire par la SGS. Sur les plans technique et social, contrôles et évaluations sont réalisés en fonction des pratiques les plus performantes de la branche ainsi que de standards propres à la Chaîne du Bonheur. Au vu de ces considérations, on comprend mieux l originalité de la Chaîne du Bonheur. Elle offre une pluralité d accès aux victimes grâce à la collaboration avec plusieurs organisations d entraide suisses de renommée. Félix Bollmann, directeur de la Chaîne du Bonheur La collecte est toujours émotionnelle tandis que l aide apportée rationnelle et professionnelle. Les appels de fonds sont uniquement réalisés par le biais des médias. La Chaîne du Bonheur bénéficie d un accès direct aux radios et télévisions de SRG SSR et collabore étroitement avec des médias privés. La Poste, Swisscom et Keystone soutiennent ses activités de manière déterminante. Une collecte n a lieu que si la certitude de pouvoir aider existe (raisons politiques, logistiques, sécuritaires, etc. considérées). 90% de la totalité des dons est collecté durant les six premières semaines; les dépenses s échelonnent sur cinq ans ou plus. L aide d urgence absorbe, dans la règle, 15% des dons car les biens de première nécessité (nourriture, eau, articles sanitaires, abris, etc.) sont peu onéreux. L aide à la reconstruction s avère plus coûteuse, le nombre d acteurs (locaux, militaires, ONG, etc.) diminuant. Cette phase absorbe 70% des dons. La Chaîne du Bonheur en chiffres Depuis 1946, 115 appels pour un total de CHF 950 millions ont été lancés En 2005, montant collecté record CHF 374 millions (dont 227 millions suite au tsunami du 26 déc. 2004) Aide humanitaire à l étranger en 2008: 86 projets soutenus pour CHF 11.4 millions Aide à l enfance en 2008: 23 projets soutenus pour CHF 1.6 million Aide sociale en 2008: 3940 personnes soutenues pour CHF 1.2 million Dépenses annuelles: CHF 30 à 70 millions 19 collaborateurs occupent 14 postes à 100% à Genève, Berne et Lugano. S ajoute un pool d experts et des mandats à des entreprises d audit ou de surveillance. 60 Créateurs No 9 Félix Bollmann
Success story Bob Swanson et Herbert Boyer: Genentech Les biotechnologies semblent être un continent à part sur la planète start-up. Elles donnent parfois l impression d être réservées à des scientifiques de pointe que les investisseurs financeraient pour le potentiel de leurs idées. Et l entrepreneur dans tout cela? L histoire des débuts de Genentech est la plus belle illustration que l entrepreneur visionnaire est aussi nécessaire dans les biotechnologies. Plus qu une entreprise, c est une industrie que Bob Swanson a créée. La légende veut que Bob Swanson, capital-risqueur de 29 ans, ait rencontré Herbert Boyer, professeur à l université de Californie à San Francisco (UCSF). L argent du premier et les idées du second ont permis la création de Genentech en 1976, suivie d une entrée en bourse en 1980. L histoire mérite approfondissement: Bob Swanson n est pas un vrai investisseur, c est un entrepreneur. Il a été embauché par Kleiner et Perkins (KP) qui ont compris que la vraie valeur d un fonds de capital-risque est dans la création de sociétés et pas seulement dans le soutien financier. Ils l ont compris avec le succès de Tandem et de Jimmy Treybig qu ils ont financés dès le premier jour, en 1974. Swanson et Boyer Bob Swanson est passionné par le potentiel de la biologie et de la génétique (il a une licence de chimie du MIT en plus d un MBA). Après avoir aidé KP pour une de leurs sociétés, il quitte le fonds pour se consacrer à sa passion. Il rencontre professeur après professeur, qui tous lui font comprendre que tout cela est science de haut niveau, mais bien loin d applications commerciales. Herbert Boyer n est pas un professeur typique. Il est, avec Stanley Cohen, le co-inventeur d un brevet, chose assez rare dans le monde académique des années septante. Ce brevet, appelé plus tard «Cohen Boyer», décrit le principe des manipulations d ADN si bien que toutes les nouvelles technologies dans ce secteur nécessitaient son utilisation et donc le paiement de royalties à ses propriétaires: les universités de Stanford et UCSF se sont ainsi partagé plus de $250M en droit de licence. Difficile de séparer la légende de l histoire Sur les débuts de Genentech, l histoire et la légende se mêlent. Swanson appelle Boyer qui lui dit être très occupé mais qu il pourrait lui consacrer dix minutes le vendredi après-midi suivant. Swanson n a qu une obsession: les applications de la recherche. Boyer lui répond qu il y a évidemment un potentiel mais qu il faudra encore dix ans de recherche fondamentale. «Pourquoi, pourquoi, pourquoi?» ne cesse de demander Swanson, au point que Boyer en arrive à penser: «Pourquoi pas? Peut-être peut-on aller plus vite». Les dix minutes deviennent trois heures. Genentech est née, du moins dans les deux têtes bien arrosées de bière. Il faut alors convaincre les sceptiques, les investisseurs n étant pas les moindres. Une semaine plus tard Tom Perkins rencontre les deux hommes et se souvient: «le risque technique était énorme. J étais très sceptique. Je ne connaissais rien à la biologie.» Très impressionné par l énergie de Swanson et la compétence de Boyer, il se décide à avancer petit à petit, pour diminuer les risques à chaque nouvelle étape et en minimisant l investissement. Kleiner investit $100 000 qui durent neuf mois. La suite fait partie de l Histoire. Genentech clone l insuline en 1978 et l hormone de croissance en 1979. Genentech aura levé $10M auprès d investisseurs privés avant une entrée en bourse au Nasdaq en octobre 1980. Une première: une société de biotechnologies séduit les marchés alors que son premier produit ne sera approuvé qu en 1985. En 1990, Roche et Genentech signent un accord stratégique qui fait de Roche l actionaire majoritaire de la start-up. L histoire se conclut en 2009 lorsque Roche acquiert l intégralité des actions de Genentech. Pour en savoir plus: Internet Archive: http://www.archive.org/search.php?query=genentech Le site web de Genentech, http://www.gene.com Swanson n était pas un investisseur, mais un entrepreneur visionnaire. Boyer n était pas un universitaire dans sa tour d ivoire. Ils ont eu aussi la chance d avoir le meilleur des mentors, Tom Perkins. De l énergie, des idées, un peu d argent. C est à une conversation presque accidentelle que l on doit l émergence d une industrie qui vaut aujourd hui des dizaines de milliards de dollars. Hervé Lebret gère un fonds de soutien aux entrepreneurs à l EPFL. Il est l auteur du livre «Start-Up» (www.startup-book.com) Prochain article: Des femmes entrepreneurs, Carol Batz et Sandy Kurtzig Créateurs No 9 61
Parole à Mathias Studer Réanimer les ipods et les consciences Jeune étudiant en microtechnique, Mathias Studer a créé il y a quatre ans sa propre start-up «MACIANER», spécialisée dans la réparation d ipods et d iphones. Cette activité, pratiquée au départ en amateur, a rapidement pris de l importance parce qu elle répond à une réelle demande. Derrière ces clients qui refusent d envoyer leurs ipods à la casse ou de payer un prix exorbitant pour remplacer une batterie, il y a surtout des personnes qui ont compris que renouveler sans cesse nos appareils électroniques n est pas une solution en soi. Tout le monde le sait, nous évoluons dans une société de consommation. Contrairement à leurs aînés, les nouvelles générations ont pris l habitude d acheter, de jeter et de racheter. En bref, de gaspiller! Nous changeons de téléphone portable presque chaque année, nous changeons de télévision, d ordinateur, de chaîne Hi-Fi Et il parait que c est plutôt bon pour l économie, alors pourquoi s en plaindre? Pourtant nous entendons de plus en plus parler de conscience écologique et également de conscience de consommation. Eh bien, chez Macianer, nous sommes cinq étudiants qui réparons des ipods et iphones de toutes générations pour financer nos études. Contre la tendance générale, nous nous engageons pour le développement durable. Nous parvenons à réactiver des batteries faibles au lieu de les changer, à réparer des pièces défectueuses, et nous pouvons même rendre les anciens appareils plus résistants aux chocs grâce à l introduction d une mémoire flash moderne. Pour procéder aux réparations, nous achetons des appareils cassés et utilisons les pièces détachées fonctionnant encore. Au lieu d acheter un nouvel appareil qui a parcouru la moitié de la terre en avion, notre solution est un recyclage régional. Durant les deux premières années, j ai travaillé tout seul dans mon studio. Ce n était pas l idéal et mon facteur plaisantait sur le nombre de colis que je recevais chaque semaine. Le jour où il est arrivé avec un chariot remplis de paquets, je me suis dit qu il était temps d agrandir l entreprise. C était juste le bon moment. J ai rapidement trouvé des amis étudiants motivés qui m ont donné un coup de main pour traiter les ipods «malades». J ai également eu la chance que Neode (Parc scientifique et technologique de Neuchâtel) nous propose un local pour installer notre start-up. Ceci nous a permis de pouvoir gérer une plus grande quantité de commandes et de développer nos activités. Cette période a été très intense, mais aussi très intéressante. Une amie m a récemment raconté que lorsqu elle a acheté son lecteur MP3, elle a demandé au vendeur ce qui se passerait si un problème survenait après la période de garantie d une année. Il lui a répondu: «Dans une année, Madame, il y aura un nouveau modèle». Je suis persuadé que cette réponse ne convient pas à tout le monde. C est pour cela que nous avons autant de demandes. Ce n est pas juste une question financière, les clients adhèrent aussi à notre philosophie écologique. Et il ne faut pas sousestimer l attachement sentimental à son ipods ou iphone. De plus, avec les nouvelles générations d ipods, une année ne suffit souvent plus à remplir la mémoire. Les clients les achètent avec une vision à plus long terme et ne désirent pas forcément devoir faire le choix d acheter une nouvelle version si la batterie lâche après la période de garantie. En tant qu étudiant en microtechnique à l EPFL, j étudie bien entendu les bases des puces électroniques qui sont utilisées dans chaque appareil électronique, comme notamment dans les ipods. Mes études et mon activité chez MACIANER sont donc parfaitement complémentaires. Mais le vrai challenge, c est de gérer son temps. Je désire suivre un maximum de cours à l EPFL, tout en assurant mes prestations dans des délais raisonnables. Et dans cette activité professionnelle, chaque journée apporte son lot de problèmes inattendus comme une grippe qui attaque vos techniciens ou des nouvelles pièces détachées qui ne fonctionnent pas Mais c est une excellente première expérience de management! Mathias Studer Carte de visite de Macianer en page 45 62 Créateurs No 9
Ils soutiennent Genilem Entreprise accompagnée par Genilem entre 1995 et 1998 Jean-Michel METRY Meyrin Eric PELLATON Gilbert PETITJEAN Pregny-Chambésy Partenaire du magazine Satigny Raymond STAUFFER Thônex Partenaire du magazine Vandoeuvres Veyrier Ville de Carouge Ville de Genève Ville de La Chaux-de-Fonds